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COMITE DE JUMELAGE LE HAILLAN – KALAMBAKA Voyage du 18 au 25 avril 2009 Rond-Point Kalambaka - LE HAILLAN (France) Place du Haillan – KALAMBAKA (Grèce) 2 COMITE DE JUMELAGE LE HAILLAN – KALAMBAKA LA GRECE Qu’est-ce que la Grèce ? La Grèce, c’est le Parthénon, qui domine la cité d’Athènes. Ce sont aussi ses ciels azur et ses flots turquoise, ses maisons blanches empilées à flanc de colline et surplombant un port de pêche, carte postale rêvée du tourisme moderne dans les îles. Mais la Grèce est tellement plus que tout cela. Un pays dont la culture et la langue ne ressemblent à aucune autre, dont les paysages sont parmi les plus vierges d’Europe et les habitants, des plus hospitaliers. Régions : L’Attique (Athènes), La Grèce Centrale (excepté la région de la capitale), Le Péloponnèse, L’Epire, La Thessalie, La Macédoine, La Thrace, Les îles de la mer Egée, La Crète, Les îles Ioniennes. 3 Identité Langue officielle Grec moderne Capitale Athènes Forme de l’État - Président - Premier ministre République parlementaire Károlos Papoúlias Kóstas Karamanlís Superficie - Totale - Eau (%) Classé 94 131 940 km² 0,86% Population - Totale (2008) - Densité Classé 70 11 260 000 hab. 84,3 hab./km² e e 4 GÉOGRAPHIE La Grèce est située à la pointe sud-est de l’Europe et occupe une surface totale de 131.957 km² . Le pays a des frontières communes, au nord, avec l’Albanie, l’ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) et la Bulgarie et, à l’est, avec la Turquie, sur une longueur totale de 1.228 km. La capitale de la Grèce est Athènes. Usage des terres : 23% de terres arables, 40% de prairies et de pâturages, 20% de bois et forêts, 9% divers. Sol : Principalement rocheux avec des chaînes montagneuses qui se prolongent en mer sous forme de péninsules et de séries d’îles. Climat : Méditerranéen : été chaud et sec, hiver doux, précipitations en automne et en hiver. En Juillet et Août, les températures varie de 36°C à 45°C. Températures et pluviométrie moyennes par mois Températures moyennes en °C Mois Minimum Maximum Pluviométrie (en mm) Jours avec pluie (moyenne) Janv. 5.2 12.5 56.9 12.6 Févr. 5.4 13.5 46.7 10.4 Mars 6.7 15.7 40.7 10.2 Avril 9.6 20.2 30.8 8.1 Mai 13.9 26.0 22.7 6.2 Juin 18.2 31.1 10.6 3.7 Juill. 20.8 33.5 5.8 1.9 Août 20.7 33.2 6.0 1.7 Sept. 17.3 29.2 13.9 3.3 Oct. 13.4 23.3 52.6 7.2 Nov. 9.8 18.1 58.3 9.7 Déc. 6.8 14.1 69.1 12.1 Topographie : La Grèce, à l’extrémité sud de la péninsule des Balkans est un pays montagneux dont les côtes sont extrêmement découpées. Selon un mythe grec, lorsque Dieu créa le monde, il distribua toute le terre disponible à l’aide d’un tamis ; quand tous les pays furent suffisamment pourvus, il jeta par dessus son épaule les cailloux restés dans le tamis, et créa ainsi la Grèce. Plus des deux tiers du pays ont une morphologie accidentée et montagneuse. La chaîne du Pinde traverse le pays du nord-ouest au sud-est. La côte continentale est longue de 4.000 km auxquels il faut ajouter 11.000 km de côtes des 9.841 îles. La Grèce est composée de 52 préfectures et divisée en 13 régions dont la plus grande est celle de Macédoine avec 34.177 km² et une population de 2.263.099 habitants. Le Mont Olympe, la demeure des douze dieux de la mythologie grecque antique, est la plus haute montagne du pays et culmine à 2.904 m. Le fleuve le plus long est l’Aliakmon avec 297 km. La plus grande agglomération urbaine est Athènes, la capitale, avec 3.206.280 habitants. Le Pirée est le port le plus important, Thessalonique, la capitale de la Macédoine, est, par sa population de près d’un million d’habitants, la deuxième ville grecque. C’est un port important, un passage ouvert sur les Balkans, et le principal centre économique et culturel de l’ensemble de la Grèce du Nord. Flore : La Grèce possède une richesse en faune et en flore inégalée en Europe. Par leur isolement les îles abritent de nombreuses espèces endémiques parfois uniques au monde. Le printemps commence début mars dans les régions les plus chaudes et atteint son apogée au mois de mai où les 6 000 espèces différentes de fleurs sauvages tapissent les quatre coins de la Grèce. Si cette richesse florale ne survit pas à la chaleur de l’été grec, on assiste à un véritable second printemps à l’automne grâce à la multitude de fleurs automnales comme les crocus. Les fleurs sauvages les plus communes que l’on trouve dans les campagnes sont, entre autres, les anémones, les glaïeuls, les cyclamens, les iris, les tulipes et les lis. Les forêts les plus étendues se trouvent en Grèce du Nord dans les montagnes de Thrace, 5 de Macédoine et d’Epire ; les îles de la mer Egée de l’est et du nord ainsi que celles de la mer Ionienne, sont en grande partie recouvertes de pins et d’oliviers. Au total, le pays possède plus de 200 espèces d’arbres et de grands arbustes et ses forêts sont composées, principalement de conifères à feuilles caduques comme les hêtres et les châtaigniers. Faune : La faune grecque est particulièrement riche. Environ 900 espèces d’animaux vivent en Grèce, et nombre d’entre elles sont protégées par des programmes mis en place par les autorités. La tortue méditerranéenne (Caretta-caretta) est une de ces espèces protégées, elle trouve refuge dans les eaux de Zakynthos et de Céphalonie. Le dauphin et le phoque moine, présents dans la mer Egée et la mer Ionienne sont également l’objet d’actions de préservation de la faune. La Grèce constitue de fait un point de passage privilégié des oiseaux migrateurs. On trouve également un nombre important d’espèces d’oiseaux de proie dans les forêts et aux alentours de la rivière Dadia, en Thrace. Une importante communauté d’oiseaux chassant sous l’eau, comme les cormorans, les ibis, les aigrettes et les hérons, peuple la région des lacs Prespes au nord de la Macédoine. C’est d’ailleurs dans les environs de la frontière Nord du pays que vivent quelques ours bruns, des chats sauvages, des martres, des chevreuils et, occasionnellement, des loups et des lynx. Faune marine : Des 246 espèces qui ont été identifiées dans les mers grecques, les plus connues sont le rouget, le homard, la crevette, le crabe, l’huître, la pieuvre, le calamar, la moule et la coque. Les poissons de rivière sont rares. Les dauphins, si fréquents dans les légendes et les sculptures de l’antiquité, sont toujours présents dans les mers grecques. LA POPULATION Démographie : 10.964.080 d’habitants (2001). On estime à 4 millions les Grecs vivant à l’étranger, dont 2 millions aux U.S.A. et 35.000 en France. Répartition de la population : • urbaine : 58,8% • semi-urbaine : 12,8% • rurale : 28,4% Densité : 77,8 habitants par km² Répartition de la population par sexe : • 49,50 % d’hommes • 50,50% de femmes Répartition de la population par tranches d’âge : • 0-14 ans : 15,18% • 15-64 ans : 68,12% • 65 ans et + : 16,71% Taux de fécondité : 1,31 enfant par femme en 2004 Espérance de vie : • hommes : 76,6 ans (2004) • femmes : 81,5 ans (2004) Religion : En pourcentage de la population : 97,6% d’orthodoxes, 1,3% de musulmans, 0,4% de catholiques, 0,1% de protestants, 0,08% de juifs, 0,6% de diverses religions. L’Église grecque orthodoxe est autocéphale et a ses propres statuts, mais sa doctrine est indissolublement rattachée à celle du Patriarcat Oecuménique de Constantinople. Le très fameux Mont-Athos, situé au sud-est de la Macédoine, sur la péninsule de Chalcidique, est un territoire auto-administré. Ses nombreux monastères forment depuis un millénaire un centre monastique orthodoxe. Langue : La langue grecque, dont l’histoire embrasse sans éclipses trois millénaires et demi, est l’élément principal de la continuité de la conscience nationale. Le grec moderne dérive directement de l’idiome utilisé par Homère et, comme langue des Évangiles, il a beaucoup contribué à la formation de toutes les langues occidentales. À l’heure actuelle seuls les Grecs assurent une telle continuité linguistique. C’est ce qui distingue clairement le grec du latin qui, après avoir donné naissance à de nombreuses langues néo-latines, du roumain au portugais, s’est définitivement éteint. 6 HISTOIRE Le début de l’histoire grecque remonte à plus de 4000 ans. La population de la Grèce continentale, appelée hellénique, a lancé de grandes expéditions militaires et navales et a exploré les rives de la Méditerranée et de la mer Noire, de l’Atlantique aux montagnes du Caucase. L’une de ces expéditions, le siège de Troie, décrite dans l’Iliade d’Homère, constitue la première grande œuvre littéraire européenne. De nombreux vestiges des colonies grecques ont été trouvés sur tout le pourtour de la Méditerranée et de la mer Noire. Au cours de la période classique, au Vème siècle av. J.-C., la Grèce était composée de cités-États dont les plus importantes étaient Athènes, Sparte et Thèbes. L’implacable esprit d’indépendance et l’amour de la liberté des Grecs permettent de défaire les Perses au cours de batailles devenues célèbres dans l’histoire de la civilisation : Marathon, Thermopyles, Salamine, Platées. Dans la deuxième moitié du IVème siècle av. J.-C. les Grecs, conduits par Alexandre le Grand, conquièrent la plus grande partie du monde alors connu et entreprennent de l’helléniser. En 146 av. J.-C. la Grèce devient romaine. En 330 ap. J.-C. l’empereur Constantin transfère la capitale de l’Empire romain à Constantinople, fondant l’Empire romain d’Orient, qui fut rebaptisé par les historiens occidentaux du XIXème siècle « Empire byzantin » ou, en bref, Byzance. Byzance fait de l’héritage linguistique de la Grèce antique la langue véhiculaire des nouvelles civilisations chrétiennes. L’Empire byzantin, affaibli par les attaques des Croisés, succombe à l’assaut des Turcs en 1453. Les Grecs resteront sous le joug ottoman pendant près de quatre siècles. Au cours de cette période leur langue, leur religion et la conscience de leur identité sont demeurées vivantes. La révolte des Grecs, commencée le 25 mars 1821, s’achève en 1828 par la reconnaissance de leur indépendance, mais le nouvel État ne comprend qu’une part infime des territoires habités par les Grecs et la lutte pour la libération de l’ensemble du territoire national se poursuit. Les îles Ioniennes sont récupérées en 1864, la Thessalie et une partie de l’Épire en 1881, la Crète, les îles de l’Égée orientale et la Macédoine en 1913 et la Thrace occidentale en 1919. Les îles du Dodécanèse sont rattachées à la Grèce après la Deuxième Guerre mondiale. Maxime du pays : « La Liberté ou la Mort ». La Grèce antique On appelle « Grèce antique » la période de l'histoire de la Grèce s'étendant pendant près d'un millénaire jusqu'à la bataille d'Actium. De nombreux historiens considèrent qu'elle est la culture fondatrice de la civilisation occidentale. La civilisation grecque eut en effet une influence considérable sur l'Empire romain, qui en exporta les éléments constitutifs dans de nombreuses parties de l'Europe. Par ailleurs, elle influença la langue, la science politique, l'éducation, la philosophie, la science et les arts, sa redécouverte fut à l'origine de la Renaissance en Europe occidentale et elle fut de nouveau à l'honneur dans les courants néoclassiques des XVIIIe et XIXe siècles en Europe et aux Amériques. Le terme « Grèce antique » désigne le monde parlant grec ancien durant l'Antiquité. Il comprend non seulement la péninsule de la Grèce actuelle mais aussi les endroits de culture hellénique où les anciens Grecs s'établirent : Chypre, les îles de la mer Égée, la côte égéenne de l'Anatolie (appelée par la suite Ionie), la Grande Grèce (Sicile et sud de l'Italie), ainsi que les colonies grecques éparpillées sur les côtes de Colchide, d'Illyrie, de Thrace, d'Égypte, de Cyrénaïque, du sud de la Gaule, de l'est et du nord-est de la péninsule Ibérique, de la Colchide (ou Ibérie du Caucase) et de la Tauride. La Vénus de Milo, un des chefs-d’œuvre de la Grèce antique Chronologie Il n'y a pas de dates universellement reconnues concernant le début et la fin de la période grecque antique. Généralement, cette appellation fait référence à toute l'histoire Grecque antérieure à la conquête par l'Empire romain, mais les historiens apportent davantage de précision. Certains auteurs incluent la période mycénienne, hellénophone, qui s'est terminée aux alentours du XIIe siècle av. J.-C., mais la majorité estime que l'influence minoenne était trop importante et trop différente de la culture grecque en devenir et que ces deux périodes doivent être considérées séparément Ce qu'on appelle l'antiquité grecque est une période d'un millénaire s'étendant de la fin de la civilisation mycénienne à la conquête de la Grèce par la République Romaine, qui est partagée entre quatre souspériodes, définies d'après l'art aussi bien que la culture et la politique. La première d'entre elles est appelée « siècles obscurs » (XIe siècle av. J.-C.–IXe siècle av. J.-C.). Durant cette époque, les artistes emploient des motifs géométriques tels que carrés, cercles et lignes pour orner les amphores et autres poteries. L'époque 7 archaïque (VIIIe siècle av. J.-C.–VIe siècle av. J.-C.) est illustrée par de grandes sculptures, dressées dans des poses hiératiques et au fameux « sourire archaïque ». À l'époque classique (500–323) les artistes perfectionnent le style classique, qui reste exemplaire, par exemple dans le Parthénon. Après les conquêtes d'Alexandre le Grand, durant l'époque hellénistique (323–146), aussi appelée alexandrine, la civilisation grecque s'étendra de l'Égypte à la Bactriane. Traditionnellement, la période de la Grèce antique commence avec la date des premiers jeux Olympiques en 776, mais beaucoup d'historiens datent le début de cette période à 1000. La date couramment admise pour la fin de la Grèce antique est celle de la mort d'Alexandre le Grand en 323. La période suivante est nommée l'époque hellénistique et dure jusqu'à l'intégration de la Grèce dans la République romaine en 146. Ces dates sont des conventions d'historiens et certains écrivains considèrent la civilisation grecque ancienne comme un continuum jusqu'à l'avènement du christianisme au IIIe siècle ap. J.-C. Origines On pense que les Grecs ont migré du sud vers la péninsule balkanique en plusieurs vagues de peuplement commençant vers la fin du 3e millénaire av. J.-C.; l'invasion Dorienne en représentant la dernière vague. La période allant de 1600 à environ 1100 JC est connue comme la Période mycénienne; célèbre par le règne d'Agamemnon et la Guerre de Troie illustrés par les épopées d'Homère, l'Iliade et l'Odyssée. La période allant de 1100 à environ 800 est connue comme les Siècles obscurs; aucun texte princeps ne nous en est parvenu, et seules les recherches archéologiques mettent en évidence les vestiges. Seuls textes seconds et/ ou tertiaires tels que : l’Histoire d’Hérodote, Description de la Grèce de Pausanias le géographe, la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile et les Chroniques de Saint Jérôme, contiennent de brefs aperçus chronologiques et des listes dynastiques des rois de cette période. L’on fait souvent coïncider l’histoire de la Grèce Antique avec la mort d’Alexandre le Grand, en 323 JC. Les événements postérieurs appartiennent à la période de la Grèce hellénistique. Toute histoire de la Grèce antique requiert une étude soigneuse des sources qui la décrivent. Or tous les travaux des écrivains politiques et historiens Grecs qui nous sont parvenus, à savoir Hérodote, Thucydide, Xénophon, Démosthène, Platon (et à travers lui Socrate), Aristote, etc. appartiennent tous à la sphère athénienne. C’est pourquoi l’histoire d’Athènes occulte celle de toutes les autres Cités grecques Corinthe, Sparte, Thèbes... dont on ne sait que très peu de choses. De plus ces écrivains concentraient presque tous leurs travaux sur les aspects politiques, militaires et diplomatiques de l’histoire, en ignorant l’histoire économique et sociale. Aussi toutes les études historiques sur la Grèce antique doivent tenir compte de ces limites imposées par leurs sources mêmes. L'émergence du monde Grec Époque archaïque. Le Temple d'Athena, le Parthénon. Après l'effondrement de la Civilisation mycénienne, le monde grec se réorganise à partir du VIIIe siècle av. J.C. Les textes mycéniens et leur alphabet même avaient été oubliés, mais les grecs prennent possession de l'alphabet phénicien pour forger un nouvel alphabet grec, les premières traces de récits en caractères grecs remontent à 800. Le monde grec était divisé en de multiples entités autonomes, suivant la géographie physique où chaque île, vallée, est coupée de ses équivalents par le relief, les chaînes de montagnes, qui rendent difficiles (mais possible) de passer de l'une à l'autre. L'économie et les échanges progressent tout de même tandis que la population s'accroît parallèlement à la surface cultivée (selon Mogens Herman Hansen, la population grecque est multipliée par plus de dix de 800 à 350, passant de 700,000 à une population estimée entre 8 et 10 millions). À partir de 750, les grecs ont une phase d'expansion territoriale (face aux autres peuples démographiquement moins dynamiques) de 250 ans, établissant des colonies dans toutes les directions. D'abord vers l'Est, dans les îles de la mer Égée et vers la côte anatolienne, puis vers Chypre et la côte Thrace, la mer de Marmara et la côte sud de la mer Noire. Finalement, la colonisation atteint jusqu'au Nord-Est de l'Ukraine actuelle. Vers l'Ouest, les côtes Albanaises, de Sicile et le Sud de l'Italie (« Grande Grèce ») sont colonisées, puis suivent les côtes du Sud-Est de la France (Marseille), la Corse, et même le Nord-Est de l'Espagne. D'autres colonies sont également fondées en Égypte et Libye. Les villes actuelles de Syracuse, Naples, Marseille et Istanbul sont nées des colonies grecques nommées Syracusa, Neapolis, Massilia et Byzance. Au VIe siècle, le monde grec, habité par des hommes de langue et culture grecque, est beaucoup plus vaste que la péninsule grecque ou que l'État grec actuel. Mais il est à souligner que l'ensemble de ces colonies ne sont pas politiquement reliées entre elles, ni nécessairement par leur cité-mère. Les colonies en gardent cependant des propriétés religieuses, et un lien préférentiel entre cité-mère et colonie-fille. Des deux côtés, les Grecs s'organisent en cités autonomes, et la cité (polis) devient l'unité fondamentale du monde grec. 8 Le monde grec antique, vers 550 avant Jésus-Christ Lors de ce VIe siècle, l'économie se développe davantage autant dans la péninsule grecque que dans les colonies lointaines, avec une augmentation du commerce (maritime) et de la production artisanale. Ce développement économique s'accompagne également d'une notable amélioration des conditions de vie. Certaines études, estimant que la surface des maisons grecques aurait, de 800 à 300, été multipliée par 5, indiquent une similaire augmentation des standards de vie. Par son niveau de développement économique, la Grèce antique du IVe siècle est considéré comme l'économie d'échange et de production la plus avancée du monde. Selon certains historiens économiques, c'est également le cas en terme d'économie pré-industrielle et de techniques. Cela s'illustre par exemple par le salaire journalier moyen d'un travailleur, qui équivaut alors à 13 kg de grains, plus de 4 fois le salaire journalier d'un égyptien (~3kg de grains). Conflits sociaux et politiques L'Ère monarchique Les cités grecques étaient originellement des monarchies, gouvernées donc, selon la Coutume par un monarque, le roi souvent assisté par le Conseil des Anciens. Quoique pour beaucoup d'entre elles, très petites, le terme de "roi" (basileus) semble quelque peu disproportionné. En fait, les cités sont de petits États indépendants (les Cités – États : 750 environ), abritant quelques centaines ou quelques milliers d’habitants, les citoyens qui forment le dêmos (le «peuple» en grec). Elles sont composées très simplement d'une ville, plus ou moins fortifiée, et de sa campagne environnante. L'Ère aristocratique et tyrannique Dans ce pays toujours à court de terres cultivables, le pouvoir appartient de fait à une petite poignée de propriétaires terriens, qui forment une classe guerrière aristocratique (ou oligarchique) se lançant fréquemment dans de petites guerres inter-cités, faisant et défaisant rapidement les monarchies en place. Mais vers cette époque l'ascension d'une classe marchande (qu'illustre l'introduction de la monnaie vers 680) engendre une nouvelle sorte de conflits entre les grandes cités. Passé 650, l'aristocratie doit combattre pour n'être pas renversée et remplacée par des leaders populistes appelés tyrans. À remarquer que ce terme de (tyran- tyrranoï), n'a pas nécessairement le sens moderne de dictateur despotique mais désignait le plus souvent, simplement le chef (ou le maire) de la Cité. Au VIe siècle plusieurs cités émergeantes dominent le monde grec : Athènes, Sparte, Corinthe et Thèbes. Chacune d'elles a amené les campagnes et les petites villes avoisinantes sous son contrôle. Alors qu'Athènes et Corinthe deviennent de grandes puissances marchandes autant que maritimes ; Athènes et Sparte entament une rivalité qui dominera l'Histoire grecque durant des générations. À Sparte, l'aristocratie foncière maintient son pouvoir que la Constitution de Lycurgue (vers 650) ne fera que renforcer en donnant à Sparte un régime militaire permanent sous forme d'une monarchie bicéphale. Sparte domine les autres cités du Péloponnèse, avec les seules exceptions d'Argos (la plus vieille des cités grecques) et de l'Achaie. L'éveil de la démocratie A Athènes, au contraire, la monarchie fut abolie en 683, et Solon par ses réformes y établit un système modéré de gouvernement, considéré comme l'ancêtre de la démocratie. Ces systèmes de gouvernement (aristocratique puis (pré)démocratique) furent suivis par la tyrannie de Pisistrate (qui s'était allié à Sparte) puis celle de ses fils, qui donnèrent cependant à la cité une grande puissance navale et commerciale. Lorsque les Pisistratides furent renversés, Clisthène (en grec Κλεισθένης / Kleisthénês, vers 570/507 av. J.-C.) établit la première véritable démocratie en (500 av. J.-C.), avec un pouvoir tenu par une assemblée de citoyens masculins. Comme garant de cette démocratie, il établit les premiers votes (assez simplistes à l'aide de pierres noires pour dire non et de pierres blanches pour dire oui). Mais l'on doit encore se souvenir que seule une minorité d'habitants masculins étaient citoyens, à l'exclusion des esclaves, des femmes, des métèques (étrangers) et des non autochtones (les non-Athéniens) Les guerres médiques Grèce classique au Ve siècle et Guerres médiques. Depuis 546 et la chute du royaume lydien, les cités grecques d'Ionie (côte ouest de l'actuelle Turquie) passent peu à peu sous la domination de l'empire perse. Un satrape perse, sorte de gouverneur de province, était chargé d'assurer la levée de l'impôt royal et installe donc dans les cités grecques des gouvernements favorables. Pour autant, les traces numismatiques retrouvées montrent que l'économie de la région conserva sa vigueur et que les religions et pratiques grecques sont respectées, l'empire perse se voulant pluriculturel. Mais vers 500-499, Aristagoras et la cité de Milet parvinrent à soulever l'Ionie contre la tutelle perse et demande de l'aide aux cités de Grèce. Sparte refuse de s'emporter dans une guerre aussi lointaine et hasardeuse, Athènes envoie 20 navires (soit 4000 hommes), Érétrie 5. Après l'audacieuse prise de Sardes, les Grecs doivent se replier. Les Athéniens abandonnent, tandis que la révolte s'éteint en même temps qu'elle est matée. En 494, la bataille de Ladè marque la fin de ce premier affrontement. 9 Mais Darius Ier, le «Grand Roi » perse, constatant sans doute que les cités de Grèce constituent un arrière pays encourageant les agitations, il décide l'expédition punitive de 492-490. La marine perse conquiert les îles grecques, prend Érétrie, et débarque en Attique (région d'Athènes) afin d'attaquer Athènes. Après plusieurs jours d'escarmouches, les Perses rembarquent pour débarquer directement face à Athènes. Les 10 000 hoplites athéniens menés par Miltiade attaquent alors, font 6400 morts et repartent rapidement à Athènes : c'est la bataille de Marathon de 490. Lorsque la marine perse arrive face à Athènes, elle voit l'armée athénienne dans la cité et constate que sa tentative de contournement a échoué. Les Perses retournent vers leur territoire, fêtant la conquête des îles de l'Égée. Après avoir été occupé par une révolte en Égypte, Xerxès Ier organise l'expédition punitive de 480, de plus grande envergure : près de 300.000 hommes selon les historiens contemporains associés à une marine de 1207 navires selon Hérodote. Deux ponts de navires sont construits à travers le détroit de l'Hellespont permettant le passage des troupes en Thrace. Le monde grec s’inquiète, et s’allie finalement en une ligue grecque sous l’Hégémonie de Sparte, la cité la plus puissante prend le commandement des opérations. Les Perses marchent vers le sud tandis que leur flotte les accompagne en longeant les côtes. À la bataille des Thermopyles, en 480, le roi de Sparte Léonidas et une petite troupe se sacrifient courageusement pour ralentir la marche perse. Mais les Perses prennent la Béotie et l'Attique, Athènes est mise à sac et brûlée. Les Athéniens ayant été évacués sur les îles proches, tandis que les citoyens étant aptes à se battre sont embarqués sur les navires de la coalition grecque. L'audacieux Thémistocle parvient à désinformer les perses et à attirer leur flotte dans le piège du détroit de dans cette Bataille de Salamine Salamine. Les navires perses sont ainsi massacrés (480), une victoire des classes pauvres athéniennes. Un an plus tard, malgré les propositions de paix séparées offertes à Athènes, les alliés grecs guidés par Sparte et Pausanias défont les perses à la Bataille de Platées, repoussant les troupes terrestres. La bataille du cap Mycale achève la flotte perse en mer Égée. Byzance est prise en 478. Dans cette course aux îles, Athènes libère puis enrôle toute les îles grecques précédemment sous domination Perse. Elle les enrôle face à la menace -toujours réelle- de la puissance Perse en une sorte de «Ligue anti-Perses». Chacune des cités membre a un devoir d'assistance et de contribution à la marine de défense commune, soit en fournissant navires et hommes, soit en finançant la ligue. Ces financements sont eux stockés sur l'île de Délos, ce qui donnera postérieurement à cette ligue le nom de Ligue de Délos. La diplomatie spartiate, divisée entre l'implication militaire en mer Égée et l'isolement, opte finalement pour le repli, laissant le plein commandement à Athènes. Cette dernière profite du champ libre pour établir son hégémonie militaire et commerciale sur la mer Égée. Domination d’Athènes Périclès, copie du buste de Crésilas (v. 430 av. J.-C.), musée Pio-Clementino . Impérialisme athénien Les guerres médiques entraînent un siècle de domination athénienne sur les affaires grecques. Athènes devient le maître incontesté des mers, ainsi que la puissance commerciale dominante, bien que Corinthe reste une rivale sérieuse. L'homme d'État le plus important de l'époque est Périclès, qui utilise le tribut des membres de la ligue de Délos pour construire le Parthénon et les autres grands monuments de l’Athènes classique. Au milieu du Ve siècle, la ligue de Délos devient de fait un empire athénien, avec le transfert du trésor de Délos au Parthénon en 454. La richesse d'Athènes attire les talents de toute la Grèce, et donne naissance à une riche classe oisive. Avec l'État athénien, elle favorise les sciences et les arts, notamment l'architecture. Athènes devient le centre grec de la littérature, de la philosophie et des arts. Parmi les grands noms de l'histoire culturelle et intellectuelle occidentale qui vécurent à Athènes à cette époque on trouve : les tragiques Eschyle, Euripide et Sophocle, le poète comique Aristophane, les philosophes Aristote, Platon, et Socrate, les historiens Hérodote, Thucydide et Xénophon, le poète Simonide et le sculpteur Phidias. La cité devient, selon le mot de Périclès, «l'école de la Grèce». Les autres cités grecques acceptent d'abord la domination athénienne au nom de la poursuite de la guerre contre les Perses, mais après la chute du conservateur Cimon en 461, Athènes devient de plus en plus ouvertement une puissance impérialiste. Après la victoire grecque à la bataille de l'Eurymédon en 466, les Perses cessent d'être une menace, et certaines cités, comme Naxos, tentent sans succès de faire sécession de la ligue de Délos. Les nouveaux leaders athéniens, Périclès et Éphialtès, laissent les relations entre Athènes et Sparte se dégrader, et en 458 la guerre éclate. Après plusieurs années d'une guerre indécise, un traité de paix est signé pour trente ans entre la ligue de Délos et ligue du Péloponnèse (Sparte et ses alliés). Cela coïncide avec le dernier affrontement entre Grecs et Perses, une bataille navale au large de Salamine, suivie de la paix de Callias en 450. 10 La Guerre du Péloponnès En 431 la guerre éclate entre Athènes et Sparte, soutenues par leurs alliés respectifs. Trois causes principales sont avancées par les historiens antiques, notamment Thucydide et Plutarque. Avant la guerre, Athènes s'était mêlée à un différend entre Corinthe et l'une de ses colonies, Corcyre (actuelle Corfou). Peu après, Corinthe et Athènes s'étaient disputées le contrôle de Potidée, ce qui avait débouché sur son siège par Athènes. Athènes est accusée par les membres de la Ligue du Péloponnèse de violer la paix de trente ans du fait de toutes ses actions, et Sparte lui déclare la guerre. De nombreux historiens considèrent que ce n'étaient que des prétextes, la cause véritable de la guerre étant le ressentiment grandissant de Sparte et de ses alliés face à la domination athénienne sur les affaires grecques. La guerre dure 27 ans, notamment parce que l'affrontement entre la puissance navale d'Athènes et la puissance militaire terrestre de Sparte était difficile. La stratégie initiale de Sparte est d'envahir l'Attique, mais les Athéniens parviennent à se replier derrière leurs murs. Périclès périt d'une épidémie de peste qui décime la cité durant le siège. Au même moment, les troupes débarquées au Péloponnèse par la flotte athénienne vainquent à la Naupacte (429) et à Pylos (425). Mais aucun camp n'obtient de victoire décisive, et après quelques années l'athénien modéré Nicias conclut la paix de Nicias en 421. En 418 cependant, l'hostilité entre Sparte et Argos, alliée d'Athènes, conduit à la reprise des combats. À Mantinée Sparte défait les armées d'Athènes et de ses alliées. La reprise des hostilités mené par Alcibiade, au pouvoir à Athènes. En 415 Alcibiade ramène le parti belliciste, persuade l'assemblée athénienne de lancer une expédition capitale contre Syracuse, alliée sicilienne des Péloponnésiens. Bien que Nicias se déclare sceptique sur cette expédition sicilienne, il en est nommé chef avec Alcibiade. Suite à des accusations de sacrilège, Alcibiade s'enfuit à Sparte où il persuade les Spartiates d'envoyer de l'aide aux Syracusains. De ce fait, l'expédition tourne au désastre, et le corps expéditionnaire au complet est perdu. Nicias, pris, est exécuté. Sparte a enfin construit une flotte (avec l'aide des Perses) capable de rivaliser avec la suprématie maritime athénienne, et trouvé en Lysandre un brillant chef militaire, qui occupera l'hellespont, passage stratégique pour l'approvisionnement en blé d'Athènes. Menacée de famine, Athènes envoie ses derniers navires contre Lysandre, qui les défait définitivement à Aigos Potamos en 405. Sa flotte perdue, Athènes est au bord de la banqueroute. En 404, Athènes demande la paix, et Sparte dicte de dures conditions : Athènes perd ses murailles, sa flotte, et toute ses possessions outre-mer. Le parti anti-démocratique, soutenu par Sparte, prend le pouvoir. Domination de Sparte puis de Thèbes Grèce classique au IVe siècle. La fin de la guerre du Péloponnèse fait de Sparte la maîtresse de la Grèce, mais les conceptions étroites de l'élite militaire spartiate ne conviennent pas à ce rôle. Au bout de quelques années le parti démocratique reprend le pouvoir à Athènes et dans d'autres cités. En 395 les rois de Sparte rejettent Lysandre, et Sparte perd sa suprématie maritime. Athènes, Argos, Thèbes et Corinthe (ces deux dernières anciennes alliées de Sparte), s'opposent à la domination spartiate lors des guerres corinthiennes, qui s'achèvent sans vainqueur en 387. La même année Sparte s'aliène l'opinion grecque en concluant le traité d'Antalcidas avec la Perse, qui rend les cités grecques d'Ionie et de Chypre ; ainsi sont effacées un siècle de victoires grecques contre la Perse. Sparte tente alors d'affaiblir la puissance de Thèbes. Dans la guerre qui s'en suit, Thèbes s'allie avec la vieille ennemie, Athènes. Les généraux thébains Épaminondas et Pélopidas gagnent la victoire décisive de Leuctres en 371. C'est la fin de la suprématie de Sparte, remplacée brièvement dans ce rôle par Thèbes, Athènes recouvrant beaucoup de son ancienne puissance. À la mort d'Épaminondas à Mantinée en 362, Thèbes perd son plus grand leader, et ses successeurs s'enferrent pendant dix dans la troisième guerre sacrée contre la Phocide. En 346 les Thébains en appellent à Philippe II de Macédoine contre les Phocidiens, impliquant pour la première fois les Macédoniens dans les affaires grecques. L'ascension de la Macédoine Époque classique : Émergence de la Macédoine. Le royaume de Macédoine remonte au VIIe siècle av. J.-C. Il a un rôle mineur dans les affaires politiques grecques jusqu'au Ve siècle av. J.-C. Au début du IVe siècle, l'ambitieux roi Philippe II de Macédoine, éduqué à Thèbes, veut jouer un rôle plus important. En particulier, il veut être reconnu comme le nouveau chef des Hellènes pour la libération des cités grecques d'Asie du joug perse. En reprenant les cités grecques d' Amphipolis, Méthone et Potidée, il s'empare des mines d'or et d'argent de Macédoine. Cela lui donne les moyens de ses ambitions. Buste en ivoire de Philippe II de Macédoine, IV° siècle avant Jésus Christ, retrouvé dans sa tombe à Vergina, conservé au musée archéologique de Thessalonique. 11 Philippe II de Macédoine Philippe impose la domination macédonienne sur la Thessalie (352) et la Thrace, et en 348 il contrôle tout ce qui se trouve au nord des Thermopyles. Il utilise ses richesses pour corrompre des politiciens grecs, créant un "parti pro-macédonien" dans chaque cité grecque. Son intervention dans la guerre entre Thèbes et les Phocidiens lui donne un grand prestige, ainsi que l'opportunité de compter dans les affaires grecques. L'orateur athénienne Démosthène, dans une série de discours fameux, les Philippiques, exhorte les Athéniens à résister à l'ascension de Philippe. En 339 Thèbes et Athènes s'allient contre l'influence grandissante de Philippe. Ce dernier attaque la première s'avançant en Grèce et battant les alliées à Chéronée en 338. Cette victoire marque traditionnellement le début du déclin de système des cités-états, bien que la plupart perdurent en tant qu'états indépendants jusqu'à la conquête romaine. Philippe II essaie sans grand succès de gagner à lui les Athéniens par des flatteries et des dons. Il unit les cités dans la Ligue de Corinthe, et annonce qu'il va mener l'invasion de la Perse pour libérer les cités grecques et venger les invasions perses des siècles précédents. Mais il est assassiné avant, en 336. Les conquêtes d’Alexandre Statue d'Alexandre le Grand sur le front de mer à Thessalonique Alexandre le Grand. La succession de Philippe échoit à son fils de 20 ans Alexandre, qui s'emploie immédiatement à réaliser les projets de son père. Il entreprend de raviver la tradition athénienne par une victoire sur la Perse. Il se rend à Corinthe où les cités qui s'y sont assemblées le reconnaissent chef des Grecs, puis se dirige vers le nord pour réunir ses forces. Le noyau dur de son armée est constitué par de robustes montagnards macédoniens, mais il multiplie les effectifs et diversifie son recrutement avec des prélèvements de troupes dans toutes les régions grecques. Il enrichit sa tactique en ayant recours à la cavalerie thébaine ou à la guérilla spartiate. Son génie et ses constructions navales sont en grande partie d'origine grecque, faisant usage de l'artillerie de siège d'Archimède et des techniques amphipolitaines de renfort des navires. Mais tandis qu'Alexandre fait campagne en Thrace, il apprend que les cités grecques se sont rebellées. Dans un vaste mouvement vers le sud, il capture Thèbes puis la rase, ne laissant subsister qu'un seul édifice, la maison du poète Pindare, qui avait jadis fait l'éloge de son ancêtre Alexandre 1er. Ceci a servi de symbole et d'avertissement aux cités grecques désormais obligées d'accepter que sa puissance ne pourrait plus être défiée, tout en sachant qu'il préserverait et respecterait leur culture si elles étaient obéissantes. En 334, Alexandre passe en Asie, et remporte une victoire sur les Perses au fleuve Granique. Il obtient ainsi le contrôle de la côte ionienne, et fait un cortège triomphal dans les cités grecques libérées. Après avoir réglé certaines affaires en Anatolie, il avance au sud à travers la Cilicie et gagne la Syrie, où il défait Darius III lors de la bataille d'Issos en 333. Il traverse alors la Phénicie et passe en Égypte, qu'il conquiert sans rencontrer de résistance, les Égyptiens l'accueillant comme le libérateur de l'oppression perse, et le fils prophétique d'Amon. Darius est maintenant prêt à faire la paix et Alexandre pourrait rentrer triomphalement en Macédoine, mais il est décidé à conquérir la Perse et à devenir le maître du monde. Il fait route vers le nord-est à travers la Syrie et la Mésopotamie, et vainc Darius à nouveau à Gaugamèles (331). Darius s'est échappé et a été tué par ses propres hommes, et Alexandre se retrouve maître de l'empire perse, occupant Suse et Persépolis sans rencontrer de résistance. Carte de l'empire grec d'Alexandre le Grand Pendant ce temps, les cités grecques font de nouvelles tentatives pour échapper à la domination macédonienne. À la bataille de Megalopolis en 331, le régent d'Alexandre Antipater bat les Spartiates, qui avaient refusé de participer à la ligue de Corinthe. Alexandre avance à marche forcée à travers ce qui est aujourd'hui l'Afghanistan et le Pakistan jusqu'à la vallée de l'Indus et vers 326 il atteint le Pendjab. Il aurait pu descendre la vallée du Gange jusqu'au Bengale si son armée, convaincue d'être arrivée à l'extrémité du monde, n'avait refusé d'aller plus loin. Alexandre rebrousse chemin à contrecœur, et meurt de fièvre à Babylone en 323. 12 L'empire d'Alexandre se brise peu après sa mort, mais ses conquêtes changent le monde grec de manière irréversible. Des milliers de Grecs voyagent avec lui ou sur ses traces pour s'installer dans les nouvelles cités grecques qu'il a fondées pendant son périple, dont la plus importante est Alexandrie en Égypte. Des royaumes hellénophones sont établis en Égypte, en Syrie, en Perse et en Bactriane. Les connaissances et les cultures de l'est et de l'ouest s'interpénètrent et interagissent. L'époque hellénistique commence. Domination romaine Grèce romaine. L'alliance, lors de la deuxième guerre punique, de Phillipe V de Macédoine avec Carthage fut un coup de couteau pour les Romains. Ces derniers sont appelés à l'aide par Athènes mais aussi par Rhodes et par le royaume de Pergame menacé par la Macédoine. C'est une occasion pour Rome d'accroître sa domination. Le consul et général romain Flamininus bat Phillipe à Cynoscéphales et l'oblige à s'allier aux Romains. Puis Flamininus proclame l'indépendance des cités grecques. Mais la tâche est rude. La Macédoine et de nombreuses villes grecques se soulèvent. La révolte à Athènes est matée, Corinthe est détruite et la Grèce devint une province romaine nommée l'Achaïe INSTITUTIONS La Grèce, ou Hellas (dénomination grecque), est le berceau de la politique en tant qu’art, et de la démocratie comme forme de gouvernement. Ses idéaux démocratiques ont régi, entre autres, les principes fondamentaux de la Constitution américaine. La Constitution actuelle de la République Hellénique, votée en 1975 et amendée en 1986, définit le système politique du pays comme une démocratie parlementaire. Le pouvoir législatif est exercé par une Chambre unique (la « Vouli »), et le pouvoir exécutif par le gouvernement. Le premier ministre, dont le gouvernement jouit de la confiance du parlement, dispose de pouvoirs étendus. La Justice est indépendante. Les droits civils, politiques et les droits de l’homme sont garantis par la Constitution. Le mandat des 300 députés de l’assemblée est de quatre ans. Si 288 d’entre eux sont élus directement par le corps électoral, 12 sont désignés par les partis, au prorata des résultats électoraux. Le mandat du président de la République est de cinq ans, renouvelable une fois. Il est élu par les députés à une majorité renforcée. M. Carolos Papoulias est l’actuel président de la République Hellénique et M. Costas Caramanlis en est le premier ministre. Le drapeau national : Sur le drapeau grec figurent cinq bandes horizontales bleus représentant les cinq mers qui bordent le territoire grec et quatre blanches alternées. Une croix blanche sur fond bleu orne le coin supérieur gauche. Le bleu et le blanc sont les couleurs nationales. Le bleu symbolise le ciel et les mers, le blanc symbolise la pureté de la lutte pour l'indépendance de la Grèce en 1821. La croix qui se trouve sur les drapeaux est celle de la religion chrétienne. La Grèce dans le monde : La Grèce est membre de l’ONU, du FMI, de la OSCE et de la plupart des institutions occidentales importantes comme l’OCDE, l’OTAN, l’UEO, le Conseil de l’Europe et l’UE dont elle est membre à part entière depuis 1981. L’engagement du pays dans la voie de l’Union Européenne jouit d’un soutien politique écrasant. Éducation : L'’éducation est obligatoire pour neuf ans et gratuite à tous les niveaux d’enseignement. ÉCONOMIE Monnaie : l'euro Le PIB est de 208.740 € (2007); la croissance réelle du PNB est de 4,1% en 2007; le chômage enregistré est de 8,3% en 2007 ; le taux d'inflation s'élève à 3,0%. Structure du PIB en 2005 : • agriculture : 7,3 % • industrie et construction : 20,4 % • services (dont tourisme et marine marchande) : 72,3 % er La Grèce est membre de l'Union Economique et monétaire et a adopté l'euro depuis le 1 janvier 2002. Les pays de l’UE absorbent près de 47,8% des exportations grecques et fournissent 53,7% de ses importations totales (2004). Poids et mesures : Le système métrique a été adopté en 1959. 13 Les grands auteurs grecs et leurs œuvres principales Grèce archaïque : Homère – IX° av. J.-C. poète de l’Iliade (poème épique en vers de 24 chants. Décrit un épisode de la guerre de Troie. Premier texte écrit.) et l’Odyssée (poème épique en 24 chants. Raconte le retour d’Ulysse à Ithaque après la guerre de Troie) Hésiode – VIII° av. J.-C. poète Les travaux et les Jours Ésope – VII°-VI° av. J.-C. Fables Grèce Classique : Eschyle – 525-456 av. J.-C. fondateur de la tragédie : Les Perses, Prométhée enchaîné, les sept contre Thèbes, l’Orestie… Pindare 521-441 av. J.-C. poète : Odes triomphales Sophocle 495-406 av. J.-C. dramaturge : Antigone, Œdipe roi, Électre Hérodote 480-425 av. J.-C. historien : Histoires Euripide +/- 480-406 av. J.-C. dramaturge : Alceste, Médée, Andromaque, Iphigénieà Aulis Thucydide +/- 460-395 av. J.-C. historien : Histoire de la guerre du Péloponnèse Aristophane +/- 445-386 av. J.-C. Ménandre +/- 340-292 av. J.-C. poète comique : le Flatteur, la Samienne Platon 429-347 av. J.-C. philosophe : la République, Phèdre, Timée, Critias Xénophon +/- 427-355 av. J.-C. philosophe : l’Apologie de Socrate, l’Anabase Démosthène 384-322 av. J.-C. orateur : les Philippiques, Sur la couronne Époque hellénistique Théocrite - +/- 310 av. J.-C. fondateur de la poésie bucolique : Idylles Quelques Grecs célèbres : ARCHIMEDE Mathématicien, Physicien et Scientifique (Grec) Né en 287 av JC (approximativement) Décédé en 212 av JC (approximativement) ARISTOPHANE Artiste, Comique, écrivain et Poète (Grec) Né en 448 av JC (approximativement) Décédé en 385 av JC (approximativement) ARISTOTE Philosophe (Grec) Né en 384 av JC (approximativement) Décédé en 322 av JC (approximativement) Agnès BALTSA mezzo-soprano Née le 19 novembre 1944 sur l'île de Leucade Maria CALLAS Artiste, Chanteuse et Musicienne (Grecque) Née le 02 décembre 1923 Décédée le 16 septembre 1977 (à l'âge de 53 ans) 14 EUCLIDE Mathématicien et Scientifique (Grec) Né en 325 av JC (approximativement) Décédé en 265 av JC (approximativement) EURIPIDE Acteur, Artiste, écrivain et Metteur en scène (Grec) Né en 480 av JC Décédé en 406 av JC Costa GRAVAS réalisateur de cinéma gréco-français, né à Loutra-Iraias (Athènes) le 13 février 1933. HERODOTE Historien et Scientifique (Grec) Né en 484 av JC (approximativement) Décédé en 425 av JC (approximativement) HIPPOCRATE Médecin et Scientifique (Grec) Né en 460 av JC (approximativement) Décédé en 370 av JC (approximativement) Nikos KAZANTZAKIS Artiste et écrivain (Grec) Né le 18 février 1883 Décédé le 26 octobre 1957 (à l'âge de 74 ans) Leonidas KAVAKOS Violoniste Né en 1967 à Athènes Vicky LEANDROS chanteuse de variétés Née à Corfou le 23 août 1949 15 Mélina MERCOURI Actrice, Artiste, Chanteuse, Femme politique et Musicienne (Grecque) Née le 18 octobre 1920 Décédée le 06 mars 1994 (à l'âge de 73 ans) Nana MOUSKOURI Chanteuse Née le 13 octobre 1934 à La Canée (Crète) Aristote ONASSIS Armateur (Grec) Né le 15 janvier 1906 Décédé le 15 mars 1975 (à l'âge de 69 ans) PERICLES Homme d'état (Grec) Né en 495 av JC Décédé en 429 av JC PHIDIAS Artiste et Sculpteur (Grec) Né en 490 av JC Décédé en 430 av JC PLATON Philosophe (Grec) Né en 427 av JC Décédé en 348 av JC PYTHAGORE Astronome, Mathématicien, Philosophe et Scientifique (Grec) Né en 580 av JC (approximativement) Décédé en 490 av JC (approximativement) Demis ROUSSOS Chanteur Grec Né le 15 juin 1946 à Alexandrie (Égypte) de parents grecs Théo SARAPO Artiste, Chanteur, Conjoint de célébrité et Musicien (Grec) Né le 26 janvier 1936 Décédé le 28 août 1970 (à l'âge de 34 ans) Nikos SKALKOTTAS compositeur et violoniste né à Chalkis (île d’Eubée) le 8 mars 1904 mort à Athènes le 19 septembre 1949 16 SOCRATE Philosophe (Grec) Né en 469 av JC Décédé en 399 av JC Mikis THEODORAKIS Compositeur de musique né le 29 juillet 1925 sur l'île de Chios THALES Mathématicien, Philosophe, Physicien et Scientifique (Grec) Né en 625 av JC (approximativement) Décédé en 547 av JC (approximativement) THUCYDIDE Historien et Scientifique (Grec) Né en 460 av JC (approximativement) Décédé en 400 av JC (approximativement) 17 Un peu de vocabulaire Alphabet grec : il comporte 24 lettres L’hospitalité et la courtoisie font partie de la culture grecque. En retour, les grecs apprécient beaucoup que l’on fasse quelques efforts pour parler leur langue. Maîtriser les formules de politesse permet d’exprimer la gratitude pour un accueil souvent extraordinairement chaleureux. Lorsque deux Grecs se rencontrent, chacun s’enquiert de la santé et de la situation de famille de l’autre. Ces formalités peuvent prendre du temps mais il est discourtois de les abréger. S’impatienter de la lenteur du service dans un restaurant ou un magasin est également une faute de goût : la patience en Grèce, n’est pas une vertu, c’est un mode de vie. Il est normal de saluer toute personne d’un « kalimera » (bonjour) avant de s’adresser à elle. Et « efkharisto » (merci) appelle en réponse « parakalo » (je vous en prie). Petits mots de tous les jours : oui non né ochi bonjour bonsoir bonne nuit salut au revoir kalimera kalispera kalinikhta yassou athîo s'il vous plaît parakalo 18 merci pardon efkharisto signomi Je suis français / française. Imé ghalos / ghalida. parlez-vous français ? Milatè ghalika ? Je ne comprends pas le grec. Then katalavéno ta hellinika Attention, le 'oui' et le 'non' Grecs sont accompagnés de petits gestes qui portent à confusion : pour dire non, ils lèvent la tête et les yeux vers le ciel. Pour dire oui, ils inclinent la tête légèrement sur le côté. Pour aller plus loin : Je m'appelle... Comment vas-tu ? Comment allez-vous ? Bien. Mé léné... Ti Kanis ? Ti kanété ? kala Combien ça coûte ? Une bière s'il vous plaît. L'addition s'il vous plaît. vin rouge vin blanc Posso kani ? Mia bira parakalo. To logariasmo parakalo. kokino krasi aspro krasi Où se trouve ? droite gauche tout droit Pou inè ? dhéksia aristera efthia Quelle heure est-il ? Ti ora inè ? Les nombres : 1 éna 6 eksi 20 ikossi 70 evdhominda 2 dhio 7 efta 30 trianda 80 oghdhonda 3 tria 8 ochto 40 saranda 90 énéninda 4 tessera 9 énia 50 péninda 100 ékato 5 pendé 10 dhéka 60 eksinda Les jours de la semaine : lundi deftera aujourd'hui simera mardi triti demain avrio mercredi tetarti hier chtès jeudi pemptio matin proï vendredi paraskevi midi mésiméri samedi savato soir vradhi dimanche kiriaki nuit nikta 19 Mots usuels bien sûr bonne nuit au revoir bon voyage monsieur !, madame ! mademoiselle s’il vous plait merci (beaucoup) je vous en prie excusez-moi pardon c’est… petit, grand beau bon, mauvais chaud, froid obligatoire interdit cher, bon marché la couleur blanc bleu jaune noir rouge vert beaucoup, très, trop (un) peu toujours, jamais málista kaliníhta adío, giá sas kalo taxídi kírie, kiría despinís parakaló evkaristó (polí) parakaló me sinhoríte signómi íne… mikró, megálo oréo kaló, kakó zestó, krío ipohreotikó apagorévete akrivó, ftinó to chróma áspro blé kítrino mávro kókino prássino polí lígo pándote, poté peut-être souvent plus moins vite, lentement assez mi, demi autre quoi, que, quel ? où, quand ? pourquoi, parce que combien, comment ? ici, là-bas près, loin avec, sans depuis, vers et, ou ne pas (+ verbe) je suis étranger (ère) je ne comprends pas parlez-vous français ? allemand, anglais ? d’où êtes-vous je suis français grec (que), Grèce nous sommes j’ai, nous avons avez-vous ? d’accord íssos sihná perissótero ligótero grígora, argá arketá missó álo ti pou, póte yiatí pósso, pos edó, ekí kondá, makría me, hóris apó, pros ke, I den íme xénos (xéni) den katalavéno miláte galiká germaniká, angliká apó pou íste íme gálos (galída) élinas (elinída), Elláda ímaste ého, éhoume éhete ? endáxi Le temps le matin le midi après-midi soir nuit hier aujourd’hui demain après-demain une heure to proï to messiméri to apógevma to vrádi i níhta htes símera ávrio methfávrio mia óra un jour deux jours une semaine un mois une année combien de temps ? quelle heure est-il ? tôt tard mia méra dío méres mia evdomáda éna mína énas hrónos póssi óra ti óra íne norís argá Sur la route la route sentier bon (mauvais) état dangereux à gauche à droite tout droit par là premier e e 2 ,3 en haut, en bas en avant, en arrière kilomètres station-service essence litres faites le plein o drómos to monopáti kali (kaki) katástassi epikindinó aristerá dexiá efthía apó dó prótos défteros, trítos páno, káto embrós, písso hiliómetra pratírio venzínis venzíni lítra na to yemízete ordinaire, super l’huile pneus garage batterie entrée, sortie ville village rue.. avenue place sens unique centre marché police (touristique) office de tourisme camping aplí, soúper to ládi ta lastiká to garáz i bataría i íssodos, i exodus i póli to horió i odós i leofóros i platía o monódromos to kéndro i agora i (touristikí) astinomía to grafío tou EOT to kamping 20 Transport billet, ticket à quelle heure part ? à quelle heure arrive ? où va ? train bus, car bateau avion gare (train) to issitirío ti óra févgi ti óra ftáni pou paï to tréno to leoforío to vapóri, plïo to aeropláno o (sidirodromikós) stathfmós o stathmós ton leoforíon gare routière port aéroport station, arrêt terminus premier, dernier prochain taxi voiture bicyclette mobylette à pied to limáni to aerodrómio i stassi to térma próto, teleftéo epómeno to taxi to avtokínito, amáxi to podílato motopodílato me ta pódia Tourisme antiquités, ruines cathédrale château, citadelle église, chapelle fleuve, rivière fresques gardien grotte île lac mer monastère monument ta arhéa i mitrópli to kástro i eklissía o pótamos i tihografíes o fílakas to spiléo to níssi i límni i thálassa to monastíri to mnimío montagne mosaïques mosquée moulin (à vent) musée plage sable, galets saint, sainte statue temple, sanctuaire tour ville haut vue to vounó i psifidótes to dzámi o mílos (anemómilos) to moussío i paralía i ámos, i pétres ágios, ágia to ágalma o naós, to ieró o pírgos i akrópli to théama Achats courants magasin magasin général, bazar épicerie boulangerie pâtisserie combien coûte ? ça ne me plait pas allumettes cigarettes photo pellicule pile or, argent le prix to magazí to pandopolío to bakáliko o foúrnos to zaharoplastío pósso káni den mou aréssi spírta tsigára i fotografía to film bataría hrissós, assími i timí pain beurre lait yaourt miel confiture eau minérale biscotte biscuit thé café chocolat sucre psomí voútiro gála yiaoúrti méli marmeláda metalikó neró paximadáki biskóta tsáï kafé sokoláta záhari A l’hôtel hôtel avez-vous une chambre ? à un lit à deux lits avec douche, bain avec toilettes xenodohío Exete éna domátio Me éna kreváti Me dío krevátia Me dous, bágno Me toilétes couverture passeport carte d’identité à quelle heure ? petit déjeuner tasse clé mía kouvérta to diavatírio i tavtótita ti óra to proïnó éna flidzáni to klidí 21 Au restaurant déjeuner, diner assiette cuiller fourchette couteau verre bouteille la carte sel, poivre huile, vinaigre to gévma, to dípno éna piáto éna koutáli éna piroúni éna mahéri éna potíri éna boukáli to katálogo aláti, pipéri ládi, xídi sandwich pain vin blanc vin rouge vin rosé vin résiné bière, eau citronnade orangeade jus de fruits l’addition sandouíts psomí áspro krassí kókino krassí rosé krassí retsína bíra, neró lemonáda portokálada himó froútou to logariasmó téléphone kiosque hôpital centre de santé médecin pharmacie aspirine to tiléfono to períptero to nossokomío iatrikó kéndro o iatrós to farmakío aspiríni Services où sont les toilettes ? banque change caisse poste lettre timbre pou íne i toilétes i trápeza to sinálagma to tamío to tahidromío to gráma to gramatóssimo 22 CUISINE GRECQUE En Grèce, le partage d'un repas avec des amis à la maison, au restaurant ou dans une taverne est profondément ancré dans les habitudes sociales. L'estiatorio est le restaurant proprement dit, la taverna psitaria est la rôtisserie. Le kafenio est un restaurant populaire, et la est un genre de café où se retrouvent les hommes d'un certain âge. Ils y boivent de l'ouzo, du retzina, en discutant politique ou en commentant la vie du village. Ils y regardent aussi les matchs ou les nouvelles à la télévision, ou jouent au tavli. C'est un lieu où les femmes ne sont pas toujours les bienvenues, car ils aiment s'y retrouver entre eux. Le zaharoplastio est un genre de pâtisserie, où l'on peut parfois aussi s'asseoir pour manger. Pour une la taverna, vous y ferez d'agréables cuisine rustique et authentique, choisissez surprises. C'est là que l'on sert les plats les plus authentiques, et on peut y manger et boire à toute heure de la nuit, généralement même jusqu'aux aurores. Tout le monde ou presque connaît la moussaka, les souvlakis, la salade grecque ou les baklavas. Mais la nourriture grecque, c'est bien plus que cela. Le lexique culinaire grec - français ci-dessous vous donnera un aperçu de la nourriture grecque. La cuisine grecque est riche en entrées que l'on nomme "Meze" ou "Mezedes". Elles peuvent soit précéder le repas, soit le constituer à elles seules, selon l'appétit que l'on a... ou la quantité de metze présentés. Vous remarquerez que le pain que l'on sert généralement a une croûte parsemée de grains de sésame. C'est un pain que l'on mange beaucoup en Grèce, en accompagnement des plats ou pour faire trempette, faire "papara" comme on dit en grec. On l'appelle "pain paysan" ou "xoriatiko" (prononcer horiatiko). Les recettes grecques sont souvent saisonnières. Ainsi par exemple les plats de lentilles, d'haricots blancs géants sont plutôt des plats d'hiver. Certains plats (et même beaucoup d'entre eux) sont spécifiques à certaines périodes de l'année, certaines fêtes religieuses principalement, comme Pâques, Noël ou Nouvel-an... A Pâques par exemple et le premier jour de l'an, la coutume est de partager une tourte dans laquelle on a caché une pièce de monnaie (enrobée d'aluminium pour l'hygiène..). Au convive qui tombe sur la pièce, on assure une année où la fortune lui sourira. Les femmes grecques passent de longs moments, parfois étalés sur plusieurs jours, à préparer les différents plats typiques. La nourriture grecque est à base essentiellement d'ingrédients sains, accordant beaucoup d'importance aux légumes frais, à l'huile d'olive et autres composants naturels. Elle utilise l'huile d'olive extra-vierge, les légumes frais, la viande, les poissons. L'huile d'olive mérite à elle seule une attention particulière. Utilisée la plupart du temps avec abondance, dans les salades, pour la cuisson des différents aliments et la friture, et pour la pâtisserie également, elle est d'une qualité excellente et a un effet bénéfique sur la santé. L'huile d'olive fait la fierté des familles productrices qui vivent littéralement avec l'olive "dans le sang", génération après génération, entretenant de père en fils les précieux oliviers. Les Grecs consomment plus d'huile d'olive que tout autre pays (environ 20 litres par personne et par année selon certaines statistiques), et 75 % de la production du pays est de qualité extra-vierge. Ce sont plus de 300'000 tonnes d'huile d'olive qui sont produites chaque année en Grèce. De récentes études on prouvé que le régime alimentaire des méditerranéens, et spécialement le régime alimentaire grec, qui incorpore l'huile d'olive mais également les céréales, les légumes, les fruits et le vin rouge (modérément), aidait à vivre longtemps et en bonne santé. Les tomates fraîches et les concombres sont la base de la salade grecque dans La "feta" est la plus connue des variétés laquelle on retrouve souvent de la "feta". de fromages grecs, et elle ne manque jamais sur une table; elle accompagne la plupart des repas. Elle est exportée dans bon nombre de pays. Mais elle est également fabriquée ailleurs qu'en Grèce; il est donc préférable de vérifier son origine avant de l'acheter, et surtout qu'elle ne soit pas une vulgaire copie fabriquée à partir de lait de vache... Côté boissons, on parle beaucoup à l'étranger du vin grec résiné, appelé retsina. C'est un genre de vin blanc qui se boit très frais. Savez-vous que dans l'Antiquité, la résine avait pour utilité d'aider le vin à se conserver ? Aujourd'hui, l'habitude est restée, et la résine donne un petit goût particulier au vin. On aime ou on n'aime pas, mais le mieux est de juger par soi-même... 23 Lexique culinaire : -AAgouri : concombre. Agriodiosmos : menthe sauvage Alati : sel. Alevri : farine. Anginares ou aguinaress : artichauts dans une sauce avec du citron et des oeufs avec des pommes-de-terre, ou simplement artichauts. Anithos : aneth Arakas : petits pois. Arnaki ou arni : petit agneau ou agneau. Astakoss : homard sans pinces ressemblant à la langouste. Avgo / Avga ou afgo / afga : oeuf / oeufs. Avgolemono : sauce citron-oeuf -BBaklavas : la baklava est un gâteau très sucré aux noix, sirop et miel. Bamiès : nom grec pour les gombos ou akras. Bira : bière. Bonite : genre de poisson Boureki : dessert avec miel, amandes, sésame Brizola, brizoless : steak, steaks ou cêtelette -CChima : vin ouvert. Chorta ou Horta : herbes sauvages Cornille : haricot blanc sec avec un petit point noir -DDentrolivano : romarin Dolmathes, dolmadès ou dolma : feuilles de vigne farcies. -EElièss : olives Elioladi : huile d'olive. -FFakes : lentilles. Faskomilo : sauge. Fassolia : haricots. Féta ou feta ou fêta : fromage blanc salé à base de lait de chèvre ou de brebis. Est beaucoup utilisé dans la cuisine grecque. Fraoulès : fraises. Fourtalia: omelette -GGala : lait Galaktoboureko : pâtisserie au lait avec de la semoule. Galeos : roussette. Gardumbes : brochettes de foie, d'estomac et de coeur hachés Garides : crevettes. Gigantes : grains de haricots géants. Glossa : langue. Granita : glace avec Ouzo. Graviéra : fromage à pâte dure utilisé pour notamment pour les plats gratinés. Ressemble au gruyère. 24 -HHalvas : Heli : anguille. Helidonopsaro : poisson volant Hirino : porc. Horiatiki salata : salade paysanne. -KKafe : café. Kalamarakia : calmars Kalamata : certainement la plus fameuse variété d'olive grecque. Kalogeros : homard Kanela : cannelle. Kanias : crabes géants Kapari : câpre. Karpouzi : pastèque. Kasseri : fromage cuit de brebis, léger et doux, ressemble un peu au cheddar. Kataifi : pâte "cheveux d'anges" utilisée en pâtisserie Kefalotiri : fromage dur salé, parfait pour du fromage râpé, utilisé pour les gratins et l'assaisonnement des pâtes. Il ressemble un peu au Parmesan, en plus doux. Keftedakia ou Keftédes : boulettes de viande avec épices. Kidonopasto : pâte de coings, spécialité des îles Ioniennes Kimas : viande hachée Kleftiko : agneau cuit avec ail, persil, feta pommes de terre et tomate Kokoras : coq. Kopanisti : variété de fromage Koriatiki : salade grecque paysanne Kotopoulo : poulet. Kotopoulo me Krasi kai Patates : poulet avec du vin et des pommes de terre. Kouneli : lapin. Kourambiedes : prononcer courabièdès, biscuits de farine d'amandes enrobés de sucre en poudre, servis traditionnellement durant les fêtes de fin d'année. Accompagnent très bien le café... Kourambiedakia: idem que les Kourambiedes, mais en plus petit. Krassi : vin. Krassi kima : vin au fût. Kreas: viande Kritharaki : petites pâtes en forme de grains de riz, souvent cuisinées avec de la viande. Kumino : cumin. -LLadi : huile. Lagos : lièvre. Lahano aspro / kokino : chou blanc / rouge. Lahanodolmades : feuilles de choux farcies avec de la viande hachée et du riz. Lemonada : citronnade. Lemoni : citron. Lentisque : arbre de l'île de Chios, produisant la célèbre résine utilisée à des fins culinaires et médicinales. Loukaniko : saucisse. Loukoum, loukoumi : petits cubes de gelées aromatisés, enrobés de sucre glace. Loukoumades : -MMaïdzanoss : persil. Marouli : laitue. Makaronia pastitsio : gratin de macaronis avec viande hachée et sauce béchamel. Manitaria : champignons. Manouri : fromage blanc mou non salé, utilisé pour la préparation de plats doux et d'entremets. Mantzourana : marjolaine Marathos : fenouil. Marmelada : confiture (marmelade) Mastos Aphroditis : sorte de pêche Mavrodaphne : vin de dessert, de Céphalonie ou de Patras. Mayiritsa : soupe traditionnelle que l'on consomme la nuit de Pâques. Avec des intestins d'agneau. Meli : miel. Melitzanosalata : salade d'aubergines grillées, présentée en purée que l'on peut étaler sur du pain. Menta : menthe Metalico nero : eau minérale. Metaxa : eau de vie tirant à 38-40 degrés. 25 Medze (meze), medzedes (mezedes),: amuses-bouche. Midhia : moules. Milo, mila : pomme, pommes Moskari : veau. Moussaka, moussakas melitzanes : gratin d'aubergines grillées, viande hachée, pommes-de-terre et sauce béchamel. Moustarda : moutarde. Muscat : Ceux de Lemnos et de Patras sont réputés Myzithra : fromage blanc faiblement salé à base de lait de brebis. On le fait frire. -OOrtikia : cailles. Ouzo : boisson alcoolisée au goût anisé ressemblant un peu au Pastis. L'ouzo est élaboré exclusivement en Grèce. Il est obtenu par assemblage des alcools aromatisés par distillation ou macération à l'aide des graines d'anis et éventuellement de fenouil, du mastic issu d'un lentisque indigène de l'île de Chios (Pistacia lentiscus Chia ou latifolia) et d'autres grains, plantes et fruits aromatiques. On le boit sec ou allongé avec de l'eau. Très rafraîchissant en été... -PPaghoto : glace. Papi : canard. Pasteli : spécialité de l'île de Kea, faite avec des grains de sésame et du miel. Pastitsio : gratin de pâtes Pastourma : viande séchée de boeuf (Thrace et Macédoine) Patates : pommes de terre. Patates tiganites : (patates) frites. Patsas : soupe à base d'abats (porc ou agneau). Peponi : melon. Perdika : perdreaux. Phaskomilo : sauge. Utilisée en infusion. Phyllada : laurier (voir aussi daphne) Piperi : poivre. Piperiess : poivrons. Portokalada : orangeade. Portokali, portokalia : orange, oranges. Psari : poisson. Psari Plaki : poisson à la tomate et huile. Psarosoupa : soupe de poisson. Psomi : pain. -RRakiya : eau de vie de Crète. Ressemble à la grappa d'Italie. Est également fabriquée à base de raisins. Retsina : vin aromatisé a la résine de pin. Revani : gâteau à la semoule très sucré. Revithia : soupe avec oignons et pois chiches. Rigani : origan Rizogallo : riz au lait avec de la cannelle Roudjoukakia : boulettes de viande sauce tomate -SSaganaki : tranches de fromage frites Salata Horiatiki : salade paysanne. En général, entrent dans sa composition tomates, concombres, oignon coupé en tranches, fêta, olives noires et huile d'olive. Saltsa : sauce Saltsa Yaourti me Anitho : sauce au yaourt et à l'aneth, accompagne le poisson à merveille. Sardhaless : sardines. Selino : céleri. Sesfikia : friandises en forme de petit rouleaux, avec des noix et du moût de raisin à l'intérieur. Ces friandises viennent de Moustos. Sika : figues. Il est préférable de les peler avant de les manger, en enlevant la partie qui contient la queue, car elle contient un latex qui peut irriter les muqueuses de la bouche. Sikoti : foie Skordalia : genre d'ailloli. Soupa avgolémono : soupe avec de l'oeuf battu et du citron. Souvla : brochette. 26 Souvlaki : brochette de viande grillée. Spanakopitta : plat composé de différentes couches d'épinards, fêta et oeufs, entre des feuilles de pâte filo. Spanakorizo : épinards au riz. Stifades : raisins secs. Stifado : ragoût de boeuf cuisiné avec des oignons et du vin. -TTahini : pâte d'apparence crémeuse constituée de graines de sésame pilées Tzatziki ou dzadziki : purée de yogourt et de concombres, servie en hors-d'oeuvre. Se mange avec du pain. Tarama Salata, Taramosalata : purée de couleur rosée composée d'oeufs de carpes. Se mange avec du pain ou en accompagnement d'autres plats. Thimari : thym Throumbes : olives noires d'aspect ridé. Tiri : fromage (terme de fromage en général). Tiropita : gratin de fromage avec pâte filo et fêta. Tomates ou domates : tomates Tonoss : thon. Triantafilla glika : confiseries préparées avec des pétales de roses. Trigonia : tourtereaux. Tsakistes : olives vertes Tsipoura : sorte de poisson (daurade) Tsirosalata : salade de petits maquereaux séchés. Spécialité de Thessalonique. -VVareli : du tonneau (pour le vin). Vassilikos : basilic Vaya : laurier (voir aussi daphne) Voutiro / mè voutiro: beurre / avec beurre. -YYaourti : yogourt. Yiaourti me meli : yogourt avec miel. Yiaourti me marmeladai : yogourt avec confiture. Youvetsi : genre de ragoût préparé dans un plat en terre cuite. Yufka : pâte genre phylo, mais en plus épais. -ZZahari : sucre. Voici différentes variétés de vins grecs: De Crète, : Kotsiphali, Liatiko, Mandilaria, Romeiko, Vilana. Du Dodécanèse, : Athiri, Mandilaria, Moschato blanc Des îles de la mer Egée, : Aidani, Assirtiko, Limnio, Mandilaria, Monemvassia, Moschato d'Alexandrie. De l'île d'Eubée : Savatiano Des îles Ionniennes : Mavrodaphni, Moschato blanc, Robolla, Verdea (de l'île de Zante), Vertzami. De Macédoine, : Asirtiko, Athiri, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Limnio, Negkoska, Roditis, Xinomavro .Du Péloponèse, : Aghiorgitiko, Korinthiaki (vin sans pepins), Moschato blanc, Moschophilero, Refosco, Roditis, Soultanina (vin sans pepins). De Thessalonique : Krassato, Batiki, Mavro Messenikola, Moschato d' Hambourg, Saviatano, Stavroto, Xinomavro. 27 Samedi 18 avril 2009 Décollage à destination d’Athènes à 13 h 20 sous réserve de modification Le départ du Haillan aura lieu de l’espace de la Sablière à 10 h 20 Arrivée à Athènes à 17 h 30h Transfert vers Kalambaka Dîner et logement chez nos amis grecs Renseignements pratiques : Avant votre départ, en cas de vol de téléphone portable, pour obtenir son numéro de code à 15 chiffres, faire *#06# - ceci pour la déclaration de perte éventuelle. Pour téléphoner : - de France vers la Grèce : 0030 + numéro sans le 0 - de la Sicile vers la France : 0033 + numéro sans le 0 Décalage horaire d’1 heure en plus par rapport à la France : quand il est 12 heures en Grèce, il est 11 heures en France 28 KALAMBAKA Kalambaka qui occupe l’emplacement de l’antique AEginium, citée par César et Tite-Live, pourrait sembler au premier abord une bourgade sans intérêt. Située au débouché de la plaine de Thessalie, au centre de la Grèce continentale, elle aligne comme beaucoup de villes grecques des bâtisses sans caractères. L'ancien nom de la ville est Aeginion. C’est ainsi qu’il est mentionné dans la période hellénistique et romaine des années en raison de l'importance de sa position. Ce nom est inscrit sur le mur qui se trouve à la partie est ème siècle (901-907) Kalampaka est appelé Stagi, un nom de l'église Saint Jean Baptiste.. Au début du 10 conservé jusqu'à aujourd'hui comme un titre métropolitain. 29 Dans la partie nord-est de la ville existe, le pittoresque quartier de Sopotos, sous le rocher de la Sainte Trinité (est) et le rocher de Alsos (nord). La cathédrale de Saint Vissarion a été construite en l'honneur du Saint Métropolite de Larissa, qui a été le fondateur et le propriétaire du monastère de Dusikos. L'église byzantine de l'Assomption de la Vierge Marie est le plus important et le plus imposant monument de Kalampaka qui constitue un point de référence et d'adoration pour tous les fidèles. Rebâtie vers 1309 sur les fondations d’une église antérieure (pavement de mosaïque dans l’abside). Les peintures datent de 1573, quand l’église fut en partie reconstruite. Elles furent exécutées par le moine crétois Néophyte, fils du peintre Théophane Batha. A remarquer aussi le curieux ambon de marbre, qui proviendrait d’un édifice antérieur, et des fresques du XIIème s. conservées sur un mur à côté du chœur. Impressionnant et imposant est aussi le clocher de l'église, sur le côté nord de l'entrée dans l'enceinte de l'église. 30 On distingue juste derrière elle d'étranges pitons rocheux, et un examen plus attentif révèle deux croix blanches et une église perchée, premiers indices des monastères des Météores... L'on découvre alors un monde étrange. Les colonnes de roches grises, dégagées par l'érosion, dominent des vallées boisées, en un paysage particulièrement spectaculaire. Il y aurait parait-il une soixantaine de ces colonnes, de taille inégale, et l'ensemble est exceptionnel en lui, comme une version gigantesque des cheminées de fées. Ce lieu retiré attira les ermites dès le XIème siècle, et de nombreux monastères furent ensuite fondés au XIVème siècle. La région n'était pas sûre. Les Serbes profitaient de la faiblesse de l'Empire Byzantin finissant pour multiplier les incursions, et les brigands sévissaient. Le monde semblait bien menaçant, et nombre d'hommes trouvaient dans la foi les réponses à leurs angoisses, comme souvent dans les périodes incertaines. Le monachisme fut un refuge, et les monastères se multiplièrent. Les fondateurs s'appelaient Athanase, Varlaam ou Joasaph, leurs tombes sont encore vénérées par leurs successeurs. Les pitons des Météores se transformèrent en une véritable ville de la foi... 31 Il reste aujourd'hui six monastères. Chacun est établi sur un piton, l'ensemble des bâtiments conventuels en occupe le sommet. L'accès se faisait initialement par un treuil, qui servait à hisser hommes et matériaux via un filet. Le procédé étant sans doute assez périlleux, et sur la plate-forme du treuil l'on découvre à chaque fois une fresque d'un saint, usée à force d'avoir été embrassée par les moines s'apprêtant à emprunter ce moyen périlleux. La légende prétend d'ailleurs que les cordes n'étaient changées qu'après rupture ! L'église est le coeur de chaque monastère. Elle est immuablement divisée en deux parties, un narthex, salle d'accès, et un transept, ou catholicon. Et le visiteur ne peut que s'émerveiller devant les fresques qui couvrent les murs du sol aux coupoles, en un fourmillement décoratif insensé. La plupart datent du XVIème siècle, sauf à St Stéphane où elles avaient été détruites en 1943, et sont en cours de reconstitution. Le programme iconographique suit un schéma type. Il y a seulement de menues différences de l'un à l'autre, et l'on s'amusera d'ailleurs de jouer à cette espèce de jeu des sept erreurs, relevant à chaque monastère les variantes par rapport au programme type. La porte entre narthex et transept s'orne d'un jugement dernier, les élus menés par St Pierre sont accueillis dans le sein d'Abraham d'un côté, les damnés engloutis dans la langue de feu de la bête de l'Enfer de l'autre. Le narthex se complète d'un martyrologue maniaque, où l'on voit des saints subir les martyrs les plus sadiques, sciés en deux, écrasés entre des pierres, brûlés, bouillis... Le transept est dominé par le Christ pantocrator (tout puissant), entouré de ses évangélistes, et des scènes de sa vie et des cohortes de saints complètent le tableau. L'entassement d'images est inoui, et cela vaut le coup de passer quelque temps à le détailler, et de découvrir des images insolites. Les images ne sont en effet pas les mêmes qu'en Occident. Mieux vaut d'ailleurs connaître l'alphabet grec pour reconnaître les innombrables saints, souvent inconnus chez nous, tels l'omniprésent St Démètre, et avoir quelque familiarité avec l'iconographie orientale, pour identifier les scènes. L'on découvre ainsi une assemblée de hiérarques (dignitaires religieux), autour d'un empereur, au pied duquel se trouve un petit moine gris : il s'agit du premier concile de Nicée, sous la présidence de l'empereur Constantin, au cours duquel l'arianisme, doctrine inspirée par le moine Arius (en grec Arios), fut condamné. L'on voit une quarantaine d'hommes sur un lac gelé, sous un ciel parsemé de quarante couronnes : ce sont les quarante martyrs de Sébaste, quarante soldats romains qui auraient été condamnés à mourir de froid en raison de leur foi sous Dioclétien ; l'un d'eux aurait fléchi, et l'on voit un homme rentrer dans un bâtiment, mais aurait aussitôt été remplacé par un autre soldat touché par la grâce ! L'évangéliste Luc est représenté en train de peindre la Vierge, une tradition également existante en Occident, ce qui en fait d'ailleurs le saint patron des peintres. Mais ici le tableau qu'il peint est une icône, celle de la Vierge Hodigitria, qui selon la tradition aurait été achevée pendant son sommeil par Dieu lui-même, faisant de cette première icône une image acheiropoïète (non peinte de la main de l'homme), et donc particulièrement vénérée... 32 LES METEORES C’est au milieu d’une plaine limitée par les montagnes les plus célèbres de la mythologie et de la légende (le Pinde à l’ouest, l’Othrys au sud, le Pélion et l’Ossa à l’est, l’Olympe au nord) que s’élèvent, découpés par le fleuve Pénée, les grandioses blocs des Météores. Le nom, cent fois mérité, de ces 24 rochers signifie : qui s’élève dans les airs. Chacune de ces vertigineuses formations supportait, autrefois, un couvent ; ils avaient été érigés là, au XIIIe et XIVe siècles, dans un souci de sûreté, les bâtisseurs ayant révélé des prodiges d’ingéniosité (tunnels, passages secrets, corniches, poulies…) pour faire tenir ces impressionnantes constructions en l’air et les rendre viables. Dix-sept monastères sont à présent en ruine et cinq seulement, dont trois en activité, sont ouverts aux visiteurs : Haghios Nicolaos, le Grand Meteoron, Haghios Varlam, Haghias Trias et Haghios Stephanos. La vue, sur la plaine et les montagnes, les marches taillées à même le roc, les acrobatiques balcons de bois, les décors et le mobilier de ces très originaux monuments, le souvenir des milliers de moines qui les ont habités, tout concourt à ranger les Météores au nombre des curiosités les plus remarquables de la Grèce. C’est dans ces cavernes naturelles que vivaient les premiers moines, avant la construction des premiers monastères. 33 Les Météores de Grèce ne sont pas des astéroïdes tombés du ciel ! Quoique ce phénomène géologique unique au monde soit difficile à déterminer par les géologues. L'hypothèse la plus communément évoquée serait que ces pitons de grès (dont certains dépassent les 300 mètres de hauteur) auraient été sculptés par l'érosion fluviale au cours de l'ère tertiaire. Pendant des millions d'années, ce fleuve se déversait dans une profonde gorge d'un bras de mer qui couvrait alors la Thessalie. Lorsque celle-ci trouva un débouché dans la mer Égée par la rupture des monts Olympe et Ossa, ce massif, sous l’action des intempéries et des secousses sismiques, se disloqua et donna naissance à cet étrange paysage. Au sommet de ces monts célestes, des moines s'étaient installés dès le XIe siècle, cherchant la solitude sur ces éminences rocheuses, mais qui les rapprochaient aussi de Dieu. La plupart de ces "Meteorisa monastiria" (monastères suspendus) sont aujourd'hui en ruine. Seuls six d'entre eux subsistent, dont trois habités, et sont encore ouverts aux visiteurs. Les moines ont peu à peu formé une importante communauté d'ermites, et, entre ème ème le XIV et le XVI siècle, 26 monastères ont été construits, surplombant ainsi la vallée du Pinde. On ne sait pas exactement quand les Météores ont été habités pour la première fois, en effet toutes les sources écrites qui existent datent uniquement de l'ère monastique. Ces sont des monastères dit cénobitiques, c'est à dire que tout est mis en commun : l'argent, les vêtements, le travail, la prière ; l'autorité suprême est assurée par un conseil guidé par un Higoumène (supérieur spirituel d'un monastère orthodoxe). 34 Comme il n'y avait pas d'accès en ce temps là, les moines montaient à l'aide d'échafaudages successifs, qui se fixaient sur des poutres calées dans les trous du rocher. Pour se protéger des invasions, ils vivaient encore dans des grottes qui leur servaient de refuges, puis commencèrent à construire ces monastères à l'aide d'échelles articulées, de monte-charges démontables. Tout fut ainsi acheminé dans des paniers, actionnés par des cordages, que l'on descendait le long de la paroi rocheuse et remontait à bras, jusqu'au monastère......... Ce n'est qu'à partir de 1920 que ces échafaudages furent remplacés par de très longues échelles et des passerelles, qui donnaient le vertige aux arrivants. Escalade pour la St Georges aux Météores Au milieu de ces rochers abrupts, dans une cavité de la roche du linge semble sécher au soleil. Ce n’est pas la dernière lessive de la mère Denis ! : mais chaque vendredi de Pâques les femmes des villages de Kalambaka et de Kastraki offrent aux jeunes hommes des pièces d'étoffe, dans le but d'aller les accrocher tout là haut et ainsi d'honorer Saint Georges, le saint de cette chapelle improvisée. Cette coutume viendrait de ce qu'un jour un bûcheron qui se serait gravement blessé à la jambe aurait promis, s'il guérissait, de donner tous les vêtements de sa femme.......... Mais une autre version raconte qu’il s’agit d’une tradition qui remonte à l’époque où la Grèce était sous l’Empire Ottoman. Une musulmane ayant son mari gravement malade fit le voeu à St Georges que si son mari guérissait elle se convertirait et lui ferait don de son foulard ; ce dernier ayant retrouvé la santé, ceci fut interprété comme un miracle. 35 Ce jour là après une cérémonie religieuse les jeunes hommes de la région s’entourent de foulards multicolores pour escalader les rochers Vue de 4 monastères 36 Monastère de Roussanou et en arrière plan, celui de Agios Nikolaos Roussanou. En position centrale, sur un piton à mihauteur, le seul d'où l'on voit les cinq autres. Agios Nicolaos. Un petit monastère, en contrebas des autres, absolument charmant. Dans la même perspective, les Monastères de Varlaam et du Grand Météore Vaarlam. L'un des plus imposants par sa taille. Sans doute celui qui comporte les plus belles fresques. Grand Météore. L'autre grand monastère, le plus haut de l'ensemble. 37 Aghios Stefanos Agios Stephanos. Musée très intéressant, avec une collection d'icônes et d'objets liturgiques exceptionnelle, et très bien présentée. Le monastère en lui-même est plus quelconque, avec des fresques du XXème ou du XXIème siècle... L'on notera cependant la vénération dont fait l'objet le crâne de St Charambole, adoré par les pélerins locaux, qui baisent avec entrain la vitre qui le protège. 38 LA FETE DE PAQUES EN GRECE La fête de Pâques en Grèce : au printemps, la fête religieuse la plus importante est la fête de Pâques, la fête du peuple grec. Dieu a été ressuscité à la même époque que la nature choisit pour l'épanouissement de sa végétation. Pour les Grecs, Pâques est la fête religieuse la plus importante (à la différence des catholiques qui considèrent également Noël comme une grande fête, sans cependant rivaliser avec Pâques. Noël est évidemment célébré chez les orthodoxes, mais avec beaucoup moins d'ampleur que chez les catholiques. Les orthodoxes se réservent vraiment pour Pâques). Toute la Semaine Sainte différentes processions préparent la Résurrection du Christ. Notamment le vendredi saint, la procession de l'Épitaphe qui symbolise l'enterrement du Christ, suivi par les fidèles tenant des bougies allumées marrons, fait le tour de la paroisse. Parmi les plus spectaculaires processions, notons celle de la Métropole d'Athènes et de la ville de Corfou et la rencontre de 4 Épitaphes à Kifissia et à Mykonos. La semaine de Pâques, commence vraiment le lundi. Il s'agit d'une vraie semaine de jeûne, dès le lundi, et non uniquement dès le jeudi comme les catholiques. Le dimanche de Pâques se transforme donc en une vraie "débauche" de nourriture, avec l'agneau pascal etc, afin de célébrer et la résurrection et la fin du jeûne (vraiment dur car les grecs le respectent vraiment !!!!!) Samedi Saint, à minuit, le prêtre annonce la résurrection du Christ dans l'avant-cour de l'église. Au moment où le " CHRISTOS ANESTI " est prononcé par le prêtre, les fidèles allument leur cierge à la flamme offerte par celui-ci. Les cloches sonnent à toute volée, les personnes brillant de joie, s'embrassent et se félicitent en se disant " CHRISTOS ANESTI " et l'on se quitte, le cierge allumé à la main. En rentrant à la maison, le chef de famille trace en haut de l'embrasure de sa porte avec la fumée du cierge, le signe de la croix. Ensuite, ces cierges sont gardés près des icônes. Une fois ce rite effectué, tout le monde se met à table et déguste la soupe Pascale : Maghiritsa. Cette dernière peut sembler un peu ragoûtante pour les âmes sensibles car elle contient des abats de moutons et parfois ses intestins (tripes). Ce soir, c’est l’occasion aussi de faire la traditionnelle bataille d’œufs. Voici en quoi consiste cette coutume : Les grecs donnent des œufs peints à un enfant qui les distribue équitablement entre chaque invité. Les batailles ont lieu 2 à 2. On frappe les œufs en disant « Christos anesti ». Chacun tente de casser l’œuf de l’autre tout en essayant de garder son œuf intact. 39 Les grecs mangent aussi durant ce week-end pascal une brioche décoré d'oeufs teints en rouge (tsoureki) et des biscuits (koulourakia) spécialement préparés pour l’occasion. La coutume, plus caractéristique encore, liée à la fête de Pâques, est l'agneau à la broche que l'on fait cuire en plein air. Partout en Grèce, le dimanche de Pâques, on installe soit dans les cours des maisons, soit dans des terrains vides ou à la campagne, des broches pour faire rôtir l'agneau. La broche est tournée lentement par une personne qui enduit de temps en temps l'agneau avec un mélange d'huile, d'origan et de citron à l'aide d'un pinceau.Dans plusieurs villes de Grèce comme Lamia, Lévadia, Arachova et Amfissa, les broches sont installées sur les trottoirs et les passants peuvent s'associer à la fête. Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que la religion est vraiment le ciment de la nation grecque. Pendant les 400 à 500 ans de l'invasion turque, c'était le seul moyen pour les Grecs de garder leur identité grecque, les turcs ayant interdit l'enseignement de la langue grecque, l'exercice de la religion .... Toute proportion gardée, les Grecs faisaient comme aujourd'hui les femmes afghanes : écoles souterraines, apprendre à lire et à écrire en cachette etc. Pour Pâques, on offre aux enfants une lambada (cierge de couleur décoré d'un petit jouet) et une paire de chaussures ou une tenue neuve. 40 Dimanche 19 avril 2009 Dîner et logement chez nos amis grecs Préparation dans toutes les familles de l’agneau à la broche L’après-midi danses sur les places Lundi 20 avril 2009 Promenade dans la région montagneuse de Kalambaka Soir, repas officiel de la Municipalité Logement chez nos amis grecs 41 Mardi 21 avril 2009 Départ le matin pour le Péloponnèse via Delphes Déjeuner Départ pour Olympie via Patras Installation à l’hôtel Europa**** Soirée libre DELPHES 42 Le sanctuaire d'Apollon Autour du temple Le temple d'Apollon D'ordre dorique, il fut construit au IVe siècle avant JC, sur les restes d'un autre temple datant du VIe siècle avant JC. Il fut détruit par un incendie en 546 avant JC et reconstruit, puis détruit et reconstruit par les archéologues. Le mur polygonal C'est un mur porteur qui supporte la terrasse sur laquelle le nouveau temple allait être érigé. Il fut construit après la destruction du vieux temple d'Apollon, en 548 avant JC. Sur ce mur polygonal, on trouve de nombreuses inscriptions gravées dans les pierres du mur. L'autel des habitants de Chios Situé en face du temple d'Apollon, il fut construit par les Chiotes au Ve siècle avant JC (d'après une inscription de la corniche). Il est en marbre noir, sauf la base et la corniche qui sont en marbre blanc. La voie sacrée Le trésor des Athéniens C'est un petit bâtiment d'ordre dorique, composé de deux colonnes "in antis" et de nombreuses décorations en relief. Il fut construit par les Athéniens à la fin du VIe siècle (ou au début du Ve) avant JC, dans le but d'abriter leurs offrandes pour Apollon Un peu plus loin.... le long du mur La Stoa des Athéniens (portique) D'ordre ionique, elle comporte sept colonnes en flûte, chacune taillée dans une pierre unique. Elle fut construite après 478 avant JC par les Athéniens pour abriter les trophées pris aux Perses lors des victoires navales. 43 Au dessus du temple Le théâtre des sanctuaires Il fut construit au IVe siècle avant JC, mais les ruines datent de la période Impériale romaine. Composé de 35 rangs de bancs en pierre, il était utilisé lors des représentations théâtrales pendant les grands festivals du sanctuaire. Le stade Construit au Ve siècle avant JC, il fut remodelé par Hérode Atticus au IIe siècle après JC. Celui-ci rajouta plus de siège et une arche d'entrée monumentale. C'était ici où avaient lieu les jeux Pythiques. Le gymnase C'est un ensemble de bâtiment datant du IVe siècle (mais remanié). Il y a deux niveaux: d'une part la stoa ainsi qu'un espace à l'air libre pour la course; d'autre part la palestre (pour la lutte) et la piscine, les bains thermo. La tholos Ce bâtiment rond dorique, datant environ de 380 avant JC, se situe dans le second grand sanctuaire de Delphes en contrebas. Consacré à Athéna, son utilité demeure indéterminée. Cependant c'est un bâtiment important car il est construit en pierres de couleurs: marbre blanc et bleu 44 Dans le ravin La source Castalie Située dans le ravin des Phédriades, elle est composée de deux fontaines, archaïque et romaine. La plus récente est taillée dans la roche... Sur la colline se trouvent des niches hautes qui contenaient probablement les offrandes à la nymphe Castalie Delphes était considéré comme le nombril de la Terre et le centre de l’Univers, il fut, parmi les lieux sacrés, le plus prestigieux et le plus rayonnant du monde hellénistique. Les origines du culte remontent au moins à l’époque mycénienne. Les premiers dieux Des cultes plus anciens ont précédé l’installation d’Apollon à Delphes: Le site de Delphes est un espace mystérieux et sauvage, rempli de souvenirs mythiques: celui de Gaia, la Terre-Mère, première déesse du lieu, qui engendra le serpent Python (Thémis: autre déesse qui régnait autrefois sur le site). Le dragon Python est le souvenir d’une ancienne divinité chtonienne, préhellénistique (Delphes se nommait anciennement Pythô). Apollon Victoire d’Apollon sur le serpent Python: Un hymne "homérique" à Apollon raconte ainsi la victoire du dieu: "Près d'une source aux belles ondes le Seigneur, fils de Zeus, tua de son arc puissant le dragon femelle, la bête énorme et géante, le monstre sauvage qui, sur la Terre, faisait tant de mal aux hommes, tant de mal aussi à leurs moutons aux pattes fines... Qui la rencontrerait se voyait emporté par son jour fatal jusqu'au jour ou Apollon, le Seigneur Archer, lui eut décoché un trait vigoureux. Déchirée par de rudes souffrances, la bête gisait à terre en poussant de grands râles et se roulait sur place; puis il y eut une clameur prodigieuse, inexprimable; le monstre se tordit ici et là dans la forêt et rendit l'esprit en exhalant un souffle ensanglanté. Alors Phoibos Apollon dit fièrement: "Maintenant pourris ici sur la terre nourricière d'hommes". Ensuite Apollon dut chercher des prêtres pour dessservir son nouveau temple: il força des marins crétois à aborder à Crisa, en bondissant sous leur navire sous l'apparence d'un dauphin, et obtint d'eux qu'ils acceptassent d'être les gardiens de son sanctuaire. Désormais le dieu qui s'était déguisé en dauphin fut dit Delphinien et le site Delphes. Apollon, revenu de son voyage chez les Hyperboréens, tua le monstre de ses flèches. S’étant purifié, au cours d’un séjour dans la vallée de Tempé en Thessalie, du meurtre qu’il avait commis, il organisa les jeux Pythiques( victoire commémorée par ces Jeux au cours desquels on rejoue ce drame), jeux funèbres célébrés tous les quatre ans, que l’Antiquité célébra avec autant de ferveur que les jeux Olympiques. Ayant aperçu un bateau crétois au loin, il se changea en dauphin; bondissant autour du navire, il fit de l'équipage ses prêtres. L’Apollon de Delphes était une divinité essentiellement bénéfique, un lien direct entre les dieux et les hommes, aidant ceux-ci à connaître la volonté de ceux-là ou à se réconcilier avec eux; il était aussi le purificateur, il avait le pouvoir de laver ceux-là même qui s’était souillés du sang de leur famille. Apollon Delphinios (voire généalogie des dieux) était associé à différentes créatures, dont essentiellement le dauphin (ce qui fit prévaloir le nom de Delphes) et le corbeau. Autres dieux Présence d’autres dieux sur le site: Athéna à Marmaria Voici encore d'autres souvenirs mythiques: l’enclos de Gaia voisine avec la fontaine où se noya Castalie (fontaine sacrée d’Apollon ainsi que son fleuve Céphise), poursuivie par Apollon; le laurier sacré; la Pythie. La naissance de Dionysos sur le mont Parnasse y est célébrée par des rites mystérieux. Zeus-loup y a un temple. Les falaises abritent des oiseaux de proie. les cimes du Parnasse, toutes proches, sont fréquentées par Apollon et les Muses. La plaine, en bas, est laissée à son état naturel: il est interdit de la cultiver où d’y élever des constructions. 45 L'Oracle de Delphes Oracle signifie à la fois prophète, prophétie et lieu où l’on rend des prophéties. On interroge des héros, des morts et plus souvent des dieux, notamment Zeus et Apollon. Dans les premiers temps, on n’interrogeait la Pythie qu’à de rares intervalles, guère plus d’une fois par an. Peu à peu, néanmoins, le dieu prit l’habitude, durant l’été de répondre chaque septième du mois, sauf au cours des trois mois d’hiver, durant lesquels Apollon était censé quitter Delphes. Le sort décidait de l’ordre dans lequel les fidèles pouvaient consulter, mais certains d’entre eux pouvaient jouir du privilège de promenteia, qui les autorisait à passer devant les autres. Pour être sûrs qu’Apollon allait consentir à répondre, les responsables du sanctuaire interrogeaient une victime, le plus souvent une chèvre, en répandant sur elle des libations :"Il faut que tous ses membres tressaillent ensemble, frappés de palpitations et frémissements qu’accompagne un murmure convulsif ; si ces symptômes ne se manifestent pas, les prêtres disent que l’oracle ne peut fonctionner et ils n’introduisent pas la Pythie". Quand les signes se montraient favorables, on introduisait dans l’antre du dieu - c'est-à-dire l’adyton, où se trouvait l’omphalos, symbole du serpent défunt et nombril du monde - la Pythie, femme choisie parmi les jeunes filles les plus ignorantes de la région. En réalité c elle-ci était à l'origine une vierge, mais après le viol d'une d'entre elles par le Thessalien Echécrate, on ne porta plus à cette fonction que des femmes âgées (50 ans). A proximité du sanctuaire de Gaia, se trouve un rocher à propos duquel "les Delphiens disent qu’une femme du nom d’Erophile s’asseyait jadis sur ce rocher et qu’elle y rendait des oracles" chaque fois qu’elle se rendait à Delphes. A l’origine, la Pythie, bien qu’appelée Sibylle delphique, n’était pas native du lieu contrairement aux Pythies suivantes. La légende veut qu'Erophile ait prédit la guerre de Troie. Après s’être purifiée dans l’eau de la fontaine Kastalia et dans les fumées d’un feu de laurier et de farine d’orge, après avoir mis dans sa bouche une feuille de laurier, la Pythie prenait place sur le trépied sacré. Les consultants, conduits auprès d’elle à tour de rôle, posaient leurs questions : enivrée par les vapeurs qui, échappées du sol, emplissaient son séjour, en transes, elle vaticinait en un langage incompréhensible. Il fallait que les prophètes remettent à chaque interrogation la transcription officielle, toujours fort obscure - des exégètes, spécialistes indépendants du clergé, pouvaient, moyennant finances, en donner une interprétation de la réponse du dieu - qui lui value le surnom de loxias, l’oblique. Beaucoup d’entre elles nous sont connues, car les archives des États conservaient le texte des réponses aux consultations qu’ils avaient ordonnées, tandis que les prêtres - par prudence sans doute, et pour ne pas se contredire - ne négligeaient pas de garder euxmême copies des oracles qu’ils avaient pu rendre. L’Oracle de Delphes était consulté non seulement par des particuliers, sur des affaires privées, mais aussi par des chefs d’État et de gouvernement. Crésus, roi de Lydie, envoya une ambassade à la Pythie pour savoir s’il devait faire la guerre aux Perses. La Pythie lui répondit que s’il faisait la guerre, un grand empire serait détruit; en effet... mais ce fut le sien ! Les villes, même rivales, l’enrichissaient d’offrandes considérables et s’associaient à elle en une communion d’intérêts économiques. 46 MUSEE DE DELPHES Voici ici un extrait (les plus célèbres oeuvres) de ce que l’on peut voir au musée de Delphes: L'omphalos L'omphalos se situait dans l'adyton du temple. Il était décoré de rubans de laine. Selon la légende, Zeus aurait laché deux aigles, l'un vers le levant et l'autre vers le coucher, afin de trouver le centre du monde. Les deux oiseaux se croisèrent à Delphes, le nombril de la terre. Le Sphinx ailé Ce sphinx ailé a été offert par la cité de Naxos en 560 avant JC. Haut de 2,3 mètres, il couronnait une colonne de dix mètres de haut. L'Aurige Cette statue en bronze, de la taille d'un homme (1,80 mètres), fut commandée par Polyzalos, prince grec de Sicile, pour commémorer la victoire de son char aux Jeux en 478 avant JC. L' Aurige porte le costume traditionnel des conducteurs de char: une longue tunique serrée à la taille dont les manches sont retenues par des courroies afin de ne pas entraver les mouvements 47 Frise du trésor de Siphnos C'est une majestueuse frise représentant le combat des dieux et des géants. Elle témoigne de la richesse de la cité de Siphnos Les deux Kouroi Ces deux Kouroi ont été considérées comme étant les deux frères Biton et Cléobis, cependant il s'agirait en réalité de Castor et Pollux. Oeuvres d'un sculpteur de la première moitié du VIe siècle avant JC 48 LE PELOPONNESE Le Péloponnèse est relié à l'Attique par l'Isthme de Corinthe, et depuis peu par un pont au niveau de Patras. C'est une péninsule essentiellement montagneuse, compartimenté en bassins intérieurs et en plaines irriguées vers le littoral. A l'est, les acropoles d'Argos et de Mycènes qui dominent l'Argolide. Olympie se situe à l'ouest, la ville médiévale de Mistra près de Sparte se trouve au sud, juste au nord de la péninsule sauvage et austère du Magne. Une petite parenthèse mythologique sur le Péloponnèse dont le Magne est une partie très étrange. Péloponnèse signifie l’Ile de Pélops . Pourquoi ? parce qu’un roi particulièrement bête ,nommé Tantale, eut un jour l’idée d’inviter les dieux de l’Olympe à un banquet. Les dieux ne mangeant pas un vulgaire Big Mac , il eut l’idée de faire cuisiner son propre fils, un tendre enfant , pensant ainsi honorer et surprendre ses divins invités. Mais les dieux n’étaient pas nés de la dernière averse . Ils refusèrent de manger (sauf Déméter, qui légèrement distraite dégusta un petit morceau d’épaule du garçon). Les dieux punirent Tantale par un supplice éternel (il passerait son éternité à mourir de soif devant une source d’eau glacée qui se déroberait à lui, chaque fois qu’enchaîné , il tenterait de saisir son eau : le supplice de Tantale), puis ils ressuscitèrent Pélops à qui l’on donna une épaule toute neuve en ivoire. Et pour lui faire oublier ses malheurs, on lui offrit la terre du Peloponnèse qui était une presqu’île et non une île. Mais cette terre en devint une lors du percement du canal de Corinthe. Ses paysages boisés et montagneux sont impressionnants de beauté et son littoral compte plusieurs plages magnifiques qui n’ont rien à envier à celles des Cyclades. Le Péloponnèse rassemble aussi quelques-uns des plus beaux sites antiques du monde, comme Epidaure, Mycènes et Olympie. Sans compter les vieilles villes cosmopolites, comme l’ancienne capitale Nauplie, et les villages de montagne au charme intact. 49 Mercredi 22 avril 2009 Départ de l’hôtel en direction du site d’Olympie Déjeuner Départ pour le temple de Bassae Continuation vers Kalamata Installation à l’hôtel Pharae**** Dîner et soirée libres OLYMPIE Le site d'Olympie, dans une vallée du Péloponnèse, fut habité dès la préhistoire, et le culte de Zeus s'y e implanta dès le X siècle av. J.-C. Le sanctuaire de l'Altis – partie consacrée aux dieux – abritait l'une des plus fortes concentrations de chefs-d'œuvre du monde antique. En plus des temples, on y trouve des vestiges de toutes les installations sportives destinées à la célébration des jeux Olympiques qui s'y tinrent tous les quatre ans à partir de 776 av. J.-C. 'Atelier de Phidias, où fut sculptée la statue chryséléphantine de Zeus. À l'époque paléochrétienne, une basilique fut dressée sur le même emplacement. 50 Temple de Zeus Olympie était une ville sacrée de la Péloponnèse située près du lieu de rencontre de l'Alpheios et du Kladeos. On trouve des preuves d'activités religieuses à Olympie datant du XIe siècle av. JC. Le site fut premièrement remarqué pour sa fête de Zeus qui comprenait les fameux Jeux Olympiques. Parmi les structures d'Olympie se trouvaient des temples, des logements pour prêtres et autres participants aux jeux et des bâtiments publics utilisés par les Grecs eux-mêmes. Pendant la fête, l'Ekecheiria, ou Trêve Olympique, était prononcée. Les concurrents des villes différentes faisaient compétition pour la couronne d'olivier sauvage, qui amènerait honneur à la ville d'origine du vainqueur. Temple de Zeus Le temple de Zeus fut le plus important des temples d'Olympie. La conception était de l'architecte Livona et il fut élevé vers les 470-456 av. JC, même si les façades durent être rebâties après un tremblement de terre en 175 av. JC. La statue de Zeus chryséléphantine (or et ivoire) de Phidias se situait dans le temple et fut nommée l'une des sept merveilles du monde antique. En 1877 la fameuse statue d'Hermès de Praxitèle fut découverte dans le temple, maintenant en exposition dans le musée. Des tremblements de terre détruisirent la totalité du bâtiment au VIe siècle. Temple d'Héra Le temple Dorique d'Héra commença en tant que temple joint pour Zeus et Héra, mais fut nommé d'après Héra seule après la finition du temple de Zeus. Il date du VIIe ou VIe siècle av. JC, et fut construit de bois, plus tard remplacé par de la pierre. Héra était adorée dans des Jeux similaires aux Jeux Olympiques de Zeus, mais tenus seulement pour les femmes. 51 Palestre Le palestre a été légendé une "école de lutte," mais en réalité il était un endroit plus polyvalent utilisé pour des rencontres, des rassemblements sociaux et des pratiques athlétiques. Le style suggère une date de construction du IIIe siècle av. JC. Il possédait une grande cour avec des chambres de tailles variables, comprenant une bibliothèque et une salle à manger. Entrée du Stade Seuls les hommes dont la langue maternelle était le grec était autorisés à participer aux Jeux, qui faisaient partie de la fête de Zeus, même s'il fut permit plus tard aux romains d'entrer en compétition. Une femme mariée ou esclave vue aux Jeux était mise à mort. Les participants devaient s'entrainer pendant 10 mois avant les compétitions, supervisées par des hellanodikai (arbitres) sélectionnés. Avec la compétition athlétique se faisaient des concours de drame où historiens, sophistes et autres orateurs lisaient à haute voix leurs compositions aux spectateurs. Parmi ces orateurs se trouvèrent Hérodote, Thémistocle, Pindar, et Néron. Stade Le champion de chaque évènement (appelé l'Olympionikai) recevait une palme. Le dernier jour de la fête, les gagnants au général recevaient une guirlande de bois d'olivier sauvage et étaient reçus au Prytanéion. Un gagnant avait l'option d'ériger une statue dans l'aire du temple et souvent continuait d'obtenir des privilèges de sa propre ville en même temps, des fois même: dîners gratuits pour la vie. Les Jeux Olympiques modernes commencèrent en 1896 au stade d'Athènes. 52 Le Leonidaeion Le Philippeion LES JEUX OLYMPIQUES 776 av.J.C. Premiers jeux olympiques Les premiers Jeux Olympiques se déroulent à Olympie, d’où leur nom. Selon la légende, ils furent instaurés par Héraclès en personne, tandis que les Dieux avaient donné l’exemple avec des épreuves de lutte et de pugilat. Les Jeux se tiendront tous les quatre ans et seront un symbole de l’unité culturelle des cités grecques ainsi que de la valeur qu’elles accordent aux athlètes. Les Jeux sont accompagnés d’une trêve militaire stricte tandis que seuls les citoyens, hommes libres, sont en droit d’y participer. Des jeux équivalents ont lieu à la même époque à Némée (Jeux Néméens), à Corinthe (Jeux Isthmiques) et à Delphes (Jeux Pythiques). 393 Interdiction des Jeux Olympiques L’Empereur romain Théodose Ier, sur demande de l’évêque Ambroise, décrète l’interdiction de tous les jeux païens. Il sonne alors le glas de Jeux Olympiques déjà fortement altérés depuis la domination romaine. En effet, le caractère sacré avait été érodé par de multiples violations tandis que des Jeux s’étaient multipliés à travers les villes pour devenir l’affaire d’athlètes "professionnels". Expression de l’hellénisme, les Jeux Olympiques n’auront pas survécu à la décadence des cités mais ils produiront un souvenir suffisamment puissant pour renaître en 1896 sous l’impulsion de Pierre de Coubertin. 53 LE MUSEE ARCHEOLOGIQUE En face du site d’Olympie se trouve le musée dans lequel sont exposés les objets exhumés lors des fouilles. C’est l’une des collections les plus intéressantes de Grèce. Dans le hall principal, la place d’honneur revient aux sculptures et aux frises en bas relief qui ornaient le temple de Zeus. Les outils retrouvés dans l’atelier de Phidias sont exposés dans une autre salle, avec la coupe qui porte son nom et a permis de situer l’atelier du grand artiste. Parmi les objets les plus empreints d’humanité se trouvent les instruments qu’utilisaient les concurrents eux-mêmes, comme les disques (palets de pierre ou de fer), un fragment de starting-block et les pierres que soulevaient les haltérophiles. L’une des plus belles pièces retrouvées sur le site est la Niké en marbre (Ve siècle avant J.C.) du sculpteur Paionios. Cette déesse de la Victoire était disposée à un angle du temple de Zeus. Hermés à l'enfant chef d'oeuvre du sculpteur Praxitèle la statue fut trouvée dans le temple de Hera. Hermés tient Dionysos enfant. De sa main droite il brandit une grappe de raisin que convoite le petit dieu. 340 Av. JC Le Nike du Paeonius Zeus emmenant le petit Ganymèdes vers l' Olympe 54 Frontons du temple de du Zeus Le casque du Miltiades Statue en bronze miniature d'un cheval Trois travaux d'Hércule Trois métopes du temple de Zeus de gauche à droite, les pommes en or des Hespérides, Hércule nettoyant les écuries d'Augias, et l'extermination des oiseaux de Stymphale tête d'Athéna bouclier représentant la gorgone ceinte de deux serpents et dont le corps est terminé d'une queue de dragonet de pattes de lion tête de Héra 55 LE TEMPLE DE BASSAE Le temple d'Apollon Epicourios de Bassae est situé sur un mont à plus de 1000m d'altitude dans un très beau site, austère et venteux. Il fut érigé par les Phigaliens pour remercier la divinité de les avoir épargnés de la peste. La ville antique de Phigalie se trouvait à l’ouest du emple, à l’emplacement actuel du village de Figalia. Le temple de Bassae est l’un des mieux conservés de Grèce, mieux encore que le Parthénon. On a d’abord pensé qu’il avait été dessiné par Ictinos, l’architecte du Parthénon, mais il est plus probable qu’il ait été achevé dès 425 av. J.C., avant donc la construction du grand temple athénien. Ce temple dorique a plusieurs particularités inhabituelles dont un axe nord-sud (au lieu d'est-ouest) et une longueur importante par rapport à la largeur (15 colonnes pour 6). Il mêle les trois ordres classiques : ionique, dorique et corinthien. La colonnade externe est dorique alors que le naos est constitué de deux rangées de cinq colonnes ioniques et d'une colonne corinthienne au fond de la cellule. Le site de Bassae 56 Photos du Temple 57 KALAMATA Kalamata, la plus grande ville du sud du Péloponnèse doit sa réputation fort ancienne à la qualité de ses olives et de son huile, exportées dans le monde entier. L’endroit le plus plaisant de la ville est situé autour du château. 58 Quelques vues de Kalamata 59 Jeudi 23 avril 2009 Départ de l’hôtel pour une journée de visite : Le Magne et les grottes de Dirou Déjeuner vers Aéropoli Visite de Mystra Dîner et soirée libres LE MAGNE Des trois péninsules semblables à des doigts faisant saillie au sud du Péloponnèse, le Magne (Mani) est celle du milieu. Le cap Matapan est le point le plus méridional du continent grec. C’est là que se situait, dans la mythologie grecque, l’entrée de l’Hadès, les Enfers. Il est vrai que la région du Magne a quelque chose d’irréel. Le paysage se fait franchement aride, rocailleux et dépeuplé au bout de la péninsule, où l’on aperçoit ses villages grisâtres de type médiéval, aux maisons avec des tours carrées en pierre très caractéristique, accrochées au flanc de la roche : Geroliménas, Kita, Vathia, Nómia, Lagia, Flomochori... qui témoignent de la violence de la vie dans le passé. Ca et là, des tours abandonnées, isolées ou groupées (on en compterait ème siècle, leur hauteur croît avec la 800!). Les plus anciennes datent du 15 puissance de la famille. 60 Langada, son église, sa rue principale et ses habitants (!) Vathia Un drôle de village fantôme, perché, avec des maisons en forme de hautes tours carrées et des petits passages pierrés en lieu de rues, envahis par les herbes. Au loin, on voit la mer. 61 Gythion tient son nom après la querelle entre dieu Apollon et Hercule, pour le trépied magique de l’oracle de Delphes.Suite à leur réconciliation la région a été nommé Gythion (= terre des dieux). Les Grottes de Dirou 62 La Grotte de Dirou est une grotte souterraine ou plutôt, un labyrinthe de grottes, ornée de stalactites et autres concrétions aux couleurs étranges. Remplie d’eau, on la visite en barque ! 63 MYSTRA La promenade dans Mystra, une ville bysantine aux ruines féeriques est un enchantement. Le site est spectaculaire, perché sur une colline en bordure de la chaîne du Taygète, qui s’enfonce dans le Magne. Des ruines parsèment le sommet et les flancs de cette colline, si nombreuses que l’on peut facilement se représenter la ville à l’époque où elle abritait 42 000 habitants, au XVème siècle. Construite pour être un abri religieux, cette ville a été une capitale régionale pendant près de 400 ans, jusqu'à la chute de l'empire Byzantin. Elle est aujourd'hui considérée comme un des plus beaux vestiges de la splendeur de Byzance. Aujourd’hui en ruine, le site se partage entre la ville haute (complètement en ruine) et la ville basse (bâtiments restaurés et d’autres en cours de restauration). En haut le château (kastro) domine la ville supérieure, il est l’oeuvre de Guillaume de Villehardouin (encore lui !!) et ses origines franques ne font pas défaut à l’ouvrage … Goethe y situe la rencontre de Faust et d’Hélène de Troie (ressuscitée après 3000 ans !!) - Goethe, Faust, IIè partie -. 64 Après 1348, Mystra devint la capitale de la Morée, principauté indépendante liée à Byzance, et abrite jusqu’à la fin du XVè le dernier foyer culturel byzantin attirant artistes et intellectuels de toute la Méditerranée. La décoration des églises témoigne de ce brassage culturel. 65 66 SPARTE La cité de Sparte fut une des plus grandes puissances de l'Antiquité pendant environ deux cents ans (VIIème Vème siècle). Sa domination s'étendait sur la Laconie et la Messénie (c'est-à-dire sur tout le sud du Péloponnèse). Elle est surtout connue pour la rigueur des entraînements militaires qu'on faisait subir aux jeunes garçons, dès sept ans. À partir de cet âge, l'enfant était séparé de sa famille pour être envoyé dans un camp, où il recevait une éducation stricte et quasi militaire. Les jeunes vivaient en groupes : l'éducation physique était la plus importante, au détriment du développement intellectuel. Pour devenir adulte, le Spartiate devait passer une série de "tests" : le plus connu d'entre eux est peut-être la cryptie. Pendant un an, le jeune homme devait rester dans des régions montagneuses sans se faire repérer. Il était seulement armé d'un couteau, et devait souvent voler pour se nourrir. Une fois cela accompli, le Spartiate devenait citoyen à part entière, et pouvait prendre part à la gestion de sa cité. Toutefois, il vivait en communauté avec une dizaine de ses concitoyens jusqu'à l'âge de trente ans : cela s'appelait le syssition. Le régime politique Sparte était une oligarchie. Tous les citoyens pouvaient s'ils le désiraient participer à l'Assemblée de la cité, mais le pouvoir était en fait détenu par les plus riches de ceux-ci. Le gouvernement était composé de cinq éphores, élus par les membres de l'Assemblée pour un an. À l'âge de soixante ans, un citoyen appartenant à "l'élite de la cité" (c'est-à-dire riche et respecté...) avait la possibilité de devenir un des vingt-huit gérontes qui composaient à vie le Conseil, haute institution de l'époque. Deux rois gouvernaient officiellement le territoire de Sparte : en fait, ils s'occupaient plutôt des affaires religieuses de la cité. La religion Les dieux principaux étaient les mêmes pour tous les peuples hellènes de l'Antiquité, mais chaque région avait ses divinités locales : c'était le cas de Sparte. L'organisation de la société Hormis les citoyens, trois classes sociales existaient dans le monde spartiate : - les femmes ; les hommes étant absents du foyer familial jusqu'à trente ans, elles dirigeaient la famille et y tenaient une place importante ; - les perièques étaient libres. Ils appartenaient à des communautés autonomes établies dans la campagne proche. Ils n'étaient pas considérés comme des citoyens, mais pouvaient être enrôlés par Sparte en de conflit ; - les hilotes étaient des esclaves - cultivateurs. Ils travaillaient pour le compte des citoyens. Les rapports avec Athènes Au cours de l'histoire, les deux cités se sont parfois alliées, pour des causes diverses. Cela a été le cas lors des deux Guerres Médiques, où elles ont réunies leurs forces pour combattre les Perses. C'est d'ailleurs à l'occasion du second conflit que trois cents Spartiates, sous la conduite de Léonidas, se sont sacrifiés en bloquant héroïquement l'entrée du défilé des Thermopyles, pour retarder leurs adversaires et ainsi permettre aux Athéniens de se replier en toute sécurité. Simonide de Kéos leur a dédié cet épitaphe : "Ô étranger, va dire aux Lacédémoniens que nous reposons ici pour avoir obéi à leurs ordres". Lors de cette bataille, les Perses ne laissèrent aucune chance aux Spartiates. Hérodote raconta que "les flèches des Perses étaient si drues qu'elles voilaient le soleil...". La ligue de Délos fut créée en 480 avant J.C. pour éviter que les Perses ne récidivent. C'était une association de plusieurs cités de la péninsule grecque. Chacun des membres payait une cotisation annuelle, plus ou moins importante selon sa richesse. L'argent collecté servait à financer le développement et l'entretien d'une armée et d'une flotte, qui pouvait intervenir en cas de menaces perses. Mais Athènes et Sparte se sont souvent combattues lors de combats fratricides, comme lors de la guerre du Péloponnèse (de 431 à 404 avant J.C.). Au début du conflit, les belligérants allaient d'escarmouche en escarmouche contre le territoire voisin. Cette période ne se termina qu'avec la paix de Nicias (421). La seconde partie de cette guerre se déroula moins bien pour les Athéniens. Malgré les victoires de leur général Alcibiade 67 en 410 et 408 avant J.C., ils furent battus, tout d'abord à l'embouchure du fleuve Aigos - Potamos (405) ; Athènes fut ensuite assiégée puis contrainte à la capitulation. Sparte la dépouilla de son empire et l'humilia. Sparte, appelée aussi Lacédémone (Lakedaimon) est une ville de la Grèce située dans le Peloponnèse méridional, près du fleuve Eurotas et entre les reliefs du Parno et du Taygète. Dans la cité antique, proche de l'actuelle Sparte, il y a peu de restes archéologiques. On découvre au milieu des oliviers l'Acropole et les fondations du temple d'Athéna, un sanctuaire à Artemide Ortia, et les restes d'un théâtre hellénico-romain. Aujourd’hui Sparte a tout de la ville moderne qui s’organise autour d’une grande avenue Odos Paleologou (cidessus) et compte environ 18.000 habitants. C’est un centre industriel et commercial de petites dimensions. 68 VENDREDI 24 avril 2009 Départ en direction d’Athènes Visite du Musée Archéologique de Tripoli Déjeuner au port du Pirée Installation à l’hôtel – quartier Plaka en début d’après-midi Dîner spectacle à Plaka TRIPOLI Tripoli (grec: Τρίπολη; Tripolis, parfois Tripolitsa, Tripolitza ou Tripolizza) est le chef-lieu du nome d'Arcadie dans le centre de la péninsule du Péloponnèse, au pied du mont Apano-Khrépa (2000 m) (anciennement Ménale), au milieu d'une plaine fertile. Au moyen-âge, la ville portait le nom de Drobolitsa. L’altitude relativement élevée y détermine un climat frais en été. Ville étudiante, agréablement pourvue d’espaces verts, la cité arcadienne n’a conservé que de rares vestiges de son passé. ème Résidence du Pacha de Morée au 18 siècle, sous le nom de Tripolizza, et alors très turque d’aspect selon Chateaubriand, Tripoli fut reconstruite après sa destruction en 1824 par Ibrahim Pacha. La place centrale, entourée des « couverts » habituels au pays de montagne, contraste avec la place Areos ouverte et agrémentée de jardins, et avec le Bazar au sud. Musée archéologique Bien agencé sur 2 niveaux, le musée archéologique est installé dans une belle maison néoclassique, œuvre de Ziller. Il abrite les collections de la région d’Arcadie allant de la période néolithique et de l’âge du bronze (3000 – 1200 av. J.C.) à la période romaine. Rez-de-chaussée : Dans les salles de gauche sont réunis des objets de la région (vases, têtes de statues) de la période archaïque et des objets de la période néolithique et de l’âge du bronze provenant des fouilles de l’habitat préhistorique de Skakovouni-Karvouni, sur la commune de Kamenitsas. Dans le couloir, belle statue de marbre d’une déesse assise d’Assea datant de la période archaïque (milieu du ème 6 siècle av. J.C.) ainsi que 2 stèles représentant un couple sur un divan, Apollon et les Muses. Les salles à droite accueillent les collections de céramiques et de vases (terre cuite, surprenant vase en bois de Megalapoli, amphores et hydries de différentes périodes et diverses provenances). Sont exposées aussi une collection de statues en marbre et de têtes de diverses périodes, des figurines en terre cuite, des pièces de monnaie en bronze et des inscriptions. Le sous-sol présente des stèles funéraires, des reliefs et des sculptures en marbre, ainsi que des fresques, des céramiques, et des figurines en terre cuite. A remarquer les pièces de la Villa d’Hérode Atticus qui avait été bâtie aux environs d’Astros, le long de la côte de l’Arcadie. Dans le jardin on peut voir des stèles funéraires, divers éléments architecturaux, des reliefs et des inscriptions. 69 ATHENES – Quartier PLAKA 70 71 Plaka est sans conteste le lieu le plus vivant et divertissant d'Athènes. Bien que très touristique, cette ville dans la ville a su garder une certaine âme. Enchevêtrement de ruelles typiques, les premiers arrivants y ont chacun bâti leur maison selon leurs goûts personnels, en faisant un véritable patchwork multicolore de tous styles. Partout, de la musique s'échappe des coins de rues, restaurants, des tavernes touristiques et autres lieux animés. Mieux vaut s’y promener tôt le matin ou tard le soir. Il est important de bien lever les yeux en marchant pour profiter des différentes façades, dont beaucoup ont été, ou sont en cours de rénovation. L'église byzantine Kapnikaréa Au milieu de la rue Ermou se dresse la magnifique petite église byzantine de ème Kapnikréa. Datée du 11 siècle, elle est admirablement conservée. Son plan en croix et ses coupoles sont spécifiques des églises byzantines. Ornée de fresques magnifiques (modernes) et de petites colonnes à chapiteau, cette église double (deux chapelles ème accolées, une du 11 siècle en plan en croix ème et l'autre du 13 siècle avec sa coupole) est un petit bijou qui incite à la halte. La petite Métropole écrasée par la Grande Métropole. Entre Monastiraki et Syndagma en suivant le rue Mitropoleos se trouve la place Mitropoleos où vous pourrez voir la Grande et Petite Métropole. La grande Métropole est la cathédrale orthodoxe d'Athènes. Elle date du milieu ème du 19 siècle et n'est guère très jolie (de mon point de vue). Elle ne représente guère de grand intérêt à part pour les croyants. Le plus intéressant est la Petite Métropole écrasée par la masse quelconque ème de sa voisine la Grande Métropole. Cette petite église byzantine du 12 siècle est cent fois plus mignonne que sa géante congénère. Ce bâtiment à plan en croix grecque donne la dimension réduite de l'habitat d'Athènes à cette époque. D'extérieur, c'est un petit bijou et il est très passionnant d'en faire le tour et d'observer les bas-reliefs forts splendides. 72 Anafiotika Subitement en montant de petites marches, on se retrouve dans un quartier tout blanc, fleuri et souvent rempli de chat. C'est une petite île au milieu d'Athènes. On cherche la mer mais seule la vue sur la mer d'immeubles d'Athènes nous confirme que ce petit coin de paradis est bien dans la capitale de la Grèce. Ce minuscule secteur de Plaka porte le nom d'Anafiotika car les premiers habitants qui s'installèrent ici au début du 20ème siècle provenaient en grande partie de l'île d'Anafi (île des Cyclades sud) et construisirent leur maison à l'image de celles de leur île. 73 Monastiraki La place de Monastiraki avec la mosquée Dzisdaraki, juste derrière quelques colonnes de ruines de l'agora romaine et en toile de fond la fameuse et superbe Acropole. 74 Le bas de Plaka Au premier abord, Plaka c'est surtout cela. Un quartier beaucoup trop touristiques et fuit il y a encore quelques années par les vrais athéniens. Les rues Adrianou et Kidathinéon sont grouillantes de touristes. Les boutiques attrape -touristes se succèdent entrecoupées par des tavernes infâmes, bruyantes et chères. La foule, le bruit, les touristes (beaucoup de français), les rabatteurs des restaurants qui vous promettent des merveilles, des personnels d'agence touristique ou d'hôtels vous refilant des renseignements erronés afin que vous alliez chez eux, tout cela agace très rapidement. Dans cette partie du quartier on peut aller visiter le musée d'art populaire et surtout le musée des instruments de musique populaire grecque très instructif. On y écoute de la musique traditionnelle, ce qui vous changera du sirtaki (pas traditionnel, ni vraiment typique de la Grèce) dont on est abreuvé dans les rues et tavernes de Plaka. Vous pourrez admirez aussi au passage la tour des vents (malheureusement noircie par la population et les années. La tour est un édifice octogonal en marbre blanc d'une hauteur de 12,80 m. (1er siècle av. JC sous le règne de Jules césar). Sur chacune de ses faces ont été sculptés des personnages ailés représentant les vents dominants d'Athènes. Cette tour avait été également construite pour abriter une horloge hydraulique dont l'eau provenait de la source Clepsydre (qui donna par la suite son nom aux horloges à eau). 75 Lyssikratous Dans la partie basse et est de Plaka, le monument de Lysicrate sur une petite place calme entourée de bars fût érigé en 334 avant JC. Il supportait le trophée de bronze remis à Lysicrate qui fut le vainqueur d'u concours théâtral (le trophée "molière" de l'époque). Ce vestige des monuments chorégiques de l'antiquité est une rotonde de 10,20 m de hauteur à 6 colonnes de type corinthien reliées par des plaques de marbre blanc. Au dessus, une frise sculptée représente Dionysos en train de changer des pirates en dauphin. Le toit en marbre est d'un seul bloc. Le Théséon Le Théséon est plus petit que le Parthénon mais mieux sauvegardé. Situé sur une petite colline de 66 m de haut, ce temple est même l'un des mieux conservés du monde grec (dommage que la pollution le noircisse si vite!). Il domine l'Agora et est dominé par l'Acropole. Le Théséon (temple de Ephaïstos, dieu des forgerons) est de style dorique et a été ème construit au 5 siècle avant J.C. Un peu plus ancien que le Parthénon, ce temple est un peu plus petit et en pierre (tandis que son voisin dominateur est en marbre). Jadis peint, il mesure 31,77m sur 13,72 m. Sur le flanc, vous compterez 26 colonnes tandis que de front, vous n'en compterez que 12. Agora L'agora vue depuis l'Acropole avec en évidence le temple de Théséon. L'agora s'étend sur 2,3 hectares. Même si maintenant il s'apparente plus pour le tourisme moyen à un immense champs de ruine au plan peu clair pour le néophyte, cette esplanade était dans l'antiquité très vivante car traversée par la voie des Panathénées. Les lieux étaient parsemés d'arbres, de fontaines et de statues. De longs bâtiments administratifs la bordaient. Il y avait aussi des temples et des "galeries marchandes" (stoa) sous forme de longs portiques bordés de boutiques. Le long bâtiment (116 m sur 19,5 d largeur) près de la station de métro Thission est une stoa reconstituée. 76 Samedi 25avril 2009 Décollage d’Athènes à 10 h 05 Arrivée à Bordeaux à 12 h 25 77