JE SUIS UN ZOMBIE

Transcription

JE SUIS UN ZOMBIE
Serabibi Théâtre 2000etc. Lausanne (CH)
Vladimir Loncar
Inspiré des films de George A. Romero, de la bande dessinée ‘Dylan Dog’ et du quotidien.
Création originelle de Serabibi.
JE SUIS U N ZOMBIE
1
PERSONNAGES
Le héros
:
Serkan
Deux gardiens
:
Sarah & Alain
Deux villageois
:
Mousse & Winky
Première fille
:
Lula
Le Vendeur
:
Benjamin
Deuxième fille
:
Petra
ANNEXE
DESSIN 1 – Le pendentif
DESSIN 2 – La Scène
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Ac t e 1
Description de la scène : Un paysage peint sous forme de panneau de quatre
mètres de long, un fauteuil, deux poubelles, une radio.
Voix off speaker radio 1:
'En cherchant d'améliorer la condition psychologique des ses employés qui était
détériorée suite aux crises financières et économiques, le producteur américain
MG a sortie un produit bon marché capable d'influencer les ondes cérébrales.
Tenu à une distance entre 20 cm et 1m, l'effet de la machine est une
concentration accrue, l'esprit claire, une sensation de bienêtre. Différents
modèles sont disponibles et chaque appareil est réglé pour un usager unique.'
Voix off speaker radio 2:
'Oui Michelle, mais on constate quelques contre-indication, comme la
dépendance ou si au départ l'esprit est claire, au fil du temps l'usager
s'embrouille, réagit machinalement... on a aussi des informations non
confirmées sur des cas de décès d'usagers qui ont approché trop le pendentif à
la tête.'
Voix off speaker radio 1:
'Et voilà un tube de la radio MRT-FM spécialement pour vous.'
Musique.
Deux villageois et une fille entrent sur scène côté jardin (G). Ils ont un
pendentif attaché à leur tête grâce à une tige et un file1 . Chacun le sien. Ils
ont aussi un pendentif attaché aux mains, qu'ils essayent parfois d'attraper.
1 C'est un objet de petite taille qui peut avoir différentes formes et couleurs, assez léger. Voir annexe dessin N.1.
3
Ils regardent tranquillement le pendentif et le suivent dans ses mouvements.
La musique s'arrête. Côté cour (D), entrent le héros et les deux gardiens.
Le premier personnage qui entre est le héros qui marche comme un zombie; il
viens de se réveiller et il baille.
(Référence à Shaun of The Dead, mais il est habillé en référence à Dylan Dog).
Il se fait pousser par un des deux gardiens.
Les deux gardiens ont aussi des pendentifs sur leur tête et sur leurs mains. Ils
rigolent à chaque fois qu'ils le poussent ou le tapent.
L’un des gardien le tape violemment sur le ventre avec un bâton.
Le héros tombe et essaye de se relever. L'autre gardien le pousse à son tour et
l'insulte.
Le héros arrive finalement à se relever. Il joue avec le pendentif d'un des deux
gardiens pour comprendre sa mécanique. Si on approche le pendentif le
gardien devient anxieux et se bouge plus vite, si on l'éloigne, c'est le contraire
qui se passe.
Il prend le bâton du gardien et le jette hors de la scène. Il s'assoie dans un
fauteuil, toujours côté cour (D).
Il met la jambe gauche sur l’accoudoir et se touche le bout des doigts
(référence à Dylan Dog2).
Les deux gardiens recommence à le persécuter.
2 Voir l'annexe, dessin N.3
4
La fille qui se trouve côté jardin (G), s'approche.
La fille: 'Bonjour.' (convenu)
Le héros: 'Bonjour' (hésitant)
Un temps – regard entre les deux, elle l'observe.
La fille: 'Vous m'avez l'air sympathique et beau et intelligent...'
Pendant qu'elle parle, elle essaye de trouver le pendentif du héros. Elle
s'approchant, lui tâte la tête et s'aperçoit qu'il n'en a pas.
La fille: '... et de plus vous avez l'air sérieux, pratiquement un prince, et je
croyais...'
Elle remarque qu'il n'a pas de pendentif: Elle pousse un crie et repart agitée.
Un des deux villageois approche le héros.
Le villageois: 'Salut, vous pouvez me prêter ceci'
(Il indique une pince)
Le héros: 'Pourquoi ?'
Le villageois: 'Parce qu'on est amis. Si on ne l'était pas je ne vous aurais pas
parlé.'
Le héros (soucieux): 'Prends...'
L'autre prend et part.
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Le héros commence à rire tout seul, fort, puis il se lève.
Une musique démarre, une sort de valse, toujours plus forte.
Le héros entend la musique et commence à danser seul, suivant le rythme.
Il danse. En utilisant sa connaissance des pendentifs, le héros oblige les deux
villageois et la fille à danser avec lui.
Il danse de plus en plus avec la fille, toujours sous contrôle du pendentif.
La musique change, maintenant c'est une musique romantique. Les lumières
deviennent rouge et rose.
Le héros et la fille sont très proches, ils se font des câlins.
La lumière s'éteint puis se rallume, deux fois, lentement, pour symboliser le
jour et la nuit.
Le héros prend le pendentif de la fille et le cache derrière son dos.
La fille panique.
La musique s'arrête, le héros offre le pendentif à la fille. Un son tendu
démarre. Elle fait un pas en arrière, hésite, approche la main, prends le
pendentif et l'observe pendant un moment. Elle jette un regard vers lui, il est
impassible. Elle approche le pendentif à la tête, l'observe attentivement. Elle
hésite, puis, avec un geste rapide met le pendentif dans la bouche. Le son
tendu s'arrête.
Elle s'effondre.
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Un des villageois qui se trouve côté jardin (G) l'attrapent avant qu'elle ne
tombe et la posent doucement par terre.
L'autre villageois s'approche et contrôle les pulsations de la fille.
Le villageois: 'Elle est morte .. '
Les deux villageois regardent le héros.
Il y a un petit silence.
Les villageois repartent à la poursuite de leurs pendentifs.
Le héros retourne s'asseoir.
Il reçoit un coup sec d'un des deux gardiens.
Le gardien: 'T'as fait quoi ?'
Le héros le regard consterné, puis regarde la morte.
Il y a un moment de silence total.
Un bruit sec casse le silence. La morte lève une main. Le héros est le seul qui
sursaute. Le deux villageois arrête de suivre leur pendentif. Un son tendu et
continu démarre.
Elle se lève avec des gestes maladroitement. Le héros recule dans son fauteuil.
Elle se dirige vers le héros.
Les villageois sortent côté jardin (G).
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Le héros cherche quelque chose avec la main mais il se paralyse parce que la
morte-vivante s'approche.
La morte-vivante prend le pendentif du gardien à droite du héros et le lui met
dans la bouche.
Le gardien s'effondre.
La morte-vivante se dirige vers l'autre gardien, qui, ayant compris ce qui lui
arrive si elle l'attrape, essaye de s'enfuie mais tombe et se fait prendre par la
morte-vivante hors de la scène, côté cour (D).
Un crie côté cour (D). Le héros sursaute et va au centre de la scène en
regardant vers le côté cour (D).
La fille et le gardien, les deux morts-vivants, reviennent sur scène.
Le deuxième gardien, qui gisait à côté du fauteuil, se relève, lui aussi un mortvivant.
Le héros: Eh non !3.
Il sort une arme, un Colt4.
Il prend le pendentif de la fille, l'observe, puis regarde la morte-vivante.
Il baisse la main avec le pendentif et le laisse doucement tomber.
La lumière s'éteint.
Trois coups secs. Le premier étant idéalement synchronisé avec le pendentif
3 Il parle à lui-même, référence à Evil Dead.
4 Référence à Dylan Dog.
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qui tombe. Puis une pause, puis les deux autres.
FIN PREMIER ACT
Entre le premier et le deuxième acte la lumière est éteint et un bruit de chien
sauvage parcourt la sale.
Ac t e 2
La lumière s'allume.
Le héros debout, du sang par terre, l'arme encore fumante.
Les cadavres ne sont pas là mais trois pendentifs dans du sang.
Il prend le pendentif de la fille et l'observe.
Le héros: 'Saloperie !'
Un personnage avec six pendentifs sur la tête, le vendeur, entre sur scène côté
jardin (G).
Il a un sac avec lui plein de pendentifs, il est plein de sang.
Le héros et le vendeur se regardent.
Le vendeur: 'Qu'est ce qui s'est passé ici ? C'est quoi ce bordel ?'
Le héros: 'Ils sont morts. Ils sont tous morts. Qui es tu ?'
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Le vendeur: 'Je suis le vendeur. Je vends...'
Le héros: 'Tu vends quoi ? Quelles genre de choses ?'
Le vendeur s'approche des pendentifs, les prends et les observe. Ils sort vite
de scène côté cour (D). Il voit le pendentif de la fille mais le héros lui fait
comprendre avec un regard que celui-là, il ne l'aura pas.
Le vendeur: 'C'est dommage.' Il change de discours. 'Je vends ! Je vends tout
ce que tu veux et pas seulement... j'invente aussi, j'ai inventé toutes sortes de
pendentifs. Regarde ! Mon dernier chef d'œuvre, le Z47, un modèle spécial
pour jeunes mariés en mal de vivre, ou les paumés comme toi ! J'ai des
milliers d'employés qui bossent pour moi tous les jours sans poser de
questions, ça coûte que dalle. C'est le systèm parfait ! Je contrôle les marchés,
et je décide les prix ... C'est ma force ! Je suis le systèm, le marché c'est moi !
C'est grâce à moi qu'il y a quelque chose plutôt que rien ! '
Le héros: 'Comment ?'
L'autre ne répond pas. Il s'arrête brusquement. Il l'observe. Il ouvre le sac qui
est remplie de pendentifs et en sort un.
Une note tendue démarre dès qu'il a sortie le pendentif du sac.
Le vendeur et le héros sont à une distance d'un bras.
La main du héros se dirige lentement vers le pendentif ... mais elle s'arrête au
dernier moment. Il recule d'un pas et s'exclame : Non !' L'autre remet le
pendentif dans le sac.
Le vendeur: Crétin, idiot, je te propose là LE rêve, TON rêve.. à porté de
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main... Espèce de petite merde, tu ne te rends pas compte à quoi tu renonces,
là! Tu prends pour qui ? Tu es rien et moi je suis tout puissant... je ferai de toi
ce que je veux !
Un regard entre les deux.
Le héros sort son arme.
L'autre recule et sort deux pendentifs. Il les agites dans l'air.
Du côté jardin (G), les deux villageois rentrent, avec un veston de flic sur leurs
vêtements de villageois.
Le vendeur recule lentement protégé par les deux villageois-flics.
Le vendeur: 'Abattez-le et foutez-le dehors, je le veux hors de scène pour
toujours.'
Les policiers sortent des armes et les pointent sur le héros.
Silence.
Une note tendue démarre.
Le héros prends le pendentif de la fille et le jette vers l'intérieur de la scène.
Les villageois-flics tournent la tête. La lumière s'éteint. Deux coups, puis
encore un.
Un temps.
Le vendeur revient sur scène très agité.
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Il voit le massacre.
Le héros dirige l'arme vers lui.
Le vendeur: 'Pauvre fou ! Tu n'es qu'un meurtrier ! Regarde, il n'y a que des
cadavres autour de toi. Assassin ! Assassin !'
Il jette son sac par terre.
Le vendeur: 'Tu vas me tuer ? Ça servira à rien ! Tu crois vraiment que c'est
moi ? Non ! Ça marche comme ça depuis toujours ! Tire alors ! Tire !'
Le héros essaie de tirer mais il n'a plus de cartouches.
Le vendeur: 'Ha ha ha... tu croyais y arriver ? Tu pensais pouvoir me tuer ? Tu
rêve connard !'
Un des flics-villageois, fait un bruit et commence à bouger, lentement. L'autre
aussi.
Le vendeur: 'Vous êtes pas morts ! Ha ha ! T'as mal visé ! Tuez-le ! Tuez-le !
Non, non, découpez-le, mais laissez-le vivant. C'est moi qui vais l'achever ! Je
vais lui couper la gorge.'
Les deux flics-villageois prennent une attitude de morts vivants.
Le vendeur: 'Allez ! Vous attendez quoi ? Prenez-le !'
Il leur montre les pendentifs. Les deux flics-villageois se dirigent vers le
vendeur.
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Le vendeur: 'Oui venez. Non, par là. Prenez-le ! Pas moi, lui ! Si ce n'était pas
pour moi, vous ne seriez que des animaux ! Je vous ai sauvez de la nature !
Non ! Non !'
Il tombe en arrière et sort de la scène, suivi par les deux mort-vivants.
Un cri.
Le héros cherche à recharger son arme, mais il ne trouve qu'un seul projectile.
Il recule.
Les flics-villageois, mort-vivants, reviennent sur scène pleins de sang.
Les deux se dirigent droit sur le héros.
Le héros lève son arme vers la bouche ouverte du mort-vivant.
Le héros baisse son arme. Le mort-vivant avance et passe, en l'ignorant.
Tous les morts-vivants sortent de la scène.
FIN DEUXIEME ACT
Bruit de morts-vivants dans le noir.
Ac t e 3
Le héros est seul sur scène.
Une belle femme essoufflée entre sur scène, côté cour (D).
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Elle porte a un pendentif sur la tête mais pas sur les mains.
Elle s'immobilise à la vue du héros.
Elle sort un pendentif et le lui tends.
Une note tendue démarre.
Le héros et la fille se regardent un moment.
Le héros s'approche lentement de la fille.
Il prend le pendentif.
Silence.
Le fille: 'C'est un faux.'
Le héros: 'C'est est faux... Qui est-tu ?'
Le fille: 'Je suis un ingénieur. Ou de moins je l'étais. Je fabrique des faux. Ça
ne marche plus, ils ne marchent plus. Ils se mangent entre eux et deviennent
de plus en plus agressifs. Les gens avec les meilleures contrefaçons se font
mordre...
Elle inspecte les lieux.
La fille: 'J'ai noté qu'ils évitent de venir par ici. Je ne sais pas pourquoi.
Généralement ils sont partout. Je suis venu moi-même voir pourquoi.
Le héros: 'Combien peu de vivant, en face de pareils morts, on en général droit
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de vivre?!.'
Un regard entre les deux.
Le héros: 'Ils sont attirés par des regroupements de personnes ou d'objets.
Mais une personne, seule, leur est invisible.'
Silence.
Elle inspecte les lieux.
Le héros: 'T’as vraiment vécu parmi eux ?'
'Oui.' La fille, très sérieuse. 'j'ai vu des scènes apocalyptiques, inimaginables.
Ils se mangent régulièrement entre eux, c'est le plus fort qui a tous les droits.
Les plus forts se décorent avec beaucoup de pendentifs, j'en ai vu avec des
dizaines. Les plus féroces aiment attaquer de nuit, ou pendant le repos des
autres. Je ne sais pas pourquoi la nuit, vu qu'ils ne dorment pas, ils ne
dorment jamais, mais ça ne les dérange pas que tu dormes.
J'ai vu des vieux manger des enfants grâce à des pendentifs très colorés. J'ai
vu un homme et une femme s'entre-manger jusqu'à la mort des deux. J'ai vu,
et régulièrement des groupes se manger pendant des années jusqu'à ce qu’ils
soient tous en décomposition avancée.
J'ai vu des horizons de sang mais je n'avais pas compris... Je peux rester ici
pour la nuit ?'
'Oui'
Les deux se posent pour dormir.
La lumière baisse, des bruits nocturnes doux, la lumière s'éteint, bruits
campagnards nocturnes.
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'Réveille-toi' Elle, doucement, 'Réveille-toi !' Elle plus fort, sec.
La lumière s'allume.
Elle est debout avec l'arme du héros pointé contre lui.
Il recule et se lève lentement avec les paumes des mains tournées vers elle.
Elle: 'Prenez-le !'
Les deux flics-villageois, morts-vivants et avec des pendentifs sur la tête mais
pas sur les mains, entrent sur scène des deux côtés.
Il jette un regard agité vers les deux, puis vers elle.
Le héros: 'Pourquoi ?'
Elle: 'Parce que t'es un mort-vivant.'
Le héros: 'Quoi ? Non, je ne le suis pas !'
Les morts-vivants le saisissent et commencent à le ligoter.
En même temps, elle prend un sac côté jardin (G), se met au centre, pose son
arme et sort un instrument étrange de son sac.
Elle: 'Le pendentif que je t'ai donné n'était pas un faux. Et comme il n'a eu
aucun effet sur toi... il ne reste qu'une possibilité, c'est que tu ES un mort
vivant.'
Le héros: 'Il y a différentes sortes de pendentifs, peut-être que celui que tu
m'as donné n'a pas d'effets sur moi !'
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Il est de plus en plus agité.
Elle: 'Je t'en ai donné un universel. Il a de l'effet sur tout le monde.'
Le héros: 'Mais je parle ! Je peux parler ! Les morts-vivants ne parlent pas !
C'est impossible !'
Elle: 'Un reflex. T'as tout simplement oublié d'être mort. Faut dire que tu m'as
presque eu, mais malheureusement pour toi, c'est impossible.'
Le héros: 'Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?'
Elle: 'Faire quelque analyse de ton tissu et de tes cellules, puis te découper en
morceaux. Te tuer. T'es dangereux...
Elle commence ses analyses.
Elle: ...Peut-être que tu représentes une nouvelle évolution de l'espèce. C'est
en tout cas mieux de t'arrêter ici et maintenant.'
'Mais je suis vivant !'
Elle regard son instrument.
Elle: 'ehm... c'est étrange. Tu ne réagis pas comme les autres...'
Elle sort pensive du côté jardin (G). A elle même: 'Je me demande pourquoi.'
En même moment, le héros se balance et tombe entre les bras d'un mortvivant. Avec les dents, il arrive à lui arracher le pendentif.
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Le mort-vivant s'arrête de coup.
Il regard l'autre flic-villageois, mort-vivant.
Il marche sur lui. L'autre ne réagit pas tout de suite, puis essaye vaguement de
se défendre.
Il lance un cri.
Elle, côté jardin (on ne la voit pas): 'Qu'est-ce qui se passe là?'
Il y a une brève lutte entre les deux morts-vivants.
Le héros essaye de se libérer, mais sans succès.
C'est le premier mort-vivant, celui qui n'as plus de pendentif, qui gagne et sort
de la scène, plein de sang, côté cour (D).
Elle revient sur scène, comprend vite la situation.
Elle et le héros regardent l'arme posée au centre de la scène.
Les deux se jettent sur l'arme.
Le héros, qui est plus proche mais toujours ligoté, prend l'arme derrière le dos.
Elle essaie de la lui arracher.
Elle: 'Laisse ça ! Mais laisse !'
Il y a une lutte.
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Soudain un coup.
Elle tombe et ne bouge plus.
Il se libère de la corde, se relève, essoufflé.
Un long regard de sa part.
Silence.
La lumière baisse.
Voix off dans le noir : 'Aujourd'hui, on compte les vivants.'
FIN
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