évolution du carnaval à la Martinique - Ville de Fort-de
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évolution du carnaval à la Martinique - Ville de Fort-de
Evolution du Carnaval Le carnaval martiniquais constitue un état d’esprit populaire qui s’est transmis de génération en génération. D’abord, l’affaire de Saint-Pierre, l’éruption volcanique du 8 mai 1902 de la montagne Pelée, marqua un arrêt momentané. Pendant quatre ans, en signe de deuil, les manifestations n’eurent pas lieu et c’est en 1906 à Fort-de-France désormais capitale de a Martinique que renaît le carnaval. Officiellement, le carnaval débute à l’Epiphanie pour atteindre son apothéose les jours gras de dimanche à mercredi des cendres. Mais, la population ne commencerait à fêter que le dimanche qui suit le 11 janvier, car cette date est l’anniversaire du violent tremblement de terre qui, en 1839, avait secoué la Martinique et causé d’importants dégâts. Au début du XXème siècle, le redémarrage du carnaval est d’autant plus difficile que les deux guerres mondiales provoqueront, de fait, deux interruptions. Cependant, le carnaval reste vivace dans toutes les catégories sociales, chez tous les groupes ethniques qui ne veulent pas le voir mourir. Des initiatives sont prises dans ce but, ainsi, dans l’entre deux guerres, à l’initiative de Madame SUVELOR, des personnes soucieuses de préserver le patrimoine créent une association regroupant des anciens élèves du pensionnat Colonial dans le but de mettre en valeur le costume traditionnel qui n’est plus porté dans le milieu social. Ces dames mettaient un point d’honneur à porter tel bijou avec telle robe en respectant les règles ancestrales dans un souci d’authenticité. Le carnaval a, dans une certaine mesure, contribué à assurer sa pérennité. Après la seconde guerre mondiale, des personnalités martiniquaises, tels Loulou BOISLAVILLE et Alexandre NESTORET prennent des initiatives afin d’éviter que le carnaval ne disparaisse. Paulette NARDAL est à l’origine du concours de la chanson créole dont l’objectif est de renouveler les standards pierrotins. Le concours porte sur la valse créole, la mazurka, la biguine et la biguine vidé. Par la suite se sont Docteur ROSE-ROSETTE et Alexandre NESTORET qui prendront la relève. Lorsqu’ils jettent l’éponge, Solange LONDAS programme au théâtre municipal (aujourd'hui Théâtre Aimé Césaire) une fête au profit de la Caisse des Ecoles de Fort-de-France ; par ailleurs, son employeur. Devant le succès de cette manifestation, elle la renouvelle et prend la direction du concours de la chanson créole de 1948 à 1964. Lors de cette dernière année, l’infatigable Solange LONDAS organise pour la première fois le carnaval des écoles avec pour thème Pierrots et Pierrettes de toutes les couleurs. 1 En 1964 toujours, le Préfet Raphaël PETIT, martiniquais, suggère la création d’une coordination du carnaval. La présidence est confiée à Monsieur ROSE-ROSETTE, Président du syndicat d’initiative. Mais ce comité ne survivra pas à la naissance d’autres associations. En 1965, Grazielle BONTEMPS crée le Comité Actif du Carnaval et organise à partir de cette date, l’Oscar de la chanson créole, qui récompense les meilleures valses, mazurkas, biguines et boléros avec le soutien du Docteur ROSE-ROSETTE. A partir de 1966 un deuxième comité œuvre à l’organisation du carnaval, il s’agit de l’association Carnaval Foyal, présidée par Solange LONDAS. Elle a pour objet la défense du folklore martiniquais, l’organisation du concours de la chanson créole, l’élection de la Reine de Fort-de-France (dont la première édition date d’après la seconde guerre mondiale) et celle du carnaval de la Martinique ‘initiée par la dite association’. Se retirant pour des raisons de santé, lui succéderont, Marcel DALAIS, commerçant foyalais, qui va introduire la publicité dans le carnaval, puis, Paul BIENCONTENT, Simone COPPET, Jeannine GERMON et Josiane TREBEAU. Dans l’équipe de l’Association Carnaval Foyal, figure Marie-Thérèse JULIEN LONG FU. Plasticienne et femme de lettres, elle réalise le Vaval qui sera brûlé le soir du mercredi des cendres, place de la savane à Fort-de-France. A partir des années 2000, c’est dans les ateliers du Service Municipal d’Action Culturelle que sera fabriqué le Vaval. Au nombre des pionniers, le groupe de Madame PSYCHE permis à de nombreux jeunes martiniquais de faire une excursion dans la Martinique d’antan avec les marchandes, le taxi-pays, et autres Mariann Lapo Fig. Le Comité Bibas qui décline toutes sortes de thèmes en rapport avec la nature, notre histoire et l’universel. Autre innovation qu’a connue le carnaval : élection des mini-rois et mini-reines des écoles maternelles et primaires, à l’initiative de Solange LONDAS et du comité qui porte son nom qu’elle a fondé en 1970, de la Reine-mère et de la Reine et du Roi des lycées organisée au sein des établissements du secondaire par le biais des Maisons des Lycéens Sous la houlette d’Emile PIERRE-LOUIS l’Association Carnaval Sud Martinique est créé en 1983, dans le but de maintenir et développer la tradition carnaval dans le sud. L’un des temps forts demeure « La parade du sud » qui a lieu le LUNDI GRAS. La Fédération du carnaval martiniquais (FECAMA) quant à elle, voit le jour en 1988. Actuellement présidée par Guy METHALIE, son objectif principal est de se faire le porte-parole des demandes, besoins et revendications des acteurs du carnaval, de développer des actions susceptibles de faire évoluer les pratiques pour les intégrer aux domaines économiques, touristiques et éducatifs. 2 Outre, le défilé de groupes à thèmes, le carnaval martiniquais accueille des orchestres de rue regroupés en collectif depuis 2002. Constitués d’hommes et de femmes pareillement vêtus de couleurs vives, ils offrent un double régal aux yeux et aux oreilles en exécutant les chorégraphies de plus en plus appréciées des spectateurs. Citons parmi les très nombreux : Gwanaval, Matjilpa, Moov’, Plastic System Band, Tanbou Bô Kannal … Enfin, la municipalité foyalaise, sous la mandature de Serge Letchimy, s’engage dans la revalorisation de cet élément essentiel de notre patrimoine culturel. En concertation avec les comités et groupes concernés, avec la mise en place de moyens de coordination, d’organisation et de valorisation, elle fait du carnaval un de ses chantiers. Le but : faire du carnaval un enjeu de développement économique et de promotion touristique en tenant compte de la dimension sociale. A cet effet, la Mission Carnaval est créée en 2002 et confère par la même une véritable reconnaissance institutionnelle tant attendue par les acteurs du carnaval. MISSION CARNAVAL TEL : 05 96 39 10 63 FAX : 05 96 39 35 03 Mail : [email protected] Elu délégué : Alain ALFRED DGA SGD : Bruno RIBAC Chef de service : Yvon LAMORANDIERE Assistante : Lucile LAGRAND Secrétariat : Claudia PORSAN 3