Étude pré-operationnelle FISAC
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Étude pré-operationnelle FISAC
ETUDE PRE OPERATIONNELLE AU FISAC DU SEGH I Présentation du contexte ..................................................................................................3 Les partenaires..............................................................................................................3 Le territoire ....................................................................................................................3 La spécificité du SEGH : Genève ..................................................................................6 L’économie du SEGH ....................................................................................................8 La mise en œuvre d’une phase opérationnelle : le programme FISAC.......................13 Méthodologie de l’étude ..............................................................................................15 II Analyse des activités commerciales, artisanales et de services des centres du SEGH .18 A Détermination du périmètre de l’étude ........................................................................18 Les centres villes B Le centre ville d’Annemasse........................................................................................23 C La rue de Genève et le quartier de Moëllesulaz..........................................................52 D Le quartier de Perrier – Livron.....................................................................................67 E La route de Bonneville.................................................................................................75 Les centres bourgs F Le centre de Bonne sur Menoge .................................................................................81 G Le centre d’Ambilly ......................................................................................................88 H Le centre de Saint-Cergues.........................................................................................94 I Le centre de Cranves-Sales ........................................................................................99 J Le centre de Ville La Grand.......................................................................................106 K Le centre de Gaillard .................................................................................................112 L Le centre de Vétraz-Monthoux ..................................................................................118 Les centres villages M Le centre de Machilly.................................................................................................124 N Le centre de Lucinges ...............................................................................................129 O Le centre du Pas de l’Echelle ....................................................................................133 III Les projets détectés ......................................................................................................137 A Les opérations transversales.....................................................................................137 B Les opérations communales......................................................................................138 IV Une charte de cohérence ..........................................................................................143 V Synthèse .......................................................................................................................145 A B C D E F Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 2 I PRESENTATION DU CONTEXTE A LES PARTENAIRES Cette étude est le fruit d’un partenariat comprenant le Syndicat d’Etudes du Genevois Haut Savoyard (SEGH), maître d’ouvrage, la Maison de l’Economie Développement (MED), maître d’œuvre et la Chambre de Métiers de la Haute-Savoie, ayant apporté un soutien technique et logistique à la MED. Le SEGH est une personne de droit public créée en 2001 pour mettre en place la procédure du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de la région d’Annemasse. La MED est une Société d’Economie Mixte Locale (SEML) ayant pour objet le soutien au développement économique territorial. Ses missions se traduisent par une aide apportée aux entreprises et par la réalisation d’études économiques. La Chambre de Métiers accompagne les entreprises artisanales de l’ensemble du Département. B LE TERRITOIRE Les 12 communes du SEGH Suisse Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 3 ORGANISATION ADMINISTRATIVE Le territoire du SEGH est composé de 12 communes regroupées au sein de deux communautés de communes : - La Communauté de Communes de l’Agglomération Annemassienne (2C2A) : Ambilly, Annemasse, Etrembières, Gaillard, Vétraz-Monthoux et Ville La Grand ; - La Communauté de Communes des Voirons (CCV) : Bonne sur Menoge, CranvesSales, Juvigny, Lucinges, Machilly et Saint-Cergues. DONNEES DEMOGRAPHIQUES Répartition de la population Commune Pop. Ambilly 5 948 Annemasse 28 073 Etrembières 1 483 Gaillard 10 404 Vétraz-Monthoux 5 582 Ville La Grand 7 197 TOTAL 2C2A 58 687 Commune Pop. Bonne sur Menoge 2 375 Cranves-Sales 4 604 Juvigny 567 Lucinges 1 438 Machilly 916 Saint-Cergues 2 717 TOTAL CCV 12 617 TOTAL SEGH : 71 304 La population du SEGH représente 11 % de la population départementale. Une croissance démographique soutenue D'après les dernières évaluations de la Société d’Equipement (SED) de Haute Savoie, le territoire aurait, depuis 1999 augmenté de plus de 2 100 habitants, pour atteindre une population globale de 71 304 habitants en 2002. Ces évolutions traduisent une croissance annuelle moyenne de 1% depuis 1999. Une attractivité croissante des communes rurales La croissance de la population n'est pas identique pour toutes les communes du SEGH. Certaines d'entre-elles bénéficient d'une croissance relativement vive de leur population, notamment les communes rurales. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 4 Plus éloignées du centre urbain annemassien, celles-ci possèdent des espaces urbanisables plus importants. Il s'agit en l'occurrence des communes de Lucinges, Vétraz-Monthoux, Bonne et Cranves-Sales. Une densité démographique importante Globalement, la densité du SEGH est plus de deux fois supérieures à celle du Genevois Haut Savoyard, plus de six fois à celle de la Haute Savoie, mais deux fois plus faible que celle du Canton de Genève. Par ailleurs, les communes rurales, notamment Lucinges et Vétraz-Monthoux, ont vu leur densité augmenter de 11 à 37% entre 1990 et 1999. En revanche, celles de Gaillard et d'Annemasse ont diminué respectivement de 2% et 1% sur la même période. Un ralentissement du solde migratoire Le territoire du SEGH attire un nombre important d'étrangers. En 1999, 25% de la population étrangère habitant les communes du SEGH font partie de l'Union Européenne. Les 75% restants proviennent de la Suisse et du reste du monde (organisations internationales, multinationales,…). Toutefois, le solde migratoire du SEGH est en baisse (-0.3% de 1990 à 1999) alors qu'il est en hausse sur le reste du département. La croissance démographique de ce territoire est tirée par un mouvement naturel fort. Une population jeune Le territoire du SEGH se caractérise par une population jeune assez importante (55% de moins de 40 ans). Toutefois, la population de cet espace vieillit dans la mesure où les plus de 60 ans ont gagné deux points entre 1990 et 1999. Un ralentissement de la croissance des frontaliers Sur les 30 500 frontaliers de la Haute Savoie, plus de 27% (soit 8 300) résident sur le territoire du SEGH. En 1996, ils étaient 31% à résider sur le territoire du SEGH. Parallèlement, alors qu'entre 1996 et 2002, le nombre de frontaliers augmentait de 20% dans le département, il n'augmentait que de 6% sur le SEGH. L'ensemble de ces tendances traduisent une perte d'attractivité du SEGH par rapport au Genevois Haut Savoyard ou au Département de la Haute Savoie. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 5 C LA SPECIFICITE DU SEGH : GENEVE LE BASSIN TRANSFRONTALIER GENEVOIS Le SEGH s’inscrit au sein d’un bassin qui s’étend sur deux pays : la Suisse et la France. CANTON DE VAUD Communauté de Communes du Pays de Gex 58425 hab SIVOM du Bas Chablais 26 016 hab Communauté de Communes du Bassin Bellegardien 19 482 hab SIVOM de la Vallée Verte 5 941 hab BOEGE ANNEMASSE CANTON DE GENEVE REIGNIER BELLEGARDE Communauté de Communes de la Semine Communauté de Communes du Genevois – 05/2003 Communauté de Communes du Genevois 29 000 hab Communauté de Communes Arve et Salève 14 500 hab Communauté de Communes des Voirons 11 581 hab Communauté de Communes de l’Agglomération Annemassienne 56 726 hab Le canton de Genève est entouré par la frontière française (départements de l'Ain et de la Haute-Savoie). L’ensemble de cet espace transfrontalier se caractérise par des territoires à la fois montagnards, ruraux et urbains. Le bassin genevois est habité par environ 700 000 personnes, dont 475 000 pour le canton de Genève et 225 000 pour la partie française. Sur cet espace transfrontalier, la population croît d'environ 1,1% par an. La ville de Genève, à elle seule, regroupe 180 000 habitants, tandis qu'Annemasse n'en compte que 28 000 et Saint Julien en Genevois 11 000. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 6 UN BASSIN D'ECHANGES La puissance économique et intellectuelle de Genève est légitimement reconnue au niveau international. La vocation internationale (ONU, OMS, BIT,…) et le positionnement sur le secteur bancaire de Genève donnent une image forte à cette ville. Ainsi, le rayonnement économique de cette puissance dépasse largement le cadre des frontières administratives et influence de fait ses territoires voisins, comme le SEGH. Directement située dans l'aire d'influence de Genève, capitale internationale, l'Agglomération Annemassienne s'est structurée au fil des décennies sur la base des échanges entre ces deux polarités. Ces échanges sont multiples et ne se limitent pas aux flux pendulaires des frontaliers. En effet, de nombreux capitaux suisses sont investis de l'autre côté de la frontière parmi les fleurons de l'activité économique du SEGH. Ainsi, on peut citer des entreprises telles que Roche Nicolas, SICPA, Anthime Mouley,… ou encore l'enseigne commerciale comme Migros. De plus, cette proximité avec Genève n'est pas sans incidences sur le tissu artisanal et commercial du SEGH. La structuration de l'appareil commercial et l'existence d'une activité artisanale de qualité incitent les consommateurs suisses à consommer sur le territoire du SEGH. En 2000, une étude de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) montrait que 30% du chiffre d'affaires réalisé sur le territoire du SEGH était le fruit des consommateurs suisses. UNE FRONTIERE A DEUX VISAGES Les atouts de cette frontière… La proximité immédiate de Genève présente de nombreux atouts sur le plan économique : - Moteur d'une croissance économique au niveau industriel, artisanal et commercial ; Présence d'infrastructures majeures (aéroport, gare, autoroutes,…) ; Existence de compétences et de savoir-faire de très haut niveau (Université de Genève, Centres de Recherches,…). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 7 …engendrent des difficultés à surmonter Etre sur un territoire proche d'une ville internationale avec une attractivité forte génère des difficultés : - - Risque d'un développement économique trop dépendant, notamment commercial ; Forte pression foncière qui exclut certaines activités économiques (pénurie du foncier à vocation économique) et une partie de la population (difficulté à trouver des logements, …) ; Absorption de la main d'œuvre qualifiée qui fragilise les entreprises locales ; Coût de la vie. D L’ECONOMIE DU SEGH STATISTIQUES ECONOMIQUES Le tissu économique du SEGH Le tissu économique du SEGH, à l’image du Canton de Genève, présente un environnement à forte connotation tertiaire. Le commerce et les services représentent 80% des établissements et près de 70% des effectifs salariés privés du SEGH en 2002. Ils représentent plus de 84% des effectifs et des établissements pour le Canton de Genève. Répartition des entreprises par activités SEGH Haute-Savoie* Canton de Genève* Nombre Etablissements Agriculture 124 Industrie 274 Construction 384 Tertiaire 3 620 Total 4 402 % 2,8% 6,2% 8,7% 82,2% 100,0% Nombre 4 405 4 735 5 188 39 563 53 891 % 8,2% 8,8% 9,6% 73,4% 100,0% Nombre 488 1 688 1 329 18 707 22 212 % 2,2% 7,6% 6,0% 84,2% 100,0% Répartition des emplois par activités Emplois** Agriculture Industrie Construction Tertiaire Total 74 4566 846 13 266 18 688 0,1% 24,4% 4,5% 70,1% 100,0% nd 64 705 15 724 112 913 193 394 0,0% 33,5% 8,1% 58,4% 100,0% 1 776 23 936 12 473 204 075 242260 0,7% 9,9% 5,1% 84,2% 100,0% *2001 pour les établissements de Haute-Savoie et 1998 pour les établissements et les effectifs du canton de Genève excepté pour l’agriculture : 2000. ** Effectifs salariés ne comprenant pas les indépendants ou chefs d'entreprise, etc. Excepté pour Genève où il s'agit de l'emploi total. Source : Observatoire départemental ; Observatoire Statistique Transfrontalier des Accords Bilatéraux Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 8 L’évolution du secteur commercial Alors que l’industrie était en perte de vitesse, le développement des activités tertiaires (commerce et services) a dynamisé la croissance économique du territoire sur ces dix dernières années. Toutefois, si le poids du commerce progresse en terme d'effectifs au sein du SEGH, on observe un léger recul de ce secteur en terme d'établissements. Le commerce de détail est le principal moteur du secteur. Ce développement se caractérise par la création de nombreuses grandes surfaces commerciales en périphérie d'Annemasse. Leur succès s'explique en partie par la proximité de la zone de chalandise suisse et par le pouvoir d'achat relativement élevé des travailleurs frontaliers. Parallèlement on observe que le nombre de commerces d'alimentation traditionnels a fortement diminué -30% pour les fromageries et poissonnerie, -26% pour la viande et -27% pour les supérettes. Ces chiffres montrent que le dynamisme commercial est fort, mais qu’il n'est pas canalisé, ce qui se traduit par un manque de cohérence de l'organisation du territoire. Entre 1999 et 2003, l'offre commerciale proposée par les établissements de plus de 300m2, a crû d'environ 4 900 m2 par an, dont 11 000 m2 pour la seule année 2001. Ceci représente une croissance de 16% entre 1996 et 2002. Le SEGH concentre 25% des projets commerciaux de la HauteSavoie, autorisés en Commission Départementale d’Equipement Commercial (CDEC). L’évolution des services Le secteur des services est quant à lui en constante croissance sur ces dix dernières années. Le secteur dans son ensemble s'est accru de plus de 30% en nombre d'établissements et a augmenté de près de 20% le nombre de ses effectifs salariés. Les services aux entreprises constituent le levier de la croissance du secteur. Le secteur des services aux personnes s’est quant à lui développé moins rapidement, les emplois créés restent précaires. L’évolution de l’artisanat Le secteur artisanal est présent dans l’industrie, la construction, les services et l’alimentaire. Il représente sur le territoire 1 054 établissements pour 2 500 salariés. On observe que les activités de l’alimentation ainsi que de l’habitat et de l’entretien domestique sont en stagnation, voire en léger recul. Cette évolution s’explique par l’important développement des grandes surfaces sur le territoire du SEGH. Bien que ces activités artisanales ne subissent pas une régression brutale, l’érosion est manifeste dans les centres bourg avec la fermeture de Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 9 commerces de proximité. Cette tendance contraste avec l’accroissement de population et l’augmentation des volumes de consommation sur l’ensemble du territoire. Evolution de l’artisanat 1996-2002 En terme d’établissements Etablissements Evo. nb Evo. % Alimentation 1 1,1% Soins aux personnes 11 12,2% Ornement, loisirs, culture 1 2,0% Habitat et entretien domestique -1 -1,1% Véhicule et transport -2 -1,7% Biens et services tertiaires 14 21,2% Biens et services agricoles -4 -33,3% Biens et services industriels 1 0,8% Construction 68 21,7% TOTAL 89 9,2% Source : Chambre de métiers, Insee 2002, RSA 2002 En terme d’effectif Effectifs Alimentation Soins aux personnes Ornement, loisirs, culture Habitat et entretien domestique Véhicule et transport Biens et services tertiaires Biens et services agricoles Biens et services industriels Construction TOTAL Evo. nb Evo. % 14 5,6% 75 50,3% 43 61,4% 13 7,7% 79 23,7% 39 30,0% -13 -37,1% 54 14,2% 216 47,5% 520 26,4% Source : Chambre de métiers, Insee 2002, RSA 2002 Si l'on observe la densité artisanale (nombre d'établissements pour 10 000 habitants), on distingue une sous représentation de l'artisanat sur le territoire du SEGH par rapport à la Haute-Savoie. Le SEGH dispose ainsi d'une densité artisanale de 147,8 établissements pour 10 000 habitants, alors qu’elle s’élève à 192 pour le Département de Haute-Savoie. Plusieurs spécificités territoriales expliquent ce phénomène : la cherté du niveau de vie, la difficulté à trouver de la main d’œuvre et à la conserver sur un territoire où le coût du logement est élevé. Un coût du foncier très élevé qui oblige les entreprises artisanales à s’éloigner des centres. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 10 REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES POLES ECONOMIQUES Les activités économiques se répartissent sur différents espaces : - Les zones d’activités économiques ; Le centre ville d’Annemasse ; Les centres bourgs ; Les centres villages. Le futur SCOT préconisera le maintien d’un développement équilibré entre ces différents espaces. Le développement de chaque pôle devra se faire en fonction de sa vocation. Les zones d’activités économiques majeures Les effectifs salariés des entreprises situées sur les pôles périphériques représentent 35% des effectifs du SEGH, tandis qu'elles ne représentent que 12% du nombre d'établissements de la zone. L’activité commerciale s’est développée sur l’ensemble des zones d’activité : - Le Mont-Blanc à Annemasse et Ville La Grand ; La Châtelaine à Gaillard ; Borly à Cranves-Sales ; Les Erables à Vétraz-Monthoux ; Les Vouards à Saint Cergues ; La Menoge à Bonne ; Le Shopping Etrembières. Ce développement commercial s’est effectué de manière relativement opportuniste au gré des disponibilités foncières et immobilières des zones. Ce qui a conduit à un mitage des espaces et au développement d’une forte pression foncière. Ainsi, les prix pratiqués excluent les activités commerciales, artisanales et de services traditionnelles de ces espaces. Un autre conséquence de ce développement commercial rapide et peu maîtrisé est la qualité des zones commerciales. La mutation progressive et la construction au coup par coup de ces zones d'activités se traduit par un niveau de qualité relativement faible. En effet, ces zones souffrent d'une absence de traitement urbanistique d'ensemble, d'aménagements insuffisants (parking, accès, signalétique,…),… Aujourd’hui les activités commerciales, artisanales et industrielles cohabitent difficilement en termes de flux, d’accessibilité et d’image. Ces pôles, qui ont globalement perdu en qualité, ne sont pas optimisés. C’est pourquoi le SEGH travaille actuellement à la mise en œuvre d’un Schéma de Développement Commercial (SDC). Ce document affine et précise les recommandations formulées par le SCOT en matière d’organisation du développement commercial. Il servira Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 11 d’outil juridique aux communes pour maîtriser davantage le développement des zones d’activités de leur territoire. LA DEMARCHE SCOT - SCHEMA DE DEVELOPPEMENT COMMERCIAL (SDC) Ces documents ont pour objectifs de définir des projets politiques de développement du territoire en fonction des contraintes et des enjeux rencontrés. Le centre ville d’Annemasse Afin de maintenir la cohésion sur l'ensemble du territoire, le SCOT recommande que la ville d'Annemasse exerce les fonctions d’une ville centre. Ce pôle doit faire face à des enjeux majeurs : l’accessibilité, le stationnement, le traitement urbain, la sécurité, l’implantation d’enseignes commerciales, la gestion de ses marchés de plein air,… Les centres bourg et les centres village La disparition des activités des centres bourgs et centres villages, malgré une population croissante, est aujourd’hui une réalité. Ces espaces sont fortement concurrencés par le développement du commerce au sein de pôles tels que ceux de la zone du Mont-Blanc, la Châtelaine ou Shopping Etrembières. Cette situation met en péril un aménagement équilibré du territoire. Les communes, ayant un centre bourg et comprenant une activité artisanale, commerciale et de services de proximité, risquent de se transformer progressivement en cité dortoir, tandis que les centres villages ne proposeront plus de service ni de commerce. Pour ce faire, le SCOT et le SDC recommandent d'endiguer le développement opportuniste des enseignes commerciales en ayant une stratégie de développement commercial réfléchi et maîtrisé sur un plan quantitatif et une stratégie d'amélioration des espaces commerciaux existants (aménagement, signalétique,animations,…). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 12 E LA MISE EN ŒUVRE D’UNE PHASE OPERATIONNELLE : LE PROGRAMME FISAC Les démarches SCOT et SDC sont des éléments nouveaux pour la région d’Annemasse. Ils permettent aux élus représentant les différentes collectivités locales du territoire, de travailler à l’échelle de l’agglomération entière. Outre le fait de définir de grandes orientations qui devront être reprises par les documents d’urbanismes communaux, Plan Local d’Urbanisme (PLU), ces nouvelles démarches permettent une réflexion plus globale. LES PRECONISATIONS DEGAGEES PAR LE SCOT ET LE SDC Le SCOT définit de grands enjeux pour le développement futur de l’Agglomération Annemassienne : - Mixité de l’habitat ; Préservation des espaces naturels en densifiant l’existant ; Maintien de la fonction agricole ; Développement des modes de transports « doux » ; Préservation de l’industrie et de l’artisanat ; Le Schéma de Développement Commercial (SDC) précise ces recommandations pour le domaine commercial : - Densifier les zones d’activités commerciales existantes ; Définition des espaces de mutation possible de l’industrie en commerce par les zones existantes ; Maintien d’un centre ville d’Annemasse commercialement attractif à l’échelle de l’agglomération et au-delà ; Maintien des pôles secondaires de centres bourgs ; Maintien de la présence de services et de commerces de proximité dans les centres village. Conscients de ces enjeux les élus locaux ont déjà envisagé différentes séries de mesures. LA VOLONTE DES COMMUNES DE PRESERVER LE COMMERCE DE PROXIMITE Un certain nombre de communes projettent, ou ont entrepris la mise en œuvre, de mesures visant à renforcer la place des centres par rapport aux zones commerciales de périphérie. Ces mesures sont de différents types. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 13 Une intervention directe de la collectivité dans les développement commercial de proximité Certaines communes, notamment les plus rurales, ont décidé d’acquérir des locaux d’activité dans le but de les louer par la suite à des commerçants ou artisans. Elles souhaitent ainsi maintenir ou créer un commerce ou un service de proximité dans leur centre. L’objectif est souvent quadruple : - Renforcer le rôle de centralité du centre bourg ou du centre village ; Créer une activité économique, qui s’accompagne de quelques emplois ; Offrir un service aux personnes ne pouvant se déplacer vers le centre d’Annemasse ou les zones commerciales de périphérie ; Créer ou perpétuer un esprit de village dans le centre en favorisant le lien social entre les habitants. Le FISAC peut apporter une aide à ces communes, notamment par l’attribution d’une subvention de 20% du montant des dépenses engagées. La modernisation et l’amélioration des aménagements publics De nombreux aménagements publics peuvent faciliter les activités commerciales et artisanales : - Les infrastructures routières ; Les réseaux de transports publics ; Les aires de stationnement ; Les rues piétonnes ; L’installation de moyens de vidéosurveillance ; … Ces aménagements sont pris en charge par les collectivités publiques, mais ils bénéficient également aux professionnels. C’est pourquoi la qualité de ces aménagements est une question importante pour le développement commercial et artisanal. Or, les nouvelles zones de périphérie sont généralement mieux équipées que les centres plus anciens. L’organisation d’actions collectives Ce type d’actions permet d’accroître l’attractivité d’un pôle commercial. Il s’agit en général : - D’opérations de promotion collective ; D’animations collectives ; De services proposés aux chalands ; De l’organisation de manifestations ; … Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 14 La mise en œuvre des recommandations formulées par le SCOT et le SDC, passe par la réalisation d’opérations de redynamisation du commerce de proximité. Or, la plupart des opérations envisageables peuvent bénéficier du concours du FISAC. Le SEGH a souhaité mettre en place une étude pré opérationnelle visant à analyser les réelles possibilités de mise en œuvre de cet outil sur l’Agglomération Annemassienne. En outre certaines de ces opérations sont déjà à l’étude au sein des communes, la concrétisation d’un projet FISAC pourrait sans doute les accélérer et les qualifier. Il s’agit donc de reprendre les préconisations du SCOT et du SDC en les rendant opérationnelles. Le SEGH a lancé cette étude durant le mois de juillet 2004. Il a en outre décidé de confier cette étude à la MED. F METHODOLOGIE DE L’ETUDE Cette étude est réalisée par la MED en collaboration avec les services du SEGH et de la Chambre de Métiers de Haute-Savoie. Conformément au cahier des charges présenté lors du comité de pilotage de lancement du 9 juillet dernier, cette étude comporte six étapes. ETAT DES LIEUX DE L’OFFRE COMMERCIALE Un état des lieux qualitatif et quantitatif de l’appareil commercial a été réalisé. Cette analyse comprend : - - Une identification et une localisation des pôles commerciaux et artisanaux existants ; La réalisation d’un état des lieux de l’offre commerciale et artisanale sur chacun des pôles (nombre d’entreprises, activités, vitrines,..) ; La mise en évidence des caractéristiques qualitatives sur le plan des services, des horaires d’ouverture, des livraisons, des actions de fidélisations et d’animation ; La détection d’associations de professionnels et la rencontre de leurs représentants ; La réalisation d’un état des lieux du commerce non sédentaire : nombre de marchés existants ou en projet, leur localisation, leur rythme, leur qualification, leur aménagement en terme d’accueil des professionnels et du public, … Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 15 ANALYSE DE LA DEMANDE Une étude par analogie avec des territoires similaires et au regard des autres pôles commerciaux majeurs du territoire (bassin annecien et canton de Genève) à été menée à bien afin d’analyser les potentiels de développement commercial et artisanal du SEGH. ANALYSE DE L’ACCESSIBILITE AUX COMMERCES Ce volet vise à connaître l’existence des problèmes d’accessibilité aux locaux commerciaux, artisanaux et de services ainsi que l’état général de leur environnement à partir du diagnostic des points suivants : - Signalétique directionnelle et commerciale : emplacement, aspect du mobilier, lisibilité, etc. Stationnement : nombre de places, mode de gestion, taux d’occupation et de rotation, publics utilisateurs, etc. Déplacements : voitures et piétons (flux de circulation, gestion des trafics, fluidité des livraisons,..), transports en commun et lisibilité de l’espace urbain ; Entrées des bourgs (signalétique, publicité, …). DETECTION ET ANALYSE DES PROJETS PUBLICS ET PRIVES L’étude a détecté et analysé les projets publics et privés liés à chacun des pôles commerciaux. Pour ce faire, la MED a organisé des rencontres avec les collectivités, les associations, les entreprises (commerçants, artisans et services) pour connaître leurs projets, leurs besoins et leurs attentes en matière de développement commercial et artisanal. DEFINITION DES PERIMETRES Le périmètre défini dans le cadre de l’étude préalable est celui des 12 communes du SEGH. Par contre, une partie de l'étude a porté sur la détermination des périmètres d’action. Il s’agit de cadrer le territoire pertinent, sur lequel l'action FISAC aura un impact fort, capable de redonner une place prépondérante aux centres. Une liste de pôles présentant un réel potentiel a été dégagée. Elle identifie ces zones et les hiérarchise. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 16 PRECONISATIONS A la suite de ces diagnostics et en tenant compte de remarques formulées par les différents partenaires lors des comités de pilotage et des réunions techniques, la MED a produit un programme d’actions opérationnelles et de préconisations visant à redynamiser et améliorer qualitativement l’appareil commercial, artisanal et de services traditionnel de l’Agglomération Annemassienne. Ces recommandations sont formulées dans le respect des préconisations émises par le SCOT et le SDC. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 17 II ANALYSE DES ACTIVITES COMMERCIALES, ARTISANALES ET DE SERVICES DES CENTRES DU SEGH A DETERMINATION DU PERIMETRE DE L’ETUDE Identification des pôles de proximité 14 pôles commerciaux de proximité ont été identifiés sur le territoire du SEGH : - Le centre ville d‘Annemasse ; La rue de Genève et le quartier de Moëllesulaz ; Le quartier de Perrier - Livron ; La route de Bonneville ; Le centre de Bonne sur Menoge ; Le centre d’Ambilly ; Le centre de Saint-Cergues ; Le centre de Cranves-Sales ; Le centre de Ville La Grand ; Le centre de Gaillard ; Le centre de Vétraz-Monthoux ; Le centre de Machilly ; Le centre de Lucinges ; Le hameau du Pas de l’Echelle. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 18 Centres villes Centres bourgs Les pôles de proximité et les zones de périphérie du SEGH Centres villages Zone commerciale de périphérie Il existe quelques autres zones comprenant des commerces, mais leur densité est peu élevée et il n’existe pas de volonté de développer l’offre commerciale sur ces secteurs. Les activités concernées par l’étude L’étude concerne les entreprises exerçant une activité commerciale, artisanale ou de services. Parmi les activités commerciales, seuls ont été retenus les établissements proposant des biens au détail, en excluant les ventes de gros. Par ailleurs, seuls les services aux particuliers ont été étudiés dans le cadre de cette étude. Les activités artisanales retenues sont celles correspondant aux secteurs alimentaires de détail, aux soins de la personne et services aux particuliers. Au total 1 045 entreprises ont été recensées à l’aide du fichier SIRENE 2003. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 19 Répartition des entreprises Par communes Les établissements concernés se répartissent de la manière suivante : Répartition des entreprises par communes Communes Nb. Etr. Ambilly 56 Annemasse 761 Bonne sur Menoge 21 Cranves-Sales 15 Etrembières 3 Gaillard 143 Juvigny 0 Lucinges 3 Machilly 5 Saint-Cergues 17 Vétraz-Monthoux 6 Ville La Grand 15 Total % 5,4 % 72,8 % 2,0 % 1,4 % 0,3 % 13,7 % 0% 0,3 % 0,5 % 1,6 % 0,6 % 1,4 % 1 045 100,0 % Répartition des entreprises par communes 72,8% 2,0% 1,4% 5,4% 0,0% 0,3% 1,4% 0,6% 1,6% 0,3% 13,7% 0,5% Ambilly Annemasse Bonne Cranves-Sales Etrembières Gaillard Juvigny Lucinges Machilly Saint-Cergues Vétraz-Monthoux Ville La Grand La commune d’Annemasse comprend près des trois quarts des établissements de proximité du SEGH, alors que les communes de la CCV ne regroupent que 5,8% du total des entreprises recensées. Par pôles Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 20 Les entreprises de proximité se répartissent sur les 14 pôles du SEGH de la manière suivante : Répartition des entreprises par pôles Nom du pôle Nb. Etr. Annemasse centre 703 Rue de Genève – Moëllesulaz (Ambilly, Annemasse, Gaillard 165 Perrier – Livron 33 Route de Bonneville 25 Centre de Bonne 21 Centre d’Ambilly 20 Centre de Saint-Cergues 17 Centre de Cranves-Sales 15 Centre de Ville La Grand 15 Centre de Gaillard 14 Centre de Vétraz-Monthoux 6 Centre de Machilly 5 Centre de Lucinges 3 Centre du Pas de l’Echelle 3 Total 1 045 % 67,3% 15,8% 3,2% 2,4% 2,0% 1,9% 1,6% 1,4% 1,4% 1,3% 0,6% 0,5% 0,3% 0,3% 100,0% Répartition des entreprises par pôles 1,6% 1,3% 0,6% 0,5% 1,4% 2,0% Annemasse centre 0,3% 1,9% Rue de Genève – Moëllesulaz 1,4% 0,3% 2,4% Perrier – Livron Route de Bonneville Centre de Bonne Centre d’Ambilly 3,2% Centre de Saint-Cergues Centre de Cranves-Sales Centre de Ville La Grand Centre de Gaillard 15,8% Centre de Vétraz-Monthoux Centre de Machilly 67,3% Centre de Lucinges Centre du Pas de l’Echelle Le centre d’Annemasse concentre à lui seul les deux tiers des établissements de proximité, tandis que le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz regroupe environ une entreprise sur sept. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 21 Par activités Répartition des entreprises par activités Activité Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Total Eff. 106 345 98 145 105 41 182 23 Fréq. 10,1 % 33,0 % 9,4 % 13,9 % 10,0 % 3,9 % 17,4 % 2,2 % 1 045 100,0 % Répartition des entreprises par activités Alimentaire Services 4% 10% Soins à la personne 17% Equipement de la personne 4% Equipement du foyer 34% 8% 14% Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration 9% Culture / Loisirs Le secteur des services est le plus représenté, puisqu’il concerne un tiers des entreprises recensées. L’hôtellerie restauration et l’équipement de la personne sont également largement représentés. Le secteur alimentaire ne concerne qu’une entreprise sur dix. L’économie des centres de l’Agglomération Annemassienne est donc largement orientée vers les services aux particuliers. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 22 Les centres urbains LES CENTRES URBAINS B LE CENTRE VILLE D’ANNEMASSE La commune d’Annemasse est la ville centre de l’Agglomération Annemassienne, elle compte 28 073 habitants et regroupe de nombreux aménagements et infrastructures : gare SNCF, gare routière, aérodrome, Poste centrale, ANPE,… Le centre ville d’Annemasse est défini par le SCOT comme le cœur de la région d’Annemasse sur plusieurs aspects : habitat, administration, services publics, commerces… DETERMINATION DU PERIMETRE La détermination du périmètre du centre ville d’Annemasse fut l’objet de plusieurs entretiens entre la MED, le SEGH, les élus d’Annemasse et le personnel technique de la Mairie. Le centre a été organisé en plusieurs zones en fonction de la densité commerciale. Le contour du futur « Péricentrique » a été retenu comme centre de l’Agglomération Annemassienne. C’est pourquoi, cette délimitation a été retenue dans le cadre de la présente étude. Néanmoins cet espace n’est pas homogène en terme de densité commerciale ; c’est la raison pour laquelle des découpages sont intervenus de manière à tenir compte de la réalité tant sur le plan urbanistique que commercial. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 23 Les centres urbains Contour du Péricentrique Densités commerciales du centre Zone à forte densité commerciale Zone à densité commerciale moyenne Zone à densité commerciale réduite Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 24 Les centres urbains EQUIPEMENT COMMERCIAL Le centre d’Annemasse, défini par les limites du Péricentrique, compte 703 entreprises commerciales, artisanales et de services de proximité. Répartition par secteurs d’activités Répartition des entreprises par activités Activité Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Eff. % Centre 46 6,5 % 234 33,3 % 61 8,7 % 133 18,9 % 86 12,2 % 24 3,4 % 101 14,4 % 18 2,6 % % Agglo. 10,1 % 33,0 % 9,4 % 13,9 % 10,0 % 3,9 % 17,4 % 2,2 % Total 703 100,0 % 100,0 % Répartition des entreprises par secteurs d'activités Alimentaire 14% 3% Services 7% Soins à la personne 3% 33% Equipement de la personne Equipement du foyer 12% 19% 9% Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Ces résultats peuvent être comparés aux données concernant l’agglomération. Ainsi, il apparaît que, proportionnellement, le centre d’Annemasse accueille peu de commerces et d’établissements artisanaux du secteur alimentaire. De même, cette zone dispose d’une moins grande proportion d’hôtels restaurants. En revanche, le taux de commerces d’équipement de la personne est plus élevé au centre d’Annemasse que sur la moyenne des 14 centres étudiés. Cet espace compte également une plus grande proportion d’établissements d’équipement du foyer que l’agglomération prise dans son ensemble. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 25 Les centres urbains Le centre d’Annemasse, à l’image de l’agglomération, est donc largement orienté vers les services aux particuliers. Locomotives commerciales Afin d’inciter les chalands à fréquenter une zone commerciale, il est important qu’ils puissent y trouver des enseignes connues qui pourront leur servir de référence. En outre ces enseignes cherchant une zone de chalandise suffisamment importante, ne s’implantent pas dans les trop petites villes. Grâce à leur notoriété, elles sont capables d’attirer des gens habitants relativement loin. C’est la raison pour laquelle la présence d’enseignes nationales reconnue est souhaitable au bon développement d’un espace commercial souhaitant rayonner à l’échelle d’une agglomération et au-delà. Le centre d’Annemasse compte un certain nombre d’enseignes nationales reconnues. La liste suivante les classe par secteur d’activité, sans être exhaustive : Activité Principales enseignes nationales Nom de l’enseigne Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Casino, Picard, l’Eau Vive, La Panière Kunz, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne, AGF, Gan, Man Power, Adecco, Thomas Cook, Nouvelles Frontières, Ada, FRAM, Société Générale Saint Algue, Moreno Benetton, Jennyfer, Pimkie, Natalys, Dane Story Nocibé, Jacqueline Riu, Burton, Mango, Etam, Jules, Camaïeu Opel, Orange, Singer, Phone house, K par K Inter Optic, Optical Center, Krys, Maître Kanter Papéthèque, Place Média, Video Futur, Joupi Il apparaît que deux secteurs connaissent un manque en termes d’enseignes nationales : - L’équipement du foyer, notamment dans le domaine de la décoration intérieure et du linge de maison ; La culture et loisirs, notamment en ce qui concerne le multimédia. LES ORGANISATIONS COMMERÇANTES Il existe plusieurs unions de professionnels. Certaines ont une vocation à l’échelle de la commune, d’autres à l’échelle d’un quartier ou d’une rue. La principale organisation est J’aime Annemasse, qui existe depuis plusieurs années, mais qui a repris une activité depuis le mois de juin 2004 seulement. Cette association compte Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 26 Les centres urbains une centaine d’adhérents, principalement implantés sur le centre d’Annemasse. Cependant elle est ouverte à tous les professionnels de la commune. Parallèlement il existe plusieurs associations ou amicales, ayant un territoire d’action plus restreint : l’Association des Commerçants de la rue du Chablais, l’Amicale de la Place Jean Deffaugt et l’Amicale du Passage Jean Moulin. Pour les opérations qui concernent l’ensemble du centre, dont cette étude, les diverses organisations reconnaissent J’aime Annemasse comme compétente pour travailler avec les différents partenaires. En effet, les Présidents des autres organisations sont également membres de J’aime Annemasse. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES Qualité des devantures commerciales et artisanales L’aspect des devantures, façades et vitrines des commerces, est très important pour un centre ville, car il participe à la création de son image. Ainsi, des vitrines claires, renouvelées régulièrement, des enseignes informatives, esthétiques, lumineuses et harmonieuses, contribuent largement à donner une bonne image à un pôle commercial et à le rendre attractif. C’est pourquoi, lors de la réalisation de la présente étude, un état des lieux des vitrines et devantures commerciales a été effectué. Etat des lieux des vitrines et façades Cette analyse porte sur cinq critères : - La qualité du bâti hébergeant l’établissement, seule la façade commerciale a été prise en compte (en générale le rez-de-chaussée) ; La qualité de la vitrine, c’est à dire sa clarté, son aménagement,… ; La qualité de l’enseigne ou des éléments destinés à signaler la présence de l’établissement ; La visibilité du local ; L’aspect général, qui est une appréciation d’ensemble de l’aspect du commerce. Chacun des cinq critères a fait l’objet d’une note variant de 0 à 4. Ainsi, chaque local obtient une note sur 20 points. Cette analyse comprend nécessairement une part de subjectivité. Cependant, une seule personne a réalisé les relevés, ainsi, il est possible d’utiliser les données en effectuant des comparaisons entre les différents pôles. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 27 Les centres urbains Pour le centre ville d’Annemasse 540 vitrines ont été observées, soit plus de 76 % des entreprises recensées sur le fichier SIRENE. Un passage dans chaque rue a été effectué. En ce qui concerne les établissements non analysés, soit ils ne possèdent pas de vitrine (ateliers, cabinets, locaux situés en étage,…), soit ils étaient fermés lors du passage (établissements de nuit, en vacances,…). Qualité des vitrines Critères Pôles SEGH Annemasse. centre Bâti 2,16 2,15 1,95 Vitrine / Devanture 2,00 2,15 Enseigne 2,22 2,15 Visibilité 2,18 Appréciation générale 2,10 2,14 10,50 Total SEGH 10,69 Globalement la qualité des locaux d’activité du centre d’Annemasse est meilleure que la moyenne de ceux du SEGH. La principale différence concerne la qualité des enseignes (2,22 sur 4 en moyenne au centre d’Annemasse contre 2,15 sur le SEGH). L’appréciation générale est également plus satisfaisante sur le centre d’Annemasse. La différence est un peu moins marquée pour les critères de la qualité de la vitrine et de la visibilité. En revanche, la qualité du bâti est légèrement moins bonne au centre d’Annemasse que sur l’ensemble des pôles de centre des 12 communes. Ces résultats moyens cachent des disparités. En effet, au cours de la notation toutes les notes, de 0 à 20, ont été utilisées. 6,6 % des locaux du centre d’Annemasse obtiennent une note supérieure ou égale à 15 sur 20 (contre 6,2 % sur l’ensemble des centre du SEGH), tandis que 4,2 % obtiennent une note inférieure ou égale à 5 sur 20 (contre 4,3 % sur l’ensemble des centres du SEGH). Globalement il existe proportionnellement plus de très belles vitrines sur le centre d’Annemasse que sur le SEGH. L’écart type entre les notes totales obtenues est très légèrement supérieur pour le centre d’Annemasse que pour l’ensemble des centres du SEGH (3,02 contre 3,00). Fréquence de renouvellement des vitrines Une enquête concernant les professionnels des 14 centres recensés a été réalisée en collaboration avec la Chambre de Métiers. Elle comportait une question concernant la fréquence de renouvellement de la vitrine. Elle révèle les résultats suivants : Les répondants annemassiens sont proportionnellement plus nombreux à affirmer renouveler leur vitrine plusieurs fois par mois. La part de ceux qui renouvelle leur vitrine une fois par mois est environ équivalente au centre d’Annemasse par rapport à celle du SEGH. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 28 Les centres urbains Les résultats présentés de cette manière ne présentent pas différence très importante. Cependant, sur les 134 répondants à cette question, 103 exercent leur activité dans le centre d’Annemasse. Ainsi, les résultats du même tableau dont le total ne tient pas compte des réponses des professionnels du centre d’Annemasse sont sans équivoque : La fréquence de renouvellement des vitrines Plusieurs fois par mois 38,8% 25,0% Annemasse centre Total SEGH sans Annemasse centre Total des 14 pôles du SEGH 34,4% Une fois par mois 32,0% 29,2% Moins souvent 29,1% 45,8% TOTAL 100% 100,0% 32,1% 33,6% 100% Ces réponses montrent donc que les professionnels du centre d’Annemasse se sentent concernés par l’aspect de leur local. En effet, les résultats, tant en terme de renouvellement que d’aspect à un instant donné, sont globalement meilleurs sur le centre d’Annemasse que sur l’ensemble du SEGH. Les jours et les horaires d’ouverture des magasins Le degré d’attractivité d’un pôle commercial dépend des enseignes qui s’y trouvent, de la qualité visuelle des commerces, de l’accessibilité,… mais également des périodes d’ouverture. En effet, des commerces fermés offrent une image négative. Les jours d’ouverture L’enquête réalisée auprès des professionnels du SEGH comportait une question concernant les jours de fermetures des établissements. Les jours de fermeture des magasins Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Aucun 47,6% 2,1% 2,1% 0,7% 0,0% 14,7% 88,1% 4,2% Annemasse 5,3% 1,1% 0,0% 15,5% 81,8% 6,4% TOTAL SEGH 41,7% 2,7% Ainsi, il apparaît que la semaine d’activité au centre d’Annemasse s’étend du mardi au samedi. Cette tendance est plus marquée que pour les centres de l’ensemble du SEGH. Proportionnellement, moins d’établissements du centre d’Annemasse sur ouverts toute la semaine, que sur le SEGH. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 29 Les centres urbains Les horaires d’ouverture Sur le centre ville d’Annemasse, 27,3 % des établissements répondant déclarent ne pas fermer leurs portes à la mi-journée, alors que ce taux est de 29,4 % pour l’ensemble des centres du SEGH. Le taux d’ouverture le midi est même de 36,4 % pour les répondant des autres centres que celui d’Annemasse. 35,7 % des répondants du centre d’Annemasse affirment ouvrir leur établissement avant 9h, alors qu’ils sont 39,9 % à faire déclaration à l’échelle du SEGH. De même, seuls 27,3 % des répondants déclarent fermer leurs portes après 19h, tandis qu’ils sont 33 % sur l’ensemble du SEGH. Cette analyse montre que les entreprises commerciales, artisanales et de services, du centre d’Annemasse, proposent des jours et des horaires d’ouvertures globalement moins importants que ne le font leurs collègues des autres pôles du SEGH. Actions collectives et démarches qualité Les actions collectives Il s’agit d’opérations visant à attirer les clients vers un espace commercial à un moment précis, en le rendant plus attrayant. Ces actions permettent aux consommateurs peu habitués à fréquenter un espace, de le découvrir. Il s’agit donc d’une opération de promotion. Etablissements participant à des opérations collectives Participation opérations collectives Annemasse Autres centres TOTAL SEGH Non 68,3% 69,4% 68,6% Oui 31,7% 30,6% 31,4% TOTAL 100% 100% 100% Les professionnels du centre d’Annemasse participent légèrement plus que ceux des autres centres à des opérations collectives. Toutefois, moins du tiers des répondants déclare participer à au moins une action de ce type chaque année. Seulement 11,4 % des professionnels du centre d’Annemasse participent à 2 opérations collectives ou plus par an. Alors que la moyenne du SEGH est de 16,7 %. En réalité, de nombreux commerçants ne participent qu’aux éclairages pour les fêtes de fin d’années. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 30 Les centres urbains Les démarches qualité Les démarches qualité sont des engagements pris par les professionnels, de respecter des processus définis et d’appliquer des contrôles à leur production ou aux produits dont ils font commerce. Pour un espace commercial il est important que les professionnels qui le composent participent à ce type d’engagements, car cela contribue à qualifier le pôle. En effet, par rapport au commerce de périphérie, les professionnels de centre ville doivent se distinguer en proposant une qualité supérieure, qui peut être traduite par l’adhésion à une démarche qualité. Etablissements participant à des démarches qualité Démarche qualité Annemasse Autres centres TOTAL SEGH Oui 47,6% 40,0% 46,0% Non 52,4% 60,0% 54,0% TOTAL 100% 100% 100% Au centre d’Annemasse, près d’un professionnel sur deux déclare être impliqué dans une démarche qualité. Ce taux est supérieur à celui observé pour les autres pôles du SEGH. TRAITEMENT URBAIN La notion de traitement urbain recouvre l’aspect des bâtiments publics et privés, la disposition des espaces attractifs les uns par rapport aux autres, la présence d’espaces verts,… Les bâtiments Annemasse ne compte pas de bâtiment ancien. Seules les deux églises (Saint André et Saint Joseph) et quelques bâtisses isolées présentent une image traditionnelle. Cependant, outre cette absence d’architecture ancienne, le principal reproche formulé à l’encontre du centre ville d’Annemasse est l’hétérogénéité de ses bâtiments. En effet, des immeubles de style récent (postérieur à 1980) côtoient des constructions plus anciennes de la période précédente (1950-1980) et même des bâtisses plus vieilles. Le résultat de cette mixité n’est pas toujours esthétique, des immeubles voisins « tranchent » trop les uns par rapport aux autres. Les effets de modernité ne sont pas intégrés dans le tissu existant. En outre, de nombreux immeubles souffrent d’un manque d’entretien. Certains sont même à l’état d’abandon. La vétusté de certaines constructions nuit fortement à la qualité urbaine du centre ville. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 31 Les centres urbains L’organisation des zones attractives Le cœur de ville d’Annemasse est relativement bien regroupé autour de la Mairie. Il existe une solide continuité entre les rues les plus commerçantes. Le fait qu’une partie du cœur de ville soit piéton, ou semi piéton, accroît le sentiment d’entité unique. Les zones caractérisées par une densité commerciale moyenne (en bleu clair sur la carte P 21), sont pour la plupart rattachées au cœur de ville. Les espaces verts Il n’existe pas d’espace vert au sein même du cœur de ville d’Annemasse. En revanche, plusieurs sont inclus dans le périmètre du Péricentrique. C’est notamment le cas de la Villa du Parc, qui borde le cœur de ville. Deux autres squares, de taille plus modeste, complètent l’offre en espaces verts du centre ville : le Parc Maître et le Parc Bellot. LES MARCHES HEBDOMADAIRES Le centre d’Annemasse accueille deux marchés hebdomadaires, chaque mardi matin et vendredi matin. Ces manifestations se déroulent sur la place de la Libération, habituellement dédiée au stationnement. Le marché du vendredi est réputé pour être l’un des plus dynamique de la Région RhôneAlpes. Ce marché accueille environ 250 à 300 commerçants non sédentaires. Généralement, il s’étend sur la rue de la République et même jusqu’à la place de l’Hôtel de Ville. Le marché du mardi matin est plus restreint, mais reste important : il accueille 200 à 250 bancs. Le vendredi, très tôt le matin, se tient un marché de gros sur la place des Marchés. Cette vente est actuellement en perte de vitesse et devrait être déplacée. Une offre complémentaire au commerce traditionnel Les deux marchés proposent des produits alimentaires (primeurs, boucherie, poissonnerie,…), des biens d’équipement de la personne (vêtements, maroquinerie, lunettes solaires,…), petits équipement du foyer,… Ainsi, les marchés complètent l’offre proposée par les commerces traditionnels, notamment dans le domaine des produits frais alimentaires, relativement peu représentés par le commerce sédentaire. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 32 Les centres urbains Aménagements spécifiques Afin que les commerçants non sédentaires puissent respecter les règles d’hygiène et de sécurité, la collectivité qui accueille un marché doit mettre à disposition un certain nombre d’aménagements spécifiques : accès à l’eau, à l’électricité, aux sanitaires, aux lave-mains à commande non manuelle,… La place de la Libération compte une centaine de prises électriques, qui sont utilisées pour le maintien de la chaîne du froid. Il existe plusieurs points d’accès à l’eau, deux sanisettes (plus une place de l’Hôtel de Ville) et des lave-mains à commande non manuelle. Ces équipements permettent à Annemasse d’être en conformité avec la réglementation, notamment l’arrêté du 9 mai 1995 réglementant l'hygiène des aliments remis directement au consommateur. Cependant, ces installations commencent à être vétustes. La municipalité envisage d’ailleurs de rénover l’équipement électrique et l’accès à l’eau. Stationnement Le stationnement des véhicules utilitaires des commerçants non sédentaires constitue un souci pour l’organisation des ces marchés, notamment depuis que le parking de la piscine est classé en zone verte (payante). Depuis, lors, les véhicules les plus légers stationnent sur la place des Marchés, tandis que les poids lourds se garent soit sur le parking du Boulodrome, soit derrière la salle Martin Luther King. Les marchands doivent faire face à d’importantes contraintes horaires pour ranger leur étalage. Ils ne peuvent pas amener leur camion avant midi et doivent être repartis avant 13 heures. L’ACCESSIBILITE AU CENTRE VILLE L’accessibilité d’un pôle commercial est un élément qui contribue à son attractivité. De plus, comme l’a défini le SCOT, le centre ville d’Annemasse doit disposer d’un rayonnement commercial à l’échelle de l’agglomération et même au-delà. Il est par conséquent important que les clients puissent y accéder facilement. L’automobile L’automobile reste le moyen de transport privilégié pour les personnes habitant en-dehors du centre d’Annemasse et souhaitant s’y rendre. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 33 Les centres urbains Il existe plusieurs axes majeurs d’accès : La rue de Genève Cette voie relie directement le centre d’Annemasse au centre de Genève. Il s’agit d’une voie urbaine, sur laquelle la circulation se fait relativement lentement. Elle est ralentie par plusieurs feux tricolores et par le poste de douane de Moëllesulaz. Cette rue traverse le territoire de trois communes : Annemasse, Ambilly et Gaillard. Le flux de circulation est ralenti aux heures de pointes (7h – 8h et 17h – 18h 30), par d’importants encombrements, notamment dans le sens Annemasse – Genève le matin et Genève – Annemasse le soir. En outre, les travaux du futur Péricentrique, qui ont débutés au mois de septembre 2004 et devraient s’achever au mois d’avril 2005, au croisement entre la rue de Genève et de la rue du Baron de Loë, augmentent les difficultés. La route des Vallées Cet axe relie la place de l’Etoile (qui marque l’entrée dans le centre d’Annemasse) et le carrefour des Vallées qui accueille les automobilistes provenant des RN 206 et RD 907. Cet axe est celui emprunté par les personnes provenant du Chablais, de la Vallée Verte, de la Vallée du Giffre, de la Vallée de l’Arve (pour ceux qui n’empruntent pas l’autoroute),… Il s’agit d’une voie urbaine, dont la circulation est ralentie par un feu tricolore. Cette voie est souvent saturée durant les heures de pointes, principalement en fin d’aprèsmidi, dans le sens de la sortie d’Annemasse. La route d’Etrembières Cette voie relie le centre d’Annemasse à l’échangeur autoroutier d’Etrembières (accès depuis le centre de Genève, la Vallée de l’Arve, le Tunnel du Mont-Blanc, Annecy, Bellegarde sur Valserine, Lyon, Bourg en Bresse, Paris,…et même à toute la Suisse via la douane de Bardonnex et le contournement de Genève), et à la RN 206 en direction de SaintJulien-en-Genevois. Il s’agit d’un axe urbain, ayant été aménagé par la mise en place d’îlots voici deux ans environ. Cet axe est fréquemment encombré aux heures de pointes, notamment en fin d’après-midi. Aux flux pendulaires et flux de transit, il convient d’ajouter le trafic engendré par le Shopping Etrembières, l’un des plus grands centre commercial de l’agglomération, auquel les annemassiens accèdent principalement par la route d’Etrembières. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 34 Les centres urbains La route de Bonneville Elle permet de rejoindre le centre d’Annemasse depuis la rue le Faucigny (Bonneville, La Roche sur Foron…) ou la Vallée de l’Arve (pour les automobilistes n’utilisant pas l’autoroute). Il s’agit également d’une voie urbaine. Elle est généralement moins encombrée que les autres axes d’accès au centre d’Annemasse. Autres axes Il existe plusieurs autres possibilités pour accéder à Annemasse. Ces voies « secondaires » sont en général empruntées par des automobilistes résidant plus près du centre. Peuvent être ainsi répertoriés : - L’axe reliant le poste frontière de Mon Idée (Ambilly) à la rue de Baron de Loë, qui est fréquemment encombré aux heures de pointes ; L’avenue de Verdun, reliant le quartier du Perrier au centre d’Annemasse, où la présence du Lycée des Glières pose parfois quelques problèmes de circulation ; La rue des Tournelles, reliant le centre d’Annemasse à Ville La Grand ; La rue Louis Armand, reliant également Ville La Grand à Annemasse ; … Les dernières voies d’accès mentionnées sont en général peu encombrées. Le transit L’une des raisons qui provoquent tant d’encombrements sur les voies d’accès au centre d’Annemasse est le fait que ces axes, et même certaines rues du centre, sont empruntés par des automobilistes ne se rendant pas au centre d’Annemasse, mais les utilisent pour transiter entre deux points extérieurs, ce qui engendre des flux de transit. Ce phénomène s’applique également aux poids lourds qui transitent par le centre. La liaison de transit la plus utilisée est celle qui consiste à relier le carrefour des Vallées à l’échangeur d’Etrembières, en empruntant la route des Vallées, la place de l’Etoile, la rue du Faucigny, la rue Jules Ferry et la route d’Etrembières. Dans le sens inverse, le problème se pose moins, du fait qu’il est plus aisé d’utiliser le contournement d’Annemasse via l’avenue de l’Europe. Ce phénomène de transit est un problème important en terme de circulation, car il augmente de manière considérable le flux au centre. Il est principalement dû au fait que l’échangeur d’Etrembières soit difficilement accessible aux automobilistes empruntant l’avenue de l’Europe, en venant depuis le carrefour des Vallées. En outre ce transit permet d’éviter d’emprunter l’autoroute payante pour ceux qui y entre à Findrol. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 35 Les centres urbains Il existe un second phénomène de transit, sans doute plus limité, mais qui touche le cœur du centre ville. Certains automobilistes empruntent la rue du Parc, ou la rue de la Gare, puis l’avenue de la Gare pour rejoindre Ville La Grand, Saint-Cergues,… depuis la Suisse. Dans le sens inverse, ils empruntent en général la place Jean Deffaugt, la rue des Voirons puis la rue du Parc. Ce phénomène de transit est sans doute accru en ce moment du fait des travaux qui perturbent la circulation de la rue des Voirons à Ambilly. Les transports en commun Le train La gare ferroviaire d’Annemasse est reliée à la gare de Eaux-Vives à Genève (qui n’est qu’une gare secondaire), à la gare de Bellegarde sur Valserine, aux gares de Thonon-lesbains et d’Evian-les-Bains, à la gare de La Roche-sur-Foron. Les liaisons avec ces gares sont relativement fréquentes et le temps de transport correct. Cependant, il est plus rapide d’emprunter sa voiture. Il est également possible de rejoindre d’autres villes depuis Annemasse (Lyon, Annecy, Chambéry, Grenoble,…), mais cela impose un changement, donc généralement, il est plus rapide d’utiliser sa voiture. La seule destination vraiment intéressante depuis Annemasse est celle allant vers Paris, avec changement à Bellegarde (ce qui ne concerne guère le commerce de centre ville). Le car La gare routière d’Annemasse propose des liaisons avec Annecy, Thonon-les-Bains ou la Vallée du Giffre, de manière régulière. Mais, de la même manière que pour le train, il est plus rapide d’utiliser sa voiture. Les gares, ferroviaire et routière, sont situées à la limite du centre d’Annemasse, et relativement loin du cœur de ville actuel (400 mètres). Le réseau de bus Les communes de la 2C2A disposent d’une desserte de transports en commun sous la forme de bus. Il existe cinq lignes principales, qui rejoignent toutes le centre d’Annemasse, depuis : - Le Perrier (lignes 1 et 3) ; Ville La Grand (lignes 2, 3 et 4) ; Moëllesulaz (lignes 1, 2 et 3) ; Gaillard (ligne 1) ; Ambilly (lignes 3 et 4) ; Vétraz-Monthoux (lignes 4 et 5) ; Etrembières / Pas de l’Echelle (ligne 5). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 36 Les centres urbains La fréquence de passage des bus varie généralement d’un toutes les 20 minutes, à un toutes les 40 minutes. En comparaison par rapport aux villes importantes (Lyon, Genève,…) la fréquence de passage des bus annemassiens est faible. Cette fréquence nuit à l’utilisation massive de ce mode de transport. En outre, le temps de trajet en bus est nettement supérieur à celui nécessaire pour effectuer le même parcours en voiture. De ces difficultés découle le fait que le bus est très peu utilisé à Annemasse, il concerne en effet moins de 3% du nombre de déplacements. Les modes de transports « doux » Sont entendus ici les moyens de transports individuels non motorisés : vélo, marche à pieds, patin à roulettes,… Les accès au centre d’Annemasse ne disposent quasiment pas d’aménagements facilitant l’utilisation des ces moyens de locomotion. Seule, la route des Vallées dispose d’une bande cyclable, qui reste peu sécurisante. LE STATIONNEMENT Le stationnement est un enjeu majeur des centres villes. En effet, il doit être en mesure de satisfaire les demandes exprimées par les résidents, les commerçants, les livreurs,… tout en tenant compte de l’esthétisme du centre et des questions de pollutions et de nuisances engendrées par l’utilisation de l’automobile en ville. Plusieurs critères permettent de « qualifier » le stationnement : Le nombre de places proposées ; La proximité des parkings par rapport aux rues commerçantes ; Le coût pour l’usager ; Son aspect esthétique ; … A Annemasse, le stationnement est donc une question à forts enjeux. Les professionnels et les résidents souhaitent que de nombreuses places soient disponibles à proximité du centre, tandis que les études sur le trafic routier, et les pollutions qui en découlent, recommandent de limiter l’usage de l’automobile en centre ville. En outre, la région d’Annemasse se caractérise par un coût du foncier très élevé, or une aire de stationnement « consomme » une surface importante. Le SCOT préconise un développement des transports en commun et des modes de déplacements doux. Ces développements imposent souvent de nouvelles contraintes aux automobilistes (réduction de la largeur de voirie, voies réservées aux bus,…). Dans ce contexte le stationnement est lui aussi touché. En effet, le manque de place peut être un incitateur à l’utilisation de modes de transports alternatifs à la voiture. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 37 Les centres urbains Etat des lieux quantitatif du stationnement annemassien Sur le centre ville d’Annemasse il existe 3 106 places dans le périmètre du Péricentrique. Ces places se répartissent de la manière suivante : - 507 gratuites ; 1 626 en zone tarifaire verte ; 973 en zone tarifaire orange. A ces chiffres il convient d’ajouter 54 places en arrêt minute ou réservées aux personnes handicapées. La population du SEGH est de 71 304 habitants, si l’on augmente ce chiffre arbitrairement de 20%, de manière à tenir compte de la partie suisse de l’agglomération, on obtient un résultat de 85 565 habitants. Le ratio, nombre de places par rapport au nombre d’habitants, s’élève alors à 3,63 places pour 100 habitants. Par comparaison ce ratio est de 3,44 à Annecy (4 585 places pour une agglomération de 133 329 habitants). Tandis qu’à Chambéry il est de 3,53 (3 886 places pour une agglomération de 110 233 habitants). De plus plusieurs parkings sont situés à l’extérieur du Péricentrique, mais peuvent être utilisés pour l’accès au centre ville. C’est notamment le cas des 221 places du parking de la piscine. La situation du centre ville d’Annemasse est donc comparable à celle observée dans d’autres villes de taille moyenne. Néanmoins, il faut remarquer que contrairement aux deux villes comparées retenues pour la comparaison, Annemasse ne dispose pas de parking souterrain public. Ceci a deux conséquences majeures : - Une place importante de la surface du centre ville est occupée par les aires de stationnement, ce qui nuit à l’esthétisme général ; Les manifestations (marchés hebdomadaires, fêtes foraines,…), se déroulent sur les espaces habituellement dédiés au stationnement. Le nombre de places est réduit, alors que ces manifestations engendrent un surplus de fréquentation. Analyse qualitative du stationnement Les tarifs Il existe quatre zones tarifaires sur le centre d’Annemasse : - Les aires de stationnement gratuites ; Les parkings en zone verte, où une heure coûte 0,30 € ; Les parkings en zone orange, où une heure coûte 1,50 € ; La place de la Libération, où les 45 premières minutes sont gratuites, puis chaque quart d’heure suivant coûte 0,50 €. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 38 Les centres urbains A titre de comparaison l’heure de stationnement sur l’ensemble des parkings anneciens coûte 1 €. A Chambéry une heure de stationnement sur les parkings situés légèrement en dehors du cœur de ville coûte 0,70 €, tandis que sur les aires de stationnement du cœur de ville, elle, coûte 1,30 €. Les places en zone orange à Annemasse, sont relativement onéreuses. En revanche, les espaces situés en zone verte ne sont pas très chers. La zone orange et la place de la Libération, sont davantage réservées, par la politique tarifaire, à un stationnement de courte durée (moins de deux heures), tandis que la zone verte permet d’accueillir des véhicules pour une demi journée, ou une journée. Cette dernière est donc davantage destinée aux personnes se rendant sur leur lieu de travail ou les résidents. Cette politique tarifaire est appuyée par la possibilité d’acquérir un abonnement pour la zone verte, pour 15 € par mois, alors que ceci est impossible pour la zone orange. Les horodateurs sont compatibles avec la carte Moneo. La distance entre les stationnements et les rues commerçantes Les places classées en zones orange sont situées en plein cœur des rues les plus commerçantes, à l’exception du parking de la Gare. La disposition des aires classées en zone verte, est plus hétérogène. En effet, certains parkings sont situés très près des rues commerçantes (place des Marchés, place du Clos Fleury,…), tandis que d’autres en sont plus éloignés (place du Centre Nautique, avenue de Florissant,…qui se situent à plus de 400 mètres du cœur de ville). La place de la Libération permet un accès rapide à pieds au cœur de ville. Qualité esthétique des aires de stationnement Comme il a été rappelé plus haut, le fait que l’ensemble des stationnements publics se fasse à ciel ouvert, nuit à la qualité esthétique de la ville. En outre, la plupart des grands parkings (Clos Fleury, Place des Marchés, Place Clemenceau,…) ne comptent aucun espace vert. Signalétique Des panneaux de signalisation indiquent la présence des principales aires de stationnement aux abords de ceux-ci. En revanche, aux points stratégiques (carrefours,…), il n’existe pas d’indication de ce type. Des panneaux digitaux, implantés à l’entrée, informent les usagers de la place de la Libération du nombre de places restant disponibles. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 39 Les centres urbains A l’entrée des parkings classés en zone verte, un petit panneau explique comment trouver les autres aires de stationnement de même catégorie tarifaire, au cas où le parking serait saturé. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Sur l’espace délimité par le Péricentrique Entre les différentes extrémités du Péricentrique, les distances sont relativement faibles, puisque les points les plus éloignés ne sont distants que de 1,2 kilomètre. Ainsi, de nombreux déplacements peuvent s’effectuer à pieds. Cependant, le poids de paquets à transporter ou les conditions météorologiques, incitent fréquemment les usagers du centre à utiliser leur voiture. Généralement les trottoirs du centre sont suffisamment larges pour permettre la circulation des piétons. De même, les passages piétons sont relativement fréquents. Néanmoins, il existe quelques endroits où les trottoirs sont plus étroits et obligent leurs utilisateurs à emprunter l’autre côté de la voie (rue du Docteur Favre, rue du Clos Fleury,…). Sur certaines zones, des véhicules stationnent illicitement sur les trottoirs ce qui obligent les pétons à emprunter la chaussée. Cependant, la municipalité a mis en place des dispositifs, visant à limiter ces pratiques sur plusieurs voies. Il faut relever que certaines rues ne présentent pas un attrait important en matière de vitrines commerciales, ce qui n’incite pas à la flânerie et encourage plutôt les passants à utiliser leur automobile (rue du Chablais, avenue de la Gare,…). Sur le cœur de ville Le cœur de ville est très restreint : sa plus grande longueur ne mesure que 550 mètres. Un grand nombre des rues sont piétonnes ou semi piétonnes. C’est pourquoi, le principal mode de déplacement interne est la marche à pieds. Les abords des voies sont généralement attractifs en terme de vitrines commerciales. Les trottoirs sont bien fleuris et permettent de circuler à pieds facilement. La principale nuisance du cœur de ville reste la circulation automobile (rue de la Gare, une partie de la rue du Commerce, rue des Voirons,…). Le cœur de ville est donc globalement agréable, les chalands peuvent y flâner. Deux galeries couvertes (le Passage Bleu et la Galerie Pasteur), permettent de se déplacer à l’abri des intempéries. Cependant, leur taille reste très modeste et elles souffrent d’un manque de luminosité. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 40 Les centres urbains LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Il existe plusieurs formes de personnes handicapées : les personnes circulant en fauteuil roulant, avec des béquilles, les non-voyants, les malentendants, mais également les mamans déplaçant leur enfant en poussette peuvent être considérées comme des personnes à mobilité réduite,… Les handicaps peuvent être permanents ou temporaires. Une réglementation précise et contraignante Les cheminements ne doivent pas être en matière meuble, ils ne doivent pas comporter d’obstacles aux roues, pas de marche de plus de 2 centimètres ou 4 centimètres s’il existe un chanfrein (mini rampe) de 12 centimètres, le sol doit être lisse. Leur largeur minimale de passage doit être de 1,40 mètre, ou 1,20 mètre s’il n’existe pas de mur sur les côtés. Aucun obstacle (bacs à fleurs, poteaux,…), ne doit réduire cette largeur. Il faut également veiller à empêcher le stationnement illicite qui réduit la largeur des trottoirs. Cela peut passer par la disposition de barrières et poteaux rendant l’accès des trottoirs impossible aux véhicules. La pente, longitudinale ou transversale, des cheminements doit être la plus faible possible. La première ne doit pas excéder 5%, selon la topographie du terrain une pente allant jusqu’à 12 % peut-être tolérée. Si elle dépasse 4% elle doit être munie d’un palier de repos tous les dix mètres. Une main courante est obligatoire pour tous les dénivelés supérieurs à 40 centimètres. La pente transversale ne devrait pas excéder 2%. Les paliers de repos doivent mesurer au moins 1,40 mètre et sont nécessaires à chaque bifurcation. Les trottoirs doivent comporter des bateaux de 1,20 mètre de large, au niveau des passages piétons qui devront être accessibles des deux côtés de la chaussée. La pente d’accès à ces bateaux doit être inférieure à 5% dans le sens de la longueur et à 2% en travers. La marche séparant le trottoir de la chaussée ne doit pas excéder 2 centimètres. Les abords des passages piétons doivent être matérialisés par un revêtement différencié (bandes podo-tactiles), perceptible par les personnes non-voyantes. Les feux de signalisation doivent être équipés d’un dispositif permettant à ces personnes de reconnaître les périodes permettant aux piétons de traverser. Les bornes et poteaux disposés sur les trottoirs doivent pouvoir être détectés par les malvoyants, grâce à une couleur différenciée de celle de l’environnement. Les parkings doivent comporter une place sur cinquante qui soit aménagée pour les personnes handicapées. Ces places doivent mesurer au moins 3,30 mètres de large. Les places de stationnement en long de voierie, doivent être conçues pour que le conducteur puisse sortir sans danger par la portière gauche du véhicule. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 41 Les centres urbains Les postes d’appel d’urgence doivent être accessibles aux personnes circulant en fauteuil roulant. Les arrêts de transport en commun doivent être accessibles aux personnes handicapées. Les trous, fentes et grilles au sol doivent être d’une largeur inférieure à 2 centimètres. Les escaliers doivent être d’une largeur minimale de 1,40 mètre ou 1,20 mètres s’ils ne comportent pas de mur sur les côtés. La hauteur des marches doit être inférieure à 16 centimètres. Tout escalier de plus de trois marchés doit être muni d’une main courante. Il existe également des préconisations concernant l’accès aux transports en commun. Elles recommandent d’aménager les véhicules et de créer un service particulier visant au transport des personnes handicapées. L’accès aux espaces publics Le centre d’Annemasse est globalement accessible aux personnes handicapées. La mairie a consenti des efforts importants pour rendre ses espaces publics accessibles à tous. La nouvelle zone du Tétras, organisée sur plusieurs niveaux, est en très grande partie accessible grâce à l’installation d’un ascenseur. Le service de transports en commun « Handi’Tac » rend un service important à de nombreuses personnes handicapées, d’autant plus que les arrêts et les bus « classiques » ne sont pas équipés pour accueillir les handicapés. Il serait sans doute intéressant de développer ce service, qui ne peut satisfaire tous les besoins aujourd’hui. Néanmoins, des aménagements restent à réaliser. En effet, certains trottoirs sont encore trop étroits et des passages piétons ne disposent pas de bateau adapté des deux côtés,… De plus, la ville ne compte aucun feu tricolore muni de dispositif sonore. L’accès aux locaux commerciaux En fonction des critères déterminés légalement, une analyse des vitrines commerciales a été réalisée de manière à connaître le nombre de locaux accessibles aux personnes handicapées. Cette analyse a porté sur 503 vitrines du centre ville d’Annemasse, plus de 72 % du nombre d’entreprises recensées. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 42 Les centres urbains Trois niveaux d’accessibilités ont été définis : - Local accessible : pas de marche de plus de 2 centimètres à franchir pour accéder au local, largeur suffisante pour le passage d’un fauteuil ; Local à l’accessibilité restreinte : petite marche d’accès ou largeur relativement réduite ; Local non accessible : présence d’un ou plusieurs marches, entrée étroite. Les commerces analysés se répartissent de la manière suivante : L’accessibilité des établissements aux personnes handicapées Niveau d’accessibilité Effectifs centre d’Annemasse Centre d’Annemasse Centres SEGH sans Annemasse Centres SEGH avec Annemasse Accessibles Non accessibles 243 Total 141 Accessibilité restreinte 119 28,0 % 25,2 % 23,7 % 24,3 % 48,3 % 50,5 % 100,0 % 100,0 % 28,7 % 23,8 % 47,5 % 100,0 % 503 Accessibilité des locaux aux personnes handicapées 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 48,30% 47,50% 45,90% Non accessibles Difficilement accessibles 25,20% 23,80% 23,90% 28,00% 28,70% 30,10% Centre Annemasse Pôles SEGH Accessibles Autres pôles qu'Annemasse Globalement les commerces du centre ville d’Annemasse sont moins accessibles aux personnes handicapées que les commerces des pôles de proximité du SEGH. Seuls 28 % des commerces du centre d’Annemasse sont véritablement accessibles aux personnes handicapées, tandis que près de la moitié ne sont pas du tout accessibles aux personnes à mobilité réduite. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 43 Les centres urbains Il suffirait parfois de petits aménagements pour que des établissements deviennent accessibles. LES LIVRAISONS Il est important que les professionnels d’un espace commercial puissent recevoir leurs livraisons. Les livreurs doivent pouvoir accéder à l’établissement, s’arrêter à proximité et décharger les marchandises, sans perturber le trafic, tant routier que piéton. Pour cela, la municipalité a réservé quelques places aux véhicules de livraisons, notamment sur le cœur de ville : rue de la Gare, rue de Genève (près de l’Hôtel de Ville), rue du Commerce,… Cependant, ces places ne permettent pas de desservir l’ensemble des locaux. Leur taille est relativement modeste, notamment en largeur, ce qui pose problème lorsque les livreurs utilisent un poids lourd, parfois plus large que la place. Les difficultés de livraisons Difficultés de livraison Oui Non TOTAL Autres centres 24,4% 75,6% 100% Annemasse 41,8% 58,2% 100% TOTAL SEGH 37,7% 62,3% 100% Les difficultés de livraison Autres centres 24,40% 75,60% 41,80% Annemasse Oui 58,20% Non 37,70% TOTA L 0% 10% 20% 62,30% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Ainsi, 42% des professionnels du centre d’Annemasse ayant répondu au questionnaire, affirment que leurs livreurs rencontrent des difficultés pour accéder à leur établissement. Ce taux est nettement plus important que sur les autres pôles du SEGH, où il n’est que de 24 %. Ce phénomène s’explique principalement par le fait que plusieurs pôles de proximité du SEGH ont des caractéristiques rurales, moins contraignantes en terme d’espace. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 44 Les centres urbains Toutefois, ce taux est sans doute amoindri par le fait qu’une partie des professionnels répondants ne reçoivent pas de livraisons (coiffeurs, assurances, banques, agences immobilières,…). L’accès des locaux d’activité aux livreurs constitue un enjeu important pour le développement des activités du centre d’Annemasse. LA SECURITE Les problèmes de sécurité peuvent nuire aux activités commerciales, artisanales et de services, notamment lorsque les professionnels sont victimes de vols, de dégradations de leurs locaux ou d’agressivité envers leurs employés ou leurs clients. Un autre problème peut perturber la bonne marche des activités lorsqu’une image d’insécurité est attachée à un pôle. En effet, cette image peut engendrer des pertes d’activités très importantes, sans justification réelle. Les professionnels répondants à l’enquête leur ayant été adressée se plaignent de l’insécurité. Les problèmes d’insécurité Problèmes d'insécurité Annemasse Autres pôles TOTAL SEGH Oui Non TOTAL 70,8% 29,2% 100,0% 80,8% 19,2% 100,0% 73,0% 27,0% 100% Les professionnels du centre d’Annemasse se plaignent moins de problèmes d’insécurité que ceux de l’ensemble des pôles du SEGH. Cependant, plus de 70% d’entre eux affirment connaître des problèmes de ce type. 54% des répondants considèrent même que l’insécurité est l’un des points faibles du centre d’Annemasse. Les principaux problèmes soulevés par les professionnels sont : La nature des problèmes d’insécurité Type problèmes d'insécurité Annemasse Autres pôles TOTAL SEGH Vols Dégradation de locaux 76,3% 63,6% 73,1% 49,5% 48,5% 49,2% Agressivité envers les clients 43,3% 54,5% 46,2% Agressivité envers les employés 29,9% 39,4% 32,3% Autres 12,4% 21,2% 14,6% Les vols sont le principal problème d’insécurité rencontré par les répondants du centre d’Annemasse (pour plus de 75 % d’entre eux). Les dégradations de locaux et l’agressivité envers les clients sont également fréquemment citées. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 45 Les centres urbains Les vols semblent toucher plus particulièrement le centre d’Annemasse, alors que l’agressivité semble moins perturber ce pôle que ceux de l’ensemble du SEGH. LA SIGNALETIQUE Sur les voies d’accès au centre ville Les principaux carrefours stratégiques conduisant au centre d’Annemasse, sont généralement équipés de panneaux portant la mention « Centre Ville ». Néanmoins, la présence des nombreux commerces n’est pas précisée. Sur les voies à l’intérieur du centre Les rues du centre ville comprennent quelques panneaux indiquant certaines activités comme les hôtels qui sont indiqués par des panneaux spécifiques (à fond bordeaux). Les autres panneaux d’indication sont des publicités privées. Il n’existe pas de signalétique commune. Au sein du cœur de ville Le seul espace équipé d’une signalétique commune est la zone du Tétras. En effet, un panneau indique les différentes boutiques occupant les lieux. Néanmoins, la qualité de cette indication est très médiocre. Les autres zones du cœur de ville ne bénéficient pas de signalétique spécifique, elle se limite aux enseignes des magasins. LES PROJETS D’AMENAGEMENT Un certain nombre de projets d’aménagement du centre ville d’Annemasse sont actuellement engagés. Leur état d’avancement est variable : certains sont déjà en cours de réalisation, tandis que d’autres n’en sont qu’au stade de l’étude. La liste présentée ici est le produit de rencontres avec les élus d’Annemasse et du personnel technique de la Mairie. Le Péricentrique Il s’agit d’une voie de circulation, en général à double sens, qui entourera le centre. Elle passera par l’actuelle place de l’Etoile, la gare, le croisement rue de Genève – rue Baron de Loë, le carrefour rue du Salève – route d’Etrembières – rue des Amoureux. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 46 Les centres urbains Ainsi, les personnes désirant se rendre d’un point extérieur au centre vers un autre point extérieur, ne devraient plus traverser le centre, mais emprunter le Péricentrique. Cependant, il ne s’agit pas d’un contournement de grande circulation type Voie Rapide Urbaine ou rocade. Sa vocation reste urbaine. Le long de cette voie, il existera des points d’accès au centre, qui dirigeront les automobilistes vers des parcs de stationnement. Au retour, ils ressortiront du centre par un axe les ramenant sur le Péricentrique. Il existera donc des boucles d’accès au centre, mais ce dernier n’aura pas vocation à être traversé. En outre deux giratoires, au carrefour du Baron de Loë – rue de Genève et au carrefour rue du Salève – rue des Amoureux – route d’Etrembières. Cette réalisation devrait être achevée en 2006, les travaux ayant commencé cette année. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 47 Les centres urbains Les projets d’aménagement Péricentrique Rond-point Futur parking souterrain Futur siège de la 2C2A Pôle Etoile - Gare Projets d’aménagements privés Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 48 Les centres urbains L’Ilot Moret La réalisation du projet de l’«Ilot Moret », est en cours de réalisation, ce bâtiment sera essentiellement voué à l’habitat, néanmoins, 1 000 m² de commerces en rez-de-chaussée sont prévus. Le parking du Clos Granier Afin de permettre le stationnement sur ces boucles, il est nécessaire de créer de nouvelles aires prévues à cet effet. Ainsi, un parking souterrain devrait voir le jour sous la Villa du Parc, il sera nommé « Clos Granier ». Cet édifice sera composé de deux à trois niveau et il devrait être accessible depuis la rue de Genève. Il comptera environ 350 places. Les élus ont confirmé que la décision était prise et que l’étude portant sur les travaux était lancée ; ces derniers devraient débuter en 2005. Le siège de la 2C2A Le projet d’implantation du siège de la Communauté de Communes de l’Agglomération Annemassienne (2C2A) sur la place des Marchés, à l’emplacement de l’actuel marché couvert a été entériné. Cette réalisation entraînera le réaménagement de toute la place. Les maisons qui s’y trouvent seront démolies. Un parking souterrain sera situé sous cette place, il permettra de compenser les pertes de places engendrées par la construction, en outre, des places seront réservées à la 2C2A. Néanmoins, les places proposées aux particuliers seront plus nombreuses que celles actuellement disponibles sur la place des Marchés (un gain d’environ 50 places est prévu). Le bâtiment de la 2C2A ne comprendra qu’une petite partie (entre 20 et 30 %) de l’espace. Les élus ne savent pas encore quels aménagements compléteront cette zone. Le projet Chablais - Gare Le projet « Chablais Gare » est privé. Il devrait comprendre une enseigne alimentaire de centre ville, ainsi que plusieurs salles de cinéma. De nombreux commerces de plus petites surfaces sont également programmés. Ce projet comporte un parking souterrain, peut-être à l’emplacement de l’actuel parking public de la rue du Chablais. Il serait réalisé par un promoteur privé, mais ne devrait pas être réservé aux personnes fréquentant les commerces de la zone. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 49 Les centres urbains Le projet Etoile – Gare Le projet « Etoile Gare », a plusieurs objectifs : améliorer les déplacements à l’échelle de l’agglomération Genève Annemasse, créer une nouvelle zone de logements, peut-être mettre en place une aire culturelle, artisanale… L’intérêt de ce projet repose en partie sur la réalisation de la ligne Cornavin – Eaux Vives – Annemasse (CEVA) et l’arrivée du TGV à Annemasse. Cette réalisation devrait s’étendre sur 10 à 15 hectares. Une importante partie sera consacrée au logement, il pourrait y avoir 300 unités. Tandis que l’aspect culturel devrait prendre la forme d’une médiathèque. Il existera une partie commerciale. En premier lieu, le supermarché Leclerc pourrait se rapprocher de la Rotonde (bâtiment de l’ancienne gare) ; cependant, même si sa vocation restera alimentaire, la qualité esthétique du bâti devrait être supérieure à celle du supermarché actuel. En outre, les logements imposeront la mise en place de commerces et de services de proximité : école, boulangerie, tabac presse,… Si d’autres surfaces commerciales sont présentes, elles devraient être en relation avec la culture et les loisirs. De nombreux points restent à définir pour finaliser ce programme : le système de traversée des voies, la disposition des bureaux, ateliers, logements, services, commerces,… La nature de ces derniers reste à déterminer. Une importante question touchant ce projet est sa cohésion avec le centre actuel et notamment le cœur de ville. En effet, l’Etoile Gare ne doit pas concurrencer l’offre proposée par le centre, mais apporter un complément. Cette réalisation ne doit pas non plus être géographiquement coupée du cœur de ville. C’est ainsi qu’un travail doit être réalisé de manière à permettre la continuité de l’espace, tout en conservant un cœur de ville attractif. Les délais de réalisation sont actuellement flous, mais a priori, le projet s’inscrit dans le moyen long terme. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Lors de la présente étude, un travail de sensibilisation des élus de la commune aux problématiques FISAC a déjà été entrepris. De même, l’association de commerçants, J’aime Annemasse, a été rencontrée à plusieurs reprises, afin de leur faire part des enjeux, des avantages et des risques d’une telle opération pour le centre ville d’Annemasse. Des rencontres entre élus et commerçants ont été organisées, elles ont permis un échange d’idées ouvrant sur des réflexions, de part et d’autre. Toutefois, un important travail de préparation, de concertation et d’études reste nécessaire avant le dépôt de dossiers FISAC. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 50 Les centres urbains Les projets essentiellement communaux Certains projets, le réaménagement de la voirie, la création d’aires de stationnement, l’implantation du siège de 2C2A,…, seront en grande partie mener à bien par les pouvoirs publics. Les commerçants devront être consultés, mais n’auront pas de pouvoir de décision et ne participeront pas au financement des actions. Le dépôt de dossier FISAC pour ce type de projets exige l’entretien de relations étroites entre l’organisme chargé de l’étude opérationnelle d’une part et les élus et le personnel des services techniques de la Mairie d’autre part. En effet, la Mairie a déjà réalisé des études de faisabilité et dispose de devis concernant les opérations envisagées. Il s’agira de prendre connaissance de ces informations, d’analyser de quelle manière le tissu commercial du centre pourrait en bénéficier et de prévoir un plan de financement déterminant la répartition du financement entre les différents partenaires (Mairie, FISAC, Région, Département,…). Une partie de la tâche consiste également à affiner les projets de manière à ce qu’ils prennent en compte la problématique commerciale. En effet, certains projets ne touchent le commerce que de manière indirecte, il est important qu’ils tiennent compte de ces problématiques particulières. Selon l’état d’avancement de chacun des projets, il sera nécessaire de participer à leurs études de faisabilité. Les projets impliquant largement les professionnels Certaines actions envisagées exigent davantage d’implication de la part des commerçants (mise en place d’un Office du Commerce, création de site Internet, instauration d’une carte multiservices,…). Le travail préparatoire à la mise en œuvre de ces actions est plus complexe. En effet, il s’agit dans un premier temps de définir précisément le projet en fonction des souhaits, des attentes et des besoins des commerçants et des consommateurs. Puis, une seconde phase portera sur la réalisation d’une étude de faisabilité devant recenser le nombre de professionnels prêts à s’engager dans la démarche envisagée. Une fois le projet validé il s’agira de déterminer le plan de financement de chaque action, les partenaires possibles seront plus nombreux : FISAC, J’aime Annemasse, Commune, CCI, Chambre de Métiers, Département, Région,… Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 51 Les centres urbains C LA RUE DE GENEVE ET LE QUARTIER DE MOËLLESULAZ Le SCOT du SEGH a identifié la rue de Genève comme un axe majeur de l’Agglomération Annemassienne, puisqu’elle constitue un lien fort entre le centre d’Annemasse et le centre de Genève. Cet axe s’étend sur trois communes : Annemasse, Ambilly et Gaillard. Il mesure environ 2,4 kilomètres et se prolonge, après le poste frontière de Moëllesulaz, du côté suisse, pour rejoindre la vieille ville et le centre de Genève. La Place Porte de France se situe sur la commune de Gaillard, elle est accolée à la frontière, délimitée par le cours du Foron. Cette place avait à l’origine une vocation commerciale du fait de sa situation frontalière ; elle est aujourd’hui davantage orientée vers les services publics (Police Municipale, Antenne Emploi,…). Elle est surélevée par rapport à la rue de Genève, sur le côté gauche de cette dernière dans le sens Annemasse – Genève. DETERMINATION DU PERIMETRE Le périmètre retenu par la présente étude s’étend de la Place Porte de France – Douane de Moëllesulaz jusqu’au carrefour rue du Baron de Loë – rue de Genève – rue du Salève. Comme ce pôle prend la forme d’un axe, il ne dispose que de peu de profondeur, seuls les abords immédiats de la rue de Genève ont été analysés. La partie Portes de France, et la rue de Moëllesulaz (Gaillard), apportent une certaine profondeur à ce pôle, c’est pourquoi elles ont été intégrées à l’étude. La partie de la rue de Genève située à l’intérieur du Péricentrique d’Annemasse n’est pas prise en compte dans cette partie de l’étude, puisqu’elle a été intégrée au chapitre relatif au centre d’Annemasse. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 52 Les centres urbains Zone Moëllesulaz – Portes de France La rue de Genève Abords de la rue de Genève Péricentrique d’Annemasse Poste frontière de Moëllesulaz Place des Portes de France Suisse La principale particularité de ce pôle est sa forme axiale. EQUIPEMENT COMMERCIAL Ce pôle comprend 165 établissements commerciaux, artisanaux et de services. Par secteurs d’activités ces établissements se répartissent de la manière suivante : Répartition des entreprises par activités Activités Eff. 24 Alimentaire 51 Services 17 Soins à la personne 8 Equipement de la personne 8 Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique 5 48 Hôtellerie / Restauration 4 Culture / Loisirs Total Fréq 14,5% 30,9% 10,3% 4,9% 4,9% 3,0% 29,1% 2,4% 165 100,00% Fréq. Agglo 10,1 % 33,0 % 9,4 % 13,9 % 10,0 % 3,9 % 17,4 % 2,2 % 100,0 % Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 53 Les centres urbains Le secteur de l’hôtellerie restauration est largement plus représenté que sur l’ensemble des pôles du SEGH. Le SDC identifie d’ailleurs une partie de ce pôle avec une thématique orientée sur ce secteur. Le secteur alimentaire est également proportionnellement plus important que sur les autres pôles de l’agglomération. Le SDC propose également une thématisation des deux segments de cet axe : - La partie située aux alentours du supermarché Casino, orientée vers le secteur alimentaire ; La partie située autour de Honda, orientée vers le secteur automobile mécanique. En revanche, les boutiques d’équipement de la personnes et d’équipement du foyer sont largement sous représentées. De même, le secteur des services est moins important que sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Les principales enseignes nationales de ce pôle sont : Activité Principales enseignes nationales Nom de l’enseigne Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Casino, La Panière Crédit Agricole, Caisse Générale, Kunz, Mobalpa, Honda - d’Epargne, Société Les enseignes nationales sont relativement peu nombreuses sur le pôle rue de Genève – Moëllesulaz. Seuls les secteurs alimentaire et bancaire disposent de plusieurs établissements de ce type. Ce manque d’enseignes connues nuit sans doute à l’attractivité du pôle. LES ORGANISATIONS COMMERÇANTES Certains commerçants du pôle de Moëllesulaz, ont institué une association pour défendre les intérêts des professionnels du quartier. Cette organisation ne couvre donc pas l’intégralité du territoire du pôle. En outre, ses fondateurs ont choisi de ne pas démarcher les restaurateurs et hôteliers. La représentativité de cette association reste par conséquent limitée. Néanmoins, elle sert de référent pour la présente étude et en ce qui concerne les éventuelles opérations FISAC à mettre en œuvre sur ce territoire. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 54 Les centres urbains L’association des commerçants de Gaillard (GAC) a d’ailleurs joué un rôle actif auprès de ses adhérents pour les inciter à retourner le questionnaire diffusé par la MED et la Chambre de Métiers. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES Qualité des devantures commerciales et artisanales Etat des lieux des vitrines et façades L’analyse de l’état des devantures et vitrines des locaux d’activité du pôle rue de Genève – Moëllesulaz, a été réalisée selon une méthode et des critères similaires à celle effectuée sur le centre ville d’Annemasse. 120 établissements ont été analysés, ce qui représente environ 73% du total des entreprises recensées. Les résultats suivants ont été relevés : Qualité des vitrines Critères Agglo Rue de Genève – Moëllesulaz Bâti 2,16 2,36 1,95 Vitrine / Devanture 1,88 2,15 Enseigne 2,25 2,15 Visibilité 2,14 Appréciation générale 2,10 2,06 10,50 Total SEGH 10,73 Globalement, l’aspect des locaux commerciaux, artisanaux et de services du pôle rue de Genève – Moëllesulaz est meilleur que sur l’ensemble des pôles du SEGH. Les critères du bâti et des enseignes présentent une meilleure image que la moyenne constatée sur l’agglomération. La bonne qualité du bâti s’explique sans doute par l’absence de bâtiment très ancien. En outre, la Place Porte de France, présente une bonne image en terme de construction et augmente la moyenne globale. En effet, la note moyenne obtenue par les 14 établissements de cette place est de 3,07 sur 4 en ce qui concerne le critère du bâti. En revanche, la qualité des vitrines et l’appréciation générale sont relativement moindres que sur l’ensemble de l’agglomération. La visibilité est globalement bonne pour les établissements situés sur la rue de Genève (important axe de passage), en revanche elle est particulièrement mauvaise pour ceux situés sur la Place Porte de France, qui surplombe la douane de Moëllesulaz et qui est cachée par un immeuble. La note moyenne obtenue par les commerces de cette place n’est que de 1,5 sur 4 en ce qui concerne la visibilité. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 55 Les centres urbains Fréquence de renouvellement des vitrines Les résultats de l’enquête réalisée auprès des professionnels du pôle rue de Genève – Moëllesulaz révèlent les constatations suivantes : Fréquence de renouvellement des vitrines Renouvellement vitrine Rue de Genève Moëllesulaz TOTAL SEGH Plusieurs fois par mois 21,4% Une fois par mois 28,6% Moins souvent 50,0% TOTAL 100,0% 34,3% 32,1% 33,6% 100,0% Les professionnels répondants du pôle rue de Genève – Moëllesulaz, renouvellent moins fréquemment leur vitrine que ne le font ceux de l’ensemble du SEGH. Les jours et les horaires d’ouverture des magasins Les jours d’ouverture L’enquête auprès des professionnels montre que les établissements du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz ouvrent leurs portes plus de jours par semaine que la moyenne observée sur l’ensemble du SEGH. En effet, un établissement sur six reste ouvert durant les sept jours de la semaine. Jour de fermeture des magasins Jours de Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Aucun fermeture Rue de Genève 26,1% 0% 17,4% 0 0 17,4% 60,9% 17,4% - Moëllesulaz TOTAL SEGH 41,7% 2,7% 5,3% 1,1% 0,0% 15,5% 81,8% 6,4% Ce phénomène peut s’expliquer par la présence de nombreux hôtels et restaurants qui ouvrent fréquemment le week-end. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 56 Les centres urbains Les horaires d’ouverture Magasins fermés durant midi Coupure dans la journée Journée continue Coupure à midi TOTAL Rue de Genève - Moëllesulaz 40,0% 60% 100,0% TOTAL SEGH 31,4% 68,6% 100,0% Heures d’ouverture des magasins Horaires d'ouverture Rue de Genève - Moëllesulaz TOTAL SEGH Ouverture avant 9h 52,2% 39,9% Fermeture après 19h 56,5% 33,0% Globalement, les professionnels répondants du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz offrent des horaires d’ouverture plus importants que ceux de l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Le fait que les commerçants de ce pôle ouvrent plus tard que ceux du SEGH peut également s’expliquer par la forte proportion de restaurateurs et d’hôteliers. Opérations collectives et démarches qualité Etablissements participant à des opérations collectives Participation opérations collectives Rue de Genève - Moëllesulaz TOTAL SEGH Oui 33,3% 31,9% Non 66,7% 68,6% TOTAL 100,0% 100% Etablissements participant à des démarches qualité Démarche qualité Rue de Genève - Moëllesulaz TOTAL SEGH Oui 41,2% 46,0% Non 58,8% 54,0% TOTAL 100% 100% Les professionnels répondants du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz s’impliquent mois que ceux de l’ensemble du SEGH dans des démarches qualité. Hormis le fait que les commerçants et artisans de la rue de Genève et du quartier de Moëllesulaz proposent de plus grandes plages d’ouverture de leur établissement, ils semblent moins concernés par les autres éléments d’attractivité (démarche qualité, vitrines,…). La qualité de l’offre commerciale ne semble pas être un atout majeur pour ce pôle. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 57 Les centres urbains TRAITEMENT URBAIN La rue de Genève La rue de Genève est un axe urbain, bordé d’immeubles. Si la qualité architecturale de certains d’entre eux est discutable, il n’existe que peu de constructions vétustes. Seules quelques maisons de ville nécessitent une rénovation. De la même manière que pour le centre d’Annemasse, cet axe se caractérise par son hétérogénéité : de hauts immeubles côtoient des maisons de ville. L’espace séparant les constructions se faisant face est très variable : parfois il n’existe que la largeur de la chaussée, avec un trottoir exigu, parfois un petit espace vert sépare le bâtiment de la route. Ainsi, les styles se mêlent sans véritable cohérence ni harmonie. La Place Porte de France Cet ensemble a été réalisé en un seul bloc ce qui lui permet de bénéficier d’une cohérence, assez rare dans l’agglomération. La qualité architecturale est globalement satisfaisante. L’intérieur de ce complexe forme une véritable place de ville. La présence de la fontaine accroît cette impression de centre ville. Le principal défaut relevé sur ce secteur est sa confidentialité. En effet, cette place est située à quelques mètres d’un des axes les plus passant de l’agglomération, et d’un point de passage stratégique entre la France et la Suisse, cependant elle reste cachée. Ce phénomène est dû au fait qu’elle soit surélevée par rapport à la rue de Genève et à la douane de Moëllesulaz. En outre, l’entrée majeure de cet espace ne s’effectue pas par la façade orientée vers la douane, mais par la rue de Vallard beaucoup moins fréquentée. Ce manque de visibilité est sans doute l’une des raisons qui a freinée le développement commercial de cette place à l’aspect agréable. LE MARCHE HEBDOMADAIRE Le marché de Gaillard se tient chaque samedi matin sur une aire de stationnement située entre la rue de Genève et la rue de Moëllesulaz. Il regroupe environ 70 commerçants qui proposent des produits alimentaires et d’équipement de la personne. Cette place a été rénovée et fut inaugurée au mois de juillet 2004. Elle offre des accès à l’eau et à l’électricité, une sanisette devrait être implantée rapidement. Cet espace respecte donc les normes en vigueur concernant l’organisation de marché hebdomadaire. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 58 Les centres urbains Ce marché constitue l’un des quatre marchés importants de l’agglomération. Son organisation durant le week-end est sans doute propice à son attractivité. Il permet d’accroître l’offre du pôle en produits alimentaires, bien que celui-ci soit déjà relativement bien équipé dans ce domaine. De plus il propose une offre dans le domaine de l’équipement de la personne qui fait défaut sur le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz. L’ACCESSIBILITE La rue de Genève constitue en elle même un axe d’accès au centre ville d’Annemasse. Par conséquent, l’accès au pôle Rue de Genève – Moëllesulaz s’effectue principalement par le biais de cet axe. La rue de Genève est un axe de transit très important entre l’Agglomération Annemassienne et Genève. C’est pourquoi il est emprunté par de nombreux frontaliers. Ces flux conduisent à une saturation le matin (7h30 à 8h30) et surtout en fin d’après-midi (17h à 18h30). Depuis le centre bourg de Gaillard deux accès sont possibles : la rue de la Libération et la rue de Vallard. Ces deux rues sont relativement peu fréquentées. La rue de Genève est axe majeur de circulation des bus. En effet, elle est empruntée par les lignes 1, 2, 3 et C. Ce pôle est relié au centre d’Annemasse, au centre de Gaillard et au centre d’Ambilly. La desserte de ce pôle par les transports en commun est donc très bonne par rapport aux autres pôles du SEGH. De plus, côté suisse, la douane de Moëllesulaz est desservie par deux lignes de bus et par le tramway. LE STATIONNEMENT L’axe rue de Genève Le stationnement s’effectue le long de la voie, le long des rues adjacentes, et parfois sur de petits parkings situés à proximité de l’axe. C’est notamment le cas pour les deux supermarchés qui disposent de petites aires de stationnement, quasiment réservées à leur clientèle. L’offre en stationnement varie notamment en fonction de l’espace séparant les constructions de la rue. La plupart des places sont gratuites et ne sont pas limitées en temps (sauf sur le pôle de Moëllesulaz). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 59 Les centres urbains Le pôle de Moëllesulaz Le fait que de nombreux travailleurs frontaliers rejoignent le pôle de Moëllesulaz en voiture, se garent, traversent la frontière à pieds (par la douane de Moëllesulaz) et empruntent les transports en commun suisses (tramways, bus), constitue le principal enjeu de la zone, en terme de stationnement. Afin de limiter ce phénomène qui a pour conséquence de saturer les places destinées à satisfaire les besoins engendrés par la présence de commerce, la municipalité a classé ces places en zone bleue, c’est à dire que la durée de stationnement est limitée. La commune met en œuvre des moyens humains (contractuels) pour faire respecter cette mesure. Ainsi, les clients peuvent trouver des places relativement facilement sur le pôle de Moëllesulaz, même si une certaine « tension » persiste. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE L’axe rue de Genève Le « pôle » rue de Genève se caractérise par sa forme axiale. Les déplacements piétons sont donc relativement longs (plus de deux kilomètres pour rejoindre le centre d’Annemasse depuis Moëllesulaz). En outre, la circulation importante et la discontinuité des vitrines commerciales n’incitent pas à la flânerie. C’est pourquoi de nombreux déplacements internes s’effectuent en voiture. Les trottoirs sont en principe suffisamment larges pour permettre la circulation piétonne. Cependant, plusieurs tronçons sont encombrés par des travaux de longues durée (constructions d’immeubles, réaménagement de voirie,…). Le pôle de Moëllesulaz Ce pôle est beaucoup plus restreint et groupé que la rue de Genève, ce qui facilite les déplacements internes. En outre, la plus forte densité commerciale rend ces déplacements plus agréables. Cependant, certains trottoirs sont étroits et ne permettent pas aux piétons de circuler en toute sécurité vis à vis du flux automobile (notamment au carrefour rue de Genève – rue de Moëllesulaz). En revanche, la Place Porte de France constitue une aire agréable au sein de laquelle il est aisé de se rendre d’un point à un autre. Néanmoins, le manque de vitrines alléchantes et l’exiguïté du lieu nuit aux possibilités de promenade. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 60 Les centres urbains La circulation cycliste ne bénéficie pas d’aménagement spécifique, ce qui la rend dangereuse du fait de l’importance du trafic routier. L’ACCESSIBILITE DES PERSONNES HANDICAPEES L’accès aux espaces publics Le long de la rue de Genève, la circulation des personnes handicapées est rendue difficile par des rétrécissements des trottoirs. Généralement ces segments plus étroits ne sont pas très longs, mais créent des discontinuités qui ne permettent pas de garantir la circulation des personnes handicapées dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Des zones de travaux rendent également certaines parties des trottoirs impropres à la circulation des personnes à mobilité réduite. La Place Porte de France est accessible aux personnes handicapées depuis la rue de Vallard. A l’intérieur de cette place leur circulation ne pose pas difficulté particulière. Les trottoirs bordant la rue de Moëllesulaz sont actuellement étroits et difficiles d’accès pour les personnes handicapées. L’accès aux locaux commerciaux Globalement, les locaux d’activité du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz sont plus accessibles aux personnes handicapées que ceux de l’ensemble du SEGH. En effet, le taux d’établissements accessibles est supérieur sur ce pôle de près de 10 points à celui observé sur l’ensemble des pôles du SEGH. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 61 Les centres urbains Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 40,60% 47,50% 80% 21,80% 60% 40% 37,60% 23,80% Difficilement accessibles Accessibles 28,70% 20% 0% Rue de Genève Moëllesulaz Pôles SEGH Cette relativement bonne accessibilité est en partie due aux locaux situés Place de la Portes de France qui sont tous accessibles aux personnes à mobilité réduite. Néanmoins ces bons résultats restent relatifs, puisque plus de 60 % des établissements sont inaccessibles aux personnes handicapées ou présentent des contraintes d’accès. LES LIVRAISONS Plus de 28 % des professionnels du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz ayant répondu au questionnaire, affirment que leurs livreurs connaissent des difficultés pour accéder à leur établissement. Ce taux est néanmoins, nettement moins important que celui observé sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH (environ 9 points de moins). Ces résultats peuvent s’expliquer par le fait que le pôle étudié ne comprend pas de ruelle étroite ni de très grande zone piétonne. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 62 Les centres urbains Difficultés de livraison 62,30% Pôles SEGH Non Oui 37,70% 71,40% Rue de Genève Moëllesulaz 0,00% 28,60% 10,00% 20,00% 30,00% 40,00% 50,00% 60,00% 70,00% 80,00% LA SECURITE Le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz souffre d’une mauvaise réputation à l’échelle de l’agglomération en terme de sécurité. En effet, cet espace, et plus particulièrement la zone de Moëllesulaz – Portes de France, est perçu comme l’un des quartiers posant problèmes en matière de sécurité et de trafic avec la Suisse voisine. Les professionnels ayant répondu au questionnaire, se plaignent globalement plus que ceux de l’ensemble du SEGH de problèmes de ce type. Problèmes d'insécurité 17,40% Rue de Genève Moëllesulaz 82,60% Non Oui 27% Pôles SEGH 73% 0% 20% 40% 60% 80% 100% Le taux de répondants déclarant connaître des problèmes d’insécurité est très élevé, puisqu’il est supérieur à 82 %. De plus environ deux tiers des professionnels pointent l’insécurité comme étant un point faible du pôle. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 63 Les centres urbains Les manifestations de l’insécurité se répartissent presque équitablement entre, l’agressivité envers les clients (28 %), les vols (21 %), les dégradations de locaux (21 %) et l’agressivité envers le personnel (18 %). L’insécurité apparaît donc comme un enjeu majeur de ce pôle. LA SIGNALETIQUE La signalétique du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz se limite aux publicités privées et aux enseignes des établissements. Le résultat est assez décevant tant en termes d’information pour le passant que du point de vue de la qualité esthétique du pôle. Il n’existe pas de signalétique commune indiquant la localisation des locaux d’activités. La Place Porte de France souffrant d’un important manque de visibilité nécessiterait une signalétique de qualité offrant une information précise et détaillée des activités qui s’y trouvent. Il serait sans doute intéressant d’implanter cette signalétique près de la douane de Moëllesulaz, point de passage stratégique de l’Agglomération Genevoise. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La circulation sur la rue de Genève La municipalité d’Annemasse, dans le cadre de la réalisation de son « Péricentrique » est en train de réaliser un rond-point sur la rue de Genève, au carrefour entre les rues du Baron de Loë et du Salève. Cette réalisation pourrait modifier l’écoulement du trafic en provenance de Genève. La commune de Gaillard souhaite réaménager la circulation au carrefour entre la rue de Genève et la rue de Moëllesulaz. L’objectif principal est de ralentir la vitesse du flux automobile. Deux giratoires devraient ainsi être créés. Vidéosurveillance La commune de Gaillard souhaite installer un système de vidéosurveillance sur la Place Porte de France. Ce système a pour objectif de réduire les problèmes d’insécurité de ce lieu, de manière à ce que les chalands se sentent en sécurité et fréquentent cet espace. Il s’agit de redynamiser le commerce. Afin de ne pas seulement déplacer le problème de quelques mètres, il serait peut-être intéressant d’étendre ce dispositif à l’ensemble du pôle de Moëllesulaz. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 64 Les centres urbains Implantation d’une enseigne nationale Le secteur de Moëllesulaz compte peu d’enseignes commerciales nationales reconnues. Une telle implantation constituerait sans doute une « locomotive » commerciale attractive pour l’ensemble de la zone. Le tramway La prolongation de la ligne de tramway stoppant actuellement à Moëllesulaz est une question majeure abordée dans le SCOT du SEGH. Cette voie emprunterait sans doute la rue de Genève pour rejoindre le centre d’Annemasse. Cette réflexion soulève plusieurs questions, notamment concernant la « multi utilisation » de la rue : tramway et voiture ? Cette réalisation ne sera pas effective à court ou moyen terme. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Au-delà du travail d’information et de sensibilisation réalisé au cours de la présente étude auprès des élus et des professionnels de la commune de Gaillard, notamment, mais également d’Annemasse et d’Ambilly, un important travail d’étude et de planification reste à fournir. Les projets essentiellement communaux Il s’agit principalement de la mise en place d’un système de vidéosurveillance et du programme visant l’amélioration de la circulation dans le quartier de Moëllesulaz. La commune de Gaillard a déjà mené des études concernant ces deux points et est en contact avec des prestataires. Cependant, avant le dépôt d’un dossier FISAC concernant ces thèmes, des analyses doivent montrer leur intérêt pour le développement des activités de proximité du secteur. Dans un second temps, il s’agira d’établir un plan de financement répartissant les coûts entre les différents partenaires (Commune, FISAC, Département, Région,…). Les projets impliquant largement les professionnels Ces projets concernent essentiellement la promotion collective et la réfection de vitrines et de devantures commerciales. L’association des commerçants de Gaillard (GAC) dispose aujourd’hui de peu de moyens et manque de structures pour organiser des opérations d’envergure. Un premier travail devra Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 65 Les centres urbains consister à apporter un soutien technique à cette association de manière à ce qu’elle soit à même de jouer un rôle actif dans le programme FISAC. Ce soutien passera principalement la réalisation d’études de faisabilité concernant les projets et en partie par la mise en relation avec des partenaires (CCI, Chambre de Métiers,…) et des prestataires. Un plan de financement des opérations retenues à l’issue des études de faisabilité, devra être défini. Il s’agira également de préparer le suivi des actions mises en œuvre. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 66 Les centres urbains D LE QUARTIER DE PERRIER – LIVRON Le pôle de Perrier – Livron est un quartier créé relativement récemment (1970-80) dont la vocation première est l’habitat. Le commerce est une activité d’accompagnement. Ainsi, le commerce implanté sur ce pôle garde une vocation de proximité, malgré la présence d’un supermarché. La clientèle extérieure au pôle reste donc relativement marginale. DELIMITATION DU PERIMETRE Ce pôle est composé de deux centres majeurs : - Le centre commercial du Perrier ; Le quartier commercial de Livron. Contours du pôle Le pôle de Perrier – Livron Principaux centres commerciaux Les commerces de ce pôle sont situés à proximité immédiate d’importantes zones d’habitations (environ 3 000 logements). Ce quartier d’habitations accueille des structures diverses qui accompagnent la fonction logement : commerces, services publics (Poste, ANPE, MJC, caserne des pompiers,…). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 67 Les centres urbains EQUIPEMENT COMMERCIAL Le secteur alimentaire représente plus de 20% des activités présentes sur ce pôle. Ce taux est très largement supérieur à celui observé sur l’ensemble du SEGH. La vocation de pôle de proximité explique cette forte représentation du secteur alimentaire. Le fait que les commerces soient situés au cœur d’une importante zone d’habitations justifie cette orientation. Sans doute pour des raisons similaires, le secteur de la pharmacie est également largement représenté. En revanche, l’équipement de la personne, les soins à la personne et surtout l’équipement du foyer, sont des secteurs peu représentés sur le pôle de Perrier – Livron. En effet, ce type de commerce trouve davantage sa place en centre ville. La locomotive commerciale de ce pôle est sans doute le supermarché Champion, implanté dans le centre commercial du Perrier. Cette galerie commerçante est constituée 13 établissements. L’enseigne La Panière constitue sans doute un attrait commercial pour la zone de Livron. LES ORGANISATIONS COMMERÇANTES Une association représente les commerçants de Livron. Elle s’est constituée en 2004, de manière à ce que ses adhérents puissent être identifiés par la municipalité et disposer d’une réelle légitimité. Ses principaux objectifs sont la représentation des commerçants du pôle auprès des autorités et la réalisation de projet communs. Le centre commercial du Perrier est géré par un Groupement d’Intérêt Economique (GIE). Il est chargé de la gestion des locaux communs (galeries), et des opérations ou manifestations concernant le centre. Chacun des 13 commerçants est représenté. Ces deux organisations souhaitent se rapprocher de manière à mener à bien des projets communs. Ensemble, ils souhaitent réaliser un programme de signalétique commune sur la totalité du pôle Perrier – Livron. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES Globalement, la qualité des vitrines et des devantures commerciales est inférieure à celle observée sur l’ensemble des pôles du SEGH. Les enseignes sont globalement moins qualitatives que sur les autres pôles. Cet écart peut s’expliquer par la situation de nombreux commerces dans une galerie, où la qualité des vitrines est peut-être moins fondamentale qu’en plein air. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 68 Les centres urbains Les bâtiments sont globalement de moins bonne qualité. En revanche, ils sont beaucoup plus homogènes et en cohérence les uns par rapport aux autres que sur les deux pôles étudiés précédemment. La visibilité des locaux d’activité est légèrement meilleure sur ce pôle que sur l’ensemble du SEGH. De nombreux établissements effectuent une coupure durant le déjeuner. En revanche, la plupart sont ouverts six jours par semaine, et ne ferment leurs portes que le dimanche. TRAITEMENT URBAIN Le quartier de Perrier – Livron est majoritairement composé d’immeubles relativement hauts (5-6 étages). La qualité architecturale de ces immeubles est relativement moyenne. Des ravalements de façades ont permis de leur donner une image de propreté et de relative modernité. Le principal atout esthétique de ce pôle réside dans sa cohérence d’ensemble qui fait défaut à de nombreux autres espaces. Les bâtiments commerciaux sont pour la plupart séparés des habitations, même s’il existe quelques commerces en rez-de-chaussée. Ainsi, les commerces se situent dans des constructions qui leur sont propres. Il s’agit de bâtiments bas mais dont la surface est généralement importante, puisque plusieurs établissements sont regroupés dans un même édifice. En face du centre commercial du Perrier se trouve le parc Cassin, un espace vert équipé de jeux pour enfants. Le stade situé à côté de la caserne des pompiers apporte également une touche de verdure à ce pôle urbain. Malgré la présence d’immeubles à multiples étages, ce pôle offre quelques points de vue sur les massifs alentours (Salève, colline de Monthoux,…). LE MARCHE HEBDOMADAIRE Un marché hebdomadaire se tient chaque mercredi matin sur la place Jean Jaurès (à proximité immédiate du centre commercial du Perrier). Il regroupe en général une trentaine de commerçants, proposant des biens d’équipement de la personne ou des produits alimentaires pour la majorité d’entre eux. Cette place est équipée d’accès à l’eau, à l’électricité, d’une sanisette, de lave-mains à commande non manuelle. Elle répond donc aux obligations légales concernant l’organisation de ce type d’événements. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 69 Les centres urbains ACCESSIBILITE Globalement, l’accessibilité au pôle de Perrier – Livron est satisfaisante. L’automobile En voiture, l’accès s’effectue via l’axe, avenue de l’Europe, avenue du Général De Gaulle, pour les automobilistes en provenance de Gaillard ou d’Etrembières. Cet axe souffre d’un certain encombrement durant les heures de pointe, notamment en fin d’après midi. Les habitants de Ville La Grand ou des communes de la CCV accèdent de puis l’avenue du Maréchal Leclerc. Le réaménagement du carrefour des Vallées fluidifie la circulation. Néanmoins, quelques difficultés subsistent aux heures de pointe, puisque cette voie constitue une continuité à l’avenue de l’Europe – avenue du Général De Gaulle. Ces deux voies sont urbaines, la vitesse est limitée à 50 kilomètres heure, et elles sont équipées de feux tricolores. Cependant, il s’agit de voies relativement larges disposant de quatre voies de circulation sur certains tronçons. Cet axe, avenue de l’Europe – avenue du Maréchal Leclerc, a pour vocation d’être utilisé pour détourner le trafic de transit du centre d’Annemasse ; la desserte de Perrier – Livron n’est qu’une vocation secondaire. Comme l’a souligné le chapitre consacré au centre d’Annemasse, ce contournement ne joue pas pleinement son rôle. Depuis le centre d’Annemasse l’accès à ce pôle s’effectue via deux axes : l’avenue de Verdun et la route de Bonneville – rue du Léman. Ces deux voies sont urbaines, mais le trafic reste généralement fluide. Elles permettent une liaison aisée entre le quartier de Perrier – Livron et le centre ville. Depuis Vétraz-Monthoux l’accès s’effectue via la route de Livron et la rue Charcot, qui sont peu fréquentées. Les transports en commun Le pôle Perrier – Livron est desservi par deux lignes de bus (les lignes 1 et 3). Cette desserte reste faible en terme de fréquence par rapport à de grandes agglomérations, en revanche ce quartier est favorisé en comparaison d’autres pôles du SEGH. Il faut remarquer que la situation de Perrier – Livron, au cœur d’une zone d’habitation dense, réduit les besoins d’apport de clientèle extérieure pour les commerçants, d’autant plus que la plupart des établissements ont une vocation de proximité. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 70 Les centres urbains LE STATIONNEMENT Le centre commercial du Perrier dispose de deux parkings. Le premier est situé à côté du magasin, en extérieur. Il est relativement petit et ne peut satisfaire l’ensemble des besoins engendré par les commerces. Quelques arbres apportent une touche de verdure. Le second est implanté sur le toit du centre commercial. L’accès se fait au moyen d’une rampe suffisamment large. Sa capacité d’accueil, ajoutée à celle du parking de plein pied, permet d’absorber les besoins du pôle. Des escaliers et un ascenseur, adapté aux personnes handicapées, permettent de rejoindre directement l’intérieur de la galerie. En outre des places de stationnement bordent l’avenue de Verdun et permettent de desservir les établissements situés le long de cette voie. Les commerces du quartier Livron disposent d’une aire de stationnement accolée à la zone commerciale. Si le nombre de places est limité, cette aire offre en général des possibilités de stationnement aux utilisateurs des commerces. Toutes les places sont gratuites et ne sont pas limitées dans la durée. Il faut noter que le nombre important d’habitants du quartier, réduit la demande en stationnement. Le stationnement constitue donc un des points forts de ce pôle. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU POLE Du fait de la vocation de ce pôle, tourné davantage vers l’habitat que le commerce, la circulation interne constitue un enjeu très important. Depuis la plupart des immeubles implantés dans le quartier, il est relativement rapide et aisé de se rendre à pieds vers les espaces commerciaux. Ce cheminement piéton s’effectue soit via les trottoirs suffisamment larges, soit par des chemins hors circulation, plus plaisants, qui raccourcissent parfois les trajets, mais qui ne sont pas toujours adaptés aux personnes souffrant de difficultés à se déplacer. L’axe, avenue du Maréchal Leclerc – avenue du Général de Gaulle, constitue une sorte de coupure entre le Perrier et le Livron. Néanmoins, les feux tricolores qui équipent les passages piétons permettent de franchir cette voie en sécurité. Les deux roues constituent un moyen de déplacement intéressant à l’intérieur du pôle. En effet la circulation est relativement faible hors des grands axes. De plus, l’avenue de Verdun est équipée d’une bande cyclable. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 71 Les centres urbains L’ACCESSIBILITE POUR LES PERSONNES HANDICAPEES Les conditions d’accès des personnes handicapées aux espaces publics sont relativement satisfaisantes. La principale difficulté réside dans l’accès aux commerces du Livron qui surplombent légèrement l’avenue du Maréchal Leclerc. La pente peut être gravie soit par des escaliers soit par un trottoir à forte inclinaison. Globalement l’accès des personnes handicapées aux établissements commerciaux et artisanaux du quartier de Perrier – Livron est bon. En effet, plus de 70% d’entre eux sont facilement accessibles, seuls 7% sont totalement inaccessibles. Même si ces chiffres restent perfectibles, ils sont nettement meilleurs que ceux observés sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 7,40% 22,20% 100% 80% 47,50% Difficilement accessibles Accessibles 60% 70,40% 40% 23,80% 28,70% 20% 0% Perrier - Livron Pôles SEGH LES LIVRAISONS A priori, les livreurs devant accéder aux commerces du pôle Perrier – Livron ne rencontrent pas de difficulté particulière. Les voies suffisamment larges et les places de stationnement en nombre suffisant, facilitent sans doute le processus de livraison. LA SECURITE Le quartier de Perrier – Livron souffre d’une image d’insécurité au travers de l’Agglomération Annemassienne. Cette réputation émane sans doute de l’importante présence de logements aidés sur ce pôle. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 72 Les centres urbains Une part importante des commerçants ayant répondu au questionnaire affirme rencontrer des problèmes d’insécurité. Cependant, le taux de répondants affirmant rencontrer ce type de problèmes est légèrement inférieur à la moyenne observée sur le SEGH. S’il apparaît vraisemblable que des problèmes d’insécurité perturbent le développement commercial de ce pôle, ces difficultés ne sont sans doute pas plus importantes que sur d’autres pôles. Les commerçants du quartier souffrent davantage de l’image d’insécurité du pôle que des faits qui peuvent s’y dérouler. L’implantation de nombreux services publics (Poste, ANPE, MJC, caserne des pompiers,…) a pu favorisé la diminution de l’insécurité. Problèmes d'insécurité 27% Pôles SEGH 73% Non Oui 33% Perrier - Livron 0% 67% 20% 40% 60% 80% SIGNALETIQUE De la même manière que pour de nombreux pôles, le Perrier – Livron souffre d’une quasi absence de signalétique informant les usagers de la présence des commerces et de leur nature. Seules les publicités privées et les enseignes informent les passants. Cependant, la vocation de proximité de ce pôle et sa situation au cœur d’une zone d’habitation dense, rend moins fondamentale l’implantation d’une telle signalétique. En effet, la plupart de la clientèle connaît les lieux et les établissements qui s’y trouvent. LES PROJETS D’AMENAGEMENT Les élus d’Annemasse ne semblent pas avoir de projet particulier visant à l’amélioration des aménagements publics dont bénéficient les établissements commerciaux, artisanaux et de services de ce pôle. L’Association des Commerçants de Livron souhaite réaliser une opération visant à implanter une signalétique informative indiquant la présence des établissements commerciaux. Elle souhaite s’associer pour la réalisation de ce projet au GIE d’Animation du Perrier. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 73 Les centres urbains Ces deux organisations souhaitent également améliorer les cheminements piétons, notamment en ce qui concerne les voies hors circulation, de manière à les rendre plus accessibles. De plus, le GIE d’Animation du Perrier envisage d’améliorer la qualité esthétique des aires de stationnement de leur centre commercial, principalement de celui situé sur le toit. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Aujourd’hui, au-delà des quelques opérations ponctuelles évoquées dans le paragraphe précédent, il ne semble pas exister de volonté de mise en œuvre d’actions visant à une redynamisation du tissu commercial de proximité sur ce pôle. La mise en place des opérations pré citées demandera une étude de faisabilité, relativement succincte, puis l’établissement d’un plan de financement et d’un calendrier de réalisation. Cependant, il serait intéressant d’avoir un contact plus important avec les organisations de professionnels du secteur de manière à envisager des projets de plus grande importance. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 74 Les centres urbains E LA ROUTE DE BONNEVILLE Cet espace se situé le long de la route de Bonneville. La présente étude s’est bornée à analyser le segment compris entre le croisement avec la rue de l’Annexion et le centre commercial situé près du carrefour avec la rue du Léman. Cette zone ne constitue pas véritablement un « pôle » mais plutôt un axe aux abords duquel des établissements commerciaux, artisanaux et de services se sont développés. Périmètre retenu pour l’étude Le pôle route de Bonneville Annexion Pôles commerciaux principaux Les deux principales commerciales se situent aux extrémités du pôle de la route de Bonneville. zones Sa situation à proximité du centre ville d’Annemasse et du quartier du Perrier, lui confère une vocation de pôle relais entre ces deux espaces. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 75 Les centres urbains EQUIPEMENT COMMERCIAL Le pôle de la route de Bonneville compte 23 établissements commerciaux, artisanaux et de services de proximité. Son poids est donc faible en comparaison du centre d’Annemasse tout proche. Néanmoins, la présence de ces commerces sur un axe d’accès au centre ville, qui n’est pas trop saturé, présente l’attrait pour les consommateurs d’éviter les encombrements du centre. Répartition des entreprises par activité Route de Bonneville Total pôles SEGH Activité Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Eff. Fréq. 7 6 2 0 1 1 6 0 30,43% 26,09% 8,70% 0,00% 4,35% 4,35% 26,09% 0,00% Eff. 106 345 98 145 105 41 182 23 Fréq. 10,1 % 33,0 % 9,4 % 13,9 % 10,0 % 3,9 % 17,4 % 2,2 % Total 23 100,00% 1 045 100,0 % Ce pôle a une forte vocation alimentaire, puisque près d’une enseigne sur trois exerce son activité dans ce domaine. Le secteur de l’hôtellerie restauration est largement représenté du fait de la présence de plusieurs cafés restaurants sur la zone. En revanche, il n’existe aucune enseigne d’équipement de la personne ou de culture loisirs sur ce pôle, ces activités se rencontrant davantage en centre ville. La principale enseigne nationale présente sur le pôle est ED, un supermarché à vocation alimentaire proposant des produits bons marché. Cet établissement est sans doute attractif sur l’ensemble d’Annemasse et des communes environnantes. D’autres enseignes alimentaires sont regroupées autour de ce magasin. En revanche, du fait de la gamme des produits qu’il propose, il n’est pas certain qu’il bénéficie réellement à tous les commerces de la route de Bonneville. Aucune organisation commerçante n’a pu être détectée sur ce pôle. Cependant, l’association J’Aime Annemasse accepte des adhérents de ce secteur, même si ses dirigeants n’ont pas privilégié cet espace, préférant se concentrer sur le centre ville. La route de Bonneville n’accueille pas de marché hebdomadaire, notamment en raison de la proximité de ceux du centre d’Annemasse et du Perrier et du manque de place. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 76 Les centres urbains L’ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES Globalement, la qualité des vitrines, devantures commerciales et enseignes est moins bonne que sur l’ensemble des pôles du SEGH. En effet, la note moyenne obtenue par l’ensemble des vitrines recensées est de 10,50 sur 20, tandis que la moyenne des vitrines de la route de Bonneville est de 9,38 sur 20. Chaque critère analysé affiche un résultat inférieur sur la route de Bonneville que sur l’Agglomération Annemassienne. En revanche, la qualité des vitrines est plus homogène sur la route de Bonneville que sur l’ensemble des pôles du SEGH. Bien que le nombre de retours au questionnaire soit faible sur ce pôle, il semble que le renouvellement des vitrines soit moins fréquent que sur l’ensemble des pôles du SEGH. Les horaires d’ouverture ne sont pas sensiblement plus larges que sur les autres pôles. Les établissements implantés sur la route de Bonneville sont donc globalement moins attractifs que ceux de l’ensemble du SEGH. LE TRAITEMENT URBAIN Les abords de la route de Bonneville présentent des caractéristiques urbaines. Elle est bordée d’immeubles et de maisons de ville. Toutefois, la densité des constructions est plus faible que dans le centre ville. En outre, quelques bâtiments offrent un aspect semblable aux constructions de périphérie (Mourier, ED,…). L’implantation de ces dernières bâtisses rompt quelque peu l’homogénéité du tissu architectural. Il n’existe pas d’espace vert public aux abords de ce pôle. Néanmoins, la moindre densité des constructions, ainsi que l’existence de jardins privés autour des maisons de ville, apporte une touche de verdure appréciable. Plusieurs tronçons de la voie permettent d’avoir un point de vue sur le Mont Salève. Ce pôle est donc urbain, mais n’a pas les caractéristiques d’un centre ville. L’ACCESSIBILITE La route de Bonneville constitue un axe d’accès au centre ville d’Annemasse. Il s’agit d’un axe important, d’autant plus qu’il est l’un des moins saturés. L’accessibilité aux commerces de la route de Bonneville est donc globalement satisfaisante. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 77 Les centres urbains La proximité de deux zones d’habitations importantes, le centre d’Annemasse et le Perrier, ajoutée à l’existence d’immeubles d’habitation implantés sur le pôle, limite le recours systématique à l’automobile pour les consommateurs fréquentant ces commerces. La ligne de bus N°3 relie le Perrier au centre d’Annemasse en empruntant la rue de l’Annexion et la route de Bonneville. Cela offre une desserte du pôle par les transports en commun. Cependant, la fréquence des rotations reste limitée (environ un bus toutes les trente minutes). LE STATIONNEMENT Il s’effectue principalement le long de la voirie, sur les segments suffisamment larges. Le centre commercial ED bénéficie d’un parking propre largement dimensionné. D’autres commerces disposent de quelques places réservées à leur clientèle. L’ensemble des places sont gratuites et ne sont pas limitées en durée. Il faut cependant noter que quelques commerces particulièrement attractifs, génèrent une demande en stationnement qui dépasse la capacité des abords de l’établissement ; ce qui a pour conséquence le recours au stationnement illicite. Globalement, le stationnement ne pose pas de difficulté majeure sur ce pôle LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Le pôle de la route de Bonneville, un peu à l’image de la rue de Genève, est très axial, ce qui rend les déplacements internes parfois longs s’ils sont effectués à pieds. Même si la partie étudiée ne mesure qu’environ 550 mètres de long, la traversée de part en part à pieds semble longue du fait de la discontinuité des vitrines, de leur qualité relativement moyenne et de la circulation automobile passant à proximité. Les trottoirs sont généralement larges et absorbent très largement le flux de piétons. La municipalité a créé une bande cyclable le long de la route de Bonneville. Mais si elle a le mérite de matérialiser la voie réservées aux cyclistes elle ne les protège pas d’une circulation importante. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Les larges trottoirs permettent aux personnes à mobilité réduite de se déplacer en sécurité par rapport au trafic routier. Néanmoins, quelques passages piétons restent d’un accès difficile du fait de la présence d’un décalage entre le trottoir et la chaussée qui n’est pas complètement compensé par le « bateau ». Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 78 Les centres urbains L’accès des personnes handicapées aux établissements commerciaux est comparable à la situation observée sur l’ensemble des pôles du SEGH. Seulement 25% des commerces sont véritablement accessibles. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 80% 50,00% 47,50% 25,00% 23,80% 25,00% 28,70% Difficilement accessibles Accessibles 60% 40% 20% 0% Route de Bonneville Pôles SEGH LES LIVRAISONS Du fait des caractéristiques de ce pôle, voie d’accès au centre, espace urbain moins dense que le centre, l’accès des livreurs aux établissements ne pose pas de problème particulier. Les résultats de l’enquête auprès des professionnels, même si le nombre des répondants n’est pas forcément représentatif, laisse entrevoir que ce pôle souffre moins que l’ensemble des pôles du SEGH de soucis liés à l’accès des véhicules de livraison aux locaux d’activité. LA SECURITE Le nombre de répondants au questionnaire adressé aux professionnels n’est pas suffisant pour être représentatif sur ce pôle. Toutefois, les problèmes d’insécurité semblent toucher une part importante des commerçants et artisans du pôle. Cependant, ce pôle ne souffre pas d’une image de quartier connaissant des problèmes de sécurité. En effet, il est suffisamment « coupé » du quartier du Perrier qui subit cette mauvaise image. LA SIGNALETIQUE Le pôle de la route de Bonneville ne comprend pas de signalétique commerciale informant le consommateur des établissements qu’il y trouvera. De la même manière que sur les autres pôles étudiés, seules les enseignes et les publicités privées informent les passants. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 79 Les centres urbains Cependant, le caractère de cet espace, qui constitue un axe d’accès au centre d’Annemasse, limite l’importance d’une signalétique très performante, car les établissements sont globalement visibles. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La municipalité ne semble pas avoir de projets particuliers quant à l’aménagement des espaces commerciaux de ce pôle. Les éventuels projets se limitent donc principalement à l’initiative privée, du type ouverture de nouvel établissement, réaménagement d’anciens locaux… L’absence de groupement de professionnels laisse supposer qu’aucun dossier FISAC particulier ne portera sur ce pôle. Néanmoins des opérations transversales pourraient concerner cet espace. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 80 Les centres bourgs LES CENTRES BOURGS F LE CENTRE DE BONNE SUR MENOGE La commune de Bonne sur Menoge compte 2 375 habitants. Il s’agit d’un centre bourg, bordé de zones plus rurales. Le centre bourg est traversé par la RD 907 reliant le centre de l’Agglomération Annemassienne à la Vallée Verte ou à la Vallée du Giffre. Le centre est contraint par le cours de la Menoge au sud et par le versant des Voirons au nord. DETERMINATION DU PERIMETRE Le périmètre retenu pour la présente étude, est l’espace du centre bourg. Cela comprend principalement l’avenue du Léman et les rues immédiatement adjacentes. Le segment de l’avenue du Léman retenu s’étend de l’hôtel Climotel (entrée Ouest), jusqu’au tabac presse (entrée Est). La profondeur de ce pôle est donc très réduite, il s’agit d’un espace très longitudinal s’organisant autour de la RD 907. EQUIPEMENT COMMERCIAL La vocation du centre bourg de Bonne est de constituer un pôle relais entre le centre de l’Agglomération Annemassienne et les territoires davantage ruraux de la Vallée Verte, de la Vallée du Giffre,… En outre, il doit répondre aux attentes des habitants de la commune et des communes voisines, notamment Lucinges. Cette vocation de relais demande une offre commerciale de proximité élargie, comprenant à la fois des biens alimentaires et des services de proximité ; mais aussi des biens d’équipement du foyer, de la personne, des services moins fréquents,… Le centre de Bonne compte 21 établissements commerciaux, artisanaux et de services de proximité. C’est le centre bourg le plus équipé, en nombre d’établissements, du SEGH. Le tableau suivant montre que le centre de Bonne est largement orienté vers le commerce de produits alimentaires et la fourniture de services. Le secteur de l’équipement du foyer est également bien présent, il est proportionnellement plus important que sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. En revanche, les secteurs de l’équipement de la personne, de la culture et du loisir, ne sont pas représentés à Bonne. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 81 Les centres bourgs Répartition des entreprises par activité Activité Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Total Bonne du Menoge Total pôles SEGH Eff. Fréq. Eff. Fréq. 4 19,0% 106 10,1 % 6 28,6% 345 33,0 % 3 14,3% 98 9,4 % 0 0,0% 145 13,9 % 3 14,3% 105 10,0 % 1 4,8% 41 3,9 % 4 19,0% 182 17,4 % 0 0,0% 23 2,2 % 21 100,00% 1 045 100,0 % Il existe plusieurs enseignes nationales : la supérette Casino, les banques Crédit Agricole ou Caisse d’Epargne,… En outre, l’hôtel restaurant Baud, connaît une renommée nationale, voire internationale. La présence de telles enseignes apporte un supplément d’attractivité au centre bourg. Un petit marché hebdomadaire se déroule chaque vendredi après-midi sur la placette faisant face à la supérette, en plein centre de Bonne. Ce marché compte environ trois commerçants qui proposent des produits alimentaires. Cette manifestation confirme la vocation alimentaire de ce pôle. Les commerçants disposent d’un accès à l’électricité, à l’eau et aux toilettes. Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants de Bonne n’a pu être détecté. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES La qualité des vitrines et devantures commerciales de Bonne est globalement correcte, même si elle est légèrement inférieure à la moyenne observée sur l’ensemble des vitrines analysées sur le SEGH. En effet, la note moyenne obtenue par les établissements de Bonne est de 10,1 sur 20, tandis qu’elle est de 10,5 sur 20 pour l’ensemble du SEGH. Une analyse par critères permet de situer la principale déficience des locaux de Bonne au niveau de l’appréciation générale et des enseignes, tandis que la visibilité est généralement meilleure à Bonne. Il faut noter que la qualité des vitrines est beaucoup plus hétérogène à Bonne que sur l’ensemble des pôles du SEGH. Si des établissements disposent d’une devanture de très bonne qualité, d’autres façades souffrent d’une vétusté importante. Cette hétérogénéité est manifeste entre le pôle Ouest et le pôle Est, par rapport à la rue en provenance du pont de la Menoge. En effet, le premier, qui est le plus important, bénéficie de vitrines globalement de bonne qualité, tandis que le second présente une image plus négative. Ce phénomène s’explique en partie du fait de la réfection de l’espace public sur le secteur Ouest, alors que l’entrée Est reste moins aménagée. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 82 Les centres bourgs Toutefois, même sur la partie Ouest du bourg, des établissements exposent des produits de construction à l’extérieur de leur magasin, ce qui nuit à l’image d’ensemble du secteur. TRAITEMENT URBAIN Les bâtiments qui composent le centre de Bonne sont de petits immeubles, des maisons de ville et quelques pavillons. Ces constructions restent relativement basses. La qualité esthétique est variable. Certains bâtiments sont modernes, ou ont été rénové récemment, ce qui leur permet d’offrir une image qualitative à ce pôle. En revanche, d’autres constructions sont aujourd’hui vétustes et nuisent à l’image de l’ensemble. De la même manière qu’en ce qui concerne les vitrines, la partie Ouest du bourg est globalement plus attrayante que le secteur Est. Les rénovations des espaces publics, concernant principalement la partie Ouest, réalisés il y a environ cinq, améliorent considérablement l’esthétisme du bourg. La présence d’établissements faisant commerce de matériaux de construction ou de gros équipement du foyer, nécessitant un entreposage extérieur apporte une image négative pour un centre bourg. L’hétérogénéité de ce centre bourg nuit à sa cohérence. La présence de la RD 907 et de son flux de circulation très important nuit à la tranquillité des lieux. Même s’il n’existe pas d’espaces verts, de type parc ou square, le centre de Bonne offre des points de vues intéressants sur les massifs environnants. La proximité de la Menoge apporte une image nature, même si ce cours d’eau se situe en retrait du centre. L’ACCESSIBILITE La clientèle des commerces du centre de Bonne s’y rend majoritairement en voiture, à l’exception des habitants du bourg. Même si le nombre de logements situés au centre est en augmentation, le rôle de pôle relais que joue Bonne, en grande partie grâce à sa zone commerciale de périphérie (La Menoge), mais également par le biais de son centre, impose une accessibilité aisée vers les commerces. Les établissements sont implantés le long de la RD 907, qui constitue une voie de transit importante à l’échelle du nord de la Haute-Savoie. Cette voie connaît certains problèmes d’encombrements, notamment aux heures de pointes et durant la saison des sports d’hiver, puisqu’elle dessert de nombreuses stations alpines (Grand Massif, Portes du Soleil,…). Le passage sur cette voie est l’une des raisons majeure de l’implantation de commerces sur le centre de Bonne. Il est donc important de préserver un flux irriguant le centre en clients potentiels. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 83 Les centres bourgs Aujourd’hui les clients fréquentant les établissements de Bonne, le font principalement parce qu’ils se trouvent sur leur passage. Le niveau de saturation de l’axe importe donc relativement peu du point de vue commercial. Cependant, la préservation d’une circulation fluide est un enjeu important à l’échelle du Genevois Haut Savoyard. En outre, cette importante circulation, environ 10 000 véhicules par jour, impose la disposition d’aménagements adaptés de manière à garantir la sécurité de l’ensemble des usagers (automobilistes, cyclistes, piétons,…). De plus elle limite la vocation du centre de Bonne à des activités liées au passage. Le centre de Bonne comprend un carrefour important entre la RD 907 et la route provenant de Nangy. Ce croisement est responsable d’une partie des encombrements de Bonne, même si les véhicules venant de Nangy ne sont pas prioritaires. Seule une ligne de cars dessert Bonne en transports en commun. LE STATIONNEMENT Sur la partie Ouest, le stationnement s’effectue soit le long de la voie, soit sur de petites aires prévues à cet effet. Il existe ainsi deux petits parkings : l’un près de la Poste, l’autre presque en face du premier, à proximité de l’hôtel restaurant Baud. Le stationnement est aujourd’hui globalement suffisant sur cette partie du centre, mais si quelques tensions se font sentir. Le nombre de places n’est pas surdimensionné, et constitue une question à prendre en considération en cas d’accroissement de l’offre commerciale. Sur la partie Est du centre le stationnement pose davantage de difficultés du fait de l’étroitesse des lieux. En effet, la proximité entre la route et les constructions empêche la réalisation d’aires séparées de la voie. Le stationnement s’effectue donc uniquement le long de la voie, sans réelle délimitation. Outre d’importantes difficultés en termes de nombre de places, ce mode de fonctionnement pose des problèmes de sécurité. Les consommateurs souhaitant se rendre dans les magasins de cette zone peuvent utiliser les places situées près du carrefour entre la RD 907 et la route de Nangy ; cet espace n’offre pas toujours de disponibilité, surtout lors du marché. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Sur la partie Ouest, les déplacements internes ne posent pas de difficulté majeure. Ils s’effectuent par le biais de trottoirs suffisamment larges. Des passages piétons et des ralentisseurs permettent de traverser la voie. Sur la partie Est la situation est plus complexe puisque une partie de cette zone n’est pas équipée de trottoir. Lorsque les voitures en stationnement occupent les bas-côtés, la circulation piétonne doit se faire à même la voie, ce qui pose d’importants problèmes de sécurité. La traversée de la chaussée, est également périlleuse, puisque seules des bandes de peinture blanche matérialisent le passage piétons. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 84 Les centres bourgs Les quelques trottoirs existant sur la partie Est, sont étroits et comprennent de nombreux décalages. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Les aménagements publics de la partie Ouest, relativement, récents sont globalement adaptés à la circulation des personnes handicapées, même si de multiples changements de niveaux des trottoirs peuvent perturber leur progression. Sur la partie Est, la circulation des personnes handicapées est particulièrement dangereuse. Peu d’établissements commerciaux sont accessibles aux personnes handicapées. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 80% 47,50% 66,67% Accessibles 60% 40% 20% Difficilement accessibles 23,80% 16,67% 16,67% 28,70% 0% Bonne sur Menoge Pôles SEGH Ce phénomène s’explique en partie par la mauvaise accessibilité des espaces publics et par la pente qui caractérise une partie du centre. LES LIVRAISONS Le taux de retour au questionnaire adressé aux professionnels ne permet pas d’avoir une représentativité suffisante pour le centre de Bonne. Cependant, l’architecture du centre permet d’avoir une idée assez précise des difficultés que peuvent rencontrer les livreurs aux professionnels. Ainsi, il semble que les livreurs des établissements de la partie Est rencontrent davantage de difficultés que ceux livrant les commerces de la partie rénovée. Toutefois, la présence d’enseignes d’équipement du foyer, y compris de matériel de bricolage, laisse supposer que les livreurs d’objets encombrant pourraient rencontrer des difficultés particulières. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 85 Les centres bourgs LA SECURITE Les problèmes d’insécurité semblent constituer une préoccupation importante des professionnels du centre de Bonne. Cependant, le taux de retour au questionnaire est trop faible pour généraliser la tendance observée. Néanmoins, des contacts téléphoniques avec certains commerçants montrent leur préoccupation pour cette question. En revanche, la commune de Bonne ne souffre pas d’une image de commune connaissant de graves problèmes d’insécurité. LA SIGNALETIQUE La situation des commerces de Bonne, sur un axe de communication important à l’échelle du Genevois Haut Savoyard, rend la signalétique moins fondamentale que sur des pôles plus en retrait. Cependant, il n’existe aucune signalétique commerciale et artisanale commune. L’information des passants se fait uniquement grâce aux enseignes et à quelques publicités disposées par les établissements. LES PROJETS D’AMENAGEMENT Le principal projet public de la municipalité de Bonne concerne le traitement de la partie Est du centre. La commune souhaite tout d’abord mettre en place des aménagements destinés à faire ralentir le flux automobile. Cela pourrait prendre la forme de ralentisseurs ou même d’un rond-point situé en amont, mais dont le coût devrait être élevé. Cette phase d’aménagements comprendrait également la réalisation de trottoirs. La municipalité souhaite également développer l’offre de stationnement sur cette partie. Pour cela, elle envisage d’acquérir un local pour le transformer en petit parking. La principale limite à la réalisation de ces projets est leur coût. Quelques logements sociaux seront prochainement construits près de la Menoge. Ils apporteront une clientèle potentielle nouvelle aux commerces du centre, sans engendrer de flux supplémentaire ni de demande de stationnement. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Les projets envisagés par la municipalité de Bonne concernent principalement des aménagements publics, ainsi l’acteur principal des actions sera la commune. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 86 Les centres bourgs Aujourd’hui, les élus et les personnels techniques de Bonne ont commencé à réfléchir à leurs problèmes d’accessibilité et de sécurité des cheminements piétons. Toutefois, les études restent embryonnaires. La phase opérationnelle de l’étude FISAC devra montrer la faisabilité des projets et leur importance concernant le développement commercial du centre bourg. La réalisation de ces projets dépendra en grande partie des moyens financiers nécessaires. Il s’agira donc de cibler les opérations les plus efficaces, de demander des devis auprès de différents prestataires, afin d’établir un plan de financement et un calendrier de réalisation. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 87 Les centres bourgs G LE CENTRE D’AMBILLY La commune d’Ambilly, compte 5 948 habitants, elle est située entre Annemasse et la frontière suisse. Elle subit donc une importante pression foncière du fait de sa situation. La vocation communale est plus le logement que le commerce, qui intervient donc comme une activité complémentaire à la première. Une partie de la rue de Genève est située sur la commune d’Ambilly. Cette partie du territoire communal a été intégrée au chapitre consacré à la rue de Genève et au quartier de Moëllesulaz. DETERMINATION DU PERIMETRE Le centre d’Ambilly comprenant des établissements commerciaux, artisanaux et de services, s’organise principalement autour de la place de la Martinière. Il s’étend sur une partie de la rue Ravier (jusqu’à la limite avec la commune de Ville La Grand) et de la rue du Jura (jusqu’au passage à niveau). Quelques établissements se situent également près de la mairie, rue du Mont-Blanc et rue des Marronniers. Ce périmètre est relativement étendu mais sa densité commerciale est faible. OFFRE COMMERCIALE Les commerces du centre d’Ambilly ont pour vocation principale de satisfaire les besoins des habitants de la commune. De plus, les nombreux automobilistes qui traversent quotidiennement la commune, constituent un potentiel de développement important. Néanmoins, cette clientèle de passage attend plutôt une offre de proximité, puisqu’elle ne dispose pas nécessairement de suffisamment de temps pour faire d’autres emplettes. Répartition des entreprises par activités Ambilly centre Total pôles SEGH Activité Eff. Fréq. Eff. Fréq. Alimentaire 5 27,78% 106 10,1 % Services 8 44,44% 345 33,0 % Soins à la personne 3 16,67% 98 9,4 % Equipement de la personne 0 0,00% 145 13,9 % Equipement du foyer 0 0,00% 105 10,0 % Pharmacie / Médical / Optique 2 11,11% 41 3,9 % Hôtellerie / Restauration 2 11,11% 182 17,4 % Culture / Loisirs 0 0,00% 23 2,2 % Total 18 100,00% 1 045 100,0 % Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 88 Les centres bourgs Le centre d’Ambilly est largement orienté vers les services et le secteur alimentaire. Ces deux domaines correspondent à la vocation du pôle. L’équipement de la personne, du foyer, ainsi que le secteur de la culture et des loisirs ne sont pas représentés. La principale enseigne nationale implantée sur ce pôle est la boulangerie La Panière. Un petit marché hebdomadaire se déroule chaque samedi matin sur la place de la Martinière. Il ne regroupe que deux ou trois commerçants proposant des produits alimentaires (notamment un fromager). Ceci conforte la vocation alimentaire du pôle. Ce marché est en concurrence avec celui de Gaillard qui bénéficie d’une population alentours plus importante. Aujourd’hui les commerçants non sédentaires ne bénéficient que de l’accès à l’électricité. La commune envisage une rénovation de la place qui permettrait un accès à l’eau et aux sanitaires. Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants d’Ambilly n’a pu être détecté. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES La qualité des vitrines et devantures commerciales du centre d’Ambilly est nettement inférieure à celle observée sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. En effet, la note moyenne obtenue par ces derniers est de 10,50 sur 20 alors qu’elle n’est que de 8,63 à Ambilly. L’organisation de la vitrine et l’appréciation générale sont les critères qui montrent le plus ce point faible. Ces résultats moyens cachent certaines disparités. En effet, les vitrines d’Ambilly sont globalement moins homogènes que celles de l’ensemble du SEGH. La qualité des vitrines et devantures des locaux d’activité, constituent l’un des points faibles du centre d’Ambilly. TRAITEMENT URBAIN Le périmètre retenu par la présente étude souffre d’un tissu commercial et urbain lâche. En effet, tant les établissements commerciaux que les constructions en général, sont organisés de manière disparate. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 89 Les centres bourgs Le tissu urbain est composé de maisons et de petits immeubles de taille moyenne, de style et d’époques très différents, qui conduisent à un résultat manquant fortement de cohérence. Dans ce contexte difficile, les locaux d’activité sont répartis le long des principaux axes de circulation, sans former de bourg commercial. Les aménagements publics sont de qualité moyenne (trottoirs, place,…), ce qui ne permet pas de valoriser les jardins ou jolies constructions qui bordent certains segments des voies de communication. Globalement, le traitement urbain est peu satisfaisant, sur le centre « commercial » d’Ambilly. L’ACCESSIBILITE Les commerces présents au centre d’Ambilly sont situés, non pas près de la mairie, mais le long des voies de communication qui parcourent le pôle. En effet, les deux rues qui comptent le plus d’établissements, la rue Ravier et la rue du Jura, sont deux axes de circulation importants. La première permet de relier les postes frontières de Mon Idée et Pierre à Bochet à Ville La Grand et au-delà aux communes de la CCV ; tandis que la seconde relie ces mêmes douanes au centre d’Annemasse et à l’autoroute. L’accessibilité des commerces dépend donc exclusivement du trafic supporté par ces voies. Or, elles sont saturées aux heures de pointes, matin et soir. La tenue d’importants travaux sur la rue Ravier, qui devient rue Albert Hénon à Ville La Grand, aggrave ces difficultés. Cette saturation ne nuit pas forcément aux commerces qui profitent du passage. En effet, les établissements réalisant la majorité de leur activité grâce aux clients transitant par ce pôle ne subissent pas véritablement de ralentissement d’activité du fait des encombrements. Cependant, des consommateurs cherchent à éviter cette zone difficile à traverser. La saturation des voies d’accès est en revanche tout à fait néfaste à un développement d’activités moins liées au trafic. En outre, la clientèle locale ne semble pas suffisante pour permettre le fonctionnement économique du pôle. La desserte en transports en commun est correcte, puisque deux lignes de bus circulent au centre d’Ambilly ; l’une au centre d’Annemasse, l’autre au centre de Ville La Grand et de Gaillard. En outre, le centre d’Ambilly dispose d’une gare, dont les trains permettent de rejoindre le centre d’Annemasse et la gare de Genève Eaux Vives. Cependant, cette gare est située loin des commerces. LE STATIONNEMENT Il existe une importante aire de stationnement sur la place de la Martinière. Cependant, cette place n’est pas véritablement aménagée en parking : les places ne sont pas délimitées et le revêtement est caillouteux. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 90 Les centres bourgs Le principal inconvénient de cette place est d’être située relativement loin de nombreux commerces de la rue Ravier et surtout de la rue du Jura. Ceci est principalement dû à l’éclatement du pôle dont les commerces sont disposés loin les uns des autres. Près des commerces, il existe quelques places le long de la voie. Du fait de l’importante circulation qui occupe ces axes, ces places son parfois difficilement accessibles. Quelques nouvelles places devraient voir le jour sur la rue Ravier, face des commerces situés à proximité de la place de la Martinière. Elles permettront aux automobilistes en provenance des postes frontières de pouvoir se garer dans leur sens de circulation. Quantitativement, le stationnement est suffisant sur le pôle du centre d’Ambilly. Cependant, la plupart des places sont situées loin des commerces ou sont difficilement accessibles. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Du fait de l’éclatement du pôle et de la distance à parcourir pour se rendre de la place de stationnement aux commerces, les déplacements piétons constituent un enjeu important. Or, les trottoirs longeant les voies de circulation sont très inégaux. Si certains segments sont relativement larges et bien proportionnés, d’importants secteurs restent étroits et n’apportent pas une sécurité suffisante vis à vis du trafic automobile. En outre, plusieurs portions de trottoirs souffrent d’un revêtement dégradé et irrégulier. Les distances relativement longues, aggravées par l’inégale qualité des trottoirs, posent des problèmes majeurs quant au développement du commerce sur ce pôle. L’absence d’aménagement spécifique et le flux automobile important rendent la circulation cycliste dangereuse. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES L’étroitesse et les dénivelés qui caractérisent les trottoirs du centre d’Ambilly, rendent très difficile la circulation des personnes handicapées. Ce phénomène est aggravé par l’importante circulation qui occupe les voies. L’accès des personnes handicapées aux locaux commerciaux d’Ambilly est très malaisé. En effet, seul un commerce sur huit est véritablement accessible, tandis que plus de 80 % ne sont pas du tout accessibles. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 91 Les centres bourgs Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 47,50% 80% 81,25% 60% Difficilement accessibles Accessibles 23,80% 40% 6,25% 12,50% 20% 28,70% 0% Ambilly centre Pôles SEGH Ce phénomène s’explique en partie par la difficile circulation des personnes handicapées sur l’espace public. LES LIVRAISONS La circulation difficile sur le pôle pose problèmes pour les livreurs devant accéder aux établissements. Le manque d’espace entre la voie et les commerces peut être compensé par la faible densité de ces derniers. En effet, la plupart bénéficient d’un accès sur une autre façade que la devanture. Les réponses au questionnaire adressé aux professionnels, même si elles sont relativement peu nombreuses sur ce pôle, tendent à indiquer que les livreurs des artisans et commerçants du centre d’Ambilly connaissent davantage de difficultés pour accéder aux établissements, que ceux de l’ensemble des pôles du SEGH. LA SECURITE Les problèmes d’insécurité semblent être une préoccupation importante des professionnels du centre d’Ambilly. Environ les deux tiers d’entre eux estiment souffrir de problèmes de cette nature. Ce taux est proche de celui observé sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Cependant, ces résultats démontrent davantage un ressenti d’insécurité, que des faits réellement observés. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 92 Les centres bourgs LA SIGNALETIQUE La situation des commerces d’Ambilly, sur des axes de communication importants à l’échelle de l’Agglomération Annemassienne, rend la signalétique moins fondamentale que sur des pôles plus en retrait. Cependant, il n’existe aucune signalétique commerciale et artisanale commune. L’information des passants se fait uniquement grâce aux enseignes et à quelques publicités disposées par les établissements. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La municipalité ne semble pas désireuse de s’investir dans des projets d’aménagements publics dont le tissu artisanal et commercial de proximité pourrait bénéficier. Seul le réaménagement de la place de la Martinière pourrait améliorer les conditions d’accès des commerçants du marché hebdomadaire. Plusieurs programmes immobiliers d’habitation sont en cours de réalisation ou en projet, de part et d’autre de la frontière. Ces nouveaux logements apporteront une augmentation de la population locale et de la clientèle potentielle pour les établissements d’Ambilly. Aucun de ces projets ne concerne directement le FISAC. Cependant, des opérations transversales pourraient concerner le centre d’Ambilly. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 93 Les centres bourgs H LE CENTRE DE SAINT-CERGUES Le centre bourg de Saint-Cergues est situé le long de l’ancienne RN 206, parallèlement à la nouvelle route nationale. La commune compte 2 717 habitants. Cette commune, située au pied du massif des Voirons, a une vocation résidentielle ; il s’agit d’une ancienne station climatique. La commune est scindée en deux par la RN 206, la quasi totalité des commerces se situe du côté sud, tandis que la gare ou le complexe sportif sont implantés au nord. DETERMINATION DU PERIMETRE Cette étude porte sur l’ensemble des établissements de proximité situés le long de la rue des Allobroges (ancienne RN206), entre l’entrée Ouest du bourg et le rond-point permettant l’accès à la RN 206 (rond-point dit de « Machilly », même s’il se situe sur la commune de Saint-Cergues). Les établissements situés sur les rues adjacentes sont également pris en considération. L’OFFRE COMMERCIALE Au total, le centre de Saint-Cergues compte 17 établissements commerciaux, artisanaux et de services de proximité. Ce pôle a vocation à satisfaire les besoins des habitants de la communes et des communes environnantes (Machilly, Juvigny,…). Il est difficile pour les commerçants qui y sont implantés de capter la clientèle de passage du fait de la situation du centre, en retrait par rapport à la route nationale. Répartition des entreprises par activités Saint-Cergues centre Total pôles SEGH Activité Eff. Fréq. Eff. Fréq. Alimentaire 3 17,65% 106 10,1 % Services 6 35,29% 345 33,0 % Soins à la personne 3 17,65% 98 9,4 % Equipement de la personne 1 5,88% 145 13,9 % Equipement du foyer 0 0,00% 105 10,0 % Pharmacie / Médical / Optique 1 5,88% 41 3,9 % Hôtellerie / Restauration 3 17,65% 182 17,4 % Culture / Loisirs 0 0,00% 23 2,2 % 100,00% Total 17 1 045 100,0 % Le centre de Saint-Cergues est largement orienté vers les services et le secteur alimentaire. L’hôtellerie restauration est également présente, de même que les commerces d’équipement de la personne, qui habituellement sont peu fréquents dans les centres bourgs. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 94 Les centres bourgs Les établissements présents permettent de répondre à la demande quotidienne des habitants. En effet, l’offre proposée est relativement complète pour un centre bourg. Plusieurs enseignes nationales sont implantées : Casino, Crédit Agricole, Crédit Mutuel,… Saint-Cergues n’accueille pas de marché hebdomadaire, notamment du fait de l’absence de place au centre. Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants de Saint-Cergues n’a pu être détecté. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES La qualité des vitrines et devantures commerciales est globalement satisfaisante sur le centre de Saint-Cergues, même si elle est très légèrement inférieure à la note moyenne obtenue sur les pôles du SEGH : 10,43 sur 20 contre 10,50. Globalement, le bâti et l’appréciation générale sont nettement meilleurs que pour l’ensemble du SEGH. En revanche, les vitrines, la visibilité et dans une moindre mesure les enseignes, sont moins qualitatives. La disparité entre les différentes vitrines est un peu supérieure à celle observée sur le SEGH ; cependant, l’hétérogénéité ne pas le caractère principal des vitrines de ce pôle. La qualité des vitrines ne semble constituer un enjeu majeur pour le centre de SaintCergues. TRAITEMENT URBAIN Le centre de Saint-Cergues est composé de pavillons, de villas et de petits immeubles. Le résultat d’ensemble est satisfaisant dans la mesure où il donne une image aérée, d’un centre bourg plutôt rural. En revanche, la forme très longitudinale, crée une absence de place de centre bourg. Le manque de densité, bien que donnant un aspect aéré, fait ressortir un manque de centralité. Des aménagements publics récents (réfection de voierie, nouvelle mairie,…) apportent une touche de nouveauté et de propreté positive. Cependant, quelques bâtiments restent vétustes, notamment un ancien garage, ce qui nuit à l’image d’ensemble du centre bourg. Malgré le bruit engendré par la proximité de la RN 206, le centre de Saint-Cergues est globalement calme, offrant une jolie vue sur le massif des Voirons et même sur le lac Léman dès que l’on s’élève un peu. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 95 Les centres bourgs L’ACCESSIBILITE Hormis pour les habitants du centre bourg, l’accès s’effectue principalement en automobile. La RN 206 étant un axe important à l’échelle du nord de la Haute-Savoie, elle constitue l’axe privilégié au centre de Saint-Cergues. Cet axe connaît des soucis d’encombrements, notamment aux heures de pointes, à la sortie d’Annemasse et de Ville La Grand. Ces phénomènes sont principalement engendrés par les mouvements pendulaires des frontaliers. Ainsi, l’accès depuis Annemasse est difficile aux heures de pointes. En revanche, il est aisé durant le restant de la journée. De plus, pour les automobilistes en provenance d’Annemasse, le carrefour permettant de quitter la RN 206 pour rejoindre le centre de Saint-Cergues, est relativement dangereux du fait d’une voie de décélération réduite. Le problème est beaucoup plus préoccupant pour les automobilistes quittant Saint-Cergues et souhaitant gagner la RN 206, le « tourne à gauche » est en effet très dangereux. Il existe un passage sous voies permettant d’emprunter la RN 206 directement dans le sens SaintCergues – Annemasse, mais il souffre d’une absence de signalétique. Depuis le Bas Chablais, l’accès est globalement satisfaisant, hormis les difficultés engendrées par le carrefour précité. Cependant, ce carrefour peut être évité facilement en utilisant le rond-point de « Machilly ». D’autres petits axes permettent de relier les communes avoisinantes à Saint-Cergues : depuis Bonne, Cranves-Sales, Juvigny,… Ces voies rurales sont généralement peu fréquentées. Seules des lignes de cars assurent une desserte en transports en commun du centre de Saint-Cergues. LE STATIONNEMENT Le stationnement s’effectue majoritairement sur de petites places prévues à cet effet à proximité des petits pôles commerciaux (notamment le pôle regroupant le pressing, la pharmacie,…). En outre, des places sont disponibles, sur certains segments, le long de la voie principale. Globalement, le stationnement est bien proportionné. Il est totalement gratuit et non limité dans la durée. Un développement majeur de l’offre commerciale exigerait une prise en compte de la problématique du stationnement. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Les déplacements internes au centre de Saint-Cergues sont majoritairement effectués par les consommateurs habitant le centre bourg et désirant se rendre à pieds vers les Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 96 Les centres bourgs établissements commerciaux. En effet, l’offre de stationnement permet de répondre aux besoins des automobilistes, qui peuvent se garer près des commerces. Les aménagements publics récents, permettent une circulation piétonne aisée et sure. Cependant, la forte pente impose des rampes d’accès aux rues adjacentes à la rue des Allobroges, parfois plus délicates. La faible circulation interne limite les risques d’accident et rend les déplacements piétons plus agréables. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Les nouveaux aménagements publics du centre, permettent une circulation des personnes à mobilité réduite, plus aisée. Néanmoins des problèmes subsistent, notamment à cause de la pente et des dévers qu’elle engendre. En outre, quelques marches perturbent encore la progression des personnes handicapées. Globalement, les locaux d’activités de Saint-Cergues sont moins accessibles aux personnes handicapées que ceux de l’ensemble du SEGH. Toutefois, la part des commerces non accessibles est plus faible. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 35,70% 80% 47,50% Accessibles 60% 40% 20% Difficilement accessibles 50,00% 14,30% 23,80% 28,70% 0% Saint-Cergues Pôles SEGH LES LIVRAISONS A priori, la bonne accessibilité de Saint-Cergues et son stationnement satisfaisant, rendent l’accès des locaux d’activité aux livreurs relativement aisé. Les répondants au questionnaire adressé aux professionnels ne se plaignent pas de ce problème. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 97 Les centres bourgs LA SECURITE Le nombre de répondants au questionnaire n’est pas suffisant pour être représentatif de l’ensemble des professionnels de Saint-Cergues. Néanmoins, la vocation résidentielle, l’éloignement du bourg par rapport aux centres urbains, et les réponses qui ont été collectées laissent entrevoir que la sécurité ne pose pas de problème majeur à SaintCergues. LA SIGNALETIQUE Il n’existe pas de signalétique informant les automobilistes empruntant la RN 206 de l’existence de commerces au centre de Saint-Cergues. Seules les publicités, souvent mal organisées, indiquent quelques établissements. Or, ce pôle, situé en retrait par rapport à l’axe de communication principal, devrait être doté d’une signalétique qualitative informant les usagers de la route de la présence de commerces et de services. Cela permettrait sans doute d’accroître l’attractivité du pôle. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La municipalité souhaite créer une véritable place de centre. Celle-ci pourrait se situer à l’emplacement du garage désaffecté. En effet, la commune réfléchit actuellement à une possible acquisition de ce bien pour le transformer en espace public qui pourrait accueillir des manifestations de type foires ou marchés hebdomadaires. Ce projet permettrait de dynamiser les commerces alentours et supprimerait un bâtiment vétuste du centre. La commune étudie également les possibilités d’occupation de deux arcades disponibles en face du garage précité. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Les projets d’aménagement recensés concernent principalement des aménagements publics, la commune sera donc le principal interlocuteur de l’organisme chargé de préparer les dossiers FISAC. Aujourd’hui, les élus réfléchissent à différents scénarii de création d’une place. Il s’agira donc de travailler avec eux sur ces différentes possibilités, puis de réaliser les études de faisabilité, avant de prévoir un plan de financement et un calendrier de réalisation. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 98 Les centres bourgs I LE CENTRE DE CRANVES-SALES La commune de Cranves-Sales compte 4 604 habitants. Son centre bourg est regroupé autour de la Mairie, l’église, l’école et la Maison des Sociétés. Il est situé en retrait par rapport à deux axes de circulation importants pour le Genevois Haut Savoyard la RD 907 et la RD 903. DETERMINATION DU PERIMETRE La présente étude porte sur le secteur commerçant du centre bourg : le centre commercial du Clos des Mésanges, les nouvelles arcades situées près de l’église et les quelques rues adjacentes à la Mairie, qui comprennent des commerces. Elle porte également sur le hameau de La Bergue, situé à quelques centaines de mètres du chef-lieu, mais coupé de celui-ci par un espace plus rural. Ce hameau était traversé par l’ancienne RD 903, aujourd’hui détournée. Ce contournement a ralenti le développement commercial du hameau. En accord avec la municipalité, le hameau de Lossy, qui compte quelques commerces, a été exclu de cette étude, du fait de son manque de devenir sur le plan commercial. EQUIPEMENT COMMERCIAL Le centre de Cranves-Sales comprend 16 établissements commerciaux, artisanaux et de services. Répartition des entreprises par activités Activité Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Total Cranves-Sales centre + La Bergue Total pôles SEGH Eff. Fréq. Eff. Fréq. 5 31,25% 106 10,1 % 5 31,25% 345 33,0 % 2 12,50% 98 9,4 % 0 0,00% 145 13,9 % 0 0,00% 105 10,0 % 2 12,50% 41 3,9 % 2 12,50% 182 17,4 % 0 0,00% 23 2,2 % 100,00% 16 1 045 100,0 % Le secteur alimentaire est largement représenté sur ce pôle puisque près d’un établissement sur trois est orienté vers ce domaine. Les services sont également présents, mais dans une proportion comparable à celle observée sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 99 Les centres bourgs En revanche, les secteurs d’équipement du foyer, d’équipement de la personne et de culture et loisirs ne sont pas représentés à Cranves-Sales. Ceci correspond à la vocation de centre bourg de ce pôle. Il faut noter que la supérette, Spar, fermée aujourd’hui sur décision du Tribunal de Commerce, a été intégrée à cette étude car elle était encore en activité durant les relevés ayant permis d’effectuer la présente synthèse et parce qu’elle pourrait ré-ouvrir dès le début de l’année 2005. La mise en liquidation judiciaire de ce commerce de proximité apprécié par la population et les élus est sans doute la conséquence du développement de commerces alimentaires de périphérie situés près des centres bourgs. En effet, au cours des cinq dernières années, un supermarché a été implanté sur la zone de la Menoge à Bonne, tandis qu’un second ouvrait par la suite sur la zone des Erables à Vétraz-Monthoux à moins de deux kilomètres du centre de Cranves-Sales. Cet exemple illustre bien la problématique de maintien et de développement d’activités commerciales, artisanales et de services que les élus souhaitent engager sur les pôles de proximité concurrencés par les établissements de périphérie. Hormis le Crédit Agricole, la seule enseigne nationale présente sur Cranves-Sales était Spar, qui a fermé ses portes au mois de septembre 2004. Aucune association, ou groupement, de professionnels représentant les intérêts du centre de Cranves-Sales n’a pu être détectée. Cranves-Sales n’accueille pas de marché hebdomadaire. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES Globalement les devantures et les vitrines du centre de Cranves-Sales sont de bonne qualité. En effet, la note moyenne obtenue sur ce pôle est de 11,5 sur 20 contre 10,5 sur 20 pour l’ensemble des vitrines notées sur le SEGH. De plus, la qualité des vitrines est relativement homogène. En effet, peu d’entre elles apportent une mauvaise image au pôle. Ceci s’explique en partie par le fait que de nombreux établissements sont regroupés au sein du centre commercial construit d’un seul bloc. TRAITEMENT URBAIN Le centre de Cranves-Sales est composé de maisons de ville, de petits immeubles anciens et récents, tandis que ses abords sont pour la plupart pavillonnaires. Ces constructions sont relativement bien regroupées autour de l’église, la Mairie et le centre commercial, ce qui donne une image de centre bourg bien identifiée. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 100 Les centres bourgs Malgré une certaine hétérogénéité dans le style des différents bâtiments, l’ensemble reste cohérent. Les rues entourant l’église et la Mairie sont assez étroites, cela contribue à l’aspect de centralité, mais nuit à l’ouverture des espaces. L’ACCESSIBILITE Le centre de Cranves-Sales n’est pas traversé par un axe de circulation majeure. Cependant, les logements, les services publics et les commerces présents sur le pôle apportent une circulation relativement importante, sans être saturée. Le centre de Cranves-Sales se situe à proximité d’un nœud routier entre la RD 903 et la RD 907 ; le carrefour entre la RD 903 et la RN 206 est également proche. Ainsi, l’accès à cet espace s’effectue par trois axes : - La route de Taninges (RD 907) depuis laquelle le centre de Cranves-Sales est facilement accessible via la rue des Fontaines où la circulation ne pose pas de problème particulier, ce qui n’est pas le cas de la route de Taninges, très encombrée aux heures de pointes ; - La RD 903, qui est reliée au centre de Cranves-Sales par une route sinueuse et en pente, peu fréquentée, mais dont l’utilisation n’est pas très commode ; - La RN 206, reliée à Cranves-Sales via une route rurale étroite, peu utilisée, mais dont la vocation n’est sans doute pas d’être très fréquentée, en outre la RN 206 est encombrée aux heures de pointes. Globalement l’accès au centre de Cranves-Sales depuis Annemasse est rendu difficile du fait de l’encombrement des principaux axes de circulation de l’agglomération (RD 907 et RN 206), en revanche les accès de Cranves-Sales vers son chef-lieu sont plus aisés, même si les voies sont parfois étroites. Depuis les communes de la CCV, et au-delà, l’accès est relativement aisé. Le hameau de La Bergue est relié au centre de Cranves-Sales via une route étroite et sinueuse. Sur certains segments il n’est pas possible de croiser deux voitures du fait de la proximité des constructions par rapport à la chaussée. Depuis Annemasse, le hameau de la Bergue souffre des mêmes types de problèmes d’accessibilité. Les liaisons avec les communes de la CCV sont relativement aisées. Cranves-Sales n’est pas desservie par les réseaux de transports en commun. LE STATIONNEMENT Le stationnement est largement proportionné sur le centre de Cranves-Sales. Il s’effectue principalement sur de petits parkings situés à proximité du centre commercial et près de la Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 101 Les centres bourgs boulangerie située derrière l’église. En outre, quelques places le long de la voirie complètent l’offre proposée sur le pôle. Les places disposées au plus près des commerces, sont fréquemment occupées, ce qui pousse les automobilistes à utiliser des emplacements non prévus pour le stationnement. Ce problème se pose notamment près de la boulangerie et du débit de tabac du centre commercial du Clos des Mésanges. Cependant, en permanence des places restent disponibles sur les aires de stationnement alentours, proches des commerces (moins de cent mètres). Ainsi, de nombreuses places restent inoccupées en contrebas du centre commercial près de la pharmacie. Une meilleure gestion des places existantes permettrait de faire face aux perturbations du trafic engendrées par le stationnement « sauvage ». Le hameau de La Bergue comprend peu de places de stationnement, seule la pharmacie dispose d’un petit parking. Toutefois, les besoins engendrés par ce secteur sont faibles et les places proposées suffisent à y répondre. Toutes les places sont gratuites et non limitées en durée. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Les commerces et services de proximité du centre de Cranves-Sales étant relativement regroupés, la question des déplacements internes ne constitue pas un enjeu majeur. Néanmoins, il fait souligner que les trottoirs qui entourent le centre commercial sont pentus et de largeur modeste. De plus, les liaisons entre ce centre commercial et les commerces se trouvant près de la Mairie, ne sont pas aisées, du fait de la discontinuité des cheminements piétons. En effet, les trottoirs, généralement étroits et inclinés, ne sont pas présents sur tous les segments. Ce manque d’infrastructure permettant les cheminements piétons a notamment pour origine l’implantation de constructions situées très près des rues. Les liaisons entre le centre de Cranves-Sales et La Bergue sont également délicates. Outre les problèmes de circulation automobile soulevés dans le paragraphe consacré à l’accessibilité, la circulation piétonne n’est pas aisée du fait d’un manque de trottoirs et de l’étroitesse des voies, qui rendent périlleux les déplacements, notamment pour les enfants. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Les difficultés soulevées dans le cadre des déplacements internes au pôle limitent les possibilités d’accès des espaces publics aux personnes handicapées. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 102 Les centres bourgs La part des établissements d’activités accessibles aux personnes à mobilité réduite est relativement faible, et inférieure à celle observée sur l’ensemble du SEGH. Ce constat est en partie dû au manque d’accessibilité des espaces publics, lui même la conséquence d’une pente importante qui caractérise plusieurs secteurs de ce pôle. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 54,54% 80% 47,50% Difficilement accessibles Accessibles 60% 40% 18,18% 23,80% 20% 27,27% 28,70% 0% Cranves-Sales Pôles SEGH LES LIVRAISONS Les difficultés d’accès rencontrées par les automobilistes pénalisent également l’accès des livreurs à Cranves-Sales. De plus, l’étroitesse de certains espaces peut créer des difficultés particulières aux livraisons. L’encombrement des places situées à proximité immédiate des établissements d’activité peut également perturber l’approvisionnement des entreprises. Néanmoins, globalement la situation semble correcte. LA SECURITE Cranves-Sales dispose d’une image de pôle résidentiel de l’Agglomération Annemassienne qui ne semble pas souffrir de problème d’insécurité particulier. Ceci n’exclut pas des actes isolés qui peuvent engendrer une crainte de la part des habitants et des professionnels. Cependant, la sécurité ne semble pas être un enjeu majeur du développement du commerce de proximité du centre de Cranves-Sales. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 103 Les centres bourgs LA SIGNALETIQUE Aucune signalétique informant les passants des établissements présents sur le centre de Cranves-Sales n’est actuellement mise en œuvre. Pourtant, la situation de ce pôle, proche des grands axes de communication de l’agglomération, mais légèrement en retrait, impose une signalétique qualitative. Aujourd’hui, seuls des panneaux publicitaires informent les automobilistes. En outre, ces panneaux se confondent avec ceux implantés par des enseignes non présentes à CranvesSales, ni même parfois sur l’agglomération. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La municipalité de Cranves-Sales se préoccupe beaucoup du devenir de la supérette. Elle souhaite en effet que cette activité puisse reprendre, afin de satisfaire les besoins de ses habitants ayant des difficultés de déplacements. L’enseigne nationale propriétaire des murs négocie actuellement une réouverture sous une forme plus réduite : environ un tiers de la surface de l’ancien commerce serait réutilisé par ce nouvel établissement. En effet, le marché ne semble pas suffisant pour permettre le fonctionnement d’une supérette trop importante. Le devenir de la partie restante constitue un enjeu majeur de ce dossier. La commune souhaite également sécuriser la rue reliant le chef-lieu au hameau de La Bergue. De plus, les sens de circulation à l’intérieur du pôle pourraient être réaménagés. La municipalité serait prête à employer des moyens de manière à mieux gérer son stationnement. Cela pourrait passer par une verbalisation des automobilistes stationnant endehors des emplacements prévus à cet effet. La commune souhaite également gérer davantage les panneaux publicitaires qui bordent ses voies et notamment les principaux axes. Cela passe tout d’abord par le démontage des panneaux illégaux. Cependant, la municipalité souhaite aller au-delà en réalisant quelques panneaux regroupant l’ensemble des publicités légales. Ces panneaux seraient situés sur les grands axes et indiqueraient les entreprises des zones d’activités proches (Borly, les Erables,…), mais également les établissements du centre bourg. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 104 Les centres bourgs LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Les projets d’aménagement de la circulation sur le centre de Cranves-Sales impliquent principalement la municipalité. Il s’agira de prendre connaissance des différentes études et scénarii actuellement étudiés par la commune. Puis, il sera nécessaire d’analyser l’apport des réalisations envisagées dans l’optique d’un développement commercial de proximité. Si ces dernières analyses démontrent que les activités de proximité pourront bénéficier de ces aménagements, il s’agira de prévoir un plan de financement et un échéancier permettant les réalisations. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 105 Les centres bourgs J LE CENTRE DE VILLE LA GRAND Le centre de Ville La Grand est situé à proximité immédiate du centre ville d’Annemasse. Il s’agit d’un centre bourg dont le nombre de logements est en nette augmentation. DETERMINATION DU PERIMETRE Le périmètre retenu pour la présente étude recouvre le centre de Ville La Grand : la rue du Commerce, la place de l’église, la rue de l’Hôtel de Ville, la rue Favre et la partie de la rue Fernand David comprise entre la rue du Commerce et la rue Favre. Ce territoire correspond donc à un centre relativement dense. EQUIPEMENT COMMERCIAL Le centre de Ville La Grand comprend 15 établissements commerciaux, artisanaux et de services. La répartition des entreprises par activités Ville La Grand centre Total pôles SEGH Activité Eff. Fréq. Eff. Fréq. Alimentaire 2 13,33% 106 10,1 % Services 8 53,33% 345 33,0 % Soins à la personne 1 6,67% 98 9,4 % Equipement de la personne 0 0,00% 145 13,9 % Equipement du foyer 0 0,00% 105 10,0 % Pharmacie / Médical / Optique 1 6,67% 41 3,9 % Hôtellerie / Restauration 3 20,00% 182 17,4 % Culture / Loisirs 0 0,00% 23 2,2 % 100,00% Total 15 1 045 100,0 % Ce pôle est très largement orienté vers les services. Le secteur alimentaire est également plus présent que sur l’ensemble des pôles du SEGH. En revanche, aucun magasin ne propose de biens d’équipement du foyer ou de la personne, ni de biens culturels ou de loisirs. Ce phénomène s’explique principalement par la proximité du centre ville d’Annemasse où ces secteurs sont beaucoup mieux représentés. En outre, le centre de Ville La Grand est également proche de la zone du Mont-Blanc, qui constitue la plus grande zone commerciale de périphérie de l’Agglomération Annemassienne. Ainsi, de nombreux biens d’équipement de la personne ou du foyer sont facilement accessibles aux habitants de Ville La Grand. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 106 Les centres bourgs ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES La qualité moyenne des vitrines du centre de Ville La Grand constitue un point faible de ce pôle. En effet, la note moyenne obtenue est de 9,2 sur 20, alors qu’elle est de 10,5 sur l’ensemble du SEGH. Le bâti et les enseignes sont les principaux points faibles des établissements de ce centre. La qualité des vitrines et devantures commerciales est plus hétérogène que sur l’ensemble du SEGH. TRAITEMENT URBAIN Le centre de Ville La Grand est relativement regroupé autour de la place de l’Eglise et le long de la rue du Commerce. Les constructions qui le composent sont de nature diverse : immeubles d’habitations récents et anciens, maisons de ville (rénovées ou non), anciennes fermes,… Le résultat est très hétérogène. Il existe cependant une certaine cohérence qui reste à développer. En effet, les aménagements publics (trottoirs, voies pavées, lampadaires…) donnent une image cadrant relativement bien avec les constructions de type ancien. Cependant, la rénovation des bâtiments les plus vétustes apporterait une meilleure image à l’ensemble. L’ACCESSIBILITE L’accès au entre de Ville La Grand s’effectue par quatre axes principaux : - La rue du Pont Neuf : cette voie urbaine relie le centre de Ville La Grand à Ambilly et à trois postes frontières. Elle est saturée aux heures de pointes, notamment en fin d’après-midi, puisque cet axe permet de rejoindre les communes de la CCV ; - La rue des Voirons, par laquelle les habitants des communes de la CCV accèdent au centre de Ville La Grand, est également l’axe qui permet de relier le centre à la zone du Mont-Blanc. Cet axe est encombré aux heures de pointes, mais généralement plus tôt dans l’après-midi que la rue du Pont Neuf, car une partie du trafic est liée au collège. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 107 Les centres bourgs - La rue du Commerce, qui est empruntée par les automobilistes reliant le centre de Ville La Grand au centre d’Annemasse. Cette voie est généralement moins saturée que les deux autres. - La rue Fernand David, permet de rejoindre Ville La Grand depuis SaintCergues, Juvigny ou le poste frontière de Carra. Cet axe est relativement peu fréquenté, même si le groupe scolaire implanté sur cette voie cause une importante augmentation du trafic aux heures de sortie des classes. L’accès au centre de Ville La Grand est donc contraint par d’importants encombrements qui ont pour origine essentielle le transit. Cependant, les commerces du bourg bénéficient de ce flux, qui leur apporte une clientèle potentielle importante. Deux lignes de bus relient le centre de Ville La Grand au centre d’Annemasse, au centre d’Ambilly et à la zone du Mont-Blanc. A l’échelle du SEGH cette desserte apparaît satisfaisante. LE STATIONNEMENT Le stationnement s’effectue sur deux petites aires situées de part et d’autre de la place de l’Eglise. Les abords de voirie disposent également de places de parking. Le nombre de place est relativement faible, mais la plupart d’entre elles sont limitées à une heure, ce qui permet une rotation satisfaisante. Le stationnement est aujourd’hui suffisant ; cependant, il deviendrait un enjeu majeur en cas de fort développement commercial du bourg. Les multiples opérations visant à accroître le logement, s’accompagnent de la création d’aires de stationnement qui devraient permettre d’absorber le surplus de demande de places. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Le centre étant relativement regroupé autour de l’église, les déplacements internes sont courts. La proximité des aires de stationnement facilite les trajets voiture – commerce. Cependant, les trottoirs sont qualité variable. En effet, si certains ont été modernisés et permettent des déplacements aisés, d’autres, restent vétustes, inégaux et parfois très étroits. D’importants efforts restent à fournir pour permettre d’effectuer les déplacements internes agréablement et en toute sécurité. Ces aménagements sont fréquemment contraints par des dénivelés de terrains, notamment entre la rue du Commerce et la rue Favre. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 108 Les centres bourgs LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES L’accès des personnes handicapées aux espaces publics est difficile du fait du manque de continuité des trottoirs larges et plats. En outre, les passages piétons ne sont pas tous équipés de « bateaux » adaptés permettant la traversée des personnes circulant en fauteuil roulant. De plus, le revêtement des trottoirs, généralement pavé, rend la progression des personnes à mobilité réduite difficile. Les locaux d’activités des établissements de proximité du centre de Ville La Grand sont globalement peu accessibles aux personnes handicapées. Seul un établissement sur cinq est véritablement accessible, tandis que 60 % ne sont pas du tout accessibles aux personnes à mobilité réduite. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 80% 60,00% 47,50% Difficilement accessibles Accessibles 60% 23,80% 40% 20,00% 20% 20,00% 28,70% 0% Ville La Grand Pôles SEGH LES LIVRAISONS Les livreurs devant desservir les établissements du centre de Ville La Grand sont confrontés aux mêmes problèmes d’accessibilité que les automobilistes empruntant les voies de ce centre. Néanmoins, il ne semble pas que des problèmes particuliers affectent les livreurs. Toutefois, le nombre de retours obtenus au questionnaire adressé aux professionnels n’est pas suffisant pour être représentatif de tous les artisans et commerçants. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 109 Les centres bourgs LA SECURITE Les problèmes d’insécurité semblent préoccuper une part importante des professionnels de Ville La Grand. De la même manière que pour les autres pôles du SEGH, il est difficile d’analyser l’origine de cette crainte, de savoir si elle est davantage fondée sur des faits ou des rumeurs. Toutefois, le centre de Ville La Grand ne subit pas une image de quartier connaissant de graves problèmes d’insécurité. Sa réputation, au sein de l’Agglomération Annemassienne, est plutôt favorable, il est davantage perçu comme un quartier « bourgeois ». LA SIGNALETIQUE Le fait que le centre de Ville La Grand soit traversé quotidiennement par de très nombreux automobilistes limite l’importance d’une signalétique informative. Cependant, une signalétique de ce type est aujourd’hui totalement absente, ce qui a pour conséquence une limitation de la clientèle potentielle. Les passants sont informés par des enseignes et des publicités privées. LES PROJETS D’AMENAGEMENT Des nombreux logements sont actuellement en construction à proximité immédiate du centre bourg : projet de la « Bergerie ». Ces logements vont entraîner une augmentation du nombre de clients potentiels. La commune de Ville La Grand prévoit également d’organiser le contournement de son centre ville de manière à fluidifier le trafic à l’échelle de l’agglomération, à permettre un meilleur accès aux espaces du centre et à garantir la sécurité des usagers du centre ville. Ce contournement devra laisser un accès aisé au centre, de manière à ce que les commerces puissent bénéficier du passage à proximité de nombreux automobilistes. Une opération de signalétique sera sans doute nécessaire pour conforter l’attractivité des établissements du centre. Des opérations visant à améliorer la qualité des trottoirs et de l’éclairage sont également prévues. La commune dispose de deux locaux d’activité aujourd’hui non utilisés. Elle souhaite l’implantation du bureau de tabac et du coiffeur dans le premier, situé rue Fernand David ; tandis que le second pourrait accueillir une supérette, rue Favre. D’autres commerces de proximité pourraient s’établir prochainement : traiteur, vente de plats à emporter, vêtements,… Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 110 Les centres bourgs LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Les projets recensés sur le centre de Ville La Grand impliquent largement la commune. La municipalité étudie actuellement plusieurs possibilités d’intervention : une amélioration des aménagements extérieurs et une augmentation de l’offre commerciale. La première partie nécessitera la réalisation d’études de faisabilité relativement succinctes et des analyses permettant de déterminer l’intérêt des opérations pour le tissu économique de proximité. En ce qui concerne l’augmentation de l’offre commerciale, la municipalité envisage d’acquérir des locaux d’activités. Il s’agira d’étudier les possibles destinations de ces locaux, de calculer le loyer qui pourra être exigé par la commune. Chacune des opérations devra faire l’objet d’un plan de financement. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 111 Les centres bourgs K LE CENTRE DE GAILLARD Le centre de la commune de Gaillard est situé autour de la Mairie et de l’église. Il est séparé de la zone de Moëllesulaz par le tracé de l’autoroute et surélevé par rapport à la zone d’activités de la Châtelaine. DETERMINATION DU PERIMETRE Le périmètre retenu comme le centre de Gaillard comprend les rues avoisinantes à la Mairie et à l’église (Cours de la République, rue du Jura, rue de la Paix, Place de la Liberté,…) ainsi que le segment de la rue de la Libération compris entre l’autoroute et l’église. Le périmètre analysé dans ce chapitre est donc séparé du périmètre étudié au cours du chapitre consacré au pôle rue de Genève – Moëllesulaz. EQUIPEMENT COMMERCIAL La vocation commerciale du centre de Gaillard est de satisfaire les besoins quotidiens de ses habitants. Parmi les 13 établissements commerciaux, artisanaux et de services présents sur le centre de Gaillard, le secteur alimentaire est largement représenté, ce qui est en cohérence par rapport à la vocation de proximité du pôle. En revanche, le secteur des services est relativement peu représenté par rapport à l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Ce phénomène s’explique sans doute par la présence d’enseignes de services le long de la rue de la Libération, de l’autre côté de l’autoroute. Le domaine des soins à la personne est largement présent sur ce centre bourg. Le centre de Gaillard dispose d’une offre commerciale relativement importante même si elle n’est pas tout à fait complète. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 112 Les centres bourgs Répartition des entreprises par activités Gaillard centre Total pôles SEGH Activité Eff. Fréq. Eff. Fréq. Alimentaire 3 23,08% 106 10,1 % Services 2 15,38% 345 33,0 % Soins à la personne 4 30,77% 98 9,4 % Equipement de la personne 0 0,00% 145 13,9 % Equipement du foyer 1 7,69% 105 10,0 % Pharmacie / Médical / Optique 1 7,69% 41 3,9 % Hôtellerie / Restauration 1 7,69% 182 17,4 % Culture / Loisirs 0 0,00% 23 2,2 % Total 13 100,00% 1 045 100,0 % Il n’existe qu’une enseigne nationale implantée sur ce pôle, Spar, située relativement loin du centre, rue de Vernaz. Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants de Gaillard n’a pu être détecté. Toutefois, l’association des commerçants de Gaillard (GAC), qui défend principalement les intérêts des professionnels du quartier de Moëllesulaz, compte des adhérents exerçant en centre bourg. Il n’existe pas de marché hebdomadaire sur le centre de Gaillard. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES Globalement, la qualité des vitrines et des devantures commerciales des établissements du centre de Gaillard est satisfaisante, même si elle est légèrement inférieure à celle observée sur l’ensemble des pôles du SEGH. L’analyse des vitrines par critères, révèle que les domaines les moins qualitatifs sont la visibilité des locaux d’activité et l’organisation interne des vitrines. En revanche, globalement, le bâti est de meilleure qualité que sur l’ensemble du SEGH. La qualité des devantures est relativement homogène sur l’ensemble du centre de Gaillard, ce qui apporte une certaine cohérence à l’ensemble. TRAITEMENT URBAIN Le centre de Gaillard s’organise autour de la Mairie et de l’église. Il se compose de petits immeubles et de maisons de ville. Des constructions plus hautes bordent le centre. Les constructions sont relativement anciennes, mais leur état est généralement correct. Une partie des immeubles bordant le carrefour près de l’église a été rénovée récemment. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 113 Les centres bourgs Des allées arborisées et des zones de pelouses apportent une touche de verdure dont profite l’image du pôle. En outre, l’absence de grand axe de circulation traversant le centre conforte l’image paisible des lieux. L’ACCESSIBILITE La vocation commerciale du pôle, limitée principalement aux habitants du centre, réduit l’importance de l’accessibilité automobile. Toutefois, les habitants des zones résidentielles de Gaillard doivent pouvoir accéder facilement aux locaux d’activités. L’absence d’axe de circulation majeur limite les capacités d’accès au centre. En outre, le tracé de l’autoroute et le cours de l’Arve « coupent » ce centre bourg du reste de l’agglomération. Néanmoins, du fait de sa vocation réduite, les voies d’accès au centre permettent de répondre aux besoins engendrés par l’activité commerciale, artisanale et de services. Il existe trois ponts qui permettent de franchir l’autoroute depuis le quartier de la rue de Genève – Moëllesulaz, tandis que la rue de l’Industrie permet de relier le centre à la zone d’activités de la Châtelaine. L’accessibilité ne constitue donc pas un enjeu majeur pour le développement commercial du centre de Gaillard. La ligne de bus n°1 relie le centre de Gaillard au quartier de Moëllesulaz et au centre ville d’Annemasse et assure ainsi la desserte du pôle en transports en commun. LE STATIONNEMENT Le stationnement s’effectue soit le long des rues lorsque leur largeur le permet, soit sur de petites aires de stationnement : près de la Mairie, à proximité des nouvelles arcades commerciales de la rue de la Libération,… Le stationnement est totalement gratuit, mais certaines places sont classées en zone bleue. La plupart des locaux d’activité disposent de places de stationnement à proximité immédiate. Aux alentours de la Mairie le stationnement subit certaines tensions. En effet, la rotation des véhicules fonctionne peu, ainsi un certain nombre de places restent occupées durant toute la journée. La zone bleue améliore cette situation. La question du stationnement devra être prise en compte en cas de développement de l’offre commerciale sur le centre de Gaillard. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 114 Les centres bourgs LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Du fait des dimensions relativement réduites du centre de Gaillard, les déplacements internes s’effectuent principalement à pieds. La qualité des trottoirs est variable. En effet, si la plupart disposent d’un revêtement correct, certains sont très étroits et obligent les passants à emprunter la chaussée. La faible circulation automobile sur ce pôle limite les risques d’accident. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Le principal obstacle à la circulation des personnes à mobilité réduite est l’étroitesse de certains trottoirs qui, par conséquent, ne sont pas accessibles. De plus, quelques cheminements piétons comportent des décalages qui peuvent entraver la progression des personnes handicapées. Globalement les locaux d’activités sont peu accessibles aux personnes handicapées, puisque moins de 10 % d’entre eux sont véritablement adaptés à l’accueil de ce public. En revanche, les deux tiers des établissements sont partiellement accessibles. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 25,00% 47,50% 80% Accessibles 60% 66,67% 40% 20% Difficilement accessibles 23,80% 28,70% 8,33% 0% Gaillard Pôles SEGH LES LIVRAISONS Le taux de retour au questionnaire adressé aux professionnels ne permet pas d’obtenir une représentativité suffisante pour le centre de Gaillard. Cependant, le faible trafic occupant les voies d’accès à ce pôle laisse supposer que les livreurs peuvent aisément accéder aux locaux d’activité. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 115 Les centres bourgs En revanche, les places de stationnement ne sont pas adaptées aux poids lourds qui débordent sur la chaussée. LA SECURITE Même si le nombre de retours au questionnaire adressé aux professionnels est relativement faible sur le centre de Gaillard, il semble que l’insécurité préoccupe les artisans et commerçants de ce pôle. La proximité d’immeubles de logements sociaux et l’assimilation entre Moëllesulaz et le centre de Gaillard, dégradent sensiblement l’image de ce pôle au travers de l’Agglomération Annemassienne. Néanmoins, cette problématique semble moins préoccupante sur le centre de Gaillard que sur le pôle de Moëllesulaz. LA SIGNALETIQUE La situation du centre de Gaillard, en retrait par rapport au pôle de Moëllesulaz et aux axes de communication majeurs de l’agglomération, rend importante la signalétique informative à destination des chalands. Or, il n’existe aucun panneau informatif sur ce pôle, seule la présence du centre et des bâtiments administratifs est indiquée. Les panneaux publicitaires et les enseignes sont donc les seuls moyens d’information des passants. Toutefois, la vocation locale de ce pôle rend moins pénalisante l’absence de signalétique informative. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La première préoccupation commerciale concernant le centre de Gaillard est de remplir les nouvelles arcades commerciales situées près du carrefour entre la rue de la Libération et le cours de la République. Le stationnement et le développement de l’offre commerciale constituent des sujets de réflexion pour la municipalité. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 116 Les centres bourgs LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Un travail destiné à connaître le type d’activités à implanter sur ce centre bourg doit être réalisé. Il s’agira ensuite de rechercher des professionnels souhaitant s’y installer Un travail avec les élus et le personnel technique de la commune doit être envisagé de manière à appréhender d’autres actions pouvant favoriser le développement des activités du centre. Il s’agira ensuite de valider leur faisabilité et de prévoir un plan de financement. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 117 Les centres bourgs L LE CENTRE DE VETRAZ-MONTHOUX La commune de Vétraz-Monthoux est située à proximité d’Annemasse, elle compte 5 582 habitants. Le territoire communal est vaste, il est coupé en deux parties par la colline de Monthoux qui sépare la zone d’activités des Erables de la partie vouée à l’habitat. Les villas occupant la colline de Monthoux et ses flancs constituent des logements de haut standing. Le centre bourg est en voie de densification grâce la construction d’immeubles. Détermination du périmètre La présente étude ne porte que sur le centre bourg de Vétraz-Monthoux, excluant ainsi la zone d’activités. La définition de ce centre bourg n’est pas aisée dans la mesure où la partie « historique », située sur la partie basse, compte quelques commerces, mais les bâtiments publics, mairie, école, église se trouvent dans la partie supérieure. Ces deux espaces sont reliés par la route de Collonges. Du fait des projets de développement envisagés par la municipalité, l’étude porte sur les deux espaces précités : la partie basse de la route de Collonges et le chef-lieu. Cet espace est donc relativement vaste et son tissu commercial très dispersé. Equipement commercial L’espace ainsi délimité comprend six établissements commerciaux, artisanaux et de services. La vocation de ce centre bourg est essentiellement communale, d’autant plus que les commerces ne bénéficient pas d’une situation sur un axe de transit. En outre, la surface importante de la commune limite la fréquentation des commerces du centre à une partie seulement des habitants de la commune. En effet, ceux demeurant de l’autre côté de la colline de Monthoux fréquentent davantage les commerces de la zone d’activités ou du centre d’Annemasse, voire de Cranves-Sales. L’offre proposée par les établissements du centre de Vétraz-Monthoux est très incomplète, ce qui nuit à l’ensemble. En effet, les consommateurs ne peuvent satisfaire l’ensemble de leurs besoins quotidiens grâce à ces établissements. Ils sont donc obligés de se rendre sur d’autres espaces commerciaux. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 118 Les centres bourgs Répartition des entreprises par activités Vétraz-Monthoux centreTotal pôles SEGH Activité Eff. Fréq. Eff. Fréq. Alimentaire 1 16,67% 106 10,1 % Services 3 50,00% 345 33,0 % Soins à la personne 0 0,00% 98 9,4 % Equipement de la personne 0 0,00% 145 13,9 % Equipement du foyer 0 0,00% 105 10,0 % Pharmacie / Médical / Optique 1 16,67% 41 3,9 % Hôtellerie / Restauration 1 16,67% 182 17,4 % Culture / Loisirs 0 0,00% 23 2,2 % 100,00% Total 6 1 045 100,0 % Une croissance de l’offre commerciale, en terme de diversité des biens proposés, apparaît indispensable pour l’ensemble des activités du pôle. Cependant, l’implantation de nouveaux commerces devrait s’effectuer en complément de l’offre proposée par les établissements de périphérie (Intermarché de Vétraz-Monthoux, Migros à Etrembières,…), facilement accessibles depuis le centre bourg. Un petit marché hebdomadaire, se tenant le jeudi matin sur la partie haute du centre, apporte une offre alimentaire. Cependant, ce marché ne regroupe que deux à quatre commerçants une fois par semaine, ce qui est insuffisant pour créer une offre réellement attrayante. Aucune organisation représentant les intérêts des professionnels du centre de VétrazMonthoux n’a pu être détectée. Attractivité des établissements commerciaux, artisanaux et de services La qualité des vitrines et des devantures des locaux d’activité du centre de Vétraz-Monthoux est globalement mauvaise. En effet, la note moyenne obtenue sur l’ensemble des pôles du SEGH s’élève à 10,50 sur 20, alors qu’elle n’est que de 7 sur 20 à Vétraz-Monthoux. L’ensemble des critères (vitrine, bâti, enseigne, visibilité, appréciation générale) est nettement inférieur aux résultats obtenus sur l’ensemble du SEGH. Si plusieurs locaux sont dans un état tout à fait vétuste et peu attractif, aucun n’affiche véritablement une devanture attrayante, même si certains établissements disposent d’une façade correcte. La qualité des vitrines de ce pôle constitue, parmi d’autres, un point faible qu’il conviendra de résoudre dans le cadre d’un développement commercial. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 119 Les centres bourgs Traitement urbain La partie basse du centre de Vétraz-Monthoux est étroite, la rue principale est bordée de petites maisons situées très près de la chaussée. Cette organisation offre un aspect contrait limitant les possibilités d’amélioration des aménagements publics. En effet, la rue, les carrefours, les trottoirs sont généralement vétustes ou de faible qualité esthétique. En outre, le défaut d’entretien de nombreuses bâtisses, nuit à la qualité d’ensemble de cet espace. La partie supérieure, près de la Mairie, est plus qualitative. Les voies de circulation sont moins contraintes par le bâti, dont la qualité est nettement supérieure à celle observée sur la partie basse. En effet, les habitations prennent la forme de villas, généralement bien entretenues, ou d’immeubles récents. De plus, ce secteur offre des points de vues intéressants sur les massifs environnants, notamment le Mont Salève. L’accessibilité Trois axes permettent d’accéder au centre de Vétraz-Monthoux : - La route de Collonges qui constitue l’axe permettant de traverser le centre, reliée à l’avenue de l’Europe (voie de contournement du centre d’Annemasse) elle permet de rejoindre facilement l’échangeur autoroutier, le quartier de Perrier – Livron ou le centre d’Annemasse ; cette voie est peu fréquentée, mais l’avenue de l’Europe est fréquemment saturée aux heures de pointes ; - La route de Livron qui relie le chef lieu au quartier de Livron et au-delà contourne la colline de Monthoux pour rejoindre la zone d’activités de Vétraz-Monthoux et la RD 903 qui la traverse ; cette voie est peu fréquentée ; - La route reliant le chef-lieu de Vétraz-Monthoux au pont de la Menoge : cette voie permet de gagner les communes de la Communauté de Communes d’Arve et Salève (Reignier, Nangy,…), elle est peu fréquentée. L’accès au centre de Vétraz-Monthoux est globalement aisé ; cependant, les voies qui le traversent ne constituent pas des axes de transit pouvant bénéficier aux activités de proximité. Les commerces du centre disposent donc d’une clientèle essentiellement communale, même si des automobilistes empruntent le centre de Vétraz-Monthoux pour relier les communes d’Arve et Salève aux communes de la 2C2A, de manière à éviter les encombrements de l’avenue de l’Europe. Deux lignes de bus (N° 4 et 5), relient le centre de Vétraz-Monthoux au centre ville d’Annemasse. Cette desserte reste limitée du fait de la faible fréquence de passage des bus et du temps nécessaire pour relier le centre d’Annemasse. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 120 Les centres bourgs Le stationnement A proximité du chef-lieu, le stationnement est bien proportionné et permet de satisfaire les besoins engendrés par les bâtiments publics et les deux commerces. Sur la partie basse la situation est plus délicate. En effet, les besoins engendrés par les commerces sont faibles, mais l’étroitesse et la pente qui caractérisent ces lieux rendent la situation parfois « tendue ». Les places de stationnement sont peu nombreuses et parfois situées relativement loin des établissements. Un développement commercial de la partie basse du centre imposerait une refonte totale de l’offre de stationnement. La totalité des places proposées est gratuite et aucune limitation de durée n’est imposée. Les déplacements internes au centre Le centre est très étendu compte tenu du faible nombre d’établissements implantés. C’est pourquoi, les déplacements entre la partie haute et la partie basse s’effectuent généralement en voiture. La route est étroite, sinueuse et en pente. Ceci ne facilite pas les déplacements. La municipalité a disposé des systèmes de manière à faire ralentir les voitures (ronds-points, chicanes,…). La partie supérieure est équipée de trottoirs de largeur et de qualité variable. Néanmoins, certains segments restent dépourvus de tout équipement, les déplacements piétons s’effectuant à même la chaussée. Les déplacements piétons sur la partie basse sont encore plus délicats, puisque les trottoirs sont rares, souvent étroits et inégaux. L’étroitesse des lieux et la pente sont les principales raisons d’un tel déficit d’équipement. Un développement commercial de cette dernière partie nécessiterait une importante amélioration des conditions de déplacement interne. Aucun aménagement ne facilite les déplacements à vélo sur le centre de Vétraz-Monthoux. La circulation des personnes handicapées La pente et l’absence de trottoirs sur de nombreux segments de la chaussée (notamment sur la partie basse), rendent la circulation des personnes handicapées très difficile sur le centre bourg de Vétraz-Monthoux. L’accès aux locaux d’activité est également difficile du fait des déficits en aménagements publics d’une part et du manque d’adaptation des entrées des établissements d’autre part. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 121 Les centres bourgs Aucun établissement du centre de Vétraz-Monthoux n’est véritablement accessible aux personnes handicapées. Accessibilité des locaux aux personnes handicapées Non accessibles 100% 33,33% 80% 47,50% Difficilement accessibles Accessibles 60% 66,67% 40% 23,80% 28,70% 20% 0,00% 0% Vétraz-Monthoux Pôles SEGH Les livraisons Si les accès au centre de Vétraz-Monthoux, depuis Annemasse et l’autoroute notamment, sont globalement aisés, la circulation interne et l’accès aux locaux est sans doute plus délicate et peut poser des difficultés pour les livreurs de certains établissements. La sécurité L’image de Vétraz-Monthoux sur l’Agglomération Annemassienne est celle d’une commune « bourgeoise », elle compte en effet parmi ses villas, celles de plusieurs émirs. La sécurité ne semble donc pas constituer un problème majeur. Toutefois, les professionnels semblent tout de même se plaindre de quelques problèmes dans ce domaine. La signalétique La situation du centre de Vétraz-Monthoux à l’écart des axes de communications majeurs de l’agglomération nécessite la mise en place d’une signalétique informative de qualité. Or, seul le marché dispose de panneaux indiquant son jour d’organisation et son emplacement. Les autres commerces ne sont pas signalés sur les voies d’accès et aux carrefours « stratégiques ». Seule leur enseigne indique leur présence. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 122 Les centres bourgs Les projets d’aménagement La municipalité souhaite développer l’offre commerciale du centre bourg. Compte tenu des contraintes subies par la partie basse, elle privilégie le chef-lieu déjà équipé de services publics. Son projet s’inscrit dans la dynamique de la densification du chef-lieu qui a débuté avec un premier immeuble construit il y a environ cinq ans. Un autre projet immobilier devrait être réalisé d’ici deux à trois ans. D’autres pourraient venir le compléter. Dans le cadre de la construction de ces immeubles, la municipalité, souhaite que soient créer 400 mètres carrés d’arcades commerciales. Cela permettrait de reloger le commerce qui disparaîtra du fait de la construction. En outre, la commune souhaite que les quelques commerces présents sur le centre, y compris ceux de la partie basse, rejoignent cet ensemble. Un bureau de Poste pourrait également être implanté sur les lieux, tandis que d’autres commerces pourraient s’installer. Des études réalisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Haute-Savoie semblent confirmer la viabilité de commerces de proximité sur ce centre bourg. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC La commune de Vétraz-Monthoux a déjà fait réaliser des études quant au potentiel de développement commercial du centre bourg. Il conviendra d’affiner ces études préalables en fonction des avancées du projet immobilier. Ce projet est principalement privé. Toutefois, la commune envisage d’acquérir des locaux commerciaux. Cette acquisition devra faire l’objet d’un plan de financement incluant le FISAC. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 123 Les centres villages LES CENTRES VILLAGES M LE CENTRE DE MACHILLY La commune de Machilly compte 916 habitants. Il s’agit d’une commune de petite surface à caractère rural. Elle dispose d’un petit centre « historique » situé à l’écart de l’ancienne RN 206, aujourd’hui déviée. Un petit lac constitue un attrait touristique local. Machilly est une commune du bas Chablais, en partie tournée vers l’Agglomération Annemassienne et la grande Agglomération Genevoise, mais également vers le Chablais (Douvaine, Bons en Chablais, Thonon-les-Bains,…). Délimitation du périmètre La présente étude porte sur les établissements commerciaux, artisanaux et de services du centre historique et aux abords de l’ancienne RN 206. Equipement commercial Cet espace compte cinq établissements de proximité. Répartition des entreprises par activités Activité Alimentaire Services Soins à la personne Equipement de la personne Equipement du foyer Pharmacie / Médical / Optique Hôtellerie / Restauration Culture / Loisirs Total Machilly centreTotal pôles SEGH Eff. Fréq. Eff. Fréq. 1 20,00% 106 10,1 % 2 40,00% 345 33,0 % 0 0,00% 98 9,4 % 0 0,00% 145 13,9 % 0 0,00% 105 10,0 % 0 0,00% 41 3,9 % 2 40,00% 182 17,4 % 0 0,00% 23 2,2 % 5 100,00% 1 045 100,0 % L’offre alimentaire repose uniquement sur une boulangerie. Ainsi, les biens et services proposés sur le centre de Machilly sont très incomplets et ne permettent pas de satisfaire les besoins quotidiens des habitants. Ce manque d’offre commerciale nuit aux activités présentes, puisque les consommateurs prennent l’habitude de se rendre quotidiennement vers d’autres espaces commerciaux. En revanche, la commune de Machilly bénéficie de la présence d’un restaurant gastronomique, qui jouit d’une attractivité très large. Cet établissement est sans doute à même de faire connaître la commune. Toutefois, sa situation en limite extérieure du centre, réduit certainement son apport. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 124 Les centres villages Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants de Machilly n’a pu être détecté. Il n’existe pas de marché hebdomadaire sur la commune de Machilly. Attractivité des établissements commerciaux, artisanaux et de services La qualité moyenne des vitrines observées sur le centre de Machilly est bonne, puisque que la note moyenne obtenue par les établissements présents sur ce pôle est de 10,8 sur 20, contre 10,5 sur l’ensemble du SEGH. Ce sont notamment les critères du bâti et de l’appréciation générale qui sont les plus satisfaisant. En revanche, les enseignes sont moins qualitatives. La qualité des devantures et des vitrines est beaucoup plus hétérogène à Machilly que sur l’ensemble du SEGH. Si certains établissements disposent de vitrines très qualitatives, d’autres présentent une image moins attractive. En effet, si l’on ne tient pas compte du Refuge des Gourmets, la note moyenne obtenue par les autres établissements du centre de Machilly tombe à 9 sur 20. Traitement urbain Deux parties distinctes composent le périmètre étudié. Le centre « historique » organisé autour de l’église et l’école - Mairie. Cet espace se caractérise par son étroitesse, et sa pente. Les constructions qui le composent sont des maisons d’un à deux étages, assez anciennes et pas toujours rénovées, implantées très près de la rue sinueuse qui permet de traverser le centre. La seconde partie étudiée est le contour du centre historique. Cet espace est beaucoup moins dense. Les constructions sont séparées par des champs, la rue est beaucoup plus large. Plusieurs types de constructions composent cette zone : des villas, des établissements publics (salle des fêtes,…), des bâtiments industriels,… Le résultat est par conséquent hétérogène. Globalement Machilly conserve une image de village rural. L’accessibilité Depuis l’Agglomération Annemassienne l’accès à Machilly se fait principalement par la RN 206. Un rond-point implanté sur la commune de Saint-Cergues, permet de quitter cette route pour entrer dans Machilly. L’accès est aisé, sauf lorsque des encombrement perturbent l’entrée ou la sortie d’Annemasse. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 125 Les centres villages Depuis Ville La Grand, une route de campagne permet de rejoindre Machilly en longeant la frontière suisse. Cette voie est par endroits sinueuse, mais son trafic reste généralement faible. La voie qui traverse le centre de Saint-Cergues, se prolonge, via le rond-point précité, jusqu’à Machilly. Depuis les communes du Chablais (Bons en Chablais ou Douvaine) l’accès à Machilly est assez aisé, puisque cette commune est située à proximité de deux axes de communication très importants pour le Chablais : la RN 206 et la RD 903. Seule une ligne de cars apporte une desserte en transports en commun. Le stationnement Le stationnement sur la partie périphérique au centre historique ne pose pas de problème particulier. Les automobilistes peuvent utiliser le parking de la salle des fêtes ou se garer sur une petite place située en face du bureau de Poste. Cependant, cette dernière n’est pas asphaltée. En revanche, le centre « historique », beaucoup plus exigu, n’offre que très peu de places, généralement difficiles d’accès. Cependant, ce centre étant de petite taille, il est tout à fait possible de se garer aux alentours et de marcher jusqu’aux commerces du centre « historique ». Les déplacements internes au centre Sur les parties alentours au centre « historique », la circulation piétonne est relativement sure du fait de la faible circulation occupant les voies. Néanmoins, il n’existe presque aucun trottoir sur cet espace, ce qui peut poser problèmes lorsque le terrain est humide. Au centre « historique », la circulation piétonne est rendue délicate du fait de l’étroitesse des voies, qui empêche la réalisation de trottoirs larges. Ainsi, sur de nombreuses parties du pôle, les piétons doivent circuler à même la chaussée, se qui pose des problèmes de sécurité ; même si la circulation est faible est que les automobilistes sont contraints de rouler doucement du fait de la sinuosité de la voie. La circulation des personnes handicapées L’accès des personnes handicapées aux espaces publics est rendu très délicat du fait de l’absence de trottoir et de la pente. Ce mauvais accès aux espaces publics explique en partie le fait qu’aucun établissement de Machilly ne soit accessible aux personnes handicapées. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 126 Les centres villages Les livraisons Le bon accès au centre de Machilly depuis la plupart des autres pôles environnants permet une bonne accessibilité des livreurs aux établissements de Machilly. Cependant, l’étroitesse du centre « historique » peut poser des problèmes d’accès aux locaux des certaines entreprises. La sécurité Machilly ne souffre pas d’une image d’insécurité sur l’Agglomération Annemassienne. Ses caractéristiques rurales lui confèrent une image de petit village paisible. Les résultats du questionnaire adressé aux professionnels, ne pointent pas la sécurité comme un problème pour cette commune. Toutefois, même si le taux de retours est satisfaisant (40 %), le nombre de questionnaires retournés reste très limité du fait du petit nombre de professionnels présents sur ce pôle. La signalétique La situation de Machilly, à la fois proche des grands axes de communication du Genevois Haut Savoyard, mais en retrait par rapport à ceux-ci, impose la mise en pace d’une signalétique qualitative. Or, aujourd’hui, seuls des panneaux publicitaires guident les consommateurs. En outre, il est parfois difficile de distinguer les panneaux conduisant aux commerces de Machilly de ceux menant vers d’autres zones. Les projets d’aménagement La municipalité semble prête à accepter la réalisation d’un projet privé sur le terrain situé en face du bureau de Poste. Cette réalisation comprendrait des logements, en petits immeubles, avec des arcades commerciales en rez-de-chaussée. Ce projet est ralenti par une mise en conformité du PLU, de plus les travaux devront tenir compte de terrains marécageux. Ces arcades permettraient un important développement de l’offre qui pourrait dès lors satisfaire davantage les besoins des habitants. En outre, la municipalité a acquis un bâtiment de type industriel jouxtant la gare. Ce bâtiment pourrait être avoir une vocation commerciale en cas de création d’un parking relais près de la gare de Machilly. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 127 Les centres villages LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Un ensemble d’études de faisabilité concernant le développement commercial de Machilly devra être réalisé. Ces études devront déterminer le potentiel de développement commercial du centre, en fonction des nouvelles réalisations. Puis, elles devront analyser la nouvelle situation des activités. Un échéancier et un plan de financement devront être établis. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 128 Les centres villages N LE CENTRE DE LUCINGES La commune de Lucinges est située sur le flanc ouest du massif des Voirons, elle compte 1 438 habitants. Elle surplombe la région d’Annemasse. DETERMINATION DU PERIMETRE Le périmètre retenu par la présente étude ne concerne que le centre village : l’espace situé autour de l’église. Ce périmètre est donc très restreint, mais c’est sur cet espace que se concentrent les quelques établissements de proximité implantés sur la commune. EQUIPEMENT COMMERCIAL L’équipement commercial du centre village de Lucinges est très réduit. Il se résume à deux cafés restaurants et une boulangerie. Cette offre n’est pas suffisante pour satisfaire les besoins des habitants de la commune, qui fréquentent alors le centre de Cranves-Sales, de Bonne ou les zones de périphérie. Cette offre, plus que réduite, est complétée par l’organisation d’un marché de plein air chaque samedi. Cette manifestation regroupe environ cinq commerçants, qui proposent des produits alimentaires. Une fois par semaine, l’offre commerciale alimentaire est donc satisfaisante sur Lucinges. Aucune organisation représentant les intérêts des professionnels du centre de Lucinges n’a pu être détectée. ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES La qualité des vitrines et devantures commerciales du centre de Lucinges est faible. Malgré un cadre très agréable, les locaux d’activité ne sont pas véritablement attractifs. TRAITEMENT URBAIN Le centre de Lucinges a un aspect de petit village de moyenne montagne. La place située près de l’église et de la mairie offre un panorama magnifique sur l’ensemble de la région d’Annemasse et même au-delà. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 129 Les centres villages Les constructions sont principalement composées de pierres de taille et de bois, ce qui donne un cachet remarquable au village. Les bâtiments sont pour la plus part bas (sauf l’église). La voie d‘accès au centre passe à proximité de cette place mais ne la traverse pas. Sa faible circulation ne nuit pas à la tranquillité du pôle. L’ACCESSIBILITE La seule voie d’accès au centre du village est la route qui permet de gagner le massif des Voirons depuis Cranves-Sales et le hameau de La Bergue. Cette route est pentue et sinueuse, mais suffisamment large. Cet axe suffit à absorber le trafic limité engendrer par Lucinges et les Voirons. LE STATIONNEMENT Un petit parking situé entre la mairie et l’église permet de satisfaire la plupart des besoins en stationnement engendrés par ce pôle. Cependant, le taux d’occupation de ces places est relativement important, même en journée. Toutefois, en cas de saturation, il est aisé pour les automobilistes de se garer sur l’aire de stationnement située près de la salle polyvalente, de l’autre côté de la route des Voirons. Même depuis cette place, les commerces ne sont éloignés que de quelques dizaines de mètres. Le faible trafic empruntant cette voie ne rend pas la traversée trop dangereuse. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE La place de l’église est quasi piétonne, seules les automobilistes désirant stationner y circulent. Les nombreux obstacles limitent considérablement la vitesse. Les autres secteurs du centre (place de la salle polyvalente,…) sont bordés de trottoirs souvent en pente. Ainsi, les déplacements internes sont très courts et s’effectuent sans difficulté majeure. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES Depuis la place de l’église les espaces publics environnant sont globalement accessibles aux personnes à mobilité réduite. Toutefois, les espaces légèrement plus éloignés deviennent difficiles d’accès du fait de la pente. Deux locaux d’activités sont peu accessibles aux personnes handicapées, tandis que le troisième ne l’est pas du tout. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 130 Les centres villages LES LIVRAISONS Ce point ne semble pas soulevé de difficulté particulière, hormis les éventuels problèmes d’enneigement qui peuvent parfois entraver la venue des livreurs. En effet, le chef-lieu de Lucinges est situé à environ 800 mètres d’altitude ; en outre l’utilisation de la route d’accès s’avers délicate si elle recouverte de neige ou de verglas. Les locaux semblent facilement accessibles pour les livraisons, le stationnement ne posant pas problème majeur. LA SECURITE Le village de Lucinges est rural, situé en retrait de l’Agglomération Annemassienne. Sa vocation résidentielle lui donne une bonne image au travers de l’agglomération où il est perçu comme un village paisible. Cependant quelques professionnels semblent se plaindre d’un manque de savoir-vivre de la part des habitants les plus jeunes. LA SIGNALETIQUE Les activités du centre de Lucinges ne bénéficient d’aucune signalétique particulière. La vocation très locale des établissements du village limite sans doute l’importance de la signalétique. Seules les enseignes informent les passants ne connaissant pas le village. LES PROJETS D’AMENAGEMENT La municipalité travaille actuellement à la construction d’un immeuble de manière à densifier le cœur du village, puisqu’il se situera près de l’église à l’emplacement d’une ancienne boucherie. Cette réalisation comprendra deux arcades commerciales : l’une d’elle devrait accueillir l’actuelle boulangerie, logée dans des locaux vétustes, tandis que la seconde sera occupée par un nouveau commerce ou service de proximité qui reste à déterminer. La rénovation du presbytère et le déplacement de la salle polyvalente, près de la place de l’église, sont les autres projets principaux auxquels la municipalité de Lucinges réfléchit aujourd’hui. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 131 Les centres villages LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC Dans un premier temps, il s’agira de déterminer le type d’activités susceptibles de s’implanter à Lucinges, dans les locaux que la commune doit acquérir. Ceci comporte une étude du potentiel de développement commercial du village. Un plan de financement devra être établi de manière à connaître la participation de chaque partenaire. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 132 Les centres villages O LE CENTRE DU PAS DE L’ECHELLE Il s’agit d’un quartier de la commune d’Etrembières, coupé du chef-lieu par environ 2,5 kilomètres de zone sans construction ou presque. Néanmoins, ce hameau est le seul espace à accueillir des commerces, services et établissements artisanaux de proximité sur cette commune de 1 483 habitants au total. Le Pas de l’Echelle est traversé par la RN 206, mais elle ne traverse pas la zone où sont situées les activités. L’autoroute A 40 et une ligne de chemin de fer passent à proximité. La gare de départ du téléphérique du Salève est implantée à quelques mètres des commerces. Le Pas de l’Echelle est frontalier avec la Suisse, la commune de Veyrier est située juste de l’autre côté de la frontière. DETERMINATION DU PERIMETRE Cette étude porte sur la zone où sont implantés les quelques établissements de proximité du Pas de l’Echelle. Cet espace est compris entre la voie de chemin de fer et le bureau de Poste, il est par conséquent très restreint. EQUIPEMENT COMMERCIAL Ce pôle comprend trois établissements de proximité : une supérette, un bar tabac et un salon de coiffure. Cette offre est donc très réduite et incomplète, elle ne peut satisfaire les besoins quotidiens des habitants. La vocation de ce pôle est aujourd’hui celle d’un village. Il faut noter que l’implantation de commerces est limitée par la proximité du Shopping Etrembières, situé à l’entrée d’Annemasse, et par les commerces présents sur la zone de la Châtelaine à Gaillard. Il n’existe pas de marché hebdomadaire sur le Pas de l’Echelle. Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants du Pas de l’Echelle n’a pu être détecté. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 133 Les centres villages ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX ET DE SERVICES La qualité des vitrines et devantures commerciales du pôle est relativement faible. Elle est inférieure à celle observée sur l’ensemble du SEGH. Il faut noter que l’un des commerces pénalise l’ensemble, puisqu’il obtient une note de 7 sur 20, alors que les deux autres atteignent la moyenne ou plus. Néanmoins, les activités de centre village fonctionnent davantage grâce à la qualité des services ou des biens proposés, que grâce à de belles vitrines. TRAITEMENT URBAIN Le Pas de l’Echelle est composé de maisons de ville, parfois situées très près de la rue, ce qui donne une impression d’étroitesse. En outre, les constructions sont assez anciennes et pas toujours rénovées. Malgré les multiples voies de circulation toute proches (route nationale, autoroute, voie ferrée,…) le centre conserve un certain calme, hormis lors des passages des trains qui restent relativement peu fréquents. L’ACCESSIBILITE L’accès au Pas de l’Echelle, depuis la France, s’effectue par la RN 206 reliant Annemasse à Saint-Julien-en-Genevois. Cette voie est encombrée en direction d’Annemasse à hauteur du chef-lieu d’Etrembières aux heures de pointes, elle connaît un trafic important, mais elle assure une bonne desserte du pôle. L’accès depuis la Suisse s’effectue via le poste frontière de Veyrier ; la voirie côté suisse (route du Pas de l’Echelle et avenue de Veyrier) subit quelques encombrements aux heures de pointes (matin et soir), notamment du fait des migrations pendulaires des frontaliers. Ce pôle est relié au réseau TAC, il est desservi par la ligne n°5. Cette ligne dispose d’une fréquence d’environ deux bus par heure, dont l’un passe selon les demandes (Taxi’TAC). Le Pas de l’Echelle dispose également d’une gare SNCF, mais elle est située relativement loin des commerces. LE STATIONNEMENT La proximité des constructions par rapport à la voirie et le passage de la ligne de chemin de fer réduisent les capacités de stationnement du pôle. Ainsi, quelques places, non matérialisées sont disponibles près des commerces. En outre, le bar tabac dispose de quelques places réservées. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 134 Les centres villages Le nombre de places est aujourd’hui suffisant compte tenu des faibles besoins engendrés par les activités présentes. LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE Le centre compte peu de trottoirs. De plus, les aménagements existants sont généralement étroits et peu pratiques. Toutefois, la faible circulation limite les risques lors des déplacements piétons, qui sont généralement de très courte distance du fait des dimensions du pôle. Il faut signaler que de nombreux poids lourds empruntent le centre du Pas de l’Echelle pour rejoindre un site de dépôt. Ceci entraîne quelques problèmes d’insécurité liés à la route, même si, compte tenu de la sinuosité de la voie, leur vitesse reste limitée. LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES L’accès aux espaces publics des personnes à mobilité réduite s’effectue en empruntant la chaussée du fait du manque de trottoirs. Ceci pose des problèmes d’insécurité, qui sont cependant amoindris par la faiblesse du trafic. Deux des trois établissements ne sont pas accessibles aux personnes handicapées, le troisième ne l’étant que difficilement. LES LIVRAISONS Les livreurs ne rencontrent a priori pas de difficulté particulière pour accéder aux établissements de proximité du Pas de l’Echelle, hormis celles liées au trafic de la RN 206. LA SECURITE Le hameau du Pas de l’Echelle étant coupé des zones urbaines de l’agglomération, il ne souffre pas d’une réputation de quartier connaissant des problèmes d’insécurité. Cependant quelques professionnels semblent se plaindre d’un manque de savoir-vivre de la part de certains clients. LA SIGNALETIQUE La situation du Pas de l’Echelle, à proximité immédiate de la RN 206, mais légèrement en retrait, pose un important problème de visibilité de manière à capter une clientèle de passage. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 135 Les centres villages C’est pourquoi, une signalétique informative, bien visible et de qualité bénéficierait à l’ensemble de ce pôle. Or, aujourd’hui seuls quelques petits panneaux, implantés au carrefour entre la RN 206 et la rue permettant de rejoindre le centre, indiquent la présence de commerces. Il serait sans doute très intéressant d’améliorer ce point. LES PROJETS D’AMENAGEMENT Un projet immobilier, « Bois Salève », est actuellement en cours de réalisation à proximité immédiate des commerces du Pas de l’Echelle. Ce projet consiste en la réalisation d’une vingtaine de logements de haut standing. Cette réalisation permettra d’accroître la clientèle potentielle des commerces du pôle. Un autre projet immobilier est actuellement en cours d’étude. Il comprendrait la réalisation d’une centaine de logements, ainsi que de 600 mètres carrés d’arcades commerciales. Ces dernières devraient accueillir le bureau de Poste, certains commerces actuellement implantés sur le pôle, une garderie d’enfants et d’autres commerces (brasserie, boulangerie, boucherie,…). Ainsi, l’offre commerciale proposée serait beaucoup plus complète qu’elle ne l’est aujourd’hui, ce qui pourrait permettre d’attirer, outre la clientèle du pôle, une partie des habitants de la commune de Veyrier, dont l’équipement commercial est modeste. Ce projet comprend également une place qui pourrait accueillir un marché hebdomadaire. Néanmoins, les marchés de ce type étant nombreux sur l’agglomération et dans les environs, il convient de bien sélectionner le jour d’organisation. LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME FISAC La commune d’Etrembières réalise actuellement des études concernant les formes, les enjeux et les potentiels de développement du centre du Pas de l’Echelle. Il s’agira de prendre connaissance des résultats des ces études et de les compléter, si besoin, par des analyses en terme de potentiel de développement commercial. Une étude devra également permettre de déterminer le type d’activités souhaitables sur ce centre. Un plan de financement et un échéancier devront être établis. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 136 III LES PROJETS DETECTES La présente étude a détecté de nombreux projets qui peuvent être répartis en deux grandes catégories : - Les opérations transversales ; Les opérations communales. A LES OPERATIONS TRANSVERSALES Le portage de ces opérations reste à déterminer. Territoire concerné SEGH SEGH SEGH SEGH SEGH Opérations Objectifs Moyens Délais Redynamisation du secteur alimentaire Accroître l’offre de produits alimentaires dans les centres Aides à l’implantation Début + Démarches qualité en + Promotion 2005 Chambre de Métiers Favoriser la transmission d’activité Permettre la transmission des entreprises de manière à réduire les locaux vides Opérations de sensibilisation + Aides à la reprise + Accompagnement Chambre de Métiers ? Signalétique Mieux informer les automobilistes et les passants Mise en place d’une 2005signalétique 2006 informative commune ??? Accès aux personnes handicapées Augmenter le nombre de locaux accessibles aux personnes handicapées Travaux d’aménagement des locaux d’activité ??? Réfection de vitrines Travaux de réfection Améliorer l’image visant à améliorer 2005 des pôles de l’esthétisme des devantures et vitrines proximité commerciales Début en 2005 Début fin 2005 Porteurs Les commerçants, soit par association, soit individuellement Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 137 B LES OPERATIONS COMMUNALES ANNEMASSE Opérations Objectifs Moyens Péricentrique Eviter le transit par le centre ville Réalisation d'une voie de circulation urbaine autour du centre. Création de boucles de circulation dans le centre, conduisant vers les parkings. Parking souterrain du Clos Granier Améliorer l'offre de stationnement quantitativement et surtout qualitativement Création d'un parking souterrain d'environ 300 à 400 places Siège de la 2C2A Déplacement du siège de la communauté de communes. Création d'un parking souterrain pour les besoins de cet EPCI + remplacement des places perdues (+ 300), gain de 50à 80 places. Réaménagement de toute la place. Ilot Moret Augmentation du nombre de logements. Chablais – Gare Améliorer l'offre de logements, améliorer l'offre commerciale du centre ville. Délais Porteurs Début des travaux en 2004, fin programmée en 2005 Annemasse Début des travaux en 2005, fin 2007 DSP 2C2A pour le bâtiment + parking ; Un bâtiment de 3 à 4 étages, un parking souterrain de 3-4 niveaux d'une capacité d'environ 500 places. Début des travaux en 2007, fin en 2009 Création d’espaces publics (verts, loisirs,…). Un immeuble de 5 étages avec des arcades commerciales en rez-de-chaussée. Rénovation d'un quartier avec création de logements, d'un multiplexe de cinéma (6-8 salles), 7000 m² de commerce : une surface alimentaire 1500-2000 m², 3-4 surfaces de 300-400 m², 40 à 80 arcades de 50-100 m². Parking souterrain Annemasse pour le reste de la place. Travaux entamés en 2003, fin 2006. Privé Début prévu en 20052006, fin ? DSP Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 138 Opérations Etoile Gare Rues piétonnes Services aux usagers du centre Objectifs Créer un pôle de déplacements multi modal, une zone de logements, des surfaces de bureaux, des espaces culturels, accueil d’ONG ? Accroître la zone piétonne actuelle du cœur de ville Apporter des services aux usagers du centre pour les inciter à fréquenter cet espace Promotion Augmenter l’attractivité du centre Recherche d’enseignes nationales Apporter des locomotives au centre ville Moyens Délais Ligne CEVA (liaison ferroviaire avec la gare centrale de Genève), immeubles, médiathèque, bureaux, Long terme environ 10-15 ans ? ? ? Piétonisation de quelques rues autour de la zone existante Porteurs de colis, consignes, garde d'enfants, location de parapluies, navettes entre les parkings et le centre, bornes interactives de signalétique, carte multi services (fidélité, parking, services,…) Campagne promotionnelle, notamment à destination de Genève Démarchage d’enseignes + promotion du territoire 2005 et années suivantes Porteurs Union commerçante (J’aime Annemasse) ? Annemasse ? 2005 2005 et années suivantes Union Commerçante (J’aime Annemasse) Union commerçante (J’aime Annemasse) ? Annemasse ? BONNE SUR MENOGE Opérations Objectifs Aménagements de voirie Ralentir le flux de circulation Amélioration des trottoirs Permettre la sécurité des piétons Création d'un parking Améliorer la capacité de stationnement sur l’entrée est, et améliorer son accessibilité Moyens Installations de ralentisseurs + un rond-point, selon les moyens Elargissement de la voie, selon les possibilités et création de trottoirs Achat d'un local d'activité vétuste. Démolition. Construction d'une aire de stationnement 10-15 places Délais Porteurs Selon les moyens Bonne Selon les moyens Bonne Selon les moyens Bonne Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 139 CRANVES-SALES Opérations Objectifs Réaménagement de la circulation Signalétique Réouverture de la supérette Moyens Améliorer la sécurité des automobilistes et des piétons Informer les passants + améliorer l'esthétisme des abords de la commune Répondre à un besoin de proximité Délais Instaurer des voies à sens unique + aménagement des trottoirs Installation de panneaux communs pour plusieurs enseignes ? Porteurs Début en 2005 ? CranvesSales Début 2005 CranvesSales 2005 Privé LUCINGES Opérations Création de 2 arcades Objectifs Améliorer l'offre sur le village Moyens Création d'un petit immeuble, avec 2 arcades. 1 sera occupée par la boulangerie Délais Porteurs Début fin 2004, fin mi 2005 Privé pour les logements et Lucinges pour l'achat des arcades MACHILLY Opérations Objectifs Immeubles + arcades Améliorer l'offre sur le village Rénovation bâtiments industriels Améliorer l'offre commerciale et artisanale sur le village Moyens Création de petits immeubles et d'arcades en rezde-chaussée Rénovation d'un bâtiment de type industriel près de la gare Délais Porteurs Début fin 2005, fin 2007 Privé, peut être Machilly achètera les arcades En fonction de la réalisation d'un éventuel P+R Machilly ? Communauté de communes ? PAS DE L’ECHELLE Opérations Objectifs Projet immobilier Augmentation de l'offre de logements, création de commerces de proximité Marché hebdomadaire Augmentation de l'offre alimentaire Moyens Réalisation de petits immeubles (100 logements) et de 600 m² d'arcades commerciales Organisation d'un marché sur la place centrale du projet immobilier Délais Porteurs Début 2005-2006, fin 20072008 Privé ? Etrembières Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 140 SAINT-CERGUES Opérations Objectifs Moyens Créer un espace de centre, permettant l'organisation de manifestations type marché Création d'une place de centre Achat d'un garage fermé + transformation Délais Porteurs 2005? SaintCergues RUE DE GENEVE- MOËLLESULAZ Opérations Objectifs Vidéosurveillance Créer un climat de sécurité sur le quartier de Moëllesulaz Aménagements de voirie Moyens Délais Porteurs Installation de vidéosurveillance Automne 2005 Gaillard Ralentir le flux automobile Création de 2 ronds-points Début 2005-2006 fin 20062007 Gaillard Réorganisation / reconquête de la Place Porte de France Recréer des activités commerciales attractives sur ce lieu Amélioration de la signalétique, réaménagement architectural, vidéosurveillance, implantation d'une enseigne nationale ? Gaillard Promotion Attirer de nouveaux clients sur Moëllesulaz Campagne promotionnelle 2005-2006 Union commerçante (GAC) VETRAZ-MONTHOUX Opérations Projet immobilier Objectifs Augmenter l'offre de logements et l'offre commerciale, notamment par une centralisation des commerces présents Moyens Réalisation d'un programme immobilier comprenant 400 m² d'arcades commerciales Délais Début 20052006, fin 2007-2008 Porteurs Privé, VétrazMonthoux achèterait 200 m² d'arcades Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 141 VILLE LA GRAND Opérations Déplacement de commerces Contournement Implantation de plusieurs magasins Objectifs Améliorer la qualité de l'offre commerciale Limité le transit à l’intérieur du centre Augmentation de l’offre commerciale Moyens Délais Porteurs Réaménagements de locaux communaux en vue d'une occupation commerciale Début 2005 Ville la Grand Réalisation d’une voie de contournement 2005 ? attente de décision du juge des expropriations Ville La Grand Implantation de plusieurs magasins (supérette, vêtements, traiteur,…) 2005 et années suivantes Privés Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 142 IV UNE CHARTE DE COHERENCE De nombreux projets visant la redynamisation des activités de proximité ont été détectés sur l’ensemble du territoire du SEGH. De manière à tenir compte des problématiques, des possibilités et des attentes de chacun des acteurs, la présente étude recommande que plusieurs dossiers de demande FISAC soient déposés auprès des services de l’Etat, sans pour autant perdre la cohérence d’ensemble du projet FISAC à l’échelle du SEGH. C’est pourquoi, la réalisation et l’approbation d’une charte de cohérence par les différents acteurs FISAC, encadrant les possibilités d’utilisation de l’outil FISAC sur le SEGH, semble constituer une démarche intéressante. LE ROLE DE LA CHARTE Le projet FISAC découle d’une logique globale de maîtrise du développement commercial par les élus des communes du SEGH. Même si le territoire du SEGH a été retenu comme pertinent, la diversité des situations et des problématiques commerciales de chaque commune, rend inenvisageable le dépôt d’un seul dossier FISAC comprenant l’ensemble du territoire. En outre, la multiplication des dossiers permettra d’augmenter l’enveloppe globale pour le territoire du SEGH. Néanmoins, la démarche globale, faisant suite au SCOT et au Schéma de Développement Commercial (SDC), apporte une cohérence d’ensemble qu’il convient de préserver. Une charte de cohérence servira donc de référence à chacun des dossiers FISAC qui pourra être déposé par les communes du SEGH ou des structures à vocation plus générales (communautés de communes, Compagnies Consulaires,…). Les dossiers FISAC devront se référer explicitement à cette charte de cohérence en démontrant que l’action programmée constitue un élément de la démarche globale engagée à l’échelle du SEGH Afin d’encadrer les possibilités d’utilisation du FISAC, cette charte sera approuvée par l’ensemble des communes du SEGH et des partenaires FISAC (associations de commerçants, compagnies consulaires,…). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 143 LE CONTENU DE LA CHARTE Ce document d’orientation reprendra les recommandations formulées par le SCOT et le SDC en matière de développement commercial dans les centres villes, centres bourgs et centres villages. La charte décrira les différentes opérations envisagées dans le cadre du FISAC en reprenant les différents thèmes qui seront concernés. Pour chacun des thèmes, elle précisera les enjeux et les objectifs des opérations programmées et montrera en quoi ces actions constitueront des éléments de mise en œuvre des recommandations du SCOT et du SDC. LES PHASES DE REALISATION Dans un premier temps, il s’agira d’identifier précisément les éléments du SCOT et du SDC faisant référence à l’équilibre à maintenir entre le commerce de périphérie et le commerce de centre. Des références à ces éléments seront intégrées à la charte. La seconde phase consistera à répertorier l’ensemble des projets envisagés dans le cadre du FISAC et à les classer par thème. Chaque axe fera ensuite l’objet d’une analyse visant à déterminer de quelle manière il met en œuvre les recommandations du SCOT et du SDC. Cette analyse thématique restera relativement générale, puisqu’elle s’appliquera à l’ensemble des opérations réalisées pour un même thème. La charte devra ensuite être rédigée. Puis, elle sera visée par l’ensemble des partenaires (élus du SEGH, Compagnies Consulaires, DRCA,…). Les élus des communes membres du SEGH devront ensuite approuver ce document. Cette adoption est programmée avant la fin du mois de mars 2005. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 144 V SYNTHESE LES CENTRES URBAINS L’ensemble des pôles urbains se situent près d’Annemasse, ville centre du SEGH. Globalement, ils proposent une offre commerciale quantitativement importante, souvent complétée par la présence d’un ou de plusieurs marchés hebdomadaires. Les principales difficultés rencontrées en matière d’offre commerciale sont constituées par un manque d’enseignes nationales et des déséquilibres sectoriels concernant certains domaines : l’alimentaire au centre d’Annemasse ou l’équipement de la personne sur le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz. L’accessibilité et le stationnement constituent des questions majeures, car ils touchent des éléments structurels des centres : la voirie, les parkings, le réseau de transports en commun,… Les pôles urbains les plus importants connaissent davantage de difficultés dans ce domaine que les centres plus petits. Les centres villes du SEGH ne bénéficient pas d’un traitement urbain particulièrement favorable. Cependant, l’environnement agréable apporte une image plus qualitative que la ville elle-même. La qualité des vitrines est globalement meilleure dans les centres urbains les plus importants, que dans les plus réduits, tout en étant plus hétérogène. En effet, le centre d’Annemasse notamment, accueille de belles boutiques qui élèvent le niveau de qualité des vitrines, mais également d’autres établissements qui ne disposent pas de devanture attrayante. Les centres urbains ne bénéficient pas de signalétique informative, ce qui peut être très pénalisant pour les espaces situés en dehors des zones les plus fréquentées, notamment la Place Porte de France sur le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 145 Analyse synth é tique des centres urbains Centre ville d’Annemasse Rue de Genève Moëllesulaz Perrier Livron Bonneville Annexion Offre commerciale Marché Accessibilité Stationnement Signalétique Traitement urbain Vitrines Domaine ne posant pas de problème particulier Domaine posant quelques difficultés Domaine posant des difficultés néfastes pour l’attractivité du Comité de Pilotage FISAC pôle Ambilly, 3 novembre 2004 Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 146 LES CENTRES BOURGS Ces espaces sont répartis sur l’ensemble du territoire du SEGH, autour des centres urbains. La plupart des centres bourgs du territoire du SEGH proposent une offre commerciale capable de satisfaire une grande partie des besoins quotidiens de la population locale, sauf celui de Vétraz-Monthoux. Toutefois, l’exemple de la fermeture de la supérette de CranvesSales montre que la diversité de l’offre est fragile et subit le développement commercial de périphérie. L’accès aux centres bourgs est une question importante, mais elle se pose en des termes différents de la problématique qui touche les centres villes. En effet, les principales difficultés sont liées à la gestion du trafic de transit, qui génère à la fois des nuisances et des difficultés d’accès, mais qui, en contrepartie, offre une visibilité dont profitent largement les établissement commerciaux, artisanaux et de services. Les communes doivent donc trouver le bon compromis entre la traversée de leur centre par un flux automobile très important et le contournement. Le traitement urbain est très variable selon les centres bourgs. Si tous bénéficient d’un environnement extérieur de qualité (vue sur les montagnes,…), la qualité architecturale du bâti est très hétérogène. La qualité des vitrines est également très hétérogène entre les pôles et parfois même au sein des centres (à Bonne notamment). Ces résultats découlent du manque d’opérations globales d’aménagement. De la même manière que les centres urbains, les centres bourgs ne bénéficient d’aucune signalétique informative, ce qui nuit à l’attractivité des pôles situés en dehors des axes de communication majeurs (Cranves-Sales, Saint-Cergues, Gaillard,…). Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 147 Analyse synthétique des centres bourgs Bonne sur Menoge Ambilly SaintCergues Ville La Grand CranvesSales Gaillard VétrazMonthoux Offre commerciale Marché Accessibilité Stationnement Signalétique Traitement urbain Vitrines Domaine ne posant pas de problèmes particulier Domaine posant quelques difficultés Domaine posant des difficultés néfastes pour l’attractivité du Comité de Pilotage FISAC pôle Ambilly, 3 novembre 2004 Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 148 LES CENTRES VILLAGES Ces centres sont situés aux limites du territoire du SEGH. L’offre commerciale proposée sur les centres villages est incomplète, ce qui constitue le principal obstacle au développement commercial de ces pôles. En effet, la satisfaction des besoins quotidiens de la population n’est pas assurée. L’accessibilité et le stationnement sont généralement plus aisés que sur les centres plus denses. Néanmoins, l’étroitesse de certains pôles pose quelques difficultés en matière de sécurité des piétons et oblige les automobilistes à se garer relativement loin des établissements commerciaux. La qualité architecturale et paysagère bénéficie du cadre environnemental. Cependant, les bâtiments souvent vieillissants nuisent à l’image globale des pôles. L’absence d’enseigne nationale et de boutique sur les centres villages réduit la qualité moyenne des vitrines. La signalétique informative est absente des centres villages, limitant ainsi l’apport de clientèle extérieure. Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 149 Analyse synthétique des centres villages Centre de Machilly Centre de Lucinges Pas de l’Echelle Offre commerciale Marché Accessibilité Stationnement Signalétique Traitement urbain Vitrines Domaine ne posant pas de problèmes particulier Domaine posant quelques difficultés Domaine posant des difficultés néfastes pour l’attractivité du Comité de Pilotage FISAC pôle Ambilly, 3 novembre 2004 Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement Novembre 2004 150