Contrat de ville CUD déclinaison Dunkerque
Transcription
Contrat de ville CUD déclinaison Dunkerque
E QU ER NK DU CONTRAT DE VILLE AGGLOMÉRATION DUNKERQUOISE DÉCLINAISON VILLE DUNKERQUE SOMMAIRE 1 / INTRODUCTION : L’ÉLABORATION D’UNE STRATÉGIE PARTAGÉE AVEC LES PARTENAIRES........................................................................................................ 4 1.1 / PREMIÈRE ÉTAPE : LA CONCERTATION PARTENARIALE AU NIVEAU DU DIAGNOSTIC ET DES ENJEUX SUR LES ÎLOTS DE VIE PRIORITAIRES DUNKERQUOIS.. ................ 4 1.2 / DEUXIÈME ÉTAPE : LA CONCERTATION PARTENARIALE AU NIVEAU DE LA DÉCLINAISON COMMUNALE DU PROJET TERRITORIAL DE COHÉSION SOCIALE ET URBAINE.................................................................................................. 5 1.3 / LA POURSUITE DE CE PARTENARIAT AUTOUR DE LA POLITIQUE DE LA VILLE......................... 5 1.4 / LA PLACE DES HABITANTS. . ....................................................................................................... 5 2.2 / LES QUARTIERS PRIORITAIRES, PAR LEUR POSITIONNEMENT, FONT PARTIE INTÉGRANTE DU TERRITOIRE DE PROJET QUI VA ENTRAÎNER LA DYNAMIQUE AU NIVEAU DE L’AGGLOMÉRATION. . ........................................................................20 2.3 / QUELQUES ENJEUX SPÉCIFIQUES À CHAQUE ÎLOT DE VIE HISTORIQUEMENT EN POLITIQUE DE LA VILLE.................................................................................22 1 Îlot de vie du Carré de la Vieille..............................................................................................22 2 Îlot de vie du Jeu de Mail........................................................................................................24 3 Îlot de vie de l’Ile Jeanty.........................................................................................................26 4 Îlot de vie de la Basse-Ville. . ...................................................................................................28 5 Îlot de vie de Soubise-Gare....................................................................................................30 6 Îlot de vie du Banc Vert. . .........................................................................................................32 Récapitulatif des enjeux par îlot de vie.......................................................................................33 2 / LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE ET LE TERRITOIRE DE PROJET. DIAGNOSTIC ET ENJEUX TRANSVERSAUX ET PAR ILOT DE VIE..................................................................... 6 3 / LES AXES PRIORITAIRES...........................................................................................35 2.1 / LE TERRITOIRE RÉGLEMENTAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE ET SES PROBLÉMATIQUES.................................................................................................................. 6 3.2 / AGIR SUR L’ATTRACTIVITÉ ET L’ACCÈS AU LOGEMENT DIGNE POUR TOUS............................38 LE RESSERREMENT DU TERRITOIRE HISTORIQUEMENT EN POLITIQUE DE LA VILLE SUR DUNKERQUE. . .............................................................................. 7 LES PROBLÉMATIQUES QUI TRAVERSENT CES QUARTIERS : LES ENJEUX TRANSVERSAUX. . ...................................................................................................... 7 1 L’enjeu de l’image des quartiers prioritaires, du développement de leur attractivité et de leur intégration dans la ville. . ................................................................ 9 2 L’enjeu de la mobilité et l’accès/recours aux droits...............................................................10 3.1 / STIMULER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET L’ACCÈS À L’EMPLOI DES PUBLICS LES PLUS EN DIFFICULTÉS..................................................35 3.3 / DÉVELOPPER UN TERRITOIRE EN ASSOCIANT PLEINEMENT SES HABITANTS........................41 3.4 / DYNAMISER LE VOLET ÉDUCATIF POUR DONNER DES PERSPECTIVES AUX ENFANTS ET AUX JEUNES..........................................................................................................43 3.5 / PRIVILÉGIER UNE APPROCHE GLOBALE DE LA SANTÉ DES POPULATIONS.............................49 3.6 / PROMOUVOIR L’ÉGALITÉ DES CHANCES ET LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS.....................................................................................50 3 L’enjeu de la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions et de la nécessité d’agir sur la pauvreté et la précarisation : recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits, dont l’accès à la santé…. . ...........................................................................................................11 3.7 / LA GOUVERNANCE (COORDINATION, MUTUALISATION)...........................................................51 4 L’enjeu de l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation des bénéficiaires et des habitants...........................................12 AU NIVEAU TECHNIQUE. . ..............................................................................................................51 5 L’enjeu des inégalités des chances en matière d’éducation et de réussite éducative. . ............................................................................................................13 6 L’enjeu des publics éloignés de l’emploi................................................................................14 7 L’enjeu de l’activité économique des secteurs prioritaires....................................................16 8 L’enjeu du vivre-ensemble et de la tranquillité publique........................................................17 9 L’enjeu de la culture et du sport comme facteurs de cohésion sociale.................................18 Récapitulatif des enjeux transversaux. . ......................................................................................19 LES PRINCIPES DE LA GOUVERNANCE.. ........................................................................................51 AU NIVEAU POLITIQUE.................................................................................................................51 4 / LES ANNEXES.......................................................................................................................53 4.1 / GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE LISTE DES ÉQUIPEMENTS À RATTACHER AU DISPOSITIF POLITIQUE DE LA VILLE. . ........................53 4.2 / GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE : ORTHOPHOTOPLAN.. ....................................................................58 Les photos et images incluses dans le document sont mises à disposition par l’Agur et la Ville de Dunkerque /2/ CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE /3/ 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Introduction : l’élaboration d’une stratégie partagée avec les partenaires 1 / INTRODUCTION : L’ÉLABORATION D’UNE STRATÉGIE PARTAGÉE AVEC LES PARTENAIRES La Ville de Dunkerque a souhaité que la réflexion autour du Projet Territorial de Cohésion Sociale et Urbaine (PTCSU) et du Contrat de Ville soit concertée avec les partenaires, aux 2 étapes suivantes : •P remière étape : au niveau du diagnostic et de la définition de pré-enjeux pour les îlots de vie dunkerquois historiquement dit « prioritaires » : Banc Vert, Carré de la Vieille, Jeu de Mail, Ile Jeanty, Basse Ville, Soubise, Gare. Les résultats de cette réflexion ont été transmis à la CUD afin de nourrir l’élaboration partenariale du PTCSU. •S econde étape : au niveau de la déclinaison communale des axes prioritaires du PTCSU, après que celui-ci ait été validé par l’ensemble des partenaires lors du comité de pilotage du 24 février 2015. Cette collaboration entre la Ville et ses partenaires devra se poursuivre dans la phase de mise en œuvre du contrat de ville. Ont également été intégrés les éléments ressortis des réunions publiques mises en place par la Municipalité dans les quartiers de la Ville et sur les territoires prioritaires et ceux issus de l’atelier participatif lancé sur le Carré de la Vieille et le Jeu de Mail dans le cadre des Fabriques d’Initiatives Locales (FIL).- 1.1 / PREMIÈRE ÉTAPE : LA CONCERTATION PARTENARIALE AU NIVEAU DU DIAGNOSTIC ET DES ENJEUX SUR LES ÎLOTS DE VIE PRIORITAIRES DUNKERQUOIS D’avril à juillet 2014 FINALITÉ DE LA CONCERTATION La CUD a, dès mars 2014, lancé une série de groupes de travail sur le partage du diagnostic et la définition des grands enjeux du PTCSU, auquel sera adossé le futur Contrat de Ville. La Ville de Dunkerque a souhaité compléter et enrichir la démarche de concertation de la CUD à laquelle elle participe, en recueillant la parole des acteurs de la proximité en contact avec les habitants des secteurs dunkerquois historiquement en Politique de la Ville. Il s’agissait de favoriser une logique ascendante pour contribuer au PTCSU, afin de lui donner plus de force, un bon ancrage dans la réalité vécue des quartiers, plus de cohérence et d’en faire un outil fédérateur et mobilisateur pour l’avenir et dans sa phase opérationnelle. RENCONTRES AVEC LES PARTENAIRES DE LA PROXIMITÉ Un cycle de rencontres pour partager le diagnostic et prédéfinir les enjeux, a ainsi été mis en œuvre avec les partenaires de proximité des six îlots en politique de la Ville. Cette réflexion a été menée en s’appuyant : • d’une part, sur la grille d’analyse construite dans le cadre de l’élaboration du PTCSU animée par la CUD. Cette grille visait à appréhender 3 grands domaines : le développement social, le développement urbain, le développement économique/accès à l’emploi ; • d’autre part, sur l’ensemble des documents produits par les différents acteurs (projets de quartier, projets des maisons de quartiers, bilans de dispositifs, études urbaines et sociales, comptes-rendus de réunions, etc.). ELLE A PERMIS DE COMPILER ET D’ACTUALISER LES DONNÉES QUANTITATIVES ET QUALITATIVES POUR CHAQUE ÎLOT DE VIE PRIORITAIRE, SELON LA TRAME SUIVANTE : • Caractéristiques urbaines et typologies de logement, bénéficiaires APL, enclavement/mobilité, accès aux transports ; • Équipements, présence publique, partenariat ; • Revenus et CSP : allocataires CAF, bas revenus, dépendance aux prestations sociales, revenu médian, allocataires RSA, demandeurs d’emploi ; • Caractéristiques sociales : composition sociale, vieillissement, jeunesse, ménages avec/sans enfants, familles monoparentales, parentalité, bénéficiaires CMU ; /4/ CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE • Pratiques culturelles, pratiques sportives, vie sociale/associative ; • Éducation et formation : maternelle/primaire, collège/lycée, insertion sociale et professionnelle. Les partenaires associés, outre l’ensemble des directions de la Ville et le CCAS, étaient : l’ADUGES et ses Maisons de quartiers, l’Éducation Nationale, la Prévention Spécialisée, Entreprendre Ensemble, la Maison de Promotion de la Santé, et l’AGence d’URbanisme de Dunkerque (AGUR). LE RÉSULTAT : PARTAGE ET DÉFINITION DES ENJEUX Les réunions partenariales ont permis, après l’actualisation et le partage des diagnostics, d’identifier deux séries d’enjeux : • les enjeux transversaux communs à l’ensemble du territoire dunkerquois en Politique de la Ville. Valables pour tout ce secteur, ces enjeux peuvent prendre des connotations plus ou moins nuancées selon l’îlot de vie. • les enjeux spécifiques à chaque îlot de vie. Ils mettent l’accent sur certaines particularités du secteur. Enjeux transversaux et enjeux spécifiques sont indissociables pour avoir une vision fidèle et globale de la réalité des îlots de vie, individuellement et pris dans leur ensemble. 1.2 / DEUXIÈME ÉTAPE : LA CONCERTATION PARTENARIALE AU NIVEAU DE LA DÉCLINAISON COMMUNALE DU PROJET TERRITORIAL DE COHESION SOCIALE ET URBAINE Les partenaires associés, outre l’ensemble des Directions de la Ville, le CCAS et la commune associée de Saint-Polsur-Mer, sont : le Conseil Général, la DDTM, la DRJSCS, la DIRECCTE, le Délégué du Préfet, l’Éducation Nationale, Pôle Emploi, la CUD, l’AAE (Prévention Spécialisée), Cottage, Partenord, Maison Flamande, Habitat du Nord, Habitat 62/59, le PACT, l’ADUGES et les Maisons de quartiers situées sur les secteurs prioritaires, la Maison de la Vie Associative, Entreprendre Ensemble, BGE Flandre création, la Maison de Promotion de la Santé. RÉSULTATS Cette 2e étape de la concertation partenariale a permis l’appréhension globale du PTCSU et de s’accorder sur sa déclinaison. 1.3 / LA POURSUITE DE CE PARTENARIAT AUTOUR DE LA POLITIQUE DE LA VILLE Sur toute la durée du Contrat de Ville Le partage de l’élaboration de la déclinaison du PTCSU vise aussi à créer de bonnes conditions pour fédérer et mobiliser le droit commun autour de la mise en œuvre du PTCSU. Les modalités de la gouvernance locale et à l’échelle communautaire, tant au niveau politique que technique, sont abordées dans la partie « gouvernance-coordination-mutualisation » à la fin de ce document. De février à mai 2015 1.4 / LA PLACE DES HABITANTS FINALITÉ DE LA CONCERTATION Le 24 février 2015, le Comité de Pilotage « Politique de la Ville » présidé par le Président de la CUD a validé les 7 axes prioritaires du PTCSU et du Contrat de Ville. Pour élaborer la déclinaison dunkerquoise de ces priorités, la Ville de Dunkerque a de la même manière souhaité prendre en compte, dans une temporalité serrée, l’avis des partenaires clefs de la Politique de la Ville, tout en intégrant la réflexion déjà produite avec eux lors de la phase précédente relative au diagnostic. Afin d’irriguer le PTCSU et sa déclinaison, la parole des habitants a été intégrée de 3 manières : • via les éléments exprimés par les habitants lors des réunions publiques de mai-juin 2014, sur la vie de leur quartier ; • via les éléments ressortis de l’atelier participatif du Carré de la Vieille-Jeu de Mail dans le cadre des Fabriques d’Initiatives Locales/FIL ; c’est le premier atelier FIL qui a été lancé au niveau de la Ville (en janvier 2015), d’autres suivront et se déploieront progressivement sur l’ensemble de la Ville et sur les secteurs prioritaires ; • via les éléments “remontés” par les partenaires de proximité, quotidiennement au contact des habitants (maisons de quartier, travailleurs sociaux, éducateurs, etc.). RENCONTRES AVEC LES PARTENAIRES Sur chaque axe du PTCSU, les partenaires-clés ont été associés sur la base d’un premier document qu’il s’agissait d’amender, d’enrichir ou de rectifier. À l’issue de cette démarche, l’ensemble des partenaires-clés et la Ville se sont réunis pour partager la déclinaison territoriale des axes du PTCSU et en appréhender la globalité, la transversalité et la valider avant sa transmission à la CUD. /1 La place des habitants sera bien entendue centrale. Elle est évoquée plus complètement dans la partie qui lui est dédiée (page 40). COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE /5/ 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie 2 / LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE ET LE TERRITOIRE DE PROJET. DIAGNOSTIC ET ENJEUX TRANSVERSAUX ET PAR ILOT DE VIE 2.1 / LE TERRITOIRE RÉGLEMENTAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE ET SES PROBLÉMATIQUES En 2011, la population de la Ville de Dunkerque (qui intègre aussi les habitants de Saint-Pol-sur-Mer, de Fort-Mardyck et de Mardyck, communes associées) s’élève à 91 386 habitants (INSEE RP-2011). Entre 1999 et 2011, le nombre d’habitants a diminué de 6 562 habitants. En décembre 2014, la population en secteur prioritaire pour Dunkerque et Saint-Pol-sur-Mer confondues s’élève à 14 420 habitants. > LA NOUVELLE GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE SUR DUNKERQUE (DÉCRET DU 30/12/2014) : LE RESSERREMENT DU TERRITOIRE HISTORIQUEMENT EN POLITIQUE DE LA VILLE SUR DUNKERQUE Le resserrement du territoire prioritaire dunkerquois : La révision de la géographie prioritaire pour le Contrat de Ville 2015-2020 a restreint le territoire réglementaire : • Le secteur de la Gare sort du périmètre pour devenir un quartier « en veille active » : > les données et la concertation partenariale démontrent pourtant des besoins avérés en termes de développement social, urbain et économique sur ce secteur. Il nécessitera une vigilance forte en termes d’accompagnement social et avant tout de repérage des situations difficiles, en particulier concernant les difficultés liées au mal-logement et à l’exclusion ; > la dynamique à insuffler sur ce secteur en termes d’image et d’attractivité, passera par la reconfiguration urbaine, la liaison avec les autres secteurs et le soutien au développement de l’activité économique (tertiaire et commerçante). • Les secteurs restant dans le périmètre prioritaire ont été “grignotés” : hormis les équipements et espaces publics ; des terrains habités sont sortis du périmètre : En particulier : > toute la partie du Jeu de Mail située entre la voie ferrée et la rue de Lille (80 logements) > l’immeuble Charles Valentin (HBM), récemment réhabilité par Partenord (50 logements) > le secteur Soubise a été réduit > les 4 immeubles neufs du Carré de la Vieille (13 logements chacun soit 52 logements) > tous les immeubles sociaux neufs au Banc Vert. Le Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine/NPNRU : Le périmètre retenu en NPNRU d’intérêt régional comprend les territoires de l’Ile Jeanty, du Carré de la Vieille, du Jeu de Mail et du Banc Vert. La liste d’équipements : La “liste des équipements relevant de la Politique de la Ville” a été identifiée. Ces équipements accueillent des populations issues des quartiers prioritaires ou mènent une action au bénéfice de ces territoires et de leurs habitants. Ils constituent en quelque sorte le “quartier vécu” des personnes habitant le périmètre réglementaire. L’Éducation prioritaire : Les écoles et établissements scolaires publics dunkerquois participant au programme « réseau d’éducation prioritaire renforcé REP+ » au 5 février 2015 sont : le collège Lucie Aubrac ; les écoles élémentaires du Fort-Louis, du Parc de la Marine, Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jules Ferry et Paul Dessinguez ; et les écoles maternelles du Fort-Louis, Jean Macé, du Parc de la Marine, Andersen, du Carré de la vieille, Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jean Giono, et Paul Dessinguez. /6/ CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE /2 À noter la situation particulière du Collège Van Heck, celui-ci n’apparaît pas dans ce programme ; pourtant, il nécessitera une attention particulière du fait de l’accueil des enfants de Basse Ville et de Soubise (l’établissement n’est pas classé en REP+ du fait de l’accueil de classes sportétudes ; l’équipe pédagogique insiste toutefois sur l’importance des problématiques éducatives et scolaires rencontrées par certains enfants notamment issus des secteurs Basse-Ville et Soubise). LES PROBLÉMATIQUES QUI TRAVERSENT CES QUARTIERS : LES ENJEUX TRANSVERSAUX Les quartiers qui relèvent de la Politique de la Ville ont été repérés sur la base du seul critère de bas revenu. Pour autant la prise en compte d’autres critères permet de mieux cerner cette population et sa situation. Elle révèle à la fois sa fragilité et sa précarité et montre qu’elle subit de plein fouet la crise économique. Elle révèle aussi le déclin d’image et la stigmatisation dont ces territoires et leurs habitants pâtissent par rapport aux autres quartiers de la ville et de l’agglomération, et cela malgré des évolutions opérées sur le cadre de vie. Ces quartiers populaires dunkerquois se différencient d’autres quartiers tout aussi populaires de Dunkerque, ils se spécifient par les dynamiques négatives dans lesquelles ils sont pris : ils subissent une spirale, à la fois, de paupérisation et de dévalorisation de leur image. La Politique de la Ville doit pouvoir réussir à contrer et à inverser ces processus. Le projet social et urbain développé sur ces quartiers vise donc à renverser la tendance vers une dynamique positive, tout en préservant le côté populaire de ces quartiers. L’identité populaire de ces quartiers fait partie de leurs forces, elle ne doit pas être gommée et doit devenir un des leviers d’actions. Les politiques de mobilité résidentielle et de répartition spatiale de la population visant la mixité sociale doivent intégrer cette perspective. La mixité sociale ne doit pas reposer pas sur la seule question du logement. Elle doit être tendue par la visée du vivre ensemble et doit ainsi pouvoir être mise en œuvre et animée via les établissements scolaires (par exemple en utilisant l’outil “carte scolaire”), via la vie de quartier (avec ses associations, ses clubs sportifs, ses fêtes populaires, ses événements…) et par la vie dans la ville (ses espaces culturels, son marché, sa plage…). Le projet social et urbain doit être tendu par la recherche du retournement des dynamiques négatives à l’œuvre et par la recherche du vivre ensemble. Cela concerne ainsi tous les acteurs urbains, sociaux, éducatifs, associatifs et économiques. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE /7/ 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire Le quartier et le du territoire petit steendam : de projet. Diagnostic diagnosticetetenjeux territoire transversaux prioritaire et par ilot de vie Quelques données générales sur le territoire prioritaire 1 L’enjeu de l’image des quartiers prioritaires, du développement de leur attractivité et de leur intégration dans la ville En décembre 2014, la population en secteur prioritaire pour Dunkerque et Saint-Pol-sur-Mer confondues s’élève à 14 420 habitants. Constats et éléments de problématiques : Ilots Indice Jeunesse Bas Revenus Revenus médians JEU DE MAIL 2,94 67,1 % 9 304 € CARRE DE LA VIEILLE 2,94 67,1 % 9 304 € ÎLE JEANTY 2,94 67,1 % 9 304 € BASSE VILLE 2,36 67,1 % 9 790 € BANC VERT 2,83 52,6 % 10 529 € SOUBISE (= centre) 1,85 60,1 % 12 814 € GLACIS 1,01 60,1 % 12 194 € MALO-LES-BAINS Entre 0,29 et 1,24 48,8 % 17 526 € ROSENDAËL Entre 1,25 et 2 47 % 17 526 € Les enjeux transversaux, communs à l’ensemble des 6 îlots de vie prioritaires En regard des éléments de diagnostic quantitatifs et qualitatifs qui ont été partagés avec les partenaires, des enjeux transversaux ont été mis plus particulièrement en évidence pour les territoires prioritaires. Les voici : 1L ’enjeu de l’image des quartiers prioritaires, du développement de leur attractivité et de leur intégration dans la ville 2 L’enjeu de la mobilité et l’accès/recours aux droits 3 L’enjeu de la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions et de la nécessité d’agir sur la pauvreté et la précarisation : recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits, dont l’accès à la santé… 4 L’enjeu de l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation des bénéficiaires et des habitants 5 L’enjeu des inégalités des chances en matière d’éducation et de réussite éducative 6 L’enjeu des publics éloignés de l’emploi 7 L’enjeu de l’activité économique des secteurs prioritaires 8 L’enjeu du vivre-ensemble et de la tranquillité publique 9 L’enjeu de la culture et du sport comme facteurs de cohésion sociale CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE Les secteurs prioritaires ne doivent plus se distinguer par un type d’habitat ou une configuration urbaine de quartier, mais tendre à se fondre dans l’organisation ordinaire de la ville et être perçus comme appartenant à un territoire plus large, plus mixte. Les caractéristiques physiques de certains secteurs sont stigmatisantes (exemple les tours ou barres isolées au milieu de l’habitat en bande) et renvoient une image négative. Les éléments de jonction entre les secteurs et de liaison avec le centre-ville/centre d’agglomération ont fait l’objet de beaucoup d’efforts, qui doivent être poursuivis pour intégrer pleinement les îlots prioritaires dans la ville et dans l’agglomération. Les voies ferrées, routes nationales, canaux… qui coupent Dunkerque sont des obstacles physiques qui deviennent le symbole de la frontière entre les îlots de vie. Ils peuvent être transformés pour inverser cette tendance et rattacher les quartiers entre eux (à titre d’exemple, le travail engagé autour du canal de Bourbourg), en constituant des potentiels de valorisation qui influeront à la fois sur l’image des quartiers mais aussi sur les questions de mobilité. Les délimitations entre les secteurs restent parfois physiquement matérialisées par une rupture dans les formes urbaines et les typologies d’habitat. La continuité des formes urbaines et des typologies d’habitat est également un levier pour influer positivement sur l’osmose de ces quartiers avec les quartiers voisins (ce processus doit être engagé sur l’ensemble des quartiers en Politique de la Ville et plus particulièrement encore sur l’Ile Jeanty et le Banc Vert). En ce qui concerne les déplacements, le projet de Réseau à Haut Niveau de Service (RHNS) accentue les capacités de mobilité des résidents actuels et futurs. Il consolide par ses aménagements des “liaisons douces” lisibles, logiques et pratiques. Des démarches de concertation sont prévues pour s’assurer de la prise en compte des attentes des utilisateurs actuels et potentiels, et pour s’assurer qu’au-delà de l’outil RHNS, la mobilité ne soit pas enfreinte pour des raisons économiques ou psychologiques. AGUR > QUELQUES INDICATEURS DE COMPARAISON SUR LES SECTEURS DUNKERQUOIS (DONNÉES À L’ÉCHELLE DE L’IRIS) : /8/ /2 Un travail de repérage d’éléments urbains remarquables (à l’instar de la Gare d’eau à l’Ile Jeanty ou encore des potentiels architecturaux sur la Basse Ville et Soubise-gare) doit être effectué car ils peuvent constituer des leviers pour favoriser l’émergence d’une image positive des quartiers prioritaires. Enfin, les dynamiques positives impulsées par les habitants des territoires prioritaires (comme les « Bollywood girls » sur le Carré de la Vieille, la classe orchestre de Lucien Maillard avec l’entrée au conservatoire de certains élèves, etc.) doivent être valorisées, appréhendées comme des leviers pour le développement d’une réputation positive des quartiers et contribuer au changement d’image des territoires prioritaires. Perspectives : Positiver l’image des quartiers prioritaires, développer leur attractivité, gommer les frontières et favoriser leur intégration et leur continuité avec les quartiers limitrophes, en : • Poursuivant la rénovation urbaine, un des leviers de l’attractivité des secteurs prioritaires. • Renforçant la continuité urbaine (la perméabilité et la mobilité entre les îlots de vie et la cohérence à une échelle plus large). • Renforçant les liaisons entre les territoires pour favoriser les déplacements et la mobilité d’un secteur à l’autre (cf. également le point ci-après). COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE /9/ 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie 2 L’enjeu de la mobilité et l’accès/recours aux droits Constats et éléments de problématiques : Les questions de mobilité peuvent se poser en termes de possibilité physique et matérielle de se déplacer, mais aussi en termes de mobilité “dans la tête” (« la culture de la mobilité » qu’il convient d’encourager). Cette dimension plus symbolique renvoie aussi aux questions d’accès aux droits et services existants dans la proximité et plus largement à l’échelle Ville et communautaire. Concernant la mobilité physique : de manière générale les quartiers sont plutôt bien desservis par le réseau de transport bien que des pistes d’amélioration soient facilement identifiables (cadencement, amplitude horaire, complémentarité des modes de déplacement, sécurisation, etc.). Le projet de RHNS aura un rôle primordial à jouer pour la mobilité des habitants des secteurs prioritaires. Concernant la “culture de la mobilité” : elle se met en écho avec un enjeu d’accès aux droits et services et nécessite d’agir sur certains freins : • Les politiques tarifaires mises en place par nombre d’équipements municipaux et communautaires proposent des formules adaptées aux personnes à bas revenus. Toutefois, même si cet effort est réel et bien adapté au public prioritaire, l’aggravation de la situation économique de ce public est à prendre en compte et peut, selon les cas, rester un véritable obstacle. • Un autre type de frein à la mobilité ressort des débats : l’illettrisme, qui bloque certaines personnes dans les gestes simples de la vie quotidienne comme les inscriptions, la prise d’informations, les déplacements. • Il est parfois difficile pour certains habitants de devoir se déplacer au-delà de leur îlot de vie, de leur quartier, de leur ville. Les habitants vont avoir recours de manière assez naturelle et spontanée à l’offre de proximité, mais profitent très insuffisamment de l’offre qui leur est destinée dès l’instant qu’elle est plus éloignée (services publics, éducation, loisirs, culture, santé, sports…) ou encore qu’elle n’est pas ancrée dans les habitudes de vie. Ainsi s’il est nécessaire d’encourager les actions développées dans la proximité, il est nécessaire aussi, pour éviter l’enfermement dans l’îlot et le repli sur soi, de poursuivre et de renforcer la recherche de l’ouverture du quartier et de ses habitants sur la ville, sur l’agglomération (voire au-delà). • Les habitants des territoires prioritaires ont souvent besoin d’être accompagnés par les professionnels de terrain pour accéder aux services et à leurs droits. Ceux-ci sont les relais nécessaires pour faire connaître les différents droits et services existants, mais surtout pour mobiliser les habitants qui n’y recourent pas d’eux-mêmes. Toutefois, les professionnels de terrain ont besoin, euxmêmes, d’être en capacité d’assurer un tel relais, c’est-àdire de pouvoir informer les habitants de manière fiable. Pour ce faire, les professionnels de terrain doivent pouvoir se dégager le temps nécessaire (par exemple : la présentation de projets lors des réunions d’équipe) et être identifiés comme des cibles privilégiées des opérations de communication. Bien sensibilisés et en contact direct au quotidien de la population, ils transmettront une information fiable et plus stimulante. Ceci fait écho aussi à l’enjeu suivant : « la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions et la nécessité d’agir sur la pauvreté et la précarisation : recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits, dont l’accès à la santé ». Perspectives : Favoriser l’utilisation, par les habitants des secteurs prioritaires, des ressources qui leur sont destinées et s’assurer de leur accès aux dispositifs de droit commun, en : • Favorisant la mobilité des habitants. • Développant des actions d’accompagnement et de médiation, en particulier autour des actions culturelles et sportives. • Favorisant la mobilisation des habitants par les professionnels, en développant des démarches proactives. • Renforçant l’information (sur l’offre de services et les droits, sur les projets…) en direction des acteurs de la proximité, pour une meilleure communication en direction des habitants. 3 L’enjeu de la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions et de la nécessité d’agir sur la pauvreté et la précarisation : recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits, dont l’accès à la santé… Constats et éléments de problématiques : Il est fait part des difficultés sociales fortes sur les territoires prioritaires liées, pour la plupart, à des situations de chômage, d’emploi précaire, de vieillissement accompagné de petites retraites et/ou de situations de veuvage, de situations de monoparentalité qui peuvent parfois s’accompagner de difficultés éducatives, etc. Ces difficultés sociales ont des conséquences lourdes sur la vie quotidienne et les projets de vie : accès au logement ou à un logement digne et adapté, hygiène de vie en général, faiblesse des ressources financières disponibles pour assurer le paiement du loyer, des charges énergétiques, pour recouvrir les besoins fondamentaux comme l’alimentation, l’accès aux soins, etc., la mobilité, l’accès aux offres culturelles, sportives, de loisir, savoir lire et écrire… En effet, est constatée, notamment, une augmentation des sollicitations de dispositifs d’aide pour la restauration scolaire, pour le paiement des factures énergétiques, pour recevoir des aides d’urgence, etc. Si certains mobilisent les dispositifs d’aide sociale, d’autres sont dans des situations de fragilité sociale telles qu’ils renoncent à certains droits et notamment aux droits de santé. Ces difficultés ont aussi des conséquences en termes de sentiment de dévalorisation, d’isolement, de repli sur soi et peuvent aller jusqu’au renoncement aux droits sociaux. En termes de public, une attention particulière devra être apportée aux personnes âgées et aux personnes isolées, par définition difficiles à identifier et à toucher. En effet, les acteurs de terrain et les habitants font remonter que les situations d’isolement sont une réalité, qu’ils ont évidemment du mal à mesurer (à titre d’exemple : les personnes en situation de grande précarité, les personnes âgées). Ceci pose la question du repérage et de la médiation, comment aller à la rencontre de ce public spécifique. De façon générale, les phénomènes d’isolement s’accompagnent d’un renoncement à l’ouverture de droits du type aide au logement, RSA, CMU. Concernant plus particulièrement la santé, qui est un des droits sociaux auxquels les personnes vulnérabilisées renoncent prioritairement, des problématiques similaires remontent des six îlots : • le manque d’accès et de recours aux soins, pour des raisons financières et/ou pour des raisons culturelles (représentations, mobilité). • l’hygiène de vie : cette notion recouvre l’équilibre alimentaire, l’activité physique, le sommeil, l’hygiène corporelle, autrement dit les bases d’une bonne santé. Des programmes d’actions sont déjà mis en place, au sein des Maisons de Quartiers et au sein des Réseaux d’Éducation Prioritaires rattachés aux collèges Lucie Aubrac et Van Hecke. / 10 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE /2 • les conduites addictives : tabagisme, stupéfiants, alcool. Les addictions sont une priorité de l’Espace Santé Jeunes. • la santé mentale : Les professionnels sociaux et acteurs de terrain se disent désarmés face à cette problématique à laquelle ils sont souvent confrontés. La MPS et le CCAS ont mis en place une action pour faire intervenir une psychologue clinicienne auprès de certains professionnels. Si les actions d’information en direction des habitants semblent essentielles, les actions de mise en situation sont considérées comme plus porteuses d’évolution dans les comportements et les habitudes de vie (ex : les boucles du cœur, marches…). L’articulation des missions d’animation collective de certaines structures des quartiers (maisons de quartier notamment) et des missions de suivi individuel des travailleurs sociaux devrait pouvoir être renforcée et appréhendée comme un principe essentiel de l’accompagnement social (à titre d’exemple : le fonctionnement des plates-formes insertion du Conseil Général). Cela permettrait notamment d’orienter plus fortement certains dispositifs vers les publics qui en ont le plus besoin et d’assurer plus de cohérence et de mise en complémentarité des actions développées, en d’autres termes plus d’efficience des dynamiques d’accompagnement social. Perspectives : Accompagner les personnes en situation de pauvreté pour recouvrir les besoins fondamentaux (santé, alimentation, logement digne, etc.) et plus particulièrement agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé et réduire les inégalités sociales et territoriales de santé, en : • Maintenant une veille sociale active et partenariale pour mieux coordonner les réponses aux besoins fondamentaux des populations fragilisées. • Favorisant les approches pluridisciplinaires et complémentaires pour mieux articuler les dispositifs. • Favorisant les actions de promotion de la santé et d’accompagnement à l’accès aux soins. • Prenant mieux en compte la problématique spécifique de la santé mentale : besoins, offre, formation des professionnels, concertation et coordination. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 11 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie 4 L’enjeu de l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation des bénéficiaires et des habitants 5 L’enjeu des inégalités des chances en matière d’éducation et de réussite éducative Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : Les professionnels des quartiers s’interrogent sur le fait que l’accompagnement des populations soit devenu autant indispensable alors même que sa finalité est d’amener à plus d’émancipation, d’autonomie, et d’entraîner un phénomène de réassurance individuelle autant que collective. Ils ont le sentiment que dès que le niveau d’accompagnement diminue, les effets sur la population s’en font largement ressentir, la dynamique retombe. Par ailleurs, les travailleurs sociaux des quartiers alertent fortement sur la fragilité économique des habitants des quartiers prioritaires et ses répercussions sur la réalité vécue quotidiennement par les habitants : alimentation/cantine, factures énergétiques, santé, logement, accès aux loisirs, etc. Cette population subit de plein fouet les effets de la crise économique, les difficultés financières prenant le pas sur le reste. Il est ainsi de plus en plus difficile de mobiliser les personnes sur d’autres thématiques, leur priorité est ailleurs, souvent plus urgente et plus angoissante. Les professionnels s’interrogent ainsi sur la nécessité de revisiter et faire évoluer leurs pratiques pour favoriser davantage la prise d’autonomie des populations, autonomie comprise ici comme une capacité de résilience et un accroissement de leurs possibilités à influer sur leur destin individuel et collectif. Ce questionnement est à mettre aussi en lien avec la volonté de favoriser l’implication citoyenne des habitants, de les rendre acteurs, de développer leur pouvoir d’agir et de les mettre au centre des politiques publiques. L’idée d’une réflexion partenariale à impulser sur les méthodes d’accompagnement pourrait prendre comme point de départ, par exemple, les questions de précarité économique, en y réfléchissant sous le prisme du “pouvoir d’agir” : comment mettre les habitants en capacité d’imaginer des réponses à ces difficultés (par exemple : les réseaux d’entraide et de solidarité de proximité, les systèmes d’échanges locaux de services, etc.), comment concrétiser leur faculté d’entreprendre et de s’auto-organiser ? La réflexion autour de l’évolution des pratiques d’accompagnement devrait aussi s’appuyer sur les ressources des quartiers prioritaires : les initiatives y sont nombreuses et les réseaux associatifs et de proximité fortement développés ; cela forme un terreau fertile. En outre, les principes de participation des habitants qu’impulse la Ville de Dunkerque avec ses partenaires et qui sous-tendent la Politique de la Ville doivent pouvoir trouver ici une voie innovante de développement, pour favoriser les différents types d’implication des habitants à la vie de la cité. L’expérimentation et l’innovation doivent pouvoir participer à renouveler ces pratiques et à positiver l’image des quartiers. Perspectives : Favoriser de nouvelles pratiques d’accompagnement de la population aux niveaux individuel et collectif, en se basant sur les préoccupations premières des habitants et sur leur pouvoir d’agir. Les questions relatives à l’éducation sont essentielles. Elles sont d’ailleurs systématiquement évoquées par les professionnels œuvrant au contact des habitants des quartiers. En particulier ils soulignent l’importance du soutien à la réussite éducative et à la parentalité. En outre, les espaces éducatifs et socio-éducatifs, les établissements scolaires sont aussi des espaces de vie et d’apprentissage du vivre ensemble. La mixité sociale et la rencontre entre les différentes catégories de la population doivent pouvoir se réaliser et s’y jouer. Concernant les questions éducatives et de parentalité, les réalités diffèrent : Certains ménages ne sollicitent pas l’aide sociale par crainte de l’intervention d’un tiers institutionnel, d’autres au contraire sollicitent facilement les services disponibles (à titre d’exemple : les modes de garde pour effectuer les démarches d’insertion sociales et professionnelles, les consultations PMI en maison de quartier, etc.) et s’inscrivent dans des parcours positifs. En termes de soutien à la parentalité, les familles monoparentales sont plus nombreuses sur les secteurs prioritaires. Également, le public des très jeunes parents semble nécessiter une attention particulière, les professionnels souhaitent développer des actions de sensibilisation et d’accompagnement (si cela s’avère nécessaire) de façon précoce, dès la maternité. En outre, une forte problématique relative à la protection de l’enfance est également repérée sur les secteurs en politique de la Ville (notamment Soubise, Basse Ville…). Le travail de rue à destination de la jeunesse (à l’instar de la prévention spécialisée) est un enjeu fort sur l’ensemble des territoires prioritaires. Ce besoin éducatif est repéré pour des tranches d’âge très larges (enfants, ados, jeunes, jeunes adultes). Des enfants sont repérés comme livrés à eux-mêmes dans la rue, des jeunes ne franchissent pas les portes des structures qui leur sont dédiées. /2 Les professionnels évoquent ainsi de promouvoir des démarches de coéducation visant à renforcer les parents dans leur rôle, avec à leur côté, les professionnels qui peuvent les accompagner (professionnels de l’éducation nationale et du “tiers éducatif”). Ces pratiques existent déjà, par exemple : intervention du secteur Jeunesse d’une maison de quartier au collège lors de la pause méridienne, groupe d’alphabétisation pour des parents d’origine étrangère au collège Lucie Aubrac, actions communes d’une maison de quartier et d’une école, intervention d’éducateurs sportifs municipaux sur le temps scolaires en élémentaire, etc. Ces actions demandent à être connues, partagées, afin d’être éventuellement transférées et étendues. Les acteurs des secteurs prioritaires en constatent les effets positifs et souhaitent aller plus loin dans le champ du périscolaire mais aussi en confortant les actions partenariales avec les établissements scolaires et la place des parents au sein de ces derniers. L’idée d’une plate-forme de l’éducation visant à échanger sur les nouvelles pratiques en matière d’éducation et à développer les partenariats a été évoquée. Perspectives : Promouvoir la réussite éducative et les pratiques de coéducation pour articuler et renforcer l’action des différents acteurs socio-éducatifs, soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants, en : • Réaffirmant l’importance du périscolaire dans la réussite éducative. • Soutenant les parents dans leur rôle de premiers éducateurs de leur enfant. • Faisant connaître et expérimenter de nouvelles méthodes éducatives qui peuvent venir en complémentarité des pratiques existantes. • Poursuivant et en confortant les actions de protection de l’enfance •R enforçant le travail de rue et la prévention spécialisée. • Créant les conditions de la mixité sociale au sein des espaces éducatifs et socio-éducatif pour promouvoir le vivre ensemble (revisiter la carte scolaire, etc.). / 12 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 13 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie /2 6 L’enjeu des publics éloignés de l’emploi Constats et éléments de problématiques : La problématique du chômage est prégnante sur les quartiers prioritaires et concerne toutes les catégories de publics. Si tous sont concernés par les situations de précarisation, les difficultés d’accès à l’emploi sont exacerbées pour les jeunes adultes, les femmes et les plus de 50 ans. Concernant le public des jeunes adultes (18/25 ans, mais parfois jusque 30 ans), nombre d’entre eux sont repérés comme étant sans situation professionnelle et n’étant jamais vraiment entrés sur le marché de l’emploi. Ils restent désœuvrés, peuvent être attirés par l’économie parallèle, ne peuvent pas avancer vers un statut social correspondant à leur âge (à titre d’exemple, la décohabitation du foyer parental). Ces jeunes sont souvent dans une spirale de démotivation avec des difficultés de projection dans l’avenir. Les professionnels font remonter que seule une approche pluridisciplinaire peut permettre de les accompagner de manière cohérente et mobilisatrice dans la durée : selon leur métier et mission, certains professionnels sont plutôt en situation de repérer et toucher les jeunes adultes, d’autres de travailler avec eux leur projet, d’autres encore de leur proposer des débouchés. L’accompagnement mis en œuvre, qu’il soit individuel ou collectif, doit être global pour prendre en compte l’insertion sociale et professionnelle (emploi, logement, santé, modes de garde, etc.). Il doit permettre d’accompagner ces jeunes adultes dans l’élaboration d’un projet d’avenir et les aider à construire leur parcours. Un autre phénomène est évoqué : des jeunes diplômés du supérieur issus de quartiers prioritaires ont du mal aussi à trouver un emploi et ont le sentiment de subir des discriminations liées à leur origine ou à leur quartier d’appartenance. Les effets pervers de ces types de situations sont importants à la fois pour le jeune, mais aussi pour son entourage et pour les plus jeunes. En effet, cela démotive et met à mal une situation qui devrait être un exemple, un modèle. Cela fragilise l’une des bases du contrat social. En outre, les départs des jeunes diplômés du Dunkerquois vers d’autres bassins d’emploi constituent une problématique forte pour l’ensemble du territoire communal et l’agglomération. Ces jeunes diplômés doivent pouvoir, s’ils le souhaitent, rester sur le territoire en trouvant un emploi. Par ailleurs, les jeunes diplômés habitant en secteur prioritaire et victimes de discrimination à l’embauche, se retrouvent le plus souvent contraints à accepter des emplois de niveau de qualification inférieur à leur niveau de formation ; or ce phénomène de déclassement conduit par ailleurs à exclure du marché du travail les jeunes peu ou pas qualifiés. / 14 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE Si l’accompagnement des publics éloignés de l’emploi est une priorité évidente, les professionnels insistent sur la nécessaire valorisation des leaders positifs (études, initiatives, réussite) par exemple par des actions de parrainage ou de valorisation des talents auprès des employeurs. Une attention particulière est à porter aux personnes les plus vulnérables (cumulant les freins périphériques à l’emploi). L’éloignement durable du marché du travail crée ou aggrave les difficultés économiques, matérielles, sociales, voire psychologiques et sanitaires, des personnes concernées et les expose à une perte de compétences qui rend plus complexe encore leur retour à l’emploi. L’éloignement du travail crée ou aggrave les a priori ou les discriminations. C’est le cas notamment des femmes qui s’occupent de leurs enfants, des seniors au chômage de longue durée, des jeunes qui ne sont jamais entrés sur le marché du travail, des personnes handicapées. Les femmes sont moins nombreuses à être en emploi globalement sur le Dunkerquois. Cette tendance est plus forte encore sur les territoires prioritaires. L’hypothèse est faite que les femmes résidant sur les territoires prioritaires rencontrent des difficultés en termes de mobilité et de modes de garde. Des questions de représentations se poseraient également. En effet, le territoire est marqué par la prégnance de l’emploi industriel. Des survivances de la “culture ouvrière” existeraient et induiraient un certain maintien des femmes au sein du foyer (étude INSEE/AGUR). Enfin, les femmes seraient plus nombreuses à être en “temps partiel subi”. Cependant, cette tendance, du point de vue des acteurs de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, aurait tendance à s’inverser. En effet, les jeunes femmes des quartiers prioritaires tendent à solliciter plus fortement les services existants (modes de gardes pour les jeunes mères, organismes de formation, structures d’accompagnement à la recherche du premier emploi, aides proposées pour la construction de CV, etc.). Les professionnels témoignent d’une accroche plus forte des jeunes femmes (à la différence des jeunes hommes) au sein des parcours socio-professionnels mis en place. Ils témoignent aussi de réussites assez nombreuses (débouchés professionnels et emplois trouvés) qu’il conviendrait de valoriser pour encourager les jeunes démotivés qui ont du mal à se projeter dans l’avenir et les inciter à s’inscrire durablement dans les parcours socio-professionnels mis en œuvre avec l’accompagnement des acteurs sociaux. Ainsi, les phénomènes de précarité économique augmentent avec la crise et renforcent le phénomène d’éloignement de l’emploi pour ces publics (jeunes, femmes), mais aussi pour les plus de 50 ans. Ceci engendre leur paupérisation. Les difficultés qui découlent de l’éloignement du marché du travail et qui s’ajoutent aux difficultés propres des personnes pèsent sur leurs probabilités de retour à l’emploi. On constate des taux de retour à l’emploi près de deux fois moins élevés chez les demandeurs d’emploi de longue durée. Une enquête menée auprès des bénéficiaires du RSA met en évidence que les freins qu’ils rencontrent dans le retour à l’emploi sont à la fois des freins qui pouvaient préexister à leur situation d’éloignement de l’emploi et des freins créés ou renforcés par cet éloignement. Les motifs les plus fréquemment cités sont l’absence de formation, de qualification et d’expérience adéquate, l’absence d’emploi à proximité dans son domaine et l’absence de véhicule. S’ajoute à cela pour les allocataires de l’ASS, le fait d’être trop âgé pour les employeurs et les problèmes de santé (Source : Dares, enquête 2012 sur les conditions de vie des bénéficiaires de minima sociaux). L’accompagnement professionnel des personnes les plus fragilisées sur le marché du travail ne peut fonctionner que s’il est couplé avec un accompagnement social permettant de lever l’ensemble des freins au retour à l’emploi. Est réaffirmée l’importance d’une prise en charge globale des difficultés de ces publics. Cette prise en charge globale doit permettre de croiser les champs de compétence liés à l’emploi et les champs de compétence liés au social (santé, mobilité, logement, etc.). En effet, les évaluations menées sur les dispositifs d’insertion sociale et les dispositifs d’insertion professionnelle montrent que les deux approches (insertion sociale et insertion professionnelle) combinées et croisées présentent des résultats positifs en termes de retour à l’emploi. La continuité du suivi et la recherche de cohérence au sein des parcours sont identifiées comme des facteurs de réussite. Les services de proximité (antennes de la MDE, antenne du CCAS…) et leur bonne coordination sont des atouts important pour assurer de telles réussites. La création d’entreprise offre aux demandeurs d’emploi la possibilité de trouver une insertion dans la vie professionnelle par la création de leur propre emploi. Si l’envie d’entreprendre est forte chez les habitants des quartiers, particulièrement les jeunes, ils ne connaissent pas les procédures et les aides mobilisables et rencontrent des difficultés d’accès aux sources de financement pour la création ou le développement de leur activité. Ces entrepreneurs manquent souvent d’un accompagnement adapté tout au long du lancement du projet économique et de développement de leur entreprise. Ils doivent donc pouvoir bénéficier d’un accompagnement personnalisé permettant de lever les freins à la création, de faciliter l’accès aux sources et aides de financement et de sécuriser leur parcours de créateur. Il s’agit aussi de mobiliser l’offre de services d’aide à l’amorçage de projet dans les quartiers (CitésLab) afin de pouvoir détecter les porteurs d’idées, de les accompagner dans la formulation de leur projet et de les orienter vers les opérateurs de la création et de financement. Perspectives : Favoriser la prise en compte des particularités des quartiers et des publics prioritaires dans la politique de l’emploi, en : • Accompagnant l’ensemble des publics vers l’emploi. • Favorisant l’accès à l’emploi des femmes, des jeunes et des seniors. • Ayant une attention particulière envers les jeunes diplômés. • En développant un plan de lutte contre les discriminations. • En poursuivant et confortant les coopérations et les synergies entre les démarches d’insertion sociale et d’insertion professionnelle. Les freins liés aux représentations nécessitent d’être travaillés aussi bien du côté des demandeurs d’emploi que des employeurs ou des institutions pour endiguer les résistances des entreprises à s’implanter dans les quartiers prioritaires ou à y embaucher, et pour endiguer les résistances des demandeurs d’emploi à s’orienter vers certains métiers porteurs au niveau local, ou à s’orienter vers la création d’entreprise. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 15 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie 7 L’enjeu de l’activité économique des secteurs prioritaires 8 L’enjeu du vivre-ensemble et de la tranquillité publique Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : Le développement économique à l’échelle de l’agglomération et le bassin d’emploi qui en découle sont bien entendu un des leviers de l’évolution de la situation socio-économique des habitants des secteurs prioritaires. Ceci est appréhendé plus en lien avec la CUD. sur-Mer qui se trouvent à deux pas du centre-ville. Les effets de ce projet devront être anticipés, et venir nourrir le projet urbain et social de l’Ile Jeanty. •S ur le Banc Vert, des terrains sont libérables le long d’un axe de développement important, l’avenue de la Villette. Un projet de village artisanal est envisagé. •L a seule exception est le Carré de la Vieille, îlot sur lequel il n’y a pas à proprement parler d’activité d’économique et où il n’est pas prévu d’en implanter. En effet, le Carré de la Vieille est ouvert sur les secteurs qui l’entourent, et vers lesquels se tournent facilement les habitants. Il faudra toutefois veiller à ce que les futures dynamiques développées à proximité (Basse Ville, Jeu de Mail, Gare) se répercutent positivement sur le Carré de la Vieille. Ici, en complément et en lien avec ce développement économique global, on se focalise plutôt sur un enjeu de développement d’une activité économique sur les secteurs prioritaires eux-mêmes. En effet, sur chacun des îlots de vie, des possibilités réelles de développement économique sont identifiées. • Concrètement, la Basse Ville, le Carré de la Vieille, l’Ile Jeanty et le Jeu de Mail devraient bénéficier rapidement des effets générés par l’arrivée prochaine de structures d’économie sociale et solidaire comme l’espace Work & co sur le Jeu de Mail ou encore d’autres équipements culturels prônant des pratiques innovantes, participatives et ouvertes sur la vie de quartier à l’instar du Théâtre de la Licorne. Que de telles activités s’implantent dans le quartier représente une plus-value car il ne s’agit pas là uniquement d’activité économique : les promoteurs de l’ESS ont comme philosophie de créer aussi de l’insertion et du lien social, ils sont tournés vers le quartier et ses habitants. Ils devraient pouvoir donc contribuer à une forme de cercle vertueux sur ces secteurs. • Sur les deux quartiers anciens, Soubise et Basse Ville, la valorisation de la ville ancienne, historique par un appui sur les potentiels architecturaux, notamment les façades du XVIIIe siècle, doit pouvoir constituer un levier de développement de ces territoires tant sur leur image que sur leur dynamisme économique. Sur Soubise, la zone constituée par la rue Albert 1er, la rue Thiers et la rue du Sud possède déjà des atouts. Il s’agit d’un secteur animé, passant et où se concentrent un certain nombre de façades remarquables, autant d’atouts sur lesquels s’appuyer. • Le futur projet sur la Gare qui consiste d’abord en un pôle d’échange multimodal du centre de l’agglomération rayonnera sur le centre de la Ville et de l’agglomération, mais aussi bien sûr les secteurs prioritaires. En donnant la possibilité d’entrer et sortir de la Gare par le sud, c’est le Jeu de Mail qui deviendra un quartier sur la Gare. En donnant la possibilité de franchir les voies ferrées et d’accéder à la Gare par l’ouest, c’est l’Ile Jeanty et Saint-Pol- / 16 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE Bien que l’activité économique d’un quartier ne bénéficie pas forcément directement à ses habitants (les habitants n’en sont pas forcément les consommateurs ou les salariés), elle génère du flux, du passage, et cela participe à l’ouverture du quartier et à son intégration dans la ville. D’ailleurs, les commerces implantés dans les quartiers ont généralement du mal à perdurer avec comme seuls clients les populations résidentes, il est nécessaire de générer du flux, du passage de populations et d’équilibrer commerces de proximité et commerces de destination. Par ailleurs, il est nécessaire de veiller à ce que l’arrivée d’activités économiques dans un quartier soit compatible avec l’aspect résidentiel du quartier : il s’agit de construire avec ces activités un “morceau de ville”, en évitant des configurations urbaines décalées du type “hangar au milieu d’un parking” ou des programmes totalement introvertis dans lesquels le salarié n’aurait pas besoin du quartier. Dans les concertations avec les partenaires intervenant sur les secteurs prioritaires, on constate que la question du développement économique est peu évoquée, les acteurs ont du mal à l’appréhender, ou le voit comme un levier sur lequel ils n’ont pas prise. Pour autant, des “passerelles” peuvent être imaginées. Il semble pertinent de sensibiliser certains des acteurs de terrain aux projets économiques (explications, visites des lieux, soutien aux actions s’y rattachant, etc.) et de promouvoir des partenariats et des actions communes. Il serait important aussi de promouvoir les projets de développement économiques et l’esprit de l’entreprenariat auprès des habitants. Dans l’ensemble, de l’avis des professionnels et des habitants, les secteurs prioritaires ne sont pas l’objet de phénomènes d’insécurité graves, continus et alarmants. Toutefois des faits sont remontés : • dégradations sur l’espace public, vandalisme sur des bâtiments publics et privés • incivilités, pouvant aller jusqu’à des cas d’agressions physiques et verbales • conflits de voisinage qui s’enveniment • regroupements de personnes marginalisées • rassemblements problématiques (alcool, bruit, présence d’animaux dangereux…) sur les espaces publics et dans les entrées d’immeubles • phénomènes de caïdats • économie souterraine, trafic de stupéfiants (guetteurs, vaet-vient, appropriation de lieux,…). S’il ne s’agit pas de phénomènes graves et lourds, il demeure qu’ils ont un impact fort sur la vie quotidienne des habitants (ex : exaspération, sentiment d’accumulation ; même lorsque les problèmes s’apaisent, crainte des habitants que cela ressurgisse) et l’image des quartiers par l’extérieur (ex : difficulté des bailleurs à commercialiser les logements en accession à la propriété sur ces quartiers). Cela nécessite d’agir sur plusieurs leviers : • l’économie (insertion, emploi,…). • l’éducation (parentalité, jeunesse,…jusqu’à la prévention des addictions). • la gestion urbaine de proximité (conception, usage et entretien des espaces). • la prévention de la délinquance. • l’action menée avec la police et la justice. /2 Cela nécessite aussi de soutenir la présence publique dans les quartiers et d’en revisiter les modalités (types de professionnels, amplitude horaire,…) et de conforter la coordination des acteurs concernés (mairies de quartier, bailleurs, polices nationale et municipale, maisons de quartiers, prévention spécialisée,…). Perspectives : Agir sur la question de la tranquillité publique sous l’angle du vivre-ensemble et du lien social, en : • Favorisant un traitement global des situations identifiées comme problématiques, en favorisant la prévention, l’éducation et l’accompagnement des personnes (auteurs, victimes, tiers). • Créant les conditions du dialogue pour accompagner les habitants à s’exprimer, de manière constructive, quant à leurs préoccupations sur la vie de leur quartier et aux problèmes rencontrés (au sein des espaces d’échanges dédiés et/ou à l’encontre des interlocuteurs référents), leurs préoccupations quant à la vie de leur quartier et aux problèmes rencontrés. • Favorisant un climat serein dans les quartiers par la présence publique de proximité (présence d’interlocuteurs identifiés par les habitants, en capacité de les orienter ou de relayer leurs demandes). • Améliorant la coordination et la complémentarité des différents acteurs concernés. Perspectives : Susciter et soutenir les projets d’activités économiques et leurs effets positifs sur les quartiers, en : • Favorisant l’impact positif des activités d’ESS sur les quartiers. • Soutenant l’implantation d’activités économiques sur les quartiers en veillant à la compatibilité avec l’aspect résidentiel du quartier • Développant l’esprit d’entreprenariat. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 17 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie 9 L’enjeu de la culture et du sport comme facteurs de cohésion sociale Constats et éléments de problématiques : La culture et le sport sont des leviers essentiels du vivre ensemble et de la cohésion sociale. La déclinaison dunkerquoise du PTCSU souhaite donner à ces deux leviers une place importante et transversale. Concernant la culture, elle est un levier essentiel de l’éducation populaire et de la construction du citoyen. C’est un levier majeur à la transformation des quartiers, des représentations et des vécus. Elle est essentielle à la quête de sens des habitants, elle est une ressource pour leur épanouissement et pour leur ouverture. Pour autant, les habitants des secteurs prioritaires sont souvent éloignés de l’offre culturelle. Cependant, mais les actions de médiation culturelle donnent aussi des résultats très favorables quand elles sont mises en œuvre. Le partenariat entre les sphères sociale et culturelle est à maintenir et à renforcer. L’accent doit pouvoir être mis aussi sur la qualité des actions culturelles et artistiques proposées. La culture peut également permettre de travailler sur la mémoire : mémoire du quartier, histoire de son évolution, son patrimoine, mémoire des habitants, etc. Concernant les pratiques sportives, leur finalité dépasse le seul objectif occupationnel ou de loisir pour intégrer une dimension plus socialisante et émancipatrice. Elles peuvent constituer des leviers concrets d’encouragement à la mobilité, d’amélioration concrète du bien-être des populations en mettant au travail différentes dimensions : comportements de santé, lien social, mixité sociale et vivre ensemble… tout en incluant les personnes dans des dynamiques positives et socialisantes. C’est un véritable facteur d’amélioration de la qualité de vie. La qualité de l’encadrement est déterminante pour que les pratiques sportives puissent jouer le rôle de transmission de valeurs ; comme le partenariat avec les clubs sportifs sur l’accueil et l’intégration pérenne de personnes des quartiers prioritaires. Du côté du public, une attention doit être portée sur le public féminin. La culture et le sport sont donc des leviers à privilégier pour promouvoir la dimension collective, l’ouverture à l’autre et le dialogue, et pour apporter du dynamisme aux territoires. Ceci suppose de favoriser l’accès aux équipements implantés sur les quartiers, de délocaliser des actions culturelles/sportives sur les territoires ou créer les passerelles pour les habitants des quartiers prioritaires, vers les équipements ou les évènements hors de leurs quartiers aussi. Perspectives : Récapitulatif des enjeux transversaux ENJEUX • Positiver l’image des quartiers prioritaires, développer leur attractivité, gommer les frontières et favoriser leur intégration et leur continuité avec les quartiers limitrophes 2 La mobilité et l’accès / le recours aux droits • Favoriser l’utilisation, par les habitants des zones prioritaires, des ressources qui leur sont destinées et s’assurer de leur accès aux dispositifs de droit commun 3 L a lutte contre les inégalités dans leurs multiples • Accompagner les personnes en situation de pauvreté pour recouvrir les besoins fondamentaux (santé, alimentation, logement digne, etc.) du développement de leur attractivité et de leur intégration dans la ville dimensions et de la nécessité d’agir sur la pauvreté et de la précarisation : recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits, dont l’accès à la santé… • Favoriser de nouvelles pratiques d’accompagnement de la population aux niveaux individuel et collectif, basées sur les préoccupations premières des habitants, sur leur pouvoir d’agir 5 L es inégalités des chances en matière • Promouvoir les pratiques de coéducation pour articuler et renforcer l’action des différents acteurs socio-éducatifs, soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants et favoriser la réussite éducative 6 Les publics éloignés de l’emploi • Favoriser la prise en compte des particularités des quartiers et des publics prioritaires dans la politique de l’emploi 7 L’activité économique des secteurs prioritaires • Susciter et soutenir les projets d’activités économiques et leurs effets positifs sur les quartiers 8 Le vivre-ensemble et la tranquillité publique • Agir sur la question de la tranquillité publique sous l’angle du vivre-ensemble et du lien social 9 L a culture et le sport comme facteurs • Développer les actions culturelles et sportives comme leviers de cohésion sociale social dans une visée d’émancipation des bénéficiaires et des habitants d’éducation et de réussite éducative de cohésion sociale CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE • Agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé et réduire les inégalités sociales et territoriales de santé 4 L ’évolution des pratiques d’accompagnement • Développant les actions de médiation culturelle et sportive / 18 / PERSPECTIVES 1 L ’image des quartiers prioritaires, Développer les actions culturelles et sportives comme leviers de cohésion sociale et du vivre ensemble, en : • Promouvant le sport et la culture comme des objectifs transversaux (et plus particulièrement dans le champ de l’éducation). /2 COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 19 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie CE REPOSITIONNEMENT DES QUARTIERS PRIORITAIRES DE DUNKERQUE DANS LE CENTRE DE L’AGGLOMÉRATION PERMET DE LES INSCRIRE DANS DEUX PROJETS FONDAMENTAUX POUR L’AGGLOMÉRATION > LE TERRITOIRE DE PROJET : • Le premier projet est structurant sur une grande échelle. C’est la totale réorganisation du transport pour mettre en place un réseau à haut niveau de service (RHNS), qui va amplifier les capacités de mobilité pour tous les habitants de ces territoires en difficulté de l’agglomération. Mais c’est aussi un projet qui, dans le centre de l’agglomération, installe un site propre. Celui-ci, en passant sur la façade de ces quartiers depuis le Banc Vert jusqu’à la Basse Ville, gomme les coupures, apaise et valorise les rives des canaux de ces quartiers. Cette opération, validée politiquement et budgétée avec la taxe transport, ouvre la possibilité de résoudre les dysfonctionnements urbains internes aux îlots de vie en les installant durablement dans leurs rôles pour l’agglomération. AGUR 2.2 / LES QUARTIERS PRIORITAIRES, PAR LEUR POSITIONNEMENT, FONT PARTIE INTÉGRANTE DU TERRITOIRE DE PROJET QUI VA ENTRAÎNER LA DYNAMIQUE AU NIVEAU DE L’AGGLOMÉRATION L’autre caractéristique de ce territoire, révélée par ce travail à plus grande échelle, montre que cet “archipel” constitue la partie “ville des canaux” du centre-ville (Carré de la Vieille, Jeu de Mail, Soubise, Basse Ville, avec un point d’orgue que serait le Plan d’eau à l’Ile Jeanty) ; le Banc Vert se raccroche, lui, à Petite-Synthe, en entrée d’agglomération. •L e deuxième projet est plus “ponctuel”, mais non moins important dans ses effets sur le quartier centre et la restructuration du pôle multimodal. Il est issu de la réorganisation du réseau de transport public de l’agglomération qui amène le déplacement de la gare des bus et va se combiner avec la reconfiguration de la gare SNCF. Effectivement, l’arrivée des doubles TGV entraîne une obligation de revoir les accès aux quais. La passerelle nécessaire pour enjamber les voies peut être l’opportunité d’une ouverture de la gare vers l’ouest, c’est-à-dire vers l’Ile Jeanty. Mais, plus globalement, ce sont tous les accès de la gare au nord et à l’est (pour la ville du port) et à l’est et au sud (pour la ville des canaux) qui seront revus. Ainsi, il est important pour tous ces quartiers retenus dans la géographie prioritaire, d’inscrire un périmètre de projet qui permette d’accompagner et d’amplifier l’effort structurel de l’agglomération. AGUR La nouvelle municipalité souhaite impulser le repositionnement de ces quartiers dans l’agglomération. Le nouveau découpage politique et administratif : « Dunkerque Centre » englobe maintenant les quatre îlots de vie (Ile Jeanty, Carré de la Vieille, Jeu de Mail, Basse Ville) qui historiquement relevaient de l’entité de « Dunkerque Sud ». Le Banc Vert demeure, quant à lui, rattaché à « Petite-Synthe ». Cet ajustement politique et administratif va permettre une unité d’action pour une cohérence de projet à l’échelle de l’agglomération. /2 LE REPOSITIONNEMENT DES SECTEURS PRIORITAIRES DANS L’AGGLOMÉRATION / 20 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE tié et réorientées sur un cœur de projet). Le secteur de l’Ile Jeanty est quant à lui, resté “en plan” en dehors du projet de rénovation urbaine. Le constat fait au bout de ces années de rénovation urbaine a montré la nécessité de changer d’échelle de projet pour réellement remettre les îlots de vie prioritaires dans une perspective d’évolution “naturelle” et une dynamique de centreville et de centre d’agglomération. Le travail conduit avec l’Agence d’Urbanisme de Dunkerque a ainsi repositionné ces îlots de vie comme éléments constitutifs du centre-ville et du centre d’agglomération. Cet ensemble forme un croissant qui enveloppe le pôle multimodal actuel et futur, composé par la gare SNCF, les parkings et le réseau de bus à haut niveau de service sur les parties ouest et sud. AGUR La Ville de Dunkerque, dans sa partie centrale, présente un aspect “ville archipel” où les canaux et quelques grosses infrastructures routières et ferroviaires morcellent le territoire. Ce découpage physique conduit à des identités fortes “d’îlots de vie” et suscite des solidarités et reconnaissances sociales. Cependant il provoque aussi enfermement, difficultés d’insertion, difficultés de liaison, et autres mises de côté, voire pour certains secteurs une relégation progressive. Dans tous les cas, cela fragmente tout dynamisme urbain naturel. L’intervention de l’ANRU en 2009-2014 a permis de poursuivre ou d’enclencher selon les cas, un long processus de renouvellement urbain, de requalification, d’ouverture et de mixité sur les îlots Carré de la Vieille et Jeu de Mail, et de manière moins aboutie sur les îlots Basse-Ville/Gare/Soubise et Banc Vert (puisque les conventions ont été réduites de moi- COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 21 / La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie /2 2.3 / QUELQUES ENJEUX SPÉCIFIQUES À CHAQUE ÎLOT DE VIE HISTORIQUEMENT EN POLITIQUE DE LA VILLE 1 Îlot de vie du Carré de la Vieille 4 Îlot de vie de la Basse-Ville 2 Îlot de vie du Jeu de Mail 5 Îlot de vie de Soubise (gare) 3 Îlot de vie de l’Ile Jeanty 6 Îlot de vie du Banc Vert 1 Les enjeux sur l’îlot de vie du Carré de la Vieille Enjeu°1 : L’ouverture et l’intégration du Carré de la Vieille dans la ville Enjeu°2 : La présence publique sur le Carré de la Vieille Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : •L e Carré de la Vieille est un îlot de vie traversé par un flux important de populations, au sein duquel vont et viennent des personnes de l’extérieur (qui utilisent la salle de sports, la MVA…) • les habitants en sortent pour utiliser les services disponibles sur les territoires limitrophes. Le peu de services et de commerces présents sur l’îlot de vie s’explique par la petite taille de l’îlot. À noter que l’école maternelle n’a plus qu’une classe. •C et îlot doit pouvoir bénéficier des projets structurants prévus sur les secteurs proches (Licorne en Basse Ville, Work & co et Maison des Services Publics au Jeu de Mail, projet Gare…). AGUR QUELQUES DONNÉES (issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris) • Quartier ayant bénéficié d’un programme de rénovation urbaine, et retenu dans le périmètre du NPNRU/ Intérêt régional. • Habitants : 800 • Revenu médian : 9 304 € (16 264 € CUD) • Taux de bas revenus : 67,1 % • Taux d’allocataires CAF : 56 % (52 % CUD) • Taux de familles monoparentales : 20 % (10 % CUD) • Indice de jeunesse : 2,94 (1,32 CUD) • Taux de bénéficiaires du RSA : 32 % / 22 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE •L ’îlot de vie a vu arriver de nouvelles populations de par les opérations de renouvellement urbain conduites. Des difficultés à vivre ensemble ont été repérées par les acteurs œuvrant dans la proximité qui nécessitent d’y porter une attention. •L e Carré de la Vieille est un secteur de petite taille ; il compte moins de 1 000 habitants (c’est le plus petit des îlots de vie prioritaires). • Les habitants du Carré de la Vieille ont le sentiment d’être maintenant délaissés, après avoir bénéficié prioritairement des programmes de développement social et urbain pendant des années. Ils ont besoin d’être rassurés, de voir que leur quartier reste investi, que des projets sont à l’œuvre. Les difficultés sociales y restent prégnantes. Il est fait part, notamment des questions de vieillissement et de mobilité pour les seniors, des questions d’insertion sociale et professionnelle de la jeunesse mais aussi des populations qui tendent à se paupériser davantage depuis la crise économique. • Le Carré de la Vieille est un îlot de vie qui historiquement a toujours été un territoire d’expérimentation de la Politique de la Ville. • Cette histoire et cette culture sont ancrées chez les acteurs du Carré de la Vieille, professionnels comme habitants. Ils restent aujourd’hui facilement mobilisables sur des pratiques innovantes et expérimentales. Perspectives : Renforcer l’intégration et la dynamique d’ouverture du Carré de la Vieille sur la ville, en : Perspectives : • Faisant en sorte que le Carré de la Vieille bénéficie des répercussions positives des projets en cours sur les secteurs limitrophes et en encourageant la mobilité des habitants du Carré de la Vieille vers l’extérieur. Garantir la pérennisation des effets des programmes de transformation du Carré de la Vieille, rester présents dans le quartier et y expérimenter des démarches innovantes, en : • Favorisant les actions qui promeuvent le vivre ensemble et le lien social au sein du quartier et dans ses liens avec d’autres. • Favorisant l’ouverture et la mobilité des habitants. • Continuant d’accueillir au Carré de la Vieille des activités qui bénéficient aussi à un public extérieur. • Continuant d’investir le quartier en termes de présence publique, et lorsque c’est à un degré moindre, en expliquer les raisons aux habitants. • Continuant d’expérimenter des actions nouvelles et innovantes sur le Carré de la Vieille. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 23 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie /2 2 Les enjeux sur l’îlot de vie du Jeu de Mail Enjeu°1 : La pérennisation des effets de la rénovation urbaine du Jeu de Mail et principalement ses effets sur le plan social et la vie des habitants Enjeu°2 : L’accompagnement de la population du Jeu de Mail Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : • L’évolution urbaine du Jeu de Mail a été considérable ces dernières années. Le Jeu de Mail a été un secteur d’intervention prioritaire de la Politique de la Ville, et a bénéficié d’un Programme de Rénovation Urbaine d’ampleur. •L es opérations menées ont concerné l’urbain et le social. Aujourd’hui, si les efforts sur l’urbain sont visibles, concrets, la population reste fragile et les difficultés sociales et économiques subsistent. • Cette évolution de l’îlot de vie va se poursuivre sur les prochaines années avec des finalisations d’actions déjà engagées (Maison des services Publics, Work & co, parc public) ou avec des réalisations probables sur des opportunités repérées (rue de Calais). • L’entretien, la maintenance, la GUP, sont essentiels pour assurer durablement les acquis en termes de cadre de vie. • La dynamique engagée sur le Jeu de Mail depuis plusieurs années en a fait un territoire rodé aux démarches innovantes en matière de développement social et urbain. Perspectives : QUELQUES DONNÉES (issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris) • Quartier ayant bénéficié de l’ANRU 1, et retenu dans le périmètre du NPNRU/Intérêt régional. • Habitants : 1 500 • Revenu médian : 9 304 € (16 264 € CUD) • Taux de bas revenus : 67,1 % • Taux d’allocataires CAF : 56 % (52 % CUD) • Taux de familles monoparentales : 20 % (10 % CUD) • Indice de jeunesse : 2,94 (1,32 CUD) Maintenir durablement le niveau de qualité du cadre de vie en restant vigilants sur la Gestion Urbaine de Proximité, en : •L ’accompagnement social qui avait été mis en place nécessite d’être poursuivi et revisité à l’aune de ces difficultés et des évolutions fortes du cadre de vie. •L es professionnels font remonter une forte préoccupation sur les différences hommes/femmes sur le Jeu de Mail notamment le manque d’implication des hommes au sein des instances et des activités proposées. C’est le seul ilot de vie sur lequel cette problématique est ressortie (elle apparaît aussi sur le Carré de la Vieille mais beaucoup plus modérément). •P lusieurs projets culturels marquants ont été développés sur le Jeu de Mail (ex : dans le cadre de la Capitale régionale culturelle, avec le Bateau feu…), avec des résultats très intéressants. Ce type de projets, artistiques et culturels, fonctionne très bien au niveau des professionnels comme au niveau des habitants. La culture est donc identifiée comme un des leviers pertinent sur le Jeu de Mail pour favoriser les dynamiques d’éducation populaire et d’appropriation des enjeux de territoire par les habitants. • Associant les habitants à la continuité du PRU et en favorisant l’appropriation de l’îlot transformé et l’implication des habitants. • Maintenant une veille sociale forte sur l’îlot de vie afin d’éviter les phénomènes de dégradations urbaines liées aux difficultés sociales qui demeurent importantes. Perspectives : Maintenir et adapter l’accompagnement social à l’évolution du territoire et du cadre de vie (fin du PRNU) et aux difficultés sociales des habitants, en : • Favorisant l’appropriation des nouveaux espaces publics et équipements • En ajustant l’accompagnement social en fonction des situations sociales, économiques et éducatives des habitants de l’îlot. / 24 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 25 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie /2 3 Les enjeux sur l’îlot de vie de l’Ile Jeanty Enjeu°2 : Le sentiment d’abandon des habitants de l’Île Jeanty Enjeu°3 : Les liens entre l’Île Jeanty et les secteurs environnants Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : •L ’Ile Jeanty est le seul territoire prioritaire qui n’a pas bénéficié d’un projet de rénovation urbaine, pourtant très attendu de nombre de ses habitants, qui ont vu l’évolution du Carré de la Vieille, puis du Jeu de Mail… ; ils se sentent “abandonnés”. • L’Ile Jeanty est caractérisée par le fait d’être accolée, voire fondue avec Saint-Pol-sur-Mer. Il n’y a pas de limite physique, visible, perceptible, entre le territoire dunkerquois et le territoire Saint-Polois. Les habitants font peu de distinction entre les deux entités, ils utilisent indistinctement les services, commerces, etc. de l’une et de l’autre. • Les besoins en accompagnement social sont clairement repérés comme une priorité, car certaines populations sont en situation de grande fragilité sociale, économique et éducative. • Le potentiel clairement identifié sur l’Ile Jeanty, son atout principal, c’est sa richesse paysagère (nature, gare d’eau). QUELQUES DONNÉES (issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris) • Quartier n’ayant pas bénéficié d’opérations de rénovation urbaine, et retenu en NPNRU/Intérêt régional. AGUR • Habitants : 920 • Revenu médian : 9 304 € (16 264 €) • Taux de bas revenus : 67,1 % Enjeu°1 : La définition partagée d’un projet social et urbain commun, par les différents groupes d’habitants et différents acteurs de l’Île Jeanty Constats et éléments de problématiques : • Taux d’allocataires CAF : 56 % (52 % CUD) • Taux de familles monoparentales : 20 % (10 % CUD) • Indice de jeunesse : 2,94 (1,32 CUD) • Plusieurs typologies de population, très différentes, sont présentes sur l’Ile Jeanty (locataires, copropriétaires, résidents des Salines, résidents Adoma, lycéens…). Ces typologies de populations ne cohabitent pas toujours très bien, on sent de la méfiance et du repli sur soi. • Certaines catégories sont dans une grande fragilité sociale et économique. • Des regroupements de jeunes sur l’espace public sont constatés, ceux-ci peuvent s’accompagner de dégradations. Certains jeunes résident sur l’Ile Jeanty, d’autres viennent de territoires limitrophes. • L’Ile Jeanty est un territoire sur lequel sont présents différents partenaires, qu’il faut rassembler sur un projet commun. L’implication de ces différents partenaires diffère. Il conviendrait de développer les dynamiques partenariales entre tous les acteurs ancrés sur le territoire. • La Maison de Quartier est identifiée comme un équipement essentiel mais mériterait d’être renforcée au regard de l’importance de sa mission et des problématiques qu’elle est amenée à traiter sur le territoire. / 26 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE Perspectives : Co-construire un projet de développement social et urbain fédérateur et mobilisateur, en : • Recueillant les besoins et attentes des différents acteurs de l’Ile Jeanty (différents groupes : habitants, élus, professionnels). • Développant des approches spécifiques selon les typologies de populations (foyers, jeunes occupant l’espace public, populations paupérisées, etc.). • Ayant une attention forte sur la composition sociale, les types d’habitat et la stratégie de peuplement et de parcours résidentiel. • La réalisation de projets légers d’aménagements du cadre de vie est à impulser dès à présent, dans l’attente de la définition du projet de rénovation urbaine. • L’Ile Jeanty est actuellement un secteur enclavé, mais est appelée à devenir progressivement un secteur charnière vers le centre-ville et le centre d’agglomération. • Le projet urbain est à penser en lien avec le futur projet sur la Gare, notamment dans l’hypothèse où l’Ile Jeanty deviendrait le passage obligé de tout le côté ouest de l’agglomération pour rejoindre la gare, le centre-ville et le centre d’agglomération. Perspectives : Perspectives : Lancer le plus rapidement possible une démarche de projet urbain et social de long terme tout en engageant dès à présent des aménagements de proximité, en : Penser la dynamique de développement de l’Ile Jeanty en fonction des liens à établir avec les secteurs limitrophes, vers l’est/ouest et le nord/ sud (Saint-Pol-sur-Mer, Gare, Centre-ville, Dunkerque Centre), en : • Lançant des actions structurantes en termes d’accompagnement social et d’animation de la vie de quartier. • Orientant les actions autour de la richesse paysagère de l’Ile Jeanty, comme atout pour un cadre de vie attractif et qualitatif. • Réalisant des projets d’aménagement urbain légers, qui préfigurent le futur projet de rénovation urbaine. • Travaillant sur les axes traversants nord/sud et est/ ouest. • Développant des activités en commun à destination des habitants de Dunkerque et de Saint-Pol-sur-Mer. • Mettant en valeur le côté positif de ce rapport de voisinage Dunkerque/Saint-Pol-sur-Mer pour les habitants. • Anticipant et en construisant l’interdépendance et l’intégration des projets « Gare » et « Ile Jeanty ». Concernant plus spécifiquement le lien avec Saint-Pol-sur-Mer Dans le cadre de l’association de communes, il est important de souligner la coopération avec la Commune de Dunkerque sur le secteur Est de Saint-Pol-sur-Mer et l’Île Jeanty à Dunkerque compte tenu de la continuité urbaine. Les usages des habitants sur ce secteur sont communs pour accéder aux commerces, services et équipements, même si un sentiment d’appartenance est ancré chaque îlot de vie. Compte tenu de préoccupations communes, particulièrement sur les problématiques des enfants et des jeunes, il a été conjointement défini un axe de travail commun autour de cette thématique. La question du lien social sera également abordée dans cet espace collaboratif au sein de l’association de Communes. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 27 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie /2 4 Les enjeux sur l’îlot de vie de la Basse Ville QUELQUES DONNÉES (issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris) • Quartier d’habitat ancien. • Habitants : 3 500 • Revenu médian : 9 790 € (16 264 €) • Taux de bas revenus : 67,1 % (52 % CUD) • Taux de familles monoparentales : 20 % (CUD 10 %) • Indice de jeunesse : 2,36 (1,32 CUD) AGUR • Taux de bénéficiaires du RSA : 42 % Constats et éléments de problématiques : Perspectives : • La Basse Ville souffre d’une image négative. Les habitants font remonter qu’ils se sentent stigmatisés et font part d’un sentiment lié à une mauvaise image de l’îlot de vie. Ce sentiment est lié, par exemple, à la physionomie de l’habitat, mais aussi à la présence forte d’associations caritatives, qui induit une présence certaine de la grande pauvreté voire de la marginalité au sein de l’îlot de vie. Des problèmes de cohésion sociale entre ces populations et les habitants de la Basse-Ville ont été constatés. Créer les conditions d’émergence et de pérennisation d’une “locomotive” autour de laquelle impulser le développement et l’attractivité de la Basse Ville, en : • Le côté “ville ancienne, patrimoine” de la Basse Ville peut être un atout et un levier de développement social. / 28 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE Enjeu°3 : Les difficultés sociales liées à l’habitat Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : •L es interventions sur l’habitat privé sont le cœur du programme de rénovation urbaine de la Basse Ville (opération de restauration immobilière « renouveau » / ORI). L’habitat privé est vieillissant, souvent insalubre voire indigne avec une présence forte de “marchands de sommeil” ou de propriétaires en difficulté. Le type d’habitat (habitat privé) rend plus difficile le repérage de personnes en difficulté. • Le type d’habitat (habitat privé) rend plus difficile le repérage de personnes en difficulté. • Beaucoup de situations sociales difficiles sont remontées par les professionnels du quartier, souvent accentuées par les problématiques liées au logement (victimes de marchands de sommeil, population immigrée, présente une partie de l’année, mal logée, etc.). • Les interventions urbaines nécessitent des procédures longues dont les enjeux sont difficilement explicables aux habitants de par la complexité du système d’acteurs et des logiques pluri-partenariales en œuvre. Les habitants ont des difficultés à appréhender la rénovation urbaine sur cet îlot, car elle n’est pas clairement visible, il n’y a pas de métamorphose spectaculaire comme cela a pu être sur d’autres îlots proches (Carré de la Vieille et Jeu de Mail, notamment, qui ont bénéficié d’une rénovation urbaine globale). • Ces interventions ne trouvent pas d’aboutissement à court voire moyen terme. Les réalisations sont dispersées, cela nuit à leur visibilité et donne un sentiment d’inefficacité. Enjeu°1 : L ’attractivité de la Basse Ville et son dynamisme économique • La Basse Ville est un quartier historiquement tourné vers les activités d’artisanat, de création et d’industrie. La création d’un pôle d’économie sociale et solidaire pourrait être un projet-moteur pour favoriser son développement et positiver son image. Des opportunités foncières sont repérées et sont potentiellement mobilisables pour aller vers la création d’un pôle ESS sur l’îlot de vie. Enjeu°2 : La perception de la rénovation urbaine de la Basse Ville • Orientant le projet d’implantation du Centre européen de la Marionnette et du Théâtre d’Objets/Théâtre de la Licorne sur l’îlot de vie comme levier de développement de la Basse Ville. • Favorisant le rôle d’ “aimant” du Centre européen de la Marionnette et du Théâtre d’Objets/Théâtre de la Licorne pour attirer d’autres créateurs spécialisés dans la récupération/transformation d’objets, et influer positivement sur l‘image et l’attractivité du territoire. • Mettant en valeur la ville ancienne, historique et sa situation de véritable île en s’appuyant sur les canaux et leur valorisation • En valorisant la créativité du Théâtre de la Licorne pour lancer des démarches artistiques et culturelles au sein de l’îlot de vie. Ces démarches s’attacheraient à valoriser ses atouts et potentiels de développement. • L’habitat indigne, insalubre engendre des problématiques particulières ; la Basse Ville est d’ailleurs un territoire d’intervention privilégié pour le service Hygiène de la Ville. • L’habitat indigne, insalubre engendre des problématiques particulières. • Beaucoup de situations sociales difficiles sont remontées par les professionnels du quartier, souvent accentuées par les problématiques liées au logement (ex : victimes de marchands de sommeil). • La précarité énergétique aggrave les situations financières des ménages. • De grandes propriétés sont divisées en plusieurs logements ce qui entraîne des problèmes liés à la sur-occupation. Perspectives : Proposer un accompagnement social qui soit spécifique aux problématiques engendrées par l’habitat privé indigne, insalubre, en : • Luttant contre la précarité énergétique. • Luttant contre le marché de l’habitat indigne et insalubre et en accompagnant les personnes en situation de mal-logement. • Luttant contre la pauvreté cachée et la misère diffuse. • La précarité énergétique aggrave les situations financières des ménages. Les acteurs font part d’une augmentation des phénomènes de précarité énergétique (liée à la présence forte de l’habitat privé vieillissant). Perspectives : Améliorer la compréhension du projet urbain, en le rendant plus concret et plus lisible pour les habitants et aller au bout des investissements potentiels, en : • Rendant visible les réalisations et les effets concrets de l’opération Renouveau de la BasseVille (ORI), • Mettant en valeur la ville ancienne, historique, et son rapport immédiat avec Soubise et le centreville, unis par le canal de jonction valorisé. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 29 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie /2 5 Les enjeux sur l’ilot de vie de Soubise-Gare Enjeu°1 : La perception de la rénovation urbaine de Soubise et l’absence de restructuration du secteur Gare Constats et éléments de problématiques : • Les interventions sur l’habitat privé sont le cœur du programme de rénovation urbaine de Soubise (opération « renouveau »). Ces interventions nécessitent des procédures longues dont les enjeux ne sont pas facilement explicitables aux investisseurs privés ce qui influe négativement sur l’image du territoire et son attractivité. Cela a également des répercussions sur le dynamisme économique du territoire (fermetures de commerces rue Thiers, rue Albert 1er, rue du Sud et sur la gare). Les fermetures de commerces et la présence de cellules commerciales vides nuisent à l’image et l’attractivité du territoire. • Elles ne trouvent pas d’aboutissement à court voire moyen terme, du fait d’un manque d’investisseurs, d’un manque de confiance. Certaines propriétés sont ainsi rachetées par des bailleurs sociaux, pour de l’habitat social et non de l’habitat privé. AGUR QUELQUES DONNÉES (issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris) • Quartier d’habitat ancien. • Le côté Gare sort de la géographie prioritaire pour passer “en veille active”. • Habitants : 3 540 • Revenu médian : 12 814 € (16 264 € CUD) • Taux de bas revenus : 60,1 % (52 % CUD) • Taux de familles monoparentales : 23 % • Indice de jeunesse : 1,85 (1,32 CUD) • Taux de bénéficiaires du RSA : 39 % • Les réalisations sont dispersées ; il n’y a pas, par exemple, de zone qui soit entièrement rénovée et qui jouerait le rôle de zone-témoin mettant en visibilité les évolutions conduites et renforçant par-là l’attractivité du territoire. Les habitants ont des difficultés à appréhender la rénovation urbaine sur cet îlot, car elle n’est pas clairement visible, il n’y a pas de métamorphose spectaculaire comme cela a pu être le cas sur d’autres îlots proches (Carré de la Vieille, Jeu de Mail). • La rénovation urbaine ne concerne pas que l’habitat mais également l’espace public qui doit être entièrement requalifié. • Le côté « ville ancienne, patrimoine » peut être un atout et un levier (ex : travail sur la mémoire et l’évolution urbaine) • Le projet de restructuration de la Gare sera un projet à long terme. Le secteur Gare étant central, il est nécessaire d’être attentif aux répercussions de ce projet sur les autres îlots de vie : l’objectif est de ne pas risquer de concurrencer ou déséquilibrer le développement d’autres secteurs, mais au contraire de les renforcer, les consolider. (Ce phénomène est notamment à prendre en compte en ce qui concerne l’île Jeanty). Enjeu°2 : Les difficultés sociales liées à l’habitat Constats et éléments de problématiques : • Le type d’habitat (habitat privé) rend plus difficile le repérage de personnes en difficulté. • L’habitat indigne, insalubre engendre des problématiques particulières ; Soubise-Gare est d’ailleurs un territoire d’intervention privilégié pour le service Hygiène de la Ville • Beaucoup de situations sociales difficiles sont remontées par les professionnels du quartier, souvent accentuées par les problématiques liées au logement (ex : victimes de marchands de sommeil). • La précarité énergétique aggrave les situations financières des ménages. • De grandes propriétés sont divisées en plusieurs logements ce qui entraîne des problèmes liées à la sur occupation. • Sur Soubise-Gare les grands logements sont rares, les familles qui s’agrandissent doivent généralement quitter le quartier pour trouver un logement plus adapté. Perspectives : Proposer un accompagnement social qui soit spécifique aux problématiques engendrées par l’habitat privé indigne, insalubre, en : • Luttant contre la précarité énergétique. • Luttant contre le marché de l’habitat indigne et insalubre et en accompagnant les personnes en situation de mal-logement. • Luttant contre la pauvreté cachée et la misère diffuse. Perspectives : Améliorer la compréhension du projet urbain, en le rendant plus concret et plus lisible pour les habitants et les investisseurs potentiels, en : • Rendant visible les résultats de l’ORI. • Mettant en valeur la ville ancienne, historique, et son rapport avec l’hyper centre ville. • Pensant le projet de restructuration des quais sud dégagés du trafic routier comme une spécificité pour habiter Soubise, pouvoir aller ou revenir de la gare en mode doux en longeant les quais / 30 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 31 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine La géographie prioritaire et le territoire de projet. Diagnostic et enjeux transversaux et par ilot de vie Récapitulatif des enjeux par îlot de vie 6 Les enjeux sur l’îlot de vie du Banc Vert Enjeu°1 : La configuration sociale et urbaine du Banc Vert Enjeu°2 : L’appropriation des espaces et services sur le Banc Vert Constats et éléments de problématiques : Constats et éléments de problématiques : •L e Banc Vert a bénéficié d’un PRU mais la convention signée l’a réduit de moitié. Il était prévu une place centrale au cœur du Banc vert, qui n’est pas réalisée, ce qui pose la question de la gestion actuelle de cet espace et de son devenir. Cela se met en écho avec l’enjeu de développer un pôle d’attractivité au sein de l’îlot de vie favorisant le lien social. •C omme évoqué plus haut, le projet de rénovation urbaine du Banc Vert n’a pas été entièrement réalisé (conventionné avec l’ANRU sur la moitié du projet). Il reste donc encore des aménagements à venir. •S ’il y a développement de la composition sociale induite par la typologie de logements, celle-ci n’est pas encore suffisamment poussée pour induire un brassage des populations. Des opportunités foncières sont à trouver pour accentuer la tendance, cependant au vu des espaces disponibles sur l’îlot de vie, ces dernières risquent de ne pas être suffisantes. •L e Banc Vert comporte des éléments de liaison avec l’extérieur qu’il convient de renforcer, pour l’ouvrir davantage (ouverture vers le nord et Saint Pol sur Mer ; ouverture vers Louis XIV ; ouverture vers l’avenue de la Villette avec des opportunités foncières repérées sur le secteur Giono : rationalisation du patrimoine scolaire). AGUR /2 QUELQUES DONNÉES (issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris) • Secteur qui a bénéficié d’un ANRU 1, réduit à son cœur de projet, et retenu en NPNRU/intérêt régional. • Habitants : 2 400 • Revenu médian : 10 529 € (16 264 € CUD) • Taux de bas revenus : 52.6 % (52 % CUD) • Taux d’allocataires CAF : 54 % • Taux d’allocataires CAF isolés : 40 % • Taux de familles monoparentales : 23 % • Le Banc Vert jouit d’un positionnement géographique intéressant, sur la colonne vertébrale de développement économique de l’Agglomération (entre l’A16 et les Bassins). Cet atout géographique devrait être renforcé avec la mise en place du RHNS, le Banc Vert devenant ainsi un territoire charnière entre l’Est et l’Ouest de l’agglomération. •L a question de l’appropriation des espaces publics remonte fortement. Les habitants ont besoin d’être accompagnés sur ces nouveaux usages, ces nouvelles pratiques. •L es habitants ne se tournent pas suffisamment vers l’offre de services qui leur est destinée. •C omme évoqué plus haut, le projet de rénovation urbaine du Banc Vert n’a pas été entièrement réalisé (conventionné avec l’ANRU sur la moitié du projet). Il reste donc encore des aménagements à venir. Perspectives : Favoriser l’appropriation des espaces et services par les habitants, en : • Poursuivant les opérations urbaines vers une osmose avec le secteur Louis XIV • Développant des actions d’appropriation des espaces résidentialisés et autres espaces publics par les habitants ainsi que de l’offre de services qui leur est destinée. Perspectives : Valoriser le positionnement géographique du Banc vert comme levier pour son développement, son ouverture et son peuplement, et accentuer la connexion avec Louis XIV, en : Enjeu°3 : L’expérience en co-éducation des acteurs du Banc Vert • Définissant le devenir de la place centrale et sa complémentarité avec Louis XIV. Constats et éléments de problématiques : • Définissant une stratégie de peuplement et de mobilité résidentielle spécifique sur le Banc Vert. • Les professionnels du Banc vert font remarquer que les familles issues de l’immigration sont très investies dans les démarches de coéducation. • Développant les liaisons vers l’extérieur et en s’appuyant sur les potentiels de développement économique. •S ur le Banc Vert, les professionnels ont développé un partenariat intéressant en matière de coéducation. L’idée d’une « plate-forme de l’éducation » émerge, pour valoriser ces pratiques voire les transférer. Perspectives : Valoriser les dynamiques de coéducation innovantes sur le Banc Vert et favoriser leur rayonnement à l’échelle de la ville. / 32 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 33 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Les axes prioritaires Récapitulatif des enjeux par îlot de vie ÎLOTS DE VIE 1 Carré de la Vieille 2 Jeu de Mail 3 Ile Jeanty 4 Basse Ville 5 Soubise – Gare 6 Banc Vert / 34 / ENJEUX PERSPECTIVES 3 / LES AXES PRIORITAIRES L’ouverture et l’intégration du Carré de la Vieille dans la ville Renforcer la dynamique d’ouverture du Carré sur la ville et son intégration dans la Ville La présence publique sur le Carré de la Vieille Garantir la pérennisation des effets des programmes de transformation du Carré de la Vieille, continuer d’être présents dans le quartier et d’y expérimenter des démarches innovantes Rappel des 7 axes du PROJET TERRITORIAL DE COHÉSION SOCIALEET URBAINE, à décliner sur Dunkerque : La pérennisation des effets de la rénovation urbaine du Jeu de Mail, et principalement ses effets sur le plan social et la vie des habitants Maintenir durablement le niveau de qualité du cadre de vie en restant vigilants sur la Gestion Urbaine de Proximité • Dynamiser le volet éducatif pour donner des perspectives aux jeunes L’accompagnement social de la population du Jeu de Mail Maintenir et adapter l’accompagnement social à l’évolution du territoire (fin du PRU) et aux difficultés sociales des habitants La définition partagée d’un projet social et urbain commun, par les différents groupes d’habitants et différents acteurs de l’Ile Jeanty Co-construire un projet de développement social et urbain fédérateur et mobilisateur Le sentiment d’abandon des habitants de l’Ile Jeanty Lancer une démarche de projet urbain et social de long terme tout en engageant dès à présent des aménagements de proximité Les liens entre l’Ile Jeanty et les acteurs environnants Penser la dynamique de développement de l’Ile Jeanty en fonction des liens à établir avec les secteurs limitrophes (Saint-Pol-sur-Mer, Gare, Centre-ville) L’attractivité de la Basse Ville et son dynamisme économique Créer les conditions d’émergence et de pérennisation d’une “locomotive” autour de laquelle impulser le développement et l’attractivité de la Basse Ville La perception de la rénovation urbaine de la Basse Ville Améliorer la compréhension du projet urbain, en le rendant plus concret et plus lisible pour les habitants et aller au bout des investissements potentiels Les difficultés sociales liées à l’habitat Proposer un accompagnement social qui soit spécifique aux problématiques engendrées par l’habitat privé indigne, insalubre La perception de la rénovation urbaine de Soubise et la restructuration du secteur Gare Améliorer la compréhension du projet urbain, en le rendant plus concret et plus lisible pour les habitants et les investisseurs potentiels Les difficultés sociales liées à l’habitat Proposer un accompagnement social qui soit spécifique aux problématiques engendrées par l’habitat privé indigne, insalubre La configuration sociale et urbaine du Banc Vert Valoriser le positionnement géographique du Banc vert comme levier pour son développement, son ouverture et son peuplement, et accentuer la connexion avec Louis XIV L’appropriation des espaces et services sur le Banc Vert Favoriser l’appropriation des espaces et services par les habitants L’expérience en co-éducation des acteurs du Banc Vert Valoriser les dynamiques de coéducation innovantes sur le Banc Vert et favoriser leur rayonnement à l’échelle de la ville CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE /3 • Stimuler le développement économique et l’accès à l’emploi des publics les plus en difficultés • Agir sur l’attractivité des quartiers et l’accès au logement digne pour tous • Développer le territoire en associant pleinement ses habitants • Privilégier une approche globale de la santé des populations • Promouvoir l’égalité des chances et lutter contre les discriminations • Mutualiser les moyens, coordonner les dispositifs : la gouvernance 3.1 / STIMULER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET L’ACCÈS À L’EMPLOI DES PUBLICS LES PLUS EN DIFFICULTÉS Cet axe comporte deux orientations : • La première priorise l’aide à la création d’activités, avec pour commencer un travail à mener pour favoriser l’ouverture à un esprit et une attitude entrepreneuriale, qui doit s’accompagner d’une amélioration de l’accès au réseau d’aide à la création pour les habitants des secteurs prioritaires porteurs de projets de création ou de reprise d’activité. • La deuxième a pour objectif d’aplanir les difficultés qui entravent la recherche ou l’accès à l’emploi, qu’elles soient d’ordre immatériel ou très concret, avec une attention particulière portée aux personnes les plus vulnérables (cumulant les freins périphériques à l’emploi), parmi lesquelles les jeunes diplômés habitant en secteur prioritaire. Mais ces deux orientations auront une réalité si et seulement si les dispositifs actuels de droit commun continuent d’être présents sur le terrain et si on poursuit l’amélioration de leur coordination. La déclinaison Dunkerquoise de cette priorité 1 du PTCSU passe donc par 3 objectifs généraux : • S’assurer de l’accès des habitants des secteurs prioritaires, aux politiques de droit commun, en partie grâce aux services publics de proximité • Encourager l’accès des habitants aux dispositifs de création de reprise et de pérennisation d’activité • Renforcer l’action en faveur des publics éloignés de l’emploi Pour rappel, l’objectif chiffré pour le Contrat de Ville de la CUD est le suivant : réduire de moitié, sur la durée du contrat, l’écart de taux d’emploi entre les quartiers prioritaires et l’unité urbaine environnante (objectif fixé par la circulaire du Premier Ministre du 30.07.2014 pour le pilier développement économique et de l’emploi des Contrats de Ville). Cet objectif chiffré devient donc l’indicateur global pour l’évaluation de cet axe. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 35 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine OBJECTIF GÉNÉRAL 1 : S’assurer de l’accès des habitants des secteurs prioritaires, aux politiques de droit commun, en partie grâce aux services publics de proximité Objectifs opérationnels : • Construire des parcours d’insertion sociale et professionnelle • Améliorer l’action de proximité par le renforcement des coordinations, de la mutualisation et de l’animation de l’offre de services de proximité (ex : ADuGES - CCAS Entreprendre ensemble…) • Renforcer les articulations et les synergies entre les accompagnements d’insertion sociale et les accompagnements d’insertion professionnelle. OBJECTIF GÉNÉRAL 2 : Encourager l’accès des habitants aux dispositifs de création de reprise et de pérennisation d’activité • Construire une meilleure lisibilité, une facilité d’accueil et d’accompagnement des porteurs de projet du quartier > Renforcer la lisibilité de la présence des acteurs du monde professionnel et du réseau d’aide à la création sur le terrain > Favoriser la mise en synergie et la coordination des acteurs et institutions qui œuvrent en faveur de l’entreprenariat dans les quartiers > Faciliter l’accès à l’expérimentation, au test, d’un projet économique dans un cadre sécurisé (couveuse…) > Faciliter la connaissance et la rencontre avec les filières professionnelles > Faciliter la création et le développement d’une économie endogène > Accompagner fortement et durablement les porteurs de projets, sur les phases de démarrage, de développement et de consolidation de leur activité, afin de limiter les risques OBJECTIF GÉNÉRAL 3 : Renforcer l’action en faveur de publics éloignés de l’emploi Objectif opérationnel 3.1 : Pouvoir croire en son territoire et y rester : développer des actions spécifiques pour les diplômés > Contribuer à accentuer le suivi post-universitaire pour le repérage des étudiants dans des impasses > Renforcer l’accompagnement à l’orientation ou réorientation professionnelle des diplômés. > Aplanir la chaîne des contraintes matérielles de l’étudiant ou du jeune travailleur, soutenir les jeunes qui s’engagent dans un parcours d’études (ex : allocation spécifique étudiant) > Faciliter les stages, la connaissance et la rencontre avec les acteurs économiques et les filières qui recrutent > Renforcer l’accompagnement des jeunes diplômés par le tutorat, le parrainage, l’appui aux démarches de recherche de stage ou d’emploi… afin de lutter contre les discriminations et de pallier le manque de réseau qui entravent leur accès à l’emploi Objectif opérationnel 2.2 : Se saisir de l’ESS comme levier au service de la cohésion sociale > Sensibiliser les employeurs Objectif opérationnel 2.1 : Développer l’esprit entrepreneurial et la culture de l’initiative • Accompagner l’immersion sociale des entreprises ESS dans le quartier • Favoriser une meilleure connaissance du monde du travail et de l’entreprise dans tous ses aspects : créativité, initiatives, pilotage… > Leur apporter une connaissance des relais sociaux du quartier Objectif opérationnel 3.2 : Mobiliser tous les leviers disponibles pour accompagner vers l’emploi > Par une approche du monde du travail autre que le salariat > Par une redynamisation professionnelle personnalisée > Par une sensibilisation à la culture économique, à l’esprit d’entreprendre, à des attitudes créatives et à des postures d’initiatives dès le plus jeune âge (dès l’école primaire) > Faire participer le public cible au “Tedex” et autres réseaux de création > Par des démonstrations, des visites, et autres rencontres et échanges du public avec des professionnels entrepreneurs Ces actions doivent pouvoir être ancrées dans les réalités proches de celles que vivent les habitants des quartiers. On évitera ainsi les décalages qui pourraient provoquer déception, découragement et autres attitudes négatives • Promouvoir les réussites des acteurs économiques issus ou implantés dans les quartiers > Mobiliser des entrepreneurs présents sur le territoire pour faire partager et valoriser l’image entrepreneuriale auprès des habitants > Mobiliser des chefs d’entreprises pour s’ouvrir sur la population du quartier > Favoriser un engagement pédagogique des entreprises implantées vis-à-vis du quartier > Mobiliser en particulier des promoteurs de projets comme Work n Co, la Cie de la Licorne et de futurs autres acteurs de l’ESS, sur des actions créatives et innovantes > Rapprocher les acteurs économiques des habitants des quartiers, pour faire évoluer les représentations mutuelles négatives, lever les stéréotypes, et investir leurs responsabilités sociales (accueil de stagiaires, d’apprentis, tutorat/parrainage…) / 36 / Les axes prioritaires CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE > Favoriser les actions en commun et les partenariats avec le quartier > Favoriser l’insertion économique des habitants du quartier dans les structures ESS présentes sur le quartier • Renforcer le levier de l’insertion économique (lien avec ITI et NPNRU) > Mettre en vigueur une charte d’insertion non seulement sur les projets NPNRU, et ITI mais tous les projets situés en géographie prioritaire et les marchés publics correspondants > Valoriser la plus-value apportée par les structures ESS et les retombées pour le quartier et les habitants > Mieux articuler les clauses d’insertion (notamment dans le cadre du NPNRU) avec les démarches d’accès à l’emploi et la formation • Renforcer l’aspect économiquement durable des structures de l’ESS > Soutenir ces entreprises vis-à-vis des partenaires financiers > Rendre acteurs les habitants des quartiers prioritaires par leur insertion dans les projets sur le territoire de Dunkerque > Aider à la structuration de leur modèle économique > Favoriser un accompagnement dans la durée, depuis l’émergence du projet de création jusqu’à la phase de développement de l’entreprise ou de l’activité > Aider fonctionnellement à leur implantation (en lien avec ITI et NPNRU) > Favoriser un accompagnement dans la durée, sur la stabilisation du projet de développement Indicateurs • Nombre de porteurs de projets économiques engagés dans une démarche d’amorçage ou d’émergence • Nombre d’emplois créés par ces projets économiques • Part de ces emplois occupés par des habitants des quartiers prioritaires • Nombre de porteurs de projets engagés dans la création d’entreprise > Appliquer la clause d’insertion aussi aux opérations sur les sites associés, voire la généraliser dans tous les marchés, en et hors géographie prioritaire > Veiller plus particulièrement aux parcours professionnels, plutôt qu’au nombre d’heures effectuées •D ynamiser et sécuriser les parcours des salariés en insertion / en contrat aidé en renforçant le partenariat avec les entreprises afin de faciliter l’accès ou le retour à l’emploi marchand en fin de parcours > Soutenir le principe d’un accompagnement à la fois des publics éloignés de l’emploi et des entreprises du territoire susceptibles de les accueillir et de les embaucher > Renforcer le soutien aux SIAE afin de permettre aux résidents des quartiers d’engager des parcours d’insertion sociale et professionnelle ; Le rapprochement des entreprises des SIAE doit être favorisé afin de permettre aux publics en insertion d’accomplir un parcours plus fluide vers l’entreprise > Un levier d’insertion à mobiliser, la méthode IOD (intervention sur l’offre et sur la demande), fondée sur une intermédiation active entre publics en difficulté d’insertion et employeurs et reposant sur l’idée que personne n’est inemployable dès lors qu’on lève les obstacles à l’emploi et qu’on fait évoluer le regard porté sur les personnes accompagnées ; /3 > Poursuivre l’accompagnement dans l’emploi qui est essentiel pour la réussite de l’insertion (ou de l’intégration sur le poste de travail) • Accompagner les personnes qui sont éloignées de l’emploi durable dans la construction de leur projet professionnel, d’évolution ou de reconversion en lien avec les besoins du territoire (opportunités d’emploi du territoire et transfrontaliers) >faciliter l’accès à la formation professionnelle et orienter vers les métiers qui recrutent et vers un parcours d’accompagnement global ; cela passe par : une sensibilisation aux réalités du marché du travail local et transfrontalier, sur les filières d’avenir, les métiers en tension, les grands projets du territoire… > la lutte contre les stéréotypes de genre et les préjugés relatifs aux métiers non mixtes qui entravent les choix professionnels (moins d’un métier sur 8 est mixte, près de la moitié des femmes se concentrent dans une dizaine de métiers) > l’évolution des représentations concernant les secteurs/ métiers porteurs perçus comme peu attractifs pour orienter les publics vers ces gisements d’emplois… > l’enjeu de l’information et de l’orientation des jeunes en milieu scolaire vers les formations en adéquation avec les besoins du tissu économique présents et futurs… > développer des actions permettant de promouvoir la diversité, de valoriser les compétences présentes dans les quartiers, de lutter contre les discriminations à l’embauche : En promouvant notamment les méthodes de recrutement alternatives auprès des entreprises, en favorisant l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi (méthode de recrutement par simulation…) • Faire rencontrer et mieux coordonner le monde de l’insertion sociale et celui de l’insertion professionnelle, autant institutionnels qu’associatifs, pour l’accès à l’emploi afin de favoriser une prise en charge globale > Favoriser la cohérence des parcours d’insertion > Faire se rencontrer et échanger les acteurs éducatifs et sociaux d’un quartier, et les acteurs professionnels et économiques > Articuler les structures sociales d’un quartier avec les structures professionnelles de remise à l’emploi > Mettre en place des outils partagés par tous les acteurs, d’observation et de suivi au profit de la reprise de l’emploi > Privilégier une approche globale des difficultés et ressources de la personne accompagnée > Mobiliser les bailleurs sociaux, structures associatives recevant les publics, et autres, pour mieux cerner les freins périphériques à la reprise d’emploi > Développer une information entre professionnels sur les aides mobilisables sur un quartier permettant de se libérer de contraintes matérielles (gardes enfants, déplacement, démarches administratives…) > Sensibiliser les partenaires socio-éducatifs des quartiers, aux questions économiques : visites de lieux, découverte des actions menées… Indicateurs • Nombre d’heures en insertion - cohérence du parcours d’insertion - nombre d’étudiants suivis… COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 37 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Les axes prioritaires /3 3.2 / AGIR SUR L’ATTRACTIVITÉ ET L’ACCÈS AU LOGEMENT DIGNE POUR TOUS L’attractivité est un ensemble de facteurs : • Le cadre de vie n’est qu’un élément de l’attractivité ; le logement en est un autre, avec ses critères propres : adéquation et évolution de l’offre de logements, leur typologie, et coût (locatif/accession/revente) •S ’y ajoutent des éléments fonctionnels : > la présence ou l’accès facilité à des services > la présence d’équipements publics : écoles, crèches, bibliothèques, transports en commun… > la présence de services marchands : commerces du quotidien, praticiens de santé… > l’activité économique et l’emploi • Et s’y ajoutent des appréciations qualitatives > la réputation des services et des lieux > l’image et la réputation des écoles et établissements scolaires et autres équipements > la facilité de circuler et de stationner > la propreté, la tranquillité, la convivialité et l’ambiance de quartier OBJECTIF GÉNÉRAL 1 : Rendre les territoires en difficultés attractifs pour le reste de l’agglomération. Objectif opérationnel 1.1 : Donner et diffuser des images qualitatives du cadre de vie • Endiguer les phénomènes de rumeurs. Objectif opérationnel 1.4 : Développer une réputation positive des équipements et services publics • En premier lieu, en agissant sur la carte scolaire et en travaillant sur la réputation des écoles et établissements scolaires : > En développant les capacités et les performances des installations scolaires > En valorisant les équipements scolaires (le bâtiment en tant que tel) > En valorisant l’offre d’activités périscolaire : TAP, restauration, etc. > En valorisant la qualité de leurs projets socio-éducatifs et leurs résultats • En valorisant les équipements qui sont implantés dans les quartiers ou à proximité et leur offre Objectif opérationnel 1.5 : Favoriser l’appropriation du quartier pour tous • Favoriser l’ouverture et le brassage, la mixité des usages et des gens • Éviter l’appropriation exclusive et l’enfermement de lieux par des groupes • Viser la convivialité d’un village Indicateurs • Amplifier les atouts du quartier : cadre de vie, fonctionnement, équipements publics, vie pratique, activités économiques et commerciales… • Le nombre de demandes de logements vers un quartier donné Objectif opérationnel. 1.2 : Construire une image emblématique positive du quartier •L e nombre de demandes de dérogations scolaires concernant un quartier donné. • S’appuyer sur des repères, des symboles forts et positifs, sur la longue durée • Construire des références positives (culturelles, sportives, éducatives…) • Travailler sur le patrimoine et l’histoire/la mémoire des quartiers, et les valoriser Objectif opérationnel 1.3 : Proposer de l’événementiel d’un rayonnement ville /agglomération • Y implanter des événements festifs, culturels, sportifs, forums… • Inscrire les quartiers dans les manifestations « ville - agglomération » •L e nombre de refus de proposition de logements vers un quartier donné OBJECTIF GÉNÉRAL 2 : Garantir la proximité et faire évoluer le service public de proximité Objectif opérationnel 2.1 : S’assurer les moyens d’intervenir dans la proximité, auprès des habitants • Permettre et faciliter l’accès aux droits dans la proximité • Développer la médiation, le travail de rue, les actions “hors les murs”, les actions itinérantes, les modes de communication adaptées, etc., pour favoriser une meilleure mobilisation des habitants en “allant vers” • Favoriser l’inter reconnaissance entre agents de proximité et habitants usagers, par des actions en commun, présentations des équipes dans les écoles, présentations des équipes aux nouveaux arrivants… • Renforcer les relais : professionnels de terrain, habitants ressources, adultes - relais, structures de proximité, etc. Objectif opérationnel 2.2 : Soutenir et renforcer le réseau des acteurs de la proximité : • Décloisonner et coordonner les agents de proximité de l’ensemble des institutions présentes sur le quartier • Mieux coordonner les structures voisines et installer de nouvelles aires de proximité • Développer des modes de coopération entre professionnels qui visent à faciliter le repérage des personnes isolées et leur accompagnement. Objectif opérationnel 2.3 : Favoriser une coopération renforcée avec les bailleurs sociaux et acteurs du quartier • S’assurer d’une gestion urbaine de proximité et de sa réactivité • Partager et clarifier la répartition des responsabilités et les coopérations (ville CUD - bailleurs - Maisons de quartiers et autres acteurs de la vie sociale de proximité : commerces, associations, etc.) • Renforcer l’échange d’informations et la coordination de la gestion résidentielle des bailleurs avec celle de la proximité de la Ville • Encourager l’implication des acteurs économiques dans la vie de quartier. OBJECTIF GÉNÉRAL 3 : Encourager et faciliter les mobilités Objectif opérationnel 3.1 : Du point de vue matériel, physique : • Baliser et rendre lisibles les cheminements • Assurer leur propreté et leur sécurisation • Reconsidérer les périmètres de proximité en facilitant les déplacements • Effacer les frontières, ou en faire des éléments de liaison entre les quartiers (les canaux…) • Fabriquer et accompagner des sorties, des ouvertures Objectif opérationnel 3.2 : Du point de vue des connaissances et des représentations • Encourager la “culture de la mobilité”, l’ouverture et l’accès aux droits • Développer des actions d’accompagnement et de médiation pour encourager l’utilisation autonome par les habitants des ressources qui leur sont destinées • Communiquer sur l’offre ville et l’offre de l’agglomération, avec des modes de communication adaptés • Encourager les actions de proximité • Éviter l’enfermement, le repli, en continuant de valoriser l’ouverture (vers les autres quartiers, vers la ville, vers l’agglomération, et au-delà) OBJECTIF GÉNÉRAL 4 : Développer la stratégie de diversification fonctionnelle Objectif opérationnel 4.1 : Tendre et développer des diversifications, sources de mixité • D’usage, de fonction, • D’architecture, de statut. Objectif opérationnel 4.2 : Formuler des propositions pour les citadins • Donner des motifs de venir, de passer • Penser pour la ville, dans un quartier… Objectif opérationnel 4.3 : Prévenir et accompagner l’arrivée de nouveautés dans le quartier • Informer et accompagner les changements • Suivre et accompagner l’immersion de nouveaux lieux dans le quartier. / 38 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 39 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Les axes prioritaires OBJECTIF GÉNÉRAL 5 : Développer une stratégie de relogement et de mobilité résidentielle Objectif opérationnel 6.2 : Mieux repérer le mal logement 3.3 / DÉVELOPPER UN TERRITOIRE EN ASSOCIANT PLEINEMENT SES HABITANTS Objectif opérationnel 5.1 : Pouvoir observer et agir • Redéfinir une politique d’intervention de lutte contre l’habitat indigne (parc privé) • Favoriser le partenariat avec le secteur associatif L’orientation générale vise à refonder la vie démocratique locale et faire de Dunkerque un laboratoire de la démocratie locale, ouvert à l’expérimentation et à la créativité, respectant les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. • Contribuer à un observatoire sur le peuplement/logement à l’échelle de l’agglo. • Croiser l’offre et la demande de logements (AMO CUD, PLH, analyse des besoins sociaux du CCAS). • Bâtir une connaissance structurée à partir d’indicateurs demandés, permettant de zoomer sur l’occupation d’une résidence. • Contribuer à définir une politique commune agglo et bailleurs • Favoriser le relogement durable des habitants dont le logement est concerné par une procédure d’insalubrité dans le cadre d’un accompagnement coordonné Objectif opérationnel 6.3 : Mener des expérimentations pour des formes de logement innovantes Objectif opérationnel 5.2 : S’inscrire avec les résidents dans une dynamique résidentielle • Expérimenter, soutenir et encadrer la co réhabilitation (expérience “construisons ensemble”) • Suivre et accompagner le changement de besoins du logement : les décohabitations pour les jeunes, l’adaptation des logements au vieillissement… OBJECTIF GÉNÉRAL 6 : Accéder et occuper un logement adéquat et de qualité Objectif opérationnel 6.1 : Adapter le logement à l’évolution de la demande sur le territoire • Adapter la typologie de logements, les loyers… • Adapter le logement à l’évolution de la situation des populations comme le vieillissement, le handicap… • Analyser la réalité commerciale de l’accession sociale à la propriété OBJECTIF GÉNÉRAL 7 : Agir sur la tranquillité publique pour améliorer le vivre ensemble Objectif opérationnel 1.1 : Redonner de la confiance • Provoquer, faciliter la connaissance et les reconnaissances entre habitants et professionnels • Soutenir la qualité du lien social et les solidarités locales • Fabriquer des présences multiples sur l’espace public • Favoriser le commerce et activités avec pignon sur rue • Soutenir une action de prévention coordonnée (prévention spécialisée, PJJ, maisons de quartier, etc.) Objectif opérationnel 1.2 : Montrer, afficher des autorités • Expérimenter et créer de nouvelles formes et méthodologies de la participation C’est pourquoi, il est proposé un cadre et une stratégie communs à l’ensemble du territoire communal (par ex. au travers des Fabriques d’Initiatives Locales) : il s’agit d’expérimenter et de faire du “sur-mesure” pour chaque quartier ou secteur, dont bien sûr ceux relevant de la politique de la Ville. L’enjeu, les concernant, est de les intégrer de fait dans le “droit commun” des dynamiques démocratiques. Dès lors une vigilance sera ainsi apportée pour que l’expérimentation menée plus spécifiquement sur les secteurs en politique de la Ville ne se “retourne” pas en un processus de stigmatisation de ces secteurs et de ses habitants ; elle doit pouvoir être bien au contraire l’un des leviers du vivre ensemble et du lien social, ici, comme ailleurs. • En coopération avec l’institution responsable (ou pilote), favoriser les démarches et les partenariats permettant d’expérimenter des formes adaptées de consultation ou de concertation des habitants autour de certaines politiques publiques (par ex. : le RHNS), ou relevant des axes prioritaires du contrat de ville. • En lien avec la Communauté Urbaine, cheminer vers la constitution progressive d’un Conseil Citoyen. Indicateurs • Promouvoir l’écoute approfondie de la population et l’échange direct entre les habitants et leurs représentants élus tout en promouvant des relations de co-responsabilité et de réciprocité. • Nombre d’ateliers lancés et nombre de secteurs ayant accueilli un atelier participatif • Redonner ou reconnaître aux habitants un pouvoir d’agir sur leur cadre de vie, leur environnement social et leur parcours individuel et collectif. • Agir dans la réactivité face aux dégradations • Valoriser les démarches participatives ou citoyennes menées au sein des quartiers. • Assurer une action constante et continuelle Les objectifs généraux sont : Objectif opérationnel 1.3 : Favoriser les coopérations entre les acteurs concernés (cellule de veille…), celles entre la Police et la Justice OBJECTIF GÉNÉRAL 1 : mettre en place des démarches participatives visant à écouter, co-construire et coproduire des projets, de la solidarité et du bien commun avec les habitants, dans leur pluralité Objectifs opérationnels : • Mettre en place des démarches participatives progressivement sur l’ensemble des quartiers de la Ville et sur l’ensemble des secteurs en politique de la Ville (Fabriques d’Initiatives Locales, etc.) CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE • En lien avec la communauté urbaine, contribuer à définir et mettre en place une “Maison du Projet” quand l’intervention sur l’urbain est un levier déterminant de l’évolution du quartier et du quotidien des habitants, plus spécifiquement pour accompagner les projets de rénovation urbaine (Ile Jeanty, Banc Vert) Les finalités poursuivies sont : • Ne pas laisser s’installer l’indifférence. / 40 / • Favoriser le plus souvent possible des démarches ouvertes à tous les habitants et apporter une attention aux habitants éloignés du débat public • Favoriser la possibilité pour les habitants d’être force de proposition quant aux projets à co-construire • Logement conçu pour de la colocation, en analysant les besoins. • Expérimenter aider l’habitat participatif dans les quartiers politique de la ville • Favoriser les démarches de co-construction ou de co-productions de projet (dépasser, quand cela est pertinent, les niveaux de la consultation et de la concertation). • Associer les habitants le plus en amont possible au projet à co-construire • Logement simple et modique en gestion et charges • Logement au primo accédant / logement avec second œuvre différé ou foncier différé • Favoriser la capacité de ces démarches participatives à aborder les 6 axes prioritaires du projet de territoire de cohésion sociale et urbaine et le champ du développement durable • Maintenir les comités d’usagers et renforcer leur rôle • Expérimenter le logement sain confort et à prix maîtrisé • Expérimenter un système de cotation pour l’attribution de logements • Faire évoluer la notion de “peuplement” vers celles de “parcours résidentiel” ou de “mobilité résidentielle” L’enjeu est bien de renouveler la dynamique démocratique, non pas en se centrant sur les seuls secteurs en politique de la Ville, car le vivre ensemble concerne l’ensemble des Dunkerquois. /3 • Types et nombre de projets co-construits • Nombre et variété des thèmes abordés • Nombre d’habitants participants et catégories de participants (hommes, femmes, âges, etc.) • Modalités de communication et mise en place d’outils numériques • Effets sur le parcours des personnes et sur leur environnement ainsi que sur leur représentation (de soi, des autres, de leur environnement…) • Typologie des démarches définissant les projets travaillés avec les habitants (ciblage des projets avec les habitants ? Proposition des projets par la Collectivité, par les pouvoirs publics, etc. ? Proposition faite par des collectifs d’habitants, une association ?) • Lien des démarches participatives avec la programmation annuelle et les appels à projets (État, Région, autres) • Définition du projet « maison de projet » et mise en œuvre de la maison du projet (choix du lieu, outils du travail avec les habitants, par ex. : maquette, films, outils numériques…) COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 41 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine OBJECTIF GÉNÉRAL 2 : Favoriser et promouvoir toutes démarches participatives générant des effets d’éducation populaire Objectifs opérationnels : • Donner les clefs de compréhension et favoriser le discernement, la prise de recul et l’esprit critique des habitants, des citoyens • Favoriser l’usage raisonné des outils numériques (éducation à l’image, à l’utilisation des outils numériques…) • Accompagner, voire former, les habitants afin qu’ils puissent conforter, développer leur capacité à construire un collectif et des engagements citoyens de façon autonome et/ou dans le dialogue avec les institutions démocratiques (collectivités locales, État, école…) et les acteurs du territoire (bailleurs, entreprises publiques, commerçants…) • Favoriser la formation des habitants tout au long de la vie • Favoriser l’éducation à la citoyenneté pour les enfants et les jeunes • Construire et animer des réseaux d’éducation populaire au bénéfice des habitants • Soutenir la capacité des habitants à utiliser les ressources du territoire et à la mobilité Les axes prioritaires > mobiliser de nouvelles méthodes d’animation ; renforcer les savoirs faire d’animation de débat…, > promouvoir la médiation culturelle, sportive…, > promouvoir les pratiques de co-éducation, > intégrer dans les pratiques professionnelles, l’usage raisonné et critique du numérique… • Favoriser ou conforter les pratiques professionnelles d’accompagnement individuel ou collectif visant à développer la prise d’autonomie des populations et leur pouvoir d’agir individuellement ou collectivement • Favoriser les partages d’expériences entre professionnels, au sein d’un même métier, ainsi qu’entre métiers différents (par ex. : travail social et culture, animation et travail social…) • Favoriser les formations des professionnels • Favoriser les co-formations (habitants, professionnels, élus…) Indicateurs • Mise en réseau des maisons de quartier, de l’AGUR, maison de l’environnement, établissements et acteurs de la culture, learning center, associations, etc., et leur implication vis-à-vis des secteurs prioritaires • Typologie et nombre de formations des professionnels de l’accompagnement social mises en place • Typologie et nombre d’échanges d’expériences et de pratiques. Indicateurs • Nombre et type d’actions de sensibilisation menées • Typologie et nombres d’actions collectives mise en œuvre OBJECTIF GÉNÉRAL 4 : promouvoir l’engagement et les initiatives collectives des habitants et des associations. • Nombre et types de formations des habitants, des bénévoles mises en œuvre Objectifs opérationnels : • Nombre de débats et de thèmes abordés et qualité des débats • Typologie et nombre d’échanges et de visites d’expériences • Nombre d’habitants concernés ou impliqués et catégories (jeunes, hommes/femmes, etc.) • Moyens humains mis en place ou mobilisés pour accompagner et cheminer avec les habitants des quartiers en politique de la Ville (nombre de salariés des maisons de quartier, de travailleurs sociaux, d’éducateurs de la prévention spécialisée, de la maison de la vie associative, etc.) • Implication coordonnée dans les FIL des secteurs en politique de la Ville de ces acteurs • Mettre en place des fonds de soutien aux initiatives collectives des habitants et des associations • Soutenir la vie associative • Développer les formes de solidarité actives (échanges de savoir-faire et de services, jardins partagés, écoles de consommateurs, amitiés seniors, etc.) et de construction du lien social • Favoriser les conventionnements partenariaux Indicateurs • montants des enveloppes budgétaires dédiées à ces fonds de soutien des initiatives • nombres d’actions soutenues OBJECTIF GÉNÉRAL 3 : favoriser l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation des bénéficiaires et des habitants ou dans une visée d’éducation populaire Objectifs opérationnels : • Favoriser l’émergence ou conforter les postures et compétences des professionnels afin de soutenir la créativité et l’innovation dans les méthodes et les pratiques, comme par exemple : > sortir de son équipement pour « aller vers et cheminer avec les habitants » ; / 42 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE • nombre et typologie des porteurs de projet (jeunes, hommes/femmes, etc.) • type de gestion de ces fonds (avec des habitants ou non…) • aides directes (montant des subventions) aux associations agissant dans les secteurs prioritaires • types et montant des aides indirectes (mise à disposition de locaux, soutien logistique aux associations…) • type et nombre d’actions menées par des associations et soutenues dans le cadre de la programmation annuelle • moyens humains pour accompagner les associations et les collectifs d’habitants (Nombre de maisons de quartier, nombre de salariés des maisons de quartier, de la MVA…) /3 3.4 / DYNAMISER LE VOLET ÉDUCATIF POUR DONNER DES PERSPECTIVES AUX ENFANTS ET AUX JEUNES Le volet Éducation du Contrat de Ville 2015-2020 s’appuie sur un ensemble préexistant de textes, dont les orientations relèvent à la fois de politiques municipales et de politiques contractuelles. Ainsi peut-on citer notamment les politiques de la Ville de Dunkerque en matière d’enfance, de jeunesse, de culture et de sport, mais également les conventions conclues avec l’ADuGES et les services départementaux dans le cadre de la prévention spécialisée. Le volet Éducation s’appuie également sur le travail concerté mené dans le cadre du CUCS Expérimental, ainsi que sur les politiques nationales du secteur (Programme de Réussite Éducative, Éducation prioritaire…). Enfin, le travail de concertation mené à l’échelle de la ville et de la communauté urbaine pour l’élaboration du Projet Territorial de Cohésion Sociale et Urbaine (PTCSU) encadre la définition des objectifs du volet Éducation. Sont reprises ci-dessous les grandes orientations de ces documents-cadres, qui ont permis de développer le volet éducation du contrat de ville autour de 4 objectifs généraux : • Favoriser la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes. • Soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants. • Promouvoir les pratiques de coéducation pour articuler, renforcer et combiner l’action des différents acteurs socio-éducatifs (y compris dans le secteur culturel, artistique et sportif) dans le cadre de la construction du Projet Éducatif Local. • Promouvoir activement les valeurs de la République, de la laïcité et de la mixité sociale, afin de promouvoir la richesse culturelle du territoire et de favoriser le bien-vivre ensemble. LES DOCUMENTS-CADRES ET LEURS ORIENTATIONS Politique Enfance : Le projet éducatif territorial (PEDT) est un outil de collaboration qui rassemble, à l’initiative de la collectivité, l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation. Il permet de proposer à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité avant pendant et après l’école garantissant ainsi, dans le respect des compétences de chacun, la complémentarité des temps éducatifs. Les communes associées de Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck après une vaste concertation engagée sur l’organisation de la semaine scolaire sur le territoire du grand Dunkerque s’engagent aujourd’hui dans l’écriture du PEDT 2015-2018 qui témoigne de la volonté partagée du maire de Dunkerque et des maires délégués de proposer aux familles un cadre sécurisant, respectueux du développement de l’enfant. Les principes de laïcité, de non-discrimination, d’égalité de traitement sont à la base des programmes d’animation conçus par les équipes encadrantes. Les activités proposées auront pour objectifs, sur tous les territoires, l’apprentissage du respect des autres et des biens, l’enrichissement du dialogue coopératif, le développement de la créativité, de l’imagination, de l’autonomie et de la responsabilité. Le PEDT prendra en compte les dispositifs de contractualisation existant tels que le CLAS, le CEJ… Le PEDT constituera le cadre structurant du volet éducatif du contrat de ville en cours d’écriture. Le Contrat Enfance Jeunesse (CEJ) 2014-2017 se développe quant à lui autour des orientations suivantes : > une attention particulière portée à l’enfant de son plus jeune âge jusqu’à l’adolescence, en veillant à son développement et son épanouissement et en aidant sa famille dans sa fonction éducative > le développement de l’autonomie de l’enfant et du jeune dans un climat environnemental et affectif “harmonieux” (parentalité, développement de la citoyenneté…) > une attention particulière concernant la gestion de l’offre et de la demande en matière d’accueil notamment, et poursuite des formations afin d’assurer un accueil de qualité. > Diversification des vecteurs de communication et d’information en direction des parents et des jeunes et mise en place d’un observatoire Petite Enfance afin d’améliorer la lisibilité et développer la mise en relation de l’offre et de la demande. > Poursuite du développement de la démocratie participative au travers du Conseil Municipal des Enfants. Politique Jeunesse La politique Jeunesse de la Ville a pour objectif de prendre en compte l’ensemble de la jeunesse du territoire dans toute sa diversité. La politique Jeunesse se veut transversale, en effet, le public jeune relève de plusieurs thématiques : santé, logement, formation, culture, sport… La politique Jeunesse s’articule autour de 4 axes : AXE 1 : Une ville construite pour sa jeunesse > Associer les jeunes aux projets urbains > Créer des outils de communication à destination des jeunes > Créer un lieu dédié à la jeunesse (information et valorisation) > Mobiliser l’ensemble des acteurs de la jeunesse du territoire AXE 2 : Participation des jeunes > Les rencontres AJT (Actions Jeunesse et Territoire) > Créer un dispositif de participation pour les 16-30 ans > Relancer le dispositif des relais jeunes > Créer une passerelle entre le Conseil Municipal d’Enfants (CME) et les relais jeunes > Développer le dispositif du service civique > Mettre en œuvre des instances d’échanges entre l’élu à la jeunesse et les jeunes > Favoriser la mobilité européenne > Valoriser les initiatives des jeunes AXE 3 : Parcours de réussite > Mettre en place un passeport de compétences > Travailler sur l’estime de soi > Accompagner individuellement les jeunes les plus éloignés de l’emploi > Valoriser les compétences des jeunes > Travailler sur le décrochage scolaire AXE 4 : L’épanouissement des jeunes > favoriser l’accès aux loisirs > favoriser l’autonomie des jeunes > encourager l’ouverture culturelle et sportive COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 43 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Politique Sportive Les finalités de la politique sportive consistent à promouvoir les activités physiques et sportives dans toutes leurs dimensions et s’articulent autour de 4 axes stratégiques : • Éducation, intégration et médiation par le sport • Encouragement et soutien de la vie associative et toutes les formes de mixité au sein des associations • Contribution à l’enseignement du sport en lien avec l’Éducation Nationale (EPS à l’école, apprentissage du patinage et de la natation) • Contribution au rayonnement de notre territoire par l’organisation d’événements sportifs La politique sportive poursuit quatre objectifs généraux transversaux : • Favoriser l’éducation, la cohésion sociale et la solidarité • Développer la concertation et la participation • Innover en laissant place aux pratiques sportives émergentes • Rénover les équipements sportifs vétustes et valoriser l’existant Politique Culturelle Les finalités de la stratégie culturelle dunkerquoise sont doubles. Il s’agira de promouvoir arts et culture à la fois pour : • Leur valeur intrinsèque, en tant que “fins en soi” • Leur rôle en tant que leviers importants de • Développement durable (social, urbain, économique, environnemental, participation…) • Rayonnement et de profilage du territoire • Cohésion sociale et de confiance en soi collective Trois axes stratégiques généraux La politique culturelle de la Ville de Dunkerque s’articule autour des trois axes majeurs suivants : • Participation / pratiques : une politique de participation des habitants en phase avec leurs attentes et leurs nouveaux besoins, soutien aux pratiques (amateurs et professionnalisantes) • Créativité / création et savoirs : un soutien aux pratiques émergentes, aux jeunes talents et au secteur créatif (création/créativité/inventivité) dans une logique d’accès aux savoirs pour tous • La ville attractive et en mouvement : valoriser l’offre culturelle et le profil culturel dunkerquois ; rendre plus visibles les pôles culturels et artistiques dunkerquois ; développer l’événementiel ; mieux communiquer sur la vie culturelle ; adapter les espaces aux attentes nouvelles des publics (dans toute leur diversité) ; renforcer le dialogue art/culture – espace public ; • La ville apprenante : développer l’éducation populaire et l’apprentissage tout au long de la vie ; favoriser la professionnalisation ; •L a ville des patrimoines en dialogue avec les enjeux présents et futurs : favoriser une approche innovante et participative de la valorisation des patrimoines matériels et immatériels en réponse aux problématiques présentes et d’avenir (nouveau regard sur la reconstruction et le patrimoine urbanistique et architectural dunkerquois, nouveaux usages des canaux, nouvelles utilisations de l’héritage industrialo-portuaire, valorisation de l’héritage interculturel des populations…). La Prévention Spécialisée La convention d’objectifs concertés entre le conseil général, l’AAE et la ville est en cours de réécriture. Ceci étant, peuvent être rappelés ici les grands principes de la Prévention Spécialisée ainsi que ses modes d’intervention. Les grands principes de la Prévention Spécialisée : •L ’absence de mandat nominatif : il n’y a pas de mandat judiciaire, administratif en direction d’un individu mais un agrément territorial global. •L a libre adhésion des jeunes : chaque jeune est libre d’accepter la relation éducative ou de la refuser •L e respect de l’anonymat des jeunes et des familles : la levée de l’anonymat se fait avec leur accord •L ’inter-institutionnalité : l’action éducative s’articule en partenariat avec les autres services •L a non-institutionnalisation des activités : les activités n’ont pas vocation à devenir pérennes et à se substituer aux dispositifs de droit commun, il s’agit alors de trouver des relais institutionnels •L e support associatif • Patrimoine et mémoires : une valorisation des ressources spécifiques du territoire (urbanisme, architecture, port, canaux, plage, pratiques sociales…), de sa localisation géographique particulière (frontalière, nord-ouest, européenne, maritime…), et du patrimoine matériel et immatériel, réponse aux enjeux présents et futurs, le tout dans un esprit d’ouverture. Les professionnels articulent différents modes d’intervention afin de construire un travail global à destination de l’individu et du territoire : Cinq objectifs transversaux Plus spécifiquement, la politique culturelle dunkerquoise se veut au service de : • L’action sur le milieu consiste à faire des jeunes et leurs familles des acteurs de leur quartier et de la vie locale • La ville laboratoire : soutenir la création, la créativité, l’émergence ; • La ville participative, de l’inclusion sociale et de l’ouverture : favoriser dans tous les quartiers, les pratiques (amateurs, professionnalisantes) et la participation de la plus grande diversité de publics et d’acteurs locaux, en prenant en compte le prisme des habitants ; promouvoir la dimension collective, l’ouverture à l’autre et le dialogue interculturel ; / 44 / Les axes prioritaires CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE • La présence sociale dont le travail de rue est une action phare • L’accompagnement social individuel (entretiens, visites à domicile, démarches…) • L’action collective ou le travail auprès de groupes • L’action en partenariat indissociable du rôle de relais avec le droit commun que joue la prévention pour des jeunes en rupture ou en rejet des institutions. CUCS Expérimental Le Volet Éducation du Contrat de ville 2015-2020 s’appuie également sur l’important travail de réflexion et de concertation mené dans le cadre du CUCS Expérimental en 2011. Dispositif de Réussite Éducative Le Dispositif de Réussite Éducative propose une démarche de prise en charge globale de l’enfant : on ne s’adresse pas seulement à “l’élève”, mais à des enfants et adolescents, en prenant en compte le contexte familial et environnemental qui est le leur. Ainsi, les objectifs sont : • accompagner depuis l’école maternelle et jusqu’au terme de la scolarité obligatoire les enfants et adolescents qui présentent des signes de fragilité • mettre en œuvre des parcours individualisés, avec interventions individuelles ou en petits groupes • inscrire les actions dans la durée • prendre en compte tous les facteurs (sociaux, culturels, sanitaires, familiaux, environnementaux…) influant sur le développement de l’enfant • associer concrètement les parents qui participent à la définition et au suivi du parcours éducatif proposé à leur enfant, et peuvent être accompagnés directement aussi (aide financière, aide à l’exercice de leur fonction parentale) • s’inscrire en complément et en cohérence avec les dispositifs existants (dits de droit commun), et ne pas s’y substituer. Le Dispositif de Réussite Éducative de la ville de Dunkerque développe notamment ; avec le soutien de son Équipe Pluridisciplinaire de Soutien et de son Conseil Consultatif ; des actions de prévention du décrochage scolaire et de lutte contre les inégalités (« Coup de Pouce Clé », « Valorisation des savoirs et des compétences », « Stimulation langagière Com’ens », « Accompagnement Vers la Lecture », « Sessions d’Accompagnement Scolaire »), des interventions dans les domaines sanitaires et sociaux (« Accompagnement des élèves en situation de surpoids ou d’obésité », « Favoriser l’accès aux soins »), ainsi que des actions visant à réduire les actes de violences et à mieux intégrer les enfants ayant des besoins spécifiques (« Accompagnement individuel sur le temps de la pause méridienne », « Sessions d’Accompagnement Scolaire »). Éducation prioritaire La politique d’éducation prioritaire a pour objectif de « corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire par un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements des territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales ». La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République en a défini l’objectif : « ramener à moins de 10 % les écarts de réussite scolaire entre les élèves de l’éducation prioritaire et les autres élèves de France. » Les principes de la refondation de l’éducation prioritaire se fondent sur une refondation pédagogique, un remplacement des réseaux existants par les REP et REP+, et le soutien du travail en équipe, de la réflexion et de la formation. Le Bulletin Officiel n° 6 du 5 février 2015 détermine la liste des écoles et des établissements scolaires publics participant au programme « réseau d’éducation prioritaire renforcé » (REP+). À Dunkerque, il s’agit du collège Lucie Aubrac ; des écoles élémentaires du Fort-Louis, du Parc de la Marine, Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jules Ferry et Paul Dessinguez ; et des écoles maternelles du Fort-Louis, Jean Macé, du Parc de la Marine, Andersen, du Carré de la Vieille, Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jean Giono, et Paul Dessinguez. /3 Le Collège Van Heck nécessitera une attention particulière, il n’est pas repris en REP+ alors qu’il accueille une proportion importante d’enfants issus des secteurs prioritaires Soubise et Basse-Ville (cette proportion est nuancée par l’accueil de classes sport-études). L’équipe pédagogique fait remonter l’importance des problématiques éducatives et scolaires rencontrées par beaucoup d’enfants de ces secteurs. Par ailleurs Soubise et Basse-Ville sont les 2 secteurs qui ressortent de l’enquête menée par le Conseil Général sur les besoins en protection de l’enfance. À noter le partenariat également avec les maisons de quartier (ADuGES), acteurs du développement social local et contributeurs majeurs dans le champ éducatif, de l’éducation populaire, de la vie citoyenne. Maisons de quartier et convention partenariale Les maisons de quartier de l’ADuGES sont devenues progressivement des contributeurs majeurs que ce soit en termes de dynamiques favorisant la participation des habitants et la vie citoyenne ou en termes d’offre de services publics de proximité. La reconnaissance du positionnement spécifique des maisons de quartier dans le développement social local, l’animation de la vie sociale et la participation des habitants se met en écho avec : • leur capacité à offrir et accompagner les espaces de dialogues, d’échanges et d’actions collectives de proximité et l’exercice de la citoyenneté ; • leur capacité à favoriser et à accompagner les démarches participatives sur des questions sociales et transversales (liant plusieurs domaines : éducation, santé, parentalité, culture, insertion), tout en jouant pleinement leur rôle d’éducation populaire sur les questions urbaines, en lien avec les projets menés sur le dunkerquois ; • leur capacité à contribuer à la dynamique de la démocratie locale, notamment au travers de leur démarche de projet participatif et partenarial ; • leur capacité à fédérer de nombreux acteurs autour des problématiques qui se posent dans la proximité. Elles participent ainsi activement au développement social des territoires et de leurs habitants. Elles sont très impliquées à l’échelle de la proximité (l’îlot de vie et le quartier). Le projet de développement social de chaque maison de quartier permet de mettre au travail les “croisements” entre logiques descendantes (politiques publiques) et ascendantes. Elles contribuent par là à faire remonter les problématiques et enjeux qui se posent dans la proximité. Aujourd’hui, la convention Ville/ADUGES est en cours de refonte au vu des nouveaux enjeux de société (fragilisation du vivre ensemble, dénigrement du “collectif” et des institutions, la jeunesse et le vieillissement, l’augmentation de la pauvreté…). Ces mutations qui affectent l’ensemble de la société amènent à réfléchir à une forme d’évolution (plus de participation, une meilleure prise en compte des territoires, un meilleur partenariat) des modes d’intervention de l’action publique et des maisons de quartier qui doivent s’adapter pour répondre aux attentes de la population. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 45 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Les axes prioritaires /3 LA DÉCLINAISON SUR LES QUARTIERS PRIORITAIRES OBJECTIF GÉNÉRAL 1 : Favoriser la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes. Objectifs opérationnels : • Donner à tous les enfants et tous les jeunes les meilleures chances de réussite > Contribuer à favoriser la réussite et l’épanouissement de tous en garantissant un accès à l’éducation de même qualité sur l’ensemble du territoire et en développant les actions innovantes et mixtes (par exemple sportive + scolaire, culturelle + éducative…) > Lutter contre le décrochage scolaire et l’absentéisme (dispositifs d’alternance, actions spécifiques, lien école /collège / lycée…) > Développer l’accès au numérique et l’éducation aux médias > Favoriser la maîtrise des langues et les pratiques langagières > Favoriser les actions d’accompagnement individuel de l’enfant et du jeune (DRE, AILE, Éducateurs de rue…) > Favoriser l’accès à l’autonomie en encourageant et soutenant les initiatives des enfants et des jeunes (projets individuels ou collectifs notamment) > Soutenir les pratiques émergentes, les jeunes talents et le secteur créatif (création/créativité/inventivité) > Favoriser l’accès aux associations sportives et culturelles des quartiers • Développer les actions d’éducation à la santé > Poursuivre et développer la mise en œuvre des actions de prévention et de promotion de la santé envers les enfants et les jeunes > Favoriser le lien et les échanges entre structures spécialisées en santé et les structures éducatives, culturelles et sportives (actions autour des personnes en situation de handicap, création d’un guide (support internet et papier) avec les associations en capacité d’accueillir en pratique unifiée…). > Favoriser la pratique physique et sportive comme vecteur de santé et de réussite : actions des éducateurs (terrestres et piscines) et animateurs dans le cadre de la mise à disposition dans les écoles primaires et dans le cadre du dispositif Sport Pass par exemple. > Développer les espaces “aménagés” de pratiques libres (sportives, culturelles…) • Ouvrir l’horizon professionnel des jeunes, en travaillant notamment sur l’orientation, sur l’accès aux études universitaires et sur l’esprit d’entreprendre, la prise d’initiative. > Améliorer l’employabilité des jeunes, leurs insertions professionnelles et leurs autonomies en développant l’estime de soi, la confiance individuelle et collective et le savoir-être par des actions innovantes, qu’elles soient culturelles, artistiques, sportives, éducatives… > Utiliser les outils numériques à des fins culturelles et artistiques, sensibiliser à l’accès au savoir sur Internet, former parents et enfants (éducation numérique), promouvoir les métiers du numérique / 46 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE > Développer la mise en réseau avec le monde associatif et les partenaires pour fluidifier l’information (recherche de stage, travail…) et favoriser l’orientation active (pratiques d’alternance, actions d’ouverture / découverte des métiers, création d’une plateforme d’orientation vers les métiers du sport, de la culture, du numérique et autres…) OBJECTIF GÉNÉRAL 2 : Soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants. Objectifs opérationnels : • Favoriser les actions de parentalité à destination des très jeunes parents, notamment en amont dès la maternité. • Développer des actions et une vigilance particulière à l’égard des familles monoparentales très représentées sur les territoires prioritaires. • Encourager l’engagement, l’implication et la participation des parents sous toutes leurs formes (mise à disposition d’espaces de dialogue, de débat…) et en tous lieux (associations, clubs, école, maisons de quartier…). • Accompagner et soutenir les enfants, les jeunes et les familles dans la mise en œuvre de leurs projets (individuels ou collectifs) • Favoriser et développer l’ouverture et la place des parents au sein des établissements scolaires et des écoles. • Développer les moyens d’information, de concertation et de communication entre les parents, l’école, les maisons de quartier, la ville (FIL, Kiosque famille…) • Favoriser et développer les pratiques sportives et culturelles tout au long de la vie • Développer les actions de lutte contre l’illettrisme et d’accompagnement à la maîtrise de la langue française • Favoriser l’implication des parents dans la scolarité et l’accompagnement éducatif, culturel et sportif de leurs enfants en développant la contractualisation sur l’ensemble des dispositifs autour de l’enfant et du jeune, notamment par la mise en place de “contrats” sur les dispositifs particuliers tels que Force Sud. OBJECTIF GÉNÉRAL 3 : Promouvoir les pratiques de coéducation pour articuler, renforcer et combiner l’action des différents acteurs socio-éducatifs (y compris dans le secteur culturel, artistique et sportif) dans le cadre de la construction du Projet Éducatif Local. Objectifs opérationnels : • Faire évoluer les modalités de mise en œuvre de l’action publique > Renforcer la cohésion de la communauté éducative et promouvoir les échanges entre partenaires socio-éducatifs, culturels, artistiques et sportifs, développer les outils communs de suivi et d’action > Harmoniser les dispositifs éducatifs et de prévention afin de gagner en lisibilité et en cohérence > Acter des temps de rencontre entre les techniciens, les élus et les jeunes, les enfants ou les parents selon les thématiques > Veiller à assurer la pérennité et la périodicité des dispositifs mis en place • Réaffirmer l’importance de la continuité, de la cohérence et de la complémentarité des temps > Faire du temps scolaire, périscolaire et extrascolaire un temps éducatif continu et cohérent, dans le respect des rythmes de l’enfant. Ces articulations et complémentarité des temps s’inscrivent dans la notion de parcours éducatif des enfants. > Assurer le lien entre les nouvelles méthodes éducatives et la réforme des rythmes scolaires > Assurer la qualification des encadrants sur les temps de pause méridienne et de garderie (matin / soir) • Partager les nouvelles méthodes éducatives qui peuvent venir en complémentarité des pratiques existantes > Promouvoir l’éducation populaire notamment en soutenant les actions des associations dans ce domaine et l’apprentissage tout au long de la vie > Favoriser les actions d’accompagnement individuel de l’enfant ou du jeune > Assurer la poursuite des dynamiques partenariales avec l’école / le collège, la maison de quartier et les acteurs du Dispositif de Réussite Éducative > Favoriser de nouvelles méthodes d’apprentissage (par exemple les Apprentis d’Auteuil) > Promouvoir les actions en lien avec les acteurs artistiques et culturels, et développer les échanges entre les sportifs de haut niveau et la population (valeur d’exemple) > Favoriser et valoriser les actions innovantes (Académie d’été, classes orchestres…) et penser leur diffusion, leur transférabilité > Favoriser la visibilité et l’accessibilité des dispositifs, actions et informations à destination de la jeunesse (Lieu Jeunesse) ou autres (ouverture vers d’autres structures qui portent les dispositifs de droit commun) • Renforcer le travail de rue et la prévention spécialisée > Conforter les équipes de rue destinées au travail avec les jeunes > Développer les actions hors les murs, sur les lieux fréquentés par les enfants / jeunes OBJECTIF GÉNÉRAL 4 : Promouvoir activement les valeurs de la République, de la laïcité et de la mixité sociale, afin de promouvoir la richesse culturelle du territoire et de favoriser le bien-vivre ensemble Objectifs opérationnels : • Contribuer à faire de tous les enfants et tous les jeunes des citoyens de demain, acteurs du développement durable > Favoriser l’apprentissage du vivre ensemble à travers des actions de solidarité (y compris internationale), d’engagement, de lutte contre les discriminations et de respect des différences et de la laïcité, en associant pleinement les équipes enseignantes, éducatives et d’animation > Prévenir les phénomènes de violence et de harcèlement (travail sur le climat scolaire par exemple) > Favoriser la participation des enfants et des jeunes, par la concertation et par l’action (participation aux FIL par exemple) > S’appuyer sur les réussites des enfants et des jeunes issus des quartiers prioritaires > Développer les projets transculturels et sur le patrimoine local matériel/immatériel > Favoriser les échanges internationaux (révélateurs des ensembles sociétaux) > Favoriser une approche innovante et participative de la valorisation des patrimoines matériels et immatériels en réponse aux problématiques présentes et d’avenir : expliquer l’histoire urbaine - intervention sur le territoire (parcours artistique) > Développer les temps d’échange entre populations et entre générations grâce à un programme d’animation qui encourage l’ouverture à l’autre et le dialogue transculturel (ateliers d’écriture, débats, contes, lecture…) > Utiliser les dispositifs existants (soirées sportives par exemple) pour y travailler la mixité des publics, la tolérance, le partage des bonnes pratiques et le respect des contraintes liées aux lieux et aux personnes. LA MOBILISATION DU DROIT COMMUN La mobilisation du droit commun est l’un des éléments central de la nouvelle politique de la ville. Dans le cadre de son volet éducation, la ville de Dunkerque travaillera l’analyse de la mobilisation du droit commun sur les territoires prioritaires, et veillera le cas échéant à sa mobilisation accrue. Au niveau de la ville, les politiques de droit commun sont d’ores et déjà mobilisées sur les territoires prioritaires, notamment à travers un maillage dense des maisons de quartier, la mise à disposition renforcée des ETAPS et des ATSEM dans les écoles, l’accès aux équipements culturels et sportifs pour les classes issues des quartiers prioritaires, l’ouverture tardive des salles de sport… Par ailleurs, les actions jeunesse de la Ville sont à destination de tous les jeunes du territoire. Néanmoins, des dispositifs s’adressent aux jeunes les plus en difficultés ; pour cela, l’un des critères d’éligibilité à certains dispositifs est celui des ressources. Une attention particulière est également apportée aux jeunes des territoires prioritaires. En effet, un travail partenarial avec les acteurs de terrains, éducateurs de rue et maisons de quartiers est engagé pour aider les jeunes à s’inscrire dans les dispositifs de droit commun existants. La Ville de Dunkerque a mis en place des Projets Jeunesse de Territoire (PJT) rassemblant les acteurs de terrain. Dans le cadre de ces PJT, des actions spécifiques à destination des jeunes des territoires prioritaires ont pu voir le jour : Force Sud, le forum stage, le projet TACAJIR. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 47 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Ceci étant, le cadre du nouveau contrat de ville permettra une attention renforcée ainsi qu’une prise de recul sur cette mobilisation du droit commun à ses différents niveaux : institutionnel (continuité du service public…) et associatif. Ce travail d’analyse permettra le cas échéant de faire évoluer l’intervention publique en faveur d’une mobilisation accrue du droit commun dans les quartiers prioritaires (meilleur accès aux dispositifs de droit commun, participation aux événements…) LES DÉMARCHES PARTICIPATIVES Les démarches participatives sont au cœur des nouveaux Contrats de Ville. La Ville de Dunkerque inscrit pleinement son action dans le développement des démarches de participation des habitants, en développant les « Fabriques d’initiatives Locales » (FIL) sur différents quartiers et thématiques. À ce titre, une attention particulière sera portée à la mobilisation des habitants des quartiers prioritaires. Concernant la thématique « Éducation », la Ville de Dunkerque a mené une vaste concertation sur la réforme des rythmes scolaires, qui a abouti fin janvier 2015 au vote des parents d’élèves sur l’organisation de la semaine scolaire. La démarche se poursuit avec la mise en place d’ateliers FIL portant sur le contenu des ateliers éducatifs menés sur les après-midi libérés dans le cadre de la nouvelle organi- Les axes prioritaires sation de la semaine scolaire. Cette concertation dépasse le seul volet éducatif et intègre les enjeux culturels et sportifs notamment. Il s’agit ainsi de construire une relation de confiance durable et d’ancrer la mobilisation et l’implication de chacun dans les pratiques des habitants et des institutions. Dans le prolongement de cette démarche, la Ville de Dunkerque souhaite développer progressivement, dans le cadre de son Dispositif de Réussite Éducative (DRE), une démarche de co-éducation visant à la co-construction des futurs programmes d’actions du DRE. À destination des parents, cette démarche inclura les acteurs de la communauté éducative, culturelle et sportive. Enfin, la participation des jeunes est au cœur de la politique jeunesse de la Ville de Dunkerque et s’inscrit dans de nombreux dispositifs tels que les points citoyens, le service civique, le Zoom festival ou l’aide aux départs autonomes. La collectivité réfléchit également sur la place des jeunes dans les instances de démocratie participative. Dans ce cadre, la Ville de Dunkerque avait mis en place un dispositif “relais jeunes”, plus souple qu’un conseil de jeunes. Cela permettait de disposer d’un espace de concertation avec les jeunes. Aujourd’hui ce dispositif est en sommeil et une réflexion est en cours pour intégrer les jeunes aux Fabriques d’Initiatives Locales (FIL). Indicateurs La Ville de Dunkerque a choisi de retenir les indicateurs ci-dessous, qui sont adaptables pour chacun des objectifs et les actions qui en découleront. Rassemblés et analysés, ces indicateurs permettront d’évaluer la mise en œuvre du contrat de ville 2015-2020 et de guider son évolution. Éléments quantitatifs : Éléments qualitatifs : • Nombre de personnes concernées (par secteur / par action / par tranche d’âge) et évolution • Développement effectif de l’implication des enfants, des jeunes et des parents • Nombre de projets et actions effectivement mis en œuvre • Renforcement des collaborations entre les différents acteurs et de la cohérence de leurs interventions • Taux de fréquentation / participation / rotation / mixité des publics et des sexes, et leurs évolutions • Développement effectif des actions innovantes et leur pérennisation • Amélioration des indicateurs scolaires (nombre de décrocheurs, taux de retard en 6e, incivilités…) • Développement et amélioration effective de la mobilisation du droit commun. • Amélioration des indicateurs d’insertion professionnelle des jeunes (niveau de diplôme, taux d’emploi…). 3.5 / PRIVILÉGIER UNE APPROCHE GLOBALE DE LA SANTÉ DES POPULATIONS Le volet Santé du Contrat de Ville de la Ville de Dunkerque est une articulation du Contrat Local de Santé à l’échelle de la Communauté Urbaine de Dunkerque avec l’Agence Régionale de Santé, et du Plan Local de Santé à l’échelle des 3 communes associées de Dunkerque (Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer, Fort-Mardyck). 1. Le Plan local de Santé Publique concerne les 3 communes associées (Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer, Fort-Mardyck) et s’oriente vers 4 axes : • Connaissance des droits, accès aux soins et démographie médicale • Santé au quotidien : quels leviers pour les habitants ? • Santé et Environnement • Un axe transversal - Méthode d’intervention auprès des publics. 2. Le volet santé du Contrat de Ville concerne les quartiers prioritaires. Il est piloté par l’élue en charge de la santé, et coordonné par l’Atelier Santé Ville de Dunkerque. Les objectifs de l’Atelier Santé Ville sont de faciliter la mobilisation et la coordination des différents intervenants par la création et le soutien à des réseaux médico-sociaux, de rendre effectif l’accès aux services publics sanitaires et sociaux de droit commun, et de développer d’une part, la participation active de la population et d’autre part, la concertation avec les professionnels et les institutions du secteur sanitaire, médico-social et social concernés sur le territoire. À Dunkerque, le volet santé du contrat de ville se décline en 3 parties thématiques et transversales dont l’objectif central est de réduire les inégalités sociales de santé dans les quartiers prioritaires de Dunkerque. OBJECTIF GÉNÉRAL 1 : Favoriser les démarches participatives des habitants Objectifs opérationnels : • Mettre en place un nouveau programme pour l’Atelier Santé Ville de recueil des préoccupations en matière de santé des habitants : > Préciser les attentes en matière de santé : en mettant en œuvre un nouveau programme de rencontres des habitants s’appuyant sur les différents lieux de vie des quartiers prioritaires de Dunkerque > Co-construire avec les habitants des actions de santé : en s’appuyant sur les nouveaux besoins exprimés, et, en associant les ressources locales existantes sur les quartiers prioritaires > Affiner le travail partenarial : en définissant de nouvelles modalités d’échange et de concertation avec les acteurs des quartiers prioritaires afin de mieux partager les initiatives habitants en matière de santé sur le territoire • Développer les ateliers santé participatifs de sensibilisation et d’échange, impliquant une nouvelle dynamique d’ouverture vers le quartier et le décloisonnement des publics “cibles” : / 48 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE /3 > Mettre en œuvre des ateliers participatifs dans les quartiers prioritaires sur la thématique du cancer, du diabète et plus largement des maladies chroniques, en s’appuyant sur les attentes exprimées des habitants des quartiers, et en associant les ressources de santé existantes sur le territoire (Espace Ressources Cancer, Préval, Relais asthme, Fédération Française de Cardiologie, Service de Prévention Santé du Conseil Départemental…) > Mettre en œuvre des ateliers participatifs de prévention et de sensibilisation santé adaptés aux publics fragilisés et usagers des associations ou institutions sociales et caritatives par la maison de promotion de la santé et les acteurs du territoire (Resto du cœur, Tabgha Emmaüs, restaurants du soleil, CCAS, AAE, Carrefour des solidarités…). • Soutenir les démarches de santé engagées dans les quartiers : > Poursuivre la démarche « jardins partagés » dans les quartiers prioritaires > Poursuivre le développement d’ateliers d’activité physique pour tous en direction des habitants du quartier (Directions des sports, CCAS, Mairie de Quartier, ADUGES, Éducation Nationale…) > Poursuivre le développement d’ateliers parentalité ouverts à l’ensemble des habitants des quartiers (ADuGES, Maison de Promotion de la Santé…) > Poursuivre la sensibilisation des habitants par la déclinaison d’un axe “santé bien-être” dans les manifestations soutenues par la Ville dans les quartiers : Basse Ville en Fête, Dunkerque en Couleur, Boucles dunkerquoises, Parcours du Cœur, Tournoi handi-pétanque, Fête de la soupe… OBJECTIF GÉNÉRAL 2 : Mobilisation du droit commun dans les quartiers prioritaires Objectifs opérationnels : • Améliorer la connaissance des droits en agissant dans la proximité avec l’antenne CCAS du Jeu de Mail et dans le cadre du regroupement des services à la Maison des Services Publics, avec un appui spécifique de l’antenne sur la prise en charge des personnes âgées (médiateur santé). • Développer l’offre de soins dans les quartiers, avec le projet de Maison de Santé. • Soutenir la vie associative et les initiatives de proximité “santé et bien-être” • Dans le cadre du Conseil Local de Santé Mentale : > Mettre en place des permanences d’écoute psychologique pour les habitants des quartiers en lien avec le CCAS > Organiser une formation pour les professionnels de première ligne (mairie de quartier, CCAS, ADuGES…) > Organiser un suivi des professionnels de première ligne (mairie de quartier, CCAS, ADuGES…) dans le domaine de la souffrance psychique et de la santé mentale COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 49 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine OBJECTIF GÉNÉRAL 3 : Poursuivre l’accompagnement et l’éducation pour la santé en direction de l’enfance et de la jeunesse Objectifs opérationnels : • Développer l’éducation pour la santé en milieu scolaire dans les quartiers prioritaires de la maternelle au collège, de l’hygiène de vie aux conduites dites à risques, en lien étroit avec les nouvelles activités périscolaires proposées par la Ville de Dunkerque, et les actions de la médecine scolaire • Poursuivre l’accompagnement individuel en matière de santé par le Dispositif de Réussite Éducative de la Ville de Dunkerque • Poursuivre l’accompagnement et l’orientation des jeunes et des jeunes majeurs : Les axes prioritaires > Dispositif Espace Santé Jeunes : écoute, animation collective, accompagnement et orientation de jeunes 16-30 ans et de leurs familles > Continuité du programme Force Sud : recrutement et participation des jeunes non engagés dans des pratiques sportives ou associatives L’évaluation du volet santé du Contrat de Ville sera garantie par la mise en place d’un Comité de Pilotage pour le suivi du volet Santé du Contrat de Ville de Dunkerque. Indicateurs • Nombre et qualité des dossiers de santé publique financés au bénéfice des quartiers réglementaires • Nombre et qualité des partenaires, et objet de leur participation dans des actions de santé • Nombre et qualité du public bénéficiaire des actions de santé sur le territoire Les acteurs de terrains pointent notamment un certain nombre de questions qui nécessitent un investissement de la Politique de la Ville : • la question des difficultés particulières des jeunes diplômés issus des quartiers prioritaires, • le besoin de formation-sensibilisation des acteurs de proximité dans la gestion de l’impact des faits religieux en milieu professionnel • la nécessité d’un travail de valorisation de la mémoire du territoire notamment celle de l’immigration • la mobilisation des acteurs œuvrant dans le champ de l’égalité des femmes et des hommes à travers leur mise en réseau L’ensemble de ces questions, qui seront abordées dans le cadre du diagnostic stratégique, trouveront une traduction opérationnelle dans le plan d’action territorial de prévention et de lutte contre les discriminations qui sera annexé au Contrat de Ville 2015-2020. /3 Indicateurs • Réalisation d’un diagnostic participatif des discriminations • Élaboration et mise en œuvre d’un plan territorial de lutte contre les discriminations • Mise en place d’un réseau territorial des acteurs. Moyens mobilisés/droit commun Le caractère transversal de la prévention et la lutte contre les discriminations ont nécessité la mobilisation du droit commun. Ainsi le financement des actions incluses dans le plan territorial de lutte contre les discriminations se fera, en partie, dans le cadre des financements de droit commun, accordé aux associations locales. Pour le pilotage, la mise en œuvre de cette politique concerne l’ensemble des services de la Ville ; ils seront mobilisés. Un chargé de mission Égalité et lutte contre les discriminations en assurera le pilotage. Les services de l’État notamment le Défenseur des droits et les délégués du Préfet seront également impliqués. 3.6 / PROMOUVOIR L’ÉGALITÉ DES CHANCES ET LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS À Dunkerque, les politiques conduites par la Ville concourent incontestablement à une prise en charge des questions liées à la lutte contre les discriminations (politique d’insertion, de requalification des quartiers, d’accessibilité, d’accès à la culture, aux loisirs et au sport…) Mais si ces mesures, prises dans le cadre de la politique communale de droit commun, portent la marque d’un engagement fort de la municipalité, la volonté de la ville est d’aller plus loin par la mise en place d’une action particulièrement volontariste en matière de prévention et de lutte contre les discriminations, notamment dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. C’est dans ce sens qu’une adjointe à l’égalité des chances a été désignée et qu’un pôle Égalité et lutte contre les discriminations existe au sein des services municipaux. La Ville a engagé une action interne visant la sensibilisation de ses agents à la prévention des discriminations. Au titre du Contrat de Ville, la Ville de Dunkerque avec ses partenaires entend renforcer son action à travers la mise en place d’un plan territorial d’actions de prévention et de lutte contre les discriminations, avec comme objectif global l’accompagnement des acteurs locaux, publics et privés : • à mieux connaître et partager le phénomène des discriminations, le processus et les facteurs de leur production. • à définir une stratégie territoriale partagée de prévention et de lutte contre les discriminations OBJECTIF GÉNÉRAL 1 : Mieux connaître et partager le phénomène des discriminations, le processus et les facteurs qui les produisent Pour mieux prévenir et combattre les discriminations, il est nécessaire d’engager, auprès des acteurs concernés, une démarche visant à : • faire connaître et reconnaître le phénomène des discriminations par les acteurs locaux et les publics potentiellement concernés ; / 50 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE • professionnaliser les acteurs locaux dans l’identification et la prise en compte de la lutte contre les discriminations dans leurs actions et pratiques professionnelles. Actions envisagées Il sera mis en place une action de formation-action sur la prévention et la lutte contre les discriminations dans le cadre d’un diagnostic territorial stratégique puis de manière régulière durant la période du Contrat de Ville. Indicateurs : • session de formation en direction des acteurs locaux ; • sensibilisation des publics potentiellement concernés par les discriminations. 3.7 / LA GOUVERNANCE (COORDINATION, MUTUALISATION) LES PRINCIPES DE LA GOUVERNANCE AU NIVEAU TECHNIQUE La gouvernance de la Politique de la Ville au niveau de la Ville de Dunkerque s’attache à : 1 / En interne de la Ville de Dunkerque : une équipe-projet transversale •T out d’abord les techniciens directement en charge de l’animation de la Politique de la Ville sont : > DGA « Vie sociale et citoyenne » / Directrice de la Démocratie Locale et la Vie de Quartier / Cheffe de projet Politique de la Ville > DGA « Développement et Cadre de Vie » / Directeur du Renouvellement Urbain •C es techniciens s’appuieront sur une équipe-projet, constituée de « Référents Politique de la Ville » identifiés dans chaque direction. • dépasser le clivage social/urbain, et intégrer les 3 piliers que sont le social / l’urbain / l’économique, en y incluant la dimension environnementale du développement durable, • mobiliser le droit commun, travailler en transversalité et en complémentarité • mobiliser, fédérer et associer l’ensemble des acteurs concernés • mettre au cœur de l’action les habitants. AU NIVEAU POLITIQUE OBJECTIF GÉNÉRAL 2 : Définir une stratégie territoriale partagée de prévention et de lutte contre les discriminations à travers un plan d’actions L’engagement des acteurs locaux dans la prévention et la lutte contre les discriminations passe par un travail collectif de co-construction d’une stratégie collective, devant se traduire en un plan d’actions concrètes à déployer sur l’ensemble du territoire. Ce travail de co-construction se fera à travers un diagnostic territorial qui permettra de consolider les éléments déjà recueillis auprès d’acteurs de terrain. Cette démarche de diagnostic est impulsée et financée par la DRJSCS (accompagnement de l’IFAR). Elle est portée par la Ville de Dunkerque, et ouverte aux acteurs Saint-Polois. À noter que le Conseil Général versera à la réflexion les éléments recueillis au travers de la démarche de concertation actuellement en cours sur sa politique en matière de lutte contre les discriminations. En complémentarité avec les instances mises en place à l’échelle intercommunale (Comité de pilotage, Ateliers InterSites et autres instances) : • un Groupe Partenarial Stratégique Politique de la Ville sera mis en place afin d’associer les partenaires à la déclinaison du Contrat de Ville. Il sera composé des acteurs opérationnels, et sera une instance de suivi, d’échanges et d’évaluation de la déclinaison dunkerquoise du Contrat de Ville. Il aura aussi comme objectif de favoriser la mobilisation du droit commun de chaque acteur. • les autres instances existantes : les Chefs de projet Politique de la Ville et Renouvellement Urbain participeront aux instances existantes (ex : conférence d’action sociale, conférence de territoire, etc.) pour favoriser l’intégration des enjeux de la Politique de la Ville dans le droit commun. 2 / Avec les partenaires • les réunions déjà existantes : la Cheffe de Projet Politique de la Ville et le Directeur du Renouvellement Urbain, ainsi que les Référents Politique de la Ville, sont amenés à s’impliquer activement dans les différentes réunions mises en place soit par la Ville, soit par les partenaires, et qui concernent les quartiers et les publics prioritaires. •D es réunions plus spécifiques à la Politique de la Ville dans son ensemble, ou sur des projets particuliers, seront également mises en place. 3 / Le lien avec la CUD •L es techniciens directement en charge de l’animation de la Politique de la Ville participent aux Ateliers InterSites organisés par la CUD. •L es référents thématiques de l’équipe-projet sont susceptibles d’être mobilisés comme copilotes d’un groupe de travail thématique au niveau de la CUD. COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 51 / 3/ 1 / Historique, Les bilan axes prioritaires et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Annexes /4 4 / ANNEXES 4.1 / GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE LISTE DES ÉQUIPEMENTS À RATTACHER AU DISPOSITIF POLITIQUE DE LA VILLE Récapitulatif des objectifs généraux AXES DU PROJET TERRITORIAL DE COHÉSION SOCIALE ET URBAINE AXE 1 : Stimuler le développement économique et l’accès à l’emploi des publics en difficultés OG1 : S’assurer de l’accès des habitants des secteurs prioritaires aux politiques du droit commun, en partie grâce aux services publics de proximité OG2 : Encourager l’accès des habitants aux dispositifs de création, de reprise et de pérennisation d’activités OG3 : Renforcer l’action en faveur des publics éloignés de l’emploi AXE 2 : Agir sur l’attractivité et l’accès au logement digne pour tous OG1 : Rendre les territoires en difficultés attractifs pour le reste de l’agglomération OG2 : Garantir la proximité et faire évoluer le service public de proximité OG3 : Encourager et faciliter les mobilités OG4 : Développer la stratégie de diversification fonctionnelle OG5 : Développer une stratégie de relogement / mobilité résidentielle OG6 : accéder et occuper un logement adéquat et de qualité OG7 : Agir sur la tranquillité publique pour améliorer le vivre ensemble En bleu équipements situés hors du périmètre prioritaire et à rattacher au dispositif de la Politique de la Ville En vert équipements situés hors du périmètre prioritaire mais situés en “zone de veille” et à rattacher au dispositif Politique de la Ville. ÉCOLES - COLLÈGES - LYCÉES TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE Maternelle du Château d’Eau Dunkerque centre Place Calonne Maternelle Jean Giono Petite-Synthe - Banc Vert Rue Constant Hecquet Maternelle Jean Macé Dunkerque-Centre - îlot Basse Ville 12 rue de la Paix École maternelle du Carré de la Vieille Dunkerque-Centre îlot Carré de la Vieille Rue du 11 Novembre Groupe scolaire - Parc Marine Dunkerque-Centre > 76 rue du Président Wilson > Bd. Alexandre III Groupe scolaire Notre Dame de la Paix - École Notre Dame de la Mer Dunkerque centre - Îlot 20 rue du Sud Groupe scolaire Notre Dame de la Paix - École saint Joseph Dunkerque centre - îlot Basse Ville 50 rue de la Paix AXE 4 : Dynamiser le volet éducatif pour donner des perspectives aux enfants et aux jeunes OG1 : Favoriser la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes OG2 : Soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants OG3 : Promouvoir les pratiques de co-éducation et combiner l’action des différents acteurs socio-éducatifs dans le cadre du Projet éducatif local OG4 : Promouvoir activement les valeurs de la république, de la laïcité et de la mixité sociale, afin de promouvoir la richesse culture du territoire et de favoriser le bien vivre ensemble Groupe scolaire Paul Meurisse Petite-Synthe - îlot Banc Vert > Rue de la Ferme > Rue des Graviers et des Fenaisons Groupe scolaire Porte d’Eau Dunkerque centre - Îlot 10 rue Saint Gilles Groupe scolaire Lucien Maillart Dunkerque centre - îlot Jeu de Mail > Rue du Jeu de Mail > Quai de Saint-Omer AXE 5 : Privilégier une approche globale de la santé des populations OG1 : Favoriser les démarches participatives des habitants OG2 : Mobilisation du droit commun dans les quartiers prioritaires OG3 : Poursuivre l’accompagnement et l’éducation pour la santé en direction de l’enfance et la jeunesse Groupe scolaire du Fort Louis Dunkerque centre - îlot Basse Ville Rue du Fort Louis Collège Lucie Aubrac Petite-Synthe - Îlot Banc Vert 17 rue de Cahors Collège Guilleminot Dunkerque centre 48 rue des Arbres AXE 6 : Promouvoir l’égalité des chances et lutter contre les discriminations OG1 : Mieux connaître et partager le phénomène des discriminations, le processus et les facteurs qui les produisent OG2 : Définir une stratégie territoriale partagée de prévention et de lutte contre les discriminations à travers un plan d’actions Collège Van Hecke Dunkerque centre 2 rue Boileau Collège lycée Notre Dame des Dunes Dunkerque centre - Soubise 60 rue du Sud Lycée Hôtelier Île Jeanty Dunkerque centre - Île Jeanty Rue Waeteraere Lycée de l’EPID Dunkerque centre - Jeu de mail 20 rue de Lille AXE 7 : Gouvernance - mutualiser, coordonner OG1 : Lier social et urbain et mieux intégrer l’économique OG 2 : Mobiliser le droit commun OG 3 : Travailler en transversalité et mobiliser les partenaires OG 4 : Mettre les habitants au cœur de la démarche. Lycée Vauban Dunkerque centre - Basse Ville 1 place Vauban Lycée Guynemer annexe Petite-Synthe 2 rue des scieries Lycée de l’Europe Petite-Synthe 809 rue du Banc Vert Maison de l’Éducation Petite-Synthe - Banc Vert 50 rue de la Ferme AXE 3 : Développer un territoire en associant pleinement les habitants / 52 / DÉCLINAISON DES AXES SUR DUNKERQUE (EN OBJECTIFS) CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE OG1 : Mettre en place des démarches participatives visant à écouter, co-construire et coproduire des projets, de la solidarité et du bien commun avec les habitants dans leur pluralité OG2 : Favoriser et promouvoir toutes démarches participatives générant des effets d’éducation populaire OG3 : Favoriser l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation/éducation populaire OG4 : Promouvoir l’engagement et les initiatives collectives des habitants et des associations COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 53 / Annexes MAISON DE L’EMPLOI - MISSION LOCALE - PÔLE EMPLOI TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE Entreprendre Ensemble (siège) Dunkerque centre 66 rue des Chantiers de France Maison de l’emploi/Mission locale (antenne de Petite-Synthe) Petite-Synthe 1 rue de la Concorde Maison de l’emploi (antenne) Dunkerque centre - Carré de la Vieille 47 place du Carré de la Vieille Centre tertiaire Toiles et Bâches (Pôle Emploi…) Dunkerque - Jeu de Mail 15 rue du Jeu de Mail Maison de l’emploi/Mission locale antenne de Dunkerque centre Dunkerque centre 50 Quai des Hollandais Pôle Emploi antenne Dunkerque-centre Rue des Bazennes Pôle emploi (antenne) Dunkerque-centre - Basse Ville 46 rue Vauban MAISONS DE QUARTIERS TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE BAILLEURS SOCIAUX / LOGEMENT TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE Partenord Habitat (siège et antenne Carré de la Vieille) Dunkerque centre - Carré de la Vieille 11 place du Carré de la Vieille Partenord point service Dunkerque Jeu de Mail Rue du Jeu de Mail Partenord point service Basse Ville Rue Saint Mathieu Partenord Habitat (antenne Petite-Synthe) Petite-Synthe - Banc Vert Rue de la Ferme Cottage Dunkerque centre 16 rue Royer Maison Flamande Dunkerque centre 51 Rue Poincaré Agence d’Urbanisme - AGUR Dunkerque centre Route du Quai Freycinet Agence départementale d’information pour le logement Dunkerque centre - Soubise Aduges siège Dunkerque centre 12 rue de la Maurienne Aduges maison de quartier - Jeu de Mail Dunkerque centre - Jeu de Mail Rue du Jeu de Mail Aduges maison de quartier - Soubise Dunkerque centre - Soubise 36 rue Soubise Aduges maison de quartier - Banc Vert Petite-Synthe - Banc Vert 60 rue de la Ferme Centre d’Information sur l’Habitat Dunkerque centre - Soubise 1 rue de Beaumont Aduges maison de quartier de l’Île Jeanty Dunkerque centre - Île Jeanty Rue Waeteraere Foyer Adoma Dunkerque centre - Île Jeanty 13 rue de la Batellerie Aduges maison de quartier - Basse Ville Dunkerque centre - Basse Ville 49 rue de la Paix Aduges maison de quartier - Carré de la Vieille Dunkerque centre - Carré de la Vieille Rue du 11 Novembre STRUCTURES PETITE ENFANCE NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE 1 rue de Beaumont ACCUEIL & HÉBERGEMENT D’URGENCE / ACTION SOCIALE TYPE D’ÉQUIPEMENT TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE CHRS Louise Michel (antenne) Dunkerque centre - Basse Ville 8 rue du Fort Louis CHRS Thérèse Caulier Dunkerque centre - Soubise 28 rue Caumartin Multi accueil Jeu de Mail Dunkerque Jeu de Mail Rue du Jeu de Mail Foyer d’Hébergement Les Moussaillons Dunkerque centre - Soubise 11 rue de Furnes Multi accueil Banc Vert Petite-Synthe - Banc Vert Rue de la Ferme FLIU (hébergement d’urgence) Dunkerque centre - Gare 2 bis Quai de Mardyck Halte-garderie Basse Ville Dunkerque centre - Basse Ville 49 rue de la Paix Maison Relais Dunkerque centre - Gare Quai de Mardyck Crèche des tout petits “123 soleil” Dunkerque centre - Soubise Rue de l’Esplanade Croix Rouge Dunkerque centre - Soubise 27 rue Marengo Armée du Salut Dunkerque centre - Gare 15 Quai de Mardyck Armée du Salut (accueil de jour) Dunkerque centre - Basse Ville 39 rue de la Verrerie Restos du Cœur (siège) Dunkerque centre - Basse Ville 39 rue de la Verrerie Restos du Cœur (antenne) Petite-Synthe Maison de quartier Pont loby (1602 av. du Banc Vert) CCAS et ANTENNES - AFEJI - DROIT DES FAMILLES TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE /4 ADRESSE CCAS siège Dunkerque centre 12 rue de la Maurienne CCAS antenne Dunkerque centre Dunkerque centre 12 rue de la Maurienne Restos du Cœur (antenne) Petite-Synthe Rue de Cahors CCAS antenne Jeu de Mail Dunkerque centre - Jeu de mail 3-5 rue du Jeu de Mail Restos du Cœur (antenne) Glacis Salle des Glacis CCAS antenne Petite-Synthe Petite-Synthe 1 rue de la Concorde Tabgha Épicerie Solidaire Dunkerque centre - Basse Ville 21 rue Vauban Afeji Dunkerque centre - Soubise 26 rue de l’Esplanade Friperie Emmaüs Dunkerque centre - Basse Ville 21 rue Vauban Centre d’Information des droits et des Familles Dunkerque centre 12 rue de la Maurienne Carrefour des Solidarités Dunkerque centre 15 rue de l’écluse de Bergues / 54 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 55 / 1 / Historique, bilan et perspectives de la politique de cohésion sociale et urbaine Annexes ÉQUIPEMENTS CULTURELS TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE MAIRIES DE QUARTIERS ADRESSE TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE Bibliothèque Basse Ville Dunkerque centre - Basse Ville 36 rue du Fort Louis Maison des Services Publics Dunkerque centre - Jeu de Mail Rue du Jeu de Mail Bibliothèque Dunkerque centre Dunkerque centre 4 rue Benjamin Morel Mairie de quartier - Dunkerque centre Dunkerque centre 22 rue Faulconnier Bibliothèque Petite-Synthe Petite-Synthe Rue Franchet Desperey Mairie de quartier Petite-Synthe Petite-Synthe Rue de la Concorde Scène des 4 écluses Dunkerque centre - Basse Ville Rue de la Cunette Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique Dunkerque centre 30 rue de la Cunette École Municipale d’Art Plastiques (EMAP) Dunkerque centre Rue du Jeu de Paume École Supérieure d’Art (ESA) Dunkerque centre 5 bis rue de l’Esplanade Bateau Feu Scène Nationale Dunkerque centre Place du Général de Gaulle Maison de l’Environnement Malo Avenue du Casino Studio 43 Dunkerque centre Rue des Fusiliers Marins AAE prévention spécialisée (siège) Dunkerque centre - Basse Ville 41 rue du Fort Louis Fructose Dunkerque Quai Freycinet AAE (antenne) Dunkerque centre - Carré de la Vieille Rue du 11 Novembre Salle de la Concorde Petite-Synthe - Banc Vert 1 rue de la Concorde Pôle Santé Dunkerque centre - Jeu de Mail 3 rue des Mariniers Futur Centre Européen de la Marionnette et du Théâtre d’Objet Dunkerque centre - Basse Ville Rue du Fort Louis Maison Promotion de la Santé Dunkerque centre 2 rue Saint Gilles Musées des Beaux Arts / MBA Dunkerque Centre Place du Général de Gaule Sécurité Sociale / CPAM Dunkerque centre - Île Jeanty 2 rue de la Batellerie Château Coquelle Rosendaël Rue de Belfort CAF Dunkerque centre - Basse Ville 12 rue de Paris Plate Forme Dunkerque Centre 67/69 rue Henri Terquem Sous Préfecture Dunkerque centre - Soubise 27 rue Thiers Atelier Culture La Piscine-ULCO Dunkerque Centre Rue du Gouvernement Police Municipale (siège) Dunkerque centre 24 Quai des Hollandais Lieu d’Art et Action Contemporaine/LAAC/ Jardin des sculptures Dunkerque Centre Pont Lucien Lefol Police Municipale (antenne Maison Services publics) Dunkerque centre - Jeu de Mail Rue du Jeu de Mail Maison de la Justice et du Droit Dunkerque centre - Soubise 30 rue de Beaumont Maison de la Vie Associative Dunkerque centre - Carré de la Vieille Rue du 11 Novembre Terre-plein du Jeu de Mail Agence DK’Bus Dunkerque centre - Gare 12 place de la Gare Plateforme transport Dunkerque centre - Gare Place de la Gare ÉQUIPEMENTS SPORTIFS TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE SERVICES PUBLICS TYPE D’ÉQUIPEMENT NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE ADRESSE Salle Michel de Swaen Petite-Synthe - Banc Vert Rue du Banc Vert Voies Navigables de France Dunkerque centre - Carré de la Vieille Rue du 11 Novembre Terre-plein du Jeu de Mail Complexe du Fort Louis Dunkerque centre - Basse Ville Rue du Fort Louis AFEV Dunkerque centre - Soubise 11 rue Dupouy Boulodrome et salle Carré de la Vieille Dunkerque centre - Carré de la Vieille Rue du 11 Novembre / 56 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE /4 COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE / 57 / 4.2 / Géographie Prioritaire de la Politique de la ville Annexes /4 COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE Orthophotoplan de la commune de Dunkerque - 06 janvier 2015 www.dunkerquegrandlittoral.org © Communauté Urbaine de Dunkerque / 58 / CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE © Cadastre DGFIP 2014 © Plan de ville CUD 2014 © Données de la politique de l’État 2014 Copie et reproduction interdites La Communauté Urbaine de Dunkerque ne peut être tenue responsable des dommages directs et/ou indirects qui pourraient résulter de l’utilisation des informations contenues dans ce document cartographique. N 0 250 500 mètres COMMUNAUTÉ COMMUNAUTÉ URBAINE URBAINE DE DE DUNKERQUE DUNKERQUE -- CONTRAT CONTRAT DE DE VILLE VILLE / 59 / Conception et réalisation : Marine communication - Juin 2015 DU NK ER QU E