Étude pré-operationnelle FISAC

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Étude pré-operationnelle FISAC
ETUDE
PRE OPERATIONNELLE
AU FISAC DU SEGH
I
Présentation du contexte ..................................................................................................3
Les partenaires..............................................................................................................3
Le territoire ....................................................................................................................3
La spécificité du SEGH : Genève ..................................................................................6
L’économie du SEGH ....................................................................................................8
La mise en œuvre d’une phase opérationnelle : le programme FISAC.......................13
Méthodologie de l’étude ..............................................................................................15
II Analyse des activités commerciales, artisanales et de services des centres du SEGH .18
A Détermination du périmètre de l’étude ........................................................................18
Les centres villes
B Le centre ville d’Annemasse........................................................................................23
C La rue de Genève et le quartier de Moëllesulaz..........................................................52
D Le quartier de Perrier – Livron.....................................................................................67
E La route de Bonneville.................................................................................................75
Les centres bourgs
F Le centre de Bonne sur Menoge .................................................................................81
G Le centre d’Ambilly ......................................................................................................88
H Le centre de Saint-Cergues.........................................................................................94
I
Le centre de Cranves-Sales ........................................................................................99
J
Le centre de Ville La Grand.......................................................................................106
K Le centre de Gaillard .................................................................................................112
L Le centre de Vétraz-Monthoux ..................................................................................118
Les centres villages
M Le centre de Machilly.................................................................................................124
N Le centre de Lucinges ...............................................................................................129
O Le centre du Pas de l’Echelle ....................................................................................133
III Les projets détectés ......................................................................................................137
A Les opérations transversales.....................................................................................137
B Les opérations communales......................................................................................138
IV
Une charte de cohérence ..........................................................................................143
V Synthèse .......................................................................................................................145
A
B
C
D
E
F
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I PRESENTATION DU CONTEXTE
A LES PARTENAIRES
Cette étude est le fruit d’un partenariat comprenant le Syndicat d’Etudes du Genevois Haut
Savoyard (SEGH), maître d’ouvrage, la Maison de l’Economie Développement (MED),
maître d’œuvre et la Chambre de Métiers de la Haute-Savoie, ayant apporté un soutien
technique et logistique à la MED.
Le SEGH est une personne de droit public créée en 2001 pour mettre en place la procédure
du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de la région d’Annemasse.
La MED est une Société d’Economie Mixte Locale (SEML) ayant pour objet le soutien au
développement économique territorial. Ses missions se traduisent par une aide apportée aux
entreprises et par la réalisation d’études économiques.
La Chambre de Métiers accompagne les entreprises artisanales de l’ensemble du
Département.
B LE TERRITOIRE
Les 12 communes du SEGH
Suisse
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ORGANISATION ADMINISTRATIVE
Le territoire du SEGH est composé de 12 communes regroupées au sein de deux
communautés de communes :
-
La Communauté de Communes de l’Agglomération Annemassienne (2C2A) :
Ambilly, Annemasse, Etrembières, Gaillard, Vétraz-Monthoux et Ville La Grand ;
-
La Communauté de Communes des Voirons (CCV) : Bonne sur Menoge, CranvesSales, Juvigny, Lucinges, Machilly et Saint-Cergues.
DONNEES DEMOGRAPHIQUES
Répartition de la population
Commune
Pop.
Ambilly
5 948
Annemasse
28 073
Etrembières
1 483
Gaillard
10 404
Vétraz-Monthoux
5 582
Ville La Grand
7 197
TOTAL 2C2A
58 687
Commune
Pop.
Bonne sur Menoge
2 375
Cranves-Sales
4 604
Juvigny
567
Lucinges
1 438
Machilly
916
Saint-Cergues
2 717
TOTAL CCV
12 617
TOTAL SEGH : 71 304
La population du SEGH représente 11 % de la population départementale.
Une croissance démographique soutenue
D'après les dernières évaluations de la Société d’Equipement (SED) de Haute Savoie, le
territoire aurait, depuis 1999 augmenté de plus de 2 100 habitants, pour atteindre une
population globale de 71 304 habitants en 2002. Ces évolutions traduisent une croissance
annuelle moyenne de 1% depuis 1999.
Une attractivité croissante des communes rurales
La croissance de la population n'est pas identique pour toutes les communes du SEGH.
Certaines d'entre-elles bénéficient d'une croissance relativement vive de leur population,
notamment les communes rurales.
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Plus éloignées du centre urbain annemassien, celles-ci possèdent des espaces urbanisables
plus importants. Il s'agit en l'occurrence des communes de Lucinges, Vétraz-Monthoux,
Bonne et Cranves-Sales.
Une densité démographique importante
Globalement, la densité du SEGH est plus de deux fois supérieures à celle du Genevois
Haut Savoyard, plus de six fois à celle de la Haute Savoie, mais deux fois plus faible que
celle du Canton de Genève.
Par ailleurs, les communes rurales, notamment Lucinges et Vétraz-Monthoux, ont vu leur
densité augmenter de 11 à 37% entre 1990 et 1999. En revanche, celles de Gaillard et
d'Annemasse ont diminué respectivement de 2% et 1% sur la même période.
Un ralentissement du solde migratoire
Le territoire du SEGH attire un nombre important d'étrangers. En 1999, 25% de la population
étrangère habitant les communes du SEGH font partie de l'Union Européenne. Les 75%
restants proviennent de la Suisse et du reste du monde (organisations internationales,
multinationales,…).
Toutefois, le solde migratoire du SEGH est en baisse (-0.3% de 1990 à 1999) alors qu'il est
en hausse sur le reste du département. La croissance démographique de ce territoire est
tirée par un mouvement naturel fort.
Une population jeune
Le territoire du SEGH se caractérise par une population jeune assez importante (55% de
moins de 40 ans). Toutefois, la population de cet espace vieillit dans la mesure où les plus
de 60 ans ont gagné deux points entre 1990 et 1999.
Un ralentissement de la croissance des frontaliers
Sur les 30 500 frontaliers de la Haute Savoie, plus de 27% (soit 8 300) résident sur le
territoire du SEGH. En 1996, ils étaient 31% à résider sur le territoire du SEGH.
Parallèlement, alors qu'entre 1996 et 2002, le nombre de frontaliers augmentait de 20% dans
le département, il n'augmentait que de 6% sur le SEGH.
L'ensemble de ces tendances traduisent une perte d'attractivité du SEGH par rapport
au Genevois Haut Savoyard ou au Département de la Haute Savoie.
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C LA SPECIFICITE DU SEGH : GENEVE
LE BASSIN TRANSFRONTALIER GENEVOIS
Le SEGH s’inscrit au sein d’un bassin qui s’étend sur deux pays : la Suisse et la France.
CANTON
DE VAUD
Communauté
de Communes
du Pays de Gex
58425 hab
SIVOM du Bas
Chablais
26 016 hab
Communauté
de Communes
du Bassin
Bellegardien
19 482 hab
SIVOM de la
Vallée Verte
5 941 hab
BOEGE
ANNEMASSE
CANTON DE
GENEVE
REIGNIER
BELLEGARDE
Communauté
de Communes
de la Semine
Communauté de Communes du Genevois – 05/2003
Communauté
de Communes
du Genevois
29 000 hab
Communauté
de Communes
Arve et Salève
14 500 hab
Communauté
de Communes des
Voirons
11 581 hab
Communauté
de Communes de
l’Agglomération
Annemassienne
56 726 hab
Le canton de Genève est entouré par la frontière française (départements de l'Ain et de la
Haute-Savoie). L’ensemble de cet espace transfrontalier se caractérise par des territoires à
la fois montagnards, ruraux et urbains. Le bassin genevois est habité par environ 700 000
personnes, dont 475 000 pour le canton de Genève et 225 000 pour la partie française. Sur
cet espace transfrontalier, la population croît d'environ 1,1% par an.
La ville de Genève, à elle seule, regroupe 180 000 habitants, tandis qu'Annemasse n'en
compte que 28 000 et Saint Julien en Genevois 11 000.
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UN BASSIN D'ECHANGES
La puissance économique et intellectuelle de Genève est légitimement reconnue au niveau
international. La vocation internationale (ONU, OMS, BIT,…) et le positionnement sur le
secteur bancaire de Genève donnent une image forte à cette ville. Ainsi, le rayonnement
économique de cette puissance dépasse largement le cadre des frontières administratives et
influence de fait ses territoires voisins, comme le SEGH.
Directement située dans l'aire d'influence de Genève, capitale internationale, l'Agglomération
Annemassienne s'est structurée au fil des décennies sur la base des échanges entre ces
deux polarités.
Ces échanges sont multiples et ne se limitent pas aux flux pendulaires des frontaliers.
En effet, de nombreux capitaux suisses sont investis de l'autre côté de la frontière parmi les
fleurons de l'activité économique du SEGH. Ainsi, on peut citer des entreprises telles que
Roche Nicolas, SICPA, Anthime Mouley,… ou encore l'enseigne commerciale comme
Migros.
De plus, cette proximité avec Genève n'est pas sans incidences sur le tissu artisanal et
commercial du SEGH. La structuration de l'appareil commercial et l'existence d'une activité
artisanale de qualité incitent les consommateurs suisses à consommer sur le territoire du
SEGH. En 2000, une étude de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) montrait que
30% du chiffre d'affaires réalisé sur le territoire du SEGH était le fruit des consommateurs
suisses.
UNE FRONTIERE A DEUX VISAGES
Les atouts de cette frontière…
La proximité immédiate de Genève présente de nombreux atouts sur le plan économique :
-
Moteur d'une croissance économique au niveau industriel, artisanal et commercial ;
Présence d'infrastructures majeures (aéroport, gare, autoroutes,…) ;
Existence de compétences et de savoir-faire de très haut niveau (Université de
Genève, Centres de Recherches,…).
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…engendrent des difficultés à surmonter
Etre sur un territoire proche d'une ville internationale avec une attractivité forte génère des
difficultés :
-
-
Risque d'un développement économique trop dépendant, notamment commercial ;
Forte pression foncière qui exclut certaines activités économiques (pénurie du
foncier à vocation économique) et une partie de la population (difficulté à trouver
des logements, …) ;
Absorption de la main d'œuvre qualifiée qui fragilise les entreprises locales ;
Coût de la vie.
D L’ECONOMIE DU SEGH
STATISTIQUES ECONOMIQUES
Le tissu économique du SEGH
Le tissu économique du SEGH, à l’image du Canton de Genève, présente un environnement
à forte connotation tertiaire. Le commerce et les services représentent 80% des
établissements et près de 70% des effectifs salariés privés du SEGH en 2002. Ils
représentent plus de 84% des effectifs et des établissements pour le Canton de Genève.
Répartition des entreprises par activités
SEGH
Haute-Savoie* Canton de Genève*
Nombre
Etablissements
Agriculture 124
Industrie
274
Construction 384
Tertiaire
3 620
Total
4 402
%
2,8%
6,2%
8,7%
82,2%
100,0%
Nombre
4 405
4 735
5 188
39 563
53 891
%
8,2%
8,8%
9,6%
73,4%
100,0%
Nombre
488
1 688
1 329
18 707
22 212
%
2,2%
7,6%
6,0%
84,2%
100,0%
Répartition des emplois par activités
Emplois**
Agriculture
Industrie
Construction
Tertiaire
Total
74
4566
846
13 266
18 688
0,1%
24,4%
4,5%
70,1%
100,0%
nd
64 705
15 724
112 913
193 394
0,0%
33,5%
8,1%
58,4%
100,0%
1 776
23 936
12 473
204 075
242260
0,7%
9,9%
5,1%
84,2%
100,0%
*2001 pour les établissements de Haute-Savoie et 1998 pour les établissements et les effectifs du canton de
Genève excepté pour l’agriculture : 2000.
** Effectifs salariés ne comprenant pas les indépendants ou chefs d'entreprise, etc. Excepté pour Genève où il s'agit
de l'emploi total.
Source : Observatoire départemental ; Observatoire Statistique Transfrontalier des Accords Bilatéraux
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L’évolution du secteur commercial
Alors que l’industrie était en perte de vitesse, le développement des activités tertiaires
(commerce et services) a dynamisé la croissance économique du territoire sur ces dix
dernières années.
Toutefois, si le poids du commerce progresse en terme d'effectifs au sein du SEGH, on
observe un léger recul de ce secteur en terme d'établissements. Le commerce de détail est
le principal moteur du secteur.
Ce développement se caractérise par la création de nombreuses grandes surfaces
commerciales en périphérie d'Annemasse. Leur succès s'explique en partie par la
proximité de la zone de chalandise suisse et par le pouvoir d'achat relativement élevé des
travailleurs frontaliers.
Parallèlement on observe que le nombre de commerces d'alimentation traditionnels a
fortement diminué -30% pour les fromageries et poissonnerie, -26% pour la viande et
-27% pour les supérettes.
Ces chiffres montrent que le dynamisme commercial est fort, mais qu’il n'est pas canalisé, ce
qui se traduit par un manque de cohérence de l'organisation du territoire. Entre 1999 et
2003, l'offre commerciale proposée par les établissements de plus de 300m2, a crû d'environ
4 900 m2 par an, dont 11 000 m2 pour la seule année 2001. Ceci représente une croissance
de 16% entre 1996 et 2002. Le SEGH concentre 25% des projets commerciaux de la HauteSavoie, autorisés en Commission Départementale d’Equipement Commercial (CDEC).
L’évolution des services
Le secteur des services est quant à lui en constante croissance sur ces dix dernières
années. Le secteur dans son ensemble s'est accru de plus de 30% en nombre
d'établissements et a augmenté de près de 20% le nombre de ses effectifs salariés.
Les services aux entreprises constituent le levier de la croissance du secteur. Le secteur des
services aux personnes s’est quant à lui développé moins rapidement, les emplois créés
restent précaires.
L’évolution de l’artisanat
Le secteur artisanal est présent dans l’industrie, la construction, les services et l’alimentaire.
Il représente sur le territoire 1 054 établissements pour 2 500 salariés.
On observe que les activités de l’alimentation ainsi que de l’habitat et de l’entretien
domestique sont en stagnation, voire en léger recul.
Cette évolution s’explique par l’important développement des grandes surfaces sur le
territoire du SEGH. Bien que ces activités artisanales ne subissent pas une régression
brutale, l’érosion est manifeste dans les centres bourg avec la fermeture de
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commerces de proximité. Cette tendance contraste avec l’accroissement de
population et l’augmentation des volumes de consommation sur l’ensemble du
territoire.
Evolution de l’artisanat 1996-2002
En terme d’établissements
Etablissements
Evo. nb Evo. %
Alimentation
1
1,1%
Soins aux personnes
11
12,2%
Ornement, loisirs, culture
1
2,0%
Habitat et entretien domestique
-1
-1,1%
Véhicule et transport
-2
-1,7%
Biens et services tertiaires
14
21,2%
Biens et services agricoles
-4
-33,3%
Biens et services industriels
1
0,8%
Construction
68
21,7%
TOTAL
89
9,2%
Source : Chambre de métiers, Insee 2002, RSA 2002
En terme d’effectif
Effectifs
Alimentation
Soins aux personnes
Ornement, loisirs, culture
Habitat et entretien domestique
Véhicule et transport
Biens et services tertiaires
Biens et services agricoles
Biens et services industriels
Construction
TOTAL
Evo. nb Evo. %
14
5,6%
75
50,3%
43
61,4%
13
7,7%
79
23,7%
39
30,0%
-13
-37,1%
54
14,2%
216
47,5%
520
26,4%
Source : Chambre de métiers, Insee 2002, RSA 2002
Si l'on observe la densité artisanale (nombre d'établissements pour 10 000 habitants), on
distingue une sous représentation de l'artisanat sur le territoire du SEGH par rapport à la
Haute-Savoie. Le SEGH dispose ainsi d'une densité artisanale de 147,8 établissements pour
10 000 habitants, alors qu’elle s’élève à 192 pour le Département de Haute-Savoie.
Plusieurs spécificités territoriales expliquent ce phénomène : la cherté du niveau de vie, la
difficulté à trouver de la main d’œuvre et à la conserver sur un territoire où le coût du
logement est élevé. Un coût du foncier très élevé qui oblige les entreprises artisanales à
s’éloigner des centres.
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REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES POLES ECONOMIQUES
Les activités économiques se répartissent sur différents espaces :
-
Les zones d’activités économiques ;
Le centre ville d’Annemasse ;
Les centres bourgs ;
Les centres villages.
Le futur SCOT préconisera le maintien d’un développement équilibré entre ces
différents espaces. Le développement de chaque pôle devra se faire en fonction de sa
vocation.
Les zones d’activités économiques majeures
Les effectifs salariés des entreprises situées sur les pôles périphériques représentent 35%
des effectifs du SEGH, tandis qu'elles ne représentent que 12% du nombre d'établissements
de la zone.
L’activité commerciale s’est développée sur l’ensemble des zones d’activité :
-
Le Mont-Blanc à Annemasse et Ville La Grand ;
La Châtelaine à Gaillard ;
Borly à Cranves-Sales ;
Les Erables à Vétraz-Monthoux ;
Les Vouards à Saint Cergues ;
La Menoge à Bonne ;
Le Shopping Etrembières.
Ce développement commercial s’est effectué de manière relativement opportuniste au gré
des disponibilités foncières et immobilières des zones. Ce qui a conduit à un mitage des
espaces et au développement d’une forte pression foncière. Ainsi, les prix pratiqués
excluent les activités commerciales, artisanales et de services traditionnelles de ces
espaces.
Un autre conséquence de ce développement commercial rapide et peu maîtrisé est la qualité
des zones commerciales. La mutation progressive et la construction au coup par coup de
ces zones d'activités se traduit par un niveau de qualité relativement faible. En effet, ces
zones souffrent d'une absence de traitement urbanistique d'ensemble, d'aménagements
insuffisants (parking, accès, signalétique,…),…
Aujourd’hui les activités commerciales, artisanales et industrielles cohabitent
difficilement en termes de flux, d’accessibilité et d’image. Ces pôles, qui ont
globalement perdu en qualité, ne sont pas optimisés.
C’est pourquoi le SEGH travaille actuellement à la mise en œuvre d’un Schéma de
Développement Commercial (SDC). Ce document affine et précise les recommandations
formulées par le SCOT en matière d’organisation du développement commercial. Il servira
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d’outil juridique aux communes pour maîtriser davantage le développement des zones
d’activités de leur territoire.
LA DEMARCHE SCOT - SCHEMA DE DEVELOPPEMENT
COMMERCIAL (SDC)
Ces documents ont pour objectifs de définir des projets politiques de développement du
territoire en fonction des contraintes et des enjeux rencontrés.
Le centre ville d’Annemasse
Afin de maintenir la cohésion sur l'ensemble du territoire, le SCOT recommande que la ville
d'Annemasse exerce les fonctions d’une ville centre.
Ce pôle doit faire face à des enjeux majeurs : l’accessibilité, le stationnement, le traitement
urbain, la sécurité, l’implantation d’enseignes commerciales, la gestion de ses marchés de
plein air,…
Les centres bourg et les centres village
La disparition des activités des centres bourgs et centres villages, malgré une population
croissante, est aujourd’hui une réalité. Ces espaces sont fortement concurrencés par le
développement du commerce au sein de pôles tels que ceux de la zone du Mont-Blanc, la
Châtelaine ou Shopping Etrembières. Cette situation met en péril un aménagement équilibré
du territoire.
Les communes, ayant un centre bourg et comprenant une activité artisanale, commerciale et
de services de proximité, risquent de se transformer progressivement en cité dortoir, tandis
que les centres villages ne proposeront plus de service ni de commerce.
Pour ce faire, le SCOT et le SDC recommandent d'endiguer le développement
opportuniste des enseignes commerciales en ayant une stratégie de développement
commercial réfléchi et maîtrisé sur un plan quantitatif et une stratégie d'amélioration
des espaces commerciaux existants (aménagement, signalétique,animations,…).
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E LA MISE EN ŒUVRE D’UNE PHASE OPERATIONNELLE :
LE PROGRAMME FISAC
Les démarches SCOT et SDC sont des éléments nouveaux pour la région d’Annemasse. Ils
permettent aux élus représentant les différentes collectivités locales du territoire, de travailler
à l’échelle de l’agglomération entière.
Outre le fait de définir de grandes orientations qui devront être reprises par les documents
d’urbanismes communaux, Plan Local d’Urbanisme (PLU), ces nouvelles démarches
permettent une réflexion plus globale.
LES PRECONISATIONS DEGAGEES PAR LE SCOT ET LE SDC
Le SCOT définit de grands enjeux pour le développement futur de l’Agglomération
Annemassienne :
-
Mixité de l’habitat ;
Préservation des espaces naturels en densifiant l’existant ;
Maintien de la fonction agricole ;
Développement des modes de transports « doux » ;
Préservation de l’industrie et de l’artisanat ;
Le Schéma de Développement Commercial (SDC) précise ces recommandations pour le
domaine commercial :
-
Densifier les zones d’activités commerciales existantes ;
Définition des espaces de mutation possible de l’industrie en commerce par les
zones existantes ;
Maintien d’un centre ville d’Annemasse commercialement attractif à l’échelle de
l’agglomération et au-delà ;
Maintien des pôles secondaires de centres bourgs ;
Maintien de la présence de services et de commerces de proximité dans les
centres village.
Conscients de ces enjeux les élus locaux ont déjà envisagé différentes séries de mesures.
LA VOLONTE DES COMMUNES DE PRESERVER LE COMMERCE DE
PROXIMITE
Un certain nombre de communes projettent, ou ont entrepris la mise en œuvre, de mesures
visant à renforcer la place des centres par rapport aux zones commerciales de périphérie.
Ces mesures sont de différents types.
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Une intervention directe de la collectivité dans les développement commercial
de proximité
Certaines communes, notamment les plus rurales, ont décidé d’acquérir des locaux d’activité
dans le but de les louer par la suite à des commerçants ou artisans. Elles souhaitent ainsi
maintenir ou créer un commerce ou un service de proximité dans leur centre.
L’objectif est souvent quadruple :
-
Renforcer le rôle de centralité du centre bourg ou du centre village ;
Créer une activité économique, qui s’accompagne de quelques emplois ;
Offrir un service aux personnes ne pouvant se déplacer vers le centre
d’Annemasse ou les zones commerciales de périphérie ;
Créer ou perpétuer un esprit de village dans le centre en favorisant le lien social
entre les habitants.
Le FISAC peut apporter une aide à ces communes, notamment par l’attribution d’une
subvention de 20% du montant des dépenses engagées.
La modernisation et l’amélioration des aménagements publics
De nombreux aménagements publics peuvent faciliter les activités commerciales et
artisanales :
-
Les infrastructures routières ;
Les réseaux de transports publics ;
Les aires de stationnement ;
Les rues piétonnes ;
L’installation de moyens de vidéosurveillance ;
…
Ces aménagements sont pris en charge par les collectivités publiques, mais ils bénéficient
également aux professionnels. C’est pourquoi la qualité de ces aménagements est une
question importante pour le développement commercial et artisanal.
Or, les nouvelles zones de périphérie sont généralement mieux équipées que les centres
plus anciens.
L’organisation d’actions collectives
Ce type d’actions permet d’accroître l’attractivité d’un pôle commercial.
Il s’agit en général :
-
D’opérations de promotion collective ;
D’animations collectives ;
De services proposés aux chalands ;
De l’organisation de manifestations ;
…
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La mise en œuvre des recommandations formulées par le SCOT et le SDC, passe par la
réalisation d’opérations de redynamisation du commerce de proximité. Or, la plupart des
opérations envisageables peuvent bénéficier du concours du FISAC. Le SEGH a souhaité
mettre en place une étude pré opérationnelle visant à analyser les réelles possibilités de
mise en œuvre de cet outil sur l’Agglomération Annemassienne.
En outre certaines de ces opérations sont déjà à l’étude au sein des communes, la
concrétisation d’un projet FISAC pourrait sans doute les accélérer et les qualifier.
Il s’agit donc de reprendre les préconisations du SCOT et du SDC en les rendant
opérationnelles.
Le SEGH a lancé cette étude durant le mois de juillet 2004. Il a en outre décidé de confier
cette étude à la MED.
F METHODOLOGIE DE L’ETUDE
Cette étude est réalisée par la MED en collaboration avec les services du SEGH et de la
Chambre de Métiers de Haute-Savoie.
Conformément au cahier des charges présenté lors du comité de pilotage de lancement du 9
juillet dernier, cette étude comporte six étapes.
ETAT DES LIEUX DE L’OFFRE COMMERCIALE
Un état des lieux qualitatif et quantitatif de l’appareil commercial a été réalisé. Cette analyse
comprend :
-
-
Une identification et une localisation des pôles commerciaux et artisanaux
existants ;
La réalisation d’un état des lieux de l’offre commerciale et artisanale sur chacun
des pôles (nombre d’entreprises, activités, vitrines,..) ;
La mise en évidence des caractéristiques qualitatives sur le plan des services,
des horaires d’ouverture, des livraisons, des actions de fidélisations et
d’animation ;
La détection d’associations de professionnels et la rencontre de leurs
représentants ;
La réalisation d’un état des lieux du commerce non sédentaire : nombre de
marchés existants ou en projet, leur localisation, leur rythme, leur qualification,
leur aménagement en terme d’accueil des professionnels et du public, …
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ANALYSE DE LA DEMANDE
Une étude par analogie avec des territoires similaires et au regard des autres pôles
commerciaux majeurs du territoire (bassin annecien et canton de Genève) à été menée à
bien afin d’analyser les potentiels de développement commercial et artisanal du SEGH.
ANALYSE DE L’ACCESSIBILITE AUX COMMERCES
Ce volet vise à connaître l’existence des problèmes d’accessibilité aux locaux commerciaux,
artisanaux et de services ainsi que l’état général de leur environnement à partir du diagnostic
des points suivants :
-
Signalétique directionnelle et commerciale : emplacement, aspect du mobilier,
lisibilité, etc.
Stationnement : nombre de places, mode de gestion, taux d’occupation et de
rotation, publics utilisateurs, etc.
Déplacements : voitures et piétons (flux de circulation, gestion des trafics, fluidité
des livraisons,..), transports en commun et lisibilité de l’espace urbain ;
Entrées des bourgs (signalétique, publicité, …).
DETECTION ET ANALYSE DES PROJETS PUBLICS ET PRIVES
L’étude a détecté et analysé les projets publics et privés liés à chacun des pôles
commerciaux.
Pour ce faire, la MED a organisé des rencontres avec les collectivités, les associations, les
entreprises (commerçants, artisans et services) pour connaître leurs projets, leurs besoins et
leurs attentes en matière de développement commercial et artisanal.
DEFINITION DES PERIMETRES
Le périmètre défini dans le cadre de l’étude préalable est celui des 12 communes du SEGH.
Par contre, une partie de l'étude a porté sur la détermination des périmètres d’action. Il s’agit
de cadrer le territoire pertinent, sur lequel l'action FISAC aura un impact fort, capable de
redonner une place prépondérante aux centres.
Une liste de pôles présentant un réel potentiel a été dégagée. Elle identifie ces zones et les
hiérarchise.
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16
PRECONISATIONS
A la suite de ces diagnostics et en tenant compte de remarques formulées par les différents
partenaires lors des comités de pilotage et des réunions techniques, la MED a produit un
programme d’actions opérationnelles et de préconisations visant à redynamiser et améliorer
qualitativement l’appareil commercial, artisanal et de services traditionnel de l’Agglomération
Annemassienne.
Ces recommandations sont formulées dans le respect des préconisations émises par le
SCOT et le SDC.
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II ANALYSE DES ACTIVITES COMMERCIALES,
ARTISANALES ET DE SERVICES DES
CENTRES DU SEGH
A DETERMINATION DU PERIMETRE DE L’ETUDE
Identification des pôles de proximité
14 pôles commerciaux de proximité ont été identifiés sur le territoire du SEGH :
-
Le centre ville d‘Annemasse ;
La rue de Genève et le quartier de Moëllesulaz ;
Le quartier de Perrier - Livron ;
La route de Bonneville ;
Le centre de Bonne sur Menoge ;
Le centre d’Ambilly ;
Le centre de Saint-Cergues ;
Le centre de Cranves-Sales ;
Le centre de Ville La Grand ;
Le centre de Gaillard ;
Le centre de Vétraz-Monthoux ;
Le centre de Machilly ;
Le centre de Lucinges ;
Le hameau du Pas de l’Echelle.
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Centres villes
Centres bourgs
Les pôles de proximité et les
zones de périphérie du
SEGH
Centres villages
Zone commerciale de périphérie
Il existe quelques autres zones comprenant des commerces, mais leur densité est peu
élevée et il n’existe pas de volonté de développer l’offre commerciale sur ces secteurs.
Les activités concernées par l’étude
L’étude concerne les entreprises exerçant une activité commerciale, artisanale ou de
services.
Parmi les activités commerciales, seuls ont été retenus les établissements proposant des
biens au détail, en excluant les ventes de gros.
Par ailleurs, seuls les services aux particuliers ont été étudiés dans le cadre de cette étude.
Les activités artisanales retenues sont celles correspondant aux secteurs alimentaires de
détail, aux soins de la personne et services aux particuliers.
Au total 1 045 entreprises ont été recensées à l’aide du fichier SIRENE 2003.
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Répartition des entreprises
Par communes
Les établissements concernés se répartissent de la manière suivante :
Répartition des entreprises par communes
Communes
Nb. Etr.
Ambilly
56
Annemasse
761
Bonne sur Menoge
21
Cranves-Sales
15
Etrembières
3
Gaillard
143
Juvigny
0
Lucinges
3
Machilly
5
Saint-Cergues
17
Vétraz-Monthoux
6
Ville La Grand
15
Total
%
5,4 %
72,8 %
2,0 %
1,4 %
0,3 %
13,7 %
0%
0,3 %
0,5 %
1,6 %
0,6 %
1,4 %
1 045 100,0 %
Répartition des entreprises par communes
72,8%
2,0%
1,4%
5,4%
0,0%
0,3%
1,4%
0,6%
1,6%
0,3%
13,7%
0,5%
Ambilly
Annemasse
Bonne
Cranves-Sales
Etrembières
Gaillard
Juvigny
Lucinges
Machilly
Saint-Cergues
Vétraz-Monthoux
Ville La Grand
La commune d’Annemasse comprend près des trois quarts des établissements de proximité
du SEGH, alors que les communes de la CCV ne regroupent que 5,8% du total des
entreprises recensées.
Par pôles
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20
Les entreprises de proximité se répartissent sur les 14 pôles du SEGH de la manière
suivante :
Répartition des entreprises par pôles
Nom du pôle
Nb. Etr.
Annemasse centre
703
Rue de Genève – Moëllesulaz (Ambilly, Annemasse, Gaillard
165
Perrier – Livron
33
Route de Bonneville
25
Centre de Bonne
21
Centre d’Ambilly
20
Centre de Saint-Cergues
17
Centre de Cranves-Sales
15
Centre de Ville La Grand
15
Centre de Gaillard
14
Centre de Vétraz-Monthoux
6
Centre de Machilly
5
Centre de Lucinges
3
Centre du Pas de l’Echelle
3
Total
1 045
%
67,3%
15,8%
3,2%
2,4%
2,0%
1,9%
1,6%
1,4%
1,4%
1,3%
0,6%
0,5%
0,3%
0,3%
100,0%
Répartition des entreprises par pôles
1,6%
1,3%
0,6%
0,5%
1,4%
2,0%
Annemasse centre
0,3%
1,9%
Rue de Genève – Moëllesulaz
1,4%
0,3%
2,4%
Perrier – Livron
Route de Bonneville
Centre de Bonne
Centre d’Ambilly
3,2%
Centre de Saint-Cergues
Centre de Cranves-Sales
Centre de Ville La Grand
Centre de Gaillard
15,8%
Centre de Vétraz-Monthoux
Centre de Machilly
67,3%
Centre de Lucinges
Centre du Pas de l’Echelle
Le centre d’Annemasse concentre à lui seul les deux tiers des établissements de proximité,
tandis que le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz regroupe environ une entreprise sur sept.
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21
Par activités
Répartition des entreprises par activités
Activité
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Total
Eff.
106
345
98
145
105
41
182
23
Fréq.
10,1 %
33,0 %
9,4 %
13,9 %
10,0 %
3,9 %
17,4 %
2,2 %
1 045 100,0 %
Répartition des entreprises par activités
Alimentaire
Services
4%
10%
Soins à la personne
17%
Equipement de la
personne
4%
Equipement du foyer
34%
8%
14%
Pharmacie / Médical /
Optique
Hôtellerie / Restauration
9%
Culture / Loisirs
Le secteur des services est le plus représenté, puisqu’il concerne un tiers des entreprises
recensées. L’hôtellerie restauration et l’équipement de la personne sont également
largement représentés.
Le secteur alimentaire ne concerne qu’une entreprise sur dix.
L’économie des centres de l’Agglomération Annemassienne est donc largement orientée
vers les services aux particuliers.
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Les centres urbains
LES CENTRES URBAINS
B LE CENTRE VILLE D’ANNEMASSE
La commune d’Annemasse est la ville centre de l’Agglomération Annemassienne, elle
compte 28 073 habitants et regroupe de nombreux aménagements et infrastructures : gare
SNCF, gare routière, aérodrome, Poste centrale, ANPE,…
Le centre ville d’Annemasse est défini par le SCOT comme le cœur de la région
d’Annemasse sur plusieurs aspects : habitat, administration, services publics, commerces…
DETERMINATION DU PERIMETRE
La détermination du périmètre du centre ville d’Annemasse fut l’objet de plusieurs entretiens
entre la MED, le SEGH, les élus d’Annemasse et le personnel technique de la Mairie.
Le centre a été organisé en plusieurs zones en fonction de la densité commerciale.
Le contour du futur « Péricentrique » a été retenu comme centre de l’Agglomération
Annemassienne. C’est pourquoi, cette délimitation a été retenue dans le cadre de la
présente étude.
Néanmoins cet espace n’est pas homogène en terme de densité commerciale ; c’est la
raison pour laquelle des découpages sont intervenus de manière à tenir compte de la réalité
tant sur le plan urbanistique que commercial.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres urbains
Contour du Péricentrique
Densités commerciales du centre
Zone à forte densité commerciale
Zone à densité commerciale moyenne
Zone à densité commerciale réduite
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Les centres urbains
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Le centre d’Annemasse, défini par les limites du Péricentrique, compte 703 entreprises
commerciales, artisanales et de services de proximité.
Répartition par secteurs d’activités
Répartition des entreprises par activités
Activité
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Eff. % Centre
46
6,5 %
234
33,3 %
61
8,7 %
133
18,9 %
86
12,2 %
24
3,4 %
101
14,4 %
18
2,6 %
% Agglo.
10,1 %
33,0 %
9,4 %
13,9 %
10,0 %
3,9 %
17,4 %
2,2 %
Total
703 100,0 % 100,0 %
Répartition des entreprises par secteurs
d'activités
Alimentaire
14%
3%
Services
7%
Soins à la personne
3%
33% Equipement de la
personne
Equipement du foyer
12%
19%
9%
Pharmacie / Médical /
Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Ces résultats peuvent être comparés aux données concernant l’agglomération.
Ainsi, il apparaît que, proportionnellement, le centre d’Annemasse accueille peu de
commerces et d’établissements artisanaux du secteur alimentaire. De même, cette zone
dispose d’une moins grande proportion d’hôtels restaurants.
En revanche, le taux de commerces d’équipement de la personne est plus élevé au centre
d’Annemasse que sur la moyenne des 14 centres étudiés. Cet espace compte également
une plus grande proportion d’établissements d’équipement du foyer que l’agglomération
prise dans son ensemble.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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25
Les centres urbains
Le centre d’Annemasse, à l’image de l’agglomération, est donc largement orienté vers les
services aux particuliers.
Locomotives commerciales
Afin d’inciter les chalands à fréquenter une zone commerciale, il est important qu’ils puissent
y trouver des enseignes connues qui pourront leur servir de référence. En outre ces
enseignes cherchant une zone de chalandise suffisamment importante, ne s’implantent pas
dans les trop petites villes. Grâce à leur notoriété, elles sont capables d’attirer des gens
habitants relativement loin.
C’est la raison pour laquelle la présence d’enseignes nationales reconnue est souhaitable au
bon développement d’un espace commercial souhaitant rayonner à l’échelle d’une
agglomération et au-delà.
Le centre d’Annemasse compte un certain nombre d’enseignes nationales reconnues. La
liste suivante les classe par secteur d’activité, sans être exhaustive :
Activité
Principales enseignes nationales
Nom de l’enseigne
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la
personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical /
Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Casino, Picard, l’Eau Vive, La Panière
Kunz, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne, AGF, Gan,
Man Power, Adecco, Thomas Cook, Nouvelles Frontières, Ada,
FRAM, Société Générale
Saint Algue, Moreno
Benetton, Jennyfer, Pimkie, Natalys, Dane Story
Nocibé, Jacqueline Riu, Burton, Mango, Etam, Jules, Camaïeu
Opel, Orange, Singer, Phone house, K par K
Inter Optic, Optical Center, Krys,
Maître Kanter
Papéthèque, Place Média, Video Futur, Joupi
Il apparaît que deux secteurs connaissent un manque en termes d’enseignes nationales :
-
L’équipement du foyer, notamment dans le domaine de la décoration intérieure et
du linge de maison ;
La culture et loisirs, notamment en ce qui concerne le multimédia.
LES ORGANISATIONS COMMERÇANTES
Il existe plusieurs unions de professionnels. Certaines ont une vocation à l’échelle de la
commune, d’autres à l’échelle d’un quartier ou d’une rue.
La principale organisation est J’aime Annemasse, qui existe depuis plusieurs années, mais
qui a repris une activité depuis le mois de juin 2004 seulement. Cette association compte
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
26
Les centres urbains
une centaine d’adhérents, principalement implantés sur le centre d’Annemasse. Cependant
elle est ouverte à tous les professionnels de la commune.
Parallèlement il existe plusieurs associations ou amicales, ayant un territoire d’action plus
restreint : l’Association des Commerçants de la rue du Chablais, l’Amicale de la Place Jean
Deffaugt et l’Amicale du Passage Jean Moulin.
Pour les opérations qui concernent l’ensemble du centre, dont cette étude, les diverses
organisations reconnaissent J’aime Annemasse comme compétente pour travailler avec les
différents partenaires. En effet, les Présidents des autres organisations sont également
membres de J’aime Annemasse.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
Qualité des devantures commerciales et artisanales
L’aspect des devantures, façades et vitrines des commerces, est très important pour un
centre ville, car il participe à la création de son image. Ainsi, des vitrines claires, renouvelées
régulièrement, des enseignes informatives, esthétiques, lumineuses et harmonieuses,
contribuent largement à donner une bonne image à un pôle commercial et à le rendre
attractif.
C’est pourquoi, lors de la réalisation de la présente étude, un état des lieux des vitrines et
devantures commerciales a été effectué.
Etat des lieux des vitrines et façades
Cette analyse porte sur cinq critères :
-
La qualité du bâti hébergeant l’établissement, seule la façade commerciale a été
prise en compte (en générale le rez-de-chaussée) ;
La qualité de la vitrine, c’est à dire sa clarté, son aménagement,… ;
La qualité de l’enseigne ou des éléments destinés à signaler la présence de
l’établissement ;
La visibilité du local ;
L’aspect général, qui est une appréciation d’ensemble de l’aspect du commerce.
Chacun des cinq critères a fait l’objet d’une note variant de 0 à 4. Ainsi, chaque local obtient
une note sur 20 points.
Cette analyse comprend nécessairement une part de subjectivité. Cependant, une seule
personne a réalisé les relevés, ainsi, il est possible d’utiliser les données en effectuant des
comparaisons entre les différents pôles.
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27
Les centres urbains
Pour le centre ville d’Annemasse 540 vitrines ont été observées, soit plus de 76 % des
entreprises recensées sur le fichier SIRENE. Un passage dans chaque rue a été effectué.
En ce qui concerne les établissements non analysés, soit ils ne possèdent pas de vitrine
(ateliers, cabinets, locaux situés en étage,…), soit ils étaient fermés lors du passage
(établissements de nuit, en vacances,…).
Qualité des vitrines
Critères
Pôles SEGH Annemasse. centre
Bâti
2,16
2,15
1,95
Vitrine / Devanture
2,00
2,15
Enseigne
2,22
2,15
Visibilité
2,18
Appréciation générale
2,10
2,14
10,50
Total SEGH
10,69
Globalement la qualité des locaux d’activité du centre d’Annemasse est meilleure que la
moyenne de ceux du SEGH.
La principale différence concerne la qualité des enseignes (2,22 sur 4 en moyenne au centre
d’Annemasse contre 2,15 sur le SEGH). L’appréciation générale est également plus
satisfaisante sur le centre d’Annemasse. La différence est un peu moins marquée pour les
critères de la qualité de la vitrine et de la visibilité.
En revanche, la qualité du bâti est légèrement moins bonne au centre d’Annemasse que sur
l’ensemble des pôles de centre des 12 communes.
Ces résultats moyens cachent des disparités. En effet, au cours de la notation toutes les
notes, de 0 à 20, ont été utilisées. 6,6 % des locaux du centre d’Annemasse obtiennent une
note supérieure ou égale à 15 sur 20 (contre 6,2 % sur l’ensemble des centre du SEGH),
tandis que 4,2 % obtiennent une note inférieure ou égale à 5 sur 20 (contre 4,3 % sur
l’ensemble des centres du SEGH). Globalement il existe proportionnellement plus de très
belles vitrines sur le centre d’Annemasse que sur le SEGH.
L’écart type entre les notes totales obtenues est très légèrement supérieur pour le centre
d’Annemasse que pour l’ensemble des centres du SEGH (3,02 contre 3,00).
Fréquence de renouvellement des vitrines
Une enquête concernant les professionnels des 14 centres recensés a été réalisée en
collaboration avec la Chambre de Métiers.
Elle comportait une question concernant la fréquence de renouvellement de la vitrine.
Elle révèle les résultats suivants :
Les répondants annemassiens sont proportionnellement plus nombreux à affirmer
renouveler leur vitrine plusieurs fois par mois. La part de ceux qui renouvelle leur vitrine une
fois par mois est environ équivalente au centre d’Annemasse par rapport à celle du SEGH.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
28
Les centres urbains
Les résultats présentés de cette manière ne présentent pas différence très importante.
Cependant, sur les 134 répondants à cette question, 103 exercent leur activité dans le centre
d’Annemasse.
Ainsi, les résultats du même tableau dont le total ne tient pas compte des réponses des
professionnels du centre d’Annemasse sont sans équivoque :
La fréquence de renouvellement des vitrines
Plusieurs fois par
mois
38,8%
25,0%
Annemasse centre
Total SEGH sans Annemasse
centre
Total des 14 pôles du SEGH 34,4%
Une fois par
mois
32,0%
29,2%
Moins
souvent
29,1%
45,8%
TOTAL
100%
100,0%
32,1%
33,6%
100%
Ces réponses montrent donc que les professionnels du centre d’Annemasse se sentent
concernés par l’aspect de leur local. En effet, les résultats, tant en terme de renouvellement
que d’aspect à un instant donné, sont globalement meilleurs sur le centre d’Annemasse que
sur l’ensemble du SEGH.
Les jours et les horaires d’ouverture des magasins
Le degré d’attractivité d’un pôle commercial dépend des enseignes qui s’y trouvent, de la
qualité visuelle des commerces, de l’accessibilité,… mais également des périodes
d’ouverture. En effet, des commerces fermés offrent une image négative.
Les jours d’ouverture
L’enquête réalisée auprès des professionnels du SEGH comportait une question concernant
les jours de fermetures des établissements.
Les jours de fermeture des magasins
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Aucun
47,6% 2,1%
2,1%
0,7%
0,0%
14,7%
88,1%
4,2%
Annemasse
5,3%
1,1%
0,0%
15,5%
81,8%
6,4%
TOTAL SEGH 41,7% 2,7%
Ainsi, il apparaît que la semaine d’activité au centre d’Annemasse s’étend du mardi au
samedi. Cette tendance est plus marquée que pour les centres de l’ensemble du SEGH.
Proportionnellement, moins d’établissements du centre d’Annemasse sur ouverts toute la
semaine, que sur le SEGH.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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29
Les centres urbains
Les horaires d’ouverture
Sur le centre ville d’Annemasse, 27,3 % des établissements répondant déclarent ne pas
fermer leurs portes à la mi-journée, alors que ce taux est de 29,4 % pour l’ensemble des
centres du SEGH.
Le taux d’ouverture le midi est même de 36,4 % pour les répondant des autres centres que
celui d’Annemasse.
35,7 % des répondants du centre d’Annemasse affirment ouvrir leur établissement avant 9h,
alors qu’ils sont 39,9 % à faire déclaration à l’échelle du SEGH.
De même, seuls 27,3 % des répondants déclarent fermer leurs portes après 19h, tandis
qu’ils sont 33 % sur l’ensemble du SEGH.
Cette analyse montre que les entreprises commerciales, artisanales et de services, du
centre d’Annemasse, proposent des jours et des horaires d’ouvertures globalement moins
importants que ne le font leurs collègues des autres pôles du SEGH.
Actions collectives et démarches qualité
Les actions collectives
Il s’agit d’opérations visant à attirer les clients vers un espace commercial à un moment
précis, en le rendant plus attrayant. Ces actions permettent aux consommateurs peu
habitués à fréquenter un espace, de le découvrir. Il s’agit donc d’une opération de promotion.
Etablissements participant à des opérations collectives
Participation opérations collectives
Annemasse
Autres centres
TOTAL SEGH
Non
68,3%
69,4%
68,6%
Oui
31,7%
30,6%
31,4%
TOTAL
100%
100%
100%
Les professionnels du centre d’Annemasse participent légèrement plus que ceux des autres
centres à des opérations collectives.
Toutefois, moins du tiers des répondants déclare participer à au moins une action de ce type
chaque année. Seulement 11,4 % des professionnels du centre d’Annemasse participent à 2
opérations collectives ou plus par an. Alors que la moyenne du SEGH est de 16,7 %.
En réalité, de nombreux commerçants ne participent qu’aux éclairages pour les fêtes de fin
d’années.
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30
Les centres urbains
Les démarches qualité
Les démarches qualité sont des engagements pris par les professionnels, de respecter des
processus définis et d’appliquer des contrôles à leur production ou aux produits dont ils font
commerce.
Pour un espace commercial il est important que les professionnels qui le composent
participent à ce type d’engagements, car cela contribue à qualifier le pôle. En effet, par
rapport au commerce de périphérie, les professionnels de centre ville doivent se distinguer
en proposant une qualité supérieure, qui peut être traduite par l’adhésion à une démarche
qualité.
Etablissements participant à des démarches qualité
Démarche qualité
Annemasse
Autres centres
TOTAL SEGH
Oui
47,6%
40,0%
46,0%
Non
52,4%
60,0%
54,0%
TOTAL
100%
100%
100%
Au centre d’Annemasse, près d’un professionnel sur deux déclare être impliqué dans une
démarche qualité. Ce taux est supérieur à celui observé pour les autres pôles du SEGH.
TRAITEMENT URBAIN
La notion de traitement urbain recouvre l’aspect des bâtiments publics et privés, la
disposition des espaces attractifs les uns par rapport aux autres, la présence d’espaces
verts,…
Les bâtiments
Annemasse ne compte pas de bâtiment ancien. Seules les deux églises (Saint André et
Saint Joseph) et quelques bâtisses isolées présentent une image traditionnelle.
Cependant, outre cette absence d’architecture ancienne, le principal reproche formulé à
l’encontre du centre ville d’Annemasse est l’hétérogénéité de ses bâtiments. En effet, des
immeubles de style récent (postérieur à 1980) côtoient des constructions plus anciennes de
la période précédente (1950-1980) et même des bâtisses plus vieilles.
Le résultat de cette mixité n’est pas toujours esthétique, des immeubles voisins « tranchent »
trop les uns par rapport aux autres. Les effets de modernité ne sont pas intégrés dans le
tissu existant.
En outre, de nombreux immeubles souffrent d’un manque d’entretien. Certains sont même à
l’état d’abandon. La vétusté de certaines constructions nuit fortement à la qualité urbaine du
centre ville.
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31
Les centres urbains
L’organisation des zones attractives
Le cœur de ville d’Annemasse est relativement bien regroupé autour de la Mairie. Il existe
une solide continuité entre les rues les plus commerçantes.
Le fait qu’une partie du cœur de ville soit piéton, ou semi piéton, accroît le sentiment d’entité
unique.
Les zones caractérisées par une densité commerciale moyenne (en bleu clair sur la carte
P 21), sont pour la plupart rattachées au cœur de ville.
Les espaces verts
Il n’existe pas d’espace vert au sein même du cœur de ville d’Annemasse. En revanche,
plusieurs sont inclus dans le périmètre du Péricentrique.
C’est notamment le cas de la Villa du Parc, qui borde le cœur de ville. Deux autres squares,
de taille plus modeste, complètent l’offre en espaces verts du centre ville : le Parc Maître et
le Parc Bellot.
LES MARCHES HEBDOMADAIRES
Le centre d’Annemasse accueille deux marchés hebdomadaires, chaque mardi matin et
vendredi matin. Ces manifestations se déroulent sur la place de la Libération, habituellement
dédiée au stationnement.
Le marché du vendredi est réputé pour être l’un des plus dynamique de la Région RhôneAlpes. Ce marché accueille environ 250 à 300 commerçants non sédentaires.
Généralement, il s’étend sur la rue de la République et même jusqu’à la place de l’Hôtel de
Ville.
Le marché du mardi matin est plus restreint, mais reste important : il accueille 200 à 250
bancs.
Le vendredi, très tôt le matin, se tient un marché de gros sur la place des Marchés. Cette
vente est actuellement en perte de vitesse et devrait être déplacée.
Une offre complémentaire au commerce traditionnel
Les deux marchés proposent des produits alimentaires (primeurs, boucherie,
poissonnerie,…), des biens d’équipement de la personne (vêtements, maroquinerie, lunettes
solaires,…), petits équipement du foyer,…
Ainsi, les marchés complètent l’offre proposée par les commerces traditionnels, notamment
dans le domaine des produits frais alimentaires, relativement peu représentés par le
commerce sédentaire.
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32
Les centres urbains
Aménagements spécifiques
Afin que les commerçants non sédentaires puissent respecter les règles d’hygiène et de
sécurité, la collectivité qui accueille un marché doit mettre à disposition un certain nombre
d’aménagements spécifiques : accès à l’eau, à l’électricité, aux sanitaires, aux lave-mains à
commande non manuelle,…
La place de la Libération compte une centaine de prises électriques, qui sont utilisées pour le
maintien de la chaîne du froid. Il existe plusieurs points d’accès à l’eau, deux sanisettes (plus
une place de l’Hôtel de Ville) et des lave-mains à commande non manuelle.
Ces équipements permettent à Annemasse d’être en conformité avec la réglementation,
notamment l’arrêté du 9 mai 1995 réglementant l'hygiène des aliments remis directement au
consommateur.
Cependant, ces installations commencent à être vétustes. La municipalité envisage d’ailleurs
de rénover l’équipement électrique et l’accès à l’eau.
Stationnement
Le stationnement des véhicules utilitaires des commerçants non sédentaires constitue un
souci pour l’organisation des ces marchés, notamment depuis que le parking de la piscine
est classé en zone verte (payante). Depuis, lors, les véhicules les plus légers stationnent sur
la place des Marchés, tandis que les poids lourds se garent soit sur le parking du
Boulodrome, soit derrière la salle Martin Luther King.
Les marchands doivent faire face à d’importantes contraintes horaires pour ranger leur
étalage. Ils ne peuvent pas amener leur camion avant midi et doivent être repartis avant 13
heures.
L’ACCESSIBILITE AU CENTRE VILLE
L’accessibilité d’un pôle commercial est un élément qui contribue à son attractivité. De plus,
comme l’a défini le SCOT, le centre ville d’Annemasse doit disposer d’un rayonnement
commercial à l’échelle de l’agglomération et même au-delà. Il est par conséquent important
que les clients puissent y accéder facilement.
L’automobile
L’automobile reste le moyen de transport privilégié pour les personnes habitant en-dehors du
centre d’Annemasse et souhaitant s’y rendre.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
33
Les centres urbains
Il existe plusieurs axes majeurs d’accès :
La rue de Genève
Cette voie relie directement le centre d’Annemasse au centre de Genève. Il s’agit d’une voie
urbaine, sur laquelle la circulation se fait relativement lentement. Elle est ralentie par
plusieurs feux tricolores et par le poste de douane de Moëllesulaz.
Cette rue traverse le territoire de trois communes : Annemasse, Ambilly et Gaillard.
Le flux de circulation est ralenti aux heures de pointes (7h – 8h et 17h – 18h 30), par
d’importants encombrements, notamment dans le sens Annemasse – Genève le matin et
Genève – Annemasse le soir.
En outre, les travaux du futur Péricentrique, qui ont débutés au mois de septembre 2004 et
devraient s’achever au mois d’avril 2005, au croisement entre la rue de Genève et de la rue
du Baron de Loë, augmentent les difficultés.
La route des Vallées
Cet axe relie la place de l’Etoile (qui marque l’entrée dans le centre d’Annemasse) et le
carrefour des Vallées qui accueille les automobilistes provenant des RN 206 et RD 907.
Cet axe est celui emprunté par les personnes provenant du Chablais, de la Vallée Verte, de
la Vallée du Giffre, de la Vallée de l’Arve (pour ceux qui n’empruntent pas l’autoroute),…
Il s’agit d’une voie urbaine, dont la circulation est ralentie par un feu tricolore.
Cette voie est souvent saturée durant les heures de pointes, principalement en fin d’aprèsmidi, dans le sens de la sortie d’Annemasse.
La route d’Etrembières
Cette voie relie le centre d’Annemasse à l’échangeur autoroutier d’Etrembières (accès
depuis le centre de Genève, la Vallée de l’Arve, le Tunnel du Mont-Blanc, Annecy,
Bellegarde sur Valserine, Lyon, Bourg en Bresse, Paris,…et même à toute la Suisse via la
douane de Bardonnex et le contournement de Genève), et à la RN 206 en direction de SaintJulien-en-Genevois.
Il s’agit d’un axe urbain, ayant été aménagé par la mise en place d’îlots voici deux ans
environ.
Cet axe est fréquemment encombré aux heures de pointes, notamment en fin d’après-midi.
Aux flux pendulaires et flux de transit, il convient d’ajouter le trafic engendré par le Shopping
Etrembières, l’un des plus grands centre commercial de l’agglomération, auquel les
annemassiens accèdent principalement par la route d’Etrembières.
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Les centres urbains
La route de Bonneville
Elle permet de rejoindre le centre d’Annemasse depuis la rue le Faucigny (Bonneville, La
Roche sur Foron…) ou la Vallée de l’Arve (pour les automobilistes n’utilisant pas l’autoroute).
Il s’agit également d’une voie urbaine.
Elle est généralement moins encombrée que les autres axes d’accès au centre
d’Annemasse.
Autres axes
Il existe plusieurs autres possibilités pour accéder à Annemasse. Ces voies « secondaires »
sont en général empruntées par des automobilistes résidant plus près du centre.
Peuvent être ainsi répertoriés :
-
L’axe reliant le poste frontière de Mon Idée (Ambilly) à la rue de Baron de Loë, qui
est fréquemment encombré aux heures de pointes ;
L’avenue de Verdun, reliant le quartier du Perrier au centre d’Annemasse, où la
présence du Lycée des Glières pose parfois quelques problèmes de circulation ;
La rue des Tournelles, reliant le centre d’Annemasse à Ville La Grand ;
La rue Louis Armand, reliant également Ville La Grand à Annemasse ;
…
Les dernières voies d’accès mentionnées sont en général peu encombrées.
Le transit
L’une des raisons qui provoquent tant d’encombrements sur les voies d’accès au centre
d’Annemasse est le fait que ces axes, et même certaines rues du centre, sont empruntés par
des automobilistes ne se rendant pas au centre d’Annemasse, mais les utilisent pour
transiter entre deux points extérieurs, ce qui engendre des flux de transit.
Ce phénomène s’applique également aux poids lourds qui transitent par le centre.
La liaison de transit la plus utilisée est celle qui consiste à relier le carrefour des Vallées à
l’échangeur d’Etrembières, en empruntant la route des Vallées, la place de l’Etoile, la rue du
Faucigny, la rue Jules Ferry et la route d’Etrembières.
Dans le sens inverse, le problème se pose moins, du fait qu’il est plus aisé d’utiliser le
contournement d’Annemasse via l’avenue de l’Europe.
Ce phénomène de transit est un problème important en terme de circulation, car il augmente
de manière considérable le flux au centre. Il est principalement dû au fait que l’échangeur
d’Etrembières soit difficilement accessible aux automobilistes empruntant l’avenue de
l’Europe, en venant depuis le carrefour des Vallées. En outre ce transit permet d’éviter
d’emprunter l’autoroute payante pour ceux qui y entre à Findrol.
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Les centres urbains
Il existe un second phénomène de transit, sans doute plus limité, mais qui touche le cœur du
centre ville. Certains automobilistes empruntent la rue du Parc, ou la rue de la Gare, puis
l’avenue de la Gare pour rejoindre Ville La Grand, Saint-Cergues,… depuis la Suisse. Dans
le sens inverse, ils empruntent en général la place Jean Deffaugt, la rue des Voirons puis la
rue du Parc.
Ce phénomène de transit est sans doute accru en ce moment du fait des travaux qui
perturbent la circulation de la rue des Voirons à Ambilly.
Les transports en commun
Le train
La gare ferroviaire d’Annemasse est reliée à la gare de Eaux-Vives à Genève (qui n’est
qu’une gare secondaire), à la gare de Bellegarde sur Valserine, aux gares de Thonon-lesbains et d’Evian-les-Bains, à la gare de La Roche-sur-Foron. Les liaisons avec ces gares
sont relativement fréquentes et le temps de transport correct. Cependant, il est plus rapide
d’emprunter sa voiture.
Il est également possible de rejoindre d’autres villes depuis Annemasse (Lyon, Annecy,
Chambéry, Grenoble,…), mais cela impose un changement, donc généralement, il est plus
rapide d’utiliser sa voiture. La seule destination vraiment intéressante depuis Annemasse est
celle allant vers Paris, avec changement à Bellegarde (ce qui ne concerne guère le
commerce de centre ville).
Le car
La gare routière d’Annemasse propose des liaisons avec Annecy, Thonon-les-Bains ou la
Vallée du Giffre, de manière régulière. Mais, de la même manière que pour le train, il est plus
rapide d’utiliser sa voiture.
Les gares, ferroviaire et routière, sont situées à la limite du centre d’Annemasse, et
relativement loin du cœur de ville actuel (400 mètres).
Le réseau de bus
Les communes de la 2C2A disposent d’une desserte de transports en commun sous la
forme de bus.
Il existe cinq lignes principales, qui rejoignent toutes le centre d’Annemasse, depuis :
-
Le Perrier (lignes 1 et 3) ;
Ville La Grand (lignes 2, 3 et 4) ;
Moëllesulaz (lignes 1, 2 et 3) ;
Gaillard (ligne 1) ;
Ambilly (lignes 3 et 4) ;
Vétraz-Monthoux (lignes 4 et 5) ;
Etrembières / Pas de l’Echelle (ligne 5).
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Les centres urbains
La fréquence de passage des bus varie généralement d’un toutes les 20 minutes, à un
toutes les 40 minutes. En comparaison par rapport aux villes importantes (Lyon, Genève,…)
la fréquence de passage des bus annemassiens est faible. Cette fréquence nuit à l’utilisation
massive de ce mode de transport.
En outre, le temps de trajet en bus est nettement supérieur à celui nécessaire pour effectuer
le même parcours en voiture.
De ces difficultés découle le fait que le bus est très peu utilisé à Annemasse, il concerne en
effet moins de 3% du nombre de déplacements.
Les modes de transports « doux »
Sont entendus ici les moyens de transports individuels non motorisés : vélo, marche à pieds,
patin à roulettes,…
Les accès au centre d’Annemasse ne disposent quasiment pas d’aménagements facilitant
l’utilisation des ces moyens de locomotion. Seule, la route des Vallées dispose d’une bande
cyclable, qui reste peu sécurisante.
LE STATIONNEMENT
Le stationnement est un enjeu majeur des centres villes. En effet, il doit être en mesure de
satisfaire les demandes exprimées par les résidents, les commerçants, les livreurs,… tout en
tenant compte de l’esthétisme du centre et des questions de pollutions et de nuisances
engendrées par l’utilisation de l’automobile en ville.
Plusieurs critères permettent de « qualifier » le stationnement :
Le nombre de places proposées ;
La proximité des parkings par rapport aux rues commerçantes ;
Le coût pour l’usager ;
Son aspect esthétique ;
…
A Annemasse, le stationnement est donc une question à forts enjeux. Les professionnels et
les résidents souhaitent que de nombreuses places soient disponibles à proximité du centre,
tandis que les études sur le trafic routier, et les pollutions qui en découlent, recommandent
de limiter l’usage de l’automobile en centre ville. En outre, la région d’Annemasse se
caractérise par un coût du foncier très élevé, or une aire de stationnement « consomme »
une surface importante.
Le SCOT préconise un développement des transports en commun et des modes de
déplacements doux. Ces développements imposent souvent de nouvelles contraintes aux
automobilistes (réduction de la largeur de voirie, voies réservées aux bus,…). Dans ce
contexte le stationnement est lui aussi touché. En effet, le manque de place peut être un
incitateur à l’utilisation de modes de transports alternatifs à la voiture.
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Les centres urbains
Etat des lieux quantitatif du stationnement annemassien
Sur le centre ville d’Annemasse il existe 3 106 places dans le périmètre du Péricentrique.
Ces places se répartissent de la manière suivante :
-
507 gratuites ;
1 626 en zone tarifaire verte ;
973 en zone tarifaire orange.
A ces chiffres il convient d’ajouter 54 places en arrêt minute ou réservées aux personnes
handicapées.
La population du SEGH est de 71 304 habitants, si l’on augmente ce chiffre arbitrairement de
20%, de manière à tenir compte de la partie suisse de l’agglomération, on obtient un résultat
de 85 565 habitants. Le ratio, nombre de places par rapport au nombre d’habitants, s’élève
alors à 3,63 places pour 100 habitants.
Par comparaison ce ratio est de 3,44 à Annecy (4 585 places pour une agglomération de
133 329 habitants). Tandis qu’à Chambéry il est de 3,53 (3 886 places pour une
agglomération de 110 233 habitants).
De plus plusieurs parkings sont situés à l’extérieur du Péricentrique, mais peuvent être
utilisés pour l’accès au centre ville. C’est notamment le cas des 221 places du parking de la
piscine.
La situation du centre ville d’Annemasse est donc comparable à celle observée dans
d’autres villes de taille moyenne.
Néanmoins, il faut remarquer que contrairement aux deux villes comparées retenues pour la
comparaison, Annemasse ne dispose pas de parking souterrain public. Ceci a deux
conséquences majeures :
-
Une place importante de la surface du centre ville est occupée par les aires de
stationnement, ce qui nuit à l’esthétisme général ;
Les manifestations (marchés hebdomadaires, fêtes foraines,…), se déroulent sur
les espaces habituellement dédiés au stationnement. Le nombre de places est
réduit, alors que ces manifestations engendrent un surplus de fréquentation.
Analyse qualitative du stationnement
Les tarifs
Il existe quatre zones tarifaires sur le centre d’Annemasse :
-
Les aires de stationnement gratuites ;
Les parkings en zone verte, où une heure coûte 0,30 € ;
Les parkings en zone orange, où une heure coûte 1,50 € ;
La place de la Libération, où les 45 premières minutes sont gratuites, puis chaque
quart d’heure suivant coûte 0,50 €.
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Les centres urbains
A titre de comparaison l’heure de stationnement sur l’ensemble des parkings anneciens
coûte 1 €. A Chambéry une heure de stationnement sur les parkings situés légèrement en
dehors du cœur de ville coûte 0,70 €, tandis que sur les aires de stationnement du cœur de
ville, elle, coûte 1,30 €.
Les places en zone orange à Annemasse, sont relativement onéreuses. En revanche, les
espaces situés en zone verte ne sont pas très chers.
La zone orange et la place de la Libération, sont davantage réservées, par la politique
tarifaire, à un stationnement de courte durée (moins de deux heures), tandis que la zone
verte permet d’accueillir des véhicules pour une demi journée, ou une journée.
Cette dernière est donc davantage destinée aux personnes se rendant sur leur lieu de travail
ou les résidents. Cette politique tarifaire est appuyée par la possibilité d’acquérir un
abonnement pour la zone verte, pour 15 € par mois, alors que ceci est impossible pour la
zone orange.
Les horodateurs sont compatibles avec la carte Moneo.
La distance entre les stationnements et les rues commerçantes
Les places classées en zones orange sont situées en plein cœur des rues les plus
commerçantes, à l’exception du parking de la Gare.
La disposition des aires classées en zone verte, est plus hétérogène. En effet, certains
parkings sont situés très près des rues commerçantes (place des Marchés, place du Clos
Fleury,…), tandis que d’autres en sont plus éloignés (place du Centre Nautique, avenue de
Florissant,…qui se situent à plus de 400 mètres du cœur de ville).
La place de la Libération permet un accès rapide à pieds au cœur de ville.
Qualité esthétique des aires de stationnement
Comme il a été rappelé plus haut, le fait que l’ensemble des stationnements publics se fasse
à ciel ouvert, nuit à la qualité esthétique de la ville.
En outre, la plupart des grands parkings (Clos Fleury, Place des Marchés, Place
Clemenceau,…) ne comptent aucun espace vert.
Signalétique
Des panneaux de signalisation indiquent la présence des principales aires de stationnement
aux abords de ceux-ci.
En revanche, aux points stratégiques (carrefours,…), il n’existe pas d’indication de ce type.
Des panneaux digitaux, implantés à l’entrée, informent les usagers de la place de la
Libération du nombre de places restant disponibles.
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Les centres urbains
A l’entrée des parkings classés en zone verte, un petit panneau explique comment trouver
les autres aires de stationnement de même catégorie tarifaire, au cas où le parking serait
saturé.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Sur l’espace délimité par le Péricentrique
Entre les différentes extrémités du Péricentrique, les distances sont relativement faibles,
puisque les points les plus éloignés ne sont distants que de 1,2 kilomètre.
Ainsi, de nombreux déplacements peuvent s’effectuer à pieds. Cependant, le poids de
paquets à transporter ou les conditions météorologiques, incitent fréquemment les usagers
du centre à utiliser leur voiture.
Généralement les trottoirs du centre sont suffisamment larges pour permettre la circulation
des piétons. De même, les passages piétons sont relativement fréquents.
Néanmoins, il existe quelques endroits où les trottoirs sont plus étroits et obligent leurs
utilisateurs à emprunter l’autre côté de la voie (rue du Docteur Favre, rue du Clos Fleury,…).
Sur certaines zones, des véhicules stationnent illicitement sur les trottoirs ce qui obligent les
pétons à emprunter la chaussée. Cependant, la municipalité a mis en place des dispositifs,
visant à limiter ces pratiques sur plusieurs voies.
Il faut relever que certaines rues ne présentent pas un attrait important en matière de vitrines
commerciales, ce qui n’incite pas à la flânerie et encourage plutôt les passants à utiliser leur
automobile (rue du Chablais, avenue de la Gare,…).
Sur le cœur de ville
Le cœur de ville est très restreint : sa plus grande longueur ne mesure que 550 mètres.
Un grand nombre des rues sont piétonnes ou semi piétonnes. C’est pourquoi, le principal
mode de déplacement interne est la marche à pieds.
Les abords des voies sont généralement attractifs en terme de vitrines commerciales. Les
trottoirs sont bien fleuris et permettent de circuler à pieds facilement.
La principale nuisance du cœur de ville reste la circulation automobile (rue de la Gare, une
partie de la rue du Commerce, rue des Voirons,…).
Le cœur de ville est donc globalement agréable, les chalands peuvent y flâner.
Deux galeries couvertes (le Passage Bleu et la Galerie Pasteur), permettent de se déplacer
à l’abri des intempéries. Cependant, leur taille reste très modeste et elles souffrent d’un
manque de luminosité.
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Les centres urbains
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Il existe plusieurs formes de personnes handicapées : les personnes circulant en fauteuil
roulant, avec des béquilles, les non-voyants, les malentendants, mais également les
mamans déplaçant leur enfant en poussette peuvent être considérées comme des
personnes à mobilité réduite,…
Les handicaps peuvent être permanents ou temporaires.
Une réglementation précise et contraignante
Les cheminements ne doivent pas être en matière meuble, ils ne doivent pas comporter
d’obstacles aux roues, pas de marche de plus de 2 centimètres ou 4 centimètres s’il existe
un chanfrein (mini rampe) de 12 centimètres, le sol doit être lisse. Leur largeur minimale de
passage doit être de 1,40 mètre, ou 1,20 mètre s’il n’existe pas de mur sur les côtés. Aucun
obstacle (bacs à fleurs, poteaux,…), ne doit réduire cette largeur.
Il faut également veiller à empêcher le stationnement illicite qui réduit la largeur des trottoirs.
Cela peut passer par la disposition de barrières et poteaux rendant l’accès des trottoirs
impossible aux véhicules.
La pente, longitudinale ou transversale, des cheminements doit être la plus faible possible.
La première ne doit pas excéder 5%, selon la topographie du terrain une pente allant jusqu’à
12 % peut-être tolérée. Si elle dépasse 4% elle doit être munie d’un palier de repos tous les
dix mètres. Une main courante est obligatoire pour tous les dénivelés supérieurs à 40
centimètres. La pente transversale ne devrait pas excéder 2%.
Les paliers de repos doivent mesurer au moins 1,40 mètre et sont nécessaires à chaque
bifurcation.
Les trottoirs doivent comporter des bateaux de 1,20 mètre de large, au niveau des passages
piétons qui devront être accessibles des deux côtés de la chaussée. La pente d’accès à ces
bateaux doit être inférieure à 5% dans le sens de la longueur et à 2% en travers. La marche
séparant le trottoir de la chaussée ne doit pas excéder 2 centimètres.
Les abords des passages piétons doivent être matérialisés par un revêtement différencié
(bandes podo-tactiles), perceptible par les personnes non-voyantes. Les feux de
signalisation doivent être équipés d’un dispositif permettant à ces personnes de reconnaître
les périodes permettant aux piétons de traverser.
Les bornes et poteaux disposés sur les trottoirs doivent pouvoir être détectés par les
malvoyants, grâce à une couleur différenciée de celle de l’environnement.
Les parkings doivent comporter une place sur cinquante qui soit aménagée pour les
personnes handicapées. Ces places doivent mesurer au moins 3,30 mètres de large. Les
places de stationnement en long de voierie, doivent être conçues pour que le conducteur
puisse sortir sans danger par la portière gauche du véhicule.
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Les centres urbains
Les postes d’appel d’urgence doivent être accessibles aux personnes circulant en fauteuil
roulant.
Les arrêts de transport en commun doivent être accessibles aux personnes handicapées.
Les trous, fentes et grilles au sol doivent être d’une largeur inférieure à 2 centimètres.
Les escaliers doivent être d’une largeur minimale de 1,40 mètre ou 1,20 mètres s’ils ne
comportent pas de mur sur les côtés. La hauteur des marches doit être inférieure à
16 centimètres. Tout escalier de plus de trois marchés doit être muni d’une main courante.
Il existe également des préconisations concernant l’accès aux transports en commun. Elles
recommandent d’aménager les véhicules et de créer un service particulier visant au
transport des personnes handicapées.
L’accès aux espaces publics
Le centre d’Annemasse est globalement accessible aux personnes handicapées. La mairie a
consenti des efforts importants pour rendre ses espaces publics accessibles à tous.
La nouvelle zone du Tétras, organisée sur plusieurs niveaux, est en très grande partie
accessible grâce à l’installation d’un ascenseur.
Le service de transports en commun « Handi’Tac » rend un service important à de
nombreuses personnes handicapées, d’autant plus que les arrêts et les bus « classiques »
ne sont pas équipés pour accueillir les handicapés. Il serait sans doute intéressant de
développer ce service, qui ne peut satisfaire tous les besoins aujourd’hui.
Néanmoins, des aménagements restent à réaliser. En effet, certains trottoirs sont encore
trop étroits et des passages piétons ne disposent pas de bateau adapté des deux côtés,…
De plus, la ville ne compte aucun feu tricolore muni de dispositif sonore.
L’accès aux locaux commerciaux
En fonction des critères déterminés légalement, une analyse des vitrines commerciales a été
réalisée de manière à connaître le nombre de locaux accessibles aux personnes
handicapées.
Cette analyse a porté sur 503 vitrines du centre ville d’Annemasse, plus de 72 % du nombre
d’entreprises recensées.
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Les centres urbains
Trois niveaux d’accessibilités ont été définis :
-
Local accessible : pas de marche de plus de 2 centimètres à franchir pour
accéder au local, largeur suffisante pour le passage d’un fauteuil ;
Local à l’accessibilité restreinte : petite marche d’accès ou largeur relativement
réduite ;
Local non accessible : présence d’un ou plusieurs marches, entrée étroite.
Les commerces analysés se répartissent de la manière suivante :
L’accessibilité des établissements aux personnes handicapées
Niveau d’accessibilité
Effectifs centre
d’Annemasse
Centre d’Annemasse
Centres SEGH sans
Annemasse
Centres SEGH avec
Annemasse
Accessibles
Non
accessibles
243
Total
141
Accessibilité
restreinte
119
28,0 %
25,2 %
23,7 %
24,3 %
48,3 %
50,5 %
100,0 %
100,0 %
28,7 %
23,8 %
47,5 %
100,0 %
503
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
48,30%
47,50%
45,90%
Non
accessibles
Difficilement
accessibles
25,20%
23,80%
23,90%
28,00%
28,70%
30,10%
Centre
Annemasse
Pôles SEGH
Accessibles
Autres pôles
qu'Annemasse
Globalement les commerces du centre ville d’Annemasse sont moins accessibles aux
personnes handicapées que les commerces des pôles de proximité du SEGH.
Seuls 28 % des commerces du centre d’Annemasse sont véritablement accessibles aux
personnes handicapées, tandis que près de la moitié ne sont pas du tout accessibles aux
personnes à mobilité réduite.
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Les centres urbains
Il suffirait parfois de petits aménagements pour que des établissements deviennent
accessibles.
LES LIVRAISONS
Il est important que les professionnels d’un espace commercial puissent recevoir leurs
livraisons. Les livreurs doivent pouvoir accéder à l’établissement, s’arrêter à proximité et
décharger les marchandises, sans perturber le trafic, tant routier que piéton.
Pour cela, la municipalité a réservé quelques places aux véhicules de livraisons, notamment
sur le cœur de ville : rue de la Gare, rue de Genève (près de l’Hôtel de Ville), rue du
Commerce,…
Cependant, ces places ne permettent pas de desservir l’ensemble des locaux. Leur taille est
relativement modeste, notamment en largeur, ce qui pose problème lorsque les livreurs
utilisent un poids lourd, parfois plus large que la place.
Les difficultés de livraisons
Difficultés de livraison Oui
Non TOTAL
Autres centres
24,4% 75,6% 100%
Annemasse
41,8% 58,2% 100%
TOTAL SEGH
37,7% 62,3% 100%
Les difficultés de livraison
Autres centres
24,40%
75,60%
41,80%
Annemasse
Oui
58,20%
Non
37,70%
TOTA L
0%
10%
20%
62,30%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Ainsi, 42% des professionnels du centre d’Annemasse ayant répondu au questionnaire,
affirment que leurs livreurs rencontrent des difficultés pour accéder à leur établissement. Ce
taux est nettement plus important que sur les autres pôles du SEGH, où il n’est que de 24 %.
Ce phénomène s’explique principalement par le fait que plusieurs pôles de proximité du
SEGH ont des caractéristiques rurales, moins contraignantes en terme d’espace.
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Les centres urbains
Toutefois, ce taux est sans doute amoindri par le fait qu’une partie des professionnels
répondants ne reçoivent pas de livraisons (coiffeurs, assurances, banques, agences
immobilières,…).
L’accès des locaux d’activité aux livreurs constitue un enjeu important pour le
développement des activités du centre d’Annemasse.
LA SECURITE
Les problèmes de sécurité peuvent nuire aux activités commerciales, artisanales et de
services, notamment lorsque les professionnels sont victimes de vols, de dégradations de
leurs locaux ou d’agressivité envers leurs employés ou leurs clients.
Un autre problème peut perturber la bonne marche des activités lorsqu’une image
d’insécurité est attachée à un pôle. En effet, cette image peut engendrer des pertes
d’activités très importantes, sans justification réelle.
Les professionnels répondants à l’enquête leur ayant été adressée se plaignent de
l’insécurité.
Les problèmes d’insécurité
Problèmes d'insécurité
Annemasse
Autres pôles
TOTAL SEGH
Oui
Non
TOTAL
70,8% 29,2% 100,0%
80,8% 19,2% 100,0%
73,0% 27,0%
100%
Les professionnels du centre d’Annemasse se plaignent moins de problèmes d’insécurité
que ceux de l’ensemble des pôles du SEGH. Cependant, plus de 70% d’entre eux affirment
connaître des problèmes de ce type.
54% des répondants considèrent même que l’insécurité est l’un des points faibles du centre
d’Annemasse.
Les principaux problèmes soulevés par les professionnels sont :
La nature des problèmes d’insécurité
Type
problèmes
d'insécurité
Annemasse
Autres pôles
TOTAL SEGH
Vols
Dégradation de
locaux
76,3%
63,6%
73,1%
49,5%
48,5%
49,2%
Agressivité
envers les
clients
43,3%
54,5%
46,2%
Agressivité
envers les
employés
29,9%
39,4%
32,3%
Autres
12,4%
21,2%
14,6%
Les vols sont le principal problème d’insécurité rencontré par les répondants du centre
d’Annemasse (pour plus de 75 % d’entre eux). Les dégradations de locaux et l’agressivité
envers les clients sont également fréquemment citées.
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45
Les centres urbains
Les vols semblent toucher plus particulièrement le centre d’Annemasse, alors que
l’agressivité semble moins perturber ce pôle que ceux de l’ensemble du SEGH.
LA SIGNALETIQUE
Sur les voies d’accès au centre ville
Les principaux carrefours stratégiques conduisant au centre d’Annemasse, sont
généralement équipés de panneaux portant la mention « Centre Ville ». Néanmoins, la
présence des nombreux commerces n’est pas précisée.
Sur les voies à l’intérieur du centre
Les rues du centre ville comprennent quelques panneaux indiquant certaines activités
comme les hôtels qui sont indiqués par des panneaux spécifiques (à fond bordeaux).
Les autres panneaux d’indication sont des publicités privées.
Il n’existe pas de signalétique commune.
Au sein du cœur de ville
Le seul espace équipé d’une signalétique commune est la zone du Tétras. En effet, un
panneau indique les différentes boutiques occupant les lieux. Néanmoins, la qualité de cette
indication est très médiocre.
Les autres zones du cœur de ville ne bénéficient pas de signalétique spécifique, elle se
limite aux enseignes des magasins.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
Un certain nombre de projets d’aménagement du centre ville d’Annemasse sont
actuellement engagés. Leur état d’avancement est variable : certains sont déjà en cours de
réalisation, tandis que d’autres n’en sont qu’au stade de l’étude.
La liste présentée ici est le produit de rencontres avec les élus d’Annemasse et du personnel
technique de la Mairie.
Le Péricentrique
Il s’agit d’une voie de circulation, en général à double sens, qui entourera le centre. Elle
passera par l’actuelle place de l’Etoile, la gare, le croisement rue de Genève – rue Baron de
Loë, le carrefour rue du Salève – route d’Etrembières – rue des Amoureux.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
46
Les centres urbains
Ainsi, les personnes désirant se rendre d’un point extérieur au centre vers un autre point
extérieur, ne devraient plus traverser le centre, mais emprunter le Péricentrique. Cependant,
il ne s’agit pas d’un contournement de grande circulation type Voie Rapide Urbaine ou
rocade. Sa vocation reste urbaine.
Le long de cette voie, il existera des points d’accès au centre, qui dirigeront les
automobilistes vers des parcs de stationnement. Au retour, ils ressortiront du centre par un
axe les ramenant sur le Péricentrique. Il existera donc des boucles d’accès au centre, mais
ce dernier n’aura pas vocation à être traversé.
En outre deux giratoires, au carrefour du Baron de Loë – rue de Genève et au carrefour rue
du Salève – rue des Amoureux – route d’Etrembières.
Cette réalisation devrait être achevée en 2006, les travaux ayant commencé cette année.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
Les projets d’aménagement
Péricentrique
Rond-point
Futur parking souterrain
Futur siège de la 2C2A
Pôle Etoile - Gare
Projets d’aménagements
privés
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
48
Les centres urbains
L’Ilot Moret
La réalisation du projet de l’«Ilot Moret », est en cours de réalisation, ce bâtiment sera
essentiellement voué à l’habitat, néanmoins, 1 000 m² de commerces en rez-de-chaussée
sont prévus.
Le parking du Clos Granier
Afin de permettre le stationnement sur ces boucles, il est nécessaire de créer de nouvelles
aires prévues à cet effet.
Ainsi, un parking souterrain devrait voir le jour sous la Villa du Parc, il sera nommé
« Clos Granier ». Cet édifice sera composé de deux à trois niveau et il devrait être
accessible depuis la rue de Genève. Il comptera environ 350 places. Les élus ont confirmé
que la décision était prise et que l’étude portant sur les travaux était lancée ; ces derniers
devraient débuter en 2005.
Le siège de la 2C2A
Le projet d’implantation du siège de la Communauté de Communes de l’Agglomération
Annemassienne (2C2A) sur la place des Marchés, à l’emplacement de l’actuel marché
couvert a été entériné.
Cette réalisation entraînera le réaménagement de toute la place. Les maisons qui s’y
trouvent seront démolies.
Un parking souterrain sera situé sous cette place, il permettra de compenser les pertes de
places engendrées par la construction, en outre, des places seront réservées à la 2C2A.
Néanmoins, les places proposées aux particuliers seront plus nombreuses que celles
actuellement disponibles sur la place des Marchés (un gain d’environ 50 places est prévu).
Le bâtiment de la 2C2A ne comprendra qu’une petite partie (entre 20 et 30 %) de l’espace.
Les élus ne savent pas encore quels aménagements compléteront cette zone.
Le projet Chablais - Gare
Le projet « Chablais Gare » est privé. Il devrait comprendre une enseigne alimentaire de
centre ville, ainsi que plusieurs salles de cinéma. De nombreux commerces de plus petites
surfaces sont également programmés.
Ce projet comporte un parking souterrain, peut-être à l’emplacement de l’actuel parking
public de la rue du Chablais. Il serait réalisé par un promoteur privé, mais ne devrait pas être
réservé aux personnes fréquentant les commerces de la zone.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
49
Les centres urbains
Le projet Etoile – Gare
Le projet « Etoile Gare », a plusieurs objectifs : améliorer les déplacements à l’échelle de
l’agglomération Genève Annemasse, créer une nouvelle zone de logements, peut-être
mettre en place une aire culturelle, artisanale… L’intérêt de ce projet repose en partie sur la
réalisation de la ligne Cornavin – Eaux Vives – Annemasse (CEVA) et l’arrivée du TGV à
Annemasse.
Cette réalisation devrait s’étendre sur 10 à 15 hectares. Une importante partie sera
consacrée au logement, il pourrait y avoir 300 unités. Tandis que l’aspect culturel devrait
prendre la forme d’une médiathèque.
Il existera une partie commerciale. En premier lieu, le supermarché Leclerc pourrait se
rapprocher de la Rotonde (bâtiment de l’ancienne gare) ; cependant, même si sa vocation
restera alimentaire, la qualité esthétique du bâti devrait être supérieure à celle du
supermarché actuel. En outre, les logements imposeront la mise en place de commerces et
de services de proximité : école, boulangerie, tabac presse,…
Si d’autres surfaces commerciales sont présentes, elles devraient être en relation avec la
culture et les loisirs.
De nombreux points restent à définir pour finaliser ce programme : le système de traversée
des voies, la disposition des bureaux, ateliers, logements, services, commerces,… La nature
de ces derniers reste à déterminer.
Une importante question touchant ce projet est sa cohésion avec le centre actuel et
notamment le cœur de ville. En effet, l’Etoile Gare ne doit pas concurrencer l’offre proposée
par le centre, mais apporter un complément. Cette réalisation ne doit pas non plus être
géographiquement coupée du cœur de ville. C’est ainsi qu’un travail doit être réalisé de
manière à permettre la continuité de l’espace, tout en conservant un cœur de ville attractif.
Les délais de réalisation sont actuellement flous, mais a priori, le projet s’inscrit dans le
moyen long terme.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Lors de la présente étude, un travail de sensibilisation des élus de la commune aux
problématiques FISAC a déjà été entrepris. De même, l’association de commerçants, J’aime
Annemasse, a été rencontrée à plusieurs reprises, afin de leur faire part des enjeux, des
avantages et des risques d’une telle opération pour le centre ville d’Annemasse.
Des rencontres entre élus et commerçants ont été organisées, elles ont permis un échange
d’idées ouvrant sur des réflexions, de part et d’autre.
Toutefois, un important travail de préparation, de concertation et d’études reste nécessaire
avant le dépôt de dossiers FISAC.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
Les projets essentiellement communaux
Certains projets, le réaménagement de la voirie, la création d’aires de stationnement,
l’implantation du siège de 2C2A,…, seront en grande partie mener à bien par les pouvoirs
publics. Les commerçants devront être consultés, mais n’auront pas de pouvoir de décision
et ne participeront pas au financement des actions.
Le dépôt de dossier FISAC pour ce type de projets exige l’entretien de relations étroites
entre l’organisme chargé de l’étude opérationnelle d’une part et les élus et le personnel des
services techniques de la Mairie d’autre part.
En effet, la Mairie a déjà réalisé des études de faisabilité et dispose de devis concernant les
opérations envisagées. Il s’agira de prendre connaissance de ces informations, d’analyser
de quelle manière le tissu commercial du centre pourrait en bénéficier et de prévoir un plan
de financement déterminant la répartition du financement entre les différents partenaires
(Mairie, FISAC, Région, Département,…).
Une partie de la tâche consiste également à affiner les projets de manière à ce qu’ils
prennent en compte la problématique commerciale. En effet, certains projets ne touchent le
commerce que de manière indirecte, il est important qu’ils tiennent compte de ces
problématiques particulières.
Selon l’état d’avancement de chacun des projets, il sera nécessaire de participer à leurs
études de faisabilité.
Les projets impliquant largement les professionnels
Certaines actions envisagées exigent davantage d’implication de la part des commerçants
(mise en place d’un Office du Commerce, création de site Internet, instauration d’une carte
multiservices,…).
Le travail préparatoire à la mise en œuvre de ces actions est plus complexe. En effet, il s’agit
dans un premier temps de définir précisément le projet en fonction des souhaits, des
attentes et des besoins des commerçants et des consommateurs.
Puis, une seconde phase portera sur la réalisation d’une étude de faisabilité devant recenser
le nombre de professionnels prêts à s’engager dans la démarche envisagée.
Une fois le projet validé il s’agira de déterminer le plan de financement de chaque action, les
partenaires possibles seront plus nombreux : FISAC, J’aime Annemasse, Commune, CCI,
Chambre de Métiers, Département, Région,…
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
C LA RUE DE GENEVE ET LE QUARTIER DE MOËLLESULAZ
Le SCOT du SEGH a identifié la rue de Genève comme un axe majeur de l’Agglomération
Annemassienne, puisqu’elle constitue un lien fort entre le centre d’Annemasse et le centre
de Genève.
Cet axe s’étend sur trois communes : Annemasse, Ambilly et Gaillard. Il mesure environ 2,4
kilomètres et se prolonge, après le poste frontière de Moëllesulaz, du côté suisse, pour
rejoindre la vieille ville et le centre de Genève.
La Place Porte de France se situe sur la commune de Gaillard, elle est accolée à la frontière,
délimitée par le cours du Foron. Cette place avait à l’origine une vocation commerciale du
fait de sa situation frontalière ; elle est aujourd’hui davantage orientée vers les services
publics (Police Municipale, Antenne Emploi,…). Elle est surélevée par rapport à la rue de
Genève, sur le côté gauche de cette dernière dans le sens Annemasse – Genève.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Le périmètre retenu par la présente étude s’étend de la Place Porte de France – Douane de
Moëllesulaz jusqu’au carrefour rue du Baron de Loë – rue de Genève – rue du Salève.
Comme ce pôle prend la forme d’un axe, il ne dispose que de peu de profondeur, seuls les
abords immédiats de la rue de Genève ont été analysés. La partie Portes de France, et la
rue de Moëllesulaz (Gaillard), apportent une certaine profondeur à ce pôle, c’est pourquoi
elles ont été intégrées à l’étude.
La partie de la rue de Genève située à l’intérieur du Péricentrique d’Annemasse n’est pas
prise en compte dans cette partie de l’étude, puisqu’elle a été intégrée au chapitre relatif au
centre d’Annemasse.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
Zone Moëllesulaz – Portes de France
La rue de Genève
Abords de la rue de Genève
Péricentrique d’Annemasse
Poste frontière de Moëllesulaz
Place des Portes de France
Suisse
La principale particularité de ce pôle est sa forme axiale.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Ce pôle comprend 165 établissements commerciaux, artisanaux et de services.
Par secteurs d’activités ces établissements se répartissent de la manière suivante :
Répartition des entreprises par activités
Activités
Eff.
24
Alimentaire
51
Services
17
Soins à la personne
8
Equipement de la personne
8
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique 5
48
Hôtellerie / Restauration
4
Culture / Loisirs
Total
Fréq
14,5%
30,9%
10,3%
4,9%
4,9%
3,0%
29,1%
2,4%
165 100,00%
Fréq. Agglo
10,1 %
33,0 %
9,4 %
13,9 %
10,0 %
3,9 %
17,4 %
2,2 %
100,0 %
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
53
Les centres urbains
Le secteur de l’hôtellerie restauration est largement plus représenté que sur l’ensemble des
pôles du SEGH. Le SDC identifie d’ailleurs une partie de ce pôle avec une thématique
orientée sur ce secteur. Le secteur alimentaire est également proportionnellement plus
important que sur les autres pôles de l’agglomération.
Le SDC propose également une thématisation des deux segments de cet axe :
-
La partie située aux alentours du supermarché Casino, orientée vers le secteur
alimentaire ;
La partie située autour de Honda, orientée vers le secteur automobile mécanique.
En revanche, les boutiques d’équipement de la personnes et d’équipement du foyer sont
largement sous représentées. De même, le secteur des services est moins important que sur
l’ensemble des pôles de proximité du SEGH.
Les principales enseignes nationales de ce pôle sont :
Activité
Principales enseignes nationales
Nom de l’enseigne
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Casino, La Panière
Crédit Agricole, Caisse
Générale, Kunz,
Mobalpa, Honda
-
d’Epargne,
Société
Les enseignes nationales sont relativement peu nombreuses sur le pôle rue de Genève –
Moëllesulaz. Seuls les secteurs alimentaire et bancaire disposent de plusieurs
établissements de ce type.
Ce manque d’enseignes connues nuit sans doute à l’attractivité du pôle.
LES ORGANISATIONS COMMERÇANTES
Certains commerçants du pôle de Moëllesulaz, ont institué une association pour défendre les
intérêts des professionnels du quartier.
Cette organisation ne couvre donc pas l’intégralité du territoire du pôle. En outre, ses
fondateurs ont choisi de ne pas démarcher les restaurateurs et hôteliers. La représentativité
de cette association reste par conséquent limitée.
Néanmoins, elle sert de référent pour la présente étude et en ce qui concerne les
éventuelles opérations FISAC à mettre en œuvre sur ce territoire.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
54
Les centres urbains
L’association des commerçants de Gaillard (GAC) a d’ailleurs joué un rôle actif auprès de
ses adhérents pour les inciter à retourner le questionnaire diffusé par la MED et la Chambre
de Métiers.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
Qualité des devantures commerciales et artisanales
Etat des lieux des vitrines et façades
L’analyse de l’état des devantures et vitrines des locaux d’activité du pôle rue de Genève –
Moëllesulaz, a été réalisée selon une méthode et des critères similaires à celle effectuée sur
le centre ville d’Annemasse.
120 établissements ont été analysés, ce qui représente environ 73% du total des entreprises
recensées.
Les résultats suivants ont été relevés :
Qualité des vitrines
Critères
Agglo Rue de Genève – Moëllesulaz
Bâti
2,16
2,36
1,95
Vitrine / Devanture
1,88
2,15
Enseigne
2,25
2,15
Visibilité
2,14
Appréciation générale
2,10
2,06
10,50
Total SEGH
10,73
Globalement, l’aspect des locaux commerciaux, artisanaux et de services du pôle rue de
Genève – Moëllesulaz est meilleur que sur l’ensemble des pôles du SEGH.
Les critères du bâti et des enseignes présentent une meilleure image que la moyenne
constatée sur l’agglomération. La bonne qualité du bâti s’explique sans doute par l’absence
de bâtiment très ancien. En outre, la Place Porte de France, présente une bonne image en
terme de construction et augmente la moyenne globale. En effet, la note moyenne obtenue
par les 14 établissements de cette place est de 3,07 sur 4 en ce qui concerne le critère du
bâti.
En revanche, la qualité des vitrines et l’appréciation générale sont relativement moindres que
sur l’ensemble de l’agglomération.
La visibilité est globalement bonne pour les établissements situés sur la rue de Genève
(important axe de passage), en revanche elle est particulièrement mauvaise pour ceux situés
sur la Place Porte de France, qui surplombe la douane de Moëllesulaz et qui est cachée par
un immeuble. La note moyenne obtenue par les commerces de cette place n’est que de 1,5
sur 4 en ce qui concerne la visibilité.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
55
Les centres urbains
Fréquence de renouvellement des vitrines
Les résultats de l’enquête réalisée auprès des professionnels du pôle rue de Genève –
Moëllesulaz révèlent les constatations suivantes :
Fréquence de renouvellement des vitrines
Renouvellement
vitrine
Rue de Genève Moëllesulaz
TOTAL SEGH
Plusieurs fois par
mois
21,4%
Une fois par
mois
28,6%
Moins
souvent
50,0%
TOTAL
100,0%
34,3%
32,1%
33,6%
100,0%
Les professionnels répondants du pôle rue de Genève – Moëllesulaz, renouvellent moins
fréquemment leur vitrine que ne le font ceux de l’ensemble du SEGH.
Les jours et les horaires d’ouverture des magasins
Les jours d’ouverture
L’enquête auprès des professionnels montre que les établissements du pôle Rue de
Genève – Moëllesulaz ouvrent leurs portes plus de jours par semaine que la moyenne
observée sur l’ensemble du SEGH. En effet, un établissement sur six reste ouvert durant les
sept jours de la semaine.
Jour de fermeture des magasins
Jours de
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Aucun
fermeture
Rue de Genève 26,1% 0%
17,4%
0
0
17,4%
60,9%
17,4%
- Moëllesulaz
TOTAL SEGH 41,7% 2,7%
5,3%
1,1%
0,0%
15,5%
81,8%
6,4%
Ce phénomène peut s’expliquer par la présence de nombreux hôtels et restaurants qui
ouvrent fréquemment le week-end.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres urbains
Les horaires d’ouverture
Magasins fermés durant midi
Coupure dans la journée
Journée continue Coupure à midi TOTAL
Rue de Genève - Moëllesulaz
40,0%
60%
100,0%
TOTAL SEGH
31,4%
68,6%
100,0%
Heures d’ouverture des magasins
Horaires d'ouverture
Rue de Genève - Moëllesulaz
TOTAL SEGH
Ouverture avant 9h
52,2%
39,9%
Fermeture après 19h
56,5%
33,0%
Globalement, les professionnels répondants du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz offrent
des horaires d’ouverture plus importants que ceux de l’ensemble des pôles de proximité du
SEGH.
Le fait que les commerçants de ce pôle ouvrent plus tard que ceux du SEGH peut également
s’expliquer par la forte proportion de restaurateurs et d’hôteliers.
Opérations collectives et démarches qualité
Etablissements participant à des opérations collectives
Participation opérations collectives
Rue de Genève - Moëllesulaz
TOTAL SEGH
Oui
33,3%
31,9%
Non
66,7%
68,6%
TOTAL
100,0%
100%
Etablissements participant à des démarches qualité
Démarche qualité
Rue de Genève - Moëllesulaz
TOTAL SEGH
Oui
41,2%
46,0%
Non
58,8%
54,0%
TOTAL
100%
100%
Les professionnels répondants du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz s’impliquent mois que
ceux de l’ensemble du SEGH dans des démarches qualité.
Hormis le fait que les commerçants et artisans de la rue de Genève et du quartier de
Moëllesulaz proposent de plus grandes plages d’ouverture de leur établissement, ils
semblent moins concernés par les autres éléments d’attractivité (démarche qualité,
vitrines,…).
La qualité de l’offre commerciale ne semble pas être un atout majeur pour ce pôle.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres urbains
TRAITEMENT URBAIN
La rue de Genève
La rue de Genève est un axe urbain, bordé d’immeubles. Si la qualité architecturale de
certains d’entre eux est discutable, il n’existe que peu de constructions vétustes. Seules
quelques maisons de ville nécessitent une rénovation.
De la même manière que pour le centre d’Annemasse, cet axe se caractérise par son
hétérogénéité : de hauts immeubles côtoient des maisons de ville. L’espace séparant les
constructions se faisant face est très variable : parfois il n’existe que la largeur de la
chaussée, avec un trottoir exigu, parfois un petit espace vert sépare le bâtiment de la route.
Ainsi, les styles se mêlent sans véritable cohérence ni harmonie.
La Place Porte de France
Cet ensemble a été réalisé en un seul bloc ce qui lui permet de bénéficier d’une cohérence,
assez rare dans l’agglomération. La qualité architecturale est globalement satisfaisante.
L’intérieur de ce complexe forme une véritable place de ville. La présence de la fontaine
accroît cette impression de centre ville.
Le principal défaut relevé sur ce secteur est sa confidentialité. En effet, cette place est située
à quelques mètres d’un des axes les plus passant de l’agglomération, et d’un point de
passage stratégique entre la France et la Suisse, cependant elle reste cachée.
Ce phénomène est dû au fait qu’elle soit surélevée par rapport à la rue de Genève et à la
douane de Moëllesulaz. En outre, l’entrée majeure de cet espace ne s’effectue pas par la
façade orientée vers la douane, mais par la rue de Vallard beaucoup moins fréquentée.
Ce manque de visibilité est sans doute l’une des raisons qui a freinée le développement
commercial de cette place à l’aspect agréable.
LE MARCHE HEBDOMADAIRE
Le marché de Gaillard se tient chaque samedi matin sur une aire de stationnement située
entre la rue de Genève et la rue de Moëllesulaz. Il regroupe environ 70 commerçants qui
proposent des produits alimentaires et d’équipement de la personne.
Cette place a été rénovée et fut inaugurée au mois de juillet 2004. Elle offre des accès à
l’eau et à l’électricité, une sanisette devrait être implantée rapidement.
Cet espace respecte donc les normes en vigueur concernant l’organisation de marché
hebdomadaire.
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Les centres urbains
Ce marché constitue l’un des quatre marchés importants de l’agglomération. Son
organisation durant le week-end est sans doute propice à son attractivité.
Il permet d’accroître l’offre du pôle en produits alimentaires, bien que celui-ci soit déjà
relativement bien équipé dans ce domaine. De plus il propose une offre dans le domaine de
l’équipement de la personne qui fait défaut sur le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz.
L’ACCESSIBILITE
La rue de Genève constitue en elle même un axe d’accès au centre ville d’Annemasse. Par
conséquent, l’accès au pôle Rue de Genève – Moëllesulaz s’effectue principalement par le
biais de cet axe.
La rue de Genève est un axe de transit très important entre l’Agglomération Annemassienne
et Genève. C’est pourquoi il est emprunté par de nombreux frontaliers. Ces flux conduisent à
une saturation le matin (7h30 à 8h30) et surtout en fin d’après-midi (17h à 18h30).
Depuis le centre bourg de Gaillard deux accès sont possibles : la rue de la Libération et la
rue de Vallard. Ces deux rues sont relativement peu fréquentées.
La rue de Genève est axe majeur de circulation des bus. En effet, elle est empruntée par les
lignes 1, 2, 3 et C. Ce pôle est relié au centre d’Annemasse, au centre de Gaillard et au
centre d’Ambilly. La desserte de ce pôle par les transports en commun est donc très bonne
par rapport aux autres pôles du SEGH.
De plus, côté suisse, la douane de Moëllesulaz est desservie par deux lignes de bus et par
le tramway.
LE STATIONNEMENT
L’axe rue de Genève
Le stationnement s’effectue le long de la voie, le long des rues adjacentes, et parfois sur de
petits parkings situés à proximité de l’axe. C’est notamment le cas pour les deux
supermarchés qui disposent de petites aires de stationnement, quasiment réservées à leur
clientèle.
L’offre en stationnement varie notamment en fonction de l’espace séparant les constructions
de la rue.
La plupart des places sont gratuites et ne sont pas limitées en temps (sauf sur le pôle de
Moëllesulaz).
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59
Les centres urbains
Le pôle de Moëllesulaz
Le fait que de nombreux travailleurs frontaliers rejoignent le pôle de Moëllesulaz en voiture,
se garent, traversent la frontière à pieds (par la douane de Moëllesulaz) et empruntent les
transports en commun suisses (tramways, bus), constitue le principal enjeu de la zone, en
terme de stationnement.
Afin de limiter ce phénomène qui a pour conséquence de saturer les places destinées à
satisfaire les besoins engendrés par la présence de commerce, la municipalité a classé ces
places en zone bleue, c’est à dire que la durée de stationnement est limitée.
La commune met en œuvre des moyens humains (contractuels) pour faire respecter cette
mesure.
Ainsi, les clients peuvent trouver des places relativement facilement sur le pôle de
Moëllesulaz, même si une certaine « tension » persiste.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
L’axe rue de Genève
Le « pôle » rue de Genève se caractérise par sa forme axiale. Les déplacements piétons
sont donc relativement longs (plus de deux kilomètres pour rejoindre le centre d’Annemasse
depuis Moëllesulaz). En outre, la circulation importante et la discontinuité des vitrines
commerciales n’incitent pas à la flânerie. C’est pourquoi de nombreux déplacements internes
s’effectuent en voiture.
Les trottoirs sont en principe suffisamment larges pour permettre la circulation piétonne.
Cependant, plusieurs tronçons sont encombrés par des travaux de longues durée
(constructions d’immeubles, réaménagement de voirie,…).
Le pôle de Moëllesulaz
Ce pôle est beaucoup plus restreint et groupé que la rue de Genève, ce qui facilite les
déplacements internes. En outre, la plus forte densité commerciale rend ces déplacements
plus agréables.
Cependant, certains trottoirs sont étroits et ne permettent pas aux piétons de circuler en
toute sécurité vis à vis du flux automobile (notamment au carrefour rue de Genève – rue de
Moëllesulaz).
En revanche, la Place Porte de France constitue une aire agréable au sein de laquelle il est
aisé de se rendre d’un point à un autre. Néanmoins, le manque de vitrines alléchantes et
l’exiguïté du lieu nuit aux possibilités de promenade.
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60
Les centres urbains
La circulation cycliste ne bénéficie pas d’aménagement spécifique, ce qui la rend
dangereuse du fait de l’importance du trafic routier.
L’ACCESSIBILITE DES PERSONNES HANDICAPEES
L’accès aux espaces publics
Le long de la rue de Genève, la circulation des personnes handicapées est rendue difficile
par des rétrécissements des trottoirs. Généralement ces segments plus étroits ne sont pas
très longs, mais créent des discontinuités qui ne permettent pas de garantir la circulation des
personnes handicapées dans des conditions de sécurité satisfaisantes.
Des zones de travaux rendent également certaines parties des trottoirs impropres à la
circulation des personnes à mobilité réduite.
La Place Porte de France est accessible aux personnes handicapées depuis la rue de
Vallard. A l’intérieur de cette place leur circulation ne pose pas difficulté particulière.
Les trottoirs bordant la rue de Moëllesulaz sont actuellement étroits et difficiles d’accès pour
les personnes handicapées.
L’accès aux locaux commerciaux
Globalement, les locaux d’activité du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz sont plus
accessibles aux personnes handicapées que ceux de l’ensemble du SEGH.
En effet, le taux d’établissements accessibles est supérieur sur ce pôle de près de 10 points
à celui observé sur l’ensemble des pôles du SEGH.
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Les centres urbains
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non
accessibles
100%
40,60%
47,50%
80%
21,80%
60%
40%
37,60%
23,80%
Difficilement
accessibles
Accessibles
28,70%
20%
0%
Rue de Genève Moëllesulaz
Pôles SEGH
Cette relativement bonne accessibilité est en partie due aux locaux situés Place de la Portes
de France qui sont tous accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Néanmoins ces bons résultats restent relatifs, puisque plus de 60 % des établissements sont
inaccessibles aux personnes handicapées ou présentent des contraintes d’accès.
LES LIVRAISONS
Plus de 28 % des professionnels du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz ayant répondu au
questionnaire, affirment que leurs livreurs connaissent des difficultés pour accéder à leur
établissement.
Ce taux est néanmoins, nettement moins important que celui observé sur l’ensemble des
pôles de proximité du SEGH (environ 9 points de moins).
Ces résultats peuvent s’expliquer par le fait que le pôle étudié ne comprend pas de ruelle
étroite ni de très grande zone piétonne.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
62
Les centres urbains
Difficultés de livraison
62,30%
Pôles SEGH
Non
Oui
37,70%
71,40%
Rue de Genève Moëllesulaz
0,00%
28,60%
10,00% 20,00% 30,00% 40,00% 50,00% 60,00% 70,00% 80,00%
LA SECURITE
Le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz souffre d’une mauvaise réputation à l’échelle de
l’agglomération en terme de sécurité. En effet, cet espace, et plus particulièrement la zone
de Moëllesulaz – Portes de France, est perçu comme l’un des quartiers posant problèmes en
matière de sécurité et de trafic avec la Suisse voisine.
Les professionnels ayant répondu au questionnaire, se plaignent globalement plus que ceux
de l’ensemble du SEGH de problèmes de ce type.
Problèmes d'insécurité
17,40%
Rue de Genève Moëllesulaz
82,60%
Non
Oui
27%
Pôles SEGH
73%
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Le taux de répondants déclarant connaître des problèmes d’insécurité est très élevé,
puisqu’il est supérieur à 82 %.
De plus environ deux tiers des professionnels pointent l’insécurité comme étant un point
faible du pôle.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
63
Les centres urbains
Les manifestations de l’insécurité se répartissent presque équitablement entre, l’agressivité
envers les clients (28 %), les vols (21 %), les dégradations de locaux (21 %) et l’agressivité
envers le personnel (18 %).
L’insécurité apparaît donc comme un enjeu majeur de ce pôle.
LA SIGNALETIQUE
La signalétique du pôle Rue de Genève – Moëllesulaz se limite aux publicités privées et aux
enseignes des établissements. Le résultat est assez décevant tant en termes d’information
pour le passant que du point de vue de la qualité esthétique du pôle.
Il n’existe pas de signalétique commune indiquant la localisation des locaux d’activités.
La Place Porte de France souffrant d’un important manque de visibilité nécessiterait une
signalétique de qualité offrant une information précise et détaillée des activités qui s’y
trouvent. Il serait sans doute intéressant d’implanter cette signalétique près de la douane de
Moëllesulaz, point de passage stratégique de l’Agglomération Genevoise.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La circulation sur la rue de Genève
La municipalité d’Annemasse, dans le cadre de la réalisation de son « Péricentrique » est en
train de réaliser un rond-point sur la rue de Genève, au carrefour entre les rues du Baron de
Loë et du Salève.
Cette réalisation pourrait modifier l’écoulement du trafic en provenance de Genève.
La commune de Gaillard souhaite réaménager la circulation au carrefour entre la rue de
Genève et la rue de Moëllesulaz. L’objectif principal est de ralentir la vitesse du flux
automobile. Deux giratoires devraient ainsi être créés.
Vidéosurveillance
La commune de Gaillard souhaite installer un système de vidéosurveillance sur la Place
Porte de France. Ce système a pour objectif de réduire les problèmes d’insécurité de ce lieu,
de manière à ce que les chalands se sentent en sécurité et fréquentent cet espace. Il s’agit
de redynamiser le commerce.
Afin de ne pas seulement déplacer le problème de quelques mètres, il serait peut-être
intéressant d’étendre ce dispositif à l’ensemble du pôle de Moëllesulaz.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
64
Les centres urbains
Implantation d’une enseigne nationale
Le secteur de Moëllesulaz compte peu d’enseignes commerciales nationales reconnues.
Une telle implantation constituerait sans doute une « locomotive » commerciale attractive
pour l’ensemble de la zone.
Le tramway
La prolongation de la ligne de tramway stoppant actuellement à Moëllesulaz est une
question majeure abordée dans le SCOT du SEGH. Cette voie emprunterait sans doute la
rue de Genève pour rejoindre le centre d’Annemasse.
Cette réflexion soulève plusieurs questions, notamment concernant la « multi utilisation » de
la rue : tramway et voiture ?
Cette réalisation ne sera pas effective à court ou moyen terme.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Au-delà du travail d’information et de sensibilisation réalisé au cours de la présente étude
auprès des élus et des professionnels de la commune de Gaillard, notamment, mais
également d’Annemasse et d’Ambilly, un important travail d’étude et de planification reste à
fournir.
Les projets essentiellement communaux
Il s’agit principalement de la mise en place d’un système de vidéosurveillance et du
programme visant l’amélioration de la circulation dans le quartier de Moëllesulaz.
La commune de Gaillard a déjà mené des études concernant ces deux points et est en
contact avec des prestataires. Cependant, avant le dépôt d’un dossier FISAC concernant
ces thèmes, des analyses doivent montrer leur intérêt pour le développement des activités
de proximité du secteur.
Dans un second temps, il s’agira d’établir un plan de financement répartissant les coûts entre
les différents partenaires (Commune, FISAC, Département, Région,…).
Les projets impliquant largement les professionnels
Ces projets concernent essentiellement la promotion collective et la réfection de vitrines et
de devantures commerciales.
L’association des commerçants de Gaillard (GAC) dispose aujourd’hui de peu de moyens et
manque de structures pour organiser des opérations d’envergure. Un premier travail devra
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
65
Les centres urbains
consister à apporter un soutien technique à cette association de manière à ce qu’elle soit à
même de jouer un rôle actif dans le programme FISAC.
Ce soutien passera principalement la réalisation d’études de faisabilité concernant les
projets et en partie par la mise en relation avec des partenaires (CCI, Chambre de
Métiers,…) et des prestataires.
Un plan de financement des opérations retenues à l’issue des études de faisabilité, devra
être défini. Il s’agira également de préparer le suivi des actions mises en œuvre.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
66
Les centres urbains
D LE QUARTIER DE PERRIER – LIVRON
Le pôle de Perrier – Livron est un quartier créé relativement récemment (1970-80) dont la
vocation première est l’habitat. Le commerce est une activité d’accompagnement. Ainsi, le
commerce implanté sur ce pôle garde une vocation de proximité, malgré la présence d’un
supermarché.
La clientèle extérieure au pôle reste donc relativement marginale.
DELIMITATION DU PERIMETRE
Ce pôle est composé de deux centres majeurs :
-
Le centre commercial du Perrier ;
Le quartier commercial de Livron.
Contours du pôle
Le pôle de Perrier –
Livron
Principaux centres commerciaux
Les commerces de ce pôle sont situés à proximité immédiate d’importantes zones
d’habitations (environ 3 000 logements). Ce quartier d’habitations accueille des structures
diverses qui accompagnent la fonction logement : commerces, services publics (Poste,
ANPE, MJC, caserne des pompiers,…).
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
67
Les centres urbains
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Le secteur alimentaire représente plus de 20% des activités présentes sur ce pôle. Ce taux
est très largement supérieur à celui observé sur l’ensemble du SEGH. La vocation de pôle
de proximité explique cette forte représentation du secteur alimentaire. Le fait que les
commerces soient situés au cœur d’une importante zone d’habitations justifie cette
orientation.
Sans doute pour des raisons similaires, le secteur de la pharmacie est également largement
représenté.
En revanche, l’équipement de la personne, les soins à la personne et surtout l’équipement
du foyer, sont des secteurs peu représentés sur le pôle de Perrier – Livron. En effet, ce type
de commerce trouve davantage sa place en centre ville.
La locomotive commerciale de ce pôle est sans doute le supermarché Champion, implanté
dans le centre commercial du Perrier. Cette galerie commerçante est constituée 13
établissements.
L’enseigne La Panière constitue sans doute un attrait commercial pour la zone de Livron.
LES ORGANISATIONS COMMERÇANTES
Une association représente les commerçants de Livron. Elle s’est constituée en 2004, de
manière à ce que ses adhérents puissent être identifiés par la municipalité et disposer d’une
réelle légitimité. Ses principaux objectifs sont la représentation des commerçants du pôle
auprès des autorités et la réalisation de projet communs.
Le centre commercial du Perrier est géré par un Groupement d’Intérêt Economique (GIE). Il
est chargé de la gestion des locaux communs (galeries), et des opérations ou manifestations
concernant le centre. Chacun des 13 commerçants est représenté.
Ces deux organisations souhaitent se rapprocher de manière à mener à bien des projets
communs.
Ensemble, ils souhaitent réaliser un programme de signalétique commune sur la totalité du
pôle Perrier – Livron.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
Globalement, la qualité des vitrines et des devantures commerciales est inférieure à celle
observée sur l’ensemble des pôles du SEGH.
Les enseignes sont globalement moins qualitatives que sur les autres pôles. Cet écart peut
s’expliquer par la situation de nombreux commerces dans une galerie, où la qualité des
vitrines est peut-être moins fondamentale qu’en plein air.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
68
Les centres urbains
Les bâtiments sont globalement de moins bonne qualité. En revanche, ils sont beaucoup
plus homogènes et en cohérence les uns par rapport aux autres que sur les deux pôles
étudiés précédemment.
La visibilité des locaux d’activité est légèrement meilleure sur ce pôle que sur l’ensemble du
SEGH.
De nombreux établissements effectuent une coupure durant le déjeuner. En revanche, la
plupart sont ouverts six jours par semaine, et ne ferment leurs portes que le dimanche.
TRAITEMENT URBAIN
Le quartier de Perrier – Livron est majoritairement composé d’immeubles relativement hauts
(5-6 étages). La qualité architecturale de ces immeubles est relativement moyenne. Des
ravalements de façades ont permis de leur donner une image de propreté et de relative
modernité. Le principal atout esthétique de ce pôle réside dans sa cohérence d’ensemble qui
fait défaut à de nombreux autres espaces.
Les bâtiments commerciaux sont pour la plupart séparés des habitations, même s’il existe
quelques commerces en rez-de-chaussée.
Ainsi, les commerces se situent dans des constructions qui leur sont propres. Il s’agit de
bâtiments bas mais dont la surface est généralement importante, puisque plusieurs
établissements sont regroupés dans un même édifice.
En face du centre commercial du Perrier se trouve le parc Cassin, un espace vert équipé de
jeux pour enfants. Le stade situé à côté de la caserne des pompiers apporte également une
touche de verdure à ce pôle urbain.
Malgré la présence d’immeubles à multiples étages, ce pôle offre quelques points de vue sur
les massifs alentours (Salève, colline de Monthoux,…).
LE MARCHE HEBDOMADAIRE
Un marché hebdomadaire se tient chaque mercredi matin sur la place Jean Jaurès (à
proximité immédiate du centre commercial du Perrier).
Il regroupe en général une trentaine de commerçants, proposant des biens d’équipement de
la personne ou des produits alimentaires pour la majorité d’entre eux.
Cette place est équipée d’accès à l’eau, à l’électricité, d’une sanisette, de lave-mains à
commande non manuelle. Elle répond donc aux obligations légales concernant l’organisation
de ce type d’événements.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
ACCESSIBILITE
Globalement, l’accessibilité au pôle de Perrier – Livron est satisfaisante.
L’automobile
En voiture, l’accès s’effectue via l’axe, avenue de l’Europe, avenue du Général De Gaulle,
pour les automobilistes en provenance de Gaillard ou d’Etrembières. Cet axe souffre d’un
certain encombrement durant les heures de pointe, notamment en fin d’après midi.
Les habitants de Ville La Grand ou des communes de la CCV accèdent de puis l’avenue du
Maréchal Leclerc. Le réaménagement du carrefour des Vallées fluidifie la circulation.
Néanmoins, quelques difficultés subsistent aux heures de pointe, puisque cette voie
constitue une continuité à l’avenue de l’Europe – avenue du Général De Gaulle.
Ces deux voies sont urbaines, la vitesse est limitée à 50 kilomètres heure, et elles sont
équipées de feux tricolores. Cependant, il s’agit de voies relativement larges disposant de
quatre voies de circulation sur certains tronçons.
Cet axe, avenue de l’Europe – avenue du Maréchal Leclerc, a pour vocation d’être utilisé
pour détourner le trafic de transit du centre d’Annemasse ; la desserte de Perrier – Livron
n’est qu’une vocation secondaire. Comme l’a souligné le chapitre consacré au centre
d’Annemasse, ce contournement ne joue pas pleinement son rôle.
Depuis le centre d’Annemasse l’accès à ce pôle s’effectue via deux axes : l’avenue de
Verdun et la route de Bonneville – rue du Léman.
Ces deux voies sont urbaines, mais le trafic reste généralement fluide. Elles permettent une
liaison aisée entre le quartier de Perrier – Livron et le centre ville.
Depuis Vétraz-Monthoux l’accès s’effectue via la route de Livron et la rue Charcot, qui sont
peu fréquentées.
Les transports en commun
Le pôle Perrier – Livron est desservi par deux lignes de bus (les lignes 1 et 3). Cette
desserte reste faible en terme de fréquence par rapport à de grandes agglomérations, en
revanche ce quartier est favorisé en comparaison d’autres pôles du SEGH.
Il faut remarquer que la situation de Perrier – Livron, au cœur d’une zone d’habitation dense,
réduit les besoins d’apport de clientèle extérieure pour les commerçants, d’autant plus que la
plupart des établissements ont une vocation de proximité.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
70
Les centres urbains
LE STATIONNEMENT
Le centre commercial du Perrier dispose de deux parkings. Le premier est situé à côté du
magasin, en extérieur. Il est relativement petit et ne peut satisfaire l’ensemble des besoins
engendré par les commerces. Quelques arbres apportent une touche de verdure.
Le second est implanté sur le toit du centre commercial. L’accès se fait au moyen d’une
rampe suffisamment large. Sa capacité d’accueil, ajoutée à celle du parking de plein pied,
permet d’absorber les besoins du pôle. Des escaliers et un ascenseur, adapté aux
personnes handicapées, permettent de rejoindre directement l’intérieur de la galerie.
En outre des places de stationnement bordent l’avenue de Verdun et permettent de
desservir les établissements situés le long de cette voie.
Les commerces du quartier Livron disposent d’une aire de stationnement accolée à la zone
commerciale. Si le nombre de places est limité, cette aire offre en général des possibilités de
stationnement aux utilisateurs des commerces.
Toutes les places sont gratuites et ne sont pas limitées dans la durée.
Il faut noter que le nombre important d’habitants du quartier, réduit la demande en
stationnement.
Le stationnement constitue donc un des points forts de ce pôle.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU POLE
Du fait de la vocation de ce pôle, tourné davantage vers l’habitat que le commerce, la
circulation interne constitue un enjeu très important.
Depuis la plupart des immeubles implantés dans le quartier, il est relativement rapide et aisé
de se rendre à pieds vers les espaces commerciaux. Ce cheminement piéton s’effectue soit
via les trottoirs suffisamment larges, soit par des chemins hors circulation, plus plaisants, qui
raccourcissent parfois les trajets, mais qui ne sont pas toujours adaptés aux personnes
souffrant de difficultés à se déplacer.
L’axe, avenue du Maréchal Leclerc – avenue du Général de Gaulle, constitue une sorte de
coupure entre le Perrier et le Livron. Néanmoins, les feux tricolores qui équipent les
passages piétons permettent de franchir cette voie en sécurité.
Les deux roues constituent un moyen de déplacement intéressant à l’intérieur du pôle. En
effet la circulation est relativement faible hors des grands axes. De plus, l’avenue de Verdun
est équipée d’une bande cyclable.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
71
Les centres urbains
L’ACCESSIBILITE POUR LES PERSONNES HANDICAPEES
Les conditions d’accès des personnes handicapées aux espaces publics sont relativement
satisfaisantes. La principale difficulté réside dans l’accès aux commerces du Livron qui
surplombent légèrement l’avenue du Maréchal Leclerc. La pente peut être gravie soit par des
escaliers soit par un trottoir à forte inclinaison.
Globalement l’accès des personnes handicapées aux établissements commerciaux et
artisanaux du quartier de Perrier – Livron est bon. En effet, plus de 70% d’entre eux sont
facilement accessibles, seuls 7% sont totalement inaccessibles. Même si ces chiffres restent
perfectibles, ils sont nettement meilleurs que ceux observés sur l’ensemble des pôles de
proximité du SEGH.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
7,40%
22,20%
100%
80%
47,50%
Difficilement
accessibles
Accessibles
60%
70,40%
40%
23,80%
28,70%
20%
0%
Perrier - Livron
Pôles SEGH
LES LIVRAISONS
A priori, les livreurs devant accéder aux commerces du pôle Perrier – Livron ne rencontrent
pas de difficulté particulière.
Les voies suffisamment larges et les places de stationnement en nombre suffisant, facilitent
sans doute le processus de livraison.
LA SECURITE
Le quartier de Perrier – Livron souffre d’une image d’insécurité au travers de l’Agglomération
Annemassienne. Cette réputation émane sans doute de l’importante présence de logements
aidés sur ce pôle.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
Une part importante des commerçants ayant répondu au questionnaire affirme rencontrer
des problèmes d’insécurité. Cependant, le taux de répondants affirmant rencontrer ce type
de problèmes est légèrement inférieur à la moyenne observée sur le SEGH.
S’il apparaît vraisemblable que des problèmes d’insécurité perturbent le développement
commercial de ce pôle, ces difficultés ne sont sans doute pas plus importantes que sur
d’autres pôles. Les commerçants du quartier souffrent davantage de l’image d’insécurité du
pôle que des faits qui peuvent s’y dérouler.
L’implantation de nombreux services publics (Poste, ANPE, MJC, caserne des pompiers,…)
a pu favorisé la diminution de l’insécurité.
Problèmes d'insécurité
27%
Pôles SEGH
73%
Non
Oui
33%
Perrier - Livron
0%
67%
20%
40%
60%
80%
SIGNALETIQUE
De la même manière que pour de nombreux pôles, le Perrier – Livron souffre d’une quasi
absence de signalétique informant les usagers de la présence des commerces et de leur
nature. Seules les publicités privées et les enseignes informent les passants.
Cependant, la vocation de proximité de ce pôle et sa situation au cœur d’une zone
d’habitation dense, rend moins fondamentale l’implantation d’une telle signalétique. En effet,
la plupart de la clientèle connaît les lieux et les établissements qui s’y trouvent.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
Les élus d’Annemasse ne semblent pas avoir de projet particulier visant à l’amélioration des
aménagements publics dont bénéficient les établissements commerciaux, artisanaux et de
services de ce pôle.
L’Association des Commerçants de Livron souhaite réaliser une opération visant à implanter
une signalétique informative indiquant la présence des établissements commerciaux. Elle
souhaite s’associer pour la réalisation de ce projet au GIE d’Animation du Perrier.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
73
Les centres urbains
Ces deux organisations souhaitent également améliorer les cheminements piétons,
notamment en ce qui concerne les voies hors circulation, de manière à les rendre plus
accessibles.
De plus, le GIE d’Animation du Perrier envisage d’améliorer la qualité esthétique des aires
de stationnement de leur centre commercial, principalement de celui situé sur le toit.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Aujourd’hui, au-delà des quelques opérations ponctuelles évoquées dans le paragraphe
précédent, il ne semble pas exister de volonté de mise en œuvre d’actions visant à une
redynamisation du tissu commercial de proximité sur ce pôle.
La mise en place des opérations pré citées demandera une étude de faisabilité, relativement
succincte, puis l’établissement d’un plan de financement et d’un calendrier de réalisation.
Cependant, il serait intéressant d’avoir un contact plus important avec les organisations de
professionnels du secteur de manière à envisager des projets de plus grande importance.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
74
Les centres urbains
E LA ROUTE DE BONNEVILLE
Cet espace se situé le long de la route de Bonneville. La présente étude s’est bornée à
analyser le segment compris entre le croisement avec la rue de l’Annexion et le centre
commercial situé près du carrefour avec la rue du Léman.
Cette zone ne constitue pas véritablement un « pôle » mais plutôt un axe aux abords duquel
des établissements commerciaux, artisanaux et de services se sont développés.
Périmètre retenu pour l’étude
Le pôle route de Bonneville Annexion
Pôles commerciaux principaux
Les
deux
principales
commerciales se situent aux extrémités du pôle de la route de Bonneville.
zones
Sa situation à proximité du centre ville d’Annemasse et du quartier du Perrier, lui confère une
vocation de pôle relais entre ces deux espaces.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
75
Les centres urbains
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Le pôle de la route de Bonneville compte 23 établissements commerciaux, artisanaux et de
services de proximité. Son poids est donc faible en comparaison du centre d’Annemasse
tout proche. Néanmoins, la présence de ces commerces sur un axe d’accès au centre ville,
qui n’est pas trop saturé, présente l’attrait pour les consommateurs d’éviter les
encombrements du centre.
Répartition des entreprises par activité
Route de Bonneville Total pôles SEGH
Activité
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Eff.
Fréq.
7
6
2
0
1
1
6
0
30,43%
26,09%
8,70%
0,00%
4,35%
4,35%
26,09%
0,00%
Eff.
106
345
98
145
105
41
182
23
Fréq.
10,1 %
33,0 %
9,4 %
13,9 %
10,0 %
3,9 %
17,4 %
2,2 %
Total
23
100,00%
1 045
100,0 %
Ce pôle a une forte vocation alimentaire, puisque près d’une enseigne sur trois exerce son
activité dans ce domaine. Le secteur de l’hôtellerie restauration est largement représenté du
fait de la présence de plusieurs cafés restaurants sur la zone.
En revanche, il n’existe aucune enseigne d’équipement de la personne ou de culture loisirs
sur ce pôle, ces activités se rencontrant davantage en centre ville.
La principale enseigne nationale présente sur le pôle est ED, un supermarché à vocation
alimentaire proposant des produits bons marché. Cet établissement est sans doute attractif
sur l’ensemble d’Annemasse et des communes environnantes. D’autres enseignes
alimentaires sont regroupées autour de ce magasin.
En revanche, du fait de la gamme des produits qu’il propose, il n’est pas certain qu’il
bénéficie réellement à tous les commerces de la route de Bonneville.
Aucune organisation commerçante n’a pu être détectée sur ce pôle. Cependant, l’association
J’Aime Annemasse accepte des adhérents de ce secteur, même si ses dirigeants n’ont pas
privilégié cet espace, préférant se concentrer sur le centre ville.
La route de Bonneville n’accueille pas de marché hebdomadaire, notamment en raison de la
proximité de ceux du centre d’Annemasse et du Perrier et du manque de place.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres urbains
L’ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX,
ARTISANAUX ET DE SERVICES
Globalement, la qualité des vitrines, devantures commerciales et enseignes est moins bonne
que sur l’ensemble des pôles du SEGH. En effet, la note moyenne obtenue par l’ensemble
des vitrines recensées est de 10,50 sur 20, tandis que la moyenne des vitrines de la route de
Bonneville est de 9,38 sur 20.
Chaque critère analysé affiche un résultat inférieur sur la route de Bonneville que sur
l’Agglomération Annemassienne.
En revanche, la qualité des vitrines est plus homogène sur la route de Bonneville que sur
l’ensemble des pôles du SEGH.
Bien que le nombre de retours au questionnaire soit faible sur ce pôle, il semble que le
renouvellement des vitrines soit moins fréquent que sur l’ensemble des pôles du SEGH. Les
horaires d’ouverture ne sont pas sensiblement plus larges que sur les autres pôles.
Les établissements implantés sur la route de Bonneville sont donc globalement moins
attractifs que ceux de l’ensemble du SEGH.
LE TRAITEMENT URBAIN
Les abords de la route de Bonneville présentent des caractéristiques urbaines. Elle est
bordée d’immeubles et de maisons de ville. Toutefois, la densité des constructions est plus
faible que dans le centre ville. En outre, quelques bâtiments offrent un aspect semblable aux
constructions de périphérie (Mourier, ED,…).
L’implantation de ces dernières bâtisses rompt quelque peu l’homogénéité du tissu
architectural.
Il n’existe pas d’espace vert public aux abords de ce pôle. Néanmoins, la moindre densité
des constructions, ainsi que l’existence de jardins privés autour des maisons de ville, apporte
une touche de verdure appréciable.
Plusieurs tronçons de la voie permettent d’avoir un point de vue sur le Mont Salève.
Ce pôle est donc urbain, mais n’a pas les caractéristiques d’un centre ville.
L’ACCESSIBILITE
La route de Bonneville constitue un axe d’accès au centre ville d’Annemasse. Il s’agit d’un
axe important, d’autant plus qu’il est l’un des moins saturés. L’accessibilité aux commerces
de la route de Bonneville est donc globalement satisfaisante.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
La proximité de deux zones d’habitations importantes, le centre d’Annemasse et le Perrier,
ajoutée à l’existence d’immeubles d’habitation implantés sur le pôle, limite le recours
systématique à l’automobile pour les consommateurs fréquentant ces commerces.
La ligne de bus N°3 relie le Perrier au centre d’Annemasse en empruntant la rue de
l’Annexion et la route de Bonneville. Cela offre une desserte du pôle par les transports en
commun. Cependant, la fréquence des rotations reste limitée (environ un bus toutes les
trente minutes).
LE STATIONNEMENT
Il s’effectue principalement le long de la voirie, sur les segments suffisamment larges. Le
centre commercial ED bénéficie d’un parking propre largement dimensionné. D’autres
commerces disposent de quelques places réservées à leur clientèle.
L’ensemble des places sont gratuites et ne sont pas limitées en durée.
Il faut cependant noter que quelques commerces particulièrement attractifs, génèrent une
demande en stationnement qui dépasse la capacité des abords de l’établissement ; ce qui a
pour conséquence le recours au stationnement illicite.
Globalement, le stationnement ne pose pas de difficulté majeure sur ce pôle
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Le pôle de la route de Bonneville, un peu à l’image de la rue de Genève, est très axial, ce qui
rend les déplacements internes parfois longs s’ils sont effectués à pieds.
Même si la partie étudiée ne mesure qu’environ 550 mètres de long, la traversée de part en
part à pieds semble longue du fait de la discontinuité des vitrines, de leur qualité relativement
moyenne et de la circulation automobile passant à proximité.
Les trottoirs sont généralement larges et absorbent très largement le flux de piétons.
La municipalité a créé une bande cyclable le long de la route de Bonneville. Mais si elle a le
mérite de matérialiser la voie réservées aux cyclistes elle ne les protège pas d’une
circulation importante.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Les larges trottoirs permettent aux personnes à mobilité réduite de se déplacer en sécurité
par rapport au trafic routier. Néanmoins, quelques passages piétons restent d’un accès
difficile du fait de la présence d’un décalage entre le trottoir et la chaussée qui n’est pas
complètement compensé par le « bateau ».
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Les centres urbains
L’accès des personnes handicapées aux établissements commerciaux est comparable à la
situation observée sur l’ensemble des pôles du SEGH. Seulement 25% des commerces sont
véritablement accessibles.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
80%
50,00%
47,50%
25,00%
23,80%
25,00%
28,70%
Difficilement
accessibles
Accessibles
60%
40%
20%
0%
Route de
Bonneville
Pôles SEGH
LES LIVRAISONS
Du fait des caractéristiques de ce pôle, voie d’accès au centre, espace urbain moins dense
que le centre, l’accès des livreurs aux établissements ne pose pas de problème particulier.
Les résultats de l’enquête auprès des professionnels, même si le nombre des répondants
n’est pas forcément représentatif, laisse entrevoir que ce pôle souffre moins que l’ensemble
des pôles du SEGH de soucis liés à l’accès des véhicules de livraison aux locaux d’activité.
LA SECURITE
Le nombre de répondants au questionnaire adressé aux professionnels n’est pas suffisant
pour être représentatif sur ce pôle. Toutefois, les problèmes d’insécurité semblent toucher
une part importante des commerçants et artisans du pôle.
Cependant, ce pôle ne souffre pas d’une image de quartier connaissant des problèmes de
sécurité. En effet, il est suffisamment « coupé » du quartier du Perrier qui subit cette
mauvaise image.
LA SIGNALETIQUE
Le pôle de la route de Bonneville ne comprend pas de signalétique commerciale informant le
consommateur des établissements qu’il y trouvera. De la même manière que sur les autres
pôles étudiés, seules les enseignes et les publicités privées informent les passants.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres urbains
Cependant, le caractère de cet espace, qui constitue un axe d’accès au centre
d’Annemasse, limite l’importance d’une signalétique très performante, car les établissements
sont globalement visibles.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La municipalité ne semble pas avoir de projets particuliers quant à l’aménagement des
espaces commerciaux de ce pôle.
Les éventuels projets se limitent donc principalement à l’initiative privée, du type ouverture
de nouvel établissement, réaménagement d’anciens locaux…
L’absence de groupement de professionnels laisse supposer qu’aucun dossier FISAC
particulier ne portera sur ce pôle. Néanmoins des opérations transversales pourraient
concerner cet espace.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
80
Les centres bourgs
LES CENTRES BOURGS
F LE CENTRE DE BONNE SUR MENOGE
La commune de Bonne sur Menoge compte 2 375 habitants. Il s’agit d’un centre bourg,
bordé de zones plus rurales.
Le centre bourg est traversé par la RD 907 reliant le centre de l’Agglomération
Annemassienne à la Vallée Verte ou à la Vallée du Giffre.
Le centre est contraint par le cours de la Menoge au sud et par le versant des Voirons au
nord.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Le périmètre retenu pour la présente étude, est l’espace du centre bourg. Cela comprend
principalement l’avenue du Léman et les rues immédiatement adjacentes. Le segment de
l’avenue du Léman retenu s’étend de l’hôtel Climotel (entrée Ouest), jusqu’au tabac presse
(entrée Est).
La profondeur de ce pôle est donc très réduite, il s’agit d’un espace très longitudinal
s’organisant autour de la RD 907.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
La vocation du centre bourg de Bonne est de constituer un pôle relais entre le centre de
l’Agglomération Annemassienne et les territoires davantage ruraux de la Vallée Verte, de la
Vallée du Giffre,… En outre, il doit répondre aux attentes des habitants de la commune et
des communes voisines, notamment Lucinges.
Cette vocation de relais demande une offre commerciale de proximité élargie, comprenant à
la fois des biens alimentaires et des services de proximité ; mais aussi des biens
d’équipement du foyer, de la personne, des services moins fréquents,…
Le centre de Bonne compte 21 établissements commerciaux, artisanaux et de services de
proximité. C’est le centre bourg le plus équipé, en nombre d’établissements, du SEGH.
Le tableau suivant montre que le centre de Bonne est largement orienté vers le commerce
de produits alimentaires et la fourniture de services. Le secteur de l’équipement du foyer est
également bien présent, il est proportionnellement plus important que sur l’ensemble des
pôles de proximité du SEGH.
En revanche, les secteurs de l’équipement de la personne, de la culture et du loisir, ne sont
pas représentés à Bonne.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres bourgs
Répartition des entreprises par activité
Activité
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Total
Bonne du Menoge Total pôles SEGH
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
4
19,0%
106
10,1 %
6
28,6%
345
33,0 %
3
14,3%
98
9,4 %
0
0,0%
145
13,9 %
3
14,3%
105
10,0 %
1
4,8%
41
3,9 %
4
19,0%
182
17,4 %
0
0,0%
23
2,2 %
21
100,00%
1 045 100,0 %
Il existe plusieurs enseignes nationales : la supérette Casino, les banques Crédit Agricole ou
Caisse d’Epargne,… En outre, l’hôtel restaurant Baud, connaît une renommée nationale,
voire internationale.
La présence de telles enseignes apporte un supplément d’attractivité au centre bourg.
Un petit marché hebdomadaire se déroule chaque vendredi après-midi sur la placette faisant
face à la supérette, en plein centre de Bonne. Ce marché compte environ trois commerçants
qui proposent des produits alimentaires. Cette manifestation confirme la vocation alimentaire
de ce pôle. Les commerçants disposent d’un accès à l’électricité, à l’eau et aux toilettes.
Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants
de Bonne n’a pu être détecté.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
La qualité des vitrines et devantures commerciales de Bonne est globalement correcte,
même si elle est légèrement inférieure à la moyenne observée sur l’ensemble des vitrines
analysées sur le SEGH.
En effet, la note moyenne obtenue par les établissements de Bonne est de 10,1 sur 20,
tandis qu’elle est de 10,5 sur 20 pour l’ensemble du SEGH.
Une analyse par critères permet de situer la principale déficience des locaux de Bonne au
niveau de l’appréciation générale et des enseignes, tandis que la visibilité est généralement
meilleure à Bonne.
Il faut noter que la qualité des vitrines est beaucoup plus hétérogène à Bonne que sur
l’ensemble des pôles du SEGH. Si des établissements disposent d’une devanture de très
bonne qualité, d’autres façades souffrent d’une vétusté importante.
Cette hétérogénéité est manifeste entre le pôle Ouest et le pôle Est, par rapport à la rue en
provenance du pont de la Menoge. En effet, le premier, qui est le plus important, bénéficie
de vitrines globalement de bonne qualité, tandis que le second présente une image plus
négative. Ce phénomène s’explique en partie du fait de la réfection de l’espace public sur le
secteur Ouest, alors que l’entrée Est reste moins aménagée.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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82
Les centres bourgs
Toutefois, même sur la partie Ouest du bourg, des établissements exposent des produits de
construction à l’extérieur de leur magasin, ce qui nuit à l’image d’ensemble du secteur.
TRAITEMENT URBAIN
Les bâtiments qui composent le centre de Bonne sont de petits immeubles, des maisons de
ville et quelques pavillons. Ces constructions restent relativement basses.
La qualité esthétique est variable. Certains bâtiments sont modernes, ou ont été rénové
récemment, ce qui leur permet d’offrir une image qualitative à ce pôle. En revanche, d’autres
constructions sont aujourd’hui vétustes et nuisent à l’image de l’ensemble.
De la même manière qu’en ce qui concerne les vitrines, la partie Ouest du bourg est
globalement plus attrayante que le secteur Est.
Les rénovations des espaces publics, concernant principalement la partie Ouest, réalisés il y
a environ cinq, améliorent considérablement l’esthétisme du bourg.
La présence d’établissements faisant commerce de matériaux de construction ou de gros
équipement du foyer, nécessitant un entreposage extérieur apporte une image négative pour
un centre bourg. L’hétérogénéité de ce centre bourg nuit à sa cohérence.
La présence de la RD 907 et de son flux de circulation très important nuit à la tranquillité des
lieux.
Même s’il n’existe pas d’espaces verts, de type parc ou square, le centre de Bonne offre des
points de vues intéressants sur les massifs environnants. La proximité de la Menoge apporte
une image nature, même si ce cours d’eau se situe en retrait du centre.
L’ACCESSIBILITE
La clientèle des commerces du centre de Bonne s’y rend majoritairement en voiture, à
l’exception des habitants du bourg. Même si le nombre de logements situés au centre est en
augmentation, le rôle de pôle relais que joue Bonne, en grande partie grâce à sa zone
commerciale de périphérie (La Menoge), mais également par le biais de son centre, impose
une accessibilité aisée vers les commerces.
Les établissements sont implantés le long de la RD 907, qui constitue une voie de transit
importante à l’échelle du nord de la Haute-Savoie. Cette voie connaît certains problèmes
d’encombrements, notamment aux heures de pointes et durant la saison des sports d’hiver,
puisqu’elle dessert de nombreuses stations alpines (Grand Massif, Portes du Soleil,…).
Le passage sur cette voie est l’une des raisons majeure de l’implantation de commerces sur
le centre de Bonne. Il est donc important de préserver un flux irriguant le centre en clients
potentiels.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres bourgs
Aujourd’hui les clients fréquentant les établissements de Bonne, le font principalement parce
qu’ils se trouvent sur leur passage. Le niveau de saturation de l’axe importe donc
relativement peu du point de vue commercial.
Cependant, la préservation d’une circulation fluide est un enjeu important à l’échelle du
Genevois Haut Savoyard. En outre, cette importante circulation, environ 10 000 véhicules
par jour, impose la disposition d’aménagements adaptés de manière à garantir la sécurité de
l’ensemble des usagers (automobilistes, cyclistes, piétons,…). De plus elle limite la vocation
du centre de Bonne à des activités liées au passage.
Le centre de Bonne comprend un carrefour important entre la RD 907 et la route provenant
de Nangy. Ce croisement est responsable d’une partie des encombrements de Bonne,
même si les véhicules venant de Nangy ne sont pas prioritaires.
Seule une ligne de cars dessert Bonne en transports en commun.
LE STATIONNEMENT
Sur la partie Ouest, le stationnement s’effectue soit le long de la voie, soit sur de petites
aires prévues à cet effet. Il existe ainsi deux petits parkings : l’un près de la Poste, l’autre
presque en face du premier, à proximité de l’hôtel restaurant Baud.
Le stationnement est aujourd’hui globalement suffisant sur cette partie du centre, mais si
quelques tensions se font sentir. Le nombre de places n’est pas surdimensionné, et
constitue une question à prendre en considération en cas d’accroissement de l’offre
commerciale.
Sur la partie Est du centre le stationnement pose davantage de difficultés du fait de
l’étroitesse des lieux. En effet, la proximité entre la route et les constructions empêche la
réalisation d’aires séparées de la voie. Le stationnement s’effectue donc uniquement le long
de la voie, sans réelle délimitation. Outre d’importantes difficultés en termes de nombre de
places, ce mode de fonctionnement pose des problèmes de sécurité.
Les consommateurs souhaitant se rendre dans les magasins de cette zone peuvent utiliser
les places situées près du carrefour entre la RD 907 et la route de Nangy ; cet espace n’offre
pas toujours de disponibilité, surtout lors du marché.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Sur la partie Ouest, les déplacements internes ne posent pas de difficulté majeure. Ils
s’effectuent par le biais de trottoirs suffisamment larges. Des passages piétons et des
ralentisseurs permettent de traverser la voie.
Sur la partie Est la situation est plus complexe puisque une partie de cette zone n’est pas
équipée de trottoir. Lorsque les voitures en stationnement occupent les bas-côtés, la
circulation piétonne doit se faire à même la voie, ce qui pose d’importants problèmes de
sécurité. La traversée de la chaussée, est également périlleuse, puisque seules des bandes
de peinture blanche matérialisent le passage piétons.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
84
Les centres bourgs
Les quelques trottoirs existant sur la partie Est, sont étroits et comprennent de nombreux
décalages.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Les aménagements publics de la partie Ouest, relativement, récents sont globalement
adaptés à la circulation des personnes handicapées, même si de multiples changements de
niveaux des trottoirs peuvent perturber leur progression.
Sur la partie Est, la circulation des personnes handicapées est particulièrement dangereuse.
Peu d’établissements commerciaux sont accessibles aux personnes handicapées.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
80%
47,50%
66,67%
Accessibles
60%
40%
20%
Difficilement
accessibles
23,80%
16,67%
16,67%
28,70%
0%
Bonne sur
Menoge
Pôles SEGH
Ce phénomène s’explique en partie par la mauvaise accessibilité des espaces publics et par
la pente qui caractérise une partie du centre.
LES LIVRAISONS
Le taux de retour au questionnaire adressé aux professionnels ne permet pas d’avoir une
représentativité suffisante pour le centre de Bonne. Cependant, l’architecture du centre
permet d’avoir une idée assez précise des difficultés que peuvent rencontrer les livreurs aux
professionnels.
Ainsi, il semble que les livreurs des établissements de la partie Est rencontrent davantage de
difficultés que ceux livrant les commerces de la partie rénovée. Toutefois, la présence
d’enseignes d’équipement du foyer, y compris de matériel de bricolage, laisse supposer que
les livreurs d’objets encombrant pourraient rencontrer des difficultés particulières.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres bourgs
LA SECURITE
Les problèmes d’insécurité semblent constituer une préoccupation importante des
professionnels du centre de Bonne. Cependant, le taux de retour au questionnaire est trop
faible pour généraliser la tendance observée.
Néanmoins, des contacts téléphoniques avec certains commerçants montrent leur
préoccupation pour cette question.
En revanche, la commune de Bonne ne souffre pas d’une image de commune connaissant
de graves problèmes d’insécurité.
LA SIGNALETIQUE
La situation des commerces de Bonne, sur un axe de communication important à l’échelle du
Genevois Haut Savoyard, rend la signalétique moins fondamentale que sur des pôles plus
en retrait.
Cependant, il n’existe aucune signalétique commerciale et artisanale commune.
L’information des passants se fait uniquement grâce aux enseignes et à quelques publicités
disposées par les établissements.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
Le principal projet public de la municipalité de Bonne concerne le traitement de la partie Est
du centre. La commune souhaite tout d’abord mettre en place des aménagements destinés à
faire ralentir le flux automobile. Cela pourrait prendre la forme de ralentisseurs ou même d’un
rond-point situé en amont, mais dont le coût devrait être élevé.
Cette phase d’aménagements comprendrait également la réalisation de trottoirs.
La municipalité souhaite également développer l’offre de stationnement sur cette partie. Pour
cela, elle envisage d’acquérir un local pour le transformer en petit parking.
La principale limite à la réalisation de ces projets est leur coût.
Quelques logements sociaux seront prochainement construits près de la Menoge. Ils
apporteront une clientèle potentielle nouvelle aux commerces du centre, sans engendrer de
flux supplémentaire ni de demande de stationnement.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Les projets envisagés par la municipalité de Bonne concernent principalement des
aménagements publics, ainsi l’acteur principal des actions sera la commune.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres bourgs
Aujourd’hui, les élus et les personnels techniques de Bonne ont commencé à réfléchir à
leurs problèmes d’accessibilité et de sécurité des cheminements piétons. Toutefois, les
études restent embryonnaires.
La phase opérationnelle de l’étude FISAC devra montrer la faisabilité des projets et leur
importance concernant le développement commercial du centre bourg.
La réalisation de ces projets dépendra en grande partie des moyens financiers nécessaires.
Il s’agira donc de cibler les opérations les plus efficaces, de demander des devis auprès de
différents prestataires, afin d’établir un plan de financement et un calendrier de réalisation.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
87
Les centres bourgs
G LE CENTRE D’AMBILLY
La commune d’Ambilly, compte 5 948 habitants, elle est située entre Annemasse et la
frontière suisse. Elle subit donc une importante pression foncière du fait de sa situation. La
vocation communale est plus le logement que le commerce, qui intervient donc comme une
activité complémentaire à la première.
Une partie de la rue de Genève est située sur la commune d’Ambilly. Cette partie du
territoire communal a été intégrée au chapitre consacré à la rue de Genève et au quartier de
Moëllesulaz.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Le centre d’Ambilly comprenant des établissements commerciaux, artisanaux et de services,
s’organise principalement autour de la place de la Martinière. Il s’étend sur une partie de la
rue Ravier (jusqu’à la limite avec la commune de Ville La Grand) et de la rue du Jura
(jusqu’au passage à niveau). Quelques établissements se situent également près de la
mairie, rue du Mont-Blanc et rue des Marronniers.
Ce périmètre est relativement étendu mais sa densité commerciale est faible.
OFFRE COMMERCIALE
Les commerces du centre d’Ambilly ont pour vocation principale de satisfaire les besoins des
habitants de la commune. De plus, les nombreux automobilistes qui traversent
quotidiennement la commune, constituent un potentiel de développement important.
Néanmoins, cette clientèle de passage attend plutôt une offre de proximité, puisqu’elle ne
dispose pas nécessairement de suffisamment de temps pour faire d’autres emplettes.
Répartition des entreprises par activités
Ambilly centre Total pôles SEGH
Activité
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
Alimentaire
5
27,78%
106
10,1 %
Services
8
44,44%
345
33,0 %
Soins à la personne
3
16,67%
98
9,4 %
Equipement de la personne
0
0,00%
145
13,9 %
Equipement du foyer
0
0,00%
105
10,0 %
Pharmacie / Médical / Optique 2
11,11%
41
3,9 %
Hôtellerie / Restauration
2
11,11%
182
17,4 %
Culture / Loisirs
0
0,00%
23
2,2 %
Total
18 100,00% 1 045 100,0 %
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88
Les centres bourgs
Le centre d’Ambilly est largement orienté vers les services et le secteur alimentaire. Ces
deux domaines correspondent à la vocation du pôle.
L’équipement de la personne, du foyer, ainsi que le secteur de la culture et des loisirs ne
sont pas représentés.
La principale enseigne nationale implantée sur ce pôle est la boulangerie La Panière.
Un petit marché hebdomadaire se déroule chaque samedi matin sur la place de la
Martinière. Il ne regroupe que deux ou trois commerçants proposant des produits
alimentaires (notamment un fromager). Ceci conforte la vocation alimentaire du pôle.
Ce marché est en concurrence avec celui de Gaillard qui bénéficie d’une population
alentours plus importante.
Aujourd’hui les commerçants non sédentaires ne bénéficient que de l’accès à l’électricité. La
commune envisage une rénovation de la place qui permettrait un accès à l’eau et aux
sanitaires.
Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants
d’Ambilly n’a pu être détecté.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
La qualité des vitrines et devantures commerciales du centre d’Ambilly est nettement
inférieure à celle observée sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. En effet, la note
moyenne obtenue par ces derniers est de 10,50 sur 20 alors qu’elle n’est que de 8,63 à
Ambilly.
L’organisation de la vitrine et l’appréciation générale sont les critères qui montrent le plus ce
point faible.
Ces résultats moyens cachent certaines disparités. En effet, les vitrines d’Ambilly sont
globalement moins homogènes que celles de l’ensemble du SEGH.
La qualité des vitrines et devantures des locaux d’activité, constituent l’un des points faibles
du centre d’Ambilly.
TRAITEMENT URBAIN
Le périmètre retenu par la présente étude souffre d’un tissu commercial et urbain lâche. En
effet, tant les établissements commerciaux que les constructions en général, sont organisés
de manière disparate.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
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Les centres bourgs
Le tissu urbain est composé de maisons et de petits immeubles de taille moyenne, de style
et d’époques très différents, qui conduisent à un résultat manquant fortement de cohérence.
Dans ce contexte difficile, les locaux d’activité sont répartis le long des principaux axes de
circulation, sans former de bourg commercial.
Les aménagements publics sont de qualité moyenne (trottoirs, place,…), ce qui ne permet
pas de valoriser les jardins ou jolies constructions qui bordent certains segments des voies
de communication.
Globalement, le traitement urbain est peu satisfaisant, sur le centre « commercial »
d’Ambilly.
L’ACCESSIBILITE
Les commerces présents au centre d’Ambilly sont situés, non pas près de la mairie, mais le
long des voies de communication qui parcourent le pôle.
En effet, les deux rues qui comptent le plus d’établissements, la rue Ravier et la rue du Jura,
sont deux axes de circulation importants. La première permet de relier les postes frontières
de Mon Idée et Pierre à Bochet à Ville La Grand et au-delà aux communes de la CCV ;
tandis que la seconde relie ces mêmes douanes au centre d’Annemasse et à l’autoroute.
L’accessibilité des commerces dépend donc exclusivement du trafic supporté par ces voies.
Or, elles sont saturées aux heures de pointes, matin et soir. La tenue d’importants travaux
sur la rue Ravier, qui devient rue Albert Hénon à Ville La Grand, aggrave ces difficultés.
Cette saturation ne nuit pas forcément aux commerces qui profitent du passage. En effet, les
établissements réalisant la majorité de leur activité grâce aux clients transitant par ce pôle ne
subissent pas véritablement de ralentissement d’activité du fait des encombrements.
Cependant, des consommateurs cherchent à éviter cette zone difficile à traverser.
La saturation des voies d’accès est en revanche tout à fait néfaste à un développement
d’activités moins liées au trafic.
En outre, la clientèle locale ne semble pas suffisante pour permettre le fonctionnement
économique du pôle.
La desserte en transports en commun est correcte, puisque deux lignes de bus circulent au
centre d’Ambilly ; l’une au centre d’Annemasse, l’autre au centre de Ville La Grand et de
Gaillard.
En outre, le centre d’Ambilly dispose d’une gare, dont les trains permettent de rejoindre le
centre d’Annemasse et la gare de Genève Eaux Vives. Cependant, cette gare est située loin
des commerces.
LE STATIONNEMENT
Il existe une importante aire de stationnement sur la place de la Martinière. Cependant, cette
place n’est pas véritablement aménagée en parking : les places ne sont pas délimitées et le
revêtement est caillouteux.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
90
Les centres bourgs
Le principal inconvénient de cette place est d’être située relativement loin de nombreux
commerces de la rue Ravier et surtout de la rue du Jura. Ceci est principalement dû à
l’éclatement du pôle dont les commerces sont disposés loin les uns des autres.
Près des commerces, il existe quelques places le long de la voie. Du fait de l’importante
circulation qui occupe ces axes, ces places son parfois difficilement accessibles.
Quelques nouvelles places devraient voir le jour sur la rue Ravier, face des commerces
situés à proximité de la place de la Martinière. Elles permettront aux automobilistes en
provenance des postes frontières de pouvoir se garer dans leur sens de circulation.
Quantitativement, le stationnement est suffisant sur le pôle du centre d’Ambilly. Cependant,
la plupart des places sont situées loin des commerces ou sont difficilement accessibles.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Du fait de l’éclatement du pôle et de la distance à parcourir pour se rendre de la place de
stationnement aux commerces, les déplacements piétons constituent un enjeu important.
Or, les trottoirs longeant les voies de circulation sont très inégaux. Si certains segments sont
relativement larges et bien proportionnés, d’importants secteurs restent étroits et n’apportent
pas une sécurité suffisante vis à vis du trafic automobile. En outre, plusieurs portions de
trottoirs souffrent d’un revêtement dégradé et irrégulier.
Les distances relativement longues, aggravées par l’inégale qualité des trottoirs, posent des
problèmes majeurs quant au développement du commerce sur ce pôle.
L’absence d’aménagement spécifique et le flux automobile important rendent la circulation
cycliste dangereuse.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
L’étroitesse et les dénivelés qui caractérisent les trottoirs du centre d’Ambilly, rendent très
difficile la circulation des personnes handicapées. Ce phénomène est aggravé par
l’importante circulation qui occupe les voies.
L’accès des personnes handicapées aux locaux commerciaux d’Ambilly est très malaisé. En
effet, seul un commerce sur huit est véritablement accessible, tandis que plus de 80 % ne
sont pas du tout accessibles.
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Les centres bourgs
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
47,50%
80%
81,25%
60%
Difficilement
accessibles
Accessibles
23,80%
40%
6,25%
12,50%
20%
28,70%
0%
Ambilly centre
Pôles SEGH
Ce phénomène s’explique en partie par la difficile circulation des personnes handicapées sur
l’espace public.
LES LIVRAISONS
La circulation difficile sur le pôle pose problèmes pour les livreurs devant accéder aux
établissements.
Le manque d’espace entre la voie et les commerces peut être compensé par la faible densité
de ces derniers. En effet, la plupart bénéficient d’un accès sur une autre façade que la
devanture.
Les réponses au questionnaire adressé aux professionnels, même si elles sont relativement
peu nombreuses sur ce pôle, tendent à indiquer que les livreurs des artisans et
commerçants du centre d’Ambilly connaissent davantage de difficultés pour accéder aux
établissements, que ceux de l’ensemble des pôles du SEGH.
LA SECURITE
Les problèmes d’insécurité semblent être une préoccupation importante des professionnels
du centre d’Ambilly. Environ les deux tiers d’entre eux estiment souffrir de problèmes de
cette nature. Ce taux est proche de celui observé sur l’ensemble des pôles de proximité du
SEGH.
Cependant, ces résultats démontrent davantage un ressenti d’insécurité, que des faits
réellement observés.
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92
Les centres bourgs
LA SIGNALETIQUE
La situation des commerces d’Ambilly, sur des axes de communication importants à l’échelle
de l’Agglomération Annemassienne, rend la signalétique moins fondamentale que sur des
pôles plus en retrait.
Cependant, il n’existe aucune signalétique commerciale et artisanale commune.
L’information des passants se fait uniquement grâce aux enseignes et à quelques publicités
disposées par les établissements.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La municipalité ne semble pas désireuse de s’investir dans des projets d’aménagements
publics dont le tissu artisanal et commercial de proximité pourrait bénéficier.
Seul le réaménagement de la place de la Martinière pourrait améliorer les conditions d’accès
des commerçants du marché hebdomadaire.
Plusieurs programmes immobiliers d’habitation sont en cours de réalisation ou en projet, de
part et d’autre de la frontière. Ces nouveaux logements apporteront une augmentation de la
population locale et de la clientèle potentielle pour les établissements d’Ambilly.
Aucun de ces projets ne concerne directement le FISAC. Cependant, des opérations
transversales pourraient concerner le centre d’Ambilly.
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93
Les centres bourgs
H LE CENTRE DE SAINT-CERGUES
Le centre bourg de Saint-Cergues est situé le long de l’ancienne RN 206, parallèlement à la
nouvelle route nationale. La commune compte 2 717 habitants. Cette commune, située au
pied du massif des Voirons, a une vocation résidentielle ; il s’agit d’une ancienne station
climatique.
La commune est scindée en deux par la RN 206, la quasi totalité des commerces se situe du
côté sud, tandis que la gare ou le complexe sportif sont implantés au nord.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Cette étude porte sur l’ensemble des établissements de proximité situés le long de la rue des
Allobroges (ancienne RN206), entre l’entrée Ouest du bourg et le rond-point permettant
l’accès à la RN 206 (rond-point dit de « Machilly », même s’il se situe sur la commune de
Saint-Cergues). Les établissements situés sur les rues adjacentes sont également pris en
considération.
L’OFFRE COMMERCIALE
Au total, le centre de Saint-Cergues compte 17 établissements commerciaux, artisanaux et
de services de proximité.
Ce pôle a vocation à satisfaire les besoins des habitants de la communes et des communes
environnantes (Machilly, Juvigny,…). Il est difficile pour les commerçants qui y sont
implantés de capter la clientèle de passage du fait de la situation du centre, en retrait par
rapport à la route nationale.
Répartition des entreprises par activités
Saint-Cergues centre Total pôles SEGH
Activité
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
Alimentaire
3
17,65%
106
10,1 %
Services
6
35,29%
345
33,0 %
Soins à la personne
3
17,65%
98
9,4 %
Equipement de la personne
1
5,88%
145
13,9 %
Equipement du foyer
0
0,00%
105
10,0 %
Pharmacie / Médical / Optique
1
5,88%
41
3,9 %
Hôtellerie / Restauration
3
17,65%
182
17,4 %
Culture / Loisirs
0
0,00%
23
2,2 %
100,00%
Total
17
1 045 100,0 %
Le centre de Saint-Cergues est largement orienté vers les services et le secteur alimentaire.
L’hôtellerie restauration est également présente, de même que les commerces d’équipement
de la personne, qui habituellement sont peu fréquents dans les centres bourgs.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
94
Les centres bourgs
Les établissements présents permettent de répondre à la demande quotidienne des
habitants. En effet, l’offre proposée est relativement complète pour un centre bourg.
Plusieurs enseignes nationales sont implantées : Casino, Crédit Agricole, Crédit Mutuel,…
Saint-Cergues n’accueille pas de marché hebdomadaire, notamment du fait de l’absence de
place au centre.
Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants
de Saint-Cergues n’a pu être détecté.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
La qualité des vitrines et devantures commerciales est globalement satisfaisante sur le
centre de Saint-Cergues, même si elle est très légèrement inférieure à la note moyenne
obtenue sur les pôles du SEGH : 10,43 sur 20 contre 10,50.
Globalement, le bâti et l’appréciation générale sont nettement meilleurs que pour l’ensemble
du SEGH. En revanche, les vitrines, la visibilité et dans une moindre mesure les enseignes,
sont moins qualitatives.
La disparité entre les différentes vitrines est un peu supérieure à celle observée sur le
SEGH ; cependant, l’hétérogénéité ne pas le caractère principal des vitrines de ce pôle.
La qualité des vitrines ne semble constituer un enjeu majeur pour le centre de SaintCergues.
TRAITEMENT URBAIN
Le centre de Saint-Cergues est composé de pavillons, de villas et de petits immeubles. Le
résultat d’ensemble est satisfaisant dans la mesure où il donne une image aérée, d’un centre
bourg plutôt rural.
En revanche, la forme très longitudinale, crée une absence de place de centre bourg. Le
manque de densité, bien que donnant un aspect aéré, fait ressortir un manque de centralité.
Des aménagements publics récents (réfection de voierie, nouvelle mairie,…) apportent une
touche de nouveauté et de propreté positive. Cependant, quelques bâtiments restent
vétustes, notamment un ancien garage, ce qui nuit à l’image d’ensemble du centre bourg.
Malgré le bruit engendré par la proximité de la RN 206, le centre de Saint-Cergues est
globalement calme, offrant une jolie vue sur le massif des Voirons et même sur le lac Léman
dès que l’on s’élève un peu.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
95
Les centres bourgs
L’ACCESSIBILITE
Hormis pour les habitants du centre bourg, l’accès s’effectue principalement en automobile.
La RN 206 étant un axe important à l’échelle du nord de la Haute-Savoie, elle constitue l’axe
privilégié au centre de Saint-Cergues.
Cet axe connaît des soucis d’encombrements, notamment aux heures de pointes, à la sortie
d’Annemasse et de Ville La Grand. Ces phénomènes sont principalement engendrés par les
mouvements pendulaires des frontaliers. Ainsi, l’accès depuis Annemasse est difficile aux
heures de pointes. En revanche, il est aisé durant le restant de la journée.
De plus, pour les automobilistes en provenance d’Annemasse, le carrefour permettant de
quitter la RN 206 pour rejoindre le centre de Saint-Cergues, est relativement dangereux du
fait d’une voie de décélération réduite.
Le problème est beaucoup plus préoccupant pour les automobilistes quittant Saint-Cergues
et souhaitant gagner la RN 206, le « tourne à gauche » est en effet très dangereux. Il existe
un passage sous voies permettant d’emprunter la RN 206 directement dans le sens SaintCergues – Annemasse, mais il souffre d’une absence de signalétique.
Depuis le Bas Chablais, l’accès est globalement satisfaisant, hormis les difficultés
engendrées par le carrefour précité. Cependant, ce carrefour peut être évité facilement en
utilisant le rond-point de « Machilly ».
D’autres petits axes permettent de relier les communes avoisinantes à Saint-Cergues :
depuis Bonne, Cranves-Sales, Juvigny,… Ces voies rurales sont généralement peu
fréquentées.
Seules des lignes de cars assurent une desserte en transports en commun du centre de
Saint-Cergues.
LE STATIONNEMENT
Le stationnement s’effectue majoritairement sur de petites places prévues à cet effet à
proximité des petits pôles commerciaux (notamment le pôle regroupant le pressing, la
pharmacie,…). En outre, des places sont disponibles, sur certains segments, le long de la
voie principale.
Globalement, le stationnement est bien proportionné. Il est totalement gratuit et non limité
dans la durée.
Un développement majeur de l’offre commerciale exigerait une prise en compte de la
problématique du stationnement.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Les déplacements internes au centre de Saint-Cergues sont majoritairement effectués par
les consommateurs habitant le centre bourg et désirant se rendre à pieds vers les
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
96
Les centres bourgs
établissements commerciaux. En effet, l’offre de stationnement permet de répondre aux
besoins des automobilistes, qui peuvent se garer près des commerces.
Les aménagements publics récents, permettent une circulation piétonne aisée et sure.
Cependant, la forte pente impose des rampes d’accès aux rues adjacentes à la rue des
Allobroges, parfois plus délicates.
La faible circulation interne limite les risques d’accident et rend les déplacements piétons
plus agréables.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Les nouveaux aménagements publics du centre, permettent une circulation des personnes à
mobilité réduite, plus aisée. Néanmoins des problèmes subsistent, notamment à cause de la
pente et des dévers qu’elle engendre.
En outre, quelques marches perturbent encore la progression des personnes handicapées.
Globalement, les locaux d’activités de Saint-Cergues sont moins accessibles aux personnes
handicapées que ceux de l’ensemble du SEGH. Toutefois, la part des commerces non
accessibles est plus faible.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
35,70%
80%
47,50%
Accessibles
60%
40%
20%
Difficilement
accessibles
50,00%
14,30%
23,80%
28,70%
0%
Saint-Cergues
Pôles SEGH
LES LIVRAISONS
A priori, la bonne accessibilité de Saint-Cergues et son stationnement satisfaisant, rendent
l’accès des locaux d’activité aux livreurs relativement aisé.
Les répondants au questionnaire adressé aux professionnels ne se plaignent pas de ce
problème.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
97
Les centres bourgs
LA SECURITE
Le nombre de répondants au questionnaire n’est pas suffisant pour être représentatif de
l’ensemble des professionnels de Saint-Cergues. Néanmoins, la vocation résidentielle,
l’éloignement du bourg par rapport aux centres urbains, et les réponses qui ont été
collectées laissent entrevoir que la sécurité ne pose pas de problème majeur à SaintCergues.
LA SIGNALETIQUE
Il n’existe pas de signalétique informant les automobilistes empruntant la RN 206 de
l’existence de commerces au centre de Saint-Cergues. Seules les publicités, souvent mal
organisées, indiquent quelques établissements.
Or, ce pôle, situé en retrait par rapport à l’axe de communication principal, devrait être doté
d’une signalétique qualitative informant les usagers de la route de la présence de
commerces et de services. Cela permettrait sans doute d’accroître l’attractivité du pôle.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La municipalité souhaite créer une véritable place de centre. Celle-ci pourrait se situer à
l’emplacement du garage désaffecté. En effet, la commune réfléchit actuellement à une
possible acquisition de ce bien pour le transformer en espace public qui pourrait accueillir
des manifestations de type foires ou marchés hebdomadaires.
Ce projet permettrait de dynamiser les commerces alentours et supprimerait un bâtiment
vétuste du centre.
La commune étudie également les possibilités d’occupation de deux arcades disponibles en
face du garage précité.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Les projets d’aménagement recensés concernent principalement des aménagements
publics, la commune sera donc le principal interlocuteur de l’organisme chargé de préparer
les dossiers FISAC.
Aujourd’hui, les élus réfléchissent à différents scénarii de création d’une place. Il s’agira donc
de travailler avec eux sur ces différentes possibilités, puis de réaliser les études de
faisabilité, avant de prévoir un plan de financement et un calendrier de réalisation.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
98
Les centres bourgs
I LE CENTRE DE CRANVES-SALES
La commune de Cranves-Sales compte 4 604 habitants. Son centre bourg est regroupé
autour de la Mairie, l’église, l’école et la Maison des Sociétés. Il est situé en retrait par
rapport à deux axes de circulation importants pour le Genevois Haut Savoyard la RD 907 et
la RD 903.
DETERMINATION DU PERIMETRE
La présente étude porte sur le secteur commerçant du centre bourg : le centre commercial
du Clos des Mésanges, les nouvelles arcades situées près de l’église et les quelques rues
adjacentes à la Mairie, qui comprennent des commerces.
Elle porte également sur le hameau de La Bergue, situé à quelques centaines de mètres du
chef-lieu, mais coupé de celui-ci par un espace plus rural. Ce hameau était traversé par
l’ancienne RD 903, aujourd’hui détournée. Ce contournement a ralenti le développement
commercial du hameau.
En accord avec la municipalité, le hameau de Lossy, qui compte quelques commerces, a été
exclu de cette étude, du fait de son manque de devenir sur le plan commercial.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Le centre de Cranves-Sales comprend 16 établissements commerciaux, artisanaux et de
services.
Répartition des entreprises par activités
Activité
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Total
Cranves-Sales centre + La Bergue Total pôles SEGH
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
5
31,25%
106
10,1 %
5
31,25%
345
33,0 %
2
12,50%
98
9,4 %
0
0,00%
145
13,9 %
0
0,00%
105
10,0 %
2
12,50%
41
3,9 %
2
12,50%
182
17,4 %
0
0,00%
23
2,2 %
100,00%
16
1 045 100,0 %
Le secteur alimentaire est largement représenté sur ce pôle puisque près d’un établissement
sur trois est orienté vers ce domaine. Les services sont également présents, mais dans une
proportion comparable à celle observée sur l’ensemble des pôles de proximité du SEGH.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
99
Les centres bourgs
En revanche, les secteurs d’équipement du foyer, d’équipement de la personne et de culture
et loisirs ne sont pas représentés à Cranves-Sales. Ceci correspond à la vocation de centre
bourg de ce pôle.
Il faut noter que la supérette, Spar, fermée aujourd’hui sur décision du Tribunal de
Commerce, a été intégrée à cette étude car elle était encore en activité durant les relevés
ayant permis d’effectuer la présente synthèse et parce qu’elle pourrait ré-ouvrir dès le début
de l’année 2005.
La mise en liquidation judiciaire de ce commerce de proximité apprécié par la population et
les élus est sans doute la conséquence du développement de commerces alimentaires de
périphérie situés près des centres bourgs. En effet, au cours des cinq dernières années, un
supermarché a été implanté sur la zone de la Menoge à Bonne, tandis qu’un second ouvrait
par la suite sur la zone des Erables à Vétraz-Monthoux à moins de deux kilomètres du
centre de Cranves-Sales.
Cet exemple illustre bien la problématique de maintien et de développement d’activités
commerciales, artisanales et de services que les élus souhaitent engager sur les pôles de
proximité concurrencés par les établissements de périphérie.
Hormis le Crédit Agricole, la seule enseigne nationale présente sur Cranves-Sales était
Spar, qui a fermé ses portes au mois de septembre 2004.
Aucune association, ou groupement, de professionnels représentant les intérêts du centre de
Cranves-Sales n’a pu être détectée.
Cranves-Sales n’accueille pas de marché hebdomadaire.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
Globalement les devantures et les vitrines du centre de Cranves-Sales sont de bonne
qualité. En effet, la note moyenne obtenue sur ce pôle est de 11,5 sur 20 contre 10,5 sur 20
pour l’ensemble des vitrines notées sur le SEGH.
De plus, la qualité des vitrines est relativement homogène. En effet, peu d’entre elles
apportent une mauvaise image au pôle. Ceci s’explique en partie par le fait que de nombreux
établissements sont regroupés au sein du centre commercial construit d’un seul bloc.
TRAITEMENT URBAIN
Le centre de Cranves-Sales est composé de maisons de ville, de petits immeubles anciens
et récents, tandis que ses abords sont pour la plupart pavillonnaires. Ces constructions sont
relativement bien regroupées autour de l’église, la Mairie et le centre commercial, ce qui
donne une image de centre bourg bien identifiée.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
100
Les centres bourgs
Malgré une certaine hétérogénéité dans le style des différents bâtiments, l’ensemble reste
cohérent.
Les rues entourant l’église et la Mairie sont assez étroites, cela contribue à l’aspect de
centralité, mais nuit à l’ouverture des espaces.
L’ACCESSIBILITE
Le centre de Cranves-Sales n’est pas traversé par un axe de circulation majeure.
Cependant, les logements, les services publics et les commerces présents sur le pôle
apportent une circulation relativement importante, sans être saturée.
Le centre de Cranves-Sales se situe à proximité d’un nœud routier entre la RD 903 et la RD
907 ; le carrefour entre la RD 903 et la RN 206 est également proche. Ainsi, l’accès à cet
espace s’effectue par trois axes :
-
La route de Taninges (RD 907) depuis laquelle le centre de Cranves-Sales est
facilement accessible via la rue des Fontaines où la circulation ne pose pas de
problème particulier, ce qui n’est pas le cas de la route de Taninges, très
encombrée aux heures de pointes ;
-
La RD 903, qui est reliée au centre de Cranves-Sales par une route sinueuse et
en pente, peu fréquentée, mais dont l’utilisation n’est pas très commode ;
-
La RN 206, reliée à Cranves-Sales via une route rurale étroite, peu utilisée, mais
dont la vocation n’est sans doute pas d’être très fréquentée, en outre la RN 206
est encombrée aux heures de pointes.
Globalement l’accès au centre de Cranves-Sales depuis Annemasse est rendu difficile du
fait de l’encombrement des principaux axes de circulation de l’agglomération (RD 907 et RN
206), en revanche les accès de Cranves-Sales vers son chef-lieu sont plus aisés, même si
les voies sont parfois étroites.
Depuis les communes de la CCV, et au-delà, l’accès est relativement aisé.
Le hameau de La Bergue est relié au centre de Cranves-Sales via une route étroite et
sinueuse. Sur certains segments il n’est pas possible de croiser deux voitures du fait de la
proximité des constructions par rapport à la chaussée.
Depuis Annemasse, le hameau de la Bergue souffre des mêmes types de problèmes
d’accessibilité. Les liaisons avec les communes de la CCV sont relativement aisées.
Cranves-Sales n’est pas desservie par les réseaux de transports en commun.
LE STATIONNEMENT
Le stationnement est largement proportionné sur le centre de Cranves-Sales. Il s’effectue
principalement sur de petits parkings situés à proximité du centre commercial et près de la
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
101
Les centres bourgs
boulangerie située derrière l’église. En outre, quelques places le long de la voirie complètent
l’offre proposée sur le pôle.
Les places disposées au plus près des commerces, sont fréquemment occupées, ce qui
pousse les automobilistes à utiliser des emplacements non prévus pour le stationnement. Ce
problème se pose notamment près de la boulangerie et du débit de tabac du centre
commercial du Clos des Mésanges.
Cependant, en permanence des places restent disponibles sur les aires de stationnement
alentours, proches des commerces (moins de cent mètres). Ainsi, de nombreuses places
restent inoccupées en contrebas du centre commercial près de la pharmacie.
Une meilleure gestion des places existantes permettrait de faire face aux perturbations du
trafic engendrées par le stationnement « sauvage ».
Le hameau de La Bergue comprend peu de places de stationnement, seule la pharmacie
dispose d’un petit parking. Toutefois, les besoins engendrés par ce secteur sont faibles et les
places proposées suffisent à y répondre.
Toutes les places sont gratuites et non limitées en durée.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Les commerces et services de proximité du centre de Cranves-Sales étant relativement
regroupés, la question des déplacements internes ne constitue pas un enjeu majeur.
Néanmoins, il fait souligner que les trottoirs qui entourent le centre commercial sont pentus
et de largeur modeste.
De plus, les liaisons entre ce centre commercial et les commerces se trouvant près de la
Mairie, ne sont pas aisées, du fait de la discontinuité des cheminements piétons. En effet, les
trottoirs, généralement étroits et inclinés, ne sont pas présents sur tous les segments.
Ce manque d’infrastructure permettant les cheminements piétons a notamment pour origine
l’implantation de constructions situées très près des rues.
Les liaisons entre le centre de Cranves-Sales et La Bergue sont également délicates. Outre
les problèmes de circulation automobile soulevés dans le paragraphe consacré à
l’accessibilité, la circulation piétonne n’est pas aisée du fait d’un manque de trottoirs et de
l’étroitesse des voies, qui rendent périlleux les déplacements, notamment pour les enfants.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Les difficultés soulevées dans le cadre des déplacements internes au pôle limitent les
possibilités d’accès des espaces publics aux personnes handicapées.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
102
Les centres bourgs
La part des établissements d’activités accessibles aux personnes à mobilité réduite est
relativement faible, et inférieure à celle observée sur l’ensemble du SEGH.
Ce constat est en partie dû au manque d’accessibilité des espaces publics, lui même la
conséquence d’une pente importante qui caractérise plusieurs secteurs de ce pôle.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
54,54%
80%
47,50%
Difficilement
accessibles
Accessibles
60%
40%
18,18%
23,80%
20%
27,27%
28,70%
0%
Cranves-Sales
Pôles SEGH
LES LIVRAISONS
Les difficultés d’accès rencontrées par les automobilistes pénalisent également l’accès des
livreurs à Cranves-Sales. De plus, l’étroitesse de certains espaces peut créer des difficultés
particulières aux livraisons.
L’encombrement des places situées à proximité immédiate des établissements d’activité
peut également perturber l’approvisionnement des entreprises.
Néanmoins, globalement la situation semble correcte.
LA SECURITE
Cranves-Sales dispose d’une image de pôle résidentiel de l’Agglomération Annemassienne
qui ne semble pas souffrir de problème d’insécurité particulier. Ceci n’exclut pas des actes
isolés qui peuvent engendrer une crainte de la part des habitants et des professionnels.
Cependant, la sécurité ne semble pas être un enjeu majeur du développement du commerce
de proximité du centre de Cranves-Sales.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
103
Les centres bourgs
LA SIGNALETIQUE
Aucune signalétique informant les passants des établissements présents sur le centre de
Cranves-Sales n’est actuellement mise en œuvre. Pourtant, la situation de ce pôle, proche
des grands axes de communication de l’agglomération, mais légèrement en retrait, impose
une signalétique qualitative.
Aujourd’hui, seuls des panneaux publicitaires informent les automobilistes. En outre, ces
panneaux se confondent avec ceux implantés par des enseignes non présentes à CranvesSales, ni même parfois sur l’agglomération.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La municipalité de Cranves-Sales se préoccupe beaucoup du devenir de la supérette. Elle
souhaite en effet que cette activité puisse reprendre, afin de satisfaire les besoins de ses
habitants ayant des difficultés de déplacements.
L’enseigne nationale propriétaire des murs négocie actuellement une réouverture sous une
forme plus réduite : environ un tiers de la surface de l’ancien commerce serait réutilisé par ce
nouvel établissement. En effet, le marché ne semble pas suffisant pour permettre le
fonctionnement d’une supérette trop importante. Le devenir de la partie restante constitue un
enjeu majeur de ce dossier.
La commune souhaite également sécuriser la rue reliant le chef-lieu au hameau de La
Bergue. De plus, les sens de circulation à l’intérieur du pôle pourraient être réaménagés.
La municipalité serait prête à employer des moyens de manière à mieux gérer son
stationnement. Cela pourrait passer par une verbalisation des automobilistes stationnant endehors des emplacements prévus à cet effet.
La commune souhaite également gérer davantage les panneaux publicitaires qui bordent
ses voies et notamment les principaux axes. Cela passe tout d’abord par le démontage des
panneaux illégaux. Cependant, la municipalité souhaite aller au-delà en réalisant quelques
panneaux regroupant l’ensemble des publicités légales.
Ces panneaux seraient situés sur les grands axes et indiqueraient les entreprises des zones
d’activités proches (Borly, les Erables,…), mais également les établissements du centre
bourg.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
104
Les centres bourgs
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Les projets d’aménagement de la circulation sur le centre de Cranves-Sales impliquent
principalement la municipalité.
Il s’agira de prendre connaissance des différentes études et scénarii actuellement étudiés
par la commune. Puis, il sera nécessaire d’analyser l’apport des réalisations envisagées
dans l’optique d’un développement commercial de proximité.
Si ces dernières analyses démontrent que les activités de proximité pourront bénéficier de
ces aménagements, il s’agira de prévoir un plan de financement et un échéancier permettant
les réalisations.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
105
Les centres bourgs
J LE CENTRE DE VILLE LA GRAND
Le centre de Ville La Grand est situé à proximité immédiate du centre ville d’Annemasse. Il
s’agit d’un centre bourg dont le nombre de logements est en nette augmentation.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Le périmètre retenu pour la présente étude recouvre le centre de Ville La Grand : la rue du
Commerce, la place de l’église, la rue de l’Hôtel de Ville, la rue Favre et la partie de la rue
Fernand David comprise entre la rue du Commerce et la rue Favre.
Ce territoire correspond donc à un centre relativement dense.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Le centre de Ville La Grand comprend 15 établissements commerciaux, artisanaux et de
services.
La répartition des entreprises par activités
Ville La Grand centre Total pôles SEGH
Activité
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
Alimentaire
2
13,33%
106
10,1 %
Services
8
53,33%
345
33,0 %
Soins à la personne
1
6,67%
98
9,4 %
Equipement de la personne
0
0,00%
145
13,9 %
Equipement du foyer
0
0,00%
105
10,0 %
Pharmacie / Médical / Optique
1
6,67%
41
3,9 %
Hôtellerie / Restauration
3
20,00%
182
17,4 %
Culture / Loisirs
0
0,00%
23
2,2 %
100,00%
Total
15
1 045 100,0 %
Ce pôle est très largement orienté vers les services. Le secteur alimentaire est également
plus présent que sur l’ensemble des pôles du SEGH. En revanche, aucun magasin ne
propose de biens d’équipement du foyer ou de la personne, ni de biens culturels ou de
loisirs.
Ce phénomène s’explique principalement par la proximité du centre ville d’Annemasse où
ces secteurs sont beaucoup mieux représentés. En outre, le centre de Ville La Grand est
également proche de la zone du Mont-Blanc, qui constitue la plus grande zone commerciale
de périphérie de l’Agglomération Annemassienne. Ainsi, de nombreux biens d’équipement
de la personne ou du foyer sont facilement accessibles aux habitants de Ville La Grand.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
106
Les centres bourgs
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
La qualité moyenne des vitrines du centre de Ville La Grand constitue un point faible de ce
pôle. En effet, la note moyenne obtenue est de 9,2 sur 20, alors qu’elle est de 10,5 sur
l’ensemble du SEGH.
Le bâti et les enseignes sont les principaux points faibles des établissements de ce centre.
La qualité des vitrines et devantures commerciales est plus hétérogène que sur l’ensemble
du SEGH.
TRAITEMENT URBAIN
Le centre de Ville La Grand est relativement regroupé autour de la place de l’Eglise et le long
de la rue du Commerce.
Les constructions qui le composent sont de nature diverse : immeubles d’habitations récents
et anciens, maisons de ville (rénovées ou non), anciennes fermes,…
Le résultat est très hétérogène. Il existe cependant une certaine cohérence qui reste à
développer. En effet, les aménagements publics (trottoirs, voies pavées, lampadaires…)
donnent une image cadrant relativement bien avec les constructions de type ancien.
Cependant, la rénovation des bâtiments les plus vétustes apporterait une meilleure image à
l’ensemble.
L’ACCESSIBILITE
L’accès au entre de Ville La Grand s’effectue par quatre axes principaux :
-
La rue du Pont Neuf : cette voie urbaine relie le centre de Ville La Grand à
Ambilly et à trois postes frontières. Elle est saturée aux heures de pointes,
notamment en fin d’après-midi, puisque cet axe permet de rejoindre les
communes de la CCV ;
-
La rue des Voirons, par laquelle les habitants des communes de la CCV
accèdent au centre de Ville La Grand, est également l’axe qui permet de relier
le centre à la zone du Mont-Blanc. Cet axe est encombré aux heures de
pointes, mais généralement plus tôt dans l’après-midi que la rue du Pont Neuf,
car une partie du trafic est liée au collège.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
107
Les centres bourgs
-
La rue du Commerce, qui est empruntée par les automobilistes reliant le
centre de Ville La Grand au centre d’Annemasse. Cette voie est généralement
moins saturée que les deux autres.
-
La rue Fernand David, permet de rejoindre Ville La Grand depuis SaintCergues, Juvigny ou le poste frontière de Carra. Cet axe est relativement peu
fréquenté, même si le groupe scolaire implanté sur cette voie cause une
importante augmentation du trafic aux heures de sortie des classes.
L’accès au centre de Ville La Grand est donc contraint par d’importants encombrements qui
ont pour origine essentielle le transit. Cependant, les commerces du bourg bénéficient de ce
flux, qui leur apporte une clientèle potentielle importante.
Deux lignes de bus relient le centre de Ville La Grand au centre d’Annemasse, au centre
d’Ambilly et à la zone du Mont-Blanc. A l’échelle du SEGH cette desserte apparaît
satisfaisante.
LE STATIONNEMENT
Le stationnement s’effectue sur deux petites aires situées de part et d’autre de la place de
l’Eglise. Les abords de voirie disposent également de places de parking.
Le nombre de place est relativement faible, mais la plupart d’entre elles sont limitées à une
heure, ce qui permet une rotation satisfaisante.
Le stationnement est aujourd’hui suffisant ; cependant, il deviendrait un enjeu majeur en cas
de fort développement commercial du bourg.
Les multiples opérations visant à accroître le logement, s’accompagnent de la création
d’aires de stationnement qui devraient permettre d’absorber le surplus de demande de
places.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Le centre étant relativement regroupé autour de l’église, les déplacements internes sont
courts. La proximité des aires de stationnement facilite les trajets voiture – commerce.
Cependant, les trottoirs sont qualité variable. En effet, si certains ont été modernisés et
permettent des déplacements aisés, d’autres, restent vétustes, inégaux et parfois très étroits.
D’importants efforts restent à fournir pour permettre d’effectuer les déplacements internes
agréablement et en toute sécurité. Ces aménagements sont fréquemment contraints par des
dénivelés de terrains, notamment entre la rue du Commerce et la rue Favre.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
108
Les centres bourgs
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
L’accès des personnes handicapées aux espaces publics est difficile du fait du manque de
continuité des trottoirs larges et plats. En outre, les passages piétons ne sont pas tous
équipés de « bateaux » adaptés permettant la traversée des personnes circulant en fauteuil
roulant.
De plus, le revêtement des trottoirs, généralement pavé, rend la progression des personnes
à mobilité réduite difficile.
Les locaux d’activités des établissements de proximité du centre de Ville La Grand sont
globalement peu accessibles aux personnes handicapées. Seul un établissement sur cinq
est véritablement accessible, tandis que 60 % ne sont pas du tout accessibles aux
personnes à mobilité réduite.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
80%
60,00%
47,50%
Difficilement
accessibles
Accessibles
60%
23,80%
40%
20,00%
20%
20,00%
28,70%
0%
Ville La Grand
Pôles SEGH
LES LIVRAISONS
Les livreurs devant desservir les établissements du centre de Ville La Grand sont confrontés
aux mêmes problèmes d’accessibilité que les automobilistes empruntant les voies de ce
centre.
Néanmoins, il ne semble pas que des problèmes particuliers affectent les livreurs. Toutefois,
le nombre de retours obtenus au questionnaire adressé aux professionnels n’est pas
suffisant pour être représentatif de tous les artisans et commerçants.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
109
Les centres bourgs
LA SECURITE
Les problèmes d’insécurité semblent préoccuper une part importante des professionnels de
Ville La Grand. De la même manière que pour les autres pôles du SEGH, il est difficile
d’analyser l’origine de cette crainte, de savoir si elle est davantage fondée sur des faits ou
des rumeurs.
Toutefois, le centre de Ville La Grand ne subit pas une image de quartier connaissant de
graves problèmes d’insécurité. Sa réputation, au sein de l’Agglomération Annemassienne,
est plutôt favorable, il est davantage perçu comme un quartier « bourgeois ».
LA SIGNALETIQUE
Le fait que le centre de Ville La Grand soit traversé quotidiennement par de très nombreux
automobilistes limite l’importance d’une signalétique informative.
Cependant, une signalétique de ce type est aujourd’hui totalement absente, ce qui a pour
conséquence une limitation de la clientèle potentielle.
Les passants sont informés par des enseignes et des publicités privées.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
Des nombreux logements sont actuellement en construction à proximité immédiate du centre
bourg : projet de la « Bergerie ». Ces logements vont entraîner une augmentation du nombre
de clients potentiels.
La commune de Ville La Grand prévoit également d’organiser le contournement de son
centre ville de manière à fluidifier le trafic à l’échelle de l’agglomération, à permettre un
meilleur accès aux espaces du centre et à garantir la sécurité des usagers du centre ville.
Ce contournement devra laisser un accès aisé au centre, de manière à ce que les
commerces puissent bénéficier du passage à proximité de nombreux automobilistes. Une
opération de signalétique sera sans doute nécessaire pour conforter l’attractivité des
établissements du centre.
Des opérations visant à améliorer la qualité des trottoirs et de l’éclairage sont également
prévues.
La commune dispose de deux locaux d’activité aujourd’hui non utilisés. Elle souhaite
l’implantation du bureau de tabac et du coiffeur dans le premier, situé rue Fernand David ;
tandis que le second pourrait accueillir une supérette, rue Favre.
D’autres commerces de proximité pourraient s’établir prochainement : traiteur, vente de plats
à emporter, vêtements,…
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
110
Les centres bourgs
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Les projets recensés sur le centre de Ville La Grand impliquent largement la commune.
La municipalité étudie actuellement plusieurs possibilités d’intervention : une amélioration
des aménagements extérieurs et une augmentation de l’offre commerciale.
La première partie nécessitera la réalisation d’études de faisabilité relativement succinctes et
des analyses permettant de déterminer l’intérêt des opérations pour le tissu économique de
proximité.
En ce qui concerne l’augmentation de l’offre commerciale, la municipalité envisage
d’acquérir des locaux d’activités. Il s’agira d’étudier les possibles destinations de ces locaux,
de calculer le loyer qui pourra être exigé par la commune.
Chacune des opérations devra faire l’objet d’un plan de financement.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
111
Les centres bourgs
K LE CENTRE DE GAILLARD
Le centre de la commune de Gaillard est situé autour de la Mairie et de l’église. Il est séparé
de la zone de Moëllesulaz par le tracé de l’autoroute et surélevé par rapport à la zone
d’activités de la Châtelaine.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Le périmètre retenu comme le centre de Gaillard comprend les rues avoisinantes à la Mairie
et à l’église (Cours de la République, rue du Jura, rue de la Paix, Place de la Liberté,…) ainsi
que le segment de la rue de la Libération compris entre l’autoroute et l’église.
Le périmètre analysé dans ce chapitre est donc séparé du périmètre étudié au cours du
chapitre consacré au pôle rue de Genève – Moëllesulaz.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
La vocation commerciale du centre de Gaillard est de satisfaire les besoins quotidiens de
ses habitants.
Parmi les 13 établissements commerciaux, artisanaux et de services présents sur le centre
de Gaillard, le secteur alimentaire est largement représenté, ce qui est en cohérence par
rapport à la vocation de proximité du pôle.
En revanche, le secteur des services est relativement peu représenté par rapport à
l’ensemble des pôles de proximité du SEGH. Ce phénomène s’explique sans doute par la
présence d’enseignes de services le long de la rue de la Libération, de l’autre côté de
l’autoroute.
Le domaine des soins à la personne est largement présent sur ce centre bourg.
Le centre de Gaillard dispose d’une offre commerciale relativement importante même si elle
n’est pas tout à fait complète.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
112
Les centres bourgs
Répartition des entreprises par activités
Gaillard centre Total pôles SEGH
Activité
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
Alimentaire
3
23,08%
106
10,1 %
Services
2
15,38%
345
33,0 %
Soins à la personne
4
30,77%
98
9,4 %
Equipement de la personne
0
0,00%
145
13,9 %
Equipement du foyer
1
7,69%
105
10,0 %
Pharmacie / Médical / Optique 1
7,69%
41
3,9 %
Hôtellerie / Restauration
1
7,69%
182
17,4 %
Culture / Loisirs
0
0,00%
23
2,2 %
Total
13 100,00% 1 045 100,0 %
Il n’existe qu’une enseigne nationale implantée sur ce pôle, Spar, située relativement loin du
centre, rue de Vernaz.
Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants
de Gaillard n’a pu être détecté. Toutefois, l’association des commerçants de Gaillard (GAC),
qui défend principalement les intérêts des professionnels du quartier de Moëllesulaz, compte
des adhérents exerçant en centre bourg.
Il n’existe pas de marché hebdomadaire sur le centre de Gaillard.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
Globalement, la qualité des vitrines et des devantures commerciales des établissements du
centre de Gaillard est satisfaisante, même si elle est légèrement inférieure à celle observée
sur l’ensemble des pôles du SEGH.
L’analyse des vitrines par critères, révèle que les domaines les moins qualitatifs sont la
visibilité des locaux d’activité et l’organisation interne des vitrines. En revanche, globalement,
le bâti est de meilleure qualité que sur l’ensemble du SEGH.
La qualité des devantures est relativement homogène sur l’ensemble du centre de Gaillard,
ce qui apporte une certaine cohérence à l’ensemble.
TRAITEMENT URBAIN
Le centre de Gaillard s’organise autour de la Mairie et de l’église. Il se compose de petits
immeubles et de maisons de ville. Des constructions plus hautes bordent le centre.
Les constructions sont relativement anciennes, mais leur état est généralement correct. Une
partie des immeubles bordant le carrefour près de l’église a été rénovée récemment.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
113
Les centres bourgs
Des allées arborisées et des zones de pelouses apportent une touche de verdure dont
profite l’image du pôle. En outre, l’absence de grand axe de circulation traversant le centre
conforte l’image paisible des lieux.
L’ACCESSIBILITE
La vocation commerciale du pôle, limitée principalement aux habitants du centre, réduit
l’importance de l’accessibilité automobile. Toutefois, les habitants des zones résidentielles
de Gaillard doivent pouvoir accéder facilement aux locaux d’activités.
L’absence d’axe de circulation majeur limite les capacités d’accès au centre. En outre, le
tracé de l’autoroute et le cours de l’Arve « coupent » ce centre bourg du reste de
l’agglomération.
Néanmoins, du fait de sa vocation réduite, les voies d’accès au centre permettent de
répondre aux besoins engendrés par l’activité commerciale, artisanale et de services. Il
existe trois ponts qui permettent de franchir l’autoroute depuis le quartier de la rue de
Genève – Moëllesulaz, tandis que la rue de l’Industrie permet de relier le centre à la zone
d’activités de la Châtelaine.
L’accessibilité ne constitue donc pas un enjeu majeur pour le développement commercial du
centre de Gaillard.
La ligne de bus n°1 relie le centre de Gaillard au quartier de Moëllesulaz et au centre ville
d’Annemasse et assure ainsi la desserte du pôle en transports en commun.
LE STATIONNEMENT
Le stationnement s’effectue soit le long des rues lorsque leur largeur le permet, soit sur de
petites aires de stationnement : près de la Mairie, à proximité des nouvelles arcades
commerciales de la rue de la Libération,…
Le stationnement est totalement gratuit, mais certaines places sont classées en zone bleue.
La plupart des locaux d’activité disposent de places de stationnement à proximité immédiate.
Aux alentours de la Mairie le stationnement subit certaines tensions. En effet, la rotation des
véhicules fonctionne peu, ainsi un certain nombre de places restent occupées durant toute la
journée. La zone bleue améliore cette situation.
La question du stationnement devra être prise en compte en cas de développement de l’offre
commerciale sur le centre de Gaillard.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
114
Les centres bourgs
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Du fait des dimensions relativement réduites du centre de Gaillard, les déplacements
internes s’effectuent principalement à pieds.
La qualité des trottoirs est variable. En effet, si la plupart disposent d’un revêtement correct,
certains sont très étroits et obligent les passants à emprunter la chaussée. La faible
circulation automobile sur ce pôle limite les risques d’accident.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Le principal obstacle à la circulation des personnes à mobilité réduite est l’étroitesse de
certains trottoirs qui, par conséquent, ne sont pas accessibles. De plus, quelques
cheminements piétons comportent des décalages qui peuvent entraver la progression des
personnes handicapées.
Globalement les locaux d’activités sont peu accessibles aux personnes handicapées,
puisque moins de 10 % d’entre eux sont véritablement adaptés à l’accueil de ce public.
En revanche, les deux tiers des établissements sont partiellement accessibles.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
25,00%
47,50%
80%
Accessibles
60%
66,67%
40%
20%
Difficilement
accessibles
23,80%
28,70%
8,33%
0%
Gaillard
Pôles SEGH
LES LIVRAISONS
Le taux de retour au questionnaire adressé aux professionnels ne permet pas d’obtenir une
représentativité suffisante pour le centre de Gaillard. Cependant, le faible trafic occupant les
voies d’accès à ce pôle laisse supposer que les livreurs peuvent aisément accéder aux
locaux d’activité.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
115
Les centres bourgs
En revanche, les places de stationnement ne sont pas adaptées aux poids lourds qui
débordent sur la chaussée.
LA SECURITE
Même si le nombre de retours au questionnaire adressé aux professionnels est relativement
faible sur le centre de Gaillard, il semble que l’insécurité préoccupe les artisans et
commerçants de ce pôle.
La proximité d’immeubles de logements sociaux et l’assimilation entre Moëllesulaz et le
centre de Gaillard, dégradent sensiblement l’image de ce pôle au travers de l’Agglomération
Annemassienne.
Néanmoins, cette problématique semble moins préoccupante sur le centre de Gaillard que
sur le pôle de Moëllesulaz.
LA SIGNALETIQUE
La situation du centre de Gaillard, en retrait par rapport au pôle de Moëllesulaz et aux axes
de communication majeurs de l’agglomération, rend importante la signalétique informative à
destination des chalands.
Or, il n’existe aucun panneau informatif sur ce pôle, seule la présence du centre et des
bâtiments administratifs est indiquée. Les panneaux publicitaires et les enseignes sont donc
les seuls moyens d’information des passants.
Toutefois, la vocation locale de ce pôle rend moins pénalisante l’absence de signalétique
informative.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La première préoccupation commerciale concernant le centre de Gaillard est de remplir les
nouvelles arcades commerciales situées près du carrefour entre la rue de la Libération et le
cours de la République.
Le stationnement et le développement de l’offre commerciale constituent des sujets de
réflexion pour la municipalité.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
116
Les centres bourgs
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Un travail destiné à connaître le type d’activités à implanter sur ce centre bourg doit être
réalisé. Il s’agira ensuite de rechercher des professionnels souhaitant s’y installer
Un travail avec les élus et le personnel technique de la commune doit être envisagé de
manière à appréhender d’autres actions pouvant favoriser le développement des activités du
centre. Il s’agira ensuite de valider leur faisabilité et de prévoir un plan de financement.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
117
Les centres bourgs
L LE CENTRE DE VETRAZ-MONTHOUX
La commune de Vétraz-Monthoux est située à proximité d’Annemasse, elle compte 5 582
habitants. Le territoire communal est vaste, il est coupé en deux parties par la colline de
Monthoux qui sépare la zone d’activités des Erables de la partie vouée à l’habitat. Les villas
occupant la colline de Monthoux et ses flancs constituent des logements de haut standing.
Le centre bourg est en voie de densification grâce la construction d’immeubles.
Détermination du périmètre
La présente étude ne porte que sur le centre bourg de Vétraz-Monthoux, excluant ainsi la
zone d’activités.
La définition de ce centre bourg n’est pas aisée dans la mesure où la partie « historique »,
située sur la partie basse, compte quelques commerces, mais les bâtiments publics, mairie,
école, église se trouvent dans la partie supérieure.
Ces deux espaces sont reliés par la route de Collonges. Du fait des projets de
développement envisagés par la municipalité, l’étude porte sur les deux espaces précités : la
partie basse de la route de Collonges et le chef-lieu.
Cet espace est donc relativement vaste et son tissu commercial très dispersé.
Equipement commercial
L’espace ainsi délimité comprend six établissements commerciaux, artisanaux et de
services.
La vocation de ce centre bourg est essentiellement communale, d’autant plus que les
commerces ne bénéficient pas d’une situation sur un axe de transit.
En outre, la surface importante de la commune limite la fréquentation des commerces du
centre à une partie seulement des habitants de la commune. En effet, ceux demeurant de
l’autre côté de la colline de Monthoux fréquentent davantage les commerces de la zone
d’activités ou du centre d’Annemasse, voire de Cranves-Sales.
L’offre proposée par les établissements du centre de Vétraz-Monthoux est très incomplète,
ce qui nuit à l’ensemble. En effet, les consommateurs ne peuvent satisfaire l’ensemble de
leurs besoins quotidiens grâce à ces établissements. Ils sont donc obligés de se rendre sur
d’autres espaces commerciaux.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
118
Les centres bourgs
Répartition des entreprises par activités
Vétraz-Monthoux centreTotal pôles SEGH
Activité
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
Alimentaire
1
16,67%
106
10,1 %
Services
3
50,00%
345
33,0 %
Soins à la personne
0
0,00%
98
9,4 %
Equipement de la personne
0
0,00%
145
13,9 %
Equipement du foyer
0
0,00%
105
10,0 %
Pharmacie / Médical / Optique 1
16,67%
41
3,9 %
Hôtellerie / Restauration
1
16,67%
182
17,4 %
Culture / Loisirs
0
0,00%
23
2,2 %
100,00%
Total
6
1 045 100,0 %
Une croissance de l’offre commerciale, en terme de diversité des biens proposés, apparaît
indispensable pour l’ensemble des activités du pôle.
Cependant, l’implantation de nouveaux commerces devrait s’effectuer en complément de
l’offre proposée par les établissements de périphérie (Intermarché de Vétraz-Monthoux,
Migros à Etrembières,…), facilement accessibles depuis le centre bourg.
Un petit marché hebdomadaire, se tenant le jeudi matin sur la partie haute du centre,
apporte une offre alimentaire. Cependant, ce marché ne regroupe que deux à quatre
commerçants une fois par semaine, ce qui est insuffisant pour créer une offre réellement
attrayante.
Aucune organisation représentant les intérêts des professionnels du centre de VétrazMonthoux n’a pu être détectée.
Attractivité des établissements commerciaux, artisanaux et
de services
La qualité des vitrines et des devantures des locaux d’activité du centre de Vétraz-Monthoux
est globalement mauvaise. En effet, la note moyenne obtenue sur l’ensemble des pôles du
SEGH s’élève à 10,50 sur 20, alors qu’elle n’est que de 7 sur 20 à Vétraz-Monthoux.
L’ensemble des critères (vitrine, bâti, enseigne, visibilité, appréciation générale) est
nettement inférieur aux résultats obtenus sur l’ensemble du SEGH.
Si plusieurs locaux sont dans un état tout à fait vétuste et peu attractif, aucun n’affiche
véritablement une devanture attrayante, même si certains établissements disposent d’une
façade correcte.
La qualité des vitrines de ce pôle constitue, parmi d’autres, un point faible qu’il conviendra de
résoudre dans le cadre d’un développement commercial.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
119
Les centres bourgs
Traitement urbain
La partie basse du centre de Vétraz-Monthoux est étroite, la rue principale est bordée de
petites maisons situées très près de la chaussée. Cette organisation offre un aspect contrait
limitant les possibilités d’amélioration des aménagements publics.
En effet, la rue, les carrefours, les trottoirs sont généralement vétustes ou de faible qualité
esthétique.
En outre, le défaut d’entretien de nombreuses bâtisses, nuit à la qualité d’ensemble de cet
espace.
La partie supérieure, près de la Mairie, est plus qualitative. Les voies de circulation sont
moins contraintes par le bâti, dont la qualité est nettement supérieure à celle observée sur la
partie basse. En effet, les habitations prennent la forme de villas, généralement bien
entretenues, ou d’immeubles récents.
De plus, ce secteur offre des points de vues intéressants sur les massifs environnants,
notamment le Mont Salève.
L’accessibilité
Trois axes permettent d’accéder au centre de Vétraz-Monthoux :
-
La route de Collonges qui constitue l’axe permettant de traverser le centre, reliée
à l’avenue de l’Europe (voie de contournement du centre d’Annemasse) elle
permet de rejoindre facilement l’échangeur autoroutier, le quartier de Perrier –
Livron ou le centre d’Annemasse ; cette voie est peu fréquentée, mais l’avenue de
l’Europe est fréquemment saturée aux heures de pointes ;
-
La route de Livron qui relie le chef lieu au quartier de Livron et au-delà contourne
la colline de Monthoux pour rejoindre la zone d’activités de Vétraz-Monthoux et la
RD 903 qui la traverse ; cette voie est peu fréquentée ;
-
La route reliant le chef-lieu de Vétraz-Monthoux au pont de la Menoge : cette voie
permet de gagner les communes de la Communauté de Communes d’Arve et
Salève (Reignier, Nangy,…), elle est peu fréquentée.
L’accès au centre de Vétraz-Monthoux est globalement aisé ; cependant, les voies qui le
traversent ne constituent pas des axes de transit pouvant bénéficier aux activités de
proximité.
Les commerces du centre disposent donc d’une clientèle essentiellement communale, même
si des automobilistes empruntent le centre de Vétraz-Monthoux pour relier les communes
d’Arve et Salève aux communes de la 2C2A, de manière à éviter les encombrements de
l’avenue de l’Europe.
Deux lignes de bus (N° 4 et 5), relient le centre de Vétraz-Monthoux au centre ville
d’Annemasse. Cette desserte reste limitée du fait de la faible fréquence de passage des bus
et du temps nécessaire pour relier le centre d’Annemasse.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
120
Les centres bourgs
Le stationnement
A proximité du chef-lieu, le stationnement est bien proportionné et permet de satisfaire les
besoins engendrés par les bâtiments publics et les deux commerces.
Sur la partie basse la situation est plus délicate. En effet, les besoins engendrés par les
commerces sont faibles, mais l’étroitesse et la pente qui caractérisent ces lieux rendent la
situation parfois « tendue ». Les places de stationnement sont peu nombreuses et parfois
situées relativement loin des établissements.
Un développement commercial de la partie basse du centre imposerait une refonte totale de
l’offre de stationnement.
La totalité des places proposées est gratuite et aucune limitation de durée n’est imposée.
Les déplacements internes au centre
Le centre est très étendu compte tenu du faible nombre d’établissements implantés. C’est
pourquoi, les déplacements entre la partie haute et la partie basse s’effectuent généralement
en voiture. La route est étroite, sinueuse et en pente. Ceci ne facilite pas les déplacements.
La municipalité a disposé des systèmes de manière à faire ralentir les voitures (ronds-points,
chicanes,…).
La partie supérieure est équipée de trottoirs de largeur et de qualité variable. Néanmoins,
certains segments restent dépourvus de tout équipement, les déplacements piétons
s’effectuant à même la chaussée.
Les déplacements piétons sur la partie basse sont encore plus délicats, puisque les trottoirs
sont rares, souvent étroits et inégaux. L’étroitesse des lieux et la pente sont les principales
raisons d’un tel déficit d’équipement.
Un développement commercial de cette dernière partie nécessiterait une importante
amélioration des conditions de déplacement interne.
Aucun aménagement ne facilite les déplacements à vélo sur le centre de Vétraz-Monthoux.
La circulation des personnes handicapées
La pente et l’absence de trottoirs sur de nombreux segments de la chaussée (notamment sur
la partie basse), rendent la circulation des personnes handicapées très difficile sur le centre
bourg de Vétraz-Monthoux.
L’accès aux locaux d’activité est également difficile du fait des déficits en aménagements
publics d’une part et du manque d’adaptation des entrées des établissements d’autre part.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
121
Les centres bourgs
Aucun établissement du centre de Vétraz-Monthoux n’est véritablement accessible aux
personnes handicapées.
Accessibilité des locaux aux personnes handicapées
Non accessibles
100%
33,33%
80%
47,50%
Difficilement
accessibles
Accessibles
60%
66,67%
40%
23,80%
28,70%
20%
0,00%
0%
Vétraz-Monthoux
Pôles SEGH
Les livraisons
Si les accès au centre de Vétraz-Monthoux, depuis Annemasse et l’autoroute notamment,
sont globalement aisés, la circulation interne et l’accès aux locaux est sans doute plus
délicate et peut poser des difficultés pour les livreurs de certains établissements.
La sécurité
L’image de Vétraz-Monthoux sur l’Agglomération Annemassienne est celle d’une commune
« bourgeoise », elle compte en effet parmi ses villas, celles de plusieurs émirs. La sécurité
ne semble donc pas constituer un problème majeur.
Toutefois, les professionnels semblent tout de même se plaindre de quelques problèmes
dans ce domaine.
La signalétique
La situation du centre de Vétraz-Monthoux à l’écart des axes de communications majeurs de
l’agglomération nécessite la mise en place d’une signalétique informative de qualité. Or, seul
le marché dispose de panneaux indiquant son jour d’organisation et son emplacement.
Les autres commerces ne sont pas signalés sur les voies d’accès et aux carrefours
« stratégiques ». Seule leur enseigne indique leur présence.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
122
Les centres bourgs
Les projets d’aménagement
La municipalité souhaite développer l’offre commerciale du centre bourg. Compte tenu des
contraintes subies par la partie basse, elle privilégie le chef-lieu déjà équipé de services
publics.
Son projet s’inscrit dans la dynamique de la densification du chef-lieu qui a débuté avec un
premier immeuble construit il y a environ cinq ans.
Un autre projet immobilier devrait être réalisé d’ici deux à trois ans. D’autres pourraient venir
le compléter.
Dans le cadre de la construction de ces immeubles, la municipalité, souhaite que soient
créer 400 mètres carrés d’arcades commerciales. Cela permettrait de reloger le commerce
qui disparaîtra du fait de la construction. En outre, la commune souhaite que les quelques
commerces présents sur le centre, y compris ceux de la partie basse, rejoignent cet
ensemble.
Un bureau de Poste pourrait également être implanté sur les lieux, tandis que d’autres
commerces pourraient s’installer.
Des études réalisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Haute-Savoie
semblent confirmer la viabilité de commerces de proximité sur ce centre bourg.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
La commune de Vétraz-Monthoux a déjà fait réaliser des études quant au potentiel de
développement commercial du centre bourg. Il conviendra d’affiner ces études préalables en
fonction des avancées du projet immobilier.
Ce projet est principalement privé. Toutefois, la commune envisage d’acquérir des locaux
commerciaux. Cette acquisition devra faire l’objet d’un plan de financement incluant le
FISAC.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
123
Les centres villages
LES CENTRES VILLAGES
M LE CENTRE DE MACHILLY
La commune de Machilly compte 916 habitants. Il s’agit d’une commune de petite surface à
caractère rural. Elle dispose d’un petit centre « historique » situé à l’écart de l’ancienne RN
206, aujourd’hui déviée. Un petit lac constitue un attrait touristique local.
Machilly est une commune du bas Chablais, en partie tournée vers l’Agglomération
Annemassienne et la grande Agglomération Genevoise, mais également vers le Chablais
(Douvaine, Bons en Chablais, Thonon-les-Bains,…).
Délimitation du périmètre
La présente étude porte sur les établissements commerciaux, artisanaux et de services du
centre historique et aux abords de l’ancienne RN 206.
Equipement commercial
Cet espace compte cinq établissements de proximité.
Répartition des entreprises par activités
Activité
Alimentaire
Services
Soins à la personne
Equipement de la personne
Equipement du foyer
Pharmacie / Médical / Optique
Hôtellerie / Restauration
Culture / Loisirs
Total
Machilly centreTotal pôles SEGH
Eff.
Fréq.
Eff.
Fréq.
1
20,00%
106
10,1 %
2
40,00%
345
33,0 %
0
0,00%
98
9,4 %
0
0,00%
145
13,9 %
0
0,00%
105
10,0 %
0
0,00%
41
3,9 %
2
40,00%
182
17,4 %
0
0,00%
23
2,2 %
5 100,00% 1 045 100,0 %
L’offre alimentaire repose uniquement sur une boulangerie. Ainsi, les biens et services
proposés sur le centre de Machilly sont très incomplets et ne permettent pas de satisfaire les
besoins quotidiens des habitants. Ce manque d’offre commerciale nuit aux activités
présentes, puisque les consommateurs prennent l’habitude de se rendre quotidiennement
vers d’autres espaces commerciaux.
En revanche, la commune de Machilly bénéficie de la présence d’un restaurant
gastronomique, qui jouit d’une attractivité très large. Cet établissement est sans doute à
même de faire connaître la commune. Toutefois, sa situation en limite extérieure du centre,
réduit certainement son apport.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
124
Les centres villages
Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants
de Machilly n’a pu être détecté.
Il n’existe pas de marché hebdomadaire sur la commune de Machilly.
Attractivité des établissements commerciaux, artisanaux et
de services
La qualité moyenne des vitrines observées sur le centre de Machilly est bonne, puisque que
la note moyenne obtenue par les établissements présents sur ce pôle est de 10,8 sur 20,
contre 10,5 sur l’ensemble du SEGH.
Ce sont notamment les critères du bâti et de l’appréciation générale qui sont les plus
satisfaisant. En revanche, les enseignes sont moins qualitatives.
La qualité des devantures et des vitrines est beaucoup plus hétérogène à Machilly que sur
l’ensemble du SEGH. Si certains établissements disposent de vitrines très qualitatives,
d’autres présentent une image moins attractive. En effet, si l’on ne tient pas compte du
Refuge des Gourmets, la note moyenne obtenue par les autres établissements du centre de
Machilly tombe à 9 sur 20.
Traitement urbain
Deux parties distinctes composent le périmètre étudié.
Le centre « historique » organisé autour de l’église et l’école - Mairie. Cet espace se
caractérise par son étroitesse, et sa pente. Les constructions qui le composent sont des
maisons d’un à deux étages, assez anciennes et pas toujours rénovées, implantées très
près de la rue sinueuse qui permet de traverser le centre.
La seconde partie étudiée est le contour du centre historique. Cet espace est beaucoup
moins dense. Les constructions sont séparées par des champs, la rue est beaucoup plus
large. Plusieurs types de constructions composent cette zone : des villas, des
établissements publics (salle des fêtes,…), des bâtiments industriels,… Le résultat est par
conséquent hétérogène.
Globalement Machilly conserve une image de village rural.
L’accessibilité
Depuis l’Agglomération Annemassienne l’accès à Machilly se fait principalement par la RN
206. Un rond-point implanté sur la commune de Saint-Cergues, permet de quitter cette route
pour entrer dans Machilly. L’accès est aisé, sauf lorsque des encombrement perturbent
l’entrée ou la sortie d’Annemasse.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
125
Les centres villages
Depuis Ville La Grand, une route de campagne permet de rejoindre Machilly en longeant la
frontière suisse. Cette voie est par endroits sinueuse, mais son trafic reste généralement
faible.
La voie qui traverse le centre de Saint-Cergues, se prolonge, via le rond-point précité,
jusqu’à Machilly.
Depuis les communes du Chablais (Bons en Chablais ou Douvaine) l’accès à Machilly est
assez aisé, puisque cette commune est située à proximité de deux axes de communication
très importants pour le Chablais : la RN 206 et la RD 903.
Seule une ligne de cars apporte une desserte en transports en commun.
Le stationnement
Le stationnement sur la partie périphérique au centre historique ne pose pas de problème
particulier. Les automobilistes peuvent utiliser le parking de la salle des fêtes ou se garer sur
une petite place située en face du bureau de Poste. Cependant, cette dernière n’est pas
asphaltée.
En revanche, le centre « historique », beaucoup plus exigu, n’offre que très peu de places,
généralement difficiles d’accès. Cependant, ce centre étant de petite taille, il est tout à fait
possible de se garer aux alentours et de marcher jusqu’aux commerces du centre
« historique ».
Les déplacements internes au centre
Sur les parties alentours au centre « historique », la circulation piétonne est relativement
sure du fait de la faible circulation occupant les voies. Néanmoins, il n’existe presque aucun
trottoir sur cet espace, ce qui peut poser problèmes lorsque le terrain est humide.
Au centre « historique », la circulation piétonne est rendue délicate du fait de l’étroitesse des
voies, qui empêche la réalisation de trottoirs larges. Ainsi, sur de nombreuses parties du
pôle, les piétons doivent circuler à même la chaussée, se qui pose des problèmes de
sécurité ; même si la circulation est faible est que les automobilistes sont contraints de rouler
doucement du fait de la sinuosité de la voie.
La circulation des personnes handicapées
L’accès des personnes handicapées aux espaces publics est rendu très délicat du fait de
l’absence de trottoir et de la pente.
Ce mauvais accès aux espaces publics explique en partie le fait qu’aucun établissement de
Machilly ne soit accessible aux personnes handicapées.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
126
Les centres villages
Les livraisons
Le bon accès au centre de Machilly depuis la plupart des autres pôles environnants permet
une bonne accessibilité des livreurs aux établissements de Machilly.
Cependant, l’étroitesse du centre « historique » peut poser des problèmes d’accès aux
locaux des certaines entreprises.
La sécurité
Machilly ne souffre pas d’une image d’insécurité sur l’Agglomération Annemassienne. Ses
caractéristiques rurales lui confèrent une image de petit village paisible.
Les résultats du questionnaire adressé aux professionnels, ne pointent pas la sécurité
comme un problème pour cette commune. Toutefois, même si le taux de retours est
satisfaisant (40 %), le nombre de questionnaires retournés reste très limité du fait du petit
nombre de professionnels présents sur ce pôle.
La signalétique
La situation de Machilly, à la fois proche des grands axes de communication du Genevois
Haut Savoyard, mais en retrait par rapport à ceux-ci, impose la mise en pace d’une
signalétique qualitative.
Or, aujourd’hui, seuls des panneaux publicitaires guident les consommateurs. En outre, il est
parfois difficile de distinguer les panneaux conduisant aux commerces de Machilly de ceux
menant vers d’autres zones.
Les projets d’aménagement
La municipalité semble prête à accepter la réalisation d’un projet privé sur le terrain situé en
face du bureau de Poste. Cette réalisation comprendrait des logements, en petits
immeubles, avec des arcades commerciales en rez-de-chaussée. Ce projet est ralenti par
une mise en conformité du PLU, de plus les travaux devront tenir compte de terrains
marécageux.
Ces arcades permettraient un important développement de l’offre qui pourrait dès lors
satisfaire davantage les besoins des habitants.
En outre, la municipalité a acquis un bâtiment de type industriel jouxtant la gare. Ce bâtiment
pourrait être avoir une vocation commerciale en cas de création d’un parking relais près de
la gare de Machilly.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
127
Les centres villages
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Un ensemble d’études de faisabilité concernant le développement commercial de Machilly
devra être réalisé. Ces études devront déterminer le potentiel de développement commercial
du centre, en fonction des nouvelles réalisations. Puis, elles devront analyser la nouvelle
situation des activités.
Un échéancier et un plan de financement devront être établis.
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Novembre 2004
128
Les centres villages
N LE CENTRE DE LUCINGES
La commune de Lucinges est située sur le flanc ouest du massif des Voirons, elle compte
1 438 habitants. Elle surplombe la région d’Annemasse.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Le périmètre retenu par la présente étude ne concerne que le centre village : l’espace situé
autour de l’église.
Ce périmètre est donc très restreint, mais c’est sur cet espace que se concentrent les
quelques établissements de proximité implantés sur la commune.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
L’équipement commercial du centre village de Lucinges est très réduit. Il se résume à deux
cafés restaurants et une boulangerie.
Cette offre n’est pas suffisante pour satisfaire les besoins des habitants de la commune, qui
fréquentent alors le centre de Cranves-Sales, de Bonne ou les zones de périphérie.
Cette offre, plus que réduite, est complétée par l’organisation d’un marché de plein air
chaque samedi. Cette manifestation regroupe environ cinq commerçants, qui proposent des
produits alimentaires. Une fois par semaine, l’offre commerciale alimentaire est donc
satisfaisante sur Lucinges.
Aucune organisation représentant les intérêts des professionnels du centre de Lucinges n’a
pu être détectée.
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
La qualité des vitrines et devantures commerciales du centre de Lucinges est faible. Malgré
un cadre très agréable, les locaux d’activité ne sont pas véritablement attractifs.
TRAITEMENT URBAIN
Le centre de Lucinges a un aspect de petit village de moyenne montagne. La place située
près de l’église et de la mairie offre un panorama magnifique sur l’ensemble de la région
d’Annemasse et même au-delà.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
129
Les centres villages
Les constructions sont principalement composées de pierres de taille et de bois, ce qui
donne un cachet remarquable au village. Les bâtiments sont pour la plus part bas (sauf
l’église). La voie d‘accès au centre passe à proximité de cette place mais ne la traverse pas.
Sa faible circulation ne nuit pas à la tranquillité du pôle.
L’ACCESSIBILITE
La seule voie d’accès au centre du village est la route qui permet de gagner le massif des
Voirons depuis Cranves-Sales et le hameau de La Bergue.
Cette route est pentue et sinueuse, mais suffisamment large. Cet axe suffit à absorber le
trafic limité engendrer par Lucinges et les Voirons.
LE STATIONNEMENT
Un petit parking situé entre la mairie et l’église permet de satisfaire la plupart des besoins en
stationnement engendrés par ce pôle. Cependant, le taux d’occupation de ces places est
relativement important, même en journée.
Toutefois, en cas de saturation, il est aisé pour les automobilistes de se garer sur l’aire de
stationnement située près de la salle polyvalente, de l’autre côté de la route des Voirons.
Même depuis cette place, les commerces ne sont éloignés que de quelques dizaines de
mètres. Le faible trafic empruntant cette voie ne rend pas la traversée trop dangereuse.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
La place de l’église est quasi piétonne, seules les automobilistes désirant stationner y
circulent. Les nombreux obstacles limitent considérablement la vitesse.
Les autres secteurs du centre (place de la salle polyvalente,…) sont bordés de trottoirs
souvent en pente.
Ainsi, les déplacements internes sont très courts et s’effectuent sans difficulté majeure.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
Depuis la place de l’église les espaces publics environnant sont globalement accessibles
aux personnes à mobilité réduite. Toutefois, les espaces légèrement plus éloignés
deviennent difficiles d’accès du fait de la pente.
Deux locaux d’activités sont peu accessibles aux personnes handicapées, tandis que le
troisième ne l’est pas du tout.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
130
Les centres villages
LES LIVRAISONS
Ce point ne semble pas soulevé de difficulté particulière, hormis les éventuels problèmes
d’enneigement qui peuvent parfois entraver la venue des livreurs. En effet, le chef-lieu de
Lucinges est situé à environ 800 mètres d’altitude ; en outre l’utilisation de la route d’accès
s’avers délicate si elle recouverte de neige ou de verglas.
Les locaux semblent facilement accessibles pour les livraisons, le stationnement ne posant
pas problème majeur.
LA SECURITE
Le village de Lucinges est rural, situé en retrait de l’Agglomération Annemassienne. Sa
vocation résidentielle lui donne une bonne image au travers de l’agglomération où il est
perçu comme un village paisible.
Cependant quelques professionnels semblent se plaindre d’un manque de savoir-vivre de la
part des habitants les plus jeunes.
LA SIGNALETIQUE
Les activités du centre de Lucinges ne bénéficient d’aucune signalétique particulière. La
vocation très locale des établissements du village limite sans doute l’importance de la
signalétique.
Seules les enseignes informent les passants ne connaissant pas le village.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
La municipalité travaille actuellement à la construction d’un immeuble de manière à densifier
le cœur du village, puisqu’il se situera près de l’église à l’emplacement d’une ancienne
boucherie.
Cette réalisation comprendra deux arcades commerciales : l’une d’elle devrait accueillir
l’actuelle boulangerie, logée dans des locaux vétustes, tandis que la seconde sera occupée
par un nouveau commerce ou service de proximité qui reste à déterminer.
La rénovation du presbytère et le déplacement de la salle polyvalente, près de la place de
l’église, sont les autres projets principaux auxquels la municipalité de Lucinges réfléchit
aujourd’hui.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
131
Les centres villages
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
Dans un premier temps, il s’agira de déterminer le type d’activités susceptibles de
s’implanter à Lucinges, dans les locaux que la commune doit acquérir. Ceci comporte une
étude du potentiel de développement commercial du village.
Un plan de financement devra être établi de manière à connaître la participation de chaque
partenaire.
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Novembre 2004
132
Les centres villages
O LE CENTRE DU PAS DE L’ECHELLE
Il s’agit d’un quartier de la commune d’Etrembières, coupé du chef-lieu par environ 2,5
kilomètres de zone sans construction ou presque. Néanmoins, ce hameau est le seul espace
à accueillir des commerces, services et établissements artisanaux de proximité sur cette
commune de 1 483 habitants au total.
Le Pas de l’Echelle est traversé par la RN 206, mais elle ne traverse pas la zone où sont
situées les activités. L’autoroute A 40 et une ligne de chemin de fer passent à proximité. La
gare de départ du téléphérique du Salève est implantée à quelques mètres des commerces.
Le Pas de l’Echelle est frontalier avec la Suisse, la commune de Veyrier est située juste de
l’autre côté de la frontière.
DETERMINATION DU PERIMETRE
Cette étude porte sur la zone où sont implantés les quelques établissements de proximité du
Pas de l’Echelle. Cet espace est compris entre la voie de chemin de fer et le bureau de
Poste, il est par conséquent très restreint.
EQUIPEMENT COMMERCIAL
Ce pôle comprend trois établissements de proximité : une supérette, un bar tabac et un
salon de coiffure.
Cette offre est donc très réduite et incomplète, elle ne peut satisfaire les besoins quotidiens
des habitants.
La vocation de ce pôle est aujourd’hui celle d’un village.
Il faut noter que l’implantation de commerces est limitée par la proximité du Shopping
Etrembières, situé à l’entrée d’Annemasse, et par les commerces présents sur la zone de la
Châtelaine à Gaillard.
Il n’existe pas de marché hebdomadaire sur le Pas de l’Echelle.
Aucun groupement de professionnels représentant les intérêts des artisans et commerçants
du Pas de l’Echelle n’a pu être détecté.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
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Les centres villages
ATTRACTIVITE DES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX, ARTISANAUX
ET DE SERVICES
La qualité des vitrines et devantures commerciales du pôle est relativement faible. Elle est
inférieure à celle observée sur l’ensemble du SEGH.
Il faut noter que l’un des commerces pénalise l’ensemble, puisqu’il obtient une note de 7 sur
20, alors que les deux autres atteignent la moyenne ou plus.
Néanmoins, les activités de centre village fonctionnent davantage grâce à la qualité des
services ou des biens proposés, que grâce à de belles vitrines.
TRAITEMENT URBAIN
Le Pas de l’Echelle est composé de maisons de ville, parfois situées très près de la rue, ce
qui donne une impression d’étroitesse. En outre, les constructions sont assez anciennes et
pas toujours rénovées.
Malgré les multiples voies de circulation toute proches (route nationale, autoroute, voie
ferrée,…) le centre conserve un certain calme, hormis lors des passages des trains qui
restent relativement peu fréquents.
L’ACCESSIBILITE
L’accès au Pas de l’Echelle, depuis la France, s’effectue par la RN 206 reliant Annemasse à
Saint-Julien-en-Genevois. Cette voie est encombrée en direction d’Annemasse à hauteur du
chef-lieu d’Etrembières aux heures de pointes, elle connaît un trafic important, mais elle
assure une bonne desserte du pôle.
L’accès depuis la Suisse s’effectue via le poste frontière de Veyrier ; la voirie côté suisse
(route du Pas de l’Echelle et avenue de Veyrier) subit quelques encombrements aux heures
de pointes (matin et soir), notamment du fait des migrations pendulaires des frontaliers.
Ce pôle est relié au réseau TAC, il est desservi par la ligne n°5. Cette ligne dispose d’une
fréquence d’environ deux bus par heure, dont l’un passe selon les demandes (Taxi’TAC).
Le Pas de l’Echelle dispose également d’une gare SNCF, mais elle est située relativement
loin des commerces.
LE STATIONNEMENT
La proximité des constructions par rapport à la voirie et le passage de la ligne de chemin de
fer réduisent les capacités de stationnement du pôle.
Ainsi, quelques places, non matérialisées sont disponibles près des commerces. En outre, le
bar tabac dispose de quelques places réservées.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
134
Les centres villages
Le nombre de places est aujourd’hui suffisant compte tenu des faibles besoins engendrés
par les activités présentes.
LES DEPLACEMENTS INTERNES AU CENTRE
Le centre compte peu de trottoirs. De plus, les aménagements existants sont généralement
étroits et peu pratiques.
Toutefois, la faible circulation limite les risques lors des déplacements piétons, qui sont
généralement de très courte distance du fait des dimensions du pôle.
Il faut signaler que de nombreux poids lourds empruntent le centre du Pas de l’Echelle pour
rejoindre un site de dépôt. Ceci entraîne quelques problèmes d’insécurité liés à la route,
même si, compte tenu de la sinuosité de la voie, leur vitesse reste limitée.
LA CIRCULATION DES PERSONNES HANDICAPEES
L’accès aux espaces publics des personnes à mobilité réduite s’effectue en empruntant la
chaussée du fait du manque de trottoirs. Ceci pose des problèmes d’insécurité, qui sont
cependant amoindris par la faiblesse du trafic.
Deux des trois établissements ne sont pas accessibles aux personnes handicapées, le
troisième ne l’étant que difficilement.
LES LIVRAISONS
Les livreurs ne rencontrent a priori pas de difficulté particulière pour accéder aux
établissements de proximité du Pas de l’Echelle, hormis celles liées au trafic de la RN 206.
LA SECURITE
Le hameau du Pas de l’Echelle étant coupé des zones urbaines de l’agglomération, il ne
souffre pas d’une réputation de quartier connaissant des problèmes d’insécurité.
Cependant quelques professionnels semblent se plaindre d’un manque de savoir-vivre de la
part de certains clients.
LA SIGNALETIQUE
La situation du Pas de l’Echelle, à proximité immédiate de la RN 206, mais légèrement en
retrait, pose un important problème de visibilité de manière à capter une clientèle de
passage.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
135
Les centres villages
C’est pourquoi, une signalétique informative, bien visible et de qualité bénéficierait à
l’ensemble de ce pôle. Or, aujourd’hui seuls quelques petits panneaux, implantés au
carrefour entre la RN 206 et la rue permettant de rejoindre le centre, indiquent la présence
de commerces. Il serait sans doute très intéressant d’améliorer ce point.
LES PROJETS D’AMENAGEMENT
Un projet immobilier, « Bois Salève », est actuellement en cours de réalisation à proximité
immédiate des commerces du Pas de l’Echelle. Ce projet consiste en la réalisation d’une
vingtaine de logements de haut standing. Cette réalisation permettra d’accroître la clientèle
potentielle des commerces du pôle.
Un autre projet immobilier est actuellement en cours d’étude. Il comprendrait la réalisation
d’une centaine de logements, ainsi que de 600 mètres carrés d’arcades commerciales. Ces
dernières devraient accueillir le bureau de Poste, certains commerces actuellement
implantés sur le pôle, une garderie d’enfants et d’autres commerces (brasserie, boulangerie,
boucherie,…).
Ainsi, l’offre commerciale proposée serait beaucoup plus complète qu’elle ne l’est
aujourd’hui, ce qui pourrait permettre d’attirer, outre la clientèle du pôle, une partie des
habitants de la commune de Veyrier, dont l’équipement commercial est modeste.
Ce projet comprend également une place qui pourrait accueillir un marché hebdomadaire.
Néanmoins, les marchés de ce type étant nombreux sur l’agglomération et dans les
environs, il convient de bien sélectionner le jour d’organisation.
LES DEMARCHES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN PROGRAMME
FISAC
La commune d’Etrembières réalise actuellement des études concernant les formes, les
enjeux et les potentiels de développement du centre du Pas de l’Echelle.
Il s’agira de prendre connaissance des résultats des ces études et de les compléter, si
besoin, par des analyses en terme de potentiel de développement commercial.
Une étude devra également permettre de déterminer le type d’activités souhaitables sur ce
centre.
Un plan de financement et un échéancier devront être établis.
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Novembre 2004
136
III LES PROJETS DETECTES
La présente étude a détecté de nombreux projets qui peuvent être répartis en deux grandes
catégories :
-
Les opérations transversales ;
Les opérations communales.
A LES OPERATIONS TRANSVERSALES
Le portage de ces opérations reste à déterminer.
Territoire
concerné
SEGH
SEGH
SEGH
SEGH
SEGH
Opérations
Objectifs
Moyens
Délais
Redynamisation
du secteur
alimentaire
Accroître l’offre
de produits
alimentaires
dans les centres
Aides à l’implantation Début
+ Démarches qualité en
+ Promotion
2005
Chambre de
Métiers
Favoriser la
transmission
d’activité
Permettre la
transmission des
entreprises de
manière à
réduire les
locaux vides
Opérations de
sensibilisation +
Aides à la reprise +
Accompagnement
Chambre de
Métiers ?
Signalétique
Mieux informer
les
automobilistes et
les passants
Mise en place d’une
2005signalétique
2006
informative commune
???
Accès aux
personnes
handicapées
Augmenter le
nombre de
locaux
accessibles aux
personnes
handicapées
Travaux
d’aménagement des
locaux d’activité
???
Réfection de
vitrines
Travaux de réfection
Améliorer l’image visant à améliorer
2005
des pôles de
l’esthétisme des
devantures et vitrines
proximité
commerciales
Début
en
2005
Début
fin
2005
Porteurs
Les
commerçants, soit
par association,
soit
individuellement
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Novembre 2004
137
B LES OPERATIONS COMMUNALES
ANNEMASSE
Opérations
Objectifs
Moyens
Péricentrique
Eviter le transit par le
centre ville
Réalisation d'une voie
de circulation urbaine
autour du centre.
Création de boucles de
circulation dans le
centre, conduisant vers
les parkings.
Parking
souterrain du
Clos Granier
Améliorer l'offre de
stationnement
quantitativement et
surtout qualitativement
Création d'un parking
souterrain d'environ
300 à 400 places
Siège de la
2C2A
Déplacement du siège
de la communauté de
communes. Création
d'un parking souterrain
pour les besoins de cet
EPCI + remplacement
des places perdues (+
300), gain de 50à 80
places.
Réaménagement de
toute la place.
Ilot Moret
Augmentation du
nombre de logements.
Chablais –
Gare
Améliorer l'offre de
logements, améliorer
l'offre commerciale du
centre ville.
Délais
Porteurs
Début des
travaux en
2004, fin
programmée
en 2005
Annemasse
Début des
travaux en
2005, fin 2007
DSP
2C2A pour le
bâtiment +
parking ;
Un bâtiment de 3 à 4
étages, un parking
souterrain de 3-4
niveaux d'une capacité
d'environ 500 places.
Début des
travaux en
2007, fin en
2009
Création d’espaces
publics (verts,
loisirs,…).
Un immeuble de 5
étages avec des
arcades commerciales
en rez-de-chaussée.
Rénovation d'un
quartier avec création
de logements, d'un
multiplexe de cinéma
(6-8 salles), 7000 m² de
commerce : une
surface alimentaire
1500-2000 m², 3-4
surfaces de 300-400
m², 40 à 80 arcades de
50-100 m².
Parking souterrain
Annemasse
pour le reste
de la place.
Travaux
entamés en
2003, fin
2006.
Privé
Début prévu
en 20052006, fin ?
DSP
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Novembre 2004
138
Opérations
Etoile Gare
Rues
piétonnes
Services aux
usagers du
centre
Objectifs
Créer un pôle de
déplacements multi
modal, une zone de
logements, des surfaces
de bureaux, des
espaces culturels,
accueil d’ONG ?
Accroître la zone
piétonne actuelle du
cœur de ville
Apporter des services
aux usagers du centre
pour les inciter à
fréquenter cet espace
Promotion
Augmenter l’attractivité
du centre
Recherche
d’enseignes
nationales
Apporter des
locomotives au centre
ville
Moyens
Délais
Ligne CEVA (liaison
ferroviaire avec la gare
centrale de Genève),
immeubles,
médiathèque, bureaux,
Long terme
environ 10-15
ans
?
?
?
Piétonisation de
quelques rues autour
de la zone existante
Porteurs de colis,
consignes, garde
d'enfants, location de
parapluies, navettes
entre les parkings et le
centre, bornes
interactives de
signalétique, carte multi
services (fidélité,
parking, services,…)
Campagne
promotionnelle,
notamment à
destination de Genève
Démarchage
d’enseignes +
promotion du territoire
2005 et
années
suivantes
Porteurs
Union
commerçante
(J’aime
Annemasse) ?
Annemasse ?
2005
2005 et
années
suivantes
Union
Commerçante
(J’aime
Annemasse)
Union
commerçante
(J’aime
Annemasse) ?
Annemasse ?
BONNE SUR MENOGE
Opérations
Objectifs
Aménagements
de voirie
Ralentir le flux de
circulation
Amélioration des
trottoirs
Permettre la sécurité des
piétons
Création d'un
parking
Améliorer la capacité de
stationnement sur l’entrée
est, et améliorer son
accessibilité
Moyens
Installations de ralentisseurs
+ un rond-point, selon les
moyens
Elargissement de la voie,
selon les possibilités et
création de trottoirs
Achat d'un local d'activité
vétuste. Démolition.
Construction d'une aire de
stationnement 10-15 places
Délais
Porteurs
Selon les
moyens
Bonne
Selon les
moyens
Bonne
Selon les
moyens
Bonne
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CRANVES-SALES
Opérations
Objectifs
Réaménagement de
la circulation
Signalétique
Réouverture de la
supérette
Moyens
Améliorer la sécurité des
automobilistes et des
piétons
Informer les passants +
améliorer l'esthétisme des
abords de la commune
Répondre à un besoin de
proximité
Délais
Instaurer des voies à
sens unique +
aménagement des
trottoirs
Installation de panneaux
communs pour plusieurs
enseignes
?
Porteurs
Début en
2005 ?
CranvesSales
Début
2005
CranvesSales
2005
Privé
LUCINGES
Opérations
Création de 2
arcades
Objectifs
Améliorer
l'offre sur le
village
Moyens
Création d'un petit
immeuble, avec 2 arcades.
1 sera occupée par la
boulangerie
Délais
Porteurs
Début fin
2004, fin mi
2005
Privé pour les
logements et
Lucinges pour l'achat
des arcades
MACHILLY
Opérations
Objectifs
Immeubles +
arcades
Améliorer l'offre sur
le village
Rénovation
bâtiments
industriels
Améliorer l'offre
commerciale et
artisanale sur le
village
Moyens
Création de petits
immeubles et
d'arcades en rezde-chaussée
Rénovation d'un
bâtiment de type
industriel près de la
gare
Délais
Porteurs
Début fin 2005,
fin 2007
Privé, peut être
Machilly achètera
les arcades
En fonction de
la réalisation
d'un éventuel
P+R
Machilly ?
Communauté de
communes ?
PAS DE L’ECHELLE
Opérations
Objectifs
Projet
immobilier
Augmentation de l'offre
de logements, création
de commerces de
proximité
Marché
hebdomadaire
Augmentation de l'offre
alimentaire
Moyens
Réalisation de petits
immeubles (100
logements) et de 600 m²
d'arcades commerciales
Organisation d'un marché
sur la place centrale du
projet immobilier
Délais
Porteurs
Début
2005-2006,
fin 20072008
Privé
?
Etrembières
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
140
SAINT-CERGUES
Opérations
Objectifs
Moyens
Créer un espace de centre,
permettant l'organisation de
manifestations type marché
Création d'une
place de centre
Achat d'un garage
fermé +
transformation
Délais
Porteurs
2005?
SaintCergues
RUE DE GENEVE- MOËLLESULAZ
Opérations
Objectifs
Vidéosurveillance
Créer un climat
de sécurité sur le
quartier de
Moëllesulaz
Aménagements de
voirie
Moyens
Délais
Porteurs
Installation de
vidéosurveillance
Automne
2005
Gaillard
Ralentir le flux
automobile
Création de 2 ronds-points
Début
2005-2006
fin 20062007
Gaillard
Réorganisation /
reconquête de la
Place Porte de
France
Recréer des
activités
commerciales
attractives sur ce
lieu
Amélioration de la
signalétique,
réaménagement
architectural,
vidéosurveillance,
implantation d'une
enseigne nationale
?
Gaillard
Promotion
Attirer de
nouveaux clients
sur Moëllesulaz
Campagne promotionnelle
2005-2006
Union
commerçante
(GAC)
VETRAZ-MONTHOUX
Opérations
Projet
immobilier
Objectifs
Augmenter l'offre de
logements et l'offre
commerciale, notamment
par une centralisation des
commerces présents
Moyens
Réalisation d'un
programme immobilier
comprenant 400 m²
d'arcades
commerciales
Délais
Début
20052006, fin
2007-2008
Porteurs
Privé, VétrazMonthoux
achèterait 200
m² d'arcades
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
141
VILLE LA GRAND
Opérations
Déplacement de
commerces
Contournement
Implantation de
plusieurs
magasins
Objectifs
Améliorer la
qualité de l'offre
commerciale
Limité le transit à
l’intérieur du
centre
Augmentation de
l’offre
commerciale
Moyens
Délais
Porteurs
Réaménagements de
locaux communaux en
vue d'une occupation
commerciale
Début 2005
Ville la
Grand
Réalisation d’une voie de
contournement
2005 ? attente de
décision du juge
des expropriations
Ville La
Grand
Implantation de plusieurs
magasins (supérette,
vêtements, traiteur,…)
2005 et années
suivantes
Privés
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
142
IV UNE CHARTE DE COHERENCE
De nombreux projets visant la redynamisation des activités de proximité ont été détectés sur
l’ensemble du territoire du SEGH.
De manière à tenir compte des problématiques, des possibilités et des attentes de chacun
des acteurs, la présente étude recommande que plusieurs dossiers de demande FISAC
soient déposés auprès des services de l’Etat, sans pour autant perdre la cohérence
d’ensemble du projet FISAC à l’échelle du SEGH.
C’est pourquoi, la réalisation et l’approbation d’une charte de cohérence par les différents
acteurs FISAC, encadrant les possibilités d’utilisation de l’outil FISAC sur le SEGH, semble
constituer une démarche intéressante.
LE ROLE DE LA CHARTE
Le projet FISAC découle d’une logique globale de maîtrise du développement commercial
par les élus des communes du SEGH.
Même si le territoire du SEGH a été retenu comme pertinent, la diversité des situations et
des problématiques commerciales de chaque commune, rend inenvisageable le dépôt d’un
seul dossier FISAC comprenant l’ensemble du territoire.
En outre, la multiplication des dossiers permettra d’augmenter l’enveloppe globale pour le
territoire du SEGH.
Néanmoins, la démarche globale, faisant suite au SCOT et au Schéma de Développement
Commercial (SDC), apporte une cohérence d’ensemble qu’il convient de préserver. Une
charte de cohérence servira donc de référence à chacun des dossiers FISAC qui pourra être
déposé par les communes du SEGH ou des structures à vocation plus générales
(communautés de communes, Compagnies Consulaires,…).
Les dossiers FISAC devront se référer explicitement à cette charte de cohérence en
démontrant que l’action programmée constitue un élément de la démarche globale engagée
à l’échelle du SEGH
Afin d’encadrer les possibilités d’utilisation du FISAC, cette charte sera approuvée par
l’ensemble des communes du SEGH et des partenaires FISAC (associations de
commerçants, compagnies consulaires,…).
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
143
LE CONTENU DE LA CHARTE
Ce document d’orientation reprendra les recommandations formulées par le SCOT et le SDC
en matière de développement commercial dans les centres villes, centres bourgs et centres
villages.
La charte décrira les différentes opérations envisagées dans le cadre du FISAC en reprenant
les différents thèmes qui seront concernés. Pour chacun des thèmes, elle précisera les
enjeux et les objectifs des opérations programmées et montrera en quoi ces actions
constitueront des éléments de mise en œuvre des recommandations du SCOT et du SDC.
LES PHASES DE REALISATION
Dans un premier temps, il s’agira d’identifier précisément les éléments du SCOT et du SDC
faisant référence à l’équilibre à maintenir entre le commerce de périphérie et le commerce de
centre. Des références à ces éléments seront intégrées à la charte.
La seconde phase consistera à répertorier l’ensemble des projets envisagés dans le cadre
du FISAC et à les classer par thème.
Chaque axe fera ensuite l’objet d’une analyse visant à déterminer de quelle manière il met
en œuvre les recommandations du SCOT et du SDC. Cette analyse thématique restera
relativement générale, puisqu’elle s’appliquera à l’ensemble des opérations réalisées pour
un même thème.
La charte devra ensuite être rédigée. Puis, elle sera visée par l’ensemble des partenaires
(élus du SEGH, Compagnies Consulaires, DRCA,…).
Les élus des communes membres du SEGH devront ensuite approuver ce document. Cette
adoption est programmée avant la fin du mois de mars 2005.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
144
V SYNTHESE
LES CENTRES URBAINS
L’ensemble des pôles urbains se situent près d’Annemasse, ville centre du SEGH.
Globalement, ils proposent une offre commerciale quantitativement importante, souvent
complétée par la présence d’un ou de plusieurs marchés hebdomadaires. Les principales
difficultés rencontrées en matière d’offre commerciale sont constituées par un manque
d’enseignes nationales et des déséquilibres sectoriels concernant certains domaines :
l’alimentaire au centre d’Annemasse ou l’équipement de la personne sur le pôle Rue de
Genève – Moëllesulaz.
L’accessibilité et le stationnement constituent des questions majeures, car ils touchent des
éléments structurels des centres : la voirie, les parkings, le réseau de transports en
commun,… Les pôles urbains les plus importants connaissent davantage de difficultés dans
ce domaine que les centres plus petits.
Les centres villes du SEGH ne bénéficient pas d’un traitement urbain particulièrement
favorable. Cependant, l’environnement agréable apporte une image plus qualitative que la
ville elle-même.
La qualité des vitrines est globalement meilleure dans les centres urbains les plus
importants, que dans les plus réduits, tout en étant plus hétérogène. En effet, le centre
d’Annemasse notamment, accueille de belles boutiques qui élèvent le niveau de qualité des
vitrines, mais également d’autres établissements qui ne disposent pas de devanture
attrayante.
Les centres urbains ne bénéficient pas de signalétique informative, ce qui peut être très
pénalisant pour les espaces situés en dehors des zones les plus fréquentées, notamment la
Place Porte de France sur le pôle Rue de Genève – Moëllesulaz.
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
145
Analyse synth é tique des centres urbains
Centre ville
d’Annemasse
Rue de Genève Moëllesulaz
Perrier Livron
Bonneville Annexion
Offre commerciale
Marché
Accessibilité
Stationnement
Signalétique
Traitement urbain
Vitrines
Domaine ne posant pas de problème particulier
Domaine posant quelques difficultés
Domaine posant des difficultés néfastes pour l’attractivité du
Comité de Pilotage FISAC
pôle
Ambilly, 3 novembre 2004
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
146
LES CENTRES BOURGS
Ces espaces sont répartis sur l’ensemble du territoire du SEGH, autour des centres urbains.
La plupart des centres bourgs du territoire du SEGH proposent une offre commerciale
capable de satisfaire une grande partie des besoins quotidiens de la population locale, sauf
celui de Vétraz-Monthoux. Toutefois, l’exemple de la fermeture de la supérette de CranvesSales montre que la diversité de l’offre est fragile et subit le développement commercial de
périphérie.
L’accès aux centres bourgs est une question importante, mais elle se pose en des termes
différents de la problématique qui touche les centres villes. En effet, les principales difficultés
sont liées à la gestion du trafic de transit, qui génère à la fois des nuisances et des difficultés
d’accès, mais qui, en contrepartie, offre une visibilité dont profitent largement les
établissement commerciaux, artisanaux et de services. Les communes doivent donc trouver
le bon compromis entre la traversée de leur centre par un flux automobile très important et le
contournement.
Le traitement urbain est très variable selon les centres bourgs. Si tous bénéficient d’un
environnement extérieur de qualité (vue sur les montagnes,…), la qualité architecturale du
bâti est très hétérogène.
La qualité des vitrines est également très hétérogène entre les pôles et parfois même au
sein des centres (à Bonne notamment). Ces résultats découlent du manque d’opérations
globales d’aménagement.
De la même manière que les centres urbains, les centres bourgs ne bénéficient d’aucune
signalétique informative, ce qui nuit à l’attractivité des pôles situés en dehors des axes de
communication majeurs (Cranves-Sales, Saint-Cergues, Gaillard,…).
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
147
Analyse synthétique des centres bourgs
Bonne sur
Menoge
Ambilly
SaintCergues
Ville La
Grand
CranvesSales
Gaillard
VétrazMonthoux
Offre
commerciale
Marché
Accessibilité
Stationnement
Signalétique
Traitement
urbain
Vitrines
Domaine ne posant pas de problèmes particulier
Domaine posant quelques difficultés
Domaine posant des difficultés néfastes pour l’attractivité du
Comité de Pilotage FISAC
pôle
Ambilly, 3 novembre 2004
Etude pré opérationnelle FISAC SEGH – Maison de l’Economie Développement
Novembre 2004
148
LES CENTRES VILLAGES
Ces centres sont situés aux limites du territoire du SEGH.
L’offre commerciale proposée sur les centres villages est incomplète, ce qui constitue le
principal obstacle au développement commercial de ces pôles. En effet, la satisfaction des
besoins quotidiens de la population n’est pas assurée.
L’accessibilité et le stationnement sont généralement plus aisés que sur les centres plus
denses. Néanmoins, l’étroitesse de certains pôles pose quelques difficultés en matière de
sécurité des piétons et oblige les automobilistes à se garer relativement loin des
établissements commerciaux.
La qualité architecturale et paysagère bénéficie du cadre environnemental. Cependant, les
bâtiments souvent vieillissants nuisent à l’image globale des pôles.
L’absence d’enseigne nationale et de boutique sur les centres villages réduit la qualité
moyenne des vitrines.
La signalétique informative est absente des centres villages, limitant ainsi l’apport de
clientèle extérieure.
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Novembre 2004
149
Analyse synthétique des centres villages
Centre de Machilly
Centre de Lucinges
Pas de l’Echelle
Offre commerciale
Marché
Accessibilité
Stationnement
Signalétique
Traitement urbain
Vitrines
Domaine ne posant pas de problèmes particulier
Domaine posant quelques difficultés
Domaine posant des difficultés néfastes pour l’attractivité du
Comité de Pilotage FISAC
pôle
Ambilly, 3 novembre 2004
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Novembre 2004
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