Communauté Urbaine de Cherbourg Projet de l`agglomération
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Communauté Urbaine de Cherbourg Projet de l`agglomération
Contrat d’Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Communauté Urbaine de Cherbourg Projet de l’agglomération cherbourgeoise Approuvé par le Conseil de développement de l'agglomération en date du 04 février 2004. Approuvé par le Conseil de Communauté Urbaine de Cherbourg en date du 26 février 2004. Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Sommaire La stratégie de l’agglomération cherbourgeoise 3 Eléments de diagnostic stratégique 4 Axe 1 – Renforcer l’attractivité et le développement économique du territoire 6 Orientation 1 - Affirmer l’identité maritime de l’agglomération Orientation 2 - Favoriser l’émergence de pôles de compétences et renforcer le site universitaire Orientation 3 - Permettre à l’agglomération de répondre aux nouveaux enjeux numériques 6 9 12 Axe 2 – Promouvoir un développement durable et solidaire de l’agglomération Orientation 1 – Conforter et accroître l’offre foncière à vocation économique et résidentielle Orientation 2 – Rendre plus cohérents et performants les déplacements urbains sur l’agglomération Orientation 3 – Lier politique de solidarité et politique urbaine au travers du Contrat de Ville Axe 3 – Préserver le cadre de vie et l’environnement Orientation 1 – Requalifier les espaces urbains Orientation 2 – Valoriser le patrimoine historique et naturel Orientation 3 – Conforter les équipements culturels, de loisirs et de coopération décentralisée Orientation 4 – Renforcer la maîtrise du traitement des eaux usées et la protection des ressources en eau Orientation 5 – Assurer une gestion performante des déchets Orientation 6 – Mettre en œuvre une politique de management environnemental et de maîtrise énergétique Orientation 7 – Mettre en œuvre une politique de gestion des risques Orientation 8 – Anticiper les besoins futurs Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 13 13 14 16 18 18 19 20 20 21 22 22 23 2 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg LA STRATEGIE DE L’AGGLOMERATION CHERBOURGEOISE LE PROJET D’AGGLOMERATION CHERBOURGEOIS Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 3 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Eléments de diagnostic stratégique Deuxième pôle économique de Basse-Normandie et forte de ses 90 000 habitants, l’agglomération cherbourgeoise présente un certain nombre d’atouts qui lui confèrent, au sein du Pays du Cotentin notamment, une place prépondérante. Néanmoins, face aux évolutions rapides des technologies qui nécessitent des investissements coûteux, aux mutations des industries traditionnelles, à la pression de la concurrence tous domaines confondus, la capitale du Cotentin connaît de réelles difficultés pour asseoir et pérenniser son rang dans le concert des grandes places économiques du Grand Ouest. Le projet d’agglomération qui pourra être réactualisé en fonction des opportunités qui se présenteront, a pour ambition première de conforter ce rôle et de développer de manière solidaire et durable le territoire. Ce développement passe par un renforcement général de l’attractivité dont les fonctions économiques et résidentielles sont les principales garantes. Ces dernières ont participé en grande partie à faire de Cherbourg un pôle d’importance régionale, grâce notamment à des pôles de développement, des zones d’accueil pour les entreprises, des équipements structurants comme la Cité de la Mer, un réseau de transports urbains, mais aussi grâce à la présence de fonctions dites « métropolitaines » avec entre autres, un site universitaire en développement. Conforter ces fonctions métropolitaines apparaît ainsi comme un enjeu important en vue de renforcer la centralité et l’attractivité du territoire cherbourgeois. L’affirmation de l’identité maritime de l’économie locale est un point fort du projet d’agglomération. Cherbourg jouit en effet, d’une solide réputation en matière d’activités portuaires dont les atouts restent à valoriser, et d’un savoir-faire indéniable dans les secteurs de la construction navale et de la plaisance. L’un des objectifs du projet est de développer davantage ce potentiel en lui conférant de nouveaux moyens techniques et de le positionner ainsi, dans les grands courants d’échanges commerciaux, objectif que favorise une position géographique avantageuse. Toutefois, l’activité portuaire n’est pas le seul « fer de lance » de l’économie cherbourgeoise. Le territoire présente plusieurs atouts qu’il convient de valoriser. Ces compétences font entre autres, référence à la formation et à l’enseignement supérieur, dont certains pôles de compétences comme la maîtrise d’ambiance par exemple, sont bien identifiés. La mise en synergie des acteurs et l’émergence d’une technopole ont permis de développer la recherche et l’enseignement supérieur, et de répondre de manière plus ciblée aux besoins d’une main d’œuvre qualifiée. L’activité touristique fait elle aussi partie des points forts de l’agglomération, mais elle reste à développer autour d’une offre touristique globale basée en partie sur l’emblématique Cité de la Mer, dont le succès n’est plus à démontrer. L’agglomération cherbourgeoise détient en cet équipement phare un vecteur d’informations culturelles et scientifiques, véritable générateur d’entraînement que le futur Contrat d'Agglomération aura à charge de développer. En termes de cadre de vie et d’environnement, le territoire cherbourgeois présente de nombreux atouts. Ville portuaire, Cherbourg jouit d’un paysage maritime attractif. Un certain nombre d’actions viendront s’ajouter afin d’améliorer le cadre de vie des habitants. Concernant l’habitat pour lequel plusieurs difficultés se posent, la CUC a pour objectif d’initier une gestion communautaire des politiques de l’habitat (PLH), afin de répondre aux impératifs liés à cette question, ainsi que des opérations d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain. Concernant les transports, l’agglomération souffre de contraintes dues à l’urbanisation, cette dernière s’étant effectuée en « amphithéâtre » autour de la rade. En outre, l’étalement urbain à la périphérie, l’importance des trajets domicile-travail, ainsi que l’attractivité de l’agglomération amplifient de manière importante le trafic. Il est à ce titre prévu un plan de déplacements urbains, dont l’objectif sera de réguler et d’améliorer les conditions de circulation. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 4 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Quant à la qualité de l’environnement, de nombreuses actions contribueront au respect déjà fort des normes environnementales et devraient accroître le sentiment de vivre dans un environnement sain. Enfin, il ne s’agira pas seulement de valoriser l’existant, mais aussi de développer de nouveaux secteurs d‘activité capables de générer des conditions favorables à un essor économique. La mise en œuvre des nouvelles Technologies de l’Information et de Communication en est une représentation. Ces nouvelles technologies accroissent la taille des marchés, et une stratégie de niche et de spécificité des entreprises peut ainsi être développée. En conclusion, les enjeux sont nombreux et concernent un grand nombre de secteurs. Ils concernent le développement économique avec par exemple, la diversification du bassin d’emploi, l’inscription du port de Cherbourg dans les grands courants d’échanges maritimes ou encore, la valorisation des savoir-faire locaux, le développement social avec la réduction de la précarité, le développement touristique avec une inscription dans les grands flux touristiques, l’aménagement du territoire, l’environnement. C’est à la somme de tous ces enjeux que répond le Projet d’Agglomération, afin d’inscrire dans une logique de développement durable, le territoire cherbourgeois. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 5 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Axe 1 – Renforcer l’attractivité et le développement économique du territoire Dans un contexte d’internationalisation croissante et de mutation technologique de plus en plus rapide, l’agglomération cherbourgeoise possède un potentiel technologique et maritime qui doit lui permettre de saisir de nouvelles opportunités et de proposer ainsi des réponses, en termes d’infrastructures et de services, à des nouveaux besoins industriels, logistiques et économiques. Dans cette perspective, elle dispose de nombreux points forts que sont la capacité à organiser collectivement des projets porteurs de sens et enracinés dans une culture locale, comme ce fut le cas pour le développement du site universitaire ou la Cité de la Mer, ainsi que la prise de conscience de l’importance déterminante de l’immatériel (fonctions d’organisation et de communication) et des démarches de créativité ou d’excellence (certification ISO des fonctions portuaires, création d’une technopole) comme facteurs clés du succès des projets. Forte de son expérience et soucieuse d’affirmer une identité qui lui permettra de se différencier et d’apporter des réponses à des grands enjeux économiques et logistiques, l’agglomération se fixe pour objectif de : § valoriser ses atouts maritimes ainsi que le potentiel technologique détenu par son tissu économique, § franchir une nouvelle étape dans le domaine du tourisme maritime et pérenniser le rayonnement touristique et scientifique de la Cité de la Mer, § développer les fonctions supports au développement économique que sont la formation supérieure, la recherche et les technologies de l’information et de la communication. Orientation 1 – Affirmer l’identité maritime de l’agglomération L’agglomération cherbourgeoise possède une très grande diversité d’activités maritimes (construction navale, pêche, aquaculture, services publics de l’État en mer, transmanche, logistique, tourisme, plaisance, formation et recherche) qui se déclinent notamment en cinq ports (militaire de plaisance, de pêche, transmanche et de commerce) qui, à l’abri de la grande rade « sont unis comme les doigts d’une main tendue vers le large ». La position géographique de l’agglomération au bord de la mer la plus fréquentée du monde, lui confère un rôle déterminant à jouer à la fois dans les échanges entre le nord ouest et le sud de l’Europe, comme dans les échanges transocéaniques (projet Fastship). En dépit d’un faible hinterland, le port de commerce s’est à la fois spécialisé dans les trafics non conventionnels et le trafic roro où il a acquis des compétences et des qualifications particulières. Il est désormais en position d’opportunité pour proposer sur la base de ses compétences, des alternatives au trafic routier conformément aux recommandations de l’Union Européenne. De même, en cohérence avec une culture industrielle de sûreté et de sécurité, les autorités portuaires civiles et militaires font de Cherbourg l’une des bases portuaires de la mer de la Manche et de la mer du Nord dans les domaines liés à la sécurité maritime. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 6 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Cherbourg a su également conserver en cœur de ville ses activités de pêche ajoutant ainsi aux fonctions économiques, des fonctions d’animation portuaires qui seront renforcées avec le développement de la plaisance dans l’avant port. Le développement de la place portuaire de Cherbourg constitue donc un enjeu d’autant plus important qu’il s’inscrit dans un mouvement général européen de renouveau des villes maritimes qui réinvestissent les friches portuaires, conjuguent économie et tourisme, développent de nouvelles fonctions industrielles et tertiaires à l’image de la filière grande plaisance. Située au cœur d’un bassin maritime européen, Cherbourg-Cité Phare souhaite valoriser ses atouts et s’intégrer comme l’une de villes du réseau maritime européen. Parmi les atouts, le tourisme maritime constitue un vecteur d'image et d'attractivité pour l'agglomération et le Pays du Cotentin L’agglomération cherbourgeoise, proche du Bassin Parisien et deuxième port transmanche, se situe à proximité d’une clientèle potentiellement nombreuse. La clientèle touristique de la Manche est majoritairement française et la plupart du temps, originaire de régions proches pour des séjours courts. Les étrangers sont britanniques, néerlandais ou encore, belges. Le tourisme sur l’agglomération connaît aujourd’hui un développement important, et revêt de multiples facettes. Il convient donc de conforter ce développement le plus rapidement possible, tant ce tourisme semble de nature à pouvoir capter de nombreux flux touristiques : Ä Ä Ä Ä Tourisme culturel et architectural, Tourisme industriel, Tourisme ludique et sportif, Tourisme événementiel. Au centre des flux touristiques qui transitent par le Mont-Saint-Michel et l’Angleterre, l’enjeu pour Cherbourg est donc de parvenir à capter ces flux. Pour ce faire, Cherbourg et sa région disposent d’atouts importants comme son cadre naturel, son patrimoine bâti (grande rade, gare maritime, châteaux…), mais également ses équipements touristiques et culturels, sans oublier son emblématique Cité de la Mer. La Cité de la Mer, nouveau centre touristique et culturel régional majeur, a ouvert ses portes le 29 avril 2002. Sept années de gestation auront été nécessaires pour définir et mettre en œuvre un concept original et porteur, témoin d’une mutation en marche du bassin économique du Cotentin. Portée par l’établissement public de la Communauté urbaine, elle bénéficie de la présence du sous-marin « Le Redoutable », d’un aquarium de nouvelle génération et de deux édifices empreints de grandeur et d’histoire : le hall des trains et la gare maritime transatlantique. La Cité de la Mer, avec plus de 300 000 visiteurs par an, a permis de créer une offre touristique structurante drainant de grands flux touristiques, tout en préservant et en valorisant le patrimoine exceptionnel de la gare maritime transformée en un pôle urbain doté d’une plurifonctionnalité reliant la « mémoire » des lieux et la « modernité ». Mais la Cité de la Mer est avant tout un complexe original et innovant de dimension internationale, seul lieu où sont appréhendées les multiples facettes scientifiques, technologiques et humaines de l’exploration sous-marine. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 7 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Le programme de la 1ère phase, d’un montant de 150 MF, a permis la réhabilitation du hall des trains, transformé pour partie en grande halle polyvalente de 7 000 m², la construction d’une cale sèche de radoub accueillant le sous-marin « Le Redoutable » mis en configuration muséographique, la construction d’un pavillon d’expositions permanentes réunissant sur 2 pôles muséographiques, pôle sous-marin et pôle océan, 1 300 m² d’expositions dédiées à l’exploration sous-marine, la construction d’un aquarium d’un type nouveau, doté de 16 bassins, et d’un aquarium-cylindre de 8 mètres de diamètre et de 10 mètres de hauteur. De même, un centre pédagogique regroupant au sein de la Cité de la Mer des espaces spécifiques d’accueil des publics scolaires, un site-relais du CCSTI de Basse-Normandie et des outils de vulgarisation pédagogiques (ouvrages, documents multimédia, bibliothèque, médiathèque...) a été ouvert en 2003. Afin d’accroître l’attractivité globale du site, 3 niveaux d’intervention et d’action méritent d’être initiés : - - la réhabilitation des bâtiments de la gare maritime transatlantique, notamment les salons, chef d’œuvre de l’Art Déco, valorisée par la réalisation d'une scénographie au sein de la salle des bagages (action en cours) et de la salle des pas perdus, le renforcement de la scénographie du pavillon des expositions, la création d'un espace des congrès. L’agglomération dispose donc avec la Cité de la Mer, d’un équipement hors du commun, tant en termes d’informations culturelles et scientifiques, qu’en termes d’attractivité touristique. Il s’agit donc ici de conforter – en lien avec la structure Pays – le développement de ce pôle touristique, générateur de flux et d’attractivité sur le Cotentin, voire au-delà. La Cité de la Mer, les futurs aménagements des espaces portuaires, l’organisation de grandes manifestations nautiques sont autant de symboles de ce renouveau maritime qui, en prenant appui sur des traditions industrielles et portuaires, contribuent à changer l’image de l’agglomération et lui faire prendre place dans la modernité. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre du renforcement de la vocation maritime et technologique de l'économie locale : ·Dragage de l’Avant Port et du Bassin du Commerce ·Réalisation d'un remblais au sud de la darse des Mielles ·Modernisation de l’outillage portuaire tranche 2 ·Remplacement de la passerelle - poste 1 ·Allongement de 120 mètres du quai des Flamands ·Modernisation de l’outillage portuaire tranche 3 ·Mise en site propre de la desserte ferroviaire du port du commerce ·Réaménagement de l’ancienne gare transatlantique (1ère tranche) ·Soutenir le développement de la Grande Plaisance ·Développer les escales des paquebots de croisières ·Développer les escales des bateaux transportant des yachts ·Projet Fastship* : travaux d’infrastructures portuaires ·Création de terre-pleins à Collignon ·Création d’un centre de ressources documentaires sur les interventions technologiques dans les profondeurs marines ·Extension des locaux d’INTECHMER ·Construction d’un Centre de Corrosion Marine et Biologique * Bien qu’à ce jour, la confirmation du lancement du projet n’ait pas encore eu lieu, il y a à prévoir cette action qui, en cas de confirmation, nécessitera une mise en œuvre immédiate pour respecter les délais imposés pour la mise en service. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 8 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Au titre du confortement du tourisme maritime comme vecteur d'image et d'attractivité ·Cité de la Mer - Etude de programmation ·Cité de la Mer - Développement seconde phase ·Contrat de développement touristique - création d'une offre touristique autour de la Cité de la Mer ·Construction d'une Base Nautique voile, aviron de mer - CherbourgOcteville ·Une station nautique à l'échelle du Pays du Cotentin ·Participation à la course des Grands Voiliers 2005 ·Réhabilitation des locaux du CKMNC de Collignon ·Cité de la Mer – ancienne gare maritime transatlantique – mise en œuvre d’un nouveau pôle muséographique « Port des Amériques » ·Cité de la Mer – seconde phase de réhabilitation du hall des trains ·Cité de la Mer – espaces extérieurs – confortement des capacités d’accueil ·Agrandissement de la base nautique de Tourlaville Collignon ·Création d'une zone de mouillage à Tourlaville Collignon ·Extension du port de plaisance Chantereyne vers l'Ouest : troisième tranche du port de plaisance Chantereyne Au titre de la valorisation sur le plan urbain de l'ensemble du front de mer est-ouest de l'agglomération et des espaces portuaires ·Aménagement de plans d'eau en cœur de ville : réaménagement de l'avant port pour la plaisance, côté quai de Caligny ·Aménagement du front de mer : espace public Chantereyne ·Aménagement du front de mer d'Equeurdreville ·Création d'une liaison piétonne et cycliste au Fort de Querqueville ·Aménagement du plan d’eau du port de l’Epi pour les vieux gréements ·ORU - Aménagement d'un front de mer quai Lawton Collins Orientation 2 – Favoriser l’émergence de pôles de compétences et renforcer le site universitaire L'une des caractéristiques du Nord Cotentin est la présence de grands établissements industriels (Cogema - La Hague, DCN Cherbourg, CNPE Flamanville) autour desquels s’est greffé tout un tissu local d’entreprises sous-traitantes. Les activités développées autour du nucléaire civil et militaire et de la construction navale ont permis aux entreprises locales, d’acquérir des savoir-faire spécifiques pour concevoir, construire, maintenir et démanteler des unités industrielles complexes et conjuguer ainsi qualité, sécurité, fiabilité et compétitivité. Que ce soit dans la maîtrise de la chaîne de la mesure et de l’instrumentation, l’élaboration d’ensembles chaudronnés, dans le domaine du génie climatique, dans la gestion des grands systèmes d'information et documentaires ou encore, dans la conception, les entreprises du Cotentin sont en position d'opportunité pour répondre aux exigences des systèmes industriels concernés par les problématiques de sécurité des environnements industriels. En effet, les savoir-faire acquis dans le domaine du confinement s'appliquent aux secteurs de l’électronique (salles blanches), de la pharmacie (blocs stériles) et de l’agroalimentaire (ultraContrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 9 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg propreté). Le secteur de la Santé, a travers notamment la lutte contre les infections nosocomiales est également pleinement concerné par les problématiques de maîtrise des contaminations liées à l'hygiène hospitalière ou à la sécurité sanitaire. Cet axe de développement dénommé «maîtrise d’ambiance» animé par la "Technopole CherbourgNormandie", a donné lieu à un programme ambitieux qui couvre les domaines de la formation, de la recherche finalisée et des transferts de technologie. Le maillage entre entreprises et formation a été l'un des éléments marquant du développement du site universitaire de Cherbourg-Octeville durant la période 1989-1998. La forte implication autour de la Communauté urbaine de tous les acteurs concernés par le développement de l'enseignement supérieur, a permis au-delà de la création du site, de permettre à celui-ci d'atteindre sa maturité et de définir ses spécificités. De même, plusieurs entités de recherche ont été créées ou se sont implantées, notamment le Laboratoire Universitaire des Sciences Appliquées de Cherbourg (LUSAC), le Laboratoire d'Études et de Recherche Marine du CNAM Intechmer (LERMA), le Laboratoire de Radio-écologie Marine (LRM) et le centre de corrosion marine et biologique - CORRODYS qui constitue un nouveau pôle de compétence en émergence. La première phase de création du pôle cherbourgeois d'enseignement supérieur a consisté en l'implantation de nouvelles formations. Ce cycle a été inauguré par l'implantation de l'Institut National des Sciences et Techniques de la Mer en 1981, puis s'est prolongé par la délocalisation de deux premiers cycles de l'Université de Caen Basse-Normandie, la création de l'Ecole d'Ingénieurs de Cherbourg et de l'IUT Cherbourg-Manche qui compte aujourd'hui, six départements dont quatre à Cherbourg-Octeville. De même, le groupe FIM (Formations Interconsulaires de la Manche) et l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires (INSTN) ont implanté des antennes sur le site universitaire. Une plate-forme de formation aux métiers de l'environnement contrôlé a également été mise en place pour répondre aux besoins de la formation continue. Le plan U3M met l'accent sur l'accompagnement de la vie étudiante avec la création d'une bibliothèque universitaire et d'une maison de l'étudiant qui viendront compléter les équipements et dispositifs initiaux (restaurant universitaire, logement des étudiants, halle des sports). Il propose la création de nouveaux locaux pédagogiques et conforte la spécificité « maîtrise d'ambiance » à travers la création d'une plate-forme technologique. Dans le cadre de la Technopole, les acteurs universitaires se donnent comme futurs objectifs la consolidation et le développement de la recherche autour des deux pôles majeurs de développement que sont la maîtrise d'ambiance et les technologies marines. De même, ils souhaitent développer, à partir des référentiels pédagogiques, des produits de formation continue et conforter l'internationalisation du site (accueil de congrès internationaux, partenariats avec des universités étrangères…). En effet, les compétences technologiques du Cotentin offrent au site universitaire l’opportunité de se démarquer et de constituer, dans le domaine de la maîtrise d'ambiance, un pôle d’excellence national unanimement reconnu. L’agglomération cherbourgeoise souhaite par là-même, conforter ses fonctions métropolitaines afin de renforcer la centralité et l’attractivité de son territoire. Enfin, l’implantation à Cherbourg dans l’ancien Centre Hospitalier des Armées, du Centre International des Métiers Artistiques et Techniques de l’Image et du Son, dont l’Ecole Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation, constitue la composante principale et représente un atout de taille qui contribuera à valoriser par des productions audiovisuelles l’image de l’agglomération et du Cotentin. De Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 10 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg même, la présence de réalisateurs, d’experts et de techniciens connectés aux nombreux domaines d’application de l’image qu’offre le Cotentin (prototypage virtuel, simulation d’intervention dans les zones à risques, représentation 3D des fonds marins, effets spéciaux, images numériques…) laisse entrevoir de futurs développements. La position géographique de Cherbourg, face à la côte sud de l'Angleterre, les relations historiques que le Cotentin et la Normandie ont tissé à l'international offrent au site universitaire des opportunités pour développer des partenariats internationaux. La mise en place des cursus européens de formation, l'organisation à Cherbourg d'Université Européennes d'été constituent aujourd'hui les premier élément qui vont permettre au pôle de compétence cherbourgeois d'obtenir une reconnaissance européenne. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes au titre de l’émergence de pôles de compétences et du renforcement du site universitaire : ·Création d’une halle des sports sur le site universitaire ·Construction d’un Hall technologique – site universitaire ·Construction d’une bibliothèque universitaire ·Construction d’une Maison de l’étudiant ·Construction d’un amphithéâtre et de locaux communs sur le site universitaire ·Aménagement VRD et signalétique du site universitaire 1ère Phase ·Implantation de l'EICAR dans le Centre Hospitalier des Armées ·Délocalisation de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts ·Consolidation de la Technopole Cherbourg-Nomandie ·Construction d’un bâtiment pour le LUSAC sur le site universitaire ·Création d’une plate-forme de formation continue à distance sur le site universitaire ·Création de relations internationales (France-Grande Bretagne) sur le site universitaire ·Aménagement VRD et signalétique du site universitaire 2ère Phase En outre, la « maîtrise d’ambiance » qui se traduit par des impératifs de sécurité et de sûreté des installations industrielles et sanitaires, trouve naturellement dans les filières de la pêche et les industries agroalimentaires (légumes, lait, viande) un domaine d’application certain. Dans la filière viande, une démarche globale de traçabilité, d’hygiène et de sécurité alimentaire a été mise en place et pour laquelle, l’abattoir de Cherbourg constitue l’un des maillons déterminants. Pour permettre à cet outil de s’intégrer dans cette démarche d’excellence, une réflexion sera engagée sur son positionnement stratégique et éventuellement, sa future localisation. De même, des investissements seront réalisés au niveau des chaînes d’abattage et de la salle de découpe afin que cet équipement puisse pleinement jouer son rôle dans le renforcement de l’attractivité de l’agglomération cherbourgeoise. ·Abattoir – étude de positionnement stratégique ·Abattoir – aménagement d’une salle de découpe + parc autos ·Abattoir – rénovation chaîne d’abattage des porcs Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 11 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Orientation 3 – Permettre à l’agglomération de répondre aux nouveaux enjeux numériques Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) constituent aujourd’hui un atout indéniable pour favoriser l’ouverture du territoire et permettre son développement. L’agglomération, consciente de ces enjeux, entend valoriser ce domaine à travers deux axes stratégiques : - le développement économique, dans la mesure où les TIC constituent depuis quelque temps une nouvelle donne à prendre en compte dans la logique d’implantation des entreprises et dans l’accompagnement de celles qui existent déjà - l’appropriation des TIC par la population, une préoccupation essentielle en termes d’équité et d’égalité des chances. L’agglomération doit donc veiller à ne pas se laisser distancer dans ce domaine, tant l’appropriation des TIC et les infrastructures haut débit – en plus de leur caractère attractif – sont aujourd’hui susceptibles de créer les conditions favorables aux synergies et au développement recherchés, et ce, notamment par la mise en réseau des pôles de formation, de la recherche et du monde de l’entreprise. Toujours en matière de TIC, le Département de la Manche s’est engagé à faciliter l’accès de tous aux TIC par un maillage du territoire. Cet objectif doit être atteint au travers du « Backbone Universal Services » (BUS) dont l’objectif est de ne laisser aucun point du territoire à plus de 10 km d’un relais haut débit. Sur l’agglomération, le haut débit s’articule autour de la technologie ADSL et par la mise en œuvre progressive d’une boucle locale en fibre optique par France Telecom. Ce dernier est le seul fournisseur d’offres haut débit, tandis que les opérateurs alternatifs ne proposent pas d’offres haut débit concurrentes, même si cela est susceptible de changer progressivement. Quoi qu’il en soit, le taux de pénétration actuel de l’Internet haut débit n’est que de 0,6% sur la CUC (contre 1,27 % au plan national). Pour tenter de remédier à cette situation, la CUC souhaite aujourd’hui s’engager dans la définition d’un schéma directeur de développement numérique et ce, par le biais d’une approche globale prenant en compte le développement des infrastructures, des services et des usages. Au titre du renforcement des TIC au service du développement économique ·Doter l’agglomération d’infrastructures de télécommunications haut débit ·Faciliter le développement de services numériques ·Soutenir la création de contenus ·Promouvoir les usages Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 12 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Axe 2 – Promouvoir un développement durable et solidaire de l’agglomération L’analyse de la localisation des activités et des résidents met en évidence un défaut d’attractivité urbaine de l’agglomération cherbourgeoise, et notamment du centre ville. Face à ce problème, il est progressivement apparu nécessaire pour l’agglomération de disposer d’un outil de développement, de réflexion, d’un projet d’ensemble. Pour ce faire, la Communauté Urbaine de Cherbourg, parallèlement à la mise en place d’une politique du logement et de l’habitat, se dotera prochainement d’un outil de programmation adapté permettant de réfléchir à l’aménagement urbain et à la mise en valeur du cœur d’agglomération en tenant compte de ses différentes caractéristiques. Telle est l’ambition affichée avec les marchés de définition simultanément lancés dans le cadre de l’ORU "Entre Terre et Mer" et dont les résultats seront connus début 2004. Une fois le lauréat désigné, l’agglomération disposera d’un véritable plan de référence à 15 ans, concernant l’un des secteurs centraux les plus stratégiques du territoire. Il apparaît également indispensable de développer une véritable politique intercommunale du logement et d’articuler cette politique de manière cohérente avec les autres politiques menées par l’agglomération, notamment dans les autres domaines que sont le foncier, les transports et l’économie. Dans cette perspective, le Contrat de Ville s’articulera avec le Contrat d'Agglomération dont il constituera l’un des volets. Les différentes orientations et actions du Contrat de Ville font donc partie intégrante du projet de territoire et plus particulièrement, celles qui font écho – en lien avec le PLH – à la mixité de l’habitat et au rééquilibrage du peuplement sur l’ensemble du territoire communautaire. Enfin, en continuité avec l’action déjà entreprise en la matière dans le cadre du Contrat de Ville, l’agglomération souhaite continuer à améliorer les transports en commun, afin de lutter de manière efficace contre certaines formes d’exclusion en offrant une accessibilité homogène et performante sur l’ensemble de son territoire. Elle compte ainsi poursuivre cette politique en se fixant trois objectifs majeurs : § développer un plan de circulation qui réponde aux objectifs de désenclavement, en prenant en compte l’ensemble des besoins de déplacements, § disposer d’un réseau de transports en commun développant l’intermodalité pour désenclaver les zones urbaines fragiles, et ouvrir l’accès aux services à l’ensemble de la population, § renforcer les liaisons intra-urbaines, périurbaines et interurbaines en lien avec le Pays du Cotentin. Orientation 1 – Conforter et accroître l’offre foncière à vocation économique et résidentielle Depuis sa création, la Communauté Urbaine de Cherbourg mène une politique active et soutenue d’acquisitions foncières très en amont des projets et opérations d’aménagement. La politique foncière s’inscrit ainsi dans une triple stratégie d’anticipation, de veille et de concrétisation de projets. L’anticipation se traduit ainsi par la constitution de réserves foncières à moyen terme pour des projets déjà identifiés (PLH), mais également à plus long terme, dans l’attente de la définition de projets, dans le cadre notamment de l’ORU, du SCOT et du PLU communautaire. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 13 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Entre 1986 et 2001, le service économique de la CUC a commercialisé 344 527 m2 de zones d’activité, soit 21 533 m2 par an. Si cette tendance devait se poursuivre, 301 462 m2 (environ 30 ha) seront alors nécessaires pour permettre l’accueil d’activités économiques. Bien qu’il soit difficile d’anticiper avec précision le niveau exact des besoins futurs à satisfaire, il semble donc important de renforcer le foncier à vocation économique sur l’agglomération. Les besoins en matière d’habitat (individuel et collectif) au vu des données disponibles concernant les autorisations de construction attribuées et la vente de terrains à bâtir entre 1989 et 2001, nous permettent d’en déduire que 2 500 logements pourraient être autorisés d’ici 2015. Or, le recensement des opérations d’habitat – en cours ou projetés d’ici là – indique une capacité minimale de 881 à 984 nouveaux logements, soit 35% à 39% des besoins. Dans ce sens, la maîtrise foncière constitue bien un enjeu fondamental à l’échelle de l’agglomération, notamment en termes d’habitat et de développement économique. Dès lors, trois objectifs majeurs ont été retenus par la Communauté Urbaine de Cherbourg : § Approfondir la politique foncière dans le Contrat d'Agglomération afin de : - favoriser l’émergence d’une offre résidentielle plurielle, conforter les actions envisagées liées au développement économique afin de créer de nouvelles zones d'activité ou de dégager des assises foncières permettant la création de bâtiments d'accueil d'entreprises, réserver les emprises permettant la mise en œuvre des politiques de déplacements urbains. § Saisir l’opportunité de mener des actions foncières avec l’EPBS qui va étendre son intervention au Département de la Manche. § Articuler ce volet avec le PLH (en cours de révision et prévu dans le cadre du projet d’agglomération), l'ORU et les politiques d'urbanisme découlant de la mise en œuvre du PLU. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre du renforcement de l’offre foncière ·Etude de faisabilité d’une Zone d’Activité Economique – Site du Caplain à Tourlaville ·Etude de programmation et d’aménagement urbain – ZAC du Monturbet ·Création d’une voie nouvelle sur le secteur de Grimesnil ·Création d’une voie nouvelle sur le secteur du Tôt ·Création de réserves foncières hors ZAC ·Création d’une voie nouvelle dans le secteur de la Chasse des Moulins à huile et élargissement de la rue des Mesliers Orientation 2 – Rendre plus cohérents et performants les déplacements urbains sur l’agglomération Les caractéristiques géographiques de l’agglomération représentent une contrainte forte dans le fonctionnement urbain de l’agglomération. Le développement de l’urbanisation s’est en effet opéré en « amphithéâtre » autour de la rade. Qui plus est, l’étalement urbain à la périphérie, l’importance des trajets Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 14 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg domicile-travail, ainsi que le pouvoir attractif de l’agglomération en tant que pôle centre amplifient l’importance du trafic sur l’agglomération. Aussi, l’agglomération, dans un souci de qualité du service rendu et de maîtrise des coûts, s’interroge-t-elle aujourd’hui sur l’évolution de son plan de déplacements urbains et ce, en essayant d’intégrer toutes les composantes (stationnement, aménagements des voiries, pistes cyclables, transports en commun, sécurité des piétons…). Pour l’heure, la maîtrise de l’augmentation du trafic VL et PL – et de ses nuisances – dans le centre de l’agglomération repose sur deux axes : Ä Le détournement du trafic de transit, Ä La poursuite du développement des transports en commun et le développement de tout autre mode de transport alternatif (cycle, véhicule électrique…). Les actions retenues dans le cadre de cette rubrique doivent contribuer en outre à rendre plus lisible un espace urbain souvent déstructuré. L’intention de mise en oeuvre d’un Plan de Déplacements Urbains doit en effet être également appréhendée à l’aune de cet objectif de restructuration du tissu urbain. L’ORU en cours est d’ailleurs révélatrice de cette volonté de réconcilier restructurations urbaines et déplacements urbains. Dans cette perspective, les objectifs affichés consistent à raccorder physiquement les espaces entre eux, à gommer les césures urbaines, mais également à optimiser les rapports espace/temps et ce, quel que soit le mode de transport utilisé. Cette orientation est en cela interdépendante des orientations 1 et 3 de l’axe 2. Enfin, les déplacements domicile-travail dépassant assez largement le périmètre de l’agglomération, il conviendra que l’étude préalable à la mise en œuvre du PDU prenne en compte l’ensemble du bassin d’emploi et s’articule avec les actions correspondantes mises en œuvre dans le cadre du Contrat de Pays. Dans ce sens, les modes de transports urbains doivent pouvoir être mis en adéquation avec ceux couvrant le pays afin de gérer au mieux une mobilité qui ne cesse de croître. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre de la rationalisation des déplacements urbains ·Mettre en œuvre un Plan de Déplacements Urbains ·Mise en place d’un système de priorité pour les bus de ville ·Développer l’accessibilité des personnes handicapées ·Etude de contournement Sud-Ouest de l’agglomération ·Transport : mise en place d’un service d’appel et de réservation ·La Glacerie – Déviation du hameau Quévillon ·Programmation dynamique du trafic ·Télésurveillance des feux tricolores ·Réalisation de la rocade Sud-Ouest ·Schéma directeur de jalonnement directionnel Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 15 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Orientation 3 – Lier politique de solidarité et politique urbaine au travers du Contrat de Ville Les contrats de ville ont vocation, selon l’article 26 de la LOADDT, à devenir le volet « cohésion sociale et territoriale » des contrats d’agglomération. Les opérations envisagées sur ce registre viennent en complément des actions "politique de la ville" faisant l'objet d'une contractualisation spécifique (contrat de ville et Opération de Renouvellement Urbain). Il s’agit ici de préserver un développement équilibré et solidaire en développant une politique foncière en faveur de la production de logements sociaux, en aménageant des espaces extérieurs au sein des quartiers sensibles, etc. mais aussi d'améliorer l'accès des jeunes au logement et de permettre l'accueil des gens du voyage. Le contrat de ville 2000-2006 a quant à lui pour ambition de rendre l’agglomération cherbourgeoise, à la fois plus sûre, plus solidaire, mieux équilibrée et plus égalitaire. Cinq grands thèmes d’intervention structurent ainsi le Contrat de Ville : § insertion professionnelle, développement économique, § habitat, cadre de vie, transports, § prévention de la délinquance, justice, lien social, santé, § éducation, sports, loisirs et activités culturelles, § projet culturel intercommunal. Par plusieurs de ces thèmes et les territoires d’intervention auxquels il s’applique, le Contrat de Ville constitue donc une démarche essentielle dans la recherche d’une plus grande cohésion sociale et urbaine. En outre, la démarche engagée par la CUC vise en quelque sorte l’intégration progressive du Contrat de Ville et du Contrat d'Agglomération dans une seule et même démarche. Telle est d’ailleurs l’ambition de l’État qui vraisemblablement, souhaitera étendre à l’ensemble de la France cette fusion des deux contrats pour la seconde génération des contrats d’agglomération. Il s’agit donc ici de créer les conditions en vue de la mise en œuvre d’une véritable politique de la ville d’agglomération. La création du Pôle “Développement et Solidarité” regroupant notamment les anciens services Habitat et Contrat de Ville doit être appréhendée dans ce sens. Dans le cadre du projet d'agglomération, 3 axes prioritaires d'intervention ont été définis : · · · la mise en place et l'animation d'un atelier santé-ville, la mise en œuvre du contrat local de sécurité après évaluation, Elaborer un programme local d'insertion via la création de nouveaux partenariats (service public de l'emploi, Conseil régional de Basse-Normandie, Conseil général de la Manche) relatifs à l'insertion professionnelle et à la création d'activités, et qui fait suite à la décentralisation du RMI et à la création du RMA Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre du renforcement de la mixité sociale ·Etude stratégique sur le logement social ·Etude Programme Local de l’Habitat ·PLH – aides en faveur du logement social ·Mettre en place un CLLAJ à l’échelle de l’agglomération Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 16 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg ·Création d’aires d’accueil pour les Gens de voyage ·Mise en place d’un accueil de jour – boutique solidarité ·Animation du Pôle d’initiatives économiques et solidaires (PIES) ·Renforcement de la fonction d’ensemblier de la MEF ·Délocalisation de la mission locale en centre ville ·Economie solidaire : professionnalisation des personnes du quartier encadrant des activités pour les enfants quartier SE ·Economie solidaire : création de services à la personne, quartier SE ·Economie solidaire : actions pour l’insertion professionnelle des femmes issues de l’immigration habitant l’Amont Quentin Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 17 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Axe 3 – Préserver le cadre de vie et l'environnement D’une façon générale, il s’agit d’apporter à l’ensemble des habitants de l’agglomération une qualité de vie assurant un réel bien-être, particulièrement dans des quartiers qui connaissent des difficultés. Le cadre de vie constitue en effet pour un lieu donné, un facteur d’attractivité. Il produit des effets d’image et de notoriété qui contribuent à faire naître ou à consolider une conscience commune liée au sentiment d’appartenir à un territoire où “il fait bon vivre”, respectueux des identités ainsi que du patrimoine naturel et historique. De nombreuses études (étude des espaces portuaires, marchés de définition ORU…) insistent en outre, sur la nécessité d’engager des actions visant à requalifier les espaces urbains de l’agglomération et à améliorer le cadre de vie des habitants. La politique menée par la Communauté urbaine vise à y répondre. Ainsi, différentes actions ont d’ores et déjà été engagées et seront poursuivies : - - recomposer le tissu urbain dégradé en réhabilitant certains quartiers afin de lutter contre les processus de dévalorisation de certains territoires (quartiers sociaux des villes, espaces publics, friches industrielles…), engager des opérations structurant l’espace urbain. Plusieurs opérations seront prochainement engagées (ORU "Entre Terre et Mer", espaces portuaires…). D’autre part, le développement des équipements culturels et de loisirs notamment, contribue au renforcement d’une qualité de vie. L’accès à la culture, à des loisirs variés constitue autant de points à prendre en considération dans un projet de développement territorial solidaire. Enfin, la préservation des ressources naturelles est indispensable dans la perspective d’un développement durable et équilibré de l’agglomération. Cette dernière s’alimente en effet, des ressources naturelles du territoire – tout l’enjeu dans ce domaine, résidant dans la préservation de celles-ci (eau, paysages, bio-diversité…) – en même temps qu’elle génère comme toute autre un certain nombre de nuisances liées à son développement (déchets, consommation énergétique…). La politique menée par l’agglomération dans les domaines de l’environnement se décline ainsi dans 4 domaines : - renforcer la maîtrise du traitement des eaux usées et la protection des ressources en eau, assurer une gestion performante des déchets, mettre en œuvre une politique de management environnemental et de maîtrise énergétique, mettre en œuvre une politique de gestion des risques. Orientation 1 – Requalifier les espaces urbains Un certain nombre d’actions – dont la plupart sont inscrites dans le Schéma Directeur de Renouvellement Urbain « d’Est en Ouest » (2002) de l’agglomération – ont d’ores et déjà été intégrées dans le futur Contrat d'Agglomération. Ces actions visent essentiellement à renforcer le cadre de vie des habitants de l’agglomération, mais également (pour les périmètres d’opérations les plus centraux) à accroître la qualité et l’image du territoire communautaire. Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 18 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre de la requalification des espaces urbains ·Marchés de définition pour la requalification de 3 places en centre historique (de Gaulle – République – Notre Dame) - Etude ·Cherbourg-Octeville – Aménagement de la Place de la République ·Cherbourg-Octeville – Aménagement de la Place de Gaulle ·ORU – Comblement partiel du canal – Cherbourg-Octeville ·ORU – (hors canal de retenue) – Cherbourg-Octeville ·Commande publique ORU au Centre Régional de la Photographie de Cherbourg-Octeville ·Etude d’OPAH Renouvellement Urbain ·Mise en œuvre de l’OPAH Renouvellement Urbain ·Equeurdreville-Hainneville – Programme de Renouvellement Urbain ·La Glacerie – réaménagement des Rouges Terres et de la rue Lucet ·Tourlaville – Programme de Renouvellement Urbain ·Pôle ressources Politique de la Ville ·Modalités de participation des habitants à l’ORU ·Cherbourg-Octeville Place Notre-Dame Orientation 2 – Valoriser le patrimoine historique et naturel Au vu de la richesse de l’agglomération sur ces deux registres, le patrimoine historique et naturel fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt particulier. Il conviendra donc de valoriser ce patrimoine dans une perspective d’amélioration de la qualité du cadre de vie et du renforcement de l’attractivité de l’agglomération. En effet, l’agglomération tire une partie de ses richesses de sa fonction littorale et maritime. Cela lui confère des responsabilités qu’elle partage avec l’État, d’autres collectivités et les usagers. Tous doivent se sentir responsables de la préservation des espaces naturels sensibles du littoral. Par ailleurs, le paysage de l’agglomération – qui fait l’objet d’un plan paysage – mérite une attention particulière, notamment vis-à-vis des entrées d’agglomération, des zones d’activités et des constructions neuves. La préservation du patrimoine bâti de l’agglomération fera également l’objet d’une attention toute particulière. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre de la valorisation du patrimoine ·Mise en valeur des chemins rando-pédestres du territoire communautaire ·Promenades paysagères des bords de mer et de rivière – Equeurdreville-Hainneville ·Actions d’aménagement urbain et environnemental – La Glacerie ·Actions d’aménagement urbain et environnemental – Querqueville ·Actions d’aménagement urbain et environnemental – TourlavilleBagatelle ·Exploitation touristique de notre patrimoine – Cherbourg-Octeville Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 19 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Orientation 3 – Conforter les équipements culturels, de loisirs et de coopération décentralisée L'agglomération cherbourgeoise est désireuse de renforcer son attractivité en améliorant ses infrastructures culturelles et en complétant son offre. Le centre culturel de Cherbourg-Octeville, construit et aménagé entre 1976 et 1983, sera reconfiguré, permettant à la bibliothèque de diversifier et d'améliorer son offre documentaire et de créer un espace culture multimédia. L'Ecole municipale de musique agréée étendra son rayonnement grâce à la création du département « musiques actuelles », la mise en réseau des écoles du Nord Cotentin et l'obtention du label École nationale de musique et de danse. Le Centre des Arts du Cirque a été créé en juillet 2000. Depuis sa création, sa notoriété s'est étendue sur l'ensemble de la région. L'objectif est d'implanter le CRAC de manière définitive sur le quartier du Maupas-Brèche du Bois à Cherbourg-Octeville, afin de lui permettre de développer sa programmation et de favoriser son rayonnement. Dans le domaine des loisirs, le golf de Cherbourg constitue un atout déterminant. L'extension à 18 trous de cet équipement lui permettra de s'inscrire dans les circuits nationaux et régionaux, et de renforcer son attractivité. Enfin, l'agglomération cherbourgeoise et le Cotentin se sont engagés dans des actions de coopération décentralisée qui feront l'objet de la création d'une agence intercommunale permettant d'offrir son expertise dans le montage des dossiers, et qui constituera un lieu de ressources et le siège d'une plate-forme humanitaire d'urgence. Il est proposé à ce titre les actions suivantes : ·Restructuration du centre culturel- Cherbourg-Octeville ·Implantation du Centre des Arts du Cirque de Basse-Normandie – Cherbourg-Octeville ·Développement et labellisation de l’Ecole Municipale de Musique Agréée – Cherbourg-Octeville ·Nouvelle association Scène Nationale - Le Trident – CherbourgOcteville ·Mise en place d’une agence intercommunale de coopération décentralisée du Pays du Cotentin (Cherbourg-Octeville) ·Extension du parcours de golf de La Glacerie de 9 à 18 trous (fiche Cherbourg-Octeville) ·Promotion de la photographie - Centre Régional de la photographie de Cherbourg-Octeville Orientation 4 – Renforcer la maîtrise du traitement des eaux usées et la protection des ressources en eau Les 23 000 m3 / jour d’eaux usées sont actuellement acheminés par un réseau de 360 km géré en régie directe par la CUC vers trois stations d’épuration : - Tourlaville (96 000 équivalents-habitants), « Les Flamands », - Equeurdreville-Hainneville (30 000 équivalents-habitants), à l’ouest du Hameau de la Mer, - La Glacerie (500 équivalents-habitants), qui ne traite que le village de l’Eglise. Cette station sera supprimée en 2005, après raccordement du réseau à la station Est. Une grande partie du réseau est de type séparatif, c’est-à-dire que les eaux usées et pluviales sont séparées afin de permettre le rejet dans le milieu naturel des eaux de pluie sans encombrer les équipements de traitement. Il existe à ce jour quelques sections où ce réseau est unitaire, en particulier sur la partie Ouest Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 20 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg qui dessert Querqueville et Equeurdreville-Hainneville. Qui plus est, de mauvais raccordements du réseau séparatif apparaissent au niveau du particulier, ainsi qu’à celui des liaisons entre le réseau eaux usées et eaux de pluie. Ces problèmes ont d’ailleurs été pris en compte dans un contrat d'agglomération signé avec l’agence de l’eau Seine-Normandie. Un contrat qui représente plus de 150 MF de travaux dans le but de subventionner la mise en conformité des installations sanitaires des particuliers et de dégager des priorités d’intervention. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre de la maîtrise de la ressource en eau ·Réhabilitation de la station d’épuration Est ·Construction d’une usine de production d’eau potable ·Etude de mise en place d’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Orientation 5 – Assurer une gestion performante des déchets Le gisement des déchets que collecte actuellement la CUC – toutes activités confondues – s’établissait à 82 067 tonnes en 2000. Cette collecte est assurée en régie directe. Il existe trois déchetteries sur l’agglomération : Querqueville, Tourlaville et Octeville. La déchetterie de Querqueville dispose d’une surface limitée et des terrains ont donc été acquis en vue de son extension. Le site de transfert situé à Tourlaville permet de regrouper aujourd’hui tous les déchets avant envoi vers les centres de traitement. Une collecte sélective des déchets a été mise en place et le centre de tri assure le tri et le conditionnement des ordures recyclables. De même, un centre de compostage des déchets verts permet actuellement la production de composts. Ce centre génère toutefois des nuisances olfactives et présente un déficit d’exploitation de 5000 tonnes sur l’agglomération. La CUC, afin d’améliorer la gestion de ses déchets, a donc prévu d’optimiser le centre de tri par la création d’une deuxième chaîne de tri et d’équipements de pré-tri pour améliorer les conditions de travail et faire face à la production croissante de déchets. En outre, la valorisation du bois récupéré est envisagée – dans une perspective de développement durable – pour chauffer le centre de tri. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre de la gestion des déchets ·Traitement des déchets végétaux – Compostage individuel ·Déchetterie Querqueville – Développement de la collecte sélective en apports volontaires ·Modernisation du centre de tri ·Plate-Forme de compostage – aération pilotée ·Valorisation des déchets ménagers – développer les capacités de traitement des déchets ultimes Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 21 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Orientation 6 – Mettre en œuvre une politique de management environnemental et de maîtrise énergétique Maintenir une gestion rigoureuse qui cherche à répondre aux exigences du développement durable est une préoccupation majeure de l’agglomération cherbourgeoise. Effectivement, face aux problèmes de dégradation de notre environnement et aux enjeux majeurs qui en découlent, la Communauté urbaine a pris l’initiative de mettre en place une série d’actions concourant à un plus grand respect de l’environnement. Il faut souligner en outre, toute l’importance du rôle des décideurs, des techniciens et des habitants dans la gestion quotidienne de l’environnement. Renforcer les connaissances face aux responsabilités qui incombe à chacun, organiser une réelle communication sur le contrôle des déchets et le tri sélectif, mettre en place une politique de management de l’environnement et une véritable gestion énergétique constituent des objectifs étroitement liés pour une préservation plus efficace et pérenne de notre patrimoine. Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre du management environnemental et de la maîtrise énergétique ·Efficacité énergétique et dépollution – Etude prospective ·Education et formation à l’environnement ·Création d’une cellule communication sur la qualité du tri sélectif et le contrôle de la production des déchets ·Mise en œuvre d’un Agenda 21 Local ·ATENEE (Actions Territoriales pour l’Environnement et l’Efficacité Energétique) ·Chaufferie bois Orientation 7 – Mettre en œuvre une politique de gestion des risques Cette politique de gestion des risques concerne essentiellement les risques liés aux inondations ; des risques d’inondations liés aux cours d’eau naturels, mais dus également à l’insuffisance des collecteurs d’eau pluviale. La Divette, dans son cours aval, traverse une zone urbanisée dont la cote est par endroits, inférieure à celle des marées hautes de vives eaux. La conjonction d’un fort coefficient de marée et des débits importants de la rivière provoque l’inondation des quartiers bas de Cherbourg-Octeville (secteur de l’hôpital). Concernant les collecteurs, les principaux ouvrages d’évacuation des eaux pluviales ont été dimensionnés sans anticiper suffisamment l’imperméabilisation croissante de leur bassin versant. Beaucoup d’entre eux ne sont plus en mesure d’assurer l’évacuation des débits d’orages exceptionnels et débordent sur la chaussée, voire même parfois jusque dans les constructions riveraines. Des dispositions devront donc être prises pour pallier ces dysfonctionnements (bassins de stockage, revêtements perméables, limitation des coefficients d’imperméabilisation…). Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 22 Contrat d'Agglomération – Communauté Urbaine de Cherbourg Dans ce cadre, il est proposé les actions suivantes : Au titre de la gestion des risques ·Lutte contre les inondations ·Transfert d’eau brute Orientation 8 – Anticiper les besoins futurs ·Mise en place d’un crématorium* * en fonction des projets identifiés Contrat d'Agglomération - Communauté Urbaine de Cherbourg 23