ile canaries stadio sport
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1 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS RUGBY AUSTRALIE : MAURESMO JOUE LA DÉFENSE L’EUROPE RELANCE CASTRES (Pages 15 et 16 et notre éditorial, page 2) Tenante du titre, Amélie Mauresmo, qui mène une imposante troupe de vingt-huit Français, tentera de récidiver dans un Open d’Australie que la numéro 3 mondiale entame demain contre l’Américaine Shenay Perry (44e au classement WTA). (Photo Jean-Marc Pochat) *61 ANNÉE - N 19 191 1,00 e o France métropolitaine (Pages 10 et 11) PROLONGATIONS BAGHDATIS, UN AN APRÈS Vainqueurs (40-21) en Italie, Alexandru Manta (ici ballon en main) et les Castrais peuvent espérer se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe. (Photo Patrick Boutroux) (Page 14) www.lequipe.fr Dimanche 14 janvier 2007 T 00825 - 114 - F: 1,00 E 3:HIKKSC=ZUVUUY:?a@l@b@e@k; www.iveco.fr Iveco vous transporte toujours plus loin. LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE PARIS VOIT LE FOND La 20e journée a vu hier le PSG subir, face à Valenciennes (1-2), sa cinquième défaite à domicile, cette saison en Championnat. 17es après huit rencontres sans victoire en L 1, les Parisiens recevront mercredi Toulouse pour un match en retard capital. (Pages 2 et 3) SPÉCIAL FOOT LYON CHUTE À TOULOUSE (Page 5) OM, LA 2000e À RENNES (Page 7) REAL : BECKHAM À L’ÉCART (Page 7) (Page 9) CYCLISME T-MOBILE VEUT EFFACER LE PASSÉ (Page 8) BASKET ORLÉANS, UN PROMU CHEZ LES AS (Page 12) * Professionnel dans les gènes - ** En série selon les versions. PARC DES PRINCES. – Pris dans la tenaille valenciennoise formée par Flachez (à droite) et Rippert, Kalou ne passera pas. Battus sur leur pelouse par une équipe réduite à dix qui n’avait pris que un point à l’extérieur depuis le début du Championnat, les Parisiens tombent dans les profondeurs du classement. (Photo Alain Mounic/L’Équipe) www.iveco.fr NOUVEAU IVECO DAILY. CARACTÈRE DOMINANT Iveco Daily fixe un nouveau standard pour le futur : une ligne signée Giugiaro, des intérieurs repensés pour plus de confort et de fonctionnalité et une sécurité d e h a u t n i ve a u g r â c e a u x A B S , E S P * * e t A S R d e n o u ve l l e g é n é r a t i o n . Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.iveco.fr ILY LE IVECO DA IA C É P S IE R E S D offerts. tion, Radio C sa ti a m li C , S GP onnelle excepti Prolongation nvier 2007 jusqu'au 31 ja ici pa nt ré se au pa rt té s da ns le Vo ir m od ali 39 CONCESSIONNAIRES ET 200 POINTS SERVICE, OÙ QUE VOUS ALLIEZ. L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge WENGEN : MILLER CHUTE ET GAGNE ! Bleu Rouge SKI ALPIN Jaune Bleu Jaune (Page 8) Noir Noir L’INTER, SERIE A RECORD 2 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) – PARIS-SG - VALENCIENNES : 1-2 LE DESSIN e « On joue le maintien » GUY LACOMBE et BONAVENTURE KALOU estiment que le PSG se bat désormais pour éviter la relégation. COMME APRÈS CHAQUE DÉFAITE ou contre-performance, les Parisiens ne se bousculent pas en conférence de presse. Dimanche dernier, en revanche, après la victoire sur Nîmes en Coupe de France, ils étaient bien plus nombreux, satisfaits et fiers d’avoir battu 3-0 une formation qui dispute le Championnat de National. Hier donc, on a simple- ment entendu Bonaventure Kalou et Guy Lacombe. C’est l’Ivoirien qui s’est présenté en premier, comme très souvent d’ailleurs. Il est professionnel et refuse de fuir ses responsabilités. Il faut encore rappeler qu’il a été le seul Parisien à condamner ouvertement les terribles événements du mois de novembre. « Ce soir, il n’y a pas grand-chose à dire, a-t-il avoué. Dès que l’adversaire met un tout petit peu la semelle, on n’y arrive pas. Mais, dans les moments difficiles comme ça, on doit rester soudés. On ressent bien l’impuissance, on voit qu’on n’y arrive pas. On est au fond du trou. » Dans ces conditions, difficile de regarder en haut, vers les places européennes que Pedro Miguel Pau- leta, il y a quelques jours, rêvait toujours d’atteindre avant la fin de la saison. Aujourd’hui, le Paris-SG doit accepter la réalité, même si elle est très sombre. Il est au plus mal et obligé de regarder vers les trois dernières places du classement. « Oui, on joue le maintien, lâche Kalou. Il ne faut pas se cacher, même si pour le joueur de Paris que je suis, c’est l’admettre avec une grande désolation. » Mais un joueur du Paris-SG a-t-il les capacités mentales pour supporter une telle pression, et atteindre un tel objectif ? Pour assurer un maintien, on dit souvent qu’il faut des guerriers. Où sont-ils ? Guy Lacombe, qui fut le second et le dernier Parisien à parler, est persuadé qu’il possède des hommes « capables de relever ce challenge » car lui aussi, comme Kalou, estime que le Paris-SG « va jouer le maintien ». Abattu, désolé pour « les gens » mais aussi très irritable – il a refusé de répondre à plusieurs questions –, l’entraîneur aveyronnais s’est dit complètement « désorienté. Je ne m’attendais pas à ça. On est passés à côté du match. Les joueurs sont passés au travers, ils sont tous conscients de ce qu’ils ont fait. Il n’y a pas grand-chose à dire. C’était un non-match ». Kalou : « L’ambiance au Parc est un peu pesante » L’ÉDITO Il a évidemment parlé des tribunes, de l’impatience du public et de l’état pitoyable du terrain mais n’a pas souhaité se cacher derrière cette addition d’aléas pour expliquer la piètre performance de son groupe. Même chose du côté de Kalou. « L’ambiance au Parc est un peu pesante, a poursuivi l’attaquant parisien. Vivement qu’on trouve une solution pour rouvrir la tribune Boulogne, mais je n’explique pas nos performances par la défection du public, on n’est pas bien. Un point, c’est tout… L’électrochoc doit venir des premiers concernés qui sont les joueurs. C’est tous ensemble qu’on va sortir de cette situation. » Guy Lacombe y croit évidemment. « Je n’ai pas peur. Quand j’étais joueur, je ne lâchais rien. Dans la vie, je suis pareil. » Une chose paraît évidente, il ne démissionnera pas, même si, à de nombreuses reprises, les supporters du Parc lui ont demandé de le faire. « Le club est en difficulté. Il y a des choses à voir, à revoir pour essayer de trouver des solutions. Mais contre Toulouse, ça ne pourra pas être comme ça. » Les joueurs parisiens ont en effet intérêt à montrer autre chose mercredi prochain. TENNIS LE CHOC DE DEUX VISIONS A 10 5 Reennes FFoot (L 1) 1), 116 reç eçoit ç Marseille ço 10 6 Nantes 10 7 Limoges ClermontCClermont F Ferrand 9 7 Bordeaux 13 10 10 11 9 Metz Nancy Le Mans ans 8 Auxerrrre Athlétisme, Cross Ouest-France rance Dij Dijon 12 10 Biarritz 9 8 Reims 9 8 12 10 La Rochelle Pariss Agen 10 7 FFoot (L 2)), 15 Temps griss au lever reç eççooit Strasbourg rgg 9 du jour du Nord Nord-Est Est au Sud Sud-Oue O st alors que le soleil règne des Alpes aux 16 Perpignan 10 rivages méditerranéens. Dans la journée, progressivement, les nuages s’étendent de l’Alsace à la Charente et au Midi-Pyrénées alors que les éclaircies s’imposent en Bretagne et sur les côtes de la Manche. Les températures restent douces. 11 9 11 9 Straasbourg 10 Nom mmay Cyclisme ((cyclo-cross),), CCoupe ddu monde Nice Ajaccio accio 30 Le nombre mbre de matches sans s victoire (14 défaites, 16 nuls) du PSG en Championnat depuis l’arrivée de Lacombe. Pour seulement 8 victoires. Sochaux finit par craquer 1-0 : Jelen (86e) 15 12 Marseill Marseille AVEC LA MISE EN PLACE d’un dispositif de sécurité « important », selon la Préfecture de police de Paris, comprenant près de 1 700 agents des forces de l’ordre, les abords du Parc des Princes ont connu un après-midi paisible. Si, une nouvelle fois, seuls les spectateurs munis de billets et les riverains étaient admis dans le périmètre de sécurité, les pouvoirs publics avaient décidé d’alléger la démonstration de force. Les engins lourds tels que les camions équipés de canons à eau étaient ainsi garés à l’abri des regards à proximité des barrages de police. Selon Michel Lepoix, coordonnateur national pour la sécurité dans les stades, dix personnes ont été interpellées pour détention de stupéfiants, une pour outrage et rébellion et deux supporters valenciennois pour ivresse. Dans le stade, des banderoles visant la Mairie de Paris, Pascal Cherki, adjoint aux sports, et Colony Capital, coactionnaire du club, ont été vite retirées. – S. L.D. Les Franc- Comtois ont cédé en fin de match face à des Auxerrois qui ont multiplié les occasions. Lyon 16 9 Steve SAVIDAN (attaquant de Valenciennes) : « C’est une victoire méritée. C’est hyper compliqué de gagner à Paris qui est une bonne équipe, avec de bons joueurs. Alors imaginez à Valenciennes (il rigole)… Je pense que le tournant du match, c’est quand les supporters parisiens n’ont plus été derrière leur équipe. On a senti Paris plus fébrile et ça nous a permis d’exploiter des contres. C’est notre première victoire à l’extérieur, c’est le plus important, peu importe que ce soit au Parc ou ailleurs. Il y a vingt équipes, une seule est vraiment au-dessus du lot. Paris, lui, est comme nous. » – D. D. AUXERRE - SOCHAUX : 1-0 9 7 8 Saint-Étiennne 10 2 FFoot (L 1) 1), 6 GGrenoble reç eçoit ç Monaco ço Toulouse l Montpelliier Le calme régnait autour du Parc Bastia 16 10 LA QUESTION D’HIER Le modèle mis en place par le LOSC lui permettra-t-il de devenir un grand d’Europe ? OUI ............................................................................................ 52 % NON ........................................................................................... 48 % (nombre de votants : 70 407) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. AUXERRE – de notre envoyé spécial ON Y A MIS le temps, mais la tradition a été respectée à l’AbbéDeschamps. Sochaux y a encaissé sa neuvième défaite de rang. S’ils restent troisièmes avant les rencontres de ce dimanche, les Doubistes ont laissé passer l’occasion de revenir sur Lens et de creuser un petit trou avec une partie de leurs poursuivants. Voici pour le constat chiffré vu sous l’angle franc-comtois. Celui-ci est nettement plus réconfortant pour Auxerre qui remonte à la 11e place et se donne un peu d’air. Surtout, les hommes de Jean Fernandez ont retrouvé leur âme, montant en puissance tout au long de la rencontre. Il n’y aurait pas eu un très grand Richert dans la cage sochalienne, l’AJA aurait signé une victoire nettement plus large sans avoir à attendre les dernières minutes pour concrétiser son écrasante domination. Une pelouse indigne L’exploit, c’est finalement d’avoir assisté à un match tout à fait acceptable sur un terrain qui ne l’est vraiment pas. La pelouse de l’AbbéDeschamps ressemble, ces temps-ci, à l’hippodrome de Longchamp après l’arrivée de la huitième course de l’après-midi. Plus habitué peut-être à ces conditions de jeu tout à fait indignes de la L 1, Auxerre a bien profité de la soirée. Olivier Sorin, le gardien bourguignon, avait raison de souligner « la solidarité et l’envie de l’équipe qui peut désormais se permettre de voir plus haut ». À l’exception d’une première période où il fit illusion grâce au labeur de son milieu et aux ballons distribués par Birsa, avant sa sortie sur blessure (38e), Sochaux a montré qu’il lui reste du chemin à parcourir PAGE 2 pour se maintenir dans les hauteurs du classement. L’esprit démontré à Saint-Étienne en Coupe de France (3-1) a volé en éclats après le repos. Jusque-là, Auxerre n’avait pas réussi à faire fructifier un court avantage territorial. Mais la défense franccomtoise vacillait déjà et les coups ne passaient pas loin : tête de Pedret- ti au ras du poteau (7e), celle de Jelen de peu à côté (10e) et surtout un joli mouvement entre Jelen et Akalé, ce dernier ne touchant que le petit filet (15e). Sochaux respira un peu avant la pause sous la direction de Birsa. Le Slovène était contré (24e), avant de lancer Sène qui ne parvenait pas à croiser son tir (25e). Puis, Auxerre monta sa garde, pressa plus haut et Sochaux étouffa. Seul un tir puissant de Quercia, au-dessus (58e), occupera la colonne des velléités doubistes. Le reste se résuma à un match Auxerre-Richert. Le gardien des Lionceaux multiplia les exploits, déviant la balle d’une claquette sur un coup de canon de Malgré Richert POUR UN PEU, RICHERT, le gardien sochalien faillit à lui seul tenir la baraque. Décisif, notamment face à Cheyrou, Kahlenberg et Ba dans cet ordre, en seconde période, il a dû s’incliner finalement devant la puissance de frappe de Jelen. Avec lui, AFOLABI a fait son match en défense centrale jusqu’à ce duel perdu contre le Polonais (86e). N’DAW, son compère dans l’axe, a parfois été en difficulté. C’est au milieu, où PITAU a été infatigable et précis durant une bonne heure, que l’on trouve l’un des autres acteurs en vue côté doubiste. SÈNE a, lui aussi, connu de bonnes périodes grâce à son jeu en première intention. Avant son remplacement par J. LEROY (38e), BIRSA avait eu le temps de distribuer d’excellents ballons. La qualité technique de ZIANI s’est révélée en première période, avant que ce dernier ne passe, ensuite, côté champ de labour… À Auxerre, AKALÉ a beaucoup proposé mais sans être vraiment heureux à l’approche de la cage. Toujours en mouvement, JELEN a lui signé un match plein. Le Polonais aurait mérité à peu près les mêmes constatations que l’Ivoirien s’il n’avait pas lâché juste à temps le tir victorieux. Ils partagent les lauriers avec Be. CHEYROU qui a énormément œuvré à forcer le verrou sochalien. Au contraire d’un PEDRETTI des plus discrets face à ses anciens coéquipiers. Le travail de KAHLENBERG a été notable tout comme la participation de JAURÈS sur le flanc gauche d’une défense où MIGNOT parut bien embarrassé. – J.-M. B. Cheyrou (55e), se jetant dans les pieds de Kahlenberg (56e), s’opposant à Is. Ba (72e), réalisant un prodige face à un Akalé esseulé (74e), et en se détendant encore sur un nouveau boulet de Cheyrou (84e ). Sochaux ne quittait plus ses trente mètres. Le dernier allié sembla être M. Jaffredo qui refusa très sévèrement un but d’Akalé sur un corner de Pedretti pour une faute peu évidente (85e). Mais, dans la minute suivante, le même Akalé lançait Jelen. Le Polonais échappait à Afolabi et rompait enfin la résistance de Richert. Ce n’était que justice et pas cher payé en plus. JEAN-MARC BUTTERLIN LUXATION D’UNE ÉPAULE POUR OUADDOU. – Le défenseur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou s’est luxé une épaule lors d’un choc en toute fin de match. Il a été transporté directement à l’hôpital. La durée de son indisponibilité reste à déterminer. DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Breest 10 8 10 10 ILS ONT DIT La moyenne oyenne de points par match du PSG en Championnat depuis que Guy Lacombe a pris l’équipe en main, le 27 décembre 2005 (40 points en 38 matches). Bleu Le Havree C en Cae 10 8 9 8 9 7 Cherboourg 1,05 ,05 Jaune Rouge Jaune avec 9 6 PARC DES PRINCES. – À 0-2, Guy Lacombe (à droite en imperméable), fou de rage, a quitté le terrain, avant de revenir suivre la fin de match de son équipe. L’entraîneur du PSG a enfin reconnu hier que son groupe tenterait cette saison d’assurer le maintien. (Photo Olivier Lejeune/ le Parisien/PQR) Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « Gagner ici est un exploit, même si le PSG est en difficulté en ce moment. On a construit notre victoire, on a été solides et solidaires, on ne s’est pas désunis et c’est pour ça qu’il faut féliciter les joueurs. En tant que coach de Valenciennes, je suis très heureux mais en tant qu’ancien du PSG, je suis triste. Seulement, les deux équipes jouent le maintien, et c’est chacun pour soi. Maintenant, on est dépucelés, avec cette première victoire à l’extérieur. On est enfin des hommes. » LA MÉTÉO Lille GUILLAUME DUFY (avec D. D.) Noir Bleu Noir U même moment, en deux points presque symétriquement opposés du globe terrestre, le tennis français est en train de vivre deux événements importants. Là-bas, en bas, «down under», comme disent les Britanniques, à Melbourne, les Français connaissent la satisfaction, honorifique mais significative, de composer le contingent le plus nombreux des engagés à l’Open d’Australie : ils sont vingt-huit garçons et filles à avoir été admis dans les tableaux du premier tournoi du Grand Chelem de l’année 2007. Un record tout à l’honneur du tennis national. Presque simultanément, à Paris, à quelques jours d’intervalle, on a appris officiellement qu’Amélie Mauresmo rejoignait le groupe Lagardère pour son entraînement physique, puis, officieusement, qu’Éric Deblicker, entraîneur de Richard Gasquet à la FFT, allait endosser sous peu la même casaque, rendant ainsi plus évidente la situation d’un joueur déjà soutenu financièrement par le même mécène. Ledit groupe s’assurait ainsi le droit de communiquer soudain sur les noms des deux numéros 1 français, formés tous deux par la FFT. Malgré les réserves que l’on peut avoir envers une fédération dont le président pense plus à sa réélection nationale qu’à son devoir international, il est essentiel de rappeler ce que doit aux efforts de sa fédération la santé du tennis français, bien meilleure que celle de ses homologues du Grand Chelem. Impulsé voilà près de quarante ans par un président visionnaire, Philippe Chatrier, et par des cadres de la valeur de Gil de Kermadec, Jean-Paul Loth, Georges Deniau, Patrice Hagelauer ou Jean-Claude Massias, cet élan a permis d’abord au tournoi de Roland-Garros de retrouver son lustre perdu, puis aux joueuses et joueurs français de regagner trois Coupes Davis et deux Fed Cups. La naissance d’une concurrence privée, amorcée voilà bientôt dix ans par le camp Mouratoglou puis décuplée par l’arrivée sur le marché du groupe Lagardère, semblait de nature à dynamiser encore une élite dont le grand défaut est parfois de s’engluer dans le confort d’un fonctionnariat de luxe. Mais si les joueurs en général, et les meilleurs espoirs du tennis français en particulier, devaient se transformer en trophées que se disputent des camps aux visions divergentes, alors le danger serait grand que tout ce bel élan finisse dans le mur. Au jeu de l’ego, on construit rarement des édifices durables. 3 FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune PARIS-SG - VALENCIENNES : 1-2 Paris, c’est encore pire Une cinquième défaite à domicile en Championnat a noirci l’avenir du PSG en L 1 et plombé celui de son entraîneur. Le match qui devait relancer Paris en 2007 a provoqué l’effet inverse. Battu au Parc par Valenciennes (1-2), le PSG est devenu la plus mauvaise équipe de L 1 à domicile et occupe le pire classement de son histoire après vingt journées. Actionnaires et président se sont réunis hier après le match pour discuter de l’avenir de Guy Lacombe. La décision est attendue cette semaine. 21 HEURES Rennes - Marseille(Canal +) Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 50 20 16 2 2 39 2. Lens 36 20 10 6 4 29 3. Sochaux 33 20 9 6 5 23 4. Lille 32 20 8 8 4 28 5. Saint-Étienne 31 19 9 4 6 31 6. Marseille 30 19 9 3 7 25 7. Nancy 30 20 8 6 6 19 8. Bordeaux 30 20 9 3 8 22 9. Le Mans 27 20 6 9 5 23 10. Toulouse 27 19 8 3 8 22 11. Auxerre 26 20 6 8 6 21 12. Rennes 25 19 6 7 6 16 13. Lorient 25 20 6 7 7 20 14. Valenciennes 24 20 7 3 10 18 15. Monaco 20 19 5 5 9 23 16. Nantes 20 20 4 8 8 17 17. Paris-SG 19 19 4 7 8 19 18. Troyes 17 20 3 8 9 20 19. Nice 16 20 3 7 10 15 20. Sedan 14 20 2 8 10 24 Diff. — +26 +8 +2 +8 +8 +6 +2 -1 +1 -3 -3 0 -3 -11 +2 -6 -7 -10 -7 -12 PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 24 janvier, 17 heures : Marseille-Auxerre (Foot +) ; 18 heures : Lille - Paris-SG (Canal +) ; 20 h 30 : Lorient-Lens, Monaco-Rennes, Nice-Toulouse, Sochaux-Sedan, Troyes-Nantes, Valenciennes - Le Mans (ces six matches sur Foot +) ; 20 h 45 : Lyon-Bordeaux (Canal +) ; jeudi 25 janvier, 21 heures : Nancy Saint-Étienne (Canal + Sport). comme Steve Savidan, au bout de dix minutes, c’est Nîmes qui aurait mené au score. Et la physionomie du match aurait sûrement été différente. Car dès que Paris prend un but, son équipe apparaît comme désunie, apeurée, résignée. Et ses adversaires le savent. Hier, c’est le défenseur valenciennois Maxence Flachez qui, sur la pelouse, encourageait ses partenaires, leur lançant : « Ne prenons pas de but, on sait qu’on va en mettre un. » C’est presque devenu un postulat : tout adversaire du PSG sait désormais qu’il aura au moins une occasion de marquer au cours de la rencontre. C’est ce que doivent se dire également Toulouse, Lille, Sochaux, Marseille, Monaco et Nancy, les prochaines équipes sur la route de Paris en L 1. Et cela ne plaît guère. Dans les couloirs du Parc, hier soir, Alain Roche pestait : « Quelle honte ! Quelle honte ! » Certains salariés du club redoutent maintenant, avec de plus en plus d’acuité, la relégation de l’équipe, et plaideraient auprès du président Cayzac en faveur d’un limogeage du coach à défaut de pouvoir virer des joueurs. Et c’est l’ombre de Paul Le Guen qui plane de nouveau au-dessus du Parc des Princes. Certains échos font ainsi état de contacts avec l’ex-entraîneur des Glasgow Rangers, mais pour l’été prochain. Si l’option Vincent Guérin, entraîneur de l’équipe réserve, n’était pas retenue, la gravité de la situation pourrait ce pe ndant conduire les décideurs du club à anticiper le retour de celui qui avait remporté, comme joueur du PSG, la Coupe des Vainqueurs de coupes. C’était en 1996, une époque où Paris rêvait de règne européen. Pas de derbies contre Créteil. DAMIEN DEGORRE (avec G. D.) PARC DES PRINCES. – La déception de Pierre-Alain Frau (au premier plan) contraste avec la joie des Valenciennois (Mater, Flachez, Dufresne) qui se sont imposés pour la première fois de la saison sur terrain adverse (2-1). L’attaquant parisien ne peut que déplorer le plus mauvais classement (17e) de l’histoire du PSG après vingt journées. (Photo Alain Mounic/L’Équipe) “Le meilleur Rocky depuis le premier”. PREMIERE PARIS-SG - VALENCIENNES : 1-2 (0-0) SYLVESTER STALLONE Temps doux. Pelouse en mauvais état. 27 866 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel. Chellllle Ch Chelle 5,5 Materr M 6 Hellebuyck elleb k Ouaadd Ouadd Ouaddou ddou dou 4 Yeepe pees Doum Doumeng ou e g 7,5 7,55 Paaulettaa 5,55 Dufrresnee 7,55 cap., ap., p., 33,5 Lanndre dreeau Pennnnete nnet netteeaau au cap., 5,5 55 É. Cissé Galla G ardo Saaavida vidaaan 6,5 7,5 55 5,5 44,55 7,5 Paauuuwe we Rozzehhnaaall l cchhez K u Kalou 5 Flac 4 6 5 Chantôôme Chant Haaddadd 4,55 B Mend B. Mendy Rippe t Rippert Ri 4 3,5 , 6 Armand mand 4,55 Remplacements. – 46e : Hellebuyck par DIANÉ (note : 4) ; 74e : É. Cissé par FRAU ; 84e : Kalou par C. RODRIGUEZ. Non utilisés : Alonzo (g.), S. Traoré, Dramé, Mulumbu. Entraîneur : G. Lacombe. Remplacements. – 60e : Haddad par ROUDET ; 69e : Rippert par KHARROUBI ; 84e : Chelle par SAEZ. Non utilisés : Grondin (g.), Bezzaz, Dossevi. Entraîneur : A. Kombouaré. LES BUTS 0-1 : SAVIDAN (61e, passe de Mater). – Coup franc sur le côté droit, enroulé par Mater. Au point de penalty, Savidan se défait du marquage de Mendy et place une tête puissante que le défenseur parisien ne peut qu’effleurer. Landreau est battu sur sa gauche. 0-2 : ROUDET (88e). – Servi par Doumeng, Savidan accélère côté droit et frappe en force. Landreau repousse devant lui vers Roudet, qui reprend du droit. Mendy dévie involontairement le ballon du talon et lobe Landreau. 1-2 : PAULETA (90e + 1 s.p.). – Dans la surface Ouaddou, en tombant, accroche le maillot de Yepes qui s’écroule. M. Fautrel siffle penalty. Pauleta le transforme d’une frappe en force de l’intérieur du droit qui prend Penneteau à contre-pied sur sa gauche. Une légende s’écrit jusqu’au dernier round LES CARTONS 7 AVERTISSEMENTS.– Paris-SG : Chantôme (16e, charge irrégulière sur Paauwe), Diané (53e, jeu dangereux), Armand (60e, tacle sur Mater), Rozehnal (90e, antijeu) ; Valenciennes : Mater (26e, accrochage sur Armand), Paauwe (33e, tacle par-derrière sur Chantôme ; 52e, antijeu). 1 EXPULSION. – Valenciennes : Paauwe (52e, second avertissement). LES JOUEURS Valenciennes était trop fort Savidan, quel talent ! tard, le Paris-SG crut à un signe favorable avec l’expulsion trop sévère de Paauwe. Il reprit un temps des couleurs et se créa enfin deux occasions : d’abord par Kalou (55e), puis par Gallardo qui vit son coup franc superbement détourné par Penneteau (58e). Ce fut quasiment tout pour les inspirations offensives du PSG. À la 61e, abandonné sur un coup franc de Mater, Savidan, de la tête, ouvrait la marque. Les hommes de Lacombe furent incapables de réagir, d’élever leur niveau de jeu. Frau essaya bien, mais son tir (82e) ne surprit pas Penneteau qui, quelques instants plus tard, initia une splendide contre-attaque conclue victorieusement par Roudet (88e). La fin de rencontre se termina dans la confusion, avec la réduction du score de Pauleta sur penalty (90e), la sortie sur blessure de Ouaddou et quelques poussées maladroites du PSG… Sur l’une d’elles, Rodriguez, bousculé dans la surface, s’écroula sans que l’arbitre, pourtant bien placé, signale quoi que ce soit. – G. D. IL N’A PAS EU beaucoup d’occasions de se mettre en évidence, mais a saisi avec classe chacune d’entre elles. SAVIDAN a, une nouvelle fois, étalé son talent de buteur et fut impliqué sur les deux buts de son équipe. Il a marqué le premier de la tête et fut à l’origine, grâce à un tir puissant, du second. Derrière lui, DOUMENG fut particulièrement lucide et brillant dans ses ouvertures. Défensivement, Valenciennes a pu s’appuyer sur un solide OUADDOU, qui a étouffé PAULETA, invisible, et sur un PENNETEAU très rassurant dans ses prises de balle et auteur d’une jolie parade sur un coup franc de Gallardo (58e). Sur les côtés, MATER et ROUDET, qui a remplacé HADDAD, se sont mis en évidence par leur disponibilité et leur ténacité défensive. Côté parisien, difficile de sortir un joueur du lot. Il y a bien LANDREAU, auteur d’un remarquable double arrêt sur Haddad puis Dufresne (45e + 1). Mais il n’a rien pu faire sur les deux buts, un brin abandonné par une défense passive. YEPES a bien coupé plusieurs offensives nordistes, CISSÉ fut souvent à la retombée des ballons et KALOU a toujours fait en sorte d’apporter une solution aux porteurs du ballon, mais le talent a trop fait défaut au PSG pour espérer obtenir un résultat. GALLARDO a justement été recruté pour ça. Mais, s’il a réalisé une jolie ouverture à destination de Chantôme après trois minutes, et frappé délicieusement un coup franc des 20 mètres (58e), le milieu argentin est encore trop loin du niveau attendu. – D. D. DIMANCHE 14 JANVIER 2007 TOUS LES TUBES DE LA SAGA ROCKY DISPONIBLE LE 22 JANVIER CHEZ LE 24 JANVIER AU CINÉMA PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge MATCH EN RETARD (16e journée). – Mercredi 17 janvier, 20 h 30 : Paris-SG - Toulouse (Foot +). LE MATCH HIER APRÈS-MIDI, Paris a perdu contre la plus mauvaise équipe du Championnat à l’extérieur. Avant cette rencontre logiquement remportée (1-0), Valenciennes n’avait en effet pris que un point en neuf déplacements. Mais, au Parc des Princes, qui n’effraie plus que les joueurs du ParisSG, tout est désormais possible. « On savait qu’on pouvait gagner, déclarait Laurent Dufresne à l’issue de la rencontre. On connaissait le parcours du PSG à domicile. On a fait ce qu’il fallait. Et je crois vraiment que notre succès est mérité. » Le capitaine de VA ne se trompe pas. Défendant à merveille, avec un pressing agressif et haut, son équipe s’est procuré les plus belles occasions. Juste avant la pause, elle aurait d’ailleurs pu ouvrir le score, mais Landreau repoussa avec classe les tentatives de Haddad et de Dufresne (45e + 1). Au retour des vestiaires, les hommes de Kombouaré continuèrent de perturber les Parisiens avec une nouvelle frappe de Mater que Landreau repoussa sans prendre de risques (51e). Une minute plus c. — 13 21 21 20 23 19 17 23 22 25 24 16 23 29 21 23 26 30 22 36 Bleu Rouge Ce sera donc à Alain Cayzac de trancher. Jusqu’à présent, le président parisien s’est posé en garant de la stabilité de son club et refuse de se ranger dans la catégorie des dirigeants qui virent leur entraîneur aux premiers soubresauts. Lors de ses précédentes interviews, Cayzac avait d’ailleurs répété que, avant de prendre une telle décision, il s’entretiendrait avec Lacombe afin de savoir si ce dernier peut encore être l’homme de la situation. Les deux ne se sont pas encore vus, mais cela ne devrait plus tarder. Le public du Parc des Princes, sûrement l’un des plus cruels d’Europe, mais aussi l’un des moins gâtés depuis quelques années, demande, depuis plusieurs semaines, la démission de l’entraîneur. Celui-ci ne leur fera pas ce plaisir. Les supporters réclament également une équipe à Paris. Et Lacombe ne leur en offre pas davantage. La victoire contre Nîmes (3-0), en Coupe de France, une semaine plus tôt, était un leurre, un mirage. Si l’équipe de National avait compté dans ses rangs un buteur 18 HEURES Saint-Étienne - Monaco (Canal + Sport) Jaune Bleu Jaune L’ombre de Paul Le Guen AUJOURD’HUI Noir Noir L’IMAGE RENVOYÉE HIER par le PSG fait peur. C’est celle d’une équipe encore plus mauvaise en 2007 qu’en 2006, incapable de faire vaciller un adversaire qui n’avait remporté qu’un seul point cette saison à l’extérieur. Une équipe dont les joueurs semblent paralysés à l’idée de manquer une passe, un dribble ou un contrôle et qui, du coup, se cachent pour ne pas avoir le ballon dans les pieds. Une équipe dont l’entraîneur multiplie les combinaisons tactiques et les choix d’hommes pour trouver l’équilibre, mais qui n’y parvient toujours pas. Un an après sa nomination à la tête du PSG, Guy Lacombe tourne à 1,05 point par match. Ce n’est pas un rythme de relégable. C’est pire. Ce matin, à la faveur des autres résultats, Paris, qui occupe tout de même le plus mauvais classement de son histoire après vingt journées, reste à l’extérieur de la zone rouge. Mais à cette allure, il plonge tout doucement vers la Ligue 2. Son entraîneur en a désormais conscience et l’avouait à l’issue de la rencontre. Abasourdi par cette défaite, Lacombe a d’ailleurs filé directement dans son bureau sans passer par le vestiaire de ses joueurs. « De toute façon, dans ces conditions, il n’y a pas grand-chose à dire », lâchait le coach parisien. Ses supérieurs hiérarchiques ont en revanche échangé quelques mots, retranchés dans une salle du Parc des Princes. Alain Cayzac, le président, Alain Roche, le directeur sportif, Sébastien Bazin et Walter Butler, les actionnaires du PSG, se sont réunis plusieurs minutes pour évoquer la situation du club après le match. « On s’est posé des questions, reconnaît Sébastien Bazin. Notamment sur la situation de l’entraîneur. Mais c’est Alain (Cayzac) qui donnera des réponses, plus probablement dans la semaine que demain (aujourd’hui). » Le directeur Europe de Colony Capital n’a pas voulu en dire davantage, mais l’avenir de l’entraîneur parisien est évidemment au cœur des débats. HIER Paris-SG - Valenciennes ........ 1-2 Lens - Lille ............................. 1-1 Auxerre - Sochaux ................. 1-0 Sedan - Nancy ....................... 2-2 Nantes - Nice ........................ 1-0 Toulouse - Lyon ..................... 2-0 Le Mans - Troyes .................... 2-0 Bordeaux - Lorient ................. 1-1 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) e HIER PARIS-SG e VALENCIENNESe 1-2 Pauleta (90 + 1 s.p.) Savidan (61 ) Roudet (88e) LENS Jussiê Sedan n’y arrive pas CLASSEMENT LILLEe 1-1 (84e) TOTAL J. Bastos (70 ) AUXERRE e 1-0 SOCHAUX BORDEAUX e 1-1 LORIENTe Jelen (86 ) Chamakh (87 ) Saïfi (36 ) LE MANS e e 2-0 NANTESe 1-0 TROYES Matsui (7 , 86 ) G. BUTS N. P. 21e JOURNÉE p. c. EXTERIEUR MATCHES diff. J. G. BUTS N. P. p. MATCHES c. J. G. BUTS N. P. p. c. 1. Lyon 50 20 16 2 2 39 13 +26 9 7 2 0 16 5 11 9 0 2 23 8 2. Lens 36 20 10 6 4 29 21 +8 11 6 4 1 14 7 9 4 2 3 15 14 3. Sochaux 33 20 9 6 5 23 21 +2 9 5 2 2 10 9 11 4 4 3 13 12 4. Lille 32 20 8 8 4 28 20 +8 9 5 3 1 15 7 11 3 5 3 13 13 5. Saint-Étienne 31 19 9 4 6 31 23 +8 10 8 0 2 20 8 9 1 4 4 11 15 6. Marseille 30 19 9 3 7 25 19 +6 9 7 0 2 15 8 10 2 3 5 10 11 11 7. Nancy 30 20 8 6 6 19 17 +2 10 8 1 1 14 6 10 0 5 5 5 Pieroni (90 + 2) 8. Bordeaux 30 20 9 3 8 22 23 -1 11 7 2 2 16 9 9 2 1 6 6 14 SEDANe 9. Le Mans 27 20 6 9 5 23 22 +1 11 4 6 1 14 9 9 2 3 4 9 13 10. Toulouse 27 19 8 3 8 22 25 -3 10 5 2 3 13 10 9 3 1 5 9 15 11. Auxerre 26 20 6 8 6 21 24 -3 11 5 4 2 12 11 9 1 4 4 9 13 12. Rennes 25 19 6 7 6 16 16 0 10 5 4 1 13 7 9 1 3 5 3 9 NICE NANCY e 2-2 Marin (21 s.p.) Job (31e) Chrétien (45 + 1) Puygrenier (75e) TOULOUSE e LYON 2-0 Emana (63 ) Elmander (83e) AUJOURD’HUI 18 HEURES SAINT-ÉTIENNE MONACO 21 HEURES RENNES MARSEILLE EN DIRECT DES VESTIAIRES 13. Lorient 25 20 6 7 7 20 23 -3 9 4 2 3 10 8 11 2 5 4 10 14. Valenciennes 24 20 7 3 10 18 29 -11 9 6 2 1 12 6 11 1 1 9 6 23 15. Monaco 20 19 5 5 9 23 21 +2 9 4 2 3 15 11 10 1 3 6 8 10 16. Nantes 20 20 4 8 8 17 23 -6 11 3 6 2 10 11 9 1 2 6 7 12 17. Paris-SG 19 19 4 7 8 19 26 -7 10 3 2 5 11 15 9 1 5 3 8 11 17 20 3 8 9 20 30 -10 9 2 5 2 14 15 11 1 3 7 6 15 19. Nice 16 20 3 7 10 15 22 -7 9 3 4 2 12 10 11 0 3 8 3 12 20. Sedan 14 20 2 8 10 24 36 -12 11 2 6 3 13 13 9 0 2 7 11 23 Eo : « On peut retirer un bouton » Georges EO (entraîneur de Nantes) : « Je suis très heureux. Nous y avons cru jusqu’au bout. Les vingt dernières minutes ont été à notre avantage. La délivrance est arrivée tard mais ce but vaut trois points. Il reste encore pas mal de choses à faire pour sortir de la zone du bas. On respire mieux, on peut retirer un bouton. On espère bientôt ouvrir le col de la chemise. Le groupe a progressé dans la maîtrise. Nous avons su être patients. C’est Luigi (Pieroni) qui marque mais ce succès est collectif. » Frédéric ANTONETTI (entraîneur de Nice) : « J’ai dit aux joueurs qu’il fallait continuer. Je n’ai rien à leur reprocher. On a montré une belle image en première mi-temps. En seconde, il y avait un coup à jouer. Il y a la volée de Rool repoussée par Barthez et ce tir sur le poteau. Le sort nous est contraire, il s’acharne sur nous. Ce soir, le match a penché en faveur de Nantes. Mais quand on joue le maintien, c’est souvent “Jean qui rit, Jean qui pleure”. Là, c’est nous qui pleurons. Pourtant, il faut continuer, ne rien lâcher. » – R. R. SEDAN - NANCY (2-2) Frédéric HANTZ (entraîneur du Mans) : « On a réussi une belle première mi-temps mais on a été aussi mis en difficulté ensuite. Le deuxième but a été un soulagement. La priorité demeure en tout cas le Championnat. Quand on joue contre un concurrent direct pour le maintien, c’est toujours important. Ce soir, on a pris des risques avec six joueurs à vocation offensive. Et ça a marché. » Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Troyes) : « On a été victimes d’un retard à l’allumage... On manquait de confiance. On espérait revenir après ce début mais on n’a pas su concrétiser nos occasions en deuxième période. Notre équipe a toujours pris des buts car elle est joueuse. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer. J’ai confiance en mes joueurs. Simplement, le deuxième but est mal venu car on croyait pouvoir revenir. On va se battre pour la suite. » – H. P. AUXERRE - SOCHAUX (1-0) Jean FERNANDEZ (entraîneur d’Auxerre) : « C’est une victoire méritée, obtenue contre une équipe très forte à l’extérieur. Les deux équipes ont eu le mérite de réaliser un bon match sur un très mauvais terrain. L’équipe a su montrer ses qualités et son potentiel. En seconde période, nous nous sommes créé beaucoup d’occasions et j’ai été surpris que l’arbitre refuse le but sur la tête d’Akalé. Après, les joueurs se sont révoltés et l’exploit de Jelen est venu récompenser nos efforts. Finalement, nous n’avons perdu qu’un seul de nos huit derniers matches de Championnat. » Alain PERRIN (entraîneur de Sochaux) : « Auxerre nous était supérieur, surtout en deuxième période. Cette victoire ne souffre aucune contestation. Nos adversaires ont notamment été plus agressifs dans les duels. À cinq minutes de la fin, j’ai cru que nous allions passer à travers les gouttes. Mais, nous n’avons pas été à la hauteur, et l’état du terrain n’explique pas tout. Si nous voulons être au rendez-vous de nos ambitions, il faudra montrer un autre visage à l’avenir. » – J.-M. B. 1-0 : EMANA (63e, passe d’Elmander). – Servi par Batlles, côté gauche, Elmander s’infiltre entre Clerc et Squillaci, pénètre dans la surface et centre à ras de terre. Aux 6 mètres, plein axe, Emana devance Abidal pour marquer de l’intérieur du gauche. 2-0 : ELMANDER (83e). – Elmander tire un coup franc, contré par le mur. Il récupère le ballon et s’enfonce dans la surface en éliminant Cris puis Abidal. Résistant au retour de Squillaci, il tacle le ballon pour tromper Vercoutre d’une frappe croisée à ras de terre. LES CARTONS 2 AVERTISSEMENTS. – Toulouse : Emana gulier sur Govou). LIGUE 2 (21e journée, match décalé) Voir page 8 MARDI 16 JANVIER COUPE DE LA LIGUE (demifinales) 21 HEURES Reims (L 2) - Bordeaux (France 2) MERCREDI 17 JANVIER LIGUE 1 (16e journée, match en retard) 20 H 30 Paris-SG - Toulouse (Foot +) COUPE DE LA LIGUE (demifinales) 21 HEURES Lyon - Le Mans (France 3) VENDREDI 19 JANVIER COUPE DE FRANCE (16es de finale, match avancé) 20 H 30 Amiens (L 2) - Nantes (Eurosport) SAMEDI 20 JANVIER COUPE DE FRANCE (16es de finale) 14 H 15 Calais (CFA) - Sedan, à Boulogne-sur-Mer (Eurosport) COUPE DE FRANCE (16es de finale, matches décalés) 15 H 15 Paris-SG - Gueugnon (L 2) (Eurosport) 18 HEURES Monaco - Toulouse (Eurosport) tacle irré- PASSEURS 1. Gakpé (Monaco) ; Piquionne (Saint-Étienne) ; Y. Lachuer (Troyes), 6 passes. Ramos Ramo 5 Thomert mert 4 Jaaurèss 55 5,5 Chalm Chalmé 5 AA. Keeeita ita 4 Cabbaye Se. e. Kei Keita 6 5 Taavla 6,5 cap., 6 avlari vlaa idis mw mwingie wingie AAruna Aru ru a OOdeeemw 4,,55 Sylva Ittaaandje ndje dje Sylvaa Carrrière 6,5 5 Bodm mer 55,5 ,55 55 5,5 55,,5 5,55 AAd. Coul Cou ouli ulibbalyy Plessstaan 4, Kovacevic 4,5 Makoun 6,5 Mako , vacev 6 6,5 Basttos Boukkari Tafforeau affore Demont emon 7 5 cap., p 6 5 HHilt ilttton toon 6 Remplacements. – 66e : Thomert par JUSSIÊ ; 73e : Carrière par COUSIN ; 73e : Boukari par MONNET-PAQUET. Non utilisés : Chabbert (g.), Barul, Gillet, Si. Keita. Entraîneur : F. Gillot. Remplacements. – 66e : Tavlaridis par SCHMITZ ; 77e : Odemwingie par DEBUCHY ; 88e : A. Keita par YOULA. Non utilisés : Malicki (g.), Lichtsteiner, Fauvergue, Mirallas. Entraîneur : C. Puel. SSooorin i 5 Migggnnot nt 4,,5 Akaalé 6,55 Be CCheyrrou Be. caap., p, 6 JJele len 66,55 F. Thom Thomas 5 Gricchhtinnngg 5,, 5,5 Peddretti 44,55 Kahlenberg ahlen g 5 SSagna agna 5 Remplacements. – Diakhaté par ANDRÉ LUIZ SILVA (note : 5) et Duchemin par B. GAVANON (note : 5,5) ; 65e : Sauget par BIANCALANI. Non utilisés : Lapeyre (g.), Guerriero, N’Guémo, Brison. Entraîneur : P. Correa. LES BUTS 1-0 : MARIN (21e s.p.). – Penalty pour Sedan suite à une charge de Bracigliano sur Pujol dans la surface. Du droit, Marin expédie le ballon à ras de terre sur sa droite, prenant le gardien nancéien à contre-pied. 2-0 : JOB (31e, passe de Marin). – Centre de Lachor, côté gauche, claqué par Bracigliano sur la transversale. Le ballon revient sur Marin, qui le dévie pour Job, près de la ligne de but. Celui-ci devance Puygrenier et marque du droit de près. 2-1 : CHRÉTIEN (45e + 1). – À l’entrée de la surface sedanaise, Hadji décale Curbelo côté gauche, qui lui remet le ballon de la tête. Hénin tacle et devance l’attaquant nancéien mais Chrétien surgit et réduit le score d’une puissante reprise du droit. 2-2 : PUYGRENIER (75e, passe de Curbelo). – Corner pour Nancy, côté gauche. B. Gavanon trouve Curbelo au second poteau, qui remet de la tête à Puygrenier. Seul au premier poteau, le Nancéien égalise d’une reprise du droit. Alvaro Alv vvaro aro roo Santos Sant Riichert cherrt 4,5 7 Querrcia Que Qu N’Daaw w Pita au a u 5 cap., 5,5 4,55 Ziaani 5 Tosic 4,5 , Remplacements. – 38e : Birsa par J. LEROY (note : 5) ; 76e : Quercia par LE TALLEC et Alvaro Santos par ERDING. Non utilisés : J. Gavanon (g.), Potillon, Mézague. Entraîneur : A. Perrin. LE BUT 0-1 : BASTOS (70e). – Itandje dégage du poing devant Odemwingie à la limite de sa surface. Le ballon échoue aux 20 mètres, côté gauche, sur Bastos, qui contrôle de la poitrine puis marque d’une frappe tendue du gauche. 1-1 : JUSSIÊ (84e, passe d’Aruna). – Côté droit, Aruna résiste à Schmitz puis réussit à centrer devant le poteau de corner. Jussiê, démarqué, surgit au second poteau et trompe Sylva d’une reprise de volée de l’intérieur du droit. 1-0 : JELEN (86e, passe d’Akalé). – Dans l’axe, Akalé hérite du ballon, se retourne et lance Jelen. À la limite du hors-jeu, le Polonais prend de vitesse Afolabi et trompe Richert d’une frappe puissante du droit sous la barre. LES CARTONS 2 AVERTISSEMENTS. – Auxerre : Is. Ba (72e, tacle par derrière sur J. Leroy) ; Sochaux : Quercia (35e, antijeu). LES CARTONS 4 AVERTISSEMENTS. – Lens : Ramos (73e, simulation) ; Lille : Plestan (26e, main volontaire), Tavlaridis (36e, charge irrégulière sur Aruna), Odemwingie (50e, antijeu). LE MANS - TROYES : 2-0 (1-0) Temps doux. Pelouse en bon état. 19 809 spectateurs. Arbitre : M. Moulin Belha Belhadj Bérenguer engu 6 Diakkhhaaté J Job 5 Hénin nn Cu C Curb urbe ur b lo l 5 5 4 65 6,5 Reggnau nauuultlt Braccciglia igliaano M Maurice-B rice-B Belay B y Ab bdou b u 7,5 , cappp.,., 3,5 3,5 45 4,5 5 HHadji Had ad i Pu u yg g r re enier e nier Duchemin chem Baadian i ne Pujol jl 5,5 5, 5,5 Mari a in 4,5 4 55 5,5 6 I. Dia Ducourtioux ourti Saugget 6 cap., p, 6 55,55 Sène n 5 Afollabbi 5,5 ,5 LES BUTS Chrétiien Ch 65 6,5 Kim 6 Pichot Picho 45 4,5 Birrsa non nnoté Remplacements. – 63e : Kahlenberg par Is. BA ; 90e : Akalé par LEJEUNE. Non utilisés : Petric (g.), Radet, B. Martin, Genest, Mou. N’Diaye. Entraîneur : J. Fernandez. Remplacements. – 46e : Badiane par THICOT (note : 4) ; 62e : Lachor par AMALFITANO ; 76e : Marin par BOUTABOUT. Non utilisés : Trévisan (g.), Mokaké, Jau. Entraîneur : J. Pasqualetti. 1. Is. Bangoura (Le Mans) ; Aruna (Lens) ; Bodmer (Lille) ; Pagis (Marseille) ; Pauleta (+ 1) (Paris-SG) ; Savidan (+ 1) (Valenciennes), 8 buts. 7. Juninho, Malouda (Lyon) ; Feindouno, Ilan (Saint-Étienne) ; Ziani (Sochaux), 7 buts. 12. Darcheville (Bordeaux) ; Jussiê (+ 1) (Lens) ; Gignac (Lorient) ; Piquionne (SaintÉtienne) ; Pujol (Sedan) ; Gigliotti (Troyes), 6 buts. Temps doux. Pelouse exécrable. 7 066 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo. BORDEAUX - LORIENT 1-1 (0-1) Temps doux et pluvieux. Pelouse médiocre. 10 493 spectateurs. Arbitre : M. Castro. Jurietti uriett 45 4,5 Francia ancia 5 J ll t Jallet 55 5,5 Namouchi amou 6 Cid 5 Wendel Wende 5 Miccoud R é Ram 4 Ch caap., p., 66,5 ,5 Chamakkh Chamak 6 Fernando rnand E akkaaarhhire Ena i 5 33,55 D hevill Darcheville Jemmali emma 5,5 4,5 , Remplacements. – 46e : Francia par ALONSO (note : 5) ; 73e : Wendel par DALMAT ; 78e : Darcheville par PEREA. Non utilisés : Valverde (g.), Ducasse, Smicer, Henrique. Entraîneur : Ricardo. Temps pluvieux. Pelouse glissante. 8 525 spectateurs. Arbitre : M. Ruffray. Ib. Cam Camara 55 5,5 Marrrchhal Abriel cappp., 6 Abrie 5,5 Ré. Rio Riiou o 7,5 Ewollo Cia Ewolo iaannnii 5,55 6 SSaaï aïfi ïfïfii 55 5,5 Gignaac Gignac Gig 5,55 Le PPen en 6,,5 More M orell 6 Remplacements. – 66 e : Saïfi par BOUTRUCHE ; 78e : Namouchi par MARLET ; 86e : Ewolo par MOULLEC. Non utilisés : Cappone (g.), Genton, Medjani, Yesso. Entraîneur : C. Gourcuff. D. Ferreira Ferr Mattsui 44,55 7 A Amzine mzine i Romaric omari Sanz a z 5 Fisscherr 6,5 SSam mass assa sssa sa Gigl iigliot iglili tti t 65 cap cap ap., p. 44,5 5,5 ,5 6 55,55 YY.. Pelé Le Croom YY.. Lac Lachuerr Maatuiddii 5 6 5 5,5 5 gnon Lucauu Dan Lucau DDanic anic I. FFayyyee Basa s Sesssègn 6,5 5,5 5,5 7 caapp.,, 6 cap Barbosa rbosa Iss. Bangoura ngour 4,5 O Thom O. Thomas 55 5,5 P i ley Paisl l 6 3 Remplacements. – 57e : Lucau par COUTADEUR ; 78e : Samassa par FANCHONE ; 88e : Sessegnon par CERDAN. Non utilisés : Roche (g.), Calvé, Louvion, Douillard. Entraîneur : F. Hantz. Remplacements. – 64e : Barbosa par Ib. BANGOURA ; 74e : Gigliotti par G. BA ; 84e : Y. Lachuer par JAZIRI. Non utilisés : Westberg (g.), Berkak, Enza Yamissi, Lacourt. Entraîneur : J.-M. Furlan. LES BUTS LES BUTS 0-1 : SAÏFI (36e, passe de Namouchi). – Lancé par Gignac, Namouchi déborde côté droit. Il prend Enakarhire de vitesse et centre au second poteau pour Saïfi, qui bat Ramé d’une tête smashée de près. 1-1 : CHAMAKH (87e, passe de Dalmat). – Côté gauche, Dalmat crochète et centre pour Chamakh, plein axe, qui bat Riou d’une tête de près sous la barre. 1-0 : MATSUI (7e, passe d’O. Thomas). – Côté droit, Thomas centre du pied droit dans la surface. Le ballon passe devant Sanz et Ferreira et atterrit dans les pieds de Matsui, au second poteau, qui marque d’une demi-volée de l’intérieur du gauche, sous la barre. 2-0 : MATSUI (86e, passe de Fanchone). – Romaric distribue le jeu dans la surface de réparation. Côté droit, Fanchone remet de la tête. La défense centrale troyenne laisse filer ; Matsui récupère au second poteau et pousse tranquillement le ballon du pied droit. LES CARTONS 6 AVERTISSEMENTS. – Bordeaux : Enakarhire (51e, charge sur Saïfi), Fernando (75e, croc-enjambe sur Namouchi), Micoud (85e, contestation) ; Lorient : Jallet (20e, charge sur Darcheville), Namouchi (60e, antijeu), Morel (84e, contestation). AUCUN CARTON 21 : 00 Stade Geoffroy-Guichard LES CARTONS 6 AVERTISSEMENTS. – Sedan : Abdou (45e + 2, charge sur I. Dia), Hénin (79e, accrochage sur Kim), Maurice-Belay (83e, simulation dans la surface) ; Nancy : Bracigliano (20e, charge sur Pujol), Puygrenier (36e, charge sur Régnault), Kim (89e, gain de temps). NANTES - NICE : 1-0 (0-0) Stade de la Route-de-Lorient Rennes Temps frais. Pelouse en bon état. 29 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Lannoy. Signorino gnori 6 Pierrrre 5,55 BBaaarthe rthe thez e 6 Cetttto Cet t cap ca ap. 6 Savinaud vinau nonn noté noté Saïïddoou 5 Paayet 6,5 Remplacements. – 59e : Vahirua par BALMONT ; 80e : Échouafni par FANNI ; 83e : B. Koné par MOUSSILOU. Non utilisés : Grégorini (g.), Mah. Traoré, Diakité, Scotto. Entraîneur : F. Antonetti. LE BUT 1-0 : PIERONI (90e + 2, passe de Oliech). – Oliech s’infiltre côté droit et centre pour Pieroni. Celui-ci s’élève au-dessus d’Abardonado et trompe Lloris d’une tête piquée. LE CARTON 1 AVERTISSEMENT. – Nice : Apam (34e, tacle irrégulier sur Payet). Spectacle sans intérêt. Spectacle médiocre. Spectacle moyen. Monterrubio Monte caap. 14 25 Abaardooonnnado ado Las La aslanndes as capp.,. 6 cap 5 PPieroonii Lloriis Llori Lloris Vahirua Echoouafnni Roossi 7 6 4,5 4 5 6 4 BB. Konné Kant nté Faé 4,5 , 5 5 Roool Da Rocha 6,55 Veign Veigneau 5 55,55 Remplacements. – 38e : Savinaud par G. NORBERT (note : 5,5) ; 60e : Rossi par BOUKHARI ; 76e : Da Rocha par OLIECH. Non utilisés : Heurtebis (g.), Guillon, Diallo, Dimitrijevic. Entraîneur : G. Eo. 18 Eddman Apam 55 5,5 Ederrson 6,5 6, Spectacle agréable. Spectacle très agréable. Spectacle exceptionnel. Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté. 30 7 6 G. Boourilllon 15 Melchiot lchio 11 23 Beyee caaap. cap p.. 19 9 22 Utaaak aka ka k ou D.. Cis Cisssé Naasri Briandd (19) (1119) 199)) M’Biia 22 29 7 SSow w ou Moreira oreir (10) 0) Ribéry b E. Didot Ilunga unga 6 ZZ. Cam am maaara ra 15 1 16 Carra arras ass ssso so JJano anott Zubbar ba 4 27 J. Rodddrigguez Olem Olembe 20 21 Heeinz Meri Meriem 10 27 Hoogno Hog g n 3 13 Taiw Taiwo Diatta Monaco Arbitre : M. Ledentu Guarin uarin ou Perquis erquis (5)) 4 En direct sur Canal + Sport 5 D.. Per Perez 8 9 Il Ilan Kolle Koll olle lleer 18 Sablé Sabl lé capp. 25 C fé Cufr 11 B Gom B. omis miss Grax ou o VVarrgas (19) 4 Modes Mod odd sto 30 RRoma Rom om ma cap. 2 23 Moonssorreau JJ. Lek Leko 14 8 PP. Feindouno indou 3 Gerard Doss San Santos Les cinq derniers matches : P. G. G. N. N. Remplaçants : Revault (g.) [1], Danzé (12), Marveaux (26), J. Faty (5), Borne (33), Sow (29) ou D. Moreira (10), Utaka (7) ou Briand (19). Entraîneur : P. Dréossi. Absents : Sorlin (mollet), Esteban, Jeunechamp (genou), A. Coulibaly, Kembo-Ekoko, N’Guéma, C. N’Diaye (g.) (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Les cinq derniers matches : N. P. G. P. G. Remplaçants : Hamel (g.) [16], Civelli (2), Cesar (21), Oruma (8), Maoulida (13) ou Niang (11), Mbami (17), Pagis (10) Entraîneur : A. Emon. Absents : Bamogo, Valbuena, Cantareil, Bocaly, H. Camara, Ma. N’Diaye (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Les cinq derniers matches : P. G. N. G. P. Remplaçants : Viviani (g.) [1], Perquis (5) ou Guarin (10), F. Diawara (22), Dabo (21), Dernis (11), M. Faye (33), Sall (26). Entraîneur : I. Hasek. Absents : Perrin, Hautcœur (genou), Piquionne, Bilos (cuisse), Landrin (coup à la tête), Piatti (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Les cinq derniers matches : N. G. P. G. N. Remplaçants : Ruffier (g.) [16], Bolivar (22), Sambou (26), Plasil (6), Menez (10), Di Vaio (20), Vargas (19) ou Grax (11). Entraîneur : L. Banide. Absents : Bernardi (genou), Y. Touré (mollet), Givet (cuisse), Warmuz, Gakpé, Kallon, Martin, Nimani (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Le chantier de l’attaque Les débuts de Rodriguez Guarin ou Perquis ? Givet forfait Faty devrait faire les frais du retour de Bourillon en défense centrale. Au milieu, Mbia devrait être titularisé. En attaque, Monterrubio, avec qui Dréossi s’est expliqué cette semaine, devrait débuter. Moreira, qui pourrait demander à partir s’il ne joue pas davantage, pourrait être relancé même si Sow peut aussi évoluer à droite. Décevant, Utaka semble en balance avec Briand, à moins que ce dernier ne prenne le couloir droit. – R. R. Albert Emon peut compter sur Rodriguez, arrivé vendredi, pour renforcer sa défense, en espérant une adaptation rapide. L’entraîneur marseillais pourrait reformer la même équipe qu’à Dubaï en 4-2-3-1, avec Olembe à la récupération et Niang ou Maoulida sur le côté droit. Ribéry, touché à une épaule à Dubaï, devrait tenir sa place. – H. F. Prix des places : 12, 20, 22, 25, 27, 30, 35, 38, 45, 50 et 55 PAGE 4 23 Ni ngg ou Nia Maoulida ((13) Maoul Canna 17 18 : 00 Marseille Saint-Étienne Br.rr. Che Br Cheyrouu Meensssah ahh Pooupli upliin En direct sur Canal + Arbitre : M. Poulat 3 AGENDA 17 HEURES Le Mans - Marseille Laon (CFA 2) - Lyon, à Reims (Ces deux matches en duplex sur France 2) Sochaux - Lyon-La Duchère (CFA 2) 18 HEURES Clermont (N) - Rodez (CFA) Bordeaux - Niort (L 2) Bois-Guillaume (CFA) - Vannes (N), à Dieppe 18 H 30 Pontivy (CFA) - Montceau-les-Mines (CFA) 19 HEURES Romorantin (N) - Valenciennes, à Châteauroux Orléans (CFA) - Lens 20 HEURES Montpellier (L 2) - Nice Jarville (CFA 2) - Libourne-Saint-Seurin (L 2), à Nancy 20 H 45 Strasbourg (L 2) - Lille (Eurosport) DIMANCHE 21 JANVIER jeu dur sur Vercoutre), Mansaré (88e, SEDAN - NANCY : 2-2 (2-1) LLachor acho h 4 BUTEURS Hasek espérait aligner son équipe type pour cette reprise du Championnat, mais l’ultime séance d’entraînement a contrarié ses plans. Landrin, blessé à la tête dans un choc avec Perquis, est contraint de déclarer forfait, comme Piquionne (tendinite derrière la cuisse gauche). Logiquement, Gomis sera appelé pour jouer aux côtés d’Ilan en pointe, tandis que Guarin et Perquis sont en concurrence pour une place de milieu défensif. – J.-Y. D. Gaël Givet ayant ressenti des douleurs à la cuisse droite lors du dernier entraînement d’hier a dû déclarer forfait. En l’absence de son capitaine, la défense centrale devrait être tenue par le duo Modesto-Monsoreau. Y. Touré, blessé (mollet), Gérard devrait être confirmé au milieu ; en attaque, Gakpé absent (choix de l’entraîneur), Koller et Grax pourraient être associés. – E. Ba. Prix des places : 10, 15 et 20 DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LE MANS - TROYES (2-0) Remplacement. – 70e : Toulalan par BEN ARFA. Non utilisés : Bouchard (g.), Réveillère, Caçapa, Wiltord, Müller, Källström. Entraîneur : G. Houllier. LES BUTS (47e, 20 H 30 Paris-SG - Toulouse (Foot +) Bleu RICARDO (entraîneur de Bordeaux) : « Vu le match, c’est plutôt un bon point ! Nous avions bien démarré mais cette qualité de jeu n’a duré qu’un quart d’heure. Après, Lorient nous a souvent mis en danger, même avant de marquer, et a su gâcher notre jeu. Dans un mois aussi important avec tous les objectifs que nous avons, il ne faut pas rater ce genre d’occasion de rattraper nos adversaires. Mais, pour bien jouer, il faut avoir une bonne défense. » Christian GOURCUFF (entraîneur de Lorient) : « Je suis très en colère car on se fait avoir, ce but est inscrit grâce à une faute sur Morel que l’arbitre n’a pas vue. Le fait que cela arrive en fin de match ne peut qu’accroître ma déception. Il est évident qu’un tel incident augmente notre aigreur après le match que l’on a livré et atténue la satisfaction d’avoir quand même tenu tête à Bordeaux. » – L. L. Remplacements. – 86e : Batlles par TAÏDER ; 89e : Mansaré par CONSTANT. Non utilisés : Benvegnu (g.), A. Camara, Congré, Bonnet, Bergougnoux. Absent de dernière minute : Arribagé (rhino-pharyngite). Entraîneur : É. Baup. MERCREDI 17 JANVIER Jaune Rouge Jaune BORDEAUX - LORIENT (1-1) Clerrc Govvou Manssaré M saré 45 4,5 6, , 5 6 Tiaago Fabinho abinh Daao 6 Sqquiiilla llaaaci ci 6 6 Emana 5,,,55 FFred redd 55 5,5 DDooouch uchhez Verrcout coutr ttrrree Toulaalann 45 55 5,5 55,55 Ellm llmande mandeer 4,5 5,5 5,5 Diieuz euuuze ze 8 Crris is caapp., 6 Sirieix Juninho ninho 6 55 5,5 capp., 5 Batllles Malouda louda Ebbondo Ebondo b d Abida Abidal 6 5 6 44,55 MATCH EN RETARD (16e journée) AUXERRE - SOCHAUX : 1-0 (0-0) Temps frais. Pelouse médiocre. 39 460 spectateurs. Arbitre : M. Layec. W. Cher Cherfa 55 5,5 18 HEURES Auxerre - Nancy (Canal + Sport) 21 HEURES Lens - Saint-Étienne (Canal +) 21 HEURES Nancy - Saint-Étienne (Canal + Sport) Temps frais. Pelouse en mauvais état. 35 400 spectateurs. Arbitre : M. Bré. 17 H 10 Le Mans - Marseille (Canal +) 20 HEURES Lyon - Nice Sedan - Monaco Bordeaux - Lille Nantes - Lorient Toulouse - Troyes Paris-SG - Sochaux Rennes - Valenciennes (Ces sept matches sur Foot +) DIMANCHE 28 JANVIER 17 HEURES Marseille - Auxerre (Foot +) 18 HEURES Lille - Paris-SG (Canal +) 20 H 30 Lorient - Lens Troyes - Nantes Monaco - Rennes Sochaux - Sedan Nice - Toulouse Valenciennes - Le Mans (Ces six matches sur Foot +) 20 H 45 Lyon - Bordeaux (Canal +) JEUDI 25 JANVIER Noir Bleu Noir José PASQUALETTI (entraîneur de Sedan) : « Encore une fois, c’est une grosse déception. Quand on mène 2-0, c’est difficile d’accepter d’être remontés. Le but encaissé dans le temps additionnel de la première mi-temps nous a fait mal, à un moment où Badiane n’était pas en pleine possession de ses moyens. (...) Dans ma tête, je calcule et je me dis que ça va devenir compliqué : on est derniers et on ne décolle pas. » Paul FISCHER (entraîneur adjoint de Nancy) : « On a mis trente minutes à rentrer dans le match et Sedan en a profité pour jouer les coups à fond et plonger dans notre dos. Cela aurait pu se solder par un 3-0 à la pause mais le but marqué en fin de première mi-temps nous a relancés. Ensuite, avec une solidité défensive accrue, de l’intelligence dans le jeu et quelques réajustements tactiques, on a modifié la donne. Au final, on est satisfaits, même si on peut se dire qu’en attaquant plus tôt ce match, il y aurait peut-être eu un autre résultat. » – P. R. DEMAIN LENS - LILLE : 1-1 (0-0) NANTES - NICE (1-0) SAMEDI 27 JANVIER 15 18. Troyes TOULOUSE - LYON : 2-0 (0-0) 22e JOURNÉE MERCREDI 24 JANVIER DOMICILE MATCHES Pts PROCHAINES JOURNÉES 5 FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune TOULOUSE - LYON : 2-0 Lyon n’aime pas Toulouse Déjà tenu en échec à Gerland par le TFC (1-1), en août, Lyon a perdu son deuxième match de la saison, hier, à Toulouse. 1-0 : Emana (63e) 2-0 : Elmander (82e) TOULOUSE – de notre envoyé spécial C’EST LE GENRE de rencontre que l’Olympique Lyonnais avait pris l’habitude de gagner en rigolant. Un match où le leader de la Ligue 1 n’a pas impressionné, où il a parfois manqué de volonté et d’assurance, mais au cours duquel il s’est créé plus d’une demi-douzaine d’occasions franches, et dont il a dominé la première période dans des proportions qui auraient dû lui éviter un aboutissement douloureux. C’est raté : un peu plus de deux mois après son précédent échec à Rennes (0-1), le 4 novembre dernier, cinq mois après avoir déjà été tenu en échec par le TFC (1-1, 2e journée), Lyon a perdu, hier soir, à Toulouse, pour la deuxième fois de la saison en trente sorties officielles. Deux buts placés sous le signe de la classe de Johan Elmander, auteur d’une percée sublime avant d’offrir l’ouverture du score à Emana (1-0, 63e) puis d’un récital conclu par un tacle glissé (2-0, 82e), qui ont scellé l’affaire. On n’ose pas croire que cette mésaventure puisse inciter le quintuple champion de France à remettre fondamentalement en question son pouvoir de persuasion. Mais Gérard Houllier est un homme prudent et, quitte à perdre, il a profité de la conférence de presse d’après match pour délivrer un discours assez sévère. « Sur la hargne, sur la détermination, Toulouse a mérité sa victoire en deuxième période. On a eu des occasions. Mais le foot, c’est marquer des buts. Je n’ai pas recon- nu mon équipe, aussi bien sur le plan physique que mental. En deuxième période, on s’est contentés du nul, en se disant que, ce soir, c’était comme ça. Quand on joue pour ne pas perdre, on s’expose à ce genre de chose. » Après tout, il est le mieux placé pour s’apercevoir de certaines choses. Sur le terrain, Abidal a parfois manqué de concentration, Clerc a souffert quand Mansaré a laissé éclater son talent, le milieu aurait sans doute pu en faire encore davantage et Govou fut souvent trop seul à vraiment pro- voquer. Si Houllier ne retient pas la thèse de la suffisance, l’aspect mental était visiblement au centre de la question. « Quand Lyon n’est pas à cent pour cent dans la tête, cela donne ce genre de match, affirmait encore Rémy Vercoutre. Toulouse a peut-être fait preuve de plus d’envie. Cette défaite nous remet les pieds sur terre. » Houllier : « Une belle claque » Dans l’ensemble, et malgré un terrain désastreux, les Lyonnais se sont quand même montrés supérieurs techniquement, leur jeu collectif a semblé plus abouti mais, pour le TFC, l’enjeu se situait ailleurs. Les hommes de Baup ont gagné leur combat. « Pour nous, c’était un match de Coupe, résume le coach toulousain. Sur cent matches, Lyon risque de nous battre quatre-vingtdix-neuf fois. Alors on s’était mis dans la peau d’une équipe de Coupe de France qui reçoit un gros. » Cela s’est vu : en dehors de ses buts, Toulouse, qui restait sur quatre défaites en cinq rencontres de L 1, ne s’est montré qu’une fois dangereux, sur une frappe d’Ebondo détournée par Vercoutre (63e), quand Lyon a failli marquer par Govou (28e, 38e), Malouda (34e, 66e), Tiago (69e), Juninho (80e), ou encore Fred et Ben Arfa (87e). Bien sûr, l’OL reste un leader impérial du Championnat de France. Lens, son dauphin, a été tenu en échec par Lille (1-1), et Sochaux, troisième, a perdu à Auxerre (0-1). De 15 points, son avance au classement est passée à 14. C’est toujours considérable. Mais c’est quand même 3 points de moins qu’avant son dernier match de l’année 2006, face à Monaco (0-0). Mercredi, Lyon accueille Le Mans, à Gerland, en demi-finales de la Coupe de la Ligue. Gérard Houllier semble attendre ça avec impatience : « En voyant comment Toulouse a évolué ce soir, on peut imaginer ce qui nous attend jusqu’à la fin de la saison. Et c’est pour ça que ce sera difficile. Mais je pense que l’orgueil de mon équipe a été touché. C’est une belle claque qui va nous faire du bien. Ça va être intéressant de voir comment on va réagir. » SÉBASTIEN TARRAGO (avec E. C.) ILS ONT DIT Baup : « Un très grand moment » TOULOUSE. – À la 83e minute, au terme de ce raid entre Sébastien Squillaci, Éric Abidal et Cris (de gauche à droite), Johan Elmander scellera la deuxième défaite de Lyon en Ligue 1 cette saison. À distance, François Clerc (2) ne peut que constater les dégâts. (Photo Jérôme Prévost) Élie BAUP (entraîneur de Toulouse) : « On avait quitté le Stadium sur une sale impression avec notre défaite face à Nantes (0-4), juste avant la trêve. Ce soir, on bat Lyon, dans un stade comble, c’est un très grand moment. En deux matches de Championnat, nous avons réussi à prendre quatre points aux Lyonnais (1-1 à l’aller à Gerland, 2e journée). Quand on connaît les qualités de cette équipe, ce ne peut être que du bonheur. Au lieu de nous fragiliser, les nombreuses absences nous ont donné encore plus envie de nous battre et de faire preuve de solidarité. On le sait, on ne s’en sortira qu’en faisant preuve d’un tel état d’esprit. Mais il ne faut pas s’enflammer. Une quinzaine difficile est devant nous… » Johan ELMANDER (Toulouse) : « C’est fantastique ! Battre ainsi Lyon après l’un de nos meilleurs matches de la saison, c’est vraiment fantastique. Si j’ai été aussi en vue en deuxième mi-temps, c’est parce que nous n’avons plus cherché à privilégier le jeu long. Quand le ballon vous arrive dans les pieds, c’est forcément plus facile de bien jouer et de se mettre en évidence. » – E. C. Jean-Michel AULAS (président de Lyon) : « On attend la réponse de la FIFA concernant Nilmar (son transfert n’a pas été totalement réglé par les Corinthians). Selon la décision qui sera prise, iI n’est pas exclu que l’on se penche sur le recrutement d’un ou deux joueurs. Piquionne fait partie des trois ou quatre éléments qui sont sur nos tablettes. Nous avons fait une proposition significative à SaintÉtienne mais les dirigeants stéphanois n’ont pas pris en compte les bonus que nous avions proposés. On est toujours prêt à payer le bon prix pour un bon joueur. Et si on veut un joueur, on l’aura… » Elmander passe en force Grâce à leur victoire sur le fil, les Nantais ont abandonné la zone dangereuse. 1-0 : Pieroni (90e + 2) NANTES – de notre envoyé spécial DANS LA SITUATION DE NANTES, même nombre de points que le premier relégable avant d’affronter Nice hier soir, il n’y a pas de petite ou de grande victoire. Celle remportée hier, étriquée, arrachée dans le temps additionnel grâce à la détente de Pieroni, le dernier arrivé dans la « maison jaune », vaut pourtant très cher. Parce qu’elle éloigne un concurrent direct et confirme que ce Nantes-là, faute de séduire, sait se montrer solidaire et obstiné. Après la qualification en Coupe de France contre Guingamp la semaine dernière (1-0) et la victoire à Toulouse juste avant la trêve (4-0), il s’agit là de la troisième victoire de rang des Canaris, fait inédit cette saison. Les Nantais, qui attendaient donc beaucoup de leur nouvel attaquant Pieroni, sont longtemps restés sur leur faim, ne se créant qu’une seule véritable occasion par Payet, qui a perdu son duel face à Lloris (65e). Si la grande silhouette de Pieroni s’était souvent illustrée en sautant plus haut que tout le monde, l’international belge, serré de près par Abardonado, n’avait pourtant pas tiré une seule fois au but en quatre-vingt-dix minutes. Un but magique Jusqu’à ce dernier corner dans le temps additionnel et ce coup de tête, précis, puissant, que le Belge a mis hors de portée du gardien niçois (90e + 2) « Je commence bien l’année, devait dire plus tard le libérateur des Canaris. Il y a eu la naissance de mon fils, ce but ce soir, je ne peux pas être plus content. Pour le but, je saute avant mon adversaire et, là, ça devient BORDEAUX - LORIENT : 1-1 difficile pour lui de sauter plus haut que moi. Après, c’est magique. Il n’y a pas de mot pour décrire ce que j’ai vécu. » Ce but est en effet magique. Mais, jusque-là, franchement, le jeu nantais n’avait pas été enthousiasmant : pas de fluidité, pas d’étincelle ou rarement, hormis celle que peut provoquer Payet, et l’on sentait une équipe nantaise de plus en plus crispée. En face, les Niçois, bien organisés, plus compacts au milieu, plus mobiles surtout, donnaient une bonne réplique. Un retourné de Laslandes (19e), une tentative de Koné (41e) étaient contrés in extremis. La première période avait été poussive et rien de mieux côté nantais. Le retour aux affaires en seconde mitemps fut plus vigoureux de la part des Canaris, qui mirent les Niçois sous pression d’entrée, sans jamais parvenir à les déstabiliser, grâce à un milieu mille-pattes et une défense impeccable. Il aura donc fallu attendre les arrêts de jeu pour que Nantes se sorte de la nasse, tandis que les Azuréens – toujours aucune victoire à l’extérieur – s’y sont enfoncés un peu plus. Mais, si Nantes respire un peu mieux, question maintien, c’est loin d’être gagné. Et Fabien Barthez, qui avait même quitté son but sur la fin pour venir effectuer une remise en touche, le résume mieux que quiconque : « Un match de foot, c’est quatre-vingt-dix minutes plus les arrêts de jeu. On est là pour gagner des matches. Après, tout dépend des effectifs et c’est en mai qu’on fera le bilan. Mais, dans notre métier, on sait que le week-end d’après on peut passer au travers. On revient en confiance mais ça peut être dangereux. Le boomerang peut revenir vite. » GUY ROGER Les occasions en première période ont été partagées mais rares. Ainsi BARTHEZ n’a eu qu’un seul arrêt à effectuer en toute tranquillité avant de se montrer décisif devant ROOL (76e) et d’être sauvé par son poteau (85e). En défense, CETTO a brillé par son autorité, une bonne relance et son jeu de tête. Avec lui, dans l’axe central, PIERRE a été un second solide. Sur les côtés, SIGNORINO, vigilant en défense, a été très percutant dans ses montées, ajustant de surcroît des centres précis et dangereux. La rentrée de NORBERT (remplacement de SAVINAUD, blessé, 38e) a dynamisé le jeu. Plus haut, par sa vivacité, PAYET a semé le trouble mais c’est surtout PIERONI, en captant huit ballons au total de la tête, dans la surface adverse, et en dégageant trois corners niçois, toujours de la tête, qui a décroché la palme pour son premier match en inscrivant l’unique but de la soirée, de la tête, du haut de ses 187 cm (90e + 2). À Nice, LLORIS a gagné un duel important devant PAYET, mais n’a rien pu faire sur le but. ABARDONADO avait contrôlé Pieroni jusqu’au but du Belge, mais c’est surtout au milieu que les Niçois ont pris l’ascendant en première période. ROOL a un coffre énorme et a décoché une superbe volée cadrée détournée par Barthez (76e). EDERSON a une technique époustouflante et ECHOUAFNI a su récupérer de nombreux ballons dans les pieds pour les relancer proprement. Devant, LASLANDES a été un bon point d’ancrage mais n’a pas pu tirer au but et c’est MOUSSILOU, entré en remplacement de B. KONÉ (83e), qui a été le plus près d’ouvrir la marque d’un tir puissant qui s’est écrasé sur le poteau (85e). – G. R. LE MANS - TROYES : 2-0 Bordeaux revient de loin À l’heure mancelle Les joueurs de Ricardo sont passés tout près de la catastrophe face à une formation de Lorient pour le moins entreprenante. 0-1 : Saïfi (36e) 1-1 : Chamakh (87e) BORDEAUX – de notre envoyé spécial LA COLÈRE, c’est le sentiment qui animait Christian Gourcuff hier soir après que Marouane Chamakh eut égalisé de la tête à la 87e minute de jeu en s’appuyant sur son garde du corps, Jérémy Morel : « On se fait avoir sur une faute qui n’est pas sifflée par l’arbitre. Quelques minutes plus tôt, il ne siffle pas non plus un penalty sur Saïfi. Je trouve que cela fait beaucoup. Après de tels incidents de jeu, comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de l’aigreur dans mes propos ? » Menés au score jusqu’à cette fameuse 87e minute, incapables de poser leur jeu et de concrétiser les nombreuses occasions qu’ils se sont créées, les Girondins, très réalistes dans leurs déclarations d’après match concernant leurs insuffisances, reconnaissaient que le scénario aurait pu tourner à la catastrophe. Ainsi, David Jemmali admettait que le but de Chamakh devait être annulé par l’arbitre : « Oui, il aurait dû être refusé. Je comprends la frustration des Lorientais, mais je pense que nous aurions dû nous mettre à l’abri un peu plus tôt. On s’en veut beaucoup car nous ne sommes pas bien entrés dans ce match. » Après seulement dix bonnes minutes, selon un Ricardo assez fataliste, au cours desquelles Wendel (4 e ), Chamakh (6e) et Francia sur coup franc (7e ) se mirent en évidence, les Girondins ont déjoué et commis de trop nombreuses fautes en défense pour pouvoir espérer davantage face à une formation de Lorient vive, entreprenante et avisée dans son schéma tactique. Ainsi, Ulrich Le Pen enflamma les débats tout au long de la première période et son tir puissant, de plus de trente-cinq mètres, aurait dû connaître Riou écœure les Girondins Dans une rencontre animée, au cours de laquelle les occasions se sont succédé, les Bordelais ont tout de même éprouvé les pires difficultés pour poser leur jeu. La faute à une certaine nonchalance mais également à une équipe de Lorient toujours animée par les meilleures intentions. Chez les Girondins, RAMÉ a parfaitement rempli son contrat. On ne peut pas en dire autant de ses défenseurs. À commencer par le Nigérian ENAKARHIRE, qui est passé complètement au travers. JEMMALI ne fut guère plus serein, tout comme MICOUD, au milieu du terrain. Le jeu de l’ancien meneur de Brême laisse les observateurs toujours aussi dubitatifs. Malgré une tête sur le poteau, il a donné l’impression de jouer sans conviction. À différents postes, DARCHEVILLE a réalisé une belle prestation. Tout comme CHAMAKH, qui a manqué cruellement de soutien pendant quatre-vingt-sept minutes avant d’égaliser logiquement de la tête. À Lorient, malgré le but de la tête de Chamakh, contre lequel il ne pouvait pas grand-chose, le jeune gardien (19 ans) RIOU réalisa des arrêts de toute beauté. Ses partenaires peuvent le remercier tant ses qualités ont, hier soir, explosé. Ses défenseurs furent solides. On remarqua également la technique en mouvement de LE PEN, toujours aussi impressionnant de facilité, les courses de NAMOUCHI, très pressant sur son aile droite, le réalisme de SAÏFI et la présence physique de GIGNAC, qui pesa tout au long du match sur la défense girondine. – J.-Ph. C. Troyes, totalement amorphe, a cédé d’entrée devant la belle entame sarthoise. un meilleur sort (34e). Les Bretons ne se découragèrent pourtant pas et finirent par concrétiser au score leur très nette domination. Un centre de Namouchi était ainsi repris victorieusement de la tête par Saïfi (36e) et personne dans les tribunes de Chaban-Delmas n’aurait eu l’idée de crier au scandale. « On avait la tête ailleurs, reconnaissait Ricardo. Nous étions mal organisés. Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Heureusement, en seconde période, notre jeu s’est un peu amélioré même si, défensivement, ce ne fut pas vraiment ça. » Jean-Claude Darcheville tenta bien de remettre un peu d’ordre dans la maison girondine, mais sa reprise de volée (53e), magnifique, fut une nouvelle fois stoppée par le très jeune et surprenant gardien lorientais, auteur hier soir d’une prestation en tout point remarquable. Du bout des doigts, il détourna par la suite une tête de Micoud sur son poteau (72e). Il fallut donc ce but inscrit de façon illicite par Chamakh, trois minutes avant la fin du temps réglementaire, pour éviter une grosse désillusion aux Girondins. Des Girondins ravis de prendre « un point à la maison » étant donné la physionomie de la rencontre. JEAN-PHILIPPE COINTOT DIMANCHE 14 JANVIER 2007 1-0 : Matsui (7e) 2-0 : Matsui (86e) LE MANS – de notre envoyé spécial LE MANS S’AVANCE, gourmand, vers ses nouveaux objectifs de la rentrée 2007. L’équipe laisse Troyes, premier relégable, à dix points, et promène une belle sérénité avant de défier Lyon à Gerland puis de recevoir Marseille, dans les deux Coupes nationales. Si l’objectif premier de début de saison passait par le maintien, les hommes de Frédéric Hantz peuvent aujourd’hui ouvrir d’autres fenêtres. Dans un Championnat un peu fou, où, hormis Lyon, personne ne se détache, cette formation pleine de vie aura un mot à dire, quelques coups de canif à porter. Troyes est bien loin de tout ça. Même si Jean-Marc Furlan aurait peut-être rêvé, en août, de se lover dans le sillage du Paris-SG après vingt journées, il n’est pas sûr qu’il imaginait le club de la capitale si mal en point. Troyes reste collé sous le trait, en eau trouble et profonde. « Il va falloir se battre jusqu’au bout », assène JeanMarc Furlan, conscient de la difficulté de la tâche mais certain du potentiel de son groupe. La première période fut pourtant d’une terrible faiblesse et, sans des arrêts décisifs de Le Crom – frappe d’Ismaël Bangoura (21e), tête de Lucau (22e), sortie devant Samassa (33e) –, Troyes aurait subi une humiliation. Il ne concéda finalement qu’un but d’entrée, par Matsui (7e). « J’ai même cru à la mi-temps que le plus dur était fait, car nous avions été mis en énorme difficulté », avoue Furlan, qui voit dans la défaite sur le terrain de Libourne-Saint-Seurin (Ligue 2), en Coupe de France (4-2), les raisons de ce début catastrophe. Gaël Sanz, le capitaine, livrait ce même constat de la mauvaise digestion. Mais Troyes, déjà battu par le MUC en 16es de finale de la Coupe de la Ligue (1-2), va devoir oublier ses souffrances récentes et convoquer de nouvelles forces. Sa survie passe- ra par un état d’esprit moins emprunté, un mental moins touché. Comme en deuxième période, quand l’équipe aurait pu revenir grâce à Gigliotti, auteur d’une tête de peu à côté (51e) ou Danic, dont la frappe enroulée lécha la transversale (57e). Il y avait peut-être la place pour un hold-up, pas vraiment pour se rassurer. Paisley va oublier au plus vite sa première demi-heure, comme Sanz, le capitaine, ou Ferreira, autre ami de la défense. En choisissant de renforcer son milieu en faisant descendre Amzine d’un cran, Furlan a toutefois donné sur le tard une assise plus nette à son équipe, trop longtemps trimbalée par Romaric et Sessègnon, maîtres du jeu dans une position basse. En débutant avec ces deux techniciens plutôt portés vers l’avant à la récupération, Hantz a opté pour une prise de risques maximale. Ce choix fut payant, même si son équipe dut attendre la délivrance dans les dernières minutes, par Matsui (86e). La Coupe devient, dans la foulée, un bel objectif. « Cette victoire nous enlève une pression car une défaite nous aurait gênés avant d’aborder Lyon et Marseille. Là, on est libérés », glissait Hantz. Lyon, tout juste battu à Toulouse (0-2), ferait bien de s’en méfier. Troyes, lui, a d’autres soucis. Se profile un choc majeur contre Nantes. Et, là, il ne faudra pas être en retard. HERVÉ PENOT Matsui au rendez-vous La performance de MATSUI, double buteur, comblera évidemment son entraîneur. Mais il aurait parfois dû simplifier son jeu et éviter ainsi certains errements. Il sut, en tout cas, être présent quand il le fallait. La paire SESSÈGNONROMARIC maîtrisa parfaitement le tempo du match, surtout quand les deux hommes évoluèrent en milieux défensifs, avant que le Béninois ne monte d’un cran. Leur clairvoyance dans les passes et leur technique très fine ont permis au Mans de dominer facilement cet espace. Devant le but, SAMASSA sut utiliser son physique pour servir de point d’appui. LUCAU eut de bons mouvements mais eut tendance à souvent chercher la solution individuelle. Sur le côté droit, Ismaël BANGOURA creusa des trous dans la défense adverse mais il aurait pu mieux utiliser son potentiel. À Troyes, il fallut longtemps un très bon LE CROM pour éviter une déroute, en première période, mais, à son débit, il ne fut pas impérial dans ses sorties précédant les deux buts. Il fut aussi parfaitement secondé par Ibrahima FAYE, impressionnant dans les duels. Et cette double présence était nécessaire tant PAISLEY fut absent, SANZ dépassé et FERREIRA bien tendre. Ces derniers se reprirent toutefois au fil des minutes. GIGLIOTTI fut parfois dangereux par ses courses et ses appels et DANIC le plus intéressant en deuxième période. – H. P. PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Nantes respire Pieroni, homme providentiel Bleu Rouge ÉRIC CHAMPEL (avec S. Ta.) NANTES - NICE : 1-0 Jaune Bleu Jaune LYON VERCOUTRE (5,5) : une belle parade devant une frappe d’Ebondo (63e) et de bonnes sorties. CLERC (4,5) : il a peu apporté offensivement, gêné par la vivacité de Mansaré. SQUILLACI (5,5) : il a souvent semblé impressionnant mais il a commis des erreurs de marquage. CRIS (6) : très fort dans toutes ses interventions, sauf dans l’action du deuxième but toulousain. ABIDAL (4,5) : un match très approximatif et des fautes d’inattention. Trop facile. TOULALAN (5,5) : une bonne première mi-temps, durant laquelle il a joué juste ; un peu moins à l’aise par la suite. Remplacé par BEN ARFA (70e). TIAGO (6) : toujours très judicieux et lucide dans ses passes et son placement. JUNINHO (5) : dangereux par ses coups de pied arrêtés, moins efficace dans le jeu. GOVOU (6,5) : il a multiplié les déviations de la tête, régulièrement fait la différence balle au pied et s’est procuré les deux occasions lyonnaises de la première mi-temps (28e et 38e). Le meilleur Lyonnais. MALOUDA (5) : de la volonté, sans se montrer décisif. FRED (4,5) : intéressant dans la conservation du ballon mais trop juste physiquement. Noir Noir TOULOUSE DOUCHEZ (5,5) : il a dû attendre la 80e minute pour s’employer vraiment face à un coup franc de Juninho (80e). EBONDO (6) : des sautes de concentration mais un apport offensif intéressant. DIEUZE (6) : il a fait mieux que dépanner en défense centrale. DAO (6) : de la hargne, de la générosité et une confiance qui s’est accrue au fil des minutes. Même si ses relances ont parfois été hasardeuses. W. CHERFA (5,5) : pour sa première titularisation en Ligue 1, il a souffert face à Govou. Mais il s’est battu jusqu’au bout et n’a rien lâché. FABINHO (6) : en deuxième période, lorsque Toulouse est monté en puissance, il a été précieux par son placement et son intelligence de jeu. SIRIEIX (5,5) : très bon au début, un peu plus inégal par la suite. BATLLES (6) : repositionné à droite pour son 300e match en Ligue 1, ses ballons dans la profondeur ont été utiles. Remplacé par TAÏDER (86e). EMANA (5,5) : posté très haut, dans l’axe, pour limiter les espaces, il a souvent cherché ses marques et a manqué de repères. Mais il a inscrit le premier but toulousain (63e). MANSARÉ (6) : il a procédé par de spectaculaires éclairs de génie pour animer son côté gauche. Remplacé par CONSTANT (90e + 2). ELMANDER (8) : il a été énorme. Il a constamment pesé sur la défense lyonnaise. Il a fait tout le boulot pour offrir le premier but à Emana et il s’est arraché pour marquer le deuxième (83e). 6 FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LENS - LILLE : 1-1 temps On se quitte bons amis Le des regrets SEDAN - NANCY : 2-2 Lens a égalisé à la fin d’un match que Lille a globalement maîtrisé. 0-1 : Bastos (70e) 1-1 : Jussiê (84e) LENS – de notre envoyé spécial LILLE AURAIT MÉRITÉ de gagner car c’est lui qui le a plus souvent mis en difficulté son adversaire. Lens ne méritait pas forcément de perdre, même s’il s’en sort bien… Une réponse de Normand pour un derby nordiste assez fermé entre deux équipes aux statistiques faiblardes (deux tirs cadrés chacune), qui ont fermé les espaces. Un match joué devant Bollaert affichant complet, jamais ennuyeux non plus, car l’engagement physique a été total et deux jolis buts ont été inscrits. Le LOSC semblait tenir la victoire. Lens, comme il en a pris l’habitude, est revenu de loin. Contre Nice (2-1) à dix contre onze, fin 2006 ; contre Nancy (3-3, 9-8 aux t.a.b.) en Coupe de France, début 2007, toujours en infériorité numérique ; contre Lille, hier, pour arracher le nul (1-1). Et, une fois de plus, son salut est venu du banc, avec Jussiê qui effectuait sa première apparition de 2007 en remplaçant Thomert (66e). Après la trêve, il avait été mis à l’amende pour être arrivé du Brésil avec trois jours de retard. « Il l’a payée (en égalisant), et il faut savoir pardonner car on a besoin des bons joueurs », souriait Francis Gillot. Il a même remboursé son club au centuple en marquant un but qui vaut de l’or, comme l’ancien étudiant en mathématiques Éric Carrière nous en faisait la démonstration après le match : « Quand nous étions menés 1-0, on n’avait plus qu’un point d’avance sur eux. L’égalisation nous rapporte trois points puisque Lille reste à quatre longueurs. » Gillot dit souvent que le RCL « réagit plus qu’il n’agit ». À l’inverse, les Lillois peinent à garder un résultat. Claude Puel y voit un défaut de concentration et à l’arrivée « un sentiment de frustration car on débute l’année comme on a terminé la précédente » : sans gagner en Championnat. Le dernier succès du LOSC remonte au 3 décembre, à Nancy (3-1, 16e journée). « C’est dommage, poursuivait l’entraîneur lillois, car, en seconde mi-temps, on avait la maîtrise. L’équipe est beaucoup plus joueuse qu’avant mais il faut veiller à maintenir l’équilibre défensif. » À Lens, le soulagement prévalait. Perdre les deux derbys de la saison (après le cinglant 0-4 de l’aller) et subir un second revers d’affilée à domicile (après un autre 0-4, contre Lyon cette fois) aurait fait désordre. Au lieu de cela, le Racing conserve sa deuxième place. « Nous étions mal embarqués, mais nous avons des ressources morales, soulignait Gillot. On ne méritait pas de perdre. » avec une occasion de Carrière qui n’eut pas le temps d’armer sa frappe (2e) et un coup franc d’Aruna qui lécha un poteau de Sylva (6e). Si Odemwingie, qui a fait courir la défense lensoise, avait été plus précis, le couperet serait sans doute tombé dès la première mi-temps (19e, 41e et 43 e ) sur les têtes artésiennes. L’entame avait certes été sang et or, Mais, globalement, la construction du jeu a été flandrienne. Auteur de mouvements en trois passes rapides et bien senties, Lille a réussi à créer le déséquilibre. « En pressant très haut, ils obligent parfois à jouer trop long, notait 1-0 2-0 2-1 2-2 de notre envoyé spécial CÉSARINE N’AURA PAS SUFFI. L’emblématique sanglier de Sedan, censé porter bonheur à une formation en grande difficulté, était présent, hier soir, au stade Louis-Dugauguez. Mais, bien qu’ardents dans un premier temps, menant même 2-0 à la demiheure de jeu, les Ardennais ne parvinrent à l’emporter, passant même très près d’une nouvelle défaite dont seul un grand Regnault les préserva. La lanterne rouge éclaire donc plus que jamais le triste sort d’une formation qui s’était pourtant installée dans les meilleures conditions pour garder espoir : une avance rapide et confortable face à une formation qui n’avait pris que quatre points et inscrit seulement trois buts en déplacement lors de la phase aller. « Je suis dégoûté, pouvait pester Nicolas Marin. On est incapables de conserver un résultat. Si on est derniers, c’est qu’on a trop de carences. Et, si on descend, on ne pourra s’en prendre qu’à nous-mêmes. » Les spectateurs auront au moins assisté à une partie ouverte et enlevée entre deux formations résolument offensives. Sedan s’offrit un avantage porteur d’espoir à la pause, grâce à la concrétisation de deux de ses trois actions dangereuses. Une belle efficacité, peu habituelle, favorisée par les hésitations de Bracigliano. Le gardien nancéien commettait d’abord une faute stupide sur Pujol, sanctionnée par un penalty transformé par Marin (1-0, 21e). Puis, au sein d’une défense figée, il sortait mal un ballon finalement repris par Marin et LILLE SYLVA (5,5) : un retour très délicat pendant une demi-heure puis l’assurance habituelle. CHALMÉ (5) : dans un couloir surexploité par Lens, il a souffert par séquences. TAVLARIDIS (4,5) : averti et à la merci d’un deuxième carton quand il fut remplacé par SCHMITZ (66e), débordé par Aruna sur l’égalisation. Le finish de Nancy La seconde période fut dans un premier temps équilibrée. À la tête de Curbelo sortie par Regnault (47e) répondirent une frappe de Job, repoussée par D.bracigliano (56e), et un enchaînement de Pujol, somptueux mais imprécis (62e). Les Lorrains accélérèrent ensuite pour mettre au supplice une défense sedanaise à l’agonie. Regnault s’envola pour détourner le tir de Bérenguer (74e). Mais le corner de B. Gavanon, remis par Curbelo, était converti par Puygrenier (2-2, 75e). Dans la foulée, Regnault, pour qui « le match nul est équitable », sauvait les siens devant I. Dia (81e). « Comme souvent, on est tombés sur un très bon gardien, souriait a posteriori Bérenguer. Revenir à 2-2 contre une équipe qui joue sa survie, c’est fort, même si on peut avoir des regrets sur la fin. » Nancy n’a toujours pas gagné à l’extérieur cette saison mais se rapproche doucement de son objectif déclaré, le maintien. Sedan, de son côté, en est très loin. FRANCK LE DORZE EXAMENS POUR DIAKHATÉ. – Le défenseur nancéien Pape Diakhaté a été remplacé à la pause par André Luiz Silva. L’international sénégalais souffrait de maux de tête et voyait double. Il doit passer un scanner mardi. – F. L. D. Régnault sauve le nul COMMENT PRÉTENDRE se maintenir avec autant d’inconsistance défensive ? Équipe la plus perméable du Championnat, Sedan a encore montré d’inquiétantes lacunes dans ce domaine, avec sa charnière HÉNIN - BADIANE (remplacé à la pause par THICOT) pour le moins fébrile. Côté droit, DUCOURTIOUX compensa par une louable activité. À l’arrivée, RÉGNAULT eut donc le mérite d’être plusieurs fois décisif et de sauver le nul. Dans l’entrejeu, les accélérations de MARIN, à droite, et de BELHADJ, à gauche, firent planer un danger constant, que MAURICE-BELAY, en meneur, tenta de relayer avec difficulté. Le premier transforma un penalty provoqué par PUJOL, un attaquant intelligent, tandis que JOB, trop discret, fut au moins opportuniste. Nancy, ce matin, pourrait en vouloir à BRACIGLIANO. Si le gardien souffrait peut-être encore des cervicales, cela ne peut excuser ses errements coupables, notamment sur le premier but, même s’il fut moins bien protégé qu’à l’accoutumée par la paire DIAKHATÉ - PUYGRENIER. Ce dernier se montra néanmoins suffisamment opportuniste pour égaliser, après que l’excellent latéral droit, CHRÉTIEN, eut ouvert la voix. Les Lorrains eurent maintes fois l’occasion de remporter cette partie mal engagée, notamment en profitant davantage de la technique de leurs ailiers, le virevoltant I. DIA, à gauche, et le puissant KIM, à droite, peu réalistes. Il manque évidemment un finisseur à Nancy, et HADJI, dont c’était la première hier soir, aura du mal à jouer ce rôle. Reste CURBELO, toujours en mouvement et à l’origine des deux réalisations. – F. L.D. PLESTAN (6,5) : un tacle monumental devant Thomert (55e) à l’image de son match, très solide. TAFFOREAU (6) : n’a pas eu l’occasion de monter, mais a tenu son couloir et secouru plein axe. MAKOUN (6) : aurait pu marquer (30e) et a bataillé dans un secteur où Lens avait des arguments. CABAYE (6,5) : interceptions, qualité technique, coup d’œil. Il lui manque un soupçon de fraîcheur pour empêcher l’égalisation. A. KEITA (4,5) : du jus, c’est tout. Pour une fois, l’Ivoirien hyperactif n’a pas créé la différence. BODMER (5,5) : un petit pont extraordinaire sur Kovacevic, une justesse qui ne se dément pas mais une influence relative sur le jeu. BASTOS (7) : en 2007, Lille a inscrit trois buts, Bastos en a marqué deux et a été passeur décisif sur le troisième. Incisif dans le jeu, le Brésilien est revenu transformé de ses vacances. ODEMWINGIE (5) : il a beaucoup pressé, effectué un nombre de sprints considérables mais a souvent manqué de lucidité. – J.-L. G. et R. D. FFF Le Conseil de l’éthique devra attendre L’UN DES TEMPS FORTS de l’assemblée fédérale d’hier aura été l’opposition, manifestée par plusieurs ligues, au projet de réforme du Conseil national de l’éthique (CNE), destiné à devenir un organe d’appel et non plus, comme aujourd’hui, de première instance. L’ensemble du CNE, à commencer par son président, Dominique Rocheteau, irrité par le fait que quelques-unes de ses décisions (notamment dans l’affaire PSG-OM où, l’an passé, le retrait de points infligé aux deux clubs avait ensuite été annulé) aient été remises en cause en appel, sou- haitait juger en dernier ressort. Une demande appuyée par Frédéric Thiriez, déçu du rejet de cette proposition par l’assemblée fédérale. Cette dérogation au règlement disciplinaire a en effet soulevé des réserves, d’abord de la part des délégués de la ligue Aquitaine, puis d’autres représentants de ligues ou de districts, au point d’obliger Jean-Pierre Escalettes à procéder à un vote à main levée dont l’issue était pour le moins incertaine. Devant cet état de fait, le président de la FFF a fini par proposer, avant même que ne soient comptabilisées TÉLÉVISION LUGE SKI ALPIN AUTO MOTO Eurosport 30 min « XV/15 ». Eurosport 45 min Ligue 2. 21 e journée. Montpellier-Strasbourg. COMBINÉ NORDIQUE Coupe du monde. Épreuve de saut à skis. HS 134. À Val di Fiemme (ITA). TÉLÉFOOT TF 1 70 min SKI ALPIN Eurosport 45 min SKI ALPIN dence de l’UEFA : « Je voulais vous dire merci de votre soutien, notamment lors de la dernière assemblée d’été à Nancy – chez moi, devant mon papa et mon fils – à laquelle je n’avais pu participer. Je partage vos valeurs. Si, dans quinze jours, je suis élu, je sais combien je vous devrai. Sans Jean-Pierre (Escalettes), sans vous, je n’y serais jamais arrivé. » – R. Po. LE DANEMARK SOUTIENT PLATINI. – La Fédération danoise (DBU) a décidé de voter pour la candidature de Michel Platini. « J’ai eu, au cours des deux dernières années, une série de rencontres personnelles avec Platini, et j’ai pu me faire une idée de son potentiel et de ses compétences » , a expliqué le président de la DBU, Allan Hansen. C’est la première fois depuis 1990 que la DBU ne soutient pas Lennart Johansson. FOOTBALL FOOT US France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 7.23 France Inter. Sportifs du dimanche. 8.07 France Inter. Sports. 8.42 Europe 1. Sports . 10 .RMC. Larqué Foot Dimanche. 12.RMC. Motors. 14. RMC. Intégrale Rugby. 16. RMC. Intégrale Sport. 18. RMC. Intégrale Foot. 19.15 France Inter. Journal des sports. 19.30. RTL. En direct de l’Équipe. 20. RMC. Larqué Foot. 20.30 RTL. RTL Foot. 23. RMC. After Foot. Eurosport 45 min Rediff. à 0 h 15 22.30 MAGAZINE NASN 210 min Rediff. demain à 20 h 30 22.50 « Dakar 2007, le grand résumé ». France 4 35 min L’ÉQUIPE DU DIMANCHE 22.55 Canal + 65 min Rediff. demain à 9 h 15 MAGAZINE 18.00 Sport + 105 min NFL. Demi-finale de Conférence. Chicago Bears - Seattle Seahawks. FOOT US France 2 65 min « Le quinze du dimanche ». France 4 210 min Open d’Australie 2007. 1 er jour. À Melbourne (AUS). NASN 210 min NBA. Portland Trailblazers - Denver Nuggets. TENNIS 18.55 FOOT US Rediff. mardi à 4 h 00.00 Canal + 60 min 01.00 BASKET 19.00 TOUT LE SPORT Eurosport 510 min 03.00 NBA TV (Sport +) 150 min 20.10 France 3 5 min Rediff. demain à 16 h 45 LE JOURNAL DU DAKAR France 3 5 min SPORT 6 20.40 Canal + Sport 120 min À voir. ZAP Intéressant. 20.15 TPS Star 112 min 14.55 LE COIN DES RADIOS 22.00 Canal + Sport 120 min NFL. Demi-finale de Conférence. Chicago Bears - Seattle Seahawks. 14.55 6. Le journal en continu. Rediff. à 0 h 45 France 2 TPS Foot 125 min Pro A. 17 e journée. Pau-Orthez - Chalon. INFOSPORT Sport + 105 min NFL. Demi-finale de Conférence. San Diego Chargers - New England Patriots. 18.00 Eurosport 60 min 14.40 Championnat d’Angleterre. 23 e journée. Everton-Reading. Rediff. à 22 h 50 Canal+ Sport Dakar 2007. 8 e étape : Atâr-Tichit. Canal + Sport 30 min Ligue 1. 20 e journée. Saint-Étienne - Monaco. STADE 2 Rediff. demain à 11 h 30 Canal + 115 min 21.30 RALLYE-RAID Sport + 120 min Championnat d’Espagne. 18 e journée. Espanyol Barcelone - FC Barcelone. 21.00 NBA. Phoenix Suns - Orlando Magic. 17.10 Au sommaire : une interview de Michel Platini. 14.00 Coupe d’Europe. 5 e journée. Poule 4. Bourgoin-Munster (IRL). Championnat d’Espagne. 18 e journée. FC Séville - Real Majorque. 6. La Grande Édition WE.12. Un jour avec … Nikola Karabatic (rediff. à 14. et 16.). 12.30 Édition du week-end avec, jusqu’a 17., la Page Foot. 19. La Grande Édition week-end. Canal + Sport 115 min BASKET TPS Star 135 min L’ÉQUIPE TV 20.55 FOOTBALL 17.00 Eurosport 45 min 13.30 Coupe du monde. Épreuve de ski de fond par équipes. À Val di Fiemme (ITA). RUGBY Rediff. à 20 h 15 12.45 Coupe du monde. Slalom ou super combiné H. 2 e manche. À Wengen (SUI). Sous réserve. COMBINÉ NORDIQUE Sport + 75 min Ligue 1. 20 e journée. Rennes-Marseille. France 2 125 min Championnat d’Angleterre. 23 e journée. Tottenham-Newcastle. FOOTBALL 11.00 Coupe du monde. Descente du super combiné F. À Altenmarkt-Zauchensee (AUT). Eurosport 135 min 16.45 FOOTBALL 11.00 Coupe du monde. 12,5 km mass start F. À Ruhpolding (ALL). Coupe d’Europe. 5 e journée. Poule 3. Neath-Swansea Ospreys (GAL) - Stade Français. FOOTBALL 10.50 Invité : Frédéric Thiriez. BIATHLON Eurosport 30 min Championnat d’Espagne. 18 e journée. Real Madrid - Real Saragosse. 15.55 FOOTBALL 10.30 France 2 25 min 15.45 RUGBY 09.55 FOOTBALL 15.30 FOOTBALL 09.45 TF 1 50 min Championnat d’Italie. 19 e journée. RICHARD PORRET MAGAZINE 09.00 Coupe du monde. Slalom ou super combiné H. 1 re manche. À Wengen (SUI). Sous réserve. FOOTBALL pas qu’il y aurait une difficulté sur ce sujet et une telle réaction. Peut-être y a-t-il eu un problème de présentation. En fait, les activités du CNE ne concerneront que quelques affaires médiatisées, venant du foot professionnel. Or, les présidents de ligues et de districts ont transposé ce texte – qui ne concerne que l’élite – à leurs situations. D’où une confusion. Mais c’est ça, la démocratie. » D’ici là, le CNE, qui se réunit demain matin, restera dans l’expectative… détaillé les comptes 2005-2006, dégageant un résultat net de 1,143 million d’euros (143,3 M de produits, 142,2 M de charges), contre un déficit de 9,796 M en 2004-2005. « Ce redressement rapide est dû essentiellement à la décision de jouer tous les matches amicaux des Bleus à domicile, ce qui nous a évité l’achat des signaux de télévision à l’étranger et a entraîné une augmentation des recettes de billetterie .» Ajoutées aux restrictions budgétaires et à l’augmentation de l’apport de la LFP, ces mesures ont permis un « retour à un bénéfice d’exploitation qui devrait être durable après quatre exercices déficitaires », a-t-il conclu. – R. Po. PLATINI DIT MERCI. – Vice-président de la FFF, Michel Platini a tenu à remercier l’assemblée de son soutien dans sa course à la prési- LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » Coupe du monde. 1 re manche biplace. À Oberhof (ALL). 2 e manche à 10 h sur Eurosport 2. BASKET les voix, le report à l’assemblée de juin de l’examen et de l’éventuelle adoption, cette fois-ci à bulletins secrets, du nouveau texte qui serait alors applicable immédiatement. « En attendant, on va continuer à fonctionner avec l’ancien système, explique Jean-Pierre Escalettes. De toute façon, ce n’est pas une question de vie ou de mort du CNE. Et si, en juin, la réforme ne passe pas, le Conseil restera tout de même dans sa composition actuelle ou une autre, si cela ne convient pas à ses membres. Ce qui est clair, c’est que nous ne pensions ESCALETTES VEUT UNE « CELLULE DE RECHERCHE ». – Satisfait de sa semaine, entre inauguration du nouveau siège, assemblée fédérale (voir ci-dessus) et soutien à Michel Platini dans sa campagne européenne, Jean-Pierre Escalettes a fait une proposition : « Je souhaite mettre en place une cellule de recherche sur le football dans dix ans, composée de gens de tout horizon qui aiment notre sport : des journalistes, des chercheurs, des romanciers, d’anciens présidents de club… J’attends des idées pour montrer que nous ne sommes pas ringards, ni enfermés dans nos certitudes. À la fin du mois, je vais rencontrer un universitaire important pour qu’il conduise cette mission. » – M. Ch. COMPTES : REDRESSEMENT DURABLE. – Bernard Desumer, le trésorier de la FFF, a M 6 10 min Messine - AS Rome. PAGE 6 À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Ce soir 19 : 00 LA GRANDE ÉDITION WEEK-END > COUPE D’EUROPE Retrouvez les analyses de notre consultant Laurent Benezech. > RUGBY DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge ITANDJE (5,5) : bien placé face à Odemwingie (19e), il est sorti devant l’attaquant, mais Bastos a marqué (70e). DEMONT (5) : a parfois joué avec le feu en tardant à relancer. En difficulté face à Bastos en fin de première mi-temps. A. COULIBALY (4,5) : souvent en retard sur Odemwingie. Battu par le Nigérian sur une grosse occasion lilloise (19e). HILTON (6) : très grande sérénité, le geste juste. RAMOS (5) : hormis une montée aventureuse au début, il a bien contenu A. Keita. KOVACEVIC (6,5) : le « laboureur » laisse son empreinte sur le terrain. Il a canalisé son énergie en la mettant dans une récupération très efficace. Se. KEITA (6) : son gros engagement explique qu’il a eu du mal à accompagner, en fin de match, les mouvements qu’il initiait. BOUKARI (5) : un beau centre pour but à l’atten- que Job prolongeait dans le but (2-0, 31e). Mais, de plus en plus dominateurs, les Nancéiens réduisaient l’écart dans le temps additionnel grâce un Chrétien abandonné dans la surface (2-1, 45e + 1). Un but logique, lié à une pression croissante, qui s’était préalablement manifestée par Curbelo (15e, 38e), puis par Hadji, en manque de spontanéité (42e). Bleu facile, plus technique. Ici, il faut être costaud, même quand on n’a pas le ballon. – Comment réagissez-vous aux contacts avancés entre Lille et Obraniak, le milieu gauche de Metz ? – Je fais mon travail. Si les dirigeants font venir un autre joueur, ce n’est pas un problème, je lui souhaiterai bienvenue. Dans ma tête, c’est moi qui vais jouer. » – R. D. Francis GILLOT (entraîneur de Lens) : « Au moment d’un remplacement, j’ai failli en sortir deux pour finir à dix, car on y arrive mieux à dix. (Sourire.) On a réussi une bonne entame, on les a bousculés, puis on a commencé à jouer trop axial, trop long et à reculer. Les deux équipes ont fait ce qu’elles ont pu dans un bon état d’esprit. L’an dernier, nous avions 36 points après 25 journées. On est en avance sur le programme. » – R. D. tion de Carrière (2e). Trop rarement sollicité. Remplacé par MONNET-PAQUET (73e). CARRIERE (5,5) : il n’a pu armer son tir (2e). Une belle passe pour lancer Thomert (55e). Trop de ballons sont passés au-dessus de sa tête. Remplacé par COUSIN (73e). THOMERT (4) : rien à négocier en première mitemps. Rattrapé de justesse par Plestan (55e). Remplacé par JUSSIÊ (66e), qui a égalisé (84e). ARUNA (6,5) : ce n’était pas le « grand » Aruna et, pourtant, il a fait la différence et centré sur l’égalisation. Auteur d’un beau coup franc (6e). Marin (21e s.p.) Job (31e) Chrétien (45e + 1) Puygrenier (75e) SEDAN – JEAN-LUC GATELLIER Jussiê, retour gagnant LENS : : : : Jaune Rouge Jaune « DEUX BUTS ET UNE PASSE décisive en 2007 : comment expliquez-vous ce début d’année tonitruant ? – À Metz (2-0, en 32es de finale de Coupe de France), c’était un départ magnifique. Mais marquer lors du derby, c’est autre chose. Un derby, c’est la même ambiance au Brésil, en France, en Espagne... – Comment expliquez-vous votre soudain retour en forme ? – Ces six derniers mois, je n’ai pas joué beaucoup. À l’entraînement, le coach me disait tout le temps : “Ça, ça ne va pas, ce n’est pas ce qu’il faut faire.” Là, il commence à me dire : “C’est bien.” Je commence à comprendre le foot français et ce qu’on attend de moi. Au Brésil, c’était plus Les Sedanais peuvent s’en vouloir de ne pas avoir tenu face à des Nancéiens qui ont failli l’emporter sur la fin. Noir Bleu Noir de notre envoyé spécial Lens est toujours deuxième venait pas à faire la différence sur les premiers ballons, c’est sur un second, après une sortie d’Itandje sur le Nigérian, que Bastos avait trouvé la cage déserte à une vingtaine de mètres (1-0, 70e). Comment égaliser sinon sur un coup de pied arrêté, pensait-on, car Lens ne trouvait pas la faille dans la défense lilloise ? Jusqu’au débordement d’Aruna, côté droit, pour la reprise victorieuse de Jussiê (84e). LENS. – Jussiê, qui s’infiltre ici entre Jean II Makoun (à gauche) et Yohan Cabaye, a réussi une rentrée providentielle hier. Sa reprise de volée gagnante a permis à Lens d’égaliser et de maintenir le voisin lillois à bonne distance au classement (quatre points). (Photo Franck Nataf) Bastos : « Je commence à comprendre » LENS – Carrière. D’autres se sont cassé les dents en Europe. » La similitude des systèmes tactiques en 4-2-3-1 (Lens mené au score passant alors à deux attaquants, avec Aruna et Cousin) a accentué l’opposition des forces et conduit à une grosse bataille au milieu, souvent dans un petit périmètre où Kovacevic et Seydou Keita d’un côté, Makoun et Cabaye de l’autre s’expliquaient à l’arme blanche. Puisque Odemwingie ne par- 7 FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune RENNES - MARSEILLE « On est des gars simples » FRANCK RIBÉRY et DJIBRIL CISSÉ sont sur la même longueur d’onde. Leur origine sociale et leur passion pour l’OM les ont réunis. À Dubaï, puis en Bretagne, Djibril Cisséet Franck Ribéry ont peaufiné leur entente sur le terrain et cultivé des affinités nées lors du stage des Bleus à Tignes, en mai dernier. Tous les deux viennent d’une cité et, s’ils apprécient leur célébrité et assument leur statut, ils veulent mettre en avant le collectif marseillais. À leur hôtel de Port-Crouësty, les deux complices de la victoire contre Cambrai (4-1 en Coupe de France) – trois buts de Cissé et deux passes de Ribéry – ont démontré leur entente. PORT-CROUËSTY – de notre envoyé spécial d’appels, a besoin de toucher un maximum de ballons. Moi, je suis derrière à dribbler et orienter le jeu. Donc, j’essaye de le trouver le plus rapidement possible. Ribéry : « On est importants, mais les autres joueurs aussi » – Dès votre première association, contre Cambrai (4-1), ça a fonctionné entre vous… – D. C. : Franck m’a donné deux passes décisives, ça veut tout dire. En même temps, ce qui m’embête un peu, c’est qu’on privilégie le duo Cissé-Ribéry. C’est clair qu’il y a beaucoup de pression sur nous. Mais le foot, ça se joue à onze, voire dixhuit ou vingt, et il ne faudrait pas oublier les autres. – F. R. : On est importants, mais les autres joueurs aussi… – D. C. : … je n’ai jamais vu une équipe jouer à deux contre onze. – F. R. : D’autant qu’il y a une bonne ambiance dans le groupe, de bons joueurs qui prennent du plaisir. Le soir, ou après l’entraînement, on va manger à plusieurs. – Vous êtes tout de même les deux stars de l’équipe. À Dubaï, c’est vous qu e le cheikh Mohammed Bin Rashid, l’organisateur du tournoi, a invités… – D. C. : Il n’y a que lui et moi qui sommes venus, on ne pouvait pas y aller à onze ! (Rires.) Dans tous les clubs, il y a toujours un, deux, voire trois joueurs qui ressortent plus que les autres, mais ce serait bien qu’un peu tout le monde soit mis en avant. – En tant que joueurs offensifs, vous symbolisez le club… – D. C. : Nous avons conscience de nos responsabilités, cela peut parfois être pesant mais on est assez costauds pour gérer ça. Moi, j’ai déjà connu ça à Auxerre. À Liverpool, moins, parce que j’étais un peu mis de côté. En signant à Marseille, je savais que j’allais avoir beaucoup de pression. Franck le savait aussi, d’autant plus après être devenu international, et après sa prestation à la Coupe du monde. – F. R. : Les gens nous mettent en avant parce qu’on est en équipe de France. C’est donc normal de parler plus de nous, mais on sait faire la part des choses. On sait quand il faut être sérieux, quand il faut déconner et que nous sommes un groupe de vingt-cinq joueurs. Cissé : « Il y a beaucoup de potentiel » – À Dubaï, Samir Nasri avait un nouveau rôle, dans l’axe, et cela a bien fonctionné. – D. C. : On a eu de belles phases de jeu, de beaux mouvements à deux, trois, quatre joueurs et, pour le futur, c’est très satisfaisant. – F. R. : Quand on joue avec des joueurs comme Samir, à l’aise avec le ballon, qui voit vite le jeu, c’est vraiment un plus, comme pour le deuxième but contre le Bayern (3-4), Samir a mis le ballon en une touche en profondeur à Djibril, qui est allé marquer. – D. C. : Ça ne fait qu’un mois qu’on joue ensemble, mais on voit déjà de très bonnes choses. C’est vraiment satisfaisant. Il y a beaucoup de potentiel. Je ne pense pas m’être trompé en venant ici. – F. R. : La saison dernière, on manquait de profondeur, de vitesse. Là, Djibril est là et je suis vraiment content qu’il ait récupéré de sa grave blessure, ça fait plaisir de le voir jouer. Il marque beaucoup et les gens, à Marseille, ils attendent ça : des buts et du spectacle. – Tous les deux, vous êtes des joueurs rares dans le foot beaucoup de matches importants avec l’OM. – Votre entente peut intéresser Raymond Domenech… – F. R. : Il voit… – D. C. : … il n’est pas bête, il nous connaît bien. – F. R. : C’est sûr que ce serait bien si on pouvait aller en équipe de France en même temps. Ce serait bien pour nous et pour le club. – Et musicalement, vous avez les mêmes goûts ? – F. R. : Les mêmes, du hip-hop, du rap, un peu de house aussi. Pas trop mais c’est plus motivant juste avant les matches. – D. C. : Moi, je suis plus house au départ. Dans ma région, c’est ce qu’on écoutait. Avec le temps, je me suis ouvert un peu à tout. – F. R. : Lui, c’est un DJ, un chanteur ! » DOMINIQUE ROUSSEAU Le cap des deux mille L’OM disputera ce soir à Rennes le 2 000e match en Ligue 1 de sa longue et tumultueuse histoire. surévalué. De sincères nains, les Rennais, comparé aux Marseillais ? « Aucun joueur offensif ne m’a donné satisfaction pour le moment », commente froidement Dréossi. Bruno Cheyrou : « Il va falloir s’arracher » « On perd contre Reims, Romorantin mais aussi Valenciennes (1-3) et Sedan (0-1), poursuit Bruno Cheyrou. Si le Championnat s’arrêtait maintenant, c’est vrai que nous serions moyens. Mais ce n’est pas fini. Nous devons être ambitieux. Les équipes devant nous sont peut-être supérieures. Il va falloir s’arracher. Moi, je ne veux pas être considéré comme un joueur moyen. » En Championnat, les Bretons ont redressé la barre après un mois d’août calamiteux (un point en quatre matches). Neuvièmes avec 25 points, ils pointaient quand même hier matin à quatre longueurs de Bordeaux, huitième, et à huit de Sochaux, le troisième. « Je ne veux pas tirer le bilan de la saison à la mi-temps de la saison, coupe le président, Frédéric de Saint-Sernin. Nous devons nous battre pour avoir le plus de points possible. Nous devons aussi jouer les matches à fond, nous battre jusqu’à la dernière minute. En Coupe, ça n’a pas été le cas. Maintenant, le Championnat est fou. À part Lyon, je ne sais pas qui sera dans le tiercé gagnant. » Une façon d’évoquer l’Europe sans prononcer son nom. Après l’OM, les Bretons vont notamment affronter Monaco, Sochaux, Nancy et Saint-Étienne en l’espace d’un mois et demi. Leurs perspectives seront donc vite tracées. « Marseille est un match tournant, qui peut déterminer notre fin de saison », explique Grégory Bourillon. Quoi qu’il arrive, il restera toujours le challenge nantais du 28 avril pour mettre un peu de sel à leur fin de saison. Les Rennais devraient quand même savoir que battre Nantes, ces derniers temps, c’est se contenter de peu. RAPHAËL RAYMOND Les Verts virent au rouge Monsoreau se recentre Différents dans leur contenu, ces trois revers ont semé le trouble. Le spectre de l’an passé, quand SaintÉtienne, après un début prometteur, s’était totalement écroulé l’hiver venu, n’a pas encore ressurgi. « Autant nous ne nous sommes jamais enflammés lorsque nous avons connu des périodes très favorables, autant là nous ne nous alarmons pas et nous ne tombons pas dans le catastrophisme, indique Jérémie Janot. Là, on reprend par un gros morceau, ce qui nous permet d’être tout de suite dans le bain. » Ce gros morceau, c’est Monaco, chez qui les Verts ont pourtant obtenu leur seul succès à l’extérieur (2-1) de la saison. Piquionne et Landrin blessés « Nous sommes dans une période délicate, avec des résultats qui ne sont pas au rendez-vous, résume Ilunga. On espérait se rassurer face à Sochaux en Coupe de France et nous sommes vraiment passés à côté. Maintenant, nous n’avons plus qu’un objectif et nous ne pouvons que positiver. Il ne faut pas tout gâcher après une bonne première moitié de saison. Nous nous déplaçons deux fois de suite chez des concurrents directs, Nancy et Lens : ce n’est qu’ensuite que l’on pourra dire si on peut vraiment postuler à une place dans le haut du classement. » Pour ne rien arranger, les Verts, jusque-là plutôt épargnés dans ce domaine en dehors de la longue indisponibilité de Perrin, cumulent cette semaine les pépins physiques. Après Hautcœur (entorse d’un genou) et Bilos (cuisse), Landrin s’est blessé au front hier à l’entraînement, dans un choc avec Perquis, tandis que Piquionne (tendinite cuisse gauche) a écourté sa séance. Incontournables avant la trêve, les deux hommes ont déclaré forfait et seront remplacés par Moustapha Sall et Maodomalick Faye, attaquant de la réserve qui intègre pour la première fois le groupe pro. N’est-ce pas un peu beaucoup pour un groupe en proie au doute ? JÉRÔME LE FAUCONNIER (avec J.-Y. D.) 20 clubs acttuels chaux arseille rdeaux nt-Étienne ns 1 905 : Lille 1 829 : Monaco 1 757 : Rennes 1 749 : Lyon 1 725 : Nice 1 617 : Nantes 1 377 : Nancy 1 368 : Toulouse 1 252 : Paris-SG 987 : Auxerre 929 : Valenciennes 815 : Sedan 755 : Troyes 95 : Le Mans 95 : Lorient 1952-53)… sans parler des records liés à l’équipe de France (67 joueurs, 620 sélections), à l’Europe (4 finales, 1 victoire) ou à la Coupe de France (10 succès sur 17 finales, au moins une par décennie depuis les années 20). Autant de faits d’armes qui ont rencontré en écho un enthousiasme extraordinaire : entre 1948 et 2006, l’OM a de saisons en D 1 59 : Sochauux 57 : Marsseille 56 : Metz 55 : Strasbbourgg 54 : Bordeaaux,, Lens et Saint-Étienne co et Rennes e buts marqués en D 1 3 240 : Marseille 3 161 : Saint-Étienne 3 083 : Socchaux 2 996 : Borrdeaux 2 803 : Lens Len Bilan de ses 1 999 matches dééf défaites (32 %) victoires (43 %) nuls ((25 25 %) 3 240 buts marqués q 1,62 2 673 buts encaissés 1,33 but ppar matchh possédé vingt-quatre fois la meilleure moyenne d’affluence de la Ligue 1 (et dix fois la deuxième) ! Il détient le record d’affluence pour un match de l’élite (57 740 spectateurs) et a joué quatre-vingt-sept matches de Championnat au Vélodrome devant plus de cinquante mille personnes ! ALAIN PÉCHERAL Beckham ne jouera plus au Real SAINT-ÉTIENNE - MONACO Saint-Étienne doit réagir s’il ne veut pas gâcher sa bonne première partie de saison. 2 083 : Socchaux 2 004 : Metz 1 999 : Marseille 1 978 : Straasbourgg 1 965 : Borrdeaux Engagé par Monaco pour jouer latéral gauche, l’ancien Sochalien a récemment retrouvé son poste de prédilection dans l’axe. MONACO – de notre envoyé spécial LA DERNIÈRE SÉANCE d’entraînement des Monégasques, hier matin à La Turbie, a été fatale à Gaël Givet. Le capitaine de l’ASM s’est blessé à la cuisse et il ne sera pas du déplacement à Saint-Étienne. C’est la troisième fois de suite que l’international, déjà absent face à Lyon (0-0, 19e journée) et à Quevilly (2-0, 32es de Coupe de France) à cause d’une petite intervention chirurgicale à la tête, déclare forfait. Mais Monaco a de la ressource. Outre le Brésilien Bolivar, qui est aligné régulièrement, Modesto, le jeune Sénégalais Sambou et, surtout, Sylvain Monsoreau sont susceptibles d’être alignés en charnière centrale. Depuis trois rencontres, l’ancien Sochalien et Lyonnais s’est d’ailleurs installé dans l’axe. Il y multiplie les performances haut de gamme, comme à Gerland, où il a été rayonnant, et l’ASM n’encaisse plus de buts. « C’est vrai, sourit Monsoreau, mais c’est une coïncidence, rien de plus. Ce qui est DIMANCHE 14 JANVIER 2007 sûr, en revanche, c’est que c’est mon poste de prédilection, celui où j’ai envie de jouer. C’est dans ce rôle que j’ai été formé à Sochaux et c’est là que j’ai le plus de facilités à évoluer, en particulier à cause de mon physique (1,86 m pour 80 kilos). » Dans le Doubs, il a certes d’abord joué côté gauche sous les ordres de Jean Fernandez mais Guy Lacombe, qui avait succédé à l’actuel entraîneur auxerrois, l’avait plutôt utilisé dans l’axe en compagnie de Souleymane Diawara. Et, après une saison 2004-2005 très convaincante, c’est pour être la doublure de Claudio Caçapa en défense centrale que Lyon l’avait recruté. Seule la longue blessure d’Éric Abidal l’avait contraint à épauler son équipe sur le côté et son apport a alors été si déterminant que Monaco, à la recherche d’un latéral, a sauté sur l’occasion pour engager ce joueur d’une parfaite correction (aucun carton rouge dans sa carrière) et à la recherche de davantage de temps de jeu. Toutefois, au cours de ses discussions avec les dirigeants monégasques et avec Laszlo Bölöni, l’entraîneur alors en place, Sylvain Monsoreau a toujours été très clair. « Arpenter le couloir, ce n’est pas trop mon truc, a-t-il expliqué. Alterner les montées et les gestes défensifs, venir dribbler dans la surface adverse, ça ne me correspond pas. Je ne suis pas l’archétype de l’arrière latéral moderne. À Lyon, je m’en suis sorti parce que j’avais Malouda devant et que je pouvais me contenter de défendre. » Depuis le début de cette saison, c’est pourtant dans ce rôle qu’il a été le plus souvent aligné, soit neuf fois dans le couloir gauche contre cinq fois dans l’axe. Ces dernières semaines, Laurent Banide, qui a longtemps tâtonné pour trouver la meilleure formule, semble l’avoir recentré. Contre Sochaux par exemple, alors que les deux joueurs étaient alignés, c’est Gaël Givet qui s’est retrouvé sur le côté gauche. Les résultats plaident en faveur de cette nouvelle formule. JEAN-PIERRE RIVAIS MADRID – de notre correspondant SIX MOIS avant son transfert aux États-Unis et la fin de son contrat « galactique », David Beckham a déjà terminé sa carrière madrilène. Fabio Capello a en effet officiellement annoncé hier qu’il mettait de côté le joueur anglais jusqu’à la fin de la saison. Hier, à l’issue de l’entraînement, le coach italien a même tiré à boulets rouges contre « Becks » et a annoncé qu’il ne porterait plus jamais le maillot blanc du Real. « Il a toujours été un grand professionnel, a expliqué Capello, mais nous ne pouvons compter sur un joueur qui a signé un contrat aussi important avec un autre club. C’est la décision de Beckham de s’en aller à Los Angeles… Donc il ne jouera plus au Real. Il pourra s’entraîner mais il ne jouera plus. » Ce choix brutal paraît irrévocable. Mais Capello, qui a avoué ne pas avoir parlé à Beckham, ne se sent en rien responsable dans cette affaire. « Qu’il veuille partir ne dépend pas de moi, a précisé l’entraîneur. Interrogez-le sur cette histoire ! » Fabio Capello oublie cependant de signaler qu’il avait, il y a quelques jours, recommandé au président du Real de ne pas renouveler le contrat de Beckham. Le coach n’a semble-t-il pas apprécié que l’Anglais annonce son départ en fin de saison au lendemain de son absence de la liste des joueurs convoqués pour le match de Coupe du roi face au Betis Séville (0-0). L’opération « nettoyage » n’est toutefois pas terminée. Capello a aussi annoncé hier qu’il ne voulait plus rien savoir de son compatriote Antonio Cassano (qu’il avait pourtant choisi de garder cet été, contre l’avis des dirigeants) et qu’il souhaitait que l’attaquant soit transféré avant la fin du mois. D’autre part, et pour la troisième fois consécutive, Ronaldo ne s’est pas entraîné avec ses coéquipiers. Il souffre, paraît-il, de problèmes musculaires. Une blessure « diplomatique » tant les jours du Brésilien au Real sont comptés. Capello avait beau déclarer hier que « Ronaldo restait un joueur merengue », les dirigeants du Real et les agents du joueur lui cherchent actuellement une porte de sortie, la radio Cadena Ser ayant annoncé hier une offre de la Juventus Turin. FRÉDÉRIC HERMEL Faty intéresse la Juventus En fin de contrat au 30 juin, donc libre de choisir son prochain club depuis le 1er janvier, le défenseur central de Rennes, Jacques Faty, aurait, de sources italiennes, signé un précontrat avec la Juventus de Turin. « Je n’ai rien signé, a-t-il répondu hier au Corriere dello Sport. La “Juve” est un grand club, ce serait une opportunité exceptionnelle mais nous n’en sommes pas à la signature. Aujourd’hui, je suis à Rennes. Mais si la " Juve " m’appelle, je ne pourrai pas refuser. » En fait, Faty est effectivement suivi par la Juve depuis la nomination de Didier Deschamps au poste d’entraîneur, à l’été 2006. Comme l’ancien capitaine des Bleus, Faty travaille avec le même agent, Jeannot Werth. Barré par la paire Bourillon-Mensah, Faty est actuellement voué à un rôle de remplaçant en Bretagne, malgré un intérim convaincant en fin d’année 2006. – R. R. LE WERDER SUR CAREW. – John Carew, l’attaquant norvégien de l’Olympique Lyonnais, intéresse le Werder Brême, ce que confirme Klaus Allofs, le directeur sportif du club allemand, mais pas les dirigeants lyonnais, qui assurent n’avoir reçu aucune offre. – G. D., S. Ta. OBRANIAK À LILLE : RÉPONSE MARDI. – Ludovic Obraniak ne veut plus porter les couleurs du FC Metz, pour rejoindre Lille dès ce mercato. Le milieu (22 ans) saura mardi si son désir est exaucé. Le LOSC a reformulé deux offres de transfert aux dirigeants lorrains : une de 800 000 euros agrémentés de bonus ; une autre de 600 000 euros avec le prêt d’un joueur. Les dirigeants du FC Metz se réunissent lundi soir et communiqueront leur décision le lendemain. – D. D. PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LE STADE RENNAIS avait commencé l’année 2006 par un bain d’allégresse à la Beaujoire. En s’imposant sur les terres de son rival voisin (2-0), les Rouge et Noir avaient mis fin à 41 années de disette. C’est par une douche froide qu’ils ont débuté 2007. En s’inclinant à domicile contre Romorantin (1-3, après prolongation), en 32es de finale de la Coupe de France, deux semaines et demie seulement après une autre déconvenue, en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, contre Reims (0-1), les Rennais ont raboté une saison déjà sans grand relief. Samedi dernier, la porte du vestiaire est restée fermée pendant trois quarts d’heure. Le temps pour Pierre Dréossi et Frédéric de Saint-Sernin de mettre les points sur les i. « On vivait une humiliation, explique le président rennais. Il fallait faire prendre conscience aux joueurs que ce n’était pas tolérable, que ça ne devait plus se reproduire. On ne peut pas dire que les joueurs ont triché. Ils ont tout donné. Seulement, je crois que, à un moment, quand on n’y arrive pas, nous nous crispons, ce qui nous empêche de jouer tout le match à fond. » Si ce n’est pas une affaire de motivation, c’est peut-être que l’effectif a été un peu Nombre de matches en D 1 Bleu Rouge de notre correspondant permanent Le bilan de l’OM en Première Division. JOURNAL DES TRANSFERTS Éliminés des deux Coupes, les Rennais doivent battre l’OM pour éviter une fin de saison sans saveur. RENNES – Marseille superbuteur Jaune Bleu Jaune PORT-CROUËSTY. – Franck Ribéry (à gauche) et Djibril Cissé, les deux internationaux de l’OM, entendent « bien commencer l’année en L 1 » par un bon résultat à Rennes ce soir. (Photo Franck Nataf) DEUX MILLE MATCHES en Ligue 1 : après Sochaux et Metz, l’OM s’apprête à franchir ce cap symbolique, privilège des rescapés de la première heure, ces clubs pionniers qui ont quasi toujours été présents dans le paysage du football français. Un titre que le club marseillais mérite doublement puisque s’il était, comme chez les Messins et les Doubistes, sur la ligne de départ du tout premier Championnat professionnel en 1932 (avec l’Olympique Lillois, le Stade Rennais et l’OGC Nice), il se trouvait aussi au nombre des quarante-huit inscrits dans la balbutiante Coupe de France de 1917-18, aux côtés de Rennes encore, du Havre AC et de l’AJ Auxerre. Au-delà de son palmarès, qui demeure à ce jour le plus riche du pays, cette régularité explique aussi pourquoi le plus turbulent enfant du football hexagonal fut désigné par L’Équipe « club français du siècle » au mois de décembre 2000, sur la base d’un classement chiffré. De fait l’OM, que pas un de ses sympathisants ne se hasarderait à dénommer « Marseille » (car pour eux Marseille, c’est la ville, l’OM, c’est le club), possède une très longue et tumultueuse histoire, jalonnée de personnages étonnants, de sombres ou scandaleux épisodes mais aussi de coups d’éclat mémorables. Au point que résumer ses cent sept ans d’existence revient à énumérer en partie ses étonnants records et particularismes : huit titres de champion de France, onze couronnes de meilleur buteur mais aussi un Ballon d’Or (Papin) et un Soulier d’Or (Skoblar) conquis sous son maillot, dernier club de Division 1 à être descendu en D 2 (en 1959), plus grand nombre de buts inscrit parmi l’élite (3 240), plus petit nombre de buts concédés sur une saison (21, en 1991-92), meilleur buteur dans une saison à vingt clubs (Skoblar, 44 buts en 1970-71) comme à dix-huit clubs (Andersson, 35 buts en Rennes veut du sel PROTAGONISTE PARFAIT de la première partie de la saison, Saint-Étienne vient de connaître trois défaites d’affilée. Cette mauvaise série, la première depuis l’été 2006, a forcément revu à la baisse les ambitions du club forézien, et l’oblige désormais à se concentrer sur la Ligue 1. « Le Championnat était l’objectif le plus important mais c’est vrai que nous espérions réussir mieux dans les Coupes, remarque Ivan Hasek. Voilà, c’est déjà fini. C’est de l’histoire ancienne et on ne peut rien y changer. Donc, désormais, nous devons faire preuve d’une concentration totale pour tous les matches de Championnat. Chaque rencontre doit être disputée comme une finale de Coupe. » Autant l’élimination de son équipe bis en Coupe de la Ligue (1-0 après prolongation face à Bordeaux) a pu laisser des regrets, autant celle subie le weekend dernier à domicile face à Sochaux (1-3) ne souffre aucune contestation. Entre-temps, Saint-Étienne s’est incliné de justesse à Marseille (1-2), ce qui lui a coûté sa place sur le podium. d’aujourd’hui, où on est plutôt attentistes… – D. C. : On aime provoquer, on essaye d’aller de l’avant, et c’est très important dans le football moderne d’avoir de la percussion, de l’audace, du culot. – F. R. : C’est bien beau de faire dix passes si, après, il n’y a rien. – D. C. : Techniquement, “Francky” est plus à l’aise que moi. Jouer en remise, dos au but, ce n’est pas trop mon fort et j’essaye de faire ce que je sais faire. Moi, mon jeu, c’est de frapper au but, même dans des positions difficiles. – Le 7 février, les Bleus reçoivent l’Argentine. Y pensezvous déjà ? – D. C. : Pour l’instant, c’est plus Franck qui est concerné que moi. J’essaye, en ce moment, de me remettre au niveau. Bien sûr, j’espère y être, mais d’abord, on a Noir Noir « COMMENT ABORDEZ-VOUS ce match à Rennes ? – DJIBRIL CISSÉ : Personnellement, j’ai hâte d’y être, parce que c’est un stade qui me réussit (le 28 juillet 2001, avec Auxerre, il avait marqué quatre des cinq buts de la victoire 5-0). Pratiquement, à chaque fois que j’y suis venu, ça s’est bien passé pour moi. – FRANCK RIBÉRY : C’est un match important à l’extérieur pour bien commencer l’année en L 1. Après, on reçoit Auxerre à huis clos. – Les supporters marseillais ne vous verront donc pas avant le match contre le PSG, le 3 février… – D. C. : Justement, ils vont être encore plus chauds… – F. R. : … ils ont l’habitude de bien préparer le match contre Paris, alors là… – D. C. : … et moi, ce sera mon premier OM-PSG, même en tant que spectateur. Je n’en ai jamais vu au Stade-Vélodrome, ça va être bien ! – Vous êtes tous les deux venus à Marseille par passion pour l’OM. À quan d cela remonte-t-il ? – D. C. : Moi, c’est depuis ma naissance. Je suis d’Arles et, dans mon quartier, il ne fallait pas parler d’une autre équipe ; sinon, tu pouvais avoir de sérieux problèmes ! J’ai toujours été supporter de l’OM et de JeanPierre Papin. Je suivais ce qu’il faisait et encore aujourd’hui. – F. R. : Djibril est du Sud, où on est pour Marseille. Là où je suis né, à Boulogne-sur-Mer, beaucoup de gens sont pour Lens. Mais, dans mon quartier, la plupart des gens sont supporters de l’OM. Et l’équipe qu’on préfère, c’est celle de Papin et de Basile Boli, qui nous a donné beaucoup de plaisir. Moi, mon préféré, c’était Chris Waddle. C’était un joueur technique, qui provoquait, et Papin, bien sûr, le buteur. – Papin, Waddle, des attaquants, cela correspond au tempérament de Marseille ? – D. C. : Marseille, c’est une ville qui va toujours de l’avant, qui aime bien aussi se différencier des autres. Et moi, j’aime bien aussi tout ce qui est différent. – C’est l’équipe de France qui vous a rapprochés ? – D. C. : On s’est connus à Tignes en mai et on s’est tout de suite bien entendus. Malgré ce qu’on dit de nous, on est des gars simples, très faciles à vivre. Et aujourd’hui, on dirait que ça fait cinq ou six ans qu’on se connaît. – F. R. : Comme il le dit, on est des gars simples, on est heureux de tout ce qui nous arrive, on a la même mentalité, on n’oublie pas d’où on vient. Le feeling entre nous a tout de suite été facile. – Comment expliquez-vous vos affinités sur le terrain ? – D. C. : Nous sommes deux joueurs très intelligents, deux très bons joueurs et il est naturel que l’on s’entende. S’il y a de temps en temps des imperfections, on est très intelligents et ça va aller de mieux en mieux entre nous. – F. R. : Djibril fait beaucoup 8 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL CYCLISME ITALIE (19e journée) ANGLETERRE (23e journée) L’Inter tient son record BLACKBURN L’EXPLOIT EST IMPRESSIONNANT. En battant le Torino (3-1), hier à l’extérieur, l’Inter est devenu la première équipe de l’histoire de la Serie A à aligner douze succès d’affilée. Et reste la seule équipe à être toujours invaincue cette saison dans son Championnat au sein des principaux pays européens. Les hommes de Roberto Mancini ont poursuivi, dans un Stade olympique de Turin bondé, leur irrésistible marche en avant. Ils en sont donc à seize victoires en dix-neuf matches depuis le début de saison en Championnat. Pour trois matches nuls. Qui sera donc la première formation de Serie A à faire tomber cet Inter-là, dont la dernière défaite, toutes compétitions confondues, remonte à trois mois et demi (0-2 contre le Bayern Munich en Ligue des champions) ? Hier, l’Inter a encore montré sa puissance et son cynisme contre HIER EMPOLI 2-0 PARME 1-3 INTER MILAN Raggi (26e) Matteini (77e) TORINO Fioré (59e) Adriano (24e) Ibrahimovic (60e) Materazzi (85e s.p.) AUJOURD’HUI Atalanta Bergame - Livourne Cagliari - Ascoli Chievo Vérone - Catane Messine - AS Rome (15 heures, Canal + Sport) AC Milan - Reggina Palerme - Udinese Sampdoria Gênes - Fiorentina Lazio Rome - Sienne BUTEURS. – 1. Totti (AS Rome), 12 buts ; 2. Spinesi (Catane), 11 buts ; 3. Mutu (Fiorentina), 10 buts ; 4. Toni (Fiorentina) ; Rigano (Messine) ; Bianchi (Reggina) ; Quagliarella (Sampdoria), 9 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier : Reggina-Palerme ; Ascoli-Atalanta Bergame. Dimanche 21 janvier : CataneCagliari ; Sienne-Chievo Vérone ; Inter MilanFiorentina ; Udinese-Messine ; Lazio RomeAC Milan ; Livourne-AS Rome ; Empoli-Sampdoria Gênes ; Parme-Torino. un Torino non dénué de qualités, mais trop faible physiquement. C’est Adriano qui a permis au club lombard d’ouvrir le score à la 24e minute d’une belle tête croisée. Le Brésilien, après avoir connu l’enfer en 2006 (neuf mois sans marquer), revient petit à petit à un niveau acceptable. En seconde période, le Torino s’offrait le luxe d’égaliser (59e, un but de Fiore à la limite du c.s.c. de Materazzi). Mais l’Inter reprenait l’avantage moins de trente secondes plus tard sur un but magnifique d’Ibrahimovic (frappe croisée du droit en pleine lucarne). À la 85e, enfin, Materazzi marquait le troisième but nerazzurro, sur penalty. Patrick Vieira, de son côté, a réalisé un match impeccable, tandis qu’Olivier Dacourt est resté sur le banc. L’AS Rome, deuxième, désormais à dix points de l’Inter, aura la pression cet après-midi à Messine. – Y. Ri. Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. - - - - - - - 1. Inter Milan ....... 51 19 16 3 0 41 16 +25 2. AS Rome ........... 41 18 13 2 3 40 15 +25 3. Palerme ............ 35 18 11 2 5 35 23 +12 4. Catane ............... 26 17 7 5 5 25 31 -6 5. Lazio Rome ...... 25 18 8 4 6 29 17 +12 6. Empoli ............... 25 18 6 7 5 16 17 -1 7. Sampdoria ........ 23 18 6 5 7 28 26 +2 8. Udinese ............. 23 18 6 5 7 19 21 -2 9. Livourne ............ 22 18 5 7 6 18 24 -6 10. Torino ................ 22 19 5 7 7 15 23 -8 11. Atalanta Bergame .... 21 18 5 6 7 27 29 -2 12. AC Milan ......... 20 18 7 7 4 22 16 +6 13. Sienne ............. 20 18 4 9 5 15 19 -4 14. Fiorentina ....... 18 18 10 3 5 30 17 +13 15. Cagliari ........... 16 18 2 10 6 14 21 -7 16. Messine .......... 15 18 3 6 9 19 32 -13 17. Chievo Vérone ........ 14 18 3 5 10 18 27 -9 18. Reggina .......... 12 18 6 5 7 23 25 -2 19. Parme ............. 12 19 2 6 11 16 35 -19 20. Ascoli .............. 9 18 1 6 11 13 29 -16 En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. À la suite de l’affaire des matches truqués, la Fiorentina compte 15 points de pénalité, la Reggina 11, l’AC Milan 8 et la Lazio Rome 3. Par ailleurs, Sienne a été sanctionné par la commission de discipline de la Ligue italienne de un point de pénalité en raison d’un retard dans le paiement d’impôts. ITALIE (SERIE B, 19e journée). – HIER, Mantoue - Juventus Turin : 1-0. But : R. Kovac (52e c.s.c.). Avec un match en retard (à jouer à domicile contre Cesena mardi 16 janvier), la Juventus Turin, pénalisée de 9 points, est 6e (sur 22) de Serie B avec 32 points, à égalité de points avec le Genoa et derrière Bologne (5e, 33 points), Mantoue (4e, 33 points), Rimini (3e, 33 points), Plaisance (2e, 34 points) et Naples (1er, 35 points), sachant que les 1re et 2e places permettent l’accession directe à la Serie A et que les 3e, 4e, 5e et 6e places sont synonymes de barrages pour l’accession. SERIE B : PREMIÈRE DÉFAITE DE LA JUVENTUS. – Invaincue lors de ses dix-sept premiers matches de Serie B (douze victoires et cinq nuls), la Juventus Turin est tombée hier pour la première fois de la saison. Les hommes de Didier Deschamps, qui ont fourni une prestation insuffisante, se sont logiquement inclinés à Mantoue (0-1, but contre son camp de Robert Kovac). Trezeguet, par exemple, a été inexistant. La Juve, qui a en outre perdu sur blessure son gardien Buffon (il a dû sortir à la 79e, touché dans le bas du dos), passe de la 3e à la 6e place. Elle jouera son match en retard contre Cesena mardi. – Y. Ri. DEMAIN 20 H 30 Brest - Caen (Eurosport) BUTEURS : 1. Lesage (Le Havre) ; B. Gueye (+1) (Metz), 12 buts ; 3. Akrour (+1) (Grenoble), Deranja (Libourne-SaintSeurin), 10 buts ; 5. K. Traoré (+1) (Le Havre) ; Fauré (Reims), 9 buts ; etc. MONTPELLIER - STRASBOURG AUJOURD’HUI, 16 HEURES, STADE DE LA MOSSON (Eurosport) MONTPELLIER:Pionnier –Ngambi, Carotti(cap.)ou Cambon,F. Mendy,L.Clément – Delaye, Neumann, Atik – Montano, Lafourcade ou Malm, Darbion. Remplaçants : J. Carrasso (g.), Malm ou Lafourcade, Taouil, Ab. Cissé, Cambon ou Colombo. Entraîneur : J.-F. Domergue. STRASBOURG: Cassard – Deroff (cap.), Bellaïd, Strasser,Vergerolle – Camadini, Cohade, Lacour, Mouloungui – M’Bodji, Rangelov. Remplaçants : Puydebois (g.), Gasmi, Mathlouthi, Gameiro, Ekobo. Entraîneur : J.-P. Papin. Arbitre : M. Thual. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 26 janvier, 20 heures : Reims - Dijon, Brest - Bastia, Strasbourg - Niort, Gueugnon - Créteil, Istres - Montpellier, AC Ajaccio - Tours, Grenoble Châteauroux, Libourne-Saint-Seurin - Metz ; 20 h 30 : Caen - Amiens (Eurosport) ; Lundi 29 janvier, 20 h 30 : Le Havre - Guingamp (Eurosport). NATIONAL (19e journée) VENDREDI Châtellerault - Sète .................................... 2-0 Pau - Laval .................................................... 0-1 Cherbourg - Yzeure .................................... 1-1 HIER Paris FC - Martigues .................................. 1-1 Entente SSG - Raon-l’Étape ...................... 1-0 Clermont - Cannes ....................................... 1-1 Romorantin - Beauvais .............................. 0-1 Angers - Toulon ............................................ 2-1 Nîmes - Louhans-Cuiseaux ....................... 3-0 Boulogne-sur-Mer - Vannes ...................... 2-1 Classement : 1. Boulogne, 36 pts ; 2. Clermont, 35 ; 3. Laval, 35 ; 4. Angers, 34 ; 5. Nîmes, 32 ; 6. Beauvais, 31 ; 7. Paris FC, 30 ; 8. Cannes, 27 ; 9. Louhans-C., 26 ; 10. Sète, 26 ; 11. Romorantin, 24 ; 12. Toulon, 22 ; 13. Châtellerault, 20 ; 14. Pau, 20 ; 15. Entente SSG, 20 ; 16. Raon-l'Étape, 19 ; 17. Vannes, 19 ; 18. Martigues, 18 ; 19. Yzeure, 15 ; 20. Cherbourg, 14. En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 janvier, 20 heures : Toulon - Pau, Cannes Angers, Yzeure - Martigues, Laval - Cherbourg, Raon-l’Étape - Boulogne-sur-Mer ; Samedi 20 janvier, 18 heures : Entente SSG - Nîmes ; 20 heures : Beauvais - Paris FC. Les matches Sète-Romorantin, Vannes-Châtellerault et Louhans-Cuiseaux - Clermont ont été reportés à une date ultérieure en raison des 16es de finale de la Coupe de France. SEDAN : UN SUPPORTER INTERDIT DE STADE POUR TROIS ANS. – Un supporter de Sedan a été interdit de stade pendant trois ans et soumis à une peine de 140 heures de travail d’intérêt général par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières. Le 18 août dernier, en marge du match Nancy-Sedan (3-1), il avait effectué le salut nazi à Marcel-Picot et provoqué les supporters lorrains avant de vider un extincteur. Rattrapé par la surveillance vidéo, il devra attendre janvier 2010 pour fréquenter à nouveau un stade. – P. R. MASCHERANO : LIVERPOOL CONSULTE LA FIFA. – Désireux d’accueillir Javier Mascherano (West Ham) en prêt, Liverpool vient de demander à la FIFA de se pencher sur la possibilité d’une telle transaction. Normalement, les règlements interdisent, depuis juillet 2005, à un joueur d’évoluer en match officiel dans plus de deux clubs par saison. Or, depuis le 1er juillet dernier, Mascherano a déjà joué avec les Corinthians (BRE) et West Ham (ANG). Pourtant, Liverpool espère obtenir une dérogation afin de se le faire prêter. La FIFA acceptera-t-elle ? En cas de refus, elle devra en tout cas expliquer à Liverpool comment Aliadière (Arsenal) a pu être prêté par les Gunners et jouer en 2005-2006 dans trois clubs : Celtic Glasgow, West Ham et Wolverhampton. Ce précédent n’a sans doute pas échappé aux Reds... – S. K. CHELSEA : CECH DE RETOUR SAMEDI ? – Le gardien tchèque de Chelsea, Petr Cech, pourrait reprendre samedi contre Liverpool en Championnat, selon son entraîneur José Mourinho. « La décision de le faire jouer me revient, mais il est prêt, a expliqué le technicien portugais. Je dois encore décider si je laisse Hilario dans le but une ou deux semaines, ou si je le confie immédiatement à Petr Cech. » Ce dernier avait été sérieusement blessé à la tête contre Reading le 14 octobre, et a repris l’entraînement depuis quelques semaines seulement. Hasselbaink (27e) Cattermole (45e) Arca (63e) Ayegbeni (68e) CHELSEA WIGAN 4-0 Lampard (13e) Robben (63e) Kirkland (70e c.s.c.) Drogba (90e + 2) MANCHESTER U. ASTON VILLA 3-1 (11e) Park Carrick (13e) C. Ronaldo (35e) (52e) Agbonlahor SHEFFIELD U. 1-1 PORTSMOUTH 0-3 LIVERPOOL O'Neil (81e) WEST HAM LEVANTE Hugo Viana (51e) Morientes (56e) Ayala (79e) FULHAM 3-3 Zamora (28e) Benayoun (46e, 64e) Radzinski (16e) McBride (59e) Christanval (90e + 3) AUJOURD'HUI 3-1 FC BARCELONE Luis Garcia (31e) Saviola (60e) e Tamudo (66 ) Rufete (90e) AUJOURD’HUI EVERTON Tarragone - Getafe Celta Vigo - Atletico Madrid Osasuna - Betis Séville Santander - Real Sociedad Athletic Bilbao - Villarreal FC Séville - Majorque (17 heures, Sport +) Real Madrid - Saragosse Rec. Huelva - La Corogne Classement : 1. FC Séville, 37 pts ; 2. FC Barcelone, 35 ; 3. Valence CF, 33 ; 4. Real Madrid, 32 ; 5. Saragosse, 30 ; 6. Atletico Madrid, 29 ; 7. Rec. Huelva, 28 ; 8. Esp. Barcelone, 25 ; 9. Getafe, 23 ; 10. Osasuna, 23 ; 11. Villarreal, 22 ; 12. Celta Vigo, 21 ; 13. Santander, 21 ; 14. La Corogne, 20 ; 15. Athletic Bilbao, 18 ; 16. Levante, 18 ; 17. Majorque, 17 ; 18. Betis Séville, 16 ; 19. Real Sociedad, 13 ; 20. Tarragone, 9. En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier : Aston Villa-Watford ; Fulham-Tottenham ; Liverpool-Chelsea ; Manchester City-Blackburn ;Middlesbrough-Bolton ; Newcastle-West Ham ; Portsmouth-Charlton ; Reading-Sheffield Utd. Dimanche 21 janvier : Arsenal-Manchester Utd ; Wigan-Everton. MATCH EN RETARD (14e journée). – Mardi 23 janvier : Watford-Blackburn. ESP. BARCELONE PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier : Atletico Madrid-Osasuna ; VillarrealFC Séville. Dimanche 21 janvier : FC Barcelone-Tarragone ; Getafe-Celta Vigo ; Betis Sé vill e-Sant ander ; Rea l Socie dad Valence CF ; Levante-Athletic Bilbao ; Majorque-Real Madrid ; Saragosse-Rec. Huelva ; La Corogne-Espanyol Barcelone. MATCH EN RETARD (15e journée). – Mercredi 24 janvier : Betis Séville-FC Barcelone. READING BUTEURS. – 1. Drogba (Chelsea), 14 buts ; 2. C. Ronaldo (Manchester U.), 13 buts ; 3. Van Persie (Arsenal), Doyle (Reading), 10 buts ; 5. McCarthy (Blackburn) ; Ayegbeni (Middlesbrough) ; Kanu (Portsmouth), 9 buts ; 8. Henry (Arsenal) ; G. Barry (Aston Villa) ; D. Bent (Charlton) ; Lampard (Chelsea) ; Rooney, Saha (Manchester U.), 8 buts ; etc. (14 h 45, TPS Foot) TOTTENHAM NEWCASTLE (17 heures, TPS Star) ÉCOSSE (24e journée) HIER Aberdeen - Inverness ....................................... 1-1 Falkirk - Dunfermline ....................................... 1-0 Glasgow Rangers - Dundee U. ...................... 5-0 VENDREDI Boavista - Maritimo Funchal ......................... 1-1 HIER AUJOURD’HUI Nacional Madère - Braga ............................... 0-0 Belenenses - Sporting Portugal .................... n.p. Heart of Midl. - Celtic Glasgow DEMAIN Kilmarnock - Hibernian St Mirren - Motherwell, prévu hier, a été reporté. Classement : 1. Celtic Glasgow, 56 points ; 2. Glasgow Rangers, 42 ; 3. Aberdeen, 39 ; 4. Heart of Midl., 37 ; 5. Hibernian, 33 ; 6. Falkirk, 33 ; 7. Kilmarnock, 30 ; 8. Inverness, 28 ; 9. Dundee Utd, 27 ; 10. Motherwell, 25 ; 11. St Mirren, 23 ; 12. Dunfermline, 14. CFA (17e journée) COUPE DE BELGIQUE (8es de finale). – HIER, Lierse - ROYAL ANTWERP (D 2) : 1-4 ; ANDERLECHT - FC Dender (D 2) : 5-2 ; STANDARD LIÈGE - Hamme (D 2) : 5-0 ; GENK Mouscron : 1-0 ; Roulers - LA GANTOISE : 2-3 ; FC BRUGES - Westerlo : 1-0. AUJOURD’HUI : FC Malines (D 2) - ZulteWaregem, Kortrijk (D 2) - Saint-Trond. GROUPE A CFA 2 (15e journée) Nancy B - Lille B ............................................... 0-1 PORTUGAL (15e journée) GROUPE A AUJOURD’HUI V. Setubal - Naval U. Leiria - E. Amadora Aves - FC Porto Paços Ferreira - Beira-Mar DEMAIN Acad. Coimbra - Benfica Classement : 1. FC Porto, 37 pts ; 2. Sporting Portugal, 32 ; 3. Benfica, 29 ; 4. Braga, 25 ; 5. Maritimo Funchal, 23 ; 6. Nacional Madère, 21 ; 7. U. Leiria, 21 ; 8. Belenenses, 20 ; 9. Naval, 20 ; 10. Paços Ferreira, 18 ; 11. Boavista, 17 ; 12. E. Amadora, 15 ; 13. Acad. Coimbra, 13 ; 14. V. Setubal, 9 ; 15. Aves, 8 ; 16. Beira-Mar, 8. PAYS-BAS (20e journée, match en retard). – AUJOURD’HUI : Willem II (16)-NAC Breda (12). GROUPE E HIER HIER HIER Metz B - Épernay .............................................. 2-2 Calais - Lens B .................................................. 4-1 Schiltigheim - Levallois .................................. 5-1 Épinal - Mulhouse ............................................ 1-0 Saint-Quentin - Besançon .............................. 1-1 Vesoul - Strasbourg B ...................................... 1-1 Compiègne - Sochaux B ................................. 1-1 Wasquehal - Valenciennes B ......................... 0-1 Noisy-le-Sec - Saint-Omer ............................. 1-1 Arras - Laon ....................................................... 2-0 Cambrai - Sedan B ........................................... 1-0 Créteil B - Roye ................................................ 3-0 Armentières - Marck ........................................ 2-0 AUJOURD’HUI Reims Ste-Anne - Reims B (14 h 30) Feignies - Taissy (15 heures) Classement : 1. Valenciennes B, 47 pts ; 2. Créteil B, 42 ; 3. Marck, 38 ; 4. Sedan B, 37 ; 5. Roye, 37 ; 6. Wasquehal, 36 ; 7. Armentières, 36 ; 8. Arras, 35 ; 9. Cambrai, 35 ; 10. Noisy-le-Sec, 34 ; 11. Saint-Omer, 31 ; 12. Feignies, 30 ; 13. Laon, 28 ; 14. Taissy, 26 ; 15. Reims-Ste-Anne, 26 ; 16. Reims B, 23. Limoges - Carcassonne .................................. 1-0 Cugnaux - Agen ................................................ 0-3 Blagnac - Les Sables d’O. .............................. 2-0 Lib.-St-Seurin B - Tarbes ............................... 3-1 Fontenay-le-C. - Aurillac B ............................ 0-0 FC Bas. Arcachon - Niort B ............................ 0-1 Luçon - Cognac ................................................ 2-1 Mont-de-Marsan - Toulouse Font. ............... 1-1 Classement : 1. Fontenay-le-C., 44 pts ; 2. Niort B, 42 ; 3. Toulouse Font., 41 ; 4. Libourne-St-Seurin B, 41 ; 5. Luçon, 41 ; 6. Tarbes, 40 ; 7. Mont-de-Marsan, 39 ; 8. Carcassonne, 38 ; 9. Les Sables d'O., 35 ; 10. Agen, 35 ; 11. Blagnac, 34 ; 12. FC Bas. Arcachon, 33 ; 13. Cognac, 28 ; 14. Aurillac B, 27 ; 15. Cugnaux, 26 ; 16. Limoges, 22. Lesquin - Dunkerque (15 heures) Classement : 1. Lille B, 53 pts ; 2. Besançon, 49 ; 3. Metz B, 46 ; 4. Sochaux B, 45 ; 5. Calais, 43 ; 6. Compiègne, 41 ; 7. Nancy B, 40 ; 8. Mulhouse, 39 ; 9. Épinal, 38 ; 10. Dunkerque, 37 ; 11. Lens B, 37 ; 12. Strasbourg B, 36 ; 13. Lesquin, 35 ; 14. Schiltigheim, 34 ; 15. Vesoul, 33 ; 16. Épernay, 32 ; 17. SaintQuentin, 31 ; 18. Levallois, 26. GROUPE B HIER Montceau - Le Pontet ...................................... 1-0 Endoume - CA Bastia ....................................... 0-3 Cassis-Carnoux - Lyon B ................................ 3-0 GFCO Ajaccio - Nice B ..................................... 1-1 Montpellier B - Croix-de-Savoie ................... 5-1 Jura Sud - Saint-Étienne B ........................... 0-0 Saint-Priest - Agde ........................................... 3-1 Fréjus - Monaco B ............................................ 1-0 AUJOURD’HUI Gap - Arles (15 heures) Classement : 1. Croix-de-Savoie, 46 pts ; 2. Fréjus, 45 ; 3. Monaco B, 45 ; 4. Gap, 43 ; 5. Saint-Priest, 43 ; 6. Arles, 42 ; 7. CassisCarnoux, 41 ; 8. CA Bastia, 40 ; 9. Montceau, 40 ; 10. Jura Sud, 39 ; 11. GFCO Ajaccio, 38 ; 12. Montpellier B, 37 ; 13. Nice B, 37 ; 14. Agde, 36 ; 15. Lyon B, 36 ; 16. Saint-Etienne B, 32 ; 17. Le Pontet, 32 ; 18. Endoume, 28. GROUPE C HIER Le Mans B - Balma .......................................... 0-0 Aurillac - Bayonne ............................................ 4-3 Luzenac - Toulouse B ...................................... 2-0 Les Herbiers - Nantes B ................................. 1-5 Montluçon - Stade Bordelais ......................... 3-2 Orléans - Bordeaux B ...................................... 2-1 Anglet - St-Georges-les-Anc. ........................ 4-0 Brive - Moulins .................................................. 0-1 AUJOURD’HUI Albi - Rodez (15 heures) Classement : 1. Bayonne, 49 pts ; 2. Anglet, 47 ; 3. Rodez, 45 ; 4. Albi, 44 ; 5. Moulins, 43 ; 6. Toulouse B, 42 ; 7. Nantes B, 42 ; 8. Bordeaux B, 42 ; 9. Le Mans B, 41 ; 10. Stade Bordelais, 41 ; 11. Orléans, 41 ; 12. Montluçon, 41 ; 13. Balma, 38 ; 14. Luzenac, 36 ; 15. Saint-Georges-les-Ancizes, 36 ; 16. Aurillac, 35 ; 17. Les Herbiers, 27 ; 18. Brive, 23. GROUPE D HIER Bois-Guillaume - Quevilly ............................... 1-0 Plabennec - Guingamp B ............................... 0-1 AS Vitré - Poissy ............................................... 2-4 Red Star - Dieppe ............................................. 2-1 Villemomble - Sénart-Moissy ........................ 0-1 Rouen - Sainte-Geneviève-des-Bois ........... 0-0 AUJOURD’HUI Paris-SG B - Pontivy (15 heures) Auxerre B - Concarneau (15 heures) Rennes B - Pacy-sur-Eure (15 heures) Classement : 1. Villemomble, 49 pts ; 2. Bois-Guillaume, 45 ; 3. Rennes B, 43 ; 4. Auxerre B, 43 ; 5. Sénart-Moissy, 42 ; 6. Sainte-Geneviève-des-Bois, 42 ; 7. Red Star, 40 ; 8. Pacy-sur-Eure, 39 ; 9. Guingamp B, 39 ; 10. Rouen, 37 ; 11. Dieppe, 37 ; 12. AS Vitré, 37 ; 13. Poissy, 36 ; 14. Plabennec, 35 ; 15. Pontivy, 33 ; 16. Quevilly, 31 ; 17. Paris-SG B, 31 ; 18. Concarneau, 28. AUJOURD’HUI GROUPE F GROUPE B HIER HIER Belfort - Troyes B ............................................. 0-3 Haguenau - Pont-de-Roide ............................ 0-1 Selongey - Vauban-Strasbourg ..................... 3-1 Illzach - Colmar ................................................. 2-2 La Chapelle-St-Luc - Algrange ..................... 4-2 AUJOURD’HUI Dreux - Sens ...................................................... 3-0 Arménienne Issy - Racing CF 92 ................. 1-0 Vierzon - Auxerre C .......................................... 0-1 Viry-Châtillon - Blois ........................................ 4-2 Avoine-Beaumont - Orléans B ....................... 0-0 AUJOURD’HUI Jarville - Saint-Dié (14 h 30) Pontarlier - Dijon B (15 heures) Besançon B - Amnéville (15 heures) Classement : 1. Troyes B, 50 pts ; 2. Selongey, 48 ; 3. Vauban-Strasbourg, 44 ; 4. Belfort, 40 ; 5. La Chapelle-St-Luc, 35 ; 6. Amnéville, 35 ; 7. Dijon B, 35 ; 8. Colmar, 34 ; 9. Saint-Dié, 33 ; 10. Illzach, 32 ; 11. Pont-deRoide, 30 ; 12. Algrange, 27 ; 13. Jarville, 27 ; 14. Haguenau, 26 ; 15. Pontarlier, 26 ; 16. Besançon B, 26. Châteauroux B - Angers B (15 heures) St-Pryvé-St-Hil. - Carquefou (15 heures) La rencontre Châtellerault B - Thouars, prévue hier, a été reportée. Classement : 1. Racing CF 92, 48 pts ; 2. Châteauroux B, 42 ; 3. Arménienne Issy, 40 ; 4. Carquefou, 37 ; 5. Auxerre C, 36 ; 6. Angers B, 36 ; 7. Blois, 34 ; 8. St-Pryvé-St-Hil., 34 ; 9. Dreux, 34 ; 10. Thouars, 33 ; 11. ViryChâtillon, 33 ; 12. Châtellerault B, 31 ; 13. Avoine-Beaumont, 31 ; 14. Orléans B, 30 ; 15. Sens, 28 ; 16. Vierzon, 23. GROUPE C GROUPE G HIER HIER Grenoble B - Corte ........................................... 8-1 Chasselay-Mts-d’Or - Gueugnon B .............. 0-0 Manosque - Échirolles .................................... 0-0 Andrézieux - Villefranche-sur-S. ................... 1-1 Bourg-Péronnas - Montélimar ...................... 2-1 AUJOURD’HUI Chalon-sur-S. - AC Ajaccio B (11 heures) Nîmes B - Imphy-Decize (15 heures) Clermont B - Porto-Vecchio (15 heures) Classement : 1. Gueugnon B, 47 pts ; 2. Grenoble B, 45 ; 3. Andrézieux, 43 ; 4. Manosque, 41 ; 5. Bourg-Péronnas, 38 ; 6. Villefranchesur-S., 35 ; 7. Nîmes B, 35 ; 8. Échirolles, 34 ; 9. Chasselay-Mts-d'Or, 33 ; 10. Corte, 32 ; 11. Imphy-Decize, 31 ; 12. AC Ajaccio, 31 ; 13. Montélimar, 30 ; 14. Chalon-sur-S., 26 ; 15. Clermont B, 26 ; 16. Porto-Vecchio, 23. GROUPE D Avranches - Changé ......................................... 1-1 Le Poiré-sur-Vie - Lorient B .......................... 4-0 Brest B - Alençon ............................................. 1-3 Lamballe - Saint-Brieuc ................................. 0-4 Mayenne - La Vitréenne ................................. 1-0 Locminé - Châteaubriant ............................... 3-2 La Montagnarde - La Roche-sur-Yon ......... 3-0 Saint-Lô - Laval B ............................................. 2-1 Classement : 1. Saint-Lô, 44 pts ; 2. Laval B, 42 ; 3. Le-Poiré-sur-Vie, 38 ; 4. Saint-Brieuc, 37 ; 5. La Vitréenne, 36 ; 6. Mayenne, 35 ; 7. La Montagnarde, 35 ; 8. Alençon, 35 ; 9. La Roche-sur-Yon, 35 ; 10. Avranches, 33 ; 11. Changé, 32 ; 12. Brest B, 31 ; 13. Lorient B, 31 ; 14. Lamballe, 26 ; 15. Locminé, 25 ; 16. Châteaubriant, 25. GROUPE H HIER HIER EF Bastia - AS Minguettes ................... 0-0 Borgo- MarseilleB ............................. 2-1 Draguignan- Bastia B ......................... 0-2 Hyères- L’Île-Rousse .......................... 2-0 Rhône-Vallées- Menton ..................... 2-0 Marignane- Saint-Raphaël ................ 2-0 Lyon-La-Duchère- ConsolatMarseille . 2-0 AUJOURD’HUI La Valette - Saint-Chinian (15 heures) Classement : 1. Hyères, 45 pts ; 2. Menton, 42 ; 3. Marignane, 41 ; 4. L'ÎleRousse, 40 ; 5. Bastia B, 38 ; 6. SaintRaphaël, 37 ; 7. Lyon-La-Duchère, 35 ; 8. Consolat-Marseille, 35 ; 9. Marseille B, 35 ; 10. AS Minguettes, 34 ; 11. Draguignan, 30 ; 12. Borgo, 30 ; 13. La Valettedu-Var, 28 ; 14. Rhône-Vallées, 28 ; 15. Saint-Chinian, 28 ; 16. EF Bastia, 27. Amiens B - Ouistreham .................................. 1-1 Mondeville - Dives ............................................ 1-3 Évreux - Cherbourg B ...................................... 0-2 Abbeville - Le Havre B .................................... 2-1 Mantes - Oissel ................................................. 2-2 Caen B - Ivry ..................................................... 2-0 Les Allemands ont répété hier leur engagement fort contre le dopage, lors de la présentation de l’équipe. CALA D’OR – (ESP) de notre envoyé spécial SI LE DÉCOR idyllique du Club Robinson, sur la côte est de Majorque, en bord de plage et sous une température printanière de 20 d e g ré s, n ’ a p a s cha n g é, l’ambiance chez T-Mobile n’est plus vraiment la même. Finie la cohue autour des stars de l’équipe, les Jan Ullrich, Andreas Klöden et Erik Zabel. Chez les Allemands, le temps est désormais à la réflexion. Hier, lors de la traditionnelle présentation, où étaient présents deux cents journalistes convoyés directement par charter d’Allemagne, les nouveaux dirigeants ont réaffirmé leur ancrage dans la lutte antidopage, leur créneau depuis l’éviction, en juillet dernier, de Jan Ullrich et Rudy Pévenage suivis par Olaf Ludwig et Mario Kummer, les dirigeants « historiques ». Pour mieux se faire entendre, la nouvelle direction de T-Mobile avait invité hier Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, et Pat McQuaid, le président de l’Union cycliste internationale, qui ont approuvé d’une même voix le discours ferme et très optimiste des Allemands. L’Américain Bob Stapleton, le nouveau manager général de l’équipe, a répété que les événements qui ont secoué les rangs de la formation allemande en 2006 « ont su r t ou t ma rq ué u n nouv e a u départ ». « Ce fut une année difficile certes, mais elle va déboucher sur d’énormes progrès pour le cyclisme. On doit rester optimistes et s’engager à sauver notre sport et montrer qu’il peut être propre. Tout le monde doit s’y mettre, des dirigeants d’équipe aux organisateurs en passant par les fédérations. » Sans que jamais le nom de Jan Ullrich soit prononcé, c’est pourtant lui qui fut au centre de la plupart des ques- tions. Sur la possibilité de le revoir au départ du Tour de France notamment. Christian Prudhomme, invité à un débat en compagnie de Pat McQuaid sur le plateau de la télévision allemande, a été clair : « Nous nous réservons le droit de faire retirer tel ou tel coureur qui apparaîtrait plus précisément dans l’affaire “Puerto”. Cela vaut pour Ullrich comme pour Basso. Et je suis persuadé qu’on connaîtra encore de nouveaux rebondissements. » Ce à quoi le président de l’UCI a répondu qu’il fallait « respecter la présomption d’innocence » et il a ajouté : « Si la justice nous oblige à laisser courir ces coureurs, rien ne pourra les empêcher d’être au départ des courses. » Le nouveau patron de la chaîne ARD, qui retransmet le Tour en alternance avec ses concurrents de ZDF, avait été plus clair quelques minutes auparavant en annonçant qu’il se retirerait au cas où Basso et Ullrich seraient le 7 juillet au départ à Londres. La carte jeunes Mais, hier, tout a été fait pour se débarrasser de ce lourd passé. La nouvelle politique de l’équipe T-Mobile, avec des méthodes révolutionnaires de dépistage du dopage (voir par ailleurs), a été soigneusement mise en scène autour des nouveaux acteurs. Près de la moitié de l’effectif a en effet été modifiée à l’intersaison, dont la plupart des grands leaders (Ullrich, Klöden, Kessler, Sevilla, Wesemann, Mazzoleni...) qui n’ont d’ailleurs pas été remplacés. Le nom d’Alejandro Valverde, qui avait été évoqué la semaine dernière, a été définitivement rangé au rang de simple rumeur. Rolf Aldag, qui dirige désormais tout le staff technique, a préféré annoncer la couleur et prévenir les futurs sceptiques qui ne manqueront certainement pas Un système de pointe INSPIRÉE PAR LE SYSTÈME de suivi longitudinal mis en place en France depuis la saison 1998, la batterie de mesures antidopage de T-Mobile comprend, outre la charte de bonne conduite signée par les coureurs, qui se sont engagés à ne consulter aucun autre médecin que ceux de l’équipe, un suivi de la progression du cycliste avec six prélèvements sanguins. Des contrôles inopinés hors compétition (au minimum trois par an pour chaque coureur, avec recherche de l’EPO et de l’hormone de croissance) seront effectués sous l’égide de l’Agence allemande antidopage, que financera d’ailleurs T-Mobile en plus de sa subvention actuelle. Dans le profil de santé de chaque coureur seront conservées les traces ADN. L’autre nouveauté concerne la création d’une commission médicale indépendante de huit membres, parmi lesquels l’ancien patineur de vitesse Eric Heiden et l’ancien médecin de l’équipe Mapei, Massimo Testa, mais aussi un membre de la commission médicale de l’UCI et un représentant du laboratoire antidopage allemand. Les membres de cette commission superviseront les résultats de tous les contrôles et « interviendront en cas d’anomalies : ils peuvent ordonner de nouveaux contrôles, voire prendre des sanctions contractuelles ». PHILIPPE LE GARS L’EFFECTIF 2007. – Michael Barry (CAN), Eric Baumann (ALL), Lorenzo Bernucci (ITA), Marcus Burghardt (ALL), Mark Cavendish (GBR), Gerald Ciolek (ALL), Scott Davis (AUS), Bernhard Eisel (AUT), Linus Gerdemann (ALL), Bert Grabsch (ALL), André Greipel (ALL), Giuseppe Guerini (ITA), Roger Hammond (GBR), Adam Hansen (AUS), Gregory Henderson (NZL), Serhiy Honchar (UKR), Kim Kirchen (LUX), Andreas Klier (ALL), Servais Knaven (HOL), André Korff (ALL), Axel Merckx (BEL), Aaron Olsen (USA), Jakob Piil (DAN), Marco Pinotti (ITA), Frantisek Rabon (RTC), Michael Rogers (AUS), Stephan Schreck (ALL), Patrick Sinkewitz (ALL), Thomas Ziegler (ALL). CYCLO-CROSS – COUPE DU MONDE Mourey sur sa terre Le champion de France, à domicile, veut marquer les esprits à deux semaines des Mondiaux. NOMMAY – (Doubs) de notre envoyé spécial LA COUPE DU MONDE de cyclocross fait halte aujourd’hui à Nommay, l’une des places fortes françaises de la discipline, où chaque saison l’accent franc-comtois fait oublier (un peu) l’accent flamand. Or, Francis Mourey, l’un des hommes forts de l’hiver, sacré champion de France dimanche dernier à Lanarvily, est ici chez lui. Le coureur de la Française des Jeux a passé les vingt premières années de sa vie à Chazot, à quelques kilomètres de là, avant de se rapprocher de la grande ville, Besançon, il y a six ans, pour plus de commodité. Mais Mourey est resté un « mec de la nature, un mec des champs, un rustique », souligne son entraîneur, Frédéric Grappe. Le jeune homme connaît bien cette terre du Haut Doubs pour l’avoir arpentée sur son vélo pendant plus de dix ans, mais aussi pour l’avoir malaxée de ses mains (il a été apprenti maçon pendant quatre ans et il aime jardiner). « Chez nous, la terre est grasse, argileuse, détaille-t-il. C’est une espèce de tourbe gluante où tu t’enfonces à la moindre averse. Le problème ne se pose plus quand il gèle. » Or, en ce moment, il ne gèle pas. Et Mourey, lui, ne sourit pas. « Ça va être dur, le terrain est très souple. À un endroit, on dirait des sables mouvants. J’espère qu’il ne pleuvra pas dans la nuit », confiait-il hier, à l’issue des reconnaissances du nouveau parcours. Fini les prairies aux alentours du village, trop encaissé, place à une base de loisirs située à quelques kilomètres du circuit « historique ». Accès facilité, infrastructures fonctionnelles : Nommay envisage de se porter candidat à l’organisation de futurs Mondiaux. Qu’importe le parcours, Mourey, lui, n’a jamais aimé la boue. Un vieux réflexe de répulsion. Car, s’il l’a longtemps endurée, par obligation, il a su l’apprivoiser totalement depuis un an. Au terme d’entraînements ciblés, durs, usants, il a acquis cette force qui lui manquait. Ses trois saisons professionnelles sur route (avec au menu le Giro en 2004 et le Tour de France en 2005) ont largement participé à ce gain de puissance. « Il faut mettre des gros développements sur terrains gras, explique Grappe. Francis, lui, a longtemps été très véloce. Mais, quand on tourne vite les jambes dans la boue, on a davantage tendance à patiner qu’à avancer. » Il fait peur aux Belges Ses progrès sont patents depuis le début de la saison. Le petit bonhomme de Chazot, puissant comme jamais, avance désormais tellement bien – quel que soit le terrain, même si la boue ne l’avantage pas – qu’il fait peur aux Belges. Il l’a démontré en Coupe du monde (une victoire à Trévise, le 4 novembre, et deux places de deuxième), à tel point que le (presque) irrésistible Sven Nys (à sa demande, son nom doit être orthographié désormais de cette manière, à la flamande) fait de Mourey, troisième aux Mondiaux l’an dernier, son principal adversaire pour les Championnats du monde, qui auront lieu dans deux semaines, à Hooglede-Gits, au cœur des Flandres. En attendant le grand rendez-vous, ce duel Nys-Mourey (arbitré par les autres Belges à l’exception peut-être de Wellens, incertain après son forfait hier à Roubaix pour des douleurs dorsales) devrait retenir toutes les attentions aujourd’hui. D’autant qu’il s’agit de la dernière course du Franc-Comtois avant les Mondiaux. Mourey l’a dit et répété, sans se défiler : il veut gagner pour marquer des points psychologiques. Sa stratégie ? « Suivre le bon wagon, comme d’habitude. Ne pas s’enflammer devant mes supporters. Le reste suivra. » JÉRÉMIE ARBONA PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Coupe du monde à Nommay (Doubs), sur un circuit de 2,6 km. Départ Juniors (4e manche), à 10 heures ; Espoirs (4e manche), à 11 h 10 ; Femmes (5e manche), à 13 h 15 ; Élite (10e manche), à 14 h 30. Principaux engagés. – HOMMES : Mourey, Gadret, Chainel, Labbe, Derepas, Chevallier, Bazin ; Nys, Vervecken, Wellens, Vanthourenhout, Vantornout, Aernouts (BEL) ; De Knegt, Al, Groenendaal (HOL) ; Dlask, Ausbuher (RTC) ; Franzoi (ITA). FEMMES : Leboucher, Salvetat, Triquet, Ferrier-Bruneau, Mani ; Kupfernagel (ALL) ; Vos, Van den Brand (HOL). GADRET TROISIÈME CHEZ LUI. – La photo-finish aurait été la bienvenue hier après-midi pour départager le Néerlandais Gerben De Knegt du champion du monde belge, Erwin Vervecken. À l’arrivée du cyclo-cross de Roubaix, les deux hommes se sont en effet présentés sur la même ligne avant que les commissaires ne déclarent De Knegt vainqueur pour un demi-boyau. Le vice-champion de France, John Gadret, qui jouait à domicile, a complété le podium. Tous les trois seront cet après-midi à Nommay lors de la dixième manche de la Coupe du monde. AUJOURD’HUI Quevilly B - Les Lilas (15 heures) Entente SSG B - Amiens AC a été reporté en raison des intempéries. Classement : 1. Caen B, 48 pts ; 2. Le Havre B, 47 ; 3. Dives, 42 ; 4. Ivry, 38 ; 5. Les Lilas, 37 ; 6. Mantes, 36 ; 7. Abbeville, 36 ; 8. Cherbourg B, 34 ; 9. Amiens B, 33 ; 10. Oissel, 33 ; 11. Amiens AC, 31 ; 12. Mondeville, 31 ; 13. Entente SSG B, 30 ; 14. Évreux, 28 ; 15. Quevilly B, 27 ; 16. Ouistreham, 26. O’NEILL TOUJOURS VERT. – Nathan O’Neill (Health Net) a remporté, à trente-deux ans, le titre de champion d’Australie du contre-la-montre (sa huitième couronne nationale toutes disciplines confondues) disputé sur 39 kilomètres à Ballarat, au nord de Melbourne. L’épreuve en ligne avait lieu la nuit dernière sans Robbie McEwen (Prédictor-Lotto), qui se remet d’une bronchite, ni Bradley McGee (Française des Jeux) ou encore Stuart O’Grady (CSC). DEAN, PREMIERE. – Le Néo-Zélandais Julian Dean (Crédit Agricole) a, pour la première fois de sa carrière, enfin remporté à bientôt trente-deux ans le titre national de l’épreuve en ligne. À noter la quatrième place de Tim Gudsell, le néo-pro de Française des Jeux. RABOBANK JUSQU’EN 2012. – Présente dans le peloton depuis 1996, la firme néerlandaise Rabobank, dont le contrat courait jusqu’en 2008, a décidé d’étendre son implication de quatre saisons supplémentaires. PAGE 8 de pointer l’absence de moyens de la T-Mobile. « En 2007, il n’y aura pas que le Tour de France, a-t-il lancé. Ça représente seulement vingt et un jours de course dans une saison et il y aura aussi de belles épreuves à gagner ailleurs, en Allemagne notamment, comme notre Tour national ou le Tour de Basse-Saxe. » Ce genre d’ambition revue considérablement à la baisse aura peut-être du mal à passer en Allemagne, un pays qui s’était éveillé au cyclisme grâce à la victoire de Jan Ullrich dans le Tour de France 1997. Pour le coup, c’est l’Australien Michael Rogers qui s’est vu introniser leader de l’équipe pour le rendez-vous de juillet. « Il a l’expérience pour faire un podium », a affirmé Aldag devant le triple champion du monde du chrono, qui a répondu que c’était « beaucoup de pression tout d’un coup ». « Mais je sais toujours donner le meilleur de moi-même quand il le faut. » Aldag n’a pas caché qu’il mise surtout sur l’avenir, sur ses jeunes qui mettront encore quelques années à éclore. Ce n’est pas par hasard si le champion du monde Espoirs Gerald Ciolek, nouveau venu chez T-Mobile, Linus Gerdemann, Marcus Burghardt et André Greipel ont été appelés en dernier sur la scène, alors que, par le passé, on gardait toujours les gros morceaux, Jan Ullrich, Erik Zabel et Andreas Klöden, pour la fin. Avec l’arrivée de Bob Stapleton, c’est un nouvel état d’esprit qui plane sur l’équipe allemande, influencée par une ambiance très anglo-saxonne. « Notre équipe, ce n’est pas seulement vingt-neuf coureurs, clame-t-il, c’est tout un groupe. Avant, il y avait un conglomérat de clans, maintenant, tout le monde a le droit la parole. On part tous sur un pied d’égalité, c’est comme ça qu’on y arrivera. » FREIRE REMIS D’APLOMB. – Contraint de se soumettre à un traitement à long terme qui l’avait écarté des compétitions depuis cet été afin de soigner ses douleurs dorsales récurrentes, l’Espagnol Oscar Freire est réapparu optimiste et motivé à l’occasion de la présentation de son équipe Rabobank à Utrecht. « Je ne suis pas encore à cent pour cent mais cela va beaucoup mieux, a déclaré le triple champion du monde (1999, 2001, 2004). J’ai même pu reprendre l’entraînement plus tôt que les saisons précédentes et j’espère être prêt à temps pour les classiques de printemps. » Freire, trente ans, a de nouveau placé le Mondial de Stuttgart au premier rang de ses objectifs. Sa rentrée est prévue au Challenge de Majorque (11-15 février). DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 16 HEURES Montpellier - Strasbourg (Eurosport) MIDDLESBROUGH T-Mobile tourne une page Bleu AUJOURD’HUI 1. Metz 2. Caen 3. Strasbourg 4. Le Havre 5. Dijon 6. Grenoble 7. Châteauroux 8. Reims 9. Amiens 10. Bastia 11. AC Ajaccio 12. Gueugnon 13. Libourne-St-S. 14. Créteil 15. Montpellier 16. Guingamp 17. Brest 18. Istres 19. Niort 20. Tours Diff. — +21 +20 +9 +14 +3 +9 +2 +4 0 +2 -1 -5 -4 -9 -7 -5 -6 -17 -12 -18 MANCHESTER C. 1-3 Bellamy (34e) Crouch (40e, 48e) MERCREDI 20 DÉCEMBRE 2006 c. — 11 16 17 17 23 24 23 22 26 26 22 29 31 26 28 25 26 32 30 34 0-0 CHARLTON 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Manchester U. ... 57 23 18 3 2 52 16 +36 Chelsea .......... 51 23 15 6 2 41 17 +24 Liverpool ........ 43 23 13 4 6 35 16 +19 Arsenal ........... 42 23 12 6 5 43 19 +24 Bolton ............. 40 23 12 4 7 27 21 +6 Portsmouth ... 37 23 10 7 6 34 23 +11 Tottenham ..... 32 22 9 5 8 26 28 -2 Everton ........... 31 22 8 7 7 28 22 +6 Reading .......... 30 22 9 3 10 30 30 0 Manchester C. ... 30 23 8 6 9 19 25 -6 Blackburn ...... 28 22 8 4 10 24 31 -7 Fulham ........... 28 23 6 10 7 25 35 -10 Middlesbrough ... 27 23 7 6 10 24 28 -4 Aston Villa ..... 26 23 5 11 7 24 28 -4 Newcastle ...... 26 22 7 5 10 23 28 -5 Sheffield U. ... 24 23 6 6 11 18 30 -12 Wigan ............. 22 22 6 4 12 23 36 -13 West Ham ..... 19 23 5 4 14 15 36 -21 Charlton ......... 16 23 4 4 15 18 43 -25 Watford .......... 12 21 1 9 11 12 29 -17 Jaune Rouge Jaune Amiens - AC Ajaccio ................................... 1-1 Bastia - Libourne-Saint-Seurin ............... 3-2 Châteauroux - Créteil ................................. 1-0 Dijon - Istres ................................................. 1-0 Guingamp - Grenoble ................................. 2-2 Niort - Gueugnon ......................................... 1-1 Tours - Le Havre .......................................... 0-2 Metz - Reims ................................................ 2-2 Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 48 21 14 6 1 32 43 20 12 7 1 36 37 20 10 7 3 26 36 21 9 9 3 31 36 21 10 6 5 26 33 21 8 9 4 33 32 21 9 5 7 25 31 21 8 7 6 26 31 21 9 4 8 26 28 21 7 7 7 28 28 21 7 7 7 21 28 21 8 4 9 24 23 21 6 5 10 27 22 21 5 7 9 17 19 20 5 4 11 21 18 21 3 9 9 20 18 20 3 9 8 20 18 21 4 6 11 15 17 21 3 8 10 18 13 21 3 4 14 16 BOLTON WATFORD HIER 3-0 K. Touré (37e) Henry (71e) Quinn (22e) ESPAGNE (18e journée) VALENCE CF ARSENAL 0-2 Noir Bleu Noir LIGUE 2 (21e journée) VENDREDI HIER 9 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE – DESCENTE HOMMES Miller, la loi du plus fou Au bout d’une course de folie, l’Américain l’a emporté en chutant volontairement dans le schuss d’arrivée ! WENGEN – (SUI) « ILS NE MOURAIENT pas tous, mais tous étaient frappés… » Un La Fontaine du XXIe siècle en aurait tiré ses plus belles stances. Des animaux malades de la peste, hier, ces skieurs éreintés par le Lauberhorn... Il fallait voir ce rituel unanimement observé, et partagé par 21 000 spectateurs au souffle coupé eux aussi : arrivée, encore plus ou moins sur les skis et plié en deux, ou bien en vrac, plaqué au sol, écrasé contre les bâches publicitaires voire projeté dans les premiers rangs de spectateurs ; moment d’inanition, comme un recueillement dans les intervalles que laissait le speaker rendu aphone ; puis salut romain à l’arène électrisée, pour dire : « Je suis sauf, je l’ai fait, j’en suis… » Jamais peutêtre des athlètes ne sont arrivés en bas d’une descente, certes la plus longue et la plus anachronique du circuit, avec le simple bonheur d’y avoir survécu, allant jusqu’à se moquer de leur classement comme de leur première paire de planches. Ce fut fort et les mots, même tournés en alexandrins, ne pourront jamais le transcrire. Ce fut fort pour Dalcin, enfin dans les dix premiers (10e) en passant la ligne sur le dos, enfin capable d’aligner les bons passages de haut en bas, enfin remis sur orbite avant que Dénériaz, son leader en souffrance, ne le rejoigne, la semaine prochaine à Val-d’Isère : « Je suis a quelques dixièmes du podium, je vais crescendo, je ne suis pl u s en c o l è r e c o n t r e m o i même… » Dalcin, un héros. Dans les matelas à 100 km/h Général 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (19 épreuves sur 36) SVINDAL (NOR) Cuche (SUI) Miller (USA) Fill (ITA) Raich (AUT) Palander (FIN) Büchel (LIE) Walchhofer (AUT) Maier (AUT) Scheiber (AUT) 671 651 640 524 480 387 371 348 316 308 … 43. Grange, 111 ; 46. Dalcin, 95 ; 48. Chenal, 92 ; 51. Dénériaz, 84 ; 57. Bourgeat, 69. BIATHLON PAS DE SLALOM À VALD’ISÈRE. – Un moment envisagée, la solution de reporter à Val-d’Isère le slalom annulé aujourd’hui à Wengen n’a pas été entérinée par les responsables de la Coupe du monde, lesquels n’ont pas jugé assez sélectif le bas de la O.-K. (la piste Oreiller-killy), où il aurait pu être organisé. Du coup, il sera sans doute reporté à Garmisch-Partenkirchen (ALL) ou Kranjska Gora (SLV), fin février ou début mars, après les Mondiaux à Are (3-18 février, en Suède). Le programme de Val-d’Isère, le week-end prochain, s’en tiendra donc à la stricte reprise du Kandahar de Chamonix : descente le samedi et supercombiné le dimanche. PROGRAMME AUJOURD’HUI.– Super-combinéHOMMES à 10 h 30 (descente)et 13 h 30 (slalom). Favoris : Svindal (NOR, dossard 28) ; Raich (AUT, 30) ; Kostelic (CRO, 26) ; Fill (ITA, 27) ; Schönfelder (AUT, 29). Principaux dossards : Théaux (1) ; Pi. Paquin (4) ; Kucera (CAN, 5) ; Nyman (USA, 10) ; Grange (12) ; Larsson (SUE, 13) ; Scheiber (AUT, 14) ; Bourque (CAN, 15) ; Baumann (AUT, 17) ; Zurbriggen (SUI, 18) ; Défago (SUI, 20) ; Bourgeat (21) ; Berthod (SUI, 22) ; Miller (USA, 23) ; Walchhofer(AUT, 24) ; Ligety (USA, 25) ; Büchel (LIE, 31) ; Maier (AUT, 31) ; E. Guay (CAN, 32) ; Bottollier (36) ; Clarey (42) ; Poisson (49) ; Bal (53). Forfaits : Gruber (AUT, genou) ; Cuche (SUI, choix) ; Rocca (ITA, repos). Coupe du monde de super-combiné (après 2 épreuves sur 4) : 1. Svindal (NOR), 140 points ; 2. Kostelic (CRO), 100 ; 3. Berthod (SUI), 93 ; 4. Schönfelder (AUT), 92 ; 5. Baumann (AUT), 89 ;… 9. Bourgeat, 60 ; 13. Grange, 39 ; 17. Pi. Paquin, 32 ; 21. Raich (AUT), 26 ; 39. Théaux, 4. Götschl défie le temps L’Autrichienne a signé à trente et un ans son 41e succès en Coupe du monde, le vingtième en descente. Nouvelle 5e place pour Jacquemod. UN PEU PLUS et une Suissesse de vingt et un ans, partie avec le dossard 1 et revenue cette saison sur le circuit de la Coupe du monde après avoir subi une cinquième opération au genou droit, aurait raflé à Altenmarkt-Zauchensee la cinquième descente de la saison sous le nez des bolides autrichiens et américains. Seule concurrente à s’être élancée la veille lors d’une première descente reportée à hier matin pour cause de rafales de vent, Dominique Gisin a vu vingt-sept congénères se casser les dents sur son chrono. Le visage illuminé par le soleil autrichien et un immense sourire, la détentrice d’un brevet de pilote d’hélicoptère militaire réalisait que boucler une première fois la Weltcupstrecke vendredi avait été « un plus indiscutable, davantage pour une question de confiance que pour des raisons techniques ». Sauf que dès (l’unique) entraînement de jeudi, Renate Götschl avait eu une analyse prémonitoire en destinant la victoire à une skieuse d’expérience. Dossard 28, c’est elle, l’Autrichienne de trente et un ans, qui, quarante-huit heures plus tard, a dévalé une piste raccourcie de 800 mètres mais recelant encore assez de sauts pour s’y balancer. C’est elle, Götschl, « juste à chaque virage », qui a skié « plus vite que vite » pour écrire la « course parfaite ». Deuxième succès de la saison pour la blonde de Styr après le super-G de Reiteralm mi-décembre, déjà en Autriche. Vingtième descente achevée sur la plus haute marche. Quarante-et-unième victoire en Coupe du monde… La grande Renate pointe encore à distance respectable de sa compatriote Annemarie Moser-Pröll (62 victoires) et de la Suissesse Vreni Schneider (55) mais la performance est authentique. Après une saison 2006 tristounette, l’Autrichienne est aujourd’hui toute heureuse de s’amuser « à chaque course ». Et pourquoi pas viser un quatrième globe en descente pour celle qui revient sur les spatules de Lindsay Kildow, en tête après le premier intermédiaire mais dans les filets à la mi-course ? Ingrid Jacquemod n’eut pas à déplorer d’erreur aussi flagrante mais regrettait d’avoir « goûté la neige fraîche ». Un peu large sur certains virages, la patronne des Bleues se doutait qu’il faudrait « skier malin mais aussi s’engager » davantage pour espérer mieux qu’une… cinquième place, trois semaines après s’être classée au même rang lors des deux descentes de Val-d’Isère, chez elle. « Mais c’est encourageant parce que là, contrairement à Val, où Ingrid était à son niveau, la course n’était pas excellente. On voit où elle peut grappiller du temps, soulignait le coach des filles, Jean-Philippe Vuillet. Il y a des portions qu’elle Pequegnot se fait opérer APRÈS QUELQUES JOURS passés à reprendre contact avec la neige en faisant du ski libre chez elle, à l’Alpe-d’Huez, conseillée par son compagnon et ancien coach, Fabrice Mazel, Laure Pequegnot avait attaqué avant-hier un entraînement plus musclé à La Plagne, sous l’autorité de Pascal Silvestre, l’entraîneur des slalomeuses françaises. Hélas, son genou gauche n’a pas supporté ce changement de rythme programmé et indispensable à quelques semaines des Mondiaux. Et l’opération du ligament croisé qu’elle souhaitait éviter, depuis son accident d’octobre dernier, est devenue inévitable : « Là, je ne peux plus skier, nous confiait-elle hier. Je suis allé au bout du processus, je n’ai pas de regrets, j’ai tout tenté, mais il n’y a pas d’issue sans intervention chirurgicale. J’irai voir le professeur Chambat lundi à Lyon et je passerai sur le billard. Ma saison est terminée. » AU CONCOURS du lancer de bouquets, c’est encore lui le meilleur, Ole Einar Björndalen. Dans des tribunes noires de monde, ses fleurs sont retombées encore plus loin que celle de ses compatriotes Halvard Hanevold et Emil Helge Svendsen, deuxièmes et troisièmes. Comme un peu plus tôt à l’arrivée du sprint, Björndalen les a devancés, leur collant respectivement 37’’ et 41’’ dans les mirettes. Mais il avait déjà fait mieux, en Autriche le 8 décembre, en larguant l’Allemand Greis à 39’’ et le Suisse Simmen à 46’’ ! Les mots manquent pour qualifier le phénomène Björndalen qui n’hésite pas à faire l’impasse sur certaines courses pour enclencher un nouveau cycle de préparation physique. Les chiffres le résument le mieux, à commencer par ses 70 succès en Coupe du monde, victoire en fond en Suède le 18 novembre incluse. Le record absolu du Suédois Stenmark en ski alpin (86) a encore de beaux jours devant lui mais en continuant ainsi – jusqu’aux Jeux de 2014 ? –, Björndalen finira par devenir le plus grand champion des sports d’hiver de tous les temps. Cet hiver, le Norvégien a déjà glané six victoires, série en cours. En huit départs, il n’a loupé que l’étape à Oberhof la semaine dernière (30e du sprint et 5e de la poursuite). « J’avais été mauvais partout, en tir et à ski. En plus, j’étais fatigué. Je m’étais beaucoup entraîné pendant la période de Noël en altitude à Anterselva », explique celui qui a repris les clefs du classement général au triple champion olympique, Michael Greis (30e hier). Une mass start appétissante Une semaine a passé. a retrouvé la forme et les sommets à Ruhpolding dans un sprint magnifique où, comme la veille chez les femmes, la victoire se joua sur le pas de tir. « C’est difficile de tout réunir le même jour : la rapidité à ski, le tir parfait et rapide, le bon choix de skis, détaille le quintuple champion olympique. Cela arrive deux ou trois fois dans l’année et, aujourd’hui (hier), c’était l’une de celles-ci. » En accomplissant la course idéale, « OEB » est imbattable. Ses adversaires doivent se contenter des restes. Hier, Raphaël Poirée, auteur d’un très bon troisième temps à ski, a failli s’inviter parmi les dauphins du roi. Il ne lui a manqué que 4/10e de seconde sur la nouvelle perle norvégienne de vingt et un ans, Svendsen, pour s’offrir son troisième podium de la saison. Sa boucle de pénalité, consécutive à une balle ratée d’un centimètre au tir debout, l’a donc privé de dessert. Mais « Raph », papa pour la deuxième fois d’une petite fille depuis quatre jours, n’était même pas déçu. « J’aurais aimé le podium, bien sûr, mais je suis super satisfait de ma course. Chez moi, en Norvège, je n’ai fait que du ski-roues pendant trois semaines. J’ai été aussi un peu malade. Je ne suis pas au top de ma forme, loin de là. Je m’étais préparé mentalement pour ce sprint. C’est une bonne préparation pour les Championnats du monde. » À trois semaines du grand rendez-vous, à Anterselva en Italie, Poirée se rapproche de son meilleur niveau. De bon Général 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (17 épreuves sur 34) Marl. SCHILD (AUT) Hosp (AUT) Zettel (AUT) Götschl (AUT) Kildow (USA) Paerson (SUE) Mancuso (USA) Poutiainen (FIN) Kirchgasser (AUT) Zahrobska (RTC) 821 708 562 541 448 444 434 358 343 340 11. Jacquemod, 299 ; 37. De Leymarie, 111 ; 42. Vidal, 77 ; 50. MarchandArvier, 60. RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (AltenmarktZauchensee [AUT], 13 janvier). – Températures : 0 oC au départ ; 1 oC à l’arrivée. Beau temps. Neige dure. Descente : 1. Götschl (AUT), 1’19’’32 ; 2. Gisin (SUI), 1’19’’55 ; 3. Mancuso (USA), 1’19’’62 ; 4. Holaus (AUT), 1’20’’03 ; 5. Jacquemod, 1’20’’19 ; 6. Styger (SUI), 1’20’’25 ; 7. Paerson (SUE), 1’20’’34 ; 8. Wolf (SUI), 1’20’’54 ; 9. Berthod (SUI), 1’20’’65 ; 10. Aufdenblatten (SUI), 1’20’’72 ; 11. Marl. Schild (AUT), Marchand-Arvier et Brydon (CAN), 1’20’’81 ; 14. Vanderbeek (CAN), 1’21’’01 ; 15. Wirth (AUT), 1’21’’04 ; 16. Cook (USA), 1’21’’05 ; 17. Weirather (LIE), 1’21’’09 ; 18. Meissnitzer (AUT), 1’21’’12 ; 19. Janyk (CAN), 1’21’’15 ; 20. Clark (USA), 1’21’’17 ; 21. Ruiz Castillo (ESP), 1’21’’18 ; 22. Casanova (SUI), 1’21’’29 ; 23. Hosp (AUT), 1’21’’30 ; 24. Coletti (MON), 1’21’’37 ; 25. Merighetti (ITA), 1’21’’39 ; 26. Riesch (ALL), 1’21’’40 ; 27. E. Fanchini (ITA), 1’21’’47 ; 28. Stiegler (USA), 1’21’’48 ; 29. Borghi (SUI), 1’21’’50 ; 30. Görgl (AUT), 1’21’’53 ; … 37. Revillet, 1’21’’84 ; 48. Weyrich, 1’22’’29. – Soixantecinq classées. Abandon : Kildow (USA). Coupe du monde de descente (après 5 épreuves sur 9) : 1. Kildow (USA), 340 pts ; 2. Götschl (AUT), 325 ; 3. Mancuso (USA), 266 ; 4. Paerson (SUE), 212 ; 5. Jacquemod, 172 ; … 19. Marchand-Arvier, 60. Prochaine descente : Cortina d’Ampezzo (ITA), le 20 janvier. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – À Altenmarkt-Zauchensee (AUT) : super-combiné FEMMES. Descente à 11 h 30, slalom (1 manche) à 14 h 15. Favorites : Marl. Schild (AUT, 16), Paerson (SUE, 29), Mancuso (USA, 30), Hosp (AUT, 19), Kirchgasser (AUT, 32). Principaux dossards : Alcott (GBR, 11), Marchand-Arvier (14), Maze (SLV, 15), Fischbacher (AUT, 25), Jacquemod (27), Kildow (USA, 31), Zahrobska (RTC, 33), Weyrich (35), Revillet (36), Barthet (44), Santon (49), Aubert (53). COMBINÉ NORDIQUE COUPE DU MONDE – SPRINT HOMMES COUPE DU MONDE Le Norvégien a signé sa 70e victoire devant deux de ses compatriotes. La France revient fort avec Poirée (4e) et Defrasne (7e). de notre envoyée spéciale Coupe du monde 2006-2007 Femmes Quant à mettre un terme à sa carrière, la vainqueur du globe de slalom 2002 l’envisage mais se refuse à prendre un décision immédiatement : « Je vais me laisser le temps de la réflexion », explique la médaillée d’argent des Jeux 2002. À trente et un ans, Laure Pequegnot n’a peut-être pas encore dit son dernier mot. – P. Laf. La perfection Björndalen RUHPOLDING – (ALL) aurait pu aborder en étant plus sûre d’elle, avec la seule intention d’aller vite. » « Plus les jours passent et meilleur est mon ski », se persuade l’intéressée, qu’on voit mal terminer la saison sans accrocher un podium. – J.–B. R. (avec M. Lang à Altenmarkt) augure pour l’équipe de France qui voit aussi le retour de Vincent Defrasne (7e), en difficultés en début de saison, et la belle progression de Simon Fourcade (14e). Certes, le champion olympique de poursuite regrette de ne pas être encore au top physiquement (13e temps à ski hier), mais retrouve depuis peu une régularité (7e de la poursuite à Oberhof). « Je monte en puissance. Je sais pourquoi je tire bien, se féli- cite Defrasne, déjà auteur d’un sans-faute au relais. Au tir debout, il me manquait du calme au niveau de l’index qui appuie sur la gâchette. Maintenant, il nous reste encore la mass start. Et j’adore ça ! J’ai envie de me faire plaisir. » Cet après-midi, dans leur épreuve de cœur, Defrasne et Poirée auront une nouvelle chance d’enrayer le show Björndalen. ANNE LADOUCE RÉSULTATS COUPE DU MONDE (Ruhpolding [ALL], 13 janvier). – HOMMES. Sprint (10 km) : 1. Björndalen (NOR) 23’34’’9 (0 tour de pénalité) ; 2. Hanevold (NOR), à 37’’2 (0) ; 3. Svendsen (NOR), à 41’’7 (1) ; 4. Poirée, à 42’’1 (1) ; 5. Kruglov, à 42’’9 (0) ; 6. Tcherezov (RUS), à 46’’9 (0) ; 7. Defrasne, à 49’’2 (0) ; 8. Sikora (POL), à 54’’5 (0) ; 9. Ferry (SUE), à 57’’ 5 (1) ; 10. Birnbacher (ALL), à 1’4’’9 (1) ;… 14. Fourcade, à 1’18’’3 (0) ; 24. Cannard, à 1’37’’8 (0) ; 50. Habert, à 2’35’’1 (1) ; 66. Robert, à 3’6’’3 (2) ; 89. Jean, à 4’1’’2 (4). Coupe du monde 2007 (après 10 épreuves sur 27) : 1. Björndalen (NOR), 338 points ; 2. Greis (ALL), 321 ; 3. Iarochenko (RUS), 300 ; 4. Tcherezov (RUS), 290 ; 5. Ferry (SUE), 264 ; 6. Hanevold (NOR), 263 ;... 10. Poirée, 202 ; 17. Defrasne, 138 ; 24. Fourcade, 88 ; 35. Robert, 38 ; 40. Cannard, 29 ; 68. Habert, 2. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – À Ruhpolding (ALL), départ en ligne FEMMES à 11 heures puis HOMMES à 13 heures. Français engagés. – FEMMES : Bailly, Baverel. HOMMES : Poirée, Defrasne, Fourcade. DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Lamy-Chappuis se retrouve Décevant lors de ses précédentes sorties, le Français a renoué avec le podium, hier en Italie (3e). JASON LAMY-CHAPPUIS aura connu toutes les places du podium cette saison : vainqueur en ouverture à Kuusamo (25 novembre), deuxième à Ramsau (17 décembre), le Français s’est classé, hier à Val di Fiemme, troisième d’une épreuve remportée par l’Autrichien Christoph Bieler. Après ses contre-performances de Ruhpolding (22e) et Oberstdorf (11e), Lamy-Chappuis voulait réaliser un truc. Sa prestation sur 10 km lui laissa penser qu’il pouvait y parvenir. « J’étais bien placé après le fond, explique-t-il, 22e, mais à 55’’ seulement de la tête (Manninen) et à 13 secondes de la quatrième place. Vu les sauts d’entraînement que j’avais réalisés, j’étais confiant. » Son premier essai ne répond pourtant pas à ses attentes. Retombant à 95 m, il remonte à la sixième place du général. « Je n’étais pas loin du podium et j’ai voulu me ressaisir sur ma dernière tentative, dit-il. En dépit de mauvaises conditions de vent, j’ai réussi un bon saut. » De fait, ses 100,5 m constituent le 3e total du concours et lui valent d’occuper cette place au classement de l’épreuve et la quatrième à celui de la Coupe du monde. « Ce n’est pas vraiment mon objectif cette saison, poursuit le Français. Ce que je cherche, c’est de bien préparer les Championnats du monde (22 février - 4 mars à Sapporo, au Japon). Ma tournée allemande était moins bien que le début de saison, c’est bien de retrouver le podium, ça me réconforte. » – M. V. RÉSULTATS COUPE DU MONDE (Val di Fiemme [ITA], 13 janvier). – Départ en ligne (10 km + HS 106) : 1. Bieler (AUT), 241,7 pts (25e du fond, 2e du saut) ; 2. Gottwald (AUT), 238,2 (3e du fond, 9e du saut) ; 3. Lamy-Chappuis, 237,5 (22e du fond, 3e du saut) ; 4. Klemetsen (NOR), 234,7 (4e du fond, 5e du saut) ; 5. Moan (NOR), 233,7 (2e du fond, 13e du saut) ; 6. Manninen (FIN), 233 (1er du fond, 15e du saut) ; … 19. Braud, 214 (17e du fond, 22e du saut) ; 24. Martinez, 208,5 (6e du fond, 25e du saut) ; 31. Bal, 194,2 (23e du fond, 30e du saut) ; 47. Laheurte, 115,7 (48e du fond, 32e du saut). – Cinquante classés. COUPE DU MONDE 2007 (après 8 épreuves) : 1. Bieler (AUT), 496 pts ; 2. Manninen (FIN), 455 ; 3. Moan (NOR), 428 ; 4. Lamy-Chappuis, 368 ; … 10. Laheurte, 221 ; 30. Bal, 54 ; 31. Martinez, 51 ; 32. Braud, 46. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Par équipes : saut (HS 134) à 9 h 15 et fond (4 × 5 km) à 13 heures. PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Coupe du monde 2006-2007 Hommes PATRICK LAFAYETTE DESCENTE FEMMES Bleu Rouge Jaune RÉSULTATS COUPE DU MONDE HOMMES (Wengen [SUI], 13 janvier). – Températures : 7 °C au départ ; 3 °C à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. Descente : 1. Miller (USA), 2’28’’89 ; 2. Cuche (SUI), 2’29’’54 ; 3. Fill (ITA), 2’30’’36 ; 4. Hoffmann (SUI), 2’30’’45 ; 5. Büchel (LIE), 2’30’’50 ; 6. Kröll (AUT), 2’30’’59 ; 7. Gruber (AUT), 2’30’’62 ; 8. Svindal (NOR), 2’30’’75 ; 9. Maier (AUT), 2’30’’95 ; 10. Dalcin, 2’31’’01 ; 11. Nyman (USA), 2’31’’14 ; 12. Raich (AUT), 2’31’’39 ; 13. Strobl (AUT), 2’31’’44 ; 14. Kernen (SUI), 2’31’’61 ; 15. Jerman (SLV), 2’31’’64 ; 16. Jaerbyn (SUE), 2’31’’65 ; 17. Hofer (SUI), 2’31’’66 ; 18. Guay (CAN), 2’31’’69 ; 19. Sulzenbacher (ITA), 2’31’’71 ; 20. Staudacher (ITA), 2’31’’81 ; 21. Buder (AUT), 2’31’’94 ; 22. Kucera (CAN), 2’32’’03 ; 23. Bertrand, 2’32’’16 ; 24. Osborne-Paradis (CAN), 2’32’’44 ; 25. Zurbrigen (SUI), 2’32’’53 ; 26. Keppler (ALL), 2’32’’66 ; 27. Bourque (CAN), 2’32’’94 ; 28. Mickel (GBR), 2’32’’96 ; 29. Bottollier, 2’33’’05. 30. Girardi (ITA), 2’33’’30 ; 31. Ligety (USA), 2’33’’43 ; … 33. Théaux, 2’33’’88 ; 38. Poisson, 2’34’’62 ; 40. Pi. Paquin, 2’34’’80 ; 45. Nocenti, 2’35’’14 ; 49. Clarey, 2’35’’64. – Cinquante-quatre classés. Principaux abandons : Walchhofer (AUT), Sullivan (USA), Scheiber (AUT), Baumann (AUT). Disqualifié : Von Hohenlohe (MEX). Forfait : Bank (RTC). Coupe du monde de descente (après 6 épreuves sur 11) : 1. Cuche (SUI), 410 pts ; 2. Büchel (LIE), 293 ; 3. Walchhofer (AUT), 286 ; 4. Fill (ITA), 282 ; 5. Miller (USA), 270 ; … 22. Dalcin, 69 ; 27. Bertrand, 38 ; 30. Bottollier, 33 ; 39. Clarey, 16 ; 48. Poisson, 2. Prochaine descente : Val-d’Isère, le 20 janvier. chent (respectivement 3e et 12e hier) et débarquent ce matin sur leur terrain du super-combiné. Svindal, le courageux leader, espère que la fin de saison proposera encore du La Fontaine, genre « le Lièvre et la Tortue ». Mais Miller l’iconoclaste a sans doute en réserve d’autres alléchants chapitres de ses versets sataniques. Jaune Bleu Noir Ce fut fort pour tout le monde, pour l’anonyme italien Girardi, 30e et dans les points à 4’’41, inimaginable en n’importe quel autre théâtre de la Coupe du monde ; ce fut fort pour les onze qui finirent dans les filets, tout autour du terrible passage du Brüggli, à la sortie du chemin, quand déjà personne ne sent plus ses jambes ; ce fut fort pour Didier Cuche, pour la quatrième fois deuxième d’une course cette saison : « Mais c’est la plus belle deuxième place de ma vie, avouait le fonceur WENGEN.– Bode Miller a remporté la mythique descente de Wengen. L’Américain, qui a fait une fois de plus parler ses qualités d’acrobate, s’est laissé tomber à la réception du dernier saut, atterrissant quasiment sous la banderole. (Photo Alessandro Trouati / AP) Noir jurassien, je n’ai aucune frustration, que du plaisir et de la fierté. » Girardi, Cuche et les autres, des héros. Le Suisse avait été le seul à pouvoir se maintenir dans le sillage approximatif d’un Miller supersonique qui avait trouvé, en ce parcours lustré, quasi infranchissable, pleine matière à laisser éclater le génie de ses invraisemblables trajectoires. Les skieurs étaient derrière, relégués à une seconde et demie et au-delà. Les bêtes de course avaient lâché tous leurs chevaux. Tous ? Pas vraiment tout à fait chez Cuche, victime d’une légère retenue sur la partie finale : « Quand j’entends ce que raconte Bode, je sais que nous n’avons pas la même conception de la course. Moi, je ne me mettrai jamais une cartouche volontairement pour gagner ! » C’est que le Kid, nature, entre deux bouchées d’un sandwich qui n’assouvirait jamais sa faim, venait à ses côtés de dire l’indicible : « Pour une fois, j’avais pris le temps de bien visualiser lors de la reconnaissance, parce que les conditions étaient très changeantes, totalement différentes de celles rencontrées à l’entraînement jeudi. J’avais aussi bien regardé les vidéos et étudié les lignes suivies par Daron (Rahlves), vainqueur l’an dernier. Et je savais, dès la cabane de départ, que je chuterais dans le dernier schuss. Avec la vitesse que j’aurais engrangée, la difficulté de ce mur, le saut que ça allait entraîner et la compression qui te balance sur l’arrière, j’avais prévu que je m’écraserai aux abords de la ligne : j’avais décidé de m’asseoir, de me laisser tomber et de glisser. » Atterrissant quasiment sous la banderole, encore plus loin que ses concurrents, environ 40 mètres après son décollage, l’Américain allait percuter les matelas à plus de 100 km/h selon les mesures de vitesse des coaches. « Il est encore plus fou que moi ! » s’effarait Cuche. La bagarre d’hier, immensément belle et démente, préfigure celle des jours et semaines à venir, avec un excitant resserrement en haut du classement général de la Coupe du monde : les trois de tête se tiennent en 31 points, Fill et Raich s’accro- de notre envoyé spécial 10 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY COUPE D’EUROPE (5 journée) e LE POINT POULE 1 Plus que cinq places HIER VENDREDI HIER HIER HIER VENDREDI Trévise (ITA) - Castres ............... 21-40 London Wasps (ANG)- Perpignan ..... .................................................... 22-14 Bonus : Castres (1). Agen - Gloucester(ANG) ......... 26-18 HIER Calvisano (ITA) - Sale (ANG) ....... 11-29 AUJOURD’HUI Leicester (ANG)- Cardiff(GAL) ..... 34-0 AUJOURD’HUI Biarritz- Parme (ITA) ................. 45-3 AUJOURD’HUI Leinster (IRL) - Edimbourg (ECO)......................................... 49-10 Bonus : Leinster (1). 16 HEURES Ospreys (GAL) - Stade Français en direct sur France 2) Bonus : Sale (1). 14 HEURES Bourgoin - Munster (IRL) (en direct sur Sport +) Bonus : Leicester (1). Ulster (IRL) - Llanelli (GAL) .......... 11-35 London Irish(ANG) - Toulouse . 24-26 Bonus : London Irish (2), Toulouse (1), Llanelli (1). Classement Pts B. J. G. — — — — 19 3 5 4 15 3 5 3 13 1 5 3 0 0 5 0 Classement Pts B. J. G. — — — — 20 4 5 4 13 1 5 3 11 3 5 2 5 1 5 1 CASTRES PEUT RÊVER. – Vainqueur avec le bonus à Trévise, Castres s’est donné le droit de disputer à domicile un véritable huitième de finale contre les Wasps, samedi prochain. Les Londoniens ont presque mis fin aux espoirs de Perpignan. LE LEINSTER QUALIFIÉ. – Auteurs d’un festival offensif contre Édimbourg (7 essais), les Irlandais se qualifient pour les quarts et condamnent presque Agen. L’OCCASIONPOUR PARIS. – En décrochantle bonus à Calvisano, Sale se relance dans un groupe indécis. En déplacement chez les Ospreys cet aprèsmidi, le Stade Français peut se qualifier en cas de victoire avec bonus. LA PRESSION SUR LE MUNSTER. – Leicester s’empare de la tête de la poule et oblige le Munster à l’emporter contre Bourgoin cet après-midi. Anglais et Irlandais s’affronteront samedi prochain dans un match décisif. TOULOUSE POUR L’HONNEUR. – Dans un match animé, Toulouse a dominé les London Irish avec le bonus. Mais le Stade risque d’être éliminé dès cet après-midi. Llanelli s’est qualifié pour les quarts. NORTHAMPTON PEUT Y CROIRE. – Dans une poule dominée par Biarritz, Northampton peut encore prétendre à une place de meilleur deuxième. Cela passe par une victoire en Écosse aujourd’hui. 1. Wasps...................... 2. Castres ................. 3. Perpignan............ 4. Trevise..................... POULE 2 N. — 0 0 0 0 P. — 1 2 2 5 p. — 179 133 116 58 c. — 51 120 83 232 DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : Trévise Perpignan, 10-25 ; Wasps - Castres, 19-13. 2e journée : Castres - Trévise, 41-22, Perpignan - Wasps, 19-12. 3e journée : London Wasps - Trévise, 55-0 ; Castres - Perpignan, 36-28. 4e journée : Perpignan - Castres, 30-3 ; Trévise - Wasps, 5-71. RESTENT À JOUER. – Samedi 20 janvier : Perpignan - Trévise, Castres - Wasps (14 h 30). POULE 3 1. Leinster................... 2. Agen........................ 3. Gloucester ............. 4. Edimbourg ............. N. — 0 0 0 0 P. — 1 2 3 4 p. — 161 100 133 88 c. — 78 112 131 161 DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : Agen Édimbourg, 19-17 ; Leinster - Gloucester, 37-20. 2e journée : Gloucester Agen, 26-32 ; Édimbourg - Leinster, 25-24. 3e journée : Leinster - Agen, 26-10 ; Gloucester - Édimbourg, 38-22. 4e journée : Agen - Leinster, 13-25 ; Édimbourg - Gloucester, 14-31. RESTENT À JOUER. – Vendredi 19 janvier : Édimbourg - Agen, Gloucester - Leinster (20 h 30). POULE 4 Classement Pts J. G. N. ———— 1. Stade Français. 15 4 3 0 2. Sale .............. 15 5 3 0 3. Neath-Swansea. 14 4 3 0 4. Calvisano ..... 0 5 0 0 p. — 105 140 107 68 c. — 52 72 79 217 B. — 3 3 2 0 1. Leicester ................ 2. Munster................... 3. Cardiff ..................... 4. Bourgoin .............. DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : NeathSwansea - Sale, 17-16 ; Calvisano Stade Français, 10-45. 2e journée : Sale - Calvisano, 67-11 ; Stade Français - Neath-Swansea, 27-14. 3e journée : Stade Français - Sale, 27-16 ; Calvisano - Neath-Swansea, 27-50. 4e journée : Neath-Swansea - Calvisano, 26-9 - Stade Français, 12-6. RESTENT À JOUER. – Samedi 20 janvier : Stade Français - Calvisano, Sale - Neath-Swansea (16 h 30). MARQUEURS 1. Peyras (Castres, +3, notre photo), 6 essais 2. Bobo (Biarritz), D. Armitage (London Irish, +3), Poitrenaud (Toulouse), Sackey (Wasps), 5 essais P. — 1 2 1 5 6. S. Williams (Neath-Swansea), Horgan (Leinster, +3), Allen (Gloucester), Moody (Leicester, +1), Foden (Sale, +1), 4 essais POULE 6 POULE 5 Classement Pts B. J. G. — — — — 19 3 5 4 18 2 4 4 5 1 5 1 0 0 4 0 N. — 0 0 0 0 P. — 1 0 4 4 p. — 159 116 60 44 c. — 54 72 114 139 DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : Bourgoin - Cardiff, 3-13 ; Leicester - Munster, 19-21. 2e journée : Munster Bourgoin, 41-23 ; Cardiff - Leicester, 17-21. 3e journée : Cardiff - Munster, 12-22 ; Bourgoin - Leicester, 13-28. 4e journée : Leicester - Bourgoin, 57-3 ; Munster - Cardiff , 32-18 RESTENT À JOUER. – Samedi 20 janvier : Cardiff - Bourgoin, Munster - Leicester (18 h 35). 1. Llanelli..................... 2. Toulouse............... 3. Ulster ....................... 4. London Irish.... Classement Pts B. J. G. — — — — 23 3 5 5 13 5 5 2 10 2 5 2 8 4 5 1 N. — 0 0 0 0 P. — 0 3 3 4 p. — 149 119 98 108 c. — 104 132 101 137 DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : London Irish - Llanelli, 25-32 ; Ulster - Toulouse, 30-3. 2e journée : Llanelli - Ulster, 21-15 ; Toulouse - London Irish, 37-17. 3e journée : Llanelli - Toulouse, 20-19 ; London Irish - Ulster, 29-13. 4e journée : Ulster - London Irish, 29-13 ; Toulouse - Llanelli, 34-41. RESTENT À JOUER. – Dimanche 21 janvier : Llanelli - London Irish, Toulouse - Ulster (14 h 5). 15 HEURES Borders (ECO) - Northampton (ANG) Bonus : Biarritz (1). 1. Biarritz .................. 2. Northampton......... 3. Border ..................... 4. Parme...................... Classement Pts B. J. G. — — — — 25 5 5 5 15 3 4 3 5 1 4 1 0 0 5 0 N. — 0 0 0 0 P. — 0 1 3 5 p. — 169 151 65 34 c. — 37 56 92 234 DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : BordersParme, 35-3 ; Biarritz - Northampton, 22-10. 2e journée : Parme - Biarritz, 7-50 ; Northampton - Borders, 37-13. 3e journée : Borders - Biarritz, 0-25 ; Parme - Northampton, 21-68. 4e journée : Biarritz - Borders, 27-17 ; Northampton - Parme, 36-0. RESTENT À JOUER. – Dimanche 21 janvier : Parme - Borders, Northampton - Biarritz (16 heures). RÉALISATEURS CALENDRIER 1. 2. 3. 4. 5. Quarts de finale : 30, 31 mars, 1er avril Demi-finales : 20 au 22 avril Finale : dimanche 20 mai, à Twickenham Steph. Jones (Llanelli, + 10), 59 points. Humphreys (Ulster), 57 points. F. Contepomi (Leinster, + 24, notre photo), 55 points. O’Gara (Munster), 51 points. Miquel (Agen, + 16), 49 points. Le nombbre de qualifiés pour les quaarts de finale. Hier, Leinster (IRL) et Llanelli (GAL) ont rejoint oint Biarritz Biarritz, qui avait décroché son billet vendredi. RÈGLEMENT Vingt-quatre équipes réparties en six poules de quatre. Le premier de chaque poule (six équipes) et les deux meilleurs deuxièmes qualifiés pour les quarts de finale. Les quatre meilleurs de ces huit qualifiés disputent leur quart de finale à domicile. Quatre points pour une victoire, deux points pour un nul, zéro point pour une défaite. Un point de bonus à toute équipe ayant inscrit au moins quatre essais et/ou ayant été battue par un écart inférieur ou égal à sept points. TRÉVISE - CASTRES : 21-40 Castres s’offre un « huitième » En obtenant une victoire bonifiée à Trévise, les Tarnais ont maintenu un solide espoir de qualification. TRÉVISE – de notre envoyé spécial des choses pas correctes, allait pester le capitaine Lionel Nallet après le match. On n’a pas voulu les fixer, occuper le terrain, on n’a rien respecté du tout. Ni l’adversaire, ni le jeu ». Et au repos, après trois buts de Goosen et un essai de Perziano, sur service de Mulieri qui avait intercepté dans ses propres vingt-deux mètres une passe de McIntyre à Kefu, c’est même Trévise qui menait au score. Heureusement pour les Français, par ailleurs surpris par la vigueur italienne dans le défi physique individuel, le scénario allait radicalement changer en seconde période. Réduits à dix après le carton jaune infligé à Mc Intyre, puis revigoré par un coaching rapide, massif et décisif (Papé, Bias, Marticorena, 49e), Castres prenait les affaires en main et signait quatre essais. Mc Intyre ouvrait le bal après une nouvelle « pénal-touche » précieuse de son pack, puis c’est jeune ailier gauche Peyras qui s’offrait, tout en vitesse, un triplé personnel, notamment après une relance exceptionnelle de l’insaisisable et talentueux Milford. « Ce qui s’est passé, y compris le résultat des Wasps, c’est parfait, appréciait Laurent Seigne, entraîneur heureux et « Relever le défi » Stadio Comunale di Monigo. Temps gris et froid. Pelouse grasse. 2 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Barnes (ANG). TRÉVISE : 2 E, Perziano (22e), Kingi (68e) ; 3 B, (18e, 39e, 40e + 6), 1 T, Goosen (22e). CASTRES : 6 E, Capo-Ortega (15e), Nallet (23e), McIntyre (55e), Peyras (65e, 76e, 80e) ; 5 T, Teulet (15e, 23e, 55e, 65e), Ross (76e). Remplacements : Trévise. – 34e : Orlando par PALMER ; 44e : Barbini par LEGG ; 53e : Palmer par E. PAVANELLO ; 58e : Picone par SEMENZATO ; 60e : Sbaraglini par FALIVA ; 64e : Di Santo par ALLORI ; 74e : Sartoretto par MARCATO. Castres. – 38e : Saayman par CASTEX ; 49e : Kefu par MARTICORENA, Manta par BIAS, Capo-Ortega par PAPE ; 60e : Terrain par GIORGADZE ; 70e : Mc Intyre par ROSS ; 73e : Teulet par CERMENO. temporaire. – Trévise : Ansell E n t r a î n e u r : Remplacement par Faliva (10e-18e). C.Green. Cartons jaunes. – Trévise : Tejeda (8e, jeu au sol) ; Pizarro (13e, hors-jeu). Castres : McIntyre (40e+ 6, jeu au sol). Évolution du score : 0-7, 3-7, 10-7, 10-14, 13-14 ; 16-14 (mi-temps), 16-21,16-28, 21-28, 21- 35, 21-40. 15 Mulieri 14 Perziano 13 Pizarro 12 Barbini 11 Sartoretto 10 Goosen 9 Picone 8 Johnson 7 Orlando 6 Ansell 5 Kingi 4 A. Pavanello 3 Di Santo 2 Tejeda 1 Sbaraglini « EN BATTANT Perpignan, la première partie du contrat est remplie pour les Wasps… – C’était un match sans surprise vu l’engagement qu’ils avaient mis la semaine précédente contre Toulouse. Ça a été à peu près la même histoire. L’équipe a fait preuve de lucidité dans des moments critiques. – Qu’attendez-vous du prochain match à Castres où, comme à Perpignan, vous avez joué ? – Il va y avoir une grosse ambiance. De la part du public, mais aussi de l’adversaire qui va vouloir marquer son territoire. A l’extérieur, notre rendement n’est pas le même qu’à domicile, ça va être un bon test. Il faudra relever le défi. C’est un autre match décisif. On savait qu’entre les Wasps, Castres et Perpignan, ça allait se jouer à très peu de chose ; il reste encore un week-end où il ne faudra rien lâcher. – La dernière fois que les Wasps ont éliminé Perpignan, ils ont été champions d’Europe (en 2004)… – Nous sommes en développement. Par moments, il nous manque ce qui fait la différence entre une grosse équipe et une équipe excellente qui peut gagner la Coupe d’Europe ». – M. M. CASTRES 15 Teulet 14 Milford 13 Kefu 12 Carballo 11 Peyras 10 McIntyre 9 Laussucq 8 Manta 7 Tabacco 6 Vosloo 5 Nallet 4 Capo-Ortega 3 Saayman 2 Terrain 1 Hoeft Entraîneurs : L. Seigne et U. Mola. Sur fond rouge les meilleurs joueur du match. WASPS - PERPIGNAN : 22-14 LONDON IRISH - TOULOUSE : 24-26 L’USAP ne passe pas le cap Toulouse s’aère la tête Les Catalans ont vraisemblablement laissé filer hier leurs derniers espoirs de qualification pour les quarts. Victoire, bonus, grosse défense, Toulouse, pratiquement éliminé, n’a pas perdu son temps en vue du Top 14. WASPS - PERPIGNAN : 22-14 (12-3) Adams Park. Temps frais. Pelouse souple. 7 620 spectateurs. Arbitre : M. Owens (GAL). LONDONWASPS: 1 E,Waldouck(62e) ; 5B (12e, 25e,30e, 40e+2, 50e), 1 T, King. PERPIGNAN : 1 E, Tonita (74e) ; 3 B, N. Laharrague (14e, 53e), Meyer (69e). Remplacements temporaires. – Perpignan : Gaston par ALVAREZ-KAIRELIS (4e-8e), Bortolaso par TINCU (44e-54e). Cartons jaunes. – Perpignan : Le Corvec (29e, antijeu), Konieck (40e+4, antijeu). Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 9-3, 12-3 (mi-temps), 15-3, 15-6, 22-6, 22-9, 22-14. LONDON WASPS : Cipriani–Sackey, Waldouck, Lewsey, Voyce–(o) King, (m) Reddan (Amor, 77e)– O'Connor, Dallaglio (cap.), Worsley – Palmer, Shaw – Vickery (Bracken, 77e), Ibanez (Ward, 77e), Payne. Entraîneur : S. Edwards. PERPIGNAN : J. Laharrague–Manas,Grandclaude, Hume, Naulu–(o) N. Laharrague (Meyer, 63e), (m) Durand – Tonita, Bortolaso (Vaki, 67e), Le Corvec – Olibeau, Gaston (Alvarez-kairelis, 17e)–Mas (Bozzi, 77e), Konieck (Tincu, 63e), Freshwater (cap.). Entraîneurs : Ph. Boher, F. Azéma. LONDRES – de notre envoyé spécial COMME EN 2004 en poule à Newcastle (14-19), comme l’an passé en quart au Munster (10-19), Perpignan quitte la Coupe d’Europe sur un goût d’inachevé. Hier, une nouvelle fois, les Catalans sont sortis du terrain avec l’impression d’avoir mis tout ce qu’il fallait dans ce match, pour rien. La faute à leur manque de réalisme et à leur indiscipline même si Philippe Boher, l’entraîneur, estime qu’on « ne peut pas en vouloir » à ses joueurs. En place en début de match, conquérante sur la fin, l’USAP n’a pas su gérer les temps forts de Wasps, surtout performants en milieu de rencontre. Les Anglais se sont la plupart du temps heurtés à un rude premier rideau défensif. Mais à chaque fois qu’ils ont réussi à le franchir, les Sang et Or ont donné l’impression de paniquer, multipliant les fautes, Le Corvec (29e) et Konieck (40e + 4) récoltant chacun un carton jaune pour des fautes d’antijeu. « Cela nous a fait nous dépenser encore plus, souffle Julien Laharrague, l’arrière perpignanais. Plus on se dépense, moins on est lucide et plus on fait de fautes. » Un cercle vicieux dans lequel les Wasps ne sont pas tombés. Les hommes de Lawrence Dallaglio ont tué le match à l’heure de jeu. L’USAP alors distancée par les pénalités de King se perdait parfois dans des choix tactiques peu inspirés. Déjà inquiété plusieurs fois sur ses dégagements, Nicolas Laharrague était contré sur ses 40 mètres par Dominic Waldouck qui filait aplatir entre les poteaux. « Au final, il nous manque la même chose que d’habitude, constate Julien Laharrague. Moins de fautes, plus de lucidité. Elle nous fait défaut depuis un petit moment. C’est récurrent. » Tout comme le manque d’efficacité au pied. Avec 65 % de réussite de ses coups de pied placés en Top 14, Perpignan fait partie des mauvais élèves. En Coupe d’Europe, ce n’est pas mieux. Revigorés par l’essai de Tonita en fin de match (74e), les Catalans n’ont même pas pu prendre le bonus défensif qui leur aurait permis d’y croire une semaine de plus. La faute à trois coups de pied manqués par Steve Meyer dans les dix dernières minutes. Même si, mathématiquement, la qualification reste possible, l’USAP va laisser les Wasps et Castres en découdre pour la première place de la poule et se tourner vers le Top 14. Les Catalans tenteront d’y franchir un palier auquel ils se heurtent sans succès depuis deux ans. MAXIME MALET PAGE 10 LONDON IRISH - TOULOUSE : 24-26 (5-12) Madjeski Stadium. Pluie fine. Bonne pelouse. 8 864 spectateurs. Arbitre : M. Lewis (IRL). LONDON IRISH : 4 E, Geragthy (40e), D. Armitage (66e, 71e, 85e) ; 2 T (71e, 85e), Everitt.TOULOUSE: 4 E, Garbajosa(6e, 16e), Baby (75e), Élissalde(80e + 2) ; 3T , Courrent (16e), Élissalde (75e, 80e + 2). Cartons jaunes. – Toulouse : Garbajosa (36e, antijeu) ; Lamboley (60e, faute technique). Évolution du score : 0-5, 0-12, 5-12 (mi-temps), 10-12, 17-19, 17-26, 24-26. LONDON IRISH : D. Armitage (Flutey, 18e) – Ojo, Tiesi (Geragthy, 51e), Mapusua, Shabbo (D. Armitage, 18e) – (o) Geragthy (Geragthy par Everitt, 51e), (m) P. HodgsonMagne, Leguizamon, Roche (McCullen, 51e) – Casey (cap.) [Hudson, 63e], Kennedy – Rautenbach (Paice, 51e), D. Coetzee, Lea’aetoa. Entraîneur : B. Smith. TOULOUSE : G. Thomas – Garbajosa, Kunavore, Baby (Mermoz, 72e), Médard – (o) Dubois (Courrent, 41e), (m) Courrent (Élissalde, 41e) – Bouilhou (cap.), Maka, Montauriol (Nyanga, 37e) – Lamboley, Brennan (Millo-Chluski, 57e) – Hasan (Perugini, 47e), Lacombe (Servat, 41e), Human (Hasan, 72e). Entraîneurs : G. Novès, S. Laïrle, Ph. Rougé-Thomas. READING – (ANG) de notre envoyé spécial POUR LA TROISIÈME FOIS de son histoire, comme en 1999-2000 et en 2000-2001, Toulouse ne devrait pas participer aux quarts de finale de la Coupe d’Europe. Car la victoire rem- portée hier, avec le bonus offensif, au terme d’un match que les Irlandais de Londres ont dominé territorialement, ne servira probablement à rien si le Munster et Northampton s’imposent aujourd’hui. Mais, au moins, les Toulousains sont sortis par la grande porte, alors que l’absence de plusieurs titulaires (Bru, Pelous, Jauzion, Fritz, Clerc, Heymans, Poitrenaud, Albacete, Dusautoir et Poux) pouvait laisser craindre le pire. « De toute façon, il est trop tard pour avoir des regrets, lance Jean-Baptiste Élissalde. Nous avons mis de côté notre frustration depuis Llanelli (défaites 19-20 et 34-41). » Sans regrets ni complexes, les Toulousains se lancèrent dans ce match sur un rythme effréné, qui prévalut d’ailleurs tout au long de la partie, marquant au bout d’un quart d’heure deux essais, par Xavier Garbajosa (6e et 16e). Ces deux essais contrarièrent la stratégie des Londoniens. Ils voulurent répliquer sur le même registre, autour de leur formidable numéro 8 argentin, Juan Leguizamon, qui éclipsa quelque peu Olivier Magne. Mais ils tombèrent sur une remarquable défense toulousaine. Maka et Bouilhou, même s’ils eurent du mal à maîtriser le troisième-ligne des Pumas, et la ligne de trois-quarts arrêtèrent beaucoup de coups gagnants. « Sur ce plan-là, on n’a pas perdu notre temps, souligne Jean-Baptiste Élissalde. Si nous avions défendu comme ça contre Llanelli, nous serions peut-être aujourd’hui en position de nous qualifier. Mais, ce qui est bien, c’est que nous avons su revenir au score et l’emporter sur la fin. Je suis content pour certains qui n’avaient pas eu assez de temps de jeu, qui croyaient qu’on ne comptait plus sur eux. Au bout du compte, le résultat n’est peut-être pas important, mais il fait du bien à la tête. » Pas négligeable dans la perspective du choc de Top 14 contre le Stade Français, le 24 janvier au Stade de France. FRANCIS DELTÉRAL DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge RAPHAEL IBANEZ, talonneur des Wasps, s’attend à un match décisif très difficile samedi à Castres. Bleu VU DES WASPS Jaune Rouge Jaune (16-14) souriant. C’était notre volonté et notre match de samedi prochain ne sera rien moins qu’un huitième de finale à domicile. » Hier soir, la délégation castraise avait l’autorisation « d’aller en boire une ». Mais pas beaucoup plus. « Il faut être raisonnables, on rejoue dès samedi, concluait Seigne. Et l’enjeu est clair. On peut rêver à un quart. Pas mal pour une petite équipe de quartier… » HAMID IMAKHOUKHENE Comme ici au match aller, où Bias résiste au plaquage de Kingi, les Castrais ont hier dominé Trévise avec le bonus offensif. Un succès indispensable qui les relance dans la course à la qualification. (Photo Patrick Boutroux) 21-40 TRÉVISE Castres dominait et imposait une épreuve de force qui coûtait deux cartons jaunes aux Italiens dans les dix premières minutes. Las, le CO tomba dans la facilité et même dans la suffisance. « On a atteint l’objectif comptable avec une victoire et le bonus, mais dans le jeu, il s’est passé Noir Bleu Noir C’EST CE QU’ON APPELLE un scénario idéal. Une hypothèse à laquelle Pierre-Yves Revol n’osait sans doute pas songer, à quelques minutes du coup d’envoi alors qu’il scrutait les quelques rayons de soleil hivernaux qui tentaient de percer les nuages du ciel italien. « Pour commencer, ça serait bien qu’on ne passe pas au travers et qu’on fasse notre boulot en marquant quatre essais, soufflait le président du CO. Et si c’est le cas, on aura au moins la certitude de ne pas disputer un match totalement dénué d’intérêt le week-end prochain contre les Wasps. Et si d’aventure, les Wasps et l’USAP n’inscrivaient aucun de point de bonus… Alors là, ça serait… » Ce qu’on appelle un scénario idéal. Large vainqueur de Trévise, auteur de six essais dont quatre en seconde période, le CO a pleinement savouré sa soirée hier en Vénétie. Et ce matin, lorsqu’ils monteront à bord de l’avion les ramenant à Toulouse via Paris, ses joueurs prendront pleinement conscience qu’ils ont réalisé la bonne opération de cette cinquième journée. Deuxièmes de leur poule avant de recevoir les Londoniens samedi prochain pour un match décisif, les Tarnais peuvent en effet sérieusement espérer terminer pre- miers et s’ouvrir la route des quarts de finale. Pour cela, il leur faudra cependant battre les Wasps de plus de sept points (Castres avait été battu 13-19 à Londres le 22 octobre dernier lors de la première journée). Pourtant, dans la grisaille et devant une assistance confidentielle, tout n’a pas été toujours facile. Certes, pour Castres, la consigne était claire : marquer quatre essais. Et ce match, qui vit le CO ne tenter aucun tir au but pour privilégier les « pénaltouches » ou lancer des combinaisons à la main à chaque pénalité obtenue, débuta fort bien. Après vingt minutes, l’équipe de Laurent Seigne menait 14-10, grâce à deux essais en force inscrits par CapoOrtega et Nallet sur des prises en touche. 11 RUGBY COUPE D’EUROPE (5 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune BOXE OSPREYS - STADE FRANÇAIS CHAMPIONNAT D’EUROPE DES MI-LOURDS Pour Skrela, c’est l’heure Kanfouah voulait continuer Le demi d’ouverture parisien, rappelé en équipe de France, va vivre dès aujourd’hui, avec son club, des moments décisifs. IL SAIT. Il sait que ces semaines qui s’avancent, là, maintenant, vont être les plus déterminantes de sa carrière. Au plus court terme d’abord, il y a ce match aujourd’hui face aux Ospreys, « l’une des toutes meilleures équipes d’Europe », selon son entraîneur, Fabien Galthié, « les deux tiers de l’équipe de Galles », confirme David Skrela, «au niveau desquels il va falloir se hisser ». Car une victoire avec bonus assurerait au Stade Français la première place de la poule, et les meilleurs premiers reçoivent en quarts de finale. « L’expérience montre que c’est presque indispensable », conclut le président, Max Guazzini. Soit un match très important, « de niveau international », assure David. Un niveau auquel le staff de l’équipe de France l’a de nouveau jugé apte. En effet, David Skrela a été convoqué parmi les quarante joueurs qui vont jouer le Tournoi des Six Nations (du 28 janvier au 18 mars). Et jouer également leur présence à la Coupe du monde, du 7 septembre au 20 octobre. « Nous savons que nous aurons un ou deux matches pour faire nos preuves. » HALLE – (ALL) de notre envoyé spécial ASSIS SUR LE BANC de bois de la Brandberge Arena de Halle, au sud de Berlin, en slip et claquettes, Rachid Kanfouah serre une bouteille de shampoing. Avant d’aller se doucher, il revoit son entraîneur Jean-Pierre Di Stefano jeter l’éponge au dixième round face à l’Allemand Thomas Ulrich pour le titre européen vacant des milourds. « J’aurais pu continuer, mais il a pensé à ma santé, reconnaît Kanfouah (33 ans, 78,800 kg, 1,86 m, 27 victoires, dont 22 avant la limite, 6 défaites). Je ne lui en veux pas. Ulrich m’a touché et je me sens tituber, mais je crois que je vais être compté debout et que je vais pouvoir continuer. Je n’en veux à personne. Par rapport à la configuration du combat, je me vois bien aller au bout et remporter les deux derniers rounds, car j’étais bien physiquement. » En Championnat d’Europe, il n’existe plus de compte debout et soit l’arbitre italien Guido Cavalleri allait directement arrêter le Français, soit Ulrich allait continuer à le frapper jusqu’à ce qu’il tombe, avec tous les risques que cela comporte. « J’ai pris la bonne décision, estime Di Stefano, car je ne pense pas que Rachid aurait pu continuer avec tous ces coups. La santé passe avant tout. » Dans sa précipitation, Di Stefano a jeté, non pas la serviette, comme de tradition, mais la poche de glace. « Ce n’est pas moi qui tenais la serviette, précise-t-il, et je n’ai pas voulu perdre une seconde. » Kanfouah a fait un grand combat de vaillance et, à l’issue du neuvième round, le juge finlandais Esa Lehtosaari le voyait en tête 97-95, tandis que les deux autres, le Belge Daniel Van de Wiele et l’Anglais Mark Green, accordaient leur préférence à Ulrich, 97-95 et 96-95. Même s’il avait récupéré de L’aiguillon Beauxis Titillé par la concurrence de Lionel Beauxis à l’ouverture, David Skrela, qui transmet ici le ballon à Geoffroy Messina sous le regard de Sylvain Marconnet, face à Sale, a franchi un palier cette saison, intégrant le quinze de France pour le Tournoi. (Photo Pierre Lahalle) David SKRELA 10 Hook 9 Marshall 8 Ry. Jones 7 Tandy 6 Tiatia 5 A.W. Jones 4 Cockbain 3 A. Jones 2 B. Williams 1 D. Jones (cap.) Première en Suisse LE PREMIER MATCH de Coupe d’Europe en Suisse a suscité un bel engouement, environ 15 000 spectateurs étant attendus aujourd’hui au stade de Genève, à 130 kilomètres de Bourgoin. Ce choc face au champion en titre, délocalisé par la volonté de Pierre Martinet, le président berjallien, sera sans enjeu sportif pour les Isérois, déjà éliminés. Mais pas sans intérêt médiatique pour le rugby helvétique (1 600 licenciés, 20 clubs) dont l’équipe nationale, 48 e mondiale (entre Madagascar et la Chine), évolue dans le groupe C du Championnat d’Europe (niveau Fédérale 3, voire Honneur Régional). – E. Cl. VICTIME d’un choc sur le front en début de deuxième mi-temps lors de la victoire de Biarritz contre Parme (45-3) vendredi, Romain Cabannes souffre d’une fracture du sinus, au niveau de l’arcade sourcilière. Convoqué pour la première fois pour le Tournoi des Six Nations parmi les 40 Bleus réunis à Marcoussis le 28 janvier, le jeune centre (22 ans) ne pourra peut-être pas rejoindre l’équipe de France à la fin du mois. « Je suis un peu pessimiste. Qui dit fracture dit quatre à cinq semaines d’indisponibilité. Au niveau du visage, c’est une zone fragile. Lundi, je vais voir un chirurgien maxillo-facial à Bayonne pour en savoir plus. Ça tombe mal », expliquait-il hier. S’engageant sur une attaque biarrote, Cabannes a pris le genou d’un défenseur italien sur le front. « On va attendre, réagit Jo Maso, manager du BOURGOIN - MUNSTER AUJOURD’HUI, 14 HEURES, STADE DE GENÈVE (en direct sur Sport +) BOURGOIN : 15 Denos – 14 Finau, 13 Boussès, 12 R. Coetzee, 11 David – 10 Laloo, 9 Parra – 7 Bonnaire (cap.), 8 Jooste, 6 Monzeglio – 5 Pierre, 4 B. Williams – Cardinali, Vigneaux, Milloud. Entraîneurs : C.Urios, G. Tourlonias et G. Doorey. Remplaçants : 16 Kinchagishvili, 17 Sourgens, 18 Del Fava, 19 Rennie, 20 Prendergast, 21 Coux, 22 Nicolas. MUNSTER : 15 S. Payne – 14 J. Kelly, 13 B. Murphy, 12 Mafi, 11 Dowling – 10 O’Gara, 9 Stringer – 7 D. Wallace, 8 Leamy, 6 M. O’Driscoll – 5 O’Connell (cap.), 4 O’Callaghan – 3 Hayes, 2 Sheahan, 1 Horan. Entraîneur : D. Kidney. Remplaçants : 16 Flannery,17 Pucciariello,18 Coughlan, 19 Foley,20 O’Leary, 21 Manning, 22 Cullen. Arbitre : M. Changleng (ECO). quinze de France. Mais s’il doit déclarer forfait, on prendra Geoffroy Messina (Stade Français, 24 ans, 0 sélection). C’est vraiment dommage pour Romain, c’est un joueur qu’on voulait voir. Il a des qualités que d’autres n’ont pas, dont la fluidité de la passe. Il y avait cette touche montoise qui nous plaisait. On a pas mal de puncheurs, mais pas de joueur dans son style. » Le Montois d’origine n’a pas été épargné par les blessures depuis le début de sa carrière : en août 2004, alors qu’il arrive dans l’effectif de Pau, il se rompt les ligaments croisés du genou. Sur le retour début 2005, son genou lâche à nouveau. Il ne reviendra au jeu que le 12 décembre 2005. Cette saison, une petite blessure aux ischio-jambiers l’a éloigné des terrains pendant près de un mois. – A. Bo. (avec A. R.) PRO D 2 (16e journée) Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issyles-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2 150 620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Marie-Odile AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2,20 ; Andorre, 1,25 ; Antilles, la Réunion, 1,50 ; Autriche, 2,30 ; Belgique, 1,60 ; Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 2,10 ; États-Unis, 2,80 $ ; Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce, 2,20 ; Italie, 1,90 ; Luxembourg, 1,60 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 2 ; Polynésie, 460 CFP ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 1,80 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069 LU Tirage du 13 janvier 2007 : 462 313 exemplaires Umaga part, Toulon perd LE RCT RECHUTE. – Sans sa star all black, Toulon s’est incliné à Mont-de-Marsan (13-26). Le RCT n’avait plus perdu depuis le 25 novembre contre Tarbes, le seul match que Tana Umaga n’avait pas joué. Toulon (4e) perd une place au classement, Mont-de-Marsan (13e) sort de la zone de relégation. LA ROCHELLE AMBITIEUX. – Vainqueur à Pau, de nouveau relégable (12-6), La Rochelle fait la bonne opération de la soirée en devenant le dauphin d’Auch, leader intraitable à Colomiers (31-15). Mais Béziers peut repasser deuxième en cas de victoire à Bordeaux aujourd’hui. HIER Pau - La Rochelle .................. 6-12 Oyonnax-Lyon ................... 10-10 Mont-de-Marsan - Toulon .. 26-13 Grenoble - Limoges ............ 19-18 Colomiers - Auch ................ 15-31 AUJOURD’HUI 15 HEURES Stade Bordelais-Bègles - Béziers Gaillac - Dax Racing-Métro 92 - Tarbes Bonus : Limoges (1), Pau (1). PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier, à 18 h 30 : Lyon-Pau, Dax - Stade Bordelais-Bègles, ToulonOyonnax, Auch-Gaillac, Tarbes - Mont de Marsan, Limoges-Colomiers, La Rochelle - Grenoble, Béziers - RacingMétro. Classement Pts J. G. N. P. ————— 1. Auch .............. 63 16 15 0 1 2. La Rochelle... 48 16 10 2 4 3. Béziers .......... 47 15 10 1 4 4. Toulon ........... 46 16 10 0 6 5. Lyon .............. 42 16 8 1 7 6. Oyonnax ....... 42 16 9 1 6 7. Dax ............... 41 15 8 0 7 8. Gaillac ........... 35 15 7 0 8 9. Grenoble ....... 33 16 6 2 8 10. Tarbes........... 32 15 7 0 8 11. Racing-M. 92 ... 31 15 6 0 9 12. Bord. Bègles .... 28 15 6 0 9 13. Mt-de-Marsan... 27 16 5 1 10 14. Limoges ........ 26 16 5 0 11 15. Pau ............... 26 16 5 0 11 16. Colomiers...... 19 16 4 0 12 p. — 390 296 361 368 297 257 308 291 256 278 295 241 247 292 270 224 c. — 218 205 234 318 243 231 251 284 292 333 300 323 371 380 329 359 B. — 3 4 5 6 8 4 9 7 5 4 7 4 5 6 6 3 RÈGLEMENT. – 4 points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Le club classé 1er à l’issue de la phase préliminaire accède au Top 14. Après des demi-finales entre les clubs classés de 2 à 5, le vainqueur de la finale (27 mai) est aussi promu en Top 14. Les équipes classées 15e et 16e sont reléguées en Fédérale 1. En direct sur France 2 15 Hernandez 11 Dominici 13 Messina 12 B. Liebenberg 14 Saubade 10 Skrela 9 Pichot 8 Rabadan 7 Parisse 6 Burban 5 Du Plooy 4 Auradou (cap.) 3 Marconnet 2 Blin 1 Roncero STADE FRANÇAIS. – Remplaçants : 16 Szarzewski, 17 Montès, 18 M. James, 19 Martin, 20 Fillol, 21 Beauxis, 22 Mi. Bergamasco. Absents : Weber, Samo, Jeanjean, Albouy, Glas, Arias, Ma. Bergamasco, Borges, Corleto, Dallan, De Villiers, Kayser, P. Ledesma, Sowerby, Viljoen. Entraîneurs : F. Galthié, F. Landreau. Derniers matches G P P G P Cabannes presque forfait pour les Bleus BOURGOIN - MUNSTER STADE FRANÇAIS PAU - LA ROCHELLE : 6-12 (3-3) Stade du Hameau. Beau temps. Terrain souple. 5 554 spectateurs. Arbitre : P. Gauzere (Côte basque Landes). PAU : 2 B, Darbo (13e, 76e). LA ROCHELLE : 4 B, Boboul (7e, 41e, 63e) Merceron (73e). Évolution du score : 0-3, 3-3 (mi-temps), 3-6, 3-9, 3-12, 6-12. OYONNAX - LYON OU : 10-10 (3-10) Stade Charles-Mathon. Temps dégagé et froid. Pelouse souple. 5 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Hadj Bachir (Auvergne). OYONNAX : 1 E, Campeggia (73e) ; 1 B (6e), 1 T, Guilloux. LYON OU : 1 E, Naves (19e) ; 1 D, Sadourny (3e) ; 1 T, Fourie. Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-10 (mi-temps), 10-10. MONT-DE-MARSAN - TOULON : 26-13 (18-6) Stade Guy-Boniface. Temps doux. Bonne pelouse. 4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Monteux (Drôme-Ardèche). MONT-DE-MARSAN : 3 E, collectif (5e), Arrayet (40e), Sourrouille (59e) ; 3 B (20e, 31e, 66e), 1 T (40e), Arrayet. TOULON : 1 E, Henderson (79e) ; 2 B, Quesada (10e, 14e), 1 T, Warren. Cartons jaunes. – Toulon : Henderson (5e), Crenca (66e, plaquage dangereux). Évolution du score : 5-0, 5-3, 5-6, 8-6, 11-6, 18-6 (mi-temps) 23-6, 26-6, 26-13. GRENOBLE - LIMOGES : 19-18 (9-3) Stade Lesdiguières. Beau temps. Pelouse acceptable. 5 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Attalah (Franche-Comté). GRENOBLE : 1 E, Suarez (43e) ; 3 B, Suarez (7e, 37e), Garnier (66e), 1 D (27e), 1 T, Suarez. LIMOGES : 4 B (22e, 50e, 62e, 78e), 2 D (45e, 68e), Bouillot. Remplacement temporaire. – Grenoble : Driollet par Heke (63e-72e). Cartons jaunes. – Grenoble : Hendriks (62e, antijeu) ; Limoges : Taofifenua (65e, brutalité). Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 9-3 (mi-temps), 16-3, 16-6, 16-9, 16-12, 19-12, 19-15, 19-18. COLOMIERS - AUCH : 15-31 (9-23) Stade Michel-Bendichou. Temps frais et brumeux. Pelouse grasse. 4 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Valin (Auvergne). COLOMIERS : 5 B, Wisniewski (3e, 30e, 33e, 48e, 60e). AUCH : 3 E, Cholley (18e), Couzier (23e), Saint-Lary (49e) ; 3 B (10e, 14e, 61e), 1 D (40e), 2 T, Lagardère. Cartons jaunes. – Colomiers : Berneau (40e, brutalité), Ropati (59e, brutalité) ; Auch : Bastide (59e, brutalité), Pagotto (80e, faute technique). Évolution du score : 3-0, 3-3, 3-6, 3-13, 3-20, 6-20, 9-20, 9-23 (mi-temps), 12-23, 12-28, 15-28, 15-31. RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DES FICHES TECHNIQUES DE PRO D 2 SUR LES AUTRES MATCHES LEINSTER - ÉDIMBOURG : 49-10 (20-5) Donnybrook, à Dublin. 6 400 spectateurs. Arbitre : M. Pearson (ANG). LEINSTER : 7 E, Kearney (3e), F. Contepomi (20e), Horgan (44e, 65e, 71e), Keogh (63e) ; 3 B (32e, 35e, 56e), 5 T (3e, 20e, 44e, 65e, 71e), F. Contempomi. ÉDIMBOURG : 2 E, Southwell (24e), Cairns (42e). Carton jaune. – Édimbourg : Jacobsen (55e). Évolution du score : 7-0, 14-0, 14-5, 17-5, 20-5 (mi-temps), 20-10, 27-10, 30-10, 35-10, 42-10, 49-10. CALVISANO - SALE : 11-29 (3-24) Centre sportif San-Michele. 1 500 spectateurs. Arbitre : M. Berdos (FRA). CALVISANO : 1 E, Cittadini (76e) ; 1 B, Scanavacca (55e), 1 D, De Marigny (21e). SALE : 4 E, Ripol (10e, 60e), C. Mayor (28e), Foden (37e) ; 1 B (3e), 3 T (10e, 28e, 37e), Wigglesworth. Carton jaune. – Sale : Titterrell (64e). Évolution du score : 0-3, 0-10, 3-10, 3-17, 3-24 (mi-temps) ; 6-24, 6-29, 11-29. LEICESTER - CARDIFF : 34-0 (24-0) Welford Road. 16 815 spectateurs. Arbitre : M. Rolland (IRL). LEICESTER : 6 E, Tuilagi (2e), Hipkiss (4e), Gibson (10e), Rabeni (31e), Moody (63e), Corry (73e) ; 2 T, I. Humphreys (2e, 31e). Carton jaune. – Cardiff : S. Morgan (61e). Évolution du score : 7-0, 12-0, 17-0, 24-0 (mi-temps), 29-0, 34-0. ULSTER - LLANELLI : 11-35 (11-7) Ravenhill, à Belfast. 12 278 spectateurs. Arbitre : M. Jutge (FRA). ULSTER : 1 E, Bowe (13e) ; 2 B, P. Wallace (1e), Steinmetz (38e). LLANELLI : 5 E, A. Popham (35e), R. King (57e), Stoddart (63e), D. Peel (79e), Gav. Thomas (80e + 1) ; 5 T, Step. Jones. Carton jaune. – Llanelli : A. Popham (19e). Évolution du score : 3-0, 8-0, 8-7, 11-7 (mitemps), 11-14, 11-21, 11-28, 11-35. CHALLENGE EUROPÉEN (5e journée) VENDREDI Bayonne - Bucarest (ROU) ................ 38-31 Montauban - Padoue (ITA) .................. 19-7 Montpellier - Harlequins (ANG) ....... 27-37 Connacht (IRL) - Bath (ANG) ............. 24-36 Newport (GAL) - Bristol (ANG) ........... 17-11 Newcastle (ANG) - Brive ..................... 24-17 HIER Parme (ITA) - Glasgow (ECO) ............ 17-47 Worcester (ANG) - Clermont ............ 22-35 Albi - Viadana (ITA) .............................. 17-27 AUJOURD’HUI 16 HEURES Saracens (ANG) - Narbonne DIMANCHE 14 JANVIER 2007 ANDRÉ-ARNAUD FOURNY RÉSULTATS RÉUNION DE HALLE (13 janvier). – Welters (6 × 3) : Guettel (ALL) b. Saraille, arrêt de l’arbitre au 6e round. Lourds (8 × 3) : Virchis (UKR) b. McGee (USA), K.-O. au 3e round. Championnat d’Europe des mi-lourds (12 × 3) : Ulrich (ALL, cochallenger) b. Kanfouah (cochallenger), jet de l’éponge au 10e round. RÉUNION D’AJACCIO (12 janvier). – Coq (8 × 3) : Inom b. Borov (BUL) aux points. Superlégers (6 × 3) : Alalane b. Zoudini, K.-O. au 3e round. RÉUNION DE NOUZONVILLE (12 janvier). – Lourds-légers (6 × 3) : Mancer b. Borka (SLQ), K.-O. au 4e round. Super-moyens (4 × 3) : Aïtchaouche b. Melo (SLQ), arrêt de l’arbitre au 3e round. Super-moyens (8 × 3) : Amar b. Andrazik (SLQ), arrêt de l’arbitre sur blessure au 3e round. ATHLÉTISME CROSS D’ÉDIMBOURG Bekele pense aux Mondiaux KENENISA BEKELE a signé, hier à Édimbourg, son 26e succès d’affilée en cross-country depuis décembre 2001. Et pris rendez-vous avec… les Mondiaux. Après avoir assuré qu’il ne se rendrait pas à Mombassa le 24 mars, le quintuple double champion du monde est en passe de changer d’avis. « S’il y a un nouveau challenge… », a-t-il laconiquement déclaré en Écosse au sujet d’une éventuelle participation. Sûr que la Fédération éthiopienne, soucieuse de faire la nique à son voisin kényan, n’est pas étrangère à ce revirement… Face à Zersenay Tadesse (deuxième) et Eliud Kipchoge (troisième), deux gros clients crédités de 26’54’’ sur 10 km route le 31 décembre dernier, Bekele a en tout cas confirmé à Édimbourg qu’il n’avait pas d’adversaires à sa taille. Dans des conditions météorologiques dantesques, l’Éthiopien, qui connaissait bien le parcours de Holyrood Park pour s’y être imposé il y a un an, a très facilement dicté sa loi : « Je me sens très bien et je m’étais très bien préparé pour cette course. » « Il n’est qu’à 80 % de sa forme optimale, a prévenu Jos Hermens, son manager. Il est encore un petit peu enveloppé. » Ses « amis » kényans sont prévenus. – H. G. RÉSULTATS HOMMES. Cross long : 1. K. Bekele (ETH), les 9,2 km en 28’14’’ ; 2. Tadesse (ERY) à 10’’ ; 3. E. Kipchoge (KEN), à 37’’ ; 4. Joseph (TAN), à 38’’ ; 5. Gebremariam (ETH), à 46’’ ; 6. Ritzenheim (USA), à 48’’. Cross court : 1. Lebid (UKR), les 4 km en 12’20’’ ; 2. Farah (GBR), à 1’’ ; 3. Skinner (GBR), à 5’’. FEMMES. 1. Burka (ETH), les 6,1 km en 23’25’’ ; 2. V. Cheruiyot (KEN), à 9’’ ; 3. B. Johnson (AUS), m.t. ; 4. Melkamu (ETH), à 11’’. CROSS « OUEST-FRANCE » Zoubaa sort de l’ombre LE MANS – de notre envoyé spécial EN 2006, KHALID ZOUBAA a franchi un palier. Champion de France de cross, meilleur Bleu aux Mondiaux (24e) pour la deuxième fois, quatrième performer français de tous les temps (13’ 11’’ 97, un gain de 15 secondes) et 5e aux Championnats d’Europe sur 5 000 m, 5e encore (et premier Français) aux Championnats d’Europe de cross, à San Giorgio en décembre. Mais l’Héraultais, vingt-neuf ans, reste un athlète méconnu. « La reconnaissance, je m’en f…»,, lâche-t-il avant de courir le Cross Ouest-France, cet après-midi au Mans. Puis corrige : « En fait, ça me fait râler mais ce n’est pas ça qui m’arrêtera. Je me suis tellement battu pour me faire une place ! » Débarrassé de ses allergies, plus puissant, il a déjà augmenté son capital confiance. « Il a pris de l’assurance, juge Driss Maazouzi. Il se posait beaucoup de questions auparavant : sur la météo, le parcours... » Zoubaa acquiesce : « Peu à peu, j’enlève des barrières. J’ai couru en 13’11’’ sur 5 000 m. Je dois les confirmer mais ça n’est pas exceptionnel. Les 13’2’’ d’Essaïd, (13’2’’15 en 1998) sont un repère. » Que peut espérer le militaire du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces dans le concert international ? Sur 5 000 m, l’omnipotence africaine et son manque de vitesse terminale lui bouchent l’horizon. Alors, il parle de se qualifier sur 10 000 m pour les Mondiaux d’Osaka, puis sur marathon pour les JO 2008 de Pékin. « Sur 10 000 m, il cherchera à être le meilleur Européen mais les Éthiopiens et les Kényans sont intouchables, juge son entraîneur. En revanche, sur marathon, il semble qu’il y ait encore un petit quelque chose à faire. En plus, il est capable de courir longtemps très proche de sa VMA (vitesse maximale aérobie). » En attendant ce grand saut, Zoubaa se consacre au cross. « J’adore courir dans la nature, confiet-il. En plus, le cross permet de travailler le volume pour l’été. » JEAN-DENIS COQUARD PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Au Mans, bois de l’Épau. Cross FEMMES (5,1 km) à 15 heures ; cross HOMMES (9,4 km) à 15 h 30. Principauxengagés.– HOMMES: M. Kogo, E. Soi, J. Ebuya, D. Ndiso (KEN) ; Kipsiro (OUG) ; Zoubaa, ElHimer, Maazouzi, Essaïd, Lahlafi, Benhari. FEMMES : M. Komu, P. Kipchoge (KEN) ; Coulaud, Klilech-Fauvel, Martins, Bardelle, Daunay, Fahroun. RÉSULTATS PERCHE ÉLITE TOUR (Bordeaux, 13 janvier). – HOMMES : 1. Clavier, 5,60 m ; 2. Dossevi, 5,50 m ; 3. Soler, 5,50 m ; 4. Mesnil, 5,43 m. PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge début, sa venue ne me posait aucun problème, c’était normal que l’on recrute un autre 10. Mais son très bon début de saison m’a mis un coup de pied au cul. J’ai voulu montrer de quoi j’étais capable. » « Il est effectivement en ce moment un peu audessus de Lionel », convient Galthié. 16 H OSPREYS Liberty Stadium, à Swansea Arbitre : M. White (ANG). OSPREYS. – Remplaçants : 16 Sher15 L. Byrne vington, 17 P. James, 18 M. Powell, 14 Sh. Williams ou 19 Lloyd, 20 Spice, 21 Connor, 22 TerTerblanche blanche ou Selley. Absents : S. Parker, 13 A. Bishop J. Thomas, Vaughton, Hibbard, M.Jones, T. Evans, Mitchell, I. Evans, Bateman, 12 Henson D. Bishop. 11 Walker ou Entraîneur : L. Jones. Mustoe Derniers matches G P G G P Challenger officiel du champion de France Karim Bennama, Kanfouah sera favori pour le détrôner, au vue de son combat d’hier. Après les deux premiers rounds qu’il perdait, pas assez actif, il avançait et mettait en difficulté l’Allemand. Mais Ulrich, réalisant qu’il était dominé à mi-distance, se reprenait, refaisant son retard sur le bulletin de deux des juges. Le Français donnait le plus de coups, mais Ulrich était très dangereux en contre. Ainsi, dans le dixième round, il ébranlait son cochallenger. Le Français ne parvenait pas à récupérer, ni à s’accrocher, et Ulrich poursuivait son action, incitant très justement Di Stefano a abandonner. « Ulrich est un grand frappeur, confirme Kanfouah, et il est très résistant. D’autres que lui seraient tombés. Je l’ai bien touché, mais je n’ai pas pu suivre. Il m’a manqué un peu de hargne, je ne sais pas pourquoi. » Ulrich (31 ans, 1,85 m, 79,200 kg, 30 victoires, dont 20 avant la limite, 3 défaites) avait espéré défier Fabrice Tiozzo, alors champion WBA, en 2005, mais le Lyonnais avait réclamé un million deux cent mille euros, une bourse que n’avait pu lui offrir le promoteur allemand Peter Kohl. Ulrich allait donc affronter deux autres champions mondiaux, le Polonais Adamek (WBC) et le Hongrois Erdei (WBO), qui allaient le battre. Bleu (Stade Français) 27 ans, né le 2 mars 1979 à Toulouse. 1,80 m, 94 kg. Demi d’ouverture ou centre. 1 sélection. Première sélection : NouvelleZélande - France, 37-12, le 30 juin 2001 à Wellington. Club précédent : Colomiers. Palmarès : champion de France 2004. Sa sélection dans le groupe France devrait sans aucun doute contribuer encore à son épanouissement. Puisque c’est toujours un signe de gratification, d’estime, donc de confiance. « Or, c’est vrai que l’ouverture, convient-il, est un poste où il faut avoir des certitudes car on a beaucoup de choses à gérer. Or, si tu doutes, si la charnière doute, alors l’équipe ne peut pas bien jouer. » Et c’est sans doute dans ce domaine qu’il domine le mieux son sujet, dans sa capacité à garder ces certitudes lorsqu’il y a de la houle. « Parce que j’aime les gros matches, je suis d’un naturel assez calme. Je ressens peutêtre moins la pression que les autres. » De quoi alors affronter les mains sèches ces semaines « de muerte ». – J.-C. C. « Il m’a manqué un peu de hargne » Jaune Rouge Jaune Et comme il maîtrise les autres compartiments du jeu de « 10 », notamment le jeu au pied, Skrela est revenu dans la lumière. « Il joue, par exemple, très bien dans la défense, note Galthié. Son passage au centre l’an dernier au côté d’Alain Penaud lui a fait beaucoup de bien. » C’est en outre un gros défenseur. Presque trop. « C’est vrai que, par tempérament, je m’impliquais beaucoup en défense. Et je manquais ensuite de lucidité pour gérer le match. J’ai appris à me contrôler. » À vingt-sept ans, il vient ainsi à maturité sur ce poste où, par exemple, il gère mieux les matches à pression que son jeune collègue Beauxis (vingt et un ans). Dont finalement l’arrivée au club n’est pas étrangère au sursaut de Skrela. « Au ce mauvais passage, le Français avait donc peu de chances de s’imposer aux points. Mais, surtout, quelques coups encaissés dans un moment de faiblesse peuvent se révéler dramatiques et Di Stefano a respecté la mission première d’un entraîneur, protéger son boxeur. « En prenant la bonne décision, confirme son promoteur Michel Acariès, il va permettre à Rachid de poursuivre sa carrière. » Noir Bleu Noir Une rencontre ou deux pour la compétition d’une vie ! « On est prévenus. Et puis d’autres n’auront même pas cette chance-là. Moi, il faut se souvenir qu’il y a deux mois, j’étais très loin de l’équipe de France. » Le Stade Français avait en effet recruté le Palois Lionel Beauxis qui effectua un excellent début de saison. On en faisait le grand ouvreur de demain. Et Skrela le regardait du banc. Sûr alors que l’équipe de France, ce n’était même pas en rêve. Sa dernière et unique sélection remontait au 30 juin 2001, face à la Nouvelle-Zélande (défaite 37-12). Et puis plus rien. « Je me suis alors dit que je ne reviendrais jamais en équipe de France, que, peut-être, j’étais un bon joueur de club mais que je n’avais pas le niveau international. » Plusieurs raisons à cette longue t raversée d u dés ert. « D’abord, je n’ai peut-être pas tout fait pour être au niveau. J’ai aussi poursuivi mes études (d’ingénieur) jusqu’en 2003. Ce n’est qu’après que je me suis totalement consacré au rugby. » Par ailleurs, jusqu’à présent, il manquait vraiment de vitesse sur ses premiers appuis. Sa qualité de pied (tonicité de sa voûte plantaire) était très insuffisante. « Depuis, je travaille beaucoup cet aspect physique. » Ce qui a partiellement gommé cette déficience. « Et puis, ce n’est pas le problème qu’il ne fasse pas moins de 11 secondes aux 100 mètres, explique Fabien Galthié. L’important, c’est d’anticiper la position ; or, il a vraiment progressé dans ce domaine. » Le Français a été battu par l’Allemand Thomas Ulrich par arrêt de l’arbitre au dixième round pour le titre vacant, hier à Halle. 12 BASKET PRO A (17 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune ORLÉANS - GRAVELINES : 82-80 Orléans file aux As LES AUTRES MATCHES Strasbourg tête de série Malmené, Orléans a arraché un succès qui propulse pour la première fois un promu aux As. ORLÉANS – ORLÉANS GRAVELINES de notre envoyé spécial LES ANNÉES ont beau passer, le bonheur semble ensablé pour l’éternité à Orléans. Après 2006 et ses superbes lampions, l’accession en Pro A et deux finales à Bercy (Pro B et Coupe de France), Orléans commence 2007 dans l’extase d’une qualification à la Semaine des As, au terme d’une phase aller terminée à dix succès, loin des standards d’un promu. Et voilà Orléans, petit bleu de l’élite, au cœur du grand huit. Pour la première fois depuis la réédition de la Semaine des As en 2003, un promu s’immisce, en ayant gagné à la loyale son ticket sur le terrain (en 2005, le promu clermontois avait été qualifié en tant qu’hôte). Hier, le coach, Philippe Hervé, était presque ivre de tant de bonheur. « En un an, ça fait pas mal d’événements qui ont marqué l’histoire du club. C’est exceptionnel. On va le dire avec humilité mais sans se cacher », constatait-il, les prunelles aux lustres. D’autant que le succès d’hier, le septième en neuf matches à domicile, donne encore un peu plus de relief à cette belle et grande histoire. Car Orléans a chancelé, vacillé vingt-cinq minutes durant, sous le joug d’un BCM Gravelines frondeur et dur à souhait, intelligent, patient et ultradominateur à l’intérieur, via sa doublette Turner-Nsonwu (44-26, 17e). En face, Orléans faisait tout de travers, déstabilisé par l’enjeu du soir, sans verve en défense, sans ordre en attaque. « On nous parlait de ça depuis un moment. Il y a sans doute eu un peu de surmotivation et on a voulu forcer des choses », expliquait Momo Kante. Cope fait la police ASVEL - Bourg........................ 108-82 Orléans- Gravelines ............... 82-80 Reims- Le Mans ....................... 67-69 Besançon- Cholet.................... 76-86 Paris- Le Havre ........................ 78-69 Roanne- Clermont................... 74-68 Hyères-Toulon- Strasbourg .... 66-92 AUJOURD’HUI 15 HEURES Pau - Chalon-sur-Saône (TPS Star) Classement Pts J. G. — — — 1. Nancy (1,139) ..... 30 17 13 2. Roanne (1,096) ... 30 17 13 3. Chalon (1,035) .... 28 16 12 4. Strasbourg (1,08) . 27 17 10 5. ASVEL (1,044) .... 27 17 10 6. Orléans (1,035) .. 27 17 10 7. Le Mans (1,028) . 27 17 10 8. Dijon (1,007) ....... 26 17 9 9. Le Havre (0,998) . 26 17 9 10. Paris (0,987) ....... 26 17 9 11. Gravelines (1,023) . 25 17 8 12. Cholet (0,989) ....... 25 17 8 13. Clermont (1,008) .. 24 17 7 14. Pau (0,982) ............ 23 16 7 15. Bourg (0,860) ..... 23 17 6 16. Besançon (0,937) . 22 17 5 17. Hyères (0,915) .. 22 17 5 18. Reims (0,849) . 18 17 1 cracha sa colère dans le vestiaire à la pause, que Orléans revint en tenue de guerrier, que Zeb Cope se mit à faire la police, Gravelines se voûta, s’affaissa d’un coup. « On est encore dans l’incapacité d’être constants », regrettait Sarre. « On a manqué de lucidité », poursuivait Stephen Brun, le seul danger extérieur du BCM hier soir. Soudain, Gravelines prenait de plein fouet la vague orléanaise, qui s’écrasait en flots continus : une interception de Boyette, un tir primé de Cope… Orléans était là, tapi, les naseaux fumants (79-80, 38e). Une faute antisportive sifflée à l’ailier du BCM, Pat Carroll, lui offrait finalement la victoire et le plateau d’argent. « Cette équipe ne panique pas, n’abandonne jamais. L’objectif maintenant ? Tout gagner ! Pourquoi pas », défiait Zeb Cope. Gravelines, lui, ne pavanait pas. Éliminé en Eurocoupe, absent des As, le BCM a manqué ses deux premiers objectifs de saison et la grosse cylindrée annoncée avance au rythme d’un pachyderme. « Il faut arrêter de dire que Gravelines est une grosse équipe. Aujourd’hui, Orléans est une grosse équipe », concluait Frédéric Sarre, avant de s’en aller, le cœur lourd et la mine affaissée… 66 92 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 29 10 4/9 0/2 2/3 1-1 4 9 2 - - 2/2 0-2 18 2 1/8 0/3 - 1-2 1 28 2 0/2 - 2/4 1-4 2 9 2 0/5 - 2/2 3-1 27 16 7/10 2/4 - - 32 14 4/8 1/2 5/6 2-1 4 25 12 5/7 - 2/2 2-4 23 6 2/4 2/2 0/2 - 2 200 66 23/53 5/13 15/21 10-15 13 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Cooper 15 14 5/8 4/6 - 0-1 3 Darrigand 20 5 2/3 1/2 - - 1 Mendy 5 2 0/3 0/1 2/2 - Marquis 19 4 2/6 - 0/2 3-5 1 A. Sanders 24 17 7/9 0/1 3/5 3-4 M. Smith 23 7 3/7 1/4 - 2-2 5 Giffa 16 8 1/5 1/2 5/6 1-1 1 Nissim 25 14 5/7 4/6 - 1-3 4 McCord 15 2 1/3 - - 1-1 1 Eidson 25 15 7/9 1/1 - 1-2 4 Madrich 13 4 1/5 0/2 2/2 1-1 1 TOTAL 200 92 34/65 12/25 12/17 13-20 21 66-92 (20-20, 14-21, 14-34, 18-17) Écarts.- HYÈ : + 4 (11e) ; STR : + 32 (32e, 37e). Spect. : 2 650. Arb. : Castano, Machabert et Dubois. B. Brown Vergnes Nedic Milling Bouteille Obasohan Nichols Whisby M. Brown TOTAL LES RÉSULTATS Philadelphie-Milwaukee, 110-97 ; Indiana-Dallas, 113-115 a.p. ; New York-Charlotte,110-126 ; Boston-Toronto,86-95 ; Atlanta-Detroit, 99-93 ; Memphis-Minnesota, 110-116 ; New Orleans/Oklahoma City - Washington, 104-97 ; Portland-Sacramento, 95-87 ; Golden State-Miami, 96-118 ; LA Lakers-Orlando, 109-106 ; Denver-Houston, 86-90 ; Seattle-Utah, 122-114 a.p. LE FAIT DU JOUR La saison des Sonics bat de l’aile, mais Ray Allen, l’arrière-shooteur de Seattle, a réalisé un bijou de match pour terrasser vendredi Utah après prolongation : 54 points, son record en carrière, à 17 sur 32 aux tirs, 9 sur 12 à 3 points, 12 sur 12 aux lancers francs, 10 rebonds et 5 passes décisives. Un show de haute volée nécessaire jusque dans sa dernière goutte pour repousser le Jazz et mettre un terme à une fâcheuse série de six défaites consécutives. Dans cette déferlante, les deux Français de Seattle, Johan PETRO (1 pt à 0/2, 1/2 aux l.f., 1 rbd, 2 b.p. en 6 min, conséquence d’un genou gauche endolori) et Mickaël GELABALE (0 pt à 0/7, 2 rbds en 22 min), n’ont pas été happés par l’émotion du moment. « J’aimerais avoir la cassette du match pour la montrer aux gens qui veulent savoir à quoi ça ressemble d’être dans la zone », a expliqué Ray Allen. Seattle reste toutefois avant-dernier de la Conférence Ouest avec 25 défaites en 39 matches. c. — 1208 1353 1223 1273 1269 1281 1177 1289 1270 1254 1259 1221 1123 1230 1276 1380 1367 1310 PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 janvier (20 h 30) : Chalon - Nancy (Sport +). Samedi 20 (20 heures) : Reims-Orléans ; Bourg-Hyères ; Le Havre-Besançon ; Strasbourg-Paris ; Clermont-Pau ; Gravelines-Roanne ; Cholet-Dijon. Dimanche 21 (15 heures) : Le Mans-ASVEL (TPS Star). ORLÉANS. – L’arrière américain d’Orléans Jermaine Boyette attaque ici le cercle entre les Gravelinois Uche Nsonwu-Amadi et Rahshon Turner. Le promu disputera la Semaine des As à Nancy en février. (Photo Mao) REIMS LE MANS 67 69 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 33 18 7/19 2/10 2/2 0-2 3 21 7 3/5 1/3 0/1 - 8 - - - - 0-1 2 13 4 2/6 0/2 - 1-2 27 15 5/13 - 5/6 6-3 32 6 3/10 0/6 - 0-5 13 2 1/4 - - 1-2 2 26 9 2/3 1/2 4/4 2-1 27 6 3/8 - - 3-7 1 200 67 26/68 4/23 11/13 13-23 8 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Bogavac 23 4 1/3 0/2 2/2 0-1 Gregory 31 23 9/20 1/5 4/6 1-2 Amagou 19 6 1/4 1/3 3/3 0-1 1 Koffi 14 6 2/3 - 2/2 2-2 Batum 6 - - - - 0-2 1 Bokolo 14 1 0/2 0/2 1/2 0-3 Nicevic 33 11 2/9 - 7/8 1-9 4 Adjiwanou 4 - - - - - Campbell 23 10 5/5 - 0/2 3-5 Wheeler 33 8 2/7 2/5 2/2 0-3 2 TOTAL 200 69 22/53 4/17 21/27 7-28 8 67-69 (23-17, 10-10, 22-23, 12-19) Écarts.- REI : + 10 (14e) ; LEM : + 3 (37e). Spect. : 1 800. Arb. : Conderanne, Lepercq et Jean. Carr Gillet Mangin D. Diarra A. Mendy Andrieux Niang Schneidermann Lewin TOTAL ASVEL BOURG 108 82 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 28 20 5/11 3/6 7/8 0-3 1 30 19 5/6 - 9/12 4-4 2 26 2 1/3 0/2 - - 6 1 0 0/1 0/1 - - 16 7 3/4 - 1/3 1-2 13 10 5/7 - - 1-2 22 16 7/8 2/3 - 1-1 3 31 26 6/8 5/6 9/9 0-1 3 33 8 3/7 1/2 1/2 1-2 6 200 108 35/55 11/20 27/34 9-15 21 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd M. Wilson 31 19 6/9 5/6 2/2 1-3 Samanic 18 4 2/5 0/1 - - 2 Chelle 13 2 1/3 0/1 - 0-2 2 Bengaber 20 8 3/4 1/2 1/2 0-3 Swift 33 20 6/10 4/6 4/9 3-0 4 Ouattara 31 3 1/2 - 1/2 2-2 3 Hameed 23 14 6/10 - 2/3 2-2 1 Mills 31 12 6/12 0/2 0/2 2-2 1 TOTAL 200 82 31/55 10/18 10/20 12-14 13 108-82 (29-16, 31-23, 22-25, 26-18) Écarts.- ASV : + 30 (25e) ; BOU : + 2 (5e). Spect. : 5 500. Arb. : Mateus, Bissang et Gueu. Greene Troutman Jeanneau Eito Masingue Diakité Blanchard Barrett Sangaré TOTAL PARIS LE HAVRE 78 69 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd 16 11 5/6 - 1/1 1-2 29 11 4/8 3/5 - 0-2 19 5 1/3 1/2 2/2 1-2 26 8 4/8 0/3 - 1-5 35 12 5/11 0/2 2/3 4-2 23 15 5/10 2/4 3/5 0-1 29 10 4/10 1/6 1/1 1-8 23 6 2/3 - 2/4 1-6 200 78 30/59 7/22 11/16 9-28 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Cox 40 23 8/16 5/10 2/2 0-3 Causeur 6 - - - - B. Cissé 9 0 0/1 - - 0-1 Gay 14 5 2/6 1/2 - 0-2 Curti 25 2 1/6 0/2 - 1-1 A. Traoré 28 10 5/10 - 0/2 2-3 Stanley 40 13 5/17 3/11 - 1-2 Tucker 26 14 4/7 0/2 6/7 3-4 Miller 12 2 1/2 0/1 - 0-2 TOTAL 200 69 26/65 9/28 8/11 7-18 78-69 (19-16, 18-25, 16-15, 25-13) Écarts.- PAR : + 11 (38e) ; HAV : + 10 (26e). Spect. : 1 500. Arb. : Gasperin, Maestre et Blanc. Cassiano T.J. Parker K. Morlende Stewart Mitchell Copeland Petrovic Joseph TOTAL Pd 1 1 3 5 3 4 2 1 20 Pd 2 2 1 4 3 1 13 BESANÇON CHOLET 76 86 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 24 12 4/6 2/3 2/4 0-6 34 14 6/10 2/3 - 2-5 2 21 9 3/9 0/2 3/4 0-2 3 7 - - - - 0-1 2 28 8 2/5 2/3 2/2 0-1 5 37 14 6/12 0/1 2/4 1-2 18 10 4/8 2/5 - - 1 30 9 3/8 1/4 2/2 0-2 2 200 76 28/58 9/21 11/16 3-20 15 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd J.K. Edwards 20 4 2/4 - 0/2 1-6 1 De Colo 26 17 4/8 3/5 6/6 2-2 1 Dondon 10 5 2/2 - 1/2 0-2 Bilba 29 3 0/1 0/1 3/4 0-2 2 Tchicamboud 37 19 4/10 4/6 7/8 1-4 7 Gray 22 22 10/13 - 2/4 1-4 Dobbins 26 8 3/12 0/3 2/4 1-5 2 Grant 30 8 2/5 2/5 2/2 0-2 1 TOTAL 200 86 27/55 9/20 23/32 7-27 14 76-86 (19-24, 14-18, 21-18, 22-26) Écarts.- BES : + 4 (5e) ; CHO : + 13 (40e). Spect. : 3 560. Arb. : Radonjic, Jeanneau et Laplace. J. Ruzic T. Ruzic Hoard Correa C. Bradford Ford Eléléara Forehan-Kelly TOTAL LIGUE FÉMININE (15e journée) NBA EXPRESS Ray de lumière p. — 1377 1483 1266 1376 1325 1326 1211 1299 1268 1238 1289 1207 1133 1208 1098 1294 1252 1113 À mi-parcours, les équipes sont départagées par le quotient pts marqués/pts encaissés, ce qui équivaut à peu près à la différence pts marqués - pts encaissés. Les huit premiers qualifiés pour la Semaine des As (8-11 février à Nancy). Les huit premiers à la fin de la saison régulière qualifés en play-offs. DAVID LORIOT HYÈRES-TOULON STRASBOURG P. — 4 4 4 7 7 7 7 8 8 8 9 9 10 9 11 12 12 16 LES FRANÇAIS Réinstallé dans le cinq de départ avec le transfert d’Earl Boykins, Yakhouba DIAWARA a fait parler de lui lors de la rencontre face à Houston. En plus d’une solide défense sur Tracy McGrady (12 pts à 5/17, 11 p.d., 8 rbds), le défenseur français a respecté aveuglement les consignes et dégainé chaque fois qu’il était démarqué derrière la ligne à 3 points. Résultat, 13 points à 5/14 aux tirs dont 3/12 à 3 points (!), 1 rebond, 2 passes, 2 contres et 4 ballons perdus en 37 minutes. Ronny TURIAF a profité des fautes d’Andrew Bynum pour montrer ses qualités défensives à Orlando : 4 points (1/4, 2/4 aux l.f.), 3 rebonds, 1 passe, 5 contres et 2 balles perdues en 29 minutes. Victime d’une entorse de la cheville gauche sur la première action du match contre Miami, Mickaël PIETRUS a quitté le terrain, soutenu jusqu’au vestiaire par son coéquipier Adonal Foyle. HIER Challes - Calais ...................... 60-49 Valenciennes - Arras .............. 60-40 Mourenx - Saint-Amand ........ 59-57 Nice - Clermont ..................... 69-84 AUJOURD’HUI 15 HEURES Bourges - Montpellier 16 HEURES Mondeville - Villeneuve-d’Ascq Aix-en-Provence - Tarbes PAU-ORTHEZ - CHALON Pau veut bien finir AUJOURD’HUI, 15 HEURES, PALAIS DES SPORTS (en direct sur TPS Star) Arbitres : Viator, Bretagne, Bardera. PAU-ORTHEZ : 4 Fauthoux (1,78 m) ; 5 Harrison (1,94 m, USA) ; 6 D’Almeida (1,82 m) ; 7 Johnsen (2,07 m, USA) ; 8 R. Greer (1,98 m, DOM) ; 9 Ferchaud (1,94 m) ; 11 Miles (1,85 m, USA) ; 13 Ajinca (2,13 m) ; 14 Mahinmi (2,08 m) ; 16 Vaty (2,06 m) ; 18 Wright (2,03 m, USA). Entraîneur : G. Herbert (CAN). CHALON:4 Everett(1,93m, USA) ; 5 Braud(1,93m) ;6 Corosine(1,85m) ; 8M. Diarra (2 m) ; 9 Lear (2,04 m) ; 11 Guice (1,94 m, USA) ; 14 Best (2 m, USA) ; 15 Kone (2,11 m, CIV) ; 17 T. Murray (2,01 m, USA). Entraîneur : G. Beugnot. DÉJÀ DÉFAIT trois fois à domicile, Pau, qui depuis 30 ans n’a jamais terminé la saison régulière au-delà de la 8e place, veut boucler la phase aller le plus haut possible (12e actuellement). Face au co-leader, l’objectif sera une nouvelle fois défensif, après avoir laissé les deux précédents adversaires (Cholet et Salonique) à 59 points marqués en moyenne. Thierry Rupert, qui termine de soigner une cuisse, ne sera toujours pas du match, dont le coup d’envoi sera assuré par un ancien du club, Artour Drozdov, aujourd’hui licencié à Kiev. Absences aussi de Melvin Sanders (non qualifié) et de Mike Bauer (surnuméraire en Pro A). Après son court succès contre Paris, Chalon entame en Béarn au complet une série de deux gros matches télévisés : à Pau, puis vendredi face à Nancy. – G. Cay. et P. Des. PRO B (16e journée) C l a s s e m e n t : 1 . V a l e nciennes, 28 pts ; 2. Villeneuved'Ascq, 25 ; 3. Montpellier, 24 ; 4. Bourges, 24 ; 5. Mondeville, 23 ; 6. Challes, 23 ; 7. Clermont, 22 ; 8. Aixen-Provence, 21 ; 9. Arras, 21 ; 10. Tarbes, 20 ; 11. Saint-Amand, 20 ; 12. Mourenx, 20 ; 13. Calais, 20 ; 14. Nice, 15. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier (20 heures) : Clermont - Challes ; Nice - Mondeville ; Saint-Amand - Bourges ; Arras - Aix. Dimanche 21 janvier (15 heures) : Calais - Tarbes ; Montpellier - Valenciennes ; (15 h 30) Villeneuve-d’Ascq Mourenx ; (16 heures) Nice Mondeville. CHALLES - CALAIS : 60-49 (14-12 ; 17-11 ; 10-15 ; 19-11) CHALLES : Moore (12), Seigle (2), Cayot, Badiane (8), Duvivier, Frniakova (10), Dubois (3), Luptakova (13), Azace (4), Bacquet (8). CALAIS : N’Diaye (16), Margeviciute (4), Candelier (3), Dia (2), Le Leuch (1), Brazdeikyte (9), Paige (14), Fall. VALENCIENNES - ARRAS : 60-40 (13-6 ; 13-13 ; 18-10 ; 16-11) VALENCIENNES : Godin (6), Harrower (14), Gruda (17), Hermouet, Grgin-Fonseca (8), Digbeu, E. Gomis (5), Bade (2), Tuvic (8). ARRAS : Klimesova (2), Englert, Cousin (4), Arnaud (4), Moeggenberg (10), Deas (3), Beuzelin (7), Fluker (10). MOURENX - SAINT-AMAND : 59-57 (27-36) MOURENX : Radunovic (12), Agbatan (4), Gruszczynski (12), A. Lelas (7), Castets (4), Tzekova (20). SAINT-AMAND : Fouteret (13), A. Lopez (2), Stevenson (8), Cibert (9), Ploegaerts (3), Raguz (6), Chones (16). NICE - CLERMONT : 69-84 (17-22 ; 15-19 ; 16-18 ; 21-25) NICE : Suez Karni (23), K. Lelas (15), Desert, Barennes (5), Morgan (17), Donadel, Hardy (9). CLERMONT : Lardy (9), Salagnac (19), Chriss (10), Fromholz (6), Krawczyk (10), Gardner (17), Nikipolskaïa (13). VENDREDI HIER Classement : 1. Vichy, 30 pts ; 2. Nanterre, 28 ; 3. Châlons, 26 ; 4. Quimper, Levallois et Saint-Quentin, 25 ; 7. Brest, Aix-Maurienne et Boulazac, 24 ; 10. Limoges, Rouen, Poitiers, Saint-Étienne et Antibes, 23 ; 15. Mulhouse, Évreux et Nantes, 22 ; 18. Angers, 20. Saint-Quentin- Quimper..... 57-70 Boulazac- Évreux ............... 84-79 Châl.-en-Champ.- Poitiers.. 69-89 Nanterre- Limoges ............. 87-85 Rouen - Mulhouse .............. 81-66 Brest - Vichy ........................ 60-64 PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 19 JANVIER (20 heures) : Nantes - Angers ; Aix-Maurienne - Brest ; Poitiers - SaintÉtienne. SAMEDI 20 (20 heures) : Évreux Saint-Quentin ; Mulhouse - Boulazac ; Quimper - Antibes ; Vichy - Châlons ; Levallois Nanterre ; Limoges - Rouen. Saint-Étienne- Nantes ........ 82-71 Angers- Levallois ............... 66-88 Antibes - Aix-Maurienne..... 65-64 PAU-ORTHEZ / CHALON Aujourd’hui à partir de 14h30 en direct et en exclusivité sur Ce soir, 19h30 >> 20h30 « RTL en direct de L’Équipe » PAGE 12 DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge Jaune Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 9 0 0/6 0/5 - 0-1 1 5 0 0/1 - - - 1 37 16 6/14 2/5 2/4 2-3 1 1 - - - - - 24 9 3/5 1/1 2/2 3-6 1 15 2 1/2 0/1 - 1-0 35 17 7/16 3/7 - 1-6 4 23 4 2/2 - - 0-2 17 2 1/3 - - 1-4 34 24 7/13 3/5 7/8 5-9 2 200 74 27/62 9/24 11/14 15-31 10 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd L. Owens 24 2 1/10 0/1 - 2-0 2 Hill 19 16 6/8 2/4 2/2 1-3 2 Larrouquis 28 18 7/12 4/7 - 0-6 Toti 14 0 0/2 0/2 - - 1 M. Badiane 34 12 4/13 - 4/5 6-4 Hairston 37 9 4/17 0/7 1/2 0-4 2 Middleton 23 5 2/5 1/2 - 1-1 Issa 18 6 3/3 - - 1-1 2 Pene 3 - - - - 2-1 TOTAL 200 68 27/70 7/23 7/9 13-20 9 74-68 (20-23, 18-11, 16-12, 20-22) Écarts.- ROA : + 15 (28e) ; CLE : + 6 (2e). Spect. : 3 200. Arb. : Bichon, Vauthier et Mortz. Niakaté Marcario Harper Moerman Soliman Cazalon Spencer Pellin P. Badiane Salyers TOTAL Nancy - Dijon ........................... 85-73 HIER REIMS - LE MANS : 67-69. – Deux jours après son match face à Olympiakos, le champion de France a souffert hier en Champagne, ne devançant que sur le fil la lanterne rouge. Accrocheurs dans le sillage d’Antoine Mendy, les Rémois ont mené un moment de 10 points en première mi-temps (29-19) et ne se sont inclinés que dans les derniers instants. Le combatif Kenny Gregory a pris un rebond offensif clef transformé en panier et Markus Carr a manqué un tir à 3 points pour la victoire sur la dernière possession. « Les Rémois ont été admirables d’agressivité et d’énergie. C’est bien de s’en sortir ici », confiait Vincent Collet, soulagé. PARIS - LE HAVRE : 78-69. – Paris a renoué avec la victoire, privant Le Havre de la Semaine des As. Mais, bien lancé dans le match par un duo Matheus-Mitchell inscrivant 17 des 19 points du premier quart, le PBR lâchait du lest face à des Havrais qui, à la pause, avaient pris 16 de leurs 35 tirs à 3 points (à 31 % de réussite). Dans la foulée de Stanley et Cox, et bien que copieusement dominé au rebond, Le Havre s’éloignait, passant même un 9-0 (46-56, 26e). Mais, avec une adresse en baisse, Le Havre subissait ensuite un 12-1 fatal (65-57, 35e). La poussée parisienne emballait le match. L’agressivité offensive du PBR et deux tirs primés d’affilée de Petrovic puis TJ Parker (71-63, 39e) achevaient les espoirs havrais. « Après trois défaites, on avait la pression sur ce match, et c’est important pour nous de commencer à gagner », concédait Elias Zouros, le coach parisien. BESANÇON - CHOLET : 76-86. – Avec sa quatrième victoire en cinq matches, Cholet réussit son opération redressement. En cadenassant Cory Bradford, qui a perdu beaucoup de ballons, les Choletais ont éteint le bon début de match de Besançon. Un 10-0 leur a permis de passer devant (24-17, 8e) grâce à leur défense et à la flambée de De Colo (11 pts à 100 % en 20 min). Tchicamboud, auteur de plusieurs paniers décisifs, et Gray à l’intérieur, ont tenu la baraque. – M. Ba. et L. T. (Avec nos correspondants) Bleu 74 68 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 15 11 5/9 1/2 - 1-1 13 4 1/1 - 2/2 0-1 3 32 13 5/5 1/1 2/2 2-3 4 25 13 5/6 1/2 2/2 0-3 2 14 0 0/1 - - 0-1 2 31 8 3/10 1/6 1/2 0-1 4 25 20 7/11 4/6 2/2 2-5 1 26 8 2/6 - 4/6 1-1 1 19 5 2/5 1/2 - 1-1 1 200 82 30/54 9/19 13/16 8-17 18 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Le Pellec 1 - - - - - P. Morlende 28 11 3/8 1/3 4/4 0-1 3 Paulding 33 9 3/7 0/3 3/4 0-2 1 Essart 16 0 0/2 - - 0-2 2 Nsonwu-Amadi 27 14 6/8 - 2/6 6-4 1 Gautier 18 6 2/4 1/3 1/2 0-3 1 Turner 34 18 7/11 - 4/4 3-2 4 Schmitt 1 - - - - - Brun 18 12 4/8 4/7 - 1-1 1 P. Carroll 24 10 5/9 0/4 - 1-2 TOTAL 200 80 30/57 6/20 14/20 11-17 13 82-80 (14-25, 25-26, 25-17, 18-12) Écarts.- ORL : + 2 (40e) ; GRA : + 18 (17e). Spect. : 3 221. Arb. : Chambon, Roman et Betton. Blot L. Bernard Boyette W. Aka Kanté Dewar Cope Dials M. Lee TOTAL MÊME S’ILS ONT PEINÉ hier soir à Reims, les Manceaux défendront bien leur titre à la Semaine des As à Nancy (8-11 février). Mais la bonne affaire du jour est pour Strasbourg qui, en s’imposant face à HyèresToulon, s’est emparé de la quatrième place qui assure de ne pas rencontrer l’un des trois premiers en quart de finale des As, dont le tirage au sort aura lieu le lundi 22 janvier à Paris. HYÈRES - STRASBOURG : 66-92. – Strasbourg n’a pas eu de difficultés pour remporter sa sixième victoire d’affilée. Les joueurs du nouvel entraîneur Laurent Legname ont fait illusion dans le premier quart, mais Strasbourg a ensuite creusé l’écart grâce à une grosse défense et une belle réussite à 3 points (10/18, 30e) avec Nissim et Cooper à 4 sur 6. « On a été incapables de tenir le rythme physiquement, a souligné Legname. Les joueurs sont bons mais il y a beaucoup de travail. » ASVEL - BOURG : 108-82. – Dans le sillage d’un Barrett déchaîné dans le premier quart (14 pts à 4/5 à 3 pts), l’ASVEL a assuré son billet pour la Semaine des As en dominant largement Bourg grâce à un pourcentage de réussite (64 %) jugé « exceptionnel » par Asceric, le coach burgien. Certes, après avoir pointé à – 30 (74-44, 25e), Bourg est revenu à 14 longueurs (78-64, 30e). Mais avec un Blanchard à son tour efficace en attaque, l’ASVEL a allégrement franchi les 100 points pour se retrouver cinquième au terme du cycle aller. « Il faudra construire notre jeu sur une assise défensive plus rigoureuse », a prévenu Yves Baratet, songeant aux deux prochains déplacements (au Mans et à Orléans). ROANNE - CLERMONT : 74-68. – La Chorale a peiné pour remporter sa huitième victoire à domicile à l’issue d’un match laborieux. Bien parti, Clermont a mené 6-0 puis 10-5. Mais Salyers (17 pts à la mi-temps) a maintenu Roanne à flot. La différence s’est faite dans le troisième quart, le score passant de 38-34 à 53-38 (28e). Malgré la perte de Hill (entorse à la cheville), Clermont est revenu sur un 11-1 (64-62, 37e) grâce à Larrouquis, auteur de quatre paniers primés d’affilée. Mais Roanne a su tenir la fin de match. Jaune ROANNE CLERMONT VENDREDI Noir Bleu Noir Gravelines semblait campé, installé dans une rencontre, un Championnat qu’il avait enfin attrapé par les deux manches depuis la midécembre. « Depuis un petit moment, on aligne des matches d’une tenue supérieure », admettait Fred Sarre, le coach gravelinois. Mais Gravelines, qui était privé hier d’Adomaïtis (mollet) et très vite de Schmitt (dos), n’est pas encore devenu grand. Et quand Philippe Hervé 82 80 13 Bleu Rouge Noir Jaune AUTO-MOTO Vœux de galère Schlesser en embuscade UNE VICTOIRE de spéciale à Tan Tan, une deuxième place à 17’’ du Hummer de Gordon à Zouérat : JeanLouis Schlesser a montré qu’il fallait toujours compter sur son Buggy pour jouer les trouble-fête. Même si le pilote, sixième au général à mi-parcours, à 1 h 12’ du leader Giniel De Villiers, reconnaît qu’il aurait aimé accrocher un peu plus la tête de course : « On ne va pas faire la fine bouche. Je trouve que ce n’est pas si mal que cela car on se bat contre des usines aux moyens gigantesques. Être sixième aujourd’hui, c’est honorable mais j’espérais être plus proche du podium. Nous avons eu plus de crevaisons que d’habitude et un pro- Le Dakar reprend la piste aujourd’hui. Mitsubishi espère des étapes difficiles ces prochains jours, pour refaire son retard sur Volkswagen. ATÂR. – Sans une panne d’embrayage en première semaine, Stéphane Peterhansel serait encore plus près des Volkswagen de tête. Mais avec seulement vingt-quatre minutes de retard, le pilote Mitsubishi est bien décidé à entretenir le suspense. (Photo Bernard Papon) NATATION MEETING D’ANVERS (grand bassin) « VDH » fan du 200 m IL CULTIVE le paradoxe. Depuis qu’il a été opéré d’une hernie discale le 4 mai 2005, Pieter Van den Hoogenband, double champion olympique du 100 m, obtient ses meilleurs chronos sur… 200 m. Pour son retour dans le grand bain l’été dernier à Budapest, le Néerlandaisde vingt-huit ans avait d’ailleurs privé Filippo Magnini du titre européen sur le double aller-retour, alors que, sur 100 m, l’Italien mais aussi le Suédois Nystrand avaient condamné « VDH » à un bronze inhabituel sur sa distance fétiche. Hier encore, le meeting d’Anvers lui a permis de couvrir les quatre longueurs en 1’47’’30, chrono plus qu’honnête pour sa deuxième sortie de la saison en grand bassin après la réu- nion d’Eindhoven en novembre, où il avait évolué dans les mêmes eaux (1’47’’89). S’il nage comme prévu le 100 m aujourd’hui en Belgique, l’élève de Jacco Verhaeren devra faire mieux qu’à Eindhoven (49’’65), à un peu plus de deux mois des Championnats du monde à Melbourne (25 mars-1 er avril). Cette recherche de vitesse n’est visiblement pas un souci pour sa camarade d’entraînement Marleen Veldhuis, auteur hier d’un temps canon sur 50 m : 24’’37. Plus qu’un record personnel pulvérisé, c’est le troisième chrono de tous les temps pour la vice-championne du monde et désormais deuxième performeuse de l’histoire derrière Inge De Bruijn. – J.-B. R. MEETING D’ANVERS (grand bassin [BEL], 13-14 janvier). – HOMMES. 200 m : 1. Van den Hoogenband (HOL), 1’47’’30 ; … 6. Leveaux, 1’52’’30. 50 m papillon : 1. Leveaux, 24’’88. FEMMES. 50 m : 1. Veldhuis (HOL), 24’’37 ; 2. Dekker, 25’’69 ; 3. Popchanka, 26’’09 ; … 8. Mongel, 27’’14. 400 m : 1. Potec (ROU), 4’12’’43 ; 2. Muller, 4’19’’77. 1 500 m : 1. Potec (ROU), 16’37’’40 ; 2. Muller, 16’50’’68. 50 m pap. : 1. Veldhuis (HOL), 26’’18 ; 2. Dekker (HOL), 26’’22 ; 3. Popchanka, 27’’16 ; … 5. Mongel, 28’’10. 200 m papillon : 1. Mongel, 2’16’’99. 400 m 4 nages : 1. Andraca, 4’51’’21. MELLOULI EN ATTENDANT PHELPS. – Oussama Mellouli a donné le coup d’envoi du meeting de Long Beach (petit bassin) vendredi soir en dominant le 1 000 yards en 8’48’’23. Sur une distance qui correspond à 914,38 m, le Tunisien, médaillé de bronze mondial sur 400 m 4 nages, a signé un chrono équivalent – selon certaines tables de conversion – à 7’42’’14 sur un 800 m en bassin de 25 m. C’était la seule course disputée lors de ce premier jour, en attendant les entrées en lice hier (la nuit dernière en France), des meilleurs Américains dont Phelps, Peirsol, Crocker, Hansen et Coughlin. C’est justement ce que regrette Peterhansel, tout en saluant la « course parfaite de De Villiers et de Sainz ». « On ne peut pas refaire vingt-cinq minutes de retard sur des étapes faciles, dit le double vainqueur du Dakar, qui traîne comme un boulet les vingt-cinq minutes perdues dans une panne d’embrayage dans la spéciale ErRachidia - Ouarzazate. Il faut des étapes sélectives pour se refaire. Il n’y a pas encore eu de spéciales qui nous aient mis sur les rotules. » Celle de vendredi, de Zouérat à Atâr, l’aurait peut-être fait, quoique sa fin aurait été facilitée par la présence de plusieurs points WPE (qui remettent le GPS en action), mais on sait qu’elle fut amputée de 135 kilomètres, en fonction du principe de précaution qui régit le rallye. Celle de demain, 589 kilomètres entre Atâr et Tichit, où l’assis- ESCRIME DENIS VAINQUEUR EN IRAN. – En l’absence des leaders de l’équipe de France, Mathieu Denis a fait honneur à l’épée tricolore en s’imposant lors du tournoi de Kish Island (Iran). Le Français, 57e mondial, a battu en finale, 15-4, le Néerlandais Verwijlen, médaillé de bronze lors des Mondiaux 2005. Au tour précédent, ce dernier était venu à bout de Benoît Janvier, 15-10. COUPE DU MONDE SABRE HOMMES. – Boris Sanson s’est avéré le meilleur Français (6e) lors du tournoi de Coupe du monde de sabre de Kish Island (Iran). Il a cependant ressenti une douleur au dos et ne sera pas aligné aujourd’hui dans la compétition par équipes. Seizièmes de finale : Pastore (ITA) -Pillet, 15-8. Quarts de finale : Lukashenko (UKR)-Lopez, 15-3 ; Skrodzki (POL)-Yakimenko (RUS), 15-12 ; Buikevich (BLR)-Sanson, 15-12 ; Nemcsik (HON)-Covaliu (ROU), 15-12. Demifinales : Lukashenko-Skrodzki, 15-10 ; Buikevich-Nemcsik, 15-11. Finale : Buikevich-Lukashenko, 15-12. Classement des Français : 6. Sanson ; 8. Lopez ; 18. Pillet ; 29. Apithy ; 30. Marouf ; 49. Anstett ; 54. Haberer. SQUASH GOLF PREMIÈRE POUR ASHOUR. – L’Égyptien Ramy Ashour, dix-neuf ans, double champion du monde juniors, meilleure progression au classement de 2006 et actuel numéro 6 mondial, a remporté à Toronto son premier titre sur le circuit PSA en expédiant le champion du monde et numéro 2 mondial, l’Australien David Palmer (11-7, 11-3, 11-4). En demi-finales, Ashour avait battu l’Australien Ricketts (3-1) et Palmer, l’Égyptien El-Hindi (3-2). FUJIKAWA DANS L’HISTOIRE. – À 16 ans et 4 jours, le teenager hawaïen Tadd Fujikawa est devenu vendredi à Honolulu le deuxième plus jeune golfeur de l’histoire à franchir le cut d’un tournoi PGA. Seul Bob Panasik avait fait mieux, lors de l’Open du Canada 1957, à 15 ans, 8 mois et 20 jours. SONY OPEN (Honolulu [HAW], Waialae Country Club, circuit américain hommes, 4 000 000 , 11-14 janvier). – Deuxième tour (par 140) : 1. Donald (ANG), 129 (63 + 66) et Goydos (USA), 129 (66 + 63) ; 3. C. Campbell (USA), 131 (66 + 65) ; 4. C. Howell (USA), 132 (69 + 63) ; 5. Furyk (USA), 133 (65 + 68) ;… 25. Fujikawa (USA), 137 (71 + 66) ; 36. V. Singh (FIJ), 138 (71 + 67). N’a pas franchi le cut : 140. Wie (USA), 154 (78 + 76). JO’BURG OPEN (Johannesburg [AFS], Royal Johannesburg and Kensington Golf Club, circuit europ. hommes, 1 000 000 , 11-14 janv.). – En raison d’orages, le 3e tour n’a pas pu s’achever hier. BATEAUX LUGE VELUX 5 OCÉANS : STAMM PAS RASSURÉ. – Ce matin à 7 heures (heure française), ils étaient cinq à s’élancer dans la 2e étape de la course autour du monde en solitaire avec escales, entre Fremantle (Australie) et Norfolk (États-Unis) ; un parcours de 14 248 milles, soit un demi-tour du monde. Le Suisse Bernard Stamm (Cheminées-Poujoulat) compte une large avance de 3 jours et 2 heures au classement général sur le Japonais Korijo Shiraishi (Spirit-of-Yukoh). « Je n’ai plus que deux adversaires, lui et… moi », avoue Stamm qui craint surtout une avarie. Classement général (avant la 2e étape) : 1. Stamm (SUI,Cheminées-Poujoulat) en 42 j 23 h 18’ ; 2. Shiraishi (JAP, Spirit-of-Yukoh), à 3 j 2 h 42’ ; 3. Knox-Johnston (GBR, Saga-Insurance), à 24 j 1 h 39’; 4. G.Dalton (NZL, A Southern-Man-AGD), à 28 j 16 h 6’; 5. Basurko (ESP,Pakea), à 29 j 7 h 54’. MOLLER RATTRAPE ZÖGGELER. – L’Allemand David Möller a remporté hier, le jour de son vingt-cinquièmeanniversaire, la sixième étape de la Coupe du monde à Oberhof (ALL), son deuxième succès cette saison. Möller, champion du monde 2004, a devancé son compatriote Eichhorn et le double champion olympique, l’Italien Zöggeler, qui devra encore patienter pour battre le record masculin de victoires (33), qu’il co détient avec les retraités Hackl et Prock. Au classement général, Zöggeler, lauréat de la Coupe du monde et champion du monde en titre, conserve la première place avec 515 points, devant Möller (475) et l’Italien Rainer. Le Russe Demtschenko, vainqueur de la précédente étape à Königssee et forfait après une lourde chute à l’entraînement, rétrograde de la troisième à la cinquième place. AUJOURD’HUI : biplace HOMMES et monoplace FEMMES. BOBSLEIGH SAUT À SKIS DANILEVIC DÉTRÔNE LANGE. – Le Tchèque Ivo Danilevic a été sacré champion d’Europe de bob à deux hier à Cortina d’Ampezzo (Italie), devant le Suisse Rueegg et l’Allemand Lange, pourtant tenant du titre et grand favori. Le titre continental était décerné dans la cadre de la quatrième étape de Coupe du monde, remportée par l’Américain Holcomb devant le Canadien Lueders, Danilevic complétant le podium. Au classement général de la Coupe du monde, après quatre des huit épreuves Lange abandonne la première fois de l’hiver la première place à Holcomb. AUJOURD’HUI : bob à quatre. JACOBSEN CONFIRME À DOMICILE. – Le Norvégien Anders Jacobsen,vainqueur surprise de la prestigieuse tournée des QuatreTremplins, a remporté hier devant son public le premier concours de Vikersund, sa troisième victoire pour sa première saison en Coupe du monde. Avec deux sauts à 208 m et à 193,5 m, Jacobsen a devancé l’Autrichien Morgenstern et le Finlandais Hautamaeki. Au classement général, Jacobsen consolide sa première place avec 721 points en l’absence de son dauphin, le jeune prodige autrichien Schlierenzauer, laissé au repos. Le Suisse Ammann, onzième hier, conserve la troisième place. Aucun Français n’avait fait le déplacement. AUJOURD’HUI : deuxième concours (HS 207). 8e Atâr (MAU) - Tichit (MAU) étape LI NN LISBONNE Liaison Spééciale Sp cae 35 km 589 km Liaison TOTAL 2 km 626 Départ Dé ép Dép Départ Dé épart Arrivé Arriv vée vé ée Arrivé vée 7 h 35 6 h 10 8 h 30 10 h 5 15 h 30 17 h 5 15 h 35 17 h 10 1re moto 1re auto Portimão (heure française, heure locale : enlever 1 heure) La spéciale présente plusieurs visages. En début de parcours, le chemin est plutôt balisé sur des pistes caillouteuses puis une bonne tranche de sable attend les pilotes. La piste finale menant à l’oasis deTichit demandera de l’attention. attentio Pas d’assistance ce soir-là. Er-Rachidia Ouarzazate Zouérat Atâr Tichit Ayoûn-el-Atroûs Sinueux Néma DAKA KAR Gouudron Kayes Terre Km 201 CP1 MONNET MIS HORS COURSE. – Triangle de suspension cassé, Philippe Monnet a passé la nuit dans le désert et n’a pu, malgré la réparation réalisée hier, rallier Atâr dans le temps imparti, soit avant 19 heures. Hors délais, le navigateur ne pourra donc poursuivre l’aventure jusqu’à Dakar au volant de son buggy solo. CLASSEMENTS (Classements généraux avant la 8e étape) AUTOS. – 1. De Villiers-Von Zitzewitz (AFS-ALL, VW), en 20 h 4’1’’ ; 2. Sainz-Périn (ESP, VW), à 1’39’’ ; 3. Peterhansel-Cottret (Mitsubishi), à 24’38’’ ; 4. Alphand-Picard (Mitsubishi), à 33’53’’ ; 5. Masuoka-Maimon (JAP, Mitsubishi), à 1 h 11’30’’ ; 6. Schlesser-Debron (BuggySchlesser), à 1 h 12’9’’ ; 7. Al-Attiyah-Guéhennec (QAT, BMW), à 1 h 32’5’’ ; 8. Miller-Pitchford (USA-AFS, VW), à 1 h 50’39’’ ; 9. Sousa-Schulz (POR-ALL, VW), à 2 h 38’26’’ ; 10. MonterdeLurquin (ESP-BEL, BMW), à 4 h 3’51’’ ; etc. MOTOS. – 1. Coma (ESP, KTM), 22 h 38’34’’ ; 2. Esteve Pujol (ESP, KTM), à 10’47’’ ; 3. Casteu (KTM), à 36’53’’ ; 4. Despres (KTM), à 44’56’’ ; 5. Blais (USA, KTM), à 1 h 6’11’’ ; 6. Sala (ITA, KTM), à 1 h 29’28’’ ; 7. Lopez (CHL, Honda), à 1 h 30’43’’ ; 8. Rodrigues (POR, Yamaha), à 1 h 34’57’’ ; 9. Ullevalseter (NOR, KTM), à 1 h 36’6’’ ; 10. Verhoeven (HOL, KTM), à 1 h 39’41’’ ; etc. CAMIONS. – 1. Stacey-Gotlib-Der Kinderen (HOL-BEL-HOL, MAN), 22 h 36’57’’ ; 2. MardeevBelyaev-Nikolaev (RUS-RUS-RUS, Kamaz), à 2 h 16’28’’ ; 3. Van Ginkel-Tijsterman-De Rooy (HOLHOL-HOL, Ginaf), à 3 h 13’14’’ ; etc. Tan Tan KKm 0 Atââr Malaga Nador Tambacou d Tambacounda Ta Dunes Cailloux m 411 Km CP3 Piste roulante Km 3577 CP2 Sable Mixte Herbe Km 589 5 127 0 Parcouru 7 915 15 kkm T Tichit reste 2 788 km ANDRÉ-JACQUES DEREIX TROPHÉE ANDROS : PROST BIEN PARTI À ISOLA. – Victorieux de Prost en décembre à l’Alpe-d’Huez, Dayraut avait attaqué tambour battant la première course de l’année, à Isola 2000. En tête des essais et de la première manche qualificative avec sa Kia Rio pourtant lestée de 60 kilos, il a finalement laissé la victoire à Prost. Une fois de plus, l’équipe Toyota a su jouer tactique en préservant ses pneus pour la seconde manche, où le redoux allait rendre la piste plus rapide. Battu sur le fil par Prost, Dayraut a cependant sauvé la deuxième place devant Balas, lui reprenant du même coup la seconde place au classement général du Trophée Andros. – J.-P. C. SNOWBOARD HOCKEY SUR GLACE CHAMPIONNATS DU MONDE – SNOWBOARDCROSS (qualifications) Huet au All-Star Game ! De Le Rue dans l’attente Décevant aux Jeux de Turin l’an dernier, Xavier De Le Rue a signé hier un retour à la compétition un peu pâle. AROSA – (SUI) de notre envoyé spécial IL LUI FALLAIT entrer dans le cercle des trente-deux meilleurs en qualifications (sur cent quarante participants) pour obtenir une place en finale. Xavier De Le Rue, quatorzième hier, l’a fait sans surprise sous le soleil radieux des Grisons. Pourtant, c’est le visage un brin fermé que la figure de proue du snow français regagnait son hôtel une fois son second run achevé. Déçu par sa prestation, le double champion du monde (2001 et 2003) de la spécialité évoquait un possible problème de fartage. Et soulignait l’inspiration moyenne que lui procurait cette piste boulevard, sans écueils majeurs et par conséquent à l’avantage des alpins. « J’ai été rapide sur le haut et moins bien sur le bas, résumait en outre l’intéressé. Pour des qualifs, ce n’est pas terrible, mais en finale ça peut être très bon. Cela dit, je m’attendais à mieux à l’occasion de mon retour à la compétition, presque un an après des Jeux qui me laissent encore quelques rem o rd s ( 1 8 e p la c e) . De m a i n (aujourd’hui), il va falloir se bouger le c… » Les X-Games dans la foulée En clair, faire étalage de tout son talent de freerider hors pair, qui ne s’exprime au mieux que lorsqu’il est à la lutte. « C’est sûr que je serai plus dans mon élément en me frottant à des adversaires qu’en disputant des qualifications contre la montre », reprend le Pyrénéen. Un garçon qui enchaînera, après la Suisse, par les X-Games (rendez-vous phare du circuit professionnel), aux États-Unis à la fin du mois, puis par des semaines dédiées à la photo et à la vidéo, en février au Canada et en Russie. Autonome depuis les JO de Turin, l’aîné des De Le Rue (27 ans) sait aujourd’hui mieux que jamais ce qu’il désire. « Je me connais parfaitement. adaptée au personnage, retiendra qu’à l’annoncede sa sélection,à la fin de la première période du match contre Ottawa, Montréal avait sombré corps et âme sur la patinoire des Capitals avec quatre buts encaissés. Le score passait même à 6-0 dès l’entrée de la seconde période avant de voir Carbonneau arrêter le calvaire de Huet en insérant son remplaçant David Aebischer. Une humiliante journée, puisqu’il n’avait connu ce genre de désastre qu’une seule fois en quatre ans de NHL (avec les L.A. Kings face à Anaheim en février 2004), terminée par une sélection parmi les stars de la Ligue. Un chaud-froid d’émotions mémorable pour une journée très spéciale. – O. Ph. NHL. – VENDREDI : New Jersey - Atlanta, 2-1 ; Nashville-Colombus, 2-0 ; Edmonton-Minnesota, 2-4. LIGUE MAGNUS (21e journée). – HIER : Strasbourg-Chamonix, 3-3 a.p. (1-0, 0-0, 2-3, 0-0) ; RouenVillard, 8-2 (3-0, 0-2, 5-0) ; Grenoble-Épinal, 7-2 (3-2, 2-0, 2-0) ; Caen-Morzine, 3-4 (1-2, 0-1, 2-1) ; Briançon-Amiens, 9-3 (4-0, 4-2, 1-1) ; Mont-Blanc - Dijon, 3-2 (1-1, 0-1, 2-0) ; Anglet-Angers, 4-6 (1-0, 1-2, 2-4). Classement : 1. Morzine, 37 pts ; 2. Briançon, 35 ; 3. Grenoble, 33 ; 4. Rouen, 29 ; 5. Angers, 25 ; 6. Amiens, 21 ; 7. Chamonix, 18 ; 8. Mont-Blanc, 17 ; 9. Épinal, 15 ; 10. Caen et Strasbourg, 14 ; 12. Villard, 12 ; 13. Anglet, 7 ; 14. Dijon, 6. VOLLEY-BALL COUPE DE FRANCE (8 es de finale) Toulouse sort Paris ! AROSA. – Xavier De Le Rue tarde à vraiment décoller. Après des JO décevants l’hiver dernier, le Français souhaite réussir les Mondiaux. (Photo Alain de Martignac) CHAMPIONNATS DU MONDE (Arosa [CAN], 13-20 janvier). – Snowboardcross (qualifications). HOMMES : 1. Nantermod (SUI), 1’4’’54 ; 2. Zidek (SLQ), 1’4’’58 ; 3. Krassnig (AUT), 1’4’’73 ; 4. Neilson (CAN), 1’4’’96 ; 5. Fuchs (AUT), 1’5’’03 ;… 10. P.-H. De Le Rue, 1’5’’20 ; 14. X. De Le Rue, 1’5’’40 ; 30. Valéry, 1’6’’40. Non qualifié : 41. Vaultier, 1’6’’88. FEMMES : 1. Ricker (CAN), 1’8’’52 ; 2. Francon (SUI), 1’8’’56 ; 3. Jacobellis (USA), 1’8’’58 ; 4. Thermoz Liaudy, 1’8’’62 ; 5. Krings (AUT), 1’8’’94 ; 6. Pomagalski, 1’9’’02 ;… 9. Anthonioz, 1’9’’90 ; 11. Pozzo, 1’10’’53. AUJOURD’HUI : finales HOMMES (32 participants) et FEMMES (16 partic.), à partir de 13 h 45. J’ai décidé de ne plus me préparer avec l’équipe de France parce que j’ai parfaitement conscience de ce qu’il me faut pour être à l’aise sur ma planche. J’ai besoin de freestyle et de rider dans les arbres en me tirant la bourre. Ça paraît bête, mais c’est ça qui me fait du bien. L’an passé, j’ai un peu mal vécu le fait d’être trop dépendant d’un groupe… » D’ores et déjà tourné vers Vancouver et ses Jeux en 2010, Xavier De Le Rue s’assurerait définitivement de la pertinence de ses choix en accrochant un podium à Arosa. OLLIVIER BIENFAIT SKI FREESTYLE SAUT (Deer Valley [USA], 12 janv.). – HOMMES : 1. Peterson (USA) ; 2. Kushnir (BLR) ; 3. Kravchuk (UKR) ;… 34. Lohrer. Coupe du monde (après 5 épreuves) : 1. Peterson (USA), 308 pts ; 2. Omischl (CAN), 306 ; 3. Spero (CAN), 218 ;… 27. Lohrer, 40. FEMMES : 1. Cooper (AUS) ; 2. Li Nina (CHN) ; 3. Tsuper (BLR). Coupe du monde (après 5 ép.) : 1. Cooper (AUS), 375 points ; 2. Li Nina (CHN), 360 ; 3. Leu (SUI), 258. Prochaine ép. : Spindleruv Mlyn (RTC), 4 février. SKELETON PATINAGE DE VITESSE DOUBLÉ AMÉRICAIN À NAGANO. – Éric Bernotas et Kati Uhlaender, invaincue cette saison, ont réalisé hier à Nagano un doublé américain lors de la quatrième étape de Coupe du monde à Nagano (Japon). Bernotas a devancé son compatriote Lund et le Japonais Inada tandis que le Canadien Pain, vice-champion olympique en titre, lauréat de la Coupe du monde 2005-2006 et grand favori de la saison, avait fait l’impasse sur cette étape nippone. Zach Lund, de retour après une suspension de un an pour dopage, consolide sa première place au classement général. Dans l’épreuve féminine, Uhlaender a remporté sa quatrième victoire de suite devant l’Autralienne Smith et l’Américaine Yamada. Prochaine épreuve : Igls (AUT), le 19 janvier. KRAMER ET WÜST EN TTE. – À l’issue de la deuxième journée des Championnatsd’Europe, hier à Collalbo(Italie), le Hollandais Sven Kramer a conservé sa première place au classement général, après avoir pris la deuxième place du 1 500 m remporté par le champion olympique de la distance, l’Italien Enrico Fabris. Fabris, champion d’Europe en titre, a signé en 1’44’’72 la meilleure performance mondiale de tous les temps sur un anneau en plein air. Les deux patineurs se disputeront le titre continental aujourd’hui dans le 10 000 m. Seul Français engagé, Alexis Contin, a terminé 18e. Chez les femmes, c’est la championne olympique du 3 000 m, la Hollandaise Ireen Wüst, qui est la mieux placée devant la Russe Abramovaet l’Allemande Pechstein, après une victoire sur 1 500 m et une 3e place sur 3 000 m. AUJOURD’HUI : 10 000 m HOMMES et 5 000 m FEMMES. DIMANCHE 14 JANVIER 2007 LA FORMIDABLE HISTOIRE écrite par Cristobal Huet, le gardien français du Canadien de Montréal, s’est renforcée d’un chapitre de taille samedi après-midi, avec l’annonce de sa nomination au prochain All-Star Game de la NHL, mercredi 24 janvierà Dallas. Une récompense juste, mais tout aussi formidable, pour ce combattant de l’impossible, un petit Grenoblois qui a vu s’ouvrir en grand les portes de la plus grande ligue du monde grâce à sa maîtrise et ses exploits, depuis deux saisons, dans les buts du club de hockey le plus légendaire de la planète. Un couronnement de taille, à trente et un ans, même dans un rôle de remplaçant de la sélection de l’Est. L’ironie du jour, et tellement VAINQUEUR à Paris, Toulouse a confirmé l’essoufflement actuel du champion de France, tandis que Tours, double tenant de la Coupe (2005, 2006), s’est bien sorti du piège asniérois. Nice a signé la première victoire de sa saison et Tour- coing son premier succès à domicile depuis le 24 avril 2006… Enfin, l’équipe du moment, Sète, a enchaîné hier soir sa quatorzième victoire de rang, toutes compétitions confondues... – G. De. VENDREDI : Saint-Quentin (Pro B) - POITIERS, 0-3 (22-25, 19-25, 18-25). HIER : TOURCOINGMontpellier, 3-0 (25-22, 25-20, 25-19) ; Ajaccio (Pro B) - CANNES, 0-3 (19-25, 15-25, 20-25) ; NICE- Avignon, 3-2 (20-25, 25-18, 22-25, 25-19, 15-11) ; Paris-TOULOUSE, 2-3 (25-19, 22-25, 20-25, 25-19, 22-24) ; Asnières-TOURS, 1-3 (25-21, 22-25, 17-25, 22-25) ; SÈTE - Saint-Brieuc, 3-0 (25-21, 25-19, 25-18) ; BEAUVAIS-Rennes, 3-0 (25-21, 25-19, 25-20). En capitales, les clubs qualifiés pour les quarts de finale, prévus le 10 février. Le vainqueur de la Coupe de France est qualifié pour la Ligue des champions 2007-2008. PRO FÉMININE (12e journée). – HIER : Mulhouse - Saint-Raphaël, 3-0 (25-16, 25-20, 25-15) ; Le Cannet - Villebon, 3-1 (23-25, 25-23, 25-15, 25-23) ; Istres - Stade Français, 3-2 (23-25, 21-25, 25-16, 25-16, 15-7) ; Béziers-Cannes, 0-3 (12-25, 14-25, 22-25) ; Albi-Venelles, 3-0 (25-20, 25-10, 25-20) ; MVS La Rochette - Vandœuvre, 3-1 (26-24, 24-26, 26-24, 25-20). Exempt : Hainaut. Classement : 1. Cannes, 33 ; 2. Albi, 28 ; 3. Béziers, 28 ; 4. Mulhouse, 27 ; 5. La Rochette, 26 ; 6. Le Cannet, 25 ; 7. Stade Français, 24 ; 8. Istres, 23 ; 9. Venelles, 20 ; 10. Hainaut, 20 ; 11. Villebon, 16 ; 12. Vandœuvre, 16 ; 13. Saint-Raphaël, 15. TENNIS DE TABLE LIGUE DES CHAMPIONS. – Quarts de finale retour. VENDREDI : Grenade (ESP) Pontoise-Cergy, 3-0 (aller 2-3) ; Gönnern (ALL)-Evslövs (SUE), 3-1 (0-3) ; Charleroi (BEL)-Ochsenhausen (ALL), 3-0 (0-3). Charleroi qualifié au point-average. AUJOURD’HUI : Niederösterreich (AUT)Grenzau (ALL). Demi-finales : Grenade-Niederösterreich ou Grenzau ; Gönnern-Charleroi. Matches aller du 9 au 11 février, retour du 16 au 18 mars. HANDBALL DIVISION 1 FEMMES (11ejournée). – HIER : Bègles-Dijon, 2 6-20. AUJOURD’HUI (17 heures) : Besançon - Issy-les-Moulineaux. MERCREDI 17 JANVIER (20 heures) : MiosMetz ; Plan-de-Cuques - Le Havre ; NîmesMérignac ; (20 h 30) : Yutz - Fleury-lesAubrais. Classement : 1. Metz, 28 pts ; 2. Mios, 27 ; 3. Le Havre, 25 ; 4. Dijon, 23 ; 5. Bègles, 23 ; 6. Issy-les-Moulineaux, 22 ; 7. Nîmes, 19 ; 8. Besançon, 19 ; 9. Mérignac, 16 ; 10. Fleuryles-Aubrais, 16 ; 11. Plan-de-Cuques, 14 ; 12. Yutz, 12. RUGBY À XIII ÉLITE (13e journée). – HIER : Carcassonne - Lyon-Villeurbanne, 54-10. AUJOURD’HUI : Saint-Gaudens - Villefranche-de-Rouergue/Cahors, Villeneuve-sur-Lot - UTC, Carpentras-Lézignan (15 heures). DEMAIN : Toulouse-Limoux (20 heures). Exempt : Pia. PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge Jaune LE REFRAIN A CHANGÉ sur le Dakar. Ces cinq dernières années, soit depuis l’arrivée de Volkswagen sur le rallye en Principe de précaution tance ne sera pas autorisée, à l’exception de celle des camions de course, le fera-t-elle ? On peut en douter. « AtârTichit ? répond Étienne Lavigne, directeur du Dakar. Ça peut fatiguer. Mais de là à mettre sur les rotules… » « On va encore une fois y aller par la piste, regrette Luc Alphand, vainqueur du Dakar 2006. Jusqu’ici, on a fait 10 kilomètres de dunes, le reste c’est à mach 2 sur les pistes. Je ne veux pas dire que c’est trop facile, mais ce n’est pas ce qu’on a connu avant. J’aimerais que ce soit un peu plus dur. » Après tout, les Mitsubishi n’avaient qu’à faire comme le duo de Volkswagen, une “course parfaite”, ce qui inclut une fiabilité sans faille. L’équipe franco-japonaise a d’ailleurs des doutes sur la solidité de ses embrayages après les pannes de Peterhansel et, surtout, de Masuoka. « On va les changer plus souvent que prévu au planning », dit Thierry Viardot, directeur technique du team. La chasse aux Race Touareg 2 est donc ouverte – « On est les chasseurs, pas les chassés, dit Serieys, la pression est sur eux » – comme est lancée la poursuite derrière Marc Coma à moto. L’Espagnol a trois KTM-Gauloises derrière lui. Sa position est donc loin d’être confortable, malgré l’aisance qu’il manifeste depuis le début de la course. Bleu de notre envoyé spécial le plat de résistance du rallye. Et on sait ce dont est capable Stéphane (Peterhansel). Il y a des jours où il peut oublier certaines lois physiques et réussir un temps d’un autre monde. Tout peut encore arriver. C’est un rallye costaud, même si on n’a pas eu d’étapes impossibles, contrairement aux autres années où des étapes très faciles succédaient à des étapes très difficiles. » Jaune ATÂR – (MAU) 2003, Mitsubishi était en tête au classement général à la journée de repos. Et on commençait à asticoter Dominique Serieys, le team-manager, sur d’éventuelles consignes de course. Il faisait semblant d’être agacé mais était secrètement content. En cette édition 2007, il n’en va plus de même. Deux Race Touareg 2 sont fermement aux commandes de l’épreuve à mi-course à Atâr, où, hier, les « VIP » traversaient le centre de presse comme on visite un zoo : De Villiers-Von Zitzewitz précèdent Sainz-Périn de 1’39’’, devant un trio de Pajero, PeterhanselCottret à 24’38’’, Alphand-Picard à 33’53’’ et Masuoka-Maimon à 1 h 11’, juste devant le Buggy de Jean-Louis Schlesser. La question est de savoir si Mitsubishi va réussir à renverser la tendance en deuxième semaine, l’arrivée étant jugée dimanche prochain à Dakar. Chez Volkswagen, on évite tout triomphalisme. Kris Nissen, le directeur de l’équipe, se contente de dire : « Nous sommes là où nous voulions être. Nous sommes de mieux en mieux organisés. Nous avons fait un grand pas dans la bonne direction. » Mais Michel Périn, copilote de Carlos Sainz et trois fois vainqueur du Dakar, se méfie. « Les trois jours qui viennent vont être décisifs, dit-il. Nous sommes encore en Mauritanie, qui est toujours FRÉTIGNÉ ABANDONNE. – Avec deux côtes cassées et une troisième fêlée suite à une chute dans l’étape Zouérat-Atâr, David Frétigné a pris hier la décision d’abandonner. « J’avais un problème d’alimentation. Le moteur s’est coupé dans une dune, je suis passé par-dessus la moto et le repose-pied m’est retombé sur les côtes, explique le pilote Yamaha. Je suis reparti mais j’ai de nouveau rencontré un problème électrique et je suis resté bloqué une heure et demie vers le kilomètre 350. J’ai donc décidé de ne pas continuer : je ne suis pas en état physiquement et je ne suis pas venu au Dakar pour faire de la figuration. » CASTEU SUR UN NUAGE. – Le bilan est positif pour David Casteu, vice-champion du monde 2006 derrière l’actuel leader du Dakar, Marc Coma : il occupe le troisième rang au classement général. « Si on m’avait dit il y a quelques années que je me retrouverais à la journée de repos en train de me battre pour une place sur le podium du Dakar, j’aurais trouvé cela incroyable, raconte le pilote du team KTM-Gauloises. Il n’y a pas longtemps, je me baladais comme simple amateur, en "malles moto", avec mes deux roues de rechange et un slip par semaine ! » Noir Bleu Noir Après une journée de repos à Atâr, le rallye repart aujourd’hui avec 367 concurrents encore en course sur 510 au départ (128 autos, 173 motos et 66 camions). Cap sur Tichit, pour une étape sans assistance lourde, premier jalon d’une seconde semaine que les deux Volkswagen, De Villiers et Sainz, abordent avec seulement une demi-heure d’avance sur les Mitsubishi de Peterhansel et Alphand. Rien n’est joué. blème de vérin qui nous a fait perdre beaucoup de temps dans la dernière spéciale. » À la veille d’enchaîner trois étapes mauritaniennes délicates, Schlesser se tient prêt à saisir la moindre opportunité, notamment dans la boucle Nema-Nema mardi, sur des pistes de sable rapides. « Il faudra être dans le coup, surtout entre Atâr et Tichit, explique-t-il. Je suis en embuscade derrière les deux VW et les deux Mitsubishi, qui vont se bagarrer pour la victoire. Ils vont rouler à bloc, ce sera peut-être bon pour nous... De notre côté, nous allons rouler et attaquer, mais sans prendre trop de risques. » – P. S. 14 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS « UN HOMME PLUS LÉGER » NOUVELLES DU MONDE Vanessa - « Alice » aux JO RÉCIT MARCOS BAGHDATIS a éclaté à l’Open d’Australie 2006. Un an après, il livre une émouvante confession. Finaliste à l’Open d’Australie face à Roger Federer, Marcos Baghdatis avait entamé en janvier 2006 une brillante saison. Un an plus tard, au tournoi de Doha, juste avant sa campagne australienne, il aurait pu être apaisé d’avoir atteint le gotha mondial ou, au contraire, tendu par l’échéance d’un résultat à défendre. Mais Baghdatis (21 ans) est plus tourmenté que ne le laisse paraître son air débonnaire et rigolard. Cette confession rare éclaire les pièges d’une odyssée qui l’a mené à la lumière. « SUR LA BALLE DE MATCH, l’an dernier, face à Nalbandian en demi-finales, j’ai eu l’impression que tout sortait hors de moi. Mon corps se vidait. Toute cette pression accumulée depuis des années s’évaporait d’un coup. C’est à ce moment-là, subitement, que j’ai réalisé une chose extrêmement puissante : ça y est, c’était fini, c’était bon, j’avais réussi, je n’aurais plus jamais de problèmes. J’étais là, voilà tout. La saison précédente n’avait pas été terrible. J’avais été blessé, j’avais eu de gros problèmes privés et mes parents n’allaient pas bien. Mais je m’étais mis à travailler et la récompense était arrivée devant les fous qui me soutenaient dans le stade et devant tout Chypre qui me regardait ! Oui, je les appelle “les fous”, tous ces Grecs chypriotes qui ont mis une ambiance exceptionnelle. Contre Stepanek et Gremelmayr, lors des deux premiers tours, c’était vraiment sauvage et beau. Ils étaient cent cinquante. Cette année, on m’a dit qu’ils étaient quatre cent cinquante… Vous imaginez ce que ça va être ? J’ai hâte de rentrer sur le court avec eux dans les tribunes, de me rappeler toutes ces émotions, pour me souvenir que c’est là que je me suis senti devenir un homme plus léger. Avant l’épopée, tout le monde me disait que j’allais réussir, qu’il fallait que je réussisse et que, si je ne réussissais pas, ma vie serait fichue. C’est surtout pour mon père que je ressentais que l’échec aurait été terrible. Il avait tout fait pour qu’il y ait un champion dans la famille. Je n’avais pas le choix, il le fallait. Je me souviens que, quand on s’entraînait ensemble dans mes jeunes années à Chypre, je lui disais tout le temps que j’avais envie de jouer au tennis. Mais lui ne se doutait pas que je n’en avais pas envie… Encore maintenant, je pense qu’il est persuadé que je voulais jouer au tennis… Mais je ne sais toujours pas pourquoi je disais que j’avais envie. Simplement, je ne disais jamais non. Et, quand j’avais quatorze ans, il m’a laissé à Paris ; il a fait confiance aux gens. Et le seul truc que j’aurais voulu qu’il m’explique un jour, c’est ça : "Pourquoi tu as laissé ton fils comme ça ? Pourquoi tu m’as laissé ?" OK, pour jouer au tennis, mais putain… c’était dur. Je ne savais pas comment ça marchait, mais il fallait que je croie en moi tout le temps. Des gens comme Patrick (Mouratoglou, de l’académie du même nom, qui l’a accueilli) m’ont aidé à prendre de bonnes décisions, mais ma famille d’accueil, que j’adore, m’a surtout appris un truc : dans la vie, t’es tout seul. Et c’est vrai. Moi, j’étais tout seul, je voyageais tout seul, je ne voyais jamais mes proches, et c’est dur quand tu es gamin, surtout quand ça ne va pas avec tes coaches. C’est pour ça que je dis que la vie n’est pas toujours belle. J’ai souvent des discussions avec mes proches et on se chamaille toujours sur le sens de la vie. Pour eux, elle est belle et vaut d’être vécue. Moi, je pense qu’elle n’est pas facile. Je ne pourrai jamais effacer cette grosse souffrance qui est en moi, qui est d’avoir grandi sans mes parents et de ne jamais avoir pu sentir leur amour. Le plus important pour moi n’est pas d’avoir réussi dans le tennis. Honnêtement, être numéro 10, 3, 4 ou 11, je m’en fous. Je ne veux pas être Federer. Vivre les émotions et les transmettre aux autres, ça, oui. Voir l’homme que je suis devenu, c’est ce qui me '' Je ne veux pas être Federer. (… ) Voir l’homme que je suis devenu, c’est ce qui me fait le plus plaisir fait le plus plaisir. Peu savent à vingt et un ans ce qu’est la vie. Ce que je suis arrivé à accomplir me permettra plus tard d’avancer dans mes rêves. Car j’en ai pour plus tard, et pas seulement dans le tennis. Pour le moment, je suis encore joueur. Ouais, deux ou trois ans encore… Après ? Mon rêve, c’était d’être footballeur. Coach de foot, oui, j’y pense ! En gros, j’ai réussi ce que mon père voulait. Maintenant, c’est pour moi. C’est vraiment ce que j’ai ressenti l’an passé à Melbourne. Évidemment, j’aurais préféré gagner contre Federer en finale. Ça m’arrive encore la nuit de penser à ça. Je n’étais vraiment pas loin. Dans mes rêves, je me revois mener 7-5, 2-0. Mais il y a toujours son satané coup droit sur cette balle de break qu’il me fait le long de la ligne dans le coin… Après, je revois le moment à 6-5 pour lui au deuxième set, 40-0 pour moi sur mon service, mais je perds le jeu et je sens mes jambes qui tremblent. Y a des flashes comme ça qui reviennent… (Il perdra le match 5-7, 7-5, 6-0, 6-2.) J’ai fait un constat marrant : depuis quatre ans, Federer est le seul qui m’ait battu à Melbourne. En 2003, je gagne les juniors. En 2004, je suis blessé. En 2005, je sors des qualifs et je perds en huitièmes de finale contre Roger. Et puis, l’an dernier, en finale… Je me sens bien en Australie. Mieux qu’en France, où je trouve les gens parfois trop individualistes. Vous savez pourquoi Monaco est mon club préféré en football ? Parce qu’il n’est pas en France… Mais, en Australie, j’ai tout de suite eu un bon feeling. Quand j’ai gagné les juniors en 2003, je suis allé passer deux ou trois jours dans ma famille à Sydney et j’en suis tout de suite tombé amoureux. C’est la plus belle ville du monde ! C’est indéfinissable, j’adore tout. Et, cet hiver, on est retournés '' en famille passer deux semaines là-bas. À Sydney, j’ai au moins 14 cousins… Ils s’appellent Bagdadi, comme Bagdad avec un “i”. Mon père, qui avait dû changer de nom en arrivant à Chypre, n’avait pas revu sa mère depuis quatorze ans. Ce retour aux sources, c’était un cadeau à mes parents. On a fait des barbecues chez les oncles, rendu visite aux cousins. Mais j’ai surtout dormi, pour me remettre de toutes les émotions de la saison passée… Même en Coupe Davis, j’en ai eu, en Bulgarie, où l’on s’est fait maltraiter avec mon frère, qui s’est pris une claque, et mon coach de l’équipe chypriote, que je voyais pleurer pour la première fois. Sans parler des 19 balles de break obtenues contre Nadal en demi-finales à Wimbledon. Et contre Andre (Agassi), lors de ma défaite à l’US Open, laisse tomber ! Je sors du terrain, je rentre dans les vestiaires et je suis en pleurs. Pour 2007, il faudra continuer dans le même état d’esprit. Tout se joue souvent sur des détails qui changent le cours des deux ou trois matches clés d’une saison. C’est pour ça que je n’aborde pas l’Open d’Australie avec une pression excessive. Si je ne fais pas bien ici, je ferai mieux à Flushing, voilà tout. En tout cas, mon père sera présent à Melbourne. C’était son rêve qu’un de ses fils devienne un champion, et ce sera le premier match qu’il me verra jouer. » FRANCK RAMELLA Vanessa Hessler. Le nom de cette Italienne à peine sortie de l’adolescence ne vous dit sans doute pas grand-chose. Et pourtant son visage, sa blondeur, ses yeux bleus, sa silhouette vous sont familiers depuis près de deux ans qu’elle interprète Alice (du nom du fournisseur d’accès à Internet) dans un nombre incalculable de publicités. Si Vanessa (dont le père, états-unien, est journaliste) avait, l’an passé dans la Haute-Garonne, donné le coup d’envoi d’un quart de finale de la Coupe d’Europe de rugby, Toulouse-Leinster (35-41), elle foulera bientôt un autre terrain de jeu bien français… Ce mannequin, convoitée également par le cinéma, va en effet tourner dans le film Astérix aux Jeux Olympiques, aux côtés de Clovis Cornillac (Astérix), Gérard Depardieu (Obélix) et Alain Delon (Jules César). Du haut de ses 179 cm, elle y jouera la princesse Irina. Julien Leparoux, bête de selle permis d’en dénicher quelques-uns qui ne se sont pas embarrassés de vaines volitions. Sébastien Grosjean, par exemple, prince impénitent de l’excuse. Après s’être accordé des vacances de bon père de famille à la neige, cet ardent défenseur des RTT s’est surpassé dès le début d’année. Entre un classique décalage horaire fatal et une programmation contraire qui sont la base même de l’excuse bien tempérée, l’ex-numéro 1 français a lancé dans le désert le concept de « la balle froide », ce handicap alternatif qui doit certainement se réchauffer brièvement en franchissant le filet puisqu’elle n’a pas empêché le sympathique Rochus de lui coller une pâtée. Un autre qui ne s’est pas embarrassé de vaines résolutions, c’est Arnaud Lagardère. Lancé à l’assaut du sport français avec un appétit de Pacman, il a cette semaine annexé Richard Gasquet et Éric Deblicker, son coach. On peut penser ce que l’on veut de cette nouvelle forme de mécénat dévorant. On ne peut s’empêcher de se réjouir de la panique qu’il sème dans le Landerneau fédéral français. Henri Sérandour, président du CNOSF, enfourche un discours moralisateur, Christian Bîmes, celui de la Fédération de tennis, monte au créneau. Ils ont bonne mine. Le premier, poursuivi en justice pour la réalisation d’une fresque au siège du Comité olympique qui est, au mieux, une faute de goût de dix mètres de long gaie comme un mur de crématorium, au pire, cette « prise illégale d’intérêt » condamnée en première instance, aura du mal à faire entendre que son éthique n’est pas toc. Le second, impeccable dans le rôle du hobereau de village, flanqué de Patrice Dominguez dans celui de l’éminence grise, a beau tempêter du haut de la forteresse Roland-Garros que, mille diou, on ne lui volera pas son numéro 1, il reste ce qu’il a toujours été, un spectateur… Et voilà, on s’était pourtant résolu à ne faire aux dirigeants sportifs, en 2007, aucune peine, même légère. Mais il faut croire que nos calculs étaient exacts et qu’une fois encore la résolution attendra. Benjamin RAICH (vainqueur de la Coupe du monde de ski alpin 2006) : « Quand j’étais gamin, mon héros était Girardelli. Mais mon modèle est devenu Kjetil Andre Aamodt (skieur le plus titré de l’histoire et qui vient d’annoncer sa retraite), notamment après l’avoir vu aux Mondiaux de 1991. Je suis triste car je perds un concurrent formidable qui m’obligeait à me dépasser. » Jean-Pierre MORLANS (DTN du football français) : « Quand j’entends dire que le football français est en avance, ça m’énerve. On a eu de l’avance à une époque mais, depuis 2000, on a perdu une partie de celle-ci. » Luc ALPHAND (vainqueur du Dakar 2006) : « La compet’, je suis pile dedans et ça me plaît grave. En ski, après des années, ça commençait à me peser. Mais là, je suis comme un "djeun’s" ! D’être au départ pour la gagne, ça me convient et je le vis bien. » Fabio CAPELLO (entraîneur du Real Madrid) : « Ronaldo s’entraîne comme d’habitude… Pas terrible. » Kim CLIJSTERS (no 5 du tennis mondial) : « J’en ai assez de monter dans ces engins. Je ne me suis jamais sentie tranquille en avion. Lorsque je joue en Europe, je prends toujours ma voiture. Oui, c’est vrai, ce problème a eu une influence sur ma décision d’arrêter de voyager à travers le monde dès la fin 2007. » Tatiana GOLOVIN (23 e joueuse de tennis mondiale) : « Je ne joue pas au tennis pour gagner des points. Je joue pour vaincre les meilleures. (…) Battre des filles au-delà du top 50 ne m’a jamais intéressée. » Pierre DRÉOSSI (manager général du Stade Rennais) : « Je voterais pour l’abolition du mercato d’hiver. La suppression de ce marché, qui n’est qu’une séance de rattrapage, inciterait les clubs à réfléchir davantage à leur effectif durant l’été. Ça permettrait aussi aux jeunes de jouer plus. » Melvin SANDERS (nouveau basketteur de PauOrthez) : « Je suis très heureux de l’accueil de l’équipe, du club. J’ai bien aimé l’ambiance dans la salle paloise. On se croirait dans des matches universitaires américains. » Robert PIRES (ancien international, joueur de Villarreal) : « Je sais que pour certains je suis fini. C’est bien. Mais je ne suis pas venu à Villarreal en préretraite. Et je n’ai plus rien à prouver, sauf à moi-même. » Frédéric HANTZ (entraîneur des footballeurs manceaux) : « Je connais bien Jean-Paul Sartre. Je l’ai découvert en terminale. Sartre a été une révélation. Au début, je n’ai pas tout intégré. Mais j’ai relu. Je crois beaucoup à l’existentialisme, à la précarité de l’être, mais aussi à son importance. » Henri SÉRANDOUR (président du CNOSF) : « Je m’opposerai toujours à un éclatement du monde sportif. Acheter Sportfive est une démarche d’industriel. Elle n’offre aucun droit de préemption sur le sport car il n’est pas achetable. Mais je doute que telle soit la volonté d’Arnaud Lagardère. » Grégory COUPET (gardien de l’OL) : « Ce qui fait la force de Lyon, c’est quand même la présidence. La présidence et M. Lacombe. » CONTRE-PIED PIERRE-MICHEL BONNOT PAGE 14 Propos extraits de L’Équipe et de L’Équipe Magazine entre le 8 et le 13 janvier. Partis lundi des Canaries pour une traversée de l’Atlantique à la rame en double qui doit les conduire à la Guadeloupe, Bruno Froideval (41 ans) et Olivier Bertonnier (40 ans) se font chahuter quelque peu par les éléments. Mais s’ils rament dur dans leur canot de sept mètres (on peut suivre leurs aventures sur le site hautemer.org), ils savent l’utilité de leurs efforts. Par cette traversée, ils soutiennent en effet l’association Neurofibromatoses et Recklinghausen (ANR), présidée par la dévouée Anne Henrion, association qui combat ces maladies génétiques que sont les neurofibromatoses tout en apportant un grand soutien aux malades (contactanrfrance.org). Nos deux rameurs espèrent atteindre la Guadeloupe en mars. VA roule bien Revenu parmi l’élite du football, le club de Valenciennes soigne sa promotion. Il a en effet imaginé le concept d’un bus-boutique qui fait halte sur les places et les parkings des villages de la région et propose écharpes, maillots, casquettes, gadgets… De quoi plaire à ses supporters et s’en attirer de nouveaux. BERNARD DOLET (Photos Nicolas Luttiau, Robert Sullivan/AFP et Webmaster hautemer.org) DIMANCHE 14 JANVIER 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LA RÉSOLUTION ATTENDRA SI NOS CALCULS SONT EXACTS, ça devrait se produire aujourd’hui même. Demain au plus tard. En tout cas, elles ne passeront pas la semaine. Qui ça ? Nos bonnes résolutions. Normal, elles sont faites pour ça. « Ce sont, disait Oscar Wilde, des chèques qu’on tire sur une banque où l’on n’a pas de compte. » Ce sont, le plus souvent, de jolis petits mensonges de lendemain de réveillon destinés à se donner bonne conscience jusqu’à l’année suivante. Se remettre au footing ou au macramé dès demain, perdre cinq kilos avant Pâques ou apprendre le mandarin, autant de vœux pieux oubliés avant même qu’on ait fini de dépendre des façades les tristes Pères Noël escaladeurs qui s’accrochent encore aux gouttières. Les champions, qui sont des surhommes comme les autres, n’échappent certainement pas à cette cérémonie d’autosuggestion annuelle. Bien sûr, on n’en sait jamais rien car, comme les grandes douleurs, les vraies bonnes résolutions sont muettes. Le jeu, c’est justement de deviner à quel dessein caché les acteurs du monde sportif se sont pliés en ce début d’année. Est-ce parce qu’il est résolu à se faire de nouveaux amis que Thierry Henry offre à un partenaire de tirer le premier penalty de janvier ? Est-ce parce qu’il est bien décidé à ne pas s’en faire parmi les nazillons de comptoir qui prétendent supporter le PSG que Yannick Noah joue les lointains à l’heure de venir écoper du côté du Parc ? Est-ce parce qu’il tient à démontrer qu’il n’est jamais en panne de réseau qu’Eriksson, l’ex-sélectionneur anglais, flirte simultanément avec les joueurs de l’OM et l’émir du Qatar ? Est-ce pour favoriser l’inspiration des poètes de la Canebière qui ont vivement su faire rimer son nom avec « enc… » que RLD a choisi de faire affaire avec un Jack Kachkar plutôt qu’avec, par exemple, un Björgolfur Gudmundson, copropriétaire de West Ham dont les supporters – pourtant fins paroliers – s’arrachent les cheveux ? Allez savoir... À l’inverse, les quinze premiers jours de l’année ont déjà Rameurs contre les neurofibromatoses ILS ONT DIT DANS Bleu Rouge Marcos Baghdatis s’est hissé au sommet en 2006, atteignant le huitième rang mondial après sa demi-finale à Wimbledon. Mais sa trajectoire limpide ne colle pas forcément avec ses aspirations profondes. (Photo Corinne Dubreuil/L’Équipe) Le quinze de France n’ayant obtenu le moindre point dans le classement des Champions des champions français 2006 de L’Équipe, aucun de ses joueurs ne figurant dans le quinze mondial 2006 de notre rubrique, le rugby tricolore a du mal à se trouver des vedettes. Ainsi laisse-t-il le champ libre à son sélectionneur Bernard Laporte, qui ne refuse pas, par exemple, les publicités qui lui sont curieusement proposées. En cette année de Coupe du monde coorganisée par la France, Laporte pourra ainsi encore tourner. Dans des pubs peut-être, mais aussi probablement dans une comédie sur le rugby, produite par l’ancien international Denis Charvet et dont le brillant Olivier Dazat écrit le scénario. Que l’on se rassure, Laporte devrait y tenir son propre rôle. Jaune Bleu Jaune Laporte pour jouer Laporte Noir Noir Jockey d’entraînement en France jusqu’en 2003, année de son départ pour les États-Unis où il se mit au service de l’entraîneur français Patrick Biancone, le Cantilien Julien Leparoux commença à monter en courses en août 2005. Ne cessant de passer le poteau d’arrivée en vainqueur, Leparoux quitta le monde des apprentis pour devenir professionnel en un temps record. Allait-il, en se frottant aux meilleurs Américains, continuer à gagner ? Oui ! Car Leparoux est un petit génie. Dès sa première année chez les pros, il a remporté l’équivalent de notre Cravache d’Or. Avec 403 succès en 2006, il est devenu, à vingt-trois ans, le premier jockey de plat de l’année aux États-Unis. Jamais un Français n’avait connu pareil honneur. 15 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS OPEN D’AUSTRALIE (Grand Chelem, Rebound Ace) La France en force Cette année, les Français sont les plus nombreux en Australie. Mais ont-ils pour autant plus de chances de briller ? MELBOURNE – de notre envoyé spécial COCORICO ! Qui c’est les plus forts ? Évidemment c’est les Bleus ! Eh oui, à défaut d’empiler les Coupes Davis ou les Fed Cups, Français et Françaises ont déjà remporté un titre ici à Melbourne avant même l’ouverture de l’Open d’Australie : réunis, ils constituent le contingent le plus nombreux d’admis directs dans le tournoi. En tenant compte des deux wild-cards offertes à Jo-Wilfried Tsonga et à Youlia Fedossova et des qualifications, ils sont déjà vingt-huit à disputer le premier Grand Chelem de la saison : quinze hommes et treize femmes. Ce score les place juste devant les vingt-six Russes (18 femmes et 8 hommes) privés d’Anastasia Myskina tout comme les Françaises sont privées de Mary Pierce. Viennent ensuite les États-Unis : vingt-cinq représentants (15 hommes, 10 femmes), l ’ E s p a g n e : s e i ze r e p r és e n t a n t s (12 hommes, 4 femmes), l’Allemagne : quatorze (10 hommes, 4 femmes) et la République tchèque : quatorze également (6 hommes, 8 femmes). Ce déploiement de force traduit l’indiscutable bonne santé du tennis national dans un univers en plein bouleversement. Traditionnellement dominée depuis plus d’un siècle par les nations organisatrices de tournois du Grand Chelem, la planète tennis est soumise depuis une quinzaine d’années à une violente dérive des continents. En dépit de quelques champions isolés (Rafter, Hewitt, Philippoussis), l’Australie a rejoint la Grande-Bretagne dans les fosses océaniques des classements mondiaux. L’effondrement le plus récent concerne toutefois le tennis féminin américain, qui, du fait de la retraite de Lindsay Davenport et du déclin brutal des sœurs Williams, est passé presque sans transition du rôle de dominateur à celui de comparse avec pour leader du moment Meghann Shaughnessy (39e WTA). Nation no 1 du Grand Chelem, de loin, la France a repris le premier rang chez les hommes à l’Espagne avec treize joueurs parmi les cent premiers, et elle tient un solide deuxième rang chez les femmes avec dix joueuses dans le top 100, loin cependant derrière l’irrésistible poussée russe (15). Mais, malgré cette démonstration de force numérique, le tennis national ne compte qu’un représentant membre d’un top 10 : Amélie Mauresmo, bien sûr, qui a rapporté l’an dernier plus de succès au tennis fran- çais qu’il n’en avait connus depuis l’ouverture de l’ère Open. Mais le brutal déclin de Sébastien Grosjean et de Nathalie Dechy, les diverses blessures de Mary Pierce, Richard Gasquet et Tatiana Golovin, l’inconstance de Gaël Monfils l’ont laissée isolée au sommet. Ainsi, malgré leur supériorité numérique sur le contingent de l’année dernière – ils étaient vingt-quatre, invités et qualifiés compris –, les Français occupent cette année trois places de têtes de série de moins qu’en 2006. Leur répartition parmi les cent premiers traduit bien cette tendance : une seule top 10, on l’a dit ; deux top 20 seulement (Gasquet s’ajoutant à Mauresmo), mais quatre femmes et sept hommes compris entre les 51 e et 100e places mondiales. Viser un bilan comparable à celui de l’année passée (la gagnante et deux quart-finalistes masculins) semble donc constituer un maximum ambitieux. Revue de détail. Mauresmo pour un bis MELBOURNE – de notre envoyé spécial L’ÉTÉ AUSTRALIEN, ça la connaît. À vingt-sept ans, Amélie Mauresmo en est à son dixième séjour « la tête en bas » . Mis à part un blanc en 2003 dû à une sérieuse blessure au genou gauche, c’est toujours avec le même enthousiasme qu’elle avale les 24 heures de voyage pour attaquer la saison au soleil des antipodes. De l’Australie, elle aime l’ambiance, la bonne mentalité des spectateurs et les courts en Rebound Ace, cette surface à la fois dure et caoutchouteuse qui prend au mieux les effets et donne une pleine efficacité à son jeu. Premier grand rendez-vous de la saison, l’Open d’Australie est le tournoi du Grand Chelem qui lui réussit le mieux : c’est sur la Rod-Laver Arena qu’elle a joué sa première finale en 1999 et remporté sept ans plus tard sa première victoire. « Mieux dans ma peau » SYDNEY. – Réunis autour d’Amélie Mauresmo, de gauche à droite : Arnaud Clément, Fabrice Santoro, Olivier Patience, Sébastien Grosjean, Paul-Henri Mathieu, Richard Gasquet, Michaël Llodra et Nicolas Devilder. Soit seulement un tiers des participants français à l’Open d’Australie 2007. (Photo Jean-Marc Pochat) Serbe Jankovic, qu’elle devance de neuf places au classement, s’avère plus préoccupante. Sur la forme, rien d’inquiétant : l’étude de ses résultats dans les tournois précédant ses deux victoires en Grand Chelem montre qu’elle avait fait pire (défaites d’entrée à Sydney et à Eastbourne 2006 contre Ivanovic et Dechy). Sur le fond, elle a manqué singulièrement de tonus. Comme si les effets d’une préparation rigoureuse, incluant comme chaque année un séjour en altitude à l’Alped’Huez « pour se refaire une caisse », dixit son préparateur physique Xavier Moreau, tardaient à se faire ressentir. Ski de fond, vélo, musculation et tennis étaient au programme d’un stage intense et minutieusement organisé que Mauresmo a assimilé sans le moindre problème. Seule ombre au tableau, une légère contracture à la cuisse gauche et une bonne crève l’ont obligée à couper quelques jours en fin de préparation. Un trio loin devant Voici le classement des nations les plus représentées, en l’occurrence par au moins cinq joueurs, dans cet Open d’Australie 2007. Représentants (H + F) Son premier tour. – Un test sérieux d’entrée puisque son adversaire, l’Américaine Shenay Perry, classée 44e, était en huitièmes de finale du dernier Wimbledon et a battu des joueuses comme Hantuchova ou Groenefeld l’année dernière. Cette jeune joueuse noire de vingt-deux ans, véritable attaquante, est passée de la 112e place fin 2005 à la 43e fin 2006. Gasquet, le moment venu SYDNEY – es perfs françaises à l’Open d’Australie Vainqueu q urs Hommes Femmes Finalistes orotra erce Zvereva, anchez ; s un set aine) Q Quarts-finalistes Demi-finalistes 2001 Clément 1972 Proisy 1991 Forget (b. Federer, Rusedski, Kafelnikov, Grosjean ; perd contre Agassi) (tête de série n˚ 11 ; b. Dominguez, Cooper ; perd contre le futur vainqueur, Newcombe) (b. Skoff, Stich, Woodbridge ; perd contre Becker, futur vainqueur) 1997 Pierce 1990 Noah 2003 Grosjean (b. b. Sampras, Samp Agenor ; perd contre tre Lendl) Le (b. Mantilla ; perd contre Agassi) 1998 Escudéé 2004 Grosjean (b. Larsson, Kuerten, Kiefer ; battu par Rios) (b. Hrbaty, Ginepri ; abandon face à Agassi) 2001 01 Grosjean 2006 Santoro (b. Ljubicic, ubicic, Norman, Moya ; battu par p Clément ent) (b. Gaudio, Ferrer ; battu par Nalbandian) 2005 Dechy chy 1993 Halard (b. Huber, Appelmans, (b. Schiavone, Myskina, Schnyder ; Coetzer ; perd contre Hingis) perd contre ontre DDavenport) (b. Garrison, Martinez ; perd contre Seles) 1999 Mauresmo (b. Schnyder, Van Roost, auresmo Davenport ; perd contre Hingis) a, Schnyder, Henin en finale sur abandon) Bartoli, moral en berne Golovin en embuscade Rezaï d’attaque MARION BARTOLI (21e ) ne s’en cache pas : les tournois du Grand Chelem lui posent problème. En vingt participations, elle a passé quatre fois deux tours et six fois un tour. Rien de plus. Présente à l’Open d’Australie depuis 2002, son palmarès se résume à trois victoires pour cinq défaites. « Cette année, l’objectif est de faire au moins un huitième de finale en Grand Chelem », promettait-elle au terme d’une saison 2006 marathon, couronnée par trois titres et une 17e place mondiale. Sur sa forme actuelle, le but semble difficile à atteindre dès l’Open d’Australie. Battue au deuxième tour à Auckland, au premier à Sydney, la Française a le moral dans les chaussettes. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir préparé avec enthousiasme la saison à venir. Grosse bosseuse, Marion Bartoli a mis les bouchées doubles, chez elle, en Suisse avec son père et entraîneur. Ce travail était-il adapté pour qu’il porte ses fruits dès les premiers matches ? Les résultats indiquent le contraire. Mais Walter, le papa, assure que plus ça va mal, mieux sa fille réagit. – A. D. ON POURRAIT TENIR sur Tatiana Golovin (23e) le même discours que sur Richard Gasquet. À dix-huit ans, elle attaque son quatrième Open d’Australie avec l’ambition de jouer les premiers rôles. C’est à Melbourne, en 2004, qu’elle entama sa vertigineuse ascension : classée 354e à la WTA, bénéficiaire d’une wild-card, elle atteignit les huitièmes de finale avant de terminer l’année au vingt-septième rang mondial. Si elle ne figure encore qu’aux portes du top 20, c’est à la fragilité de ses chevilles qu’elle le doit. Sa préparation hivernale n’a pas été idéale à cause d’une entorse récoltée fin octobre à Zurich. Elle s’est cependant entraînée avec le plus grand sérieux au côté de son préparateur physique Mark Wellington, chez Bollettieri. À la porte du wagon des seize premières têtes de série à Melbourne, miss Golovin ne fera pas partie des favorites. Mais attention ! Lors du dernier US Open, c’est elle qui, en quarts de finale, avait le mieux tenu tête à la future championne, Maria Sharapova, en ne cédant que sur deux tie-breaks. Un exploit n’est donc pas à exclure. – A. D. RESTÉE AU CHÔMAGE technique depuis sa défaite en qualifications à Sydney et l’apparition d’une inflammation à l’épaule droite, Aravane Rezaï (40e) n’a eu que vendredi le feu vert pour reprendre l’entraînement. Mais aujourd’hui elle se sent d’attaque, même si ce sevrage est mal tombé, à un moment où la Stéphanoise aurait plutôt eu besoin de combler les manques d’une préparation hivernale sous la neige de Téhéran qui, selon son père, « n’a pas été réussie » et qui, poursuivait-il, « fait qu’on va sûrement échouer à Melbourne ». Pour son premier Open d’Australie (elle avait chuté en qualifs l’an dernier), la révélation 2006, huitièmefinaliste à l’US Open, risque de coincer physiquement si les degrés Celsius grimpent haut. Elle n’a pas encore l’explosivité et l’endurance requises pour voyager loin. Mais elle a autre chose que peu de filles possèdent : une frappe de balle destructrice et un mental au-dessus du commun. Jusqu’où ses armes peuvent-elles compenser ses défauts ? Là est la question. – F. Be. Son premier tour. – Considérée comme un grand espoir du tennis féminin, la Russe Vera Dushevina n’a pas confirmé la saison dernière puisqu’elle a reculé de la 39e place à la 109e. Si Bartoli retrouve un jeu digne de son classement (ce qui n’était pas le cas lors de ses deux premiers tournois), elle devrait passer sans problème. Son premier tour. – L’Israélienne Anna Smashnova (63e) est un vrai poison sur le court, dans la mesure où elle est très difficile à déborder. Toute petite (1,57 m), elle court partout et, même si elle manque de puissance, sa ténacité la rend difficile à battre. Son premier tour. – Émilie Loit, classée à six échelons derrière Rezaï (46e), ne sera pas une adversaire facile avec son revers ultracoupé, qui prend superbement les effets sur le Rebound Ace. de notre envoyé spécial D’OÙ QUE L’ON SE TOURNE, on entend la même ritournelle entêtante. Tout le monde, ou pas loin, pressent que Richard Gasquet va « claquer un truc » à l’Open d’Australie. Ce n’est pas qu’une intuition, c’est pour beaucoup une impatience. Comme le faisait remarquer récemment Roger Federer dans nos colonnes, Gasquet a déjà des titres (quatre), des finales en Masters Series (Hambourg et Toronto), mais il est temps qu’il perce en Grand Chelem, l’endroit où s’écrivent les pages indélébiles. « Roger a dit ça ? demande le numéro 1 français. O.K. Mais j’ai regardé de mon côté et, à mon âge (vingt ans et demi), il n’avait qu’un quart de finale à Roland-Garros en 2001 (en fait deux, avec Wimbledon la même année). Ce n’était pas monstrueux. » L’objection est recevable, mais ça reste tou- jours mieux que le plafond actuel des huitièmes de finale, où s’est toujours cogné l’artiste (US Open 2005 et 2006, Wimbledon 2005). « Je sais que dans les deux mois à venir, je vais faire quelque chose de gros. Je ne sais pas où ni quand, mais je sens que j’ai ça en moi. Mais je ne peux pas faire une conférence de presse pour annoncer : “Bonjour, je vais gagner l’Open d’Australie. Merci. Au revoir.” Je peux avoir un mauvais jour ou tomber sur un type injouable comme l’était Guccione à Adélaïde. Je ne suis pas à l’abri de ça. Personne ne l’est. » La nuance de taille entre avant et aujourd’hui concerne son capital physique du moment, qui sera toujours son alpha et son oméga. Cet hiver, il a enfin pu procéder à une préparation foncière in extenso. C’est tout de même plus simple quand on ne déclare pas une varicelle le jour de l’an (2005) ou que son coude grince dangereusement (2006). À une époque de la saison où les forces physiques des uns et des autres ne sont pas encore sophistiquées, cela se présente comme un atout supplémentaire dans sa manche. Il a visiblement de la gomme Enclenchés mi-novembre sous les ordres de Paul Quétin à Paris, poursuivis en altitude à Val-Thorens, les préparatifs ont donné les résultats envisagés. Gasquet a musclé son haut de corps, sa ligne d’épaule ne tombe presque plus et il a visiblement de la gomme. « On a pu aller dans les détails, apprécie son coach, Éric Deblicker. Sur la vitesse du premier pas, sur la capacité à être plus bas à la course et à la frappe. La qualité physique est là. » Reste une inconnue : son aptitude à transférer ces acquis sur le long format d’un Grand Chelem. On l’a encore vu à New York l’été dernier. Gasquet avait tapé tôt dans ses réserves contre Chiudinelli et, lorsqu’il avait dû enchaîner le lendemain contre Hewitt en huitième, il avait fini pétrifié de crampes. Et battu. Or, la chaleur sèche d’ici ne pardonne jamais rien aux batteries trop légères. « Ce sera capital de ne pas laisser de plumes dans les trois premiers tours », prévient-il. Mais Gasquet manque de repères sur les réalités de Melbourne. À cause de ses débuts d’année contrariés, il n’a finalement que peu joué sur Rebound Ace. Et n’a gagné qu’un set à l’Open d’Australie en trois participations, contre Youzhny en 2003. Ça devrait changer d’ici peu. FRÉDÉRIC BERNÈS Benneteau est au clair ADOSSÉ à son plus haut classement (37e), avec une préparation hivernale idéale, de bonnes sensations de jeu malgré un échec d’entrée contre Gasquet à Sydney, Julien Benneteau a de l’appétit pour Melbourne. C’est là qu’il s’était fait un nom l’an dernier en atteignant le troisième tour. Peut-il pour autant refaire le coup de Roland-Garros et du quart de finale de derrière les fagots ? « Ah, ça, je ne peux rien promettre, dit-il. Sauf que je serai au taquet à Melbourne et que ma condition physique du moment ne pourra pas être un handicap. J’ai envie de rester le mec “chiant” à jouer, celui qui se bagarre jusqu’au bout comme l’an dernier. » Ses trois matches à Chennai la semaine dernière (défaite en quart de finale contre Koubek) l’ont convaincu que sa base de jeu était au point. « Maintenant, il ne faut pas que le fait d’avoir à défendre des points, ce qui va m’arriver souvent cette saison, me parasite sur le court. Mais je pense être au clair avec ça. » – F. Be. Son premier tour. – À Sydney, Gasquet avait largement dominé Becker, qui avait luimême largement dominé Volandri. Si la logique impose ses vues, l’Italien, 43e joueur mondial et spécialiste de la terre battue, ne devrait donc pas constituer un obstacle insurmontable pour le Français. D’autant qu’il n’a pas encore gagné un match de l’année. Son premier tour. – Sorti des qualifs et 148e joueur mondial, le Chilien Capdeville ne représente pas un piège… si le Français évolue à son meilleur niveau. L’ambiguïté Grosjean Monfils en chantier LES AUTRES IL Y A LA LECTURE réaliste des choses : pas un match gagné cette année, ni à Doha, ni à Sydney, et pas mal de tracas avec son nouveau modèle de raquette : Sébastien Grosjean (28e) n’est pas à son avantage. L’autre lecture, moins rationnelle, autorise le Marseillais à ne pas s’alarmer. « L’an dernier, j’avais perdu d’entrée à Doha, puis à Sydney, et ça ne m’avait pas empêché d’aller en quarts à Melbourne. J’ai souvent bien marché à l’Open d’Australie (trois quarts et une demi-finale).Non, je ne m’affole pas. » Pourtant, sa défaite bien moche contre Verdasco lundi dernier lui avait fait dire que « ça ne pouvait pas être pire ». Depuis, Grosjean AVEC DE BONNES RÉSOLUTIONS à la pelle, une envie de bouffer la balle à l’entraînement et un nouveau coach (Pier Gauthier) pour superviser l’avancée des travaux. Il fallait voir Gaël Monfils (59e) durant sa semaine américaine dans le camp Bollettieri pour saisir à quel point il voulait se donner les moyens de ses ambitions. Après avoir rationalisé ses relations avec le Team Lagardère, dont il semblait s’être éloigné – avec une bourse revue à la baisse, il bénéficiera d’un suivi avec les préparateurs physiques et les kinés du groupe –, Gaël Monfils avait donc décidé de revoir son plan de jeu, entièrement tourné vers l’offensive. « Là, je me sens apte », disait-il. Hélas, deux s’est entraîné dur à Sydney et se sent sur la bonne pente. « Je savais qu’avec deux ou trois jours de boulot en plus ça serait différent. Je me suis beaucoup renforcé musculairement cet hiver, chez moi en Floride, avec Alain Quintallet (son Monsieur Fitness) et dans le camp de Chris Evert ensuite. Le vrai enjeu, c’est de ne pas déclencher de blessure. Si mon corps va, tout est permis. » – F. Be. Son premier tour. – Entre les frères Rochus, Christophe et Olivier, il valait mieux hériter du premier (73e mondial) que du second, 36e et récent tombeur de Grosjean à Doha. En valeur absolue, le Français devrait se qualifier. Mais la vraie interrogation concerne plutôt sa forme du moment… défaites sèches lors des deux premiers tournois de l’année (2e tour face à Youzhny à Doha, 1er tour face à Martin à Auckland) ont replongé le furtif numéro 1 français de la saison dernière dans ses doutes existentiels. Depuis le mois d’octobre dernier, il n’a gagné qu’une fois avec Pier Gauthier. Heureusement, il ne pourra pas faire pire à Melbourne que l’an dernier, où il avait piteusement échoué d’entrée face à Horna. – F. Ra. Son premier tour. – Sept places seulement séparent Monfils (59e depuis ses défaitesprécoces à Doha et à Auckland) et l’Italien Bracciali, 66e. Mais l’interrogation principale concerne le niveau de jeu du Français : il n’a connu qu’un succès en trois matches cette année. Les Co-Co flingueuses Alizé Cornet et Stéphanie Cohen-Aloro ont conquis leur place dans le tableau final. MELBOURNE – de notre envoyé spécial MALGRÉ ONZE CONCURRENTS au premier jour des qualifications, aucun joueur français n’a décroché son billet pour l’Open d’Australie avec, pour boucler la liste noire, les défaites hier de Nicolas Tourte et de David Guez lors du tour qualificatif.Ce zéro pointé a été compensé par le 40 % de réussite des filles : cinq au départ, deux à l’arrivée. Chronologiquement, la première à s’inviter pour le tableau principal fut Stéphanie Cohen-Aloro. Classée 61e mondiale en 2003, alors qu’elle avait vingt ans, la Parisienne estime que c’est parce qu’elle s’est remise un peuplus vigoureusementau travail qu’elle vient de réussir DIMANCHE 14 JANVIER 2007 à imposer le même tarif à ses trois adversaires préliminaires à Melbourne : 6-1 au troisième set ! « J’ai bien négocié mes fins de match, sans inquiétude sur le plan physique ; je savais que j’avais bien réussi ma préparation cet hiver, mais on ne sait jamais », indiqua-t-elle dans la fouléede sa victoire libératrice contre l’AméricaineBethanie Mattek (2-6, 7-6, 6-1 en 2 h 20). Elle affrontera au premier tour Alona Bondarenko, tête de série no 29. C’est une autre Bondarenko, Kateryna, la petite sœur, qui avait lancé Alizé Cornet dans la compétition au premier tour des qualifs. « De battre la tête de série no 1 m’avait alors laissé penser que la qualification était possible, racontait hier la jeune fille de seize ans, juste après sa victoire au courage contre l’Argentine Marie José Argeri (190e, 5-7, 7-5, 6-4 en 2 h 42). C’était chaud, chaud ! Argeri a servi pour le match à 5-4 au deuxième mais je me suis battue jusqu’au bout.Me voilà déjàassurée d’être, au pire, 160e à l’issue du tournoi et mon objectif est de terminer 2007 dans le top 100. Et aussi de remporter un Grand Chelem chez les juniors… » Avant de se concentrer, dans une semaine, sur ce second but, Cornet affrontera, mardi au premier tour chez les grandes, Daniela Hantuchova, tête de série no 15. – J. Re. SIMPLE FEMMES. – Tour qualificatif : Cornet b. Argeri (ARG), 5-7, 7-5, 6-4 ; Cohen-Aloro b. Mattek (USA), 2-6, 7-6 (7-4), 6-1. SIMPLE HOMMES. – Tour qualificatif : Berrer (ALL) b. Guez, 6-4, 6-4 ; Sela (ISR) b. Tourte, 6-3, 6-1. HOMMES. – Malgré une douleur au talongauche rapportée d’Adélaïde, PaulHenri Mathieu (51e) a profité des tournois préparatoires pour blinder sa confiance. Même escamotée par l’abandon de Davydenko, la performance de l’Alsacien à Sydney (battu en quart de finale) avait du bon. Revenu avec Thierry Champion après une saison 2006 assez fade, P.-H. M. ne se sent pas moins bien que l’an dernier quand il avait atteint les huitièmesde finale à Melbourne.« Ce que je voudrais, confie le coach, c’est que Paulo arrive à faire enfin sauter ses propres verrous. » Arnaud Clément (41e) perturbé pendant l’intersaison par divers petits bobos, n’est pas sûr de grand-chose en ce moment. Finaliste à Melbourne en 2001, il n’a pas franchi le premier tour de l’Open d’Australie depuis 2002. Fabrice Santoro (50e) a un passé proche très différent : c’est l’an dernier à Melbourne, à trente-trois ans, qu’il avait touché le premier quart de finale en « Majeur » de sa vie. « Je vais me replongerdans un endroit où j’ai vécu des choses vachement fortes. C’est un régal de savoir ça. » FEMMES. – Demi-finaliste en 2005 (battue par Davenport, elle était passée à deux points de la victoire), Nathalie Dechy (51e) va entamer son onzième Open d’Australie parmi les anonymes. Forte d’un quart de finale à Wimbledon l’année dernière, Séverine Brémond (37e) se verrait bien renouveler ce genre de performance sur Rebound Ace. Elle s’est préparée à la montagne avec Mauresmo et Dechy. Émilie Loit (46e) s’était, en 1999, qualifiée pour les huitièmes de finale en battant Conchita Martinez, alors no 10 mondiale. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge ALAIN DEFLASSIEUX Bleu Rouge Confrontée pour la première fois à la première défense d’un titre du Grand Chelem, Amélie Mauresmo ne s’en fait pas une montagne : « Je me sens beaucoup mieux dans la peau d’une fille qui va défendre un Grand Chelem que dans celle de la fille que j’étais il y a un an. Une fille qui n’avait pas remporté un seul de ces titres et commençait à se demander si elle y arriverait un jour. » Elle a prouvé en atteignant la finale du Masters 2006, un an après l’avoir remporté, que la remise en jeu d’un titre prestigieux ne bridait pas son talent. Et cette fois, une chose est sûre, Justine Henin ne sera pas là pour lui barrer la route en finale. (15 + 13) (8 + 18) (15 + 10) (12 + 4) (10 + 4) (6 + 8) (6 + 7) (5 + 8) (9 + 3) (4 + 2) (3 + 3) (4 + 2) (4 + 1) (3 + 2) (0 + 5) (2 + 3) (0 + 5) Jaune Bleu Jaune 1 France 2 Russie 3 États-Unis 4 Espagne 5 Allemagne - République tchèque 7 Australie - Italie 9 Argentine 10 Belgique - Suisse - Croatie 13 Suède - Serbie - Chine - Slovaquie - Ukraine Noir Noir Sur un plan plus général, c’est encore à l’Open d’Australie que Mauresmo détient son meilleur ratio victoiresdéfaites (31-6, soit 83 % de matches gagnés), devant Wimbledon (25-6, 80%), l’US Open (31-8, 79%) et Roland-Garros (22-12, 64%). Un an moins deux semaines après sa victoire de l’année dernière, Mauresmo n’a pas oublié les sensations éprouvées lors de son parcours victorieux. « C’était bien supérieur comme niveau de jeu à celui de Wimbledon, j’avais la sensation que je contrôlais tout sur le court et que je ne pouvais pas perdre. » Son premier tournoi de la saison 2007, à Sydney, ne lui a sûrement pas laissé la même impression. Face à Tatiana Golovin, malgré de superbes phases de jeu, elle ne contrôlait pas tout. Mais rien de plus normal après deux mois sans compétition. En revanche, sa défaite au 2e tour (7-5, 6-0) face à la PHILIPPE BOUIN 16 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS OPEN D’AUSTRALIE (Grand Chelem, Rebound Ace) Dimanche 14 janvier 2007 Nouvel an, même élan ? Roger Federer et Amélie Mauresmo espèrent reprendre la vague des cinq titres du Grand Chelem gagnés à eux deux en 2006. Amélie Mauresmo peut-elle conserver sa couronne conquise l’année dernière ? Roger Federer peut-il perdre la sienne ? À ces deux questions, on répondra par un « oui » prudent. Mais la situation de la Française est loin d’être aussi solide que celle du Suisse, qui a gagné huit des neuf derniers tournois du Grand Chelem joués hors de la terre battue. MELBOURNE – de notre envoyé spécial 1/16 inquiétante. Federer est prêt et plein d’appétit pour la saison nouvelle, à commencer par cet Open d’Australie. L’information la plus intéressante provenant de Kooyong est la confirmation des bonnes dispositions d’Andy Roddick. En dépit de l’absence de Jimmy Connors qui vient de perdre sa mère, l’Américain semble avoir gardé la ligne qui l’avait mené à la finale de l’US Open puis lui avait valu d’obtenir trois balles de match contre Federer au Masters. S’il sort vainqueur au troisième tour de son duel potentiel avec Marat Safin, Privé de finales depuis sa défaite contre Roger Federer à Wimbledon, Rafael Nadal ne jouit plus du capital confiance qui était le sien derniers jours à Kooyong éliminent toute crainte de surmenage. Sa défaite contre Roddick, hier, en finale de cette aimable épreuve d’entraînement, n’est pas plus Simple femmes Phau (ALL, 83) 1 FEDERER (SUI, 1) 1 SHARAPOVA (RUS, 2) Patience (116) Bjöörkman (SUE, 49) Bj Vinci (ITA, 87) Lu Yen-hsun (TAAI, 93) Greul (ALL, 81) Shaughnessy (USA, 39) Hernych (RTC, (RTC 775) 25 YOUZHNY (RUS 25 (RUS, 25) 30 GARBIN (ITA, (ITA 33) Hajek (RTC, 77) 24 FERRERO (ESP, 24) 22 ZVONAREVA (RUS, 24) Vassallo Arguello (ARG, 86) Udomchoke (THA, 103) Bréémond (37) Br Wilson (USA, 279, q.) F. Lopez (ESP, 80) A. Radwanska (POL, 59) Massu (CHL, 42) 14 DJOKOVIC (SER, 14) 13 IVANOVIC (SER, 14) Schüüttler (ALL, 100) Sch 11 BAGHDATIS (CHY, 11) 12 CHAKVETADZE (RUS, 13) Bracciali (ITA, 66) Monfils (59) Granville (USA, 72) Delic (USA, 96) Simon (47) Kostanic (CRO, 67) Volandri (ITA, 43) 18 GASQUET (18) 244 STOSUR (AUS, 27) Querrey (USA, 131, w.c.) 27 ACASUSO (ARG, 27) 288 PENNETTA (ITA, 29) Devilder (98) Serra (76) Chan Yung-jan (TAI, 75) Karlovic (CRO, 91) Melzer (AUT, 40) Peng Shuai (CHN, 52) Ramirez Hidalgo (ESP, 56) 7 ROBREDO (ESP, 7) 8 SCHNYDER (SUI, 9) Fish (USA, 45) 4 LJUBICIC (CRO, 4) 4 CLIJSTERS (BEL, 5) Monaco (ARG, 71) Mahutt (67) Pironkova (BUL, 66) Arthurs (AUS, 164, w.c.) Koubek (AUT, 62) Pratt (AUS, 60) Fleishman (USA, 170, q.) 30 CALLERI (ARG, 30) 299 A. BONDARENKO (UKR, 32) Llodra (95) 20 STEPANEK (RTC, 20) 177 GR GRÖÖNEFELD (ALL, 19) Gabashvili (RUS, 114, q.) Dlouhy (RTC, 99) Harkleroad (USA, 88) T. Johansson (SUE, 72) Chiudinelli (SUI, 146, q.) Rezaï Reza aïï (40) Pless (DAN, 82) 16 FERRER (ESP, 16) 155 HANTUCHOVA (SLQ, 18) Soeda (JAP, 188, w.c.) 9 ANCIC (CRO (CRO, 9) 9 SAFINA (RUS (RUS, 10) Garcia-Lopez (ESP, 65) J. Johansson (SUE, 156) Castano (COL, 50) Andreev (RUS, 92) Spadea (USA (USA, 70) Dominguez Lino (ESP (ESP, 56) Vanek (RTC, 104) 22 HRBATY (SLQ, 22) 199 LI NA (CHN, 16) Becker (ALL, 58) 26 SAFIN (RUS (RUS, 26) 322 DANIILIDOU (GRE (GRE, 35) Sela (ISR, 202, q.) Srichaphan (THA, 54) Mirza (IND, 53) Jones (AUS, 182, w.c.) Gicquel (55) Laine (FIN (FIN, 76) Tsonga (212, w.c.) 6 RODDICK (USA (USA, 6) 6 HINGIS (SUI (SUI, 7) Tipsarevic (SER, 64) 8 NALBANDIAN (ARG (ARG, 5) 5 PETROVA (RUS (RUS, 6) Mackin (GBR, 270, q.) NN. Lapentti (EQU (EQU, 68) Dulko (ARG (ARG, 57) Guccione (AUS, 107, w.c.) OO. Rochus (BEL (BEL, 36) Krajicek (HOL, (HOL 45) C. Rochus (BEL, 73) 28 GROSJEAN (28) 277 SANTANGELO (ITA (ITA, 32) Mayer (ALL, 57) 23 SÖDERLING (SUE (SUE, 23) 188 BARTOLI (21) Reynolds (USA, 192, q.) Seppi (ITA (ITA, 78) Fedak (UKR (UKR, 73) Cilic (CRO, 171, q.) Bozoljac (SER (SER, 128 128, qq.)) Ruano Pascual (ESP (ESP, 69) Montanes (ESP, 84) 12 HAAS (ALL (ALL, 12) 11 JANKOVIC (SER (SER, 11) Lee Hyung-taik (CDS (CDS, 48) 13 BERDYCH (RTC (RTC, 13) 166 PEER (ISR (ISR, 17) Smeets (AUS, 368, w.c.) Lacko (SLV (SLV, 193 193, qq.)) Tu (USA (USA, 90) Mirnyi (BLR (BLR, 53) Horna (PER (PER, 61) Fernandez (ARG (ARG, 105) Waske (ALL, 108, q.) 21 TURSUNOV (RUS (RUS, 21) 200 GOLOVIN (23) Cléément (41) Cl 29 MALISSE (BEL (BEL, 29) 266 KIRILENKO (RUS (RUS, 28) Kunitsyn (RUS (RUS, 85) Santoro (50) Likhovtseva (RUS (RUS, 43) Muller (LUX (LUX, 117) Gaudio (ARG (ARG, 34) Tulyaganova (OUZ (OUZ, 131 131, ww.c.) c) Roitman (ARG (ARG, 79) 3 DAVYDENKO (RUS (RUS, 3) 3 KUZNETSOVA (RUS (RUS, 4) Moya (ESP (ESP, 44) 5 BLAKE (USA (USA, 5) 7 DEMENTIEVA (RUS (RUS, 8) (USA, 217 217, qq.)) Luczak (AUS (AUS, 159 159, w.c.) w c ) Kuznetsov (USA Müller (ALL (ALL, 36) Berrer (ALL (ALL, 157 157, q.) q) Zverev (ALL (ALL, 153 153, qq.)) Camerin (ITA (ITA, 55) Ginepri (USA (USA, 52) 32 ALMAGRO (ESP (ESP, 32) 255 MEDINA GARRIGUES (ESP, (ESP 30) Russell (USA (USA, 115 115, qq.)) 19 HEWITT (AUS (AUS, 19) 21 SREBOTNIK (SLV (SLV, 22) Hanescu (ROU (ROU, 695) Dancevic (CAN (CAN, 88) Benesova (RTC (RTC, 84) Di Mauro (ITA (ITA, 94) Del Potro (ARG (ARG, 74) Gajdosova (SLQ (SLQ, 74) Korolev (RUS (RUS, 102) 10 GONZALEZ (CHL (CHL, 10) 100 VAIDISOVA (RTC (RTC, 12) Martin (ESP (ESP, 60) 15 MURRAY (GBR (GBR, 15) 144 SCHIAVONE (ITA (ITA, 20) Mathieu (51) Verdasco (ESP (ESP, 35) Safarova (RTC (RTC, 70) Starace (ITA (ITA, 89) Chela (ARG (ARG, 33) Yakimova (BLR (BLR, 68) Goldstein (USA (USA, 69) 177 NIEMINEN (FIN (FIN, 17) 233 SUGIYAMA (JAP (JAP, 26) KK. Kim (USA (USA, 97) 31 WAWRINKA (SUI (SUI, 31) 311 ZHENG JIE (CHN (CHN, 31) Capdeville (CHL, (CHL 148 148, qq.)) Benneteau (37) Sucha (SLQ (SLQ, 82) Kohlschreiber (ALL, 63) Vliegen (BEL, 39) Poutchkova (RUS, 38) Kendrick (USA, 90) 2 NADAL (ESP, 2) 2 MAURESMO (3) N.B. : entre parenthèses, la nationalité et le classement mondial ; w.c. : wild card ; q. : qualifié(e). 1/64 1/32 Pin (62) Rodionova (RRUS, 100) Voracova (RTTC, 158, q.) Gagliardi (SU (SUI, 111) Obziler (ISR, 121) Paszek (AUT, 187, q.) Lepchenko (OUZ, 96) King (USA, 58) Bammer (AUT, 42) Beygelzimer (UKR, 107) Ferguson (AUS, 170, w.c.) Zakopalova (RTC, 119, q.) Kanepi (EST, 77) Molik (AUS, 141, w.c.) Klepac (SLV, 212, q.) Brengle (USA, 496, w.c.) Bardina (RUS, 48) Morigami (JAP, 86) Razzano (78) Cohen-Aloro (192, q.) Zahlavova (RTC, 156, q.) Yuan Meng (CHN, 114) Loit (46) Cornett (192, q.) Bychkova (RUS, 85) Fedossova (148, w.c.) Rolle (USA, 137, q.) Bovina (RUS, 1216) Nakamura (JAP, 65) Savchuk (UKR, 102) Kudryavtseva (RUS, 134, q.) Dechyy (51) Tanasugarn (THA, 71) Sun Tiantian (CHN, 79) Kremer (LUX, 159, q.) S. Williams (USA, 81) Douchevina (RUS, 109) Azarenka (BLR, 94) Czink (HON, 118) Wozniak (CAN, 92) Oprandi (ITA (ITA, 54) Gallovits (ROU, 108) Ondraskova (RTC (RTC, 106) Smashnova (ISR, 63) Sprem (CRO (CRO, 89) Vakulenko (UKR (UKR, 116 116, qq.)) Adamczak (AUS, (AUS 241 241, w.c.) wc) Moore (AUS (AUS, 914 914, ww.c.) c) Foretz (112) Cravero (ARG (ARG, 157 157, qq.)) Flipkens (BEL (BEL, 103) Vesnina (RUS (RUS, 41) Dellacqua (AUS (AUS, 169, 169 ww.c.) c) Voskoboeva (RUS (RUS, 110) Sequera (VEN (VEN, 95) Craybas (USA (USA, 64) Klöösel (ALL Kl (ALL, 93) Brianti (ITA (ITA, 98) Pous Tio (ESP (ESP, 101) Arvidsson (SUE (SUE, 61) Schruff (ALL (ALL, 97) Birnerova (RTC (RTC, 83) Domachowska (POL, 91) Perry (USA, 44) Roddick paraît le mieux placé des vieux rivaux du Suisse pour lui causer du tracas, bien plus qu’un Lleyton Hewitt, en pleins doutes, plus aussi qu’un David Nalbandian qui se plaint du genou. C’est bien sûr de la jeune classe qu’on attendra le plus de dynamisme, à commencer par Rafael Nadal. Apparemment remis de la contracture aux adducteurs qui l’avait poussé à abandonner à Sydney, l’Espagnol revient à Melbourne après une année d’absence. Battu par Lleyton Hewitt lors de ses deux premières participations, il a tout pour bien jouer sur une surface dure au rebond plus haut que les revêtements américains et que le gazon. 1/16 L’année du Grand Chelem « ENTRONS DIRECTEMENT dans le vif du sujet : ça y est, c’est maintenant ! 2007, c’est l’année. L’année du Grand Chelem pour Roger Federer. Il va le faire cette saison. Pourquoi ? Parce qu’il est meilleur que jamais, tout simplement. À chaque fois que je le vois jouer, il joue mieux que la fois d’avant. Et c’est quand même assez effrayant, ça, pour les autres… Je pense d’ailleurs que personne n’a assez progressé pour réellement se poser en challenger. Il y a Nadal, certes, qui, s ’il est en bonne santé et en forme, pourra it gagner à nouveau Ro land-Garros, mais franchement, je crois que Federer, désormais, ne craint plus Nadal. J’ai vu le FedererNadal de Shanghai. Je n’irai pas jusqu’à dire que Rafa a perdu son killer instinct mais il a senti que Federer n’avait plus peur de lui. Je crois que, jusqu’alors, Federer ne faisait que “ jouer ” contre Nadal, mais là, je l’ai vu explorer d’autres voies. Merci à Nadal ! Les observateurs avaient accueilli son arrivée au sommet avec joie, mais celui qui peut le plus le remercier, c’est bien Federer. Jusqu’alors, personne ne pouvait vrai- ment aller le chercher sur sa faiblesse, ce revers sur balles hautes et lourdes. Grâce à Nadal, qui a torturé Roger de ce côté-là, il a été obligé de progresser sur ce coup et, effectivement, son revers n’avait jamais été aussi bon que lors du dernier Masters. Roger a vingt-cinq ans, il est en forme parfaite depuis trois ans et le sera encore au moins aussi longtemps. Si on me pose la question aujourd’hui, je dirai que Tiger Woods dépassera à coup sûr le nombre de titres du Grand Chelem de Jack Nicklaus et que Roger Federer battra aussi le record de Pete Sampras… Je crois aussi qu’il n’y a aucune raison pour qu’Amélie Mauresmo ne vive pas en 2007 une aussi belle saison qu’en 2006. Elle sera encore plus relax cette année. Je ne pense pas qu’elle gagnera tout, à la Federer, mais elle peut gagner à nouveau en Grand Chelem. Il y a une énorme différence par rapport à avant, c’est qu’aujourd’hui, les autres joueuses la craignent davantage, savent qu’il faudra réussir à plier le match contre elle. Mais le savoir qu’Amélie a acquis l’an dernier est essentiel. Pour moi, 2007 devrait être l’année de Federer… et de Mauresmo. » LA QUESTION DU JOUR Amélie Mauresmo conservera-t-elle son titre à l’Open d’Australie ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS). Bleu Rouge Noir Jaune Mais, privé de finales depuis sa défaite contre Federer à Wimbledon, Nadal ne jouit plus du capital confiance qui était le sien au sortir de sa série victorieuse sur terre battue. Son premier adversaire, Robert Kendrick, avait gagné les deux premiers sets de leur rencontre au premier tour à Wimbledon. Son potentiel adversaire des quarts de finale, James Blake, mène 3-0 dans leurs face-à-face. Entre-temps, il aura peut-être dû tâter du jeu atypique d’Andy Murray. Prévoir sa qualification pour la finale tient donc du pari à hauts risques. Anticiper sur le retour de Marcos Baghdatis à ce même niveau, après la surprise causée par le Chypriote l’an passé, paraît encore plus risqué car, si Richard Gasquet ne le stoppe pas auparavant, Baghdatis devra sans doute se mesurer à Roger Federer dès les quarts de finale. Alors, qui pour battre le Suisse ? Novak Djokovic au troisième tour ? Mario Ancic en demi-finales ? Nikolay Davydenko (malgré un pied douloureux), Tomas Berdych ou encore Robin Söderling en finale ? Federer ne voit pas si loin : « Il va falloir que je me méfie au premier tour, disait-il hier. Je rencontre un adversaire que je n’ai encore jamais battu. » 83e joueur mondial, Björn Phau l’avait en effet dominé lors de leur seule rencontre passée. C’était en 1999. PHILIPPE BOUIN FEDERER BATTU ET SEREIN. – Il y avait du vent. Roger Federer n’avait pas envie de perturber le rythme de ses coups de fond de court parfaitement réglés pendant ses entraînements précédents, alors il a décidé de travailler sa volée. Voilà en résumé l’histoire de la « finale » du tournoi exhibition organisé à Kooyong, l’ancien site de l’Open d’Australie, dans la banlieue de Melbourne. Que le Suisse l’ait perdue hier (6-2, 3-6, 6-3) contre Andy Roddick n’est qu’anecdotique. Tout comme l’était l’an passé sa défaite contre Tommy Haas dans la même épreuve. « J’ai eu ma chance de gagner (trois balles de break à 3-3, au dernier set) mais le résultat n’a pas d’importance, constata le Suisse, très détendu. Je sais que même si je n’avais pas beaucoup joué service-volée depuis un bon moment je dispose d’une option supplémentaire dans mon jeu. Mais à Melbourne Park, sur un court beaucoup mieux abrité, où il est donc plus facile de passer, je ne l’utiliserai sans doute pas plus de quelques jeux ou quelques sets, en cas de besoin. » PROGRAMME LA NUIT PROCHAINE. – À partir de 1 heure du matin (11 heures, lundi, heure locale). Rod Laver Arena : MAURESMO - Perry (USA) ; FEDERER (SUI) Phau (ALL) ; BAGHDATIS (CHY) - Schüttler (ALL). Sur les autres courts : RODDICK (USA) - Tsonga ; GASQUET - Volandri (ITA) ; GOLOVIN - Smashnova (ISR) ; DEMENTIEVA (RUS) - Foretz ; Monfils - Bracciali (ITA) ; Patience - Björkman (SUE) ; Simon - Delic (USA) ; Gicquel - Jones (AUS) ; STEPANEK(RTC) - Llodra ; Mahut - Monaco (ARG) ; Serra-Devilder ; BARTOLI Douchevina (RUS). DEMAIN. – À partir de 9 h 30 (19 h 30, heure locale).Rod Laver Arena : SANTANGELO (ITA) - S. Williams (USA) ; SAFIN (RUS) - Becker (ALL). Les favoris Hommes Federer Roddick Nadal Blake Gasquet Ljubicic Murray Nalbandian Safin Söderlingg Femmes Clijsters Mauresmo Sharapova Jankovic Kuznetsova Hingis Petrova Golovin Safina Vaidisova LES DIX DERNIERS VAINQUEURS SIMPLE HOMMES. 1997 : Sampras (USA) ; 1998 : Korda (RTC) ; 1999 : Kafelnikov (RUS) ; 2000 : Agassi (USA) ; 2001 : Agassi (USA) ; 2002 : T. Johansson (SUE) ; 2003 : Agassi (USA) ; 2004 : Federer (SUI) ; 2005 : Safin (RUS) ; 2006 : Federer (SUI). SIMPLE FEMMES. – 1997 : Hingis (SUI) ; 1998 : Hingis (SUI) ; 1999 : Hingis (SUI) ; 2000 : Davenport (USA) ; 2001 : Capriati (USA) ; 2002 : Capriati (USA) ; 2003 : S. Williams (USA) ; 2004 : Henin (BEL) ; 2005 : S. Williams (USA) ; 2006 : Mauresmo. SYDNEY (ATP, Rebound Ace) Double Blake L’Américain a conservé son titre mais Moya a vendu chèrement sa peau. SYDNEY – de notre envoyé spécial C’EÛT ÉTÉ UN COMBLE : James Blake a failli réussir à défendre son titre sans presque se fouler. Avant d’attaquer la finale hier soir, il n’avait dépensé, au pire, que quarante-sept minutes par jour, en fait dès le premier tour contre son compatriote Kevin Kim. La suite de son parcours releva de la gentille promenade, entre travail bien fait et bonne fortune. Quarante minutes pour exécuter Healey, trois de moins pour estourbir Korolev et zéro pour écarter Melzer dont l’indigestion de sushis avait provoqué la perte sans combattre. Et voilà qu’au dernier soir, Carlos Moya, épuisé par ses quatre travaux précédents (trois sets contre Bourgeois et Verdasco en sauvant des balles de match, trois sets encore contre Baghdatis et Gasquet), suivait la même pente fatale que les autres. Après trois quarts d’heure à sens unique, Blake menait 6-3, 4-0. Par fierté d’abord, Moya se fit violence. Avec talent ensuite, il donna enfin du fil à retordre au numéro 5 mondial et recolla à un set partout. Mais la fraîcheur de l’Américain prima (6-3, 5-7, 6-1 en 1 h 36’). « Contre un autre joueur, je crois que ma remontée aurait créé le doute et que j’aurais pu gagner, imaginait l’Espagnol qui en est déjà à une finale et une demifinale (à Chennaï) cette saison. Mais James a du métier et il est un des meilleurs au monde. Ceci dit, je suis fier de moi. Quand je joue comme cette semaine, je suis un homme heureux. » Blake ne l’est pas moins. L’an dernier, il avait entamé à Sydney une moisson de cinq titres qui le plaça, à l’heure des comptes de fin d’année, juste après Federer (12) et à égalité avec Nadal parmi les plus gros gobeurs de tournois. « J’aimerais que ça soit un signe mais il faudra attendre pour le savoir, dit-il en touchant du bois. Carlos a fait un come-back formidable au deuxième set et c’est pour ça qu’il est qui il est. Maintenant, j’aimerais enfin aller plus loin que les quarts de finale en Grand Chelem. C’est un objectif auquel je tiens énormément. » En voilà une bonne nouvelle pour Moya qui devra l’affronter aprèsdemain au premier tour à Melbourne. – F. Be. Dotation : 436 000 . Finale : Blake (USA) b. Moya (ESP). 6-3, 5-7, 6-1. RÉSULTATS AUCKLAND (ATP, Rebound Ace, 300 000 , 8-13 janvier). – Finale : Ferrer (ESP) b. Robredo (ESP), 6-4, 6-2. Rouge 1/32 l’impasse sur son traditionnel tournoi de préparation à Doha. Mais la qualité de son jeu et sa décontraction lors de l’exhibition disputée ces Bleu 1/64 physique encore un peu juste. Une fois répondu un « oui » prudent à la question « Amélie Mauresmo peutelle conserver son titre en Australie ? » il faut passer à la suivante : « Roger Federer peut-il perdre le sien ? » La domination du Suisse dans les tournois sur surface rapide est telle depuis trois ans qu’aucune autre formulation ne convient. Depuis le début de l’année 2004, il a en effet remporté huit des neuf épreuves du Grand Chelem disputées hors terre battue. Et, lors de sa seule défaite, en demi-finales ici en 2005, contre Marat Safin, il avait obtenu une balle de match. L’unique doute aurait pu naître de la surcharge de victoires des trois années passées, qui l’a poussé à faire Jaune Rouge Jaune Simple hommes C’est à Melbourne que Roger Federer va relancer sa chasse aux records. Il espère y faire coup double : remporter son dixième tournoi majeur (pour se rapprocher ainsi des quatorze titres de Pete Sampras) et garder l’espoir de réussir enfin le Grand Chelem. (Photo Nicolas Luttiau) Noir Bleu Noir SI L’ON EN CROIT les bookmakers, Roger Federer aurait cette année trois fois plus de chances de gagner les quatre tournois Grand Chelem que de risques de n’en remporter aucun. Selon les mêmes références, Amélie Mauresmo aurait presque deux fois moins de chances de conserver son titre à Melbourne que Maria Sharapova n’en aurait de remporter son premier Open d’Australie. Peu connus pour leur philanthropie, plutôt près de leurs sous, les books offrent une vision froide et chiffrée de la nature très différente des défis qui attendent cette année à Melbourne les deux tenants du titre. En classant Amélie Mauresmo deuxième favorite derrière Maria Sharapova, à égalité avec Kim Clijsters, victorieuse vendredi à Sydney, ils la situent à son rang de tête de série, sans tenir compte de son passé australien. Malgré sa présence en finale du dernier Masters, la Française paye dans l’esprit des comptables une deuxième moitié de saison 2006 médiocre, après ses deux couronnes à Melbourne et à Wimbledon. Sa récente défaite à Sydney contre Jelena Jankovic n’a rien fait pour améliorer sa cote. Pourtant, à vingtsept ans, Mauresmo n’est plus seulement la reine des tournois de préparation. Longtemps décevante quand arrivaient les épreuves du Grand Chelem, elle a inversé la tendance l’année dernière en gagnant ses deux titres au lendemain de deux défaites au premier tour dans des tournois mineurs. Sur un court dont le rebond lui convient parfaitement, par un climat qui met à l’épreuve les qualités athlétiques comme aucun autre, elle correspond mieux encore au portrait-robot de la gagnante que la grande Russe. À condition, bien sûr, de mettre à profit la première semaine pour parfaire une condition