Fédération Des Chasseurs De L`Aube

Transcription

Fédération Des Chasseurs De L`Aube
Le
Chasseur
de l’Aube
SEPT 2014 n°87
R E V U E D E L A F E D E R AT I O N D E S C H A S S E U R S D E L’ A U B E
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Edito
Nous avons enregistré ces derniers mois, de la part des écolos et de l’extrême
gauche, des attaques sans précédent (l’interdiction des appelants à la chasse,
les armes de chasse…).
Rédaction : Directeur de la publication : Claude Mercuzot, président
de la FDC Aube - Rédacteur en
chef : Michel Nieps, vice-président
de la FDC Aube et président de la
commission communication. Ont
également collaboré à l’élaboration
de ce numéro, l’ensemble du personnel de la FDCA, ainsi que les
signataires des différents articles.
Ces attaques venues de l’Europe sont devenues récurrentes et finissent par fragiliser notre
règlementation cynégétique. La perte, à la dernière élection de notre eurodéputée Véronique
Mathieu ne va pas en notre faveur, nous avons perdu l’une de nos meilleures sentinelles !
Je souhaite ici la remercier pour son engagement !
A l’heure où les réformes territoriales sont engagées, faut-il que les chasseurs s’en inquiètent ?
Les conseils généraux seront supprimés (ou presque), les régions diminuées et agrandies en
surface, nous voilà, après avoir été picards le temps d’un
coup de crayon malheureux... alsaciens ! Mais que nous
propose t’on à la place ? Où seront nos interlocuteurs ?
À Strasbourg ? Qui va s’occuper de la chasse ? Qui va se
préoccuper de la liste de nos nuisibles ? Si l’économie
reste le seul moteur de notre société, n’oublions pas que
nous avons sur le terrain des hommes et des femmes qui
font vivre notre ruralité.
Permettre à chacun de passer une bonne saison de
chasse, tel est l’objectif de votre Fédération, dans ce
souci, nous venons d’éditer un petit guide appelé « le
mémento du chasseur ». Il regroupe les renseignements
nécessaires à une bonne pratique de votre loisir.
Si nous avons appris à nos dépens et sur les deux derniers
millésimes que c’est bien juin qui fait le perdreau... 2014 sera un Millésime bien meilleur qui
ne suffira pas à lui seul à faire remonter nos populations de perdrix au seuil de 2012, alors
plus que jamais, conjuguons nos efforts pour remonter cette épreuve déjà connue en 1990.
Crédits photos : FDC Aube et FNC.
Adresse :
FDC Aube - Chemin de la Queue
de la Pelle - 10440 La Rivière de
Corps - Tél. 03 25 71 51 11
E-mail : [email protected]
www.fdc10.org
Dépôt légal n° 26-302/o - 2e trim.
2014 - Imprimé sur papier recyclé.
Maquette et Impression : Imprimerie La Renaissance Labélisée
Imprim’Vert.
La perdrix grise reste au cœur de nos préoccupations et la politique des lâchers est une
voie sans issue. Seuls la gestion, le piégeage et les aménagements doivent rester un socle
commun pour nous chasseurs.
Tous mes vœux cynégétiques pour cette nouvelle saison.
Claude MERCUZOT
L’équipe fédérale se réorganise
L’objectif est clair
simplification et
optimisation
Le départ en retraite de madame Rousseaux de
l’accueil a poussé l’équipe fédérale à revoir son
organisation interne. L’objectif est clair, simplification et optimisation.
Q Simplification, à partir du 1er Juillet
votre interlocuteur sur le secteur sera unique, il
aura une vision d’expertise, lui permettant ainsi
d’apporter une meilleure réponse à vos besoins.
Cela se traduit à l’échelle du territoire départemental par la création de quatre secteurs
(contre 3 précédemment). Ces zones seront
animées par un technicien. (Voir plan ci joint)
s-ONSIEURsylvère Monchatre pour la zone du
Barrois, Clairvaux et Soulaines
s-ONSIEUR Laurent Jacquard pour la forêt
d’Othe et le chaourçois
s-ONSIEURCédric Bazin pour la forêt d’Orient
et la partie Est de la champagne crayeuse
(Charmont-sous-Barbuise)
s-ONSIEURThibaut Mendoza pour le reste de
la champagne crayeuse
Ils auront des secteurs plus petits permettant
ainsi d’accomplir leurs nouvelles missions.
Q Optimisation : Réduire la chaîne décisionnelle pour éviter les pertes d’informations et
gagner en réactivité, pour cela la consolidation
du binôme administrateur technicien est renforcée. Vous pourrez ainsi vous appuyer sur une
équipe clairement identifiée.
Changer les habitudes, les systèmes de fonctionnement ne sont jamais simples mais seul l’efficacité doit dicter notre évolution. Notre organisation
était construite sur un système de fonctionnement
d’une vingtaine d’années, il nous fallait évoluer vers
une approche plus systémique et ainsi tracer de
nouvelles perspectives… S’adapter à l’évolution
sociétale c’est aussi nous permettre de réussir
dans nos choix tout en préservant notre identité.
Notre politique fédérale qui a conduit cette
réorganisation doit rester claire et cohérante,
elle repose pour moi sur quatre grands axes,
Q La Durabilité : par le renouvellement et
la pérennisation de nos pratiquants.
Q La connaissance : Nous devons
continuer à réaliser et à soutenir de façon autonome ou avec des partenaires des actions
remarquables qui contribueront à notre reconnaissance.
Q La Cohérence : il n’y pas de chasse
sans gibiers et plus de piégeage sans espèces
régulables. Notre stratégie ne doit pas reposer sur
un type gibier mais sur un ensemble d’espèces.
Q L’économique : Redonner du mouvement sur nos territoires repose le plus souvent
sur des disponibilités financières plus importantes. Les projets de repeuplement faisans
engagés dans notre département en est un bel
exemple. Nous devons être présents là où les
autres le sont déjà !
Voilà, chers amis, les raisons d’une réorganisation en profondeur de notre système de fonctionnement où les intérêts individuels doivent
laisser la place à l’intérêt collectif.
C.M.
Secteurs administrateurs / Techniciens
N°
ADMINISTRATEURS TECHNICIENS
SECTEUR
1
BREUZON Marie-Joël
2
MERCUZOT Claude
10
BERGERAT Daniel
3
HENNEQUIERE Valérie
4
VIGNEZ Pierre
5
FRIEDRICH Jean-Marie
13
VIGNERON Jacques
14
NIEPS Michel
11
RIBILLY Michel
12
GUERIN Guy
15
PATENERE Roger
6
JUILLET Sébastien
7
TABARE Bruno
8
-
9
PETIT Christophe
MONCHATRE
Sylvère
JACQUARD
Laurent
BAZIN
Cédric
MENDOZA
Thibault
4
Des femmes
et des hommes
au service
d’une passion
Philippe LECLERCQ : technicien sup., chargé de la synthèse technique
départementale et correspondant des réseaux ONCFS
Francine FERREIRA : secrétaire, chargé de la gestion administrative
des dossiers techniques (Plan de chasse….)
Organigramme des services
Q DIRECTION
UÊÊ*…ˆˆ««iÊiV…Ì]ʈÀiVÌiÕÀÊ
Responsable du service technique
UÊÊÀ՘œÊ>Õ`œÕÝ]Ê`ˆÀiVÌiÕÀÊ`œˆ˜ÌÊ
Responsable du service administratif
UÊÊÀ>˜VœˆÃiÊ-œÕˆ>À`]Ê`ˆÀiVÌiÕÀÊ`œˆ˜ÌÊ
Cédric BAZIN : technicien, animateur de la zone Centre
du département et chargé du dossier biodiversité et agriculture.
Thibault Mendoza : technicien, animateur de la zone nord-ouest du département,
chargé du dossier perdrix grise et des formations scolaires, permis de chasser.
Laurent JACQUARD : technicien, animateur de la zone Sud
du département et chargé de la formation piégeage et G.P.
Monique STENKWICH : secrétaire, chargé de la gestion administrative
des dossiers dégâts et examens du permis de chasser.
QSERVICE ADMINISTRATIF
Secrétariat
UÊÀ>˜Vˆ˜iÊiÀÀiˆÀ>
Uʜ˜ˆµÕiÊÃÌi˜ŽÜˆV…
Maintenance et entretien
UÊ>ۈ`Ê*<
QSERVICE TECHNIQUE
Techniciens supérieurs
UÊÊ*…ˆˆ««iʜÜi˜ÃÌiˆ˜Ê
UÊÊ*…ˆˆ««iÊiViÀVµÊ
Sylvère MONCHATRE : technicien, animateur de la zone Est du département et chargé de la formation arc
Techniciens
UÊÊ-ޏÛmÀiʜ˜V…>ÌÀiÊ
UÊÊ>ÕÀi˜ÌÊ>VµÕ>À`Ê
UÊÊ
j`ÀˆVÊ>∘Ê
UÊÊ/…ˆL>ՏÌÊi˜`œâ>Ê
Philippe LOWENSTEIN : technicien sup., chargé du dossier dégâts
et de formation du permis de chasser
5
Michel Kappler
Michel ne fera pas l’ouverture
avec nous….Il nous a quitté
le 14 Mai dernier, chez lui, à
Villacerf.
Michel, citadin de souche, n’est pas
issu d’une famille de chasseurs.
Il est venu à cette passion par le
biais de l’un de ses cousins du
Pays d’Othe.
C’est avant ses 20 ans, dans
les années 1965, qu’il débute la
chasse au petit gibier. Il est, à partir de 1972, sociétaire à la communale de Voué, puis de SainteMaure, où les choses sérieuses
commencent.
Plus tard, il complémente sa passion vers le grand gibier, en forêt
d’Orient.
C’est en 1980, qu’il s’investit aussi
dans le gibier d’eau, d’abord à
l’étang de Rosson, puis en 1986
mettant en valeur un autre étang
dans la région de Trannes.
Françoise, son épouse, passe
le permis de chasser en 1982.
Michel l’initie ainsi à la chasse
du petit gibier de plaine, ensuite
du grand gibier, en intégrant plus
tard le « Rallye Bayel «. Il est également adjudicataire en Côte d’Or
aux « Bois aux Moines ».
Plus tard encore, en 1992, il reprend la chasse de « Caroline » à
Plancy l’Abbaye : chasse de plaine :
faisans, perdrix, lièvres lapins…,
chasse aux canards au château
(voire quelques sangliers et
chevreuils) , mais aussi gros
gibiers à « la Perthe » . Il s’y
engage comme Président
et organisateur à part
entière.
6
Michel était un passionné de
chasse et aimait partager cette
passion ; il était plus heureux de
faire tirer ses amis que lui-même.
Il s’est beaucoup engagé dans
la protection de la nature et son
aménagement.
En 2004, il intègre la FDCA, administrateur du secteur Plancy-Arcis. Il est
membre du bureau, trésorier adjoint,
et siège à la CDCFS. Il participe
activement à plusieurs commissions :
Natura 2000, Permis de chasser,
petit-gibier, communication...
Sur le terrain, il s’implique fortement au développement du petit
gibier : Sociétaire également à
Dampierre, Michel participe aux
contrats de gestion de la perdrix
grise, afin d’améliorer les populations d’oiseaux. Il est aussi membre
de l’Entente faisans « Aube Barbuise », association pour la réimplantation de faisan en vallée de
l’Aube et de la Barbuise, et il nous
reste encore beaucoup de travail…
Sur la page de couverture du précédent n° de notre revue « le Chasseur de l’Aube », 3 mots sont écrits
pour qualifier notre, ta Passion :
Partage, Gestion, Chasse ; 3 mots
qui ont été intimement liés à ton
esprit de passionné de chasse.
Michel, le 21 Septembre nous penserons bien à toi.
Tes amis Chasseurs.
6
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7
OUVERTURE 2014...
Une ouverture pleine de promesses !
laies restées au chaudron à l’époque
des semis de maïs.
Le sanglier
L’espèce la plus appréciée du
chasseur sera encore bien au rendez-vous en 2014. Les tableaux
importants de la saison passée et le
manque de fructification forestière
auraient pu nous faire craindre une
baisse importante des effectifs mais
cela ne sera pas le cas.
En dehors du massif de Soulaines
où l’on cherchera la bête noire, ailleurs les témoignages convergent
pour nous signaler la présence de
très belles compagnies. Si les effectifs d’adultes ont peut-être diminué,
il semblerait que les rescapés aient
profité d’un hiver clément et d’un
printemps sec pour très bien se reproduire. Nous retrouvons un cycle
normal avec un pic des naissances
intervenu en Avril et Mai. Ces jeunes
animaux feront entre 25 et 30 Kg
à l’ouverture et représenteront une
part importante du tableau à venir.
La facture départementale des
indemnisations dégâts devrait diminuée grâce à de très bonnes conditions de levée des cultures et des
de 15% et sur les effectifs recensés
au printemps qui chutent d’environ
20 %. Seule la Plaine de Troyes et
d’une moindre mesure le PGC de la
Sarce ont conforté ou maintenu leur
population.
Restons toutefois vigilants, les sylviculteurs annoncent un déficit
hydrique dans les forêts qui devrait
dessécher les fructifications. Cela
pourrait générer un manque de nourriture et entraîner des sorties dans les
maïs en lait. Un agrainage en adéquation avec les effectifs présents,
une protection des cultures efficaces
et d’éventuels tirs d’été sont les solutions au maintien des populations
hors des zones agricoles.
Heureusement, en 2014 les conditions météo ont été beaucoup plus
clémentes. Grâce à un hiver particulièrement doux la reproduction a
pu débuter dès le mois de janvier,
et le printemps sec et chaud a permis d’assurer une bonne survie des
levrauts. Pour ces raisons, nous
sommes assez optimistes et espérons que les populations de lièvres
reprendront leur progression.
Il faut tout de même rester prudent,
la situation n’est pas homogène et
nous ne sommes pas à l’abri d’une
mortalité automnale. Nous engageons les responsables de territoires
à modérer leurs régles de prélèvements et même à les diminuer d’un
petit quart afin de compenser la
baisse constatée la saison dernière.
Le Petit Gibier se gère proche du
terrain et la réactivité aux aléas qu’il
peut subir est le garant d’une chasse
durable !
Le lièvre
L’analyse de plus de 700 pattes de
lièvre nous l’a confirmé, avec seulement 34 % de levrauts retrouvés sur
les animaux prélevés, la dernière année fut l’une des plus mauvaises en
terme de reproduction de l’espèce.
Obligatoirement cette pénurie de
jeunes a eu des conséquences sur le
tableau de chasse 2013 qui baisse
8
M.MEUNIER
Président
A.D.C.P.G. Aube
Une nouvelle saison s’offre
à nous. Côté perdrix grise,
il était heureusement difficile de faire pire que l’an
passé. La reproduction 2014
s’avère malgré tout hétérogène et l’on était en droit de
s’attendre à mieux, compte
tenu des conditions climatiques d’avril à juin. Il faudra
se montrer prudent en terme
de prélèvement si l’on veut
remonter les densités. Bon
an, mal an, le faisan commun
se porte bien et les nombreuses structures dédiées à
sa gestion n’y sont surement
pas étrangères. Si les inondations à répétition veulent bien
nous laisser tranquilles, le
faisan devrait confirmer son
statut de gibier d’avenir dans
notre département. Pour le
gibier à poil, les voyants sont
au vert, de nombreux levrauts
sont vus depuis le printemps
dernier et dans les secteurs
où ils sont présents les lapins
sont en nombre, promettant
de belles parties de chasse
si myxomatose et autres virus
veulent bien les épargner.
Pour le reste, parmi les nombreuses espèces chassables
- migratrices ou non - vous
trouverez sans doute matière
à assouvir votre passion
de début août à fin mars et
que vive la chasse aux petits
gibiers !
Chevreuil
Nos territoires abritent de belles
populations de chevreuils, mais cela
ne doit pas nous empêcher de rester
vigilants car rien n’est acquis ! L’augmentation des attributions de ces
dernières années, plus 1 200 chevreuils en 4 ans, peut venir perturber
cette situation. Les 9 secteurs plan de
chasse du département augmentent
(seuls quelques petits sous-secteurs
baissent).
La reproduction 2014 en vallée a été
globalement bonne, ce qui devrait
permettre de compenser la situation
parfois inquiétante occasionnée par
les inondations passées.
Les printemps secs ont généralement
un impact négatif sur la reproduction,
il faudra être plus particulièrement
vigilant sur le barrois où les premières
sorties à l’approche nous indiquent
beaucoup de chevrettes avec 1 jeune
contre 2 normalement.
Il faut noter que le pourcentage de
réalisation baisse pour la troisième
année consécutive, soyons donc
prudents de façon à ne pas entamer
notre capital reproducteur.
Perdrix grise
Si les comptages du printemps dernier
ont été comme un coup de massue, les
échantillonnages de compagnies de
cet Été ravivent nos espoirs ! En effet,
la période estivale de 2014 nous fait
oublier cette année désastreuse de
2013. Avec un indice de reproduction
de 5,1 jeunes par poules, l’avenir de la
perdrix grise n’est pas si morose que
certains le prétendent. Evidemment se
laisser penser à d’énormes tableaux de
chasse cette saison reste une utopie !
Toutefois, des prélèvements raisonnés
sont facilement envisageables. Mais
qu’en est-il réellement de l’état de nos
populations ? Alors que certains scénarios catastrophe annoncent l’extinction de l’espèce, il faut savoir que les
populations de perdrix grises dans
notre département sont stables, voire
en légère hausse depuis 25 ans maintenant ! Et oui, même si l’espèce fait le
« yo-yo » certaines années, la fin des
années 80 n’était pas meilleure que
nos années actuelles... Il ne faut donc
pas tout remettre en cause ! Restons
sur des valeurs sûres de gestion :
régulation des prédateurs, agrainage
et aménagements ! Ne reste plus qu’à
raisonner différemment : « Il faut chasser quand les populations de perdrix
le permettent et s’abstenir quand la
reproduction nous fait défaut... »
Lapin
Info nuisible
DU BON…
Q Le
Conseil d’État a donné raison
à six associations écologiques.
Apres une Année 2013 difficile, le
lapin de garenne semble revenir en
force, là où il y avait déjà des noyaux
de population, le lapin se porte
bien… Malheureusement l’augmentation des populations est souvent
synonyme de dégâts et cela se
confirme malheureusement déjà sur
quelques territoires.
>Ê«ˆiÊL>Û>À`i]ʏ>ÊVœÀ˜iˆiʘœˆÀi]ʏiÊ}i>ˆÊ`iÃÊV…k˜iÃ]ʏ>ÊvœÕˆ˜i]Ê
>ʓ>ÀÌÀiÊiÌʏ>ÊLiiÌÌi]ÊViÃÊÈÝÊiëmViÃÊ`œ˜Ì le Conseil d’Etat
a décidé, le 30 juillet, d’annuler le classement comme
animaux « nuisibles »Ê `>˜ÃÊ ViÀÌ>ˆ˜ÃÊ `j«>ÀÌi“i˜ÌÃ°Ê ½ÕLiÊ
Vœ““iʏ>Ê>À˜iÊiÃÌÊVœ˜ViÀ˜jiÃÊ«>Àʏ>Ê«ˆi°Ê
iÊÀi`œÕÌ>LiÊ«ˆiÕÀÊ`iʘˆ`ÃÊiÌÊ`iÃÌÀÕVÌiÕÀÊ`iÊVœÕÛjiÃÊÊÛ>Ê`œ˜VÊ`ˆÃ«>À>ˆÌÀiÊ`iÊ
˜œÌÀiʏˆÃÌiÊ`iÃʘՈÈLiðÊ>ˆÃÊiiÊÀiÃÌiÊ}ˆLˆiÀ°
La bonne reproduction avec son cortège de jeunes relativement élevé
amène déjà les premières mortalités sur nos territoires. Cette mortalité peut localement être très importante compte tenu de la baisse des
populations de l’année dernière, car
cela entraîne souvent une chute du
taux d’immunité… et donc fragilise
l’espèce.
Migrateurs
A l’instar de la perdrix grise, 2014
semble être un cru prometteur pour
nos différentes espèces de migrateurs. Si les sauvaginiers ont déjà pu
constater une très bonne année de
reproduction chez les principaux canards, que les amateurs de cailles se
rassurent. En effet, les observations
réalisées par le Service Technique lors
des échantillonnages indiquent une
présence en nombre de cailles des
blés dans les chaumes. Enfin, du côté
des colombidés, les conditions clémentes du printemps dernier auront
sans aucun doute favorisé la survie
des jeunes pigeons et autres tourterelles.
S.T.
9
L’AFACCC 10 a pris place !
L’EEL... Du lapin
L’ENTEROPATHIE EPIZOOTIQUE DU LAPIN (EEL)
L’EEL a émergé dans le milieu des années 90, causant de fortes
mortalités chez les jeunes lapins d’élevage. Tout indique qu’elle
se transmet par voie oro-fécale car la maladie a été reproduite
à partir d’inoculation de contenus intestinaux de lapins malades.
Cette maladie est une préoccupation majeure de la filière
cunicole. L’EEL n’a jamais été détectée avec certitude dans des
populations naturelles mais il y a eu plusieurs suspicions dans
le cadre du réseau SAGIR.
L’organisateur du salon de la chasse et de la pêche au cube fin
avril avait laissé bonne place aux chiens courants. L’AFACCC
a bien évidemment relevé le défi et c’est avec la plus grande
satisfaction que les visiteurs ont pu redécouvrir ces races
canines qui font partie de notre patrimoine cynégétique.
EPIDEMIOLOGIE
C’est une maladie très contagieuse, donc une mortalité groupée
et importante de jeunes lapins est un signe d’appel
ALLURE DU LAPIN MALADE
Ballonnement, gargouillis marqués, prostration de l’animal, dos
«pointu », nez « allongé », yeux en amande, grincement de dents,
diarrhée pâteuse, glaires
SI MORTALITE IDENTIFIEE, contacter la FDC 10 (03
25 71 51 11). Tous les symptômes ne sont pas forcément
présents sur un même animal. Il peut y avoir un symptôme
visible sur l’un, un autre symptôme sur un autre lapin
etc. En mettant bout à bout tous les cas même ceux
non transmis au laboratoire, on arrive à avoir une image
représentative de la maladie.
«Nous adressons nos remerciements à la FDCA pour son
invitation et à nos adhérents qui ont répondu présents à
l’organisation de cette 2ème édition du salon de la chasse au Cube.
L’AFACCC10 a tenu un stand et présenté une quarantaine de
chiens courants : Petits gascons saintongeois, anglo-français,
beagles, griffons bleus de gascogne, petits bleus, nivernais,
griffons fauves de Bretagne, briquets griffons vendéens, bassets
fauves de Bretagne, Saint Hubert.
Un grand merci à tous les propriétaires qui ont su donner de leur
temps tout au long du week-end et faire partager leur passion
de la chasse aux chiens courants aux visiteurs». J.M. BARONI,
Président AFACCC10.
«Nous avons accueilli pour la plus grande joie
des visiteurs, les chasseurs aux chiens courants
(AFACCC) au Salon de la Chasse et de la Pêche au Parc des
Expositions de Troyes, nous serons heureux de les accueillir
une nouvelle fois dans le Village Canin pour la 4ème édition sur
une nouvelle zone dédiée en extérieur. 2015 devrait prévoir de
nombreuses nouveautés.»
Aurélie Chef de Projet CUBE 3.
BIENTÔT L’OUVERTURE
L’ouverture approche, tout le monde s’agite.
On s’affaire à préparer les armes, les habits, les voitures, le permis…
Mais pour nos chiens, justement, qu’en est-il.
Nos chiens de chasse sont de véritables athlètes. Il est impensable d’envoyer un sportif à l’exercice sans l’avoir entraîné et préparé
adéquatement. Pour cela, rien de mieux que la marche effectuée de façon régulière à raison par exemple d’une sortie quotidienne.
Cet entraînement doit être réalisé de façon progressive. De quelques minutes les premiers jours et allongées ensuite. Proche de
l’ouverture, les sorties devront atteindre une à deux heures afin de développer à nouveau les capacités d’endurance de votre chien,
ne comptez pas moins de 4 à 6 semaines pour lui « refaire une santé ». C’est au plus tard début août qu’il vous faut donc commencer
votre programme de remise en forme. Choisissez cependant de préférence les heures les plus fraîches et les zones ombragées.
Perte de poids et entraînement riment-ils avec régime alimentaire adapté ?
La plupart du temps, il ne faut en aucun cas confondre absence de surcharge pondérale et maigreur excessive. L’effort physique
demandé lors d’une journée de chasse nécessite que votre chien puisse puiser dans ses réserves caloriques. Son régime alimentaire
réside donc dans un juste équilibre des valeurs énergétiques.
Je vous souhaite une bonne remise en forme ainsi qu’une bonne ouverture et une très agréable saison cynophile et cynégétique à
toutes et tous.
Myriam GUYOT, Président A.D.C.C.A 10
10
FDSEA /FDCA
AGRIBIRDS... What else ?
Le 11 Mars 2014, la Fédération des Chasseurs et la
Fédération des Exploitant Agricole se sont retrouvés
à Sainte Savine pour faire découvrir la faune et la flore
qui peuplent nos plaines agricoles. Les élèves de l’école
élémentaire de Georges Guingouin ont pu semer une
jachère fleurie dans la cour de l’école et réaliser des
empreintes des animaux de nos campagnes. Apres
quelques mois le résultat est là !
La Fédération des Chasseurs de l’Aube avec 4 autres Fédérations
de France sont retenues par le Ministère de l’Agriculture pour
expérimenter de nouveaux indicateurs environnementaux,
ceci afin de faciliter le passage de l’agronomie « classique » à
l’agro-écologie. Porté par l’ACTA (Institut technique agricole), ce
projet qui court sur 3 ans réunit également un certain nombre
d’organismes tels que les chambres d’agriculture, l’ONCFS,
le Museum national d’histoire naturelle, l’Institut national de
recherche agronomique, etc…
Les agriculteurs, conseillers… recherchent des indicateurs
fiables pour mieux appréhender la biodiversité présente sur
leurs exploitations ou territoires.
Comme indicateurs globaux de l’état d’un écosystème, les
oiseaux peuvent apparaître comme de bons candidats.
Le projet AGRIBIRDS vise donc à produire un outil permettant
à chacun de choisir l’indicateur « oiseau » le plus adapté à
ses objectifs et de l’interpréter en fonction de sa situation.
Le territoire proposé par la fédération de l’Aube se situe en
champagne crayeuse. Il est important de signaler que ce dossier
généralement réservé à la LPO ou à d’autres organismes
écolo… n’aurait pu aboutir sans une étroite collaboration avec
la Fédération régionale des chasseurs.
La chasse alliée de la biodiversité !
Un dimanche à la chasse !
La Fédération Départementale des chasseurs de l’Aube, en liaison avec quelques sociétés de chasse, va mener une opération de
communication d’envergure cet automne. L’idée consiste à proposer aux non-chasseurs qui le souhaitent de s’immerger, pour un
dimanche, au cœur de la chasse telle qu’elle est pratiquée sous ses formes les plus diverses.
Cette opération, baptisée « Un dimanche à la chasse » est d’envergure nationale ; elle affirme une volonté de s’ouvrir toujours
davantage sur l’extérieur et de réussir le pari d’une cohabitation bien comprise entre les chasseurs et les autres usagers des milieux
naturels. L’opération « Un dimanche à la chasse » veut également témoigner de l’exercice sécurisé d’une chasse responsable,
porteuse de valeurs et d’éthique.
Si dans votre entourage vous avez des personnes non chasseurs qui souhaitent découvrir une journée de chasse, ils peuvent
contacter la fédération des chasseurs. Attention, Le nombre de place disponible pour cette première organisation est limité.
Contact : Bruno BAUDOUX 03 25 71 51 11 ou [email protected]
L’opération 2014 se déroulera le dimanche 19 octobre.
11
Exposition de trophées, 7, 8, et 9 Juin
2014 à Brienne-le-Château
Bernard Fiévet.
Cette année fera date. L’exposition de trophées 2014 à
Brienne le château a bénéficié
des apports des cerfs de la
partie Auboise du camp de
MAILLY, intéressants, par leur
nombre et leur qualité. Il est
évident que la méthode de
prélèvement à l’approche,
évite l’abattage d’un cerf
« tout venant », en battue, peu
importe lequel, du moment
que MM les sylviculteurs
constatent qu’une bouche de
moins, supposée faire des
dégâts dans leurs forêts, est
mise au tableau.
Une grosse partie du travail de
cotation des cerfs récoltés lors de
la saison 2013/2014, avait été effectuée le 31 Mai dernier, dans les
locaux de la FDCA, par une équipe
des six cotateurs, dont 2 invités,
venus de départements voisins.
Plus d’une vingtaine de trophées
de cerfs de haute qualité entreront au catalogue National, lors de
sa prochaine édition, avaient été
expertisés. A la vue de l’ensemble
des 295 trophées rassemblés au
Foyer Rural de Brienne le Château,
il est vite apparu qu’ une autre
vingtaine de trophées de cerfs
seraient susceptibles d’ atteindre
le niveau d’ une médaille. Un gros
travail reste donc à effectuer.
Nous précisons que l’objectif majeur de la cotation des trophées
n’est pas une « course au record »
mais simplement, des données
chiffrées qui traduisent l’état de
la pyramide des âges, et la bonne
santé d’une population de cervidés,
massif par massif.
Avant tout, le Trophée doit rester
attaché à un moment d’exception
vécu dans la nature.
Deux cerfs majeurs émargent du lot,
tous deux médailles d’Or (202,76 et
203,02 points CIC) : l’un prélevé par
M. P. CHARTON, à l’approche dans
le massif de Mailly le Camp, et l’autre
en battue, par M. GAGNEREAUX,
en forêt de Rumilly-Chaource. Ce
sont des cathédrales de puissance
et de beauté, dont le plus âgé atteignait seulement 8 ans.
Il convient de signaler que 60% des
cerfs exposés à Brienne ne dépassaient pas la troisième tête, 30%
étaient des subadultes de la 4ème et
la 6ème tête, et seulement 10% des
trophées présents se situaient à la
7ème ou 8ème tête. Il n’y avait AUCUN
véritable « Vieux cerf » !
Cela laisse à penser que la pyramide des âges est écroulée, avec
pléthore de jeunes animaux, mais
aucun réel vieux sujet, ce qui est
très souçiant pour l’avenir.
Un très curieux animal a été exposé, après un traficotage vite décelé. Connu et photographié en forêt
d’Orient, ce cerf a été présenté
après greffe d’un andouiller supplémentaire, un cerf sans surandouiller ni chevillure sur le merrain
droit. Par un miracle inexplicable,
12
ce cerf s’est retrouvé pourvu d’un
surandouiller très blanc, alors que
l’ensemble du massacre est assez
sombre, mais surtout, la courbure
de ce néo andouiller a été tournée
dans le mauvais sens, vers le bas.
La ligne de greffe réalisée par de
la résine est très visible. L’effet
obtenu est grotesque et ridicule.
Nous supposons que c’est le propriétaire, épris de symétrie, qui a eu
cette idée tordue ! Cette greffe a
déclenché les rires d’une poignée
de connaisseurs, et l’indignation de
nombreux autres. De toute manière,
ce nouvel andouiller n’est pas une
trochure, seulement une trichure !
Selon estimation, 800 personnes
seulement ont visité cette manifestation cynégétique qui a mobilisé dix personnes pendant une
semaine complète. Il est inquiétant de constater le désintérêt
des porteurs de carabine pour
ces rencontres où il y a tant à
apprendre… il n’y a plus personne
pour apprendre quelques rudiments sur la physiologie et l’éthologie du cerf, ou l’évaluation de son
âge par sa dentition et la hauteur
de ses pivots… D’ailleurs les glorieux Nemrods savent tout…
Années
Bronze
165 à 180
Argent
180 à 195
Or
195 à 210
2010
2011
Exceptionnel
> 210
Total
Cumul
9
8
4
5
1
0
18
166
0
0
9
2012
8
175
9
1
0
18
193
2013
8
1
1
0
10
203
2014
-
-
-
-
-
-
TOTAL
104
75
23
1
203
-
%
51,2
36,9
11,3
0,5
100
-
REPARTITION PAR CLASSE D’AGE
REPARTITION DES QUANTITES PAR UNITE DE GESTION
Lettre ouverte de l’association
des chasseurs de grand gibier
Lors de sa création il y a plus de
50 ans, l’Association nationale des
chasseurs de grand gibier s’est
doté d’une charte, véritable bible,
qui précise en préambule que le
grand gibier constitue un admirable patrimoine naturel et que
toutes les espèces doivent être
sauvegardées et leurs qualités
maintenues, sans porter atteinte à
la pérennité de la forêt.
Précurseur, l’association des chasseurs de grand gibier avait donc
mis en avant le respect de la
biodiversité, terme largement utilisé actuellement et galvaudé bien
souvent.
N’en déplaise à certains, le grand
gibier fait partie de cette diversité dans l’écosystème forestier au
même titre que toutes les espèces
végétales ou animales.
Compte tenu de ces impératifs,
le chasseur de grand gibier doit
orienter son activité vers une véritable gestion des cheptels sauvages mais aussi mettre en œuvre
les méthodes modernes d’amé-
nagement des territoires pour les
rendre favorables à l’existence du
grand gibier et ainsi contribuer à la
diminution des dégâts.
L’équilibre agro-sylvo-cynégétique
ne doit pas se décliner selon notre
appartenance à un groupe d’intérêt (chasseur, forestier, agriculteur)
mais il devrait être l’aboutissement
d’un dialogue, d’une concertation
entre tous les acteurs. A l’évidence,
ce n’est pas le cas actuellement
mais cela ne doit pas nous empêcher d’être vigilants car le danger
guette.
En discussion à l’assemblée nationale, la loi d’orientation agricole et
forestière présente des dispositions dangereuses voire inacceptables, en particulier l’article 29 qui
assujettirait le schéma départemental de gestion cynégétique aux
documents d’objectifs sylvicoles.
Un rapport rédigé de son bureau
par un sombre ingénieur agronome prétend uniformiser les
populations de grand gibier quels
que soient le lieu et la richesse du
13
biotope : DESOLANT. Comment
peut-on ignorer l’expérience des
hommes de terrain qui, chaque
jour, contribuent au maintien de
cette biodiversité ?
Agréée comme association de protection de la nature et reconnue
d’utilité publique au titre environnemental, l’association des chasseurs de grand gibier peut se prévaloir d’être habilitée à s’occuper
de la gestion de la grande faune
sauvage. Que chacun fasse son
métier : le forestier pour le bois et
son industrie, le chasseur pour la
faune sauvage.
Le chasseur de grand gibier a là
une belle carte à jouer mais il lui
faut suivre impérativement les lois
naturelles et laisser de côté ses
intérêts personnels.
Dans l’Aube, nous n’avons pas
su mettre en place une gestion
qualitative des grands cervidés :
DOMMAGE car l’analyse des expositions de trophées successives
montre bien les limites du système
actuel. La pyramide des âges n’est
pas et ne pourra pas être respectée tant que ce système restera en
place.
Une mesure simple pour aller dans
le sens de l’écoéthologie de ces
espèces : NE PAS TIRER LES
BICHES ET LES CHEVRETTES
AVANT LE 1er DECEMBRE car les
faons sont encore dépendants.
Pour terminer mon propos, je voudrais m’élever avec force contre
une décision de l’administration,
véritable DIKTAT, le FAIT DU
PRINCE, ce qui lui a fait accorder
un cerf supplémentaire à un intérêt privé contre l’avis de la FDCA,
du comité technique du GIC et
du vote majoritaire du conseil
départemental de la chasse et de
la faune sauvage, pratique que je
pensais réservée à certains pays et
révolue….QUID du dialogue et de
la concertation.
Bonne saison de chasse à tous.
J.M. FRIEDRICH
Ne prenez pas la tourterelle
pour un pigeon !
C’est dans l’objectif d’évaluer
les tendances démographiques
des populations nicheuses de
la Tourterelle des bois que la
Fédération Départementale des
Chasseurs de l’Aube participe
au programme du « Réseau
National d’Observation des
Oiseaux de Passage », coordonné par l’Office National de la
Chasse et de la Faune Sauvage.
Un point sur
les populations
On observe un déclin important au
niveau national. En effet, les relevés
ACT indiquent une diminution de
21% des effectifs nicheurs depuis
1996. C’est en 2008 que les effectifs ont le plus chuté suite aux conditions météorologiques défavorables
qui ont sévi cette année (fortes précipitations, températures basses).
De plus, l’arrachage des haies lors
des remembrements n’a pas favorisé
la sauvegarde de l’espèce. Néanmoins, on observe une tendance à
la hausse.
gueur de 4 kilomètres contenant 5
points d’écoute pendant les mois de
Mai et Juin.
Sur la carte ci-dessous, nous pouvons
observer de fortes disparités dans la
répartition de l’espèce au sein du département. La Tourterelle des bois a
besoin de calme et d’espaces boisés
pour se reproduire. Elle affectionne
particulièrement les haies et arbustes
ainsi que les landes et bosquets.
Comme nous pouvons le voir sur la
carte de répartition de la Tourterelle
des bois établie par grandes régions
agricoles, l’espèce est essentiellement présente dans les régions de
la Champagne humide et du Barrois.
Cette présence est notamment due à
un fort taux de boisement. De plus, la
présence de sols argileux limite l’ex-
pansion des grandes
cultures céréalières
pour laisser place à des
milieux mixtes composés de prairies
et de parcelles cultivées entrecoupées de haies. L’effectif de la Tourterelle des bois est plutôt faible dans
le reste du département à l’exception de la région du Nogentais qui se
démarque de cette tendance
Une chasse
intéressante !
Il est possible de faire de belles parties de chasse à partir du dernier
week-end d’août. Il faut savoir que
la Tourterelle des bois se chasse
uniquement à poste fixe et à plus de
300 mètres de tous bâtiments.
La Tourterelle des bois dans notre département
INDICE / POINT D’ÉCOUTE
COUTE
0
[0 - 0,1 [
[0,1 - 0,3[
Répartition de l’espèce au
sein du département
[0,3 - 0,6 [
[0,6 - 1,2 [
Dans le but d’évaluer l’effectif des
populations nicheuses de la Tourterelle des bois, celle-ci est suivie sur
un total de 30 parcours d’une lon-
14
Biologie de
la tourterelle
des bois
La Tourterelle des
bois « Streptopelia
turtur »est la plus
petite espèce de la
famille des Colombidés. Espèce migratrice, elle est présente
en France uniquement
pendant la période de
reproduction de Mai à
Août. L’oiseau mesure
environ 28 cm et 50
cm d’envergure pour
un poids moyen de
150 grammes. Sa tête
est grise et son cou
possède des rayures
noires et blanches.
La gorge est nuancée
de rose (plus colorée
chez le mâle) et le
dos est brun-gris.
Elle est facilement
reconnaissable en vol
par son liseré blanc à
l’extrémité des plumes
de sa queue.
PRÉSENTATION
DU BAGUAGE
DES COLOMBIDÉS
Hervé LORMEE
Office National de la
Chasse et de la Faune
Sauvage
Direction des Etudes
et de la Recherche
Le programme de
recherche « Colombidés » a été mis
en place en 2000
et progressivement
étendu depuis sur
l’ensemble du territoire
national, pour atteindre
une couverture quasi
complète à partir de
2008. L’objectif principal
de ce programme
est l’estimation d’un
ensemble de traits
démographiques sur 4
espèces de colombidés nicheurs : le Pigeon ramier, le Pigeon
colombin, la Tourterelle
des bois et la Tourterelle turque. Les 3
principaux traits démographiques visés sont
le succès reproducteur,
les taux de survie et
les modalités de la
dispersion. L’influence
sur ces paramètres
de l’environnement et
plus particulièrement
de l’habitat est prise
en compte. De par son
importance cynégétique, le Pigeon ramier
est considéré comme
l’espèce prioritaire
dans ce programme. La
prise en considération
des 3 autres espèces
est néanmoins justifiée, dans la mesure
où il existe des enjeux
nationaux ou internationaux de conservation
manifestes pour le
Pigeon colombin et la
Tourterelle des bois.
Enfin, la tourterelle
turque est considérée
comme une espèce
invasive, et potentiellement vectrice de
certaines épizooties.
Ce programme repose
sur 2 volets complémentaires : le suivi du
succès des tentatives
de reproduction et le
baguage des poussins
et des oiseaux volants
(juvéniles et adultes).
Le ramier en pleine forme
Contrairement à la Tourterelle des
bois, le Pigeon ramier, lui, se porte
plutôt bien ! Son effectif est également étudié au travers des routes
ACT. Le pigeon ramier est présent
en France et dans l’Aube pendant
la période de nidification ainsi que
la période d’hivernage. Les relevés
ACT indiquent une hausse de la
population de 96,38% depuis 1996.
Pour évaluer la population hivernante des comptages FLASH sont
mis en place le 15 Janvier depuis
2000. Ces comptages sont basés
sur le même principe que les comptages ACT. Depuis l’année 2000
la tendance est à la hausse, nous
avons observé sur l’ensemble du
pays que la population hivernante
avait augmenté de 113,4% ! De quoi
redonner le sourire aux amateurs
de la chasse aux pigeons. Cette
forte augmentation des populations
de Pigeons ramier se traduit également par une sédentarisation de
l’espèce. Les relevés ACT indiquent
une hausse de populations en zones
urbaines.
Le secteur du Nogentais prélève
45% du tableau de chasse départemental du Pigeon ramier. Ce
chiffre important est dû au fait de
la situation limitrophe avec la Seineet-Marne qui possède une culture
forte de la chasse de cette espèce
à partir de palombières. Ce secteur
est constitué de polycultures et de
grandes parcelles de maïs favorables au stationnement des ramiers.
1ère étape :
Capture du poussin au nid
2e étape :
Pesée du poussin
Alexis Charcosset, S.T.
3e étape :
Mesure de la longueur tête-bec
Le suivi par bague
Depuis cette année la FDC10 participe au baguage des Colombidés
(Pigeon ramier, Tourterelle des bois,
Pigeon colombin, Tourterelle turque)
L’objectif d’un tel dispositif est de
déterminer l’influence des habitats,
l’estimation du taux de survie ainsi
que les mécanismes de dispersion
de l’espèce.
4e étape :
Mesure du tarse
C’est pourquoi, tout chasseur qui
prélèvera un Colombidé (Pigeon
ramier ou Tourterelles) muni d’une
bague aluminium devra la retourner à la FDC 10.
5e étape :
Mesure de la longueur de l’aile
6e étape :
Le baguage
15
Liste des
ExpertsCotateurs
Q BERRARD Gilles
4, rue de l’Epine 10200 Thil
03 25 92 77 21
L’Association Française
de Mensuration des Trophées
Un suivi qualitatif !
(par Bernard Fievet)
A QUOI SERT LA COTATION
de TROPHEES ?
Ainsi que l’écrivait Monsieur
André-Jacques Hettier de
Bois Lambert « Avant tout, le
trophée doit être considéré
comme un souvenir personnel
du chasseur qui lui rappellera
un bel animal sauvage et un
moment d’exception vécu dans
la nature. A ce titre, il faut le
respecter […] quelle que soit
son évaluation chiffrée »
L’appréciation chiffrée des trophées
ne doit pas être considérée comme
une incitation à prélever systématiquement les plus beaux animaux afin
d’établir des records.
L’analyse des différentes classes
d’âges des grands cervidés, réalisée
lors des expositions de trophées a un
but prioritaire : maintenir les populations animales dans un bon état
sanitaire, en équilibre avec le milieu,
et absolument pas la production de
trophées, au demeurant hypothétique, de trophées exceptionnels.
La cotation des trophées permet
de prendre conscience du vieillissement des grands animaux de nos
forêts. Il faut un minimum de 4 à
5 ans pour que les sangliers aient
des défenses et grès atteignant le
seuil d’enregistrement des cotations,
soit 105 points CCI. Comme dans
notre pays, la durée de vie moyenne
d’un sanglier est de seulement 2
ans, voilà pourquoi, seulement 50
sangliers sont entrés au catalogue
national des trophées, dans notre
département, sur un tableau total de
plus de 87 500 tués lors des quinze
dernières saisons ; Une misère en
grands vieux sangliers…
Le Schéma départemental cynégétique a rendu la présentation des
grands cervidés obligatoire. Les informations obtenues lors du recensement par classes d’âges des populations tuées servent à l’établissement
des futures attributions des plans
de chasse, pour tenter d’atteindre le
difficile équilibre agro-sylvo-cynégétique. Les informations contenues
[dans les catalogues de trophées]
chiffrées et objectives, doivent être
utilisées dans le cadre de jugement
global qualitatif des populations, au
niveau de vastes massifs, plutôt qu’a
celui d’un individu, pris isolément.
Pour les 15 dernières saisons, les
cotateurs Aubois ont répertorié 186
cerfs dépassant le seuil minimum
d’homologation. (165 points CIC)
Parmi les animaux récoltés enregistrables au catalogue des Trophées,
on note une majorité de sub-adultes,
5 à 7 ans. Rares sont les animaux
atteignant 8 ou 9 ans, et moins de
2 % des cerfs présentés atteignent
ou dépassent 10 ans. La 9ème édition
du catalogue de trophées est en préparation. L’édition précédente, datant
de 2007, comportait plus de 10 000
trophées. Compte tenu de l‘accroissement des populations, le seuil des
14 500 trophées répertoriés sera
dépassé.
Protocole de cotation.
La cotation ne peut survenir qu’après
un séchage de 3 mois minimum.
Celle d’un cerf nécessite une vingtaine de mesures. Toutes les cotations sont gratuites. L’examen est
impossible à effectuer dans le cas
où un trophée serait déjà collé, et/
ou vissé : Risques de rupture d’une
défense, pour les sangliers. Il est
également impossible de procéder
à une cotation lorsque les animaux
sont naturalisés en cape.
Les animaux provenant de parcs
et enclos ne sont jamais pris en
compte (Milieux artificiels, Suralimentation énergétique, anabolisants musculaires et osseux,
sels de manganèse, calcium, zinc,
cuivre, sélénium… et introduction
de souches cervines étrangères).
Pour les trophées de qualité supérieure, (médaille d’or) la présence
de 2 experts cotateurs lors de
l’examen est nécessaire. 3 Photos
prises selon des angles précis, sont
obligatoirement jointes à l’envoi en
attente d’homologation. Après un
délai d’environ 3 mois, la fiche de
cotation électronique sera retournée à l’expert-cotateur. Ce dernier
la transmettra alors au propriétaire
du trophée.
16
Q DESPRES, Thierry
12 rue des Noues
10270 Courteranges
03 25 41 75 74
Q FIEVET Bernard
13 rue Gust. Masson 10000 Troyes
03 25 80 20 48
Q MARGON Claude
1 rue des pâtures 10500 La Giberie
Petit-Mesnil
03 25 92 24 81
Q MILITZER Jean-Jacques
17 rue Fernand Léger
10100, Romilly-sur-Seine
03.25.24.34.74
Qualification des
cotateurs.
Les cotateurs doivent obligatoirement être titulaires du Brevet
Grand Gibier. Ils assisteront à une
séance de formation d’une journée,
de localisation variable, au terme de
laquelle ils se verront attribuer le titre
hyperbolique « d’Expert » puisque le
terme de « cotateur » n’ existe pas
dans le dictionnaire... (Nous avons
été formateur dans plusieurs de ces
séances : Fontainebleau, Troyes ;
Grenoble, Loches, ainsi qu’ en Suisse
en 2011).Tous les grands gibiers, y
compris ceux de montagne, y sont
traités. Pendant une période d’un an,
le cotateur nouvellement formé est
tenu d’effectuer ses premières mensurations en doublette avec un autre
cotateur expérimenté.
Il y a environ 220 experts cotateurs
de L’ AFMT en France, répartis en
fonction des densités de grands
gibiers. Les cotateurs Français sont
reconnus par le CIC. Le recrutement
se fait en fonction des nécessités du
département. Il n’ est pas prévu de
former une nouvelle personne dans
notre département, où 5 cotateurs
sont déjà en activité.
Les Trompes
du Grand Cernay
C’est en 2005 que Les Trompes
du Grand Cernay voient le jour.
Une poignée de copains se retrouvait régulièrement pour partager
le plaisir de la trompe, ils ont alors
créé une association de type « loi
de 1901 ». Mais d’où vient le nom
des Trompes du Grand Cernay ?
Le Grand Cernay est un petit bois
situé à DOSCHES, il y a bien longtemps un domaine y était construit,
avec à proximité une source qui
porte le même nom, Il existe
même des légendes sur le château
du Grand Cernay. Une rue du village porte ce nom et le siège social
de l’association est situé à la mairie
du village. De nombreux amoureux
de cette musique très spécifique
sont venus nous rejoindre. A ce
jour, nous comptons 35 sonneurs
parmi lesquels les plus chevronnés
mais aussi ceux dont l’apprentissage est en cours pour intégrer
par la suite les rangs de ceux qui
portent la tenue. L’association est
rythmée au fil des années par les
arrivées mais aussi par les départs.
Le milieu associatif est toujours
délicat et il faut que les règles et
que la rigueur soient respectées
avec une bonne dose d’amitié et
de convivialité.
Cette année les trompes
du Grand Cernay ont réussi
un joli palmarès :
- Michel Cartier obtient à Atton son
Brevet de Sonneur classé (BSC)
- Marc Boulard obtient à Hazebrouck
sa qualification en 4e catégorie,
- Franck Colfort obtient à Atton sa
qualification en 4e catégorie,
- Jean-Luc Cellier obtient son Brevet
de Sonneur classé (BSC) à Fontainebleau
Ils vont ainsi de succès en succès,
et régulièrement la presse locale
en fait écho. Olivier Renaudet est
le Président, le Directeur musical,
et aussi le délégué départemental
de la FITF (Fédération Internationale des Trompes de France). En
Juin 2014 Olivier RENAUDET a
créé une nouvelle association en
rapport avec son statut de délégué
FITF. C’est ainsi que vient de naître
La Délégation Départementale
des Trompes de l’AUBE ou seuls
les membres affiliés à la FITF
pourront en faire partie.
- Jean Paul Choffé obtient à Atton sa
pré-sélection en 3e catégorie
- Sébastien Marie obtient à
Hazebrouck sa pré-sélection en 3e
catégorie
- Olivier Renaudet obtient à
Hazebrouck sa pré-sélection en 2e
catégorie
- Didier Guibert obtient son Brevet
du Sonneur Classé à Saint Honnoré les Bains
internationaux, une réputation qui
n’est d’ailleurs plus à faire si l’on en
croit le nombre de sollicitations et
de manifestations auxquelles nous
participons.
On les retrouvent lors de la fête de
la chasse au cube de Troyes, lors
de cérémonies diverses, lors de
concerts, mariages, et aussi pour
des occasions moins joyeuses, les
deuils.
Parmi leur répertoire, nous retrouvons toutes les fanfares officielles
de la vénerie française, depuis le
réveil jusqu’à l’Adieu des Maîtres
et la curée ; mais aussi des musiques de fantaisies telles que Le
Moulin de la Vierge, Souvenir
de Vincennes, La Bocquillon ou
encore Les Echos de la Chapelle
en Serval.
Ils étaient le 7 juin dernier à
Montier en Der pour un concert
exceptionnel sur l’hippodrome de
la Crouée, parmi 80 sonneurs et
pas des moindres, dont le directeur musical du Débuché de Paris
et des champions nationaux et
17
Les concerts que nous donnons
est le fruit de nombreuses heures
et d’années de travail, ce qui donne
une qualité musicale dont on vous
laisse le soin d’apprécier.
Si la pratique de la trompe ne
nécessite pas une connaissance
poussée de la musique, les notions
élémentaires de solfège sont malgré tous les bienvenues pour accélérer le processus d’apprentissage
de cet instrument. Certes , il paraît
simple de sonner, mais il faut savoir
qu’au rythme de 1 heure de trompe
par jour il faut environ 5 ans pour
faire un bon sonneur , mais on ne
joue pas du cor de chasse, on
sonne de la trompe !
Au-delà de ce travail, un autre
objectif anime bon nombre d’entre
nous, gravir les échelons de la hiérarchie des sonneurs, qui va de
la 5e catégorie à la 1ère catégorie
celle qui, chaque année, consacre
les champions de France et internationaux.
Parmi ces sonneurs certains iront
les 30 et 31 août prochains lors
des championnats de France à la
Teste de Buche, entre Bordeaux
et Mont-de-Marsan, pour obtenir
leur sélection pour la catégorie
supérieure. Nos ambitions sont
de retrouver des membres du
grand Cernay sur les podiums des
championnats de France dans les
années qui viennent.
Michel CARTIER
Pierre
HURTAULT,
homme au
caractère
bien trempé
et ancien président du GIC
des Baillys,
nous raconte ….
Vers la fin des années 70, alors que
je suis président de la société des
Baillys depuis une petite dizaine
d’années, avec quelque uns, nous
mettons en place une ‘’Entente’’
car il n’y avait plus rien, et certains
n’en voulait pas ! Puis en 1980, je
contacte le directeur de la FDC10,
Mr Brisson, pour nous lancer dans
une gestion sur le chevreuil, qui
deviendra le GIC des Baillys en 1981
et dont j’assurerais la présidence
jusqu’en 2013. 80 chevreuils issus
de 3 Fontaines en 2 ans avec non
tir pendant 5 ans et la réussite a été
au rendez-vous. On a ensuite inondé le secteur en chevreuil …. Une
anecdote : Pour les comptages tôt
le matin, les techniciens de la Fédé
couchaient à la cabane
Pour le sanglier, même constat
puisque nous en prélevions un au
raccroc de temps en temps. Puis la
graine est tombée des arbres… Je
ne fais pas de dessin. Mais dès le
début, en parallèle à la gestion rigoureuse que nous menions, il y a eu un
gros travail pour la mise en place des
clôtures. Et cette vigilance se poursuit aujourd’hui avec de belles populations de sangliers dans nos forêts.
Enfin il faut souligner l’esprit de fraternité qui régnait à l’époque malgré
le peu d’animaux prélevés, alors
qu’aujourd’hui, les tableaux sont là
mais…
Les Baillys number1 !
C’est en 1981, sous l’impulsion d’un homme bien connu,
Pierre Hurtault, qu’a été créé
le premier GIC du département
de l’Aube, celui des Baillys,
dont il assurera la présidence
jusqu’en 2013 avant de passer
la main. Implanté entre les
secteurs de l’Orient et de
Rumilly-Chaource, ce petit
massif de 3750 ha de forêts
s’étire entre la RN 71 et RN 19
jusqu’aux premiers plateaux
du Barrois. Il sera par la suite
coupé en deux par l’autoroute
A5 en 1990.
Composé également de cultures
et de prairies, cette structure avait
dans un premier temps pour vocation la gestion du chevreuil. Le
développement de la population de
Capreolus capreolus passera d’ailleurs par de nombreux lâchers en
provenance du célèbre massif de
3 Fontaines. Les plans de chasse
vont d’ailleurs croître de manière
exponentielle, passant de 31 attributions en 1987 à 345 en 1998
pour se stabiliser depuis aux alentours de 230 attributions.
En 1998, alors que la population de
chevreuil est à son apogée sur les
Baillys, les responsables de chasse
vont alors décider de se lancer dans
la gestion d’une autre espèce, à ce
moment peu abondante sur le massif, le sanglier, en instaurant un Plan
de Gestion Cynégétique. Les résultats ne mettront pas longtemps
avant de se faire sentir, suite à la
mise en place de quelques zones
de quiétude bien réparties et de
règles de tir bien ciblées sur les
jeunes, en épargnant les laies reproductrices. Tout le monde connaît
la recette... En effet, la cinquantaine
de sangliers qui se prélevaient en
1990 sera vite remplacée par des
tableaux plus conséquents, pour
atteindre... 490 en 2012 !
La limitation des dégâts
en ligne de mire !
Mais le développement d’une telle
population de sangliers ne peut se
Le Mot du Président du GIC des Baillys
Gérard Clivot
J’ai repris la présidence du GIC des Baillys en 2013
suite à la démission de l’ancien président, Pierre
HURTAULT, mais je dois dire que j’ai hérité d’un
portefeuille bien rempli depuis toutes ces années
de gestion chevreuil et sanglier. Et les tableaux
de chasse respectifs de ces 2 espèces sont plus
qu’honorables. Notre G.I.C. à la particularité d’être
coupé en deux par l’autoroute A5, avec des niveaux
de population différents entre Nord et Sud, ce qui
n’est plus le cas aujourd’hui.
Mon objectif premier, si l’on veut continuer à s’amuser dans nos bois, c’est la limitation des dégâts. Et
là, les principaux responsables, en particulier sur
la partie Nord, ont joué le jeu avec mise en place
d’une politique commune de prévention des dégâts. En plus des clôtures électriques, nous faisons
des battues de prolongation en mars, des battues
de repousse ou des battues dans les maïs au 15
Août tous ensemble. Des chasseurs effectuent du
tir à l’approche sur leur territoire respectif, et même
s’ils ne prélèvent pas, observent et renseignent
sur d’éventuels dégâts. Bien sûr, il y aura toujours
quelques divergences, mais tout problème trouve
sa solution. Et les réunions de Comité Technique
nous permettent de mettre tous les sujets sur la
table. La chasse doit être et rester un moment de
plaisir et de convivialité.
18
faire qu’en instaurant une politique
de protection des cultures efficace.
Et là encore, Pierre Hurtault, également administrateur fédéral et président de la Commission ‘’Dégâts’’
va travailler d’arrache-pieds avec
ses voisins pour limiter au maximum les incursions de suidés dans
les cultures et autres prairies, pour
faire du GIC des Baillys un modèle
de gestion. Pari gagné puisque la
note des dégâts réglés aux exploitants agricoles a toujours été
maintenue à un seuil acceptable.
Ce GIC est aujourd’hui présidé par
M. CLIVOT Gérard et les modalités de gestion sont régulièrement
étudiées par un Comité Technique.
Ce dernier est composé par les 15
sociétés adhérentes, la FDC 10
les représentants de l’Administration (DDT, ONCFS, ONF,...) et est
chargé de faire des propositions
d’attributions chevreuil et sanglier
préalables avant d’être validées
en CDCFS (Commission Départementale de la Chasse et de la
Faune Sauvage).
S.T.
Alexandre Martel - Le délégué régional
Les Rencontres
Saint Hubert
dans l’Aube
En 2013 le Concours Saint Hubert
est devenu les Rencontres Saint
Hubert, en effet cette nouvelle
appellation correspond beaucoup
mieux à l’objectif de cette journée.
Un accueil chaleureux pour ne
pas dire familial, une convivialité et
bien sûr le partage de moments
d’émotions intenses caractérisent la
chasse ! C’est également l’esprit des
Rencontres Saint Hubert.
C’est un groupe d’amis qui est
content de se retrouver une fois par
an, d’accueillir et d’encourager les
nouveaux arrivants. C’est également
la possibilité d’avoir des conseils
sur le dressage de son chien et
de développer ses connaissances
cynégétiques.
En bref il y a mille raisons d’aller
participer à ce rendez-vous départemental annuel organisé par des
bénévoles en partenariat avec votre
fédération.
Ce qui est sûr c’est que tous ceux
qui ont fait l’effort de pousser la
porte une première fois sont revenus avec plaisir.
Vous êtes propriétaire d’un chien
d’arrêt ou d’un spaniel, alors venez
participer à une journée de chasse
pas comme les autres ! Inscrivezvous aux Rencontres saint Hubert
de votre département vous aurez le
loisir de discuter et d’échanger avec
d’autres passionnés de chasse du
petit gibier à tir ou à l’arc.
A vos agendas :
Les Rencontres Saint Hubert
de l’Aube se dérouleront le
samedi 4 Octobre à Chapelle
Vallon. Le dossier d’inscription est disponible sur le site
internet de la Fédération des
Chasseurs.
L’AFACCC10
lir pour cette épreuve le 16 mars
2014, quatorze participants dont
deux juniors. C’est DORDOGNE
(nivernaise) conduite par Gérard
SIFFERLEN et GAIA (griffonne
bleue de gascogne) conduite par
Killian COLLIN qui ont été sélectionnées pour représenter les couleurs
de l’Aube. La finale était organisée
le 20 avril 2014 par l’afaccc25 à
Baumes les Dames et comptait 37
participants. Nos concurrents ont
fini pour la classe sénior à la 5ème
place, et à la 8ème place pour notre
junior. Encore un grand bravo pour
leur participation ainsi qu’au groupe
accompagnateur.
Forte de plus de quatre vingts
adhérents sur le département
de l’Aube, participe chaque
année à différentes manifestations afin de faire connaître
et défendre son mode de
chasse aux chiens courants.
Organise des concours afin de
sélectionner dans les catégories “meute” ou en “individuel” pour concourir aux
finales nationales inscrites au
calendrier de la FACCC.
Les moments forts de l’association sont concentrés sur les mois
de mars et avril. Pour cette année,
deux concours, le premier “meutes
sur Chevreuil” s’est déroulé les 1er
et 2 mars 2014 à Essoyes, les trois
meutes sélectionnées :
sGriffons bleus de Gascogne à
MM DEREINS, COLLIN, BEVIER.
s Beagles & Griffon bleu à M.
DE MELUNEAERE.
s Griffons-anglo-nivernais à
MM LUCAS-BROCARD & BOUDIN Cathy.
Seules les deux premières meutes
ont participé à la finale nationale
à Sirod dans le Jura les 22 & 23
mars 2014.
Pour le concours “chien de pied”
c’est notre vice-président Henrick
Lucas et les chasseurs de VILLON
associés à QUINCEROT qui ont
eu la gentillesse de nous accueil-
19
L’AFACCC10 se réunira en assemblée générale le 21 juin 2014
à Polisot afin de déterminer les
actions et concours à mener pour
l’année 2015.
Nous profitons de cette parution
pour adresser un GRAND MERCI
à tous les présidents de chasse, les
chasseurs, la fédération des chasseurs, les associations cynophiles
et cynégétiques, les bénévoles
pour leur soutien et l’aide apportée
lors de nos manifestations.
Vive la chasse aux chiens courants... à la voi mes beaux!!
La sécurité…notre priorité !
Le réseau « Sécurité à la
chasse » publie chaque année
le bilan des accidents de la
saison écoulée (du 1er juin
2013 au 31 mai 2014. Ces
informations permettent
d’améliorer la formation des
chasseurs à la sécurité.
Pour la saison 2013/2014, le
nombre total d’accidents s’élève
à 114 dont 16 mortels. Il s’agit là
du meilleur bilan enregistré depuis
quinze ans (pour rappel, la moyenne
des accidents mortels était de
18 ces cinq dernières années).Il
confirme la tendance à la baisse
constatée ces dernières années.
L’analyse détaillée de ces chiffres
montre que 90% des victimes sont
des chasseurs (parmi lesquels on
déplore 31% d’auto-accidents).
Les non-chasseurs représentent
10% des accidents (soit 12 personnes parmi lesquelles on déplore deux accidents mortels).
Analyse du gibier tiré au moment
de l’accident : la chasse au grand
gibier entre pour 68% du chiffre
total et le petit gibier 32%. Pourtant, là encore, l’étude détaillée
des chiffres du nombre d’accidents
pour ces deux types de chasse
sur les deux dernières saisons
cynégétiques indique une baisse
du nombre d’accidents et une
meilleure prise en compte des
consignes de sécurité à la chasse :
on passe de 93 à 48 accidents
au petit gibier entre les saisons
2012/2013 et 2013/2014 et, pour
la même période, de 86 à 61 pour
la chasse au gros gibier.
Enfin, il est important de redire
qu’une bonne prise en compte
des consignes élémentaires de
sécurité permettrait d’éviter la
quasi-totalité des accidents qui
surviennent à la chasse. Lors de la
dernière saison, sur 114 accidents,
on relève 109 fautes de sécurité
(96% des accidents) et seulement
5 accidents imprévisibles (4%
des accidents), le ricochet malgré
l’observation de l’angle des 30° par
exemple.
Les 109 fautes de sécurité observées (96% des accidents de la saison cynégétique 2013/2014) se
répartissent ainsi :
s4IRS SANS PRISE EN COMPTE DE
l’environnement : 23%
s4IRSDANSLANGLEDES²
s-AUVAISEMANIPULATION
de l’arme : 16%
s#HUTE
s4IRSDANSLATRAQUE
s4IRSSANSIDENTIlER
s¡CLATEMENTDESCANONSNON
vérification de l’état) : 6%
s!RMECHARGÏEÌLABRETELLE
s!RMECHARGÏELORSDUFRANCHISsement d’obstacle
(barrière, haie, fossé) : 3%
s!RMECHARGÏERANGÏEDANSLA
voiture (2%)
Nous pouvons ainsi identifier les
principaux comportements dangereux:
En battue :
s,ETIRNONlCHANT
s,ENONRESPECTDELANGLEDES
30 degrés
s,EDÏPLACEMENTDESONPOSTE
s5NEMAUVAISEMAÔTRISEDES
optiques de visée
s,AMAUVAISEGESTIONDUN
accompagnant
s,IDENTIlCATIONAPPROXIMATIVE
d’un gibier.
s5NTIRDANSLATRAQUE
20
Chasse devant soi :
s,EMAUVAISUSAGEDELABRETELLE
(arme chargée)
s,ACHUTEDUCHASSEURAVECUNE
arme chargée (franchissement
d’un obstacle)
s,ETIRÌHAUTEURDHOMMESANS
visibilité (haie, maïs, etc…)
s,ERAMASSAGEDUGIBIERTUÏ
arme chargée
s,ENONDÏCHARGEMENTDES
armes lors des regroupements
des chasseurs
s,ETIRSURDESSOLSGELÏSOU
caillouteux (ricochets)
s,ANONVÏRIlCATIONRÏGULIÒREDE
l’intérieur des canons (obstrués
par un corps étranger).
La chasse est une activité peu
« accidentogène » comparée, à
d’autres sports… mais chacun
d’entre nous doit comprendre que
la manipulation, l’usage et le port
d’une arme à feu peut susciter de
l’inquiétude pour le grand public.
Le chasseur ne doit pas, grâce à sa
conduite, à ses automatismes, son
sens de l’éthique et sa courtoisie,
être perçu comme un danger.
NOTRE COMPORTEMENT
DOIT ETRE EXEMPLAIRE !
S.T.
35 000 hectares pour le faisan commun...
Pour redynamiser et diversifier la chasse du petit gibier,
différents détenteurs de droit
de chasse ont souhaité réagir
et étudier ensemble la mise
en œuvre d’une véritable
politique de gestion du faisan
commun. Cette zone va de
Bar sur Seine à Troyes et de
Troyes à Saint Phal.
A cet effet, un grand nombre de
territoires ont signé avec la F.D.C.A.
un contrat volontaire de gestion,
prévu par le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique avec
l’engagement pour une période de
3 ans de repeupler et de ne pas
tirer l’espèce.
D’autres, moins nombreux, se sont
engagés, toujours par contrat, à ne
pas tirer les poules communes.
Pour donner un maximum de
chance et de cohésion à ce projet, ambitieux mais réaliste, et à la
demande de la majorité des détenteurs, le tir de la poule du faisan
commun sera interdit dès cette
saison, dans un périmètre avoisinant les 35.000 ha. (voir sur carte
ci-dessous)
Toutefois, dans tous les cas, le tir
du faisan obscur reste possible.
La chasse de ce gallinacé reste
donc possible ! Cette opération
d’intérêt général est aujourd’hui la
plus grande zone de gestion du
département, elle regroupe 3 GIC,
celui de la plaine de Troyes, de la
voie Romaine et de la Sarce.
Construction d’une volière de
pré lâcher mode d’emploi :
s$UNE LONGUEUR ET DUNE LARGEUR
de 4 mètres (16 M2),
s,E GRILLAGE DOIT ÐTRE ENTERRÏ DE
25 cm minimum,
s,A PORTE DOIT SOUVRIR VERS LINTÏrieur, pour faciliter la sortie des
oiseaux,
s0RÏVOIR AGRAINOIR TÙLE ABRIS
avec une petite cavité pour récupérer l’eau,
s5NPIÏGEAGEINTENSIFDANSLEPÏRImètre rapproché de la volière.
Le non-tir de la poule faisane
commune est interdit sur :
Sur l’intégralité des communes de :
Saint-Pouange, Saint Légerprés-Troyes, Roncenay, Rosiéres,
Saint-Jean-de-Bonneval, Moussey,
Isle-Aumont, Villemereuil, Villyle-Maréchal, les Bordes-Aumont,
Assenay, Villy-le-Bois, Cormost,
la Vendue-Mignot, Jeugny, Lirey,
Les Maupas, Machy, longeville-surMogne, Crésantignes, Fays-laChapelle, Fouchéres, Montceauxles-Vaudes, Rumilly-les-Vaudes,
Jully-sur-Sarce, Virey-sous-Bar,
Courtenot, Chappes, Vaudes,
Saint-Thibault, Saint-Parres-lesVaudes.
Pour partie les communes de :
Chamoy, Saint-Phal, Saint-Germain, Montigny-les-Monts au sud
de la N77 et à l’est de la D 89 pour
Montigny-les-Monts. Bréviandes et
Buchéres au sud de la N 71.
Clerey, Bourguignon, Bar-sur-Seine
à l’Ouest de la Seine.
S.T.
Modification de l’arrêté préfectoral pour l’entente faisan de larivour. Vient s’ajouter une extension de
l’Arrêté Préfectoral pour l’Entente de
Larivour sur le périmètre ci-dessous
cité : Géraudot, Dosches, Lusignysur-barse : À l’Ouest de la D 1 et de
la D 43 ( D 1 g)
21
NOUVEAUTÉS RÈGLEMENTAIRES 2014
Ce qu’il faut savoir sur les dégâts de grand gibier
Évolution de la
procédure d’indemnisation
des dégâts :
Q Modification de seuils ouvrant
droits à indemnisation.
Q Diminution de l’abattement légal à
2 % (au lieu de 5 %) pour tous les
dossiers
Q Possibilité d’obtenir une indemnisation pour la remise en état des
interbandes des vergers et des
vignes et la remise en place des
filets de récolte.
Q Eventualité d’une responsabilité financière du déclarant (dommages
inférieurs aux seuils).
Q Possibilité de répercuter tout ou
partie des frais d’expertise au
déclarant (dommages n’atteignant
pas les seuils ou fortement surestimés dans la déclaration).
Calcul de l’indemnisation
de l’exemple ci-dessus
S1 et S2 forment une même
parcelle culturale
Q Aucune des trois entités S1, S2 et
S3 n’atteignent le seuil de 230 ni
le seuil de 3 % de la surface.
Q Sur la parcelle culturale «S1-S2» :
les dégâts s’élèvent à 20 ares sur
une surface de 40 ha ; le seuil des
3% n’est pas atteint sur la parcelle
«S1-S2», mais le montant des
dégâts cumulés s’élève à environ
283,50, ce qui est supérieur au
seuil des 230, en prenant les hypothèses suivantes : blé à 175/T
et rendement de 81 qx/ha.
Q L’agriculteur pourra donc se faire
indemniser les 20 ares de dégâts
de la parcelle «S1-S2» mais pas
ceux de la parcelle S3.
Qu’entend-on par «parcelle
culturale» ?
La parcelle à prendre en compte
dans le calcul du seuil correspond à
l’ensemble des parcelles contigües
d’une même culture appartenant à
la même exploitation. Les fossés,
rus, haies, bandes enherbées, bordures de champ, murets, alignement
d’arbres, chemins et voies communales n’interrompent pas la continuité des parcelles. Par culture, il faut
comprendre toutes les variétés de la
même espèce qui sont indemnisées
avec le même barème.
22
Des envahisseurs...
Une espèce envahissante
exogène est une espèce vivante qui devient un agent de
perturbation « nuisible » à la
biodiversité autochtone parmi laquelle elle s’est établie.
Les phénomènes d’invasion
biologique sont aujourd’hui
considérés comme l’une des
grandes causes de régression
de la biodiversité.
RATON LAVEUR
La répartition géographique du
raton laveur dans le nord-est de la
France rend cette espèce potentiellement visible dans le département de l’Aube.
A ce jour nous avons eu connaissance de 2 individus, l’un à Courteranges et l’autre à Villiers Herbisse.
Cette espèce exogène peut perturber les équilibres écologiques, à ce
titre si vous avez connaissance de
leur présence sur votre territoire il
nous semble important de le signaler à la Fédération des Chasseurs.
L’extension nouvelle en Auvergne
voire même en Gironde, nous pousse
à être vigilants sur le développement
de cette espèce en France.
DESCRIPTION
Cet omnivore de l’ordre des carnivores, est originaire d’Amérique. Il
a été introduit pour la dernière fois
en Europe dans les années 1930.
Le raton laveur est de taille
moyenne avec une tête courte et
large, un museau court et pointu
et de grandes oreilles bien visibles.
Les poils des joues sont longs.
Il se distingue par deux particularités : un masque facial très contrasté qui débute sur les joues pour
s’étirer sur les yeux, lui donnant
l’apparence de porter un « loup »
noir sur les yeux et une queue
touffue comptant cinq à sept
anneaux bruns ou noirs délimités
par des poils plus clairs, grisâtres
ou brunâtres. Le raton laveur est
un plantigrade et ses pattes sont
pentadactyles, très sensibles à la
stimulation tactile et capables de
manipulations délicates.
CHIEN VIVERRIN
La présence du chien viverrin
dans le nord-est de la France peut
rendre cette espèce également
visible dans notre département.
Son extension géographique semble moins
marquée (ou plus discrète) que le raton la-
Le chien Viverrin
veur, mais la vigilance est de mise.
Comme pour l’espèce précédente
le chien viverrin n’est pas issu de
nos écosystèmes, alors si vous
avez connaissance d’un individu il
vous est demandé de contacter la
FDC10.
DESCRIPTION
Le chien viverrin étant une espèce
introduite (Originaire de l’Asie de
l’Est) récemment en Europe, son
aspect n’est pas familier et de ce
fait, il peut être confondu avec
d’autres espèces de carnivores.
Ce canidé d’une taille comparable
à celle du renard présente un corps
trapu et massif, aux pattes courtes
et au pelage long qui évoque celui
du blaireau. Le chien viverrin est le
seul canidé à posséder un masque
facial sombre. Sa silhouette, son
masque facial et son pelage rappellent également ceux du raton
laveur, mais sa queue est de couleur unie, longue de 15
à 25 cm et touffue –
contrairement au
raton laveur qui
possède une
longue queue annelée. Comme
ces différents noms vernaculaires
le suggèrent (« chien-martre », « raton laveur d’Oussouri » ou encore
« chien du Japon »), le chien viverrin
présente des ressemblances avec
les mustélidés (martre, fouine, etc.)
pour les pattes courtes, et avec le
raton laveur pour le masque facial.
Le poids varie en fonction du sexe,
de l’âge et des saisons ; il oscille
ainsi entre 4 et 6 kg en été et entre
6 et 10 kg en hiver.
Le statut de raton
laveur et du chien
viverrin
Ces deux espèces indésirables
dans nos écosystèmes sont classées par le législateur comme espèces envahissantes. Ces espèces
figurant dans un arrêté ministériel
annuel permettent de confirmer
leur classement sur la liste des
espèces nuisibles dans l’Aube.
La régulation par les piégeurs peut
se faire toute l’année et en tout lieu
(avec l’autorisation du propriétaire).
Le tir par les gardes particuliers
peut se pratiquer également toute
l’année.
(Source ONCFS)
Raton laveur
23
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Consommations mixtes (L/100 km) et émissions de CO 2 (g/km) RAV4 : de 4,9 à 7,3 et de 127 (C) à 176 (E). Données homologuées CE.
Modèles présentés : 5$9 6SRUW (GLWLRQ HW 5$9 &OXE (GLWLRQ '' :' DYHF SHLQWXUH P«WDOOLV«H ¢ ȡ P¬PH UHPLVH G«GXLWH 3UL[ FRQVHLOO« DX SRXU XQ 5$9 '' :' /H &DS
QHXIKRUVSHLQWXUHP«WDOOLV«HG«GXFWLRQIDLWHGHȡGHUHPLVHHWVDQVDXFXQHFRQGLWLRQ2ɫUHQRQFXPXODEOHU«VHUY«HDX[SDUWLFXOLHUVYDODEOHMXVTXȃDX31/05/2014GDQVOHU«VHDX7R\RWDSDUWLFLSDQWHQ)UDQFH
3 adresses
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10100 CRANCEY - RN 19
03 25 24 85 40
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77160 PROVINS - ZAC des 2 Rivières
01 60 58 52 30