manaudou se couvre d`or

Transcription

manaudou se couvre d`or
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NATATION
MANAUDOU
SE COUVRE D’OR
Après son titre sur 800 m, mercredi, la championne olympique française (notre photo)
a conquis, hier à Budapest, deux nouvelles médailles d’or européennes sur 200 m 4 nages
et 100 m dos avant d’offrir du bronze à ses copines du relais 4 x 200 m. (Pages 10 à 13)
(Photo Richard Martin)
*61 ANNÉE - N 19 028 0,80 e
o
France métropolitaine
www.lequipe.fr
Vendredi 4 août 2006
T 00106 - 804 - F: 0,80 E
3:HIKKLA=[UU]U^:?a@s@a@e@k;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
SOUS LE SIGNE DU LYON
Une nouvelle fois grand favori de la compétition qu’il vient de remporter cinq fois de suite, Lyon ouvre, ce soir (21 heures) à Nantes,
le Championnat de France de Ligue 1 de la saison 2006-2007, dont on espère qu’il renoue avec le suspense et le spectacle. Cette première
journée se poursuivra demain et dimanche. (Pages 2 à 7 et notre éditorial)
LE COMBAT
DE PASCAL
CHIMBONDA
(Page 8)
DESCHAMPS
N’ABDIQUE
PAS
(Page 9)
L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 1,7 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
(Page 8)
Bleu
Rouge
SAINTÉTIENNE :
ILAN PAS
QUALIFIÉ
Jaune
Bleu
Jaune
SPÉCIAL FOOT
Noir
Noir
Malgré l’arrivée de nouveaux
joueurs, comme Squillaci
(à gauche) et Källström, ici
devant les anciens Caçapa
(au centre), Benzema et
Carew (à droite), l’effectif
lyonnais, en remportant
le Trophée des champions
dimanche dernier, a déjà
fait preuve de cohésion
et d’efficacité. Cela explique
en partie pourquoi, cette
saison encore, Lyon fait
figure de grandissime favori.
(Photo Jean-Marie Hervio/
Flash Press)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (1
LE DESSIN
re
journée)
On peut toujours rêver
Lyon est l’immense favori d’un Championnat qui doit surtout se rapprocher du spectacle. Et de la morale.
TABLEAU D’HONNEUR
2005-2006
Directement qualifiés pour
la Ligue des champions : Lyon
(champion), Bordeaux.
Qualifié pour le 3e tour qualificatif de la C 1 : Lille.
Qualifiés pour la Coupe de
l’UEFA : Lens, Nancy (vainqueur de
la Coupe de la Ligue), Paris-SG (vainqueur de la Coupe de France).
Qualifié pour la Coupe Inter
toto : Marseille, Auxerre.
Relégués en L 2 : AC Ajaccio,
Strasbourg, Metz.
Promus en L 1 : Valenciennes
(champion de L 2), Sedan, Lorient.
L’Olympique
Lyonnais n’a pas
encore bouclé
son recrutement
mais il présente
d’ores et déjà
un collectif
talentueux.
Et le PSG de
Pierre-Alain
Frau, comme ses
autres
adversaires,
ressemble au
mieux à un
simple outsider.
(Photo
Pierre Lahalle)
L’ÉDITO
LE PALMARÈS
UN PETIT PEU
TROP TÔT
C
Foot (L 2), reçoit
Libourne-St-Seurin
23
16
Orlréans
Or
Strasbourgg
Auxxerre
19
14
T s
Tour
Fooot ((L 1),) reçoit LLyoon
Niort
23
Foot ((L 2),
2)
16
reççoitt Grenoble
26
16
Metz
t
Fooot ((L 2)
2),) reçoit Istress
Foott ((L 2),) reeçoit St
Strasb
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r Foot
24
14
24
14
Nantes
20
12
Foot (L S2),
S2 reçoit Créteiil
20
15
Foot (L
( 2),) reçoit Le Havre
vre
Biarritz
Le temps cet
après-midi :
Automnal des frontières du Nord
au Centre-Est.
Lyyon
27
16
23
17
17
15
Dij
Dijon
( 2)
2),) reçoit Caen
Chââteau
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roux
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Bordeaux
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23
20
20
13
19
13
T l e
Toulouse
28
21
Perpignan
20
16
19
14
Grenoble
Valence
l
27
19
Montpelllier
26
21
Monaco
M
Marrseille
Foot ((L 2),)
reçoit Gueugnon
Bastia
tiaa
27
20
28
20
Foot ((L 2),) reçoit Reimss
LA QUESTION D’HIER
Lyon sera-t-il champion de France
pour la sixième fois d’affilée ?
OUI ............................................................................................ 56 %
NON ........................................................................................... 44 %
(nombre de votants : 89 571)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS
partagent ce point de vue, ainsi que
d’autres arguments, comme celui
d’offrir à leurs entraîneurs des possibilités de changements plus importantes. « Notamment en attaque,
poursuit Caïazzo, sans doute motivé
par les attentes de ses propres supporters. On parle de football offensif,
encore faut-il s’en donner les
moyens. Là, on pourra avoir deux ou
trois attaquants remplaçants. »
Contre un seul, le plus souvent
aujourd’hui.
Correa : « Moins
d’improvisation »
Certains présidents se sont pourtant
opposés à cette réforme, essentiellement pour des raisons de coûts supposés. Il s’agit notamment de JeanClaude Plessis (Sochaux), Olivier
Sadran (Toulouse) et Jean-Claude
Hamel (Auxerre), un farouche adversaire. « J’étais contre et je le reste,
confirme ce dernier. Seize me semble
le nombre juste. Outre le fait que, de
retour de certains déplacements, on
sera rentrés trop tard pour que des
remplaçants puissent évoluer en
équipe réserve le lendemain, cela va
nécessiter beaucoup de frais supplémentaires. Cela va poser des problèmes d’avion, on va devoir fournir
des bancs plus grands… »
Le sage bourguignon ne parle pas
des primes supplémentaires, un
sujet souvent évoqué à demi-mot.
« C’est un faux problème, tranche
Caïazzo. Il suffit de bien se mettre
d’accord avec son capitaine sur leur
répartition, en début de saison. Et,
avec ce que l’on a touché sur les
PAGE 2
2,13 buts par match
la saison passée
Pendant ce temps-là, les trois promus, Lorient, Sedan et Valenciennes,
tenteront de faire aussi bien que
leurs prédécesseurs Le Mans
(onzième), Nancy (douzième) et
Troyes (dix-septième), dont la deuxième saison dans l’élite pourrait
être la plus difficile.
À l’heure des promesses, c’est sur le
spectacle qu’il faut se pencher. La
moyenne de buts en Ligue 1, de très
loin la plus faible des grands Championnats européens, à laquelle elle
émarge par habitude ou nostalgie,
est encore descendue la saison dernière à 2,13 buts par match
(2,17 buts par match en 2004-2005).
37 % des matches de L 1, la saison
dernière, se sont terminés par un 0-0
ou un 1-0. Ce que l’on a vu des
matches de préparation en France et
des rencontres à élimination directe
pendant la Coupe du monde ne
laisse pas augurer d’amélioration
notable : la mode, ou la nécessité, va
être de défendre à dix et d’attaquer à
trois.
Or, les trois qui attaquent, en France,
n’ont pas la même valeur qu’à
l’étranger, malgré les retours de
Micoud et de Cissé et l’arrivée de
Koller. Les entraîneurs ont leur part
de responsabilité dans cette contagion malheureuse, cette manière de
« je te tiens, tu me tiens » . Ils ont
pourtant peu d’illusions à nourrir :
seuls trois entraîneurs sur vingt
étaient déjà là au départ de la saison
2004-2005 (Puel, Bölöni et Baup), et
encore les deux derniers ont-ils
changé de club. Les entraîneurs
pourraient, au moins, perdre leur
place en s’amusant.
Mais les arbitres seront au moins
aussi attendus, à l’heure de leur
changement de statut, pendant que
tout montre, dans les divisions de
l’arbitrage en France comme dans
les affaires d’un autre genre à
l’étranger, qu’ils doivent cesser de se
gérer eux-mêmes. Et les dirigeants,
dans tout ça ? Ils vont continuer de
diriger, un peu, de parler, beaucoup.
Ce n’est pas toujours ce qu’ils font de
mieux. Mais c’est ainsi que vit le
feuilleton de la Ligue 1. Et on râle, on
râle, mais on n’en manquera pas une
miette.
VINCENT DULUC
LES RECORDS DU CHAMPIONNAT
TITRES
droits télé, il faut aussi savoir donner. » Les entraîneurs ne s’en plaindront pas, à défaut d’avoir pu bénéficier d’une enveloppe mieux garnie
pour les transferts.
Ces derniers auront donc à gérer un
effectif plus important les jours de
match, sachant que certains convoquaient déjà 17 joueurs pour parer
un éventuel forfait, voire 18, comme
c’était systématiquement le cas à
Lille avec Claude Puel, deux hommes
se retrouvant donc, au final, dans les
tribunes. « La France a perdu du
temps », regrette Pablo Correa, à
Nancy, avant de se réjouir de la
« multiplication des possibilités et
de moins d’improvisation. Je n’y vois
que des bonnes choses. »
Son homologue du Mans, Frédéric
Hantz, n’est pas aussi dithyrambique, même s’il salue naturellement
l’avancée concernant le coaching et
l’assurance qu’il aura désormais
d’appeler une doublure pour son
gardien, ce qu’il omettait parfois
précédemment. « Cette réforme est
très intéressante sur la saison, mais
je ne l’utiliserai pas tout le temps,
explique-t-il. Cela permet de conserver plus de monde sous pression,
d’en impliquer certains en les remettant dans le groupe à un moment
donné. Mais avoir quatre joueurs pas
toujours concernés sur le banc peut
aussi avoir des effets néfastes. Au
départ, je préférerai en envoyer en
CFA. » Même avec 18 appelés, il y
aura toujours des déçus le vendredi
soir.
FRANCK LE DORZE
Le plus grand nombre de titres
Saint-Étienne, 10 (1957, 1964, 1967,
1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976,
1981) ; Marseille, 8 (1937, 1948, 1971,
1972, 1989, 1990, 1991, 1992) et
Nantes, 8 (1965, 1966, 1973, 1977,
1980, 1983, 1995, 2001).
Les joueurs les plus titrés
Jean-Michel Larqué et Hervé Revelli, 7
(1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975,
1976 avec Saint-Étienne).
Le plus grand nombre de titres
d’affilée
Lyon, 5 (2002, 2003, 2004, 2005, 2006).
Le plus grand nombre de doublés
Championnat-Coupe
Saint-Étienne, 4 (1968, 1970, 1974,
1975).
Les promus sacrés champions
Bordeaux en 1950, Saint-Étienne en
1964 et Monaco en 1978.
BUTEURS
Le meilleur de tous les temps en
France
Delio Onnis (ARG, 1972-1986), 299 buts.
Le meilleur Français de tous les
temps
Bernard Lacombe (1970-1987), 255
buts.
Le meilleur buteur sur une saison
Josip Skoblar (YOU, Marseille), 44 buts
en 1970-1971 sur un Championnat à 38
matches ; Gunnar Andersson (SUE, Marseille), 35 buts en 1952-1953 sur un
Championnat à 34 matches.
Le plus petit total du meilleur
buteur
Bernard Zénier (Metz), 18 buts en
1986-1987.
Le meilleur buteur sur un match
Jean Nicolas, 7 buts lors de Valenciennes
- Rouen (1-9), le 1er mai 1938.
Le joueur ayant marqué durant le
plus grand nombre de journées
d’affilée
V a h i d H a li l h o d z i c ( N a n t e s ) e n
1984 -198 5 pe nd ant 9 jou rné es
(10e-18e).
Meilleur buteur en activité en L 1
Lilian Laslandes (Bordeaux), 121 buts.
ASSIDUITÉ
Plus grand nombre de matches
Jean-Luc Ettori (Monaco), 602 matches.
Plus grand nombre de matches
pour un joueur de champ
Alain Giresse (Bordeaux, Marseille),
586 matches.
Plus grand nombre de matches
pour un entraîneur
Guy Roux, 890 matches de 1980 à 2000
et de 2001 à 2005 (Auxerre).
Plus grand nombre de saisons disputées parmi l’élite
Sochaux, 58 ; Metz et Marseille, 56 ;
Strasbourg, 55.
Plus grand nombre de matches
d’affilée parmi l’élite
Nantes, 1 598 matches (1963-2006,
série en cours).
INVINCIBILITÉ
Plus grand nombre de matches
d’affilée sans défaite
32, Nantes en 1994-1995 (de la 1re à la
32e journée).
Plus grand nombre de matches
d’affilée sans défaite à domicile
92, Nantes, du 15 mai 1976 au 7 avril
1981.
Plus longue invincibilité pour un
gardien
Gaëtan Huard (Bordeaux), 1 176
minutes en 1992-1993.
SUR UNE SAISON
LES VICTOIRES
Plus grand nombre
26, pour Reims en 1959-1960, Monaco
en 1960-1961 et Nantes en 1965-1966
et 1979-1980. Saisons à 18 clubs : 25,
pour Saint-Étienne en 1969-1970.
Plus grand nombre à domicile
19 sur 19, Saint-Étienne en 1974-1975.
Plus grand nombre à l’extérieur
12, pour Saint-Étienne en 1969-1970
(18 clubs), Marseille en 1971-1972 et
Lyon en 2005-2006
LES DÉFAITES
Plus petit nombre
1, Nantes en 1994-1995.
Plus petit nombre à l’extérieur
1, Nantes en 1994-1995.
Plus grand nombre
28, Troyes en 1960-1961. Saison à
18 clubs : 24, Red Star en 1947-1948.
LES BUTS
Meilleur total
1 344 buts, en 1946-1947 (moyenne : 3,51
par match). Saison à 18 clubs :
1 138 buts, en 1948-1949 (moyenne : 3,71).
Plus grand nombre de buts marqués
par une équipe
118, par le RC Paris en 1959-1960. Saisons à
18 clubs : 102, par Lille en 1948-1949.
Plus grand nombre de buts marqués à
domicile
67, par le RC Paris en 1959-1960. Saisons à
18 clubs : 61, par Lille en 1948-1949.
Plus grand nombre de buts marqués à
l’extérieur
51, par le RC Paris en 1959-1960. Saisons à
18 clubs : 41, par Lille en 1948-1949, Reims
en 1952-1953 et Saint-Étienne en
1969-1970.
Plus petit nombre de buts encaissés
21, Marseille en 1991-1992.
Plus petit nombre de buts encaissés à
domicile
5, pour Nantes (1979-1980), Monaco
(198 4-1985), Saint-Étienne (1986-1987),
Bordeaux (1989-1990) et Guingamp
(1995-1996).
Plus petit nombre de buts encaissés à
l’extérieur
11, pour Paris-SG en 1988-1989.
Meilleure différence de buts
+ 63, pour Reims en 1959-1960. Saison à
18 clubs : + 62, pour Lille en 1948-1949.
Plus large victoire
12-1, Sochaux - Valenciennes, le 25 août
1935.
LES SPECTATEURS
Plus grand nombre de spectateurs
sur une saison
8 185 856 spectateurs en 2005-2006.
Meilleure moyenne sur une saison
22 960 spectateurs par match en
2000-2001.
Meilleure affluence pour un match
57 603, pour Marseille - Paris-SG (0-0),
le 8 avril 1998.
Meilleure affluence moyenne sur
une saison
52 996 spectateurs par match pour Marseille, en 2004-2005.
LES SANCTIONS
Plus grand nombre de cartons
rouges
131, en 2002-2003.
Plus grand nombre de cartons
jaunes
1 654, en 2002-2003.
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Brest
rest
Amiens
20
14
Sedaan
22
15
LA NOUVELLE est passée presque
inaperçue. Elle est pourtant loin
d’être anodine et remonte à une
décision d’un conseil d’administration de la LFP du 20 mai dernier. Le
nombre de joueurs autorisés à figurer par équipe sur une feuille de
match de Ligue 1 – mais pas de L 2 –
a été porté de 16 à 18. Comme ce qui
est déjà pratiqué lors des compétitions internationales, ainsi que dans
les Championnats de nos grands voisins continentaux (Allemagne,
Angleterre, Espagne et Italie).
« Il s’agit tout simplement de l’application de ce que font la FIFA et
l’UEFA, précise Pierre Repellini, le
vice-président délégué de l’Unecatef, le syndicat français des entraîneurs. Nous avons transmis des souhaits à la Ligue, émanant d’abord de
clubs possédant un gros effectif.
Mais il ne s’agit pas d’une obligation. On peut toujours continuer à
n’aligner que 16 joueurs. » L’Unecatef est d’ailleurs dans l’attente des
résultats d’une enquête commanditée auprès des techniciens.
Cette évolution ravit notamment
Bernard CaÏazzo, le président de
Saint-Étienne, partisan passionné de
la mesure et l’un de ses promoteurs,
d’abord parce qu’elle aboutit à une
uniformisation. « Je suis très content
car, déjà, je suis profondément européen, affirme-t-il. On devait s’interroger sur cet anachronisme, qui pouvait d’ailleurs nous pénaliser en
Coupe d’Europe, face à des adversaires habitués à gérer des bancs à
18. »
Une majorité de dirigeants français
durable, les Bordelais vont faire face
à une exigence nouvelle. Par habitude, on pourrait juger que la contestation de la supériorité lyonnaise
viendra de l’OM, du PSG et de Monaco. Mais leur instabilité fondamentale est un handicap lourd. Pourquoi
leur faire confiance, cette fois ? Paris
a une base intéressante, mais risque
d’être confronté aux mêmes problèmes d’ego que la saison dernière.
L’OM dépend toujours autant de
Ribéry, et le dossier n’est tout de
même pas d’une clarté extrême.
Monaco, sans Coupe d’Europe, a un
profil intéressant. Mais c’est exactement ce que l’on disait il y a un an. Il y
a aussi Rennes. Et Lens. Et Auxerre.
Bleu
Rouge
Le Havree
Rennes
avec
Lillee
20
13
21
15
Huit années après, quel impact sur la
L 1 aura l’épopée 2006 des Bleus jusqu’à la finale de Berlin, leur couronne amère mais belle de vicechampions du monde ? Un jour, tout
le monde finira peut-être par se souvenir qu’il y avait eu une finale avant
le coup de tête, que la France l’avait
plutôt dominée et que six joueurs de
Ligue 1 l’avaient disputée (Barthez,
Abidal, Malouda, Ribéry, Diarra, Wiltord). Il y a rarement adéquation,
chez nous comme chez nos voisins,
entre le triomphe des clubs et des
sélections. Mais on peut toujours
rêver que la L 1 suive l’élan des Bleus.
Ce qui ne change pas, dans le décor,
c’est que l’Olympique Lyonnais est
toujours favori à sa propre succession, trois mois après avoir été sacré
La possibilité d’aligner 18 joueurs par équipe sur la feuille
de match est l’une des nouveautés de la saison en L 1.
19
16
Cherbourg
herbourg
Lyon : richesse,
talent et solidarité
avec quinze points d’avance. Il faudra attendre, comme toujours, les
dernières heures du mois d’août
pour connaître son visage définitif,
mais le club lyonnais ne s’est jamais
affaibli dans la dernière ligne droite
de la période des transferts. On persiste à penser qu’il a besoin d’un
avant-centre de niveau mondial,
par-delà les promesses de Fred, qui a
tout de même marqué avec le Brésil
en Coupe du monde, pour aller au
bout de son rêve en Ligue des champions. Mais, pour la Ligue 1, cela
devrait rouler sans problème : son
effectif est le plus riche, le plus talentueux, et sûrement l’un des plus
joyeux et des plus solidaires, ce qui
fait beaucoup.
Qu’est-ce qui pourrait priver Lyon
d’un sixième titre ? À l’intérieur, une
gestion difficile de l’après-Coupe du
monde et des ego bouleversés. Peutêtre, aussi, des tensions à la direction
des affaires entre Gérard Houllier et
le duo Jean-Michel Aulas-Bernard
Lacombe, comme tous les entraîneurs lyonnais des vingt dernières
années en ont connu. Mais, à Lyon,
cela n’a jamais empêché la performance.
À l’extérieur, les adversaires potentiels sont sûrs, au moins, d’avancer
masqués. Le maintien de Bordeaux
(deuxième) et de Lille (troisième)
serait une performance : si les Lillois
savent tout de la double vie Ligue
des champions-L 1, et si le club nordiste, en dehors de son stade, fait
absolument tout dans l’ordre pour
devenir une puissance majeure et
Et on jouera
à 18
LA MÉTÉO
20
15
tions sur les droits du foot après la
fusion avec TPS, mais ses promesses
d’impertinence ne feront pas de mal
et participeront aux pressions nécessaires sur les acteurs du feuilleton le
plus populaire du sport français.
Car, comme un an plus tôt, il y a un
seul mot d’ordre : il faut que cela
change. En 1998, dans la foulée du
titre mondial des Bleus, le Championnat avait été traversé d’un
souffle populaire nouveau, les
stades s’étaient remplis soudain
d’un public féminisé, les héros restés
au pays (Barthez, Trezeguet, Henry
et quelques autres) semblaient en
tournée des plages dans un mois
d’août euphorique.
Jaune
Bleu
Jaune
MÊME SI LES JOURNAUX finissent toujours par emballer le poisson, il arrive que la date limite de
fraîcheur s’étende au-delà du raisonnable. Prenez L’Équipe il y a un an, à
l’instant de présenter le Championnat de France de Ligue 1, saison
2005-2006. On résume les grandes
lignes de l’époque : il est temps que
ça change, que la L 1 cesse d’être le
Championnat le plus fermé et le plus
ennuyeux d’Europe, que la moyenne
de buts remonte, que la contestation
de la supériorité de Lyon s’organise,
que l’arbitrage arrête de donner le
bâton pour se faire battre par ses
divisions et ses mesquineries, que les
dirigeants de club prennent quelque
hauteur dans leurs rivalités pour
atteindre, sinon à une éthique, du
moins à l’esquisse d’une morale.
Voilà, c’était il y a un an. Évidemment, cela n’aura échappé à personne, à moins de débarquer de
Mars : on peut conserver le crayon
dans sa poche à l’instant de rayer les
mentions inutiles. Tout reste valable,
rien n’a changé, et la Ligue 1 est
même prête à repartir pour un tour, à
l’aube du 69e Championnat de
France professionnel.
Ce qui change légèrement dans le
décor, c’est la position nouvelle de
Canal +, dont la manne représente
un tiers du budget des clubs, et qui,
après des années de promotion de
son produit nourricier, s’impatiente
face au spectacle, réclamant plus de
buts, plus de suspense. Il est clair
qu’à travers cette position, la chaîne
prépare aussi les futures négocia-
Lille
Sète
Sochaux
RC Paris
Marseille
Sochaux
Sète
Lille
CO Roubaix-Tourcoing
Marseille
Reims
Bordeaux
Nice
Nice
Reims
Lille
Reims
Nice
Saint-Étienne
Reims
Nice
Reims
Monaco
Reims
Monaco
Saint-Étienne
Nantes
Nantes
Saint-Étienne
Saint-Étienne
Saint-Étienne
Saint-Étienne
Marseille
Marseille
Nantes
Saint-Étienne
Saint-Étienne
Saint-Étienne
Nantes
Monaco
Strasbourg
Nantes
Saint-Étienne
Monaco
Nantes
Bordeaux
Bordeaux
Paris-SG
Bordeaux
Monaco
Marseille
Marseille
Marseille
Marseille
non attribué
Paris-SG
Nantes
Auxerre
Monaco
Lens
Bordeaux
Monaco
Nantes
Lyon
Lyon
Lyon
Lyon
Lyon
Noir
Noir
OUPET, Malouda, Abidal, Wiltord, Govou, Cris, Juninho,
Fred, Tiago, Müller. C’est la liste des Lyonnais qui ont
brillé lors de la Coupe du monde, le mois dernier. C’est
aussi la liste des Lyonnais qu’on cherchera en vain, ce soir,
à Nantes, sur la pelouse de la Beaujoire. On se demande
quelle urgence commandait que le Championnat de France
reprenne si vite. Notre Ligue 1, qui s’affiche en telenovela
brésilienne sur les écrans de publicité, a-t-elle déjà oublié
qu’un bon feuilleton ne peut pas se passer de ses meilleurs
acteurs ?
Demain et dimanche, d’autres encore manqueront
probablement à l’appel. Dhorasoo, Pauleta, Ribéry, Alou
Diarra… À l’heure où elle se creuse les méninges pour
rendre le Championnat plus spectaculaire, la Ligue de
football professionnel a choisi de cultiver un curieux
paradoxe.
Il n’y a pas tout à fait de quoi nous gâcher le plaisir de
retrouver notre feuilleton préféré. Mais, à tout prendre, on
aurait bien patienté une semaine supplémentaire pour
s’éviter un premier épisode un peu tronqué. Si cette saison
devait ressembler aux trois précédentes, l’OL aurait beau
jeu d’aligner une équipe bis dans les dernières journées,
une fois son sixième titre en poche. Qui pourrait alors lui
reprocher de fausser le Championnat ?
Parce qu’on a beau essayer de faire semblant d’y croire, on
a beau chercher tous azimuts des adversaires aux Lyonnais,
on a beau se rappeler que rien n’est jamais acquis… qu’il
ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué…
que tel est pris qui croyait prendre… que rien ne sert de
courir… Qui, aujourd’hui, peut sérieusement imaginer que
Lyon ne remportera pas son sixième titre de champion
d’affilée le 26 mai prochain ?
Les Lyonnais eux-mêmes ont bien du mal à faire semblant.
Lors de notre consultation des acteurs de la Ligue 1, hier,
cinq footballeurs de l’OL ont accepté de se livrer au jeu
des pronostics. Et tous les cinq ont unanimement parié sur
eux-mêmes. Pour s’offrir des frissons, Lyon s’invente des
challenges. Gérard Houllier rappelle qu’aucune équipe d’un
Championnat européen majeur (France, Allemagne,
Angleterre, Espagne et Italie) n’a jamais décroché six titres
de champion consécutifs.
Ce n’est pourtant pas uniquement de la sorte que l’OL
gagnera définitivement la reconnaissance de ses pairs
européens. Pour avoir l’Europe à ses pieds, Lyon devra
pouvoir la contempler du sommet de la Ligue des
champions. Après deux échecs successifs en quarts de
finale, c’est son défi de l’année.
1933 :
1934 :
1935 :
1936 :
1937 :
1938 :
1939 :
1946 :
1947 :
1948 :
1949 :
1950 :
1951 :
1952 :
1953 :
1954 :
1955 :
1956 :
1957 :
1958 :
1959 :
1960 :
1961 :
1962 :
1963 :
1964 :
1965 :
1966 :
1967 :
1968 :
1969 :
1970 :
1971 :
1972 :
1973 :
1974 :
1975 :
1976 :
1977 :
1978 :
1979 :
1980 :
1981 :
1982 :
1983 :
1984 :
1985 :
1986 :
1987 :
1988 :
1989 :
1990 :
1991 :
1992 :
1993 :
1994 :
1995 :
1996 :
1997 :
1998 :
1999 :
2000 :
2001 :
2002 :
2003 :
2004 :
2005 :
2006 :
3
FOOTBALL LIGUE 1 (1
re
journée)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NANTES - LYON
Le champion ouvre à l’ouest
Sans plusieurs de ses stars, l’Olympique Lyonnais lance sa quête d’un sixième titre ce soir à Nantes.
C’est la tournée des plages. Au mois
d’août, Lyon va jouer à Nantes, à
Bordeaux, à Nice, là où sont les
vacanciers. Mais, en disputant trois
de ses quatre premiers matches à
l’extérieur, le champion de France
peut se mettre sous pression. « C’est
gênant, admet Claudio Caçapa, le
capitaine. Mais on n’a pas le choix.
Heureusement, cela a bien marché
pour nous à l’extérieur la saison dernière. » Gérard Houllier s’est fixé un
tableau de marche : « Idéalement,
on aime bien avoir deux points par
LYON DÉJÀ EN DANGER ?
Ceux qui n’auraient vu que le match
Caçapa : « On doit se méfier »
« COMMENT S’EST PASSÉ le stage à Châteauroux ?
– Très bien, on a bien travaillé pendant trois jours. Surtout,
on était entre nous, seulement le staff et les joueurs. On avait
besoin de ça, vu le nombre d’internationaux qui sont revenus
de la Coupe du monde.
– C’est particulier d’être au cœur d’un effectif à
deux vitesses, entre ceux qui sont prêts et ceux qui
ne le sont pas ?
– On savait depuis longtemps que ça se passerait comme
ça. C’est une période dont on doit se méfier. Il faut travailler
davantage encore.
– Quel est votre état d’esprit à l’instant de partir à
la conquête d’un nouveau titre ?
– Je suis heureux que la saison commence et j’ai envie
qu’elle commence bien. C’est important, le premier match.
En plus, à Nantes, on sait qu’on peut souffrir. La saison dernière, pour nous, cela avait été plus que dur. (Sourires.) Heureusement que “Greg” était là. Mais on ne veut pas voir le
même film. On veut être prêts, disponibles.
– Lorsque tant de joueurs majeurs sont absents,
est-ce que la confiance est différente ?
– Non, je ne crois pas. Parce qu’on a une très bonne équipe,
quand même ! Bien sûr, on a besoin des internationaux
mais, sans eux, on a vraiment de bons joueurs.
– Est-il important d’envoyer un message dès cette
première journée ?
– Il faut jouer, c’est tout. Le plus important, c’est de prendre
du plaisir, d’être vigilants, costauds et de bien démarrer le
Championnat. » – V. D.
Nantes-Lyon (0-1) la saison dernière
en Ligue 1 auraient eu du mal à croire
qu’il y a eu 39 points d’écart entre les
deux équipes à l’arrivée. Grâce à un
Coupet extraordinaire, les Lyonnais
avaient réalisé un hold-up hors du
commun. D’ailleurs, Lyon s’amuse
rarement à la Beaujoire, où il n’a
gagné que trois fois, toujours 1-0,
toujours grâce à un but d’un Brésilien
(Anderson, Juninho, Fred).
Les Nantais, dont l’équipe type a été
bouleversée de moitié ou presque,
ont été intéressants en match de préparation. Quelques Lyonnais reconnaîtront peut-être Wilhelmsson, qui
les avait torturés avec Anderlecht en
Ligue des champions, à Gerland
comme au parc Astrid. Pour Nantes,
se pose une question : est-ce le bon
moment ? Contre le Paris-SG (1-1,
5-4 aux tirs au but), dimanche, au
Trophée des champions, Lyon
n’avait pas beaucoup de marge,
c’est le moins qu’on puisse dire. Mais
son effectif, sur le papier, reste très
supérieur à celui de Nantes : même
quand Tiago et Juninho ne sont pas
là, Pedretti n’est pas titulaire, cette
saison. À l’instant de délivrer son
premier message de la saison,
devant les caméras de Canal + et
tous ses adversaires qui rêvent à sa
chute, Lyon reste bien équipé.
« L’équipe a progressé, elle est plus
mûre, assure Gérard Houllier. Les
jeunes, comme Benzema (dixhuit ans) et Ben Arfa (dix-neuf ans)
ont pris de la bouteille. Je suis très
content des trois recrues (Squillaci,
Toulalan, Källström). Cela me
semble avoir une très bonne tenue. »
Mais, à l’heure de basculer vers une
nouvelle saison, même Lyon est
confronté à une part d’inconnu.
VINCENT DULUC
En direct sur Canal +
21 : 00
Stade de La Beaujoire
Nantes
Lyon
Arbitre : M. Lannoy
2
3
11
19
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Benzema
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28
24
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14
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17
21
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cap.
18
23
Benn Arfa
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Face à Fabrice Pancrate (au
centre) et au Paris-SG (1-1,
5-4 aux tirs au but), lors du
Trophée des champions,
Lyon ne paraissait pas
irrésistible. Ce soir, à
Nantes, l’OL sera toujours
privé de ses stars mais
Jérémy Berthod et Claudio
Caçapa seront bien là.
(Photo Bruno Fablet)
AUJOURD’HUI
21 HEURES
Remplaçants : Heurtebis (g.) (16), Savinaud
(15), Ca (23), Payet (31) ou Wilhelmsson
(21), Oliech (9), Dimitrijevic (29), Keserü
(28).
Entraîneur : S. Le Dizet.
Absents : Da Rocha (cuisse), Das Neves
(épaule), El-Mourabet, Briant (g.), Rossi
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Wilhelmsson
d’entrée ?
Serge Le Dizet avait programmé une
opposition hier après-midi. Wilhelmsson, qui n’est pas encore prêt physiquement, figurait quand même dans
l’équipe des titulaires. « Si nous
gagnons, nous pouvons nous mettre le
public dans la poche. Si nous perdons,
ce ne sera pas une catastrophe »,
résume Éric Cubilier. – Ph. C.
Remplaçants : Hartock (g.) (25), Réveillère
(12), Diatta (15), Cris (3), Pedretti (26), Fred
(11), Rémy (34).
Entraîneur : G. Houllier.
Absents : Coupet (g.), Malouda, Abidal, Govou,
Wiltord, Juninho, Tiago (reprise), Müller
(torticolis).
Suspendus : aucun.
Cris et Fred
sur le banc
Après trois jours à Châteauroux avec
l’effectif au complet, l’entraîneur lyonnais a dû revoir ses plans du fait de
la blessure de Müller (torticolis) à
l’entraînement et le manque de
joueurs en attaque. Le onze de départ
sera identique à celui de dimanche
dernier lors du Trophée des champions. Toulalan sera bien titulaire,
Clerc occupera le flanc droit. – V. D.
Prix des places : 50
LES LYONNAIS MARCHERONT. – Parce qu’il est trop élevé, le bus lyonnais, qui comporte deux étages, ne pourra pas stationner devant la zone
d’entrée des vestiaires de la Beaujoire, comme c’est le cas habituellement des
cars visiteurs. Des dispositions ont été prises par le FC Nantes pour que les
Lyonnais ne se perdent pas au milieu d’une foule qu’on annonce nombreuse.
Hier, il ne restait que 700 places à vendre, toutes en tribune présidentielle. –
R. R.
Nantes - Lyon (Canal +)
DEMAIN
17 h 15
Rennes - Lille (Canal +)
20 HEURES
Auxerre - Valenciennes
Bordeaux - Toulouse
Le Mans - Nice
Lens - Troyes
Nancy - Monaco
Paris-SG - Lorient
Saint-Étienne - Sochaux
(ces sept matches sur Foot +)
DIMANCHE 6 AOÛT
18 HEURES
Sedan - Marseille
(Canal + Sport)
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
12 août, 17 h 15 : Lorient-Bordeaux
(Canal +) ; 20 heures : Lyon-Toulouse, Monaco - Saint-Étienne, Nancy-Sedan, Nice-Nantes, SochauxAuxerre, Troyes - Le Mans,
Valenciennes - Paris-SG.
Dimanche 13 août, 18 heures :
Lille-Lens (Canal + Sport) ;
21 heures : Marseille-Rennes
(Canal +).
Nantes, le mental en tête
Les Nantais espèrent rivaliser avec les meilleurs grâce à leurs recrues et, surtout, un état d’esprit plus conquérant.
NANTES –
de notre envoyé spécial
UN SUCCÈS CONTRE SAINT-ÉTIENNE a
toujours donné des ailes aux Canaris. C’était
le cas dans les années 70, quand les deux
clubs se disputaient presque invariablement
le titre de champion. Ça l’est encore
aujourd’hui. Il aura même suffi d’une mitemps très convaincante face aux Verts (3-0),
en amical, le 21 juillet à Cholet, pour que les
Nantais redonnent espoir à des fans désenchantés et confirment l’impression d’une
campagne de recrutement clinquante, qui
tranche en tout cas avec l’habituelle frilosité
locale.
La maison jaune a perdu ses deux piliers
(Landreau et Toulalan) mais, avec l’apport de
Stojkovic, Cubilier, Saïdou, Wilhelmsson et
Boukhari, elle se croit suffisamment robuste
pour figurer, comme l’espère le président
Roussillon, dans le premier tiers du classement. Vraiment ? Dans un passé très récent,
Caceres, pour ne citer que lui, avait pourtant
rappelé à l’environnement nantais qu’entre
un joueur connu internationalement et un
joueur de niveau international, il y avait une
marge. C’est en juillet que les footballeurs
envoient leur lettre au père Noël mais Serge
Le Dizet a certainement raison de ne pas
s’emballer : « Notre groupe est plus homogène, c’est certain. Cinq joueurs sont arrivés
pour nous apporter de la maturité, de l’expérience et un certain équilibre. Mais je me
méfie des jugements extrêmes. Surtout à
cette période de l’année. Le vrai révélateur,
ça reste quand même la compétition. »
Ce soir, c’est une équipe encore en rodage
qui défiera Lyon. Mais la Beaujoire pourrait
aussi découvrir une nouvelle facette du
FCNA : son caractère. Après avoir fait apprécier la finesse de son pied gauche aux Stéphanois, à qui il infligea un doublé, Boukhari
a montré qu’il ne se laissait pas marcher sur
les pieds. Contre Le Mans (0-1), il a été renvoyé au vestiaire au bout d’une demi-heure
de jeu, après une altercation avec Olivier
Thomas. L’incident incite Le Dizet à rappeler
« qu’entre “caractère” et “caractériel”, il
faut se méfier car la marge peut parfois être
mince ».
Au fond, l’entraîneur nantais n’est sans
VENDREDI 4 AOÛT 2006
doute pas mécontent. La saison passée, son
vestiaire était un vivier idéal pour un père
ayant une fille à marier. Cachés dans l’ombre
de Mickaël Landreau, les gendres parfaits
ont laissé place à un groupe moins apathique. « Dans l’état d’esprit, dans l’engagement, il y a une grosse différence, estime
Mamadou Diallo. Tout a changé. Tout le
monde s’investit, on communique plus entre
nous. »
Diallo : « Tout a changé »
Désespéré des failles mentales d’un groupe
en fin de cycle, Japhet N’Doram a axé le
recrutement sur des profils expérimentés,
capables, dès la première bourrasque,
d’empêcher l’équipe de se noyer. Le Camerounais Saïdou répond déjà à cette exigence.
Il était pisté par le Paris-SG, notamment,
mais, aux yeux de ses coéquipiers, son meilleur brevet reste son passage à Galatasaray.
« Pour s’imposer dans le Championnat turc,
il faut avoir du caractère. Nous en manquions, par le passé. Les autres recrues aussi
ont ce profil. Serge a insisté sur l’état d’esprit
et il a raison. Nous devrons savoir rester tous
ensemble, surtout quand ça ira moins bien »,
explique Guillon. Remplaçant il y a un an, le
défenseur central portera désormais le brassard laissé par Landreau. Il faut y voir un
signal de Le Dizet à son groupe. Et Franck
Signorino a les yeux grands ouverts : « Ici, la
tendance a toujours été de privilégier le beau
jeu. Quitte, parfois, à oublier l’efficacité. La
saison dernière, ça nous a joué des tours. On
sent que l’équipe a plus de caractère, qu’elle
est plus agressive, qu’elle n’a pas envie de se
faire bouger, qu’elle saura se révolter pour
tenter d’aller chercher un résultat. »
RAPHAËL RAYMOND
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
L’OLYMPIQUE LYONNAIS a
débarqué à l’heure du dîner, hier
soir, dans un hôtel de la banlieue
nantaise. Les quintuples champions
de France venaient de passer trois
jours à Châteauroux, où, pour la première fois de l’été, tous les joueurs
lyonnais ont été réunis, ceux qui ont
repris l’entraînement depuis un mois
et ceux qui viennent de revenir pour
cause de Coupe du monde. Ce soir à
Nantes, Lyon ouvre la saison
2006-2007 de Ligue 1. Le champion
pour le match d’ouverture, sur le terrain du dernier club qui l’avait précédé au palmarès du Championnat de
France : la saison commencerait en
beauté si toutes les stars de l’OL – et
de la L 1 – étaient sur le terrain. Mais,
bien sûr, il reste de quoi faire.
LYON ET LE MOIS D’AOÛT
match. Huit points fin août, ce serait
bien, oui. On joue trois fois à l’extérieur mais on a souvent fait de
bonnes choses à l’extérieur. On va
bien défendre et, en défendant bien,
on aura forcément une chance. »
Mais, par-delà son calendrier, l’OL
est toujours confronté au mois
d’août à une atmosphère particulière, liée aux bouleversements
potentiels de son effectif en pleine
période de transferts. Les impatiences de certains Bleus (Abidal,
Malouda) attestent que la période
sera peut-être plus délicate encore
qu’à l’habitude. « La différence avec
l’an passé, souligne Houllier, c’est
que les Brésiliens et les Français sont
revenus de la Coupe du monde avec
une énorme déception. L’an passé,
c’est vrai, on avait souffert en août,
on avait gagné nos matches à l’arraché. C’est une période difficile mais
je crois que, cette année, l’équipe est
meilleure. »
Bleu
Rouge
de notre envoyé spécial
Au fond, il n’y a que deux hypothèses : soit les dirigeants du football
français étaient persuadés que
l’équipe de France n’avait aucune
chance d’atteindre la finale de la
Coupe du monde, soit ils jugeaient
leurs semblables parfaitement incapables de retenir les mondialistes en
Ligue 1. Car la Ligue 1 démarre ce
soir, un 4 août, bien avant tous ses
voisins majeurs. Trois semaines et
cinq jours après la finale de la Coupe
du monde Italie-France (1-1, 5-3 aux
tirs au but), l’ouverture de la Ligue 1
présente un quintuple champion de
France privé de dix de ses onze mondialistes au coup d’envoi. Seul
Källström sera titulaire. Cris et Fred
seront sur le banc ; Juninho, Coupet,
Malouda, Abidal, Wiltord, Govou,
Tiago et Müller sont rentrés directement à Lyon depuis Châteauroux.
Il y a tellement de stars en L 1 et ce
Championnat est tellement attractif
du début à la fin qu’il peut bien se
permettre de repartir de guingois. Et
l’on n’entendra personne, cette fois,
se plaindre, comme à Lille (0-4), en
fin de saison dernière, que la meilleure équipe française de ces cinq
dernières saisons laisse autant de
monde sur le banc. En avril, la
concurrence avait stigmatisé les
choix de Gérard Houllier, qu’elle
subissait. Cette fois, la Ligue les a
provoqués. C’est mieux ? Cela se
discute. Pourquoi le football français
de clubs n’arrive-t-il pas à être plus
cohérent ?
Jaune
Bleu
Jaune
NANTES –
OÙ SONT LES STARS ?
Noir
Noir
L’OL se lance à l’assaut
de son sixième titre
d’affilée de champion de
France ce soir à Nantes
(21 heures), pour
le match d’ouverture de
la saison 2006-2007, qui
l’opposera au club qui l’a
précédé au palmarès du
Championnat, en 2001.
Ce qui rappelle que Lyon
domine depuis
longtemps. Et que Nantes
est depuis longtemps
rentré dans le rang. Mais
ce soir, tout est permis.
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 – TOUR DE FRANCE DES CLUBS
Que peut-il craindre ?
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
AUXERRE
En soins depuis le début de la semaine
(coup à un genou), Kaboul s’est entraîné normalement hier. Quant à Ba,
blessé aux adducteurs lors l’entraînement de mercredi, il passera une échographie aujourd’hui. – J.-P.G.
Le quintuple champion de France apparaît encore comme le grandissime favori du Championnat.
BORDEAUX
Henrique (genou droit) dont l’état
inquiétait Ricardo qui doit déjà se passer de Beto (problèmes gastriques), va
passer un examen médical. En
revanche, Smicer ne se ressent plus du
tout de ses douleurs et pourrait faire
partie du groupe demain. – L. L.
Jour J
C’est parti. Ce soir, au stade de la
Beaujoire, retentiront déjà les
trois coups du Championnat de
Ligue 1, version 2006-2007.
Nous achevons donc aujourd’hui
notre traditionnel Tour de France
des clubs en nous attardant à
Lyon, quintuple champion de
France en titre et grandissime
favori à sa propre succession.
Jusqu’à présent, l’OL de Gérard
Houllier n’a perdu aucun joueur
majeur et enregistré l’arrivée de
trois espoirs : Squillaci, Källström
et Toulalan. Mais Jean-Michel
Aulas et Bernard Lacombe n’ont
sans doute pas fini leur marché.
L’OL est-il invincible ?
LENS
Mise en place tactique hier. Carrière
est resté aux soins (mollet) et fera un
dernier test ce matin pour savoir s’il
sera du match face à Troyes. Cousin
fera de même lors d’une séance dédiée
au jeu de tête où Gillot jugera de son
appréhension à jouer les ballons
aériens. L’attaquant lensois a refusé
de porter une protection nasale après
sa fracture du nez en amical. A. Diarra
a continué son travail de remise en
condition physique. Aujourd’hui,
entraînement à huis clos. – H.W.
LORIENT
Séance légère hier. À l’exception des
blessés (Bourhani, Yesso, Ewolo,
Recorbet), Gourcuff dispose de
l’ensemble de son effectif. Trois
anciens joueurs du PSG seront dans le
groupe des dix-huit Merlus au Parc des
Princes : Stéphane Pédron, Fabrice
Abriel et Fabrice Fiorèse. – G. J.
DÉJÀ PARUS
Valenciennes, Sedan, Lorient, Troyes,
Sochaux, Toulouse, Nancy, Nantes,
Le Mans, Nice, Saint-Étienne, Monaco,
Rennes, Paris-SG, Lens, Auxerre, Marseille, Lille et Bordeaux.
MONACO
Si Di Vaio s’est entraîné hier, l’attaquant italien, qui s’est préparé seul
pendant deux mois, ne sera sans doute
pas prêt pour débuter à Nancy. Modesto (déchirure intercostale) a seulement
couru et reste incertain. Gakpe, mollet
droit encore bandé, a fait les exercices
avec le groupe, tandis que Nimani
(problème musculaire), Bernardi
(genou) et Plasil (reprise) ont été testés
et le seront encore aujourd’hui. – E. B.
LYON –
de notre envoyé spécial
NANCY
Gennaro Bracigliano était au repos
hier, toujours en raison d’une cheville
droite douloureuse mais devrait tenir
sa place dans le but demain. – L. D.
NICE
Remis d’une béquille à la cuisse droite,
Moussilou a retouché le ballon hier et
devrait être bon pour le service au
Mans. Poursuite de la préparation physique pour Koné, rétabli d’une lésion à
l’aponévrose de la cuisse. Concernant
le gardien titulaire, Antonetti a informé hier après-midi Grégorini et Lloris
de son choix. Sa décision sera rendue
publique à l’issue du dernier entraînement. – Ja. G.
Avec Sébastien Squillaci (à gauche), Lyon a enrichi son effectif d’un 18e international A. Jérémy Toulalan (à droite) n’a encore connu de sélections qu’en
Espoirs. Le recrutement lyonnais semble conforter l’avance du quintuple champion de France sur la concurrence.
(Photo Pierre Lahalle)
rer la finition au terme d’une attaque
placée », expliquait Houllier, hier,
dans ces colonnes.
Lyon dispose donc d’une belle marge
de progression dans le jeu, et c’est
bien ce qui inquiète ceux qui lorgnent sur son fauteuil. Mais Lyon ne
doit pas non plus négliger ce qui était
aussi sa force les saisons précédentes. « On doit faire preuve
d’humilité et toujours raisonner en
termes collectifs », répétait à l’envi
Juninho, à peine arrivé à TolaVologe, le centre d’entraînement de
l’OL, lundi dernier. Le milieu de ter-
rain brésilien sait de quoi il parle. Il
vient de traverser une Coupe du
monde que tout le monde promettait
à la Seleçao avant son coup d’envoi.
Ultra-favori, le Brésil s’est également montré ultra-suffisant et est
rentré ultra rapidement au pays.
A priori, le groupe lyonnais apparaît
à l’abri d’un tel dérapage. « La première chose qui fait notre force, c’est
l’ambiance qui règne au sein de ce
groupe, assure Claudio Caçapa, le
capitaine. J’espère juste qu’on affichera la même envie et le même
refus de la défaite que par le passé. »
La seconde, c’est que, pour le
moment, Lyon n’a perdu aucun de
ses joueurs cadres quand la plupart
des autres équipes françaises
rament pour se renforcer. Plus fort
encore, Lyon semble avoir réussi à
renforcer son équipe bis avec des
internationaux comme Sébastien
Squillaci (Monaco) ou Kim Källström
(Rennes) et un Espoir français aux
portes des Bleus comme Jérémy Toulalan (Nantes).
L’effectif lyonnais atteint un tel
degré de qualité qu’il devient en fait
extrêmement délicat, pour certains
postes, de dégager un titulaire indiscutable. Qui peut dire aujourd’hui
qui, de l’international Réveillère ou
de l’Espoir Clerc, disputera le plus de
matches comme défenseur latéral
droit ? Et Squillaci, très solide lors du
Trophée des champions remporté
face au PSG, va sûrement porter la
concurrence en défense centrale à
un autre niveau que ne l’avait fait le
Suisse Müller en janvier dernier.
« Lyon, ce n’est pas seulement une
équipe de onze joueurs, c’est un
groupe très large », a ainsi résumé
Caçapa. Rançon du succès, ce
groupe majoritairement formé
d’internationaux devra composer
sans un grand nombre d’entre eux
lors des premiers matches de Championnat. « Mais ceux qui ont joué
contre Paris ont démontré qu’ils
étaient bien », plaide le défenseur
brésilien. Ils devront le prouver une
nouvelle fois. Car Lyon, quelle que
soit sa composition, sera l’équipe à
battre. Et, à l’échelon national, il y a
bien longtemps qu’elle n’a pas vacillé.
DAMIEN DEGORRE
« Ma passion, c’est la Ligue des champions »
JUNINHO espère que ses coéquipiers sauront se remettre en question pour assouvir de nouvelles ambitions.
LYON –
comme les favoris. Mais ça, je ne le
pense pas du tout. Contre Paris, lors du
Trophée des champions (1-1, 5-4 aux
tirs au but), ç’a déjà été très difficile. Le
PSG a montré que ce n’était plus la
même équipe que l’an dernier.
de notre envoyé spécial
« DANS QUEL ÉTAT D’ESPRIT
attaque-t-on une saison de L 1
après avoir connu une telle
déception en Coupe du monde ?
– La Coupe du monde est terminée, je
ne veux plus en parler. Maintenant, je
veux commencer mon travail avec
Lyon et continuer à donner du plaisir
aux supporters, à monter en puissance
et progresser.
– Avec encore plus d’ambitions
que la saison précédente ?
– Exactement. Mais, à mon avis, pour
réaliser quelque chose cette année, il
va falloir beaucoup d’humilité. Tout ce
qu’on a réussi avant, c’est terminé.
Chaque année est encore plus difficile,
même si des gens vont nous considérer
– Quelles équipes craignez-vous
le plus ?
– Il y a Paris, donc, mais aussi Bordeaux qui va disputer les premières
places avec nous, Marseille, Lille, toujours Monaco, et peut-être une autre
surprise. Mais si je peux simplement
demander quelque chose à tout le
monde, c’est de l’humilité. La Coupe
du monde a été un très bon exemple.
Elle a prouvé que le plus important,
dans le foot moderne, c’est le collectif.
Vous pouvez avoir de très grands
joueurs avec vous, s’ils ne raisonnent
pas en termes de collectif, on a sans
doute des matches spectaculaires,
mais on n’atteint pas l’objectif final.
– Vous pensez vraiment qu’il y a
un risque de manque d’humilité ?
« Je vais laisser
de côté la Seleçao »
– Il y a toujours un risque. Quand ça
fait cinq ans que tu es champion, le
risque naturel est de penser que tu es le
meilleur. Comme je suis l’un des plus
anciens du groupe, je considère que
c’est mon rôle de sonner l’alerte avant
de commencer le Championnat. Mais
on a une bonne mentalité, on ne va pas
changer.
– L’an passé, Lyon avait largement dominé le Championnat.
Budget :
1100 M
Lyon
La saison dernière
Championnat :
1err de Ligue 1
avec 84 points.
Coupe
p de France :
éliminé en quart de finale
par Marseille (1-2).
Coupe de la Ligue :
éliminé en seizième de finale
par Nantes (1-1, 3-4 aux t.a
t.a.b.).
Effectif
Gardiens
Champion de France
Coupet, Vercoutre, Hartock.
en 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006.
Défenseurs
Vainqueur de la
Abidal, Caçapa (BRE), Squillaci, Müller (SUI),
Coupe de France
Cris (BRE), Clerc, Berthod, Réveillère, Diatta (SEN).
en 1964,
1964 1967 et 1973
1973.
Milieux
Vainqueur de la
M. Diarra (MAL), Toulalan, Källström (SUE),
Coupe de la Ligue en 2001.
Tiago (POR), Juninho (BRE), Malouda, Pedretti, Idangar, Hima.
Attaquants
Vainqueur du Trophée
Govou, Wiltord, Benzema, Ben Arfa, Fred (BRE), Carew (NOR). des champions en 2002, 2003,
2004, 2005 et 2006.
Ligue des champions :
éliminé
, en quart de finale
par l AC Milan (0-0, 1-3).
Internationaux A :
Coupet
Arrivées
Clerc
Caçapaa
Toulalan (Nantes), Källström (Rennes),
SSquillaci
q ill i ((Monaco),
(M
)), Idangar
Id g (V
(Valenciennes
l i
[[L 2],
2]], r.p.),
p ),) Hima
H ((Châteaurouxx [[L 2]
2],], r.p.).
p)
l. : libre ; r.p. : retour de prêt ; p. : prêt ;
t.d. : transfert definitif ; f.c. : fin de contrat.
Palmarès
Cris
Abidal
M Di
M.
Diarra
Tiago
Coupet, Abidal, Squillaci, Malouda,
Pedretti, Govou, Wiltord, Réveillère,
Caçapa (BRE), Müller (SUI), Cris (BRE),
Diatta (SEN), M. Diarra (MAL), Källström
(SUE), Tiago (POR), Juninho (BRE),
Fred (BRE), Carew (NOR).
Juninho (cap.)
(cap )
Malouda
Govou
FFredd
Stade de Gerland (42 000 places).
Record d’affluence : 48 552 spectateurs
(Lyon - Saint-Étienne, le 9 septembre 1980).
Entraîneur : G. Houllier
Départs
Monsoreau (Monaco),
(
),
Clément ((Glasgow
g Rangers),
g ),
Re. Riou (Lorient, p.).
Prix des places : 15 à 100 euros.
Aujourd’hui, il apparaît encore
comme l’immense favori…
– (Il coupe.) Je ne suis pas d’accord.
On n’a pas largement dominé. Bien sûr
qu’il y a une différence de points considérable à la fin (quinze), mais on avait
passé un mois de janvier difficile.
– Quand estimez-vous être prêt
à jouer ?
– J’espère être disponible à partir du
deuxième match, comme l’année dernière. C’est toujours agréable de commencer à Gerland.
– Et, cette année, vous ne jouerez plus avec l’équipe du Brésil ?
– En effet, je pense que je vais laisser
de côté la Seleçao. Je voulais participer
à une Coupe du monde, c’était important à titre personnel. Mais mainte-
nant, je vais uniquement me consacrer
à Lyon.
– Cette retraite internationale
est-elle une décision définitive ?
– Je pense, oui, que ce sera définitif.
J’ai trente et un ans. Ce qui est intéressant pour moi, c’est de jouer les
grandes compétitions, mais ce sera difficile de disputer une deuxième Coupe
du monde. La clé, pour l’équipe nationale du Brésil, sera un peu de changement, avec des joueurs plus jeunes, car
quand tu n’as pas de bons résultats, il
faut changer.
– Quel sera votre objectif principal ?
– D’abord, être régulier, comme
j’essaie de l’être à chaque fois. Bien
sûr, si on peut terminer la saison de la
même manière que les précédentes,
avec un titre de champion national, ce
sera déjà très bien. Mais ma passion,
c’est toujours la Ligue des champions.
On a échoué de peu les deux dernières
saisons. Avec un effectif élargi, peutêtre irons-nous encore plus loin ?
– Lyon a déjà enregistré les arrivées de Källström, de Squillaci et
de Toulalan…
– C’est important. Ce sont des joueurs
expérimentés qui, j’espère, vont nous
aider à gagner la plupart des matches.
Mais Lyon s’est rarement trompé dans
le recrutement.
– Avez-vous suivi le recrutement lyonnais ?
– Pas trop, mais je connais bien
Källström, Toulalan, Squillaci. Ce sont
de grands joueurs, très forts à Rennes,
Nantes et Monaco, et à mon avis, avec
nous, ils vont encore progresser. »
– D. D.
Le bon finish de Lyon
Depuis plusieurs saisons, les Lyonnais sont souvent hyperactifs
dans les derniers jours du mercato.
CHAMPION DE FRANCE depuis la saison 2001-2002,
l’Olympique Lyonnais anime très régulièrement le marché
des transferts. Il a même ses petites habitudes. Il commence très tôt, dès l’ouverture officielle. Ce fut encore le
cas cet été, avec la signature de trois joueurs : Toulalan,
Källström et Squillaci.
Puis il se calme, disparaît même de l’actualité des transferts avant de réapparaître, reposé et agressif, dans les dernières semaines du mois d’août. Et c’est généralement à ce
moment précis que les dirigeants lyonnais réalisent des
« coups » et ajustent intelligemment leur groupe.
Quelques exemples. Le 31 août 2001, l’OL achetait le Strasbourgeois Peguy Luyindula, appelé à remplacer Steve Marlet, transféré à Fulham. Le 28 août 2003, c’est Giovane
Elber qui était engagé après un formidable bras de fer avec
Monaco. Un an plus tard, quelques heures avant la fermeture du marché, Jean-Michel Aulas parvenait à convaincre
Sylvain Wiltord de rejoindre Lyon.
La veille, le président achetait Nilmar, le jeune attaquant
brésilien des Corinthians. Les quinze derniers jours du mercato 2005 ont également été animés avec la vente pour
38 millions d’euros d’Essien à Chelsea, l’arrivée du Portugais Tiago et l’achat du Brésilien Fred, acheté 15 millions
PAGE 4
d’euros. Une somme pour l’OL, qui n’avait pas déboursé
autant d’argent depuis Sonny Anderson qui avait coûté
116 millions de francs en 1999 (17 millions d’euros).
« Cette façon de procéder n’est absolument pas volontaire, explique Marino Faccioli, directeur administratif de
l’Olympique Lyonnais. Ce sont des opportunités. Si c’était
une règle, ce serait vraiment dangereux. Ce sont plutôt des
coups. Je pense à Fred. Ça n’était pas forcément prévu. On
a eu des informations assez tardives sur ce joueur. On a vu
si c’était possible. On l’a fait. Quand on fait signer rapidement des recrues, comme cet été, c’est qu’on maîtrise parfaitement les dossiers. Toulalan, ça fait un an qu’on le suit.
Squillaci, ça fait six mois. Mais, encore une fois, il n’y a pas
de règles. »
La fin août approche. Lyon devrait revenir sur le devant de
la scène… Jean-Michel Aulas, actuellement en vacances
sur son bateau, rêve d’un gros coup qui ne devrait pas être
Franck Ribéry. Ni David Trezeguet que Didier Deschamps
souhaite conserver, tout comme Mauro Camoranesi qui
plaît pourtant beaucoup au président de l’OL et à son
conseiller, Bernard Lacombe. Mais l’Olympique Lyonnais a
certainement d’autres idées.
GUILLAUME DUFY
if
RENNES
CERTAINS JOUEURS, comme Juninho, rêvent d’un triomphe en Ligue des
champions, épreuve où l’OL échoue
depuis deux ans en quarts de finale.
Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, qui s’imaginait au Stade de
France en mai dernier, n’a sans doute
pas renoncé à cette ambition européenne. Mais comme chaque saison,
l’objectif no 1 du club restera de décrocher le titre national. Un sixième de
suite. C’est aussi le souhait de Gérard
Houllier. « Le plus beau, c’est le titre de
son pays, confiait-il le 17 juillet dernier. Surtout quand aucun club d’un
grand pays de football n’a réussi à
gagner six fois d’affilée. » Lyon aimerait bien être un précurseur.
Séance allégée hier, axée essentiellement sur les coups de pied arrêtés et le
travail devant le but.
SEDAN
Entraînement à huis clos hier. Souffrant du quadriceps de la jambe
gauche, Pujol en a été dispensé. Il suivra aujourd’hui une séance en solo
ma is de meu re i nc er tai n p our
dimanche. – P. R.
SOCHAUX
Potillon (tendinite à une cheville) a été
une nouvelle fois ménagé hier matin.
Le défenseur effectuera cependant la
dernière séance d’entraînement avant
le départ pour Saint-Étienne. – C. M.
TOULOUSE
Séance spécifique hier. Le coach toulousain, qui doit composer avec deux
forfaits en défense (Congré, Arribagé)
et une incertitude (Ebondo), a intégré
dans le groupe le jeune Capoue. – M. J.
TROYES
e
LES PLUS SARCASTIQUES diraient
que la principale inconnue porte sur le
nombre de points d’avance que Lyon
comptera sur son suivant. Même si les
joueurs et le staff technique s’en
défendent avec plus ou moins de
conviction, l’OL apparaît comme
l’immense favori. Le sondage réalisé
hier par L’Équipe confirme cette tendance. Gérard Houllier pourrait aussi
rétorquer que « ceux qui connaissent
le foot » savent que rien n’est jamais
joué d’avance. Aujourd’hui, puisqu’il
faut trouver une inconnue lyonnaise,
on peut toujours se demander quel
sera le visage définitif de l’OL à la fin du
mercato et si un grand attaquant viendra renforcer son effectif avant le
31 août ?
Le style
y
L’OL DEVRAIT rester fidèle à son
schéma à quatre défenseurs, un milieu
placé devant la défense, deux autres
récupérateurs à ses côtés également
chargés de porter le jeu vers l’avant,
deux joueurs de couloir et une seule
pointe. Mais dans ce système, tous les
joueurs ont un rôle défensif qu’ils ne
doivent pas négliger, y compris l’attaquant de pointe. Carew et Fred
l’avaient plutôt bien intégré la saison
dernière. Alors si l’OL dégotait le
buteur de ses rêves, celui-ci ne devrait
pas pour autant être dispensé de
tâches défensives.
Victime d’une entorse à une cheville
hier matin, Enza Yamissi est forfait
pour le déplacement à Lens. Pour le
remplacer dans le groupe, Furlan pourrait faire appel au jeune Berkak.
– J.-P. K.
VALENCIENNES
Blessé mardi à l’entraînement, Bourgeois souffre d’une petite déchirure
aux ischio-jambiers, et devrait être
indisponible une semaine. Hier, après
un choc à l’entraînement, c’était au
tour de Dufresne (hématome inguinal)
de rejoindre une infirmerie déjà bien
remplie. Le capitaine du VAFC doit
observer une semaine de repos.
Antoine Kombouaré ne dispose plus
que de dix-huit joueurs valides pour le
déplacement à Auxerre.
COMMISSSION DE DISCIPLINE
Civelli
suspendu
Si la Ligue a « effacé » tous les
cartons et suspensions en cours à la
fin du dernier Championnat, elle a
examiné hier les cas de certains
joueurs expulsés lors des derniers
matches de préparation.
LIGUE 1. – Un match de
suspension ferme : Civelli
(Marseille), expulsé en amical face
à Lille. Un match de suspension
avec sursis : Biancalani (Nancy),
expulsé en amical face à Gueugnon.
LIGUE 2. – Un match ferme et un
match avec sursis : Montano
(Montpellier). Un match ferme :
Chapuis (Grenoble), Ab. Cissé
(Montpellier), V. Kouassi
(Libourne-Saint-Seurin). Un match
avec sursis : Adam (Gueugnon),
expulsé en amical face à Nancy,
Vivian (Grenoble), expulsé en amical
face à Lyon.
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Dans le sondage réalisé par L’Équipe
(lire l’édition d’hier) sur l’identité du
futur champion, Gérard Houllier
refuse de se livrer au jeu du pronostic. Par superstition ? Pas son genre.
Par excès de modestie ? Non plus.
Par inquiétude sur la valeur de son
groupe ? On peut en douter. Mais le
technicien rhodanien ne veut sûrement pas conforter ses joueurs dans
les certitudes que le milieu leur
assène. Il tient à ce que leur enthousiasme ne se transforme pas en complexe de supériorité lors des débats
nationaux, et que cette grande
équipe franchisse le cap de la « très
grande équipe ». « On le deviendra
si on prend conscience qu’on a vraiment les moyens, techniquement, de
bien conserver le ballon et de prépa-
Bleu
Rouge
Jaune
Le banc
a été renforcé
Entraînement à part, hier, pour Dhorasoo et Pauleta. Ce dernier a cependant
intégré une opposition avec les jeunes.
Diané et Rodriguez, remis de leur
contracture à une cuisse, ont couru.
Traoré (élongation) est resté aux soins.
Dans l’après-midi, tous les joueurs
avaient rendez-vous pour des soins au
Camp des Loges. Demain, contre
Lorient, Paris s’oriente vers un 4-4-2
avec Frau et Kalou en attaque et
Pancrate à droite. – J. T.
Jaune
PARIS-SG
Noir
Bleu
Noir
SI LE TOUR DE FRANCE éprouve
quelques difficultés à dénicher un
patron à son peloton, la Ligue 1 en
tient un depuis cinq ans, et il apparaît peu enclin aux défaillances.
Après quelques finishs au sprint en
2002 et en 2003, le champion en titre
a assis son autorité dans l’Hexagone
et progressivement accru son avance
sur ses poursuivants. Trois points sur
Paris en 2004, douze sur Lille en
2005, quinze sur Bordeaux en 2006.
La courbe, exponentielle, est intimidante, et les dauphins, presque résignés à l’idée de s’accrocher à la crinière d’un Lyon bien solitaire. Tous
les entraîneurs de L 1, qui aimeraient
sans aucun doute, dans leur majorité, pouvoir composer leur propre
équipe avec le seul banc lyonnais,
voient l’OL se succéder à lui-même
en mai prochain. Tous, sauf un.
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Bleu
Rouge
Bleu
Jaune
Bleu
Jaune
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Noir
Noir
VENDREDI 4 AOÛT 2006
6
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
Tous les acteurs d’une
Le Championnat de France, 69e du nom, reprend ce soir, avec Nantes-Lyon. Retrouvez tous les effectifs, tous les
Équipe de France
Les grandes dates
de la saison
2006-2007
re
1
2
journée
Samedi 5 août 2006
Nantes Lyon
Lens Troyes
Nancy Monaco
Le Mans Nice
Rennes Lille
Sedan Marseille
Paris-SG Lorient
Bordeaux Toulouse
Auxerre Valenciennes
Saint-Étienne Sochaux
38e journée, le 26 mai 2007
e
journée
Samedi 12 août 2006
Lille Lens
Nancy Sedan
Nice Nantes
Lyon Toulouse
Troyes Le Mans
Marseille Rennes
Sochaux Auxerre
Lorient Bordeaux
Monaco Saint-Étienne
Valenciennes Paris-SG
Retour 20e journée, le 13 janvier 2007
3
e
journée
6
e
Samedi 9 septembre 2006
journée
Lyon Troyes
Nantes Lille
Bordeaux Nice
Toulouse Nancy
Rennes Sochaux
Auxerre Monaco
Le Mans Lorient
Lens Valenciennes
Paris-SG Marseille
Sedan Saint-Étienne
Retour 23e journée, le 3 février 2007
Samedi 16 septembre 2006
journée
Troyes Nice
Nancy Rennes
Sochaux Lens
Lorient Lyon
Sedan Le Mans
Lille Toulouse
Monaco Paris-SG
Marseille Bordeaux
Valenciennes Nantes
Saint-Étienne Auxerre
Retour 24e journée, le 10 février 2007
7
F. Thomas
Be. Cheyrou
h
( )
(cap.)
Jelen ou
Kahlenberg
Akal
k é
e
Samedi 30 septembre 2006
journée
e
Samedi 14 octobre 2006
journée
Nice Lorient
Troyes Lille
Le Mans Nancy
Lens Marseille
Nantes Sochaux
Paris-SG Sedan
Rennes Auxerre
Bordeaux Monaco
Lyon Saint-Étienne
Toulouse Valenciennes
Retour 27e journée, le 3 mars 2007
Départs
parts
Santini (entraî
aîneur,
în Al-Wahda, EAU),
Berson (Aston Villa, ANG, r.p.),
M. Coulibaly (Istres, L 2),
Hamel (Marseille),
Lachuer (Troyes),
Luyindula (Marseille, r.p.),
Poyet (Dijon, L 2),
Suriano (Istres, L 2),
Vignaud (Rouen, CFA),
Violeau (arrêt).
Effectif
Gardiens : Basso, Chabert, Cool, Sauvage.
Défenseurs : Bolf (RTC), Grichting (SUI), Jaurès, Kaboul,
Kalabane (GUI), Martin, Mignot, Radet, Sagna.
Milieux : Akalé (CIV), Is. Ba (SEN), Be. Cheyrou, Kahlenberg (DAN),
Mathis, F. Thomas, A. Traoré (BUF), Vadocz (HON), Yebda.
A
Attaquants
: Jelen (POL), Lejeune, Niculae (ROU),
Oziemczuk (POL), Pieroni (BEL).
Le Mans
L’ann
annéée derniè
dernière
11e de L 1 avec 52 points.
Coupe de France :
éliminé en 32es de finale
par Lens, 0-1.
Coupe de la Ligue :
éliminé en demi-finales
par Nancy, 0-2.
Ent. : F. Hantz.
BUDGET
22,5
2,5 M
Départs
parts
Poulard (Brest, L 2, l.),
F. Thomas (Auxerre),
Boutabout (Sedan, L 2),
Fauré (Istres, L 2, r.p.),
Périatambée (Niort, L 2, l.),
La Vecchia (Juventus Turin, ITA, r.p.),
Chiumiento (Juventus Turin, ITA, r.p.),
Lisembart (l.),
Gormond (l.),
Ekhosuehi (l.)
Hautcœur (Saint-Étienne).
YY. Pelé
Pelé
O.. Thomas Cerdan
d
Calv
l é Bonnartt
ou Paulo
l ou Basa (cap.)
Andréé
Andr
Romaric
Fanchone
Grafite
fit
Sessegnon
Matsui
Effectif
Gardiens : Y. Pelé, Roche, Ferrand.
Défenseurs : Basa (SER), Bonnart, Calvé, I. Camara (GUI), Cerdan,
Louvion, Paulo André (BRE), Fischer, O. Thomas, Tokple.
Milieux : Baal, Coutadeur, Loriot, Matsui (JAP),
Sessegnon (BEN), Romaric (CIV), K. Touré.
A
Attaquants
: Is. Bangoura (GUI), De Melo (BRE), Douillard,
Fanchone, Grafite (BRE), Lucau, Samassa.
Is Ba
Is.
Bangoura
Stade Léon-Boll
éo lée
é (17 641 places). Record d’a’affluencce : 16 531 (Le Mans-Marseille, le 14 février
ée
fév
é 2004). Prix des places : de 5 à 40 euros.
Lille
Mavuba
Faubert
b
Fernando
Micoud
Francia
400 M
Départs
parts
Br. Cheyrou (Rennes),
Denilson (l.),
Roux (Ajaccio, L 2),
M. Baldé (Legia Varsovie, POL, p.).
Effectif
Gardiens : Ramé, Valverde.
Défenseurs : Jemmali (TUN), Beto (POR), Henrique (BRE), Planus,
Cid, Jurietti, Marange, Baysse, Trémoulinas, Bregerie.
Milieux : Mavuba, Micoud, Faubert, Alonso (ARG), Ducasse,
Fernando (BRE), Francia, T. Lavie, Smicer (RTC).
A
Attaquants
: Chamakh (MAR), Darcheville,
Laslandes, Perea (COL), Obertan.
Stade Jacques-Chaban-Delmas (34 198 places). Record d’affluenc
nce : 40 200 (Bordeaux-Juventus Turin, le 24 avril 1985), la capacittéé du stade a été réduite en 1998 pour la Coupe du monde. Prix des places : de 10 à 45 euros.
Arrivées
Arrivé
Sessegnon (Créteil, L 2),
Tokple (Paris-SG),
K. Touré (GFCO Ajaccio, N),
Louvion (Cannes, N),
Calvé (Sochaux),
Paulo André (Atletico Paranaense, BRE),
I. Camara (Parme, ITA),
Baradji (West Ham, ANG, r.p.),
Lupède (Tours, N, r.p.),
Choplin (Bayonne, N, r.p.).
Palmarès
Palmarè
Néant.
BUDGET
Ramé
Ramé
(cap )
(cap.)
JJurietti Jemmali Planus Marangee
Ch akh
Chamakh
kh ou DDarcheville
Darch ill
Niculae
cu
Pieroni
ie
Stade Abbé-Deschamps
é(23 467 places). Record d’affluuence : 21 304 (Auxerre-Bor. Dortmund, le 19 mars 1997). Prix des places : de 7 à 40 euros.
Lens
Arrivéées
Arriv
L’ann
annéée derni
dernièère
Palmarès
Palmarè
4e de L 1 avec 60 points. Champion de France
Coupe de France :
en 1998.
éliminé en 16es de finale
VVainqueur de la Coupe
par Rennes, 0-1.
de la Ligue en 1999.
Coupe de la Ligue :
Champion de France
es
éliminé en 16 de finale
de D 2 en 1937, 1949
par Auxerre, 2-3.
et 1973.
Ent. : P. Dréossi
BUDGET
Vignal (Portsmouth, ANG),
Si. Keita (Strasbourg),
Boukari (Châteauroux, L 2),
Ramos (Châteauroux, L 2),
Diane (r.p. Bastia, L 2),
Jabi (r.p. AC Ajaccio),
L. Malouda (r.p. Istres, L 2).
600 M
Départs
parts
Itandje
d
Demont A. Coulibaly
ly Hilton
t
AA. Di
Diarra ou
Si. Keita
Vignal
SSe. KKeita
it
(cap.)
Thomert
Jussiêê
Jussi
Assou-Ekotto (Tottenham, ANG),
Frau (Paris-SG),
Lachor (Sedan),
Kébé (Châteauroux, L 2, p.),
Khiter (AC Ajaccio, L 2, p.),
G. Rodriguez (URU,
Atlas Guadalaraja, MEX, r.p.),
Furtado (l.).
Martins Pereira (Amiens, p.).
Effectif
Gardiens : Brocard, Chabbert, Itandje.
Défenseurs : Barul, A. Coulibaly (MAL), Demont, Gillet,
Hilton (BRE), Jabi (GUI), Ramos (POR), Vignal, Zayatte.
Milieux : Carrière, Diamé, Diane (MAR), A. Diarra, S. Feindouno
(GUI), Hermach, Se. Keita (MAL), Si. Keita (MAL), Lacourt, L. Malouda.
Attaquants : Arsène, Aruna (CIV), Boukari (FRA/TOG),
Cousin (GAB/FRA), Jemaa (TUN), Jussiê (BRE), Monnet-Paquet,
Thomert.
C i
Co
Cousin
Aru
runa
Stade Félix-Bollaert (41 233 places). Record d’affluencee : 48 912 (Lens-Marseille, le 20 février
fév
é 1992). Prix des places : de 4 à 68 euros.
Lorient
Arrivéées
Arriv
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarèès
Palmar
Palmarès
Palmarè
Arrivées
Arrivé
Abriel (Guingamp, L 2),
3e de L 2 avec 66 points.
VVainqueur de la Coupe
Champion de France
Youla (Metz),
Cappone (Angers, N), Saïfi (AC Ajaccio),
Coupe de France :
de France en 2002.
en 1946 et 1954.
Bastos (Atletico Paranaense,
Dansoko (Cherbourg, N, r.p.),
éliminé en 16es
Champion de France de D 2
BRE),
Jallet (Niort, N), Le Pen (Strasbourg),
de finale par Lille, 0-1.
en 1964, 1974, 1978 et 2000. Audel (r.p. Lorient, L 2).
A. M’Bodji (Créteil, L 2),
Coupe de la Ligue :
VVainqueur de la
Mansouri (Châteauroux, L 2),
éliminé en 8es de finale
Coupe de France
Medjani (Metz), Gignac (Pau, N, r.p.),
par Monaco, 0-1.
par Nancy, 0-1.
en 1946, 1947, 1948,
Fiorèse (Al-Rayyan, QAT),
Ligue des champions :
1953 et 1955.
Ciani (Sedan),
e
3 du Groupe D avec 6 points. VVainqueur de la
Re. Riou (Lyon, p.).
Ent.
:
C.
Gourcuff
f
Ent. : C. Puel
BUDGET
UDDGET
Coupe de l’UEFA :
Coupe Intertoto en 2004.
211 M
Départs
parts
es
éliminé en 8 de finale
Audardd (cap.)
(cap )
Départs
parts
Sylva
l
Audel (Lille, r.p.),
par le FC Séville, 1-0, 0-2.
Barralon (Reims, L 2),
Coué (Clermont, N),
366 M
Effectif
Chalm
l é Tavlaridis Schmitz Tafforeau
afforeauu
L. Touré (Gueugnon, L 2, p.),
Boutruche Marchal Medjani
Boutruch
d
Moullecc
Effectif
Danic (Troyes, r.p.),
Dernis (Saint-Étienne),
ou Plestan
Pl t
Gardiens : Audard, Cappone, Re. Riou.
ou Genton
Franchi (l.),
Gardiens : Sylva (SEN), Malicki, Pichon.
Moussilou (Nice),
Guel (l.),
Défenseurs : Barrientos (ARG), Boutruche, Genton, Marchal,
Défenseurs : Chalmé, Lichtsteiner (SUI), Tavlaridis (GRE), Schmitz
Aboucherouane
(Raja
Le Toux (l.),
Dumont
Makoun
k
Medjani, Moullec, Recorbet, Ciani
Saï
aïïfïfi
Ewolo
(BRE), Vitakic (SER), Plestan, Tafforeau, Owona, Franquart, Zywiecki.
Casablanca,
MAR,
r.p.),
Sy. Macé (l.),
( )
(cap.)
Milieux : Abriel, Dansoko (CIV), Ewolo (CON), Gignac,
Milieux : Cabaye, Debuchy, Dumont, Makoun (CAM), Bodmer,
Lacroix (Sannois, N p.),
Marveaux (Clermont, N),
Jallet, Le Pen, Mansouri (ALG), Pédron, Yesso, Saïfi (ALG).
Roussey
(entr.
adjoint,
Saint-Etienne),
Gygax
(SUI),
Acimovic
(SLV),
Bastos
(BRE),
A.
Keita
(CIV),
M.
Robail,
N’Guema (Rennes, r.p.),
Le Pen
A. KKeita
Bodmer
d
Bastos
A
Attaquants
:
Bourhani,
Barry
(SEN),
M.
Coly
(SEN),
A.
M’Bodji
(SEN),
Abriel
Dervitte
(Tottenham,
ANG).
S. Robail, Le Postollec, Audel.
Reset (FC Sion, SUI),
Morel,
Pinard,
Sofiane,
Fiorèse.
A
Attaquants
: Odemwingie (NGA), Fauvergue, Youla (GUI),
Salin (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.),
K. Ziani (Sochaux).
Fiorèse
s
A. M’Bodji
Mirallas (BEL).
Odemwingie
mwingi
Stade Le Moustoir-Yves-Allainmat (15 870 places). Reccord d’affluence : 15 775 spectateurs (Lorient-Marseille, le 27 avril 2002). Prix des places : de 8 à 38 euros.
Stadium Lille Métropole, à Villeneuve-d’Ascq (17 189 pplaces). Record d’affluence : 17 274 spectateurs (Lille-Marseille, le 19 mars 2006). Prix des places : de 3 à 54 euros
L’ann
annéée derniè
dernière
3e de L 1 avec 62 points.
Coupe de France :
éliminé en quarts de finale
par Paris-SG, 1-2.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 8es de finale
Lyon
y
L’ann
annéée derniè
dernière
1err de Ligue 1 avec 84 points.
Coupe de France :
éliminé en quarts de finale
par Marseille, 1-2.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 16es
de finale par Nantes,
1-1, 3-4 aux t.a.b.
Ligue des champions :
éliminé en quart de finale
par l’AC Milan, 0-0, 1-3.
Samedi 23 septembre 2006
journée
Nancy Lens
Lille Nice
Sedan Rennes
Sochaux Lyon
Lorient Troyes
Monaco Le Mans
Auxerre Nantes
Marseille Toulouse
Valenciennes Bordeaux
Saint-Étienne Paris-SG
Retour 26e journée, le 24 février 2007
9
Kaboul
b Grichting
h
JJaurès
ou Radett
e
Lyon Lille
Lens Monaco
Auxerre Sedan
Paris-SG Nancy
Bordeaux Troyes
Le Mans Sochaux
Nantes Marseille
Toulouse Lorient
Nice Valenciennes
Rennes Saint-Étienne
Retour 25e journée, le 17 février 2007
8
331,4
1,,44 M
Cool
Sagna
Ent. : Ricardo
BUDGET
Arrivées
Arrivé
Micoud (Werder Brême, ALL),
Cid (Istres, L 2, r.p.),
Fernando (Catane, D 2 ITA).
Palmarès
Palmarè
Champion de Fran
France
en 1950, 1984, 1985, 1987
et 1999.
VVainqueur de la Coupe
de France en 1941, 1986
et 1987.
VVainqueur de la
Coupe de la Ligue en 2002.
Champion de France
de D2 en 1992.
Ent. : G. Houllier
Coupet
Clerc
Caçapa
Cris
Abidal
id
BUDGET
Palmarès
Palmarè
Champion de France en
2002, 2003, 2004,
2005 et 2006.
VVainqueur de la
Coupe de France
en 1964, 1967 et 1973.
VVainqueur de la Coupe
de la Ligue en 2001.
VVainqueur du Trophée des
champions en 2002, 2003,
2004, 2005 et 2006.
Arrivées
Arrivé
Toulalan (Nantes),
Källström (Rennes),
Squillaci (Monaco),
Idangar (Valenciennes, L 2, r.p.),
Hima (Châteauroux, L 2, r.p.).
Départs
parts
Monsoreau (Monaco),
Clément (Glasgow Rangers, ECO),
Re. Riou (Lyon, p.).
110
100 M
Effectif
Gardiens : Coupet, Vercoutre, Hartock.
Tiago
Défenseurs : Abidal, Caçapa (BRE), Squillaci, Müller (SUI), Cris (BRE), Clerc, Berthod, Réveillère,
Juninho
Diatta (SEN).
Milieux : M. Diarra (MAL), Toulalan, Källström (SUE), Tiago (POR), Juninho (BRE), Malouda, Pedretti,
Govou
Malouda
Idangar, Hima.
F d
Fred
A
Attaquants
: Govou, Wiltord, Benzema, Ben Arfa, Fred (BRE), Carew (NOR).
Stade de Gerland (42 000 places). Record d’afflueence : 48 552 spectateurs (Lyon - Saint-Étienne, le 9 septembre 1980). Prix des places : 15 à 100 euros.
M. Diarra
M
i
Monaco
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarèès
Palmar
10e de L 1 avec 52 points. Champion de France
Coupe de France :
en 1961, 1963, 1978,
éliminé en 16es de finale
1982, 1988, 1997 et 2000.
par Colmar (CFA 2), 0-1 a.p.
p.. VVainqueur de la Coupe
Coupe de la Ligue :
de France en 1960, 1963,
éliminé en demi-finales
1980, 1985 et 1991.
par Nice 0-1.
VVainqueur de la Coupe
de la Ligue en 2003.
VVainqueur du Trophée
BUDGET
des champions en
455 M
1997 et 2000.
Ent. : L. Bölöni
Roma
Modesto
Modesto
d
Givet Monsoreau Dos
os Santo
S os
( )
(cap.)
ou Veigneaaau
Leko
k
D Perez
D.
P
Di Vaio
V
B
Bernardi
di
Méénez
Effectif
Gardiens : Roma (ITA), Ruffier, Warmuz, Vallaurio.
Défenseurs : Givet, Lescure, Modesto, Veigneau, Monsoreau,
Mangani, Sambou, Dos Santos.
Milieux : Zikos (GRE), Bernardi (ARG), Pérez (URU),
Leko (CRO), Gerard (ESP), Plasil (RTC), Meriem, M. Martin,
Gakpé, Maurice-Belay, Licata.
A
Attaquants
: Di Vaio (ITA), Ménez, Gigliotti, Kallon (SIE),
Koller (RTC), Grax, Nimani.
Arrivées
Arrivé
Bölöni (Rennes, entraîaîneur),
în
Ruffier (Bayonne, N, r.p.),
Monsoreau (Lyon),
Leko (Dynamo Kiev, UKR),
Koller (Borussia Dortmund, ALL),
Grax (Troyes, r.p.),
Kallon (Al-Ittihad, ARS, r.p.),
Ménez (Sochaux),
Di Vaio (Valence, ESP).
Marseille
Arrivées
Arrivé
Cuperly (entraîaîneur
în adjoint, Auxerre),
D. Cissé (Liverpool, ANG, p.), Zubar (Caen, L 2),
Valbuena (Libourne-Saint-Seurin, N), Hamel
(Auxerre), H. Camara (Noisy-le -Sec, CFA),
Sennaoui (Strasbourg, L 1),
Koke (Sporting Lisbonne, POR, r.p.),
Leo (Flamengo, BRE, r.p.), Luyindula (Auxerre, r.p.)
Olembé (Al-Rayyan, QAT, r.p.),
Bamogo (Nantes, r.p.).
Ent. : A. Emon
Départs
parts
J. Fernandez (entraî
aîneur,
în Auxerre),
Carrasso
Meïtïté (Bolton, ANG), A. Luis (Benfica,
POR, r.p.), Déhu (Levante, ESP),
Effectif
Beye Zubar
Cesar
Taiwo
i
Ribault (Créteil, L 2), Bonnissel (f.c.),
: Carrasso, Hamel, Sennaoui.
(cap )
(cap.)
Barthez (f.c.),
Défenseurs : Taiwo (NGA), Cantareil, Beye (SEN),
Delfim (Young Boys Berne, SUI),
Cana
K. Ba, Civelli (ARG), H. Camara, Zubar, Leo (BRE),
Quesnel (f.c.), D. Ferreira (f.c.), Dahou (f.c.),
Cesar (SLV), Bocaly.
Barry (Lorient, p.),
Milieux : Mam. N’Diaye (SEN), Ribéry, Lamouchi,
L. N’Diaye (Strasbourg, L 2, p.),
Lamouchi
Ribbéry
Deruda (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.),
Olembé (CAM), Cana (ALB), Nasri, Valbuena, Oruma (NGA).
Begeorgi (Libourne-Saint-Seurin, L 2, p.),
A
Attaquants
: D. Cissé, Maoulida, Koke (ESP), Niang (SEN),
Benatia (Tours, L 2, p.),
Pagis, Bamogo, Luyindula.
M lid
Maoulida
P gi
Pagis
Niang
Ni
Gimenez (ARG, Herta Berlin, ALL, p.).
Stade-Vé
Vélodrome
él
(60 000 places). Record d’a’affluencee : 58 897 spectateurs (Marseille-Newcastle, le 6 mai 2004). Prix des places : de 12 à 120 euros (hors tribune officielle)
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarès
Palmarè
5e de L 1 avec 60 points. VVainqueur de la Ligue
Coupe de France :
des Champions en 1993.
battu en finale
Champion de France en
par Paris-SG (1-2).
1937, 1948, 1971, 1972,
Coupe de la Ligue :
1989, 1990, 1991, 1992.
éliminé en 16es de finale
Champion de France
par Bordeaux (0-1).
de L 2 en 1995.
VVainqueur de la Coupe
de France en 1924, 1926,
BUDGET
1927, 1935, 1938, 1943,
76 M
76
1969, 1972, 1976 et 1989.
Nancyy
Arrivées
Arrivé
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarès
Palmarè
12e de L 1 avec 48 points.
Champion de France de D 2 Dosunmu (GB Anvers, D1 belge),
Coupe de France :
en 1975, 1990, 1998 et 2005. Guerriero (Raon-l’Etape, N),
Hamdani (Raon-l’Etape, N, retour de prêt),
éliminé en 32es de finale
VVainqueur de la Coupe
Sauget (Bastia, L 2),
par Strasbourg (0-4).
de France en 1978.
Chouleur (premier contrat pro).
Coupe de la Ligue :
Vainqueur de la Coupe
vainqueur face à Nice (2-1). de la Ligue en 2006.
Ent. : P. Correa
Départs
parts
Guidolin (Palerme, ITA, entraîneur),
Biancarelli (arrêt),
Cubilier (Nantes),
Maicon (Inter Milan, ITA),
Squillaci (Lyon),
Kapo (Juventus , ITA, r.p.),
Vieri (Sampdoria, ITA),
Chevanton (FC Séville, ESP),
Maoulida (Marseille),
Lanteri (Metz, L 2, p.).
K ll
Koller
Stade Louis-II (18 523 places). Record d’affluence : 20 000 spectateurs (Monaco-AS Rome, le 18 mars 1992). Prix des places : de 5 à 60 euros.
BUDGET
25 M
25
Bracigliano
(cap )
(cap.)
C éttienn Diakhat
Chr
kh é Lécluse
l
Biancalan
iancalanni
ou Puygrennnierr
Berenguer
Duchemin
B. Gavanon
ou André Luiz
Sarkisian
Effectif
Gardiens : Bracigliano, Sorin.
Défenseurs : Adailton (BRE), André Luiz (BRE), Biancalani, Chrétien,
Diakhaté (SEN), Lécluse, Puygrenier, Sapina, Sauget.
Milieuxx : Berenguer, Brison, Chouleur, Duchemin, B. Gavanon,
Guerriero, K. Keita (SEN), Hamdani, N’Guemo (CAM), Sarkisian (URU).
A
Attaquants
: Curbelo, Dosunmu (NGA), Kim (BRE),
Rudolf (HON), Zerka (MAR).
Départs
parts
D. Bakari (arrêt),
Kroupi (p., Al-Wehad, EAU),
Da Costa (PSV Eindhoven, HOL).
Kim
Ki
m Dosunmu
D
m ou ZZerka
k
Stade Marcel-Picot (20 085 places). Record d’affluence : 30 384 spectateurs (Nancy - Saint-Etienne, 19 décembre 1976). Prix des places : de 7 à 60 euros.
PAGE 6
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
5
Ent. : J. Fernandez
eezz
L’ann
annéée derniè
dernière
2e de L 1 avec 69 points.
points
Coupe de France :
éliminé en 8es de finale
par Montpellier (L 2), 0-1.
Coupe de la Ligue :
éliminé en quarts de finale
par Nice, 1-2 a.p.
Bleu
Rouge
Jaune
Nice Lyon
Monaco Sedan
Nancy Auxerre
Lille Bordeaux
Lorient Nantes
Troyes Toulouse
Sochaux Paris-SG
Marseille Le Mans
Saint-Étienne Lens
Valenciennes Rennes
Retour 22e journée, le 27 janvier 2007
e
par Le Mans, 1-1 a.p.,
1-4 aux t.a.b.
Bordeaux
Premier tour (L 2 et N) : mardi 15 août 2006
Deuxième tour (L 2 et N) : mardi 22 août.
16es de finale (entrée de la L 1) :
mardi 19 et mercredi 20 septembre.
8es de finale : mardi 24 et mercredi 25 octobre.
Quarrts de finale :
mardi 19 et mercredi 20 décembre.
Demii-finales : mardi 16
et meercredi 17 janvier 2007.
Finalle : samedi 31 mars
(Saintt-Denis, Stade de France).
Jaune
Samedi 26 août 2006
Arrivées
Arrivé
Fernandezz (entraî
(entraaîaîneur,
înîneur Marseille)
Marseille),
Is. Ba (Châteauroux, L 2),
Basso (Viking FK, NOR),
Jelen (Wisla Plock, POL),
Niculae (Dinamo Bucarest, ROU),
Oziemczuk (Gornik Leczna, POL),
F. Thomas (Le Mans),
Yebda (Laval, L 2, r.p.).
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarès
Palmarè
6e de L 1 avec 59 points.
Champion de France
Coupe de France :
en 1996.
éliminé en 16es de finale
V
Vainqueur
par le Paris-SG, 0-1.
de la Coupe de France
Coupe de la Ligue :
en 1994, 1996,
éliminé en 8es de finale
2003 et 2005.
Coupe de la Ligue
Septième tour (entrée de la Ligue 2) :
samedi 25 et dimanche 26 novembre 2006.
Huitième tour : samedi 16 et dimanche 17 décembre.
e de finale (entrée de la Ligue 1) :
32es
sam
medi 6 et dimanche 7 janvier 2007.
e de finale : samedi 20 et dimanchee 21 janvier.
16es
es
s
8 de finale : mardi 30 et mercredi 311 janvier.
Quaarts de finale : mardi 27 et mercreddi 28 février.
Dem
mi-finales : mardi 17 et mercredi 18 avril.
Finale : samedi 12 mai (Saint-Denis, Sttade de France).
Noir
Bleu
Noir
4
journée
Auxerre
Samedi 19 août 2006
Lens Lorient
Bordeaux Lyon
Nantes Troyes
Rennes Monaco
Sedan Sochaux
Toulouse Nice
Paris-SG Lille
Auxerre Marseille
Saint-Étienne Nancy
Le Mans Valenciennes
21e journée,, le 24 jjanvier 2007
e
Coupe de France
Mercredi 16 août 2006 : Bosnie-Herzégovine - France (amical), à Sarajevo.
Samedi 2 septembre : Géorgie - France (qualif. Euro 2008), à Tbilissi, stade Boris-Paichadze.
Mercredi 6 septembre : France - Italie (qualif. Euro 2008), à Saint-Denis, Stade de France.
Samedi 7 octobre : Écosse - France (qualif. Euro 2008), à Glasgow, Hampden
mpden Park.
Mercredi 11 octobre : France - Îles Féroé (qualif. Euro 2008).
Mercredi 15 novembre : France - Grèce (amical) à Saint-Denis, Stade de France.
Mercredi 7 février 2007 : match amical (adversaire à déterminer).
Samedi 24 mars : Lituanie - France (qualif. Euro 2008), à Vilnius, stade Darius-et-Girenas.
Mercredi 28 mars : match amical (adversaire à déterminer).
Samedi 2 juin : France - Ukraine (qualif. Euro 2008), à Saint-Denis, Stadde de France.
Mercredi 6 juin : France - Géorgie (qualif. Euro 2008).
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
superproduction
entraîneurs et toutes les dates importantes de la saison.
Ligue des champions
Coou
Cou
Co
oup
upe
up
pee d
des
deess Clubs Champi
Champio
C
pio
ion
io
ons
on
ns
Eu éens
Europ
Coupe de l’UEFA
Troisième tour préliminaire (entrée de Lille). – Aller : mardi 8 et mercredi 9 août 2006.
Retour : mardi 22 et mercredi 23 août.
Pre ère phase (huit poules de quatre équipes, six journées) : mardi 12 et mercredi 13 septembre,
Premi
marrdi 26 et mercredi 27 septembre, mardi 17 et mercredi 18 octobre, mardi 31 octobre et
merrcredi 1er novembre, mardi 21 et mercredi 22 novembre, mardi 5 et mercredi 6 décem
mbre.
Huiitièmes de finale.- Aller : mardi 20 et mercredi 21 février 2007. Retour : mardi 6 et merrcredi 7 mars.
Quaarts de finale.- Aller : mardi 3 et mercredi 4 avril. Retour : mardi 10 et mercredi 11 avril.
Dem
mi-finales.- Aller : mardi 24 et mercredi 25 avril. Retour : mardi 1er et mercredi 2 maai.
Finale : mercredi 23 mai, à Athènes.
Nantes
Stojkovic
k
Cetto
t
Guillon
l Signorin
Signorinoo
(cap )
(cap.)
Saï
aïdou
ïd
ïd
Faé
Wilhelmsson Boukhari
Capoue
p
Oliech ou Dial
Diallo
Stade de la Beaujoire Louis-Fonteneau (38 285 places)
s). Record d’a’affluence : 51 359 spectateurs (France - Belgique : 5-0, le 16 juin 1984).Prix des places : de 15 à 50 euros.
Ent. : G. Lacomb
Landreau
d
B. Mendy Rozehnal
a Yepes Armand
A
Saint-Étienne
Ent. : I. Hasek.
L’ann
annéée derniè
dernière
13e de L 1 avec 47 points.
Coupe de France :
éliminé en 32es de finale
par Lille, 0-1.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 16es de finale
par Lille, 0-2.
BUDGET
Palmarès
Palmarè
Arrivées
Arrivé
Hasek (entraîneur, Al-Wasl, DUB),
Champion de France
en 1957, 1964, 1967, 1968, Dernis (Lille),
Landrin (Paris-SG),
1969, 1970, 1974, 1975,
Bilos (Boca Juniors, ARG),
1976 et 1981.
Ilan (Sochaux),
VVainqueur de la Coupe
Hautcœur (Le Mans).
de France en 1962, 1968,
1970, 1974, 1975 et 1977.
Champion de D 2
en 1963, 1999 et 2004.
400 M
Janot
M. DDabo Z. Camara Hognon Ilunga
oou F. Diawara
Hautcœur
Dernis
Effectif
Gardiens : Janot, Viviani, Moulin, Mermillod.
Défenseurs : Z. Camara, F. Diawara (MAL),
Hognon, Ilunga (RDC), Perquis.
Milieux : Bilos (ARG), M. Dabo (SEN), Hautcœur,
Dernis, Landrin, L. Perrin, Piatti (ARG), Sablé,
O. Sarr (SEN), Tiéné (CIV).
Attaquants : P. Feindouno (GUI), B. Gomis, Ilan (BRE),
Piquionne, Sakho (SEN).
Départs
parts
Baup (entraî
aîneur,
în Toulouse),
F. Mendy (Bastia, L2),
Al. Yahia (Sedan),
A. Kamara (Châteauroux, L2),
Hellebuyck (Paris-SG),
Zokora (Tottenham, ANG),
Mazure (Caen, L2),
Basto (l.),
Houri (Cannes, N, p.).
Sochaux
L’ann
annéée derni
dernièère
15e de L 1 avec 44 points.
Coupe de France :
éliminé en 8es de finale
par Marseille, 0-2.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 16es de finale
par Nancy, 0-1.
Ent. : A. Perrin
BUDGET
Palmarès
Palmarè
Champion de France
en 1935, 1938.
VVainqueur de la Coupe
de France en 1937.
Vainqueur de la Coupe
de la Ligue 2004.
Champion de D 2
en 1947, 2001.
Potillon
il n Afolabi S. Diawara Br
B échett
ou Pichot
ou Tosicc
N’Daw ou
Mézague
KK. Ziani
Alvaro
ro Santos
S
ou Birsa
Arrivées
Arrivé
Perrin (entraîaîneur,
în l.),
K. Ziani (Lorient, L 2),
J. Gavanon (Clermont, L 2),
J. Leroy (Beitar Jérusalem, ISR),
Farag (Al-Ahli, EAU, r.p.),
Zaïri (Al-Ittihad, ARS, r.p.),
Birsa (NC Gorica, SLV),
Bréchet (Real Sociedad, ESP),
Alvaro Santos (FC Copenhague, DAN),
Pichot (Paris-SG).
400 M
Richert
h
Effectif
Gardiens : Richert, J. Gavanon, Deichelbohrer.
Défenseurs : Afolabi (NGA), Daf (SEN), S. Diawara (SEN),
N’Daw (SEN), Miranda (BRE), Rey, Bühler (SUI), Josse, Potillon,
El-Bounadi, Tosic (SER), Bréchet, Pichot.
Milieux : Genghini, Farag (EGY), Isabey, Lonfat (SUI), Sène (SEN),
Pitau, J. Leroy, Brunel, Zerara, K. Ziani (ALG), Mézague (CAM).
A
Attaquants
: Dagano (BUF), Erding (TUR), Quercia, Regnier,
Zaïri (MAR), Birsa (SLV), Alvaro Santos (BRE).
Départs
parts
Bijotat (entraî
aîneur,
în centre de formation
de Monaco),
Lavie (l.),
Boudarène (Dijon, L 2),
Ilan (Saint-Étienne),
Martinovic (l.),
Meghni (Bologne, ITA, r.p.),
Ménez (Monaco),
Calvé (Le Mans),
Weldon (Troyes),
Sow (l.).
SStade Auguste-Bonal (20 005 places) Record d’affluence : 20 866 spectateurs (Sochaux - Saint-Étienne, 1-1, le 16 mai 1976). Prix des places : de 9 à 30 euros (match normal), de 13 à 40 euros (gala), de 17 à 55 euros (super gala).
Troyes
y
L’ann
annéée derniè
dernière
17e de L 1 avec 39 points.
Coupe de France :
éliminé en 32es de finale
par Calais (CFA), 2-3 a.p.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 16es de finale
par le Paris-SG, 1-4.
Ent. : J-M. Furlann
BUDGET
Palmarès
Palmarè
Coupe Intertoto 2001.
22,5
2,,5 M
2,
Le Crom
Sanz
I. Faye
F y Paisley
i y
ou Kouassi
Amzine
Y Lachuer
Y.
L h
Nivet (cap.)
(cap )
Fanni
Kanté Abardonado Varrauult
(c
(cap.)
Échouafni
Bl t
Balmont
R l
Rool
V hi
Vahirua
Effectif
Gardiens : Gregorini, Lloris, J. Moreau.
Défenseurs : Abardonado, Fanni, Varrault,
An. Yahia (ALG), Apam (NGA), Kanté (MAL), Scotto.
Milieux : Balmont, Échouafni, Rool,
Diakité (MAL), Ederson (BRE), Vahirua.
A
Attaquants
: S. Camara (SEN), B. Koné (CIV), Moussilou,
Bellion, Larbi, I. Touré (CIV).
M idi
Matuidi
ou Danic
Effectif
Gardiens : Le Crom, Westberg, Grau.
Défenseurs : Berkak, Boucansaud, Drouin, Guillaume,
Kouassi (CIV), Montero, Paisley, Sanz, I. Faye (SEN).
Milieuxx : Amzine (MAR), Danic, Enza Yamissi, Faivre, Y. Lachuer,
Matuidi, N’Dour, Nivet, Obaddi (MAR).
A
Attaquants
: G. Ba, Ib. Bangoura (GUI), Dallet, Jaziri (TUN),
Saganowski (POL), Weldon (BRE).
Arrivées
Arrivé
Obbadi (Angers, N),
Y. Lachuer (Auxerre),
Weldon (Cruzeiro, BRE, p.),
Grau (Grenoble, L2),
Saganowski (Vitoria Guimaraes, POR),
Danic (Lorient, r.p.).
Départs
parts
Tourenne (Reims, L 2),
Adam (Gueugnon, L 2),
Peiser (Gueugnon, L 2),
Marester (Bastia, L 2, p.),
Dujeux (AC Ajaccio, L 2),
Grax (Monaco, r.p.),
Boskovic (Paris-SG, r.p.),
Zitouni (Espérance Tunis, TUN, r.p.),
Nadé (Sheffield Utd, ANG),
Boudard (l.),
Meslien (l.).
G Ba
G.
B ou DDallet
ll t
W ld
Weldon
Stade de l’Aube (20 400 places). Record d’affluence : 19 825 spectateurs (Troyes-Ajaccio, le 15 avril 2006). Prix des places : de 10 à 30 euros (match normal), de 12 à 36 euros (match de super-gala).
11
Samedi 28 octobre 2006
journée
Départs
parts
S. Traoré (PSG),
Bigné (Brest, L2),
Roudet (Valenciennes),
Bagayoko (Al-Wahda, EAU),
Bisconti (f.c.),
Grenet (f.c.),
Dolci (Bastia, L2, p.),
Jarjat (Bastia, L2),
Tchato (résiliation).
Lyon Nancy
Lens Auxerre
Le Mans Lille
Nantes Monaco
Nice Marseille
Bordeaux Sedan
Paris-SG Rennes
Toulouse Sochaux
Troyes Saint-Étienne
Lorient Valenciennes
e
Retour 29 journée, le 17 mars 2007
122
e
Arrivées
Arrivé
D. Moreira (Toulouse),
Br. Cheyrou (Bordeaux),
N’Guéma (Lorient, r.p.),
Nirlo (Jura Sud Foot, CFA),
Danzé, P. Diop, Ekoko,
Marveaux (premier contrat pro),
Melchiot (Birmingham City, ANG).
133
e
Départs
parts
Bölöni (entr. Monaco)
J. Bru (Istres),
Chaigneau (p., Toulon, N),
Frei (Bor. Dortmund, ALL),
Ouaddou (Olympiakos, GRE),
Källström (Lyon),
Y. Gourcuff (AC Milan, ITA),
Ponroy (Glasgow Rangers, ECO),
Stanger (Glasgow Rangers, ECO),
Tanagro (l.).
14
e
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarèès
Palmar
2e de L 2 avec 71 points.
VVainqueur de la Coupe
Coupe de France :
de France en 1956, 1961.
éliminé au 8e tour
Champion de D 2
par Amiens (L2), 1-1,
en 1955.
1-4 aux t.a.b.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 8es de finale par Nice, 0-2.
Ent. : S.
BUDGET
ou Badiane
D
Ducourtioux
Belhadj
h j
Noro
Jau
Arrivées
Arrivé
Jau (Bastia, L 2),
Lachor (Lens),
Ouadah (Metz),
Pujol (Anderlecht, BEL),
Trévisan (AC Ajaccio),
Al. Yahia (Saint-Étienne),
Lemoigne (Toulon),
Badiane (Paris-SG),
Thicot (Nantes, p.),
Pasqualetti (entr. adjoint, AC Ajaccio).
Pujol
j
Départs
parts
Ciani (Lorient),
Neumann (Montpellier, L 2),
Gagnier (Niort, L 2),
Jambay (l.), Mahon (l.),
L. Mendy (l.), P. N’Diefi (Paris FC, N),
N’Gosso (l.),
Sabin (l.),
Odemis (Créteil, L2).
B tb t
Boutabout
Stade Louis-Dugauguez (23 189 places). Record d’’aaffluuence : 21 998 spectateurs (Sedan – Lens : 1-1, le 23 mars 2002). Prix des places : de 15 à 40 euros.
Toulouse
L’ann
annéée derniè
dernière
16e de L 1 avec 41 points.
Coupe de France :
éliminé en 32es de finale
par Lyon-la-Duchère (CFA), 1-2.
Coupe de la Ligue :
éliminé en quarts de finale
par Monaco, 0-2.
Ent. : É. Baup
BUDGET
Palmarès
Palmarè
VVainqueur de la Coupe
de France en 1957.
Champion de D 2
en 1953, 1982, 2003.
34 M
34
Revault
ault ou Dou
Douchez
Congr
g é Arribag
b gé
(cap.))
Emana
Aubey
b y Mathieu
t u
Dieuze ou
Fabinho
Batlles
Mansaré
Bergougnoux
gnoux
Effectif
Gardiens : Benvegnu, Douchez, Revault.
Défenseurs : Arribagé, Aubey, A. Camara (GUI), Congré, Dao (CIV),
Ebondo, Fofana, Mathieu.
Milieuxx : Batlles, Bonnet, Dieuze, Fabinho (BRE),
Robic, Sirieix, Taider, Emana.
A
Attaquants
: Akpa Akpro, Bergougnoux, Elmander (SUE),
Mansaré (GUI), Pentecote, Santos (TUN).
Arrivées
Arrivé
Baup (entraîaîneur,
în Saint-Étienne)
Elmander (Bröndby, DAN),
Fabinho (Santos, BRE).
Départs
parts
Moreira (Rennes),
Bedimo (Le Havre, L 2),
Cardy (Metz, L 2),
Giresse (Amiens, L 2),
Lièvre (arrêt),
Psaume (Nîmes, p.).
Elm d
Elmander
Stadium (38 650 places). Record d’’aaffluence : 35 700 spectateurs (Toulouse - Marseille, 2-1, le 15 mai 2004). Prix des places : de 11 à 36 euros (hors matches de gala).
Valenciennes
Ent. : A. Kombouaa
Penneteau
t
Mater
t
BUDGET
Chelle
Flachez Silvestri
Saez
Paauwe
Dossevi
Roudet
B at
Bratu
L’ann
annéée derniè
dernière
1err de L 2 avec 74 points.
Coupe de France :
éliminé en 32es de finale
par Nantes, 1-2.
Coupe de la Ligue :
éliminé au tour préliminaire
par Caen (L 2), 0-5.
Palmarès
Palmarè
Champion de L 2
en 1972 et 2006.
221,5
1, M
Effectif
Gardiens : Coque, Grondin, Penneteau.
Défenseurs : Chelle (MAL), Flachez, Liron, Mater, Rippert, Silvestri,
Mo. Traoré.
Milieux : Bezzaz (ALG), Bourgeois, Dossevi (TOG),
Doumeng, Haddad, Kharroubi, Paauwe (HOL), Roudet, Saez.
A
Attaquants
: Dufresne, Hassli, Heitzmann, Savidan, Bratu.
Arrivées
Arrivé
Paauwe (Feyenoord Rotterdam, HOL),
Penneteau (Bastia, L 2),
Roudet (Nice),
Haddad (Paris-SG, p.),
Rippert (Nantes, t. d.),
Hassli (Saint-Gall, SUI),
Bratu (Nantes, p.).
Départs
parts
Burle (Reims, L 2),
Klein (Niort, L 2),
Bogaczyk (Sète, N),
Idangar (Lyon, r. p.),
Savigny (f. c.),
T. Dia (Pau, N, p.).
S vid
Savidan
Stade Nungesser (16 168 places). Record d’affluence : 21 268 spectateurs (Valenciennes – Sedan, le 13 mars 1955). Prix des places : 6 à 20 euros (match normal) ; 8 à 30 euros (gala) ; 14 à 40 euros (super gala).
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Samedi 18 novembre 2006
journée
Sedan Lyon
Lens Nantes
Nancy Troyes
Sochaux Lille
Monaco Lorient
Rennes Le Mans
Auxerre Toulouse
Paris-SG Bordeaux
Saint-Étienne Nice
Marseille Valenciennes
Retour 32e journée, le 14 avril 2007
1
15
20 M
20
Effectif
Gardiens : Babikian, Fabre, Regnault, Trévisan.
Défenseurs : Ambourouet, Belhadj (ALG), Ducourtioux,
Hénin, Lachor, Sartre, Al. Yahia (TUN), Badiane, Thicot.
Milieux : Abdou, Amalfitano, Bastien, Jau,
Lemoigne, Noro, Ouadah (ALG).
A
Attaquants
: Boutabout (ALG), Marin, Mokaké (CAM), Pujol.
Samedi 11 novembre 2006
journée
Lens Rennes
Nice Sochaux
Lorient Nancy
Troyes Monaco
Toulouse Sedan
Lille Marseille
Le Mans Paris-SG
Bordeaux Auxerre
Lyon Valenciennes
Nantes Saint-Étienne
e
Retour 31 journée, le 7 avril 2007
Stade de la Route-de-Lorient (29 778 places). Record d’affluence
d’a
: 29 490 (Rennes - Marseille, le 20 août 2005). Prix des places : de 5,5 à 55 euros.
Sedan
Samedi 4 novembre 2006
journée
Monaco Nice
Rennes Lyon
Sedan Nantes
Paris-SG Lens
Nancy Bordeaux
Sochaux Troyes
Auxerre Le Mans
Marseille Lorient
Valenciennes Lille
Saint-Étienne Toulouse
Retour 30e journée, le 1er avril 2007
B Koné
B.
K é
M
Moussilou
il
Stade du Ray (17500 places). Record d’’aaffluence : 222 740 spectateurs (Nice-RC Paris, le 11 mai 1952). Prix des places : de 8 à 45 euros.
Mokak
k é
Ilan
an
Piquionne
q
Stade Geoffroy-Guichard (35 616 places). Record d’’aafflueence : 47 747 spectateurs (Saint-Étienne - Lille, quart de finale de la Coupe de France, le 11 mai 1985). Prix des places : de 9 à 55 euros.
Montero
t
27 M
27
Gregorini
gorini ou Llo
Lloris
e
Arrivées
Arrivé
Moussilou (Lille),
Kanté (Strasbourg, L2),
I. Touré (Metallurg Donestk, UKR),
Scotto (Amiens, L2, r.p.).
e
Samedi 25 novembre 2006
journée
Nice Sedan
Le Mans Lens
Lille Monaco
Lyon Auxerre
Lorient Sochaux
Nantes Paris-SG
Toulouse Rennes
Troyes Marseille
Valenciennes Nancy
Bordeaux Saint-Étienne
Retour 33e journée, le 21 avril 2007
16
e
1
17
e
1188
e
19
19
e
Samedi 2 décembre 2006
journée
Nancy Lille
Le Mans Lyon
Sedan Troyes
Auxerre Nice
Lens Bordeaux
Rennes Nantes
Sochaux Marseille
Paris-SG Toulouse
Monaco Valenciennes
Saint-Étienne Lorient
e
Retour 34 journée, le 28 avril 2007
Samedi 9 décembre 2006
journée
Nice Nancy
Toulouse Lens
Lorient Sedan
Lyon Paris-SG
Nantes Le Mans
Troyes Auxerre
Bordeaux Rennes
Marseille Monaco
Lille Saint-Étienne
Valenciennes Sochaux
e
Retour 35 journée, le 5 mai 2007
Samedi 16 décembre 2006
journée
Lens Lyon
Sedan Lille
Paris-SG Nice
Rennes Troyes
Monaco Sochaux
Nancy Marseille
Nantes Bordeaux
Auxerre Lorient
Le Mans Toulouse
Saint-Étienne Valenciennes
Retour 36e journée, le 9 mai 2007
Samedi 23 décembre 2006
journée
Nice Lens
Lyon Monaco
Sochaux Nancy
Lille Auxerre
Lorient Rennes
Toulouse Nantes
Troyes Paris-SG
Bordeaux Le Mans
Valenciennes Sedan
Marseille Saint-Étienne
Retour 37e journée, le 19 mai 2007 le
PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rothen
J. Leroy
Palmarès
Palmarè
Champion de France
en 1951, 1952, 1956
et 1959.
VVainqueur de la Coupe
de France en 1952, 1954
et 1997.
L’ann
annéée derni
dernièère
Palmarèès
Palmar
Arrivéées
Arriv
L’ann
annéée derniè
dernière
Palmarès
Palmarè
7e de L 1 avec 59 points. Champion de France
9e de L 1 avec 52 points. VVainqueur de la Coupe
Landreau (Nantes),
Coupe de France :
Coupe de France :
de D 2
des vainqueurs de Coupe en 1996 S. Traoré (Nice),
Frau (Lens),
éliminé en demi-finale
vainqueur contre
en 1956 et 1983.
Champion de France
Baning (Aarau, SUI),
par Marseille, 0-3.
l’OM, 2-1.
VVainqueur de la Coupe
en 1986 et 1994
Hellebuyck (Saint-Étienne),
Coupe de la Ligue :
Coupe de la Ligue :
de France
VVainqueur de la Coupe de France
Diane
(Strasbourg).
es
es
éliminé en 16 de finale
éliminé en 8 de finale
en 1965 et 1971.
en 1982, 1983, 1993, 1995,
par Montpellier (L 2), 0-1.
par Toulouse, 0-2.
1998, 2004 et 2006
VVainqueur de la Coupe de la Ligue
en 1995 et 1998
Ent. : P. Dréossi
BUDGET
BUDGET
VVainqueur de la Coupe Intertoto en 2001
388 M
700 M
Isaksson
k
VVainqueur du Trophée
des champions en 1995 et 1998
Effectif
Départs
parts
Melchiot Mensah Bourillon
Melchiot
B i
Edman ou
o
Effectif
Jeunecham
mpp Gardiens : Isaksson (SUE), C. N’Diaye (SEN), Pouplin.
ou J.
J FFaty
t Jeunecha
Landrin (Saint-Étienne),
Gardiens : Landreau, Alonzo, N. Cousin.
Letizi (Glasgow Rangers, ECO),
Défenseurs : Adailton (BRE), G. Bourillon, A. Coulibaly (BUF),
Mvueba
Bueno (Sporting Portugal, POR, p.),
Défenseurs : B. Mendy, Armand, Yepes (COL), S. Traoré (MAL),
Edman (SUE), J. Faty, Jeunechamp, Mensah (GHA),
ou
Mbia
Kantari
(Strasbourg,
L
2),
Rozehnal (RTC), Ateba (CAM), Paulo Cesar (BRE), Drame (SEN).
Perrier-Doumbé (CAM), Rochat (SUI), Melchiot (HOL).
Haddad (Valenciennes, p.),
Sorlin
i ou
Br Cheyrou
Br.
h
Milieux : E. Cissé, Dhorasoo, Diané, Rothen, Hellebuyck,
Milieux : Br. Cheyrou, Danzé, E. Didot, P. Diop (SEN), Marveaux,
Badiane (Sedan), Benhamou (Cannes, N),
É. Didot
Baning (CAM), M’Bami (CAM).
Mbia (CAM), Mvuemba, Nirlo, Sorlin.
Boskovic (l.), Ragued (Mons, BEL),
A
Attaquants
: Pauleta (POR), Kalou (CIV), Frau, Pancrate,
A
Attaquants
: Briand, Ekoko (CON), Y. Hadji (MAR), Monterrubio,
D. Moreira
Monterrubio
Pichot (Sochaux),
C. Rodriguez (URU), N’Gog.
D. Moreira, N’Guéma (GAB), Sow, Utaka (NIG).
(cap )
(cap.)
Dja Djedje (Grenoble, L 2, p.).
Ut k
Utaka
Pauleta
l
( )
(cap.)
Parc des Princes (48 000 places). Record d’affluence : 49 575 spectateurs (Paris-SG - Waterschei, le 2 mars 1983). Prix des places : de 16 à 80 euros.
Isabey
(cap.)
Sedan Lens
Rennes Nice
Championnats étrangers
Nancy Nantes
Lille Lorient
ALLEMAGNE (1re journée).- Vendredi 11 août.
Lyon
Marseille
re
ANGLETERRE (1 journée).- Samedi 19 août.
Monaco Toulouse
ESPAGNE (1re journée).- Dimanche 27 août.
Sochaux Bordeaux
ITALIE (1re journée).- Dimanche 10 septembre.
Auxerre Paris-SG
Valenciennes Troyes
Transferts
Saint-Étienne Le Mans
31 août : fin du marché d’été.
Retour 28e journée, le 10 mars 2007
1er-31 janvier 2007 : marché d’hiver.
Bleu
Rouge
Jaune
Diané
oouu Kalou Frau
F
Pitau
BUDGET
10
10
Samedi 21 octobre 2006
journée
Jaune
Dh
Dhorasoo
Landrin ou
P. Feindouno
Ent. : F. Antonettt
Vendredi 25 août 2006 :
FC Barcelone (ESP) - FC Séville (ESP).
e
Noir
Bleu
Noir
É. Ciss
Ci é
L’ann
annéée derniè
dernière
8e de L 1 avec 58 points.
Coupe de France :
éliminé au 32es de finale
par Brest (L2), 0-3.
Coupe de la Ligue :
battu en finale
par Nancy, 1-2.
Supercoupe d’Europe
Rennes
Paris-SG
Sablé
(cap.)
Nice
L’ann
annéée derni
dernièère
14e de L 1 avec 45 points.
Coupe de France :
éliminé en demi-finales
par le Paris-SG, 1-2.
Coupe de la Ligue :
éliminé en 8es de finale
par Bordeaux, 1-3.
Ent. : S. Le Dizett
Cubilier
bi r
Arrivées
Arrivé
Palmarès
Palmarè
Boukhari (Ajax Amsterdam,
dam, HOL),
Champion de France
en 1965, 1966, 1973, 1977, Cubilier (Monaco),
aïdou (Galatasaray, TUR),
1980, 1983, 1995 et 2001. Saï
Stojkovic (Etoile Rouge Belgrade, SER),
VVainqueur de la Coupe
Wilhelmsson (Anderlecht, BEL),
de France en 1979, 1999
D. Stinat (Dijon r.p.),
et 2000.
Yapi (Young Boys Berne, SUI, r.p.).
VVainqueur du Trophée
des champions en 1999
et 2001.
Départs
parts
BUDGET
500 M
Bamogo (Marseille, r.p.),
Bouguerra (CA Tunis, TUN),
Delhommeau (Metz, L2),
Effectif
Glombard (Cardiff City, GAL),
Gardiens : Briant, Heurtebis, Stojkovic (SER).
Landreau (Paris-SG), Leray (Tours, L2),
Défenseurs : Cetto (ARG), Cubilier, Das Neves,
Quint (arrêt),
El Mourabet, Guillon, Pierre (HAI), Savinaud, Signorino, D. Stinat.
Radic (AC Ajaccio, L2, p.),
Milieux : Boukhari (MAR), Ca (GUB), Capoue, Da Rocha,
Thicot (Sedan, p.),
Dimitrijevic (SER), Faé (CIV), Mhadhbi (TUN), G. Norbert, Rossi (ARG), Thébaux (l.), Toulalan (Lyon),
Bratu (Valenciennes, p.).
Saïdou (CAM), Wilhelmsson (SUE), Yapi (CIV).
A
Attaquants
: Diallo (MAL), Keserü (ROU), Oliech (KEN), Payet.
Deuxième tour préliminaire (entrée de Marseille et Auxerre).
– Aller : mardi 8 aôut et jeudi 10 août 2006. Retour : jeudi 24 août.
Premier tour.– Aller : jeudi 14 septembre. Retour : jeudi 28 septembre.
Premi
Première
i phase (huit poules de cinq équipes, cinq journées) :
jeudi 119 octobre, jeudi 2 novembre, jeudi 23 novembre, mercredi 29
et jeuddi 30 novembre, mercredi 13 et jeudi 14 décembre.
16es dde finale.– Aller : mercredi 14 et jeudi 15 février 2007.
Retourr : jeudi 22 février.
8es dee finale.– Aller : jeudi 8 mars. Retour : mercredi 14 et jeudi 15 mars.
Quarts de finale.– Aller : jeudi 5 avril. Retour : jeudi 12 avril.
Demi--finales.– Aller : jeudi 26 avril. Retour: jeudi 3 mai.
Finalee : mercredi 16 mai, à Glasgow, Hampden Park.
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS
« Je veux aller à Tottenham »
PASCAL CHIMBONDA, le défenseur de Wigan, ne comprend pas pourquoi son transfert n’est toujours pas bouclé.
Alors que Wigan et Tottenham semblaient tout proches d’un accord
en début de semaine, le transfert de Pascal Chimbonda tarde toujours
à se concrétiser. Le nouvel international français ne comprend pas
pourquoi. À vingt-sept ans, l’ancien Havrais, élu meilleur latéral droit
de Premier League la saison dernière, estime pourtant qu’il ne peut
pas laisser passer cette occasion.
« COMMENT VIVEZ-VOUS cette
situation ?
– Difficilement, c’est clair. J’ai vraiment envie que ça se fasse, c’est
mon avenir qui est en jeu. Je dors
peu, ça me perturbe. Ça me fracasse
la tête, cette histoire. Ce matin (hier
matin), je suis donc allé voir mon
entraîneur (Paul Jewell) dans son
bureau et il m’a dit que si Tottenham
acceptait de mettre la somme que
Wigan exigeait, le transfert se ferait.
Et il m’a assuré que la porte n’était
pas fermée.
– Quelle est cette somme ?
– C’est 3,5 millions de livres
(5,2 millions d’euros), et si je joue
plus de 50 matches avec Tottenham,
il y a un bonus de 1 million (1,5 millions d’euros) et un autre bonus de
700 000 livres (1 million d’euros) en
cas de qualification pour une compétition européenne la saison suivante. La balle est dans le camp des
deux clubs. Moi, en tout cas, j’ai fait
mon choix.
– En début de semaine, les
positions des deux clubs
s’étaient pourtant rapprochées et laissaient entrevoir
un dénouement rapide…
– C’est vraiment important, vu qu’il
y a des échéances très proches avec
l’équipe de France. Les Bleus, j’ai
envie d’y retourner. C’est aussi pour
ça que je veux aller à Tottenham.
C’est une des meilleures équipes
d’Angleterre. Elle joue le haut du
tableau et va disputer une Coupe
d’Europe (Coupe de l’UEFA). Je serai
plus visible.
– Mais si Wigan vous bloque…
– (Dépité.) Si ça ne se fait pas, je
– Vous avez repris l’entraîne-
ment avec Wigan lundi. Comment cela s’est-il passé ?
– Disons que le premier jour
l’entraîneur ne m’a pas calculé. Mais
je travaille depuis ma reprise et phy-
siquement, je suis dans les temps.
– Quand espérez-vous que
cette situation soit réglée ?
– Je le répète, j’aimerais bien que
ça se fasse le plus rapidement pos-
sible. Wigan a déjà trouvé mon remplaçant. En plus, ce club m’a acheté
700 000 euros et aujourd’hui
réclame près de 8 millions. Quand
on voit que Thuram, beaucoup plus
– Vous savez pourquoi ?
– Il m’a dit que je leur avais manqué
de respect à cause du courrier que je
lui avais donné juste après la dernière journée de Championnat, en
mai, et dans lequel je demandais à
partir. Je me suis excusé dix mille
fois à ce sujet. OK, j’ai commis une
erreur, mais qui n’en commet
jamais ? Le pire, c’est que c’est
l’entraîneur qui m’a dit qu’il fallait
procéder comme ça pour être transféré. Ce n’était pas du tout dans mon
intention de lui manquer de respect
Plessis : « Ilan savait très bien
qu’il appartenait à deux clubs »
Le président du FCSM laisse cependant la porte
entrouverte à un accord rapide : « Les choses peuvent
effectivement s’arranger assez vite. Mais si la Commission juridique a refusé d’homologuer la qualification d’Ilan, ce n’est pas pour rien. »
Le cas Ilan n’est pas simple. « Cela faisait un moment
que Saint-Étienne cherchait à engager ce joueur.
Mais Ilan savait très bien en fin de saison dernière
qu’il appartenait alors à deux clubs – l’Atletico Paranaense et le FC Sochaux - à 50-50, après qu’on l’ait
loué la première saison. Dans ces conditions,
Sochaux ne peut évidemment pas rester en dehors de
l’opération de transfert », plaide Jean-Claude Plessis. Son directeur, Pierre Wantiez, rappelle : « En août
2004, un accord tripartite a été signé entre l’Atletico
Paranaense, Sochaux et Ilan, lequel sait donc très
bien la nature de l’engagement qu’il a pris alors. Or,
aujourd’hui, malgré tous nos efforts, nous n’avons
toujours pas obtenu le moindre document relatif au
transfert d’Ilan à Saint-Étienne. Admettez que
n’importe quel copropriétaire n’y trouverait pas son
compte en pareille situation. Il ne s’agit pas pour
Sochaux de faire du jusqu’au-boutisme, de jeter de
l’huile sur le feu, mais de défendre tout simplement
nos droits et nos intérêts. »
Devant la tournure prise par les événements, on se
demande d’ailleurs si l’Atletico Paranaense, le club
stéphanois et… Ilan n’auraient pas dû prêter attention plus tôt à la requête sochalienne car,
aujourd’hui, le club franc-comtois demande non seulement son dû (3 millions d’euros) mais aussi réparation du manque à gagner. Demain soir, Ilan devra
vraisemblablement regarder le match Saint-Étienne Sochaux depuis la tribune.
CLAUDE CHEVALLY
UN URUGUAYEN À L’ESSAI À
NANCY. – L’AS Nancy - Lorraine a mis
à l’essai le défenseur polyvalent uruguayen Damian Macaluso, vingt-six
ans, qui possède également un passeport italien et évoluait la saison passée
à la Sambenedettese (D 3 italienne). –
L. D.
PICHOT SIGNE À SOCHAUX. – Le
défenseur latéral droit du Paris-SG Stéphane Pichot a signé un contrat de
trois ans en faveur du FC Sochaux. Âgé
de trente ans, Pichot, qui est la septième recrue du FCSM, évoluait au PSG
depuis deux ans. Par ailleurs, l’attaquant Franck Djadjedjé (20 ans) a été
prêté pour une saison à Grenoble (L 2).
GIMENEZ PRÊTÉ AU HERTHA
BERLIN. – Christian Gimenez, l’attaquant argentin de l’OM (31 ans), jouera la saison prochaine au Hertha Berlin. Les deux clubs sont tombés
d’accord sur un prêt.
UN GARDIEN À LORIENT. –
Lorient a obtenu hier le prêt pour une
saison de Rémi Riou, jeune gardien
lyonnais de dix-huit ans.
TROYES : BISCONTI NON RETENU. – Jean-Marc Furlan, l’entraîneur
troyen a décidé de ne pas donner suite
à l’essai du Belge Roberto Bisconti, qui
évoluait à Nice la saison dernière. – J.P. K.
T O UL O U S E B O U C L E S O N
RECRUTEMENT. – Le TFC vient
d’annoncer par l’intermédiaire de son
recruteur, Ali Rachedi, qu’il n’y aurait
plus de mouvement, sauf cas exceptionnel. Le club toulousain, qui était à
la recherche d’un défenseur, suivait de
près le latéral Parisien Pichot, qui a
opté pour Sochaux. – M. Dj.
BAZDAREVIC AU QATAR. – Libre
après une excellente saison à l’Étoile
du Sahel (D 1 tunisienne) et quelques
contacts avortés en France (Guingamp, L 2) et en Europe (Turquie, Serbie), Mecha Bazdarevic (45 ans) s’est
engagé pour une saison avec le club
qatari d’Al-Wakra. L’entraîneur franco-bosniaque sera secondé par le
fidèle Stéphane Gilli dans un Championnat qui débutera en septembre. –
F. L. D.
AGENDA
DEMAIN
LIGUE 1 (1re journée, suite)
Voir page 3
NATIONAL (1re journée, suite)
Voir page 9
DIMANCHE 6 AOÛT
LIGUE 1
(1re journée, match décalé)
Voir page 3
LUNDI 7 AOÛT
LIGUE 2
(3e journée, match avancé)
Voir page 9
MARDI 8 AOÛT
LIGUE DES CHAMPIONS
(3e tour préliminaire aller)
COUPE DE L’UEFA
(2e tour préliminaire aller)
17 HEURES
OFK Belgrade (SER) - Auxerre
LIGUE 2 (3e journée, suite)
Voir page 9
MERCREDI 9 AOÛT
LIGUE DES CHAMPIONS
(3e tour préliminaire aller)
18 HEURES
Lille - Rabotnicki Skopje (MCD) (M 6)
JEUDI 10 AOÛT
COUPE DE L’UEFA
(2e tour préliminaire aller)
19 H 30
Young Boys Berne (SUI) - Marseille
VENDREDI 11 AOÛT
LIGUE 2 (4e journée)
Dijon - Reims
Bastia - Brest
Niort - Strasbourg
Créteil - Gueugnon
Guingamp - Le Havre
Montpellier - Istres
Tours - AC Ajaccio
Châteauroux - Grenoble
Metz - Libourne-Saint-Seurin
NATIONAL
(2e journée, matches avancés)
Voir page 9
PUEL ET LE PODIUM DE
« L’ÉQUIPE ». – Deuxième puis
troisième ces deux dernières saisons,
Lille n’a pourtant pas les faveurs des
footballeurs de L 1 interrogés par
L’Équipe pour connaître le nom du
futur champion. Dans notre
consultation, le LOSC ne pointait
qu’à la sixième place. « La L 1 a
raison de ne pas croire en nous,
remarque Claude Puel, un
demi-sourire aux lèvres. Ça me
convient parfaitement que les gens
ne nous voient pas sur le podium. Le
championnat est tellement
homogène et ouvert… On a été
deux fois surprenant depuis deux
ans. On va essayer de l’être une
troisième fois. Il y a deux étés, on
était dans un trio dans ce genre de
consultation, mais dans le trio
d’équipes vouées à descendre… »
– S. K.
L’OFK BELGRADE OUVRE EN
SERBIE. – Le futur adversaire
d’Auxerre au deuxième tour
préliminaire de la Coupe de l’UEFA,
l’OFK Belgrade, débute en
Championnat, lui aussi, ce week-end.
Mais le club serbe a obtenu
d’avancer son déplacement à cet
après-midi (17 h 30), à Zemun, l’un
des nombreux clubs de la capitale.
L’AJA avait également songé
demander pareil changement à la
LFP, avant d’y renoncer. Les
Bourguignons disposeront donc d’un
peu moins de trois jours de
récupération entre la réception de
Valenciennes, demain (20 heures), et
leur voyage à Belgrade pour un
match aller programmé mardi, à
17 heures. – F. L. D.
BELGIQUE (2e journée, match
avancé). – AUJOURD’HUI :
Standard de Liège (11) - Charleroi
(9).
AUJOURD’HUI
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PAGE 8
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
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Noir
Jaune
Rouge
IL SE FAISAIT UNE JOIE de débuter le Championnat sous ses nouvelles couleurs stéphanoises face à
son ancien club. Mais Ilan semble avoir très peu de
chances de pouvoir jouer demain soir à Geoffroy-Guichard et ce, à cause du FC Sochaux. Hier matin, le
directeur général de l’AS Saint-Étienne, Vincent Tong
Cuong, est en effet venu annoncer qu’Ilan ne se présenterait pas devant la presse, son contrat n’étant
pas homologué. « Le plus curieux, c’est que nous
avons reçu de la Fédération brésilienne le certificat
international de transfert qui valide l’opération
conclue début juillet avec l’Atletico Paranaense, club
auquel Ilan appartenait jusqu’en 2009, a ensuite
expliqué Tong Cuong. Le problème, c’est que le FC
Sochaux, club auquel Ilan a été prêté pendant deux
ans, estime avoir été lésé économiquement dans
cette opération. La commission juridique de la LNF
ayant été saisie du dossier, c’est elle qui nous a fait
savoir que le contrat de notre attaquant ne pouvait
pas être homologué pour l’instant. Nous nous activons désormais pour régler ce problème et nous gardons un petit espoir qu’Ilan puisse être qualifié pour
l’ouverture du Championnat. Mais pour l’instant, ce
n’est pas le cas. Même si elle a décidé de se réunir en
urgence, la commission juridique n’a prévu d’examiner le dossier que mardi prochain. »
Le hasard veut que le premier hôte des Stéphanois à
Geoffroy-Guichard soit précisément Sochaux, qui a
tout intérêt à ce qu’Ilan ne soit pas de la partie
demain soir. Mais ce n’est pas la raison invoquée par
le club franc-comtois pour justifier son recours.
« Comme une procédure est en cours, je ne vais pas
vous donner aujourd’hui tous les arguments que
nous avons dans la manche, remarque Jean-Claude
Plessis. Et l’AS Saint-Étienne peut dire ce qu’elle veut
à ce sujet. Mais sans entrer dans les détails, nous estimons que le FC Sochaux a été spolié dans cette
affaire. Avec d’ennuyeuses conséquences pour notre
recrutement puisque, dernièrement, il nous a manqué 3 millions d’euros pour acquérir Sanogo. »
ont essayé de concrétiser la venue du milieu de terrain ivoirien de l’Olympiakos
Le Pirée. Un dossier compliqué car le joueur n’appartient pas seulement au club
grec. Il appartient à 50 % à Mettalurg Donetsk, club ukrainien où il a évolué pendant deux saisons. Monaco tente de réduire le prix en proposant un pourcentage
sur une éventuelle future revente. Touré a rejoint la Grèce l’été dernier. Les téléspectateurs se souviennent peut-être de ce joueur qui avait offert deux belles prestations contre Lyon, la saison passée, en Ligue des champions. Âgé de vingt-trois
ans, il vient également de jouer la Coupe du monde. S’il signe, il va se rapprocher
de son jeune frère, Ibrahim, qui s’est engagé cet été en faveur de Nice. L’autre
frère, Kolo, joue à Arsenal. – G. D.
ODEMIS À CRÉTEIL. – Le jeune
(19 ans) attaquant Sevag Odemis, qui
évoluait dans l’équipe réserve de
Sedan (CFA 2), a signé son premier
contrat professionnel de trois ans avec
Créteil (L 2).
YAHIAOUI AU FC SION. – Le
milieu de terrain français Ahmed
Yahiaoui a signé avec le FC Sion. Âgé
de dix-neuf ans, Yahiaoui, champion
d’Europe des moins de 17 ans avec la
France en 2004, a été formé à Marseille avant de rejoindre Istres (L 2).
LE PRÉSIDENT DU REAL RÊVE
ENCORE DE KAKÀ. – Le président du
Real Madrid, Ramon Calderon, a
déclaré hier qu’il croyait toujours possible de recruter Kakà, le milieu brésilien de l’AC Milan. « Je continue
d’espérer sa venue. Après, que cela
devienne réalité, c’est autre chose,
mais je crois que c’est possible. »
MATERAZZI PROLONGE À
L’INTER. – Le défenseur international
de l’Inter Milan, Marco Materazzi
(32 ans), a prolongé son contrat d’une
année supplémentaire avec le club
lombard pour le porter jusqu’à juin
2010. « L’Inter voulait récompenser
Materazzi, pas seulement pour la
forme affichée pendant la Coupe du
monde mais aussi pour ses prestations
avec nous », a déclaré Branca, le directeur sportif du club milanais.
DAVIDS PROLONGE AVEC TOTTENHAM. – Le milieu défensif néerlandais Edgar Davids a prolongé d’un
an son contrat avec Tottenham.
Davids, trente-trois ans, a refusé les
offres de l’Ajax Amsterdam.
RENNES, CUEFF ET LES DROITS
TÉLÉ. – Lors de la présentation du
nouveau maillot du Stade Rennais,
Emmanuel Cueff a fait part de ses
craintes quant à l’avenir de la L 1,
dont « la hiérarchie sportive » serait
bientôt conforme « à la hiérarchie
financière ». « Le dernier exemple, a
expliqué Cueff, ce sont les modalités
du tirage au sort de la Coupe de la
Ligue. On préserve désormais les
deux qualifiés pour la Ligue des
champions, c’est une aberration. Car
c’est justement la Ligue des
champions qui leur offre les moyens
de disposer d’un effectif plus
important. Au niveau des droits télé,
entre le 1er et le 17e, l’écart est de
30 millions d’euros ; entre le 8e et le
12e, il est de 5 millions d’euros. Ce
n’est pas rien quand on sait que la
masse salariale des joueurs de
Rennes, c’est 16 à 17 millions
d’euros. Avec le système actuel,
nous ne pouvons pas nous permettre
la moindre erreur d’autant que des
clubs comme Paris, Marseille ou
Monaco vont finir par être gérés
sérieusement. » – R. R.
Bleu
Rouge
... ET PAULO CESAR RESTE EN DISCUSSIONS. – En fin de contrat dans un
an, Paulo Cesar continue de négocier avec le PSG les conditions d’une éventuelle
prolongation de deux ou trois saisons. De sources brésiliennes, l’ancien joueur de
Fluminense demanderait, outre un salaire mensuel avoisinant les 100 000 euros,
une prime à la signature de 1 million d’euros. Conditions jusqu’à présent refusées
par les dirigeants parisiens, qui n’ont pas encore trouvé d’accord non plus avec
Fabrice Pancrate sur sa prolongation de contrat (il est lié jusqu’en 2008). – J. T.
Monaco
avance sur Touré
YAYA TOURÉ se rapproche de Monaco. Hier, les dirigeants du club monégasque
Le tribunal administratif de Nice a
suspendu hier l’exécution du contrat
passé par la ville en vue de la
construction et de l’exploitation du
grand stade de Nice, après une
procédure en référé du préfet des
Alpes-Maritimes. Le jugement rendu
par Anne Gaillard, juge des référés,
fait suite à une audience mardi qui
portait sur les conditions
d’attribution par la ville de Nice
d’une délégation de service public
(DSP) au groupement d’entreprises
conduit par la société Cari-Spada. Le
préfet des Alpes-Maritimes, Pierre
Breuil, nommé depuis inspecteur
général de l’administration au
ministère de l’Intérieur, avait
souligné dans son recours avoir un
« doute sur le strict respect de
l’égalité entre les deux candidats
(Cari-Spada et le groupe Vinci) » au
cours de la procédure d’attribution
en janvier dernier. Le nouveau stade,
d’une capacité de 32 826 places
assises, comprenant également un
ensemble de locaux commerciaux et
de bureaux, devait être livré d’ici à
la fin 2007. Le coût de l’opération
devait s’élever à 90 M. L’annonce
du recours du préfet, début juillet, a
conduit le maire à repousser
l’attribution du permis de construire
alors que Cari-Spada a déjà entrepris
des travaux préparatoires qu’elle
estime à 10 millions d’euros.
Jaune
Bleu
Jaune
PSG : ARMAND PROLONGE DE DEUX ANS... – Comme prévu (“L’Équipe”
d’hier), Sylvain Armand a prolongé de deux ans son contrat au PSG. L’arrière
gauche est désormais lié jusqu’en 2010 avec le club de la capitale. « Une prolongation est souvent un signe de confiance mutuelle entre un club et un joueur,
observait-il hier. C’est important pour moi que le PSG m’accorde sa confiance,
même si cela ne change en rien mon investissement. Je prolonge, comme l’ont fait
avant moi Pedro (Pauleta) et Édouard (Cissé), deux joueurs exemplaires. J’ai eu
deux ou trois touches à l’étranger. Mais, depuis le début, je savais que je voulais
rester. » Armand s’est dit confiant sur la qualité de la saison parisienne, notamment après le Trophée des champions à Lyon (1-1, 4-5 aux t.a.b.), où il ne s’estime
en rien responsable sur l’action qui mena au penalty égalisateur de l’OL. « Mais
bon, on était à Lyon, et on sait que là-bas c’est difficile d’avoir un arbitrage équilibré… » – J. T.
Saint-Étienne risque d’être privé de son attaquant brésilien, demain, contre Sochaux.
de notre envoyé spécial
NICE
Noir
Noir
COHADE À STRASBOURG. – Dans un souci de renforcer son entrejeu après la
longue blessure de Leyti N’Diaye, prêté par l’OM et victime d’une rupture des ligaments du genou, les dirigeants du Racing Club de Strasbourg ont obtenu le renfort
de Renaud Cohade, qui a signé un contrat de deux ans en Alsace. Le joueur, âgé de
vingt et un ans, a évolué à Nîmes, avant de rejoindre Bordeaux, puis d’être prêté la
saison passée à Sète. Il a été laissé libre par Bordeaux. – Fr. N., L. L.
Ilan toujours pas stéphanois
SAINT-ÉTIENNE –
DAMIEN DEGORRE
Pascal
Chimbonda est
dépité et ne
comprend pas
pourquoi son
transfert de
Wigan à
Tottenham
tarde tant à se
concrétiser :
« C’est un truc
qui aurait dû
se faire
tranquillement,
et là ça traîne
en longueur. »
(Photo
Offside/Presse
Sports)
« Wigan a déjà trouvé
mon remplaçant »
financier pour aller dans un club où il a
envie de rester. Pour l’instant, à ma
connaissance, il n’a rien signé et tant
qu’il n’a rien signé, la porte est
ouverte…»
Ces derniers jours, les Girondins ont
aussi tenté de convaincre les dirigeants lensois de leur vendre Hilton, le
défenseur central brésilien. Une offre
de 4 millions d’euros aurait d’ailleurs
été faite mais Gervais Martel a été très
ferme. Il n’est pas vendeur. Cette
réponse ne ravit pas le joueur. À vingtneuf ans, il est très tenté par Bordeaux
et l’idée de disputer la Ligue des champions. En fin de saison, il aurait pourtant obtenu un bon de sortie. Par ailleurs, Bordeaux attend toujours des
nouvelles d’Amiens au sujet d’Issiar
Dia, le jeune attaquant de dix-huit ans.
Bordeaux a transmis une offre d’un
million d’euros et proposé un pourcentage sur la revente… – G. D., D. D.,
E. C.
mûr et expérimenté que moi, n’a
coûté que 7 millions à Barcelone,
franchement, je ne comprends
pas. »
Les Bleus affronteront la Grèce,
championne d’Europe en titre, en
match amical le mercredi
15 novembre au Stade de France
(21 heures). La dernière rencontre
entre les deux sélections remonte au
quart de finale de l’Euro 2004 et à
l’unique victoire de la Grèce (1-0) sur
la France en sept confrontations.
Le grand stade
« suspendu »
resterai… Mais pour mon avenir, je
suis sûr que ça jouera contre moi.
J’ai besoin de franchir un palier.
Franchement, je ne comprends
pas… C’est un truc qui aurait dû se
faire tranquillement, et là ça traîne
en longueur.
– Pourquoi avoir prolongé
votre contrat jusqu’en
juin 2009 avec Wigan en
décembre dernier ?
– L’entraîneur m’a dit à cette
époque qu’il était très content de
mes cinq premiers mois au club et
moi aussi, j’étais très content. Sur
mon premier contrat, j’avais une
clause de résiliation de 1,5 million
de livres. En échange de la prolongation, j’ai accepté, à leur demande, de
la supprimer. Mais le coach m’a dit
que ce n’était pas un problème, que
si un club me voulait, il me promettait de me laisser partir. Là, je vois
que les dirigeants ne tiennent pas
leur promesse. Alors que si la clause
n’avait pas été supprimée, je serais
déjà parti.
Bordeaux tente Hilton
HIER MATIN, AU HAILLAN, JeanLouis Triaud, le président des Girondins de Bordeaux, a confirmé que
« Bordeaux travaillait à renforcer le
côté gauche de l’équipe sous la direction de Ricardo, qui se satisferait de
deux ou trois renforts ». Il a confirmé
que le club s’était « clairement positionné » pour obtenir le transfert de
Daniel Carvalho (23 ans, CSKA Moscou). Ricardo, lui, a confié qu’il espérait finaliser avant le 3e tour aller, le 8
ou le 9 août.
À propos de Denilson, Triaud a précisé
que le champion du monde 2002
« avait fait largement savoir qu’il
serait bien resté à Bordeaux une saison
supplémentaire ». « Il nous intéresse
mais pas à n’importe quel prix. Il a reçu
quelques propositions exotiques qui
sont séduisantes financièrement mais
pas sportivement. Il ne peut pas
attendre de nous qu’on lui fasse des
propositions exotiques sur le plan
ou de le vexer, surtout que c’est
grâce à lui que j’ai progressé et pu
être convoqué pour la Coupe du
monde.
France-Grèce
le 15 novembre
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FOOTBALL ITALIE
« Je crois
encore en
la Serie A »
NATIONAL (1re journée)
Laval n’avait plus
l’habitude
UNE SEMAINE APRÈS la L 2 et en
même temps que la L 1, le National
repart ce week-end. Laval, que l’on
croyait abonné ad vitam aeternam à
la L 2, va découvrir ce soir l’étage
inférieur qu’il n’a plus fréquenté
depuis 1970. Les Lavallois, favoris
naturels pour la montée, débutent
en recevant Romorantin. L’autre
match avancé de cette première
journée opposera Yzeure au
Paris FC. Le club de la porte de Montreuil, champion du groupe D de CFA
et qui a recruté le Sedanais Pius
N’Diéfi, retrouve le National après
six ans d’absence à ce niveau. « On
est promus et la première cible à
atteindre est le maintien, prévient
Karim Haderbache depuis deux ans
au club. Après, si on peut se mêler à
la lutte pour les places de devant, on
le fera. » L’équipe d’Yzeure, promue
elle aussi, n’aura pas d’autre mission
que le maintien après son rocambolesque titre de champion du
groupe C de CFA. Fin mai, la Fédération avait décidé de faire rejouer son
match contre Orléans, d’abord perdu
sur tapis vert. L’ayant remporté, le
club de l’Allier obtenait la première
place du groupe et privait Rodez de
la montée.
La journée se poursuivra demain
avec l’entrée en lice des deux autres
relégués de L 2, Clermont et Sète, et
des deux autres promus de CFA,
DIDIER DESCHAMPS, entraîneur
de la Juventus, est convaincu
que son club peut échapper à la Serie B.
Martigues et Beauvais, habitués à ce
niveau. Le premier choc opposera
Cannes à Boulogne-sur-Mer, respectivement quatrième et cinquième la
saison dernière. Et comme la saison
dernière, il faudra s’attendre à des
surprises (comme Libourne-SaintSeurin) et à des révélations (comme
Lemoigne passé de Toulon à Sedan,
Jallet de Niort à Lorient ou encore
Valbuena de Libourne-Saint-Seurin à
l’OM). – V. G.
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Laval - Romorantin
Yzeure - Paris FC
DEMAIN
19 H 30
Vannes - Angers
20 HEURES
Louhans-Cuiseaux - Entente SSG
Raon-l’Étape - Clermont
Cannes - Boulogne-sur-Mer
Toulon - Châtellerault
Sète - Pau
Beauvais - Cherbourg
Martigues - Nîmes
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
11 août, 20 heures : Romorantin-Sète,
Cherbourg-Laval ; samedi 12 août,
18 heures : Paris FC - Beauvais ;
20 heures : Clermont - Louhans-Cuiseaux, Pau-Toulon, Angers-Cannes,
Nîmes - Entente SSG, ChâtelleraultVannes, Martigues-Yzeure, Boulognesur-Mer - Raon-l’Étape.
BATEAUX
(Photo Abaca Press)
Faut-il y voir un signe ? C’est dans une caserne de pompiers
que se tiennent les conférences de presse de l’entraîneur et des
joueurs de la Juve depuis le début de leur stage à Pinzolo, un
petit village non dénué de charme du Trentin, à plus de cinq
heures de route de Turin. La Juve brûle-t-elle ? Non, si l’on se
réfère aux propos tenus hier après-midi pendant une trentaine
de minutes par Didier Deschamps, très ouvert et disponible
avec la presse. L’ex-entraîneur de Monaco, devant une petite
assistance de journalistes, s’est montré volontaire, offensif. Ce
n’est pas un homme résigné qui s’exprimait. « DD » a la
flamme, même si sa Juve est pour la première fois de son existence en Serie B. D’ailleurs, il semble habité par la conviction
que la Vieille Dame ne jouera peut-être pas en D 2 cette saison.
YOANN RIOU
GUINGAMP - AC AJACCIO : 1-1
Ils ne décollent pas
Encore en rodage, Guingamp et Ajaccio n’ont pas affiché le visage de prétendants à la montée.
GUINGAMP - AC AJACCIO : 1-1 (0-1)
Temps agréable. Pelouse en bon état. 8 859 spectateurs. Arbitre : M. Ruffray. BUTS. –
GUINGAMP: Y. Rivière(57e) ; ACAJACCIO: Khiter(7e). AVERTISSEMENTS.– ACAjaccio : Anzité (68e, accrochage sur Jouffre), Laurenti (74e, antijeu), Edson (75e, antijeu),
Antonio Carlos (89e, contestation).
GUINGAMP : Debès – Truchet, Martini (cap.), Leuguen, Le Lan – Eudeline (Sitruk,
82e), Shereni, Jouffre, B. Robert – Suarez (Caggiano, 46e), Y. Rivière (K. Touré, 78e).
Entraîneur : P. Remy.
AC AJACCIO : Roux – Laurenti, AntonioCarlos, Dzodic, Collin (cap.) – Khiter,Anzité,
Zarabi, Abdoun (Scotte, 79e) – Edson (Pierazzi, 84e) – Scarpelli. Entraîneur : R. Krol.
GUINGAMP –
de notre envoyé spécial
DES APPROXIMATIONS à la
pelle, un tempo plutôt lent, un engagement parfois maladroit… Les
Ajacciens sont encore loin de leur
meilleur niveau. Il faut en tout cas le
leur souhaiter car ce n’est pas avec
une prestation comme celle qu’ils
ont livrée hier qu’ils retrouveront la
Ligue 1. Bien sûr, l’ACA a des circonstances atténuantes. Son milieu
de terrain a pris l’eau mais Rodrigo,
Chafni et Rocchi, blessés, n’étaient
pas là. Krol a du boulot. Son attaque
ne pèse guère plus lourd que son
entrejeu. Quand elle est pressée, sa
défense a encore tendance à vite
perdre sa sérénité.
Au regard de leur première période,
le constat aurait pu être pire pour les
Bretons. C’est simple, à part
quelques coups d’éclat d’Eudeline,
l’équipe de Remy rata à peu près
tout ce qu’elle entreprit. Cette mitemps catastrophique commença
par un raté de Leugueun. Attentiste,
l’ancien Istréen avait laissé filer une
passe latérale banale de Martini.
Khiter en profita pour ajuster Debès
de près (7e). À la suite d’un mouve-
ment alerte, Rivière ruina un service
parfait d’Eudeline (10e). Pour couronner le tout, Suarez, en voulant
reprendre un nouveau service
d’Eudeline, se blessait à la cheville
(45e).
Eudeline
dans tous les coups
Décidé à donner du rythme à ses
mouvements, Guingamp allait livrer
une production beaucoup plus
tonique après le repos. Les Bretons
occupaient plus rationnellement la
largeur du terrain. Le Lan et Robert
s’ouvraient enfin des brèches sur la
gauche. C’est pourtant encore du
pied droit d’Eudeline qu’allait naître
l’égalisation. Son centre tendu était
conclu d’une tête décroisée parfaite
de Rivière (57e). Ce sera à peu près le
seul geste juste des Guingampais
dans la surface corse.
Déficients dans la finition, ils
allaient gâcher leurs intentions
joueuses. La tête de Caggiano était
trop croisée (52e), le centre de
Robert pas assez enroulé (61e) tout
comme le frappe de Le Lan (65e).
Quand Caggiano cadra enfin, Roux,
trente-trois ans, rappela qu’il est
possible d’être doublure pendant la
majeure partie de sa carrière tout en
étant un très bon gardien (73e).
L’ancien suppléant de Ramé à Bordeaux était encore impeccable sur
un coup franc de Jouffre (81e) mais
c’est son vis-à-vis qui aura le dernier
mot. Debès sauvait Guingamp d’une
défaite imméritée en repoussant un
tir d’Anzité (86e). Avec ce deuxième
nul en deux matches, Ajaccio et
Guingamp ne décollent pas. Il n’est
bien sûr pas encore temps de s’affoler pour eux. Juste de réagir. Et pas
seulement pendant une mi-temps,
comme ce fut le cas hier soir.
RAPHAËL RAYMOND
ILS ONT DIT
Patrick REMY (entraîneur de Guingamp) : « Je retiens deux choses avant
tout : le résultat qui est moyen pour nous, alors que la performance de mes joueurs
m’a donné dans l’ensemble satisfaction. Nous méritions ce deuxième but, compte
tenu de notre domination en seconde période. Cela dit, Ajaccio a bien défendu.
Nous avons essayé de passer sur la droite, sur la gauche et dans l’axe et nous avons
effectué plusieurs tirs. Hélas, la réussite a fui. C’est dommage que nous offrons ce
but aux Ajacciens sur une de nos rares erreurs défensives. »
Rudy KROL (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Le résultat est plutôt encourageant, car nous avons affronté une solide équipe guingampaise. J’ai vu deux mitemps bien différentes, avec une première où nous avons eu assez souvent la maîtrise du jeu. Hélas, en seconde période, nous avons trop reculé défensivement.
Sans doute la faute d’un manque d’expérience car plusieurs de nos jeunes éléments découvrent la L 2. » – D. R.
AMIENS - STRASBOURG
CHÂTEAUROUX - LE HAVRE
BASTIA - REIMS
NIORT - GRENOBLE
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE DE LA LICORNE
AMIENS : Merville – Nicaise ou Martins Perreira,
Sami, Hernandez, Boche – Buron, De Freitas
(cap.), Colleau, Giresse – Buengo, Raynier. Remplaçants: Tangara(g.), Casartelli,Nicaise ou Martins Perreira, Leye ou Kinkela, Perchet. Entraîneur : L. Batelli.
STRASBOURG : Cassard – Lacour, Ekobo, Bellaïd,Deroff –Abdessadki(cap.),Johansen,Kantari, Gasmi – Tum, Rangelov. Remplaçants : Puydebois (g.), De Gea, Perbet, Abou Moslem, Locatelli
ou Matlhouthi. Entraîneur : J.-P. Papin.
Arbitre : M. Jaffredo.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE GASTON-PETIT
CHÂTEAUROUX : Fernandez – Babin, Bates,
T. Bertin (cap.), A. Kamara – Kébé, Grauss, Vandenbossche, Trapasso – Mauricio, Mulenga.
Remplaçants : Debec (g.), Coelho, El-Jadeyaoui,
A. Ferreira, Blayac. Entraîneur : C. Daury.
LE HAVRE : Mandanda – Baca, Ducrocq (cap.),
Seck, Bedimo – Martot, Gauvin, Anin, Alla –
Lesage, K. Traoré. Remplaçants : Blondel (g.),
Davidas, Karbouchi, Hoarau, Fouret. Entraîneur :
T. Uvenard.
Arbitre : M. Falcone.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE ARMAND-CESARI
BASTIA : J.-L. Leca – Marester, Maire, Jarjat, Bridonneau – Barthélemy, Camadini, Y. Gomez,
F. Mendy – Ben Saada, André (cap.). Remplaçants : Jaccard (g.), Cioni, G. Coulibaly, Meslin,
Née. Entraîneur : B. Casoni.
REIMS : Liébus – Fontenette, Burle, Barbier,
Giraudon – Nzigou, Bonnal, K. Tourenne, S. Didot
(cap.) – Féret, Fauré ou Baléguhé. Remplaçants :
Tingry(g.), Barralon,Ielsch, H.Baldé, Baleguhéou
Fauré. Entraîneur : T. Froger.
Arbitre : M. Malige.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE RENÉ-GAILLARD
NIORT : Klein – Konaté, J. Chapuis, Couturier,
Ferrier – A. Gonzalez, Periatambée, Bouard, Fradin (cap.) – Gagnier, J.-F. Rivière. Remplaçants :
Pontdemé (g.), Cellier, Durand, Nikiéma, R. Vieira. Entraîneur : P. Hinschberger.
GRENOBLE : Wimbée – Alphant, S. Pelé,
Matheus (cap.), Robin – Kamissoko, Juan, N’Ganga – Yanev – Akrour, T. N’Diaye. Remplaçants :
Cattier (g.), Neva, Da. Coulibaly, Giroud, Oguro.
Entraîneur : Y. Pouliquen.
Arbitre : M. Guillard.
DIJON - CAEN
METZ - ISTRES
TOURS - CRÉTEIL
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE GASTON-GÉRARD
DIJON : Mouko – Tacalfred, Ab. Ba,
Grégoire (cap.), Vosahlo – Larcier,
Boudarène – Mangione, Asuar, Avezac – Poyet. Remplaçants : Perraud
(g.), Lotiès, Linarès, Masson ou
Bugnet, Estevès. Entraîneur : R. Garcia.
CAEN : Planté – Hengbart, Thiam,
Sorbon, Seube (cap.) – Gouffran, Proment, Deroin, Florentin – Compan,
Mazure. Remplaçants : Costil (g.),
G. Leca, Lemaître, M. Traoré, Samson.
Entraîneur : F. Dumas.
Arbitre : M. Auroux.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE SAINT-SYMPHORIEN
METZ : Marichez (cap.) – Béria,
Delhommeau, P. M. Diop, Bassong,
Léoni ou C. Gueye – Cardy, François,
Obraniak – P. Cissé, B. Gueye. Remplaçants : Bonnefoi (g.), C. Gueye ou
Léoni, Diakité, Contout, Renouard ou
Farina. Entraîneur : F. De Taddeo.
ISTRES : Riou – Suriano, Bilica, Zambernardi, Dumolin (cap.) – Cavalli,
Maurel, Elbrazi, Aubanel – Souari,
Kharbouch. Remplaçants : Weber,
Coulibaly, Aboub, M’Futi, Viale.
Entraîneur : J.-L. Gasset.
Arbitre : M. Ennjimi.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE DE LA VALLÉE-DU-CHER
TOURS: Raimbault –Leray, M. Rodriguez, Tokéné, Baradji – Carmona,
Benatia, Boutal, Doukantié (cap.) –
Collet, Mandanne. Remplaçants :
Druguet (g.), Maréval ou Fleurival,
J. Ba, Gimbert, Pédemonte. Entraîneur : A. Falette.
CRÉTEIL : Trivino (cap.) – Danjou,
Amirèche, Loja – J. Pérez, Lavoyer,
Elzéard, Grégori, El-Omari – Baha,
Tabet. Remplaçants : T. Levaux (g.),
Vareilles,N.Mendes,Rui Pataca,Boulebda. Entraîneur : A. Rust.
Arbitre : M. Cotrel.
MONTPELLIER GUEUGNON
BREST LIBOURNE-SAINT-SEURIN
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE DE LA MOSSON
MONTPELLIER : Pionnier – Colombo, Ngambi, F. Mendy, L. Clément –
Delaye, Carotti, Neumann – Darbion,
Malm,Yachir. Remplaçants: Jourdren
(g.), Lafourcade, Taouil, Atik, Cambon. Entraîneur : J.-F. Domergue.
GUEUGNON : Peiser – Rodrigues,
Adam, Morestin, Ph. Correia (cap.) –
White ou D. Gomez, Le Frapper, Tsoumou, Hauw – Niflore, L. Touré. Remplaçants : Bouysse (g.), Carlier, Loukhiar, D. Gomez ou White, Kaba ou
Bernardet. Entraîneur : V. Zvunka.
Arbitre : M. Lecellier.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
STADE FRANCIS-LE BLÉ
BREST : Elana – Bourgis, Oliveira,
Poulard, Massot – Bigné, Guégan,
P. Sarr, Liabeuf – De Carvalho, Njock.
Remplaçants: J.Lachuer(g.),Randriana, Auriac, El-Hajri, Adnane. Entraîneur : T. Goudet.
LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Salin
– Astier, Douence, Brillault, Polovanec – Gragnic,Delchie, Deruda, Dohin
– Deranja, Bégéorgi. Remplaçants :
Beauchet (g.), Rambier, A. Faivre,
Livramento, Y. Kébé. Entraîneur :
D. Tholot.
Arbitre : M. Chat.
VENDREDI 4 AOÛT 2006
HIER
Guingamp - AC Ajaccio........... 1-1
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Dijon - Caen
Metz - Istres
Bastia - Reims
Niort - Grenoble
Amiens - Strasbourg
Tours - Créteil
Châteauroux - Le Havre
Montpellier - Gueugnon
Brest - Libourne-Saint-Seurin
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Amiens
3 1 1 0 0
Châteauroux 3 1 1 0 0
3. Reims
3 1 1 0 0
4. Grenoble
3 1 1 0 0
5. Caen
3 1 1 0 0
6. Metz
3 1 1 0 0
7. AC Ajaccio 2 2 0 2 0
8. Guingamp 2 2 0 2 0
9. Bastia
1 1 0 1 0
Istres
1 1 0 1 0
11. Niort
1 1 0 1 0
12. Créteil
1 1 0 1 0
Dijon
1 1 0 1 0
Strasbourg 1 1 0 1 0
15. Montpellier 0 1 0 0 1
16. Libourne-St-Seur. 0 1 0 0 1
17. Gueugnon 0 1 0 0 1
18. Le Havre 0 1 0 0 1
Tours
0 1 0 0 1
20. Brest
0 1 0 0 1
p.
—
3
3
2
3
2
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2
1
2
2
1
0
0
0
2
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0
1
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c.
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2
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2
2
1
0
0
0
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2
1
3
3
2
Diff.
—
+2
+2
+2
+1
+1
+1
0
0
0
0
0
0
0
0
-1
-1
-1
-2
-2
-2
BUTEURS
1. Khiter (AC Ajaccio) (+ 1) ; Malm
(Montpellier), 2 buts.
2. Laville, Meslin (Bastia) ; Compan,
Gouffran (Caen) ; Fauré, Féret
(Reims) ; Gagnier (Niort) ;
El-Jadeyaoui, Mauricio, Vandenbossche (Châteauroux) ; Collet
(Tours) ; Akrour, Matheus, Oguro
(Grenoble) ; Cavalli, Souari (Istres) ;
Lesage (Le Havre) ; Buengo, Buron,
G i r e s s e ( A m i e n s ) ; B r i l l au l t
(Libourne-St-Seurin) ; B. Gueye
(Metz) ; Y. Rivière (Guingamp) (+ 1),
1 but.
PROCHAINE JOURNÉE. – Lundi
7 août, 21 heures : Libourne-SaintSeurin - Bastia (Eurosport) ; mardi
8 août, 20 heures : AC Ajaccio Amiens, Caen - Brest, Créteil - Châteauroux, Grenoble - Guingamp,
Gueugnon - Niort, Istres - Dijon,
Le Havre - Tours, Strasbourg - Montpellier ; 21 heures : Reims - Metz
(Eurosport).
Dick, bizuth
hors normes
Le double vainqueur de la Transat
Jacques-Vabre dispute sa première Solitaire
pour engranger de l’expérience.
CHERBOURG –
de notre envoyé spécial
ON L’A RETROUVÉ hier tel qu’en luimême, en short court un peu démodé
alors que le ciel de Cherbourg était bas
et gris, puis quittant le restaurant en
oubliant ses lunettes de soleil sur la
table. Mais si l’allure de Jean-Pierre
Dick est inimitable, sa volonté de
remise en cause perpétuelle l’est tout
autant. À quarante ans, le double vainqueur de la Transat Jacques-Vabre en
double, un des animateurs du dernier
Vendée Globe, dispute sa première
saison en Figaro. Avec toujours cette
obsession : progresser en solitaire, en
vue de la toute proche Route du Rhum
et du Vendée Globe 2008.
Après s’être aligné sur la Transat AG2R
avec Bruno Jourdren (abandon au bout
de trois jours sur bris de l’étai), puis sur
la Solo Méditerranée (27e sur 30), le
voici donc au départ de la première
Solitaire Afflelou-le Figaro de sa carrière – l’idée l’avait déjà tenté en 1991,
il avait même rencontré Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly, dans l’espoir
d’obtenir un budget de la ville, mais en
vain.
Dick s’amuse-t-il dans sa nouvelle
classe ? Son soupir est éloquent. Pas
vraiment. « Il y a deux aspects, dit-il.
Le support technique et le bonhomme. » Habitué au « vrai » VirbacPaprec, son Open 60, un bolide en carbone aux accélérations fulgurantes,
Dick rame un peu à la barre de son
Figaro Bénéteau 2 de 10 mètres de
long. « La différence est colossale,
assure-t-il. Ça va souvent deux fois
moins vite. En plus, sur la Solo Méditerranée, j’avais un déficit de vitesse. Par
manque d’expérience et parce que je
n’avais pas forcément les bons
réglages. Ce bateau est nouveau pour
moi, il faut apprendre les sensations. »
Quant au « bonhomme », il était fatigué. « J’avais pris peu de vacances
depuis le Vendée-Globe 2004. Entre le
lancement du nouveau projet (la
construction, actuellement en cours en
Nouvelle-Zélande, d’un nouveau
mono 60 pieds), la Transat JacquesVabre, les innombrables journées de
promotion, je n’avais pas coupé.
Pendant la Solo, j’ai appelé Luc (Talbourdet, son directeur de projet) pour
le supplier de me trouver dix jours
de vacances… » Le congé lui a été
accordé.
« J’ai pu travailler
mon repos »
J.-P. a pu, selon son expression paradoxale, « travailler mon repos ». En
juillet, il est parti dans les Alpes, il a fait
de la randonnée, il a gravi le mont
Blanc du Tacul, 4 248 mètres, et a
« énormément » nagé, surtout le
papillon. Puis, il s’est entraîné à Port-
Jean-Pierre Dick
40 ans,
né le 8 sept. 1965
Docteur et chercheur en médecine
vétérinaire
Marin professionnel depuis 2001
Palmarès
2001 : vainqueur du Tour de France à
la voile ;
2002 : abandon dans la Route du Rhum ;
2003 : 1er Transat Jacques-Vabre ;
2004 : 6e du Vendée Globe ;
2005 : 1er Transat Jacques-Vabre,
2e du Fasnet, 3e de Calais-RoundBritain-Race ; 2006 : 27e Solo
Méditerranée, abandon Transat AG2R,
1re participation à la Solitaire du ‘’Figaro’’.
la-Forêt et a travaillé (une obsession,
décidément) les réglages du bateau,
« surtout du mât et des voiles, pour
gagner en vitesse pure ». « Un peu
plus vite, un peu plus reposé, ce sera le
nouveau J.-P. », espère-t-il.
Car les choses sérieuses commencent
vraiment à Cherbourg, avec le départ
qui sera donné dimanche à 11 heures.
« Le vrai exercice pour moi, il est là,
avec la Solitaire, dit Dick. Je crois sincèrement qu’elle développe les bases du
solo. Dans le Vendée Globe, je suis parti en trombe et j’ai usé mes cartouches
d’entrée. Je souhaite apprendre à
fonctionner en mode de crise le plus
sereinement possible, à garder de la
lucidité dans les phases difficiles, à
continuer à prendre les bonnes décisions quand un autre bateau revient
sur moi. On va être quarante-quatre
bateaux en contact permanent pendant les quatre étapes. Je veux
apprendre à gérer ça. »
Le Niçois compte aussi trouver dans
l’épreuve un point commun supplémentaire avec les grands noms qu’il
côtoie tout en ayant encore du mal à se
convaincre qu’il fait le même métier
qu’eux : « On comprend mieux les
références des Le Cam, des Gautier,
des Desjoyeaux, quand on les a vécues
soi-même. » Quant au résultat pur, il
verra bien. « Je vais faire le mieux possible. Je n’ai pas d’objectif précis parce
que je n’ai aucun point de comparaison. Progresser au fil des étapes serait
pour moi une belle satisfaction.
J’espère aussi avoir du plaisir à naviguer et profiter de cette belle aventure
sportive. » Et prendre un avant-goût
de Rhum.
ANDRÉ-JACQUES DEREIX
ARME ANTICARGO. – La Solitaire 2006 propose aux concurrents un système
de sécurité baptisé Automatic Identification System (AIS). Entre douze et dix-huit
d’entre eux devraient en être équipés. Depuis le 1er juillet 2002, 90 % des navires de
commerce doivent avoir un système d’identification émettant en permanence par
VHF leur position, vitesse, cap et numéro d’identification. Deux sociétés, Teem et
Icom, ont donc développé un aménagement de la VHF utilisée par les skippers afin
qu’ils puissent recevoir les signaux émis par les navires de commerce et les exploiter
sur leur logiciel de navigation. Tout le trafic marchand naviguant autour d’eux sera
ainsi répertorié. Un tel système aurait permis l’an dernier à Marc Lepesqueux d’éviter un contact très brutal avec un cargo lors de l’étape Cork - Port-Bourgenay.
PROLOGUE AUJOURD’HUI. – Le coup d’envoi du prologue, qui ne compte
pas pour le classement de la course, sera donné aujourd’hui, à 15 h 1 précises. La
minute de décalage est un geste de solidarité de la direction de course aux naufragés du Déesse-des-Flots, un chalutier de 10 mètres dont deux marins étaient portés disparus hier. Ce prologue se déroulera dans la grande rade de CherbourgOcteville, sur les 9 milles d’un parcours côtier mouillé entre quatre bouées. Les
quarante-quatre concurrents, dont seize bizuths et trois femmes, devraient mettre
une heure et demie pour le parcourir.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LIGUE 2 (2e journée)
– Vous tenez des propos très
forts. On sent que cette histoire vous tient très à cœur.
Vous vous comportez comme
un avocat…
– (Rires.) Non, mais c’est normal
que je soutienne la Juve. Ce club où
j’ai passé de merveilleux moments
tous les jours les mêmes choses.
– Trezeguet serait de retour
chez lui à Monaco ce week-end
afin d’achever ses vacances.
Restera-t-il à la Juve ?
– (Rires.) Non, Trezeguet est déjà à
Monaco. Eh oui ! J’en sais des choses
(rires). Je connais un peu de monde
là-bas. Il reprendra l’entraînement la
semaine prochaine, le jeudi 10 août,
comme Del Piero, Camoranesi et
Buffon.
– Jean-Alain Boumsong a
expliqué avoir été contacté par
la Juve. Qu’en est-il ?
– Non, il n’y a pas eu de contact.
Parfois, les agents de joueurs disent
des choses qui ne sont pas vraies.
Autant j’estime que mon attaque est
au complet, autant nous cherchons à
renforcer la défense.
– Vous seriez sûrement très en
colère si un des joueurs
vedettes de la Juve venait
encore à quitter le club, non ?
– (Rires appuyés.) »
Bleu
Rouge
Jaune
« DIDIER, franchement, au
moment de signer à la Juve,
pensiez-vous qu’elle irait en
Serie B, avec, en plus, dix-sept
points de pénalité ?
– Non, c’était impossible à prévoir.
Impossible. Qui pouvait croire en
cette réalité ? Personne. Mais ce n’est
« Il faut des preuves
pour condamner »
sanctions qui te frappent ne sont pas
forcément justes. Quoi qu’il arrive, la
Juve sera toujours la Juve. Je le
constate depuis mon retour. On a
tant de tifosi qui nous soutiennent.
– Demain (lire aujourd’hui),
vous jouez un match amical
contre La Spezia, club de Serie
B. Ce sera la dernière fois que
l’on verra Zlatan Ibrahimovic
sous les couleurs bianconere ?
Son agent, Mino Raiola, vient
de déclarer avec force qu’il ne
restera certainement pas à la
Juve…
– Contre La Spezia, ce ne sera pas
son dernier match, mais, au
contraire, son premier de la saison
avec nous. Son agent peut parler.
Mais je ne vais pas passer mon temps
à répondre à tout le monde. Il y a une
semaine, j’ai déclaré que les portes
étaient fermées. Depuis, il y a eu le
départ prévu de Vieira, mais, sinon,
qui est parti ? Je ne parle pas comme
ça, sans savoir. Je ne vais pas répéter
Jaune
de notre envoyé spécial
pas encore fini. Nous ne sommes pas
au bout de l’histoire. Pour l’instant, il
y a eu deux verdicts. Mais le club a fait
appel. Il peut encore s’en passer, des
choses. Il n’est toujours pas sûr qu’on
évolue en Serie B cette saison. Je crois
encore en la Serie A. Oui, j’y crois fort.
J’ai beaucoup d’espoir. Des sentences différentes des deux premières pourraient encore tomber.
en tant que joueur, je le porte dans
mon cœur. On ne peut pas envoyer
une équipe en Serie B sur de simples
doutes. Il faut des faits, des preuves.
Un jugement ne peut se faire sur des
“on dit”, sur des personnes qui
racontent que… Il faut du solide.
– Après le scandale VA-OM,
Marseille a bien été rétrogradé
en Deuxième Division lors de la
saison 1994-1995. Alors, pourquoi la Juve ne connaîtrait-elle
pas le même sort ?
– Mais ce ne sont pas les mêmes histoires. VA-OM, il y avait des faits, ils
ont amené une punition. Là, avec la
Juve, il n’y a que des doutes, des
rumeurs. Où sont les faits ? La différence est très grande.
– Pourquoi ne pas accepter la
Serie B afin de tourner définitivement la page ?
– Mais la page est déjà tournée. Ce
sera de toute façon une autre histoire. Elle a commencé il y a quelques
semaines. Mais c’est logique de te
défendre quand tu sens que des
Noir
Bleu
Noir
PINZOLO – (ITA)
– Pourquoi pensez-vous que la
Juve peut échapper à la Serie
B?
– Il y a eu une trop grande différence
de traitement à l’égard de la Juve par
rapport au Milan, à la Lazio et à la
Fiorentina. On a été punis beaucoup
plus sévèrement. Est-ce normal ?
Qui peut dire oui ? Vous pouvez me
dire que c’est normal ? C’est pourquoi je pense légitime de croire en la
Serie A pour nous aussi. Mais pas
avec trente points en moins au début
du prochain Championnat. Ce serait
alors comme être quasiment en Serie
B. Ce serait une Serie B déguisée.
SOLITAIRE DU « FIGARO »
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NATATION CHAMPIONNATS D’EUROPE
Manaudou, classe à part
Deux titres et un bronze en un peu plus d’une heure ont définitivement propulsé la Française dans une autre dimension.
Laure Manaudou
repousse les limites
de ses possibles. Hier,
au lendemain de son or
du 800 m, la Française a
ainsi remporté le 200 m
4 nages et le 100 m dos.
Avant d’offrir à la France
sa huitième médaille,
le bronze du relais
4 × 200 m. Et le festival
Manaudou ne fait que
commencer à Budapest !
dans cet ordre dans ses remous, ont pu
le vérifier. Surtout lors d’un retour
supersonique. Passée à mi-course en
30’’32 et en sixième position, elle goba
la deuxième longueur – et ses adver-
saires – en 30’’56. Ce presque équilibre prouve qu’en bossant notamment son envol elle vaut tellement
mieux que les 1’0’’88 de son titre européen, son deuxième temps perso, à
0’’24 de son record national en 2004.
Elle a probablement en elle la capacité
de passer sous la minute et pourquoi
pas de voir, plus loin, le record du
monde (les 59’’58 de l’Américaine
Coughlin). Avant cette démonstrationlà, Laure Manaudou avait posé son
joug intraitable sur un autre royaume,
le 200 m 4 nages. Comme pour souligner que l’affaire du 400 m 4 nages
n’était qu’un retard à l’allumage. Ni
l’Ukrainienne Klochkova, l’ex-taulière
pas encore remise de son année sabbatique (quatrième), ni l’Italienne Filippi,
si intraitable sur 400 m 4 nages et fina-
L’Allemagne "détruit"
le record
du monde
du 4 × 200 m
Mais Laure Manaudou peut bien se
poser en « quatre nageuse » en devenir, en dossiste surdouée, elle reste
avant tout une crawleuse hors norme.
L’une des plus belles preuves a giclé
lors du relais 4 × 200 m, l’ultime étape
de son marathon du jour. La Marianne
des eaux bleues, tout juste descendue
du podium du 100 m dos, fermait le bal
tricolore. Avec l’immense responsabilité de combler les éventuels écarts. Ce
rôle s’adapte à merveille à son caractère et sa capacité à reculer son seuil de
souffrance. Et elle n’a pas hésité à se
faire mal…
Avant son dernier plongeon, Alena
Popchanka avait assuré, Sophie
Huber, préférée à Céline Couderc,
avait épaté et Aurore Mongel avait un
peu déçu. La France était quatrième.
Trop loin de l’Allemagne qui s’en allait
détruire le record du monde en
7’50’’82. Après avoir rafraîchi celui du
4 × 100 m lundi, après que Britta Steffen eut révolutionné le 100 m la veille,
Dallmann, Samulski, Steffen encore
elle, et Liebs rabotèrent en effet la
marque planétaire des Américaines de
2’’60, balayant au passage le dernier
reliquat frelaté de la RDA dans les
tablettes (un record d’Europe datant
BUDAPEST –
de notre envoyé spécial
BENOÎT LALLEMENT
L’éloge
de la générosité
Vingt-sept ans, née le 28 juillet 1979
à Gomel (BLR).
Naturalisée française en 2005.
1,76 m ; 64 kg.
Club : Clichy.
Entraîneur : Frédéric Vergnoux.
JO : 7e (100 m papillon, 2004) ; 8e
(100 m, 2004).
CM : 1re (200 m, 2003) ; 4e (100 m et
100 m papillon, 2003).
CE : 3e (relais 4 × 100 m, relais
4 × 200 m, 2006) ; 4e (100 m, 2004) ;
5e (100 m papillon, 2004 ; 100 m,
2006) ; 7e (200 m, 2004).
Aurore MONGEL
Vingt-quatre ans, née le 19 avril 1982
à Épinal.
1,78 m ; 66 kg.
Club : Mulhouse.
Entraîneur : Lionel Horter.
JO : 5e (relais 4 × 100 m, 2004) ; 11e
(200 m papillon, 2004) ; 14e (relais
4 × 100 m 4 nages, 2004).
CM : 5e (relais 4 × 100 m, 2005) ; 18e
(200 m papillon, 2005).
CE : 1re (relais 4 × 100 m, relais
4 × 100 m 4 nages, 2004) ; 3e (relais
4 × 100 m, relais 4 × 200 m, 2006) ;
6e (200 m papillon, 2004) ; 7e (100 m
papillon, 2004) ; 12e (100 m papillon,
2006) ; 13e (100 m, 2006).
Sophie HUBER
Vingt ans, née le 26 novembre 1985
à Forbach.
1,75 m ; 62 kg.
Club : Sarreguemines.
Entraîneur : Olivier Antoine.
JO : aucune participation.
CM : 15e (400 m, 2005) ; 18e (800 m,
2005).
CE : 3e (relais 4 × 200 m, 2006) ; 5e
(800 m, 2006).
RELAIS 4 × 200 M FEMMES
Une équipe, c’est ça
Moins spectaculaire que le parcours supersonique de Laure Manaudou, le sacrifice
de Céline Couderc est aussi à l’origine du bronze des Françaises.
BUDAPEST –
de notre envoyé spécial
QUI L’AURA REMARQUÉ ? En multipliant les
prouesses, Laure Manaudou occupe la scène tout
entière. Cela ne doit pourtant pas éteindre les velléités des plus curieux, ceux qui veulent aller voir
derrière le décor. Le bronze cueilli hier par les filles
du 4 x 200 m doit énormément à l’ahurissant parcours de la star des Bleus (1’56’’23) en clôture
d’une journée dantesque ; il trouve aussi sa
source dans un événement beaucoup moins glamour, le retrait de la timide Céline Couderc. Si la
petite sprinteuse d’Alès n’avait pas choisi de
céder sa place dans le relais entre les séries et la
finale, sans doute n’aurait-on pas vu quatre
copines se marrer sous la pluie, médaille autour
du cou et drapeau français en guise de parapluie
sur le podium. Peut-être Solenne Figuès, arrivée
le jour même à Budapest pour soutenir ses
anciennes coéquipières, n’aurait-elle pas admiré
cette « France qui brille ». On n’apprendra rien
à la championne du monde du 200 m : une performance en relais se construit aussi avec l’esprit
adhoc.
Au regard de ses performances aux derniers
Championnats de France, miss Couderc était
assurée d’une place de titulaire en finale. Seulement, au terme de sa prestation en séries (2’2’’96
lancée), elle doit se rendre à l’évidence hier en fin
de matinée : elle n’a pas les armes pour partir au
combat l’après-midi. « Je me suis rendu compte
que je m’étais donnée pour faire un temps très,
très moyen, expliquait-elle après coup. J’avais
laissé un peu d’énergie, plus psychologiquement
que physiquement, d’ailleurs. » Contrecoup,
notamment, de son élimination en séries du
100 m, victime de la présence de quatre Françaises sur cette épreuve ? « En partie, oui… »
Créditée du dixième chrono, soit largement de
quoi se hisser en demi-finales, la jeune femme
s’était effondrée.
À peine sortie des séries du relais, elle choisit donc
l’honnêteté. Et offre son siège à Sophie Huber,
qu’elle sait « très en forme ». Spécialiste du demifond, l’Alsacienne se découvrira des talents de
sprinteuse pour apporter sa pierre à l’édifice tricolore. « Comme on m’avait donné ma chance, je
voulais prouver que ce n’était pas pour rien, se
réjouissait l’invitée surprise. Le forfait de Céline
n’a pas posé de problème parce que c’est venu de
sa part, qu’on ne le lui a pas imposé. »
Enlacée par Alena Pochanka, Aurore Mongel
(déjà bronzées sur 4 × 100 m) et Madame
Manaudou, Huber gardera longtemps en
mémoire son baptême au plus haut niveau :
« C’est énorme, c’est super ! » Elle avait hier soir
les mots d’une fillette qui découvre ses cadeaux
au pied du sapin. Avec une pensée très spéciale
pour celui offert par sa copine Céline…
JEAN-BAPTISTE RENET
PARIS CONFIRMÉ POUR L’ÉTÉ 2007. – Si le lieu reste à déterminer, la Ligue
européenne a confirmé, hier, la tenue d’une grande compétition du 2 au 5 août
2007 à Paris. Comme les Mondiaux auront lieu en mars l’année prochaine (à Melbourne), la France voulait accueillir un rendez-vous d’envergure pendant l’été, à
l’exemple de la Coupe intercontinentale organisée à Rome en août 1990, quelques
mois avant les Mondiaux de Perth en janvier 1991.
RÉSULTATS
Finales
HOMMES
50 m dos
RM et RE : 24’’80
RF : 25’’71
1. Meeuw (ALL), 25’’06
2. Grigoriadis (GRE), 25’’14
3. Clay (GBR), 25’’15
4. Vyatchanin (RUS), 25’’40 ; 5. Driesen (ALL),
25’’45 ; 6. Tancock (GBR), 25’’53 ; 7. Ortega
(ESP), 25’’57 ; 8. Krizko (SLQ), 25’’88.
200 m brasse
RM : 2’9’’04
RE : 2’9’’52
RF : 2’11’’77
Minimum pour Championnats du monde
2007 : 2’13’’11
1. Kuczko (POL), 2’12’’12
2. Bossini (ITA), 2’12’’35
3. Gilchrist (GBR), 2’13’’21
4. Komornikov (RUS), 2’13’’29 (en demifinale : 2’13’’18) ; 5. Horth, 2’14’’16 (en
demi-finale : 2’13’’72) ; 6. Kirton (GBR),
2’14’’26 (en demi-finale : 2’13’’10) ; 7. Ivanov
(RUS), 2’14’’74 (en demi-finale : 2’13’’09) ;
Facci (ITA), disqualifié.
200 m papillon
RM : 1’53’’93
RE et RF : 1’54’’62
Minimum pour CM : 1’57’’47
1. Korzeniowski (POL), 1’55’’04
2. Drymonakos (GRE), 1’57’’03
3. Skvortsov (RUS), 1’57’’12
4. Gherghel (ROU), 1’57’’52 (en demi-finale :
1’56’’93) ; 5. Vespe (ITA), 1’57’’57 ; 6. Poliakov (RUS), 1’57’’75 (en demi-finale :
1’57’’30) ; 7. Lebon, 1’57’’98 (en demifinale : 1’57’’47) ; 8. Drzewinski (POL),
1’58’’07 (en demi-finale : 1’57’’69).
FEMMES
100 m dos
RM : 59’’58
RE : 1’0’’21
RF : 1’0’’64
Minimum pour CM : 1’1’’86
1. Manaudou, 1’0’’88
2. Buschschulte (ALL), 1’1’’40
3. Pietsch (ALL), 1’1’’55 (en demi-finale :
1’1’’34)
4. Amshennikova (UKR), 1’1’’56 ; 5. Ornstedt
(DAN), 1’1’’60 ; 6. Szepesi (HON), 1’1’’90 ;
7. Peris Minguet (ESP), 1’2’’45 ; 8. Khakhlova
(BLR), 1’3’’18 (en demi-finale : 1’2’’32).
200 m 4 nages
RM : 2’9’’72
RE : 2’10’’68
RF : 2’12’’41
Minimum pour CM : 2’15’’06
1. Manaudou, 2’12’’69
2. Baranowska (POL), 2’13’’36
3. Filippi (ITA), 2’13’’75
4. Klochkova (UKR), 2’14’’89 (en demi-finale :
2’14’’53) ; 5. Hetzer (ALL), 2’14’’98 (en demifinale : 2’14’’60) ; 6. Karpeeva (RUS), 2’16’’38
(en demi-finale : 2’15’’58) ; 7. Hjorth-Hansen
(DAN), 2’17’’39 (en demi-finale : 2’15’’97) ;
8. De Ronchi, 2’18’’18 (en demi-finale :
2’14’’77).
Relais 4 × 200 m
RM : 7’53’’42
RE : 7’55’’47
RF : 8’1’’43
Minimum pour CM : 8’0’’00
1. Allemagne (Dallmann, Samulski, Steffen,
Liebs), 7’50’’82 (record du monde ; anc. rec. :
7’53’’42 par les États-Unis, le 18 août 2004 à
Athènes)
2. Pologne (Jedrzejczak, Budzis, Zwiejska,
Barzycha), 7’56’’32
3. France (Popchanka, Huber, Mongel,
Manaudou), 7’56’’44 (record de France ; anc.
rec. : 8’1’’43 par Manaudou, Couderc, Nguessan, Figuès, le 28 juillet 2005 à Montréal)
4. Grande-Bretagne, 7’57’’86 ; 5. Italie,
8’2’’61 ; 6. Suède, 8’3’’70 ; 7. Espagne,
8’6’’86 ; 8. Hongrie, 8’9’’81.
Meilleur temps au départ : 1’57’’15, Jedrzejczak (POL). Meilleurs temps lancés : 1’55’’64,
Liebs (ALL) ; 1’56’’23, Manaudou (FRA).
Temps de passage des relayeuses allemandes : Dallmann, 1’59’’14 ; Samulski,
3’57’’41 (1’58’’27 lancé) ; Steffen, 5’55’’18
(1’57’’77) ; Liebs, 7’50’’82 (1’55’’64).
Temps de passage des relayeuses américaines
lors de leur record : Coughlin, 1’57’’74 ; Piper,
3’57’’13 (1’59’’39 lancé) ; Vollmer, 5’55’’25
(1’58’’12) ; Sandeno, 7’53’’42 (1’58’’17).
Temps de passage des relayeuses françaises :
Popchanka, 1’59’’60 ; Huber, 3’58’’28
(1’58’’68 lancé) ; Mongel, 6’0’’21 (2’1’’93) ;
Manaudou, 7’56’’44 (1’56’’23).
CHRONOLOGIE DU RECORD DU MONDE
DU RELAIS 4 × 200 M FEMMES
1986 RDA (Stellmach, Strauss, Bergknecht,
Friedrich) .............................................. 7’59’’33
1987 RDA (Stellmach, Strauss, Moehring,
Friedrich) .............................................. 7’55’’47
2004 États-Unis (Coughlin, Piper, Vollmer,
Sandeno)............................................... 7’53’’42
2006 Allemagne (Dallmann, Samulski, Steffen, Liebs)............................................. 7’50’’82
CHRONOLOGIE DU RECORD D’EUROPE
DU RELAIS 4 × 200 M FEMMES
1983 RDA (Otto, Strauss, Sirch, Meineke)
................................................................. 8’02’’27
1986 RDA (Stellmach, Strauss, Bergknecht,
Friedrich) .............................................. 7’59’’33
1987 RDA (Stellmach, Strauss, Moehring,
Friedrich) .............................................. 7’55’’47
2006 Allemagne (Dallmann, Samulski, Steffen, Liebs)............................................. 7’50’’82
CHRONOLOGIE DU RECORD DE FRANCE
DU RELAIS 4 × 200 M FEMMES
2000 équipe nationale (Figuès, Choux, Quelennec, Bozon)......................................... 8’8’’30
2000 équipe nationale(Figuès, Choux, Quelennec, Bozon)......................................... 8’7’’03
2000 équipe nationale(Figuès, Choux, Quelennec, Bozon)......................................... 8’5’’99
2005 équipe nationale (Manaudou, Couderc, N’Guessan, Figuès)...................... 8’1’’43
2006 équipe nationale (Popchanka, Huber,
Mongel, Manaudou) ............................ 7’56’’44
PAGE 10
Demi-finales
(les deux premiers de chaque demie plus les
quatre meilleurs temps en finale)
HOMMES
100 m. – I : 1. Magnini (ITA), 48’’91 (q) ;
2. Lagunov (RUS), 49’’20 (q) ; 3. Bernard,
49’’26 (q) ; 4. Galenda (ITA), 49’’30 (q) ;
5. Nystrand (SUE), 49’’37 (q) ; 6. Gimbutis
(LIT), 49’’54 ; 7. Verner (RTC), 49’’83 ;
8. Meichtry (SUI), 50’’32.
II : 1. Bousquet, 49’’16 (q) ; 2. Van den Hoogenband (HOL), 49’’27 (q) ; 3. Kapralov
(RUS), 49’’44 (q) ; 4. Burnett (GBR) et Yegoshin (RUS), 49’’56 ; 6. Zastrow (HOL), 49’’66 ;
7. Novy (SUI), 50’’08 ; 8. Meichtry (SUI),
50’’32.
FEMMES
200 m brasse. – I : 1. Pidlisna (UKR),
2’28’’60 (q) ; 2. Poewe (ALL), 2’28’’90 (q) ;
3. Gulbrandsen (NOR), 2’29’’37 (q) ; 4. Khlystunova (UKR), 2’30’’41 (q) ; 5. Domenech
(ESP), 2’30’’79 ; 6. Predecka (POL), 2’31’’78 ;
7. De Ronchi, 2’33’’39 ; 8. Kapishina (BLR),
2’34’’01.
II : 1. Balfour (GBR), 2’27’’48 (q) ; 2. Kovacs
(HON), 2’27’’99 (q) ; 3. Kaminska (POL),
2’29’’37 (q) ; 4. Buchan (GBR), 2’29’’80 (q) ;
5. Westrin (SUE), 2’30’’79 ; 6. Bor (HON),
2’31’’00 ; 7. Exarchou (GRE), 2’31’’64 ;
8. Chocova (RTC), 2’33’’25.
100 m papillon. – I : 1. Moravcova (SLQ),
59’’01 (q) ; 2. Boulsevicz (HON), 59’’06 (q) ;
3. Segat (ITA), 59’’17 (q) ; 4. Gemo (ITA),
59’’40 (q) ; 5. Bespalova (RUS), 59’’61 ;
6. Mongel, 59’’82 ; 7. Koschischek (AUT),
1’0’’01 ; 8. Kavarnou (GRE), 1’1’’04.
II : 1. Dekker (HOL), 58’’64 (q) ; 2. Popchanka, 58’’69 (q) ; 3. Sutiagina (RUS), 59’’02
(q) ; 4. Groot (HOL), 59’’39 (q) ; 5. Mehlhorn
(ALL), 59’’55 ; 6. Dunning (GBR), 59’’66 ;
7. Brett (GBR), 1’0’’31 ; 8. Urbanczyk (POL),
1’0’’56.
RECTIFICATIF : 100 M FEMMES. –
Après revisionnage de la bande vidéo de l’arrivée du 100 m femmes mercredi soir, le classement final de l’épreuve a été modifié. La
Française Alena Popchanka, initialement classée huitième en 55’’25, prend finalement la
cinquième place ex aequo en 55’’05. Voici
donc le classement définitif de ce 100 m
femmes : 1. Steffen (ALL), 53’’30 (record du
Le tableau des médailles
(20 courses)
Total
4
4
3
4 Italie
2
5 Pologne
2
6 Ukraine
2
7 Pays-Bas 1
1
8 Suède
9 Hongrie
1
10 Grande-Bretagne 0
11 Grèce
0
12 Autriche
0
0
- Croatie
- Norvège
0
15 Danemark 0
1 Allemagne
2 France
3 Russie
2
0
1
4
2
1
2
1
0
2
2
1
1
1
0
1
4
1
2
1
2
1
0
2
4
2
0
0
0
1
7
8
5
8
5
5
4
2
3
6
4
1
1
1
1
monde) ; 2. Veldhuis (HOL), 54’’32 ; 3. Niangkouara (GRE), 54’’48 ; 4. Halsall (GBR),
54’’88 ; 5. Seppala (FIN) et Popchanka,
55’’05 ; 7. Moravcova (SLQ), 55’’06 ; 8. Dekker (HOL), 55’’20.
QUALIFIÉS POUR LES CHAMPIONNATS
DU MONDE
HOMMES
Alain Bernard (100 m, relais 4 × 100 m) ;
Frédérick Bousquet (100 m, 50 m papillon,
relais 4 × 100 m) ; Hugues Duboscq (100 m
brasse) ; Fabien Gilot (relais 4 × 100 m) ;
PLONGEON
HOMMES
3 m synchronisé
Finale : 1. Schellenberg-Wels (ALL),
403,86 pts ; 2. Kunakov-Sautin (RUS),
401,46 ; 3. N. Marconi-T. Marconi (ITA),
394,68 ; 4. Lysenko-Zakharov (UKR), 390,30 ;
5. Puhakka-Vahtola (FIN), 388,02 ; 6. IlanaCalvo (ESP), 372,84 ; 7. J. Egana-D. Egana
(SUE), 371,97 ; 8. Varlamau-Kuchmasau
(BLR), 351,45.
FEMMES
Haut vol
Finale : 1. Prokopchuk (UKR), 338,00 pts ; 2.
Richter (AUT), 332,35 ; 3. Steuer (ALL),
330,40 ; 4. Ciobanu (ROU), 306,20 ; 5. Marocchi (ITA), 303,65 ; 6. Couch (GBR), 299,50 ;
7. Febvay, 297,85 ; 8. Pappa (GRE), 295,75 ;
9. Cagnotto (ITA), 292,50 ; 10. Zhuk (UKR),
271,05 ; 11. Popovici (ROU), 257,10 ; 12.
Labeau, 250,55.
AUJOURD’HUI : haut vol synchronisé
FEMMES (éliminatoires à 10 heures, finale à
15 h 45) ; 3 m HOMMES (éliminatoires à
12 heures, finale à 19 heures). Pas de Français engagés.
Christophe Lebon (200 m papillon) ; Amaury
Leveaux (relais 4 × 100 m) ; Grégory Mallet
(relais 4 × 100 m) ; Nicolas Rostoucher
(400 m, 800 m [*], 1 500 m) ; Sébastien
Rouault (400 m, 800 m [*], 1 500 m) ; Julien
Sicot (relais 4 × 100 m).
FEMMES
Esther Baron (200 m dos) ; Céline Couderc
(relais 4 × 100 m, relais 4 × 200 m) ; Sophie
De Ronchi (200 m 4 nages) ; Sophie Huber
(800 m, relais 4 × 200 m) ; Laure Manaudou
(800 m, 1 500 m [*], 100 m dos, 200 m
4 nages, relais 4 × 200 m) ; Malia Metella
(relais 4 × 100 m) ; Aurore Mongel (relais
4 × 100 m, relais 4 × 200 m) ; Camille Muffat (relais 4 × 100 m) ; Alena Popchanka
(100 m, 100 m papillon, relais 4 × 100 m,
relais 4 × 200 m) ; Angela Tavernier (relais
4 × 200 m).
(*) Discipline ne figurant pas au programme
des Championnats d’Europe ; minima réalisés
lors des Championnats de France en mai.
CHAMPIONNATS DES ÉTATS-UNIS.–
HOMMES. 200 m : 1. Phelps, 1’45’’63 (m.p.m.
2006) ; 2. Keller, 1’46’’62 ; 3. Vanderkaay,
1’47’’73 ; 4. Lochte, 1’47’’78 ; 5. Cramer,
1’48’’24 ; 6. Walters, 1’48’’85 ; 7. Phillips,
1’49’’60. 100 m dos : 1. Peirsol, 53’’38
(m.p.m. 2006) ; 2. Bal, 53’’94 ; 3. Marshall,
54’’77 ; 4. Thoman, 54’’90 ; 5. Plummer,
54’’93. 200 m papillon : 1. Phelps, 1’54’’32 ;
2. Tarwater, 1’57’’00 ; 3. Madved, 1’58’’16.
FEMMES.200 m : 1. Coughlin, 1’58’’11 ; 2.
Hoff, 1’58’’16 ; 3. Vollmer, 1’58’’79 ; 4. Weir,
1’59’’11 ; 5. Nymeyer, 1’59’’53 ; 6. Joyce,
1’59’’90. 100 m dos : 1. Vaziri, 1’1’’69 ; 2.
English, 1’1’’86 ; 3. Hoelzer, 1’1’’93.
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Alena POPCHANKA Dix-neuf ans, née le 9 octobre 1986
à Villeurbanne.
1,80 m ; 64 kg.
Club : Melun.
Entraîneur : Philippe Lucas.
JO : 1re (400 m, 2004) ; 2e (800 m,
2004) ; 3e (100 m dos, 2004).
CM : 1re (400 m, 2005) ; 5e (relais
4 × 200 m, 2005) ; 7e (50 m dos,
2003) ; 11e (100 m dos, 2003) ; 13e
(400 m, 2003) ; 15e (1 500 m, 2005) ;
719e (800 m, 2003).
CE : 1re (400 m, 100 m dos, relais
4 × 100 m 4 nages, 2004 ; 800 m,
100 m dos, 200 m 4 nages, 2006) ; 3e
(relais 4 × 200 m, 2006).
POUR LA PREMIÈRE FOIS de ma vie,
saute les étapes, accélère le temps. Et
hier, j’ai été fière d’être française au
avec le sourire en plus. Il ne l’a pas
bord d’un bassin. J’ai eu le sentiment
quittée de la journée.
que nous ne nous contentions pas
Laure pétillait. Elle souriait avant la
d’exister. Dans le regard de Laure, sur
finale du 200 m 4 nages, rigolait au
le podium du 100 m dos, celui d’une
moment de s’élancer pour le 100 m
patronne, j’ai vu en effet que tout était
dos, une demi-heure plus tard. Comme
possible désormais. Que plus jamais
une petite fille qui se délecte à l’avance
un nageur français ne
de jouer un mauvais
pouvait s’interdire d’y
tour. Ses adversaires
croire.
se résignaient,
Laure Manaudou était
l’ e m b ra ss a i e nt à
sur la première marche
l’arrivée. Et le public,
du podium et elle semd’abord surpris
blait totalement dans
d’entendre « Laure
son élément, à sa
Manaudou » au
place. Je me souviens
départ d’une course
des Mondiaux à Perth,
sur trois, finit par se
en 1998. J’étais aussi
laisser charmer et par
sur la première marche.
l’encourager. GénéEt je me disais surtout
reuse désormais dans
que j’avais su saisir ma
l’effort, on pensait
chance ce jour-là.
qu’elle allait contiNe pas se sentir entiènuer à donner une fois
rement responsable du ROXANA MARACINEANU* ses courses finies.
résultat, considérer
Malheureusement,
qu’il revient pour un tiers à son entraîLaure n’a pas pu nous raconter son
neur et pour un autre tiers à des adverbonheur. La faute à une logistique et
saires indulgentes, t’empêche d’avoir
un encadrement fédéraux pas à la haule sentiment de totalement dominer
teur des résultats de ses nageurs et
ton sujet. Or c’est tellement important
dont l’amateurisme fut noyé sous une
pour progresser, pour gagner à nouaverse. J’aurais tellement aimé que
veau. Mais Laure, elle, multiplie les
Laure raconte ce qu’elle a ressenti,
courses, les victoires. Et avec tellement
comment elle a vécu son après-midi.
de facilité.
Ce doit être tellement différent de ce
C’est physiquement et mentalement
que les meilleurs nageurs français du
éprouvant d’enchaîner les courses
passé ont connu, de ce que j’ai connu.
comme elle le fait, mais j’ai l’impresCe serait aussi tellement utile pour les
sion que c’est peut-être aussi une
jeunes générations…
chance. Accumuler la confiance,
construire la performance, c’est en
(*) Championne du monde du 200 m
dos en 1998 à Perth.
effet souvent un processus lent, Laure
Bleu
Laure MANAUDOU BUDAPEST. – Hilares
sous la pluie,
les quatre relayeuses
françaises médaillées
de bronze au
4 × 200 m. De gauche
à droite : Laure
Manaudou, Alena
Popchanka, Aurore
Mongel et Sophie
Huber.
(Photo Richard Martin)
Jaune
Rouge
Jaune
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Séries à partir de
9 h 30 ; demi-finales et finales de
17 heures à 19 heures : 1 500 m
HOMMES (finale), 200 m FEMMES
(séries et demi-finales), 100 m papillon H (s et d-f), 200 m brasse F (f),
100 m H (f), 50 m dos F (s et d-f), 200 m
dos H (s et d-f), 100 m papillon F (f),
50 m brasse H (s et d-f).
FRANÇAIS EN LICE
HOMMES
100 m : Alain Bernard, Frédérick
Bousquet.
1 500 m : Sébastien Rouault, Nicolas
Rostoucher.
50 m brasse : Hugues Duboscq.
100 m papillon : Christophe Lebon,
Amaury Leveaux.
FEMMES
200 m : Céline Couderc, Laure
Manaudou, Aurore Mongel.
50 m dos : Alexandra Putra.
100 m papillon : Alena Popchanka.
de 1987). Cet épisode douteux de l’histoire de la natation mondiale est donc
définitivement tourné. Mais l’Allemagne, elle, continue de régner sur le
sprint.
Laure Manaudou ne rêvait donc plus
d’un troisième or. Mais se sentant
capable d’aller chercher l’argent, elle
sortit le plus beau 200 m de sa vie.
1’56’’23 lancé, même en ajoutant les
sept dixièmes de la prise de relais, c’est
en effet tellement mieux que son
record de France (1’57’’81). Malheureusement, Laure ne put subtiliser
l’argent à la Polonaise Barzycha à bout
de souffle. Cette médaille de bronze,
agrémentée d’un record de France
abaissé de près de cinq secondes
(7’56’’44 contre 8’1’’43), n’a surtout
pas le goût de la déception.
Ce matin, avec huit médailles, dont
quatre en or, la France pointe au deuxième rang des nations derrière l’Allemagne. Et la suite sera belle. C’est
presque une certitude. Avec peut-être
une magnifique surprise tout à l’heure
sur 100 m pour Bernard ou Bousquet
derrière Van den Hoogenband et
Magnini. Avec surtout, Laure Manaudou qui a toujours le record de titres
dans un Championnat (6) dans le
viseur. Elle en compte déjà trois – plus
une médaille de bronze – et il lui reste
encore un 400 m en or et un relais
4 × 100 m 4 nages ambitieux
dimanche et aussi un 200 m de tous les
possibles aujourd’hui et demain. Car si
Liebs a nagé plus vite qu’elle hier –
1’55’’64, relais le plus rapide de tous
les temps devant celui de la Française –, Laure n’aura que cette course
demain, jour de la finale. Et si le record
du monde de Van Alsmsick l’attendait
au pied de son quatrième or ? Puisque
plus rien ne lui est désormais interdit…
Noir
Bleu
Noir
RIEN, ABSOLUMENT RIEN, ne pourra noyer le souvenir de ce jeudi au bord
du Danube. En tous les cas, pas
l’énorme averse qui doucha l’île Marguerite, et notamment l’ultime
podium d’un après-midi pour l’éternité. Pour l’histoire aussi. La belle, la
grande histoire du sport français. Celle
dans laquelle vient de s’installer plus
confortablement encore Laure
Manaudou. Elle s’y était déjà forgé une
place depuis deux ans et son émergence fulgurante dans le grand
monde. Elle y a ajouté, hier, une autre
dimension par la grâce de trois courses
en à peine plus de soixante-dix
minutes, trois exploits aux allures
d’épopée.
Bien sûr, il s’agit de Championnats
d’Europe quand la demoiselle de
Melun a déjà bluffé aux Jeux, grâce à
trois médailles dont un titre ; gagné
aux Mondiaux et aussi renvoyé aux
antiquités le mythe Janet Evans sur
400 m. Mais son jeudi a quelque chose
d’exceptionnel par la complexe équation qu’elle a su résoudre avec une
divine maestria. Gérer, et la diversité
et la multiplication des efforts entre
200 m 4 nages, 100 m dos et relais
4 × 200 m.
Son titre sur 800 m mercredi, assorti du
record d’Europe, en plus de la lancer
véritablement dans la semaine, avait
éteint les doutes nés de sa série du
400 m 4 nages ratée, lundi. Hier, Laure
a prouvé que le crawl ne devait, ne
pouvait être sa seule ambition. Pour le
dos, ce n’est pas une surprise. C’est sa
nage formatrice. Elle avait déjà goûté
l’or européen en 2004 (il manquait du
monde) et le bronze olympique. Mais
depuis, elle ne cessait de répéter son
dédain pour son amour de jeunesse, au
point de la négliger totalement à
l’entraînement. Quel dommage !
Car Laure a un don sur le dos. Du moins
dans la nage pure. Au point de pouvoir
gommer l’énorme handicap d’un
départ bafouillé, d’un virage brouillon
et de coulées approximatives dès
qu’elle laisse parler sa technique. Les
Allemandes Buschschulte et Pietsch,
ses principales rivales qui termineront
lement troisième, ni la Polonaise Baranowska (deuxième), ne résistèrent à la
Française, à l’aise en papillon et en
dos, étonnamment solide en brasse et
irrésistible en crawl. Pas de record,
même national (2’12’’69 contre
2’12’’41 en mai), pas d’incroyable
chrono (l’Américaine Hoff a nagé
beaucoup plus vite mardi, 2’10’’05)
mais la première pierre, souvent la plus
importante, d’un palmarès appelé à
s’étoffer.
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PROLONGATIONS
LA FOLLE JOURNEE DE MANAUDOU
REPORTAGE
De son premier échauffement matinal à sa troisième médaille de la journée. Récit du jour le plus incroyable de sa carrière.
« J’en peux plus ! » En quittant le bassin à l’arrivée du
relais 4 × 200 m, Laure Manaudou respirait difficilement.
Sous la pluie incessante de Budapest, entre les parasols de
la plage de départ, elle confiait son épuisement à Sophie
Huber. Dans leurs foulées, Aurore Mongel alertait :
« Laure ! » À la main, la Mulhousienne tenait une paire de
baskets, un petit 43, dans lequel elle risquait de nager. Pas
facile de se mettre dans les pas d’une championne qui
venait de vivre une journée peu ordinaire.
BUDAPEST –
de notre envoyé spécial
''
ET DE DEUX. – Laure gagne le 200 m 4 nages. Deuxième
médaille d’or.
18 H 18
ET DE UNE. – Laure a pris le départ du 200 m 4 nages.
17 H 35
FORMULE 1
PLONGEON
BASKET
FORMULE 1
PLONGEON
19.00
Eurosport 90 min
Championnats d’Europe. 4 e jour.
À Budapest.
Sport + 90 min
Tournoi d’Amsterdam (HOL).
Manchester United (ANG) - FC Porto (POR).
Eurosport 90 min
FOOTBALL
Rediff. demain à 8 h 15
19.00
FOOTBALL
Sport + 120 min
20.05
Copa Libertadores. 2 e demi-finale. Match retour.
Internacional (BRE) - Libertad (PAR).
Eurosport 75 min
TOUT LE SPORT
TPS Foot 110 min
Rediff. demain à 12 h 20
20.10
France 3 5 min
VOLLEY-BALL
15.00
Eurosport 45 min
21.00
Eurosport 2 60 min
WTA.
Tournoi de San Diego (USA). Quarts de finale.
Sport + 90 min
Ligue 1. 1 re journée.
Nantes-Lyon.
FOOTBALL
15.15
Canal + 115 min
Rediff. à 22 h 50 Canal + Sport
23.00
WTA.
Tournoi de San Diego (USA). Quarts de finale.
Eurosport 60 min
16.45
Sport + 105 min
Eurosport 105 min
21.00
TENNIS
15.45
À voir.
Eurosport 105 min
ZAP
Intéressant.
16.45
Championnats d’Europe. 5 e jour.
À Budapest.
Eurosport 2 120 min
TENNIS
15.00
Circuit européen.
Masters de Scandinavie. 2 e jour. À Malmö (SUE).
20.30
Ligue européenne H.
Grèce-Allemagne. À Zagreb (CRO).
Rediff. à 18 h 30
Championnats d’Europe. 4 e jour.
À Budapest.
À Budapest.
Eurosport 2 115 min
Rediff. à 20 h
Pro Tour. Tour d’Allemagne.
3 e étape : Witzenhausen-Schweinfurt.
Championnats d’Europe. 5 e jour.
18.00
Eurosport 2 60 min
FIVB World Tour 2006.
Grand Chelem de Klagenfurt (AUT). 8 es de finale F.
NATATION
France 2 90 min
VOLLEY-BALL
14.00
Championnats du monde de slalom. 1 er jour.
À Prague (RTC).
NATATION
Ligue européenne H.
Croatie-Turquie. À Zagreb (CRO).
13.45
FIVB World Tour 2006.
Grand Chelem de Klagenfurt (AUT). Tournoi H.
CANOË-KAYAK
Eurosport 75 min
12.15
Championnat du monde 2006.
Grand Prix de Hongrie. Essais libres 2. À Budapest.
BEACH-VOLLEY
Championnats d’Europe. 5 e jour.
À Budapest.
12.00
Match de préparation au Championnat du monde.
États-Unis - Porto Rico. À Las Vegas (USA).
17.15
Eurosport 75 min
10.45
Championnats d’Europe. 4 e jour.
À Budapest.
GOLF
« Et de deux ! » fait- elle
avec le pouce et l’index
NATATION
09.30
Championnat du monde 2006.
Grand Prix de Hongrie. Essais libres 1. À Budapest.
PLONGEON
« des secousses, pour augmenter le
retour veineux et baisser le rythme
cardiaque ». Il a à peine fini que
Manaudou est happée par le protocole de son premier podium.
Une formalité qui traîne en longueur aux yeux de son entraîneur. Il
la siffle. Il s’agace : « Laure !
Reviens ! » Il lui indique le chemin
de la chambre d’appel de la finale
du 100 m dos. Elle n’a pas l’occasion
de s’offrir son petit plaisir habituel :
se mettre
en face de
sa rivale
Komarova
et la défier du regard. D’ailleurs,
même si elle l’avait retrouvée en
finale, elle avait décidé d’adopter
une tactique moins agressive,
consciente de n’avoir « pas tout fait
pour gagner en dos ». Elle s’allonge
et, aussitôt, le kiné reprend son
ouvrage. Avec, dans les bras, son
petit bouquet de fleurs et la grosse
pelote de laine noir qui fait office de
mascotte des Championnats, Lucas
est drôle. Mais il ne perd pas le nord
et glisse à sa championne deux trois
consignes.
La victoire acquise, il s’en retourne
impassible et ne voit presque rien
de sa « Laurette », plus exubérante
que jamais. Là voilà qui joue avec
les caméras. « Et de deux ! », faitelle avec le pouce et l’index avant
son nouveau plaisir, le tirage de langue avec piercing (celui du nombril
reste à l’abri de la combinaison).
Sans oublier son sourire tout nouveau tout beau. Un vrai show. Une
transfiguration. « Un mystère »,
même pour
sa mère.
« Laure
devient
comme les autres », confie son
père. Lucas est plus mesuré : « Ça
ne me fait ni chaud ni froid. Moi, je
la connais souriante, Laure. »
Mais il la récupère grimaçante. Un
ongle cassé. « C’est pas grave », l’a
rassure-t-il en lui passant, sans traîner, une serviette sur les épaules.
C’est que le compte à rebours est
lancé avant la finale du 100 m dos
une demi-heure plus tard. Le bain
de récupération est du genre furtif,
deux longueurs. C’est aux mains
expertes de Lechevalier d’agir par
La clé de ce nouveau titre n’était
apparemment pas le début de
course. « Je suis vraiment surprise
par mon temps, explique la Française, parce que j’ai raté mon
départ, mais ma deuxième longueur a été excellente. » Pas le
temps de s’attarder davantage.
C’est l’hymne polonais qui accompagne le dernier massage dans une
pénombre annonçant le déluge.
Et alors que ses trois copines du
relais se concentrent dans la
chambre d’appel, elle file écouter sa
seconde Marseillaise. Même
endroit. Même or. Elle ne les retrouvera qu’in extremis au départ. Le
bronze est au bout de cet enchaînement incroyable.
Une folle journée bouclée brutalement vers 18 h 45, après son troisième podium. Invitée par le président de la Fédération française à
déguerpir au plus vite, sans avoir eu
l’occasion d’exprimer, par les mots,
une joie affichée tout au long de
l’après-midi. Étonnant amateurisme au cœur d’une natation française plus performante que jamais.
La semaine de Manaud
Manaudou
LUNDI
400 m 4 nages
Éliminée en séries
(1188e tempss)
MARDI
800 m (sé
série)
ér
Qualifiée en finale
(1ree, 8’2
’29
29”19
19*))
**meilleur
meeilleu
ill ur tem
ttemps
mps
MERCREDI
2 m 4 nages (sé
200
séries
ér et demi-finales) Qualifiée pour la finale (1ree, 2’13”15*)
1100 m dos (sé
séries
ér et demi-finales) Qualif. pour la finale (44e temps, 1’1”67)
”6
8800 m (finale)
Première (8’19”29,
”2 record d'Europe)
HIER
200 m 4 nages (finale)
100 m dos (finale)
Relais 4 x 200 m (finale)
Première (2’12”69)
”6
Première (1’0
’0”88)
”8
Troisième (7’56
’5 ”4
”44, record de France)
(Perrs
(P
(Per
rso : 1’
rso
1’5
’56
56”2
”23
23 laan
annccée)
e)
AUJOURD'HUI 200 m (sé
séries
ér et demi-finales)
DEMAIN
200 m (finale)
DIMANCHE
400 m (sé
séries
ér et finale)
Relais 4 x 100 m 4 nages (finale))
PASCAL GLO
Eurosport 90 min
16.50
France 4 135 min
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Ce soir 19 : 00
INFORMATION
> L’ÉDITION DU SOIR
Notre consultante Roxana Maracineanu en duplex de Budapest
> NATATION
VENDREDI 4 AOÛT 2006
La Ligue 1 se rebranche
CANAL +. 21 heures. Football : Nantes-Lyon.
« PENSES-TU, lui dit-il, que ton
titre de roi me fasse peur ni me soucie ? » Tel le moucheron de la fable
de La Fontaine, les Canaris nantais
tenteront ce soir d’asticoter le quintuple champion de France lyonnais
lors du match d’ouverture de
Ligue 1. Et ce devant les caméras de
Canal +, diffuseur exclusif du Championnat pour la deuxième année
d’affilée. Comme l’an passé, le feuilleton L 1 se décline sur la chaîne
cryptée, qui, à chaque journée,
retransmet deux matches (en plus de
l’affiche de ce soir, les abonnés pourront voir Rennes-Lille demain à
17 h 15), sur Canal + Sport, qui diffuse le troisième match décalé
(Sedan-Marseille, dimanche à
18 heures, pour commencer), Foot +
héritant des sept autres rencontres.
L’heure de la rentrée a également
sonné pour Jour de foot. Si le rendezvous du samedi soir est confortablement installé dans la grille de la
chaîne cryptée depuis 1992, on ne
peut pas en dire autant de son présentateur. Après le duo Stéphane
Guy - Nathalie Ianetta (2004-2005),
puis Lionel Rosso (2005-2006), c’est
au tour d’Alexandre Ruiz de prendre
les manettes de l’émission.
Si la nouvelle formule de Jour de foot
(nouvelle tête, donc, mais aussi
changement de décor et de géné-
rique) ne verra véritablement le jour
que le 9 septembre, à l’occasion de la
5e journée, s’alignant sur la grille de
rentrée de Canal +, Ruiz en dévoile
les grandes lignes : « La trame essentielle reste une mission de service :
montrer tous les buts, toutes les
actions… On va y ajouter encore
plus d’analyse, en multipliant les
duplex avec les joueurs et nos
consultants. Mais le plus important,
pour moi, est l’immersion : il faut
amener l’abonné partout car un
match ne se résume pas aux quatrevingt-dix minutes de jeu, ça se passe
également autour. On va donc tenter
d’apporter des séquences qui viendront s’ajouter au résumé, par
exemple des supporters parlant du
match à la buvette du stade. »
Spécialiste du foot espagnol, le journaliste abandonne le commentaire
pour se consacrer entièrement à sa
nouvelle tâche mais n’entend pas
quitter le terrain pour autant : « Je
me vois un peu comme un entraîneur
de foot. Une fois l’émission terminée, j’aurai la tête à la suivante et le
corps aussi. Chaque semaine, j’irai
dans un club différent, sans caméra
ni micro, pour m’imprégner de
l’ambiance. Ainsi, ce sera d’autant
plus facile pour moi de parler avec un
joueur dans la semaine et de le
retrouver en duplex dans Jour de
foot. » L’Hexagone-trotter commencera son tour de France des clubs la
semaine prochaine par Valenciennes. « C’est vrai que les stars du
foot n’évoluent pas dans le Championnat de France, poursuit Alexandre Ruiz. Mais on a vu que, malgré la présence de tous ses grands
joueurs, le Brésil avait été catastrophique au Mondial. Une des
rubriques de Jour de foot consistera
d’ailleurs à venir mettre un coup de
“projo” sur les nouveaux acteurs du
foot français. »
JOCELYN LERMUSIEAUX
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 9. Édition de la journée. 19. La Grande Édition (rediff. toutes
les heures jusqu’à 21.30). 22.30 Édition
de la nuit.
INFOSPORT
6. La matinale sport. 10. Le journal en
continu. 18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
À .8 et à .38 de chaque heure. France Info.
Chronique sportive. 6.40 et 7.40 France
Inter. Sports. 7.20 BFM. Good morning
business. Invité : Henri Legarda, président
du MUC 72. 7.40 Europe 1. Sports. 16.
RMC. DKP. 18. Sud Radio. Rugby & compagnie. 18. RMC. RMC Sport. 19. RMC.
Coach Courbis. 20. France Inter (GO).
Interfootball. 20. RTL. RTL Foot. 20. RMC.
Intégrale foot. 20.5 Europe 1. Europe
sport.
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
NATATION
CYCLISME
son carnet bleu. En prévision de la
pluie, elle a sorti son crayon à
papier.
Le caméscope familial n’est pas
assez puissant pour constater que
Laure garde sa chaîne et son cœur
en argent autour du cou pour nager.
Lucas, lui aussi, a tout gardé. Le
torse bronzé, les colliers, les bracelets… Et pour observer les courses
derrière ses lunettes noires, il a pris
ses habitudes à Budapest. Il
s’accoude négligemment au pied de
l’escalier à chaque départ. Un point
de vue imprenable sur un écran
géant : d’ici, impossible de voir le
bassin en direct. « Mais là, au
moins, on est bien en ligne pour les
voir toutes partir. » Puis, la course
lancée, il monte, sans se presser, les
marches en bois qui conduisent à la
passerelle métallique marron qui
surplombe la plage de départ.
Qu’un molosse, deux fois plus large
et d’une tête plus haut que lui, ose
lui faire remarquer qu’il ne faut pas
rester dans le passage, et il obtempère. Selon l’affluence, se range
derrière les autres pour apercevoir
sa perle.
ET À QUATRE. – Laure prend le départ du relais 4 × 200 m.
Bronze.
(Photos Richard Martin, à Budapest)
LA SÉLECTION DE «L’ÉQUIPE»
Championnats d’Europe. 5 e jour.
À Budapest.
BEACH-VOLLEY
ET DE TROIS. – Laure a gagné le
100 m dos. Troisième médaille d’or.
ET DE DOS. – Laure prend le départ du 100 m dos.
Bleu
Rouge
Jaune
TÉLÉVISION
17 H 38
Jaune
Bleu
Noir
Je suis vraiment
surprise par mon
temps, parce que
j’ai raté mon départ,
mais ma deuxième
longueur a été
excellente
(Laure Manaudou,
à propos de son
100 m dos)
''
17 H 5
Noir
L’ALLURE est encore tranquille à
10 heures du matin. À l’ombre des
acacias, Lucas embrasse ses deux
championnes d’Europe fraîchement
arrivées. Ils ne se sont pas croisés au
petit déjeuner du Thermal Hotel. Un
établissement des années 70 que
l’on prendrait volontiers pour un
hôpital si on y croisait pas autant de
survêtements et de mines bronzées.
Au quatrième étage, Manaudou et
Baron se sont accordées une grasse
matinée jusqu’à 9 heures. Mais il
n’y avait pas eu de fête mercredi soir
pour célébrer les deux titres.
Pour Manaudou, priorité au massage, trois étages plus haut, vers
21 heures, avec Arnaud Lechevalier
qui la suit toute l’année à Melun.
Une demi-heure d’ostéopathie crânienne et une petite heure de
« massages de récupération de la
tête aux pieds » et elle pouvait
rejoindre « Momo » dans leur
chambre commune. La dossiste
avait dû avoir le temps de faire
exploser son forfait de téléphone
portable. « J’ai eu plein d’amis tout
à coup », s’amuse-t-elle. Mais pas
de là à y
pas ser la
soirée…
« c’est trop
cher ! »
Couvre-feu
à 23 h 15.
À peine
arrivée,
L a u r e
entame
son échauffement par
ses pouces
tricolores.
Avec trois
finales à
nager et
quelques
brel oq ues à réc o lter , c et te
maniaque du SMS devra sûrement
répondre à une flopée de messages
de félicitations… Alors elle tapote
frénétiquement sur son portable
noir. Son entraîneur, lui, est plutôt
de la génération papier. Et si certains ne peuvent pas commencer
une journée sans un café, Lucas a
besoin du journal du jour. D’habitude, il a déjà lu L’Équipe au début
de l’entraînement, vers 7 heures. Il
est en manque. Heureusement pour
lui, Pierre Henri, nageur de Melun
venu encourager son amie Laure,
est de passage.
À la fin de leur discussion, Lucas
passe commande à haute voix –
« Tu me ramènes les pages foot ! Le
reste… » –, avant de retourner aux
affaires au bord du bassin d’échauffement et voir ses filles « nageoter ». À 10 h 12, Manaudou
retourne dans son monde de chlore.
Une eau à 27 degrés, comme à
Melun, comme celle du bassin de
compétition aussi, mais que les
deux amies t rouv en t « plus
fraîche » et de nature à « crisper un
peu les muscles ». Le mentor les suit
des yeux une dizaine de minutes.
Veillant à ce qu’elles ne prennent
pas un mauvais coup dans le trafic.
Il ne faudrait pas lui demander de
commenter les longueurs suivantes. La presse est arrivée. Et
entre deux consignes, il revit la journée historique du CN Melun Val de
Seine. Pour une fois, le foot attendra
et terminera roulé et coincé à
l’arrière du short aux côtés du
débardeur, superflu à cette heure. Il
est 10 h 45 lorsque la séance prend
fin. Et c’est en tête-à-tête avec
Pierre, assis en tailleur sur la
pelouse, que Laure achève sa matinée. Une dernière bise et l’heure de
retrouver le calme de l’hôtel a sonné. La quatrième relayeuse du
4 x 200 m ne verra pas ses copines la
qualifier pour la finale…
Au déjeuner, c’est chacun à son
rythme. « Il faut les laisser respirer
tout en regardant qu’elles ne fassent pas n’importe quoi », explique
Lucas, qui préfère manger « tout
seul dans la salle ». Une sieste et la
revoilà qui se trémousse au rythme
de la techno déversée par la sono
près des plots de départ. Elle s’y
immobilise près de deux minutes,
attentive à l’horloge électronique.
Philippe Lucas a dû fixer le début de
la demi-heure d’échauffement à
15 h 49. Avant la première course, il
y a aussi le
rituel du
kiné – « un
peu de
froid sur les
jambes ».
Vient le
moment où
l e s t r aqueurs sentent leurs
viscères
fondre. La
chambre
d’appel.
Les plus
stressées
arrivent
gé n é ra l ement en premier. Pas Manaudou.
Chaises en skaï vert, moquette
bleue et ventilos blancs, le cadre
n’est pas convivial. L’ambiance pas
toujours non plus. Mais là, en finale
du 200 m 4 nages avec Sophie De
Ronchi, les sourires sont de mises.
Manaudou, « novice » sur la discipline, découvre de nouvelles adversaires et n’a pas encore eu le temps
de se créer d’inimitiés. Elle danse
encore sur son siège. Étonnamment
relâchée, elle tourne les bras et se
frotte les jambes au rythme de
l’hymne russe. Lucas observe.
Le ciel est menaçant et les projecteurs allumés. « Momo », drapeau
bleu, blanc, rouge en main, passe à
deux pas de là pour s’installer dans
la tribune des nageurs. En face, les
gradins ont été montés autour de
trois arbres géants. Il faut pas mal
de malchance et d’inattention pour
s’installer pile face à l’écorce, car
ces Championnats sont loin de faire
le plein. Dans le carré VIP, le clan
Manaudou est mieux loti : vue
dégagée et esquimaux. Jean-Luc, le
père, filme avec sa nouvelle caméra
numérique. La VHS a explosé le dernier jour des Championnats de
France, à Tours. À ses côtés, Olga, la
mère, tient à jour les chronos sur
17 H 3
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Demain
« On m’a fait beaucoup de mal ».
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
PAGE 12
Jaune
Bleu
Jaune
Entretien exclusif. L’Équipe Magazine, 5-8-2006.
Noir
Noir
Grégory Coupet – Premières confessions depuis la Coupe du monde.
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NATATION CHAMPIONNATS D’EUROPE
Le duel majuscule
Magnini, le champion du monde, retrouve enfin la référence, « VDH », de retour de blessure, pour un 100 m au sommet.
D’ABORD, il y a cette magie quasi mystique qui précède toujours le 100 m.
L’épreuve reine, celle des Johnny Weissmuller, Jim Montgomery, Rowdy
Gaines, Matt Biondi, Alexandre Popov
ou tout près de nous Pieter Van den Hoogenband. Mais la finale qui s’avance,
aujourd’hui à 17 h 50, recèle un supplément d’émotion. Parce qu’elle a aussi
l’odeurdu duel, d’unduelà la hauteur de
ceux qui ont écrit la légende du passé.
Popov-Biondi ou « VDH »-Popov pour
ne citer que les plus récents. Le titre
continental devrait en effet se jouer
entre le champion du monde et le
recordman du monde et double champion olympique. Entre l’Italien Filippo
Magnini et le Néerlandais Pieter Van
den Hoogenband. Concrétisation de
l’emprise européenne sur la planète
sprint et surtout affiche de rêve sur l’île
Marguerite !
La vérité chronométrique et l’historique
des affrontements entre les deux playboys des bassins dégagent, a priori, un
favori limpide : le Hugh Grant d’Eindhoven. L’expérience est, en effet, un facteur déterminant lors de ces voyages à
haute tension et le Néerlandais n’a
jamais craqué, ni aux Jeux, ni aux Cham-
pionnats d’Europe – il était en plein
entraînement pour Athènes lors de sa
défaite face à Magnini à Madrid en
2004.
L’étincelant 200 m de Pieter, avant-hier,
loin devant « Pippo » (3e), plaide aussi
pourluimais voilà…leseulhommesous
les48’’(47’’84 en2000)n’a plusnagéun
grand 100 m depuis sa victoire à la
touche aux Jeux d’Athènes devant le
Sud-Africain Schoeman. Pis, durant
l’année 2005, il ne s’est entraîné que
trois mois, stoppé net par une hernie discale opérée en mai 2005. Du coup, le
Néerlandais manque de repère et, surtout, il n’a pas encore retrouvé sa maîtrise d’antan et sa vitesse explosive sur
100 m.
Magnini, lui, a profité de l’absence du
taulier pour éclore et progresser jusqu’à
devenir champion du monde l’an passé
et deuxième performeur de l’histoire
derrière « VDH » (48’’12). Mais il a dû
apprendre à gérer ce nouveau statut, à
vivre avec une nouvelle notoriété qui,
souvent, parasite l’entraînement. Il
avoue aussi être gêné par une douleur à
l’épaule droite. Sa demi-finale (victoire
en 48’’91 quand Pieter, dans la sienne,
terminait juste derrière Bousquet en
49’’27) a dû le rassurer. Autant de rappels qui accentuent encore un suspense
qui pourrait bien durer un moment après
le plongeon. Car les deux sprinteurs ont
la même vision du 100 m : celle de
nageurs plus portés, par ailleurs, sur le
200 m que sur le 50 m. Ils construisent
donc leur victoire sur la dernière longueur. Tant mieux pour le spectacle !
(Photo Sports Illustrated/Presse Sports)
« Le battre à Budapest ? Ça ne me
SON AVIS SUR LE DUEL
« Pieter est le champion olympique en
titre, il a le record du monde. Je suis le
champion du monde et d’Europe en
titre. Ça ne peut donc qu’être extraordinaire ! Ce duel m’a boosté dans ma
préparation. L’affronter, c’est affronter la natation ! Ce sera la course la
plus importante de ma vie. Si je gagne,
je deviendrai plus grand. On s’est déjà
rencontrés, mais c’est la première fois,
je l’espère vraiment, qu’on sera tous
les deux à notre top. Il est fort ! Mais je
n’ai pas peur de lui. C’est à lui d’avoir
peur de moi. (Il le dit sans vantardise,
tranquillement, avec le sourire.) Je suis
persuadé que je suis plus costaud dans
la tronche que lui. En 2000 aux JO, il est
allé plus vite en demi-finale qu’en
finale. En 2003, aux Mondiaux de Barcelone, il fait le meilleur temps des
demi-finales, avant de perdre l’or
devant Popov en finale. En 2001, aux
Mondiaux de Fukuoka, il s’incline de
très peu en finale contre Ervin. Je crois
qu’il peut être friable sous la pression.
Ce n’est pas un monstre froid. Mais je
pense aussi qu’il sait gagner même
quand il n’est pas le meilleur. Grâce à
l’expérience. Sur 100 m, il fait tout à
l’instinct. Ses bras, ses pieds, son cerveau savent exactement ce qu’ils ont à
faire. Je n’en suis pas encore là, je m’en
rapproche. Il a quatre ans de plus que
moi, tellement plus d’heures d’entraînement. Ça fait une différence
énorme. »
SON AVIS SUR « VDH »
« J’éprouve un immense respect pour
lui. Même si je le bats à Budapest, je le
respecterai toujours autant. Je ne
m’enflammerai pas ! Je sais aussi que
c’est un type bien, et c’est plus important que d’être un bon nageur. En
« D’ABORD, J’ESPÈRE que cette concurrence va les
aider à passer dans une autre dimension. Concernant ce
duel proprement dit, ce sera dur pour Pieter qui s’est arrêté longtemps à cause de son opération au dos. Filippo,
dont j’apprécie beaucoup cette deuxième longueur sur
laquelle il construit ses 100 m, a un petit avantage sur
Pieter parce qu’il s’est maintenu à un certain niveau
depuis les Mondiaux, son titre continue à le guider. Dans
ce contexte, Pieter aura du mal à ce hisser à ce niveau.
Mais ce n’est pas impossible. Il doit régler le problème,
essentiellement mental, de s’adapter aux exigences de la
compétition après une longue pause et, s’il y arrive, il sera
difficile à battre…
Pieter dit avoir du mal à retrouver sa vitesse. C’est peut-
Le 13 septembre 1964, à Budapest, Alain Gottvallès signait l’un des
plus grands exploits de l’histoire de la natation française en pulvérisant de sept dixièmes le record du monde du 100 m. Ces 52’’9, réalisés
au départ du relais 4 × 100 m, à l’occasion d’un match HongrieFrance, resteront la meilleure marque planétaire durant pratiquement trois ans (jusqu’aux 52’’6 de l’Américain Ken Walsh en juillet
1967 grâce àun nouveau virage). Tout juste un mois après son exploit,
Gottvallès se classait à une décevante cinquième place aux Jeux de
Tokyo et dans la foulée mettait un terme à sa carrière. Radicalement
éloigné de la natation depuis, Alain Gottvallès, soixante-quatre ans,
renoue bien volontiers avec son sport grâce à la Fédération française
qui l’a invité à ces Championnats d’Europe.
« QUEL EFFET cela vous fait-il de
revenir à Budapest ?
– C’est très bizarre. Quarante-deux
ans après, je n’ai d’abord rien retrouvé
et puis en cherchant, il y a des petites
choses qui m’ont rappelé des souvenirs, comme les gradins autour du bassin d’échauffement. En fait, j’ai plus de
souvenirs en en parlant qu’au niveau
images.
– Quels sont ces souvenirs de
votre record ?
– J’étais en fin de carrière. Depuis
deux ans, avec mon entraîneur Lucien
Zins, nous nous étions fixé comme but
(Italie)
24 ans, né le 2 février 1982 à Pesaro.
1,86 m ; 79 kg.
Pointure : 44,5.
Envergure de bras : 2,15 m.
Entraîneur : Claudio Rossetto.
JO : 5e (100 m, 2004).
CM : 1er (100 m, 2005).
CE : 1er (100 m, 2004).
Son record : 48’’12 (2005).
Sa meilleure performance 2006 :
48’’91 (hier en demi-finale).
Ses statistiques sur 100 m :
7 courses sous les 49’’, la première en
2004.
2000, quand il remporte le 100 m et le
200 m aux JO, j’ai dix-huit ans et aucun
résultat. Je suis alors minuscule, et lui
est le plus grand. Je ne rêvais même
pas d’être un jour à son niveau. À ce
moment-là, je n’en avais pas les
moyens. C’était l’inaccessible Everest.
ALEXANDRE POPOV (*), légende du sprint, retraité depuis 2004, estime que le Néerlandais, à court de compétition aura du mal à battre l’Italien.
être la conséquence directe de son
opération qui a pu affecter sa technique. Mais cette vitesse pure ne
revient que grâce aux compétitions,
aux courses. Tu ne peux pratiquement
pas la construire à travers l’entraînement. Or il s’est beaucoup entraîné ces
derniers mois, il a choisi de ne pas faire
beaucoup de compétitions. Sans doute
une erreur. Il aurait dû passer par
d’autres étapes pour commencer à
renouer avec ces sensations. Les
Championnats d’Europe pourraient ne
ALEXANDER POPOV
pas lui suffire pour les retrouver.
En revanche, je n’ai aucun doute : à terme Pieter peut être plus fort qu’avant. Il ne doit
même pas se poser la question. Pour cela, il
doit oublier l’opération, ne pas considérer ce
qu’il vit comme un nouveau départ mais simplement comme la continuité de sa carrière.
C’est ce que j’ai essayé de faire quand je suis
revenu après mon agression (il a reçu un coup
de couteau à l’abdomen en août 1996).
Réussir à revenir est une question de priorités. Tu dois te focaliser sur les choses que tu
fais le mieux, sur les résultats, en fait. Ce n’est
pas facile de tout reprendre à zéro. J’ai, par
exemple, mis neuf mois à retrouver mon
poids et ma forme physique et physiologique. Bien sûr,
certaines victoires sont plus importantes que d’autres
mais les Championnats d’Europe en août 1997, ceux de
mon retour (gagnant) ne m’ont pas semblé si durs que
cela. Je les ai simplement pris comme un challenge indispensable pour m’endurcir en vue de la suite, comme une
étape pour les Mondiaux quelques mois plus tard.
Pour terminer sur la finale de Budapest, à mon avis, la
seule solution pour que Pieter arrive à nager un bon
100m, c’est qu’il parte extrêmement vite. Il doit exploser
cette barrière de la douleur et, là, tout reviendra. »
(*) Quatre fois champion olympique (sur 50 m et 100 m en
1992 et 1996), 6 fois champion du monde, 21 fois champion
d’Europe (sur 50 m, 100 m et relais)
de battre le record du monde du 100 m.
Cela s’est fait ici. Je me souviens que le
samedi, lors de l’épreuve individuelle,
j’avais nagé 53’’9 avec un mauvais
départ et un mauvais virage. Je savais
donc que j’étais en forme. Le lendemain, comme d’habitude, j’ai pris le
départ du relais 4 × 100 m. La course
en elle-même a été quasi parfaite. Je
me souviens qu’en sortant de l’eau, j’ai
cherché mon entraîneur du regard et je
ne l’ai pas trouvé. Il avait quitté la piscine, submergé par l’émotion. Je ne l’ai
retrouvé que le soir à l’hôtel. Ce fut
alors un grand moment de lire tant de
sentiments dans son regard.
– Que pense-t-on après une telle
course ?
– En fait, je me suis dit que j’avais
atteint mon but. Il faut savoir que deux
ans auparavant, juste après mon titre
de champion d’Europe, j’avais sérieusement songé à arrêter ma carrière.
Lucien Zins m’avait convaincu de
continuer en me parlant des Jeux de
Tokyo mais surtout du record du
monde. Il était persuadé que je pouvais le battre. J’ai donc travaillé deux
ans pour cela. Du coup, après le record,
j’ai eu énormément de mal à embrayer.
Je n’ai pas réussi à me remotiver pour
les Jeux.
– Conservez-vous des regrets de
cet échec olympique ?
– Pas un. Je préfère cent fois avoir battu le record qu’avoir gagné une course,
fût-elle olympique. Ce record du
monde du 100 m, c’était mon bâton de
maréchal. Et je l’ai gardé trois ans !
Tous les matins, je regardais L’Équipe
et je me disais : “Je l’ai encore.” Et
puis, un Américain l’a battu mais il a
bénéficié de la nouvelle règle de virage
(le virage culbute et non toucher le mur
avec la main avant de virer) qui procurait un avantage estimé à sept
dixièmes environ.
– Dès la fin des Jeux, vous avez
arrêté la natation et vous êtes
totalement coupé du milieu…
– Oui, j’en avais ras le bol du sport de
haut niveau. J’avais vingt-deux ans et
« Si mon épaule droite me laisse tranquille, je peux le battre ici. Mais je crois
n’être qu’à quatre-vingt-dix-neuf pour
cent de mes possibilités, pas à cent
pour cent. Mais je ne veux pas que
cette épaule droite me serve d’excuse.
Je suis pour l’heure le deuxième meilleur performeur de l’histoire sur 100 m,
derrière lui. Avec mes 48’’12, je ne suis
qu’à vingt-huit centièmes de ses
47’’84. Je pense que c’est humainement possible de nager 47’’6, 47’’7.
Même en rêve je n’ai jamais battu ce
record. Pas plus à l’entraînement. Je
n’ose imaginer ce que ce sera, à quoi
peut ressembler une telle course. Je me
souviens seulement de mes 48’’12 en
finale des Mondiaux, j’ai eu des sensations incroyables. Comme si je sortais
de mon corps, que je me voyais nager.
Un état de grâce... »
Dossier réalisé
à Budapest par
Benoît Lallement
(avec Yoann Riou)
2003
Championnats d’Europe (petit bassin) à Dublin : 1. Van den Hoogenband, 46’’81 ; 2. Magnini, 47’’32.
2004
Championnats d’Europe (grand bassin) à Madrid : 1. Magnini, 48’’87 ;
2. Van den Hoogenband, 49’’33.
Jeux Olympiques (grand bassin) à Athènes : 1. Van den Hoogenband,
48’’17 ; … 5. Magnini, 48’’99.
« Il ne me serait
jamais venu à l’idée
de disputer
sept épreuves »
VENDREDI 4 AOÛT 2006
SON AVIS SUR
LE RECORD DU MONDE
Leurs précédents affrontements en compétition
internationale.
je devais entamer une nouvelle vie. Il
me fallait trouver un métier pour vivre.
Je me suis donc lancé dans l’édition
publicitaire, métier que j’exerce
encore aujourd’hui.
– Avez-vous suivi la natation, les
résultats ?
– Je regarde cela juste à la télévision,
pas plus. Je ne connais même pas le
record du monde actuel du 100 m, il
doit être sous les 49’’…
– 47’’84.
– … je serais 10 mètres derrière.
– Allez-vous suivre ce 100 m des
Championnats d’Europe avec un
regard particulier ?
– Je serai un spectateur lambda mais
ce qui m’a frappé, lors de ces premiers
jours de compétition, c’est l’évolution
de la technique. Les nageurs sont plus
grands, plus forts. C’est moins beau
mais ils nagent plus vite. Nous, on travaillait le style. C’était important à mes
yeux. Moi, j’avais un beau style,
quelque chose d’inné, alors que la
technique ça se travaille.
– Que pensez-vous de Laure
Manaudou ?
– C’est une autre natation. Il ne me
On ne faisait pas le même métier.
(Rires.) Quand je pense que, six ans
plus tard, on va se battre pour l’or
européen sur 100 m ! Pieter, c’est tout
simplement l’un des tout meilleurs
nageurs de l’histoire. Je suis encore
loin de son palmarès, je pense que je
ne l’atteindrai jamais. Il est beau à voir
nager. Il a une telle légèreté. On dirait
un oiseau ! Il nage au-dessus de l’eau.
Il marche ou plutôt il court sur l’eau.
Ses pépins physiques l’ont endurci, il
sait ce que souffrir veut dire. À Budapest, il pourrait bien libérer toutes les
tensions qu’il a supportées pendant de
longs mois. »
2-1 pour « VDH »
ALAIN GOTTVALLÈS a battu le record du monde du 100 m voilà 42 ans, à Budapest. De retour sur les lieux de son exploit, il se souvient.
de notre envoyée spéciale
Ce sera dur pour Pieter
« Mon bâton de maréchal »
BUDAPEST –
Filippo MAGNINI
Deux Français
invités au festin
(Photo AFP)
serait jamais venu à l’idée de disputer
sept épreuves lors d’un Championnat.
Moi, c’était 100 m, relais et c’est tout.
Laure Manaudou est douée et elle travaille beaucoup. J’admire sa façon de
nager, naturelle, sans mettre trop de
jambes, ce qui est très fatiguant au
niveau du cœur, mais avec un mouvement d’épaules régulier et puissant qui
me fait penser à une locomotive. Ce
que fait Laure Manaudou est une très
bonne chose pour la natation française. Et puis, elle n’est pas seule et ça
c’est bien. Il y a bien moins de risque de
connaître un trou de génération
comme celui que nous avons connu à
la fin des années 60. »
SYLVIE JOSSE
TOUT DÉPEND DU POINT DE VUE. Le duel Magnini - Van den Hoogenband
vampirise l’attention, mais cet après-midi le clan bleu n’aura d’yeux que pour
ses deux représentants en finale du 100 m. Deuxième et quatrième temps des
demi-finales, Frédérick Bousquet (49’’16) et Alain Bernard (49’’26) ne sont
pas passés par le Velux pour s’inviter au banquet. Vainqueur de sa course
après un départ canon, le premier s’est même offert le scalp de « VDH », le
recordman du monde. « Mais, à mon avis, sur cette demie, il devait être en
éducatifs ! », plaisantait Bousquet, pas dupe de la stratégie du Néerlandais,
ni de la configuration d’une finale où Magnini s’avance en favori : « Les deux
premières places semblent définitivement attribuées. Mais aujourd’hui (hier),
on voulait montrer qu’on était là avec Alain. » Lui aussi parti sur des bases
élevées dans l’autre demi-finale, Bernard peut témoigner des capacités de
l’Italien, champion du monde, à ramasser tout le monde dans la deuxième
longueur. Finalement troisième de sa course, le grand blond licencié à Marseille – comme Bousquet – peut maintenant imaginer sa première finale pour
son baptême au niveau international. « VDH et Magnini sont des nageurs
comme tout le monde… sauf qu’ils ont un gros palmarès ! » souriait le gaillard à la progression tardive mais continue. « La médaille devrait passer par le
record de France (49’’06 par Bousquet) », ajoutait-il. Heureux et sans complexe. – J.-B. R.
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SON AVIS SUR MAGNINI
« Je ne le connais pas assez bien pour
le juger. Je sais simplement qu’il nage
le 100 m comme moi, comme un
nageur de 200 m, en construisant
davantage sa course sur la deuxième
longueur. Il ne ressemble pas du tout à
Schoeman (son dauphin aux JO
d’Athènes) qui part extrêmement vite.
Je trouve que Filippo nage beaucoup
plus en puissance que moi. Il est costaud. Il se bat beaucoup. Il a énormé-
SON AVIS SUR
LE RECORD DU MONDE
(Pays-Bas)
28 ans, né le 14 mars 1978 à
Maastricht.
1,92 m ; 84 kg.
Pointure : 47.
Envergure de bras : 2,08 m.
Entraîneur : Jacco Verhaeren.
JO : 1er (100 m, 2000 et 2004) ; 4e
(100 m, 1996)
CM : 2e (100 m, 2001 et 2003) ; 4e
(100 m, 1998).
CE : 1er (100 m, 1999 et 2002) ; 2e
(100 m, 2000 et 2004) ; 5e (100 m,
1997) ; 6e (100 m 1995).
Son record : 47’’84 (2000), record
du monde.
Sa meilleure performance 2006 :
49’’27 (hier en demi-finale).
Ses statistiques sur 100 m :
3 courses sous les 48’’, la première en
2000, 21 courses sous les 49’’, la première en 1999.
Filippo MAGNINI
Bleu
Rouge
Jaune
« C’est un challenge unique. Un joli
clash. Il est quand même champion du
monde. Et les Italiens sont toujours
bons aux Championnats d’Europe.
Mais je crois que c’est également
quelque chose d’important pour lui
d’affronter le recordman du monde et
champion olympique. Ça me tient
éveillé de savoir qu’il est là, qu’il n’a
qu’une envie, me battre. Personnellement, sachant d’où je reviens, ce titre
européen serait différent des précédents, il me donnerait énormément de
plaisir. J’arrive sans trop de repères sur
100 m et ma victoire sur 200 m, mercredi, n’y change rien. Je manque
notamment de vitesse pure. Je me souviens exactement de ce qu’il faut faire,
de la manière, mais au moment de le
mettre en place dans l’eau, ç’a toujours été une autre histoire cette saison. Personnellement, j’ai besoin de
cette étape pour la suite, les Mondiaux
en mars prochain, et surtout les Jeux,
mes derniers, où je veux réaliser mon
rêve de troisième titre olympique
d’affilée sur 100 m. Pour cela, je veux
claquer des temps ici. Mais sans avoir
trop d’attentes, pour ne pas être trop
démotivé si je ne les remplis pas. »
ment progressé en peu de temps. C’est
costaud de le faire à ce niveau. Il est
aussi dans une autre situation que
moi : il surfe la vague des Mondiaux en
grand bassin 2005, de l’Euro petit bain
2005 et des Mondiaux en petit bassin à
Shanghai en avril dernier. Il est dans
l’élan, en quelque sorte. Quand, tous
les étés, tous les hivers, tu as un gros
rendez-vous, une certaine routine
s’installe, tu prends l’habitude d’élever
ton niveau. La marche qui sépare
l’ordinaire de la grande compétition
est moins violente. Le fossé est cette
saison moins grand pour lui que pour
moi pour nager vraiment vite. Pour
aller chercher un chrono à 48’’ ou peutêtre même 47’’ et quelques, qui
sait… »
Pieter
VAN DEN HOOGENBAND
Jaune
SON AVIS SUR LE DUEL
paraît pas possible. Pourtant, si la
logique est respectée, il doit tomber
cette année, puisqu’il est battu tous les
six ans. Biondi en 1988, Popov en
1994, moi en 2000… Malheureusement, je ne suis pas tout à fait prêt pour
cela. Mais il faut voir. Ce record, c’est
mon moteur jusqu’à 2008, jusqu’à ce
que je me concentre vraiment sur les
Jeux. Si, une fois à la retraite, quelqu’un bat mon record, ce n’est pas
grave. Mais tant que je suis nageur, je
veux être là, prêt à relever le challenge.
Je sais que je peux retrouver mon
niveau passé et même progresser
encore. D’autant qu’une chose me
tient éveillé, me donne terriblement
envie : je n’ai jamais nagé LA course
parfaite. Je sais que je peux aller plus
vite que mon record du monde de Sydney. C’est une énorme motivation. La
limite ? Sous les 47’’ ? Je l’ai déjà fait
en relais, lancé (46’’79), mais en
course individuelle, c’est une autre histoire. Ce sera… peut-être quelqu’un
d’autre ! »
Noir
Bleu
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Pieter VAN DEN HOOGENBAND
(Photo Richard Martin)
14
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ATHLÉTISME
Boslak tente le coup
Après un dernier test concluant, la perchiste française, touchée à l’astragale, a décidé de disputer les Championnats d’Europe.
ET SOUDAIN, une éclaircie. Sur le
visage de Vanessa Boslak et dans les
cieux. Jusqu’ici, les nuages chargés
de quelques gouttes fines obscurcissaient l’horizon au-dessus de l’Insep.
Jusqu’ici, la perchiste promenait une
mine tendue. Son entraîneur, Sébastien Levicq, essayait bien de la dérider, épaulé par la décontraction de
son décathlonien Laurent Hernu.
Peine perdue. Concentrée sur son
échauffement, Boslak attendait, un
peu inquiète, son juge de paix, cette
impulsion, ce « test décisif » qui
devait décider, hier en fin de matinée, de sa présence aux Championnats d’Europe à Göteborg la semaine
prochaine. À J – 6 des qualifications,
elle ne pouvait plus reculer.
La Nordiste s’était blessée au décollage d’un saut parfait, à 4,61 m, lors
du meeting de Paris - Saint-Denis le
8 juillet. Fracture de l’astragale de la
cheville gauche, celle de sa jambe
d’appel. Point final sur une saison
prometteuse où elle s’était hissée,
grâce à son record de France (4,70 m
le 28 juin à Malaga), au troisième
rang de la hiérarchie européenne.
Puis, une lueur d’espoir s’est allumée. Un scanner a constaté que sa
cheville droite, indolore, présentait
la même blessure, en pire. Changement de cure : pas de plâtre mais des
infiltrations. La première échoue ; la
seconde, le 25 juillet, piquée dans le
trait de fracture, la soulage. Quatre
jours de repos, de plongée dans le
Sud, et Boslak, qui a continué à travailler gainage et haut du corps,
revient, recourt. Après un petit test
mardi, il lui reste à tâter la perche
hier, à prendre appui sur la cheville
sévèrement strappée par son coach.
Et à espérer que la douleur ne la foudroie pas, qu’elle ne prenne pas
« une châtaigne à l’impulsion », un
coup de bambou sur ses illusions.
« Je suis peut-être
un peu tarée »
Alors, à 12 h 45, sur la piste de
l’INSEP, Boslak a souri. Son premier
saut depuis plus de trois semaines
est passé. Peu importe la hauteur
(4,25 m), « le pied tient », résumerat-elle. Ce que confirmeront sept
autres tentatives. Levicq a monté en
catimini le fil à 4,70 m. Boslak ne
plane pas. Elle n’est pas ridicule non
plus. Elle est rassurée, surtout,
l’appréhension l’a quittée. Elle veut
continuer, se rassasier de sauts.
Mais son entraîneur bâche d’autorité après trente minutes : « Je suis
d’avis d’arrêter. Tu ne vas pas commencer à sauter fatiguée. » Il dresse
le bilan, satisfait : « J’ai vu des
courses d’élan complètes, sur
16 foulées, sans appréhension. Elle
ne boîte pas, elle a appuyé franchement sur sa jambe. Après, c’est une
question de rythme, de repères. Faut
se remettre dedans. On a fait à
l’entraînement des courses, de la
musculation. Elle est prête… »
Quelques minutes plus tôt, son élève
a partagé cette onde positive. Elle a
décidé de prendre l’avion pour Göteborg : « Ça vaut le coup d’essayer.
J’ai un peu mal mais c’est supportable. Je n’y prête pas attention
quand je saute. Ça va à l’impulsion et
ça m’a libérée. Bien sûr, je ne me
Berlin bannit
Jones et Graham
Le meeting Golden League n’invitera ni la star
américaine ni les athlètes entraînés par le coach
de Gatlin, le 3 septembre prochain.
JEAN-DENIS COQUARD
Bruxelles et Zurich
les inviteront
Porte-parole des meetings Golden
League, Wilfried Meert, qui a invité
Jones à Bruxelles dès le mois de mai,
explique : « Il est plus prudent
d’attendre… Pour moi, cette année,
il n’y a plus de cas Jones. Je ne boycotterai pas et ce sera la même chose
à Zurich. Je suis d’accord pour dire
qu’il est grand temps de prendre des
sanctions contre les entraîneurs.
Mais, concernant Graham, seule la
justice américaine peut faire ce travail. » Plus subtilement encore,
Pierre Weiss, le secrétaire général de
l’IAAF, estime que Janetzky aurait pu
« ne pas inviter ces athlètes, mais
sans l’annoncer. Ça nous déplaît.
C’est un procès d’intention. Tant
qu’un athlète n’a pas été reconnu
coupable, on ne peut pas le sanctionner » . Autour de Gatlin, Jones, Graham et les autres, le débat est loin
d’être fini.
CLÉMENTINE BLONDET
TRI NATIONS
Enfin prophète en son pays
STADE FRANÇAIS
Galthié en voyage d’études
John Connolly a dû attendre vingt ans et un détour par l’Europe pour devenir le coach de l’Australie. L’entraîneur parisien et son adjoint, Fabrice Landreau, rentrent
Pour les deux dernières années de sa carrière.
d’un périple en Afrique du Sud jugé « très enrichissant ».
SYDNEY –
de notre envoyé spécial
IL CROYAIT FORCÉMENT son heure
passée. En 1995, il avait été tout près
de devenir l’entraîneur des Wallabies,
mais à l’époque la guerre larvée qui
opposait les dirigeants du Queensland, sa province, à ceux de la Nouvelle-Galles du Sud lui avait été fatale
et Greg Smith lui avait été préféré.
À quarante-neuf ans, en 2000, John
Connolly avait fait son baluchon et
pour la première fois quitté Brisbane,
direction Paris, pour prendre en main
les destinées du Stade Français. « J’y ai
passé, avec le recul, deux des meilleures années de ma vie d’entraîneur,
avec très peu de mauvais moments.
J’a va is la c hanc e de pouvoir
m’appuyer sur un bon mec, Christophe
Juillet, comme capitaine. Bien entendu, ce n’était pas toujours facile à
cause de la barrière de la langue. Mais
j’ai appris. Pas toujours assez vite,
comme dans la rotation des joueurs, ce
que Max (Guazzini) me reprochait.
Mais des joueurs comme Diego
Dominguez, Christophe Dominici, Sylvain Marconnet, David Auradou ont
essayé de me faciliter la vie. Et, au bout
du compte, un joueur de rugby est un
joueur de rugby, quel que soit le
pays. »
Après son expérience parisienne, ses
pas l’ont mené à Swansea, au Pays de
Galles, puis à Bath, en Angleterre, jusqu’à l’an dernier. « Ce n’est peut-être
pas un hasard si beaucoup de coaches
des équipes nationales du Sud ont passé du temps en Europe. On apprend
beaucoup, notamment avec des saisons de quarante matches. »
Il affirme vivre les deux dernières
années de sa vie de coach : « J’arrêterai après la Coupe du monde 2007, je
n’ai accepté que pour deux ans. » Son
allure de nounours, sa voix douce,
contrastent bien entendu avec
« Knuckles » (Phalanges), le surnom
qui le suit, d’après la légende, depuis
une jeunesse où le talonneur de Brothers, un des clubs de Brisbane, arrondissait ses fins de mois en faisant des
extras comme videur dans les boîtes de
nuit. Comme ses prédécesseurs Bob
Dwyer, Rod MacQueen et Eddie Jones,
il n’a jamais été international.
Il sourit lorsqu’on lui demande s’il s’est
adouci avec les années : « Disons que
j’ai plus d’expérience. Et le rôle d’un
coach de l’équipe nationale est différent de celui d’un club. Dans un club, il
faut faire beaucoup de choses par soimême. Là, je suis entouré d’experts
John CONNOLLY
né le 26 juin 1951
à Brisbane (AUS).
souci du spectacle. « Curieusement,
dit-il, ce sont aussi les années où
Lynagh, Horan, Little, tous des troisquarts, se sont imposés en équipe
d’Australie. Peut-être que c’est plus
facile pour des arrières de s’exprimer
derrière des avants compétents »,
sourit-il.
Un coach terre à terre,
peu impressionnable
Entraîneur du Queensland (1989-1999),
du Stade Français (2000-2002), de Swansea
(2003), de Bath (2004-2005), de l’Australie
dans leurs domaines. » Il a ainsi récupéré dans sa garde rapprochée Scott
Johnson, l’ancien entraîneur du Pays
de Galles, une personnalité fantasque,
très différente de la sienne « mais surtout un très bon entraîneur », Michael
Foley, l’ancien talonneur de 1999, qui
était son adjoint à Bath, et conservé
John Muggleton, le coach de la
défense, seul « survivant » de
l’époque Eddie Jones qui s’est achevée
en décembre dernier.
Les onze années passées à la tête du
Queensland (1989-2000) lui avaient
forgé une réputation d’entraîneur dont
les goûts penchaient pour le jeu
d’avants, et pour qui importait peu le
Son premier chantier en équipe d’Australie a donc été de rebâtir un pack.
« Ce secteur avait été négligé ces dernières années. On doit rebâtir une
mêlée et ce sera long, plus long que la
touche. Mais en rugby, dorénavant, il
faut s’adapter vite. Le sport n’a plus
rien à voir avec ce qu’il était il y a
quinze ans. Notre problème, c’est que
nous étions devenus trop prévisibles
dans notre façon de jouer, peut-être
trop structurés. Nous essayons de
changer notre façon de jouer sur le
plan tactique. Et, à ce niveau, je suis
content de ce que nous avons fait
contre les Boks (victoire 49-0) et les
Blacks samedi dernier (défaite 9-13). »
John Connolly était, est et sera toujours un coach terre à terre. Pas vraiment impressionnable, ni facilement
ébranlé par une presse et une opinion
publique pour qui seule la victoire est
belle. « Avec le temps, on s’habitue à
cela. Les gens ont du mal à comprendre
que pour que les Wallabies gagnent, il
faut avoir tout bon de A à Z. Parce que
nous n’avons pas le même réservoir de
joueurs que les autres grands pays de
rugby. »
Ni le même contrôle sur les joueurs.
Ainsi affirme-t-il qu’il peut simplement
suggérer des choses aux entraîneurs
des quatre équipes de Super 14 (John
Mitchell, l’ex-coach des Blacks, Eddie
Jones, Laurie Fisher et Ewen McKenzie), mais rien leur imposer. « J’aimerais que quelques joueurs soient
ménagés lors du prochain Super 14,
mais les provinces ne sont pas
d’accord. »
Cela ne l’a pas empêché de relever le
pari. Deux ans, c’est à la fois court et
long pour forger une équipe capable
d’être championne du monde après
celles de 1991 et 1999. « Franchement, je n’aurais jamais pensé être là
aujourd’hui. Le rugby avait déjà été
très bon avec moi. Ensuite ? Je ne sais
pas ce que je ferais. Mais c’est sûr que
je vivrais heureux dans ma maison de
Mooloolaba, à 100 kilomètres de Brisbane. Et je continuerai à m’intéresser
au rugby, ça c’est sûr. »
HENRI BRU
LUNDI, DANS LE CADRE de la Faisanderie, Fabien
Galthié et Fabrice Landreau ont retrouvé leurs joueurs à
l’entraînement. Les deux techniciens du Stade Français
avaient profité de la « quinzaine du physique » imposée à
l’effectif parisien par les préparateurs du club pour aller
en Afrique du Sud découvrir comment travaillent les
« franchises » qui disputent actuellement la Currie Cup
(le Championnat sud-africain). « Nous sommes passés
rendre visite aux Bulls à Pretoria, aux Sharks à Durban et
nous avons terminé notre périple par Le Cap et la Western
Province, où Nick Mallett – qui fut l’entraîneur du Stade
Français en 2003 et en 2004 – nous a bien évidemment
servi de guide, explique Galthié. Nous sommes restés
quatre jours dans chacune des provinces et nous avons
bouffé du rugby matin, midi et soir ! »
Ce voyage d’études fut, de l’avis des deux hommes,
« très, très enrichissant ». À Pretoria, Durban puis au
Cap, Fabien Galthié et Fabrice Landreau ont, bien sûr, suivi les entraînements des équipes sud-africaines, mais ils
sont aussi allés voir comment vivait et s’organisait le rugby dans les universités et collèges. « Ce genre de voyage,
explique Fabien Galthié, est toujours d’une grande
richesse. Je crois qu’il est nécessaire, pour évoluer, de se
frotter à d’autres cultures rugby que la nôtre. Nous pratiquons un sport où les grandes nations ne sont pas légion.
Autant aller voir ce qu’elles font. Quand on a visité
l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, on a
fait le tour de notre planète. »
Les entraîneurs du Stade Français ne sont pas revenus du
pays des Springboks la valise remplie de formules
magiques. « On ne fait pas du copier-coller, ce serait trop
facile, poursuit Galthié. Non, mais en allant observer ce
qui se fait ailleurs, on peut faire évoluer sa réflexion. Un
exemple : l’organisation en touche est peut-être le secteur de jeu qui a le plus évolué ces dernières années. Eh
bien, assister à une séance de lancers à Durban ou au Cap
peut te suggérer une idée, une attitude, un mouvement
qui ne te seraient pas forcément venus à l’esprit en temps
normal. Tu peux voir ou comprendre des choses qui te
permettront d’évoluer dans ton analyse. Et le jeu est une
évolution permanente. La qualité de l’organisation en
touche a entraîné l’apparition du contre, une action qui
n’existait pas il y a peu de temps ; les attaques ont fait
évoluer les défenses qui, en devenant plus sévères, ont, à
leur tour, obligé les attaques à innover. C’est tout ce périmètre de réflexion qui donne au voyage sa richesse. »
Des vues sur un jeune pilier bok
Observer, confronter, adapter. Fabien Galthié et Fabrice
Landreau ont fait de ce triptyque leur bâton de pèlerin.
Mais pas seulement. Ils ont repéré au pays des Springboks un jeune pilier prometteur qu’ils aimeraient récupérer dans leur effectif mais dont ils n’ont pas voulu dévoiler
l’identité. « Il n’est pas connu du grand public, mais il
offre un certain potentiel », affirme l’entraîneur parisien,
qui aimerait étoffer sa première ligne d’un sixième pilier.
En cette année de Coupe du monde, il sait que De Villiers,
Marconnet et l’Argentin Roncero se partageront entre le
Stade Français et leurs équipes nationales. Ne resteront
alors que Montes et Weber, les deux internationaux de
moins de 21 ans.
GILLES NAVARRO
AGENDA
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TOULOUSE (1) : BIARRITZ ET PARIS AU
STADIUM. – Le Stade Toulousain a décidé de
rentabiliser au mieux les réceptions successives de
Biarritz et du Stade Français, comptant pour les 4e
et 6e journées du Top 14, en délocalisant ces deux
affiches de son antre habituelle d’Ernest-Wallon
(19 500 places) au Stadium (37 400). Le club de la
Ville rose y accueillera le BO le dimanche
3 septembre, à 20 h 45, et Paris le samedi
16 septembre, à 15 h10. – J. L.
ANGLETERRE : OLLY BARKLEY ARRÊTÉ PUIS
RELÂCHÉ APRÈS UNE RIXE. – Olly Barkley, le
demi d’ouverture de l’équipe d’Angleterre et de
Bath (24 ans, 16 sélections), a été arrêté par la
police à la suite d’une rixe au cours de laquelle un
homme a eu la mâchoire fracturée, a indiqué hier
la police du comté de Devon et de Cornouailles.
Barkley a été détenu en compagnie de deux autres
hommes dans la station balnéaire de Newquay
(sud-ouest de l’Angleterre). « Trois hommes ont
été arrêtés, suspectés d’avoir déclenché une
bagarre, et ils ont été transférés à la station de
police de Newquay le 2 août », a indiqué un
porte-parole de la police. Selon le site du club de
Bath, Barkley a ensuite été relâché, aucune charge
n’ayant été retenue contre lui.
TOULOUSE (2) : IOSUA À PIED D’ŒUVRE. –
Recruté pour pallier le départ de Nicolas Jeanjean
à Paris, l’arrière (ou ailier) samoan Timoteo Iosua
(20 ans, 2 sélections) est attendu aujourd’hui à
Toulouse après avoir réglé les problèmes de visa
ayant retardé son arrivée de quelques jours. Il
sera à pied d’œuvre à l’entraînement dès lundi et
pourrait prendre part au dernier match amical du
Stade le samedi 12 août à Perpignan en fonction
de son état de forme. – J. L.
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PERPIGNAN : UN PREMIER BLESSÉ. – L’USAP
a terminé son stage de préparation en altitude, à
Matemale, et dispute demain son premier match
amical contre Sale (ANG), à 20 heures à
Aimé-Giral. Seule ombre au tableau : la grave
blessure au genou gauche du jeune arrière-buteur
Jérôme Porical, qui souffre d’une rupture du
ligament croisé antérieur et qui devrait être
absent des terrains six mois. Perry Freshwater
(problèmes respiratoires), Greg Le Corvec (gastro)
et Olivier Olibeau (contracture à l’adducteur
gauche) seront ménagés contre Sale. – G. N.
NARBONNE : UYS ET EKSTEEN SONT
ARRIVÉS. – Narbonne a récupéré ses
deuxièmes-lignes sud-africains. Après Retief Uys
(27 ans ; 2,06 m, 115 kg) débarqué dans l’Aude
mercredi dernier, son compatriote Henk Eksteen
(26 ans ; 2 m, 116 kg), ancien des Stormers, l’a
rejoint hier.
AUJOURD’HUI
MATCHES AMICAUX. – Gaillac- Albi B (18 heures, Gaillac) ; PauAuch (18 h 30, Tarbes) ; Clermont Pays d’Aix (19 heures, Clermont-Ferrand) ; Biarritz - sélection Comité
Côte Basque-Landes (19 h 30, Biarritz) ; Perpignan-Sale (20 heures,
Perpignan) ; Tarbes-Colomiers
(20 h 30, Tarbes).
SAMEDI 5 AOÛT
TRI NATIONS (5e journée). –
Australie - Afrique du Sud
(12 heures, heure française, en direct
sur Canal +)
MATCHES AMICAUX. – Montpellier-Albi (16 heures, Camarès),
Stade Français - Leicester (18 heures,
Camarès) ; Agen - Mont-de-Marsan
(17 heures, Grenade-sur-l’Adour) ;
Bayonne-Dax (18 heures, Léon) ;
Oyonnax - Bourg-en-Bresse (18 h 30,
Bourg-en-Bresse) ; Narbonne-Toulouse (20 heures, Narbonne).
DIMANCHE 6 AOÛT
MATCHES AMICAUX. – Tournoi international avec Clermont,
Bourgoin, Brive et les Harlequins
(17 h 30 et 19 h 30, Issoire).
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
BAALA AU POINT. – Mehdi Baala quitte aujourd’hui Saint-Moritz et
ses 1 780 mètres d’altitude helvète
où il était en stage avec Bouabdellah
Tahri. Avant de rallier Göteborg
dimanche, il repassera par Strasbourg pour revoir l’ostéopathe qui le
suit. « Juste pour vérifier que tout va
bien », précise son entraîneur JeanMichel Dirringer. La sciatalgie qui l’a
contraint à déclarer forfait aux
Championnats de France, le 21 juillet
dernier, n’est plus qu’un mauvais
souvenir. « C’est réglé, confirme
Baala. Ce qui m’a le plus embêté,
c’est des douleurs à l’ischio, mais
c’est quelque chose de chronique.
J’espère tous les ans ne pas
connaître ça, mais, même si j’ai fait
un travail de renforcement, ça
revient quand même. » Le Strasbourgeois ne nourrit cependant
aucune inquiétude et le prudent Dirringer estime lui-même « qu’il aura
les armes pour défendre son titre ».
Inscrit également sur 800 m, Baala
précise qu’il n’a pas l’intention de
doubler mais qu’il s’agit juste d’une
précaution en cas de pépin sur
1 500 m, comme ce fut le cas aux
Mondiaux l’an passé. – M. V.
monde en salle du 60 m, ni même
Chandra Sturrup, Dwight Thomas,
Rodney Martin ou Gary Kikaya ne
seront conviés dans la capitale allemande. C’est la liberté de l’organisateur, privé, seulement contraint par
la Fédération internationale (IAAF)
d’inviter les athlètes encore en lice
pour le fameux jackpot de cette Golden League. Ce n’est le cas d’aucun
des athlètes de Graham. Janetzki dit
vouloir éviter que son meeting soit
« assombri par le dopage », souhaite « être prudent pour que la
catastrophe Gatlin ne se reproduise
pas » et parle de « défendre (sa)
position auprès de (ses) collègues » .
Il est peu probable qu’il rencontre
beaucoup de succès de ce côté-là.
Bleu
Rouge
PAS PLUS TARD qu’avant-hier,
après avoir annoncé son forfait pour
les Championnats d’Europe, Christine Arron constatait avec tristesse
que sa meilleure ennemie Marion
Jones était à nouveau la bienvenue
dans tous les meetings européens.
Un an après la tourmente de l’affaire
BALCO, un an après avoir été boycottée par l’association des meetings
européens. « Je trouve ça triste de
lire que les gens applaudissent. Ils
sont amnésiques », regrettait la
recordwoman d’Europe du 100 m,
qui reprochait également aux organisateurs de l’inviter à nouveau sous
prétexte qu’elle n’avait été sanctionnée ni sportivement ni judiciairement. Hier matin, c’était comme si
Gerhard Janetzky l’avait entendue.
L’organisateur de la sixième et dernière étape de la Golden League,
celle de Berlin le 3 septembre, l’a
affirmé lors d’une conférence de
presse : « Marion Jones et les neuf
athlètes entraînés par Trevor Graham ne seront pas invités pour la
65e édition du meeting. »
Depuis la révélation, samedi dernier,
du contrôle positif de Justin Gatlin à
la testostérone, le débat fait à nouveau rage autour de son coach,
ancien mentor de Jones et d’au
moins dix athlètes ayant un jour
enfreint les règles antidopage, dont
Tim Montgomery. « J’ai été très choqué par le contrôle positif de Gatlin,
explique Janetzky, et je pense qu’il
faut faire quelque chose contre les
entraîneurs qui accumulent les cas
de dopage et les athlètes qui sont
soupçonnés. »
Ni Jones, donc, ni Shawn Crawford,
champion olympique du 200 m, ni
Me’Lisa Barber, championne du
Jaune
Bleu
Jaune
RUGBY
PARIS. – Sérieusement blessée à la cheville
le 8 juillet, après un début d’été
extrêmement prometteur, Vanessa Boslak
s’est rassurée hier lors d’un test décisif
à l’INSEP, seulement six jours
avant les qualifications du saut à la perche
à Göteborg.
(Photo Jean-Marc Pochat)
Noir
Noir
DES BLEUS EN ÉCLAIREURS. – Le DTN, Franck Chevallier, et une partie
des athlètes français sélectionnés pour les Championnats d’Europe (7-13
août), dont le décathlonien Romain Barras, le sauteur en longueur Salim Sdiri
et le miler Mounir Yemmouni, sont arrivés hier à Göteborg. Le temps, pluvieux
et relativement frais pour la saison (17 °C), leur a rappelé les conditions,
presque apocalyptiques, dans lesquels s’étaient déroulés les Mondiaux 2005
d’Helsinki. Cependant, les prévisions météo restent plutôt rassurantes pour la
semaine prochaine. La plupart des athlètes (Eunice Barber, Muriel Hurtis,
Ronald Pognon, Leslie Djhone, Marc Raquil, Adrianna Lamalle, etc.) doivent
rejoindre Göteborg aujourd’hui. Ladji Doucouré, Romain Mesnil, Naman Keita, Mehdi Baala et Boubadellah Tahri sont eux attendus dimanche en Suède.
– P. Ly.
DOUCOURÉ PAS COMPLÈTEMENT GUÉRI. – L’IRM de contrôle effectuée hier par Ladji Doucouré a confirmé les traces de sa blessure au mollet
droit (décollement de l’aponévrose le 18 juillet). « On voit à l’image qu’il y a eu
une zone de souffrance mais il n’y a pas d’œdème, pas de source d’inflammation, explique le champion du monde du 110 m haies. Faut continuer comme
on l’a fait jusqu’ici. » Pour son coach Renaud Longuèvre, « si le muscle n’est
pas totalement guéri, ce qui n’est pas une surprise, de l’avis des médecins,
c’est le clinique qui prime : or il ne ressent pas de douleur et il faudra juste être
prudent jusqu’au bout. » – N. H.
LES RELAIS AU TRAVAIL. – Les quatre relais français se sont retrouvés
hier après-midi à l’INSEP. Pour les 4 × 400 m hommes et femmes, il s’agissait
surtout d’une réunion de motivation, « destinée à se servir de la réussite des
garçons pour relancer l’élan du 4 × 400 m féminin », explique l’entraîneur du
relais, François Pépin. Sous la houlette de Laurence Bily et Guy Ontanon,
c’était en revanche pour les 4 × 100 m masculin et féminin une réunion de
travail avec passages de témoin à grande vitesse sur toutes les charnières
possibles. Tous les relayeurs étaient présents, y compris Ladji Doucouré venu
voir ses camarades faute de pouvoir participer. Ronald Pognon a pris part à la
séance sans jamais se ressentir de la douleur à la cuisse qui l’avait inquiété ces
derniers jours. – M. V.
sens pas très solide en course. Il me
manque un peu de caisse pour
enchaîner les sauts après trois
semaines de blessure. J’ai parfois eu
des pertes de motivation mais je
m’étais dit que si j’arrivais à sauter
aujourd’hui, je tenterais ma chance.
Je suis peut-être un peu tarée dans
ma tête ! Je donnerai tout ce que j’ai.
Je n’ai pas envie d’y aller pour me
prendre un coup sur le museau. Je ne
serai pas aussi sereine que début juillet, où je me sentais forte. Mais cet
hiver aussi, je me suis blessée. Je suis
notamment restée trois semaines
sans courir et ça s’est bien passé à
Moscou (5e des Championnats du
monde en salle avec 5,65 m, record
de France). Ce sera une expérience. »
Car Boslak, qui ne retouchera pas les
perches avant mercredi, va devoir
gérer ses efforts et compter ses
essais. Au programme des prochains
jours : musculation et travail sur la
course d’élan. Elle, qui aime se tester
avant les grandes compétitions,
découvre le sevrage. Et part dans
l’inconnu. « Elle va apprendre à faire
attention, glisse Levicq. Tant mieux.
Elle vient par exemple de faire, pour
la première fois, exactement ce que
je lui demande dans sa course… Elle
va devoir faire un concours de qualif’
précis, être attentive techniquement. Et puis, après, qu’elle lâche le
cerveau ! » Sa casse-cou d’athlète
avertit déjà : « J’ai les dents longues. » Et une furieuse envie de
débouler dans un jeu de perches,
dont elle semblait exclue il y a peu.
15
Bleu
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Jaune
BASKET ÉQUIPE DE FRANCE HOMMES – SUPERCOUPE DE BERLIN
Julian,
drôle de der
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – 17 h 30 : FranceItalie ; 20 heures : AllemagneTurquie. DEMAIN. – 18 heures :
Allemagne-France ou Italie ;
20 h 30 : Turquie-Italie ou France.
LE PROGRAMME DES BLEUS
COUPE STANKOVIC (en Chine). –
SAMEDI 12 AOÛT : France-Grèce
(à Nanjing). DIMANCHE 13 : FranceAustralie (à Nanjing). MARDI 15 : match
de classement (à Kunshan).
LE MONDIAL AU JAPON
(19 août-3 septembre). – PREMIER
TOUR (à Sendai) : France-Argentine
(le 19) ; France - Serbie-Monténégro
(le 20) ; France-Nigeria (le 21) ; FranceLiban (le 23) ; France-Venezuela (le 24).
PHASE FINALE (à Saitama) : à partir du
26 août.
Pour sa dernière campagne internationale, le pivot nancéien
est loin de donner sa pleine mesure. Mais il reste serein.
ATHÈNES –
de notre envoyé spécial
IL FRONCE les sourcils, interloqué,
regard dur, inquisiteur. Le visage se
renfrogne, les joues se creusent. À
l’aube de sa dernière campagne,
après dix ans d’équipe de France et
un nouveau tatouage sur le mollet
gauche, inspiré de la Liberté guidant
le peuple, d’Eugène Delacroix,
comme symbole de l’ultime baroud
en bleu, Cyril Julian (32 ans, 2,06 m
et 132 sélections) n’a pas du tout
envie qu’on vienne planter quelque
écharde de doute dans son parterre à
rêves.
Au fond de la malle, les parfums de
gloire, les minutes heureuses
s’entassent. Un titre européen
juniors (1992), cinq Euros et une
médaille de bronze (2005), des JO à
Sydney et la divine médaille argentée en 2000. La vie est belle mais elle
n’est pas finie. Reste un Mondial,
dernier volet d’une histoire charpentée, gravée dans le roc. Une première
pour finir, pour une superbe mort
internationale. « Je vis différem-
ment cette campagne parce que
c’est la dernière, concède le double
MVP français de Pro A (2002
et 2006). Je veux tellement en profiter, savourer chaque seconde. Après,
je paierai un coup à tout le monde et
on tirera le rideau. » L’émotion est
là, dans le timbre de sa voix. À
chaque pas, il sait que le temps en
bleu rapetisse.
« Je ne me pose pas
de questions »
Est-ce justement cette nuit qui
avance, qui mange les heures, est-ce
une finale de Championnat perdue à
Bercy, est-ce d’autres tourments de
la vie qui cognent dans sa tête ? En
tout cas, depuis le début du stage,
Cyril flotte, entre deux eaux. Ni
emporté, ni au-dessus. « J’ai eu du
mal à basculer entre la fin de saison à
Nancy et l’équipe de France. La coupure a été très courte. J’ai parfois
l’impression d’avoir le c… entre
deux chaises. Je ne sais pas si j’ai
vraiment fini ma saison », expliquet-il.
Ce trouble, ce sentiment bizarre ont
fatalement réduit son champ
d’action. Moins efficace, moins
pugnace, moins présent, Julian ne
pèse pas comme il devrait (3,8 points
et 2,6 rebonds en cinq matches de
préparation et 12 minutes de
moyenne). D’ailleurs, Claude
Bergeaud le sait. Alors qu’il doit trancher demain soir entre Turiaf et
Petro, a priori, pour la dernière place
de pivot, le sélectionneur effleure
l’improbable : « Et si on misait complètement sur l’avenir ? Et pourquoi
pas ? À ce jour, il n’y a que Frédéric
Weis qui soit certain d’aller au Japon
chez les pivots », disait-il mercredi
soir, au début de la nuit. La menace
est infime mais elle peut être utile
pour secouer un peu le colosse
endormi, qui ne s’inquiète pas un
instant du mauvais sort. « Je ne me
pose pas de questions, pas une
seconde, martèle Cyril Julian. J’ai un
apport psychologique, physique,
une expérience du haut niveau qui
valent tous les trucs du monde. »
Il assure vivre avec la plus totale
sérénité le fait de se retrouver
aujourd’hui en rotation de son grand
ami Frédéric Weis. « Vu sa forme, sa
place est indiscutable. Maintenant, il
n’y a aucun souci parce que c’est lui.
Si ça n’avait pas été “Fred”, ç’aurait
été plus dur », consent le double
champion de France (avec Pau)
en 2003 et 2004. Julian n’a pas envie
de « se prendre la tête avec des
conneries », dit-il. À un moment ou
un autre, il entrera pleinement dans
ce Mondial. « Tout ça va se mettre en
place petit à petit. Et quand il va falloir mettre un coup de pression, je
serai là », assène-t-il.
Dioumassi
en suspens
Car il veut être libre de vivre totalement, intensément, ce Mondial. À
l’inverse d’une année pleine de peur,
où il apprenait le cancer de sa
maman et décidait, lui, le crâne rasé,
de se laisser pousser les cheveux.
« Pour qu’elle garde le moral, qu’elle
soit sûre que les siens repousseront
aussi très vite », dit-il. Aujourd’hui,
sa maman va beaucoup mieux. Cyril
Julian peut maintenant monter
farouchement à l’assaut des
parquets japonais…
DAVID LORIOT
FRANCE - ITALIE
Constance et équilibre
AUJOURD’HUI, 17 H 30,
MAX-SCHMELLING-HALLE
Voigt, le doux dur
PARIS-CORRÈZE
En profitant d’un final sinueux, l’Allemand de la CSC a apporté la première étape à son pays.
Vainqueur la veille, le coureur de Bouygues Telecom a remporté
l’épreuve. L’étape est revenue au Suédois Ljungqvist.
GOSLAR –
de notre envoyé spécial
ON PEUT ÊTRE UN COSTAUD et la
jouer tout en finesse. Jens Voigt en a
fait la démonstration, hier à Goslar,
lieu d’arrivée de la deuxième étape du
Tour d’Allemagne. Voigt, on connaît :
« superbaroudeur » du dernier Tour
de France (huit échappées à la clé,
689 kilomètres en tête, une victoire
d’étape à Montélimar), l’Allemand de
la CSC est un vrai forçat de la route,
jamais regardant quand il s’agit de
suer et toujours prêt à partir dès qu’un
bon coup se présente.
Hier, d’ailleurs, il n’avait pas hésité une
seconde, dans l’ascension du Bockswiese, la dernière « difficulté » du
jour, du haut de ses 571 mètres, pour
placer une mine qui allait faire exploser le peloton. Finalement, c’est un
double coup de flingue kazakh qui
allait le mettre sur les bons rails. À
20 kilomètres du but, une attaque
d’Alexandre Vinokourov étirait ce qui
restait du groupe maillot jaune. Deux
minutes plus tard, c’est Andreï
Kashechkin qui sortait, suivi par
Davide Rebellin et… Voigt, bien sûr !
Deux Astana, c’était un peu trop déraisonnable : Vino se relevait et laissait
partir les trois hommes.
Leur avance atteignait 45’’ mais les
équipes de sprinteurs, Milram et
Lampre, menaient la chasse, parfois
relayés par le maillot jaune Vladimir
Gusev en personne, qui devait se
débrouiller seul après avoir sollicité ses
coéquipiers une bonne partie de la
journée. Sur le point d’être repris, les
trois hommes de tête allaient être sauvés par le dernier virage à angle droit, à
200 mètres de la ligne. Et c’est là que le
malin Voigt sortait sa botte secrète.
« Je savais que celui qui serait en tête
dans le virage l’emporterait, alors j’ai
sprinté bien plus tôt avant de manœuvrer tout en douceur, expliqua-t-il.
J’avais bien étudié le parcours, notamment cette arrivée que je connaissais
sur le bout des doigts. » Pas Rebellin,
apparemment. Surpris par l’angle,
l’Italien sursauta brusquement, sa
roue arrière chassa et il manqua d’un
rien de finir à terre, sous les yeux d’un
Kashechkin passif.
CHAUMEIL –
de notre envoyée spéciale
Zabel toujours
bredouille
Derrière, Erik Zabel remportait enfin
son sprint, mais c’était celui pour la
quatrième place, tandis que les principaux favoris arrivaient dans un premier groupe déserté par les Français.
Par le jeu des bonifications, Voigt n’en
remonte pas moins au cinquième rang
au général, à 11’’ de Gusev, dans le
même temps que Vinokourov, tandis
que Patrik Sinkewitz (treizième à 21’’)
et Levi Leipheimer (vingt-quatrième à
42’’) profitent du retard pris par les
divers gruppettos. « Maintenant, ce
sont mes jambes dans la montagne qui
vont me dire ce que je peux viser, temporisa Voigt. Une place finale dans les
dix premiers serait déjà un succès. »
Le vieux briscard (trente-cinq ans) fait
en tout cas un joli pied de nez à la nouvelle génération allemande qu’on
attend toujours de voir à l’œuvre. Nous
autant que le public local, puisque le
« record officiel » de spectateurs sur
une étape, depuis la renaissance de
l’épreuve en 1999, a été battu mercredi avec 500 000 spectateurs comptabilisés sur les routes (plutôt des chiffres
de syndicats que de police pour ce
qu’on en a vu). « Ça montre que le
cyclisme allemand est encore vivant
malgré le contexte », lança Voigt.
Dans la matinée, il avait montré son
agacement lorsqu’une équipe de télé
lui avait demandé s’il s’était déjà dopé,
ironisant : « Naturellement, hier soir
après l’étape. »
Une victoire qui n’est que la deuxième
de sa saison, après l’étape du Tour à
Montélimar le jour de l’échappéefleuve qui allait couvrir Pereiro de
jaune. Une victoire en France, une en
Allemagne, les deux amours de Voigt
(il a passé six ans a sein du Crédit Agricole avant de rejoindre CSC en 2004).
On peut être un costaud et la jouer sentimental.
JOSÉ BARROSO
CLASSEMENTS
TOUR D’ALLEMAGNE (Pro Tour, 1er-9 août). – 2e étape, Minden-Goslar : 1. Voigt (ALL, CSC),
les 209 km en 4 h 22’25’’ (moy. : 41,497 km/h) ; 2. Rebellin (ITA, Gerolsteiner) ; 3. Kashechkin
(KAZ, Astana), t.m.t. ; 4. Zabel (ALL, Milram) ; 5. Kirchen (LUX, T-Mobile) ; 6. Nuyens (BEL, Quick
Step) ; 7. Mazzoleni (ITA, Tmo) ; 8. Schumacher (ALL, Gst) ; 9. Jufre (ESP, Davitamon-Lotto) ;
10. Stangelj (SLV, Lampre) ; ... 18. Gusev (RUS, Discovery Channel) ; 23. Vinokourov (KAZ, Ast),
t.m.t. ; 37. Minard (Cofidis), à 53’’ ; 55. Guesdon (Française des Jeux) ; 67. Talabardon (Crédit
Agricole), t.m.t. – 172 classés.
Classement général : 1. Gusev (RUS, Discovery Channel), en 9 h 12’17’’ ; 2. Gerdemann (ALL,
T-Mobile), à 1’’ ; 3. Rebellin (ITA, Gerolsteiner), à 7’’ ; 4. Cuesta (ESP, CSC), à 10’’ ; 5. Voigt (ALL,
CSC), à 11’’ ; 6. Vinokourov (KAZ, Astana), m.t. ; 7. Zabel (ALL, Milram), à 12’’ ; 8. Nuyens (BEL,
Quick Step), à 13’’ ; 9. Petrov (RUS, Lampre), à 14’’ ; 10. Bazayev (KAZ, Ast), à 17’’ ; … 49.
Sprick (Bouygues Telecom), à 1’14’’ ; 56. Minard (Cofidis), à 1’17’’ ; 79. Poilvet (Crédit Agricole), à 1’31’’.
AUJOURD’HUI. – 3e étape : Witzenhausen-Schweinfurt (202 km).
Rous l’opportuniste
LORSQU’ON LUI DEMANDE ses
prochains objectifs, la réponse est
toute simple : « Je n’en ai jamais trop
eu, reconnaît Didier Rous. Je profite de
ma condition lorsque je suis en forme
et quand ce n’est pas le cas, j’attends
que ça passe. » Une philosophie qui
rapporte puisque le coureur de Bouygues Telecom s’est adjugé hier ParisCorrèze sans trembler. « On était
venus ici pour gagner, peu importe qui,
chez nous les coureurs en forme ont
toujours leur chance », ajoutait-il.
En remportant mercredi la première
étape avec plus de deux minutes
d’avance, le Montalbanais avait déjà
réalisé une grosse partie du boulot et
pris une bonne option pour la victoire
finale. Il a ainsi pu vivre l’étape d’hier
avec sérénité. « Aucun des six coureurs en tête n’étaient réellement dangereux, on s’est contenté de gérer »,
expliquait-t-il alors que, sur le circuit
de l’ancien Critérium du Bol d’Or des
Monédières, le bouquet est revenu au
Suédois de CSC Marcus Ljungqvist,
parti seul à 7 kilomètres de l’arrivée.
« Cette victoire me fait plaisir car j’ai
gagné en courant de la manière que
j’affectionne », précisait Rous. En partant à l’attaque, « à l’ancienne ».
« J’ai entendu que la Fédération française allait modifier les catégories
amateurs et je trouve que c’est une
bonne chose, expliquait-il. À force de
courir entre eux sans être confrontés
aux plus vieux, on voit trop de jeunes
débarquer chez les professionnels sans
aucune science de la course », regrettait le Montalbanais, qui au fil des saisons a peu à peu glissé du rôle de leader à celui de guide au sein de son
équipe.
Un futur
de directeur sportif
« C’est lui qui a amené chez nous la
façon de courir qui est aujourd’hui la
nôtre », explique le manager de Bouygues, Jean-René Bernaudeau, dont le
destin est lié celui de Rous depuis
maintenant six ans. « Je connais Didier
depuis qu’il a dix-neuf ans, se souvient
CLASSEMENTS
PARIS-CORRÈZE (2.1, 2-3 août). – 2e et dernière étape, Bort-les-Orgues - Chaumeil :
1. Ljungqvist (SUE, CSC), les 186,5 km en 5 h 4’44’’ ; 2. Van der Linden (BEL, Chocolat Jacques),
à 1’’ ; 3. Vorganov (RUS, Dynamo Moscou) ; 4. Abakoumov (BEL, Jartazi) ; 5. De Waele (BEL,
Landbouwkrediet-Colnago), t.m.t. ; 6. Nilsson (SUE, Auber 93), à 5’’ ; 7. Delpech (Bretagne Jean
Floc’h) ; 8. Haddou (Aub) ; 9. Pivois (Bjf) ; 10. Kareev (RUS, Flanders), t.m.t. ; … 27. Rous
(Bouygues Telecom), à 12’’. – 76 classés.
Principaux abandons : Mourey (Fdj) ; Gene, Bernaudeau (Btl) ; Marino, S. Portal (CA) ;
Monier (Cof) ; Loubet, Mangel, Poulhies (A2r) ; E. B. Bergès (Aub).
Classement final : 1. Rous (Bouygues Telecom), en 9 h 57’49’’ ; 2. Pauriol (Crédit Agricole),
à 2’6’’ ; 3. Lelarge (Bretagne Jean Floc’h), à 3’13’’ ; 4. Roche (IRL, Cofidis), à 3’32’’ ; 5. A. Rodriguez (ESP, Massi), à 3’35’’ ; 6. Monnerais (Française des Jeux), à 3’41’’ ; 7. Sy. Chavanel
(Cof), à 3’45’’ ; 8. Voeckler (Btl), à 4’36’’ ; 9. B. Scheirlinckx (BEL, Jartazi), à 5’8’’ ; 10. Pivois
(Bjf), à 5’11’’ ; 11. Mespoulede (Auber 93), m.t. ; … 14. Bonnet (CA), à 7’1’’ ; 17. Gadret
(A2r) ; 18. Fédrigo (Btl) ; 19. Le Lay (Bjf), t.m.t.
GOSLAR. – L’inusable
Jens Voigt a une
nouvelle fois été
le plus costaud et
le plus malin, hier,
pour remporter,
face à Davide
Rebellin, sa première
victoire dans le Tour
d’Allemagne.
(Photo
Sebastian Willnow/AFP)
RÉSULTATS
TOUR DU DANEMARK (2.H.C., 2-6 août). – 2e étape, Aalestrup-Vejle : 1. Cancellara (SUI,
CSC), les 185 km en 4 h 16’34’’ ; 2. O’Grady (AUS, CSC), à 21’’ ; 3. Ziegler (ALL, T-Mobile), m.t. ;
4. Evans (AUS, Davitamon-Lotto), à 23’’ ; 5. Cooke (AUS, Unibet.com), m.t. ; 6. Galdos (ESP,
Panaria), à 25’’ ; 7. Van Hecke (Dvl), à 27’’ ; 8. Arvesen (NOR, CSC) ; 9. Quinziato (ITA, Liquigas) ;
10. C. H. Sörensen (DAN, Team Designa Köken), t.m.t.
Classement général : 1. Cancellara (SUI, CSC), en 9 h 0’50’’ ; 2. O’Grady (AUS, CSC), à 3’’ ;
3. Galdos (ESP, Panaria), à 7’’ ; 4. Haselbacher (AUT, Gerolsteiner), à 13’’ ; 5. Ziegler (ALL,
T-Mobile), à 27’’ ; 6. Quinziato (ITA, Liquigas), à 29’’ ; 7. Cooke (AUS, Unibet.com), à 33’’ ;
8. Evans (AUS, Davitamon-Lotto), m.t. ; 9. Arvesen (NOR, CSC), à 37’’ ; 10. Van Hecke (BEL, Dvl),
m.t.
AUJOURD’HUI. – 3e étape : Kolding-Odense (205 km).
GRAND PRIX DE CAMAIORE (1.1 [ITA], 3 août). – 1. Paolini (ITA, Liquigas), les 193,7 km
en 4 h 33’18’’ (moy. : 42,520 km/h) ; 2. Pidgornyy (UKR, Tenax), m.t. ; 3. Celestino (ITA, Milram),
à 28’’ ; 4. Ferrara (ITA, Androni) ; 5. Bossoni (ITA, Ten) ; 6. Bertolini (ITA, Selle Italia) ; 7. Tosatto
(ITA, Quick Step) ; 8. Mazzanti (ITA, Panaria) ; 9. Gilioli (ITA, Universal Caffé) ; 10. Burrow
(GBR, Lauretana), t.m.t.
VENDREDI 4 AOÛT 2006
UN SPRINTEUR ITALIEN AU CRÉDIT AGRICOLE. –
L’Italien Angelo Furlan, vingt-neuf ans, vainqueur
notamment de deux étapes de la Vuelta en 2002, a été
recruté par l’équipe Crédit Agricole, où il a signé pour un
an. « On cherchait un sprinteur pour le Giro, susceptible
aussi d’aider Hushovd dans d’autres courses », a
commenté le manager Roger Legeay. Furlan,
professionnel depuis 2001, successivement chez Alessio
puis Domina Vacanze, courait cette année pour Selle
Italia. L’Estonien Jaan Kirsipuu, trente-sept ans, parvient
pour sa part en fin de contrat. Il réfléchit quant à la suite
à donner à sa carrière.
MCGEE DE RETOUR EN FRANCE. – Bradley McGee,
qui avait dû renoncer au Tour en raison d’une
inflammation au nerf sciatique, rentre en France cette
semaine. Contraint à l’abandon sur le Giro pour la même
raison, le coureur de la Française des Jeux était retourné
chez lui en Australie. Il effectuera le point dans les
prochains jours avec le staff médical afin de savoir si une
opération est nécessaire.
PUTSEP CHEZ BOUYGUES TELECOM. – L’Estonien Erki
Putsep (AG2R Prévoyance) s’est engagé pour deux ans en
le Vendéen. Sur un Paris-Mantes, il
avait mis tous mes coureurs de Vendée U à genoux. J’avais toujours gardé
cette image et lorsque j’ai bâti mon
équipe Bonjour à l’hiver 1999, j’ai tout
de suite pensé à lui. J’avais besoin d’un
coureur généreux comme lui, quelqu’un qui ne calcule pas. Il est arrivé
avec une grande blessure (il sortait de
l’équipe Festina) mais il s’est vite
imposé par les jambes. Dès sa première saison chez nous, il a gagné le
Midi Libre et j’ai su qu’on allait faire un
long chemin ensemble. »
La collaboration des deux hommes
pourrait d’ailleurs se prolonger au delà
de la carrière de Rous. Alors que le
Montalbanais (36 ans) a annoncé mercredi qu’il rempilait pour une saison
supplémentaire, Bernaudeau lui a en
effet proposé un poste de directeur
sportif. « Ça m’intéresse mais à la
condition qu’on me donne les moyens
de faire réellement ce que je veux,
explique Rous. Je ne détiens pas la
science exacte mais j’ai mes idées.
Depuis 1999, j’ai su me remettre en
question avec de nouvelles règles et je
veux dire aux jeunes coureurs qu’on
peut faire du vélo sans prendre de produits dopants. Mais le vélo, ce n’est
pas tous les jours facile. Toutes les victoires sont dures à décrocher. »
Après un Tour de France en demiteinte en raison d’une bronchite, Didier
Rous s’est remis sur les rails. La suite de
son programme passe par la Clasica
San Sebastian, le Eneco Tour, le Grand
Prix de Plouay et le Tour de Pologne
avant de finir au Grand Prix d’Isbergues. Il sera temps alors de renouer
avec son autre passion, la chasse.
BARBARA RUMPUS
faveur de Bouygues Telecom. Professionnel depuis 2003,
Putsep, trente ans, a été champion d’Estonie en 2004 et
a remporté l’an dernier le Tour de la Somme.
POULHIÈS PASSE PRO. – Stagiaire l’an dernier chez
AG2R Prévoyance, Stéphane Poulhiès (21 ans) a intégré
l’effectif professionnel lundi. Le coureur d’Albi a participé
à Paris-Corrèze..
DEUX CHINOIS EN STAGE CHEZ LAMPRE. – Deux
coureurs chinois disputeront le mois d’août sous le
maillot de la Lampre. Wu Kin San (21 ans), de Hongkong,
et Xu Gang (22 ans), de Shanghai, feront leurs débuts
samedi au Tour du Latium. Une décision sera prise par la
suite sur un éventuel renouvellement de l’accord.
CASAR À MARCOLES. – Sandy Casar a remporté
mercredi soir le Critérium de Marcolès, dans le Cantal, en
réglant ses deux compagnons d’échappée, Cyril Dessel et
Christophe Moreau. – A. R.
ASTARLOZA CHEZ EUSKATEL. – Le Basque Mikel
Astarloza, vingt-cinq ans, passé professionnel en 2002
chez AG2R Prévoyance, s’est engagé pour deux ans avec
Euskaltel. Il a notamment remporté le Tour Down Under
en 2003.
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TOUR D’ALLEMAGNE
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ATHÈNES. – Aujourd’hui et demain, à Berlin, Cyril Julian, qui devance ici les Grecs Fotsis
(à gauche) et Diamantidis, va tenter d’apporter un plus à des Français en manque de solutions
près du panier.
(Photo Alain Mounic / L’Équipe)
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CYCLISME
L’autre chantier est la recherche d’un certain équilibre de jeu en attaque et notamment une meilleure
alternance entre le danger extérieur et intérieur.
Actuellement, l’équipe de France a trop tendance à se
reposer sur son jeu rapide et le talent de Tony Parker.
« Même si, a priori, notre force au départ est à
l’extérieur, on doit travailler sur l’alternance. Il nous
en faut beaucoup plus. Il faut que le ballon bouge,
même si la plus-value, on le sait, c’est Tony (Parker)
qui va l’amener », admet Bergeaud.
Le point positif, c’est que le groupe connaît ses limites
actuelles. « L’équipe est lucide, elle sait qu’elle doit
aussi se construire dans la difficulté, que l’on est
encore dans les essais. Maintenant, il ne faut pas se
mentir, ni à soi, ni au groupe », prévient Bergeaud,
qui doit se séparer d’un pivot (Turiaf ou Petro a priori)
samedi soir, à l’issue du tournoi de Berlin. – D. L.
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FRANCE. – Meneurs de jeu : Parker (1,86 m) ;
Gomis(1,78m) ; Bokolo(1,88m) ;Jeanneau(1,85 m).
Arrières-ailiers : Foirest (1,97 m) ; Gelabale (2 m) ;
M. Pietrus (1,98 m) ; Diarra (1,98 m). Intérieurs :
Diaw (2,03 m) ; F. Pietrus (1,99 m) ; Turiaf (2,06 m) ;
Julian (2,05 m) ; Petro (2,12 m) ; Weis (2,17 m).
Entraîneur : C. Bergeaud.
ITALIE. – Meneurs de jeu : Mordente (1,92 m) ;
Di Bella (1,87 m) ; Giachetti (1,91 m) ; Pecile (1,87 m).
Arrières-ailiers : Belinelli (1,96 m) ; Boscagin
(1,95 m) ; Mancinelli (2,02 m) ; Basile (1,92 m) ;
Soragna (1,99 m) ; Rocca (2,04 m). Intérieurs :
Cittadini (2,07 m) ; Di Giuliomaria (2,08 m) ; Garri
(2,07 m) ; Gigli (2,09 m) ; Marconato (2,11 m) ;
Michelori (2,03 m). Entraîneur : C. Recalcati.
DEUX JOURS après avoir été rossée par la grande
Hellène (56-70), l’équipe de France retrouve le jeu, à
Berlin, face à l’Italie, adversaire qu’elle a dominé en
Grèce (66-59). Demain, la France affrontera soit
l’Allemagne de Dirk Nowitzki, finaliste du dernier
Euro, soit la Turquie. Après trois semaines de stage, le
sélectionneur national fixe assez précisément les
maux français autour de deux axes majeurs : le
manque de constance, tant offensivement que
défensivement, qu’il attribue à un déficit physique
temporaire – mais sans doute aussi mental – de ses
troupes. « Tout le monde n’a pas démarré au même
point de forme. À côté de ça, il n’y a pas la même faim
dans les efforts défensifs, notamment sur l’ensemble
d’un match. Ce qui est embêtant, c’est qu’au niveau
des articulations défensives, on ne prend pas
d’avance », estime Claude Bergeaud.
Alors qu’il leur reste une année de
contrat, les Villeurbannais Tomislav
Ruzic et Makan Dioumassi
pourraient être poussés vers la
sortie. Concernant l’intérieur croate,
parti sans laisser d’adresse, une
procédure de licenciement a même
été entamée. Quant à Dioumassi, qui
ne se voyait pas jouer le rôle dans
lequel le staff souhaitait le confiner,
il pourrait, le cas échéant, mettre un
terme à sa carrière et entamer sa
reconversion au sein du groupe
Adecco, comme cela était prévu
dans le contrat de cinq ans qu’il
avait signé en 2002. Au chapitre des
arrivées, il n’est plus vraiment
question de celle de Laurent Foirest
car elle était liée au maintien dans
l’effectif de l’arrière américain
Rickey Pauldin, qui pourrait du coup
bifurquer vers Gravelines. Or cette
éventualité est définitivement
écartée par l’ASVEL. – C. C.
SAISON NBA : DÉBUT LE
31 OCTOBRE. – La NBA a rendu
public le calendrier de la saison
2006-2007. La saison s’ouvrira le
mardi 31 octobre avec deux chocs au
programme : le champion Miami
recevra Chicago alors que les
Phoenix Suns de Boris Diaw se
déplaceront à Los Angeles pour
défier les Lakers de Kobe Bryant et
Ronny Turiaf. Les débuts des cinq
autres Français sont fixés soit au
mercredi 1er novembre (Seattle avec
Gelabale et Petro recevront
Portland ; Golden State avec
M. Pietrus accueilleront les Lakers),
soit au jeudi 2, pour San Antonio et
Tony Parker (à Dallas) ainsi que pour
Denver et Yakhouba Diawara, qui
affronteront les Clippers à Los
Angeles.
ZACH MOSS À VICHY. – La JA
Vichy (Pro B) a engagé l’intérieur
américain Zach Moss (2,01 m,
25 ans), ancien d’Antibes et de
Châlons-en-Champagne, avec qui il
participa à la finale des play-offs de
Pro B le 18 juin dernier, perdue
(47-68) face à Orléans.
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TENNIS SAN DIEGO (WTA, dur)
Pierce s’amuse à nouveau
Blessée pendant six mois, la Française a été menée 5-3 au troisième set, mercredi, avant de remporter son match de reprise.
SAN DIEGO –
correspondance spéciale
À TRENTE ET UN ANS, Mary Pierce
est l’une des doyennes d’un circuit
WTA qui voit arriver sans cesse des
adolescentes toujours plus assoiffées de victoires. Pour exemple, la
petite Coco Vandeweghe, quatorze
ans, que les spectateurs du tournoi
de San Diego ont pu admirer cette
semaine, et qui a fait honneur à sa
wild-card.
Mais si Pierce fait figure de vétéran,
nombre de ses cadettes feraient bien
de s’inspirer de l’enthousiasme et de
l’éthique de travail de la Française, à
créditer mercredi d’une rentrée réussi e a p r è s p r es q u e s i x m o i s
d’absence. Depuis sa finale perdue
face à Amélie Mauresmo à l’Open
Gaz de France le 12 février dernier, la
Française avait dû s’atteler à soigner
une blessure tenace au pied droit
(déchirure partielle d’un tendon),
pendant que ses copines parcouraient les tournois à la poursuite de
titres et de points WTA.
Après plusieurs projets de reprise
avortés, elle n’a pas choisi la facilité
en recommençant par un tournoi
Tier 1, à San Diego, où elle revenait
en tant que tenante du titre. L’expérience aidant, Mary était consciente
de l’ampleur du défi : « Tout le
monde autour de moi me conseillait
de rester en Floride encore deux
semaines pour peaufiner ma préparation, mais j’ai eu envie de venir.
Sans la moindre illusion. Physiquement, je suis en forme car je me suis
toujours entretenue lors de ma longue coupure, en passant de nom-
Objectif Pékin
Enthousiasme aidant, elle joua par
moments comme si elle n’avait
jamais coupé avec la compétition.
Elle survola ainsi le premier set en
vingt-cinq minutes, surclassant une
adversaire prise de court par
l’audace et la puissance adverse.
Visiblement amusée par tant de facilité, Pierce ne put maintenir le cap.
Et alors que son niveau baissait,
l’Autrichienne se montra enfin
capable d’un tennis digne de son
classement (46e). Une heure plus
tard, elle égalisait à une manche partout, après avoir écarté trois balles
de match au tie-break, toutes
gâchées par des fautes directes de la
Française.
On se disait que Mary avait laissé
passer sa chance, d’autant que,
poursuivant sur son élan, Bammer se
Mauresmo
au boulot
réponses. « Sur le papier, il n’y a rien de
dramatique concernant ces deux clubs, a
déclaréle président de la FFHG, Luc Tardif.
Mais Dijon a remis son dossier avec plus
d’un mois de retard et Grenoble va notamment devoir régler une amende pour
dépassement de la masse salariale. Il y a
un assainissement indéniable des
finances des clubs, ça s’est très bien.
Maintenant, le problème concerne plus
les délais de transmission des documents
administratifs par les clubs. On ne peut
plus accepter cela. »
La méthode Gilbert
Désormais entraîné par l’ex-coach d’Agassi et de Roddick,
Andy Murray entre dans une nouvelle phase de sa carrière.
WASHINGTON –
correspondance spéciale
« Il VA ALLER LOIN. Il est jeune et il
est bourré de talent. Mais je ne veux
pas brûler les étapes. » Brad Gilbert
est un coach prudent. La semaine dernière, il a été choisi par la Fédération
britannique pour remettre l’Écossais
Andy Murray, dix-neuf ans, 35e joueur
mondial, sur de bons rails, ceux qui
devraient le conduire rapidement au
sein de l’élite. « Tout le monde croit
que je suis un magicien et que si je le
touche du doigt, Andy va devenir un
grand champion. Mais cela va prendre
du temps », ajoute l’ex-entraîneur
d’Agassi et de Roddick.
Mardi, sous la canicule, à l’occasion de
sa première compétition sous la férule
de l’Américain, Murray a assuré face
au Paraguayen Ramon Delgado (6-4,
6-3). « Il m’a donné un C (l’équivalent
d’un 13/20) pour ma performance », a
dévoilé, un peu surpris, le jeune Écossais, qui était opposé la nuit dernière à
l’Espagnol Feliciano Lopez pour une
place en quart. « J’ai peut-être voulu
en faire un peu trop. La première fois,
on a toujours envie d’impressionner
son nouveau coach. Honnêtement, je
crois que Brad est le meilleur au
monde. Il m’apporte déjà énormément. Il sait tout sur tout le monde. En
plus, on s’entend super bien. Maintenant, je suis prêt à travailler dur pour
remporter un Grand Chelem. »
Pour progresser, Gilbert insiste sur le
fait que son poulain devra impérativement soulever la fonte, une réalité
incontournable pour rivaliser avec les
HOMMES. – HIER. – 1er TOUR : GoschStrauss (AUT)-Cès-Dugrip, 2-1 (17-21,
21-13, 16-14) ; Baracetti-Conde (ARG)Salvetti-Deulofeu, 2-0 (21-19, 21-17).
AUJOURD’HUI : Cès-Dugrip-KobelHeuscher (SUI) puis Blanton-Rooney
(USA) ; Salvetti-Deulofeu-GibbRosenthal (USA) puis Amore-Fenilli (ITA).
FEMMES. – HIER. – 1er TOUR : FaureSarpaux-Walsh-May-Treanor (USA), 0-2
(14-21, 13-21) ; Faure-Sarpaux-JiL.Wang (CHI), 0-2 (18-21, 19-21) ; FaureSarpaux-Cook-Sanderson (AUS), 0-2
(15-21, 15-21) ; Kadjo-Arjona-Adriana
Behar-Shelda (BRE), 0-2 (15-21, 15-21) ;
Kadjo-Arjona-Hakedal-Torlen (NOR),
0-2 (9-21, 17-21) ; Kadjo-Arjona-BrinkAbeler-Jurich (ALL), 1-2 (11-21, 28-26,
5-15).
En passant par la Lorraine
L’élite du ski français peaufine son entraînement sur une piste
en salle inédite, à Amnéville.
Le champion
olympique
de descente,
Antoine Dénériaz,
a apprécié de
pouvoir casser
« un peu (sa)
routine »
en peaufinant
sa technique en
salle au Snowhall
d’Amnéville,
en Lorraine.
(Photo
Maury Golini /
Le Républicain
lorrain / PQR)
TRIATHLON DE L’ALPE-D’HUEZ (2 août). – 1,4 km de natation, 38 km de vélo (dont l’ascension de l’alpe), 9 km de course à pied. HOMMES. 1. Colluci (BRE), 2 h 15’22’’ ; 2. Faure,
2 h 17’11’’ ; 3. Loy, 2 h 17’39’’ ; 4. Matthews (AUS), 2 h 22’14’’ ; 5. Blasco, 2 h 23’08’’. FEMMES. 1.
Pelletier, 2 h 35’28’’ ; 2. Granger (AUS), 2 h 40’38’’ ; 3. Forstner (ALL), 2 h 42’50’’ ; 4. J. Daumas,
2 h 43’24’’ ; 5. Commerford (ECO), 2 h 44’17’’.
GYMNASTIQUE
TIR
MEMMEL VA MIEUX. – Blessée à l’épaule lors des Championnats du Pacifique, en
avril dernier, l’Américaine Chelsie Memmel se prépare pour le grand rendez-vous national à Saint Paul (14-17 août). La championne du monde 2005 considère ces Championnats US comme « le point de départ pour tout mettre en place d’ici aux Mondiaux », où
elle remettra son titre en jeu à Aarhus (Danemark) mi-octobre. Dans le Minnesota, il
s’agira pour Chelsie d’une première occasion de tester le nouveau système de jugement
qui a aboli les 10 points parfaits. « Normalement, Chelsie devrait pouvoir s’aligner sur les
quatre agrès », a précisé Andrew Memmel, son entraîneur de père, qui l’a aidée à modifier la plupart de ses combinaisons.
TOUJOURS LE 300 MÈTRES ET LES JUNIORS. – Pas de
médaille ni de finale pour le seul Français en lice, hier à Zagreb,
dans une discipline olympique. Anthony Terras termine onzième
du skeet olympique,à 1 point de la finale, en réalisantsa meilleure
performance de l’année. Toujours en skeet, chez les juniors, Éric
Delaunay (4e) a raté la médaille de un plateau en barrage, mais
l’équipe de France (Delaunay, Latour et Montalescot) remporte le
bronze. Même performance pour Isabelle Grigorian à la carabine
3 positions à 300 mètres, assortie du titre mondial par équipes en
CHAMPIONNATS DU MONDE. – Le comité de sélectionde la FFTri a annoncé la liste
des athlètes retenus pour les Championnats du monde, à Lausanne les 2 et 3 septembre.
On y retrouve sans surprise les principaux acteurs du début de saison à commencer par le
champion d’Europe Frédéric Belaubre, cinquième des Mondiaux 2005 mais qui l’avait
déjà emporté l’an dernier sur le circuit lausannois alors cadre des Europe et son dauphin
Cédric Fleureton. À noter chez les femmes, le retour en sélection de Delphine Pelletier qui
avait fait une pause bébé à l’issue des Jeux Olympiques d’Athènes.
La sélection. – HOMMES. Élite : Belaubre, Dodet, Fleureton, Moulai, Pierreclaud, Poulat, Sudrie (remplaçant). Espoirs : Daubord, Dessenoix, Moreau, Page, Primault.
FEMMES. Élite : Harrison, Jouve, Lorblanchet, Pelletier, Péon. Espoirs : Benedicto, Cierpik, Gigault, Pelcef.
Dénériaz à Yannick Bertrand en passant par Marc Bottollier-Lasquin,
Johan Clarey ou Adrien Théaux. Les
meilleurs descendeurs tricolores ont
pris le relais des géantistes, Joël Chenal en tête, venus en juillet parfaire
leur préparation « hors saison » sur la
poudreuse artificielle. « C’est un peu
plat et court (la piste de 500 m offre
une pente à 20 %) mais pour travailler
le glisse pure et la technique c’est parfait », analyse Adrien Théaux, le skieur
de Val-Thorens. Confirmation auprès
du directeur technique de l’équipe de
France masculine, Gilles Brenier, pour
qui la piste couverte amnévilloise permet de skier plusieurs heures « avec
des conditions de neige et de températures constantes. C’est idéal pour travailler des aspects plus techniques
comme la gestuelle, les répétitions, les
virages, autant d’exercices où la
vitesse n’est pas très importante ».
Autre avantage, l’entraînement peut
s’étaler sur la journée entière : « On
n’est pas obligé de plier bagages à
neuf heures du matin parce que la
neige est devenue trop molle comme
lors des stages d’été sur les glaciers des
Alpes », relève Brenier. Depuis
l’ouverture du complexe « le bouche à
oreille a bien fonctionné entre la Lorraine et les Alpes », note l’un des
cadres de l’équipe de France présent
en Lorraine. L’équipe de France féminine y est venue en premier, puis ily eut
les géantistes, les descendeurs et les
slalomeurs sont attendus en cette fin
de semaine.
« On envisage sérieusement d’intégrer désormais cette étape dans notre
préparation d’été entre les Alpes et
l’hémisphère Sud », prévoit Gilles Brenier dont les skieurs s’envoleront le
19 août pour trois semaines de stage
au Chili. – (AFP)
compagnie de Christine Chuard (7e) et Solveig Bibard (12e). Chez
les hommes, Valérian Sauveplane termine au pied du podium (4e)
d’une compétition remportée par le Norvégien Espen Berg-Knutsen (1 181 points, nouveau record du monde).
CHAMPIONNATS DU MONDE (Zagreb, 23 juillet-5 août). – HOMMES.
Skeet olympique : 1. Ineshin (EST), 148 pts (123 + 25) ; 2. Shomin
(RUS), 147 (122 + 25) + 8 en barrage ; 3. Brovold (NOR), 147
(122 + 25) + 7. Avant finale : 11. Terras, 121.
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genre de match vous permet de bien
rentrer dans un tournoi. » La nuit dernière, l’Australien affrontait l’Allemand Denis Gremelmayr pour une
place en quarts de finale. – A. Gu.
BENNETEAU EN RÉGLAGE. –
Tard mercredi, Julien Benneteau
n’avait pas les armes qui lui auraient
permis de lutter face au Sud-Coréen
Lee Hyung-taik, victorieux du Français
6-3, 6-4 au terme d’une partie plutôt
languissante. « J’ai eu du mal à entrer
dans la partie, analysa à chaud le
quart-finaliste du dernier Roland-Garros. J’ai fait beaucoup trop de fautes,
ce qui est inhabituel chez moi. Plein de
balles m’échappaient. Si j’ai pris la
décision de jouer deux tournois sur
terre battue (Amersfoort et Umag)
avant de venir ici, c’était surtout pour
gagner des matches, engranger des
points et faire en sorte que la tournée
US soit un peu moins longue afin
d’arriver bien frais à Flushing. » Mais il
avait récolté deux défaites d’entrée en
Europe. Ça fait trois de suite désormais. – A. Gu.
RÉSULTATS
WASHINGTON (USA, ATP, dur, 600 000 $, 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Hewitt (AUS) b. Spadea (USA), 6-7 (3-7), 7-6 (7-5), 6-4 ;
Hrbaty (SLQ) b. Muller (LUX), 4-6, 6-4, 6-3 ; Tursunov (RUS) b. Massa
(ARG), 3-6, 6-1, 3-3, ab. ; Murray (GBR) b. Delgado (PAR), 6-4, 6-3 ;
Lee Hyung-taik (CDS) b. Benneteau, 6-3, 6-4 ; Lopez (ESP) b. Gabashvili (RUS), 6-4, 6-4 ; Gremelmayr (ALL) b. Phau (ALL), 6-4, 6-3 ; Fish
(USA) b. Zib (RTC), 6-4, 6-4 ; Gambill (USA) b. Tipsarevic (SEM), 2-6,
6-3, 6-0. Clément b. D. Hrbaty (SLQ) 6-3, 6-2.
SOPOT (POL, ATP, terre battue, 425 450 , 31 juillet-6 août). –
Deuxième tour : Calleri (ARG) b. Sluiter (HOL), 6-4, 6-4 ; Chela (ARG)
b. Vassallo Arguello (ARG), 6-2, 6-1 ; Mayer (ALL) b. Robredo (ESP),
6-2, 6-4 ; Davydenko (RUS) b. Monaco (ARG), 7-5, 6-7 (7-9), 6-1 ;
Przysiezny (POL) b. J. Vanek (RTC), 6-3, 6-1
BOXE
« JE N’AVAIS jamais skié sous un
dôme, c’est impressionnant ! »,
s’enthousiasme Antoine Dénériaz, le
médaillé d’or de la descente aux JO de
Turin, alors qu’il vient de dévaler une
trentaine de fois d’affilée les cinq cents
mètres du SnowHall d’Amnéville, piste
en salle unique en France et inaugurée
en décembre dernier. « Un tel équipement, ça casse un peu notre routine.
On peut faire du slalom, du géant, ça
nous change, nous les descendeurs »,
admet le skieur de Morillon.
À ses côtés au pied de la piste, un jeune
admirateur, venu en voisin assister à
l’entraînement, se dit stupéfait par
« l’impression de puissance et de
vitesse » qui se dégage du champion.
« L’équipe de France de descente en
Lorraine, en plein mois d’août et qui
plus est à 160 mètres d’altitude, il faut
le voir pour le croire », s’étonne-t-il.
Ils sont pourtant bien là, d’Antoine
TRIATHLON
ARAZ GULEKJIAN
SKI ALPIN
VOLLEY-BALL
BEACH : LES FILLES ONT DISPARU.
– La deuxième journée du tournoi de Klagenfurt (AUT), comptant pour le Grand
Chelem, a été fatale aux Françaises. Les
paires engagées ont en effet subi trois
déconvenues consécutives. Morgane
Faure-Virginie Sarpaux n’ont pas remporté la moindre manche face à leurs trois
adversaires. Virginie Kadjo-Ethel Arjona
ont, elles, arraché un set contre une
équipe allemande. Maigre consolation
au bout d’une journée qui s’annonçait
compliquée…
Les hommes, eux, restent en course mais
ont mal commencé, avec deux revers pour
les paires Salvetti-Deulofeu et CèsDugrip. La suite aujourd’hui avec deux
matches décisifs au programme pour les
deux équipes masculines.
meilleurs : « Pour l’instant, on travaille
surtout le service et la condition. Mais
il faut qu’Andy se muscle. Ça prendra
entre douze et dix-huit mois. Pas la
peine d’effectuer de grands changements en plein milieu de la tournée US.
Mon but est qu’il puisse montrer sa
nouvelle musculature et porter des
chemises à manches courtes à Wimbledon en 2008. »
Ce n’est vraiment qu’à la fin de l’année
que le tandem Gilbert-Murray tournera à plein régime. Et le coach s’y voit
déjà : « Quand il viendra chez moi, à
Santa Fe (Californie), je l’emmènerai
grimper des collines encore plus inclinées que celles qu’Andre (Agassi)
escaladait autrefois. Vous verrez, je
vais bien m’occuper de lui. »
HEWITT AUX FORCEPS. – Lleyton
Hewitt a sué sang et eau pour venir à
bout de Vince Spadea (6-7, 7-6, 6-4) en
deux heures et trente-deux minutes.
L’Australien, vainqueur à Washington
en 2004, s’est même retrouvé à deux
points de la défaite lorsque le vétéran
américain, trente-deux ans, mena 5-3
dans le tie-break du deuxième set. « Je
n’ai jamais baissé ma garde, souligna
Hewitt, pas plus exténué que ça malgré la chaleur suffocante du Court Central. Au contraire, je me sentais bien
mieux physiquement sur la fin. Ce
UN INVAINCU POUR YENTOUR. –
Dans un duel d’invaincus, le Lyonnais
Choukri Yentour (28 ans, 13 victoires,
dont 5 avant la limite) affronte l’Italien
Emanuele Della Rosa (26 ans, 8 victoires,
dont 6 avant la limite) pour un titre vacant
(IBF Intercontinental des welters), ce soir
à Rome.
RÉUNION DE YOKOHAMA (JAP,
2 août). – Championnat WBA des mimouche (12 × 3) : Koki Kamezda (JAP) b.
Juan Jose Landaeta (VEN) aux points.
REVANCHE HILL-MASKE. – Champion WBA « normal » des lourds-légers
(le « superchampion » étant l’Américain
O’Neil Bell), l’Américain Virgil Hill (42 ans)
a annoncé qu’il affrontera l’Allemand
Henry Maske (42 ans), en janvier prochain
à Munich. Maske reste sur une défaite aux
points en Championnat d’unification des
titres WBA et IBF des mi-lourds face à…
Hill sur ce même ring en novembre 1996 !
COLAS-CANCLAUX EN ALLEMAGNE. – Champion de l’Union européenne des super-welters, le Français
Jimmy Colas défendra son titre face à son
compatriote Christophe Canclaux, le
23 septembre à… Mülheim (Allemagne) ! En effet, Canclaux est dirigé par
le promoteur allemand Wilfried Suaerland. Il s’agira d’une revanche puisque
Colas avait battu son compatriote aux
points en 2004.
HANDBALL
E U R O J U N IO R S H O M M E S :
LA FRANCE EN MATCH DE CLASSEMENT. – Éliminée après le tour principal
de l’Euro, qui se dispute en Estonie,
l’équipe de France juniors hommes prend
part, aujourd’hui et dimanche, aux
matches de classement pour les places
allant de 5 à 8. Elle affronte aujourd’hui la
Serbie-Monténégro. Les demi-finales de
l’épreuve (Croatie-Pologne, Suède-Danemark) se disputent ce soir. Finale
dimanche.
WATER-POLO
ÇA PART MAL. – Comme prévu,
l’équipe de France masculine s’est lourdement inclinée, mercredi à Athènes, lors du
match d’ouverture de cette finale de la
Ligue Mondiale, face à la Serbie-Monténégro, championne du monde en titre et
grande favorite. Les Bleus tenteront surtout de réussir un coup lors des rencontres
de classement, ce week-end.
LIGUE MONDIALE ( finale)
(Athènes, 2-6 août). – MERCREDI : Serbie-Monténégro - France, 20-6 ;
Espagne-Australie, 9-7 ; Grèce - ÉtatsUnis, 4-4 (interrompu après le 1er quart
temps).
SÉGOVIE (ESP, ATP Challenger, dur, 85 000 , 31 juillet-6 août). –
Deuxième tour : Be. Becker (ALL) b. Carraz, 5-7, 6-2, 6-3.
TRANI (ITA, ATP Challenger, terre battue, 42 500 , 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Galvani (ITA) b. Robert, 7-6 (7-4), 6-3.
TIMISOARA (ROU, ATP Challenger, terre battue, 21 250 $,
31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Guez b. Bardoczky (HON), 7-6
(7-3), 6-3.
BELO HORIZONTE (BRE, ATP Challenger, dur, 25000 $, 31 juillet-6 août). – Deuxième tour : Meniane b. Rojer (ANE), 6-2, 6-1.
SARANSK (RUS, ATP Challenger, terre battue, 25 000 $, 31 juillet-6 août). – Premier tour : Schukin (RUS) b. Audouy, 6-2, 6-1.
GOLF BRITISH OPEN FEMMES
Inkster
a encore faim
Solide leader au terme du premier tour, l’Américaine
s’est rappelée au bon souvenir des favorites.
ELLE ÉTAIT à l’affût depuis quelques
mois déjà. Mais peut-être que, à quarante-six ans, Juli Inkster n’inspirait
plus vraiment de crainte à ses adversaires. Entrée au Hall of Fame en
1999, l’Américaine, sept tournois du
Grand Chelem amassés dans son caddie entre 1984 et 2002 (dont au moins
chaque Majeur une fois), semblait
déjà appartenir à une autre époque
au moment où l’attraction des
greens, Michelle Wie, palmarès
encore vierge, affiche l’impétuosité
de ses seize ans.
Mais Inkster rôde depuis plusieurs
semaines dans les parages du haut
niveau : cinquième au Kraft Nabisco,
sixième à l’US Open, finaliste du
Championnat du monde de match
play, elle a remporté son premier
tournoi depuis 2003 en mars dernier,
le Safeway International.
Hier, sur le parcours du Royal Lytham
& Saint Annes, Inkster, à six coups
sous le par, a prouvé qu’elle avait
encore de l’appétit, reléguant sa première poursuivante à trois coups.
N’est-ce pas tentant de devenir la lauréate la plus âgée de l’histoire pour un
Grand Chelem ? N’est-ce pas alléchant d’imiter Karrie Webb en remportant cinq Majeurs différents,
exploit possible depuis qu’en 2001 le
British Open a remplacé le Challenge
Du Maurier ?
Car singulièrement, toutes les pointures du circuit sont à la peine :
Sörenstam et Creamer tout juste dans
le par, Wie et Ochoa à + 2, Webb
(+ 4) et Jang Jeong (+ 6), lauréate du
British l’an dernier, risquent de ne pas
franchir le cut… Côté Françaises,
RÉSULTATS
MASTERS DE SCANDINAVIE (Malmö,
SUE, Barseback Golf Club, circuit européen
hommes, 1 600 000 , 3-6 août). – Premier
tour (par 72) : 1. Barham (ANG), Colsaerts
(BEL) et Warren (ECO), 67 ; 4. Jacquelin,
Andersson Hed (SUE), Forsyth (ECO), Campbell (NZL), Whitehouse (ANG), 68 ; 9. Bourdy,
69 ; … 29. Delamontagne, 71 ; 45. Hensby
(AUS), Cévaër, 72 ; 92. Teilleria, Lucquin,
74 ; 116. Havret, 75 ; 131. Remésy, 76.
Nocera semble s’être remise de sa
contre-performance d’Évian (41e) :
quatrième (– 2), elle est à l’affût.
Icher, dans le par, reste placée.
– A. Bo.
Dotation : 1 410 000 ,
Premier tour (par 72) : 1. Inkster (USA), 66 ;
2. Cavalleri (ITA), Hjorth (SUE), 69 ; 4. Nocera,
Hanna (USA), Reis (SUE), 70 ; … 16. Icher,
Sörenstam (SUE), Davies (ANG), Creamer
(USA), 72 ; 44. Ochoa (MEX), Wie (USA), Lincicome (USA), 74 ; 53. Giquel, MeunierLebouc, 75 ; 75. Auffret, Webb (AUS), 76 ;
113. Arricau, Jang Jeong (CDS), Kim Mi-hyun
(CDS), Pak Se-ri (CDS), 78 ; 123. Schaeffer,
79 ; 137. Kreutz, 81.
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no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SE
Tirage du jeudi 3 août 2006 :
578 590 exemplaires
VENDREDI 4 AOÛT 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
GRENOBLE ET DIJON EN ATTENTE.
– La Commission nationale d’aide et de
contrôle de gestion (CNACG) de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG)
a validé les demandes d’inscription de
douze clubs en Ligue Magnus : le champion de France en titre, Rouen, ainsi
qu’Amiens, Angers, Anglet, Briançon,
Caen, Chamonix, Épinal, Mont-Blanc,
Morzine, Villard-de-Lans et le promu
Strasbourg. Seuls Grenoble et Dijon n’ont
pas franchi ce cap pour l’instant et ils ont
jusqu’à lundi prochain à midi pour fournir
les pièces en attente ou pour apporter des
WASHINGTON (ATP, dur)
Bleu
HOCKEY SUR GLACE
RÉSULTATS
Dotation : 1 340 000 $
Deuxième tour : Pierce b. Bammer (AUT),
6-1, 6-7 (7-9), 7-6 (7-4) ; Chakvetadze (RUS)
b. Petrova (RUS), 6-3, 6-7 (5-7), 6-2 ; Pennetta (ITA) b. Jackson (USA), 6-2, 7-6 (7-1) ;
Jankovic (SEM) b. A. Bondarenko (UKR), 6-1,
7-6 ; Laine (FIN) b. Vesnina (RUS), 6-7 (1-7),
7-6 (7-5), 6-4 ; Zvonareva (RUS) b. Peng
Shuai (CHN), 3-6, 7-6 (7-5), ab. ; Mirza (IND)
b. Srebotnik (SLV), 6-3, 7-6 (7-4) ; Clijsters
(BEL) b. Stosur (AUS), 6-1, 6-2 ; Schnyder
(SUI) b. Dulko (ARG), 6-4, 6-1.
Jaune
Rouge
Jaune
municipal ; l’après-midi, elle bosse le
physique avec Michel (Franco, son
kiné). Pour le moment, disons que c’est
du petit à petit. Sur le court, on a répété
les gammes, revers - coup droit volée, sans déplacements pour ne pas
forcer sur l’adducteur. À côté de cela,
elle fait du "cardio" sur un vélo
d’appartement et un peu de musculation de renforcement. Elle n’a plus du
tout de douleur mais il faut y aller crescendo. Aujourd’hui (hier), elle a commencé à bouger sur le court, à faire
quelques courses et ça a bien répondu.
En début de semaine prochaine, normalement, on devrait pouvoir suivre
un entraînement complet. » Ensuite,
ce sera la traversée de l’Atlantique. Au
programme de la numéro 1 mondiale :
le tournoi de Montréal (14-20 août),
celui de New Haven (21-26 août) et
l’US Open (28 août - 9 septembre).
– F. Be.
SAN DIEGO. – Pleine
d’enthousiasme à l’idée
de retrouver le circuit,
Mary Pierce a eu l’occasion
de se qualifier la nuit
dernière pour les quarts de
finale face à la Finlandaise
Emma Laine.
(Photo Donald Miralle/
Getty Images)
Noir
Bleu
Noir
C’EST REPARTI. Après trois semaines
de relâche forcée en raison d’une sournoise déchirure aux adducteurs apparue au cœur de son Wimbledon triomphal et qui l’avait forcée à renoncer au
barrage de Fed Cup contre la République tchèque, Amélie Mauresmo a
repris le travail depuis lundi dernier. À
Genève d’abord, où elle réside, et
depuis quelques jours sous l’air iodé de
Cap-Ferret. Avec une consigne fondamentale : faire attention. Sa fragilité
récurrente dans ces zones cuissesadducteurs, son inactivité depuis le
grand jour du 8 juillet, date de sa finale
gagnée contre Justine Henin sur le
saint gazon de Londres, et la peur
d’une rechute ont conduit à une reprise
à petites doses. « Depuis lundi, on
tourne à deux séances par jour, renseigne Loïc Courteau, son entraîneur.
Le matin, c’est deux heures de tennis
sur les courts en dur d’un petit club
détacha 5-3. Mais au moment de sersongé un instant à la retraite. « J’ai
vir pour le match à 5-4, l’Autriencore trois objectifs que j’aimerais
chienne fut prise de la fameuse peur
atteindre : Devenir un jour numéro 1
de gagner, et testa la solidité des
mondiale, disputer la finale à Wimbâches et du filet pour perdre son
bledon, et remporter une médaille
avance. Au tie-break final, cette fois,
aux Jeux Olympiques. Les JO, c’est
Pierce sut imposer son autorité (7-4),
dans deux ans. Alors si lors des deux
pour gagner sa place en huitième de
prochaines années j’ai encore l’envie
finale.
et le physique pour me le permettre,
je continuerai. » Sans entraîneur
« C’était vraiment sympa de retroudepuis quelques semaines puisque
ver l’ambiance de la compétition.
son frère David a préféré rester à
Même si j’étais plus tendue aux deuParis pour une durée indéterminée,
xième et troisième sets et que j’avais
Pierce est accompagnée à San Diego
moins d’énergie, je me suis battue.
de quelques amis et d’un entraîneur
J’ai fait le maximum avec les moyens
intérimaire, le Français Christian Fildu bord. » Avec le résultat qu’on
hol, qui parcourt le circuit, donnant
connaît. « Dans l’ensemble, je ne
un coup de main aux joueuses qui le
suis pas si loin que ça du niveau qui
souhaitent. En attendant un entraîm’a permis de gagner ici l’an dernier.
neur à plein temps, la solution interC’est une question de deux ou trois
médiaire ne semble pas si mal lui
semaines à mon avis. »
réussir…
En tout cas, durant son absence proGEORGES HOMSI
longée, Pierce avoue n’avoir jamais
MARY HEUREUSE POUR AMÉLIE. – Mary Pierce s’avoue ravie du récent
succès d’Amélie Mauresmo à Wimbledon, dont elle n’a pas manqué une miette à
la télévision. « C’était vraiment incroyable de la voir gagner Wimbledon, ce à quoi
personne ne s’attendait. Je suis d’autant plus contente pour elle que je sais ce que
ça signifie à ses yeux. On s’est envoyé des SMS, mais on ne s’est pas vues depuis. »
– G. H.
breuses heures dans les salles de
gym, mais également en faisant du
vélo et de la natation. Et bien sûr, j’ai
effectué d’innombrables séances de
rééducation. »
Aujourd’hui, sa blessure au pied
n’est plus qu’un mauvais souvenir et
son succès à l’arrachée aux dépens
de l’athlétique Autrichienne Sybille
Bammer laisse espérer des lendemains chantants.
Pierce se présenta sur le court central
un peu avant 13 heures, aux côtés de
Bammer, gauchère de vingt-six ans,
dont la particularité est d’être l’une
des très rares jeunes mamans du circuit. Et pour quelqu’un qui avouait
n’avoir encore pas effectué le
moindre set d’entraînement, la Française s’en sortit plutôt bien.
17
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AUTOMOBILE FORMULE 1 – GP DE HONGRIE
La F 1 dans le flou artistique
Tandis que le Championnat aborde un tournant sportif important, la FIA se compromet dans des errements inacceptables.
BUDAPEST –
de notre envoyée spéciale
LE WEEK-END aurait pu commencer sous de meilleurs auspices... Car
le ciel, qui s’assombrit sur Budapest
et promet de prochaines journées
fraîches et pluvieuses, risque de
contrecarrer les plans des écuries.
D’une part, les manufacturiers
tablaient sur un temps chaud à
l’heure de « mijoter » leurs gommes
pour le Grand Prix de Hongrie. Mais
s’il fait 15 degrés de moins que prévu
et si la piste devait rester sèche au
moment des qualifications, les événements pourraient facilement tourner à la loterie.
D’autre part, les voitures n’ont quasiment pas eu l’occasion de chausser
leurs pneus pluie depuis le mois
d’avril à Melbourne, ce qui pénaliserait lourdement les coureurs au cas
où un déluge intempestif viendrait à
s’abattre sur le circuit. Autant dire
qu’à la veille des premiers essais, les
équipes baignaient hier dans un flou
des plus inconfortables.
Pour ajouter à l’impression de flottement, « l’affaire » des masses suspendues – ou amortisseurs de vibrations – a vécu ces derniers jours des
rebondissements qui tendent à discréditer le sport... et, plus encore, la
FIA.
Ces fameux « mass dampers », utilisés par Renault depuis l’année dernière avec l’assentiment du délégué
technique de la Fédération et repris,
depuis, par plusieurs teams – dont
Ferrari avec un certain succès et
McLaren sans résultat probant – se
sont vus subitement bannis à
Hockenheim. Ce brusque revirement
dans l’attitude de la FIA, avait alors
suscité quelques questions déjà. Qui
donc pouvait trouver intérêt à la
manoeuvre ? Un grand constructeur, auquel les résultats de Renault
porteraient ombrage ? La FIA, à
laquelle il plairait de voir son Championnat du monde incertain jusqu’au
dernier Grand Prix, le 22 octobre au
Brésil ? À moins que, dans les âpres
négociations qui ont actuellement
cours au sujet des règlements futurs,
et qui opposent la plupart des
constructeurs à Max Mosley, la FIA
ne soit tentée de « marchander »
avec eux, quitte à consentir quelque
petit arrangement entre « amis »,
même au détriment d’un tiers...
Les courriers adressés ces derniers
jours aux écuries par Charlie
Whiting, le délégué technique de la
FIA, n’ont fait qu’ajouter à cette
ambiance délétère. Lundi, les teams
recevaient une lettre plutôt conciliante, où Whiting expliquait en
substance que dans l’attente du verdict du tribunal d’appel (le 22 août
prochain) il lui semblait injuste
d’empêcher quiconque d’utiliser les
masses suspendues, dans la mesure
où celles-ci, après tout, avaient été
considérées légales jusqu’alors. Il
ajoutait aussi que, si le tribunal se
prononçait finalement contre leur
usage, il lui suggérait toutefois de ne
pas appliquer de sanction rétroactive, charge aux juges de décider en
leur âme et conscience.
Renault dans le doute
Mais hier, un autre document émanant de la FIA – et daté du 2 août –
sema de nouveau le trouble parmi les
écuries. Après mûre réflexion, et
analyses techniques à l’appui, Whiting y réitère son credo de départ : les
masses suspendues ne sont pas
conformes. Toro Rosso, qui présenta
ses voitures au contrôle technique
équipées des « mass dampers », dut
les retirer dans la foulée. Renault
renonce à les utiliser tant que le tribunal ne s’est pas réuni. Et nombre
d’ingénieurs s’indignent : ces revirements se font au mépris de la complexité de leur travail. Ils soulignent
également cette contradiction fondamentale de la FIA : à l’heure où le
devoir d’économies revient comme
un leitmotiv, comment le délégué
technique peut-il traiter avec autant
de légèreté les investissements
consentis par les écuries en matière
de recherche ? Max Mosley lui-
même ne prêche-t-il pas en faveur
d’une stabilité des règlements techniques ? Or il s’avère que ceux-ci
peuvent changer d’une semaine à
l’autre. Est-ce vraiment sérieux ?
Confortée par la lettre du 31 juillet,
Toro Rosso s’était préparée à utiliser
les amortisseurs de vibrations au
Grand Prix de Hongrie. Renault aussi. Et voici que la donne vient de
changer encore. Pat Symonds, directeur de l’ingéniérie chez Renault, ne
lâcha aucun commentaire sur cet
ultime revirement. Fernando Alonso
considère, quant à lui, qu’il peut
s’adapter à la situation, quelle
qu’elle soit, du moment que certaines corrections auront été apportées à sa voiture. Il a son idée sur les
erreurs qui ont pu être commises à
Hockenheim. Reste à savoir si son
équipe prête toujours à ses jugements l’attention et le crédit qu’ils
mériteraient... Rien n’est moins sûr.
Au-delà des solutions techniques à
apporter, il appartient à Renault de
resserrer les rangs autour de son
champion du monde. À coup d’allusions de moins en moins voilées, et
tout en soulignant les forces de Ferrari, Alonso pointe les faiblesses de
sa propre équipe, non pas pour
l’accabler, mais pour l’amener à
prendre les bonnes décisions. Il en va
non seulement du titre mondial,
mais aussi de la suite, alors que
Renault n’a toujours pas annoncé de
sponsor susceptible de remplacer
Mild Seven en 2007, que les négociations avec Flavio Briatore pour la
prolongation de son contrat s’éternisent, et qu’un point d’interrogation
demeure sur le nom du futur équipier
de Fisichella – pour tenter de
convaincre Kimi Räikkönen de
rejoindre les rangs de Renault,
encore faudrait-il signer de meilleurs
résultats qu’à Hockenheim.
Au moment où la saison pourrait
basculer, Ferrari saura sans nul
doute tirer avantage de sa cohésion
interne, et c’est bien là ce qui
inquiète le « Petit Toro des Asturies ».
GP de Hongrie 13/18
Circuit de
Budapest
(Hungaroring)
4,381 km ; 70 tours (306,663 km)
AUJOURD’HUI
De 11 heures à 12 heures : essais libres 1
De 14 heures à 15 heures : essais libres 2
DEMAIN
De 11 heures à 12 heures : essais libres 3
À partir de 14 heures : qualifications
DIMANCHE
14 heures : départ du Grand Prix
CHAMPIONNAT DU MONDE
(après 12 GP)
BUDAPEST. – Une semaine après la déception de
Hockenheim, qui a vu son avance sur Michael Schumacher
se réduire à 11 points, Fernando Alonso aborde le Grand
Prix de Hongrie avec cette question : Renault et Michelin
seront-ils en mesure de réagir ce week-end face à Ferrari
et Bridgestone.
(Photo Damien Meyer/AFP)
Les grandes écuries sont capables de
réagir vite et bien dans l’adversité.
Ferrari l’a montré maintes fois sous
la houlette de Jean Todt. Flavio Briatore saura-t-il faire aussi bien, en
Robert Kubica
CANOË-KAYAK
heur du Polonais, qui signa un
contrat de pilote essayeur, risquant
de le propulser, à sa plus grande surprise, en pilote titulaire.
La fin de Villeneuve ?
Car dimanche, sur le Hungaroring,
son départ risque d’être le premier
d’une longue série. Remplaçant pour
une course de Jacques Villeneuve,
pas encore remis « officiellement »
de son spectaculaire accident
d’Hockenheim la semaine dernière,
il pourrait finir le Championnat à la
place du champion du monde 1997.
« J’ai eu Jacques dimanche soir, qui
se plaignait de violentes courbatures, expliquait sèchement Mario
Theissen, pas vraiment un fan du
Canadien. Mais nous n’avons été
informés que mardi qu’il ne ferait pas
la course. Pour la suite, nous n’avons
rien décidé. Nous verrons ce que fait
Robert… J’attends qu’il se comporte
bien. Et je ne vois pas pourquoi il ne
le ferait pas, vu tout le travail qu’il a
fourni depuis le début de saison. »
D’ailleurs, dans l’équipe, personne
ne semble inquiet. Le garçon a déjà
beaucoup prouvé : une abnégation
intense à aligner les kilomètres
d’essais (13 000 km), une impressionnante facilité à s’adapter, et surtout, une insouciante assurance qui
lui permettait de répondre, hier, en
conférence de presse, quand on
l’interrogeait sur ce qui pouvait permettre à Theissen de le choisir à la
place de Villeneuve, d’un cinglant :
« La vitesse. »
« J’ai beaucoup de choses à
apprendre, comme les arrêts aux
stands et surtout les qualifications,
ajoutait-il tout de même. Mais même
si mon dernier départ remonte à
Macao l’an dernier, je n’ai pas
d’inquiétude. »
« Sauf celle de ne pas être prêt à
répondre à toutes les demandes.
Conduire, je sais, mais le reste… »,
ajoutait-il en souriant hier soir sous
la pluie, pris dans la minitornade
médiatique qui accompagne les
débuts d’un pilote. Une tornade
polonaise qui pourrait chasser
En survêtement, courtois mais sans chaleur excessive, juste
avant qu’un violent orage n’éclate sur Prague, le regard
concentré et le verbe directet précis, le double champion olympiqueestvenunous livrersesdernierssentimentset satactique
à la veille de son entrée en scène. Estanguet, dans un contexte
plutôt délicat, ne lâchera rien.
« COMMENT abordez-vous les
qualifications ?
– En douceur. Je voulais entrer le plus
tard possible dans la compétition, il
s’agit de ne pas laisser trop de jus, la
finale n’est que dimanche. C’est pour
ça que je ne suis même pas venu sur le
stade ce matin (hier), je me suis
contenté d’y faire un tour en fin
d’après-midi voir quelques passages
des K 1 hommes et des C 2, puis repérer le tracé.
– Que vous inspire-t-il ?
– Pas grand-chose… Il est très spécifique, un canal tout droit entre deux
parois et les bateaux qui touchent les
murs dans les rotations sur place. Le
tracé qui nous est proposé… euh…
imposé, est très sinueux, encore un
peu plus dur que ceux sur lesquels nous
avons travaillé ces derniers jours. Cela
dit, ce n’est pas si mal, ça devrait per-
une montagne canadienne de la F 1.
FRÉDÉRIC FERRET
(*) Lors de la prestigieuse course de F 3
qu’il finit à la 2e place, à deux reprises.
BUDAPEST –
de notre envoyé spécial
« Williams a annoncé mercredi
qu ’Alexand er Wur z se rait
l’équipier de Nico Rosberg l’an
prochain. Pourquoi n’avez-vous
pas été conservé par votre
équipe ?
– Williams avait la possibilité de
lever une option pour deux nouvelles
années. Ils n’étaient pas en position
de le faire, donc nous étions d’accord
pour essayer de trouver une solution,
même s’ils ne pouvaient pas respecter
les conditions originelles du contrat
(qui prévoyait une augmentation du
salaire de l’Australien). Nous avons
essayé de trouver un nouvel arrangement, mais nous n’y sommes pas parvenus. Finalement, Flavio (Briatore,
son manager) a dit : “O.K., on se met
sur le marché”, et me voilà libre.
– Êtes-vous satisfait de cela ?
– Tout est sous contrôle. Flavio
cherche des solutions en ce moment.
Nous avons lancé quelques hameçons, nous verrons bien si cela mord.
Je suis assez tranquille. Les gens doivent penser que c’est un peu risqué de
quitter Williams, mais Flavio a rarement fait de mauvais choix. Il est très
doué. Nous avons eu une discussion
avant Hockenheim pour voir ce qu’on
devait faire. Il pensait que l’on pouvait obtenir quelque chose de mieux,
sinon je serais resté chez Williams.
– Il se dit que le nom de votre
prochaine équipe commence
par “RE”. C’est une possibilité ?
– (Il rit.) Pas mal vu, mais cela nous
laisse deux équipes, non ? (Renault et
Red Bull). On verra… Comme vous le
savez, les choses peuvent changer
très vite et, honnêtement, je pense
que les choses vont bouger dans les
prochains jours. Il aurait été suicidaire
de quitter Williams sans avoir la
moindre solution, n’est-ce pas ? Je
suis très, très serein. Je serai en F 1
l’année prochaine. » – J. B.
L’enfer de l’Est
Le site des Mondiaux, très typé, n’inspire pas la joie. Mais c’est ici et nulle part ailleurs
que les Bleus sont attendus.
PRAGUE –
de notre envoyé spécial
TONY ESTANGUET, sur un site qui ne lui parle pas, est tout entier tendu vers son objectif,
un premier titre mondial.
de notre envoyé spécial
1995-2000 : karting, 2 fois champion
d’Italie, champion d’Allemagne, 4e des
Championnats européen et mondial.
2001 : Championnat italien de Formule
Renault 2000 et EuroCup, devient
Renault Driver Development.
2002 : 2e du Championnat italien de
Formule Renault et EuroCup.
2003 : 12e du Championnat de F3
Euroseries.
2004 : 7e du Championnat de F3
Euroseries, 2e du GP de Macao (F3).
2005 : Champion de World Series by
Renault, avec 4 victoires et 2e du GP
de Macao (F3).
2006 : pilote d’essais F 1.
pour BMW-Sauber,
disputera son 1er GP en Hongrie.
SLALOM – CHAMPIONNATS DU MONDE
« Ce bassin
ne m’excite pas »
PRAGUE –
Alors que Williams a décidé de ne pas le conserver
l’an prochain, l’Australien est optimiste quant à
son avenir, qui pourrait être chez Renault.
mettre de creuser des écarts importants comme aujourd’hui (hier) en K 1,
où la course a été beaucoup moins serrée qu’à l’habitude. Le challenge est
très relevé, les possibilités d’erreurs
permanentes.
– Vous n’avez pas l’air d’apprécier l’endroit…
– C’est loin d’être dantesque, je n’y ai
pas des sensations extras. Rien à voir
avec Athènes, par exemple, beaucoup
plus sympa et théâtral. Mais c’est
ludique, parce qu’il faut une attention
soutenue du départ à l’arrivée pour ne
pas se faire piéger. C’est dur, ici,
d’enchaîner les portes sans sortie de
route.
– Cette saison, votre seule
petite faiblesse est justement
une tendance à aller parfois toucher…
– Oui, et mon objectif demain
(aujourd’hui), ce sera le zéro faute.
Surtout aux Championnats du monde,
qui n’ont jamais été “ma” course, où je
dois maintenant aligner les manches
sans déchet. Je vais miser sur le calme
et la lucidité, privilégier la maîtrise et le
contrôle.
Objectif zéro faute
– Mais il faudra bien hausser
le rythme ?
– Oui, plus tard. Pour les qualifs,
j’aurai une stratégie soft. À la porte 20,
par exemple, je vais utiliser la “marche
arrière” et ne pas passer direct en descente, au risque de toucher. Je veux
deux manches à zéro. Ensuite, en fonction des chronos et des résultats, il sera
temps de changer d’optique pour la
demi-finale et la finale.
– Un goulot plein de mouvements d’eau, c’est le terrain
favori pour votre grand rival, le
Slovaque Martikan ?
– C’est vrai. Jusqu’à ces dernières
années, Prague était le seul bassin où il
s’entraînait. De plus, il est bordé à
gauche (il tient sa pagaie avec la main
gauche en bas), et les deux portes les
plus difficiles tournent à gauche, il
pourra les passer plus vite. Est-ce que
ce sera suffisant pour faire la différence ? Je vous l’ai dit, ce bassin ne
m’excite pas, le tracé non plus : je vais
prendre du recul par rapport à ça et
faire ma course.
– Le fait que vos stages sur place
ont été annulés, puis perturbés
pour cause d’inondations…
– Ce serait dommage de perdre pour
ça ! C’est déjà si difficile pour moi de
réussir aux Mondiaux ! Tout, dans la
préparation, a été difficile cette année.
Alors, je n’arrive pas ici avec mon plus
beau sourire.
– Et l’ambiance, qui sera chaude
et forcément un peu hostile ?
– Moi, j’aime bien ! C’est quand
même mieux quand il y a du monde,
quand notre sport intéresse les gens,
plutôt que de courir dans l’anonymat
comme l’an dernier devant cent spectateurs en Australie ! Le seul hic pour
le public, c’est que ce n’est pas facile
pour eux de bien suivre la course, le
bassin n’est pas bien conçu pour ça !
– Mais vous aurez vos supporters ?
– Oui, pour une fois ! Une grande partie de mon entourage et de mes amis
sont enseignants. Les Mondiaux de
l’an dernier et les prochains, au Brésil,
ont été programmés à l’automne. Là,
nous sommes en pleines vacances scolaires, ils ont pu presque tous venir, j’ai
acheté vingt-six billets. C’est peut-être
la dernière fois qu’ils peuvent me voir
courir au plus haut niveau… »
PATRICK LAFAYETTE
VENDREDI 4 AOÛT 2006
UN COULOIR D’EAU NOIRE, aux
relents peu ragoûtants, entre deux
hauts murs gris recouverts de publicités criardes. Pour tapisser le fond, sanglés par des chaînes rouillées, de vieux
pneus censés aider à la régulation du
débit et éviter des remontées saumâtres. Au long de la digue, la Moldau,
si lyriquement mise en symphonie par
Smetana, mais qui, dans cette lisière
nord de Prague, n’a rien de romantique, cernée par un barrage en amont
et, un peu plus bas, une station d’épuration. Jusqu’aux écuries du centre
d’équitation de Troja, sur l’autre rive,
qui renforcent l’aspect lugubre
du secteur.
C’est ici, dans ce coin « typiquement
de l’Est », comme disent les Bleus, que
se jouent donc les médailles mondiales. Et peut-être bientôt olympiques, si la capitale tchèque confirme
sa volonté de se porter candidate à
l’organisation des Jeux 2016... et
qu’elle est élue.
« C’est crade ! » résume sans détour
Fabien Lefèvre, le kayakiste qui avoue
qu’il devra « redevenir exceptionnel »
s’il veut renouveler, dans ce coupegorge, ses victoires en Coupe
du monde de 2002 et de 2004. Septième des qualifications hier, le Palois
d’adoption ne déteste donc pas les
lieux, « où les sensations sont toujours
en décalage, en course, avec ce qu’on a
pu observer et imaginer depuis le
bord ». « Le secret, ici, c’est de savoir
se servir des rouleaux qui se forment
en surface, explique ce surfeur-né, être
lucide pour garder sa fluidité sur les
portions de glisse que viennent très
vite casser des passages bien plus serrés où il faut être explosif, changer de
rythme et passer à l’attaque. C’est sur
le bas, quand la fatigue intervient,
quand les abdos commencent à chauffer, que se creuse la différence. »
D’autant que les manches sont particulièrement longues (entre 1’42’’ et
1’50’’ selon les catégories) et le sprint
final interminable, plus de sept
secondes entre la vingt-troisième et
dernière porte et la ligne d’arrivée.
Quelques frayeurs
Julien Billaut, passé en demi-finale
du K 1 « une fois de plus à l’arraché »
(vingt-huitième), reconnaît que « tout
le monde ou presque a été un peu surpris » : « C’est assez classique du point
de vue de la navigation et pourtant,
avec ces mouvements d’eau incessants et irréguliers, il est toujours compliqué de passer la pointe. » Quelques
frayeurs donc, pas mal de chamboulements dans la hiérarchie mais, au
bilan, tout le beau linge en est sorti
intact, simplement parfois un peu rincé
comme l’Allemand Dörfler, champion
du monde et d’Europe en titre, trois
places (trente-septième) devant le
« cut », ou les doubles champions
olympiques de C 2, les frères
Hochschorner, à quelques millimètres
de la pénalité éliminatoire en première
manche. Quant aux tout neufs rois
d’Europe, Braud et Forgit, sacrés à
L’Argentière-la-Bessée il y a un mois,
ils ont eu droit, eux aussi, à leur
moment de flottement : « Nous
n’étions pas assez synchro depuis le
départ, sur le parcours du matin, et on
a eu un mal fou à raccorder la 18 et
la 19, racontait ensuite Martin Braud.
Ça nous prouve que nous n’avons pas
de marge, qu’ici il n’y a pas moyen de
faire les marioles, mais, aussi, que
nous sommes bien accrochés à nos
pagaies ! » Auteurs d’un second passage excellent (3e chrono), les Charentais sont remontés de la seizième à
la neuvième place en trouvant enfin
leur voie : « Sur ces vaguelettes qui
barrent le courant, comme à la
porte 10 ou sur l’inversion de la 12, il
faut soit traverser, soit surfer, précise
Braud. Même si c’est souvent affaire
de circonstances, nous préférons
a priori la seconde méthode, parce que
nous sommes assez joueurs sur l’eau.
Je dirais même mieux : ce qui a été un
handicap aujourd’hui (hier) peut devenir un avantage si nous parvenons à
utiliser au mieux ces petits ressacs. »
L’optimisme n’avait donc pas quitté les
Bleus, hier soir, les six embarcations
engagées ayant franchi l’obstacle, si
singulier et rebutant. Même le déluge
qui noyait en soirée la Bohême, annonciateur d’un week-end à gros bouillons, ne douchait pas leurs ambitions. – P. Laf.
RÉSULTATS
CHAMPIONNATS DU MONDE (Prague, 2-6 août). – Qualifications. HOMMES.K 1 (les 40 premiers en demi-finale) : 1. Walsh (GBR), 206,95 points (102’’90 en 1re manche + 104’’05 en
2e manche) [0 point de pénalité en 1re manche + 0 en 2e manche] ; 2. Molmenti (ITA), 207,03
(103’’87 + 103’’16) [0 + 0] ; 3. Polaczyk (POL), 209,14 (103’’62 + 105’’52) [0 + 0] ; 4. Oblinger (AUT), 209,36 (104’’92 + 104’’44) [0 + 0] ; 5. Grimm (ALL), 210,59 (105’’96 + 104’’63)
[0 + 0] ; … 7. Lefèvre, 211,58 (105’’57 + 106’’01) [0 + 4] ; 18. B. Neveu, 216,18 (107’’36
+ 108’’82) [2 + 0] ; 29. Billaut, 219,33 (110’’25 + 109’’08) [2 + 4]. C 2 (les 20 premiers en
demi-finale) : 1. Volf-Stepanek (RTC), 225,78 (110’’94 + 114’’84) [0 + 0] ; 2. Bowman–Smith
(GBR), 233,30 (116’’99 + 116’’31) [0 + 0] ; 3. Simon–Simon (ALL), 235,17 (121’’53 + 113’’64)
[2 + 0] ; 4. Hochschorner–Hochschorner (SLQ), 236,21 (123’’19 + 113’’02) [4 + 0] ;
5. Luquet–Luquet, 238,15 (121’’17 + 116’’98) [2 + 0] ; … 8. Quémerais–Le Pennec, 238,63
(119’’91 + 118’’72) [2 + 0] ; 9. Braud–Forgit, 239,37 (125’’28 + 114’’09) [4 + 0].
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Qualifications. C 1 (1re manche à 9 heures ; 2e manche à 11 h 40) et
K 1 FEMMES (1re manche à 10 h 20 ; 2e manche à 13 heures). Finales. Patrouilles* K 1
HOMMES (1re manche à 15 h 15 ; 2e manche à 16 h 45) et C 2 (1re manche à 16 heures ;
2e manche à 17 h 30).
(*) Épreuve par équipes non olympique.
L’équipe de France. – HOMMES. C 1 : Estanguet, Labarelle, Chevrier. K 1 : Billaut, Lefèvre,
Neveu. C 2 : Quémerais–Le Pennec, Forgit–Braud, Luquet–Luquet. FEMMES. K 1 : Pichery,
Gaspard, Fer.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LES POLONAIS avaient un pape. Ils
possèdent leurs fameux plombiers.
Ils auront maintenant un pilote de
Formule 1. Car, sur les coups de
11 heures aujourd’hui, au moment
où les premières monoplaces vont
limer le bitume, Robert Kubica,
contrairement à ses habitudes, va
rester dans le stand, comme le feront
beaucoup de pilotes titulaires. Lui, le
troisième pilote de l’écurie BMW, qui
avait l’habitude d’animer la session
du vendredi, d’aligner les boucles
comme un métronome, de signer les
temps comme un horloger, va se
transformer en petit comptable près
de ses tours. Économe sur le moteur,
plus attentif que jamais sur les
réglages et, surtout, heureux d’en
être arrivé là.
Car, pour lui, le chemin vers la F 1 ne
fut pas franchement tout droit. « En
Pologne, beaucoup de gens ont ri
quand je suis venu leur demander un
budget, racontait-il hier. Il n’y avait
pas grand monde pour croire en moi.
Mais maintenant, j’y suis ! »
Une progression éclair après des
années noires, qui lui firent
connaître un accident de la route en
tant que passager, son éviction du
RDD (le programme de détection des
jeunes pilotes de Renault) et la fin de
son contrat en F 3 Euroseries. Tout
cela, la même année, en 2004. Pourtant, une écurie espagnole (Epsilon),
l’an dernier, crut en lui et lui permit
de remporter le Championnat de
World Series by Renault, comme
d’ailleurs Montagny en 2003 et
Kovalainen en 2004. Renault lui
offrait alors un tour dans la R 25, Flavio Briatore essayant de récupérer
un pilote qu’il n’avait pas jugé assez
bon l’année précédente. « Nous le
suivions depuis l’année dernière, se
réjouit Theissen, patron de BMW
Motorsport. Je l’ai personnellement
vu à Macao (*). Et de là, nous avons
décidé de le prendre avec nous. Nous
l’avons probablement chipé à
Renault ! » Pour le plus grand bon-
Webber :
« Je suis très serein »
LES PILOTES MISENT SUR
ALONSO… SAUF FISICO ! – Hier,
quelques pilotes se sont livrés au jeu
des pronostics sur le nom du champion du monde 2006. Klien, Webber,
Button et Kubica misent sur Alonso.
Mais l’équipier de l’Espagnol chez
Renault Giancarlo Fisichella s’est
montré plus réservé. « Autant, il y a
trois courses, j’aurais parié sur
Fernando sans hésitation, autant,
maintenant, je pense que c’est du
cinquante-cinquante, commentait
l’Italien. Fernando a encore de
l’avance, mais Ferrari est plus fort
que nous maintenant. »
MONTAGNY ESPÈRE QUE SON
TOUR VIENDRA. – Après De La Rosa,
remplaçant de Montoya chez McLaren
depuis Magny-Cours, Kubica et Wurz
passent ou passeront du rôle de troisième pilote à celui de pilote titulaire,
respectivement chez BMW et Williams. Franck Montagny, qui a connu
cette progression chez Super Aguri en
début de saison avant de revenir pilote
d’essais au soir du Grand Prix de
France, voit tout cela d’un bon œil. « Il
n’y a pas de nouvelles têtes en F 1 : tous
ceux qui sont promus étaient déjà là,
commentait hier le Français. C’est
important d’avoir l’étiquette F 1 et de
rester dans le milieu. Cela permet
d’être approché… et d’approcher des
gens. Les choses bougent de plus en
plus en F 1 et je suis confiant pour mon
avenir. »
Bleu
Rouge
Jaune
de notre envoyé spécial
21 ans,
né le 7 déc. 1984
à Cracovie.
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre
6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS
au 61008 (0,34 euro + coût de un SMS).
Jaune
(POL)
Robert Kubica, vingt et un ans, sera le premier Polonais à participer à un Grand Prix de F 1,
ce week-end en Hongrie.
BUDAPEST –
ANNE GIUNTINI
Le Grand Prix de Hongrie
permettra-t-il à Renault de
reprendre l’avantage sur Ferrari ?
Noir
Bleu
Noir
Un Polonais au départ
remettant, dès ce week-end à Budapest, son équipe sur les rails ? C’est
là tout l’enjeu du Grand Prix de
Hongrie... et de la fin de saison.
LA QUESTION DU JOUR
PILOTES : 1. Alonso (ESP, Renault),
100 points ; 2. M. Schumacher (ALL,
Ferrari), 89 ; 3. Massa (BRE, Ferrari),
50 ; 4. Fisichella (ITA, Renault), 49 ;
5. Räikkönen (FIN, McLaren-Mercedes), 49 ; 6. Montoya (COL, McLaren-Mercedes), 26 ; 7. Button (GBR,
Honda), 21 ; 8. Barrichello (BRE, Honda), 16 ; 9. R. Schumacher (ALL, Toyota), 13 ; 10. Heidfeld (ALL, BMW-Sauber), 13 ; 11. Coulthard (GBR, Red
Bull-Ferrari), 10 ; 12. Trulli (ITA, Toyota), 10 ; 13. Villeneuve (CAN, BMWSauber), 7 ; 14. Webber (AUS, Williams-Cosworth), 6 ; 15. Rosberg (ALL,
Williams-Cosworth), 4 ; 16. De La Rosa
(ESP, McLaren-Mercedes), 2 ; 17. Klien
(AUT, Red Bull-Ferrari), 2 ; 18. Liuzzi
(ITA, Toro Rosso-Cosworth), 1.
CONSTRUCTEURS : 1. Renault,
149 points ; 2. Ferrari, 139 ; 3. McLaren-Mercedes, 77 ; 4. Honda, 37 ;
5. Toyota, 23 ; 6. BMW-Sauber, 20 ;
7. Red Bull-Ferrari, 12 ; 8. WilliamsCosworth, 10 ; 9. Toro Rosso-Cosworth, 1.
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