Milan, la ville réinventée

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Milan, la ville réinventée
LE FIGARO.FR LA MATINALE
Date : 04 MAI 15
Page de l'article : p.151-158
Pays : France
Périodicité : Quotidien
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Milan, la ville réinventée
EN IMAGES - Alors que s'ouvrent les portes de l'Expo 2015, la deuxième Exposition universelle de l'histoire
de la capitale lombarde, Milan se prépare à accueillir plus 20 millions de visiteurs.
Difficile, ce matin, de ne pas se laisser aller à sourire, un brin moqueur, en regardant cette femme
splendide, habillée de la tête aux pieds en Dolce & Gabbana, marcher fièrement dans la rue comme si sa
vie en dépendait. Comme si rien d'autre ne comptait que ce nouveau foulard qui flotte à son cou. Dans ses
bras, son chien minuscule, qui refuse obstinément de poser ses pattes sur le sol, nous foudroie du regard.
Lin vrai cliché. Et pourtant... Le soleil brille. Tout est beau, brillant et sobre. Nous sommes à Milan, en plein
coeur du Quadrilatère d'or, entre les quatre rues les plus célèbres de la capitale lombarde: via
Montenapoleone, via Alessandro Manzoni, via délia Spiga et le Corso Venezia, le quartier où sont
exposées les dernières créations des plus grands stylistes italiens et internationaux. Tout le monde est là:
Prada, Fratelli Rossetti, Bulgari, Vuitton, Gucci, Armani, Versace, Emiho Pucci, Valentino, etc. Aux portes
des showrooms, des vigiles armés veillent. Des taxis s'arrêtent, déposent leurs passagers et repartent.
Leur ballet semble réglé au millimètre près. Les fashionistas déambulent. Superbes, gracieuses et minces,
elles se toisent derrière les verres fumés de leurs lunettes de soleil. C'est comme un défilé. Habitent-elles
toutes ici7 Sont-elles habillées comme cela tous les jours? Comment les distinguer des vendeurs des
boutiques des créateurs qui portent les mêmes vêtements? Eux seuls le savent. D'un simple coup d'œil, ils
repèrent qui est qui et ne se trompent jamais. Encore quèlques pas et quèlques vitrines impeccables, puis
nous passons devant la Scala. Un autre monde se dessine, un peu austère, hors du temps. Comme les
affiches des concerts, estampées de l'écu à la croix rouge couronné et entouré de rinceaux, accrochées
dans des cadres de bois clair au dehors. Les mêmes depuis des lustres.
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Jusqu'au début des années 90, le quartier populaire des Navigli, ces anciens canaux qui ont
ravitaillé la ville pendant des siècles, avait mauvaise réputation. Aujourd'hui, il est devenu
l'épicentre de la «movida» milanaise. - Crédits photo : ©Arnaud Robin / Figaro magazine
Arnaud Robin
Après un détour sous les arcades de la piazza dei Mercanti et du Palazzo délia Ragione, édifié en 1228,
nous repassons devant les murs de la Pinacoteca Ambrosiana et ses extraordinaires collections de
peinture des écoles lombardes, vénitiennes et flamandes. Puis, nous entrons sous les hautes verrières
vibrionnantes de la Galleria Vittorio Emanuele ll, un chef-d'œuvre de l'architecture du XIXe siècle, tout en
verre, acier et mosaïque. Des flashs crépitent. On fait la queue devant les enseignes de luxe ou pour faire
tourner trois fois son talon droit dans le taureau du blason de Turin reproduit au sol et s'attirer la chance.
Une tradition devenue si populaire qu'un petit trou a fini par se creuser au sol dans la mosaïque. Le
brouhaha est incessant et l'éclairage presque irisé. Dehors la lumière est aveuglante. D'abord on ne voit
que la foule et les vendeurs à la sauvette... Puis apparaît la piazza del Duomo. Malgré les échafaudages
et les écrans plasma qui recouvrent une partie de l'édifice, en pleine restauration, sa beauté est à couper
le souffle.
Certains princes ont cherché la pierre la plus dure et la plus résistante pour faire bâtir leurs églises,
châteaux ou palais. Aucune dépense ne pouvait freiner leur besoin d'éternité. Pour faire sortir de terre la
cathédrale de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, le seigneur de Milan, Clan Galeazzo Visconti a voulu, lui, la
plus belle et la plus pure. En 1387, il a choisi le marbre de Candoglia. Une matière rare et noble aux reflets
blancs, roses ou gris, extraite exclusivement des carrières de la frazione de Candoglia, commune de
Mergozzo, en val d'Ossola dans la région du Piémont. Mais, à l'air libre, elle se révèle délicate et si fragile
qu'elle finit toujours par fondre comme de la glace au soleil. Il n'y a rien à faire. Personne ne peut arrêter
ce processus naturel. A peine ébauché, le Duomo, l'une des plus belles cathédrales du monde chrétien,
était promis à la ruine. Le duc le savait-il? On ne le saura sans doute jamais. Mais, d'une certaine façon,
sa quête d'absolu a scellé le destin de Milan: pour continuer à exister, la ville doit se réinventer sans
cesse. «Après une soixantaine d'années d'exposition aux vents et aux intempéries, le marbre meurt et il
faut presque tout recommencer, explique l'architecte milanais Gino Zucchi. Le Duomo est un immense
puzzle dont les pièces sont changées, à l'identique ou pas et au fur et à mesure des outrages du temps.
Une sorte de version médiévale du mythe de Sisyphe. C'est ainsi, le coeur spirituel et historique de la ville
ne peut continuer à battre sans l'apport continuel de nouveaux blocs, de nouveaux tailleurs de pierre,
d'architectes, d'artistes, de sculpteurs... Jusqu'à épuisement de la carrière. Le marbre de Candoglia est
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une véritable métaphore de Milan et de l'esprit de ses habitants. Ici, rien ne dure sans efforts, mais tout est
possible.A l'image de l'Expo 2015 qui ouvre ses portes leler mai.»
Comme Lisbonne, Milan est sillonné par de nombreuses lignes de tramway et de trolleybus
qui passent en brinquebalant sur les pavés. - Crédits photo : © Arnaud Robin / Figaro
magazine Arnaud Robin
Un défi fou que la ville s'est lancé à elle-même, à l'Italie et au monde entier en accueillant 147 pays autour
du thème «Nourrir la planète, énergie pour la vie». D'ici au 31 octobre, jour de la fermeture, plus de
20 millions de visiteurs sont attendus, dont 7 millions d'étrangers, venus pour l'Expo mais aussi pour
découvrir la vie milanaise et tout un florilège de manifestations dans toute la Lombardie. Le budget de
l'événement s'élèvera à plus de 20 milliards d'euros d'investissements en infrastructures... En 1906, Milan
avait déjà prêté son décor une première fois à une Exposition universelle, sur le thème des transports
cette fois, à l'occasion de l'inauguration du tunnel transalpin du Simplon. A l'époque, l'événement avait
permis la construction de nombreux édifices, parmi lesquelles l'aquarium municipal et les aménagements
du Pareo Sempione, derrière le château des Sforza.
En mouvement perpétuel, l'autre capitale italienne, cité de la mode et du design, des affaires et de
l'industrie, n'a pas les attraits ni les charmes de Rome ou de Florence. La Seconde Guerre mondiale l'a
privée d'une partie de ses atours de la Renaissance, les «années de plomb» l'ont marquée de leur terrible
violence et l'ascension, puis la chute de Berlusconi, l'enfant du pays, n'a pas laissé que des bons
souvenirs. Elle n'a pas non plus la gouaille gourmande de Bologne ni la séduction vénéneuse de Naples.
Au premier coup d'oeil, elle déçoit presque. Pourtant, il faut prendre le temps de la découverte. Léonard de
Vinci y a laissé parmi ses plus belles oeuvres, depuis la charpente des tours du château des Sforza jusqu'à
son interprétation magistrale de la Cène sur les murs du réfectoire du couvent de Sainte-Marie-desGrâces. Le Caravage a hanté ses bas-fonds, avec délices et violences. Arcimboldo y a appris le dessin en
regardant son père exécuter des motifs de vitraux sur le chantier du Duomo...
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Le musée du Duomo, abrite certaines des plus belles statues historiques de la cathédrale. Un
véritable trésor. - Crédits photo : ©Arnaud Robin / Figaro magazine Arnaud Robin
Toujours réinventée, Milan s'est métamorphosée comme aucune autre cité italienne. Autrefois sillonnée de
canaux - les fameux Navigli, relégués désormais aux portes du Corso Porta Ticinese -, la ville a presque
tout effacé de son passé fluvial pour ressembler un peu au Paris des grands travaux d'Haussmann.
D'immenses avenues l'ont saignée puis, loin des rues médiévales, des architectes se sont essayés au
style Liberty, l'Art nouveau italien. Les années 20 et 30 ont laissé des bâtiments imposants, comme la gare
centrale ou l'hôtel Gallia, piazza Duca d'Aosta. Aujourd'hui, c'est le quartier d'affaires de Porta Nuova,
toujours en cours de construction, à proximité de la gare de Milan-Porta Garibaldi et du Centro Direzionale
di Milano, le centre financier historique, qui attire les visiteurs. Impossible de détacher le regard de la tour
Unicredit ou du Bosco Verticale, qui a reçu en 2014 le prix d'architecture international Highrise Award. Tout
aussi fascinant, le nouveau visage du Corso Como attire une foule compacte qui découvre comment les
anciens quartiers des ouvriers et des échoppes des artisans sont devenus des temples du design, à
l'image des oeuvres et des objets présentés dans la galerie d'art du 10 Corso Como, la plus dynamique de
la ville. A quèlques pas de là, on se presse autour du nouvel autel élevé en l'honneur de la passion des
Milanais pour la gastronomie et l'art de la table: le concept-store Eataly. Dédié aux meilleurs produits des
terroirs d'Italie, il abrite aussi Alice, une table nouvelle, minimaliste et très inventive, où nous décidons de
déjeuner. C'est dans cet univers que gravitent les grands chefs médiatiques, «ambassadeurs de l'Expo
2015» comme Carlo Cracco, Davide Oldani ou Cesare Battisti. Ils y font le show et réinventent les
classiques de la cuisine milanaise comme le risotto au safran, l'osso-buco ou la cotoletta alla milanese.
Line façon sans doute de garder leur âme dans une ville où les repères se perdent si facilement. Car,
entre la «requalification urbaine» de vastes quartiers et les grands chantiers qui veulent tous exprimer la
vitalité économique de la cité, Milan devient parfois confuse. «Tous ces projets bouleversent le panorama
de la métropole milanaise, qui n'est plus seulement dominée par le Duomo, la rassurante silhouette du
gratte-ciel Pirelli (127 m) ou l'étrange Torre Velasca, qui date des années 50 (106 m), mais par de
nouvelles constructions d'immeubles de grande hauteur qui veulent rivaliser avec ceux de La Défense à
Paris ou de la City à Londres, explique Maria Sabina Sabatino, historienne de l'art et guide.
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Flambant neuve, la Piazza Gae Aulenti, dans le quartier en plein essor de Porta Nuova fait la
fierté des Milanais, ici la ville veut rivaliser avec la City de Londres. - Crédits photo : © Arnaud
Robin / Figaro magazine Arnaud Robin
Tout cela est très bien, mais il ne faudrait pas oublier la vraie vie de Milan. Celle des quartiers
périphériques, où habitent la plupart des Milanais et qui s'animent le soir venu. Celle des "mercati", ces
grands marchés hebdomadaires, des boutiques où saucisses et jambons sont exposés comme des
oeuvres d'art, des bars et restaurants populaires, desjardins privés, ou des allées splendides et
romantiques du grand cimetière monumental. Ici, les plus belles choses ne se découvrent pas d'un coup.»
De fait, souvent, les meilleures tables sont aussi les plus discrètes, comme la Drogheria Milanese qui sert
des hamburgers comme on n'en trouve plus outre-Atlantique et des tartares de bceuf (ici de race Fassone
piémontaise) tel qu'on les mange encore le matin tôt à Rungis. Ou comme ll Luogo di Aime e Nadia, sans
doute la meilleure table de la ville, perdue loin du centre historique, à la fois galerie d'art et restaurant
2 étoiles au Michelin. «Plus que pour ses lumières, c'est pour ses zones d'ombre que l'on tombe amoureux
de Milan», dit la romancière italienne - qui écrit en français - Simonetta Greggio. Et Dieu sait que l'ombre
est chez elle dans le quartier de Brera. Dans le clair-obscur des boutiques des antiquaires et les longues
salles des Enoteca, comme Convivium, via Ponte Vetero, avec son mur de bouteilles. A Brera s'entrouvre
un Milan plus intime. Lorsque s'entrebâille la porte d'un immeuble, un regard fugace suffit à apercevoir un
jardin, des colonnades ou la fontaine au milieu de ce qui fut un cloître.
En fin de journée, une autre vie commence. Celle de l'aperitivo, de ses portions de charcuteries et de
petits plats, offertes dès le premier verre. Une institution particulièrement délicieuse et généreuse le long
des Navigli, les derniers survivants des canaux médiévaux. D'une berge à l'autre, bars, restaurants,
brasseries artisanales et petites boutiques de design se font face. La nuit, les Navigli et le Corso Porta
Ticinese ne dorment jamais vraiment. Dans la fraîcheur des canaux, on reprend son souffle. Un verre à la
main, on se laisse prendre par l'ombre mouvante et le clapotis de l'eau. Sous l'arche d'un pont, une
silhouette se dérobe. On songe en frémissant aux escapades nocturnes du Caravage dans le Milan de la
Renaissance. Plus loin, à l'autre bout de la ville, au fond de la salle du restaurant de la Cooperativa Nuova
Liberazione, via Lomellina, on refait le monde sous le regard sévère d'un immense portrait de Garibaldi. Ici,
personne ne songe aux peintres d'autrefois, à la mode ou aux cours des Bourses européennes. On
s'interroge sur l'avenir de la cité, sur l'Expo 2015 et sur ce qui arrivera après. Sur le futur de l'Italie et la
politique aussi. Puis l'on passe commande. Le vin arrive et les plats l'accompagnent. Doucement, les
conversations dérivent et s'alanguissent. Les visages se détendent. Quelqu'un recommande une bouteille.
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Carnet de voyages
Dans quèlques instants, le bar sera pris d'assaut. Ici «l'Aperitivo» est une institution. - Crédits
photo : ©Arnaud Robin / Figaro magazine Arnaud Robin
Utile
Site de l'Expo Milano 2015: vwvwwonderfulexpo2015.fr
Office national italien de tourisme, Enit (01.42.66.03.96 ; www.entt.it) .
Y aller
Avec Air France ( 36.54 ; www.airfrance.fr): 9 vols directs tous les jours Paris-Milan Linate au départ de
Roissy CDG. A partir de 90 €.
Organiser son voyage
Terres Lointaines (01.84.19.44.45 ; wwwterres-lointaines.com) .spécialiste du voyage sur mesure sur
internet, propose un forfait «City Break» exclusif de 4 jours/3 nuits pour découvrir la capitale lombarde et
l'Exposition universelle à partir de 750 € par personne. Prix au départ de Paris incluant les transferts,
l'hébergement en hôtel 3 étoiles avec petits déjeuners à Milan, l'entrée à l'Expo 2015 et le trajet A/R en
train Milan-Stresa pour une journée libre de découverte du lac Majeur.
Notre sélection d'hôtels
Le Four Seasons Hotel. - Crédits photo : ©Arnaud Robin / Figaro magazine
Dans un ancien monastère, le Four Seasons Hotel (00.39.02.77.088 ; www fourseasons, corn/milan) ouvre
ses portes sur l'un des plus beaux décors intérieurs de Milan. Son spa est à son image: raffiné et d'un luxe
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d'une rare élégance. Le chef, Silvano Prada, y
propose une belle cuisine italienne. A partir de
730 € la nuit.
Ouvert en 1932, l'Excelsior Gallia Hotel
(00.39.02.67.851 ;
www.excelsiorhotelgallia.com/fr) ,a été rénové par
l'architecte Marco Riva, qui a transformé ce joyau
architectural de la Belle Époque en une oeuvre
d'art contemporaine à couper le souffle. Sa
collection de 53 suites est unique. A partir de
350 €.
Délicieuse bonbonnière, le Château Monfort (00.39.02.77.67.61 ; www.hotelchateaumonfort.com) .membre
des Relais & Châteaux, s'est inspire de l'univers des contes de fées pour habiller ses chambres. A partir
de 290 €. Avec ses chambres ouvertes sur l'intérieur de la Galleria VittorioEmanuele ll, le TownHouse
Galleria (00.39.02.36.59.46.90 ; galteria.townhousehotels.com) vous plonge au coeur même de Milan.
A partir de 306 €.
Dans un immeuble du Corso Como, l'ancien quartier des ouvriers et des artisans, devenu aujourd'hui celui
des artistes, le 3 Rooms (00.39.02.62.61.63 ; www.3rooms-10corsocomo.com) propose 3 chambres
décorées par les plus grands designers italiens. Ultracontemporain. A partir de 410 €.
Expo 2015: A table!
Le Ratanà. - Crédits photo : ©Arnaud
Robin / Figaro magazine
Cracco (02.87.67.74 ; www.ristorantecracco.it)
.Chef ambassadeur de l'Expo Milano 2015 et
cuisinier médiatique, Carlo Cracco (2 étoiles
Michelin) ne cesse de revisiter les classiques de
la cuisine milanaise, comme l'escalope du même
nom. Compter 110 € à la carte.
Ristorante D'O à Cornaredo (02.93.62.209 ;
www cucinapop.do/it/d-o) : le laboratoire de
Davide Oldani, ) autre chef ambassadeur de
l'Expo, qui a créé un risotto au safran dédié à l'événement. A découvrir pour sa «cuisine pop». De 60 à
80 €.
Ratanà (02.87.12.88.55 ; www.ratana.it) .Le restaurant du troisième chef ambassadeur, Cesare Battisti, qui
s'amuse à réécrire l'histoire de la cuisine traditionnelle lombarde. Avec générosité et inventivité. De 50 à
70 €.
La Drogheria Milanese. - Crédits photo : ©Arnaud Robin / Figaro magazine
Le coup de cœur
La Drogheria Milanese (02.58.11.48.43 ; www.drogheriamHanese.it) .Au 7 via Conca del Naviglio, dans un
décor vintage entre épicerie fine et bistro, l'on mange ici au coude à coude des tapas version milanaise.
L'atmosphère est électrique, la cuisine pétillante et les produits d'une qualité et d'une fraîcheur
absolument incroyables. Assiettes à partir de 4,50 €.
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L'instant magique
ll Luogo di Aimo e Nadia (02.41.68.86 ;
www.aimoenadia.com) .Institution milanaise
ouverte depuis plus de 50 ans, ce restaurant
2 étoiles Michelin, membre des
Relais & Châteaux, est tout simplement l'une des
meilleures tables au monde. Stefania, la fille des
fondateurs, aux côtés des chefs Fabio Pisani et
Alessandro Negrini, fait briller une cuisine au
service des plus beaux produits de la
gastronomie italienne. Les tortelli farciti di
ossobuco et le tirami-sud sont inoubliables. Menu dégustation à partir de 95 €.
EXPO 2015
C'est l'événement de l'année jusqu'au 31 octobre. Après celle de 1906 et plus de quatre ans de travaux,
Milan accueille la deuxième Exposition universelle de son histoire: l'Expo Milano 2015. Imaginée autour du
thème «Nourrir la planète, énergie pour la vie», elle rassemble 147 pays autour d'un ambitieux programme
de plus de 7 000 manifestations, sur plus de 110 hectares aménagés pour l'occasion au nord-ouest de la
ville. Plus de 20 millions de visiteurs sont attendus. Parmi les réalisations incontournables, le pavillon
français, entièrement démontable et réalisé en bois: une prouesse technologique.
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