Fédération Des Chasseurs De L`Aube
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Fédération Des Chasseurs De L`Aube
Le Chasseur de l’Aube SEPT 2014 n°87 R E V U E D E L A F E D E R AT I O N D E S C H A S S E U R S D E L’ A U B E Partager Gérer 1 Chasser C HA M PAG N E Maurice Deguise Champagne Maurice Deguise vous propose toute une gamme de bouteilles avec étiquettes Chasse et capsules gibier 18, Grande Rue - 10250 COURTERON Tél. 03 25 38 23 39 - Fax 03 25 38 46 64 [email protected] Edito Nous avons enregistré ces derniers mois, de la part des écolos et de l’extrême gauche, des attaques sans précédent (l’interdiction des appelants à la chasse, les armes de chasse…). Rédaction : Directeur de la publication : Claude Mercuzot, président de la FDC Aube - Rédacteur en chef : Michel Nieps, vice-président de la FDC Aube et président de la commission communication. Ont également collaboré à l’élaboration de ce numéro, l’ensemble du personnel de la FDCA, ainsi que les signataires des différents articles. Ces attaques venues de l’Europe sont devenues récurrentes et finissent par fragiliser notre règlementation cynégétique. La perte, à la dernière élection de notre eurodéputée Véronique Mathieu ne va pas en notre faveur, nous avons perdu l’une de nos meilleures sentinelles ! Je souhaite ici la remercier pour son engagement ! A l’heure où les réformes territoriales sont engagées, faut-il que les chasseurs s’en inquiètent ? Les conseils généraux seront supprimés (ou presque), les régions diminuées et agrandies en surface, nous voilà, après avoir été picards le temps d’un coup de crayon malheureux... alsaciens ! Mais que nous propose t’on à la place ? Où seront nos interlocuteurs ? À Strasbourg ? Qui va s’occuper de la chasse ? Qui va se préoccuper de la liste de nos nuisibles ? Si l’économie reste le seul moteur de notre société, n’oublions pas que nous avons sur le terrain des hommes et des femmes qui font vivre notre ruralité. Permettre à chacun de passer une bonne saison de chasse, tel est l’objectif de votre Fédération, dans ce souci, nous venons d’éditer un petit guide appelé « le mémento du chasseur ». Il regroupe les renseignements nécessaires à une bonne pratique de votre loisir. Si nous avons appris à nos dépens et sur les deux derniers millésimes que c’est bien juin qui fait le perdreau... 2014 sera un Millésime bien meilleur qui ne suffira pas à lui seul à faire remonter nos populations de perdrix au seuil de 2012, alors plus que jamais, conjuguons nos efforts pour remonter cette épreuve déjà connue en 1990. Crédits photos : FDC Aube et FNC. Adresse : FDC Aube - Chemin de la Queue de la Pelle - 10440 La Rivière de Corps - Tél. 03 25 71 51 11 E-mail : [email protected] www.fdc10.org Dépôt légal n° 26-302/o - 2e trim. 2014 - Imprimé sur papier recyclé. Maquette et Impression : Imprimerie La Renaissance Labélisée Imprim’Vert. La perdrix grise reste au cœur de nos préoccupations et la politique des lâchers est une voie sans issue. Seuls la gestion, le piégeage et les aménagements doivent rester un socle commun pour nous chasseurs. Tous mes vœux cynégétiques pour cette nouvelle saison. Claude MERCUZOT L’équipe fédérale se réorganise L’objectif est clair simplification et optimisation Le départ en retraite de madame Rousseaux de l’accueil a poussé l’équipe fédérale à revoir son organisation interne. L’objectif est clair, simplification et optimisation. Q Simplification, à partir du 1er Juillet votre interlocuteur sur le secteur sera unique, il aura une vision d’expertise, lui permettant ainsi d’apporter une meilleure réponse à vos besoins. Cela se traduit à l’échelle du territoire départemental par la création de quatre secteurs (contre 3 précédemment). Ces zones seront animées par un technicien. (Voir plan ci joint) s-ONSIEURsylvère Monchatre pour la zone du Barrois, Clairvaux et Soulaines s-ONSIEUR Laurent Jacquard pour la forêt d’Othe et le chaourçois s-ONSIEURCédric Bazin pour la forêt d’Orient et la partie Est de la champagne crayeuse (Charmont-sous-Barbuise) s-ONSIEURThibaut Mendoza pour le reste de la champagne crayeuse Ils auront des secteurs plus petits permettant ainsi d’accomplir leurs nouvelles missions. Q Optimisation : Réduire la chaîne décisionnelle pour éviter les pertes d’informations et gagner en réactivité, pour cela la consolidation du binôme administrateur technicien est renforcée. Vous pourrez ainsi vous appuyer sur une équipe clairement identifiée. Changer les habitudes, les systèmes de fonctionnement ne sont jamais simples mais seul l’efficacité doit dicter notre évolution. Notre organisation était construite sur un système de fonctionnement d’une vingtaine d’années, il nous fallait évoluer vers une approche plus systémique et ainsi tracer de nouvelles perspectives… S’adapter à l’évolution sociétale c’est aussi nous permettre de réussir dans nos choix tout en préservant notre identité. Notre politique fédérale qui a conduit cette réorganisation doit rester claire et cohérante, elle repose pour moi sur quatre grands axes, Q La Durabilité : par le renouvellement et la pérennisation de nos pratiquants. Q La connaissance : Nous devons continuer à réaliser et à soutenir de façon autonome ou avec des partenaires des actions remarquables qui contribueront à notre reconnaissance. Q La Cohérence : il n’y pas de chasse sans gibiers et plus de piégeage sans espèces régulables. Notre stratégie ne doit pas reposer sur un type gibier mais sur un ensemble d’espèces. Q L’économique : Redonner du mouvement sur nos territoires repose le plus souvent sur des disponibilités financières plus importantes. Les projets de repeuplement faisans engagés dans notre département en est un bel exemple. Nous devons être présents là où les autres le sont déjà ! Voilà, chers amis, les raisons d’une réorganisation en profondeur de notre système de fonctionnement où les intérêts individuels doivent laisser la place à l’intérêt collectif. C.M. Secteurs administrateurs / Techniciens N° ADMINISTRATEURS TECHNICIENS SECTEUR 1 BREUZON Marie-Joël 2 MERCUZOT Claude 10 BERGERAT Daniel 3 HENNEQUIERE Valérie 4 VIGNEZ Pierre 5 FRIEDRICH Jean-Marie 13 VIGNERON Jacques 14 NIEPS Michel 11 RIBILLY Michel 12 GUERIN Guy 15 PATENERE Roger 6 JUILLET Sébastien 7 TABARE Bruno 8 - 9 PETIT Christophe MONCHATRE Sylvère JACQUARD Laurent BAZIN Cédric MENDOZA Thibault 4 Des femmes et des hommes au service d’une passion Philippe LECLERCQ : technicien sup., chargé de la synthèse technique départementale et correspondant des réseaux ONCFS Francine FERREIRA : secrétaire, chargé de la gestion administrative des dossiers techniques (Plan de chasse….) Organigramme des services Q DIRECTION UÊÊ* ««iÊiV Ì]ÊÀiVÌiÕÀÊ Responsable du service technique UÊÊÀÕÊ>Õ`ÕÝ]Ê`ÀiVÌiÕÀÊ`ÌÊ Responsable du service administratif UÊÊÀ>VÃiÊ-Õ>À`]Ê`ÀiVÌiÕÀÊ`ÌÊ Cédric BAZIN : technicien, animateur de la zone Centre du département et chargé du dossier biodiversité et agriculture. Thibault Mendoza : technicien, animateur de la zone nord-ouest du département, chargé du dossier perdrix grise et des formations scolaires, permis de chasser. Laurent JACQUARD : technicien, animateur de la zone Sud du département et chargé de la formation piégeage et G.P. Monique STENKWICH : secrétaire, chargé de la gestion administrative des dossiers dégâts et examens du permis de chasser. QSERVICE ADMINISTRATIF Secrétariat UÊÀ>ViÊiÀÀiÀ> UʵÕiÊÃÌiÜV Maintenance et entretien UÊ>Û`Ê*< QSERVICE TECHNIQUE Techniciens supérieurs UÊÊ* ««iÊÜiÃÌiÊ UÊÊ* ««iÊiViÀVµÊ Sylvère MONCHATRE : technicien, animateur de la zone Est du département et chargé de la formation arc Techniciens UÊÊ-ÞÛmÀiÊV >ÌÀiÊ UÊÊ>ÕÀiÌÊ>VµÕ>À`Ê UÊÊ j`ÀVÊ>âÊ UÊÊ/ L>ÕÌÊi`â>Ê Philippe LOWENSTEIN : technicien sup., chargé du dossier dégâts et de formation du permis de chasser 5 Michel Kappler Michel ne fera pas l’ouverture avec nous….Il nous a quitté le 14 Mai dernier, chez lui, à Villacerf. Michel, citadin de souche, n’est pas issu d’une famille de chasseurs. Il est venu à cette passion par le biais de l’un de ses cousins du Pays d’Othe. C’est avant ses 20 ans, dans les années 1965, qu’il débute la chasse au petit gibier. Il est, à partir de 1972, sociétaire à la communale de Voué, puis de SainteMaure, où les choses sérieuses commencent. Plus tard, il complémente sa passion vers le grand gibier, en forêt d’Orient. C’est en 1980, qu’il s’investit aussi dans le gibier d’eau, d’abord à l’étang de Rosson, puis en 1986 mettant en valeur un autre étang dans la région de Trannes. Françoise, son épouse, passe le permis de chasser en 1982. Michel l’initie ainsi à la chasse du petit gibier de plaine, ensuite du grand gibier, en intégrant plus tard le « Rallye Bayel «. Il est également adjudicataire en Côte d’Or aux « Bois aux Moines ». Plus tard encore, en 1992, il reprend la chasse de « Caroline » à Plancy l’Abbaye : chasse de plaine : faisans, perdrix, lièvres lapins…, chasse aux canards au château (voire quelques sangliers et chevreuils) , mais aussi gros gibiers à « la Perthe » . Il s’y engage comme Président et organisateur à part entière. 6 Michel était un passionné de chasse et aimait partager cette passion ; il était plus heureux de faire tirer ses amis que lui-même. Il s’est beaucoup engagé dans la protection de la nature et son aménagement. En 2004, il intègre la FDCA, administrateur du secteur Plancy-Arcis. Il est membre du bureau, trésorier adjoint, et siège à la CDCFS. Il participe activement à plusieurs commissions : Natura 2000, Permis de chasser, petit-gibier, communication... Sur le terrain, il s’implique fortement au développement du petit gibier : Sociétaire également à Dampierre, Michel participe aux contrats de gestion de la perdrix grise, afin d’améliorer les populations d’oiseaux. Il est aussi membre de l’Entente faisans « Aube Barbuise », association pour la réimplantation de faisan en vallée de l’Aube et de la Barbuise, et il nous reste encore beaucoup de travail… Sur la page de couverture du précédent n° de notre revue « le Chasseur de l’Aube », 3 mots sont écrits pour qualifier notre, ta Passion : Partage, Gestion, Chasse ; 3 mots qui ont été intimement liés à ton esprit de passionné de chasse. Michel, le 21 Septembre nous penserons bien à toi. Tes amis Chasseurs. 6 Martine Roussel Agence de voyages TOURISME, AFFAIRES, GROUPES, INCENTIVES, CONGRES, CHASSE + 20 ans d’expérience, spécialiste du sur-mesure, 97,8 % de clients très satisfaits ouvert du lundi au samedi 9H/19H et assistance 24h/24 et 7j/7 Accueil dans un nouvel espace dédié au VOYAGES, convivial, chaleureux et confortable ! Espace confidentiel dédié - Réception sur rdv hors horaires d’ouverture COSTA RICA AFRIQUE DU SUD NOUVELLE ZELANDE TANZANIE-ZANZIBAR EXCLUSIF ! ILE MAURICE DECOUVERTE DU FABULEUX PAYS DE L’OR VERTS ! LE MONDE EN UN SEUL PAYS ! PARTEZ AUX ANTIPODES POUR UN VOYAGE SAISISSANT ! L’ETERNEL EMERVEILLEMENT DE L’AFRIQUE ET SES PLAGES SUBLIMES CROISIERE EXPEDITION POLAIRE D’EXCEPTION AU SPITZBZERG LA DESTINATION «0 DEFAUT» POUR UN SEJOUR MERVEILLEUX AUTOTOUR EN LIBERTE 10 JOURS DEPART PARIS A PARTIR DE 2800 EUROS CIRCUIT 17 JOURS DEPART PARIS A PARTIR DE 3159 EUROS CIRCUIT ACCOMPAGNE 16 JOURS DEPART PARIS A PARTIR DE 5299 EUROS SAFARI + SEJOUR 12 JOURS DEPART PARIS A PARTIR DE 3549 EUROS A BORD DU BATEAU POLAIRE OCEAN NOVA ETE 2015 - DEPART DE TROYES ACCOMPAGNE A PARTIR DE 6224 EUROS TOUT COMPRIS SEJOUR 9 JOURS - DEPART PARIS HOTEL 4* TOUT COMPRIS A PARTIR DE 1749 EUROS département Chasse : 15 ans d’expérience, qualité des zones de chasse et des guides francophones, prix très compétitifs» Martine Roussel 2, rue Aristide BRIAND - Parking www.martine-roussel-voyages.com 03 25 43 66 00 Navette domicile aéroport - Assistance 24h/24 et 7j/7 Voir conditions agence, prix indicatifs selon dates de départ 7 OUVERTURE 2014... Une ouverture pleine de promesses ! laies restées au chaudron à l’époque des semis de maïs. Le sanglier L’espèce la plus appréciée du chasseur sera encore bien au rendez-vous en 2014. Les tableaux importants de la saison passée et le manque de fructification forestière auraient pu nous faire craindre une baisse importante des effectifs mais cela ne sera pas le cas. En dehors du massif de Soulaines où l’on cherchera la bête noire, ailleurs les témoignages convergent pour nous signaler la présence de très belles compagnies. Si les effectifs d’adultes ont peut-être diminué, il semblerait que les rescapés aient profité d’un hiver clément et d’un printemps sec pour très bien se reproduire. Nous retrouvons un cycle normal avec un pic des naissances intervenu en Avril et Mai. Ces jeunes animaux feront entre 25 et 30 Kg à l’ouverture et représenteront une part importante du tableau à venir. La facture départementale des indemnisations dégâts devrait diminuée grâce à de très bonnes conditions de levée des cultures et des de 15% et sur les effectifs recensés au printemps qui chutent d’environ 20 %. Seule la Plaine de Troyes et d’une moindre mesure le PGC de la Sarce ont conforté ou maintenu leur population. Restons toutefois vigilants, les sylviculteurs annoncent un déficit hydrique dans les forêts qui devrait dessécher les fructifications. Cela pourrait générer un manque de nourriture et entraîner des sorties dans les maïs en lait. Un agrainage en adéquation avec les effectifs présents, une protection des cultures efficaces et d’éventuels tirs d’été sont les solutions au maintien des populations hors des zones agricoles. Heureusement, en 2014 les conditions météo ont été beaucoup plus clémentes. Grâce à un hiver particulièrement doux la reproduction a pu débuter dès le mois de janvier, et le printemps sec et chaud a permis d’assurer une bonne survie des levrauts. Pour ces raisons, nous sommes assez optimistes et espérons que les populations de lièvres reprendront leur progression. Il faut tout de même rester prudent, la situation n’est pas homogène et nous ne sommes pas à l’abri d’une mortalité automnale. Nous engageons les responsables de territoires à modérer leurs régles de prélèvements et même à les diminuer d’un petit quart afin de compenser la baisse constatée la saison dernière. Le Petit Gibier se gère proche du terrain et la réactivité aux aléas qu’il peut subir est le garant d’une chasse durable ! Le lièvre L’analyse de plus de 700 pattes de lièvre nous l’a confirmé, avec seulement 34 % de levrauts retrouvés sur les animaux prélevés, la dernière année fut l’une des plus mauvaises en terme de reproduction de l’espèce. Obligatoirement cette pénurie de jeunes a eu des conséquences sur le tableau de chasse 2013 qui baisse 8 M.MEUNIER Président A.D.C.P.G. Aube Une nouvelle saison s’offre à nous. Côté perdrix grise, il était heureusement difficile de faire pire que l’an passé. La reproduction 2014 s’avère malgré tout hétérogène et l’on était en droit de s’attendre à mieux, compte tenu des conditions climatiques d’avril à juin. Il faudra se montrer prudent en terme de prélèvement si l’on veut remonter les densités. Bon an, mal an, le faisan commun se porte bien et les nombreuses structures dédiées à sa gestion n’y sont surement pas étrangères. Si les inondations à répétition veulent bien nous laisser tranquilles, le faisan devrait confirmer son statut de gibier d’avenir dans notre département. Pour le gibier à poil, les voyants sont au vert, de nombreux levrauts sont vus depuis le printemps dernier et dans les secteurs où ils sont présents les lapins sont en nombre, promettant de belles parties de chasse si myxomatose et autres virus veulent bien les épargner. Pour le reste, parmi les nombreuses espèces chassables - migratrices ou non - vous trouverez sans doute matière à assouvir votre passion de début août à fin mars et que vive la chasse aux petits gibiers ! Chevreuil Nos territoires abritent de belles populations de chevreuils, mais cela ne doit pas nous empêcher de rester vigilants car rien n’est acquis ! L’augmentation des attributions de ces dernières années, plus 1 200 chevreuils en 4 ans, peut venir perturber cette situation. Les 9 secteurs plan de chasse du département augmentent (seuls quelques petits sous-secteurs baissent). La reproduction 2014 en vallée a été globalement bonne, ce qui devrait permettre de compenser la situation parfois inquiétante occasionnée par les inondations passées. Les printemps secs ont généralement un impact négatif sur la reproduction, il faudra être plus particulièrement vigilant sur le barrois où les premières sorties à l’approche nous indiquent beaucoup de chevrettes avec 1 jeune contre 2 normalement. Il faut noter que le pourcentage de réalisation baisse pour la troisième année consécutive, soyons donc prudents de façon à ne pas entamer notre capital reproducteur. Perdrix grise Si les comptages du printemps dernier ont été comme un coup de massue, les échantillonnages de compagnies de cet Été ravivent nos espoirs ! En effet, la période estivale de 2014 nous fait oublier cette année désastreuse de 2013. Avec un indice de reproduction de 5,1 jeunes par poules, l’avenir de la perdrix grise n’est pas si morose que certains le prétendent. Evidemment se laisser penser à d’énormes tableaux de chasse cette saison reste une utopie ! Toutefois, des prélèvements raisonnés sont facilement envisageables. Mais qu’en est-il réellement de l’état de nos populations ? Alors que certains scénarios catastrophe annoncent l’extinction de l’espèce, il faut savoir que les populations de perdrix grises dans notre département sont stables, voire en légère hausse depuis 25 ans maintenant ! Et oui, même si l’espèce fait le « yo-yo » certaines années, la fin des années 80 n’était pas meilleure que nos années actuelles... Il ne faut donc pas tout remettre en cause ! Restons sur des valeurs sûres de gestion : régulation des prédateurs, agrainage et aménagements ! Ne reste plus qu’à raisonner différemment : « Il faut chasser quand les populations de perdrix le permettent et s’abstenir quand la reproduction nous fait défaut... » Lapin Info nuisible DU BON… Q Le Conseil d’État a donné raison à six associations écologiques. Apres une Année 2013 difficile, le lapin de garenne semble revenir en force, là où il y avait déjà des noyaux de population, le lapin se porte bien… Malheureusement l’augmentation des populations est souvent synonyme de dégâts et cela se confirme malheureusement déjà sur quelques territoires. >Ê«iÊL>Û>À`i]Ê>ÊVÀiiÊÀi]ÊiÊ}i>Ê`iÃÊV kiÃ]Ê>ÊvÕi]Ê >Ê>ÀÌÀiÊiÌÊ>ÊLiiÌÌi]ÊViÃÊÃÝÊiëmViÃÊ`Ì le Conseil d’Etat a décidé, le 30 juillet, d’annuler le classement comme animaux « nuisibles »Ê `>ÃÊ ViÀÌ>ÃÊ `j«>ÀÌiiÌÃ°Ê ½ÕLiÊ ViÊ>Ê>ÀiÊiÃÌÊVViÀjiÃÊ«>ÀÊ>Ê«i°Ê iÊÀi`ÕÌ>LiÊ«iÕÀÊ`iÊ`ÃÊiÌÊ`iÃÌÀÕVÌiÕÀÊ`iÊVÕÛjiÃÊÊÛ>Ê`VÊ`ë>À>ÌÀiÊ`iÊ ÌÀiÊÃÌiÊ`iÃÊÕÃLiðÊ>ÃÊiiÊÀiÃÌiÊ}LiÀ° La bonne reproduction avec son cortège de jeunes relativement élevé amène déjà les premières mortalités sur nos territoires. Cette mortalité peut localement être très importante compte tenu de la baisse des populations de l’année dernière, car cela entraîne souvent une chute du taux d’immunité… et donc fragilise l’espèce. Migrateurs A l’instar de la perdrix grise, 2014 semble être un cru prometteur pour nos différentes espèces de migrateurs. Si les sauvaginiers ont déjà pu constater une très bonne année de reproduction chez les principaux canards, que les amateurs de cailles se rassurent. En effet, les observations réalisées par le Service Technique lors des échantillonnages indiquent une présence en nombre de cailles des blés dans les chaumes. Enfin, du côté des colombidés, les conditions clémentes du printemps dernier auront sans aucun doute favorisé la survie des jeunes pigeons et autres tourterelles. S.T. 9 L’AFACCC 10 a pris place ! L’EEL... Du lapin L’ENTEROPATHIE EPIZOOTIQUE DU LAPIN (EEL) L’EEL a émergé dans le milieu des années 90, causant de fortes mortalités chez les jeunes lapins d’élevage. Tout indique qu’elle se transmet par voie oro-fécale car la maladie a été reproduite à partir d’inoculation de contenus intestinaux de lapins malades. Cette maladie est une préoccupation majeure de la filière cunicole. L’EEL n’a jamais été détectée avec certitude dans des populations naturelles mais il y a eu plusieurs suspicions dans le cadre du réseau SAGIR. L’organisateur du salon de la chasse et de la pêche au cube fin avril avait laissé bonne place aux chiens courants. L’AFACCC a bien évidemment relevé le défi et c’est avec la plus grande satisfaction que les visiteurs ont pu redécouvrir ces races canines qui font partie de notre patrimoine cynégétique. EPIDEMIOLOGIE C’est une maladie très contagieuse, donc une mortalité groupée et importante de jeunes lapins est un signe d’appel ALLURE DU LAPIN MALADE Ballonnement, gargouillis marqués, prostration de l’animal, dos «pointu », nez « allongé », yeux en amande, grincement de dents, diarrhée pâteuse, glaires SI MORTALITE IDENTIFIEE, contacter la FDC 10 (03 25 71 51 11). Tous les symptômes ne sont pas forcément présents sur un même animal. Il peut y avoir un symptôme visible sur l’un, un autre symptôme sur un autre lapin etc. En mettant bout à bout tous les cas même ceux non transmis au laboratoire, on arrive à avoir une image représentative de la maladie. «Nous adressons nos remerciements à la FDCA pour son invitation et à nos adhérents qui ont répondu présents à l’organisation de cette 2ème édition du salon de la chasse au Cube. L’AFACCC10 a tenu un stand et présenté une quarantaine de chiens courants : Petits gascons saintongeois, anglo-français, beagles, griffons bleus de gascogne, petits bleus, nivernais, griffons fauves de Bretagne, briquets griffons vendéens, bassets fauves de Bretagne, Saint Hubert. Un grand merci à tous les propriétaires qui ont su donner de leur temps tout au long du week-end et faire partager leur passion de la chasse aux chiens courants aux visiteurs». J.M. BARONI, Président AFACCC10. «Nous avons accueilli pour la plus grande joie des visiteurs, les chasseurs aux chiens courants (AFACCC) au Salon de la Chasse et de la Pêche au Parc des Expositions de Troyes, nous serons heureux de les accueillir une nouvelle fois dans le Village Canin pour la 4ème édition sur une nouvelle zone dédiée en extérieur. 2015 devrait prévoir de nombreuses nouveautés.» Aurélie Chef de Projet CUBE 3. BIENTÔT L’OUVERTURE L’ouverture approche, tout le monde s’agite. On s’affaire à préparer les armes, les habits, les voitures, le permis… Mais pour nos chiens, justement, qu’en est-il. Nos chiens de chasse sont de véritables athlètes. Il est impensable d’envoyer un sportif à l’exercice sans l’avoir entraîné et préparé adéquatement. Pour cela, rien de mieux que la marche effectuée de façon régulière à raison par exemple d’une sortie quotidienne. Cet entraînement doit être réalisé de façon progressive. De quelques minutes les premiers jours et allongées ensuite. Proche de l’ouverture, les sorties devront atteindre une à deux heures afin de développer à nouveau les capacités d’endurance de votre chien, ne comptez pas moins de 4 à 6 semaines pour lui « refaire une santé ». C’est au plus tard début août qu’il vous faut donc commencer votre programme de remise en forme. Choisissez cependant de préférence les heures les plus fraîches et les zones ombragées. Perte de poids et entraînement riment-ils avec régime alimentaire adapté ? La plupart du temps, il ne faut en aucun cas confondre absence de surcharge pondérale et maigreur excessive. L’effort physique demandé lors d’une journée de chasse nécessite que votre chien puisse puiser dans ses réserves caloriques. Son régime alimentaire réside donc dans un juste équilibre des valeurs énergétiques. Je vous souhaite une bonne remise en forme ainsi qu’une bonne ouverture et une très agréable saison cynophile et cynégétique à toutes et tous. Myriam GUYOT, Président A.D.C.C.A 10 10 FDSEA /FDCA AGRIBIRDS... What else ? Le 11 Mars 2014, la Fédération des Chasseurs et la Fédération des Exploitant Agricole se sont retrouvés à Sainte Savine pour faire découvrir la faune et la flore qui peuplent nos plaines agricoles. Les élèves de l’école élémentaire de Georges Guingouin ont pu semer une jachère fleurie dans la cour de l’école et réaliser des empreintes des animaux de nos campagnes. Apres quelques mois le résultat est là ! La Fédération des Chasseurs de l’Aube avec 4 autres Fédérations de France sont retenues par le Ministère de l’Agriculture pour expérimenter de nouveaux indicateurs environnementaux, ceci afin de faciliter le passage de l’agronomie « classique » à l’agro-écologie. Porté par l’ACTA (Institut technique agricole), ce projet qui court sur 3 ans réunit également un certain nombre d’organismes tels que les chambres d’agriculture, l’ONCFS, le Museum national d’histoire naturelle, l’Institut national de recherche agronomique, etc… Les agriculteurs, conseillers… recherchent des indicateurs fiables pour mieux appréhender la biodiversité présente sur leurs exploitations ou territoires. Comme indicateurs globaux de l’état d’un écosystème, les oiseaux peuvent apparaître comme de bons candidats. Le projet AGRIBIRDS vise donc à produire un outil permettant à chacun de choisir l’indicateur « oiseau » le plus adapté à ses objectifs et de l’interpréter en fonction de sa situation. Le territoire proposé par la fédération de l’Aube se situe en champagne crayeuse. Il est important de signaler que ce dossier généralement réservé à la LPO ou à d’autres organismes écolo… n’aurait pu aboutir sans une étroite collaboration avec la Fédération régionale des chasseurs. La chasse alliée de la biodiversité ! Un dimanche à la chasse ! La Fédération Départementale des chasseurs de l’Aube, en liaison avec quelques sociétés de chasse, va mener une opération de communication d’envergure cet automne. L’idée consiste à proposer aux non-chasseurs qui le souhaitent de s’immerger, pour un dimanche, au cœur de la chasse telle qu’elle est pratiquée sous ses formes les plus diverses. Cette opération, baptisée « Un dimanche à la chasse » est d’envergure nationale ; elle affirme une volonté de s’ouvrir toujours davantage sur l’extérieur et de réussir le pari d’une cohabitation bien comprise entre les chasseurs et les autres usagers des milieux naturels. L’opération « Un dimanche à la chasse » veut également témoigner de l’exercice sécurisé d’une chasse responsable, porteuse de valeurs et d’éthique. Si dans votre entourage vous avez des personnes non chasseurs qui souhaitent découvrir une journée de chasse, ils peuvent contacter la fédération des chasseurs. Attention, Le nombre de place disponible pour cette première organisation est limité. Contact : Bruno BAUDOUX 03 25 71 51 11 ou [email protected] L’opération 2014 se déroulera le dimanche 19 octobre. 11 Exposition de trophées, 7, 8, et 9 Juin 2014 à Brienne-le-Château Bernard Fiévet. Cette année fera date. L’exposition de trophées 2014 à Brienne le château a bénéficié des apports des cerfs de la partie Auboise du camp de MAILLY, intéressants, par leur nombre et leur qualité. Il est évident que la méthode de prélèvement à l’approche, évite l’abattage d’un cerf « tout venant », en battue, peu importe lequel, du moment que MM les sylviculteurs constatent qu’une bouche de moins, supposée faire des dégâts dans leurs forêts, est mise au tableau. Une grosse partie du travail de cotation des cerfs récoltés lors de la saison 2013/2014, avait été effectuée le 31 Mai dernier, dans les locaux de la FDCA, par une équipe des six cotateurs, dont 2 invités, venus de départements voisins. Plus d’une vingtaine de trophées de cerfs de haute qualité entreront au catalogue National, lors de sa prochaine édition, avaient été expertisés. A la vue de l’ensemble des 295 trophées rassemblés au Foyer Rural de Brienne le Château, il est vite apparu qu’ une autre vingtaine de trophées de cerfs seraient susceptibles d’ atteindre le niveau d’ une médaille. Un gros travail reste donc à effectuer. Nous précisons que l’objectif majeur de la cotation des trophées n’est pas une « course au record » mais simplement, des données chiffrées qui traduisent l’état de la pyramide des âges, et la bonne santé d’une population de cervidés, massif par massif. Avant tout, le Trophée doit rester attaché à un moment d’exception vécu dans la nature. Deux cerfs majeurs émargent du lot, tous deux médailles d’Or (202,76 et 203,02 points CIC) : l’un prélevé par M. P. CHARTON, à l’approche dans le massif de Mailly le Camp, et l’autre en battue, par M. GAGNEREAUX, en forêt de Rumilly-Chaource. Ce sont des cathédrales de puissance et de beauté, dont le plus âgé atteignait seulement 8 ans. Il convient de signaler que 60% des cerfs exposés à Brienne ne dépassaient pas la troisième tête, 30% étaient des subadultes de la 4ème et la 6ème tête, et seulement 10% des trophées présents se situaient à la 7ème ou 8ème tête. Il n’y avait AUCUN véritable « Vieux cerf » ! Cela laisse à penser que la pyramide des âges est écroulée, avec pléthore de jeunes animaux, mais aucun réel vieux sujet, ce qui est très souçiant pour l’avenir. Un très curieux animal a été exposé, après un traficotage vite décelé. Connu et photographié en forêt d’Orient, ce cerf a été présenté après greffe d’un andouiller supplémentaire, un cerf sans surandouiller ni chevillure sur le merrain droit. Par un miracle inexplicable, 12 ce cerf s’est retrouvé pourvu d’un surandouiller très blanc, alors que l’ensemble du massacre est assez sombre, mais surtout, la courbure de ce néo andouiller a été tournée dans le mauvais sens, vers le bas. La ligne de greffe réalisée par de la résine est très visible. L’effet obtenu est grotesque et ridicule. Nous supposons que c’est le propriétaire, épris de symétrie, qui a eu cette idée tordue ! Cette greffe a déclenché les rires d’une poignée de connaisseurs, et l’indignation de nombreux autres. De toute manière, ce nouvel andouiller n’est pas une trochure, seulement une trichure ! Selon estimation, 800 personnes seulement ont visité cette manifestation cynégétique qui a mobilisé dix personnes pendant une semaine complète. Il est inquiétant de constater le désintérêt des porteurs de carabine pour ces rencontres où il y a tant à apprendre… il n’y a plus personne pour apprendre quelques rudiments sur la physiologie et l’éthologie du cerf, ou l’évaluation de son âge par sa dentition et la hauteur de ses pivots… D’ailleurs les glorieux Nemrods savent tout… Années Bronze 165 à 180 Argent 180 à 195 Or 195 à 210 2010 2011 Exceptionnel > 210 Total Cumul 9 8 4 5 1 0 18 166 0 0 9 2012 8 175 9 1 0 18 193 2013 8 1 1 0 10 203 2014 - - - - - - TOTAL 104 75 23 1 203 - % 51,2 36,9 11,3 0,5 100 - REPARTITION PAR CLASSE D’AGE REPARTITION DES QUANTITES PAR UNITE DE GESTION Lettre ouverte de l’association des chasseurs de grand gibier Lors de sa création il y a plus de 50 ans, l’Association nationale des chasseurs de grand gibier s’est doté d’une charte, véritable bible, qui précise en préambule que le grand gibier constitue un admirable patrimoine naturel et que toutes les espèces doivent être sauvegardées et leurs qualités maintenues, sans porter atteinte à la pérennité de la forêt. Précurseur, l’association des chasseurs de grand gibier avait donc mis en avant le respect de la biodiversité, terme largement utilisé actuellement et galvaudé bien souvent. N’en déplaise à certains, le grand gibier fait partie de cette diversité dans l’écosystème forestier au même titre que toutes les espèces végétales ou animales. Compte tenu de ces impératifs, le chasseur de grand gibier doit orienter son activité vers une véritable gestion des cheptels sauvages mais aussi mettre en œuvre les méthodes modernes d’amé- nagement des territoires pour les rendre favorables à l’existence du grand gibier et ainsi contribuer à la diminution des dégâts. L’équilibre agro-sylvo-cynégétique ne doit pas se décliner selon notre appartenance à un groupe d’intérêt (chasseur, forestier, agriculteur) mais il devrait être l’aboutissement d’un dialogue, d’une concertation entre tous les acteurs. A l’évidence, ce n’est pas le cas actuellement mais cela ne doit pas nous empêcher d’être vigilants car le danger guette. En discussion à l’assemblée nationale, la loi d’orientation agricole et forestière présente des dispositions dangereuses voire inacceptables, en particulier l’article 29 qui assujettirait le schéma départemental de gestion cynégétique aux documents d’objectifs sylvicoles. Un rapport rédigé de son bureau par un sombre ingénieur agronome prétend uniformiser les populations de grand gibier quels que soient le lieu et la richesse du 13 biotope : DESOLANT. Comment peut-on ignorer l’expérience des hommes de terrain qui, chaque jour, contribuent au maintien de cette biodiversité ? Agréée comme association de protection de la nature et reconnue d’utilité publique au titre environnemental, l’association des chasseurs de grand gibier peut se prévaloir d’être habilitée à s’occuper de la gestion de la grande faune sauvage. Que chacun fasse son métier : le forestier pour le bois et son industrie, le chasseur pour la faune sauvage. Le chasseur de grand gibier a là une belle carte à jouer mais il lui faut suivre impérativement les lois naturelles et laisser de côté ses intérêts personnels. Dans l’Aube, nous n’avons pas su mettre en place une gestion qualitative des grands cervidés : DOMMAGE car l’analyse des expositions de trophées successives montre bien les limites du système actuel. La pyramide des âges n’est pas et ne pourra pas être respectée tant que ce système restera en place. Une mesure simple pour aller dans le sens de l’écoéthologie de ces espèces : NE PAS TIRER LES BICHES ET LES CHEVRETTES AVANT LE 1er DECEMBRE car les faons sont encore dépendants. Pour terminer mon propos, je voudrais m’élever avec force contre une décision de l’administration, véritable DIKTAT, le FAIT DU PRINCE, ce qui lui a fait accorder un cerf supplémentaire à un intérêt privé contre l’avis de la FDCA, du comité technique du GIC et du vote majoritaire du conseil départemental de la chasse et de la faune sauvage, pratique que je pensais réservée à certains pays et révolue….QUID du dialogue et de la concertation. Bonne saison de chasse à tous. J.M. FRIEDRICH Ne prenez pas la tourterelle pour un pigeon ! C’est dans l’objectif d’évaluer les tendances démographiques des populations nicheuses de la Tourterelle des bois que la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aube participe au programme du « Réseau National d’Observation des Oiseaux de Passage », coordonné par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Un point sur les populations On observe un déclin important au niveau national. En effet, les relevés ACT indiquent une diminution de 21% des effectifs nicheurs depuis 1996. C’est en 2008 que les effectifs ont le plus chuté suite aux conditions météorologiques défavorables qui ont sévi cette année (fortes précipitations, températures basses). De plus, l’arrachage des haies lors des remembrements n’a pas favorisé la sauvegarde de l’espèce. Néanmoins, on observe une tendance à la hausse. gueur de 4 kilomètres contenant 5 points d’écoute pendant les mois de Mai et Juin. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons observer de fortes disparités dans la répartition de l’espèce au sein du département. La Tourterelle des bois a besoin de calme et d’espaces boisés pour se reproduire. Elle affectionne particulièrement les haies et arbustes ainsi que les landes et bosquets. Comme nous pouvons le voir sur la carte de répartition de la Tourterelle des bois établie par grandes régions agricoles, l’espèce est essentiellement présente dans les régions de la Champagne humide et du Barrois. Cette présence est notamment due à un fort taux de boisement. De plus, la présence de sols argileux limite l’ex- pansion des grandes cultures céréalières pour laisser place à des milieux mixtes composés de prairies et de parcelles cultivées entrecoupées de haies. L’effectif de la Tourterelle des bois est plutôt faible dans le reste du département à l’exception de la région du Nogentais qui se démarque de cette tendance Une chasse intéressante ! Il est possible de faire de belles parties de chasse à partir du dernier week-end d’août. Il faut savoir que la Tourterelle des bois se chasse uniquement à poste fixe et à plus de 300 mètres de tous bâtiments. La Tourterelle des bois dans notre département INDICE / POINT D’ÉCOUTE COUTE 0 [0 - 0,1 [ [0,1 - 0,3[ Répartition de l’espèce au sein du département [0,3 - 0,6 [ [0,6 - 1,2 [ Dans le but d’évaluer l’effectif des populations nicheuses de la Tourterelle des bois, celle-ci est suivie sur un total de 30 parcours d’une lon- 14 Biologie de la tourterelle des bois La Tourterelle des bois « Streptopelia turtur »est la plus petite espèce de la famille des Colombidés. Espèce migratrice, elle est présente en France uniquement pendant la période de reproduction de Mai à Août. L’oiseau mesure environ 28 cm et 50 cm d’envergure pour un poids moyen de 150 grammes. Sa tête est grise et son cou possède des rayures noires et blanches. La gorge est nuancée de rose (plus colorée chez le mâle) et le dos est brun-gris. Elle est facilement reconnaissable en vol par son liseré blanc à l’extrémité des plumes de sa queue. PRÉSENTATION DU BAGUAGE DES COLOMBIDÉS Hervé LORMEE Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage Direction des Etudes et de la Recherche Le programme de recherche « Colombidés » a été mis en place en 2000 et progressivement étendu depuis sur l’ensemble du territoire national, pour atteindre une couverture quasi complète à partir de 2008. L’objectif principal de ce programme est l’estimation d’un ensemble de traits démographiques sur 4 espèces de colombidés nicheurs : le Pigeon ramier, le Pigeon colombin, la Tourterelle des bois et la Tourterelle turque. Les 3 principaux traits démographiques visés sont le succès reproducteur, les taux de survie et les modalités de la dispersion. L’influence sur ces paramètres de l’environnement et plus particulièrement de l’habitat est prise en compte. De par son importance cynégétique, le Pigeon ramier est considéré comme l’espèce prioritaire dans ce programme. La prise en considération des 3 autres espèces est néanmoins justifiée, dans la mesure où il existe des enjeux nationaux ou internationaux de conservation manifestes pour le Pigeon colombin et la Tourterelle des bois. Enfin, la tourterelle turque est considérée comme une espèce invasive, et potentiellement vectrice de certaines épizooties. Ce programme repose sur 2 volets complémentaires : le suivi du succès des tentatives de reproduction et le baguage des poussins et des oiseaux volants (juvéniles et adultes). Le ramier en pleine forme Contrairement à la Tourterelle des bois, le Pigeon ramier, lui, se porte plutôt bien ! Son effectif est également étudié au travers des routes ACT. Le pigeon ramier est présent en France et dans l’Aube pendant la période de nidification ainsi que la période d’hivernage. Les relevés ACT indiquent une hausse de la population de 96,38% depuis 1996. Pour évaluer la population hivernante des comptages FLASH sont mis en place le 15 Janvier depuis 2000. Ces comptages sont basés sur le même principe que les comptages ACT. Depuis l’année 2000 la tendance est à la hausse, nous avons observé sur l’ensemble du pays que la population hivernante avait augmenté de 113,4% ! De quoi redonner le sourire aux amateurs de la chasse aux pigeons. Cette forte augmentation des populations de Pigeons ramier se traduit également par une sédentarisation de l’espèce. Les relevés ACT indiquent une hausse de populations en zones urbaines. Le secteur du Nogentais prélève 45% du tableau de chasse départemental du Pigeon ramier. Ce chiffre important est dû au fait de la situation limitrophe avec la Seineet-Marne qui possède une culture forte de la chasse de cette espèce à partir de palombières. Ce secteur est constitué de polycultures et de grandes parcelles de maïs favorables au stationnement des ramiers. 1ère étape : Capture du poussin au nid 2e étape : Pesée du poussin Alexis Charcosset, S.T. 3e étape : Mesure de la longueur tête-bec Le suivi par bague Depuis cette année la FDC10 participe au baguage des Colombidés (Pigeon ramier, Tourterelle des bois, Pigeon colombin, Tourterelle turque) L’objectif d’un tel dispositif est de déterminer l’influence des habitats, l’estimation du taux de survie ainsi que les mécanismes de dispersion de l’espèce. 4e étape : Mesure du tarse C’est pourquoi, tout chasseur qui prélèvera un Colombidé (Pigeon ramier ou Tourterelles) muni d’une bague aluminium devra la retourner à la FDC 10. 5e étape : Mesure de la longueur de l’aile 6e étape : Le baguage 15 Liste des ExpertsCotateurs Q BERRARD Gilles 4, rue de l’Epine 10200 Thil 03 25 92 77 21 L’Association Française de Mensuration des Trophées Un suivi qualitatif ! (par Bernard Fievet) A QUOI SERT LA COTATION de TROPHEES ? Ainsi que l’écrivait Monsieur André-Jacques Hettier de Bois Lambert « Avant tout, le trophée doit être considéré comme un souvenir personnel du chasseur qui lui rappellera un bel animal sauvage et un moment d’exception vécu dans la nature. A ce titre, il faut le respecter […] quelle que soit son évaluation chiffrée » L’appréciation chiffrée des trophées ne doit pas être considérée comme une incitation à prélever systématiquement les plus beaux animaux afin d’établir des records. L’analyse des différentes classes d’âges des grands cervidés, réalisée lors des expositions de trophées a un but prioritaire : maintenir les populations animales dans un bon état sanitaire, en équilibre avec le milieu, et absolument pas la production de trophées, au demeurant hypothétique, de trophées exceptionnels. La cotation des trophées permet de prendre conscience du vieillissement des grands animaux de nos forêts. Il faut un minimum de 4 à 5 ans pour que les sangliers aient des défenses et grès atteignant le seuil d’enregistrement des cotations, soit 105 points CCI. Comme dans notre pays, la durée de vie moyenne d’un sanglier est de seulement 2 ans, voilà pourquoi, seulement 50 sangliers sont entrés au catalogue national des trophées, dans notre département, sur un tableau total de plus de 87 500 tués lors des quinze dernières saisons ; Une misère en grands vieux sangliers… Le Schéma départemental cynégétique a rendu la présentation des grands cervidés obligatoire. Les informations obtenues lors du recensement par classes d’âges des populations tuées servent à l’établissement des futures attributions des plans de chasse, pour tenter d’atteindre le difficile équilibre agro-sylvo-cynégétique. Les informations contenues [dans les catalogues de trophées] chiffrées et objectives, doivent être utilisées dans le cadre de jugement global qualitatif des populations, au niveau de vastes massifs, plutôt qu’a celui d’un individu, pris isolément. Pour les 15 dernières saisons, les cotateurs Aubois ont répertorié 186 cerfs dépassant le seuil minimum d’homologation. (165 points CIC) Parmi les animaux récoltés enregistrables au catalogue des Trophées, on note une majorité de sub-adultes, 5 à 7 ans. Rares sont les animaux atteignant 8 ou 9 ans, et moins de 2 % des cerfs présentés atteignent ou dépassent 10 ans. La 9ème édition du catalogue de trophées est en préparation. L’édition précédente, datant de 2007, comportait plus de 10 000 trophées. Compte tenu de l‘accroissement des populations, le seuil des 14 500 trophées répertoriés sera dépassé. Protocole de cotation. La cotation ne peut survenir qu’après un séchage de 3 mois minimum. Celle d’un cerf nécessite une vingtaine de mesures. Toutes les cotations sont gratuites. L’examen est impossible à effectuer dans le cas où un trophée serait déjà collé, et/ ou vissé : Risques de rupture d’une défense, pour les sangliers. Il est également impossible de procéder à une cotation lorsque les animaux sont naturalisés en cape. Les animaux provenant de parcs et enclos ne sont jamais pris en compte (Milieux artificiels, Suralimentation énergétique, anabolisants musculaires et osseux, sels de manganèse, calcium, zinc, cuivre, sélénium… et introduction de souches cervines étrangères). Pour les trophées de qualité supérieure, (médaille d’or) la présence de 2 experts cotateurs lors de l’examen est nécessaire. 3 Photos prises selon des angles précis, sont obligatoirement jointes à l’envoi en attente d’homologation. Après un délai d’environ 3 mois, la fiche de cotation électronique sera retournée à l’expert-cotateur. Ce dernier la transmettra alors au propriétaire du trophée. 16 Q DESPRES, Thierry 12 rue des Noues 10270 Courteranges 03 25 41 75 74 Q FIEVET Bernard 13 rue Gust. Masson 10000 Troyes 03 25 80 20 48 Q MARGON Claude 1 rue des pâtures 10500 La Giberie Petit-Mesnil 03 25 92 24 81 Q MILITZER Jean-Jacques 17 rue Fernand Léger 10100, Romilly-sur-Seine 03.25.24.34.74 Qualification des cotateurs. Les cotateurs doivent obligatoirement être titulaires du Brevet Grand Gibier. Ils assisteront à une séance de formation d’une journée, de localisation variable, au terme de laquelle ils se verront attribuer le titre hyperbolique « d’Expert » puisque le terme de « cotateur » n’ existe pas dans le dictionnaire... (Nous avons été formateur dans plusieurs de ces séances : Fontainebleau, Troyes ; Grenoble, Loches, ainsi qu’ en Suisse en 2011).Tous les grands gibiers, y compris ceux de montagne, y sont traités. Pendant une période d’un an, le cotateur nouvellement formé est tenu d’effectuer ses premières mensurations en doublette avec un autre cotateur expérimenté. Il y a environ 220 experts cotateurs de L’ AFMT en France, répartis en fonction des densités de grands gibiers. Les cotateurs Français sont reconnus par le CIC. Le recrutement se fait en fonction des nécessités du département. Il n’ est pas prévu de former une nouvelle personne dans notre département, où 5 cotateurs sont déjà en activité. Les Trompes du Grand Cernay C’est en 2005 que Les Trompes du Grand Cernay voient le jour. Une poignée de copains se retrouvait régulièrement pour partager le plaisir de la trompe, ils ont alors créé une association de type « loi de 1901 ». Mais d’où vient le nom des Trompes du Grand Cernay ? Le Grand Cernay est un petit bois situé à DOSCHES, il y a bien longtemps un domaine y était construit, avec à proximité une source qui porte le même nom, Il existe même des légendes sur le château du Grand Cernay. Une rue du village porte ce nom et le siège social de l’association est situé à la mairie du village. De nombreux amoureux de cette musique très spécifique sont venus nous rejoindre. A ce jour, nous comptons 35 sonneurs parmi lesquels les plus chevronnés mais aussi ceux dont l’apprentissage est en cours pour intégrer par la suite les rangs de ceux qui portent la tenue. L’association est rythmée au fil des années par les arrivées mais aussi par les départs. Le milieu associatif est toujours délicat et il faut que les règles et que la rigueur soient respectées avec une bonne dose d’amitié et de convivialité. Cette année les trompes du Grand Cernay ont réussi un joli palmarès : - Michel Cartier obtient à Atton son Brevet de Sonneur classé (BSC) - Marc Boulard obtient à Hazebrouck sa qualification en 4e catégorie, - Franck Colfort obtient à Atton sa qualification en 4e catégorie, - Jean-Luc Cellier obtient son Brevet de Sonneur classé (BSC) à Fontainebleau Ils vont ainsi de succès en succès, et régulièrement la presse locale en fait écho. Olivier Renaudet est le Président, le Directeur musical, et aussi le délégué départemental de la FITF (Fédération Internationale des Trompes de France). En Juin 2014 Olivier RENAUDET a créé une nouvelle association en rapport avec son statut de délégué FITF. C’est ainsi que vient de naître La Délégation Départementale des Trompes de l’AUBE ou seuls les membres affiliés à la FITF pourront en faire partie. - Jean Paul Choffé obtient à Atton sa pré-sélection en 3e catégorie - Sébastien Marie obtient à Hazebrouck sa pré-sélection en 3e catégorie - Olivier Renaudet obtient à Hazebrouck sa pré-sélection en 2e catégorie - Didier Guibert obtient son Brevet du Sonneur Classé à Saint Honnoré les Bains internationaux, une réputation qui n’est d’ailleurs plus à faire si l’on en croit le nombre de sollicitations et de manifestations auxquelles nous participons. On les retrouvent lors de la fête de la chasse au cube de Troyes, lors de cérémonies diverses, lors de concerts, mariages, et aussi pour des occasions moins joyeuses, les deuils. Parmi leur répertoire, nous retrouvons toutes les fanfares officielles de la vénerie française, depuis le réveil jusqu’à l’Adieu des Maîtres et la curée ; mais aussi des musiques de fantaisies telles que Le Moulin de la Vierge, Souvenir de Vincennes, La Bocquillon ou encore Les Echos de la Chapelle en Serval. Ils étaient le 7 juin dernier à Montier en Der pour un concert exceptionnel sur l’hippodrome de la Crouée, parmi 80 sonneurs et pas des moindres, dont le directeur musical du Débuché de Paris et des champions nationaux et 17 Les concerts que nous donnons est le fruit de nombreuses heures et d’années de travail, ce qui donne une qualité musicale dont on vous laisse le soin d’apprécier. Si la pratique de la trompe ne nécessite pas une connaissance poussée de la musique, les notions élémentaires de solfège sont malgré tous les bienvenues pour accélérer le processus d’apprentissage de cet instrument. Certes , il paraît simple de sonner, mais il faut savoir qu’au rythme de 1 heure de trompe par jour il faut environ 5 ans pour faire un bon sonneur , mais on ne joue pas du cor de chasse, on sonne de la trompe ! Au-delà de ce travail, un autre objectif anime bon nombre d’entre nous, gravir les échelons de la hiérarchie des sonneurs, qui va de la 5e catégorie à la 1ère catégorie celle qui, chaque année, consacre les champions de France et internationaux. Parmi ces sonneurs certains iront les 30 et 31 août prochains lors des championnats de France à la Teste de Buche, entre Bordeaux et Mont-de-Marsan, pour obtenir leur sélection pour la catégorie supérieure. Nos ambitions sont de retrouver des membres du grand Cernay sur les podiums des championnats de France dans les années qui viennent. Michel CARTIER Pierre HURTAULT, homme au caractère bien trempé et ancien président du GIC des Baillys, nous raconte …. Vers la fin des années 70, alors que je suis président de la société des Baillys depuis une petite dizaine d’années, avec quelque uns, nous mettons en place une ‘’Entente’’ car il n’y avait plus rien, et certains n’en voulait pas ! Puis en 1980, je contacte le directeur de la FDC10, Mr Brisson, pour nous lancer dans une gestion sur le chevreuil, qui deviendra le GIC des Baillys en 1981 et dont j’assurerais la présidence jusqu’en 2013. 80 chevreuils issus de 3 Fontaines en 2 ans avec non tir pendant 5 ans et la réussite a été au rendez-vous. On a ensuite inondé le secteur en chevreuil …. Une anecdote : Pour les comptages tôt le matin, les techniciens de la Fédé couchaient à la cabane Pour le sanglier, même constat puisque nous en prélevions un au raccroc de temps en temps. Puis la graine est tombée des arbres… Je ne fais pas de dessin. Mais dès le début, en parallèle à la gestion rigoureuse que nous menions, il y a eu un gros travail pour la mise en place des clôtures. Et cette vigilance se poursuit aujourd’hui avec de belles populations de sangliers dans nos forêts. Enfin il faut souligner l’esprit de fraternité qui régnait à l’époque malgré le peu d’animaux prélevés, alors qu’aujourd’hui, les tableaux sont là mais… Les Baillys number1 ! C’est en 1981, sous l’impulsion d’un homme bien connu, Pierre Hurtault, qu’a été créé le premier GIC du département de l’Aube, celui des Baillys, dont il assurera la présidence jusqu’en 2013 avant de passer la main. Implanté entre les secteurs de l’Orient et de Rumilly-Chaource, ce petit massif de 3750 ha de forêts s’étire entre la RN 71 et RN 19 jusqu’aux premiers plateaux du Barrois. Il sera par la suite coupé en deux par l’autoroute A5 en 1990. Composé également de cultures et de prairies, cette structure avait dans un premier temps pour vocation la gestion du chevreuil. Le développement de la population de Capreolus capreolus passera d’ailleurs par de nombreux lâchers en provenance du célèbre massif de 3 Fontaines. Les plans de chasse vont d’ailleurs croître de manière exponentielle, passant de 31 attributions en 1987 à 345 en 1998 pour se stabiliser depuis aux alentours de 230 attributions. En 1998, alors que la population de chevreuil est à son apogée sur les Baillys, les responsables de chasse vont alors décider de se lancer dans la gestion d’une autre espèce, à ce moment peu abondante sur le massif, le sanglier, en instaurant un Plan de Gestion Cynégétique. Les résultats ne mettront pas longtemps avant de se faire sentir, suite à la mise en place de quelques zones de quiétude bien réparties et de règles de tir bien ciblées sur les jeunes, en épargnant les laies reproductrices. Tout le monde connaît la recette... En effet, la cinquantaine de sangliers qui se prélevaient en 1990 sera vite remplacée par des tableaux plus conséquents, pour atteindre... 490 en 2012 ! La limitation des dégâts en ligne de mire ! Mais le développement d’une telle population de sangliers ne peut se Le Mot du Président du GIC des Baillys Gérard Clivot J’ai repris la présidence du GIC des Baillys en 2013 suite à la démission de l’ancien président, Pierre HURTAULT, mais je dois dire que j’ai hérité d’un portefeuille bien rempli depuis toutes ces années de gestion chevreuil et sanglier. Et les tableaux de chasse respectifs de ces 2 espèces sont plus qu’honorables. Notre G.I.C. à la particularité d’être coupé en deux par l’autoroute A5, avec des niveaux de population différents entre Nord et Sud, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Mon objectif premier, si l’on veut continuer à s’amuser dans nos bois, c’est la limitation des dégâts. Et là, les principaux responsables, en particulier sur la partie Nord, ont joué le jeu avec mise en place d’une politique commune de prévention des dégâts. En plus des clôtures électriques, nous faisons des battues de prolongation en mars, des battues de repousse ou des battues dans les maïs au 15 Août tous ensemble. Des chasseurs effectuent du tir à l’approche sur leur territoire respectif, et même s’ils ne prélèvent pas, observent et renseignent sur d’éventuels dégâts. Bien sûr, il y aura toujours quelques divergences, mais tout problème trouve sa solution. Et les réunions de Comité Technique nous permettent de mettre tous les sujets sur la table. La chasse doit être et rester un moment de plaisir et de convivialité. 18 faire qu’en instaurant une politique de protection des cultures efficace. Et là encore, Pierre Hurtault, également administrateur fédéral et président de la Commission ‘’Dégâts’’ va travailler d’arrache-pieds avec ses voisins pour limiter au maximum les incursions de suidés dans les cultures et autres prairies, pour faire du GIC des Baillys un modèle de gestion. Pari gagné puisque la note des dégâts réglés aux exploitants agricoles a toujours été maintenue à un seuil acceptable. Ce GIC est aujourd’hui présidé par M. CLIVOT Gérard et les modalités de gestion sont régulièrement étudiées par un Comité Technique. Ce dernier est composé par les 15 sociétés adhérentes, la FDC 10 les représentants de l’Administration (DDT, ONCFS, ONF,...) et est chargé de faire des propositions d’attributions chevreuil et sanglier préalables avant d’être validées en CDCFS (Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage). S.T. Alexandre Martel - Le délégué régional Les Rencontres Saint Hubert dans l’Aube En 2013 le Concours Saint Hubert est devenu les Rencontres Saint Hubert, en effet cette nouvelle appellation correspond beaucoup mieux à l’objectif de cette journée. Un accueil chaleureux pour ne pas dire familial, une convivialité et bien sûr le partage de moments d’émotions intenses caractérisent la chasse ! C’est également l’esprit des Rencontres Saint Hubert. C’est un groupe d’amis qui est content de se retrouver une fois par an, d’accueillir et d’encourager les nouveaux arrivants. C’est également la possibilité d’avoir des conseils sur le dressage de son chien et de développer ses connaissances cynégétiques. En bref il y a mille raisons d’aller participer à ce rendez-vous départemental annuel organisé par des bénévoles en partenariat avec votre fédération. Ce qui est sûr c’est que tous ceux qui ont fait l’effort de pousser la porte une première fois sont revenus avec plaisir. Vous êtes propriétaire d’un chien d’arrêt ou d’un spaniel, alors venez participer à une journée de chasse pas comme les autres ! Inscrivezvous aux Rencontres saint Hubert de votre département vous aurez le loisir de discuter et d’échanger avec d’autres passionnés de chasse du petit gibier à tir ou à l’arc. A vos agendas : Les Rencontres Saint Hubert de l’Aube se dérouleront le samedi 4 Octobre à Chapelle Vallon. Le dossier d’inscription est disponible sur le site internet de la Fédération des Chasseurs. L’AFACCC10 lir pour cette épreuve le 16 mars 2014, quatorze participants dont deux juniors. C’est DORDOGNE (nivernaise) conduite par Gérard SIFFERLEN et GAIA (griffonne bleue de gascogne) conduite par Killian COLLIN qui ont été sélectionnées pour représenter les couleurs de l’Aube. La finale était organisée le 20 avril 2014 par l’afaccc25 à Baumes les Dames et comptait 37 participants. Nos concurrents ont fini pour la classe sénior à la 5ème place, et à la 8ème place pour notre junior. Encore un grand bravo pour leur participation ainsi qu’au groupe accompagnateur. Forte de plus de quatre vingts adhérents sur le département de l’Aube, participe chaque année à différentes manifestations afin de faire connaître et défendre son mode de chasse aux chiens courants. Organise des concours afin de sélectionner dans les catégories “meute” ou en “individuel” pour concourir aux finales nationales inscrites au calendrier de la FACCC. Les moments forts de l’association sont concentrés sur les mois de mars et avril. Pour cette année, deux concours, le premier “meutes sur Chevreuil” s’est déroulé les 1er et 2 mars 2014 à Essoyes, les trois meutes sélectionnées : sGriffons bleus de Gascogne à MM DEREINS, COLLIN, BEVIER. s Beagles & Griffon bleu à M. DE MELUNEAERE. s Griffons-anglo-nivernais à MM LUCAS-BROCARD & BOUDIN Cathy. Seules les deux premières meutes ont participé à la finale nationale à Sirod dans le Jura les 22 & 23 mars 2014. Pour le concours “chien de pied” c’est notre vice-président Henrick Lucas et les chasseurs de VILLON associés à QUINCEROT qui ont eu la gentillesse de nous accueil- 19 L’AFACCC10 se réunira en assemblée générale le 21 juin 2014 à Polisot afin de déterminer les actions et concours à mener pour l’année 2015. Nous profitons de cette parution pour adresser un GRAND MERCI à tous les présidents de chasse, les chasseurs, la fédération des chasseurs, les associations cynophiles et cynégétiques, les bénévoles pour leur soutien et l’aide apportée lors de nos manifestations. Vive la chasse aux chiens courants... à la voi mes beaux!! La sécurité…notre priorité ! Le réseau « Sécurité à la chasse » publie chaque année le bilan des accidents de la saison écoulée (du 1er juin 2013 au 31 mai 2014. Ces informations permettent d’améliorer la formation des chasseurs à la sécurité. Pour la saison 2013/2014, le nombre total d’accidents s’élève à 114 dont 16 mortels. Il s’agit là du meilleur bilan enregistré depuis quinze ans (pour rappel, la moyenne des accidents mortels était de 18 ces cinq dernières années).Il confirme la tendance à la baisse constatée ces dernières années. L’analyse détaillée de ces chiffres montre que 90% des victimes sont des chasseurs (parmi lesquels on déplore 31% d’auto-accidents). Les non-chasseurs représentent 10% des accidents (soit 12 personnes parmi lesquelles on déplore deux accidents mortels). Analyse du gibier tiré au moment de l’accident : la chasse au grand gibier entre pour 68% du chiffre total et le petit gibier 32%. Pourtant, là encore, l’étude détaillée des chiffres du nombre d’accidents pour ces deux types de chasse sur les deux dernières saisons cynégétiques indique une baisse du nombre d’accidents et une meilleure prise en compte des consignes de sécurité à la chasse : on passe de 93 à 48 accidents au petit gibier entre les saisons 2012/2013 et 2013/2014 et, pour la même période, de 86 à 61 pour la chasse au gros gibier. Enfin, il est important de redire qu’une bonne prise en compte des consignes élémentaires de sécurité permettrait d’éviter la quasi-totalité des accidents qui surviennent à la chasse. Lors de la dernière saison, sur 114 accidents, on relève 109 fautes de sécurité (96% des accidents) et seulement 5 accidents imprévisibles (4% des accidents), le ricochet malgré l’observation de l’angle des 30° par exemple. Les 109 fautes de sécurité observées (96% des accidents de la saison cynégétique 2013/2014) se répartissent ainsi : s4IRS SANS PRISE EN COMPTE DE l’environnement : 23% s4IRSDANSLANGLEDES² s-AUVAISEMANIPULATION de l’arme : 16% s#HUTE s4IRSDANSLATRAQUE s4IRSSANSIDENTIlER s¡CLATEMENTDESCANONSNON vérification de l’état) : 6% s!RMECHARGÏEÌLABRETELLE s!RMECHARGÏELORSDUFRANCHISsement d’obstacle (barrière, haie, fossé) : 3% s!RMECHARGÏERANGÏEDANSLA voiture (2%) Nous pouvons ainsi identifier les principaux comportements dangereux: En battue : s,ETIRNONlCHANT s,ENONRESPECTDELANGLEDES 30 degrés s,EDÏPLACEMENTDESONPOSTE s5NEMAUVAISEMAÔTRISEDES optiques de visée s,AMAUVAISEGESTIONDUN accompagnant s,IDENTIlCATIONAPPROXIMATIVE d’un gibier. s5NTIRDANSLATRAQUE 20 Chasse devant soi : s,EMAUVAISUSAGEDELABRETELLE (arme chargée) s,ACHUTEDUCHASSEURAVECUNE arme chargée (franchissement d’un obstacle) s,ETIRÌHAUTEURDHOMMESANS visibilité (haie, maïs, etc…) s,ERAMASSAGEDUGIBIERTUÏ arme chargée s,ENONDÏCHARGEMENTDES armes lors des regroupements des chasseurs s,ETIRSURDESSOLSGELÏSOU caillouteux (ricochets) s,ANONVÏRIlCATIONRÏGULIÒREDE l’intérieur des canons (obstrués par un corps étranger). La chasse est une activité peu « accidentogène » comparée, à d’autres sports… mais chacun d’entre nous doit comprendre que la manipulation, l’usage et le port d’une arme à feu peut susciter de l’inquiétude pour le grand public. Le chasseur ne doit pas, grâce à sa conduite, à ses automatismes, son sens de l’éthique et sa courtoisie, être perçu comme un danger. NOTRE COMPORTEMENT DOIT ETRE EXEMPLAIRE ! S.T. 35 000 hectares pour le faisan commun... Pour redynamiser et diversifier la chasse du petit gibier, différents détenteurs de droit de chasse ont souhaité réagir et étudier ensemble la mise en œuvre d’une véritable politique de gestion du faisan commun. Cette zone va de Bar sur Seine à Troyes et de Troyes à Saint Phal. A cet effet, un grand nombre de territoires ont signé avec la F.D.C.A. un contrat volontaire de gestion, prévu par le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique avec l’engagement pour une période de 3 ans de repeupler et de ne pas tirer l’espèce. D’autres, moins nombreux, se sont engagés, toujours par contrat, à ne pas tirer les poules communes. Pour donner un maximum de chance et de cohésion à ce projet, ambitieux mais réaliste, et à la demande de la majorité des détenteurs, le tir de la poule du faisan commun sera interdit dès cette saison, dans un périmètre avoisinant les 35.000 ha. (voir sur carte ci-dessous) Toutefois, dans tous les cas, le tir du faisan obscur reste possible. La chasse de ce gallinacé reste donc possible ! Cette opération d’intérêt général est aujourd’hui la plus grande zone de gestion du département, elle regroupe 3 GIC, celui de la plaine de Troyes, de la voie Romaine et de la Sarce. Construction d’une volière de pré lâcher mode d’emploi : s$UNE LONGUEUR ET DUNE LARGEUR de 4 mètres (16 M2), s,E GRILLAGE DOIT ÐTRE ENTERRÏ DE 25 cm minimum, s,A PORTE DOIT SOUVRIR VERS LINTÏrieur, pour faciliter la sortie des oiseaux, s0RÏVOIR AGRAINOIR TÙLE ABRIS avec une petite cavité pour récupérer l’eau, s5NPIÏGEAGEINTENSIFDANSLEPÏRImètre rapproché de la volière. Le non-tir de la poule faisane commune est interdit sur : Sur l’intégralité des communes de : Saint-Pouange, Saint Légerprés-Troyes, Roncenay, Rosiéres, Saint-Jean-de-Bonneval, Moussey, Isle-Aumont, Villemereuil, Villyle-Maréchal, les Bordes-Aumont, Assenay, Villy-le-Bois, Cormost, la Vendue-Mignot, Jeugny, Lirey, Les Maupas, Machy, longeville-surMogne, Crésantignes, Fays-laChapelle, Fouchéres, Montceauxles-Vaudes, Rumilly-les-Vaudes, Jully-sur-Sarce, Virey-sous-Bar, Courtenot, Chappes, Vaudes, Saint-Thibault, Saint-Parres-lesVaudes. Pour partie les communes de : Chamoy, Saint-Phal, Saint-Germain, Montigny-les-Monts au sud de la N77 et à l’est de la D 89 pour Montigny-les-Monts. Bréviandes et Buchéres au sud de la N 71. Clerey, Bourguignon, Bar-sur-Seine à l’Ouest de la Seine. S.T. Modification de l’arrêté préfectoral pour l’entente faisan de larivour. Vient s’ajouter une extension de l’Arrêté Préfectoral pour l’Entente de Larivour sur le périmètre ci-dessous cité : Géraudot, Dosches, Lusignysur-barse : À l’Ouest de la D 1 et de la D 43 ( D 1 g) 21 NOUVEAUTÉS RÈGLEMENTAIRES 2014 Ce qu’il faut savoir sur les dégâts de grand gibier Évolution de la procédure d’indemnisation des dégâts : Q Modification de seuils ouvrant droits à indemnisation. Q Diminution de l’abattement légal à 2 % (au lieu de 5 %) pour tous les dossiers Q Possibilité d’obtenir une indemnisation pour la remise en état des interbandes des vergers et des vignes et la remise en place des filets de récolte. Q Eventualité d’une responsabilité financière du déclarant (dommages inférieurs aux seuils). Q Possibilité de répercuter tout ou partie des frais d’expertise au déclarant (dommages n’atteignant pas les seuils ou fortement surestimés dans la déclaration). Calcul de l’indemnisation de l’exemple ci-dessus S1 et S2 forment une même parcelle culturale Q Aucune des trois entités S1, S2 et S3 n’atteignent le seuil de 230 ni le seuil de 3 % de la surface. Q Sur la parcelle culturale «S1-S2» : les dégâts s’élèvent à 20 ares sur une surface de 40 ha ; le seuil des 3% n’est pas atteint sur la parcelle «S1-S2», mais le montant des dégâts cumulés s’élève à environ 283,50, ce qui est supérieur au seuil des 230, en prenant les hypothèses suivantes : blé à 175/T et rendement de 81 qx/ha. Q L’agriculteur pourra donc se faire indemniser les 20 ares de dégâts de la parcelle «S1-S2» mais pas ceux de la parcelle S3. Qu’entend-on par «parcelle culturale» ? La parcelle à prendre en compte dans le calcul du seuil correspond à l’ensemble des parcelles contigües d’une même culture appartenant à la même exploitation. Les fossés, rus, haies, bandes enherbées, bordures de champ, murets, alignement d’arbres, chemins et voies communales n’interrompent pas la continuité des parcelles. Par culture, il faut comprendre toutes les variétés de la même espèce qui sont indemnisées avec le même barème. 22 Des envahisseurs... Une espèce envahissante exogène est une espèce vivante qui devient un agent de perturbation « nuisible » à la biodiversité autochtone parmi laquelle elle s’est établie. Les phénomènes d’invasion biologique sont aujourd’hui considérés comme l’une des grandes causes de régression de la biodiversité. RATON LAVEUR La répartition géographique du raton laveur dans le nord-est de la France rend cette espèce potentiellement visible dans le département de l’Aube. A ce jour nous avons eu connaissance de 2 individus, l’un à Courteranges et l’autre à Villiers Herbisse. Cette espèce exogène peut perturber les équilibres écologiques, à ce titre si vous avez connaissance de leur présence sur votre territoire il nous semble important de le signaler à la Fédération des Chasseurs. L’extension nouvelle en Auvergne voire même en Gironde, nous pousse à être vigilants sur le développement de cette espèce en France. DESCRIPTION Cet omnivore de l’ordre des carnivores, est originaire d’Amérique. Il a été introduit pour la dernière fois en Europe dans les années 1930. Le raton laveur est de taille moyenne avec une tête courte et large, un museau court et pointu et de grandes oreilles bien visibles. Les poils des joues sont longs. Il se distingue par deux particularités : un masque facial très contrasté qui débute sur les joues pour s’étirer sur les yeux, lui donnant l’apparence de porter un « loup » noir sur les yeux et une queue touffue comptant cinq à sept anneaux bruns ou noirs délimités par des poils plus clairs, grisâtres ou brunâtres. Le raton laveur est un plantigrade et ses pattes sont pentadactyles, très sensibles à la stimulation tactile et capables de manipulations délicates. CHIEN VIVERRIN La présence du chien viverrin dans le nord-est de la France peut rendre cette espèce également visible dans notre département. Son extension géographique semble moins marquée (ou plus discrète) que le raton la- Le chien Viverrin veur, mais la vigilance est de mise. Comme pour l’espèce précédente le chien viverrin n’est pas issu de nos écosystèmes, alors si vous avez connaissance d’un individu il vous est demandé de contacter la FDC10. DESCRIPTION Le chien viverrin étant une espèce introduite (Originaire de l’Asie de l’Est) récemment en Europe, son aspect n’est pas familier et de ce fait, il peut être confondu avec d’autres espèces de carnivores. Ce canidé d’une taille comparable à celle du renard présente un corps trapu et massif, aux pattes courtes et au pelage long qui évoque celui du blaireau. Le chien viverrin est le seul canidé à posséder un masque facial sombre. Sa silhouette, son masque facial et son pelage rappellent également ceux du raton laveur, mais sa queue est de couleur unie, longue de 15 à 25 cm et touffue – contrairement au raton laveur qui possède une longue queue annelée. Comme ces différents noms vernaculaires le suggèrent (« chien-martre », « raton laveur d’Oussouri » ou encore « chien du Japon »), le chien viverrin présente des ressemblances avec les mustélidés (martre, fouine, etc.) pour les pattes courtes, et avec le raton laveur pour le masque facial. Le poids varie en fonction du sexe, de l’âge et des saisons ; il oscille ainsi entre 4 et 6 kg en été et entre 6 et 10 kg en hiver. Le statut de raton laveur et du chien viverrin Ces deux espèces indésirables dans nos écosystèmes sont classées par le législateur comme espèces envahissantes. Ces espèces figurant dans un arrêté ministériel annuel permettent de confirmer leur classement sur la liste des espèces nuisibles dans l’Aube. La régulation par les piégeurs peut se faire toute l’année et en tout lieu (avec l’autorisation du propriétaire). Le tir par les gardes particuliers peut se pratiquer également toute l’année. (Source ONCFS) Raton laveur 23 72<27$)5$1&(EGGHOD5«SXEOLTXH9DXFUHVVRQ6$6DXFDSLWDOGH€5&61DQWHUUH% /(66(5,(663(&,$/(6 5 $9 (0( $11,9(5 6$,5( Equipements de série &DP«UDGHUHFXOFRɫUH«OHFWULTXHFOLPDWLVDWLRQDXWRPDWLTXH VLªJHVDYDQWFKDXɫDQWVV\VWªPH6PDUW(QWU\6WDUW 728-2856 0,(8; 728-2856 3/86/2,1 SPORT EDITION CLUB EDITION 6HOOHULHFXLUHW$OFDQWDUDpQRLUH %DQGHDXGHSODQFKHGHERUGJDLQ«GHFXLUQRLU %DUUHVGHWRLWORQJLWXGLQDOHV -DQWHVHQDOOLDJHȆGLDPDQW«HV 3URWHFWLRQVLQI«ULHXUHVDYDQWHWDUULªUH 6HOOHULHFXLUELWRQEHLJHHWQRLUH %DQGHDXGHSODQFKHGHERUGJDLQ«GHFXLUEHLJH %DJXHWWHVODW«UDOHVHWGHKD\RQFKURP«HV -DQWHVHQDOOLDJHȆGLDPDQW«HV 3URWHFWLRQLQI«ULHXUHDUULªUH *$00( 5$9 ȡ ¢SDUWLUGH 6DQVDXFXQHFRQGLWLRQ Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO 2 (g/km) RAV4 : de 4,9 à 7,3 et de 127 (C) à 176 (E). Données homologuées CE. Modèles présentés : 5$9 6SRUW (GLWLRQ HW 5$9 &OXE (GLWLRQ '' :' DYHF SHLQWXUH P«WDOOLV«H ¢ ȡ P¬PH UHPLVH G«GXLWH 3UL[ FRQVHLOO« DX SRXU XQ 5$9 '' :' /H &DS QHXIKRUVSHLQWXUHP«WDOOLV«HG«GXFWLRQIDLWHGHȡGHUHPLVHHWVDQVDXFXQHFRQGLWLRQ2ɫUHQRQFXPXODEOHU«VHUY«HDX[SDUWLFXOLHUVYDODEOHMXVTXȃDX31/05/2014GDQVOHU«VHDX7R\RWDSDUWLFLSDQWHQ)UDQFH 3 adresses à votre service 10100 CRANCEY - RN 19 03 25 24 85 40 10600 BARBEREY - TROYES - RN19 03 25 71 29 59 77160 PROVINS - ZAC des 2 Rivières 01 60 58 52 30