manaudou se couvre d`or
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manaudou se couvre d`or
1 Bleu Rouge Noir Jaune NATATION MANAUDOU SE COUVRE D’OR Après son titre sur 800 m, mercredi, la championne olympique française (notre photo) a conquis, hier à Budapest, deux nouvelles médailles d’or européennes sur 200 m 4 nages et 100 m dos avant d’offrir du bronze à ses copines du relais 4 x 200 m. (Pages 10 à 13) (Photo Richard Martin) *61 ANNÉE - N 19 028 0,80 e o France métropolitaine www.lequipe.fr Vendredi 4 août 2006 T 00106 - 804 - F: 0,80 E 3:HIKKLA=[UU]U^:?a@s@a@e@k; LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE SOUS LE SIGNE DU LYON Une nouvelle fois grand favori de la compétition qu’il vient de remporter cinq fois de suite, Lyon ouvre, ce soir (21 heures) à Nantes, le Championnat de France de Ligue 1 de la saison 2006-2007, dont on espère qu’il renoue avec le suspense et le spectacle. Cette première journée se poursuivra demain et dimanche. (Pages 2 à 7 et notre éditorial) LE COMBAT DE PASCAL CHIMBONDA (Page 8) DESCHAMPS N’ABDIQUE PAS (Page 9) L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 1,7 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge (Page 8) Bleu Rouge SAINTÉTIENNE : ILAN PAS QUALIFIÉ Jaune Bleu Jaune SPÉCIAL FOOT Noir Noir Malgré l’arrivée de nouveaux joueurs, comme Squillaci (à gauche) et Källström, ici devant les anciens Caçapa (au centre), Benzema et Carew (à droite), l’effectif lyonnais, en remportant le Trophée des champions dimanche dernier, a déjà fait preuve de cohésion et d’efficacité. Cela explique en partie pourquoi, cette saison encore, Lyon fait figure de grandissime favori. (Photo Jean-Marie Hervio/ Flash Press) 2 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (1 LE DESSIN re journée) On peut toujours rêver Lyon est l’immense favori d’un Championnat qui doit surtout se rapprocher du spectacle. Et de la morale. TABLEAU D’HONNEUR 2005-2006 Directement qualifiés pour la Ligue des champions : Lyon (champion), Bordeaux. Qualifié pour le 3e tour qualificatif de la C 1 : Lille. Qualifiés pour la Coupe de l’UEFA : Lens, Nancy (vainqueur de la Coupe de la Ligue), Paris-SG (vainqueur de la Coupe de France). Qualifié pour la Coupe Inter toto : Marseille, Auxerre. Relégués en L 2 : AC Ajaccio, Strasbourg, Metz. Promus en L 1 : Valenciennes (champion de L 2), Sedan, Lorient. L’Olympique Lyonnais n’a pas encore bouclé son recrutement mais il présente d’ores et déjà un collectif talentueux. Et le PSG de Pierre-Alain Frau, comme ses autres adversaires, ressemble au mieux à un simple outsider. (Photo Pierre Lahalle) L’ÉDITO LE PALMARÈS UN PETIT PEU TROP TÔT C Foot (L 2), reçoit Libourne-St-Seurin 23 16 Orlréans Or Strasbourgg Auxxerre 19 14 T s Tour Fooot ((L 1),) reçoit LLyoon Niort 23 Foot ((L 2), 2) 16 reççoitt Grenoble 26 16 Metz t Fooot ((L 2) 2),) reçoit Istress Foott ((L 2),) reeçoit St Strasb t sbour b rg r Foot 24 14 24 14 Nantes 20 12 Foot (L S2), S2 reçoit Créteiil 20 15 Foot (L ( 2),) reçoit Le Havre vre Biarritz Le temps cet après-midi : Automnal des frontières du Nord au Centre-Est. Lyyon 27 16 23 17 17 15 Dij Dijon ( 2) 2),) reçoit Caen Chââteau Ch teauro roux oux Foot (L B d Bordeaux Auurillac 23 20 20 13 19 13 T l e Toulouse 28 21 Perpignan 20 16 19 14 Grenoble Valence l 27 19 Montpelllier 26 21 Monaco M Marrseille Foot ((L 2),) reçoit Gueugnon Bastia tiaa 27 20 28 20 Foot ((L 2),) reçoit Reimss LA QUESTION D’HIER Lyon sera-t-il champion de France pour la sixième fois d’affilée ? OUI ............................................................................................ 56 % NON ........................................................................................... 44 % (nombre de votants : 89 571) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS partagent ce point de vue, ainsi que d’autres arguments, comme celui d’offrir à leurs entraîneurs des possibilités de changements plus importantes. « Notamment en attaque, poursuit Caïazzo, sans doute motivé par les attentes de ses propres supporters. On parle de football offensif, encore faut-il s’en donner les moyens. Là, on pourra avoir deux ou trois attaquants remplaçants. » Contre un seul, le plus souvent aujourd’hui. Correa : « Moins d’improvisation » Certains présidents se sont pourtant opposés à cette réforme, essentiellement pour des raisons de coûts supposés. Il s’agit notamment de JeanClaude Plessis (Sochaux), Olivier Sadran (Toulouse) et Jean-Claude Hamel (Auxerre), un farouche adversaire. « J’étais contre et je le reste, confirme ce dernier. Seize me semble le nombre juste. Outre le fait que, de retour de certains déplacements, on sera rentrés trop tard pour que des remplaçants puissent évoluer en équipe réserve le lendemain, cela va nécessiter beaucoup de frais supplémentaires. Cela va poser des problèmes d’avion, on va devoir fournir des bancs plus grands… » Le sage bourguignon ne parle pas des primes supplémentaires, un sujet souvent évoqué à demi-mot. « C’est un faux problème, tranche Caïazzo. Il suffit de bien se mettre d’accord avec son capitaine sur leur répartition, en début de saison. Et, avec ce que l’on a touché sur les PAGE 2 2,13 buts par match la saison passée Pendant ce temps-là, les trois promus, Lorient, Sedan et Valenciennes, tenteront de faire aussi bien que leurs prédécesseurs Le Mans (onzième), Nancy (douzième) et Troyes (dix-septième), dont la deuxième saison dans l’élite pourrait être la plus difficile. À l’heure des promesses, c’est sur le spectacle qu’il faut se pencher. La moyenne de buts en Ligue 1, de très loin la plus faible des grands Championnats européens, à laquelle elle émarge par habitude ou nostalgie, est encore descendue la saison dernière à 2,13 buts par match (2,17 buts par match en 2004-2005). 37 % des matches de L 1, la saison dernière, se sont terminés par un 0-0 ou un 1-0. Ce que l’on a vu des matches de préparation en France et des rencontres à élimination directe pendant la Coupe du monde ne laisse pas augurer d’amélioration notable : la mode, ou la nécessité, va être de défendre à dix et d’attaquer à trois. Or, les trois qui attaquent, en France, n’ont pas la même valeur qu’à l’étranger, malgré les retours de Micoud et de Cissé et l’arrivée de Koller. Les entraîneurs ont leur part de responsabilité dans cette contagion malheureuse, cette manière de « je te tiens, tu me tiens » . Ils ont pourtant peu d’illusions à nourrir : seuls trois entraîneurs sur vingt étaient déjà là au départ de la saison 2004-2005 (Puel, Bölöni et Baup), et encore les deux derniers ont-ils changé de club. Les entraîneurs pourraient, au moins, perdre leur place en s’amusant. Mais les arbitres seront au moins aussi attendus, à l’heure de leur changement de statut, pendant que tout montre, dans les divisions de l’arbitrage en France comme dans les affaires d’un autre genre à l’étranger, qu’ils doivent cesser de se gérer eux-mêmes. Et les dirigeants, dans tout ça ? Ils vont continuer de diriger, un peu, de parler, beaucoup. Ce n’est pas toujours ce qu’ils font de mieux. Mais c’est ainsi que vit le feuilleton de la Ligue 1. Et on râle, on râle, mais on n’en manquera pas une miette. VINCENT DULUC LES RECORDS DU CHAMPIONNAT TITRES droits télé, il faut aussi savoir donner. » Les entraîneurs ne s’en plaindront pas, à défaut d’avoir pu bénéficier d’une enveloppe mieux garnie pour les transferts. Ces derniers auront donc à gérer un effectif plus important les jours de match, sachant que certains convoquaient déjà 17 joueurs pour parer un éventuel forfait, voire 18, comme c’était systématiquement le cas à Lille avec Claude Puel, deux hommes se retrouvant donc, au final, dans les tribunes. « La France a perdu du temps », regrette Pablo Correa, à Nancy, avant de se réjouir de la « multiplication des possibilités et de moins d’improvisation. Je n’y vois que des bonnes choses. » Son homologue du Mans, Frédéric Hantz, n’est pas aussi dithyrambique, même s’il salue naturellement l’avancée concernant le coaching et l’assurance qu’il aura désormais d’appeler une doublure pour son gardien, ce qu’il omettait parfois précédemment. « Cette réforme est très intéressante sur la saison, mais je ne l’utiliserai pas tout le temps, explique-t-il. Cela permet de conserver plus de monde sous pression, d’en impliquer certains en les remettant dans le groupe à un moment donné. Mais avoir quatre joueurs pas toujours concernés sur le banc peut aussi avoir des effets néfastes. Au départ, je préférerai en envoyer en CFA. » Même avec 18 appelés, il y aura toujours des déçus le vendredi soir. FRANCK LE DORZE Le plus grand nombre de titres Saint-Étienne, 10 (1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1981) ; Marseille, 8 (1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991, 1992) et Nantes, 8 (1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001). Les joueurs les plus titrés Jean-Michel Larqué et Hervé Revelli, 7 (1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976 avec Saint-Étienne). Le plus grand nombre de titres d’affilée Lyon, 5 (2002, 2003, 2004, 2005, 2006). Le plus grand nombre de doublés Championnat-Coupe Saint-Étienne, 4 (1968, 1970, 1974, 1975). Les promus sacrés champions Bordeaux en 1950, Saint-Étienne en 1964 et Monaco en 1978. BUTEURS Le meilleur de tous les temps en France Delio Onnis (ARG, 1972-1986), 299 buts. Le meilleur Français de tous les temps Bernard Lacombe (1970-1987), 255 buts. Le meilleur buteur sur une saison Josip Skoblar (YOU, Marseille), 44 buts en 1970-1971 sur un Championnat à 38 matches ; Gunnar Andersson (SUE, Marseille), 35 buts en 1952-1953 sur un Championnat à 34 matches. Le plus petit total du meilleur buteur Bernard Zénier (Metz), 18 buts en 1986-1987. Le meilleur buteur sur un match Jean Nicolas, 7 buts lors de Valenciennes - Rouen (1-9), le 1er mai 1938. Le joueur ayant marqué durant le plus grand nombre de journées d’affilée V a h i d H a li l h o d z i c ( N a n t e s ) e n 1984 -198 5 pe nd ant 9 jou rné es (10e-18e). Meilleur buteur en activité en L 1 Lilian Laslandes (Bordeaux), 121 buts. ASSIDUITÉ Plus grand nombre de matches Jean-Luc Ettori (Monaco), 602 matches. Plus grand nombre de matches pour un joueur de champ Alain Giresse (Bordeaux, Marseille), 586 matches. Plus grand nombre de matches pour un entraîneur Guy Roux, 890 matches de 1980 à 2000 et de 2001 à 2005 (Auxerre). Plus grand nombre de saisons disputées parmi l’élite Sochaux, 58 ; Metz et Marseille, 56 ; Strasbourg, 55. Plus grand nombre de matches d’affilée parmi l’élite Nantes, 1 598 matches (1963-2006, série en cours). INVINCIBILITÉ Plus grand nombre de matches d’affilée sans défaite 32, Nantes en 1994-1995 (de la 1re à la 32e journée). Plus grand nombre de matches d’affilée sans défaite à domicile 92, Nantes, du 15 mai 1976 au 7 avril 1981. Plus longue invincibilité pour un gardien Gaëtan Huard (Bordeaux), 1 176 minutes en 1992-1993. SUR UNE SAISON LES VICTOIRES Plus grand nombre 26, pour Reims en 1959-1960, Monaco en 1960-1961 et Nantes en 1965-1966 et 1979-1980. Saisons à 18 clubs : 25, pour Saint-Étienne en 1969-1970. Plus grand nombre à domicile 19 sur 19, Saint-Étienne en 1974-1975. Plus grand nombre à l’extérieur 12, pour Saint-Étienne en 1969-1970 (18 clubs), Marseille en 1971-1972 et Lyon en 2005-2006 LES DÉFAITES Plus petit nombre 1, Nantes en 1994-1995. Plus petit nombre à l’extérieur 1, Nantes en 1994-1995. Plus grand nombre 28, Troyes en 1960-1961. Saison à 18 clubs : 24, Red Star en 1947-1948. LES BUTS Meilleur total 1 344 buts, en 1946-1947 (moyenne : 3,51 par match). Saison à 18 clubs : 1 138 buts, en 1948-1949 (moyenne : 3,71). Plus grand nombre de buts marqués par une équipe 118, par le RC Paris en 1959-1960. Saisons à 18 clubs : 102, par Lille en 1948-1949. Plus grand nombre de buts marqués à domicile 67, par le RC Paris en 1959-1960. Saisons à 18 clubs : 61, par Lille en 1948-1949. Plus grand nombre de buts marqués à l’extérieur 51, par le RC Paris en 1959-1960. Saisons à 18 clubs : 41, par Lille en 1948-1949, Reims en 1952-1953 et Saint-Étienne en 1969-1970. Plus petit nombre de buts encaissés 21, Marseille en 1991-1992. Plus petit nombre de buts encaissés à domicile 5, pour Nantes (1979-1980), Monaco (198 4-1985), Saint-Étienne (1986-1987), Bordeaux (1989-1990) et Guingamp (1995-1996). Plus petit nombre de buts encaissés à l’extérieur 11, pour Paris-SG en 1988-1989. Meilleure différence de buts + 63, pour Reims en 1959-1960. Saison à 18 clubs : + 62, pour Lille en 1948-1949. Plus large victoire 12-1, Sochaux - Valenciennes, le 25 août 1935. LES SPECTATEURS Plus grand nombre de spectateurs sur une saison 8 185 856 spectateurs en 2005-2006. Meilleure moyenne sur une saison 22 960 spectateurs par match en 2000-2001. Meilleure affluence pour un match 57 603, pour Marseille - Paris-SG (0-0), le 8 avril 1998. Meilleure affluence moyenne sur une saison 52 996 spectateurs par match pour Marseille, en 2004-2005. LES SANCTIONS Plus grand nombre de cartons rouges 131, en 2002-2003. Plus grand nombre de cartons jaunes 1 654, en 2002-2003. VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Brest rest Amiens 20 14 Sedaan 22 15 LA NOUVELLE est passée presque inaperçue. Elle est pourtant loin d’être anodine et remonte à une décision d’un conseil d’administration de la LFP du 20 mai dernier. Le nombre de joueurs autorisés à figurer par équipe sur une feuille de match de Ligue 1 – mais pas de L 2 – a été porté de 16 à 18. Comme ce qui est déjà pratiqué lors des compétitions internationales, ainsi que dans les Championnats de nos grands voisins continentaux (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie). « Il s’agit tout simplement de l’application de ce que font la FIFA et l’UEFA, précise Pierre Repellini, le vice-président délégué de l’Unecatef, le syndicat français des entraîneurs. Nous avons transmis des souhaits à la Ligue, émanant d’abord de clubs possédant un gros effectif. Mais il ne s’agit pas d’une obligation. On peut toujours continuer à n’aligner que 16 joueurs. » L’Unecatef est d’ailleurs dans l’attente des résultats d’une enquête commanditée auprès des techniciens. Cette évolution ravit notamment Bernard CaÏazzo, le président de Saint-Étienne, partisan passionné de la mesure et l’un de ses promoteurs, d’abord parce qu’elle aboutit à une uniformisation. « Je suis très content car, déjà, je suis profondément européen, affirme-t-il. On devait s’interroger sur cet anachronisme, qui pouvait d’ailleurs nous pénaliser en Coupe d’Europe, face à des adversaires habitués à gérer des bancs à 18. » Une majorité de dirigeants français durable, les Bordelais vont faire face à une exigence nouvelle. Par habitude, on pourrait juger que la contestation de la supériorité lyonnaise viendra de l’OM, du PSG et de Monaco. Mais leur instabilité fondamentale est un handicap lourd. Pourquoi leur faire confiance, cette fois ? Paris a une base intéressante, mais risque d’être confronté aux mêmes problèmes d’ego que la saison dernière. L’OM dépend toujours autant de Ribéry, et le dossier n’est tout de même pas d’une clarté extrême. Monaco, sans Coupe d’Europe, a un profil intéressant. Mais c’est exactement ce que l’on disait il y a un an. Il y a aussi Rennes. Et Lens. Et Auxerre. Bleu Rouge Le Havree Rennes avec Lillee 20 13 21 15 Huit années après, quel impact sur la L 1 aura l’épopée 2006 des Bleus jusqu’à la finale de Berlin, leur couronne amère mais belle de vicechampions du monde ? Un jour, tout le monde finira peut-être par se souvenir qu’il y avait eu une finale avant le coup de tête, que la France l’avait plutôt dominée et que six joueurs de Ligue 1 l’avaient disputée (Barthez, Abidal, Malouda, Ribéry, Diarra, Wiltord). Il y a rarement adéquation, chez nous comme chez nos voisins, entre le triomphe des clubs et des sélections. Mais on peut toujours rêver que la L 1 suive l’élan des Bleus. Ce qui ne change pas, dans le décor, c’est que l’Olympique Lyonnais est toujours favori à sa propre succession, trois mois après avoir été sacré La possibilité d’aligner 18 joueurs par équipe sur la feuille de match est l’une des nouveautés de la saison en L 1. 19 16 Cherbourg herbourg Lyon : richesse, talent et solidarité avec quinze points d’avance. Il faudra attendre, comme toujours, les dernières heures du mois d’août pour connaître son visage définitif, mais le club lyonnais ne s’est jamais affaibli dans la dernière ligne droite de la période des transferts. On persiste à penser qu’il a besoin d’un avant-centre de niveau mondial, par-delà les promesses de Fred, qui a tout de même marqué avec le Brésil en Coupe du monde, pour aller au bout de son rêve en Ligue des champions. Mais, pour la Ligue 1, cela devrait rouler sans problème : son effectif est le plus riche, le plus talentueux, et sûrement l’un des plus joyeux et des plus solidaires, ce qui fait beaucoup. Qu’est-ce qui pourrait priver Lyon d’un sixième titre ? À l’intérieur, une gestion difficile de l’après-Coupe du monde et des ego bouleversés. Peutêtre, aussi, des tensions à la direction des affaires entre Gérard Houllier et le duo Jean-Michel Aulas-Bernard Lacombe, comme tous les entraîneurs lyonnais des vingt dernières années en ont connu. Mais, à Lyon, cela n’a jamais empêché la performance. À l’extérieur, les adversaires potentiels sont sûrs, au moins, d’avancer masqués. Le maintien de Bordeaux (deuxième) et de Lille (troisième) serait une performance : si les Lillois savent tout de la double vie Ligue des champions-L 1, et si le club nordiste, en dehors de son stade, fait absolument tout dans l’ordre pour devenir une puissance majeure et Et on jouera à 18 LA MÉTÉO 20 15 tions sur les droits du foot après la fusion avec TPS, mais ses promesses d’impertinence ne feront pas de mal et participeront aux pressions nécessaires sur les acteurs du feuilleton le plus populaire du sport français. Car, comme un an plus tôt, il y a un seul mot d’ordre : il faut que cela change. En 1998, dans la foulée du titre mondial des Bleus, le Championnat avait été traversé d’un souffle populaire nouveau, les stades s’étaient remplis soudain d’un public féminisé, les héros restés au pays (Barthez, Trezeguet, Henry et quelques autres) semblaient en tournée des plages dans un mois d’août euphorique. Jaune Bleu Jaune MÊME SI LES JOURNAUX finissent toujours par emballer le poisson, il arrive que la date limite de fraîcheur s’étende au-delà du raisonnable. Prenez L’Équipe il y a un an, à l’instant de présenter le Championnat de France de Ligue 1, saison 2005-2006. On résume les grandes lignes de l’époque : il est temps que ça change, que la L 1 cesse d’être le Championnat le plus fermé et le plus ennuyeux d’Europe, que la moyenne de buts remonte, que la contestation de la supériorité de Lyon s’organise, que l’arbitrage arrête de donner le bâton pour se faire battre par ses divisions et ses mesquineries, que les dirigeants de club prennent quelque hauteur dans leurs rivalités pour atteindre, sinon à une éthique, du moins à l’esquisse d’une morale. Voilà, c’était il y a un an. Évidemment, cela n’aura échappé à personne, à moins de débarquer de Mars : on peut conserver le crayon dans sa poche à l’instant de rayer les mentions inutiles. Tout reste valable, rien n’a changé, et la Ligue 1 est même prête à repartir pour un tour, à l’aube du 69e Championnat de France professionnel. Ce qui change légèrement dans le décor, c’est la position nouvelle de Canal +, dont la manne représente un tiers du budget des clubs, et qui, après des années de promotion de son produit nourricier, s’impatiente face au spectacle, réclamant plus de buts, plus de suspense. Il est clair qu’à travers cette position, la chaîne prépare aussi les futures négocia- Lille Sète Sochaux RC Paris Marseille Sochaux Sète Lille CO Roubaix-Tourcoing Marseille Reims Bordeaux Nice Nice Reims Lille Reims Nice Saint-Étienne Reims Nice Reims Monaco Reims Monaco Saint-Étienne Nantes Nantes Saint-Étienne Saint-Étienne Saint-Étienne Saint-Étienne Marseille Marseille Nantes Saint-Étienne Saint-Étienne Saint-Étienne Nantes Monaco Strasbourg Nantes Saint-Étienne Monaco Nantes Bordeaux Bordeaux Paris-SG Bordeaux Monaco Marseille Marseille Marseille Marseille non attribué Paris-SG Nantes Auxerre Monaco Lens Bordeaux Monaco Nantes Lyon Lyon Lyon Lyon Lyon Noir Noir OUPET, Malouda, Abidal, Wiltord, Govou, Cris, Juninho, Fred, Tiago, Müller. C’est la liste des Lyonnais qui ont brillé lors de la Coupe du monde, le mois dernier. C’est aussi la liste des Lyonnais qu’on cherchera en vain, ce soir, à Nantes, sur la pelouse de la Beaujoire. On se demande quelle urgence commandait que le Championnat de France reprenne si vite. Notre Ligue 1, qui s’affiche en telenovela brésilienne sur les écrans de publicité, a-t-elle déjà oublié qu’un bon feuilleton ne peut pas se passer de ses meilleurs acteurs ? Demain et dimanche, d’autres encore manqueront probablement à l’appel. Dhorasoo, Pauleta, Ribéry, Alou Diarra… À l’heure où elle se creuse les méninges pour rendre le Championnat plus spectaculaire, la Ligue de football professionnel a choisi de cultiver un curieux paradoxe. Il n’y a pas tout à fait de quoi nous gâcher le plaisir de retrouver notre feuilleton préféré. Mais, à tout prendre, on aurait bien patienté une semaine supplémentaire pour s’éviter un premier épisode un peu tronqué. Si cette saison devait ressembler aux trois précédentes, l’OL aurait beau jeu d’aligner une équipe bis dans les dernières journées, une fois son sixième titre en poche. Qui pourrait alors lui reprocher de fausser le Championnat ? Parce qu’on a beau essayer de faire semblant d’y croire, on a beau chercher tous azimuts des adversaires aux Lyonnais, on a beau se rappeler que rien n’est jamais acquis… qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… que tel est pris qui croyait prendre… que rien ne sert de courir… Qui, aujourd’hui, peut sérieusement imaginer que Lyon ne remportera pas son sixième titre de champion d’affilée le 26 mai prochain ? Les Lyonnais eux-mêmes ont bien du mal à faire semblant. Lors de notre consultation des acteurs de la Ligue 1, hier, cinq footballeurs de l’OL ont accepté de se livrer au jeu des pronostics. Et tous les cinq ont unanimement parié sur eux-mêmes. Pour s’offrir des frissons, Lyon s’invente des challenges. Gérard Houllier rappelle qu’aucune équipe d’un Championnat européen majeur (France, Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie) n’a jamais décroché six titres de champion consécutifs. Ce n’est pourtant pas uniquement de la sorte que l’OL gagnera définitivement la reconnaissance de ses pairs européens. Pour avoir l’Europe à ses pieds, Lyon devra pouvoir la contempler du sommet de la Ligue des champions. Après deux échecs successifs en quarts de finale, c’est son défi de l’année. 1933 : 1934 : 1935 : 1936 : 1937 : 1938 : 1939 : 1946 : 1947 : 1948 : 1949 : 1950 : 1951 : 1952 : 1953 : 1954 : 1955 : 1956 : 1957 : 1958 : 1959 : 1960 : 1961 : 1962 : 1963 : 1964 : 1965 : 1966 : 1967 : 1968 : 1969 : 1970 : 1971 : 1972 : 1973 : 1974 : 1975 : 1976 : 1977 : 1978 : 1979 : 1980 : 1981 : 1982 : 1983 : 1984 : 1985 : 1986 : 1987 : 1988 : 1989 : 1990 : 1991 : 1992 : 1993 : 1994 : 1995 : 1996 : 1997 : 1998 : 1999 : 2000 : 2001 : 2002 : 2003 : 2004 : 2005 : 2006 : 3 FOOTBALL LIGUE 1 (1 re journée) Bleu Rouge Noir Jaune NANTES - LYON Le champion ouvre à l’ouest Sans plusieurs de ses stars, l’Olympique Lyonnais lance sa quête d’un sixième titre ce soir à Nantes. C’est la tournée des plages. Au mois d’août, Lyon va jouer à Nantes, à Bordeaux, à Nice, là où sont les vacanciers. Mais, en disputant trois de ses quatre premiers matches à l’extérieur, le champion de France peut se mettre sous pression. « C’est gênant, admet Claudio Caçapa, le capitaine. Mais on n’a pas le choix. Heureusement, cela a bien marché pour nous à l’extérieur la saison dernière. » Gérard Houllier s’est fixé un tableau de marche : « Idéalement, on aime bien avoir deux points par LYON DÉJÀ EN DANGER ? Ceux qui n’auraient vu que le match Caçapa : « On doit se méfier » « COMMENT S’EST PASSÉ le stage à Châteauroux ? – Très bien, on a bien travaillé pendant trois jours. Surtout, on était entre nous, seulement le staff et les joueurs. On avait besoin de ça, vu le nombre d’internationaux qui sont revenus de la Coupe du monde. – C’est particulier d’être au cœur d’un effectif à deux vitesses, entre ceux qui sont prêts et ceux qui ne le sont pas ? – On savait depuis longtemps que ça se passerait comme ça. C’est une période dont on doit se méfier. Il faut travailler davantage encore. – Quel est votre état d’esprit à l’instant de partir à la conquête d’un nouveau titre ? – Je suis heureux que la saison commence et j’ai envie qu’elle commence bien. C’est important, le premier match. En plus, à Nantes, on sait qu’on peut souffrir. La saison dernière, pour nous, cela avait été plus que dur. (Sourires.) Heureusement que “Greg” était là. Mais on ne veut pas voir le même film. On veut être prêts, disponibles. – Lorsque tant de joueurs majeurs sont absents, est-ce que la confiance est différente ? – Non, je ne crois pas. Parce qu’on a une très bonne équipe, quand même ! Bien sûr, on a besoin des internationaux mais, sans eux, on a vraiment de bons joueurs. – Est-il important d’envoyer un message dès cette première journée ? – Il faut jouer, c’est tout. Le plus important, c’est de prendre du plaisir, d’être vigilants, costauds et de bien démarrer le Championnat. » – V. D. Nantes-Lyon (0-1) la saison dernière en Ligue 1 auraient eu du mal à croire qu’il y a eu 39 points d’écart entre les deux équipes à l’arrivée. Grâce à un Coupet extraordinaire, les Lyonnais avaient réalisé un hold-up hors du commun. D’ailleurs, Lyon s’amuse rarement à la Beaujoire, où il n’a gagné que trois fois, toujours 1-0, toujours grâce à un but d’un Brésilien (Anderson, Juninho, Fred). Les Nantais, dont l’équipe type a été bouleversée de moitié ou presque, ont été intéressants en match de préparation. Quelques Lyonnais reconnaîtront peut-être Wilhelmsson, qui les avait torturés avec Anderlecht en Ligue des champions, à Gerland comme au parc Astrid. Pour Nantes, se pose une question : est-ce le bon moment ? Contre le Paris-SG (1-1, 5-4 aux tirs au but), dimanche, au Trophée des champions, Lyon n’avait pas beaucoup de marge, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais son effectif, sur le papier, reste très supérieur à celui de Nantes : même quand Tiago et Juninho ne sont pas là, Pedretti n’est pas titulaire, cette saison. À l’instant de délivrer son premier message de la saison, devant les caméras de Canal + et tous ses adversaires qui rêvent à sa chute, Lyon reste bien équipé. « L’équipe a progressé, elle est plus mûre, assure Gérard Houllier. Les jeunes, comme Benzema (dixhuit ans) et Ben Arfa (dix-neuf ans) ont pris de la bouteille. Je suis très content des trois recrues (Squillaci, Toulalan, Källström). Cela me semble avoir une très bonne tenue. » Mais, à l’heure de basculer vers une nouvelle saison, même Lyon est confronté à une part d’inconnu. VINCENT DULUC En direct sur Canal + 21 : 00 Stade de La Beaujoire Nantes Lyon Arbitre : M. Lannoy 2 3 11 19 Signorino gnori Cappoue Benzema nzema Cl rc Cler 28 24 T alan Toula 14 Guillo i onn Saï aïd ïdooouu 10 13 ca cap. 9 Stojko St tojko jkovic i BBoukhari kharii DDiaalloo CCarew kh rew ew w 4 6 Ce o Cetto Faé 29 7 1 Ma. Di Ma Diarraa 6 Källstrröm 17 21 Cubili Cubilier W elmss Wilhelmsson oou Payet yet (3 (31) Squiilllaaaci Sq ci 5 30 Verccoutr couttre cout re Caçapa aa capp cap. 18 23 Benn Arfa Berthod erthod Face à Fabrice Pancrate (au centre) et au Paris-SG (1-1, 5-4 aux tirs au but), lors du Trophée des champions, Lyon ne paraissait pas irrésistible. Ce soir, à Nantes, l’OL sera toujours privé de ses stars mais Jérémy Berthod et Claudio Caçapa seront bien là. (Photo Bruno Fablet) AUJOURD’HUI 21 HEURES Remplaçants : Heurtebis (g.) (16), Savinaud (15), Ca (23), Payet (31) ou Wilhelmsson (21), Oliech (9), Dimitrijevic (29), Keserü (28). Entraîneur : S. Le Dizet. Absents : Da Rocha (cuisse), Das Neves (épaule), El-Mourabet, Briant (g.), Rossi (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Wilhelmsson d’entrée ? Serge Le Dizet avait programmé une opposition hier après-midi. Wilhelmsson, qui n’est pas encore prêt physiquement, figurait quand même dans l’équipe des titulaires. « Si nous gagnons, nous pouvons nous mettre le public dans la poche. Si nous perdons, ce ne sera pas une catastrophe », résume Éric Cubilier. – Ph. C. Remplaçants : Hartock (g.) (25), Réveillère (12), Diatta (15), Cris (3), Pedretti (26), Fred (11), Rémy (34). Entraîneur : G. Houllier. Absents : Coupet (g.), Malouda, Abidal, Govou, Wiltord, Juninho, Tiago (reprise), Müller (torticolis). Suspendus : aucun. Cris et Fred sur le banc Après trois jours à Châteauroux avec l’effectif au complet, l’entraîneur lyonnais a dû revoir ses plans du fait de la blessure de Müller (torticolis) à l’entraînement et le manque de joueurs en attaque. Le onze de départ sera identique à celui de dimanche dernier lors du Trophée des champions. Toulalan sera bien titulaire, Clerc occupera le flanc droit. – V. D. Prix des places : 50 LES LYONNAIS MARCHERONT. – Parce qu’il est trop élevé, le bus lyonnais, qui comporte deux étages, ne pourra pas stationner devant la zone d’entrée des vestiaires de la Beaujoire, comme c’est le cas habituellement des cars visiteurs. Des dispositions ont été prises par le FC Nantes pour que les Lyonnais ne se perdent pas au milieu d’une foule qu’on annonce nombreuse. Hier, il ne restait que 700 places à vendre, toutes en tribune présidentielle. – R. R. Nantes - Lyon (Canal +) DEMAIN 17 h 15 Rennes - Lille (Canal +) 20 HEURES Auxerre - Valenciennes Bordeaux - Toulouse Le Mans - Nice Lens - Troyes Nancy - Monaco Paris-SG - Lorient Saint-Étienne - Sochaux (ces sept matches sur Foot +) DIMANCHE 6 AOÛT 18 HEURES Sedan - Marseille (Canal + Sport) PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 12 août, 17 h 15 : Lorient-Bordeaux (Canal +) ; 20 heures : Lyon-Toulouse, Monaco - Saint-Étienne, Nancy-Sedan, Nice-Nantes, SochauxAuxerre, Troyes - Le Mans, Valenciennes - Paris-SG. Dimanche 13 août, 18 heures : Lille-Lens (Canal + Sport) ; 21 heures : Marseille-Rennes (Canal +). Nantes, le mental en tête Les Nantais espèrent rivaliser avec les meilleurs grâce à leurs recrues et, surtout, un état d’esprit plus conquérant. NANTES – de notre envoyé spécial UN SUCCÈS CONTRE SAINT-ÉTIENNE a toujours donné des ailes aux Canaris. C’était le cas dans les années 70, quand les deux clubs se disputaient presque invariablement le titre de champion. Ça l’est encore aujourd’hui. Il aura même suffi d’une mitemps très convaincante face aux Verts (3-0), en amical, le 21 juillet à Cholet, pour que les Nantais redonnent espoir à des fans désenchantés et confirment l’impression d’une campagne de recrutement clinquante, qui tranche en tout cas avec l’habituelle frilosité locale. La maison jaune a perdu ses deux piliers (Landreau et Toulalan) mais, avec l’apport de Stojkovic, Cubilier, Saïdou, Wilhelmsson et Boukhari, elle se croit suffisamment robuste pour figurer, comme l’espère le président Roussillon, dans le premier tiers du classement. Vraiment ? Dans un passé très récent, Caceres, pour ne citer que lui, avait pourtant rappelé à l’environnement nantais qu’entre un joueur connu internationalement et un joueur de niveau international, il y avait une marge. C’est en juillet que les footballeurs envoient leur lettre au père Noël mais Serge Le Dizet a certainement raison de ne pas s’emballer : « Notre groupe est plus homogène, c’est certain. Cinq joueurs sont arrivés pour nous apporter de la maturité, de l’expérience et un certain équilibre. Mais je me méfie des jugements extrêmes. Surtout à cette période de l’année. Le vrai révélateur, ça reste quand même la compétition. » Ce soir, c’est une équipe encore en rodage qui défiera Lyon. Mais la Beaujoire pourrait aussi découvrir une nouvelle facette du FCNA : son caractère. Après avoir fait apprécier la finesse de son pied gauche aux Stéphanois, à qui il infligea un doublé, Boukhari a montré qu’il ne se laissait pas marcher sur les pieds. Contre Le Mans (0-1), il a été renvoyé au vestiaire au bout d’une demi-heure de jeu, après une altercation avec Olivier Thomas. L’incident incite Le Dizet à rappeler « qu’entre “caractère” et “caractériel”, il faut se méfier car la marge peut parfois être mince ». Au fond, l’entraîneur nantais n’est sans VENDREDI 4 AOÛT 2006 doute pas mécontent. La saison passée, son vestiaire était un vivier idéal pour un père ayant une fille à marier. Cachés dans l’ombre de Mickaël Landreau, les gendres parfaits ont laissé place à un groupe moins apathique. « Dans l’état d’esprit, dans l’engagement, il y a une grosse différence, estime Mamadou Diallo. Tout a changé. Tout le monde s’investit, on communique plus entre nous. » Diallo : « Tout a changé » Désespéré des failles mentales d’un groupe en fin de cycle, Japhet N’Doram a axé le recrutement sur des profils expérimentés, capables, dès la première bourrasque, d’empêcher l’équipe de se noyer. Le Camerounais Saïdou répond déjà à cette exigence. Il était pisté par le Paris-SG, notamment, mais, aux yeux de ses coéquipiers, son meilleur brevet reste son passage à Galatasaray. « Pour s’imposer dans le Championnat turc, il faut avoir du caractère. Nous en manquions, par le passé. Les autres recrues aussi ont ce profil. Serge a insisté sur l’état d’esprit et il a raison. Nous devrons savoir rester tous ensemble, surtout quand ça ira moins bien », explique Guillon. Remplaçant il y a un an, le défenseur central portera désormais le brassard laissé par Landreau. Il faut y voir un signal de Le Dizet à son groupe. Et Franck Signorino a les yeux grands ouverts : « Ici, la tendance a toujours été de privilégier le beau jeu. Quitte, parfois, à oublier l’efficacité. La saison dernière, ça nous a joué des tours. On sent que l’équipe a plus de caractère, qu’elle est plus agressive, qu’elle n’a pas envie de se faire bouger, qu’elle saura se révolter pour tenter d’aller chercher un résultat. » RAPHAËL RAYMOND PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge L’OLYMPIQUE LYONNAIS a débarqué à l’heure du dîner, hier soir, dans un hôtel de la banlieue nantaise. Les quintuples champions de France venaient de passer trois jours à Châteauroux, où, pour la première fois de l’été, tous les joueurs lyonnais ont été réunis, ceux qui ont repris l’entraînement depuis un mois et ceux qui viennent de revenir pour cause de Coupe du monde. Ce soir à Nantes, Lyon ouvre la saison 2006-2007 de Ligue 1. Le champion pour le match d’ouverture, sur le terrain du dernier club qui l’avait précédé au palmarès du Championnat de France : la saison commencerait en beauté si toutes les stars de l’OL – et de la L 1 – étaient sur le terrain. Mais, bien sûr, il reste de quoi faire. LYON ET LE MOIS D’AOÛT match. Huit points fin août, ce serait bien, oui. On joue trois fois à l’extérieur mais on a souvent fait de bonnes choses à l’extérieur. On va bien défendre et, en défendant bien, on aura forcément une chance. » Mais, par-delà son calendrier, l’OL est toujours confronté au mois d’août à une atmosphère particulière, liée aux bouleversements potentiels de son effectif en pleine période de transferts. Les impatiences de certains Bleus (Abidal, Malouda) attestent que la période sera peut-être plus délicate encore qu’à l’habitude. « La différence avec l’an passé, souligne Houllier, c’est que les Brésiliens et les Français sont revenus de la Coupe du monde avec une énorme déception. L’an passé, c’est vrai, on avait souffert en août, on avait gagné nos matches à l’arraché. C’est une période difficile mais je crois que, cette année, l’équipe est meilleure. » Bleu Rouge de notre envoyé spécial Au fond, il n’y a que deux hypothèses : soit les dirigeants du football français étaient persuadés que l’équipe de France n’avait aucune chance d’atteindre la finale de la Coupe du monde, soit ils jugeaient leurs semblables parfaitement incapables de retenir les mondialistes en Ligue 1. Car la Ligue 1 démarre ce soir, un 4 août, bien avant tous ses voisins majeurs. Trois semaines et cinq jours après la finale de la Coupe du monde Italie-France (1-1, 5-3 aux tirs au but), l’ouverture de la Ligue 1 présente un quintuple champion de France privé de dix de ses onze mondialistes au coup d’envoi. Seul Källström sera titulaire. Cris et Fred seront sur le banc ; Juninho, Coupet, Malouda, Abidal, Wiltord, Govou, Tiago et Müller sont rentrés directement à Lyon depuis Châteauroux. Il y a tellement de stars en L 1 et ce Championnat est tellement attractif du début à la fin qu’il peut bien se permettre de repartir de guingois. Et l’on n’entendra personne, cette fois, se plaindre, comme à Lille (0-4), en fin de saison dernière, que la meilleure équipe française de ces cinq dernières saisons laisse autant de monde sur le banc. En avril, la concurrence avait stigmatisé les choix de Gérard Houllier, qu’elle subissait. Cette fois, la Ligue les a provoqués. C’est mieux ? Cela se discute. Pourquoi le football français de clubs n’arrive-t-il pas à être plus cohérent ? Jaune Bleu Jaune NANTES – OÙ SONT LES STARS ? Noir Noir L’OL se lance à l’assaut de son sixième titre d’affilée de champion de France ce soir à Nantes (21 heures), pour le match d’ouverture de la saison 2006-2007, qui l’opposera au club qui l’a précédé au palmarès du Championnat, en 2001. Ce qui rappelle que Lyon domine depuis longtemps. Et que Nantes est depuis longtemps rentré dans le rang. Mais ce soir, tout est permis. 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 – TOUR DE FRANCE DES CLUBS Que peut-il craindre ? EN DIRECT DE LA LIGUE 1 AUXERRE En soins depuis le début de la semaine (coup à un genou), Kaboul s’est entraîné normalement hier. Quant à Ba, blessé aux adducteurs lors l’entraînement de mercredi, il passera une échographie aujourd’hui. – J.-P.G. Le quintuple champion de France apparaît encore comme le grandissime favori du Championnat. BORDEAUX Henrique (genou droit) dont l’état inquiétait Ricardo qui doit déjà se passer de Beto (problèmes gastriques), va passer un examen médical. En revanche, Smicer ne se ressent plus du tout de ses douleurs et pourrait faire partie du groupe demain. – L. L. Jour J C’est parti. Ce soir, au stade de la Beaujoire, retentiront déjà les trois coups du Championnat de Ligue 1, version 2006-2007. Nous achevons donc aujourd’hui notre traditionnel Tour de France des clubs en nous attardant à Lyon, quintuple champion de France en titre et grandissime favori à sa propre succession. Jusqu’à présent, l’OL de Gérard Houllier n’a perdu aucun joueur majeur et enregistré l’arrivée de trois espoirs : Squillaci, Källström et Toulalan. Mais Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe n’ont sans doute pas fini leur marché. L’OL est-il invincible ? LENS Mise en place tactique hier. Carrière est resté aux soins (mollet) et fera un dernier test ce matin pour savoir s’il sera du match face à Troyes. Cousin fera de même lors d’une séance dédiée au jeu de tête où Gillot jugera de son appréhension à jouer les ballons aériens. L’attaquant lensois a refusé de porter une protection nasale après sa fracture du nez en amical. A. Diarra a continué son travail de remise en condition physique. Aujourd’hui, entraînement à huis clos. – H.W. LORIENT Séance légère hier. À l’exception des blessés (Bourhani, Yesso, Ewolo, Recorbet), Gourcuff dispose de l’ensemble de son effectif. Trois anciens joueurs du PSG seront dans le groupe des dix-huit Merlus au Parc des Princes : Stéphane Pédron, Fabrice Abriel et Fabrice Fiorèse. – G. J. DÉJÀ PARUS Valenciennes, Sedan, Lorient, Troyes, Sochaux, Toulouse, Nancy, Nantes, Le Mans, Nice, Saint-Étienne, Monaco, Rennes, Paris-SG, Lens, Auxerre, Marseille, Lille et Bordeaux. MONACO Si Di Vaio s’est entraîné hier, l’attaquant italien, qui s’est préparé seul pendant deux mois, ne sera sans doute pas prêt pour débuter à Nancy. Modesto (déchirure intercostale) a seulement couru et reste incertain. Gakpe, mollet droit encore bandé, a fait les exercices avec le groupe, tandis que Nimani (problème musculaire), Bernardi (genou) et Plasil (reprise) ont été testés et le seront encore aujourd’hui. – E. B. LYON – de notre envoyé spécial NANCY Gennaro Bracigliano était au repos hier, toujours en raison d’une cheville droite douloureuse mais devrait tenir sa place dans le but demain. – L. D. NICE Remis d’une béquille à la cuisse droite, Moussilou a retouché le ballon hier et devrait être bon pour le service au Mans. Poursuite de la préparation physique pour Koné, rétabli d’une lésion à l’aponévrose de la cuisse. Concernant le gardien titulaire, Antonetti a informé hier après-midi Grégorini et Lloris de son choix. Sa décision sera rendue publique à l’issue du dernier entraînement. – Ja. G. Avec Sébastien Squillaci (à gauche), Lyon a enrichi son effectif d’un 18e international A. Jérémy Toulalan (à droite) n’a encore connu de sélections qu’en Espoirs. Le recrutement lyonnais semble conforter l’avance du quintuple champion de France sur la concurrence. (Photo Pierre Lahalle) rer la finition au terme d’une attaque placée », expliquait Houllier, hier, dans ces colonnes. Lyon dispose donc d’une belle marge de progression dans le jeu, et c’est bien ce qui inquiète ceux qui lorgnent sur son fauteuil. Mais Lyon ne doit pas non plus négliger ce qui était aussi sa force les saisons précédentes. « On doit faire preuve d’humilité et toujours raisonner en termes collectifs », répétait à l’envi Juninho, à peine arrivé à TolaVologe, le centre d’entraînement de l’OL, lundi dernier. Le milieu de ter- rain brésilien sait de quoi il parle. Il vient de traverser une Coupe du monde que tout le monde promettait à la Seleçao avant son coup d’envoi. Ultra-favori, le Brésil s’est également montré ultra-suffisant et est rentré ultra rapidement au pays. A priori, le groupe lyonnais apparaît à l’abri d’un tel dérapage. « La première chose qui fait notre force, c’est l’ambiance qui règne au sein de ce groupe, assure Claudio Caçapa, le capitaine. J’espère juste qu’on affichera la même envie et le même refus de la défaite que par le passé. » La seconde, c’est que, pour le moment, Lyon n’a perdu aucun de ses joueurs cadres quand la plupart des autres équipes françaises rament pour se renforcer. Plus fort encore, Lyon semble avoir réussi à renforcer son équipe bis avec des internationaux comme Sébastien Squillaci (Monaco) ou Kim Källström (Rennes) et un Espoir français aux portes des Bleus comme Jérémy Toulalan (Nantes). L’effectif lyonnais atteint un tel degré de qualité qu’il devient en fait extrêmement délicat, pour certains postes, de dégager un titulaire indiscutable. Qui peut dire aujourd’hui qui, de l’international Réveillère ou de l’Espoir Clerc, disputera le plus de matches comme défenseur latéral droit ? Et Squillaci, très solide lors du Trophée des champions remporté face au PSG, va sûrement porter la concurrence en défense centrale à un autre niveau que ne l’avait fait le Suisse Müller en janvier dernier. « Lyon, ce n’est pas seulement une équipe de onze joueurs, c’est un groupe très large », a ainsi résumé Caçapa. Rançon du succès, ce groupe majoritairement formé d’internationaux devra composer sans un grand nombre d’entre eux lors des premiers matches de Championnat. « Mais ceux qui ont joué contre Paris ont démontré qu’ils étaient bien », plaide le défenseur brésilien. Ils devront le prouver une nouvelle fois. Car Lyon, quelle que soit sa composition, sera l’équipe à battre. Et, à l’échelon national, il y a bien longtemps qu’elle n’a pas vacillé. DAMIEN DEGORRE « Ma passion, c’est la Ligue des champions » JUNINHO espère que ses coéquipiers sauront se remettre en question pour assouvir de nouvelles ambitions. LYON – comme les favoris. Mais ça, je ne le pense pas du tout. Contre Paris, lors du Trophée des champions (1-1, 5-4 aux tirs au but), ç’a déjà été très difficile. Le PSG a montré que ce n’était plus la même équipe que l’an dernier. de notre envoyé spécial « DANS QUEL ÉTAT D’ESPRIT attaque-t-on une saison de L 1 après avoir connu une telle déception en Coupe du monde ? – La Coupe du monde est terminée, je ne veux plus en parler. Maintenant, je veux commencer mon travail avec Lyon et continuer à donner du plaisir aux supporters, à monter en puissance et progresser. – Avec encore plus d’ambitions que la saison précédente ? – Exactement. Mais, à mon avis, pour réaliser quelque chose cette année, il va falloir beaucoup d’humilité. Tout ce qu’on a réussi avant, c’est terminé. Chaque année est encore plus difficile, même si des gens vont nous considérer – Quelles équipes craignez-vous le plus ? – Il y a Paris, donc, mais aussi Bordeaux qui va disputer les premières places avec nous, Marseille, Lille, toujours Monaco, et peut-être une autre surprise. Mais si je peux simplement demander quelque chose à tout le monde, c’est de l’humilité. La Coupe du monde a été un très bon exemple. Elle a prouvé que le plus important, dans le foot moderne, c’est le collectif. Vous pouvez avoir de très grands joueurs avec vous, s’ils ne raisonnent pas en termes de collectif, on a sans doute des matches spectaculaires, mais on n’atteint pas l’objectif final. – Vous pensez vraiment qu’il y a un risque de manque d’humilité ? « Je vais laisser de côté la Seleçao » – Il y a toujours un risque. Quand ça fait cinq ans que tu es champion, le risque naturel est de penser que tu es le meilleur. Comme je suis l’un des plus anciens du groupe, je considère que c’est mon rôle de sonner l’alerte avant de commencer le Championnat. Mais on a une bonne mentalité, on ne va pas changer. – L’an passé, Lyon avait largement dominé le Championnat. Budget : 1100 M Lyon La saison dernière Championnat : 1err de Ligue 1 avec 84 points. Coupe p de France : éliminé en quart de finale par Marseille (1-2). Coupe de la Ligue : éliminé en seizième de finale par Nantes (1-1, 3-4 aux t.a t.a.b.). Effectif Gardiens Champion de France Coupet, Vercoutre, Hartock. en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006. Défenseurs Vainqueur de la Abidal, Caçapa (BRE), Squillaci, Müller (SUI), Coupe de France Cris (BRE), Clerc, Berthod, Réveillère, Diatta (SEN). en 1964, 1964 1967 et 1973 1973. Milieux Vainqueur de la M. Diarra (MAL), Toulalan, Källström (SUE), Coupe de la Ligue en 2001. Tiago (POR), Juninho (BRE), Malouda, Pedretti, Idangar, Hima. Attaquants Vainqueur du Trophée Govou, Wiltord, Benzema, Ben Arfa, Fred (BRE), Carew (NOR). des champions en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006. Ligue des champions : éliminé , en quart de finale par l AC Milan (0-0, 1-3). Internationaux A : Coupet Arrivées Clerc Caçapaa Toulalan (Nantes), Källström (Rennes), SSquillaci q ill i ((Monaco), (M )), Idangar Id g (V (Valenciennes l i [[L 2], 2]], r.p.), p ),) Hima H ((Châteaurouxx [[L 2] 2],], r.p.). p) l. : libre ; r.p. : retour de prêt ; p. : prêt ; t.d. : transfert definitif ; f.c. : fin de contrat. Palmarès Cris Abidal M Di M. Diarra Tiago Coupet, Abidal, Squillaci, Malouda, Pedretti, Govou, Wiltord, Réveillère, Caçapa (BRE), Müller (SUI), Cris (BRE), Diatta (SEN), M. Diarra (MAL), Källström (SUE), Tiago (POR), Juninho (BRE), Fred (BRE), Carew (NOR). Juninho (cap.) (cap ) Malouda Govou FFredd Stade de Gerland (42 000 places). Record d’affluence : 48 552 spectateurs (Lyon - Saint-Étienne, le 9 septembre 1980). Entraîneur : G. Houllier Départs Monsoreau (Monaco), ( ), Clément ((Glasgow g Rangers), g ), Re. Riou (Lorient, p.). Prix des places : 15 à 100 euros. Aujourd’hui, il apparaît encore comme l’immense favori… – (Il coupe.) Je ne suis pas d’accord. On n’a pas largement dominé. Bien sûr qu’il y a une différence de points considérable à la fin (quinze), mais on avait passé un mois de janvier difficile. – Quand estimez-vous être prêt à jouer ? – J’espère être disponible à partir du deuxième match, comme l’année dernière. C’est toujours agréable de commencer à Gerland. – Et, cette année, vous ne jouerez plus avec l’équipe du Brésil ? – En effet, je pense que je vais laisser de côté la Seleçao. Je voulais participer à une Coupe du monde, c’était important à titre personnel. Mais mainte- nant, je vais uniquement me consacrer à Lyon. – Cette retraite internationale est-elle une décision définitive ? – Je pense, oui, que ce sera définitif. J’ai trente et un ans. Ce qui est intéressant pour moi, c’est de jouer les grandes compétitions, mais ce sera difficile de disputer une deuxième Coupe du monde. La clé, pour l’équipe nationale du Brésil, sera un peu de changement, avec des joueurs plus jeunes, car quand tu n’as pas de bons résultats, il faut changer. – Quel sera votre objectif principal ? – D’abord, être régulier, comme j’essaie de l’être à chaque fois. Bien sûr, si on peut terminer la saison de la même manière que les précédentes, avec un titre de champion national, ce sera déjà très bien. Mais ma passion, c’est toujours la Ligue des champions. On a échoué de peu les deux dernières saisons. Avec un effectif élargi, peutêtre irons-nous encore plus loin ? – Lyon a déjà enregistré les arrivées de Källström, de Squillaci et de Toulalan… – C’est important. Ce sont des joueurs expérimentés qui, j’espère, vont nous aider à gagner la plupart des matches. Mais Lyon s’est rarement trompé dans le recrutement. – Avez-vous suivi le recrutement lyonnais ? – Pas trop, mais je connais bien Källström, Toulalan, Squillaci. Ce sont de grands joueurs, très forts à Rennes, Nantes et Monaco, et à mon avis, avec nous, ils vont encore progresser. » – D. D. Le bon finish de Lyon Depuis plusieurs saisons, les Lyonnais sont souvent hyperactifs dans les derniers jours du mercato. CHAMPION DE FRANCE depuis la saison 2001-2002, l’Olympique Lyonnais anime très régulièrement le marché des transferts. Il a même ses petites habitudes. Il commence très tôt, dès l’ouverture officielle. Ce fut encore le cas cet été, avec la signature de trois joueurs : Toulalan, Källström et Squillaci. Puis il se calme, disparaît même de l’actualité des transferts avant de réapparaître, reposé et agressif, dans les dernières semaines du mois d’août. Et c’est généralement à ce moment précis que les dirigeants lyonnais réalisent des « coups » et ajustent intelligemment leur groupe. Quelques exemples. Le 31 août 2001, l’OL achetait le Strasbourgeois Peguy Luyindula, appelé à remplacer Steve Marlet, transféré à Fulham. Le 28 août 2003, c’est Giovane Elber qui était engagé après un formidable bras de fer avec Monaco. Un an plus tard, quelques heures avant la fermeture du marché, Jean-Michel Aulas parvenait à convaincre Sylvain Wiltord de rejoindre Lyon. La veille, le président achetait Nilmar, le jeune attaquant brésilien des Corinthians. Les quinze derniers jours du mercato 2005 ont également été animés avec la vente pour 38 millions d’euros d’Essien à Chelsea, l’arrivée du Portugais Tiago et l’achat du Brésilien Fred, acheté 15 millions PAGE 4 d’euros. Une somme pour l’OL, qui n’avait pas déboursé autant d’argent depuis Sonny Anderson qui avait coûté 116 millions de francs en 1999 (17 millions d’euros). « Cette façon de procéder n’est absolument pas volontaire, explique Marino Faccioli, directeur administratif de l’Olympique Lyonnais. Ce sont des opportunités. Si c’était une règle, ce serait vraiment dangereux. Ce sont plutôt des coups. Je pense à Fred. Ça n’était pas forcément prévu. On a eu des informations assez tardives sur ce joueur. On a vu si c’était possible. On l’a fait. Quand on fait signer rapidement des recrues, comme cet été, c’est qu’on maîtrise parfaitement les dossiers. Toulalan, ça fait un an qu’on le suit. Squillaci, ça fait six mois. Mais, encore une fois, il n’y a pas de règles. » La fin août approche. Lyon devrait revenir sur le devant de la scène… Jean-Michel Aulas, actuellement en vacances sur son bateau, rêve d’un gros coup qui ne devrait pas être Franck Ribéry. Ni David Trezeguet que Didier Deschamps souhaite conserver, tout comme Mauro Camoranesi qui plaît pourtant beaucoup au président de l’OL et à son conseiller, Bernard Lacombe. Mais l’Olympique Lyonnais a certainement d’autres idées. GUILLAUME DUFY if RENNES CERTAINS JOUEURS, comme Juninho, rêvent d’un triomphe en Ligue des champions, épreuve où l’OL échoue depuis deux ans en quarts de finale. Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, qui s’imaginait au Stade de France en mai dernier, n’a sans doute pas renoncé à cette ambition européenne. Mais comme chaque saison, l’objectif no 1 du club restera de décrocher le titre national. Un sixième de suite. C’est aussi le souhait de Gérard Houllier. « Le plus beau, c’est le titre de son pays, confiait-il le 17 juillet dernier. Surtout quand aucun club d’un grand pays de football n’a réussi à gagner six fois d’affilée. » Lyon aimerait bien être un précurseur. Séance allégée hier, axée essentiellement sur les coups de pied arrêtés et le travail devant le but. SEDAN Entraînement à huis clos hier. Souffrant du quadriceps de la jambe gauche, Pujol en a été dispensé. Il suivra aujourd’hui une séance en solo ma is de meu re i nc er tai n p our dimanche. – P. R. SOCHAUX Potillon (tendinite à une cheville) a été une nouvelle fois ménagé hier matin. Le défenseur effectuera cependant la dernière séance d’entraînement avant le départ pour Saint-Étienne. – C. M. TOULOUSE Séance spécifique hier. Le coach toulousain, qui doit composer avec deux forfaits en défense (Congré, Arribagé) et une incertitude (Ebondo), a intégré dans le groupe le jeune Capoue. – M. J. TROYES e LES PLUS SARCASTIQUES diraient que la principale inconnue porte sur le nombre de points d’avance que Lyon comptera sur son suivant. Même si les joueurs et le staff technique s’en défendent avec plus ou moins de conviction, l’OL apparaît comme l’immense favori. Le sondage réalisé hier par L’Équipe confirme cette tendance. Gérard Houllier pourrait aussi rétorquer que « ceux qui connaissent le foot » savent que rien n’est jamais joué d’avance. Aujourd’hui, puisqu’il faut trouver une inconnue lyonnaise, on peut toujours se demander quel sera le visage définitif de l’OL à la fin du mercato et si un grand attaquant viendra renforcer son effectif avant le 31 août ? Le style y L’OL DEVRAIT rester fidèle à son schéma à quatre défenseurs, un milieu placé devant la défense, deux autres récupérateurs à ses côtés également chargés de porter le jeu vers l’avant, deux joueurs de couloir et une seule pointe. Mais dans ce système, tous les joueurs ont un rôle défensif qu’ils ne doivent pas négliger, y compris l’attaquant de pointe. Carew et Fred l’avaient plutôt bien intégré la saison dernière. Alors si l’OL dégotait le buteur de ses rêves, celui-ci ne devrait pas pour autant être dispensé de tâches défensives. Victime d’une entorse à une cheville hier matin, Enza Yamissi est forfait pour le déplacement à Lens. Pour le remplacer dans le groupe, Furlan pourrait faire appel au jeune Berkak. – J.-P. K. VALENCIENNES Blessé mardi à l’entraînement, Bourgeois souffre d’une petite déchirure aux ischio-jambiers, et devrait être indisponible une semaine. Hier, après un choc à l’entraînement, c’était au tour de Dufresne (hématome inguinal) de rejoindre une infirmerie déjà bien remplie. Le capitaine du VAFC doit observer une semaine de repos. Antoine Kombouaré ne dispose plus que de dix-huit joueurs valides pour le déplacement à Auxerre. COMMISSSION DE DISCIPLINE Civelli suspendu Si la Ligue a « effacé » tous les cartons et suspensions en cours à la fin du dernier Championnat, elle a examiné hier les cas de certains joueurs expulsés lors des derniers matches de préparation. LIGUE 1. – Un match de suspension ferme : Civelli (Marseille), expulsé en amical face à Lille. Un match de suspension avec sursis : Biancalani (Nancy), expulsé en amical face à Gueugnon. LIGUE 2. – Un match ferme et un match avec sursis : Montano (Montpellier). Un match ferme : Chapuis (Grenoble), Ab. Cissé (Montpellier), V. Kouassi (Libourne-Saint-Seurin). Un match avec sursis : Adam (Gueugnon), expulsé en amical face à Nancy, Vivian (Grenoble), expulsé en amical face à Lyon. VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Dans le sondage réalisé par L’Équipe (lire l’édition d’hier) sur l’identité du futur champion, Gérard Houllier refuse de se livrer au jeu du pronostic. Par superstition ? Pas son genre. Par excès de modestie ? Non plus. Par inquiétude sur la valeur de son groupe ? On peut en douter. Mais le technicien rhodanien ne veut sûrement pas conforter ses joueurs dans les certitudes que le milieu leur assène. Il tient à ce que leur enthousiasme ne se transforme pas en complexe de supériorité lors des débats nationaux, et que cette grande équipe franchisse le cap de la « très grande équipe ». « On le deviendra si on prend conscience qu’on a vraiment les moyens, techniquement, de bien conserver le ballon et de prépa- Bleu Rouge Jaune Le banc a été renforcé Entraînement à part, hier, pour Dhorasoo et Pauleta. Ce dernier a cependant intégré une opposition avec les jeunes. Diané et Rodriguez, remis de leur contracture à une cuisse, ont couru. Traoré (élongation) est resté aux soins. Dans l’après-midi, tous les joueurs avaient rendez-vous pour des soins au Camp des Loges. Demain, contre Lorient, Paris s’oriente vers un 4-4-2 avec Frau et Kalou en attaque et Pancrate à droite. – J. T. Jaune PARIS-SG Noir Bleu Noir SI LE TOUR DE FRANCE éprouve quelques difficultés à dénicher un patron à son peloton, la Ligue 1 en tient un depuis cinq ans, et il apparaît peu enclin aux défaillances. Après quelques finishs au sprint en 2002 et en 2003, le champion en titre a assis son autorité dans l’Hexagone et progressivement accru son avance sur ses poursuivants. Trois points sur Paris en 2004, douze sur Lille en 2005, quinze sur Bordeaux en 2006. La courbe, exponentielle, est intimidante, et les dauphins, presque résignés à l’idée de s’accrocher à la crinière d’un Lyon bien solitaire. Tous les entraîneurs de L 1, qui aimeraient sans aucun doute, dans leur majorité, pouvoir composer leur propre équipe avec le seul banc lyonnais, voient l’OL se succéder à lui-même en mai prochain. Tous, sauf un. 5 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune PAGE 5 Noir Noir VENDREDI 4 AOÛT 2006 6 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 Tous les acteurs d’une Le Championnat de France, 69e du nom, reprend ce soir, avec Nantes-Lyon. Retrouvez tous les effectifs, tous les Équipe de France Les grandes dates de la saison 2006-2007 re 1 2 journée Samedi 5 août 2006 Nantes Lyon Lens Troyes Nancy Monaco Le Mans Nice Rennes Lille Sedan Marseille Paris-SG Lorient Bordeaux Toulouse Auxerre Valenciennes Saint-Étienne Sochaux 38e journée, le 26 mai 2007 e journée Samedi 12 août 2006 Lille Lens Nancy Sedan Nice Nantes Lyon Toulouse Troyes Le Mans Marseille Rennes Sochaux Auxerre Lorient Bordeaux Monaco Saint-Étienne Valenciennes Paris-SG Retour 20e journée, le 13 janvier 2007 3 e journée 6 e Samedi 9 septembre 2006 journée Lyon Troyes Nantes Lille Bordeaux Nice Toulouse Nancy Rennes Sochaux Auxerre Monaco Le Mans Lorient Lens Valenciennes Paris-SG Marseille Sedan Saint-Étienne Retour 23e journée, le 3 février 2007 Samedi 16 septembre 2006 journée Troyes Nice Nancy Rennes Sochaux Lens Lorient Lyon Sedan Le Mans Lille Toulouse Monaco Paris-SG Marseille Bordeaux Valenciennes Nantes Saint-Étienne Auxerre Retour 24e journée, le 10 février 2007 7 F. Thomas Be. Cheyrou h ( ) (cap.) Jelen ou Kahlenberg Akal k é e Samedi 30 septembre 2006 journée e Samedi 14 octobre 2006 journée Nice Lorient Troyes Lille Le Mans Nancy Lens Marseille Nantes Sochaux Paris-SG Sedan Rennes Auxerre Bordeaux Monaco Lyon Saint-Étienne Toulouse Valenciennes Retour 27e journée, le 3 mars 2007 Départs parts Santini (entraî aîneur, în Al-Wahda, EAU), Berson (Aston Villa, ANG, r.p.), M. Coulibaly (Istres, L 2), Hamel (Marseille), Lachuer (Troyes), Luyindula (Marseille, r.p.), Poyet (Dijon, L 2), Suriano (Istres, L 2), Vignaud (Rouen, CFA), Violeau (arrêt). Effectif Gardiens : Basso, Chabert, Cool, Sauvage. Défenseurs : Bolf (RTC), Grichting (SUI), Jaurès, Kaboul, Kalabane (GUI), Martin, Mignot, Radet, Sagna. Milieux : Akalé (CIV), Is. Ba (SEN), Be. Cheyrou, Kahlenberg (DAN), Mathis, F. Thomas, A. Traoré (BUF), Vadocz (HON), Yebda. A Attaquants : Jelen (POL), Lejeune, Niculae (ROU), Oziemczuk (POL), Pieroni (BEL). Le Mans L’ann annéée derniè dernière 11e de L 1 avec 52 points. Coupe de France : éliminé en 32es de finale par Lens, 0-1. Coupe de la Ligue : éliminé en demi-finales par Nancy, 0-2. Ent. : F. Hantz. BUDGET 22,5 2,5 M Départs parts Poulard (Brest, L 2, l.), F. Thomas (Auxerre), Boutabout (Sedan, L 2), Fauré (Istres, L 2, r.p.), Périatambée (Niort, L 2, l.), La Vecchia (Juventus Turin, ITA, r.p.), Chiumiento (Juventus Turin, ITA, r.p.), Lisembart (l.), Gormond (l.), Ekhosuehi (l.) Hautcœur (Saint-Étienne). YY. Pelé Pelé O.. Thomas Cerdan d Calv l é Bonnartt ou Paulo l ou Basa (cap.) Andréé Andr Romaric Fanchone Grafite fit Sessegnon Matsui Effectif Gardiens : Y. Pelé, Roche, Ferrand. Défenseurs : Basa (SER), Bonnart, Calvé, I. Camara (GUI), Cerdan, Louvion, Paulo André (BRE), Fischer, O. Thomas, Tokple. Milieux : Baal, Coutadeur, Loriot, Matsui (JAP), Sessegnon (BEN), Romaric (CIV), K. Touré. A Attaquants : Is. Bangoura (GUI), De Melo (BRE), Douillard, Fanchone, Grafite (BRE), Lucau, Samassa. Is Ba Is. Bangoura Stade Léon-Boll éo lée é (17 641 places). Record d’a’affluencce : 16 531 (Le Mans-Marseille, le 14 février ée fév é 2004). Prix des places : de 5 à 40 euros. Lille Mavuba Faubert b Fernando Micoud Francia 400 M Départs parts Br. Cheyrou (Rennes), Denilson (l.), Roux (Ajaccio, L 2), M. Baldé (Legia Varsovie, POL, p.). Effectif Gardiens : Ramé, Valverde. Défenseurs : Jemmali (TUN), Beto (POR), Henrique (BRE), Planus, Cid, Jurietti, Marange, Baysse, Trémoulinas, Bregerie. Milieux : Mavuba, Micoud, Faubert, Alonso (ARG), Ducasse, Fernando (BRE), Francia, T. Lavie, Smicer (RTC). A Attaquants : Chamakh (MAR), Darcheville, Laslandes, Perea (COL), Obertan. Stade Jacques-Chaban-Delmas (34 198 places). Record d’affluenc nce : 40 200 (Bordeaux-Juventus Turin, le 24 avril 1985), la capacittéé du stade a été réduite en 1998 pour la Coupe du monde. Prix des places : de 10 à 45 euros. Arrivées Arrivé Sessegnon (Créteil, L 2), Tokple (Paris-SG), K. Touré (GFCO Ajaccio, N), Louvion (Cannes, N), Calvé (Sochaux), Paulo André (Atletico Paranaense, BRE), I. Camara (Parme, ITA), Baradji (West Ham, ANG, r.p.), Lupède (Tours, N, r.p.), Choplin (Bayonne, N, r.p.). Palmarès Palmarè Néant. BUDGET Ramé Ramé (cap ) (cap.) JJurietti Jemmali Planus Marangee Ch akh Chamakh kh ou DDarcheville Darch ill Niculae cu Pieroni ie Stade Abbé-Deschamps é(23 467 places). Record d’affluuence : 21 304 (Auxerre-Bor. Dortmund, le 19 mars 1997). Prix des places : de 7 à 40 euros. Lens Arrivéées Arriv L’ann annéée derni dernièère Palmarès Palmarè 4e de L 1 avec 60 points. Champion de France Coupe de France : en 1998. éliminé en 16es de finale VVainqueur de la Coupe par Rennes, 0-1. de la Ligue en 1999. Coupe de la Ligue : Champion de France es éliminé en 16 de finale de D 2 en 1937, 1949 par Auxerre, 2-3. et 1973. Ent. : P. Dréossi BUDGET Vignal (Portsmouth, ANG), Si. Keita (Strasbourg), Boukari (Châteauroux, L 2), Ramos (Châteauroux, L 2), Diane (r.p. Bastia, L 2), Jabi (r.p. AC Ajaccio), L. Malouda (r.p. Istres, L 2). 600 M Départs parts Itandje d Demont A. Coulibaly ly Hilton t AA. Di Diarra ou Si. Keita Vignal SSe. KKeita it (cap.) Thomert Jussiêê Jussi Assou-Ekotto (Tottenham, ANG), Frau (Paris-SG), Lachor (Sedan), Kébé (Châteauroux, L 2, p.), Khiter (AC Ajaccio, L 2, p.), G. Rodriguez (URU, Atlas Guadalaraja, MEX, r.p.), Furtado (l.). Martins Pereira (Amiens, p.). Effectif Gardiens : Brocard, Chabbert, Itandje. Défenseurs : Barul, A. Coulibaly (MAL), Demont, Gillet, Hilton (BRE), Jabi (GUI), Ramos (POR), Vignal, Zayatte. Milieux : Carrière, Diamé, Diane (MAR), A. Diarra, S. Feindouno (GUI), Hermach, Se. Keita (MAL), Si. Keita (MAL), Lacourt, L. Malouda. Attaquants : Arsène, Aruna (CIV), Boukari (FRA/TOG), Cousin (GAB/FRA), Jemaa (TUN), Jussiê (BRE), Monnet-Paquet, Thomert. C i Co Cousin Aru runa Stade Félix-Bollaert (41 233 places). Record d’affluencee : 48 912 (Lens-Marseille, le 20 février fév é 1992). Prix des places : de 4 à 68 euros. Lorient Arrivéées Arriv L’ann annéée derniè dernière Palmarèès Palmar Palmarès Palmarè Arrivées Arrivé Abriel (Guingamp, L 2), 3e de L 2 avec 66 points. VVainqueur de la Coupe Champion de France Youla (Metz), Cappone (Angers, N), Saïfi (AC Ajaccio), Coupe de France : de France en 2002. en 1946 et 1954. Bastos (Atletico Paranaense, Dansoko (Cherbourg, N, r.p.), éliminé en 16es Champion de France de D 2 BRE), Jallet (Niort, N), Le Pen (Strasbourg), de finale par Lille, 0-1. en 1964, 1974, 1978 et 2000. Audel (r.p. Lorient, L 2). A. M’Bodji (Créteil, L 2), Coupe de la Ligue : VVainqueur de la Mansouri (Châteauroux, L 2), éliminé en 8es de finale Coupe de France Medjani (Metz), Gignac (Pau, N, r.p.), par Monaco, 0-1. par Nancy, 0-1. en 1946, 1947, 1948, Fiorèse (Al-Rayyan, QAT), Ligue des champions : 1953 et 1955. Ciani (Sedan), e 3 du Groupe D avec 6 points. VVainqueur de la Re. Riou (Lyon, p.). Ent. : C. Gourcuff f Ent. : C. Puel BUDGET UDDGET Coupe de l’UEFA : Coupe Intertoto en 2004. 211 M Départs parts es éliminé en 8 de finale Audardd (cap.) (cap ) Départs parts Sylva l Audel (Lille, r.p.), par le FC Séville, 1-0, 0-2. Barralon (Reims, L 2), Coué (Clermont, N), 366 M Effectif Chalm l é Tavlaridis Schmitz Tafforeau afforeauu L. Touré (Gueugnon, L 2, p.), Boutruche Marchal Medjani Boutruch d Moullecc Effectif Danic (Troyes, r.p.), Dernis (Saint-Étienne), ou Plestan Pl t Gardiens : Audard, Cappone, Re. Riou. ou Genton Franchi (l.), Gardiens : Sylva (SEN), Malicki, Pichon. Moussilou (Nice), Guel (l.), Défenseurs : Barrientos (ARG), Boutruche, Genton, Marchal, Défenseurs : Chalmé, Lichtsteiner (SUI), Tavlaridis (GRE), Schmitz Aboucherouane (Raja Le Toux (l.), Dumont Makoun k Medjani, Moullec, Recorbet, Ciani Saï aïïfïfi Ewolo (BRE), Vitakic (SER), Plestan, Tafforeau, Owona, Franquart, Zywiecki. Casablanca, MAR, r.p.), Sy. Macé (l.), ( ) (cap.) Milieux : Abriel, Dansoko (CIV), Ewolo (CON), Gignac, Milieux : Cabaye, Debuchy, Dumont, Makoun (CAM), Bodmer, Lacroix (Sannois, N p.), Marveaux (Clermont, N), Jallet, Le Pen, Mansouri (ALG), Pédron, Yesso, Saïfi (ALG). Roussey (entr. adjoint, Saint-Etienne), Gygax (SUI), Acimovic (SLV), Bastos (BRE), A. Keita (CIV), M. Robail, N’Guema (Rennes, r.p.), Le Pen A. KKeita Bodmer d Bastos A Attaquants : Bourhani, Barry (SEN), M. Coly (SEN), A. M’Bodji (SEN), Abriel Dervitte (Tottenham, ANG). S. Robail, Le Postollec, Audel. Reset (FC Sion, SUI), Morel, Pinard, Sofiane, Fiorèse. A Attaquants : Odemwingie (NGA), Fauvergue, Youla (GUI), Salin (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), K. Ziani (Sochaux). Fiorèse s A. M’Bodji Mirallas (BEL). Odemwingie mwingi Stade Le Moustoir-Yves-Allainmat (15 870 places). Reccord d’affluence : 15 775 spectateurs (Lorient-Marseille, le 27 avril 2002). Prix des places : de 8 à 38 euros. Stadium Lille Métropole, à Villeneuve-d’Ascq (17 189 pplaces). Record d’affluence : 17 274 spectateurs (Lille-Marseille, le 19 mars 2006). Prix des places : de 3 à 54 euros L’ann annéée derniè dernière 3e de L 1 avec 62 points. Coupe de France : éliminé en quarts de finale par Paris-SG, 1-2. Coupe de la Ligue : éliminé en 8es de finale Lyon y L’ann annéée derniè dernière 1err de Ligue 1 avec 84 points. Coupe de France : éliminé en quarts de finale par Marseille, 1-2. Coupe de la Ligue : éliminé en 16es de finale par Nantes, 1-1, 3-4 aux t.a.b. Ligue des champions : éliminé en quart de finale par l’AC Milan, 0-0, 1-3. Samedi 23 septembre 2006 journée Nancy Lens Lille Nice Sedan Rennes Sochaux Lyon Lorient Troyes Monaco Le Mans Auxerre Nantes Marseille Toulouse Valenciennes Bordeaux Saint-Étienne Paris-SG Retour 26e journée, le 24 février 2007 9 Kaboul b Grichting h JJaurès ou Radett e Lyon Lille Lens Monaco Auxerre Sedan Paris-SG Nancy Bordeaux Troyes Le Mans Sochaux Nantes Marseille Toulouse Lorient Nice Valenciennes Rennes Saint-Étienne Retour 25e journée, le 17 février 2007 8 331,4 1,,44 M Cool Sagna Ent. : Ricardo BUDGET Arrivées Arrivé Micoud (Werder Brême, ALL), Cid (Istres, L 2, r.p.), Fernando (Catane, D 2 ITA). Palmarès Palmarè Champion de Fran France en 1950, 1984, 1985, 1987 et 1999. VVainqueur de la Coupe de France en 1941, 1986 et 1987. VVainqueur de la Coupe de la Ligue en 2002. Champion de France de D2 en 1992. Ent. : G. Houllier Coupet Clerc Caçapa Cris Abidal id BUDGET Palmarès Palmarè Champion de France en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006. VVainqueur de la Coupe de France en 1964, 1967 et 1973. VVainqueur de la Coupe de la Ligue en 2001. VVainqueur du Trophée des champions en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006. Arrivées Arrivé Toulalan (Nantes), Källström (Rennes), Squillaci (Monaco), Idangar (Valenciennes, L 2, r.p.), Hima (Châteauroux, L 2, r.p.). Départs parts Monsoreau (Monaco), Clément (Glasgow Rangers, ECO), Re. Riou (Lyon, p.). 110 100 M Effectif Gardiens : Coupet, Vercoutre, Hartock. Tiago Défenseurs : Abidal, Caçapa (BRE), Squillaci, Müller (SUI), Cris (BRE), Clerc, Berthod, Réveillère, Juninho Diatta (SEN). Milieux : M. Diarra (MAL), Toulalan, Källström (SUE), Tiago (POR), Juninho (BRE), Malouda, Pedretti, Govou Malouda Idangar, Hima. F d Fred A Attaquants : Govou, Wiltord, Benzema, Ben Arfa, Fred (BRE), Carew (NOR). Stade de Gerland (42 000 places). Record d’afflueence : 48 552 spectateurs (Lyon - Saint-Étienne, le 9 septembre 1980). Prix des places : 15 à 100 euros. M. Diarra M i Monaco L’ann annéée derniè dernière Palmarèès Palmar 10e de L 1 avec 52 points. Champion de France Coupe de France : en 1961, 1963, 1978, éliminé en 16es de finale 1982, 1988, 1997 et 2000. par Colmar (CFA 2), 0-1 a.p. p.. VVainqueur de la Coupe Coupe de la Ligue : de France en 1960, 1963, éliminé en demi-finales 1980, 1985 et 1991. par Nice 0-1. VVainqueur de la Coupe de la Ligue en 2003. VVainqueur du Trophée BUDGET des champions en 455 M 1997 et 2000. Ent. : L. Bölöni Roma Modesto Modesto d Givet Monsoreau Dos os Santo S os ( ) (cap.) ou Veigneaaau Leko k D Perez D. P Di Vaio V B Bernardi di Méénez Effectif Gardiens : Roma (ITA), Ruffier, Warmuz, Vallaurio. Défenseurs : Givet, Lescure, Modesto, Veigneau, Monsoreau, Mangani, Sambou, Dos Santos. Milieux : Zikos (GRE), Bernardi (ARG), Pérez (URU), Leko (CRO), Gerard (ESP), Plasil (RTC), Meriem, M. Martin, Gakpé, Maurice-Belay, Licata. A Attaquants : Di Vaio (ITA), Ménez, Gigliotti, Kallon (SIE), Koller (RTC), Grax, Nimani. Arrivées Arrivé Bölöni (Rennes, entraîaîneur), în Ruffier (Bayonne, N, r.p.), Monsoreau (Lyon), Leko (Dynamo Kiev, UKR), Koller (Borussia Dortmund, ALL), Grax (Troyes, r.p.), Kallon (Al-Ittihad, ARS, r.p.), Ménez (Sochaux), Di Vaio (Valence, ESP). Marseille Arrivées Arrivé Cuperly (entraîaîneur în adjoint, Auxerre), D. Cissé (Liverpool, ANG, p.), Zubar (Caen, L 2), Valbuena (Libourne-Saint-Seurin, N), Hamel (Auxerre), H. Camara (Noisy-le -Sec, CFA), Sennaoui (Strasbourg, L 1), Koke (Sporting Lisbonne, POR, r.p.), Leo (Flamengo, BRE, r.p.), Luyindula (Auxerre, r.p.) Olembé (Al-Rayyan, QAT, r.p.), Bamogo (Nantes, r.p.). Ent. : A. Emon Départs parts J. Fernandez (entraî aîneur, în Auxerre), Carrasso Meïtïté (Bolton, ANG), A. Luis (Benfica, POR, r.p.), Déhu (Levante, ESP), Effectif Beye Zubar Cesar Taiwo i Ribault (Créteil, L 2), Bonnissel (f.c.), : Carrasso, Hamel, Sennaoui. (cap ) (cap.) Barthez (f.c.), Défenseurs : Taiwo (NGA), Cantareil, Beye (SEN), Delfim (Young Boys Berne, SUI), Cana K. Ba, Civelli (ARG), H. Camara, Zubar, Leo (BRE), Quesnel (f.c.), D. Ferreira (f.c.), Dahou (f.c.), Cesar (SLV), Bocaly. Barry (Lorient, p.), Milieux : Mam. N’Diaye (SEN), Ribéry, Lamouchi, L. N’Diaye (Strasbourg, L 2, p.), Lamouchi Ribbéry Deruda (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), Olembé (CAM), Cana (ALB), Nasri, Valbuena, Oruma (NGA). Begeorgi (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.), A Attaquants : D. Cissé, Maoulida, Koke (ESP), Niang (SEN), Benatia (Tours, L 2, p.), Pagis, Bamogo, Luyindula. M lid Maoulida P gi Pagis Niang Ni Gimenez (ARG, Herta Berlin, ALL, p.). Stade-Vé Vélodrome él (60 000 places). Record d’a’affluencee : 58 897 spectateurs (Marseille-Newcastle, le 6 mai 2004). Prix des places : de 12 à 120 euros (hors tribune officielle) L’ann annéée derniè dernière Palmarès Palmarè 5e de L 1 avec 60 points. VVainqueur de la Ligue Coupe de France : des Champions en 1993. battu en finale Champion de France en par Paris-SG (1-2). 1937, 1948, 1971, 1972, Coupe de la Ligue : 1989, 1990, 1991, 1992. éliminé en 16es de finale Champion de France par Bordeaux (0-1). de L 2 en 1995. VVainqueur de la Coupe de France en 1924, 1926, BUDGET 1927, 1935, 1938, 1943, 76 M 76 1969, 1972, 1976 et 1989. Nancyy Arrivées Arrivé L’ann annéée derniè dernière Palmarès Palmarè 12e de L 1 avec 48 points. Champion de France de D 2 Dosunmu (GB Anvers, D1 belge), Coupe de France : en 1975, 1990, 1998 et 2005. Guerriero (Raon-l’Etape, N), Hamdani (Raon-l’Etape, N, retour de prêt), éliminé en 32es de finale VVainqueur de la Coupe Sauget (Bastia, L 2), par Strasbourg (0-4). de France en 1978. Chouleur (premier contrat pro). Coupe de la Ligue : Vainqueur de la Coupe vainqueur face à Nice (2-1). de la Ligue en 2006. Ent. : P. Correa Départs parts Guidolin (Palerme, ITA, entraîneur), Biancarelli (arrêt), Cubilier (Nantes), Maicon (Inter Milan, ITA), Squillaci (Lyon), Kapo (Juventus , ITA, r.p.), Vieri (Sampdoria, ITA), Chevanton (FC Séville, ESP), Maoulida (Marseille), Lanteri (Metz, L 2, p.). K ll Koller Stade Louis-II (18 523 places). Record d’affluence : 20 000 spectateurs (Monaco-AS Rome, le 18 mars 1992). Prix des places : de 5 à 60 euros. BUDGET 25 M 25 Bracigliano (cap ) (cap.) C éttienn Diakhat Chr kh é Lécluse l Biancalan iancalanni ou Puygrennnierr Berenguer Duchemin B. Gavanon ou André Luiz Sarkisian Effectif Gardiens : Bracigliano, Sorin. Défenseurs : Adailton (BRE), André Luiz (BRE), Biancalani, Chrétien, Diakhaté (SEN), Lécluse, Puygrenier, Sapina, Sauget. Milieuxx : Berenguer, Brison, Chouleur, Duchemin, B. Gavanon, Guerriero, K. Keita (SEN), Hamdani, N’Guemo (CAM), Sarkisian (URU). A Attaquants : Curbelo, Dosunmu (NGA), Kim (BRE), Rudolf (HON), Zerka (MAR). Départs parts D. Bakari (arrêt), Kroupi (p., Al-Wehad, EAU), Da Costa (PSV Eindhoven, HOL). Kim Ki m Dosunmu D m ou ZZerka k Stade Marcel-Picot (20 085 places). Record d’affluence : 30 384 spectateurs (Nancy - Saint-Etienne, 19 décembre 1976). Prix des places : de 7 à 60 euros. PAGE 6 VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 5 Ent. : J. Fernandez eezz L’ann annéée derniè dernière 2e de L 1 avec 69 points. points Coupe de France : éliminé en 8es de finale par Montpellier (L 2), 0-1. Coupe de la Ligue : éliminé en quarts de finale par Nice, 1-2 a.p. Bleu Rouge Jaune Nice Lyon Monaco Sedan Nancy Auxerre Lille Bordeaux Lorient Nantes Troyes Toulouse Sochaux Paris-SG Marseille Le Mans Saint-Étienne Lens Valenciennes Rennes Retour 22e journée, le 27 janvier 2007 e par Le Mans, 1-1 a.p., 1-4 aux t.a.b. Bordeaux Premier tour (L 2 et N) : mardi 15 août 2006 Deuxième tour (L 2 et N) : mardi 22 août. 16es de finale (entrée de la L 1) : mardi 19 et mercredi 20 septembre. 8es de finale : mardi 24 et mercredi 25 octobre. Quarrts de finale : mardi 19 et mercredi 20 décembre. Demii-finales : mardi 16 et meercredi 17 janvier 2007. Finalle : samedi 31 mars (Saintt-Denis, Stade de France). Jaune Samedi 26 août 2006 Arrivées Arrivé Fernandezz (entraî (entraaîaîneur, înîneur Marseille) Marseille), Is. Ba (Châteauroux, L 2), Basso (Viking FK, NOR), Jelen (Wisla Plock, POL), Niculae (Dinamo Bucarest, ROU), Oziemczuk (Gornik Leczna, POL), F. Thomas (Le Mans), Yebda (Laval, L 2, r.p.). L’ann annéée derniè dernière Palmarès Palmarè 6e de L 1 avec 59 points. Champion de France Coupe de France : en 1996. éliminé en 16es de finale V Vainqueur par le Paris-SG, 0-1. de la Coupe de France Coupe de la Ligue : en 1994, 1996, éliminé en 8es de finale 2003 et 2005. Coupe de la Ligue Septième tour (entrée de la Ligue 2) : samedi 25 et dimanche 26 novembre 2006. Huitième tour : samedi 16 et dimanche 17 décembre. e de finale (entrée de la Ligue 1) : 32es sam medi 6 et dimanche 7 janvier 2007. e de finale : samedi 20 et dimanchee 21 janvier. 16es es s 8 de finale : mardi 30 et mercredi 311 janvier. Quaarts de finale : mardi 27 et mercreddi 28 février. Dem mi-finales : mardi 17 et mercredi 18 avril. Finale : samedi 12 mai (Saint-Denis, Sttade de France). Noir Bleu Noir 4 journée Auxerre Samedi 19 août 2006 Lens Lorient Bordeaux Lyon Nantes Troyes Rennes Monaco Sedan Sochaux Toulouse Nice Paris-SG Lille Auxerre Marseille Saint-Étienne Nancy Le Mans Valenciennes 21e journée,, le 24 jjanvier 2007 e Coupe de France Mercredi 16 août 2006 : Bosnie-Herzégovine - France (amical), à Sarajevo. Samedi 2 septembre : Géorgie - France (qualif. Euro 2008), à Tbilissi, stade Boris-Paichadze. Mercredi 6 septembre : France - Italie (qualif. Euro 2008), à Saint-Denis, Stade de France. Samedi 7 octobre : Écosse - France (qualif. Euro 2008), à Glasgow, Hampden mpden Park. Mercredi 11 octobre : France - Îles Féroé (qualif. Euro 2008). Mercredi 15 novembre : France - Grèce (amical) à Saint-Denis, Stade de France. Mercredi 7 février 2007 : match amical (adversaire à déterminer). Samedi 24 mars : Lituanie - France (qualif. Euro 2008), à Vilnius, stade Darius-et-Girenas. Mercredi 28 mars : match amical (adversaire à déterminer). Samedi 2 juin : France - Ukraine (qualif. Euro 2008), à Saint-Denis, Stadde de France. Mercredi 6 juin : France - Géorgie (qualif. Euro 2008). 7 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 superproduction entraîneurs et toutes les dates importantes de la saison. Ligue des champions Coou Cou Co oup upe up pee d des deess Clubs Champi Champio C pio ion io ons on ns Eu éens Europ Coupe de l’UEFA Troisième tour préliminaire (entrée de Lille). – Aller : mardi 8 et mercredi 9 août 2006. Retour : mardi 22 et mercredi 23 août. Pre ère phase (huit poules de quatre équipes, six journées) : mardi 12 et mercredi 13 septembre, Premi marrdi 26 et mercredi 27 septembre, mardi 17 et mercredi 18 octobre, mardi 31 octobre et merrcredi 1er novembre, mardi 21 et mercredi 22 novembre, mardi 5 et mercredi 6 décem mbre. Huiitièmes de finale.- Aller : mardi 20 et mercredi 21 février 2007. Retour : mardi 6 et merrcredi 7 mars. Quaarts de finale.- Aller : mardi 3 et mercredi 4 avril. Retour : mardi 10 et mercredi 11 avril. Dem mi-finales.- Aller : mardi 24 et mercredi 25 avril. Retour : mardi 1er et mercredi 2 maai. Finale : mercredi 23 mai, à Athènes. Nantes Stojkovic k Cetto t Guillon l Signorin Signorinoo (cap ) (cap.) Saï aïdou ïd ïd Faé Wilhelmsson Boukhari Capoue p Oliech ou Dial Diallo Stade de la Beaujoire Louis-Fonteneau (38 285 places) s). Record d’a’affluence : 51 359 spectateurs (France - Belgique : 5-0, le 16 juin 1984).Prix des places : de 15 à 50 euros. Ent. : G. Lacomb Landreau d B. Mendy Rozehnal a Yepes Armand A Saint-Étienne Ent. : I. Hasek. L’ann annéée derniè dernière 13e de L 1 avec 47 points. Coupe de France : éliminé en 32es de finale par Lille, 0-1. Coupe de la Ligue : éliminé en 16es de finale par Lille, 0-2. BUDGET Palmarès Palmarè Arrivées Arrivé Hasek (entraîneur, Al-Wasl, DUB), Champion de France en 1957, 1964, 1967, 1968, Dernis (Lille), Landrin (Paris-SG), 1969, 1970, 1974, 1975, Bilos (Boca Juniors, ARG), 1976 et 1981. Ilan (Sochaux), VVainqueur de la Coupe Hautcœur (Le Mans). de France en 1962, 1968, 1970, 1974, 1975 et 1977. Champion de D 2 en 1963, 1999 et 2004. 400 M Janot M. DDabo Z. Camara Hognon Ilunga oou F. Diawara Hautcœur Dernis Effectif Gardiens : Janot, Viviani, Moulin, Mermillod. Défenseurs : Z. Camara, F. Diawara (MAL), Hognon, Ilunga (RDC), Perquis. Milieux : Bilos (ARG), M. Dabo (SEN), Hautcœur, Dernis, Landrin, L. Perrin, Piatti (ARG), Sablé, O. Sarr (SEN), Tiéné (CIV). Attaquants : P. Feindouno (GUI), B. Gomis, Ilan (BRE), Piquionne, Sakho (SEN). Départs parts Baup (entraî aîneur, în Toulouse), F. Mendy (Bastia, L2), Al. Yahia (Sedan), A. Kamara (Châteauroux, L2), Hellebuyck (Paris-SG), Zokora (Tottenham, ANG), Mazure (Caen, L2), Basto (l.), Houri (Cannes, N, p.). Sochaux L’ann annéée derni dernièère 15e de L 1 avec 44 points. Coupe de France : éliminé en 8es de finale par Marseille, 0-2. Coupe de la Ligue : éliminé en 16es de finale par Nancy, 0-1. Ent. : A. Perrin BUDGET Palmarès Palmarè Champion de France en 1935, 1938. VVainqueur de la Coupe de France en 1937. Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2004. Champion de D 2 en 1947, 2001. Potillon il n Afolabi S. Diawara Br B échett ou Pichot ou Tosicc N’Daw ou Mézague KK. Ziani Alvaro ro Santos S ou Birsa Arrivées Arrivé Perrin (entraîaîneur, în l.), K. Ziani (Lorient, L 2), J. Gavanon (Clermont, L 2), J. Leroy (Beitar Jérusalem, ISR), Farag (Al-Ahli, EAU, r.p.), Zaïri (Al-Ittihad, ARS, r.p.), Birsa (NC Gorica, SLV), Bréchet (Real Sociedad, ESP), Alvaro Santos (FC Copenhague, DAN), Pichot (Paris-SG). 400 M Richert h Effectif Gardiens : Richert, J. Gavanon, Deichelbohrer. Défenseurs : Afolabi (NGA), Daf (SEN), S. Diawara (SEN), N’Daw (SEN), Miranda (BRE), Rey, Bühler (SUI), Josse, Potillon, El-Bounadi, Tosic (SER), Bréchet, Pichot. Milieux : Genghini, Farag (EGY), Isabey, Lonfat (SUI), Sène (SEN), Pitau, J. Leroy, Brunel, Zerara, K. Ziani (ALG), Mézague (CAM). A Attaquants : Dagano (BUF), Erding (TUR), Quercia, Regnier, Zaïri (MAR), Birsa (SLV), Alvaro Santos (BRE). Départs parts Bijotat (entraî aîneur, în centre de formation de Monaco), Lavie (l.), Boudarène (Dijon, L 2), Ilan (Saint-Étienne), Martinovic (l.), Meghni (Bologne, ITA, r.p.), Ménez (Monaco), Calvé (Le Mans), Weldon (Troyes), Sow (l.). SStade Auguste-Bonal (20 005 places) Record d’affluence : 20 866 spectateurs (Sochaux - Saint-Étienne, 1-1, le 16 mai 1976). Prix des places : de 9 à 30 euros (match normal), de 13 à 40 euros (gala), de 17 à 55 euros (super gala). Troyes y L’ann annéée derniè dernière 17e de L 1 avec 39 points. Coupe de France : éliminé en 32es de finale par Calais (CFA), 2-3 a.p. Coupe de la Ligue : éliminé en 16es de finale par le Paris-SG, 1-4. Ent. : J-M. Furlann BUDGET Palmarès Palmarè Coupe Intertoto 2001. 22,5 2,,5 M 2, Le Crom Sanz I. Faye F y Paisley i y ou Kouassi Amzine Y Lachuer Y. L h Nivet (cap.) (cap ) Fanni Kanté Abardonado Varrauult (c (cap.) Échouafni Bl t Balmont R l Rool V hi Vahirua Effectif Gardiens : Gregorini, Lloris, J. Moreau. Défenseurs : Abardonado, Fanni, Varrault, An. Yahia (ALG), Apam (NGA), Kanté (MAL), Scotto. Milieux : Balmont, Échouafni, Rool, Diakité (MAL), Ederson (BRE), Vahirua. A Attaquants : S. Camara (SEN), B. Koné (CIV), Moussilou, Bellion, Larbi, I. Touré (CIV). M idi Matuidi ou Danic Effectif Gardiens : Le Crom, Westberg, Grau. Défenseurs : Berkak, Boucansaud, Drouin, Guillaume, Kouassi (CIV), Montero, Paisley, Sanz, I. Faye (SEN). Milieuxx : Amzine (MAR), Danic, Enza Yamissi, Faivre, Y. Lachuer, Matuidi, N’Dour, Nivet, Obaddi (MAR). A Attaquants : G. Ba, Ib. Bangoura (GUI), Dallet, Jaziri (TUN), Saganowski (POL), Weldon (BRE). Arrivées Arrivé Obbadi (Angers, N), Y. Lachuer (Auxerre), Weldon (Cruzeiro, BRE, p.), Grau (Grenoble, L2), Saganowski (Vitoria Guimaraes, POR), Danic (Lorient, r.p.). Départs parts Tourenne (Reims, L 2), Adam (Gueugnon, L 2), Peiser (Gueugnon, L 2), Marester (Bastia, L 2, p.), Dujeux (AC Ajaccio, L 2), Grax (Monaco, r.p.), Boskovic (Paris-SG, r.p.), Zitouni (Espérance Tunis, TUN, r.p.), Nadé (Sheffield Utd, ANG), Boudard (l.), Meslien (l.). G Ba G. B ou DDallet ll t W ld Weldon Stade de l’Aube (20 400 places). Record d’affluence : 19 825 spectateurs (Troyes-Ajaccio, le 15 avril 2006). Prix des places : de 10 à 30 euros (match normal), de 12 à 36 euros (match de super-gala). 11 Samedi 28 octobre 2006 journée Départs parts S. Traoré (PSG), Bigné (Brest, L2), Roudet (Valenciennes), Bagayoko (Al-Wahda, EAU), Bisconti (f.c.), Grenet (f.c.), Dolci (Bastia, L2, p.), Jarjat (Bastia, L2), Tchato (résiliation). Lyon Nancy Lens Auxerre Le Mans Lille Nantes Monaco Nice Marseille Bordeaux Sedan Paris-SG Rennes Toulouse Sochaux Troyes Saint-Étienne Lorient Valenciennes e Retour 29 journée, le 17 mars 2007 122 e Arrivées Arrivé D. Moreira (Toulouse), Br. Cheyrou (Bordeaux), N’Guéma (Lorient, r.p.), Nirlo (Jura Sud Foot, CFA), Danzé, P. Diop, Ekoko, Marveaux (premier contrat pro), Melchiot (Birmingham City, ANG). 133 e Départs parts Bölöni (entr. Monaco) J. Bru (Istres), Chaigneau (p., Toulon, N), Frei (Bor. Dortmund, ALL), Ouaddou (Olympiakos, GRE), Källström (Lyon), Y. Gourcuff (AC Milan, ITA), Ponroy (Glasgow Rangers, ECO), Stanger (Glasgow Rangers, ECO), Tanagro (l.). 14 e L’ann annéée derniè dernière Palmarèès Palmar 2e de L 2 avec 71 points. VVainqueur de la Coupe Coupe de France : de France en 1956, 1961. éliminé au 8e tour Champion de D 2 par Amiens (L2), 1-1, en 1955. 1-4 aux t.a.b. Coupe de la Ligue : éliminé en 8es de finale par Nice, 0-2. Ent. : S. BUDGET ou Badiane D Ducourtioux Belhadj h j Noro Jau Arrivées Arrivé Jau (Bastia, L 2), Lachor (Lens), Ouadah (Metz), Pujol (Anderlecht, BEL), Trévisan (AC Ajaccio), Al. Yahia (Saint-Étienne), Lemoigne (Toulon), Badiane (Paris-SG), Thicot (Nantes, p.), Pasqualetti (entr. adjoint, AC Ajaccio). Pujol j Départs parts Ciani (Lorient), Neumann (Montpellier, L 2), Gagnier (Niort, L 2), Jambay (l.), Mahon (l.), L. Mendy (l.), P. N’Diefi (Paris FC, N), N’Gosso (l.), Sabin (l.), Odemis (Créteil, L2). B tb t Boutabout Stade Louis-Dugauguez (23 189 places). Record d’’aaffluuence : 21 998 spectateurs (Sedan – Lens : 1-1, le 23 mars 2002). Prix des places : de 15 à 40 euros. Toulouse L’ann annéée derniè dernière 16e de L 1 avec 41 points. Coupe de France : éliminé en 32es de finale par Lyon-la-Duchère (CFA), 1-2. Coupe de la Ligue : éliminé en quarts de finale par Monaco, 0-2. Ent. : É. Baup BUDGET Palmarès Palmarè VVainqueur de la Coupe de France en 1957. Champion de D 2 en 1953, 1982, 2003. 34 M 34 Revault ault ou Dou Douchez Congr g é Arribag b gé (cap.)) Emana Aubey b y Mathieu t u Dieuze ou Fabinho Batlles Mansaré Bergougnoux gnoux Effectif Gardiens : Benvegnu, Douchez, Revault. Défenseurs : Arribagé, Aubey, A. Camara (GUI), Congré, Dao (CIV), Ebondo, Fofana, Mathieu. Milieuxx : Batlles, Bonnet, Dieuze, Fabinho (BRE), Robic, Sirieix, Taider, Emana. A Attaquants : Akpa Akpro, Bergougnoux, Elmander (SUE), Mansaré (GUI), Pentecote, Santos (TUN). Arrivées Arrivé Baup (entraîaîneur, în Saint-Étienne) Elmander (Bröndby, DAN), Fabinho (Santos, BRE). Départs parts Moreira (Rennes), Bedimo (Le Havre, L 2), Cardy (Metz, L 2), Giresse (Amiens, L 2), Lièvre (arrêt), Psaume (Nîmes, p.). Elm d Elmander Stadium (38 650 places). Record d’’aaffluence : 35 700 spectateurs (Toulouse - Marseille, 2-1, le 15 mai 2004). Prix des places : de 11 à 36 euros (hors matches de gala). Valenciennes Ent. : A. Kombouaa Penneteau t Mater t BUDGET Chelle Flachez Silvestri Saez Paauwe Dossevi Roudet B at Bratu L’ann annéée derniè dernière 1err de L 2 avec 74 points. Coupe de France : éliminé en 32es de finale par Nantes, 1-2. Coupe de la Ligue : éliminé au tour préliminaire par Caen (L 2), 0-5. Palmarès Palmarè Champion de L 2 en 1972 et 2006. 221,5 1, M Effectif Gardiens : Coque, Grondin, Penneteau. Défenseurs : Chelle (MAL), Flachez, Liron, Mater, Rippert, Silvestri, Mo. Traoré. Milieux : Bezzaz (ALG), Bourgeois, Dossevi (TOG), Doumeng, Haddad, Kharroubi, Paauwe (HOL), Roudet, Saez. A Attaquants : Dufresne, Hassli, Heitzmann, Savidan, Bratu. Arrivées Arrivé Paauwe (Feyenoord Rotterdam, HOL), Penneteau (Bastia, L 2), Roudet (Nice), Haddad (Paris-SG, p.), Rippert (Nantes, t. d.), Hassli (Saint-Gall, SUI), Bratu (Nantes, p.). Départs parts Burle (Reims, L 2), Klein (Niort, L 2), Bogaczyk (Sète, N), Idangar (Lyon, r. p.), Savigny (f. c.), T. Dia (Pau, N, p.). S vid Savidan Stade Nungesser (16 168 places). Record d’affluence : 21 268 spectateurs (Valenciennes – Sedan, le 13 mars 1955). Prix des places : 6 à 20 euros (match normal) ; 8 à 30 euros (gala) ; 14 à 40 euros (super gala). VENDREDI 4 AOÛT 2006 Samedi 18 novembre 2006 journée Sedan Lyon Lens Nantes Nancy Troyes Sochaux Lille Monaco Lorient Rennes Le Mans Auxerre Toulouse Paris-SG Bordeaux Saint-Étienne Nice Marseille Valenciennes Retour 32e journée, le 14 avril 2007 1 15 20 M 20 Effectif Gardiens : Babikian, Fabre, Regnault, Trévisan. Défenseurs : Ambourouet, Belhadj (ALG), Ducourtioux, Hénin, Lachor, Sartre, Al. Yahia (TUN), Badiane, Thicot. Milieux : Abdou, Amalfitano, Bastien, Jau, Lemoigne, Noro, Ouadah (ALG). A Attaquants : Boutabout (ALG), Marin, Mokaké (CAM), Pujol. Samedi 11 novembre 2006 journée Lens Rennes Nice Sochaux Lorient Nancy Troyes Monaco Toulouse Sedan Lille Marseille Le Mans Paris-SG Bordeaux Auxerre Lyon Valenciennes Nantes Saint-Étienne e Retour 31 journée, le 7 avril 2007 Stade de la Route-de-Lorient (29 778 places). Record d’affluence d’a : 29 490 (Rennes - Marseille, le 20 août 2005). Prix des places : de 5,5 à 55 euros. Sedan Samedi 4 novembre 2006 journée Monaco Nice Rennes Lyon Sedan Nantes Paris-SG Lens Nancy Bordeaux Sochaux Troyes Auxerre Le Mans Marseille Lorient Valenciennes Lille Saint-Étienne Toulouse Retour 30e journée, le 1er avril 2007 B Koné B. K é M Moussilou il Stade du Ray (17500 places). Record d’’aaffluence : 222 740 spectateurs (Nice-RC Paris, le 11 mai 1952). Prix des places : de 8 à 45 euros. Mokak k é Ilan an Piquionne q Stade Geoffroy-Guichard (35 616 places). Record d’’aafflueence : 47 747 spectateurs (Saint-Étienne - Lille, quart de finale de la Coupe de France, le 11 mai 1985). Prix des places : de 9 à 55 euros. Montero t 27 M 27 Gregorini gorini ou Llo Lloris e Arrivées Arrivé Moussilou (Lille), Kanté (Strasbourg, L2), I. Touré (Metallurg Donestk, UKR), Scotto (Amiens, L2, r.p.). e Samedi 25 novembre 2006 journée Nice Sedan Le Mans Lens Lille Monaco Lyon Auxerre Lorient Sochaux Nantes Paris-SG Toulouse Rennes Troyes Marseille Valenciennes Nancy Bordeaux Saint-Étienne Retour 33e journée, le 21 avril 2007 16 e 1 17 e 1188 e 19 19 e Samedi 2 décembre 2006 journée Nancy Lille Le Mans Lyon Sedan Troyes Auxerre Nice Lens Bordeaux Rennes Nantes Sochaux Marseille Paris-SG Toulouse Monaco Valenciennes Saint-Étienne Lorient e Retour 34 journée, le 28 avril 2007 Samedi 9 décembre 2006 journée Nice Nancy Toulouse Lens Lorient Sedan Lyon Paris-SG Nantes Le Mans Troyes Auxerre Bordeaux Rennes Marseille Monaco Lille Saint-Étienne Valenciennes Sochaux e Retour 35 journée, le 5 mai 2007 Samedi 16 décembre 2006 journée Lens Lyon Sedan Lille Paris-SG Nice Rennes Troyes Monaco Sochaux Nancy Marseille Nantes Bordeaux Auxerre Lorient Le Mans Toulouse Saint-Étienne Valenciennes Retour 36e journée, le 9 mai 2007 Samedi 23 décembre 2006 journée Nice Lens Lyon Monaco Sochaux Nancy Lille Auxerre Lorient Rennes Toulouse Nantes Troyes Paris-SG Bordeaux Le Mans Valenciennes Sedan Marseille Saint-Étienne Retour 37e journée, le 19 mai 2007 le PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rothen J. Leroy Palmarès Palmarè Champion de France en 1951, 1952, 1956 et 1959. VVainqueur de la Coupe de France en 1952, 1954 et 1997. L’ann annéée derni dernièère Palmarèès Palmar Arrivéées Arriv L’ann annéée derniè dernière Palmarès Palmarè 7e de L 1 avec 59 points. Champion de France 9e de L 1 avec 52 points. VVainqueur de la Coupe Landreau (Nantes), Coupe de France : Coupe de France : de D 2 des vainqueurs de Coupe en 1996 S. Traoré (Nice), Frau (Lens), éliminé en demi-finale vainqueur contre en 1956 et 1983. Champion de France Baning (Aarau, SUI), par Marseille, 0-3. l’OM, 2-1. VVainqueur de la Coupe en 1986 et 1994 Hellebuyck (Saint-Étienne), Coupe de la Ligue : Coupe de la Ligue : de France VVainqueur de la Coupe de France Diane (Strasbourg). es es éliminé en 16 de finale éliminé en 8 de finale en 1965 et 1971. en 1982, 1983, 1993, 1995, par Montpellier (L 2), 0-1. par Toulouse, 0-2. 1998, 2004 et 2006 VVainqueur de la Coupe de la Ligue en 1995 et 1998 Ent. : P. Dréossi BUDGET BUDGET VVainqueur de la Coupe Intertoto en 2001 388 M 700 M Isaksson k VVainqueur du Trophée des champions en 1995 et 1998 Effectif Départs parts Melchiot Mensah Bourillon Melchiot B i Edman ou o Effectif Jeunecham mpp Gardiens : Isaksson (SUE), C. N’Diaye (SEN), Pouplin. ou J. J FFaty t Jeunecha Landrin (Saint-Étienne), Gardiens : Landreau, Alonzo, N. Cousin. Letizi (Glasgow Rangers, ECO), Défenseurs : Adailton (BRE), G. Bourillon, A. Coulibaly (BUF), Mvueba Bueno (Sporting Portugal, POR, p.), Défenseurs : B. Mendy, Armand, Yepes (COL), S. Traoré (MAL), Edman (SUE), J. Faty, Jeunechamp, Mensah (GHA), ou Mbia Kantari (Strasbourg, L 2), Rozehnal (RTC), Ateba (CAM), Paulo Cesar (BRE), Drame (SEN). Perrier-Doumbé (CAM), Rochat (SUI), Melchiot (HOL). Haddad (Valenciennes, p.), Sorlin i ou Br Cheyrou Br. h Milieux : E. Cissé, Dhorasoo, Diané, Rothen, Hellebuyck, Milieux : Br. Cheyrou, Danzé, E. Didot, P. Diop (SEN), Marveaux, Badiane (Sedan), Benhamou (Cannes, N), É. Didot Baning (CAM), M’Bami (CAM). Mbia (CAM), Mvuemba, Nirlo, Sorlin. Boskovic (l.), Ragued (Mons, BEL), A Attaquants : Pauleta (POR), Kalou (CIV), Frau, Pancrate, A Attaquants : Briand, Ekoko (CON), Y. Hadji (MAR), Monterrubio, D. Moreira Monterrubio Pichot (Sochaux), C. Rodriguez (URU), N’Gog. D. Moreira, N’Guéma (GAB), Sow, Utaka (NIG). (cap ) (cap.) Dja Djedje (Grenoble, L 2, p.). Ut k Utaka Pauleta l ( ) (cap.) Parc des Princes (48 000 places). Record d’affluence : 49 575 spectateurs (Paris-SG - Waterschei, le 2 mars 1983). Prix des places : de 16 à 80 euros. Isabey (cap.) Sedan Lens Rennes Nice Championnats étrangers Nancy Nantes Lille Lorient ALLEMAGNE (1re journée).- Vendredi 11 août. Lyon Marseille re ANGLETERRE (1 journée).- Samedi 19 août. Monaco Toulouse ESPAGNE (1re journée).- Dimanche 27 août. Sochaux Bordeaux ITALIE (1re journée).- Dimanche 10 septembre. Auxerre Paris-SG Valenciennes Troyes Transferts Saint-Étienne Le Mans 31 août : fin du marché d’été. Retour 28e journée, le 10 mars 2007 1er-31 janvier 2007 : marché d’hiver. Bleu Rouge Jaune Diané oouu Kalou Frau F Pitau BUDGET 10 10 Samedi 21 octobre 2006 journée Jaune Dh Dhorasoo Landrin ou P. Feindouno Ent. : F. Antonettt Vendredi 25 août 2006 : FC Barcelone (ESP) - FC Séville (ESP). e Noir Bleu Noir É. Ciss Ci é L’ann annéée derniè dernière 8e de L 1 avec 58 points. Coupe de France : éliminé au 32es de finale par Brest (L2), 0-3. Coupe de la Ligue : battu en finale par Nancy, 1-2. Supercoupe d’Europe Rennes Paris-SG Sablé (cap.) Nice L’ann annéée derni dernièère 14e de L 1 avec 45 points. Coupe de France : éliminé en demi-finales par le Paris-SG, 1-2. Coupe de la Ligue : éliminé en 8es de finale par Bordeaux, 1-3. Ent. : S. Le Dizett Cubilier bi r Arrivées Arrivé Palmarès Palmarè Boukhari (Ajax Amsterdam, dam, HOL), Champion de France en 1965, 1966, 1973, 1977, Cubilier (Monaco), aïdou (Galatasaray, TUR), 1980, 1983, 1995 et 2001. Saï Stojkovic (Etoile Rouge Belgrade, SER), VVainqueur de la Coupe Wilhelmsson (Anderlecht, BEL), de France en 1979, 1999 D. Stinat (Dijon r.p.), et 2000. Yapi (Young Boys Berne, SUI, r.p.). VVainqueur du Trophée des champions en 1999 et 2001. Départs parts BUDGET 500 M Bamogo (Marseille, r.p.), Bouguerra (CA Tunis, TUN), Delhommeau (Metz, L2), Effectif Glombard (Cardiff City, GAL), Gardiens : Briant, Heurtebis, Stojkovic (SER). Landreau (Paris-SG), Leray (Tours, L2), Défenseurs : Cetto (ARG), Cubilier, Das Neves, Quint (arrêt), El Mourabet, Guillon, Pierre (HAI), Savinaud, Signorino, D. Stinat. Radic (AC Ajaccio, L2, p.), Milieux : Boukhari (MAR), Ca (GUB), Capoue, Da Rocha, Thicot (Sedan, p.), Dimitrijevic (SER), Faé (CIV), Mhadhbi (TUN), G. Norbert, Rossi (ARG), Thébaux (l.), Toulalan (Lyon), Bratu (Valenciennes, p.). Saïdou (CAM), Wilhelmsson (SUE), Yapi (CIV). A Attaquants : Diallo (MAL), Keserü (ROU), Oliech (KEN), Payet. Deuxième tour préliminaire (entrée de Marseille et Auxerre). – Aller : mardi 8 aôut et jeudi 10 août 2006. Retour : jeudi 24 août. Premier tour.– Aller : jeudi 14 septembre. Retour : jeudi 28 septembre. Premi Première i phase (huit poules de cinq équipes, cinq journées) : jeudi 119 octobre, jeudi 2 novembre, jeudi 23 novembre, mercredi 29 et jeuddi 30 novembre, mercredi 13 et jeudi 14 décembre. 16es dde finale.– Aller : mercredi 14 et jeudi 15 février 2007. Retourr : jeudi 22 février. 8es dee finale.– Aller : jeudi 8 mars. Retour : mercredi 14 et jeudi 15 mars. Quarts de finale.– Aller : jeudi 5 avril. Retour : jeudi 12 avril. Demi--finales.– Aller : jeudi 26 avril. Retour: jeudi 3 mai. Finalee : mercredi 16 mai, à Glasgow, Hampden Park. 8 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS « Je veux aller à Tottenham » PASCAL CHIMBONDA, le défenseur de Wigan, ne comprend pas pourquoi son transfert n’est toujours pas bouclé. Alors que Wigan et Tottenham semblaient tout proches d’un accord en début de semaine, le transfert de Pascal Chimbonda tarde toujours à se concrétiser. Le nouvel international français ne comprend pas pourquoi. À vingt-sept ans, l’ancien Havrais, élu meilleur latéral droit de Premier League la saison dernière, estime pourtant qu’il ne peut pas laisser passer cette occasion. « COMMENT VIVEZ-VOUS cette situation ? – Difficilement, c’est clair. J’ai vraiment envie que ça se fasse, c’est mon avenir qui est en jeu. Je dors peu, ça me perturbe. Ça me fracasse la tête, cette histoire. Ce matin (hier matin), je suis donc allé voir mon entraîneur (Paul Jewell) dans son bureau et il m’a dit que si Tottenham acceptait de mettre la somme que Wigan exigeait, le transfert se ferait. Et il m’a assuré que la porte n’était pas fermée. – Quelle est cette somme ? – C’est 3,5 millions de livres (5,2 millions d’euros), et si je joue plus de 50 matches avec Tottenham, il y a un bonus de 1 million (1,5 millions d’euros) et un autre bonus de 700 000 livres (1 million d’euros) en cas de qualification pour une compétition européenne la saison suivante. La balle est dans le camp des deux clubs. Moi, en tout cas, j’ai fait mon choix. – En début de semaine, les positions des deux clubs s’étaient pourtant rapprochées et laissaient entrevoir un dénouement rapide… – C’est vraiment important, vu qu’il y a des échéances très proches avec l’équipe de France. Les Bleus, j’ai envie d’y retourner. C’est aussi pour ça que je veux aller à Tottenham. C’est une des meilleures équipes d’Angleterre. Elle joue le haut du tableau et va disputer une Coupe d’Europe (Coupe de l’UEFA). Je serai plus visible. – Mais si Wigan vous bloque… – (Dépité.) Si ça ne se fait pas, je – Vous avez repris l’entraîne- ment avec Wigan lundi. Comment cela s’est-il passé ? – Disons que le premier jour l’entraîneur ne m’a pas calculé. Mais je travaille depuis ma reprise et phy- siquement, je suis dans les temps. – Quand espérez-vous que cette situation soit réglée ? – Je le répète, j’aimerais bien que ça se fasse le plus rapidement pos- sible. Wigan a déjà trouvé mon remplaçant. En plus, ce club m’a acheté 700 000 euros et aujourd’hui réclame près de 8 millions. Quand on voit que Thuram, beaucoup plus – Vous savez pourquoi ? – Il m’a dit que je leur avais manqué de respect à cause du courrier que je lui avais donné juste après la dernière journée de Championnat, en mai, et dans lequel je demandais à partir. Je me suis excusé dix mille fois à ce sujet. OK, j’ai commis une erreur, mais qui n’en commet jamais ? Le pire, c’est que c’est l’entraîneur qui m’a dit qu’il fallait procéder comme ça pour être transféré. Ce n’était pas du tout dans mon intention de lui manquer de respect Plessis : « Ilan savait très bien qu’il appartenait à deux clubs » Le président du FCSM laisse cependant la porte entrouverte à un accord rapide : « Les choses peuvent effectivement s’arranger assez vite. Mais si la Commission juridique a refusé d’homologuer la qualification d’Ilan, ce n’est pas pour rien. » Le cas Ilan n’est pas simple. « Cela faisait un moment que Saint-Étienne cherchait à engager ce joueur. Mais Ilan savait très bien en fin de saison dernière qu’il appartenait alors à deux clubs – l’Atletico Paranaense et le FC Sochaux - à 50-50, après qu’on l’ait loué la première saison. Dans ces conditions, Sochaux ne peut évidemment pas rester en dehors de l’opération de transfert », plaide Jean-Claude Plessis. Son directeur, Pierre Wantiez, rappelle : « En août 2004, un accord tripartite a été signé entre l’Atletico Paranaense, Sochaux et Ilan, lequel sait donc très bien la nature de l’engagement qu’il a pris alors. Or, aujourd’hui, malgré tous nos efforts, nous n’avons toujours pas obtenu le moindre document relatif au transfert d’Ilan à Saint-Étienne. Admettez que n’importe quel copropriétaire n’y trouverait pas son compte en pareille situation. Il ne s’agit pas pour Sochaux de faire du jusqu’au-boutisme, de jeter de l’huile sur le feu, mais de défendre tout simplement nos droits et nos intérêts. » Devant la tournure prise par les événements, on se demande d’ailleurs si l’Atletico Paranaense, le club stéphanois et… Ilan n’auraient pas dû prêter attention plus tôt à la requête sochalienne car, aujourd’hui, le club franc-comtois demande non seulement son dû (3 millions d’euros) mais aussi réparation du manque à gagner. Demain soir, Ilan devra vraisemblablement regarder le match Saint-Étienne Sochaux depuis la tribune. CLAUDE CHEVALLY UN URUGUAYEN À L’ESSAI À NANCY. – L’AS Nancy - Lorraine a mis à l’essai le défenseur polyvalent uruguayen Damian Macaluso, vingt-six ans, qui possède également un passeport italien et évoluait la saison passée à la Sambenedettese (D 3 italienne). – L. D. PICHOT SIGNE À SOCHAUX. – Le défenseur latéral droit du Paris-SG Stéphane Pichot a signé un contrat de trois ans en faveur du FC Sochaux. Âgé de trente ans, Pichot, qui est la septième recrue du FCSM, évoluait au PSG depuis deux ans. Par ailleurs, l’attaquant Franck Djadjedjé (20 ans) a été prêté pour une saison à Grenoble (L 2). GIMENEZ PRÊTÉ AU HERTHA BERLIN. – Christian Gimenez, l’attaquant argentin de l’OM (31 ans), jouera la saison prochaine au Hertha Berlin. Les deux clubs sont tombés d’accord sur un prêt. UN GARDIEN À LORIENT. – Lorient a obtenu hier le prêt pour une saison de Rémi Riou, jeune gardien lyonnais de dix-huit ans. TROYES : BISCONTI NON RETENU. – Jean-Marc Furlan, l’entraîneur troyen a décidé de ne pas donner suite à l’essai du Belge Roberto Bisconti, qui évoluait à Nice la saison dernière. – J.P. K. T O UL O U S E B O U C L E S O N RECRUTEMENT. – Le TFC vient d’annoncer par l’intermédiaire de son recruteur, Ali Rachedi, qu’il n’y aurait plus de mouvement, sauf cas exceptionnel. Le club toulousain, qui était à la recherche d’un défenseur, suivait de près le latéral Parisien Pichot, qui a opté pour Sochaux. – M. Dj. BAZDAREVIC AU QATAR. – Libre après une excellente saison à l’Étoile du Sahel (D 1 tunisienne) et quelques contacts avortés en France (Guingamp, L 2) et en Europe (Turquie, Serbie), Mecha Bazdarevic (45 ans) s’est engagé pour une saison avec le club qatari d’Al-Wakra. L’entraîneur franco-bosniaque sera secondé par le fidèle Stéphane Gilli dans un Championnat qui débutera en septembre. – F. L. D. AGENDA DEMAIN LIGUE 1 (1re journée, suite) Voir page 3 NATIONAL (1re journée, suite) Voir page 9 DIMANCHE 6 AOÛT LIGUE 1 (1re journée, match décalé) Voir page 3 LUNDI 7 AOÛT LIGUE 2 (3e journée, match avancé) Voir page 9 MARDI 8 AOÛT LIGUE DES CHAMPIONS (3e tour préliminaire aller) COUPE DE L’UEFA (2e tour préliminaire aller) 17 HEURES OFK Belgrade (SER) - Auxerre LIGUE 2 (3e journée, suite) Voir page 9 MERCREDI 9 AOÛT LIGUE DES CHAMPIONS (3e tour préliminaire aller) 18 HEURES Lille - Rabotnicki Skopje (MCD) (M 6) JEUDI 10 AOÛT COUPE DE L’UEFA (2e tour préliminaire aller) 19 H 30 Young Boys Berne (SUI) - Marseille VENDREDI 11 AOÛT LIGUE 2 (4e journée) Dijon - Reims Bastia - Brest Niort - Strasbourg Créteil - Gueugnon Guingamp - Le Havre Montpellier - Istres Tours - AC Ajaccio Châteauroux - Grenoble Metz - Libourne-Saint-Seurin NATIONAL (2e journée, matches avancés) Voir page 9 PUEL ET LE PODIUM DE « L’ÉQUIPE ». – Deuxième puis troisième ces deux dernières saisons, Lille n’a pourtant pas les faveurs des footballeurs de L 1 interrogés par L’Équipe pour connaître le nom du futur champion. Dans notre consultation, le LOSC ne pointait qu’à la sixième place. « La L 1 a raison de ne pas croire en nous, remarque Claude Puel, un demi-sourire aux lèvres. Ça me convient parfaitement que les gens ne nous voient pas sur le podium. Le championnat est tellement homogène et ouvert… On a été deux fois surprenant depuis deux ans. On va essayer de l’être une troisième fois. Il y a deux étés, on était dans un trio dans ce genre de consultation, mais dans le trio d’équipes vouées à descendre… » – S. K. L’OFK BELGRADE OUVRE EN SERBIE. – Le futur adversaire d’Auxerre au deuxième tour préliminaire de la Coupe de l’UEFA, l’OFK Belgrade, débute en Championnat, lui aussi, ce week-end. Mais le club serbe a obtenu d’avancer son déplacement à cet après-midi (17 h 30), à Zemun, l’un des nombreux clubs de la capitale. L’AJA avait également songé demander pareil changement à la LFP, avant d’y renoncer. Les Bourguignons disposeront donc d’un peu moins de trois jours de récupération entre la réception de Valenciennes, demain (20 heures), et leur voyage à Belgrade pour un match aller programmé mardi, à 17 heures. – F. L. D. BELGIQUE (2e journée, match avancé). – AUJOURD’HUI : Standard de Liège (11) - Charleroi (9). AUJOURD’HUI ! E C N E M M O C E T Ê F A L QUE OUR LES VINGT P D N -E K E E W E C E R R LIE D’ESPOIR DÉMA AUX ENJEUX DE CE P IP M C E IN R R N P O S IS E A D S N E O LL IZ R VE O UNE NOU ORTERS. TOUR D’H CAPITAINES. P S P U LE S R S R PA I U R LE T VO E FA 1 É E N U CLUBS DE LIG OUVELLE FOIS DÉSIG N E N U T S E N O LY T N CHAMPIONNAT, DO PAGE 8 VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge IL SE FAISAIT UNE JOIE de débuter le Championnat sous ses nouvelles couleurs stéphanoises face à son ancien club. Mais Ilan semble avoir très peu de chances de pouvoir jouer demain soir à Geoffroy-Guichard et ce, à cause du FC Sochaux. Hier matin, le directeur général de l’AS Saint-Étienne, Vincent Tong Cuong, est en effet venu annoncer qu’Ilan ne se présenterait pas devant la presse, son contrat n’étant pas homologué. « Le plus curieux, c’est que nous avons reçu de la Fédération brésilienne le certificat international de transfert qui valide l’opération conclue début juillet avec l’Atletico Paranaense, club auquel Ilan appartenait jusqu’en 2009, a ensuite expliqué Tong Cuong. Le problème, c’est que le FC Sochaux, club auquel Ilan a été prêté pendant deux ans, estime avoir été lésé économiquement dans cette opération. La commission juridique de la LNF ayant été saisie du dossier, c’est elle qui nous a fait savoir que le contrat de notre attaquant ne pouvait pas être homologué pour l’instant. Nous nous activons désormais pour régler ce problème et nous gardons un petit espoir qu’Ilan puisse être qualifié pour l’ouverture du Championnat. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. Même si elle a décidé de se réunir en urgence, la commission juridique n’a prévu d’examiner le dossier que mardi prochain. » Le hasard veut que le premier hôte des Stéphanois à Geoffroy-Guichard soit précisément Sochaux, qui a tout intérêt à ce qu’Ilan ne soit pas de la partie demain soir. Mais ce n’est pas la raison invoquée par le club franc-comtois pour justifier son recours. « Comme une procédure est en cours, je ne vais pas vous donner aujourd’hui tous les arguments que nous avons dans la manche, remarque Jean-Claude Plessis. Et l’AS Saint-Étienne peut dire ce qu’elle veut à ce sujet. Mais sans entrer dans les détails, nous estimons que le FC Sochaux a été spolié dans cette affaire. Avec d’ennuyeuses conséquences pour notre recrutement puisque, dernièrement, il nous a manqué 3 millions d’euros pour acquérir Sanogo. » ont essayé de concrétiser la venue du milieu de terrain ivoirien de l’Olympiakos Le Pirée. Un dossier compliqué car le joueur n’appartient pas seulement au club grec. Il appartient à 50 % à Mettalurg Donetsk, club ukrainien où il a évolué pendant deux saisons. Monaco tente de réduire le prix en proposant un pourcentage sur une éventuelle future revente. Touré a rejoint la Grèce l’été dernier. Les téléspectateurs se souviennent peut-être de ce joueur qui avait offert deux belles prestations contre Lyon, la saison passée, en Ligue des champions. Âgé de vingt-trois ans, il vient également de jouer la Coupe du monde. S’il signe, il va se rapprocher de son jeune frère, Ibrahim, qui s’est engagé cet été en faveur de Nice. L’autre frère, Kolo, joue à Arsenal. – G. D. ODEMIS À CRÉTEIL. – Le jeune (19 ans) attaquant Sevag Odemis, qui évoluait dans l’équipe réserve de Sedan (CFA 2), a signé son premier contrat professionnel de trois ans avec Créteil (L 2). YAHIAOUI AU FC SION. – Le milieu de terrain français Ahmed Yahiaoui a signé avec le FC Sion. Âgé de dix-neuf ans, Yahiaoui, champion d’Europe des moins de 17 ans avec la France en 2004, a été formé à Marseille avant de rejoindre Istres (L 2). LE PRÉSIDENT DU REAL RÊVE ENCORE DE KAKÀ. – Le président du Real Madrid, Ramon Calderon, a déclaré hier qu’il croyait toujours possible de recruter Kakà, le milieu brésilien de l’AC Milan. « Je continue d’espérer sa venue. Après, que cela devienne réalité, c’est autre chose, mais je crois que c’est possible. » MATERAZZI PROLONGE À L’INTER. – Le défenseur international de l’Inter Milan, Marco Materazzi (32 ans), a prolongé son contrat d’une année supplémentaire avec le club lombard pour le porter jusqu’à juin 2010. « L’Inter voulait récompenser Materazzi, pas seulement pour la forme affichée pendant la Coupe du monde mais aussi pour ses prestations avec nous », a déclaré Branca, le directeur sportif du club milanais. DAVIDS PROLONGE AVEC TOTTENHAM. – Le milieu défensif néerlandais Edgar Davids a prolongé d’un an son contrat avec Tottenham. Davids, trente-trois ans, a refusé les offres de l’Ajax Amsterdam. RENNES, CUEFF ET LES DROITS TÉLÉ. – Lors de la présentation du nouveau maillot du Stade Rennais, Emmanuel Cueff a fait part de ses craintes quant à l’avenir de la L 1, dont « la hiérarchie sportive » serait bientôt conforme « à la hiérarchie financière ». « Le dernier exemple, a expliqué Cueff, ce sont les modalités du tirage au sort de la Coupe de la Ligue. On préserve désormais les deux qualifiés pour la Ligue des champions, c’est une aberration. Car c’est justement la Ligue des champions qui leur offre les moyens de disposer d’un effectif plus important. Au niveau des droits télé, entre le 1er et le 17e, l’écart est de 30 millions d’euros ; entre le 8e et le 12e, il est de 5 millions d’euros. Ce n’est pas rien quand on sait que la masse salariale des joueurs de Rennes, c’est 16 à 17 millions d’euros. Avec le système actuel, nous ne pouvons pas nous permettre la moindre erreur d’autant que des clubs comme Paris, Marseille ou Monaco vont finir par être gérés sérieusement. » – R. R. Bleu Rouge ... ET PAULO CESAR RESTE EN DISCUSSIONS. – En fin de contrat dans un an, Paulo Cesar continue de négocier avec le PSG les conditions d’une éventuelle prolongation de deux ou trois saisons. De sources brésiliennes, l’ancien joueur de Fluminense demanderait, outre un salaire mensuel avoisinant les 100 000 euros, une prime à la signature de 1 million d’euros. Conditions jusqu’à présent refusées par les dirigeants parisiens, qui n’ont pas encore trouvé d’accord non plus avec Fabrice Pancrate sur sa prolongation de contrat (il est lié jusqu’en 2008). – J. T. Monaco avance sur Touré YAYA TOURÉ se rapproche de Monaco. Hier, les dirigeants du club monégasque Le tribunal administratif de Nice a suspendu hier l’exécution du contrat passé par la ville en vue de la construction et de l’exploitation du grand stade de Nice, après une procédure en référé du préfet des Alpes-Maritimes. Le jugement rendu par Anne Gaillard, juge des référés, fait suite à une audience mardi qui portait sur les conditions d’attribution par la ville de Nice d’une délégation de service public (DSP) au groupement d’entreprises conduit par la société Cari-Spada. Le préfet des Alpes-Maritimes, Pierre Breuil, nommé depuis inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur, avait souligné dans son recours avoir un « doute sur le strict respect de l’égalité entre les deux candidats (Cari-Spada et le groupe Vinci) » au cours de la procédure d’attribution en janvier dernier. Le nouveau stade, d’une capacité de 32 826 places assises, comprenant également un ensemble de locaux commerciaux et de bureaux, devait être livré d’ici à la fin 2007. Le coût de l’opération devait s’élever à 90 M. L’annonce du recours du préfet, début juillet, a conduit le maire à repousser l’attribution du permis de construire alors que Cari-Spada a déjà entrepris des travaux préparatoires qu’elle estime à 10 millions d’euros. Jaune Bleu Jaune PSG : ARMAND PROLONGE DE DEUX ANS... – Comme prévu (“L’Équipe” d’hier), Sylvain Armand a prolongé de deux ans son contrat au PSG. L’arrière gauche est désormais lié jusqu’en 2010 avec le club de la capitale. « Une prolongation est souvent un signe de confiance mutuelle entre un club et un joueur, observait-il hier. C’est important pour moi que le PSG m’accorde sa confiance, même si cela ne change en rien mon investissement. Je prolonge, comme l’ont fait avant moi Pedro (Pauleta) et Édouard (Cissé), deux joueurs exemplaires. J’ai eu deux ou trois touches à l’étranger. Mais, depuis le début, je savais que je voulais rester. » Armand s’est dit confiant sur la qualité de la saison parisienne, notamment après le Trophée des champions à Lyon (1-1, 4-5 aux t.a.b.), où il ne s’estime en rien responsable sur l’action qui mena au penalty égalisateur de l’OL. « Mais bon, on était à Lyon, et on sait que là-bas c’est difficile d’avoir un arbitrage équilibré… » – J. T. Saint-Étienne risque d’être privé de son attaquant brésilien, demain, contre Sochaux. de notre envoyé spécial NICE Noir Noir COHADE À STRASBOURG. – Dans un souci de renforcer son entrejeu après la longue blessure de Leyti N’Diaye, prêté par l’OM et victime d’une rupture des ligaments du genou, les dirigeants du Racing Club de Strasbourg ont obtenu le renfort de Renaud Cohade, qui a signé un contrat de deux ans en Alsace. Le joueur, âgé de vingt et un ans, a évolué à Nîmes, avant de rejoindre Bordeaux, puis d’être prêté la saison passée à Sète. Il a été laissé libre par Bordeaux. – Fr. N., L. L. Ilan toujours pas stéphanois SAINT-ÉTIENNE – DAMIEN DEGORRE Pascal Chimbonda est dépité et ne comprend pas pourquoi son transfert de Wigan à Tottenham tarde tant à se concrétiser : « C’est un truc qui aurait dû se faire tranquillement, et là ça traîne en longueur. » (Photo Offside/Presse Sports) « Wigan a déjà trouvé mon remplaçant » financier pour aller dans un club où il a envie de rester. Pour l’instant, à ma connaissance, il n’a rien signé et tant qu’il n’a rien signé, la porte est ouverte…» Ces derniers jours, les Girondins ont aussi tenté de convaincre les dirigeants lensois de leur vendre Hilton, le défenseur central brésilien. Une offre de 4 millions d’euros aurait d’ailleurs été faite mais Gervais Martel a été très ferme. Il n’est pas vendeur. Cette réponse ne ravit pas le joueur. À vingtneuf ans, il est très tenté par Bordeaux et l’idée de disputer la Ligue des champions. En fin de saison, il aurait pourtant obtenu un bon de sortie. Par ailleurs, Bordeaux attend toujours des nouvelles d’Amiens au sujet d’Issiar Dia, le jeune attaquant de dix-huit ans. Bordeaux a transmis une offre d’un million d’euros et proposé un pourcentage sur la revente… – G. D., D. D., E. C. mûr et expérimenté que moi, n’a coûté que 7 millions à Barcelone, franchement, je ne comprends pas. » Les Bleus affronteront la Grèce, championne d’Europe en titre, en match amical le mercredi 15 novembre au Stade de France (21 heures). La dernière rencontre entre les deux sélections remonte au quart de finale de l’Euro 2004 et à l’unique victoire de la Grèce (1-0) sur la France en sept confrontations. Le grand stade « suspendu » resterai… Mais pour mon avenir, je suis sûr que ça jouera contre moi. J’ai besoin de franchir un palier. Franchement, je ne comprends pas… C’est un truc qui aurait dû se faire tranquillement, et là ça traîne en longueur. – Pourquoi avoir prolongé votre contrat jusqu’en juin 2009 avec Wigan en décembre dernier ? – L’entraîneur m’a dit à cette époque qu’il était très content de mes cinq premiers mois au club et moi aussi, j’étais très content. Sur mon premier contrat, j’avais une clause de résiliation de 1,5 million de livres. En échange de la prolongation, j’ai accepté, à leur demande, de la supprimer. Mais le coach m’a dit que ce n’était pas un problème, que si un club me voulait, il me promettait de me laisser partir. Là, je vois que les dirigeants ne tiennent pas leur promesse. Alors que si la clause n’avait pas été supprimée, je serais déjà parti. Bordeaux tente Hilton HIER MATIN, AU HAILLAN, JeanLouis Triaud, le président des Girondins de Bordeaux, a confirmé que « Bordeaux travaillait à renforcer le côté gauche de l’équipe sous la direction de Ricardo, qui se satisferait de deux ou trois renforts ». Il a confirmé que le club s’était « clairement positionné » pour obtenir le transfert de Daniel Carvalho (23 ans, CSKA Moscou). Ricardo, lui, a confié qu’il espérait finaliser avant le 3e tour aller, le 8 ou le 9 août. À propos de Denilson, Triaud a précisé que le champion du monde 2002 « avait fait largement savoir qu’il serait bien resté à Bordeaux une saison supplémentaire ». « Il nous intéresse mais pas à n’importe quel prix. Il a reçu quelques propositions exotiques qui sont séduisantes financièrement mais pas sportivement. Il ne peut pas attendre de nous qu’on lui fasse des propositions exotiques sur le plan ou de le vexer, surtout que c’est grâce à lui que j’ai progressé et pu être convoqué pour la Coupe du monde. France-Grèce le 15 novembre 9 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL ITALIE « Je crois encore en la Serie A » NATIONAL (1re journée) Laval n’avait plus l’habitude UNE SEMAINE APRÈS la L 2 et en même temps que la L 1, le National repart ce week-end. Laval, que l’on croyait abonné ad vitam aeternam à la L 2, va découvrir ce soir l’étage inférieur qu’il n’a plus fréquenté depuis 1970. Les Lavallois, favoris naturels pour la montée, débutent en recevant Romorantin. L’autre match avancé de cette première journée opposera Yzeure au Paris FC. Le club de la porte de Montreuil, champion du groupe D de CFA et qui a recruté le Sedanais Pius N’Diéfi, retrouve le National après six ans d’absence à ce niveau. « On est promus et la première cible à atteindre est le maintien, prévient Karim Haderbache depuis deux ans au club. Après, si on peut se mêler à la lutte pour les places de devant, on le fera. » L’équipe d’Yzeure, promue elle aussi, n’aura pas d’autre mission que le maintien après son rocambolesque titre de champion du groupe C de CFA. Fin mai, la Fédération avait décidé de faire rejouer son match contre Orléans, d’abord perdu sur tapis vert. L’ayant remporté, le club de l’Allier obtenait la première place du groupe et privait Rodez de la montée. La journée se poursuivra demain avec l’entrée en lice des deux autres relégués de L 2, Clermont et Sète, et des deux autres promus de CFA, DIDIER DESCHAMPS, entraîneur de la Juventus, est convaincu que son club peut échapper à la Serie B. Martigues et Beauvais, habitués à ce niveau. Le premier choc opposera Cannes à Boulogne-sur-Mer, respectivement quatrième et cinquième la saison dernière. Et comme la saison dernière, il faudra s’attendre à des surprises (comme Libourne-SaintSeurin) et à des révélations (comme Lemoigne passé de Toulon à Sedan, Jallet de Niort à Lorient ou encore Valbuena de Libourne-Saint-Seurin à l’OM). – V. G. AUJOURD’HUI 20 HEURES Laval - Romorantin Yzeure - Paris FC DEMAIN 19 H 30 Vannes - Angers 20 HEURES Louhans-Cuiseaux - Entente SSG Raon-l’Étape - Clermont Cannes - Boulogne-sur-Mer Toulon - Châtellerault Sète - Pau Beauvais - Cherbourg Martigues - Nîmes PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 11 août, 20 heures : Romorantin-Sète, Cherbourg-Laval ; samedi 12 août, 18 heures : Paris FC - Beauvais ; 20 heures : Clermont - Louhans-Cuiseaux, Pau-Toulon, Angers-Cannes, Nîmes - Entente SSG, ChâtelleraultVannes, Martigues-Yzeure, Boulognesur-Mer - Raon-l’Étape. BATEAUX (Photo Abaca Press) Faut-il y voir un signe ? C’est dans une caserne de pompiers que se tiennent les conférences de presse de l’entraîneur et des joueurs de la Juve depuis le début de leur stage à Pinzolo, un petit village non dénué de charme du Trentin, à plus de cinq heures de route de Turin. La Juve brûle-t-elle ? Non, si l’on se réfère aux propos tenus hier après-midi pendant une trentaine de minutes par Didier Deschamps, très ouvert et disponible avec la presse. L’ex-entraîneur de Monaco, devant une petite assistance de journalistes, s’est montré volontaire, offensif. Ce n’est pas un homme résigné qui s’exprimait. « DD » a la flamme, même si sa Juve est pour la première fois de son existence en Serie B. D’ailleurs, il semble habité par la conviction que la Vieille Dame ne jouera peut-être pas en D 2 cette saison. YOANN RIOU GUINGAMP - AC AJACCIO : 1-1 Ils ne décollent pas Encore en rodage, Guingamp et Ajaccio n’ont pas affiché le visage de prétendants à la montée. GUINGAMP - AC AJACCIO : 1-1 (0-1) Temps agréable. Pelouse en bon état. 8 859 spectateurs. Arbitre : M. Ruffray. BUTS. – GUINGAMP: Y. Rivière(57e) ; ACAJACCIO: Khiter(7e). AVERTISSEMENTS.– ACAjaccio : Anzité (68e, accrochage sur Jouffre), Laurenti (74e, antijeu), Edson (75e, antijeu), Antonio Carlos (89e, contestation). GUINGAMP : Debès – Truchet, Martini (cap.), Leuguen, Le Lan – Eudeline (Sitruk, 82e), Shereni, Jouffre, B. Robert – Suarez (Caggiano, 46e), Y. Rivière (K. Touré, 78e). Entraîneur : P. Remy. AC AJACCIO : Roux – Laurenti, AntonioCarlos, Dzodic, Collin (cap.) – Khiter,Anzité, Zarabi, Abdoun (Scotte, 79e) – Edson (Pierazzi, 84e) – Scarpelli. Entraîneur : R. Krol. GUINGAMP – de notre envoyé spécial DES APPROXIMATIONS à la pelle, un tempo plutôt lent, un engagement parfois maladroit… Les Ajacciens sont encore loin de leur meilleur niveau. Il faut en tout cas le leur souhaiter car ce n’est pas avec une prestation comme celle qu’ils ont livrée hier qu’ils retrouveront la Ligue 1. Bien sûr, l’ACA a des circonstances atténuantes. Son milieu de terrain a pris l’eau mais Rodrigo, Chafni et Rocchi, blessés, n’étaient pas là. Krol a du boulot. Son attaque ne pèse guère plus lourd que son entrejeu. Quand elle est pressée, sa défense a encore tendance à vite perdre sa sérénité. Au regard de leur première période, le constat aurait pu être pire pour les Bretons. C’est simple, à part quelques coups d’éclat d’Eudeline, l’équipe de Remy rata à peu près tout ce qu’elle entreprit. Cette mitemps catastrophique commença par un raté de Leugueun. Attentiste, l’ancien Istréen avait laissé filer une passe latérale banale de Martini. Khiter en profita pour ajuster Debès de près (7e). À la suite d’un mouve- ment alerte, Rivière ruina un service parfait d’Eudeline (10e). Pour couronner le tout, Suarez, en voulant reprendre un nouveau service d’Eudeline, se blessait à la cheville (45e). Eudeline dans tous les coups Décidé à donner du rythme à ses mouvements, Guingamp allait livrer une production beaucoup plus tonique après le repos. Les Bretons occupaient plus rationnellement la largeur du terrain. Le Lan et Robert s’ouvraient enfin des brèches sur la gauche. C’est pourtant encore du pied droit d’Eudeline qu’allait naître l’égalisation. Son centre tendu était conclu d’une tête décroisée parfaite de Rivière (57e). Ce sera à peu près le seul geste juste des Guingampais dans la surface corse. Déficients dans la finition, ils allaient gâcher leurs intentions joueuses. La tête de Caggiano était trop croisée (52e), le centre de Robert pas assez enroulé (61e) tout comme le frappe de Le Lan (65e). Quand Caggiano cadra enfin, Roux, trente-trois ans, rappela qu’il est possible d’être doublure pendant la majeure partie de sa carrière tout en étant un très bon gardien (73e). L’ancien suppléant de Ramé à Bordeaux était encore impeccable sur un coup franc de Jouffre (81e) mais c’est son vis-à-vis qui aura le dernier mot. Debès sauvait Guingamp d’une défaite imméritée en repoussant un tir d’Anzité (86e). Avec ce deuxième nul en deux matches, Ajaccio et Guingamp ne décollent pas. Il n’est bien sûr pas encore temps de s’affoler pour eux. Juste de réagir. Et pas seulement pendant une mi-temps, comme ce fut le cas hier soir. RAPHAËL RAYMOND ILS ONT DIT Patrick REMY (entraîneur de Guingamp) : « Je retiens deux choses avant tout : le résultat qui est moyen pour nous, alors que la performance de mes joueurs m’a donné dans l’ensemble satisfaction. Nous méritions ce deuxième but, compte tenu de notre domination en seconde période. Cela dit, Ajaccio a bien défendu. Nous avons essayé de passer sur la droite, sur la gauche et dans l’axe et nous avons effectué plusieurs tirs. Hélas, la réussite a fui. C’est dommage que nous offrons ce but aux Ajacciens sur une de nos rares erreurs défensives. » Rudy KROL (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Le résultat est plutôt encourageant, car nous avons affronté une solide équipe guingampaise. J’ai vu deux mitemps bien différentes, avec une première où nous avons eu assez souvent la maîtrise du jeu. Hélas, en seconde période, nous avons trop reculé défensivement. Sans doute la faute d’un manque d’expérience car plusieurs de nos jeunes éléments découvrent la L 2. » – D. R. AMIENS - STRASBOURG CHÂTEAUROUX - LE HAVRE BASTIA - REIMS NIORT - GRENOBLE AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE DE LA LICORNE AMIENS : Merville – Nicaise ou Martins Perreira, Sami, Hernandez, Boche – Buron, De Freitas (cap.), Colleau, Giresse – Buengo, Raynier. Remplaçants: Tangara(g.), Casartelli,Nicaise ou Martins Perreira, Leye ou Kinkela, Perchet. Entraîneur : L. Batelli. STRASBOURG : Cassard – Lacour, Ekobo, Bellaïd,Deroff –Abdessadki(cap.),Johansen,Kantari, Gasmi – Tum, Rangelov. Remplaçants : Puydebois (g.), De Gea, Perbet, Abou Moslem, Locatelli ou Matlhouthi. Entraîneur : J.-P. Papin. Arbitre : M. Jaffredo. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE GASTON-PETIT CHÂTEAUROUX : Fernandez – Babin, Bates, T. Bertin (cap.), A. Kamara – Kébé, Grauss, Vandenbossche, Trapasso – Mauricio, Mulenga. Remplaçants : Debec (g.), Coelho, El-Jadeyaoui, A. Ferreira, Blayac. Entraîneur : C. Daury. LE HAVRE : Mandanda – Baca, Ducrocq (cap.), Seck, Bedimo – Martot, Gauvin, Anin, Alla – Lesage, K. Traoré. Remplaçants : Blondel (g.), Davidas, Karbouchi, Hoarau, Fouret. Entraîneur : T. Uvenard. Arbitre : M. Falcone. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE ARMAND-CESARI BASTIA : J.-L. Leca – Marester, Maire, Jarjat, Bridonneau – Barthélemy, Camadini, Y. Gomez, F. Mendy – Ben Saada, André (cap.). Remplaçants : Jaccard (g.), Cioni, G. Coulibaly, Meslin, Née. Entraîneur : B. Casoni. REIMS : Liébus – Fontenette, Burle, Barbier, Giraudon – Nzigou, Bonnal, K. Tourenne, S. Didot (cap.) – Féret, Fauré ou Baléguhé. Remplaçants : Tingry(g.), Barralon,Ielsch, H.Baldé, Baleguhéou Fauré. Entraîneur : T. Froger. Arbitre : M. Malige. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE RENÉ-GAILLARD NIORT : Klein – Konaté, J. Chapuis, Couturier, Ferrier – A. Gonzalez, Periatambée, Bouard, Fradin (cap.) – Gagnier, J.-F. Rivière. Remplaçants : Pontdemé (g.), Cellier, Durand, Nikiéma, R. Vieira. Entraîneur : P. Hinschberger. GRENOBLE : Wimbée – Alphant, S. Pelé, Matheus (cap.), Robin – Kamissoko, Juan, N’Ganga – Yanev – Akrour, T. N’Diaye. Remplaçants : Cattier (g.), Neva, Da. Coulibaly, Giroud, Oguro. Entraîneur : Y. Pouliquen. Arbitre : M. Guillard. DIJON - CAEN METZ - ISTRES TOURS - CRÉTEIL AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE GASTON-GÉRARD DIJON : Mouko – Tacalfred, Ab. Ba, Grégoire (cap.), Vosahlo – Larcier, Boudarène – Mangione, Asuar, Avezac – Poyet. Remplaçants : Perraud (g.), Lotiès, Linarès, Masson ou Bugnet, Estevès. Entraîneur : R. Garcia. CAEN : Planté – Hengbart, Thiam, Sorbon, Seube (cap.) – Gouffran, Proment, Deroin, Florentin – Compan, Mazure. Remplaçants : Costil (g.), G. Leca, Lemaître, M. Traoré, Samson. Entraîneur : F. Dumas. Arbitre : M. Auroux. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE SAINT-SYMPHORIEN METZ : Marichez (cap.) – Béria, Delhommeau, P. M. Diop, Bassong, Léoni ou C. Gueye – Cardy, François, Obraniak – P. Cissé, B. Gueye. Remplaçants : Bonnefoi (g.), C. Gueye ou Léoni, Diakité, Contout, Renouard ou Farina. Entraîneur : F. De Taddeo. ISTRES : Riou – Suriano, Bilica, Zambernardi, Dumolin (cap.) – Cavalli, Maurel, Elbrazi, Aubanel – Souari, Kharbouch. Remplaçants : Weber, Coulibaly, Aboub, M’Futi, Viale. Entraîneur : J.-L. Gasset. Arbitre : M. Ennjimi. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE DE LA VALLÉE-DU-CHER TOURS: Raimbault –Leray, M. Rodriguez, Tokéné, Baradji – Carmona, Benatia, Boutal, Doukantié (cap.) – Collet, Mandanne. Remplaçants : Druguet (g.), Maréval ou Fleurival, J. Ba, Gimbert, Pédemonte. Entraîneur : A. Falette. CRÉTEIL : Trivino (cap.) – Danjou, Amirèche, Loja – J. Pérez, Lavoyer, Elzéard, Grégori, El-Omari – Baha, Tabet. Remplaçants : T. Levaux (g.), Vareilles,N.Mendes,Rui Pataca,Boulebda. Entraîneur : A. Rust. Arbitre : M. Cotrel. MONTPELLIER GUEUGNON BREST LIBOURNE-SAINT-SEURIN AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE DE LA MOSSON MONTPELLIER : Pionnier – Colombo, Ngambi, F. Mendy, L. Clément – Delaye, Carotti, Neumann – Darbion, Malm,Yachir. Remplaçants: Jourdren (g.), Lafourcade, Taouil, Atik, Cambon. Entraîneur : J.-F. Domergue. GUEUGNON : Peiser – Rodrigues, Adam, Morestin, Ph. Correia (cap.) – White ou D. Gomez, Le Frapper, Tsoumou, Hauw – Niflore, L. Touré. Remplaçants : Bouysse (g.), Carlier, Loukhiar, D. Gomez ou White, Kaba ou Bernardet. Entraîneur : V. Zvunka. Arbitre : M. Lecellier. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, STADE FRANCIS-LE BLÉ BREST : Elana – Bourgis, Oliveira, Poulard, Massot – Bigné, Guégan, P. Sarr, Liabeuf – De Carvalho, Njock. Remplaçants: J.Lachuer(g.),Randriana, Auriac, El-Hajri, Adnane. Entraîneur : T. Goudet. LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Salin – Astier, Douence, Brillault, Polovanec – Gragnic,Delchie, Deruda, Dohin – Deranja, Bégéorgi. Remplaçants : Beauchet (g.), Rambier, A. Faivre, Livramento, Y. Kébé. Entraîneur : D. Tholot. Arbitre : M. Chat. VENDREDI 4 AOÛT 2006 HIER Guingamp - AC Ajaccio........... 1-1 AUJOURD’HUI 20 HEURES Dijon - Caen Metz - Istres Bastia - Reims Niort - Grenoble Amiens - Strasbourg Tours - Créteil Châteauroux - Le Havre Montpellier - Gueugnon Brest - Libourne-Saint-Seurin Classement Pts J. G. N. P. — — — — — 1. Amiens 3 1 1 0 0 Châteauroux 3 1 1 0 0 3. Reims 3 1 1 0 0 4. Grenoble 3 1 1 0 0 5. Caen 3 1 1 0 0 6. Metz 3 1 1 0 0 7. AC Ajaccio 2 2 0 2 0 8. Guingamp 2 2 0 2 0 9. Bastia 1 1 0 1 0 Istres 1 1 0 1 0 11. Niort 1 1 0 1 0 12. Créteil 1 1 0 1 0 Dijon 1 1 0 1 0 Strasbourg 1 1 0 1 0 15. Montpellier 0 1 0 0 1 16. Libourne-St-Seur. 0 1 0 0 1 17. Gueugnon 0 1 0 0 1 18. Le Havre 0 1 0 0 1 Tours 0 1 0 0 1 20. Brest 0 1 0 0 1 p. — 3 3 2 3 2 1 2 1 2 2 1 0 0 0 2 1 0 1 1 0 c. — 1 1 0 2 1 0 2 1 2 2 1 0 0 0 3 2 1 3 3 2 Diff. — +2 +2 +2 +1 +1 +1 0 0 0 0 0 0 0 0 -1 -1 -1 -2 -2 -2 BUTEURS 1. Khiter (AC Ajaccio) (+ 1) ; Malm (Montpellier), 2 buts. 2. Laville, Meslin (Bastia) ; Compan, Gouffran (Caen) ; Fauré, Féret (Reims) ; Gagnier (Niort) ; El-Jadeyaoui, Mauricio, Vandenbossche (Châteauroux) ; Collet (Tours) ; Akrour, Matheus, Oguro (Grenoble) ; Cavalli, Souari (Istres) ; Lesage (Le Havre) ; Buengo, Buron, G i r e s s e ( A m i e n s ) ; B r i l l au l t (Libourne-St-Seurin) ; B. Gueye (Metz) ; Y. Rivière (Guingamp) (+ 1), 1 but. PROCHAINE JOURNÉE. – Lundi 7 août, 21 heures : Libourne-SaintSeurin - Bastia (Eurosport) ; mardi 8 août, 20 heures : AC Ajaccio Amiens, Caen - Brest, Créteil - Châteauroux, Grenoble - Guingamp, Gueugnon - Niort, Istres - Dijon, Le Havre - Tours, Strasbourg - Montpellier ; 21 heures : Reims - Metz (Eurosport). Dick, bizuth hors normes Le double vainqueur de la Transat Jacques-Vabre dispute sa première Solitaire pour engranger de l’expérience. CHERBOURG – de notre envoyé spécial ON L’A RETROUVÉ hier tel qu’en luimême, en short court un peu démodé alors que le ciel de Cherbourg était bas et gris, puis quittant le restaurant en oubliant ses lunettes de soleil sur la table. Mais si l’allure de Jean-Pierre Dick est inimitable, sa volonté de remise en cause perpétuelle l’est tout autant. À quarante ans, le double vainqueur de la Transat Jacques-Vabre en double, un des animateurs du dernier Vendée Globe, dispute sa première saison en Figaro. Avec toujours cette obsession : progresser en solitaire, en vue de la toute proche Route du Rhum et du Vendée Globe 2008. Après s’être aligné sur la Transat AG2R avec Bruno Jourdren (abandon au bout de trois jours sur bris de l’étai), puis sur la Solo Méditerranée (27e sur 30), le voici donc au départ de la première Solitaire Afflelou-le Figaro de sa carrière – l’idée l’avait déjà tenté en 1991, il avait même rencontré Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly, dans l’espoir d’obtenir un budget de la ville, mais en vain. Dick s’amuse-t-il dans sa nouvelle classe ? Son soupir est éloquent. Pas vraiment. « Il y a deux aspects, dit-il. Le support technique et le bonhomme. » Habitué au « vrai » VirbacPaprec, son Open 60, un bolide en carbone aux accélérations fulgurantes, Dick rame un peu à la barre de son Figaro Bénéteau 2 de 10 mètres de long. « La différence est colossale, assure-t-il. Ça va souvent deux fois moins vite. En plus, sur la Solo Méditerranée, j’avais un déficit de vitesse. Par manque d’expérience et parce que je n’avais pas forcément les bons réglages. Ce bateau est nouveau pour moi, il faut apprendre les sensations. » Quant au « bonhomme », il était fatigué. « J’avais pris peu de vacances depuis le Vendée-Globe 2004. Entre le lancement du nouveau projet (la construction, actuellement en cours en Nouvelle-Zélande, d’un nouveau mono 60 pieds), la Transat JacquesVabre, les innombrables journées de promotion, je n’avais pas coupé. Pendant la Solo, j’ai appelé Luc (Talbourdet, son directeur de projet) pour le supplier de me trouver dix jours de vacances… » Le congé lui a été accordé. « J’ai pu travailler mon repos » J.-P. a pu, selon son expression paradoxale, « travailler mon repos ». En juillet, il est parti dans les Alpes, il a fait de la randonnée, il a gravi le mont Blanc du Tacul, 4 248 mètres, et a « énormément » nagé, surtout le papillon. Puis, il s’est entraîné à Port- Jean-Pierre Dick 40 ans, né le 8 sept. 1965 Docteur et chercheur en médecine vétérinaire Marin professionnel depuis 2001 Palmarès 2001 : vainqueur du Tour de France à la voile ; 2002 : abandon dans la Route du Rhum ; 2003 : 1er Transat Jacques-Vabre ; 2004 : 6e du Vendée Globe ; 2005 : 1er Transat Jacques-Vabre, 2e du Fasnet, 3e de Calais-RoundBritain-Race ; 2006 : 27e Solo Méditerranée, abandon Transat AG2R, 1re participation à la Solitaire du ‘’Figaro’’. la-Forêt et a travaillé (une obsession, décidément) les réglages du bateau, « surtout du mât et des voiles, pour gagner en vitesse pure ». « Un peu plus vite, un peu plus reposé, ce sera le nouveau J.-P. », espère-t-il. Car les choses sérieuses commencent vraiment à Cherbourg, avec le départ qui sera donné dimanche à 11 heures. « Le vrai exercice pour moi, il est là, avec la Solitaire, dit Dick. Je crois sincèrement qu’elle développe les bases du solo. Dans le Vendée Globe, je suis parti en trombe et j’ai usé mes cartouches d’entrée. Je souhaite apprendre à fonctionner en mode de crise le plus sereinement possible, à garder de la lucidité dans les phases difficiles, à continuer à prendre les bonnes décisions quand un autre bateau revient sur moi. On va être quarante-quatre bateaux en contact permanent pendant les quatre étapes. Je veux apprendre à gérer ça. » Le Niçois compte aussi trouver dans l’épreuve un point commun supplémentaire avec les grands noms qu’il côtoie tout en ayant encore du mal à se convaincre qu’il fait le même métier qu’eux : « On comprend mieux les références des Le Cam, des Gautier, des Desjoyeaux, quand on les a vécues soi-même. » Quant au résultat pur, il verra bien. « Je vais faire le mieux possible. Je n’ai pas d’objectif précis parce que je n’ai aucun point de comparaison. Progresser au fil des étapes serait pour moi une belle satisfaction. J’espère aussi avoir du plaisir à naviguer et profiter de cette belle aventure sportive. » Et prendre un avant-goût de Rhum. ANDRÉ-JACQUES DEREIX ARME ANTICARGO. – La Solitaire 2006 propose aux concurrents un système de sécurité baptisé Automatic Identification System (AIS). Entre douze et dix-huit d’entre eux devraient en être équipés. Depuis le 1er juillet 2002, 90 % des navires de commerce doivent avoir un système d’identification émettant en permanence par VHF leur position, vitesse, cap et numéro d’identification. Deux sociétés, Teem et Icom, ont donc développé un aménagement de la VHF utilisée par les skippers afin qu’ils puissent recevoir les signaux émis par les navires de commerce et les exploiter sur leur logiciel de navigation. Tout le trafic marchand naviguant autour d’eux sera ainsi répertorié. Un tel système aurait permis l’an dernier à Marc Lepesqueux d’éviter un contact très brutal avec un cargo lors de l’étape Cork - Port-Bourgenay. PROLOGUE AUJOURD’HUI. – Le coup d’envoi du prologue, qui ne compte pas pour le classement de la course, sera donné aujourd’hui, à 15 h 1 précises. La minute de décalage est un geste de solidarité de la direction de course aux naufragés du Déesse-des-Flots, un chalutier de 10 mètres dont deux marins étaient portés disparus hier. Ce prologue se déroulera dans la grande rade de CherbourgOcteville, sur les 9 milles d’un parcours côtier mouillé entre quatre bouées. Les quarante-quatre concurrents, dont seize bizuths et trois femmes, devraient mettre une heure et demie pour le parcourir. PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LIGUE 2 (2e journée) – Vous tenez des propos très forts. On sent que cette histoire vous tient très à cœur. Vous vous comportez comme un avocat… – (Rires.) Non, mais c’est normal que je soutienne la Juve. Ce club où j’ai passé de merveilleux moments tous les jours les mêmes choses. – Trezeguet serait de retour chez lui à Monaco ce week-end afin d’achever ses vacances. Restera-t-il à la Juve ? – (Rires.) Non, Trezeguet est déjà à Monaco. Eh oui ! J’en sais des choses (rires). Je connais un peu de monde là-bas. Il reprendra l’entraînement la semaine prochaine, le jeudi 10 août, comme Del Piero, Camoranesi et Buffon. – Jean-Alain Boumsong a expliqué avoir été contacté par la Juve. Qu’en est-il ? – Non, il n’y a pas eu de contact. Parfois, les agents de joueurs disent des choses qui ne sont pas vraies. Autant j’estime que mon attaque est au complet, autant nous cherchons à renforcer la défense. – Vous seriez sûrement très en colère si un des joueurs vedettes de la Juve venait encore à quitter le club, non ? – (Rires appuyés.) » Bleu Rouge Jaune « DIDIER, franchement, au moment de signer à la Juve, pensiez-vous qu’elle irait en Serie B, avec, en plus, dix-sept points de pénalité ? – Non, c’était impossible à prévoir. Impossible. Qui pouvait croire en cette réalité ? Personne. Mais ce n’est « Il faut des preuves pour condamner » sanctions qui te frappent ne sont pas forcément justes. Quoi qu’il arrive, la Juve sera toujours la Juve. Je le constate depuis mon retour. On a tant de tifosi qui nous soutiennent. – Demain (lire aujourd’hui), vous jouez un match amical contre La Spezia, club de Serie B. Ce sera la dernière fois que l’on verra Zlatan Ibrahimovic sous les couleurs bianconere ? Son agent, Mino Raiola, vient de déclarer avec force qu’il ne restera certainement pas à la Juve… – Contre La Spezia, ce ne sera pas son dernier match, mais, au contraire, son premier de la saison avec nous. Son agent peut parler. Mais je ne vais pas passer mon temps à répondre à tout le monde. Il y a une semaine, j’ai déclaré que les portes étaient fermées. Depuis, il y a eu le départ prévu de Vieira, mais, sinon, qui est parti ? Je ne parle pas comme ça, sans savoir. Je ne vais pas répéter Jaune de notre envoyé spécial pas encore fini. Nous ne sommes pas au bout de l’histoire. Pour l’instant, il y a eu deux verdicts. Mais le club a fait appel. Il peut encore s’en passer, des choses. Il n’est toujours pas sûr qu’on évolue en Serie B cette saison. Je crois encore en la Serie A. Oui, j’y crois fort. J’ai beaucoup d’espoir. Des sentences différentes des deux premières pourraient encore tomber. en tant que joueur, je le porte dans mon cœur. On ne peut pas envoyer une équipe en Serie B sur de simples doutes. Il faut des faits, des preuves. Un jugement ne peut se faire sur des “on dit”, sur des personnes qui racontent que… Il faut du solide. – Après le scandale VA-OM, Marseille a bien été rétrogradé en Deuxième Division lors de la saison 1994-1995. Alors, pourquoi la Juve ne connaîtrait-elle pas le même sort ? – Mais ce ne sont pas les mêmes histoires. VA-OM, il y avait des faits, ils ont amené une punition. Là, avec la Juve, il n’y a que des doutes, des rumeurs. Où sont les faits ? La différence est très grande. – Pourquoi ne pas accepter la Serie B afin de tourner définitivement la page ? – Mais la page est déjà tournée. Ce sera de toute façon une autre histoire. Elle a commencé il y a quelques semaines. Mais c’est logique de te défendre quand tu sens que des Noir Bleu Noir PINZOLO – (ITA) – Pourquoi pensez-vous que la Juve peut échapper à la Serie B? – Il y a eu une trop grande différence de traitement à l’égard de la Juve par rapport au Milan, à la Lazio et à la Fiorentina. On a été punis beaucoup plus sévèrement. Est-ce normal ? Qui peut dire oui ? Vous pouvez me dire que c’est normal ? C’est pourquoi je pense légitime de croire en la Serie A pour nous aussi. Mais pas avec trente points en moins au début du prochain Championnat. Ce serait alors comme être quasiment en Serie B. Ce serait une Serie B déguisée. SOLITAIRE DU « FIGARO » 10 Bleu Rouge Noir Jaune NATATION CHAMPIONNATS D’EUROPE Manaudou, classe à part Deux titres et un bronze en un peu plus d’une heure ont définitivement propulsé la Française dans une autre dimension. Laure Manaudou repousse les limites de ses possibles. Hier, au lendemain de son or du 800 m, la Française a ainsi remporté le 200 m 4 nages et le 100 m dos. Avant d’offrir à la France sa huitième médaille, le bronze du relais 4 × 200 m. Et le festival Manaudou ne fait que commencer à Budapest ! dans cet ordre dans ses remous, ont pu le vérifier. Surtout lors d’un retour supersonique. Passée à mi-course en 30’’32 et en sixième position, elle goba la deuxième longueur – et ses adver- saires – en 30’’56. Ce presque équilibre prouve qu’en bossant notamment son envol elle vaut tellement mieux que les 1’0’’88 de son titre européen, son deuxième temps perso, à 0’’24 de son record national en 2004. Elle a probablement en elle la capacité de passer sous la minute et pourquoi pas de voir, plus loin, le record du monde (les 59’’58 de l’Américaine Coughlin). Avant cette démonstrationlà, Laure Manaudou avait posé son joug intraitable sur un autre royaume, le 200 m 4 nages. Comme pour souligner que l’affaire du 400 m 4 nages n’était qu’un retard à l’allumage. Ni l’Ukrainienne Klochkova, l’ex-taulière pas encore remise de son année sabbatique (quatrième), ni l’Italienne Filippi, si intraitable sur 400 m 4 nages et fina- L’Allemagne "détruit" le record du monde du 4 × 200 m Mais Laure Manaudou peut bien se poser en « quatre nageuse » en devenir, en dossiste surdouée, elle reste avant tout une crawleuse hors norme. L’une des plus belles preuves a giclé lors du relais 4 × 200 m, l’ultime étape de son marathon du jour. La Marianne des eaux bleues, tout juste descendue du podium du 100 m dos, fermait le bal tricolore. Avec l’immense responsabilité de combler les éventuels écarts. Ce rôle s’adapte à merveille à son caractère et sa capacité à reculer son seuil de souffrance. Et elle n’a pas hésité à se faire mal… Avant son dernier plongeon, Alena Popchanka avait assuré, Sophie Huber, préférée à Céline Couderc, avait épaté et Aurore Mongel avait un peu déçu. La France était quatrième. Trop loin de l’Allemagne qui s’en allait détruire le record du monde en 7’50’’82. Après avoir rafraîchi celui du 4 × 100 m lundi, après que Britta Steffen eut révolutionné le 100 m la veille, Dallmann, Samulski, Steffen encore elle, et Liebs rabotèrent en effet la marque planétaire des Américaines de 2’’60, balayant au passage le dernier reliquat frelaté de la RDA dans les tablettes (un record d’Europe datant BUDAPEST – de notre envoyé spécial BENOÎT LALLEMENT L’éloge de la générosité Vingt-sept ans, née le 28 juillet 1979 à Gomel (BLR). Naturalisée française en 2005. 1,76 m ; 64 kg. Club : Clichy. Entraîneur : Frédéric Vergnoux. JO : 7e (100 m papillon, 2004) ; 8e (100 m, 2004). CM : 1re (200 m, 2003) ; 4e (100 m et 100 m papillon, 2003). CE : 3e (relais 4 × 100 m, relais 4 × 200 m, 2006) ; 4e (100 m, 2004) ; 5e (100 m papillon, 2004 ; 100 m, 2006) ; 7e (200 m, 2004). Aurore MONGEL Vingt-quatre ans, née le 19 avril 1982 à Épinal. 1,78 m ; 66 kg. Club : Mulhouse. Entraîneur : Lionel Horter. JO : 5e (relais 4 × 100 m, 2004) ; 11e (200 m papillon, 2004) ; 14e (relais 4 × 100 m 4 nages, 2004). CM : 5e (relais 4 × 100 m, 2005) ; 18e (200 m papillon, 2005). CE : 1re (relais 4 × 100 m, relais 4 × 100 m 4 nages, 2004) ; 3e (relais 4 × 100 m, relais 4 × 200 m, 2006) ; 6e (200 m papillon, 2004) ; 7e (100 m papillon, 2004) ; 12e (100 m papillon, 2006) ; 13e (100 m, 2006). Sophie HUBER Vingt ans, née le 26 novembre 1985 à Forbach. 1,75 m ; 62 kg. Club : Sarreguemines. Entraîneur : Olivier Antoine. JO : aucune participation. CM : 15e (400 m, 2005) ; 18e (800 m, 2005). CE : 3e (relais 4 × 200 m, 2006) ; 5e (800 m, 2006). RELAIS 4 × 200 M FEMMES Une équipe, c’est ça Moins spectaculaire que le parcours supersonique de Laure Manaudou, le sacrifice de Céline Couderc est aussi à l’origine du bronze des Françaises. BUDAPEST – de notre envoyé spécial QUI L’AURA REMARQUÉ ? En multipliant les prouesses, Laure Manaudou occupe la scène tout entière. Cela ne doit pourtant pas éteindre les velléités des plus curieux, ceux qui veulent aller voir derrière le décor. Le bronze cueilli hier par les filles du 4 x 200 m doit énormément à l’ahurissant parcours de la star des Bleus (1’56’’23) en clôture d’une journée dantesque ; il trouve aussi sa source dans un événement beaucoup moins glamour, le retrait de la timide Céline Couderc. Si la petite sprinteuse d’Alès n’avait pas choisi de céder sa place dans le relais entre les séries et la finale, sans doute n’aurait-on pas vu quatre copines se marrer sous la pluie, médaille autour du cou et drapeau français en guise de parapluie sur le podium. Peut-être Solenne Figuès, arrivée le jour même à Budapest pour soutenir ses anciennes coéquipières, n’aurait-elle pas admiré cette « France qui brille ». On n’apprendra rien à la championne du monde du 200 m : une performance en relais se construit aussi avec l’esprit adhoc. Au regard de ses performances aux derniers Championnats de France, miss Couderc était assurée d’une place de titulaire en finale. Seulement, au terme de sa prestation en séries (2’2’’96 lancée), elle doit se rendre à l’évidence hier en fin de matinée : elle n’a pas les armes pour partir au combat l’après-midi. « Je me suis rendu compte que je m’étais donnée pour faire un temps très, très moyen, expliquait-elle après coup. J’avais laissé un peu d’énergie, plus psychologiquement que physiquement, d’ailleurs. » Contrecoup, notamment, de son élimination en séries du 100 m, victime de la présence de quatre Françaises sur cette épreuve ? « En partie, oui… » Créditée du dixième chrono, soit largement de quoi se hisser en demi-finales, la jeune femme s’était effondrée. À peine sortie des séries du relais, elle choisit donc l’honnêteté. Et offre son siège à Sophie Huber, qu’elle sait « très en forme ». Spécialiste du demifond, l’Alsacienne se découvrira des talents de sprinteuse pour apporter sa pierre à l’édifice tricolore. « Comme on m’avait donné ma chance, je voulais prouver que ce n’était pas pour rien, se réjouissait l’invitée surprise. Le forfait de Céline n’a pas posé de problème parce que c’est venu de sa part, qu’on ne le lui a pas imposé. » Enlacée par Alena Pochanka, Aurore Mongel (déjà bronzées sur 4 × 100 m) et Madame Manaudou, Huber gardera longtemps en mémoire son baptême au plus haut niveau : « C’est énorme, c’est super ! » Elle avait hier soir les mots d’une fillette qui découvre ses cadeaux au pied du sapin. Avec une pensée très spéciale pour celui offert par sa copine Céline… JEAN-BAPTISTE RENET PARIS CONFIRMÉ POUR L’ÉTÉ 2007. – Si le lieu reste à déterminer, la Ligue européenne a confirmé, hier, la tenue d’une grande compétition du 2 au 5 août 2007 à Paris. Comme les Mondiaux auront lieu en mars l’année prochaine (à Melbourne), la France voulait accueillir un rendez-vous d’envergure pendant l’été, à l’exemple de la Coupe intercontinentale organisée à Rome en août 1990, quelques mois avant les Mondiaux de Perth en janvier 1991. RÉSULTATS Finales HOMMES 50 m dos RM et RE : 24’’80 RF : 25’’71 1. Meeuw (ALL), 25’’06 2. Grigoriadis (GRE), 25’’14 3. Clay (GBR), 25’’15 4. Vyatchanin (RUS), 25’’40 ; 5. Driesen (ALL), 25’’45 ; 6. Tancock (GBR), 25’’53 ; 7. Ortega (ESP), 25’’57 ; 8. Krizko (SLQ), 25’’88. 200 m brasse RM : 2’9’’04 RE : 2’9’’52 RF : 2’11’’77 Minimum pour Championnats du monde 2007 : 2’13’’11 1. Kuczko (POL), 2’12’’12 2. Bossini (ITA), 2’12’’35 3. Gilchrist (GBR), 2’13’’21 4. Komornikov (RUS), 2’13’’29 (en demifinale : 2’13’’18) ; 5. Horth, 2’14’’16 (en demi-finale : 2’13’’72) ; 6. Kirton (GBR), 2’14’’26 (en demi-finale : 2’13’’10) ; 7. Ivanov (RUS), 2’14’’74 (en demi-finale : 2’13’’09) ; Facci (ITA), disqualifié. 200 m papillon RM : 1’53’’93 RE et RF : 1’54’’62 Minimum pour CM : 1’57’’47 1. Korzeniowski (POL), 1’55’’04 2. Drymonakos (GRE), 1’57’’03 3. Skvortsov (RUS), 1’57’’12 4. Gherghel (ROU), 1’57’’52 (en demi-finale : 1’56’’93) ; 5. Vespe (ITA), 1’57’’57 ; 6. Poliakov (RUS), 1’57’’75 (en demi-finale : 1’57’’30) ; 7. Lebon, 1’57’’98 (en demifinale : 1’57’’47) ; 8. Drzewinski (POL), 1’58’’07 (en demi-finale : 1’57’’69). FEMMES 100 m dos RM : 59’’58 RE : 1’0’’21 RF : 1’0’’64 Minimum pour CM : 1’1’’86 1. Manaudou, 1’0’’88 2. Buschschulte (ALL), 1’1’’40 3. Pietsch (ALL), 1’1’’55 (en demi-finale : 1’1’’34) 4. Amshennikova (UKR), 1’1’’56 ; 5. Ornstedt (DAN), 1’1’’60 ; 6. Szepesi (HON), 1’1’’90 ; 7. Peris Minguet (ESP), 1’2’’45 ; 8. Khakhlova (BLR), 1’3’’18 (en demi-finale : 1’2’’32). 200 m 4 nages RM : 2’9’’72 RE : 2’10’’68 RF : 2’12’’41 Minimum pour CM : 2’15’’06 1. Manaudou, 2’12’’69 2. Baranowska (POL), 2’13’’36 3. Filippi (ITA), 2’13’’75 4. Klochkova (UKR), 2’14’’89 (en demi-finale : 2’14’’53) ; 5. Hetzer (ALL), 2’14’’98 (en demifinale : 2’14’’60) ; 6. Karpeeva (RUS), 2’16’’38 (en demi-finale : 2’15’’58) ; 7. Hjorth-Hansen (DAN), 2’17’’39 (en demi-finale : 2’15’’97) ; 8. De Ronchi, 2’18’’18 (en demi-finale : 2’14’’77). Relais 4 × 200 m RM : 7’53’’42 RE : 7’55’’47 RF : 8’1’’43 Minimum pour CM : 8’0’’00 1. Allemagne (Dallmann, Samulski, Steffen, Liebs), 7’50’’82 (record du monde ; anc. rec. : 7’53’’42 par les États-Unis, le 18 août 2004 à Athènes) 2. Pologne (Jedrzejczak, Budzis, Zwiejska, Barzycha), 7’56’’32 3. France (Popchanka, Huber, Mongel, Manaudou), 7’56’’44 (record de France ; anc. rec. : 8’1’’43 par Manaudou, Couderc, Nguessan, Figuès, le 28 juillet 2005 à Montréal) 4. Grande-Bretagne, 7’57’’86 ; 5. Italie, 8’2’’61 ; 6. Suède, 8’3’’70 ; 7. Espagne, 8’6’’86 ; 8. Hongrie, 8’9’’81. Meilleur temps au départ : 1’57’’15, Jedrzejczak (POL). Meilleurs temps lancés : 1’55’’64, Liebs (ALL) ; 1’56’’23, Manaudou (FRA). Temps de passage des relayeuses allemandes : Dallmann, 1’59’’14 ; Samulski, 3’57’’41 (1’58’’27 lancé) ; Steffen, 5’55’’18 (1’57’’77) ; Liebs, 7’50’’82 (1’55’’64). Temps de passage des relayeuses américaines lors de leur record : Coughlin, 1’57’’74 ; Piper, 3’57’’13 (1’59’’39 lancé) ; Vollmer, 5’55’’25 (1’58’’12) ; Sandeno, 7’53’’42 (1’58’’17). Temps de passage des relayeuses françaises : Popchanka, 1’59’’60 ; Huber, 3’58’’28 (1’58’’68 lancé) ; Mongel, 6’0’’21 (2’1’’93) ; Manaudou, 7’56’’44 (1’56’’23). CHRONOLOGIE DU RECORD DU MONDE DU RELAIS 4 × 200 M FEMMES 1986 RDA (Stellmach, Strauss, Bergknecht, Friedrich) .............................................. 7’59’’33 1987 RDA (Stellmach, Strauss, Moehring, Friedrich) .............................................. 7’55’’47 2004 États-Unis (Coughlin, Piper, Vollmer, Sandeno)............................................... 7’53’’42 2006 Allemagne (Dallmann, Samulski, Steffen, Liebs)............................................. 7’50’’82 CHRONOLOGIE DU RECORD D’EUROPE DU RELAIS 4 × 200 M FEMMES 1983 RDA (Otto, Strauss, Sirch, Meineke) ................................................................. 8’02’’27 1986 RDA (Stellmach, Strauss, Bergknecht, Friedrich) .............................................. 7’59’’33 1987 RDA (Stellmach, Strauss, Moehring, Friedrich) .............................................. 7’55’’47 2006 Allemagne (Dallmann, Samulski, Steffen, Liebs)............................................. 7’50’’82 CHRONOLOGIE DU RECORD DE FRANCE DU RELAIS 4 × 200 M FEMMES 2000 équipe nationale (Figuès, Choux, Quelennec, Bozon)......................................... 8’8’’30 2000 équipe nationale(Figuès, Choux, Quelennec, Bozon)......................................... 8’7’’03 2000 équipe nationale(Figuès, Choux, Quelennec, Bozon)......................................... 8’5’’99 2005 équipe nationale (Manaudou, Couderc, N’Guessan, Figuès)...................... 8’1’’43 2006 équipe nationale (Popchanka, Huber, Mongel, Manaudou) ............................ 7’56’’44 PAGE 10 Demi-finales (les deux premiers de chaque demie plus les quatre meilleurs temps en finale) HOMMES 100 m. – I : 1. Magnini (ITA), 48’’91 (q) ; 2. Lagunov (RUS), 49’’20 (q) ; 3. Bernard, 49’’26 (q) ; 4. Galenda (ITA), 49’’30 (q) ; 5. Nystrand (SUE), 49’’37 (q) ; 6. Gimbutis (LIT), 49’’54 ; 7. Verner (RTC), 49’’83 ; 8. Meichtry (SUI), 50’’32. II : 1. Bousquet, 49’’16 (q) ; 2. Van den Hoogenband (HOL), 49’’27 (q) ; 3. Kapralov (RUS), 49’’44 (q) ; 4. Burnett (GBR) et Yegoshin (RUS), 49’’56 ; 6. Zastrow (HOL), 49’’66 ; 7. Novy (SUI), 50’’08 ; 8. Meichtry (SUI), 50’’32. FEMMES 200 m brasse. – I : 1. Pidlisna (UKR), 2’28’’60 (q) ; 2. Poewe (ALL), 2’28’’90 (q) ; 3. Gulbrandsen (NOR), 2’29’’37 (q) ; 4. Khlystunova (UKR), 2’30’’41 (q) ; 5. Domenech (ESP), 2’30’’79 ; 6. Predecka (POL), 2’31’’78 ; 7. De Ronchi, 2’33’’39 ; 8. Kapishina (BLR), 2’34’’01. II : 1. Balfour (GBR), 2’27’’48 (q) ; 2. Kovacs (HON), 2’27’’99 (q) ; 3. Kaminska (POL), 2’29’’37 (q) ; 4. Buchan (GBR), 2’29’’80 (q) ; 5. Westrin (SUE), 2’30’’79 ; 6. Bor (HON), 2’31’’00 ; 7. Exarchou (GRE), 2’31’’64 ; 8. Chocova (RTC), 2’33’’25. 100 m papillon. – I : 1. Moravcova (SLQ), 59’’01 (q) ; 2. Boulsevicz (HON), 59’’06 (q) ; 3. Segat (ITA), 59’’17 (q) ; 4. Gemo (ITA), 59’’40 (q) ; 5. Bespalova (RUS), 59’’61 ; 6. Mongel, 59’’82 ; 7. Koschischek (AUT), 1’0’’01 ; 8. Kavarnou (GRE), 1’1’’04. II : 1. Dekker (HOL), 58’’64 (q) ; 2. Popchanka, 58’’69 (q) ; 3. Sutiagina (RUS), 59’’02 (q) ; 4. Groot (HOL), 59’’39 (q) ; 5. Mehlhorn (ALL), 59’’55 ; 6. Dunning (GBR), 59’’66 ; 7. Brett (GBR), 1’0’’31 ; 8. Urbanczyk (POL), 1’0’’56. RECTIFICATIF : 100 M FEMMES. – Après revisionnage de la bande vidéo de l’arrivée du 100 m femmes mercredi soir, le classement final de l’épreuve a été modifié. La Française Alena Popchanka, initialement classée huitième en 55’’25, prend finalement la cinquième place ex aequo en 55’’05. Voici donc le classement définitif de ce 100 m femmes : 1. Steffen (ALL), 53’’30 (record du Le tableau des médailles (20 courses) Total 4 4 3 4 Italie 2 5 Pologne 2 6 Ukraine 2 7 Pays-Bas 1 1 8 Suède 9 Hongrie 1 10 Grande-Bretagne 0 11 Grèce 0 12 Autriche 0 0 - Croatie - Norvège 0 15 Danemark 0 1 Allemagne 2 France 3 Russie 2 0 1 4 2 1 2 1 0 2 2 1 1 1 0 1 4 1 2 1 2 1 0 2 4 2 0 0 0 1 7 8 5 8 5 5 4 2 3 6 4 1 1 1 1 monde) ; 2. Veldhuis (HOL), 54’’32 ; 3. Niangkouara (GRE), 54’’48 ; 4. Halsall (GBR), 54’’88 ; 5. Seppala (FIN) et Popchanka, 55’’05 ; 7. Moravcova (SLQ), 55’’06 ; 8. Dekker (HOL), 55’’20. QUALIFIÉS POUR LES CHAMPIONNATS DU MONDE HOMMES Alain Bernard (100 m, relais 4 × 100 m) ; Frédérick Bousquet (100 m, 50 m papillon, relais 4 × 100 m) ; Hugues Duboscq (100 m brasse) ; Fabien Gilot (relais 4 × 100 m) ; PLONGEON HOMMES 3 m synchronisé Finale : 1. Schellenberg-Wels (ALL), 403,86 pts ; 2. Kunakov-Sautin (RUS), 401,46 ; 3. N. Marconi-T. Marconi (ITA), 394,68 ; 4. Lysenko-Zakharov (UKR), 390,30 ; 5. Puhakka-Vahtola (FIN), 388,02 ; 6. IlanaCalvo (ESP), 372,84 ; 7. J. Egana-D. Egana (SUE), 371,97 ; 8. Varlamau-Kuchmasau (BLR), 351,45. FEMMES Haut vol Finale : 1. Prokopchuk (UKR), 338,00 pts ; 2. Richter (AUT), 332,35 ; 3. Steuer (ALL), 330,40 ; 4. Ciobanu (ROU), 306,20 ; 5. Marocchi (ITA), 303,65 ; 6. Couch (GBR), 299,50 ; 7. Febvay, 297,85 ; 8. Pappa (GRE), 295,75 ; 9. Cagnotto (ITA), 292,50 ; 10. Zhuk (UKR), 271,05 ; 11. Popovici (ROU), 257,10 ; 12. Labeau, 250,55. AUJOURD’HUI : haut vol synchronisé FEMMES (éliminatoires à 10 heures, finale à 15 h 45) ; 3 m HOMMES (éliminatoires à 12 heures, finale à 19 heures). Pas de Français engagés. Christophe Lebon (200 m papillon) ; Amaury Leveaux (relais 4 × 100 m) ; Grégory Mallet (relais 4 × 100 m) ; Nicolas Rostoucher (400 m, 800 m [*], 1 500 m) ; Sébastien Rouault (400 m, 800 m [*], 1 500 m) ; Julien Sicot (relais 4 × 100 m). FEMMES Esther Baron (200 m dos) ; Céline Couderc (relais 4 × 100 m, relais 4 × 200 m) ; Sophie De Ronchi (200 m 4 nages) ; Sophie Huber (800 m, relais 4 × 200 m) ; Laure Manaudou (800 m, 1 500 m [*], 100 m dos, 200 m 4 nages, relais 4 × 200 m) ; Malia Metella (relais 4 × 100 m) ; Aurore Mongel (relais 4 × 100 m, relais 4 × 200 m) ; Camille Muffat (relais 4 × 100 m) ; Alena Popchanka (100 m, 100 m papillon, relais 4 × 100 m, relais 4 × 200 m) ; Angela Tavernier (relais 4 × 200 m). (*) Discipline ne figurant pas au programme des Championnats d’Europe ; minima réalisés lors des Championnats de France en mai. CHAMPIONNATS DES ÉTATS-UNIS.– HOMMES. 200 m : 1. Phelps, 1’45’’63 (m.p.m. 2006) ; 2. Keller, 1’46’’62 ; 3. Vanderkaay, 1’47’’73 ; 4. Lochte, 1’47’’78 ; 5. Cramer, 1’48’’24 ; 6. Walters, 1’48’’85 ; 7. Phillips, 1’49’’60. 100 m dos : 1. Peirsol, 53’’38 (m.p.m. 2006) ; 2. Bal, 53’’94 ; 3. Marshall, 54’’77 ; 4. Thoman, 54’’90 ; 5. Plummer, 54’’93. 200 m papillon : 1. Phelps, 1’54’’32 ; 2. Tarwater, 1’57’’00 ; 3. Madved, 1’58’’16. FEMMES.200 m : 1. Coughlin, 1’58’’11 ; 2. Hoff, 1’58’’16 ; 3. Vollmer, 1’58’’79 ; 4. Weir, 1’59’’11 ; 5. Nymeyer, 1’59’’53 ; 6. Joyce, 1’59’’90. 100 m dos : 1. Vaziri, 1’1’’69 ; 2. English, 1’1’’86 ; 3. Hoelzer, 1’1’’93. VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Alena POPCHANKA Dix-neuf ans, née le 9 octobre 1986 à Villeurbanne. 1,80 m ; 64 kg. Club : Melun. Entraîneur : Philippe Lucas. JO : 1re (400 m, 2004) ; 2e (800 m, 2004) ; 3e (100 m dos, 2004). CM : 1re (400 m, 2005) ; 5e (relais 4 × 200 m, 2005) ; 7e (50 m dos, 2003) ; 11e (100 m dos, 2003) ; 13e (400 m, 2003) ; 15e (1 500 m, 2005) ; 719e (800 m, 2003). CE : 1re (400 m, 100 m dos, relais 4 × 100 m 4 nages, 2004 ; 800 m, 100 m dos, 200 m 4 nages, 2006) ; 3e (relais 4 × 200 m, 2006). POUR LA PREMIÈRE FOIS de ma vie, saute les étapes, accélère le temps. Et hier, j’ai été fière d’être française au avec le sourire en plus. Il ne l’a pas bord d’un bassin. J’ai eu le sentiment quittée de la journée. que nous ne nous contentions pas Laure pétillait. Elle souriait avant la d’exister. Dans le regard de Laure, sur finale du 200 m 4 nages, rigolait au le podium du 100 m dos, celui d’une moment de s’élancer pour le 100 m patronne, j’ai vu en effet que tout était dos, une demi-heure plus tard. Comme possible désormais. Que plus jamais une petite fille qui se délecte à l’avance un nageur français ne de jouer un mauvais pouvait s’interdire d’y tour. Ses adversaires croire. se résignaient, Laure Manaudou était l’ e m b ra ss a i e nt à sur la première marche l’arrivée. Et le public, du podium et elle semd’abord surpris blait totalement dans d’entendre « Laure son élément, à sa Manaudou » au place. Je me souviens départ d’une course des Mondiaux à Perth, sur trois, finit par se en 1998. J’étais aussi laisser charmer et par sur la première marche. l’encourager. GénéEt je me disais surtout reuse désormais dans que j’avais su saisir ma l’effort, on pensait chance ce jour-là. qu’elle allait contiNe pas se sentir entiènuer à donner une fois rement responsable du ROXANA MARACINEANU* ses courses finies. résultat, considérer Malheureusement, qu’il revient pour un tiers à son entraîLaure n’a pas pu nous raconter son neur et pour un autre tiers à des adverbonheur. La faute à une logistique et saires indulgentes, t’empêche d’avoir un encadrement fédéraux pas à la haule sentiment de totalement dominer teur des résultats de ses nageurs et ton sujet. Or c’est tellement important dont l’amateurisme fut noyé sous une pour progresser, pour gagner à nouaverse. J’aurais tellement aimé que veau. Mais Laure, elle, multiplie les Laure raconte ce qu’elle a ressenti, courses, les victoires. Et avec tellement comment elle a vécu son après-midi. de facilité. Ce doit être tellement différent de ce C’est physiquement et mentalement que les meilleurs nageurs français du éprouvant d’enchaîner les courses passé ont connu, de ce que j’ai connu. comme elle le fait, mais j’ai l’impresCe serait aussi tellement utile pour les sion que c’est peut-être aussi une jeunes générations… chance. Accumuler la confiance, construire la performance, c’est en (*) Championne du monde du 200 m dos en 1998 à Perth. effet souvent un processus lent, Laure Bleu Laure MANAUDOU BUDAPEST. – Hilares sous la pluie, les quatre relayeuses françaises médaillées de bronze au 4 × 200 m. De gauche à droite : Laure Manaudou, Alena Popchanka, Aurore Mongel et Sophie Huber. (Photo Richard Martin) Jaune Rouge Jaune PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Séries à partir de 9 h 30 ; demi-finales et finales de 17 heures à 19 heures : 1 500 m HOMMES (finale), 200 m FEMMES (séries et demi-finales), 100 m papillon H (s et d-f), 200 m brasse F (f), 100 m H (f), 50 m dos F (s et d-f), 200 m dos H (s et d-f), 100 m papillon F (f), 50 m brasse H (s et d-f). FRANÇAIS EN LICE HOMMES 100 m : Alain Bernard, Frédérick Bousquet. 1 500 m : Sébastien Rouault, Nicolas Rostoucher. 50 m brasse : Hugues Duboscq. 100 m papillon : Christophe Lebon, Amaury Leveaux. FEMMES 200 m : Céline Couderc, Laure Manaudou, Aurore Mongel. 50 m dos : Alexandra Putra. 100 m papillon : Alena Popchanka. de 1987). Cet épisode douteux de l’histoire de la natation mondiale est donc définitivement tourné. Mais l’Allemagne, elle, continue de régner sur le sprint. Laure Manaudou ne rêvait donc plus d’un troisième or. Mais se sentant capable d’aller chercher l’argent, elle sortit le plus beau 200 m de sa vie. 1’56’’23 lancé, même en ajoutant les sept dixièmes de la prise de relais, c’est en effet tellement mieux que son record de France (1’57’’81). Malheureusement, Laure ne put subtiliser l’argent à la Polonaise Barzycha à bout de souffle. Cette médaille de bronze, agrémentée d’un record de France abaissé de près de cinq secondes (7’56’’44 contre 8’1’’43), n’a surtout pas le goût de la déception. Ce matin, avec huit médailles, dont quatre en or, la France pointe au deuxième rang des nations derrière l’Allemagne. Et la suite sera belle. C’est presque une certitude. Avec peut-être une magnifique surprise tout à l’heure sur 100 m pour Bernard ou Bousquet derrière Van den Hoogenband et Magnini. Avec surtout, Laure Manaudou qui a toujours le record de titres dans un Championnat (6) dans le viseur. Elle en compte déjà trois – plus une médaille de bronze – et il lui reste encore un 400 m en or et un relais 4 × 100 m 4 nages ambitieux dimanche et aussi un 200 m de tous les possibles aujourd’hui et demain. Car si Liebs a nagé plus vite qu’elle hier – 1’55’’64, relais le plus rapide de tous les temps devant celui de la Française –, Laure n’aura que cette course demain, jour de la finale. Et si le record du monde de Van Alsmsick l’attendait au pied de son quatrième or ? Puisque plus rien ne lui est désormais interdit… Noir Bleu Noir RIEN, ABSOLUMENT RIEN, ne pourra noyer le souvenir de ce jeudi au bord du Danube. En tous les cas, pas l’énorme averse qui doucha l’île Marguerite, et notamment l’ultime podium d’un après-midi pour l’éternité. Pour l’histoire aussi. La belle, la grande histoire du sport français. Celle dans laquelle vient de s’installer plus confortablement encore Laure Manaudou. Elle s’y était déjà forgé une place depuis deux ans et son émergence fulgurante dans le grand monde. Elle y a ajouté, hier, une autre dimension par la grâce de trois courses en à peine plus de soixante-dix minutes, trois exploits aux allures d’épopée. Bien sûr, il s’agit de Championnats d’Europe quand la demoiselle de Melun a déjà bluffé aux Jeux, grâce à trois médailles dont un titre ; gagné aux Mondiaux et aussi renvoyé aux antiquités le mythe Janet Evans sur 400 m. Mais son jeudi a quelque chose d’exceptionnel par la complexe équation qu’elle a su résoudre avec une divine maestria. Gérer, et la diversité et la multiplication des efforts entre 200 m 4 nages, 100 m dos et relais 4 × 200 m. Son titre sur 800 m mercredi, assorti du record d’Europe, en plus de la lancer véritablement dans la semaine, avait éteint les doutes nés de sa série du 400 m 4 nages ratée, lundi. Hier, Laure a prouvé que le crawl ne devait, ne pouvait être sa seule ambition. Pour le dos, ce n’est pas une surprise. C’est sa nage formatrice. Elle avait déjà goûté l’or européen en 2004 (il manquait du monde) et le bronze olympique. Mais depuis, elle ne cessait de répéter son dédain pour son amour de jeunesse, au point de la négliger totalement à l’entraînement. Quel dommage ! Car Laure a un don sur le dos. Du moins dans la nage pure. Au point de pouvoir gommer l’énorme handicap d’un départ bafouillé, d’un virage brouillon et de coulées approximatives dès qu’elle laisse parler sa technique. Les Allemandes Buschschulte et Pietsch, ses principales rivales qui termineront lement troisième, ni la Polonaise Baranowska (deuxième), ne résistèrent à la Française, à l’aise en papillon et en dos, étonnamment solide en brasse et irrésistible en crawl. Pas de record, même national (2’12’’69 contre 2’12’’41 en mai), pas d’incroyable chrono (l’Américaine Hoff a nagé beaucoup plus vite mardi, 2’10’’05) mais la première pierre, souvent la plus importante, d’un palmarès appelé à s’étoffer. 11 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS LA FOLLE JOURNEE DE MANAUDOU REPORTAGE De son premier échauffement matinal à sa troisième médaille de la journée. Récit du jour le plus incroyable de sa carrière. « J’en peux plus ! » En quittant le bassin à l’arrivée du relais 4 × 200 m, Laure Manaudou respirait difficilement. Sous la pluie incessante de Budapest, entre les parasols de la plage de départ, elle confiait son épuisement à Sophie Huber. Dans leurs foulées, Aurore Mongel alertait : « Laure ! » À la main, la Mulhousienne tenait une paire de baskets, un petit 43, dans lequel elle risquait de nager. Pas facile de se mettre dans les pas d’une championne qui venait de vivre une journée peu ordinaire. BUDAPEST – de notre envoyé spécial '' ET DE DEUX. – Laure gagne le 200 m 4 nages. Deuxième médaille d’or. 18 H 18 ET DE UNE. – Laure a pris le départ du 200 m 4 nages. 17 H 35 FORMULE 1 PLONGEON BASKET FORMULE 1 PLONGEON 19.00 Eurosport 90 min Championnats d’Europe. 4 e jour. À Budapest. Sport + 90 min Tournoi d’Amsterdam (HOL). Manchester United (ANG) - FC Porto (POR). Eurosport 90 min FOOTBALL Rediff. demain à 8 h 15 19.00 FOOTBALL Sport + 120 min 20.05 Copa Libertadores. 2 e demi-finale. Match retour. Internacional (BRE) - Libertad (PAR). Eurosport 75 min TOUT LE SPORT TPS Foot 110 min Rediff. demain à 12 h 20 20.10 France 3 5 min VOLLEY-BALL 15.00 Eurosport 45 min 21.00 Eurosport 2 60 min WTA. Tournoi de San Diego (USA). Quarts de finale. Sport + 90 min Ligue 1. 1 re journée. Nantes-Lyon. FOOTBALL 15.15 Canal + 115 min Rediff. à 22 h 50 Canal + Sport 23.00 WTA. Tournoi de San Diego (USA). Quarts de finale. Eurosport 60 min 16.45 Sport + 105 min Eurosport 105 min 21.00 TENNIS 15.45 À voir. Eurosport 105 min ZAP Intéressant. 16.45 Championnats d’Europe. 5 e jour. À Budapest. Eurosport 2 120 min TENNIS 15.00 Circuit européen. Masters de Scandinavie. 2 e jour. À Malmö (SUE). 20.30 Ligue européenne H. Grèce-Allemagne. À Zagreb (CRO). Rediff. à 18 h 30 Championnats d’Europe. 4 e jour. À Budapest. À Budapest. Eurosport 2 115 min Rediff. à 20 h Pro Tour. Tour d’Allemagne. 3 e étape : Witzenhausen-Schweinfurt. Championnats d’Europe. 5 e jour. 18.00 Eurosport 2 60 min FIVB World Tour 2006. Grand Chelem de Klagenfurt (AUT). 8 es de finale F. NATATION France 2 90 min VOLLEY-BALL 14.00 Championnats du monde de slalom. 1 er jour. À Prague (RTC). NATATION Ligue européenne H. Croatie-Turquie. À Zagreb (CRO). 13.45 FIVB World Tour 2006. Grand Chelem de Klagenfurt (AUT). Tournoi H. CANOË-KAYAK Eurosport 75 min 12.15 Championnat du monde 2006. Grand Prix de Hongrie. Essais libres 2. À Budapest. BEACH-VOLLEY Championnats d’Europe. 5 e jour. À Budapest. 12.00 Match de préparation au Championnat du monde. États-Unis - Porto Rico. À Las Vegas (USA). 17.15 Eurosport 75 min 10.45 Championnats d’Europe. 4 e jour. À Budapest. GOLF « Et de deux ! » fait- elle avec le pouce et l’index NATATION 09.30 Championnat du monde 2006. Grand Prix de Hongrie. Essais libres 1. À Budapest. PLONGEON « des secousses, pour augmenter le retour veineux et baisser le rythme cardiaque ». Il a à peine fini que Manaudou est happée par le protocole de son premier podium. Une formalité qui traîne en longueur aux yeux de son entraîneur. Il la siffle. Il s’agace : « Laure ! Reviens ! » Il lui indique le chemin de la chambre d’appel de la finale du 100 m dos. Elle n’a pas l’occasion de s’offrir son petit plaisir habituel : se mettre en face de sa rivale Komarova et la défier du regard. D’ailleurs, même si elle l’avait retrouvée en finale, elle avait décidé d’adopter une tactique moins agressive, consciente de n’avoir « pas tout fait pour gagner en dos ». Elle s’allonge et, aussitôt, le kiné reprend son ouvrage. Avec, dans les bras, son petit bouquet de fleurs et la grosse pelote de laine noir qui fait office de mascotte des Championnats, Lucas est drôle. Mais il ne perd pas le nord et glisse à sa championne deux trois consignes. La victoire acquise, il s’en retourne impassible et ne voit presque rien de sa « Laurette », plus exubérante que jamais. Là voilà qui joue avec les caméras. « Et de deux ! », faitelle avec le pouce et l’index avant son nouveau plaisir, le tirage de langue avec piercing (celui du nombril reste à l’abri de la combinaison). Sans oublier son sourire tout nouveau tout beau. Un vrai show. Une transfiguration. « Un mystère », même pour sa mère. « Laure devient comme les autres », confie son père. Lucas est plus mesuré : « Ça ne me fait ni chaud ni froid. Moi, je la connais souriante, Laure. » Mais il la récupère grimaçante. Un ongle cassé. « C’est pas grave », l’a rassure-t-il en lui passant, sans traîner, une serviette sur les épaules. C’est que le compte à rebours est lancé avant la finale du 100 m dos une demi-heure plus tard. Le bain de récupération est du genre furtif, deux longueurs. C’est aux mains expertes de Lechevalier d’agir par La clé de ce nouveau titre n’était apparemment pas le début de course. « Je suis vraiment surprise par mon temps, explique la Française, parce que j’ai raté mon départ, mais ma deuxième longueur a été excellente. » Pas le temps de s’attarder davantage. C’est l’hymne polonais qui accompagne le dernier massage dans une pénombre annonçant le déluge. Et alors que ses trois copines du relais se concentrent dans la chambre d’appel, elle file écouter sa seconde Marseillaise. Même endroit. Même or. Elle ne les retrouvera qu’in extremis au départ. Le bronze est au bout de cet enchaînement incroyable. Une folle journée bouclée brutalement vers 18 h 45, après son troisième podium. Invitée par le président de la Fédération française à déguerpir au plus vite, sans avoir eu l’occasion d’exprimer, par les mots, une joie affichée tout au long de l’après-midi. Étonnant amateurisme au cœur d’une natation française plus performante que jamais. La semaine de Manaud Manaudou LUNDI 400 m 4 nages Éliminée en séries (1188e tempss) MARDI 800 m (sé série) ér Qualifiée en finale (1ree, 8’2 ’29 29”19 19*)) **meilleur meeilleu ill ur tem ttemps mps MERCREDI 2 m 4 nages (sé 200 séries ér et demi-finales) Qualifiée pour la finale (1ree, 2’13”15*) 1100 m dos (sé séries ér et demi-finales) Qualif. pour la finale (44e temps, 1’1”67) ”6 8800 m (finale) Première (8’19”29, ”2 record d'Europe) HIER 200 m 4 nages (finale) 100 m dos (finale) Relais 4 x 200 m (finale) Première (2’12”69) ”6 Première (1’0 ’0”88) ”8 Troisième (7’56 ’5 ”4 ”44, record de France) (Perrs (P (Per rso : 1’ rso 1’5 ’56 56”2 ”23 23 laan annccée) e) AUJOURD'HUI 200 m (sé séries ér et demi-finales) DEMAIN 200 m (finale) DIMANCHE 400 m (sé séries ér et finale) Relais 4 x 100 m 4 nages (finale)) PASCAL GLO Eurosport 90 min 16.50 France 4 135 min À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Ce soir 19 : 00 INFORMATION > L’ÉDITION DU SOIR Notre consultante Roxana Maracineanu en duplex de Budapest > NATATION VENDREDI 4 AOÛT 2006 La Ligue 1 se rebranche CANAL +. 21 heures. Football : Nantes-Lyon. « PENSES-TU, lui dit-il, que ton titre de roi me fasse peur ni me soucie ? » Tel le moucheron de la fable de La Fontaine, les Canaris nantais tenteront ce soir d’asticoter le quintuple champion de France lyonnais lors du match d’ouverture de Ligue 1. Et ce devant les caméras de Canal +, diffuseur exclusif du Championnat pour la deuxième année d’affilée. Comme l’an passé, le feuilleton L 1 se décline sur la chaîne cryptée, qui, à chaque journée, retransmet deux matches (en plus de l’affiche de ce soir, les abonnés pourront voir Rennes-Lille demain à 17 h 15), sur Canal + Sport, qui diffuse le troisième match décalé (Sedan-Marseille, dimanche à 18 heures, pour commencer), Foot + héritant des sept autres rencontres. L’heure de la rentrée a également sonné pour Jour de foot. Si le rendezvous du samedi soir est confortablement installé dans la grille de la chaîne cryptée depuis 1992, on ne peut pas en dire autant de son présentateur. Après le duo Stéphane Guy - Nathalie Ianetta (2004-2005), puis Lionel Rosso (2005-2006), c’est au tour d’Alexandre Ruiz de prendre les manettes de l’émission. Si la nouvelle formule de Jour de foot (nouvelle tête, donc, mais aussi changement de décor et de géné- rique) ne verra véritablement le jour que le 9 septembre, à l’occasion de la 5e journée, s’alignant sur la grille de rentrée de Canal +, Ruiz en dévoile les grandes lignes : « La trame essentielle reste une mission de service : montrer tous les buts, toutes les actions… On va y ajouter encore plus d’analyse, en multipliant les duplex avec les joueurs et nos consultants. Mais le plus important, pour moi, est l’immersion : il faut amener l’abonné partout car un match ne se résume pas aux quatrevingt-dix minutes de jeu, ça se passe également autour. On va donc tenter d’apporter des séquences qui viendront s’ajouter au résumé, par exemple des supporters parlant du match à la buvette du stade. » Spécialiste du foot espagnol, le journaliste abandonne le commentaire pour se consacrer entièrement à sa nouvelle tâche mais n’entend pas quitter le terrain pour autant : « Je me vois un peu comme un entraîneur de foot. Une fois l’émission terminée, j’aurai la tête à la suivante et le corps aussi. Chaque semaine, j’irai dans un club différent, sans caméra ni micro, pour m’imprégner de l’ambiance. Ainsi, ce sera d’autant plus facile pour moi de parler avec un joueur dans la semaine et de le retrouver en duplex dans Jour de foot. » L’Hexagone-trotter commencera son tour de France des clubs la semaine prochaine par Valenciennes. « C’est vrai que les stars du foot n’évoluent pas dans le Championnat de France, poursuit Alexandre Ruiz. Mais on a vu que, malgré la présence de tous ses grands joueurs, le Brésil avait été catastrophique au Mondial. Une des rubriques de Jour de foot consistera d’ailleurs à venir mettre un coup de “projo” sur les nouveaux acteurs du foot français. » JOCELYN LERMUSIEAUX L’ÉQUIPE TV 6. Édition du matin. 9. Édition de la journée. 19. La Grande Édition (rediff. toutes les heures jusqu’à 21.30). 22.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 6. La matinale sport. 10. Le journal en continu. 18. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS À .8 et à .38 de chaque heure. France Info. Chronique sportive. 6.40 et 7.40 France Inter. Sports. 7.20 BFM. Good morning business. Invité : Henri Legarda, président du MUC 72. 7.40 Europe 1. Sports. 16. RMC. DKP. 18. Sud Radio. Rugby & compagnie. 18. RMC. RMC Sport. 19. RMC. Coach Courbis. 20. France Inter (GO). Interfootball. 20. RTL. RTL Foot. 20. RMC. Intégrale foot. 20.5 Europe 1. Europe sport. PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge NATATION CYCLISME son carnet bleu. En prévision de la pluie, elle a sorti son crayon à papier. Le caméscope familial n’est pas assez puissant pour constater que Laure garde sa chaîne et son cœur en argent autour du cou pour nager. Lucas, lui aussi, a tout gardé. Le torse bronzé, les colliers, les bracelets… Et pour observer les courses derrière ses lunettes noires, il a pris ses habitudes à Budapest. Il s’accoude négligemment au pied de l’escalier à chaque départ. Un point de vue imprenable sur un écran géant : d’ici, impossible de voir le bassin en direct. « Mais là, au moins, on est bien en ligne pour les voir toutes partir. » Puis, la course lancée, il monte, sans se presser, les marches en bois qui conduisent à la passerelle métallique marron qui surplombe la plage de départ. Qu’un molosse, deux fois plus large et d’une tête plus haut que lui, ose lui faire remarquer qu’il ne faut pas rester dans le passage, et il obtempère. Selon l’affluence, se range derrière les autres pour apercevoir sa perle. ET À QUATRE. – Laure prend le départ du relais 4 × 200 m. Bronze. (Photos Richard Martin, à Budapest) LA SÉLECTION DE «L’ÉQUIPE» Championnats d’Europe. 5 e jour. À Budapest. BEACH-VOLLEY ET DE TROIS. – Laure a gagné le 100 m dos. Troisième médaille d’or. ET DE DOS. – Laure prend le départ du 100 m dos. Bleu Rouge Jaune TÉLÉVISION 17 H 38 Jaune Bleu Noir Je suis vraiment surprise par mon temps, parce que j’ai raté mon départ, mais ma deuxième longueur a été excellente (Laure Manaudou, à propos de son 100 m dos) '' 17 H 5 Noir L’ALLURE est encore tranquille à 10 heures du matin. À l’ombre des acacias, Lucas embrasse ses deux championnes d’Europe fraîchement arrivées. Ils ne se sont pas croisés au petit déjeuner du Thermal Hotel. Un établissement des années 70 que l’on prendrait volontiers pour un hôpital si on y croisait pas autant de survêtements et de mines bronzées. Au quatrième étage, Manaudou et Baron se sont accordées une grasse matinée jusqu’à 9 heures. Mais il n’y avait pas eu de fête mercredi soir pour célébrer les deux titres. Pour Manaudou, priorité au massage, trois étages plus haut, vers 21 heures, avec Arnaud Lechevalier qui la suit toute l’année à Melun. Une demi-heure d’ostéopathie crânienne et une petite heure de « massages de récupération de la tête aux pieds » et elle pouvait rejoindre « Momo » dans leur chambre commune. La dossiste avait dû avoir le temps de faire exploser son forfait de téléphone portable. « J’ai eu plein d’amis tout à coup », s’amuse-t-elle. Mais pas de là à y pas ser la soirée… « c’est trop cher ! » Couvre-feu à 23 h 15. À peine arrivée, L a u r e entame son échauffement par ses pouces tricolores. Avec trois finales à nager et quelques brel oq ues à réc o lter , c et te maniaque du SMS devra sûrement répondre à une flopée de messages de félicitations… Alors elle tapote frénétiquement sur son portable noir. Son entraîneur, lui, est plutôt de la génération papier. Et si certains ne peuvent pas commencer une journée sans un café, Lucas a besoin du journal du jour. D’habitude, il a déjà lu L’Équipe au début de l’entraînement, vers 7 heures. Il est en manque. Heureusement pour lui, Pierre Henri, nageur de Melun venu encourager son amie Laure, est de passage. À la fin de leur discussion, Lucas passe commande à haute voix – « Tu me ramènes les pages foot ! Le reste… » –, avant de retourner aux affaires au bord du bassin d’échauffement et voir ses filles « nageoter ». À 10 h 12, Manaudou retourne dans son monde de chlore. Une eau à 27 degrés, comme à Melun, comme celle du bassin de compétition aussi, mais que les deux amies t rouv en t « plus fraîche » et de nature à « crisper un peu les muscles ». Le mentor les suit des yeux une dizaine de minutes. Veillant à ce qu’elles ne prennent pas un mauvais coup dans le trafic. Il ne faudrait pas lui demander de commenter les longueurs suivantes. La presse est arrivée. Et entre deux consignes, il revit la journée historique du CN Melun Val de Seine. Pour une fois, le foot attendra et terminera roulé et coincé à l’arrière du short aux côtés du débardeur, superflu à cette heure. Il est 10 h 45 lorsque la séance prend fin. Et c’est en tête-à-tête avec Pierre, assis en tailleur sur la pelouse, que Laure achève sa matinée. Une dernière bise et l’heure de retrouver le calme de l’hôtel a sonné. La quatrième relayeuse du 4 x 200 m ne verra pas ses copines la qualifier pour la finale… Au déjeuner, c’est chacun à son rythme. « Il faut les laisser respirer tout en regardant qu’elles ne fassent pas n’importe quoi », explique Lucas, qui préfère manger « tout seul dans la salle ». Une sieste et la revoilà qui se trémousse au rythme de la techno déversée par la sono près des plots de départ. Elle s’y immobilise près de deux minutes, attentive à l’horloge électronique. Philippe Lucas a dû fixer le début de la demi-heure d’échauffement à 15 h 49. Avant la première course, il y a aussi le rituel du kiné – « un peu de froid sur les jambes ». Vient le moment où l e s t r aqueurs sentent leurs viscères fondre. La chambre d’appel. Les plus stressées arrivent gé n é ra l ement en premier. Pas Manaudou. Chaises en skaï vert, moquette bleue et ventilos blancs, le cadre n’est pas convivial. L’ambiance pas toujours non plus. Mais là, en finale du 200 m 4 nages avec Sophie De Ronchi, les sourires sont de mises. Manaudou, « novice » sur la discipline, découvre de nouvelles adversaires et n’a pas encore eu le temps de se créer d’inimitiés. Elle danse encore sur son siège. Étonnamment relâchée, elle tourne les bras et se frotte les jambes au rythme de l’hymne russe. Lucas observe. Le ciel est menaçant et les projecteurs allumés. « Momo », drapeau bleu, blanc, rouge en main, passe à deux pas de là pour s’installer dans la tribune des nageurs. En face, les gradins ont été montés autour de trois arbres géants. Il faut pas mal de malchance et d’inattention pour s’installer pile face à l’écorce, car ces Championnats sont loin de faire le plein. Dans le carré VIP, le clan Manaudou est mieux loti : vue dégagée et esquimaux. Jean-Luc, le père, filme avec sa nouvelle caméra numérique. La VHS a explosé le dernier jour des Championnats de France, à Tours. À ses côtés, Olga, la mère, tient à jour les chronos sur 17 H 3 12 Bleu Rouge Noir Jaune Demain « On m’a fait beaucoup de mal ». Bleu Rouge Noir Jaune Rouge VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge PAGE 12 Jaune Bleu Jaune Entretien exclusif. L’Équipe Magazine, 5-8-2006. Noir Noir Grégory Coupet – Premières confessions depuis la Coupe du monde. 13 Bleu Rouge Noir Jaune NATATION CHAMPIONNATS D’EUROPE Le duel majuscule Magnini, le champion du monde, retrouve enfin la référence, « VDH », de retour de blessure, pour un 100 m au sommet. D’ABORD, il y a cette magie quasi mystique qui précède toujours le 100 m. L’épreuve reine, celle des Johnny Weissmuller, Jim Montgomery, Rowdy Gaines, Matt Biondi, Alexandre Popov ou tout près de nous Pieter Van den Hoogenband. Mais la finale qui s’avance, aujourd’hui à 17 h 50, recèle un supplément d’émotion. Parce qu’elle a aussi l’odeurdu duel, d’unduelà la hauteur de ceux qui ont écrit la légende du passé. Popov-Biondi ou « VDH »-Popov pour ne citer que les plus récents. Le titre continental devrait en effet se jouer entre le champion du monde et le recordman du monde et double champion olympique. Entre l’Italien Filippo Magnini et le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband. Concrétisation de l’emprise européenne sur la planète sprint et surtout affiche de rêve sur l’île Marguerite ! La vérité chronométrique et l’historique des affrontements entre les deux playboys des bassins dégagent, a priori, un favori limpide : le Hugh Grant d’Eindhoven. L’expérience est, en effet, un facteur déterminant lors de ces voyages à haute tension et le Néerlandais n’a jamais craqué, ni aux Jeux, ni aux Cham- pionnats d’Europe – il était en plein entraînement pour Athènes lors de sa défaite face à Magnini à Madrid en 2004. L’étincelant 200 m de Pieter, avant-hier, loin devant « Pippo » (3e), plaide aussi pourluimais voilà…leseulhommesous les48’’(47’’84 en2000)n’a plusnagéun grand 100 m depuis sa victoire à la touche aux Jeux d’Athènes devant le Sud-Africain Schoeman. Pis, durant l’année 2005, il ne s’est entraîné que trois mois, stoppé net par une hernie discale opérée en mai 2005. Du coup, le Néerlandais manque de repère et, surtout, il n’a pas encore retrouvé sa maîtrise d’antan et sa vitesse explosive sur 100 m. Magnini, lui, a profité de l’absence du taulier pour éclore et progresser jusqu’à devenir champion du monde l’an passé et deuxième performeur de l’histoire derrière « VDH » (48’’12). Mais il a dû apprendre à gérer ce nouveau statut, à vivre avec une nouvelle notoriété qui, souvent, parasite l’entraînement. Il avoue aussi être gêné par une douleur à l’épaule droite. Sa demi-finale (victoire en 48’’91 quand Pieter, dans la sienne, terminait juste derrière Bousquet en 49’’27) a dû le rassurer. Autant de rappels qui accentuent encore un suspense qui pourrait bien durer un moment après le plongeon. Car les deux sprinteurs ont la même vision du 100 m : celle de nageurs plus portés, par ailleurs, sur le 200 m que sur le 50 m. Ils construisent donc leur victoire sur la dernière longueur. Tant mieux pour le spectacle ! (Photo Sports Illustrated/Presse Sports) « Le battre à Budapest ? Ça ne me SON AVIS SUR LE DUEL « Pieter est le champion olympique en titre, il a le record du monde. Je suis le champion du monde et d’Europe en titre. Ça ne peut donc qu’être extraordinaire ! Ce duel m’a boosté dans ma préparation. L’affronter, c’est affronter la natation ! Ce sera la course la plus importante de ma vie. Si je gagne, je deviendrai plus grand. On s’est déjà rencontrés, mais c’est la première fois, je l’espère vraiment, qu’on sera tous les deux à notre top. Il est fort ! Mais je n’ai pas peur de lui. C’est à lui d’avoir peur de moi. (Il le dit sans vantardise, tranquillement, avec le sourire.) Je suis persuadé que je suis plus costaud dans la tronche que lui. En 2000 aux JO, il est allé plus vite en demi-finale qu’en finale. En 2003, aux Mondiaux de Barcelone, il fait le meilleur temps des demi-finales, avant de perdre l’or devant Popov en finale. En 2001, aux Mondiaux de Fukuoka, il s’incline de très peu en finale contre Ervin. Je crois qu’il peut être friable sous la pression. Ce n’est pas un monstre froid. Mais je pense aussi qu’il sait gagner même quand il n’est pas le meilleur. Grâce à l’expérience. Sur 100 m, il fait tout à l’instinct. Ses bras, ses pieds, son cerveau savent exactement ce qu’ils ont à faire. Je n’en suis pas encore là, je m’en rapproche. Il a quatre ans de plus que moi, tellement plus d’heures d’entraînement. Ça fait une différence énorme. » SON AVIS SUR « VDH » « J’éprouve un immense respect pour lui. Même si je le bats à Budapest, je le respecterai toujours autant. Je ne m’enflammerai pas ! Je sais aussi que c’est un type bien, et c’est plus important que d’être un bon nageur. En « D’ABORD, J’ESPÈRE que cette concurrence va les aider à passer dans une autre dimension. Concernant ce duel proprement dit, ce sera dur pour Pieter qui s’est arrêté longtemps à cause de son opération au dos. Filippo, dont j’apprécie beaucoup cette deuxième longueur sur laquelle il construit ses 100 m, a un petit avantage sur Pieter parce qu’il s’est maintenu à un certain niveau depuis les Mondiaux, son titre continue à le guider. Dans ce contexte, Pieter aura du mal à ce hisser à ce niveau. Mais ce n’est pas impossible. Il doit régler le problème, essentiellement mental, de s’adapter aux exigences de la compétition après une longue pause et, s’il y arrive, il sera difficile à battre… Pieter dit avoir du mal à retrouver sa vitesse. C’est peut- Le 13 septembre 1964, à Budapest, Alain Gottvallès signait l’un des plus grands exploits de l’histoire de la natation française en pulvérisant de sept dixièmes le record du monde du 100 m. Ces 52’’9, réalisés au départ du relais 4 × 100 m, à l’occasion d’un match HongrieFrance, resteront la meilleure marque planétaire durant pratiquement trois ans (jusqu’aux 52’’6 de l’Américain Ken Walsh en juillet 1967 grâce àun nouveau virage). Tout juste un mois après son exploit, Gottvallès se classait à une décevante cinquième place aux Jeux de Tokyo et dans la foulée mettait un terme à sa carrière. Radicalement éloigné de la natation depuis, Alain Gottvallès, soixante-quatre ans, renoue bien volontiers avec son sport grâce à la Fédération française qui l’a invité à ces Championnats d’Europe. « QUEL EFFET cela vous fait-il de revenir à Budapest ? – C’est très bizarre. Quarante-deux ans après, je n’ai d’abord rien retrouvé et puis en cherchant, il y a des petites choses qui m’ont rappelé des souvenirs, comme les gradins autour du bassin d’échauffement. En fait, j’ai plus de souvenirs en en parlant qu’au niveau images. – Quels sont ces souvenirs de votre record ? – J’étais en fin de carrière. Depuis deux ans, avec mon entraîneur Lucien Zins, nous nous étions fixé comme but (Italie) 24 ans, né le 2 février 1982 à Pesaro. 1,86 m ; 79 kg. Pointure : 44,5. Envergure de bras : 2,15 m. Entraîneur : Claudio Rossetto. JO : 5e (100 m, 2004). CM : 1er (100 m, 2005). CE : 1er (100 m, 2004). Son record : 48’’12 (2005). Sa meilleure performance 2006 : 48’’91 (hier en demi-finale). Ses statistiques sur 100 m : 7 courses sous les 49’’, la première en 2004. 2000, quand il remporte le 100 m et le 200 m aux JO, j’ai dix-huit ans et aucun résultat. Je suis alors minuscule, et lui est le plus grand. Je ne rêvais même pas d’être un jour à son niveau. À ce moment-là, je n’en avais pas les moyens. C’était l’inaccessible Everest. ALEXANDRE POPOV (*), légende du sprint, retraité depuis 2004, estime que le Néerlandais, à court de compétition aura du mal à battre l’Italien. être la conséquence directe de son opération qui a pu affecter sa technique. Mais cette vitesse pure ne revient que grâce aux compétitions, aux courses. Tu ne peux pratiquement pas la construire à travers l’entraînement. Or il s’est beaucoup entraîné ces derniers mois, il a choisi de ne pas faire beaucoup de compétitions. Sans doute une erreur. Il aurait dû passer par d’autres étapes pour commencer à renouer avec ces sensations. Les Championnats d’Europe pourraient ne ALEXANDER POPOV pas lui suffire pour les retrouver. En revanche, je n’ai aucun doute : à terme Pieter peut être plus fort qu’avant. Il ne doit même pas se poser la question. Pour cela, il doit oublier l’opération, ne pas considérer ce qu’il vit comme un nouveau départ mais simplement comme la continuité de sa carrière. C’est ce que j’ai essayé de faire quand je suis revenu après mon agression (il a reçu un coup de couteau à l’abdomen en août 1996). Réussir à revenir est une question de priorités. Tu dois te focaliser sur les choses que tu fais le mieux, sur les résultats, en fait. Ce n’est pas facile de tout reprendre à zéro. J’ai, par exemple, mis neuf mois à retrouver mon poids et ma forme physique et physiologique. Bien sûr, certaines victoires sont plus importantes que d’autres mais les Championnats d’Europe en août 1997, ceux de mon retour (gagnant) ne m’ont pas semblé si durs que cela. Je les ai simplement pris comme un challenge indispensable pour m’endurcir en vue de la suite, comme une étape pour les Mondiaux quelques mois plus tard. Pour terminer sur la finale de Budapest, à mon avis, la seule solution pour que Pieter arrive à nager un bon 100m, c’est qu’il parte extrêmement vite. Il doit exploser cette barrière de la douleur et, là, tout reviendra. » (*) Quatre fois champion olympique (sur 50 m et 100 m en 1992 et 1996), 6 fois champion du monde, 21 fois champion d’Europe (sur 50 m, 100 m et relais) de battre le record du monde du 100 m. Cela s’est fait ici. Je me souviens que le samedi, lors de l’épreuve individuelle, j’avais nagé 53’’9 avec un mauvais départ et un mauvais virage. Je savais donc que j’étais en forme. Le lendemain, comme d’habitude, j’ai pris le départ du relais 4 × 100 m. La course en elle-même a été quasi parfaite. Je me souviens qu’en sortant de l’eau, j’ai cherché mon entraîneur du regard et je ne l’ai pas trouvé. Il avait quitté la piscine, submergé par l’émotion. Je ne l’ai retrouvé que le soir à l’hôtel. Ce fut alors un grand moment de lire tant de sentiments dans son regard. – Que pense-t-on après une telle course ? – En fait, je me suis dit que j’avais atteint mon but. Il faut savoir que deux ans auparavant, juste après mon titre de champion d’Europe, j’avais sérieusement songé à arrêter ma carrière. Lucien Zins m’avait convaincu de continuer en me parlant des Jeux de Tokyo mais surtout du record du monde. Il était persuadé que je pouvais le battre. J’ai donc travaillé deux ans pour cela. Du coup, après le record, j’ai eu énormément de mal à embrayer. Je n’ai pas réussi à me remotiver pour les Jeux. – Conservez-vous des regrets de cet échec olympique ? – Pas un. Je préfère cent fois avoir battu le record qu’avoir gagné une course, fût-elle olympique. Ce record du monde du 100 m, c’était mon bâton de maréchal. Et je l’ai gardé trois ans ! Tous les matins, je regardais L’Équipe et je me disais : “Je l’ai encore.” Et puis, un Américain l’a battu mais il a bénéficié de la nouvelle règle de virage (le virage culbute et non toucher le mur avec la main avant de virer) qui procurait un avantage estimé à sept dixièmes environ. – Dès la fin des Jeux, vous avez arrêté la natation et vous êtes totalement coupé du milieu… – Oui, j’en avais ras le bol du sport de haut niveau. J’avais vingt-deux ans et « Si mon épaule droite me laisse tranquille, je peux le battre ici. Mais je crois n’être qu’à quatre-vingt-dix-neuf pour cent de mes possibilités, pas à cent pour cent. Mais je ne veux pas que cette épaule droite me serve d’excuse. Je suis pour l’heure le deuxième meilleur performeur de l’histoire sur 100 m, derrière lui. Avec mes 48’’12, je ne suis qu’à vingt-huit centièmes de ses 47’’84. Je pense que c’est humainement possible de nager 47’’6, 47’’7. Même en rêve je n’ai jamais battu ce record. Pas plus à l’entraînement. Je n’ose imaginer ce que ce sera, à quoi peut ressembler une telle course. Je me souviens seulement de mes 48’’12 en finale des Mondiaux, j’ai eu des sensations incroyables. Comme si je sortais de mon corps, que je me voyais nager. Un état de grâce... » Dossier réalisé à Budapest par Benoît Lallement (avec Yoann Riou) 2003 Championnats d’Europe (petit bassin) à Dublin : 1. Van den Hoogenband, 46’’81 ; 2. Magnini, 47’’32. 2004 Championnats d’Europe (grand bassin) à Madrid : 1. Magnini, 48’’87 ; 2. Van den Hoogenband, 49’’33. Jeux Olympiques (grand bassin) à Athènes : 1. Van den Hoogenband, 48’’17 ; … 5. Magnini, 48’’99. « Il ne me serait jamais venu à l’idée de disputer sept épreuves » VENDREDI 4 AOÛT 2006 SON AVIS SUR LE RECORD DU MONDE Leurs précédents affrontements en compétition internationale. je devais entamer une nouvelle vie. Il me fallait trouver un métier pour vivre. Je me suis donc lancé dans l’édition publicitaire, métier que j’exerce encore aujourd’hui. – Avez-vous suivi la natation, les résultats ? – Je regarde cela juste à la télévision, pas plus. Je ne connais même pas le record du monde actuel du 100 m, il doit être sous les 49’’… – 47’’84. – … je serais 10 mètres derrière. – Allez-vous suivre ce 100 m des Championnats d’Europe avec un regard particulier ? – Je serai un spectateur lambda mais ce qui m’a frappé, lors de ces premiers jours de compétition, c’est l’évolution de la technique. Les nageurs sont plus grands, plus forts. C’est moins beau mais ils nagent plus vite. Nous, on travaillait le style. C’était important à mes yeux. Moi, j’avais un beau style, quelque chose d’inné, alors que la technique ça se travaille. – Que pensez-vous de Laure Manaudou ? – C’est une autre natation. Il ne me On ne faisait pas le même métier. (Rires.) Quand je pense que, six ans plus tard, on va se battre pour l’or européen sur 100 m ! Pieter, c’est tout simplement l’un des tout meilleurs nageurs de l’histoire. Je suis encore loin de son palmarès, je pense que je ne l’atteindrai jamais. Il est beau à voir nager. Il a une telle légèreté. On dirait un oiseau ! Il nage au-dessus de l’eau. Il marche ou plutôt il court sur l’eau. Ses pépins physiques l’ont endurci, il sait ce que souffrir veut dire. À Budapest, il pourrait bien libérer toutes les tensions qu’il a supportées pendant de longs mois. » 2-1 pour « VDH » ALAIN GOTTVALLÈS a battu le record du monde du 100 m voilà 42 ans, à Budapest. De retour sur les lieux de son exploit, il se souvient. de notre envoyée spéciale Ce sera dur pour Pieter « Mon bâton de maréchal » BUDAPEST – Filippo MAGNINI Deux Français invités au festin (Photo AFP) serait jamais venu à l’idée de disputer sept épreuves lors d’un Championnat. Moi, c’était 100 m, relais et c’est tout. Laure Manaudou est douée et elle travaille beaucoup. J’admire sa façon de nager, naturelle, sans mettre trop de jambes, ce qui est très fatiguant au niveau du cœur, mais avec un mouvement d’épaules régulier et puissant qui me fait penser à une locomotive. Ce que fait Laure Manaudou est une très bonne chose pour la natation française. Et puis, elle n’est pas seule et ça c’est bien. Il y a bien moins de risque de connaître un trou de génération comme celui que nous avons connu à la fin des années 60. » SYLVIE JOSSE TOUT DÉPEND DU POINT DE VUE. Le duel Magnini - Van den Hoogenband vampirise l’attention, mais cet après-midi le clan bleu n’aura d’yeux que pour ses deux représentants en finale du 100 m. Deuxième et quatrième temps des demi-finales, Frédérick Bousquet (49’’16) et Alain Bernard (49’’26) ne sont pas passés par le Velux pour s’inviter au banquet. Vainqueur de sa course après un départ canon, le premier s’est même offert le scalp de « VDH », le recordman du monde. « Mais, à mon avis, sur cette demie, il devait être en éducatifs ! », plaisantait Bousquet, pas dupe de la stratégie du Néerlandais, ni de la configuration d’une finale où Magnini s’avance en favori : « Les deux premières places semblent définitivement attribuées. Mais aujourd’hui (hier), on voulait montrer qu’on était là avec Alain. » Lui aussi parti sur des bases élevées dans l’autre demi-finale, Bernard peut témoigner des capacités de l’Italien, champion du monde, à ramasser tout le monde dans la deuxième longueur. Finalement troisième de sa course, le grand blond licencié à Marseille – comme Bousquet – peut maintenant imaginer sa première finale pour son baptême au niveau international. « VDH et Magnini sont des nageurs comme tout le monde… sauf qu’ils ont un gros palmarès ! » souriait le gaillard à la progression tardive mais continue. « La médaille devrait passer par le record de France (49’’06 par Bousquet) », ajoutait-il. Heureux et sans complexe. – J.-B. R. PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge SON AVIS SUR MAGNINI « Je ne le connais pas assez bien pour le juger. Je sais simplement qu’il nage le 100 m comme moi, comme un nageur de 200 m, en construisant davantage sa course sur la deuxième longueur. Il ne ressemble pas du tout à Schoeman (son dauphin aux JO d’Athènes) qui part extrêmement vite. Je trouve que Filippo nage beaucoup plus en puissance que moi. Il est costaud. Il se bat beaucoup. Il a énormé- SON AVIS SUR LE RECORD DU MONDE (Pays-Bas) 28 ans, né le 14 mars 1978 à Maastricht. 1,92 m ; 84 kg. Pointure : 47. Envergure de bras : 2,08 m. Entraîneur : Jacco Verhaeren. JO : 1er (100 m, 2000 et 2004) ; 4e (100 m, 1996) CM : 2e (100 m, 2001 et 2003) ; 4e (100 m, 1998). CE : 1er (100 m, 1999 et 2002) ; 2e (100 m, 2000 et 2004) ; 5e (100 m, 1997) ; 6e (100 m 1995). Son record : 47’’84 (2000), record du monde. Sa meilleure performance 2006 : 49’’27 (hier en demi-finale). Ses statistiques sur 100 m : 3 courses sous les 48’’, la première en 2000, 21 courses sous les 49’’, la première en 1999. Filippo MAGNINI Bleu Rouge Jaune « C’est un challenge unique. Un joli clash. Il est quand même champion du monde. Et les Italiens sont toujours bons aux Championnats d’Europe. Mais je crois que c’est également quelque chose d’important pour lui d’affronter le recordman du monde et champion olympique. Ça me tient éveillé de savoir qu’il est là, qu’il n’a qu’une envie, me battre. Personnellement, sachant d’où je reviens, ce titre européen serait différent des précédents, il me donnerait énormément de plaisir. J’arrive sans trop de repères sur 100 m et ma victoire sur 200 m, mercredi, n’y change rien. Je manque notamment de vitesse pure. Je me souviens exactement de ce qu’il faut faire, de la manière, mais au moment de le mettre en place dans l’eau, ç’a toujours été une autre histoire cette saison. Personnellement, j’ai besoin de cette étape pour la suite, les Mondiaux en mars prochain, et surtout les Jeux, mes derniers, où je veux réaliser mon rêve de troisième titre olympique d’affilée sur 100 m. Pour cela, je veux claquer des temps ici. Mais sans avoir trop d’attentes, pour ne pas être trop démotivé si je ne les remplis pas. » ment progressé en peu de temps. C’est costaud de le faire à ce niveau. Il est aussi dans une autre situation que moi : il surfe la vague des Mondiaux en grand bassin 2005, de l’Euro petit bain 2005 et des Mondiaux en petit bassin à Shanghai en avril dernier. Il est dans l’élan, en quelque sorte. Quand, tous les étés, tous les hivers, tu as un gros rendez-vous, une certaine routine s’installe, tu prends l’habitude d’élever ton niveau. La marche qui sépare l’ordinaire de la grande compétition est moins violente. Le fossé est cette saison moins grand pour lui que pour moi pour nager vraiment vite. Pour aller chercher un chrono à 48’’ ou peutêtre même 47’’ et quelques, qui sait… » Pieter VAN DEN HOOGENBAND Jaune SON AVIS SUR LE DUEL paraît pas possible. Pourtant, si la logique est respectée, il doit tomber cette année, puisqu’il est battu tous les six ans. Biondi en 1988, Popov en 1994, moi en 2000… Malheureusement, je ne suis pas tout à fait prêt pour cela. Mais il faut voir. Ce record, c’est mon moteur jusqu’à 2008, jusqu’à ce que je me concentre vraiment sur les Jeux. Si, une fois à la retraite, quelqu’un bat mon record, ce n’est pas grave. Mais tant que je suis nageur, je veux être là, prêt à relever le challenge. Je sais que je peux retrouver mon niveau passé et même progresser encore. D’autant qu’une chose me tient éveillé, me donne terriblement envie : je n’ai jamais nagé LA course parfaite. Je sais que je peux aller plus vite que mon record du monde de Sydney. C’est une énorme motivation. La limite ? Sous les 47’’ ? Je l’ai déjà fait en relais, lancé (46’’79), mais en course individuelle, c’est une autre histoire. Ce sera… peut-être quelqu’un d’autre ! » Noir Bleu Noir Pieter VAN DEN HOOGENBAND (Photo Richard Martin) 14 Bleu Rouge Noir Jaune ATHLÉTISME Boslak tente le coup Après un dernier test concluant, la perchiste française, touchée à l’astragale, a décidé de disputer les Championnats d’Europe. ET SOUDAIN, une éclaircie. Sur le visage de Vanessa Boslak et dans les cieux. Jusqu’ici, les nuages chargés de quelques gouttes fines obscurcissaient l’horizon au-dessus de l’Insep. Jusqu’ici, la perchiste promenait une mine tendue. Son entraîneur, Sébastien Levicq, essayait bien de la dérider, épaulé par la décontraction de son décathlonien Laurent Hernu. Peine perdue. Concentrée sur son échauffement, Boslak attendait, un peu inquiète, son juge de paix, cette impulsion, ce « test décisif » qui devait décider, hier en fin de matinée, de sa présence aux Championnats d’Europe à Göteborg la semaine prochaine. À J – 6 des qualifications, elle ne pouvait plus reculer. La Nordiste s’était blessée au décollage d’un saut parfait, à 4,61 m, lors du meeting de Paris - Saint-Denis le 8 juillet. Fracture de l’astragale de la cheville gauche, celle de sa jambe d’appel. Point final sur une saison prometteuse où elle s’était hissée, grâce à son record de France (4,70 m le 28 juin à Malaga), au troisième rang de la hiérarchie européenne. Puis, une lueur d’espoir s’est allumée. Un scanner a constaté que sa cheville droite, indolore, présentait la même blessure, en pire. Changement de cure : pas de plâtre mais des infiltrations. La première échoue ; la seconde, le 25 juillet, piquée dans le trait de fracture, la soulage. Quatre jours de repos, de plongée dans le Sud, et Boslak, qui a continué à travailler gainage et haut du corps, revient, recourt. Après un petit test mardi, il lui reste à tâter la perche hier, à prendre appui sur la cheville sévèrement strappée par son coach. Et à espérer que la douleur ne la foudroie pas, qu’elle ne prenne pas « une châtaigne à l’impulsion », un coup de bambou sur ses illusions. « Je suis peut-être un peu tarée » Alors, à 12 h 45, sur la piste de l’INSEP, Boslak a souri. Son premier saut depuis plus de trois semaines est passé. Peu importe la hauteur (4,25 m), « le pied tient », résumerat-elle. Ce que confirmeront sept autres tentatives. Levicq a monté en catimini le fil à 4,70 m. Boslak ne plane pas. Elle n’est pas ridicule non plus. Elle est rassurée, surtout, l’appréhension l’a quittée. Elle veut continuer, se rassasier de sauts. Mais son entraîneur bâche d’autorité après trente minutes : « Je suis d’avis d’arrêter. Tu ne vas pas commencer à sauter fatiguée. » Il dresse le bilan, satisfait : « J’ai vu des courses d’élan complètes, sur 16 foulées, sans appréhension. Elle ne boîte pas, elle a appuyé franchement sur sa jambe. Après, c’est une question de rythme, de repères. Faut se remettre dedans. On a fait à l’entraînement des courses, de la musculation. Elle est prête… » Quelques minutes plus tôt, son élève a partagé cette onde positive. Elle a décidé de prendre l’avion pour Göteborg : « Ça vaut le coup d’essayer. J’ai un peu mal mais c’est supportable. Je n’y prête pas attention quand je saute. Ça va à l’impulsion et ça m’a libérée. Bien sûr, je ne me Berlin bannit Jones et Graham Le meeting Golden League n’invitera ni la star américaine ni les athlètes entraînés par le coach de Gatlin, le 3 septembre prochain. JEAN-DENIS COQUARD Bruxelles et Zurich les inviteront Porte-parole des meetings Golden League, Wilfried Meert, qui a invité Jones à Bruxelles dès le mois de mai, explique : « Il est plus prudent d’attendre… Pour moi, cette année, il n’y a plus de cas Jones. Je ne boycotterai pas et ce sera la même chose à Zurich. Je suis d’accord pour dire qu’il est grand temps de prendre des sanctions contre les entraîneurs. Mais, concernant Graham, seule la justice américaine peut faire ce travail. » Plus subtilement encore, Pierre Weiss, le secrétaire général de l’IAAF, estime que Janetzky aurait pu « ne pas inviter ces athlètes, mais sans l’annoncer. Ça nous déplaît. C’est un procès d’intention. Tant qu’un athlète n’a pas été reconnu coupable, on ne peut pas le sanctionner » . Autour de Gatlin, Jones, Graham et les autres, le débat est loin d’être fini. CLÉMENTINE BLONDET TRI NATIONS Enfin prophète en son pays STADE FRANÇAIS Galthié en voyage d’études John Connolly a dû attendre vingt ans et un détour par l’Europe pour devenir le coach de l’Australie. L’entraîneur parisien et son adjoint, Fabrice Landreau, rentrent Pour les deux dernières années de sa carrière. d’un périple en Afrique du Sud jugé « très enrichissant ». SYDNEY – de notre envoyé spécial IL CROYAIT FORCÉMENT son heure passée. En 1995, il avait été tout près de devenir l’entraîneur des Wallabies, mais à l’époque la guerre larvée qui opposait les dirigeants du Queensland, sa province, à ceux de la Nouvelle-Galles du Sud lui avait été fatale et Greg Smith lui avait été préféré. À quarante-neuf ans, en 2000, John Connolly avait fait son baluchon et pour la première fois quitté Brisbane, direction Paris, pour prendre en main les destinées du Stade Français. « J’y ai passé, avec le recul, deux des meilleures années de ma vie d’entraîneur, avec très peu de mauvais moments. J’a va is la c hanc e de pouvoir m’appuyer sur un bon mec, Christophe Juillet, comme capitaine. Bien entendu, ce n’était pas toujours facile à cause de la barrière de la langue. Mais j’ai appris. Pas toujours assez vite, comme dans la rotation des joueurs, ce que Max (Guazzini) me reprochait. Mais des joueurs comme Diego Dominguez, Christophe Dominici, Sylvain Marconnet, David Auradou ont essayé de me faciliter la vie. Et, au bout du compte, un joueur de rugby est un joueur de rugby, quel que soit le pays. » Après son expérience parisienne, ses pas l’ont mené à Swansea, au Pays de Galles, puis à Bath, en Angleterre, jusqu’à l’an dernier. « Ce n’est peut-être pas un hasard si beaucoup de coaches des équipes nationales du Sud ont passé du temps en Europe. On apprend beaucoup, notamment avec des saisons de quarante matches. » Il affirme vivre les deux dernières années de sa vie de coach : « J’arrêterai après la Coupe du monde 2007, je n’ai accepté que pour deux ans. » Son allure de nounours, sa voix douce, contrastent bien entendu avec « Knuckles » (Phalanges), le surnom qui le suit, d’après la légende, depuis une jeunesse où le talonneur de Brothers, un des clubs de Brisbane, arrondissait ses fins de mois en faisant des extras comme videur dans les boîtes de nuit. Comme ses prédécesseurs Bob Dwyer, Rod MacQueen et Eddie Jones, il n’a jamais été international. Il sourit lorsqu’on lui demande s’il s’est adouci avec les années : « Disons que j’ai plus d’expérience. Et le rôle d’un coach de l’équipe nationale est différent de celui d’un club. Dans un club, il faut faire beaucoup de choses par soimême. Là, je suis entouré d’experts John CONNOLLY né le 26 juin 1951 à Brisbane (AUS). souci du spectacle. « Curieusement, dit-il, ce sont aussi les années où Lynagh, Horan, Little, tous des troisquarts, se sont imposés en équipe d’Australie. Peut-être que c’est plus facile pour des arrières de s’exprimer derrière des avants compétents », sourit-il. Un coach terre à terre, peu impressionnable Entraîneur du Queensland (1989-1999), du Stade Français (2000-2002), de Swansea (2003), de Bath (2004-2005), de l’Australie dans leurs domaines. » Il a ainsi récupéré dans sa garde rapprochée Scott Johnson, l’ancien entraîneur du Pays de Galles, une personnalité fantasque, très différente de la sienne « mais surtout un très bon entraîneur », Michael Foley, l’ancien talonneur de 1999, qui était son adjoint à Bath, et conservé John Muggleton, le coach de la défense, seul « survivant » de l’époque Eddie Jones qui s’est achevée en décembre dernier. Les onze années passées à la tête du Queensland (1989-2000) lui avaient forgé une réputation d’entraîneur dont les goûts penchaient pour le jeu d’avants, et pour qui importait peu le Son premier chantier en équipe d’Australie a donc été de rebâtir un pack. « Ce secteur avait été négligé ces dernières années. On doit rebâtir une mêlée et ce sera long, plus long que la touche. Mais en rugby, dorénavant, il faut s’adapter vite. Le sport n’a plus rien à voir avec ce qu’il était il y a quinze ans. Notre problème, c’est que nous étions devenus trop prévisibles dans notre façon de jouer, peut-être trop structurés. Nous essayons de changer notre façon de jouer sur le plan tactique. Et, à ce niveau, je suis content de ce que nous avons fait contre les Boks (victoire 49-0) et les Blacks samedi dernier (défaite 9-13). » John Connolly était, est et sera toujours un coach terre à terre. Pas vraiment impressionnable, ni facilement ébranlé par une presse et une opinion publique pour qui seule la victoire est belle. « Avec le temps, on s’habitue à cela. Les gens ont du mal à comprendre que pour que les Wallabies gagnent, il faut avoir tout bon de A à Z. Parce que nous n’avons pas le même réservoir de joueurs que les autres grands pays de rugby. » Ni le même contrôle sur les joueurs. Ainsi affirme-t-il qu’il peut simplement suggérer des choses aux entraîneurs des quatre équipes de Super 14 (John Mitchell, l’ex-coach des Blacks, Eddie Jones, Laurie Fisher et Ewen McKenzie), mais rien leur imposer. « J’aimerais que quelques joueurs soient ménagés lors du prochain Super 14, mais les provinces ne sont pas d’accord. » Cela ne l’a pas empêché de relever le pari. Deux ans, c’est à la fois court et long pour forger une équipe capable d’être championne du monde après celles de 1991 et 1999. « Franchement, je n’aurais jamais pensé être là aujourd’hui. Le rugby avait déjà été très bon avec moi. Ensuite ? Je ne sais pas ce que je ferais. Mais c’est sûr que je vivrais heureux dans ma maison de Mooloolaba, à 100 kilomètres de Brisbane. Et je continuerai à m’intéresser au rugby, ça c’est sûr. » HENRI BRU LUNDI, DANS LE CADRE de la Faisanderie, Fabien Galthié et Fabrice Landreau ont retrouvé leurs joueurs à l’entraînement. Les deux techniciens du Stade Français avaient profité de la « quinzaine du physique » imposée à l’effectif parisien par les préparateurs du club pour aller en Afrique du Sud découvrir comment travaillent les « franchises » qui disputent actuellement la Currie Cup (le Championnat sud-africain). « Nous sommes passés rendre visite aux Bulls à Pretoria, aux Sharks à Durban et nous avons terminé notre périple par Le Cap et la Western Province, où Nick Mallett – qui fut l’entraîneur du Stade Français en 2003 et en 2004 – nous a bien évidemment servi de guide, explique Galthié. Nous sommes restés quatre jours dans chacune des provinces et nous avons bouffé du rugby matin, midi et soir ! » Ce voyage d’études fut, de l’avis des deux hommes, « très, très enrichissant ». À Pretoria, Durban puis au Cap, Fabien Galthié et Fabrice Landreau ont, bien sûr, suivi les entraînements des équipes sud-africaines, mais ils sont aussi allés voir comment vivait et s’organisait le rugby dans les universités et collèges. « Ce genre de voyage, explique Fabien Galthié, est toujours d’une grande richesse. Je crois qu’il est nécessaire, pour évoluer, de se frotter à d’autres cultures rugby que la nôtre. Nous pratiquons un sport où les grandes nations ne sont pas légion. Autant aller voir ce qu’elles font. Quand on a visité l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, on a fait le tour de notre planète. » Les entraîneurs du Stade Français ne sont pas revenus du pays des Springboks la valise remplie de formules magiques. « On ne fait pas du copier-coller, ce serait trop facile, poursuit Galthié. Non, mais en allant observer ce qui se fait ailleurs, on peut faire évoluer sa réflexion. Un exemple : l’organisation en touche est peut-être le secteur de jeu qui a le plus évolué ces dernières années. Eh bien, assister à une séance de lancers à Durban ou au Cap peut te suggérer une idée, une attitude, un mouvement qui ne te seraient pas forcément venus à l’esprit en temps normal. Tu peux voir ou comprendre des choses qui te permettront d’évoluer dans ton analyse. Et le jeu est une évolution permanente. La qualité de l’organisation en touche a entraîné l’apparition du contre, une action qui n’existait pas il y a peu de temps ; les attaques ont fait évoluer les défenses qui, en devenant plus sévères, ont, à leur tour, obligé les attaques à innover. C’est tout ce périmètre de réflexion qui donne au voyage sa richesse. » Des vues sur un jeune pilier bok Observer, confronter, adapter. Fabien Galthié et Fabrice Landreau ont fait de ce triptyque leur bâton de pèlerin. Mais pas seulement. Ils ont repéré au pays des Springboks un jeune pilier prometteur qu’ils aimeraient récupérer dans leur effectif mais dont ils n’ont pas voulu dévoiler l’identité. « Il n’est pas connu du grand public, mais il offre un certain potentiel », affirme l’entraîneur parisien, qui aimerait étoffer sa première ligne d’un sixième pilier. En cette année de Coupe du monde, il sait que De Villiers, Marconnet et l’Argentin Roncero se partageront entre le Stade Français et leurs équipes nationales. Ne resteront alors que Montes et Weber, les deux internationaux de moins de 21 ans. GILLES NAVARRO AGENDA TENTEZ UN CADRAGE DÉBORDEMENT SUR WWW.RUGBYHEBDO.FR TOULOUSE (1) : BIARRITZ ET PARIS AU STADIUM. – Le Stade Toulousain a décidé de rentabiliser au mieux les réceptions successives de Biarritz et du Stade Français, comptant pour les 4e et 6e journées du Top 14, en délocalisant ces deux affiches de son antre habituelle d’Ernest-Wallon (19 500 places) au Stadium (37 400). Le club de la Ville rose y accueillera le BO le dimanche 3 septembre, à 20 h 45, et Paris le samedi 16 septembre, à 15 h10. – J. L. ANGLETERRE : OLLY BARKLEY ARRÊTÉ PUIS RELÂCHÉ APRÈS UNE RIXE. – Olly Barkley, le demi d’ouverture de l’équipe d’Angleterre et de Bath (24 ans, 16 sélections), a été arrêté par la police à la suite d’une rixe au cours de laquelle un homme a eu la mâchoire fracturée, a indiqué hier la police du comté de Devon et de Cornouailles. Barkley a été détenu en compagnie de deux autres hommes dans la station balnéaire de Newquay (sud-ouest de l’Angleterre). « Trois hommes ont été arrêtés, suspectés d’avoir déclenché une bagarre, et ils ont été transférés à la station de police de Newquay le 2 août », a indiqué un porte-parole de la police. Selon le site du club de Bath, Barkley a ensuite été relâché, aucune charge n’ayant été retenue contre lui. TOULOUSE (2) : IOSUA À PIED D’ŒUVRE. – Recruté pour pallier le départ de Nicolas Jeanjean à Paris, l’arrière (ou ailier) samoan Timoteo Iosua (20 ans, 2 sélections) est attendu aujourd’hui à Toulouse après avoir réglé les problèmes de visa ayant retardé son arrivée de quelques jours. Il sera à pied d’œuvre à l’entraînement dès lundi et pourrait prendre part au dernier match amical du Stade le samedi 12 août à Perpignan en fonction de son état de forme. – J. L. PAGE 14 PERPIGNAN : UN PREMIER BLESSÉ. – L’USAP a terminé son stage de préparation en altitude, à Matemale, et dispute demain son premier match amical contre Sale (ANG), à 20 heures à Aimé-Giral. Seule ombre au tableau : la grave blessure au genou gauche du jeune arrière-buteur Jérôme Porical, qui souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur et qui devrait être absent des terrains six mois. Perry Freshwater (problèmes respiratoires), Greg Le Corvec (gastro) et Olivier Olibeau (contracture à l’adducteur gauche) seront ménagés contre Sale. – G. N. NARBONNE : UYS ET EKSTEEN SONT ARRIVÉS. – Narbonne a récupéré ses deuxièmes-lignes sud-africains. Après Retief Uys (27 ans ; 2,06 m, 115 kg) débarqué dans l’Aude mercredi dernier, son compatriote Henk Eksteen (26 ans ; 2 m, 116 kg), ancien des Stormers, l’a rejoint hier. AUJOURD’HUI MATCHES AMICAUX. – Gaillac- Albi B (18 heures, Gaillac) ; PauAuch (18 h 30, Tarbes) ; Clermont Pays d’Aix (19 heures, Clermont-Ferrand) ; Biarritz - sélection Comité Côte Basque-Landes (19 h 30, Biarritz) ; Perpignan-Sale (20 heures, Perpignan) ; Tarbes-Colomiers (20 h 30, Tarbes). SAMEDI 5 AOÛT TRI NATIONS (5e journée). – Australie - Afrique du Sud (12 heures, heure française, en direct sur Canal +) MATCHES AMICAUX. – Montpellier-Albi (16 heures, Camarès), Stade Français - Leicester (18 heures, Camarès) ; Agen - Mont-de-Marsan (17 heures, Grenade-sur-l’Adour) ; Bayonne-Dax (18 heures, Léon) ; Oyonnax - Bourg-en-Bresse (18 h 30, Bourg-en-Bresse) ; Narbonne-Toulouse (20 heures, Narbonne). DIMANCHE 6 AOÛT MATCHES AMICAUX. – Tournoi international avec Clermont, Bourgoin, Brive et les Harlequins (17 h 30 et 19 h 30, Issoire). VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge BAALA AU POINT. – Mehdi Baala quitte aujourd’hui Saint-Moritz et ses 1 780 mètres d’altitude helvète où il était en stage avec Bouabdellah Tahri. Avant de rallier Göteborg dimanche, il repassera par Strasbourg pour revoir l’ostéopathe qui le suit. « Juste pour vérifier que tout va bien », précise son entraîneur JeanMichel Dirringer. La sciatalgie qui l’a contraint à déclarer forfait aux Championnats de France, le 21 juillet dernier, n’est plus qu’un mauvais souvenir. « C’est réglé, confirme Baala. Ce qui m’a le plus embêté, c’est des douleurs à l’ischio, mais c’est quelque chose de chronique. J’espère tous les ans ne pas connaître ça, mais, même si j’ai fait un travail de renforcement, ça revient quand même. » Le Strasbourgeois ne nourrit cependant aucune inquiétude et le prudent Dirringer estime lui-même « qu’il aura les armes pour défendre son titre ». Inscrit également sur 800 m, Baala précise qu’il n’a pas l’intention de doubler mais qu’il s’agit juste d’une précaution en cas de pépin sur 1 500 m, comme ce fut le cas aux Mondiaux l’an passé. – M. V. monde en salle du 60 m, ni même Chandra Sturrup, Dwight Thomas, Rodney Martin ou Gary Kikaya ne seront conviés dans la capitale allemande. C’est la liberté de l’organisateur, privé, seulement contraint par la Fédération internationale (IAAF) d’inviter les athlètes encore en lice pour le fameux jackpot de cette Golden League. Ce n’est le cas d’aucun des athlètes de Graham. Janetzki dit vouloir éviter que son meeting soit « assombri par le dopage », souhaite « être prudent pour que la catastrophe Gatlin ne se reproduise pas » et parle de « défendre (sa) position auprès de (ses) collègues » . Il est peu probable qu’il rencontre beaucoup de succès de ce côté-là. Bleu Rouge PAS PLUS TARD qu’avant-hier, après avoir annoncé son forfait pour les Championnats d’Europe, Christine Arron constatait avec tristesse que sa meilleure ennemie Marion Jones était à nouveau la bienvenue dans tous les meetings européens. Un an après la tourmente de l’affaire BALCO, un an après avoir été boycottée par l’association des meetings européens. « Je trouve ça triste de lire que les gens applaudissent. Ils sont amnésiques », regrettait la recordwoman d’Europe du 100 m, qui reprochait également aux organisateurs de l’inviter à nouveau sous prétexte qu’elle n’avait été sanctionnée ni sportivement ni judiciairement. Hier matin, c’était comme si Gerhard Janetzky l’avait entendue. L’organisateur de la sixième et dernière étape de la Golden League, celle de Berlin le 3 septembre, l’a affirmé lors d’une conférence de presse : « Marion Jones et les neuf athlètes entraînés par Trevor Graham ne seront pas invités pour la 65e édition du meeting. » Depuis la révélation, samedi dernier, du contrôle positif de Justin Gatlin à la testostérone, le débat fait à nouveau rage autour de son coach, ancien mentor de Jones et d’au moins dix athlètes ayant un jour enfreint les règles antidopage, dont Tim Montgomery. « J’ai été très choqué par le contrôle positif de Gatlin, explique Janetzky, et je pense qu’il faut faire quelque chose contre les entraîneurs qui accumulent les cas de dopage et les athlètes qui sont soupçonnés. » Ni Jones, donc, ni Shawn Crawford, champion olympique du 200 m, ni Me’Lisa Barber, championne du Jaune Bleu Jaune RUGBY PARIS. – Sérieusement blessée à la cheville le 8 juillet, après un début d’été extrêmement prometteur, Vanessa Boslak s’est rassurée hier lors d’un test décisif à l’INSEP, seulement six jours avant les qualifications du saut à la perche à Göteborg. (Photo Jean-Marc Pochat) Noir Noir DES BLEUS EN ÉCLAIREURS. – Le DTN, Franck Chevallier, et une partie des athlètes français sélectionnés pour les Championnats d’Europe (7-13 août), dont le décathlonien Romain Barras, le sauteur en longueur Salim Sdiri et le miler Mounir Yemmouni, sont arrivés hier à Göteborg. Le temps, pluvieux et relativement frais pour la saison (17 °C), leur a rappelé les conditions, presque apocalyptiques, dans lesquels s’étaient déroulés les Mondiaux 2005 d’Helsinki. Cependant, les prévisions météo restent plutôt rassurantes pour la semaine prochaine. La plupart des athlètes (Eunice Barber, Muriel Hurtis, Ronald Pognon, Leslie Djhone, Marc Raquil, Adrianna Lamalle, etc.) doivent rejoindre Göteborg aujourd’hui. Ladji Doucouré, Romain Mesnil, Naman Keita, Mehdi Baala et Boubadellah Tahri sont eux attendus dimanche en Suède. – P. Ly. DOUCOURÉ PAS COMPLÈTEMENT GUÉRI. – L’IRM de contrôle effectuée hier par Ladji Doucouré a confirmé les traces de sa blessure au mollet droit (décollement de l’aponévrose le 18 juillet). « On voit à l’image qu’il y a eu une zone de souffrance mais il n’y a pas d’œdème, pas de source d’inflammation, explique le champion du monde du 110 m haies. Faut continuer comme on l’a fait jusqu’ici. » Pour son coach Renaud Longuèvre, « si le muscle n’est pas totalement guéri, ce qui n’est pas une surprise, de l’avis des médecins, c’est le clinique qui prime : or il ne ressent pas de douleur et il faudra juste être prudent jusqu’au bout. » – N. H. LES RELAIS AU TRAVAIL. – Les quatre relais français se sont retrouvés hier après-midi à l’INSEP. Pour les 4 × 400 m hommes et femmes, il s’agissait surtout d’une réunion de motivation, « destinée à se servir de la réussite des garçons pour relancer l’élan du 4 × 400 m féminin », explique l’entraîneur du relais, François Pépin. Sous la houlette de Laurence Bily et Guy Ontanon, c’était en revanche pour les 4 × 100 m masculin et féminin une réunion de travail avec passages de témoin à grande vitesse sur toutes les charnières possibles. Tous les relayeurs étaient présents, y compris Ladji Doucouré venu voir ses camarades faute de pouvoir participer. Ronald Pognon a pris part à la séance sans jamais se ressentir de la douleur à la cuisse qui l’avait inquiété ces derniers jours. – M. V. sens pas très solide en course. Il me manque un peu de caisse pour enchaîner les sauts après trois semaines de blessure. J’ai parfois eu des pertes de motivation mais je m’étais dit que si j’arrivais à sauter aujourd’hui, je tenterais ma chance. Je suis peut-être un peu tarée dans ma tête ! Je donnerai tout ce que j’ai. Je n’ai pas envie d’y aller pour me prendre un coup sur le museau. Je ne serai pas aussi sereine que début juillet, où je me sentais forte. Mais cet hiver aussi, je me suis blessée. Je suis notamment restée trois semaines sans courir et ça s’est bien passé à Moscou (5e des Championnats du monde en salle avec 5,65 m, record de France). Ce sera une expérience. » Car Boslak, qui ne retouchera pas les perches avant mercredi, va devoir gérer ses efforts et compter ses essais. Au programme des prochains jours : musculation et travail sur la course d’élan. Elle, qui aime se tester avant les grandes compétitions, découvre le sevrage. Et part dans l’inconnu. « Elle va apprendre à faire attention, glisse Levicq. Tant mieux. Elle vient par exemple de faire, pour la première fois, exactement ce que je lui demande dans sa course… Elle va devoir faire un concours de qualif’ précis, être attentive techniquement. Et puis, après, qu’elle lâche le cerveau ! » Sa casse-cou d’athlète avertit déjà : « J’ai les dents longues. » Et une furieuse envie de débouler dans un jeu de perches, dont elle semblait exclue il y a peu. 15 Bleu Rouge Noir Jaune BASKET ÉQUIPE DE FRANCE HOMMES – SUPERCOUPE DE BERLIN Julian, drôle de der PROGRAMME AUJOURD’HUI. – 17 h 30 : FranceItalie ; 20 heures : AllemagneTurquie. DEMAIN. – 18 heures : Allemagne-France ou Italie ; 20 h 30 : Turquie-Italie ou France. LE PROGRAMME DES BLEUS COUPE STANKOVIC (en Chine). – SAMEDI 12 AOÛT : France-Grèce (à Nanjing). DIMANCHE 13 : FranceAustralie (à Nanjing). MARDI 15 : match de classement (à Kunshan). LE MONDIAL AU JAPON (19 août-3 septembre). – PREMIER TOUR (à Sendai) : France-Argentine (le 19) ; France - Serbie-Monténégro (le 20) ; France-Nigeria (le 21) ; FranceLiban (le 23) ; France-Venezuela (le 24). PHASE FINALE (à Saitama) : à partir du 26 août. Pour sa dernière campagne internationale, le pivot nancéien est loin de donner sa pleine mesure. Mais il reste serein. ATHÈNES – de notre envoyé spécial IL FRONCE les sourcils, interloqué, regard dur, inquisiteur. Le visage se renfrogne, les joues se creusent. À l’aube de sa dernière campagne, après dix ans d’équipe de France et un nouveau tatouage sur le mollet gauche, inspiré de la Liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix, comme symbole de l’ultime baroud en bleu, Cyril Julian (32 ans, 2,06 m et 132 sélections) n’a pas du tout envie qu’on vienne planter quelque écharde de doute dans son parterre à rêves. Au fond de la malle, les parfums de gloire, les minutes heureuses s’entassent. Un titre européen juniors (1992), cinq Euros et une médaille de bronze (2005), des JO à Sydney et la divine médaille argentée en 2000. La vie est belle mais elle n’est pas finie. Reste un Mondial, dernier volet d’une histoire charpentée, gravée dans le roc. Une première pour finir, pour une superbe mort internationale. « Je vis différem- ment cette campagne parce que c’est la dernière, concède le double MVP français de Pro A (2002 et 2006). Je veux tellement en profiter, savourer chaque seconde. Après, je paierai un coup à tout le monde et on tirera le rideau. » L’émotion est là, dans le timbre de sa voix. À chaque pas, il sait que le temps en bleu rapetisse. « Je ne me pose pas de questions » Est-ce justement cette nuit qui avance, qui mange les heures, est-ce une finale de Championnat perdue à Bercy, est-ce d’autres tourments de la vie qui cognent dans sa tête ? En tout cas, depuis le début du stage, Cyril flotte, entre deux eaux. Ni emporté, ni au-dessus. « J’ai eu du mal à basculer entre la fin de saison à Nancy et l’équipe de France. La coupure a été très courte. J’ai parfois l’impression d’avoir le c… entre deux chaises. Je ne sais pas si j’ai vraiment fini ma saison », expliquet-il. Ce trouble, ce sentiment bizarre ont fatalement réduit son champ d’action. Moins efficace, moins pugnace, moins présent, Julian ne pèse pas comme il devrait (3,8 points et 2,6 rebonds en cinq matches de préparation et 12 minutes de moyenne). D’ailleurs, Claude Bergeaud le sait. Alors qu’il doit trancher demain soir entre Turiaf et Petro, a priori, pour la dernière place de pivot, le sélectionneur effleure l’improbable : « Et si on misait complètement sur l’avenir ? Et pourquoi pas ? À ce jour, il n’y a que Frédéric Weis qui soit certain d’aller au Japon chez les pivots », disait-il mercredi soir, au début de la nuit. La menace est infime mais elle peut être utile pour secouer un peu le colosse endormi, qui ne s’inquiète pas un instant du mauvais sort. « Je ne me pose pas de questions, pas une seconde, martèle Cyril Julian. J’ai un apport psychologique, physique, une expérience du haut niveau qui valent tous les trucs du monde. » Il assure vivre avec la plus totale sérénité le fait de se retrouver aujourd’hui en rotation de son grand ami Frédéric Weis. « Vu sa forme, sa place est indiscutable. Maintenant, il n’y a aucun souci parce que c’est lui. Si ça n’avait pas été “Fred”, ç’aurait été plus dur », consent le double champion de France (avec Pau) en 2003 et 2004. Julian n’a pas envie de « se prendre la tête avec des conneries », dit-il. À un moment ou un autre, il entrera pleinement dans ce Mondial. « Tout ça va se mettre en place petit à petit. Et quand il va falloir mettre un coup de pression, je serai là », assène-t-il. Dioumassi en suspens Car il veut être libre de vivre totalement, intensément, ce Mondial. À l’inverse d’une année pleine de peur, où il apprenait le cancer de sa maman et décidait, lui, le crâne rasé, de se laisser pousser les cheveux. « Pour qu’elle garde le moral, qu’elle soit sûre que les siens repousseront aussi très vite », dit-il. Aujourd’hui, sa maman va beaucoup mieux. Cyril Julian peut maintenant monter farouchement à l’assaut des parquets japonais… DAVID LORIOT FRANCE - ITALIE Constance et équilibre AUJOURD’HUI, 17 H 30, MAX-SCHMELLING-HALLE Voigt, le doux dur PARIS-CORRÈZE En profitant d’un final sinueux, l’Allemand de la CSC a apporté la première étape à son pays. Vainqueur la veille, le coureur de Bouygues Telecom a remporté l’épreuve. L’étape est revenue au Suédois Ljungqvist. GOSLAR – de notre envoyé spécial ON PEUT ÊTRE UN COSTAUD et la jouer tout en finesse. Jens Voigt en a fait la démonstration, hier à Goslar, lieu d’arrivée de la deuxième étape du Tour d’Allemagne. Voigt, on connaît : « superbaroudeur » du dernier Tour de France (huit échappées à la clé, 689 kilomètres en tête, une victoire d’étape à Montélimar), l’Allemand de la CSC est un vrai forçat de la route, jamais regardant quand il s’agit de suer et toujours prêt à partir dès qu’un bon coup se présente. Hier, d’ailleurs, il n’avait pas hésité une seconde, dans l’ascension du Bockswiese, la dernière « difficulté » du jour, du haut de ses 571 mètres, pour placer une mine qui allait faire exploser le peloton. Finalement, c’est un double coup de flingue kazakh qui allait le mettre sur les bons rails. À 20 kilomètres du but, une attaque d’Alexandre Vinokourov étirait ce qui restait du groupe maillot jaune. Deux minutes plus tard, c’est Andreï Kashechkin qui sortait, suivi par Davide Rebellin et… Voigt, bien sûr ! Deux Astana, c’était un peu trop déraisonnable : Vino se relevait et laissait partir les trois hommes. Leur avance atteignait 45’’ mais les équipes de sprinteurs, Milram et Lampre, menaient la chasse, parfois relayés par le maillot jaune Vladimir Gusev en personne, qui devait se débrouiller seul après avoir sollicité ses coéquipiers une bonne partie de la journée. Sur le point d’être repris, les trois hommes de tête allaient être sauvés par le dernier virage à angle droit, à 200 mètres de la ligne. Et c’est là que le malin Voigt sortait sa botte secrète. « Je savais que celui qui serait en tête dans le virage l’emporterait, alors j’ai sprinté bien plus tôt avant de manœuvrer tout en douceur, expliqua-t-il. J’avais bien étudié le parcours, notamment cette arrivée que je connaissais sur le bout des doigts. » Pas Rebellin, apparemment. Surpris par l’angle, l’Italien sursauta brusquement, sa roue arrière chassa et il manqua d’un rien de finir à terre, sous les yeux d’un Kashechkin passif. CHAUMEIL – de notre envoyée spéciale Zabel toujours bredouille Derrière, Erik Zabel remportait enfin son sprint, mais c’était celui pour la quatrième place, tandis que les principaux favoris arrivaient dans un premier groupe déserté par les Français. Par le jeu des bonifications, Voigt n’en remonte pas moins au cinquième rang au général, à 11’’ de Gusev, dans le même temps que Vinokourov, tandis que Patrik Sinkewitz (treizième à 21’’) et Levi Leipheimer (vingt-quatrième à 42’’) profitent du retard pris par les divers gruppettos. « Maintenant, ce sont mes jambes dans la montagne qui vont me dire ce que je peux viser, temporisa Voigt. Une place finale dans les dix premiers serait déjà un succès. » Le vieux briscard (trente-cinq ans) fait en tout cas un joli pied de nez à la nouvelle génération allemande qu’on attend toujours de voir à l’œuvre. Nous autant que le public local, puisque le « record officiel » de spectateurs sur une étape, depuis la renaissance de l’épreuve en 1999, a été battu mercredi avec 500 000 spectateurs comptabilisés sur les routes (plutôt des chiffres de syndicats que de police pour ce qu’on en a vu). « Ça montre que le cyclisme allemand est encore vivant malgré le contexte », lança Voigt. Dans la matinée, il avait montré son agacement lorsqu’une équipe de télé lui avait demandé s’il s’était déjà dopé, ironisant : « Naturellement, hier soir après l’étape. » Une victoire qui n’est que la deuxième de sa saison, après l’étape du Tour à Montélimar le jour de l’échappéefleuve qui allait couvrir Pereiro de jaune. Une victoire en France, une en Allemagne, les deux amours de Voigt (il a passé six ans a sein du Crédit Agricole avant de rejoindre CSC en 2004). On peut être un costaud et la jouer sentimental. JOSÉ BARROSO CLASSEMENTS TOUR D’ALLEMAGNE (Pro Tour, 1er-9 août). – 2e étape, Minden-Goslar : 1. Voigt (ALL, CSC), les 209 km en 4 h 22’25’’ (moy. : 41,497 km/h) ; 2. Rebellin (ITA, Gerolsteiner) ; 3. Kashechkin (KAZ, Astana), t.m.t. ; 4. Zabel (ALL, Milram) ; 5. Kirchen (LUX, T-Mobile) ; 6. Nuyens (BEL, Quick Step) ; 7. Mazzoleni (ITA, Tmo) ; 8. Schumacher (ALL, Gst) ; 9. Jufre (ESP, Davitamon-Lotto) ; 10. Stangelj (SLV, Lampre) ; ... 18. Gusev (RUS, Discovery Channel) ; 23. Vinokourov (KAZ, Ast), t.m.t. ; 37. Minard (Cofidis), à 53’’ ; 55. Guesdon (Française des Jeux) ; 67. Talabardon (Crédit Agricole), t.m.t. – 172 classés. Classement général : 1. Gusev (RUS, Discovery Channel), en 9 h 12’17’’ ; 2. Gerdemann (ALL, T-Mobile), à 1’’ ; 3. Rebellin (ITA, Gerolsteiner), à 7’’ ; 4. Cuesta (ESP, CSC), à 10’’ ; 5. Voigt (ALL, CSC), à 11’’ ; 6. Vinokourov (KAZ, Astana), m.t. ; 7. Zabel (ALL, Milram), à 12’’ ; 8. Nuyens (BEL, Quick Step), à 13’’ ; 9. Petrov (RUS, Lampre), à 14’’ ; 10. Bazayev (KAZ, Ast), à 17’’ ; … 49. Sprick (Bouygues Telecom), à 1’14’’ ; 56. Minard (Cofidis), à 1’17’’ ; 79. Poilvet (Crédit Agricole), à 1’31’’. AUJOURD’HUI. – 3e étape : Witzenhausen-Schweinfurt (202 km). Rous l’opportuniste LORSQU’ON LUI DEMANDE ses prochains objectifs, la réponse est toute simple : « Je n’en ai jamais trop eu, reconnaît Didier Rous. Je profite de ma condition lorsque je suis en forme et quand ce n’est pas le cas, j’attends que ça passe. » Une philosophie qui rapporte puisque le coureur de Bouygues Telecom s’est adjugé hier ParisCorrèze sans trembler. « On était venus ici pour gagner, peu importe qui, chez nous les coureurs en forme ont toujours leur chance », ajoutait-il. En remportant mercredi la première étape avec plus de deux minutes d’avance, le Montalbanais avait déjà réalisé une grosse partie du boulot et pris une bonne option pour la victoire finale. Il a ainsi pu vivre l’étape d’hier avec sérénité. « Aucun des six coureurs en tête n’étaient réellement dangereux, on s’est contenté de gérer », expliquait-t-il alors que, sur le circuit de l’ancien Critérium du Bol d’Or des Monédières, le bouquet est revenu au Suédois de CSC Marcus Ljungqvist, parti seul à 7 kilomètres de l’arrivée. « Cette victoire me fait plaisir car j’ai gagné en courant de la manière que j’affectionne », précisait Rous. En partant à l’attaque, « à l’ancienne ». « J’ai entendu que la Fédération française allait modifier les catégories amateurs et je trouve que c’est une bonne chose, expliquait-il. À force de courir entre eux sans être confrontés aux plus vieux, on voit trop de jeunes débarquer chez les professionnels sans aucune science de la course », regrettait le Montalbanais, qui au fil des saisons a peu à peu glissé du rôle de leader à celui de guide au sein de son équipe. Un futur de directeur sportif « C’est lui qui a amené chez nous la façon de courir qui est aujourd’hui la nôtre », explique le manager de Bouygues, Jean-René Bernaudeau, dont le destin est lié celui de Rous depuis maintenant six ans. « Je connais Didier depuis qu’il a dix-neuf ans, se souvient CLASSEMENTS PARIS-CORRÈZE (2.1, 2-3 août). – 2e et dernière étape, Bort-les-Orgues - Chaumeil : 1. Ljungqvist (SUE, CSC), les 186,5 km en 5 h 4’44’’ ; 2. Van der Linden (BEL, Chocolat Jacques), à 1’’ ; 3. Vorganov (RUS, Dynamo Moscou) ; 4. Abakoumov (BEL, Jartazi) ; 5. De Waele (BEL, Landbouwkrediet-Colnago), t.m.t. ; 6. Nilsson (SUE, Auber 93), à 5’’ ; 7. Delpech (Bretagne Jean Floc’h) ; 8. Haddou (Aub) ; 9. Pivois (Bjf) ; 10. Kareev (RUS, Flanders), t.m.t. ; … 27. Rous (Bouygues Telecom), à 12’’. – 76 classés. Principaux abandons : Mourey (Fdj) ; Gene, Bernaudeau (Btl) ; Marino, S. Portal (CA) ; Monier (Cof) ; Loubet, Mangel, Poulhies (A2r) ; E. B. Bergès (Aub). Classement final : 1. Rous (Bouygues Telecom), en 9 h 57’49’’ ; 2. Pauriol (Crédit Agricole), à 2’6’’ ; 3. Lelarge (Bretagne Jean Floc’h), à 3’13’’ ; 4. Roche (IRL, Cofidis), à 3’32’’ ; 5. A. Rodriguez (ESP, Massi), à 3’35’’ ; 6. Monnerais (Française des Jeux), à 3’41’’ ; 7. Sy. Chavanel (Cof), à 3’45’’ ; 8. Voeckler (Btl), à 4’36’’ ; 9. B. Scheirlinckx (BEL, Jartazi), à 5’8’’ ; 10. Pivois (Bjf), à 5’11’’ ; 11. Mespoulede (Auber 93), m.t. ; … 14. Bonnet (CA), à 7’1’’ ; 17. Gadret (A2r) ; 18. Fédrigo (Btl) ; 19. Le Lay (Bjf), t.m.t. GOSLAR. – L’inusable Jens Voigt a une nouvelle fois été le plus costaud et le plus malin, hier, pour remporter, face à Davide Rebellin, sa première victoire dans le Tour d’Allemagne. (Photo Sebastian Willnow/AFP) RÉSULTATS TOUR DU DANEMARK (2.H.C., 2-6 août). – 2e étape, Aalestrup-Vejle : 1. Cancellara (SUI, CSC), les 185 km en 4 h 16’34’’ ; 2. O’Grady (AUS, CSC), à 21’’ ; 3. Ziegler (ALL, T-Mobile), m.t. ; 4. Evans (AUS, Davitamon-Lotto), à 23’’ ; 5. Cooke (AUS, Unibet.com), m.t. ; 6. Galdos (ESP, Panaria), à 25’’ ; 7. Van Hecke (Dvl), à 27’’ ; 8. Arvesen (NOR, CSC) ; 9. Quinziato (ITA, Liquigas) ; 10. C. H. Sörensen (DAN, Team Designa Köken), t.m.t. Classement général : 1. Cancellara (SUI, CSC), en 9 h 0’50’’ ; 2. O’Grady (AUS, CSC), à 3’’ ; 3. Galdos (ESP, Panaria), à 7’’ ; 4. Haselbacher (AUT, Gerolsteiner), à 13’’ ; 5. Ziegler (ALL, T-Mobile), à 27’’ ; 6. Quinziato (ITA, Liquigas), à 29’’ ; 7. Cooke (AUS, Unibet.com), à 33’’ ; 8. Evans (AUS, Davitamon-Lotto), m.t. ; 9. Arvesen (NOR, CSC), à 37’’ ; 10. Van Hecke (BEL, Dvl), m.t. AUJOURD’HUI. – 3e étape : Kolding-Odense (205 km). GRAND PRIX DE CAMAIORE (1.1 [ITA], 3 août). – 1. Paolini (ITA, Liquigas), les 193,7 km en 4 h 33’18’’ (moy. : 42,520 km/h) ; 2. Pidgornyy (UKR, Tenax), m.t. ; 3. Celestino (ITA, Milram), à 28’’ ; 4. Ferrara (ITA, Androni) ; 5. Bossoni (ITA, Ten) ; 6. Bertolini (ITA, Selle Italia) ; 7. Tosatto (ITA, Quick Step) ; 8. Mazzanti (ITA, Panaria) ; 9. Gilioli (ITA, Universal Caffé) ; 10. Burrow (GBR, Lauretana), t.m.t. VENDREDI 4 AOÛT 2006 UN SPRINTEUR ITALIEN AU CRÉDIT AGRICOLE. – L’Italien Angelo Furlan, vingt-neuf ans, vainqueur notamment de deux étapes de la Vuelta en 2002, a été recruté par l’équipe Crédit Agricole, où il a signé pour un an. « On cherchait un sprinteur pour le Giro, susceptible aussi d’aider Hushovd dans d’autres courses », a commenté le manager Roger Legeay. Furlan, professionnel depuis 2001, successivement chez Alessio puis Domina Vacanze, courait cette année pour Selle Italia. L’Estonien Jaan Kirsipuu, trente-sept ans, parvient pour sa part en fin de contrat. Il réfléchit quant à la suite à donner à sa carrière. MCGEE DE RETOUR EN FRANCE. – Bradley McGee, qui avait dû renoncer au Tour en raison d’une inflammation au nerf sciatique, rentre en France cette semaine. Contraint à l’abandon sur le Giro pour la même raison, le coureur de la Française des Jeux était retourné chez lui en Australie. Il effectuera le point dans les prochains jours avec le staff médical afin de savoir si une opération est nécessaire. PUTSEP CHEZ BOUYGUES TELECOM. – L’Estonien Erki Putsep (AG2R Prévoyance) s’est engagé pour deux ans en le Vendéen. Sur un Paris-Mantes, il avait mis tous mes coureurs de Vendée U à genoux. J’avais toujours gardé cette image et lorsque j’ai bâti mon équipe Bonjour à l’hiver 1999, j’ai tout de suite pensé à lui. J’avais besoin d’un coureur généreux comme lui, quelqu’un qui ne calcule pas. Il est arrivé avec une grande blessure (il sortait de l’équipe Festina) mais il s’est vite imposé par les jambes. Dès sa première saison chez nous, il a gagné le Midi Libre et j’ai su qu’on allait faire un long chemin ensemble. » La collaboration des deux hommes pourrait d’ailleurs se prolonger au delà de la carrière de Rous. Alors que le Montalbanais (36 ans) a annoncé mercredi qu’il rempilait pour une saison supplémentaire, Bernaudeau lui a en effet proposé un poste de directeur sportif. « Ça m’intéresse mais à la condition qu’on me donne les moyens de faire réellement ce que je veux, explique Rous. Je ne détiens pas la science exacte mais j’ai mes idées. Depuis 1999, j’ai su me remettre en question avec de nouvelles règles et je veux dire aux jeunes coureurs qu’on peut faire du vélo sans prendre de produits dopants. Mais le vélo, ce n’est pas tous les jours facile. Toutes les victoires sont dures à décrocher. » Après un Tour de France en demiteinte en raison d’une bronchite, Didier Rous s’est remis sur les rails. La suite de son programme passe par la Clasica San Sebastian, le Eneco Tour, le Grand Prix de Plouay et le Tour de Pologne avant de finir au Grand Prix d’Isbergues. Il sera temps alors de renouer avec son autre passion, la chasse. BARBARA RUMPUS faveur de Bouygues Telecom. Professionnel depuis 2003, Putsep, trente ans, a été champion d’Estonie en 2004 et a remporté l’an dernier le Tour de la Somme. POULHIÈS PASSE PRO. – Stagiaire l’an dernier chez AG2R Prévoyance, Stéphane Poulhiès (21 ans) a intégré l’effectif professionnel lundi. Le coureur d’Albi a participé à Paris-Corrèze.. DEUX CHINOIS EN STAGE CHEZ LAMPRE. – Deux coureurs chinois disputeront le mois d’août sous le maillot de la Lampre. Wu Kin San (21 ans), de Hongkong, et Xu Gang (22 ans), de Shanghai, feront leurs débuts samedi au Tour du Latium. Une décision sera prise par la suite sur un éventuel renouvellement de l’accord. CASAR À MARCOLES. – Sandy Casar a remporté mercredi soir le Critérium de Marcolès, dans le Cantal, en réglant ses deux compagnons d’échappée, Cyril Dessel et Christophe Moreau. – A. R. ASTARLOZA CHEZ EUSKATEL. – Le Basque Mikel Astarloza, vingt-cinq ans, passé professionnel en 2002 chez AG2R Prévoyance, s’est engagé pour deux ans avec Euskaltel. Il a notamment remporté le Tour Down Under en 2003. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge TOUR D’ALLEMAGNE Bleu ATHÈNES. – Aujourd’hui et demain, à Berlin, Cyril Julian, qui devance ici les Grecs Fotsis (à gauche) et Diamantidis, va tenter d’apporter un plus à des Français en manque de solutions près du panier. (Photo Alain Mounic / L’Équipe) Jaune Rouge Jaune CYCLISME L’autre chantier est la recherche d’un certain équilibre de jeu en attaque et notamment une meilleure alternance entre le danger extérieur et intérieur. Actuellement, l’équipe de France a trop tendance à se reposer sur son jeu rapide et le talent de Tony Parker. « Même si, a priori, notre force au départ est à l’extérieur, on doit travailler sur l’alternance. Il nous en faut beaucoup plus. Il faut que le ballon bouge, même si la plus-value, on le sait, c’est Tony (Parker) qui va l’amener », admet Bergeaud. Le point positif, c’est que le groupe connaît ses limites actuelles. « L’équipe est lucide, elle sait qu’elle doit aussi se construire dans la difficulté, que l’on est encore dans les essais. Maintenant, il ne faut pas se mentir, ni à soi, ni au groupe », prévient Bergeaud, qui doit se séparer d’un pivot (Turiaf ou Petro a priori) samedi soir, à l’issue du tournoi de Berlin. – D. L. Noir Bleu Noir FRANCE. – Meneurs de jeu : Parker (1,86 m) ; Gomis(1,78m) ; Bokolo(1,88m) ;Jeanneau(1,85 m). Arrières-ailiers : Foirest (1,97 m) ; Gelabale (2 m) ; M. Pietrus (1,98 m) ; Diarra (1,98 m). Intérieurs : Diaw (2,03 m) ; F. Pietrus (1,99 m) ; Turiaf (2,06 m) ; Julian (2,05 m) ; Petro (2,12 m) ; Weis (2,17 m). Entraîneur : C. Bergeaud. ITALIE. – Meneurs de jeu : Mordente (1,92 m) ; Di Bella (1,87 m) ; Giachetti (1,91 m) ; Pecile (1,87 m). Arrières-ailiers : Belinelli (1,96 m) ; Boscagin (1,95 m) ; Mancinelli (2,02 m) ; Basile (1,92 m) ; Soragna (1,99 m) ; Rocca (2,04 m). Intérieurs : Cittadini (2,07 m) ; Di Giuliomaria (2,08 m) ; Garri (2,07 m) ; Gigli (2,09 m) ; Marconato (2,11 m) ; Michelori (2,03 m). Entraîneur : C. Recalcati. DEUX JOURS après avoir été rossée par la grande Hellène (56-70), l’équipe de France retrouve le jeu, à Berlin, face à l’Italie, adversaire qu’elle a dominé en Grèce (66-59). Demain, la France affrontera soit l’Allemagne de Dirk Nowitzki, finaliste du dernier Euro, soit la Turquie. Après trois semaines de stage, le sélectionneur national fixe assez précisément les maux français autour de deux axes majeurs : le manque de constance, tant offensivement que défensivement, qu’il attribue à un déficit physique temporaire – mais sans doute aussi mental – de ses troupes. « Tout le monde n’a pas démarré au même point de forme. À côté de ça, il n’y a pas la même faim dans les efforts défensifs, notamment sur l’ensemble d’un match. Ce qui est embêtant, c’est qu’au niveau des articulations défensives, on ne prend pas d’avance », estime Claude Bergeaud. Alors qu’il leur reste une année de contrat, les Villeurbannais Tomislav Ruzic et Makan Dioumassi pourraient être poussés vers la sortie. Concernant l’intérieur croate, parti sans laisser d’adresse, une procédure de licenciement a même été entamée. Quant à Dioumassi, qui ne se voyait pas jouer le rôle dans lequel le staff souhaitait le confiner, il pourrait, le cas échéant, mettre un terme à sa carrière et entamer sa reconversion au sein du groupe Adecco, comme cela était prévu dans le contrat de cinq ans qu’il avait signé en 2002. Au chapitre des arrivées, il n’est plus vraiment question de celle de Laurent Foirest car elle était liée au maintien dans l’effectif de l’arrière américain Rickey Pauldin, qui pourrait du coup bifurquer vers Gravelines. Or cette éventualité est définitivement écartée par l’ASVEL. – C. C. SAISON NBA : DÉBUT LE 31 OCTOBRE. – La NBA a rendu public le calendrier de la saison 2006-2007. La saison s’ouvrira le mardi 31 octobre avec deux chocs au programme : le champion Miami recevra Chicago alors que les Phoenix Suns de Boris Diaw se déplaceront à Los Angeles pour défier les Lakers de Kobe Bryant et Ronny Turiaf. Les débuts des cinq autres Français sont fixés soit au mercredi 1er novembre (Seattle avec Gelabale et Petro recevront Portland ; Golden State avec M. Pietrus accueilleront les Lakers), soit au jeudi 2, pour San Antonio et Tony Parker (à Dallas) ainsi que pour Denver et Yakhouba Diawara, qui affronteront les Clippers à Los Angeles. ZACH MOSS À VICHY. – La JA Vichy (Pro B) a engagé l’intérieur américain Zach Moss (2,01 m, 25 ans), ancien d’Antibes et de Châlons-en-Champagne, avec qui il participa à la finale des play-offs de Pro B le 18 juin dernier, perdue (47-68) face à Orléans. 16 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS SAN DIEGO (WTA, dur) Pierce s’amuse à nouveau Blessée pendant six mois, la Française a été menée 5-3 au troisième set, mercredi, avant de remporter son match de reprise. SAN DIEGO – correspondance spéciale À TRENTE ET UN ANS, Mary Pierce est l’une des doyennes d’un circuit WTA qui voit arriver sans cesse des adolescentes toujours plus assoiffées de victoires. Pour exemple, la petite Coco Vandeweghe, quatorze ans, que les spectateurs du tournoi de San Diego ont pu admirer cette semaine, et qui a fait honneur à sa wild-card. Mais si Pierce fait figure de vétéran, nombre de ses cadettes feraient bien de s’inspirer de l’enthousiasme et de l’éthique de travail de la Française, à créditer mercredi d’une rentrée réussi e a p r è s p r es q u e s i x m o i s d’absence. Depuis sa finale perdue face à Amélie Mauresmo à l’Open Gaz de France le 12 février dernier, la Française avait dû s’atteler à soigner une blessure tenace au pied droit (déchirure partielle d’un tendon), pendant que ses copines parcouraient les tournois à la poursuite de titres et de points WTA. Après plusieurs projets de reprise avortés, elle n’a pas choisi la facilité en recommençant par un tournoi Tier 1, à San Diego, où elle revenait en tant que tenante du titre. L’expérience aidant, Mary était consciente de l’ampleur du défi : « Tout le monde autour de moi me conseillait de rester en Floride encore deux semaines pour peaufiner ma préparation, mais j’ai eu envie de venir. Sans la moindre illusion. Physiquement, je suis en forme car je me suis toujours entretenue lors de ma longue coupure, en passant de nom- Objectif Pékin Enthousiasme aidant, elle joua par moments comme si elle n’avait jamais coupé avec la compétition. Elle survola ainsi le premier set en vingt-cinq minutes, surclassant une adversaire prise de court par l’audace et la puissance adverse. Visiblement amusée par tant de facilité, Pierce ne put maintenir le cap. Et alors que son niveau baissait, l’Autrichienne se montra enfin capable d’un tennis digne de son classement (46e). Une heure plus tard, elle égalisait à une manche partout, après avoir écarté trois balles de match au tie-break, toutes gâchées par des fautes directes de la Française. On se disait que Mary avait laissé passer sa chance, d’autant que, poursuivant sur son élan, Bammer se Mauresmo au boulot réponses. « Sur le papier, il n’y a rien de dramatique concernant ces deux clubs, a déclaréle président de la FFHG, Luc Tardif. Mais Dijon a remis son dossier avec plus d’un mois de retard et Grenoble va notamment devoir régler une amende pour dépassement de la masse salariale. Il y a un assainissement indéniable des finances des clubs, ça s’est très bien. Maintenant, le problème concerne plus les délais de transmission des documents administratifs par les clubs. On ne peut plus accepter cela. » La méthode Gilbert Désormais entraîné par l’ex-coach d’Agassi et de Roddick, Andy Murray entre dans une nouvelle phase de sa carrière. WASHINGTON – correspondance spéciale « Il VA ALLER LOIN. Il est jeune et il est bourré de talent. Mais je ne veux pas brûler les étapes. » Brad Gilbert est un coach prudent. La semaine dernière, il a été choisi par la Fédération britannique pour remettre l’Écossais Andy Murray, dix-neuf ans, 35e joueur mondial, sur de bons rails, ceux qui devraient le conduire rapidement au sein de l’élite. « Tout le monde croit que je suis un magicien et que si je le touche du doigt, Andy va devenir un grand champion. Mais cela va prendre du temps », ajoute l’ex-entraîneur d’Agassi et de Roddick. Mardi, sous la canicule, à l’occasion de sa première compétition sous la férule de l’Américain, Murray a assuré face au Paraguayen Ramon Delgado (6-4, 6-3). « Il m’a donné un C (l’équivalent d’un 13/20) pour ma performance », a dévoilé, un peu surpris, le jeune Écossais, qui était opposé la nuit dernière à l’Espagnol Feliciano Lopez pour une place en quart. « J’ai peut-être voulu en faire un peu trop. La première fois, on a toujours envie d’impressionner son nouveau coach. Honnêtement, je crois que Brad est le meilleur au monde. Il m’apporte déjà énormément. Il sait tout sur tout le monde. En plus, on s’entend super bien. Maintenant, je suis prêt à travailler dur pour remporter un Grand Chelem. » Pour progresser, Gilbert insiste sur le fait que son poulain devra impérativement soulever la fonte, une réalité incontournable pour rivaliser avec les HOMMES. – HIER. – 1er TOUR : GoschStrauss (AUT)-Cès-Dugrip, 2-1 (17-21, 21-13, 16-14) ; Baracetti-Conde (ARG)Salvetti-Deulofeu, 2-0 (21-19, 21-17). AUJOURD’HUI : Cès-Dugrip-KobelHeuscher (SUI) puis Blanton-Rooney (USA) ; Salvetti-Deulofeu-GibbRosenthal (USA) puis Amore-Fenilli (ITA). FEMMES. – HIER. – 1er TOUR : FaureSarpaux-Walsh-May-Treanor (USA), 0-2 (14-21, 13-21) ; Faure-Sarpaux-JiL.Wang (CHI), 0-2 (18-21, 19-21) ; FaureSarpaux-Cook-Sanderson (AUS), 0-2 (15-21, 15-21) ; Kadjo-Arjona-Adriana Behar-Shelda (BRE), 0-2 (15-21, 15-21) ; Kadjo-Arjona-Hakedal-Torlen (NOR), 0-2 (9-21, 17-21) ; Kadjo-Arjona-BrinkAbeler-Jurich (ALL), 1-2 (11-21, 28-26, 5-15). En passant par la Lorraine L’élite du ski français peaufine son entraînement sur une piste en salle inédite, à Amnéville. Le champion olympique de descente, Antoine Dénériaz, a apprécié de pouvoir casser « un peu (sa) routine » en peaufinant sa technique en salle au Snowhall d’Amnéville, en Lorraine. (Photo Maury Golini / Le Républicain lorrain / PQR) TRIATHLON DE L’ALPE-D’HUEZ (2 août). – 1,4 km de natation, 38 km de vélo (dont l’ascension de l’alpe), 9 km de course à pied. HOMMES. 1. Colluci (BRE), 2 h 15’22’’ ; 2. Faure, 2 h 17’11’’ ; 3. Loy, 2 h 17’39’’ ; 4. Matthews (AUS), 2 h 22’14’’ ; 5. Blasco, 2 h 23’08’’. FEMMES. 1. Pelletier, 2 h 35’28’’ ; 2. Granger (AUS), 2 h 40’38’’ ; 3. Forstner (ALL), 2 h 42’50’’ ; 4. J. Daumas, 2 h 43’24’’ ; 5. Commerford (ECO), 2 h 44’17’’. GYMNASTIQUE TIR MEMMEL VA MIEUX. – Blessée à l’épaule lors des Championnats du Pacifique, en avril dernier, l’Américaine Chelsie Memmel se prépare pour le grand rendez-vous national à Saint Paul (14-17 août). La championne du monde 2005 considère ces Championnats US comme « le point de départ pour tout mettre en place d’ici aux Mondiaux », où elle remettra son titre en jeu à Aarhus (Danemark) mi-octobre. Dans le Minnesota, il s’agira pour Chelsie d’une première occasion de tester le nouveau système de jugement qui a aboli les 10 points parfaits. « Normalement, Chelsie devrait pouvoir s’aligner sur les quatre agrès », a précisé Andrew Memmel, son entraîneur de père, qui l’a aidée à modifier la plupart de ses combinaisons. TOUJOURS LE 300 MÈTRES ET LES JUNIORS. – Pas de médaille ni de finale pour le seul Français en lice, hier à Zagreb, dans une discipline olympique. Anthony Terras termine onzième du skeet olympique,à 1 point de la finale, en réalisantsa meilleure performance de l’année. Toujours en skeet, chez les juniors, Éric Delaunay (4e) a raté la médaille de un plateau en barrage, mais l’équipe de France (Delaunay, Latour et Montalescot) remporte le bronze. Même performance pour Isabelle Grigorian à la carabine 3 positions à 300 mètres, assortie du titre mondial par équipes en CHAMPIONNATS DU MONDE. – Le comité de sélectionde la FFTri a annoncé la liste des athlètes retenus pour les Championnats du monde, à Lausanne les 2 et 3 septembre. On y retrouve sans surprise les principaux acteurs du début de saison à commencer par le champion d’Europe Frédéric Belaubre, cinquième des Mondiaux 2005 mais qui l’avait déjà emporté l’an dernier sur le circuit lausannois alors cadre des Europe et son dauphin Cédric Fleureton. À noter chez les femmes, le retour en sélection de Delphine Pelletier qui avait fait une pause bébé à l’issue des Jeux Olympiques d’Athènes. La sélection. – HOMMES. Élite : Belaubre, Dodet, Fleureton, Moulai, Pierreclaud, Poulat, Sudrie (remplaçant). Espoirs : Daubord, Dessenoix, Moreau, Page, Primault. FEMMES. Élite : Harrison, Jouve, Lorblanchet, Pelletier, Péon. Espoirs : Benedicto, Cierpik, Gigault, Pelcef. Dénériaz à Yannick Bertrand en passant par Marc Bottollier-Lasquin, Johan Clarey ou Adrien Théaux. Les meilleurs descendeurs tricolores ont pris le relais des géantistes, Joël Chenal en tête, venus en juillet parfaire leur préparation « hors saison » sur la poudreuse artificielle. « C’est un peu plat et court (la piste de 500 m offre une pente à 20 %) mais pour travailler le glisse pure et la technique c’est parfait », analyse Adrien Théaux, le skieur de Val-Thorens. Confirmation auprès du directeur technique de l’équipe de France masculine, Gilles Brenier, pour qui la piste couverte amnévilloise permet de skier plusieurs heures « avec des conditions de neige et de températures constantes. C’est idéal pour travailler des aspects plus techniques comme la gestuelle, les répétitions, les virages, autant d’exercices où la vitesse n’est pas très importante ». Autre avantage, l’entraînement peut s’étaler sur la journée entière : « On n’est pas obligé de plier bagages à neuf heures du matin parce que la neige est devenue trop molle comme lors des stages d’été sur les glaciers des Alpes », relève Brenier. Depuis l’ouverture du complexe « le bouche à oreille a bien fonctionné entre la Lorraine et les Alpes », note l’un des cadres de l’équipe de France présent en Lorraine. L’équipe de France féminine y est venue en premier, puis ily eut les géantistes, les descendeurs et les slalomeurs sont attendus en cette fin de semaine. « On envisage sérieusement d’intégrer désormais cette étape dans notre préparation d’été entre les Alpes et l’hémisphère Sud », prévoit Gilles Brenier dont les skieurs s’envoleront le 19 août pour trois semaines de stage au Chili. – (AFP) compagnie de Christine Chuard (7e) et Solveig Bibard (12e). Chez les hommes, Valérian Sauveplane termine au pied du podium (4e) d’une compétition remportée par le Norvégien Espen Berg-Knutsen (1 181 points, nouveau record du monde). CHAMPIONNATS DU MONDE (Zagreb, 23 juillet-5 août). – HOMMES. Skeet olympique : 1. Ineshin (EST), 148 pts (123 + 25) ; 2. Shomin (RUS), 147 (122 + 25) + 8 en barrage ; 3. Brovold (NOR), 147 (122 + 25) + 7. Avant finale : 11. Terras, 121. PAGE 16 genre de match vous permet de bien rentrer dans un tournoi. » La nuit dernière, l’Australien affrontait l’Allemand Denis Gremelmayr pour une place en quarts de finale. – A. Gu. BENNETEAU EN RÉGLAGE. – Tard mercredi, Julien Benneteau n’avait pas les armes qui lui auraient permis de lutter face au Sud-Coréen Lee Hyung-taik, victorieux du Français 6-3, 6-4 au terme d’une partie plutôt languissante. « J’ai eu du mal à entrer dans la partie, analysa à chaud le quart-finaliste du dernier Roland-Garros. J’ai fait beaucoup trop de fautes, ce qui est inhabituel chez moi. Plein de balles m’échappaient. Si j’ai pris la décision de jouer deux tournois sur terre battue (Amersfoort et Umag) avant de venir ici, c’était surtout pour gagner des matches, engranger des points et faire en sorte que la tournée US soit un peu moins longue afin d’arriver bien frais à Flushing. » Mais il avait récolté deux défaites d’entrée en Europe. Ça fait trois de suite désormais. – A. Gu. RÉSULTATS WASHINGTON (USA, ATP, dur, 600 000 $, 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Hewitt (AUS) b. Spadea (USA), 6-7 (3-7), 7-6 (7-5), 6-4 ; Hrbaty (SLQ) b. Muller (LUX), 4-6, 6-4, 6-3 ; Tursunov (RUS) b. Massa (ARG), 3-6, 6-1, 3-3, ab. ; Murray (GBR) b. Delgado (PAR), 6-4, 6-3 ; Lee Hyung-taik (CDS) b. Benneteau, 6-3, 6-4 ; Lopez (ESP) b. Gabashvili (RUS), 6-4, 6-4 ; Gremelmayr (ALL) b. Phau (ALL), 6-4, 6-3 ; Fish (USA) b. Zib (RTC), 6-4, 6-4 ; Gambill (USA) b. Tipsarevic (SEM), 2-6, 6-3, 6-0. Clément b. D. Hrbaty (SLQ) 6-3, 6-2. SOPOT (POL, ATP, terre battue, 425 450 , 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Calleri (ARG) b. Sluiter (HOL), 6-4, 6-4 ; Chela (ARG) b. Vassallo Arguello (ARG), 6-2, 6-1 ; Mayer (ALL) b. Robredo (ESP), 6-2, 6-4 ; Davydenko (RUS) b. Monaco (ARG), 7-5, 6-7 (7-9), 6-1 ; Przysiezny (POL) b. J. Vanek (RTC), 6-3, 6-1 BOXE « JE N’AVAIS jamais skié sous un dôme, c’est impressionnant ! », s’enthousiasme Antoine Dénériaz, le médaillé d’or de la descente aux JO de Turin, alors qu’il vient de dévaler une trentaine de fois d’affilée les cinq cents mètres du SnowHall d’Amnéville, piste en salle unique en France et inaugurée en décembre dernier. « Un tel équipement, ça casse un peu notre routine. On peut faire du slalom, du géant, ça nous change, nous les descendeurs », admet le skieur de Morillon. À ses côtés au pied de la piste, un jeune admirateur, venu en voisin assister à l’entraînement, se dit stupéfait par « l’impression de puissance et de vitesse » qui se dégage du champion. « L’équipe de France de descente en Lorraine, en plein mois d’août et qui plus est à 160 mètres d’altitude, il faut le voir pour le croire », s’étonne-t-il. Ils sont pourtant bien là, d’Antoine TRIATHLON ARAZ GULEKJIAN SKI ALPIN VOLLEY-BALL BEACH : LES FILLES ONT DISPARU. – La deuxième journée du tournoi de Klagenfurt (AUT), comptant pour le Grand Chelem, a été fatale aux Françaises. Les paires engagées ont en effet subi trois déconvenues consécutives. Morgane Faure-Virginie Sarpaux n’ont pas remporté la moindre manche face à leurs trois adversaires. Virginie Kadjo-Ethel Arjona ont, elles, arraché un set contre une équipe allemande. Maigre consolation au bout d’une journée qui s’annonçait compliquée… Les hommes, eux, restent en course mais ont mal commencé, avec deux revers pour les paires Salvetti-Deulofeu et CèsDugrip. La suite aujourd’hui avec deux matches décisifs au programme pour les deux équipes masculines. meilleurs : « Pour l’instant, on travaille surtout le service et la condition. Mais il faut qu’Andy se muscle. Ça prendra entre douze et dix-huit mois. Pas la peine d’effectuer de grands changements en plein milieu de la tournée US. Mon but est qu’il puisse montrer sa nouvelle musculature et porter des chemises à manches courtes à Wimbledon en 2008. » Ce n’est vraiment qu’à la fin de l’année que le tandem Gilbert-Murray tournera à plein régime. Et le coach s’y voit déjà : « Quand il viendra chez moi, à Santa Fe (Californie), je l’emmènerai grimper des collines encore plus inclinées que celles qu’Andre (Agassi) escaladait autrefois. Vous verrez, je vais bien m’occuper de lui. » HEWITT AUX FORCEPS. – Lleyton Hewitt a sué sang et eau pour venir à bout de Vince Spadea (6-7, 7-6, 6-4) en deux heures et trente-deux minutes. L’Australien, vainqueur à Washington en 2004, s’est même retrouvé à deux points de la défaite lorsque le vétéran américain, trente-deux ans, mena 5-3 dans le tie-break du deuxième set. « Je n’ai jamais baissé ma garde, souligna Hewitt, pas plus exténué que ça malgré la chaleur suffocante du Court Central. Au contraire, je me sentais bien mieux physiquement sur la fin. Ce UN INVAINCU POUR YENTOUR. – Dans un duel d’invaincus, le Lyonnais Choukri Yentour (28 ans, 13 victoires, dont 5 avant la limite) affronte l’Italien Emanuele Della Rosa (26 ans, 8 victoires, dont 6 avant la limite) pour un titre vacant (IBF Intercontinental des welters), ce soir à Rome. RÉUNION DE YOKOHAMA (JAP, 2 août). – Championnat WBA des mimouche (12 × 3) : Koki Kamezda (JAP) b. Juan Jose Landaeta (VEN) aux points. REVANCHE HILL-MASKE. – Champion WBA « normal » des lourds-légers (le « superchampion » étant l’Américain O’Neil Bell), l’Américain Virgil Hill (42 ans) a annoncé qu’il affrontera l’Allemand Henry Maske (42 ans), en janvier prochain à Munich. Maske reste sur une défaite aux points en Championnat d’unification des titres WBA et IBF des mi-lourds face à… Hill sur ce même ring en novembre 1996 ! COLAS-CANCLAUX EN ALLEMAGNE. – Champion de l’Union européenne des super-welters, le Français Jimmy Colas défendra son titre face à son compatriote Christophe Canclaux, le 23 septembre à… Mülheim (Allemagne) ! En effet, Canclaux est dirigé par le promoteur allemand Wilfried Suaerland. Il s’agira d’une revanche puisque Colas avait battu son compatriote aux points en 2004. HANDBALL E U R O J U N IO R S H O M M E S : LA FRANCE EN MATCH DE CLASSEMENT. – Éliminée après le tour principal de l’Euro, qui se dispute en Estonie, l’équipe de France juniors hommes prend part, aujourd’hui et dimanche, aux matches de classement pour les places allant de 5 à 8. Elle affronte aujourd’hui la Serbie-Monténégro. Les demi-finales de l’épreuve (Croatie-Pologne, Suède-Danemark) se disputent ce soir. Finale dimanche. WATER-POLO ÇA PART MAL. – Comme prévu, l’équipe de France masculine s’est lourdement inclinée, mercredi à Athènes, lors du match d’ouverture de cette finale de la Ligue Mondiale, face à la Serbie-Monténégro, championne du monde en titre et grande favorite. Les Bleus tenteront surtout de réussir un coup lors des rencontres de classement, ce week-end. LIGUE MONDIALE ( finale) (Athènes, 2-6 août). – MERCREDI : Serbie-Monténégro - France, 20-6 ; Espagne-Australie, 9-7 ; Grèce - ÉtatsUnis, 4-4 (interrompu après le 1er quart temps). SÉGOVIE (ESP, ATP Challenger, dur, 85 000 , 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Be. Becker (ALL) b. Carraz, 5-7, 6-2, 6-3. TRANI (ITA, ATP Challenger, terre battue, 42 500 , 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Galvani (ITA) b. Robert, 7-6 (7-4), 6-3. TIMISOARA (ROU, ATP Challenger, terre battue, 21 250 $, 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Guez b. Bardoczky (HON), 7-6 (7-3), 6-3. BELO HORIZONTE (BRE, ATP Challenger, dur, 25000 $, 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Meniane b. Rojer (ANE), 6-2, 6-1. SARANSK (RUS, ATP Challenger, terre battue, 25 000 $, 31 juillet-6 août). – Premier tour : Schukin (RUS) b. Audouy, 6-2, 6-1. GOLF BRITISH OPEN FEMMES Inkster a encore faim Solide leader au terme du premier tour, l’Américaine s’est rappelée au bon souvenir des favorites. ELLE ÉTAIT à l’affût depuis quelques mois déjà. Mais peut-être que, à quarante-six ans, Juli Inkster n’inspirait plus vraiment de crainte à ses adversaires. Entrée au Hall of Fame en 1999, l’Américaine, sept tournois du Grand Chelem amassés dans son caddie entre 1984 et 2002 (dont au moins chaque Majeur une fois), semblait déjà appartenir à une autre époque au moment où l’attraction des greens, Michelle Wie, palmarès encore vierge, affiche l’impétuosité de ses seize ans. Mais Inkster rôde depuis plusieurs semaines dans les parages du haut niveau : cinquième au Kraft Nabisco, sixième à l’US Open, finaliste du Championnat du monde de match play, elle a remporté son premier tournoi depuis 2003 en mars dernier, le Safeway International. Hier, sur le parcours du Royal Lytham & Saint Annes, Inkster, à six coups sous le par, a prouvé qu’elle avait encore de l’appétit, reléguant sa première poursuivante à trois coups. N’est-ce pas tentant de devenir la lauréate la plus âgée de l’histoire pour un Grand Chelem ? N’est-ce pas alléchant d’imiter Karrie Webb en remportant cinq Majeurs différents, exploit possible depuis qu’en 2001 le British Open a remplacé le Challenge Du Maurier ? Car singulièrement, toutes les pointures du circuit sont à la peine : Sörenstam et Creamer tout juste dans le par, Wie et Ochoa à + 2, Webb (+ 4) et Jang Jeong (+ 6), lauréate du British l’an dernier, risquent de ne pas franchir le cut… Côté Françaises, RÉSULTATS MASTERS DE SCANDINAVIE (Malmö, SUE, Barseback Golf Club, circuit européen hommes, 1 600 000 , 3-6 août). – Premier tour (par 72) : 1. Barham (ANG), Colsaerts (BEL) et Warren (ECO), 67 ; 4. Jacquelin, Andersson Hed (SUE), Forsyth (ECO), Campbell (NZL), Whitehouse (ANG), 68 ; 9. Bourdy, 69 ; … 29. Delamontagne, 71 ; 45. Hensby (AUS), Cévaër, 72 ; 92. Teilleria, Lucquin, 74 ; 116. Havret, 75 ; 131. Remésy, 76. Nocera semble s’être remise de sa contre-performance d’Évian (41e) : quatrième (– 2), elle est à l’affût. Icher, dans le par, reste placée. – A. Bo. Dotation : 1 410 000 , Premier tour (par 72) : 1. Inkster (USA), 66 ; 2. Cavalleri (ITA), Hjorth (SUE), 69 ; 4. Nocera, Hanna (USA), Reis (SUE), 70 ; … 16. Icher, Sörenstam (SUE), Davies (ANG), Creamer (USA), 72 ; 44. Ochoa (MEX), Wie (USA), Lincicome (USA), 74 ; 53. Giquel, MeunierLebouc, 75 ; 75. Auffret, Webb (AUS), 76 ; 113. Arricau, Jang Jeong (CDS), Kim Mi-hyun (CDS), Pak Se-ri (CDS), 78 ; 123. Schaeffer, 79 ; 137. Kreutz, 81. Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Marie-Odile AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 ; Andorre, 1 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 1,50 ; Canada, 2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 1,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 ; Italie, 1,70 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,8 ; Sénégal, 1 400 CFA ; Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,40 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. SE Tirage du jeudi 3 août 2006 : 578 590 exemplaires VENDREDI 4 AOÛT 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge GRENOBLE ET DIJON EN ATTENTE. – La Commission nationale d’aide et de contrôle de gestion (CNACG) de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG) a validé les demandes d’inscription de douze clubs en Ligue Magnus : le champion de France en titre, Rouen, ainsi qu’Amiens, Angers, Anglet, Briançon, Caen, Chamonix, Épinal, Mont-Blanc, Morzine, Villard-de-Lans et le promu Strasbourg. Seuls Grenoble et Dijon n’ont pas franchi ce cap pour l’instant et ils ont jusqu’à lundi prochain à midi pour fournir les pièces en attente ou pour apporter des WASHINGTON (ATP, dur) Bleu HOCKEY SUR GLACE RÉSULTATS Dotation : 1 340 000 $ Deuxième tour : Pierce b. Bammer (AUT), 6-1, 6-7 (7-9), 7-6 (7-4) ; Chakvetadze (RUS) b. Petrova (RUS), 6-3, 6-7 (5-7), 6-2 ; Pennetta (ITA) b. Jackson (USA), 6-2, 7-6 (7-1) ; Jankovic (SEM) b. A. Bondarenko (UKR), 6-1, 7-6 ; Laine (FIN) b. Vesnina (RUS), 6-7 (1-7), 7-6 (7-5), 6-4 ; Zvonareva (RUS) b. Peng Shuai (CHN), 3-6, 7-6 (7-5), ab. ; Mirza (IND) b. Srebotnik (SLV), 6-3, 7-6 (7-4) ; Clijsters (BEL) b. Stosur (AUS), 6-1, 6-2 ; Schnyder (SUI) b. Dulko (ARG), 6-4, 6-1. Jaune Rouge Jaune municipal ; l’après-midi, elle bosse le physique avec Michel (Franco, son kiné). Pour le moment, disons que c’est du petit à petit. Sur le court, on a répété les gammes, revers - coup droit volée, sans déplacements pour ne pas forcer sur l’adducteur. À côté de cela, elle fait du "cardio" sur un vélo d’appartement et un peu de musculation de renforcement. Elle n’a plus du tout de douleur mais il faut y aller crescendo. Aujourd’hui (hier), elle a commencé à bouger sur le court, à faire quelques courses et ça a bien répondu. En début de semaine prochaine, normalement, on devrait pouvoir suivre un entraînement complet. » Ensuite, ce sera la traversée de l’Atlantique. Au programme de la numéro 1 mondiale : le tournoi de Montréal (14-20 août), celui de New Haven (21-26 août) et l’US Open (28 août - 9 septembre). – F. Be. SAN DIEGO. – Pleine d’enthousiasme à l’idée de retrouver le circuit, Mary Pierce a eu l’occasion de se qualifier la nuit dernière pour les quarts de finale face à la Finlandaise Emma Laine. (Photo Donald Miralle/ Getty Images) Noir Bleu Noir C’EST REPARTI. Après trois semaines de relâche forcée en raison d’une sournoise déchirure aux adducteurs apparue au cœur de son Wimbledon triomphal et qui l’avait forcée à renoncer au barrage de Fed Cup contre la République tchèque, Amélie Mauresmo a repris le travail depuis lundi dernier. À Genève d’abord, où elle réside, et depuis quelques jours sous l’air iodé de Cap-Ferret. Avec une consigne fondamentale : faire attention. Sa fragilité récurrente dans ces zones cuissesadducteurs, son inactivité depuis le grand jour du 8 juillet, date de sa finale gagnée contre Justine Henin sur le saint gazon de Londres, et la peur d’une rechute ont conduit à une reprise à petites doses. « Depuis lundi, on tourne à deux séances par jour, renseigne Loïc Courteau, son entraîneur. Le matin, c’est deux heures de tennis sur les courts en dur d’un petit club détacha 5-3. Mais au moment de sersongé un instant à la retraite. « J’ai vir pour le match à 5-4, l’Autriencore trois objectifs que j’aimerais chienne fut prise de la fameuse peur atteindre : Devenir un jour numéro 1 de gagner, et testa la solidité des mondiale, disputer la finale à Wimbâches et du filet pour perdre son bledon, et remporter une médaille avance. Au tie-break final, cette fois, aux Jeux Olympiques. Les JO, c’est Pierce sut imposer son autorité (7-4), dans deux ans. Alors si lors des deux pour gagner sa place en huitième de prochaines années j’ai encore l’envie finale. et le physique pour me le permettre, je continuerai. » Sans entraîneur « C’était vraiment sympa de retroudepuis quelques semaines puisque ver l’ambiance de la compétition. son frère David a préféré rester à Même si j’étais plus tendue aux deuParis pour une durée indéterminée, xième et troisième sets et que j’avais Pierce est accompagnée à San Diego moins d’énergie, je me suis battue. de quelques amis et d’un entraîneur J’ai fait le maximum avec les moyens intérimaire, le Français Christian Fildu bord. » Avec le résultat qu’on hol, qui parcourt le circuit, donnant connaît. « Dans l’ensemble, je ne un coup de main aux joueuses qui le suis pas si loin que ça du niveau qui souhaitent. En attendant un entraîm’a permis de gagner ici l’an dernier. neur à plein temps, la solution interC’est une question de deux ou trois médiaire ne semble pas si mal lui semaines à mon avis. » réussir… En tout cas, durant son absence proGEORGES HOMSI longée, Pierce avoue n’avoir jamais MARY HEUREUSE POUR AMÉLIE. – Mary Pierce s’avoue ravie du récent succès d’Amélie Mauresmo à Wimbledon, dont elle n’a pas manqué une miette à la télévision. « C’était vraiment incroyable de la voir gagner Wimbledon, ce à quoi personne ne s’attendait. Je suis d’autant plus contente pour elle que je sais ce que ça signifie à ses yeux. On s’est envoyé des SMS, mais on ne s’est pas vues depuis. » – G. H. breuses heures dans les salles de gym, mais également en faisant du vélo et de la natation. Et bien sûr, j’ai effectué d’innombrables séances de rééducation. » Aujourd’hui, sa blessure au pied n’est plus qu’un mauvais souvenir et son succès à l’arrachée aux dépens de l’athlétique Autrichienne Sybille Bammer laisse espérer des lendemains chantants. Pierce se présenta sur le court central un peu avant 13 heures, aux côtés de Bammer, gauchère de vingt-six ans, dont la particularité est d’être l’une des très rares jeunes mamans du circuit. Et pour quelqu’un qui avouait n’avoir encore pas effectué le moindre set d’entraînement, la Française s’en sortit plutôt bien. 17 Bleu Rouge Noir Jaune AUTOMOBILE FORMULE 1 – GP DE HONGRIE La F 1 dans le flou artistique Tandis que le Championnat aborde un tournant sportif important, la FIA se compromet dans des errements inacceptables. BUDAPEST – de notre envoyée spéciale LE WEEK-END aurait pu commencer sous de meilleurs auspices... Car le ciel, qui s’assombrit sur Budapest et promet de prochaines journées fraîches et pluvieuses, risque de contrecarrer les plans des écuries. D’une part, les manufacturiers tablaient sur un temps chaud à l’heure de « mijoter » leurs gommes pour le Grand Prix de Hongrie. Mais s’il fait 15 degrés de moins que prévu et si la piste devait rester sèche au moment des qualifications, les événements pourraient facilement tourner à la loterie. D’autre part, les voitures n’ont quasiment pas eu l’occasion de chausser leurs pneus pluie depuis le mois d’avril à Melbourne, ce qui pénaliserait lourdement les coureurs au cas où un déluge intempestif viendrait à s’abattre sur le circuit. Autant dire qu’à la veille des premiers essais, les équipes baignaient hier dans un flou des plus inconfortables. Pour ajouter à l’impression de flottement, « l’affaire » des masses suspendues – ou amortisseurs de vibrations – a vécu ces derniers jours des rebondissements qui tendent à discréditer le sport... et, plus encore, la FIA. Ces fameux « mass dampers », utilisés par Renault depuis l’année dernière avec l’assentiment du délégué technique de la Fédération et repris, depuis, par plusieurs teams – dont Ferrari avec un certain succès et McLaren sans résultat probant – se sont vus subitement bannis à Hockenheim. Ce brusque revirement dans l’attitude de la FIA, avait alors suscité quelques questions déjà. Qui donc pouvait trouver intérêt à la manoeuvre ? Un grand constructeur, auquel les résultats de Renault porteraient ombrage ? La FIA, à laquelle il plairait de voir son Championnat du monde incertain jusqu’au dernier Grand Prix, le 22 octobre au Brésil ? À moins que, dans les âpres négociations qui ont actuellement cours au sujet des règlements futurs, et qui opposent la plupart des constructeurs à Max Mosley, la FIA ne soit tentée de « marchander » avec eux, quitte à consentir quelque petit arrangement entre « amis », même au détriment d’un tiers... Les courriers adressés ces derniers jours aux écuries par Charlie Whiting, le délégué technique de la FIA, n’ont fait qu’ajouter à cette ambiance délétère. Lundi, les teams recevaient une lettre plutôt conciliante, où Whiting expliquait en substance que dans l’attente du verdict du tribunal d’appel (le 22 août prochain) il lui semblait injuste d’empêcher quiconque d’utiliser les masses suspendues, dans la mesure où celles-ci, après tout, avaient été considérées légales jusqu’alors. Il ajoutait aussi que, si le tribunal se prononçait finalement contre leur usage, il lui suggérait toutefois de ne pas appliquer de sanction rétroactive, charge aux juges de décider en leur âme et conscience. Renault dans le doute Mais hier, un autre document émanant de la FIA – et daté du 2 août – sema de nouveau le trouble parmi les écuries. Après mûre réflexion, et analyses techniques à l’appui, Whiting y réitère son credo de départ : les masses suspendues ne sont pas conformes. Toro Rosso, qui présenta ses voitures au contrôle technique équipées des « mass dampers », dut les retirer dans la foulée. Renault renonce à les utiliser tant que le tribunal ne s’est pas réuni. Et nombre d’ingénieurs s’indignent : ces revirements se font au mépris de la complexité de leur travail. Ils soulignent également cette contradiction fondamentale de la FIA : à l’heure où le devoir d’économies revient comme un leitmotiv, comment le délégué technique peut-il traiter avec autant de légèreté les investissements consentis par les écuries en matière de recherche ? Max Mosley lui- même ne prêche-t-il pas en faveur d’une stabilité des règlements techniques ? Or il s’avère que ceux-ci peuvent changer d’une semaine à l’autre. Est-ce vraiment sérieux ? Confortée par la lettre du 31 juillet, Toro Rosso s’était préparée à utiliser les amortisseurs de vibrations au Grand Prix de Hongrie. Renault aussi. Et voici que la donne vient de changer encore. Pat Symonds, directeur de l’ingéniérie chez Renault, ne lâcha aucun commentaire sur cet ultime revirement. Fernando Alonso considère, quant à lui, qu’il peut s’adapter à la situation, quelle qu’elle soit, du moment que certaines corrections auront été apportées à sa voiture. Il a son idée sur les erreurs qui ont pu être commises à Hockenheim. Reste à savoir si son équipe prête toujours à ses jugements l’attention et le crédit qu’ils mériteraient... Rien n’est moins sûr. Au-delà des solutions techniques à apporter, il appartient à Renault de resserrer les rangs autour de son champion du monde. À coup d’allusions de moins en moins voilées, et tout en soulignant les forces de Ferrari, Alonso pointe les faiblesses de sa propre équipe, non pas pour l’accabler, mais pour l’amener à prendre les bonnes décisions. Il en va non seulement du titre mondial, mais aussi de la suite, alors que Renault n’a toujours pas annoncé de sponsor susceptible de remplacer Mild Seven en 2007, que les négociations avec Flavio Briatore pour la prolongation de son contrat s’éternisent, et qu’un point d’interrogation demeure sur le nom du futur équipier de Fisichella – pour tenter de convaincre Kimi Räikkönen de rejoindre les rangs de Renault, encore faudrait-il signer de meilleurs résultats qu’à Hockenheim. Au moment où la saison pourrait basculer, Ferrari saura sans nul doute tirer avantage de sa cohésion interne, et c’est bien là ce qui inquiète le « Petit Toro des Asturies ». GP de Hongrie 13/18 Circuit de Budapest (Hungaroring) 4,381 km ; 70 tours (306,663 km) AUJOURD’HUI De 11 heures à 12 heures : essais libres 1 De 14 heures à 15 heures : essais libres 2 DEMAIN De 11 heures à 12 heures : essais libres 3 À partir de 14 heures : qualifications DIMANCHE 14 heures : départ du Grand Prix CHAMPIONNAT DU MONDE (après 12 GP) BUDAPEST. – Une semaine après la déception de Hockenheim, qui a vu son avance sur Michael Schumacher se réduire à 11 points, Fernando Alonso aborde le Grand Prix de Hongrie avec cette question : Renault et Michelin seront-ils en mesure de réagir ce week-end face à Ferrari et Bridgestone. (Photo Damien Meyer/AFP) Les grandes écuries sont capables de réagir vite et bien dans l’adversité. Ferrari l’a montré maintes fois sous la houlette de Jean Todt. Flavio Briatore saura-t-il faire aussi bien, en Robert Kubica CANOË-KAYAK heur du Polonais, qui signa un contrat de pilote essayeur, risquant de le propulser, à sa plus grande surprise, en pilote titulaire. La fin de Villeneuve ? Car dimanche, sur le Hungaroring, son départ risque d’être le premier d’une longue série. Remplaçant pour une course de Jacques Villeneuve, pas encore remis « officiellement » de son spectaculaire accident d’Hockenheim la semaine dernière, il pourrait finir le Championnat à la place du champion du monde 1997. « J’ai eu Jacques dimanche soir, qui se plaignait de violentes courbatures, expliquait sèchement Mario Theissen, pas vraiment un fan du Canadien. Mais nous n’avons été informés que mardi qu’il ne ferait pas la course. Pour la suite, nous n’avons rien décidé. Nous verrons ce que fait Robert… J’attends qu’il se comporte bien. Et je ne vois pas pourquoi il ne le ferait pas, vu tout le travail qu’il a fourni depuis le début de saison. » D’ailleurs, dans l’équipe, personne ne semble inquiet. Le garçon a déjà beaucoup prouvé : une abnégation intense à aligner les kilomètres d’essais (13 000 km), une impressionnante facilité à s’adapter, et surtout, une insouciante assurance qui lui permettait de répondre, hier, en conférence de presse, quand on l’interrogeait sur ce qui pouvait permettre à Theissen de le choisir à la place de Villeneuve, d’un cinglant : « La vitesse. » « J’ai beaucoup de choses à apprendre, comme les arrêts aux stands et surtout les qualifications, ajoutait-il tout de même. Mais même si mon dernier départ remonte à Macao l’an dernier, je n’ai pas d’inquiétude. » « Sauf celle de ne pas être prêt à répondre à toutes les demandes. Conduire, je sais, mais le reste… », ajoutait-il en souriant hier soir sous la pluie, pris dans la minitornade médiatique qui accompagne les débuts d’un pilote. Une tornade polonaise qui pourrait chasser En survêtement, courtois mais sans chaleur excessive, juste avant qu’un violent orage n’éclate sur Prague, le regard concentré et le verbe directet précis, le double champion olympiqueestvenunous livrersesdernierssentimentset satactique à la veille de son entrée en scène. Estanguet, dans un contexte plutôt délicat, ne lâchera rien. « COMMENT abordez-vous les qualifications ? – En douceur. Je voulais entrer le plus tard possible dans la compétition, il s’agit de ne pas laisser trop de jus, la finale n’est que dimanche. C’est pour ça que je ne suis même pas venu sur le stade ce matin (hier), je me suis contenté d’y faire un tour en fin d’après-midi voir quelques passages des K 1 hommes et des C 2, puis repérer le tracé. – Que vous inspire-t-il ? – Pas grand-chose… Il est très spécifique, un canal tout droit entre deux parois et les bateaux qui touchent les murs dans les rotations sur place. Le tracé qui nous est proposé… euh… imposé, est très sinueux, encore un peu plus dur que ceux sur lesquels nous avons travaillé ces derniers jours. Cela dit, ce n’est pas si mal, ça devrait per- une montagne canadienne de la F 1. FRÉDÉRIC FERRET (*) Lors de la prestigieuse course de F 3 qu’il finit à la 2e place, à deux reprises. BUDAPEST – de notre envoyé spécial « Williams a annoncé mercredi qu ’Alexand er Wur z se rait l’équipier de Nico Rosberg l’an prochain. Pourquoi n’avez-vous pas été conservé par votre équipe ? – Williams avait la possibilité de lever une option pour deux nouvelles années. Ils n’étaient pas en position de le faire, donc nous étions d’accord pour essayer de trouver une solution, même s’ils ne pouvaient pas respecter les conditions originelles du contrat (qui prévoyait une augmentation du salaire de l’Australien). Nous avons essayé de trouver un nouvel arrangement, mais nous n’y sommes pas parvenus. Finalement, Flavio (Briatore, son manager) a dit : “O.K., on se met sur le marché”, et me voilà libre. – Êtes-vous satisfait de cela ? – Tout est sous contrôle. Flavio cherche des solutions en ce moment. Nous avons lancé quelques hameçons, nous verrons bien si cela mord. Je suis assez tranquille. Les gens doivent penser que c’est un peu risqué de quitter Williams, mais Flavio a rarement fait de mauvais choix. Il est très doué. Nous avons eu une discussion avant Hockenheim pour voir ce qu’on devait faire. Il pensait que l’on pouvait obtenir quelque chose de mieux, sinon je serais resté chez Williams. – Il se dit que le nom de votre prochaine équipe commence par “RE”. C’est une possibilité ? – (Il rit.) Pas mal vu, mais cela nous laisse deux équipes, non ? (Renault et Red Bull). On verra… Comme vous le savez, les choses peuvent changer très vite et, honnêtement, je pense que les choses vont bouger dans les prochains jours. Il aurait été suicidaire de quitter Williams sans avoir la moindre solution, n’est-ce pas ? Je suis très, très serein. Je serai en F 1 l’année prochaine. » – J. B. L’enfer de l’Est Le site des Mondiaux, très typé, n’inspire pas la joie. Mais c’est ici et nulle part ailleurs que les Bleus sont attendus. PRAGUE – de notre envoyé spécial TONY ESTANGUET, sur un site qui ne lui parle pas, est tout entier tendu vers son objectif, un premier titre mondial. de notre envoyé spécial 1995-2000 : karting, 2 fois champion d’Italie, champion d’Allemagne, 4e des Championnats européen et mondial. 2001 : Championnat italien de Formule Renault 2000 et EuroCup, devient Renault Driver Development. 2002 : 2e du Championnat italien de Formule Renault et EuroCup. 2003 : 12e du Championnat de F3 Euroseries. 2004 : 7e du Championnat de F3 Euroseries, 2e du GP de Macao (F3). 2005 : Champion de World Series by Renault, avec 4 victoires et 2e du GP de Macao (F3). 2006 : pilote d’essais F 1. pour BMW-Sauber, disputera son 1er GP en Hongrie. SLALOM – CHAMPIONNATS DU MONDE « Ce bassin ne m’excite pas » PRAGUE – Alors que Williams a décidé de ne pas le conserver l’an prochain, l’Australien est optimiste quant à son avenir, qui pourrait être chez Renault. mettre de creuser des écarts importants comme aujourd’hui (hier) en K 1, où la course a été beaucoup moins serrée qu’à l’habitude. Le challenge est très relevé, les possibilités d’erreurs permanentes. – Vous n’avez pas l’air d’apprécier l’endroit… – C’est loin d’être dantesque, je n’y ai pas des sensations extras. Rien à voir avec Athènes, par exemple, beaucoup plus sympa et théâtral. Mais c’est ludique, parce qu’il faut une attention soutenue du départ à l’arrivée pour ne pas se faire piéger. C’est dur, ici, d’enchaîner les portes sans sortie de route. – Cette saison, votre seule petite faiblesse est justement une tendance à aller parfois toucher… – Oui, et mon objectif demain (aujourd’hui), ce sera le zéro faute. Surtout aux Championnats du monde, qui n’ont jamais été “ma” course, où je dois maintenant aligner les manches sans déchet. Je vais miser sur le calme et la lucidité, privilégier la maîtrise et le contrôle. Objectif zéro faute – Mais il faudra bien hausser le rythme ? – Oui, plus tard. Pour les qualifs, j’aurai une stratégie soft. À la porte 20, par exemple, je vais utiliser la “marche arrière” et ne pas passer direct en descente, au risque de toucher. Je veux deux manches à zéro. Ensuite, en fonction des chronos et des résultats, il sera temps de changer d’optique pour la demi-finale et la finale. – Un goulot plein de mouvements d’eau, c’est le terrain favori pour votre grand rival, le Slovaque Martikan ? – C’est vrai. Jusqu’à ces dernières années, Prague était le seul bassin où il s’entraînait. De plus, il est bordé à gauche (il tient sa pagaie avec la main gauche en bas), et les deux portes les plus difficiles tournent à gauche, il pourra les passer plus vite. Est-ce que ce sera suffisant pour faire la différence ? Je vous l’ai dit, ce bassin ne m’excite pas, le tracé non plus : je vais prendre du recul par rapport à ça et faire ma course. – Le fait que vos stages sur place ont été annulés, puis perturbés pour cause d’inondations… – Ce serait dommage de perdre pour ça ! C’est déjà si difficile pour moi de réussir aux Mondiaux ! Tout, dans la préparation, a été difficile cette année. Alors, je n’arrive pas ici avec mon plus beau sourire. – Et l’ambiance, qui sera chaude et forcément un peu hostile ? – Moi, j’aime bien ! C’est quand même mieux quand il y a du monde, quand notre sport intéresse les gens, plutôt que de courir dans l’anonymat comme l’an dernier devant cent spectateurs en Australie ! Le seul hic pour le public, c’est que ce n’est pas facile pour eux de bien suivre la course, le bassin n’est pas bien conçu pour ça ! – Mais vous aurez vos supporters ? – Oui, pour une fois ! Une grande partie de mon entourage et de mes amis sont enseignants. Les Mondiaux de l’an dernier et les prochains, au Brésil, ont été programmés à l’automne. Là, nous sommes en pleines vacances scolaires, ils ont pu presque tous venir, j’ai acheté vingt-six billets. C’est peut-être la dernière fois qu’ils peuvent me voir courir au plus haut niveau… » PATRICK LAFAYETTE VENDREDI 4 AOÛT 2006 UN COULOIR D’EAU NOIRE, aux relents peu ragoûtants, entre deux hauts murs gris recouverts de publicités criardes. Pour tapisser le fond, sanglés par des chaînes rouillées, de vieux pneus censés aider à la régulation du débit et éviter des remontées saumâtres. Au long de la digue, la Moldau, si lyriquement mise en symphonie par Smetana, mais qui, dans cette lisière nord de Prague, n’a rien de romantique, cernée par un barrage en amont et, un peu plus bas, une station d’épuration. Jusqu’aux écuries du centre d’équitation de Troja, sur l’autre rive, qui renforcent l’aspect lugubre du secteur. C’est ici, dans ce coin « typiquement de l’Est », comme disent les Bleus, que se jouent donc les médailles mondiales. Et peut-être bientôt olympiques, si la capitale tchèque confirme sa volonté de se porter candidate à l’organisation des Jeux 2016... et qu’elle est élue. « C’est crade ! » résume sans détour Fabien Lefèvre, le kayakiste qui avoue qu’il devra « redevenir exceptionnel » s’il veut renouveler, dans ce coupegorge, ses victoires en Coupe du monde de 2002 et de 2004. Septième des qualifications hier, le Palois d’adoption ne déteste donc pas les lieux, « où les sensations sont toujours en décalage, en course, avec ce qu’on a pu observer et imaginer depuis le bord ». « Le secret, ici, c’est de savoir se servir des rouleaux qui se forment en surface, explique ce surfeur-né, être lucide pour garder sa fluidité sur les portions de glisse que viennent très vite casser des passages bien plus serrés où il faut être explosif, changer de rythme et passer à l’attaque. C’est sur le bas, quand la fatigue intervient, quand les abdos commencent à chauffer, que se creuse la différence. » D’autant que les manches sont particulièrement longues (entre 1’42’’ et 1’50’’ selon les catégories) et le sprint final interminable, plus de sept secondes entre la vingt-troisième et dernière porte et la ligne d’arrivée. Quelques frayeurs Julien Billaut, passé en demi-finale du K 1 « une fois de plus à l’arraché » (vingt-huitième), reconnaît que « tout le monde ou presque a été un peu surpris » : « C’est assez classique du point de vue de la navigation et pourtant, avec ces mouvements d’eau incessants et irréguliers, il est toujours compliqué de passer la pointe. » Quelques frayeurs donc, pas mal de chamboulements dans la hiérarchie mais, au bilan, tout le beau linge en est sorti intact, simplement parfois un peu rincé comme l’Allemand Dörfler, champion du monde et d’Europe en titre, trois places (trente-septième) devant le « cut », ou les doubles champions olympiques de C 2, les frères Hochschorner, à quelques millimètres de la pénalité éliminatoire en première manche. Quant aux tout neufs rois d’Europe, Braud et Forgit, sacrés à L’Argentière-la-Bessée il y a un mois, ils ont eu droit, eux aussi, à leur moment de flottement : « Nous n’étions pas assez synchro depuis le départ, sur le parcours du matin, et on a eu un mal fou à raccorder la 18 et la 19, racontait ensuite Martin Braud. Ça nous prouve que nous n’avons pas de marge, qu’ici il n’y a pas moyen de faire les marioles, mais, aussi, que nous sommes bien accrochés à nos pagaies ! » Auteurs d’un second passage excellent (3e chrono), les Charentais sont remontés de la seizième à la neuvième place en trouvant enfin leur voie : « Sur ces vaguelettes qui barrent le courant, comme à la porte 10 ou sur l’inversion de la 12, il faut soit traverser, soit surfer, précise Braud. Même si c’est souvent affaire de circonstances, nous préférons a priori la seconde méthode, parce que nous sommes assez joueurs sur l’eau. Je dirais même mieux : ce qui a été un handicap aujourd’hui (hier) peut devenir un avantage si nous parvenons à utiliser au mieux ces petits ressacs. » L’optimisme n’avait donc pas quitté les Bleus, hier soir, les six embarcations engagées ayant franchi l’obstacle, si singulier et rebutant. Même le déluge qui noyait en soirée la Bohême, annonciateur d’un week-end à gros bouillons, ne douchait pas leurs ambitions. – P. Laf. RÉSULTATS CHAMPIONNATS DU MONDE (Prague, 2-6 août). – Qualifications. HOMMES.K 1 (les 40 premiers en demi-finale) : 1. Walsh (GBR), 206,95 points (102’’90 en 1re manche + 104’’05 en 2e manche) [0 point de pénalité en 1re manche + 0 en 2e manche] ; 2. Molmenti (ITA), 207,03 (103’’87 + 103’’16) [0 + 0] ; 3. Polaczyk (POL), 209,14 (103’’62 + 105’’52) [0 + 0] ; 4. Oblinger (AUT), 209,36 (104’’92 + 104’’44) [0 + 0] ; 5. Grimm (ALL), 210,59 (105’’96 + 104’’63) [0 + 0] ; … 7. Lefèvre, 211,58 (105’’57 + 106’’01) [0 + 4] ; 18. B. Neveu, 216,18 (107’’36 + 108’’82) [2 + 0] ; 29. Billaut, 219,33 (110’’25 + 109’’08) [2 + 4]. C 2 (les 20 premiers en demi-finale) : 1. Volf-Stepanek (RTC), 225,78 (110’’94 + 114’’84) [0 + 0] ; 2. Bowman–Smith (GBR), 233,30 (116’’99 + 116’’31) [0 + 0] ; 3. Simon–Simon (ALL), 235,17 (121’’53 + 113’’64) [2 + 0] ; 4. Hochschorner–Hochschorner (SLQ), 236,21 (123’’19 + 113’’02) [4 + 0] ; 5. Luquet–Luquet, 238,15 (121’’17 + 116’’98) [2 + 0] ; … 8. Quémerais–Le Pennec, 238,63 (119’’91 + 118’’72) [2 + 0] ; 9. Braud–Forgit, 239,37 (125’’28 + 114’’09) [4 + 0]. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Qualifications. C 1 (1re manche à 9 heures ; 2e manche à 11 h 40) et K 1 FEMMES (1re manche à 10 h 20 ; 2e manche à 13 heures). Finales. Patrouilles* K 1 HOMMES (1re manche à 15 h 15 ; 2e manche à 16 h 45) et C 2 (1re manche à 16 heures ; 2e manche à 17 h 30). (*) Épreuve par équipes non olympique. L’équipe de France. – HOMMES. C 1 : Estanguet, Labarelle, Chevrier. K 1 : Billaut, Lefèvre, Neveu. C 2 : Quémerais–Le Pennec, Forgit–Braud, Luquet–Luquet. FEMMES. K 1 : Pichery, Gaspard, Fer. PAGE 17 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LES POLONAIS avaient un pape. Ils possèdent leurs fameux plombiers. Ils auront maintenant un pilote de Formule 1. Car, sur les coups de 11 heures aujourd’hui, au moment où les premières monoplaces vont limer le bitume, Robert Kubica, contrairement à ses habitudes, va rester dans le stand, comme le feront beaucoup de pilotes titulaires. Lui, le troisième pilote de l’écurie BMW, qui avait l’habitude d’animer la session du vendredi, d’aligner les boucles comme un métronome, de signer les temps comme un horloger, va se transformer en petit comptable près de ses tours. Économe sur le moteur, plus attentif que jamais sur les réglages et, surtout, heureux d’en être arrivé là. Car, pour lui, le chemin vers la F 1 ne fut pas franchement tout droit. « En Pologne, beaucoup de gens ont ri quand je suis venu leur demander un budget, racontait-il hier. Il n’y avait pas grand monde pour croire en moi. Mais maintenant, j’y suis ! » Une progression éclair après des années noires, qui lui firent connaître un accident de la route en tant que passager, son éviction du RDD (le programme de détection des jeunes pilotes de Renault) et la fin de son contrat en F 3 Euroseries. Tout cela, la même année, en 2004. Pourtant, une écurie espagnole (Epsilon), l’an dernier, crut en lui et lui permit de remporter le Championnat de World Series by Renault, comme d’ailleurs Montagny en 2003 et Kovalainen en 2004. Renault lui offrait alors un tour dans la R 25, Flavio Briatore essayant de récupérer un pilote qu’il n’avait pas jugé assez bon l’année précédente. « Nous le suivions depuis l’année dernière, se réjouit Theissen, patron de BMW Motorsport. Je l’ai personnellement vu à Macao (*). Et de là, nous avons décidé de le prendre avec nous. Nous l’avons probablement chipé à Renault ! » Pour le plus grand bon- Webber : « Je suis très serein » LES PILOTES MISENT SUR ALONSO… SAUF FISICO ! – Hier, quelques pilotes se sont livrés au jeu des pronostics sur le nom du champion du monde 2006. Klien, Webber, Button et Kubica misent sur Alonso. Mais l’équipier de l’Espagnol chez Renault Giancarlo Fisichella s’est montré plus réservé. « Autant, il y a trois courses, j’aurais parié sur Fernando sans hésitation, autant, maintenant, je pense que c’est du cinquante-cinquante, commentait l’Italien. Fernando a encore de l’avance, mais Ferrari est plus fort que nous maintenant. » MONTAGNY ESPÈRE QUE SON TOUR VIENDRA. – Après De La Rosa, remplaçant de Montoya chez McLaren depuis Magny-Cours, Kubica et Wurz passent ou passeront du rôle de troisième pilote à celui de pilote titulaire, respectivement chez BMW et Williams. Franck Montagny, qui a connu cette progression chez Super Aguri en début de saison avant de revenir pilote d’essais au soir du Grand Prix de France, voit tout cela d’un bon œil. « Il n’y a pas de nouvelles têtes en F 1 : tous ceux qui sont promus étaient déjà là, commentait hier le Français. C’est important d’avoir l’étiquette F 1 et de rester dans le milieu. Cela permet d’être approché… et d’approcher des gens. Les choses bougent de plus en plus en F 1 et je suis confiant pour mon avenir. » Bleu Rouge Jaune de notre envoyé spécial 21 ans, né le 7 déc. 1984 à Cracovie. Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de un SMS). Jaune (POL) Robert Kubica, vingt et un ans, sera le premier Polonais à participer à un Grand Prix de F 1, ce week-end en Hongrie. BUDAPEST – ANNE GIUNTINI Le Grand Prix de Hongrie permettra-t-il à Renault de reprendre l’avantage sur Ferrari ? Noir Bleu Noir Un Polonais au départ remettant, dès ce week-end à Budapest, son équipe sur les rails ? C’est là tout l’enjeu du Grand Prix de Hongrie... et de la fin de saison. LA QUESTION DU JOUR PILOTES : 1. Alonso (ESP, Renault), 100 points ; 2. M. Schumacher (ALL, Ferrari), 89 ; 3. Massa (BRE, Ferrari), 50 ; 4. Fisichella (ITA, Renault), 49 ; 5. Räikkönen (FIN, McLaren-Mercedes), 49 ; 6. Montoya (COL, McLaren-Mercedes), 26 ; 7. Button (GBR, Honda), 21 ; 8. Barrichello (BRE, Honda), 16 ; 9. R. Schumacher (ALL, Toyota), 13 ; 10. Heidfeld (ALL, BMW-Sauber), 13 ; 11. Coulthard (GBR, Red Bull-Ferrari), 10 ; 12. Trulli (ITA, Toyota), 10 ; 13. Villeneuve (CAN, BMWSauber), 7 ; 14. Webber (AUS, Williams-Cosworth), 6 ; 15. Rosberg (ALL, Williams-Cosworth), 4 ; 16. De La Rosa (ESP, McLaren-Mercedes), 2 ; 17. Klien (AUT, Red Bull-Ferrari), 2 ; 18. Liuzzi (ITA, Toro Rosso-Cosworth), 1. CONSTRUCTEURS : 1. Renault, 149 points ; 2. Ferrari, 139 ; 3. McLaren-Mercedes, 77 ; 4. Honda, 37 ; 5. Toyota, 23 ; 6. BMW-Sauber, 20 ; 7. Red Bull-Ferrari, 12 ; 8. WilliamsCosworth, 10 ; 9. Toro Rosso-Cosworth, 1. 18 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Jaune Bleu Rouge Noir Jaune Bleu Jaune Rouge Noir Noir Bleu