Etude prospective visant à l`estimation du potentiel Bois/Energie sur
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Etude prospective visant à l`estimation du potentiel Bois/Energie sur
CIVAM DEFIS Avril 2011 Etude prospective visant à l'estimation du potentiel bois-énergie sur le territoire de la Communauté de Communes d'Erdre et Gesvres ainsi qu'à l'analyse des conditions de création d'une filière de valorisation locale. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -1- SOMMAIRE Sommaire p.2 Introduction p.3 Méthodologie PHASE 1 : ETAT DES LIEUX, DIAGNOSTIC ET CARACTERISATION DE LA SITUATION ACTUELLE EN MATIERE DE POTENTIEL p.4 BOIS-ENERGIE A/ La ressource mobilisable en matière de bois 1) Etat des lieux et diagnostic du bocage 2) Evaluation des pratiques d’entretien et représentations sociales liées au bocage 3) Autres ressources en bois potentiellement mobilisables sur le territoire B) Identification des projets publics susceptibles de recourir au bois-énergie PHASE 2 : APPROCHE PROSPECTIVE DES CONDITIONS DE CREATION D’UNE FILIERE DE VALORISATION LOCALE A/ Identification des acteurs susceptibles de s'impliquer et création d'un Groupe de Travail B/ Détermination des conditions de création d’une filière bois-énergie locale p.4 p.4 p.6 p.7 p.8 p.8 p.8 p.9 Résultats 1 : ETAT DES LIEUX, DIAGNOSTIC ET CARACTERISATION DE LA SITUATION ACTUELLE EN MATIERE DE POTENTIEL BOIS-ENERGIE p.10 PHASE A/ La ressource mobilisable en matière de bois 1) Etat des lieux et diagnostic du bocage 1.1 Partager l’étude avec les acteurs du territoire p.10 p.10 p.10 1.2 Les entités bocagères p.11 1.3 Identification des zones échantillons p.12 1.4 La productivité des haies selon leur typologie p.12 1.5 Diagnostic quantitatif et qualitatif des zones échantillonnées p.13 2) Evaluation des pratiques d’entretien et représentations sociales liées au bocage 3) Autres ressources en bois potentiellement mobilisables sur le territoire B) Identification des projets publics susceptibles de recourir au bois-énergie PHASE 2 : APPROCHE PROSPECTIVE DES CONDITIONS DE CREATION D’UNE FILIERE DE VALORISATION LOCALE A/ Identification des acteurs susceptibles de s'impliquer et création d'un Groupe de Travail B/ Détermination des conditions de création d’une filière bois-énergie locale Conclusion Annexes p.25 p.28 p.30 p.35 p.35 p.36 p.51 p.52 CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -2- Introduction La Communauté de Communes d’Erdre et Gesvres (CCEG) conduit actuellement un projet d’équipement aquatique avec un choix de chaufferie bois-énergie. Cette chaufferie d’une puissance d’environ 600 kW nécessiterait 700 T de bois annuellement. Parallèlement, la collectivité a souhaité déterminer le potentiel bois-énergie du territoire et analyser les conditions de mobilisation de la ressource bois locale. Cette étude a été menée par le CIVAM DEFIS et est l’objet de ce rapport. La ressource en bois fournirait une énergie renouvelable et locale. En effet, la CCEG a l’ambition de maîtriser sa facture énergétique, de relocaliser l’économie, de maintenir une agriculture durable, d’être en circuit court et de préserver le bocage, constitutif de l’identité du territoire et contribuant au cadre de vie apprécié et reconnu. Les objectifs de cette étude : Réaliser un diagnostic du potentiel bois-énergie à l’échelle du territoire d’Erdre et Gesvres, Analyser les conditions qui permettront l’émergence d’une filière locale de valorisation du bois en tant que ressource énergétique, Proposer des actions en vue d’établir une démarche de concertation pour constituer une filière bois-énergie locale. N.B. : Le CIVAM DEFIS travaille sur deux thématiques principales : l’agriculture autonome et économe et la maîtrise des énergies et le développement des énergies renouvelables. Le CIVAM DEFIS est Relais Bois-Energie dans le cadre d’une Convention Etat – ADEME – Région et accompagne à ce titre les porteurs de projets de chaufferies bois de moins de 300 kW sur la LoireAtlantique, participe à la structuration de la filière bois-énergie sur le département et à la promotion du boisénergie. Autres compétences développées par le CIVAM DEFIS : l’accompagnement des acteurs du territoire (collectivités, agriculteurs, etc.) à la gestion pérenne du bocage par des études, des formations et des plans de gestion du bocage. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -3- Méthodologie PHASE 1 : ETAT DES LIEUX, DIAGNOSTIC ET CARACTERISATION DE LA SITUATION ACTUELLE EN MATIERE DE POTENTIEL BOIS-ENERGIE A/ La ressource mobilisable en matière de bois La CCEG souhaite recenser sur son territoire l'ensemble de la ressource disponible et mobilisable en matière de bois. Elle s'intéresse principalement au bois bocager mais aussi au bois issu de la forêt, de l’élagage des bords de routes, au bois issu des entreprises de la première et deuxième transformation (scierie, menuiserie, etc.) ainsi qu’au bois issu du recyclage des palettes et déchets verts. La ressource issue du bocage a constitué la priorité de l’étude. 1) Etat des lieux et diagnostic du bocage Le territoire étant vaste et sachant que l’objectif poursuivi n’est pas la réalisation d’un inventaire exhaustif de toutes les haies mais qu’il s’agit bien d’une estimation du potentiel bois, nous avons eu recours à la méthode par échantillonnage. L’échantillonnage a été effectué sur 7 zones représentatives des différents types de bocages présents sur le territoire (bocage dense, semi-ouvert et ouvert). Nous avons également pris pour échantillon, la Zone d’Activités Erette Grand’Haie, gérée par la CCEG. La photo-interprétation de l’ortho-photo datant de 2004 a permis l’identification de ces zones représentatives, puis elles ont été cartographiées à l’aide du logiciel ARCGIS 9.2. Différents critères pratiques ont été retenus pour le choix des échantillons : - présence de routes, de préférence des dessertes locales - présence de chemins à l’intérieur de l’échantillon - zone agricole où l’habitat diffus est le moins présent possible Les échantillons représentatifs de chacun des types de bocage présents sur le territoire, ont été validés avec les membres du Comité de Pilotage de cette étude et des agriculteurs du territoire. Le Comité de Pilotage est constitué de trois élus référents (Albert Frémont, Thérèse Leparoux et Dominique Michenot), du Service Aménagement et Environnement de la CCEG) et de la FDCIVAM. Au total, la surface échantillonnée représente environ 2000 ha soit 6% des 32500 ha de Surface Agricole Utile (SAU) intercommunale préservée à long terme. Une extrapolation à l’échelle de la SAU intercommunale a été réalisée en vue d’obtenir une estimation du potentiel disponible sur le territoire. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -4- L’inventaire de terrain a permis la récolte de données portant sur le type de haie, la composition spécifique, le nombre de strates, la densité et l’estimation du bois valorisable en boisénergie. Pour réaliser de manière rigoureuse l’inventaire, une fiche de relevé a été spécialement conçue (Cf. Annexe 1). Cette fiche a fait l’objet d’une journée test sur le terrain pour affiner les paramètres de relevés : recenser les types de haies et préciser les classes de potentiel de production du bois. La typologie des haies (Cf. Annexe 2) doit être adaptée en fonction des objectifs de l’étude et du territoire. Pour estimer la production de bois, nous nous sommes basés sur des classes de production d’après les références d’AILE et de Mission Bocage que nous avons adaptées au contexte local. Ces classes reposent sur la valorisation du bocage dans le cadre d’un entretien courant, l’objectif étant de s’assurer d’une gestion pérenne de la ressource. Pour l’estimation, « l’entretien courant » correspond au prélèvement de l’accroissement annuel sans prélèvement du capital. Nous avons également considéré la complémentarité des filières bois d’œuvre, bois bûches et bois-énergie. Les informations récoltées sur le terrain ont ensuite été saisies dans une base de données, qui a été complétée à la fois sous ARGIS et sous excel. Chacune des haies a été digitalisée sous ARCGIS. La cartographie fixe un état des lieux à un instant « t » sur l'espace intercommunal. En tant qu'outil de visualisation de données, il constitue un véritable outil de travail et d’aide à la décision pour les décideurs qui pourra être enrichi régulièrement. La maille bocagère a également été calculée. Elle correspond, pour un territoire donné à : « la surface moyenne des parcelles encloses de haies bocagères continues ou quasi continues, totalement ou partiellement fermées » (Augé, 2001). D’après S. Augé (2001) : la maille bocagère = 44 000/D². (44 000 est une constante, D² correspond au linéaire total / surface du territoire en ha, au carré.) Concernant le calcul de la productivité, nous avons retenu une classification selon le principe qu’une haie est soit à l’instant t : - Productive : potentiel > 14 m3 au 100mL - Faiblement productive : potentiel de production compris entre 1 et 14 m3 au 100mL - Improductive : les jeunes plantations et les haies carrées. La productivité est déterminée à l’instant t et peut évoluer s’il y a un changement de conduite et de pratiques d’entretien sur la haie. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -5- N.B. : Après des échanges avec le Chargé de Mission de l’Entente pour le Développement de l’Erdre Navigable et Naturelle (EDENN) et le Comité de Pilotage, il a été décidé qu’aucun échantillon ne serait réalisé sur les marais de l’Erdre. Bien qu’il y ait une fermeture et une homogénéisation de ces milieux par les boisements, d’autres problématiques sont à considérer : - Il y a des habitats pour lesquels les actions sont prioritaires : tourbières, roselières et prairies humides. - Un Patchwork paysager est à préserver. - Des boisements comportant des habitats d’Intérêt Communautaire au titre de Natura 2000, à préserver. Ex : Forêts alluviales d’Aulnes. - Certains boisements constituent des habitats pour des espèces protégées. - Sur certains secteurs, la présence de boisements permet de contenir le développement de la Jussie. - Les arbres constituant les allées des « Folies Nantaises » sont à préserver. - Il y a une multitude de propriétaires sur certains secteurs. - Enfin, l’accessibilité peut être un frein à certaines périodes. 2) Evaluation des pratiques d’entretien et représentations sociales liées au bocage. Une enquête sociologique, basée sur des Entretiens Semi-Directifs (ESD), a été mise en œuvre pour : - déterminer les pratiques d’entretien et les usages des haies et des boisements, - évaluer la relation au bocage des acteurs et analyser les représentations sociales associées, - aborder la question des conditions de l'investissement des différents acteurs dans le développement d’une filière locale bois-énergie. Les Entretiens Semi-Directifs ont été réalisés auprès d’acteurs clairement identifiés. Les ESD ont pour objectif d’établir un dialogue construit autour de différents thèmes préparés et consignés dans une grille d’entretien (Cf. Annexe 3). Ils permettent de récolter des informations très riches et de révéler certaines représentations profondément ancrées dans l’esprit des personnes interrogées. Les dix entretiens menés (de 45 minutes à 1h30) ont été enregistrés avec un enregistreur numérique et intégralement retranscrits. Le nom des acteurs et leurs fonctions sont consignés dans le tableau I. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -6- Tableau I : Récapitulatif des acteurs rencontrés dans le cadre des ESD et leurs fonctions. Acteurs Daniel Loquet Sylvain Fresneau Michel Duhil Paul Bizeul Albert Frémont Thérèse Leparoux Christine Chevalier et Mme Guemené M. Dubois et Mme Balay Fonctions - M. Riot - M. Maisonneuve - Agriculteur, agriculture durable à Fay de Bretagne Membre de l’association Haies Nergies Bocagères Agriculteur, agriculture conventionnelle à Notre Dame des Landes Co-président de l’Association des Agriculteurs d’Erdre et Gesvres Agriculteur, Agriculture biologique à Petit Mars Elu municipal à Petit Mars Agriculteur, agriculture conventionnelle à Fay de Bretagne Vice-président CCEG en charge de la Commission Economie, Emploi et Tourisme Maire de Casson Vice-présidente CCEG en charge de la Commission Aménagement de l'Espace Elue à Treillières Respectivement, adjointe à l’Environnement à la commune de Sucé sur Erdre et Responsable du Service Urbanisme de la commune de Sucé Respectivement, directeur du Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) des Pays de la Loire et Technicienne au CRPF, délégation 44 Responsable de la délégation Nord-Ouest 44 à l’entretien des routes départementales (CG 44) Chargé de mission NATURA 2000, Syndicat Mixte EDENN Au-delà des informations recueillies par les ESD, nous avons rencontré de nombreuses personnes sur le terrain avec lesquelles nous avons échangé sur l’étude menée, l’évolution du paysage bocager, les pratiques d’entretien des haies et la filière bois-énergie. Nous avons également contacté diverses structures pour compléter cette approche et essayer d’obtenir une information la plus exhaustive possible concernant les pratiques locales. Par exemple, l’UD CUMA et l’ensemble des CUMA équipées de matériels d’entretien des haies ont été sollicitées sur la partie « entretien des haies ». La CUMA INNOV’ 44 nous a également fourni la liste des acteurs du territoire qui font intervenir la déchiqueteuse pour produire de la plaquette bocagère. Etc. 3) Autres ressources en bois potentiellement mobilisables sur le territoire Pour cette étude, la CCEG s'est intéressée également au bois issu des boisements, de l’élagage des bords de routes, des entreprises de la première et deuxième transformation (scierie, menuiserie, etc.) ainsi qu’au bois issu du recyclage des palettes et déchets verts. Les données relatives aux bois de recyclage (bois palettes et déchets verts) ont été CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -7- obtenues auprès du service « déchets » de la CCEG et du SMCNA (Source : Bilan sur les déchets verts et déchets de bois – déchèteries de la CCEG 2008 et 2009 ; Rapports d'activités 2008 du SMCNA ; Tableau sur les pratiques des Services Techniques communaux) Nous avons contacté l’ensemble des entreprises de la seconde transformation sur le territoire de la CCEG. La liste des entreprises nous a été communiquée par Atlanbois. Concernant le bois issu de l’entretien des bords de routes communales et espaces verts, nous avons analysé les données transmises par la CCEG. Une étude sur les pratiques des Services Techniques et des Services Espaces Verts communaux venait d’être réalisée à ce propos. Concernant le bois issu de l’entretien des bords de routes départementales, nous bénéficions de l’entretien avec M. Riot mais nous avons également contacté M. Belliot et Mme Herber du Conseil Général de Loire-Atlantique. Enfin, pour le bois issu de la forêt, nous avons réalisé un entretien avec M. Dubois et Mme Balay et avons recherché l’information auprès de Mme Cantoni, service « cartographie ». B) Identification des projets publics susceptibles de recourir au bois-énergie Nous avons contacté par téléphone les 12 communes de la CCEG et procédé au recensement des projets de création et de rénovation de bâtiments communaux. Pour certaines communes, nous avons contacté des porteurs de projets privés. Préalablement nous avions préparé un questionnaire (Cf. Annexe 4) La CCEG nous a également fourni des informations dans le cadre du Contrat de Territoire. PHASE 2 : APPROCHE PROSPECTIVE DES CONDITIONS DE CREATION D’UNE FILIERE DE VALORISATION LOCALE. A/ Identification des acteurs susceptibles de s'impliquer et création d'un Groupe de Travail La restitution des conclusions de la Phase 1 a été proposée à l’ensemble du territoire d’Erdre et Gesvres sous forme de réunions publiques d’information et de sensibilisation, organisées par groupe de 4 communes. L'objectif : présenter les résultats obtenus et partager avec le public, l’estimation quantitative et qualitative réalisée. Ces réunions ont aussi été l’occasion de recenser les acteurs prêts à s'investir dans un Groupe de Travail bois-énergie. Celui-ci a eu pour but d'étudier les conditions de création d’une filière bois-énergie locale. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -8- B/ Détermination des conditions de création d’une filière bois-énergie locale Initier une démarche de concertation entre acteurs et analyser la faisabilité de mise en place d'une filière sur le territoire. Un Groupe de Travail représentatif a été constitué après les trois réunions publiques. Deux réunions de travail ont été organisées ainsi qu’un voyage d’études et une réunion « au pied de la haie ». Lors de la première réunion de travail, nous avons présenté de manière synthétique les enjeux d’une telle filière, les opportunités et freins (soulevés par les personnes présentes dans les réunions publiques) au développement du bois-énergie sur le territoire. La « méthode des postit » a permis à chacun de faire une proposition par enjeu sur la manière de lever les freins au développement d’une telle filière et la manière de renforcer les opportunités au développement de cette filière. L’objectif était d’impliquer les acteurs dans une démarche participative, d’insuffler une dynamique collective autour d’un projet de territoire. Le voyage d’études a été l’occasion de présenter deux expériences de structuration de filières locales et de poursuivre la démarche de réflexion du Groupe de Travail. La démonstration « au pied de la haie » a abordé la gestion durable du bocage, les pratiques d’entretien des haies et les étapes de production de la plaquette bocagère. La dernière réunion a eu pour objectif d’élaborer un plan d’actions prioritaires et secondaires à réaliser par la CCEG et un futur Groupe de Travail dans le but de mettre concrètement en place une filière bois-énergie sur le territoire. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] -9- RESULTATS A/ La ressource mobilisable en matière de bois 1) Etat des lieux et diagnostic du bocage 1.1 Partager l’étude avec les acteurs du territoire Une réunion intermédiaire s’est déroulée le 01/07/2010 à la CCEG avec les membres du COPIL Agricole afin de présenter l’étude, la méthode et les premiers résultats. Cette réunion a été l’occasion de sensibiliser les agriculteurs référents de l’Association des Agriculteurs d’Erdre et Gesvres à la question du bois-énergie et de débattre avec eux sur la question de la mise en place d'une filière bois-énergie. Les personnes présentes à cette réunion : 3 élus référents de la CCEG (Commission Aménagement de l’Espace, Commission Développement Durable et Commission Economie), le directeur général des services de la CCEG, le directeur du service Aménagement, le président et la directrice de la FD CIVAM 44, le président de la chambre d'Agriculture 44 accompagné de 2 techniciens territoriaux, le représentant départemental de l’UD CUMA, les 3 co-présidents de l'Association des Agriculteurs d'Erdre et Gesvres ainsi que les 3 suppléants. Les échanges ont été très constructifs. Cette réunion a également permis de démontrer aux agriculteurs, la motivation des élus pour cette filière. Ils ont pu aussi entendre la volonté de la collectivité de préserver et valoriser le bocage et les boisements. Afin d’impliquer dès le départ les acteurs du territoire, nous avons proposé, via les représentants locaux de l’Association des Agriculteurs d’Erdre et Gesvres, de présenter l’étude et la démarche aux agriculteurs sur le terrain, c’est-à-dire « au pied de la haie ». A deux reprises, des agriculteurs se sont joints à nous : 4 agriculteurs à Fay de Bretagne le 07/07/2010 et 3 à Notre Dame-des-Landes le 21/07/2010. Ces réunions « au pied de la haie » étaient organisées en deux phases : une présentation synthétique de l’étude et de la méthode utilisée puis une phase d’échange sur l’intérêt, la gestion et l’exploitation des haies. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 10 - 1.2 Les entités bocagères Le bocage d’Erdre et Gesvres est varié que ce soit du point de vue du degré d’embocagement, des essences végétales composant les haies ou encore de la manière dont les haies sont entretenues (arbres conduits en haut jet, en têtards, taillis). Trois types principaux de bocages ont été identifiés et soumis pour avis à Mission Bocage, aux élus du COPIL Agricole ainsi qu’à des agriculteurs du territoire et des administrateurs du CIVAM DEFIS : le bocage dense constitué d’un maillage serré (Cf. Figure 1). le bocage semi-ouvert constitué d’un maillage intermédiaire (Cf. Figure 2). Figure 1: Bocage dense le bocage ouvert constitué d’un maillage lâche (Cf. Figure 3). En fonction des trois grands types de bocages identifiés sur le territoire, huit zones d’échantillonnage ont été déterminées. Elles ont été réparties sur plusieurs communes afin de toucher le plus grand nombre possible d’acteurs Figure 2 : Bocage semi-ouvert Figure 3 : Bocage ouvert CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 11 - 1.3 Identification des zones échantillons Les zones de bocage dense sont essentiellement situées au sud de la communauté de communes, ainsi qu’aux abords des cours d’eau. Le bocage à maillage lâche se situe surtout au nord-est de la CCEG, sur les plateaux et sur les terres dites plus riches qui ont entraîné la mise en place de grandes cultures ce qui a conduit à l’agrandissement des parcelles et à la suppression d’un grand nombre de haies. Légende bocage dense bocage semi-ouvert bocage ouvert zone d'activités Figure 4: Carte de situation des zones échantillonnées selon le type de bocage (d’après l’orthophoto 2004, la BD POS/PLU du service Aménagement de la CCEG) 1.4-La productivité des haies selon leur typologie Nous avons recensé 7 types de haies classées en fonction de la productivité en terme de bois-énergie à l’instant t. Le potentiel de production de plaquettes bocagères a été déterminé en considérant un entretien courant, l’objectif étant de s’assurer d’une gestion pérenne de la ressource à long terme. Le tableau II reprend les coefficients attribués (en m3) en fonction des types de haies et de leur densité pour 100 mètres linéaires. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 12 - Tableau II : Le potentiel de production de bois selon la typologie des haies (exprimé en m3) Type de haie Haie improductive Haie faiblement productive Haie productive Potentiel de production de plaquettes (m3) peu dense dense très dense Haie carrée 0 Haie récemment plantée 0 Haie arbustive 5 8 Haie de taillis 10 15 20 Haie pluristrates 15 20 25 Haie dégradée 8 Haie très dégradée 5 Potentiel pour 100 mL de haies et considérant un entretien des haies. 1.5 Diagnostic quantitatif et qualitatif des zones échantillonnées L’inventaire de terrain a été réalisé sur 8 échantillons représentant au total 2000 ha, soit 6% des 32500 ha de SAU, préservés à long terme. Toutes les haies bocagères présentes dans les échantillons ont été relevées, ce qui correspond à un linéaire de haies de 224 km. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 13 - Echantillons en bocage dense Vigneux de Bretagne La densité bocagère est très forte sur cet échantillon. Les parcelles sont de petite taille et encloses majoritairement par des haies de taillis sur talus. La majorité des haies sont qualifiées de productives. Les parcelles sont essentiellement utilisées pour le pâturage de troupeaux allaitants. N.B. : A signaler que depuis janvier 2011, a lieu un remembrement sur cette commune. Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 5: Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur sur l’orthophoto l’orthophoto 20042004 et le et cadastre le cadastre (fournis (fournis par la par cellule la cellule SIG de SIG la CCEG). de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 14 - Notre-Dame-des-Landes Les haies sont toutes implantées sur talus. Malgré le fait qu’il n’y ait jamais eu de remembrement sur la commune, les parcelles ont été agrandies (par échange de parcelles à l’amiable). Plus de la moitié des haies sont des haies pluri-strates mais la Figure 6 nous indique, qu’une part importante des haies est qualifiée de faiblement productive. Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 6 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto 2004 et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 15 - Sucé-sur-Erdre Cette zone a pour principale caractéristique la présence de nombreux arbres traités en têtards, dont certains sont relativement anciens mais continuent d’être entretenus. Les haies sont majoritairement pluri-strates et implantées sur talus. Des alignements de chênes et de frênes têtards sont présents avec un pourcentage plus important que sur les autres zones échantillonnées. Une part importante de haies est improductive (Cf. Figure 7), il s’agit de haies dites « carrées ». Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 7 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto 2004 et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 16 - Le bocage semi-ouvert Fay de Bretagne L’échantillon est hétérogène. Au nord, de petites parcelles encloses par des haies subsistent ; elles sont qualifiées de productives (Cf. Figure 8). Sur ce secteur les arbres sont remarquables mais le bocage est vieillissant. Au sud, les parcelles sont d’une taille plus grande et les haies qualifiées de moins productives, à l’exception des abords des chemins et des cours d’eau où les haies pluri-strates sont majoritaires. Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 8 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 17 - Nort-sur-Erdre Les parcelles sont plus grandes mais elles restent encloses par des haies. Près de la moitié des haies sont pluri-strates ; les chênes sont souvent traités en têtards. Cependant, plus d’un quart des haies sont des haies carrées et 4% des haies sont dégradées, ce qui fait qu’1/5 des haies sont improductives en l’état actuel (Cf. Figue 9). Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 9 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto 2004 et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 18 - Le bocage ouvert Héric Les haies sont à 40% des haies pluri-strates. Néanmoins, il faut souligner que près de 15% des haies ont été qualifiées de haies dégradées et que près de 8% des haies sont des haies carrées. D’un point de vue valorisation énergétique, elles ne sont pas productives en l’état actuel. Ainsi cette zone échantillon se caractérise par une majorité de haies qualifiées de faiblement productives voire improductives (Cf. Figure 10). Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 10 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto 2004 et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 19 - Les Touches Il s’agit de l’échantillon possédant la densité bocagère la plus faible. Les parcelles sont essentiellement utilisées pour les cultures. D’après la Figure 11, les haies sont faiblement productives voire improductives. De plus, nous distinguons les traces d’anciennes haies et de nombreux arbres isolés. Non seulement ces haies ne remplissent plus leurs fonctions (brise-vent, protection des cultures, biodiversité, paysage, etc.) mais d’un point de vue valorisation énergétique, elles ne sont pas productives en l’état actuel. Il y a très peu de connections entre les haies qui n’assurent donc plus leur rôle de corridor écologique pour la faune. Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 11 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto 2004 et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 20 - Parc d’Activités Erette Grand’Haie La collectivité s’est interrogée sur le potentiel bois-énergie issu de ce Parc d’Activités, qu’elle possède. L’aménagement du Parc d’Activités Erette Grand’Haie s’effectue avec le souci de conserver les haies bocagères. Néanmoins, sur le terrain, de nombreux arbres ont été blessés, le maillage n’est pas dense et les tronçons de haies sont peu connectés. Ces haies nécessiteront une attention particulière à terme si une valorisation en bois-énergie est envisagée. Sur les secteurs encore en agriculture, les haies sont faiblement productives. Légende zone échantillon haie improductive haie faiblement productive haie productive haie supprimée Figure 12 : Carte des haies bocagères de la zone échantillonnée basée sur l’orthophoto 2004 et le cadastre (fournis par la cellule SIG de la CCEG). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 21 - Synthèse du diagnostic quantitatif et qualitatif des zones échantillonnées Tableau III : Surface de l’échantillon, linéaire de haies recensées et la densité bocagère Surface Linéaire de Densité bocagère Maille (ha) haies (km) (mL/ha) bocagère (ha) Vigneux de Bretagne 167 32,0 192 1,2 Notre-Dame des 246 33,6 136 2,4 Sucé sur Erdre 152 20,3 134 2,5 Nort sur Erdre 379 41,4 109 3,7 Fay de Bretagne 229 24,8 108 3,7 Héric 322 29,7 92 5,2 Les Touches 381 23,0 60 12,1 Z.A. Erette Grandchamp des 202 19,5 98 Grand’Haie Fontaines Total :2078 Total : 224,3 Moyenne : 108 Echantillon Bocage dense Bocage semi-ouvert Bocage ouvert Commune Landes Moyenne : 4,4 N.B : Le calcul de la Maille bocagère est destiné à des zones agricoles, raison pour laquelle elle ne figure pas dans le tableau concernant l’échantillon de la Z.A. Erette Grand’Haie. La densité bocagère moyenne est de 108 mL/ha, ce qui est largement supérieur à la moyenne départementale qui est de 53 mL/ha (calculée d’après les données AGRESTE 2000). Cela confirme le caractère bocager de la communauté de communes. Il faut toutefois rester prudent sur l’interprétation des résultats, l’échantillonnage s’étant déroulé sur 6% de la SAU intercommunale. Comme nous l’indique le tableau III, la zone échantillon des Touches est la zone où la densité bocagère est la plus lâche avec 60 mL/ha, tandis qu’à Vigneux de Bretagne, elle atteint 192 mL/ha. La maille bocagère est de 4,4 ha en moyenne mais des écarts importants sont observés selon les échantillons. Ainsi sur l’échantillon de Vigneux de Bretagne représentant un bocage dense, « la surface moyenne des parcelles encloses de haies bocagères continues ou quasi continues, totalement ou partiellement fermées » est de 1,2 ha contre 12,1 pour l’échantillon réalisé sur les Touches, représentant un bocage ouvert. Concernant la composition floristique, 38 essences d’arbres et arbustes ont été inventoriées (Cf. Annexe 5). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 22 - D’après la Figure 13, il existe une corrélation entre le degré d’embocagement de l’échantillon et la productivité des haies. Ainsi il y a plus de haies productives dans un bocage dense à maillage serré. De la même manière, dans un bocage ouvert, les haies sont faiblement productives voire improductives. Les fonctions de la haie ne sont plus assurées dans un bocage ouvert. Figure 13 : La répartition des types de haies selon les types de bocage Afin d’obtenir une estimation du potentiel bois-énergie disponible à l’échelle du territoire, trois hypothèses ont été retenues : - une hypothèse basse, basée sur le potentiel de production de bois-énergie de la zone d’échantillonnage du bocage ouvert, - une hypothèse basée sur un bocage semi-ouvert. - une hypothèse basée sur la moyenne des 8 échantillons. Pour extrapoler, nous nous sommes basés sur la SAU valorisée par des exploitations professionnelles qui est de 32 500 ha. Cette surface correspond également à l’objectif du schéma de secteur qui est de protéger 32 000 ha de zone agricole à long terme. Bien qu’étant estimative, l’extrapolation du potentiel de production de bois déchiqueté permet d’avoir une idée de gisement énergétique que représente cette ressource locale. Le tableau IV expose le potentiel de production exprimé en fonction des trois hypothèses. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 23 - Tableau IV: Potentiel de bois-énergie, extrapolé à l’ensemble du territoire de la CCEG Potentiel extrapolé à l’ensemble de la SAU (32500 ha), en tonnes Potentiel annuel mobilisable pour une rotation de 15 ans, en tonnes Hypothèse basse, basée sur un bocage ouvert 81665 5444 Hypothèse intermédiaire, basée sur un bocage semiouvert 158 009 10 534 Hypothèse basée sur la moyenne des 8 échantillons 156 294 10 420 Hypothèse du potentiel production de bois de L’objectif étant d’avoir une gestion durable de la ressource, le potentiel de bois est ventilé sur 15 ans afin d’obtenir une moyenne annuelle. Généralement le rythme d’entretien des haies varie de 8 à 15 ans en fonction de la nature du bois. La durée du cycle de coupe/régénération dépend également de la nature des sols et la localisation de la haie (bord de cours d’eau) qui agit sur la vitesse de croissance des arbres. Le projet d’équipement aquatique de la CCEG nécessiterait 700 T de bois annuellement. D’après le tableau IV, le territoire d’Erdre et Gesvres possède les ressources pour approvisionner un projet de cette dimension. Néanmoins il faudra travailler à la mobilisation des acteurs pour fournir cette ressource. Cet équipement pourrait être approvisionné à 100 % par de la plaquette bocagère ou un mixte de produits (plaquettes bocagères, forestières, d’élagage, etc.). A titre d’exemple, le tableau V met en évidence le linéaire de haies nécessaire pour approvisionner le futur projet de la CCEG avec 100 % ou 70 % de plaquettes bocagères. D’autres proportions sont possibles. Il faut signaler que les linéaires considérés sont relatifs à des haies pluri-states dense ayant un bon potentiel de production de plaquettes bocagères (en moyenne 20m3 au 100 mL). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 24 - Tableau V : Le linéaire de haies nécessaire pour fournir 700 T de plaquettes Linéaire de haies - Approvisionnement à Linéaire de haies - Approvisionnement à Type de bocage 100 % en plaquettes bocagères (en Km) 70 % en plaquettes bocagères (en Km) 13 9 15 10 Bocage ouvert 21 14 Moyenne 16 11 Bocage dense Bocage semi- ouvert Ces données sont cohérentes avec les données fournies par la Communauté de Communes de Quimperlé (29). En effet, pour fournir les 520 T de plaquettes à la chaufferie bois de l’équipement aquatique de Quimperlé, il faut entretenir un linéaire de haies de 10 km par an. 2) Evaluation des pratiques d’entretien et représentations sociales liées au bocage. Agriculteurs Conseil Général 44 CUMA EDT Entretien manuel Entretien mécanique Recépage et maintien des hauts jets Têtards Taillis Epareuse Lamier à scies Communes Entretien mécanique Lamier à couteaux Lamier à scies 6 INNOV’ 44 Organise le planning de déchiquetage Figure 14 : Les pratiques d’entretien des haies bocagères et le matériel utilisé N.B. : L’entretien manuel tronçonneuse. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 25 - La production de bois : les pratiques d’entretien (hauts jets, têtards et cépées) Une pratique courante sur le territoire est la « coupe à blanc » pour les haies pluri-strates (Cf. Figure 15). Des arbres de hauts jets sont maintenus et sélectionnés pour produire du bois d’œuvre à long terme (merisier, chêne). La végétation arbustive est généralement coupée à blanc, c’est à dire recépée pour produire du bois de chauffe et des piquets. L’objectif est de régénérer la Figure 15 : Recépage et maintien des hauts jets végétation arbustive, d’en augmenter la vigueur et de densifier la haie afin qu’elle puisse assurer ces fonctions (brise-vent, production de bois, etc.). La taille sous forme de taillis (cépées) est pratiquée de manière courante dans le sud-ouest du territoire, principalement dans le bocage humide (Vigneux de Bretagne). Figure 16 : Cépée et Traitement en têtard Les objectifs sont la production de piquets (surtout pour le châtaignier) et de bois de chauffe. La taille des frênes et des chênes en têtard est pratiquée quasiment exclusivement dans la vallée de l’Erdre. Cette taille a pour objectif principal de fournir du bois de chauffe, et autrefois de fournir du fourrage d’appoint (feuillage du frêne). L’entretien des haies s’est progressivement mécanisé. Les agriculteurs font de plus en plus appel à des outils de taille comme le lamier. Il permet de contenir le développement des haies pour un temps passé et un coût raisonnable à moyen terme. Néanmoins, un passage répété de lamier amoindrit les possibilités de valorisation du bois en tant que ressource énergétique, le diamètre des branches étant trop petit. Si elles sont réalisées trop proches du tronc, ces coupes peuvent également favoriser le développement de maladies et déséquilibrer l’arbre. Sur le terrain, des déchirures, des moignons non repris à la tronçonneuse voire un passage de lamier sur le tronc ont été observés. L’usage exclusif du lamier est donc déconseillé CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 26 - par les agriculteurs qui entretiennent et valorisent leurs haies. Il faudrait réserver son usage à la strate arbustive, éviter de toucher le tronc et reprendre à la tronçonneuse, les branches mal coupées. Généralement ce matériel est acheté par le biais des Coopérative d’Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA). Lorsque les CUMA ne disposent pas d’un tel matériel, les agriculteurs font appel à des entrepreneurs. En externalisant l’entretien du bocage, les agriculteurs sont moins attentifs à l’état de leurs haies et de leur bocage. Un certain déclin des connaissances (fonctions et rôle de la haie) et des savoir-faire en terme de gestion sont observés. D’autres pratiques contribuent au mauvais état des haies : - Usage d’herbicide sur la bande enherbée, voire sur les arbustes. - La pose de clôture de barbelés trop près de la haie, voire dans la haie (sur les arbres de haut jet). - La non protection de la haie envers le bétail (Cf. Figure 17). Figure 17 : Haie dont le talus est complètement dégradé. L’entretien des haies n’est pas réalisé uniquement par les agriculteurs. Les haies bordant les routes départementales sont entretenues par la délégation de l’équipement du Conseil Général de Loire-Atlantique et les routes communales par les services techniques communaux. La délégation départementale tend à modifier ses pratiques d’entretien : des expérimentations sont actuellement menées dont l’objectif est d’espacer la fréquence d’entretien afin de voir si une valorisation du bois est possible. Concernant les communes, l’entretien dépend de la sensibilité des élus mais aussi de l’équipe technique, des objectifs fixés, du matériel et des moyens humains attribués. Durant l’étude, nous avons recueilli de nombreuses remarques sur l’entretien des bords de routes. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 27 - 3) Autres ressources en bois potentiellement mobilisables sur le territoire Les bois issus de la récupération - bois palettes Sur le territoire, 8 déchèteries sur 9 possèdent une benne de bois en mélange (classe A et classe B). Notre Dame des Landes ne possède pas de bennes bois donc il part en tout-venant. Si les gisements de bois ne sont pas distingués, c'est souvent du au manque de place. Au total, 1238 tonnes de bois sont ensuite triées (classe A et B) sur la plate-forme d’un prestataire privé (Appel d’offres de marché public). En effet, les bois de classe A peuvent être valorisés en chaufferies bois-énegie et les bois de classe B dans la filière trituration. Les bois de classe A conviennent davantage pour des chaufferies bois-énergie de grande puissance, moins exigeantes au niveau de la qualité du combustible. En effet, ces bois possèdent une granulométrie très hétérogène. Ils sont très secs mais peuvent être ferraillés. Enfin, ces bois imposent des contraintes sur le choix de la technologie de chaudière et sur le traitement des fumées dans le cadre de la Réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). - la fraction ligneuse issue des déchets verts Au total 7976 tonnes de déchets verts sont récupérées au niveau des déchèteries. 2/3 des tonnages (5176 tonnes) partent en compostage, filière gérée par des agriculteurs (règles de fonctionnement sur le process, l'épandage, l'analyse des lots). 2800 tonnes sont traitées sur la plate-forme de traitement des déchets d’un prestataire privé à La Chapelle Basse Mer. Les gisements proviennent de 3 déchèteries : Saint-Mars du Désert, Petit-Mars et Nort sur Erdre. Ces 2 marchés publics actuellement évolueront vraisemblablement vers un seul marché public à partir du 01/01/2012. Les refus de criblage peuvent être valorisés dans des chaufferies bois-énergie de grande puissance, moins exigeantes au niveau de la qualité du combustible. En effet, cette fraction ligneuse extraite des déchets verts a une granulométrie hétérogène et des queues de déchiquetage pourraient bloquer la vis sans fin des chaufferies de petite puissance, équipées d’un désileur rotatif. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 28 - Les bois issus des entreprises de la première et deuxième transformation Les Produits Connexes de Scierie (écorces, copeaux, sciures, chutes) peuvent être valorisés en chaufferie bois-énergie, filière trituration ou paillage. Il n’y a pas d’industries de la première transformation (scierie) sur le territoire de la CCEG. La plupart des entreprises de la seconde transformation contactées, auto-concomment leur bois (sans adjuvant) pour le chauffage des ateliers et locaux. Cependant, les gisements sont très diffus et en faible quantité. Pour anecdote, deux entreprises valorisent respectivement leurs sciures dans un centre équestre et pour des toilettes sèches. Les bois issus de l’entretien des bords de routes communales et départementales Le bois issu de l’entretien des routes par le Conseil Général est redonné directement aux propriétaires de la haie ou stocké sur une plate-forme pendant plusieurs mois. Les particuliers peuvent ainsi récupérer leur bois pour le chauffage. Le bois part ensuite en déchèterie. La délégation de l’équipement de Nozay a expérimenté en 2010 de valoriser le bois en filière bois-énergie avec l’association Haies Nergies Bocagères mais l’essai ne s’est pas révélé concluant, le bois étant trop fin. D’après l’étude menée par la CCEG sur le bois issu des voiries communales et espaces verts, il est valorisé en paillage pour les massifs, récupéré pour le chauffage ou mis en déchèterie. Ce gisement est diffus et davantage adapté à d’autres usages tels que le paillage car le diamètre des branches est fin. Néanmoins avec un changement des pratiques d’entretien et un volume conséquent, ces bois pourraient être déchiquetés et valorisés en chaufferie bois-énergie. Un potentiel pourrait également apparaître au niveau des haies du Parc d’Activités Erette Grand’Haie. Le bois issu de la forêt Le territoire de la CCEG ne comprend que des boisements privés qui représentent 1958 ha. Mais ces boisements sont morcelés au niveau de la propriété privée. Les Plans Simples de Gestion (PSG) interviennent sur les parcelles de plus de 25 ha. Sur la CCEG, il y a 10 PSG sur 346 ha. (Cf. Annexe 6) La trituration et le bois bûche représentent les principaux débouchés du bois issu de la forêt privée. Le potentiel de bois-énergie pourrait se situer au niveau des têtes de peupliers et des éclaircies de résineux. Mais pour l’instant les forestiers ne sont pas investis dans cette filière du fait des prix proposés. Nous avons régulièrement communiqué avec le CRPF sur l’étude car cette ressource CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 29 - pourrait être à considérer dans le plan d’approvisionnement de la future chaufferie bois de l’équipement aquatique. De plus, la politique du CRPF est d’approvisionner des projets de petites et moyennes puissances ce qui est le cas de l’équipement aquatique (puissance = 600 kW). Actuellement le CRPF expérimente sur trois Pays (en Maine et Loire et Vendée) une démarche de prospection et d’animation pour mobiliser les propriétaires forestiers à être dans le Plan d’approvisionnement de chaufferies bois. L’objectif est de dresser une liste de propriétaires prêts à s’engager pour une certaine durée à fournir des plaquettes forestières et ainsi rassurer les deux parties sur la pérennité de la filière. Sur la CCEG, si tous les propriétaires possédant un PSG s’investissaient dans la fourniture de bois-énergie, 123 tonnes pourraient être mobilisées annuellement pour la chaufferie. Sur ce territoire, la principale contrainte est la mobilisation des propriétaires forestiers et la structuration de la filière. Le CRPF a proposé de réaliser cette démarche de prospection et d’animation pour la CCEG. B) Identification des projets publics susceptibles de recourir au bois-énergie La Maison de Retraite de Nort sur Erdre s’est équipée d’une chaufferie bois-énergie, en fonctionnement depuis octobre 2010, dans le cadre d’un agrandissement et d’une rénovation. A Grandchamp des Fontaines, une chaufferie bois est prévue sur la Maison d’Accueil Spécialisée. En tant que Relais Bois-Energie, le CIVAM DEFIS a également réalisé une Note d’Opportunité pour un projet sur la commune de Notre-Dame des Landes (Mairie + salle Annexe) et pour le futur Groupe scolaire des Touches. Le tableau VI reprend par commune, l’ensemble des projets de bâtiments en rénovation et en construction ainsi que les modes de chauffage installés ou pressentis. Tableau VI : Projets de bâtiments en rénovation et en construction et les modes de chauffage installés ou pressentis sur les 12 communes de la CCEG CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 30 - Commune Casson Projet : Création Chauffage Salle de sport en bois + Chauffage électrique local jeune Projet : Rénovation Extension publique de Chauffage Commentaires l'école Chauffage électrique Transformation d'un vieux Aérothermie envisagée Bois-énergie ne faisait pas partie des 4 bâtiment en ruine pour options étudiées par le bureau réaliser une médiathèque d'études. Fay de Bretagne Coût à l'investissement = principal frein Pas de projet de création de bâtiment sur la commune car le parc de bâtiments est récent Grandchamp des Fontaines APAJH : Maison d'Accueil Spécialisé pour les personnes handicapées 2 Médiathèque (400 m ) Héric Conseil Collège Mairie : construction séculaire + extension datant de 15 ans. Chauffage gaz Salle polyvalente : travaux d'esthétique à l'intérieur et isolation au plafond. (20 ans) Chauffage gaz. Le remplacement de la chaudière n’est pas prévu. Pas de chaudière bois-énergie sur les bâtiments communaux pour l’instant. Chaufferie bois-énergie complétée par des panneaux solaires. Puissance : 200kW Marque : Hargassner Chauffage et Eau Chaude Sanitaire ; Silo semi-enterré. La réalisation de la MAS s’inscrit dans une logique HQE, dans un souci de développement durable et de proximité. Pas rendu à l'étape de Pas de projet de la détermination du rénovation de bâtiment mode de chauffage. communal Pas de chaudière bois-énergie sur la commune pour l’instant. Général : Collège gaz ; logement de fonction : PAC Air- CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 31 - Eau. Commune Les Touches : Projet : Création Chauffage Projet : Rénovation Chauffage Commentaires Groupe scolaire : Ecole, Chauffage au bois : Restaurant scolaire, granulés Accueil périscolaire et de loisirs et Halte-garderie Réhabilitation de l'annexe Mode de chauffage en de l'ancien presbytère en cours de réflexion 3 logements Note d’opportunité réalisée par le Relais Bois-Energie du CIVAM DEFIS pour une chaufferie granulés sur le futur Groupe scolaire Projet de création d’une médiathèque d'ici 5 ans Projet d’extension de la Chaufferie gaz Pas de chaudière bois-énergie sur les mairie (d’ici au moins 5 surdimensionnée donc bâtiments communaux ans) sera maintenue Idem pour la salle de Chaufferie gaz sport Nort sur Erdre : Agrandissement de la Maison de Retraite. (Projet suivi par Atlanbois) Maison de l'Enfance Maison de la Santé Notre Dame des Landes Chaudière boisénergie – Appoint gaz. Puissance : 220 kW. Marque : CEL ; Mise en service en octobre 2010 ; Silo semienterré de 100 m3 Au stade de la réflexion Maison des Jeunes : Chauffage électrique réhabilitation d'un Au stade de la réflexion bâtiment de 100 m2 Chauffage au fioul (30 Mairie : rénovation de ans) l'accueil Logement d'urgence : 1 pièce ajoutée Chauffage au fioul CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 32 - Note d’opportunité réalisée par le Relais Bois-Energie du CIVAM DEFIS pour une chaufferie bois-énergie plaquettes sur la Mairie et l’Annexe de la Mairie La Note d’opportunité a démontré qu’il n’était pas intéressant de mettre un réseau de chaleur entre la Mairie, la Maison des Jeunes et le Logement d’urgence Commune Projet : Création Chauffage Projet : Rénovation Chauffage Commentaires Projet de logements en Au stade de la réflexion Projet d'extension du Chauffage électrique écoquartier : programme complexe sportif d'ici 1 an au plafond datant de pas défini (nouvelle salle) 1992 environ. Petit-Mars St-Mars du Désert Achat d'un bâtiment dans Au stade le bourg pour y installer réflexion des commerces + locatifs au dessus. Bâtiment très vétuste Sport : Construction de Chauffage électrique vestiaires + salle de convivialité (modulaires) avec terrain synthétique de Pas de projet Village des Aînés : Au stade de la réflexion locatifs pour personnes à mobilité réduite ou personnes âgées Réhabilitation de l'Hôtel Chauffage au gaz de Ville maintenu Sucé sur Erdre La Poste : opération A l’état de réflexion d'urbanisme (réhabilitation-création de logements qui seront revendus aux particuliers CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 33 - la Commune Projet : Création 2011 : projet de Maison de l'Enfance Treillières Vigneux de Bretagne Chauffage Projet : Rénovation Chauffage Commentaires la Au stade de la réflexion 2010 : travaux d'aménagement de l’intérieur de la mairie (bureaux) Château du Haut Gesvres A l’état de réflexion : partenariat avec le Pôle Emploi, des entreprises et le Conseil Général pour rénover et utiliser une vieille demeure bourgeoise (futurs bureaux et salle culturelle). Chantiers d'insertion; Logements sociaux Au stade de la réflexion Extension de l'école réalisés par des bailleurs sociaux (15 sur Vigneux de Bretagne et 15 sur La Paquelais); Réhabilitation maison en d'urgence. Chaudière gaz datant des années 80. Le remplacement de la chaudière aurait coûté trop cher donc des travaux d’isolation ont été réalisés. d’une Chauffage gaz logement certainement. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 34 - Pas de chaudière bois-énergie sur les bâtiments communaux. PHASE 2 : APPROCHE PROSPECTIVE DES CONDITIONS DE CREATION D’UNE FILIERE DE VALORISATION LOCALE. A/ Identification des acteurs susceptibles de s'impliquer et création d'un Groupe de Travail Du 15 au 22 novembre 2010, trois réunions publiques d’information et de sensibilisation ont eu lieu sur le territoire de la CCEG par groupe de quatre communes (Cf. Annexe 7). Elles ont matérialisé la transition entre la première phase et la deuxième phase de l’étude. Au total 100 personnes étaient présentes (Notre-Dame des Landes : 25 personnes, Héric : 40 personnes, Petit-Mars : 35 personnes). Cette forte participation démontre l'intérêt de la filière bois-énergie sur le territoire. Les échanges ont été très fructueux et constructifs. L’introduction de ces réunions était réalisée par un des 3 élus référents sur cette étude : Dominique Michenot, Albert Frémont et Thérèse Leparoux. Ils ont resitué le contexte et présenté le projet d’équipement aquatique chauffé au bois. Les élus ont démontré aux fournisseurs potentiels présents (notamment agriculteurs) leur volonté de les impliquer dans une démarche collective et concertée. Les objectifs de ces réunions : - Présenter la Phase 1 de l’étude commanditée Les premiers résultats de l'étude sur l'estimation du potentiel bois-énergie ont été partagés. Les acteurs présents (élus, services techniques, associations et groupes d'agriculteurs, association de protection de l'environnement, EDENN, Conseil Général 44...) ont échangé sur ces résultats et la filière bois-énergie locale. - Débattre avec la population sur la gestion pérenne du bocage notamment au travers de la filière bois-énergie, Ces réunions ont également permis de sensibiliser la population à la nécessité d’utiliser des énergies renouvelables, aux fonctions que le bocage assure mais aussi au fait que le bocage n’est pas un paysage figé. Au fil du temps l’arbre a acquis une dimension quasiment sacrée, « symbole de nature » (J. Baudry & A. Jouin, 2003). Cependant pour que le bocage se maintienne et se régénère un entretien est nécessaire. La filière bois-énergie semble être un des moyens pour maintenir et préserver le bocage. - Mettre en place un Groupe de Travail pour initier une dynamique collective Ces réunions ont également été l’occasion de rencontrer les acteurs du territoire motivés CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 35 - et désirant s’investir dans un Groupe de Travail bois-énergie. Celui-ci vise à définir collectivement les conditions de création d’une filière bois-énergie locale. De plus, le CIVAM DEFIS a également réalisé une présentation de la Phase 1 de l’étude au Bureau Communautaire de la CCEG, élargi à d’autres commissions le 14/10/2010. B/ Détermination des conditions de création d’une filière bois-énergie locale La mise en place d’un Groupe de Travail pour analyser les conditions de création d’une filière bois-énergie locale Collectivement les membres du groupe de travail ont déterminé les conditions de création d’une filière bois-énergie locale à partir de trois volets préalablement définis : - Volet économique et relatif à l’emploi - Volet technique - Volet territorial et environnemental Chaque volet était concerné par trois enjeux (Cf. Figure 18) : Maintien des emplois existants et création d’emplois Développement de l’offre plaquettes (Qualité / Quantité) Un prix rémunérateur Volet économique et relatif à l’emploi Réappropriation de savoir-faire Volet technique Volet territorial et environnemental Structuration de l’organisation Produit de qualité Entretien pérenne et valorisation du bocage Reconnaissance multifonctionnalité haies Communication / Concertation sur la nécessité d’entretenir le bocage Figure 18 : Conditions de création d’une filière bois-énergie locale : les enjeux CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 36 - Le Groupe de Travail intègre entre autres des élus de la CCEG, des représentants des services techniques, des représentants des associations et groupes d'agriculteurs (AAEG, CUMA, HNB, CIVAM), Un représentant de l’EDENN, etc. Progressivement des acteurs ont rejoint le Groupe de Travail tels que le gérant de l’Association Syndicale des Plaines de Mazerolles (ASPM) ou le directeur du CRPF. De manière générale, nous avons observé une bonne participation aux actions organisées : 15 à 20 personnes étaient présentes à chaque réunion (Cf. Annexe 8). Le voyage d’études au Boupère et aux Herbiers (18 janvier 2011) L’objectif du voyage d’études était de proposer un échange d’expériences avec des collectivités de Vendée et de découvrir la structuration de filières d’approvisionnement locales. Le Boupère Figure 19: Echange d’expériences au Boupère Début des années 2000, une réflexion est engagée sur l’élaboration d’une Charte Forestière à l’échelle de la Communauté de Communes de Pouzauges. Sur ce territoire, les boisements de châtaigniers (propriétés privées très morcelées) ont perdu de leur intérêt pour les usages agricoles mais représentent un potentiel de bois-énergie non négligeable. De plus, ces taillis n’étant plus exploités, dépérissent. En 2004-2005, des visites de chaufferies bois sont réalisées à Yffendic en Bretagne et à l’Absie, en Deux-Sèvres. La commune réalise que l’approvisionnement en bois local ne se limite pas à de l’achat de bois mais « produit du paysage, protège l’environnement et fournit de l’énergie ». A cette époque, il y a également une augmentation du prix du fioul. La commune envisage un réseau de chaleur au bois incluant une maison de retraite de 65 places. La construction de la chaufferie intervient en 2006-2007 et le démarrage du fonctionnement en octobre 2007 (4e saison). Il s’agit de la première chaudière bois-énergie collective en Vendée et le Boupère a fait figure de précurseur dans le domaine. Le projet a été aidé par l’ADEME et la Région et le Conseil Général dans le cadre des CTU. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 37 - Marque KOB Puissance : 400 kW (surdimensionnée pour raccorder des logements sociaux) Volume du silo : 110m3 Figure 20 : Chaufferie bois du Boupère Auparavant la maison de retraite était alimentée au gaz propane et la mairie, tout électrique. Les dépenses s’élevaient à 60000 € dont 2000€ restaient localement. Aujourd’hui les dépenses s’élèvent à 52000 € dont 45000 € en valeur ajoutée locale. La commune réalise en plus une économie de 8000 € / an. Le fioul est en appoint mais n’est utilisé que l’équivalent d’une journée (0,5%) sur 230 jours de chauffe. La chaudière bois permet de produire 99,5 % des besoins de chaleur. Le fioul produit l’eau chaude sanitaire en été. Quatre employés communaux interviennent sur la chaufferie. Au total cela représente ¼ temps (250 heures) et optimise le temps des employés l’hiver. Il y a une astreinte : 1 week-end sur 4. chaudière se font Les réglages de quotidiennement la en fonction du bois et sont consignés dans un cahier de suivi. Le contrat de maintenance va passer de 3500 à 500 € du fait de la forte implication des agents communaux. Figure 21 : Visite de la chaufferie par un agent communal Pour l’approvisionnement, la commune est autonome. Elle dispose de bâtiments de stockage (location à un agriculteur) et possède un camion de 15 m3. Les agents communaux réalisent 1 appro. tous les 20 jours en hiver (soit 6 camions) et tous les 30 à 35 jours autrement. Réapprovisionner = ½ journée (inclus les tours, le nettoyage du silo Figure 22 : Silo de la chaufferie au Boupère et de la plate-forme de stockage). CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 38 - Les aides CTU ont permis d’opter pour un approvisionnement en bois bocager et en bois issu des boisements de châtaigniers, plus coûteux en collecte. La totalité de l’approvisionnement se fait en plaquettes bocagères/forestières pour éviter la concurrence avec des « déchets industriels » et être totalement autonome. Lors des premières réunions sur l’approvisionnement, étaient présents le CRPF, la Chambre d’Agriculture, la CUMA DEFIS... Les responsables de CUMA ont été moteurs pour inciter les agriculteurs à s’investir dans la filière. La commune n’est pas soumise à la procédure d’appel d’offre car elle se situe en dessous du seuil. La gestion se fait en direct. Les fournisseurs de l’année précédente reçoivent un courrier et sont conviés à une réunion en novembre pour savoir s’ils fourniront et quelle sera la quantité fournie. Un contrat d’engagement est établit entre le fournisseur et la Communauté de Communes de Pouzauges qui gère l’approvisionnement. La commune achète la plaquette à 60 € HT/Tonne verte livrée après déchiquetage ou à 100 € HT/Tonne sèche si l’agriculteur stocke chez lui. A noter qu’il y a une unité de prix entre Le Boupère, Les Herbiers et Saint-Pierre du Chemin de part la proximité des chaudières. N.B. : La collectivité utilise le bois issu de l’entretien des voiries en tant que paillage. Les plaquettes ne proviennent pas de coupes rases sauf exception et avec l'assurance de replantation. La commune réalise tous les ans des plantations de haies, orientées pour la production de bois tout en considérant les autres fonctionnalités de la haie. L’apport de conseils est nécessaire pour se réapproprier des savoir-faire. Pour les intervenants, les savoir-faire vont revenir s’il y a un intérêt économique à exploiter la haie. Un travailleur indépendant est parfois sollicité pour l’abattage et le transport du bois déchiqueté. L’entretien permet de maintenir et pérenniser le bocage. Pour contrecarrer les remarques de surexploitation, des portes ouvertes ont été organisées afin de montrer qu'il est nécessaire d'entretenir régulièrement le bois. De plus, l’entretien du bocage se fait en local et est donc générateur d’emplois. La CUMA DEFIS organise le déchiquetage depuis 2002. Un planning est organisé et il est impératif de le respecter sinon des pénalités sont attribuées ou bien le demandeur attend 3 mois que la déchiqueteuse repasse. Concernant l’organisation des chantiers, des règles strictes ont été mises en place. La CUMA DEFIS a établit et distribue une fiche de consignes. Le déchiquetage se fait sur un terrain portant et doit avoir lieu idéalement 2 mois après l’abattage, lorsque les feuilles sont tombées. Ne mettre que les cimes n’est pas rentable et ne produit pas de la bonne plaquette. Il n’y a jamais eu de refus de chantiers mal préparés mais des avertissements. En 2011, la prestation de déchiquetage s’élève à 245 €/ heure. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 39 - Le bois produit doit être de qualité et répondre aux exigences de la chaudière. Au niveau du stockage, les bâtiments doivent impérativement être bétonnés, couverts, ventilés. Le stockage dure plusieurs mois et doit permettre de produire une plaquette contenant 18 à 25 % d’humidité. Si le bois est humide, cela produit du mâchefer et les rendements sont mauvais. Les agents peuvent contrôler l’humidité du bois avec un testeur d’humidité (150 € à l'investissement). Pour approvisionner la chaudière du Boupère pendant 1 an, il faut 20h de déchiquetage (débit : 40 à 80 m3/heure). Au total : débardage + déchiquetage + transport jusqu’au lieu de stockage + transport vers la chaudière bois < 4L de fioul au total par m3 produit. Or 1m3 de plaquettes produit la même quantité d’énergie que 80 à 100 L de fioul. Retour d’expérience de M. Sachot, agriculteur, administrateur à la CUMA DEFIS Il dispose sur son exploitation de 8 km de haies et 5-6 ha de bois de châtaigniers. Jusqu’à la tempête de 1999, il ne prenait pas le temps de faire le bois. Puis il a pris conscience en nettoyant des parties de boisements abîmés par la tempête qu’il avait le temps de faire du bois en hiver. Il s’organise maintenant avec 3 voisins pour réaliser la gestion de leurs boisements. Ils font de la plaquette bocagère et du bois bûche mais ramené au temps passé, ils trouvent qu’il est plus intéressant de produire de la plaquette que du bois bûche. Ce qui a motivé les agriculteurs, c’est le côté économique. De plus, en terme de temps, cela représente au total 4 à 5 ½ journées dans l’année : 3 ½ journées à 2 d’abattage/débardage + 3h de tracteur + 2h de transport au moment du déchiquetage. En projet : l’estimation de la ressource Pour évaluer la ressource, connaître le linéaire de haies et leurs caractéristiques dans les exploitations agricoles, les intervenants envisagent de prendre un stagiaire. Celui-ci aurait pour mission de faire des « plans de gestion à l’échelle de l’exploitation » c’est-à-dire de déterminer s’il faut selon les types de haies tel ou tel type de gestion, envisager tel ou tel type de valorisation… Il s’agit d’un moyen de sécuriser à long terme l’approvisionnement. Actuellement il y a de bons rendements car le bois est issu d’un bocage et de boisements vieillissants. Il faudra cependant être vigilant dans 10 ans avec du bois plus jeune et donc des perspectives de moins bons rendements. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 40 - Les Herbiers Le projet de chaufferie bois aux Herbiers a constitué le grand projet du département voire de la région. Au départ le projet de réseau de chaleur devait se faire au gaz et pendant l’appel d’offre, la collectivité décide de tout arrêter et de faire travailler le bureau d’études sur une solution mixte gaz/bois. L’intention est forte d’utiliser du bois bocager mais à l’époque la filière n’est pas structurée. Il est donc prévu que la chaudière consomme 80% de bois industriel et 20 % de bois bocager. Depuis mars 2008, la chaufferie bois des Herbiers alimente en chauffage et en eau chaude sanitaire quatre résidences pour personnes âgées (270 résidents), une cuisine centrale et un pôle d’enseignement artistique (Tour des Arts). Puissance : 1 MW Silo enterré : 120 m3 Autonomie : - 7 jours en période normale - 3 jours en période de grand froid Appoint au gaz Investissement : 925 000 € HT Aides : - 123 450 € de l’ADEME. - 123 450 € du Conseil Régional Figure 23 : Chaufferie des Herbiers Lors du 1er appel d’offre, il y a une volonté politique de s’approvisionner en bois bocager mais une Société Coopérative d’Intérêt Collective (SCIC) est en réflexion. L’exploitant Dalkia achète alors du bois à la SARL Bois Energie Maine Atlantique (BEMA) – en l’occurrence il s’agit de la scierie Piveteau sur le secteur. Le bois livré n’est pas sec et des problèmes de conduite de la chaudière apparaissent. L’approvisionnement en bois bocager s'est progressivement développé avec la SCIC. L’approche s’est voulue territoriale avec la réunion de nombreux acteurs : FDCUMA, CAVAC, Collectivités, Chambre d’Agriculture… Pendant presque 2 ans, le business plan de la SCIC a reposé sur une consommation aux Herbiers de 1100 T /an. Or en 2009, la SCIC a livré 430 T aux Herbiers et en 2010, 700T. De la suspicion est alors apparue : la société Dalkia s’approvisionnerait-elle ailleurs ? En réalité certains bâtiments, prévus dans le projet et intégrés au business plan, ne sont pas encore reliés… Afin de réduire les coûts du combustible, de la palette industrielle non traitée est incorporée au bois bocager. Il y a cependant plus de 80% de bois d’origine bocagère. Pour la CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 41 - saison 2010-2011, le prix est fixé à 64 € HT/ Tonne sèche (bois bocager + palette). La palette est payée 40 € HT/Tonne. La plaquette bocagère est achetée 60 € HT/Tonne verte si l’agriculteur la produit lui-même. Elle est payée 50 € HT/Tonne verte à un prestataire privé à qui les agriculteurs peuvent déléguer l’entretien. Le prestataire réalise des Plans de Gestion et détermine le potentiel par exploitation de bois-énergie. Il reverse 10€HT/Tonne à l’agriculteur. La SCIC vend le bois bocager à 90 € HT/Tonne sèche. Elle aimerait le vendre à 100 € HT/Tonne sèche. Selon les intervenants, il existe une plus-value pour la société, apportée par la gestion du bocage, mais le Code des Marchés Publics ne prend pas cette dimension en compte. Il existe une forte volonté politique pour aider au développement de la filière bocagère. Au niveau de la qualité du combustible, il existe une marge de progression. En effet, il y a eu des problèmes techniques dus à la présence de fines, de terre, de cailloux, de queues de déchiquetage…Il y a aussi un faible PCI et donc une humidité forte des plaquettes. Cela serait du au stockage en extérieur des palettes. Retours d’expériences Les élus doivent être maîtres de leurs choix. Le Bureau d’Etudes s’est beaucoup appuyé sur le constructeur Compte R pour faire le cahier des charges de la chaudière. Par exemple, au niveau conception, un tapis aurait été préférable au désileur rotatif mis en place. Les corps étrangers dans le bois ont créé des problèmes techniques au niveau des vis. Le gaz a souvent pris le relais et l’installation n’est pas aussi rentable qu’espéré. La Ville cherche d’autres équipements à chauffer pour amortir la chaudière actuelle. A la suite de problèmes techniques à répétition, des réunions ont été organisées avec le Bureau d’Etudes, le constructeur, l’exploitant et la SCIC afin de trouver des solutions pour que la chaufferie fonctionne. Si une collectivité doit passer par un appel d’offres pour la fourniture de bois-énergie et si un approvisionnement local est envisagé, il faudrait étudier les possibilités de critères dans les appels d’offre en plus des critères de pondération. Aux Herbiers, un réseau de chaleur a été mis en place sans avoir créé l'outil juridique pour pouvoir revendre l'énergie. Aucune facturation n'est actuellement possible au CCAS (Maison de Retraite). Cet outil devient de plus en plus pertinent car l'année prochaine un bâtiment intercommunal devrait être raccordé. Faut-il partir sur une régie, un Service Public Industriel et Commercial (SPIC), une Délégation de Service Public (DSP)… ? La Régie permettrait plus de souplesse au niveau de l’approvisionnement. Une étude est en cours pour réaliser un montage juridique et financier. Les Herbiers souhaiteraient une réappropriation de l'outil d'approvisionnement (P1) et de gestion (P2) pour optimiser les coûts. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail :[email protected] - 42 - Tableau VII : Points de vue des membres du Groupe de Travail sur les conditions de création de la filière bois- énergie au Boupère et aux Herbiers. Le Boupère Volet économique et relatif à l’emploi La prise de risques réfléchie 99,5% de la chaleur fournie par la chaudière bois La partie maintenance est faite en local. Forte implication et compétence des agents communaux. Un projet de proximité, à taille humaine. Des acteurs locaux Avantages / Intérêts Les Herbiers Volet économique et relatif à l’emploi Contre-expérience = ils ont aussi appris > Besoin de réflexion avant de se lancer dans un projet. La prise de risque Le bois bocager a de plus en plus d’importance dans les projets. SCIC locale – fournisseurs locaux Volet technique Ne pas tout faire tout seul : ouvrir des portes à un prestataire de Le bois bocager a de plus en plus d’importance dans les service projets. La volonté d’une amélioration continue sur la qualité du Les boisements de châtaigniers : une ressource importante combustible Volet technique Une bonne organisation, facile à suivre Une prestation de service de qualité Rigueur sur la partie déchiquetage Importance de la qualité de l’approvisionnement Volet technique Progresser dans la structuration de l'organisation Inconvénients Volet économique et relatif à l’emploi Sous-traitance de la maintenance : considération de la chaudière bois différente Volet territorial et environnemental Prix de la plaquette bocagère = problème aux Herbiers Peu avancés sur la gestion durable du bocage, sur la Concurrence avec les grandes entreprises > Appel d’offre : Dalkia gestion de la ressource démarche en direct les agriculteurs Pas de plans de gestion des haies Volet technique Le bois était très humide Volet territorial et environnemental Peu avancés sur la gestion durable du bocage, sur la gestion de la ressource Pas de plans de gestion des haies CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 43 - Démonstration « au pied de la haie » Cette démonstration a eu pour objectif de présenter au Groupe de Travail les principes d’une gestion durable du bocage, les pratiques d’entretien des haies, les étapes de production de la plaquette bocagère et les critères à considérer pour fournir un combustible de qualité. Nous avons également échangé sur l’affûtage des tronçonneuses. Figure 24 : Intervention chez un agriculteur à Fay de Bretagne Dernière réunion du groupe travail L’objectif final est de dresser un état des lieux des conditions de création d’une filière boisénergie locale. A partir de questions soulevées par les membres, le Groupe de Travail a dressé un plan d’actions en distinguant les actions prioritaires et secondaires et celles qui relevaient plus particulièrement de la CCEG ou d’un futur Groupe de Travail. Les tableaux VIII, IX et X en font la synthèse. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 44 - Tableau VIII : Volet économique et relatif à l’emploi Enjeux : Maintien et création d’emplois / Développement de l’offre plaquettes - Un prix rémunérateur Actions prioritaires : Actions secondaires : > CCEG > CCEG - Réflexion sur le transfert de compétence (opérateur - Travailler sur des critères favorisant la ressource réseau de chaleur) locale dans le cas d’un appel d’offres ? Autre cas : - Plaquettes forestières : contacter les 10 propriétaires contractualisation pérenne avec les fournisseurs ayant 1 PSG et lancer une démarche de prospection - Suivi de l’approvisionnement par la CCEG? auprès des propriétaires forestiers avec le CRPF - Propriété des haies : expertise juridique (dans - Communication auprès des communes sur cadre de la SCIC) ? Compromis à trouver ? l’entretien des bords de route (Création d’un COPIL spécifique ?) - Questions à la SCIC : quelle rémunération de la matière première ? > Groupe de travail : > Groupe de travail : - Définition des prix (fonction de critères : origine du - Prospection de la ressource : boisements privés bois, rémunération du travail, de la valeur donnée au (rencontres communales / intercommunales), bois, des conditions de mobilisation, etc.) marais (opération de réouverture), ripisylves (démarche de négociation avec les propriétaires), etc. - Implication des structures de sous-traitance (CUMA, ETA, association de réinsertion, prestataire privé, etc.) Synthèse des discussions du Groupe de Travail relatives au Volet économique et relatif à l’emploi La CCEG aimerait valoriser la ressource locale. Concernant les marchés publics, le localisme est interdit. Il y a en effet, des principes à respecter et notamment les principes fondateurs du Commerce International (libre circulation des biens et services) ou les grands principes de la commande publique (libre accès à la commande publique, égalité de traitement entre les candidats). Actuellement un groupe de travail bois-énergie inter-régional travaille sur l’utilisation du critère carbone dans les appels d’offres. Autre solution, la collectivité qui créé un SPIC pour la vente de chaleur (compétence facultative des communes pouvant éventuellement être déléguée aux intercommunalités) a la possibilité, en tant qu’opérateur de réseau, de choisir directement son fournisseur de bois déchiqueté sans passer par une procédure d’appel d’offres. Mais pour cela, il faudrait qu’il y ait un transfert de cette compétence au niveau de la CCEG. Les prix des différentes plaquettes (bocagères, forestières, d’élagage, de marais) devront être élaborés (et révisés) collectivement par un Groupe de Travail, selon divers critères : origine du CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 45 - bois, rémunération du travail, valeur donnée au bois, conditions de mobilisation, etc. La production de plaquettes bocagères peut apporter un complément de revenu pour l’exploitant. Pour impliquer des agriculteurs dans une filière, la dimension économique sera primordiale et le prix de la plaquette issu d’un bocage géré durablement, déterminant. Actuellement, l’association HNB valorise la plaquette bocagère autour de 100 € HT /Tonne sèche. Elle intègre dans ce prix, les coûts de production, les coûts de la main d’oeuvre et la valeur donnée au bois. Un prix rémunérateur, c’est reconnaître les bénéfices pour la société d’entretenir et préserver le bocage (les fonctions et rôles de la haie) mais aussi s’assurer de la pérennité de la ressource et de la filière. Si l’agriculteur ne souhaite pas réaliser la partie gestion de son bocage, il pourrait faire appel à des structures de sous-traitance et ainsi créer de l’emploi localement (CUMA, ETA, association de réinsertion, prestataire privé, etc.). Néanmoins, s'il y a délégation, il n’y aurait pas de valeur donnée au bois. La question de la propriété du bois est apparue à plusieurs reprises lors de l’étude. D’un point de vue juridique, l’entretien des haies est à la charge du locataire. Les produits issus de cette obligation d’entretien (bois de chauffage, piquets, fruits etc.) lui reviennent pour son propre usage à l’exception des arbres de haut jet (bois d’œuvre) qui appartiennent au propriétaire. Si le fermier veut commercialiser son bois, il doit alors obtenir le consentement du propriétaire, ou une clause particulière doit être incluse dans le bail. Le Code Rural encadre le bail fermier. D’après l’article L 511-3 : le preneur (fermier) peut prélever les branches pour son usage personnel ou les usages sur la ferme. En général la vente du bois ne figure pas dans le modèle type de bail. Un accord oral avec le propriétaire suffit mais en cas de litige, il faudrait se tourner vers le Recueil des Usages Locaux, rédigé par l'interprofession (Chambre d'Agriculture) et datant de 1984. Ce questionnement semble nouveau sur le territoire. Une expertise pourrait être envisagée. Comment d’autres territoires procèdent-ils ? Le voyage d’études dans les Côtes d’Armor, organisé par le CIVAM DEFIS, le 19 avril 2011, pourrait apporté des réponses à ce sujet. Le CRPF a proposé à la CCEG de réaliser une démarche de prospection de la ressource auprès des 10 propriétaires forestiers possédant un PSG. L’EDENN est intéressé pour négocier avec les propriétaires et notamment concernant l’entretien des ripisylves. Il s'agit néanmoins d'une ressource occasionnelle de bois. Le gérant de l’Association Syndicale des Plaines de Mazerolles (ASPM) souhaite réouvrir des parcelles qui se boisent et la filière bois-énergie semble être une opportunité intéressante. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 46 - Enfin, en Vendée, les élus de la CCEG ont vu l’importance d’impliquer les agents des services techniques dans le suivi de la chaufferie bois. Il semble que la CCEG s’orienterait vers une maintenance de la chaufferie en interne et donc une relocalisation d’emploi. Tableau IX : Volet Technique Enjeux : Réappropriation de savoir-faire / Structuration de l’organisation / Produit de qualité Actions prioritaires : Actions secondaires : > CCEG > CCEG - Élaboration de cahiers des charges des bonnes - Recensement de l’existant au niveau stockage et pratiques (dans le cadre de la SCIC ?) des besoins: portage d’un investissement local ? - Questions à la SCIC : élaboration de documents sur la - Contacter le CNFPT : élargir les formations à un traçabilité du bois, organisation des antennes locales ? public mixte > Groupe de travail : > Groupe de travail : - Démonstrations - Travailler sur la synergie entre structures (CUMA, - Formations mixtes (agriculteurs, services techniques, Association de réinsertion, etc.) prestataires (CUMA, Association de réinsertion, etc.) - Recensement de l’existant au niveau du matériel - Plans de Gestion du Bocage pour les agriculteurs et les communes (bords de routes) -Organisation collective (chantiers en groupe) Synthèse des discussions du Groupe de Travail relatives au Volet technique La production de bois bûche et la production de plaquettes sont complémentaires et doivent le rester sur ce territoire où la demande en bois bûches est forte due à la proximité avec l’agglomération nantaise. Les agriculteurs informés sur le bois déchiqueté ou qui le pratiquent sur leur exploitation voient cela comme une opportunité à condition qu’une gestion durable du bocage soit assurée. Il s’agit de prélever l’accroissement annuel sans toucher au capital. Le déchiquetage permet de gagner du temps par rapport au conditionnement du bois en bûches et le travail est moins pénible. Cela permet également de valoriser au mieux la ressource en bois puisque même la végétation d’accompagnement (l’aubépine ou les pruneliers) peut être valorisée alors qu’elle aurait été délaissée dans le cadre de la réalisation de bûches. L’exploitation du bocage, qu’il soit récemment planté ou vieillissant, est complexe et doit donc s’envisager à la carte. Pour certains membres du Groupe de Travail, il faudrait s'appuyer sur l'expérience et les savoir-faire de l'association HNB car dans certains secteurs le bois n'est plus fait depuis 30 à 40 ans. Certains agriculteurs pointent le manque de savoir-faire par CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 47 - rapport à leurs prédécesseurs. Des besoins en formation ont ainsi été signalés et des démonstrations ont été sollicitées. Des formations seraient nécessaires pour les agriculteurs, les agents des services techniques des communes et les élus. De même, des Plans de Gestion du Bocage (PGB) pour les agriculteurs et les communes (bords de routes) pourraient être proposés. Le PGB a pour vocation de planifier dans le temps la gestion des haies et la production de bois-énergie. En effet, les PGB permettent d’anticiper les besoins en bois-énergie et de planifier la production à court, moyen et long terme tout en étant dans une logique de gestion pérenne du bocage. La réalisation d’un PGB pourrait être un critère de reconnaissance de l’implication de l’agriculteur dans la filière (bonnes pratiques et engagement pérenne). S’impliquer dans la gestion de son bocage ou déléguer : tous les acteurs ne seront pas obligés de fonctionner de la même manière. Si l'entretien est réalisé par l'agriculteur, il y a une appropriation très forte du bocage, une réappropriation de savoir-faire et une rémunération du bois pour reconnaître et inciter l’agriculteur à poursuivre. Les membres du Groupe de Travail tendraient vers une organisation collective avec la réalisation de chantiers d’entretien en groupe. Il est de plus, nécessaire que la production de plaquettes soit bien organisée et structurée. La délégation de la gestion du bocage existe dans d’autres régions (Finistère) car les agriculteurs considèrent ne pas avoir le temps ni les savoir-faire ni l’envie et ont externalisé cette prestation. Néanmoins, s’il y a délégation, l’agriculteur est moins bien rémunéré car il n’y a pas de valeur donnée au bois. Les CUMA sont très actives sur le territoire et seraient parties prenantes dans la structuration d'une telle filière. L’essentiel serait de trouver des synergies entre les différentes structures sur le territoire : CUMA, Association de réinsertion, etc. Un recensement de l’existant au niveau stockage et des besoins a été évoqué. La CCEG a soulevé l’idée du portage d’un investissement local si nécessaire. De même, le recensement de l’existant au niveau du matériel a été proposé. Une mutualisation des matériels des communes pourrait être envisagée. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 48 - Tableau X : Volet territorial et environnemental Enjeux : Entretien pérenne et valorisation du bocage - Reconnaissance multifonctionnalité haies Communication/Concertation sur la nécessité d’entretenir le bocage Actions prioritaires : Actions secondaires : > CCEG > CCEG - Journées d’information et de sensibilisation de la - Élaboration d’une charte (Bonnes Pratiques) - Engager un volet concertation avec les autres usagers population (Semaine du Développement Durable du bocage (conditions d’acceptabilité de la gestion des 2012 ?) haies par les acteurs du territoire) > Groupe de travail : > Groupe de travail : - Démonstrations - Formations mixtes (élus, agriculteurs, services - Panneaux de Communication techniques, etc. Synthèse des discussions du Groupe de Travail relatives au Volet environnemental et territorial Le bois est une énergie renouvelable seulement si une gestion durable du bocage est appliquée. C’est pourquoi une Charte, comportant les grands principes de gestion du bocage et de la fourniture de plaquettes, ainsi que des Cahiers des Charges devront être élaborés pour maîtriser les actions. A voir si ces documents seraient rédigés à l’échelle de la CCEG ou de la SCIC. Lors de l’étude, certains acteurs ont indiqué avoir déjà été interpellés par la population lorsqu’ils entretenaient une haie. Au-delà des actions d’information et de sensibilisation de la population, il parait indispensable d’engager une démarche de concertation avec les autres usagers du bocage : associations de randonneurs, associations de protection de la nature, associations de chasseurs, etc. Par rapport à l’information, l’intérêt de la concertation est d’aboutir à une appropriation et une acceptabilité du projet de la collectivité par tous les acteurs du territoire. Ainsi, le Groupe de Travail a favorisé l’expression de la diversité des points de vue, l’interconnaissance des acteurs et l’obtention d’un consensus sur ce projet. La réflexion a été transversale et a permis de définir les conditions de création d’une filière bois-énergie locale. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 49 - Perspectives : Accompagnement vers une démarche projet de territoire Le CIVAM DEFIS a réalisé une présentation de l’étude finale auprès du Bureau Communautaire de la CCEG, élargi à d’autres commissions le 30 mars 2011. Atlanbois et la SEM ENEE ont également participé à cette réunion. En effet, la réflexion bois-énergie sur le territoire de la CCEG est à concilier avec la création de la SCIC bois-énergie (Société Coopérative d’Intérêt Collectif : négoce de bois-énergie) sur le département de la Loire-Atlantique. Au regard de la dynamique engagée avec le Groupe de Travail, le CIVAM DEFIS propose de partager également les résultats avec le COPIL agricole (comme en juillet 2010) et de poursuivre la dynamique en s’orientant vers la structuration concrète de la filière localement. Le CIVAM DEFIS propose également d’initier une démarche de concertation avec les autres usagers du bocage afin que le projet soit bien compris et partagé par tous les acteurs du territoire. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 50 - Conclusion La CCEG souhaite valoriser les ressources en bois locales dans une future chaufferie bois. L’étude menée par le CIVAM DEFIS, a démontré qu’il existe un potentiel important de bois-énergie sur le territoire notamment au niveau du bocage et des boisements privés. Ce potentiel est aujourd’hui suffisant pour approvisionner les projets intercommunaux mais il reste à le mobiliser. Ainsi un Groupe de Travail a ensuite déterminé, de manière collective et concertée, les conditions (économiques, techniques et environnementales) de création d’une filière bois-énergie locale. La forte participation à chaque réunion et les échanges entre acteurs, issus de diverses structures, ont démontré l’intérêt pour la mise en place d’une telle filière sur le territoire. Le projet de la CCEG est un véritable projet de territoire qui bénéficie d’une approche globale. En effet, les réflexions intercommunales concernant la chaufferie du futur équipement et l’approvisionnement à organiser, sont menées de front. La Communauté de Communes a également anticipé le fait que la mobilisation des acteurs, futurs fournisseurs de bois-énergie tout comme la structuration de la filière demanderont du temps. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 51 - ANNEXES Annexe 1 : Fiche de relevés Fiche de description de la la Haie Commune Date Haie n° Hameaux Lieu-dit Nom Agriculteur Accessibilité de la haie oui non c c Localisation de la haie route cours d'eau chemin c Typologie de la haie haie monostrate haie carrée haie arbustive haie pluristrates haie de taillis alignement potenti el de producti on: c nb d'arbres: Potentiel de bois-énergie (m3) très dense dense haie arbustive haie de taillis haie pluristrates 20 25 c peu dense 8 5 15 10 20 c 15 c Traitement de la haie clôture oui largeur de la haie non Matériel d'entretien: broyeur lamier/sécateur tronçonneuse pas d'entretien Composition floristique Strate arborescente Strate arbustive Autres Traitement des arbres haut jet tétârd talus oui non cépée Remarque: Aide : haie pluristrates: nb d'arbres pour 100 m.L très dens e dens e peu dens e >10 a rbres >7 >=5 CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 52 - Annexe 2 : Typologie des haies bocagères sur la CCEG Haie récemment plantée Haie carrée : haie dont le développement est contraint par une taille latérale et supérieure. Haie arbustive : haie composée d’une seule strate de végétation basse. Haie de taillis : haie composée d’une strate arborée avec un écran de feuillage continu. Il s’agit souvent de cépées. Haie pluri-strates : haie composée d’une strate arborée comportant des hauts jets accompagnée d’une végétation arbustive. Haie dégradée: haie discontinue, ce type peut concerner les haies arbustives, de taillis ou pluri-strates. Haie très dégradée : haie discontinue comme la définition précédente la différence que son état est encore plus détérioré. Alignement : arbres de hauts jets plantés de manière alignée sans végétation d’accompagnement. CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 53 - Annexe 3 : Exemple de deux grilles d’entretien pour les Entretiens Semi-Directifs Agriculteurs 1- Présentation de l’exploitation agricole SAU / type de production /UTH Type de sol/type de système de production/type du parcellaire Evolution de l’exploitation Haie : linéaire/composition Propriétaire/fermage=> conséquences sur la gestion des haies, modes de faire-valoir 2- Le paysage Evolution à l’échelle de la commune / de l’exploitation Aspect historique (intensification, extensification ?) 3- Le bocage, les haies : (« place » de la haie, entretien) La place de la haie à l’échelle de l’exploitation et dans le paysage, « image qu’il se fait du bocage ». Intérêts de la haie? Atouts ? Difficultés et limites ? Les fonctions de la haie Valorisation de la haie (valorisation pécuniaire)? Type d’entretien (paramètre technique) ? Est-ce qu’il a planté ? Est-ce qu’il a toujours entretenu ? Tradition ou renouvellement des pratiques ? 4- Questions énergétiques Intérêt par rapport aux questions énergétiques ? l’agriculture peut-elle jouer un rôle dans ce domaine ? lequel ? 5- Les acteurs Relations avec le voisinage/les autres agriculteurs/ les élus : interactions ? Filière bois sur le territoire ?quels seraient les freins, les doutes et les atouts pour la mise en place d’une filière ? fonctionnement ? rôles ? impacts ? Degré d’implication possible ? FFOM : Force, Faiblesses, Opportunités, Menaces Elus 1- Informations générales sur la personne : Présentation de la fonction/statut de la personne/ancienneté dans la fonction Raisons qui ont incité à s’impliquer dans la vie locale ? + par rapport au domaine d’action 2- Le paysage bocager Evolution du paysage+particularités locales du paysage L’image du bocage L’image de l’agriculture Fonctions, rôles et intérêts du bocage/contraintes 3- La filière bois Est-ce qu’il envisage cette possibilité sur le territoire ?rôles ?impacts éco, env, social ? Freins, doutes et atouts de la mise en place d’une filière, et du territoire : FFOM 4- La maîtrise énergétique Quelles actions sont mises en place ? Projets de construction/rénovation bâtiments publics/habitat collectif ? 5- Les acteurs Degré d’implication possible CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 54 - Annexe 4 : Enquête sur les projets de bâtiments communaux et le mode de chauffage 1/ Si projets de création de bâtiments collectifs communaux... Type de bâtiment Le mode de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire pressenti ? Les porteurs de projet envisagent l'installation d'une chaufferie bois-énergie ? Si oui ? Raisons qui ont amené à ce mode de chauffage ? Si non ? Raisons ? 2/ Projets de rénovation Année de construction du bâtiment ? Rénovation / isolation depuis la construction ? Type de fréquentation du bâtiment ? Mode de chauffage et production eau chaude sanitaire : fioul, gaz, électricité, etc. ? Année de mise en place de ce mode de chauffage et production eau chaude sanitaire ? Remplacement prévu du mode de chauffage et production eau chaude sanitaire ? Court terme (nb années) ? 3/ Développement de projets bois-énergie Réalisation effective de projets bois-énergie sur la commune ? Année de mise en place ? Type de bâtiment ? Type de fréquentation du bâtiment ? Retour d'expériences (avantages/inconvénients, phase de démarrage....)? Satisfactions ? CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 55 - Annexe 5 : Inventaire floristique des strates arbustive et arborescente sur les 8 échantillons Nom vernaculaire Ajonc d'Europe Alisier torminal Aubépine monogyne Aulne glutineux Bouleau des marais Bourdaine Charme Châtaignier européen Chêne pédonculé Chêne sessile Chêne tauzin Chêne vert Cormier Cornouiller sanguin Eglantier Erable champêtre Erable sycomore Fragon Frêne commun Fusain d'europe Houx Genêt à balais Merisier Néflier Noisetier Orme champêtre Peuplier tremble Poirier sauvage Pommier sauvage Prunellier Prunier mirobolant Ronce commune Saule blanc Saule cendré Saule sp. Sureau noir Tilleul commun Robinier faux-accacia Viorne obier Nom scientifique Ulex europaeus Sorbus torminalis Crataegus monogyna Alnus glutinosa Betula pubescens Frangula alnus Carpinus betulus Castanea sativa Quercus robur Quercus petraea Quercus pyrenaica Quercus ilex Sorbus domestica Cornus sanguinea Rosa canina Acer campestre Acer pseudoplatanus Ruscus aculeatus Fraxinus excelsior Euvonymus europaeus Ilex aquifolium Cytisus scoparius Prunus avium Mespilus germanica Corylus avellana Ulmus minor Populus tremula Pyrus pyraster Malus sylvestris Prunus spinosa Prunus cerasifera Rubus fruticosus Salix alba Salix cinerea Salix sp Sambucus nigra Tilia europaea Robinia pseudoaccacia Viburnum opulus CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 56 - Annexe 6 : Carte des boisements privés sur la CCEG, transmise par le CRPF CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 57 - Annexe 7 : Articles de presse relatifs aux réunions publiques CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 58 - CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 59 - CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 60 - Annexe 8 : Fiches d’émargement – Réunions du Groupe de Travail Réunion 1 : 22/12/2010 Liste des participants CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 61 - Voyage d’études 18/01/2011 Liste des participants CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 62 - Réunion « au pied de la haie » : 01/02/2011 Liste des participants CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 63 - Réunion 2: 08/03/2011 Liste des participants CIVAM DEFIS - 4 rue de la Résistance - 44390 SAFFRE - Tél : 02.40.14.59.00 - Fax : 02.40.29.43.47 - Mail : [email protected] 64 -