Grandsformats - Grand Besançon

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Grandsformats - Grand Besançon
Dossier
de presse
Exposition
du 25 janvier
au 27 avril 2008
Grandsformats
Grandsformats
40 livres scientifiques anciens de la Bibliothèque de Besançon
Musée du Temps
Palais Granvelle - Besançon
Contacts
Bibliothèque municipale
Directeur des bibliothèques et archives
municipales
Henry Ferreira-Lopes 03 81 87 81 41
Conservatrice de la bibliothèque d’étude et
de conservation
Marie-Claire Waille 03 81 87 81 43
Musée du Temps
Responsable admi nistrative
Julie Nuyts 03 81 87 81 61
Contact Presse
Catherine Adam 03 81 61 50 88
[email protected]
Grandsformats
Sommaire
40 livres scientifiques anciens de la Bibliothèque exposés .................... 3
La bibliothèque d’étude et de conservation de Besançon...................... 4
A travers les livres exposés, des auteurs ............................................. 6
•
The Birds of America d’Audubon, 1827-1838...................................... 6 à 9
•
William Hamilton (1730 - 1803), diplomate, collectionneur,
fondateur de la volcanologie................................................................. 7 à 11
•
Gautier d’Agoty et les premiers recueils anatomiques en couleurs....12 à 14
•
Maria Sybilla Merian (1647-1717)......................................................... 15 à 18
Le musée du temps de Besançon ....................................................... 19
L'observatoire
de Tycho Brahé
(dans le Grand Atlas
de Blaeu, 1663)
Bibliothèque municipale
de Besançon
Grandsformats – 40 livres scientifiques anciens de la bibliothèque de Besançon
Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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40 livres scientifiques anciens
de la Bibliothèque exposés
LE MUSEE DU TEMPS EXPOSE du 25 janvier au 27 avril 2008 quarante livres scientifiques
illustrés extraits du fonds de la Bibliothèque municipale.
Le public est invité à découvrir UN CHOIX DE 40 LIVRES, du Moyen Age au XIXe siècle,
trésors de la Bibliothèque municipale de Besançon.
Ornithologie, zoologie, botanique, médecine, astronomie ... Ces livres décrivent le
monde, la nature et l’être humain. Leurs gravures sur bois ou sur cuivre, la plupart du
temps coloriées à la main, essaient d’en rendre la beauté et la variété.
A travers ces livres, on découvre aussi leurs auteurs, des individualités scientifiques
et artistiques étonnantes, souvent précurseurs dans leur domaine respectif.
Un des plus grands livres jamais imprimés sera exposé.. Les Oiseaux d’Amérique de
JeanJean-Jacques Audubon reproduit, grandeur nature, au format appelé doubleéléphant-folio, les oiseaux qu’il chassait dans les forêts encore vierges du continent
nord-américain. Cet ouvrage monumental, dont 4 exemplaires complets seulement
existent en France, est un des livres les plus rares et les plus cotés. C’est la première
fois que l’exemplaire de Besançon sera exposé.
Le visiteur pourra ainsi admirer le premier livre de vulcanologie moderne, les Campi
phlegraei publié en 1776 par Sir William Hamilton, ambassadeur d’Angleterre à la
cour de Naples, qui se passionne pour le Vésuve : les grandes planches en couleur de
l’ouvrage dépeignent avec la plus grande exactitude les formes du paysage et les
éruptions du Vésuve et de l’Etna.
Dans sa Myologie complète en couleur et en grandeur naturelle, Gautier d’Agoty
reproduit des écorchés en trichromie à la beauté étrange et singulière comme
l’ « ange anatomique ».
Maria Sybilla Merian,
Merian à la fin du XVIIe siècle, brave les conventions sociales et
scientifiques de son temps, part au Surinam pendant deux ans pour en observer les
insectes et les plantes. A son retour en 1705, elle publie les Métamorphoses des
insectes du Surinam : son livre richement illustré ouvre la voie aux recherches en
histoire naturelle qui marquent le XVIIIe et le XIXe siècle.
Au-delà de l’aspect scientifique, c’est la beauté des illustrations en couleur qui
enchantera le visiteur et qui lui fera prendre conscience de la qualité artistique de ces
grands livres.
Informations pratiques
Exposition au Musée du Temps
Palais Granvelle, 96 Grande Rue à Besançon
Du vendredi 25 janvier au mercredi 30 avril 2008
Du mardi au samedi 9 h 15 à 12 h et 14 h à 18 h ; dimanche 10 h à 18 h
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Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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La bibliothèque d’étude et de conservation de
Besançon, un riche patrimoine
La création des bibliothèques publiques de France date de 1794 : cette année-là, la
Convention prévoit par décret l’établissement d’une bibliothèque dans chacun des 550
districts.
A cette date, Besançon possède la sienne depuis longtemps déjà, qui remonte à
l’année 1694.
En Franche-Comté, l’intérêt pour les bibliothèques était d’ailleurs ancien : les
premières sont signalées au cours du XVe siècle chez des juristes ou des clercs et dès
1359 est attestée la collection d’un avocat bisontin, composée de dix-huit manuscrits.
EN 1694, JEAN-BAPTISTE BOISOT LEGUE SES COLLECTIONS
COLLECTIONS à l’abbaye de Saint-Vincent, à
condition qu’elles soient mises à la disposition du public selon des jours et horaires
réguliers, sous contrôle de la Ville et des religieux, et que des crédits réguliers soient
affectés à l’acquisition de livres correspondant aux besoins de « toutes sortes de
personnes ».
L’inventaire, dressé dès 1695, fait état de collections numismatiques, de centaines de
livres et manuscrits et d’oeuvres d’art.
Ces dernières, qui sont à l’origine du musée de Besançon, ont formé la première
collection muséographique comtoise. Il s’agit davantage d’une bibliothèque que d’un
musée, où les ouvrages s’accompagnent de peintures, sculptures et médailles. La
collection comprend 246 manuscrits, 2 247 volumes imprimés, 2 300 médailles, 11
tableaux et 4 sculptures. Ouverte au public à partir de 1696, elle fonctionne selon les
conditions souhaitées par son fondateur, grâce à une rente qu’il avait constituée.
La donation Boisot, dont une grande partie provient des collections ayant appartenu à
Nicolas de Granvelle et à son fils Antoine, n’a cessé de s’enrichir au cours des siècles,
grâce aux dons, legs et achats.
Au début du XIXe siècle, manuscrits et ouvrages imprimés trouvent place dans le
PREMIER BATIMENT EN FRANCE CONSTRUIT POUR ACCUEILLIR UNE BIBLIOTHEQUE
BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE.
LES COLL
COLLECTIONS
ECTIONS
Si la ville de Besançon est l’une des premières à avoir eu une bibliothèque publique,
elle conserve surtout l’une des plus riches collections françaises de livres manuscrits
et imprimés, de dessins, de gravures, de monnaies et de médailles :
−
4 000 manuscrits, de la fin du VIIIe siècle, dont 300 médiévaux ;
−
1 100 incunables (ouvrages datant du début de l’imprimerie, avant 1501),
−
Près de 500 000 ouvrages et périodiques imprimés du XVIe au XXIe siècle dont
60 000 avant 1811 ;
−
Environ 5 000 dessins, 20 000 estampes, cartes postales, affiches ;
−
18 000 monnaies et médailles ;
−
200 tableaux et sculptures
Ces collections occupent environ 8,5 kilomètres de rayonnages et 4 kilomètres dans
des réserves extérieures.
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MANUSCRITS, INCUNABLES, LIVRES RARES , OUVRAGES
OUVRAGES ILLUSTRES, DESSINS ET ESTAMPES
Le livre le plus ancien est le Liber de natura rerum d’Isidore de Séville (fin VIIIe siècle).
Les manuscrits médiévaux remarquables sont très nombreux : le Psautier de
Bonmont exécuté dans une abbaye cistercienne au XIIIe siècle, les Traités
philosophiques et moraux enluminés pour le roi Charles V en 1372, les Chroniques de
Froissart dans une version importante pour l’élaboration du texte, au XVe siècle, les
Oeuvres de saint Denis l’Aéropagite réalisées à Florence pour le roi de Hongrie
Mathias Corvin, de nombreux livres d’heures du XVe siècle, ainsi que des livres
liturgiques du Xe au XVe siècle.
Outre les papiers d’Etat du cardinal de Granvelle, les collections conservent de
manuscrits littéraires, historiques, ou scientifiques, correspondances, autographes
(jusqu’au XXe siècle), et un fonds de partitions musicales où l’on trouve des oeuvres de
Lully.
Dans cette collection se trouvent en particulier le Rationale divinorum officiorum
réalisé à Mayence par les collaborateurs de Gutenberg (1459) et le premier livre
imprimé de France, les Lettres de Gasparin de Bergame (1470).
Les incunables illustrés ou très rares (premières impressions comtoises) y sont
nombreux, parmi lesquels deux éditions uniques de Rabelais, le Tewrdannck de
Pfintzing imprimé sur vélin, la Promesse de Ronsard avec une dédicace de l’auteur et
de très nombreuses éditions originales du XIXe siècle.
Le plus célèbre parmi les livres rares est le Livre d’heure de l’empereur Maximilien
(la première partie est conservée à la Staatsbibliothek de Munich). Les marges en
sont ornées de dessins originaux à la plume réalisés sous la direction d’Albrecht
Dürer par Hans Burgkmair, Hans Baldung Grien, Albretcht Altdorfer...
On peut découvrir également à la bibliothèque de Besançon les travaux des grands
illustrateurs du XVIe au XXe siècle : Geoffroy Tory, Hans Holbein, Jacques Callot,
Sébastien Leclerc, Jean-Baptiste Oudry, François Boucher, Tony Johannot, Jean
Gigoux, Grandville, Gustave Doré, Garvani, Célestin Nanteuil, Mathurin Méheut,
Maurice de Vlaminck...
INFORMATIONS PRATIQUES
PRATIQUES
Bibliothèque d’étude et de conservation
1 rue de la Bibliothèque 25000 Besançon
Tel : 03 81 87 81 40
[email protected]
Salle de lecture ouverte du lundi au samedi,
De 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h.
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A travers les livres exposés,
des auteurs étonnants
Les quarante livres scientifiques illustrés présentés au public dès le 25 janvier au
Musée du Temps sont extraits du fonds de la Bibliothèque municipale. Ils décrivent le
monde, la nature et l’être humain. A travers ces livres, on découvre aussi leurs
auteurs, des individualités scientifiques et artistiques étonnantes, souvent
précurseurs dans leur domaine respectif.
Jean-Jacques Audubon, The Birds of America 1827-1838
Reproduire en grandeur nature tous les oiseaux du continent nord-américain : ce
projet né dans l'esprit d'un peintre autodidacte de génie dans la première moitié du
dix-neuvième siècle, a donné naissance à un ouvrage monumental : les Oiseaux
d'Amérique, auquel Jean-Jacques Audubon a consacré trente ans de sa vie, et qui est
devenu le livre d'art le plus côté du monde et de l'histoire.
L’HOMME
Jean-Jacques Audubon est sans doute avec La Fayette le Français le plus célèbre et
le plus admiré aux États-Unis. L’homme Audubon est fait d’ambiguïtés.
Il témoigne d’un humanisme peu habituel dans les rangs des pionniers, comme sa
poignante description de la «piste des larmes» : «Nous avons aperçu une centaine de
guerriers Creeks, enchaînés, s'apprêtant à quitter à jamais la terre de leurs ancêtres.
Un peu plus loin, nous rencontrâmes environ deux mille de ces ex-libres occupants de
la forêt. Ils étaient escortés par des rangers et des miliciens à cheval, vers une
destination lointaine, inconnue. Leur avenir, hélas, est fait de la tristesse la plus
profonde, d'affliction et peut-être même de souffrance physique. Ce spectacle me mit
dans un état d'esprit difficile à décrire...»
Mais Audubon ne perd pas pour autant de vue ses intérêts personnels : en se
présentant à Washington auprès du Président Andrew Jackson qui soutient son projet
artistique, Audubon oublie qu'il a devant lui l'homme de l'Indian Removal Act par
lequel la déportation des indigènes est orchestrée à très vaste échelle.
La même ambiguïté prévaut dans son approche naturaliste. En Floride et à
Yellowstone, les ardeurs cynégétiques d'Audubon se déchaînent. A propos d'une
colonie de pélicans : «Une salve d'artillerie n'aurait pas fait meilleur effet. Les morts,
les mourants, les blessés, tous tombent à l'eau, parmi les cris de terreur des
quelques survivants.» D'autres narrations de massacres émaillent ses récits, comme
cette journée dans les grandes plaines où un déluge de feu s'abat sur un troupeau de
paisibles bisons dont Audubon et ses compagnons ne prélèveront que la langue,
abandonnant le reste de la carcasse aux oiseaux de proie et aux bêtes sauvages.
Pour pouvoir dessiner ou peindre les oiseaux, il lui fallait d'abord les abattre, avec du
petit plomb pour ne pas les déchiqueter. Il utilisait ensuite du fil de fer pour les
maintenir et leur rendre une position naturelle. Ses oiseaux sont représentés de
façon vivante dans leur habitat naturel. Cette disposition contrastait beaucoup avec
les représentations empesées d'oiseaux de ses contemporains, comme Alexander
Wilson.
Audubon a écrit : « Je dis qu'il y a peu d'oiseaux quand j'en abats moins de cent par
jour ». Un de ses biographes, Duff Hart-Davis, revèle : « Plus l'oiseau était rare, plus il
le poursuivait passionnément, apparemment sans jamais s'inquiéter du fait que tuer
le spécimen pouvait précipiter l'extinction de son espèce. »
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Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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Pourtant, la mauvaise conscience est là quelquefois, qui transparaît au travers de
commentaires singulièrement avant-gardistes. Ces réflexions illustrent les doutes
d'un chasseur évoluant dans une nature aux ressources supposées infinies où la
pression humaine imprime durement sa marque jour après jour : «Les bois s'en vont,
ils disparaissent à toute vitesse, le jour sous la cognée et la nuit dévorés par le feu ;
des centaines de bateaux à vapeur sillonnent en tous sens et dans toute sa longueur
le cours de la majestueuse rivière (l'Ohio), forçant le commerce à prendre racine et à
prospérer dans chaque localité.»
Pour Audubon, la responsabilité de ses contemporains ne fait aucun doute. A propos
de la collecte des oeufs d'oiseaux dans la région septentrionale du Labrador : «ces
gens là (...) sont si acharnés que les goélands, les guillemots, les canards, les
macareux, extrêmement abondants aux dires des rares colons que j'ai rencontrés, ont
déserté leurs antiques retraites pour aller se réfugier bien plus au nord, dans des
lieux où ils peuvent vivre en paix et élever leurs petits.»
Le sort tragique de plusieurs espèces d’oiseaux (perruche de Caroline et surtout
pigeon migrateur) se joue sous les yeux d'Audubon, tantôt acteur - pour ne pas dire
complice -, tantôt observateur vaguement inquiet.
Dans les premières années du vingtième siècle, cinquante ans après sa mort, les
premiers écologistes américains entendirent son message et prirent pour emblème
"le premier ornithologue pratique d'Amérique"(comme il se qualifiait lui-même).
Cette évolution des mentalités aboutit, dès 1872, à la création du premier parc
national - précisément à Yellowstone, pour sauver les derniers bisons. Aujourd'hui, la
National Audubon Society (600.000 membres) est la première organisation américaine
de protection de la nature. Sa vigilance a permis de sauver plusieurs espèces
menacées.
UNE VIE
Jean Jacques / John James Audubon (1785 – 1851)
né le 26 avril 1785 à Saint-Domingue (Antilles françaises), fils illégitime d'une
immigrée française, Jeanne Rabin, et de Jean Audubon, mi- capitaine au long cours,
mi-négrier, qui possédait dans l'île des plantations de canne à sucre et des esclaves.
À la mort de sa mère, trois ans plus tard (1788), le père ramena en France, à Nantes,
l'enfant et sa demi-sœur Rose. Ils furent accueillis tous les deux par l'épouse de Jean
Audubon qui les éleva comme ses propres enfants. L'un et l'autre furent d'ailleurs
adoptés par le couple qui possédait à Couëron une propriété « La Gerbetière » située
non loin des bords de Loire. C'est là, dans les marais qui bordent le fleuve, que le
jeune garçon observe, identifie et croque ses premiers oiseaux. «Ce fut à peu près à
cette époque que je me lançai dans une série de dessins des oiseaux de France, que je
poursuivis jusqu'à en réunir plus de deux cents, tous plutôt mauvais (...)», écrira-t-il
beaucoup plus tard.
Cette passion naissante va s’enrichir au contact de Charles-Marie d’Orbigny, médecin
de famille, féru de sciences naturelles, qui deviendra en 1836 le premier conservateur
du Muséum de La Rochelle.
En 1803, alors que les services de la conscription napoléonienne ratissent la
campagne nantaise, le père du garçon prend une décision qui infléchira pour toujours
la vie d'Audubon : il lui obtient un faux passeport pour qu'il puisse se rendre aux
États-Unis et il l'envoie en Pennsylvanie, auprès de son chargé d'affaires qui gère des
propriétés familiales nouvellement acquises par la revente des plantations antillaises.
Ce que découvre le jeune homme à son arrivée en Amérique est difficilement
imaginable aujourd'hui : une forêt inexplorée s'étale sur des milliers de kilomètres à
la ronde. Pas une futaie jardinée à la mode des pays de Loire, mais une vraie sylve
primitive que les outils des planteurs ont encore fort peu entamée.
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Se sentant peu concerné par l'administration des bien paternels, Audubon se lance à
corps perdu dans l'étude et la représentation des oiseaux. Les narrations écrites de
ce qu'il observe alternent avec les dessins et les aquarelles ; et l'imagination est au
rendez-vous : ainsi entreprend-il de passer un fil d'argent autour de la patte d'un
pewee (l'équivalent américain d'un gobe-mouches) pour rendre compte de ses allées
et venues, et put établir qu'elles revenaient nicher chaque année aux mêmes endroits,
inaugurant en cela ce qui deviendrait ultérieurement le baguage destiné à suivre la
migration des oiseaux.
1810, rencontre Alexandre Wilson, le premier ornithologue américain professionnel
Comme sa représentation picturale ne peut se contenter d'attitudes conventionnelles, Audubon innove: à partir de la dépouille inerte d'oiseaux piégés ou abattus au
fusil, il fait appel à un bricolage maison de cordelettes tendues pour déployer
l’envergure d'un rapace ou étirer la patte d'un limicole D'autres fois, des fils de fer
sont insérés sous la peau des cadavres afin de leur restituer des poses crédibles.
Parallèlement aux travaux de composition, il poursuit ses recherches sur les produits,
les mélanges, les supports, et met au point progressivement les recettes de son
alchimie personnelle : crayon et aquarelle, crayon et gouache additionnés
occasionnellement de touches à l'huile ou au pastel, collages, traits à l'encre, blanc
d'oeuf pour rendre la luisante fixité de l'oeil...
Conçoit le projet qui va occuper le reste de son existence : repérer, observer, peindre,
décrire tous les oiseaux du continent nord-américain.
En 1808, il rencontre Lucy Bakewell, sa future épouse
En 1812 acquiert la nationalité américaine
Absorbé par sa passion des oiseaux, Audubon exerce en dilettante plusieurs métiers
pour nourrir sa famille. Mais faute de réelle motivation et d'aptitudes naturelles pour
le commerce, son entreprise de négoce (allumettes et lanternes) et sa scierie à
vapeur prétendument révolutionnaire s'abîment dans la banqueroute :
1819, Audubon, insolvable, perd la totalité de ses biens et passe même quelque temps
en prison.
Sa femme devient préceptrice dans les familles de riches planteurs, alors que son
mari continue d'arpenter dès qu'il le peut les contrées sauvages, un crayon dans une
main, le fusil dans l'autre.
A partir de 1824 Il cherche un éditeur pour ses oiseaux à Philadelphie, mais sans
succès, sans doute en partie parce qu'il s'était attaché l'inimitié des sommités
scientifiques de la ville, les membres de l'Academy of Natural Sciences.
En 1826 il se rend à Londres. Les Britanniques ne se lassaient pas des images d'une
Amérique sauvage et pleine de forêts, et lui accordèrent un succès immédiat. Il fut
fêté comme l'homme des bois américain et récolta assez d'argent pour faire publier
ses Oiseaux d'Amérique. Le roi George IV lui-même était un admirateur enthousiaste
d'Audubon. Il fut élu fellow de la Royal Society de Londres. Alors qu'il se trouvait à
Édimbourg à la recherche de souscriptions pour son livre, il donna une démonstration
de sa méthode d'utilisation des fils pour déplier les oiseaux devant la Wernerian
Natural History Association du professeur Robert Jameson. Un étudiant nommé
Charles Darwin faisait partie du public.
Les Oiseaux d’Amérique auquel il adjoint les Biographies ornithologiques (description
de chaque espèce représentée, rédigé en collaboration avec l'ornithologue écossais
William MacGillivray) sont publiés entre 1827 et 1839.
Pendant ce temps, Audubon continuait ses expéditions en Amérique du Nord et acheta
une propriété sur l'Hudson, aujourd'hui Audubon Park. En 1842, il publia une édition
populaire des Oiseaux d'Amérique aux États-Unis. Son dernier ouvrage portait sur les
mammifères, les Quadrupèdes vivipares d'Amérique du Nord. Le livre fut achevé par
ses fils et son gendre.
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Mort le 27 janvier 1851 à New York à l’âge de 65 ans
Inhumé au Trinity Churchyard Cemetery, à Manhattan.
A la mort d'Audubon en 1851, les Oiseaux d'Amérique sont d'abord tombés dans
l'oubli, comme et avec leur auteur. Sa veuve doit vendre, par petits lots, les dessins et
les carnets de son époux. En 1863, elle cède les aquarelles originales à la New York
Historical Society, qui les possède toujours. La cession comporte une clause : les
Oiseaux, suivant le vœu de leur auteur, seront laissés à la libre disposition du public.
Or Maria-Rebecca, petite-fille de Jean-Jacques, dépêchée sur les lieux deux ans plus
tard, constate que seules 35 des 435 planches sont exposées, dans des encadrements
de fortune et dans une petite salle à peine éclairée.
Le déménagement de la Société Historique dans ses nouveaux quartiers n'améliore
pas la situation, en dépit des promesses, et en 1917 un journaliste du New York
Tribune, parti à la chasse au trésor, ne déniche de nouveau qu'une trentaine de
planches « accrochées aux murs sales d'une cave [...] à côté de la réserve de charbon
et de la salle des chaudières ».
Il faut attendre 1946 pour que la Société organise une exposition de l'œuvre
d'Audubon et lui consacre une salle permanente. Enfin, en 1970, les 433 originaux
rescapés sont tirés de leurs caisses et exposés dans leur ensemble. Ils seront
entièrement restaurés et expertisés de 1990 à 1993.
Les plaques de cuivre gravées par Havell sont d'abord stockées dans un hangar newyorkais, puis envoyées à la fonte. Elles ne devront leur salut (partiel) qu'à la chance :
un passant, intrigué par ces grands panneaux métalliques que le ferrailleur entassait
déjà sur sa carriole, les sauva in extremis.
LE LIVRE
435 planches au format "double-éléphant-folio" : 1 m sur 75 cm
planches peintes à la main sur les plaques gravées.
Dessins originaux réalisés de 1808 à 1839
Ouvrage publié à Londres de 1827 à 1838. Editeur : Robert Havell, artiste graveur et
spécialiste de l'aquatinte, sous le contrôle de l’auteur
Tirage : 200 exemplaires (87 000 planches au total)
Vendu par souscription et livraison. auprès de riches collectionneurs.
489 espèces d'oiseaux d'Amérique du Nord représentées sur 435 planches, en
grandeur nature
D’après les travaux de W. H. Fries en 1974, on localise 134 exemplaires dans des
collections publiques ou privées : 94 aux Etats Unis, 17 en Angleterre, 23 dans douze
autres pays. Sur les 67 autres séries de l'édition originale, 14 sont repérées mais
incomplètes, 28 ont été dispersées, 11 détruites par le feu, 14 ont disparu sans laisser
de traces.
En France, l'Institut de France, la Bibliothèque nationale, le Muséum national
d'Histoire naturelle et la bibliothèque municipale de Besançon possèdent chacun une
série complète. Celle du Museum est reliée en 4 grands albums, conservés dans une
commode d'acajou construite à cet effet et enfermés sous alarme permanente dans
une salle climatisée dont ils ne sortent qu'en de rares occasions.
Entrée à la bibliothèque de Besançon : un dépôt du gouvernement ; le Ministère de
l’Intérieur est un des souscripteurs et envoie régulièrement les livraisons à Besançon
de 1828 à 1839.
L’ouvrage est relié en 5 volumes par la bibliothèque.
L’exemplaire de Besançon se caractérise par une fraîcheur extraordinaire des coloris
qui ont gardé toute leur vivacité d’origine.
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William Hamilton (1730 - 1803),
diplomate, collectionneur, fondateur de la volcanologie
Né le 13 décembre 1730 dans une vieille famille de la noblesse écossaise ; après
quelques années dans l'armée (1748-1756) qui ne laissent guère de souvenir, il quitte
l’armée quand il se marie avec Catherine Barlow (qui mourra en 1782, sans enfant),
Il est nommé en 1764 par le roi Georges III ambassadeur de Grande-Bretagne à la
cour de Naples, où il restera jusqu’en 1800.
Pour la petite histoire : en 1786 il rencontre Emma Lyon, une jeune femme qui lui est envoyée par
son neveu. Comme la plupart des hommes qui ont gravité autour d'elle, Sir William a été frappé
par Emma, qui a exécuté des danses inspirées par les éléments classiques pour lui et ses invités,
y compris Goethe, tout en ne portant aucun sous-vêtement. Cependant, il ne lui a fait aucune
avance jusqu'à ce qu'elle ait été prête à les accepter. Ils se marient le 6 septembre 1791 à St
George's Hanover Square, Londres. Il avait 60 ans ; elle en avait 26. Plus tard Horatio Nelson, un
homme qu'Hamilton admire, en tombe amoureux, une liaison qu'il encourage.
Dans sa demeure du Palazzo Sessa, il passe son temps à rassembler tous les vestiges
des anciennes civilisations qui se sont succédé en Italie et se passionne pour l'étude
du Vésuve dont il devient rapidement le meilleur spécialiste. Comme en Angleterre,
où il possédait une collection de peintures qu'il revendit pour solder ses dettes, il
recherche les toiles des maîtres de la Renaissance mais surtout les médailles, les
sculptures et les bronzes qui viennent remplir les salles de son palais dont Goethe
disait, dans une lettre du 22 mars 1787, qu'il offrait l'une des plus belles vues
d'Europe sur la mer.
Très vite, sa résidence devient le passage obligé pour tous les voyageurs du Grand
Tour qui, comme le prince Georges Auguste de Mecklembourg-Strelitz, le futur tsar
Paul Ier, Mozart ou bien encore la duchesse Anne-Amélie de Saxe-Weimar-Eisenach,
viennent à ses côtés goûter le charme délicieusement nostalgique des villes enfouies
d'Herculanum et de Pompéi.
Membre de la très sérieuse Royal Society de Londres qui publie ses recherches, il
contribue à faire avancer la science de la vulcanologie et s'affirme comme un savant
éminent quand il parle de géologie.
Passionné par les phénomènes qui se produisent sur le Vésuve, il rassemble ses
notes et ses croquis réalisés sur le terrain. En 1776, il édite un livre magistral :
"Campi Phlaegraei, Observations on the Volcanos of the Two Sicilies”.
Celui-ci, de format in folio, est remarquable par son iconographie abondante (54
planches gravées et aquarellées), qui représente, avec la plus grande exactitude et
rigueur, les formes du paysage du Vésuve, les éruptions de celui-ci (1756,1760,1767,
1771), l’évolution du cratère lors de l’éruption de 1767,
Lord William Hamilton réalise une véritable révolution (suivant en cela le travail des
encyclopédistes) dans l’édition d’ouvrage de sciences et dans l'histoire de la
volcanologie. Les gravures, d’après des gouaches, furent réalisées par un peintre
d’origine anglaise Pietro Fabris.
Pour la première fois des éruptions sont représentées dans un but scientifique, en
essayant de représenter les phénomènes de manière précise. Le livre est un succès
mais le tirage est limité et l’ouvrage très onéreux. Une demande, avec tous les
touristes qui passent par Naples, se crée et des peintres, le plus souvent anonymes,
s’inspirant au début des gravures éditées par William Hamilton, commencent à
réaliser les gouaches napolitaines.
L’autre grande affaire de Sir William Hamilton reste sans nul doute l'archéologie. Pendant
près de 37 ans, l'envoyé extraordinaire de la couronne britannique s'attache à créer une
collection de vases qui reflète l'admiration débordante d'un homme pour les Anciens et
qui s'inscrit pleinement dans le contexte culturel naissant du néoclassicisme.
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Dès son arrivée dans la capitale du royaume de Naples et des Deux-Siciles, Hamilton
tombe sous le charme du passé grec de l'Italie. Quand il apprend qu'un nombre
croissant de vases provenant des nécropoles campaniennes circule sur le marché, il
veut tout de suite les acquérir, sans bien souvent regarder à la dépense. Dès le début,
il sait s'entourer de l'avis d'experts qui le conseillent dans ses achats à moins que luimême, comme il le fait si souvent, ne prenne seul la décision d'acquérir telle ou telle
pièce qu'il juge indispensable. En moins de cinq années, il rassemble une collection
tout à fait exceptionnelle qui compte près de 750 pièces et dont certaines, comme le
fameux Vase Hamilton un cratère apulien à volutes à figures rouges, ou bien encore
l'Hydrie de meidias qui représente des scènes tirées de la Théogonie d'Hésiode et de
l'Iliade, constituent véritablement des chefs-d'œuvre indépassables du classicisme
hellène. Bientôt les acquisitions auprès des marchands napolitains ne suffisent plus à
combler l'appétit insatiable de Sir William. C'est ainsi qu'il assiste lui-même à
l'ouverture des tombes et qu'il est prêt à tout pour s'assurer la propriété des plus
beaux vases tandis que, dans le même temps, il parvient à acquérir la collection
Porcinari et des parties importantes de la collection Mastrilli. Comme un véritable
expert, il s'intéresse aux moindres détails, passe des heures à documenter les pièces
les plus anecdotiques, classe les vases en fonction de leurs formes et des périodes
stylistiques où ils ont été fabriqués. En somme, dès l'origine, l'intérêt proprement
scientifique semble nettement l'emporter sur les seules considérations artistiques
qui sont reléguées au second plan. Une preuve supplémentaire de cette conception
toute moderne est le souhait que Sir Hamilton formule dès 1765 de voir sa collection
diffusée dans toute l'Europe sous la forme d'une suite de volumes largement illustrés
et destinés non seulement aux spécialistes mais aussi aux cercles mondains et à tous
les amoureux de l'Antiquité. Il charge le baron Pierre-François Hugues d'Hancarville
de cette mission qu'il finance sur ses propres deniers et grâce au soutien d'un réseau
de souscripteurs. Commencé en 1767, le projet ne devait s'achever finalement qu'en
1776 avec la parution du dernier volume des Antiquités étrusques, grecques et
romaines tirées du Cabinet de M. Hamilton qui peuvent être considérées comme l'une
des plus importantes contributions du Siècle des Lumières à la connaissance de la
peinture antique sur vase.
En 1772, la collection Hamilton est vendue au British Museum qui s'en sert comme
base de son département antiquités grecques et romaines. La seconde partie de sa
collection sera perdue lors du naufrage du HMS Colossus pendant son voyage vers la
Grande Bretagne.
Dès lors, il ne reste plus aux amoureux de la Grèce ancienne que les Antiquités
étrusques, grecques et romaines de monsieur d'Hancarville pour se rappeler la
richesse d'une des plus belles collections privées d'Europe.
Pierre-Adrien Pâris s’intéressait vivement à l’oeuvre de Hamilton ; il possédait dans
sa bibliothèque un très bel exemplaire de ces Antiquités étrusques, grecques et
romaines tirées du cabinet de M. Hamilton, en 4 volumes reliés en maroquin vert et
dorés. C’est d’après ses livres de compte le livre le plus cher qu’il ait acheté.
Mais il n’avait pu acquérir l’ouvrage sur les volcans. Il en avait réalisé donc, à la
manière du XVIIIe siècle, une édition manuscrite à usage personnel en retraduisant
lui-même certains des textes de Hamilton et en enrichissant son manuscrit de
gouaches réalisées à Naples représentant le Vésuve. Il conservait également six
gouaches napolitaines représentant les éruptions du Vésuve en 1794, 1804, 1805 et
1806.
Il a légué ces oeuvres avec l’ensemble de sa collection en 1819 à la bibliothèque de
Besançon. L’acquisition par la bibliothèque de Besançon en 2007 des Campi Phlegraei.
Observations sur les volcans..., avec l’aide de l’Etat et des Amis des Musées et de la
Bibliothèque de Besançon, vient donc compléter de façon cohérente son fonds
patrimonial.
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Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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Gautier d’Agoty
et les premiers recueils anatomiques en couleurs
L’impression en noir, à partir d’une gravure sur bois ou sur cuivre, suffit à restituer
dans l’image anatomique les os du squelette ; en revanche, elle ne donne qu’une
image imparfaite d’une dissection d’organes fourmillant de détails que seule la
couleur peut préciser.
L’impression anatomique utilise donc très vite la couleur, qui peut être ajoutée après
coup (la planche est aquarellée à la main).
Mais surtout, cette demande de couleur va faire que l’on met au point très tôt une
technique d’impression en couleurs : le procédé est inventé en 1710 par le graveur
allemand Jacob Christoph Le Blon et perfectionné par Jacques Fabien Gautier d’Agoty
(Marseille 1710 – Paris 1785).
•
Impression en couleur
couleur ou impression au repérage :
On grave pour le même dessin 3 planches différentes qui portent chacune un
fragment de la composition en fonction des couleurs à obtenir ; chaque
planche est encrée alors d’une des 3 couleurs primaires (rouge, jaune, bleu),
d’où son nom de trichromie ; les 3 planches sont imprimées successivement
sur la même feuille de papier : les couleurs complémentaires sont obtenues
par la superposition des couleurs. Le modelé et les traits du dessin sont
obtenus par une 4e planche gravée en noir
•
Gautier d’Agoty, peintre, graveur et naturaliste
Né à Marseille, il reçoit une formation artistique auprès du graveur et
imprimeur allemand Jacob Christoph Le Blon, dont il perfectionne le procédé
de trichromie par l’adjonction d’une planche gravée en noir.
Il se spécialise dans l’illustration anatomique en s’associant avec différents
chirurgiens pour réaliser des recueils monumentaux (Essai d’anatomie en
tableaux imprimés, 1745 ; Myologie complette en couleur et grandeur
naturelle, 1746 ; Anatomie de la tête, 1748 ; Anatomie générale des viscères,
1754). Avec un sens du spectacle incontestable, il répartit de nombreuses
figures sur 3 planches de sorte que l’acheteur pouvait les extraire du livre ou
les acheter séparément pour les assembler en vue d’obtenir des images
encore plus grandes. Ces oeuvres spectaculaires étaient faites pour être
exposées sur les murs des chirurgiens, des pharmaciens ou des sagesfemmes.
Dans les textes liminaires, il insiste sur la nouveauté de la technique : « Le
nouvel art d’imprimer en couleurs ayant l’avantage de représenter les parties
du corps humain dans leur vraie forme et avec leur couleur naturelle... ce ne
sont point des estampes anciennes enluminées [i.e. aquarellées] que l’on
donne aujourd’hui au public, ce sont des pièces originales représentant la
nature même, d’après laquelle elles ont été tirées par le secours du nouvel
art d’imprimer les tableaux, porté par le sieur Gautier à son plus haut point de
perfection. »
Les gravures en couleur de Gautier d’Agoty possèdent un pouvoir étrange, fait
tout ensemble d’attirance et de répulsion.
« L’ange anatomique » dit aussi « L’ange écorché » (60, 5 cm sur 46 cm) se
distingue par une beauté fascinante et une grande justesse de couleurs et
d’échelle : c’est une véritable prouesse technique pour d’aussi grandes
planches. Les ailes rouges sont des muscles arrachés, légèrement blafards
par contraste avec l’arrière-plan vert.
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Gautier d’Agoty s’associe avec des chirurgiens, il se charge lui-même des
préparations anatomiques et dissections, soit personnellement, soit avec des
aides qui travaillent sous sa surveillance ; cependant sur le plan scientifique,
ses publications ne sont pas une avancée dans l’anatomie mais davantage un
progrès technique dans l’illustration, ainsi qu’une mise en scène, un « théâtre
de l’anatomie », qui n’aura pas de suite : dès la fin du XVIIIe siècle, la
représentation purement scientifique supplantera la représentation
artistique.
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Maria Sybilla Merian (1647-1717)
Un parcours étonnant.
Peintre d’origine allemande, miniaturiste, graveur et naturaliste / l’initiatrice de
l’entomologie moderne
Née le 2 avril 1647 à Francfort sur le Main, fille du graveur et éditeur bâlois Matthäus
Merian installé à Francfort (célèbre pour son Theatrum Europaeum et ses
Topographies = recueil de vues de villes de toute l’Europe et de cartes) ; elle est la
fille du second mariage de Merian qui meurt à 57 ans en 1650 alors qu’elle a 3 ans.
Sa mère Johanna Sibylla Heim se remarie avec Jakob Marell (1613-1681), un peintre
d’origine hollandaise installé à Frankenthal, spécialisé dans les peintures de fleurs. Il
forme sa belle-fille, lui donne comme maître le peintre Abraham Mignon (1640-1679),
un peintre de Francfort qu’il avait lui-même formé, spécialisé dans les fleurs, fruits,
oiseaux et natures mortes.
Née et formée dans un milieu d'artistes, de graveurs et d'éditeurs ; se situe entre la
tradition naturaliste hollandaise de représentation des fleurs et la tradition des
graveurs allemands ; a aussi subi l’influencé de Nicolas Robert (1614-1685), célèbre
pour ses talents de peintre de fleurs et son souci du détail, dont elle connaît les
dessins gravés à l’eau-forte par Abraham Bosse qui illustrent l’Histoire des plantes
de Denis Dodart en 1692.
Peint dès 13 ans ; se spécialise dans les recueils de plantes et d'insectes, composant
des recueils de modèles floraux puis des planches qui reproduisaient d'après nature
plusieurs variétés d'insectes à tous les stades de leur développement, de la chenille
au papillon
1665 / âgée de 18 ans, épouse le peintre spécialisé en architecture Johann Andreas
Graff. 1667 1667 / a sa première fille, Johanna Helena.
La famille s’installe à Nuremberg, ville natale de son mari, qui y ouvre une maison
d’édition / Maria Sibylla donne des cours de peinture et de broderie et vend des
peintures sur étoffes + collectionne papillons, plantes et insectes.
1675-1679 (28-30 ans) son 1er livre paraît dans le commerce : Neues Blumenbuch
(Nouveau livre de fleurs) / a gravé elle-même les planches en copiant les dessins ou
peintures d’autres artistes : Jakob Marell, Nicolas Robert / un très beau livre de
fleurs, sans ambition scientifique / format in-8° / publié par son mari
1678 / met au monde sa deuxième fille, Dorothea Maria
apprend le latin à 30 ans
1679 - 1682 / publication de Der Raupen wunderbare Verwandlung und sonderbare
Blumennahrung (La chenille, merveilleuse transformation et étrange nourriture
florale) qui est la deuxième grande œuvre d'Anna Maria / y a travaillé 5 ans
ƒ
en revendique la conception totale, comme auteur du texte et des
illustrations (dessins et gravure) / publié par son mari / diffusé à Leipzig et
Francfort, villes de foires
ƒ
format in-4°, 102 p. de texte, 50 gravures
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ƒ
Dans ce livre, elle présente les stades de développement des différentes
espèces de papillons avec les plantes dont elles se nourrissent. Elle note la
métamorphose ainsi que les détails de la chrysalide et des plantes dont les
chenilles se nourrissent, illustrant tous les stades de leur développement.
va contre la croyance de l'époque qui dit que les insectes sont le résultat
d'une « génération spontanée venant de la boue en putréfaction », opinion
qui remonte à Aristote + l’opinion de l’église qui les désigne comme des
« bêtes du diable »
Parallèlement à la métamorphose, démontre que chaque espèce de papillon au stade
de chenille dépend d'un petit nombre de plantes pour sa nourriture et qu'en
conséquence, les œufs sont pondus près de ces plantes. Ce travail fait d'elle une des
premières naturalistes à avoir observé directement les insectes, contrairement aux
habitudes de l'époque.
choisit de publier en allemand = la rend populaire dans ce cercle de la haute société
et pour cette même raison, est évitée par les scientifiques de son temps puisque la
langue « officielle » de la science est le latin.
nb) bien que reconnue et respectée comme naturaliste, n'avait pas accès à l'université
ou aux académies savantes
puis 2 grandes ruptures dans sa vie :
o 1682 quitte officieusement son mari pour retourner auprès de sa mère à Franfort,
puis en 1685 elle rejoint avec ses deux filles et sa mère une communauté piétiste
radicale, établie à Wieuwerd, en Frise (Hollande), où se trouve aussi son frère
Caspar / le château de Waltha où est installée la communauté appartient à
Cornelis van Sommelsdijk, le gouverneur du Suriname, qui y a constitué un
cabinet de curiosités naturelles : c’est le 1er contact de Maria Sibylla Merian avec
la faune et la flore de l’Amérique du Sud
Les Labadistes sont les membres d’une société fondée au
XVIIème siècle par un ancien jésuite français Jean de Labadie
(1610-1674) converti au protestantisme. Chassé de France, il
se réfugie en Hollande. Il y fonde une communauté inspirée
de l’idéal monastique, mettant les biens en commun et vivant
du travail manuel. Elle survivra jusqu’en 1744
Maria Sibylla se sépare officiellement de son mari, qui obtient le divorce.
Elle ne reste que six ans parmi les « labadistes ». 1686 / mort de son frère, 1690 /
mort de sa mère
Elle retourne à partir de 1691 à un protestantisme plus tempéré, avant tout
sensible à la grandeur de la Création : c'est la Nature entière, en sa profusion et
sa diversité, qui devient le territoire dont elle se fait l'observatrice et la
dessinatrice. Elle s'installe à Amsterdam où elle vit de son enseignement et de
ses aquarelles. S’initie au microscope auprès d’Antonie van Leeuwenhoek (16321723)
en 1692 sa fille Johanna Helena épouse le marchand Hendrik Herolt qui
commerce avec le Surinam.
o
en 1699 à 52 ans elle réalise en compagnie de sa fille Dorothea un voyage au
Surinam de 2 ans 1699 - 1701 pour observer papillons et insectes
fait plusieurs excursions à l’intérieur des terres, jusque dans la forêt
amazonienne, accompagnées d’esclaves et d’Indiens qui lui font découvrir des
fruits, leur demande noms des plantes + parler des vers dont ils se
nourrissent / dessine, naturalise des animaux, réalise des herbiers
Grandsformats – 40 livres scientifiques anciens de la bibliothèque de Besançon
Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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en 1701 malaria, doit rentrer à Amsterdam
nb) ce voyage scientifique n’est pas en soi une nouveauté : le père Charles
Plumier (1646-1704) à la fois botaniste, voyageur, artiste, est envoyé trois fois
aux Antilles par Louis XIV, il publie des descriptions des plantes d’Amérique
en 1693 et 1703 / cependant c’est le premier exécuté par une femme en
Amérique du Sud et sans infrastructure politique ou économique : reste une
aventure étonnante et individuelle, 100 ans avant celui d’Alexandre Humboldt
par exemple
A son retour, fait paraître une édition avec des gravures en couleurs, largement
diffusée en Hollande : La métamorphose des insectes du Surinam
Maria Sibylla collabore à l'illustration de l'Amboinesche Rariteikamer (Amsterdam,
1705), écrit par le médecin allemand attaché à la Compagnie des Indes orientales,
Georg Everhard Rumpf.
Elle gagne aussi sa vie grâce à des cours de peinture qu'elle donne, la vente
d'ustensiles de peinture ainsi que des préparations à base de plantes et d'animaux de
toutes espèces. Elle est honorée, visitée, citée.
Elle meurt à Amsterdam le 13 janvier 1717 à 70 ans.
Au 18e s., son œuvre continue à être publiée et traduite en Europe :
Puis est oubliée 19e – 1ère partie du 20e s.
Son travail et son importance scientifique sont redécouverts à la fin du XXe siècle
Les dessins de plantes, serpents, araignées, iguanes et coléoptères tropicaux
exécutés de sa main sont aujourd'hui encore considérés comme des chefs-d'œuvre et
sont collectionnés par les amateurs du monde entier (à noter : un dessin original au
Musée des Beaux-Arts de Besançon)
Metamorphosis insectorum surinamensium
•
publié à Amsterdam, en 1705.
•
une édition en latin (elle est aidée par Caspar Commelin, directeur du jardin
botanique d’Amsterdam) et une en hollandais
titre latin : Metamorphosis insectorum Surinamensium. In qua erucae ac
vermes surinamenses, cum omnibus suis transformationibus, ad vivum
delineantur et describuntur, singulis eorum in plantas, flores et fructus
collocatis in quibus reperta sunt ; tum etiam generatio ranarum, buforum
rariorum, lacertarum, serpentum, araneorum et formicarum exhibetur ;
omnia in America ad vivum naturali magnitudine picta atque descripta per
Mariam Sibyllam Merian
•
Le texte est accompagné de 60 planches gravées à l’eau forte par Maria Sybilla et
2 autres graveurs qu’elle engage : Jan Pieter Sluiter (1675-1713) et
Joseph Mulder (1659-1735), puis coloriées à la main
•
3 ans pour la réalisation
•
un ouvrage qui se situe au début de l’âge d’or de l’illustration botanique,
le XVIIIe s. Les progrès de l’histoire naturelle sont encouragés par les
hommes puissants, les savants et l’intérêt des amateurs de plantes.
Fébrilement, car la mode s’en mêle, la constitution de collections se
poursuit. Les cabinets d’histoire naturelle contiennent des dessins et
des herbiers. Quant aux jardins, tant botaniques que privés, ils
s’enrichissent et se multiplient.
Grandsformats – 40 livres scientifiques anciens de la bibliothèque de Besançon
Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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Pour célébrer tout cela, des livres de luxe, de grand format, donnent vie aux
plantes.
À la précision scientifique, se joignent une grande esthétique des représentations
et des couleurs superbes, de plus en plus présentes
•
la première femme peintre à avoir mis son art au service de l'étude savante de «
la génération, propagation et métamorphose » des insectes. Sa passion pour les
insectes et leur métamorphose permet aussi aux naturalistes européens de
découvrir, selon un concept novateur, les plantes-hôtes qui les hébergent. Ce
monde inconnu est ainsi magnifiquement révélé.
•
Le meilleur exemple à donner pour l’apport de la couleur dans l’illustration des
plantes. La finesse du trait, la précision du détail sont remarquablement
complétées par des couleurs éclatantes mais néanmoins transparentes
•
Extraits de son avant-propos
« Je me suis dans ma jeunesse employée à la recherche des insectes. J'ai
d'abord commencé avec les vers à soie dans ma ville natale de Francfort-surle-Main. J'ai ensuite établi que, à partir des autres chenilles, se développaient
beaucoup de beaux papillons de nuit ou papillons de jour, comme à partir des
vers à soie. Cela m'entraîna à recueillir toutes les chenilles que je pouvais
trouver pour observer leur transformation. »
« En Hollande, je constatais qu'on faisait venir de beaux animaux des Indes
orientales et occidentales, l'honneur m'étant fait de consulter
particulièrement la coûteuse collection du bien né docteur Nicolaas Witsen,
maire de la ville d'Amsterdam et directeur de la société des Indes orientales,
ainsi que celle du noble M. Jonas Witsen, secrétaire de cette même ville. De
plus, je voyais aussi la collection de M. Fredericus Ruysch, docteur en
médecine et professeur en anatomie et en botanique, celle de M. Livinus
Vincent et de plusieurs autres personnes. Dans ces collections-là, j'avais
trouvé celui-ci ainsi que d'innombrables autres insectes, mais enfin si là-bas
leur origine et leur reproduction sont inconnues, cela amène à se demander
comment elles vont se transformer à partir des chenilles en chrysalide et
ainsi de suite. Tout cela m'a en même temps amené à entreprendre un grand
voyage longtemps rêvé et à partir au Suriname. »
« Pour la réalisation de ce travail je ne fus pas cupide, mais quand je
récupérais mes frais, je m'en contentais. Je n'ai pas regardé à la dépense
pour l'exécution de cette œuvre. J'ai fait graver les plaques par un célèbre
maître, et en même temps j'apportais le meilleur papier, pour apporter de la
joie et du plaisir non seulement aux amateurs d'art mais aussi aux amateurs
d'insectes, et ça m'apporte aussi beaucoup de joie quand j'entends que j'ai
atteint mon but et que j'apporte en même temps de la joie. »
« J'ai créé la première classification pour tous les insectes à chrysalide, les
chapelles qui volent de jour et chouettes celles qui volent de nuit. La
deuxième classification est celle des asticots, vers, mouches et abeilles. J'ai
conservé les noms des plantes, puisqu'ils étaient gardés en Amérique par les
habitants et les Indiens. »
•
Exemplaire de Besançon : a appartenu à Zacharias Konrad von Uffenbach (16831734), juriste allemand de Francfort. Il se constitue une bibliothèque remarquable
qu'il enrichit en voyageant en Allemagne, aux Pays-Bas et en Angleterre. Il
entretient, en même temps, une abondante correspondance avec plusieurs
savants, leur fournissant des copies de documents à leur demande.
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Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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Il consacre son temps et sa fortune à l'avancement des sciences.
Puis à Dominique Jean Larrey (1766-1842), médecin et chirurgien militaire
français, considéré comme le père de la médecine d’urgence ; il sera
successivement chirurgien dans la marine de Louis XVI, dans les armées
révolutionnaires, puis les armées napoléoniennes. Il est à l'origine de la mise en
place au sein des armées françaises du système des « ambulances volantes »
dans lesquelles il embarquait indifféremment amis et ennemis, afin de les
soigner sans faire de distinction ni de nationalité, ni de grade, ce qui lui valut
l'estime des officiers et généraux des armées ennemie.
Entrée BM Besançon : achat au 19e siècle
Planche exposée : gravure 1 – Ananas et Blattes orientales
l’Ananas est le plus important des fruits comestibles du Surinam / choisi par Merian
pour ouvrir l’ouvrage : la 1ère planche le représente en fleurs, la seconde mûre
« Les longues feuilles sont légèrement vert d’au à l’extérieur, verte comme l’herbe à
l’intérieur rougeâtres sur les bords, et ont des épines aiguisées. La grâce et la beauté
de ce fruit est bien connues de divers spécialistes, et je me suis avant tout occupée de
l’observation des insectes »
Blatta orientalis / blatte orientale [ Insecte, Dictyoptère, Blattidé]
•
Espèce cosmopolite, présente dans les milieux chauds et humides.
•
S'attaque à tous les produits comestibles ainsi qu'à la colle des reliures de livres.
•
Adulte : de taille supérieure à 20 mm, brun foncé avec les pattes rousses. Très
grand dimorphisme sexuel. Chez le mâle, les élytres et les ailes sont bien
développés mais courts, n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen. Chez la
femelle les élytres sont réduits à des lobes courts, les ailes sont inexistantes.
•
La femelle dépose rapidement son œuf dans un endroit convenable, dès son
émission et sans préparation particulière. L'évolution dure 7 à 10 semaines et la
croissance larvaire demande 6 à 8 mois.
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Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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Le musée du Temps et le Palais Granvelle
Granvelle, c’est d’abord une illustre famille qui, au XVIe siècle, fit construire le palais
et y rassembla tableaux, tapisseries, horloges et livres. Cet ensemble d’objets sera en
partie à l’origine de la bibliothèque et des musées de Besançon.
Après les années Granvelle, le palais fut loué puis acheté par la Ville. Au moment de
la conquête de la Franche-Comté par la France, on y logea des gouverneurs de la
nouvelle province. En 1683, Louis XIV, venu prendre officiellement possession de la
ville, fut logé au palais ; ce dernier, pour trois jours, prit le nom de Louvre et le roi y
reçut les corps constitués.
Par la suite, revendu, transformé en immeuble locatif, le palais Granvelle fut classé
monument historique, à l’initiative de Mérimée. Acheté pour la seconde fois en 1864
par la Ville, l’édifice retrouva son rôle d’espace public. Sa vocation muséale s’affirma
avec la création du musée d’histoire de la ville dans les années 1950, puis du musée
du Temps en 2002.
Ce dernier épisode se révéla décisif pour la conservation du palais. Les toitures et
l’aile nord furent entièrement réhabilitées.
Né de la rencontre des collections de l’ancien musée d’histoire de la ville avec les
collections d’horlogerie municipales, le musée du Temps s’est doté d’un troisième
secteur avec les sciences et les techniques utilisant la mesure des fréquences, donc
du temps. Dans le cadre de la candidature du réseau Vauban au Patrimoine mondial
de l’Unesco, le musée présente également une salle consacrée à « Vauban et
Besançon ».
Informations pratiques
Musée du Temps - Palais Granvelle
96 Grande rue - 25000 Besançon
Tél. 03 81 87 81 50
Sites : www.besancon.fr
Exposition Grands formats
Du vendredi 25 janvier au mercredi 30 avril 2008
Horaires d’ouverture : Du mardi au samedi de 9h15 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Dimanche et jours fériés de 10h00 à 18h00 sans interruption
Fermé tous les lundis et les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre
Gratuité : tous les dimanches et jours fériés
Plein tarif : 5 €, (billet donnant également accès au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie)
Tarif réduit : 2,50 le samedi
Animations Exposition Grands formats
Lectures autour des livres de l’exposition le 1er dimanche du mois à 11 h
Visites guidées gratuites à 11 h les dimanches 17 février, 16 et 30 mars et 20 avril à 15 h
les dimanches 27 janvier, 24 février, 9 et 23 mars, 13 et 27 avril
Dimanche 10 février à 15 h, conférence de Michel Rossi : autour de l’ouvrage de William
Hamilton, Observations sur les volcans...1776-1779, l’histoire de la volcanologie
Visites pour les scolaires sur rendez-vous : contacter le 03 81 61 81 43 ou le 03 81
41 56 48
Autres groupes : contacter l’Office de tourisme
Contacts musée du temps : 03 81 87 81 61
Laurence Reibel, directrice par intérim
Julie Nuyts, responsable administrative
[email protected]
[email protected]
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Exposition au Musée du Temps du 25 janvier au 27 avril 2008
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