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Textes de référence Infection urinaire Description médicale L’infection urinaire est causée par la prolifération anormale d’agents infectieux dans le système urinaire qui comprend les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Les reins assurent la filtration du sang et permettent l’élimination des déchets. Ils jouent également un rôle important dans la régulation des liquides corporels et de la pression sanguine. La vessie agit en tant que réservoir d’urine. Quant aux uretères et à l’urètre, ils permettent le passage de l’urine des reins à la vessie, puis à l’extérieur du corps. On estime qu’en Amérique du Nord, de 20 % à 40 % des femmes ont eu au moins une infection urinaire. Beaucoup de femmes en contracteront plusieurs au cours de leur existence. L’urètre de la femme, plus court, facilite la contamination de la vessie par les bactéries. L’anatomie du système urinaire féminin augmente considérablement le risque d’infection. Les jeunes hommes sont peu touchés par cette affection. Cependant, les hommes d’âge mûr qui sont atteints de troubles de la prostate en sont plus à risque. Types d’infections urinaires On distingue trois types d’infections urinaires, selon la localisation de l’infection. • La cystite. Touche presque uniquement les femmes. Il s’agit de l’inflammation de la vessie. La plupart du temps, l’inflammation est provoquée par la prolifération de bactéries intestinales de type Escherichia coli, Tout ce qui gêne la vidange de la vessie augmente le risque de cystite. La cystite s’accompagne normalement d’une urétrite, l’inflammation de l’urètre. • L’urétrite. Si l’infection touche uniquement l’urètre (le conduit qui relie la vessie au méat urinaire), on l’appelle urétrite. Il s’agit d’une infection transmissible sexuellement (ITS) courante chez les hommes, mais les femmes peuvent aussi en souffrir. Différents agents infectieux peuvent causer l’urétrite. Les plus communs sont la chlamydia et le gonocoque (la bactérie responsable de la gonorrhée). • La pyélonéphrite. La pyélonéphrite est un état plus grave. Elle désigne l’inflammation du bassinet et du rein (du grec puelos = bassin et nephros = reins). Celle-ci résulte généralement d’une infection bactérienne. Il peut s’agir d’une complication d’une cystite non traitée ou mal traitée. Complications Dans tous les cas, il importe de consulter un médecin si des signes d’infection urinaire se manifestent. Si l’infection n’est pas traitée, l’agent infectieux continue à se multiplier et à envahir les voies urinaires. Cela peut mener à un problème plus grave aux reins, comme une pyélonéphrite ou des calculs rénaux. Exceptionnellement, une infection urinaire peut s’aggraver au point d’entraîner une septicémie ou de l’insuffisance rénale. Défenses naturelles des voies urinaires Normalement, l’urine est stérile. Elle contient de l’eau à 96 %, des sels et des composants organiques, mais est exempte de micro-organismes. Le système urinaire possède de nombreuses défenses contre les infections : - le flot urinaire expulse les bactéries et rend plus difficile leur ascension vers la vessie et les reins; - l’acidité de l’urine (pH < 5,5) inhibe la croissance des bactéries; - la forme des uretères et de la vessie prévient le retour de l’urine vers les reins; - le système immunitaire en général lutte contre les infections; - la paroi de la vessie contient des cellules immunitaires ainsi que des substances antibactériennes; - chez les hommes, les sécrétions de la prostate contiennent des substances qui ralentissent la multiplication des bactéries dans l’urètre. Symptômes Les symptômes les plus communs • Des douleurs ou des brûlures au moment d’uriner. • Une fréquence anormalement élevée de mictions durant le jour (parfois le besoin d’uriner survient aussi la nuit). • Un sentiment persistant d'avoir besoin d'uriner. • Des urines troubles, qui dégagent une odeur désagréable. • Une pression dans le bas-ventre. • Parfois, du sang dans l’urine. Dans le cas d’une infection des reins • Des douleurs lombaires. • Des frissons. • De la fièvre. • Des vomissements. Chez les enfants, l’infection urinaire se traduit aussi par de l’énurésie (pipi au lit) et par des plaintes ou des pleurs au moment d’uriner. Personnes à risque • Les femmes, surtout celles qui sont actives sexuellement. Le taux d’infection est 50 fois plus élevé que chez les hommes. • Les hommes atteints d’une hypertrophie bénigne de la prostate ou d’une prostatite. Lorsqu’elle augmente de taille, la prostate comprime l’urètre, ce qui ralentit l’évacuation de l’urine. • Les femmes enceintes sont particulièrement à risque en raison de la pression exercée par le bébé sur le système urinaire, mais aussi des changements hormonaux inhérents à la grossesse. • Les personnes diabétiques, en raison du taux élevé de sucre dans leur urine, qui constitue un milieu favorable au développement bactérien, et de leur sensibilité accrue aux infections. • Les personnes qui ont une anomalie structurale des voies urinaires, qui souffrent de calculs rénaux ou de divers troubles neurologiques. Prévention Mesures préventives de base Conseils pour réduire le risque d’infection urinaire • Boire suffisamment de liquides, et spécialement de l’eau. Nos sources recommandent de boire de six à huit verres de liquide par jour. Le jus de canneberge est une option intéressante en prévention des rechutes puisqu’il empêcherait les bactéries d’adhérer aux parois des voies urinaires (voir cidessous). Un adulte sain devrait produire entre un demi-litre et deux litres d’urine par jour. • Ne pas retenir trop longtemps son envie d’uriner. Chez les femmes • Le meilleur moyen pour les jeunes filles et les femmes de prévenir les infections urinaires est de s'essuyer toujours de l'avant vers l'arrière avec le papier hygiénique après être allé à la selle ou après avoir uriné. • Uriner peu de temps après les relations sexuelles18. • Laver les régions anales et vulvaires quotidiennement, particulièrement avant les rapports sexuels. • Éviter le plus possible d’utiliser des produits déodorants (parfums intimes, douches vaginales), dans la région génitale et des huiles ou des mousses pour le bain, qui peuvent irriter la muqueuse de l’urètre. Cela peut causer des symptômes qui s’apparentent à ceux d’une infection urinaire. Si l’on tient à utiliser un produit, s’assurer qu’il ne soit pas irritant, et privilégier un pH neutre. • Préférer les condoms lubrifiés, qui irritent moins les parties génitales. • En cas de sécheresse vaginale, utiliser un lubrifiant hydrosoluble durant les rapports sexuels pour éviter les irritations. • En cas d’infections fréquentes attribuables à l’usage d’un diaphragme, on conseillera de changer de méthode contraceptive. Chez les hommes Il est important de boire suffisamment pour maintenir un bon flot urinaire, et de traiter un trouble de la prostate s’il y a lieu. Par ailleurs, l’urétrite peut être prévenue en utilisant le condom durant des relations sexuelles avec toute nouvelle (ou tout nouveau) partenaire. L’inflammation de l’urètre est courante chez les hommes qui contractent la gonorrhée ou la chlamydia. Traitements médicaux Traitement général des infections urinaires Les infections urinaires d’origine bactérienne se traitent facilement et rapidement à l'aide d'antibiotiques. Pour les cas bénins causés par la bactérie E. coli, le médecin a recours à une variété d'antibiotiques Le choix de l’antibiotique se fait au regard des résultats de l’analyse d’urine. Les symptômes disparaissent habituellement en l’espace de 24 à 48 heures. Les femmes enceintes font l’objet d’un dépistage systématique. Il est en effet très important de déceler la présence d’une infection urinaire durant une grossesse et de la traiter le cas échéant. Dans un tiers des cas, l’infection peut se propager aux reins avec la possibilité d’un accouchement prématuré ou d’un bébé naissant de faible poids. Traitement des infections urinaires graves Les hommes de tous âges, les femmes ayant des infections urinaires récurrentes ainsi que les enfants doivent être référés à un urologue, le spécialiste du système urinaire, pour subir des analyses plus poussées. En cas d’obstruction du système urinaire, la prise d’antibiotiques sera accompagnée du traitement de la cause de l’obstruction (prostate hypertrophiée, anomalie anatomique, calculs rénaux, etc.). En ce qui concerne les infections acquises en milieu hospitalier (par le biais d’une sonde urétrale ou d’interventions chirurgicales), le traitement est plus compliqué en raison de la résistance accrue des bactéries aux antibiotiques communs. Le médecin prescrira les antibiotiques appropriés en se basant sur les résultats d’une culture bactérienne réalisée à partir d’un échantillon d’urine. Mentionnons que le risque d’infection contractée à partir d'une sonde urétrale peut être réduit en utilisant un système de collecte d'urine étanche et stérile, des onguents antiseptiques et par la prise d'antibiotiques à court terme. Les personnes qui ressentent des douleurs ou une pression au bas-ventre peuvent obtenir un soulagement par la prise de médicaments analgésiques. On peut aussi placer une compresse chaude sur l’abdomen. Important. Les personnes qui ont une infection urinaire devraient éviter temporairement le café, l’alcool, les boissons gazeuses contenant de la caféine et les jus d’agrumes12. Les mets épicés devraient aussi être mis de côté tant que l’infection n’est pas guérie. Ces aliments irritent la vessie et donnent l’envie d’uriner encore plus fréquemment. En outre, les médecins rappellent de bien s’hydrater et d’adopter les mesures préventives décrites précédemment. Révision médicale janvier 2006 : D re Luce Pélissier-Simard, M.D., M.Sc. épidémiologie, Chaire Lucie et André Chagnon pour l'enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université de Sherbrooke. Références http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc =infection_urinaire_pm Le système urinaire Divers Le système urinaire comprend les organes urinaires, et est souvent étudié en combinaison avec le système reproducteur, qui comprend les organes génitaux. Ces organes sont souvent étudiés ensemble du fait qu'ils sont situés dans la même région du corps et qu'ils partagent un certain nombre de fonctions. L'appareil urinaire est pratiquement le même chez l'homme et chez la femme, à l'exception notable de l'urètre, qui chez l'homme se prolonge dans le pénis, alors qu'il s'ouvre dans la vulve chez la femme. Le système urinaire comprend des organes (les reins), différentes structures (la vessie, l'urètre, l'uretère) et de nombreux vaisseaux sanguins permettant d'éliminer les déchets azotés produit par le métabolisme cellulaire. Lors de l'utilisation de molécules, commes les protéines, par les cellules, ces dernières rejettent de l'azote, une substance toxique pour le corps si elle est très concentrée. On se doit donc de l'éliminer, sous forme d'urée. L'urée voyage dans le système circulatoire jusqu'au rein, où le sang est filtré. L'urée ainsi qu'un peu d'eau se retrouve dans le rein lui-même, puis descend l'uretère jusqu'à la vessie, où l'urine est stockée. Lorsqu'accumulée en grande quantité, l'urine descend l'urètre vers l'extérieur du corps. Les glandes surrénales, situées juste au dessus des reins, ne font pas directement partie du système urinaire, bien qu'elles ont un effet indirect sur lui, comme sur le reste du corps. Voici une description plus détaillée des structures du système urinaire. Rein Les reins sont deux organes en forme de haricot situés dans la partie postérieure de l'abdomen, de part et d'autre de la colonne vertébrale, approximativement entre la douzième vertèbre dorsale et la troisième vertèbre lombaire. Il arrive souvent que le rein gauche soit situé jusqu'à 2,5 centimètres plus haut que le rein droit. Le rein mesure 10 à 12,5 centimètres de long et 5 centimètres d'épaisseur environ, pour un poids de 100 à 150 grammes en moyenne chez l'adulte. Les reins sont de couleur rouge-brun foncé en raison de l'abondante présence de vaisseaux sanguins. Le rein comporte un bord latéral concave sur lequel s'implantent l'artère rénale, la veine rénale, des fibres nerveuses, et l'uretère au niveau d'une ouverture appelée le hile. Le rein contient une cavité, le sinus rénal, qui renferme les unités fonctionnelles de la filtration, les néphrons. Chaque rein en contient plus d'un million. Néphron Le sang passe par les capillaires glomérulaires, vaisseaux sanguins au début du néphrons. À cet endroit, tout ce qui peut passer à travers la paroi des capillaires se retrouve dans le néphrons, soit l'eau, l'urée, les sels minéraux et le glucose; c'est la filtration. Par la suite, cette "urine" passe dans le tube contourné proximal, l'anse et le tube contourné distal. À ces endroits, "l'urine" subit une réabsorption, c'est-à-dire que l'eau, le glucose et les sels minéraux retournent dans le sang par les capillaires péritubulaires. Il y a aussi sécrétion, c'est-à-dire que le sang se débarasse d'autres déchets, comme les ions acides H+, et les envoit dans l'urine. Le liquide se rend ensuite dans le tube collecteur, puis vers le calice et le bassinet du rein où il est emmagasiné. (c)Image tirée de: Le Corps Humain, L'Encyclopédie du corps hu main en 3D,TLC Edusoft, CDrom version 6.0, 1996. Pour résumer brièvement, le sang qui circule dans le rein libère les déchets solubles dans les néphrons, et le liquide qui en résulte, l'urine, passe ensuite dans l'uretère pour séjourner dans la vessie en attendant d'être évacué lors de la miction*. Uretère Les uretères sont des tubes étroits mesurant de 35 à 45 centimètres de long et 3 millimètres de diamètre environ. Elles prennent naissance dans le bassinet du rein, quittent le rein par le hile pour descendre le long de la paroi postérieure de la cavité abdominale et aboutir dans la vessie. Les uretères recueillent l'urine produite par les reins pour la conduire dans la vessie, où elle est stockée jusqu'à la miction. L'urine ne s'écoule pas des reins en un flux ininterrompu, mais est chassée dans les uretères toutes les 20 à 30 secondes environ grâce à des ondes péristaltiques (contractions périodiques) commençant dans le bassinet. Ces ondes péristaltiques commandent l'ouverture de l'orifice urétéral (qui met l'uretère en communication avec la vessie), qui reste ouvert pendant quelques secondes pour laisser passer l'urine, puis se referme jusqu'à la prochaine onde. Vessie La vessie est une structure en forme de sac composée de fibres musculo-membraneuses. Située dans le bassin, la vessie accumule l'urine jusqu'à son excrétion. L'urine arrive dans la vessie par les uretères, qui prennent naissance dans les reins, grâce à des mouvements péristaltiques. Durant la miction*, l'orifice urétral situé à la base de la vessie s'ouvre et l'urine s'écoule dans l'urètre. Bien que l'envie d'uriner survienne généralement lorsque la vessie contient environ 250 à 300 millilitres d'urine (un peu plus d'une tasse liquide), la vessie humaine a une capacité moyenne égale à près de deux fois ce volume. L'être humain élimine en moyenne de un à deux litres d'urine par jour, bien que ce chiffre varie fortement selon l'état de santé, le régime alimentaire et les activités de l'individu. Urètre La vessie est mise en communication avec l'extérieur par un canal membraneux, l'urètre. L'urètre permet de transporter l'urine de la vessie jusqu'au méat à l'extrémité du pénis chez l'homme, ou jusqu'à un orifice allongé situé au milieu de la vulve, chez la femme. Chez l'homme, le sperme, mélange de spermatozoïdes provenant des testicules et de sécrétions provenant des vésicules séminales, emprunte également ce canal lors de l'éjaculation. Urine D'ordinaire, l'urine est claire ou jaune, quoique cela dépende du régime et de la santé du sujet. Par exemple, la prise de diurétique (certains aliments comme l'alcool, ou médicaments) augmente le volume d'urine produite en augmentant la quantité d'eau éliminée, diminue la concentration de l'urée et par le fait même, rend l'urine plus pâle. L'urine dégage une odeur d'ammoniaque caractéristique qui est due principalement aux déchets azotés formant 5 % de son volume. Les déchets sont principalement constitués d'urée, bien que l'on trouve également dans l'urine de l'ammoniaque, de l'acide urique, de la créatinine, et de nombreux autres déchets. L'eau, élément principal de l'urine, est généralement éliminée dans les quatre heures qui suivent sa consommation. www.corps.dufouraubin.com/ pipi/pipi.htm. Comment peut-on décrire les reins ? Les reins sont les chimistes en chef de l'organisme. Normalement, nous en avons deux, situés de part et d'autre de la colonne vertébrale à la hauteur des fausses côtes. D'un brun rougeâtre, ils ont la forme d'un haricot sec. Chaque rein est à peu près de la grosseur d'un poing serré. Comment le système urinaire fonctionne-t-il ? Le système urinaire comprend les reins, les uretères, la vessie et l'urètre. Chaque élément joue un rôle important dans l'élimination des déchets sous forme d'urine. Les principales fonctions des reins sont l'élimination des déchets du sang et le retour du sang purifié dans l'organisme. Les uretères acheminent ces déchets, sous forme d'urine, des reins à la vessie. L'urine s'accumule dans la vessie jusqu'à ce que vous uriniez. Elle passe alors par un tube appelé urètre. Les reins contrôlent aussi l'équilibre de l'eau et du sel dans l'organisme et entrent en jeu dans la production de la vitamine D et de l'érythropoïétine, une hormone qui amène la moelle osseuse à produire des globules rouges. Le système urinaire Qu'est ce qu'un calcul rénal ? Un calcul rénal est le résultat de la cristallisation de certaines substances chimiques dans votre urine. En adhérant les uns aux autres, ces cristaux peuvent former une pierre (calcul) d'une grosseur allant d'un grain de sable à une balle de golf. La plupart des calculs se forment dans les reins. Les très petits calculs peuvent traverser l'appareil urinaire sans problème, mais les calculs plus gros, en migrant dans le rein de l'uretère à la vessie, peuvent causer des douleurs intenses ; on parle alors d'une colique. La majorité des calculs (70 à 80 %) sont composés d'oxalate de calcium. Les calculs uriques et les calculs de cystine sont moins fréquents. Qui peut avoir des calculs rénaux ? Un Canadien sur dix aura un calcul rénal au cours de sa vie. Les calculs rénaux surviennent beaucoup plus souvent chez les hommes que chez les femmes et sont plus fréquents chez les personnes d'âge moyen et dans les climats chauds. Qu'est ce qui provoque la formation de calculs rénaux ? Normalement, l'urine contient des substances chimiques qui empêchent la formation de cristaux. Or, certaines personnes semblent plus sujettes à avoir des calculs rénaux que d'autres. Si c'est votre cas, plusieurs facteurs peuvent contribuer à la formation de ces calculs : • une consommation trop élevée d'oxalate de calcium ou d'acide urique dans l'alimentation ; • une trop faible consommation de liquides ; • un blocage des voies urinaires ; • certaines maladies métaboliques ; • des infections urinaires à répétition ; • une consommation trop élevée de vitamine C ou D ; • un alitement pendant plusieurs semaines ou plus ; • certains médicaments. Parfois, on n'arrive pas à trouver la cause. Quels sont les symptômes de la présence d'un calcul rénal ? • Une forte douleur qui débute soudainement dans le bas du dos, sur un côté du tronc sous les côtes ou dans le bas du ventre et qui peut migrer à l'aine ; la douleur peut durer quelques minutes ou quelques heures, avec des périodes de répit. • Du sang dans l'urine. Si vous avez une infection urinaire, vous aurez peut-être : • une sensation de brûlure lorsque vous urinez et un besoin fréquent d'uriner ; • une urine trouble ou malodorante ; • de la fièvre, des frissons et un sentiment de faiblesse. Comment les calculs rénaux sont-ils diagnostiqués ? Les calculs rénaux sont diagnostiqués à l'aide d'un examen de santé complet, de rayons X et d'autres tests. On commencera par vous faire un examen physique, puis on vous posera diverses questions : maladies rénales antérieures, alimentation, prise de médicaments, style de vie et antécédents familiaux. Votre médecin vous fera alors subir une analyse d'urine afin de voir s'il y a du sang dans votre urine ainsi qu'une analyse sanguine afin de vérifier le fonctionnement de vos reins et la présence d'anomalies métaboliques. Il faut aussi prévoir une échographie, des rayons X ou une tomodensitométrie. Un rayon X des reins, des uretères et de la vessie peut révéler la présence de la plupart des calculs. Des calculs de types moins fréquents peuvent parfois être décelés à l'aide d'injections intraveineuses de produits de contraste ou par échographie. Quel est le traitement pour les calculs rénaux ? La plupart des petits calculs s'éliminent d'eux-mêmes par les voies urinaires au bout de quelques heures ou de quelques jours. Pour faciliter le processus, le médecin vous prescrira un analgésique et vous recommandera de boire beaucoup et de suivre un régime alimentaire spécial. Les calculs qui ne s'éliminent pas d'eux-mêmes devront peut-être être enlevés s'ils sont bloqués dans la partie inférieure de l'uretère, ou encore broyés au moyen d'une lithotripsie extracorporelle par ondes de choc. Il s'agit d'une technique non chirurgicale qui emploie des ondes de choc à haute énergie pour pulvériser les calculs en des fragments ayant à peu près la grosseur de grains de sable. Ces fragments sont éliminés spontanément au cours des semaines qui suivent lorsque vous urinez. C'est un traitement efficace pour la plupart des calculs de moins de deux centimètres. Quand les calculs ont plus de deux centimètres, il faut souvent avoir recours à une intervention chirurgicale. Les calculs que vous éliminez à la maison et ceux qui sont enlevés au moyen d'une chirurgie devraient être envoyés à un laboratoire en vue d'être analysés. Si certains types de calculs peuvent être dissous par des médicaments, la plupart des calculs les plus fréquents (ceux qui sont formés de calcium) ne peuvent toutefois être dissous. Comment pouvez-vous aider à prévenir la formation de calculs rénaux ? Il y a des mesures à prendre, en consultation avec votre médecin et votre diététiste, pour essayer d'éviter la formation de calculs rénaux : • Buvez au moins deux litres d'eau durant la journée et un verre d'eau chaque fois que vous vous levez la nuit pour uriner. Assurez-vous de boire abondamment après les repas et après avoir fait de l'exercice. • Si vous avez des calculs d'oxalate de calcium, veillez à respecter les rations alimentaires recommandées pour le calcium et évitez les aliments riches en oxalate (comme le thé ou le chocolat). Ne prenez pas des doses très importantes de vitamine C (4 grammes ou plus par jour) et évitez une trop grande consommation d'antiacides. La vitamine B6 (maximum de 50 mg par jour) pourrait vous protéger contre la formation d'autres calculs d'oxalate de calcium. • Diminuez l'apport de protéines et de sel. • Si vous avez des calculs uriques, diminuez votre consommation de viande rouge. http://www.rein.ca/page.asp?intNodeID=22665&switchLang=true http://www.rein.ca/page.asp?intNodeID=22694 Qu'est ce que le diabète ? Le diabète est une maladie résultant soit d’un manque d’insuline dans l’organisme, soit d’une incapacité de l’organisme d'utiliser adéquatement des quantités normales d’insuline. Quelle est la fonction de l'insuline ? L’organisme transforme les aliments que nous mangeons en sucre (glucose). Il a besoin de ce sucre, sous forme d’énergie, pour remplir toutes ses fonctions. L’insuline – l'hormone sécrétée par le pancréas – règle la quantité de glucose (sucre) dans le sang. Si l’organisme manque d’insuline ou n'utilise pas l'insuline adéquatement, il en résulte un déséquilibre qui produit des taux élevés de sucre dans le sang. Plus tard, il peut arriver que différents organes, dont les reins, en subissent des conséquences néfastes. Comment peut-on décrire les reins ? Les reins sont les chimistes en chef de l’organisme. Normalement, nous en avons deux, situés de part et d’autre de la colonne vertébrale à la hauteur des fausses côtes. D’un brun rougeâtre, ils ont la forme d’un haricot sec. Chaque rein est à peu près de la grosseur d’un poing serré. Emplacement des reins Que font les reins ? Des reins en santé remplissent trois rôles essentiels. Ils débarrassent le sang de ses déchets par le biais de l’urine et retournent le sang purifié dans le système. Ils régularisent les quantités d’eau et de divers minéraux dont l’organisme a besoin pour se maintenir en santé. Ils produisent des hormones qui contrôlent d’autres fonctions de l’organisme. De nombreux autres organes dépendent des reins pour leur bon fonctionnement. Comment le diabète affecte-t-il les reins ? Lésions dans les vaisseaux sanguins Même si elles s'injectent de l'insuline, les personnes atteintes de diabète depuis un certain temps présentent des lésions dans les petits vaisseaux sanguins. Ces lésions peuvent être localisées dans la rétine et ainsi provoquer une perte de vision. Elles peuvent également atteindre les fragiles vaisseaux sanguins dans les filtres des reins. En phase initiale, c'est la présence de protéines dans l’urine qui révèle ce dommage. Plus tard, il peut arriver que le sang perde des quantités si importantes de protéines que l’eau contenue dans le sang s'infiltre dans les tissus de l’organisme et cause de l'enflure (œdème). Après un certain nombre d'années, les filtres des reins peuvent être tellement endommagés par le diabète que les reins cessent de fonctionner. Lésions au niveau des nerfs Le diabète peut aussi endommager les nerfs dans différentes parties de l’organisme. Lorsque la vessie est atteinte, il peut s’avérer difficile d’uriner. La pression qui résulte de l’accumulation de l’urine dans la vessie peut provoquer des lésions dans les reins. Infections Les personnes atteintes de diabète ont une forte concentration de sucre dans leur urine, ce qui favorise la prolifération des bactéries et risque de provoquer des infections rénales. Les personnes diabétiques doivent veiller à ne pas contracter d'infections et les faire soigner immédiatement si elles se produisent. Y a t-il différents types de diabète ? Il existe effectivement plusieurs types de diabète. Les plus courants sont les diabètes de type I et de type II. Type I - Diabète juvénile • Apparaît surtout chez les jeunes • Est causé par une incapacité du pancréas de produire suffisamment d'insuline. • Nécessite des injections régulières d'insuline. Type II - Diabète de l'adulte • Apparaît généralement après l’adolescence. • Le pancréas peut produire de l’insuline, mais l’organisme ne réussit pas à l’utiliser adéquatement. • Parmi les traitements figurent une alimentation appropriée, un programme d’exercice et des médicaments (pilules, injections d’insuline ou les deux). Quels sont vos risques d'avoir une maladie rénale ? Jusqu’à 50 % des personnes atteintes de diabète et même plus peuvent présenter des signes précoces de problèmes rénaux. En l’absence de traitement, des dommages aux reins plus graves peuvent apparaître, dont l’insuffisance rénale. Vos reins peuvent être sérieusement endommagés sans que vous ne le sachiez. Il n’existe généralement pas de symptômes précis d’une maladie rénale avant l’apparition de lésions graves. Toutefois, si vous êtes atteint de diabète, vous devrez subir un test une fois par année afin de voir si votre diabète a affecté vos reins. Votre médecin vous fera subir une analyse d’urine pour vérifier la concentration en protéines (ratio albumine/créatinine) et une analyse sanguine afin de déterminer si vos reins fonctionnent normalement (« créatinine sérique »). Que se passe-t-il si les reins cessent de fonctionner ? Lorsque vos reins sont sur le point de cesser de fonctionner, vous risquez d'éprouver de la fatigue et d'avoir des nausées et des vomissements. Vous pourriez aussi être aux prises avec un problème de rétention de sel et d’eau et, par conséquent, constater que vos pieds et vos mains enflent et que vous êtes essoufflé. Il se pourrait également que vos besoins en insuline diminuent. Quand les reins ne fonctionnent plus, les déchets et les liquides s’accumulent dans l'organisme ; vous aurez donc besoin de traitements de dialyse ou d’une transplantation rénale. Il se peut que votre médecin vous envoie consulter un néphrologue (spécialiste des reins) s’il juge que vos reins sont gravement endommagés. Que pouvez-vous faire pour prévenir les lésions rénales ? Il existe des traitements particuliers (choix d'aliments appropriés et médicaments compris) qui peuvent aider à retarder l’apparition de l’insuffisance rénale. Il est essentiel de commencer ces traitements dès que votre médecin décèle la présence de signes précoces or de facteurs de risque. Aussi est-il important de rester en rapport étroit avec votre médecin. Il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour aider à prévenir les lésions rénales : • demander à votre médecin de vérifier régulièrement votre urine, votre sang et votre pression artérielle ; • bien contrôler le taux de sucre dans votre sang ; • contrôler l’hypertension artérielle (valeurs cibles : moins de 130/80* ) ; • cesser de fumer ; • faire de l’exercice régulièrement ; • opter pour une alimentation saine ; • éviter la consomation excessive d’alcool ; • consulter votre médecin si vous croyez avoir une infection de la vessie ; • dormir suffisamment ; • vous renseigner auprès de votre médecin au sujet des nouvelles découvertes dans le traitement du diabète. * Les valeurs cibles pour la pression artérielle varient d’une personne à l’autre. Il faut en discuter avec votre médecin. Symptômes du diabète fatigue, difficulté de concentration, vision embrouillée, soif intense, miction fréquente, faim insatiable, possibilité de perte de poids, possibilité de faiblesse musculaire, nausée et vomissement. Certains de ces symptômes ou l'ensemble de ces symptômes sont présents chez les patients qui souffrent de diabète au début et tout au long de la maladie. http://www.rein.ca/page.asp?intNodeID=22668 http://www.chbc.qc.ca/diabete/diabete/default.htm Grippe – Rhume La grippe est provoquée par un virus s’attaquant surtout aux voies respiratoires supérieures, nez, gorge, bronches, et rarement aux poumons. L’infection dure en général une semaine environ. Elle se caractérise par l’apparition brutale d’une forte fièvre, des myalgies (douleurs musculaires), des céphalées (maux de tête), une sensation de profond malaise, une toux sèche, une gorge irritée et une rhinite (inflammation des parois de la cavité nasale et des sinus). L’incubation entre la contamination et l’apparition des premiers signes dure de 3 à 5 jours. Symptômes : • • • • • Une fièvre élevée à 40° avec frissons et malaise intense ; Des douleurs diffuses (muscles, maux de tête) ; Anorexie (perte d’appétit), fatigue ; Diarrhée dans certains cas. Une atteinte des voies respiratoires se manifestant sous la forme d’une rhinite, pharyngite (toux) ou bronchite. Lors de la consultation L’examen et les analyses sont normales dans la majorité des cas. La survenue des signes ou symptômes précédemment décrits sont très en faveur du diagnostic de grippe. Examens et analyses complémentaires Le plus souvent inutiles, ils peuvent être réalisés en cas de difficulté diagnostique ou en urgence (selon le terrain) : • Analyse sanguine : montre une augmentation du nombre de globules blancs puis leur diminution dans un second temps ; • La radiographie du thorax met en évidence des signes d’infections pulmonaires virales non spécifiques ; • La mise en évidence du virus peut se faire par immunofluorescence à partir des prélèvements des voies aériennes. • Les analyses d’urine sont inutiles car elles ne révèlent, généralement pas, ou très faiblement, la présence de micro-organismes (ou virus) et/ou la présence de globules blancs (leucocytes). La grippe fait courir des risques sérieux aux plus jeunes, aux personnes âgées et aux malades souffrant de pathologies comme des pneumopathies, le diabète, le cancer, des problèmes cardiaques ou rénaux. Chez ces sujets, elle peut provoquer de graves complications des pathologies concomitantes, la pneumonie et la mort. Prévention et traitement La vaccination constitue le principal moyen de prévention. La grippe est une infection qui dure quelques jours et ne demande qu’un traitement symptomatique, l’organisme du malade éliminant lui-même le virus pendant cette période. Les antibiotiques, comme la pénicilline, sont des agents antibactériens sans aucune action sur les virus. Ils ne jouent donc aucun rôle dans le traitement de la grippe chez un sujet normalement en bonne santé, mais peuvent servir à traiter les complications. Les antiviraux sont un complément important à la vaccination pour le traitement et la prévention de la grippe. Ils ne peuvent toutefois se substituer au vaccin. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/ http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1465_grippe_02.htm Infection à la bactérie C. Difficile (Clostridium Difficile) Le Clostridium difficile est une bactérie connue depuis longtemps. Cette bactérie est retrouvée normalement dans l’intestin d’environ une personne sur cinq, habituellement sans causer de problème de santé, car elle vit en équilibre avec tous les autres types de bactéries qui colonisent normalement l’intestin de l’être humain. Comment le Clostridium difficile peut-il alors causer des problèmes de santé? Il arrive parfois qu’entre les différentes bactéries de l’intestin, cet équilibre soit rompu, ce qui permet au Clostridium difficile de prendre le dessus et de causer des problèmes. C’est ce qui peut arriver, à titre d’exemple, après un traitement aux antibiotiques. La flore bactérienne de l’intestin peut alors être tuée par ces antibiotiques, et le Clostridium difficile, plus résistant, en profite pour se multiplier De plus, le Clostridium difficile est capable de produire une toxine dans l’intestin, ce qui peut causer des problèmes de santé parfois importants. Quels problèmes de santé peuvent être causés par le Clostridium difficile? Les symptômes courants d’une infection à Clostridium difficile sont la diarrhée, la fièvre et les douleurs abdominales. On retrouve parfois du sang dans les selles, du mucus et du pus. Dans la majorité des cas, les patients récupèrent de cette infection. Malheureusement, comme c’est souvent le cas avec plusieurs autres infections, certaines personnes sont plus vulnérables face à cette bactérie. C’est le cas, entre autres, des personnes âgées qui peuvent subir des complications sévères comme une inflammation grave de l’intestin, une déshydratation, et dans certains cas, le décès. Les personnes âgées ayant déjà des problèmes de santé et qui sont hospitalisées pour une longue durée sont aussi plus vulnérables à ce type d’infection. On retrouve rarement de cas d’infection en néonatologie, pédiatrie et psychiatrie. Comment contracte-t-on le Clostridium difficile? En plus de se retrouver dans l’intestin, ce microbe survit sur les surfaces et les objets fréquemment utilisés (chasse d’eau, robinets, etc.) Il peut donc être contracté facilement par les mains et, si on ne prend pas les précautions d’usage, être avalé sans qu’on s’en rende compte. C’est ainsi que la bactérie peut se retrouver dans l’intestin d’une autre personne, et peut-être un jour causer des problèmes de santé. Peut-on traiter le Clostridium difficile? Pour chaque cas, le médecin doit d’abord évaluer si un traitement s’impose. Si c’est le cas, le médecin prescrira un antibiotique spécial à prendre par voie orale. Comment puis-je me protéger contre le Clostridium difficile? Il est essentiel de se laver les mains après être allé à la salle de bain, après avoir utilisé un bassin de lit ou une chaise percée, ou avant de manger. Il faut se laver les mains avec un savon pendant 15 secondes, puis utiliser un essuie-tout pour fermer le robinet afin d’éviter une nouvelle contamination des mains. À l’hôpital, les précautions à prendre sont indiquées sur les affiches placées à l’entrée des chambres et au chevet des patients. Le personnel soignant et les visiteurs doivent suivre des directives précises en présence d’un patient souffrant d’une infection à Clostridium difficile. À titre d’exemple, le personnel doit revêtir des blouses d’hôpital et des gants avant d’entrer dans la chambre d’un patient infecté. On devra ensuite retirer la blouse et les gants avant de sortir de la chambre, puis se laver les mains avec un savon pendant 15 secondes et utiliser un essuie-tout pour fermer le robinet afin d’éviter une nouvelle contamination des mains. On devra également se laver les mains après être allé à la salle de bain et avant de manger. Peut-on transmettre le C. difficile aux membres de la famille ou aux visiteurs ? Le risque d’attraper le microbe est très faible pour les personnes en santé qui ne prennent pas d’antibiotiques. La meilleure façon de se protéger est de se laver les mains soigneusement avant de manger ou de boire et après avoir visité une personne atteinte de cette bactérie. Symptômes : Diarrhée, fièvre, douleurs abdominales. On retrouve parfois du sang dans les selles, du mucus et du pus. Dans la majorité des cas, les patients récupèrent de cette infection. http://www.santepub-mtl.qc.ca/Mi/cdifficile/questionreponse.html
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