Mise en page 1 - Ville d`Écully
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Mise en page 1 - Ville d`Écully
Nord Ouest Nord Est Centre Est Sud Ouest Sud Est LES MARRONNIERS © Fotolia - Christian Schwier 24, avenue Édouard Aynard Magnifique bâtisse construite vers 1856 par le père d’Édouard Aynard, homme politique, député du Rhône. Elle a connu plusieurs propriétaires et a été restaurée par Roux-Meulien entre 1903 et 1905. Vendue vers 1945, elle est aujourd’hui divisée en appartements. Une maison de jardinier a été ajoutée en 1926. Réf. : CD 33 HABITAT ANCIEN Place Charles-De-Gaulle Maisons en pisé qui ont survécu à la démolition en 1906 d’un groupe d’immeubles dit “l’îlot” pour la création de la place et l’élargissement de la route de Dardilly. Certaines présentent des lambrequins aux fenêtres. ÉCULLY 2012-2013 Réf. : PI 10, IJ 18 Impasse dite ˝COUR DES MIRACLES˝ 4-6, avenue Terver Large toit à 2 pentes et pendentifs en bois entre 2 immeubles abritant l’entrée de la cour. Boiserie à clairevoie fermant la cour. XIXe siècle. Réf. : PI 10, IJ 36 Guide du patrimoine Mairie d’Écully - BP 170 - 69132 Écully Cedex [email protected] - Tél. : 04 72 18 10 00 1 Sommaire Centre-village P.4 Nord P.18 Sud P.8 Ouest P.22 Monuments P.27 Les hameaux P.29 Église • Mairie • Maisons typiques du centre-village • Cour des miracles • Orangerie • Les Marronniers• Maison Guyonnet • La Brigandière La Greysolière • Mon Repos • Chapelle et Colombier du Randin • Jardin de la Condamine • Le Treuil • Récamier • Château Gourd • Roqueplane • Cimetière Est P.13 Valpré • École d’horticulture • La Chaumière • Maison Anthouard • Villa Saint-Pierre • Atelier Stengelin Plan de la ville P.16 Maison des Lions • “Oustau” d’Antan• Maison les Chevaliers • La Tournaudière • Sevenans • Charrière-Blanche • Maison Fayolle • Orangerie Beauvallon • Colombier de Jos • Château du Vivier • Fontville • Pontourné • Chantegrillet • La Roseraie • Les Rivières Monument de la Suisse accueillante • Monument aux Morts • Monument de la victoire • Aqueduc Index P.30 Cet inventaire rassemble les principaux éléments du patrimoine immobilier d’Écully. Il n’est pas exhaustif. Il s’appuie sur une sélection de documents publiés par le Groupe Histoire et Archéologie*, sur des communications orales recueillies auprès d’Écullois, et sur le travail fourni pour la parution du numéro spécial Écully en juin 2011 de Lyon People. *Ces documents, consultables à la Médiathèque d’Écully ou disponibles auprès du Groupe d’Histoire et d’Archéologie sont les suivants : CD = Châteaux et Demeures d’Écully PI = Pré-inventaire des monuments et richesses artistiques IJ = Inventaire du patrimoine d’Écully de Charles Jocteur✝ Réalisé en partenariat avec le Groupe Histoire et Archéologie d’Écully Mairie d’Écully - Place de la Libération - 69130 Écully Tél. : 04 72 18 10 00 Réalisation : Sitbon & associés - Impression sur papier 100% recyclé 2 Le mot du Maire Renommée pour son patrimoine naturel, Écully conserve également un patrimoine bâti de tout premier plan. Hérités majoritairement de la deuxième partie du XIXe, époque où les familles de soyeux lyonnais se font construire des “maisons des champs”, ces édifices prestigieux, souvent entourés d’un parc ou de jardins à l’anglaise, constituent aujourd’hui des éléments remarquables. Ce guide, non-exhaustif, réalisé grâce à la précieuse collaboration du Groupe Histoire et Archéologie, vous permettra de découvrir quelques uns de ces témoignages du passé. Des vestiges de l’aqueduc romain de la Brévenne, aux grandes propriétés XIXe, en passant par quelques maisons Renaissance, l’église ou les hameaux, ce patrimoine parfois insoupçonné invite à se replonger dans l’histoire de notre commune, pour mieux profiter du présent. Yves-Marie Uhlrich Maire d’Écully 3 Centre-village Le caractère “village” du centre de la commune a été préservé par une insertion harmonieuse des nouvelles constructions entre les maisons traditionnelles et les édifices publics, mairie et église. De nouveaux espaces de respiration, marqués par la place du végétal et ouverts à tous ont été aménagés dans ce secteur. ÉGLISE Place de la Libération. Sur l’emplacement de l’église précédente, elle fut construite entre 1842 et 1846 par ClaudeAnthelme Benoît (restaurateur de la basilique d’Ainay d’où les ressemblances). Elle est de style romano-byzantin. On peut remarquer : un calvaire daté de 1500 sur le mur extérieur du chevet et une épitaphe chrétienne du IVe siècle dans le narthex (tous deux classés par les monuments historiques), des fonts baptismaux du XVIIe siècle, une statue de saint Blaise du XVIIe siècle restaurée, une statue du Sacré-Cœur de 1896, le carillon de Burdin et les orgues du facteur Michel Merklin. Réf. : PI 23-36, IJ 4 MAIRIE Place de la Libération. Mairie-école construite en 1834 par Hotelard. L’aile orientale fut démolie pour l’élargissement de la route de Saint-Didier en 1882 (aujourd’hui avenue Édouard-Aynard). Un agrandissement entre 1974-1976, par Metge architecte, a permis d’installer la Poste et la bibliothèque. Plusieurs tableaux et tapisseries se trouvent à l’intérieur. Réf. : PI 11, IJ 3 4 Nord Ouest Sud Est Centre Maisons typiques du centre-village Place Charles-de-Gaulle. Maisons en pisé qui ont survécu à la démolition en 1906 d’un groupe d’immeubles dit “l’îlot” pour la création de la place et l’élargissement de la route de Dardilly. Certaines présentent des lambrequins aux fenêtres. Réf. : PI 10, IJ 18 Porche de l’impasse dite ˝COUR DES MIRACLES˝ 4-6, avenue Terver. Large toit à 2 pentes et pendentifs en bois entre 2 immeubles abritant l’entrée de la cour. Boiserie à clairevoie fermant la cour. XIXe siècle. Réf. : PI 10, IJ 36 5 ORANGERIE Place du marché. Située dans l’ancienne propriété Algoud dont il ne reste que cette orangerie. Édifiée vers 1874 par Bissuel, architecte, ce bâtiment abrite actuellement, entre autres, l’association AVF, Accueil des Villes Françaises. Réf. : CD 1 LES MARRONNIERS 24, avenue ÉdouardAynard. Magnifique bâtisse construite vers 1856 par le père d’Édouard Aynard, homme politique, député du Rhône. Elle a connu plusieurs propriétaires et a été restaurée par RouxMeulien entre 1903 et 1905. Vendue vers 1945, elle est aujourd’hui divisée en appartements. Une maison de jardinier a été ajoutée en 1926. Réf. : CD 33 6 Nord Ouest Sud Est Centre Maison GUYONNET 21,avenue ÉdouardAynard. Construite en 1880 pour être une “campagne”, la propriété “Guyonnet” est acquise en décembre 1975 par la municipalité. Le Maire Jean Rigaud et son équipe ouvrent quelque temps plus tard les portes de cette propriété avec un parc d’1,5 ha au centre aéré. À partir de 1980, naît l’idée d’un équipement culturel pour favoriser la rencontre, afin de “mieux se connaître, pour mieux vivre ensemble”, la Maison de la Rencontre ouvrira ses portes en 1983. 30 ans plus tard, fin 2013, le Centre culturel d’Écully verra le jour à cet emplacement après plus d’un an de travaux de restructuration. LA BRIGANDIÈRE 2, chemin du Chancelier. Demeure construite par M. Dubuis après 1825 et restaurée par Maurice Loras époux de Clémence Multier vers 1907. Cette dernière en a fait don à la paroisse d’Écully en 1917. Une salle paroissiale fut édifiée à l’époque pour abriter le premier cinéma du village. En 1988, la commune acquit la propriété pour y installer la Perception. Réf. : CD 29, IJ 17 7 Sud Les vastes propriétés de jadis ont souvent cédé la place à des immeubles qui ont été érigés au sein des grands parcs. Dans ce secteur, le jardin de la Condamine, rénové avec soin, est un véritable poumon vert pour la ville. LA GREYSOLIÈRE 7, chemin de Grandvaux. Cette maison échevine est connue depuis le XIVe siècle. Son histoire fut écrite par ses propriétaires successifs : Les Castro, Ferrus, Masso, Barety, Jars, Payen et enfin Fustier qui habitent encore ces lieux. Transformée en ferme au XVIIIe siècle, on doit le sauvetage et la minutieuse restauration de ce précieux témoin de notre histoire au Docteur Fustier et à son épouse. Elle est classée à l’inventaire des Monuments Historiques partiellement depuis 1966 et entièrement depuis 1992. Sont à remarquer, entre autres, la tour qui domine l’ensemble, la chambre dite “chambre du Prince” décorée de fresques du XVIIe siècle, et le nymphée dans le parc. D’après un plan du XVIIe siècle, il y avait une chapelle, un puits et un lavoir aujourd’hui disparus ; des sources alimentaient fontaines et jets d’eau. Réf. : CD 13, PI 41-44, IJ 28 8 Nord Ouest Sud Est Centre MON REPOS 11, avenue de Verdun. Ancien monastère des Carmélites, inauguré en 1885 et construit par l’architecte écullois Louis Bresson. Une chapelle a été ajoutée en 1886. L’État a confisqué ce couvent en 1906. Il fut transformé quatre ans plus tard en clinique par le Docteur Feuillade. Réf. : PI 37 Chapelle et colombier du RANDIN 34, avenue Béranger. Maison à colombages du XVIIe siècle provenant de Rouen, transportée et implantée à Écully en 1920 à la place de la Maison Forte du XVIe siècle dont il reste la terrasse, les soubassements de 2 tours et le Colombier. Une chapelle du XIXe siècle vient compléter cet ensemble. Réf. : CD 6, PI 47-48, IJ 28 9 JARDIN DE LA CONDAMINE 18, avenue Terver. En 1913, Mme Baboin demanda à l'architecte Roux-Meulien d'agrandir sa demeure, construite à la fin du XVIIIe siècle pour André Baréty, écuyer et conseiller du roi. Dans le même temps, pour ajouter à la majesté de la grande allée qui menait au château, l’architecte dota l’entrée d'un imposant portail en fer forgé, lequel fut flanqué de deux portes piétonnes assorties. L’ensemble fut coiffé d'un portique monumental en pierre de taille. Cette entrée fut placée sous la surveillance d'un pavillon de garde réalisé dans le même style que les ailes du château aujourd’hui détruit pour laisser la place à l’immeuble du Prieuré. Ce portail est aujourd’hui un des accès au jardin public de la Condamine, lieu historique où se déroulèrent depuis le XVIIIe siècle toutes les fêtes du village et probablement antérieurement : vogues de la SainteMadeleine, processions, bals, fêtes et manifestations de la Révolution. Réf. : PI 10, IJ 13 10 Nord Ouest Sud LE TREUIL Est Centre 37, chemin de la Vernique. Castel édifié au XVIIe siècle par Pierre Chapuis, Président du Parlement de la Dombe. Dans le parc, une chapelle début XIXe siècle, présente d’intéressantes peintures en trompe l’œil. Réf. CD 4, PI 49 à 51, IJ 27 RÉCAMIER 25, chemin de la Vernique. La famille Récamier-Laporte fit construire ce château en 1859 par l’architecte Benoit, après le décès de Juliette Récamier, sur un terrain qui faisait partie du domaine du Treuil. Dans le parc, a été édifiée en 1880 une fontaine renaissance, classée aux Monuments Historiques depuis 1945, provenant de la cour d’honneur de la propriété de la Grande Claire à Vaise aujourd’hui démolie pour construire la gare de ce quartier. Édicule à fronton triangulaire, il est percé d’un arc en plein cintre orné d’une clef, et encadré de niches. La vasque occupe le centre. Réf. : CD 3, PI 51-53, IJ 17 et 24 11 Nord Ouest Sud Est Centre Château GOURD 39, avenue Terver. Ce château construit en 1888 possède 2 ailes dissymétriques et un toit en tuiles vernissées. Beau portail d’entrée surmonté d’un fronton portant les initiales entrelacées G et N des premiers propriétaires (Guérineau-Nolly). Réf. : CD 10 ROQUEPLANE (Collège du Sacré-Cœur) 47, avenue Terver. Construite en 1854-1855, cette résidence fut complétée plus tard par une ferme et des dépendances. En 1952, elle fut acquise par la Congrégation des Frères du Sacré-Cœur qui, en 1961, ouvrit les premières classes du collège actuel. Réf. : CD 9, PI 12 CIMETIÈRE Avenue Pierre-Baronnier. Date de 1834. On remarquera : la croix principale du vieux cimetière (qui ornait autrefois la place du village) ; la croix principale du nouveau cimetière portant la date de 1900 ; le tombeau de la famille Faysse ; la tombe de Luigini, directeur de l’opéra comique de Paris, enterré près de sa maîtresse ; la stèle de la comtesse d’Anthouard, Marie-Madeleine Gandin dite “la dame blanche” ; la concession de la famille Cottin, dans un style néo-gothique comme le Château du Vivier dont ils étaient propriétaires ; la tombe de Gravillon, peintre, littérateur et sculpteur, auteur du Sacré-cœur de l’Église Saint-Blaise. 12 Est Les communautés religieuses ont marqué ce secteur de leur présence et consacré leurs domaines à l’éducation (école d’agriculture) ou aux échanges culturels (Valpré). On y trouve également des ateliers, comme celui du peintre Alphonse Stengelin. VALPRÉ 1, chemin de Chalin. Le nom de Valpré date a minima de 1680. La résidence fut construite fin XIXe siècle dans un parc de 12 ha et complétée par des extensions en 1871 puis en 1893. Les initiales du premier propriétaire André Descours sont visibles encore sur les garde-corps et les fenêtres. Pendant 30 ans, la famille de Dominique Perben, ancien garde des sceaux et ministre, en a été la propriétaire. Le domaine fut acquis par les Frères Assomptionnistes en 1947 pour en faire son séminaire. Une communauté de religieux y est toujours active. En parallèle et depuis 1997, Valpré développe une activité d’accueil de congrès et de séminaires. Réf.: CD 35 École d’horticulture 13, avenue de Verdun. Sur une idée de l’abbé Rozier, agronome renommé en 1787 qui lança à Lyon un cours gratuit et public de la culture des arbres fruitiers et forestiers, fut achetée en 1841 une propriété de 4 ha à Écully. En 1851, fut créée la première école théorique et pratique d’horticulture départementale. En 1878, elle s’étend sur 18 ha mais a été amputée depuis par la construction de l’autoroute A6. À ce jour, cette école constitue l’Établissement Public Local d’Enseignement Agricole de Lyon-Dardilly-Écully. 13 LA CHAUMIÈRE 4, route de Champagne. Construit au XVIIIe siècle par les religieuses du Verbe Incarné, cet édifice fut transformé entre 1870 et 1875 par Royé-Vial, maire d’Écully. Son petit-fils, Raymond de Veyssière qui lui succéda, fut aussi maire d’Écully de 1881 à 1923. La propriété fut cédée à Louis Relave qui fit décorer deux fenêtres, visibles actuellement, de vitraux à blason représentant les armes des différents propriétaires de ce domaine. Réf. : CD 27, PI 61, IJ 30 Maison ANTHOUARD 2 bis, route de Champagne. Cette demeure fut construite au début du XVIIe siècle et a appartenu au général d’Empire le Comte d’Anthouard. Le portail d’époque Louis XIII est surmonté d’un bel arc flanqué de boulets en pierre. L’escalier intérieur et son décor ont été inscrits aux Monuments Historiques en 1975. Réf. : CD 28, PI 45-47, IJ 18 14 Nord Ouest Sud Est Centre Villa SAINT-PIERRE 7, chemin Chirpaz. Edifiée entre 1630 et 1654, cette demeure de style florentin fut profondément remaniée au XVIIIe siècle puis au XIXe siècle par Gaspard André. Un pavillon, construit dans le même style garde l’entrée, chemin de la sauvegarde, surmonté d’une haute tour. Jean-Marie Morel, paysagiste écullois en dessina le parc. Une chapelle de la même époque existe toujours. Elle est caractérisée par un portique à colonnes doriques. Réf. : CD 34, PI 56-58, IJ 29 Atelier STENGELIN 53, chemin de la Sauvegarde. Ancien atelier d’Alphonse Stengelin né à Lyon en 1852 et décédé à Satigny (Suisse) en 1938. Ce peintre résida à Écully jusqu'en 1914, date à laquelle il gagna la Suisse après la déclaration de guerre. Il quitta son atelier, sorte de chalet en briques roses avec balcon et belles boiseries. Les œuvres qu’il avait laissées furent dérobées. Une place Alphonse-Stengelin fut inaugurée le 4 novembre 1978. 15 ❚ ❚ ❚ ❚ ❚ Centre-village Sud Est Nord Ouest Nord Des maisons familiales, d’anciennes fermes, ont conservé la mémoire de l’histoire d’Écully et la trace de ceux qui y ont vécu : le marquis Jouffroy d’Abbans, Jean-Marie Vianney ou encore Paul-Joseph Bellon… Maison DES LIONS 4, chemin de Villeneuve. C’est dans ce domaine que résida le marquis Jouffroy d’Abbans lorsqu’il conçut et expérimenta le premier navire à vapeur, le Pyroscaphe. La maison a été détruite et a laissé la place à celle que l’on voit aujourd’hui. Seuls subsistent le portail de pierre avec deux lions couchés et la chapelle du XVIIIe siècle actuellement désaffectée. Réf. : IJ 27, PI 61 “OUSTAU” D’ANTAN 2, chemin de Villeneuve. Ferme du domaine précédent qui a été transformée en maison d’habitation. Elle a appartenu à M. Humbert, oncle de Jean-Marie Vianney plus communément appelé curé d’Ars, qui a exercé son premier ministère à Écully. Connu pour ses qualités de confesseur, il a été nommé saint patron des prêtres. La cour intérieure est décorée d’un blason de pierre datant de 1563. Pendant la Révolution, Jean-Marie Vianney y fit sa première communion. 18 Nord Ouest Sud Est Centre Maison LES CHEVALIERS 129, chemin du Tronchon. La maison datant du XVIIe siècle, aurait été un rendezvous de chasse. Elle a été depuis très remaniée. À l’intérieur, on distinguait une plaque de cheminée aux armes de France datée de 1773 et surmontée du monogramme du Christ. À l’origine, 12 ha plantés de mûriers entouraient cette maison où l’on pratiquait l’élevage du vers à soie. Actuellement, il ne reste plus qu’1 ha. Réf. : CD 25, PI 62, IJ 21 LA TOURNAUDIÈRE 135, chemin du Tronchon. Du nom de ses propriétaires, la famille Tournaud, ce fut la ferme de la maison Les Chevaliers, bâtiment avec piliers aujourd’hui rénové. Il existe un puits avec l’inscription 1791. D’après les propriétaires, de la cave voûtée partait jadis un souterrain débouchant dans une propriété voisine, chemin Jean-Marie-Vianney. Les connétables de Trévoux se seraient réunis dans cette même cave. 19 SEVENANS autrefois BELLEVUE 21, avenue Guy-deCollongue. Construit entre 1887 et 1889 dans un parc de 12 ha, par l’architecte Roux-Meulien, cet édifice est d’un style néo-gothique. Une tour belvédère ronde couronnée de créneaux, abrite un réservoir d’eau qui était alimenté à l’aide d’une éolienne. Il assurait l’approvisionnement en eau de la maison et permettait l’irrigation des terres. Réf : CD 23, PI 58 CHARRIÈRE-BLANCHE 24, chemin de CharrièreBlanche. Château construit en 1860 par l’architecte Frédéric Benoît et restauré entre 1904 et 1914 par Charles Roux Meulien. Paul-Joseph Bellon qui le fit édifier, fut un des fondateurs du Crédit Lyonnais et fabricant de soierie. Après sa vente en 1968, 6 ha du parc ont été entièrement lotis. Le château fut conservé et abrite actuellement différentes associations culturelles, artistiques et sportives. L’appellation “Charrière-blanche” serait due aux dalles blanches de cette ancienne voie romaine. Réf : CD 31, PI 59, IJ 17 20 Nord Ouest Sud Est Centre Maison FAYOLLE 11, rue Fayolle. Caractérisée par des fenêtres à meneaux. Sur le mur, chemin de Villeneuve, existe une porte murée avec l’inscription “Mon Repos”. Ce mur serait le plus vieux de la commune et daterait du XIe siècle car son appareillage ressemble à celui de la manécanterie de Lyon (malheureusement plus visible, car masqué par un enduit récemment). Réf. : PI 64, IJ 19 ORANGERIE 15, chemin du Saquin. Ce bâtiment a été la serre d’un château construit au XVIIIe siècle et détruit par un incendie au XIXe siècle. La maison qui l’a remplacé en 1930 a été construite par la famille Gorse puis rachetée par la famille Pitance qui l’a démolie pour construire des immeubles de bureaux. Cette orangerie a survécu et est devenue une salle de réunion. Un puits existait à proximité pour les besoins de cette serre. Réf : PI 64 21 Ouest Les grandes familles lyonnaises ont édifié de vastes maisons aux allures de châteaux. Certains subsistent dans leurs grands parcs. Les plus anciens datent du XVIe siècle. BEAUVALLON 4, chemin du Trouillat. Cette demeure daterait du XVIe siècle et faisait partie de plusieurs bâtiments, dont une chapelle, aujourd’hui disparus. Elle fut restaurée à plusieurs reprises, et a appartenu à la famille Collongue. Sur une façade, figurent les blasons de cette famille et de celle des Marmet de Valcroissant. Réf : CD 17, PI 61, IP 16 Colombier de JOS 10, chemin du Plat. Tour ronde en pierre du XVIe siècle surmontée d’un lanternon et munie d’une ceinture anti-rongeur en briques. La fenêtre d’envol est à l’est. Réf. : PI 44, IJ 25 22 Nord Ouest Sud Est Centre Château du VIVIER 6, chemin du Trouillat. Construit entre 1880 et 1884, dans le style néo-gothique par l’architecte Cahuzac, disciple de Violet-le-Duc, ce château fut la propriété de Cyrille Cottin, soyeux lyonnais et propriétaire du Nouvelliste, quotidien catholique de l’époque. On peut admirer entre autres le donjon et la chapelle avec vitraux de Lucien Bégule. L’aménagement du parc avait été confié à l’architecte paysagiste écullois Luizet. Le domaine est devenu propriété communale en 1977 et abrite actuellement l’Institut Paul Bocuse. Réf: CD 15, PI 53-54, IJ 5 23 FONTVILLE 12, chemin de Fontville. Edifié au XVIe siècle ce petit castel a appartenu successivement à Guillaume puis à Gaspard de Fontville. Il est dominé par une tour ronde où s’enroule un escalier “en vis”. En 1584, le duc d’Épernon, blessé accidentellement dans le bois de Serres, y fut transporté et le roi Henri III vint lui rendre visite au cours d’un de ses passages à Lyon. Réf: CD 21, PI 44-45, IJ 28 PONTOURNÉ 31, chemin des Hautes-Bruyères. Édifié en 1904 sur l’emplacement d’une maison des champs, ce castel, qui a appartenu entre autres au peintre Fleury Richard fut conçu par les architectes Vernon et Sainte-Marie-Perrin. C’est une construction massive avec arcades, tourelles, toits à forte pente. Elle contient une très belle salle de musique avec galerie et orgue. Réf: CD 20, PI 59-60, IJ 16 24 Nord Ouest Sud Est Centre CHANTEGRILLET 10, chemin des Rivières. En 1882, cette demeure fut construite par l’architecte Paul Pascalon sur un domaine de 8 ha qui domine le Vallon des Planches. Elle est flanquée d’une tour ronde coiffée d’un toit en poivrière. Le Colonel Christian Saint-Olive qui a participé à la libération d’Écully en 1945, fut le propriétaire de cette demeure qui est restée dans la famille. Réf: CD 19, PI 54, IJ 15 LA ROSERAIE 27, chemin du Trouillat. Ce château conçu par Frédéric Benoît en 1883 dans une propriété ayant appartenue à la famille Payen, est devenu en 1960 le centre Henry-Gormand destiné à de jeunes handicapés. C’est une construction rectangulaire avec des tourelles rondes en encorbellement. Réf: CD 14, PI 56, IJ 16 25 Nord Ouest Sud Est Centre LES RIVIÈRES 12, chemin des Rivières. Cette demeure qui figure sur un plan du début XVIIIe siècle, a subi des remaniements importants au XIXème siècle comme en témoigne la massive tour ronde couronnée de faux mâchicoulis et percée de baies à encadrement mouluré. Réf: CD 18, PI 61, IJ 15 26 Monuments MONUMENT DE LA SUISSE ACCUEILLANTE Place d’Helvétie. Ce monument fut inauguré en 1945 et offert par un citoyen suisse, Adam Oser. Il porte les inscriptions “Un pour tous-tous pour un” et “En souvenir de l’hospitalité suisse aux petits Français victimes de la guerre”. La Suisse, représentée par une jeune femme en costume traditionnel, accueille un petit garçon et une petite fille. Réf. : PI 16, IJ 8 MONUMENT AUX MORTS Avenue Pierre-Baronnier, visible au cimetière. Monument aux morts de la guerre 1914-1918. Au pied du monument, 3 plaques de pierre rappellent les noms des soldats tués pendant la guerre de 1939-1945 en Indochine, en Corée et en Algérie. Depuis le 1er novembre 2012, une plaque a été ajoutée à la mémoire des 4 spahis qui ont laissé leur vie du côté de Tassin, peu avant que le 2e régiment de reconnaissance ne vînt libérer Écully, le 2 septembre 1944. 27 MONUMENT DE LA VICTOIRE Place de la Libération. Inauguré en 1921 ce monument est composé d’une statue de la Victoire casquée et foulant aux pieds l’aigle germanique. Un coq aux ailes déployées surmonte ce monument. Sur le piédestal est inscrit “Aux combattants de la Grande Guerre, enfants d’Écully” Il a été financé par souscription. Réf : IJ 7, PI 14-15 AQUEDUC DE LA BRÉVENNE 39, chemin de la Vernique, accès par le parking de la clinique du Val d’Ouest. Vestiges du Pont-siphon de l'aqueduc de la Brévenne traversant le ruisseau des Planches, à la fois à Écully et Tassin-la-demi-lune. Neuf piles sont reconnaissables, les bases de plusieurs d’entre elles sont enfouies. Quatre d’entre elles ont été classées Monuments Historiques le 22 février 1945. L'aqueduc de la Brévenne était le seul de la région lyonnaise à avoir 2 étages et atteignait 25 m de hauteur. 28 Les hameaux En dehors du centre que caractérisent les proportions homogènes des maisons et leur alignement sur les rues, des hameaux aux styles bien identifiables se sont constitués au fil de l’histoire. Ils sont devenus des quartiers entre les XIXe et XXe siècles : • Le hameau de la place d’Helvétie • Le hameau du Trouillat (angle chemin du Trouillat / chemin de Calabert) • Le hameau des Roches (angle chemin de Villeneuve / rue Rimaud) • Le hameau du Juge de paix 29 Index Atelier Stengelin ............................p15 Aqueduc ......................................p28 Beauvallon ....................................p22 Chantegrillet ................................p25 Charrière-Blanche ..........................p20 Château du Vivier............................p23 Château Gourd ..............................p12 Cimetière ....................................p12 Colombier de Jos ............................p22 Cour des miracles ............................p5 École d’horticulture ........................p13 Église............................................p4 Fontville ......................................p24 Jardin de la Condamine ....................p10 La Brigandière ................................p7 La Chaumière ................................p14 La Greysolière ................................p8 La Roseraie ..................................p25 La Tournaudière..............................p19 Le Treuil ......................................p11 Les hameaux ................................p29 Les Marronniers ..............................p6 30 Les Rivières ..................................p26 Mairie ..........................................p4 Maison Anthouard............................p14 Maison des Lions ............................p18 Maison Fayolle ..............................p21 Maison Guyonnet ..............................p7 Maison les Chevaliers ......................p19 Maisons typiques du centre-village ........p5 Mon Repos ......................................p9 Monument aux morts........................p27 Monument de la Suisse accueillante......p27 Monument de la victoire ..................p28 Orangerie (place du marché) ..............p6 Orangerie (au Saquin) ......................p21 “Oustau” d’Antan ..........................p18 Pontourné ....................................p24 Randin (chapelle et colombier) ............p9 Récamier......................................p11 Roqueplane ..................................p12 Sevenans (autrefois Bellevue) ............p20 Valpré ........................................p13 Villa Saint-Pierre ............................p15 31 VOS CONTACTS Service Culture et Vie Associative 23 avenue de Veyssière Tél. : 04 78 33 64 33 Groupe Histoire et Archéologie chez Madame Nicole Lemoine Le Tilleul – 24 chemin de Charrière-Blanche 69130 Écully Tél. : 04 78 33 24 74 Mairie d’Écully - BP 170 - 69132 Écully Cedex F 04 72 18 10 00 Ò 04 72 18 10 18 ☑ www.ville-ecully.fr