GARE DU HAVRE
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GARE DU HAVRE
GARE DU HAVRE 3 SEMAINES POUR UN PROJET QUI AMÉLIORE LE QUOTIDIEN DES VOYAGEURS Consultation ouverte aux étudiants de l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles et de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie DÉCEMBRE 2014 ALBUM DES PROJETS FLASH HAUTE-NORMANDIE P R O J E T S F L A DÉMARCHE POUR UNE PROPRETÉ DURABLE S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 S H L E H A V R E SNCF s’engage dans une démarche ouverte et concertée pour une propreté durable, afin de rompre avec la segmentation des interventions d’entretien et de nettoyage. L’ensemble des interventions propreté sont à mener désormais dans un esprit collaboratif avec l’ensemble des partenaires, dont les collectivités locales les plus exposées, qui expriment leurs mécontentements. La perception de la propreté est intimement liée à l’organisation spatiale et à l’ordonnancement des mobiliers, mais aussi au traitement paysager de l’environnement ferroviaire visible sur le parcours des voyageurs. SNCF Propreté s’est associée la cellule Paysage Ecoconception de la Branche SNCF Infrastructure (Département Lignes Voies Environnement) pour mener ensemble une démarche projet Flash avec des étudiants paysagistes et architectes, et recueillir des idées et propositions de traitement de la chaîne des déplacements des voyageurs du quotidien, sans contrainte de périmètre. Qu’est-ce qu’un Projet Flash ? Un projet simple à mettre en œuvre, à faible coût et réalisable en quelques semaines, qui permet d’engager un dialogue avec les collectivités. SNCF Réseau est aux côtés de SNCF Mobilité pour participer à la richesse de ces réflexions sur le traitement de la chaîne des déplacements des voyageurs du quotidien. Si la propreté est l’affaire de tous, elle ne peut être perçue que globalement. Le citoyen ou le voyageur qui se déplace pour ses activités professionnelles, universitaires, ou simplement pour ses loisirs, trouve sur son smartphone toutes les informations utiles à son déplacement, de son point de départ jusqu’à sa destination finale. Il devrait en être de même pour la propreté : comment maintenir l’espace d’une gare propre si l’environnement est dégradé ? Le traitement de l’environnement des gares relève d’une responsabilité partagée des collectivités et des entreprises ferroviaires. SNCF a lancé un Projet Flash Haute-Normandie, pour accompagner la démarche Propreté engagée sur la gares. SNCF s’est adressé aux étudiants de l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles et de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie qui ont travaillé sur le site de Rouen et du Havre : mise en scène des installations voyageurs, réorganisation des aménagements extérieurs, traitement des circulations, des cheminement… Une diversité de propositions qui réorganisent les espaces sans excès, sans utopie. Un exercice difficile mais concret pour des étudiants qui sont sur le point d’entrer dans le monde du travail. Béatrice VAUDAY Chef de Projet SNCF Propreté Secrétariat Général Avoir une autre vision de la gare, une approche novatrice, voilà ce que nous apportent les travaux des étudiants réalisés à l’occasion des projets Flash. Notre bonne, voire “trop grande” connaissance de la gare et de ses abords peut en effet limiter notre créativité car nous pensons immédiatement “exploitation et contraintes de fonctionnement”. Les étudiants, en revanche, ne s’enferment pas dans des contraintes et laissent libre cours à leur imagination en se focalisant sur le beau, l’utile et les besoins des voyageurs et riverains. Cette approche nous apporte plein d’enseignements et de «fraîcheur» que nous aurons à cœur d’intégrer dans les réflexions d’aménagement menées avec les collectivités. Merci à tous pour toutes ces idées ! Nathalie BUISSON Directrice des Gares SNCF Normandie PROJET FLASH P R O J E T S F L A PROPRETÉ ET MOBILITÉ DURALE : LE PAYSAGE COMME MOYEN ? PLUS DE PAYSAGE POUR LES GARES DE HAUTE-NORMANDIE ! S H L E H A V R E A priori un lien ténu et pas si évident… Et pourtant. Lier la propreté à une démarche plus globale de prise en compte de l’environnement spatial de la gare, c’est précisément l’objet de la démarche Projet Flash portée par SNCF. Aborder ce thème sous cet angle permet justement de sortir du périmètre apparemment restreint de la propreté, pour l’inscrire dans une perspective plus durable. Les gares sont les points d’accès au réseau ferroviaire. Elles sont un maillon essentiel de cette mobilité durable multimodale qui reste à construire. Elles se trouvent au cœur des problématiques territoriales et contribuent à le structurer tout comme à définir son identité. Les gares sont par définition des lieux d’échanges, concentrant des enjeux d’urbanisme, de développement économique, d’environnement. La démarche de paysage qui part toujours du territoire, de ses contraintes et potentialités, offre naturellement une approche transverse et fructueuse, permettant une synthèse optimisée de l’architecture et de l’urbanisme. Elle s’inscrit aussi avec une forte dimension de prise en compte de l’environnement au sens large. Le paysage offre une qualité sensible au voyage ainsi redéfini. Traiter les abords de la gare, son accroche dans le tissu urbain, son fonctionnement, clarifier le parcours du voyageur, le connecter avec les territoires, tels sont les enjeux bien compris des étudiantes et étudiants des écoles de paysage et d’architecture qui ont répondu à cet appel sur les deux sites du Havre et de Rouen. Les propositions présentées dans cet album vont à l’essentiel. Certaines sont audacieuses. Elles sont toutes menées à des échelles différentes avec des perspectives de réalisation en plusieurs phases, dont certaines opérationnelles à court terme. Bravo donc pour ce travail mené à toute vitesse ! Souhaitons que cette expérience fructifie. Loïc PIANFETTI SNCF - Infra - Projets Systeme Ingenierie, Paysagiste DPLG Le concours d’idées lancé par la SNCF aux jeunes professionnels de l’aménagement que sont les paysagistes et architectes de l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles et de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie est à l’image de la synergie indispensable à mettre en œuvre entre tous les acteurs de l’aménagement et les métiers de la création. Le paysagiste a toujours été fasciné par la ligne de chemin de fer dans tous ses états. D’abord par la prouesse de la mobilité qui en fait un observatoire unique du paysage. De plus, elle est la résultante d’une ingénierie exceptionnelle liée à la recherche de la plus faible pente et crée de nombreux talus supports de biodiversité. Ligne ponctuée de gares, elle est aussi un espace de vie et de liens entre les quartiers et les populations, à aménager dans une logique transversale. Lorsque la SNCF invite de jeunes professionnels, futurs mandataires de projets urbains, à s’exprimer sur le devenir des gares, elle ouvre le débat sur la complexité d’aménager des espaces qui associent le mouvement et l’arrêt. Comment aménager des pôles d’échanges en lieu de vie ? Comment créer des espaces innovants, relais de nouveaux modes de vie et mobilités collectives ? Quelle place donner à la nature, à l’architecture et au design ? Comment diffuser la connaissance du territoire, du quai jusqu’au cœur de chaque commune ? Béatrice JULIEN-LABRUYÈRE Paysagiste DPLG S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Pour le voyageur « arrivant », la gare et ses abords est la carte de visite de la ville qui se déploie devant lui. Pour le voyageur “partant”, la gare est la dernière impression de la ville qu’il emmène avec lui. Ainsi, la gare est une promesse de la ville, elle est le microcosme du lieu qu’elle dessert. Cela fait appel à une continuité, voire un chevauchement, entre ville et gare. Par conséquent, le seuil entre ville et gare doit être aussi peu perceptible que possible. Pour l’usager, peu importe qu’il se trouve sur le domaine de la SNCF, de la ville ou d’un propriétaire privé. Ce qu’il cherche, c’est la continuité fonctionnelle et visuelle, soutenue par une orientation claire et facile, et une esthétique cohérente. Depuis une dizaine d’années, nous constatons que les fonctions dans les gares se diversifient. Notamment les grandes gares qui hébergent de plus en plus d’activités, implantées jusqu’alors que dans les centres urbains : centres de conférences, équipements universitaires, grandes surfaces, cliniques, emplois tertiaires, galeries d’art, maisons de retraite… On remarque une évolution de la fonction unique des gares vers celle de nouveaux centres urbains, de nœuds de développement, de plateformes intermodales de toute nature ce qui engendre une nette hausse de fréquentation par le public. Aujourd’hui, on observe dans ces « gare-centres » une part d’usagers non-passagers de train qui peut atteindre plus de 50% de la fréquentation totale. Par conséquent, la pénurie d’espace public aux alentours des gares est un enjeu majeur pour le (ré)aménagement du site de la gare et de son parvis. Comment répondre au problème spatial des gares qui subissent des contraintes venant de toutes parts de la mobilité : automobiles, taxis, bus, tram, livraisons, dépose-minute, piétons, cyclistes… ? Pour améliorer la qualité des espaces et engendrer de « meilleures pratiques », une réponse peut être trouvée dans le concept “d’espace partagé”, à l’inverse du phénomène d’accumulation de zones dédiées et spécifiques à chaque moyen de transport. Ce changement d’approche, qui va d’une «vision horizontale» à une “vision temporelle”, demande autant de solutions techniques qu’un changement de culture et de comportement du côté des utilisateurs de l’espace public. La création et la mise en œuvre d’un espace partagé est complexe car elle doit intégrer un grand nombre de critères comme la signalisation, la sécurité, la convivialité, l’attractivité et l’esthétique. Une tâche ambitieuse ! Nous pouvons remarquer, avec satisfaction, qu’un certain nombre de projets flash propose de nouvelles idées qui reflètent bien le défi de la gare du futur. Hans WIRZ architecte-urbaniste-enseignant LA GARE PLUS P R O J E T S F L A S H L E H A V R E CAHIER DES CHARGES E1 : accès à la gare routière du quai transversal de la gare SNCF E2 : accès à la gare SNCF, de la gare routière 6 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 OBJET DU PROJET FLASH Le transport ferroviaire est considéré comme l’un des modes de transport terrestres les plus performants en terme énergétique et environnemental, notamment en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Le constat est que l’environnement de bon nombre de gares urbaines sont malmenés par des installations dégradées et des implantations anarchiques, qui nuisent au bien-être des voyageurs du quotidien, comme de celui des agents du groupe SNCF en charge de l’exploitation et des services aux voyageurs. SNCF, la Ville du Havre, et la Communauté d’Agglomération du Havre (CODAH) organisent une consultation, désignée sous le terme de Projet Flash, ouverte aux étudiants de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie en Master 1 et 2 et aux étudiants de l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles portant sur les aménagements de l’environnement quotidien des voyageurs qui accèdent à la gare SNCF par la gare routière. La gare du Havre est la seconde gare de Haute-Normandie en nombre de voyageurs et en trafic, et 40% des voyageurs quotidiens se rendent à la gare par l’accès à la gare routière. Avec le lancement de SNCF Propreté, SNCF ouvre la réflexion sur l’évolution de l’environnement paysager des gares et des espaces traversés par ses clients du quotidien, et s’appuie sur la créativité des étudiants, pour recueillir des propositions d’interventions simples et faciles à réaliser pour mettre en valeur cet accès secondaire à la gare du Havre, aujourd’hui très fréquenté. Un projet Flash est un projet simple à mettre en œuvre, à coût maîtrisé, qui peut être réalisé en quelques semaines. Le projet Flash vise à disposer de propositions de traitements simples et innovants, en mettant l’accent sur la pérennité des aménagements à réaliser, pour améliorer l’atmosphère et l’ambiance des déplacements, et apporter un sentiment de sérénité aux voyageurs qui se rendent à la gare. Les interventions proposées auront un impact sur la perception de l’environnement, de son entretien et de sa propreté. PÉRIMÈTRE DU PROJET FLASH Le périmètre d’intervention est défini par les cheminements d’accès des voyageurs qui se rendent à la gare du Havre par la gare routière. Le périmètre d’étude est défini par tous ce qui est vu et perçu du voyageur. E1 : accès à la gare routière du quai transversal de la gare SNCF. E2 : accès à la gare SNCF, de la gare routière. E3 : la gare routière CRITÈRES DE JUGEMENT L’ingénierie et les infrastructures réseau, au sens de l’ensemble des éléments structurels permettant l’exploitation du service ferroviaire, sont exclues du périmètre. De même, les projets ne devront pas proposer de travaux lourds d’infrastructure et/ou de construction, pour maintenir l’opportunité de réaliser ces opérations rapidement, sans engager d’investissements importants. ELÉMENTS DE RÉPONSES DEMANDÉES A partir d’un site existant dont les caractéristiques seront fournies, le (ou les) concepteur devra s’attacher à apporter pour chaque dimension du projet, les éléments de réponses suivants : DIMENSION ARCHITECTURALE Le jugement des prestations des concurrents se référera aux thèmes de réflexion proposés et tiendra particulièrement compte des points suivants : >> Conformité des réponses aux prescriptions et règlement du projet flash >> Pertinence et originalité des propositions, au regard de la pérennité des aménagements dans le temps et dans l’espace, >> Rapidité d’exécution >> Evolutivité des aménagements >> Coûts maîtrisés E3 : la gare routière Les propositions devront mettre en scène autant que possible les installations dédiées aux voyageurs, et les cheminements d’accès de la ville à la gare en passant par la gare routière. DIMENSION ENVIRONNEMENTALE L’aménagement des sites reposera sur le concept de développement durable (qualité d’usage des espaces, économie globale du projet, aménagements adaptés sur le site, etc.) DIMENSION ÉCONOMIQUE L’économie globale du projet doit être maîtrisée pour prendre en compte la capacité budgétaire des territoires et des entreprises ferroviaires. Il ne s’agit pas d’établir un bilan économique précis mais des propositions capables d’optimiser les coûts dans la durée, en y intégrant l’entretien et la maintenance des aménagements proposés. 7 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E Le Projet Flash Haute-Normandie a reçu 18 propositions pour la gare du Havre, et 19 propositions pour la gare de Rouen. Notre comité interne de sélection a identifié 10 propositions recevables pour chaque site, dont 5 ont reçu un prix le 18 décembre 2014. LE JURY EXPERTS ARCHITECTE ET PAYSAGISTE COMPÉTENCES INTERNES AU GROUPE FERROVIAIRE Béatrice JULIEN-LABRUYERE, Paysagiste, Enseignante à l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles, Consultante CAUE 91 Sébastien CORD’HOMME, SNCF Réseau, Pôle gares Hans WIRZ, Architecte urbaniste, dipl. AA/FSU, Bâle (Suisse), Consultant en projet urbain et développement durable, Enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris la Villette et à l’University College London, ancien Président de la Fédération Suisse des Urbanistes FSU VILLE DU HAVRE M. FORTERRE, Directeur de la Voirie Alice LEMONNIER, Direction de la Voirie Loïc PIANFETTI, SNCF - Infra - Projets Systeme Ingenierie, Paysagiste DPLG - Ecoconception, Département Lignes Voie Environnement, Division Environnement (PSIGT LVE Env) – Paysage Nathalie BUISSON, Directrice des Gares SNCF Normandie Guy RIDEL, SNCF, Manager commercial Exploitation TER Charlène HIRON, Chargée de mission à la Direction des Gares SNCF Normandie Mme STADNYCK, Chargée d’étude centre ancien Mme BOIN, Responsable requalification centre ancien LA CODAH Jean-Sébastien CHABOCHE, Directeur mobilité S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 RAPPORTEUR Béatrice VAUDAY, SNCF - Secrétariat Général, Architecte Urbaniste, Chef de projet SNCF Propreté 1ER PRIX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 2 TEMPS, 3 MOUVEMENTS 2ÈME PRIX LA PISCINE 3ÈME PRIX LA VAGUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MENTION 1 LE NOUVEAU PHARE DU HAVRE MENTION 2 FAIRE ENTRER LA VILLE DANS LA GARE ET LA GARE DANS LA VILLE . . . . . . . . . PROJETS SÉLECTIONNÉS RÉINVESTIR LE SOL EXISTANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . JETER L’ANCRE SUR LES DOCKS . . . . . . . . . . . . . . . . GARE FERROVIAIRE D’UNE VILLE PORTUAIRE . . . . . . . 10 14 18 22 26 30 RÉVEILLONS LA GARE DU HAVRE ! . . . . . . . . . . . . . . . 34 POÉTIQUE DU HAVRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 PROJETS LAURÉATS P R O J E T S F L A S H L E H A V R E 2 TEMPS, 3 MOUVEMENTS ENTRE VITESSE ET LATENCE, LE PROJET S’IMMISCE DANS L’ESPACE DE LA GARE FERS APRÈS FERS... À l’aube des 500 ans du Havre, l’heure est à la re-configuration de la gare, lieu central où les flux detransports côtoient ceux des passants, où la lumière constante se mêle au vent marin. Le pôle multimodale bénéficie d’une configuration singulière puisque compris entre le centre ville et les docks. Lieu de transit de voyageurs réguliers ou vacanciers, lieu de passages quotidiens pour travailleurs pressés ou étudiants flâneurs, la gare, lieu de rencontre des flux prend tout son sens. Pour ce projet, les actions se dessinent en trois phases. L’identité du lieu est marquée rapidement par une action flash à très court terme qui vient se compléter par une autre un peu plus tardive. Enfin une réorganisation globale de la gare routière permet d’agrandir le parvis initialement donné aux piétons. Dans un premier temps, une action simple de mise en couleur se dessine. Un tapis rouge-brique peint au sol devient support de flux, d’attente et de communication. Point de repère qui relie la gare aux paysages environnants, ce marquage guide les pas. De loin, la couleur rouge devient point de repère lorsqu’elle encadre la porte de la gare. Plus tard, le fer à béton, matériau qui connote le passé architectural du Havre, devient outil d’interventions, elles aussi rapides et peu onéreuses. Cet objet vertical, fin et très reconnaissable permet de jouer un rôle de guide pour le piéton, de support pour la végétation et de lien entre l’intérieur et l’extérieur de la gare. La densité plus ou moins importante de ces tiges verticales plantées au sol et fixées dans du béton coulé en place influe sur les flux tout en laissant place à la déambulation. Parfois très dense, ils se transforment en forêt de fers pour le cachecache des enfants. Parfois englobant, ils deviennent supports de tablettes pour s’accouder en attendant le train. Parfois plantées dans des blocs de béton ces tiges métalliques deviennent tout simplement dossiers d’assises. Elles peuvent aussi être support d’informations ou même de publicité. On le voit le fer à béton est déclinable à l’infini en fonction des usages de ce site. Enfin, une intervention plus lourde mais nécessaire à la vie de cet espace, vient transformer la gare routière. En agrandissant la taille du parvis existant, de nouveaux usages s’installent (art de rue, foodtrucks, interventions diverses) et donne une part encore plus importante au piéton. C’est un parvis animé, sur lequel le tapis de couleur prend Surfaces perméables dans le projet : 2680 m2 1ER PRIX “Il y a de l’audace ! Et de bonnes idées : cette proposition reconstitue un vrai parvis à la gare côté gare routière, ce qui requalifie profondément l’espace urbain.” (LP-IG) “L’idée force est de modifier la place des bus, même si l’intérieur de la gare n’est pas traité.” (JSC) “Une idée de végétation avec un jardin qui n’est ici pas très adapté.” (BJL) “Dommage que le traitement végétal ne soit finalement que du remplissage, car le concept est bien.” (MB) Plan de sol Surfaces imperméables : 10500 m2 Le long de l’axe rouge JULIE GATIER AURÉLIE GILLE CYRIELLE MARTINEAU >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 2 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 toute sa force et distribue les espaces. En séparant les voies bus des voies de voitures, les flux sont fluides, et les arrêts sont accessibles depuis le parvis, assurant une sécurité des usagers. Le quai taxi et l’arrêt minute sont au plus près de la gare, et les bus viennent s’amarrer sur ce nouveau quai. Les parterres de bords de route au sud de la place sont réunis pour former une véritable masse végétale, dessinant une limite entre deux temps, celui de la vitesse (route), et celui de l’attente (parvis). Les matériaux choisis sont issus d’une palette colorée qui rappelle et met en valeur la façade en brique existante. Sur cette façade le parement en fibre de verre ondulée est remplacé par un revêtement en plexiglas translucide. Il est incliné afin de laisser circuler l’air entre l’extérieur et l’intérieur de la gare. Les végétaux sont choisis pour leur faible besoin en eau et en entretien ainsi que pour leur petite taille. Les plantes sont alors grimpantes, rampantes, odorantes ou simplement ornementales. Lorsque la nuit tombe, le haut-vent métallique situé sur l’axe rouge devient point de repère grâce à l’éclairage qui le souligne. Les tubes lumineux existant sont repris ponctuellement sur le nouveau parvis et la nouvelle façade diffuse la lumière de l’intérieur de la gare pour devenir un phare dans la nuit. De jour comme de nuit l’espace de la gare est lisible et défini, identifiable au-delà de ses limites, il devient un véritable point de repère dans la ville. LE FER À BÉTON POUR ANIMER ET STRUCTURER L’ESPACE PUBLIC, POUR ACCOMPAGNER LE VÉGÉTAL LES VOYAGEURS DÉPOSENT ET RÉCUPÈRENT LEURS VÉLOS MISE EN LUMIÈRE DE LA FAÇADE LES ÉTUDIANTS DES UNIVERSITÉS VOISINES VIENNENT SE RESTAURER AUPRÈS DES FOODTRUCKS PRÉSENTS SUR LA PLACE LES VOYAGEURS ATTENDENT ET REJOIGNENT LEURS BUS EN TOUTE SÉCURITÉ GRÂCE À LA NOUVELLE CONFIGURATION DE LA GARE ROUTIÈRE ET AU NOUVEAU PARVIS PIÉTON ÉTENDU 3 P R O J E T S F L A S H 2 TEMPS, 3 MOUVEMENTS L E H A V R E ÉVOLUTION DU PROJET DANS LE TEMPS GUIDER / COMMUNIQUER 1 ANIMER / DÉPLOYER 2 4 RÉORGANISER / PROLONGER 3 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Le projet déployé 5 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E LA PISCINE 2ÈME PRIX “On ressent ici une animation contemporaine de ces bassins en pleine ville.” (BJL) “Il n’y a pas que des idées, mais un véritable projet.” (LP-IG) “L’échelle de ce projet est très claire, et j’approuve les idées qui y sont proposées et le phasage de réalisation. Le traitement est très graphique, plus que durable.” (HW) “Ce projet est cohérent, homogène pour un coît maîtrisé.Il est clair.” (JSC) René, 79 ans, habite Le Havre : « Quand j’étais enfant, je passais mes étés à me baigner dans le bassin avec les copains. Dès que le temps le permettait, le bassin Vauban se transformait en piscine à ciel ouvert. » LE PASSAGE DE LA GARE : Une double entrée dans la ville. En effet, la voie de chemin de fer longe la départementale. DONNER À VOIR ET SUGGÉRER LES BASSINS La gare du Havre côtoie de près les éléments qui font l’identité de cette ville portuaire: les docks et ses bassins. Pourtant, cet espace, au cœur des fonctionnalités de la ville est parasité par les flux importants qui la traversent. Cette accumulation d’obstacles visuelles, altère la lisibilité de la gare comme élément central. De plus, l’aménagement des Dock Océan et prochainement du bassin Vauban tendent à développer un lien direct avec ces nouveaux quartiers. ACCENTUER LE LIEN ENTRE LA GARE ET LES DOCKS SCHÉMAS DE RÉFLEXION DU PROJET CERISE DAVID CHRISTOPHE BONJOUR >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles Accès principaux 6 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Accès secondaires Embarcadère Zone en retrait des flux LA MÉTAPHORE DE LA PISCINE Dans ce contexte ludique, mais aussi par la volonté d’évoquer la proximité de l’eau, la forme du site nous à évoqué les couloirs de nage des grands bassins de piscine. Les flux et usages se prêtaient tout aussi bien à cette évocation. Le choix de l’eau comme élément conducteur, rappel la particularité de ce terminal qui relie la Manche à la Méditerranée, en s’inspirant d’un vocabulaire, de texture et de mobilier s’y référant. Bande de passage piéton + 1 5 Reflet de l’eau = 4 1 Zone d’attente pour le bus entre deux vagues de végétation 2 3 Passage piéton évocation eau 2 Les trois triangles deviennent un « solarium » . Le triangle central se compose d’une large pelouse qui invite à venir s’y poser. Il est entouré de deux triangles légèrement surélevés. N EXPLICATION DE LA TRAME : Motif mis en place pour relier la gare à la passerelle qui traverse le bassin Vauban 3 Marcher sur l’eau, des bassins à la gare. 4 Attendre son bus au bord de la piscine 5 Un ponton posé dans un océan urbain qui permet de s’asseoir pour contempler la gare et les passants. 7 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E LA PISCINE L’EAU PAR LA LUMIÈRE : L’éclairage noctune comme mise en scéne 8 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 PHASAGE 1 mois 6 mois 2 ans e capé andi pe h m a R s Taxi ute in m ose Dép Bus Cabines Bassin Plongeoir Solarium Organisation des voies/taxis/dépose minute/bus Typologie des espaces Plan des zones imperméabilisées La sculpture comme point d’appel EXEMPLE DE PALETTE VÉGÉTALE Le choix des végétaux a été fait pour leur feuillage bleu mais aussi pour leur hauteur moyenne qui permet d’avoir un aspect dense tout en gardant une visibilité complète. De plus, ces plantes ne demandent pas beaucoup d’entretien et résistent assez bien aux embruns. Elymus magellanicus Euphorbe characias ‘Blue Wonder’ Festuca glauca ‘Elijah Blue’ Artemisia ludoviciana ‘Valerie Finnis’ Eryngium maritimum 9 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E LA VAGUE TERMINUS DU TRAIN : LE HAVRE Depuis la sortie ouest, la mairie de Perret nous appelle et le tramway nous fait traverser la ville jusqu’à la plage. Depuis la sortie Sud, les cheminées au loin nous évoquent le passé ouvrier de la ville, tandis que les Docks réhabilités et le stade Océane nous parlent de ce passé en pleine réinvention… Nous voilà donc arrêtés entre ces deux temps, ces deux directions qui constituent la même ville. A travers notre projet nous souhaitons faire de la gare le point d’articulation entre le centre ville et le quartier des Docks en reconversion. Il s’agit d’une entrée de ville le long du futur boulevard urbain du quai Colbert. Pour cela, nous déroulons une vague qui insuffle un nouvel élan vers les docks. La vague étend le parvis du quai de la gare jusqu’au bassin Vauban. Elle redonne de l’ampleur à un espace où sont actuellement accumulés de nombreux équipements et aménagements hors d’échelle. Afin de resolidariser ces éléments disjoints, et d’annoncer l’entrée de ville, la vague décline un vocabulaire commun autour de la gare : l’espace, le ciel, le vent, et l’eau. La vague est aussi formée par les personnes qui animent l’espace. Ces personnes circulent, se rendent d’un endroit à un autre, ou bien s’arrêtent et attendent. LOUISE MONTHIERS JEAN ROBAUDI OLIVIA ZANCHI >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 10 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 3ÈME PRIX Aujourd’hui les usagers de la gare se trouvent parfois désorientés. Notre projet a donc pour intention d’affirmer la direction que donne la sortie Sud de la gare. Le auvent a déjà effectué le premier pas dans cette direction. Notre idée ne propose pas l’aménagement des circulations mais bien la valorisation de l’espace traversé. Cet espace requalifié permet de hiérarchiser les déplacements, et de marquer des pauses. Il est constitué de quatre séquences qui se déploient progressivement dans l’espace et dans le temps. “La très bonne idée de cette proposition : supprimer le sas d’accès à la gare qui pose beaucoup de problèmes !” (AL) “Il y a du mouvement : la vague est sur la place…mais elle n’a pas été véritablement traitée.” (BJL) “Dommage qu’il n’y ait pas d’analyse des comportements des usagers et des piétons : on ne peut pas imposer une géométrie sans anticiper les mouvements des populations qui vont à la gare.” (HW) PREMIÈRE VAGUE : LE SEUIL Depuis l’intérieur de la gare, une signalétique oriente les passagers ; le ciel mis à découvert crée un appel lumineux. Depuis l’exterieur, la transparence des murs redonne la lisibilité d’un socle commun à toute la gare. DEUXIÈME VAGUE : L’ESPLANADE Le auvent sépare aujourd’hui nettement le parvis de la gare à l’ouest et la gare routière à l’est. Nous souhaitons unifier ces deux entités en mettant en place des bandes percées au sol qui redonnent au site toute sa dimension dans le sens de sa largeur. TROISIÈME VAGUE : L’INTERFACE Une trame structurante pour accompagner les circulations et valoriser l’espace traversé. Elle est mise en place parallèlement à la revalorisation du boulevard urbain et dessine le trait d’union entre celui-ci et l’esplanade. Des vagues de circulations découpent nouvellement l’espace, il devient traversant et s’ouvre sur les docks. QUATRIÈME VAGUE : LE QUAI VAUBAN Le quai ouvert aux piétons, offre un recul sur le bassin Vauban et les docks. Il ponctue la porte d’entrée sur le quartier sud. Le quai est libéré des voitures autour de la passerelle, remettant en lumière cette structure. Une trame qui se décline de la gare aux bassins pour séquencer le parcours. 11 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E LA VAGUE 1 La sortie vers la gare routière est requalifiée grâce à une nouvelle signalétique (tableaux d’affichages des trams et des bus...). Une fresque murale présente le quartier des docks, comme les cartes que l’on trouve dans tous les halls de gare. PREMIÈRE VAGUE : LE SEUIL Le long du quai latéral les tôles opaques sont remplacées par de grandes vitres qui illuminent l’intérieur de la gare et mettent en valeur sa structure métallique. 1 2 2 Le sas métallique est démonté pour clarifié l’espace au niveau de l’entrée de la gare. La façade de la gare est ainsi valorisée. 3 L’entrée simplifié révèle la brique du bâtiment. La verrière reflétant le ciel illumine la façade. 4 La nuit, une signalétique lumineuse le long des auvents guide le voyageur. 3 4 UN ÉCHANTILLONAGE DE LA VÉGÉTATION AUTOCHTONE DE L’ESTUAIRE ET DE LA CÔTE DU HAVRE L’idée est de reconstituer des sols dont la granulométrie et les propriétés pédologiques sont support de deux associations végétales spécifiques à ce territoire. On retrouve dans l’estran le slikk et le schorre. Le slikk : sol des marais de l’estuaire, qui retient l’eau. Le schorre : sol sableux et rocheux, plus drainant qui accueille une végétation plus dense et variée que dans le slikk. Nous voulons ainsi proposer aux voyageurs de parcourir ces écosystèmes jalonnant leur parcours d’un quai à l’autre. LE SLIKK Agropyron pungens Artemisia maritima Polypogon maritimus Limonium vulgare Salicornia perennis Halimione portulacoides Frankenia laevis Beta maritima Spergularia marina Atriplex laciniata Euphorbia portlandica Sedum acre LE SCHORRE 12 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Chenopodium rubrum DEUXIÈME VAGUE : L’ESPLANADE 1 Découpe du sol. 2 Création de la microtopographie par la mise en place d’une callade de galets. 3 Mise en place du substrat adapté (slikk ou schorre) et des plantations. 4 La végétation se développe et colonise les interstices entre les galets. 5 Quand il pleut des flaques éphémères apparaissent avant de s’infiltrer dans le sol. Le parvis de la gare et la gare routière sont traités comme un seul espace. Cet espace requalifié permet de hiérarchiser les déplacements, et de marquer des pauses. Les bandes de plantations orientent les voyageurs tout en soulignant l’axe nord-sud du auvent. Les plates bandes sont créées par la découpe du revêtement en place (1). La micro-topographie des bandes de plantation (2) permet d’accueillir les eaux de pluies et de ruissellement (5) créant des miroirs d’eau éphémères. L’eau s’infiltre progressivement dans le sol perméable, afin de ne pas stagner. La pente de ruissellement est orientée vers la gare C’est donc aux abords de celle-ci que l’on trouvera des plantations correspondant aux milieux plus humides du slikk (3). Ce même procédé est mis en place dans les phases 3 et 4 avec une végétation plus touffue de type schorre (substrat plus sableux). TROISIÈME VAGUE : L’INTERFACE Au niveau du Quai Colbert, les massifs en triangle qui forment actuellement une rupture entre la départementale et la gare sont transformés en une place qui accompagne le futur boulevard urbain. Les magnolias taillés en cônes sont reconduits en port libre et rythment les nouvelles plantations. Leur structure en cépée apporte un aspect plus naturel, et laisse d’avantage passer le regard. Les plantations organisées en bandes permettent de redessiner un nouvel horizon depuis la gare tout en restant perméable à des circulations libres. La végétation, plus dense, crée un espace protégé et accueillant, où l’on peut s’arrêter. QUATRIÈME VAGUE : LE QUAI VAUBAN Au niveau du bassin historique, le quai devenu piéton se transforme en un jardin rappelant l’écosystème de l’estuaire. Il fini de rythmer le parcours du voyageur venant de la gare en donnant à voir l’horizon industriel du Havre. Pour le promeneur venant des docks, le jardin devient un appel visuel et marque la nouvelle entrée vers la gare. 13 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E LE NOUVEAU PHARE DU HAVRE LA GARE COMME POINT DE REPÈRE “Bonne prise en compte de l’espace public. Une des rares images qui fait vibrer.” (BJL) “Bonne idée d’ouvrir la façade, mais pas assez abouti.” (LP-IG) “Il n’y a pas de relation avec la ville. Les grandes avenues sont pourtant l’armature de la composition urbaine du Havre. La proposition conceptuelle est toutefois intéressante, même s’il manque un phasage des interventions. Il y a ici l’amorce d’un projet qui mériterait d’être plus abouti.” (HW) La Gare du Havre présente un intérêt urbain par sa fonction de lieu passant. On remarque facilement l’augmentation de la fréquentation de ses abords, qui est multipliée avec le développement des projets d’urbanisation aux alentours (tramways, docks, parvis…). Agrandie dans les années 1930, la gare n’a pourtant pas subit d’autres changements : elle se retrouve aujourd’hui déconnectée par rapport aux nouveaux usages et aux attentes des utilisateurs. Une requalification des espaces intérieurs et attenants s’impose, dans le but de retrouver une véritable identité de gare et d’espace de vie, en améliorant le confort des usagers. Nous valorisons la gare pour lui redonner une identité marquante et une centralité par rapport à la ville. Nous mettons en avant ses qualités architecturales et son patrimoine historique. Nous faisons de la gare un évènement, un espace social, tout en la rendant attirante depuis l’extérieur. Nous y installons une dimension artistique tout au long de la traversée jusqu’aux quais. Enfin, nous requalifions les espaces usuels en les rendant agréables. PHASE 1 LOÏC ANTUNES MAXIME ARNOUX >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles Redéfinition des fonctions de la gare 14 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 MENTION 1 Réalisable immédiatement sans intervention lourde, elle tend à améliorer la qualité d’accueil des usagers. L’entrée côté gare routière est mise en valeur par une sculpture lumineuse qui se déploie en ondulant sous l’auvent, donnant ainsi une empreinte visuelle à la structure. Cette promenade de lumière, réalisée en câbles de fibre optique, renvoie au vocabulaire marin, propre à la ville. Visible depuis la passerelle des docks Vauban ainsi que de l’ensemble du nouveau parvis, elle accompagne le voyageur jusqu’aux quais, à la façon d’une jetée. On retrouvera ces mêmes références qui ont nourri notre projet. Ceux-ci deviennent plus visibles grâce au nouveau sas vitré. Une attention est portée à la signalétique et l’information, rendues plus accessibles. L’intérieur de la gare est restructuré. Un coin de restauration est aménagé, en entrant par le sas. Les éléments d’information sont regroupés, ce qui a pour effet de désencombrer les quais et de rendre la traversée vers les trains plus intuitive. L’espace d’attente, devient l’espace détente, et propose de multiples occupations, des bibliothèques ferroviaires participatives, des murs à dessiner, des expositions photographiques, un accès wifi… Il s’étend sous le puits de lumière au centre du bâtiment. Un point d’information touristique interactif est mis à disposition. Constat NOTRE PROJET SE DÉROULE EN TROIS TEMPS PHASE 1 Améliorations des usages et du confort PHASE 2 Rayonnance de la gare dans le paysage PHASE 3 Unification de la gare et restructuration de ses abords La sculpture lumineuse accompagne l’usager. Des surfaces murales sont réservées à des expositions et des œuvres collectives. L’accent est mis sur le confort et le repos ; diffuseurs de parfum, écoute de musiques, surf sur internet, lecture… Des panneaux en salle affichent les informations prioritaires. Les vues sur les voies sont dégagées de tout élément inutile à l‘orientation. Un espace réservé à l’information et la vente de billets aux voyageurs est organisé. Un mobilier modulable, simple et confortable invite les voyageurs à la détente. Un espace info-ville est mis en avant par un marquage au sol et des éléments d’informations. 15 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E LE NOUVEAU PHARE DU HAVRE PHASE 2 Elle s’articule autour de la valorisation de l’image projetée par la gare sur le plan paysager. L’idée est de valoriser l’architecture présente, en la rendant traversante et visible de l’intérieur comme de l’extérieur de la gare. Lors de l’arrivée en train, le voyageur pourra admirer une fresque historique. Réalisée par des associations de la ville, cette fresque sera également visible de l’extérieur de la gare, au niveau de la partie basse du mur qui est remplacée par une surface de verre. Sur toute la superficie vitrée déjà présente plus en hauteur, un maillage de disques transparents habille le mur. Cette « nouvelle peau » offre un renouveau architectural à la gare: les disques donneront une couleur au vent, en suivant ses mouvements, tout en réfléchissant le spectre de lumière solaire. Un bâtiment tout en légèreté : l’œil voit une surface plane passer au relief et s’animer (référence d’architecture de Tomasini Design Architecture) La fresque historique s’ouvre sur les horizons de la ville tandis que les rayons du soleil jouent avec la paroi mouvante. L’espace repas permet entre autre de libérer les quais de tout élément inutile à l’orientation voyageur. Cerise sur le gâteau du projet : un nouvel aimant lumineux dans le hall augmente l’attrait de la gare et vient l’unifier car auparavant fragmentée en plusieurs espaces. Surfaces totale du parvis (7200m²): actuellement : 7080m² projet : 6160m² 16 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Surface totale du parvis (7200m²): actuellement : 120m² projet : 1040m² PHASE 3 Elle propose une extension du projet sur les alentours de la gare. La création d’un parvis paysagé entre les bus et les trains, le ré-agencement de la gare routière et la priorité piétonne en sont les idées principales. Le parvis s’étend vers les nouveaux quais végétalisés de la gare routière. Bien qu’il donne une centralité à la structure lumineuse proposée en étape une, (structure qui se retrouve dans le hall principal, pour relier les deux halls), il offre néanmoins une multiplicité d’usages. Des bassins de recueillement des eaux pluviales structurent les accès vers les bus. Ils accueillent des usages de loisirs (modélisme, trampolines…) et valorisent la diversité écologique (plantes aquatiques). Une touche de mobilier donnera une valeur conviviale au nouveau parvis. Celui-ci devient un réel espace urbain, pouvant accueillir des manifestations diverses (musique, spectacles…) Son aboutissement contribue à placer la gare au titre de pôle urbain dynamique, adapté à l’usage quotidien. A long terme, les accès piétons seront valorisés et sécurisés en surélevant entre autre le passage par rapport à la route et permettront la traversée intuitive vers la gare, en accompagnant les nouveaux projets en cours (Palais des Congrès, réaménagement des quartiers Sud…) Le nouveau parvis s’élance vers la gare mais aussi depuis la gare vers la ville du Havre ; le projet sonne alors comme un double miroir. PLAN MASSE : Le nouveau parvis offre un espace de vie en corrélation avec les gares routière et ferroviaire ; la gare rayonne dans le paysage. Le parvis accueille un bassin découpé pour recevoir des espaces de jeux et des zones de récupération des eaux de ruissellement sous forme de bassin végétalisé. 0 17 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E FAIRE ENTRER LA VILLE DANS LA GARE ET LA GARE DANS LA VILLE La Gare du Havre est aujourd’hui presque uniquement tournée vers le centre ville. La sortie secondaire, du côté de la Gare routière, est petite, mal indiquée et peu visible. C’est pourtant de ce côté que ce terminus s’ouvre sur tous les quartiers portuaires de la ville avec leurs docks, leurs rades et leurs activités multiples, quartiers en pleine mutation à l’attractivité croissante. C’est également par là qu’elle s’ouvre sur toute l’agglomération au travers de la gare routière. La volonté est ici d’amarrer la gare à la partie sud de la ville en lançant un trait qui vienne les relier physiquement. C’est au travers d’un axe, matérialisé par un marquage au sol se déroulant du quai transversal à la passerelle Raoul Duval et composé des noms des lieux du Havre qui s’offrent au voyageur, que la ville vient entrer dans la gare. Ce dernier est guidé par le rythme des piliers de l’auvent, repeints pour dialoguer avec la passerelle, et par celui les bandes végétales qui émergent des sols pour flanquer la perspective qui s’ouvre à lui tout en lui ménageant un espace d’attente. La création d’un dépose-minute à l’extrémité de la grande halle permet un meilleur partage des espaces de circulations et évite MARTIN DANAIS THOMAS ROPION ETIENNE VAZZANINO >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 18 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 les conflits d’usages qui perturbaient la gare routière. Côté gare, un travail de la façade permet au bâtiment de se démarquer davantage et d’afficher son statut. Le dégagement partiel des espaces séparant la gare du quai Colbert fini de réaliser l’ancrage de la gare dans la ville. MENTION 2 “Le marquage au sol est vraiment original, et frappant.” (BJL) “L’idée force de ce projet : ouvrir la façade pour faire entrer la lumière dans la gare.” (LP-IG) “Dommage que le contexte par rapport à la ville et aux bassins soient absent. C’est une proposition très “conventionnelle”, un peu trop timorée.” (HW) “L’usager est pris en compte, c’est important.” (M.S) 6 3 5 Aujourd’hui, une gare tournée vers le centre ville 2 4 1 1 LE SOL. Sur l’axe menant à la passerelle, un ruban de mots se déroule et vient chercher le voyageur à l’intérieur de la gare et lui donne la direction à suivre. Le choix des mots s’est porté sur les lieux qui composent les quartier sud du Havre et évoque un territoire plus étendu. De tapis blanc au loin, ce ruban se décompose progressivement pour dévoiler au voyageur les mots qui le parsèment. Pour mieux correspondre aux flux existants (les vélos vont vers le garage à vélo et les piétons vers les gares SNCF et routière) la position de la piste cyclable est inversée sur l’ensemble des passages piétons qui traversent le cours Lafayette. Ceci, couplé à un léger décalage des signalétiques permet de dégager et de mieux axer la perspective courant de la passerelle Duval à la gare. Demain, une gare qui s’ouvre vers les nouveaux quartiers de la ville A long terme, une gare espace public PHASAGE PHASE 1 Agir dés maintenant avec des actions de faible réhabilitation : signalétique, déplacement de mobilier, création de parterres, ouverture d’un dépose minute. PHASE 2 Agir sur des éléments structurels, vitrage de la porte et de la façade de la gare. PHASE 3 Agir dans une vision à plus long terme sur la réorganisation de la continuité entre le mail planté et les parterres en triangle 19 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E FAIRE ENTRER LA VILLE DANS LA GARE ET LA GARE DANS LA VILLE 2 3 Au niveau de la sortie Gare routière, la galerie s’ouvrant sur la droite est ouverte pour permettre un accès facilité au Cours de la République et au tram, particulièrement en soirée lorsque le hall principal est fermé. Une grande horloge, symbole marquant, simple et visible de loin, est installée sur la façade de la Gare. Elle est visible aussi bien depuis le dessous de l’auvent que depuis la passerelle. 8h22 «Une fois par semaine je passe par la Gare routière pour mes études. Pas vraiment le lieu où l’on avait envie de rester posé. Depuis qu’ils ont réaménagé tous les environs l’année dernière le lieu est bien plus accueillant. Et j’ai découvert la beauté de la Gare. Je ne regardais jamais la structure métallique. Faut dire qu’on voyait plus les plexiglas. Aujourd’hui la vue depuis les bancs extérieur est vraiment belle. J’aime comment se marient les briques, l’armature métallique et les grandes plaques de verres. C’est moderne.» 20 A long terme, nous proposons de remplacer le plexiglas de façade par une ligne de panneaux de verre qui permettra de faire entrer la lumière dans la gare et prendre pleine conscience de sa charpente, et de son architecture notable depuis l’extérieur. Un dialogue s’établit. Un travail de filigrane sur les espaces vitrés de la gare vient habiller ce bâtiment remarquable et accentue sa personnalité. Il parle aux usagers et aux riverains des coteaux de la ville haute et de la houle, ancrant davantage cette gare centrale dans son territoire. L’identité de la gare est renforcée et acquiert une esthétique qui lui est propre. Visible de loin, elle joue le rôle de signal dans ce milieu urbain hétérogène. 17h51 « Ah, les docks Vauban ! Chaque week-end, j’y retrouve mes potes. En fin d’aprem, il faut rentrer, direction la gare routière. Attendre, debout, dans le vent. Il caille ! C’était mieux sur les quais. Ils ont refait la liaison entre les docks et la gare. Ok, moi je connaissais déjà. C’est super sympa en tout cas cette ambiance street art. D‘ailleurs la première fois, je suis entré dans la gare pour voir. Ça doit être mieux pour les usagers, à chaque fois, ils me demandaient des précisions sur les directions. Maintenant, j’attends en étant assis au milieu des plantes, c’est tranquille ! » S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 4 18h37 « Enfin ! Ce week-end que j’attendais tant. Le Havre ! Un ami m’a vanté les qualités de l’architecture Perret. Allons voir, me suis-je dit. Gare du Havre, quai simple, fonctionnel. Un marquage au sol m’indique que le centre ville est tout droit. Je rentre dans le hall. Mais, quel hall libre, ouvert, lumineux ! Une sacrée hauteur sous plafond, on se croirait sous une coque de bateau. Je repère tout de suite les sorties, quelques panneaux sur le côté mais rien qui ne gêne la vue. Aller hop, un dernier coup d’œil et je vais à l’hôtel.» L’AUVENT. Les piliers en virgule sont peints en blanc afin d’établir un dialogue entre l’auvent et la passerelle, deux accroches de part et d’autre de la voirie. Ces marqueurs forts permettent également de rythmer la circulation qui se fait en dessous et fonctionnent comme point de repère lors de l’accès à la gare. Exemple de mobilier urbain à enlever pour rendre lisible l’allée LES MASSIFS 5 6 La porte donnant sur la gare routière est simplifiée et agrandie, son cadre supprimé. Le ruban de mots devient ici mural et marque fortement cet accès. Les destinations proches y sont misent en avant. Le sas, interface entre la gare et l’extérieur est entièrement vitré, lui permettant de ne plus être un frein à la pleine dimension de l’axe valorisé, offrant ainsi une plus grande pénétration de la lumière. De nuit, un travail sur les éclairages en fait un point d’appel. L’espace du quai transversal est simplifié, les panneaux d’affichage des trains sont divisés de part et d’autre du quai central pour désengorger l’accès aux quais. Les distributeurs sont déportés sur le pourtour de l’espace. La gare est plus lisible, plus aérée et les circulations facilitées. Sur le mur du quai, coté gare routière, un « fil d’Ariane », reprenant la typologie des marquages déjà réalisés, mène les voyageurs vers la sortie du dépose-minute. Afin de limiter l’entrée de voitures (hors taxis) dans l’espace dédié aux bus, un dépose-minute est aménagé en milieu de quai au niveau de la rue Charles Laffite. Le tourniquet de la sortie en milieu de quai est remplacé par un passage permanent pour ménager une nouvelle entrée qui dessert l’installation du dépose-minute. L’ouverture de nouvelles places permet à une dizaine de voitures de se garer de chaque côtés de la rue au plus proche de la sortie. Les personnes utilisant le dépose-minute sont des usagers habitués, ils ne seront donc pas déboussolés en arrivant dans la gare par ce quai. Une rampe est créée pour faciliter l’accès des PMR et des usagers chargés. Quelques bancs sont positionnés au bout de la rampe pour permettre une attente confortable. Pour finir, les dalles retirés pour la création des massifs qui longent l’auvent sont réutilisées pour prolonger le dallage en place jusqu’à l’escalier du dépose-minute. 19h34 « Après une journée de travail, je rentre. Mon fils m’attend au déposeminute. Il vient d’obtenir son permis. Il me dit à chaque fois que le nouveau stationnement est mieux car il est légal. On n’a plus aucun risque de prendre un PV. En plus, plus besoin de passer par ce tourniquet qui bloque les roues des valises. Aujourd’hui, une ouverture large, une grande rampe et quelques bancs pour attendre. Pratique ! » Leymus arenarius Eryngium Euphorbia cyparissias Perovskia maritimum atripicifolia Le long de l’auvent, côté gare routière, le bitume est décapé pour ouvrir des bandes de plantations entre les passages piétons qui mènent aux bus. L’émergence d’une ligne de végétation permet d’installer le voyageur dans un espace plus intime lors de son attente ou de ses déplacements. Elle a également pour conséquence une limitation des stationnement intempestifs. Côté esplanade, l’ouverture de trois parterres se fait par extraction des dalles (celles-ci sont mises de côté). Ils structurent un espace de repos et des bancs leur sont accolés. Le choix s’est porté sur une végétation herbacée, de taille modérée, très frugale avec en particulier l’utilisation de plantes de rivage. On désimperméabilise l’équivalent de 225m2. Le végétal est utilisé en différents endroits du projet avec toujours un souci d’économie de moyen. Les plantes choisies ne nécessitent que peu d’entretien et se suffisent d’un substrat très pauvre. Trois nouvelles zones plantées sont proposées dans notre projet. Elles correspondent toutes à une même technique. Il est question d’ouvrir le sol en enlevant l’enrobé ou les dalles qui le couvrent. S’en suivent un décompactage et un amendement léger. Une nouvelle gestion des parterres en triangle est proposée. Les deux magnolias centraux sont enlevés pour ne plus surcharger la vue depuis les quais du bassin et le cours Lafayette. Ceux restant sont progressivement accompagnés vers un port libre pour éviter une gestion superficielle et retrouver une silhouette plus libre correspondant mieux à un ressenti portuaire. Une restructuration de ces parterres est proposée à long terme pour penser un espace plus cohérent et relié aux alignements qui longent le cours Lafayette. Gaura lindheimeri Schizostylis rosea Sedum spectabilezz 21 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E RÉINVESTIR LE SOL EXISTANT DIAGNOSTIC DU SITE BILLY DONXAYASITH THOMAS QUEVAL JOEY DÉSIRÉ >>Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie 22 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 L’analyse du site a permis de rendre compte de plusieurs caractéristiques : >> Un important flux routier entre la gare et le bassin Vauban, >> Un entrée principale peu utilisée et faiblement mise en valeur, >> Des espaces publics peu qualifiés : omniprésence du minéral, >> Un défaut d’interprétation du dépose-minute qui perturbe la lisibilité de la gare. SÉLECTIONNÉ “Il y a de la sensibilité dans ce projet.” (LP-IG) “Dommage que la vocation fonctionnelle de l’espace gare routière n’ait pas été pris en compte. Cette proposition perd toute crédibilité en coupant la gare routière en 2. Ça ne marche pas.” (JSC) “Un traitement de quai qui rappelle le port et son vocabulaire.” (BJL) “Il y a tout de même une certaine générosité, par le traitement des cheminements.” (HW) GUIDER PHASE 1 - 2014 Les aménagements mis en place permettront de guider les usagers entre la gare et la ville ainsi que la gare et le bassin Vauban. JOINDRE PHASE 2 - 2015 L’agrandissement de la sortie de la façade sud et l’aménagement du nouveau parcours à travers la halte des bus permettront de joindre plus facilement la ville et le bassin UNIFIER PHASE 3 - 2017 Des travaux plus conséquent permettront à travers la requalification de la halte et la mise en place d’un aménagement paysager d’unifier la gare avec ses espaces publics 23 P R O J E T S F L A S H L E H A V RÉINVESTIR LE SOL EXISTANT Vue sur l’accès sud de la gare depuis le boulevard L’utilisation de matériaux comme le bois et leurs mises en œuvre simple permettent de rendre l’espace de la gare plus qualitatif. En effet, le vocabulaire portuaire, interprété par l’ajout d’un «ponton» créant une épaisseur supplémentaire au cheminement, permet d’insister sur le guidage. De plus, le pavage étant retouché, avec une orientation particulière qui vient rechercher à la fois les principaux flux : gare-ville et gare-bassin Vauban. Les usagers peuvent désormais profiter d’un véritable espace d’attente par la mise en place de bancs. 24 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Vue sur l’accès sud de la gare depuis la halte des bus R E Pavage en pierre disposé selon une trame de 3 formats différents. Découpage selon la trame pour créer des motifs hétérogènes. Positionnement du mobilier par rapport à la trame existante. Remplissage des trémies par de la terre et de la végétation haute Le projet s’engage à extraire 388m² de pavés sur l’ensemble de la zone. En fixant une épaisseur de 5cm par dalle, il est alors possible de réaliser avec les 388m², environ 20 bancs reconstitués. VOCABULAIRE PORTUAIRE La fixation du platelage sur les lambourdes permet de récupérer le niveau du pavage en pierre le long de l’abri. Le platelage est placé de façon hétérogène et dans le sens de la marche. Le mobilier qui est utilisé prend la forme du banc, en continuité avec le platelage. Enfin, des luminaires guident le parcours entre la passerelle et la gare. Il s’agit de luminaires utilisés couramment sur les ponts de bateaux. 25 P R O J E T S F L A S H L E JETER L’ANCRE SUR LES DOCKS UNE ACCROCHE DE LA GARE AU QUARTIER SUD ANDRÉA CLOCHE CAMILLE LEFEBVRE >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 26 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 H A V R E SÉLECTIONNÉ “3 étapes annoncées et finalement une seule étape proposée. C’est dommage, cette proposition est pleine d’idées, mais aucune n’est aboutie. Elle aurait dû aller plus loin.” (LP) “L’idée de gare «forestière» est géniale, mais ne peut s’appliquer ici.” (BJL) “Il y a un certain courage, c’est un projet séduisant, mais l’idée est un peu faible. On est ici sur un espace d’interface important pour la ville, et on ne comprend pas les intentions.” (HW) Les abords de la gare du Havre. Actuellement les espaces se succèdent entre la gare, la gare routière, la place traversée, les flux routiers. Le bassin est invisible. Les abords de la gare paraissent morcelés, certains sans usages précis. Les fonctions se concentrent aux mêmes endroits laissant des espaces non définis. TEMPS 1 Mieux signaler la gare coté Sud, la rendre visible, identifier l’accès. Une signalétique reprenant la typographie des containers se met en place, notamment sur la grande façade Sud. Des plantations de grimpantes (jasmin) au pied de ce mur habillent la façade. L’axe du triangle se densifie par le végétal pour marquer le cheminement, et permettre d’utiliser le potentiel d’espace libre de la place. Simple de mise en œuvre, cette phase consiste à soustraire au calepinage actuel certains pavés pour créer une continuité entre les fosses de plantations. Déterminer et équilibrer les usages. Retravailler le morcellement de l’espace pour lui donner une plus grande cohérence, en précisant les fonctions de chaque îlot. ENTRE-TEMPS Tirer profit des matériaux présents : pour renforcer le point d’appel du hall de gare amorcé par les plantations et amener le vocabulaire maritime des docks, l’extérieur du sas se revêt de rouge, tel un container débarquant sur le quai de la gare. Les aménagements proposés relient ces îlots, clarifiant espaces et usages. Le projet prend forme. TEMPS 2 Inviter à investir l’espace. Le point névralgique, aujourd’hui situé au tour du sas, se déporte sur la place. Du mobilier bois en estrade préfigure les usages potentiels de ce lieu désormais dissocié des flux rapides. L’espace d’attente de la gare routière et du dépose minute dispose désormais d’un espace qui lui est propre. La forêt d’attente est une plantation de saules en cépée, accueillant les passagers sous un couvert végétal vaporeux. Le projet a pour objectif de redistribuer les usages en donnant une plus grande force à l’axe Sud vers les docks, et s’ancre ainsi dans le territoire. TEMPS 3 TEMPS 4 C’est l’accroche au quartier Sud. L’identité du projet s’affirme par la matérialisation d’une passerelle en bois, type platelage, comme une jetée vers les bassins et le quartier des docks. Harmonisation de la signalétique sur l’ensemble du site et de la gare. Un dernier pas vers l’amélioration des circulations et du parcours du voyageur. 27 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E JETER L’ANCRE SUR LES DOCKS VARIER LES PARCOURS DU VOYAGEURS SCHÉMA DES INTERVENTIONS Dès la descente du train, le voyageur est orienté selon sa destination dans la ville, à l’aide d’inscriptions au mur et de fléchage. Du mobilier bois reprenant le vocabulaire formel des containers permet une attente en bout de quai, devant les écrans. 28 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Le sas reliant le hall de gare et la gare routière, aujourd’hui sans réelle fonction et sujet à une occupation passagère parfois gênante devient réel support d’affichage, toujours en jouant sur le vocabulaire de ville portuaire. La connexion entre le quartier des docks et la gare se fait via un ponton qui crée un grand axe Nord-Sud. Le bruit des pas sur les lames de bois participent à l’univers maritime. Saule marsault (cépée) Sauge patens FIL VÉGÉTAL structurant l’axe de circulation Essences adaptées aux conditions et nécessitant peu d’entretien. Déclinaison de bleu et gris dans le vocabulaire marin Caryopteris cladonensis Un jeu de lumière peut facilement être mis en œuvre grâce aux parois translucides du hall, faisant ressortir les inscriptions. En complément du jeu de lumière déjà existant sous la passerelle, un parcours lumineux pourrait être mis en place sous le ponton. 29 P R O J E T S F L A S H L E H A V GARE FERROVIAIRE D’UNE VILLE PORTUAIRE R E SÉLECTIONNÉ LA GARE, LA VILLE & L’EAU PHASE 1 >> Mise en place de la peinture phosphores- Mettre l’accent sur l’entrée secondaire qui catalyse 40% des flux et l’assumer en tant qu’introduction, promouvoir les espaces publics havrais. C’est-à-dire placer l’eau et en particulier les bassins historiques (Vauban, de l’Eure, Paul Vatine) comme un élément omniprésent de la cité. cente entre la gare routière et le Tram. >> Mise en place d’un éclairage temporaire. >> Abattage des arbres au niveau de la passe- relle du bassin. >> Transplantation des arbres sur les quais de bus, sur le parking du quai Colbert. >> Installation d’assises végétalisées dans la gare, face aux écrans d’information. >> Création du dépose-minute. PHASE 2 >> Maçonnage des cheminements granit et béton imitation platelage bois. >> Aménagement des massifs, accompagnés de leurs lumières définitives. PHASE 3 >> Destruction des massifs triangulaires au ni- veau du dépose-minute. >> Plantation du mail d’arbres et installation des assises. >> Vitrage de l’entrée principale et de l’entrée secondaire. MORGANE BRAOUEZEC OLIVIER PINEAU ALICE STEVENS >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 30 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Échelle de plantation INTENTIONS DEUX ENTRÉES, DEUX DIRECTIONS ALLER VERS LES BASSINS ET LE FLEUVE Affirmer la respiration de cet espace ouvert en éliminant les éléments verticaux anecdotiques ou incohérents avec les directions mises en avant dans le projet.. EAU. Mettre en évidence l’eau au sein de ville va permettre d’étoffer, de mettre en valeur l’axe Est/Ouest qui marque l’entrée de la ville et sa traversée jusqu’à la mer. LUMIÈRE. Affirmer l’espace ouvert le long du quai Colbert afin de mettre en évidence cette façade Sud de la gare et la mettre en relation direct avec le quartier de l’Eure, fraîchement réhabilité. VENT. Donner une réelle qualité aux espaces publics passe d’abord par le confort. Dans une ville au bord de la mer il s’agit de se prémunir du vent et des courants d’air souvent trop frais. Ces interventions s’insèrent dans la cohérence de l’axe d’entrée de ville Est/Ouest partagé par l’arrivée en train mais également par les automobiles : les espaces ouverts se transforment progressivement depuis l’arrière-pays où les espaces sont à dominante végétale, jusqu’à la cité où ces derniers sont marqués par l’eau et la minéralisé. ALLER VERS LA MER Réhabiliter la façade vitrée et lui rendre sa logique de percée visuelle et d’axe dans le quartier du centre ancien ÉVOQUER LA PROXIMITÉ À L’EAU ENTRÉE PRINCIPALE ALLER VERS LA MER (axe Est/Ouest : entrée dans la ville en longeant la Seine) Echelle : intercommunale Qualités à exploiter : >> Axe de l’entrée de ville par de multiples mobilités, >> Percée visuelle vers l’architecture Perret (tour de la mairie). PLAN MASSIFS EN CREUX, plantes à caractère maritime ENTRÉE SECONDAIRE ALLER VERS LE FLEUVE (axe Nord/Sud : traversant le quartier de l’Eure) Echelle : commune du Havre Qualités à exploiter : >> Proximité aux bassins historiques, >> La passerelle soulignant l’axe Nord/ Sud qui permet la traversée : bassins, docks, quartier de l’Eure, >> Espace ouvert stratégique à l’entrée de la ville le long du quai Colbert. CHEMINEMENTS Les espaces végétalisés avec un strate relativement basse, permet de visualiser directement le cheminement principal. Rythmé par les différents matériaux au sol, l’axe Nord/Sud accompagne la découverte du bassin Vauban. Cela distingue également les cheminements secondaires vers les quais de bus. Matérialisation amplifiée des cheminements par le changement de matériaux 31 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E GARE FERROVIAIRE D’UNE VILLE PORTUAIRE SORTIR LA GARE DE L’OMBRE / TRANSPLANTER, STATIONNER COUPE / PLAN DE PRINCIPE Les arbres s’intègrent à l’alignement existant de la place L’axe Nord/Sud visite depuis l’entrée secondaire vitrée Échelle de plantation Le carrefour est repensé en liaison douce pour développer l’aspect piéton de la traverse en l’élargissant et en régulant le passage automobile. PHASE I . Installation des massifs 32 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 COUPE BB’, Arbres transplantés Fatsia japonica Stipa tenuifolia Sedum morganianum VISUALISER LES DIRECTIONS / ÉCLAIRER, INDIQUER LES DIRECTION, IDENTIFIER L’ENTRÉE DE GARE Outils de la trame Moderniser la façade Sud, donner de l’ampleur à l’entrée secondaire de la gare par des vitres transparentes qui permettent à la fois de laisser voir depuis l’extérieur et de laisser entrer la lumière dans la gare. Assises, zones confortables d’attente sur le quai transversal, traversant les deux halls pour marquer le coude des deux directions induites par les deux entrées de la gare. Le sol matérialise la direction vers les quais d’embarquement. ESPACE DE CONFORT / SE POSER, ATTENDRE, REPARTIR Vitrage de la Façade Sud PLAN ASSISES, intérieur de la gare La principale entrée «Cour de la République» offre une projection visuelle vers le quartier Perret, puisqu’on s’appuie sur la prochaine devanture vitrée, prévue pour 2017. PALETTE VÉGÉTALE Le choix de la palette végétale se porte sur la capacité des plantes à évoquer un milieu aquatique. Les associations permettent d’avoir, selon les floraisons et les tailles régulières des graminées, des massifs fournis à tout moment de l’année. 33 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E RÉVEILLONS LA GARE DU HAVRE ! DÉVOILER SON POTENTIEL DE PÔLE URBAIN CONVIVIAL L’AGRAFE Valoriser l’interface Gare / Docks. LA CROISÉE DES ROUTES Valoriser les deux axes principaux. LE PIVOT Valoriser son caractère intermodal. La gare du Havre change aujourd’hui de visage en raison de la reconquête et de la régénération des Quartiers Sud de la ville. Notre projet repose sur ses nombreux potentiels latents, les réveiller afin d’en faire un véritable pôle urbain multimodal devient ainsi le principal objectif. Le manque de clarté des directions et de cheminements nuit à la fonctionnalité de la gare. Ses espaces publics extérieurs sont neufs, vastes, ouverts et lumineux mais ils manquent de vie. Notre stratégie repose sur quatre logiques urbaines à affirmer : celle de l’agrafe, de la croisée des routes, du pivot et celle d’interventions par points d’impulsion. Nos actions répondent à des critères d’exigence : apporter confort, lisibilité dans des interventions ludiques, économiques et rapides à mettre en œuvre. ADÈLE RIBUOT CHARLOTTE ROZIER >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 34 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 SÉLECTIONNÉ “Un projet qui ose passer sur l’enrobé ! L’évolutivité du mail est une belle idée.” (BJL) “L’ambition est séduisante, une préoccupation affichée de lier la gare à la ville…mais la proposition par du marquage au sol est trop simpliste.” (HW) LES POINTS D’IMPULSION Valoriser ses différents espaces. ETAPE 1 : AMORCER La signalisation des directions peinte au sol et la qualification des espaces par le mobilier. ETAPE 2 : AFFIRMER Des cheminements pérennisés : une promenade urbaine vers le centre ville et le prolongement de l’esplanade vers les Docks. UNE TRANSFORMATION EN DEUX TEMPS 35 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E RÉVEILLONS LA GARE DU HAVRE ! DÉVOILER SON POTENTIEL DE PÔLE URBAIN CONVIVIAL LE TRAVAIL DE LA SIGNALISATION À L’ARRIVÉE DES VOYAGEURS L’AFFIRMATION DE LA TRAVERSÉE VERS LES DOCKS Inspiré des motifs existants peints par des enfants sur les heurtoirs, un système de signalisation au sol habille le quai de la gare. Cette intervention à moindre coût, qui peut également être l’occasion d’un chantier social, annonce un changement. A l’aide de nouveaux tableaux d’affichage et d’un code couleurs associé à des logos, le quai retrouve sa fonction de distribution multimodale. Il constitue un lieu de transit, tandis que le hall, espace d’accueil, est équipé de bancs. La petite salle d’attente devient plus confortable et propose de nouveaux services. Le marquage au sol indique la direction du quartier des Docks, mais également du centre historique d’Auguste Perret, accessible par la promenade plantée. La structure du auvent offre l’opportunité d’installer des bancs suspendus originaux, qui rendent l’attente plus agréable. La façade sud de la gare est réhabilitée : la tôle est remplacée par une verrière. Son visage emblématique dialogue désormais avec la façade industrielle des Docks QUALIFIER LES DIFFÉRENTS ESPACES DE LA GARE ETAPE 1 AGRÉMENTER L’ATTENTE À LA GARE ROUTIÈRE ETAPE 2 REPENSER LA LISIBILITÉ DES CHEMINEMENTS 36 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 PROLONGER LA PLACE VERS LA PASSERELLE Un plateau piéton traverse le Quai Colbert LA NAISSANCE D’UNE PROMENADE L’ANIMATION DE LA PLACE DE LA GARE Ici aussi, le marquage au sol rend l’espace plus lisible. Il souligne le double alignement d’arbres et différencie l’espace de promenade de celui de l’esplanade. Dans un deuxième temps, certaines dalles entre les arbres sont retirées afin de dévoiler des fosses plantées qui succèdent aux bandes peintes. La surface perméable de l’esplanade augmente ainsi d’environ 300m2. C’est la naissance d’un nouveau boulevard urbain. Sur l’esplanade de la gare orientée plein Sud, des modules de terrasse pliables génèrent de nouveaux usages urbains. Ces petites architectures réveillent l’esplanade et lui confèrent un caractère plus vivant. Par ailleurs, elles réemploient les matériaux propres au port du Havre : les palettes de stockage provenant des containers. UNE MORPHOLOGIE DE PROMENADE PLANTÉE LES MASSIFS DE GRAMINÉES Révéler les vents de l’esplanade DES FOSSES DE PLANTATION SIMPLES, RAPIDES ET ÉCONOMIQUES Stipa tenuisima ‘ponytails’ Acorus gramineus ‘variegatus’ Calamagrostis ‘Karl Foerster’ Koeleria glauca ‘coolio’ Carex tenuiculmis Briza media ‘Limouzi’ AIGUILLER LES VOYAGEURS 37 P R O J E T S F L A S H L E H A V R E POÉTIQUE DU HAVRE SÉLECTIONNÉ “Des intentions, mais pas abouties.” (LP) “L’apport de lumière par le traitement vitré de l’accès secondaire est une bonne idée.” (FC) “C’est le point positif du projet : faire entrer la lumière.” (BJL) “Il n’y a aucune ouverture sur les bassins. Projet un peu minimaliste.” (HW) Port de plaisance, dock, promenade littoral… la gare est un espace privilégié à la rencontre des lieux qui font l’image du Havre, ville portuaire de la Manche. La gare est un lieu d’échanges, de découvertes, de vie sur lequel le projet souligne les qualités du paysage du Havre. Un projet flash qui permet d’aménager les abords tout en liant l’intérieur de la gare à son environnement. Parvis très minéral Triple alignement Contact avec circulation Aménagement non utilisé MATHILDE BLANC RÉMI SERIS >>Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles 38 S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Peu de signalisation Pas de mobilier d’attente courte Sortie cachée Forte circulation Voitures en infraction Traversée piétonne des voies de bus Parking voiture LE PARVIS DE GARE SELON NOUS . . . ENTRÉE DE VILLE A ce titre, on peut sur un parvis se demander où est le centre-ville, la plage, où sont les commerces, comment y aller et par quels moyens ? ACCOMPAGNER LE VOYAGEUR Marquage des directions et des sorties pour aider l’usager de la gare à se repérer. DONNER A VIVRE Le mobilier apporte une nouvelle temporalité à la gare et à son parvis. Que ce soit quelques minutes en attendant l’affichage de son train, ou plus longtemps pour un rendez-vous, ce mobilier offre un service en plus. Carte du Havre UN LIEU D’ÉCHANGE MULTIMODAL Piétons, cyclistes, bus et trains se croisent au même endroit, ce qui entraine des usages, des vitesses et des directions différentes, voire opposées. RÉVÉLER LA VIE Les plantations ont ici plusieurs rôles: apporter un meilleur cadre de vie, une saisonnalité à la gare routière et la déperméabilisation des sols. Projet FLASH OUVRIR La gare routière se dote d’une vraie entrée facilitant la compréhension du cheminement. Trains Piétons Tramway Auto/Bus Carte circulation UN LIEU DE VIE, UN LIEU VIVANT Un parvis de gare est un espace public plus qu’ un simple lieu de circulation. Ainsi, je peux m’y asseoir, profiter du soleil, y donner rendez-vous. Un lieu de vie. Ainsi je peux différencier les saisons, les heures. La sortie de la gare est protégée du vent, mais on le ressent différemment jusqu’au quai. Projet intermédiaire VALORISER L’ARCHITECTURE La gare est révélée par une façade ouverte, contemporaine. RÉORGANISER LES FLUX Réorganisation des quais pour une meilleure fluidité. Projet long terme Carte des vents 39 P R O J E T S F L A POÉTIQUE DU HAVRE ÉTAPE FLASH La priorité de cette étape est de régler les problèmes de flux. Pour ce faire, deux moyens simples sont employés : une signalisation par un jeu de faisceaux, roses des vents et anamorphoses, guide le regard du voyageur permet de se repérer. Le second outil est la plantation, qui permet de créer facilement un parking-minute au sud de la gare routière, et des jardins de transit. S H L E H A V R E ÉTAPE INTERMÉDIAIRE L’entrée secondaire de la gare SNCF devient un espace pivot dans le projet. Des systèmes de voiles végétalisées sont installés sur le parvis actuel de la gare. Ces écrans végétaux semi-opaques diminuent l’impact des façades disparates et soulignent ainsi la simplicité de la façade en briques. Le sas en tôle ondulée à l’entrée de la gare est détruit pour la lisibilité et la mise en lumière de cette entrée. Un nouveau parvis permet de prendre du recul entre la gare routière et la façade de briques, il requalifie cet espace d’entrée de gare tout en renforçant la présence de la gare routière. Ce parvis protégé du vent et exposé au soleil devient un espace pour tous les voyageurs, qu’ils soient de passage ou en correspondance. DONNER A VIVRE Les plantations permettent à la fois de redistribuer les flux, mais sont surtout révélatrices de la vie sur le parvis. Prenant le vent dans leurs feuillages légers, soulignés par le soleil, ces plantes frugales nécessitant peu de profondeur cassent la frigidité et la perméabilité du parvis et dégagent au second plan la circulation incessante. Techniquement, une simple découpe de l’enrobé permettra d’installer ces plantes en sol très pauvre. Plus de 1000 m² peuvent être désimperméabilisés. ACCOMPAGNER LE VOYAGEUR La signalisation s’appuie sur de la peinture de couleur rouge, déjà présente sur les quais de la gare, et réinterprète la rose des vents donnant les principales directions importante de la gare et de la ville. Le faisceau, comme un phare dans la nuit, attire le voyageur et le guide jusqu’à bon port. Stipa tenuifolia Sedum purpleform S N C F P R O P R E T É D É C E M B R E 2 0 1 4 Sedum spectabilis Euphorbia myrsinites MOBILIER Inspiré des bites d’amarrage, ce mobilier permet de se poser en attendant l’affichage de son train. 40 Sedum matrona Inspiré des containers, ces bancs accueillent aussi bien des voyageurs que du végétal. Cette figure de voile devient le support de plantes grimpantes et rappelle l’activité de plaisance à proximité. ÉTAPE FINALE La gare routière est réorganisée de manière à diminuer les flux piéton sur les voies, et crée une entrée et une sortie bus, plus facile à contrôler. Les voyageurs attendent ceux-ci sur deux quais, ressuscitant le «jardin» aménagé au Sud. Le parking voiture est dissocié de celui des bus pour éviter les embouteillages. 70 m Le mobilier est inspiré de la ville du Havre. Il réinvente des éléments connus (voiles de bateau, bennes, bites d’amarrage) permettant d’apporter à la fois un confort aux utilisateurs, mais aussi de travailler sur l’imaginaire que suscite une ville portuaire. 41 MAQUETTE SOPHIE MOUTERDE SNCF PROPRETÉ + NETTE MA GARE, + NET MON TRAIN, + NETTE MA VOIE