ile canaries stadio sport

Transcription

ile canaries stadio sport
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS
RUGBY
AUSTRALIE : MAURESMO
JOUE LA DÉFENSE
L’EUROPE
RELANCE
CASTRES
(Pages 15 et 16 et notre éditorial, page 2)
Tenante du titre, Amélie Mauresmo,
qui mène une imposante troupe
de vingt-huit Français, tentera
de récidiver dans un Open d’Australie
que la numéro 3 mondiale entame
demain contre l’Américaine Shenay
Perry (44e au classement WTA).
(Photo Jean-Marc Pochat)
*61 ANNÉE - N 19 191 1,00 e
o
France métropolitaine
(Pages 10 et 11)
PROLONGATIONS
BAGHDATIS,
UN AN APRÈS
Vainqueurs (40-21) en Italie,
Alexandru Manta (ici ballon
en main) et les Castrais peuvent
espérer se qualifier pour les quarts
de finale de la Coupe d’Europe.
(Photo Patrick Boutroux)
(Page 14)
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Dimanche 14 janvier 2007
T 00825 - 114 - F: 1,00 E
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LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
PARIS VOIT LE FOND
La 20e journée a vu hier le PSG subir, face à Valenciennes (1-2), sa cinquième défaite à domicile, cette saison en Championnat.
17es après huit rencontres sans victoire en L 1, les Parisiens recevront mercredi Toulouse pour un match en retard capital. (Pages
2 et 3)
SPÉCIAL FOOT
LYON CHUTE
À TOULOUSE
(Page 5)
OM, LA 2000e
À RENNES
(Page 7)
REAL :
BECKHAM
À L’ÉCART
(Page 7)
(Page 9)
CYCLISME
T-MOBILE
VEUT EFFACER
LE PASSÉ
(Page 8)
BASKET
ORLÉANS,
UN PROMU
CHEZ LES AS
(Page 12)
* Professionnel dans les gènes - ** En série selon les versions.
PARC DES PRINCES. – Pris dans la tenaille valenciennoise formée par Flachez (à droite) et Rippert, Kalou ne passera pas. Battus sur leur pelouse par une équipe réduite à dix qui n’avait pris que
un point à l’extérieur depuis le début du Championnat, les Parisiens tombent dans les profondeurs du classement.
(Photo Alain Mounic/L’Équipe)
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L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
WENGEN :
MILLER CHUTE
ET GAGNE !
Bleu
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SKI ALPIN
Jaune
Bleu
Jaune
(Page 8)
Noir
Noir
L’INTER, SERIE A
RECORD
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée) – PARIS-SG - VALENCIENNES : 1-2
LE DESSIN
e
« On joue le maintien »
GUY LACOMBE et BONAVENTURE KALOU estiment
que le PSG se bat désormais pour éviter la relégation.
COMME APRÈS CHAQUE
DÉFAITE ou contre-performance,
les Parisiens ne se bousculent pas en
conférence de presse. Dimanche dernier, en revanche, après la victoire
sur Nîmes en Coupe de France, ils
étaient bien plus nombreux, satisfaits et fiers d’avoir battu 3-0 une formation qui dispute le Championnat
de National. Hier donc, on a simple-
ment entendu Bonaventure Kalou et
Guy Lacombe. C’est l’Ivoirien qui
s’est présenté en premier, comme
très souvent d’ailleurs. Il est professionnel et refuse de fuir ses responsabilités. Il faut encore rappeler qu’il
a été le seul Parisien à condamner
ouvertement les terribles événements du mois de novembre.
« Ce soir, il n’y a pas grand-chose à
dire, a-t-il avoué. Dès que l’adversaire met un tout petit peu la
semelle, on n’y arrive pas. Mais, dans
les moments difficiles comme ça, on
doit rester soudés. On ressent bien
l’impuissance, on voit qu’on n’y
arrive pas. On est au fond du trou. »
Dans ces conditions, difficile de
regarder en haut, vers les places
européennes que Pedro Miguel Pau-
leta, il y a quelques jours, rêvait toujours d’atteindre avant la fin de la
saison. Aujourd’hui, le Paris-SG doit
accepter la réalité, même si elle est
très sombre. Il est au plus mal et obligé de regarder vers les trois dernières
places du classement. « Oui, on joue
le maintien, lâche Kalou. Il ne faut
pas se cacher, même si pour le joueur
de Paris que je suis, c’est l’admettre
avec une grande désolation. » Mais
un joueur du Paris-SG a-t-il les capacités mentales pour supporter une
telle pression, et atteindre un tel
objectif ? Pour assurer un maintien,
on dit souvent qu’il faut des guerriers. Où sont-ils ? Guy Lacombe, qui
fut le second et le dernier Parisien à
parler, est persuadé qu’il possède
des hommes « capables de relever
ce challenge » car lui aussi, comme
Kalou, estime que le Paris-SG « va
jouer le maintien ».
Abattu, désolé pour « les gens »
mais aussi très irritable – il a refusé
de répondre à plusieurs questions –,
l’entraîneur aveyronnais s’est dit
complètement « désorienté. Je ne
m’attendais pas à ça. On est passés à
côté du match. Les joueurs sont passés au travers, ils sont tous
conscients de ce qu’ils ont fait. Il n’y a
pas grand-chose à dire. C’était un
non-match ».
Kalou : « L’ambiance
au Parc
est un peu pesante »
L’ÉDITO
Il a évidemment parlé des tribunes,
de l’impatience du public et de l’état
pitoyable du terrain mais n’a pas
souhaité se cacher derrière cette
addition d’aléas pour expliquer la
piètre performance de son groupe.
Même chose du côté de Kalou.
« L’ambiance au Parc est un peu
pesante, a poursuivi l’attaquant
parisien. Vivement qu’on trouve une
solution pour rouvrir la tribune Boulogne, mais je n’explique pas nos
performances par la défection du
public, on n’est pas bien. Un point,
c’est tout… L’électrochoc doit venir
des premiers concernés qui sont les
joueurs. C’est tous ensemble qu’on
va sortir de cette situation. »
Guy Lacombe y croit évidemment.
« Je n’ai pas peur. Quand j’étais
joueur, je ne lâchais rien. Dans la vie,
je suis pareil. » Une chose paraît évidente, il ne démissionnera pas,
même si, à de nombreuses reprises,
les supporters du Parc lui ont demandé de le faire.
« Le club est en difficulté. Il y a des
choses à voir, à revoir pour essayer
de trouver des solutions. Mais contre
Toulouse, ça ne pourra pas être
comme ça. » Les joueurs parisiens
ont en effet intérêt à montrer autre
chose mercredi prochain.
TENNIS
LE CHOC
DE DEUX VISIONS
A
10
5
Reennes
FFoot (L 1)
1), 116
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Nantes
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10
11
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Athlétisme,
Cross Ouest-France
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10
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Temps griss au lever
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du jour du Nord
Nord-Est
Est au Sud
Sud-Oue
O st
alors que le soleil règne des Alpes aux
16 Perpignan
10
rivages méditerranéens. Dans la journée,
progressivement, les nuages s’étendent de l’Alsace
à la Charente et au Midi-Pyrénées alors que les éclaircies
s’imposent en Bretagne et sur les côtes de la Manche.
Les températures restent douces.
11
9
11
9
Straasbourg
10
Nom
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Cyclisme ((cyclo-cross),),
CCoupe ddu monde
Nice
Ajaccio
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30
Le nombre
mbre de matches sans
s victoire
(14 défaites, 16 nuls) du PSG en
Championnat depuis l’arrivée de
Lacombe. Pour seulement 8
victoires.
Sochaux finit par craquer
1-0 : Jelen (86e)
15
12
Marseill
Marseille
AVEC LA MISE EN PLACE d’un dispositif de sécurité « important », selon la
Préfecture de police de Paris, comprenant près de 1 700 agents des forces de
l’ordre, les abords du Parc des Princes ont connu un après-midi paisible. Si, une
nouvelle fois, seuls les spectateurs munis de billets et les riverains étaient admis
dans le périmètre de sécurité, les pouvoirs publics avaient décidé d’alléger la
démonstration de force. Les engins lourds tels que les camions équipés de canons
à eau étaient ainsi garés à l’abri des regards à proximité des barrages de police.
Selon Michel Lepoix, coordonnateur national pour la sécurité dans les stades,
dix personnes ont été interpellées pour détention de stupéfiants, une pour outrage
et rébellion et deux supporters valenciennois pour ivresse. Dans le stade, des banderoles visant la Mairie de Paris, Pascal Cherki, adjoint aux sports, et Colony Capital, coactionnaire du club, ont été vite retirées. – S. L.D.
Les Franc- Comtois ont cédé en fin de match face à des Auxerrois qui ont multiplié les occasions.
Lyon
16
9
Steve SAVIDAN (attaquant de Valenciennes) : « C’est
une victoire méritée. C’est hyper compliqué de gagner à Paris
qui est une bonne équipe, avec de bons joueurs. Alors imaginez à Valenciennes (il rigole)… Je pense que le tournant du
match, c’est quand les supporters parisiens n’ont plus été derrière leur équipe.
On a senti Paris plus fébrile et ça nous a permis d’exploiter des
contres. C’est notre première victoire à l’extérieur, c’est le
plus important, peu importe que ce soit au Parc ou ailleurs. Il y
a vingt équipes, une seule est vraiment au-dessus du lot.
Paris, lui, est comme nous. » – D. D.
AUXERRE - SOCHAUX : 1-0
9
7
8
Saint-Étiennne 10
2
FFoot (L 1)
1), 6
GGrenoble
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Toulouse
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Montpelliier
Le calme régnait autour du Parc
Bastia
16
10
LA QUESTION D’HIER
Le modèle mis en place par le LOSC
lui permettra-t-il de devenir
un grand d’Europe ?
OUI ............................................................................................ 52 %
NON ........................................................................................... 48 %
(nombre de votants : 70 407)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
AUXERRE –
de notre envoyé spécial
ON Y A MIS le temps, mais la
tradition a été respectée à l’AbbéDeschamps. Sochaux y a encaissé sa
neuvième défaite de rang. S’ils restent troisièmes avant les rencontres
de ce dimanche, les Doubistes ont
laissé passer l’occasion de revenir
sur Lens et de creuser un petit trou
avec une partie de leurs poursuivants. Voici pour le constat chiffré vu
sous l’angle franc-comtois. Celui-ci
est nettement plus réconfortant pour
Auxerre qui remonte à la 11e place et
se donne un peu d’air. Surtout, les
hommes de Jean Fernandez ont
retrouvé leur âme, montant en
puissance tout au long de la rencontre. Il n’y aurait pas eu un très
grand Richert dans la cage sochalienne, l’AJA aurait signé une victoire nettement plus large sans
avoir à attendre les dernières
minutes pour concrétiser son écrasante domination.
Une pelouse indigne
L’exploit, c’est finalement d’avoir
assisté à un match tout à fait acceptable sur un terrain qui ne l’est
vraiment pas. La pelouse de l’AbbéDeschamps ressemble, ces temps-ci,
à l’hippodrome de Longchamp après
l’arrivée de la huitième course de
l’après-midi. Plus habitué peut-être
à ces conditions de jeu tout à fait
indignes de la L 1, Auxerre a bien
profité de la soirée. Olivier Sorin, le
gardien bourguignon, avait raison
de souligner « la solidarité et l’envie
de l’équipe qui peut désormais se
permettre de voir plus haut ».
À l’exception d’une première
période où il fit illusion grâce au
labeur de son milieu et aux ballons
distribués par Birsa, avant sa sortie
sur blessure (38e), Sochaux a montré
qu’il lui reste du chemin à parcourir
PAGE 2
pour se maintenir dans les hauteurs
du classement. L’esprit démontré à
Saint-Étienne en Coupe de France
(3-1) a volé en éclats après le repos.
Jusque-là, Auxerre n’avait pas réussi
à faire fructifier un court avantage
territorial. Mais la défense franccomtoise vacillait déjà et les coups
ne passaient pas loin : tête de Pedret-
ti au ras du poteau (7e), celle de Jelen
de peu à côté (10e) et surtout un joli
mouvement entre Jelen et Akalé, ce
dernier ne touchant que le petit filet
(15e). Sochaux respira un peu avant
la pause sous la direction de Birsa.
Le Slovène était contré (24e), avant
de lancer Sène qui ne parvenait pas à
croiser son tir (25e).
Puis, Auxerre monta sa garde, pressa
plus haut et Sochaux étouffa. Seul un
tir puissant de Quercia, au-dessus
(58e), occupera la colonne des velléités doubistes. Le reste se résuma à
un match Auxerre-Richert. Le gardien des Lionceaux multiplia les
exploits, déviant la balle d’une claquette sur un coup de canon de
Malgré Richert
POUR UN PEU, RICHERT, le gardien sochalien faillit à lui
seul tenir la baraque. Décisif, notamment face à Cheyrou,
Kahlenberg et Ba dans cet ordre, en seconde période, il a dû
s’incliner finalement devant la puissance de frappe de Jelen.
Avec lui, AFOLABI a fait son match en défense centrale jusqu’à ce duel perdu contre le Polonais (86e). N’DAW, son
compère dans l’axe, a parfois été en difficulté. C’est au
milieu, où PITAU a été infatigable et précis durant une
bonne heure, que l’on trouve l’un des autres acteurs en vue
côté doubiste. SÈNE a, lui aussi, connu de bonnes périodes
grâce à son jeu en première intention. Avant son remplacement par J. LEROY (38e), BIRSA avait eu le temps de distribuer d’excellents ballons. La qualité technique de ZIANI
s’est révélée en première période, avant que ce dernier ne
passe, ensuite, côté champ de labour…
À Auxerre, AKALÉ a beaucoup proposé mais sans être vraiment heureux à l’approche de la cage. Toujours en mouvement, JELEN a lui signé un match plein. Le Polonais aurait
mérité à peu près les mêmes constatations que l’Ivoirien s’il
n’avait pas lâché juste à temps le tir victorieux. Ils partagent
les lauriers avec Be. CHEYROU qui a énormément œuvré à
forcer le verrou sochalien. Au contraire d’un PEDRETTI des
plus discrets face à ses anciens coéquipiers. Le travail de
KAHLENBERG a été notable tout comme la participation
de JAURÈS sur le flanc gauche d’une défense où MIGNOT
parut bien embarrassé. – J.-M. B.
Cheyrou (55e), se jetant dans les
pieds de Kahlenberg (56e), s’opposant à Is. Ba (72e), réalisant un prodige face à un Akalé esseulé (74e), et
en se détendant encore sur un nouveau boulet de Cheyrou (84e ).
Sochaux ne quittait plus ses trente
mètres. Le dernier allié sembla être
M. Jaffredo qui refusa très sévèrement un but d’Akalé sur un corner de
Pedretti pour une faute peu évidente
(85e). Mais, dans la minute suivante,
le même Akalé lançait Jelen. Le Polonais échappait à Afolabi et rompait
enfin la résistance de Richert.
Ce n’était que justice et pas cher
payé en plus.
JEAN-MARC BUTTERLIN
LUXATION D’UNE ÉPAULE
POUR OUADDOU. – Le défenseur de
Valenciennes Abdeslam Ouaddou
s’est luxé une épaule lors d’un choc en
toute fin de match. Il a été transporté
directement à l’hôpital. La durée de
son indisponibilité reste à déterminer.
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Breest
10
8
10
10
ILS ONT DIT
La moyenne
oyenne de points par match du
PSG en Championnat depuis que
Guy Lacombe a pris l’équipe en
main, le 27 décembre 2005 (40 points
en 38 matches).
Bleu
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10
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9
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9
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Rouge
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9
6
PARC DES PRINCES. – À 0-2,
Guy Lacombe (à droite en
imperméable), fou de rage,
a quitté le terrain, avant
de revenir suivre la fin
de match de son équipe.
L’entraîneur du PSG a enfin
reconnu hier que son
groupe tenterait cette
saison d’assurer le maintien.
(Photo Olivier Lejeune/
le Parisien/PQR)
Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « Gagner ici est un exploit, même si le PSG
est en difficulté en ce moment. On a construit notre
victoire, on a été solides et solidaires, on ne s’est pas
désunis et c’est pour ça qu’il faut féliciter les joueurs.
En tant que coach de Valenciennes, je suis très heureux mais en tant qu’ancien du PSG, je suis triste. Seulement, les deux équipes jouent le maintien, et c’est
chacun pour soi. Maintenant, on est dépucelés, avec
cette première victoire à l’extérieur. On est enfin des
hommes. »
LA MÉTÉO
Lille
GUILLAUME DUFY (avec D. D.)
Noir
Bleu
Noir
U même moment, en deux points presque
symétriquement opposés du globe terrestre, le tennis
français est en train de vivre deux événements importants.
Là-bas, en bas, «down under», comme disent
les Britanniques, à Melbourne, les Français connaissent
la satisfaction, honorifique mais significative, de composer
le contingent le plus nombreux des engagés à l’Open
d’Australie : ils sont vingt-huit garçons et filles à avoir été
admis dans les tableaux du premier tournoi du Grand
Chelem de l’année 2007. Un record tout à l’honneur
du tennis national.
Presque simultanément, à Paris, à quelques jours
d’intervalle, on a appris officiellement qu’Amélie
Mauresmo rejoignait le groupe Lagardère pour son
entraînement physique, puis, officieusement, qu’Éric
Deblicker, entraîneur de Richard Gasquet à la FFT, allait
endosser sous peu la même casaque, rendant ainsi plus
évidente la situation d’un joueur déjà soutenu
financièrement par le même mécène. Ledit groupe
s’assurait ainsi le droit de communiquer soudain sur les
noms des deux numéros 1 français, formés tous deux
par la FFT.
Malgré les réserves que l’on peut avoir envers une
fédération dont le président pense plus à sa réélection
nationale qu’à son devoir international, il est essentiel de
rappeler ce que doit aux efforts de sa fédération la santé
du tennis français, bien meilleure que celle de ses
homologues du Grand Chelem. Impulsé voilà près de
quarante ans par un président visionnaire, Philippe
Chatrier, et par des cadres de la valeur de Gil
de Kermadec, Jean-Paul Loth, Georges Deniau, Patrice
Hagelauer ou Jean-Claude Massias, cet élan a permis
d’abord au tournoi de Roland-Garros de retrouver son
lustre perdu, puis aux joueuses et joueurs français
de regagner trois Coupes Davis et deux Fed Cups.
La naissance d’une concurrence privée, amorcée voilà
bientôt dix ans par le camp Mouratoglou puis décuplée par
l’arrivée sur le marché du groupe Lagardère, semblait de
nature à dynamiser encore une élite dont le grand défaut
est parfois de s’engluer dans le confort d’un fonctionnariat
de luxe.
Mais si les joueurs en général, et les meilleurs espoirs
du tennis français en particulier, devaient se transformer
en trophées que se disputent des camps aux visions
divergentes, alors le danger serait grand que tout ce bel
élan finisse dans le mur. Au jeu de l’ego, on construit
rarement des édifices durables.
3
FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PARIS-SG - VALENCIENNES : 1-2
Paris, c’est encore pire
Une cinquième défaite à domicile en Championnat a noirci l’avenir du PSG en L 1 et plombé celui de son entraîneur.
Le match qui devait
relancer Paris en 2007
a provoqué l’effet
inverse. Battu au Parc
par Valenciennes (1-2),
le PSG est devenu la plus
mauvaise équipe de L 1
à domicile et occupe
le pire classement
de son histoire après
vingt journées.
Actionnaires et président
se sont réunis hier après
le match pour discuter
de l’avenir de Guy
Lacombe. La décision est
attendue cette semaine.
21 HEURES
Rennes - Marseille(Canal +)
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
50 20 16 2 2 39
2. Lens
36 20 10 6 4 29
3. Sochaux 33 20 9 6 5 23
4. Lille
32 20 8 8 4 28
5. Saint-Étienne 31 19 9 4 6 31
6. Marseille 30 19 9 3 7 25
7. Nancy
30 20 8 6 6 19
8. Bordeaux 30 20 9 3 8 22
9. Le Mans 27 20 6 9 5 23
10. Toulouse 27 19 8 3 8 22
11. Auxerre 26 20 6 8 6 21
12. Rennes 25 19 6 7 6 16
13. Lorient 25 20 6 7 7 20
14. Valenciennes 24 20 7 3 10 18
15. Monaco 20 19 5 5 9 23
16. Nantes 20 20 4 8 8 17
17. Paris-SG 19 19 4 7 8 19
18. Troyes 17 20 3 8 9 20
19. Nice
16 20 3 7 10 15
20. Sedan
14 20 2 8 10 24
Diff.
—
+26
+8
+2
+8
+8
+6
+2
-1
+1
-3
-3
0
-3
-11
+2
-6
-7
-10
-7
-12
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 24 janvier, 17 heures :
Marseille-Auxerre (Foot +) ;
18 heures : Lille - Paris-SG
(Canal +) ; 20 h 30 : Lorient-Lens,
Monaco-Rennes, Nice-Toulouse,
Sochaux-Sedan, Troyes-Nantes,
Valenciennes - Le Mans (ces six
matches sur Foot +) ; 20 h 45 :
Lyon-Bordeaux (Canal +) ; jeudi
25 janvier, 21 heures : Nancy Saint-Étienne (Canal + Sport).
comme Steve Savidan, au bout de dix
minutes, c’est Nîmes qui aurait mené
au score. Et la physionomie du match
aurait sûrement été différente. Car
dès que Paris prend un but, son
équipe apparaît comme désunie,
apeurée, résignée. Et ses adversaires
le savent. Hier, c’est le défenseur
valenciennois Maxence Flachez qui,
sur la pelouse, encourageait ses partenaires, leur lançant : « Ne prenons
pas de but, on sait qu’on va en mettre
un. »
C’est presque devenu un postulat :
tout adversaire du PSG sait désormais qu’il aura au moins une occasion de marquer au cours de la rencontre. C’est ce que doivent se dire
également Toulouse, Lille, Sochaux,
Marseille, Monaco et Nancy, les prochaines équipes sur la route de Paris
en L 1. Et cela ne plaît guère. Dans les
couloirs du Parc, hier soir, Alain
Roche pestait : « Quelle honte !
Quelle honte ! » Certains salariés du
club redoutent maintenant, avec de
plus en plus d’acuité, la relégation de
l’équipe, et plaideraient auprès du
président Cayzac en faveur d’un
limogeage du coach à défaut de pouvoir virer des joueurs.
Et c’est l’ombre de Paul Le Guen qui
plane de nouveau au-dessus du Parc
des Princes. Certains échos font ainsi
état de contacts avec l’ex-entraîneur
des Glasgow Rangers, mais pour l’été
prochain. Si l’option Vincent Guérin,
entraîneur de l’équipe réserve,
n’était pas retenue, la gravité de la
situation pourrait ce pe ndant
conduire les décideurs du club à anticiper le retour de celui qui avait remporté, comme joueur du PSG, la
Coupe des Vainqueurs de coupes.
C’était en 1996, une époque où Paris
rêvait de règne européen. Pas de derbies contre Créteil.
DAMIEN DEGORRE (avec G. D.)
PARC DES PRINCES. – La déception de Pierre-Alain Frau
(au premier plan) contraste avec la joie des Valenciennois
(Mater, Flachez, Dufresne) qui se sont imposés pour
la première fois de la saison sur terrain adverse (2-1).
L’attaquant parisien ne peut que déplorer le plus mauvais
classement (17e) de l’histoire du PSG après vingt journées.
(Photo Alain Mounic/L’Équipe)
“Le meilleur Rocky depuis le premier”. PREMIERE
PARIS-SG - VALENCIENNES : 1-2 (0-0)
SYLVESTER STALLONE
Temps doux. Pelouse en mauvais état. 27 866 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel.
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Ri
4
3,5
,
6
Armand
mand
4,55
Remplacements. – 46e : Hellebuyck par
DIANÉ (note : 4) ; 74e : É. Cissé par FRAU ;
84e : Kalou par C. RODRIGUEZ.
Non utilisés : Alonzo (g.), S. Traoré, Dramé,
Mulumbu.
Entraîneur : G. Lacombe.
Remplacements. – 60e : Haddad par
ROUDET ; 69e : Rippert par KHARROUBI ; 84e :
Chelle par SAEZ.
Non utilisés : Grondin (g.), Bezzaz, Dossevi.
Entraîneur : A. Kombouaré.
LES BUTS
0-1 : SAVIDAN (61e, passe de Mater). – Coup franc sur le côté droit, enroulé par Mater. Au
point de penalty, Savidan se défait du marquage de Mendy et place une tête puissante que le
défenseur parisien ne peut qu’effleurer. Landreau est battu sur sa gauche.
0-2 : ROUDET (88e). – Servi par Doumeng, Savidan accélère côté droit et frappe en force.
Landreau repousse devant lui vers Roudet, qui reprend du droit. Mendy dévie involontairement le
ballon du talon et lobe Landreau.
1-2 : PAULETA (90e + 1 s.p.). – Dans la surface Ouaddou, en tombant, accroche le maillot de
Yepes qui s’écroule. M. Fautrel siffle penalty. Pauleta le transforme d’une frappe en force de l’intérieur du droit qui prend Penneteau à contre-pied sur sa gauche.
Une légende s’écrit
jusqu’au dernier round
LES CARTONS
7 AVERTISSEMENTS.– Paris-SG : Chantôme (16e, charge irrégulière sur Paauwe), Diané (53e,
jeu dangereux), Armand (60e, tacle sur Mater), Rozehnal (90e, antijeu) ; Valenciennes : Mater
(26e, accrochage sur Armand), Paauwe (33e, tacle par-derrière sur Chantôme ; 52e, antijeu).
1 EXPULSION. – Valenciennes : Paauwe (52e, second avertissement).
LES JOUEURS
Valenciennes
était trop fort
Savidan,
quel talent !
tard, le Paris-SG crut à un signe favorable
avec l’expulsion trop sévère de Paauwe. Il
reprit un temps des couleurs et se créa enfin
deux occasions : d’abord par Kalou (55e),
puis par Gallardo qui vit son coup franc
superbement détourné par Penneteau (58e). Ce fut quasiment tout pour les
inspirations offensives du PSG. À la 61e,
abandonné sur un coup franc de Mater,
Savidan, de la tête, ouvrait la marque. Les
hommes de Lacombe furent incapables de
réagir, d’élever leur niveau de jeu. Frau
essaya bien, mais son tir (82e) ne surprit pas
Penneteau qui, quelques instants plus tard,
initia une splendide contre-attaque
conclue victorieusement par Roudet (88e).
La fin de rencontre se termina dans la
confusion, avec la réduction du score de
Pauleta sur penalty (90e), la sortie sur blessure de Ouaddou et quelques poussées
maladroites du PSG… Sur l’une d’elles,
Rodriguez, bousculé dans la surface,
s’écroula sans que l’arbitre, pourtant bien
placé, signale quoi que ce soit. – G. D.
IL N’A PAS EU beaucoup d’occasions de se mettre en évidence,
mais a saisi avec classe chacune
d’entre elles. SAVIDAN a, une
nouvelle fois, étalé son talent de
buteur et fut impliqué sur les deux
buts de son équipe. Il a marqué le
premier de la tête et fut à l’origine, grâce à un tir puissant, du
second. Derrière lui, DOUMENG
fut particulièrement lucide et brillant dans ses ouvertures.
Défensivement, Valenciennes a
pu s’appuyer sur un solide
OUADDOU, qui a étouffé PAULETA, invisible, et sur un PENNETEAU très rassurant dans ses
prises de balle et auteur d’une
jolie parade sur un coup franc de
Gallardo (58e). Sur les côtés,
MATER et ROUDET, qui a remplacé HADDAD, se sont mis en
évidence par leur disponibilité et
leur ténacité défensive.
Côté parisien, difficile de sortir un
joueur du lot. Il y a bien LANDREAU, auteur d’un remarquable double arrêt sur Haddad
puis Dufresne (45e + 1). Mais il
n’a rien pu faire sur les deux buts,
un brin abandonné par une
défense passive. YEPES a bien
coupé plusieurs offensives nordistes, CISSÉ fut souvent à la
retombée des ballons et KALOU
a toujours fait en sorte d’apporter
une solution aux porteurs du ballon, mais le talent a trop fait
défaut au PSG pour espérer obtenir un résultat.
GALLARDO a justement été
recruté pour ça. Mais, s’il a réalisé
une jolie ouverture à destination
de Chantôme après trois minutes,
et frappé délicieusement un coup
franc des 20 mètres (58e), le
milieu argentin est encore trop
loin du niveau attendu. – D. D.
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
TOUS LES TUBES DE LA SAGA ROCKY DISPONIBLE LE 22 JANVIER CHEZ
LE 24 JANVIER AU CINÉMA
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
MATCH EN RETARD (16e journée). – Mercredi 17 janvier,
20 h 30 : Paris-SG - Toulouse
(Foot +).
LE MATCH
HIER APRÈS-MIDI, Paris a perdu contre
la plus mauvaise équipe du Championnat à
l’extérieur. Avant cette rencontre logiquement remportée (1-0), Valenciennes
n’avait en effet pris que un point en neuf
déplacements. Mais, au Parc des Princes,
qui n’effraie plus que les joueurs du ParisSG, tout est désormais possible. « On
savait qu’on pouvait gagner, déclarait Laurent Dufresne à l’issue de la rencontre. On
connaissait le parcours du PSG à domicile.
On a fait ce qu’il fallait. Et je crois vraiment
que notre succès est mérité. » Le capitaine
de VA ne se trompe pas. Défendant à merveille, avec un pressing agressif et haut,
son équipe s’est procuré les plus belles
occasions. Juste avant la pause, elle aurait
d’ailleurs pu ouvrir le score, mais Landreau
repoussa avec classe les tentatives de Haddad et de Dufresne (45e + 1).
Au retour des vestiaires, les hommes de
Kombouaré continuèrent de perturber les
Parisiens avec une nouvelle frappe de
Mater que Landreau repoussa sans
prendre de risques (51e). Une minute plus
c.
—
13
21
21
20
23
19
17
23
22
25
24
16
23
29
21
23
26
30
22
36
Bleu
Rouge
Ce sera donc à Alain Cayzac de trancher. Jusqu’à présent, le président
parisien s’est posé en garant de la
stabilité de son club et refuse de se
ranger dans la catégorie des dirigeants qui virent leur entraîneur aux
premiers soubresauts. Lors de ses
précédentes interviews, Cayzac avait
d’ailleurs répété que, avant de
prendre une telle décision, il s’entretiendrait avec Lacombe afin de savoir
si ce dernier peut encore être
l’homme de la situation. Les deux ne
se sont pas encore vus, mais cela ne
devrait plus tarder.
Le public du Parc des Princes, sûrement l’un des plus cruels d’Europe,
mais aussi l’un des moins gâtés
depuis quelques années, demande,
depuis plusieurs semaines, la démission de l’entraîneur. Celui-ci ne leur
fera pas ce plaisir. Les supporters
réclament également une équipe à
Paris. Et Lacombe ne leur en offre pas
davantage. La victoire contre Nîmes
(3-0), en Coupe de France, une
semaine plus tôt, était un leurre, un
mirage. Si l’équipe de National avait
compté dans ses rangs un buteur
18 HEURES
Saint-Étienne - Monaco
(Canal + Sport)
Jaune
Bleu
Jaune
L’ombre
de Paul Le Guen
AUJOURD’HUI
Noir
Noir
L’IMAGE RENVOYÉE HIER par le
PSG fait peur. C’est celle d’une
équipe encore plus mauvaise en
2007 qu’en 2006, incapable de faire
vaciller un adversaire qui n’avait
remporté qu’un seul point cette saison à l’extérieur. Une équipe dont les
joueurs semblent paralysés à l’idée
de manquer une passe, un dribble ou
un contrôle et qui, du coup, se
cachent pour ne pas avoir le ballon
dans les pieds. Une équipe dont
l’entraîneur multiplie les combinaisons tactiques et les choix d’hommes
pour trouver l’équilibre, mais qui n’y
parvient toujours pas. Un an après sa
nomination à la tête du PSG, Guy
Lacombe tourne à 1,05 point par
match. Ce n’est pas un rythme de
relégable. C’est pire.
Ce matin, à la faveur des autres résultats, Paris, qui occupe tout de même
le plus mauvais classement de son
histoire après vingt journées, reste à
l’extérieur de la zone rouge. Mais à
cette allure, il plonge tout doucement
vers la Ligue 2. Son entraîneur en a
désormais conscience et l’avouait à
l’issue de la rencontre. Abasourdi par
cette défaite, Lacombe a d’ailleurs
filé directement dans son bureau
sans passer par le vestiaire de ses
joueurs. « De toute façon, dans ces
conditions, il n’y a pas grand-chose à
dire », lâchait le coach parisien.
Ses supérieurs hiérarchiques ont en
revanche échangé quelques mots,
retranchés dans une salle du Parc des
Princes. Alain Cayzac, le président,
Alain Roche, le directeur sportif,
Sébastien Bazin et Walter Butler, les
actionnaires du PSG, se sont réunis
plusieurs minutes pour évoquer la
situation du club après le match.
« On s’est posé des questions, reconnaît Sébastien Bazin. Notamment sur
la situation de l’entraîneur. Mais
c’est Alain (Cayzac) qui donnera des
réponses, plus probablement
dans la semaine que demain
(aujourd’hui). » Le directeur Europe
de Colony Capital n’a pas voulu en
dire davantage, mais l’avenir de
l’entraîneur parisien est évidemment
au cœur des débats.
HIER
Paris-SG - Valenciennes ........ 1-2
Lens - Lille ............................. 1-1
Auxerre - Sochaux ................. 1-0
Sedan - Nancy ....................... 2-2
Nantes - Nice ........................ 1-0
Toulouse - Lyon ..................... 2-0
Le Mans - Troyes .................... 2-0
Bordeaux - Lorient ................. 1-1
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée)
e
HIER
PARIS-SG
e
VALENCIENNESe
1-2
Pauleta (90 + 1 s.p.)
Savidan (61 )
Roudet (88e)
LENS
Jussiê
Sedan n’y arrive pas
CLASSEMENT
LILLEe
1-1
(84e)
TOTAL
J.
Bastos (70 )
AUXERRE
e
1-0
SOCHAUX
BORDEAUX
e
1-1
LORIENTe
Jelen (86 )
Chamakh (87 )
Saïfi (36 )
LE MANS
e
e
2-0
NANTESe
1-0
TROYES
Matsui (7 , 86 )
G.
BUTS
N.
P.
21e JOURNÉE
p.
c.
EXTERIEUR
MATCHES
diff.
J.
G.
BUTS
N.
P.
p.
MATCHES
c.
J.
G.
BUTS
N.
P.
p.
c.
1. Lyon
50
20
16
2
2
39
13
+26
9
7
2
0
16
5
11
9
0
2
23
8
2. Lens
36
20
10
6
4
29
21
+8
11
6
4
1
14
7
9
4
2
3
15
14
3. Sochaux
33
20
9
6
5
23
21
+2
9
5
2
2
10
9
11
4
4
3
13
12
4. Lille
32
20
8
8
4
28
20
+8
9
5
3
1
15
7
11
3
5
3
13
13
5. Saint-Étienne
31
19
9
4
6
31
23
+8
10
8
0
2
20
8
9
1
4
4
11
15
6. Marseille
30
19
9
3
7
25
19
+6
9
7
0
2
15
8
10
2
3
5
10
11
11
7. Nancy
30
20
8
6
6
19
17
+2
10
8
1
1
14
6
10
0
5
5
5
Pieroni (90 + 2)
8. Bordeaux
30
20
9
3
8
22
23
-1
11
7
2
2
16
9
9
2
1
6
6
14
SEDANe
9. Le Mans
27
20
6
9
5
23
22
+1
11
4
6
1
14
9
9
2
3
4
9
13
10. Toulouse
27
19
8
3
8
22
25
-3
10
5
2
3
13
10
9
3
1
5
9
15
11. Auxerre
26
20
6
8
6
21
24
-3
11
5
4
2
12
11
9
1
4
4
9
13
12. Rennes
25
19
6
7
6
16
16
0
10
5
4
1
13
7
9
1
3
5
3
9
NICE
NANCY
e
2-2
Marin (21 s.p.)
Job (31e)
Chrétien (45 + 1)
Puygrenier (75e)
TOULOUSE
e
LYON
2-0
Emana (63 )
Elmander (83e)
AUJOURD’HUI
18 HEURES
SAINT-ÉTIENNE
MONACO
21 HEURES
RENNES
MARSEILLE
EN DIRECT DES VESTIAIRES
13. Lorient
25
20
6
7
7
20
23
-3
9
4
2
3
10
8
11
2
5
4
10
14. Valenciennes
24
20
7
3
10
18
29
-11
9
6
2
1
12
6
11
1
1
9
6
23
15. Monaco
20
19
5
5
9
23
21
+2
9
4
2
3
15
11
10
1
3
6
8
10
16. Nantes
20
20
4
8
8
17
23
-6
11
3
6
2
10
11
9
1
2
6
7
12
17. Paris-SG
19
19
4
7
8
19
26
-7
10
3
2
5
11
15
9
1
5
3
8
11
17
20
3
8
9
20
30
-10
9
2
5
2
14
15
11
1
3
7
6
15
19. Nice
16
20
3
7
10
15
22
-7
9
3
4
2
12
10
11
0
3
8
3
12
20. Sedan
14
20
2
8
10
24
36
-12
11
2
6
3
13
13
9
0
2
7
11
23
Eo : « On peut retirer
un bouton »
Georges EO (entraîneur de Nantes) : « Je suis très heureux. Nous y avons
cru jusqu’au bout. Les vingt dernières minutes ont été à notre avantage. La
délivrance est arrivée tard mais ce but vaut trois points. Il reste encore pas mal
de choses à faire pour sortir de la zone du bas. On respire mieux, on peut retirer
un bouton. On espère bientôt ouvrir le col de la chemise. Le groupe a progressé
dans la maîtrise. Nous avons su être patients. C’est Luigi (Pieroni) qui marque
mais ce succès est collectif. »
Frédéric ANTONETTI (entraîneur de Nice) : « J’ai dit aux joueurs qu’il
fallait continuer. Je n’ai rien à leur reprocher. On a montré une belle image en
première mi-temps. En seconde, il y avait un coup à jouer. Il y a la volée de Rool
repoussée par Barthez et ce tir sur le poteau. Le sort nous est contraire, il
s’acharne sur nous. Ce soir, le match a penché en faveur de Nantes. Mais
quand on joue le maintien, c’est souvent “Jean qui rit, Jean qui pleure”. Là,
c’est nous qui pleurons. Pourtant, il faut continuer, ne rien lâcher. » – R. R.
SEDAN - NANCY (2-2)
Frédéric HANTZ (entraîneur du Mans) : « On a réussi une belle première
mi-temps mais on a été aussi mis en difficulté ensuite. Le deuxième but a été
un soulagement. La priorité demeure en tout cas le Championnat. Quand on
joue contre un concurrent direct pour le maintien, c’est toujours important. Ce
soir, on a pris des risques avec six joueurs à vocation offensive. Et ça a marché. »
Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Troyes) : « On a été victimes d’un
retard à l’allumage... On manquait de confiance. On espérait revenir après ce
début mais on n’a pas su concrétiser nos occasions en deuxième période.
Notre équipe a toujours pris des buts car elle est joueuse. Ce n’est pas
aujourd’hui que je vais changer. J’ai confiance en mes joueurs. Simplement, le
deuxième but est mal venu car on croyait pouvoir revenir. On va se battre pour
la suite. » – H. P.
AUXERRE - SOCHAUX (1-0)
Jean FERNANDEZ (entraîneur d’Auxerre) : « C’est une victoire méritée,
obtenue contre une équipe très forte à l’extérieur. Les deux équipes ont eu le
mérite de réaliser un bon match sur un très mauvais terrain. L’équipe a su
montrer ses qualités et son potentiel. En seconde période, nous nous sommes
créé beaucoup d’occasions et j’ai été surpris que l’arbitre refuse le but sur la
tête d’Akalé. Après, les joueurs se sont révoltés et l’exploit de Jelen est venu
récompenser nos efforts. Finalement, nous n’avons perdu qu’un seul de nos
huit derniers matches de Championnat. »
Alain PERRIN (entraîneur de Sochaux) : « Auxerre nous était supérieur,
surtout en deuxième période. Cette victoire ne souffre aucune contestation.
Nos adversaires ont notamment été plus agressifs dans les duels. À cinq
minutes de la fin, j’ai cru que nous allions passer à travers les gouttes. Mais,
nous n’avons pas été à la hauteur, et l’état du terrain n’explique pas tout. Si
nous voulons être au rendez-vous de nos ambitions, il faudra montrer un autre
visage à l’avenir. » – J.-M. B.
1-0 : EMANA (63e, passe d’Elmander). – Servi par Batlles, côté gauche, Elmander s’infiltre
entre Clerc et Squillaci, pénètre dans la surface et centre à ras de terre. Aux 6 mètres, plein axe,
Emana devance Abidal pour marquer de l’intérieur du gauche.
2-0 : ELMANDER (83e). – Elmander tire un coup franc, contré par le mur. Il récupère le ballon et
s’enfonce dans la surface en éliminant Cris puis Abidal. Résistant au retour de Squillaci, il tacle le
ballon pour tromper Vercoutre d’une frappe croisée à ras de terre.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – Toulouse : Emana
gulier sur Govou).
LIGUE 2 (21e journée, match décalé)
Voir page 8
MARDI 16 JANVIER
COUPE DE LA LIGUE (demifinales)
21 HEURES
Reims (L 2) - Bordeaux (France 2)
MERCREDI 17 JANVIER
LIGUE 1 (16e journée, match en
retard)
20 H 30
Paris-SG - Toulouse (Foot +)
COUPE DE LA LIGUE (demifinales)
21 HEURES
Lyon - Le Mans (France 3)
VENDREDI 19 JANVIER
COUPE DE FRANCE (16es de finale,
match avancé)
20 H 30
Amiens (L 2) - Nantes (Eurosport)
SAMEDI 20 JANVIER
COUPE DE FRANCE (16es de finale)
14 H 15
Calais (CFA) - Sedan, à Boulogne-sur-Mer
(Eurosport)
COUPE DE FRANCE (16es de finale,
matches décalés)
15 H 15
Paris-SG - Gueugnon (L 2) (Eurosport)
18 HEURES
Monaco - Toulouse (Eurosport)
tacle irré-
PASSEURS
1. Gakpé (Monaco) ; Piquionne (Saint-Étienne) ; Y. Lachuer (Troyes), 6 passes.
Ramos
Ramo
5
Thomert
mert
4
Jaaurèss
55
5,5
Chalm
Chalmé
5
AA. Keeeita
ita
4
Cabbaye
Se.
e. Kei
Keita
6 5 Taavla
6,5
cap., 6
avlari
vlaa idis
mw
mwingie
wingie
AAruna
Aru
ru a OOdeeemw
4,,55 Sylva
Ittaaandje
ndje
dje
Sylvaa
Carrrière 6,5
5 Bodm
mer
55,5
,55
55
5,5
55,,5
5,55
AAd. Coul
Cou
ouli
ulibbalyy
Plessstaan
4, Kovacevic
4,5
Makoun 6,5
Mako
,
vacev
6
6,5
Basttos
Boukkari
Tafforeau
affore
Demont
emon
7
5
cap.,
p 6
5
HHilt
ilttton
toon
6
Remplacements. – 66e : Thomert par JUSSIÊ ; 73e : Carrière par COUSIN ; 73e : Boukari
par MONNET-PAQUET.
Non utilisés : Chabbert (g.), Barul, Gillet,
Si. Keita.
Entraîneur : F. Gillot.
Remplacements. – 66e : Tavlaridis par
SCHMITZ ; 77e : Odemwingie par DEBUCHY ;
88e : A. Keita par YOULA.
Non utilisés : Malicki (g.), Lichtsteiner, Fauvergue, Mirallas.
Entraîneur : C. Puel.
SSooorin
i
5
Migggnnot
nt
4,,5
Akaalé
6,55
Be CCheyrrou
Be.
caap.,
p, 6
JJele
len
66,55
F. Thom
Thomas
5
Gricchhtinnngg
5,,
5,5
Peddretti
44,55
Kahlenberg
ahlen g
5
SSagna
agna
5
Remplacements. – Diakhaté par ANDRÉ LUIZ
SILVA (note : 5) et Duchemin par B. GAVANON
(note : 5,5) ; 65e : Sauget par BIANCALANI.
Non utilisés : Lapeyre (g.), Guerriero, N’Guémo, Brison.
Entraîneur : P. Correa.
LES BUTS
1-0 : MARIN (21e s.p.). – Penalty pour Sedan suite à une charge de Bracigliano sur Pujol dans la
surface. Du droit, Marin expédie le ballon à ras de terre sur sa droite, prenant le gardien nancéien
à contre-pied.
2-0 : JOB (31e, passe de Marin). – Centre de Lachor, côté gauche, claqué par Bracigliano sur la
transversale. Le ballon revient sur Marin, qui le dévie pour Job, près de la ligne de but. Celui-ci
devance Puygrenier et marque du droit de près.
2-1 : CHRÉTIEN (45e + 1). – À l’entrée de la surface sedanaise, Hadji décale Curbelo côté
gauche, qui lui remet le ballon de la tête. Hénin tacle et devance l’attaquant nancéien mais Chrétien surgit et réduit le score d’une puissante reprise du droit.
2-2 : PUYGRENIER (75e, passe de Curbelo). – Corner pour Nancy, côté gauche. B. Gavanon
trouve Curbelo au second poteau, qui remet de la tête à Puygrenier. Seul au premier poteau, le
Nancéien égalise d’une reprise du droit.
Alvaro
Alv
vvaro
aro
roo Santos
Sant
Riichert
cherrt
4,5
7
Querrcia
Que
Qu
N’Daaw
w
Pita
au
a
u
5
cap., 5,5 4,55
Ziaani
5
Tosic
4,5
,
Remplacements. – 38e : Birsa par J. LEROY
(note : 5) ; 76e : Quercia par LE TALLEC et
Alvaro Santos par ERDING.
Non utilisés : J. Gavanon (g.), Potillon,
Mézague.
Entraîneur : A. Perrin.
LE BUT
0-1 : BASTOS (70e). – Itandje dégage du poing devant Odemwingie à la limite de sa surface. Le
ballon échoue aux 20 mètres, côté gauche, sur Bastos, qui contrôle de la poitrine puis marque
d’une frappe tendue du gauche.
1-1 : JUSSIÊ (84e, passe d’Aruna). – Côté droit, Aruna résiste à Schmitz puis réussit à centrer
devant le poteau de corner. Jussiê, démarqué, surgit au second poteau et trompe Sylva d’une
reprise de volée de l’intérieur du droit.
1-0 : JELEN (86e, passe d’Akalé). – Dans l’axe, Akalé hérite du ballon, se retourne et lance
Jelen. À la limite du hors-jeu, le Polonais prend de vitesse Afolabi et trompe Richert d’une frappe
puissante du droit sous la barre.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – Auxerre : Is. Ba (72e, tacle par derrière sur J. Leroy) ; Sochaux :
Quercia (35e, antijeu).
LES CARTONS
4 AVERTISSEMENTS. – Lens : Ramos (73e, simulation) ; Lille : Plestan (26e, main volontaire),
Tavlaridis (36e, charge irrégulière sur Aruna), Odemwingie (50e, antijeu).
LE MANS - TROYES : 2-0 (1-0)
Temps doux. Pelouse en bon état. 19 809 spectateurs. Arbitre : M. Moulin
Belha
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6
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5
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LES BUTS
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6,5
Kim
6
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45
4,5
Birrsa
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Remplacements. – 63e : Kahlenberg par Is.
BA ; 90e : Akalé par LEJEUNE.
Non utilisés : Petric (g.), Radet, B. Martin,
Genest, Mou. N’Diaye.
Entraîneur : J. Fernandez.
Remplacements. – 46e : Badiane par THICOT
(note : 4) ; 62e : Lachor par AMALFITANO ;
76e : Marin par BOUTABOUT.
Non utilisés : Trévisan (g.), Mokaké, Jau.
Entraîneur : J. Pasqualetti.
1. Is. Bangoura (Le Mans) ; Aruna (Lens) ; Bodmer (Lille) ; Pagis (Marseille) ; Pauleta
(+ 1) (Paris-SG) ; Savidan (+ 1) (Valenciennes), 8 buts.
7. Juninho, Malouda (Lyon) ; Feindouno, Ilan (Saint-Étienne) ; Ziani (Sochaux), 7 buts.
12. Darcheville (Bordeaux) ; Jussiê (+ 1) (Lens) ; Gignac (Lorient) ; Piquionne (SaintÉtienne) ; Pujol (Sedan) ; Gigliotti (Troyes), 6 buts.
Temps doux. Pelouse exécrable. 7 066 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo.
BORDEAUX - LORIENT 1-1 (0-1)
Temps doux et pluvieux. Pelouse médiocre. 10 493 spectateurs. Arbitre : M. Castro.
Jurietti
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45
4,5
Francia
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5,5
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5
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p., 66,5
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6
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5
33,55
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Darcheville
Jemmali
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5,5
4,5
,
Remplacements. – 46e : Francia par ALONSO
(note : 5) ; 73e : Wendel par DALMAT ; 78e :
Darcheville par PEREA.
Non utilisés : Valverde (g.), Ducasse, Smicer,
Henrique.
Entraîneur : Ricardo.
Temps pluvieux. Pelouse glissante. 8 525 spectateurs. Arbitre : M. Ruffray.
Ib. Cam
Camara
55
5,5
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5,55
Le PPen
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M
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6
Remplacements. – 66 e : Saïfi par
BOUTRUCHE ; 78e : Namouchi par MARLET ;
86e : Ewolo par MOULLEC.
Non utilisés : Cappone (g.), Genton, Medjani,
Yesso.
Entraîneur : C. Gourcuff.
D. Ferreira
Ferr
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44,55
7
A
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p. 44,5
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Barbosa
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4,5
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55
5,5
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6
3
Remplacements. – 57e : Lucau par COUTADEUR ; 78e : Samassa par FANCHONE ; 88e :
Sessegnon par CERDAN.
Non utilisés : Roche (g.), Calvé, Louvion,
Douillard.
Entraîneur : F. Hantz.
Remplacements. – 64e : Barbosa par
Ib. BANGOURA ; 74e : Gigliotti par G. BA ; 84e :
Y. Lachuer par JAZIRI.
Non utilisés : Westberg (g.), Berkak, Enza
Yamissi, Lacourt.
Entraîneur : J.-M. Furlan.
LES BUTS
LES BUTS
0-1 : SAÏFI (36e, passe de Namouchi). – Lancé par Gignac, Namouchi déborde côté droit. Il
prend Enakarhire de vitesse et centre au second poteau pour Saïfi, qui bat Ramé d’une tête
smashée de près.
1-1 : CHAMAKH (87e, passe de Dalmat). – Côté gauche, Dalmat crochète et centre pour
Chamakh, plein axe, qui bat Riou d’une tête de près sous la barre.
1-0 : MATSUI (7e, passe d’O. Thomas). – Côté droit, Thomas centre du pied droit dans la surface. Le ballon passe devant Sanz et Ferreira et atterrit dans les pieds de Matsui, au second
poteau, qui marque d’une demi-volée de l’intérieur du gauche, sous la barre.
2-0 : MATSUI (86e, passe de Fanchone). – Romaric distribue le jeu dans la surface de réparation. Côté droit, Fanchone remet de la tête. La défense centrale troyenne laisse filer ; Matsui récupère au second poteau et pousse tranquillement le ballon du pied droit.
LES CARTONS
6 AVERTISSEMENTS. – Bordeaux : Enakarhire (51e, charge sur Saïfi), Fernando (75e, croc-enjambe sur Namouchi), Micoud (85e, contestation) ; Lorient : Jallet (20e, charge sur Darcheville),
Namouchi (60e, antijeu), Morel (84e, contestation).
AUCUN CARTON
21 : 00
Stade Geoffroy-Guichard
LES CARTONS
6 AVERTISSEMENTS. – Sedan : Abdou (45e + 2, charge sur I. Dia), Hénin (79e, accrochage sur
Kim), Maurice-Belay (83e, simulation dans la surface) ; Nancy : Bracigliano (20e, charge sur
Pujol), Puygrenier (36e, charge sur Régnault), Kim (89e, gain de temps).
NANTES - NICE : 1-0 (0-0)
Stade de la Route-de-Lorient
Rennes
Temps frais. Pelouse en bon état. 29 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Lannoy.
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cap
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noté
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5
Paayet
6,5
Remplacements. – 59e : Vahirua par BALMONT ; 80e : Échouafni par FANNI ; 83e :
B. Koné par MOUSSILOU.
Non utilisés : Grégorini (g.), Mah. Traoré,
Diakité, Scotto.
Entraîneur : F. Antonetti.
LE BUT
1-0 : PIERONI (90e + 2, passe de Oliech). – Oliech s’infiltre côté droit et centre pour Pieroni.
Celui-ci s’élève au-dessus d’Abardonado et trompe Lloris d’une tête piquée.
LE CARTON
1 AVERTISSEMENT. – Nice : Apam (34e, tacle irrégulier sur Payet).
Spectacle sans intérêt.
Spectacle médiocre.
Spectacle moyen.
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6,55
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Veigneau
5
55,55
Remplacements. – 38e : Savinaud par
G. NORBERT (note : 5,5) ; 60e : Rossi par
BOUKHARI ; 76e : Da Rocha par OLIECH.
Non utilisés : Heurtebis (g.), Guillon, Diallo,
Dimitrijevic.
Entraîneur : G. Eo.
18
Eddman
Apam
55
5,5
Ederrson
6,5
6,
Spectacle agréable.
Spectacle très agréable.
Spectacle exceptionnel.
Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté.
30
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13
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Arbitre : M. Ledentu
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4
En direct sur Canal + Sport
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D.. Per
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PP. Feindouno
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3
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Les cinq derniers matches : P. G. G. N. N.
Remplaçants : Revault (g.) [1], Danzé (12),
Marveaux (26), J. Faty (5), Borne (33), Sow (29)
ou D. Moreira (10), Utaka (7) ou Briand (19).
Entraîneur : P. Dréossi.
Absents : Sorlin (mollet), Esteban, Jeunechamp
(genou), A. Coulibaly, Kembo-Ekoko, N’Guéma,
C. N’Diaye (g.) (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Les cinq derniers matches : N. P. G. P. G.
Remplaçants : Hamel (g.) [16], Civelli (2),
Cesar (21), Oruma (8), Maoulida (13) ou Niang
(11), Mbami (17), Pagis (10)
Entraîneur : A. Emon.
Absents : Bamogo, Valbuena, Cantareil, Bocaly, H. Camara, Ma. N’Diaye (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Les cinq derniers matches : P. G. N. G. P.
Remplaçants : Viviani (g.) [1], Perquis (5)
ou Guarin (10), F. Diawara (22), Dabo (21),
Dernis (11), M. Faye (33), Sall (26).
Entraîneur : I. Hasek.
Absents : Perrin, Hautcœur (genou),
Piquionne, Bilos (cuisse), Landrin (coup à la
tête), Piatti (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Les cinq derniers matches : N. G. P. G. N.
Remplaçants : Ruffier (g.) [16], Bolivar (22),
Sambou (26), Plasil (6), Menez (10), Di Vaio
(20), Vargas (19) ou Grax (11).
Entraîneur : L. Banide.
Absents : Bernardi (genou), Y. Touré (mollet),
Givet (cuisse), Warmuz, Gakpé, Kallon, Martin,
Nimani (choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Le chantier de l’attaque
Les débuts
de Rodriguez
Guarin ou Perquis ?
Givet forfait
Faty devrait faire les frais du retour de
Bourillon en défense centrale. Au
milieu, Mbia devrait être titularisé. En
attaque, Monterrubio, avec qui Dréossi s’est expliqué cette semaine, devrait
débuter. Moreira, qui pourrait demander à partir s’il ne joue pas davantage,
pourrait être relancé même si Sow peut
aussi évoluer à droite. Décevant, Utaka semble en balance avec Briand, à
moins que ce dernier ne prenne le couloir droit. – R. R.
Albert Emon peut compter sur Rodriguez, arrivé vendredi, pour renforcer
sa défense, en espérant une adaptation rapide. L’entraîneur marseillais
pourrait reformer la même équipe qu’à
Dubaï en 4-2-3-1, avec Olembe à la
récupération et Niang ou Maoulida sur
le côté droit. Ribéry, touché à une
épaule à Dubaï, devrait tenir sa place.
– H. F.
Prix des places : 12, 20, 22, 25, 27, 30, 35, 38, 45, 50 et 55
PAGE 4
23
Ni ngg ou
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Maoulida ((13)
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17
18 : 00
Marseille Saint-Étienne
Br.rr. Che
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En direct sur Canal +
Arbitre : M. Poulat
3
AGENDA
17 HEURES
Le Mans - Marseille
Laon (CFA 2) - Lyon, à Reims
(Ces deux matches en duplex sur France 2)
Sochaux - Lyon-La Duchère (CFA 2)
18 HEURES
Clermont (N) - Rodez (CFA)
Bordeaux - Niort (L 2)
Bois-Guillaume (CFA) - Vannes (N), à
Dieppe
18 H 30
Pontivy (CFA) - Montceau-les-Mines
(CFA)
19 HEURES
Romorantin (N) - Valenciennes, à Châteauroux
Orléans (CFA) - Lens
20 HEURES
Montpellier (L 2) - Nice
Jarville (CFA 2) - Libourne-Saint-Seurin
(L 2), à Nancy
20 H 45
Strasbourg (L 2) - Lille (Eurosport)
DIMANCHE 21 JANVIER
jeu dur sur Vercoutre), Mansaré
(88e,
SEDAN - NANCY : 2-2 (2-1)
LLachor
acho
h
4
BUTEURS
Hasek espérait aligner son équipe type
pour cette reprise du Championnat,
mais l’ultime séance d’entraînement a
contrarié ses plans. Landrin, blessé à la
tête dans un choc avec Perquis, est
contraint de déclarer forfait, comme
Piquionne (tendinite derrière la cuisse
gauche). Logiquement, Gomis sera
appelé pour jouer aux côtés d’Ilan en
pointe, tandis que Guarin et Perquis
sont en concurrence pour une place de
milieu défensif. – J.-Y. D.
Gaël Givet ayant ressenti des douleurs
à la cuisse droite lors du dernier entraînement d’hier a dû déclarer forfait. En
l’absence de son capitaine, la défense
centrale devrait être tenue par le duo
Modesto-Monsoreau. Y. Touré, blessé
(mollet), Gérard devrait être confirmé
au milieu ; en attaque, Gakpé absent
(choix de l’entraîneur), Koller et Grax
pourraient être associés. – E. Ba.
Prix des places : 10, 15 et 20
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LE MANS - TROYES (2-0)
Remplacement. – 70e : Toulalan par BEN
ARFA.
Non utilisés : Bouchard (g.), Réveillère,
Caçapa, Wiltord, Müller, Källström.
Entraîneur : G. Houllier.
LES BUTS
(47e,
20 H 30
Paris-SG - Toulouse (Foot +)
Bleu
RICARDO (entraîneur de Bordeaux) : « Vu le match, c’est plutôt un bon
point ! Nous avions bien démarré mais cette qualité de jeu n’a duré qu’un
quart d’heure. Après, Lorient nous a souvent mis en danger, même avant de
marquer, et a su gâcher notre jeu. Dans un mois aussi important avec tous les
objectifs que nous avons, il ne faut pas rater ce genre d’occasion de rattraper
nos adversaires. Mais, pour bien jouer, il faut avoir une bonne défense. »
Christian GOURCUFF (entraîneur de Lorient) : « Je suis très en colère car
on se fait avoir, ce but est inscrit grâce à une faute sur Morel que l’arbitre n’a
pas vue. Le fait que cela arrive en fin de match ne peut qu’accroître ma déception. Il est évident qu’un tel incident augmente notre aigreur après le match
que l’on a livré et atténue la satisfaction d’avoir quand même tenu tête à Bordeaux. » – L. L.
Remplacements. – 86e : Batlles par TAÏDER ; 89e : Mansaré par CONSTANT.
Non utilisés : Benvegnu (g.), A. Camara,
Congré, Bonnet, Bergougnoux.
Absent de dernière minute : Arribagé (rhino-pharyngite).
Entraîneur : É. Baup.
MERCREDI 17 JANVIER
Jaune
Rouge
Jaune
BORDEAUX - LORIENT (1-1)
Clerrc
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Manssaré
M
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45
4,5
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5
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55
5,5
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5,5
5,5
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Crris
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Juninho
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6
55
5,5
capp., 5
Batllles
Malouda
louda
Ebbondo
Ebondo
b d
Abida
Abidal
6
5
6
44,55
MATCH EN RETARD
(16e journée)
AUXERRE - SOCHAUX : 1-0 (0-0)
Temps frais. Pelouse médiocre. 39 460 spectateurs. Arbitre : M. Layec.
W. Cher
Cherfa
55
5,5
18 HEURES
Auxerre - Nancy (Canal + Sport)
21 HEURES
Lens - Saint-Étienne (Canal +)
21 HEURES
Nancy - Saint-Étienne (Canal + Sport)
Temps frais. Pelouse en mauvais état. 35 400 spectateurs. Arbitre : M. Bré.
17 H 10
Le Mans - Marseille (Canal +)
20 HEURES
Lyon - Nice
Sedan - Monaco
Bordeaux - Lille
Nantes - Lorient
Toulouse - Troyes
Paris-SG - Sochaux
Rennes - Valenciennes
(Ces sept matches sur Foot +)
DIMANCHE 28 JANVIER
17 HEURES
Marseille - Auxerre (Foot +)
18 HEURES
Lille - Paris-SG (Canal +)
20 H 30
Lorient - Lens
Troyes - Nantes
Monaco - Rennes
Sochaux - Sedan
Nice - Toulouse
Valenciennes - Le Mans
(Ces six matches sur Foot +)
20 H 45
Lyon - Bordeaux (Canal +)
JEUDI 25 JANVIER
Noir
Bleu
Noir
José PASQUALETTI (entraîneur de Sedan) : « Encore une fois, c’est une
grosse déception. Quand on mène 2-0, c’est difficile d’accepter d’être remontés. Le but encaissé dans le temps additionnel de la première mi-temps nous a
fait mal, à un moment où Badiane n’était pas en pleine possession de ses
moyens. (...) Dans ma tête, je calcule et je me dis que ça va devenir compliqué :
on est derniers et on ne décolle pas. »
Paul FISCHER (entraîneur adjoint de Nancy) : « On a mis trente minutes à
rentrer dans le match et Sedan en a profité pour jouer les coups à fond et
plonger dans notre dos. Cela aurait pu se solder par un 3-0 à la pause mais le
but marqué en fin de première mi-temps nous a relancés. Ensuite, avec une
solidité défensive accrue, de l’intelligence dans le jeu et quelques réajustements tactiques, on a modifié la donne. Au final, on est satisfaits, même si on
peut se dire qu’en attaquant plus tôt ce match, il y aurait peut-être eu un autre
résultat. » – P. R.
DEMAIN
LENS - LILLE : 1-1 (0-0)
NANTES - NICE (1-0)
SAMEDI 27 JANVIER
15
18. Troyes
TOULOUSE - LYON : 2-0 (0-0)
22e JOURNÉE
MERCREDI 24 JANVIER
DOMICILE
MATCHES
Pts
PROCHAINES JOURNÉES
5
FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TOULOUSE - LYON : 2-0
Lyon n’aime pas Toulouse
Déjà tenu en échec à Gerland par le TFC (1-1), en août, Lyon a perdu son deuxième match de la saison, hier, à Toulouse.
1-0 : Emana (63e)
2-0 : Elmander (82e)
TOULOUSE –
de notre envoyé spécial
C’EST LE GENRE de rencontre que
l’Olympique Lyonnais avait pris
l’habitude de gagner en rigolant. Un
match où le leader de la Ligue 1 n’a
pas impressionné, où il a parfois
manqué de volonté et d’assurance,
mais au cours duquel il s’est créé plus
d’une demi-douzaine d’occasions
franches, et dont il a dominé la première période dans des proportions
qui auraient dû lui éviter un aboutissement douloureux. C’est raté : un
peu plus de deux mois après son précédent échec à Rennes (0-1), le
4 novembre dernier, cinq mois après
avoir déjà été tenu en échec par le
TFC (1-1, 2e journée), Lyon a perdu,
hier soir, à Toulouse, pour la
deuxième fois de la saison en trente
sorties officielles.
Deux buts placés sous le signe de la
classe de Johan Elmander, auteur
d’une percée sublime avant d’offrir
l’ouverture du score à Emana (1-0,
63e) puis d’un récital conclu par un
tacle glissé (2-0, 82e), qui ont scellé
l’affaire. On n’ose pas croire que
cette mésaventure puisse inciter le
quintuple champion de France à
remettre fondamentalement en
question son pouvoir de persuasion.
Mais Gérard Houllier est un homme
prudent et, quitte à perdre, il a profité de la conférence de presse d’après
match pour délivrer un discours
assez sévère. « Sur la hargne, sur la
détermination, Toulouse a mérité sa
victoire en deuxième période. On a
eu des occasions. Mais le foot, c’est
marquer des buts. Je n’ai pas recon-
nu mon équipe, aussi bien sur le plan
physique que mental. En deuxième
période, on s’est contentés du nul, en
se disant que, ce soir, c’était comme
ça. Quand on joue pour ne pas
perdre, on s’expose à ce genre de
chose. »
Après tout, il est le mieux placé pour
s’apercevoir de certaines choses. Sur
le terrain, Abidal a parfois manqué
de concentration, Clerc a souffert
quand Mansaré a laissé éclater son
talent, le milieu aurait sans doute pu
en faire encore davantage et Govou
fut souvent trop seul à vraiment pro-
voquer. Si Houllier ne retient pas la
thèse de la suffisance, l’aspect mental était visiblement au centre de la
question. « Quand Lyon n’est pas à
cent pour cent dans la tête, cela
donne ce genre de match, affirmait
encore Rémy Vercoutre. Toulouse a
peut-être fait preuve de plus d’envie.
Cette défaite nous remet les pieds
sur terre. »
Houllier :
« Une belle claque »
Dans l’ensemble, et malgré un terrain désastreux, les Lyonnais se sont
quand même montrés supérieurs
techniquement, leur jeu collectif a
semblé plus abouti mais, pour le TFC,
l’enjeu se situait ailleurs. Les
hommes de Baup ont gagné leur
combat. « Pour nous, c’était un
match de Coupe, résume le coach
toulousain. Sur cent matches, Lyon
risque de nous battre quatre-vingtdix-neuf fois. Alors on s’était mis
dans la peau d’une équipe de Coupe
de France qui reçoit un gros. »
Cela s’est vu : en dehors de ses buts,
Toulouse, qui restait sur quatre
défaites en cinq rencontres de L 1, ne
s’est montré qu’une fois dangereux,
sur une frappe d’Ebondo détournée
par Vercoutre (63e), quand Lyon a
failli marquer par Govou (28e, 38e),
Malouda (34e, 66e), Tiago (69e),
Juninho (80e), ou encore Fred et
Ben Arfa (87e).
Bien sûr, l’OL reste un leader impérial
du Championnat de France. Lens,
son dauphin, a été tenu en échec par
Lille (1-1), et Sochaux, troisième, a
perdu à Auxerre (0-1). De 15 points,
son avance au classement est passée
à 14. C’est toujours considérable.
Mais c’est quand même 3 points de
moins qu’avant son dernier match de
l’année 2006, face à Monaco (0-0).
Mercredi, Lyon accueille Le Mans, à
Gerland, en demi-finales de la Coupe
de la Ligue. Gérard Houllier semble
attendre ça avec impatience : « En
voyant comment Toulouse a évolué
ce soir, on peut imaginer ce qui nous
attend jusqu’à la fin de la saison. Et
c’est pour ça que ce sera difficile.
Mais je pense que l’orgueil de mon
équipe a été touché. C’est une belle
claque qui va nous faire du bien. Ça
va être intéressant de voir comment
on va réagir. »
SÉBASTIEN TARRAGO
(avec E. C.)
ILS ONT DIT
Baup :
« Un très grand moment »
TOULOUSE. –
À la
83e minute, au
terme de ce
raid entre
Sébastien
Squillaci, Éric
Abidal et Cris
(de gauche à
droite), Johan
Elmander
scellera la
deuxième
défaite de Lyon
en Ligue 1
cette saison.
À distance,
François
Clerc (2) ne
peut que
constater les
dégâts.
(Photo
Jérôme Prévost)
Élie BAUP (entraîneur de Toulouse) : « On avait quitté le Stadium sur une sale
impression avec notre défaite face à Nantes (0-4), juste avant la trêve. Ce soir, on
bat Lyon, dans un stade comble, c’est un très grand moment. En deux matches de
Championnat, nous avons réussi à prendre quatre points aux Lyonnais (1-1 à l’aller
à Gerland, 2e journée). Quand on connaît les qualités de cette équipe, ce ne peut
être que du bonheur. Au lieu de nous fragiliser, les nombreuses absences nous ont
donné encore plus envie de nous battre et de faire preuve de solidarité. On le sait,
on ne s’en sortira qu’en faisant preuve d’un tel état d’esprit. Mais il ne faut pas
s’enflammer. Une quinzaine difficile est devant nous… »
Johan ELMANDER (Toulouse) : « C’est fantastique ! Battre ainsi Lyon après
l’un de nos meilleurs matches de la saison, c’est vraiment fantastique. Si j’ai été
aussi en vue en deuxième mi-temps, c’est parce que nous n’avons plus cherché à
privilégier le jeu long. Quand le ballon vous arrive dans les pieds, c’est forcément
plus facile de bien jouer et de se mettre en évidence. » – E. C.
Jean-Michel AULAS (président de Lyon) : « On attend la réponse de la FIFA
concernant Nilmar (son transfert n’a pas été totalement réglé par les Corinthians).
Selon la décision qui sera prise, iI n’est pas exclu que l’on se penche sur le recrutement d’un ou deux joueurs. Piquionne fait partie des trois ou quatre éléments qui
sont sur nos tablettes. Nous avons fait une proposition significative à SaintÉtienne mais les dirigeants stéphanois n’ont pas pris en compte les bonus que
nous avions proposés. On est toujours prêt à payer le bon prix pour un bon joueur.
Et si on veut un joueur, on l’aura… »
Elmander
passe en force
Grâce à leur victoire sur le fil, les Nantais ont abandonné la zone dangereuse.
1-0 : Pieroni (90e + 2)
NANTES –
de notre envoyé spécial
DANS LA SITUATION DE NANTES,
même nombre de points que le premier
relégable avant d’affronter Nice hier
soir, il n’y a pas de petite ou de grande
victoire. Celle remportée hier, étriquée, arrachée dans le temps additionnel grâce à la détente de Pieroni, le dernier arrivé dans la « maison jaune »,
vaut pourtant très cher. Parce qu’elle
éloigne un concurrent direct et
confirme que ce Nantes-là, faute de
séduire, sait se montrer solidaire et
obstiné.
Après la qualification en Coupe de
France contre Guingamp la semaine
dernière (1-0) et la victoire à Toulouse
juste avant la trêve (4-0), il s’agit là de
la troisième victoire de rang des Canaris, fait inédit cette saison. Les Nantais,
qui attendaient donc beaucoup de leur
nouvel attaquant Pieroni, sont longtemps restés sur leur faim, ne se créant
qu’une seule véritable occasion par
Payet, qui a perdu son duel face à Lloris
(65e). Si la grande silhouette de Pieroni
s’était souvent illustrée en sautant
plus haut que tout le monde, l’international belge, serré de près par Abardonado, n’avait pourtant pas tiré une
seule fois au but en quatre-vingt-dix
minutes.
Un but magique
Jusqu’à ce dernier corner dans le
temps additionnel et ce coup de tête,
précis, puissant, que le Belge a mis
hors de portée du gardien niçois (90e
+ 2) « Je commence bien l’année,
devait dire plus tard le libérateur des
Canaris. Il y a eu la naissance de mon
fils, ce but ce soir, je ne peux pas être
plus content. Pour le but, je saute
avant mon adversaire et, là, ça devient
BORDEAUX - LORIENT : 1-1
difficile pour lui de sauter plus haut
que moi. Après, c’est magique. Il n’y a
pas de mot pour décrire ce que j’ai
vécu. »
Ce but est en effet magique. Mais,
jusque-là, franchement, le jeu nantais
n’avait pas été enthousiasmant : pas
de fluidité, pas d’étincelle ou rarement, hormis celle que peut provoquer
Payet, et l’on sentait une équipe nantaise de plus en plus crispée. En face,
les Niçois, bien organisés, plus compacts au milieu, plus mobiles surtout,
donnaient une bonne réplique. Un
retourné de Laslandes (19e), une tentative de Koné (41e) étaient contrés in
extremis. La première période avait été
poussive et rien de mieux côté nantais.
Le retour aux affaires en seconde mitemps fut plus vigoureux de la part des
Canaris, qui mirent les Niçois sous
pression d’entrée, sans jamais parvenir à les déstabiliser, grâce à un milieu
mille-pattes et une défense impeccable. Il aura donc fallu attendre les
arrêts de jeu pour que Nantes se sorte
de la nasse, tandis que les Azuréens
– toujours aucune victoire à l’extérieur – s’y sont enfoncés un peu plus.
Mais, si Nantes respire un peu mieux,
question maintien, c’est loin d’être
gagné. Et Fabien Barthez, qui avait
même quitté son but sur la fin pour
venir effectuer une remise en touche,
le résume mieux que quiconque : « Un
match de foot, c’est quatre-vingt-dix
minutes plus les arrêts de jeu. On est là
pour gagner des matches. Après, tout
dépend des effectifs et c’est en mai
qu’on fera le bilan. Mais, dans notre
métier, on sait que le week-end
d’après on peut passer au travers. On
revient en confiance mais ça peut être
dangereux. Le boomerang peut revenir vite. »
GUY ROGER
Les occasions en première période ont été partagées mais rares. Ainsi BARTHEZ
n’a eu qu’un seul arrêt à effectuer en toute tranquillité avant de se montrer décisif
devant ROOL (76e) et d’être sauvé par son poteau (85e). En défense, CETTO a
brillé par son autorité, une bonne relance et son jeu de tête. Avec lui, dans l’axe
central, PIERRE a été un second solide. Sur les côtés, SIGNORINO, vigilant en
défense, a été très percutant dans ses montées, ajustant de surcroît des centres
précis et dangereux. La rentrée de NORBERT (remplacement de SAVINAUD,
blessé, 38e) a dynamisé le jeu.
Plus haut, par sa vivacité, PAYET a semé le trouble mais c’est surtout PIERONI,
en captant huit ballons au total de la tête, dans la surface adverse, et en dégageant
trois corners niçois, toujours de la tête, qui a décroché la palme pour son premier
match en inscrivant l’unique but de la soirée, de la tête, du haut de ses 187 cm
(90e + 2).
À Nice, LLORIS a gagné un duel important devant PAYET, mais n’a rien pu faire
sur le but. ABARDONADO avait contrôlé Pieroni jusqu’au but du Belge, mais
c’est surtout au milieu que les Niçois ont pris l’ascendant en première période.
ROOL a un coffre énorme et a décoché une superbe volée cadrée détournée par
Barthez (76e). EDERSON a une technique époustouflante et ECHOUAFNI a su
récupérer de nombreux ballons dans les pieds pour les relancer proprement.
Devant, LASLANDES a été un bon point d’ancrage mais n’a pas pu tirer au but et
c’est MOUSSILOU, entré en remplacement de B. KONÉ (83e), qui a été le plus
près d’ouvrir la marque d’un tir puissant qui s’est écrasé sur le poteau (85e). – G. R.
LE MANS - TROYES : 2-0
Bordeaux revient de loin À l’heure mancelle
Les joueurs de Ricardo sont passés tout près de la catastrophe face à une formation
de Lorient pour le moins entreprenante.
0-1 : Saïfi (36e)
1-1 : Chamakh (87e)
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
LA COLÈRE, c’est le sentiment qui
animait Christian Gourcuff hier soir
après que Marouane Chamakh eut
égalisé de la tête à la 87e minute de jeu
en s’appuyant sur son garde du corps,
Jérémy Morel : « On se fait avoir sur
une faute qui n’est pas sifflée par
l’arbitre. Quelques minutes plus tôt, il
ne siffle pas non plus un penalty sur
Saïfi. Je trouve que cela fait beaucoup.
Après de tels incidents de jeu,
comment voulez-vous qu’il n’y ait pas
de l’aigreur dans mes propos ? »
Menés au score jusqu’à cette fameuse
87e minute, incapables de poser leur
jeu et de concrétiser les nombreuses
occasions qu’ils se sont créées, les
Girondins, très réalistes dans leurs
déclarations d’après match concernant leurs insuffisances, reconnaissaient que le scénario aurait pu tourner
à la catastrophe. Ainsi, David Jemmali
admettait que le but de Chamakh
devait être annulé par l’arbitre : « Oui,
il aurait dû être refusé. Je comprends la
frustration des Lorientais, mais je
pense que nous aurions dû nous
mettre à l’abri un peu plus tôt. On s’en
veut beaucoup car nous ne sommes
pas bien entrés dans ce match. »
Après seulement dix bonnes minutes,
selon un Ricardo assez fataliste, au
cours desquelles Wendel (4 e ),
Chamakh (6e) et Francia sur coup franc
(7e ) se mirent en évidence, les
Girondins ont déjoué et commis de
trop nombreuses fautes en défense
pour pouvoir espérer davantage face à
une formation de Lorient vive,
entreprenante et avisée dans son
schéma tactique.
Ainsi, Ulrich Le Pen enflamma les
débats tout au long de la première
période et son tir puissant, de plus de
trente-cinq mètres, aurait dû connaître
Riou écœure
les Girondins
Dans une rencontre animée, au cours de laquelle les occasions se sont succédé, les
Bordelais ont tout de même éprouvé les pires difficultés pour poser leur jeu. La
faute à une certaine nonchalance mais également à une équipe de Lorient toujours
animée par les meilleures intentions. Chez les Girondins, RAMÉ a parfaitement
rempli son contrat. On ne peut pas en dire autant de ses défenseurs. À commencer
par le Nigérian ENAKARHIRE, qui est passé complètement au travers. JEMMALI
ne fut guère plus serein, tout comme MICOUD, au milieu du terrain. Le jeu de
l’ancien meneur de Brême laisse les observateurs toujours aussi dubitatifs. Malgré
une tête sur le poteau, il a donné l’impression de jouer sans conviction. À différents
postes, DARCHEVILLE a réalisé une belle prestation. Tout comme CHAMAKH,
qui a manqué cruellement de soutien pendant quatre-vingt-sept minutes avant
d’égaliser logiquement de la tête.
À Lorient, malgré le but de la tête de Chamakh, contre lequel il ne pouvait pas
grand-chose, le jeune gardien (19 ans) RIOU réalisa des arrêts de toute beauté.
Ses partenaires peuvent le remercier tant ses qualités ont, hier soir, explosé. Ses
défenseurs furent solides. On remarqua également la technique en mouvement de
LE PEN, toujours aussi impressionnant de facilité, les courses de NAMOUCHI,
très pressant sur son aile droite, le réalisme de SAÏFI et la présence physique de
GIGNAC, qui pesa tout au long du match sur la défense girondine. – J.-Ph. C.
Troyes, totalement amorphe, a cédé d’entrée devant la belle entame sarthoise.
un meilleur sort (34e). Les Bretons ne se
découragèrent pourtant pas et finirent
par concrétiser au score leur très nette
domination. Un centre de Namouchi
était ainsi repris victorieusement de la
tête par Saïfi (36e) et personne dans les
tribunes de Chaban-Delmas n’aurait
eu l’idée de crier au scandale. « On
avait la tête ailleurs, reconnaissait
Ricardo. Nous étions mal organisés. Je
ne comprends pas ce qui s’est passé.
Heureusement, en seconde période,
notre jeu s’est un peu amélioré même
si, défensivement, ce ne fut pas vraiment ça. »
Jean-Claude Darcheville tenta bien de
remettre un peu d’ordre dans la maison girondine, mais sa reprise de volée
(53e), magnifique, fut une nouvelle fois
stoppée par le très jeune et surprenant
gardien lorientais, auteur hier soir
d’une prestation en tout point remarquable. Du bout des doigts, il détourna
par la suite une tête de Micoud sur son
poteau (72e).
Il fallut donc ce but inscrit de façon illicite par Chamakh, trois minutes avant
la fin du temps réglementaire, pour
éviter une grosse désillusion aux
Girondins. Des Girondins ravis de
prendre « un point à la maison » étant
donné la physionomie de la rencontre.
JEAN-PHILIPPE COINTOT
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
1-0 : Matsui (7e)
2-0 : Matsui (86e)
LE MANS –
de notre envoyé spécial
LE MANS S’AVANCE, gourmand,
vers ses nouveaux objectifs de la rentrée 2007. L’équipe laisse Troyes,
premier relégable, à dix points, et
promène une belle sérénité avant de
défier Lyon à Gerland puis de recevoir Marseille, dans les deux Coupes
nationales. Si l’objectif premier de
début de saison passait par le maintien, les hommes de Frédéric Hantz
peuvent aujourd’hui ouvrir d’autres
fenêtres. Dans un Championnat un
peu fou, où, hormis Lyon, personne
ne se détache, cette formation pleine
de vie aura un mot à dire, quelques
coups de canif à porter.
Troyes est bien loin de tout ça. Même
si Jean-Marc Furlan aurait peut-être
rêvé, en août, de se lover dans le sillage du Paris-SG après vingt journées, il n’est pas sûr qu’il imaginait le
club de la capitale si mal en point.
Troyes reste collé sous le trait, en eau
trouble et profonde. « Il va falloir se
battre jusqu’au bout », assène JeanMarc Furlan, conscient de la difficulté de la tâche mais certain du potentiel de son groupe.
La première période fut pourtant
d’une terrible faiblesse et, sans des
arrêts décisifs de Le Crom – frappe
d’Ismaël Bangoura (21e), tête de
Lucau (22e), sortie devant Samassa
(33e) –, Troyes aurait subi une humiliation. Il ne concéda finalement
qu’un but d’entrée, par Matsui (7e).
« J’ai même cru à la mi-temps que le
plus dur était fait, car nous avions été
mis en énorme difficulté », avoue
Furlan, qui voit dans la défaite sur le
terrain de Libourne-Saint-Seurin
(Ligue 2), en Coupe de France (4-2),
les raisons de ce début catastrophe.
Gaël Sanz, le capitaine, livrait ce
même constat de la mauvaise digestion. Mais Troyes, déjà battu par le
MUC en 16es de finale de la Coupe de
la Ligue (1-2), va devoir oublier ses
souffrances récentes et convoquer
de nouvelles forces. Sa survie passe-
ra par un état d’esprit moins emprunté, un mental moins touché. Comme
en deuxième période, quand
l’équipe aurait pu revenir grâce à
Gigliotti, auteur d’une tête de peu à
côté (51e) ou Danic, dont la frappe
enroulée lécha la transversale (57e).
Il y avait peut-être la place pour un
hold-up, pas vraiment pour se rassurer. Paisley va oublier au plus vite sa
première demi-heure, comme Sanz,
le capitaine, ou Ferreira, autre ami de
la défense. En choisissant de renforcer son milieu en faisant descendre
Amzine d’un cran, Furlan a toutefois
donné sur le tard une assise plus
nette à son équipe, trop longtemps
trimbalée par Romaric et Sessègnon,
maîtres du jeu dans une position
basse. En débutant avec ces deux
techniciens plutôt portés vers l’avant
à la récupération, Hantz a opté pour
une prise de risques maximale. Ce
choix fut payant, même si son équipe
dut attendre la délivrance dans les
dernières minutes, par Matsui (86e).
La Coupe devient, dans la foulée, un
bel objectif. « Cette victoire nous
enlève une pression car une défaite
nous aurait gênés avant d’aborder
Lyon et Marseille. Là, on est libérés », glissait Hantz. Lyon, tout juste
battu à Toulouse (0-2), ferait bien de
s’en méfier. Troyes, lui, a d’autres
soucis. Se profile un choc majeur
contre Nantes. Et, là, il ne faudra pas
être en retard.
HERVÉ PENOT
Matsui au rendez-vous
La performance de MATSUI, double buteur, comblera évidemment son entraîneur. Mais il aurait parfois dû simplifier
son jeu et éviter ainsi certains errements. Il sut, en tout cas,
être présent quand il le fallait. La paire SESSÈGNONROMARIC maîtrisa parfaitement le tempo du match, surtout quand les deux hommes évoluèrent en milieux défensifs, avant que le Béninois ne monte d’un cran. Leur
clairvoyance dans les passes et leur technique très fine ont
permis au Mans de dominer facilement cet espace. Devant le
but, SAMASSA sut utiliser son physique pour servir de point
d’appui. LUCAU eut de bons mouvements mais eut tendance à souvent chercher la solution individuelle. Sur le côté
droit, Ismaël BANGOURA creusa des trous dans la défense
adverse mais il aurait pu mieux utiliser son potentiel.
À Troyes, il fallut longtemps un très bon LE CROM pour éviter une déroute, en première période, mais, à son débit, il ne
fut pas impérial dans ses sorties précédant les deux buts.
Il fut aussi parfaitement secondé par Ibrahima FAYE,
impressionnant dans les duels. Et cette double présence
était nécessaire tant PAISLEY fut absent, SANZ dépassé et
FERREIRA bien tendre. Ces derniers se reprirent toutefois
au fil des minutes. GIGLIOTTI fut parfois dangereux par ses
courses et ses appels et DANIC le plus intéressant en deuxième période. – H. P.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Nantes respire
Pieroni,
homme providentiel
Bleu
Rouge
ÉRIC CHAMPEL (avec S. Ta.)
NANTES - NICE : 1-0
Jaune
Bleu
Jaune
LYON
VERCOUTRE (5,5) : une belle parade
devant une frappe d’Ebondo (63e) et
de bonnes sorties.
CLERC (4,5) : il a peu apporté offensivement, gêné par la vivacité de Mansaré.
SQUILLACI (5,5) : il a souvent semblé
impressionnant mais il a commis des
erreurs de marquage.
CRIS (6) : très fort dans toutes ses
interventions, sauf dans l’action du
deuxième but toulousain.
ABIDAL (4,5) : un match très approximatif et des fautes d’inattention. Trop
facile.
TOULALAN (5,5) : une bonne première mi-temps, durant laquelle il a
joué juste ; un peu moins à l’aise par la
suite. Remplacé par BEN ARFA (70e).
TIAGO (6) : toujours très judicieux et
lucide dans ses passes et son placement.
JUNINHO (5) : dangereux par ses
coups de pied arrêtés, moins efficace
dans le jeu.
GOVOU (6,5) : il a multiplié les déviations de la tête, régulièrement fait la
différence balle au pied et s’est procuré les deux occasions lyonnaises de la
première mi-temps (28e et 38e). Le
meilleur Lyonnais.
MALOUDA (5) : de la volonté, sans se
montrer décisif.
FRED (4,5) : intéressant dans la
conservation du ballon mais trop juste
physiquement.
Noir
Noir
TOULOUSE
DOUCHEZ (5,5) : il a dû attendre la
80e minute pour s’employer vraiment
face à un coup franc de Juninho (80e).
EBONDO (6) : des sautes de concentration mais un apport offensif intéressant.
DIEUZE (6) : il a fait mieux que dépanner en défense centrale.
DAO (6) : de la hargne, de la générosité et une confiance qui s’est accrue au
fil des minutes. Même si ses relances
ont parfois été hasardeuses.
W. CHERFA (5,5) : pour sa première
titularisation en Ligue 1, il a souffert
face à Govou. Mais il s’est battu jusqu’au bout et n’a rien lâché.
FABINHO (6) : en deuxième période,
lorsque Toulouse est monté en puissance, il a été précieux par son placement et son intelligence de jeu.
SIRIEIX (5,5) : très bon au début, un
peu plus inégal par la suite.
BATLLES (6) : repositionné à droite
pour son 300e match en Ligue 1, ses
ballons dans la profondeur ont été
utiles. Remplacé par TAÏDER (86e).
EMANA (5,5) : posté très haut, dans
l’axe, pour limiter les espaces, il a souvent cherché ses marques et a manqué
de repères. Mais il a inscrit le premier
but toulousain (63e).
MANSARÉ (6) : il a procédé par de
spectaculaires éclairs de génie pour
animer son côté gauche. Remplacé par
CONSTANT (90e + 2).
ELMANDER (8) : il a été énorme. Il a
constamment pesé sur la défense lyonnaise. Il a fait tout le boulot pour offrir
le premier but à Emana et il s’est arraché pour marquer le deuxième (83e).
6
FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LENS - LILLE : 1-1
temps
On se quitte bons amis Le
des regrets
SEDAN - NANCY : 2-2
Lens a égalisé à la fin d’un match que Lille a globalement maîtrisé.
0-1 : Bastos (70e)
1-1 : Jussiê (84e)
LENS –
de notre envoyé spécial
LILLE AURAIT MÉRITÉ de gagner car
c’est lui qui le a plus souvent mis en difficulté son adversaire. Lens ne méritait
pas forcément de perdre, même s’il
s’en sort bien… Une réponse de Normand pour un derby nordiste assez fermé entre deux équipes aux statistiques
faiblardes (deux tirs cadrés chacune),
qui ont fermé les espaces. Un match
joué devant Bollaert affichant complet, jamais ennuyeux non plus, car
l’engagement physique a été total et
deux jolis buts ont été inscrits.
Le LOSC semblait tenir la victoire. Lens,
comme il en a pris l’habitude, est revenu de loin. Contre Nice (2-1) à dix
contre onze, fin 2006 ; contre Nancy
(3-3, 9-8 aux t.a.b.) en Coupe de
France, début 2007, toujours en infériorité numérique ; contre Lille, hier,
pour arracher le nul (1-1). Et, une fois
de plus, son salut est venu du banc,
avec Jussiê qui effectuait sa première
apparition de 2007 en remplaçant
Thomert (66e). Après la trêve, il avait
été mis à l’amende pour être arrivé du
Brésil avec trois jours de retard.
« Il l’a payée (en égalisant), et il faut
savoir pardonner car on a besoin des
bons joueurs », souriait Francis Gillot.
Il a même remboursé son club au centuple en marquant un but qui vaut de
l’or, comme l’ancien étudiant en
mathématiques Éric Carrière nous en
faisait la démonstration après le
match : « Quand nous étions menés
1-0, on n’avait plus qu’un point
d’avance sur eux. L’égalisation nous
rapporte trois points puisque Lille reste
à quatre longueurs. »
Gillot dit souvent que le RCL « réagit
plus qu’il n’agit ». À l’inverse, les Lillois peinent à garder un résultat.
Claude Puel y voit un défaut de
concentration et à l’arrivée « un sentiment de frustration car on débute
l’année comme on a terminé la précédente » : sans gagner en Championnat. Le dernier succès du LOSC
remonte au 3 décembre, à Nancy (3-1,
16e journée). « C’est dommage, poursuivait l’entraîneur lillois, car, en
seconde mi-temps, on avait la maîtrise. L’équipe est beaucoup plus
joueuse qu’avant mais il faut veiller à
maintenir l’équilibre défensif. »
À Lens, le soulagement prévalait.
Perdre les deux derbys de la saison
(après le cinglant 0-4 de l’aller) et subir
un second revers d’affilée à domicile
(après un autre 0-4, contre Lyon cette
fois) aurait fait désordre. Au lieu de
cela, le Racing conserve sa deuxième
place. « Nous étions mal embarqués,
mais nous avons des ressources
morales, soulignait Gillot. On ne méritait pas de perdre. »
avec une occasion de Carrière qui n’eut
pas le temps d’armer sa frappe (2e) et
un coup franc d’Aruna qui lécha un
poteau de Sylva (6e).
Si Odemwingie, qui a fait courir la
défense lensoise, avait été plus précis,
le couperet serait sans doute tombé
dès la première mi-temps (19e, 41e et
43 e ) sur les têtes artésiennes.
L’entame avait certes été sang et or,
Mais, globalement, la construction du
jeu a été flandrienne. Auteur de mouvements en trois passes rapides et bien
senties, Lille a réussi à créer le déséquilibre. « En pressant très haut, ils obligent parfois à jouer trop long, notait
1-0
2-0
2-1
2-2
de notre envoyé spécial
CÉSARINE N’AURA PAS SUFFI.
L’emblématique sanglier de Sedan,
censé porter bonheur à une formation
en grande difficulté, était présent, hier
soir, au stade Louis-Dugauguez. Mais,
bien qu’ardents dans un premier
temps, menant même 2-0 à la demiheure de jeu, les Ardennais ne parvinrent à l’emporter, passant même très
près d’une nouvelle défaite dont seul
un grand Regnault les préserva.
La lanterne rouge éclaire donc plus que
jamais le triste sort d’une formation
qui s’était pourtant installée dans les
meilleures conditions pour garder
espoir : une avance rapide et confortable face à une formation qui n’avait
pris que quatre points et inscrit seulement trois buts en déplacement lors de
la phase aller. « Je suis dégoûté, pouvait pester Nicolas Marin. On est incapables de conserver un résultat. Si on
est derniers, c’est qu’on a trop de
carences. Et, si on descend, on ne pourra s’en prendre qu’à nous-mêmes. »
Les spectateurs auront au moins assisté à une partie ouverte et enlevée entre
deux formations résolument offensives. Sedan s’offrit un avantage porteur d’espoir à la pause, grâce à la
concrétisation de deux de ses trois
actions dangereuses. Une belle efficacité, peu habituelle, favorisée par les
hésitations de Bracigliano.
Le gardien nancéien commettait
d’abord une faute stupide sur Pujol,
sanctionnée par un penalty transformé
par Marin (1-0, 21e). Puis, au sein
d’une défense figée, il sortait mal un
ballon finalement repris par Marin et
LILLE
SYLVA (5,5) : un retour très délicat pendant une
demi-heure puis l’assurance habituelle.
CHALMÉ (5) : dans un couloir surexploité par
Lens, il a souffert par séquences.
TAVLARIDIS (4,5) : averti et à la merci d’un deuxième carton quand il fut remplacé par SCHMITZ
(66e), débordé par Aruna sur l’égalisation.
Le finish
de Nancy
La seconde période fut dans un premier temps équilibrée. À la tête de Curbelo sortie par Regnault (47e) répondirent une frappe de Job, repoussée par
D.bracigliano (56e), et un enchaînement de Pujol, somptueux mais imprécis (62e). Les Lorrains accélérèrent
ensuite pour mettre au supplice une
défense sedanaise à l’agonie.
Regnault s’envola pour détourner le tir
de Bérenguer (74e). Mais le corner de
B. Gavanon, remis par Curbelo, était
converti par Puygrenier (2-2, 75e).
Dans la foulée, Regnault, pour qui « le
match nul est équitable », sauvait les
siens devant I. Dia (81e). « Comme
souvent, on est tombés sur un très bon
gardien, souriait a posteriori Bérenguer. Revenir à 2-2 contre une équipe
qui joue sa survie, c’est fort, même si
on peut avoir des regrets sur la fin. »
Nancy n’a toujours pas gagné à l’extérieur cette saison mais se rapproche
doucement de son objectif déclaré, le
maintien. Sedan, de son côté, en est
très loin.
FRANCK LE DORZE
EXAMENS POUR DIAKHATÉ. –
Le défenseur nancéien Pape Diakhaté
a été remplacé à la pause par André
Luiz Silva. L’international sénégalais
souffrait de maux de tête et voyait
double. Il doit passer un scanner mardi. – F. L. D.
Régnault sauve le nul
COMMENT PRÉTENDRE se maintenir avec autant d’inconsistance défensive ?
Équipe la plus perméable du Championnat, Sedan a encore montré d’inquiétantes
lacunes dans ce domaine, avec sa charnière HÉNIN - BADIANE (remplacé à la
pause par THICOT) pour le moins fébrile. Côté droit, DUCOURTIOUX compensa
par une louable activité. À l’arrivée, RÉGNAULT eut donc le mérite d’être plusieurs fois décisif et de sauver le nul.
Dans l’entrejeu, les accélérations de MARIN, à droite, et de BELHADJ, à gauche,
firent planer un danger constant, que MAURICE-BELAY, en meneur, tenta de
relayer avec difficulté. Le premier transforma un penalty provoqué par PUJOL, un
attaquant intelligent, tandis que JOB, trop discret, fut au moins opportuniste.
Nancy, ce matin, pourrait en vouloir à BRACIGLIANO. Si le gardien souffrait
peut-être encore des cervicales, cela ne peut excuser ses errements coupables,
notamment sur le premier but, même s’il fut moins bien protégé qu’à l’accoutumée par la paire DIAKHATÉ - PUYGRENIER. Ce dernier se montra néanmoins
suffisamment opportuniste pour égaliser, après que l’excellent latéral droit,
CHRÉTIEN, eut ouvert la voix.
Les Lorrains eurent maintes fois l’occasion de remporter cette partie mal engagée,
notamment en profitant davantage de la technique de leurs ailiers, le virevoltant
I. DIA, à gauche, et le puissant KIM, à droite, peu réalistes. Il manque évidemment un finisseur à Nancy, et HADJI, dont c’était la première hier soir, aura du mal
à jouer ce rôle. Reste CURBELO, toujours en mouvement et à l’origine des deux
réalisations. – F. L.D.
PLESTAN (6,5) : un tacle monumental devant
Thomert (55e) à l’image de son match, très solide.
TAFFOREAU (6) : n’a pas eu l’occasion de monter, mais a tenu son couloir et secouru plein axe.
MAKOUN (6) : aurait pu marquer (30e) et a bataillé dans un secteur où Lens avait des arguments.
CABAYE (6,5) : interceptions, qualité technique,
coup d’œil. Il lui manque un soupçon de fraîcheur
pour empêcher l’égalisation.
A. KEITA (4,5) : du jus, c’est tout. Pour une fois,
l’Ivoirien hyperactif n’a pas créé la différence.
BODMER (5,5) : un petit pont extraordinaire sur
Kovacevic, une justesse qui ne se dément pas mais
une influence relative sur le jeu.
BASTOS (7) : en 2007, Lille a inscrit trois buts,
Bastos en a marqué deux et a été passeur décisif
sur le troisième. Incisif dans le jeu, le Brésilien est
revenu transformé de ses vacances.
ODEMWINGIE (5) : il a beaucoup pressé, effectué un nombre de sprints considérables mais a
souvent manqué de lucidité. – J.-L. G. et R. D.
FFF
Le Conseil de l’éthique devra attendre
L’UN DES TEMPS FORTS de l’assemblée fédérale d’hier aura été l’opposition,
manifestée par plusieurs ligues, au projet
de réforme du Conseil national de
l’éthique (CNE), destiné à devenir un
organe d’appel et non plus, comme
aujourd’hui, de première instance.
L’ensemble du CNE, à commencer par son
président, Dominique Rocheteau, irrité
par le fait que quelques-unes de ses décisions (notamment dans l’affaire PSG-OM
où, l’an passé, le retrait de points infligé
aux deux clubs avait ensuite été annulé)
aient été remises en cause en appel, sou-
haitait juger en dernier ressort. Une
demande appuyée par Frédéric Thiriez,
déçu du rejet de cette proposition par
l’assemblée fédérale.
Cette dérogation au règlement disciplinaire a en effet soulevé des réserves,
d’abord de la part des délégués de la ligue
Aquitaine, puis d’autres représentants de
ligues ou de districts, au point d’obliger
Jean-Pierre Escalettes à procéder à un
vote à main levée dont l’issue était pour le
moins incertaine. Devant cet état de fait,
le président de la FFF a fini par proposer,
avant même que ne soient comptabilisées
TÉLÉVISION
LUGE
SKI ALPIN
AUTO MOTO
Eurosport 30 min
« XV/15 ».
Eurosport 45 min
Ligue 2. 21 e journée.
Montpellier-Strasbourg.
COMBINÉ NORDIQUE
Coupe du monde. Épreuve de saut à skis. HS 134.
À Val di Fiemme (ITA).
TÉLÉFOOT
TF 1 70 min
SKI ALPIN
Eurosport 45 min
SKI ALPIN
dence de l’UEFA : « Je voulais vous dire merci de
votre soutien, notamment lors de la dernière
assemblée d’été à Nancy – chez moi, devant
mon papa et mon fils – à laquelle je n’avais pu
participer. Je partage vos valeurs. Si, dans
quinze jours, je suis élu, je sais combien je vous
devrai. Sans Jean-Pierre (Escalettes), sans vous,
je n’y serais jamais arrivé. » – R. Po.
LE DANEMARK SOUTIENT PLATINI. – La
Fédération danoise (DBU) a décidé de voter pour
la candidature de Michel Platini. « J’ai eu, au
cours des deux dernières années, une série de
rencontres personnelles avec Platini, et j’ai pu
me faire une idée de son potentiel et de ses compétences » , a expliqué le président de la DBU,
Allan Hansen. C’est la première fois depuis 1990
que la DBU ne soutient pas Lennart Johansson.
FOOTBALL
FOOT US
France Info. À .8 et à .38 de chaque
heure, chronique sportive. 7.23 France
Inter. Sportifs du dimanche. 8.07
France Inter. Sports. 8.42 Europe 1.
Sports . 10 .RMC. Larqué Foot
Dimanche. 12.RMC. Motors. 14. RMC.
Intégrale Rugby. 16. RMC. Intégrale
Sport. 18. RMC. Intégrale Foot.
19.15 France Inter. Journal des sports.
19.30. RTL. En direct de l’Équipe. 20.
RMC. Larqué Foot. 20.30 RTL. RTL
Foot. 23. RMC. After Foot.
Eurosport 45 min
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22.30
MAGAZINE
NASN 210 min
Rediff. demain à 20 h 30
22.50
« Dakar 2007, le grand résumé ».
France 4 35 min
L’ÉQUIPE DU DIMANCHE
22.55
Canal + 65 min
Rediff. demain à 9 h 15
MAGAZINE
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Sport + 105 min
NFL. Demi-finale de Conférence.
Chicago Bears - Seattle Seahawks.
FOOT US
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« Le quinze du dimanche ».
France 4 210 min
Open d’Australie 2007. 1 er jour.
À Melbourne (AUS).
NASN 210 min
NBA.
Portland Trailblazers - Denver Nuggets.
TENNIS
18.55
FOOT US
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00.00
Canal + 60 min
01.00
BASKET
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TOUT LE SPORT
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03.00
NBA TV (Sport +) 150 min
20.10
France 3 5 min
Rediff. demain à 16 h 45
LE JOURNAL DU DAKAR
France 3 5 min
SPORT 6
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À voir.
ZAP
Intéressant.
20.15
TPS Star 112 min
14.55
LE COIN DES RADIOS
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Canal + Sport 120 min
NFL. Demi-finale de Conférence.
Chicago Bears - Seattle Seahawks.
14.55
6. Le journal en continu.
Rediff. à 0 h 45 France 2
TPS Foot 125 min
Pro A. 17 e journée.
Pau-Orthez - Chalon.
INFOSPORT
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NFL. Demi-finale de Conférence.
San Diego Chargers - New England Patriots.
18.00
Eurosport 60 min
14.40
Championnat d’Angleterre. 23 e journée.
Everton-Reading.
Rediff. à 22 h 50 Canal+ Sport
Dakar 2007.
8 e étape : Atâr-Tichit.
Canal + Sport 30 min
Ligue 1. 20 e journée.
Saint-Étienne - Monaco.
STADE 2
Rediff. demain à 11 h 30
Canal + 115 min
21.30
RALLYE-RAID
Sport + 120 min
Championnat d’Espagne. 18 e journée.
Espanyol Barcelone - FC Barcelone.
21.00
NBA.
Phoenix Suns - Orlando Magic.
17.10
Au sommaire :
une interview de Michel Platini.
14.00
Coupe d’Europe. 5 e journée. Poule 4.
Bourgoin-Munster (IRL).
Championnat d’Espagne. 18 e journée.
FC Séville - Real Majorque.
6. La Grande Édition WE.12. Un jour
avec … Nikola Karabatic (rediff. à 14.
et 16.). 12.30 Édition du week-end
avec, jusqu’a 17., la Page Foot. 19. La
Grande Édition week-end.
Canal + Sport 115 min
BASKET
TPS Star 135 min
L’ÉQUIPE TV
20.55
FOOTBALL
17.00
Eurosport 45 min
13.30
Coupe du monde. Épreuve de ski de fond
par équipes. À Val di Fiemme (ITA).
RUGBY
Rediff. à 20 h 15
12.45
Coupe du monde. Slalom ou super combiné H.
2 e manche. À Wengen (SUI). Sous réserve.
COMBINÉ NORDIQUE
Sport + 75 min
Ligue 1. 20 e journée.
Rennes-Marseille.
France 2 125 min
Championnat d’Angleterre. 23 e journée.
Tottenham-Newcastle.
FOOTBALL
11.00
Coupe du monde. Descente du super combiné F.
À Altenmarkt-Zauchensee (AUT).
Eurosport 135 min
16.45
FOOTBALL
11.00
Coupe du monde.
12,5 km mass start F. À Ruhpolding (ALL).
Coupe d’Europe. 5 e journée. Poule 3.
Neath-Swansea Ospreys (GAL) - Stade Français.
FOOTBALL
10.50
Invité :
Frédéric Thiriez.
BIATHLON
Eurosport 30 min
Championnat d’Espagne. 18 e journée.
Real Madrid - Real Saragosse.
15.55
FOOTBALL
10.30
France 2 25 min
15.45
RUGBY
09.55
FOOTBALL
15.30
FOOTBALL
09.45
TF 1 50 min
Championnat d’Italie. 19 e journée.
RICHARD PORRET
MAGAZINE
09.00
Coupe du monde. Slalom ou super combiné H.
1 re manche. À Wengen (SUI). Sous réserve.
FOOTBALL
pas qu’il y aurait une difficulté sur ce sujet
et une telle réaction. Peut-être y a-t-il eu
un problème de présentation. En fait, les
activités du CNE ne concerneront que
quelques affaires médiatisées, venant du
foot professionnel. Or, les présidents de
ligues et de districts ont transposé ce texte
– qui ne concerne que l’élite – à leurs
situations. D’où une confusion. Mais c’est
ça, la démocratie. » D’ici là, le CNE, qui se
réunit demain matin, restera dans
l’expectative…
détaillé les comptes 2005-2006, dégageant un
résultat net de 1,143 million d’euros (143,3 M
de produits, 142,2 M de charges), contre un
déficit de 9,796 M en 2004-2005. « Ce redressement rapide est dû essentiellement à la décision de jouer tous les matches amicaux des Bleus
à domicile, ce qui nous a évité l’achat des
signaux de télévision à l’étranger et a entraîné
une augmentation des recettes de billetterie .»
Ajoutées aux restrictions budgétaires et à l’augmentation de l’apport de la LFP, ces mesures ont
permis un « retour à un bénéfice d’exploitation
qui devrait être durable après quatre exercices
déficitaires », a-t-il conclu. – R. Po.
PLATINI DIT MERCI. – Vice-président de
la FFF, Michel Platini a tenu à remercier l’assemblée de son soutien dans sa course à la prési-
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
Coupe du monde. 1 re manche biplace.
À Oberhof (ALL). 2 e manche à 10 h sur Eurosport 2.
BASKET
les voix, le report à l’assemblée de juin de
l’examen et de l’éventuelle adoption,
cette fois-ci à bulletins secrets, du nouveau texte qui serait alors applicable
immédiatement.
« En attendant, on va continuer à fonctionner avec l’ancien système, explique
Jean-Pierre Escalettes. De toute façon, ce
n’est pas une question de vie ou de mort
du CNE. Et si, en juin, la réforme ne passe
pas, le Conseil restera tout de même dans
sa composition actuelle ou une autre, si
cela ne convient pas à ses membres. Ce
qui est clair, c’est que nous ne pensions
ESCALETTES VEUT UNE « CELLULE DE
RECHERCHE ». – Satisfait de sa semaine, entre
inauguration du nouveau siège, assemblée
fédérale (voir ci-dessus) et soutien à Michel Platini dans sa campagne européenne, Jean-Pierre
Escalettes a fait une proposition : « Je souhaite
mettre en place une cellule de recherche sur le
football dans dix ans, composée de gens de tout
horizon qui aiment notre sport : des journalistes,
des chercheurs, des romanciers, d’anciens présidents de club… J’attends des idées pour montrer que nous ne sommes pas ringards, ni enfermés dans nos certitudes. À la fin du mois, je vais
rencontrer un universitaire important pour qu’il
conduise cette mission. » – M. Ch.
COMPTES : REDRESSEMENT DURABLE.
– Bernard Desumer, le trésorier de la FFF, a
M 6 10 min
Messine - AS Rome.
PAGE 6
À ne pas rater.
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Ce soir 19 : 00
LA GRANDE ÉDITION WEEK-END
> COUPE D’EUROPE
Retrouvez les analyses de notre consultant Laurent Benezech.
> RUGBY
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ITANDJE (5,5) : bien placé face à Odemwingie
(19e), il est sorti devant l’attaquant, mais Bastos a
marqué (70e).
DEMONT (5) : a parfois joué avec le feu en tardant à relancer. En difficulté face à Bastos en fin de
première mi-temps.
A. COULIBALY (4,5) : souvent en retard sur
Odemwingie. Battu par le Nigérian sur une grosse
occasion lilloise (19e).
HILTON (6) : très grande sérénité, le geste juste.
RAMOS (5) : hormis une montée aventureuse au
début, il a bien contenu A. Keita.
KOVACEVIC (6,5) : le « laboureur » laisse son
empreinte sur le terrain. Il a canalisé son énergie
en la mettant dans une récupération très efficace.
Se. KEITA (6) : son gros engagement explique
qu’il a eu du mal à accompagner, en fin de match,
les mouvements qu’il initiait.
BOUKARI (5) : un beau centre pour but à l’atten-
que Job prolongeait dans le but (2-0,
31e). Mais, de plus en plus dominateurs, les Nancéiens réduisaient l’écart
dans le temps additionnel grâce un
Chrétien abandonné dans la surface
(2-1, 45e + 1). Un but logique, lié à
une pression croissante, qui s’était
préalablement manifestée par Curbelo
(15e, 38e), puis par Hadji, en manque
de spontanéité (42e).
Bleu
facile, plus technique. Ici, il faut être costaud, même quand on n’a pas le ballon.
– Comment réagissez-vous aux
contacts avancés entre Lille et Obraniak, le milieu gauche de Metz ?
– Je fais mon travail. Si les dirigeants font
venir un autre joueur, ce n’est pas un problème, je lui souhaiterai bienvenue. Dans
ma tête, c’est moi qui vais jouer. » – R. D.
Francis GILLOT (entraîneur de Lens) :
« Au moment d’un remplacement, j’ai failli
en sortir deux pour finir à dix, car on y arrive
mieux à dix. (Sourire.) On a réussi une
bonne entame, on les a bousculés, puis on
a commencé à jouer trop axial, trop long et
à reculer. Les deux équipes ont fait ce
qu’elles ont pu dans un bon état d’esprit.
L’an dernier, nous avions 36 points après
25 journées. On est en avance sur le programme. » – R. D.
tion de Carrière (2e). Trop rarement sollicité. Remplacé par MONNET-PAQUET (73e).
CARRIERE (5,5) : il n’a pu armer son tir (2e). Une
belle passe pour lancer Thomert (55e). Trop de ballons sont passés au-dessus de sa tête. Remplacé
par COUSIN (73e).
THOMERT (4) : rien à négocier en première mitemps. Rattrapé de justesse par Plestan (55e).
Remplacé par JUSSIÊ (66e), qui a égalisé (84e).
ARUNA (6,5) : ce n’était pas le « grand » Aruna
et, pourtant, il a fait la différence et centré sur
l’égalisation. Auteur d’un beau coup franc (6e).
Marin (21e s.p.)
Job (31e)
Chrétien (45e + 1)
Puygrenier (75e)
SEDAN –
JEAN-LUC GATELLIER
Jussiê, retour gagnant
LENS
:
:
:
:
Jaune
Rouge
Jaune
« DEUX BUTS ET UNE PASSE décisive
en 2007 : comment expliquez-vous
ce début d’année tonitruant ?
– À Metz (2-0, en 32es de finale de Coupe
de France), c’était un départ magnifique.
Mais marquer lors du derby, c’est autre
chose. Un derby, c’est la même ambiance
au Brésil, en France, en Espagne...
– Comment expliquez-vous votre
soudain retour en forme ?
– Ces six derniers mois, je n’ai pas joué
beaucoup. À l’entraînement, le coach me
disait tout le temps : “Ça, ça ne va pas, ce
n’est pas ce qu’il faut faire.” Là, il commence à me dire : “C’est bien.” Je commence à comprendre le foot français et ce
qu’on attend de moi. Au Brésil, c’était plus
Les Sedanais peuvent s’en vouloir de ne pas
avoir tenu face à des Nancéiens qui ont failli
l’emporter sur la fin.
Noir
Bleu
Noir
de notre envoyé spécial
Lens est toujours
deuxième
venait pas à faire la différence sur les
premiers ballons, c’est sur un second,
après une sortie d’Itandje sur le Nigérian, que Bastos avait trouvé la cage
déserte à une vingtaine de mètres (1-0,
70e). Comment égaliser sinon sur un
coup de pied arrêté, pensait-on, car
Lens ne trouvait pas la faille dans la
défense lilloise ? Jusqu’au débordement d’Aruna, côté droit, pour la
reprise victorieuse de Jussiê (84e).
LENS. – Jussiê,
qui s’infiltre
ici entre
Jean II Makoun
(à gauche)
et Yohan Cabaye,
a réussi
une rentrée
providentielle
hier. Sa reprise
de volée gagnante
a permis à Lens
d’égaliser
et de maintenir
le voisin lillois
à bonne distance
au classement
(quatre points).
(Photo Franck Nataf)
Bastos : « Je commence
à comprendre »
LENS –
Carrière. D’autres se sont cassé les
dents en Europe. »
La similitude des systèmes tactiques
en 4-2-3-1 (Lens mené au score passant alors à deux attaquants, avec Aruna et Cousin) a accentué l’opposition
des forces et conduit à une grosse
bataille au milieu, souvent dans un
petit périmètre où Kovacevic et Seydou
Keita d’un côté, Makoun et Cabaye de
l’autre s’expliquaient à l’arme
blanche. Puisque Odemwingie ne par-
7
FOOTBALL LIGUE 1 (20 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RENNES - MARSEILLE
« On est des gars simples »
FRANCK RIBÉRY et DJIBRIL CISSÉ sont sur la même longueur d’onde. Leur origine sociale et leur passion pour l’OM les ont réunis.
À Dubaï, puis en Bretagne, Djibril
Cisséet Franck Ribéry ont peaufiné leur entente sur le terrain et
cultivé des affinités nées lors du
stage des Bleus à Tignes, en mai
dernier. Tous les deux viennent
d’une cité et, s’ils apprécient leur
célébrité et assument leur statut,
ils veulent mettre en avant le
collectif marseillais. À leur hôtel
de Port-Crouësty, les deux
complices de la victoire contre
Cambrai (4-1 en Coupe de
France) – trois buts de Cissé et
deux passes de Ribéry – ont
démontré leur entente.
PORT-CROUËSTY –
de notre envoyé spécial
d’appels, a besoin de toucher un
maximum de ballons. Moi, je suis
derrière à dribbler et orienter le jeu.
Donc, j’essaye de le trouver le plus
rapidement possible.
Ribéry : « On est
importants, mais les
autres joueurs aussi »
– Dès votre première association, contre Cambrai (4-1), ça a
fonctionné entre vous…
– D. C. : Franck m’a donné deux
passes décisives, ça veut tout dire.
En même temps, ce qui m’embête un
peu, c’est qu’on privilégie le duo
Cissé-Ribéry. C’est clair qu’il y a
beaucoup de pression sur nous. Mais
le foot, ça se joue à onze, voire dixhuit ou vingt, et il ne faudrait pas
oublier les autres.
– F. R. : On est importants, mais les
autres joueurs aussi…
– D. C. : … je n’ai jamais vu une
équipe jouer à deux contre onze.
– F. R. : D’autant qu’il y a une bonne
ambiance dans le groupe, de bons
joueurs qui prennent du plaisir. Le
soir, ou après l’entraînement, on va
manger à plusieurs.
– Vous êtes tout de même les
deux stars de l’équipe. À Dubaï,
c’est vous qu e le cheikh
Mohammed Bin Rashid, l’organisateur du tournoi, a invités…
– D. C. : Il n’y a que lui et moi qui
sommes venus, on ne pouvait pas y
aller à onze ! (Rires.) Dans tous les
clubs, il y a toujours un, deux, voire
trois joueurs qui ressortent plus que
les autres, mais ce serait bien qu’un
peu tout le monde soit mis en avant.
– En tant que joueurs offensifs, vous symbolisez le club…
– D. C. : Nous avons conscience de
nos responsabilités, cela peut parfois être pesant mais on est assez
costauds pour gérer ça. Moi, j’ai déjà
connu ça à Auxerre. À Liverpool,
moins, parce que j’étais un peu mis
de côté. En signant à Marseille, je
savais que j’allais avoir beaucoup de
pression. Franck le savait aussi,
d’autant plus après être devenu
international, et après sa prestation
à la Coupe du monde.
– F. R. : Les gens nous mettent en
avant parce qu’on est en équipe de
France. C’est donc normal de parler
plus de nous, mais on sait faire la
part des choses. On sait quand il faut
être sérieux, quand il faut déconner
et que nous sommes un groupe de
vingt-cinq joueurs.
Cissé :
« Il y a beaucoup
de potentiel »
– À Dubaï, Samir Nasri avait un
nouveau rôle, dans l’axe, et
cela a bien fonctionné.
– D. C. : On a eu de belles phases de
jeu, de beaux mouvements à deux,
trois, quatre joueurs et, pour le futur,
c’est très satisfaisant.
– F. R. : Quand on joue avec des
joueurs comme Samir, à l’aise avec le
ballon, qui voit vite le jeu, c’est vraiment un plus, comme pour le deuxième but contre le Bayern (3-4),
Samir a mis le ballon en une touche
en profondeur à Djibril, qui est allé
marquer.
– D. C. : Ça ne fait qu’un mois qu’on
joue ensemble, mais on voit déjà de
très bonnes choses. C’est vraiment
satisfaisant. Il y a beaucoup de
potentiel. Je ne pense pas m’être
trompé en venant ici.
– F. R. : La saison dernière, on manquait de profondeur, de vitesse. Là,
Djibril est là et je suis vraiment
content qu’il ait récupéré de sa grave
blessure, ça fait plaisir de le voir
jouer. Il marque beaucoup et les
gens, à Marseille, ils attendent ça :
des buts et du spectacle.
– Tous les deux, vous êtes des
joueurs rares dans le foot
beaucoup de matches importants
avec l’OM.
– Votre entente peut intéresser Raymond Domenech…
– F. R. : Il voit…
– D. C. : … il n’est pas bête, il nous
connaît bien.
– F. R. : C’est sûr que ce serait bien
si on pouvait aller en équipe de
France en même temps. Ce serait
bien pour nous et pour le club.
– Et musicalement, vous avez
les mêmes goûts ?
– F. R. : Les mêmes, du hip-hop, du
rap, un peu de house aussi. Pas trop
mais c’est plus motivant juste avant
les matches.
– D. C. : Moi, je suis plus house au
départ. Dans ma région, c’est ce
qu’on écoutait. Avec le temps, je me
suis ouvert un peu à tout.
– F. R. : Lui, c’est un DJ, un
chanteur ! »
DOMINIQUE ROUSSEAU
Le cap des deux mille
L’OM disputera ce soir à Rennes le 2 000e match en Ligue 1 de sa longue
et tumultueuse histoire.
surévalué. De sincères nains, les Rennais,
comparé aux Marseillais ? « Aucun joueur
offensif ne m’a donné satisfaction pour le
moment », commente froidement Dréossi.
Bruno Cheyrou :
« Il va falloir s’arracher »
« On perd contre Reims, Romorantin mais
aussi Valenciennes (1-3) et Sedan (0-1),
poursuit Bruno Cheyrou. Si le Championnat
s’arrêtait maintenant, c’est vrai que nous
serions moyens. Mais ce n’est pas fini. Nous
devons être ambitieux. Les équipes devant
nous sont peut-être supérieures. Il va falloir
s’arracher. Moi, je ne veux pas être considéré
comme un joueur moyen. » En Championnat, les Bretons ont redressé la barre après un
mois d’août calamiteux (un point en quatre
matches). Neuvièmes avec 25 points, ils
pointaient quand même hier matin à quatre
longueurs de Bordeaux, huitième, et à huit
de Sochaux, le troisième.
« Je ne veux pas tirer le bilan de la saison à la
mi-temps de la saison, coupe le président,
Frédéric de Saint-Sernin. Nous devons nous
battre pour avoir le plus de points possible.
Nous devons aussi jouer les matches à fond,
nous battre jusqu’à la dernière minute. En
Coupe, ça n’a pas été le cas. Maintenant, le
Championnat est fou. À part Lyon, je ne sais
pas qui sera dans le tiercé gagnant. » Une
façon d’évoquer l’Europe sans prononcer son
nom. Après l’OM, les Bretons vont notamment affronter Monaco, Sochaux, Nancy et
Saint-Étienne en l’espace d’un mois et demi.
Leurs perspectives seront donc vite tracées.
« Marseille est un match tournant, qui peut
déterminer notre fin de saison », explique
Grégory Bourillon. Quoi qu’il arrive, il restera
toujours le challenge nantais du 28 avril pour
mettre un peu de sel à leur fin de saison. Les
Rennais devraient quand même savoir que
battre Nantes, ces derniers temps, c’est se
contenter de peu.
RAPHAËL RAYMOND
Les Verts virent au rouge Monsoreau se recentre
Différents dans leur contenu, ces trois
revers ont semé le trouble.
Le spectre de l’an passé, quand SaintÉtienne, après un début prometteur,
s’était totalement écroulé l’hiver venu,
n’a pas encore ressurgi. « Autant nous
ne nous sommes jamais enflammés
lorsque nous avons connu des
périodes très favorables, autant là
nous ne nous alarmons pas et nous ne
tombons pas dans le catastrophisme,
indique Jérémie Janot. Là, on reprend
par un gros morceau, ce qui nous permet d’être tout de suite dans le bain. »
Ce gros morceau, c’est Monaco, chez
qui les Verts ont pourtant obtenu leur
seul succès à l’extérieur (2-1) de la saison.
Piquionne
et Landrin blessés
« Nous sommes dans une période délicate, avec des résultats qui ne sont pas
au rendez-vous, résume Ilunga. On
espérait se rassurer face à Sochaux en
Coupe de France et nous sommes vraiment passés à côté. Maintenant, nous
n’avons plus qu’un objectif et nous ne
pouvons que positiver. Il ne faut pas
tout gâcher après une bonne première
moitié de saison. Nous nous déplaçons
deux fois de suite chez des concurrents
directs, Nancy et Lens : ce n’est
qu’ensuite que l’on pourra dire si on
peut vraiment postuler à une place
dans le haut du classement. »
Pour ne rien arranger, les Verts,
jusque-là plutôt épargnés dans ce
domaine en dehors de la longue indisponibilité de Perrin, cumulent cette
semaine les pépins physiques. Après
Hautcœur (entorse d’un genou) et
Bilos (cuisse), Landrin s’est blessé au
front hier à l’entraînement, dans un
choc avec Perquis, tandis que
Piquionne (tendinite cuisse gauche) a
écourté sa séance. Incontournables
avant la trêve, les deux hommes ont
déclaré forfait et seront remplacés par
Moustapha Sall et Maodomalick Faye,
attaquant de la réserve qui intègre
pour la première fois le groupe pro.
N’est-ce pas un peu beaucoup pour un
groupe en proie au doute ?
JÉRÔME LE FAUCONNIER
(avec J.-Y. D.)
20 clubs acttuels
chaux
arseille
rdeaux
nt-Étienne
ns
1 905 : Lille
1 829 : Monaco
1 757 : Rennes
1 749 : Lyon
1 725 : Nice
1 617 : Nantes
1 377 : Nancy
1 368 : Toulouse
1 252 : Paris-SG
987 : Auxerre
929 : Valenciennes
815 : Sedan
755 : Troyes
95 : Le Mans
95 : Lorient
1952-53)… sans parler des records
liés à l’équipe de France (67 joueurs,
620 sélections), à l’Europe (4 finales,
1 victoire) ou à la Coupe de France
(10 succès sur 17 finales, au moins une
par décennie depuis les années 20).
Autant de faits d’armes qui ont rencontré en écho un enthousiasme extraordinaire : entre 1948 et 2006, l’OM a
de saisons en D 1
59 : Sochauux
57 : Marsseille
56 : Metz
55 : Strasbbourgg
54 : Bordeaaux,, Lens et Saint-Étienne
co et Rennes
e buts marqués en D 1
3 240 : Marseille
3 161 : Saint-Étienne
3 083 : Socchaux
2 996 : Borrdeaux
2 803 : Lens
Len
Bilan de ses 1 999 matches
dééf
défaites
(32 %)
victoires
(43 %)
nuls
((25
25 %)
3 240 buts marqués
q
1,62
2 673 buts encaissés
1,33
but
ppar matchh
possédé vingt-quatre fois la meilleure
moyenne d’affluence de la Ligue 1 (et
dix fois la deuxième) ! Il détient le
record d’affluence pour un match de
l’élite (57 740 spectateurs) et a joué
quatre-vingt-sept matches de Championnat au Vélodrome devant plus de
cinquante mille personnes !
ALAIN PÉCHERAL
Beckham
ne jouera plus au Real
SAINT-ÉTIENNE - MONACO
Saint-Étienne doit réagir s’il ne veut pas gâcher sa bonne première partie
de saison.
2 083 : Socchaux
2 004 : Metz
1 999 : Marseille
1 978 : Straasbourgg
1 965 : Borrdeaux
Engagé par Monaco pour jouer latéral gauche, l’ancien Sochalien a récemment
retrouvé son poste de prédilection dans l’axe.
MONACO –
de notre envoyé spécial
LA DERNIÈRE SÉANCE d’entraînement des Monégasques, hier matin à
La Turbie, a été fatale à Gaël Givet.
Le capitaine de l’ASM s’est blessé à la
cuisse et il ne sera pas du déplacement
à Saint-Étienne. C’est la troisième fois
de suite que l’international, déjà
absent face à Lyon (0-0, 19e journée) et
à Quevilly (2-0, 32es de Coupe de
France) à cause d’une petite intervention chirurgicale à la tête, déclare forfait. Mais Monaco a de la ressource.
Outre le Brésilien Bolivar, qui est aligné régulièrement, Modesto, le jeune
Sénégalais Sambou et, surtout, Sylvain
Monsoreau sont susceptibles d’être
alignés en charnière centrale.
Depuis trois rencontres, l’ancien
Sochalien et Lyonnais s’est d’ailleurs
installé dans l’axe. Il y multiplie les performances haut de gamme, comme à
Gerland, où il a été rayonnant, et
l’ASM n’encaisse plus de buts. « C’est
vrai, sourit Monsoreau, mais c’est une
coïncidence, rien de plus. Ce qui est
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
sûr, en revanche, c’est que c’est mon
poste de prédilection, celui où j’ai
envie de jouer. C’est dans ce rôle que
j’ai été formé à Sochaux et c’est là que
j’ai le plus de facilités à évoluer, en particulier à cause de mon physique
(1,86 m pour 80 kilos). »
Dans le Doubs, il a certes d’abord joué
côté gauche sous les ordres de Jean
Fernandez mais Guy Lacombe, qui
avait succédé à l’actuel entraîneur
auxerrois, l’avait plutôt utilisé dans
l’axe en compagnie de Souleymane
Diawara. Et, après une saison
2004-2005 très convaincante, c’est
pour être la doublure de Claudio Caçapa en défense centrale que Lyon l’avait
recruté. Seule la longue blessure d’Éric
Abidal l’avait contraint à épauler son
équipe sur le côté et son apport a alors
été si déterminant que Monaco, à la
recherche d’un latéral, a sauté sur
l’occasion pour engager ce joueur
d’une parfaite correction (aucun carton rouge dans sa carrière) et à la
recherche de davantage de temps de
jeu.
Toutefois, au cours de ses discussions
avec les dirigeants monégasques et
avec Laszlo Bölöni, l’entraîneur alors
en place, Sylvain Monsoreau a toujours été très clair. « Arpenter le couloir, ce n’est pas trop mon truc, a-t-il
expliqué. Alterner les montées et les
gestes défensifs, venir dribbler dans la
surface adverse, ça ne me correspond
pas. Je ne suis pas l’archétype de
l’arrière latéral moderne. À Lyon,
je m’en suis sorti parce que j’avais
Malouda devant et que je pouvais me
contenter de défendre. »
Depuis le début de cette saison, c’est
pourtant dans ce rôle qu’il a été le plus
souvent aligné, soit neuf fois dans le
couloir gauche contre cinq fois dans
l’axe. Ces dernières semaines, Laurent
Banide, qui a longtemps tâtonné pour
trouver la meilleure formule, semble
l’avoir recentré. Contre Sochaux par
exemple, alors que les deux joueurs
étaient alignés, c’est Gaël Givet qui
s’est retrouvé sur le côté gauche. Les
résultats plaident en faveur de cette
nouvelle formule.
JEAN-PIERRE RIVAIS
MADRID –
de notre correspondant
SIX MOIS avant son transfert aux
États-Unis et la fin de son contrat
« galactique », David Beckham a déjà
terminé sa carrière madrilène. Fabio
Capello a en effet officiellement
annoncé hier qu’il mettait de côté le
joueur anglais jusqu’à la fin de la saison. Hier, à l’issue de l’entraînement,
le coach italien a même tiré à boulets
rouges contre « Becks » et a annoncé
qu’il ne porterait plus jamais le maillot
blanc du Real. « Il a toujours été un
grand professionnel, a expliqué
Capello, mais nous ne pouvons compter sur un joueur qui a signé un contrat
aussi important avec un autre club.
C’est la décision de Beckham de s’en
aller à Los Angeles… Donc il ne jouera
plus au Real. Il pourra s’entraîner mais
il ne jouera plus. »
Ce choix brutal paraît irrévocable.
Mais Capello, qui a avoué ne pas avoir
parlé à Beckham, ne se sent en rien responsable dans cette affaire. « Qu’il
veuille partir ne dépend pas de moi, a
précisé l’entraîneur. Interrogez-le sur
cette histoire ! »
Fabio Capello oublie cependant de
signaler qu’il avait, il y a quelques
jours, recommandé au président du
Real de ne pas renouveler le contrat de
Beckham. Le coach n’a semble-t-il pas
apprécié que l’Anglais annonce son
départ en fin de saison au lendemain
de son absence de la liste des joueurs
convoqués pour le match de Coupe du
roi face au Betis Séville (0-0).
L’opération « nettoyage » n’est toutefois pas terminée. Capello a aussi
annoncé hier qu’il ne voulait plus rien
savoir de son compatriote Antonio
Cassano (qu’il avait pourtant choisi de
garder cet été, contre l’avis des dirigeants) et qu’il souhaitait que l’attaquant soit transféré avant la fin du
mois. D’autre part, et pour la troisième
fois consécutive, Ronaldo ne s’est pas
entraîné avec ses coéquipiers. Il
souffre, paraît-il, de problèmes musculaires. Une blessure « diplomatique »
tant les jours du Brésilien au Real sont
comptés. Capello avait beau déclarer
hier que « Ronaldo restait un joueur
merengue », les dirigeants du Real et
les agents du joueur lui cherchent
actuellement une porte de sortie, la
radio Cadena Ser ayant annoncé hier
une offre de la Juventus Turin.
FRÉDÉRIC HERMEL
Faty intéresse la Juventus
En fin de contrat au 30 juin, donc libre de choisir son prochain club depuis le 1er janvier, le défenseur central de Rennes, Jacques Faty, aurait, de sources italiennes,
signé un précontrat avec la Juventus de Turin. « Je n’ai rien signé, a-t-il répondu
hier au Corriere dello Sport. La “Juve” est un grand club, ce serait une opportunité
exceptionnelle mais nous n’en sommes pas à la signature. Aujourd’hui, je suis à
Rennes. Mais si la " Juve " m’appelle, je ne pourrai pas refuser. » En fait, Faty est
effectivement suivi par la Juve depuis la nomination de Didier Deschamps au poste
d’entraîneur, à l’été 2006. Comme l’ancien capitaine des Bleus, Faty travaille avec
le même agent, Jeannot Werth. Barré par la paire Bourillon-Mensah, Faty est
actuellement voué à un rôle de remplaçant en Bretagne, malgré un intérim
convaincant en fin d’année 2006. – R. R.
LE WERDER SUR CAREW. – John Carew, l’attaquant norvégien de
l’Olympique Lyonnais, intéresse le Werder Brême, ce que confirme Klaus Allofs, le
directeur sportif du club allemand, mais pas les dirigeants lyonnais, qui assurent
n’avoir reçu aucune offre. – G. D., S. Ta.
OBRANIAK À LILLE : RÉPONSE MARDI. – Ludovic Obraniak ne veut plus
porter les couleurs du FC Metz, pour rejoindre Lille dès ce mercato. Le milieu
(22 ans) saura mardi si son désir est exaucé. Le LOSC a reformulé deux offres de
transfert aux dirigeants lorrains : une de 800 000 euros agrémentés de bonus ; une
autre de 600 000 euros avec le prêt d’un joueur. Les dirigeants du FC Metz se
réunissent lundi soir et communiqueront leur décision le lendemain. – D. D.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LE STADE RENNAIS avait commencé
l’année 2006 par un bain d’allégresse à la
Beaujoire. En s’imposant sur les terres de son
rival voisin (2-0), les Rouge et Noir avaient
mis fin à 41 années de disette. C’est par une
douche froide qu’ils ont débuté 2007. En
s’inclinant à domicile contre Romorantin
(1-3, après prolongation), en 32es de finale de
la Coupe de France, deux semaines et demie
seulement après une autre déconvenue, en
quarts de finale de la Coupe de la Ligue,
contre Reims (0-1), les Rennais ont raboté
une saison déjà sans grand relief.
Samedi dernier, la porte du vestiaire est restée fermée pendant trois quarts d’heure. Le
temps pour Pierre Dréossi et Frédéric de
Saint-Sernin de mettre les points sur les i.
« On vivait une humiliation, explique le président rennais. Il fallait faire prendre
conscience aux joueurs que ce n’était pas
tolérable, que ça ne devait plus se reproduire.
On ne peut pas dire que les joueurs ont triché.
Ils ont tout donné. Seulement, je crois que, à
un moment, quand on n’y arrive pas, nous
nous crispons, ce qui nous empêche de jouer
tout le match à fond. »
Si ce n’est pas une affaire de motivation, c’est
peut-être que l’effectif a été un peu
Nombre de matches en D 1
Bleu
Rouge
de notre correspondant permanent
Le bilan de l’OM en Première Division.
JOURNAL DES TRANSFERTS
Éliminés des deux Coupes, les Rennais doivent battre l’OM pour éviter une fin de saison sans saveur.
RENNES –
Marseille superbuteur
Jaune
Bleu
Jaune
PORT-CROUËSTY. – Franck Ribéry (à gauche) et Djibril Cissé, les deux internationaux de l’OM, entendent
« bien commencer l’année en L 1 » par un bon résultat à Rennes ce soir.
(Photo Franck Nataf)
DEUX MILLE MATCHES en Ligue 1 :
après Sochaux et Metz, l’OM s’apprête
à franchir ce cap symbolique, privilège
des rescapés de la première heure, ces
clubs pionniers qui ont quasi toujours
été présents dans le paysage du football français.
Un titre que le club marseillais mérite
doublement puisque s’il était, comme
chez les Messins et les Doubistes, sur la
ligne de départ du tout premier Championnat professionnel en 1932 (avec
l’Olympique Lillois, le Stade Rennais et
l’OGC Nice), il se trouvait aussi au
nombre des quarante-huit inscrits
dans la balbutiante Coupe de France
de 1917-18, aux côtés de Rennes
encore, du Havre AC et de l’AJ Auxerre.
Au-delà de son palmarès, qui demeure
à ce jour le plus riche du pays, cette
régularité explique aussi pourquoi le
plus turbulent enfant du football hexagonal fut désigné par L’Équipe « club
français du siècle » au mois de
décembre 2000, sur la base d’un classement chiffré.
De fait l’OM, que pas un de ses sympathisants ne se hasarderait à dénommer
« Marseille » (car pour eux Marseille,
c’est la ville, l’OM, c’est le club), possède une très longue et tumultueuse
histoire, jalonnée de personnages
étonnants, de sombres ou scandaleux
épisodes mais aussi de coups d’éclat
mémorables.
Au point que résumer ses cent sept ans
d’existence revient à énumérer en partie ses étonnants records et particularismes : huit titres de champion de
France, onze couronnes de meilleur
buteur mais aussi un Ballon d’Or
(Papin) et un Soulier d’Or (Skoblar)
conquis sous son maillot, dernier club
de Division 1 à être descendu en D 2 (en
1959), plus grand nombre de buts inscrit parmi l’élite (3 240), plus petit
nombre de buts concédés sur une saison (21, en 1991-92), meilleur buteur
dans une saison à vingt clubs (Skoblar,
44 buts en 1970-71) comme à dix-huit
clubs (Andersson, 35 buts en
Rennes veut du sel
PROTAGONISTE PARFAIT de la première partie de la saison, Saint-Étienne
vient de connaître trois défaites d’affilée. Cette mauvaise série, la première
depuis l’été 2006, a forcément revu à
la baisse les ambitions du club forézien, et l’oblige désormais à se concentrer sur la Ligue 1.
« Le Championnat était l’objectif le
plus important mais c’est vrai que nous
espérions réussir mieux dans les
Coupes, remarque Ivan Hasek. Voilà,
c’est déjà fini. C’est de l’histoire
ancienne et on ne peut rien y changer.
Donc, désormais, nous devons faire
preuve d’une concentration totale
pour tous les matches de Championnat. Chaque rencontre doit être disputée comme une finale de Coupe. »
Autant l’élimination de son équipe bis
en Coupe de la Ligue (1-0 après prolongation face à Bordeaux) a pu laisser
des regrets, autant celle subie le weekend dernier à domicile face à Sochaux
(1-3) ne souffre aucune contestation.
Entre-temps, Saint-Étienne s’est incliné de justesse à Marseille (1-2), ce qui
lui a coûté sa place sur le podium.
d’aujourd’hui, où on est plutôt
attentistes…
– D. C. : On aime provoquer, on
essaye d’aller de l’avant, et c’est très
important dans le football moderne
d’avoir de la percussion, de l’audace,
du culot.
– F. R. : C’est bien beau de faire dix
passes si, après, il n’y a rien.
– D. C. : Techniquement, “Francky”
est plus à l’aise que moi. Jouer en
remise, dos au but, ce n’est pas trop
mon fort et j’essaye de faire ce que je
sais faire. Moi, mon jeu, c’est de frapper au but, même dans des positions
difficiles.
– Le 7 février, les Bleus reçoivent l’Argentine. Y pensezvous déjà ?
– D. C. : Pour l’instant, c’est plus
Franck qui est concerné que moi.
J’essaye, en ce moment, de me
remettre au niveau. Bien sûr,
j’espère y être, mais d’abord, on a
Noir
Noir
« COMMENT ABORDEZ-VOUS
ce match à Rennes ?
– DJIBRIL CISSÉ : Personnellement, j’ai hâte d’y être, parce que
c’est un stade qui me réussit (le
28 juillet 2001, avec Auxerre, il avait
marqué quatre des cinq buts de la
victoire 5-0). Pratiquement, à
chaque fois que j’y suis venu, ça s’est
bien passé pour moi.
– FRANCK RIBÉRY : C’est un
match important à l’extérieur pour
bien commencer l’année en L 1.
Après, on reçoit Auxerre à huis clos.
– Les supporters marseillais
ne vous verront donc pas avant
le match contre le PSG, le
3 février…
– D. C. : Justement, ils vont être
encore plus chauds…
– F. R. : … ils ont l’habitude de bien
préparer le match contre Paris, alors
là…
– D. C. : … et moi, ce sera mon premier OM-PSG, même en tant que
spectateur. Je n’en ai jamais vu au
Stade-Vélodrome, ça va être bien !
– Vous êtes tous les deux
venus à Marseille par passion
pour l’OM. À quan d cela
remonte-t-il ?
– D. C. : Moi, c’est depuis ma naissance. Je suis d’Arles et, dans mon
quartier, il ne fallait pas parler d’une
autre équipe ; sinon, tu pouvais avoir
de sérieux problèmes ! J’ai toujours
été supporter de l’OM et de JeanPierre Papin. Je suivais ce qu’il faisait
et encore aujourd’hui.
– F. R. : Djibril est du Sud, où on est
pour Marseille. Là où je suis né, à
Boulogne-sur-Mer, beaucoup de
gens sont pour Lens. Mais, dans mon
quartier, la plupart des gens sont
supporters de l’OM. Et l’équipe
qu’on préfère, c’est celle de Papin et
de Basile Boli, qui nous a donné
beaucoup de plaisir. Moi, mon préféré, c’était Chris Waddle. C’était un
joueur technique, qui provoquait, et
Papin, bien sûr, le buteur.
– Papin, Waddle, des attaquants, cela correspond au
tempérament de Marseille ?
– D. C. : Marseille, c’est une ville qui
va toujours de l’avant, qui aime bien
aussi se différencier des autres. Et
moi, j’aime bien aussi tout ce qui est
différent.
– C’est l’équipe de France qui
vous a rapprochés ?
– D. C. : On s’est connus à Tignes en
mai et on s’est tout de suite bien
entendus. Malgré ce qu’on dit de
nous, on est des gars simples, très
faciles à vivre. Et aujourd’hui, on
dirait que ça fait cinq ou six ans qu’on
se connaît.
– F. R. : Comme il le dit, on est des
gars simples, on est heureux de tout
ce qui nous arrive, on a la même
mentalité, on n’oublie pas d’où on
vient. Le feeling entre nous a tout de
suite été facile.
– Comment expliquez-vous
vos affinités sur le terrain ?
– D. C. : Nous sommes deux joueurs
très intelligents, deux très bons
joueurs et il est naturel que l’on
s’entende. S’il y a de temps en temps
des imperfections, on est très intelligents et ça va aller de mieux en
mieux entre nous.
– F. R. : Djibril fait beaucoup
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
CYCLISME
ITALIE (19e journée)
ANGLETERRE (23e journée)
L’Inter tient son record
BLACKBURN
L’EXPLOIT EST IMPRESSIONNANT. En battant le Torino
(3-1), hier à l’extérieur, l’Inter est devenu la première équipe
de l’histoire de la Serie A à aligner douze succès d’affilée. Et
reste la seule équipe à être toujours invaincue cette saison
dans son Championnat au sein des principaux pays européens.
Les hommes de Roberto Mancini ont poursuivi, dans un
Stade olympique de Turin bondé, leur irrésistible marche en
avant. Ils en sont donc à seize victoires en dix-neuf matches
depuis le début de saison en Championnat. Pour trois
matches nuls. Qui sera donc la première formation de Serie A
à faire tomber cet Inter-là, dont la dernière défaite, toutes
compétitions confondues, remonte à trois mois et demi (0-2
contre le Bayern Munich en Ligue des champions) ? Hier,
l’Inter a encore montré sa puissance et son cynisme contre
HIER
EMPOLI
2-0
PARME
1-3
INTER MILAN
Raggi (26e)
Matteini (77e)
TORINO
Fioré (59e)
Adriano (24e)
Ibrahimovic (60e)
Materazzi (85e s.p.)
AUJOURD’HUI
Atalanta Bergame - Livourne
Cagliari - Ascoli
Chievo Vérone - Catane
Messine - AS Rome
(15 heures, Canal + Sport)
AC Milan - Reggina
Palerme - Udinese
Sampdoria Gênes - Fiorentina
Lazio Rome - Sienne
BUTEURS. – 1. Totti (AS Rome), 12 buts ;
2. Spinesi (Catane), 11 buts ; 3. Mutu (Fiorentina), 10 buts ; 4. Toni (Fiorentina) ; Rigano (Messine) ; Bianchi (Reggina) ; Quagliarella (Sampdoria), 9 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier : Reggina-Palerme ; Ascoli-Atalanta
Bergame. Dimanche 21 janvier : CataneCagliari ; Sienne-Chievo Vérone ; Inter MilanFiorentina ; Udinese-Messine ; Lazio RomeAC Milan ; Livourne-AS Rome ;
Empoli-Sampdoria Gênes ; Parme-Torino.
un Torino non dénué de qualités, mais trop faible physiquement. C’est Adriano qui a permis au club lombard d’ouvrir le
score à la 24e minute d’une belle tête croisée. Le Brésilien,
après avoir connu l’enfer en 2006 (neuf mois sans marquer),
revient petit à petit à un niveau acceptable. En seconde
période, le Torino s’offrait le luxe d’égaliser (59e, un but de
Fiore à la limite du c.s.c. de Materazzi). Mais l’Inter reprenait
l’avantage moins de trente secondes plus tard sur un but
magnifique d’Ibrahimovic (frappe croisée du droit en pleine
lucarne). À la 85e, enfin, Materazzi marquait le troisième but
nerazzurro, sur penalty. Patrick Vieira, de son côté, a réalisé
un match impeccable, tandis qu’Olivier Dacourt est resté sur
le banc. L’AS Rome, deuxième, désormais à dix points de
l’Inter, aura la pression cet après-midi à Messine. – Y. Ri.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
- - - - - - - 1. Inter Milan ....... 51 19 16 3 0 41 16 +25
2. AS Rome ........... 41 18 13 2 3 40 15 +25
3. Palerme ............ 35 18 11 2 5 35 23 +12
4. Catane ............... 26 17 7 5 5 25 31 -6
5. Lazio Rome ...... 25 18 8 4 6 29 17 +12
6. Empoli ............... 25 18 6 7 5 16 17 -1
7. Sampdoria ........ 23 18 6 5 7 28 26 +2
8. Udinese ............. 23 18 6 5 7 19 21 -2
9. Livourne ............ 22 18 5 7 6 18 24 -6
10. Torino ................ 22 19 5 7 7 15 23 -8
11. Atalanta Bergame .... 21 18 5 6 7 27 29 -2
12. AC Milan ......... 20 18 7 7 4 22 16 +6
13. Sienne ............. 20 18 4 9 5 15 19 -4
14. Fiorentina ....... 18 18 10 3 5 30 17 +13
15. Cagliari ........... 16 18 2 10 6 14 21 -7
16. Messine .......... 15 18 3 6 9 19 32 -13
17. Chievo Vérone ........ 14 18 3 5 10 18 27 -9
18. Reggina .......... 12 18 6 5 7 23 25 -2
19. Parme ............. 12 19 2 6 11 16 35 -19
20. Ascoli .............. 9 18 1 6 11 13 29 -16
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts particulière. À la suite de l’affaire des matches truqués, la Fiorentina compte 15 points de pénalité, la Reggina 11, l’AC Milan 8 et la Lazio
Rome 3. Par ailleurs, Sienne a été sanctionné
par la commission de discipline de la Ligue
italienne de un point de pénalité en raison
d’un retard dans le paiement d’impôts.
ITALIE (SERIE B, 19e journée). – HIER, Mantoue - Juventus Turin : 1-0. But : R. Kovac (52e
c.s.c.). Avec un match en retard (à jouer à domicile contre Cesena mardi 16 janvier), la Juventus
Turin, pénalisée de 9 points, est 6e (sur 22) de Serie B avec 32 points, à égalité de points avec le
Genoa et derrière Bologne (5e, 33 points), Mantoue (4e, 33 points), Rimini (3e, 33 points), Plaisance (2e, 34 points) et Naples (1er, 35 points), sachant que les 1re et 2e places permettent
l’accession directe à la Serie A et que les 3e, 4e, 5e et 6e places sont synonymes de barrages pour
l’accession.
SERIE B : PREMIÈRE DÉFAITE DE LA JUVENTUS. – Invaincue lors de ses dix-sept
premiers matches de Serie B (douze victoires et cinq nuls), la Juventus Turin est tombée
hier pour la première fois de la saison. Les hommes de Didier Deschamps, qui ont fourni
une prestation insuffisante, se sont logiquement inclinés à Mantoue (0-1, but contre son
camp de Robert Kovac). Trezeguet, par exemple, a été inexistant. La Juve, qui a en outre
perdu sur blessure son gardien Buffon (il a dû sortir à la 79e, touché dans le bas du dos),
passe de la 3e à la 6e place. Elle jouera son match en retard contre Cesena mardi. – Y. Ri.
DEMAIN
20 H 30
Brest - Caen (Eurosport)
BUTEURS : 1. Lesage (Le Havre) ;
B. Gueye (+1) (Metz), 12 buts ; 3. Akrour
(+1) (Grenoble), Deranja (Libourne-SaintSeurin), 10 buts ; 5. K. Traoré (+1)
(Le Havre) ; Fauré (Reims), 9 buts ; etc.
MONTPELLIER - STRASBOURG
AUJOURD’HUI, 16 HEURES, STADE DE LA MOSSON (Eurosport)
MONTPELLIER:Pionnier –Ngambi, Carotti(cap.)ou Cambon,F. Mendy,L.Clément – Delaye, Neumann, Atik – Montano, Lafourcade ou Malm, Darbion. Remplaçants : J. Carrasso (g.), Malm ou Lafourcade, Taouil, Ab. Cissé, Cambon ou
Colombo. Entraîneur : J.-F. Domergue.
STRASBOURG: Cassard – Deroff (cap.), Bellaïd, Strasser,Vergerolle – Camadini, Cohade, Lacour, Mouloungui – M’Bodji, Rangelov. Remplaçants : Puydebois
(g.), Gasmi, Mathlouthi, Gameiro, Ekobo. Entraîneur : J.-P. Papin.
Arbitre : M. Thual.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 26 janvier, 20 heures : Reims - Dijon, Brest - Bastia,
Strasbourg - Niort, Gueugnon - Créteil, Istres - Montpellier, AC Ajaccio - Tours, Grenoble Châteauroux, Libourne-Saint-Seurin - Metz ; 20 h 30 : Caen - Amiens (Eurosport) ; Lundi
29 janvier, 20 h 30 : Le Havre - Guingamp (Eurosport).
NATIONAL (19e journée)
VENDREDI
Châtellerault - Sète .................................... 2-0
Pau - Laval .................................................... 0-1
Cherbourg - Yzeure .................................... 1-1
HIER
Paris FC - Martigues .................................. 1-1
Entente SSG - Raon-l’Étape ...................... 1-0
Clermont - Cannes ....................................... 1-1
Romorantin - Beauvais .............................. 0-1
Angers - Toulon ............................................ 2-1
Nîmes - Louhans-Cuiseaux ....................... 3-0
Boulogne-sur-Mer - Vannes ...................... 2-1
Classement : 1. Boulogne, 36 pts ; 2. Clermont, 35 ; 3. Laval, 35 ; 4. Angers, 34 ;
5. Nîmes, 32 ; 6. Beauvais, 31 ; 7. Paris FC,
30 ; 8. Cannes, 27 ; 9. Louhans-C., 26 ;
10. Sète, 26 ; 11. Romorantin, 24 ; 12. Toulon, 22 ; 13. Châtellerault, 20 ; 14. Pau, 20 ;
15. Entente SSG, 20 ; 16. Raon-l'Étape, 19 ;
17. Vannes, 19 ; 18. Martigues, 18 ;
19. Yzeure, 15 ; 20. Cherbourg, 14.
En cas d’égalité de points, les équipes
sont départagées par la différence de buts
particulière.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 janvier, 20 heures : Toulon - Pau, Cannes Angers, Yzeure - Martigues, Laval - Cherbourg, Raon-l’Étape - Boulogne-sur-Mer ; Samedi
20 janvier, 18 heures : Entente SSG - Nîmes ; 20 heures : Beauvais - Paris FC.
Les matches Sète-Romorantin, Vannes-Châtellerault et Louhans-Cuiseaux - Clermont ont été
reportés à une date ultérieure en raison des 16es de finale de la Coupe de France.
SEDAN : UN SUPPORTER INTERDIT DE STADE POUR TROIS ANS. – Un
supporter de Sedan a été interdit de stade pendant trois ans et soumis à une
peine de 140 heures de travail d’intérêt général par le tribunal correctionnel
de Charleville-Mézières. Le 18 août dernier, en marge du match Nancy-Sedan
(3-1), il avait effectué le salut nazi à Marcel-Picot et provoqué les supporters
lorrains avant de vider un extincteur. Rattrapé par la surveillance vidéo, il
devra attendre janvier 2010 pour fréquenter à nouveau un stade. – P. R.
MASCHERANO : LIVERPOOL CONSULTE LA FIFA. – Désireux d’accueillir
Javier Mascherano (West Ham) en prêt, Liverpool vient de demander à la FIFA
de se pencher sur la possibilité d’une telle transaction. Normalement, les
règlements interdisent, depuis juillet 2005, à un joueur d’évoluer en match
officiel dans plus de deux clubs par saison. Or, depuis le 1er juillet dernier,
Mascherano a déjà joué avec les Corinthians (BRE) et West Ham (ANG).
Pourtant, Liverpool espère obtenir une dérogation afin de se le faire prêter.
La FIFA acceptera-t-elle ? En cas de refus, elle devra en tout cas expliquer à
Liverpool comment Aliadière (Arsenal) a pu être prêté par les Gunners et
jouer en 2005-2006 dans trois clubs : Celtic Glasgow, West Ham et
Wolverhampton. Ce précédent n’a sans doute pas échappé aux Reds... – S. K.
CHELSEA : CECH DE RETOUR SAMEDI ? – Le gardien tchèque de Chelsea,
Petr Cech, pourrait reprendre samedi contre Liverpool en Championnat, selon
son entraîneur José Mourinho. « La décision de le faire jouer me revient, mais
il est prêt, a expliqué le technicien portugais. Je dois encore décider si je
laisse Hilario dans le but une ou deux semaines, ou si je le confie
immédiatement à Petr Cech. » Ce dernier avait été sérieusement blessé à la
tête contre Reading le 14 octobre, et a repris l’entraînement depuis quelques
semaines seulement.
Hasselbaink (27e)
Cattermole (45e)
Arca (63e)
Ayegbeni (68e)
CHELSEA
WIGAN
4-0
Lampard (13e)
Robben (63e)
Kirkland (70e c.s.c.)
Drogba (90e + 2)
MANCHESTER U.
ASTON VILLA
3-1
(11e)
Park
Carrick (13e)
C. Ronaldo (35e)
(52e)
Agbonlahor
SHEFFIELD U.
1-1
PORTSMOUTH
0-3
LIVERPOOL
O'Neil (81e)
WEST HAM
LEVANTE
Hugo Viana (51e)
Morientes (56e)
Ayala (79e)
FULHAM
3-3
Zamora (28e)
Benayoun (46e, 64e)
Radzinski (16e)
McBride (59e)
Christanval (90e + 3)
AUJOURD'HUI
3-1
FC BARCELONE
Luis Garcia (31e)
Saviola (60e)
e
Tamudo (66 )
Rufete (90e)
AUJOURD’HUI
EVERTON
Tarragone - Getafe
Celta Vigo - Atletico Madrid
Osasuna - Betis Séville
Santander - Real Sociedad
Athletic Bilbao - Villarreal
FC Séville - Majorque (17 heures, Sport +)
Real Madrid - Saragosse
Rec. Huelva - La Corogne
Classement : 1. FC Séville, 37 pts ;
2. FC Barcelone, 35 ; 3. Valence CF, 33 ;
4. Real Madrid, 32 ; 5. Saragosse, 30 ; 6. Atletico Madrid, 29 ; 7. Rec. Huelva, 28 ;
8. Esp. Barcelone, 25 ; 9. Getafe, 23 ; 10. Osasuna, 23 ; 11. Villarreal, 22 ; 12. Celta Vigo,
21 ; 13. Santander, 21 ; 14. La Corogne, 20 ;
15. Athletic Bilbao, 18 ; 16. Levante, 18 ;
17. Majorque, 17 ; 18. Betis Séville, 16 ;
19. Real Sociedad, 13 ; 20. Tarragone, 9.
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts particulière.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier : Aston Villa-Watford ; Fulham-Tottenham ; Liverpool-Chelsea ; Manchester City-Blackburn ;Middlesbrough-Bolton ; Newcastle-West Ham ; Portsmouth-Charlton ; Reading-Sheffield Utd. Dimanche 21 janvier : Arsenal-Manchester Utd ;
Wigan-Everton.
MATCH EN RETARD (14e journée). – Mardi 23 janvier : Watford-Blackburn.
ESP. BARCELONE
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier : Atletico Madrid-Osasuna ; VillarrealFC Séville. Dimanche 21 janvier : FC Barcelone-Tarragone ; Getafe-Celta Vigo ; Betis
Sé vill e-Sant ander ; Rea l Socie dad Valence CF ; Levante-Athletic Bilbao ;
Majorque-Real Madrid ; Saragosse-Rec. Huelva ; La Corogne-Espanyol Barcelone.
MATCH EN RETARD (15e journée). –
Mercredi 24 janvier : Betis Séville-FC Barcelone.
READING
BUTEURS. – 1. Drogba (Chelsea), 14 buts ;
2. C. Ronaldo (Manchester U.), 13 buts ;
3. Van Persie (Arsenal), Doyle (Reading),
10 buts ; 5. McCarthy (Blackburn) ; Ayegbeni
(Middlesbrough) ; Kanu (Portsmouth),
9 buts ; 8. Henry (Arsenal) ; G. Barry (Aston
Villa) ; D. Bent (Charlton) ; Lampard (Chelsea) ; Rooney, Saha (Manchester U.),
8 buts ; etc.
(14 h 45, TPS Foot)
TOTTENHAM
NEWCASTLE
(17 heures, TPS Star)
ÉCOSSE (24e journée)
HIER
Aberdeen - Inverness ....................................... 1-1
Falkirk - Dunfermline ....................................... 1-0
Glasgow Rangers - Dundee U. ...................... 5-0
VENDREDI
Boavista - Maritimo Funchal ......................... 1-1
HIER
AUJOURD’HUI
Nacional Madère - Braga ............................... 0-0
Belenenses - Sporting Portugal .................... n.p.
Heart of Midl. - Celtic Glasgow
DEMAIN
Kilmarnock - Hibernian
St Mirren - Motherwell, prévu hier, a été
reporté.
Classement : 1. Celtic Glasgow, 56 points ;
2. Glasgow Rangers, 42 ; 3. Aberdeen, 39 ;
4. Heart of Midl., 37 ; 5. Hibernian, 33 ; 6. Falkirk, 33 ; 7. Kilmarnock, 30 ; 8. Inverness, 28 ;
9. Dundee Utd, 27 ; 10. Motherwell, 25 ;
11. St Mirren, 23 ; 12. Dunfermline, 14.
CFA (17e journée)
COUPE DE BELGIQUE (8es de finale). –
HIER, Lierse - ROYAL ANTWERP (D 2) : 1-4 ;
ANDERLECHT - FC Dender (D 2) : 5-2 ; STANDARD LIÈGE - Hamme (D 2) : 5-0 ; GENK Mouscron : 1-0 ; Roulers - LA GANTOISE :
2-3 ; FC BRUGES - Westerlo : 1-0.
AUJOURD’HUI : FC Malines (D 2) - ZulteWaregem, Kortrijk (D 2) - Saint-Trond.
GROUPE A
CFA 2 (15e journée)
Nancy B - Lille B ............................................... 0-1
PORTUGAL
(15e journée)
GROUPE A
AUJOURD’HUI
V. Setubal - Naval
U. Leiria - E. Amadora
Aves - FC Porto
Paços Ferreira - Beira-Mar
DEMAIN
Acad. Coimbra - Benfica
Classement : 1. FC Porto, 37 pts ; 2. Sporting Portugal, 32 ; 3. Benfica, 29 ; 4. Braga,
25 ; 5. Maritimo Funchal, 23 ; 6. Nacional
Madère, 21 ; 7. U. Leiria, 21 ; 8. Belenenses,
20 ; 9. Naval, 20 ; 10. Paços Ferreira, 18 ;
11. Boavista, 17 ; 12. E. Amadora, 15 ;
13. Acad. Coimbra, 13 ; 14. V. Setubal, 9 ;
15. Aves, 8 ; 16. Beira-Mar, 8.
PAYS-BAS (20e journée, match en
retard). – AUJOURD’HUI : Willem II
(16)-NAC Breda (12).
GROUPE E
HIER
HIER
HIER
Metz B - Épernay .............................................. 2-2
Calais - Lens B .................................................. 4-1
Schiltigheim - Levallois .................................. 5-1
Épinal - Mulhouse ............................................ 1-0
Saint-Quentin - Besançon .............................. 1-1
Vesoul - Strasbourg B ...................................... 1-1
Compiègne - Sochaux B ................................. 1-1
Wasquehal - Valenciennes B ......................... 0-1
Noisy-le-Sec - Saint-Omer ............................. 1-1
Arras - Laon ....................................................... 2-0
Cambrai - Sedan B ........................................... 1-0
Créteil B - Roye ................................................ 3-0
Armentières - Marck ........................................ 2-0
AUJOURD’HUI
Reims Ste-Anne - Reims B (14 h 30)
Feignies - Taissy (15 heures)
Classement : 1. Valenciennes B, 47 pts ;
2. Créteil B, 42 ; 3. Marck, 38 ; 4. Sedan B,
37 ; 5. Roye, 37 ; 6. Wasquehal, 36 ;
7. Armentières, 36 ; 8. Arras, 35 ; 9. Cambrai,
35 ; 10. Noisy-le-Sec, 34 ; 11. Saint-Omer,
31 ; 12. Feignies, 30 ; 13. Laon, 28 ; 14. Taissy, 26 ; 15. Reims-Ste-Anne, 26 ; 16. Reims B,
23.
Limoges - Carcassonne .................................. 1-0
Cugnaux - Agen ................................................ 0-3
Blagnac - Les Sables d’O. .............................. 2-0
Lib.-St-Seurin B - Tarbes ............................... 3-1
Fontenay-le-C. - Aurillac B ............................ 0-0
FC Bas. Arcachon - Niort B ............................ 0-1
Luçon - Cognac ................................................ 2-1
Mont-de-Marsan - Toulouse Font. ............... 1-1
Classement : 1. Fontenay-le-C., 44 pts ;
2. Niort B, 42 ; 3. Toulouse Font., 41 ;
4. Libourne-St-Seurin B, 41 ; 5. Luçon, 41 ;
6. Tarbes, 40 ; 7. Mont-de-Marsan, 39 ;
8. Carcassonne, 38 ; 9. Les Sables d'O., 35 ;
10. Agen, 35 ; 11. Blagnac, 34 ; 12. FC Bas.
Arcachon, 33 ; 13. Cognac, 28 ; 14. Aurillac B,
27 ; 15. Cugnaux, 26 ; 16. Limoges, 22.
Lesquin - Dunkerque (15 heures)
Classement : 1. Lille B, 53 pts ; 2. Besançon,
49 ; 3. Metz B, 46 ; 4. Sochaux B, 45 ;
5. Calais, 43 ; 6. Compiègne, 41 ; 7. Nancy B,
40 ; 8. Mulhouse, 39 ; 9. Épinal, 38 ; 10. Dunkerque, 37 ; 11. Lens B, 37 ; 12. Strasbourg B,
36 ; 13. Lesquin, 35 ; 14. Schiltigheim, 34 ;
15. Vesoul, 33 ; 16. Épernay, 32 ; 17. SaintQuentin, 31 ; 18. Levallois, 26.
GROUPE B
HIER
Montceau - Le Pontet ...................................... 1-0
Endoume - CA Bastia ....................................... 0-3
Cassis-Carnoux - Lyon B ................................ 3-0
GFCO Ajaccio - Nice B ..................................... 1-1
Montpellier B - Croix-de-Savoie ................... 5-1
Jura Sud - Saint-Étienne B ........................... 0-0
Saint-Priest - Agde ........................................... 3-1
Fréjus - Monaco B ............................................ 1-0
AUJOURD’HUI
Gap - Arles (15 heures)
Classement : 1. Croix-de-Savoie, 46 pts ;
2. Fréjus, 45 ; 3. Monaco B, 45 ; 4. Gap, 43 ;
5. Saint-Priest, 43 ; 6. Arles, 42 ; 7. CassisCarnoux, 41 ; 8. CA Bastia, 40 ; 9. Montceau,
40 ; 10. Jura Sud, 39 ; 11. GFCO Ajaccio, 38 ;
12. Montpellier B, 37 ; 13. Nice B, 37 ; 14.
Agde, 36 ; 15. Lyon B, 36 ; 16. Saint-Etienne
B, 32 ; 17. Le Pontet, 32 ; 18. Endoume, 28.
GROUPE C
HIER
Le Mans B - Balma .......................................... 0-0
Aurillac - Bayonne ............................................ 4-3
Luzenac - Toulouse B ...................................... 2-0
Les Herbiers - Nantes B ................................. 1-5
Montluçon - Stade Bordelais ......................... 3-2
Orléans - Bordeaux B ...................................... 2-1
Anglet - St-Georges-les-Anc. ........................ 4-0
Brive - Moulins .................................................. 0-1
AUJOURD’HUI
Albi - Rodez (15 heures)
Classement : 1. Bayonne, 49 pts ; 2. Anglet,
47 ; 3. Rodez, 45 ; 4. Albi, 44 ; 5. Moulins, 43 ;
6. Toulouse B, 42 ; 7. Nantes B, 42 ; 8. Bordeaux B, 42 ; 9. Le Mans B, 41 ; 10. Stade
Bordelais, 41 ; 11. Orléans, 41 ; 12. Montluçon, 41 ; 13. Balma, 38 ; 14. Luzenac, 36 ; 15.
Saint-Georges-les-Ancizes, 36 ; 16. Aurillac,
35 ; 17. Les Herbiers, 27 ; 18. Brive, 23.
GROUPE D
HIER
Bois-Guillaume - Quevilly ............................... 1-0
Plabennec - Guingamp B ............................... 0-1
AS Vitré - Poissy ............................................... 2-4
Red Star - Dieppe ............................................. 2-1
Villemomble - Sénart-Moissy ........................ 0-1
Rouen - Sainte-Geneviève-des-Bois ........... 0-0
AUJOURD’HUI
Paris-SG B - Pontivy (15 heures)
Auxerre B - Concarneau (15 heures)
Rennes B - Pacy-sur-Eure (15 heures)
Classement : 1. Villemomble, 49 pts ;
2. Bois-Guillaume, 45 ; 3. Rennes B, 43 ;
4. Auxerre B, 43 ; 5. Sénart-Moissy, 42 ;
6. Sainte-Geneviève-des-Bois, 42 ; 7. Red
Star, 40 ; 8. Pacy-sur-Eure, 39 ; 9. Guingamp
B, 39 ; 10. Rouen, 37 ; 11. Dieppe, 37 ;
12. AS Vitré, 37 ; 13. Poissy, 36 ; 14. Plabennec, 35 ; 15. Pontivy, 33 ; 16. Quevilly, 31 ;
17. Paris-SG B, 31 ; 18. Concarneau, 28.
AUJOURD’HUI
GROUPE F
GROUPE B
HIER
HIER
Belfort - Troyes B ............................................. 0-3
Haguenau - Pont-de-Roide ............................ 0-1
Selongey - Vauban-Strasbourg ..................... 3-1
Illzach - Colmar ................................................. 2-2
La Chapelle-St-Luc - Algrange ..................... 4-2
AUJOURD’HUI
Dreux - Sens ...................................................... 3-0
Arménienne Issy - Racing CF 92 ................. 1-0
Vierzon - Auxerre C .......................................... 0-1
Viry-Châtillon - Blois ........................................ 4-2
Avoine-Beaumont - Orléans B ....................... 0-0
AUJOURD’HUI
Jarville - Saint-Dié (14 h 30)
Pontarlier - Dijon B (15 heures)
Besançon B - Amnéville (15 heures)
Classement : 1. Troyes B, 50 pts ; 2. Selongey, 48 ; 3. Vauban-Strasbourg, 44 ; 4. Belfort, 40 ; 5. La Chapelle-St-Luc, 35 ; 6. Amnéville, 35 ; 7. Dijon B, 35 ; 8. Colmar, 34 ;
9. Saint-Dié, 33 ; 10. Illzach, 32 ; 11. Pont-deRoide, 30 ; 12. Algrange, 27 ; 13. Jarville, 27 ;
14. Haguenau, 26 ; 15. Pontarlier, 26 ;
16. Besançon B, 26.
Châteauroux B - Angers B (15 heures)
St-Pryvé-St-Hil. - Carquefou (15 heures)
La rencontre Châtellerault B - Thouars, prévue
hier, a été reportée.
Classement : 1. Racing CF 92, 48 pts ;
2. Châteauroux B, 42 ; 3. Arménienne Issy,
40 ; 4. Carquefou, 37 ; 5. Auxerre C, 36 ; 6.
Angers B, 36 ; 7. Blois, 34 ; 8. St-Pryvé-St-Hil.,
34 ; 9. Dreux, 34 ; 10. Thouars, 33 ; 11. ViryChâtillon, 33 ; 12. Châtellerault B, 31 ;
13. Avoine-Beaumont, 31 ; 14. Orléans B, 30 ;
15. Sens, 28 ; 16. Vierzon, 23.
GROUPE C
GROUPE G
HIER
HIER
Grenoble B - Corte ........................................... 8-1
Chasselay-Mts-d’Or - Gueugnon B .............. 0-0
Manosque - Échirolles .................................... 0-0
Andrézieux - Villefranche-sur-S. ................... 1-1
Bourg-Péronnas - Montélimar ...................... 2-1
AUJOURD’HUI
Chalon-sur-S. - AC Ajaccio B (11 heures)
Nîmes B - Imphy-Decize (15 heures)
Clermont B - Porto-Vecchio (15 heures)
Classement : 1. Gueugnon B, 47 pts ; 2. Grenoble B, 45 ; 3. Andrézieux, 43 ; 4. Manosque,
41 ; 5. Bourg-Péronnas, 38 ; 6. Villefranchesur-S., 35 ; 7. Nîmes B, 35 ; 8. Échirolles, 34 ;
9. Chasselay-Mts-d'Or, 33 ; 10. Corte, 32 ;
11. Imphy-Decize, 31 ; 12. AC Ajaccio, 31 ;
13. Montélimar, 30 ; 14. Chalon-sur-S., 26 ;
15. Clermont B, 26 ; 16. Porto-Vecchio, 23.
GROUPE D
Avranches - Changé ......................................... 1-1
Le Poiré-sur-Vie - Lorient B .......................... 4-0
Brest B - Alençon ............................................. 1-3
Lamballe - Saint-Brieuc ................................. 0-4
Mayenne - La Vitréenne ................................. 1-0
Locminé - Châteaubriant ............................... 3-2
La Montagnarde - La Roche-sur-Yon ......... 3-0
Saint-Lô - Laval B ............................................. 2-1
Classement : 1. Saint-Lô, 44 pts ; 2. Laval B,
42 ; 3. Le-Poiré-sur-Vie, 38 ; 4. Saint-Brieuc,
37 ; 5. La Vitréenne, 36 ; 6. Mayenne, 35 ;
7. La Montagnarde, 35 ; 8. Alençon, 35 ;
9. La Roche-sur-Yon, 35 ; 10. Avranches, 33 ;
11. Changé, 32 ; 12. Brest B, 31 ; 13. Lorient
B, 31 ; 14. Lamballe, 26 ; 15. Locminé, 25 ;
16. Châteaubriant, 25.
GROUPE H
HIER
HIER
EF Bastia - AS Minguettes ................... 0-0
Borgo- MarseilleB ............................. 2-1
Draguignan- Bastia B ......................... 0-2
Hyères- L’Île-Rousse .......................... 2-0
Rhône-Vallées- Menton ..................... 2-0
Marignane- Saint-Raphaël ................ 2-0
Lyon-La-Duchère- ConsolatMarseille . 2-0
AUJOURD’HUI
La Valette - Saint-Chinian (15 heures)
Classement : 1. Hyères, 45 pts ; 2. Menton, 42 ; 3. Marignane, 41 ; 4. L'ÎleRousse, 40 ; 5. Bastia B, 38 ; 6. SaintRaphaël, 37 ; 7. Lyon-La-Duchère, 35 ;
8. Consolat-Marseille, 35 ; 9. Marseille B,
35 ; 10. AS Minguettes, 34 ; 11. Draguignan, 30 ; 12. Borgo, 30 ; 13. La Valettedu-Var, 28 ; 14. Rhône-Vallées, 28 ;
15. Saint-Chinian, 28 ; 16. EF Bastia, 27.
Amiens B - Ouistreham .................................. 1-1
Mondeville - Dives ............................................ 1-3
Évreux - Cherbourg B ...................................... 0-2
Abbeville - Le Havre B .................................... 2-1
Mantes - Oissel ................................................. 2-2
Caen B - Ivry ..................................................... 2-0
Les Allemands ont répété hier leur engagement fort contre
le dopage, lors de la présentation de l’équipe.
CALA D’OR – (ESP)
de notre envoyé spécial
SI LE DÉCOR idyllique du Club
Robinson, sur la côte est de
Majorque, en bord de plage et sous
une température printanière de
20 d e g ré s, n ’ a p a s cha n g é,
l’ambiance chez T-Mobile n’est plus
vraiment la même. Finie la cohue
autour des stars de l’équipe, les Jan
Ullrich, Andreas Klöden et Erik Zabel.
Chez les Allemands, le temps est
désormais à la réflexion. Hier, lors de
la traditionnelle présentation, où
étaient présents deux cents journalistes convoyés directement par charter d’Allemagne, les nouveaux dirigeants ont réaffirmé leur ancrage
dans la lutte antidopage, leur créneau depuis l’éviction, en juillet dernier, de Jan Ullrich et Rudy Pévenage
suivis par Olaf Ludwig et Mario Kummer, les dirigeants « historiques ».
Pour mieux se faire entendre, la nouvelle direction de T-Mobile avait invité hier Christian Prudhomme, le
patron du Tour de France, et Pat
McQuaid, le président de l’Union
cycliste internationale, qui ont
approuvé d’une même voix le discours ferme et très optimiste des Allemands. L’Américain Bob Stapleton,
le nouveau manager général de
l’équipe, a répété que les événements qui ont secoué les rangs de la
formation allemande en 2006 « ont
su r t ou t ma rq ué u n nouv e a u
départ ». « Ce fut une année difficile
certes, mais elle va déboucher sur
d’énormes progrès pour le cyclisme.
On doit rester optimistes et s’engager
à sauver notre sport et montrer qu’il
peut être propre. Tout le monde doit
s’y mettre, des dirigeants d’équipe
aux organisateurs en passant par les
fédérations. »
Sans que jamais le nom de Jan Ullrich
soit prononcé, c’est pourtant lui qui
fut au centre de la plupart des ques-
tions. Sur la possibilité de le revoir au
départ du Tour de France notamment. Christian Prudhomme, invité à
un débat en compagnie de Pat
McQuaid sur le plateau de la télévision allemande, a été clair : « Nous
nous réservons le droit de faire retirer
tel ou tel coureur qui apparaîtrait plus
précisément dans l’affaire “Puerto”.
Cela vaut pour Ullrich comme pour
Basso. Et je suis persuadé qu’on
connaîtra encore de nouveaux
rebondissements. »
Ce à quoi le président de l’UCI a
répondu qu’il fallait « respecter la
présomption d’innocence » et il a
ajouté : « Si la justice nous oblige à
laisser courir ces coureurs, rien ne
pourra les empêcher d’être au départ
des courses. » Le nouveau patron de
la chaîne ARD, qui retransmet le Tour
en alternance avec ses concurrents
de ZDF, avait été plus clair quelques
minutes auparavant en annonçant
qu’il se retirerait au cas où Basso et
Ullrich seraient le 7 juillet au départ à
Londres.
La carte jeunes
Mais, hier, tout a été fait pour se
débarrasser de ce lourd passé. La
nouvelle politique de l’équipe
T-Mobile, avec des méthodes révolutionnaires de dépistage du dopage
(voir par ailleurs), a été soigneusement mise en scène autour des nouveaux acteurs. Près de la moitié de
l’effectif a en effet été modifiée à
l’intersaison, dont la plupart des
grands leaders (Ullrich, Klöden, Kessler, Sevilla, Wesemann, Mazzoleni...)
qui n’ont d’ailleurs pas été remplacés. Le nom d’Alejandro Valverde,
qui avait été évoqué la semaine dernière, a été définitivement rangé au
rang de simple rumeur. Rolf Aldag,
qui dirige désormais tout le staff
technique, a préféré annoncer la couleur et prévenir les futurs sceptiques
qui ne manqueront certainement pas
Un système de pointe
INSPIRÉE PAR LE SYSTÈME de suivi longitudinal mis en place en France depuis
la saison 1998, la batterie de mesures antidopage de T-Mobile comprend, outre la
charte de bonne conduite signée par les coureurs, qui se sont engagés à ne consulter aucun autre médecin que ceux de l’équipe, un suivi de la progression du cycliste
avec six prélèvements sanguins. Des contrôles inopinés hors compétition (au minimum trois par an pour chaque coureur, avec recherche de l’EPO et de l’hormone de
croissance) seront effectués sous l’égide de l’Agence allemande antidopage, que
financera d’ailleurs T-Mobile en plus de sa subvention actuelle. Dans le profil de
santé de chaque coureur seront conservées les traces ADN.
L’autre nouveauté concerne la création d’une commission médicale indépendante
de huit membres, parmi lesquels l’ancien patineur de vitesse Eric Heiden et
l’ancien médecin de l’équipe Mapei, Massimo Testa, mais aussi un membre de la
commission médicale de l’UCI et un représentant du laboratoire antidopage allemand. Les membres de cette commission superviseront les résultats de tous les
contrôles et « interviendront en cas d’anomalies : ils peuvent ordonner de nouveaux contrôles, voire prendre des sanctions contractuelles ».
PHILIPPE LE GARS
L’EFFECTIF 2007. – Michael Barry
(CAN), Eric Baumann (ALL), Lorenzo
Bernucci (ITA), Marcus Burghardt
(ALL), Mark Cavendish (GBR), Gerald
Ciolek (ALL), Scott Davis (AUS), Bernhard Eisel (AUT), Linus Gerdemann
(ALL), Bert Grabsch (ALL), André Greipel (ALL), Giuseppe Guerini (ITA),
Roger Hammond (GBR), Adam Hansen
(AUS), Gregory Henderson (NZL), Serhiy Honchar (UKR), Kim Kirchen (LUX),
Andreas Klier (ALL), Servais Knaven
(HOL), André Korff (ALL), Axel Merckx
(BEL), Aaron Olsen (USA), Jakob Piil
(DAN), Marco Pinotti (ITA), Frantisek
Rabon (RTC), Michael Rogers (AUS),
Stephan Schreck (ALL), Patrick Sinkewitz (ALL), Thomas Ziegler (ALL).
CYCLO-CROSS – COUPE DU MONDE
Mourey sur sa terre
Le champion de France, à domicile, veut marquer les esprits à deux semaines
des Mondiaux.
NOMMAY – (Doubs)
de notre envoyé spécial
LA COUPE DU MONDE de cyclocross fait halte aujourd’hui à Nommay,
l’une des places fortes françaises de la
discipline, où chaque saison l’accent
franc-comtois fait oublier (un peu)
l’accent flamand. Or, Francis Mourey,
l’un des hommes forts de l’hiver, sacré
champion de France dimanche dernier
à Lanarvily, est ici chez lui. Le coureur
de la Française des Jeux a passé les
vingt premières années de sa vie à
Chazot, à quelques kilomètres de là,
avant de se rapprocher de la grande
ville, Besançon, il y a six ans, pour plus
de commodité. Mais Mourey est resté
un « mec de la nature, un mec des
champs, un rustique », souligne son
entraîneur, Frédéric Grappe.
Le jeune homme connaît bien cette
terre du Haut Doubs pour l’avoir
arpentée sur son vélo pendant plus de
dix ans, mais aussi pour l’avoir malaxée de ses mains (il a été apprenti
maçon pendant quatre ans et il aime
jardiner). « Chez nous, la terre est
grasse, argileuse, détaille-t-il. C’est
une espèce de tourbe gluante où tu
t’enfonces à la moindre averse. Le problème ne se pose plus quand il gèle. »
Or, en ce moment, il ne gèle pas. Et
Mourey, lui, ne sourit pas. « Ça va être
dur, le terrain est très souple. À un
endroit, on dirait des sables mouvants.
J’espère qu’il ne pleuvra pas dans la
nuit », confiait-il hier, à l’issue des
reconnaissances du nouveau parcours.
Fini les prairies aux alentours du village, trop encaissé, place à une base
de loisirs située à quelques kilomètres
du circuit « historique ». Accès facilité,
infrastructures fonctionnelles : Nommay envisage de se porter candidat à
l’organisation de futurs Mondiaux.
Qu’importe le parcours, Mourey, lui,
n’a jamais aimé la boue. Un vieux
réflexe de répulsion. Car, s’il l’a longtemps endurée, par obligation, il a su
l’apprivoiser totalement depuis un an.
Au terme d’entraînements ciblés, durs,
usants, il a acquis cette force qui lui
manquait. Ses trois saisons professionnelles sur route (avec au menu le
Giro en 2004 et le Tour de France en
2005) ont largement participé à ce
gain de puissance. « Il faut mettre des
gros développements sur terrains gras,
explique Grappe. Francis, lui, a longtemps été très véloce. Mais, quand on
tourne vite les jambes dans la boue, on
a davantage tendance à patiner qu’à
avancer. »
Il fait peur aux Belges
Ses progrès sont patents depuis le
début de la saison. Le petit bonhomme
de Chazot, puissant comme jamais,
avance désormais tellement bien
– quel que soit le terrain, même si la
boue ne l’avantage pas – qu’il fait peur
aux Belges. Il l’a démontré en Coupe
du monde (une victoire à Trévise,
le 4 novembre, et deux places de deuxième), à tel point que le (presque) irrésistible Sven Nys (à sa demande, son
nom doit être orthographié désormais
de cette manière, à la flamande) fait de
Mourey, troisième aux Mondiaux l’an
dernier, son principal adversaire pour
les Championnats du monde, qui
auront lieu dans deux semaines, à
Hooglede-Gits, au cœur des Flandres.
En attendant le grand rendez-vous, ce
duel Nys-Mourey (arbitré par les autres
Belges à l’exception peut-être de Wellens, incertain après son forfait hier à
Roubaix pour des douleurs dorsales)
devrait retenir toutes les attentions
aujourd’hui. D’autant qu’il s’agit de la
dernière course du Franc-Comtois
avant les Mondiaux. Mourey l’a dit et
répété, sans se défiler : il veut gagner
pour marquer des points psychologiques. Sa stratégie ? « Suivre le bon
wagon, comme d’habitude. Ne pas
s’enflammer devant mes supporters.
Le reste suivra. »
JÉRÉMIE ARBONA
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Coupe du monde à Nommay (Doubs), sur un circuit de 2,6 km.
Départ Juniors (4e manche), à 10 heures ; Espoirs (4e manche), à 11 h 10 ; Femmes
(5e manche), à 13 h 15 ; Élite (10e manche), à 14 h 30.
Principaux engagés. – HOMMES : Mourey, Gadret, Chainel, Labbe,
Derepas, Chevallier, Bazin ; Nys, Vervecken, Wellens, Vanthourenhout,
Vantornout, Aernouts (BEL) ; De Knegt, Al, Groenendaal (HOL) ; Dlask, Ausbuher
(RTC) ; Franzoi (ITA).
FEMMES : Leboucher, Salvetat, Triquet, Ferrier-Bruneau, Mani ;
Kupfernagel (ALL) ; Vos, Van den Brand (HOL).
GADRET TROISIÈME CHEZ LUI. – La photo-finish aurait été la bienvenue
hier après-midi pour départager le Néerlandais Gerben De Knegt du champion
du monde belge, Erwin Vervecken. À l’arrivée du cyclo-cross de Roubaix, les
deux hommes se sont en effet présentés sur la même ligne avant que les
commissaires ne déclarent De Knegt vainqueur pour un demi-boyau. Le
vice-champion de France, John Gadret, qui jouait à domicile, a complété le
podium. Tous les trois seront cet après-midi à Nommay lors de la dixième
manche de la Coupe du monde.
AUJOURD’HUI
Quevilly B - Les Lilas (15 heures)
Entente SSG B - Amiens AC a été reporté en
raison des intempéries.
Classement : 1. Caen B, 48 pts ; 2. Le Havre
B, 47 ; 3. Dives, 42 ; 4. Ivry, 38 ; 5. Les Lilas,
37 ; 6. Mantes, 36 ; 7. Abbeville, 36 ;
8. Cherbourg B, 34 ; 9. Amiens B, 33 ;
10. Oissel, 33 ; 11. Amiens AC, 31 ;
12. Mondeville, 31 ; 13. Entente SSG B, 30 ;
14. Évreux, 28 ; 15. Quevilly B, 27 ;
16. Ouistreham, 26.
O’NEILL TOUJOURS VERT. – Nathan O’Neill (Health Net) a
remporté, à trente-deux ans, le titre de champion d’Australie du
contre-la-montre (sa huitième couronne nationale toutes disciplines
confondues) disputé sur 39 kilomètres à Ballarat, au nord de
Melbourne. L’épreuve en ligne avait lieu la nuit dernière sans
Robbie McEwen (Prédictor-Lotto), qui se remet d’une bronchite, ni
Bradley McGee (Française des Jeux) ou encore Stuart O’Grady (CSC).
DEAN, PREMIERE. – Le Néo-Zélandais Julian Dean (Crédit
Agricole) a, pour la première fois de sa carrière, enfin remporté à
bientôt trente-deux ans le titre national de l’épreuve en ligne. À
noter la quatrième place de Tim Gudsell, le néo-pro de Française
des Jeux.
RABOBANK JUSQU’EN 2012. – Présente dans le peloton depuis
1996, la firme néerlandaise Rabobank, dont le contrat courait
jusqu’en 2008, a décidé d’étendre son implication de quatre saisons
supplémentaires.
PAGE 8
de pointer l’absence de moyens de la
T-Mobile. « En 2007, il n’y aura pas
que le Tour de France, a-t-il lancé. Ça
représente seulement vingt et un
jours de course dans une saison et il y
aura aussi de belles épreuves à
gagner ailleurs, en Allemagne
notamment, comme notre Tour
national ou le Tour de Basse-Saxe. »
Ce genre d’ambition revue considérablement à la baisse aura peut-être
du mal à passer en Allemagne, un
pays qui s’était éveillé au cyclisme
grâce à la victoire de Jan Ullrich dans
le Tour de France 1997. Pour le coup,
c’est l’Australien Michael Rogers qui
s’est vu introniser leader de l’équipe
pour le rendez-vous de juillet. « Il a
l’expérience pour faire un podium »,
a affirmé Aldag devant le triple
champion du monde du chrono, qui a
répondu que c’était « beaucoup de
pression tout d’un coup ». « Mais je
sais toujours donner le meilleur de
moi-même quand il le faut. »
Aldag n’a pas caché qu’il mise surtout sur l’avenir, sur ses jeunes qui
mettront encore quelques années à
éclore. Ce n’est pas par hasard si le
champion du monde Espoirs Gerald
Ciolek, nouveau venu chez T-Mobile,
Linus Gerdemann, Marcus Burghardt
et André Greipel ont été appelés en
dernier sur la scène, alors que, par le
passé, on gardait toujours les gros
morceaux, Jan Ullrich, Erik Zabel et
Andreas Klöden, pour la fin. Avec
l’arrivée de Bob Stapleton, c’est un
nouvel état d’esprit qui plane sur
l’équipe allemande, influencée par
une ambiance très anglo-saxonne.
« Notre équipe, ce n’est pas seulement vingt-neuf coureurs, clame-t-il,
c’est tout un groupe. Avant, il y avait
un conglomérat de clans, maintenant, tout le monde a le droit la
parole. On part tous sur un pied
d’égalité, c’est comme ça qu’on y
arrivera. »
FREIRE REMIS D’APLOMB. – Contraint de
se soumettre à un traitement à long terme qui
l’avait écarté des compétitions depuis cet été
afin de soigner ses douleurs dorsales
récurrentes, l’Espagnol Oscar Freire est
réapparu optimiste et motivé à l’occasion de la
présentation de son équipe Rabobank à
Utrecht. « Je ne suis pas encore à cent pour
cent mais cela va beaucoup mieux, a déclaré le
triple champion du monde (1999, 2001, 2004).
J’ai même pu reprendre l’entraînement plus tôt
que les saisons précédentes et j’espère être
prêt à temps pour les classiques de
printemps. » Freire, trente ans, a de nouveau
placé le Mondial de Stuttgart au premier rang
de ses objectifs. Sa rentrée est prévue au
Challenge de Majorque (11-15 février).
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
16 HEURES
Montpellier - Strasbourg (Eurosport)
MIDDLESBROUGH
T-Mobile tourne
une page
Bleu
AUJOURD’HUI
1. Metz
2. Caen
3. Strasbourg
4. Le Havre
5. Dijon
6. Grenoble
7. Châteauroux
8. Reims
9. Amiens
10. Bastia
11. AC Ajaccio
12. Gueugnon
13. Libourne-St-S.
14. Créteil
15. Montpellier
16. Guingamp
17. Brest
18. Istres
19. Niort
20. Tours
Diff.
—
+21
+20
+9
+14
+3
+9
+2
+4
0
+2
-1
-5
-4
-9
-7
-5
-6
-17
-12
-18
MANCHESTER C.
1-3
Bellamy (34e)
Crouch (40e, 48e)
MERCREDI 20 DÉCEMBRE 2006
c.
—
11
16
17
17
23
24
23
22
26
26
22
29
31
26
28
25
26
32
30
34
0-0
CHARLTON
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Manchester U. ... 57 23 18 3 2 52 16 +36
Chelsea .......... 51 23 15 6 2 41 17 +24
Liverpool ........ 43 23 13 4 6 35 16 +19
Arsenal ........... 42 23 12 6 5 43 19 +24
Bolton ............. 40 23 12 4 7 27 21 +6
Portsmouth ... 37 23 10 7 6 34 23 +11
Tottenham ..... 32 22 9 5 8 26 28 -2
Everton ........... 31 22 8 7 7 28 22 +6
Reading .......... 30 22 9 3 10 30 30 0
Manchester C. ... 30 23 8 6 9 19 25 -6
Blackburn ...... 28 22 8 4 10 24 31 -7
Fulham ........... 28 23 6 10 7 25 35 -10
Middlesbrough ... 27 23 7 6 10 24 28 -4
Aston Villa ..... 26 23 5 11 7 24 28 -4
Newcastle ...... 26 22 7 5 10 23 28 -5
Sheffield U. ... 24 23 6 6 11 18 30 -12
Wigan ............. 22 22 6 4 12 23 36 -13
West Ham ..... 19 23 5 4 14 15 36 -21
Charlton ......... 16 23 4 4 15 18 43 -25
Watford .......... 12 21 1 9 11 12 29 -17
Jaune
Rouge
Jaune
Amiens - AC Ajaccio ................................... 1-1
Bastia - Libourne-Saint-Seurin ............... 3-2
Châteauroux - Créteil ................................. 1-0
Dijon - Istres ................................................. 1-0
Guingamp - Grenoble ................................. 2-2
Niort - Gueugnon ......................................... 1-1
Tours - Le Havre .......................................... 0-2
Metz - Reims ................................................ 2-2
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
48 21 14 6 1 32
43 20 12 7 1 36
37 20 10 7 3 26
36 21 9 9 3 31
36 21 10 6 5 26
33 21 8 9 4 33
32 21 9 5 7 25
31 21 8 7 6 26
31 21 9 4 8 26
28 21 7 7 7 28
28 21 7 7 7 21
28 21 8 4 9 24
23 21 6 5 10 27
22 21 5 7 9 17
19 20 5 4 11 21
18 21 3 9 9 20
18 20 3 9 8 20
18 21 4 6 11 15
17 21 3 8 10 18
13 21 3 4 14 16
BOLTON
WATFORD
HIER
3-0
K. Touré (37e)
Henry (71e)
Quinn (22e)
ESPAGNE
(18e journée)
VALENCE CF
ARSENAL
0-2
Noir
Bleu
Noir
LIGUE 2 (21e journée)
VENDREDI
HIER
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI ALPIN COUPE DU MONDE – DESCENTE HOMMES
Miller, la loi du plus fou
Au bout d’une course de folie, l’Américain l’a emporté en chutant volontairement dans le schuss d’arrivée !
WENGEN – (SUI)
« ILS NE MOURAIENT pas tous,
mais tous étaient frappés… » Un
La Fontaine du XXIe siècle en aurait
tiré ses plus belles stances. Des animaux malades de la peste, hier, ces
skieurs éreintés par le Lauberhorn...
Il fallait voir ce rituel unanimement
observé, et partagé par 21 000 spectateurs au souffle coupé eux aussi :
arrivée, encore plus ou moins sur les
skis et plié en deux, ou bien en vrac,
plaqué au sol, écrasé contre les
bâches publicitaires voire projeté
dans les premiers rangs de spectateurs ; moment d’inanition, comme
un recueillement dans les intervalles
que laissait le speaker rendu
aphone ; puis salut romain à l’arène
électrisée, pour dire : « Je suis sauf,
je l’ai fait, j’en suis… » Jamais peutêtre des athlètes ne sont arrivés en
bas d’une descente, certes la plus
longue et la plus anachronique du
circuit, avec le simple bonheur d’y
avoir survécu, allant jusqu’à se
moquer de leur classement comme
de leur première paire de planches.
Ce fut fort et les mots, même tournés
en alexandrins, ne pourront jamais
le transcrire. Ce fut fort pour Dalcin,
enfin dans les dix premiers (10e) en
passant la ligne sur le dos, enfin
capable d’aligner les bons passages
de haut en bas, enfin remis sur orbite
avant que Dénériaz, son leader en
souffrance, ne le rejoigne, la
semaine prochaine à Val-d’Isère :
« Je suis a quelques dixièmes du
podium, je vais crescendo, je ne suis
pl u s en c o l è r e c o n t r e m o i même… » Dalcin, un héros.
Dans les matelas
à 100 km/h
Général
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
(19 épreuves sur 36)
SVINDAL (NOR)
Cuche (SUI)
Miller (USA)
Fill (ITA)
Raich (AUT)
Palander (FIN)
Büchel (LIE)
Walchhofer (AUT)
Maier (AUT)
Scheiber (AUT)
671
651
640
524
480
387
371
348
316
308
… 43. Grange, 111 ; 46. Dalcin, 95 ;
48. Chenal, 92 ; 51. Dénériaz, 84 ;
57. Bourgeat, 69.
BIATHLON
PAS DE SLALOM À VALD’ISÈRE. – Un moment envisagée,
la solution de reporter à Val-d’Isère
le slalom annulé aujourd’hui à Wengen n’a pas été entérinée par les responsables de la Coupe du monde,
lesquels n’ont pas jugé assez sélectif
le bas de la O.-K. (la piste Oreiller-killy), où il aurait pu être organisé. Du
coup, il sera sans doute reporté à
Garmisch-Partenkirchen (ALL) ou
Kranjska Gora (SLV), fin février ou
début mars, après les Mondiaux à
Are (3-18 février, en Suède). Le programme de Val-d’Isère, le week-end
prochain, s’en tiendra donc à la
stricte reprise du Kandahar de Chamonix : descente le samedi et supercombiné le dimanche.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI.– Super-combinéHOMMES à 10 h 30 (descente)et 13 h 30 (slalom).
Favoris : Svindal (NOR, dossard 28) ; Raich (AUT, 30) ; Kostelic (CRO, 26) ; Fill (ITA,
27) ; Schönfelder (AUT, 29).
Principaux dossards : Théaux (1) ; Pi. Paquin (4) ; Kucera (CAN, 5) ; Nyman
(USA, 10) ; Grange (12) ; Larsson (SUE, 13) ; Scheiber (AUT, 14) ; Bourque (CAN,
15) ; Baumann (AUT, 17) ; Zurbriggen (SUI, 18) ; Défago (SUI, 20) ; Bourgeat (21) ;
Berthod (SUI, 22) ; Miller (USA, 23) ; Walchhofer(AUT, 24) ; Ligety (USA, 25) ; Büchel
(LIE, 31) ; Maier (AUT, 31) ; E. Guay (CAN, 32) ; Bottollier (36) ; Clarey (42) ; Poisson (49) ; Bal (53).
Forfaits : Gruber (AUT, genou) ; Cuche (SUI, choix) ; Rocca (ITA, repos).
Coupe du monde de super-combiné (après 2 épreuves sur 4) : 1. Svindal (NOR),
140 points ; 2. Kostelic (CRO), 100 ; 3. Berthod (SUI), 93 ; 4. Schönfelder (AUT), 92 ;
5. Baumann (AUT), 89 ;… 9. Bourgeat, 60 ; 13. Grange, 39 ; 17. Pi. Paquin, 32 ;
21. Raich (AUT), 26 ; 39. Théaux, 4.
Götschl défie le temps
L’Autrichienne a signé à trente et un ans son 41e succès en Coupe du monde, le vingtième
en descente. Nouvelle 5e place pour Jacquemod.
UN PEU PLUS et une Suissesse de
vingt et un ans, partie avec le dossard 1 et revenue cette saison sur le
circuit de la Coupe du monde après
avoir subi une cinquième opération
au genou droit, aurait raflé à Altenmarkt-Zauchensee la cinquième
descente de la saison sous le nez des
bolides autrichiens et américains.
Seule concurrente à s’être élancée la
veille lors d’une première descente
reportée à hier matin pour cause de
rafales de vent, Dominique Gisin a vu
vingt-sept congénères se casser les
dents sur son chrono. Le visage illuminé par le soleil autrichien et un
immense sourire, la détentrice d’un
brevet de pilote d’hélicoptère militaire réalisait que boucler une première fois la Weltcupstrecke vendredi avait été « un plus indiscutable,
davantage pour une question de
confiance que pour des raisons techniques ». Sauf que dès (l’unique)
entraînement de jeudi, Renate
Götschl avait eu une analyse prémonitoire en destinant la victoire à une
skieuse d’expérience. Dossard 28,
c’est elle, l’Autrichienne de trente et
un ans, qui, quarante-huit heures
plus tard, a dévalé une piste raccourcie de 800 mètres mais recelant
encore assez de sauts pour s’y balancer. C’est elle, Götschl, « juste à
chaque virage », qui a skié « plus
vite que vite » pour écrire la « course
parfaite ». Deuxième succès de la
saison pour la blonde de Styr après le
super-G de Reiteralm mi-décembre,
déjà en Autriche. Vingtième descente achevée sur la plus haute
marche. Quarante-et-unième victoire en Coupe du monde… La
grande Renate pointe encore à distance respectable de sa compatriote
Annemarie Moser-Pröll (62 victoires) et de la Suissesse Vreni
Schneider (55) mais la performance
est authentique.
Après une saison 2006 tristounette,
l’Autrichienne est aujourd’hui toute
heureuse de s’amuser « à chaque
course ». Et pourquoi pas viser un
quatrième globe en descente pour
celle qui revient sur les spatules de
Lindsay Kildow, en tête après le premier intermédiaire mais dans les
filets à la mi-course ?
Ingrid Jacquemod n’eut pas à déplorer d’erreur aussi flagrante mais
regrettait d’avoir « goûté la neige
fraîche ». Un peu large sur certains
virages, la patronne des Bleues se
doutait qu’il faudrait « skier malin
mais aussi s’engager » davantage
pour espérer mieux qu’une… cinquième place, trois semaines après
s’être classée au même rang lors des
deux descentes de Val-d’Isère, chez
elle. « Mais c’est encourageant
parce que là, contrairement à Val, où
Ingrid était à son niveau, la course
n’était pas excellente. On voit où elle
peut grappiller du temps, soulignait
le coach des filles, Jean-Philippe
Vuillet. Il y a des portions qu’elle
Pequegnot se fait opérer
APRÈS QUELQUES JOURS passés à reprendre contact
avec la neige en faisant du ski libre chez elle, à l’Alpe-d’Huez,
conseillée par son compagnon et ancien coach, Fabrice
Mazel, Laure Pequegnot avait attaqué avant-hier un entraînement plus musclé à La Plagne, sous l’autorité de Pascal
Silvestre, l’entraîneur des slalomeuses françaises. Hélas, son
genou gauche n’a pas supporté ce changement de rythme
programmé et indispensable à quelques semaines des Mondiaux. Et l’opération du ligament croisé qu’elle souhaitait
éviter, depuis son accident d’octobre dernier, est devenue
inévitable : « Là, je ne peux plus skier, nous confiait-elle hier.
Je suis allé au bout du processus, je n’ai pas de regrets, j’ai
tout tenté, mais il n’y a pas d’issue sans intervention chirurgicale. J’irai voir le professeur Chambat lundi à Lyon et je
passerai sur le billard. Ma saison est terminée. »
AU CONCOURS du lancer de bouquets,
c’est encore lui le meilleur, Ole Einar Björndalen. Dans des tribunes noires de monde,
ses fleurs sont retombées encore plus loin
que celle de ses compatriotes Halvard
Hanevold et Emil Helge Svendsen, deuxièmes et troisièmes. Comme un peu plus
tôt à l’arrivée du sprint, Björndalen les a
devancés, leur collant respectivement 37’’
et 41’’ dans les mirettes. Mais il avait déjà
fait mieux, en Autriche le 8 décembre, en
larguant l’Allemand Greis à 39’’ et le Suisse
Simmen à 46’’ !
Les mots manquent pour qualifier le phénomène Björndalen qui n’hésite pas à faire
l’impasse sur certaines courses pour
enclencher un nouveau cycle de préparation physique. Les chiffres le résument le
mieux, à commencer par ses 70 succès en
Coupe du monde, victoire en fond en Suède
le 18 novembre incluse. Le record absolu
du Suédois Stenmark en ski alpin (86) a
encore de beaux jours devant lui mais en
continuant ainsi – jusqu’aux Jeux de
2014 ? –, Björndalen finira par devenir le
plus grand champion des sports d’hiver de
tous les temps.
Cet hiver, le Norvégien a déjà glané six victoires, série en cours. En huit départs, il n’a
loupé que l’étape à Oberhof la semaine
dernière (30e du sprint et 5e de la poursuite). « J’avais été mauvais partout, en tir
et à ski. En plus, j’étais fatigué. Je m’étais
beaucoup entraîné pendant la période de
Noël en altitude à Anterselva », explique
celui qui a repris les clefs du classement
général au triple champion olympique,
Michael Greis (30e hier).
Une mass start
appétissante
Une semaine a passé. a retrouvé la forme et
les sommets à Ruhpolding dans un sprint
magnifique où, comme la veille chez les
femmes, la victoire se joua sur le pas de tir.
« C’est difficile de tout réunir le même jour :
la rapidité à ski, le tir parfait et rapide, le
bon choix de skis, détaille le quintuple
champion olympique. Cela arrive deux ou
trois fois dans l’année et, aujourd’hui
(hier), c’était l’une de celles-ci. »
En accomplissant la course idéale, « OEB »
est imbattable. Ses adversaires doivent se
contenter des restes. Hier, Raphaël Poirée,
auteur d’un très bon troisième temps à ski,
a failli s’inviter parmi les dauphins du roi. Il
ne lui a manqué que 4/10e de seconde sur la
nouvelle perle norvégienne de vingt et un
ans, Svendsen, pour s’offrir son troisième
podium de la saison. Sa boucle de pénalité,
consécutive à une balle ratée d’un centimètre au tir debout, l’a donc privé de dessert. Mais « Raph », papa pour la deuxième fois d’une petite fille depuis quatre
jours, n’était même pas déçu.
« J’aurais aimé le podium, bien sûr, mais je
suis super satisfait de ma course. Chez moi,
en Norvège, je n’ai fait que du ski-roues
pendant trois semaines. J’ai été aussi un
peu malade. Je ne suis pas au top de ma
forme, loin de là. Je m’étais préparé mentalement pour ce sprint. C’est une bonne préparation pour les Championnats du
monde. » À trois semaines du grand rendez-vous, à Anterselva en Italie, Poirée se
rapproche de son meilleur niveau. De bon
Général
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
(17 épreuves sur 34)
Marl. SCHILD (AUT)
Hosp (AUT)
Zettel (AUT)
Götschl (AUT)
Kildow (USA)
Paerson (SUE)
Mancuso (USA)
Poutiainen (FIN)
Kirchgasser (AUT)
Zahrobska (RTC)
821
708
562
541
448
444
434
358
343
340
11. Jacquemod, 299 ; 37. De Leymarie,
111 ; 42. Vidal, 77 ; 50. MarchandArvier, 60.
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (AltenmarktZauchensee [AUT], 13 janvier). – Températures : 0 oC au départ ; 1 oC à l’arrivée. Beau
temps. Neige dure.
Descente : 1. Götschl (AUT), 1’19’’32 ; 2.
Gisin (SUI), 1’19’’55 ; 3. Mancuso (USA),
1’19’’62 ; 4. Holaus (AUT), 1’20’’03 ; 5. Jacquemod, 1’20’’19 ; 6. Styger (SUI), 1’20’’25 ;
7. Paerson (SUE), 1’20’’34 ; 8. Wolf (SUI),
1’20’’54 ; 9. Berthod (SUI), 1’20’’65 ; 10. Aufdenblatten (SUI), 1’20’’72 ; 11. Marl. Schild
(AUT), Marchand-Arvier et Brydon (CAN),
1’20’’81 ; 14. Vanderbeek (CAN), 1’21’’01 ; 15.
Wirth (AUT), 1’21’’04 ; 16. Cook (USA),
1’21’’05 ; 17. Weirather (LIE), 1’21’’09 ;
18. Meissnitzer (AUT), 1’21’’12 ; 19. Janyk
(CAN), 1’21’’15 ; 20. Clark (USA), 1’21’’17 ;
21. Ruiz Castillo (ESP), 1’21’’18 ; 22. Casanova (SUI), 1’21’’29 ; 23. Hosp (AUT), 1’21’’30 ;
24. Coletti (MON), 1’21’’37 ; 25. Merighetti
(ITA), 1’21’’39 ; 26. Riesch (ALL), 1’21’’40 ;
27. E. Fanchini (ITA), 1’21’’47 ; 28. Stiegler
(USA), 1’21’’48 ; 29. Borghi (SUI), 1’21’’50 ;
30. Görgl (AUT), 1’21’’53 ; … 37. Revillet,
1’21’’84 ; 48. Weyrich, 1’22’’29. – Soixantecinq classées. Abandon : Kildow (USA).
Coupe du monde de descente (après
5 épreuves sur 9) : 1. Kildow (USA), 340 pts ;
2. Götschl (AUT), 325 ; 3. Mancuso (USA),
266 ; 4. Paerson (SUE), 212 ; 5. Jacquemod,
172 ; … 19. Marchand-Arvier, 60.
Prochaine descente : Cortina d’Ampezzo (ITA),
le 20 janvier.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – À Altenmarkt-Zauchensee (AUT) : super-combiné FEMMES. Descente à 11 h 30, slalom (1 manche) à 14 h 15.
Favorites : Marl. Schild (AUT, 16), Paerson (SUE, 29), Mancuso (USA, 30), Hosp
(AUT, 19), Kirchgasser (AUT, 32).
Principaux dossards : Alcott (GBR, 11), Marchand-Arvier (14), Maze (SLV, 15),
Fischbacher (AUT, 25), Jacquemod (27), Kildow (USA, 31), Zahrobska (RTC, 33),
Weyrich (35), Revillet (36), Barthet (44), Santon (49), Aubert (53).
COMBINÉ NORDIQUE
COUPE DU MONDE – SPRINT HOMMES
COUPE DU MONDE
Le Norvégien a signé sa 70e victoire devant deux de ses compatriotes. La France revient fort avec Poirée (4e)
et Defrasne (7e).
de notre envoyée spéciale
Coupe du monde
2006-2007 Femmes
Quant à mettre un terme à sa carrière, la vainqueur du globe
de slalom 2002 l’envisage mais se refuse à prendre un décision immédiatement : « Je vais me laisser le temps de la
réflexion », explique la médaillée d’argent des Jeux 2002. À
trente et un ans, Laure Pequegnot n’a peut-être pas encore
dit son dernier mot. – P. Laf.
La perfection Björndalen
RUHPOLDING – (ALL)
aurait pu aborder en étant plus sûre
d’elle, avec la seule intention d’aller
vite. » « Plus les jours passent et
meilleur est mon ski », se persuade
l’intéressée, qu’on voit mal terminer
la saison sans accrocher un podium.
– J.–B. R. (avec M. Lang à Altenmarkt)
augure pour l’équipe de France qui voit
aussi le retour de Vincent Defrasne (7e), en
difficultés en début de saison, et la belle
progression de Simon Fourcade (14e).
Certes, le champion olympique de poursuite regrette de ne pas être encore au top
physiquement (13e temps à ski hier), mais
retrouve depuis peu une régularité (7e de la
poursuite à Oberhof). « Je monte en puissance. Je sais pourquoi je tire bien, se féli-
cite Defrasne, déjà auteur d’un sans-faute
au relais. Au tir debout, il me manquait du
calme au niveau de l’index qui appuie sur la
gâchette. Maintenant, il nous reste encore
la mass start. Et j’adore ça ! J’ai envie de
me faire plaisir. » Cet après-midi, dans leur
épreuve de cœur, Defrasne et Poirée
auront une nouvelle chance d’enrayer le
show Björndalen.
ANNE LADOUCE
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE (Ruhpolding [ALL], 13 janvier). – HOMMES. Sprint (10 km) : 1. Björndalen (NOR)
23’34’’9 (0 tour de pénalité) ; 2. Hanevold (NOR), à 37’’2 (0) ; 3. Svendsen (NOR), à 41’’7 (1) ; 4. Poirée,
à 42’’1 (1) ; 5. Kruglov, à 42’’9 (0) ; 6. Tcherezov (RUS), à 46’’9 (0) ; 7. Defrasne, à 49’’2 (0) ; 8. Sikora
(POL), à 54’’5 (0) ; 9. Ferry (SUE), à 57’’ 5 (1) ; 10. Birnbacher (ALL), à 1’4’’9 (1) ;… 14. Fourcade, à
1’18’’3 (0) ; 24. Cannard, à 1’37’’8 (0) ; 50. Habert, à 2’35’’1 (1) ; 66. Robert, à 3’6’’3 (2) ; 89. Jean, à
4’1’’2 (4).
Coupe du monde 2007 (après 10 épreuves sur 27) : 1. Björndalen (NOR), 338 points ; 2. Greis (ALL), 321 ;
3. Iarochenko (RUS), 300 ; 4. Tcherezov (RUS), 290 ; 5. Ferry (SUE), 264 ; 6. Hanevold (NOR), 263 ;...
10. Poirée, 202 ; 17. Defrasne, 138 ; 24. Fourcade, 88 ; 35. Robert, 38 ; 40. Cannard, 29 ; 68.
Habert, 2.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – À Ruhpolding (ALL), départ en ligne FEMMES à 11 heures puis HOMMES à
13 heures.
Français engagés. – FEMMES : Bailly, Baverel. HOMMES : Poirée, Defrasne, Fourcade.
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Lamy-Chappuis
se retrouve
Décevant lors de ses précédentes sorties, le Français a renoué
avec le podium, hier en Italie (3e).
JASON LAMY-CHAPPUIS aura connu toutes
les places du podium cette saison : vainqueur en
ouverture à Kuusamo (25 novembre), deuxième à
Ramsau (17 décembre), le Français s’est classé,
hier à Val di Fiemme, troisième d’une épreuve
remportée par l’Autrichien Christoph Bieler.
Après ses contre-performances de Ruhpolding
(22e) et Oberstdorf (11e), Lamy-Chappuis voulait
réaliser un truc. Sa prestation sur 10 km lui laissa
penser qu’il pouvait y parvenir. « J’étais bien placé après le fond, explique-t-il, 22e, mais à 55’’ seulement de la tête (Manninen) et à 13 secondes de
la quatrième place. Vu les sauts d’entraînement
que j’avais réalisés, j’étais confiant. »
Son premier essai ne répond pourtant pas à ses
attentes. Retombant à 95 m, il remonte à la
sixième place du général. « Je n’étais pas loin du
podium et j’ai voulu me ressaisir sur ma dernière
tentative, dit-il. En dépit de mauvaises conditions
de vent, j’ai réussi un bon saut. » De fait, ses
100,5 m constituent le 3e total du concours et lui
valent d’occuper cette place au classement de
l’épreuve et la quatrième à celui de la Coupe du
monde. « Ce n’est pas vraiment mon objectif
cette saison, poursuit le Français. Ce que je
cherche, c’est de bien préparer les Championnats
du monde (22 février - 4 mars à Sapporo, au
Japon). Ma tournée allemande était moins bien
que le début de saison, c’est bien de retrouver le
podium, ça me réconforte. » – M. V.
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE (Val di Fiemme [ITA], 13 janvier). – Départ en ligne (10 km + HS 106) : 1. Bieler (AUT), 241,7 pts
(25e du fond, 2e du saut) ; 2. Gottwald (AUT), 238,2 (3e du fond, 9e du saut) ; 3. Lamy-Chappuis, 237,5 (22e du fond, 3e du
saut) ; 4. Klemetsen (NOR), 234,7 (4e du fond, 5e du saut) ; 5. Moan (NOR), 233,7 (2e du fond, 13e du saut) ; 6. Manninen
(FIN), 233 (1er du fond, 15e du saut) ; … 19. Braud, 214 (17e du fond, 22e du saut) ; 24. Martinez, 208,5 (6e du fond, 25e
du saut) ; 31. Bal, 194,2 (23e du fond, 30e du saut) ; 47. Laheurte, 115,7 (48e du fond, 32e du saut). – Cinquante classés.
COUPE DU MONDE 2007 (après 8 épreuves) : 1. Bieler (AUT), 496 pts ; 2. Manninen (FIN), 455 ; 3. Moan (NOR), 428 ; 4.
Lamy-Chappuis, 368 ; … 10. Laheurte, 221 ; 30. Bal, 54 ; 31. Martinez, 51 ; 32. Braud, 46.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Par équipes : saut (HS 134) à 9 h 15 et fond (4 × 5 km) à 13 heures.
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Coupe du monde
2006-2007 Hommes
PATRICK LAFAYETTE
DESCENTE FEMMES
Bleu
Rouge
Jaune
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE HOMMES (Wengen
[SUI], 13 janvier). – Températures : 7 °C au
départ ; 3 °C à l’arrivée. Temps ensoleillé.
Neige dure.
Descente : 1. Miller (USA), 2’28’’89 ; 2.
Cuche (SUI), 2’29’’54 ; 3. Fill (ITA), 2’30’’36 ;
4. Hoffmann (SUI), 2’30’’45 ; 5. Büchel (LIE),
2’30’’50 ; 6. Kröll (AUT), 2’30’’59 ; 7. Gruber
(AUT), 2’30’’62 ; 8. Svindal (NOR), 2’30’’75 ;
9. Maier (AUT), 2’30’’95 ; 10. Dalcin,
2’31’’01 ; 11. Nyman (USA), 2’31’’14 ; 12.
Raich (AUT), 2’31’’39 ; 13. Strobl (AUT),
2’31’’44 ; 14. Kernen (SUI), 2’31’’61 ; 15. Jerman (SLV), 2’31’’64 ; 16. Jaerbyn (SUE),
2’31’’65 ; 17. Hofer (SUI), 2’31’’66 ; 18. Guay
(CAN), 2’31’’69 ; 19. Sulzenbacher (ITA),
2’31’’71 ; 20. Staudacher (ITA), 2’31’’81 ; 21.
Buder (AUT), 2’31’’94 ; 22. Kucera (CAN),
2’32’’03 ; 23. Bertrand, 2’32’’16 ; 24.
Osborne-Paradis (CAN), 2’32’’44 ; 25. Zurbrigen (SUI), 2’32’’53 ; 26. Keppler (ALL),
2’32’’66 ; 27. Bourque (CAN), 2’32’’94 ; 28.
Mickel (GBR), 2’32’’96 ; 29. Bottollier,
2’33’’05. 30. Girardi (ITA), 2’33’’30 ; 31. Ligety
(USA), 2’33’’43 ; … 33. Théaux, 2’33’’88 ;
38. Poisson, 2’34’’62 ; 40. Pi. Paquin,
2’34’’80 ; 45. Nocenti, 2’35’’14 ; 49. Clarey,
2’35’’64. – Cinquante-quatre classés.
Principaux abandons : Walchhofer (AUT),
Sullivan (USA), Scheiber (AUT), Baumann
(AUT).
Disqualifié : Von Hohenlohe (MEX).
Forfait : Bank (RTC).
Coupe du monde de descente (après
6 épreuves sur 11) : 1. Cuche (SUI), 410 pts ;
2. Büchel (LIE), 293 ; 3. Walchhofer (AUT),
286 ; 4. Fill (ITA), 282 ; 5. Miller (USA), 270 ;
… 22. Dalcin, 69 ; 27. Bertrand, 38 ; 30.
Bottollier, 33 ; 39. Clarey, 16 ; 48. Poisson,
2.
Prochaine descente : Val-d’Isère, le 20 janvier.
chent (respectivement 3e et 12e hier)
et débarquent ce matin sur leur terrain du super-combiné. Svindal, le
courageux leader, espère que la fin
de saison proposera encore du
La Fontaine, genre « le Lièvre et la
Tortue ». Mais Miller l’iconoclaste a
sans doute en réserve d’autres alléchants chapitres de ses versets sataniques.
Jaune
Bleu
Noir
Ce fut fort pour tout le monde, pour
l’anonyme italien Girardi, 30e et
dans les points à 4’’41, inimaginable
en n’importe quel autre théâtre de la
Coupe du monde ; ce fut fort pour
les onze qui finirent dans les filets,
tout autour du terrible passage du
Brüggli, à la sortie du chemin, quand
déjà personne ne sent plus ses
jambes ; ce fut fort pour Didier
Cuche, pour la quatrième fois deuxième d’une course cette saison :
« Mais c’est la plus belle deuxième
place de ma vie, avouait le fonceur
WENGEN.– Bode Miller a remporté la mythique descente de Wengen. L’Américain, qui a fait une fois de plus parler ses qualités d’acrobate, s’est laissé tomber
à la réception du dernier saut, atterrissant quasiment sous la banderole.
(Photo Alessandro Trouati / AP)
Noir
jurassien, je n’ai aucune frustration,
que du plaisir et de la fierté. » Girardi, Cuche et les autres, des héros.
Le Suisse avait été le seul à pouvoir
se maintenir dans le sillage approximatif d’un Miller supersonique qui
avait trouvé, en ce parcours lustré,
quasi infranchissable, pleine
matière à laisser éclater le génie de
ses invraisemblables trajectoires.
Les skieurs étaient derrière, relégués
à une seconde et demie et au-delà.
Les bêtes de course avaient lâché
tous leurs chevaux. Tous ? Pas vraiment tout à fait chez Cuche, victime
d’une légère retenue sur la partie
finale : « Quand j’entends ce que
raconte Bode, je sais que nous
n’avons pas la même conception de
la course. Moi, je ne me mettrai
jamais une cartouche volontairement pour gagner ! »
C’est que le Kid, nature, entre deux
bouchées d’un sandwich qui
n’assouvirait jamais sa faim, venait
à ses côtés de dire l’indicible : « Pour
une fois, j’avais pris le temps de bien
visualiser lors de la reconnaissance,
parce que les conditions étaient très
changeantes, totalement différentes de celles rencontrées à
l’entraînement jeudi. J’avais aussi
bien regardé les vidéos et étudié les
lignes suivies par Daron (Rahlves),
vainqueur l’an dernier. Et je savais,
dès la cabane de départ, que je chuterais dans le dernier schuss. Avec la
vitesse que j’aurais engrangée, la
difficulté de ce mur, le saut que ça
allait entraîner et la compression qui
te balance sur l’arrière, j’avais prévu
que je m’écraserai aux abords de la
ligne : j’avais décidé de m’asseoir,
de me laisser tomber et de glisser. »
Atterrissant quasiment sous la banderole, encore plus loin que ses
concurrents, environ 40 mètres
après son décollage, l’Américain
allait percuter les matelas à plus de
100 km/h selon les mesures de
vitesse des coaches. « Il est encore
plus fou que moi ! » s’effarait
Cuche.
La bagarre d’hier, immensément
belle et démente, préfigure celle des
jours et semaines à venir, avec un
excitant resserrement en haut du
classement général de la Coupe du
monde : les trois de tête se tiennent
en 31 points, Fill et Raich s’accro-
de notre envoyé spécial
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY COUPE D’EUROPE (5 journée)
e
LE POINT
POULE 1
Plus que
cinq places
HIER
VENDREDI
HIER
HIER
HIER
VENDREDI
Trévise (ITA) - Castres ............... 21-40
London Wasps (ANG)- Perpignan .....
.................................................... 22-14
Bonus : Castres (1).
Agen - Gloucester(ANG) ......... 26-18
HIER
Calvisano (ITA) - Sale (ANG) ....... 11-29
AUJOURD’HUI
Leicester (ANG)- Cardiff(GAL) ..... 34-0
AUJOURD’HUI
Biarritz- Parme (ITA) ................. 45-3
AUJOURD’HUI
Leinster (IRL) - Edimbourg
(ECO)......................................... 49-10
Bonus : Leinster (1).
16 HEURES
Ospreys (GAL) - Stade Français
en direct sur France 2)
Bonus : Sale (1).
14 HEURES
Bourgoin - Munster (IRL)
(en direct sur Sport +)
Bonus : Leicester (1).
Ulster (IRL) - Llanelli (GAL) .......... 11-35
London Irish(ANG) - Toulouse . 24-26
Bonus : London Irish (2), Toulouse (1),
Llanelli (1).
Classement
Pts B. J. G.
— — — —
19 3 5 4
15 3 5 3
13 1 5 3
0 0 5 0
Classement
Pts B. J. G.
— — — —
20 4 5 4
13 1 5 3
11 3 5 2
5 1 5 1
CASTRES PEUT RÊVER. – Vainqueur avec le
bonus à Trévise, Castres s’est donné le droit de disputer à domicile un véritable huitième de finale
contre les Wasps, samedi prochain. Les Londoniens
ont presque mis fin aux espoirs de Perpignan.
LE LEINSTER QUALIFIÉ. – Auteurs d’un festival offensif contre Édimbourg (7 essais), les Irlandais se qualifient pour les quarts et condamnent
presque Agen.
L’OCCASIONPOUR PARIS. – En décrochantle
bonus à Calvisano, Sale se relance dans un groupe
indécis. En déplacement chez les Ospreys cet aprèsmidi, le Stade Français peut se qualifier en cas de
victoire avec bonus.
LA PRESSION SUR LE MUNSTER. – Leicester
s’empare de la tête de la poule et oblige le Munster
à l’emporter contre Bourgoin cet après-midi.
Anglais et Irlandais s’affronteront samedi prochain
dans un match décisif.
TOULOUSE POUR L’HONNEUR. – Dans un
match animé, Toulouse a dominé les London Irish
avec le bonus. Mais le Stade risque d’être éliminé
dès cet après-midi. Llanelli s’est qualifié pour les
quarts.
NORTHAMPTON PEUT Y CROIRE. – Dans
une poule dominée par Biarritz, Northampton peut
encore prétendre à une place de meilleur deuxième.
Cela passe par une victoire en Écosse aujourd’hui.
1. Wasps......................
2. Castres .................
3. Perpignan............
4. Trevise.....................
POULE 2
N.
—
0
0
0
0
P.
—
1
2
2
5
p.
—
179
133
116
58
c.
—
51
120
83
232
DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : Trévise Perpignan, 10-25 ; Wasps - Castres,
19-13. 2e journée : Castres - Trévise,
41-22, Perpignan - Wasps, 19-12.
3e journée : London Wasps - Trévise,
55-0 ; Castres - Perpignan, 36-28.
4e journée : Perpignan - Castres,
30-3 ; Trévise - Wasps, 5-71.
RESTENT À JOUER. – Samedi
20 janvier : Perpignan - Trévise,
Castres - Wasps (14 h 30).
POULE 3
1. Leinster...................
2. Agen........................
3. Gloucester .............
4. Edimbourg .............
N.
—
0
0
0
0
P.
—
1
2
3
4
p.
—
161
100
133
88
c.
—
78
112
131
161
DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : Agen Édimbourg, 19-17 ; Leinster - Gloucester, 37-20. 2e journée : Gloucester Agen, 26-32 ; Édimbourg - Leinster,
25-24. 3e journée : Leinster - Agen,
26-10 ; Gloucester - Édimbourg, 38-22.
4e journée : Agen - Leinster, 13-25 ;
Édimbourg - Gloucester, 14-31.
RESTENT À JOUER. – Vendredi
19 janvier : Édimbourg - Agen, Gloucester - Leinster (20 h 30).
POULE 4
Classement
Pts J. G. N.
————
1. Stade Français. 15 4 3 0
2. Sale .............. 15 5 3 0
3. Neath-Swansea. 14 4 3 0
4. Calvisano ..... 0 5 0 0
p.
—
105
140
107
68
c.
—
52
72
79
217
B.
—
3
3
2
0
1. Leicester ................
2. Munster...................
3. Cardiff .....................
4. Bourgoin ..............
DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : NeathSwansea - Sale, 17-16 ; Calvisano Stade Français, 10-45. 2e journée :
Sale - Calvisano, 67-11 ; Stade Français - Neath-Swansea, 27-14. 3e journée : Stade Français - Sale, 27-16 ;
Calvisano - Neath-Swansea, 27-50.
4e journée : Neath-Swansea - Calvisano, 26-9 - Stade Français, 12-6.
RESTENT À JOUER. – Samedi
20 janvier : Stade Français - Calvisano, Sale - Neath-Swansea (16 h 30).
MARQUEURS
1. Peyras (Castres, +3, notre photo), 6 essais
2. Bobo (Biarritz), D. Armitage (London Irish, +3), Poitrenaud (Toulouse), Sackey (Wasps), 5 essais
P.
—
1
2
1
5
6. S. Williams (Neath-Swansea), Horgan (Leinster, +3), Allen (Gloucester), Moody (Leicester, +1), Foden
(Sale, +1), 4 essais
POULE 6
POULE 5
Classement
Pts B. J. G.
— — — —
19 3 5 4
18 2 4 4
5 1 5 1
0 0 4 0
N.
—
0
0
0
0
P.
—
1
0
4
4
p.
—
159
116
60
44
c.
—
54
72
114
139
DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : Bourgoin - Cardiff, 3-13 ; Leicester - Munster, 19-21. 2e journée : Munster Bourgoin, 41-23 ; Cardiff - Leicester,
17-21. 3e journée : Cardiff - Munster,
12-22 ; Bourgoin - Leicester, 13-28.
4e journée : Leicester - Bourgoin,
57-3 ; Munster - Cardiff , 32-18
RESTENT À JOUER. – Samedi
20 janvier : Cardiff - Bourgoin,
Munster - Leicester (18 h 35).
1. Llanelli.....................
2. Toulouse...............
3. Ulster .......................
4. London Irish....
Classement
Pts B. J. G.
— — — —
23 3 5 5
13 5 5 2
10 2 5 2
8 4 5 1
N.
—
0
0
0
0
P.
—
0
3
3
4
p.
—
149
119
98
108
c.
—
104
132
101
137
DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : London
Irish - Llanelli, 25-32 ; Ulster - Toulouse, 30-3. 2e journée : Llanelli - Ulster, 21-15 ; Toulouse - London Irish,
37-17. 3e journée : Llanelli - Toulouse, 20-19 ; London Irish - Ulster,
29-13. 4e journée : Ulster - London
Irish, 29-13 ; Toulouse - Llanelli,
34-41.
RESTENT À JOUER. – Dimanche
21 janvier : Llanelli - London Irish,
Toulouse - Ulster (14 h 5).
15 HEURES
Borders (ECO) - Northampton (ANG)
Bonus : Biarritz (1).
1. Biarritz ..................
2. Northampton.........
3. Border .....................
4. Parme......................
Classement
Pts B. J. G.
— — — —
25 5 5 5
15 3 4 3
5 1 4 1
0 0 5 0
N.
—
0
0
0
0
P.
—
0
1
3
5
p.
—
169
151
65
34
c.
—
37
56
92
234
DÉJÀ JOUÉS. – 1re journée : BordersParme, 35-3 ; Biarritz - Northampton,
22-10. 2e journée : Parme - Biarritz,
7-50 ; Northampton - Borders, 37-13.
3e journée : Borders - Biarritz, 0-25 ;
Parme - Northampton, 21-68. 4e journée : Biarritz - Borders, 27-17 ; Northampton - Parme, 36-0.
RESTENT À JOUER. – Dimanche
21 janvier : Parme - Borders, Northampton - Biarritz (16 heures).
RÉALISATEURS
CALENDRIER
1.
2.
3.
4.
5.
Quarts de finale : 30, 31 mars, 1er avril
Demi-finales : 20 au 22 avril
Finale : dimanche 20 mai, à Twickenham
Steph. Jones (Llanelli, + 10), 59 points.
Humphreys (Ulster), 57 points.
F. Contepomi (Leinster, + 24, notre photo), 55 points.
O’Gara (Munster), 51 points.
Miquel (Agen, + 16), 49 points.
Le nombbre de qualifiés pour
les quaarts de finale. Hier,
Leinster (IRL) et Llanelli (GAL)
ont rejoint
oint Biarritz
Biarritz, qui avait
décroché son billet vendredi.
RÈGLEMENT
Vingt-quatre équipes réparties en six
poules de quatre. Le premier de
chaque poule (six équipes) et les deux
meilleurs deuxièmes qualifiés pour les
quarts de finale. Les quatre meilleurs
de ces huit qualifiés disputent leur
quart de finale à domicile. Quatre
points pour une victoire, deux points
pour un nul, zéro point pour une
défaite. Un point de bonus à toute
équipe ayant inscrit au moins quatre
essais et/ou ayant été battue par un
écart inférieur ou égal à sept points.
TRÉVISE - CASTRES : 21-40
Castres s’offre un « huitième »
En obtenant une victoire bonifiée à Trévise, les Tarnais ont maintenu un solide espoir de qualification.
TRÉVISE –
de notre envoyé spécial
des choses pas correctes, allait pester le capitaine Lionel Nallet après le
match. On n’a pas voulu les fixer,
occuper le terrain, on n’a rien respecté du tout. Ni l’adversaire, ni le jeu ».
Et au repos, après trois buts de Goosen et un essai de Perziano, sur service de Mulieri qui avait intercepté
dans ses propres vingt-deux mètres
une passe de McIntyre à Kefu, c’est
même Trévise qui menait au score.
Heureusement pour les Français, par
ailleurs surpris par la vigueur italienne dans le défi physique individuel, le scénario allait radicalement
changer en seconde période. Réduits
à dix après le carton jaune infligé à
Mc Intyre, puis revigoré par un coaching rapide, massif et décisif (Papé,
Bias, Marticorena, 49e), Castres prenait les affaires en main et signait
quatre essais. Mc Intyre ouvrait le bal
après une nouvelle « pénal-touche »
précieuse de son pack, puis c’est
jeune ailier gauche Peyras qui
s’offrait, tout en vitesse, un triplé
personnel, notamment après une
relance exceptionnelle de l’insaisisable et talentueux Milford. « Ce qui
s’est passé, y compris le résultat des
Wasps, c’est parfait, appréciait Laurent Seigne, entraîneur heureux et
« Relever
le défi »
Stadio Comunale di Monigo. Temps gris et froid.
Pelouse grasse. 2 000 spectateurs environ.
Arbitre : M. Barnes (ANG).
TRÉVISE : 2 E, Perziano (22e), Kingi (68e) ; 3 B,
(18e, 39e, 40e + 6), 1 T, Goosen (22e).
CASTRES : 6 E, Capo-Ortega (15e), Nallet (23e),
McIntyre (55e), Peyras (65e, 76e, 80e) ; 5 T, Teulet
(15e, 23e, 55e, 65e), Ross (76e).
Remplacements : Trévise. – 34e : Orlando par
PALMER ; 44e : Barbini par LEGG ; 53e : Palmer par
E. PAVANELLO ; 58e : Picone par SEMENZATO ;
60e : Sbaraglini par FALIVA ; 64e : Di Santo par
ALLORI ; 74e : Sartoretto par MARCATO. Castres.
– 38e : Saayman par CASTEX ; 49e : Kefu par MARTICORENA, Manta par BIAS, Capo-Ortega par
PAPE ; 60e : Terrain par GIORGADZE ; 70e : Mc
Intyre par ROSS ; 73e : Teulet par CERMENO.
temporaire. – Trévise : Ansell
E n t r a î n e u r : Remplacement
par Faliva (10e-18e).
C.Green.
Cartons jaunes. – Trévise : Tejeda (8e, jeu au
sol) ; Pizarro (13e, hors-jeu). Castres : McIntyre
(40e+ 6, jeu au sol).
Évolution du score : 0-7, 3-7, 10-7, 10-14,
13-14 ; 16-14 (mi-temps), 16-21,16-28, 21-28,
21- 35, 21-40.
15 Mulieri
14 Perziano
13 Pizarro
12 Barbini
11 Sartoretto
10 Goosen
9 Picone
8 Johnson
7 Orlando
6 Ansell
5 Kingi
4 A. Pavanello
3 Di Santo
2 Tejeda
1 Sbaraglini
« EN BATTANT Perpignan, la
première partie du contrat est
remplie pour les Wasps…
– C’était un match sans surprise vu
l’engagement qu’ils avaient mis la
semaine précédente contre Toulouse.
Ça a été à peu près la même histoire.
L’équipe a fait preuve de lucidité dans
des moments critiques.
– Qu’attendez-vous du prochain match à Castres où,
comme à Perpignan, vous avez
joué ?
– Il va y avoir une grosse ambiance.
De la part du public, mais aussi de
l’adversaire qui va vouloir marquer
son territoire. A l’extérieur, notre rendement n’est pas le même qu’à domicile, ça va être un bon test. Il faudra
relever le défi.
C’est un autre match décisif. On
savait qu’entre les Wasps, Castres et
Perpignan, ça allait se jouer à très peu
de chose ; il reste encore un week-end
où il ne faudra rien lâcher.
– La dernière fois que les Wasps
ont éliminé Perpignan, ils ont
été champions d’Europe (en
2004)…
– Nous sommes en développement.
Par moments, il nous manque ce qui
fait la différence entre une grosse
équipe et une équipe excellente qui
peut gagner la Coupe
d’Europe ». – M. M.
CASTRES
15 Teulet
14 Milford
13 Kefu
12 Carballo
11 Peyras
10 McIntyre
9 Laussucq
8 Manta
7 Tabacco
6 Vosloo
5 Nallet
4 Capo-Ortega
3 Saayman
2 Terrain
1 Hoeft
Entraîneurs :
L. Seigne et U. Mola.
Sur fond rouge les meilleurs joueur du match.
WASPS - PERPIGNAN : 22-14
LONDON IRISH - TOULOUSE : 24-26
L’USAP ne passe pas le cap
Toulouse s’aère la tête
Les Catalans ont vraisemblablement laissé filer hier leurs derniers espoirs de qualification
pour les quarts.
Victoire, bonus, grosse défense, Toulouse, pratiquement éliminé, n’a pas perdu son temps
en vue du Top 14.
WASPS - PERPIGNAN : 22-14 (12-3)
Adams Park. Temps frais. Pelouse souple. 7 620 spectateurs. Arbitre : M. Owens
(GAL). LONDONWASPS: 1 E,Waldouck(62e) ; 5B (12e, 25e,30e, 40e+2, 50e), 1 T, King.
PERPIGNAN : 1 E, Tonita (74e) ; 3 B, N. Laharrague (14e, 53e), Meyer (69e). Remplacements temporaires. – Perpignan : Gaston par ALVAREZ-KAIRELIS (4e-8e), Bortolaso
par TINCU (44e-54e). Cartons jaunes. – Perpignan : Le Corvec (29e, antijeu), Konieck
(40e+4, antijeu).
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 9-3, 12-3 (mi-temps), 15-3, 15-6, 22-6, 22-9,
22-14.
LONDON WASPS : Cipriani–Sackey, Waldouck, Lewsey, Voyce–(o) King, (m) Reddan (Amor, 77e)– O'Connor, Dallaglio (cap.), Worsley – Palmer, Shaw – Vickery (Bracken, 77e), Ibanez (Ward, 77e), Payne. Entraîneur : S. Edwards.
PERPIGNAN : J. Laharrague–Manas,Grandclaude, Hume, Naulu–(o) N. Laharrague
(Meyer, 63e), (m) Durand – Tonita, Bortolaso (Vaki, 67e), Le Corvec – Olibeau, Gaston
(Alvarez-kairelis, 17e)–Mas (Bozzi, 77e), Konieck (Tincu, 63e), Freshwater (cap.).
Entraîneurs : Ph. Boher, F. Azéma.
LONDRES –
de notre envoyé spécial
COMME EN 2004 en poule à Newcastle (14-19), comme l’an passé en
quart au Munster (10-19), Perpignan
quitte la Coupe d’Europe sur un goût
d’inachevé. Hier, une nouvelle fois, les
Catalans sont sortis du terrain avec
l’impression d’avoir mis tout ce qu’il
fallait dans ce match, pour rien. La
faute à leur manque de réalisme et à
leur indiscipline même si Philippe
Boher, l’entraîneur, estime qu’on « ne
peut pas en vouloir » à ses joueurs.
En place en début de match, conquérante sur la fin, l’USAP n’a pas su gérer
les temps forts de Wasps, surtout performants en milieu de rencontre. Les
Anglais se sont la plupart du temps
heurtés à un rude premier rideau
défensif. Mais à chaque fois qu’ils ont
réussi à le franchir, les Sang et Or ont
donné l’impression de paniquer, multipliant les fautes, Le Corvec (29e) et
Konieck (40e + 4) récoltant chacun un
carton jaune pour des fautes d’antijeu.
« Cela nous a fait nous dépenser
encore plus, souffle Julien Laharrague,
l’arrière perpignanais. Plus on se
dépense, moins on est lucide et plus on
fait de fautes. »
Un cercle vicieux dans lequel les Wasps
ne sont pas tombés. Les hommes de
Lawrence Dallaglio ont tué le match à
l’heure de jeu. L’USAP alors distancée
par les pénalités de King se perdait parfois dans des choix tactiques peu inspirés. Déjà inquiété plusieurs fois sur ses
dégagements, Nicolas Laharrague
était contré sur ses 40 mètres par
Dominic Waldouck qui filait aplatir
entre les poteaux. « Au final, il nous
manque la même chose que d’habitude, constate Julien Laharrague.
Moins de fautes, plus de lucidité. Elle
nous fait défaut depuis un petit
moment. C’est récurrent. » Tout
comme le manque d’efficacité au pied.
Avec 65 % de réussite de ses coups de
pied placés en Top 14, Perpignan fait
partie des mauvais élèves.
En Coupe d’Europe, ce n’est pas
mieux. Revigorés par l’essai de Tonita
en fin de match (74e), les Catalans
n’ont même pas pu prendre le bonus
défensif qui leur aurait permis d’y
croire une semaine de plus. La faute à
trois coups de pied manqués par Steve
Meyer dans les dix dernières minutes.
Même si, mathématiquement, la qualification reste possible, l’USAP va laisser les Wasps et Castres en découdre
pour la première place de la poule et se
tourner vers le Top 14.
Les Catalans tenteront d’y franchir un
palier auquel ils se heurtent sans succès depuis deux ans.
MAXIME MALET
PAGE 10
LONDON IRISH - TOULOUSE : 24-26 (5-12)
Madjeski Stadium. Pluie fine. Bonne pelouse. 8 864 spectateurs. Arbitre : M. Lewis
(IRL). LONDON IRISH : 4 E, Geragthy (40e), D. Armitage (66e, 71e, 85e) ; 2 T (71e, 85e),
Everitt.TOULOUSE: 4 E, Garbajosa(6e, 16e), Baby (75e), Élissalde(80e + 2) ; 3T , Courrent (16e), Élissalde (75e, 80e + 2). Cartons jaunes. – Toulouse : Garbajosa (36e, antijeu) ; Lamboley (60e, faute technique).
Évolution du score : 0-5, 0-12, 5-12 (mi-temps), 10-12, 17-19, 17-26, 24-26.
LONDON IRISH : D. Armitage (Flutey, 18e) – Ojo, Tiesi (Geragthy, 51e), Mapusua,
Shabbo (D. Armitage, 18e) – (o) Geragthy (Geragthy par Everitt, 51e), (m) P. HodgsonMagne, Leguizamon, Roche (McCullen, 51e) – Casey (cap.) [Hudson, 63e], Kennedy –
Rautenbach (Paice, 51e), D. Coetzee, Lea’aetoa. Entraîneur : B. Smith.
TOULOUSE : G. Thomas – Garbajosa, Kunavore, Baby (Mermoz, 72e), Médard –
(o) Dubois (Courrent, 41e), (m) Courrent (Élissalde, 41e) – Bouilhou (cap.), Maka,
Montauriol (Nyanga, 37e) – Lamboley, Brennan (Millo-Chluski, 57e) – Hasan (Perugini, 47e), Lacombe (Servat, 41e), Human (Hasan, 72e). Entraîneurs : G. Novès,
S. Laïrle, Ph. Rougé-Thomas.
READING – (ANG)
de notre envoyé spécial
POUR LA TROISIÈME FOIS de son
histoire, comme en 1999-2000 et en
2000-2001, Toulouse ne devrait pas
participer aux quarts de finale de la
Coupe d’Europe. Car la victoire rem-
portée hier, avec le bonus offensif,
au terme d’un match que les Irlandais de Londres ont dominé territorialement, ne servira probablement
à rien si le Munster et Northampton
s’imposent aujourd’hui.
Mais, au moins, les Toulousains sont
sortis par la grande porte, alors que
l’absence de plusieurs titulaires (Bru,
Pelous, Jauzion, Fritz, Clerc, Heymans, Poitrenaud, Albacete, Dusautoir et Poux) pouvait laisser craindre
le pire. « De toute façon, il est trop
tard pour avoir des regrets, lance
Jean-Baptiste Élissalde. Nous avons
mis de côté notre frustration depuis
Llanelli (défaites 19-20 et 34-41). »
Sans regrets ni complexes, les Toulousains se lancèrent dans ce match
sur un rythme effréné, qui prévalut
d’ailleurs tout au long de la partie,
marquant au bout d’un quart
d’heure deux essais, par Xavier Garbajosa (6e et 16e). Ces deux essais
contrarièrent la stratégie des Londoniens. Ils voulurent répliquer sur le
même registre, autour de leur formidable numéro 8 argentin, Juan
Leguizamon, qui éclipsa quelque
peu Olivier Magne. Mais ils tombèrent sur une remarquable défense
toulousaine.
Maka et Bouilhou, même s’ils eurent
du mal à maîtriser le troisième-ligne
des Pumas, et la ligne de trois-quarts
arrêtèrent beaucoup de coups
gagnants. « Sur ce plan-là, on n’a
pas perdu notre temps, souligne
Jean-Baptiste Élissalde. Si nous
avions défendu comme ça contre
Llanelli, nous serions peut-être
aujourd’hui en position de nous qualifier. Mais, ce qui est bien, c’est que
nous avons su revenir au score et
l’emporter sur la fin. Je suis content
pour certains qui n’avaient pas eu
assez de temps de jeu, qui croyaient
qu’on ne comptait plus sur eux. Au
bout du compte, le résultat n’est
peut-être pas important, mais il fait
du bien à la tête. »
Pas négligeable dans la perspective
du choc de Top 14 contre le Stade
Français, le 24 janvier au Stade de
France.
FRANCIS DELTÉRAL
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
RAPHAEL IBANEZ,
talonneur des Wasps,
s’attend à un match
décisif très difficile
samedi à Castres.
Bleu
VU DES WASPS
Jaune
Rouge
Jaune
(16-14)
souriant. C’était notre volonté et
notre match de samedi prochain ne
sera rien moins qu’un huitième de
finale à domicile. »
Hier soir, la délégation castraise
avait l’autorisation « d’aller en boire
une ». Mais pas beaucoup plus. « Il
faut être raisonnables, on rejoue dès
samedi, concluait Seigne. Et l’enjeu
est clair. On peut rêver à un quart.
Pas mal pour une petite équipe de
quartier… »
HAMID IMAKHOUKHENE
Comme ici au match aller,
où Bias résiste
au plaquage de Kingi,
les Castrais ont hier
dominé Trévise avec
le bonus offensif.
Un succès indispensable
qui les relance dans la
course à la qualification.
(Photo Patrick Boutroux)
21-40
TRÉVISE
Castres dominait et imposait une
épreuve de force qui coûtait deux
cartons jaunes aux Italiens dans les
dix premières minutes. Las, le CO
tomba dans la facilité et même dans
la suffisance. « On a atteint l’objectif
comptable avec une victoire et le
bonus, mais dans le jeu, il s’est passé
Noir
Bleu
Noir
C’EST CE QU’ON APPELLE un scénario idéal. Une hypothèse à laquelle
Pierre-Yves Revol n’osait sans doute
pas songer, à quelques minutes du
coup d’envoi alors qu’il scrutait les
quelques rayons de soleil hivernaux
qui tentaient de percer les nuages du
ciel italien. « Pour commencer, ça
serait bien qu’on ne passe pas au travers et qu’on fasse notre boulot en
marquant quatre essais, soufflait le
président du CO. Et si c’est le cas, on
aura au moins la certitude de ne pas
disputer un match totalement dénué
d’intérêt le week-end prochain
contre les Wasps. Et si d’aventure,
les Wasps et l’USAP n’inscrivaient
aucun de point de bonus… Alors là,
ça serait… »
Ce qu’on appelle un scénario idéal.
Large vainqueur de Trévise, auteur
de six essais dont quatre en seconde
période, le CO a pleinement savouré
sa soirée hier en Vénétie. Et ce matin,
lorsqu’ils monteront à bord de
l’avion les ramenant à Toulouse via
Paris, ses joueurs prendront pleinement conscience qu’ils ont réalisé la
bonne opération de cette cinquième
journée. Deuxièmes de leur poule
avant de recevoir les Londoniens
samedi prochain pour un match décisif, les Tarnais peuvent en effet
sérieusement espérer terminer pre-
miers et s’ouvrir la route des quarts
de finale. Pour cela, il leur faudra
cependant battre les Wasps de plus
de sept points (Castres avait été battu 13-19 à Londres le 22 octobre dernier lors de la première journée).
Pourtant, dans la grisaille et devant
une assistance confidentielle, tout
n’a pas été toujours facile. Certes,
pour Castres, la consigne était
claire : marquer quatre essais. Et ce
match, qui vit le CO ne tenter aucun
tir au but pour privilégier les « pénaltouches » ou lancer des combinaisons à la main à chaque pénalité
obtenue, débuta fort bien. Après
vingt minutes, l’équipe de Laurent
Seigne menait 14-10, grâce à deux
essais en force inscrits par CapoOrtega et Nallet sur des prises en
touche.
11
RUGBY COUPE D’EUROPE (5 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BOXE
OSPREYS - STADE FRANÇAIS
CHAMPIONNAT D’EUROPE DES MI-LOURDS
Pour Skrela, c’est l’heure Kanfouah
voulait continuer
Le demi d’ouverture parisien, rappelé en équipe de France, va vivre dès aujourd’hui, avec son club,
des moments décisifs.
IL SAIT. Il sait que ces semaines qui
s’avancent, là, maintenant, vont être
les plus déterminantes de sa carrière.
Au plus court terme d’abord, il y a ce
match aujourd’hui face aux Ospreys,
« l’une des toutes meilleures
équipes d’Europe », selon son
entraîneur, Fabien Galthié, « les
deux tiers de l’équipe de Galles »,
confirme David Skrela, «au niveau
desquels il va falloir se hisser ».
Car une victoire avec bonus assurerait au Stade Français la première
place de la poule, et les meilleurs
premiers reçoivent en quarts de
finale. « L’expérience montre que
c’est presque indispensable »,
conclut le président, Max Guazzini.
Soit un match très important, « de
niveau international », assure
David. Un niveau auquel le staff de
l’équipe de France l’a de nouveau
jugé apte. En effet, David Skrela a été
convoqué parmi les quarante
joueurs qui vont jouer le Tournoi des
Six Nations (du 28 janvier au
18 mars). Et jouer également leur
présence à la Coupe du monde, du
7 septembre au 20 octobre. « Nous
savons que nous aurons un ou deux
matches pour faire nos preuves. »
HALLE – (ALL)
de notre envoyé spécial
ASSIS SUR LE BANC de bois de la
Brandberge Arena de Halle, au sud de
Berlin, en slip et claquettes, Rachid
Kanfouah serre une bouteille de shampoing. Avant d’aller se doucher, il
revoit son entraîneur Jean-Pierre Di
Stefano jeter l’éponge au dixième
round face à l’Allemand Thomas Ulrich
pour le titre européen vacant des milourds.
« J’aurais pu continuer, mais il a pensé
à ma santé, reconnaît Kanfouah
(33 ans, 78,800 kg, 1,86 m, 27 victoires, dont 22 avant la limite,
6 défaites). Je ne lui en veux pas. Ulrich
m’a touché et je me sens tituber, mais
je crois que je vais être compté debout
et que je vais pouvoir continuer. Je
n’en veux à personne. Par rapport à la
configuration du combat, je me vois
bien aller au bout et remporter les deux
derniers rounds, car j’étais bien physiquement. »
En Championnat d’Europe, il n’existe
plus de compte debout et soit l’arbitre
italien Guido Cavalleri allait directement arrêter le Français, soit Ulrich
allait continuer à le frapper jusqu’à ce
qu’il tombe, avec tous les risques que
cela comporte. « J’ai pris la bonne
décision, estime Di Stefano, car je ne
pense pas que Rachid aurait pu continuer avec tous ces coups. La santé
passe avant tout. » Dans sa précipitation, Di Stefano a jeté, non pas la serviette, comme de tradition, mais la
poche de glace. « Ce n’est pas moi qui
tenais la serviette, précise-t-il, et je n’ai
pas voulu perdre une seconde. »
Kanfouah a fait un grand combat de
vaillance et, à l’issue du neuvième
round, le juge finlandais Esa Lehtosaari le voyait en tête 97-95, tandis que les
deux autres, le Belge Daniel Van de
Wiele et l’Anglais Mark Green, accordaient leur préférence à Ulrich, 97-95
et 96-95. Même s’il avait récupéré de
L’aiguillon Beauxis
Titillé par la concurrence de Lionel Beauxis à l’ouverture, David Skrela, qui transmet ici le ballon à Geoffroy Messina sous le regard de
Sylvain Marconnet, face à Sale, a franchi un palier cette saison, intégrant le quinze de France pour le Tournoi.
(Photo Pierre Lahalle)
David SKRELA
10 Hook
9 Marshall
8 Ry. Jones
7 Tandy
6 Tiatia
5 A.W. Jones
4 Cockbain
3 A. Jones
2 B. Williams
1 D. Jones (cap.)
Première en Suisse
LE PREMIER MATCH de Coupe
d’Europe en Suisse a suscité un bel
engouement, environ 15 000 spectateurs étant attendus aujourd’hui au
stade de Genève, à 130 kilomètres de
Bourgoin. Ce choc face au champion
en titre, délocalisé par la volonté de
Pierre Martinet, le président berjallien,
sera sans enjeu sportif pour les Isérois,
déjà éliminés. Mais pas sans intérêt
médiatique pour le rugby helvétique
(1 600 licenciés, 20 clubs) dont
l’équipe nationale, 48 e mondiale
(entre Madagascar et la Chine), évolue
dans le groupe C du Championnat
d’Europe (niveau Fédérale 3, voire
Honneur Régional). – E. Cl.
VICTIME d’un choc sur le front en début de deuxième mi-temps lors de la victoire de Biarritz
contre Parme (45-3) vendredi, Romain Cabannes
souffre d’une fracture du sinus, au niveau de
l’arcade sourcilière. Convoqué pour la première
fois pour le Tournoi des Six Nations parmi les
40 Bleus réunis à Marcoussis le 28 janvier, le
jeune centre (22 ans) ne pourra peut-être pas
rejoindre l’équipe de France à la fin du mois. « Je
suis un peu pessimiste. Qui dit fracture dit quatre
à cinq semaines d’indisponibilité. Au niveau du
visage, c’est une zone fragile. Lundi, je vais voir
un chirurgien maxillo-facial à Bayonne pour en
savoir plus. Ça tombe mal », expliquait-il hier.
S’engageant sur une attaque biarrote, Cabannes
a pris le genou d’un défenseur italien sur le front.
« On va attendre, réagit Jo Maso, manager du
BOURGOIN - MUNSTER
AUJOURD’HUI, 14 HEURES, STADE DE GENÈVE
(en direct sur Sport +)
BOURGOIN : 15 Denos – 14 Finau, 13 Boussès, 12 R. Coetzee, 11 David – 10 Laloo, 9 Parra – 7 Bonnaire (cap.), 8 Jooste,
6 Monzeglio – 5 Pierre, 4 B. Williams – Cardinali, Vigneaux,
Milloud. Entraîneurs : C.Urios, G. Tourlonias et G. Doorey.
Remplaçants : 16 Kinchagishvili, 17 Sourgens, 18 Del Fava,
19 Rennie, 20 Prendergast, 21 Coux, 22 Nicolas.
MUNSTER : 15 S. Payne – 14 J. Kelly, 13 B. Murphy, 12 Mafi,
11 Dowling – 10 O’Gara, 9 Stringer – 7 D. Wallace, 8 Leamy, 6
M. O’Driscoll – 5 O’Connell (cap.), 4 O’Callaghan – 3 Hayes, 2
Sheahan, 1 Horan. Entraîneur : D. Kidney. Remplaçants :
16 Flannery,17 Pucciariello,18 Coughlan, 19 Foley,20 O’Leary, 21 Manning, 22 Cullen.
Arbitre : M. Changleng (ECO).
quinze de France. Mais s’il doit déclarer forfait, on
prendra Geoffroy Messina (Stade Français, 24
ans, 0 sélection). C’est vraiment dommage pour
Romain, c’est un joueur qu’on voulait voir. Il a des
qualités que d’autres n’ont pas, dont la fluidité de
la passe. Il y avait cette touche montoise qui nous
plaisait. On a pas mal de puncheurs, mais pas de
joueur dans son style. » Le Montois d’origine n’a
pas été épargné par les blessures depuis le début
de sa carrière : en août 2004, alors qu’il arrive
dans l’effectif de Pau, il se rompt les ligaments
croisés du genou. Sur le retour début 2005, son
genou lâche à nouveau. Il ne reviendra au jeu que
le 12 décembre 2005. Cette saison, une petite
blessure aux ischio-jambiers l’a éloigné des terrains pendant près de un mois. – A. Bo.
(avec A. R.)
PRO D 2 (16e journée)
Fondateur : Jacques GODDET
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issyles-Moulineaux Cedex 9.
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Allemagne, 2,20 ; Andorre, 1,25 ; Antilles, la Réunion, 1,50 ; Autriche, 2,30 ; Belgique, 1,60 ;
Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 2,10 ; États-Unis, 2,80 $ ;
Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce,
2,20 ; Italie, 1,90 ; Luxembourg, 1,60 ; Maroc, 10
MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 2 ; Polynésie,
460 CFP ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie,
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ÉTRANGER : nous consulter.
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Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069
LU
Tirage du 13 janvier 2007 : 462 313 exemplaires
Umaga part, Toulon perd
LE RCT RECHUTE. – Sans sa star all black, Toulon s’est incliné à Mont-de-Marsan (13-26). Le RCT n’avait plus perdu depuis le 25 novembre contre Tarbes, le seul
match que Tana Umaga n’avait pas joué. Toulon (4e) perd une place au classement, Mont-de-Marsan (13e) sort de la zone de relégation.
LA ROCHELLE AMBITIEUX. – Vainqueur à Pau, de nouveau relégable (12-6),
La Rochelle fait la bonne opération de la soirée en devenant le dauphin d’Auch,
leader intraitable à Colomiers (31-15). Mais Béziers peut repasser deuxième en
cas de victoire à Bordeaux aujourd’hui.
HIER
Pau - La Rochelle .................. 6-12
Oyonnax-Lyon ................... 10-10
Mont-de-Marsan - Toulon .. 26-13
Grenoble - Limoges ............ 19-18
Colomiers - Auch ................ 15-31
AUJOURD’HUI
15 HEURES
Stade Bordelais-Bègles - Béziers
Gaillac - Dax
Racing-Métro 92 - Tarbes
Bonus : Limoges (1), Pau (1).
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
20 janvier, à 18 h 30 : Lyon-Pau,
Dax - Stade Bordelais-Bègles, ToulonOyonnax, Auch-Gaillac, Tarbes - Mont
de Marsan, Limoges-Colomiers, La
Rochelle - Grenoble, Béziers - RacingMétro.
Classement
Pts J. G. N. P.
—————
1. Auch .............. 63 16 15 0 1
2. La Rochelle... 48 16 10 2 4
3. Béziers .......... 47 15 10 1 4
4. Toulon ........... 46 16 10 0 6
5. Lyon .............. 42 16 8 1 7
6. Oyonnax ....... 42 16 9 1 6
7. Dax ............... 41 15 8 0 7
8. Gaillac ........... 35 15 7 0 8
9. Grenoble ....... 33 16 6 2 8
10. Tarbes........... 32 15 7 0 8
11. Racing-M. 92 ... 31 15 6 0 9
12. Bord. Bègles .... 28 15 6 0 9
13. Mt-de-Marsan... 27 16 5 1 10
14. Limoges ........ 26 16 5 0 11
15. Pau ............... 26 16 5 0 11
16. Colomiers...... 19 16 4 0 12
p.
—
390
296
361
368
297
257
308
291
256
278
295
241
247
292
270
224
c.
—
218
205
234
318
243
231
251
284
292
333
300
323
371
380
329
359
B.
—
3
4
5
6
8
4
9
7
5
4
7
4
5
6
6
3
RÈGLEMENT. – 4 points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un
point de bonus pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par
7 points ou moins. Le club classé 1er à l’issue de la phase préliminaire accède au
Top 14. Après des demi-finales entre les clubs classés de 2 à 5, le vainqueur de la
finale (27 mai) est aussi promu en Top 14. Les équipes classées 15e et 16e sont reléguées en Fédérale 1.
En direct sur France 2
15 Hernandez
11 Dominici
13 Messina
12 B. Liebenberg
14 Saubade
10 Skrela
9 Pichot
8 Rabadan
7 Parisse
6 Burban
5 Du Plooy
4 Auradou (cap.)
3 Marconnet
2 Blin
1 Roncero
STADE FRANÇAIS. – Remplaçants :
16 Szarzewski, 17 Montès, 18 M. James,
19 Martin, 20 Fillol, 21 Beauxis, 22 Mi.
Bergamasco. Absents : Weber, Samo,
Jeanjean, Albouy, Glas, Arias, Ma. Bergamasco, Borges, Corleto, Dallan, De
Villiers, Kayser, P. Ledesma, Sowerby,
Viljoen.
Entraîneurs : F. Galthié, F. Landreau.
Derniers matches G P P G P
Cabannes presque forfait
pour les Bleus
BOURGOIN - MUNSTER
STADE FRANÇAIS
PAU - LA ROCHELLE : 6-12 (3-3)
Stade du Hameau. Beau temps. Terrain souple. 5 554 spectateurs. Arbitre : P. Gauzere (Côte
basque Landes). PAU : 2 B, Darbo (13e, 76e). LA ROCHELLE : 4 B, Boboul (7e, 41e, 63e) Merceron
(73e). Évolution du score : 0-3, 3-3 (mi-temps), 3-6, 3-9, 3-12, 6-12.
OYONNAX - LYON OU : 10-10 (3-10)
Stade Charles-Mathon. Temps dégagé et froid. Pelouse souple. 5 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Hadj Bachir (Auvergne). OYONNAX : 1 E, Campeggia (73e) ; 1 B (6e), 1 T, Guilloux. LYON OU :
1 E, Naves (19e) ; 1 D, Sadourny (3e) ; 1 T, Fourie.
Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-10 (mi-temps), 10-10.
MONT-DE-MARSAN - TOULON : 26-13 (18-6)
Stade Guy-Boniface. Temps doux. Bonne pelouse. 4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Monteux
(Drôme-Ardèche). MONT-DE-MARSAN : 3 E, collectif (5e), Arrayet (40e), Sourrouille (59e) ; 3 B
(20e, 31e, 66e), 1 T (40e), Arrayet. TOULON : 1 E, Henderson (79e) ; 2 B, Quesada (10e, 14e), 1 T,
Warren. Cartons jaunes. – Toulon : Henderson (5e), Crenca (66e, plaquage dangereux).
Évolution du score : 5-0, 5-3, 5-6, 8-6, 11-6, 18-6 (mi-temps) 23-6, 26-6, 26-13.
GRENOBLE - LIMOGES : 19-18 (9-3)
Stade Lesdiguières. Beau temps. Pelouse acceptable. 5 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Attalah (Franche-Comté). GRENOBLE : 1 E, Suarez (43e) ; 3 B, Suarez (7e, 37e), Garnier (66e), 1 D
(27e), 1 T, Suarez. LIMOGES : 4 B (22e, 50e, 62e, 78e), 2 D (45e, 68e), Bouillot. Remplacement temporaire. – Grenoble : Driollet par Heke (63e-72e). Cartons jaunes. – Grenoble : Hendriks (62e, antijeu) ; Limoges : Taofifenua (65e, brutalité).
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 9-3 (mi-temps), 16-3, 16-6, 16-9, 16-12, 19-12, 19-15,
19-18.
COLOMIERS - AUCH : 15-31 (9-23)
Stade Michel-Bendichou. Temps frais et brumeux. Pelouse grasse. 4 500 spectateurs environ.
Arbitre : M. Valin (Auvergne). COLOMIERS : 5 B, Wisniewski (3e, 30e, 33e, 48e, 60e). AUCH : 3 E,
Cholley (18e), Couzier (23e), Saint-Lary (49e) ; 3 B (10e, 14e, 61e), 1 D (40e), 2 T, Lagardère. Cartons jaunes. – Colomiers : Berneau (40e, brutalité), Ropati (59e, brutalité) ; Auch : Bastide (59e,
brutalité), Pagotto (80e, faute technique).
Évolution du score : 3-0, 3-3, 3-6, 3-13, 3-20, 6-20, 9-20, 9-23 (mi-temps), 12-23, 12-28,
15-28, 15-31.
RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DES FICHES TECHNIQUES DE PRO D 2 SUR
LES AUTRES MATCHES
LEINSTER - ÉDIMBOURG : 49-10 (20-5)
Donnybrook, à Dublin. 6 400 spectateurs.
Arbitre : M. Pearson (ANG). LEINSTER : 7 E,
Kearney (3e), F. Contepomi (20e), Horgan
(44e, 65e, 71e), Keogh (63e) ; 3 B (32e, 35e,
56e), 5 T (3e, 20e, 44e, 65e, 71e), F. Contempomi. ÉDIMBOURG : 2 E, Southwell (24e), Cairns
(42e). Carton jaune. – Édimbourg : Jacobsen
(55e).
Évolution du score : 7-0, 14-0, 14-5, 17-5,
20-5 (mi-temps), 20-10, 27-10, 30-10, 35-10,
42-10, 49-10.
CALVISANO - SALE : 11-29 (3-24)
Centre sportif San-Michele. 1 500 spectateurs.
Arbitre : M. Berdos (FRA). CALVISANO : 1 E,
Cittadini (76e) ; 1 B, Scanavacca (55e), 1 D,
De Marigny (21e). SALE : 4 E, Ripol (10e, 60e),
C. Mayor (28e), Foden (37e) ; 1 B (3e), 3 T
(10e, 28e, 37e), Wigglesworth. Carton jaune.
– Sale : Titterrell (64e).
Évolution du score : 0-3, 0-10, 3-10, 3-17,
3-24 (mi-temps) ; 6-24, 6-29, 11-29.
LEICESTER - CARDIFF : 34-0 (24-0)
Welford Road. 16 815 spectateurs. Arbitre :
M. Rolland (IRL). LEICESTER : 6 E, Tuilagi
(2e), Hipkiss (4e), Gibson (10e), Rabeni (31e),
Moody (63e), Corry (73e) ; 2 T, I. Humphreys
(2e, 31e). Carton jaune. – Cardiff : S. Morgan
(61e).
Évolution du score : 7-0, 12-0, 17-0, 24-0
(mi-temps), 29-0, 34-0.
ULSTER - LLANELLI : 11-35 (11-7)
Ravenhill, à Belfast. 12 278 spectateurs.
Arbitre : M. Jutge (FRA). ULSTER : 1 E, Bowe
(13e) ; 2 B, P. Wallace (1e), Steinmetz (38e).
LLANELLI : 5 E, A. Popham (35e), R. King
(57e), Stoddart (63e), D. Peel (79e), Gav. Thomas (80e + 1) ; 5 T, Step. Jones. Carton
jaune. – Llanelli : A. Popham (19e).
Évolution du score : 3-0, 8-0, 8-7, 11-7 (mitemps), 11-14, 11-21, 11-28, 11-35.
CHALLENGE EUROPÉEN
(5e journée)
VENDREDI
Bayonne - Bucarest (ROU) ................ 38-31
Montauban - Padoue (ITA) .................. 19-7
Montpellier - Harlequins (ANG) ....... 27-37
Connacht (IRL) - Bath (ANG) ............. 24-36
Newport (GAL) - Bristol (ANG) ........... 17-11
Newcastle (ANG) - Brive ..................... 24-17
HIER
Parme (ITA) - Glasgow (ECO) ............ 17-47
Worcester (ANG) - Clermont ............ 22-35
Albi - Viadana (ITA) .............................. 17-27
AUJOURD’HUI
16 HEURES
Saracens (ANG) - Narbonne
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
ANDRÉ-ARNAUD FOURNY
RÉSULTATS
RÉUNION DE HALLE (13 janvier). – Welters (6 × 3) : Guettel (ALL) b. Saraille, arrêt de
l’arbitre au 6e round. Lourds (8 × 3) : Virchis (UKR) b. McGee (USA), K.-O. au 3e round. Championnat d’Europe des mi-lourds (12 × 3) : Ulrich (ALL, cochallenger) b. Kanfouah (cochallenger), jet de l’éponge au 10e round.
RÉUNION D’AJACCIO (12 janvier). – Coq (8 × 3) : Inom b. Borov (BUL) aux points. Superlégers (6 × 3) : Alalane b. Zoudini, K.-O. au 3e round.
RÉUNION DE NOUZONVILLE (12 janvier). – Lourds-légers (6 × 3) : Mancer b. Borka
(SLQ), K.-O. au 4e round. Super-moyens (4 × 3) : Aïtchaouche b. Melo (SLQ), arrêt de l’arbitre
au 3e round. Super-moyens (8 × 3) : Amar b. Andrazik (SLQ), arrêt de l’arbitre sur blessure au
3e round.
ATHLÉTISME
CROSS D’ÉDIMBOURG
Bekele pense
aux Mondiaux
KENENISA BEKELE a signé, hier à
Édimbourg, son 26e succès d’affilée en
cross-country depuis décembre 2001.
Et pris rendez-vous avec… les Mondiaux. Après avoir assuré qu’il ne se
rendrait pas à Mombassa le 24 mars, le
quintuple double champion du monde
est en passe de changer d’avis. « S’il y
a un nouveau challenge… », a-t-il
laconiquement déclaré en Écosse au
sujet d’une éventuelle participation.
Sûr que la Fédération éthiopienne,
soucieuse de faire la nique à son voisin
kényan, n’est pas étrangère à ce revirement…
Face à Zersenay Tadesse (deuxième) et
Eliud Kipchoge (troisième), deux gros
clients crédités de 26’54’’ sur 10 km
route le 31 décembre dernier, Bekele a
en tout cas confirmé à Édimbourg qu’il
n’avait pas d’adversaires à sa taille.
Dans des conditions météorologiques
dantesques, l’Éthiopien, qui connaissait bien le parcours de Holyrood Park
pour s’y être imposé il y a un an, a très
facilement dicté sa loi : « Je me sens
très bien et je m’étais très bien préparé
pour cette course. »
« Il n’est qu’à 80 % de sa forme optimale, a prévenu Jos Hermens, son
manager. Il est encore un petit peu
enveloppé. » Ses « amis » kényans
sont prévenus. – H. G.
RÉSULTATS
HOMMES. Cross long : 1. K. Bekele (ETH), les 9,2 km en 28’14’’ ; 2. Tadesse (ERY) à 10’’ ;
3. E. Kipchoge (KEN), à 37’’ ; 4. Joseph (TAN), à 38’’ ; 5. Gebremariam (ETH), à 46’’ ; 6. Ritzenheim (USA), à 48’’. Cross court : 1. Lebid (UKR), les 4 km en 12’20’’ ; 2. Farah (GBR), à 1’’ ;
3. Skinner (GBR), à 5’’. FEMMES. 1. Burka (ETH), les 6,1 km en 23’25’’ ; 2. V. Cheruiyot (KEN), à
9’’ ; 3. B. Johnson (AUS), m.t. ; 4. Melkamu (ETH), à 11’’.
CROSS « OUEST-FRANCE »
Zoubaa sort de l’ombre
LE MANS –
de notre envoyé spécial
EN 2006, KHALID ZOUBAA a franchi un palier. Champion de France de
cross, meilleur Bleu aux Mondiaux
(24e) pour la deuxième fois, quatrième
performer français de tous les temps
(13’ 11’’ 97, un gain de 15 secondes)
et 5e aux Championnats d’Europe sur
5 000 m, 5e encore (et premier Français) aux Championnats d’Europe de
cross, à San Giorgio en décembre.
Mais l’Héraultais, vingt-neuf ans, reste
un athlète méconnu. « La reconnaissance, je m’en f…»,, lâche-t-il avant
de courir le Cross Ouest-France, cet
après-midi au Mans. Puis corrige : « En
fait, ça me fait râler mais ce n’est pas ça
qui m’arrêtera. Je me suis tellement
battu pour me faire une place ! »
Débarrassé de ses allergies, plus puissant, il a déjà augmenté son capital
confiance. « Il a pris de l’assurance,
juge Driss Maazouzi. Il se posait beaucoup de questions auparavant : sur la
météo, le parcours... » Zoubaa
acquiesce : « Peu à peu, j’enlève des
barrières. J’ai couru en 13’11’’ sur
5 000 m. Je dois les confirmer mais ça
n’est pas exceptionnel. Les 13’2’’
d’Essaïd, (13’2’’15 en 1998) sont un
repère. »
Que peut espérer le militaire du
93e régiment d’artillerie de montagne
de Varces dans le concert international ? Sur 5 000 m, l’omnipotence africaine et son manque de vitesse terminale lui bouchent l’horizon. Alors, il
parle de se qualifier sur 10 000 m pour
les Mondiaux d’Osaka, puis sur marathon pour les JO 2008 de Pékin. « Sur
10 000 m, il cherchera à être le meilleur Européen mais les Éthiopiens et
les Kényans sont intouchables, juge
son entraîneur. En revanche, sur marathon, il semble qu’il y ait encore un
petit quelque chose à faire. En plus, il
est capable de courir longtemps très
proche de sa VMA (vitesse maximale
aérobie). » En attendant ce grand
saut, Zoubaa se consacre au cross.
« J’adore courir dans la nature, confiet-il. En plus, le cross permet de travailler le volume pour l’été. »
JEAN-DENIS COQUARD
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Au Mans, bois de
l’Épau. Cross FEMMES (5,1 km) à
15 heures ; cross HOMMES (9,4 km) à
15 h 30.
Principauxengagés.– HOMMES:
M. Kogo, E. Soi, J. Ebuya, D. Ndiso
(KEN) ; Kipsiro (OUG) ; Zoubaa, ElHimer, Maazouzi, Essaïd, Lahlafi, Benhari. FEMMES : M. Komu,
P. Kipchoge (KEN) ; Coulaud, Klilech-Fauvel, Martins, Bardelle,
Daunay, Fahroun.
RÉSULTATS
PERCHE ÉLITE TOUR (Bordeaux, 13 janvier). – HOMMES : 1. Clavier, 5,60 m ; 2. Dossevi,
5,50 m ; 3. Soler, 5,50 m ; 4. Mesnil, 5,43 m.
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
début, sa venue ne me posait aucun
problème, c’était normal que l’on
recrute un autre 10. Mais son très
bon début de saison m’a mis un coup
de pied au cul. J’ai voulu montrer de
quoi j’étais capable. » « Il est effectivement en ce moment un peu audessus de Lionel », convient Galthié.
16 H
OSPREYS
Liberty Stadium, à Swansea
Arbitre : M. White (ANG).
OSPREYS.
– Remplaçants : 16 Sher15 L. Byrne
vington, 17 P. James, 18 M. Powell,
14 Sh. Williams ou
19 Lloyd, 20 Spice, 21 Connor, 22 TerTerblanche
blanche ou Selley. Absents : S. Parker,
13 A. Bishop
J. Thomas, Vaughton, Hibbard, M.Jones,
T. Evans, Mitchell, I. Evans, Bateman,
12 Henson
D. Bishop.
11 Walker ou
Entraîneur : L. Jones.
Mustoe
Derniers matches G P G G P
Challenger officiel du champion de
France Karim Bennama, Kanfouah
sera favori pour le détrôner, au vue de
son combat d’hier. Après les deux premiers rounds qu’il perdait, pas assez
actif, il avançait et mettait en difficulté
l’Allemand. Mais Ulrich, réalisant qu’il
était dominé à mi-distance, se reprenait, refaisant son retard sur le bulletin
de deux des juges. Le Français donnait
le plus de coups, mais Ulrich était très
dangereux en contre. Ainsi, dans le
dixième round, il ébranlait son cochallenger. Le Français ne parvenait pas à
récupérer, ni à s’accrocher, et Ulrich
poursuivait son action, incitant très
justement Di Stefano a abandonner.
« Ulrich est un grand frappeur,
confirme Kanfouah, et il est très résistant. D’autres que lui seraient tombés.
Je l’ai bien touché, mais je n’ai pas pu
suivre. Il m’a manqué un peu de
hargne, je ne sais pas pourquoi. »
Ulrich (31 ans, 1,85 m, 79,200 kg,
30 victoires, dont 20 avant la limite,
3 défaites) avait espéré défier Fabrice
Tiozzo, alors champion WBA, en 2005,
mais le Lyonnais avait réclamé un million deux cent mille euros, une bourse
que n’avait pu lui offrir le promoteur
allemand Peter Kohl. Ulrich allait donc
affronter deux autres champions mondiaux, le Polonais Adamek (WBC) et le
Hongrois Erdei (WBO), qui allaient le
battre.
Bleu
(Stade Français)
27 ans, né le 2 mars 1979 à Toulouse.
1,80 m, 94 kg.
Demi d’ouverture ou centre.
1 sélection.
Première sélection : NouvelleZélande - France, 37-12, le 30 juin
2001 à Wellington.
Club précédent : Colomiers.
Palmarès : champion de France
2004.
Sa sélection dans le groupe France
devrait sans aucun doute contribuer
encore à son épanouissement.
Puisque c’est toujours un signe de
gratification, d’estime, donc de
confiance. « Or, c’est vrai que
l’ouverture, convient-il, est un poste
où il faut avoir des certitudes car on a
beaucoup de choses à gérer. Or, si tu
doutes, si la charnière doute, alors
l’équipe ne peut pas bien jouer. » Et
c’est sans doute dans ce domaine
qu’il domine le mieux son sujet, dans
sa capacité à garder ces certitudes
lorsqu’il y a de la houle. « Parce que
j’aime les gros matches, je suis d’un
naturel assez calme. Je ressens peutêtre moins la pression que les
autres. » De quoi alors affronter les
mains sèches ces semaines « de
muerte ». – J.-C. C.
« Il m’a manqué
un peu de hargne »
Jaune
Rouge
Jaune
Et comme il maîtrise les autres compartiments du jeu de « 10 », notamment le jeu au pied, Skrela est revenu
dans la lumière. « Il joue, par
exemple, très bien dans la défense,
note Galthié. Son passage au centre
l’an dernier au côté d’Alain Penaud
lui a fait beaucoup de bien. » C’est
en outre un gros défenseur. Presque
trop. « C’est vrai que, par tempérament, je m’impliquais beaucoup en
défense. Et je manquais ensuite de
lucidité pour gérer le match. J’ai
appris à me contrôler. »
À vingt-sept ans, il vient ainsi à
maturité sur ce poste où, par
exemple, il gère mieux les matches à
pression que son jeune collègue
Beauxis (vingt et un ans). Dont finalement l’arrivée au club n’est pas
étrangère au sursaut de Skrela. « Au
ce mauvais passage, le Français avait
donc peu de chances de s’imposer aux
points. Mais, surtout, quelques coups
encaissés dans un moment de faiblesse peuvent se révéler dramatiques
et Di Stefano a respecté la mission première d’un entraîneur, protéger son
boxeur. « En prenant la bonne décision, confirme son promoteur Michel
Acariès, il va permettre à Rachid de
poursuivre sa carrière. »
Noir
Bleu
Noir
Une rencontre ou deux pour la compétition d’une vie ! « On est prévenus. Et puis d’autres n’auront même
pas cette chance-là. Moi, il faut se
souvenir qu’il y a deux mois, j’étais
très loin de l’équipe de France. » Le
Stade Français avait en effet recruté
le Palois Lionel Beauxis qui effectua
un excellent début de saison. On en
faisait le grand ouvreur de demain.
Et Skrela le regardait du banc. Sûr
alors que l’équipe de France, ce
n’était même pas en rêve.
Sa dernière et unique sélection
remontait au 30 juin 2001, face à la
Nouvelle-Zélande (défaite 37-12). Et
puis plus rien. « Je me suis alors dit
que je ne reviendrais jamais en
équipe de France, que, peut-être,
j’étais un bon joueur de club mais
que je n’avais pas le niveau international. » Plusieurs raisons à cette
longue t raversée d u dés ert.
« D’abord, je n’ai peut-être pas tout
fait pour être au niveau. J’ai aussi
poursuivi mes études (d’ingénieur)
jusqu’en 2003. Ce n’est qu’après que
je me suis totalement consacré au
rugby. »
Par ailleurs, jusqu’à présent, il manquait vraiment de vitesse sur ses premiers appuis. Sa qualité de pied
(tonicité de sa voûte plantaire) était
très insuffisante. « Depuis, je travaille beaucoup cet aspect physique. » Ce qui a partiellement gommé cette déficience. « Et puis, ce
n’est pas le problème qu’il ne fasse
pas moins de 11 secondes aux
100 mètres, explique Fabien Galthié.
L’important, c’est d’anticiper la position ; or, il a vraiment progressé dans
ce domaine. »
Le Français a été battu par l’Allemand Thomas
Ulrich par arrêt de l’arbitre au dixième round
pour le titre vacant, hier à Halle.
12
BASKET PRO A (17 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
ORLÉANS - GRAVELINES : 82-80
Orléans file aux As
LES AUTRES MATCHES
Strasbourg
tête de série
Malmené, Orléans a arraché un succès qui propulse pour la première fois un promu aux As.
ORLÉANS –
ORLÉANS
GRAVELINES
de notre envoyé spécial
LES ANNÉES ont beau passer, le
bonheur semble ensablé pour l’éternité à Orléans. Après 2006 et ses
superbes lampions, l’accession en
Pro A et deux finales à Bercy (Pro B et
Coupe de France), Orléans commence 2007 dans l’extase d’une
qualification à la Semaine des As, au
terme d’une phase aller terminée à
dix succès, loin des standards d’un
promu. Et voilà Orléans, petit bleu de
l’élite, au cœur du grand huit.
Pour la première fois depuis la réédition de la Semaine des As en 2003,
un promu s’immisce, en ayant gagné
à la loyale son ticket sur le terrain (en
2005, le promu clermontois avait été
qualifié en tant qu’hôte). Hier, le
coach, Philippe Hervé, était presque
ivre de tant de bonheur. « En un an,
ça fait pas mal d’événements qui ont
marqué l’histoire du club. C’est
exceptionnel. On va le dire avec
humilité mais sans se cacher »,
constatait-il, les prunelles aux
lustres. D’autant que le succès
d’hier, le septième en neuf matches à
domicile, donne encore un peu plus
de relief à cette belle et grande histoire. Car Orléans a chancelé, vacillé
vingt-cinq minutes durant, sous le
joug d’un BCM Gravelines frondeur
et dur à souhait, intelligent, patient
et ultradominateur à l’intérieur, via
sa doublette Turner-Nsonwu (44-26,
17e). En face, Orléans faisait tout de
travers, déstabilisé par l’enjeu du
soir, sans verve en défense, sans
ordre en attaque. « On nous parlait
de ça depuis un moment. Il y a sans
doute eu un peu de surmotivation et
on a voulu forcer des choses », expliquait Momo Kante.
Cope fait la police
ASVEL - Bourg........................ 108-82
Orléans- Gravelines ............... 82-80
Reims- Le Mans ....................... 67-69
Besançon- Cholet.................... 76-86
Paris- Le Havre ........................ 78-69
Roanne- Clermont................... 74-68
Hyères-Toulon- Strasbourg .... 66-92
AUJOURD’HUI 15 HEURES
Pau - Chalon-sur-Saône (TPS Star)
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Nancy (1,139) ..... 30 17 13
2. Roanne (1,096) ... 30 17 13
3. Chalon (1,035) .... 28 16 12
4. Strasbourg (1,08) . 27 17 10
5. ASVEL (1,044) .... 27 17 10
6. Orléans (1,035) .. 27 17 10
7. Le Mans (1,028) . 27 17 10
8. Dijon (1,007) ....... 26 17 9
9. Le Havre (0,998) . 26 17 9
10. Paris (0,987) ....... 26 17 9
11. Gravelines (1,023) . 25 17 8
12. Cholet (0,989) ....... 25 17 8
13. Clermont (1,008) .. 24 17 7
14. Pau (0,982) ............ 23 16 7
15. Bourg (0,860) ..... 23 17 6
16. Besançon (0,937) . 22 17 5
17. Hyères (0,915) .. 22 17 5
18. Reims (0,849) . 18 17 1
cracha sa colère dans le vestiaire à la
pause, que Orléans revint en tenue
de guerrier, que Zeb Cope se mit à
faire la police, Gravelines se voûta,
s’affaissa d’un coup. « On est encore
dans l’incapacité d’être constants »,
regrettait Sarre. « On a manqué de
lucidité », poursuivait Stephen Brun,
le seul danger extérieur du BCM hier
soir. Soudain, Gravelines prenait de
plein fouet la vague orléanaise, qui
s’écrasait en flots continus : une
interception de Boyette, un tir primé
de Cope… Orléans était là, tapi, les
naseaux fumants (79-80, 38e). Une
faute antisportive sifflée à l’ailier du
BCM, Pat Carroll, lui offrait finalement la victoire et le plateau
d’argent. « Cette équipe ne panique
pas, n’abandonne jamais. L’objectif
maintenant ? Tout gagner ! Pourquoi pas », défiait Zeb Cope.
Gravelines, lui, ne pavanait pas. Éliminé en Eurocoupe, absent des As, le
BCM a manqué ses deux premiers
objectifs de saison et la grosse cylindrée annoncée avance au rythme
d’un pachyderme. « Il faut arrêter de
dire que Gravelines est une grosse
équipe. Aujourd’hui, Orléans est une
grosse équipe », concluait Frédéric
Sarre, avant de s’en aller, le cœur
lourd et la mine affaissée…
66
92
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
29 10 4/9 0/2 2/3 1-1 4
9 2 - - 2/2 0-2 18 2 1/8 0/3 - 1-2 1
28 2 0/2 - 2/4 1-4 2
9 2 0/5 - 2/2 3-1 27 16 7/10 2/4 - - 32 14 4/8 1/2 5/6 2-1 4
25 12 5/7 - 2/2 2-4 23 6 2/4 2/2 0/2 - 2
200 66 23/53 5/13 15/21 10-15 13
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Cooper
15 14 5/8 4/6 - 0-1 3
Darrigand
20 5 2/3 1/2 - - 1
Mendy
5 2 0/3 0/1 2/2 - Marquis
19 4 2/6 - 0/2 3-5 1
A. Sanders
24 17 7/9 0/1 3/5 3-4 M. Smith
23 7 3/7 1/4 - 2-2 5
Giffa
16 8 1/5 1/2 5/6 1-1 1
Nissim
25 14 5/7 4/6 - 1-3 4
McCord
15 2 1/3 - - 1-1 1
Eidson
25 15 7/9 1/1 - 1-2 4
Madrich
13 4 1/5 0/2 2/2 1-1 1
TOTAL
200 92 34/65 12/25 12/17 13-20 21
66-92 (20-20, 14-21, 14-34, 18-17)
Écarts.- HYÈ : + 4 (11e) ; STR : + 32 (32e, 37e).
Spect. : 2 650. Arb. : Castano, Machabert et Dubois.
B. Brown
Vergnes
Nedic
Milling
Bouteille
Obasohan
Nichols
Whisby
M. Brown
TOTAL
LES RÉSULTATS
Philadelphie-Milwaukee, 110-97 ; Indiana-Dallas, 113-115
a.p. ; New York-Charlotte,110-126 ; Boston-Toronto,86-95 ;
Atlanta-Detroit, 99-93 ; Memphis-Minnesota, 110-116 ;
New Orleans/Oklahoma City - Washington, 104-97 ; Portland-Sacramento, 95-87 ; Golden State-Miami, 96-118 ; LA Lakers-Orlando, 109-106 ; Denver-Houston, 86-90 ; Seattle-Utah, 122-114 a.p.
LE FAIT DU JOUR
La saison des Sonics bat de l’aile, mais Ray Allen, l’arrière-shooteur de Seattle, a réalisé un bijou de match pour terrasser vendredi Utah après prolongation : 54 points, son record en carrière,
à 17 sur 32 aux tirs, 9 sur 12 à 3 points, 12 sur 12 aux lancers
francs, 10 rebonds et 5 passes décisives. Un show de haute volée nécessaire
jusque dans sa dernière goutte pour repousser le Jazz et mettre un terme à une
fâcheuse série de six défaites consécutives. Dans cette déferlante, les deux Français de Seattle, Johan PETRO (1 pt à 0/2, 1/2 aux l.f., 1 rbd, 2 b.p. en 6 min,
conséquence d’un genou gauche endolori) et Mickaël GELABALE (0 pt à 0/7,
2 rbds en 22 min), n’ont pas été happés par l’émotion du moment. « J’aimerais
avoir la cassette du match pour la montrer aux gens qui veulent savoir à quoi ça
ressemble d’être dans la zone », a expliqué Ray Allen. Seattle reste toutefois
avant-dernier de la Conférence Ouest avec 25 défaites en 39 matches.
c.
—
1208
1353
1223
1273
1269
1281
1177
1289
1270
1254
1259
1221
1123
1230
1276
1380
1367
1310
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 janvier (20 h 30) : Chalon
- Nancy (Sport +). Samedi 20
(20 heures) : Reims-Orléans ;
Bourg-Hyères ; Le Havre-Besançon ;
Strasbourg-Paris ; Clermont-Pau ;
Gravelines-Roanne ; Cholet-Dijon.
Dimanche 21 (15 heures) :
Le Mans-ASVEL (TPS Star).
ORLÉANS. – L’arrière
américain d’Orléans Jermaine
Boyette attaque ici le cercle
entre les Gravelinois Uche
Nsonwu-Amadi et Rahshon
Turner. Le promu disputera
la Semaine des As à Nancy
en février. (Photo Mao)
REIMS
LE MANS
67
69
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
33 18 7/19 2/10 2/2 0-2 3
21 7 3/5 1/3 0/1 - 8 - - - - 0-1 2
13 4 2/6 0/2 - 1-2 27 15 5/13 - 5/6 6-3 32 6 3/10 0/6 - 0-5 13 2 1/4 - - 1-2 2
26 9 2/3 1/2 4/4 2-1 27 6 3/8 - - 3-7 1
200 67 26/68 4/23 11/13 13-23 8
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Bogavac
23 4 1/3 0/2 2/2 0-1 Gregory
31 23 9/20 1/5 4/6 1-2 Amagou
19 6 1/4 1/3 3/3 0-1 1
Koffi
14 6 2/3 - 2/2 2-2 Batum
6 - - - - 0-2 1
Bokolo
14 1 0/2 0/2 1/2 0-3 Nicevic
33 11 2/9 - 7/8 1-9 4
Adjiwanou
4 - - - - - Campbell
23 10 5/5 - 0/2 3-5 Wheeler
33 8 2/7 2/5 2/2 0-3 2
TOTAL
200 69 22/53 4/17 21/27 7-28 8
67-69 (23-17, 10-10, 22-23, 12-19)
Écarts.- REI : + 10 (14e) ; LEM : + 3 (37e).
Spect. : 1 800. Arb. : Conderanne, Lepercq et Jean.
Carr
Gillet
Mangin
D. Diarra
A. Mendy
Andrieux
Niang
Schneidermann
Lewin
TOTAL
ASVEL
BOURG
108
82
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
28 20 5/11 3/6 7/8 0-3 1
30 19 5/6 - 9/12 4-4 2
26 2 1/3 0/2 - - 6
1 0 0/1 0/1 - - 16 7 3/4 - 1/3 1-2 13 10 5/7 - - 1-2 22 16 7/8 2/3 - 1-1 3
31 26 6/8 5/6 9/9 0-1 3
33 8 3/7 1/2 1/2 1-2 6
200 108 35/55 11/20 27/34 9-15 21
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
M. Wilson
31 19 6/9 5/6 2/2 1-3 Samanic
18 4 2/5 0/1 - - 2
Chelle
13 2 1/3 0/1 - 0-2 2
Bengaber
20 8 3/4 1/2 1/2 0-3 Swift
33 20 6/10 4/6 4/9 3-0 4
Ouattara
31 3 1/2 - 1/2 2-2 3
Hameed
23 14 6/10 - 2/3 2-2 1
Mills
31 12 6/12 0/2 0/2 2-2 1
TOTAL
200 82 31/55 10/18 10/20 12-14 13
108-82 (29-16, 31-23, 22-25, 26-18)
Écarts.- ASV : + 30 (25e) ; BOU : + 2 (5e).
Spect. : 5 500. Arb. : Mateus, Bissang et Gueu.
Greene
Troutman
Jeanneau
Eito
Masingue
Diakité
Blanchard
Barrett
Sangaré
TOTAL
PARIS
LE HAVRE
78
69
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd
16 11 5/6 - 1/1 1-2
29 11 4/8 3/5 - 0-2
19 5 1/3 1/2 2/2 1-2
26 8 4/8 0/3 - 1-5
35 12 5/11 0/2 2/3 4-2
23 15 5/10 2/4 3/5 0-1
29 10 4/10 1/6 1/1 1-8
23 6 2/3 - 2/4 1-6
200 78 30/59 7/22 11/16 9-28
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd
Cox
40 23 8/16 5/10 2/2 0-3
Causeur
6 - - - - B. Cissé
9 0 0/1 - - 0-1
Gay
14 5 2/6 1/2 - 0-2
Curti
25 2 1/6 0/2 - 1-1
A. Traoré
28 10 5/10 - 0/2 2-3
Stanley
40 13 5/17 3/11 - 1-2
Tucker
26 14 4/7 0/2 6/7 3-4
Miller
12 2 1/2 0/1 - 0-2
TOTAL
200 69 26/65 9/28 8/11 7-18
78-69 (19-16, 18-25, 16-15, 25-13)
Écarts.- PAR : + 11 (38e) ; HAV : + 10 (26e).
Spect. : 1 500. Arb. : Gasperin, Maestre et Blanc.
Cassiano
T.J. Parker
K. Morlende
Stewart
Mitchell
Copeland
Petrovic
Joseph
TOTAL
Pd
1
1
3
5
3
4
2
1
20
Pd
2
2
1
4
3
1
13
BESANÇON
CHOLET
76
86
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
24 12 4/6 2/3 2/4 0-6 34 14 6/10 2/3 - 2-5 2
21 9 3/9 0/2 3/4 0-2 3
7 - - - - 0-1 2
28 8 2/5 2/3 2/2 0-1 5
37 14 6/12 0/1 2/4 1-2 18 10 4/8 2/5 - - 1
30 9 3/8 1/4 2/2 0-2 2
200 76 28/58 9/21 11/16 3-20 15
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
J.K. Edwards 20 4 2/4 - 0/2 1-6 1
De Colo
26 17 4/8 3/5 6/6 2-2 1
Dondon
10 5 2/2 - 1/2 0-2 Bilba
29 3 0/1 0/1 3/4 0-2 2
Tchicamboud 37 19 4/10 4/6 7/8 1-4 7
Gray
22 22 10/13 - 2/4 1-4 Dobbins
26 8 3/12 0/3 2/4 1-5 2
Grant
30 8 2/5 2/5 2/2 0-2 1
TOTAL
200 86 27/55 9/20 23/32 7-27 14
76-86 (19-24, 14-18, 21-18, 22-26)
Écarts.- BES : + 4 (5e) ; CHO : + 13 (40e).
Spect. : 3 560. Arb. : Radonjic, Jeanneau et Laplace.
J. Ruzic
T. Ruzic
Hoard
Correa
C. Bradford
Ford
Eléléara
Forehan-Kelly
TOTAL
LIGUE FÉMININE (15e journée)
NBA EXPRESS
Ray de lumière
p.
—
1377
1483
1266
1376
1325
1326
1211
1299
1268
1238
1289
1207
1133
1208
1098
1294
1252
1113
À mi-parcours, les équipes sont départagées par le quotient pts marqués/pts
encaissés, ce qui équivaut à peu près à
la différence pts marqués - pts encaissés. Les huit premiers qualifiés pour la
Semaine des As (8-11 février à Nancy).
Les huit premiers à la fin de la saison
régulière qualifés en play-offs.
DAVID LORIOT
HYÈRES-TOULON
STRASBOURG
P.
—
4
4
4
7
7
7
7
8
8
8
9
9
10
9
11
12
12
16
LES FRANÇAIS
Réinstallé dans le cinq de
départ avec le transfert
d’Earl Boykins,
Yakhouba DIAWARA
a fait parler de lui lors de la rencontre
face à Houston. En plus d’une solide
défense sur Tracy McGrady (12 pts à
5/17, 11 p.d., 8 rbds), le défenseur français a respecté aveuglement les
consignes et dégainé chaque fois qu’il
était démarqué derrière la ligne à
3 points. Résultat, 13 points à 5/14 aux
tirs dont 3/12 à 3 points (!), 1 rebond,
2 passes, 2 contres et 4 ballons perdus en
37 minutes. Ronny TURIAF a profité
des fautes d’Andrew Bynum pour montrer ses qualités défensives à Orlando :
4 points (1/4, 2/4 aux l.f.), 3 rebonds,
1 passe, 5 contres et 2 balles perdues en
29 minutes. Victime d’une entorse de la
cheville gauche sur la première action du
match contre Miami, Mickaël PIETRUS
a quitté le terrain, soutenu jusqu’au vestiaire par son coéquipier Adonal Foyle.
HIER
Challes - Calais ...................... 60-49
Valenciennes - Arras .............. 60-40
Mourenx - Saint-Amand ........ 59-57
Nice - Clermont ..................... 69-84
AUJOURD’HUI 15 HEURES
Bourges - Montpellier
16 HEURES
Mondeville - Villeneuve-d’Ascq
Aix-en-Provence - Tarbes
PAU-ORTHEZ - CHALON
Pau veut bien finir
AUJOURD’HUI, 15 HEURES, PALAIS DES SPORTS
(en direct sur TPS Star)
Arbitres : Viator, Bretagne, Bardera.
PAU-ORTHEZ : 4 Fauthoux (1,78 m) ; 5 Harrison (1,94 m, USA) ; 6 D’Almeida
(1,82 m) ; 7 Johnsen (2,07 m, USA) ; 8 R. Greer (1,98 m, DOM) ; 9 Ferchaud (1,94 m) ;
11 Miles (1,85 m, USA) ; 13 Ajinca (2,13 m) ; 14 Mahinmi (2,08 m) ; 16 Vaty (2,06 m) ;
18 Wright (2,03 m, USA). Entraîneur : G. Herbert (CAN).
CHALON:4 Everett(1,93m, USA) ; 5 Braud(1,93m) ;6 Corosine(1,85m) ; 8M. Diarra (2 m) ; 9 Lear (2,04 m) ; 11 Guice (1,94 m, USA) ; 14 Best (2 m, USA) ; 15 Kone
(2,11 m, CIV) ; 17 T. Murray (2,01 m, USA). Entraîneur : G. Beugnot.
DÉJÀ DÉFAIT trois fois à domicile, Pau, qui depuis 30 ans n’a jamais terminé la
saison régulière au-delà de la 8e place, veut boucler la phase aller le plus haut
possible (12e actuellement). Face au co-leader, l’objectif sera une nouvelle fois
défensif, après avoir laissé les deux précédents adversaires (Cholet et Salonique) à
59 points marqués en moyenne. Thierry Rupert, qui termine de soigner une cuisse,
ne sera toujours pas du match, dont le coup d’envoi sera assuré par un ancien du
club, Artour Drozdov, aujourd’hui licencié à Kiev. Absences aussi de Melvin Sanders (non qualifié) et de Mike Bauer (surnuméraire en Pro A). Après son court
succès contre Paris, Chalon entame en Béarn au complet une série de deux gros
matches télévisés : à Pau, puis vendredi face à Nancy. – G. Cay. et P. Des.
PRO B (16e journée)
C l a s s e m e n t : 1 . V a l e nciennes, 28 pts ; 2. Villeneuved'Ascq, 25 ; 3. Montpellier, 24 ;
4. Bourges, 24 ; 5. Mondeville, 23 ;
6. Challes, 23 ; 7. Clermont, 22 ; 8. Aixen-Provence, 21 ; 9. Arras, 21 ;
10. Tarbes, 20 ; 11. Saint-Amand, 20 ;
12. Mourenx, 20 ; 13. Calais, 20 ;
14. Nice, 15.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 janvier (20 heures) : Clermont - Challes ; Nice - Mondeville ;
Saint-Amand - Bourges ; Arras - Aix.
Dimanche 21 janvier
(15 heures) : Calais - Tarbes ;
Montpellier - Valenciennes ;
(15 h 30) Villeneuve-d’Ascq Mourenx ; (16 heures) Nice Mondeville.
CHALLES - CALAIS : 60-49
(14-12 ; 17-11 ; 10-15 ; 19-11)
CHALLES : Moore (12), Seigle (2), Cayot, Badiane (8), Duvivier,
Frniakova (10), Dubois (3), Luptakova (13), Azace (4), Bacquet (8).
CALAIS : N’Diaye (16), Margeviciute (4), Candelier (3), Dia (2),
Le Leuch (1), Brazdeikyte (9), Paige (14), Fall.
VALENCIENNES - ARRAS : 60-40
(13-6 ; 13-13 ; 18-10 ; 16-11)
VALENCIENNES : Godin (6), Harrower (14), Gruda (17), Hermouet,
Grgin-Fonseca (8), Digbeu, E. Gomis (5), Bade (2), Tuvic (8).
ARRAS : Klimesova (2), Englert, Cousin (4), Arnaud (4), Moeggenberg
(10), Deas (3), Beuzelin (7), Fluker (10).
MOURENX - SAINT-AMAND :
59-57 (27-36)
MOURENX : Radunovic (12), Agbatan (4), Gruszczynski (12),
A. Lelas (7), Castets (4), Tzekova (20).
SAINT-AMAND : Fouteret (13), A. Lopez (2), Stevenson (8), Cibert (9),
Ploegaerts (3), Raguz (6), Chones (16).
NICE - CLERMONT : 69-84
(17-22 ; 15-19 ; 16-18 ; 21-25)
NICE : Suez Karni (23), K. Lelas (15), Desert, Barennes (5), Morgan
(17), Donadel, Hardy (9).
CLERMONT : Lardy (9), Salagnac (19), Chriss (10), Fromholz (6),
Krawczyk (10), Gardner (17), Nikipolskaïa (13).
VENDREDI
HIER
Classement : 1. Vichy, 30 pts ; 2. Nanterre,
28 ; 3. Châlons, 26 ; 4. Quimper, Levallois et
Saint-Quentin, 25 ; 7. Brest, Aix-Maurienne
et Boulazac, 24 ; 10. Limoges, Rouen, Poitiers, Saint-Étienne et Antibes, 23 ; 15. Mulhouse, Évreux et Nantes, 22 ; 18. Angers, 20.
Saint-Quentin- Quimper..... 57-70
Boulazac- Évreux ............... 84-79
Châl.-en-Champ.- Poitiers.. 69-89
Nanterre- Limoges ............. 87-85
Rouen - Mulhouse .............. 81-66
Brest - Vichy ........................ 60-64
PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI
19 JANVIER (20 heures) : Nantes - Angers ;
Aix-Maurienne - Brest ; Poitiers - SaintÉtienne. SAMEDI 20 (20 heures) : Évreux Saint-Quentin ; Mulhouse - Boulazac ; Quimper - Antibes ; Vichy - Châlons ; Levallois Nanterre ; Limoges - Rouen.
Saint-Étienne- Nantes ........ 82-71
Angers- Levallois ............... 66-88
Antibes - Aix-Maurienne..... 65-64
PAU-ORTHEZ / CHALON
Aujourd’hui
à partir de 14h30
en direct et
en exclusivité sur
Ce soir, 19h30 >> 20h30
« RTL en direct de L’Équipe »
PAGE 12
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Jaune
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
9 0 0/6 0/5 - 0-1 1
5 0 0/1 - - - 1
37 16 6/14 2/5 2/4 2-3 1
1 - - - - - 24 9 3/5 1/1 2/2 3-6 1
15 2 1/2 0/1 - 1-0 35 17 7/16 3/7 - 1-6 4
23 4 2/2 - - 0-2 17 2 1/3 - - 1-4 34 24 7/13 3/5 7/8 5-9 2
200 74 27/62 9/24 11/14 15-31 10
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
L. Owens
24 2 1/10 0/1 - 2-0 2
Hill
19 16 6/8 2/4 2/2 1-3 2
Larrouquis
28 18 7/12 4/7 - 0-6 Toti
14 0 0/2 0/2 - - 1
M. Badiane
34 12 4/13 - 4/5 6-4 Hairston
37 9 4/17 0/7 1/2 0-4 2
Middleton
23 5 2/5 1/2 - 1-1 Issa
18 6 3/3 - - 1-1 2
Pene
3 - - - - 2-1 TOTAL
200 68 27/70 7/23 7/9 13-20 9
74-68 (20-23, 18-11, 16-12, 20-22)
Écarts.- ROA : + 15 (28e) ; CLE : + 6 (2e).
Spect. : 3 200. Arb. : Bichon, Vauthier et Mortz.
Niakaté
Marcario
Harper
Moerman
Soliman
Cazalon
Spencer
Pellin
P. Badiane
Salyers
TOTAL
Nancy - Dijon ........................... 85-73
HIER
REIMS - LE MANS : 67-69. – Deux
jours après son match face à Olympiakos, le champion de France a
souffert hier en Champagne, ne
devançant que sur le fil la lanterne
rouge. Accrocheurs dans le sillage
d’Antoine Mendy, les Rémois ont
mené un moment de 10 points en
première mi-temps (29-19) et ne se
sont inclinés que dans les derniers
instants. Le combatif Kenny Gregory
a pris un rebond offensif clef transformé en panier et Markus Carr a
manqué un tir à 3 points pour la victoire sur la dernière possession.
« Les Rémois ont été admirables
d’agressivité et d’énergie. C’est bien
de s’en sortir ici », confiait Vincent
Collet, soulagé.
PARIS - LE HAVRE : 78-69. – Paris
a renoué avec la victoire, privant
Le Havre de la Semaine des As. Mais,
bien lancé dans le match par un duo
Matheus-Mitchell inscrivant 17 des
19 points du premier quart, le PBR
lâchait du lest face à des Havrais qui,
à la pause, avaient pris 16 de leurs 35
tirs à 3 points (à 31 % de réussite).
Dans la foulée de Stanley et Cox, et
bien que copieusement dominé au
rebond, Le Havre s’éloignait, passant même un 9-0 (46-56, 26e). Mais,
avec une adresse en baisse, Le Havre
subissait ensuite un 12-1 fatal
(65-57, 35e). La poussée parisienne
emballait le match. L’agressivité
offensive du PBR et deux tirs primés
d’affilée de Petrovic puis TJ Parker
(71-63, 39e) achevaient les espoirs
havrais. « Après trois défaites, on
avait la pression sur ce match, et
c’est important pour nous de commencer à gagner », concédait Elias
Zouros, le coach parisien.
BESANÇON - CHOLET : 76-86. –
Avec sa quatrième victoire en cinq
matches, Cholet réussit son opération redressement. En cadenassant
Cory Bradford, qui a perdu beaucoup
de ballons, les Choletais ont éteint le
bon début de match de Besançon. Un
10-0 leur a permis de passer devant
(24-17, 8e) grâce à leur défense et à
la flambée de De Colo (11 pts à
100 % en 20 min). Tchicamboud,
auteur de plusieurs paniers décisifs,
et Gray à l’intérieur, ont tenu la
baraque. – M. Ba. et L. T. (Avec nos
correspondants)
Bleu
74
68
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
15 11 5/9 1/2 - 1-1 13 4 1/1 - 2/2 0-1 3
32 13 5/5 1/1 2/2 2-3 4
25 13 5/6 1/2 2/2 0-3 2
14 0 0/1 - - 0-1 2
31 8 3/10 1/6 1/2 0-1 4
25 20 7/11 4/6 2/2 2-5 1
26 8 2/6 - 4/6 1-1 1
19 5 2/5 1/2 - 1-1 1
200 82 30/54 9/19 13/16 8-17 18
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Le Pellec
1 - - - - - P. Morlende 28 11 3/8 1/3 4/4 0-1 3
Paulding
33 9 3/7 0/3 3/4 0-2 1
Essart
16 0 0/2 - - 0-2 2
Nsonwu-Amadi 27 14 6/8 - 2/6 6-4 1
Gautier
18 6 2/4 1/3 1/2 0-3 1
Turner
34 18 7/11 - 4/4 3-2 4
Schmitt
1 - - - - - Brun
18 12 4/8 4/7 - 1-1 1
P. Carroll
24 10 5/9 0/4 - 1-2 TOTAL
200 80 30/57 6/20 14/20 11-17 13
82-80 (14-25, 25-26, 25-17, 18-12)
Écarts.- ORL : + 2 (40e) ; GRA : + 18 (17e).
Spect. : 3 221. Arb. : Chambon, Roman et Betton.
Blot
L. Bernard
Boyette
W. Aka
Kanté
Dewar
Cope
Dials
M. Lee
TOTAL
MÊME S’ILS ONT PEINÉ hier soir à
Reims, les Manceaux défendront
bien leur titre à la Semaine des As à
Nancy (8-11 février). Mais la bonne
affaire du jour est pour Strasbourg
qui, en s’imposant face à HyèresToulon, s’est emparé de la quatrième
place qui assure de ne pas rencontrer
l’un des trois premiers en quart de
finale des As, dont le tirage au sort
aura lieu le lundi 22 janvier à Paris.
HYÈRES - STRASBOURG : 66-92.
– Strasbourg n’a pas eu de difficultés
pour remporter sa sixième victoire
d’affilée. Les joueurs du nouvel
entraîneur Laurent Legname ont fait
illusion dans le premier quart, mais
Strasbourg a ensuite creusé l’écart
grâce à une grosse défense et une
belle réussite à 3 points (10/18, 30e)
avec Nissim et Cooper à 4 sur 6. « On
a été incapables de tenir le rythme
physiquement, a souligné Legname.
Les joueurs sont bons mais il y a
beaucoup de travail. »
ASVEL - BOURG : 108-82. – Dans
le sillage d’un Barrett déchaîné dans
le premier quart (14 pts à 4/5 à 3 pts),
l’ASVEL a assuré son billet pour la
Semaine des As en dominant largement Bourg grâce à un pourcentage
de réussite (64 %) jugé « exceptionnel » par Asceric, le coach burgien.
Certes, après avoir pointé à – 30
(74-44, 25e), Bourg est revenu à
14 longueurs (78-64, 30e). Mais avec
un Blanchard à son tour efficace en
attaque, l’ASVEL a allégrement franchi les 100 points pour se retrouver
cinquième au terme du cycle aller.
« Il faudra construire notre jeu sur
une assise défensive plus rigoureuse », a prévenu Yves Baratet,
songeant aux deux prochains déplacements (au Mans et à Orléans).
ROANNE - CLERMONT : 74-68. –
La Chorale a peiné pour remporter sa
huitième victoire à domicile à l’issue
d’un match laborieux. Bien parti,
Clermont a mené 6-0 puis 10-5. Mais
Salyers (17 pts à la mi-temps) a maintenu Roanne à flot. La différence
s’est faite dans le troisième quart, le
score passant de 38-34 à 53-38 (28e).
Malgré la perte de Hill (entorse à la
cheville), Clermont est revenu sur un
11-1 (64-62, 37e) grâce à Larrouquis,
auteur de quatre paniers primés
d’affilée. Mais Roanne a su tenir la
fin de match.
Jaune
ROANNE
CLERMONT
VENDREDI
Noir
Bleu
Noir
Gravelines semblait campé, installé
dans une rencontre, un Championnat qu’il avait enfin attrapé par les
deux manches depuis la midécembre. « Depuis un petit
moment, on aligne des matches
d’une tenue supérieure », admettait
Fred Sarre, le coach gravelinois. Mais
Gravelines, qui était privé hier
d’Adomaïtis (mollet) et très vite de
Schmitt (dos), n’est pas encore devenu grand. Et quand Philippe Hervé
82
80
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTO-MOTO
Vœux de galère
Schlesser
en embuscade
UNE VICTOIRE de spéciale à Tan
Tan, une deuxième place à 17’’ du
Hummer de Gordon à Zouérat : JeanLouis Schlesser a montré qu’il fallait
toujours compter sur son Buggy pour
jouer les trouble-fête. Même si le
pilote, sixième au général à mi-parcours, à 1 h 12’ du leader Giniel
De Villiers, reconnaît qu’il aurait
aimé accrocher un peu plus la tête de
course : « On ne va pas faire la fine
bouche. Je trouve que ce n’est pas si
mal que cela car on se bat contre des
usines aux moyens gigantesques.
Être sixième aujourd’hui, c’est honorable mais j’espérais être plus proche
du podium. Nous avons eu plus de
crevaisons que d’habitude et un pro-
Le Dakar reprend la piste aujourd’hui.
Mitsubishi espère des étapes difficiles
ces prochains jours, pour refaire son
retard sur Volkswagen.
ATÂR. – Sans une panne d’embrayage en première semaine, Stéphane Peterhansel serait encore plus près des Volkswagen de tête. Mais avec seulement vingt-quatre
minutes de retard, le pilote Mitsubishi est bien décidé à entretenir le suspense.
(Photo Bernard Papon)
NATATION MEETING D’ANVERS (grand bassin)
« VDH » fan du 200 m
IL CULTIVE le paradoxe. Depuis qu’il a
été opéré d’une hernie discale le 4 mai
2005, Pieter Van den Hoogenband,
double champion olympique du 100 m,
obtient ses meilleurs chronos sur…
200 m. Pour son retour dans le grand bain
l’été dernier à Budapest, le Néerlandaisde
vingt-huit ans avait d’ailleurs privé Filippo
Magnini du titre européen sur le double
aller-retour, alors que, sur 100 m, l’Italien
mais aussi le Suédois Nystrand avaient
condamné « VDH » à un bronze inhabituel sur sa distance fétiche. Hier encore, le
meeting d’Anvers lui a permis de couvrir
les quatre longueurs en 1’47’’30, chrono
plus qu’honnête pour sa deuxième sortie
de la saison en grand bassin après la réu-
nion d’Eindhoven en novembre, où il avait
évolué dans les mêmes eaux (1’47’’89).
S’il nage comme prévu le 100 m
aujourd’hui en Belgique, l’élève de Jacco
Verhaeren devra faire mieux qu’à Eindhoven (49’’65), à un peu plus de deux mois
des Championnats du monde à Melbourne (25 mars-1 er avril). Cette
recherche de vitesse n’est visiblement pas
un souci pour sa camarade d’entraînement Marleen Veldhuis, auteur hier d’un
temps canon sur 50 m : 24’’37. Plus qu’un
record personnel pulvérisé, c’est le troisième chrono de tous les temps pour la
vice-championne du monde et désormais
deuxième performeuse de l’histoire derrière Inge De Bruijn. – J.-B. R.
MEETING D’ANVERS (grand bassin [BEL], 13-14 janvier). – HOMMES. 200 m : 1. Van den Hoogenband (HOL), 1’47’’30 ; … 6. Leveaux, 1’52’’30. 50 m papillon : 1. Leveaux, 24’’88.
FEMMES. 50 m : 1. Veldhuis (HOL), 24’’37 ; 2. Dekker, 25’’69 ; 3. Popchanka, 26’’09 ; …
8. Mongel, 27’’14. 400 m : 1. Potec (ROU), 4’12’’43 ; 2. Muller, 4’19’’77. 1 500 m : 1. Potec
(ROU), 16’37’’40 ; 2. Muller, 16’50’’68. 50 m pap. : 1. Veldhuis (HOL), 26’’18 ; 2. Dekker (HOL),
26’’22 ; 3. Popchanka, 27’’16 ; … 5. Mongel, 28’’10. 200 m papillon : 1. Mongel, 2’16’’99.
400 m 4 nages : 1. Andraca, 4’51’’21.
MELLOULI EN ATTENDANT PHELPS. – Oussama Mellouli a donné le coup d’envoi
du meeting de Long Beach (petit bassin) vendredi soir en dominant le 1 000 yards en
8’48’’23. Sur une distance qui correspond à 914,38 m, le Tunisien, médaillé de bronze
mondial sur 400 m 4 nages, a signé un chrono équivalent – selon certaines tables de
conversion – à 7’42’’14 sur un 800 m en bassin de 25 m. C’était la seule course disputée
lors de ce premier jour, en attendant les entrées en lice hier (la nuit dernière en France),
des meilleurs Américains dont Phelps, Peirsol, Crocker, Hansen et Coughlin.
C’est justement ce que regrette Peterhansel, tout en saluant la « course parfaite de De Villiers et de Sainz ». « On
ne peut pas refaire vingt-cinq minutes
de retard sur des étapes faciles, dit le
double vainqueur du Dakar, qui traîne
comme un boulet les vingt-cinq
minutes perdues dans une panne
d’embrayage dans la spéciale ErRachidia - Ouarzazate. Il faut des
étapes sélectives pour se refaire. Il n’y
a pas encore eu de spéciales qui nous
aient mis sur les rotules. »
Celle de vendredi, de Zouérat à Atâr,
l’aurait peut-être fait, quoique sa fin
aurait été facilitée par la présence de
plusieurs points WPE (qui remettent le
GPS en action), mais on sait qu’elle fut
amputée de 135 kilomètres, en fonction du principe de précaution qui régit
le rallye. Celle de demain, 589 kilomètres entre Atâr et Tichit, où l’assis-
ESCRIME
DENIS VAINQUEUR EN IRAN. – En
l’absence des leaders de l’équipe de
France, Mathieu Denis a fait honneur à
l’épée tricolore en s’imposant lors du tournoi de Kish Island (Iran). Le Français,
57e mondial, a battu en finale, 15-4, le
Néerlandais Verwijlen, médaillé de
bronze lors des Mondiaux 2005. Au tour
précédent, ce dernier était venu à bout de
Benoît Janvier, 15-10.
COUPE DU MONDE SABRE
HOMMES. – Boris Sanson s’est avéré le
meilleur Français (6e) lors du tournoi de
Coupe du monde de sabre de Kish Island
(Iran). Il a cependant ressenti une douleur
au dos et ne sera pas aligné aujourd’hui
dans la compétition par équipes.
Seizièmes de finale : Pastore (ITA)
-Pillet, 15-8. Quarts de finale : Lukashenko (UKR)-Lopez, 15-3 ; Skrodzki
(POL)-Yakimenko (RUS), 15-12 ; Buikevich (BLR)-Sanson, 15-12 ; Nemcsik
(HON)-Covaliu (ROU), 15-12. Demifinales : Lukashenko-Skrodzki, 15-10 ;
Buikevich-Nemcsik, 15-11. Finale :
Buikevich-Lukashenko, 15-12. Classement des Français : 6. Sanson ;
8. Lopez ; 18. Pillet ; 29. Apithy ;
30. Marouf ; 49. Anstett ; 54. Haberer.
SQUASH
GOLF
PREMIÈRE POUR ASHOUR. –
L’Égyptien Ramy Ashour, dix-neuf ans,
double champion du monde juniors, meilleure progression au classement de 2006
et actuel numéro 6 mondial, a remporté à
Toronto son premier titre sur le circuit PSA
en expédiant le champion du monde et
numéro 2 mondial, l’Australien David Palmer (11-7, 11-3, 11-4). En demi-finales,
Ashour avait battu l’Australien Ricketts
(3-1) et Palmer, l’Égyptien El-Hindi (3-2).
FUJIKAWA DANS L’HISTOIRE. – À 16 ans et 4 jours, le teenager hawaïen Tadd
Fujikawa est devenu vendredi à Honolulu le deuxième plus jeune golfeur de l’histoire à
franchir le cut d’un tournoi PGA. Seul Bob Panasik avait fait mieux, lors de l’Open du
Canada 1957, à 15 ans, 8 mois et 20 jours.
SONY OPEN (Honolulu [HAW], Waialae Country Club, circuit américain hommes, 4 000 000 ,
11-14 janvier). – Deuxième tour (par 140) : 1. Donald (ANG), 129 (63 + 66) et Goydos (USA), 129
(66 + 63) ; 3. C. Campbell (USA), 131 (66 + 65) ; 4. C. Howell (USA), 132 (69 + 63) ; 5. Furyk
(USA), 133 (65 + 68) ;… 25. Fujikawa (USA), 137 (71 + 66) ; 36. V. Singh (FIJ), 138 (71 + 67).
N’a pas franchi le cut : 140. Wie (USA), 154 (78 + 76).
JO’BURG OPEN (Johannesburg [AFS], Royal Johannesburg and Kensington Golf Club, circuit
europ. hommes, 1 000 000 , 11-14 janv.). – En raison d’orages, le 3e tour n’a pas pu s’achever hier.
BATEAUX
LUGE
VELUX 5 OCÉANS : STAMM PAS RASSURÉ. – Ce matin à
7 heures (heure française), ils étaient cinq à s’élancer dans la
2e étape de la course autour du monde en solitaire avec escales,
entre Fremantle (Australie) et Norfolk (États-Unis) ; un parcours
de 14 248 milles, soit un demi-tour du monde. Le Suisse Bernard
Stamm (Cheminées-Poujoulat) compte une large avance de
3 jours et 2 heures au classement général sur le Japonais Korijo
Shiraishi (Spirit-of-Yukoh). « Je n’ai plus que deux adversaires, lui
et… moi », avoue Stamm qui craint surtout une avarie.
Classement général (avant la 2e étape) : 1. Stamm
(SUI,Cheminées-Poujoulat) en 42 j 23 h 18’ ; 2. Shiraishi (JAP, Spirit-of-Yukoh), à 3 j 2 h 42’ ; 3. Knox-Johnston (GBR, Saga-Insurance), à 24 j 1 h 39’; 4. G.Dalton (NZL, A Southern-Man-AGD), à
28 j 16 h 6’; 5. Basurko (ESP,Pakea), à 29 j 7 h 54’.
MOLLER RATTRAPE ZÖGGELER. – L’Allemand David Möller a remporté hier, le jour de son vingt-cinquièmeanniversaire, la
sixième étape de la Coupe du monde à Oberhof (ALL), son deuxième succès cette saison. Möller, champion du monde 2004, a
devancé son compatriote Eichhorn et le double champion olympique, l’Italien Zöggeler, qui devra encore patienter pour battre le
record masculin de victoires (33), qu’il co détient avec les retraités
Hackl et Prock. Au classement général, Zöggeler, lauréat de la
Coupe du monde et champion du monde en titre, conserve la première place avec 515 points, devant Möller (475) et l’Italien Rainer. Le Russe Demtschenko, vainqueur de la précédente étape à
Königssee et forfait après une lourde chute à l’entraînement,
rétrograde de la troisième à la cinquième place. AUJOURD’HUI :
biplace HOMMES et monoplace FEMMES.
BOBSLEIGH
SAUT À SKIS
DANILEVIC DÉTRÔNE LANGE. – Le Tchèque Ivo
Danilevic a été sacré champion d’Europe de bob à deux
hier à Cortina d’Ampezzo (Italie), devant le Suisse Rueegg
et l’Allemand Lange, pourtant tenant du titre et grand
favori. Le titre continental était décerné dans la cadre de la
quatrième étape de Coupe du monde, remportée par
l’Américain Holcomb devant le Canadien Lueders, Danilevic complétant le podium. Au classement général de la
Coupe du monde, après quatre des huit épreuves Lange
abandonne la première fois de l’hiver la première place à
Holcomb. AUJOURD’HUI : bob à quatre.
JACOBSEN CONFIRME À DOMICILE. – Le Norvégien Anders
Jacobsen,vainqueur surprise de la prestigieuse tournée des QuatreTremplins, a remporté hier devant son public le premier concours de Vikersund, sa troisième victoire pour sa première saison en Coupe du monde.
Avec deux sauts à 208 m et à 193,5 m, Jacobsen a devancé l’Autrichien
Morgenstern et le Finlandais Hautamaeki. Au classement général, Jacobsen consolide sa première place avec 721 points en l’absence de son dauphin, le jeune prodige autrichien Schlierenzauer, laissé au repos. Le
Suisse Ammann, onzième hier, conserve la troisième place. Aucun Français n’avait fait le déplacement. AUJOURD’HUI : deuxième concours
(HS 207).
8e
Atâr (MAU) - Tichit (MAU)
étape
LI NN
LISBONNE
Liaison
Spééciale
Sp
cae
35 km
589 km
Liaison
TOTAL
2 km
626
Départ
Dé
ép
Dép
Départ
Dé
épart
Arrivé
Arriv
vée
vé
ée
Arrivé
vée
7 h 35
6 h 10
8 h 30
10 h 5
15 h 30
17 h 5
15 h 35
17 h 10
1re moto
1re auto
Portimão
(heure française,
heure locale :
enlever 1 heure)
La spéciale présente plusieurs visages. En
début de parcours, le chemin est plutôt balisé
sur des pistes caillouteuses puis une bonne
tranche de sable attend les pilotes. La piste
finale menant à l’oasis deTichit demandera de
l’attention.
attentio Pas d’assistance ce soir-là.
Er-Rachidia
Ouarzazate
Zouérat
Atâr
Tichit
Ayoûn-el-Atroûs
Sinueux
Néma
DAKA
KAR
Gouudron
Kayes
Terre
Km 201
CP1
MONNET MIS HORS COURSE. – Triangle de suspension cassé, Philippe
Monnet a passé la nuit dans le désert et n’a pu, malgré la réparation réalisée hier,
rallier Atâr dans le temps imparti, soit avant 19 heures. Hors délais, le navigateur
ne pourra donc poursuivre l’aventure jusqu’à Dakar au volant de son buggy solo.
CLASSEMENTS
(Classements généraux avant la 8e étape)
AUTOS. – 1. De Villiers-Von Zitzewitz (AFS-ALL, VW), en 20 h 4’1’’ ; 2. Sainz-Périn (ESP, VW),
à 1’39’’ ; 3. Peterhansel-Cottret (Mitsubishi), à 24’38’’ ; 4. Alphand-Picard (Mitsubishi), à
33’53’’ ; 5. Masuoka-Maimon (JAP, Mitsubishi), à 1 h 11’30’’ ; 6. Schlesser-Debron (BuggySchlesser), à 1 h 12’9’’ ; 7. Al-Attiyah-Guéhennec (QAT, BMW), à 1 h 32’5’’ ; 8. Miller-Pitchford (USA-AFS, VW), à 1 h 50’39’’ ; 9. Sousa-Schulz (POR-ALL, VW), à 2 h 38’26’’ ; 10. MonterdeLurquin (ESP-BEL, BMW), à 4 h 3’51’’ ; etc.
MOTOS. – 1. Coma (ESP, KTM), 22 h 38’34’’ ; 2. Esteve Pujol (ESP, KTM), à 10’47’’ ; 3. Casteu (KTM), à 36’53’’ ; 4. Despres (KTM), à 44’56’’ ; 5. Blais (USA, KTM), à 1 h 6’11’’ ; 6. Sala
(ITA, KTM), à 1 h 29’28’’ ; 7. Lopez (CHL, Honda), à 1 h 30’43’’ ; 8. Rodrigues (POR, Yamaha), à
1 h 34’57’’ ; 9. Ullevalseter (NOR, KTM), à 1 h 36’6’’ ; 10. Verhoeven (HOL, KTM), à 1 h 39’41’’ ;
etc.
CAMIONS. – 1. Stacey-Gotlib-Der Kinderen (HOL-BEL-HOL, MAN), 22 h 36’57’’ ; 2. MardeevBelyaev-Nikolaev (RUS-RUS-RUS, Kamaz), à 2 h 16’28’’ ; 3. Van Ginkel-Tijsterman-De Rooy (HOLHOL-HOL, Ginaf), à 3 h 13’14’’ ; etc.
Tan Tan
KKm 0
Atââr
Malaga
Nador
Tambacou d
Tambacounda
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Dunes
Cailloux
m 411
Km
CP3
Piste
roulante
Km 3577
CP2
Sable
Mixte
Herbe
Km 589
5 127
0
Parcouru
7 915
15 kkm
T
Tichit
reste 2 788 km
ANDRÉ-JACQUES DEREIX
TROPHÉE ANDROS : PROST BIEN PARTI À ISOLA. – Victorieux de Prost
en décembre à l’Alpe-d’Huez, Dayraut avait attaqué tambour battant la
première course de l’année, à Isola 2000. En tête des essais et de la première
manche qualificative avec sa Kia Rio pourtant lestée de 60 kilos, il a
finalement laissé la victoire à Prost. Une fois de plus, l’équipe Toyota a su
jouer tactique en préservant ses pneus pour la seconde manche, où le redoux
allait rendre la piste plus rapide. Battu sur le fil par Prost, Dayraut a
cependant sauvé la deuxième place devant Balas, lui reprenant du même coup
la seconde place au classement général du Trophée Andros. – J.-P. C.
SNOWBOARD
HOCKEY SUR GLACE
CHAMPIONNATS DU MONDE – SNOWBOARDCROSS (qualifications)
Huet au All-Star Game !
De Le Rue dans l’attente
Décevant aux Jeux de Turin l’an dernier, Xavier De Le Rue a signé hier un retour
à la compétition un peu pâle.
AROSA – (SUI)
de notre envoyé spécial
IL LUI FALLAIT entrer dans le cercle
des trente-deux meilleurs en qualifications (sur cent quarante participants)
pour obtenir une place en finale.
Xavier De Le Rue, quatorzième hier, l’a
fait sans surprise sous le soleil radieux
des Grisons. Pourtant, c’est le visage
un brin fermé que la figure de proue du
snow français regagnait son hôtel une
fois son second run achevé. Déçu par
sa prestation, le double champion du
monde (2001 et 2003) de la spécialité
évoquait un possible problème de fartage. Et soulignait l’inspiration
moyenne que lui procurait cette piste
boulevard, sans écueils majeurs et par
conséquent à l’avantage des alpins.
« J’ai été rapide sur le haut et moins
bien sur le bas, résumait en outre
l’intéressé. Pour des qualifs, ce n’est
pas terrible, mais en finale ça peut être
très bon. Cela dit, je m’attendais à
mieux à l’occasion de mon retour à la
compétition, presque un an après des
Jeux qui me laissent encore quelques
rem o rd s ( 1 8 e p la c e) . De m a i n
(aujourd’hui), il va falloir se bouger le
c… »
Les X-Games
dans la foulée
En clair, faire étalage de tout son talent
de freerider hors pair, qui ne s’exprime
au mieux que lorsqu’il est à la lutte.
« C’est sûr que je serai plus dans mon
élément en me frottant à des adversaires qu’en disputant des qualifications contre la montre », reprend le
Pyrénéen. Un garçon qui enchaînera,
après la Suisse, par les X-Games
(rendez-vous phare du circuit professionnel), aux États-Unis à la fin du
mois, puis par des semaines dédiées à
la photo et à la vidéo, en février au
Canada et en Russie.
Autonome depuis les JO de Turin,
l’aîné des De Le Rue (27 ans) sait
aujourd’hui mieux que jamais ce qu’il
désire. « Je me connais parfaitement.
adaptée au personnage, retiendra qu’à
l’annoncede sa sélection,à la fin de la première période du match contre Ottawa,
Montréal avait sombré corps et âme sur la
patinoire des Capitals avec quatre buts
encaissés. Le score passait même à 6-0
dès l’entrée de la seconde période avant
de voir Carbonneau arrêter le calvaire de
Huet en insérant son remplaçant David
Aebischer. Une humiliante journée, puisqu’il n’avait connu ce genre de désastre
qu’une seule fois en quatre ans de NHL
(avec les L.A. Kings face à Anaheim en
février 2004), terminée par une sélection
parmi les stars de la Ligue. Un chaud-froid
d’émotions mémorable pour une journée
très spéciale. – O. Ph.
NHL. – VENDREDI : New Jersey - Atlanta, 2-1 ; Nashville-Colombus, 2-0 ; Edmonton-Minnesota, 2-4.
LIGUE MAGNUS (21e journée). – HIER : Strasbourg-Chamonix, 3-3 a.p. (1-0, 0-0, 2-3, 0-0) ; RouenVillard, 8-2 (3-0, 0-2, 5-0) ; Grenoble-Épinal, 7-2 (3-2, 2-0, 2-0) ; Caen-Morzine, 3-4 (1-2, 0-1, 2-1) ;
Briançon-Amiens, 9-3 (4-0, 4-2, 1-1) ; Mont-Blanc - Dijon, 3-2 (1-1, 0-1, 2-0) ; Anglet-Angers, 4-6
(1-0, 1-2, 2-4).
Classement : 1. Morzine, 37 pts ; 2. Briançon, 35 ; 3. Grenoble, 33 ; 4. Rouen, 29 ; 5. Angers, 25 ;
6. Amiens, 21 ; 7. Chamonix, 18 ; 8. Mont-Blanc, 17 ; 9. Épinal, 15 ; 10. Caen et Strasbourg, 14 ;
12. Villard, 12 ; 13. Anglet, 7 ; 14. Dijon, 6.
VOLLEY-BALL COUPE DE FRANCE (8
es de finale)
Toulouse sort Paris !
AROSA. – Xavier De Le Rue tarde à vraiment décoller. Après
des JO décevants l’hiver dernier, le Français souhaite réussir
les Mondiaux.
(Photo Alain de Martignac)
CHAMPIONNATS DU MONDE (Arosa [CAN], 13-20 janvier). – Snowboardcross (qualifications).
HOMMES : 1. Nantermod (SUI), 1’4’’54 ; 2. Zidek (SLQ), 1’4’’58 ; 3. Krassnig (AUT), 1’4’’73 ; 4.
Neilson (CAN), 1’4’’96 ; 5. Fuchs (AUT), 1’5’’03 ;… 10. P.-H. De Le Rue, 1’5’’20 ; 14. X. De Le Rue,
1’5’’40 ; 30. Valéry, 1’6’’40. Non qualifié : 41. Vaultier, 1’6’’88. FEMMES : 1. Ricker (CAN), 1’8’’52 ;
2. Francon (SUI), 1’8’’56 ; 3. Jacobellis (USA), 1’8’’58 ; 4. Thermoz Liaudy, 1’8’’62 ; 5. Krings (AUT),
1’8’’94 ; 6. Pomagalski, 1’9’’02 ;… 9. Anthonioz, 1’9’’90 ; 11. Pozzo, 1’10’’53.
AUJOURD’HUI : finales HOMMES (32 participants) et FEMMES (16 partic.), à partir de 13 h 45.
J’ai décidé de ne plus me préparer avec
l’équipe de France parce que j’ai parfaitement conscience de ce qu’il me
faut pour être à l’aise sur ma planche.
J’ai besoin de freestyle et de rider dans
les arbres en me tirant la bourre. Ça
paraît bête, mais c’est ça qui me fait du
bien. L’an passé, j’ai un peu mal vécu le
fait d’être trop dépendant d’un
groupe… »
D’ores et déjà tourné vers Vancouver
et ses Jeux en 2010, Xavier De Le Rue
s’assurerait définitivement de la pertinence de ses choix en accrochant un
podium à Arosa.
OLLIVIER BIENFAIT
SKI
FREESTYLE
SAUT (Deer Valley [USA], 12 janv.).
– HOMMES : 1. Peterson (USA) ; 2. Kushnir
(BLR) ; 3. Kravchuk (UKR) ;… 34. Lohrer.
Coupe du monde (après 5 épreuves) : 1.
Peterson (USA), 308 pts ; 2. Omischl (CAN),
306 ; 3. Spero (CAN), 218 ;… 27. Lohrer, 40.
FEMMES : 1. Cooper (AUS) ; 2. Li Nina
(CHN) ; 3. Tsuper (BLR). Coupe du monde
(après 5 ép.) : 1. Cooper (AUS), 375 points ;
2. Li Nina (CHN), 360 ; 3. Leu (SUI), 258. Prochaine ép. : Spindleruv Mlyn (RTC), 4 février.
SKELETON
PATINAGE DE VITESSE
DOUBLÉ AMÉRICAIN À NAGANO. – Éric Bernotas et
Kati Uhlaender, invaincue cette saison, ont réalisé hier à
Nagano un doublé américain lors de la quatrième étape de
Coupe du monde à Nagano (Japon). Bernotas a devancé son
compatriote Lund et le Japonais Inada tandis que le Canadien Pain, vice-champion olympique en titre, lauréat de la
Coupe du monde 2005-2006 et grand favori de la saison,
avait fait l’impasse sur cette étape nippone. Zach Lund, de
retour après une suspension de un an pour dopage, consolide sa première place au classement général. Dans l’épreuve
féminine, Uhlaender a remporté sa quatrième victoire de
suite devant l’Autralienne Smith et l’Américaine Yamada.
Prochaine épreuve : Igls (AUT), le 19 janvier.
KRAMER ET WÜST EN TTE. – À l’issue de la deuxième journée des Championnatsd’Europe, hier à Collalbo(Italie), le Hollandais Sven Kramer a conservé sa première place au classement
général, après avoir pris la deuxième place du 1 500 m remporté
par le champion olympique de la distance, l’Italien Enrico Fabris.
Fabris, champion d’Europe en titre, a signé en 1’44’’72 la meilleure performance mondiale de tous les temps sur un anneau en
plein air. Les deux patineurs se disputeront le titre continental
aujourd’hui dans le 10 000 m. Seul Français engagé, Alexis
Contin, a terminé 18e. Chez les femmes, c’est la championne
olympique du 3 000 m, la Hollandaise Ireen Wüst, qui est la mieux
placée devant la Russe Abramovaet l’Allemande Pechstein, après
une victoire sur 1 500 m et une 3e place sur 3 000 m.
AUJOURD’HUI : 10 000 m HOMMES et 5 000 m FEMMES.
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
LA FORMIDABLE HISTOIRE écrite par
Cristobal Huet, le gardien français du
Canadien de Montréal, s’est renforcée
d’un chapitre de taille samedi après-midi,
avec l’annonce de sa nomination au prochain All-Star Game de la NHL, mercredi
24 janvierà Dallas. Une récompense juste,
mais tout aussi formidable, pour ce combattant de l’impossible, un petit Grenoblois qui a vu s’ouvrir en grand les portes
de la plus grande ligue du monde grâce à
sa maîtrise et ses exploits, depuis deux
saisons, dans les buts du club de hockey le
plus légendaire de la planète. Un couronnement de taille, à trente et un ans, même
dans un rôle de remplaçant de la sélection
de l’Est. L’ironie du jour, et tellement
VAINQUEUR à Paris, Toulouse a confirmé l’essoufflement actuel du champion
de France, tandis que Tours, double
tenant de la Coupe (2005, 2006), s’est
bien sorti du piège asniérois. Nice a signé
la première victoire de sa saison et Tour-
coing son premier succès à domicile
depuis le 24 avril 2006… Enfin, l’équipe
du moment, Sète, a enchaîné hier soir sa
quatorzième victoire de rang, toutes compétitions confondues... – G. De.
VENDREDI : Saint-Quentin (Pro B) - POITIERS, 0-3 (22-25, 19-25, 18-25). HIER : TOURCOINGMontpellier, 3-0 (25-22, 25-20, 25-19) ; Ajaccio (Pro B) - CANNES, 0-3 (19-25, 15-25, 20-25) ;
NICE- Avignon, 3-2 (20-25, 25-18, 22-25, 25-19, 15-11) ; Paris-TOULOUSE, 2-3 (25-19, 22-25,
20-25, 25-19, 22-24) ; Asnières-TOURS, 1-3 (25-21, 22-25, 17-25, 22-25) ; SÈTE - Saint-Brieuc,
3-0 (25-21, 25-19, 25-18) ; BEAUVAIS-Rennes, 3-0 (25-21, 25-19, 25-20).
En capitales, les clubs qualifiés pour les quarts de finale, prévus le 10 février. Le vainqueur de la
Coupe de France est qualifié pour la Ligue des champions 2007-2008.
PRO FÉMININE (12e journée). – HIER : Mulhouse - Saint-Raphaël, 3-0 (25-16, 25-20,
25-15) ; Le Cannet - Villebon, 3-1 (23-25, 25-23, 25-15, 25-23) ; Istres - Stade Français, 3-2
(23-25, 21-25, 25-16, 25-16, 15-7) ; Béziers-Cannes, 0-3 (12-25, 14-25, 22-25) ; Albi-Venelles,
3-0 (25-20, 25-10, 25-20) ; MVS La Rochette - Vandœuvre, 3-1 (26-24, 24-26, 26-24, 25-20).
Exempt : Hainaut.
Classement : 1. Cannes, 33 ; 2. Albi, 28 ; 3. Béziers, 28 ; 4. Mulhouse, 27 ; 5. La Rochette, 26 ; 6.
Le Cannet, 25 ; 7. Stade Français, 24 ; 8. Istres, 23 ; 9. Venelles, 20 ; 10. Hainaut, 20 ; 11. Villebon, 16 ; 12. Vandœuvre, 16 ; 13. Saint-Raphaël, 15.
TENNIS
DE TABLE
LIGUE DES CHAMPIONS. – Quarts de
finale retour. VENDREDI : Grenade (ESP) Pontoise-Cergy, 3-0 (aller 2-3) ; Gönnern
(ALL)-Evslövs (SUE), 3-1 (0-3) ; Charleroi
(BEL)-Ochsenhausen (ALL), 3-0 (0-3). Charleroi qualifié au point-average.
AUJOURD’HUI : Niederösterreich (AUT)Grenzau (ALL). Demi-finales : Grenade-Niederösterreich ou Grenzau ; Gönnern-Charleroi.
Matches aller du 9 au 11 février, retour du 16
au 18 mars.
HANDBALL
DIVISION 1 FEMMES (11ejournée). –
HIER : Bègles-Dijon, 2 6-20. AUJOURD’HUI
(17 heures) : Besançon - Issy-les-Moulineaux.
MERCREDI 17 JANVIER (20 heures) : MiosMetz ; Plan-de-Cuques - Le Havre ; NîmesMérignac ; (20 h 30) : Yutz - Fleury-lesAubrais.
Classement : 1. Metz, 28 pts ; 2. Mios, 27 ;
3. Le Havre, 25 ; 4. Dijon, 23 ; 5. Bègles, 23 ;
6. Issy-les-Moulineaux, 22 ; 7. Nîmes, 19 ;
8. Besançon, 19 ; 9. Mérignac, 16 ; 10. Fleuryles-Aubrais, 16 ; 11. Plan-de-Cuques, 14 ;
12. Yutz, 12.
RUGBY À XIII
ÉLITE (13e journée). – HIER : Carcassonne - Lyon-Villeurbanne, 54-10. AUJOURD’HUI :
Saint-Gaudens - Villefranche-de-Rouergue/Cahors, Villeneuve-sur-Lot - UTC, Carpentras-Lézignan
(15 heures). DEMAIN : Toulouse-Limoux (20 heures). Exempt : Pia.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Jaune
LE REFRAIN A CHANGÉ sur le Dakar.
Ces cinq dernières années, soit depuis
l’arrivée de Volkswagen sur le rallye en
Principe de précaution
tance ne sera pas autorisée, à l’exception de celle des camions de course, le
fera-t-elle ? On peut en douter. « AtârTichit ? répond Étienne Lavigne, directeur du Dakar. Ça peut fatiguer. Mais
de là à mettre sur les rotules… »
« On va encore une fois y aller par la
piste, regrette Luc Alphand, vainqueur
du Dakar 2006. Jusqu’ici, on a fait
10 kilomètres de dunes, le reste c’est à
mach 2 sur les pistes. Je ne veux pas
dire que c’est trop facile, mais ce n’est
pas ce qu’on a connu avant. J’aimerais
que ce soit un peu plus dur. »
Après tout, les Mitsubishi n’avaient
qu’à faire comme le duo de Volkswagen, une “course parfaite”, ce qui
inclut une fiabilité sans faille. L’équipe
franco-japonaise a d’ailleurs des
doutes sur la solidité de ses
embrayages après les pannes de Peterhansel et, surtout, de Masuoka. « On
va les changer plus souvent que prévu
au planning », dit Thierry Viardot,
directeur technique du team.
La chasse aux Race Touareg 2 est donc
ouverte – « On est les chasseurs, pas
les chassés, dit Serieys, la pression est
sur eux » – comme est lancée la poursuite derrière Marc Coma à moto.
L’Espagnol a trois KTM-Gauloises derrière lui. Sa position est donc loin d’être
confortable, malgré l’aisance qu’il
manifeste depuis le début de la course.
Bleu
de notre envoyé spécial
le plat de résistance du rallye. Et on sait
ce dont est capable Stéphane (Peterhansel). Il y a des jours où il peut
oublier certaines lois physiques et
réussir un temps d’un autre monde.
Tout peut encore arriver. C’est un rallye costaud, même si on n’a pas eu
d’étapes impossibles, contrairement
aux autres années où des étapes très
faciles succédaient à des étapes très
difficiles. »
Jaune
ATÂR – (MAU)
2003, Mitsubishi était en tête au classement général à la journée de repos.
Et on commençait à asticoter Dominique Serieys, le team-manager, sur
d’éventuelles consignes de course. Il
faisait semblant d’être agacé mais
était secrètement content.
En cette édition 2007, il n’en va plus de
même. Deux Race Touareg 2 sont fermement aux commandes de l’épreuve
à mi-course à Atâr, où, hier, les « VIP »
traversaient le centre de presse comme
on visite un zoo : De Villiers-Von Zitzewitz précèdent Sainz-Périn de 1’39’’,
devant un trio de Pajero, PeterhanselCottret à 24’38’’, Alphand-Picard à
33’53’’ et Masuoka-Maimon à 1 h 11’,
juste devant le Buggy de Jean-Louis
Schlesser.
La question est de savoir si Mitsubishi
va réussir à renverser la tendance en
deuxième semaine, l’arrivée étant
jugée dimanche prochain à Dakar.
Chez Volkswagen, on évite tout triomphalisme. Kris Nissen, le directeur de
l’équipe, se contente de dire : « Nous
sommes là où nous voulions être. Nous
sommes de mieux en mieux organisés.
Nous avons fait un grand pas dans la
bonne direction. »
Mais Michel Périn, copilote de Carlos
Sainz et trois fois vainqueur du Dakar,
se méfie. « Les trois jours qui viennent
vont être décisifs, dit-il. Nous sommes
encore en Mauritanie, qui est toujours
FRÉTIGNÉ ABANDONNE. – Avec deux côtes cassées et une troisième fêlée
suite à une chute dans l’étape Zouérat-Atâr, David Frétigné a pris hier la décision
d’abandonner. « J’avais un problème d’alimentation. Le moteur s’est coupé dans
une dune, je suis passé par-dessus la moto et le repose-pied m’est retombé sur les
côtes, explique le pilote Yamaha. Je suis reparti mais j’ai de nouveau rencontré un
problème électrique et je suis resté bloqué une heure et demie vers le kilomètre 350. J’ai donc décidé de ne pas continuer : je ne suis pas en état physiquement et je ne suis pas venu au Dakar pour faire de la figuration. »
CASTEU SUR UN NUAGE. – Le bilan est positif pour David Casteu, vice-champion du monde 2006 derrière l’actuel leader du Dakar, Marc Coma : il occupe le
troisième rang au classement général. « Si on m’avait dit il y a quelques années
que je me retrouverais à la journée de repos en train de me battre pour une place
sur le podium du Dakar, j’aurais trouvé cela incroyable, raconte le pilote du team
KTM-Gauloises. Il n’y a pas longtemps, je me baladais comme simple amateur, en
"malles moto", avec mes deux roues de rechange et un slip par semaine ! »
Noir
Bleu
Noir
Après une journée
de repos à Atâr, le rallye
repart aujourd’hui avec
367 concurrents encore
en course sur 510
au départ (128 autos,
173 motos
et 66 camions). Cap
sur Tichit, pour une étape
sans assistance lourde,
premier jalon
d’une seconde semaine
que les deux
Volkswagen, De Villiers
et Sainz, abordent
avec seulement une
demi-heure d’avance
sur les Mitsubishi
de Peterhansel et
Alphand. Rien n’est joué.
blème de vérin qui nous a fait perdre
beaucoup de temps dans la dernière
spéciale. »
À la veille d’enchaîner trois étapes
mauritaniennes délicates, Schlesser
se tient prêt à saisir la moindre
opportunité, notamment dans la
boucle Nema-Nema mardi, sur des
pistes de sable rapides. « Il faudra
être dans le coup, surtout entre Atâr
et Tichit, explique-t-il. Je suis en
embuscade derrière les deux VW et
les deux Mitsubishi, qui vont se
bagarrer pour la victoire. Ils vont rouler à bloc, ce sera peut-être bon pour
nous... De notre côté, nous allons
rouler et attaquer, mais sans prendre
trop de risques. » – P. S.
14
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PROLONGATIONS
« UN HOMME PLUS LÉGER »
NOUVELLES DU MONDE
Vanessa - « Alice »
aux JO
RÉCIT
MARCOS BAGHDATIS a éclaté à l’Open d’Australie 2006. Un an après, il livre une émouvante confession.
Finaliste à l’Open d’Australie
face à Roger Federer, Marcos
Baghdatis avait entamé en
janvier 2006 une brillante
saison. Un an plus tard, au
tournoi de Doha, juste avant
sa campagne australienne, il
aurait pu être apaisé d’avoir
atteint le gotha mondial ou,
au contraire, tendu par
l’échéance d’un résultat à
défendre. Mais Baghdatis
(21 ans) est plus tourmenté
que ne le laisse paraître son
air débonnaire et rigolard.
Cette confession rare éclaire
les pièges d’une odyssée qui
l’a mené à la lumière.
« SUR LA BALLE DE MATCH, l’an dernier,
face à Nalbandian en demi-finales, j’ai eu
l’impression que tout sortait hors de moi.
Mon corps se vidait. Toute cette pression
accumulée depuis des années s’évaporait
d’un coup. C’est à ce moment-là, subitement, que j’ai réalisé une chose extrêmement puissante : ça y est, c’était fini, c’était
bon, j’avais réussi, je n’aurais plus jamais de
problèmes. J’étais là, voilà tout. La saison
précédente n’avait pas été terrible. J’avais
été blessé, j’avais eu de gros problèmes privés et mes parents n’allaient pas bien. Mais
je m’étais mis à travailler et la récompense
était arrivée devant les fous qui me soutenaient dans le stade et devant tout Chypre
qui me regardait !
Oui, je les appelle “les fous”, tous ces Grecs
chypriotes qui ont mis une ambiance exceptionnelle. Contre Stepanek et Gremelmayr,
lors des deux premiers tours, c’était vraiment sauvage et beau. Ils étaient cent cinquante. Cette année, on m’a dit qu’ils
étaient quatre cent cinquante… Vous imaginez ce que ça va être ? J’ai hâte de rentrer
sur le court avec eux dans les tribunes, de me
rappeler toutes ces émotions, pour me souvenir que c’est là que je me suis senti devenir
un homme plus léger.
Avant l’épopée, tout le monde me disait que
j’allais réussir, qu’il fallait que je réussisse et
que, si je ne réussissais pas, ma vie serait
fichue. C’est surtout pour mon père que je
ressentais que l’échec aurait été terrible. Il
avait tout fait pour qu’il y ait un champion
dans la famille. Je n’avais pas le choix, il le
fallait. Je me souviens que, quand on
s’entraînait ensemble dans mes jeunes
années à Chypre, je lui disais tout le temps
que j’avais envie de jouer au tennis. Mais lui
ne se doutait pas que je n’en avais pas
envie… Encore maintenant, je pense qu’il
est persuadé que je voulais jouer au tennis… Mais je ne sais toujours pas pourquoi
je disais que j’avais envie. Simplement, je ne
disais jamais non. Et, quand j’avais quatorze
ans, il m’a laissé à Paris ; il a fait confiance
aux gens. Et le seul truc que j’aurais voulu
qu’il m’explique un jour, c’est ça : "Pourquoi
tu as laissé ton fils comme ça ? Pourquoi tu
m’as laissé ?" OK, pour jouer au tennis, mais
putain… c’était dur. Je ne savais pas comment ça marchait, mais il fallait que je croie
en moi tout le temps. Des gens comme
Patrick (Mouratoglou, de l’académie du
même nom, qui l’a accueilli) m’ont aidé à
prendre de bonnes décisions, mais ma
famille d’accueil, que j’adore, m’a surtout
appris un truc : dans la vie, t’es tout seul. Et
c’est vrai. Moi, j’étais tout seul, je voyageais
tout seul, je ne voyais jamais mes proches, et
c’est dur quand tu es gamin, surtout quand
ça ne va pas avec tes coaches.
C’est pour ça que je dis que la vie n’est pas
toujours belle. J’ai souvent des discussions
avec mes proches et on se chamaille toujours sur le sens de la vie. Pour eux, elle est
belle et vaut d’être vécue. Moi, je pense
qu’elle n’est pas facile. Je ne pourrai jamais
effacer cette grosse souffrance qui est en
moi, qui est d’avoir grandi sans mes parents
et de ne jamais avoir pu sentir leur amour.
Le plus important pour moi n’est pas d’avoir
réussi dans le tennis. Honnêtement, être
numéro 10, 3, 4 ou 11, je m’en fous. Je ne
veux pas être Federer. Vivre les émotions et
les transmettre aux autres, ça, oui. Voir
l’homme que je suis devenu, c’est ce qui me
''
Je ne veux pas être
Federer. (… ) Voir
l’homme que je suis
devenu, c’est ce qui
me fait le plus plaisir
fait le plus plaisir. Peu savent à vingt et un
ans ce qu’est la vie. Ce que je suis arrivé à
accomplir me permettra plus tard d’avancer
dans mes rêves. Car j’en ai pour plus tard, et
pas seulement dans le tennis. Pour le
moment, je suis encore joueur. Ouais, deux
ou trois ans encore… Après ? Mon rêve,
c’était d’être footballeur. Coach de foot, oui,
j’y pense ! En gros, j’ai réussi ce que mon
père voulait. Maintenant, c’est pour moi.
C’est vraiment ce que j’ai ressenti l’an passé
à Melbourne.
Évidemment, j’aurais préféré gagner contre
Federer en finale. Ça m’arrive encore la nuit
de penser à ça. Je n’étais vraiment pas loin.
Dans mes rêves, je me revois mener 7-5, 2-0.
Mais il y a toujours son satané coup droit sur
cette balle de break qu’il me fait le long de la
ligne dans le coin… Après, je revois le
moment à 6-5 pour lui au deuxième set,
40-0 pour moi sur mon service, mais je perds
le jeu et je sens mes jambes qui tremblent. Y
a des flashes comme ça qui reviennent… (Il perdra le match 5-7,
7-5, 6-0, 6-2.) J’ai fait un constat
marrant : depuis quatre ans, Federer est le seul qui m’ait battu à
Melbourne. En 2003, je gagne les
juniors. En 2004, je suis blessé.
En 2005, je sors des qualifs et je
perds en huitièmes de finale
contre Roger. Et puis, l’an dernier,
en finale…
Je me sens bien en Australie.
Mieux qu’en France, où je trouve les gens
parfois trop individualistes. Vous savez
pourquoi Monaco est mon club préféré en
football ? Parce qu’il n’est pas en France…
Mais, en Australie, j’ai tout de suite eu un
bon feeling. Quand j’ai gagné les juniors
en 2003, je suis allé passer deux ou trois
jours dans ma famille à Sydney et j’en suis
tout de suite tombé amoureux. C’est la plus
belle ville du monde ! C’est indéfinissable,
j’adore tout. Et, cet hiver, on est retournés
''
en famille passer deux semaines là-bas. À
Sydney, j’ai au moins 14 cousins… Ils
s’appellent Bagdadi, comme Bagdad avec
un “i”. Mon père, qui avait dû changer de
nom en arrivant à Chypre, n’avait pas revu
sa mère depuis quatorze ans. Ce retour aux
sources, c’était un cadeau à mes parents. On
a fait des barbecues chez les oncles, rendu
visite aux cousins. Mais j’ai surtout dormi,
pour me remettre de toutes les émotions de
la saison passée…
Même en Coupe Davis, j’en ai eu, en Bulgarie, où l’on s’est fait maltraiter avec mon
frère, qui s’est pris une claque, et mon coach
de l’équipe chypriote, que je voyais pleurer
pour la première fois. Sans parler des
19 balles de break obtenues contre Nadal en
demi-finales à Wimbledon. Et contre Andre
(Agassi), lors de ma défaite à l’US Open,
laisse tomber ! Je sors du terrain, je rentre
dans les vestiaires et je suis en pleurs. Pour
2007, il faudra continuer dans le même état
d’esprit. Tout se joue souvent sur des détails
qui changent le cours des deux ou trois
matches clés d’une saison. C’est pour ça que
je n’aborde pas l’Open d’Australie avec une
pression excessive. Si je ne fais pas bien ici,
je ferai mieux à Flushing, voilà tout. En tout
cas, mon père sera présent à Melbourne.
C’était son rêve qu’un de ses fils devienne un
champion, et ce sera le premier match qu’il
me verra jouer. »
FRANCK RAMELLA
Vanessa Hessler. Le nom de cette
Italienne à peine sortie de l’adolescence
ne vous dit sans doute pas grand-chose.
Et pourtant son visage, sa blondeur, ses
yeux bleus, sa silhouette vous sont
familiers depuis près de deux ans qu’elle
interprète Alice (du nom du fournisseur
d’accès à Internet) dans un nombre
incalculable de publicités. Si Vanessa
(dont le père, états-unien, est
journaliste) avait, l’an passé dans la
Haute-Garonne, donné le coup d’envoi
d’un quart de finale de la Coupe
d’Europe de rugby, Toulouse-Leinster
(35-41), elle foulera bientôt un autre
terrain de jeu bien français… Ce
mannequin, convoitée également par le
cinéma, va en effet tourner dans le film
Astérix aux Jeux Olympiques, aux côtés
de Clovis Cornillac (Astérix), Gérard
Depardieu (Obélix) et Alain Delon (Jules
César). Du haut de ses 179 cm, elle y
jouera la princesse Irina.
Julien Leparoux,
bête de selle
permis d’en dénicher quelques-uns qui ne se sont pas
embarrassés de vaines volitions. Sébastien Grosjean, par
exemple, prince impénitent de l’excuse. Après s’être
accordé des vacances de bon père de famille à la neige,
cet ardent défenseur des RTT s’est surpassé dès le début
d’année. Entre un classique décalage horaire fatal et une
programmation contraire qui sont la base même de
l’excuse bien tempérée, l’ex-numéro 1
français a lancé dans le désert le
concept de « la balle froide », ce handicap alternatif qui doit certainement se réchauffer brièvement en franchissant le filet puisqu’elle n’a pas empêché le sympathique Rochus de lui coller une pâtée.
Un autre qui ne s’est pas embarrassé de vaines résolutions, c’est Arnaud Lagardère. Lancé à l’assaut du sport
français avec un appétit de Pacman, il a cette semaine
annexé Richard Gasquet et Éric Deblicker, son coach. On
peut penser ce que l’on veut de cette nouvelle forme de
mécénat dévorant. On ne peut s’empêcher de se réjouir
de la panique qu’il sème dans le Landerneau fédéral
français.
Henri Sérandour, président du CNOSF, enfourche un discours moralisateur, Christian Bîmes, celui de la Fédération de tennis, monte au créneau. Ils ont bonne mine.
Le premier, poursuivi en justice pour la réalisation d’une
fresque au siège du Comité olympique qui est, au mieux,
une faute de goût de dix mètres de long gaie comme un
mur de crématorium, au pire, cette « prise illégale d’intérêt » condamnée en première instance, aura du mal à
faire entendre que son éthique n’est pas toc.
Le second, impeccable dans le rôle du hobereau de village, flanqué de Patrice Dominguez dans celui de l’éminence grise, a beau tempêter du haut de la forteresse
Roland-Garros que, mille diou, on ne lui volera pas son
numéro 1, il reste ce qu’il a toujours été, un spectateur…
Et voilà, on s’était pourtant résolu à ne faire aux dirigeants sportifs, en 2007, aucune peine, même légère.
Mais il faut croire que nos calculs étaient exacts et qu’une
fois encore la résolution attendra.
Benjamin RAICH (vainqueur de la Coupe du monde
de ski alpin 2006) : « Quand j’étais gamin, mon héros
était Girardelli. Mais mon modèle est devenu Kjetil
Andre Aamodt (skieur le plus titré de l’histoire et qui
vient d’annoncer sa retraite), notamment après l’avoir
vu aux Mondiaux de 1991. Je suis triste car je perds un
concurrent formidable qui m’obligeait à me dépasser. »
Jean-Pierre MORLANS (DTN du football français) : « Quand j’entends dire que le football français est
en avance, ça m’énerve. On a eu de l’avance à une
époque mais, depuis 2000, on a perdu une partie de
celle-ci. »
Luc ALPHAND (vainqueur du Dakar 2006) : « La
compet’, je suis pile dedans et ça me plaît grave. En ski,
après des années, ça commençait à me peser. Mais là, je
suis comme un "djeun’s" ! D’être au départ pour la
gagne, ça me convient et je le vis bien. »
Fabio CAPELLO (entraîneur du Real Madrid) :
« Ronaldo s’entraîne comme d’habitude… Pas
terrible. »
Kim CLIJSTERS (no 5 du tennis mondial) : « J’en ai
assez de monter dans ces engins. Je ne me suis jamais
sentie tranquille en avion. Lorsque je joue en Europe, je
prends toujours ma voiture. Oui, c’est vrai, ce problème
a eu une influence sur ma décision d’arrêter de voyager à
travers le monde dès la fin 2007. »
Tatiana GOLOVIN (23 e joueuse de tennis
mondiale) : « Je ne joue pas au tennis pour gagner des
points. Je joue pour vaincre les meilleures. (…) Battre
des filles au-delà du top 50 ne m’a jamais intéressée. »
Pierre DRÉOSSI (manager général du Stade
Rennais) : « Je voterais pour l’abolition du mercato
d’hiver. La suppression de ce marché, qui n’est qu’une
séance de rattrapage, inciterait les clubs à réfléchir
davantage à leur effectif durant l’été. Ça permettrait
aussi aux jeunes de jouer plus. »
Melvin SANDERS (nouveau basketteur de PauOrthez) : « Je suis très heureux de l’accueil de l’équipe,
du club. J’ai bien aimé l’ambiance dans la salle paloise.
On se croirait dans des matches universitaires
américains. »
Robert PIRES (ancien international, joueur de
Villarreal) : « Je sais que pour certains je suis fini. C’est
bien. Mais je ne suis pas venu à Villarreal en préretraite.
Et je n’ai plus rien à prouver, sauf à moi-même. »
Frédéric HANTZ (entraîneur des footballeurs
manceaux) : « Je connais bien Jean-Paul Sartre. Je l’ai
découvert en terminale. Sartre a été une révélation. Au
début, je n’ai pas tout intégré. Mais j’ai relu. Je crois
beaucoup à l’existentialisme, à la précarité de l’être,
mais aussi à son importance. »
Henri SÉRANDOUR (président du CNOSF) : « Je
m’opposerai toujours à un éclatement du monde sportif.
Acheter Sportfive est une démarche d’industriel. Elle
n’offre aucun droit de préemption sur le sport car il n’est
pas achetable. Mais je doute que telle soit la volonté
d’Arnaud Lagardère. »
Grégory COUPET (gardien de l’OL) : « Ce qui fait la
force de Lyon, c’est quand même la présidence. La présidence et M. Lacombe. »
CONTRE-PIED
PIERRE-MICHEL BONNOT
PAGE 14
Propos extraits de L’Équipe
et de L’Équipe Magazine
entre le 8 et le 13 janvier.
Partis lundi des Canaries pour une
traversée de l’Atlantique à la rame
en double qui doit les conduire à la
Guadeloupe, Bruno Froideval (41 ans)
et Olivier Bertonnier (40 ans) se font
chahuter quelque peu par les éléments.
Mais s’ils rament dur dans leur canot
de sept mètres (on peut suivre leurs
aventures sur le site hautemer.org), ils
savent l’utilité de leurs efforts. Par cette
traversée, ils soutiennent en effet
l’association Neurofibromatoses et
Recklinghausen (ANR), présidée par la
dévouée Anne Henrion, association qui
combat ces maladies génétiques que
sont les neurofibromatoses tout en
apportant un grand soutien aux malades
(contactanrfrance.org). Nos deux
rameurs espèrent atteindre
la Guadeloupe en mars.
VA roule bien
Revenu parmi l’élite du football, le club
de Valenciennes soigne sa promotion. Il
a en effet imaginé le concept d’un
bus-boutique qui fait halte sur les places
et les parkings des villages de la région
et propose écharpes, maillots,
casquettes, gadgets… De quoi plaire à
ses supporters et s’en attirer de
nouveaux.
BERNARD DOLET
(Photos Nicolas Luttiau,
Robert Sullivan/AFP
et Webmaster hautemer.org)
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LA RÉSOLUTION
ATTENDRA
SI NOS CALCULS SONT EXACTS, ça devrait se produire aujourd’hui même. Demain au plus tard. En tout
cas, elles ne passeront pas la semaine. Qui ça ? Nos
bonnes résolutions. Normal, elles sont faites pour ça.
« Ce sont, disait Oscar Wilde, des chèques qu’on tire sur
une banque où l’on n’a pas de compte. » Ce sont, le plus
souvent, de jolis petits mensonges de lendemain de
réveillon destinés à se donner bonne
conscience jusqu’à l’année suivante.
Se remettre au footing ou au macramé
dès demain, perdre cinq kilos avant Pâques ou apprendre
le mandarin, autant de vœux pieux oubliés avant même
qu’on ait fini de dépendre des façades les tristes Pères
Noël escaladeurs qui s’accrochent encore aux gouttières.
Les champions, qui sont des surhommes comme les
autres, n’échappent certainement pas à cette cérémonie
d’autosuggestion annuelle. Bien sûr, on n’en sait jamais
rien car, comme les grandes douleurs, les vraies bonnes
résolutions sont muettes.
Le jeu, c’est justement de deviner à quel dessein caché les
acteurs du monde sportif se sont pliés en ce début
d’année.
Est-ce parce qu’il est résolu à se faire de nouveaux amis
que Thierry Henry offre à un partenaire de tirer le premier
penalty de janvier ? Est-ce parce qu’il est bien décidé à ne
pas s’en faire parmi les nazillons de comptoir qui prétendent supporter le PSG que Yannick Noah joue les lointains
à l’heure de venir écoper du côté du Parc ?
Est-ce parce qu’il tient à démontrer qu’il n’est jamais en
panne de réseau qu’Eriksson, l’ex-sélectionneur anglais,
flirte simultanément avec les joueurs de l’OM et l’émir du
Qatar ?
Est-ce pour favoriser l’inspiration des poètes de la Canebière qui ont vivement su faire rimer son nom avec
« enc… » que RLD a choisi de faire affaire avec un Jack
Kachkar plutôt qu’avec, par exemple, un Björgolfur Gudmundson, copropriétaire de West Ham dont les supporters – pourtant fins paroliers – s’arrachent les cheveux ?
Allez savoir...
À l’inverse, les quinze premiers jours de l’année ont déjà
Rameurs contre les
neurofibromatoses
ILS ONT DIT DANS
Bleu
Rouge
Marcos Baghdatis s’est hissé au sommet en 2006, atteignant le huitième rang mondial après sa demi-finale à Wimbledon. Mais sa trajectoire limpide ne colle pas forcément avec ses aspirations profondes.
(Photo Corinne Dubreuil/L’Équipe)
Le quinze de France n’ayant obtenu le
moindre point dans le classement des
Champions des champions français 2006
de L’Équipe, aucun de ses joueurs ne
figurant dans le quinze mondial 2006 de
notre rubrique, le rugby tricolore a du
mal à se trouver des vedettes. Ainsi
laisse-t-il le champ libre à son
sélectionneur Bernard Laporte, qui ne
refuse pas, par exemple, les publicités
qui lui sont curieusement proposées.
En cette année de Coupe du monde
coorganisée par la France, Laporte
pourra ainsi encore tourner. Dans des
pubs peut-être, mais aussi probablement
dans une comédie sur le rugby, produite
par l’ancien international Denis Charvet
et dont le brillant Olivier Dazat écrit le
scénario. Que l’on se rassure, Laporte
devrait y tenir son propre rôle.
Jaune
Bleu
Jaune
Laporte
pour jouer Laporte
Noir
Noir
Jockey d’entraînement en France
jusqu’en 2003, année de son départ pour
les États-Unis où il se mit au service de
l’entraîneur français Patrick Biancone,
le Cantilien Julien Leparoux commença
à monter en courses en août 2005. Ne
cessant de passer le poteau d’arrivée en
vainqueur, Leparoux quitta le monde des
apprentis pour devenir professionnel en
un temps record. Allait-il, en se frottant
aux meilleurs Américains, continuer à
gagner ? Oui ! Car Leparoux est un petit
génie. Dès sa première année chez les
pros, il a remporté l’équivalent de notre
Cravache d’Or. Avec 403 succès en 2006,
il est devenu, à vingt-trois ans, le
premier jockey de plat de l’année aux
États-Unis. Jamais un Français n’avait
connu pareil honneur.
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS OPEN D’AUSTRALIE (Grand Chelem, Rebound Ace)
La France en force
Cette année, les Français sont les plus nombreux en Australie. Mais ont-ils pour autant plus de chances de briller ?
MELBOURNE –
de notre envoyé spécial
COCORICO ! Qui c’est les plus forts ? Évidemment c’est les Bleus ! Eh oui, à défaut
d’empiler les Coupes Davis ou les Fed
Cups, Français et Françaises ont déjà remporté un titre ici à Melbourne avant même
l’ouverture de l’Open d’Australie : réunis,
ils constituent le contingent le plus nombreux d’admis directs dans le tournoi. En
tenant compte des deux wild-cards
offertes à Jo-Wilfried Tsonga et à Youlia
Fedossova et des qualifications, ils sont
déjà vingt-huit à disputer le premier Grand
Chelem de la saison : quinze hommes et
treize femmes.
Ce score les place juste devant les vingt-six
Russes (18 femmes et 8 hommes) privés
d’Anastasia Myskina tout comme les Françaises sont privées de Mary Pierce. Viennent ensuite les États-Unis : vingt-cinq
représentants (15 hommes, 10 femmes),
l ’ E s p a g n e : s e i ze r e p r és e n t a n t s
(12 hommes, 4 femmes), l’Allemagne :
quatorze (10 hommes, 4 femmes) et la
République tchèque : quatorze également
(6 hommes, 8 femmes).
Ce déploiement de force traduit l’indiscutable bonne santé du tennis national dans
un univers en plein bouleversement. Traditionnellement dominée depuis plus d’un
siècle par les nations organisatrices de
tournois du Grand Chelem, la planète tennis est soumise depuis une quinzaine
d’années à une violente dérive des continents. En dépit de quelques champions
isolés (Rafter, Hewitt, Philippoussis),
l’Australie a rejoint la Grande-Bretagne
dans les fosses océaniques des classements mondiaux. L’effondrement le plus
récent concerne toutefois le tennis féminin
américain, qui, du fait de la retraite de
Lindsay Davenport et du déclin brutal des
sœurs Williams, est passé presque sans
transition du rôle de dominateur à celui de
comparse avec pour leader du moment
Meghann Shaughnessy (39e WTA).
Nation no 1 du Grand Chelem, de loin, la
France a repris le premier rang chez les
hommes à l’Espagne avec treize joueurs
parmi les cent premiers, et elle tient un
solide deuxième rang chez les femmes
avec dix joueuses dans le top 100, loin
cependant derrière l’irrésistible poussée
russe (15).
Mais, malgré cette démonstration de force
numérique, le tennis national ne compte
qu’un représentant membre d’un top 10 :
Amélie Mauresmo, bien sûr, qui a rapporté
l’an dernier plus de succès au tennis fran-
çais qu’il n’en avait connus depuis l’ouverture de l’ère Open. Mais le brutal déclin de
Sébastien Grosjean et de Nathalie Dechy,
les diverses blessures de Mary Pierce,
Richard Gasquet et Tatiana Golovin,
l’inconstance de Gaël Monfils l’ont laissée
isolée au sommet.
Ainsi, malgré leur supériorité numérique
sur le contingent de l’année dernière – ils
étaient vingt-quatre, invités et qualifiés
compris –, les Français occupent cette
année trois places de têtes de série de
moins qu’en 2006. Leur répartition parmi
les cent premiers traduit bien cette tendance : une seule top 10, on l’a dit ; deux
top 20 seulement (Gasquet s’ajoutant à
Mauresmo), mais quatre femmes et sept
hommes compris entre les 51 e et
100e places mondiales. Viser un bilan comparable à celui de l’année passée (la
gagnante et deux quart-finalistes masculins) semble donc constituer un maximum
ambitieux. Revue de détail.
Mauresmo
pour un bis
MELBOURNE –
de notre envoyé spécial
L’ÉTÉ AUSTRALIEN, ça la connaît. À
vingt-sept ans, Amélie Mauresmo en
est à son dixième séjour « la tête en
bas » . Mis à part un blanc en 2003 dû à
une sérieuse blessure au genou
gauche, c’est toujours avec le même
enthousiasme qu’elle avale les
24 heures de voyage pour attaquer la
saison au soleil des antipodes. De
l’Australie, elle aime l’ambiance, la
bonne mentalité des spectateurs et les
courts en Rebound Ace, cette surface à
la fois dure et caoutchouteuse qui
prend au mieux les effets et donne une
pleine efficacité à son jeu.
Premier grand rendez-vous de la saison, l’Open d’Australie est le tournoi
du Grand Chelem qui lui réussit le
mieux : c’est sur la Rod-Laver Arena
qu’elle a joué sa première finale en
1999 et remporté sept ans plus tard sa
première victoire.
« Mieux dans
ma peau »
SYDNEY. – Réunis autour
d’Amélie Mauresmo,
de gauche à droite : Arnaud
Clément, Fabrice Santoro,
Olivier Patience, Sébastien
Grosjean, Paul-Henri
Mathieu, Richard Gasquet,
Michaël Llodra
et Nicolas Devilder.
Soit seulement un tiers
des participants français
à l’Open d’Australie 2007.
(Photo Jean-Marc Pochat)
Serbe Jankovic, qu’elle devance de
neuf places au classement, s’avère
plus préoccupante. Sur la forme, rien
d’inquiétant : l’étude de ses résultats
dans les tournois précédant ses deux
victoires en Grand Chelem montre
qu’elle avait fait pire (défaites d’entrée
à Sydney et à Eastbourne 2006 contre
Ivanovic et Dechy). Sur le fond, elle a
manqué singulièrement de tonus.
Comme si les effets d’une préparation
rigoureuse, incluant comme chaque
année un séjour en altitude à l’Alped’Huez « pour se refaire une caisse »,
dixit son préparateur physique Xavier
Moreau, tardaient à se faire ressentir.
Ski de fond, vélo, musculation et tennis
étaient au programme d’un stage
intense et minutieusement organisé
que Mauresmo a assimilé sans le
moindre problème. Seule ombre au
tableau, une légère contracture à la
cuisse gauche et une bonne crève l’ont
obligée à couper quelques jours en fin
de préparation.
Un trio loin devant
Voici le classement des nations les plus
représentées, en l’occurrence par au moins
cinq joueurs, dans cet Open d’Australie 2007.
Représentants
(H + F)
Son premier tour. – Un test sérieux d’entrée puisque son adversaire, l’Américaine Shenay Perry, classée 44e, était en huitièmes de finale du dernier Wimbledon et a battu des joueuses comme Hantuchova ou Groenefeld l’année
dernière. Cette jeune joueuse noire de vingt-deux ans, véritable attaquante,
est passée de la 112e place fin 2005 à la 43e fin 2006.
Gasquet, le moment venu
SYDNEY –
es perfs françaises à l’Open d’Australie
Vainqueu
q urs
Hommes
Femmes
Finalistes
orotra
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Zvereva,
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aine)
Q
Quarts-finalistes
Demi-finalistes
2001 Clément
1972 Proisy
1991 Forget
(b. Federer, Rusedski,
Kafelnikov, Grosjean ;
perd contre Agassi)
(tête de série n˚ 11 ; b. Dominguez,
Cooper ; perd contre le futur vainqueur,
Newcombe)
(b. Skoff, Stich, Woodbridge ;
perd contre Becker,
futur vainqueur)
1997 Pierce
1990 Noah
2003 Grosjean
(b.
b. Sampras,
Samp Agenor ;
perd contre
tre Lendl)
Le
(b. Mantilla ;
perd contre Agassi)
1998 Escudéé
2004 Grosjean
(b. Larsson, Kuerten, Kiefer ;
battu par Rios)
(b. Hrbaty, Ginepri ;
abandon face à Agassi)
2001
01 Grosjean
2006 Santoro
(b. Ljubicic,
ubicic, Norman, Moya ;
battu par
p Clément
ent)
(b. Gaudio, Ferrer ;
battu par Nalbandian)
2005 Dechy
chy
1993 Halard
(b. Huber, Appelmans,
(b. Schiavone, Myskina, Schnyder ;
Coetzer ; perd contre Hingis) perd contre
ontre DDavenport)
(b. Garrison, Martinez ;
perd contre Seles)
1999 Mauresmo
(b. Schnyder, Van Roost,
auresmo Davenport ; perd contre Hingis)
a, Schnyder,
Henin en
finale sur abandon)
Bartoli,
moral en berne
Golovin
en embuscade
Rezaï
d’attaque
MARION BARTOLI (21e ) ne s’en
cache pas : les tournois du Grand Chelem lui posent problème. En vingt participations, elle a passé quatre fois
deux tours et six fois un tour. Rien de
plus. Présente à l’Open d’Australie
depuis 2002, son palmarès se résume à
trois victoires pour cinq défaites.
« Cette année, l’objectif est de faire au
moins un huitième de finale en Grand
Chelem », promettait-elle au terme
d’une saison 2006 marathon, couronnée par trois titres et une 17e place
mondiale. Sur sa forme actuelle, le but
semble difficile à atteindre dès l’Open
d’Australie. Battue au deuxième tour à
Auckland, au premier à Sydney, la
Française a le moral dans les chaussettes. Ce n’est pourtant pas faute
d’avoir préparé avec enthousiasme la
saison à venir. Grosse bosseuse,
Marion Bartoli a mis les bouchées
doubles, chez elle, en Suisse avec son
père et entraîneur. Ce travail était-il
adapté pour qu’il porte ses fruits dès
les premiers matches ? Les résultats
indiquent le contraire. Mais Walter, le
papa, assure que plus ça va mal, mieux
sa fille réagit. – A. D.
ON POURRAIT TENIR sur Tatiana
Golovin (23e) le même discours que sur
Richard Gasquet. À dix-huit ans, elle
attaque son quatrième Open d’Australie avec l’ambition de jouer les premiers rôles. C’est à Melbourne, en
2004, qu’elle entama sa vertigineuse
ascension : classée 354e à la WTA,
bénéficiaire d’une wild-card, elle atteignit les huitièmes de finale avant de
terminer l’année au vingt-septième
rang mondial. Si elle ne figure encore
qu’aux portes du top 20, c’est à la fragilité de ses chevilles qu’elle le doit. Sa
préparation hivernale n’a pas été
idéale à cause d’une entorse récoltée
fin octobre à Zurich. Elle s’est cependant entraînée avec le plus grand
sérieux au côté de son préparateur
physique Mark Wellington, chez Bollettieri. À la porte du wagon des seize
premières têtes de série à Melbourne,
miss Golovin ne fera pas partie des
favorites. Mais attention ! Lors du dernier US Open, c’est elle qui, en quarts
de finale, avait le mieux tenu tête à la
future championne, Maria Sharapova,
en ne cédant que sur deux tie-breaks.
Un exploit n’est donc pas à exclure.
– A. D.
RESTÉE AU CHÔMAGE technique
depuis sa défaite en qualifications à
Sydney et l’apparition d’une inflammation à l’épaule droite, Aravane
Rezaï (40e) n’a eu que vendredi le feu
vert pour reprendre l’entraînement.
Mais aujourd’hui elle se sent
d’attaque, même si ce sevrage est mal
tombé, à un moment où la Stéphanoise aurait plutôt eu besoin de combler les manques d’une préparation
hivernale sous la neige de Téhéran qui,
selon son père, « n’a pas été réussie »
et qui, poursuivait-il, « fait qu’on va
sûrement échouer à Melbourne ».
Pour son premier Open d’Australie
(elle avait chuté en qualifs l’an dernier), la révélation 2006, huitièmefinaliste à l’US Open, risque de coincer
physiquement si les degrés Celsius
grimpent haut. Elle n’a pas encore
l’explosivité et l’endurance requises
pour voyager loin. Mais elle a autre
chose que peu de filles possèdent : une
frappe de balle destructrice et un mental au-dessus du commun. Jusqu’où
ses armes peuvent-elles compenser
ses défauts ? Là est la question.
– F. Be.
Son premier tour. – Considérée
comme un grand espoir du tennis féminin,
la Russe Vera Dushevina n’a pas confirmé
la saison dernière puisqu’elle a reculé de
la 39e place à la 109e. Si Bartoli retrouve
un jeu digne de son classement (ce qui
n’était pas le cas lors de ses deux premiers
tournois), elle devrait passer sans problème.
Son premier tour. – L’Israélienne Anna
Smashnova (63e) est un vrai poison sur le
court, dans la mesure où elle est très difficile à déborder. Toute petite (1,57 m), elle
court partout et, même si elle manque de
puissance, sa ténacité la rend difficile à
battre.
Son premier tour. – Émilie Loit, classée
à six échelons derrière Rezaï (46e), ne sera
pas une adversaire facile avec son revers
ultracoupé, qui prend superbement les
effets sur le Rebound Ace.
de notre envoyé spécial
D’OÙ QUE L’ON SE TOURNE, on
entend la même ritournelle entêtante. Tout le monde, ou pas loin,
pressent que Richard Gasquet va
« claquer un truc » à l’Open d’Australie. Ce n’est pas qu’une intuition,
c’est pour beaucoup une impatience.
Comme le faisait remarquer récemment Roger Federer dans nos
colonnes, Gasquet a déjà des titres
(quatre), des finales en Masters
Series (Hambourg et Toronto), mais
il est temps qu’il perce en Grand
Chelem, l’endroit où s’écrivent les
pages indélébiles. « Roger a dit ça ?
demande le numéro 1 français. O.K.
Mais j’ai regardé de mon côté et,
à mon âge (vingt ans et demi), il
n’avait qu’un quart de finale à
Roland-Garros en 2001 (en fait deux,
avec Wimbledon la même année). Ce
n’était pas monstrueux. » L’objection est recevable, mais ça reste tou-
jours mieux que le plafond actuel des
huitièmes de finale, où s’est toujours
cogné l’artiste (US Open 2005 et
2006, Wimbledon 2005).
« Je sais que dans les deux mois à
venir, je vais faire quelque chose de
gros. Je ne sais pas où ni quand,
mais je sens que j’ai ça en moi. Mais
je ne peux pas faire une conférence
de presse pour annoncer : “Bonjour,
je vais gagner l’Open d’Australie.
Merci. Au revoir.” Je peux avoir un
mauvais jour ou tomber sur un type
injouable comme l’était Guccione à
Adélaïde. Je ne suis pas à l’abri de ça.
Personne ne l’est. » La nuance de
taille entre avant et aujourd’hui
concerne son capital physique du
moment, qui sera toujours son alpha
et son oméga. Cet hiver, il a enfin pu
procéder à une préparation foncière
in extenso. C’est tout de même plus
simple quand on ne déclare pas une
varicelle le jour de l’an (2005) ou que
son coude grince dangereusement
(2006). À une époque de la saison
où les forces physiques des uns
et des autres ne sont pas encore
sophistiquées, cela se présente
comme un atout supplémentaire
dans sa manche.
Il a visiblement
de la gomme
Enclenchés mi-novembre sous les
ordres de Paul Quétin à Paris, poursuivis en altitude à Val-Thorens, les
préparatifs ont donné les résultats
envisagés. Gasquet a musclé son
haut de corps, sa ligne d’épaule ne
tombe presque plus et il a visiblement de la gomme. « On a pu aller
dans les détails, apprécie son coach,
Éric Deblicker. Sur la vitesse du premier pas, sur la capacité à être plus
bas à la course et à la frappe. La qualité physique est là. » Reste une
inconnue : son aptitude à transférer
ces acquis sur le long format d’un
Grand Chelem. On l’a encore vu à
New York l’été dernier. Gasquet
avait tapé tôt dans ses réserves
contre Chiudinelli et, lorsqu’il avait
dû enchaîner le lendemain contre
Hewitt en huitième, il avait fini pétrifié de crampes. Et battu.
Or, la chaleur sèche d’ici ne pardonne jamais rien aux batteries trop
légères. « Ce sera capital de ne pas
laisser de plumes dans les trois
premiers tours », prévient-il. Mais
Gasquet manque de repères sur les
réalités de Melbourne. À cause de
ses débuts d’année contrariés, il
n’a finalement que peu joué sur
Rebound Ace. Et n’a gagné qu’un set
à l’Open d’Australie en trois participations, contre Youzhny en 2003.
Ça devrait changer d’ici peu.
FRÉDÉRIC BERNÈS
Benneteau
est au clair
ADOSSÉ à son plus haut classement
(37e), avec une préparation hivernale
idéale, de bonnes sensations de jeu
malgré un échec d’entrée contre Gasquet à Sydney, Julien Benneteau a de
l’appétit pour Melbourne. C’est là qu’il
s’était fait un nom l’an dernier en atteignant le troisième tour. Peut-il pour
autant refaire le coup de Roland-Garros et du quart de finale de derrière les
fagots ? « Ah, ça, je ne peux rien promettre, dit-il. Sauf que je serai au
taquet à Melbourne et que ma condition physique du moment ne pourra
pas être un handicap. J’ai envie de rester le mec “chiant” à jouer, celui qui se
bagarre jusqu’au bout comme l’an dernier. » Ses trois matches à Chennai la
semaine dernière (défaite en quart de
finale contre Koubek) l’ont convaincu
que sa base de jeu était au point.
« Maintenant, il ne faut pas que le fait
d’avoir à défendre des points, ce qui va
m’arriver souvent cette saison, me
parasite sur le court. Mais je pense être
au clair avec ça. » – F. Be.
Son premier tour. – À Sydney, Gasquet avait largement dominé Becker, qui avait luimême largement dominé Volandri. Si la logique impose ses vues, l’Italien, 43e joueur
mondial et spécialiste de la terre battue, ne devrait donc pas constituer un obstacle insurmontable pour le Français. D’autant qu’il n’a pas encore gagné un match de l’année.
Son premier tour. – Sorti des qualifs et
148e joueur mondial, le Chilien Capdeville
ne représente pas un piège… si le Français évolue à son meilleur niveau.
L’ambiguïté Grosjean
Monfils en chantier
LES AUTRES
IL Y A LA LECTURE réaliste des
choses : pas un match gagné cette
année, ni à Doha, ni à Sydney, et pas
mal de tracas avec son nouveau
modèle de raquette : Sébastien Grosjean (28e) n’est pas à son avantage.
L’autre lecture, moins rationnelle,
autorise le Marseillais à ne pas s’alarmer. « L’an dernier, j’avais perdu
d’entrée à Doha, puis à Sydney, et ça
ne m’avait pas empêché d’aller en
quarts à Melbourne. J’ai souvent bien
marché à l’Open d’Australie (trois
quarts et une demi-finale).Non, je ne
m’affole pas. » Pourtant, sa défaite
bien moche contre Verdasco lundi dernier lui avait fait dire que « ça ne pouvait pas être pire ». Depuis, Grosjean
AVEC DE BONNES RÉSOLUTIONS
à la pelle, une envie de bouffer la balle
à l’entraînement et un nouveau coach
(Pier Gauthier) pour superviser l’avancée des travaux. Il fallait voir Gaël
Monfils (59e) durant sa semaine américaine dans le camp Bollettieri pour saisir à quel point il voulait se donner les
moyens de ses ambitions. Après avoir
rationalisé ses relations avec le Team
Lagardère, dont il semblait s’être éloigné – avec une bourse revue à la
baisse, il bénéficiera d’un suivi avec les
préparateurs physiques et les kinés du
groupe –, Gaël Monfils avait donc
décidé de revoir son plan de jeu, entièrement tourné vers l’offensive. « Là, je
me sens apte », disait-il. Hélas, deux
s’est entraîné dur à Sydney et se sent
sur la bonne pente. « Je savais qu’avec
deux ou trois jours de boulot en plus ça
serait différent. Je me suis beaucoup
renforcé musculairement cet hiver,
chez moi en Floride, avec Alain Quintallet (son Monsieur Fitness) et dans le
camp de Chris Evert ensuite. Le vrai
enjeu, c’est de ne pas déclencher de
blessure. Si mon corps va, tout est permis. » – F. Be.
Son premier tour. – Entre les frères
Rochus, Christophe et Olivier, il valait
mieux hériter du premier (73e mondial)
que du second, 36e et récent tombeur de
Grosjean à Doha. En valeur absolue, le
Français devrait se qualifier. Mais la vraie
interrogation concerne plutôt sa forme du
moment…
défaites sèches lors des deux premiers
tournois de l’année (2e tour face à
Youzhny à Doha, 1er tour face à Martin
à Auckland) ont replongé le furtif
numéro 1 français de la saison dernière
dans ses doutes existentiels. Depuis le
mois d’octobre dernier, il n’a gagné
qu’une fois avec Pier Gauthier. Heureusement, il ne pourra pas faire pire à
Melbourne que l’an dernier, où il avait
piteusement échoué d’entrée face à
Horna. – F. Ra.
Son premier tour. – Sept places seulement séparent Monfils (59e depuis ses
défaitesprécoces à Doha et à Auckland) et
l’Italien Bracciali, 66e. Mais l’interrogation principale concerne le niveau de jeu
du Français : il n’a connu qu’un succès en
trois matches cette année.
Les Co-Co flingueuses
Alizé Cornet et Stéphanie Cohen-Aloro ont conquis leur place dans le tableau final.
MELBOURNE –
de notre envoyé spécial
MALGRÉ ONZE CONCURRENTS au premier jour des
qualifications, aucun joueur français n’a décroché son billet pour l’Open d’Australie avec, pour boucler la liste
noire, les défaites hier de Nicolas Tourte et de David Guez
lors du tour qualificatif.Ce zéro pointé a été compensé par
le 40 % de réussite des filles : cinq au départ, deux à l’arrivée.
Chronologiquement, la première à s’inviter pour le
tableau principal fut Stéphanie Cohen-Aloro. Classée
61e mondiale en 2003, alors qu’elle avait vingt ans, la
Parisienne estime que c’est parce qu’elle s’est remise un
peuplus vigoureusementau travail qu’elle vient de réussir
DIMANCHE 14 JANVIER 2007
à imposer le même tarif à ses trois adversaires préliminaires à Melbourne : 6-1 au troisième set ! « J’ai bien
négocié mes fins de match, sans inquiétude sur le plan
physique ; je savais que j’avais bien réussi ma préparation
cet hiver, mais on ne sait jamais », indiqua-t-elle dans la
fouléede sa victoire libératrice contre l’AméricaineBethanie Mattek (2-6, 7-6, 6-1 en 2 h 20). Elle affrontera au premier tour Alona Bondarenko, tête de série no 29.
C’est une autre Bondarenko, Kateryna, la petite sœur, qui
avait lancé Alizé Cornet dans la compétition au premier
tour des qualifs. « De battre la tête de série no 1 m’avait
alors laissé penser que la qualification était possible,
racontait hier la jeune fille de seize ans, juste après sa victoire au courage contre l’Argentine Marie José Argeri
(190e, 5-7, 7-5, 6-4 en 2 h 42). C’était chaud, chaud !
Argeri a servi pour le match à 5-4 au deuxième mais je me
suis battue jusqu’au bout.Me voilà déjàassurée d’être, au
pire, 160e à l’issue du tournoi et mon objectif est de terminer 2007 dans le top 100. Et aussi de remporter un Grand
Chelem chez les juniors… »
Avant de se concentrer, dans une semaine, sur ce second
but, Cornet affrontera, mardi au premier tour chez les
grandes, Daniela Hantuchova, tête de série no 15. – J. Re.
SIMPLE FEMMES. – Tour qualificatif : Cornet b. Argeri
(ARG), 5-7, 7-5, 6-4 ; Cohen-Aloro b. Mattek (USA), 2-6, 7-6
(7-4), 6-1.
SIMPLE HOMMES. – Tour qualificatif : Berrer (ALL) b.
Guez, 6-4, 6-4 ; Sela (ISR) b. Tourte, 6-3, 6-1.
HOMMES. – Malgré une douleur au
talongauche rapportée d’Adélaïde, PaulHenri Mathieu (51e) a profité des tournois préparatoires pour blinder sa
confiance. Même escamotée par l’abandon de Davydenko, la performance de
l’Alsacien à Sydney (battu en quart de
finale) avait du bon. Revenu avec Thierry
Champion après une saison 2006 assez
fade, P.-H. M. ne se sent pas moins bien
que l’an dernier quand il avait atteint les
huitièmesde finale à Melbourne.« Ce que
je voudrais, confie le coach, c’est que Paulo arrive à faire enfin sauter ses propres
verrous. » Arnaud Clément (41e) perturbé pendant l’intersaison par divers
petits bobos, n’est pas sûr de grand-chose
en ce moment. Finaliste à Melbourne en
2001, il n’a pas franchi le premier tour de
l’Open d’Australie depuis 2002. Fabrice
Santoro (50e) a un passé proche très différent : c’est l’an dernier à Melbourne, à
trente-trois ans, qu’il avait touché le premier quart de finale en « Majeur » de sa
vie. « Je vais me replongerdans un endroit
où j’ai vécu des choses vachement fortes.
C’est un régal de savoir ça. »
FEMMES. – Demi-finaliste en 2005
(battue par Davenport, elle était passée à
deux points de la victoire), Nathalie
Dechy (51e) va entamer son onzième
Open d’Australie parmi les anonymes.
Forte d’un quart de finale à Wimbledon
l’année dernière, Séverine Brémond
(37e) se verrait bien renouveler ce genre
de performance sur Rebound Ace. Elle
s’est préparée à la montagne avec Mauresmo et Dechy. Émilie Loit (46e) s’était,
en 1999, qualifiée pour les huitièmes de
finale en battant Conchita Martinez, alors
no 10 mondiale.
PAGE 15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ALAIN DEFLASSIEUX
Bleu
Rouge
Confrontée pour la première fois à la
première défense d’un titre du Grand
Chelem, Amélie Mauresmo ne s’en fait
pas une montagne : « Je me sens beaucoup mieux dans la peau d’une fille qui
va défendre un Grand Chelem que
dans celle de la fille que j’étais il y a un
an. Une fille qui n’avait pas remporté
un seul de ces titres et commençait à se
demander si elle y arriverait un jour. »
Elle a prouvé en atteignant la finale du
Masters 2006, un an après l’avoir remporté, que la remise en jeu d’un titre
prestigieux ne bridait pas son talent. Et
cette fois, une chose est sûre, Justine
Henin ne sera pas là pour lui barrer la
route en finale.
(15 + 13)
(8 + 18)
(15 + 10)
(12 + 4)
(10 + 4)
(6 + 8)
(6 + 7)
(5 + 8)
(9 + 3)
(4 + 2)
(3 + 3)
(4 + 2)
(4 + 1)
(3 + 2)
(0 + 5)
(2 + 3)
(0 + 5)
Jaune
Bleu
Jaune
1 France
2 Russie
3 États-Unis
4 Espagne
5 Allemagne
- République tchèque
7 Australie
- Italie
9 Argentine
10 Belgique
- Suisse
- Croatie
13 Suède
- Serbie
- Chine
- Slovaquie
- Ukraine
Noir
Noir
Sur un plan plus général, c’est encore à
l’Open d’Australie que Mauresmo
détient son meilleur ratio victoiresdéfaites (31-6, soit 83 % de matches
gagnés), devant Wimbledon (25-6,
80%), l’US Open (31-8, 79%) et
Roland-Garros (22-12, 64%). Un an
moins deux semaines après sa victoire
de l’année dernière, Mauresmo n’a pas
oublié les sensations éprouvées lors de
son parcours victorieux. « C’était bien
supérieur comme niveau de jeu à celui
de Wimbledon, j’avais la sensation que
je contrôlais tout sur le court et que je
ne pouvais pas perdre. »
Son premier tournoi de la saison 2007,
à Sydney, ne lui a sûrement pas laissé
la même impression. Face à Tatiana
Golovin, malgré de superbes phases
de jeu, elle ne contrôlait pas tout. Mais
rien de plus normal après deux mois
sans compétition. En revanche, sa
défaite au 2e tour (7-5, 6-0) face à la
PHILIPPE BOUIN
16
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS OPEN D’AUSTRALIE (Grand Chelem, Rebound Ace)
Dimanche 14 janvier 2007
Nouvel an, même élan ?
Roger Federer et Amélie Mauresmo espèrent reprendre la vague des cinq titres du Grand Chelem gagnés à eux deux en 2006.
Amélie Mauresmo
peut-elle conserver
sa couronne conquise
l’année dernière ? Roger
Federer peut-il perdre la
sienne ? À ces deux
questions, on répondra
par un « oui » prudent.
Mais la situation de la
Française est loin d’être
aussi solide que celle
du Suisse, qui a gagné
huit des neuf derniers
tournois du
Grand Chelem joués
hors de la terre battue.
MELBOURNE –
de notre envoyé spécial
1/16
inquiétante. Federer est prêt et plein
d’appétit pour la saison nouvelle,
à commencer par cet Open d’Australie. L’information la plus intéressante provenant de
Kooyong est la confirmation des bonnes
dispositions d’Andy
Roddick. En dépit de
l’absence de Jimmy
Connors qui vient de
perdre sa mère,
l’Américain semble
avoir gardé la ligne
qui l’avait mené à la
finale de l’US Open puis lui avait valu
d’obtenir trois balles de match
contre Federer au Masters. S’il sort
vainqueur au troisième tour de son
duel potentiel avec Marat Safin,
Privé de finales depuis
sa défaite contre Roger
Federer à Wimbledon,
Rafael Nadal ne jouit plus
du capital confiance
qui était le sien
derniers jours à Kooyong éliminent
toute crainte de surmenage. Sa
défaite contre Roddick, hier, en
finale de cette aimable épreuve
d’entraînement, n’est pas plus
Simple femmes
Phau (ALL, 83)
1 FEDERER (SUI, 1)
1 SHARAPOVA (RUS, 2)
Patience (116)
Bjöörkman (SUE, 49)
Bj
Vinci (ITA, 87)
Lu Yen-hsun (TAAI, 93)
Greul (ALL, 81)
Shaughnessy (USA, 39)
Hernych (RTC,
(RTC 775)
25 YOUZHNY (RUS
25
(RUS, 25)
30 GARBIN (ITA,
(ITA 33)
Hajek (RTC, 77)
24 FERRERO (ESP, 24)
22 ZVONAREVA (RUS, 24)
Vassallo Arguello (ARG, 86) Udomchoke (THA, 103)
Bréémond (37)
Br
Wilson (USA, 279, q.)
F. Lopez (ESP, 80)
A. Radwanska (POL, 59)
Massu (CHL, 42)
14 DJOKOVIC (SER, 14)
13 IVANOVIC (SER, 14)
Schüüttler (ALL, 100)
Sch
11 BAGHDATIS (CHY, 11)
12 CHAKVETADZE (RUS, 13)
Bracciali (ITA, 66)
Monfils (59)
Granville (USA, 72)
Delic (USA, 96)
Simon (47)
Kostanic (CRO, 67)
Volandri (ITA, 43)
18 GASQUET (18)
244 STOSUR (AUS, 27)
Querrey (USA, 131, w.c.)
27 ACASUSO (ARG, 27)
288 PENNETTA (ITA, 29)
Devilder (98)
Serra (76)
Chan Yung-jan (TAI, 75)
Karlovic (CRO, 91)
Melzer (AUT, 40)
Peng Shuai (CHN, 52)
Ramirez Hidalgo (ESP, 56)
7 ROBREDO (ESP, 7)
8 SCHNYDER (SUI, 9)
Fish (USA, 45)
4 LJUBICIC (CRO, 4)
4 CLIJSTERS (BEL, 5)
Monaco (ARG, 71)
Mahutt (67)
Pironkova (BUL, 66)
Arthurs (AUS, 164, w.c.)
Koubek (AUT, 62)
Pratt (AUS, 60)
Fleishman (USA, 170, q.)
30 CALLERI (ARG, 30)
299 A. BONDARENKO (UKR, 32)
Llodra (95)
20 STEPANEK (RTC, 20)
177 GR
GRÖÖNEFELD (ALL, 19)
Gabashvili (RUS, 114, q.)
Dlouhy (RTC, 99)
Harkleroad (USA, 88)
T. Johansson (SUE, 72) Chiudinelli (SUI, 146, q.)
Rezaï
Reza
aïï (40)
Pless (DAN, 82)
16 FERRER (ESP, 16)
155 HANTUCHOVA (SLQ, 18)
Soeda (JAP, 188, w.c.)
9 ANCIC (CRO
(CRO, 9)
9 SAFINA (RUS
(RUS, 10)
Garcia-Lopez (ESP, 65) J. Johansson (SUE, 156)
Castano (COL, 50)
Andreev (RUS, 92)
Spadea (USA
(USA, 70)
Dominguez Lino (ESP
(ESP, 56)
Vanek (RTC, 104)
22 HRBATY (SLQ, 22)
199 LI NA (CHN, 16)
Becker (ALL, 58)
26 SAFIN (RUS
(RUS, 26)
322 DANIILIDOU (GRE
(GRE, 35)
Sela (ISR, 202, q.)
Srichaphan (THA, 54)
Mirza (IND, 53)
Jones (AUS, 182, w.c.)
Gicquel (55)
Laine (FIN
(FIN, 76)
Tsonga (212, w.c.)
6 RODDICK (USA
(USA, 6)
6 HINGIS (SUI
(SUI, 7)
Tipsarevic (SER, 64)
8 NALBANDIAN (ARG
(ARG, 5)
5 PETROVA (RUS
(RUS, 6)
Mackin (GBR, 270, q.)
NN. Lapentti (EQU
(EQU, 68)
Dulko (ARG
(ARG, 57)
Guccione (AUS, 107, w.c.)
OO. Rochus (BEL
(BEL, 36)
Krajicek (HOL,
(HOL 45)
C. Rochus (BEL, 73)
28 GROSJEAN (28)
277 SANTANGELO (ITA
(ITA, 32)
Mayer (ALL, 57)
23 SÖDERLING (SUE
(SUE, 23)
188 BARTOLI (21)
Reynolds (USA, 192, q.)
Seppi (ITA
(ITA, 78)
Fedak (UKR
(UKR, 73)
Cilic (CRO, 171, q.)
Bozoljac (SER
(SER, 128
128, qq.))
Ruano Pascual (ESP
(ESP, 69)
Montanes (ESP, 84)
12 HAAS (ALL
(ALL, 12)
11 JANKOVIC (SER
(SER, 11)
Lee Hyung-taik (CDS
(CDS, 48)
13 BERDYCH (RTC
(RTC, 13)
166 PEER (ISR
(ISR, 17)
Smeets (AUS, 368, w.c.)
Lacko (SLV
(SLV, 193
193, qq.))
Tu (USA
(USA, 90)
Mirnyi (BLR
(BLR, 53)
Horna (PER
(PER, 61)
Fernandez (ARG
(ARG, 105)
Waske (ALL, 108, q.)
21 TURSUNOV (RUS
(RUS, 21)
200 GOLOVIN (23)
Cléément (41)
Cl
29 MALISSE (BEL
(BEL, 29)
266 KIRILENKO (RUS
(RUS, 28)
Kunitsyn (RUS
(RUS, 85)
Santoro (50)
Likhovtseva (RUS
(RUS, 43)
Muller (LUX
(LUX, 117)
Gaudio (ARG
(ARG, 34)
Tulyaganova (OUZ
(OUZ, 131
131, ww.c.)
c)
Roitman (ARG
(ARG, 79)
3 DAVYDENKO (RUS
(RUS, 3)
3 KUZNETSOVA (RUS
(RUS, 4)
Moya (ESP
(ESP, 44)
5 BLAKE (USA
(USA, 5)
7 DEMENTIEVA (RUS
(RUS, 8)
(USA, 217
217, qq.))
Luczak (AUS
(AUS, 159
159, w.c.)
w c ) Kuznetsov (USA
Müller (ALL
(ALL, 36)
Berrer (ALL
(ALL, 157
157, q.)
q)
Zverev (ALL
(ALL, 153
153, qq.))
Camerin (ITA
(ITA, 55)
Ginepri (USA
(USA, 52)
32 ALMAGRO (ESP
(ESP, 32)
255 MEDINA GARRIGUES (ESP,
(ESP 30)
Russell (USA
(USA, 115
115, qq.))
19 HEWITT (AUS
(AUS, 19)
21 SREBOTNIK (SLV
(SLV, 22)
Hanescu (ROU
(ROU, 695)
Dancevic (CAN
(CAN, 88)
Benesova (RTC
(RTC, 84)
Di Mauro (ITA
(ITA, 94)
Del Potro (ARG
(ARG, 74)
Gajdosova (SLQ
(SLQ, 74)
Korolev (RUS
(RUS, 102)
10 GONZALEZ (CHL
(CHL, 10)
100 VAIDISOVA (RTC
(RTC, 12)
Martin (ESP
(ESP, 60)
15 MURRAY (GBR
(GBR, 15)
144 SCHIAVONE (ITA
(ITA, 20)
Mathieu (51)
Verdasco (ESP
(ESP, 35)
Safarova (RTC
(RTC, 70)
Starace (ITA
(ITA, 89)
Chela (ARG
(ARG, 33)
Yakimova (BLR
(BLR, 68)
Goldstein (USA
(USA, 69)
177 NIEMINEN (FIN
(FIN, 17)
233 SUGIYAMA (JAP
(JAP, 26)
KK. Kim (USA
(USA, 97)
31 WAWRINKA (SUI
(SUI, 31)
311 ZHENG JIE (CHN
(CHN, 31)
Capdeville (CHL,
(CHL 148
148, qq.))
Benneteau (37)
Sucha (SLQ
(SLQ, 82)
Kohlschreiber (ALL, 63)
Vliegen (BEL, 39)
Poutchkova (RUS, 38)
Kendrick (USA, 90)
2 NADAL (ESP, 2)
2 MAURESMO (3)
N.B. : entre parenthèses, la nationalité et le classement mondial ; w.c. : wild card ; q. : qualifié(e).
1/64
1/32
Pin (62)
Rodionova (RRUS, 100)
Voracova (RTTC, 158, q.)
Gagliardi (SU
(SUI, 111)
Obziler (ISR, 121)
Paszek (AUT, 187, q.)
Lepchenko (OUZ, 96)
King (USA, 58)
Bammer (AUT, 42)
Beygelzimer (UKR, 107)
Ferguson (AUS, 170, w.c.)
Zakopalova (RTC, 119, q.)
Kanepi (EST, 77)
Molik (AUS, 141, w.c.)
Klepac (SLV, 212, q.)
Brengle (USA, 496, w.c.)
Bardina (RUS, 48)
Morigami (JAP, 86)
Razzano (78)
Cohen-Aloro (192, q.)
Zahlavova (RTC, 156, q.)
Yuan Meng (CHN, 114)
Loit (46)
Cornett (192, q.)
Bychkova (RUS, 85)
Fedossova (148, w.c.)
Rolle (USA, 137, q.)
Bovina (RUS, 1216)
Nakamura (JAP, 65)
Savchuk (UKR, 102)
Kudryavtseva (RUS, 134, q.)
Dechyy (51)
Tanasugarn (THA, 71)
Sun Tiantian (CHN, 79)
Kremer (LUX, 159, q.)
S. Williams (USA, 81)
Douchevina (RUS, 109)
Azarenka (BLR, 94)
Czink (HON, 118)
Wozniak (CAN, 92)
Oprandi (ITA
(ITA, 54)
Gallovits (ROU, 108)
Ondraskova (RTC
(RTC, 106)
Smashnova (ISR, 63)
Sprem (CRO
(CRO, 89)
Vakulenko (UKR
(UKR, 116
116, qq.))
Adamczak (AUS,
(AUS 241
241, w.c.)
wc)
Moore (AUS
(AUS, 914
914, ww.c.)
c)
Foretz (112)
Cravero (ARG
(ARG, 157
157, qq.))
Flipkens (BEL
(BEL, 103)
Vesnina (RUS
(RUS, 41)
Dellacqua (AUS
(AUS, 169,
169 ww.c.)
c)
Voskoboeva (RUS
(RUS, 110)
Sequera (VEN
(VEN, 95)
Craybas (USA
(USA, 64)
Klöösel (ALL
Kl
(ALL, 93)
Brianti (ITA
(ITA, 98)
Pous Tio (ESP
(ESP, 101)
Arvidsson (SUE
(SUE, 61)
Schruff (ALL
(ALL, 97)
Birnerova (RTC
(RTC, 83)
Domachowska (POL, 91)
Perry (USA, 44)
Roddick paraît le mieux placé des
vieux rivaux du Suisse pour lui causer
du tracas, bien plus qu’un Lleyton
Hewitt, en pleins doutes, plus aussi
qu’un David Nalbandian qui se plaint
du genou.
C’est bien sûr de la jeune classe
qu’on attendra le plus de dynamisme, à commencer par Rafael
Nadal. Apparemment remis de la
contracture aux adducteurs qui
l’avait poussé à abandonner à Sydney, l’Espagnol revient à Melbourne
après une année d’absence. Battu
par Lleyton Hewitt lors de ses deux
premières participations, il a tout
pour bien jouer sur une surface dure
au rebond plus haut que les revêtements américains et que le gazon.
1/16
L’année
du Grand Chelem
« ENTRONS DIRECTEMENT dans
le vif du sujet : ça y est, c’est maintenant ! 2007, c’est l’année. L’année
du Grand Chelem pour Roger Federer. Il va le faire cette saison. Pourquoi ? Parce qu’il est meilleur que
jamais, tout simplement. À chaque
fois que je le vois jouer, il joue mieux
que la fois d’avant. Et c’est quand
même assez effrayant, ça, pour les
autres… Je pense d’ailleurs que personne n’a assez progressé pour réellement se poser en challenger.
Il y a Nadal, certes,
qui, s ’il est en
bonne santé et en
forme, pourra it
gagner à nouveau
Ro land-Garros,
mais franchement,
je crois que Federer, désormais, ne
craint plus Nadal.
J’ai vu le FedererNadal de Shanghai.
Je n’irai pas jusqu’à
dire que Rafa a perdu son killer instinct mais il a senti
que Federer n’avait
plus peur de lui. Je crois que, jusqu’alors, Federer ne faisait que
“ jouer ” contre Nadal, mais là, je
l’ai vu explorer d’autres voies. Merci
à Nadal ! Les observateurs avaient
accueilli son arrivée au sommet avec
joie, mais celui qui peut le plus le
remercier, c’est bien Federer. Jusqu’alors, personne ne pouvait vrai-
ment aller le chercher sur sa faiblesse, ce revers sur balles hautes et
lourdes. Grâce à Nadal, qui a torturé
Roger de ce côté-là, il a été obligé de
progresser sur ce coup et, effectivement, son revers n’avait jamais été
aussi bon que lors du dernier Masters. Roger a vingt-cinq ans, il est en
forme parfaite depuis trois ans et le
sera encore au moins aussi longtemps. Si on me pose la question
aujourd’hui, je dirai que Tiger Woods
dépassera à coup sûr le nombre de
titres du Grand Chelem
de Jack Nicklaus et que
Roger Federer battra
aussi le record de Pete
Sampras…
Je crois aussi qu’il n’y a
aucune raison pour
qu’Amélie Mauresmo
ne vive pas en 2007
une aussi belle saison
qu’en 2006. Elle sera
encore plus relax cette
année. Je ne pense pas
qu’elle gagnera tout, à
la Federer, mais elle
peut gagner à nouveau
en Grand Chelem. Il y a
une énorme différence par rapport à
avant, c’est qu’aujourd’hui, les
autres joueuses la craignent davantage, savent qu’il faudra réussir à
plier le match contre elle. Mais le
savoir qu’Amélie a acquis l’an dernier est essentiel. Pour moi, 2007
devrait être l’année de Federer… et
de Mauresmo. »
LA QUESTION DU JOUR
Amélie Mauresmo
conservera-t-elle son titre
à l’Open d’Australie ?
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Mais, privé de finales depuis sa
défaite contre Federer à Wimbledon,
Nadal ne jouit plus du capital
confiance qui était le sien au sortir de
sa série victorieuse sur terre battue.
Son premier adversaire, Robert Kendrick, avait gagné les deux premiers
sets de leur rencontre au premier
tour à Wimbledon. Son potentiel
adversaire des quarts de finale,
James Blake, mène 3-0 dans leurs
face-à-face. Entre-temps, il aura
peut-être dû tâter du jeu atypique
d’Andy Murray. Prévoir sa qualification pour la finale tient donc du pari à
hauts risques.
Anticiper sur le retour de Marcos
Baghdatis à ce même niveau, après
la surprise causée par le Chypriote
l’an passé, paraît encore plus risqué
car, si Richard Gasquet ne le stoppe
pas auparavant, Baghdatis devra
sans doute se mesurer à Roger Federer dès les quarts de finale.
Alors, qui pour battre le Suisse ?
Novak Djokovic au troisième tour ?
Mario Ancic en demi-finales ? Nikolay Davydenko (malgré un pied douloureux), Tomas Berdych ou encore
Robin Söderling en finale ? Federer
ne voit pas si loin : « Il va falloir que je
me méfie au premier tour, disait-il
hier. Je rencontre un adversaire que
je n’ai encore jamais battu. »
83e joueur mondial, Björn Phau
l’avait en effet dominé lors de leur
seule rencontre passée. C’était en
1999.
PHILIPPE BOUIN
FEDERER BATTU ET SEREIN. – Il y avait du vent. Roger Federer n’avait
pas envie de perturber le rythme de ses coups de fond de court parfaitement
réglés pendant ses entraînements précédents, alors il a décidé de travailler sa
volée. Voilà en résumé l’histoire de la « finale » du tournoi exhibition organisé
à Kooyong, l’ancien site de l’Open d’Australie, dans la banlieue de Melbourne.
Que le Suisse l’ait perdue hier (6-2, 3-6, 6-3) contre Andy Roddick n’est
qu’anecdotique. Tout comme l’était l’an passé sa défaite contre Tommy Haas
dans la même épreuve. « J’ai eu ma chance de gagner (trois balles de break à
3-3, au dernier set) mais le résultat n’a pas d’importance, constata le Suisse,
très détendu. Je sais que même si je n’avais pas beaucoup joué service-volée
depuis un bon moment je dispose d’une option supplémentaire dans mon jeu.
Mais à Melbourne Park, sur un court beaucoup mieux abrité, où il est donc plus
facile de passer, je ne l’utiliserai sans doute pas plus de quelques jeux ou
quelques sets, en cas de besoin. »
PROGRAMME
LA NUIT PROCHAINE. – À partir de 1 heure du matin (11 heures, lundi,
heure locale). Rod Laver Arena : MAURESMO - Perry (USA) ; FEDERER (SUI) Phau (ALL) ; BAGHDATIS (CHY) - Schüttler (ALL).
Sur les autres courts : RODDICK (USA) - Tsonga ; GASQUET - Volandri (ITA) ;
GOLOVIN - Smashnova (ISR) ; DEMENTIEVA (RUS) - Foretz ; Monfils - Bracciali
(ITA) ; Patience - Björkman (SUE) ; Simon - Delic (USA) ; Gicquel - Jones (AUS) ;
STEPANEK(RTC) - Llodra ; Mahut - Monaco (ARG) ; Serra-Devilder ; BARTOLI Douchevina (RUS).
DEMAIN. – À partir de 9 h 30 (19 h 30, heure locale).Rod Laver Arena : SANTANGELO (ITA) - S. Williams (USA) ; SAFIN (RUS) - Becker (ALL).
Les favoris
Hommes
Federer
Roddick
Nadal
Blake
Gasquet
Ljubicic
Murray
Nalbandian
Safin
Söderlingg
Femmes
Clijsters
Mauresmo
Sharapova
Jankovic
Kuznetsova
Hingis
Petrova
Golovin
Safina
Vaidisova
LES DIX DERNIERS
VAINQUEURS
SIMPLE HOMMES. 1997 : Sampras (USA) ; 1998 : Korda (RTC) ;
1999 : Kafelnikov (RUS) ; 2000 : Agassi (USA) ; 2001 : Agassi (USA) ; 2002 :
T. Johansson (SUE) ; 2003 : Agassi
(USA) ; 2004 : Federer (SUI) ; 2005 :
Safin (RUS) ; 2006 : Federer (SUI).
SIMPLE FEMMES. – 1997 : Hingis
(SUI) ; 1998 : Hingis (SUI) ; 1999 : Hingis (SUI) ; 2000 : Davenport (USA) ;
2001 : Capriati (USA) ; 2002 : Capriati
(USA) ; 2003 : S. Williams (USA) ;
2004 : Henin (BEL) ; 2005 : S. Williams
(USA) ; 2006 : Mauresmo.
SYDNEY (ATP, Rebound Ace)
Double Blake
L’Américain a conservé son titre mais Moya a vendu
chèrement sa peau.
SYDNEY –
de notre envoyé spécial
C’EÛT ÉTÉ UN COMBLE : James
Blake a failli réussir à défendre son
titre sans presque se fouler. Avant
d’attaquer la finale hier soir, il
n’avait dépensé, au pire, que quarante-sept minutes par jour, en fait
dès le premier tour contre son compatriote Kevin Kim.
La suite de son parcours releva de la
gentille promenade, entre travail
bien fait et bonne fortune. Quarante
minutes pour exécuter Healey, trois
de moins pour estourbir Korolev et
zéro pour écarter Melzer dont l’indigestion de sushis avait provoqué la
perte sans combattre. Et voilà qu’au
dernier soir, Carlos Moya, épuisé par
ses quatre travaux précédents (trois
sets contre Bourgeois et Verdasco en
sauvant des balles de match, trois
sets encore contre Baghdatis et Gasquet), suivait la même pente fatale
que les autres. Après trois quarts
d’heure à sens unique, Blake menait
6-3, 4-0. Par fierté d’abord, Moya se
fit violence.
Avec talent ensuite, il donna enfin du
fil à retordre au numéro 5 mondial et
recolla à un set partout. Mais la fraîcheur de l’Américain prima (6-3, 5-7,
6-1 en 1 h 36’). « Contre un autre
joueur, je crois que ma remontée
aurait créé le doute et que j’aurais pu
gagner, imaginait l’Espagnol qui en
est déjà à une finale et une demifinale (à Chennaï) cette saison. Mais
James a du métier et il est un des
meilleurs au monde. Ceci dit, je suis
fier de moi. Quand je joue comme
cette semaine, je suis un homme
heureux. » Blake ne l’est pas moins.
L’an dernier, il avait entamé à Sydney une moisson de cinq titres qui le
plaça, à l’heure des comptes de fin
d’année, juste après Federer (12) et à
égalité avec Nadal parmi les plus
gros gobeurs de tournois. « J’aimerais que ça soit un signe mais il faudra attendre pour le savoir, dit-il en
touchant du bois. Carlos a fait un
come-back formidable au deuxième
set et c’est pour ça qu’il est qui il est.
Maintenant, j’aimerais enfin aller
plus loin que les quarts de finale en
Grand Chelem. C’est un objectif
auquel je tiens énormément. »
En voilà une bonne nouvelle pour
Moya qui devra l’affronter aprèsdemain au premier tour à
Melbourne. – F. Be.
Dotation : 436 000 .
Finale : Blake (USA) b. Moya (ESP). 6-3, 5-7,
6-1.
RÉSULTATS
AUCKLAND (ATP, Rebound Ace,
300 000 , 8-13 janvier). – Finale : Ferrer
(ESP) b. Robredo (ESP), 6-4, 6-2.
Rouge
1/32
l’impasse sur son traditionnel tournoi de préparation à Doha. Mais la
qualité de son jeu et sa décontraction lors de l’exhibition disputée ces
Bleu
1/64
physique encore un peu juste. Une
fois répondu un « oui » prudent à la
question « Amélie Mauresmo peutelle conserver son titre en Australie ? » il faut passer à la suivante :
« Roger Federer peut-il perdre le
sien ? » La domination du Suisse
dans les tournois sur surface rapide
est telle depuis trois ans qu’aucune
autre formulation ne convient.
Depuis le début de l’année 2004, il a
en effet remporté huit des neuf
épreuves du Grand Chelem disputées hors terre battue. Et, lors de sa
seule défaite, en demi-finales ici en
2005, contre Marat Safin, il avait
obtenu une balle de match.
L’unique doute aurait pu naître de la
surcharge de victoires des trois
années passées, qui l’a poussé à faire
Jaune
Rouge
Jaune
Simple hommes
C’est à Melbourne que Roger Federer va relancer sa chasse aux records. Il espère y faire coup double : remporter son dixième tournoi majeur (pour se rapprocher ainsi des quatorze titres de Pete
Sampras) et garder l’espoir de réussir enfin le Grand Chelem.
(Photo Nicolas Luttiau)
Noir
Bleu
Noir
SI L’ON EN CROIT les bookmakers,
Roger Federer aurait cette année
trois fois plus de chances de gagner
les quatre tournois Grand Chelem
que de risques de n’en remporter
aucun. Selon les mêmes références,
Amélie Mauresmo aurait presque
deux fois moins de chances de
conserver son titre à Melbourne que
Maria Sharapova n’en aurait de remporter son premier Open d’Australie.
Peu connus pour leur philanthropie,
plutôt près de leurs sous, les books
offrent une vision froide et chiffrée
de la nature très différente des défis
qui attendent cette année à Melbourne les deux tenants du titre. En
classant Amélie Mauresmo deuxième favorite derrière Maria Sharapova, à égalité avec Kim Clijsters,
victorieuse vendredi à Sydney, ils la
situent à son rang de tête de série,
sans tenir compte de son passé australien. Malgré sa présence en finale
du dernier Masters, la Française
paye dans l’esprit des comptables
une deuxième moitié de saison 2006
médiocre, après ses deux couronnes
à Melbourne et à Wimbledon.
Sa récente défaite à Sydney contre
Jelena Jankovic n’a rien fait pour
améliorer sa cote. Pourtant, à vingtsept ans, Mauresmo n’est plus seulement la reine des tournois de préparation. Longtemps décevante quand
arrivaient les épreuves du Grand
Chelem, elle a inversé la tendance
l’année dernière en gagnant ses
deux titres au lendemain de deux
défaites au premier tour dans des
tournois mineurs. Sur un court dont
le rebond lui convient parfaitement,
par un climat qui met à l’épreuve les
qualités athlétiques comme aucun
autre, elle correspond mieux encore
au portrait-robot de la gagnante que
la grande Russe. À condition, bien
sûr, de mettre à profit la première
semaine pour parfaire une condition