Lawin, Afouda, Lebel
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Lawin, Afouda, Lebel
CARACTERISATION DE LA DISTRIBUTION SPATIOTEMPORELLE DES PLUIES SUR L’OHHVO E. A. LAWIN1,2, A. AFOUDA2, T. LEBEL1 1. Laboratoire d’étude des Transferts en Hydrologie et Environnement (LTHE) 2. Laboratoire de Modélisation et d’HYdrodynamique Appliquée (LAMHYA) INTRODUCTION ¾ Etude la variabilité des précipitations dans la région de la haute vallée de l’Ouémé ¾ Nécessité de données d’observation à fines échelles spatio-temporelles ¾ Installation de l’ORE AMMA-CATCH ¾ Acquisition de données à de petits pas de temps sur l’OHHVO depuis 1997 Utilisation des données pour caractériser la variabilité des précipitations sur la zone en accédant pour la première fois à des échelles aussi fines que celle de l’événement PLAN ¾ Objectifs ¾ Cadre et données de l’étude ¾ Caractéristiques des pluies observées ¾ Conclusions OBJECTIFS • Analyser les caractéristiques statistiques des événements • Rechercher des caractéristiques intrinsèques aux champs de pluie • Comparer les résultats avec ceux qui existent sur la région EpsatNiger CADRE DE L’ETUDE Bassin versant de la haute vallée de l’Ouémé Niger 12 Burkina-Faso 10 10 8 T ogo 9.8 Nigéria Djougou Supersite 6 1 2 3 4 Localisation de la Haute Vallée de l'Ouémé au Bénin Fig.1 9.6 9.4 La zone d’étude couvre une superficie totale 15000Km²environ Parakou 9.2 Fig.2 Bétérou 9 1.6 1.8 2 2.2 2.4 2.6 DONNEES Constitution d’un réseau homogène de 20 stations disposant d’au moins 60% de données sur la période 19992003 Durée sans pluie: 1h % réseau touché: 30% minimum de pluie : 5mm AU total 471 évts sélectionnés Mais le quart sud-est est peu instrumenté donc les résultats sur cette zone ne seront pas pris en compte Tobr 10.2 Fobo Ina- Tebo 10 Kopa 9.8 Latitude Echantillonnage des événements avec les critères: Réseau de base Djou 9.6 Momo Pele Adia Sako Wewe 9.4 Pene Sarm 9.2 Goub 9 BoriGori Gaou Affo 1.6 Fig.3 1.8 Dogu 2 Koko 2.2 Longitude 2.4 2.6 DISTRIBUTION DES CUMULS PAR EVENEMENT Tabl.1 Statististiques des événements: Moyenne non conditionnelle (Moy_ncd) et moyenne conditionnelle à 0 (Moy_cd0) accompagnées des écart-types, F0 est le pourcentage de valeurs nulles enregistrées au cours d'un événement. Cumul Cumul Moy_ncd Ect_ncd Moy_cd0 Ect_cd0 Année Nbr Evts Max en un Max (mm) (mm) (mm) (mm) point (mm) OHHVO 1999 2000 2001 2002 2003 106 91 74 91 109 7,8 5,9 9,5 9,5 9 10,2 9,2 11,2 11 10,7 11,8 11,5 13,7 13,8 12,2 A Gaounga en 5h45min pour l’événement du 21 Août 2001 puis en 3h30min pour l’événement du 29 juillet 2002 10,6 9,8 11,6 11,4 11,3 92 80 197,5 116 171 30,4 18,8 52,6 37,9 51,5 F0 (%) 38,7 51,2 36,7 36,4 34,8 Evénement du 30 juillet à Djougou en 10h25min Ajustement des cumuls par événement Gori-Bouyerou R = 0,9963 Données 80 Modèle exponentiel 60 40 20 0 0 Fig.4 2 4 -Ln(1-F) 6 8 y = 15,634x - 0,5643 Gaounga 2 Pluie (mm) Pluie (mm) 100 y = 14,242x + 1,2544 Fig.5 2 R = 0,8778 220 200 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 Données Modèle exponentiel 0 2 4 -Ln(1-F) 6 8 Les cumuls par événement ayant touché chaque station ont été ajustés à un modèle de type exponentiel à un paramètre: l’écart-type de l’échantillon. On obtient des ajustements corrects comme à Gori-Bouyerou (ces cas représentent 75%) mais aussi des déviations vers le haut (exemple de Gaounga) de la partie supérieure ou quelques fois des chevauchements Caractéristiques des événements (1) Tabl.2 Caractéristiques moyennes des événements: comparaison entre l'OHHVO et Epsat-Niger Moy ncd (mm) Zone / Périodes Stat Evt OHHVO/19992003 8,4 8,3 Moy cdo (mm) Stat Evt Ect ncd (mm) Ect cd0 (mm) Stat Evt Stat Evt 13,8 12,5 13,9 10,4 15,7 10,9 EPSAT-Niger/ 1990-2000 (*) 10,9 10,9 14,4 9,8 14,6 13,0 15,0 10,3 EPSAT-Niger/ 1990-1995 (**) 10,6 9,6 14,3 12,7 14,7 10,1 10,6 14,1 (*):Balme 2001; (**): d’Amato 1998 - Sur chacune des deux zones, les moyennes non conditionnelles stationnelles et événementielles sont très voisines tandis que les écart-types stationnels sont supérieurs aux valeurs événementielles. - la pluie moyenne conditionnelle à 0 des événements OHHVO est supérieure à celle des événements Epsat-Niger. - les cumuls moyens non conditionnels calculés par rapport aux stations ou aux événements sur l’OHHVO sont inférieurs à ceux déterminés sur la région Epsat. Caractéristiques des événements (2) 1400 1400 100 1300 1300 80 1200 1100 1000 y = 0,6418x + 587,72 2 900 800 650 R = 0,6811 750 850 950 1050 Fig.6 Cumul des événements Majeurs (mm) Malgré le faible nombre de points, le cumul annuel semble être corrélé avec le cumul des événements majeurs 1150 1200 60 1100 1000 900 800 1998 Fig.7 40 Pluie annuelle 20 % cum_Evts/cum_an 1999 2000 2001 % Cumul annuel Proportion du cumul des événements majeurs dans le cumul annuel pluie (mm) Cumul annuel (mm) Corrélation entre le cumul annuel et le Cumul des événements Majeurs 2002 0 2003 Années - En moyenne les pluies sont constituées de 84% d’événements majeurs (événement touchant +30% du réseau) - Les années humides ne se distinguent pas particulièrement par une plus forte proportion du cumul associé aux événements majeurs. Par exemple, 1999 année la plus humide a prèsque la même proportion de cumul d’événements majeurs que 2001, année la plus sèche - L’année 2002, moyennement humide a la plus forte proportion de cumul des événements majeurs Caractéristiques des événements (3) Liaison cumul total – Nombre d’événements – pluie par événement Corrélation entre le cumul annuel et la hauteur moyenne par événement 1400 1400 1300 1200 1100 y = 8,1236x + 416,46 1000 2 900 R = 0,9032 800 70 Fig.8 80 90 100 110 Nombre d'événements majeurs 120 cumul annuel (mm) Cumul annuel (mm) Corrélation entre le cumul annuel et le Nombre d'événements majeurs 1300 1200 1100 1000 900 800 5 Fig.9 6 7 8 9 10 pluie moyenne par événement (mm) Le cumul annuel semble être déterminé par le nombre d’événements plutôt que par la pluie moyenne événementielle Ce résultat est semblable au comportement des pluies sur Epsat-Niger (d’Amato, 1998; Balme,2001) 11 Caractéristiques des événements (4) Champ moyen des cumuls événementiels :1999-2003 Champ moyen des cumuls événementiels conditionnés à 0: 1999-2003 10.2 10.2 10.2 10 10 16.6 16.2 15.8 15.4 15 14.6 14.2 13.8 13.4 13 12.6 12.2 11.8 11.4 11 9.8 9.4 9.8 9.8 9 Latitude 8.6 8.2 9.6 9.6 7.8 7.4 9.4 9.4 7 6.6 9.2 6.2 9 1.6 Fig.10 1.8 2 2.2 Longitude 2.4 2.6 9.2 9 1.6 Fig.11 1.8 2 2.2 2.4 2.6 En cumulant les pluies événementielles sur la période de 5ans, on constate (comme sur Epsat-Niger), que la pluie moyenne d’un événement ne semble pas être influencée par la position des stations: la pluviométrie moyenne événementielle peut donc être considérée comme stationnaire sur la zone d’étude. Caractéristiques des événements (5) Le cycle saisonnier A l’échelle mensuelle Fig.12 M ai Ju in Ju ille t Ao ût Se pt O ct Av ril Moy ncd Nbre d'évts Mois 120 100 80 60 40 20 0 Nombre d'évts Fig.11 s 12 10 8 6 4 2 0 M ar la pluie moyenne par événement montre deux pics: 1 premier pic en mai et le second en août Pluie moy (mm) le nombre d’événements (courbe en bleu) croit régulièrement de mars à août où il atteint son pic avant de chuter vers la fin de la saison Cycle saisonnier des événements (1999-2003) Caractéristiques des événements (6) Le cycle saisonnier A l’échelle décadaire le nombre d’événements (courbe Moy ncd nbre d'évts Fig.13 Décades 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Nombre d'évts Pluie moy (mm) la pluie moyenne par événement ne présente aucune évolution particulière. Elle a un pic lors de la dernière décade de mai et semble atteindre un palier de la 1ère décade d’août à la dernière décade de septembre avant de décroitre brusquement vers la fin de la saison. Les valeurs restent toutefois assez dispersées comme l’indique l’écart-type sur la figure 12 14 12 10 8 6 4 2 0 Ma rs B Av ril A Av ril C Ma iB Ju in A Ju in C Ju il B Ao ut A Ao ut C Se pt B Oc tA Oc tC en bleu) présente plutôt deux pics: le 1er au cours de la dernière décade de juillet et le second à la dernière décade de août Cycle saisonnier des événements (1999-2003) Caractéristiques des événements (7) Champs annuels d’intermittence F0(%): pourcentage de cumuls nuls observés. 2000 1999 10 10 9.8 9.8 Latitude 10.2 Latitude Les champs annuels d’intermittence ne présentent pas une organisation spatiale particulière sauf une tendance à un gradient Est-ouest en 2003 10.2 9.6 9.6 9.4 9.4 9.2 9.2 9 9 1.6 1.8 2 2.2 2.4 1.6 2.6 1.8 2 2.2 2001 2.4 2.6 Longitude Longitude 2003 2002 10.2 10.2 10.2 10 10 10 56 52 9.8 9.6 Latitude 9.8 Latitude Latitude 9.8 9.6 48 44 9.6 40 36 9.4 32 9.4 9.4 28 9.2 24 9.2 9.2 20 9 9 9 1.6 1.8 Fig.14 2 2.2 Longitude 2.4 2.6 1.6 1.8 2 2.2 Longitude 2.4 2.6 1.6 1.8 2 2.2 Longitude 2.4 2.6 Caractéristiques des événements (8) Comparaison des champs d’intermittence avant et après le 23 juin (saut de mousson) F0(%) Avant le 23 juin F0(%) Après le 23 juin 10.2 10.2 10 10 52 50 48 60 56 9.8 9.8 46 44 48 9.6 44 40 Latitude Latitude 52 42 9.6 40 38 36 36 9.4 32 9.4 34 32 28 24 9.2 20 30 9.2 28 26 16 9 9 Fig.15 1.6 1.8 2 2.2 Longitude 2.4 2.6 Fig.16 1.6 1.8 2 2.2 Longitude Aucune structure spatiale particulière mais les événements paraissent en moyenne moins intermittents avant le 23 juin 2.4 2.6 Distribution intra-saisonnière des pluies 30% du cumul annuel tombe en moins de 4heures 25% du cumul annuel tombe en moins de 3heures Par contre Donga 1998-2002 OHHVO (1999-2003) cumul(%) 50% du cumul annuel tombe en moins de 8heures Relation cumul annuel – durée effective Fig.17 120 100 80 60 40 20 0 50% 8heures 0 20 40 60 80 100 120 Durée effective de la pluie(h) Sur Epsat-niger, 50% du cumul annuel tombe en moins de 5heures (Lebel et al, 1997 d’Amato, 1998, Balme, 2001) Distribution des intensités de pluie (1) Relation Cumul annuel - intensité Donga 1998-2002 OHHVO (1999-2003) 120 cumul(%) 100 50% du cumul tombe avec I>30mm/h 30% du cumul tombe avec I>55mm/h 80 60 40 20 0 0 50 Fig.18 100 150 200 250 300 intensité(mm/h) De même, sur Epsat-Niger: 50% du cumul annuel tombe avec une intensité supérieure à 30mm/h (Lebel et al, 1997) mais 30% du cumul annuel tombe avec une intensité supérieure à 50mm/h (Lebel et al, 1997; Balme,2001) Distribution des intensités de pluie (2) Le faisceau obtenu est assez dispersé (comme le montre l’exemple de 1999), que l’année soit sèche (indice de Lamb négatif) ou humide même résultat sur Epsat-Niger. 6 5 4 -LN(1-F) Puisque 50% du cumul annuel tombe en moins de 8h, on s’intéresse (à partir des pluies en 5min) à la distribution féquentielle des 96 plus fortes intensités (8h /pas de temps de 5min = 96) de chaque année. Distribution des intensités 1999 3 2 1 0 0 Fig.19 50 100 150 200 Intensités (mm/h) 250 300 Adiangdia Affon Tobre Sarmanga Pelebina Gori Gaounga Fo-Boure Dogue Bonazuro Bari Bori Sonoumon Angaradebou Djougou Goubono Ina-ceta Koko Kopargo Momongou Penessoulou Sakouna Wew e Tebou Distribution des intensités de pluie (3) Distribution des intensités aux stations humides et sèches 1998-2002 1,0 Distribution fréquentielle des Intensités 1998-2002 Bonazuro 6 Pelebina 0,8 Gaounga 4 Wewe Koko 3 Adiangdia_ Est Biro 2 Gaounga01 Tobre 1 0 0 Fig.20 50 100 150 200 250 300 Wewe-02 Intensités (mm/h) La représentation des stations qui enveloppent le faisceau de chaque année met en évidence deux faisceaux distincts. Le faisceau des stations de « fortes intensités » est plus resserré que celui des « faibles intensités ». Les plus fortes intensités sont donc assez organisées,que l’année soit sèche ou humide. Fréquence -LN(1-F) 5 Stations humides stations sèches 0,6 0,4 0,2 0,0 0 Fig.21 50 100 150 200 250 300 Intensités (mm/h) En représentant les les 15 stations les « plus arrosées » (3 stations par année) et les 15 stations les « moins arrosées » de la périodes 19982002, on obtient une séparation des faisceaux qui exprime que ces échantillons n’appartiennent pas à la même population: lors du passage d’un événement, les sations sont touchées de diverses manière dans un périmètre réduit. CONCLUSIONS Mise en évidence de caractéristiques intrinsèques aux systèmes précipitants de la zone et de caractéristiques simillaires entre les pluies sur l’OHHVO et Epsat-Niger: Ajustement exponentiel des cumuls événementiel 50% du cumul pluvieux annuel tombe en moins de 8heures (5heures pour le Sahel) avec une intensité supérieure à 30mm/h (30mm/h également pour le Sahel) La distribution des intensités de pluie montre une nette séparation entre les stations les plus arrosées et les stations les moins arrosées de la zone d’étude les plus fortes intensités observées semblent avoir une bonne organisation spatiale REMERCIEMENTS Les auteurs remercient : ¾ la DSF/IRD pour le soutien de cette étude ¾ L. Le barbé, C. Depraetère, A. Amani, S. Galle, M. Gosset pour leur collaboration