Memoire IASIG_BOUBA NEZENE B
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SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas SYSTEME D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE & SANTE ETUDE DE CAS MEMOIRE Présenté en vu de l’obtention du MASTER 2 PROFESSIONNEL en INFORMATIQUE APPLIQUEE AUX SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE Par: BOUBA NEZENE Blaise Encadré par: Pr Maurice TCHUENTE Directeur de LIRIMA Année Académique: Académique: 2009 2009-2010 2010 Rédiger par BOUBA NEZENE B. 1 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Résumé Le travail effectué durant le stage est une étude visant à apporter une plus value à des applications du Système d’Information Sanitaire. Partant de la présentation de l’environnement du stage puis en passant par la présentation du système d’information sanitaire et l’état de lieux du système sanitaire au Cameroun, nous avons présenté les SIG décisionnels (état de l’art sur les) et présenter l’intérêt et les besoins en données géographique. A partir de deux logiciels pilotes (Epicam et Health-Diab) nous avons recensé les types d’Information géographique important de ce système. La suite de notre travail présente une ouverture pour la mise en place d’une solution SIG efficient utilisable à grande échelle. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 2 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Liste des figures et tableaux Figures Numéro Titre Page Fig1 Architecture Epidefender 28 Fig2 Architecture Studio Epidefender 29 Fig3 Architecture Système d’information générer par Epidefender 29 Fig4 Interface d’accueil DHIS2 30 Fig5 Architecture Client / Serveur de la solution globale 35 Fig6 Architecture Epicam 38 Fig7 logique de collaboration des types de données SIG 41 Fig8 Communication à grande échelle 42 Cartes Numéro Titre Page Carte1 Etat des ressources par région au Cameroun 19 Carte2 Etat des indicateurs par région au Cameroun 19 Carte3 Etat des sources de collecte de données par région au Cameroun 20 Carte4 Etat de gestion des ressources par région au Cameroun 20 Carte5 carte d’Afrique : choix du pays 27 carte6 densité de la population par région au Cameroun 27 Rédiger par BOUBA NEZENE B. 3 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Tableaux Numéro Tableau1 Titre récapitulatif d’appréciation Page 18 Liste des sigles et acronyme DLM : Direction de Lutte Contre la Maladie ESRI: Environmental Systems Research Institute IGN: Institut Géographique Nationale LAN: Local Area Network LIRIMA : Laboratoire International de Recherche en Informatique et Mathématique Appliqués OGC : Open Geospatial Consortium SGBD : Système de Gestion de Bases de Données SGBDR : Système de Gestion de Bases de Données Relationnel SIG : Système d’Information Géographique Rédiger par BOUBA NEZENE B. 4 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas SOMMAIRE Chapitre1 : Introduction générale ...................................................................................................... 7 I. Contexte ..................................................................................................................................... 8 II. Présentation de la structure d’accueil .................................................................................... 9 1. Objectifs : ............................................................................................................................... 9 2. Fonctionnement : ................................................................................................................ 10 III. Problématique ..................................................................................................................... 11 IV. Objectif de l’étude............................................................................................................... 11 V. Intérêt de l’étude ..................................................................................................................... 12 Chapitre2: LE SYSTEME D’INFORMATION SANITAIRE .......................................................... 13 I. Comprendre le Système d’information Sanitaire............................................................... 13 1. Tentative de définition ....................................................................................................... 13 2. Constituants d’un système d’information sanitaire ...................................................... 15 3. Circuit de l’information sanitaire ..................................................................................... 16 II. Etat des lieux Du SIS au Cameroun ..................................................................................... 17 III. Niveau d’appréciation des composants du SIS par région........................................... 19 1. Lecture des données ........................................................................................................... 20 2. Objectifs du système national d’information sanitaire (SIS) ........................................ 22 Chapitre3: SIG DECISIONNEL ........................................................................................................ 24 I. Potentialité des SIG dans la surveillance épidémiologique.............................................. 24 II. Etat des outils .......................................................................................................................... 26 1. HealthMapper ..................................................................................................................... 27 2. Epidefender ......................................................................................................................... 29 3. DHIS2 ................................................................................................................................... 31 III. 1. Vers une solution globale .................................................................................................. 33 Objectifs ............................................................................................................................... 35 Rédiger par BOUBA NEZENE B. 5 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas 2. Intérêt ................................................................................................................................... 36 3. Architecture globale de la solution .................................................................................. 36 4. Système de collecte de données épidémiologique ......................................................... 38 5. Système de suivi des malades chroniques ...................................................................... 40 6. Ajout du module SIG ......................................................................................................... 41 7. Logique de communication .............................................................................................. 43 Conclusion ........................................................................................................................................... 45 BIBLIOGRAPHIE & WEBOGRAPHIE ............................................................................................ 47 Rédiger par BOUBA NEZENE B. 6 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Chapitre I Introduction générale Les problèmes de santé sont l’expression des relations entre l’homme et son environnement [1]. Le Dr John Snow (médecin anglais) est actuellement célèbre pour avoir étudié la propagation de l'épidémie de choléra en 1854 et avoir émis l'hypothèse d'une dissémination par l'intermédiaire de la distribution d'eau. Pour rechercher la source de l'épidémie, il a utilisé une carte de Londres avec la densité des cas sur plusieurs périodes. Cette méthode lui a permis de remarquer que les cas se concentraient autour d'une pompe à eau de la Broad Street, dans le district de Soho [2]. Un Système d’Information Géographique (SIG) est tout à fait adapté pour les appréhender de façon globale en intégrant la dimension spatiale et tous les facteurs potentiels. il peut être défini comme un ensemble de données de nature diverse, structurées de façon à être gérées facilement, et dont le point commun est d’être géo référencées, c’est-à-dire repérées dans l’espace, à l’aide de coordonnées géographiques. La structure de ces informations peut être schématisée par une superposition de couches de données, avec un seul type de données par couche, qui peuvent être croisées et dont la mise à jour est facile. Un SIG est donc tout à la fois, un outil de collecte puissant et moderne, de stockage, de visualisation, de mise à jour et d’analyse des données spatialisées, une boîte à outils pour la modélisation et l’analyse de problèmes complexes de recherche, de gestion ou de planification et enfin un système d’aide à la décision pour identifier et évaluer les problèmes. L’utilisation du SIG dans le domaine de la santé est assez récente et permet aux autorités sanitaires et aux épidémiologistes d’améliorer et de faciliter leurs travaux de surveillance et/ou de planification. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 7 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas L’objectif de ce travail est de faire une analyse permettant l’ajout d’un module SIG sur une plateforme de collecte de données épidémiologique et sur le projet DIABSAT. I. Contexte Il y a dix ans, en l’absence de données scientifiques contradictoires, le diabète n’était pas considéré comme une priorité de santé publique au Cameroun; la politique de santé du gouvernement mettait l’accent sur la lutte contre l’épidémie de SIDA et l’éradication des maladies transmissibles. Certains ont tenté de mettre en place des centres spécialisés dans le diabète et l’hypertension, mais sans le soutien d’un programme national du diabète, la plupart ont rapidement fermé leurs portes. Le manque de données sur les maladies non transmissibles constituait un obstacle majeur au développement d’un tel programme. Lorsque les résultats d’une étude épidémiologique réalisée en 1994 ont révélé que le diabète s’imposait de plus en plus comme une menace potentielle pour la santé au Cameroun, les prestataires de soins, les décideurs politiques et les représentants de la communauté ont réagi et pris des mesures pour enrayer l’épidémie. Un plan d'action 2010-2015 est actuellement en élaboration au ministère de la Santé publique. Il prévoit un accent sur la réduction des coûts des produits, la vulgarisation du dépistage, l'équipement des hôpitaux en plateau technique [3]. C’est dans cet ordre d’idée que l’hôpital de district de la cité verte, centre de dépistage et de suivit des patients atteints du diabète a éprouvé le besoin d’une application de suivi des patients atteints de diabète. Le laboratoire LIRIMA se révèle être un outil adapté pour apporter une solution informatique de haut niveau dans le domaine de l’épidémiologie. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 8 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas II. Présentation de la structure d’accueil Le LIRIMA (Laboratoire International de Recherche en Informatique et Mathématiques Appliquées), créé le 24 novembre 2009 à Yaoundé, est un réseau d’Equipes-Projets hébergées par des partenaires institutionnels, que ce soit en Afrique ou en France, voire à terme dans d’autres pays d’Europe. Le LIRIMA est ouvert à la participation de nouveaux membres, et le processus de leur intégration est prévu dans la Convention ; son siège à l’Université de Yaoundé I. Il n’y aura pas de centre d’accueil des scientifiques autre que les laboratoires existant chez les partenaires. 1. Objectifs : Ce Laboratoire International de Recherche a pour objets de : - Promouvoir, grâce à un partenariat actif et structuré entre ses membres, via des équipes de recherche franco-africaines et des synergies entre équipes africaines, une production scientifique de haut niveau en informatique et mathématiques appliquées, en relation avec les problématiques du développement économique et social ; - Former les nouvelles générations d’enseignants et de chercheurs dans ces disciplines ; - Impulser des collaborations structurées au niveau doctoral et post doctoral, notamment en favorisant l’encadrement de thèses en co-tutelle, ainsi qu’en organisant des écoles doctorales régionales ; - Structurer et fédérer les relations scientifiques en offrant un cadre officiel de rencontres, de discussions et de travail aux communautés scientifiques concernées ; Rédiger par BOUBA NEZENE B. 9 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas - Favoriser, dans les communautés concernées, la pratique de l’évaluation scientifique et la diffusion de l’information scientifique et technique. 2. Fonctionnement : Le LIRIMA est constitué d’Equipes-Projets sur le modèle des EPI. Ces équipes rassemblent des scientifiques d’Afrique et de France autour de projets scientifiques en informatique et mathématiques appliquées. Les projets ayant des applications avec un impact sur les sociétés africaines sont privilégiés : santé, gestion des ressources naturelles, sécurité des réseaux, développement et déploiement d’applications à faible coût,… Toutefois, les travaux de recherche fondamentale sont aussi pris en compte. Les équipes sont rattachées à l’un des organismes partenaires du laboratoire et peuvent inclure des membres de plusieurs sites, la logique scientifique primant. Cependant chaque Equipe-Projet doit inclure au minimum un (1) chercheur ou enseignantchercheur de l’INRIA. Le conseil scientifique est composé de personnalités intérieures et extérieures au laboratoire ; c’est un organe consultatif chargé de conseiller le comité de pilotage sur l’orientation scientifique générale du laboratoire. La vie scientifique du laboratoire est animée par un conseil de laboratoire qui rend compte au comité de pilotage. Le conseil de laboratoire est l’émanation des Equipes-Projets qui le constituent. Les Equipes-Projets ont un programme de recherche défini à leur création et évalué à périodes fixes (à mi-parcours et lors de leur renouvellement au bout de 4 ans). Leur composition est clairement définie lors de leur création. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 10 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas III. Problématique Lors d’une étude épidémiologique, une relation de cause à effet n’est établie que par corrélation entre une source infectieuse potentielle et des malades, tous deux biens localisés. Faire un croisement entre les données environnementales et épidémiologiques permettrait une bonne maitrise des sources des problèmes épidémiologiques [1, 2]. Quel est l’état du couplage SIG et logiciels de santé facilitant des prises de décision ? Lors de notre collaboration avec le CNES sur la migration éventuelle des projets DIABSAT et Epidefender, il a été jugé opportun d’ajouter un module SIG pour un suivi efficient des patients. IV. Objectif de l’étude On sait combien la représentation spatiale de type cartographique sert à transmettre un message fort tant aux populations qu’aux décideurs! Chacun peut situer, mettre en relation visuellement, l’extension d’un phénomène avec son habitat. Cette étude permettra d’ajout d’un module SIG complémentaire dans les environnements Epidefender et DIABSAT et surtout de choisir la technologie pour la mise en œuvre de notre solution. Avant la mise en œuvre dans ces deux environnements, notre équipe a commencé par développer en collaboration avec l’unité épidémiologique du centre pasteur un logiciel de collecte de données épidémiologiques et un autre logiciel de suivi des malades de diabètes en collaboration avec le centre de diabétologie de la Cité verte. Ces deux applications se verront greffer un module SIG complémentaire. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 11 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas V. Intérêt de l’étude Il convient de préciser que notre étude est de nature exploratoire. Il s'agit de faire l'état des lieux en matière de SIG et santé publique (épidémiologie) et de mettre en évidence des liens environnement et la santé. Notre travail s’inscrit dans le cadre d’une recherche plus appliquée. Il permettra à une avancée considérable dans le domaine de la maitrise des sources des données épidémiologiques et facilitera les prises de décisions pour le contrôle des épidémies et le suivi efficient des malades. Afin d’appréhender l’intérêt de cette étude, nous présenterons d’abord ce qu’est le système d’information sanitaire puis nous ferons un état de lieux de ce système au Cameroun. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 12 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Chapitre II LE SYSTEME D’INFORMATION SANITAIRE I. Comprendre le Système d’information Sanitaire 1. Tentative de définition Les SIS (Systèmes d’Information Sanitaire) tentent de répondre à différents besoins d’information en organisant de façon structurée le recueil et le traitement de l’information pour que le décideur puisse en disposer au moment où ils en ont besoin. [4] Traditionnellement, le SIS se réfère à l’ensemble des dispositions nécessaires pour l’organisation de l’information nécessaire recueillie dans les formations sanitaires (hôpitaux, centres de santé, postes de santé, …) Dans certains pays on parle de SNIS (Système National d’Information Sanitaire) pour désigner les dispositifs effectivement mis en place et souvent, par extension, le service qui s’en occupe. Le service responsable, souvent une division de la direction nationale du Ministère de la Santé est souvent chargée de la mise en œuvre ou de la supervision d’enquêtes ponctuelles, ainsi que du traitement de l’information ainsi collecté. Le SISG (Système d’Information Sanitaire de Gestion) ou SIG (Système d’Information de Gestion) est la traduction du mot anglais Health Management Information System (HMIS) qui veulent insister sur le fait que les Systèmes d’Information sont destinés également à apporter une aide à la gestion du système de santé. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 13 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Beaucoup de SIS sont limités car ils ne prenaient pas en compte le recueil et l’organisation de l’information portant sur les ressources (personnel, infrastructure, équipements, médicaments, etc.) et ces derniers étaient souvent réduits à un inventaire annuel ou biannuel. i. Problèmes Le problème est que les informations de nature sanitaire et les informations concernant les ressources de santé constituent deux groupes d’informations différents, qui ne demandent pas nécessairement le même rythme de collecte. Si l’on veut acquérir une vision claire de la situation et des priorités sanitaires d’un pays, d’une région ou d’un district, il convient de synthétiser toutes les informations disponibles sur les différents composants du système de soins et de leurs interrelations ; il s’agit de : - La population - Les problèmes de santé présents dans la population - Les structures, leurs activités, les résultats d’activités - Les ressources (personnel, finances, infrastructures, équipements, consommables, etc.) Le système de santé n’est pas isolé il convient de tenir aussi compte de son environnement (accessibilité à l’eau, conditions d’assainissement, hébergement, climat, réseau routier, etc.) ainsi que des conditions politiques et sociaux économiques. La présentation des données sous forme synthétique est souvent dénommé « carte sanitaire ». Ce terme prête à confusion pour plusieurs raisons : Rédiger par BOUBA NEZENE B. 14 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Il évoque la notion de carte géographique, or la présentation des cartes n’est qu’un de ces aspects. Un autre élément de confusion est apporté par le concept de système d’information géographique (GIS : Geographic Information System). Ce dernier est «Système Informatique » permettant le stockage, l’analyse, la gestion, la synthèse et le traitement de l’information de type géographique. La carte sanitaire est définie comme un outil permettant, dans un premier temps, de connaître les différentes ressources du système de santé et, dans une deuxième étape, d’apporter les éléments nécessaires pour mener une analyse de situation, préalable de toute planification générale de qualité. 2. Constituants d’un système d’information sanitaire Le SIS est constitué des éléments suivants : - Les bases de données portant sur les composants du système de soins. - Une base de données démographique issue des recensements périodiques. - Une base de données géographique découpant les unités administratives. - Des bases de normes qui décrivent les objectifs à atteindre - Des résultats d’enquête, d’études ponctuelles ou d’inventaires. L’interrogation de ces bases de données devrait permettre de décrire (par des tableaux, des cartes thématiques, des graphiques) la situation, de comparer cette situation à la situation antérieure ou aux normes proposées, d’analyser les écarts et disfonctionnements afin d’identifier les actions correctrices à mener avec les ressources nécessaires. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 15 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas 3. Circuit de l’information sanitaire Le SIS fait parti intégrante du système de sante et s’inscrit dans la démarche naturelle de la structure pyramidale de ce dernier. Les données sont recueillies quotidiennement dans les structures de soins. Périodiquement, ces données sont compilées dans les rapports d’activités qui sont transmis au bureau du district. A ce niveau, les différents rapports sont rassemblés et analysés. Les données compilées, que ce soit manuellement ou sur support informatique, sont ensuite transférés vers la région. Un travail identique à celui des districts est réalisé à ce niveau afin d’assurer le transfert de l’information jusqu’au niveau national. A chaque niveau, les données doivent être analysées et corrigées avant d’être transmise vers le niveau supérieur de la pyramide sanitaire. Le dysfonctionnement d’une étape rend caduque toutes les étapes suivantes. Chaque acteur doit être conscient de l’importance de son rôle et de l’impact que peut avoir la moindre de ces défaillances. Structure de santé District / Région Niveau central Enregistrement Compilation Compilation Compilation Analyse Analyse Analyse Correction Correction Correction Interprétation Interpretation Interpretation Utilisation/action Utilisation/action Utilisation/action transmission Rédiger par BOUBA NEZENE B. Information transmission Information transmission 16 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas II. Etat des lieux Du SIS au Cameroun Dans le plan de stratégique de renforcement du Système d’information sanitaire, il en ressort quelques éléments suivants pour mieux appréhender l’état actuel du SIS au Cameroun : - Politique et planification La législation du pays n’est pas à jour et n’offre pas de cadre formel d’information sanitaire. - Ressources humaines et financement Le MINSANTE ne dispose pas d’assez de compétences pointues dans les sciences liées à l’information sanitaire notamment l’épidémiologie, la démographie, l’informatique et le système d’information. Au niveau du District, des postes à temps plein y relatifs existent mais ne sont pas valorisés. - Infrastructures du SIS On dénote une vétusté et l’étroitesse des infrastructures utilisées dans le cadre de la production des informations sanitaires. - Outils du SIS Les formulaires de transmission sont indisponibles ; les ordinateurs, bien qu’assez disponibles, ont des spécifications techniques dépassées ; L’entretien et la maintenance des ordinateurs sont insuffisants et irréguliers. Les supports de base des TIC (accès Internet) existent plus ou moins mais sont instables/fragiles. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 17 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Il existe une multiplicité des supports de collecte de données en raison d’un nombre élevé des programmes prioritaires de santé. - Sources de données Comme avec les précédentes opérations, des questions sur la mortalité ont été introduites dans le dernier recensement Il existe une multiplicité des sources de données avec très souvent des informations contradictoires - Problèmes liés aux Ressources humaines On note une insuffisance en qualité et en quantité des ressources humaines ; l’on relève par ailleurs l’absence ou la faible valorisation du personnel autant que du travail de production de l’information sanitaire. - Les enquêtes auprès des ménages Lors des cinq dernières années, une grande enquête ménage (EDS 2004) a mesuré la mortalité infantile, la prévalence des maladies non transmissibles a été mesurée par enquête moins grande circonscrite aux grandes villes. - Les dossiers administratifs de santé La surveillance épidémiologique fonctionne bien (bonne maîtrise des définitions de cas par les personnels, taux élevé de complétude et de promptitude de transmission des rapports et bulletins hebdomadaires) Le système d’information centré sur les données des services de santé est en restructuration. Les compétences impliquées au niveau du district ont un besoin de formation spécialisée. Les mécanismes de supervision et réaction sont assez inefficaces. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 18 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas - Les bases de données /banques de ressources Relativement aux infrastructures, il existe un fichier de toutes les formations sanitaires, secteur public et privé, associé au système de localisation GPS, mais pas suffisamment à jour. III. Niveau d’appréciation des composants du SIS par région L’appréciation se mesure en quintiles à cinq niveaux d’appréciation constitutifs. Le score / niveau atteint par une composante est d’autant plus élevé que l’ordre du quintile est grand, le quintile 5 correspondant à la meilleure appréciation. Province Ressources Adamaoua Centre Est Extrême Nord Littoral Nord Nord Ouest Ouest Sud Sud Ouest National 3 2 2 2 3 3 3 2 4 3 3 Rédiger par BOUBA NEZENE B. indicateurs Sources de données Gestion des données 4 2 2 3 2 1 2 2 1 3 2 2 4 3 3 4 2 1 3 4 2 3 3 2 3 4 2 3 3 2 3 3 2 Tableau1 récapitulatif d’appréciation Produits de l’information Dissémination des données 1 2 2 2 3 2 4 2 3 3 2 1 4 2 4 4 3 5 3 4 4 3 19 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas 1. Lecture des données i. Ressources Carte1 : Etat des ressources par région au Cameroun Pour la quasi totalité des régions, on note que les questions relatives aux ressources ne sont pas bien prises en compte dans le SIS actuel, à l’exception du sud où l’on enregistre pour ces questions, la mention « appropriées ». Quant aux autres provinces, les ressources sont soit « inexistantes », soit « inappropriées ». ii. Indicateurs Carte2 : Etat des indicateurs par région au Cameroun L’enquête révèle que les indicateurs existent mais ne remplissent pas les conditions requises pour leur pleine fonctionnalité. Sur l’ensemble du territoire, ils relèvent de la catégorie « inappropriés », exception faite du Littoral et du Nord où ils sont mentionnés comme « appropriés ». Rédiger par BOUBA NEZENE B. 20 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas iii. Sources de données Carte3 : Etat des sources de collecte de données par région au Cameroun Les sources de collecte de données sont parfois inexistantes et lorsqu’elles existent, ne sont pas harmonisées. Seuls le Nordouest et le sud disposent d’un système approprié. Les sources de données complémentaires ne sont pas suffisamment exploitées iv. Gestion des données Carte4 : Etat de gestion des ressources par région au Cameroun L’absence de procédures écrites de gestion des données constitue également une lacune généralisée dans l’ensemble des dix régions ; là où elles sont présentes, certainement ni elles ne vulgarisées sont ni suffisamment appliquées ; ce qui les positionne dans la colonne « inappropriées ». Les banques de stockage de données sont peu opérationnelles quel que soit le niveau considéré ; central, intermédiaire ou périphérique. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 21 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas v. Dissémination et utilisation des données Bien que les sources de collecte des données soient insuffisantes, les données collectées semblent mieux disséminées et mieux utilisées dans la plupart des régions comme l’indique le tableau 6. Toutefois, les informations du SIS ne sont pas toujours publiées dans un rapport périodique qui met ensemble les principales informations sur le système de santé et procède à leur analyse, avec des éléments issus de tous les thèmes et sous-thèmes. Malgré quelques efforts, le niveau et le rythme d’utilisation des informations dans le processus de planification demeurent peu satisfaisants d’où la mention passable exprimée par la position du quintile 3, de l’ensemble national. 2. Objectifs du système national d’information sanitaire (SIS) i. Objectif général : L’objectif général est de renforcer la disponibilité en temps réel et l’utilisation régulière par les parties prenantes, de l’information sanitaire de qualité permettant la prise de décisions appropriées pour une meilleure gestion des services et interventions dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie sectorielle de la santé 2001 – 2015. ii. Objectifs spécifiques : Les objectifs spécifiques peuvent être décryptés à travers les grands axes visant le renforcement du SIS. La mise en œuvre des activités liée à ces objectifs va permettre de : - Harmoniser les procédures de collecte et de traitement et d’analyse des données sanitaires dans le sens d’une meilleure synergie entre les différents acteurs ; Rédiger par BOUBA NEZENE B. 22 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas - Accroître la disponibilité de données intégrées pour un suivi et évaluation efficace des interventions de santé dans le cadre de la SSS et du DSCRP. - Densifier le dispositif national de production de l’information sanitaire. - Améliorer la qualité des décisions prises sur la base de l’évidence (santé de la mère, de l’adolescent, lutte contre la maladie, promotion de la santé et le renforcement du système de santé). - Contribuer à l’amélioration de la qualité du cadrage budgétaire et d’élaboration des comptes du secteur santé ; Rédiger par BOUBA NEZENE B. 23 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Chapitre III SIG DECISIONNEL Le SIG-décisionnel ou géo décisionnel désigne les usages, méthodes et outils rendus disponibles aux gestionnaires grâce à la géographie numérique, interactive, collaborative et intégrée aux Systèmes d’Information des organisations. Le géo décisionnel donne de nouvelles opportunités aux gestionnaires et managers grâce à la prise en compte du facteur spatial dans leurs analyses. [Philippe Lépinard, http://sig-gps.net/index.php/le- geodecisionnel.html] I. Potentialité des SIG dans la surveillance épidémiologique La surveillance en santé suit et prévoit l’apparition d’évènements ou de déterminants de santé grâce à la collecte continue de données, à l’analyse et à l’interprétation de ces données dans un produit qui est diffusé à ceux qui ont besoin de savoir. Dans la surveillance épidémiologique, l’OMS recourt en priorité aux SIG. Par exemple, le progiciel SIG appelé «HealthMapper» a été développé par l’OMS pour une première fois en 1994 dédiée exclusivement à la surveillance du vers de Guinée. Une seconde version, plus complète et à vocation multiprogramme a été publiée en 2000. La spécificité de ce logiciel est le suivi épidémiologique à l’échelle mondiale, continentale, régionale, nationale des maladies infectieuses, mais pas à l’échelle d’une ville. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 24 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Au nord Cameroun, à l’aval du barrage de Lagdo, les images HRV (XS) de SPOT ont permis une représentation de la répartition des schistosomoses qui était impossible avec les cartes géographiques. Elles ont montré la dispersion des foyers de S. haematobium, le regroupement des foyers de S. mansoni autour du canal principal d’irrigation, et la dispersion d’une interaction entre schistosomes à partir du lac de Douloumi. L’étude de l’évolution des images satellitaires de 1986 à 2001 nous a permis de reconstituer l’évolution de l’environnement qui, mis en parallèle avec celle des schistosomoses, a apporté des éléments de réponse à des questions qui restaient posées à l’issue des enquêtes épidémiologiques sur le terrain [5]. En Afrique occidentale, des cartes réalisées à l’aide de SIG permettent de surveiller la dracunculose, l’onchocercose et la situation sanitaire et nutritionnelle. Ces techniques permettent de communiquer une grande quantité de renseignements sous une forme simple et peuvent servir d’outils d’analyse (OMS, 2001). Les maladies transmissibles telles que le paludisme, la tuberculose, la trypanosomiase et les maladies cécitantes font l’objet d’une surveillance en vue d’une lutte pour leur éradication dans l’espace francophone d’Afrique de l’Ouest et Centrale depuis 1974. Dans le cadre de cette action, la coopération française a mis en place un système régional prédictif du risque d’épidémie par télédétection (image SPOT) en zone sahélienne et d’un système d’information géographique (SIG) en partenariat avec l’OMS pour la surveillance des zones de résistances. Nous avons encore une fois de plus la preuve tangible de l’importance du SIG dans la surveillance épidémiologique. Certaines maladies à évolution lente méritent un suivi spatial périodique (Eliot, 2000; OMS, 2000; Foley et al., 2005). Ces maladies sont entre autres, le VIH/SIDA, la tuberculose, le cancer, la lèpre, le vers de guinée. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 25 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Le bureau régional pour l’Afrique de l’OMS a, en effet, à travers ses bureaux nationaux, essayé de faire des études diachroniques à travers l’analyse des cartes d’extension de ces maladies entre certaines périodes choisies selon la maladie et la zone. Des bases de données existantes ont été intégrées au SIG pour la surveillance de ces maladies, surveillance qui reste essentielle pour la détection et l’évaluation précoce de nouveaux variants. Cette détection annuelle, en temps opportun, affirme l’OMS (2001), permet d’éviter des décès, d’éviter la progression et de diminuer la gravité des maladies dans les groupes vulnérables de la population ciblée. Plusieurs études réalisées avec la contribution d’outils SIG sont arrivées à la conclusion que la malaria ou paludisme, une des maladies les plus courantes sous les tropiques, a fait un retour en force (McLeod, 1993; Lebras, 2000b; OMS, 2000; Rouamba, 2001). II. Etat des outils Il s’agira de faire un tour sur quelques outils liés au SIS intégrant les SIG comme aide à la décision. Au sommet de la pyramide (OMS) on y trouve un logiciel appelé HealthMapper, basé sur ArcView permettant notamment des surveillances épidémiologiques au niveau national. A ce niveau, les techniques de télédétection ont permis de nombreuses avancées (suivi de la malaria, etc). Le MEDES et le CNS ont mis sur pied un outil générique se basant sur des modèles pour générer des applications du domaine des SIS. L’université d’Oslo en Norvège à mis sur pied un programme de développement d’un outil de gestion du SIS intégrant les SIG et qui est actuellement utilisé dans de nombreux pays. Actuellement au Cameroun, un projet avec le CNES pour l’évolution du produit Epidefender et une de ces applications DIABSAT. Pour y arriver, nous(Laboratoire LIRIMA) a mis sur pied deux projet (Epicam et Health-DIAB). Rédiger par BOUBA NEZENE B. 26 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas 1. HealthMapper Le HealthMapper est actuellement utilisé pour aider différents programmes en santé publique, dans 60 pays des Régions de l’OMS. De plus en plus, le système est mis en place au niveau des districts pour aider la surveillance de plusieurs maladies simultanément, affectant cet échelon géographiqueLe HealthMapper se compose des trois éléments suivants: - une base de données géographique standardisée; - une interface cartographique simple; - un gestionnaire des données convivial. L’un des éléments essentiels du HealthMapper est sa base centrale de données géographiques. Elle repose sur le recueil et la standardisation de données de chaque pays et est composée des éléments suivants: - cartes digitalisées des limites administratives (nationales et sous nationales); - cartes digitalisées des routes, rivières, forêts et relief ; - localisation de villages (comprenant les noms des villages et leurs codes); - localisation et type des infrastructures sanitaires ; - La localisation et le type des infrastructures scolaires - localisation et type des points d’eau potable ; - population - par niveaux administratifs - par villages; - densité de population (carte raster). Rédiger par BOUBA NEZENE B. 27 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Carte5 : carte d’Afrique : choix du pays Carte6 : densité de la population par région au Cameroun Rédiger par BOUBA NEZENE B. 28 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas 2. Epidefender Pour des besoins génériques en télémédecine, médecine des catastrophes et en épidémiologie entrainant la collecte de données de façon électronique, outils de reporting pour prendre en compte des situations de mobilité, des contextes isolés, des besoins flexibles ; le CNES a mis sur pied le développement d’un outil générique pour rapidement modéliser, générer et mettre à jour ce type de système. Il s’agit d’Epidefender. Son architecture globale est comme suit : Fig1 : Architecture Epidefender Rédiger par BOUBA NEZENE B. 29 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Epidefender est subdivisé en deux composants (studio et le système d’information de collecte de données) Le studio offre l’outil de modélisation graphique permettant de générer des applications prêt à l’emploi. Fig2 : Architecture studio Epidefender Le système d’information de collecte de données peut être déployé sur plusieurs type de terminal (téléphone androïde, Desktop, navigateur web) qui communique avec la base de données centrale. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 30 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Fig3 : Architecture Système d’information générer par Epidefender 3. DHIS2 Fig4 : Interface d’accueil DHIS2 Le District Health Information Software - Version 2 (DHIS 2) est gratuit et Open Source Software conçu et développé selon une recherche globale et de l'initiative de développement (appelés systèmes de santé Renseignements sur le projet - PSIS) provenant du Département d'informatique, Université de Oslo, Norvège. Cette application est actuellement la norme nationale en Afrique du Sud et d'être utilisée dans tous les établissements de santé dans le pays. En outre, cette application est utilisée dans de nombreux pays en Afrique comme Rédiger par BOUBA NEZENE B. 31 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas l'Ethiopie, le Nigeria, le Botswana, la Tanzanie, la Zambie et, dans d'autres pays. DHIS 2 est construit sur les cadres "basé sur Java. Il est indépendant de la plateforme, peut fonctionner à la fois en ligne et hors ligne sur les modes, est multi-langue activé et intégré à diverses autres applications telles que systèmes d'information géographique et Excel. Plusieurs logiciels auxiliaires peuvent être utilisés avec DHIS2, tels que les SIG (pour la cartographie), BIRT (pour la déclaration), Excel (pour l'analyse par des opérations de tableau croisé dynamique), Open MRS (pour la gestion axée sur les patients), et CRIS (pour le VIH / gestion du SIDA). Des modules auxiliaires peuvent être développés et intégrés à la base DHIS 2 application. i. Module SIG Le client cartographie DHIS2 repose sur les fichiers GeoJSON afin d'afficher une carte dans la fenêtre du navigateur. Souvent, les données géographiques sont reçues dans de nombreux formats différents, mais la forme format de fichier ESRI est l'un des plus communs. Pour ce faire, l’on peut utiliser GeoServer ou GDAL. Puis, les fichiers GeoJSON doivent être placés dans le répertoire DHIS_HOME/GeoJSON de l’application pour être accessible par le module SIG. Si le répertoire GeoJSON n'existe pas, il faut le créer manuellement et copier les fichiers GeoJSON obtenus à l’interieur. Afin de visualiser les données dans le module SIG, nous devez importer les données géographiques dans DHIS puis il faut établir une correspondance entre les informations contenues dans la base de données DHIS, et le fichier GeoJSON. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 32 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas III. Vers une solution globale Dans le plan stratégique de renforcement du système d’information sanitaire, il ressort que le MINSANTE ne dispose pas d’assez de compétences pointues dans les sciences liées à l’information sanitaire notamment l’épidémiologie, la démographie, l’informatique et le système d’information. Au niveau du District, des postes à temps plein y relatifs existent mais ne sont pas valorisés. Les formulaires de transmission des données sont indisponibles ; les ordinateurs, bien qu’assez disponible, ont des spécifications techniques Rédiger par BOUBA NEZENE B. 33 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas dépassées. Les supports de base des TIC (accès internet) existent plus ou moins mais sont instables/fragiles. Il existe une multiplicité de collecte de données en raison d’un nombre élevé des programmes prioritaires de santé. Il ressort de ce qui précède, un important déficit en termes de collecte, d’organisation et exploitation des données. Les applications SIG sont de plus en plus utilisées en raison de leurs atouts professionnels et de leur capacité à exploiter de nombreuses informations et ressources SIG créées et gérées par les professionnels SIG. Soucieuses de fournir des informations et des fonctionnalités géo spatiales transversales, les organisations étendent de plus en plus la portée des SIG bureautiques à l’aide de solutions SIG serveur qui fournissent des contenus et des fonctions via des services Web. Les professionnels du SIG utilisent non seulement des serveurs SIG comme plates-formes pour publier leur travail sous forme de cartes partagées, de globes, de modèles de géo traitement et d’applications, mais également les services publiés par d’autres utilisateurs de leur communauté SIG. Les serveurs SIG offrent les avantages suivants : - Des économies d’échelle importantes et de meilleures performances via le déploiement et l’utilisation du SIG dans toute l’organisation. - Des ressources informatiques SIG gérées et partagées de façon centralisée et accessibles à de nombreux utilisateurs. - Une gamme d’applications et d’outils client assez souples pour gérer n’importe quelle tâche ou mission, par exemple, l’accès au SIG via un navigateur, des périphériques mobiles, des applications de mise à jour, Rédiger par BOUBA NEZENE B. 34 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas - Intégration à d’autres systèmes, tels que la gestion des informations sanitaires. - Possibilité de créer des applications personnalisées à l’aide d’environnements de programmation standard (par exemple, Java, AJAX, XML/SOAP, JavaEE™, EJB et C++, .NET). - Un ensemble commun de services cartographiques et SIG partagés qui assurent une gestion cohérente des informations et une vue opérationnelle commune. - Des services de catalogue SIG, un partage de données et des services de téléchargement des données pour gérer l’accès aux informations partagées. - Prise en charge des normes d’interopérabilité à la fois dans les domaines SIG (par exemple, OGC et ISO) et plus largement des technologies de l’information (par exemple, W3C et ISO). 1. Objectifs Nous proposerons au Ministère de la Santé une solution globale efficiente. Les objectifs de cette solution sont les suivantes: - faciliter la collecte des données ; - centraliser les données transversales à tout programme; - faciliter le partage d’informations ; - avoir une vue globale du SIS; - harmoniser la synergie des gestions des informations géographiques de tous les projets ; - réduire les coûts de production du SIG. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 35 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas 2. Intérêt La solution globale présente des intérêts multiples, parmi lesquels nous citerons : - l’unicité de l’information ; - la réduction des coûts de collecte d’informations ; - la réduction des coûts d’analyse ; - le control des informations ; - une bonne prise de décision ; - etc. 3. Architecture globale de la solution Clients Internet SIG Web Administrateur Serveur SIG Serveurs Administrateur Auteur géo database Rédiger par BOUBA NEZENE B. Serveur web Données 36 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Fig5 : Architecture clients/serveur de la solution globale Cette architecture Client/serveur intègre les composants suivants : - Serveur SIG : Le serveur SIG héberge les ressources SIG, telles que les cartes, les globes, les outils de géotraitement et les localisateurs d’adresses, et les présente sous forme de services aux applications clientes. - Serveur Web : Le serveur Web héberge les applications et services Web qui utilisent les ressources exécutées sur le serveur SIG. - Clients : Les applications clientes sont des applications Web, mobiles et bureautiques qui se connectent à des services Internet via le protocole http (HyperText Transfer Protocol) ou à des services locaux via un réseau local (LAN) ou étendu (WAN). - Serveur de données : Le serveur de données contient les ressources SIG qui ont été publiées sous forme de services sur le serveur SIG. Ces ressources peuvent être des documents ArcMap, des localisateurs d’adresses, des documents de globe, des géodatabases et des jeux d’outils de géotraitement. Un SGBD relationnel est souvent utilisé pour héberger une géodatabase. - Administrateurs: Les administrateurs utilisent, publient et gèrent les ressources et services SIG. - Auteurs des géo databases : pour créer les ressources SIG, telles que des cartes, des outils de géotraitement et des globes qui seront publiés sur votre serveur. Il existe un outil ayant cette structure et qui offre des solutions complètes : ArcGIS Server. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 37 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas L’avantage avec cette architecture est que l’on peut associer à ArcGIS Server des outils libres et des applications clientes qui ont l’avantage d’avoir une très grande richesse des connecteurs (Emulation ArcIMS, FME, ArcGIS) et de formats de sorties (). Ils respectent aussi les normes de l’OGC (Open Geospatial Consortium). Nous diminuerons les couts des logiciels. 4. Système de collecte de données épidémiologique La Direction de Lutte contre la Maladie (DLM) du Ministère de la Santé possède une liste de maladies à surveillance épidémiologique qui est mise à jour chaque année. A cet effet, la DLM conçoit des fiches de collecte de données qui sont envoyés au personnel de santé sur le terrain. Les agents de santé exerçant dans les centres de santé sont chargés de remplir ces fiches de collecte de données pour chacune des maladies à déclaration obligatoire et de les transmettre à leurs hiérarchies respectives (DLM, Délégations provinciaux ou autre organisation participant à la surveillance épidémiologique) de manière hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. Ensuite, le feedback de l’information est retourné au personnel de santé sous forme de bulletins qui sont généralement édité à un rythme. Lorsqu’il y a une épidémie (excès de cas d’une maladie par rapport à l’expérience passée et compte tenu du lieu, du temps, et de la population concernée), les données de surveillance constituées du nombre de cas et du nombre de décès sont généralement transmises quotidiennement. Ensuite, pour compléter ces données, une investigation en vue d’avoir plus d’informations (distribution des cas par âge, par sexe etc.) est effectuée. C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de concevoir et mettre en œuvre un système de collecte de données accessible par téléphone portable. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 38 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas i. Spécifications Ce système va permettre au personnel de santé d’utiliser son téléphone portable pour envoyer les données aux échelons supérieurs du système de santé et la production de quelques statistiques. Le système doit offrir un certain nombre de fonctionnalité de base : - Gestion des utilisateurs (inscription, affectation, etc.). - Echanges de données (du système vers les utilisateurs, des utilisateurs vers le système). - Production des rapports (Le nombre de cas par mois pendant une période donnée et en un lieu donné, les courbes présentant l’´evolution dans le temps du nombre de cas et du nombre de décès : par semaine ou par mois). - Les alertes. ii. Architecture Résea/Internet Serveur d’application Serveur de SMS Fig6 : Architecture Epicam - Au niveau des téléphones portables, les fiches de collecte sont remplacées par des SMS brouillons. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 39 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas - Le serveur de SMS est une passerelle entre le serveur applicatif et les usagers possédant un téléphone portable. - Au niveau des ordinateurs, les fiches sont remplacées par des pages web. - Le serveur applicatif reçoit les informations envoyées par les utilisateurs, effectue les traitements et produit les rapports. - Les usagers peuvent consulter les statistiques en se connectant au système. 5. Système de suivi des malades chroniques i. Présentation Le logiciel de suivi des malades de diabète (Health-DIAB) permet de collecter des données, consulter des statiques, planifier des rendez vous des patients, suivre l’évolution des paramètres d’un patient. ii. Spécifications Cette plateforme doit offre un certain nombre de fonctionnalités : − Gestion des utilisateurs − Gestion des dossiers du patient − Planification des rendez- vous des patients − Echanges des données − Les alertes − La production des rapports statistiques iii. Fonctionnement Un médecin enregistre un patient via un poste fixe connecté au serveur par un réseau. Il peut envoyer les paramètres d’un patient par SMS (lorsque le prélèvement est effectué à domicile) ou par ordinateur (prélèvement effectué au centre de santé). Il consulte les statistiques (évolution des paramètres d’un Rédiger par BOUBA NEZENE B. 40 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas patient, nouveaux cas sur une période, cas de complication, etc.). Il valide les paramètres et déclenche les alertes vers le patient. Le patient envoi les paramètres par SMS ou par ordinateur. Il déclare les cas de complication par SMS ou par ordinateur ou chez le médecin. Il fait une demande par SMS des prochains rendez-vous, qui lui seront communiqués par le même canal. Il peut consulter le planning de ses rendez-vous à partir d’un ordinateur via internet. L’administrateur gère les utilisateurs et les groupes. Il inscrit les utilisateurs (médecins). Il déclenche les alertes, consultes les statistiques. 6. Ajout du module SIG i. Type de données Pour répondre au besoin de tous les acteurs de santé, il est important de mettre à la disposition de toutes les applications du SIS. - Les informations cartographiques doivent être à l’échelle du quartier ou d’un îlot (cadastre, réseau routier, réseau d’écoulement d’eau, les points de dépôts d’ordures). - Données anthropologiques (individus, sociales, culturelles). - Données sanitaires (situation, hôpitaux, médecins et autres professions médicales). - Des données environnementales (qualité de l'air et de l'eau, dangers biologiques et sites toxiques, maladies contagieuses). - Des données sur les locaux (plans détaillés des hôpitaux par exemple, matériel, équipement et ressources). Rédiger par BOUBA NEZENE B. 41 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas ii. Modèle Nous contons illustrer les liens de dépendances entres les différentes entités. Fig7 : logique de collaboration des types de données SIG Les ilots, quartiers et villages sont les échelles minimales de représentation cartographiques ; ils sont caractérisés ici de sous divisions. Ces sous divisions dépendent des districts de santé qui dépendent à leur tour des régions dont un ensemble constitue un pays. Il y’a des unités sanitaires qui dépendent exclusivement des districts, d’autres des régions et aussi ceux qui dépendent du niveau central (Ministère de la Santé Publique). Rédiger par BOUBA NEZENE B. 42 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Les données recensées sont au niveau des sous divisions ; cela favorisera une bonne prise de décision. Nous recenserons : - Les données environnementales (environnement sanitaire, environnement naturel, …). - Les donnés anthropologiques (sur les individus, sa société et sa culture). - Les réseaux urbains (routiers, hydraulique, écoulement des eaux usées, …). 7. Logique de communication La logique de communication à grande échelle du SIG est la suivante : National Régions Districts Fig8 : Communication à grande échelle Rédiger par BOUBA NEZENE B. 43 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Les services de géodonnées sont utiles pour synchroniser des mises à jour entre une série de réplicas de géodatabases. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 44 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas Conclusion L’objectif initial de ce travail était de faire une analyse permettant l’ajout d’un module SIG sur une plateforme de collecte de données épidémiologique et sur le projet DIABSAT afin d’aider les médecins à prendre des meilleures décisions, les épidémiologistes et les patients. Nous avons élaboré un état de l’art afin de voir l’étendu des solutions SIG dans les SIS, de pouvoir apprécier les travaux effectué dans le dit domaine ; ensuite, sur deux projets en cours de réalisation qui intégrera les modules SIG, nous avons fait une analyse des besoins, dégager l’intérêt et présenter une approche de solution. Pour ces deux applications du SIS, nous avons constaté une similitude dans les types de données SIG, il s’agit : - des informations cartographiques qui doivent être à l’échelle du quartier ou d’un îlot (cadastre, réseau routier, réseau d’écoulement d’eau, les points de dépôts d’ordures) ; - des données anthropologiques (individus, sociales, culturelles) ; - des données sanitaires (situation, hôpitaux, médecins et autres professions médicales) ; - des données environnementales (qualité de l'air et de l'eau, dangers biologiques et sites toxiques, maladies contagieuses) ; - des données sur les locaux (plans détaillés des hôpitaux par exemple, matériel, équipement et ressources) et finalement des données. La question qui se dégageait après ce travail était la suivante : « Quel est la solution efficiente de mise en œuvre d’un SIG complet dans le SIS au Cameroun?» ; la réponse à cette question est l’objectif final de ce stage. Pour Rédiger par BOUBA NEZENE B. 45 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas répondre à cette question, nous avons proposé une solution globale brièvement décrite. Ce stage dans le domaine du SIS et qui s’est déroulé au laboratoire LIRIMA de l’Université de Yaoundé I en collaboration avec le Centre Pasteur et le Centre Régional de Référence de suivi des malades de diabète, nous a permis d’avoir des connaissances en matière d’épidémiologie et de Système d’Information Sanitaire et surtout une expérience dans la démarche de recherche et des SIG (en effet, j’ai participé à une école d’été organisé par l’IRD et l’université de Yaoundé I en vue de la mise sur pied d’une unité de valeurs transversale sur le thème GPS et SIG). Ces travaux présentent des nombreux avantages : - Sur le plan de la formation : elle nous a permis d’avoir une vue profonde sur le système d’information géographique et de flirter avec le SIS en plus, d’avoir une maitrise de certain logiciels SIG tel que MAP Info ; et de pouvoir apporter une plus value à des applications. - Sur le plan économique : elle permettra au Ministère de la Santé d’avoir un avis sur la mise sur pied d’un SIG dans le SIS et une étude préliminaire pour la mise sur pied d’un SIG. Ce stage nous a permis de préparer la période de recherche et la collaboration avec le MEDES et le projet SURVAC pour l’émigration de deux plateformes : DIABSAT et EPIDEFENDER tout en les faisant évoluer en intégrant un module SIG. Rédiger par BOUBA NEZENE B. 46 SIG et Système d’Information Sanitaire: Etude de Cas BIBLIOGRAPHIE & WEBOGRAPHIE [1] Cadot E, Fournet F, Traoré S, N’ Guessan N, Hervouët J-P. 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