Histoire de Pierrefitte : - Ville de Pierrefitte sur Seine
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Histoire de Pierrefitte : - Ville de Pierrefitte sur Seine
Histoire de Pierrefitte : De « Petra ficta » à « Pierrefitte-sur-Seine» Les formes latines Petra ficta, frita ou fixa pour désigner « Pierrefitte » apparaissent au IXe siècle. Pour les historiens, Pierrefitte tire son nom de "pierre fichée" évoquant soit la présence d'un menhir de l'époque celtique, soit celle d'une borne délimitant deux territoires ou encore de « pierre faite » pierre façonnée. L'abbé de Saint-Denis, en 862, mentionne les vignobles de Pierrefitte et dès 1218, un acte accorde aux abbés de Saint-Denis le patronage de la paroisse. L’abbaye, seigneur du lieu jusqu’à la Révolution Française, percevait, à la jonction des routes de Calais et de Chantilly, des droits de barrage (péage) sur tous les produits provenant de la riche Plaine de France, de la Vallée de Montmorency et de la Picardie. En 1611, la première célébrité de la commune, Jacques Petit, chirurgien à l'hôtel-Dieu, naît à Pierrefitte. En avril 1789, Jean-Baptiste Lardier, rédacteur de l'un des deux cahiers de doléances de la commune, souligne déjà le danger de la grande route (RN1 d'aujourd'hui) et les difficultés que rencontrent les accidentés pour obtenir des soins "Nul secours pour les malades ou les blessés de Pierrefitte et étrangers où les accidents se multiplient par la continuité des voitures…N'est-il pas à désirer que l'Hôtel-dieu de Saint-Denis soit tenu de recevoir les malades et blessés du village de Pierrefitte, manants comme étrangers". La ville peut faire également état de quelques personnalités de renommée nationale voire internationale qui y vécurent ou furent inhumées au cimetière communal tels que JeanFrançois Paul de Gondi, cardinal de Retz (1613-1679), Jean-François Auguste Moulin, général et baron d'Empire (1752-1810), l'acteur dramatique Frédérick Lemaître (1800-1876) dont la statue orne le square Henriette-Vornière, boulevard Charles de Gaulle, le naturaliste, explorateur et paléontologue Alcide Dessalines d'Orbigny (1802-1857), l'historien humaniste Armand Brette (1848-1912). Sa situation, aux portes de la capitale et de la riche abbaye de Saint-Denis, l'expose à bien des vicissitudes. Pendant la guerre de Cent ans, les Anglais pillent et brûlent la ville. Pendant les troubles de la Fronde, Pierrefitte est mise à sac. Après la défaite de Napoléon Ier, l'invasion par les confédérés Anglais, Russes, Prussiens et Autrichiens en 1814-1815 cause des pertes financières importantes aux Pierrefittois et la destruction des archives communales. En septembre 1870, la population se réfugie à Saint-Denis et Paris, abandonnant Pierrefitte aux Prussiens. Les dégâts occasionnés sont importants et les événements démontrent l'importance stratégique de la Butte Pinson dans la ligne de défense de Paris, conduisant le génie militaire à y installer une redoute (1875-1877). A l'orée du XIXe siècle, le village ne compte que 684 habitants. Les maisons, des fermes et quelques vastes propriétés se situent le long de la rue de Paris, de la rue Guéroux jusqu'à la rue Etienne-Dolet alors appelée rue Gloriette. L'activité essentielle reste encore la culture : pommes de terre depuis 1792, luzerne dans les Basses terres (quartier de la gare) et aux Joncherolles, culture maraîchère (cassis, groseilliers, haricots primeurs et asperges), florale (roses, mignardises et chrysanthèmes), arbres fruitiers et pour 27 % du sol cultivable : la Service Archives-documentation 13/12/2012, 1/2 Histoire de Pierrefitte : De « Petra ficta » à « Pierrefitte-sur-Seine» vigne. L'implantation d'une voie de chemin de fer et de la gare en 1859 facilite l'écoulement des récoltes vers Paris et vers l'Angleterre. La bourgeoisie parisienne se rend à Pierrefitte en villégiature. Balzac et Théophile Gautier y rencontrent Frédérick Lemaître. Les peintres Suzanne Valadon, son fils Maurice Utrillo et Bandô résident quelques années à Pierrefitte. Jusque dans les années 1960, la jeunesse vient danser au Moulin de la Galette, en haut de la Butte-Pinson. L'industrialisation de Saint-Denis contribue à la fin du XIXe siècle à l'urbanisation du sud de la commune et notamment au développement du quartier dit du "Petit Pierrefitte" ou des « Joncherolles ». De nombreux lotissements se développent également au nord-est de la commune, certains aménagés dans de bonnes conditions, d'autres véritables modèles d'insalubrité. Quelques grosses entreprises s’installent à proximité de la gare créant pour la population locale, des emplois. En 1901, Pierrefitte compte alors 2863 habitants. Les bombardements et les trois jours de combats de rue lors de la Libération d’août 1944 ont occasionné vingt-neuf morts à Pierrefitte, dix civils résistants, six membres des FFI (Forces Françaises de l ’Intérieur) morts au combat, douze civils et un soldat français de la division Leclerc, des blessés, des immeubles sinistrés. Neuf otages sont fusillés par les Allemands avenue de la République. Après avoir dû affronter les problèmes du ravitaillement et de la reconstruction de l'aprèsguerre, les municipalités qui se succèdent dans cette seconde moitié du XXe siècle visent à créer ou moderniser les équipements nécessaires au développement harmonieux des activités scolaires, culturelles, sportives, sanitaires et sociales de la population pierrefittoise dans un environnement économique difficile. Le premier HLM (habitation à loyer modéré) s'édifie en 1954 (boulevard Mermoz) pour faire face à l'urgence des besoins en matière de logement de l'après-guerre. Pierrefitte perd ses activités agricoles mais conserve un environnement champêtre grâce à l'aménagement d'espaces verts : le parc de la République sur le site d'une ancienne carrière, le bois de Richebourg à la Butte Pinson, le parc Frédérick Lemaître et le parc du cimetière paysager des Joncherolles (1976). Signe de paix et d’amitié entre les peuples, la ville participe au mouvement des villes jumelées depuis 1966 avec Rüdersdorf en Allemagne et Braintree en Grande-Bretagne (1967). Elle a également depuis, signé deux conventions de coopération décentralisée avec la commune de Koussané au Mali en 2003 et le camp de réfugiés de Kalandja en Palestine en 2004. Riche d’une tradition d’engagement partenarial au sein de l’intercommunalité institutionnelle et de la communauté associative, Pierrefitte est une ville animée de nombreux projets d’aménagement de l’espace économique, de rénovation urbaine et d’évolution des modes de transports urbains, pour sa population multi-culturelle de plus de 28 000 habitants. Service Archives-documentation 13/12/2012, 2/2
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