Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup
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Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup
Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du territoire du Grand Pic Saint-Loup Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | ……… ……. | Novembre 2015 Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 1 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup Sommaire Volet 1| Analyse du contexte règlementaire 5 1| Le cadre réglementaire national régissant l’activité d’extraction 7 2| Les démarches administratives 8 3| Les effets de ces réglementations 9 4| Le Schéma départemental des carrières de l’Hérault 10 5| Synthèse des contraintes réglementaires à prendre en compte pour l’implantation d’une carrière 10 Volet 2| Analyse de la ressource et des besoins en granulat du territoire et du bassin de consommation 11 1| Les exploitations actuelles sur le territoire et son bassin de consommation 13 2| Les gisements et types de production 17 Solde de flux entre les départements de la région 18 3| La production réelle moyenne de granulat 19 4| Les besoins actuels et à venir 21 5| Les variables à intégrer 24 6| Synthèse : une ressource suffisante pour combien de temps ? 25 7| Conclusions sur les besoins en matière de granulats 28 Volet 3| Analyse spatialisée de la sensibilité du territoire 29 1| Point Méthodologique 31 2| La sensibilité environnementale du territoire 34 3| Les espaces agricoles d’intérêt agronomique 48 4| Analyse paysagère du territoire du Grand Pic Saint-Loup 51 5| Le contexte humain et urbain du Grand pic Saint Loup 64 6| L’accessibilité du territoire 66 7| Synthèse des niveaux de sensibilité 67 Volet 4| Annexes 69 2 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup Préambule Le territoire du Grand Pic Saint-Loup est reconnu pour son patrimoine naturel, agricole et paysager remarquable. Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable du SCoT proposait un projet de territoire garant de la préservation de ces valeurs à travers un leitmotiv partagé par tous les élus du territoire : « maintenir le caractère rural ». Dans l’optique de mieux mettre en valeur les ressources de son territoire et préserver le caractère rural des villes et villages du secteur, la communauté de communes du Grand Pic Saint Loup a souhaité établir un diagnostic complet afin de connaître au mieux l’état de l’activité des carriers du territoire. La qualité des gisements en granulat présents sur le territoire et la proximité d’un bassin de consommation d’importance ont fait que de nombreuses carrières ont vu le jour afin d’accompagner la croissance urbaine des villes et villages du secteur. Ces installations, classées au titre de la protection de l’environnement, impactent l’environnement, avec lequel ces activités doivent composer : intégration paysagère des activités, trafic généré par l’approvisionnement des stocks de granulat… Cette étude constituera un document de référence pour les porteurs de projets, les élus, les administrations et devra également avoir une vocation plus large d’information du public : elle donnera une photographie de la sensibilité des sites pouvant potentiellement accueillir l’implantation de projets de carrières. Elle servira de référence pour définir un cadre pour accompagner les partenaires du développement de carrières afin de favoriser l’insertion paysagère, environnementale et économique des projets et permettre une implantation raisonnée et concertée en accord avec la sensibilité du territoire. Cette étude sera donc le résultat d’un diagnostic précis du territoire et de des enjeux mis en regard des sensibilités environnementales du territoire. Le présent rapport est la restitution de la première phase du schéma territorial visant à présenter le contexte réglementaire dans lequel s’inscrivent les carrières, les demandes en ressources du territoire et les capacités des carrières à assurer ces besoins pour les années à venir, et enfin analyser de manière spatiales les sensibilités du territoire pour l’accueil de telle ICPE. L’Hérault est doté d’un schéma départemental des carrières, approuvé le 26 mai 2000. Il définit les conditions générales d’implantation des carrières et constitue une aide à la décision du Préfet pour la délivrance des autorisations d’exploiter au titre des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Ce dernier sera bientôt remplacé par le futur schéma régional des carrières dont l’élaboration devra prochainement être engagée. Carrière de Combaillaux En l’absence de zonage précis à l’échelle de son territoire, la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup a missionné une étude afin de connaître la sensibilité de son territoire (57 000 ha ; 47 000 hab.). Photo : Nicolas Bonnafous-Caumes Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 3 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup 4 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Volet 1| Analyse du contexte règlementaire Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 5 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 6 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup L’objectif de cette étape introductive est de dresser un état des lieux global du contexte réglementaire en vigueur en matière d’implantation de projets de carrières en France et dans le département de l’Hérault. 1| Le cadre réglementaire national régissant l’activité d’extraction + + Les carrières sont des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) régies par les dispositions du Code de l’Environnement. Elles relèvent de la rubrique 2510 de la nomenclature des ICPE, à l'exception des affouillements du sol. Les activités connexes (installations de premier traitement des matériaux de carrières : broyage, concassage, criblage, nettoyage, etc.,) relèvent quant à elles de la rubrique 2515. Selon leurs caractéristiques, elle sont soumises à autorisation administrative ou à enregistrement selon les dispositions des articles L. 512-1 et L. 512-7 du Code de l’Environnement, à l’exception de quelques cas (exemple : carrières de marne, de craie et de tout matériau destiné au marnage des sols ou d'arène granitique de dimension et de rendement faibles utilisées à ciel ouvert, sans but commercial, dans le champ même des exploitants ou dans la carrière communale, soumises aux dispositions applicables aux installations relevant du régime de la déclaration). Les principaux textes réglementaires l’exploitation des carrières sont : + encadrant l’implantation et + Arrêté du 05/05/2010 modifiant l’arrêté du 22 septembre 1994 relatif aux exploitations de carrières et aux installations de premier traitement des matériaux de carrière pour la prise en compte des dispositions de la directive européenne concernant la gestion des déchets de l’industrie extractive ; + Arrêté du 22 septembre 1994, relatif aux exploitations de carrières et aux installations de premier traitement des matériaux de carrière ; + Circulaire du 19/02/2004 relative à l’évolution législative récente influant sur l'instruction des demandes d'autorisation d'exposition de carrières et l'élaboration des schémas départementaux des carrières ; Arrêté du 01/02/1996 fixant le modèle d'attestation de la constitution de garanties financières prévues à l'article 23-03 du décret n°77-1133 du 21/09/1977 ; Arrêté du 10/02/1998 relatif à la détermination du montant de garanties financières de remise en état des carrières prévues par la législation des installations classées, Circulaire du 10/12/2003 relative à l'application de la rubrique n°2510 de la nomenclature des installations classées. Cette réglementation s’attache principalement à la limitation des impacts et à la réhabilitation environnementale des sites. Selon la nature des matériaux extraits en effet, les modes d’exploitation et les volumes de production étant variés, les impacts plus ou moins directs le sont aussi : A | Impacts directs : + Impacts sur les habitats et le paysage : liés à la disparition de la végétation originelle (provisoire, car les garantie financières de remise en état du site assurent une recolonisation des espèces végétales et animales à long terme), au décapage des sols, à l’apparition de fronts de taille, la présence de bâtiments d’exploitation, au stockage des matériaux, à la création de merlons (ouvrages en terre élaborés pour masquer la carrière) ; + Impacts sur la qualité de l’air : liés à la génération d’envols de particules fines (par concassage, criblage des matériaux, stockage et circulation d’engins, le niveau de pollution dépendant des matériaux extraits : l’impact est par exemple considéré comme faible pour les sables pliocènes ou kaolins, ces matériaux étant humides). Dans le cas des carrières du Grand Pic Saint Loup, les particules fines sont finement étudiées et suivies par Air LR dans le cadre du Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) de Montpellier. + Impacts sur le milieu aquatique : même si les exploitations ne sont pas réalisées dans le lit mineur des cours d’eau, les atteintes peuvent pourtant être de plusieurs ordres : suppression de zones humides, modification des écoulements souterrains et surtout rejets d’eaux potentiellement polluées et riches en matières en suspension (évacuation après pompage, ruissellement sur les stocks, lavage des matériaux). Le volume des eaux rejetées est très différent d’un site à l’autre et soumis aux aléas météorologiques. La qualité des eaux rejetées peut en effet être altérée par une concentration élevée en matière en suspension (MES), en métaux et en hydrocarbures. + Nuisances sonores et vibrations : les premières étant toutefois de plus en plus limitées du fait des progrès des installations et équipements de traitement des matériaux, et les secondes limitées aux exploitations de roches massives avec de nouvelles techniques moins impactantes. B | Impacts indirects : + liés au transport des matériaux (bruits, poussières, gaz à effets de serre), les quantités en jeux étant souvent très importantes et les fréquences de rotation élevées. Les normes environnementales imposent de plus en plus un renouvellement du parc de camion (moins polluants) et à l’amélioration des motorisations. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 7 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 2| Les démarches administratives Toute ouverture ou extension de carrière suppose donc une demande d’autorisation auprès du Préfet, procédure longue et composée 5 étapes, soumise à enquête publique. Cette demande doit être en tout point conforme aux prescriptions réglementaires relatives aux carrières et réglementation ICPE régie par le Code de l’Environnement. Le Préfet délivre une autorisation sur la base d’un dossier réglementaire comportant notamment comme pièce maîtresse une étude d’impact sur l’environnement, et sur la base d’un outil d’aide à la décision : le schéma départemental des carrières, établi en cohérence avec les autres instruments de planification comme les SDAGE, les SAGE etc… L’autorité délivre l’autorisation après avoir vérifié, conformément aux dispositions de l’arrêté du 10/02/1998 relatif à la détermination du montant de garanties financières de remise en état des carrières, si les dispositifs de remises en état ont bien été pris en compte, dans le cas où l’exploitation connaitrait une quelconque défaillance. En effet, les carriers sont tenus de remettre en état les terrains après exploitation à leur frais. L'autorisation administrative est réalisée pour une durée maximum de 30 ans, renouvelable sous certaines conditions, et l’arrêté préfectoral d’autorisation précise notamment : + + + + + + + La capacité du site et la durée d’exploitation autorisée, Les modalités techniques d’exploitation du site, Les obligations à respecter en matière de protection de l’environnement Les mesures à prendre pour la sécurité et la santé du personnel, Les dispositions relatives au réaménagement des terraines après exploitation, les suivis environnementaux à réaliser, les garanties financières. 8 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 3| Les effets de ces réglementations Ainsi, la réglementation relative aux carrières impose –t-elle les interdictions et contraintes d’implantation principales suivantes : A | Interdictions réglementaires : + Exploitations dans le lit mineur des cours d’eau, + Exploitations de carrières de granulats dans l'espace de mobilité du cours d'eau (espace du lit majeur à l'intérieur duquel le lit mineur peut se déplacer), + L'arrêté d'autorisation fixe la distance minimale séparant les limites de l'extraction des limites du lit mineur des cours d'eau ou des plans d'eau traversés par un cours d'eau. Cette distance doit garantir la stabilité des berges. Elle ne peut être inférieure à 50 mètres vis-à-vis des cours d'eau ayant un lit mineur d'au moins 7,50 mètres de largeur. Elle ne peut être inférieure à 10 mètres vis-à-vis des autres cours d'eau. + Le pompage de la nappe phréatique pour le décapage, l'exploitation et la remise en état des gisements de matériaux alluvionnaires, sauf autorisation expresse accordée par l'arrête d'autorisation après que l'étude d'impact en a montré la nécessité, + Les rejets d'eau de procédé des installations de traitement des matériaux à l'extérieur du site autorisé. Ces eaux sont intégralement recyclées. Le circuit de recyclage est conçu de telle manière qu'il ne puisse donner lieu à des pollutions accidentelles. B | Contraintes réglementaires + Les exploitations de carrières dans le lit majeur de nappes alluviales ne doivent pas créer de risque de déplacement du lit mineur, faire obstacle à l'écoulement des eaux superficielles ou aggraver les inondations, + Dans le cas où l'exploitation de la carrière est conduite dans la nappe phréatique, des mesures tendant au maintien de l'hydraulique et des caractéristiques écologiques du milieu sont prescrites. + Les eaux canalisées rejetées dans le milieu naturel doivent respecter des valeurs seuils imposées par la réglementation. Ces valeurs doivent être compatibles avec les objectifs de qualité du milieu récepteur, les orientations du schéma d'aménagement et de gestion des eaux et la vocation piscicole du milieu. Elles sont, le cas échéant, rendues plus contraignantes. + L’exploitant a l’obligation de constituer des garanties financières destinées à assurer la remise en état du site au cas où l’entreprise serait défaillante. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 9 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 4| Le Schéma départemental des carrières de l’Hérault 5| Synthèse des contraintes réglementaires à prendre en compte pour l’implantation d’une carrière Le schéma départemental des carrières de l’Hérault dresse, au regard des besoins et des caractéristiques environnementales du département, mais aussi des ressources et besoins du département et des départements voisins, les conditions générales d’implantation des carrières. Il n’est pas opposable aux documents d’urbanisme mais doit être compatible avec les SDAGE et SAGE. ll fixe notamment les restrictions strictes et obligations liées à la protection de l’environnement et du patrimoine et impose des interdictions liées à la sensibilité des milieux comme : + + Interdiction d’extraire des matériaux sous le niveau piézométrique des plus hautes eaux augmentée d’une marge de sécurité de 2 mètres Interdiction d’extraite des matériaux alluvionnaires sous la nappe par rabattement de celle-ci. Remarque : La réglementation élaborée à l’échelle nationale fixe les conditions générales d’exploitation des carrières et intègre des mesures de protection de l’environnement. Elle prévoit également que le niveau départemental, et depuis la loi ALUR du 24 mars 2014 (dont les décrets d’application ne sont à ce jour pas sortis), le niveau régional, participe à la définition de ce cadre contraignant. Ainsi les restrictions et préconisations départementales seront amenées à évoluer. Le cadre réglementaire nationale et départemental relatif aux carrières fixe de fait les premières règles et contraintes à prendre en compte pour leur implantation avec des restrictions strictes et non discutables (même si les contraintes règlementaires peuvent évoluer, comme les EBC par exemple) et des points vigilance plus ou moins nuancés, listés ci-après : A | Zones rédhibitoires (Restrictions strictes) : Code de l’environnement et réglementation ICPE : Fôrets protégées, Espaces boisés et classés, Espaces à préserver (loi littoral – loi montagne) Périmètre de protection immédiate (captages AEP) Réglementation carrières et schéma départemental : Lit mineur des cours d’eau, Espace de mobilité du cours d'eau (espace du lit majeur à l'intérieur duquel le lit mineur peut se déplacer), Distance minimale séparant les limites de l'extraction des limites du lit mineur des cours d'eau ou des plans d'eau traversés par un cours d'eau : > 50 mètres vis-à-vis des cours d'eau ayant un lit mineur d'au moins 7,50 mètres de largeur et > à 10 mètres vis-à-vis des autres cours d'eau, Zones d’extension des crues à fréquence centennale pour l’Herault, Zones inondables : Interdiction d’extraire des matériaux sous le niveau piézométrique des plus hautes eaux augmentée d’une marge de sécurité de 2 mètres, Interdiction d’extraite des matériaux alluvionnaires sous la nappe par rabattement de celle-ci. 10 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 B | Zones de vigilance avec interdictions au cas par cas : Parcs naturels régionaux, Réserves naturelles, Zones de protection de biotope, Sites classés et inscrit et rayon de 500m), Monuments historiques (et rayon de 500m) Espaces Naturels Sensibles Périmètre de protection Rapproché ZPPAUP, ZNIEFF I, Forêts soumises au régime forestier, Zone UNESCO NATURA 2000 Sites géologiques remarquables C | Zones de vigilance nécessitant un porter à connaissance : ZNIEFF II, ZICO, Aquifères à valeur patrimoniale, Zones humides PNA Sites archéologiques D | D’autres critères, pouvant s’avérer restrictifs à l’échelle d’un projet et d’un territoire, sont également à prendre en compte, comme : Implantation des autres installations classées, Distances entre les lieux d’extraction et les lieux de consommation Voies d’accès et milieu urbain traversé, Zones AOP/AOC – Activités agricoles de qualité , Exposition aux risques (notamment mouvement de terrain) Intégration paysagère. Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Volet 2| Analyse de la ressource et des besoins en granulat du territoire et du bassin de consommation Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 11 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 12 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 1| Les exploitations actuelles sur le territoire et son bassin de consommation A | Les exploitations sur le territoire de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup Trois grandes exploitations se situent sur le territoire de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup. Principalement situées au Sud du territoire, elles sont implantées sur le massif du Bois de Valène et extraient exclusivement de la roche calcaire. Les arrêtés préfectoraux d’ouverture de carrière et/ou d’extension, permettent de connaître les volumes d’extraction autorisés par an, ainsi que la durée d’exploitation : Carrière de Couneyrède (vers l’Arboussas), située sur la commune de Combaillaux, dont la capacité autorisée est de 500kT de roche extraite par an. L’autorisation d’extraction est attribuée jusqu’en 2016. L’exploitant est Lafarge Granulats Sud ; Carrière les Sauzes, située sur la commune de Viols-le-Fort, dont la capacité autorisée est de 400kT de roche extraite par an. L’autorisation d’extraction est attribuée pour jusqu’en 2023. La carrière est exploitée par la société Nouvelle Carrières du pic-SaintLoup. Carrière du Grand-Autas, située sur la commune de Murles, dont la capacité autorisée est de 1000kT de roche extraite par an. L’autorisation d’extraction est attribuée pour jusqu’en 2022. La carrière est exploitée par la société Languedoc Granulats. Dans l’état actuel des autorisations préfectorales délivrées, la capacité maximale d’extraction des carrières du territoire est de 1900 kT de roche calcaire. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 13 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 14 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup B | Le territoire de consommation A la lecture du Schéma Départemental des Carrières, ainsi que du rapport BRGM de 2012 (basé sur des études réalisées par le principal syndicat de la profession : l’UNICEM), le rayon maximal de livraison des carrières du Pic Saint Loup ne dépasse pas les 30 km à la ronde. Plus précisément, la distance moyenne parcourue par les bennes de livraison pour le secteur de Montpellier se situe aux alentours des 16, 6 km. Le tracé des périmètres permet d’apprécier l’aire d’alimentation et de commercialisation actuelle des carriers de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup dans des conditions d’exploitation standard. Celle-ci s’étend d’Est en Ouest de Gignac (exceptionnellement Clermont l’Hérault) à Lunel/sSommières, du Nord au Sud, de Ganges à la Grande Motte et Sète. En termes de limite administratives, le territoire de consommation susceptible de faire appel aux carrières de la CCGPSL est : La CCGPSL L’agglomération de Montpellier Le Pays d’Or Thau Agglo et plus globalement, le Bassin de Thau Le Pays de Lunel Le cœur d’Herault Et les communes du Haut Heraultais. Cette zone représentait en 2009 près de 727 000 habitants. Rapporté à l’année 2014, le nombre d’habitant serait approximatif à 799 000 individu (soit plus de 72 000 par rapport à 2009), soit près de près de 72,6 % des habitants du département de l’Hérault. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 15 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup C | Les autres exploitations consommation alimentant le bassin de Les principales carrières incluses dans le périmètre des 30km autour des exploitations de la CCGSPL sont synthétisées sur le tableau cicontre. Certaines d’entre elles n’ont pas vocation à produire du granulat. C’est notamment le cas de celle de Beaulieu (proroch) destinée à produire de la pierre d’ornementation. A ces carrières s’ajoutent également celles situées à proximité du principal pôle de consommation, qui est l’agglomération de Montpellier (cette agglomération regroupe à elle seule environ 444 040 habitants en 2014). Dans le respect des distances moyennes parcourues par les carrières aux alentours de l’agglomération de Montpellier, peuvent être ajoutées les principales carrières de plus de 100 kt/an autorisés suivantes : Le Bas Mas Rouge à Aigues Vives Les carrières de Pompignan Le lustre à Vergèze Le Chemin Ferrat à Saint André de Sangonis Au total, ce sont près de 22 sites d’extraction supplémentaires (tout type de matériaux et toute quantité autorisée) alimentant potentiellement le même bassin de consommation de Montpellier, en plus des 4 carrières situées sur la CCDSP. L’ensemble de ces carrières de la région du bassin de consommation de Montpellier correspondent à une production de 13 440 kT annuelle autorisée (en 2015), essentiellement destinée à la production de granulat (certaines sont destinées à de la roche ornementale comme la carrière de Beaulieu). 16 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 2| Les gisements et types de production A | A l’échelle de la CCGPSL Le territoire repose sur un substrat essentiellement calcaire, de collines et de plateaux de moyennes altitudes (200 à 500 m), dominé par les reliefs de la Séranne (942 m au Roc Blanc) et par le Pic SaintLoup. Concernant la tectonique, les plissements majeurs du territoire sont d’âge Pyrénéen. D’importance assez modeste, la tectonique pyrénéenne s’est manifestée soit par des plis (Plis de Viols-le-Fort, du Pic Saint-Loup, etc.), soit par le jeu de failles inverses (principalement en bordure sud du bassin de Saint-Martin-deLondres, écailles du mas de Bouis) ou en décrochement. Les principales ressources utilisées sur le territoire et les territoires voisins pour l’extraction de granulats sont les calcaires du Jurassique supérieur (nommés J8-9 sur la carte géologique), et du Crétacé inférieur (nommés n1-n2 sur la carte géologique). Les calcaires du Jurassique supérieur sont principalement situés sur la partie Ouest du territoire et plus particulièrement au Sud-Ouest (là où se situent les 3 carrières en activité du territoire). Les calcaires du Crétacé inférieur, quant à eux, sont situés sur la partie Est du périmètre. Sur la CCGPSL, les granulats extraits sont essentiellement utilisés pour le marché du bâtiment et des travaux publics. Aucune production n’est destinée aux matériaux d’industrie, ni d’ornementation. Le contexte topographique du territoire fait que les carrières sont essentiellement à ciel ouvert, parfois situées à flanc de colline, qui nécessite un aménagement paysager pour favoriser son intégration dans l’environnement. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 17 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup B | A l’échelle du bassin de consommation # Ressources potentielles Le bassin d’alimentation du secteur de Montpellier a une production essentiellement tournée sur de la roche dure calcaire. L’analyse géologique à l’échelle régionale illustre le fait que les formations calcaires affleurent très largement dans la moitié orientale du département de l’Hérault, depuis les plateaux des Grands Causses, le massif de la Serrane, les garrigues Nord montpelliéraines jusqu'à la Gardiole et le Mont St Clair, à l’extrémité méridionale. Il s’agit de calcaires massifs durs alternant avec des calcaires plus ou moins marneux. Les faciès massifs et homogènes s’avèrent prépondérants dans la terminaison du Jurassique supérieur et constituent un matériau présentant de bonnes qualités géotechniques. Bassin de consommation Les carrières du cœur d’Hérault sont, elles, essentiellement destinées à extraire des roches meubles, telles que des graviers ou sables alluvionnaires. La quasi-totalité des carrières ont pour finalité d’alimenter en granulats le secteur du BTP. Certaines activités diffèrent, comme la carrière de Beaulieu qui extrait des blocs d’ornementation. # Ressources potentielles En Languedoc Roussillon, les ressources potentielles en granulats et matériaux de construction existent sur une superficie de 11 390 km² soit 41% du territoire régional, hors contraintes urbanistiques et enjeux environnementaux (d’après données BRGM). Le schéma départemental des carrières a identifié les gisements potentiellement exploitables. Appliqué à l’échelle de la CCGPSL, les ressources potentielles en granulats et matériaux de construction couvrent environ 30523 ha, sur les 57664 ha du territoire de la CCGPSL, soit 53%. Le territoire de la CCGPSL est donc un territoire où, hors contraintes urbanistiques et enjeux environnementaux, d’importants gisements existent et permettent d’alimenter le territoire de Montpellier. 18 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Production régionale Roches Roches naturelles recyclées Sources kTonne Données UNICEM contenues au sein du rapport BRGM/DREAL 2012 20200 et 26 000 sur les 10 dernières années (entre 2000 et 2011) 1100 Production du bassin de Montpellier Production départementale Production des carrières de la CCGPSL Roches Roche Roches Roche Roches naturelles recyclées naturelles recyclées naturelles Données UNICEM contenues au sein du rapport BRGM/DREAL 2012 + Schéma départemental des carrières Entre 6300 et 9500 entre 1982 et 1997 1100 Données UNICEM contenues au sein du rapport BRGM/DREAL 2012 + Schéma départemental des carrières Avant 2000, .4700kT (entre 50-60% des capacités autorisées). Aujourd’hui, 1100 entre 70 et 80% des capacités autorisées, soit entre 6240kT et 7130kT Roches recyclées UNICEM + Registre d’enquête publique pour la demande d’ouverture d’une carrière au lieu dit Puech d’estrou, à Viols-en-laval, 2009 Avant 2000, entre 50-60% des capacités autorisées. Aujourd’hui, entre 70 et 80% des capacités autorisées, soit entre 1435 et 1640kT. 3| La production réelle moyenne de granulat A | La production réelle du territoire A l’heure actuelle, la production des carriers de la CCGPSL représentent entre 1435kt et 1640Kt, soit l’équivalent de 23% et 26% de la production réelle du bassin de Montpellier. 0 Solde de flux entre les départements de la région B | Les importations et exportations Aux productions locales sont à ajouter les productions importées. D’après le rapport du BRGM de 2012 « à l’exception de rares marchés de niche, la région n’exporte pas de granulats sur de longues distances. Les exportations sont des exportations de proximité, en bordure de région, dans la première couronne de l’espace extérieur. ». Le secteur de l’Hérault est en parti alimenté par les carrières gardoises, à hauteur de 30kT de granulats par an (solde constaté en 2008). Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 19 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 20 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 4| Les besoins actuels et à venir La roche est exploitée à différentes finalités. Les utilisations les plus consommatrices en matériaux sont celles liées aux travaux publics d’entretien des réseaux routiers (travaux divers, terrassements…) et à la construction (différents types de bétons). Ce sont essentiellement ces deux utilisations qui vont influencer de manière significative les besoins actuels et futurs en matériaux. A | Les besoins actuels En 2008, la demande en granulats pour la région Languedoc-Roussillon était estimée à 20,14 millions de tonnes soit 7,8 tonnes/habitant/an hors travaux exceptionnels. Cette demande peut être très variable d’année en année et en fonction des secteurs géographiques. En effet, au regard des chiffres avancés dans le Schéma départemental des carrières de l’Hérault, la consommation globale du département était de 7,3 Mt en 1994, soit une moyenne de 9,2 tonnes par habitant. En 2008, elle n’était plus que de 7,9 t/an/habitant (rapport BRGM de 2012). Un habitant du Languedoc Roussillon, et plus spécifiquement de l’Hérault, a une moyenne annuelle supérieure à la moyenne nationale. La région connait, en plus d’une forte croissance démographique, une dynamique touristique importante qui induit des besoins supplémentaires en termes d’équipements et d’infrastructures justifiant cette consommation moyenne plus importante. Si l’on réalise l’exercice à l’échelle du bassin de consommation de Montpellier, dont la population est estimée à 799 000 habitants environ en 2014, et qui connaît une production moyenne comprise entre 6240 kT et 7130 kT de granulats par an au cours de ces dernières années, on peut estimer la consommation moyenne par habitant du bassin de consommation du secteur de Montpellier varie entre 7,8 à 8,9t par an par habitant. Ces différences s’expliquent notamment par l’évolution très variable du secteur des marchés publics et des grands travaux, qui représentent près de la moitié du marché. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 21 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup B | Les besoins futurs # L’évolution démographique 1. Eléments de prospective à l’échelle régionale (éléments issus du rapport BRGM 2012) Selon l’INSEE, la région comptait 2 633 000 habitants en 2010. La croissance moyenne de la région était de 1,4% contre 0,7% en France métropolitaine entre 1999 et 2009. Cette croissance a principalement été portée par l’Hérault qui a gagné en moyenne 13 700 habitants chaque année depuis 1999 (+1.6% par an). 2. Prospective à l’échelle de l’Herault (éléments issus du rapport BRGM 2012) : 3. Prospective à l’échelle du bassin de consommation (éléments issus des différents SCoT) : L’analyse prospective du rapport du BRGM a également été établie à l’échelle départementale de l’Hérault. Sur la base des chiffres constatés en 2008 (sur les besoins par habitants), il apparait que la demande estimée en granulats en 2020 et 2030 dépassera la production départementale (dans le cas où la capacité de production est similaire à celle connue en 2008). En effet, la demande dans l’Hérault serait de 10 389 tonnes par an en 2030, alors que la production serait de 8 500 tonnes par an. Différents SCoT ont été approuvés couvrant le même périmètre d’intervention des carrières du Pic Saint Loup. Les éléments de prospective et les objectifs de affichés dans ces SCoT sont donc susceptibles d’affecter directement la production des carrières situées sur la CCGPSL. Selon l’INSEE, dans les années à venir, l’évolution démographique devrait s’infléchir. De l’ordre de 1,4% par an dans la décennie précédente, elle devrait être de l’ordre de 0,8% (perspective moyenne) à 1% par an (perspective haute) de 2010 à 2040. « A supposer que les modes de consommation et les usages actuels persistent avec un taux moyen annuel de 7,8 tonnes de granulats par an et par habitant, la demande en granulats devrait atteindre 22.24 millions de tonnes en 2020 et 24.09 millions de tonnes en 2030 avec une perspective de croissance démographique moyenne de 0.8% par an soit une croissance de la demande de l’ordre de 0.9 à 1% par an jusqu’en 2040 ». 22 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Les différents SCoT approuvés sont les suivants : Montpellier agglomération (approuvé en 2006, en cours de révision), SCoT du bassin de Thau (approuvé en 2013), SCoT du pays de l’Or (approuvé en 2011), SCoT du Pays de Lunel (approuvé en 2006). La CCGPSL et le Cœur d’Hérault ont également engagé des démarches visant à définir un SCoT. Dans une version précédente non opposable, la CCGPSL avait défini un objectif de 64 000 habitants d’ici 2030 (soit une croissance 1,7% par an). Le Cœur d’Hérault, lui, est aux prémices de sa démarche. Dans ce cas, la croissance annuelle réalisée entre 1999 et 2011 est prise pour base (2,5% par an). Les communes de l’arrière pays gardois et du nord héraultais n’ont pour l’heure engagées aucune démarche de SCoT. Au regard des différents objectifs affichés, la population de l’ensemble du bassin de consommation est estimée à 1 130 000 habitants, à l’horizon 2030, soit un accueil sur l’ensemble du bassin de consommation de 320 000 à 330 000 habitants supplémentaires, dont près de 290 000 à 300 000 sur les secteurs suivants : le bassin de Thau, le Cœur d’Hérault, Montpellier Agglomération, Pays de l’Or, Pays de Lunel, Le Grand Pic Saint Loup (soit une croissance moyenne annuelle de 1,95% sur ces secteurs). Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup # Les grands chantiers Peuvent être considérés comme « grands travaux », les projets modifiant la production départementale et/ou régionale en granulats d’environ 10 %. Pour le Languedoc-Roussillon, cela correspond à environ 2,3 millions de tonnes de granulats ce qui, en tonnage, correspond à des travaux de grandes infrastructures. Deux grands travaux sont en projet en LanguedocRoussillon : le projet routier du dédoublement de l’autoroute A9 dans le secteur de Montpellier, le projet de contournement ferroviaire NîmesMontpellier. 1. A l’heure actuelle les travaux du dédoublement de l’autoroute A9 ont été engagés. Ces derniers vont s’étaler jusqu’en 2017. La première période (de 2013 à 2015) a essentiellement été destinée à établir les terrassements et la préparation aux ouvrages d’arts. 2015-2016-2017 sera, d’après le calendrier, destiné à la réalisation des gares de péage. Selon ASF, les besoins en matériaux sont de l’ordre de 5 millions de m3 (12 millions de tonnes) dont : 3 360 000 m3 de granulats issus de l’extérieur soit 9 072 000 tonnes (75 %) ; 1 720 000 m3 de déblais réutilisés en remblais soit 3 182 000 tonnes (25 %). 3. Projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan Aujourd’hui encore en phase d’études préalables, ce projet entrera dans sa phase opérationnelle après 2016. Les estimations des besoins en matériaux ne sont pas encore connues à ce jour, l’emplacement précis du tracé n’étant pas encore arrêté. 4. Les travaux du Conseil général 34 D’après le chargé de programmation des travaux d’infrastructures du CG 34, M. Jomard, les principaux projets du CG 34 pouvant influencer les besoins en granulat à l’échelle du bassin de consommation de Montpellier sont essentiellement ceux visant la finalisation du LIEN. Actuellement en cours d’étude, le projet est à un stade charnière, puisqu’il a été déposé le dossier préalable à la DUP. Historiquement, une première DUP avait été accordée, puis annulée, par décision du tribunal administratif. Les principaux projets qui risquent d’impacter les besoins en granulats sur le territoire de la CCGPSL sont ceux liés à la future ligne Montpellierperpignan et à la finalisation du LIEN. Encore au stade précoce, ces projets modifieront à minima le marché du secteur d’au moins 10% de la consommation moyenne pour les 510 prochaines années à venir. Les plus gros travaux mobilisant des granulats ont été aujourd’hui réalisés. 2. Projet de ligne de contournement Nîmes Montpellier. Ce projet a été déclaré d’utilité publique le 16 mai 2005. Selon les données de RFF, l’apport extérieur de matériaux serait de l’ordre de 9 millions de tonnes. Les travaux de ce projet ont débutés courant 2013. Ils s’échelonnent également jusqu’en 2017. Les principaux travaux d’équipement ferroviaire sont prévus au cours de l’année 2015. Dans le scénario maximaliste (simultanéité des chantiers), 6 millions de tonnes par an de matériaux seront nécessaires. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 23 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup B | Une consommation moyenne par habitant supérieure à la moyenne nationale 5| Les variables à intégrer A | La valorisation des déchets # D’après le BRGM, « la demande courante en granulats hors travaux exceptionnels, ballast et enrochements, s’élève à 20.14 millions de tonnes. A l’échelle régionale, cette demande correspond à 7.9 tonnes / habitant /an (supérieure au ratio national qui est de 7 tonnes) ». Selon l’étude BRGM, les chiffres récoltés auprès de l’UNICEM mettent en avant le fait que le Languedoc-Roussillon produisait 1,1 million de tonnes (production sur plateforme hors recyclage sur chantiers) de granulats issus de la démolition d’ouvrage de BTP en 2008, soit 6 % de la production totale de granulats. Plus récemment, après un audit de 20 plateformes basées en Languedoc-Roussillon, le syndicat professionnel de l’industrie routière (SPRIR) évalue le gisement de déchets inertes du BTP à 7,5 millions de tonnes par an avec un taux de valorisation entre 45 et 65% (soit 3.37 à 4.87 millions de tonnes). A l’horizon 2020, l’objectif serait de valoriser 1,5 millions de tonnes supplémentaires. Si le recyclage du granulat issu du BTP est possible, les produits recyclés sont de moindre qualité. De plus, les quantités produites restent à la marge au regard des productions issues des carrières. Cette variable reste mineure au regard de l’impact qu’elle a sur le marché local des carrières. Consommation moyenne par habitant en Languedoc Roussillon Cette valeur, bien supérieure à la moyenne nationale, s’explique par des aménagements et des besoins en construction nécessaires dans la région pour accueillir la population saisonnière, très importante durant l’été. Cette situation fait que ces besoins se répercutent sur le ratio de la population sédentaire vivant dans la région. # C | Les distances de livraison à considérer L’approvisionnement des secteurs de consommation s’effectue sur une distance limitée car elle induit des efforts techniques, de logistique mais également financière si la distance entre bassin de production et de consommation augmente. Généralement, ce sont dans les secteurs les plus urbanisés où les sensibilités environnementales sont les plus que les distances sont les plus importantes. Dans la région de Montpellier, les transporteurs réalisent en moyenne 16,6km (d’après données récoltées par l’UNICEM). Une consommation moyenne par habitant supérieure sur le secteur de Montpellier, mais qui tend à décroitre La moyenne par habitant du bassin de consommation de Montpellier en 2014 est estimée à 7,8 et 8,9T par habitant. Cette consommation totale inclue les grands travaux en cours (doublement de l’A9, contournement de Nîmes-Montpellier). Les chiffres annoncés par l’UNICEM mettent en garde sur une diminution de la consommation moyenne par an par habitant dans ce secteur, puisqu’un essoufflement du marché de la construction et du marché des travaux public est constaté. En effet, les futurs grands travaux prévus à l’heure actuelle dans le bassin de consommation de Montpellier (finalisation du LIEN et ligne nouvelle MontpellierPerpignan) ne seront pas d’une ampleur similaire à ce que sont aujourd’hui les grands travaux du secteur. Leur phase opérationnelle tarde également à venir. Pour ces raisons, les estimations faîtes pour les années à venir à l’échelle du bassin de consommation de Montpellier mettent en évidence une diminution de la consommation moyenne par habitant. 24 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Les implantations de carrières des principaux pôles de consommation dépendant étroitement du mode production établie (production importante ou très locale), des modes d’acheminements utilisés (fer, eau, route), de l’existence de plateforme de stockage/réception au sein du bassin de consommation, et d’une distribution finale organisée (souvent via des bennes). Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 6| Synthèse : une ressource suffisante pour combien de temps ? A | Une ressource manquante dès 2015 pour le BRGM D’après le rapport du BRGM de 2012, en Languedoc Roussillon, l’estimation des besoins courants en granulats et de la production à l’échelle régionale à l’échéance 2015 et 2020 met en évidence un déficit en granulats de l’ordre de 3.75 millions de tonnes en 2015 et de 7.33 millions de tonnes en 2020 (Tableau 36). Cette estimation repose sur plusieurs hypothèses : taux de croissance démographique moyen de 0.8% par an tel que modélisé par l’INSEE ; besoin constant en tonnes par habitant et par an de 7.9 ; non renouvellement des autorisations à exploiter les carrières ; production en granulats issus du recyclage et en mâchefers constante. En appliquant ces hypothèses de base à l’échelle du bassin Montpelliérain, un manque aurait dû être constaté sur un bassin d’alimentation restreint depuis 2008 (de 0 à 20 km). Ces conclusions restent à nuancer car ce manque « théorique » a été compensé par le renouvellement d’arrêtés préfectoraux, (Brissac par exemple) et l’apport supplémentaire de matériaux de carrières situées en dehors de la limite des 20 kms. A titre d’illustration, les carrières de Saturargues et de Poussan ont bénéficié d’arrêtés préfectoraux de renouvellement/extension. Dans un plus large périmètre d’alimentation (de 0 à 40 km), le seuil critique serait atteint en 2016 (à cette date, la demande dépassera la production). Ce phénomène est actuellement constaté sur le territoire, puisque une partie de la production provient du Gard (Carrière de Vergèze). Ces conclusions restent à nuancer au regard des tendances observées de nos jours. En effet, les hypothèses de base au calcul paraissent peu en accord avec les objectifs et tendances affichées par les documents d’urbanisme et les professionnels du secteur des carrières (UNICEM) puisque : Les besoins constant en tonnes par habitant du bassin de consommation montpelliérain risquent de diminuer et d’être bien inférieur à la moyenne régionale constatée aujourd’hui (7,9T/an/habitant). Les tendances annoncées par les carriers tablent sur une consommation moyenne se rapprochant de la moyenne nationale, entre 6,5 et 7t/an/hab). Les carrières n’exploitent pas dans leurs capacités optimales les gisements existants. Si l’autorisation accordée est limitée à 30 ans, elle peut être renouvelée dans le cas où les gisements initialement prévus à l’exploitation n’ont pas tous été extraits. Les objectifs annoncés par l’ADEME et le BRGM mettent en évidence une utilisation et une montée en puissance de l’exploitation de granulats recyclés dans les années à venir (même si elle reste mineure au regard de la production extraite des carrières). Les politiques publiques et les institutions porteurs des grands projets d’infrastructures favorisent la ré-exploitation des matériaux sur site, plutôt que l’importation. Sur la base de ces hypothèses, les postulats de base ayant permis le calcul de la consommation future de la région (BRGM) sont à réévaluer à l’échelle du bassin de consommation de Montpellier puisque : La croissance démographique forte annoncée dans les documents d’urbanisme entraînera une augmentation du volume globale en besoin en granulat par année sur le bassin de consommation Les extractions actuellement autorisées ne seront vraisemblablement pas toutes exploitées à l’échéance de l’arrêté préfectoral. Les arrêtés pourraient donc être prolongés. La demande en granulat liée aux marchés des grands travaux du secteur pour les années à venir risque de diminuer, ce qui va impacter le besoin moyen par habitant (qui aura tendance à diminuer). B | Une approche approfondie consommation de Montpellier à l’échelle du bassin de Le calcul des besoins à venir à l’échelle du bassin de consommation de Montpellier seront donc réalisés sur la base de deux hypothèses : 1. Une hypothèse basse, prenant en compte les évolutions « à minima » développées dans les hypothèses précédentes, et des gisements disponibles à savoir : Une évolution démographique modérée (0,8% par an). Une consommation moyenne par habitant faible (similaire à la moyenne nationale : de 6,5 t/an/habitant) liée à d’une baisse du besoin dûe à un marché du BTP en diminution et des marchés publics sollicitant peu les apports extérieurs. Une capacité de production des carriers réelle basée sur la production moyenne des carrières du secteur (environ 70%) et dont les arrêtés préfectoraux seront renouvelés pour permettre de consommer la totalité du gisement initialement autorisé. 2. Une hypothèse forte, prenant en compte les évolutions « optimales » développées dans les hypothèses précédentes et des gisements restreints, à savoir : Une évolution démographique forte du bassin (1,9% par an), issu des documents d’urbanisme et des évolutions « au fil de l’eau » constatée pour les territoires non couverts par un SCoT. Une consommation moyenne par habitant forte de 7,9 t/an/habitant liées aux estimations annoncées par le BRGM. Une capacité de production optimale basée sur le tonnage autorisé mais limité dans le temps par les arrêtés préfectoraux. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 25 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup L’hypothèse basse se base sur une croissance moyenne annuelle de 0,8% (comme défini par l’INSEE à l’échelle régionale pour les années à venir), et une consommation moyenne par an par habitant égale à 6,5t, conformément aux annonces faîtes par les professionnels du secteur sur les besoins à venir (marché de l’immobilier en baisse, peu de gros chantiers d’envergures). # (Estimation réalisée dans le cas où les arrêtés préfectoraux sont renouvelés et permettent de maintenir une production égale à la production actuelle) Que se passe-t-il dans le cas où les arrêtés préfectoraux sont non renouvelés ? Dans le cas où les arrêtés préfectoraux d’autorisation d’extraction sont non renouvelés, il se trouve que le territoire de consommation va arriver rapidement à un seuil où un manque en granulat se fera ressentir. En effet, en l’absence d’autorisations renouvelées, certaines exploitations vont fermer. L’absence de ressource sur le bassin de consommation se fera ressentir dès 2022, conformément aux dates limites inscrites dans les arrêtés d’autorisation préfectoraux délivrés. commune nom exploitation durée restante autorisation 2015 en tonne Viols le fort les Sauzes 9 400 000 Murles Grand Autas 8 1 000 000 Combaillaux Arboussas 1 500 000 Saturargues Les garrigues 13 700 000 Aniane Les Paledasses 3 230 000 Aniane Les Clavellies 2 90 000 Aniane Thomet 4 40 000 Argelliers Mas de Cournon 3 360 000 Beaulieu Régagnat 21 50 000 Brissac Devois de la Vernède 21 500 000 Gignac Dourmettes 2 150 000 Liouc pied Bouquet 8 122 000 Pignan La Peyrière 3 120 000 Pignan La Peyrière 3 2 000 Poussan La réserve 30 1 200 000 Villeneuve les maguelone Carrière de la madelaine 18 2 700 000 Castries Arbousier ouest 13 600 000 total (en tonne) # 8 764 000 000 Que se passe-t-il en 2030, dans le cas où les arrêtés préfectoraux sont renouvelés et sont maintenus au niveau de production actuellement connu en 2014 ? Les estimations réalisées pour 2030 mettent en évidence que les besoins seront proches de 6 millions de tonne de granulat à produire à l’échelle du bassin de consommation. Il se trouve qu’aujourd’hui, avec un niveau de production autorisé s’élevant à plus de 8,7 millions de tonnes, les carriers sont en capacités de répondre à cette demande. A titre de comparaison, il se trouve que le niveau de production réelle constaté aujourd’hui au sein des carrières alimentant le bassin de consommation (soit en moyenne 70% de la production autorisée) suffira à assurer les besoins en 2030. Nombre d’habitant estimé en Taux de la croissance annuelle 2014 à l’échelle du bassin de du territoire consommation 799 000 # Population estimée en 2030 Tonnage nécessaire par habitant par an Total tonnage nécessaire en 2030 pour le territoire 907640 6,5 5899680 0, 8% Que faut-il retenir en ce qui concerne la planification du territoire pour 2030 ? Au regard des estimations réalisées pour l’hypothèse basse, il apparait que les besoins en 2030 pourront être couverts par les carriers alimentant le bassin de consommation de Montpellier, à condition que les arrêtés préfectoraux maintiennent un niveau de production en granulat au moins égal à celui connu de nos jours. A ce titre, la création de nouvelles carrières ne semble pas nécessaire dans le cas où les carrières existantes maintiennent le niveau de production actuelle. Dans ce cas, des possibilités d’extension et de renouvellement doivent être étudiées dans le cas où les gisements des carrières actuelles soient limités. 26 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup (Estimation réalisée dans le cas où les arrêtés préfectoraux sont renouvelés et permettent de maintenir une production égale à la production actuelle) commune nom exploitation durée restante autorisation 2015 commune nom exploitation durée restante autorisation 2015 en tonne Viols le fort les Sauzes 9 400 000 Murles Grand Autas 8 1 000 000 Combaillaux Arboussas 1 500 000 Saturargues Les garrigues 13 700 000 Aniane Les Paledasses 3 230 000 Aniane Les Clavellies 2 90 000 Aniane Thomet 4 40 000 Argelliers Mas de Cournon 3 360 000 Beaulieu Régagnat 21 50 000 Brissac Devois de la Vernède 21 500 000 Gignac Dourmettes 2 150 000 Liouc pied Bouquet 8 122 000 Pignan La Peyrière 3 120 000 Pignan La Peyrière 3 2 000 Poussan La réserve 30 1 200 000 Villeneuve les maguelone Carrière de la madelaine 18 2 700 000 Castries Arbousier ouest 13 600 000 total (en tonne) Nombre d’habitant estimé Taux de la croissance annuelle en 2014 à l’échelle du bassin du territoire de consommation 799 000 # 8 764 000 000 Population estimée en 2030 Tonnage nécessaire par habitant par an Total tonnage nécessaire en 2030 pour le territoire 1079770 7,9 8530231 1,9% Que faut-il retenir en ce qui concerne la planification du territoire pour 2030 ? Dans le cas où les carrièrs sont en incapacité de produire à un taux presque égal à 100% de leur capacité autorisée (car faute de moyens ou de gisement), le bassin de consommation sera en déficit de ressource. Dans ce cas, l’extension et l’ouverture de nouvelles carrières semblent indispensables. L’hypothèse haute se base sur une croissance moyenne annuelle de 1,9% (moyenne définie après analyse des différents SCoT couvrant le bassin de consommation et des tendances observées sur les 5 dernières années pour les secteurs non couverts par un SCoT), et une consommation moyenne par an et par habitant égale à 7,9t, conformément à la moyenne calculée pour l’Hérault (dont le secteur de Montpellier concentre plus de 72% de la population) pour l’année 2008 (données BRGM). # Que se passe-t-il dans le cas où les arrêtés préfectoraux sont non renouvelés ? Dans le cas où les arrêtés préfectoraux actuellement délivrés ne sont pas renouvelés, certaines exploitations vont fermer. Dans ce cas, les capacités actuellement autorisées dans les arrêtés préfectoraux ne vont plus suffire dès 2019 pour assurer les besoins du territoire. Le bassin de consommation de Montpellier se trouvera dans une situation délicate. # Que se passe-t-il en 2030, dans le cas où les arrêtés préfectoraux sont renouvelés et sont maintenus au niveau de production actuellement connu en 2014 ? L’évolution des besoins jusqu’en 2030 montre que le territoire nécessitera un tonnage égal à 8530231t pour couvrir l’ensemble des besoins des habitants. Le volume autorisé de nos jours permettra toujours de couvrir ces futurs besoins, à condition que le niveau autorisé soit maintenu au même seuil que celui constaté aujourd’hui et que les exploitants soient en pleine capacité d’extraire le volume en granulat que l’arrêté préfectoral leur autorise. Au regard de l’évolution des besoins par rapport à la production réelle constatée en 2014, il apparait que les carriers doivent dès aujourd’hui augmenter leur volume d’extraction par rapport à ce qu’ils réalisent actuellement. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 27 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 7| Conclusions sur les besoins en matière de granulats En liminaire de cette synthèse, il est nécessaire de rappeler que les conclusions ont été établies sur la base de données théoriques (extraites des tonnages autorisés dans les arrêtés délivrés). Les projections hypothétiques sur les besoins futurs ont, elles, volontairement été définies dans des conditions optimales ou minimales afin d’obtenir des tendances hautes et basses. Ces estimations réalisées mettent en avant le fait que la réalité se comprend entre ces bornes minimales et maximales. Ainsi, les besoins annuels en 2030 seront compris dans une fourchette moyenne de 6 000 000t à 8 8500 000t nécessaires pour alimenter le bassin de consommation de Montpellier. Dans les deux cas (hypothèse haute et hypothèse basse), il apparait que le niveau de production autorisé de nos jours au sein du bassin de consommation de Montpellier suffise à assurer les besoins en ressource du territoire en 2030. Dans cette optique, l’autorité délivrant les autorisations d’extraction devra être attentive à maintenir à minima le niveau de production en l’état actuel. A ce titre il apparait indispensable de permettre à minima sur le secteur du Pic Saint Loup le renouvellement et l’extension des carrières actuelles (par le renouvellement des arrêtés, en fonction du gisement encore disponible). Cependant, l’évolution des besoins du territoire induit une production en granulat qui est toujours croissante. A ce titre, et notamment, dans le cas où l’évolution de la consommation tend vers l’hypothèse haute, les carriers doivent produire de manière optimum et doubler d’efforts (dans la limite des quantités et volumes imposés par an). En l’absence de moyens suffisants et d’aléas (la fermeture d’une carrière pour manque de gisement exploitable est une option à envisager), ces besoins ne pourront être totalement couverts. Pour ces raisons, il semble nécessaire de connaitre précisément la sensibilité du territoire du Grand Pic Saint Loup afin d’accompagner au mieux le déploiement de l’activité des carriers et alimenter en continu le bassin de consommation : pour rappel, le territoire assure environ 1/4 de la production et détient des gisements de qualité sur le secteur. 28 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Volet 3| Analyse spatialisée de la sensibilité du territoire en lien avec l’implantation de carrières Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 29 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 30 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 1| Point Méthodologique A | Une analyse multicritères Sensibilités environnementales L’analyse territoriale des capacités d’accueil se base sur un diagnostic spatialisé des niveaux de sensibilité du territoire du Grand Pic Saint Loup, qui permet de mettre en avant ses spécificités et leur prise en compte dans tout projet. Ces sensibilités, relatives à chaque thématique, sont prises en compte afin de définir plusieurs niveaux d’enjeux, de manière hiérarchisée. Ces catégories d’enjeux sont définies en fonction de l’incidence des éléments réglementaires sur les projets, mais aussi sur l’incidence que les projets peuvent avoir sur leur environnement proche comme lointain. Sensibilités agricoles Cette analyse ne se base donc pas sur les secteurs potentiels à l’implantation de projets mais, à l’inverse, sur les secteurs où il n’est pas ou peu souhaitable de les voir s’implanter. B | Une analyse appliquée aux carrières Sensibilités paysagères L’analyse proposée dans ce chapitre est appliquée au cas de l’implantation de carrières. Ce cas pratique demande un ajustement des niveaux de sensibilité du territoire, conformément aux obligations législatives développées dans la première partie de ce rapport. En effet, du fait du régime règlementaire de cette installation certains secteurs sont, en l’état actuel des règles appliquées, non opportun pour l’implantation de carrières à ciel ouvert. Sensibilités du milieu urbain Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 31 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup C | Les niveaux de sensibilités définis Présent sur le territoire de la Classe des sensibilités Enjeux Origine de la sensibilité/contrainte CCGPSL (P = présent : N = Non présent) La hiérarchisation de ces enjeux est définie selon les répercussions de chacune des thématiques sur le projet : Sensibilités absolues : ce sont les sensibilités faisant déjà l’objet de protections réglementaires jugées fortes en l’état actuel de la règle, ne laissant pas, ou très peu, de marge de manœuvre à l’ »installation de carrières. elles seront prohibées d'office lors de la présence de ces contraintes Sensibilités fortes : présence de contraintes règlementaires, environnementales, patrimoniales ou socio-économiques élevées, où l’impact de l’activité liée à l’extraction de granulat serait important (contraintes administratives, rejet du projet, procédures juridiques…) ; Sensibilités modérées : ces contraintes sont liées à la présence d’enjeux environnementaux et/ou patrimoniaux, qui font appel à des choix politiques à effectuer ; Sensibilités faibles : les sensibilités paysagères, environnementales ou autres y sont faibles mais constatées (ayant déjà fait l’objet d’un inventaire). L’implantation de projet de carrière doit suivre des procédures règlementaires classiques (étude d’impact, remise en état…) et approfondir toute approche lorsque des points sensibles ont été mis en avant au cours de la collecte de données existantes (études complémentaires aux inventaires déjà réalisés : espèces particulières, gestion des eaux, risques…). Sensibilités absolues Sensibilités fortes Lit mineur des cours d’eau Code environnement P Espace de mobilité des cours d’eau Code environnement P Distance minimale à respecter pour la stabilité des berges Code environnement P Périmètres de Protection Immédiate de captages (PPI) Servitude N Espaces Boisés Classés (EBC) identifiés au POS et PLU PLU P Zones inondables (identifiées au PPRI) Servitude P Plan de Prévention Risque mouvement de terrain Servitude P Zones humides Inventaire CG34 P Périmètres de Protection Rapproché des eaux de captages Servitude P Aire d'alimentation des eaux de captages Servitude P Sites classés Servitude P Sites inscrits Servitude P Arrêté Préfectoral Biotope Arrêté préfectoral P Abords de monuments historiques Servitude P Espaces Naturels Sensibles CG 34 (propriétés) Protection foncière P Zone de protection des eaux potables Servitude P Zone de fonctionnement des zones humides Inventaire CG34 P Atlas des zones inondables servitude P Plan de Prévention du Risque Incendie servitude P PAGD SAGE P Natura 2000 Protection contractuelle P Domaines des Plans Nationaux d’Actions Protection contractuelle P Protection naturelle P Sites géologiques remarquables (inventaire DREAL) Protection naturelle P Trame verte et Bleue à fort enjeu Protection naturelle P Protection naturelle P Trame verte et Bleue à faible enjeu Protection naturelle P Périmètres de protection éloignée des eaux de captage servitude P Protection naturelle P Protection naturelle P Zonage du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Sensibilités modérées Zone naturelle d’intérêt Floristique Faunistique de type 1 Le croisement de ces quatre échelles de sensibilités (absolues, fortes, modérées, faibles) avec chacune des thématiques suivantes, définira une photographie la plus globale de la sensibilité du territoire au regard de la possibilité d’implantation de carrière. (ZNIEFF 1) Sensibilités faibles Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) Zone naturelle d’intérêt Floristique Faunistique de type 2 (ZNIEFF 2) Sites d’Importance Communautaire - Natura 2000 (SIC) 32 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Classe des sensibilités Enjeux présent) Zones de sensibilités paysagères absolues Choix politique / règlementation Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) P Milieu urbain Choix politique/règlementation ICPE P Zones de sensibilités paysagères fortes Choix politique/règlementation ICPE P Enjeux agricoles forts Choix politique P Sensibilités absolues Sensibilités fortes Zone à situé dans un proche rayon du milieu urbain Sensibilités modérées Sensibilités faibles Origine de la Sensibilité/contrainte Présent sur le territoire de la CCGPSL (P = présent : N = Non Choix politique/règlementation ICPE P Zones de sensibilité paysagères modérées Choix politique/règlementation ICPE P Enjeux agricoles modérés Choix politique P Zones de sensibilité paysagères faibles Choix politique/règlementation ICPE P Zone à situé dans un rayon éloigné du milieu urbain Choix politique/règlementation ICPE P D | Les critères de choix complémentaires retenus pour l’analyse de la capacité d’accueil L’analyse territoriale prend appui sur un certain nombre de critères qui participent à la caractérisation du territoire du Grand Pic Saint Loup et qui permettent une hiérarchisation de la valeur du foncier (qu’elle soit économique, écologique, paysagère…). Les critères retenus et intégrés à cette analyse sont : La sensibilité environnementale du territoire, Les espaces agricoles d’intérêt agronomique, Les espaces paysagers remarquables Le contexte humain et urbain du Grand pic Saint Loup, L’accessibilité du territoire Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 33 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 2| La sensibilité environnementale du territoire La sensibilité environnementale du territoire se vérifie au regard de différents niveaux de sensibilités, qui correspondent à différents niveaux de contraintes. Ces niveaux sont présentés ci-dessous du plus contraignant au moins contraignant. A | Les espaces naturels protégés Le territoire du Grand Pic Saint Loup affiche une variété d’espaces naturels et semi-naturels. Ces espaces et milieux sont propices à de multiples habitats, supports de la richesse faunistique et floristique. C’est un lieu d’interfaces paysagère et écologique, propice au développement de la biodiversité. Certains de ces espaces naturels et grands ensembles écologiques ont été identifiés et font l’objet de protections particulières, parfois très contraignantes. On trouve sur le territoire : Les espaces du réseau Natura 2000, où l’objectif est de favoriser le maintien de la biodiversité. Les contraintes sont considérées comme élevées : l’installation de tout projet doit être conditionné par des études d’incidences, au regard des objectifs de conservation du site, et des mesures compensatoires devront être entreprises ; Les sites classés, sites inscrits ; Les espaces dont la propriété relève d’agents agissant pour la protection des espaces naturels sensibles (ENS du conseil général, les forêts domaniales par exemple) ; Les arrêtés biotopes pris par les maires et les préfets ; Les zones concernées par des structures gestionnaires d’espaces naturels, tels que les réserves naturelles régionales/nationales, les parcs naturels régionaux/nationaux, l’ONF, les opérations grand Sites et les sites d’intérêts internationaux zone RAMSAR, les sites UNESCO, Man and Biosphère. Les sites cités en dernier point sont absents sur le territoire. 34 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 35 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup B | Les sites à risques # Le risque incendie Des PPR incendie s’appliquent sur les communes de Combaillaux (approuvé en 2008), Saint-Gély-du-Fesc (approuvé en 2008), SaintClément-de-Rivière (approuvé en 2008), Les Matelles (approuvé en 2008), Le Triadou (approuvé en 2005), Saint-Vincent-deBarbeyrargues, Assas (approuvé en 2005), Saint-Mathieu-de-Tréviers (approuvé en 2005). Différents niveaux d’aléa sont déterminés dans ces PPR : A, B, C. Ces zonages sont pris en compte dans la réalisation de la cartographie de la sensibilité du territoire. # Le risque inondation L’évaluation du risque inondation est basée sur le zonage du risque des différents PPRI applicables (PPRI de Cazevieille approuvé en 2013, PPRI de l’Hérault/Haute Vallée Nord approuvé en 2007, PPRI Le Triadou approuvé en 2013, PPRI Lez, approuvé en 2007, PPRI Mosson Amont, approuvé en 2001, PPRI Saint Clément de rivière approuvé en 2013, PPRI Saint Jean de Cuculles approuvé en 2013, PPRI Saint Mathieu de Tréviers approuvé en 2013, PPRI de Salaison approuvé en 2003, PPRI de Valfaunès approuvé en 2013). ainsi que les zones d’aléa inondation recueillis auprès de la DREAL Languedoc-Roussillon. Le territoire du SCoT se caractérise par une forte sensibilité aux risques d’inondation, notamment aux alentours de l’Hérault, du Lez, et de la Mosson. L’installation de tout projet sur le territoire devra prendre en compte les règlements associés aux PPRi approuvés. # Le risque mouvement de terrain Un PPR mouvement de terrain, approuvé en 2001, est applicable sur la commune de Vailhauquès. Les zones règlementaires et les règles déterminées dans le cadre de ces PPR devront être intégrées dans la cartographie des sensibilités environnementales. 36 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 37 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup C | Les secteurs naturels d’intérêt Au-delà des espaces naturels et patrimoniaux protégés, le territoire affiche une variété d’espaces naturels et semi-naturels. Ces espaces et milieux sont propices à de multiples habitats, supports de la richesse faunistique et floristique. Ces milieux sont des lieux d’interfaces paysagère et écologique, propice au développement de la biodiversité. Des inventaires existent et font état de la spécificité écologique de certains milieux, ils sont regroupés au sein des secteurs suivants : Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type I, qui comprennent des espèces protégées par un statut légal. Les contraintes sont de niveau modéré. Une attention particulière devra être portée sur ces ZNIEFF : les études d’impact devront décrire les mesures compensatoires mises en œuvre, ainsi que les conditions de suivi des mesures d’accompagnement liées. Des ZNIEFF de type II, qui comprennent des secteurs peu modifiés par l’homme et aux potentialités biologiques et paysagères intéressantes. Les inventaires ayant permis les zonages Natura 2000 (ZICO, ZIC…). Les zones humides et zones de fonctionnement des cours d’eau, relevés notamment dans le cadre de l’élaboration des SAGE. Si aucune contrainte directe n’est induite par ces inventaires, tout projet devra considérer les enjeux écologiques dans le cas où ils se situent au sein d’une zone d’inventaire. Les porteurs de projet seront alors amenés à proposer des solutions alternatives ou compensatoires. 38 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 39 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup D | La trame verte et bleue L’identification des espaces de la Trame Verte et Bleue dans le cadre du premier SCoT du Pic Saint loup-Haute Vallée de l’Hérault a permis de mettre en évidence un certain nombre d’espaces naturels ou agricoles dont le rôle est fondamental dans le fonctionnement écologique du territoire. Ces espaces à la valeur écologique reconnue sont intégrés à la présente analyse. D’importants réservoirs de biodiversité sont présents à l’Ouest du territoire, qui correspondent pour la plupart à des espaces naturels protégés. Le réseau hydrographique a également fait l’objet d’études dans le cadre de l’élaboration du SCoT du Pic Saint Loup – Haute Vallée de l’Hérault. Ce travail a mis en valeur la forte présence des cours d’eau sur le territoire et le rôle qu’ils détiennent dans la gestion des flux que ce soit en amont mais surtout en aval des limites administratives de l’EPCI. A ce titre les continuités écologiques de ces espaces doit être réfléchie à échelle plus large. La compatibilité des projets de carrière avec les enjeux naturels et patrimoniaux du secteur devra être vérifiée, en veillant notamment à ne pas interrompre la continuité des corridors écologiques 40 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 41 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup E | Les sensibilités liées aux servitudes d’utilité publiques Dans le cadre de l’application du code de l’environnement, certains projets ne peuvent s’implanter sur des secteurs où des servitudes d’utilité publiques (SUP) s’appliquent, à savoir l’A1 (Forêts protégées) et l’AS1 (Périmètre de protection immédiate). C’est notamment le cas pour l’implantation de nouvelles carrières. Dans ces secteurs, elles sont donc à intégrer comme contraintes absolues. D’autres viennent compléter la liste des SUP s’appliquant sur le territoire, et devront être intégrées dans la cartographie finale de la sensibilité du territoire, à savoir : Les Monuments Historiques présents sur le territoire : Le territoire du SCoT recèle de nombreux sites et monuments patrimoniaux, paysagers et historiques classés ou inscrits : o Les sites classés induisent une protection très stricte. Au sein de ces sites, ne peuvent être ni détruits, ni modifiés dans leur état en leur aspect, sans autorisation spéciale des autorités compétentes. o Les sites inscrits à l’inventaire relève d’une procédure plus légère dans laquelle un avis simple des ABF est sollicité. Les sites inscrits ou classés sont entourés d’un périmètre de protection de 500 mètres de rayon, qui préserve le monument et ses abords. A l’intérieur de ce périmètre, toute demande d’autorisation au titre de l’urbanisme doit être soumise à l’avis simple ou conforme de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), suivant qu’il s’agisse d’un monument inscrit ou classé. Les périmètres de captage rapproché Les périmètres de captage éloignés Les périmètres de protection des ressources stratégiques des eaux potables Les zones appartenant au ministère de la Défense, relevant des zones de tirs (servitude Ar6). 42 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 43 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup F | Les sensibilités liées aux EBC Conformément au code de l’environnement et de l’urbanisme, de nombreux types de projets sont interdits dans les zones couvertes par un Espace Boisé Classé (EBC). C’est notamment le cas des carrières. De fait, les zones couvertes par un EBC sont classées en zone de contrainte absolue, à réajuster en fonction des projets concernés. Néanmoins, au regard des possibles évolutions de ces zones, suite à une révision de PLU par exemple, des possibilités de classement peuvent être envisagés, dans le cas où le zonage (donc la contrainte règlementaire) est modifié sur la zone concernée. 44 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 45 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup G | Synthèse de la sensibilité environnementale du territoire La synthèse de toutes les thématiques développées dans le cadre du volet environnementale illustre une cartographie complexe, qui témoigne de la diversité du territoire du Grand Pic Saint Loup ainsi que toutes les sensibilités qui y sont associées. H | Traduction en niveau de contrainte pour l’implantation de carrières La traduction des zonages règlementaires existant sur le territoire en niveaux de contraintes (comme ceux déterminés en introduction de cette partie) met en avant un territoire déjà extrêmement contraint au regard des simples thématiques environnementales. 46 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 47 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 3| Les espaces agricoles d’intérêt agronomique Les parcelles classées en zones d’Appellation d’Origine Contrôlée sont des zones agricoles à préserver, en raison du potentiel économique qu’elles présentent. La valeur de ces espaces sera donc à maintenir dans l’objectif de préserver un potentiel d’espaces agricoles de qualité pour les générations futures. L’installation de carrières dans ces zones devra être fortement minimalisée et encadrée. Elle doit être conditionnée à des études plus approfondies sur l’exploitation effective de ces terres, de leur état, de leur potentiel agronomique et d’éventuelles possibilités de reprise des terrains par un nouvel exploitant. Au regard des analyses menées sur le territoire du Pic Saint Loup, une détermination de la valeur agronomique des sols a pu être élaboration, sur la base de la valeur pédologiques des sols, de la présence de la ressource en eau et de l’exposition des terres. Il a pu être ainsi déterminé les zones avec une valeur agropédologique ajoutée, dont il convient de préserver de toute pression liée à l’artificialisation des sols. 48 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 49 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 50 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 4| Analyse paysagère du territoire du Grand Pic Saint-Loup La détermination de la sensibilité paysagère d'un paysage donné face à des projets d’aménagement tels que des carrières, fait intervenir à la fois, des critères liés à la prise en compte des composantes paysagères : conservation d’éléments remarquables qui caractérisent le paysage local (sites identitaires, structures végétales d’intérêt remarquable), préservation d’éléments de diversité, maintien de l’organisation paysagère d’un site, mais aussi des critères liés à la perception visuelle, prenant en compte notamment les points de vue remarquables et les relations de covisibilités vers des secteurs et sites remarquables. Ce chapitre présente dans un premier temps les différentes typologies de paysage du territoire de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup afin de pouvoir appréhender les différentes composantes paysagères du territoire. Cette approche permettra dans un second temps de définir les différents degrés de sensibilité de ces paysages si particuliers. A | Contexte paysager Les paysages de la communauté de communes du Grand-Pic-Saint-Loup sont classés en 9 unités paysagères, définies dans l’Altas des paysages, établi par la DREAL LanguedocRoussillon : unité paysagère du causse du Larzac unité paysagère des gorges de l'Hérault unité paysagère de la plaine de Saint-Martin-de-Londres unité paysagère des bois et garrigues au sud du Pic Saint-Loup unité paysagère des garrigues d'Aumelas et la montagne de la Moure unité paysagère du causse d'Hortus unité paysagère des plaines et les garrigues autour de Saint-Mathieu-de-Tréviers unité paysagère de l’agglomération de Montpellier unité paysagère des collines et garrigues en rive droite du Vidourle Chacune des unités se distingue par leur socle géographique et l’occupation du sol, leurs caractéristiques paysagères (végétation, surfaces bâties,…) ainsi que par les perceptions que l’on en a. Chaque territoire présente ainsi ses caractéristiques propres. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 51 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup # Unité paysagère du causse du Larzac Le causse du Larzac fait partie des grands causses qui forment une part de la bordure méridionale du Massif Central, avec le Causse Noir, le Causse Méjean et le Causse de Sauveterre. Il s'étend du nord au sud depuis la vallée du Tarn vers Millau dans l'Aveyron jusqu'aux Nord de Lodève dans l'Hérault. Le paysage de cette unité se caractérise par : un causse marqué par une végétation basse et sèche bordé sur sa partie orientale par le massif de la Séranne ; des vues ouvertes larges sur et autour des gorges de l'Hérault # Unité paysagère du causse du Larzac : La Séranne, est un point de repère majeur dans le paysage Unité paysagère des gorges de l'Hérault En contrebas des hauts reliefs du causse du Larzac et de la montagne de la Séranne, qui atteignent jusqu’à 900m d'altitude, un plateau de hautes garrigues s'allonge sur 37 km du Nord-Est au Sud-Ouest. Ce plateau est entaillé par l’Hérault et la Buèges. L'ensemble dessine des paysages très divers et contrastés caractérisés par : un relief de causse ponctués par des puechs atteignant entre 400 et 500m et cisaillés par la Buèges et l’Hérault ; la plaine de la Buèges offrant à ses abords des paysages cultivés en vignes, oliviers et céréales ; l'Hérault encaissé dans des gorges, dessinant un paysage emblématique. Paysage sauvage, en creux, il est marqué par les boisements ripicoles ; des sites bâtis de grande qualité, isolés dans un cadre naturel vaste et imposant. Ici, les paysages largement ouverts des vastes surfaces agricoles alternent avec des espaces fermés par une végétation de garrigue, des taillis de chênes, ou des pinèdes. L’ensemble constitue un paysage d’une grande diversité, particulièrement riche. Unité paysagère des gorges de l’Hérault : La diversité des paysages traversés constitue une véritable richesse paysagère. 52 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup # Unité paysagère de la plaine de Saint-Martin-de-Londres La plaine de Saint-Martin-de-Londres s'étend sur une douzaine de kilomètres du Nord au Sud et environ sur trois à huit kilomètres d'Est en Ouest. Cette unité paysagère est cerclée et encadrée par les reliefs de causses. Le paysage de cette unité sur le territoire se caractérise par : un relief en forme de cuvette dominée partout par les reliefs des causses qui la bordent ; le Pic Saint Loup et l’Hortus, et dont les silhouettes s’observent en tout point de l’unité ; un paysage agricole en fond de plaine, cernés de vastes espaces de garrigue naturel; Unité paysagère de la plaine de Saint-Martin-de-Londres : le territoire bénéficie de point de vue remarquables tant sur le Pic SaintLoup et l’Hortus, que sur l’ensemble de la plaine. Du fait de sa position topographique particulière en cuvette, la plaine est largement visible en de nombreux points du territoire. Ainsi, de larges ouvertures visuelles offrent des points de vue remarquables notamment depuis la RD 986 ou la RD1. # Unité paysagère des bois et garrigues au sud du Pic Saint-Loup Au Sud du Pic Saint-Loup, un grand plateau bosselé s'allonge sur 12 km, jusqu'à l'A750 vers Saint-Paul etValmalle, Montarnaud, Vailhauquès et Combaillaux, qui s'appuient sur ses contreforts. Unité des bois et garrigue au sud du Pic Saint-Loup : Paysage densément planté, le territoire de Viols-le-Fort est isolé dans un écrin vert un vaste massif de bois et garrigues sur le plateau de Viols-le-Fort dominé par le Pic Saint-Loup le plateau est essentiellement boisé, par endroits en garrigue maigre, par endroits en véritable forêt méditerranéenne développée des petites plaines cultivées en clairières s’insinuent au sein des zones boisées Le profil topographique en plateau et le couvert végétal ferment les espaces, limitant les vues au lointain. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 53 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup # Unité paysagère des garrigues d'Aumelas et la montagne de la Moure Entre la plaine de Fabrègues à l'est et celle de l'Hérault à l'ouest, la garrigue d'Aumelas, prolongée par la montagne de la Moure et le Pioch de Madame vers le sud, constitue l'avancée occidentale des garrigues languedociennes. Le paysage de cette unité se décrit par : - les montagnes de la Moure et d'Aumelas dotées d'une garrigue souvent appauvrie à base chênes kermès - des sites de grande qualité sur les marges des montagnes de la Moure et d'Aumelas, où se concentrent quelques cultures en vignes et des lambeaux de garrigues et de pelouses sèches ; - des villages appuyés sur les flancs des massifs boisés tels que Combaillaux, Vailhauquès reposant sur l'immense massif boisé de Viols-le-Fort. Unité des garrigues d’Aumelas et la montagne de la Moure : depuis la RD 986, le territoire est caché derrière les coteaux boisés Depuis les principaux axes routiers empruntés pour réalisée l’étude, le territoire des garrigues d’Aumelas et la montagne de la Moure n’est pas visible, dissimulé derrière de hauts coteaux boisés ou une frange bâtie. # Unité paysagère du causse d'Hortus Au nord du Pic Saint-Loup, le causse d'Hortus forme un (dont 1,5 km dans le Gard), pour 7 km d'est en ouest. Perché à environ 300m d'altitude, il domine les différentes plaines qui l'entourent. Cette unité se définit par : - un relief constitué d’un plateau perché au-dessus des plaines environnantes, bordé de falaises ; - de larges ouvertures visuelles lointaines sur les plaines en contrebas depuis les rebords du causse ; Unité paysagère du Causse de l’Hortus : le paysage du causse dévoile de vastes étendues, dégageant des vues lointaines 54 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup - une végétation de garrigue quasi exclusive sur le plateau de l’Hortus. Depuis les routes départementales au nord et à l’est du territoire, les surfaces agricoles ou de garrigue créent par intermittence des fenêtres sur le grand paysage de l’Hortus, alternant ainsi vues rapprochées dissimulées par la végétation et vues lointaines vers le massif rocheux. # Unité paysagère du Causse de l’Hortus : espaces ouverts et fermés rythment le paysage du causse et mettent en scène l’Hortus Unité paysagère des plaines et les garrigues autour de Saint-Mathieu-de-Tréviers Au Nord de l'agglomération montpelliéraine, cette unité paysagère s'étend dans l'Hérault sur 20 km du sud au nord pour 10 km d'Ouest en Est. Elle présente de petites plaines longues et étroites, cadrées de hauts reliefs de garrigues. Le paysage de cette unité se définit par : - les reliefs marqués de l'Hortus et surtout du Pic Saint Loup qui s’imposent au sein du paysage et sont visibles de loin - un dédale de petites plaines étroites cadrées par des reliefs boisés de pinèdes, dominé par les chênes verts et kermès - une occupation des sols des zones de plaines et des replats bordant les fonds de vallons dominée par la vigne et quelques cultures céréalières - de grands axes de communication (D17, D21, D1, le lien) qui traversent les zones de plaines ; Ce territoire apparait comme un vaste espace ouvert unique malgré la présence de taillis de chênes et de garrigue dense ou surfaces bâties fermant les vues dans certains secteurs. En tout point, le regard est constamment attiré par le formidable panorama que constitue la barrière du relief du Pic Saint-Loup et de l’Hortus. Unité paysagère des plaines et garrigue autour de Saint Mathieu de Tréviers : de vastes espaces de plaine s’ouvrent au pied du Pic et de L’Hortus Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 55 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup # Unité paysagère de l’agglomération de Montpellier Sous le fort développement urbain, les limites des paysages de cette unité paysagère sont marqués par l'urbanisation s’allongeant aujourd'hui de SaintGély-du-Fesc au Nord à l'autoroute A9 au Sud sur 15 km, et de la Mosson à l'Ouest à Assas/Teyran/Castries à l'est sur 20 km. Cette unité paysagère comprend plusieurs territoires différents et se définit par : - une zone de plaine ponctuée par des reliefs développés autour du Lez, qui vont s'accentuant en remontant vers le Pic Saint-Loup ; - une extension continue et sans cesse croissante des contours de l’agglomération montpelliéraine. - des espaces « inter-urbains » constitués de vastes pinèdes, d’étendues de garrigue ou de surfaces agricoles Unité paysagère de l’agglomération de Montpellier : les zones urbanisées se développent opacifiant les vues lointaines sur le grand paysage. Ici, ces différents territoires constituent des poches urbaines de plus en plus opaques. # Unité paysagère des collines et garrigues en rive droite du Vidourle Entre la vaste plaine plate et viticole de Lunel-Mauguio et les reliefs marqués du Nord-Est du département, des collines se succèdent, alternant vignes, cultures et garrigues. Le paysage de cette unité se caractérise par : - des collines adoucies par l’érosion souvent couvertes de bois et de garrigue - Mourgues (273m) et de la Pène (275m) ; Unité paysagère des collines et garrigues en rive droite du Vidourle : les puechs sont des points de repère lointains du territoire. - une occupation du sol variée : vignes et cultures céréalières en contrebas des collines, bois et garrigues sur les sommets des puech ; villages modestes, individualisés généralement surélevées de la plaine - un réseau hydrographique s’insinuant entre les collines qui alimentent le Vidourle vers l'Est (principalement le ruisseau de Bénovie) ou l'étang de Mauguio vers le Sud ; 56 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup De part son profil collinaire doux et ses boisements denses, ce territoire apparait comme un espace majoritairement fermé. Les puechs sont des points de repère lointains dans le paysage. # Carte du contexte paysager (ci-contre) La carte du contexte paysager ci-contre reprend les éléments liés à l’occupation du sol, évoqués précédemment dans la présentation. # Carte de perception visuelle (page suivante) La carte de perception visuelle ci-contre tient compte de la topographie et du couvert végétal : La topographie : les relations de covisibilités depuis les principaux axes routiers sont établies grâce à au logiciel ArcGis 3D Analyst : les zones vues ou non depuis les axes sont identifiées par le logiciel sur la base de ce critère unique. Du couvert végétal : les strates végétales hautes sont superposées à la topographie. Ces strates sont en effet des écrans visuels influençant les relations de co-visibilités. Ce document de synthèse a été conforté par une campagne de terrain. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 57 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup . 58 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup B | Sensibilité paysagère La prise en compte du contexte paysager et des relations de covisibilités permettent de définir des degrés de sensibilité paysagère. Les paysages du territoire de la communauté de communes du Grand Pic-Saint-Loup, peuvent alors être classés, par degrés de sensibilité, de la manière suivante : zones à sensibilité paysagère maximale zones à forte sensibilité paysagère zone de sensibilité paysagère modérée zone de moindre sensibilité paysagère A | Zone à sensibilité paysagère maximale La zone à sensibilité maximale représente les paysages constituant des points d’attrait majeur du regard et participant fortement à l’identité paysagère. Parmi ces paysages, on peut citer : # Les grands massifs rocheux Les panoramas remarquables que constituent les grands massifs rocheux du territoire de la communauté de commune du Grand Pic Saint-Loup sont : - le Pic Saint-Loup: paysage emblématique du pays des garrigues de l’Hérault, le Pic Saint-Loup dessine une silhouette rocheuse en « dent de requin », facilement identifiable. - l’Hortus, au Nord du Pic Saint Loup : les falaises abruptes et le plateau boisé de cet ensemble rocheux dessinent une silhouette remarquable, point de repère majeur dans le paysage. - le massif de la Séranne: située dans le Bas Languedoc, la Séranne est une chaîne de montagnes dessinant une succession de petites unités montagneuses marquant la limite du territoire des garrigues. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 59 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup - la crête de Taillade culmine à 420m dans le prolongement Nord de l’Hortus, et surplombe la commune de Claret : les falaises de l’Hortus et la crête de taillade constituent un cirque naturel encerclant la plaine de Claret. # Les paysages de gorges Particularités du territoire, les gorges de l’Hérault sont un paysage emblématique, et constitue une véritable richesse patrimoniale tant sur la diversité paysagère que la diversité végétale et écologique. # Les collines et coteaux La présence de nombreux reliefs cadrant les plaines génère de longs linéaires de coteaux, qui dessinent des paysages de transitions souvent remarquables dans le paysage. De part leur profil particulier, leur altitude ou leur disposition sur le territoire (premiers plans ou fonds de scène remarquables), ils deviennent des espaces particulièrement sensibles à protéger. Les coteaux de Combaillaux font partis de ces espaces sensibles. # Les puech A la fois éléments identitaires d’un territoire et points de repère dans un paysage, les puechs sont des espaces sensibles. Peuvent être classés comme particulièrement sensibles : - le Puech des Mourgues. Petite colline de la plaine de la communauté de communes Ceps et Sylve, le puech des Mourgues, ceinturé de falaises est un point fort du paysage du secteur et fait partie de l’ensemble des reliefs qui ponctuent les garrigues nord montpelliéraines. - s‘élevant au sein de la zone de plaine (Puech des Moulerous sur les territoires de Fontanès – Valfalunès – Sauteyrargues et Vacquières, Bois des Mouniès et Bois Nègre à saint Bauzille de Montmel, Puech de la Pene à 60 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Galargues, Puech du Mazet à Vailhauquès, puech de Fanlade à Vacquières, puech des crêtes de Bastides à Sauteyrargues – Vacquières, puech camp et puech des bois de Leuzières à Sauteyrargues) et les dômes boisés s’élevant au sein des plateaux calcaires (causses). B | Zone à forte sensibilité paysagère Les zones à sensibilité paysagère forte possèdent des qualités paysagères reconnues à l’échelle locale, et constituent des paysages ouverts, particulièrement covisibles. La plaine ouverte de Saint-Mathieu de Tréviers, s’étendant du Claret jusqu’au Triadou, est un territoire fortement sensible. Dégageant des vues lointaines quasi continues avec les massifs emblématiques du Pic Saint-Loup et de l’Hortus, elle contribue à asseoir ces massifs pour constituer un ensemble paysager de haute qualité. De la même manière, la plaine de Saint-Martin de Londres met en scène les massifs rocheux, constituant un ensemble paysager massif/plaine de qualité. Dans la vallée de la Buèges, le fond de vallée largement ouvert met en scène le massif de la Séranne. C | Zone à sensibilité paysagère modérée Les zones à sensibilité paysagère modérée sont des parties de territoire moyennement ou peu covisibles depuis les axes routiers (pratiqués pour l’étude). La topographie associée au végétal constitue des masques visuels importants. L’impact sur le paysage sera moins préjudiciable sur ces espaces, dans des conditions de mise en œuvre idéale. Ces espaces correspondent souvent à des plateaux ou plaines recouverts d’une garrigue ou d’un maquis dense comme par exemple la partie extrême nord du causse de l’Hortus. Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 61 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup D | Zone à sensibilité paysagère faible Les zones à sensibilité paysagère faible sont des parties de territoire non visibles depuis les axes routiers principaux (utilisés pour l’étude). Les vues depuis ces axes sont en effet arrêtées par la topographie ; et la végétation dense renforce d’avantage la fermeture du paysage. Eloignés des principaux axes de circulation, et cachés dans une végétation importante, le plateau cloisonné de Viols le Fort et les collines en rive droite du Vidourle, sont les deux principaux cas de figure dans cette catégorie. # Carte des sensibilités paysagères La carte des sensibilités paysagères ci-contre est une synthèse de l’analyse du contexte paysager et des perceptions visuelles. 62 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 63 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 5| Le contexte humain et urbain du Grand pic Saint Loup L’implantation d’une carrière au regard du milieu humain est essentiellement réglementée au regard des impacts ou risque d’impact que peut avoir une installation classée sur le milieu urbain. Ces nuisances (poussières, le bruit, les vibrations ou le trafic) engendrées peuvent être plus importantes en fonction de la proximité du projet avec le contexte urbain environnant et en fonction de certaines variantes (accès, topographie, vents dominants…). L’étude d’impacts doit donc bien préciser l’état initial, les effets engendrés et enfin les mesures compensatoires. Si la solution d’imposer des bandes d’isolement par rapport aux habitations peut être envisagée dans certains schémas départementaux existe, elle ne l’est pas systématiquement dans tous. De plus, certaines règles sont à manipuler avec précaution, notamment lorsque les habitations sont liées aux exploitations. Les documents d’urbanisme doivent cependant comporter des dispositions de nature à limiter le développement de l'urbanisme, et plus particulièrement de l'habitat, à proximité de certaines activités, sources de nuisances. Par ailleurs, les documents d’urbanisme doivent comporter des dispositions de nature à limiter le développement de l'urbanisme, et plus particulièrement de l'habitat, à proximité des carrières existantes. Dans le cas de l’élaboration de la cartographie de la sensibilité du territoire, il a été pris pour parti de mettre en avant les zones tampons sensibles situées à proximité des pôles urbanisés existants (pouvant entraîner des études approfondies, ou des règles d’isolement). 64 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 65 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 6| L’accessibilité du territoire L’accessibilité du territoire est à analyser au travers des nuisances et impacts que peut engendrer le transport le territoire de la CCGSP, lié à l’implantation de nouveaux quartiers ou de nouvelles activités. Certaines d’entre elles peuvent générer des émissions sonores, des émissions poussiéreuses, des vibrations, la dégradation de voies publiques, des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, les nuisances liées au trafic entre la carrière et les grands axes routiers peuvent être très importantes lorsque des camions, doivent traverser des lieux habités. Selon le BRGM, « une carrière produisant 200 000 tonnes/an induit une cinquantaine de rotations quotidiennes de camions ». Ces propos sont à nuancer car en terme de chargement, le nombre de semi-remorque d’une capacité maximale s’élève à 30 chargements (donc 60 passages, si l’on compte en aller-retour). Néanmoins, en fonction des chantiers, les besoins changent. Ce ne sont pas systématiquement des semi de plus de 30T qui viennent charger leur remorques, mais également des véhicules de moindre capacité (du type camionnette…). En fonction des carrières, des besoins et de l’accessibilité, la moyenne de passage est variable, mais peut être estimée à une moyenne de 50 à 60 véhicules par jour. Il convient donc de limiter l’implantation de projets générant ce type de nuisance dans les secteurs où la traversée d’un milieu urbain est incontournable. A l’inverse, il est préférable de favoriser les implantations dans les secteurs situés à proximité des axes de communication rapides, où les distances entre le lieu de production et de consommation sont les plus courtes. Il est également souhaitable de favoriser les routes et pistes déjà existantes pour la desserte de certaines activités nécessitant un isolement (exploitation forestières, carrières…). 66 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 7| Synthèse des niveaux de sensibilité Le croisement des thématiques abordées précédemment permet d’établir une cartographie complexe mais globale du territoire, mettant en évidence les niveaux de sensibilité du territoire adapté au cas pratique pour l’implantation de nouvelles exploitations de granulat. Aucun secteur du Pic Saint Loup n’est réellement épargné par un niveau de sensibilité neutre, témoignant de la qualité environnementale Néanmoins quelques secteurs ressortent où la réalisation de projets de carrières potentielles pourraient entraîner de moindre impacts sur l’environnement, le paysage, l’agriculture et le milieu humain. Au regard des secteurs les plus sensibles, sont à signaler le rôle important que joue les critères suivants sur le territoire de la CCGPSL : - - - Le paysage : très important sur le territoire, l’analyse sensible du territoire au travers de ce critère entraîne la prise en compte de nombreux secteurs en sensibilité absolue. Néanmoins ce critère, n’étant pas une contrainte imposé par la loi, peut être nuancé au regard des ambitions des projets et des mesures de réduction ou de compensation des projets. Les EBC et forêts classées : également très présents, ce critère peut être considéré comme une contrainte forte du fait des obligations règlementaires qu’elle impose, notamment aux ICPE que sont les carrières. Ces fortes contraintes ne sont pas figes dans le temps. La traduction du statut des espaces boisés et de leur spatialisation peuvent évoluer. Le milieu humide et réseau d’eau : cette sensibilité est déjà bien prise en compte dans de nombreux documents règlementaires (SAGE du territoire Lez-Mosson, PPRI par exemple). Cette thématique demande à considérer au même titre les cours d’eau des zones humides. Cette contrainte absolue s’impose réglementairement pour les ICPE. Adapté au contexte local, cette contrainte est peu impactante pour les carrières car elles sont majoritairement ouvertes pour l’extraction de roche dure, essentiellement située sur des massifs rocheux (et non le long des lits de cours d’eau). Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 67 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup 68 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Volet 4|Annexes Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 69 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup A | Annexe 1 : tonnage autorisé par an par carrière au sein du bassin de consommation de Montpellier Commune nom exploitation durée restante autorisation 2015 autorisation 2016 autorisation 2017 autorisation 2018 autorisation 2019 autorisation 2020 autorisation 2021 autorisation 2022 autorisatio n 2023 Viols le fort les Sauzes 9 400 400 400 400 400 400 400 400 400 Murles Grand Autas 8 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 Combaillaux Arboussas 1 500 Saturargues Les garrigues 13 700 700 700 700 700 700 700 700 Aniane Les Paledasses 3 230 230 230 Aniane Les Clavellies 2 90 90 Aniane Thomet 4 40 40 40 Argelliers Mas de Cournon 3 360 360 360 Beaulieu Régagnat 21 50 50 50 50 50 50 50 Brissac Devois de la Vernède 21 500 500 500 500 500 500 Gignac Dourmettes 2 150 150 Liouc pied Bouquet 8 122 122 122 122 122 Pignan La Peyrière 3 120 120 120 Pignan La Peyrière 3 2 2 2 Poussan La réserve 30 1200 1200 1200 1200 Villeneuve les maguelone Carrière de la madelaine 18 2700 2700 2700 Castries Arbousier ouest 13 600 600 8764000 8264000 total (en tonne) autorisation 2024 autorisation 2025 autorisation 2026 autorisation 2027 autorisation 2028 autorisation 2029 autorisation 2030 autorisation 2031 autorisation 2032 autorisation 2033 autorisation 2034 autorisati on 2035 autorisati on 2036 700 700 700 700 700 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 50 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 500 122 122 122 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 1200 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 2700 600 600 600 600 600 600 600 600 600 600 600 8024000 7312000 7272000 7272000 7272000 7272000 6150000 5750000 5750000 5750000 5750000 4450000 4450000 4450000 4450000 4450000 4450000 4450000 4450000 40 70 | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup | 30042015 1750000 Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup | Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint Loup Etude sur l’implantation des carrières en lien avec la sensibilité du Grand Pic Saint-Loup | Les ateliers UP+ de SCE | 71 Agence Montpellier Les Belvédères - Bâtiment B 128 avenue de Fès 34080 MONTPELLIER Tél. + 33 4 99 61 12 85