Rencontre végétale

Transcription

Rencontre végétale
Jeu concours Rencontre végétale
Jeu-concours
de contes et de poésies
Rencontre vegetale
Suite au succès de l’an passé avec 115 œuvres proposées pour « Contez les arbres », la
Fédération des clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature) lance un nouveau concours
de contes et de poésies, en partenariat avec la revue La garance voyageuse et la Ligue
pour la Protection des Oiseaux.
Rencontre végétale
Pour cette nouvelle édition, la FCPN a invité les auteurs à nous raconter leur conversation avec une plante sauvage, une herbe folle rencontrée au bord du chemin...
Les textes pouvaient prendre la forme d’un conte ou d’une poésie d’une page maximum dactylographiée.
Des cadeaux nature
Constitué de membres de la FCPN, de la Garance voyageuse et de la LPO, le jury a
distingué les 6 textes qui l’a touché le plus par leur originalité et leur sensibilité.
Ainsi, dans chaque catégorie, la catégorie «moins de 13 ans» et la catégorie «plus
de 13 ans», 3 prix ont été décernés.
Les gagnants verront leurs textes publiés dans un numéro de La Garance voyageuse et
sur les sites Internet des trois organisateurs. En cadeau, ils ont reçus des ouvrages et des
outils nature, ainsi que des abonnements d’un an à la Gazette des Terriers soit 4 bulletins de
liaison des clubs et 4 livrets naturalistes, à L’oiseau mag...
Toutes les informations concernant le concours (modalité, règlement) se trouvent sur le site
internet de la Fédération des clubs CPN : www.fcpn.org.
L’organisateur
Fédération des clubs CPN
(Connaître et Protéger
la Nature)
Depuis 1983, la FCPN, association à but non lucratif, contribue à développer les clubs nature et la culture naturaliste. Elle fédère plus de 400 clubs en France et à l’étranger.
Son crédo : promouvoir l’école buissonnière, autrement dit
connaître la nature par la nature dans la nature… pour
mieux la protéger bien sûr !
www.fcpn.org
Partenaires
Ligue pour la Protection
des Oiseaux
Reconnue d’utilité publique
Créée en 1912 pour mettre un terme au massacre
du macareux moine en Bretagne, oiseau marin devenu depuis son symbole, la LPO est aujourd’hui
l’une des premières organisations de protection
de la nature en France (45 000 membres). Elle a
pour but « la protection des oiseaux et des écosystèmes dont ils dépendent et, en particulier, la
faune et la flore qui y sont associées » et, plus
globalement, la biodiversité.
www.lpo.fr
Créée en 1988 et éditée par l’association du
même nom, La Garance voyageuse est une revue
très originale sur le monde végétal. Environ 3800
lecteurs découvrent tous les trois mois des articles
variés proposés par les salariés et les bénévoles
de l’association.
www.garancevoyageuse.org
Fédération des clubs
Connaître et Protéger la Nature
La maison des CPN - 08240 BOULT-aux-BOIS
Tél : 03 24 30 21 90 - Fax : 03 24 71 71 30 - [email protected]
www.fcpn.org
Jeu concours Rencontre végétale
Les gagnants
1er prix
Lotus corniculatus
Par une belle journée d’été, Camille se promenait dans les Cévennes. Tout à coup,
elle aperçut une jolie plante basse aux feuilles à folioles ovales. Ses fleurs jaunes et
jaune-orangé ressemblaient à de petites têtes. Elle voulut en cueillir quelques unes
pour sa maman.
« Eh ! Toi ! Pourquoi cueilles-tu mes petits ?
- Qui est là ? demanda Camille.
- C’est moi ! Qui crois-tu qui cela puisse être ?
- Mais qui es-tu ? continua Camille.
- Tu ne me connais donc pas ? Je suis Lota, le lotier corniculé, répondit-elle fièrement.
Et, ce que tu cueilles, ce sont mes petits !
- Ah ! Excuse-moi ! Je voulais en cueillir pour ma Maman, lui dit-elle.
- Fais attention ! Mes fleurs sont un peu toxiques, même si les anciens les utilisaient
comme somnifère ou comme calmant.
- Ah bon ?
- Eh oui ! Mais ne t’inquiète pas : m’admirer n’est pas dangereux et peut-être tout
aussi relaxant ! En parlant des anciens : regarde mes fruits, on dirait de petites
cornes.
- C’est donc pour ça que tu es le lotier « corniculé » !
- Tu as tout compris ! Bravo !
- Tu es vraiment belle Lota !
- Si tu veux, tu peux cueillir quelques unes de mes fleurs en faisant attention à ne
pas arracher mes racines pour que je puisse faire repousser les fleurs que tu auras
prises.
- Merci beaucoup Lota ! Maintenant quand je cueillerai des fleurs je ferai très
attention ! »
Camille reprit la petite route pour rentrer chez elle.
Lise-Anne Ballouard, 10 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
2e prix
Rencontre au bord d’un chemin
Au bord d’un chemin près d’une prairie
Un petit coquelicot joli
M’a souri
Et m’a dit :
Je vais te raconter une histoire
Qui se passa un soir
Où il faisait noir
Vraiment noir.
Histoire de maintenant,
Histoire d’antan,
On ne le saura jamais vraiment.
Maintenant, ouvre tes oreilles et entend !
Un vieil homme se désaltérait
Dans le puit aux souhaits. Sur celui-ci une légende courait
On disait qu’il réalisait les souhaits.
Un ange apparut !
Et lui demanda :
Que veux-tu,
Ô, toi ?
J’veux des sous !
Demanda le vieux fou,
Malgré tout,
Un peu soul.
Un sac d’or lui tomba sur la tête,
Et, oh ! , que c’est bête ! Il tomba mort assommé dans l’herbe verte
Des pièces plein la tête.
De sa dépouille, une fleur poussa
Cette fleur était
Un coquelicot.
Marine Chauvel, 12 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
3e prix
Discussion florale
Je me promenais, le cœur léger, dans la campagne qui se réveillait de la sieste
hivernale.
Doucement, la nature éclatait au grand jour, révélant toutes ses splendeurs: de
douces trilles d’oiseaux résonnaient dans l’air, les fleurs sauvages s’épanouissaient
sous les frais rayons du soleil levant, les bêtes de la forêt reprenaient leurs courses
incessantes tandis que les lièvres des prairies à nouveau bondissaient; comme en
hommage à la vie.
Le cycle de la nature continuait, plus vivant que jamais.
Je sautai par-dessus une barrière, me souciant peu d’une limite imposée par un
autre être humain. Je pénétrai dans un pré fleuri.
Qu’il était bon de pouvoir à nouveau marcher entourée de la splendeur retrouvée
de notre belle nature sauvage, sans le capharnaüm constant propre aux grandes
villes!
Soudain, j’entendis une voix très lente, qui parlait d’une air monotone. Je
m’allongeai au sol, croyant que le propriétaire de ce pré m’avait aperçu. J’étais
prête à détaler au moindre bruit suspect.
Cependant, la voix était toujours là, tout aussi lente. Elle semblait être proche de
moi. Je regardai dans la direction dont elle paraissait provenir mais n’aperçut rien,
seulement une haute fougère se trouvant au sommet d’une petite butte, seule.
Une fois encore, j’entends ces étranges bruits qui semblent provenir de la plante.
Je m’approche doucement, à petits pas.
« Humain, tes congénères n’écoutant rien,
j’ai décidé de te parler, toi qui seul semble nous ressembler.
Comme nous, tu restes sous le vent doux,
dans cette plaine qui, pour nous, est tout. »
Soit j’étais devenu folle, soit j’avais entendu une fougère me parler. En vers, de
surcroît.
J’optai pour la dernière solution.
Je regardai cette étrange fougère et dit:
« Vous,...vous parlez? »
Je devais avoir l’air bien stupide de parler ainsi à une plante verte.
« Oh, oui, humain. Maintenant, écoute moi bien.
Dame nature, notre mère, mère du ciel, de la mer et de la terre,
m’a chargé de délivrer un message à toi, simple humain de passage. »
Je la regardai d’un drôle d’air:
« Juste une simple question: qui est Dame nature? Ma mère porte un autre nom, si
vous voulez savoir. Elle s’appelle...
L’étrange fougère m’interrompit:
« Écoute! Tu as une autre mère, il n’y a pas de doute.
Et elle se nomme Nature, nature pure.
Nature tel le soleil, qui nous émerveille,
tel la pluie, qui nous éblouit.
Tel le vent de la forêt qui caresse nos doux pétales sucrés.
Ces belles choses, jamais vous ne les comprendrez. »
A ces paroles, je fus indignée, car j’étais un fervent défenseur des jeux en plein
air:
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
« Et courir à travers champ, se sentir libre, cela ne compte donc pas? Rire,
s’amuser, jouer, que de doux mots pour mes oreilles! Si vous avais quelque chose
à dire, dites le maintenant, ou taisez vous à jamais. Il arrive ce message de « Dame
nature»? »
« Tu ne devrais pas parler comme cela,
vous détruisez la vie, cette vie dont tu fais partie. »
« Si c’est ça le message! Je le sais depuis longtemps, on nous l’a bien assez
rabâché. Je sais que c’est important, simplement, vous auriez dû vous adresser plus
haut. »
Je tournai les talons et m’éloigna...
Je me réveillai en sursaut, couvert de sueurs. Ça n’avait été qu’un simple rêve!
Enfin, presque.
En grandissant, je me rendis compte, que cette nuit là, j’avais été bien stupide.
Dans ma vie d’adulte, je devins un grand défenseur de l’écologie, et je ne tardai
pas à penser que ce rêve n’avait pas été un hasard. Rien n’arrive jamais sans rien.
Hélène Hunckler, 11 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
1er prix
Par un matin de printemps ensoleillé,
Au bord du canal je me promenais.
Le soleil m’emplissait de gaieté,
Le silence régnait, ainsi que la tranquillité.
Mon attention fut rapidement attirée,
Par une chorale d’oisillons qui s’égosillaient,
Sur une branche d’arbre qui bourgeonnait,
Et qui, au dessus de ma tête, se dressait.
Tout à coup, mes deux pieds s’entrelaçaient,
Ma maladresse avait encore frappé.
Alors de tout mon long je m’étalais.
Rouge de colère et fort éhontée,
Encore allongée sur le sol, je jurais.
C’est avec surprise que j’entendis ricaner.
N’osant me relever, alentours je scrutais.
Pas un chat dans les environs ne se baladait.
Pas un passant, pas un chasseur, juste une fleur.
Une grande fleur aux pétales rouges se dressait.
Son corps poilu, sur le rythme de son rire, ondulait.
Pourtant aucune substance je n’avais inhalé,
Peut-être ma mort, ma chute avait entraîné…
« Mais non, tu n’es pas morte », m’annonça la Papavéracée.
Entre deux éclats de rire, je ne sus que penser.
« Tu es bien vivante, et bien étourdie la vertébrée ! »
« Ça ne risque pas de t’arriver, l’enracinée ! »
« Sans vouloir te vexer : ta chute, quel effet ! »
Toujours étonnée, face à elle je m’accroupissais.
« Une fleur qui parle, quelle drôle d’idée ! »
« Pas plus idiot que de parler à ses pieds,
Vous, les humains, vous le faites sans arrêt ! »
« Et de quoi as-tu envie de parler ? »
« Je suis seule, mes copines ont toutes fini en bouquet,
Et je suis la seule rescapée. »
« Oui, c’est vrai, vous égayez nos maisonnées. »
« Et votre seule façon de nous remercier,
Est de laisser vos chiens sur nos tiges uriner ! »
« Est-ce qu’en quelque chose je peux t’aider ? »
« J’ai juste besoin d’être aimée, aiméééééééééééééé ! »
Et Dame Coquelicot à tue-tête se mit à chanter,
Si haut et si fort qu’elle en fut essoufflée.
« Je veux vivre, respirer et chanteeeeeeeeeeer ! »
De reprendre ce refrain je ne pus m’empêcher.
Pendant de longues minutes, nous avons chantonné,
Prônant la nature, la joie et la liberté.
Tu es la plus extra des humains rencontrés. »
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Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
« Merci, mais il est temps pour moi de te quitter. »
« Tu reviendras me voir, tu le promets ? »
« Ah ça ! À chaque fois que je le pourrai ! »
Et je la quittai non sans regret et non sans me retourner.
Pensive et d’un pas guilleret, je repris ma lancée,
En me disant que jamais, plus jamais,
Aucune fleur, aussi jolie soit-elle, je ne cueillerai.
Émilie Misztal, 29 ans.
2e prix
L’orchis Bouc-émissaire
Un jardin sans conversation avec les plantes, c’est comme une pub de lessive sans
clichés. Moi, j’ai toujours parlé aux plantes et elles s’en sont toujours trouvées bien,
même si les rapports avec certaines d’entre elles ne sont pas toujours faciles. D’autant
plus qu’elles sentent très bien qui est favorisé et qui est négligé. Pour ma part, et je
ne l’ai jamais caché, j’ai toujours préféré parler à celles qui vous laissent une trace
pendant l’hiver histoire d’espérer le printemps, ne serait-ce qu’une rosette de feuilles
roussies et froissées. Parce que … Essayez donc de tirer quoi que ce soit d’une griffe
de muguet en plein mois de janvier : bernique ! Muette comme une carpe, la griffe !
Mais certaines d’entre elles vous ont de ces petits caractères pointus…
-
Alors, ça vient ?
Vous voyez que je n’invente rien quand je vous dis que les plantes ne sont pas
toutes d’un abord facile. Il est vrai qu’elles ne peuvent pas toutes avoir la douceur
du tilleul, ce qui serait peut-être un peu lassant au demeurant. Cela faisait déjà
la troisième fois que la plante me posait la question. J’aurais bien voulu finir de
caresser ma fougère grand aigle en paix, lui demander comment elle avait passé
l’hiver, tout ça, tout ça. Et puis je n’allais tout de même pas obéir aux injonctions
d’une fleur même pas belle et même pas parfumée. Quoique, évidemment, tout
dépend de ce qu’on entend par parfum. Une fougère grand aigle dans un jardin ?
Eh bien oui, mais mon jardin n’en est pas un. Il n’est même pas clôturé, il mêle
sans vergogne roses anciennes et plantes sauvages - pissenlits, compagnons blancs
et mouron rouge - et il possède même un bout de chemin creux demeuré là après
que la municipalité ait décidé de changer le tracé d’un chemin vicinal. Je n’ai
jamais compris à quel raisonnement avait obéi ce changement, mais comme il
m’avait gratifié d’un vrai chemin creux boueux, à talus, noisetiers, pervenches et
châtaigniers incorporés, j’aurais eu bien mauvaise grâce de m’en plaindre. Le premier
contact avec la fleur acariâtre avait été quelque peu rugueux. « Ça t’écorcherait la
goule de dire bonjour ? » avait éructé le végétal. Il est évident que si je l’avais
vu, je l’aurais salué mais là, avec toute cette ombre et ces feuilles mortes même
pas détruites par l’hiver. J’avais bien senti quelque chose, mais je n’avais rien vu.
-
Oh, je vous parle !
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Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Je n’ai jamais répondu aux plantes agressives et ce n’était pas aujourd’hui que
j’allais commencer. J’ai donc continué de câliner la fougère, constaté avec joie
qu’elle avait essaimé et j’ai bu une gorgée d’eau.
-
« Il y en a d’autres qui ont soif aussi, mais à eux, on ne leur donne rien…
-
Mais qu’est-ce qui pue comme ça, pas un rat mort, quand même ? » Une fois
de plus, j’avais parlé tout seul comme ça m’arrive de plus en plus souvent depuis
que ma femme est partie.
-
« MDR ! Mort de rire, s’exclama la plante qui mettait son point d’honneur à
se tenir au courant de l’évolution de la technologie. D’ailleurs, d’aucuns me trouvent
une odeur de citronnelle. »
Seigneur, c’était donc de là que venait cette odeur ? C’était proprement insupportable.
En plus, je ne comprenais pas comment j’avais pu ne pas la voir : devant moi, se
dressait, dans une rosette de feuilles luisantes et pointues, une hampe fleurie qui
devait mesurer un bon mètre de haut. La plante en question présentait un aspect
des plus curieux : chacun de ses labelles ressemblait à un personnage casqué et
barbichu à bras ondulés et ballants, comme en signe d’impuissance dont le corps
finissait en queue de sirène tire-bouchonnée dépourvue de nageoire caudale. Les
étamines, s’il s’agissait bien d’étamines, étaient en tous points semblables à des
yeux. Des yeux pas trop aimables. Je dois préciser ici que, étant très myope, j’ai
besoin de lunettes pour voir de loin. En revanche, je peux voir sans loupe, et on ne
peut plus nettement, tous les détails d’une fleur ou d’un insecte.
Et comme si cet aspect étrange ne suffisait pas, la fleur s’exprimait de la plus
insolite des manières : les personnages casqués proféraient des salves de paroles,
qui pétaradaient à l’unisson, comme des soldats qui marchent au pas sans se poser
de questions, alors que j’étais presque sûr que s’il s’agissait d’une orchidée, il ne
s’agissait en aucun cas d’un orchis militaire. Ah oui, il faut vous dire que j’ai aussi
une excellente ouïe, et c’est ce qui me permet de dire que tous les labelles, et je dis
bien tous, avaient demandé « Alors, ça vient ? » en espérant que je déverserais le
reste de mon verre d’eau sur la rosette luisante. Bon, à ce stade de la conversation,
je savais que je finirais par le faire parce que je protège les orchidées, mais cellelà, avec ses mauvaises manières, pouvait attendre encore un peu … Mais pas
trop quand même. Excusez-moi, mais on ne se connaît pas, on n’a pas gardé les
pucerons ensemble, et puis figurez-vous que moi, j’en ai besoin de cette eau !
-
Himantoglossum hircinum (spreng 1826) pour vous servir ! Orchis bouc si
on veut faire simple. Et j’aimerais un peu plus de respect, je vous prie, j’ai de la
classe, celle des lilopsida, excusez-moi du peu !
-
Eh bien ça ne vous a pas permis d’être plus gâtée par la nature dites-moi,
parce qu’entre nous … vous ressemblez à un vieil écouvillon effrangé.
-
Non mais vous vous êtes vu ? Je ne sais pas si je dois vous qualifier
de coprin chevelu ou de lépiote déguenillée, mais avec votre tignasse
taillée aux ciseaux à cranter, votre vieil imper en lambeaux et votre
chapeau informe, vous n’avez pas grand-chose à m’envier, loin de là.
Et puis, je ne voudrais pas donner l’impression d’insister, mais j’ai soif.
-
Il est vrai que feue ma femme, qui ne connaissait rien aux champignons,
m’appelait son petit pleurote. Et je dois avouer qu’elle n’avait pas vraiment tort
car il faut bien avouer que, bien que peu porté sur la mélancolie, je présente le plus
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Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
souvent l’aspect d’un champignon noirci par l’excès d’humidité. Et il peut même
m’arriver de ressembler à une usnée, mais alors là … Mais nous nous éloignons du
sujet. Tais-toi donc, plante à la langue multifide, plante polyglosse aux cent langues
de vipère à langue bifide. Et ça fait du monde ! Tais-toi, te dis-je, ou tu n’auras rien.
D’autant plus que tu ne fais même pas partie des espèces les plus protégées, si je ne
m’abuse. Tu fais partie des classées préoccupation mineure. Autant dire que tout le
monde s’en fout.
-
Nnnemmmpppêêêchchche qqque j’j’j’ai sssoifff.
C’était très curieux. La plante venait de s’exprimer comme si tous ses labelles n’étaient
plus synchronisés, comme si deux ou trois tire-au-flanc s’étaient un tout petit peu
écartés du droit chemin et ne parlaient donc plus tout à fait en même temps que les
autres. Dans le même temps, une modification s’était opérée quant à l’aspect visuel
des personnages : certains casques s’étaient ouverts comme de grand colsdont les
pans se seraient mis à rebiquer le long de la figure. Je n’en tirais aucune conclusion.
Quant à la plante, elle semblait devenir de plus en plus aigrie, tant en paroles qu’en
odeur. Car si l’odeur se faisait plus sûre, la voix était de plus en plus aiguë.
-
Dieu que ces abeilles m’énervent à zézayer comme ça ! Peuvent pas la mettre
en veilleuse ? Et tu as remarqué, le Pleurote, cette année, je me suis surpassée, jamais
eu autant de fleurs. Alors les vrombissements et les zézaiements, ça m’énerve ! Et
puis cet air dégoûté que prennent les cétoines quand elles viennent butiner… Si vous
n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres, que je leur fais comme ça. Retournez
donc à vos roses prétentiardes et cessez de m’importuner. Non mais c’est vrai, ça, on
a quand même sa dignité ! Ah je t’assure que si je pouvais m’auto-polliniser …
-
Je constate avec joie qu’on est à nouveau synchronisé. Il faut dire qu’avec
toutes ces langues …
-
Et puis les bourdons, ça me fout le bourdon, poil à l’édredon ! dirent encore
deux labelles à cols à manger de la tarte avant de faner définitivement.
-
Mais vous voyez bien que non, je parle avec de moins en moins de labelles.
Ceux qui viennent de nous quitter étaient déjà atteints de démence sénile. Vous avez
pu constater qu’ils disaient n’importe quoi ! dit la plante qui, toute à son chagrin,
avait perdu toute fierté. Faites vite, je vous en prie !
D’aucun penseront ici que je me montrais bien cruel envers la fleur qui, pour
désagréable qu’elle fût, aurait mérité son verre d’eau. Mais il faut dire à ma décharge
que je souffre d’un léger problème : force est de constater que si j’ai une bonne vue
de près et une excellente ouïe, je n’ai aucune notion du temps qui m’amène à oublier
le boire et le manger, de sorte que, - qui sait ? – je serai peut-être en retard à ma
propre mort. Au reste, ce travers n’a eu, jusque là, aucune incidence sur ma santé.
Mais il n’en était pas de même pour la plante qui se courbait dangereusement vers
le sol. Je ne fis ni une ni deux et je l’arrosais du contenu du verre avant d’aller en
rechercher un plein à la cuisine.
-
Ben dites donc, on peut dire que vous y aurez mis le temps ! Enfin, mieux
vaut tard que jamais. Bonne nuit !
C’est quelque temps après, ou beaucoup de temps après, que, remarquant que le
chemin creux était devenu impraticable, que je me mis en demeure de le tondre.
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Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Pas à ras, mais un peu quand même. On devine que, distrait comme je suis, je
butais sur la hampe de la plante dont les deux derniers labelles, d’un fluet filet de
voix plaintive, eurent juste le temps de dire « Mais notre dissémination ? » avant
de mourir vu que la hampe gisait désormais au sol. Vous savez bien que votre
dissémination est anémochore, c’est le vent qui s’en chargera, déclarai-je d’une
voix docte aux labelles morts.
Au printemps suivant, ou lors d’un autre printemps, je vis qu’une nouvelle hampe
occupait le talus. À mi-chemin de la pente, et dans une situation plus ensoleillée,
elle ne se risquait pas de se faire tondre comme naguère ou il y a très longtemps : «
Mais c’est toi ? Tu as encore soif ?
- À ton avis ? Je t’en pose des questions ? »
Françoise Josse, 58 ans.
3e prix
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Des racines et des heures
- Je t’entends !, souffla le Guerrier, étonné.
- Je sais, répondit la Fleur avec indulgence. Tu peux m’entendre depuis toujours, en
fait, mais ce n’est qu’aujourd’hui que tu te décides enfin à m’écouter.
Etait-ce en plein midi, ou à cette heure douce qui vient quelquefois juste avant la
nuit, lorsque la Terre entière vient se mettre entre parenthèses ? Cela se passait-il au
bord d’un champ de blé à peine moissonné, ou dans la clairière d’une forêt qui se
préparait pour l’automne ?
En vérité, tout cela n’a pas d’importance. Il suffit que les choses soient, c’est tout.
Et ce qui était ce jour-là, c’était que le Guerrier écoutait enfin ce que la Fleur avait
à lui dire.
- Tu t’es bien battu, tu sais…
Le Guerrier ne put s’empêcher de rire.
- Et qu’est-ce que tu en sais, la Fleur, toi qui n’a jamais vu de gens se battre avant
aujourd’hui ?
- Il n’y a pas que les yeux qui voient. Et pas que les bouches qui parlent... Mes
racines touchent les racines de ma voisine, et les siennes touchent à leur tour celles
de sa voisine à elle, et ainsi de suite jusqu’aux fossés de ton château, là-bas sur la
rivière. C’est ainsi que je peux apercevoir ce que la petite mousse qui s’accroche
juste en face de la fenêtre de ton donjon aperçoit elle aussi. Mais tu n’as même pas
dû la remarquer, je pense. Elle est cachée entre deux pierres...
- Et est-ce que tu peux voir ma bien-aimée, alors, en ce moment-même ?
- Oui. Elle se tient devant sa fenêtre, elle guette ton retour. Elle a allumé un grand
feu pour t’attendre, dans la cheminée derrière elle.A l’évocation de ce feu – ou étaitce à celle de sa bien-aimée ? - le Guerrier frissonna. Il eut un long soupir, et cela
voulait dire que les choses devaient être acceptées, qu’on les aime ou non.
- Je crois que c’est toi qui avais raison, la Fleur, murmura-t-il. Au lieu d’aller courir
le monde pour l’or et pour la gloire, j’aurais mieux fait de rester comme toi, à respirer
le paysage. La paix ne peut naître que de l’immobile, je le sais maintenant…
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
- Tu te trompes, Guerrier. Moi, j’aurais bien aimé voyager. C’est bien beau de
regarder par les racines des autres, mais c’est encore mieux quand ce sont tes propres
yeux qui contemplent les choses. Raconte-moi : cela fait quoi, d’être lancé à plein
galop dans les steppes ensoleillées ?
Alors le Guerrier lui parla longtemps de ce qu’il croyait avoir compris de la vie sur
deux jambes, qui allait bien plus vite qu’une vie sur racines, mais où l’on regrettait
sans cesse de ne pas en posséder quatre pour accélérer encore le nombre des choses
que l’on apprenait.
Et la Fleur l’écouta, elle qui ne pouvait apprendre que de ce qui daignait bien venir
jusqu’à elle.
- Tu veux que je te dise, Guerrier ? conclut-elle lorsqu’il eût fini de lui raconter.
Toi et moi, nous ne sommes que les mêmes rouages d’une grande horloge qui nous
dépasse. Toi, tu es la trotteuse, toujours à t’agiter... Et moi je suis l’aiguille des
minutes, avec les autres plantes : je bouge au ralenti.
- Et l’aiguille des heures, alors ?
- C’est la terre sous nos pieds. Et les montagnes, là-bas, parce que leur vitesse est de
celle que nous ne comprenons pas. Mais elles sont comme nous, au fond : tous autant
que nous sommes, nous tournons tous ensemble pour que le monde puisse aller vers
le destin qui lui a été prévu.
Le Guerrier hocha lentement la tête. Il n’était pas certain d’avoir complètement suivi,
mais il sentait que son cœur, lui, avait compris, et c’était ça qui importait.
- C’est joli, ce rouge sur ta tige, remarqua-t-il en tendant difficilement ses doigts vers
la Fleur.
- C’est ton sang, expliqua-t-elle doucement.
- Ah… lâcha sobrement le Guerrier, et il n’y avait dans sa voix ni tristesse ni peur,
parce que ce qui devait être depuis le début n’avait pas de raison d’entraîner ou
tristesse ou peur.
Il reposa sa tête sur un coussin de mousses. Une brise passait, et il ne savait pas si
c’était elle ou la Fleur qui lui caressait le visage. La lumière du soleil faisait cligner
ses yeux. En fermant ses paupières pour la dernière fois, il songea que ce ciel faisait
un splendide cadran à l’horloge de la Fleur.
Le ciel, les étoiles, et tout ce Grand Mystère là-haut que l’on n’imaginait même
pas…
Marc Torrès
11
Jeu concours Rencontre végétale
12
Moins de 13 ans
Sans titre, Manon Faucher
Sur le chemin de l’école, Pauline Berthoud
Sans titre, Marie Giacomini
Rose, Malaurie
La plante, Lisa Claire
Histoire d’amitié entre une petite fille et un pissenlit, Léna Méciar
Pâquerette et Barbara, Solène Lefranc
Quand je regarde cette fleur, Hugo Hunckler
Le chemin de la demoiselle, Katalina Squividant
Un jour d’automne, Camille Douchin
Bavardage printanier, Iliane Querelou
Rencontre végétale, Ana Lanot
La fleur magique, Collectif 3-6 ans
La fleur enchantée, Laura
La rencontre de la fleur, Oriana
La plante carnivore, Lucas
Le monde du bonheur, Jeanne, Mathilde, Marie et Estelle
Sans titre, Charline
Renoir, Laëtitia et Chloé
L’olivier, Maëva
L’arbre populaire, Nesrine et Claire
Axelle et Jessica, Axelle Bacle
En me promenant, Clara Pigozzo
Sentiment végétal, Zoé
Au bord d’un chemin, Axel Monvoisin
L’herbe folle, Léo Titotto
La fleur magique, Emma Morilla
Coquelicot, Lucie Dehocq
Renouée du Japon, Marion Dehocq
Un arbre triste, Amine Bouhaja
La fleur magique, Maëlle Milet
Un bouquet d’oiseaux, Salomé Dahéron
La primevère, Maris
L’hépatique, Léo
La gentiane, Anna
Sans titre, Colline Boiledieu
Sans titre, Martin Kling
Sans titre, Elise Gautier
Deux amis pour la vie, Collectif 6-11 ans
Sans titre, Collectif 3-5 ans
Sans titre, Collectif 7-11 ans
Les fleurs, Angel Boudin
Sans titre, Solène Prévost
Jeu concours Rencontre végétale
Moins de 13 ans
Rencontre sur le Causse, Arthur Bauby
Rencontre avec une fleur, Simon Baptiste
Rencontre végétale au détour d’un chemin, Yoann Michel
Petite fleur, Kelian Vandestraeten
Nos ancêtres les arbres, Collectif «Les escargots»
Je t’aime, Marie
Ma maman aime les fleurs, Yasmine
Sans titre, Arline d’Haudt
Ma belle fleur sauvage, Typhaine Paquotte
Dialogue avec une orchidée, Romane Lefranc
Ma belle de nuit, Clément Crampon
Les fleurs sous le soleil, auteur inconnu
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Jeu concours Rencontre végétale
14
Catégorie
Moins de 13 ans
Une marguerite sur un chemin,
Je lui ai tendue la main
Que faisait-elle sur le chemin,
Ça je n’en sais rien
Elle m’a dit que c’était un garçon
Mais moi j’ai plutôt cru que c’était un ballon
Elle était ramollie sur le coté
Et aussi un peu écrasée
J’ai réussis à la soigner
Il faut maintenant se révolter
Car toutes les fleurs ne pourront pas être soignées.
Manon Faucher
Sur le chemin de l’école
Sur le chemin de l’école,
Je croise de la lavande
Qui sent très bon,
Il y a des papillons.
Sur le chemin de l’école,
Je croise des achillées
Au bord du pré.
Sur le chemin de l’école,
Je croise des chardons ;
On rapportera des graines à la maison
Pour que les chardonnerets élégants reviennent cette année
Faire leur nid et des petits dans le mirabellier.
Sur le chemin de l’école,
Je croise des orties
Qui piquent mes amis.
Sur le chemin de l’école,
Je croise des pâquerettes, des pissenlits,
Des coquelicots et du jasmin,
Des alyssums et du romarin
Ça met de bonne humeur le matin.
Et si en plus je croise un petit chat,
Le bonheur est là.
Pauline Berthoud, 7 ans et ½.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Coucou, Mesdames les fleurs que vous êtes jolies, que vous sentez bon, que vous
êtes petites je vous adore.
-
Oh ! Merci disent les fleurs en chœur.
-
Mais vous êtes petite.
-
Oui nous aimerions être comme le lilas, dit la chef des fleurs.
-
Je peux vous aidersi tu veux je vais vous arroser souvent que vous allez être
plus grand que lui !
-
Bonne idée !!!! Arrose-nous maintenant car la rosée du matin ne nous suffit
pas pour grandir et en hiver on a un froid de canard en dessous la neige.
-
Nous aussi Madame la marguerite en hiver on a froid.
-
Vous êtes aussi en dessous de la neige ?
-
Non, nous on est dans des maisons mais quand on sort faire un bonhomme
de neige dehors on a froid. Même avec un polaire, des bottes, une écharpe, des
gants, un bonnet et un manteau.
-
Mais vous en avez de la chance, vous !
-
Pourquoi ?
-
Vous avez des vêtements chauds et confortables hors nous on n’en a pas.
-
Oui si tu veux je te tricote une écharpe.
-
Tu ferais ça ?
-
Oui bien sûr.
-
Oh merci !
-
Ce n’est rien.
-
Tu peux m’arroser s’il te plaît.
-
Oui je vais chercher.
Et la fleur grandit.
Marie Giacomini
Rose
Il était une fois, une plante qui s’appelait Rose. Et un jour, elle vit une petite fille qui
s’appelait Malaurie. La rose lui dit : « Bonjour mademoiselle, qui êtes-vous ? » La
petite fille répondit : « Je suis la princesse du château rose !
-
Ah, bon ! Alors, vous pouvez m’aider ! »
La petite fille répondit : « Bien sûr ! Mais pourquoi tu veux que je t’aide ? »
La rose répondit : « Bah, parce que les plantes carnivores m’ont mis dans leur pot et
ça pique et ça me brûle ! »
La petite fille dit : « Ah ! Bon OK je vais t’aider. »
Malaurie, 11 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
16
Catégorie
Moins de 13 ans
La plante
« Bonjour! » dit une voix lointaine.
« Qui me parle? » ai-je crié sur la plaine.
« C’est moi! » dit une petite voix.
« Qui est-ce? »
« Il faut que tu te baisses! »
Je me baisse,
et qu’est-ce-que je vois?
Une princesse?
Non! Une petite fleur....
Qui pleure...
« Pourquoi tu pleures,
Petite fleur? »
« Mon arbre qui me protégeait meurt... »
« Pourquoi, à cause de la pollution? »
« Oui, il faut faire attention. »
« Au revoir!
Je pars! »
« Où tu vas? »
« Tu verras! »
Je reviens
Et je tiens
Une pousse
Toute douce
D’eucalyptus
Russe.
« Je vais la planter. »
« Elle va pousser? »
« Oui, en été... »
La nuit est douce
Comme la mousse
« Bonne nuit! »
« Toi aussi! »
Lisa Claire, 8 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Histoire d’amitié entre une petite fille et un pissenlit
« Bonjour, qui es-tu ?
-
Bonjour, je suis une petite fille, je m’appelle Léana et j’ai 10 ans. Et toi, qui
es-tu ?
-
Je suis un pissenlit, voyons ! Ne vois-tu pas ma jolie robe jaune ? D’ailleurs,
si tu es une fille, pourquoi ne portes-tu pas de jolie robe ?
-
Moi, je n’aime pas beaucoup les robes, je préfère les pantalons, je suis plus
à l’aise pour jouer et puis je n’ai pas d’aussi jolies robes que toi !
-
Merci tu es gentille de me dire cela, car la plupart des gens ne me regarde
même pas, ils m’arrachent, me piétinent et me donnent parfois des produits qui
sentent mauvais, ça me rend malade !
-
Oh, mais pourquoi est-ce qu’ils font ça ? Tu ne le mérites pas, tu es si jolie !
-
Je ne sais pas, on me dit que je suis une mauvaise herbe et on ne m’aime
pas ! Heureusement quelque fois, je rencontre des enfants comme toi avec qui je
peux parler, qui me trouve jolie et qui parfois me cueillent pour me mettre dans un
vase.
-
Mais s’ils te cueillent, ils te prennent la vie et après tu meurs ?
-
Oui mais je préfère mourir ainsi en ayant été aimé plutôt que de mourir
empoisonnée seule et sans amour ! Toi tu as de la chance, non seulement tu es jolie
mais en plus personne ne te veut de mal, moi, ils ne pensent qu’à une chose me
détruire !
-
Ne pleure petit pissenlit, maintenant je suis là, je suis ton amie et je ne
laisserai personne te faire du mal !!! Je te protègerai et si tu le veux je demanderai
aux enfants de te cueillir et de faire de jolis bouquets si ça te fait plaisir.
-
Merci beaucoup Léana, grâce à toi, je me sens moins seule et je sais que
toi tu ne me laisseras pas tomber, tu m’as redonné le goût de vivre et la force de
lutter contre tous ces mauvais produits. Je vais me battre et plus jamais personne ne
pourra me faire de mal !
-
Oui et maintenant nous sommes deux, ensemble nous serons plus fortes
et je vais me battre à tes côtés pour que désormais plus personne ne détruise les
pissenlits car si les hommes savaient qu’ils parlent comme toi et qu’ils ressentent
tout ce que toi tu ressens, ils réfléchiraient à deux fois avant de vous détruire !!!
-
Je te remercie mille fois pour ton aide et ton soutien, je vois que tous les
humains ne sont pas mauvais et heureusement qu’il existe sur cette terre des enfants
comme toi !
-
Ne me remercie pas, je ferai tout pour t’aider et pour te le prouver je vais
commencer par en parler autour de moi et raconter à tout le monde la formidable
rencontre que je viens de faire aujourd’hui avec toi. »
Léana Méciar, 10 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
Pâquerette et Barbara
Je vais vous raconter une des drôles d’aventures de la petite CPN qui s’appelait
Barbara, parlant avec les plantes.
Barbara – Je m’ennuie toute seule. Si seulement les plantes pouvaient parler. Et
même de toute façon, si ça devait arriver ce serait « quand les poules auront des
dents ! » murmura Barbara en se promenant dans une prairie.
Une pâquerette – Eh, oh, Barbara, je suis une pâquerette et je peux te parler mais
tu pourras le constater au poulailler il n’y aura aucune poule qui a des dents !
Barbara – Qui est la petite farceuse qui se fait passer pour une pâquerette !?
La pâquerette – Coucou, Barbara je suis une pâquerette !
Barbara – Montre-toi ou je m’énerve !
Dépêche-toi !
La pâquerette – Barbara ! Retourne-toi, baisse la tête et regarde-moi, je suis la
pâquerette qui te sourit.
Barbara – Comment est-ce possible que l’on puisse dialoguer ?
La pâquerette – Tu n’es pas dans un rêve mais dans la réalité.
Nous pouvons dialoguer ensemble car tu as le don de communiquer avec les
plantes car tu prends soin de nous !
Barbara – Puisque nous pouvons parler entre nous, je prendrais encore plus soin
de vous et j’apprendrais aux autres CPN comment vous respecter.
La pâquerette – Merci pour tout ce que tu fais pour nous « PETITE » !!
Solène Lefranc, 11 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Quand je regarde cette fleur
Quand je regarde cette fleur,
Je comprends ses espoirs, ses malheurs,
Petite comme un ongle
Mais s’ouvrira bientôt,
Ses pétales aux grands cœurs.
L’hiver devient rude
Quand la neige s’éternise
Rester sous la glace
En attendant les beaux jours.
Puis quel bonheur !
De voir le soleil
Fondre la glace et la neige,
Les bourdons piquer notre pollen parfumé,
Puis mourir avec dignité,
Cueilli par un promeneur inconscient.
Hugo Hunckler, 9 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
Le chemin de la demoiselle
Il était une fois, une petite fille qui s’appelait Kat. Elle habitait tout proche du
Chemin de la Demoiselle, perché dans la colline.
Un jour, partie se promener sur le petit chemin, elle fait une drôle de rencontre.
« Bonjour, hé.... je suis là, regardes moi » lança une petite voix.
Kat regardait partout mais ne voyait pas d’où cette voix pouvait venir.
« Mais, je l’ai bien entendu, d’ailleurs je pense la reconnaître. Je ne suis pas sûre,
on dirait la voix de ma meilleure amie ».
« Hé, je suis petite mais quand même, tu exagères! Fais un effort, je plie ma tige
vers toi, mes pétales sont blancs, et mon cœur est jaune. Alors, tu me vois? »
« Oh oui, je te vois......mais tu es une fleur! Une fleur, ça ne parle pas. » dit Kat.
« Une fleur, mais pas n’importe quelle fleur, je suis une marguerite. Je suis la
fleur des Amoureux, c’est pour ça que je parle. Comment tu t-appelles? Es-tu
amoureuse? » fit la petite marguerite.
« Doucement...........je pense que tu me trompes. Une marguerite ne parle pas! En
plus tu es très curieuse......... moi je ne te connais pas......alors moi je m’en vais. Tu
pourras parler aux coquelicots si tu veux! »
« Mais non, ne pars pas. Je ne voulais pas te faire peur. Je t’explique........ on dit
que je suis la fleur des Amoureux car ils me cueillent et m’enlèvent mes pétales »
« Mais tu dois avoir mal, tu dois souffrir, ils sont pas gentils. Pourquoi ils enlèvent
tes pétales? »
« Ben, ils disent toujours les mêmes paroles. Je t’aime...un peu...beaucoup....
passionnément....à la folie...pas du tout....Ils sont tout heureux quand je laisse mon
dernier pétale sur ‘à la folie’ mais ils sont en colère quand ça tombe sur ‘pas du
tout’. Je comprends pas trop, c’est pas de ma faute, c’est comme ça »
« Moi non plus, mais tu peux demander aux coquelicots. Ils savent peut-être ce
que ça veut dire »
« Très bonne idée, très bonne idée.....je te remercie. Les coquelicots sont timides
mais je vais leur poser la question. J’espère qu’ils ne vont pas trop rougir ».
« Petite marguerite je dois te laisser, il est temps pour moi de rentrer. A bientôt,.....
Je sais où te trouver maintenant......... nous sommes copines si tu le veux......
cherche bien la réponse à ta question » dit Kat en s ‘éloignant.
« A bientôt petite fille, à bientôt » lui lança la marguerite tout heureuse de sa
rencontre.
Katalina Squividant, 5 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Un jour d’automne
Un jour d’automne,
Alors que je me promenait
Dans la forêt,
Je vis une magnifique rose.
Une rose blanche.
J’ai voulu la cueillir quand elle dit:
« Eh! Bas les pattes!
Ne me froisse pas!
Je suis la seule plante qui est survécu!
-Ah! Pardon.. »
» Comment tu t’appelle? lui ai-je demander.
-Rosélia.
-C’est très joli.
-Merci.
Et toi?
-Martin. »
Et elle m’a racontée son incroyable histoire.
On a fini
par être amis…
Camille Douchin, 10 ans.
Catégorie
Moins de 13 ans
Bavardage printanier
- Bonjour petite fleur!
Dites-moi, quel est votre nom?
- On m’appelle Primevère.
Du latin Prima Vera, première du printemps.
- Etes-vous toujours à l’heure,
respectez-vous votre nom?
- C’est sûr, je suis la première,
le plus souvent.
- Et où vivez vous, jolie demoiselle?
Où donc fleurissez-vous ?
- Je vis dans les prés ou les bois,
au bord des chemins, des sentiers forestiers.
- Vous êtes vraiment très belle,
on vous aime partout!
- Mes couleurs à moi,
le jaune et le blanc, ne sont pas très variées!
- Votre vue me réjouit
car vous m’apportez
la promesse de l’arrivée
de la belle saison!
- Tout l’hiver, j’ai lutté,
Et j’ai enfin réussi
à fleurir joyeusement,
en regardant danser
les jolis papillons,
en écoutant chanter
tous les petits oiseaux!
- Au revoir, à bientôt,
Petite étoile des forêts,
Rencontrée lors d’une randonnée.
Iliane Querelou, 12 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
Rencontre végétale
Je marchais sur un sentier à la campagne, le soleil brillait aux éclats quand tout
à coup, je vis une fleur multicolore, sa tige était jaune, ses pétales étaient bleus,
rouges et violets. Je l’entendais sangloter. Je m’approcha d’elle et lui demanda :
« Que t’arrive-t-il, petite plante, tu es pourtant magnifique ?
-
Tout le monde se moque moi, on m’appelle marguerite car je ne suis pas
comme eux et ils rient de moi.
-
Mais qui ?
-
Ma famille, mes amis, tous ! Ils sont de belles fleurs blanches alors que moi
je suis toute pleine de couleur.
-
Tu sais, la vie de fleur est parfois difficile mais parfois il y a des imprévus qui
changent ta vie. Si tu veux, ma grand-mère n’habite pas loin et je peux t’emmener
dans son grand jardin. Là-bas, les fleurs, les arbres, les animaux, tous sont gentils et
t’accueilleront comme il se doit.
-
Oh j’aimerais beaucoup comme ça je recommencerai une nouvelle vie loin
des moqueries.
-
As-tu ces couleurs depuis ta naissance ?
-
Non, un jour un peintre est venu, et s’est installé juste à côté de moi. Il a
pris de grands bâtons avec des poils et m’a barbouillé de couleur. Il s’est ensuite
saisi d’un tube et m’a aspergé, depuis les couleurs ne partent plus. Au début, je me
trouvais belle mais ce n’était pas l’avis des autres fleurs.
-
Je comprends mieux. J’ai entendu parler d’un peintre qui voulait repeindre
la nature peut-être est-ce le même ? Viens avec moi, la maison se trouve juste un
peu plus loin. »
Là, comme je l’avais appelé, elle me suivit et se planta à côté de quelques pâquerettes.
Je venais la voir à chaque vacance et chaque fois, elle me faisait de grands sourires
en signes de bonheur.
Ana Lanot, 12 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
La fleur magique
Quatre enfants se promènent dans une forêt. Ils discutent entre eux quand tout à
coup ils trouvent une jolie fleur.
« Oh ! Qu’elle est belle cette fleur, dit Clément.
-
Bonjour, je m’appelle Fleur et vous comment vous vous appelez ? dit la
fleur.
-
Nathan, Clément, Nathalie et Marion. Mais tu parles ?
-
Et oui, je suis une fleur magique, dit Fleur.
-
Comment tu as fait pour être magique ? demande Nathan.
-
C’est un sorcier qui a fait tomber sa potion magique sur moi et depuis
ce jour-là je peux parler. Mais il a dit qu’il repasserait pour me transformer en
serpent.
-
Nous allons t’aider » dit Nathalie.
À ce moment-là, le sorcier surgit de derrière un arbre. Les quatre enfants lui
sautent dessus pour le faire tomber mais le sorcier est trop fort. Il réussit à faire
tomber les enfants sur la fleur. La fleur est écrasée. Alors le sorcier part vite chez
lui pour trouver un remède.
Pendant ce temps, les quatre enfants regardent si la fleur est blessée, et ils
s’aperçoivent qu’elle est cassée en mille morceaux.
Un peu plus tard, le sorcier revient, triste et dit :
« Pardon, je ne voulais pas faire du mal à la fleur. Je suis parti chez moi pour
trouver une potion mais je ne l’ai pas trouvée. »
Clément demande :
« Tu connais les ingrédients pour la fabriquer ?
-
Oui, il me faut de la farine, des raisins, du sel, des bonbons, des fraises, du
poisson et de l’ananas, répond le sorcier.
-
Ok on va t’aider pour les trouver » dit Nathalie.
Alors les enfants et le sorcier partent dans la forêt à la recherche des ingrédients.
Après avoir tout trouvé, ils vont dans la maison du sorcier pour tout mettre dans
un chaudron et mélanger.
Ensuite, ils vont rejoindre la fleur pour lui verser la potion dessus. Le sorcier dit
alors une formule magique. Tout à coup la fleur se réveille et redevient aussi belle
qu’avant.
« Merci les amis, vous m’avez sauvée, dit Fleur.
-
À partir d’aujourd’hui je ne t’embêterais plus Fleur » dit le sorcier.
Maintenant, les quatre enfants ont deux nouveaux copains : la fleur et le sorcier.
Tristan, Nael, Alya, Malcom, Dorian, Malorie, Leandra, 5 ans et Marion, 4 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
La fleur enchantée
Il était une fois, un jeune homme nommé Azur, il était blond aux yeux bleus et avait
une peau blanche comme l’écume. Égaré en mer, il se retrouva en Inde. Perdu en
ville, il marcha pendant des heures sur une route déserte. Azur avait soif et faim, la
chaleur du soleil commençait à être de plus en plus lourde. Soudain, il entendit les
gémissements d’une petite voix. Il se retourne et vit une fleur minuscule. Azur se
rapproche de la fleur et lui demanda :
« Pourquoi es-tu triste ?
-
Je suis triste car je me suis faite emprisonnée par un sortilège.
-
Mais qui a bien pu faire une chose aussi affreuse à une si belle fleur ?
-
C’est le sorcier de la brume, c’est un homme maléfique.
-
C’est horrible ! Ne t’inquiète pas je vais t’aider.
Azur emporta la fleur et partit alors à la recherche du sorcier. Après des heures de
marche, il entendit des rugissements et soudain surgit un lion à la crinière d’or et
aux griffes acérées. La fleur lui offrit une épée magique pour combattre le lion. Avec
beaucoup de force et de courage, il parvint à soumettre le lion. La nuit tombée, un
oiseau énorme apparut. Azur, réveillé par les cris de l’oiseau, décida de demander à
la fleur endormie une arme capable de tuer l’oiseau. La petite fleur lui donna alors
une sarbacane d’or. Azur souffla dedans et une boule de lumière et de puissance
s’élança vers l’oiseau. L’oiseau fit projeter vers un rocher recouvert de ronces.
L’animal gravement blessé ne put continuer de vivre. Soudain, Azur vit une porte
s’ouvrir devant lui et un homme approcha.
« Le sorcier de la brume, dit la fleur.
-
C’est lui ?
-
Oui, dit la fleur, je le reconnais. Il faut que je me cache.
-
Ne t’inquiète pas je vais te protéger… Sorcier de la brume, que nous veuxtu ?
-
Je veux la fleur.
-
Je te la donnerais si avant tu la délivres de son maléfice. »
Le sorcier accepta. Une poussière écarlate et un parfum nauséabond se dirigèrent
vers la fleur. Soudain une fée au visage de couleur mate et aux paupières légèrement
maquillées apparut. Elle jeta au sorcier, avant qu’il ne puisse réagir, un sort
mortel.
« Tu es une fée ? demanda Azur.
-
Oui, répondit la fée, et pour te récompenser de ton aide je t’offre la vie
éternelle. »
Laura, 10 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
La rencontre de la fleur
Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Quentin. Un jour, il rencontra une
fleur qui lui dit :
« Quentin, aide-moi à survivre s’il te plait parce que je commence à fâner.
Regarde mes feuilles, elles commencent à tomber.
-
Ne t’inquiète pas je vais t’aider. Laisse-moi réfléchir, je dois trouver une
idée.
-
Je crois avoir trouvé une idée pour toi. Pour me sauver, il te faudra
combattre un terrible dragon qui cache dans son château un fameux trésor qui me
guérira. Ensuite tu pourras continuer ta route.
-
Ne t’inquiète pas j’irais affronter ce dragon, essaye de me rejoindre là-bas
si tu assez de force pour te déplacer.
-
Oui mais dépêche-toi mes pétales tombent de plus en plus.
Le garçon se dépêcha d’aller chez le dragon. Après un combat très dur et féroce, il
réussit à vaincre le dragon. Ensuite, il se dépêcha d’aller chercher le trésor. Avec
la fatique du combat, il oublia le rendez-vous avec la fleur. Il prit le trésor comme
s’il était pour lui et continua sa route. En sortant du château, après avoir marché
longtemps et avoir retrouvé ses esprits, il se rendit compte que le trésor n’était pas
pour lui et qu’il devait le donner à la fleur. Il se dépêcha alors d’aller la retrouver.
La fleur qui avait de plus en plus de difficultés à se déplacer, arriva en même
temps que lui.
Le garçon lui raconta toute son aventure, notamment son combat avec le dragon.
La petite fleur lui dit :
« Merci Quentin, tu t’es bien battu, s’il te plait donne-moi le trésor et en échange
je t’offrirais un cadeau. »
Le garçon lui donna alors le trésor qui était en fait de la nourriture magique qui
permit à la fleur de guérir. Comme promis, la fleur lui fit un cadeau en faisant
apparaître une jolie fille. Le garçon et la fille partirent ensemble vers le château du
dragon vaincu, où ils vécurent heureux.
Oriana, 7 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
La plante carnivore
Il était une fois un garçon qui s’appelait Lucas et un autre qui s’appelait Quentin.
Un jour qu’ils se baladaient, en plein milieu d’un chemin, ils rencontrèrent une
plante carnivore qui s’appelait Giovanni.
Giovanni leur dit :
« Si vous voulez passer, vous allez devoir réussir trois épreuves. Pour la première
épreuve vous serez dans le film Star Wars. Votre but sera de réussir à battre Dark
Vador, pour cela vous aurez comme arme un sabre laser. Pour la deuxième épreuve
vous serez dans une légende du roi Arthur où vous devrez battre un dragon rouge
à l’aide d’une épée. Enfin pour la troisème épreuve je vous enverrais à Rome au
temps des romains où vous devez affronter des lions et des gladiateurs.
Maintenant passons aux choses sérieuses… »
Pour la première épreuve, Lucas et Quentin attaquèrent Dark Vador ensemble et
arrivèrent à le battre après un combat féroce.
Lors de la seconde épreuve, le dragon rouge arriva à enfoncer ses griffes sur Lucas
mais après un combat acharné, ils arrivèrent à lui transpercer le corps.
À la troisième épreuve, ils affrontèrent avec succès tous les tigres et tous les
gladiateurs de l’arène, sous les applaudissements des romains.
Après toutes ces épreuves, la plante carnivore, déçue de ne pas pouvoir les manger,
laissa Quentin et Lucas passer le chemin, en route vers de nouvelles aventures.
Lucas, 8 ans.
Le monde du bonheur
Il était une fois un arbre magique qui pouvait réaliser tous les vœux que l’on
voulait. Une seule condition à la réalisation des vœux : il fallait rester précisément
6 secondes sous l’arbre tout en faisant son vœu. Puis celui-ci s’exhaussait dans un
monde parallèle.
Malheureusement, un jour l’arbre magique fut en partie coupé par des bucherons.
Depuis ce jour les vœux sont inversés : lorsque l’on fait le vœu de devenir riche, on
devient pauvre par exemple.
Un jour des enfants ont décidé de planter une graine trouvée prés de l’arbre magique,
cette graine poussa en seulement deux secondes et l’arbre fut reconstitué encore
plus grand et beau qu’avant.
Et depuis ce jour si vous faites un vœu sous cet arbre magique, il s’exhaussera.
Jeanne, Matilda, Marie, Estelle, 10 ans.
Il était une fois un arbre que tout le monde aimait autant les enfants que les animaux.
On pouvait grimper à ses branches, jouer autour de lui, faire vraiment tout ce que
l’on voulait sauf bien sûr le tuer.
Un jour, deux enfants arrivèrent. Ils aimaient beaucoup la nature et particulièrement
cet arbre. Ils firent une promesse à l’arbre « tu ne mourras pas, nous ne laisserons
pas les bucherons t’abattre ».
Effectivement lorsque les bucherons arrivèrent, ils surent le protéger.
Charline, 10 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Renoir
Il était une fois, un arbre qui a beaucoup compté dans la vie d’une personne, cette
personne s’appelait Renoir.
L’homme a fait pousser cet arbre pour survivre car il y avait la guerre à cette époque.
Pour lui donner à manger, l’arbre a donné de magnifiques clémentines. L’arbre en
faisant appel à la magie a également fait pousser d’autres arbres fruitiers et ainsi
Renoir a pu survivre. Cet homme est devenu peintre et a été souvent inspiré par des
arbres dans ses peintures.
Laëtitia, Chloé, 11 ans.
L’olivier
Au musée Renoir, il y a un olivier qui m’a raconté son histoire en quelques minutes.
Il m’a décrit sa vie, ses dangers et encore plein de choses !
Moi aussi je lui ai parlé comme je l’aime beaucoup je lui ai déposé une marguerite
à son pied.
Maintenant je protègerai beaucoup les arbres !
Maëva, 11ans.
L’arbre populaire
Il était une fois un arbre isolé sur une plaine. Un jour un homme décida de planter
plein d’arbre afin de créer une forêt. Cet arbre isolé et moche le gênait, il décida
alors de le couper et de mettre d’autres arbres beaucoup plus beau. Pour cela il
prit sa tronçonneuse mais l’arbre furieux ouvrit grands ses portes et l’emprisonna
avec ses branches. Depuis ce jour il devint célèbre et on y voit toujours la trace de
l’homme sur son tronc.
Nesrine, 11 ans et Claire, 10 ans.
Axelle et Jessica
Un jour, alors que je me promenais dans un bois, j’ai entendu une petite voix qui
me disait :
« Bonjour, je m’appelle Jessica. Je suis un coquelicot, et toi, comment t’appellestu ?
-
Je m’appelle Axelle et c’est bien la première fois qu’une fleur me parle !
Que me veux-tu ?
-
J’attendais une fillette qui portait ce prénom pour me cueillir et prendre soin
de moi. »
Alors, je l’ai prise délicatement et je l’ai amenée chez moi. Arrivée à la maison, je
l’ai mise bien à plat dans un papier journal pour qu’elle sèche. J’ai posé des livres
par-dessus pour qu’elle soit bien plate et toujours belle.
Ensuite, je la poserais sur ma table de nuit. Elle sera mon amie à tout jamais.
Axelle Bacle, 8 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
28
Catégorie
Moins de 13 ans
En me promenant
En me promenant dans
Tous les champs du versant
Une belle fleur m’aperçoit
Elle me montre du pétale
En me disant : « C’est quoi ? »
-« Quel est cet animal ?
-Qu’est ce que tu as dit ?
J’étais trop étourdie,
A l’idée qu’une fleur parle.
-Quoi, tu ne savais pas !!!
Tu sais quand même ça, non !
Quand même, ça parle une fleur !
Clara Pigozzo, 8 ans ½
Sentiment végétal
Un jour, j’ai entendu un couinement
Un tout petit couinement
Il venait d’une fleur
Qui pleure
Elle me disait :
J’en ai marre de la pollution
Et de la déforestation
Il faut trouver une solution
Je lui réponds :
J’essaierai
Je te le promets
Et je lui ai dit :
Les énergies fossiles
Elles ne sont pas habiles
Les énergies renouvelables
Elles sont imbattables.
Zoé, 10 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Au bord d’un chemin
Il était une fois, un petit garçon qui se promenait au bord d’un chemin. Ce garçon
s’appelait Axel. Sur son chemin, il voulut cueillir quelques fleurs pour sa maman.
En premier, il aperçu une marguerite. Il allait la prendre juste au moment où
la marguerite se mit à crier :
« NON ! Ne me cueille pas !
-
Et pourquoi donc ? répondit Axel
-
Parce que je suis utile à la nature, rétorqua la marguerite
-
En aidant quoi ? ajouta Axel
-
Eh ben euh … les papillons et les abeilles butinent mon pollen pour faire du
bon miel! Va plutôt cueillir l’herbe folle à côté de moi ! Elle n’arrête pas de
m embêter en disant des blagues débiles ! »
Alors Axel s’approcha de l’herbe folle.
« OUAH, ma maman va être contente ! s’exclama axel, elle est jolie aussi !
–
Salut, qu’est-ce qui est blanc et a les pieds mauves ? demanda l’herbe folle
–
Euh, je ne sais pas, répondit Axel
–
Un ours blanc qui écrase des raisins !! HI HI HI !
–
Ca se voit que tu es une herbe folle, je comprends la marguerite
–
Hein ? Quoi ? Une herbe folle où ça ? C’est toi ? demanda l’herbe folle en
riant
–
Euh, excusez moi mais c’est vous l’herbe folle ... expliqua Axel
–
AH AH AH ! Qui, moi l’herbe folle ? HI HI HI !!
–
Je vais te cueillir car tu n’arrêtes pas d’ennuyer marguerite
–
NON NON, ne fais surtout pas cela !
–
Pourquoi ? Êtes-vous utile à quelque chose ? ... interrrogea Axel, à part dire
des bêtises comme celle là ? !!
–
Et bien je suis jolie, ben plus jolie que ma voisine marguerite et je suis
rigolote, répondit elle
–
Bon ASSEZ, cria Axel, j’ai compris: je vais rentrer chez moi sans aucune
fleur .. AU REVOIR ! »
Quelques minutes plus tard, la maman d’Axel demanda :
« As-tu rapporté des fleurs ?
–
NON, je ne toucherai plus jamais aux fleurs ! s’exclama t -il »
Et la maman d’Axel s’étonna !
Axel Monvoisin, 9 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
L’herbe folle
J’allai sur le chemin
Filant comme un train
Près à arriver.
Au bord du quai.
Soudain sur le chemin
Je rencontrai une herbe piplette:qui s’appelait Margaux Piplette.
« Arrête-toi ! me dit-elle.
Que tes bottes sont belles ! »
Pourrais-tu me les donner? »
Mais moi j’ai protesté.
« Je ne peux pas
Je dois me presser
Pour aller sur le quai
Sur ce, au revoir
Je ne veux plus te voir. »
Léo Titotto, 9 ans.
La fleur magique
Il était une fois une fleur qui demanda à un garçon : « est-ce que tu peux me
soigner ? ».
L’enfant dit : « C’est toi qui me parle la fleur ? » ; la fleur dit « oui » alors l’enfant
dit « oui avec plaisir » ; alors le garçon et la fleur s’aimèrent et il l’embrassa et la
fleur devint une humaine et se marièrent .
Emma Morilla, 10 ans
Le coquelicot
Le coquelicot
A grand chapeau
Me montre le blaireau
Caché dans le terreau.
Me parle du roseau
Qui habite dans le ruisseau.
Me demande la météo
Car il espère qu’il fera chaud.
A l’inverse de l’escargot
Qui n’aime que l’eau !
Me regarde comme l’oiseau
Niché dans le bouleau.
Lucie Dehocq, 6 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
La renouée du Japon
Me promenant de bon matin,
J’entendis du bord du chemin
De drôles de petits sons
Ceux d’une renouée du Japon.
Elle semblait triste et m’appela.
Pourquoi les hommes ne m’aiment pas ?
Je suis une plante invasive,
Qui fait couler beaucoup de salives.
Les enfants ne cueillent pas mes fleurs,
Ils sont sans cœur.
Prends patience, lui dis-je à mi-voix.
Les hommes ont encore à apprendre de toi.
Tes tiges servent déjà à construire des gîtes à insectes,
Et à fabriquer différentes recettes.
Marion Dehocq, 9 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
L’arbre triste
[Traduit de l’arabe]
Je m’appelle Saïd, j’ai 13 ans, j’habite dans un petit village au pied d’une haute
montagne, je suis écolier et après l’école j’aide mon père dans les travaux de la
ferme.
Pour m’encourager il me donne une chèvre en me disant : « voila c’est la tienne tu
la nourris et tu t’en occupes »
Chaque jour après l’école je l’emmène dans la prairie, je l’attache à un arbre, un
chêne vert, dont le tronc très gros et rugueux.
Après qu’elle ait est broutée l’herbe, la plus part du temps, je coupe des branches
de l’arbre pour les lui donner, tellement je l’aimais. Je m’asseyais le dos contre le
tronc du chêne, pour l’observer.
Un jour, le chêne s’est mis à me secouer et j’ai entendu une voix qui me disait : «
Eh garçon tu n’as pas honte, tu aimes ta chèvre plus que moi ? ».
Tout éblouit je me suis mis à chercher d’où venait la voix, en levant la tête j’ai vu
deux grands yeux sur le haut du tronc qui me regardait et une bouche qui bougeait
et qui me disait : « et là c’est moi qui te parle ».
-
Envahis par une peur bleue je dis : « oui, oui d’accord qu’est ce que j’ai
fais ? »
-
Alors l’arbre répond : « tu accroche ta chèvre à mon corps tu te reposes
sur mon ombre et en plus tu me coupes les branches pour les donner à cet animal.
Pourquoi ? ».
-
Je réponds : « par – parce que cette chèvre me donne du lait tous les jours, si
je la vends, j’aurai beaucoup d’argent, ou si je l’égorge j’aurai beaucoup de viande,
mais toi alors qu’est ce que tu me donne à part cette ombre ? ».
-
L’arbre répond : « Et bien bouches toi la bouche et le nez pendant 5
minutes. »
-
Je lui dis : « je n’arrive pas, j’étouffe ».
-
Alors l’arbre me dit : « tu sais pourquoi ? parce que tu empêche l’oxygène
de pénétrer dans tes poumons. Donc tu ne peux pas respirer. »
-
Oui d’accord mais qu’elle relation y’a t- il avec toi ?
-
C’est moi qui fournis l’oxygène que tu respires pas ta chèvre, tu peux vivre
sans lait mais tu ne peux pas supporter le manque d’oxygène, nous les plantes on
n’a pas de chance on est les seuls producteurs de l’oxygène sur terre mais comme
il est incolore et inodore vous les humains vous préférez les animaux comme cette
maigrichonne chèvre. Si l’oxygène avait une couleur et une odeur. Je serai trophée
je serai chéri tu n’auras pu voir comme notre oxygène envahirait tout l’univers. Et
on aurait mis nos photos sur toutes les affiches publicitaires.
-
Alors il s’est mis à pleurer et ses larmes me tombait sur le visage.
Je me réveille en surssant, il s’est mis tout à un coup à pleuvoir, j’ai retenu une
bonne leçon de ce petit som.
En revenant à l’école le lendemain, j’ai raconté ce qui s’est passé à mes copains
et depuis ce jour nous avons changé notre comportement envers les plantes qui
sont vraiment nécessaires pour la vie sur la terre en étant les seuls producteurs
d’oxygène et de bois.
Amine Bouhaja, 12 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
La fleur magique
Un jour, je me promenais sur un chemin terreux, dans la campagne odorante.
Derrière la prairie se dessinaient de petites collines vertes.
Je m’apprêtais à cueillir une jolie fleur quand soudain, elle me dit :
-
Bonjour !
-
Bonjour, Madame la fleur ! lui répondis-je étonnée.
Ses pétales en forme de gouttes d’eau étaient violettes et bleues, et sa tige verte
foncée. Elle paraissait sortir de l’ordinaire au milieu de toutes les autres petites
fleurs de la prairie. Curieuse, je m’approchai pour voir si c’était bien elle qui
m’avait parlée. Je vis alors que les pétales se trémoussaient légèrement et je perçus
un minuscule souffle ressemblant à une respiration. Elle sembla me sourire de tous
ses pétales et me dit d’une petite voix fluette :
-
Je m’appelle Bleuette et je suis une fleur rare. Ne t’inquiète pas, ce n’est pas
ton imagination, je te parle vraiment.
-
Je peux t’aider ? répondis-je attendrie.
-
Ne me cueille surtout pas et sauve-nous !
-
Sauver qui ? Et comment ?
-
Trouve toutes mes sœurs, prends leurs graines et prends les miennes
également ! Tu dois absolument les planter ! Nous sommes en voie d’extinction.
-
Et si tes sœurs refusent ?
-
Alors, tu leur donneras ça. Elle me tendit une feuille verte toute
chiffonnée.
Je défroissai la feuille et je découvris une écriture inconnue, probablement le
langage des fleurs, tracée avec du pollen écrasé.
Mais je lui demandai :
-
Où sont tes sœurs ?
-
Elles sont au sommet de chacune de ces collines. Récolte leurs graines dans
une pochette en papier.
-
Mais où dois-je les planter ?
-
Sur les petites collines du côté opposé. Et tu recommenceras ceci chaque
année. Au début du petit chemin, tu devras également planter un panneau «
Attention ! Ne pas cueillir les fleurs ! ». Tu pratiqueras de la même façon pour
toutes les autres plantes en voie de disparition que tu rencontreras.
-
D’accord ! Je vais faire ça. As-tu autre chose à me dire ?
-
Oui ! Ne cueille plus jamais de fleurs sur ce chemin, et viens toujours à pied.
Tu peux aussi y construire des cabanes pour les hérissons, poser des gîtes pour les
chauves-souris. Et recueille toujours les animaux perdus !
Alors, je plantai mes graines et je les surveillai tous les jours. Mais, quelques jours
plus tard, des oiseaux vinrent picorer la terre et mangèrent la moitié des graines.
Durant quelques semaines, les jeunes pousses restantes grandirent normalement
jusqu’à ce qu’elles soient saccagées par des promeneurs mal intentionnés. Je pris
les quelques graines des fleurs les plus résistantes et je recommençai alors une
nouvelle plantation.
Je décidai de demander au maire de la ville de planter les sœurs et les filles de
Bleuette. Le maire accepta. Depuis ce jour, tous les ans, avec le jardinier de la ville
et mes amis, nous plantons plein de petites fleurs violettes et bleues. Un jour, un
botaniste entendit cette histoire et vint découvrir cette fleur inconnue.
Depuis notre conversation sur le petit chemin, je n’ai jamais révélé mon secret et
personne n’a jamais entendu parler ma Bleuette.
Maëlle Milet, 9 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
Un bouquet d’oiseaux
Je vais vous présenter
Mon bouquet d’été
Fait de quelques spécimens
D’oiseaux de phénomène
Je vais commencer par vous nommer
Si calme et reposé
Le Flamant rose
Dans mon bouquet, une hirondelle se repose
Le soleil éclair son plumage
Ce qui réchauffe l’oiseau aux plumes d’argent qui reste sage
Non loin de lui une douce colombe
Tient dans ses pattes une marguerite qui glisse puis tombe
Tandis qu’une mouette encore vieille nous raconte la mer
Dont les vagues d’écume aux petits reflets d’or caressent la terre
En ville, le pigeon se vante de pouvoir approcher les hommes, ces grands
mammifères
Puissants et intelligent qui font disparaître un à un les petits oiseaux de la terre
Je ne pourrais vous montrer si chaud et coloré
L’ara Macao dont la forêt a été si cruellement coupée
Bientôt plus d’ara Macao ni de forêts n’existeront,
Ils auront tout rasé ces experts bûcherons.
Salomé Dahéron, 10 ans.
La primevère
Moi la primevère
Je peux quand vient la nuit
Marcher sur la lune blanche
Marcher sur la gorge du soir
Marcher sur la paupière de la terre
Marcher sur le sentier du sommeil
Marcher sur l’aile de la chouette effraie
Marcher dans un rêve jaune
Maris, 5 ans.
L’hépatique
Je suis l’hépatique
J’ai trouvé ma robe blanche
Dans le tiroir d’un rocher
Un rocher de la montagne
Montagne verte, montagne des forêts
Forêts de hêtres, de sapins
Sapins et rochers d’éboulis
Éboulis de fleurs
Fleurs étoilées
Dansez sur les sentiers
Léo, 9 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
La gentiane
Un beau matin de printemps
Sur un chemin de montagne
Une timide gentiane
M’a appelée de sa voix bleue
« Bonjour Anna je m’ennuie toute seule
Dans ma maison de mousse
Je voudrais moi aussi
Marcher sur le sentier
Baigner mes pieds dans la rosée
Sauter sur les rochers
J’ai mis ma robe d’azur
Mon collier de feuilles
Mon parfum de lune
À la fête de la forêt
Je voudrais bien aller danser »
Anna, 6 ans.
Par un beau jour d’été,
Je t’avais rencontré.
Toute fine et toute belle,
Avec tes pétales violet,
Et ton instinct rebelle,
Tu étais tendre et parfumée,
Ton parfum emplissait ma tête d’un esprit magique et féérique.
Dès que nous nous étions croisés,
Tu m’avais comme empoisonné,
Par un flèche pleine de gaieté,
Le moindre brin de vent te faisait danser,
En toute symphonie,
En toute harmonie,
Tu te balançais de tous côtés,
Ondulant tendrement,
Comme les vagues déferlant sur le sable,
Tendrement et délicatement avec grâce et liberté.
Tu étais si fine dans ce paysage hostile,
Qu’on ne te voyait que de profil,
Pourtant mon cœur, lui, ne voyait que toi.
Lorsque je m’approchais,
Que je sentais ton parfum précieux,
Il n’y avait pour moi,
Plus rien à part toi…
Il n’y avait plus de rossignols,
Plus de lacs aux reflets dorés,
Ni de poiriers, pêchers ou pommiers…
Comme si le monde se courbait pour me laisser te voir…
Pour voir à jamais ton corps vert, tes pétales violet en éventail,
Et ton balancement léger…
Colline Boiledieu, 12 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
Je me souviens de ma rencontre avec un crocus dans la vallée de Vicdessos :
« Bonjour » me dit-il.
J’étais étonné, je ne savais pas que les fleurs parlaient.
« Bonjour » répondis-je. « Comment se fait-il que tu parles?
- Je ne sais pas, c’est comme ça, je parle aux gens qui passent, dit-il.
- Alors, ça te tient compagnie.
- Oui, mais il y a de moins en moins de gens qui passent en ce moment.
- Alors, tu t’ennuies.
- Oui.
- On pourrait te déraciner et te planter autre part.
- Ah , Non ! Je suis très bien ici !
- Alors je vais planter d’autres fleurs à côté de toi.
- Ho, oui !
Et c’est ce que je fis ; je plantai trois autres crocus pour que la fleur ne s’ennuie
plus.
Et voilà l’histoire de ma rencontre avec le crocus.
Martin Kling, 8 ans.
Connaissez-vous l’histoire, choubidou bidoua,
D’une jolie petite plante, choubidou bidoua,
Elle était assez rare, choubidou bidoua,
Elle était bien migonne, choubidou bidoua !
Je l’avais rencontrée, choubidou bidoua,
Un matin, pas pressée, choubidou bidoua,
Je voguais l’âme en peine, choubidou bidoua,
Elle m’a dit, regarde-moi, choubidou bidoua.
Alors, je me suis assise, choubidou bidoua,
Et j’ai rêvé couleurs, choubidou bidoua,
Elles étaient trop jolies, choubidou bidoua,
Déjà, j’me sentais mieux, choubidou bidoua
Grâce à ma nouvelle amie, choubidou bidoua,
Qu’était la belle Fritillaire Pintade.
Elise Gautier, 8 ans.
Deux amis pour la vie
Gabin marche le long d’un chemin, dans une prairie, quand tout à coup une plante
aux pétales rouges vifs lui dis « Bonjour, jeune garçon ». Gabin sursaute et regarde
partout autour de lui ne sachant pas qui venait de lui adresser la parole….au bout
de quelques minutes il réalise que c’est une plante qui vient de lui parler et les deux
êtres commencent à devenir des amis.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Gabin demande à la plante « comment t’appelle tu ? », la plante lui répond «
Arcenciella… »
Gabin décide d’emmener Arcenciella chez lui et lui dis « veux tu venir chez moi ? »,
la réponse de la plante fut un peu hésitante « oui mais tu vois bien que je ne peux
pas marcher !!! »
Gabin propose à Arcenciella de la déterrer sans lui abîmer ses racines, bien sûre.
Gabin rempli son sac à dos de terre et y dépose avec toute la douceur du monde
Arcenciella.
Aussitôt Arcenciella demande au petit garçon « j’ai soif aurait tu de l’eau s’il
te plait ? ». Pour pouvoir satisfaire Arcenciella, Gabin décide d’emprunter les
raccourcis qu’il connaît afin d’arriver le plus rapidement possible chez lui, et
pouvoir donner à boire à sa nouvelle meilleure amie Arcenciella.
Tout à coup Gabin s’emmêle les pieds dans une branche tombée au sol, son sac à
dos lui passe par-dessus la tête et va s’accrocher en haut d’un arbre. Sans hésiter
Gabin décide de grimper et d’aller chercher son sac, et hop le voilà qui bondit…
Soudain une armée d’écureuil lui lance des noisettes dessus.
Les écureuils emportent le sac à dos contenant Arcenciella, dans leur terrier. Gabin
part à la recherche de son amie la plante, quand il arrive devant le terrier, le garde
des écureuils lui propose, que pour délivrer Arcenciella il doit réussir une épreuve :
qui consiste à retrouver la noisette d’Or dans la forêt de l’ombre.
Gabin s’élance à la recherche de la noisette d’or, quand tout à coup derrière lui, une
horde de loups se met à le poursuivre. Après une poursuite pleine de frayeur, Gabin
se retrouve face à deux portes ! son choix sera décisif…
Il choisit par hasard en croisant les doigts, mais avec chance celle de droite. En
entrant dans la pièce, il fut émerveillé par le spectacle qui s’offre devant lui…oui
la noisette d’or est belle et bien là devant lui a porté de main. Il s’approche de la
noisette, avec prudence, il saisie la noisette d’or et là il remarque une inscription,
pour la lire il dût frotter avec sa main….et tout à coup POUFFFFF !!!!!
Le voilà assis auprès d’Arcenciella dans le terrier des écureuils. Il remet aux petits
animaux roux la noisette d’or qui en échange libère Arcenciella comme convenu.
Un fois hors du terrier des écureuils, Gabin s’aperçoit qu’Arcenciella est en grand
manque d’eau, sans réfléchir il couru le plus vite possible à travers la forêt. En
arrivant chez lui il donne un grand vase d’eau à Arcenciella ; tous deux assis sur le
mur du jardin, Gabin raconte à son amie la plante l’aventure qu’il a vécu pour la
libérer des écureuils.
La plante est vraiment fière de Gabin. Le jeune garçon ému par la réaction
d’Arcenciella, décide alors, pour le bonheur de son amie plante, de l’emmener à
FLORATOPIA, le pays des plantes.
Collectif, enfants âgés de 6 à 11 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
Un petit garçon qui se promenait sur un chemin fit la rencontre d’une fleur.
- « oh tu es jolie, bonjour petite fleur ! Tu as de belle couleur, ton violet, ton jaune
et ton gris sont vraiment magnifiques. Tu vas bien ? »
La petite fleur se met à déployer toutes ses pétales et ses jolies couleurs et répond :
« - Oui je vais bien, merci de ses beaux compliments. »
« - La petite fleur et toute seule sur le chemin !! Est ce que tu as des amies ? Tu es
toute seule ? Où sont tes amies ? »
J’ai des amies ! Mais ils n’ont pas voulus ce promené avec moi !! Ils sont partis en
Afrique pécher !!
Le petit garçon voyant la petite fleur toute triste lui demande :
- Veux-tu te promener avec moi ! Pour cela je vais devoir te cueillir !! Attention j’y
vais.
- Ouïe dit la petite fleur ! !!! Pardon dit le petit garçon, partons !!!
Quand tout à coup on ne sait par quel mystère ils arrivent en Afrique !! Au premier
regard ils voient, des girafes, des lions, des tigres, des léopards.
Les couleurs de se pays sont toutes les mêmes : on voit du marron, du jaune. Mais
ou sont les couleurs de ce pays demande la fleur au petit garçon. Où sont-elles ? Ils
n’y en pas dans la savane ? La petite fleur est toute triste !! Où sont mes amies ? Où
sont les couleurs ? Ou sont les fleurs ? Je suis toute triste !
Ne t’inquiète pas ! Le petit garçon la rassure et lui dit je vais t’aider à retrouver tes
amies, et lui fait un petit bisou.
Je t’aime très fort petite fleur tes amies ne sont pas loin… allons les rejoindre ! Sur
le chemin, ils retrouvèrent quelques amis : Tiphany, Belle, Lola qui venaient du lac
et revenaient de leur pêche.
« Hey, te voila» la petite fleur est toute heureuse.
- « Ou étiez-vous donc passés ? »
- « On était à la pêche »
- « Avez-vous pécher quelque chose ? »
- « Oui. Une truite, une carpe, et un poisson »
-« On va pouvoir offrir un grand repas à tout le monde »
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Ils préparent à manger une soupe de poisson. Alors qu’ils commençaient à manger,
les autres amis arrivèrent : pâquerette, tulipe, Lola et rose.
« Coucou nous voila !!»
La petite fleur dit :
« - Enfin je vous retrouve ! »
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Catégorie
Moins de 13 ans
Le petit garçon et très heureux pour son amie la fleur.
Quand tout à coup un grand coup de vent vannât réveiller la petite fleur qui comprit
qu’elle venait de rêver. Et s’aperçus que le petit garçon qui était dans son rêve était
là, lui aussi endormis à côté d’elle.
La fleur se pencha sur le petit garçon qui se réveilla et fit un bisou à la fleur.
Collectif, enfants âgés de 3 à 5 ans.
Il était une fois un groupe d’enfants qui se promenait sur le chemin quand ils
entendent :
« Et vous là arrêtez vous j’ai besoin d’aide !
-
Qui parle ? demande Jawad.
-
C’est moi la petite pâquerette du bord du chemin ! »
Les enfants voient une petite fleur au cœur jaune et aux pétales blancs et roses, ils
n’avaient jamais entendu une fleur parler.
« Aidez moi à partir d’ici, je suis seule, je m’ennuie loin de ma famille dit la
pâquerette.
-
Mais où est ta famille ? demande Rédouane et pourquoi es-tu loin d’elle ?
poursuit Néo.
-
Avant, je vivais avec ma famille de l’autre côté de la colline, je suis venue
ici pour mettre à mes pieds de la bonne herbe, je la cueillais quand la sorcière a
construit un mur et une porte je ne peux plus rentrer chez moi ! » dit d’un trait la
pâquerette.
Les enfants se mettent à réfléchir.
« Et si on fabriquait une catapulte ? On pourrait t’envoyer de l’autre côté !
-
Mais ça va pas la tête ! s’écrit Marie, elle va s’écraser la pauvre !
-
Et si on fabriquait un petit vélo à pâquerette, dit Alex, j’en ai vu un dans un
dessin animé, une tige souple pour le guidon, deux cailloux pour les roues, du bois
pour la selle.
-
C’est parti ! » aussitôt chacun se met au travail.
Mais la pâquerette ne sait pas monter à vélo !
« C’est pas grave, dit Imène, on attache un fil et on te tire ! »
Arrivés en haut de la colline, la pâquerette toque à la porte. Une voix aiguë lui
répond :
« Qui est là ?
-
C’est moi la pâquerette, je suis avec mes amis, ouvre moi je veux retourner
chez moi.
-
Ok, répond la sorcière, aujourd’hui je suis de bonne humeur si vous passez
l’épreuve j’ouvre, sinon je vous transforme en salade et je vous mange !
-
On t’écoute, dit Mélissa, quel est ton défi ? »
La sorcière claque des doigts et une espèce de bicoque apparaît. « Voilà, dit-elle,
c’est ma maison je la veux propre et rangée avant l’heure du goûter ! Et que ça
brille ! »
Dedans tout est sale, poussiéreux, les rideaux sont déchirés, des rats et des cafards
se promènent entre des restes de repas, tout est noir il n’y a aucune couleur.
« On dirait un film d’horreur », murmure Océane.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
On appelle le vent qui balai tout.
On appelle la pluie qui lave tout.
On appelle le soleil qui fait tout briller et chauffe la maison.
« Ho ! regardez dit Farida, l’arc en ciel ! Il dépose ces jolies couleurs partout ! »
Les enfants appellent la sorcière. Mais elle n’est plus là : à sa place il y a une belle
princesse qui leur dit : « merci les enfants car le sorcier des cascades m’a transformé
en sorcière alors que je me baignais dans son eau. Il voulait une sorcière pour lui
tenir compagnie. Venez dans ma maison on va boire et manger !
-On pourra danser la techtonic ? demande Jawad.
-Et le hip hop ? » dit Alex.
Et depuis ce temps là, les enfants, la pâquerette et la princesse sont devenus comme
frères et sœurs et chaque mercredi ils se retrouvent pour danser la techtonic, le hip
hop et d’autres danses encore.
Collectif, enfants âgés de 7 à 11 ans.
Ont participé : Marion, Mélissa, Farida, Imène, Mathieu, Rédouane, Idaline, Jawad,
Issa, Néo, Hajar, Leïla, Lysiane.
Les fleurs
Apportant avec elles plaisirs et délices,
Apportant avec nous amours et plaisirs,
Nous pouvons dépérir, quand à nos yeux elles ne sont que dieux,
Ovales ou carrés,
Orange ou juste colorées,
Nous pouvons que les aimer,
Quand la rosée se pose délicatement
Sur leurs pétales,
Quand les gouttelettes d’eau
Descendent pour rafraichir leurs racines.
Nous voyons leurs pétales s’éclairicir
Et un sourire se dessiner sur leurs visages
Et voici les roses,
Voici les fleurs,
Avec tant de sérénité,
Les plus belles aux côtés d’un lac gelé.
Angel Boudin, 11 ans.
Je me promène avec Maman dans la campagne.
Je vois des fleurs bleues, des fleurs blanches et des jaunes.
Je m’approche et je vois des abeilles.
Je continue à me promener et je vois une grande herbe sèche qui me griffe quand
je passe.
Pourquoi tu m’a griffé ?
Je ne l’ai pas fait exprès, pardon.
Tu es jaune et tu ne sens rien.
A quoi tu sers ?
Elle ne dit rien et puis le vent souffle et plein de petites graines s’envolent, c’est
beau, ça sent bon et ça fait un joli bruit.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Et puis, je vois une petite souris qui s’approche d’une graine et qui la prend.
C’est son repas.
Si j’avais cassé l’herbe, la souris n’aurait pas eu à manger.
Merci petite herbe.
Solène Prévost, 5 ans
Rencontre sur le Causse
En me promenant sur un sentier du Causse d’Anglars, un beau jour de printemps, je
surpris un promeneur s’apprêtant à cueillir une jolie fleur violette. Reconnaissant une
ophrys, je me précipitai pour arrêter son geste. L’inconnu ignorait que toutes ophrys
et orchis sont protégées. Il faut dire que les orchidées sauvages sont nombreuses par
chez nous !
Après avoir reconnu la gravité de son acte, il repartit en me promettant que lui aussi,
désormais, serai défenseur de ses plantes rares et magnifiques.
De nouveau seul, je me penchai sur cette superbe fleur pour l’analyser quand
soudain, à ma grande surprise, j’entendis une petite voix me disant « merci ». Je
regardai tout autour de moi et ne voyais personne.
La petite voix reprit :
-
« J’ai failli y passer ! »
Je compris enfin que la petite voix provenait du sol, je me penchai et lui dit :
–
« tu parles ?
–
Oui, mais seulement aux gens qui m’apprécient.
–
Comment t’appelles-tu ?
–
Je m’appelle Ophrys Apifera, c’est mon nom latin. Mais, tu peux m’appeler
Ophrys Abeille si tu veux, c’est plus simple à retenir. Et toi, comment t’appellestu ? D’où viens tu ?
–
Je m’appelle Arthur et je viens d’Espinas, pas très loin d’ici. Mais, dis moi,
pourquoi t’appelles-tu « abeille » ?
–
Regarde moi ! Mes fleurs ont la forme d’une abeille, tout simplement.
–
C’est rigolo, on dirait que tu t’es déguisée !
–
Ne le répète pas, mais chut ... c’est pour attirer les abeilles, pour qu’elles
viennent me polliniser. Certaines de mes cousines préfèrent ressembler à des frelons,
des mouches ou encore des araignées.
–
Je te préfère à tes cousines, j’aime mieux les abeilles que les mouches !
–
Merci du compliment ! Pour te prouver ma reconnaissance, je te nomme
Grand Maître des Ophrys. A partir d’aujourd’hui, seul toi pourras nous entendre et
nous parler.
–
Quel beau cadeau ! Merci beaucoup ! J’espère en être digne … »
Et c’est ainsi que je repartis, heureux et fier comme jamais. Depuis cette aventure,
je rencontrai un glaïeul des moissons. Mais ceci est une autre histoire ….
Arthur Bauby, 11 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
Rencontre avec une fleur
Je l’ai rencontrée,
sur le bord du canal,
le vent la faisait bouger,
elle dormait sans mal.
Je me suis couché à côté d’elle,
Je lui ai parlé à l’oreille,
Elle s’est réveillée,
je n’ai pas voulu la brusquer.
Elle me dit de sa voie douce,
protège moi des espiègles,
je la caressa du pouce,
Elle me dit : J’en doute.
Tant les heures défilaient,
tant j’aimai la regarder,
le temps emporte le vent,
le songe emporte le temps.
Au bout d’un moment,
de enfants de riches arrivèrent,
la pietinèrent,
la détruisèrent.
Il ne resta plus d’elle,
que de tendres poussières,
surmontées de pétales,
sur le bord du canal.
Et je compris enfin,
que si cela continue,
que ce sera la fin,
la nature sera perdue.
Et ainsi,
les fleurs et les animaux,
finiront comme la fleur meurtrie,
sans pétales et sans peau.
Baptiste Simon, 12 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
Rencontre végétale au détour d’un chemin
Que fais-tu au bord de ce chemin
Plante à bon parfum ?
Je fais ce qu’il me plait
Petit garçonnet.
D’ailleurs, tu as failli m’écraser tout à l’heure
Oh ! pardon, madame sent bon
Tu sais, je m’appelle comme ce petit animal vert
Qui ressemble à une grosse sauterelle.
Elle est religieuse et assez mystérieuse.
Es-tu la menthe ?
Bien sûr ! et si tu as la tête dure
Protège moi des bûcherons
Qui veulent couper les troncs
Sans jamais faire attention,
A moi et à mes congénères
Mais nous ne souhaitons
Pas finir écrasés par terre
Ou posés sur une étagère,
Sans jamais avoir l’air
De parfumer votre atmosphère
Yoann Michel, 10 ans.
Petite fleur
Par une belle matinée ensoleillée,
Je décidai d’aller me promener.
J’entendis une petite voix
Qui sanglotée près de moi.
Tout intrigué, je m’agenouillai
Et vit juste la
Un joli bouton d’or
Seul, livré a son triste sort
Qu’as-tu petite fleur ?
Quel est ton malheur ?
Je suis si seule
Personne qui me veuille
Alors je la pris délicatement
Et l’emmena doucement.
Vers d’autres fleurs sauvages
Qui se trouver dans un passage
Elle retrouva du baume au cœur
Auprès de ses sœurs
Kelian Vanderstraeten, 10 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
Nos ancêtres les arbres
Si seulement nos ancêtres étaient des arbres.
Un papi hêtre, une mamie chêne, un arrière-grand-père bouleau ou une arrièregrand-mère marronnier…
Et pourquoi pas, une mamie pommier avec des pommes à la place des bigoudis ?
Les cours d’histoires seraient sûrement beaucoup plus captivants.
On écouterait le bruit du vent, à la place des cris de la maîtresse.
Elle nous raconterait l’histoire de Zoé le papillon et d’Arthur l’hérisson au lieu de
celles des australopithèques et des homosapiens.
On écouterait l’eau couler sur les galets au lieu des élèves dissipés.
Les hommes ne chasseraient pas et ils ne pécheraient pas non plus car ils se
nourriraient tous comme les arbres de leurs fruits délicieux.
Et leurs habitats ne seraient pas des huttes ou des grottes mais , bien plus merveilleux :
La Forêt !
En tant qu’enfant ma chambre est propre et rangée, si j’étais un arbre, j’aurais la
forêt pour logis, ainsi elle serait plus belle et il y régnerait la propreté.
« Les escargots », collectif d’enfants âgés de 7 à 12 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
Je t’aime
Je t’aime
Un peu
Beaucoup
Passionnément
À la folie
Et pour la vie.
Marie, 6 ans.
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Ma maman aime les fleurs
Ma maman aime les fleurs
Et moi aussi je les aime,
Et je les aime beaucoup.
Je cueille les Fleurs Sauvages
Et ma maman fait de jolis bouquets.
Ainsi chaque matin, lorsque ma maman s’arrête pour les admirer,
Fleurs sauvages racontent, toutes les couleurs des prairies
Le bleu, le jaune, le rose, le rouge et le chant des oiseaux
Yasmine, 5 ans.
Catégorie
Moins de 13 ans
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Catégorie
Moins de 13 ans
La fleur dit : « Bonjour qui es-tu ? »
La petite fille répond : « Je suis une petite fille et tu es une fleur apparemment !!
-
Oui exactement !!! Tu vas bien ?
-
Oui je vais très bien et toi ça va ?
-
Non pas trop.
-
Pourquoi tu ne vas pas très bien ?
-
Parce qu’il y a deux raisons je vais te les dire, la première c’est parce que
je n’ai pas assez d’eau à cause de la pollution et parce que les gens prennent trois
bains par semaine donc il n’y a pas assez d’eau pour que je puisse boire, la deuxième
c’est parce que les gens mettent du insecticide et les coccinelles meurent, peux-tu
m’aider ?
-
Oui je vais dire à mon papa et à ma maman qu’ils ne doivent pas mettre
de l’insecticide sur les plantes et prendre seulement un bain par semaine au lieu
de trois et je vais t’aider pour que tu sois en forme tous les jours je viendrais après
l’école pour te donner de l’eau et ramener des coccinelles pour qu’elles mangent les
pucerons.
-
Merci maintenant tu es mon amie comment puis-je te remercier ?
-
Non tu ne dois pas me remercier je fais tous simplement ça pour la nature.
-
Hhoooo mais je tiens à te remercier.
-
Je vais te laisser je dois faire mes devoirs au revoir je viens demain.
-
Ok d’accord à demain. »
Le lendemain matin
La fleur dit : « ça va ? »
La petite fille répond : « Oui et toi ? »
-
ça va ça va !
-
Ok d’accord je te donne de l’eau et voilà les coccinelles.
-
Merci beaucoup mon amie !
-
Mais de rien « je fais ça pour le devoir de la nature et pour la survie des
plantes » !!!!
-
Tu es trop marrante tu as mangé du clown ce matin ?
-
Hihi tu es très drôle mais non je n’ai pas mangé de clown ils sont bien trop
grands !!!!
-
Je sais qu’ils sont très grands les clowns mais j’en connais un qui est tout
petit tu veux savoir c’est qui ?
-
Oui je veux savoir qui est ce petit clown ?
-
Le petit clown c’est toi !!!
-
Mais je ne suis pas un clown et je suis pas petite.
-
Je sais c’était pour rire.
-
Ok je vais te laisser car j’ai école.
-
D’accord apprends bien ta leçon et travaille bien.
-
Au revoir mon ami, je vais bien travailler et apprendre ma leçon. »
Après l’école (4h30)
La fleur dit : « Coucou ».
La petite fille répond : « Je vais te donner de l’eau tiens voilà ça t’as rafraichi ?
-
Oui ça me rafraichit beaucoup.
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Catégorie
Moins de 13 ans
-
Maintenant je vais regarder si la coccinelle a mangé tous les pucerons… je
te la laisse pour ce soir. Je vais essayer de te fabriquer un abri à insectes pour que
les coccinelles viennent tous près de toi.
-
Pourrais-tu planter d’autres graines afin que je puisse me retrouver entre
amis.
-
Oui je m’en occuperais demain, c’est vrai que le par terre serait bien plus
beau garni. »
On peut tous agir pour la protection et la survie de la nature.
Arline d’Haudt, 9 ans.
Ma belle fleur sauvage
Cette jolie fleur que j’ai rencontré
Sur le bord d’un chemin abandonné,
Elle m’a supplié de m’arrêter
Prise de pitié je suis restée.
D’une voie mielleuse, elle m’a parlé,
Une chanson, elle m’a chanté.
Elle avait une couleur rosée,
Et de jolies feuilles argentées.
Tous les jours elle me contait
Des histoires qu’elle avait inventé
«Tu me plais» m’a-t-elle annoncé
Un jour ou la pluie abondait
«Cueille-moi je ne peux résister»
M’a-t-elle prié
«D’ici peu il va neiger
Et je mourrai», a-t-elle ajouté
Que faire ? Je me le demandais
Cette fleur était d’une telle beauté
Qu’elle irait bien dans ma maisonnée,
Et mes amis l’adoreraient.
Ayant pris ma décision
Et ce, malgré l’interdiction,
Je la cueillais.
Dans un vase délicatement je la déposais.
Un jour elle mourrait
ça je le savais.
Mais je ne pouvais résister
A espèrer pour elle
L’éternité.
Typhaine Paquotte, 13 ans.
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Catégorie
Moins de 13 ans
Dialogue avec une orchidée
Un matin d’avril, il y a quelques années, alors que je me promenais avec mon chien,
dans la forêt, une chose étrange se produisit.
On avait déjà fait un bon kilomètre, et comme j’étais fatiguée, je m’assis sur un
tronc d’arbre. Je me mis à regarder autour de moi et je m’aperçu à quel point la
nature était jolie. En voyant toutes ces magnifiques plantes sauvages, je décidai de
faire un bouquet. J’avais déjà cueilli plusieurs herbes quand tout à coup, alors que
je m’apprêtai à en prendre une autre, celle-ci me dit :
« Non, ne fais pas ça. Regarde plutôt comme je suis belle ! »
Au début, je cru que j’avais rêvé mais elle ajouta :
« S’il te plaît petite, ne me cueille pas.
-
Mais petite fleur, tu es si belle que je veux te mettre dans mon bouquet…
-
Si tu me cueilles je ne serai plus aussi belle !
-
Et pourquoi ? Une fois chez moi, je prendrai soin de toi. Je te mettrai dans
un vase avec de l’eau…
-
Je n’en doute pas. Mais ma vie n’est pas faite pour vivre au chaud dans
un vase. Bien au contraire : je suis faite pour vivre ici dans la forêt, comme pour
les plantes que tu as dans la main. Une fois chez toi, nous serons triste, nous nous
ennuierons…
-
Bah, si tu le dis, je vais les laisser là.
-
Non mais t’es malade ! C’est trop tard pour renoncer ! Une fois que nous
sommes arrachées de nos racines, nous sommes destinées à une mort atroce sans
eau ni nourriture. Alors mets ton bouquet dans un vase et occupe-toi s’en bien, s’il
te plait. »
Avec un pincement au cœur je lui répondis que je voulais seulement faire plaisir à
maman !
« Je le sais bien, ce n’est pas de ta faute si ta maman ne te l’a pas appris ! Mais
fais-moi le plaisir que, quand tu auras des enfants de leur expliquer qu’il ne faut pas
cueillir les espèces protégées.
-
Ah bon, tu es une plante protégée ? Tu es quoi comme fleur ? Et pourquoi
es-tu protégée ? Je te promets que je leur apprendrai !
-
Je suis une orchidée, une orchidée pyramidale. C’est parce que je suis si
fragile, si jolie et si rare que je suis protégée. Rentre chez toi maintenant sinon ta
mère va s’inquiéter. »
Quand je rentrai chez moi, je mis mon bouquet dans un vase avec de l’eau et je
racontai mon histoire à toute la famille.
C’est comme ça que vingt ans plus tard, je suis devenue animatrice du club CPN
« Les orchidées ». Maintenant je raconte ma merveilleuse histoire aux enfants
comme aux adultes. J’ai tenu ma promesse que j’avais faite à l’orchidée. Et jamais
je n’oublierai ces paroles qui ont changé ma vie.
Romane Lefranc, 13 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Moins de 13 ans
Ma belle de nuit
Le soleil pointait en fond de vallée, des nuées d’oiseaux passaient dans le ciel,
ce ciel bleu azur d’un mois de juillet à la campagne au petit matin. Je marchais
tranquillement, quand soudain une fleur attira mon attention.Elle se trouvait en
bordure du chemin, juste à la lisière d’un pâturage où paissaient des vaches. De
loin, je lui avais trouvé une jolie couleur, jaune et rouge, elle était ouverte et tout à
coup comme dans un rêve, elle s’était refermée. Interloqué par cette fleur étrange,
je me surpris à parler tout fort.
« Tiens donc, en voilà une drôle de fleur qui se referme quand le jour apparaît ! »
Une petite voix toute fluette me répondit : « D’abord, on dit bonjour ! »
Étais-je bien réveillé, avais-je les idées claires? Comme je ne répondais pas, elle
renchérit.
« Moi, je te dis bonjour, à ton âge, tu ne connais ni la politesse, ni la botanique ;
approche que je t’explique. »
Je bredouillai un peu vexé : « Bonjour, tu sais je me suis levé très tôt pour
randonner.
-
Peu importe, me répondit-elle, tu repartiras un peu moins bête, voilà je suis
« une belle de nuit », je m’ouvre le soir et je me referme le matin.
-
Tu en as de la chance, comme la journée est plus longue que la nuit, tu dors
ainsi plus longtemps que moi !
-
Oui si tu veux, mais n’y a t-il pas quelque chose d’autre qui te choque ?
-
Si, tu es la seule de cette espèce dans ce champ, parmi l’herbe et les petites
pensées, tu ne t’ennuies pas?
-
M’ennuyer non, par contre, je suis arrivé là par hasard, je suis une fleur des
villes et non une campagnarde.
-
Comment as tu élu domicile là ?
-
Il y a plusieurs mois, il y a eu une forte tempête dans la région et j’ai senti
que le vent m’emportait, j’étais alors une petite graine.
-
Mais ce doit être bien pour toi de voir un autre paysage !
-
Oui bien sûr, ici l’air est pur, mais de temps en temps ça sent un peu la bouse
de vache, à propos, j’ai un petit service à te demander.
-
Demande toujours, on verra.
-
Où habites-tu ?
-
Dans la région parisienne.
-
Tu vois ici, j’ai bien peur que la vache ne fasse pas trop attention à moi et
que je finisse dans son estomac. Remarque comme je sens bon, sa chair serait bien
meilleure comme goût ; mais à bien réfléchir, le jeu n’en vaut pas la chandelle !
Emmène-moi avec toi et replante-moi dans ton jardin, ainsi je continuerai à
t’apprendre des tas de choses.
-
Bon d’accord, tu es si belle que je ne voudrai pas que tu disparaisses,
j’accepte ta proposition, demain je reviendrai te chercher. »
Le lendemain, je refis le même chemin et arrivé à l’endroit précis de « ma belle
de nuit » il ne restait plus qu’un morceau de tige. Effondré, je pris la peine de
récupérer ses racines que je replantai en rentrant. Ainsi elle repartit pour une autre
vie et l’été suivant, elle me tint à nouveau une conversation.
Clément Crampon, 13 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Moins de 13 ans
1er épisode : Les fleurs sous le soleil
Sous le soleil, les fleurs s’illuminent,
Un jour, me promenant dans le pré,
Pour la première fois j’ai rencontré,
Une petite fleur très parfumée.
Petite fleur sauvage était entourée de toute sa famille
Le soleil la caressait gentiment.
Merci beaucoup, Monsieur Soleil dit-elle !
2ème épisode : Un malheur évité
Je me promenais encore dans le pré,
Lorsque j’entendis ma petite fleur sauvage
Appeler « Au secours, au secours, le soleil me frappe trop fort, j’ai très soif »
Alors pour la secourir, j’ai couru très vite vers le puits, J’ai pris un gros seau d’eau,
et je l’ai bien arrosée.
Ainsi ma petite fleur sauvage et toute sa famille
Ont continué d’embaumer notre joli pré, et de faire de merveilleux bébés.
Camélia Marouf, 9 ans.
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Plus de 13 ans
Sous le poids de la vie
Arbustes divins, James Guillon
Primula, Louise Duty
Petite fleur sauvage, Jean-Paul Seigneur Etienne
Solitude d’une plante, Chloé Tavernier
Conte bucolique : les épis bienfaiteurs
Le rêve d’une rencontre, Nadia Martin
La complainte des herbacées, Isabelle Coué
Mon arbre, Laurent Joulain
Le potager magique, Marie-Françoise Federbe Boutique
Au plus près du ciel, Marie-Christine Martin
Le pissenlit, Marcel Launay
Petite Perce-Neige, Muriel Coppola
Toi et moi, Lyse Dutilleul
3 comptines, Murielle Hestin
Un appel dans l’hiver, Marcel, Gilles et Christine
Conversation avec une plante, Maxime de Blasy
Un petit chemin... une herbe nous parle... Michelle Giraud
L’homme et le chardon, Jean-Yves Le Dortz
L’arbre et la famille, Claudia
Histoire du brin d’herbe, Catherine Cochet
Tussilage, Dorothée Dehocq
Violette, Marie-Thérèse Maciejewski
Conte de l’asperge et de l’homme, Rémy Boyer
Sur le chemin des mots, Dominique Hamard
Arbre de vie, Aude Huret-Abbe
Rencontre avec un sorbier des oiseleurs, Henri Parel
Marguerite, Céline Jousselme
Mille-trous, Guillemette Resplandy
Sans titre, Céline Martin
Impermanence et légèreté, Christine Harel
Complainte du mélèze, Jean-Pierre Pleeck
Je me trouvais au milieu des fleurs, auteur inconnu
Fissures dans le béton, auteur inconnu
Sans titre, Marie-José Dragon
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Catégorie
Plus de 13 ans
Sous le poids de la vie
L’oiseau est tombé du toit,
De son douzième étage, il s’est tué.
C’est mon herbe sauvage
Qui me l’a annoncé
Et moi, comme lui,
De mon premier étage, sous le poids de la vie,
Je me suis effondrée.
C’est mon Herbe Sauvage
Qui me dit, « continue d’espérer. »
Arbustes divins
Au moment où l’ajonc et le prunellier
Rayonnent de concert devant mes yeux
La connivence est parfaite
Avec mes attentes profondes.
Les couleurs de vos fleurs respectives
Composent une trame pleine de promesses.
Le jaune de l’un reflète
Les forces nouvelles du soleil.
Le blanc de l’autre annonce
Le règne futur de Mai, de l’Aubépine.
Entre deux soucis papillonnants
J’ai encore un brin de disponibilité
Pour accueillir votre message apaisant
Les signes vivants de ma patrie.
Arbustes divins
Enveloppez-moi de vos promesses
Pour garder mon cœur en ce monde
Où se côtoie assez justement
L’épine et la douceur.
James Guillon, 42 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Plus de 13 ans
Primula
Elle est la première
A percer l’hiver,
A remettre en vie
La terre engourdie.
« J’avais réservé ma place
Posé mon petit coussin
J’attends là, ferme et vivace,
Au premier rang du jardin.
J’ai ciselé mes pétales,
Les ai teints de jaune pâle,
J’ai bien disposé mes fleurs
Côte à côte et cœur à cœur.
Aucun froid ni vent du nord
Ne m’empêcheront d’éclore
Pour assister dans ma parure
Au grand gala de la nature. »
Sitôt qu’elle fleurit
Le printemps frémit.
Elle est la première
C’est la primevère.
Louise Duty, 55 ans.
Petite fleur sauvage
Par hasard, ce matin,
Au détour du chemin,
J’ai pu voir le visage
D’une plante sauvage.
Chaque fleur est un oeil
Dont la terre se pare,
L’homme qui ne la cueille
Découvre son regard
Jeune fleur nubile
Dans ses feuilles s’efface.
Que ton pied malhabile
Ne froisse pas sa grâce !
Si petite soit-elle,
Elle a pourtant des ailes !
Et sa douce lueur
Saura ravir ton cœur...
Jean-Paul Seigneur Étienne
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Solitude d’une plante
Le soleil tapait sur ma nuque et faisait souffrir mes épaules, le chemin se faisait
de plus en plus caillouteux. Mes pieds, si petits, si fragiles, souffraient le martyre.
Pourquoi étais-je si seule ? Pourquoi avais-je décidé de partir, je ne m’en souvenais
plus, je ne savais plus. Déjà trois jours que je n’avais plus vu personne, trois jours
que je n’avais plus sentie une chaleur humaine près de moi. Je marchais, encore,
puis un caillou se coinça dans mes doigts de pieds. Je l’enleva et le jeta.
-»Aïe !»
Cette voix, surgissant de nulle part, me fit sursauter. Je cherchais, encore, me
retournais sur moi même, faisait les quatre cents pas. Personne. Puis j’entendis de
nouveau:
-»Ma feuille, tu as cassé ma feuille !»
Puis j’entendis des pleurs, je suivis le son et me retrouvais, là, médusée, devant une
plante en pleure ! C’était une ortie. Mince alors, étais-ce la solitude qui me faisait
perdre la tête ? Je lui dit alors:
-»Pardon petite plante.»
-»Oh, ce n’est pas grave, tu sais, personne ne fait plus attention à nous maintenant.»
me dit-elle.
Toujours étonnée je lui demandai :
-»Est ce que je peux faire quelque chose pour toi ?»
-»Oui, tu pourrais faire quelque chose pour moi....» me repondit-elle.
Je me demandais bien ce que je pourrais bien faire pour plante, si petite, si fragile.
-»Voilà, vois tu, ici, je me sens si seule, aucune plante n’est à moins d’un mêtre
de moi et je suis plantée là, enterrée, ici. Je voudrais juste avoir une amie, avoir
quelqu’un à qui parler. Tu pourrais aller chercher une graine de maïs, dans ce prés,
à ta gauche, et la planter à mes côtés.»
Je fus très surprise de sa demande, ça me parraissait si bête, si simple, pourquoi n’y
avais-je pas pensé avant ? Pourquoi n’avais-je pas remarqué qu’on se ressemblait,
que nous étions si seule, l’une et l’autre. Je partie donc dans ce pré, en faisant, pour
la première fois de ma vie, attention à n’écraser aucune plante. Je pris un grain de
maïs, le plus gros, et le plus beau possible. Je le présenta tel un cadeau à la plante et
lui demanda où je devais la planter. Elle me répondit simplement:
-»Met la le plus près de moi, je voudrais pouvoir la toucher, lui tenir la feuille. Fais
attention à mes racines, tu pourrais me tuer !».
Je commençai alors à faire un trou, tout petit, très délicatement afin de n’endommager
aucune de ses petites racines. Je planta la graine et la recouvra lentement....
-»Merci d’avoir pris soin de moi, merci beaucoup, grace à toi je vais enfin avoir
quelqu’un à qui parler, fais bien attention à tes pieds, les orties sont piquantes.» me
clama t-elle.
-»Oh ce n’est rien, c’est si simple, c’est tellement rien, tu as changé mon regarde
sur les plantes sauvages, on ne faisait pas attention à vous, je te promet de faire plus
attention à présent.» lui répondis-je.
Sur ces dernières paroles, je repris mon chemin, tout en prenant soin d’éviter
d’écraser les plantes. C’est certain, ma vie ne serait jamais plus pareille. Cette
petite plante l’avait changée et maintenant, j’avais un but dans la vie. Il fallait que
je trouve, à mon tour quelqu’un à qui parler, quelqu’un à qui je pourrais tenir la
feuille, enfin, plutôt la main....
Chloé Tavernier, 19 ans.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Conte bucolique : les épis bienfaiteurs
Cela arriva comme ça, sur le plateau des Bornes, plateau perché à 800m d’altitude
quelque part en Haute Savoie. Cela arriva après un bon repas chez des amis, un couple
enchanteur fait d’un bucheron géant et d’une gentille sorcière aux milles décoctions
vivant tous deux au rythme de la montagne. Ils élevaient également Ambre, une
minuscule fillette qui tenait dans la main de son géant de papa et qui était née de
leur rencontre avec un morceau d’ambre brut dans la forêt de sapins. Mon prince
charmant avait prévu une randonnée digestive dans cette contrée fantastique que je
découvrais pour la première fois. Il me faisait découvrir ce petit coin d’éden, loin
de chez moi, des villes, du bruit, plus près du ciel. Le printemps nous poussait au
gré des sentiers et nous dégustions le paysage. Après avoir traversé un bout de forêt
où s’égayaient les esprits, nous débouchions justement à l’air libre et la lumière
chaude de l’après-midi envahissait la plaine qui s’étirait jusqu’au bout du plateau
dans le Salève. Le jour déclinait peu à peu et j’étais soule d’immensité et liberté.
Ca et là quelques hameaux, des fermes laitières, vaches et brebis, des « gaëcs »
fleuraient le reblochon et la tomme. Une bande de chiens heureux vagabondait au
milieu des prés en fourrant à l’envie la tête dans un taupin. Notre toutou grisé par
plus d’espace qu’il n’en avait jamais vu bondissait après toutes sortes d’animaux
invisibles à travers les herbes de plus en plus hautes, et n’y voyant plus rien moimême, je regagnai un sentier dégagé. Mais… mon prince! Où était-il ? Pas de
réponse… Et les herbes étaient devenues si bizarrement hautes ! Elles semblaient
empressées autour de moi. Mon amoureux était-il tombé entre leurs mille mains.
S’était-il fait avalé tout cru par une maman sanglier peu commode dont nous aurions
dérangé les marcassins ? Une ornière affamée avait peut-être dévoré ses pas. A
moins qu’il n’ait été enlevé par les facétieux elfes du bois. La nature était sauvage
et secrète sur ce plateau, tout comme ses habitants. Les lieux étaient si préservés
qu’ils ne souhaitaient surement pas être envahis par la civilisation des hommes. Je
priais pour que mon prince distrait n’ait pas réveillé la colère de Dame Nature.
« Où peut-il bien être, et où peut bien être mon chien ? Ont-ils disparu à tout
jamais ? », murmuré-je en caressant pensivement une de ces jolies tiges de fleurs
mauves élancées vers le ciel. « Eh là ! C’est peut-être toi qui a disparu, mignonne. »
Quoi ?! D’où pouvait bien venir cette voix ? Quelqu’un ou plutôt des dizaines de
voix venaient de me répondre toutes ensemble.
Qui me parle ? Je ne vois personne …
C’est nous toutes, là, devant toi.
Mais qui ça, « nous » ? Et où ça, « juste devant moi » ?
Eh bien nous bien sûr, les épilobes ! Juste devant ton nez, là !
Je restai stupide devant la tige que je caressais. Un épi généreux d’un mètre de haut
couvert de grappes de petites fleurs rose-mauve. Ma couleur favorite.
Ca alors, vous pouvez parler ?
Pardi, c’est ainsi par ici ! Eh vous entendez vous autres ? Elle nous demande si nous
parlons !
Les dizaines de voix explosèrent en un bouquet de rires sidérés.
Je ne vous ai jamais entendues parler pourtant ! répliquai-je indignée
Et nous, nous ne t’avions jamais vue dans notre pays. C’est donc que tu ne nous as
jamais rencontrées. Il faudrait d’abord nous avoir parlé pour nous avoir entendues.
Apparemment, il était inutile de poser des questions stupides à ces épis de fleurs
malines.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Alors c’est moi qui ai disparu, me dites-vous. Mais pourquoi ? Vous ai-je causé du
tort, mes belles? Ais-je écrasé ou froissé l’une d’entre vous ?
Du tort ? Vous entendez vous autres, elles nous demandent si elle nous a nuit !
Fou rire général. Toute la colonie se secoua follement.
Allons douce sœur, tu ne nous nuis pas ! Tu nous caresses, nous embrasses des
yeux et ne nous arraches pas à la terre. C’est pour cela que nous venons à toi. Pour
t’offrir un présent.
Un… un présent?
Oui, c’est ainsi par ici. Un nouveau-né vient à tous nos protecteurs qui le désirent.
Surtout n’oublie pas les épilobes et leurs rires quand tu sortiras de nos bras au soleil
couchant.
Pardon ? Je ne comprends pas. Hé les épilobes ! Je vais… avoir un bébé ? C’est
ça ? Eh oh !
Mais plus personne ne répondait. A la place, un chien aboya dans le soleil couchant.
Le soleil couchant ! Mais bien sûr ! Je devais suivre l’astre solaire. Les épilobes
m’avaient indiqué le chemin. Bientôt je me retrouvai sur un nouveau sentier aux
côtés de mon toutou jappant. Mon prince était là lui aussi. Nous étions enfin réunis. «
Où étais-tu passée, je ne te voyais plus ! Rentrons mon amour. » Je souris en voyant
les épilobes border notre chemin jusqu’à la maison. Notre fille, qui depuis tant de
temps ne s’était toujours pas décidée à venir dans les villes pressées et hurlantes
d’où m’avait enlevée mon prince, naquit sur ce plateau neuf mois plus tard. Nous
l’avons appelée Mareva, ce qui veut dire mauve en patois. Et le bruissement riant
des épilobes accompagne chacun de ses pas du printemps jusqu’à l’automne. Eh
oui, les bébés poussent dans la nature, c’est ainsi par ici. Et cela arrive comme ça.
Angélique Bouana, 32 ans.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Le rêve d’une rencontre
À l’orée de la forêt,
Une ombre ondulait.
Je voulus savoir,
Mais je perdis espoir.
Comment se présenter à une plante,
Quand on ne parle pas la même langue ?
Je voulus lui faire plaisir,
Mais quels sont ses désirs ?
Je partis dans les songes,
Avec cette angoisse qui me ronge.
À mon réveil, j’étais en paix.
Je ne compris pas sur le fait.
Bien des années plus tard,
Avec la sagesse comme un art,
Je compris que cette herbe folle,
M’avait adressée la parole.
Nadia Martin, 31 ans.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
La complainte des herbacées
Au quatre coins du monde
Les herbes vagabondent
Je leur parle,
Elles rigolent !
Je les touche,
Elles s’affolent,
Je les cueille,
Elle s’étiolent...
Que je suis folle.
Elles aiment bouger, vibrer
Et le vent les emporte...
Mais rien ne les attraye
A franchir une porte.
Dans la nature luxuriante
Existe toutes sortes de plantes...
Mais quand celle de vos pieds,
Vient à les écraser :
Quel manque de respect !!!
Alors, je les regarde, je les observe, j’analyse
Faites donc comme moi...
Et laissez-leurs la brise,
cette indicible émoi dont la candeur défrise.
Elles ne sont que beauté, dédale et décadance
Et pourtant si utiles et ordonnées
Pour peu qu’on y pense,
Et qu’on les laisse pousser !
Au quatre coins de l’émisphère,
Les fleurs des champs « espèrent », respirent et meurent
Si on les bichonne,
Elles ronchonnent !
Si on les mange,
Ca les détrange,
Si on les clône,
Elles en rient jaune !
Et si on les mettait en prose ?
Isabelle Coué, 41 ans.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Mon arbre
« Y guenasse », comme on dit chez nous… mais ce n’est pas le crachin breton qui
m’empêchera de « prendre le chemin ».
En avant donc sur l’ancienne voie ferrée que nous restaurons. Botté,
« casquetté », imperméabilisé, j’apprécie finalement cette marche sous un ciel
mélancolique. Et voici Beaumont où, depuis quatre ans, nous plantons à l’occasion
de la « journée de l’arbre ». Parmi ces futurs grands du bois, certains portent nos
noms… justement, voici mon érable, « l’ange combattif » que le calendrier celtique
m’a assigné. Il se dresse, nu, à l’intérieur d’un cercle de grillage. Je m’approche et
la communication s’établit. Dans un murmure apaisant, il se confie :
« Sais-tu que tu me manques ? Depuis que tu m’as « planté » là, tu n’es pas venu
souvent, tout juste une ou deux fois l’an. J’ai affronté seul les chevreuils, les herbes
envahissantes, les hivers sombres et humides, les étés brûlants ; frémi aux passages
d’engins bruyants. Mais je connais aussi la joie du printemps, du bourgeon qui éclot,
des premières feuilles tendres et fripées qui déploient leurs cinq doigts, comme
toi, et me redonnent vie. Une nouvelle vie chaque année. Et je grandis ! Regarde,
bientôt je te dépasserai !
Le vent m’apporte les rumeurs de ton monde. Il me raconte vos agitations, vos
querelles, vos nuisances. Il me dit que vous réclamez « liberté égalité fraternité » et
que vous agissez à l’opposé, non seulement entre vous, mais aussi avec la nature, au
nom de l’argent, de la rentabilité… Je ne connais pas ces dieux. Ne les écoute pas.
Regarde plutôt à mon pied, là où s’abritent du froid salamandres et crapauds. Faune
et flore, nous sommes divers mais complémentaires. Lutte pour mieux « Connaître
et Préserver la Nature », notre Nature. C’est ta destinée. Trouve des disciples, et
ensemble sauvez-nous, sauvez-vous, sauvez la Terre !
Allez, reprends ton chemin, la tâche est ardue… »
Quelle est cette sève qui monte en moi, cette ardeur nouvelle ?
Oublié le ciel gris et bas
Mon arbre, je marcherai pour toi
A grands pas
Dans la chaleur et le froid
Patients impatients
Nous irons de l’avant
Pour la Terre
Solidaires.
Laurent Joulain, 63 ans.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Le potager
Munie de son panier, une fillette part joyeusement se cueillir un bouquet de boutons
d’or. Quand soudain, un des boutons se mit à lui parler.
« Que cherches-tu fillette ? » La fillette étonnée répondit :
« Je fais un bouquet. »
Le bouton d’or lui conseille et dit :
« Vas plutôt dans le potager, tu y trouveras tout ce que tu veux. C’est un potager
magique ! »
La fillette écoute le bouton d’or. Arrivée au potager, elle fut surprise d’entendre
des voix. C’était la salade « Reine de mai » prétentieuse, et légère, qui demandait
des nouvelles de sa cousine la « Batavia ». Cette dernière lui répondit : « Je ne suis
pas trop bien, mes feuilles craquent trop, je suis remplie d’arthrose, et le jardinier
n’aime pas cela. »
La « Reine de mai », fière, lui réponds : « J’ai la chance d’être blonde, légère à
croquer – et bien faite. Et toi, « Quatre saisons » comment te sens-tu ?
-
Je vais bien, j’ai quelques douleurs aux côtes, mais j’ai le bonheur d’avoir
de jolies couleurs, un beau teint, de vivre quatre saisons. »
La « feuille de chêne » se mit elle aussi à dire son mot. « Vous toutes avez la chance
de na pas être toujours coupée, car j’ai comme l’impression d’être toujours chez le
coiffeur. »
Le persil à son tour leur cria !
« Mais allez-vous vous taire un peu, on entend que vous ! Moi, je me plains que je
frise tout le temps, je devrais mettre un peu moins de bigoudis ! Mais je n’en fais
pas toute une histoire ! Et toi le Cerfeuil, tu devrais mettre un peu moins de parfum,
tu empestes tout le monde. »
La carotte, à son tour, prit la parole :
« J’en ai marre d’être mordue par ces vilains mulots, ils me font souffrir avec leurs
dents fines commes des rasoirs ! »
Le navet dit : « Je me fais vieux, on fera bientôt de moi un bouillon. C’est comme
cela que je dois finir ! »
Le poireau, triste de voir ce pauvre navet, lui chuchota : « J’irai te rejoindre pour
donner de la saveur et bon goût à ton bouillon. »
Soudain un petit radis pointe sa jolie frimousse rose et conseilla à la fillette de le
déguster avec un peu de sel et une petite noisette de beurre. À leur tour, les pommes
de terre Charlotte dirent : « Nous demandons souvent le docteur pour nous traiter
contre cette maladie « le Mildiou », nous ne voulons plus souffrir. »
L’épinard, robuste et costaud, dit : « Je suis rempli de force. J’ai une délicieuse
saveur de noisette, je n’ai besoin que d’un petit entretien, d’être propre, sans
mauvaise herbe autour de moi. »
La fillette pour faire taire toute cette tribu de légumes, brancha le jet d’eau et les
arrosa tous. Ils riaient de bon cœur sous cette douche rafraichissante en disant :
« Quel bonheur d’être chatouillés de la sorte ! »
La fillette, calmement, remplit son panier de légumes, repartit heureuse, sans oublier
de remercier le bouton d’or – qui se vit rougir de plaisir !
Marie-Françoise Federbe Boutique.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Au plus près du ciel
Hélicoïdale, telle était son ascension sur la muraille.
La plante volubile s’exclama : « Oh Dieu que le ciel est haut et le paradis des
plantes encore plus haut. »
Soudain, à la hauteur d’une haute branche de chêne, passa la tête d’un humain.
Stupeur et diabolique question : « Comment homme de peu de hauteur, peux-tu être
plus près du ciel que moi ?
-
Mais ma chère, les échasses sont une invention des hommes. Je les utilise
à loisir pour narguer et duper les pâquerettes, les renconcules, les euphorbes et
le liseron. Il y a aussi les sauterelles qui ne sautent pas plus haut que ma cheville
et les renards qui prennent mes longues jambes pour des rameaux. Sont-ils tous
stupides.
-
Mon pauvre, dit la plante, je te plains. Tu ne dois pas avoir beaucoup d’amis
; et tu dois ressentir du malheur en ton cœur.
-
Que non ! » rétorqua l’humain.
À ce moment précis… comme par enchantement… son nez s’allongea. Il grandit,
grandit exagérement et fit de l’ombre aux pâquerettes que piétinaient les échasses.
« Ah ah ah Pinocchio, ah voilà, tu t’appelles Pinocchio ! »
L’enfant se retourna dans son lit et s’assied, en sueur et les yeux hagards. « Non,
non, ce n’est pas moi ! »
Il venait de faire un mauvais rêve.
Marie-Christine Martin, 59 ans.
Le pissenlit
De PARIS j’écris :
Un pauvre pissenlit.
Entre deux pavés.
Essayait de vivre.
Ou plutôt de survivre.
Il avait pourtant une petite racine.
Et pourtant, il voulait percer.
Percer, percer, percer.
Sa fleur, qu’écrasaient les automobilistes.
Et les automobilistes impatients,
Impatients, ils ne se doutaient pas.
Que sous les roues, de leurs automobiles.
Essayer de percer, pousser, un pauvre pissenlit.
Et je mis à songer.
Aux pissenlits de mon jardin.
Dans mon jardin.
Oui, dans mon jardin en Normandie.
Mon jardin qui essaie de survivre.
Il y a des pissenlits. (sans produits nocifs).
Qui poussent à leur guise.
On me reproche, qu’il y a des herbes folles.
Quelles herbes folles ?
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Ne serais-ce pas plutôt les hommes ?
Dans mon jardin, dis-je.
Il y a beaucoup de pissenlits.
Dont, je me régale.
En omelette avec des lardons.
Et du jambon, avec des œufs de mes poules.
Elevées naturellement et en liberté.
Et du pissenlit.
Les fleurs je les mange en désert.
Avec de la confiture de pissenlit.
Même en liqueur de pissenlit.
Je suis bien, dans mon jardin.
Avec des pissenlits.
Hélas, cela ne dure pas longtemps ma tranquilité.
Car des tondeuses et des débrouissalleuses.
Gâchent mon plaisir.
Avec leurs bruits abrutissants.
Horreur !
Je me bouche les oreilles.
J’entends mal, je suis mal.
Le bruit infernal des tondeuses à gazon me pertube.
Je prends mon journal, pour me détendre.
Que vois-je ? Que lise ?
Première leçon, « Comment tuer les pissenlits ? »
Horreur !
Non, est-ce possible ?
« Prenez du… produit désherbant.
Non, je deviens fou.
Ils ont osé.
Comment est-ce possible.
Je rêve ? Je suis fou ?
Je suis fou ?
Comment tuer les pissenlits.
Honte, j’ai honte.
Oui Mesdames, messieurs j’ai honte.
J’ai honte, honte, honte.
Pour moi ? Je ne sais pas si je suis normal.
Car j’aime le pissenlit.
Et vous ?
Rassurez-vous.
Vous, comme moi.
Nous les mangerons les pissenlits.
J’ai honte, honte, honte.
Et vous ?
Marcel Launay, 72 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Plus de 13 ans
Petite Perce-neige
Fleur aimée des jours gris,
Avec ravissement tu me souris.
Tu éclos avec bonheur sous le manteau blanc
Avec toi naissent les beaux jours.
Tes clochettes immaculées valsent
Au gré du vent.
Pourquoi pleures –tu ma petite ?
Mon œil admire ta beauté.
Dans la blancheur de la neige givrée
Sous les timides rayons de soleil,
Tu scintilles de pureté.
Tu me salues avec gentillesse
Je voudrais écouter ta voix ?
Seul le tintement de tes clochettes retentit
Dans le silence de ce petit matin gris.
Demain, tu dormiras d’un sommeil profond,
Fille de l’astre du jour,
Je veux entendre tes joies, tes peines,
Mais déjà tu m’as quittée.
Ta beauté m’a émerveillée,
Les beaux jours sont annoncés,
Dès ton arrivée,
Reviens me saluer
Muriel Coppola.
Toi & moi
Je regardais en premier son dessous de pot,
A moitié remplie de cette cristalline eau.
Un homme a dit un jour :
Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue,
Tu dis que tu aimes les chiens et tu leur mets une laisse,
Tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage,
Tu dis que tu m’aimes, alors moi j’ai peur.
Cette plante a raison d’avoir peur :
Tous les jours, entre 50 et 100 espèces meurent.
On nous dit qu’il n’y pas de petits gestes quand on est 60 millions à les faire,
Mais quand le sage montre la lune l’idiot regarde le doigt.
On dit qu’il faut de tout pour faire un monde,
Mais s’il n’y a rien, il n’y a pas de monde.
Il ne faut pas se décourager,
Car les plus belles lumières naissent de l’obscurité.
Nous ne pouvons pas vivre en bonne santé sur une planète malade,
Mais la planète ne peut pas vivre en bonne santé avec des parasites.
Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres,
Nous empruntons celle de nos enfants.
C’est ainsi que cette plante rare
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Est peut être la dernière de son espèce, quel hasard !
Je dis, moi humaine, qu’un égoïste est quelqu’un qui ne pense pas à moi,
Dans ce cas,
Le contraire serait quelqu’un qui ne pense pas à toi.
On dit qu’il faut : vivere per liberta,
Mais c’est dur si elle n’existe pas.
Lyse Dutilleul.
3 comptines
Les violettes ont remplacé ça et là les perce-neige fanées,
Résisteront-elles mieux aux giboulées ?
Pluie, vent et grêlons sont bien déterminés,
À les faire trembler !
D’autant que le soleil a du mal à s’imposer,
Alors sachez les apprécier !
******************************************************************
Avez-vous vu les primevères vivement colorées, passer ?
Ou les jonquilles fièrement se dresser, le long des allées ?
Les pâquerettes à fleurs blanches ou rosées, sont en train de danser !
Les magnolias et les lilas ne tarderont pas à faire leur entrée.
Chaque mois la nature offre un nouveau ballet,
A celui qui sait simplement regarder !
******************************************************************
La ronde des fleurs n’est pas terminée
Vivaces et graminées
De leurs formes et couleurs s’empressent de vous charmer.
Bien apprêté
Laissez vos sens chavirer
Le temps d’un été
Pour oublier, tous vos soucis et tracas de l’année !
Muriel Hestin, 40 ans.
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Plus de 13 ans
Un appel dans l’hiver
La neige étend son manteau blanc,
Nuage gris par le temps radoucit.
Les flocons tournant et virant,
Sont comme des enfants frétillants de vie.
Neige, que tu es froide, laisse venir le printemps.
C’était un jeune Chêne, tout frêle et menu.
Marcel ! Mon voisin qui sort par tous les temps,
Vas t’en chercher à skis, la chaleur bienvenue.
Marcel et Christine s’en vont d’un bon entrain,
Tandis que Gilles reste consoler son jeune voisin.
La nature reprend son manteau vert.
C’est la fonte ; du lit de la rivière,
Des poissons font des pirouettes.
Ah ! Que la vie est chouette.
Marcel, Gilles et Christine, de 59 à 62 ans.
Conversation avec une plante
La loi de la nature pour nous flore
est le rude combat pour la lumière
ceci par faute aux chimiques synthèses
de la si cyclique photosynthèse !
Afin de favoriser la croissance
de nos végétales excroissances
la course s’effectue droit vers le ciel
là où se trouvent les places au soleil.
Foisonnent donc nos feuilles à foison
pour capter le maximum de photons.
Nos racines sont pareilles à des câbles
enterrés dans le sol d’humus friable
dont la sève, liquide circulant
est semblable à l’électrique courant.
Notre ombrelle rend les sous-bois obscurs
et dans les forêts sous la canopée,
on peut presque entendre la mélopée
plaintive des plants qui sont privés d’or.
Comme nous, vous mêmes au sol végétez,
pieds enracinés dans l’humain humus
fertile à vos bourbeuses contingences,
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
et pour que votre esprit puisse gagner
les lumineuses sphères éthérées
aux pesanteurs devez faire combat
ainsi qu’à la loi de la gravité
de la vie et des choses d’ici-bas…
Maxime de Blasy, 39 ans.
Un chemin… une herbe nous parle…
Petit chemin sauvage
Le dernier du village
Reste discret, cache-toi
Garde ton petit bois
Où j’entends quatre pattes
Se faufiler sans hâte
A l’heure du midi
Où le dernier roncier
Accueille tout l’été
La mante religieuse
La chevrette peureuse
Et la perdrix jolie
Où le renard hardi
S’étonne de te voir
Et toi de le trouver
Où croît encore l’ortie
Si souvent mal aimée
Et poussent en liberté
Et grande fantaisie
Toutes mes vertes amies
Un coin bien préservé
Dont tu ne dis jamais
Où le trouver
C’est ta manière à toi
De le sauvegarder
Michelle Giraud.
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L’homme et le chardon
C’était un matin de printemps,
Il faisait beau, il faisait bon,
Le soleil montrait ses rayons,
Réchauffant le monde et les gens
L’homme s’en fut allé de très bonne heure
Il avait vu un champ plein de fleurs
Il s’y rendit afin d’admirer
Ces parterres si beaux, si colorés
Il y déambulait tout en rêvant,
Des images, peut-être, se remémorant
Quand soudain, à lui, s’adressant
Fier sur sa tige, un immense chardon,
« Bonjour Monsieur, que faites-vous donc là ?
Je vous observe, vous me semblez si las,
Quelle est cette chose qui vous chagrine,
Car je le vois, si triste est votre mine »
« Mon beau chardon, que peux-tu faire pour moi,
Je suis si triste, tant rempli d’émoi
Ce mal au cœur qui nous fait mal, toujours
Pourtant il porte un nom si beau : l’amour
Alors tu vois, c’est pourquoi je viens ici
Parmi vous m’allonger, reprendre vie
Vous me donnez force et vitalité
Pour continuer, vivre et espérer »
« Mais Monsieur, nous, les fleurs, avons un grand pouvoir
Un pouvoir si grand, celui de donner l’espoir,
Prenez-la par la main et venez avec elle,
Nous lui conterons l’amour, la vie éternelle
Toutes les fleurs et tous les arbres, à moi, s’uniront
Pour lui chanter la plus merveilleuse des chansons
Et vous verrez que sous mes feuilles, moi, simple chardon
Votre tristesse et votre douleur se dissiperont.
Vous l’embrasserez comme vous en avez rêvé
Sa main vous la tiendrez pour ne plus la lâcher
Son sourire et son regard vous conserverez
Pour toujours, elle restera à votre côté. »
« Si vous le dites, chardon, je m’en vais la chercher,
Et dès demain, nous serons présent dans ce pré,
Plantes, fleurs, arbres, votre chanson, vous lui chanterez
Et moi, ma main dans sa main, je pourrai l’embrasser. »
Jean-Yves Le Dortz, 42 ans.
Catégorie
Plus de 13 ans
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Catégorie
Plus de 13 ans
L’arbre et la famille
On raconte, qu’un homme déçut et malheureux se transforma en arbre pour échapper
aux hommes. Il restait là à contempler la terre, les fleurs sous ses racines, de plus
il fut choisit pour un nid d’oiseau, il était comblé. Il sentait le vent lui apporter les
saveurs de saison, odeur de sève et miel sauvage, il vivait au rythme des saisons.
Un jour des amoureux se sont unis pour toujours sous cet arbre, et il ressentit ses
racines trembler de nouveau pour les hommes, les amoureux sont devenus parents
et grand parents et chaque fête et pique nique se faisait sous cet arbre. Ainsi il vécu
avec cette famille voyant grandir leurs enfants et il s’aperçut que le monde des
hommes avait aussi du bon, que l’amour pouvait lier hommes et nature ensemble
pour des moments inoubliables.
Claudia.
Histoire du brin d’herbe
C’est l’aventure qui est arrivée à une fille et trois garçons, aux solides mollets, sac
sur le dos qui ont pour objectif de découvrir le monde.
Mais à leur plus grande surprise la première découverte fut celle du végétal, d’un brin
d’herbe plus précisément qui parlait de ses sentiments, de son envie de voyager :
« J’aurais aimé faire tout ce voyage et reste comme une herbe esseulée sur le bord
de la route à me faire balayer par tant de passages, enracinée entre terre et bitume
avec la peur, parfois, de me faire écraser ou de me faire manger par un escargot !
Je voyage en regardant la lune, la même à des milliers de lieux de là, mais elle
ne dit rien, ne sourit pas, s’assombrit parfois. Quelquefois un ver luisant solitaire
s’aventure à mes côtés et son éclat dans la nuit me rassure ; et nous restons là,
muets, une herbe et un ver n’ont pas un identique langage mais nous percevons les
mêmes souffles, les mêmes prémices de l’hiver qui approche et ça, c’est sûr, si la
gelée passe par là, nul doute que mon ver me cherchera. »
Une saison plus tard
« J’ai passé l’hiver, je me suis enroulée comme un cache-col protégeant au mieux
mes racines pour revivre le printemps, plus vigoureuse, plus verte au milieu des
pâquerettes ; peut-être bien que les papillons se poseront sur moi entre les milliers
de kilomètres qu’ils parcourent chaque année. Être la halte de quelqu’un ne me
déplait pas du tout, je suis même fière et émerveillée de tant de splendeurs rares,
multicolores, mais ma couleur préférée ce sont les papillons jaunes tels des soleils.
L’autre jour, j’étais épuisée par tant de poses sur ma frême personne que je me suis
assoupie en rêvant encore et encore à des ailes par milliers. Tenez, un oiseau a voulu
faire de même, Dieu que c’est lourd un oiseau et puis l’idée lui a pris de picorer :
avais-je de quoi manger ? Sans doute, mais toujours est-il qu’à chaque coup de bec
je tressaillais. Lorsqu’il a pris enfin son élan pour s’envoler dans les airs, j’ai plié
comme un roseau et eu la frayeur de ma vie de ne pouvoir me redresser. Est-ce que
ça se peut un écriteau « interdit aux oiseaux » ?
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Jeu concours Rencontre végétale
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Catégorie
Plus de 13 ans
Mon ami le ver s’en est allé vers d’autres horizons. Ça tient pas en place un ver, ça
se tortille, ça visite, contrairement à ma personne figée dans l’immobilité terrienne,
mais je m’en fiche ce sont les autres qui viennent à moi, à moins que ce ne soit
par intérêt pour les moucherons qui m’investissent : non ! Cette idée me crève le
cœur !
L’autre jour, au réveil (je dors parfois la nuit) une demoiselle Pâquerette, toute
fraîche, toute pimpante, avait surgi de terre. J’avais bien senti quelque chose frôler
mes racines, mais tant de bestioles nuisibles grouillent à mes pieds que l’idée d’une
surprise ne m’était pas venue. Je l’aime, il semble aussi qu’elle ait un penchant pour
moi, à moins que ce ne soit la brise ou les rayons du soleil. J’ai entendu parler de
ce qui arrivait au tournesol. Peut-être que demain ou après-demain le soleil ne se
lèvera pas et là je saurai avec certitude si c’est lui ou moi qui lui fait tourner la tête
à ma petite Pâquerette…
Catherine Cochet, 52 ans.
Tussilage
Le Tussilage
L’été avant l’âge
Fleur sans ramage
Fleurit sans bagage.
Au bord du chemin
Me parle avec entrain,
Me chante ses refrains
De sa beauté sans fin.
N’est-il pas d’autres fleurs
Qui apportent le bonheur
D’avoir leurs floraisons avant
l’heure ?
C’est tout à leurs honneurs !
Dorothée Dehocq, 40 ans.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Violette
Au détour d’un chemin, sous une touffe d’herbes sèches,
elle se cache la mignonne … peine perdue, je l’ai vue !
Je me penche doucement et tout en la dégageant :
- Dis-moi timide fleurette, sais-tu qui te fit naître ?
- Oh oui ! je le sais, c’est notre reine à toutes, c’est la déesse Flora,
nous sommes une grande famille, nous, les Viola
et sans vouloir porter ombrage à mes cousines que j’aime,
la seule qui sente bon, c’est moi, la violette de carême.
- Assurément, lui répondis-je, pour cela on t’appelle la violette odorante
mais tu te fais rare et quand modeste tu te caches sous le gazon,
tes effluves enivrants trahissent ta présence :
sur toi se posent abeilles et papillons.
La conversation engagée, la violette voulut me surprendre
avec pour le moins, une bien curieuse légende :
- Grâce à Flore me dit-elle, nous sommes la source des parfums …
Un jour, pour Vénus, s’enflamma le cœur de Vulcain.
Le dieu du feu était très laid
et Elle… reine de la beauté.
Toutes ses avances repoussées, Vulcain eut une idée,
se fit tresser une couronne de violettes
pour orner sa vilaine tête.
Vénus subjuguée par le suave parfum,
oublia sa laideur et épousa Vulcain.
C’est ainsi qu’à cause de nous, pauvrettes,
le piège se referma sur la jolie déesse.
Vénus en enfer, plutôt qu’au paradis…
Sommes- nous coupables de cette ignominie ?
- Complices de Vulcain, oui, peut-être…
Mais n’y pense plus violette, c’était il y a longtemps !
Ma rencontre aujourd’hui avec toi
me remplit d’espoir et de joie.
La nature reprend vie
après des mois de léthargie.
Nous sommes en février
l’hiver s’en est allé
et le printemps est là
puisque te revoilà.
Marie-Thérèse, 66 ans.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Conte de l’asperge et de l’homme
bonjour!
faut-il se dire bonjour?
je n’ai pas l’habitude de parler aux plantes!
aujourd’hui,je vais vous faire un aveu
ce serait plutôt: un voeu de bonne santé!
bien sûr ,vous avez entièrement raison!
veuillez m’en excuser!
je suis un brin maladroit!
c’est qu’en janvier cette année
le froid est revenu et ma famille le craint!
le gel peut nous cuire...
je suis sortie prématurément
car je viens d’un milieu favorisé...mais
la plupart de mes congénères hivernent
à pareille époque!
faute de moyens!
vous les hommes dites souvent
que dans ma famille,on grandit trop vite!
finalement,nous nous comprenons!
que vous arrive t-il?
vous etes tout blanc,comme mes cousines!
eh bien! je viens de réaliser
que maintenant que l’on s’est parlé!
maintenant,que je connais ta capacité de tendresse!
je ne pourrais plus te manger…
en homme laid te demande pardon pour les miens...
il faut que je m’asperge d’eau froide la figure!
je comprends maintenant: vous nous griffiez la chair
car nous vous coupions les griffes….
nous nous comprenions,comme tu dis!
vous me quittez,au revoir!
longue vie à toi!...
Rémy Boyer.
Jeu concours Rencontre végétale
Catégorie
Plus de 13 ans
Sur le chemin des mots
(Langue verte)
Que j’aime tant refaire, un bâton à la main,
L’école buissonnière sur le bord des chemins.
L’espoir en bandoulière et ma boîte à images
Je vois comme naguère de curieux personnages.
De l’ombre à la lumière l’oiseau déploie ses ailes
Je capte l’éphémère pour qu’il reste éternel.
Au détour d’un sentier, dans le vert corridor
Un jour j’ai rencontré Victor le bouton d’or.
M’adressant la parole, de peur d’être cueilli,
Parmi les herbes folles la renoncule sourit.
J’ai entendu pousser un cheveu de la terre,
Sous son minois doré vit tout un univers.
Mon oreille a vibré, mon cœur également
Et mes yeux ont flashé sur une fleur des champs.
Qu’importe sa tunique, son nom vernaculaire,
Chaque plante est unique et voilée de mystère.
L’homme pressé l’ignore, il passe sans rien voir.
Tout lui échappe alors même l’eau des miroirs.
Loin des rumeurs urbaines le silence est trompeur.
Pas à pas je discerne bruissements ou senteurs.
Car la feuille frémit, les insectes murmurent.
Une branche alanguie fait craquer ses jointures.
Pour qui sait l’écouter, souvent Dame Nature
Vient livrer ses secrets à travers sa parlure.
Dominique Hamard.
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Catégorie
Plus de 13 ans
Arbre de vie
Nous étions en mai, par un début d’après-midi ensoleillé qui bruissait de chants
d’oiseaux et d’insectes. Je m’étais sentie comme invitée à aller explorer les environs
de ce gîte blotti dans un creux du Haut-Var, où j’étais arrivée depuis la veille au
soir. Invitée par la beauté de la nature environnante, comme pour une danse, sans
autre intention que l’envie d’un moment de plaisir partagé.
C’est par la traversée d’une oliveraie, quelque peu à l’abandon, que commença ma
promenade. Étrange sensation d’ailleurs, que ces vieux oliviers n’ayant plus à offrir
que leurs troncs noueux émergeant des herbes folles. Je pressai alors le pas pour
dissoudre cette impression de malaise qui semblait vouloir me gagner.
Au bout de l’oliveraie, ce fut un bois qui m’accueillit ensuite. Et là, au bout de
quelques pas guidés par le semblant de sentier qui se dessinait au milieu du tapis
d’aiguilles, un nouveau tableau s’offrit à mes yeux: une vieille balançoire toute
rouillée, perdue dans une clairière ! Incongruité de l’objet métallique au milieu des
bois, qui venait ainsi déranger ma quête d’une nature que j’avais rêvée ressourçante,
poétique… Je pensai alors à mon fils, qui, du haut de ses douze ans, ne s’intéressait
plus depuis longtemps aux balançoires. Il grandissait, changeait, m’obligeant
à m’adapter et à me remettre en permanence en question pour accompagner son
chemin d’être en devenir. « D’ailleurs, ce devenir, de quoi sera-t-il fait ? » La
question me traversa, brutale, sans appel, devant les bouteilles et autres canettes
que j’aperçus à quelques pas de la balançoire. Quel futur ? Quelle planète ? Quelles
valeurs lui transmettre ? J’accélèrai le pas, gagnée par un mélange d’inquiétude
et de colère qui me fit pester d’autant plus contre les ronces et les broussailles
qui entravaient ma progression. J’avançais quand même, il fallait d’urgence que je
débouche sur un ailleurs, un autre-chose, une ouverture…
C’est alors que je le vis, lui, et que j’en fus toute saisie, stoppée net dans ma tentative
de fuite à pas forcés. Grand, vigoureux, recouvert d’une myriade de feuilles d’un
vert tendre, tout son élan et toute sa force de vie tendus vers le soleil, comme aspiré
par l’énergie du Sud. Il ne me laissa pas le temps de reprendre ma marche ni mes
esprits, car il savait que c’était là, tout de suite, qu’il lui fallait me délivrer son
message qui allait résonner en moi comme un appel au ressaisissement, au réveil :
« Un jour, il sera plus grand que toi. » Le sens était limpide, je le reçus avec une
intense émotion. Un jour mon fils sera plus grand que moi, en taille bien sûr, mais
surtout en sagesse, en vigueur, en capacité d’agir et de transformer le monde dans
lequel il vivra.
Devant la force du message, il ne me fut pas possible de repartir à l’instant. Je restai
un moment à observer l’arbre, sa place parmi ses « frères debouts », la force de son
tronc, la vigueur de ses branches. Sa façon aussi de marquer, du haut de la butte,
la limite du petit bois, la fin du chaos, et le passage vers le champ d’à-côté, espoir
d’un nouvel ensemencement.
C’est plus tard, assise sur une souche, que je pris vraiment conscience du cadeau
que venait de me faire l’Arbre : celui de la confiance dans les forces de Vie qui - il
m’en avait donné la certitude - toujours l’emporteront…
Aude Huret-Abbe, 43 ans.
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Plus de 13 ans
Rencontre avec un sorbier des oiseleurs
Me voici de retour en ce début de mai
Dans ce cher village où je trouve la paix
Le temps est au plus beau, la nature revit
Et le pré alentour a retrouvé la vie
Les arbres ont reverdi, le pré semble embelli
Tout près de moi, un sorbier est fleuri
L’hiver a été rude, je vais le visiter.
« Bonjour joli sorbier, me voici de retour.
C’est moi qui t’ai planté, jadis par un beau jour
Tu étais tout petit, perdu dans la prairie
Et maintenant c’est toi qui va servir d’abri
Aux insectes, animaux et aux plantes herbeuses
Qui survivront ici aux terribles faucheurs
Tu as déjà vécu, depuis bientôt trente ans
Futur centenaire, tu peux prendre ton temps
Et persister encore, toi belle rosacée
A fleurir beaucoup, année après année.
Et tu fais tant de fleurs, qu’on peut les ramasser
Sans risquer d’appauvrir ton beau garde mangé
Que tu pourras offrir, dès l’automne arrivé
Aux myriades d’oiseaux bien souvent affamés.
Car ton si beau feuillage et tes fleurs tomberont
Mais tes fruits rouges en belles grappes resteront.
Si l’homme les néglige et n’ose les goûter
Les oiseaux auront là pour longtemps à manger
Ils survivront ainsi dès l’hiver arrivé
Ils sèmeront tes graines dans les bois et les prés
Ainsi certains d’entre eux sur la terre germeront
Ils seront grains de vie aux futures saisons. »
Merci sorbier
Henri Parel, 95 ans.
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Plus de 13 ans
Marguerite
Elle m’a appelé, je l’ai entendu.
En m’approchant, je l’ai vu, si fragile…
Petite marguerite dans la fissure du mur gris de la ville.
Elle me raconte sa survie, le froid, l’indifférence et pourtant elle brille !
J’admire son courage et lui offre un sourire. Je ne sais comment la remercier.
Son enseignement en toute gratuité, s’offre dignement aux regards de qui veut.
Elle tend son espoir, sa fantaisie, sa joie de vivre malgré tout.
Elle est marguerite, elle vit marguerite, elle puise dans l’infime pour satisfaire ses
besoins, il suffit de si peu pour rayonner.
Alors, je l’ai caressé et lui demande de résister, on a tant besoin de petites fleurs
cachées dans l’imprévu.
Elle me répond que tout va bien, qu’elle est forte, qu’elle reçoit l’amour du vent,
des étoiles, du soleil, et de la pluie, engrais nécessaire. Et puis, elle communique
souvent aux insectes, afin qu’ils apportent des nouvelles à sa famille, de leur dire
qu’elle est heureuse car elle se débrouille bien dans cette jungle.
Elle aime être dans ce monde d’apparence absurde, elle s’y sent utile, elle œuvre
pour embellir, pour le rappel que la nature est là, partout.
Elle me demande mon prénom.
« Vincent. »
Elle rosit, je ne comprends pas, moi aussi.
« C’est la première fois que cela m’arrive, j’ai envie de pleurer, lui dis-je.
-
Et bien pleure, et donne-moi ta larme que je récolte ce bonheur unique des
premières fois. »
Je l’ai fait sans honte.
Je suis sûre de l’avoir déjà rencontrée quelque part…
Céline Jousselme, 35 ans.
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Plus de 13 ans
Mille-trous
-
Prends garde à toi, manant ! Sache que l’on m’appelle l’herbe aux
guerriers.
-
Toi ? Laisse-moi rire. Ni épée épine, ni casque, ni même une cuirasse, de
simples pétales jaune d’or, pas trop mal il est vrai et puis des feuilles… Attends,
laisse-moi voir un peu mieux. Allez, mets-toi donc dans le reflet du soleil. Ah !
C’est bien ce qu’il me semblait, tu es percé d’au moins…. mille trous.
-
Et alors ? Je survis plutôt pas mal… Et sur tous les continents, qu’il fasse
froid ou chaud. Mais tu ne connais pas ma botte cachée.
-
Une arme secrète ? Un poignard dissimulé, une grenade qui ne demande
qu’à être dégoupillée ?
-
Pire que cela.
-
Un bouton rouge qui déclenche un cataclysme à des lieues. Allez dis-moi !
-
J’empoisonne les vaches à petit feu. Je précise : elles prennent des coups de
soleil qui les laissent sur le flanc… Définitivement. Mais je sais faire encore plus
machiavélique
-
Serais-tu comme la fameuse belladone, le bouillon de onze heures qui
assoupit sa victime, la paralyse et la mène vers l’au-delà dans la plus grande
discrétion ?
-
Pas du tout. Je suis encore plus rusée.
-
Toi ? A peine un mètre de haut, des tiges grêles, une allure de clocharde.
D’ailleurs tu pousses de préférence dans les fossés.
-
Ne tergiverse pas. As-tu trouvé ? J’utilise les armes des hommes qui se
retournent contre eux. Je t’aide un peu : on me cueille pour la saint Jean.
-
J’avance, tu es une de ces herbes magiques que les sorcières ramassent
quand la nuit est la plus courte de l’année.
-
Tu brûles. As-tu lu les rubriques scientifiques dernièrement ?
-
Ouahh…. Serais-tu tu un espoir pour un traitement miracle du SIDA ou du
cancer ?
-
Hélas non. A peine ai-je quelques propriétés intéressantes pour soigner les
petites dépressions, les coups de blues passagers, et encore… Non, la rubrique :
crime…
-
Mais oui, mais c’est bien sûr… Tu es le millepertuis celui qui s’amuse avec
les médicaments des hommes pour en modifier les concentrations : avec toi les
drogues n’ont plus d’effet.
-
Oh pas toutes, restons modeste, mais je l’avoue j’ai un beau palmarès et je
suis crainte comme la peste, pire que les Dalton : « Wanted, ne pas associer à votre
traitement ».
-
Millepertuis, Hypericum perforatum devrais-je dire, total respect !
Guillemette Resplandy, 50 ans.
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Plus de 13 ans
C’est un petit bonheur,
Que j’avais attrapé,
Il était tout en pleur,
Sur le bord d’un fossé.
Quand il m’a vu passer,
Il s’est mis à crier,
«Monsieur, attrapez-moi, chez vous emmenez-moi».
Mes frères m’ont oublié, je suis tombé, je suis malade,
Si vous ne me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade,
Je me ferais petit, tendre et gentil, je vous le jure,
Monsieur je vous en prie, délivrez moi de ma torture.
Voyant que j’ai souri, il a fait des bourgeons,
C’était le paradis, ça se voyait sur son jonc,
Lors d’un matin joli, marchant sur ce chemin,
Sur le bord de mon coeur, y’avait une chanson.
Céline Martin, 28 ans.
Impermanence et légèreté
Le rayon de soleil sur le carrelage de la cuisine glisse doucement
Les nuages magenta s’irisent de parme juste au-dessus du clocher
La terre offre sa chevelure tabac de haies et jade de prés
La bordure de prunelliers dénudés frissonne légèrement sous la brise du levant
Au loin, un vol d’étourneaux noircit un bref instant le ciel vert gris
Les chênes perdent leurs dernières feuilles, l’ultime rose de l’hiver se flétrit
Les papillons se cachent, les calendulas gelées se préparent déjà pour le printemps
Le martin-pêcheur plonge à pic dans l’onde mystérieuse de l’étang
L’enfant rosit, blondit, chante des mots nouveaux et s’agrandit chaque jour
Le père s’emporte, se calme, plaisante, rit puis à nouveau s’isole
La mère crie, va dehors, revient vers sa petite fille, sourit d’amour
Les champs, brillants sous le soleil, se grisent maintenant d’une brume d’alcools
Le renard au poil plus touffu se faufile derrière ajoncs et vieilles herbes, vestiges
de l’été
La main allume le feu, se chauffe et, rouge de l’esprit du foyer, caresse le visage
aimé
L’homme, adouci, sourit, attrape la femme par la taille et la colle contre son cœur
Baisers, soupirs, mots soufflés, regards tendres, lèvres amusées, douces heures
L’enfant joue avec le fennec des sables brûlants, sa tête contre son museau
Buddy Holly chante une douce complainte: “...and it’s raining in my heart...”,
La nuit tombe vite, noircissant tout, libérant chouettes et blaireaux
La haie de ronces a jauni, quelques mûres pourries restent encore accrochées
Un couple de mésanges va et vient dans la cour inondée
J’ai planté un arbre dans les cailloux, près du puits,
Aussitôt, un oiseau est venu y faire son nid
Christine Harel
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Plus de 13 ans
Complainte du mélèze
Au milieu d’une forêt,
Sur les hauteurs du bas Valais,
Là gît un mélèze fatigué
Dans une pente à cinquante degrés,
Parmi les orties et les fougères.
Arrivent deux compères,
L’un, peut-être, bûcheron,
L’autre venant de ses Corons.
Tous deux inspectent les lieux
De ce sol si rocailleux.
Quelle attitude pour procéder
Au débitage sans tarder ?
Armé d’une tronçonneuse,
Par malheur très bruiteuse,
Il sectionne l’arbre agonisant
En huit tronçons très pesants.
Mais le mélèze, par vengeance,
Roule vers eux avec violence
Désirant les écraser
Pour mieux les mépriser.
A près ce travail harassant
Dans ce terrain pentu et glissant,
Le fier mélèze gît en morceaux
Sous le sourire de son bourreau.
Celui-ci, heureux, le hisse.
Un treuil et sa force motrice
Traine dans la pente sinistre
Les billes du mélèze triste.
En haut, sur un sentier d’alpage,
Elles subiront, dociles, un élagage
Et deviendront les pieds de tables
Et des chaises confortables.
Jean-Pierre Pleeck
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Plus de 13 ans
Je me trouvais au milieu des fleurs
Je me trouvais au milieu des fleurs. Elles étaient belles, très belles, multicolores.
Je les avais semées, arrosées, je les aimais, les admirais,
Mais elles étaient silencieuses et un peu orgueilleuses.
Le soleil était très haut, très chaud, quand soudain à côté de mon jardin,
Un murmure de vent, comme un tintement de clochettes,
M’apporta des paroles très douces…Elles venaient de la haie de broussailles
Là ! tout à coté, j’étais très intriguée…
« C’est moi, l’herbe Sauvage, semée ici par un merle gourmand.
J’ai levé, grandi ici parmi toutes les herbes sauvages,
Veux-tu être mon amie, j’ai tant de chose à te raconter,
Mais surtout tant de richesses à te communiquer… »
C’est ainsi que commença une très belle amitié,
Entre les riches et orgueilleuses fleurs du jardin
Et les humbles petites fleurs sauvages.
A chacun son éclat, sa couleur,
Sa sauvage beauté et ses richesses cachées.
Fissures dans le béton,
Dans une fissure de béton, chaque matin Herbe Sauvage, Se redressait pour saluer
le jour nouveau.
Courageuse et belle, Herbe Folle était cependant ignorée de tous les habitants,
Chacun passait, repassait sur le trottoir, dans la plus grande indifférence.
Piétinée, écrasée, Herbe Sauvage, n’en continuait pas moins, chaque matin de saluer
le jour nouveau.
Un matin de printemps, revêtant sa corolle de pétales éclatants,
Plus fièrement, plus sauvagement que d’habitude, Herbe Folle salua le jour
nouveau.
Justement, à cet instant, sur ce même trottoir, je m’avançais. Le clic du dernier
pétale qui s’ouvrait attira mon attention.
Une petite voix musicale murmurait : « Depuis de longs jours je résiste au béton,
à la soif, au soleil, à l’indifférence de tous, mais vois, je suis là, regarde comme la
nature m’a revêtue de si riches couleurs et de tant de vertus. Prends le temps de
m’écouter et je t’expliquerais en quoi je suis utile,
Moi, Herbe Sauvage, Herbe Folle, Je nourris les oiseaux,
Je sème la Beauté. Je suis l’or des prés,
La saveur de la violette. Le parfum de l’aubépine,
Le remède à tant de maux,
Observe et tu découvriras
Tous les trésors sauvages de la Nature. »
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Catégorie
Plus de 13 ans
Le froid a préservé intacte la neige fine. Elle recouvre la plaine à perte de vue
sous un guilleret soleil. Je suis un chemin des chmpas, bordé d’une haie plus que
séculaire. Soudain, de fins rameaux noirâtres dérangent l’irréelle blancheur du sol.
Ils sont beaux ! D’où viennent-ils ? Le froid les a détachés d’un bouleau. Sa belle
écorce tachetée émerge d’un fouillis de créquiers agressifs, de ronces, d’herbes
mortes.
« Bien sûr, c’est étonnant de me rencontrer ici, n’est-ce pas ? »
C’est lui, le bouleau, c’est bien lui qui me parle ! Il continue :
« C’est le hasard qui m’a fait croître sur cette riche terre. Mais autrefois, tes ancêtres
nous y plantaient. Et pas seulement dans les parcs des châteaux. Depuis toujours
ils connaissent les vertus de nos feuilles contre leurs maladies, tiraient du sucre et,
bien sûr, de l’alcool, de notre sève. Quand le bourreau mettait « la hart au col » de
quelque pauvre bougre, c’était de notre écorce tressée qu’il s’agissait. Pas de quoi
pavoiser, me diras-tu. Mais c’est aussi parce qu’elle était imputrescible que l’écorce
de nos branches entourées de paille de sègle drainait les sols humides. Mais c’est
notre bois, surtout, qui était précieux, au charron, au tourneur, au tournelier ; ses
déchets même étaient appréciés des fourniers pour sa régularité de sa combustion…
De nos jours, nous ne sommes plus guère que des arbres d’ornement.
-
Pas seulement, tu sais. La médecine a toujours recours à vous. Je connais
une colline artificielle qu’un bois de bouleaux a strabilisée… et embellie ! C’est
important la beauté. Il me souvient d’une immense forêt norvégienne constituée de
bouquets de bouleaux sur un sol sablonneux… »
Plus tard, me revinrent les gestes précis de mon père maçon, « granitant » un
mur à l’aide d’un bouquet de « bouillet » plongé dans un mortier liquide dont il
l’aspergeait.
Marie-Josée Dragon
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