L`étude et la prévention des risques

Transcription

L`étude et la prévention des risques
No 61
Juin 2002
La Lettre
de l’Ingénierie
Professionnelle
Chambre Syndicale des sociétés d’études techniques et d’ingénierie
S
yntec-ingénierie a choisi de poursuivre
sa réflexion sur l’étude et la prévention
des risques. Après avoir consacré un précédent
dossier aux effets potentiels de risques sur
l’environnement, nous abordons ici les risques
en fonction de leur origine. On peut les diviser
en deux grandes familles :
• les risques liés à l’activité humaine,
• les risques liés aux événements naturels.
Comme toute division, celle-ci peut paraître
contestable mais elle permet d’appréhender
l’ensemble des situations que l’ingénierie doit
prendre en compte.
Dans ce numéro, nous allons étudier les risques liés
à l’activité humaine. Cela comprend, au premier
chef, l’activité industrielle, mais nous verrons que
d’autres secteurs peuvent aussi être concernés.
Les événements parfois dramatiques qui se sont
produits ces derniers mois en France ont soulevé
le problème de la qualité des aménagements et
des constructions sous de multiples aspects :
la sécurité (explosion de l’usine AZF, incendie du
tunnel du Mont Blanc), la santé publique (amiante,
dysfonctionnement de l’hôpital Georges Pompidou),
la réglementation (constructions près des fleuves
ou près d’usines à risques), la qualité des
aménagements urbains, etc. Fort justement,
ces accidents ont sensibilisé l’opinion publique
qui s’interroge et demande que des mesures
soient prises pour que cela ne se reproduise plus.
La notion de risque est inhérente à l’exercice
de l’ingénierie : quelle que soit la diversité des
secteurs économiques dans lesquels s’exercent
les compétences de l’ingénieur, l’identification et
le traitement des risques sont toujours au cœur
de ses réflexions, que l’on en soit au stade de
la conception, de la réalisation ou de la maintenance du projet considéré. Toutefois, l’efficacité
de l’ingénieur sera à la mesure de la qualité et
du volume de ses investigations et réflexions ;
elle dépendra donc, pour partie, de la politique
mise en œuvre par son client et/ou par le futur
exploitant.
Parvenir au risque zéro est un souhait de
l’opinion publique qui, certes, peut heurter
la rigueur scientifique et technique mais qui
doit être perçu comme l’ultime objectif social
recherché. Face à cette grande attente de la
société toute entière, l’ingénierie doit apporter
une contribution décisive car elle est un acteur
majeur de l’investissement responsable.
Yann LEBLAIS,
Président de Syntec-Ingénierie
DOSSIER
L’étude et la
prévention des risques
Après avoir consacré un précédent dossier au risque environnemental,
Syntec–ingénierie poursuit sa réflexion en analysant les risques liés à
l’activité humaine. Dans un prochain numéro, nous conclurons cette
question par un dernier volet sur les risques naturels.
Interview de Philippe BISCH,
Président Directeur Général de LECES
(Groupe Séchaud Ingénierie)
Sommaire
Éditorial
www.syntec-ingenierie.fr
Dossier :
L’étude et la prévention
des risques
5à8
• Ingénierie et sécurité industrielle
• Les centres de stockage de déchets :
risques et impacts
• La sécurité des transports collectifs
lors de grands événements sportifs
• La maîtrise des risques dans
les opérations de désamiantage
• TEC Ingénierie valorise le site
touristique de l’Aven d’Orgnac
• L’exigence de sécurité à l’hôpital
2
3
3
• La sécurité dans les tunnels
10
• La sécurité dans les opérations
de stockage et de transferts
de fonds
10 et 11
• L’identification des risques
dans l’industrie
11
Contrats
2 à 4 et 9 à 11
Dernières nouvelles
4
4
9
12
• Actualités des entreprises, Nominations,
OCPP, un observatoire de la concurrence
Public/Privé, Infopresse, Promouvoir une
culture de la qualité des constructions
La Lettre de l’Ingénierie – No 61 – 1
Ingénierie et sécurité industrielle
La Sécurité Industrielle prend de plus en plus d’importance notamment
dans les industries chimique et pétrolière.
exemple un guide concernant les salles de
contrôle blast proof et un autre sur les
équipements pétrochimiques vis-à-vis
du séisme),
■ pour TFE, une expertise visant a évaluer
les conséquences « cachées » de l’explosion du 9 novembre 1992 à la Mède (en
simulant l’explosion et ses effets).
L’évolution de la sécurité industrielle a de
multiples raisons, les plus importantes étant:
■ la volonté toujours plus forte des dirigeants de « prévenir les pertes » notamment celles en vies humaines,
■ le renforcement des exigences réglementaires,
■ l’influence grandissante des médias lors
des accidents et atteintes à l’environnement, médias qui peuvent rapidement
porter préjudice à l’image d’un groupe.
Une ingénierie industrielle, qui possède
parfois ses propres procédés, ne peut rester passive devant cette évolution. Les
premières ingénieries qui ont décidé de
s’organiser pour offrir à leurs clients des
services de qualité en Sécurité Industrielle
l’ont fait dans les années 80.
Les principales décisions ont été :
de créer un service spécialisé en Sécurité
Industrielle bénéficiant des liens avec le
service Procédé,
■ d’imposer l’intervention systématique du
service Sécurité Industrielle dans tous
les projets, ce qui revenait d’une certaine
façon à reproduire l’organisation de nombreux groupes industriels.
■
Etude des conséquences
d’un impact dans un stockage.
■
la capacité à modéliser les phénomènes
accidentels (explosion, incendie, fuite de
gaz toxiques, séisme, impacts…).
Cette expertise en Sécurité Industrielle est
donc mise en œuvre systématiquement dans
tous les projets mais aussi dans le cadre
de missions de conseil pour des groupes
industriels ou organismes.
A titre d’exemple, TECHNIP-COFLEXIP a
ainsi réalisé :
■ pour le Ministère de l’Environnement, une
demi douzaine de guides de sécurité (par
Ce besoin d’expertise en Sécurité Industrielle est d’ailleurs très explicite dans les
Systèmes de Gestion de la Sécurité des
groupes industriels puisque dans tous ces
systèmes (ceux structurés sur la directive
SEVESO II, l’OIMS ou l’ISRS), trois éléments
parmi les 7 à 8 éléments d’un Système de
Gestion de la Sécurité relèvent du domaine
de l’ingénierie ; ce sont :
■ les analyses des risques en faisabilité puis
projet,
■ la maîtrise de la sécurité en ingénierie et
construction,
■ la gestion sûre des modifications.
■
Jean-Pierre Languy,
TECHNIP-COFLEXIP
A ce jour, dans une ingénierie telle que
TECHNIP-COFLEXIP, le département Sécurité Industrielle comprend des ingénieurs
polyvalents en sécurité et des experts dans
certains domaines (incendie, explosion…).
De façon plus précise, nous pouvons citer
comme principales expertises :
■ l’analyse de risques des procédés et des
processus,
■ la maîtrise des réglementations nationales
et internationales,
■ la connaissance des systèmes de détection et intervention,
Contrats
Assainissement
Le Syndicat d'Epuration des Régions de Thonon
et d'Evian a retenu SOGREAH comme Assistant
au Maître d'Ouvrage pour l'agrandissement de
la station d'épuration de Thonon-les-Bains (74).
HYDRACOS vient de gagner le levé topographique de l’ensemble du réseau d’assainissement de la ville de VANNES et son intégration
dans le S.I.G. ARCVIEW des Services Techniques.
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61
L’agence ROMANS de SAUNIER ENVIRONNEMENT assure la maîtrise d'œuvre de la station
d'épuration du Syndicat Intercommunal
d'Assainissement du Pays d'Albon. La filière
d'épuration est prévue suivant un schéma classique de boues activées en aération prolongée.
Le syndicat a retenu le principe des filtres plantés de roseaux, plus important projet réalisé
avec cette solution en France.
Audit
La Commission Européenne a confié à SOGREAH
l’organisation et la réalisation des missions
d’évaluation des projets de développement
qu’elle finance en Asie.
Déchets
La Communauté de Communes du Nord de la
Martinique a choisi SOGREAH pour la maîtrise
d'œuvre des travaux de mise en conformité et de
réhabilitation de la décharge du site Le Poteau.
Les centres de stockage de déchets :
risques et impacts
Les principaux dangers d’un centre de stockage de déchets sont liés à la
présence de matériaux combustibles, et de gaz de fermentation (biogaz)
susceptibles d'être à l'origine d'explosion ou d’incendie si certaines conditions
particulières sont réunies.
Maîtriser les risques de pollution
La maîtrise des risques de pollution accidentelle est un point qui doit être pris
en compte dès les premières étapes de
conception d'un projet de Centre de Stockage.
Ces nuisances que l'on cherche à maîtriser
sont liées à la production des deux effluents
typiques des Centres de Stockage : le biogaz
et les lixiviats.
par la mise en œuvre de réseaux de dégazage
permettant de brûler le biogaz dans des
torchères spécialisées.
La conception des réseaux de dégazage
s'appuie sur l'évaluation de la production
de biogaz.
Le dimensionnement des réseaux permet
de brûler le biogaz à des températures supérieures à 900 °C, garantissant une bonne
destruction des composés organiques à l'origine des odeurs. Il est à noter que les dioxines
et les furanes ne sont pas présents dans les
gaz de combustion.
Le premier est lié au caractère fermentescible des déchets stockés dans des conditions d'anaérobie. La maîtrise du biogaz passe
La sécurité des transports collectifs
lors de grands événements sportifs
Les transports en commun, lors de grands événements sportifs, doivent
faire l’objet de mesures de sécurité particulières.
En effet, les potentialités d’atteinte à la
sûreté des personnes ou à la sécurité des
installations augmentent brutalement avec
la concentration des personnes transportées, la multiplicité des lieux et la diversité des moyens de transport.
Dans le cadre des futurs Jeux Olympiques
d’Athènes par exemple, le comité organisateur prévoit 2 500 bus supplémentaires,
le transport de 25 000 passagers à l’heure
(au lieu de 15 000) et environ 100 km de
nouvelles voies routières.
Prévoir, détecter et réagir
regroupe plusieurs moyens de lutte, en
particulier la mise en place de moyens
humains supplémentaires, la création d’un
réseau de communication, commandement
et contrôle entre les acteurs chargés de la
sécurité et l’installation d’équipements
spécifiques (détection, surveillance vidéo,
contrôle d’accès…).
D’un point de vue technologique, jamais
les industriels n’ont apporté autant de
réponses pour détecter les incidents, contrôler les accès, surveiller l’espace aérien ou
au sol, identifier les objets dangereux…
Outre la communication qui doit donner
aux voyageurs un sentiment de sécurité, il
faut assurer la prévention des conflits, mais
aussi déjouer toute tentative malveillante
(sabotage, terrorisme…), savoir intervenir
en cas de nécessité, et, si besoin, faciliter
les enquêtes.
Dans ce domaine, Thales Engineering &
Consulting a apporté à ses clients des
solutions globales et performantes, en
particulier pour les systèmes de sécurité
des réseaux, le plan de lutte contre les
actions terroristes Vigipirate, le plan de
■
sécurité des J.O. d’Albertville…
Ce dispositif est défini en fonction d’une
évaluation très précise des risques et
Gérard Revellin,
THALES ENGINEERING & CONSULTING
Les lixiviats sont le résultat de la percolation des eaux de pluie dans les alvéoles
de stockage en cours d'exploitation. Le
traitement des lixiviats a donné lieu au
développement de nombreux procédés :
traitement biologique, physico-chimique,
thermique ou encore par filtration.
Des risques réels peu élevés
Seul le risque sanitaire est encore incertain,
certaines recherches sont en cours (ministère
de l’Environnement) sur les effets pathologiques des émanations diffuses.
Mais globalement les risques réels liés à la
présence d’un Centre de Stockage de déchets
sont peu élevés et les techniques de l’ingénieur permettent une bonne maîtrise de ces
■
nuisances.
Contrats
LECES, filiale du Groupe SÉCHAUD Ingénierie,
participe avec MICHELIN au développement du
recyclage des pneumatiques dans des réacteurs
de fusion.
Eau
L’Agence Nationale des Barrages (ANB) a confié
à SOGREAH l’assistance technique et la surveillance des travaux (3 ans) pour la station de
pompage de Beni Haroun (180 MW) dans le
cadre du projet d’alimentation en eau de
Constantine (Algérie).
d’œuvre des travaux d’assainissement du secteur
rive gauche de l’Adour de la ville de Bayonne.
La Communauté d’Agglomération de Châteauroux
a confié simultanément à SAUNIER TECHNA une
étude sur l’alimentation en eau potable desservant 71 000 habitants et à SAFEGE, l’organisation
de la collecte et du traitement des eaux usées.
ALSTOM a décidé de confier les études d'exécution des ouvrages génie civil de son projet de
Dunkerque au Groupe SECHAUD Ingénierie.
La Communauté d’agglomération BayonneAnglet-Biarritz a confié à BCEOM la maîtrise
Energie
SOGREAH a été retenu par Electricité du Laos
pour la maîtrise d’œuvre du projet de développement hydroélectrique de Nam Mang III.
La Lettre de l’Ingénierie – No 61 – 3
La maîtrise des risques
dans les opérations de désamiantage
Le traitement de l’amiante présent dans les constructions nécessite une
approche particulière afin de maîtriser les risques techniques et économiques ainsi que les impacts sur la santé et l’environnement.
Une cartographie exhaustive
La première mesure consiste à recenser et à
dresser une cartographie la plus exhaustive
possible des différentes formes d’amiante
– friables ou non friables – présentes sur le
site pour limiter les découvertes en cours
de chantier.
TEC INGENIERIE, en partenariat avec EDF CIH,
a réalisé la maîtrise d’œuvre pour un ascenseur qui comprenait :
■ le creusement d’un puits vertical de section
ellipsoïdale de 120 mètres de profondeur
dans des calcaires massifs,
■ la fabrication et l’installation de deux
ascenseurs permettant un débit de 450 personnes par heure (vitesse de 2,5 mètres/
secondes, propulsion en 48 secondes à
la surface),
■ la réalisation d’un tunnel horizontal de
liaison.
la limitation des nuisances sonores provoquées par la ventilation des zones
confinées,
■ la gestion des déchets à partir d’un tri
sélectif sur le chantier et le respect des
filières spécifiques à chaque type de
déchets. Les risques ultérieurs liés à l’enfouissement et au stockage des déchets
contenant de l’amiante en décharge peuvent être supprimés par la vitrification,
■ le contrôle de la qualité du travail d’éradication de l’amiante en zone avant
réception et libération.
■
Pendant les travaux
Même si les réglementations prévoient
le recours à des entreprises spécialisées,
l’ingénierie apporte toute la rigueur dans
le contrôle de la qualité indispensable pour
la maîtrise des risques. La vigilance porte
notamment sur :
■ les consignations des réseaux électriques,
■ la santé des intervenants en zone confinée,
■ le contrôle du maintien de la qualité du
confinement (physique et dépression),
■ le contrôle de la qualité de l’air par la
mesure en continu des taux d’empoussièrement à l’amiante dans les zones contiguës,
■ le risque de perte de production par une
pollution des zones contiguës,
■ le contrôle de la qualité des effluents
(traitement des eaux résiduelles,…),
en privilégiant la sécurité
pour les visiteurs
et pour l’environnement
Compte tenu de la configuration du site et
des travaux envisagés, la gestion des risques
constituait le point central du dossier.
Pendant les études
Lors des études, il faut rechercher les solutions
et méthodologies de traitement adaptées
aux contraintes du site et aux exigences
particulières de fonctionnement. Le maintien de l’activité dans les zones contiguës
aux espaces à désamianter nécessite des
précautions particulières. Le repérage des
réseaux et canalisations présents ainsi que
leurs conditions de consignation sont notamment indispensables à la sécurité.
TEC Ingénierie valorise
le site touristique
de l’Aven d’Orgnac
Aujourd’hui, les ingénieries techniques comme OTHEM (filiale du Groupe OTH) sont à
même de prévenir les risques liés à la santé,
à l’environnement et aux pertes de production.
Des opérations comme le curage-désamiantage de l’ancien siège social d’EDF à Paris VIIIe
ou le désamiantage de la soufflerie à Modane sont traitées dans cette approche.
■
Claude Leroux, OTHEM
Il aura fallu, pendant les quinze mois de
travaux, maîtriser quelques solides contraintes
et aléas. Ainsi, les prescriptions draconiennes
imposées en matière de tirs à l’explosif ont
assuré la conservation parfaite des fragiles
et précieuses concrétions existantes.
La traversée d’un imposant karst rempli
d’argile ultrafine et colmatante, non détecté
par le sondage de reconnaissance, a nécessité trois semaines d’efforts supplémentaires et la réalisation d’un cuvelage en
béton de 12 mètres de hauteur.
L’agressivité des eaux d’infiltration chargées en gaz carbonique a obligé la société Schindler, constructeur de l’ascenseur,
à repenser son dispositif anti-corrosion.
Dans un environnement particulièrement
délicat et inhabituel, l’ensemble des risques
liés à ce chantier auront été maîtrisés
jusqu’au résultat final qui a donné entière
■
satisfaction.
Contrats
Enseignement
JACOBS SERETE s’est vu confier par le Rectorat
de l’Académie de Paris et l’EMOC, mandataire
de la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre et
la mission d’OPC de la restructuration lourde de
la Halle aux Farines.
Hôpital
INGEROP a gagné le concours de la restructuration
du Centre Hospitalier de GOLBEY, dans les Vosges,
4 – La Lettre de l’Ingénierie – N
o
61
avec ses partenaires architectes de CRR à
Clermont-Ferrand. Les travaux, estimés à 17,5 M€,
seront réalisés en 3 phases, entre 2004 et 2007,
permettant la continuité de l'activité de l'hôpital.
Industrie
INGEROP Clermont-Ferrand s’est vu confier par
EDF, les études de structures béton et charpente
métallique de la centrale thermique au gaz Phu
My 2 au Vietnam, d’une puissance de 715 MW.
LECES Risques & Environnement, filiale du
Groupe SECHAUD Ingénierie, participe à l’élaboration d'une méthodologie d'analyse et de maitrise des risques industriels et environnementaux pour Airbus France.
Infrastructures
L’agence bordelaise de THALES ENGINEERING
& CONSULTING a signé avec la DDE le contrat
de maîtrise d’œuvre de l’itinéraire routier à très
Dossier
L’étude et la prévention des risques
Interview de Philippe BISCH,
Président Directeur Général de LECES
(Groupe Séchaud Ingénierie)
Comment peut-on définir
la notion de risques ?
Un risque est issu du mariage d’un aléa,
c’est-à-dire la survenance d’une situation
exceptionnelle ou accidentelle, et d’une
situation humaine particulière, liée par
exemple à l’urbanisation. Cette conjonction peut engendrer un danger pour la vie
humaine ou son environnement. Un séisme
puissant n’a pas de conséquence particulière si son épicentre est éloigné de toute
terre habitée ; il peut donc y avoir un fort
aléa et un faible risque. En revanche, une
industrie potentiellement dangereuse
implantée dans une ville présente un risque
notable, même si l’aléa est modéré.
Les risques dont s’occupe l’ingénieur
et sur lesquels il peut avoir un moyen
d’action sont de deux sortes : ils sont
d’origine naturelle, comme les inondations, les séismes, les tempêtes, ou sont
dus à l’activité humaine. Dans les deux
cas, l’ingénieur apporte ses méthodes
d’analyse pour identifier, comprendre et
maîtriser le risque, puis mettre en œuvre
les mesures préventives.
Nous allons, pour cette fois,
nous attacher aux risques liés
à l’activité humaine.
Pouvons-nous partir de
quelques exemples ?
Les accidents les plus spectaculaires sont
souvent liés à l’activité industrielle. Les
catastrophes de Seveso, Bhopal, Tchernobyl,
la rupture du barrage de Malpasset ou
les accidents de Sandoz à Bâle, de la raffinerie de Feyzin, des silos de Blaye, de
l’usine AZF de Toulouse, ont particulièrement marqué leur temps. Hors industrie,
on se souvient des incendies dans le tunnel
sous la Manche et le tunnel du Mont-Blanc
et de divers accidents dans les stations de
sports d’hiver d’Europe.
Mais les événements les plus médiatiques
ne doivent pas faire oublier le reste : en
2000, environ 1 800 accidents industriels
ont été répertoriés en France.
et la société entière se sent concernée et
mobilisée. Aussi, une pression forte s’exerce sur les États qui sont amenés à durcir
leur réglementation.
De gravité variable, ils ont été à l’origine
de 50 décès et d’un millier de blessés. Ils
résultent de l’activité d’usines, de dépôts,
de chantiers, de carrières, d’élevage et du
transport de matières dangereuses. Dans
60 % des cas, l’accident s’est accompagné
d’un incendie et dans 40 % des cas d’une
explosion.
L’Europe elle-même s’est emparée de ces
problèmes, les conséquences des accidents
n’étant évidemment pas contenues à l’intérieur des frontières des États. Ainsi, les
directives actuelles dites « SEVESO II »
s’appliquent à la plupart des installations
présentant des risques majeurs, comme les
sites pétrochimiques, les usines chimiques,
certains dépôts…
Enfin, environ 40 % des accidents sont à
l’origine de rejets dangereux (matières ou
organismes) et de pollutions chroniques
aggravées.
L’impact de ces accidents sur
l’opinion a été très important.
Quelles en ont été
les conséquences ?
Évidemment, les accidents majeurs sont
intolérables pour les populations directement concernées, qui exigent de leurs
gouvernements des mesures fortes comme
la mise en cause des exploitants concernés et la fermeture des usines. Les médias
se font largement l’écho de tels événements
GAZ NEUTRES
En France, suite à l’accident de Toulouse,
une nouvelle loi sur la maîtrise des risques
industriels est en préparation. Elle doit
renforcer les dispositions existantes, dans
les domaines de l’urbanisation autour des
sites à risques, de la concertation entre
les acteurs concernés localement par le
risque industriel et de l’amélioration de la
prévention et de la gestion des risques.
Elle modifierait le code de l’environnement, le code du travail et le code de l’urbanisme.
D’une façon générale, les textes réglementaires sont en perpétuelle modification en
raison du principe de la « meilleure technologie disponible », ce qui oblige les industriels
à une amélioration permanente.
DIFJET
Gaussien
2 600
2 000
2 400
1 000
2 000
800.0
0
800.0
1 600
-1 000
1 200
800
-2 000
400
1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 9 000 10 000
La Lettre de l’Ingénierie – No 61 – 5
Dossier
INCENDIE EN MILIEU CONFINÉ
Risques liés : flux thermiques,
températures, perte de visibilité,
intoxication
MAGIC
Modèle Zonale
C
9.402e+001
9.066e+001
8.730e+001
8.393e+001
8.057e+001
7.720e+001
7.384e+001
7.047e+001
6.711e+001
6.374e+001
6.038e+001
5.701e+001
5.365e+001
5.029e+001
4.692e+001
4.356e+001
4.019e+001
EXEMPLE DE MODÉLISATION INCENDIE
AU MOYEN DU CODE MAGIC V3.4.8
Quels sont les moyens de
contrôle et d’action dont
disposent l’État et les acteurs
concernés ?
Au titre de la nouvelle loi, l’État élabore et
met en application des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) destinés à limiter les effets d’accidents susceptibles de survenir dans les installations.
La philosophie de l’élaboration des plans
de prévention des risques technologiques
est clairement affichée: tout d’abord, réduire le risque à la source et, dans l’hypothèse où l’accident surviendrait malgré tout,
tout faire pour en réduire au maximum les
conséquences.
Pour les Installations Classées pour la
Protection de l’Environnement (ICPE), la
législation oblige au dépôt d’une demande d’autorisation d’exploiter. Une étude
d’impact est alors demandée par l’administration. Les objectifs de cette étude sont
d’étudier les risques encourus par les populations exposées, d’informer les dites populations et de proposer tous moyens pour
prévenir ces risques.
Le contrôle de l’État est confié aux DRIRE,
qui sont placées sous la double tutelle des
Ministères de l’Industrie et de l’Environnement. Jusqu'à présent, les inspecteurs
des installations classées, chargés de faire respecter la loi en matière d'environnement, jouaient également un rôle de conseil
auprès des industriels pour les aider à se
conformer à la réglementation. Dorénavant, les inspecteurs se cantonnent à un
6 – La Lettre de l’Ingénierie – N
o
61
rôle de « police » ; ils sont chargés de contrôler et de sanctionner le cas échéant les
industriels.
Mais ce que je viens de dire pour les ICPE
ne constitue qu’un des moyens dont disposent les acteurs concernés. D’autres instances sont impliquées dans la prévention
des risques, notamment au sein même des
entreprises par le biais des Comités d’Entreprise et des CHSCT, auxquels devront
d’ailleurs participer maintenant les entreprises sous-traitantes présentes sur le site.
Aujourd’hui quels sont
les risques encourus
par les Maîtres d'Ouvrage
et les exploitants ?
Face à une réglementation de plus en plus
contraignante, les exploitants sont exposés à des responsabilités multiples et cumulatives. Le nouveau code pénal a apporté
deux nouveautés fondamentales: la notion
de mise en danger d'autrui et la responsabilité pénale des personnes morales. Ces
dispositions s'appliquent lorsqu'un accident s'est produit. La répression s'avère
proportionnelle à la gravité des conséquences pour les populations avoisinantes,
dans le domaine de l’environnement, ou
pour le personnel dans les domaines de
l’hygiène et de la sécurité.
Les principes fondamentaux de responsabilité civile s'appliquent bien entendu à
l'environnement. Mais la mise en jeu des
responsabilités pour fait de pollution a
fondamentalement évolué, de la responsabilité avec charge de la preuve vers une
responsabilité sans faute. La jurisprudence admet aujourd'hui que la responsabilité d'un industriel peut être recherchée sans
que nécessairement une faute ait été commise. En effet, la réduction du risque à la
source incombe à l’exploitant industriel.
Enfin, les exploitants sont soumis à une
pression médiatique très grande en cas
d’accident ou d’impacts fortement négatifs sur la santé. Leur image peut en souffrir ce qui aura inévitablement un impact
économique comme cela a été le cas par
exemple pour des industries utilisant de
l’amiante.
Face à ces responsabilités
nouvelles, que peut faire
l’exploitant ?
Le premier moyen pour limiter un risque
est de l'assurer. Les risques industriels font
naturellement partie des risques assurables.
Cependant les récents événements ont
conduit les assureurs à limiter, voire à réduire la portée des garanties, avec comme
corollaire une augmentation significative
des primes d'assurance et dans certains
cas le refus d'assurance. L'industriel doit
donc se poser la question de l’acceptabilité du risque.
Un autre moyen pour réduire les risques
est de les maîtriser. La maîtrise peut passer par la mise en place d'un « système de
management environnemental », en s’appuyant sur un référentiel telle la norme
ISO 14001. Ce système a pour objectif de
promouvoir l'amélioration constante des
performances, de réduire et d'éliminer la
pollution à la source, de favoriser une
approche préventive, de responsabiliser
toute l'entreprise par des « engagements »,
d'assurer la prise de conscience des salariés et leur formation, enfin de garantir le
libre accès à l'information de tous. Une des
exigences de la norme ISO 14001 est d’identifier, de hiérarchiser et de mettre en place des mesures afin de prévenir, réduire et
tester les accidents potentiels ainsi que les
situations d’urgence environnementale.
Cela se fait par la mise en place de plans
de réduction des risques.
Cela passe aussi par l’établissement de
plans d'opération interne (POI) et de plans
particuliers d'intervention (PPI) définis lors
Dossier
de l’étude de dangers. Celle-ci doit permettre à l'exploitant de définir les paramètres, les équipements, les procédures
opératoires, les instructions et les formations des personnels importants pour la
sécurité, et ceci dans toutes les phases
d'exploitation des installations, y compris
en situation dégradée. Elle doit également
lui permettre d’adapter son organisation,
par exemple en favorisant la mise en place d’un système intégré en charge de la
sécurité, de la sûreté, de l’environnement
et de la qualité.
Cette analyse préventive
des risques peut-elle
s’appliquer à d’autres secteurs
que l’industrie ?
Bien évidemment, ce que j’ai développé
précédemment ne limite pas l’analyse de
risques aux installations industrielles. Il
existe bien d’autres ouvrages à risque, comme les barrages, les voies navigables ou
les tunnels, ainsi que l’a montré une actualité récente dans ce dernier cas. Pour chacune de ces installations, une telle analyse peut être menée et des plans de prévention sont à établir.
sous forme d’audits et de diagnostics, dans
la confection des études d’impact, des
études de dangers, dans l’analyse de risques
spécifiques, dans l’élaboration des plans
de prévention, mais également dans l’étude de méthodes et d’ouvrages de prévention ou de protection, puis dans la maîtrise d’œuvre de conception et de réalisation de tels ouvrages, ce qui est son
métier traditionnel.
Mais elle a également un rôle à jouer dans
la formation du management à la maîtrise des risques, à la formation et à la sécurité des salariés appelés à travailler sur les
sites à risque.
Elle peut enfin soutenir l’industriel dans
ses efforts pour adapter son organisation
à un système de management de l’environnement (ISO 14001 par exemple).
■ identifier et analyser les risques, que leurs
causes soient d'origine interne ou externe
à l'installation concernée ;
■ évaluer l'étendue et la gravité des conséquences des accidents majeurs identifiés;
■ justifier les paramètres techniques et
les équipements installés ou à mettre en
place pour la sécurité des installations.
Elle vise également à exposer les éventuelles perspectives d'amélioration en
matière de prévention des accidents
majeurs, à contribuer à l'information du
public et du personnel, à fournir les éléments nécessaires à la préparation des
plans d'opération interne (POI) et des plans
particuliers d'intervention (PPI).
Elle doit aussi favoriser une concertation
ultérieure entre acteurs locaux en vue d'une
définition des zones autour de l’établisse-
Flux radiatif incident (kW.m-2)
10
20
Température de surface (°C)
98
900
600
450
Quel est le rôle de l’ingénierie
dans ce processus d’analyse
et de prévention ?
L’exploitant dispose rarement d’une expertise technique complète lui permettant de
répondre à toutes les demandes de l’administration et d’organiser sa propre prévention.
Pour toutes les études demandant une
identification de risques, il est nécessaire
de créer des équipes pluridisciplinaires pouvant répondre à des questions sur la santé, les produits dangereux, l’environnement, la sécurité et les risques liés aux
activités de l’entreprise. Outre ses propres
moyens, l’entreprise fait appel à des bureaux
d’études pouvant fournir l’ensemble de ces
compétences.
L’ingénierie est là pour apporter ses connaissances techniques et scientifiques et ses
méthodes de travail en appui à l’exploitant. Elle peut intervenir à différents
niveaux : dans l’expertise de la situation,
Peut-on donner un exemple
précis de l’apport de
l’ingénierie dans ces domaines ?
Lorsqu’il participe à une étude de dangers,
le bureau d’études suit une méthodologie
lui permettant d’aborder les sujets suivants : la description des installations et
de leur environnement, l’analyse des risques,
l’évaluation des conséquences des accidents majeurs, la description de la politique de prévention des accidents majeurs
et une description synthétique du système de gestion de la sécurité. Cette étude
vise à rendre compte dans le dossier remis
à l’administration de l'examen qu'a effectué l'exploitant pour :
ment dans lesquelles une maîtrise de
l'urbanisation est nécessaire pour limiter
les conséquences des accidents.
L’ingénierie s’avère donc
un partenaire indispensable
des exploitants.
Est-ce également le cas
pour les autres acteurs ?
Tout à fait. Si l’État dispose des moyens
et des services qualifiés nécessaires, les
DRIRE peuvent consulter des experts,
chargés d’analyser les dossiers établis
par les exploitants et de remettre un avis
indépendant.
La Lettre de l’Ingénierie – No 61 – 7
Dossier
Il en est de même des organismes proches
de l’État comme les hôpitaux… Pour les
autres acteurs c’est encore plus vrai, car
ils sont souvent démunis sur le plan technique.
Par exemple, le recours à l’ingénierie est
souvent indispensable pour mettre un
CHSCT en mesure d’appréhender des
domaines complexes. Les collectivités
locales doivent également faire appel à
des compétences techniques extérieures.
Sur tous ces sujets, c’est le rôle de l’ingénierie d’apporter les appuis nécessaires.
L’actualité met souvent
en exergue le thème de
l’insécurité. L’ingénierie
a-t-elle un rôle à jouer
sur ce sujet ?
Pas un rôle de premier plan, bien sûr.
Mais, d’une façon générale, la fonction de
l’ingénierie est de comprendre les besoins
des Maîtres d’Ouvrage, d’analyser les situations et d’apporter les solutions les plus
satisfaisantes sur les plans fonctionnel et
économique.
Construire un bâtiment, une infrastructure, une usine comporte toujours une part
d’analyse et de prévention des risques, et
donc de réduction de l’insécurité, même si
cela se fait simplement par l’application
de normes appropriées.
Sans déborder de sa fonction, l’ingénierie
peut intervenir dans les problèmes de sécurité des banques, des transports publics,
d’accès aux installations, et de façon générale dans tout processus de sécurisation
où une analyse rationnelle et la mise en
place de solutions techniques sont nécessaires.
Que peut apporter l’ingénierie
pour une meilleure maîtrise
des risques dans l’avenir ?
L’ingénierie joue, dans beaucoup de domaines,
un rôle charnière entre les sciences et la
vie de tous les jours. Elle contribue à la
fois au développement des techniques et
à leur mise en application au profit de la
Société.
Par exemple, comme je l’ai dit précédemment,
les normes en matière de rejets suivent de
près ce que la technique peut permettre
d’obtenir.
Les méthodes associées sont mises au point
dans les laboratoires et les bureaux d’études
et utilisées par les ingénieries dans le développement de nouveaux procédés de fabrication.
L’ingénierie fait également appel aux
progrès des sciences fondamentales qui
trouvent de nombreuses applications
dans les études de transferts de pollution, de propagations d’accidents, d’analyse de risques. Elle est donc à l’écoute
de la recherche.
Mais le rôle de l’ingénieur dans la Société
n’est pas seulement technique et économique. Malheureusement, bien que les
ingénieurs jouissent dans le public d’une
bonne notoriété, leur avis est trop peu souvent demandé par les médias.
Or les ingénieurs, par formation et par
fonction, disposent d’éléments d’information issus d’une analyse objective des données, permettant d’évaluer et de quantifier les risques et de les situer dans un
cadre économique.
Si cela ne constitue qu’une partie de l’analyse, qui comporte également des aspects
sociaux et politiques, cette approche rationnelle des faits dans leurs dimensions techniques et économiques constitue un des
éléments indispensables à l’information
■
du public voulue par la loi.
ALOFT
Code Eulérien champs « plat »
DISPERSION DES FUMÉES
Risques liés : perte de visibilité,
intoxication
z
12 000
Condition météo D5 : concentration en HCN (mg.m-3)
x
11 000
10 000
Z [m]
y
Vue tridimensionnelle d’un panache de fumées
calculé par ALOFT-FT dans les premiers
kilomètres de son développement
500
9 000
8 000
0
7 000
500
1 000
1 500
2 000
2 500
X [m]
3 000
3 500
4 000
4 500
5 000
6 000
5 000
Condition météo F3 : concentration en HCN (mg.m-3)
4 000
Z [m]
3 000
2 000
500
1 000
500
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
X [m]
3 000
3 500
4 000
4 500
5 000
200
100
50
8 – La Lettre de l’Ingénierie – N
o
61
L’exigence de sécurité à l’hôpital
La sécurité des patients, des visiteurs et du personnel hospitalier recouvre
de nombreux domaines. Cela influe largement sur les techniques utilisées
pour les projets hospitaliers et sur la conception fonctionnelle d’un hôpital.
La sécurité incendie
La réglementation en matière de sécurité
incendie a beaucoup évolué depuis une
quarantaine d’années pour les établissements
recevant du public (ERP) et en particulier
pour les hôpitaux (établissements de soins)
de type U (réglementation du 23/05/89).
Ces textes ont une influence directe sur les
techniques utilisées en milieu hospitalier,
notamment pour le chauffage, la climatisation, la plomberie ou en matière de restructuration.
En effet, les dispositions constructives liées
à la sécurité contre l’incendie sont de plus
en plus draconiennes et l’intervention en
phase de conception d’un coordonnateur SSI
(Système de Sécurité Incendie) montre la
complexité des techniques employées.
IL s’agit là d’une gestion complexe du fait
de la contradiction existant entre le principe
de l’hôpital public qui est d’accueillir toute
personne en danger et la demande de protection légitime des patients et des personnes
travaillant dans l’hôpital, alliés à la préservation des biens technologiques installés.
Ces concepts nécessitent la mise en place
de flux spécifiques, de systèmes de contrôle
d’accès, de surveillances vidéo et d’interphonies venant souvent à l’encontre du libre
accès à un service public ou des exigences
de la sécurité incendie vis-à-vis de l’évacuation de l’établissement.
Du fait des techniques de plus en plus complexes utilisées dans les hôpitaux, les besoins
électriques ont beaucoup augmenté ce qui
a nécessité des installations de plus en plus
puissantes, autonomes et surdimensionnées.
Il n’est pas rare de parler pour un centre
hospitalier de véritable centrale d’énergie
soumise à la réglementation des installations classées, là où on ne prévoyait que de
simples postes de livraison, chaufferies, etc.
Ces exemples se multiplient de plus en plus
au fil de la réglementation ce qui entraîne
une complexité grandissante de la conception d’un bâtiment hospitalier en matière de
sécurité incendie.
Les textes réglementaires qui datent d’environ
trois ans n’instaurent pas une liste exhaustive
des causes des infections nosocomiales mais
on peut retenir :
■ les infections liées à un dispositif médical
contaminé, comme les endoscopes ou les
respirateurs,
■ les infections liées à une source environnementale : l’air (aspergillose) ou l’eau
(légionellose).
La sécurité liée à la malveillance
La sécurité des équipements
A titre d’exemple, il est nécessaire depuis
1965 de désenfumer toutes les circulations
servant à l’évacuation du public, de prévoir
des zones de mise en sécurité permettant le
transfert des malades en dehors de la zone
sinistrée sans les évacuer vers l’extérieur et
depuis peu de mettre en œuvre des clapets
coupe-feu dans chaque gaine de ventilation
au droit des passages de parois.
La sécurité liée aux risques
des infections nosocomiales
lation de poussières ou risque de contamination.
Elles impliquent l’emploi de techniques très
complexes, soit au niveau des champs opératoires avec la mise en œuvre de faux plafonds diffusants créant des ambiances asceptiques, soit au niveau des robinets avec la
mise en place de procédures de chocs thermiques ou de chloration de l’eau pour éviter le développement de bactéries dans les
tuyauteries.
Elles impliquent également une nouvelle
conception de tous les corps d’Etat dits de
« finition » qui doivent permettre un nettoyage
aisé des locaux afin d’éviter toute accumu-
En particulier, ces installations électriques
doivent répondre actuellement aux normes
C 15100 et C 15211 pour les locaux à usage
médical. Il existe aussi, depuis environ cinq
ans, des recommandations spécifiques pour
les hôpitaux (guide blanc) augmentant la
fiabilité des réseaux électriques tant sur
l’aspect conceptuel de l’architecture du réseau
électrique que sur l’aspect maintenance.
Ces recommandations, qui ont été créées à
la suite des incidents survenus au CHU de
Lyon, portent essentiellement sur le mode
raccordement au réseau public et sur le type
d’architecture interne, pour une meilleure
gestion du risque électrique. Elles visent
également à garantir la continuité de fonctionnement de l’hôpital en cas de défaillan■
ce de l’alimentation électrique.
Valérie Gorge, SECHAUD et BOSSUYT
Contrats
grand gabarit destiné au transport des pièces
des avions A380 entre Bordeaux et Toulouse.
INGEROP Nord vient d’être retenue par le
Conseil Général du Nord pour intervenir sur
25 opérations routières à des niveaux divers
allant du dossier de DUP jusqu’au DCE.
Après plusieurs années de réflexion, l’agglomération de Clermont-Ferrand a confié à INGEROP,
avec OTRA, la maîtrise d’œuvre de l’ensemble des
infrastructures, pour une ligne de 14 km d’une
nouvelle génération de tramway sur pneus, selon
un prototype conçu par la firme alsacienne LOHR.
Inondation de la Somme, risques provenant à la
fois de risques de ruissellements, des débordements de la rivière et des remontées de nappe.
Lauréat en 2000 du concours de maîtrise
d’œuvre, le département Génie Civil de SAFEGE
assure la direction de l’exécution des travaux du
viaduc de l’Anguienne à Angoulême.
Infrastructures
portuaires
La DDE de la Somme vient de confier à SAFEGE
la réalisation du Plan de Prévention des Risques
La Direction Transport de Gaz de France a confié
à SOGREAH les études maritimes du projet du
Terminal de Fos II à Fos-sur-Mer.
La Lettre de l’Ingénierie – No 61 – 9
La sécurité dans les tunnels
L’accident du tunnel sous le Mont-Blanc a eu pour conséquence majeure d’imposer une vérification systématique
de la sûreté de fonctionnement des ouvrages de travaux publics.
Cette démarche, classique dans les milieux
de l’aéronautique, de la construction ferroviaire ou des industries comportant un risque
pour l’environnement, était jusqu’à présent
limitée à l’application d’une réglementation
empirique. Cela conduisait souvent à ne
prendre en compte que les accidents passés,
sans véritable projection dans l’avenir, avec
une évaluation insuffisante du risque potentiel de tel ou tel choix technologique réalisé
par les ingénieurs.
Une étude spécifique des dangers
Aujourd’hui, la circulaire interministérielle
2000-63 du 25/08/00 stipule que pour les
tunnels une étude spécifique des dangers est
à entreprendre. Elle doit décrire les accidents
susceptibles de se produire en phase d’exploitation, ainsi que la nature et l’importance
de leurs conséquences éventuelles. Elle précise
et justifie les mesures prises pour réduire la
probabilité des accidents et l’importance de
leurs conséquences.
L’autoroute A36
comportement du système en phase d’exploitation.
Une description complémentaire
par scénarios catastrophes
Afin d’illustrer la validité des choix réalisés,
une description par scénarios catastrophes est
proposée en complément, puis soumise à des
experts du domaine, avant d’être éventuellement entérinée par une commission ad-hoc.
Ainsi conçu l’ouvrage d’art devient l’un
des composants d’un système complexe où
interviennent la structure, l’ouvrage d’art
proprement dit, les équipements de gestion,
les usagers, l’exploitant et les services de
secours.
Ce « système » doit faire l’objet d’une analyse
des risques encourus par les usagers, les
services de secours, l’exploitant ou les riverains. Cette analyse est à entreprendre dès
la phase d’étude, lorsque sont réalisés les
choix techniques qui détermineront le
La sécurité dans les opérations
de stockage et de transferts de fonds
Un nouveau marché s’ouvre à l’ingénierie,
celui de la sécurisation des transferts de fonds.
Cette nouvelle approche sécuritaire élargie
traduit le décloisonnement des activités
traditionnelles d’ingénierie en imposant une
réflexion approfondie sur l’ensemble des métiers
qui concourent, autour de l’ouvrage principal, à la première qualité de celui-ci : garantir la qualité et la sécurité du service offert.
Gageons que cette démarche actuellement
limitée aux tunnels sera étendue à toutes
les réalisations du domaine des travaux
■
publics.
INGÉROP
La Poste a lancé une consultation de
maîtrise d’œuvre pour :
■
■
■
Ces projets nécessitent en effet l’intervention de l’ingénierie en raison de la
haute technicité de ce type d'opération
et de la nécessité d’assurer un management de projet rigoureux.
Les deux exemples ci-après de mise en
sécurité de bâtiments dans le cadre de
stockage ou de transferts de fonds
illustrent les possibilités variées d’intervention de l’ingénierie.
Une meilleure sécurisation des
accès des bureaux de La Poste aux
entreprises de transports de fonds
le montage des dossiers de faisabilité
de 140 sites,
la gestion et le suivi des dossiers de
demandes administratives,
la maîtrise d’œuvre et le pilotage des
travaux d’aménagement.
Un décret du 18 décembre 2000 impose
à La Poste la mise en conformité des
accès de certains bureaux aux transporteurs de fonds.
A partir d’une étude préalable déterminant les principes de mise en conformité faite par La Poste, Séchaud et
Bossuyt a géré l’interface technique,
urbanistique et économique entre les
différents intervenants d’un tel projet.
Aussi la Direction de l’Immobilier des
Hauts-de-Seine et du Val d’Oise de
(suite page ci-contre)
Contrats
Santé
THALES ENGINEERING & CONSULTING fournit
clé en main les nouveaux locaux IRM (Imageur
par Résonance Magnétique) de l’hôpital de
Papeete en Polynésie.
Tertiaire
THALES ENGINEERING & CONSULTING réalise
pour le promoteur privé Meunier Immobilier
d’Entreprise (Groupe BNP Paribas) la maîtrise
10 – La Lettre de l’Ingénierie – N
o
61
d’œuvre technique du casino du Palais de la
Méditerranée à Nice, vaste complexe hôtelier
de luxe.
Transport
THALES ENGINEERING & CONSULTING a signé
avec le groupement mené par Lohr Industrie un
contrat d’assistance et d’étude pour équiper la
ville de Clermont-Ferrand d’un tramway sur
pneus. Ce premier tramway desservira le centre
et les principales infrastructures de la ville
sur 12 km.
TECHNICATOME mène les études de définition
de l’informatique de sécurité des prochaines
rames de métro fer de la RATP dont elle assurera la fourniture dans le cadre du projet MF2000.
Rappelons, par ailleurs, que TECHNICATOME est
le mandataire du lot de maîtrise d’œuvre du
projet train pour l’ensemble du projet MF2000,
La sécurité dans les opérations
de stockage et de transferts
de fonds (suite)
L’Eurofiduciaire :
une sécurité de très haut niveau
Dans le cadre des missions qui lui ont été
confiées par la Direction des Monnaies et
Médailles puis par la Banque de France
pour le stockage (phase de production) et
la distribution des euros, Jacobs Serete a
assisté la Banque de France dans la réalisation des aménagements de grands entrepôts de stockage et de conditionnement
des pièces.
Vu l’enjeu de première importance, la sûreté de ces stockages a été conçue, mise en
œuvre et vérifiée suivant la règle 53 de
l’APSAD (remplacée depuis le 01/01/02 par
la règle 55) applicable aux « Risques très
lourds », c’est-à-dire aux établissements
constituant des cibles privilégiées pour la
grande criminalité.
L’étude de risques effectuée a conduit à
mettre en œuvre des solutions évoluées
de protection physique contre l’effraction
et l’intrusion, de détection, de contrôle
d’accès, de vidéo surveillance, et à établir
des procédures drastiques pour le gardiennage et l’accès dans les différents
■
scénarios d’exploitation.
SECHAUD, BOSSUYT
et JACOBS SERETE
L’identification des risques dans l’industrie
L'analyse des risques des installations porte sur toutes leurs conditions
d'exploitation (phases transitoires et d'arrêt incluses). Elle peut nécessiter
l'utilisation de méthodes systémiques (HAZOP, AMDEC, what-if, arbres de
défaillances, par exemple).
La prise en compte de l'analyse d'accidents
passés, survenus dans l'établissement, dans
des installations ou dans des situations similaires
en France ou à l'étranger, est essentielle dans
l'analyse des risques. Elle permet d'évaluer
l'efficacité des mesures de sécurité prévues.
Des hypothèses d’accident
Les hypothèses d'accident qui sont utilisées
au stade d’une étude de dangers doivent
clairement expliciter les causes et les facteurs aggravants, de même que les éléments
favorables à la sécurité et à la fiabilité des
installations.
Parmi ces accidents, certains servent de
référence :
■ à l'évaluation des risques d'effet domino :
action d'un premier phénomène (émission
de débris par explosion, par exemple) qui
pourrait en déclencher un second (fuite d'un
réservoir perforé par un équipement, par
exemple),
■ à la concertation en vue de définir les règles
de maîtrise de l'urbanisation,
■ à l'élaboration des PPI (plans particuliers
d'intervention, définissant l'organisation et
les moyens publics à mettre en place en cas
d'accident majeur).
L'évaluation des conséquences des accidents
envisagés permet de déterminer, à partir
de modélisations, les conséquences pour
l'environnement et les populations.
Modéliser les évaluations
Suivant les événements étudiés, les évaluations suivantes peuvent être réalisées par
modélisation :
■ évaluation du risque thermique lié aux effets
radiatifs d'un incendie ou à d’autres causes
(ex.: modélisation de l'incendie pour l’étude
du rayonnement thermique et de la dispersion
des fumées, modélisation de l'écoulement
accidentel et du rayonnement thermique
liés au transport de métal en fusion, modélisation des scénarios incendie et explosion
pour une aciérie électrique) ;
■ évaluation du risque d'intoxication par
inhalation d'un gaz toxique ou de produits
de combustion générés par un incendie
(exemples : modélisation de la dispersion
des rejets à l'atmosphère en fonctionnement normal et en cas d'incendie, modélisation de la dispersion d'un nuage d'ammoniac dans plusieurs configurations) ;
■ évaluation du risque lié à la propagation
d'une onde de surpression consécutive à
une explosion ;
■ évaluation de l'impact d'un missile projeté
par une explosion (fragment de récipient
ou de bâtiment).
L'analyse des risques doit permettre à l'exploitant de définir les paramètres, les équipements,
les procédures opératoires, les instructions
et les formations des personnels importants
pour la sécurité, ceci dans toutes les phases
d'exploitation des installations, y compris en
situation dégradée.
Ce type d’études de risques et de modélisation trouve son application également hors de
l’industrie, par exemple : modélisation de
l'incendie d'un véhicule à l'intérieur du tunnel,
étude de risques sur le transport, la manutention et le stockage de matières dangereuses
par voie d’eau, étude du risque d'explosion
sur l'emprise d’un projet autoroutier, lié à
la proximité des zones industrielles…
Les études mentionnées ci-dessus à titre
d’exemples ont été réalisées, pour des clients
publics ou privés, par LECES Risques et
Environnement (Groupe Séchaud Ingénie■
rie).
Philippe Bisch, PDG de LECES
Contrats
qui prévoit la fourniture de 161 métros à la
RATP.
TECHNICATOME vient de livrer pour essais à
EUROTUNNEL un système informatique au sol
permettant d’augmenter le trafic des rames
de fret dans le tunnel sous la Manche en toute
sécurité.
THALES ENGINEERING & CONSULTING vient
de gagner la mission de pilotage délégué du
groupement Interinfra, pour réaliser la dernière
extension de la ligne 2 du métro du Caire.
Rappelons que Thales avait réalisé auparavant
les missions de pilotage et d’ingénierie pour la
construction de toute la ligne.
des travaux de la rocade méditerranéenne, sur
financement MEDA de l’Union Européenne.
Chef de file d’un groupement d’entreprises,
BCEOM s’est vu confier par le ministère de
l’Equipement au Maroc un contrat d’assistance
technique à la Direction Régionale de
l’Equipement d’Al Hoceima pour la surveillance
L’agence de Bordeaux de THALES ENGINEERING & CONSULTING réalise une mission de
maîtrise d’œuvre portant sur l’extension et la
restructuration du château Meyney à SaintEstèphe en Gironde.
Vin
La Lettre de l’Ingénierie – No 61 – 11
Dernières nouvelles
Infopresse
Actualités
des entreprises
SECHAUD et METZ prend son indépendance.
Ancienne filiale d’EDF, SECHAUD et METZ
exerce son activité dans le bâtiment, l’énergie,
le génie civil et l’environnement.
Paul Frantz Vidal, Philippe Bruel et cinq
autres cadres dirigeants ont pris la majorité
d’un holding financier qui détient 51 % de
l’entreprise.
SNC–Lavalin s’est porté acquéreur du capital
de la société BOPLAN INGÉNIERIE.
Ceci va permettre à PINGAT et à BOPLAN de
poursuivre leur stratégie de croissance et de
développement. Jean-Claude Pingat, PDG
de Pingat ingénierie assurera la présidence
de la nouvelle entité.
GEOMETRE
LA LETTRE DE L’EXPANSION
1er avril 2002
11 mars 2002
En direct des entreprises ■ Sechaud
et Metz.
Syntec ingénierie : pour
un aménagement global et durable.
12 avril 2002
essionnels
Documents prof s tâches
de
n
io
sit
po
■ décom
uvre.
œ
d’
ise
tr
aî
m
de
22 mars 2002
L’ingénierie privée craint une
nouvelle offensive du public.
• TECHNICATOME La direction commerciale
et du marketing du pôle « transport,
environnement, industrie » a été confiée
à Xavier Joubert, celle du pôle « énergie et
propulsion » à Serge Rodrigues.
@
www.syntec-ingénierie.fr
ENVIRONNEMENT MAGAZINE
1er mai 2002
Dossier ■ L’ingénierie publique n’est plus hors
de la règle des marchés publics. C’est l’occasion
de définir son rôle, complémentaire à celui de
l’ingénierie privée.
Il est difficile de comparer les offres des sociétés
d’ingénierie, surtout pour les études non nommées.
Certains critères de choix s’imposent.
Nominations
5 avril 2002
Dossier environn
em
l’impact de l’éco ent ■
logie sur
le scrutin.
Retrouvez à cette adresse
des informations sur les 200 plus
importantes sociétés d’ingénierie,
un répertoire complet des prestations
(plus de 700 missions) et l’actualité
de la profession mise à jour
en temps réel.
Bon surf !
Promouvoir une culture de la qualité
des constructions
La prise de conscience collective des responsabilités en matière de
développement durable a amené de nombreux maîtres d’ouvrage à
repenser leurs exigences relatives à la qualité des constructions et des
aménagements.
OCPP, un observatoire
de la concurrence
Public/Privé
Syntec-ingénierie s’est associé à plusieurs
organisations professionnelles de l’ingénierie,
de l’architecture et des professions voisines
pour créer l’Observatoire de la concurrence
Public/Privé.
Association 1901, cet observatoire a pour
objectif de promouvoir des principes et règles
de référence sur la concurrence entre les acteurs
publics ou parapublics et les acteurs privés
du marché : recueillir des informations et les
diffuser à tous les acteurs, faire respecter les
règles de concurrence et agir devant les tribunaux si nécessaire.
Présidé par Philippe François, président de
l’UNGE, l’OCPP est domicilié dans ses locaux :
40, avenue Hoche - 75008 Paris.
Ainsi, par exemple, l’association HQE a
formalisé certaines de ces exigences pour
les bâtiments tertiaires. De son coté, FIDIC
(Fédération Internationale des Ingénieurs
Conseils) va diffuser dans les prochains mois
un guide sur la qualité des constructions.
Au nom de Sociétés d’ingénierie très impliquées
par ces nouvelles exigences, Syntec Ingénierie vient d’engager une vaste campagne
de réflexion sur le thème de la qualité
globale et durable des constructions.
Cette campagne associant des maîtres
d’ouvrage, des responsables politiques et
des responsables de la filière construction
vise à promouvoir une acceptation commune à tous les partenaires du concept
de qualité globale et durable applicable
à tout type de construction, bâtiment,
industrie ou infrastructure.
La Table ronde clôturant l’Assemblée Générale de Syntec Ingénierie, le 13 juin, pose
les principales questions sur les moyens
de parvenir à la qualité globale et durable
des constructions.
Des débats sont organisés dans les principales régions françaises pour valoriser
l’implication dans la vie quotidienne et
l’expertise technique des sociétés d’ingénierie.
Ils débuteront à Lyon le 24 juin et permettront de faire émerger les principales
questions que se posent des sociétés
d’ingénierie pour une véritable politique
de la qualité des constructions.
Ces questions seront débattues lors d’un
forum organisé par Syntec Ingénierie au
sénat, le 5 novembre 2002.
■
L’ingénierie professionnelle est éditée par SYNTEC INGÉNIERIE, Chambre Syndicale des Sociétés d’Études Techniques et d’Ingénierie
3, rue Léon Bonnat 75016 Paris — Tél. : 01 44 30 49 60 / Fax : 01 45 24 23 54 / www.syntec-ingenierie.fr — Le numéro 2 euros TTC
Directeur de la publication : Jean Félix — Rédacteur en Chef : Karine Leverger
Ont participé à ce numéro : Dominique Baricheff, Philippe Bisch, Virginie Cordier, Corinne Figueras, Valérie Gorge, Claire Guillon, Yoursa Hakim, Jean-Pierre Languy,
Virginie Le Roux, Claude Leroux, Michel Le Sommer, Joëlle Mauti, Renaud Mesnager, Jean Mottaz, Gérard Pissier, Michel Roméro, Jean-Marc Usseglio, Simone Vales
ISSN 0753-633 X — Conception et Édition : Les Éditions de l’Aulne, Paris.
12 – La Lettre de l’Ingénierie – N
o
61