Contrat de ville CUD déclinaison Dunkerque

Transcription

Contrat de ville CUD déclinaison Dunkerque
E
QU
ER
NK
DU
CONTRAT
DE VILLE
AGGLOMÉRATION
DUNKERQUOISE
DÉCLINAISON VILLE
DUNKERQUE
SOMMAIRE
1 / INTRODUCTION :
L’ÉLABORATION D’UNE STRATÉGIE PARTAGÉE
AVEC LES PARTENAIRES........................................................................................................ 4
1.1 / PREMIÈRE ÉTAPE : LA CONCERTATION PARTENARIALE AU NIVEAU
DU DIAGNOSTIC ET DES ENJEUX SUR LES ÎLOTS DE VIE PRIORITAIRES DUNKERQUOIS.. ................ 4
1.2 / DEUXIÈME ÉTAPE : LA CONCERTATION PARTENARIALE
AU NIVEAU DE LA DÉCLINAISON COMMUNALE DU PROJET TERRITORIAL
DE COHÉSION SOCIALE ET URBAINE.................................................................................................. 5
1.3 / LA POURSUITE DE CE PARTENARIAT AUTOUR DE LA POLITIQUE DE LA VILLE......................... 5
1.4 / LA PLACE DES HABITANTS. . ....................................................................................................... 5
2.2 / LES QUARTIERS PRIORITAIRES, PAR LEUR POSITIONNEMENT,
FONT PARTIE INTÉGRANTE DU TERRITOIRE DE PROJET QUI VA ENTRAÎNER
LA DYNAMIQUE AU NIVEAU DE L’AGGLOMÉRATION. . ........................................................................20
2.3 / QUELQUES ENJEUX SPÉCIFIQUES À CHAQUE ÎLOT DE VIE
HISTORIQUEMENT EN POLITIQUE DE LA VILLE.................................................................................22
1 Îlot de vie du Carré de la Vieille..............................................................................................22
2 Îlot de vie du Jeu de Mail........................................................................................................24
3 Îlot de vie de l’Ile Jeanty.........................................................................................................26
4 Îlot de vie de la Basse-Ville. . ...................................................................................................28
5 Îlot de vie de Soubise-Gare....................................................................................................30
6 Îlot de vie du Banc Vert. . .........................................................................................................32
Récapitulatif des enjeux par îlot de vie.......................................................................................33
2 / LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE ET LE
TERRITOIRE DE PROJET. DIAGNOSTIC ET ENJEUX
TRANSVERSAUX ET PAR ILOT DE VIE..................................................................... 6
3 / LES AXES PRIORITAIRES...........................................................................................35
2.1 / LE TERRITOIRE RÉGLEMENTAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE
ET SES PROBLÉMATIQUES.................................................................................................................. 6
3.2 / AGIR SUR L’ATTRACTIVITÉ ET L’ACCÈS AU LOGEMENT DIGNE POUR TOUS............................38
LE RESSERREMENT DU TERRITOIRE HISTORIQUEMENT
EN POLITIQUE DE LA VILLE SUR DUNKERQUE. . .............................................................................. 7
LES PROBLÉMATIQUES QUI TRAVERSENT CES QUARTIERS :
LES ENJEUX TRANSVERSAUX. . ...................................................................................................... 7
1 L’enjeu de l’image des quartiers prioritaires, du développement
de leur attractivité et de leur intégration dans la ville. . ................................................................ 9
2 L’enjeu de la mobilité et l’accès/recours aux droits...............................................................10
3.1 / STIMULER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
ET L’ACCÈS À L’EMPLOI DES PUBLICS LES PLUS EN DIFFICULTÉS..................................................35
3.3 / DÉVELOPPER UN TERRITOIRE EN ASSOCIANT PLEINEMENT SES HABITANTS........................41
3.4 / DYNAMISER LE VOLET ÉDUCATIF POUR DONNER DES PERSPECTIVES
AUX ENFANTS ET AUX JEUNES..........................................................................................................43
3.5 / PRIVILÉGIER UNE APPROCHE GLOBALE DE LA SANTÉ DES POPULATIONS.............................49
3.6 / PROMOUVOIR L’ÉGALITÉ DES CHANCES
ET LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS.....................................................................................50
3 L’enjeu de la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions
et de la nécessité d’agir sur la pauvreté et la précarisation :
recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits,
dont l’accès à la santé…. . ...........................................................................................................11
3.7 / LA GOUVERNANCE (COORDINATION, MUTUALISATION)...........................................................51
4 L’enjeu de l’évolution des pratiques d’accompagnement
dans une visée d’émancipation des bénéficiaires et des habitants...........................................12
AU NIVEAU TECHNIQUE. . ..............................................................................................................51
5 L’enjeu des inégalités des chances en matière d’éducation
et de réussite éducative. . ............................................................................................................13
6 L’enjeu des publics éloignés de l’emploi................................................................................14
7 L’enjeu de l’activité économique des secteurs prioritaires....................................................16
8 L’enjeu du vivre-ensemble et de la tranquillité publique........................................................17
9 L’enjeu de la culture et du sport comme facteurs de cohésion sociale.................................18
Récapitulatif des enjeux transversaux. . ......................................................................................19
LES PRINCIPES DE LA GOUVERNANCE.. ........................................................................................51
AU NIVEAU POLITIQUE.................................................................................................................51
4 / LES ANNEXES.......................................................................................................................53
4.1 / GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE
LISTE DES ÉQUIPEMENTS À RATTACHER AU DISPOSITIF POLITIQUE DE LA VILLE. . ........................53
4.2 / GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE : ORTHOPHOTOPLAN.. ....................................................................58
Les photos et images incluses dans le document sont mises à disposition par l’Agur et la Ville de Dunkerque
/2/
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/3/
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Introduction :
l’élaboration d’une stratégie partagée
avec les partenaires
1 / INTRODUCTION :
L’ÉLABORATION D’UNE STRATÉGIE PARTAGÉE
AVEC LES PARTENAIRES
La Ville de Dunkerque a souhaité que la réflexion autour du Projet Territorial de Cohésion Sociale et Urbaine
(PTCSU) et du Contrat de Ville soit concertée avec les
partenaires, aux 2 étapes suivantes :
•P
remière étape : au niveau du diagnostic et de la définition de pré-enjeux pour les îlots de vie dunkerquois
historiquement dit « prioritaires » : Banc Vert, Carré de la
Vieille, Jeu de Mail, Ile Jeanty, Basse Ville, Soubise, Gare.
Les résultats de cette réflexion ont été transmis à la CUD
afin de nourrir l’élaboration partenariale du PTCSU.
•S
econde étape : au niveau de la déclinaison communale
des axes prioritaires du PTCSU, après que celui-ci ait été
validé par l’ensemble des partenaires lors du comité de
pilotage du 24 février 2015.
Cette collaboration entre la Ville et ses partenaires devra
se poursuivre dans la phase de mise en œuvre du contrat
de ville.
Ont également été intégrés les éléments ressortis des réunions publiques mises en place par la Municipalité dans les
quartiers de la Ville et sur les territoires prioritaires et ceux
issus de l’atelier participatif lancé sur le Carré de la Vieille
et le Jeu de Mail dans le cadre des Fabriques d’Initiatives
Locales (FIL).-
1.1 / PREMIÈRE ÉTAPE :
LA CONCERTATION PARTENARIALE
AU NIVEAU DU DIAGNOSTIC
ET DES ENJEUX SUR LES ÎLOTS DE VIE
PRIORITAIRES DUNKERQUOIS
D’avril à juillet 2014
FINALITÉ DE LA CONCERTATION
La CUD a, dès mars 2014, lancé une série de groupes
de travail sur le partage du diagnostic et la définition des
grands enjeux du PTCSU, auquel sera adossé le futur
Contrat de Ville. La Ville de Dunkerque a souhaité compléter et enrichir la démarche de concertation de la CUD à
laquelle elle participe, en recueillant la parole des acteurs
de la proximité en contact avec les habitants des secteurs
dunkerquois historiquement en Politique de la Ville.
Il s’agissait de favoriser une logique ascendante pour
contribuer au PTCSU, afin de lui donner plus de force, un
bon ancrage dans la réalité vécue des quartiers, plus de
cohérence et d’en faire un outil fédérateur et mobilisateur
pour l’avenir et dans sa phase opérationnelle.
RENCONTRES AVEC LES PARTENAIRES DE LA
PROXIMITÉ
Un cycle de rencontres pour partager le diagnostic et prédéfinir les enjeux, a ainsi été mis en œuvre avec les partenaires de proximité des six îlots en politique de la Ville.
Cette réflexion a été menée en s’appuyant :
• d’une part, sur la grille d’analyse construite dans le cadre
de l’élaboration du PTCSU animée par la CUD. Cette grille
visait à appréhender 3 grands domaines : le développement social, le développement urbain, le développement
économique/accès à l’emploi ;
• d’autre part, sur l’ensemble des documents produits par
les différents acteurs (projets de quartier, projets des maisons de quartiers, bilans de dispositifs, études urbaines
et sociales, comptes-rendus de réunions, etc.).
ELLE A PERMIS DE COMPILER ET D’ACTUALISER
LES DONNÉES QUANTITATIVES ET QUALITATIVES
POUR CHAQUE ÎLOT DE VIE PRIORITAIRE, SELON LA
TRAME SUIVANTE :
• Caractéristiques urbaines et typologies de logement, bénéficiaires APL, enclavement/mobilité, accès aux transports ;
• Équipements, présence publique, partenariat ;
• Revenus et CSP : allocataires CAF, bas revenus, dépendance aux prestations sociales, revenu médian, allocataires RSA, demandeurs d’emploi ;
• Caractéristiques sociales : composition sociale, vieillissement, jeunesse, ménages avec/sans enfants, familles
monoparentales, parentalité, bénéficiaires CMU ;
/4/
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
• Pratiques culturelles, pratiques sportives, vie sociale/associative ;
• Éducation et formation : maternelle/primaire, collège/lycée, insertion sociale et professionnelle.
Les partenaires associés, outre l’ensemble des directions
de la Ville et le CCAS, étaient : l’ADUGES et ses Maisons
de quartiers, l’Éducation Nationale, la Prévention Spécialisée, Entreprendre Ensemble, la Maison de Promotion de
la Santé, et l’AGence d’URbanisme de Dunkerque (AGUR).
LE RÉSULTAT : PARTAGE ET DÉFINITION DES ENJEUX
Les réunions partenariales ont permis, après l’actualisation et
le partage des diagnostics, d’identifier deux séries d’enjeux :
• les enjeux transversaux communs à l’ensemble du territoire dunkerquois en Politique de la Ville. Valables pour
tout ce secteur, ces enjeux peuvent prendre des connotations plus ou moins nuancées selon l’îlot de vie.
• les enjeux spécifiques à chaque îlot de vie. Ils mettent
l’accent sur certaines particularités du secteur.
Enjeux transversaux et enjeux spécifiques sont indissociables pour avoir une vision fidèle et globale de la
réalité des îlots de vie, individuellement et pris dans leur
ensemble.
1.2 / DEUXIÈME ÉTAPE :
LA CONCERTATION PARTENARIALE
AU NIVEAU DE LA DÉCLINAISON
COMMUNALE DU PROJET TERRITORIAL
DE COHESION SOCIALE ET URBAINE
Les partenaires associés, outre l’ensemble des Directions
de la Ville, le CCAS et la commune associée de Saint-Polsur-Mer, sont : le Conseil Général, la DDTM, la DRJSCS,
la DIRECCTE, le Délégué du Préfet, l’Éducation Nationale,
Pôle Emploi, la CUD, l’AAE (Prévention Spécialisée), Cottage, Partenord, Maison Flamande, Habitat du Nord, Habitat 62/59, le PACT, l’ADUGES et les Maisons de quartiers
situées sur les secteurs prioritaires, la Maison de la Vie Associative, Entreprendre Ensemble, BGE Flandre création, la
Maison de Promotion de la Santé.
RÉSULTATS
Cette 2e étape de la concertation partenariale a permis
l’appréhension globale du PTCSU et de s’accorder sur sa
déclinaison.
1.3 / LA POURSUITE DE CE
PARTENARIAT AUTOUR DE
LA POLITIQUE DE LA VILLE
Sur toute la durée du Contrat de Ville
Le partage de l’élaboration de la déclinaison du PTCSU
vise aussi à créer de bonnes conditions pour fédérer et
mobiliser le droit commun autour de la mise en œuvre du
PTCSU.
Les modalités de la gouvernance locale et à l’échelle communautaire, tant au niveau politique que technique, sont
abordées dans la partie « gouvernance-coordination-mutualisation » à la fin de ce document.
De février à mai 2015
1.4 / LA PLACE DES HABITANTS
FINALITÉ DE LA CONCERTATION
Le 24 février 2015, le Comité de Pilotage « Politique de la
Ville » présidé par le Président de la CUD a validé les 7 axes
prioritaires du PTCSU et du Contrat de Ville. Pour élaborer
la déclinaison dunkerquoise de ces priorités, la Ville de Dunkerque a de la même manière souhaité prendre en compte,
dans une temporalité serrée, l’avis des partenaires clefs de la
Politique de la Ville, tout en intégrant la réflexion déjà produite
avec eux lors de la phase précédente relative au diagnostic.
Afin d’irriguer le PTCSU et sa déclinaison, la parole des habitants a été intégrée de 3 manières :
• via les éléments exprimés par les habitants lors des réunions publiques de mai-juin 2014, sur la vie de leur quartier ;
• via les éléments ressortis de l’atelier participatif du Carré de la Vieille-Jeu de Mail dans le cadre des Fabriques
d’Initiatives Locales/FIL ; c’est le premier atelier FIL qui a
été lancé au niveau de la Ville (en janvier 2015), d’autres
suivront et se déploieront progressivement sur l’ensemble
de la Ville et sur les secteurs prioritaires ;
• via les éléments “remontés” par les partenaires de proximité, quotidiennement au contact des habitants (maisons
de quartier, travailleurs sociaux, éducateurs, etc.).
RENCONTRES AVEC LES PARTENAIRES
Sur chaque axe du PTCSU, les partenaires-clés ont été associés sur la base d’un premier document qu’il s’agissait
d’amender, d’enrichir ou de rectifier.
À l’issue de cette démarche, l’ensemble des partenaires-clés et la Ville se sont réunis pour partager la déclinaison territoriale des axes du PTCSU et en appréhender la
globalité, la transversalité et la valider avant sa transmission
à la CUD.
/1
La place des habitants sera bien entendue centrale. Elle
est évoquée plus complètement dans la partie qui lui est
dédiée (page 40).
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/5/
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
2 / LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE
ET LE TERRITOIRE DE PROJET.
DIAGNOSTIC ET ENJEUX TRANSVERSAUX
ET PAR ILOT DE VIE
2.1 / LE TERRITOIRE RÉGLEMENTAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE
ET SES PROBLÉMATIQUES
En 2011, la population de la Ville de Dunkerque (qui intègre
aussi les habitants de Saint-Pol-sur-Mer, de Fort-Mardyck
et de Mardyck, communes associées) s’élève à 91 386
habitants (INSEE RP-2011). Entre 1999 et 2011, le nombre
d’habitants a diminué de 6 562 habitants.
En décembre 2014, la population en secteur prioritaire
pour Dunkerque et Saint-Pol-sur-Mer confondues s’élève
à 14 420 habitants.
> LA NOUVELLE GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE SUR DUNKERQUE (DÉCRET DU 30/12/2014) :
LE RESSERREMENT DU TERRITOIRE
HISTORIQUEMENT EN POLITIQUE
DE LA VILLE SUR DUNKERQUE
Le resserrement du territoire prioritaire dunkerquois :
La révision de la géographie prioritaire pour le Contrat de
Ville 2015-2020 a restreint le territoire réglementaire :
• Le secteur de la Gare sort du périmètre pour devenir un
quartier « en veille active » :
> les données et la concertation partenariale démontrent
pourtant des besoins avérés en termes de développement social, urbain et économique sur ce secteur. Il
nécessitera une vigilance forte en termes d’accompagnement social et avant tout de repérage des situations
difficiles, en particulier concernant les difficultés liées
au mal-logement et à l’exclusion ;
> la dynamique à insuffler sur ce secteur en termes
d’image et d’attractivité, passera par la reconfiguration
urbaine, la liaison avec les autres secteurs et le soutien
au développement de l’activité économique (tertiaire et
commerçante).
• Les secteurs restant dans le périmètre prioritaire ont été
“grignotés” : hormis les équipements et espaces publics ;
des terrains habités sont sortis du périmètre :
En particulier :
> toute la partie du Jeu de Mail située entre la voie ferrée
et la rue de Lille (80 logements)
> l’immeuble Charles Valentin (HBM), récemment réhabilité par Partenord (50 logements)
> le secteur Soubise a été réduit
> les 4 immeubles neufs du Carré de la Vieille (13 logements chacun soit 52 logements)
> tous les immeubles sociaux neufs au Banc Vert.
Le Nouveau Programme National de Rénovation
Urbaine/NPNRU :
Le périmètre retenu en NPNRU d’intérêt régional comprend
les territoires de l’Ile Jeanty, du Carré de la Vieille, du Jeu de
Mail et du Banc Vert.
La liste d’équipements :
La “liste des équipements relevant de la Politique de la
Ville” a été identifiée. Ces équipements accueillent des populations issues des quartiers prioritaires ou mènent une
action au bénéfice de ces territoires et de leurs habitants.
Ils constituent en quelque sorte le “quartier vécu” des personnes habitant le périmètre réglementaire.
L’Éducation prioritaire :
Les écoles et établissements scolaires publics dunkerquois
participant au programme « réseau d’éducation prioritaire
renforcé REP+ » au 5 février 2015 sont : le collège Lucie
Aubrac ; les écoles élémentaires du Fort-Louis, du Parc
de la Marine, Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jules Ferry et
Paul Dessinguez ; et les écoles maternelles du Fort-Louis,
Jean Macé, du Parc de la Marine, Andersen, du Carré de la
vieille, Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jean Giono, et Paul
Dessinguez.
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CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
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À noter la situation particulière du Collège Van Heck, celui-ci n’apparaît pas dans ce programme ; pourtant, il nécessitera une attention particulière du fait de l’accueil des
enfants de Basse Ville et de Soubise (l’établissement n’est
pas classé en REP+ du fait de l’accueil de classes sportétudes ; l’équipe pédagogique insiste toutefois sur l’importance des problématiques éducatives et scolaires rencontrées par certains enfants notamment issus des secteurs
Basse-Ville et Soubise).
LES PROBLÉMATIQUES QUI TRAVERSENT CES
QUARTIERS : LES ENJEUX TRANSVERSAUX
Les quartiers qui relèvent de la Politique de la Ville ont été
repérés sur la base du seul critère de bas revenu.
Pour autant la prise en compte d’autres critères permet de
mieux cerner cette population et sa situation. Elle révèle à
la fois sa fragilité et sa précarité et montre qu’elle subit de
plein fouet la crise économique. Elle révèle aussi le déclin
d’image et la stigmatisation dont ces territoires et leurs
habitants pâtissent par rapport aux autres quartiers de la
ville et de l’agglomération, et cela malgré des évolutions
opérées sur le cadre de vie.
Ces quartiers populaires dunkerquois se différencient
d’autres quartiers tout aussi populaires de Dunkerque, ils
se spécifient par les dynamiques négatives dans lesquelles
ils sont pris : ils subissent une spirale, à la fois, de paupérisation et de dévalorisation de leur image. La Politique
de la Ville doit pouvoir réussir à contrer et à inverser ces
processus.
Le projet social et urbain développé sur ces quartiers vise
donc à renverser la tendance vers une dynamique positive, tout en préservant le côté populaire de ces quartiers. L’identité populaire de ces quartiers fait partie de leurs
forces, elle ne doit pas être gommée et doit devenir un des
leviers d’actions. Les politiques de mobilité résidentielle et
de répartition spatiale de la population visant la mixité sociale doivent intégrer cette perspective. La mixité sociale
ne doit pas reposer pas sur la seule question du logement.
Elle doit être tendue par la visée du vivre ensemble et doit
ainsi pouvoir être mise en œuvre et animée via les établissements scolaires (par exemple en utilisant l’outil “carte
scolaire”), via la vie de quartier (avec ses associations, ses
clubs sportifs, ses fêtes populaires, ses événements…) et
par la vie dans la ville (ses espaces culturels, son marché,
sa plage…). Le projet social et urbain doit être tendu par
la recherche du retournement des dynamiques négatives
à l’œuvre et par la recherche du vivre ensemble. Cela
concerne ainsi tous les acteurs urbains, sociaux, éducatifs,
associatifs et économiques.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire
Le quartier
et le du
territoire
petit steendam :
de projet.
Diagnostic
diagnosticetetenjeux
territoire
transversaux
prioritaire
et par ilot de vie
Quelques données générales sur le territoire prioritaire
1 L’enjeu de l’image des quartiers prioritaires, du développement de leur attractivité
et de leur intégration dans la ville
En décembre 2014, la population en secteur prioritaire
pour Dunkerque et Saint-Pol-sur-Mer confondues s’élève
à 14 420 habitants.
Constats et éléments de problématiques :
Ilots
Indice Jeunesse
Bas Revenus
Revenus médians
JEU DE MAIL
2,94
67,1 %
9 304  €
CARRE DE LA VIEILLE
2,94
67,1 %
9 304  €
ÎLE JEANTY
2,94
67,1 %
9 304  €
BASSE VILLE
2,36
67,1 %
9 790  €
BANC VERT
2,83
52,6 %
10 529  €
SOUBISE (= centre)
1,85
60,1 %
12 814 €
GLACIS
1,01
60,1 %
12 194  €
MALO-LES-BAINS
Entre 0,29 et 1,24
48,8 %
17 526  €
ROSENDAËL
Entre 1,25 et 2
47 %
17 526 €
Les enjeux transversaux, communs à l’ensemble des 6 îlots de vie prioritaires
En regard des éléments de diagnostic quantitatifs et qualitatifs qui ont été partagés avec les partenaires, des enjeux transversaux ont été mis plus particulièrement en évidence pour les territoires prioritaires.
Les voici :
1L
’enjeu de l’image des quartiers prioritaires, du développement de leur attractivité
et de leur intégration dans la ville
2 L’enjeu de la mobilité et l’accès/recours aux droits
3 L’enjeu de la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions et de la nécessité d’agir
sur la pauvreté et la précarisation : recouvrement des besoins fondamentaux,
recours et accès aux droits, dont l’accès à la santé…
4 L’enjeu de l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation
des bénéficiaires et des habitants
5 L’enjeu des inégalités des chances en matière d’éducation et de réussite éducative
6 L’enjeu des publics éloignés de l’emploi
7 L’enjeu de l’activité économique des secteurs prioritaires
8 L’enjeu du vivre-ensemble et de la tranquillité publique
9 L’enjeu de la culture et du sport comme facteurs de cohésion sociale
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
Les secteurs prioritaires ne doivent plus se distinguer par un type d’habitat ou une configuration
urbaine de quartier, mais tendre à se fondre dans
l’organisation ordinaire de la ville et être perçus
comme appartenant à un territoire plus large, plus
mixte. Les caractéristiques physiques de certains
secteurs sont stigmatisantes (exemple les tours ou
barres isolées au milieu de l’habitat en bande) et renvoient une image négative.
Les éléments de jonction entre les secteurs et de
liaison avec le centre-ville/centre d’agglomération
ont fait l’objet de beaucoup d’efforts, qui doivent
être poursuivis pour intégrer pleinement les îlots
prioritaires dans la ville et dans l’agglomération.
Les voies ferrées, routes nationales, canaux… qui
coupent Dunkerque sont des obstacles physiques
qui deviennent le symbole de la frontière entre les
îlots de vie. Ils peuvent être transformés pour inverser cette tendance et rattacher les quartiers entre eux (à titre
d’exemple, le travail engagé autour du canal de Bourbourg),
en constituant des potentiels de valorisation qui influeront à
la fois sur l’image des quartiers mais aussi sur les questions
de mobilité.
Les délimitations entre les secteurs restent parfois physiquement matérialisées par une rupture dans les formes urbaines
et les typologies d’habitat. La continuité des formes urbaines
et des typologies d’habitat est également un levier pour influer positivement sur l’osmose de ces quartiers avec les
quartiers voisins (ce processus doit être engagé sur l’ensemble des quartiers en Politique de la Ville et plus particulièrement encore sur l’Ile Jeanty et le Banc Vert).
En ce qui concerne les déplacements, le projet de Réseau
à Haut Niveau de Service (RHNS) accentue les capacités
de mobilité des résidents actuels et futurs. Il consolide par
ses aménagements des “liaisons douces” lisibles, logiques
et pratiques. Des démarches de concertation sont prévues
pour s’assurer de la prise en compte des attentes des utilisateurs actuels et potentiels, et pour s’assurer qu’au-delà
de l’outil RHNS, la mobilité ne soit pas enfreinte pour des
raisons économiques ou psychologiques.
AGUR
> QUELQUES INDICATEURS DE COMPARAISON SUR LES SECTEURS DUNKERQUOIS (DONNÉES À L’ÉCHELLE DE L’IRIS) :
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Un travail de repérage d’éléments urbains remarquables
(à l’instar de la Gare d’eau à l’Ile Jeanty ou encore des potentiels architecturaux sur la Basse Ville et Soubise-gare) doit
être effectué car ils peuvent constituer des leviers pour favoriser l’émergence d’une image positive des quartiers prioritaires.
Enfin, les dynamiques positives impulsées par les habitants des territoires prioritaires (comme les « Bollywood
girls » sur le Carré de la Vieille, la classe orchestre de Lucien
Maillard avec l’entrée au conservatoire de certains élèves,
etc.) doivent être valorisées, appréhendées comme des leviers pour le développement d’une réputation positive des
quartiers et contribuer au changement d’image des territoires prioritaires.
Perspectives :
Positiver l’image des quartiers prioritaires, développer leur attractivité, gommer les frontières et
favoriser leur intégration et leur continuité avec
les quartiers limitrophes, en :
• Poursuivant la rénovation urbaine, un des leviers de
l’attractivité des secteurs prioritaires.
• Renforçant la continuité urbaine (la perméabilité et
la mobilité entre les îlots de vie et la cohérence à
une échelle plus large).
• Renforçant les liaisons entre les territoires pour favoriser les déplacements et la mobilité d’un secteur
à l’autre (cf. également le point ci-après).
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
2 L’enjeu de la mobilité et l’accès/recours aux droits
Constats et éléments de problématiques :
Les questions de mobilité peuvent se poser en termes de
possibilité physique et matérielle de se déplacer, mais aussi en termes de mobilité “dans la tête” (« la culture de la
mobilité » qu’il convient d’encourager). Cette dimension
plus symbolique renvoie aussi aux questions d’accès aux
droits et services existants dans la proximité et plus largement à l’échelle Ville et communautaire.
Concernant la mobilité physique :
de manière générale les quartiers sont plutôt bien desservis
par le réseau de transport bien que des pistes d’amélioration soient facilement identifiables (cadencement, amplitude horaire, complémentarité des modes de déplacement,
sécurisation, etc.). Le projet de RHNS aura un rôle primordial à jouer pour la mobilité des habitants des secteurs prioritaires.
Concernant la “culture de la mobilité” :
elle se met en écho avec un enjeu d’accès aux droits et
services et nécessite d’agir sur certains freins :
• Les politiques tarifaires mises en place par nombre
d’équipements municipaux et communautaires proposent des formules adaptées aux personnes à bas revenus. Toutefois, même si cet effort est réel et bien adapté
au public prioritaire, l’aggravation de la situation économique de ce public est à prendre en compte et peut, selon les cas, rester un véritable obstacle.
• Un autre type de frein à la mobilité ressort des débats : l’illettrisme, qui bloque certaines personnes dans les gestes
simples de la vie quotidienne comme les inscriptions, la
prise d’informations, les déplacements.
• Il est parfois difficile pour certains habitants de devoir se
déplacer au-delà de leur îlot de vie, de leur quartier, de
leur ville. Les habitants vont avoir recours de manière assez naturelle et spontanée à l’offre de proximité, mais profitent très insuffisamment de l’offre qui leur est destinée
dès l’instant qu’elle est plus éloignée (services publics,
éducation, loisirs, culture, santé, sports…) ou encore
qu’elle n’est pas ancrée dans les habitudes de vie. Ainsi
s’il est nécessaire d’encourager les actions développées
dans la proximité, il est nécessaire aussi, pour éviter l’enfermement dans l’îlot et le repli sur soi, de poursuivre et
de renforcer la recherche de l’ouverture du quartier et
de ses habitants sur la ville, sur l’agglomération (voire
au-delà).
• Les habitants des territoires prioritaires ont souvent besoin d’être accompagnés par les professionnels de terrain pour accéder aux services et à leurs droits. Ceux-ci
sont les relais nécessaires pour faire connaître les différents droits et services existants, mais surtout pour mobiliser les habitants qui n’y recourent pas d’eux-mêmes.
Toutefois, les professionnels de terrain ont besoin, euxmêmes, d’être en capacité d’assurer un tel relais, c’est-àdire de pouvoir informer les habitants de manière fiable.
Pour ce faire, les professionnels de terrain doivent pouvoir se dégager le temps nécessaire (par exemple : la
présentation de projets lors des réunions d’équipe) et être
identifiés comme des cibles privilégiées des opérations
de communication. Bien sensibilisés et en contact direct
au quotidien de la population, ils transmettront une information fiable et plus stimulante.
Ceci fait écho aussi à l’enjeu suivant : « la lutte contre les
inégalités dans leurs multiples dimensions et la nécessité
d’agir sur la pauvreté et la précarisation : recouvrement des
besoins fondamentaux, recours et accès aux droits, dont
l’accès à la santé ».
Perspectives :
Favoriser l’utilisation, par les habitants des secteurs prioritaires, des ressources qui leur sont
destinées et s’assurer de leur accès aux dispositifs de droit commun, en :
• Favorisant la mobilité des habitants.
• Développant des actions d’accompagnement et
de médiation, en particulier autour des actions
culturelles et sportives.
• Favorisant la mobilisation des habitants par les
professionnels, en développant des démarches
proactives.
• Renforçant l’information (sur l’offre de services et
les droits, sur les projets…) en direction des acteurs de la proximité, pour une meilleure communication en direction des habitants.
3 L’enjeu de la lutte contre les inégalités dans leurs multiples dimensions
et de la nécessité d’agir sur la pauvreté et la précarisation :
recouvrement des besoins fondamentaux, recours et accès aux droits,
dont l’accès à la santé…
Constats et éléments de problématiques :
Il est fait part des difficultés sociales fortes sur les territoires
prioritaires liées, pour la plupart, à des situations de chômage, d’emploi précaire, de vieillissement accompagné de
petites retraites et/ou de situations de veuvage, de situations de monoparentalité qui peuvent parfois s’accompagner de difficultés éducatives, etc. Ces difficultés sociales
ont des conséquences lourdes sur la vie quotidienne et
les projets de vie : accès au logement ou à un logement
digne et adapté, hygiène de vie en général, faiblesse des
ressources financières disponibles pour assurer le paiement du loyer, des charges énergétiques, pour recouvrir les
besoins fondamentaux comme l’alimentation, l’accès aux
soins, etc., la mobilité, l’accès aux offres culturelles, sportives, de loisir, savoir lire et écrire…
En effet, est constatée, notamment, une augmentation
des sollicitations de dispositifs d’aide pour la restauration scolaire, pour le paiement des factures énergétiques,
pour recevoir des aides d’urgence, etc. Si certains mobilisent les dispositifs d’aide sociale, d’autres sont dans des
situations de fragilité sociale telles qu’ils renoncent à certains droits et notamment aux droits de santé. Ces difficultés ont aussi des conséquences en termes de sentiment de
dévalorisation, d’isolement, de repli sur soi et peuvent aller
jusqu’au renoncement aux droits sociaux.
En termes de public, une attention particulière devra être
apportée aux personnes âgées et aux personnes isolées,
par définition difficiles à identifier et à toucher. En effet, les
acteurs de terrain et les habitants font remonter que les
situations d’isolement sont une réalité, qu’ils ont évidemment du mal à mesurer (à titre d’exemple : les personnes en
situation de grande précarité, les personnes âgées). Ceci
pose la question du repérage et de la médiation, comment aller à la rencontre de ce public spécifique. De façon
générale, les phénomènes d’isolement s’accompagnent
d’un renoncement à l’ouverture de droits du type aide au
logement, RSA, CMU.
Concernant plus particulièrement la santé, qui est un des
droits sociaux auxquels les personnes vulnérabilisées renoncent prioritairement, des problématiques similaires remontent des six îlots :
• le manque d’accès et de recours aux soins, pour des raisons financières et/ou pour des raisons culturelles (représentations, mobilité).
• l’hygiène de vie : cette notion recouvre l’équilibre alimentaire, l’activité physique, le sommeil, l’hygiène corporelle,
autrement dit les bases d’une bonne santé. Des programmes d’actions sont déjà mis en place, au sein des
Maisons de Quartiers et au sein des Réseaux d’Éducation Prioritaires rattachés aux collèges Lucie Aubrac et
Van Hecke.
/ 10 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
/2
• les conduites addictives : tabagisme, stupéfiants, alcool. Les addictions sont une priorité de l’Espace Santé
Jeunes.
• la santé mentale : Les professionnels sociaux et acteurs
de terrain se disent désarmés face à cette problématique
à laquelle ils sont souvent confrontés. La MPS et le CCAS
ont mis en place une action pour faire intervenir une psychologue clinicienne auprès de certains professionnels.
Si les actions d’information en direction des habitants
semblent essentielles, les actions de mise en situation sont
considérées comme plus porteuses d’évolution dans les
comportements et les habitudes de vie (ex : les boucles du
cœur, marches…).
L’articulation des missions d’animation collective de certaines structures des quartiers (maisons de quartier notamment) et des missions de suivi individuel des travailleurs sociaux devrait pouvoir être renforcée et appréhendée comme
un principe essentiel de l’accompagnement social (à titre
d’exemple : le fonctionnement des plates-formes insertion
du Conseil Général). Cela permettrait notamment d’orienter plus fortement certains dispositifs vers les publics qui
en ont le plus besoin et d’assurer plus de cohérence et
de mise en complémentarité des actions développées,
en d’autres termes plus d’efficience des dynamiques d’accompagnement social.
Perspectives :
Accompagner les personnes en situation de
pauvreté pour recouvrir les besoins fondamentaux (santé, alimentation, logement digne, etc.)
et plus particulièrement agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé et réduire les inégalités sociales
et territoriales de santé, en :
• Maintenant une veille sociale active et partenariale
pour mieux coordonner les réponses aux besoins
fondamentaux des populations fragilisées.
• Favorisant les approches pluridisciplinaires et complémentaires pour mieux articuler les dispositifs.
• Favorisant les actions de promotion de la santé et
d’accompagnement à l’accès aux soins.
• Prenant mieux en compte la problématique spécifique de la santé mentale : besoins, offre, formation
des professionnels, concertation et coordination.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
4 L’enjeu de l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée
d’émancipation des bénéficiaires et des habitants
5 L’enjeu des inégalités des chances en matière d’éducation
et de réussite éducative
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
Les professionnels des quartiers s’interrogent sur le fait
que l’accompagnement des populations soit devenu autant indispensable alors même que sa finalité est d’amener à plus d’émancipation, d’autonomie, et d’entraîner
un phénomène de réassurance individuelle autant que
collective. Ils ont le sentiment que dès que le niveau d’accompagnement diminue, les effets sur la population s’en
font largement ressentir, la dynamique retombe. Par ailleurs, les travailleurs sociaux des quartiers alertent fortement sur la fragilité économique des habitants des quartiers prioritaires et ses répercussions sur la réalité vécue
quotidiennement par les habitants : alimentation/cantine,
factures énergétiques, santé, logement, accès aux loisirs,
etc. Cette population subit de plein fouet les effets de la
crise économique, les difficultés financières prenant le pas
sur le reste. Il est ainsi de plus en plus difficile de mobiliser
les personnes sur d’autres thématiques, leur priorité est ailleurs, souvent plus urgente et plus angoissante.
Les professionnels s’interrogent ainsi sur la nécessité de
revisiter et faire évoluer leurs pratiques pour favoriser
davantage la prise d’autonomie des populations, autonomie comprise ici comme une capacité de résilience et un
accroissement de leurs possibilités à influer sur leur destin
individuel et collectif. Ce questionnement est à mettre aussi
en lien avec la volonté de favoriser l’implication citoyenne
des habitants, de les rendre acteurs, de développer leur
pouvoir d’agir et de les mettre au centre des politiques publiques.
L’idée d’une réflexion partenariale à impulser sur les méthodes d’accompagnement pourrait prendre comme point
de départ, par exemple, les questions de précarité économique, en y réfléchissant sous le prisme du “pouvoir
d’agir” : comment mettre les habitants en capacité d’imaginer des réponses à ces difficultés (par exemple : les réseaux d’entraide et de solidarité de proximité, les systèmes
d’échanges locaux de services, etc.), comment concrétiser
leur faculté d’entreprendre et de s’auto-organiser ?
La réflexion autour de l’évolution des pratiques d’accompagnement devrait aussi s’appuyer sur les ressources des
quartiers prioritaires : les initiatives y sont nombreuses et
les réseaux associatifs et de proximité fortement développés ; cela forme un terreau fertile.
En outre, les principes de participation des habitants qu’impulse la Ville de Dunkerque avec ses partenaires et qui
sous-tendent la Politique de la Ville doivent pouvoir trouver
ici une voie innovante de développement, pour favoriser les
différents types d’implication des habitants à la vie de la
cité. L’expérimentation et l’innovation doivent pouvoir participer à renouveler ces pratiques et à positiver l’image des
quartiers.
Perspectives :
Favoriser de nouvelles pratiques d’accompagnement de la population aux niveaux individuel
et collectif, en se basant sur les préoccupations
premières des habitants et sur leur pouvoir
d’agir.
Les questions relatives à l’éducation sont essentielles. Elles
sont d’ailleurs systématiquement évoquées par les professionnels œuvrant au contact des habitants des quartiers.
En particulier ils soulignent l’importance du soutien à la
réussite éducative et à la parentalité.
En outre, les espaces éducatifs et socio-éducatifs, les
établissements scolaires sont aussi des espaces de vie et
d’apprentissage du vivre ensemble. La mixité sociale et la
rencontre entre les différentes catégories de la population
doivent pouvoir se réaliser et s’y jouer.
Concernant les questions éducatives et de parentalité, les
réalités diffèrent : Certains ménages ne sollicitent pas l’aide
sociale par crainte de l’intervention d’un tiers institutionnel, d’autres au contraire sollicitent facilement les services
disponibles (à titre d’exemple : les modes de garde pour
effectuer les démarches d’insertion sociales et professionnelles, les consultations PMI en maison de quartier, etc.) et
s’inscrivent dans des parcours positifs.
En termes de soutien à la parentalité, les familles monoparentales sont plus nombreuses sur les secteurs prioritaires. Également, le public des très jeunes parents
semble nécessiter une attention particulière, les professionnels souhaitent développer des actions de sensibilisation
et d’accompagnement (si cela s’avère nécessaire) de façon
précoce, dès la maternité.
En outre, une forte problématique relative à la protection
de l’enfance est également repérée sur les secteurs en politique de la Ville (notamment Soubise, Basse Ville…).
Le travail de rue à destination de la jeunesse (à l’instar de la prévention spécialisée) est un enjeu fort sur l’ensemble des territoires prioritaires. Ce besoin éducatif est
repéré pour des tranches d’âge très larges (enfants, ados,
jeunes, jeunes adultes). Des enfants sont repérés comme
livrés à eux-mêmes dans la rue, des jeunes ne franchissent
pas les portes des structures qui leur sont dédiées.
/2
Les professionnels évoquent ainsi de promouvoir des démarches de coéducation visant à renforcer les parents dans
leur rôle, avec à leur côté, les professionnels qui peuvent
les accompagner (professionnels de l’éducation nationale
et du “tiers éducatif”). Ces pratiques existent déjà, par
exemple : intervention du secteur Jeunesse d’une maison
de quartier au collège lors de la pause méridienne, groupe
d’alphabétisation pour des parents d’origine étrangère au
collège Lucie Aubrac, actions communes d’une maison de
quartier et d’une école, intervention d’éducateurs sportifs
municipaux sur le temps scolaires en élémentaire, etc.
Ces actions demandent à être connues, partagées, afin
d’être éventuellement transférées et étendues. Les acteurs
des secteurs prioritaires en constatent les effets positifs
et souhaitent aller plus loin dans le champ du périscolaire
mais aussi en confortant les actions partenariales avec les
établissements scolaires et la place des parents au sein de
ces derniers. L’idée d’une plate-forme de l’éducation visant
à échanger sur les nouvelles pratiques en matière d’éducation et à développer les partenariats a été évoquée.
Perspectives :
Promouvoir la réussite éducative et les pratiques
de coéducation pour articuler et renforcer l’action des différents acteurs socio-éducatifs, soutenir les parents comme premiers éducateurs de
leurs enfants, en :
• Réaffirmant l’importance du périscolaire dans la
réussite éducative.
• Soutenant les parents dans leur rôle de premiers
éducateurs de leur enfant.
• Faisant connaître et expérimenter de nouvelles
méthodes éducatives qui peuvent venir en complémentarité des pratiques existantes.
• Poursuivant et en confortant les actions de protection de l’enfance
•R
enforçant le travail de rue et la prévention
spécialisée.
• Créant les conditions de la mixité sociale au sein des
espaces éducatifs et socio-éducatif pour promouvoir le vivre ensemble (revisiter la carte scolaire, etc.).
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CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
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6 L’enjeu des publics éloignés de l’emploi
Constats et éléments de problématiques :
La problématique du chômage est prégnante sur les quartiers prioritaires et concerne toutes les catégories de publics. Si tous sont concernés par les situations de précarisation, les difficultés d’accès à l’emploi sont exacerbées
pour les jeunes adultes, les femmes et les plus de 50 ans.
Concernant le public des jeunes adultes (18/25 ans, mais
parfois jusque 30 ans), nombre d’entre eux sont repérés
comme étant sans situation professionnelle et n’étant jamais vraiment entrés sur le marché de l’emploi. Ils restent
désœuvrés, peuvent être attirés par l’économie parallèle, ne
peuvent pas avancer vers un statut social correspondant à
leur âge (à titre d’exemple, la décohabitation du foyer parental). Ces jeunes sont souvent dans une spirale de démotivation avec des difficultés de projection dans l’avenir.
Les professionnels font remonter que seule une approche
pluridisciplinaire peut permettre de les accompagner de
manière cohérente et mobilisatrice dans la durée : selon leur
métier et mission, certains professionnels sont plutôt en situation de repérer et toucher les jeunes adultes, d’autres de
travailler avec eux leur projet, d’autres encore de leur proposer des débouchés. L’accompagnement mis en œuvre,
qu’il soit individuel ou collectif, doit être global pour prendre
en compte l’insertion sociale et professionnelle (emploi,
logement, santé, modes de garde, etc.). Il doit permettre
d’accompagner ces jeunes adultes dans l’élaboration d’un
projet d’avenir et les aider à construire leur parcours.
Un autre phénomène est évoqué : des jeunes diplômés
du supérieur issus de quartiers prioritaires ont du mal
aussi à trouver un emploi et ont le sentiment de subir des
discriminations liées à leur origine ou à leur quartier d’appartenance. Les effets pervers de ces types de situations
sont importants à la fois pour le jeune, mais aussi pour son
entourage et pour les plus jeunes. En effet, cela démotive
et met à mal une situation qui devrait être un exemple, un
modèle. Cela fragilise l’une des bases du contrat social.
En outre, les départs des jeunes diplômés du Dunkerquois
vers d’autres bassins d’emploi constituent une problématique forte pour l’ensemble du territoire communal et l’agglomération. Ces jeunes diplômés doivent pouvoir, s’ils le
souhaitent, rester sur le territoire en trouvant un emploi.
Par ailleurs, les jeunes diplômés habitant en secteur prioritaire et victimes de discrimination à l’embauche, se retrouvent le plus souvent contraints à accepter des emplois
de niveau de qualification inférieur à leur niveau de formation ; or ce phénomène de déclassement conduit par ailleurs à exclure du marché du travail les jeunes peu ou pas
qualifiés.
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CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
Si l’accompagnement des publics éloignés de l’emploi est
une priorité évidente, les professionnels insistent sur la nécessaire valorisation des leaders positifs (études, initiatives, réussite) par exemple par des actions de parrainage
ou de valorisation des talents auprès des employeurs.
Une attention particulière est à porter aux personnes les
plus vulnérables (cumulant les freins périphériques à l’emploi). L’éloignement durable du marché du travail crée ou
aggrave les difficultés économiques, matérielles, sociales,
voire psychologiques et sanitaires, des personnes concernées et les expose à une perte de compétences qui rend
plus complexe encore leur retour à l’emploi. L’éloignement
du travail crée ou aggrave les a priori ou les discriminations. C’est le cas notamment des femmes qui s’occupent
de leurs enfants, des seniors au chômage de longue durée,
des jeunes qui ne sont jamais entrés sur le marché du travail, des personnes handicapées.
Les femmes sont moins nombreuses à être en emploi globalement sur le Dunkerquois. Cette tendance est plus forte
encore sur les territoires prioritaires. L’hypothèse est faite
que les femmes résidant sur les territoires prioritaires rencontrent des difficultés en termes de mobilité et de modes
de garde. Des questions de représentations se poseraient
également. En effet, le territoire est marqué par la prégnance de l’emploi industriel. Des survivances de la “culture
ouvrière” existeraient et induiraient un certain maintien des
femmes au sein du foyer (étude INSEE/AGUR). Enfin, les
femmes seraient plus nombreuses à être en “temps partiel subi”. Cependant, cette tendance, du point de vue des
acteurs de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes,
aurait tendance à s’inverser. En effet, les jeunes femmes
des quartiers prioritaires tendent à solliciter plus fortement
les services existants (modes de gardes pour les jeunes
mères, organismes de formation, structures d’accompagnement à la recherche du premier emploi, aides proposées pour la construction de CV, etc.). Les professionnels
témoignent d’une accroche plus forte des jeunes femmes
(à la différence des jeunes hommes) au sein des parcours
socio-professionnels mis en place. Ils témoignent aussi de
réussites assez nombreuses (débouchés professionnels
et emplois trouvés) qu’il conviendrait de valoriser pour encourager les jeunes démotivés qui ont du mal à se projeter
dans l’avenir et les inciter à s’inscrire durablement dans les
parcours socio-professionnels mis en œuvre avec l’accompagnement des acteurs sociaux.
Ainsi, les phénomènes de précarité économique augmentent avec la crise et renforcent le phénomène d’éloignement
de l’emploi pour ces publics (jeunes, femmes), mais aussi
pour les plus de 50 ans. Ceci engendre leur paupérisation.
Les difficultés qui découlent de l’éloignement du marché
du travail et qui s’ajoutent aux difficultés propres des personnes pèsent sur leurs probabilités de retour à l’emploi.
On constate des taux de retour à l’emploi près de deux
fois moins élevés chez les demandeurs d’emploi de longue
durée. Une enquête menée auprès des bénéficiaires du
RSA met en évidence que les freins qu’ils rencontrent dans
le retour à l’emploi sont à la fois des freins qui pouvaient
préexister à leur situation d’éloignement de l’emploi et des
freins créés ou renforcés par cet éloignement. Les motifs
les plus fréquemment cités sont l’absence de formation, de
qualification et d’expérience adéquate, l’absence d’emploi
à proximité dans son domaine et l’absence de véhicule.
S’ajoute à cela pour les allocataires de l’ASS, le fait d’être
trop âgé pour les employeurs et les problèmes de santé
(Source : Dares, enquête 2012 sur les conditions de vie des
bénéficiaires de minima sociaux). L’accompagnement professionnel des personnes les plus fragilisées sur le marché
du travail ne peut fonctionner que s’il est couplé avec un
accompagnement social permettant de lever l’ensemble
des freins au retour à l’emploi.
Est réaffirmée l’importance d’une prise en charge globale
des difficultés de ces publics. Cette prise en charge globale
doit permettre de croiser les champs de compétence liés à
l’emploi et les champs de compétence liés au social (santé,
mobilité, logement, etc.). En effet, les évaluations menées
sur les dispositifs d’insertion sociale et les dispositifs d’insertion professionnelle montrent que les deux approches
(insertion sociale et insertion professionnelle) combinées
et croisées présentent des résultats positifs en termes de
retour à l’emploi. La continuité du suivi et la recherche de
cohérence au sein des parcours sont identifiées comme
des facteurs de réussite. Les services de proximité (antennes de la MDE, antenne du CCAS…) et leur bonne coordination sont des atouts important pour assurer de telles
réussites.
La création d’entreprise offre aux demandeurs d’emploi
la possibilité de trouver une insertion dans la vie professionnelle par la création de leur propre emploi. Si l’envie
d’entreprendre est forte chez les habitants des quartiers,
particulièrement les jeunes, ils ne connaissent pas les procédures et les aides mobilisables et rencontrent des difficultés d’accès aux sources de financement pour la création
ou le développement de leur activité. Ces entrepreneurs
manquent souvent d’un accompagnement adapté tout au
long du lancement du projet économique et de développement de leur entreprise. Ils doivent donc pouvoir bénéficier
d’un accompagnement personnalisé permettant de lever
les freins à la création, de faciliter l’accès aux sources et
aides de financement et de sécuriser leur parcours de créateur. Il s’agit aussi de mobiliser l’offre de services d’aide à
l’amorçage de projet dans les quartiers (CitésLab) afin de
pouvoir détecter les porteurs d’idées, de les accompagner
dans la formulation de leur projet et de les orienter vers les
opérateurs de la création et de financement.
Perspectives :
Favoriser la prise en compte des particularités
des quartiers et des publics prioritaires dans la
politique de l’emploi, en :
• Accompagnant l’ensemble des publics vers l’emploi.
• Favorisant l’accès à l’emploi des femmes, des
jeunes et des seniors.
• Ayant une attention particulière envers les jeunes
diplômés.
• En développant un plan de lutte contre les discriminations.
• En poursuivant et confortant les coopérations et
les synergies entre les démarches d’insertion sociale et d’insertion professionnelle.
Les freins liés aux représentations nécessitent d’être travaillés aussi bien du côté des demandeurs d’emploi que
des employeurs ou des institutions pour endiguer les résistances des entreprises à s’implanter dans les quartiers
prioritaires ou à y embaucher, et pour endiguer les résistances des demandeurs d’emploi à s’orienter vers certains
métiers porteurs au niveau local, ou à s’orienter vers la
création d’entreprise.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
7 L’enjeu de l’activité économique des secteurs prioritaires
8 L’enjeu du vivre-ensemble et de la tranquillité publique
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
Le développement économique à l’échelle de l’agglomération et le bassin d’emploi qui en découle sont bien entendu
un des leviers de l’évolution de la situation socio-économique des habitants des secteurs prioritaires. Ceci est appréhendé plus en lien avec la CUD.
sur-Mer qui se trouvent à deux pas du centre-ville. Les
effets de ce projet devront être anticipés, et venir nourrir
le projet urbain et social de l’Ile Jeanty.
•S
ur le Banc Vert, des terrains sont libérables le long d’un
axe de développement important, l’avenue de la Villette.
Un projet de village artisanal est envisagé.
•L
a seule exception est le Carré de la Vieille, îlot sur lequel
il n’y a pas à proprement parler d’activité d’économique
et où il n’est pas prévu d’en implanter. En effet, le Carré
de la Vieille est ouvert sur les secteurs qui l’entourent, et
vers lesquels se tournent facilement les habitants. Il faudra toutefois veiller à ce que les futures dynamiques développées à proximité (Basse Ville, Jeu de Mail, Gare) se
répercutent positivement sur le Carré de la Vieille.
Ici, en complément et en lien avec ce développement
économique global, on se focalise plutôt sur un enjeu de
développement d’une activité économique sur les secteurs
prioritaires eux-mêmes.
En effet, sur chacun des îlots de vie, des possibilités réelles
de développement économique sont identifiées.
• Concrètement, la Basse Ville, le Carré de la Vieille, l’Ile
Jeanty et le Jeu de Mail devraient bénéficier rapidement
des effets générés par l’arrivée prochaine de structures
d’économie sociale et solidaire comme l’espace Work
& co sur le Jeu de Mail ou encore d’autres équipements
culturels prônant des pratiques innovantes, participatives et ouvertes sur la vie de quartier à l’instar du Théâtre
de la Licorne. Que de telles activités s’implantent dans
le quartier représente une plus-value car il ne s’agit pas
là uniquement d’activité économique : les promoteurs de
l’ESS ont comme philosophie de créer aussi de l’insertion
et du lien social, ils sont tournés vers le quartier et ses
habitants. Ils devraient pouvoir donc contribuer à une
forme de cercle vertueux sur ces secteurs.
• Sur les deux quartiers anciens, Soubise et Basse Ville, la
valorisation de la ville ancienne, historique par un appui
sur les potentiels architecturaux, notamment les façades
du XVIIIe siècle, doit pouvoir constituer un levier de développement de ces territoires tant sur leur image que sur
leur dynamisme économique. Sur Soubise, la zone constituée par la rue Albert 1er, la rue Thiers et la rue du Sud possède déjà des atouts. Il s’agit d’un secteur animé, passant
et où se concentrent un certain nombre de façades remarquables, autant d’atouts sur lesquels s’appuyer.
• Le futur projet sur la Gare qui consiste d’abord en un
pôle d’échange multimodal du centre de l’agglomération
rayonnera sur le centre de la Ville et de l’agglomération,
mais aussi bien sûr les secteurs prioritaires. En donnant
la possibilité d’entrer et sortir de la Gare par le sud, c’est
le Jeu de Mail qui deviendra un quartier sur la Gare. En
donnant la possibilité de franchir les voies ferrées et d’accéder à la Gare par l’ouest, c’est l’Ile Jeanty et Saint-Pol-
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CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
Bien que l’activité économique d’un quartier ne bénéficie pas
forcément directement à ses habitants (les habitants n’en sont
pas forcément les consommateurs ou les salariés), elle génère du flux, du passage, et cela participe à l’ouverture du
quartier et à son intégration dans la ville. D’ailleurs, les
commerces implantés dans les quartiers ont généralement du
mal à perdurer avec comme seuls clients les populations résidentes, il est nécessaire de générer du flux, du passage de
populations et d’équilibrer commerces de proximité et commerces de destination. Par ailleurs, il est nécessaire de veiller à
ce que l’arrivée d’activités économiques dans un quartier soit
compatible avec l’aspect résidentiel du quartier : il s’agit
de construire avec ces activités un “morceau de ville”, en évitant des configurations urbaines décalées du type “hangar au
milieu d’un parking” ou des programmes totalement introvertis dans lesquels le salarié n’aurait pas besoin du quartier.
Dans les concertations avec les partenaires intervenant
sur les secteurs prioritaires, on constate que la question
du développement économique est peu évoquée, les acteurs ont du mal à l’appréhender, ou le voit comme un levier sur lequel ils n’ont pas prise. Pour autant, des “passerelles” peuvent être imaginées. Il semble pertinent de
sensibiliser certains des acteurs de terrain aux projets
économiques (explications, visites des lieux, soutien aux
actions s’y rattachant, etc.) et de promouvoir des partenariats et des actions communes. Il serait important aussi de
promouvoir les projets de développement économiques et
l’esprit de l’entreprenariat auprès des habitants.
Dans l’ensemble, de l’avis des professionnels et des habitants, les secteurs prioritaires ne sont pas l’objet de phénomènes d’insécurité graves, continus et alarmants. Toutefois
des faits sont remontés :
• dégradations sur l’espace public, vandalisme sur des bâtiments publics et privés
• incivilités, pouvant aller jusqu’à des cas d’agressions physiques et verbales
• conflits de voisinage qui s’enveniment
• regroupements de personnes marginalisées
• rassemblements problématiques (alcool, bruit, présence
d’animaux dangereux…) sur les espaces publics et dans
les entrées d’immeubles
• phénomènes de caïdats
• économie souterraine, trafic de stupéfiants (guetteurs, vaet-vient, appropriation de lieux,…).
S’il ne s’agit pas de phénomènes graves et lourds, il demeure qu’ils ont un impact fort sur la vie quotidienne des
habitants (ex : exaspération, sentiment d’accumulation ;
même lorsque les problèmes s’apaisent, crainte des habitants que cela ressurgisse) et l’image des quartiers par
l’extérieur (ex : difficulté des bailleurs à commercialiser les
logements en accession à la propriété sur ces quartiers).
Cela nécessite d’agir sur plusieurs leviers :
• l’économie (insertion, emploi,…).
• l’éducation (parentalité, jeunesse,…jusqu’à la prévention
des addictions).
• la gestion urbaine de proximité (conception, usage et entretien des espaces).
• la prévention de la délinquance.
• l’action menée avec la police et la justice.
/2
Cela nécessite aussi de soutenir la présence publique dans
les quartiers et d’en revisiter les modalités (types de professionnels, amplitude horaire,…) et de conforter la coordination des acteurs concernés (mairies de quartier, bailleurs,
polices nationale et municipale, maisons de quartiers, prévention spécialisée,…).
Perspectives :
Agir sur la question de la tranquillité publique
sous l’angle du vivre-ensemble et du lien social,
en :
• Favorisant un traitement global des situations
identifiées comme problématiques, en favorisant
la prévention, l’éducation et l’accompagnement
des personnes (auteurs, victimes, tiers).
• Créant les conditions du dialogue pour accompagner les habitants à s’exprimer, de manière
constructive, quant à leurs préoccupations sur la
vie de leur quartier et aux problèmes rencontrés
(au sein des espaces d’échanges dédiés et/ou à
l’encontre des interlocuteurs référents), leurs préoccupations quant à la vie de leur quartier et aux
problèmes rencontrés.
• Favorisant un climat serein dans les quartiers par
la présence publique de proximité (présence d’interlocuteurs identifiés par les habitants, en capacité de les orienter ou de relayer leurs demandes).
• Améliorant la coordination et la complémentarité
des différents acteurs concernés.
Perspectives :
Susciter et soutenir les projets d’activités économiques et leurs effets positifs sur les quartiers, en :
• Favorisant l’impact positif des activités d’ESS sur
les quartiers.
• Soutenant l’implantation d’activités économiques
sur les quartiers en veillant à la compatibilité avec
l’aspect résidentiel du quartier
• Développant l’esprit d’entreprenariat.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
9 L’enjeu de la culture et du sport comme facteurs de cohésion sociale
Constats et éléments de problématiques :
La culture et le sport sont des leviers essentiels du vivre
ensemble et de la cohésion sociale. La déclinaison
dunkerquoise du PTCSU souhaite donner à ces deux
leviers une place importante et transversale.
Concernant la culture, elle est un levier essentiel de l’éducation populaire et de la construction du citoyen. C’est un
levier majeur à la transformation des quartiers, des représentations et des vécus. Elle est essentielle à la quête de
sens des habitants, elle est une ressource pour leur épanouissement et pour leur ouverture.
Pour autant, les habitants des secteurs prioritaires sont
souvent éloignés de l’offre culturelle. Cependant, mais les
actions de médiation culturelle donnent aussi des résultats
très favorables quand elles sont mises en œuvre. Le partenariat entre les sphères sociale et culturelle est à maintenir
et à renforcer. L’accent doit pouvoir être mis aussi sur la
qualité des actions culturelles et artistiques proposées. La
culture peut également permettre de travailler sur la mémoire : mémoire du quartier, histoire de son évolution, son
patrimoine, mémoire des habitants, etc.
Concernant les pratiques sportives, leur finalité dépasse
le seul objectif occupationnel ou de loisir pour intégrer une
dimension plus socialisante et émancipatrice. Elles peuvent
constituer des leviers concrets d’encouragement à la mobilité, d’amélioration concrète du bien-être des populations en
mettant au travail différentes dimensions : comportements
de santé, lien social, mixité sociale et vivre ensemble… tout
en incluant les personnes dans des dynamiques positives
et socialisantes. C’est un véritable facteur d’amélioration
de la qualité de vie. La qualité de l’encadrement est déterminante pour que les pratiques sportives puissent jouer le
rôle de transmission de valeurs ; comme le partenariat avec
les clubs sportifs sur l’accueil et l’intégration pérenne de
personnes des quartiers prioritaires. Du côté du public, une
attention doit être portée sur le public féminin.
La culture et le sport sont donc des leviers à privilégier pour
promouvoir la dimension collective, l’ouverture à l’autre et
le dialogue, et pour apporter du dynamisme aux territoires.
Ceci suppose de favoriser l’accès aux équipements implantés sur les quartiers, de délocaliser des actions culturelles/sportives sur les territoires ou créer les passerelles
pour les habitants des quartiers prioritaires, vers les équipements ou les évènements hors de leurs quartiers aussi.
Perspectives :
Récapitulatif des enjeux transversaux
ENJEUX
• Positiver l’image des quartiers prioritaires,
développer leur attractivité, gommer les frontières et
favoriser leur intégration et leur continuité avec les
quartiers limitrophes
2 La mobilité et l’accès / le recours aux droits
• Favoriser l’utilisation, par les habitants des zones
prioritaires, des ressources qui leur sont destinées
et s’assurer de leur accès aux dispositifs de droit
commun
3 L a lutte contre les inégalités dans leurs multiples
• Accompagner les personnes en situation de
pauvreté pour recouvrir les besoins fondamentaux
(santé, alimentation, logement digne, etc.)
du développement de leur attractivité
et de leur intégration dans la ville
dimensions et de la nécessité d’agir sur la pauvreté
et de la précarisation : recouvrement des besoins
fondamentaux, recours et accès aux droits,
dont l’accès à la santé…
• Favoriser de nouvelles pratiques
d’accompagnement de la population aux niveaux
individuel et collectif, basées sur les préoccupations
premières des habitants, sur leur pouvoir d’agir
5 L es inégalités des chances en matière
• Promouvoir les pratiques de coéducation pour
articuler et renforcer l’action des différents acteurs socio-éducatifs, soutenir les parents comme
premiers éducateurs de leurs enfants et favoriser la
réussite éducative
6 Les publics éloignés de l’emploi
• Favoriser la prise en compte des particularités des
quartiers et des publics prioritaires dans la politique
de l’emploi
7 L’activité économique des secteurs prioritaires
• Susciter et soutenir les projets d’activités
économiques et leurs effets positifs sur les quartiers
8 Le vivre-ensemble et la tranquillité publique
• Agir sur la question de la tranquillité publique sous
l’angle du vivre-ensemble et du lien social
9 L a culture et le sport comme facteurs
• Développer les actions culturelles et sportives
comme leviers de cohésion sociale
social dans une visée d’émancipation
des bénéficiaires et des habitants
d’éducation et de réussite éducative
de cohésion sociale
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
• Agir sur les déterminants sociaux, économiques
et environnementaux de la santé et réduire les
inégalités sociales et territoriales de santé
4 L ’évolution des pratiques d’accompagnement
• Développant les actions de médiation culturelle et
sportive
/ 18 /
PERSPECTIVES
1 L ’image des quartiers prioritaires,
Développer les actions culturelles et sportives
comme leviers de cohésion sociale et du vivre
ensemble, en :
• Promouvant le sport et la culture comme des objectifs transversaux (et plus particulièrement dans
le champ de l’éducation).
/2
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 19 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
CE REPOSITIONNEMENT DES QUARTIERS
PRIORITAIRES DE DUNKERQUE DANS LE CENTRE
DE L’AGGLOMÉRATION PERMET DE LES INSCRIRE
DANS DEUX PROJETS FONDAMENTAUX POUR
L’AGGLOMÉRATION
> LE TERRITOIRE DE PROJET :
• Le premier projet est structurant sur une grande échelle.
C’est la totale réorganisation du transport pour mettre
en place un réseau à haut niveau de service (RHNS), qui
va amplifier les capacités de mobilité pour tous les habitants de ces territoires en difficulté de l’agglomération.
Mais c’est aussi un projet qui, dans le centre de l’agglomération, installe un site propre. Celui-ci, en passant sur
la façade de ces quartiers depuis le Banc Vert jusqu’à la
Basse Ville, gomme les coupures, apaise et valorise les
rives des canaux de ces quartiers. Cette opération, validée politiquement et budgétée avec la taxe transport,
ouvre la possibilité de résoudre les dysfonctionnements
urbains internes aux îlots de vie en les installant durablement dans leurs rôles pour l’agglomération.
AGUR
2.2 / LES QUARTIERS PRIORITAIRES, PAR LEUR POSITIONNEMENT, FONT PARTIE
INTÉGRANTE DU TERRITOIRE DE PROJET QUI VA ENTRAÎNER LA DYNAMIQUE
AU NIVEAU DE L’AGGLOMÉRATION
L’autre caractéristique de ce territoire, révélée par ce travail
à plus grande échelle, montre que cet “archipel” constitue
la partie “ville des canaux” du centre-ville (Carré de la Vieille,
Jeu de Mail, Soubise, Basse Ville, avec un point d’orgue que
serait le Plan d’eau à l’Ile Jeanty) ; le Banc Vert se raccroche,
lui, à Petite-Synthe, en entrée d’agglomération.
•L
e deuxième projet est plus “ponctuel”, mais non moins
important dans ses effets sur le quartier centre et la restructuration du pôle multimodal. Il est issu de la réorganisation du réseau de transport public de l’agglomération qui
amène le déplacement de la gare des bus et va se combiner avec la reconfiguration de la gare SNCF. Effectivement,
l’arrivée des doubles TGV entraîne une obligation de revoir
les accès aux quais. La passerelle nécessaire pour enjamber les voies peut être l’opportunité d’une ouverture de la
gare vers l’ouest, c’est-à-dire vers l’Ile Jeanty. Mais, plus
globalement, ce sont tous les accès de la gare au nord et
à l’est (pour la ville du port) et à l’est et au sud (pour la ville
des canaux) qui seront revus. Ainsi, il est important pour
tous ces quartiers retenus dans la géographie prioritaire,
d’inscrire un périmètre de projet qui permette d’accompagner et d’amplifier l’effort structurel de l’agglomération.
AGUR
La nouvelle municipalité souhaite impulser le repositionnement de ces quartiers dans l’agglomération. Le nouveau
découpage politique et administratif : « Dunkerque Centre »
englobe maintenant les quatre îlots de vie (Ile Jeanty, Carré de la Vieille, Jeu de Mail, Basse Ville) qui historiquement
relevaient de l’entité de « Dunkerque Sud ». Le Banc Vert demeure, quant à lui, rattaché à « Petite-Synthe ». Cet ajustement politique et administratif va permettre une unité d’action
pour une cohérence de projet à l’échelle de l’agglomération.
/2
LE REPOSITIONNEMENT DES SECTEURS PRIORITAIRES DANS L’AGGLOMÉRATION
/ 20 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
tié et réorientées sur un cœur de projet). Le secteur de l’Ile
Jeanty est quant à lui, resté “en plan” en dehors du projet de
rénovation urbaine.
Le constat fait au bout de ces années de rénovation urbaine
a montré la nécessité de changer d’échelle de projet pour
réellement remettre les îlots de vie prioritaires dans une perspective d’évolution “naturelle” et une dynamique de centreville et de centre d’agglomération. Le travail conduit avec
l’Agence d’Urbanisme de Dunkerque a ainsi repositionné ces
îlots de vie comme éléments constitutifs du centre-ville et du
centre d’agglomération. Cet ensemble forme un croissant qui
enveloppe le pôle multimodal actuel et futur, composé par la
gare SNCF, les parkings et le réseau de bus à haut niveau de
service sur les parties ouest et sud.
AGUR
La Ville de Dunkerque, dans sa partie centrale, présente un
aspect “ville archipel” où les canaux et quelques grosses
infrastructures routières et ferroviaires morcellent le territoire. Ce découpage physique conduit à des identités fortes
“d’îlots de vie” et suscite des solidarités et reconnaissances
sociales. Cependant il provoque aussi enfermement, difficultés d’insertion, difficultés de liaison, et autres mises de côté,
voire pour certains secteurs une relégation progressive. Dans
tous les cas, cela fragmente tout dynamisme urbain naturel.
L’intervention de l’ANRU en 2009-2014 a permis de poursuivre ou d’enclencher selon les cas, un long processus de
renouvellement urbain, de requalification, d’ouverture et de
mixité sur les îlots Carré de la Vieille et Jeu de Mail, et de manière moins aboutie sur les îlots Basse-Ville/Gare/Soubise et
Banc Vert (puisque les conventions ont été réduites de moi-
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 21 /
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
/2
2.3 / QUELQUES ENJEUX SPÉCIFIQUES À CHAQUE ÎLOT DE VIE HISTORIQUEMENT
EN POLITIQUE DE LA VILLE
1 Îlot de vie du Carré de la Vieille
4 Îlot de vie de la Basse-Ville
2 Îlot de vie du Jeu de Mail
5 Îlot de vie de Soubise (gare)
3 Îlot de vie de l’Ile Jeanty
6 Îlot de vie du Banc Vert
1 Les enjeux sur l’îlot de vie du Carré de la Vieille
Enjeu°1 : L’ouverture et l’intégration du Carré
de la Vieille dans la ville
Enjeu°2 : La présence publique
sur le Carré de la Vieille
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
•L
e Carré de la Vieille est un îlot de vie traversé par un
flux important de populations, au sein duquel vont et
viennent des personnes de l’extérieur (qui utilisent la salle
de sports, la MVA…)
• les habitants en sortent pour utiliser les services disponibles sur les territoires limitrophes. Le peu de services
et de commerces présents sur l’îlot de vie s’explique par
la petite taille de l’îlot. À noter que l’école maternelle n’a
plus qu’une classe.
•C
et îlot doit pouvoir bénéficier des projets structurants
prévus sur les secteurs proches (Licorne en Basse Ville,
Work & co et Maison des Services Publics au Jeu de Mail,
projet Gare…).
AGUR
QUELQUES DONNÉES
(issues des chiffres CAF
et Insee à l’échelle de l’iris)
• Quartier ayant bénéficié d’un
programme de rénovation urbaine,
et retenu dans le périmètre du NPNRU/
Intérêt régional.
• Habitants : 800
• Revenu médian : 9 304 € (16 264 € CUD)
• Taux de bas revenus : 67,1 %
• Taux d’allocataires CAF : 56 %
(52 % CUD)
• Taux de familles monoparentales :
20 % (10 % CUD)
• Indice de jeunesse : 2,94 (1,32 CUD)
• Taux de bénéficiaires du RSA : 32 %
/ 22 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
•L
’îlot de vie a vu arriver de nouvelles populations de par
les opérations de renouvellement urbain conduites. Des
difficultés à vivre ensemble ont été repérées par les acteurs œuvrant dans la proximité qui nécessitent d’y porter
une attention.
•L
e Carré de la Vieille est un secteur de petite taille ; il
compte moins de 1 000 habitants (c’est le plus petit des
îlots de vie prioritaires).
• Les habitants du Carré de la Vieille ont le sentiment d’être
maintenant délaissés, après avoir bénéficié prioritairement des programmes de développement social et urbain
pendant des années. Ils ont besoin d’être rassurés, de
voir que leur quartier reste investi, que des projets sont
à l’œuvre. Les difficultés sociales y restent prégnantes. Il
est fait part, notamment des questions de vieillissement
et de mobilité pour les seniors, des questions d’insertion
sociale et professionnelle de la jeunesse mais aussi des
populations qui tendent à se paupériser davantage depuis la crise économique.
• Le Carré de la Vieille est un îlot de vie qui historiquement a
toujours été un territoire d’expérimentation de la Politique
de la Ville.
• Cette histoire et cette culture sont ancrées chez les acteurs du Carré de la Vieille, professionnels comme habitants. Ils restent aujourd’hui facilement mobilisables sur
des pratiques innovantes et expérimentales.
Perspectives :
Renforcer l’intégration et la dynamique d’ouverture du Carré de la Vieille sur la ville, en :
Perspectives :
• Faisant en sorte que le Carré de la Vieille bénéficie
des répercussions positives des projets en cours
sur les secteurs limitrophes et en encourageant la
mobilité des habitants du Carré de la Vieille vers
l’extérieur.
Garantir la pérennisation des effets des programmes de transformation du Carré de la
Vieille, rester présents dans le quartier et y expérimenter des démarches innovantes, en :
• Favorisant les actions qui promeuvent le vivre ensemble et le lien social au sein du quartier et dans
ses liens avec d’autres.
• Favorisant l’ouverture et la mobilité des habitants.
• Continuant d’accueillir au Carré de la Vieille des
activités qui bénéficient aussi à un public extérieur.
• Continuant d’investir le quartier en termes de
présence publique, et lorsque c’est à un degré
moindre, en expliquer les raisons aux habitants.
• Continuant d’expérimenter des actions nouvelles
et innovantes sur le Carré de la Vieille.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 23 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
/2
2 Les enjeux sur l’îlot de vie du Jeu de Mail
Enjeu°1 : La pérennisation des effets de la rénovation
urbaine du Jeu de Mail et principalement ses
effets sur le plan social et la vie des habitants
Enjeu°2 : L’accompagnement
de la population
du Jeu de Mail
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
• L’évolution urbaine du Jeu de Mail a été considérable ces
dernières années. Le Jeu de Mail a été un secteur d’intervention prioritaire de la Politique de la Ville, et a bénéficié
d’un Programme de Rénovation Urbaine d’ampleur.
•L
es opérations menées ont concerné l’urbain et le social. Aujourd’hui, si les efforts sur l’urbain sont visibles,
concrets, la population reste fragile et les difficultés sociales et économiques subsistent.
• Cette évolution de l’îlot de vie va se poursuivre sur les
prochaines années avec des finalisations d’actions déjà
engagées (Maison des services Publics, Work & co, parc
public) ou avec des réalisations probables sur des opportunités repérées (rue de Calais).
• L’entretien, la maintenance, la GUP, sont essentiels pour
assurer durablement les acquis en termes de cadre de
vie.
• La dynamique engagée sur le Jeu de Mail depuis plusieurs années en a fait un territoire rodé aux démarches
innovantes en matière de développement social et urbain.
Perspectives :
QUELQUES DONNÉES
(issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris)
• Quartier ayant bénéficié de l’ANRU 1,
et retenu dans le périmètre du NPNRU/Intérêt régional.
• Habitants : 1 500
• Revenu médian : 9 304 € (16 264 € CUD)
• Taux de bas revenus : 67,1 %
• Taux d’allocataires CAF : 56 % (52 % CUD)
• Taux de familles monoparentales : 20 % (10 % CUD)
• Indice de jeunesse : 2,94 (1,32 CUD)
Maintenir durablement le niveau de qualité du
cadre de vie en restant vigilants sur la Gestion
Urbaine de Proximité, en :
•L
’accompagnement social qui avait été mis en place nécessite d’être poursuivi et revisité à l’aune de ces difficultés et des évolutions fortes du cadre de vie.
•L
es professionnels font remonter une forte préoccupation
sur les différences hommes/femmes sur le Jeu de Mail
notamment le manque d’implication des hommes au sein
des instances et des activités proposées. C’est le seul ilot
de vie sur lequel cette problématique est ressortie (elle
apparaît aussi sur le Carré de la Vieille mais beaucoup
plus modérément).
•P
lusieurs projets culturels marquants ont été développés
sur le Jeu de Mail (ex : dans le cadre de la Capitale régionale culturelle, avec le Bateau feu…), avec des résultats
très intéressants. Ce type de projets, artistiques et culturels, fonctionne très bien au niveau des professionnels
comme au niveau des habitants. La culture est donc identifiée comme un des leviers pertinent sur le Jeu de Mail
pour favoriser les dynamiques d’éducation populaire et
d’appropriation des enjeux de territoire par les habitants.
• Associant les habitants à la continuité du PRU et
en favorisant l’appropriation de l’îlot transformé et
l’implication des habitants.
• Maintenant une veille sociale forte sur l’îlot de vie
afin d’éviter les phénomènes de dégradations urbaines liées aux difficultés sociales qui demeurent
importantes.
Perspectives :
Maintenir et adapter l’accompagnement social à
l’évolution du territoire et du cadre de vie (fin du
PRNU) et aux difficultés sociales des habitants,
en :
• Favorisant l’appropriation des nouveaux espaces
publics et équipements
• En ajustant l’accompagnement social en fonction
des situations sociales, économiques et éducatives des habitants de l’îlot.
/ 24 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 25 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
/2
3 Les enjeux sur l’îlot de vie de l’Ile Jeanty
Enjeu°2 : Le sentiment d’abandon des habitants
de l’Île Jeanty
Enjeu°3 : Les liens entre l’Île Jeanty
et les secteurs environnants
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
•L
’Ile Jeanty est le seul territoire prioritaire qui n’a pas bénéficié d’un projet de rénovation urbaine, pourtant très attendu de nombre de ses habitants, qui ont vu l’évolution
du Carré de la Vieille, puis du Jeu de Mail… ; ils se sentent
“abandonnés”.
• L’Ile Jeanty est caractérisée par le fait d’être accolée, voire
fondue avec Saint-Pol-sur-Mer. Il n’y a pas de limite physique, visible, perceptible, entre le territoire dunkerquois
et le territoire Saint-Polois. Les habitants font peu de distinction entre les deux entités, ils utilisent indistinctement
les services, commerces, etc. de l’une et de l’autre.
• Les besoins en accompagnement social sont clairement
repérés comme une priorité, car certaines populations
sont en situation de grande fragilité sociale, économique
et éducative.
• Le potentiel clairement identifié sur l’Ile Jeanty, son atout
principal, c’est sa richesse paysagère (nature, gare d’eau).
QUELQUES DONNÉES
(issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris)
• Quartier n’ayant pas bénéficié d’opérations de
rénovation urbaine, et retenu en NPNRU/Intérêt
régional.
AGUR
• Habitants : 920
• Revenu médian : 9 304 € (16 264 €)
• Taux de bas revenus : 67,1 %
Enjeu°1 : La définition partagée d’un projet social et
urbain commun, par les différents groupes
d’habitants et différents acteurs de l’Île Jeanty
Constats et éléments de problématiques :
• Taux d’allocataires CAF : 56 % (52 % CUD)
• Taux de familles monoparentales : 20 % (10 %
CUD)
• Indice de jeunesse : 2,94 (1,32 CUD)
• Plusieurs typologies de population, très différentes, sont
présentes sur l’Ile Jeanty (locataires, copropriétaires, résidents des Salines, résidents Adoma, lycéens…). Ces
typologies de populations ne cohabitent pas toujours très
bien, on sent de la méfiance et du repli sur soi.
• Certaines catégories sont dans une grande fragilité sociale et économique.
• Des regroupements de jeunes sur l’espace public sont
constatés, ceux-ci peuvent s’accompagner de dégradations. Certains jeunes résident sur l’Ile Jeanty, d’autres
viennent de territoires limitrophes.
• L’Ile Jeanty est un territoire sur lequel sont présents différents partenaires, qu’il faut rassembler sur un projet commun. L’implication de ces différents partenaires diffère. Il
conviendrait de développer les dynamiques partenariales
entre tous les acteurs ancrés sur le territoire.
• La Maison de Quartier est identifiée comme un équipement essentiel mais mériterait d’être renforcée au regard
de l’importance de sa mission et des problématiques
qu’elle est amenée à traiter sur le territoire.
/ 26 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
Perspectives :
Co-construire un projet de développement social
et urbain fédérateur et mobilisateur, en :
• Recueillant les besoins et attentes des différents
acteurs de l’Ile Jeanty (différents groupes : habitants, élus, professionnels).
• Développant des approches spécifiques selon les
typologies de populations (foyers, jeunes occupant
l’espace public, populations paupérisées, etc.).
• Ayant une attention forte sur la composition sociale, les types d’habitat et la stratégie de peuplement et de parcours résidentiel.
• La réalisation de projets légers d’aménagements du cadre
de vie est à impulser dès à présent, dans l’attente de la
définition du projet de rénovation urbaine.
• L’Ile Jeanty est actuellement un secteur enclavé, mais est
appelée à devenir progressivement un secteur charnière
vers le centre-ville et le centre d’agglomération.
• Le projet urbain est à penser en lien avec le futur projet
sur la Gare, notamment dans l’hypothèse où l’Ile Jeanty
deviendrait le passage obligé de tout le côté ouest de
l’agglomération pour rejoindre la gare, le centre-ville et le
centre d’agglomération.
Perspectives :
Perspectives :
Lancer le plus rapidement possible une démarche de projet urbain et social de long terme
tout en engageant dès à présent des aménagements de proximité, en :
Penser la dynamique de développement de l’Ile
Jeanty en fonction des liens à établir avec les
secteurs limitrophes, vers l’est/ouest et le nord/
sud (Saint-Pol-sur-Mer, Gare, Centre-ville, Dunkerque Centre), en :
• Lançant des actions structurantes en termes d’accompagnement social et d’animation de la vie de
quartier.
• Orientant les actions autour de la richesse paysagère de l’Ile Jeanty, comme atout pour un cadre de
vie attractif et qualitatif.
• Réalisant des projets d’aménagement urbain légers, qui préfigurent le futur projet de rénovation
urbaine.
• Travaillant sur les axes traversants nord/sud et est/
ouest.
• Développant des activités en commun à destination
des habitants de Dunkerque et de Saint-Pol-sur-Mer.
• Mettant en valeur le côté positif de ce rapport de
voisinage Dunkerque/Saint-Pol-sur-Mer pour les
habitants.
• Anticipant et en construisant l’interdépendance et
l’intégration des projets « Gare » et « Ile Jeanty ».
Concernant plus spécifiquement le lien avec Saint-Pol-sur-Mer
Dans le cadre de l’association de communes, il est important de souligner la coopération
avec la Commune de Dunkerque sur le secteur Est de Saint-Pol-sur-Mer et l’Île Jeanty à
Dunkerque compte tenu de la continuité urbaine.
Les usages des habitants sur ce secteur sont communs pour accéder aux commerces,
services et équipements, même si un sentiment d’appartenance est ancré chaque îlot de vie.
Compte tenu de préoccupations communes, particulièrement sur les problématiques des
enfants et des jeunes, il a été conjointement défini un axe de travail commun autour de cette
thématique.
La question du lien social sera également abordée dans cet espace collaboratif au sein de
l’association de Communes.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 27 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
/2
4 Les enjeux sur l’îlot de vie de la Basse Ville
QUELQUES DONNÉES
(issues des chiffres CAF
et Insee à l’échelle de l’iris)
• Quartier d’habitat ancien.
• Habitants : 3 500
• Revenu médian :
9 790 € (16 264 €)
• Taux de bas revenus :
67,1 % (52 % CUD)
• Taux de familles
monoparentales :
20 % (CUD 10 %)
• Indice de jeunesse :
2,36 (1,32 CUD)
AGUR
• Taux de bénéficiaires
du RSA : 42 %
Constats et éléments de problématiques :
Perspectives :
• La Basse Ville souffre d’une image négative. Les habitants font remonter qu’ils se sentent stigmatisés et font
part d’un sentiment lié à une mauvaise image de l’îlot
de vie. Ce sentiment est lié, par exemple, à la physionomie de l’habitat, mais aussi à la présence forte d’associations caritatives, qui induit une présence certaine
de la grande pauvreté voire de la marginalité au sein de
l’îlot de vie. Des problèmes de cohésion sociale entre
ces populations et les habitants de la Basse-Ville ont
été constatés.
Créer les conditions d’émergence et de pérennisation
d’une “locomotive” autour de laquelle impulser le développement et l’attractivité de la Basse Ville, en :
• Le côté “ville ancienne, patrimoine” de la Basse Ville peut
être un atout et un levier de développement social.
/ 28 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
Enjeu°3 : Les difficultés sociales
liées à l’habitat
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
•L
es interventions sur l’habitat privé sont le cœur du programme de rénovation urbaine de la Basse Ville (opération
de restauration immobilière « renouveau » / ORI). L’habitat
privé est vieillissant, souvent insalubre voire indigne avec
une présence forte de “marchands de sommeil” ou de
propriétaires en difficulté. Le type d’habitat (habitat privé)
rend plus difficile le repérage de personnes en difficulté.
• Le type d’habitat (habitat privé) rend plus difficile le repérage de personnes en difficulté.
• Beaucoup de situations sociales difficiles sont remontées
par les professionnels du quartier, souvent accentuées
par les problématiques liées au logement (victimes de
marchands de sommeil, population immigrée, présente
une partie de l’année, mal logée, etc.).
• Les interventions urbaines nécessitent des procédures
longues dont les enjeux sont difficilement explicables aux
habitants de par la complexité du système d’acteurs et
des logiques pluri-partenariales en œuvre. Les habitants
ont des difficultés à appréhender la rénovation urbaine
sur cet îlot, car elle n’est pas clairement visible, il n’y a
pas de métamorphose spectaculaire comme cela a pu
être sur d’autres îlots proches (Carré de la Vieille et Jeu
de Mail, notamment, qui ont bénéficié d’une rénovation
urbaine globale).
• Ces interventions ne trouvent pas d’aboutissement à court
voire moyen terme. Les réalisations sont dispersées, cela
nuit à leur visibilité et donne un sentiment d’inefficacité.
Enjeu°1 : L
’attractivité de la Basse Ville
et son dynamisme économique
• La Basse Ville est un quartier historiquement tourné
vers les activités d’artisanat, de création et d’industrie.
La création d’un pôle d’économie sociale et solidaire
pourrait être un projet-moteur pour favoriser son développement et positiver son image. Des opportunités
foncières sont repérées et sont potentiellement mobilisables pour aller vers la création d’un pôle ESS sur
l’îlot de vie.
Enjeu°2 : La perception de la rénovation urbaine
de la Basse Ville
• Orientant le projet d’implantation du Centre européen
de la Marionnette et du Théâtre d’Objets/Théâtre de
la Licorne sur l’îlot de vie comme levier de développement de la Basse Ville.
• Favorisant le rôle d’ “aimant” du Centre européen de
la Marionnette et du Théâtre d’Objets/Théâtre de la Licorne pour attirer d’autres créateurs spécialisés dans
la récupération/transformation d’objets, et influer positivement sur l‘image et l’attractivité du territoire.
• Mettant en valeur la ville ancienne, historique et sa
situation de véritable île en s’appuyant sur les canaux
et leur valorisation
• En valorisant la créativité du Théâtre de la Licorne pour
lancer des démarches artistiques et culturelles au sein
de l’îlot de vie. Ces démarches s’attacheraient à valoriser ses atouts et potentiels de développement.
• L’habitat indigne, insalubre engendre des problématiques
particulières ; la Basse Ville est d’ailleurs un territoire d’intervention privilégié pour le service Hygiène de la Ville.
• L’habitat indigne, insalubre engendre des problématiques
particulières.
• Beaucoup de situations sociales difficiles sont remontées
par les professionnels du quartier, souvent accentuées
par les problématiques liées au logement (ex : victimes
de marchands de sommeil).
• La précarité énergétique aggrave les situations financières des ménages.
• De grandes propriétés sont divisées en plusieurs logements ce qui entraîne des problèmes liés à la sur-occupation.
Perspectives :
Proposer un accompagnement social qui soit
spécifique aux problématiques engendrées par
l’habitat privé indigne, insalubre, en :
• Luttant contre la précarité énergétique.
• Luttant contre le marché de l’habitat indigne et
insalubre et en accompagnant les personnes en
situation de mal-logement.
• Luttant contre la pauvreté cachée et la misère
diffuse.
• La précarité énergétique aggrave les situations financières
des ménages. Les acteurs font part d’une augmentation
des phénomènes de précarité énergétique (liée à la présence forte de l’habitat privé vieillissant).
Perspectives :
Améliorer la compréhension du projet urbain, en
le rendant plus concret et plus lisible pour les
habitants et aller au bout des investissements
potentiels, en :
• Rendant visible les réalisations et les effets
concrets de l’opération Renouveau de la BasseVille (ORI),
• Mettant en valeur la ville ancienne, historique, et
son rapport immédiat avec Soubise et le centreville, unis par le canal de jonction valorisé.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 29 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
/2
5 Les enjeux sur l’ilot de vie de Soubise-Gare
Enjeu°1 : La perception de la rénovation urbaine de
Soubise et l’absence de restructuration du
secteur Gare
Constats et éléments de problématiques :
• Les interventions sur l’habitat privé sont le cœur du programme de rénovation urbaine de Soubise (opération « renouveau »). Ces interventions nécessitent des procédures
longues dont les enjeux ne sont pas facilement explicitables
aux investisseurs privés ce qui influe négativement sur
l’image du territoire et son attractivité. Cela a également des
répercussions sur le dynamisme économique du territoire
(fermetures de commerces rue Thiers, rue Albert 1er, rue du
Sud et sur la gare). Les fermetures de commerces et la présence de cellules commerciales vides nuisent à l’image et
l’attractivité du territoire.
• Elles ne trouvent pas d’aboutissement à court voire
moyen terme, du fait d’un manque d’investisseurs, d’un
manque de confiance. Certaines propriétés sont ainsi rachetées par des bailleurs sociaux, pour de l’habitat social
et non de l’habitat privé.
AGUR
QUELQUES DONNÉES
(issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de
l’iris)
• Quartier d’habitat ancien.
• Le côté Gare sort de la géographie prioritaire
pour passer “en veille active”.
• Habitants : 3 540
• Revenu médian : 12 814 € (16 264 € CUD)
• Taux de bas revenus : 60,1 % (52 % CUD)
• Taux de familles monoparentales : 23 %
• Indice de jeunesse : 1,85 (1,32 CUD)
• Taux de bénéficiaires du RSA : 39 %
• Les réalisations sont dispersées ; il n’y a pas, par exemple,
de zone qui soit entièrement rénovée et qui jouerait le
rôle de zone-témoin mettant en visibilité les évolutions
conduites et renforçant par-là l’attractivité du territoire.
Les habitants ont des difficultés à appréhender la rénovation urbaine sur cet îlot, car elle n’est pas clairement visible, il n’y a pas de métamorphose spectaculaire comme
cela a pu être le cas sur d’autres îlots proches (Carré de
la Vieille, Jeu de Mail).
• La rénovation urbaine ne concerne pas que l’habitat mais
également l’espace public qui doit être entièrement requalifié.
• Le côté « ville ancienne, patrimoine » peut être un atout et
un levier (ex : travail sur la mémoire et l’évolution urbaine)
• Le projet de restructuration de la Gare sera un projet à
long terme. Le secteur Gare étant central, il est nécessaire d’être attentif aux répercussions de ce projet sur
les autres îlots de vie : l’objectif est de ne pas risquer de
concurrencer ou déséquilibrer le développement d’autres
secteurs, mais au contraire de les renforcer, les consolider. (Ce phénomène est notamment à prendre en compte
en ce qui concerne l’île Jeanty).
Enjeu°2 : Les difficultés sociales liées à l’habitat
Constats et éléments de problématiques :
• Le type d’habitat (habitat privé) rend plus difficile le repérage de personnes en difficulté.
• L’habitat indigne, insalubre engendre des problématiques
particulières ; Soubise-Gare est d’ailleurs un territoire
d’intervention privilégié pour le service Hygiène de la Ville
• Beaucoup de situations sociales difficiles sont remontées
par les professionnels du quartier, souvent accentuées
par les problématiques liées au logement (ex : victimes de
marchands de sommeil).
• La précarité énergétique aggrave les situations financières des ménages.
• De grandes propriétés sont divisées en plusieurs logements ce qui entraîne des problèmes liées à la sur occupation.
• Sur Soubise-Gare les grands logements sont rares, les
familles qui s’agrandissent doivent généralement quitter
le quartier pour trouver un logement plus adapté.
Perspectives :
Proposer un accompagnement social qui soit
spécifique aux problématiques engendrées par
l’habitat privé indigne, insalubre, en :
• Luttant contre la précarité énergétique.
• Luttant contre le marché de l’habitat indigne et
insalubre et en accompagnant les personnes en
situation de mal-logement.
• Luttant contre la pauvreté cachée et la misère
diffuse.
Perspectives :
Améliorer la compréhension du projet urbain, en
le rendant plus concret et plus lisible pour les habitants et les investisseurs potentiels, en :
• Rendant visible les résultats de l’ORI.
• Mettant en valeur la ville ancienne, historique, et
son rapport avec l’hyper centre ville.
• Pensant le projet de restructuration des quais sud
dégagés du trafic routier comme une spécificité
pour habiter Soubise, pouvoir aller ou revenir de la
gare en mode doux en longeant les quais
/ 30 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 31 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
La géographie prioritaire et le territoire de projet.
Diagnostic et enjeux transversaux
et par ilot de vie
Récapitulatif des enjeux par îlot de vie
6 Les enjeux sur l’îlot de vie du Banc Vert
Enjeu°1 : La configuration sociale et urbaine
du Banc Vert
Enjeu°2 : L’appropriation des espaces et services
sur le Banc Vert
Constats et éléments de problématiques :
Constats et éléments de problématiques :
•L
e Banc Vert a bénéficié d’un PRU mais la convention signée l’a réduit de moitié. Il était prévu une place centrale
au cœur du Banc vert, qui n’est pas réalisée, ce qui pose
la question de la gestion actuelle de cet espace et de son
devenir. Cela se met en écho avec l’enjeu de développer
un pôle d’attractivité au sein de l’îlot de vie favorisant le lien
social.
•C
omme évoqué plus haut, le projet de rénovation urbaine
du Banc Vert n’a pas été entièrement réalisé (conventionné
avec l’ANRU sur la moitié du projet). Il reste donc encore
des aménagements à venir.
•S
’il y a développement de la composition sociale induite
par la typologie de logements, celle-ci n’est pas encore
suffisamment poussée pour induire un brassage des populations. Des opportunités foncières sont à trouver pour
accentuer la tendance, cependant au vu des espaces disponibles sur l’îlot de vie, ces dernières risquent de ne pas
être suffisantes.
•L
e Banc Vert comporte des éléments de liaison avec l’extérieur qu’il convient de renforcer, pour l’ouvrir davantage
(ouverture vers le nord et Saint Pol sur Mer ; ouverture vers
Louis XIV ; ouverture vers l’avenue de la Villette avec des
opportunités foncières repérées sur le secteur Giono : rationalisation du patrimoine scolaire).
AGUR
/2
QUELQUES DONNÉES
(issues des chiffres CAF et Insee à l’échelle de l’iris)
• Secteur qui a bénéficié d’un ANRU 1,
réduit à son cœur de projet,
et retenu en NPNRU/intérêt régional.
• Habitants : 2 400
• Revenu médian : 10 529 € (16 264 € CUD)
• Taux de bas revenus : 52.6 % (52 % CUD)
• Taux d’allocataires CAF : 54 %
• Taux d’allocataires CAF isolés : 40 %
• Taux de familles monoparentales : 23 %
• Le Banc Vert jouit d’un positionnement géographique intéressant, sur la colonne vertébrale de développement économique de l’Agglomération (entre l’A16 et les Bassins).
Cet atout géographique devrait être renforcé avec la mise
en place du RHNS, le Banc Vert devenant ainsi un territoire
charnière entre l’Est et l’Ouest de l’agglomération.
•L
a question de l’appropriation des espaces publics remonte
fortement. Les habitants ont besoin d’être accompagnés
sur ces nouveaux usages, ces nouvelles pratiques.
•L
es habitants ne se tournent pas suffisamment vers l’offre
de services qui leur est destinée.
•C
omme évoqué plus haut, le projet de rénovation urbaine
du Banc Vert n’a pas été entièrement réalisé (conventionné
avec l’ANRU sur la moitié du projet). Il reste donc encore
des aménagements à venir.
Perspectives :
Favoriser l’appropriation des espaces et services par les habitants, en :
• Poursuivant les opérations urbaines vers une osmose avec le secteur Louis XIV
• Développant des actions d’appropriation des espaces résidentialisés et autres espaces publics par
les habitants ainsi que de l’offre de services qui leur
est destinée.
Perspectives :
Valoriser le positionnement géographique du
Banc vert comme levier pour son développement, son ouverture et son peuplement, et accentuer la connexion avec Louis XIV, en :
Enjeu°3 : L’expérience en co-éducation
des acteurs du Banc Vert
• Définissant le devenir de la place centrale et sa
complémentarité avec Louis XIV.
Constats et éléments de problématiques :
• Définissant une stratégie de peuplement et de mobilité résidentielle spécifique sur le Banc Vert.
• Les professionnels du Banc vert font remarquer que les familles issues de l’immigration sont très investies dans les
démarches de coéducation.
• Développant les liaisons vers l’extérieur et en s’appuyant sur les potentiels de développement économique.
•S
ur le Banc Vert, les professionnels ont développé un partenariat intéressant en matière de coéducation. L’idée d’une
« plate-forme de l’éducation » émerge, pour valoriser ces
pratiques voire les transférer.
Perspectives :
Valoriser les dynamiques de coéducation innovantes sur le Banc Vert et favoriser leur rayonnement à l’échelle de la ville.
/ 32 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 33 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Les axes prioritaires
Récapitulatif des enjeux par îlot de vie
ÎLOTS DE VIE
1
Carré de
la Vieille
2
Jeu de Mail
3
Ile Jeanty
4
Basse Ville
5
Soubise –
Gare
6
Banc Vert
/ 34 /
ENJEUX
PERSPECTIVES
3 / LES AXES PRIORITAIRES
L’ouverture et l’intégration du Carré de la
Vieille dans la ville
Renforcer la dynamique d’ouverture du Carré sur la ville et
son intégration dans la Ville
La présence publique sur le Carré de la Vieille
Garantir la pérennisation des effets des programmes de
transformation du Carré de la Vieille, continuer d’être présents dans le quartier et d’y expérimenter des démarches
innovantes
Rappel des 7 axes du PROJET TERRITORIAL DE COHÉSION SOCIALEET URBAINE, à décliner sur Dunkerque :
La pérennisation des effets de la rénovation
urbaine du Jeu de Mail, et principalement ses
effets sur le plan social et la vie des habitants
Maintenir durablement le niveau de qualité du cadre de vie
en restant vigilants sur la Gestion Urbaine de Proximité
• Dynamiser le volet éducatif pour donner des perspectives aux jeunes
L’accompagnement social de la population du
Jeu de Mail
Maintenir et adapter l’accompagnement social à l’évolution
du territoire (fin du PRU) et aux difficultés sociales des
habitants
La définition partagée d’un projet social et
urbain commun, par les différents groupes
d’habitants et différents acteurs de l’Ile Jeanty
Co-construire un projet de développement social et urbain
fédérateur et mobilisateur
Le sentiment d’abandon des habitants de l’Ile
Jeanty
Lancer une démarche de projet urbain et social de long
terme tout en engageant dès à présent des aménagements
de proximité
Les liens entre l’Ile Jeanty et les acteurs environnants
Penser la dynamique de développement de l’Ile Jeanty en
fonction des liens à établir avec les secteurs limitrophes
(Saint-Pol-sur-Mer, Gare, Centre-ville)
L’attractivité de la Basse Ville et son dynamisme économique
Créer les conditions d’émergence et de pérennisation d’une
“locomotive” autour de laquelle impulser le développement
et l’attractivité de la Basse Ville
La perception de la rénovation urbaine de la
Basse Ville
Améliorer la compréhension du projet urbain, en le rendant
plus concret et plus lisible pour les habitants et aller au bout
des investissements potentiels
Les difficultés sociales liées à l’habitat
Proposer un accompagnement social qui soit spécifique
aux problématiques engendrées par l’habitat privé indigne,
insalubre
La perception de la rénovation urbaine de
Soubise et la restructuration du secteur Gare
Améliorer la compréhension du projet urbain, en le rendant
plus concret et plus lisible pour les habitants et les investisseurs potentiels
Les difficultés sociales liées à l’habitat
Proposer un accompagnement social qui soit spécifique
aux problématiques engendrées par l’habitat privé indigne,
insalubre
La configuration sociale et urbaine du Banc
Vert
Valoriser le positionnement géographique du Banc vert
comme levier pour son développement, son ouverture et
son peuplement, et accentuer la connexion avec Louis XIV
L’appropriation des espaces et services sur le
Banc Vert
Favoriser l’appropriation des espaces et services par les
habitants
L’expérience en co-éducation des acteurs du
Banc Vert
Valoriser les dynamiques de coéducation innovantes sur le
Banc Vert et favoriser leur rayonnement à l’échelle de la ville
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
/3
• Stimuler le développement économique et l’accès à l’emploi des publics les plus en difficultés
• Agir sur l’attractivité des quartiers et l’accès au logement digne pour tous
• Développer le territoire en associant pleinement ses habitants
• Privilégier une approche globale de la santé des populations
• Promouvoir l’égalité des chances et lutter contre les discriminations
• Mutualiser les moyens, coordonner les dispositifs : la gouvernance
3.1 / STIMULER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
ET L’ACCÈS À L’EMPLOI DES PUBLICS LES PLUS EN DIFFICULTÉS
Cet axe comporte deux orientations :
• La première priorise l’aide à la création d’activités, avec
pour commencer un travail à mener pour favoriser l’ouverture à un esprit et une attitude entrepreneuriale,
qui doit s’accompagner d’une amélioration de l’accès
au réseau d’aide à la création pour les habitants des
secteurs prioritaires porteurs de projets de création ou de
reprise d’activité.
• La deuxième a pour objectif d’aplanir les difficultés qui
entravent la recherche ou l’accès à l’emploi, qu’elles
soient d’ordre immatériel ou très concret, avec une attention
particulière portée aux personnes les plus vulnérables (cumulant les freins périphériques à l’emploi), parmi lesquelles
les jeunes diplômés habitant en secteur prioritaire. Mais ces
deux orientations auront une réalité si et seulement si les
dispositifs actuels de droit commun continuent d’être
présents sur le terrain et si on poursuit l’amélioration de
leur coordination.
La déclinaison Dunkerquoise de cette priorité 1 du
PTCSU passe donc par 3 objectifs généraux :
• S’assurer de l’accès des habitants des secteurs prioritaires, aux politiques de droit commun, en partie
grâce aux services publics de proximité
• Encourager l’accès des habitants aux dispositifs de
création de reprise et de pérennisation d’activité
• Renforcer l’action en faveur des publics éloignés de
l’emploi
Pour rappel, l’objectif chiffré pour le Contrat de Ville de
la CUD est le suivant : réduire de moitié, sur la durée du
contrat, l’écart de taux d’emploi entre les quartiers prioritaires et l’unité urbaine environnante (objectif fixé par la
circulaire du Premier Ministre du 30.07.2014 pour le pilier
développement économique et de l’emploi des Contrats
de Ville). Cet objectif chiffré devient donc l’indicateur global
pour l’évaluation de cet axe.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 35 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
OBJECTIF GÉNÉRAL 1 :
S’assurer de l’accès des habitants
des secteurs prioritaires, aux politiques de
droit commun, en partie grâce aux services
publics de proximité
Objectifs opérationnels :
• Construire des parcours d’insertion sociale et professionnelle
• Améliorer l’action de proximité par le renforcement des
coordinations, de la mutualisation et de l’animation de
l’offre de services de proximité (ex : ADuGES - CCAS Entreprendre ensemble…)
• Renforcer les articulations et les synergies entre les accompagnements d’insertion sociale et les accompagnements d’insertion professionnelle.
OBJECTIF GÉNÉRAL 2 :
Encourager l’accès des habitants
aux dispositifs de création de reprise
et de pérennisation d’activité
•
Construire une meilleure lisibilité, une facilité d’accueil et d’accompagnement des porteurs de projet du
quartier
> 
Renforcer la lisibilité de la présence des acteurs du
monde professionnel et du réseau d’aide à la création
sur le terrain
> Favoriser la mise en synergie et la coordination des acteurs et institutions qui œuvrent en faveur de l’entreprenariat dans les quartiers
> Faciliter l’accès à l’expérimentation, au test, d’un projet
économique dans un cadre sécurisé (couveuse…)
> Faciliter la connaissance et la rencontre avec les filières
professionnelles
> Faciliter la création et le développement d’une économie endogène
> Accompagner fortement et durablement les porteurs
de projets, sur les phases de démarrage, de développement et de consolidation de leur activité, afin de limiter les risques
OBJECTIF GÉNÉRAL 3 :
Renforcer l’action en faveur de publics
éloignés de l’emploi
Objectif opérationnel 3.1 : Pouvoir croire en son territoire et y rester : développer des actions spécifiques
pour les diplômés
> Contribuer à accentuer le suivi post-universitaire pour le
repérage des étudiants dans des impasses
> Renforcer l’accompagnement à l’orientation ou réorientation professionnelle des diplômés.
> Aplanir la chaîne des contraintes matérielles de l’étudiant ou
du jeune travailleur, soutenir les jeunes qui s’engagent dans
un parcours d’études (ex : allocation spécifique étudiant)
> Faciliter les stages, la connaissance et la rencontre avec
les acteurs économiques et les filières qui recrutent
> Renforcer l’accompagnement des jeunes diplômés par le tutorat, le parrainage, l’appui aux démarches de recherche de stage
ou d’emploi… afin de lutter contre les discriminations et de pallier le manque de réseau qui entravent leur accès à l’emploi
Objectif opérationnel 2.2 : Se saisir de l’ESS comme levier au service de la cohésion sociale
> Sensibiliser les employeurs
Objectif opérationnel 2.1 : Développer l’esprit entrepreneurial et la culture de l’initiative
• Accompagner l’immersion sociale des entreprises
ESS dans le quartier
• Favoriser une meilleure connaissance du monde du
travail et de l’entreprise dans tous ses aspects : créativité, initiatives, pilotage…
> Leur apporter une connaissance des relais sociaux du
quartier
Objectif opérationnel 3.2 : Mobiliser tous les leviers
disponibles pour accompagner vers l’emploi
> Par une approche du monde du travail autre que le salariat
> Par une redynamisation professionnelle personnalisée
> Par une sensibilisation à la culture économique, à l’esprit
d’entreprendre, à des attitudes créatives et à des postures
d’initiatives dès le plus jeune âge (dès l’école primaire)
> Faire participer le public cible au “Tedex” et autres réseaux de création
> Par des démonstrations, des visites, et autres rencontres et
échanges du public avec des professionnels entrepreneurs
Ces actions doivent pouvoir être ancrées dans les réalités
proches de celles que vivent les habitants des quartiers. On
évitera ainsi les décalages qui pourraient provoquer déception, découragement et autres attitudes négatives
• Promouvoir les réussites des acteurs économiques
issus ou implantés dans les quartiers
> Mobiliser des entrepreneurs présents sur le territoire
pour faire partager et valoriser l’image entrepreneuriale
auprès des habitants
> Mobiliser des chefs d’entreprises pour s’ouvrir sur la
population du quartier
> Favoriser un engagement pédagogique des entreprises
implantées vis-à-vis du quartier
> Mobiliser en particulier des promoteurs de projets
comme Work n Co, la Cie de la Licorne et de futurs autres
acteurs de l’ESS, sur des actions créatives et innovantes
> 
Rapprocher les acteurs économiques des habitants
des quartiers, pour faire évoluer les représentations
mutuelles négatives, lever les stéréotypes, et investir
leurs responsabilités sociales (accueil de stagiaires,
d’apprentis, tutorat/parrainage…)
/ 36 /
Les axes prioritaires
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
> Favoriser les actions en commun et les partenariats
avec le quartier
> Favoriser l’insertion économique des habitants du quartier dans les structures ESS présentes sur le quartier
• Renforcer le levier de l’insertion économique
(lien avec ITI et NPNRU)
> Mettre en vigueur une charte d’insertion non seulement sur
les projets NPNRU, et ITI mais tous les projets situés en géographie prioritaire et les marchés publics correspondants
> Valoriser la plus-value apportée par les structures ESS
et les retombées pour le quartier et les habitants
> Mieux articuler les clauses d’insertion (notamment dans
le cadre du NPNRU) avec les démarches d’accès à
l’emploi et la formation
•
Renforcer l’aspect économiquement durable des
structures de l’ESS
> Soutenir ces entreprises vis-à-vis des partenaires financiers
> Rendre acteurs les habitants des quartiers prioritaires par
leur insertion dans les projets sur le territoire de Dunkerque
> Aider à la structuration de leur modèle économique
> Favoriser un accompagnement dans la durée, depuis
l’émergence du projet de création jusqu’à la phase de
développement de l’entreprise ou de l’activité
> Aider fonctionnellement à leur implantation (en lien avec
ITI et NPNRU)
> Favoriser un accompagnement dans la durée, sur la
stabilisation du projet de développement
Indicateurs
• Nombre de porteurs de projets économiques engagés
dans une démarche d’amorçage ou d’émergence
• Nombre d’emplois créés par ces projets économiques
• Part de ces emplois occupés par des habitants des
quartiers prioritaires
• Nombre de porteurs de projets engagés dans la création d’entreprise
> Appliquer la clause d’insertion aussi aux opérations
sur les sites associés, voire la généraliser dans tous les
marchés, en et hors géographie prioritaire
> Veiller plus particulièrement aux parcours professionnels, plutôt qu’au nombre d’heures effectuées
•D
ynamiser et sécuriser les parcours des salariés en
insertion / en contrat aidé en renforçant le partenariat avec les entreprises afin de faciliter l’accès ou le
retour à l’emploi marchand en fin de parcours
> Soutenir le principe d’un accompagnement à la fois des
publics éloignés de l’emploi et des entreprises du territoire susceptibles de les accueillir et de les embaucher
> Renforcer le soutien aux SIAE afin de permettre aux résidents des quartiers d’engager des parcours d’insertion sociale et professionnelle ; Le rapprochement des
entreprises des SIAE doit être favorisé afin de permettre
aux publics en insertion d’accomplir un parcours plus
fluide vers l’entreprise
> Un levier d’insertion à mobiliser, la méthode IOD (intervention sur l’offre et sur la demande), fondée sur une intermédiation active entre publics en difficulté d’insertion
et employeurs et reposant sur l’idée que personne n’est
inemployable dès lors qu’on lève les obstacles à l’emploi
et qu’on fait évoluer le regard porté sur les personnes accompagnées ;
/3
> Poursuivre l’accompagnement dans l’emploi qui est essentiel pour la réussite de l’insertion (ou de l’intégration
sur le poste de travail)
• Accompagner les personnes qui sont éloignées de
l’emploi durable dans la construction de leur projet
professionnel, d’évolution ou de reconversion en lien
avec les besoins du territoire (opportunités d’emploi
du territoire et transfrontaliers)
>faciliter l’accès à la formation professionnelle et orienter
vers les métiers qui recrutent et vers un parcours d’accompagnement global ; cela passe par : une sensibilisation
aux réalités du marché du travail local et transfrontalier, sur
les filières d’avenir, les métiers en tension, les grands projets
du territoire…
> la lutte contre les stéréotypes de genre et les préjugés relatifs aux métiers non mixtes qui entravent les choix professionnels (moins d’un métier sur 8 est mixte, près de la moitié
des femmes se concentrent dans une dizaine de métiers)
> l’évolution des représentations concernant les secteurs/
métiers porteurs perçus comme peu attractifs pour
orienter les publics vers ces gisements d’emplois…
> l’enjeu de l’information et de l’orientation des jeunes en
milieu scolaire vers les formations en adéquation avec
les besoins du tissu économique présents et futurs…
> développer des actions permettant de promouvoir la
diversité, de valoriser les compétences présentes dans
les quartiers, de lutter contre les discriminations à l’embauche : En promouvant notamment les méthodes de
recrutement alternatives auprès des entreprises, en favorisant l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi
(méthode de recrutement par simulation…)
• Faire rencontrer et mieux coordonner le monde de
l’insertion sociale et celui de l’insertion professionnelle,
autant institutionnels qu’associatifs, pour l’accès à
l’emploi afin de favoriser une prise en charge globale
> Favoriser la cohérence des parcours d’insertion
> Faire se rencontrer et échanger les acteurs éducatifs et sociaux
d’un quartier, et les acteurs professionnels et économiques
> Articuler les structures sociales d’un quartier avec les structures professionnelles de remise à l’emploi
> Mettre en place des outils partagés par tous les acteurs,
d’observation et de suivi au profit de la reprise de l’emploi
> Privilégier une approche globale des difficultés et ressources de la personne accompagnée
> Mobiliser les bailleurs sociaux, structures associatives recevant les publics, et autres, pour mieux cerner les freins
périphériques à la reprise d’emploi
> 
Développer une information entre professionnels sur les
aides mobilisables sur un quartier permettant de se libérer
de contraintes matérielles (gardes enfants, déplacement,
démarches administratives…)
> Sensibiliser les partenaires socio-éducatifs des quartiers,
aux questions économiques : visites de lieux, découverte
des actions menées…
Indicateurs
• Nombre d’heures en insertion - cohérence du parcours
d’insertion - nombre d’étudiants suivis…
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 37 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Les axes prioritaires
/3
3.2 / AGIR SUR L’ATTRACTIVITÉ ET L’ACCÈS AU LOGEMENT DIGNE POUR TOUS
L’attractivité est un ensemble de facteurs :
• Le cadre de vie n’est qu’un élément de l’attractivité ; le
logement en est un autre, avec ses critères propres : adéquation et évolution de l’offre de logements, leur typologie, et coût (locatif/accession/revente)
•S
’y ajoutent des éléments fonctionnels :
> la présence ou l’accès facilité à des services
> la présence d’équipements publics : écoles, crèches,
bibliothèques, transports en commun…
> la présence de services marchands : commerces du
quotidien, praticiens de santé…
> l’activité économique et l’emploi
• Et s’y ajoutent des appréciations qualitatives
> la réputation des services et des lieux
> l’image et la réputation des écoles et établissements
scolaires et autres équipements
> la facilité de circuler et de stationner
> la propreté, la tranquillité, la convivialité et l’ambiance
de quartier
OBJECTIF GÉNÉRAL 1 :
Rendre les territoires en difficultés attractifs
pour le reste de l’agglomération.
Objectif opérationnel 1.1 :
Donner et diffuser des images qualitatives
du cadre de vie
• Endiguer les phénomènes de rumeurs.
Objectif opérationnel 1.4 :
Développer une réputation positive des équipements
et services publics
• En premier lieu, en agissant sur la carte scolaire et en
travaillant sur la réputation des écoles et établissements
scolaires :
> En développant les capacités et les performances des
installations scolaires
> En valorisant les équipements scolaires (le bâtiment en
tant que tel)
> En valorisant l’offre d’activités périscolaire : TAP, restauration, etc.
> En valorisant la qualité de leurs projets socio-éducatifs
et leurs résultats
• En valorisant les équipements qui sont implantés dans les
quartiers ou à proximité et leur offre
Objectif opérationnel 1.5 :
Favoriser l’appropriation du quartier pour tous
• Favoriser l’ouverture et le brassage, la mixité des usages
et des gens
• Éviter l’appropriation exclusive et l’enfermement de lieux
par des groupes
• Viser la convivialité d’un village
Indicateurs
• Amplifier les atouts du quartier : cadre de vie, fonctionnement, équipements publics, vie pratique, activités économiques et commerciales…
• Le nombre de demandes de logements vers un quartier donné
Objectif opérationnel. 1.2 :
Construire une image emblématique positive
du quartier
•L
e nombre de demandes de dérogations scolaires
concernant un quartier donné.
• S’appuyer sur des repères, des symboles forts et positifs,
sur la longue durée
• Construire des références positives (culturelles, sportives,
éducatives…)
• Travailler sur le patrimoine et l’histoire/la mémoire des
quartiers, et les valoriser
Objectif opérationnel 1.3 :
Proposer de l’événementiel d’un rayonnement
ville /agglomération
• Y implanter des événements festifs, culturels, sportifs,
forums…
• Inscrire les quartiers dans les manifestations « ville - agglomération »
•L
e nombre de refus de proposition de logements vers
un quartier donné
OBJECTIF GÉNÉRAL 2 :
Garantir la proximité et faire évoluer
le service public de proximité
Objectif opérationnel 2.1 :
S’assurer les moyens d’intervenir dans la proximité,
auprès des habitants
• Permettre et faciliter l’accès aux droits dans la proximité
• Développer la médiation, le travail de rue, les actions
“hors les murs”, les actions itinérantes, les modes de
communication adaptées, etc., pour favoriser une meilleure mobilisation des habitants en “allant vers”
• Favoriser l’inter reconnaissance entre agents de proximité et habitants usagers, par des actions en commun,
présentations des équipes dans les écoles, présentations
des équipes aux nouveaux arrivants…
• Renforcer les relais : professionnels de terrain, habitants ressources, adultes - relais, structures de proximité, etc.
Objectif opérationnel 2.2 :
Soutenir et renforcer le réseau des acteurs
de la proximité :
• Décloisonner et coordonner les agents de proximité de
l’ensemble des institutions présentes sur le quartier
• Mieux coordonner les structures voisines et installer de
nouvelles aires de proximité
• Développer des modes de coopération entre professionnels qui visent à faciliter le repérage des personnes isolées et leur accompagnement.
Objectif opérationnel 2.3 :
Favoriser une coopération renforcée
avec les bailleurs sociaux et acteurs du quartier
• S’assurer d’une gestion urbaine de proximité et de sa réactivité
• Partager et clarifier la répartition des responsabilités et les
coopérations (ville CUD - bailleurs - Maisons de quartiers
et autres acteurs de la vie sociale de proximité : commerces, associations, etc.)
• Renforcer l’échange d’informations et la coordination de
la gestion résidentielle des bailleurs avec celle de la proximité de la Ville
• Encourager l’implication des acteurs économiques dans
la vie de quartier.
OBJECTIF GÉNÉRAL 3 :
Encourager et faciliter les mobilités
Objectif opérationnel 3.1 :
Du point de vue matériel, physique :
• Baliser et rendre lisibles les cheminements
• Assurer leur propreté et leur sécurisation
• Reconsidérer les périmètres de proximité en facilitant les
déplacements
• Effacer les frontières, ou en faire des éléments de liaison
entre les quartiers (les canaux…)
• Fabriquer et accompagner des sorties, des ouvertures
Objectif opérationnel 3.2 :
Du point de vue des connaissances
et des représentations
• Encourager la “culture de la mobilité”, l’ouverture et l’accès aux droits
• Développer des actions d’accompagnement et de médiation pour encourager l’utilisation autonome par les habitants des ressources qui leur sont destinées
• Communiquer sur l’offre ville et l’offre de l’agglomération,
avec des modes de communication adaptés
• Encourager les actions de proximité
• Éviter l’enfermement, le repli, en continuant de valoriser
l’ouverture (vers les autres quartiers, vers la ville, vers
l’agglomération, et au-delà)
OBJECTIF GÉNÉRAL 4 :
Développer la stratégie de diversification
fonctionnelle
Objectif opérationnel 4.1 :
Tendre et développer des diversifications,
sources de mixité
• D’usage, de fonction,
• D’architecture, de statut.
Objectif opérationnel 4.2 :
Formuler des propositions pour les citadins
• Donner des motifs de venir, de passer
• Penser pour la ville, dans un quartier…
Objectif opérationnel 4.3 :
Prévenir et accompagner l’arrivée de nouveautés
dans le quartier
• Informer et accompagner les changements
• Suivre et accompagner l’immersion de nouveaux lieux
dans le quartier.
/ 38 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 39 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Les axes prioritaires
OBJECTIF GÉNÉRAL 5 :
Développer une stratégie de relogement
et de mobilité résidentielle
Objectif opérationnel 6.2 :
Mieux repérer le mal logement
3.3 / DÉVELOPPER UN TERRITOIRE EN ASSOCIANT PLEINEMENT SES HABITANTS
Objectif opérationnel 5.1 :
Pouvoir observer et agir
• Redéfinir une politique d’intervention de lutte contre l’habitat indigne (parc privé)
• Favoriser le partenariat avec le secteur associatif
L’orientation générale vise à refonder la vie démocratique
locale et faire de Dunkerque un laboratoire de la démocratie
locale, ouvert à l’expérimentation et à la créativité, respectant les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.
• Contribuer à un observatoire sur le peuplement/logement
à l’échelle de l’agglo.
• Croiser l’offre et la demande de logements (AMO CUD,
PLH, analyse des besoins sociaux du CCAS).
• Bâtir une connaissance structurée à partir d’indicateurs
demandés, permettant de zoomer sur l’occupation d’une
résidence.
• Contribuer à définir une politique commune agglo et bailleurs
• Favoriser le relogement durable des habitants dont le
logement est concerné par une procédure d’insalubrité
dans le cadre d’un accompagnement coordonné
Objectif opérationnel 6.3 :
Mener des expérimentations pour des formes
de logement innovantes
Objectif opérationnel 5.2 :
S’inscrire avec les résidents
dans une dynamique résidentielle
• Expérimenter, soutenir et encadrer la co réhabilitation (expérience “construisons ensemble”)
• Suivre et accompagner le changement de besoins du logement : les décohabitations pour les jeunes, l’adaptation
des logements au vieillissement…
OBJECTIF GÉNÉRAL 6 :
Accéder et occuper un logement
adéquat et de qualité
Objectif opérationnel 6.1 :
Adapter le logement à l’évolution de la demande
sur le territoire
• Adapter la typologie de logements, les loyers…
• Adapter le logement à l’évolution de la situation des populations comme le vieillissement, le handicap…
• Analyser la réalité commerciale de l’accession sociale à
la propriété
OBJECTIF GÉNÉRAL 7 :
Agir sur la tranquillité publique
pour améliorer le vivre ensemble
Objectif opérationnel 1.1 :
Redonner de la confiance
• Provoquer, faciliter la connaissance et les reconnaissances entre habitants et professionnels
• Soutenir la qualité du lien social et les solidarités locales
• Fabriquer des présences multiples sur l’espace public
• Favoriser le commerce et activités avec pignon sur rue
• Soutenir une action de prévention coordonnée (prévention spécialisée, PJJ, maisons de quartier, etc.)
Objectif opérationnel 1.2 :
Montrer, afficher des autorités
• Expérimenter et créer de nouvelles formes et méthodologies de la participation
C’est pourquoi, il est proposé un cadre et une stratégie
communs à l’ensemble du territoire communal (par ex. au
travers des Fabriques d’Initiatives Locales) : il s’agit d’expérimenter et de faire du “sur-mesure” pour chaque quartier ou secteur, dont bien sûr ceux relevant de la politique
de la Ville. L’enjeu, les concernant, est de les intégrer de fait
dans le “droit commun” des dynamiques démocratiques.
Dès lors une vigilance sera ainsi apportée pour que l’expérimentation menée plus spécifiquement sur les secteurs en
politique de la Ville ne se “retourne” pas en un processus
de stigmatisation de ces secteurs et de ses habitants ; elle
doit pouvoir être bien au contraire l’un des leviers du vivre
ensemble et du lien social, ici, comme ailleurs.
• En coopération avec l’institution responsable (ou pilote),
favoriser les démarches et les partenariats permettant
d’expérimenter des formes adaptées de consultation ou
de concertation des habitants autour de certaines politiques publiques (par ex. : le RHNS), ou relevant des axes
prioritaires du contrat de ville.
• En lien avec la Communauté Urbaine, cheminer vers la
constitution progressive d’un Conseil Citoyen.
Indicateurs
• Promouvoir l’écoute approfondie de la population et
l’échange direct entre les habitants et leurs représentants
élus tout en promouvant des relations de co-responsabilité et de réciprocité.
• Nombre d’ateliers lancés et nombre de secteurs ayant
accueilli un atelier participatif
• Redonner ou reconnaître aux habitants un pouvoir d’agir
sur leur cadre de vie, leur environnement social et leur
parcours individuel et collectif.
• Agir dans la réactivité face aux dégradations
• Valoriser les démarches participatives ou citoyennes menées au sein des quartiers.
• Assurer une action constante et continuelle
Les objectifs généraux sont :
Objectif opérationnel 1.3 :
Favoriser les coopérations entre les acteurs
concernés (cellule de veille…), celles entre
la Police et la Justice
OBJECTIF GÉNÉRAL 1 :
mettre en place des démarches participatives
visant à écouter, co-construire et coproduire
des projets, de la solidarité et du bien commun avec les habitants, dans leur pluralité
Objectifs opérationnels :
• Mettre en place des démarches participatives progressivement sur l’ensemble des quartiers de la Ville et sur
l’ensemble des secteurs en politique de la Ville (Fabriques
d’Initiatives Locales, etc.)
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
• En lien avec la communauté urbaine, contribuer à définir
et mettre en place une “Maison du Projet” quand l’intervention sur l’urbain est un levier déterminant de l’évolution du quartier et du quotidien des habitants, plus spécifiquement pour accompagner les projets de rénovation
urbaine (Ile Jeanty, Banc Vert)
Les finalités poursuivies sont :
• Ne pas laisser s’installer l’indifférence.
/ 40 /
• Favoriser le plus souvent possible des démarches ouvertes à tous les habitants et apporter une attention aux
habitants éloignés du débat public
• Favoriser la possibilité pour les habitants d’être force de
proposition quant aux projets à co-construire
• Logement conçu pour de la colocation, en analysant les
besoins.
• Expérimenter aider l’habitat participatif dans les quartiers
politique de la ville
• Favoriser les démarches de co-construction ou de
co-productions de projet (dépasser, quand cela est pertinent, les niveaux de la consultation et de la concertation).
• Associer les habitants le plus en amont possible au projet
à co-construire
• Logement simple et modique en gestion et charges
• Logement au primo accédant / logement avec second
œuvre différé ou foncier différé
• Favoriser la capacité de ces démarches participatives à aborder les 6 axes prioritaires du projet de territoire de cohésion
sociale et urbaine et le champ du développement durable
• Maintenir les comités d’usagers et renforcer leur rôle
• Expérimenter le logement sain confort et à prix maîtrisé
• Expérimenter un système de cotation pour l’attribution de
logements
• Faire évoluer la notion de “peuplement” vers celles de
“parcours résidentiel” ou de “mobilité résidentielle”
L’enjeu est bien de renouveler la dynamique démocratique, non
pas en se centrant sur les seuls secteurs en politique de la Ville,
car le vivre ensemble concerne l’ensemble des Dunkerquois.
/3
• Types et nombre de projets co-construits
• Nombre et variété des thèmes abordés
• Nombre d’habitants participants et catégories de participants (hommes, femmes, âges, etc.)
• Modalités de communication et mise en place d’outils
numériques
• Effets sur le parcours des personnes et sur leur environnement ainsi que sur leur représentation (de soi,
des autres, de leur environnement…)
• Typologie des démarches définissant les projets travaillés avec les habitants (ciblage des projets avec les
habitants ? Proposition des projets par la Collectivité,
par les pouvoirs publics, etc. ? Proposition faite par
des collectifs d’habitants, une association ?)
• Lien des démarches participatives avec la programmation
annuelle et les appels à projets (État, Région, autres)
• Définition du projet « maison de projet » et mise en
œuvre de la maison du projet (choix du lieu, outils du
travail avec les habitants, par ex. : maquette, films, outils
numériques…)
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 41 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
OBJECTIF GÉNÉRAL 2 :
Favoriser et promouvoir toutes démarches
participatives générant des effets d’éducation
populaire
Objectifs opérationnels :
• Donner les clefs de compréhension et favoriser le discernement, la prise de recul et l’esprit critique des habitants,
des citoyens
• Favoriser l’usage raisonné des outils numériques (éducation à l’image, à l’utilisation des outils numériques…)
• Accompagner, voire former, les habitants afin qu’ils
puissent conforter, développer leur capacité à construire
un collectif et des engagements citoyens de façon autonome et/ou dans le dialogue avec les institutions démocratiques (collectivités locales, État, école…) et les
acteurs du territoire (bailleurs, entreprises publiques,
commerçants…)
• Favoriser la formation des habitants tout au long de la vie
• Favoriser l’éducation à la citoyenneté pour les enfants et
les jeunes
• Construire et animer des réseaux d’éducation populaire
au bénéfice des habitants
• Soutenir la capacité des habitants à utiliser les ressources
du territoire et à la mobilité
Les axes prioritaires
> mobiliser de nouvelles méthodes d’animation ; renforcer les savoirs faire d’animation de débat…,
> promouvoir la médiation culturelle, sportive…,
> promouvoir les pratiques de co-éducation,
> intégrer dans les pratiques professionnelles, l’usage raisonné et critique du numérique…
• Favoriser ou conforter les pratiques professionnelles
d’accompagnement individuel ou collectif visant à développer la prise d’autonomie des populations et leur pouvoir d’agir individuellement ou collectivement
• Favoriser les partages d’expériences entre professionnels,
au sein d’un même métier, ainsi qu’entre métiers différents
(par ex. : travail social et culture, animation et travail social…)
• Favoriser les formations des professionnels
• Favoriser les co-formations (habitants, professionnels, élus…)
Indicateurs
• Mise en réseau des maisons de quartier, de l’AGUR,
maison de l’environnement, établissements et acteurs
de la culture, learning center, associations, etc., et leur
implication vis-à-vis des secteurs prioritaires
• Typologie et nombre de formations des professionnels
de l’accompagnement social mises en place
• Typologie et nombre d’échanges d’expériences et de
pratiques.
Indicateurs
• Nombre et type d’actions de sensibilisation menées
• Typologie et nombres d’actions collectives mise en œuvre
OBJECTIF GÉNÉRAL 4 :
promouvoir l’engagement et les initiatives
collectives des habitants et des associations.
• Nombre et types de formations des habitants, des bénévoles mises en œuvre
Objectifs opérationnels :
• Nombre de débats et de thèmes abordés et qualité
des débats
• Typologie et nombre d’échanges et de visites d’expériences
• Nombre d’habitants concernés ou impliqués et catégories (jeunes, hommes/femmes, etc.)
• Moyens humains mis en place ou mobilisés pour accompagner et cheminer avec les habitants des quartiers en politique de la Ville (nombre de salariés des
maisons de quartier, de travailleurs sociaux, d’éducateurs de la prévention spécialisée, de la maison de la
vie associative, etc.)
• Implication coordonnée dans les FIL des secteurs en
politique de la Ville de ces acteurs
• Mettre en place des fonds de soutien aux initiatives collectives des habitants et des associations
• Soutenir la vie associative
• Développer les formes de solidarité actives (échanges
de savoir-faire et de services, jardins partagés, écoles de
consommateurs, amitiés seniors, etc.) et de construction
du lien social
• Favoriser les conventionnements partenariaux
Indicateurs
• montants des enveloppes budgétaires dédiées à ces
fonds de soutien des initiatives
• nombres d’actions soutenues
OBJECTIF GÉNÉRAL 3 :
favoriser l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée d’émancipation
des bénéficiaires et des habitants ou dans
une visée d’éducation populaire
Objectifs opérationnels :
• Favoriser l’émergence ou conforter les postures et compétences des professionnels afin de soutenir la créativité et l’innovation dans les méthodes et les pratiques,
comme par exemple :
> sortir de son équipement pour « aller vers et cheminer
avec les habitants » ;
/ 42 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
• nombre et typologie des porteurs de projet (jeunes,
hommes/femmes, etc.)
• type de gestion de ces fonds (avec des habitants ou non…)
• aides directes (montant des subventions) aux associations agissant dans les secteurs prioritaires
• types et montant des aides indirectes (mise à disposition de locaux, soutien logistique aux associations…)
• type et nombre d’actions menées par des associations et
soutenues dans le cadre de la programmation annuelle
• moyens humains pour accompagner les associations et
les collectifs d’habitants (Nombre de maisons de quartier,
nombre de salariés des maisons de quartier, de la MVA…)
/3
3.4 / DYNAMISER LE VOLET ÉDUCATIF POUR DONNER
DES PERSPECTIVES AUX ENFANTS ET AUX JEUNES
Le volet Éducation du Contrat de Ville 2015-2020 s’appuie
sur un ensemble préexistant de textes, dont les orientations relèvent à la fois de politiques municipales et de politiques contractuelles. Ainsi peut-on citer notamment les
politiques de la Ville de Dunkerque en matière d’enfance,
de jeunesse, de culture et de sport, mais également les
conventions conclues avec l’ADuGES et les services départementaux dans le cadre de la prévention spécialisée. Le volet Éducation s’appuie également sur le travail
concerté mené dans le cadre du CUCS Expérimental, ainsi
que sur les politiques nationales du secteur (Programme de
Réussite Éducative, Éducation prioritaire…). Enfin, le travail
de concertation mené à l’échelle de la ville et de la communauté urbaine pour l’élaboration du Projet Territorial de
Cohésion Sociale et Urbaine (PTCSU) encadre la définition
des objectifs du volet Éducation. Sont reprises ci-dessous
les grandes orientations de ces documents-cadres, qui ont
permis de développer le volet éducation du contrat de ville
autour de 4 objectifs généraux :
• Favoriser la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes.
• Soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs
enfants.
• Promouvoir les pratiques de coéducation pour articuler, renforcer et combiner l’action des différents acteurs socio-éducatifs (y compris dans le secteur culturel, artistique et sportif)
dans le cadre de la construction du Projet Éducatif Local.
• Promouvoir activement les valeurs de la République, de la
laïcité et de la mixité sociale, afin de promouvoir la richesse
culturelle du territoire et de favoriser le bien-vivre ensemble.
LES DOCUMENTS-CADRES
ET LEURS ORIENTATIONS
Politique Enfance :
Le projet éducatif territorial (PEDT) est un outil de collaboration qui rassemble, à l’initiative de la collectivité, l’ensemble
des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation.
Il permet de proposer à chaque enfant un parcours éducatif
cohérent et de qualité avant pendant et après l’école garantissant ainsi, dans le respect des compétences de chacun,
la complémentarité des temps éducatifs.
Les communes associées de Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer
et Fort-Mardyck après une vaste concertation engagée sur
l’organisation de la semaine scolaire sur le territoire du grand
Dunkerque s’engagent aujourd’hui dans l’écriture du PEDT
2015-2018 qui témoigne de la volonté partagée du maire de
Dunkerque et des maires délégués de proposer aux familles un
cadre sécurisant, respectueux du développement de l’enfant.
Les principes de laïcité, de non-discrimination, d’égalité
de traitement sont à la base des programmes d’animation
conçus par les équipes encadrantes. Les activités proposées auront pour objectifs, sur tous les territoires, l’apprentissage du respect des autres et des biens, l’enrichissement
du dialogue coopératif, le développement de la créativité,
de l’imagination, de l’autonomie et de la responsabilité.
Le PEDT prendra en compte les dispositifs de contractualisation existant tels que le CLAS, le CEJ…
Le PEDT constituera le cadre structurant du volet éducatif
du contrat de ville en cours d’écriture.
Le Contrat Enfance Jeunesse (CEJ) 2014-2017 se développe quant à lui autour des orientations suivantes :
> une attention particulière portée à l’enfant de son plus
jeune âge jusqu’à l’adolescence, en veillant à son développement et son épanouissement et en aidant sa famille
dans sa fonction éducative
> le développement de l’autonomie de l’enfant et du jeune
dans un climat environnemental et affectif “harmonieux”
(parentalité, développement de la citoyenneté…)
> une attention particulière concernant la gestion de l’offre et
de la demande en matière d’accueil notamment, et poursuite des formations afin d’assurer un accueil de qualité.
> Diversification des vecteurs de communication et d’information en direction des parents et des jeunes et mise en
place d’un observatoire Petite Enfance afin d’améliorer la
lisibilité et développer la mise en relation de l’offre et de
la demande.
> Poursuite du développement de la démocratie participative au travers du Conseil Municipal des Enfants.
Politique Jeunesse
La politique Jeunesse de la Ville a pour objectif de prendre
en compte l’ensemble de la jeunesse du territoire dans
toute sa diversité. La politique Jeunesse se veut transversale, en effet, le public jeune relève de plusieurs thématiques : santé, logement, formation, culture, sport…
La politique Jeunesse s’articule autour de 4 axes :
AXE 1 : Une ville construite pour sa jeunesse
> Associer les jeunes aux projets urbains
> 
Créer des outils de communication à destination des
jeunes
> Créer un lieu dédié à la jeunesse (information et valorisation)
> Mobiliser l’ensemble des acteurs de la jeunesse du territoire
AXE 2 : Participation des jeunes
> Les rencontres AJT (Actions Jeunesse et Territoire)
> Créer un dispositif de participation pour les 16-30 ans
> Relancer le dispositif des relais jeunes
> Créer une passerelle entre le Conseil Municipal d’Enfants
(CME) et les relais jeunes
> Développer le dispositif du service civique
> Mettre en œuvre des instances d’échanges entre l’élu à la
jeunesse et les jeunes
> Favoriser la mobilité européenne
> Valoriser les initiatives des jeunes
AXE 3 : Parcours de réussite
> Mettre en place un passeport de compétences
> Travailler sur l’estime de soi
> Accompagner individuellement les jeunes les plus éloignés de l’emploi
> Valoriser les compétences des jeunes
> Travailler sur le décrochage scolaire
AXE 4 : L’épanouissement des jeunes
> favoriser l’accès aux loisirs
> favoriser l’autonomie des jeunes
> encourager l’ouverture culturelle et sportive
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Politique Sportive
Les finalités de la politique sportive consistent à promouvoir les activités physiques et sportives dans toutes leurs
dimensions et s’articulent autour de 4 axes stratégiques :
• Éducation, intégration et médiation par le sport
• Encouragement et soutien de la vie associative et toutes
les formes de mixité au sein des associations
• Contribution à l’enseignement du sport en lien avec l’Éducation Nationale (EPS à l’école, apprentissage du patinage et de la natation)
• Contribution au rayonnement de notre territoire par l’organisation d’événements sportifs
La politique sportive poursuit quatre objectifs généraux
transversaux :
• Favoriser l’éducation, la cohésion sociale et la solidarité
• Développer la concertation et la participation
• Innover en laissant place aux pratiques sportives émergentes
• Rénover les équipements sportifs vétustes et valoriser l’existant
Politique Culturelle
Les finalités de la stratégie culturelle dunkerquoise sont
doubles. Il s’agira de promouvoir arts et culture à la fois pour :
• Leur valeur intrinsèque, en tant que “fins en soi”
• Leur rôle en tant que leviers importants de
• Développement durable (social, urbain, économique, environnemental, participation…)
• Rayonnement et de profilage du territoire
• Cohésion sociale et de confiance en soi collective
Trois axes stratégiques généraux
La politique culturelle de la Ville de Dunkerque s’articule autour des trois axes majeurs suivants :
• Participation / pratiques : une politique de participation
des habitants en phase avec leurs attentes et leurs nouveaux besoins, soutien aux pratiques (amateurs et professionnalisantes)
• Créativité / création et savoirs : un soutien aux pratiques émergentes, aux jeunes talents et au secteur créatif (création/créativité/inventivité) dans une logique d’accès aux savoirs pour tous
• La ville attractive et en mouvement : valoriser l’offre
culturelle et le profil culturel dunkerquois ; rendre plus visibles les pôles culturels et artistiques dunkerquois ; développer l’événementiel ; mieux communiquer sur la vie
culturelle ; adapter les espaces aux attentes nouvelles des
publics (dans toute leur diversité) ; renforcer le dialogue
art/culture – espace public ;
• La ville apprenante : développer l’éducation populaire et
l’apprentissage tout au long de la vie ; favoriser la professionnalisation ;
•L
a ville des patrimoines en dialogue avec les enjeux
présents et futurs : favoriser une approche innovante
et participative de la valorisation des patrimoines matériels et immatériels en réponse aux problématiques présentes et d’avenir (nouveau regard sur la reconstruction
et le patrimoine urbanistique et architectural dunkerquois,
nouveaux usages des canaux, nouvelles utilisations de
l’héritage industrialo-portuaire, valorisation de l’héritage
interculturel des populations…).
La Prévention Spécialisée
La convention d’objectifs concertés entre le conseil général, l’AAE et la ville est en cours de réécriture. Ceci étant,
peuvent être rappelés ici les grands principes de la Prévention Spécialisée ainsi que ses modes d’intervention.
Les grands principes de la Prévention Spécialisée :
•L
’absence de mandat nominatif : il n’y a pas de mandat
judiciaire, administratif en direction d’un individu mais un
agrément territorial global.
•L
a libre adhésion des jeunes : chaque jeune est libre d’accepter la relation éducative ou de la refuser
•L
e respect de l’anonymat des jeunes et des familles : la
levée de l’anonymat se fait avec leur accord
•L
’inter-institutionnalité : l’action éducative s’articule en
partenariat avec les autres services
•L
a non-institutionnalisation des activités : les activités
n’ont pas vocation à devenir pérennes et à se substituer
aux dispositifs de droit commun, il s’agit alors de trouver
des relais institutionnels
•L
e support associatif
• Patrimoine et mémoires : une valorisation des ressources spécifiques du territoire (urbanisme, architecture,
port, canaux, plage, pratiques sociales…), de sa localisation géographique particulière (frontalière, nord-ouest,
européenne, maritime…), et du patrimoine matériel et immatériel, réponse aux enjeux présents et futurs, le tout
dans un esprit d’ouverture.
Les professionnels articulent différents modes d’intervention afin de construire un travail global à destination
de l’individu et du territoire :
Cinq objectifs transversaux
Plus spécifiquement, la politique culturelle dunkerquoise se
veut au service de :
• L’action sur le milieu consiste à faire des jeunes et leurs
familles des acteurs de leur quartier et de la vie locale
• La ville laboratoire : soutenir la création, la créativité,
l’émergence ;
• La ville participative, de l’inclusion sociale et de l’ouverture : favoriser dans tous les quartiers, les pratiques (amateurs, professionnalisantes) et la participation de la plus
grande diversité de publics et d’acteurs locaux, en prenant
en compte le prisme des habitants ; promouvoir la dimension
collective, l’ouverture à l’autre et le dialogue interculturel ;
/ 44 /
Les axes prioritaires
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
• La présence sociale dont le travail de rue est une action phare
• L’accompagnement social individuel (entretiens, visites à
domicile, démarches…)
• L’action collective ou le travail auprès de groupes
• L’action en partenariat indissociable du rôle de relais avec
le droit commun que joue la prévention pour des jeunes
en rupture ou en rejet des institutions.
CUCS Expérimental
Le Volet Éducation du Contrat de ville 2015-2020 s’appuie également sur l’important travail de réflexion et de
concertation mené dans le cadre du CUCS Expérimental
en 2011.
Dispositif de Réussite Éducative
Le Dispositif de Réussite Éducative propose une démarche de prise en charge globale de l’enfant : on ne
s’adresse pas seulement à “l’élève”, mais à des enfants
et adolescents, en prenant en compte le contexte familial
et environnemental qui est le leur. Ainsi, les objectifs sont :
• accompagner depuis l’école maternelle et jusqu’au terme
de la scolarité obligatoire les enfants et adolescents qui
présentent des signes de fragilité
• mettre en œuvre des parcours individualisés, avec interventions individuelles ou en petits groupes
• inscrire les actions dans la durée
• prendre en compte tous les facteurs (sociaux, culturels,
sanitaires, familiaux, environnementaux…) influant sur le
développement de l’enfant
• associer concrètement les parents qui participent à la définition et au suivi du parcours éducatif proposé à leur enfant, et peuvent être accompagnés directement aussi (aide
financière, aide à l’exercice de leur fonction parentale)
• s’inscrire en complément et en cohérence avec les dispositifs existants (dits de droit commun), et ne pas s’y substituer.
Le Dispositif de Réussite Éducative de la ville de Dunkerque
développe notamment ; avec le soutien de son Équipe Pluridisciplinaire de Soutien et de son Conseil Consultatif ; des actions
de prévention du décrochage scolaire et de lutte contre les inégalités (« Coup de Pouce Clé », « Valorisation des savoirs et des
compétences », « Stimulation langagière Com’ens », « Accompagnement Vers la Lecture », « Sessions d’Accompagnement
Scolaire »), des interventions dans les domaines sanitaires et
sociaux (« Accompagnement des élèves en situation de surpoids ou d’obésité », « Favoriser l’accès aux soins »), ainsi que
des actions visant à réduire les actes de violences et à mieux
intégrer les enfants ayant des besoins spécifiques (« Accompagnement individuel sur le temps de la pause méridienne »,
« Sessions d’Accompagnement Scolaire »).
Éducation prioritaire
La politique d’éducation prioritaire a pour objectif de « corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la
réussite scolaire par un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements des territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales ».
La loi d’orientation et de programmation pour la refondation
de l’École de la République en a défini l’objectif : « ramener à
moins de 10 % les écarts de réussite scolaire entre les élèves
de l’éducation prioritaire et les autres élèves de France. »
Les principes de la refondation de l’éducation prioritaire se
fondent sur une refondation pédagogique, un remplacement
des réseaux existants par les REP et REP+, et le soutien du
travail en équipe, de la réflexion et de la formation.
Le Bulletin Officiel n° 6 du 5 février 2015 détermine la liste
des écoles et des établissements scolaires publics participant au programme « réseau d’éducation prioritaire renforcé » (REP+). À Dunkerque, il s’agit du collège Lucie Aubrac ;
des écoles élémentaires du Fort-Louis, du Parc de la Marine,
Lucien Maillart, Paul Meurisse, Jules Ferry et Paul Dessinguez ; et des écoles maternelles du Fort-Louis, Jean Macé,
du Parc de la Marine, Andersen, du Carré de la Vieille, Lucien
Maillart, Paul Meurisse, Jean Giono, et Paul Dessinguez.
/3
Le Collège Van Heck nécessitera une attention particulière,
il n’est pas repris en REP+ alors qu’il accueille une proportion importante d’enfants issus des secteurs prioritaires
Soubise et Basse-Ville (cette proportion est nuancée par
l’accueil de classes sport-études). L’équipe pédagogique
fait remonter l’importance des problématiques éducatives
et scolaires rencontrées par beaucoup d’enfants de ces
secteurs. Par ailleurs Soubise et Basse-Ville sont les 2 secteurs qui ressortent de l’enquête menée par le Conseil Général sur les besoins en protection de l’enfance.
À noter le partenariat également avec les maisons de quartier (ADuGES), acteurs du développement social local et
contributeurs majeurs dans le champ éducatif, de l’éducation populaire, de la vie citoyenne.
Maisons de quartier et convention partenariale
Les maisons de quartier de l’ADuGES sont devenues
progressivement des contributeurs majeurs que ce soit
en termes de dynamiques favorisant la participation
des habitants et la vie citoyenne ou en termes d’offre
de services publics de proximité. La reconnaissance
du positionnement spécifique des maisons de quartier
dans le développement social local, l’animation de la
vie sociale et la participation des habitants se met en
écho avec :
• leur capacité à offrir et accompagner les espaces de dialogues, d’échanges et d’actions collectives de proximité
et l’exercice de la citoyenneté ;
• leur capacité à favoriser et à accompagner les démarches
participatives sur des questions sociales et transversales
(liant plusieurs domaines : éducation, santé, parentalité, culture, insertion), tout en jouant pleinement leur rôle
d’éducation populaire sur les questions urbaines, en lien
avec les projets menés sur le dunkerquois ;
• leur capacité à contribuer à la dynamique de la démocratie locale, notamment au travers de leur démarche de
projet participatif et partenarial ;
• leur capacité à fédérer de nombreux acteurs autour des
problématiques qui se posent dans la proximité.
Elles participent ainsi activement au développement social
des territoires et de leurs habitants. Elles sont très impliquées à l’échelle de la proximité (l’îlot de vie et le quartier).
Le projet de développement social de chaque maison de
quartier permet de mettre au travail les “croisements” entre
logiques descendantes (politiques publiques) et ascendantes. Elles contribuent par là à faire remonter les problématiques et enjeux qui se posent dans la proximité.
Aujourd’hui, la convention Ville/ADUGES est en cours de
refonte au vu des nouveaux enjeux de société (fragilisation du vivre ensemble, dénigrement du “collectif” et des
institutions, la jeunesse et le vieillissement, l’augmentation
de la pauvreté…). Ces mutations qui affectent l’ensemble
de la société amènent à réfléchir à une forme d’évolution
(plus de participation, une meilleure prise en compte des
territoires, un meilleur partenariat) des modes d’intervention
de l’action publique et des maisons de quartier qui doivent
s’adapter pour répondre aux attentes de la population.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 45 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Les axes prioritaires
/3
LA DÉCLINAISON SUR LES QUARTIERS PRIORITAIRES
OBJECTIF GÉNÉRAL 1 :
Favoriser la réussite de tous les enfants et de
tous les jeunes.
Objectifs opérationnels :
• Donner à tous les enfants et tous les jeunes les meilleures
chances de réussite
> Contribuer à favoriser la réussite et l’épanouissement
de tous en garantissant un accès à l’éducation de
même qualité sur l’ensemble du territoire et en développant les actions innovantes et mixtes (par exemple
sportive + scolaire, culturelle + éducative…)
> Lutter contre le décrochage scolaire et l’absentéisme
(dispositifs d’alternance, actions spécifiques, lien école
/collège / lycée…)
> 
Développer l’accès au numérique et l’éducation aux
médias
> Favoriser la maîtrise des langues et les pratiques langagières
> Favoriser les actions d’accompagnement individuel de
l’enfant et du jeune (DRE, AILE, Éducateurs de rue…)
> Favoriser l’accès à l’autonomie en encourageant et
soutenant les initiatives des enfants et des jeunes (projets individuels ou collectifs notamment)
> Soutenir les pratiques émergentes, les jeunes talents et
le secteur créatif (création/créativité/inventivité)
> Favoriser l’accès aux associations sportives et culturelles des quartiers
• Développer les actions d’éducation à la santé
> Poursuivre et développer la mise en œuvre des actions
de prévention et de promotion de la santé envers les
enfants et les jeunes
> Favoriser le lien et les échanges entre structures spécialisées en santé et les structures éducatives, culturelles
et sportives (actions autour des personnes en situation
de handicap, création d’un guide (support internet et
papier) avec les associations en capacité d’accueillir en
pratique unifiée…).
> Favoriser la pratique physique et sportive comme vecteur de santé et de réussite : actions des éducateurs
(terrestres et piscines) et animateurs dans le cadre de la
mise à disposition dans les écoles primaires et dans le
cadre du dispositif Sport Pass par exemple.
> 
Développer les espaces “aménagés” de pratiques
libres (sportives, culturelles…)
• Ouvrir l’horizon professionnel des jeunes, en travaillant notamment sur l’orientation, sur l’accès aux études universitaires et sur l’esprit d’entreprendre, la prise d’initiative.
> Améliorer l’employabilité des jeunes, leurs insertions
professionnelles et leurs autonomies en développant
l’estime de soi, la confiance individuelle et collective
et le savoir-être par des actions innovantes, qu’elles
soient culturelles, artistiques, sportives, éducatives…
> Utiliser les outils numériques à des fins culturelles et
artistiques, sensibiliser à l’accès au savoir sur Internet,
former parents et enfants (éducation numérique), promouvoir les métiers du numérique
/ 46 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
> Développer la mise en réseau avec le monde associatif
et les partenaires pour fluidifier l’information (recherche
de stage, travail…) et favoriser l’orientation active (pratiques d’alternance, actions d’ouverture / découverte des
métiers, création d’une plateforme d’orientation vers les
métiers du sport, de la culture, du numérique et autres…)
OBJECTIF GÉNÉRAL 2 :
Soutenir les parents comme premiers
éducateurs de leurs enfants.
Objectifs opérationnels :
• Favoriser les actions de parentalité à destination des très
jeunes parents, notamment en amont dès la maternité.
• Développer des actions et une vigilance particulière à
l’égard des familles monoparentales très représentées
sur les territoires prioritaires.
• Encourager l’engagement, l’implication et la participation
des parents sous toutes leurs formes (mise à disposition
d’espaces de dialogue, de débat…) et en tous lieux (associations, clubs, école, maisons de quartier…).
• Accompagner et soutenir les enfants, les jeunes et les familles dans la mise en œuvre de leurs projets (individuels
ou collectifs)
• Favoriser et développer l’ouverture et la place des parents
au sein des établissements scolaires et des écoles.
• Développer les moyens d’information, de concertation et
de communication entre les parents, l’école, les maisons
de quartier, la ville (FIL, Kiosque famille…)
• Favoriser et développer les pratiques sportives et culturelles tout au long de la vie
• Développer les actions de lutte contre l’illettrisme et d’accompagnement à la maîtrise de la langue française
• Favoriser l’implication des parents dans la scolarité et
l’accompagnement éducatif, culturel et sportif de leurs
enfants en développant la contractualisation sur l’ensemble des dispositifs autour de l’enfant et du jeune, notamment par la mise en place de “contrats” sur les dispositifs particuliers tels que Force Sud.
OBJECTIF GÉNÉRAL 3 :
Promouvoir les pratiques de coéducation
pour articuler, renforcer et combiner
l’action des différents acteurs socio-éducatifs
(y compris dans le secteur culturel, artistique
et sportif) dans le cadre de la construction
du Projet Éducatif Local.
Objectifs opérationnels :
• Faire évoluer les modalités de mise en œuvre de l’action
publique
> Renforcer la cohésion de la communauté éducative et
promouvoir les échanges entre partenaires socio-éducatifs, culturels, artistiques et sportifs, développer les
outils communs de suivi et d’action
> Harmoniser les dispositifs éducatifs et de prévention
afin de gagner en lisibilité et en cohérence
> Acter des temps de rencontre entre les techniciens, les
élus et les jeunes, les enfants ou les parents selon les
thématiques
> Veiller à assurer la pérennité et la périodicité des dispositifs mis en place
• Réaffirmer l’importance de la continuité, de la cohérence
et de la complémentarité des temps
> Faire du temps scolaire, périscolaire et extrascolaire un
temps éducatif continu et cohérent, dans le respect des
rythmes de l’enfant. Ces articulations et complémentarité des temps s’inscrivent dans la notion de parcours
éducatif des enfants.
> Assurer le lien entre les nouvelles méthodes éducatives
et la réforme des rythmes scolaires
> Assurer la qualification des encadrants sur les temps de
pause méridienne et de garderie (matin / soir)
• Partager les nouvelles méthodes éducatives qui peuvent
venir en complémentarité des pratiques existantes
> Promouvoir l’éducation populaire notamment en soutenant les actions des associations dans ce domaine et
l’apprentissage tout au long de la vie
> Favoriser les actions d’accompagnement individuel de
l’enfant ou du jeune
> Assurer la poursuite des dynamiques partenariales
avec l’école / le collège, la maison de quartier et les
acteurs du Dispositif de Réussite Éducative
> Favoriser de nouvelles méthodes d’apprentissage (par
exemple les Apprentis d’Auteuil)
> Promouvoir les actions en lien avec les acteurs artistiques
et culturels, et développer les échanges entre les sportifs
de haut niveau et la population (valeur d’exemple)
> Favoriser et valoriser les actions innovantes (Académie
d’été, classes orchestres…) et penser leur diffusion,
leur transférabilité
> Favoriser la visibilité et l’accessibilité des dispositifs, actions et informations à destination de la jeunesse (Lieu
Jeunesse) ou autres (ouverture vers d’autres structures
qui portent les dispositifs de droit commun)
• Renforcer le travail de rue et la prévention spécialisée
> Conforter les équipes de rue destinées au travail avec
les jeunes
> Développer les actions hors les murs, sur les lieux fréquentés par les enfants / jeunes
OBJECTIF GÉNÉRAL 4 :
Promouvoir activement les valeurs de la République, de la laïcité et de la mixité sociale,
afin de promouvoir la richesse culturelle du
territoire et de favoriser le bien-vivre ensemble
Objectifs opérationnels :
• Contribuer à faire de tous les enfants et tous les jeunes des
citoyens de demain, acteurs du développement durable
> Favoriser l’apprentissage du vivre ensemble à travers des
actions de solidarité (y compris internationale), d’engagement, de lutte contre les discriminations et de respect
des différences et de la laïcité, en associant pleinement
les équipes enseignantes, éducatives et d’animation
> Prévenir les phénomènes de violence et de harcèlement
(travail sur le climat scolaire par exemple)
> Favoriser la participation des enfants et des jeunes, par
la concertation et par l’action (participation aux FIL par
exemple)
> S’appuyer sur les réussites des enfants et des jeunes issus des quartiers prioritaires
> Développer les projets transculturels et sur le patrimoine
local matériel/immatériel
> Favoriser les échanges internationaux (révélateurs des
ensembles sociétaux)
> Favoriser une approche innovante et participative de
la valorisation des patrimoines matériels et immatériels
en réponse aux problématiques présentes et d’avenir :
expliquer l’histoire urbaine - intervention sur le territoire
(parcours artistique)
> 
Développer les temps d’échange entre populations et
entre générations grâce à un programme d’animation qui
encourage l’ouverture à l’autre et le dialogue transculturel
(ateliers d’écriture, débats, contes, lecture…)
> Utiliser les dispositifs existants (soirées sportives par
exemple) pour y travailler la mixité des publics, la tolérance, le partage des bonnes pratiques et le respect des
contraintes liées aux lieux et aux personnes.
LA MOBILISATION DU DROIT COMMUN
La mobilisation du droit commun est l’un des éléments central de la nouvelle politique de la ville. Dans le cadre de son
volet éducation, la ville de Dunkerque travaillera l’analyse
de la mobilisation du droit commun sur les territoires prioritaires, et veillera le cas échéant à sa mobilisation accrue.
Au niveau de la ville, les politiques de droit commun sont
d’ores et déjà mobilisées sur les territoires prioritaires,
notamment à travers un maillage dense des maisons de
quartier, la mise à disposition renforcée des ETAPS et des
ATSEM dans les écoles, l’accès aux équipements culturels
et sportifs pour les classes issues des quartiers prioritaires,
l’ouverture tardive des salles de sport… Par ailleurs, les
actions jeunesse de la Ville sont à destination de tous les
jeunes du territoire. Néanmoins, des dispositifs s’adressent
aux jeunes les plus en difficultés ; pour cela, l’un des critères d’éligibilité à certains dispositifs est celui des ressources. Une attention particulière est également apportée
aux jeunes des territoires prioritaires. En effet, un travail
partenarial avec les acteurs de terrains, éducateurs de rue
et maisons de quartiers est engagé pour aider les jeunes à
s’inscrire dans les dispositifs de droit commun existants. La
Ville de Dunkerque a mis en place des Projets Jeunesse de
Territoire (PJT) rassemblant les acteurs de terrain. Dans le
cadre de ces PJT, des actions spécifiques à destination des
jeunes des territoires prioritaires ont pu voir le jour : Force
Sud, le forum stage, le projet TACAJIR.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 47 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Ceci étant, le cadre du nouveau contrat de ville permettra
une attention renforcée ainsi qu’une prise de recul sur cette
mobilisation du droit commun à ses différents niveaux : institutionnel (continuité du service public…) et associatif. Ce
travail d’analyse permettra le cas échéant de faire évoluer
l’intervention publique en faveur d’une mobilisation accrue
du droit commun dans les quartiers prioritaires (meilleur
accès aux dispositifs de droit commun, participation aux
événements…)
LES DÉMARCHES PARTICIPATIVES
Les démarches participatives sont au cœur des nouveaux
Contrats de Ville. La Ville de Dunkerque inscrit pleinement
son action dans le développement des démarches de participation des habitants, en développant les « Fabriques
d’initiatives Locales » (FIL) sur différents quartiers et thématiques. À ce titre, une attention particulière sera portée à
la mobilisation des habitants des quartiers prioritaires.
Concernant la thématique « Éducation », la Ville de Dunkerque a mené une vaste concertation sur la réforme des
rythmes scolaires, qui a abouti fin janvier 2015 au vote des
parents d’élèves sur l’organisation de la semaine scolaire.
La démarche se poursuit avec la mise en place d’ateliers
FIL portant sur le contenu des ateliers éducatifs menés sur
les après-midi libérés dans le cadre de la nouvelle organi-
Les axes prioritaires
sation de la semaine scolaire. Cette concertation dépasse
le seul volet éducatif et intègre les enjeux culturels et sportifs notamment. Il s’agit ainsi de construire une relation de
confiance durable et d’ancrer la mobilisation et l’implication
de chacun dans les pratiques des habitants et des institutions.
Dans le prolongement de cette démarche, la Ville de Dunkerque souhaite développer progressivement, dans le
cadre de son Dispositif de Réussite Éducative (DRE), une
démarche de co-éducation visant à la co-construction des
futurs programmes d’actions du DRE. À destination des
parents, cette démarche inclura les acteurs de la communauté éducative, culturelle et sportive.
Enfin, la participation des jeunes est au cœur de la politique jeunesse de la Ville de Dunkerque et s’inscrit dans de
nombreux dispositifs tels que les points citoyens, le service
civique, le Zoom festival ou l’aide aux départs autonomes.
La collectivité réfléchit également sur la place des jeunes
dans les instances de démocratie participative. Dans ce
cadre, la Ville de Dunkerque avait mis en place un dispositif “relais jeunes”, plus souple qu’un conseil de jeunes.
Cela permettait de disposer d’un espace de concertation
avec les jeunes. Aujourd’hui ce dispositif est en sommeil
et une réflexion est en cours pour intégrer les jeunes aux
Fabriques d’Initiatives Locales (FIL).
Indicateurs
La Ville de Dunkerque a choisi de retenir les indicateurs ci-dessous, qui sont adaptables pour chacun des objectifs et
les actions qui en découleront. Rassemblés et analysés, ces indicateurs permettront d’évaluer la mise en œuvre du
contrat de ville 2015-2020 et de guider son évolution.
Éléments quantitatifs :
Éléments qualitatifs :
• Nombre de personnes concernées (par secteur / par action / par tranche d’âge) et évolution
• Développement effectif de l’implication des enfants, des
jeunes et des parents
• Nombre de projets et actions effectivement mis en
œuvre
• Renforcement des collaborations entre les différents acteurs et de la cohérence de leurs interventions
• Taux de fréquentation / participation / rotation / mixité
des publics et des sexes, et leurs évolutions
• Développement effectif des actions innovantes et leur
pérennisation
• Amélioration des indicateurs scolaires (nombre de décrocheurs, taux de retard en 6e, incivilités…)
• Développement et amélioration effective de la mobilisation du droit commun.
• Amélioration des indicateurs d’insertion professionnelle
des jeunes (niveau de diplôme, taux d’emploi…).
3.5 / PRIVILÉGIER UNE APPROCHE GLOBALE DE LA SANTÉ DES POPULATIONS
Le volet Santé du Contrat de Ville de la Ville de Dunkerque
est une articulation du Contrat Local de Santé à l’échelle
de la Communauté Urbaine de Dunkerque avec l’Agence
Régionale de Santé, et du Plan Local de Santé à l’échelle
des 3 communes associées de Dunkerque (Dunkerque,
Saint-Pol-sur-Mer, Fort-Mardyck).
1. Le Plan local de Santé Publique concerne les 3
communes associées (Dunkerque, Saint-Pol-sur-Mer,
Fort-Mardyck) et s’oriente vers 4 axes :
• Connaissance des droits, accès aux soins et démographie médicale
• Santé au quotidien : quels leviers pour les habitants ?
• Santé et Environnement
• Un axe transversal - Méthode d’intervention auprès des
publics.
2. Le volet santé du Contrat de Ville concerne les quartiers
prioritaires. Il est piloté par l’élue en charge de la santé, et
coordonné par l’Atelier Santé Ville de Dunkerque.
Les objectifs de l’Atelier Santé Ville sont de faciliter la mobilisation et la coordination des différents intervenants par
la création et le soutien à des réseaux médico-sociaux, de
rendre effectif l’accès aux services publics sanitaires et sociaux de droit commun, et de développer d’une part, la participation active de la population et d’autre part, la concertation avec les professionnels et les institutions du secteur
sanitaire, médico-social et social concernés sur le territoire.
À Dunkerque, le volet santé du contrat de ville se décline en
3 parties thématiques et transversales dont l’objectif central est de réduire les inégalités sociales de santé dans
les quartiers prioritaires de Dunkerque.
OBJECTIF GÉNÉRAL 1 :
Favoriser les démarches participatives
des habitants
Objectifs opérationnels :
• Mettre en place un nouveau programme pour l’Atelier
Santé Ville de recueil des préoccupations en matière de
santé des habitants :
> Préciser les attentes en matière de santé : en mettant en
œuvre un nouveau programme de rencontres des habitants s’appuyant sur les différents lieux de vie des quartiers prioritaires de Dunkerque
> Co-construire avec les habitants des actions de santé :
en s’appuyant sur les nouveaux besoins exprimés, et, en
associant les ressources locales existantes sur les quartiers prioritaires
> Affiner le travail partenarial : en définissant de nouvelles
modalités d’échange et de concertation avec les acteurs
des quartiers prioritaires afin de mieux partager les initiatives habitants en matière de santé sur le territoire
• Développer les ateliers santé participatifs de sensibilisation et d’échange, impliquant une nouvelle dynamique
d’ouverture vers le quartier et le décloisonnement des
publics “cibles” :
/ 48 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
/3
> Mettre en œuvre des ateliers participatifs dans les quartiers prioritaires sur la thématique du cancer, du diabète et
plus largement des maladies chroniques, en s’appuyant
sur les attentes exprimées des habitants des quartiers,
et en associant les ressources de santé existantes sur
le territoire (Espace Ressources Cancer, Préval, Relais
asthme, Fédération Française de Cardiologie, Service de
Prévention Santé du Conseil Départemental…)
> Mettre en œuvre des ateliers participatifs de prévention
et de sensibilisation santé adaptés aux publics fragilisés et usagers des associations ou institutions sociales
et caritatives par la maison de promotion de la santé
et les acteurs du territoire (Resto du cœur, Tabgha Emmaüs, restaurants du soleil, CCAS, AAE, Carrefour des
solidarités…).
• Soutenir les démarches de santé engagées dans les
quartiers : > 
Poursuivre la démarche « jardins partagés » dans les
quartiers prioritaires
> 
Poursuivre le développement d’ateliers d’activité physique pour tous en direction des habitants du quartier (Directions des sports, CCAS, Mairie de Quartier, ADUGES,
Éducation Nationale…)
> 
Poursuivre le développement d’ateliers parentalité ouverts à l’ensemble des habitants des quartiers (ADuGES,
Maison de Promotion de la Santé…)
> Poursuivre la sensibilisation des habitants par la déclinaison
d’un axe “santé bien-être” dans les manifestations soutenues par la Ville dans les quartiers : Basse Ville en Fête,
Dunkerque en Couleur, Boucles dunkerquoises, Parcours
du Cœur, Tournoi handi-pétanque, Fête de la soupe…
OBJECTIF GÉNÉRAL 2 :
Mobilisation du droit commun dans
les quartiers prioritaires
Objectifs opérationnels :
• Améliorer la connaissance des droits en agissant dans la
proximité avec l’antenne CCAS du Jeu de Mail et dans le
cadre du regroupement des services à la Maison des Services Publics, avec un appui spécifique de l’antenne sur la
prise en charge des personnes âgées (médiateur santé).
• Développer l’offre de soins dans les quartiers, avec le projet de Maison de Santé.
• Soutenir la vie associative et les initiatives de proximité
“santé et bien-être”
• Dans le cadre du Conseil Local de Santé Mentale :
> Mettre en place des permanences d’écoute psychologique pour les habitants des quartiers en lien avec le CCAS
> Organiser une formation pour les professionnels de première ligne (mairie de quartier, CCAS, ADuGES…)
> Organiser un suivi des professionnels de première ligne
(mairie de quartier, CCAS, ADuGES…) dans le domaine
de la souffrance psychique et de la santé mentale
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
OBJECTIF GÉNÉRAL 3 :
Poursuivre l’accompagnement et l’éducation
pour la santé en direction de l’enfance
et de la jeunesse
Objectifs opérationnels :
• Développer l’éducation pour la santé en milieu scolaire
dans les quartiers prioritaires de la maternelle au collège,
de l’hygiène de vie aux conduites dites à risques, en lien
étroit avec les nouvelles activités périscolaires proposées
par la Ville de Dunkerque, et les actions de la médecine
scolaire
• Poursuivre l’accompagnement individuel en matière de
santé par le Dispositif de Réussite Éducative de la Ville
de Dunkerque
• Poursuivre l’accompagnement et l’orientation des jeunes
et des jeunes majeurs :
Les axes prioritaires
> Dispositif Espace Santé Jeunes : écoute, animation
collective, accompagnement et orientation de jeunes
16-30 ans et de leurs familles
> Continuité du programme Force Sud : recrutement et
participation des jeunes non engagés dans des pratiques sportives ou associatives
L’évaluation du volet santé du Contrat de Ville sera garantie par la mise en place d’un Comité de Pilotage pour le
suivi du volet Santé du Contrat de Ville de Dunkerque.
Indicateurs
• Nombre et qualité des dossiers de santé publique financés au bénéfice des quartiers réglementaires
• Nombre et qualité des partenaires, et objet de leur participation dans des actions de santé
• Nombre et qualité du public bénéficiaire des actions de
santé sur le territoire
Les acteurs de terrains pointent notamment un certain
nombre de questions qui nécessitent un investissement
de la Politique de la Ville :
• la question des difficultés particulières des jeunes diplômés issus des quartiers prioritaires,
• le besoin de formation-sensibilisation des acteurs de
proximité dans la gestion de l’impact des faits religieux en
milieu professionnel
• la nécessité d’un travail de valorisation de la mémoire du
territoire notamment celle de l’immigration
• la mobilisation des acteurs œuvrant dans le champ de l’égalité des femmes et des hommes à travers leur mise en réseau
L’ensemble de ces questions, qui seront abordées dans le
cadre du diagnostic stratégique, trouveront une traduction
opérationnelle dans le plan d’action territorial de prévention
et de lutte contre les discriminations qui sera annexé au
Contrat de Ville 2015-2020.
/3
Indicateurs
• Réalisation d’un diagnostic participatif des discriminations
• Élaboration et mise en œuvre d’un plan territorial
de lutte contre les discriminations
• Mise en place d’un réseau territorial des acteurs.
Moyens mobilisés/droit commun
Le caractère transversal de la prévention et la lutte contre les
discriminations ont nécessité la mobilisation du droit commun. Ainsi le financement des actions incluses dans le plan
territorial de lutte contre les discriminations se fera, en partie,
dans le cadre des financements de droit commun, accordé
aux associations locales. Pour le pilotage, la mise en œuvre
de cette politique concerne l’ensemble des services de la
Ville ; ils seront mobilisés. Un chargé de mission Égalité et
lutte contre les discriminations en assurera le pilotage. Les
services de l’État notamment le Défenseur des droits et les
délégués du Préfet seront également impliqués.
3.6 / PROMOUVOIR L’ÉGALITÉ DES CHANCES ET LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS
À Dunkerque, les politiques conduites par la Ville concourent
incontestablement à une prise en charge des questions liées à
la lutte contre les discriminations (politique d’insertion, de requalification des quartiers, d’accessibilité, d’accès à la culture, aux
loisirs et au sport…) Mais si ces mesures, prises dans le cadre
de la politique communale de droit commun, portent la marque
d’un engagement fort de la municipalité, la volonté de la ville est
d’aller plus loin par la mise en place d’une action particulièrement
volontariste en matière de prévention et de lutte contre les discriminations, notamment dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. C’est dans ce sens qu’une adjointe à l’égalité des
chances a été désignée et qu’un pôle Égalité et lutte contre les
discriminations existe au sein des services municipaux.
La Ville a engagé une action interne visant la sensibilisation
de ses agents à la prévention des discriminations.
Au titre du Contrat de Ville, la Ville de Dunkerque avec ses
partenaires entend renforcer son action à travers la mise
en place d’un plan territorial d’actions de prévention et de
lutte contre les discriminations, avec comme objectif global
l’accompagnement des acteurs locaux, publics et privés :
• à mieux connaître et partager le phénomène des discriminations, le processus et les facteurs de leur production.
• à définir une stratégie territoriale partagée de prévention
et de lutte contre les discriminations
OBJECTIF GÉNÉRAL 1 :
Mieux connaître et partager le phénomène
des discriminations, le processus
et les facteurs qui les produisent
Pour mieux prévenir et combattre les discriminations, il
est nécessaire d’engager, auprès des acteurs concernés, une démarche visant à :
• faire connaître et reconnaître le phénomène des discriminations
par les acteurs locaux et les publics potentiellement concernés ;
/ 50 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
• professionnaliser les acteurs locaux dans l’identification
et la prise en compte de la lutte contre les discriminations
dans leurs actions et pratiques professionnelles.
Actions envisagées
Il sera mis en place une action de formation-action sur
la prévention et la lutte contre les discriminations dans le
cadre d’un diagnostic territorial stratégique puis de manière
régulière durant la période du Contrat de Ville.
Indicateurs :
• session de formation en direction des acteurs locaux ;
• sensibilisation des publics potentiellement concernés
par les discriminations.
3.7 / LA GOUVERNANCE (COORDINATION, MUTUALISATION)
LES PRINCIPES DE LA GOUVERNANCE
AU NIVEAU TECHNIQUE
La gouvernance de la Politique de la Ville au niveau de
la Ville de Dunkerque s’attache à :
1 / En interne de la Ville de Dunkerque :
une équipe-projet transversale
•T
out d’abord les techniciens directement en charge de
l’animation de la Politique de la Ville sont :
> DGA « Vie sociale et citoyenne » / Directrice de la Démocratie Locale et la Vie de Quartier / Cheffe de projet
Politique de la Ville
> DGA « Développement et Cadre de Vie » / Directeur du
Renouvellement Urbain
•C
es techniciens s’appuieront sur une équipe-projet,
constituée de « Référents Politique de la Ville » identifiés
dans chaque direction.
• dépasser le clivage social/urbain, et intégrer les 3 piliers que sont le social / l’urbain / l’économique, en y
incluant la dimension environnementale du développement durable,
• mobiliser le droit commun, travailler en transversalité et
en complémentarité
• mobiliser, fédérer et associer l’ensemble des acteurs
concernés
• mettre au cœur de l’action les habitants.
AU NIVEAU POLITIQUE
OBJECTIF GÉNÉRAL 2 :
Définir une stratégie territoriale partagée
de prévention et de lutte contre les discriminations à travers un plan d’actions
L’engagement des acteurs locaux dans la prévention et la
lutte contre les discriminations passe par un travail collectif de co-construction d’une stratégie collective, devant se
traduire en un plan d’actions concrètes à déployer sur l’ensemble du territoire.
Ce travail de co-construction se fera à travers un diagnostic territorial qui permettra de consolider les éléments déjà
recueillis auprès d’acteurs de terrain. Cette démarche de
diagnostic est impulsée et financée par la DRJSCS (accompagnement de l’IFAR). Elle est portée par la Ville de
Dunkerque, et ouverte aux acteurs Saint-Polois. À noter
que le Conseil Général versera à la réflexion les éléments
recueillis au travers de la démarche de concertation actuellement en cours sur sa politique en matière de lutte contre
les discriminations.
En complémentarité avec les instances mises en place
à l’échelle intercommunale (Comité de pilotage, Ateliers InterSites et autres instances) :
• un Groupe Partenarial Stratégique Politique de la Ville
sera mis en place afin d’associer les partenaires à la déclinaison du Contrat de Ville. Il sera composé des acteurs
opérationnels, et sera une instance de suivi, d’échanges
et d’évaluation de la déclinaison dunkerquoise du Contrat
de Ville. Il aura aussi comme objectif de favoriser la mobilisation du droit commun de chaque acteur.
• les autres instances existantes : les Chefs de projet
Politique de la Ville et Renouvellement Urbain participeront aux instances existantes (ex : conférence d’action
sociale, conférence de territoire, etc.) pour favoriser l’intégration des enjeux de la Politique de la Ville dans le
droit commun.
2 / Avec les partenaires
• les réunions déjà existantes : la Cheffe de Projet Politique de la Ville et le Directeur du Renouvellement Urbain,
ainsi que les Référents Politique de la Ville, sont amenés
à s’impliquer activement dans les différentes réunions
mises en place soit par la Ville, soit par les partenaires,
et qui concernent les quartiers et les publics prioritaires.
•D
es réunions plus spécifiques à la Politique de la Ville
dans son ensemble, ou sur des projets particuliers, seront
également mises en place.
3 / Le lien avec la CUD
•L
es techniciens directement en charge de l’animation de
la Politique de la Ville participent aux Ateliers InterSites
organisés par la CUD.
•L
es référents thématiques de l’équipe-projet sont susceptibles d’être mobilisés comme copilotes d’un groupe
de travail thématique au niveau de la CUD.
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 51 /
3/
1 / Historique,
Les bilan
axes prioritaires
et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Annexes
/4
4 / ANNEXES
4.1 / GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE
LISTE DES ÉQUIPEMENTS À RATTACHER AU DISPOSITIF POLITIQUE DE LA VILLE
Récapitulatif des objectifs généraux
AXES DU PROJET TERRITORIAL
DE COHÉSION SOCIALE
ET URBAINE
AXE 1 :
Stimuler le développement
économique et l’accès
à l’emploi des publics
en difficultés
OG1 : S’assurer de l’accès des habitants des secteurs prioritaires aux politiques du
droit commun, en partie grâce aux services publics de proximité
OG2 : Encourager l’accès des habitants aux dispositifs de création, de reprise et de
pérennisation d’activités
OG3 : Renforcer l’action en faveur des publics éloignés de l’emploi
AXE 2 :
Agir sur l’attractivité
et l’accès au logement
digne pour tous
OG1 : Rendre les territoires en difficultés attractifs pour le reste de l’agglomération
OG2 : Garantir la proximité et faire évoluer le service public de proximité
OG3 : Encourager et faciliter les mobilités
OG4 : Développer la stratégie de diversification fonctionnelle
OG5 : Développer une stratégie de relogement / mobilité résidentielle
OG6 : accéder et occuper un logement adéquat et de qualité
OG7 : Agir sur la tranquillité publique pour améliorer le vivre ensemble
En bleu équipements situés hors du périmètre prioritaire et à rattacher au dispositif de la Politique de la Ville
En vert équipements situés hors du périmètre prioritaire mais situés en “zone de veille” et à rattacher
au dispositif Politique de la Ville.
ÉCOLES - COLLÈGES - LYCÉES
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
Maternelle du Château d’Eau
Dunkerque centre
Place Calonne
Maternelle Jean Giono
Petite-Synthe - Banc Vert
Rue Constant Hecquet
Maternelle Jean Macé
Dunkerque-Centre - îlot Basse Ville
12 rue de la Paix
École maternelle du Carré de la Vieille
Dunkerque-Centre îlot Carré de la Vieille
Rue du 11 Novembre
Groupe scolaire - Parc Marine
Dunkerque-Centre
> 76 rue du Président Wilson
> Bd. Alexandre III
Groupe scolaire Notre Dame de la Paix - École
Notre Dame de la Mer
Dunkerque centre - Îlot
20 rue du Sud
Groupe scolaire Notre Dame de la Paix - École
saint Joseph
Dunkerque centre - îlot Basse Ville
50 rue de la Paix
AXE 4 :
Dynamiser le volet
éducatif pour donner
des perspectives aux
enfants et aux jeunes
OG1 : Favoriser la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes
OG2 : Soutenir les parents comme premiers éducateurs de leurs enfants
OG3 : Promouvoir les pratiques de co-éducation et combiner l’action des différents
acteurs socio-éducatifs dans le cadre du Projet éducatif local
OG4 : Promouvoir activement les valeurs de la république, de la laïcité et de la mixité sociale, afin de promouvoir la richesse culture du territoire et de favoriser le
bien vivre ensemble
Groupe scolaire Paul Meurisse
Petite-Synthe - îlot Banc Vert
> Rue de la Ferme
> Rue des Graviers
et des Fenaisons
Groupe scolaire Porte d’Eau
Dunkerque centre - Îlot
10 rue Saint Gilles
Groupe scolaire Lucien Maillart
Dunkerque centre - îlot Jeu de Mail
> Rue du Jeu de Mail
> Quai de Saint-Omer
AXE 5 :
Privilégier une approche
globale de la santé des
populations
OG1 : Favoriser les démarches participatives des habitants
OG2 : Mobilisation du droit commun dans les quartiers prioritaires
OG3 : Poursuivre l’accompagnement et l’éducation pour la santé en direction de
l’enfance et la jeunesse
Groupe scolaire du Fort Louis
Dunkerque centre - îlot Basse Ville
Rue du Fort Louis
Collège Lucie Aubrac
Petite-Synthe - Îlot Banc Vert
17 rue de Cahors
Collège Guilleminot
Dunkerque centre
48 rue des Arbres
AXE 6 :
Promouvoir l’égalité
des chances et lutter
contre les discriminations
OG1 : Mieux connaître et partager le phénomène des discriminations, le processus
et les facteurs qui les produisent
OG2 : Définir une stratégie territoriale partagée de prévention et de lutte contre les
discriminations à travers un plan d’actions
Collège Van Hecke
Dunkerque centre
2 rue Boileau
Collège lycée Notre Dame des Dunes
Dunkerque centre - Soubise
60 rue du Sud
Lycée Hôtelier Île Jeanty
Dunkerque centre - Île Jeanty
Rue Waeteraere
Lycée de l’EPID
Dunkerque centre - Jeu de mail
20 rue de Lille
AXE 7 :
Gouvernance - mutualiser,
coordonner
OG1 : Lier social et urbain et mieux intégrer l’économique
OG 2 : Mobiliser le droit commun
OG 3 : Travailler en transversalité et mobiliser les partenaires
OG 4 : Mettre les habitants au cœur de la démarche.
Lycée Vauban
Dunkerque centre - Basse Ville
1 place Vauban
Lycée Guynemer annexe
Petite-Synthe
2 rue des scieries
Lycée de l’Europe
Petite-Synthe
809 rue du Banc Vert
Maison de l’Éducation
Petite-Synthe - Banc Vert
50 rue de la Ferme
AXE 3 :
Développer un territoire
en associant pleinement
les habitants
/ 52 /
DÉCLINAISON DES AXES SUR DUNKERQUE
(EN OBJECTIFS)
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
OG1 : Mettre en place des démarches participatives visant à écouter, co-construire
et coproduire des projets, de la solidarité et du bien commun avec les habitants dans leur pluralité
OG2 : Favoriser et promouvoir toutes démarches participatives générant des effets
d’éducation populaire
OG3 : Favoriser l’évolution des pratiques d’accompagnement dans une visée
d’émancipation/éducation populaire
OG4 : Promouvoir l’engagement et les initiatives collectives des habitants et des
associations
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
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Annexes
MAISON DE L’EMPLOI - MISSION LOCALE - PÔLE EMPLOI
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
Entreprendre Ensemble (siège)
Dunkerque centre
66 rue des Chantiers de France
Maison de l’emploi/Mission locale
(antenne de Petite-Synthe)
Petite-Synthe
1 rue de la Concorde
Maison de l’emploi (antenne)
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
47 place du Carré de la Vieille
Centre tertiaire Toiles et Bâches (Pôle Emploi…)
Dunkerque - Jeu de Mail
15 rue du Jeu de Mail
Maison de l’emploi/Mission locale
antenne de Dunkerque centre
Dunkerque centre
50 Quai des Hollandais
Pôle Emploi antenne
Dunkerque-centre
Rue des Bazennes
Pôle emploi (antenne)
Dunkerque-centre - Basse Ville
46 rue Vauban
MAISONS DE QUARTIERS
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
BAILLEURS SOCIAUX / LOGEMENT
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
Partenord Habitat (siège et antenne Carré de la Vieille)
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
11 place du Carré de la Vieille
Partenord point service
Dunkerque Jeu de Mail
Rue du Jeu de Mail
Partenord point service
Basse Ville
Rue Saint Mathieu
Partenord Habitat (antenne Petite-Synthe)
Petite-Synthe - Banc Vert
Rue de la Ferme
Cottage
Dunkerque centre
16 rue Royer
Maison Flamande
Dunkerque centre
51 Rue Poincaré
Agence d’Urbanisme - AGUR
Dunkerque centre
Route du Quai Freycinet
Agence départementale d’information
pour le logement
Dunkerque centre - Soubise
Aduges siège
Dunkerque centre
12 rue de la Maurienne
Aduges maison de quartier - Jeu de Mail
Dunkerque centre - Jeu de Mail
Rue du Jeu de Mail
Aduges maison de quartier - Soubise
Dunkerque centre - Soubise
36 rue Soubise
Aduges maison de quartier - Banc Vert
Petite-Synthe - Banc Vert
60 rue de la Ferme
Centre d’Information sur l’Habitat
Dunkerque centre - Soubise
1 rue de Beaumont
Aduges maison de quartier de l’Île Jeanty
Dunkerque centre - Île Jeanty
Rue Waeteraere
Foyer Adoma
Dunkerque centre - Île Jeanty
13 rue de la Batellerie
Aduges maison de quartier - Basse Ville
Dunkerque centre - Basse Ville
49 rue de la Paix
Aduges maison de quartier - Carré de la Vieille
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
Rue du 11 Novembre
STRUCTURES PETITE ENFANCE
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
1 rue de Beaumont
ACCUEIL & HÉBERGEMENT D’URGENCE / ACTION SOCIALE
TYPE D’ÉQUIPEMENT
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
CHRS Louise Michel (antenne)
Dunkerque centre - Basse Ville
8 rue du Fort Louis
CHRS Thérèse Caulier
Dunkerque centre - Soubise
28 rue Caumartin
Multi accueil Jeu de Mail
Dunkerque Jeu de Mail
Rue du Jeu de Mail
Foyer d’Hébergement Les Moussaillons
Dunkerque centre - Soubise
11 rue de Furnes
Multi accueil Banc Vert
Petite-Synthe - Banc Vert
Rue de la Ferme
FLIU (hébergement d’urgence)
Dunkerque centre - Gare
2 bis Quai de Mardyck
Halte-garderie Basse Ville
Dunkerque centre - Basse Ville
49 rue de la Paix
Maison Relais
Dunkerque centre - Gare
Quai de Mardyck
Crèche des tout petits “123 soleil”
Dunkerque centre - Soubise
Rue de l’Esplanade
Croix Rouge
Dunkerque centre - Soubise
27 rue Marengo
Armée du Salut
Dunkerque centre - Gare
15 Quai de Mardyck
Armée du Salut (accueil de jour)
Dunkerque centre - Basse Ville
39 rue de la Verrerie
Restos du Cœur (siège)
Dunkerque centre - Basse Ville
39 rue de la Verrerie
Restos du Cœur (antenne)
Petite-Synthe
Maison de quartier Pont loby
(1602 av. du Banc Vert)
CCAS et ANTENNES - AFEJI - DROIT DES FAMILLES
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
/4
ADRESSE
CCAS siège
Dunkerque centre
12 rue de la Maurienne
CCAS antenne Dunkerque centre
Dunkerque centre
12 rue de la Maurienne
Restos du Cœur (antenne)
Petite-Synthe
Rue de Cahors
CCAS antenne Jeu de Mail
Dunkerque centre - Jeu de mail
3-5 rue du Jeu de Mail
Restos du Cœur (antenne)
Glacis
Salle des Glacis
CCAS antenne Petite-Synthe
Petite-Synthe
1 rue de la Concorde
Tabgha Épicerie Solidaire
Dunkerque centre - Basse Ville
21 rue Vauban
Afeji
Dunkerque centre - Soubise
26 rue de l’Esplanade
Friperie Emmaüs
Dunkerque centre - Basse Ville
21 rue Vauban
Centre d’Information des droits et des Familles
Dunkerque centre
12 rue de la Maurienne
Carrefour des Solidarités
Dunkerque centre
15 rue de l’écluse de Bergues
/ 54 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 55 /
1 / Historique, bilan et perspectives de la politique
de cohésion sociale et urbaine
Annexes
ÉQUIPEMENTS CULTURELS
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
MAIRIES DE QUARTIERS
ADRESSE
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
Bibliothèque Basse Ville
Dunkerque centre - Basse Ville
36 rue du Fort Louis
Maison des Services Publics
Dunkerque centre - Jeu de Mail
Rue du Jeu de Mail
Bibliothèque Dunkerque centre
Dunkerque centre
4 rue Benjamin Morel
Mairie de quartier - Dunkerque centre
Dunkerque centre
22 rue Faulconnier
Bibliothèque Petite-Synthe
Petite-Synthe
Rue Franchet Desperey
Mairie de quartier Petite-Synthe
Petite-Synthe
Rue de la Concorde
Scène des 4 écluses
Dunkerque centre - Basse Ville
Rue de la Cunette
Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique
Dunkerque centre
30 rue de la Cunette
École Municipale d’Art Plastiques (EMAP)
Dunkerque centre
Rue du Jeu de Paume
École Supérieure d’Art (ESA)
Dunkerque centre
5 bis rue de l’Esplanade
Bateau Feu Scène Nationale
Dunkerque centre
Place du Général de Gaulle
Maison de l’Environnement
Malo
Avenue du Casino
Studio 43
Dunkerque centre
Rue des Fusiliers Marins
AAE prévention spécialisée (siège)
Dunkerque centre - Basse Ville
41 rue du Fort Louis
Fructose
Dunkerque
Quai Freycinet
AAE (antenne)
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
Rue du 11 Novembre
Salle de la Concorde
Petite-Synthe - Banc Vert
1 rue de la Concorde
Pôle Santé
Dunkerque centre - Jeu de Mail
3 rue des Mariniers
Futur Centre Européen de la Marionnette
et du Théâtre d’Objet
Dunkerque centre - Basse Ville
Rue du Fort Louis
Maison Promotion de la Santé
Dunkerque centre
2 rue Saint Gilles
Musées des Beaux Arts / MBA
Dunkerque Centre
Place du Général de Gaule
Sécurité Sociale / CPAM
Dunkerque centre - Île Jeanty
2 rue de la Batellerie
Château Coquelle
Rosendaël
Rue de Belfort
CAF
Dunkerque centre - Basse Ville
12 rue de Paris
Plate Forme
Dunkerque Centre
67/69 rue Henri Terquem
Sous Préfecture
Dunkerque centre - Soubise
27 rue Thiers
Atelier Culture La Piscine-ULCO
Dunkerque Centre
Rue du Gouvernement
Police Municipale (siège)
Dunkerque centre
24 Quai des Hollandais
Lieu d’Art et Action Contemporaine/LAAC/
Jardin des sculptures
Dunkerque Centre
Pont Lucien Lefol
Police Municipale (antenne Maison Services publics)
Dunkerque centre - Jeu de Mail
Rue du Jeu de Mail
Maison de la Justice et du Droit
Dunkerque centre - Soubise
30 rue de Beaumont
Maison de la Vie Associative
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
Rue du 11 Novembre
Terre-plein du Jeu de Mail
Agence DK’Bus
Dunkerque centre - Gare
12 place de la Gare
Plateforme transport
Dunkerque centre - Gare
Place de la Gare
ÉQUIPEMENTS SPORTIFS
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
SERVICES PUBLICS
TYPE D’ÉQUIPEMENT
NOM DU QUARTIER ET ILÔT DE VIE
ADRESSE
Salle Michel de Swaen
Petite-Synthe - Banc Vert
Rue du Banc Vert
Voies Navigables de France
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
Rue du 11 Novembre
Terre-plein du Jeu de Mail
Complexe du Fort Louis
Dunkerque centre - Basse Ville
Rue du Fort Louis
AFEV
Dunkerque centre - Soubise
11 rue Dupouy
Boulodrome et salle Carré de la Vieille
Dunkerque centre - Carré de la Vieille
Rue du 11 Novembre
/ 56 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
/4
COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE - CONTRAT DE VILLE
/ 57 /
4.2 / Géographie Prioritaire de la Politique de la ville
Annexes
/4
COMMUNAUTÉ
URBAINE
DE
DUNKERQUE
Orthophotoplan de la commune de Dunkerque - 06 janvier 2015
www.dunkerquegrandlittoral.org
© Communauté Urbaine de Dunkerque
/ 58 /
CONTRAT DE VILLE - COMMUNAUTÉ URBAINE DE DUNKERQUE
© Cadastre DGFIP 2014
© Plan de ville CUD 2014
© Données de la politique de l’État 2014
Copie et reproduction interdites
La Communauté Urbaine de Dunkerque ne peut être tenue
responsable des dommages directs et/ou indirects qui pourraient résulter
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N
0
250
500
mètres
COMMUNAUTÉ
COMMUNAUTÉ URBAINE
URBAINE DE
DE DUNKERQUE
DUNKERQUE -- CONTRAT
CONTRAT DE
DE VILLE
VILLE
/ 59 /
Conception et réalisation : Marine communication - Juin 2015
DU
NK
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