Satellimag - Satellifax

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Satellimag
Un lundi sur deux, les hommes & entreprises de médias
Satellimag, une publication Satellifax
N°23 - 19 septembre 2005
SOMMAIRE
page
Zoom Chaises musicales à l’info de France Télévisions
France 3 : Paul Nahon, Audrey Pulvar, Marie Drucker
Louis Laforge
France 2 : Elise Lucet, Yves Calvi
A la Une Jean-Baptiste Jouy retrouve France 2 après 28 mois à Canal+
Valérie Lecasble quitte France Soir pour i>télé
Direction de l’antenne et des programmes de France 3 :
Alain Vautier confirmé, Vincent Meslet promu
Diffuseurs M6 : Christiane Perlovisi
TV5 : Suzanne Laverdière, Laurent Jacobelli
Téva : Valérie Bourderioux
Radios France Inter : Lise Jolly, Serge Martin, Patrick Roger
RTL2 : Jean-Philippe Denac, Christian Allaert
Conseil Starcom : Emmanuel Charonnat
Diffuseurs étrangers CNN : Didier Mormesse
CNBC Europe : Géraldine Amiel
Prestataires NRJ Mobile : Pierre-Henry Médan
Institutionnel CNC - Commission d’aide sélective à la distribution : Marc Tessier
Les 14 membres de la commission
France Télévisions - le conseil d’administration : Jean-Christophe Rufin,
Dominique Wolton, Constantin Costa-Gavras
La composition du conseil d’administration de France Télévisions
A l’étranger Skynet/Belgacom TV : Jean-Charles de Keyser
Ils quittent
l’audiovisuel... Isabelle Parize
A l’honneur Prix de l’export TVFI : Hervé Michel, Pascal Breton, Frédérik Rangé
Festival de la fiction de Saint-Tropez : Pierre Lescure, Eric Stemmelen
L’organisation du Festival
Parcours Christian Davin, porte-drapeau de l’animation française
L’équipe de Christian Davin
Dominique Ducass, de Canal j à Jetix
Qui fait quoi ? Pampa Production
Nicolas Traube - son parcours
Les productions Pampa
Que sont-ils
devenus ? Cyrille du Peloux : de TPS à Veolia
Dernière minute Télé Images International : Simone Halberstadt-Harari ; TPS : Yves Goblet
Bulletin
d’abonnement
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Zoom
Chaises musicales à l’info
de France Télévisions
© Pierre GUIBERT/France 2
Promotions internes et recrutements à l’extérieur, l’information de France Télévisions se renouvelle. Paul
Nahon rejoint France 3 comme dga en charge de l’information ; il devient ainsi l’homologue d’Arlette Chabot
(France 2). A l’antenne, Elise Lucet reprend le 13 h de France 2. Audrey Pulvar lui succède au 19/20 et Louis
Laforge présente Des racines et des ailes. Nouvelles recrues, Marie Drucker et Yves Calvi rejoignent les
rédactions. Parcours parallèles.
Paul Nahon, précédemment rédacteur en chef en charge des magazines de
France 2, a été nommé le 26 août directeur général adjoint en charge de l’information
de France 3. Cette nomination est intervenue sur proposition de Geneviève Giard,
nouvelle directrice générale de la chaîne.
Né en 1947, Paul Nahon est licencié
ès sciences économiques. Il débute en
1967 comme reporter au service des
informations générales de l’Agence
centrale de presse. Deux ans plus tard,
il devient reporter à Europe 1 puis, en
1970, au service de politique étrangère
de RMC. En 1973, Paul Nahon intègre le service de politique
étrangère d’Antenne 2 et en prend la tête en 1976. Promu en
1985 directeur adjoint de l’information de la même chaîne, il crée
Télématin dont il prend la rédaction en chef. En 1987, il est nommé
correspondant permanent d’Antenne 2 à New York. Il est ensuite
directeur adjoint de l’information d’Antenne 2/France 2 chargé
des magazines (1989-1996). De janvier 1989 à décembre 2000,
il est également producteur et coprésentateur, avec Bernard
Benyamin, du magazine hebdomadaire Envoyé spécial et, de
janvier 1999 à juin 2001, producteur du magazine d’information
économique Argent public. En septembre 1997, il est nommé
rédacteur en chef en charge des magazines de France 2. Paul
Nahon qui, depuis 2003, coprésentait avec Bernard Benyamin
l’émission Face à l’image, est donc devenu, le 26 août dernier,
dga chargé de l’information de France 3.
Le 19/20
Le Soir 3
Audrey Pulvar, précédemment coprésentatrice du
Soir 3, devient la présentatrice titulaire du 19/20 national
de France 3. Elle remplace
Elise Lucet qui présente le
journal de 13 h de France 2.
Marie
Drucker,
précédemment
présentatrice des journaux de la mi-journée
et du soir de Canal+, a rejoint France 3
pour assurer la présentation du Soir 3 à
partir du 26 septembre. Elle succède au
duo Audrey Pulvar et Louis Laforge.
Née en 1972, Audrey Pulvar est titulaire d’un deug de
sciences économiques (université de Rouen), diplômée
de l’ESJ Paris et de l’université de Cambridge. Elle débute
en juillet 1994 dans la chaîne antillaise ATV où elle travaille pendant huit ans comme JRI, puis présentatrice du
Grand journal du soir (1995), rédactrice en chef adjointe
(1997) et rédactrice en chef (1999). En juin 2002, Audrey
Pulvar s’installe à Paris comme pigiste pour LCI. Six mois
plus tard, elle commence à travailler également pour TV5.
Début 2004, elle débute des remplacements à France 3
Marseille. A la fin de la saison, Ulysse Gosset, directeur
de la rédaction nationale, lui confie des remplacements
sur le journal national. En septembre 2004, elle est nommée coprésentatrice du Soir 3 avec Louis Laforge. Après
une saison, elle devient donc la présentatrice de la tranche
nationale du 19/20 de la chaîne.
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Née en 1975, Marie Drucker, fille de Jean
Drucker, président du conseil de surveillance de M6 décédé en
avril 2003, est diplômée du CFPJ (sections JRI, 1997). Elle débute
à 19 ans comme pigiste dans la presse écrite (groupes Le Figaro
et Ayache). En 1996, elle fait ses premiers pas dans le journalisme
audiovisuel comme reporter à l’agence Capa. Ses reportages sur la
politique et la société sont diffusés sur Canal+ dans les spéciales
législatives de 1997 et sur France 3 dans le magazine Parole d’Expert
(production interne) présenté par Valérie Expert. De septembre 1997
à juin 1998, Marie Drucker réalise des reportages et coprésente
Rince ta baignoire (production Xavier Pujade-Lauraine), magazine
destiné aux adolescents sur France 2. En août 1999, elle intègre la
rédaction naissante de i>télévision comme reporter d’actualité. Dès
2000, elle y assure la présentation de différents JT et d’émissions
spéciales d’information. De 2003 à 2005, elle présente les journaux
de la mi-journée et du soir de Canal+ avant de rejoindre la rédaction
de France 3 pour présenter à partir de fin septembre le Soir 3.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 3
Zoom
Des racines et des ailes
Louis Laforge, précédemment coprésentateur du Soir 3, devient le nouveau présentateur
du magazine Des racines et des ailes (Eclectic Productions), créé en novembre 1997. Lors
de l’émission de rentrée du 14 septembre consacrée aux journées du patrimoine, Patrick
de Carolis, nouveau président de France Télévisions et jusqu’alors présentateur et producteur de
l’émission, a présenté son successeur aux téléspectateurs et lui a passé le relais.
Né en 1968, Louis Laforge est titulaire d’une licence d’histoire
contemporaine et diplômé de l’IUT de journalisme de Bordeaux.
Il débute comme pigiste dans des journaux et radios locaux à
Saint-Etienne avant de rejoindre TF1 en 1991 pour travailler sur
la première édition du matin. Puis, la même année, il intègre le
service des sports de France 2. De 1991 à 1994, il travaille dans
différentes stations régionales de France 3 : Bordeaux, Grenoble,
Lyon et Marseille. En 1997, Henri Sannier, directeur de la
rédaction nationale de France 3, lui confie les remplacements
estivaux de Catherine Matausch à la présentation du 12/13
national. L’été suivant, il remplace également Laurent Bignolas
pour les éditions du week-end. A partir de 1999, Louis Laforge
présente les journaux nationaux du week-end de France 3 :
le 12/14 et le 19/20. Il rejoint alors l’équipe rédactionnelle du
week-end pilotée par Jean-Claude Perpère, secondé par Claire
Sébastien et Michel Reinette. En septembre 2004, il devient
coprésentateur, avec Audrey Pulvar, du Soir 3. Le 14 septembre,
il a donc succédé à Patrick de Carolis, nommé président de
France Télévisions, à la présentation du magazine Des racines et
des ailes (Eclectic Productions).
Elise Lucet, journaliste présentatrice
du 19/20 de France 3 depuis 1995,
a rejoint France 2 pour présenter le
Journal télévisé de 13 h de la chaîne ;
elle succède donc à Benoît Duquesne
qui
avait
lui-même
remplacé
Christophe Hondelatte en janvier
dernier. Elle conserve parallèlement
la présentation du magazine Pièces
à conviction sur France 3. Audrey
Pulvar, qui coprésentait l’an dernier le
Soir 3, remplace Elise Lucet au 19/20
de France 3.
Née en 1963, Elise Lucet est titulaire d’un Test of English as a
Foreign Language (bilinguisme international). Elle débute en 1983
comme reporter à FR3 Caen auprès d’Henri Sannier, alors rédacteur
en chef de la station, et travaille parallèlement pour Radio France et
pour Sygma TV qu’Hervé Chabalier dirige. En 1987, elle rejoint le
magazine La marche du siècle produit et animé par Jean-Marie
Cavada (Théophraste) pour FR3. A la même époque, elle intègre
l’équipe du 19/20 de FR3. Elle participe à la création de l’édition
nationale du journal dont elle présente les éditions du week-end
(1988-1990), puis de la semaine (depuis 1990) en duo d’abord avec
Paul Amar puis Marc Autheman et enfin Richard Tripault. Elle en
devient rédactrice en chef adjointe en 1997. Parallèlement, en mai
1994, elle devient productrice, rédactrice en chef et présentatrice du
magazine scientifique de France 3 Nimbus, puis présentatrice du
magazine scientifique Science 3 (1995) et, en 1999, des Aventuriers
de la science. Depuis octobre 2000, Elise Lucet est coproductrice
au sein de la rédaction et présentatrice du magazine d’enquêtes
mensuel Pièces à conviction, diffusé en deuxième partie de soirée
le jeudi. Elle est également l’animatrice des soirées électorales de
France 3 depuis 1996. Depuis le 5 septembre, elle assure donc la
présentation du 13 h de France 2.
Mots croisés
© Christophe Fillieule
13 h
Yves
Calvi,
animateur
de
C dans l’air sur France 5
et
précédemment
présentateur du journal de
midi d’Europe 1, succède
à Arlette Chabot aux
commandes du magazine
de la rédaction Mots
croisés, diffusé le lundi
en deuxième partie de
soirée en alternance avec
Complément d’enquête.
Né en 1959, Yves Calvi est titulaire d’une licence en
lettres modernes et d’une maîtrise d’information et
communication. Il débute en 1986 comme présentateur
et animateur à RFI. Deux ans plus tard, il intègre la
rédaction de France Info puis, en 1990, rejoint Télé
Lyon métropole (TLM) comme rédacteur en chef
adjoint, présentateur et animateur des débats. En 1993,
il devient reporter à Média Vidéo Son (MVS). L’année
suivante, Yves Calvi devient pour quelques mois
présentateur à RMC. Il rejoint LCI dès sa création en
1994 comme présentateur, puis retrouve la radio avec
Europe 1 en 1996. Parallèlement, il devient présentateur
d’Expertise (Maximal Productions, Jérôme Bellay,
2000) puis, depuis 2001, de la quotidienne C dans l’air
sur La Cinquième-France 5. A Europe 1, il est chargé en
2003 de présenter le journal de midi. A la rentrée 2005, il
quitte la station de la rue François 1er pour se consacrer
à la télévision : il succède donc à Arlette Chabot à la
présentation du magazine de la rédaction de France 2
Mots croisés, tout en poursuivant C dans l’air reconduit
sur France 5.
Olivier Mazerolle, ancien dg délégué en charge de l’information de France 2 et jusqu’alors présentateur de 100 minutes pour
convaincre, a quitté France 2 après l’arrêt de son émission. Arlette Chabot, dg adjointe chargée de l’information, présentera A
vous de juger, un nouveau rendez-vous politique mensuel en prime time dont le premier numéro est annoncé pour le 6 octobre.
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N°23 - 19 septembre 2005 - page 4
Mouvements
Nominations
à la une
Jean-Baptiste Jouy a été nommé le 2 septembre directeur des programmes
de France 2. Il succède à Yves Bigot, « prochainement appelé à prendre
d’importantes responsabilités au sein du groupe ». Cette nomination effectuée
par Patrick de Carolis, pdg de France Télévisions, est intervenue sur proposition
de Philippe Baudillon, nouveau directeur général de France 2.
Né en 1968, JeanBaptiste Jouy est
diplômé
d’HEC
(1991). Il débute en
1992 comme chef
de produit chez Fnac
Music
Productions
dont
Yves
Bigot
devient alors dga. Trois ans plus tard, il rejoint M6 comme
responsable de la programmation musicale auprès de Thierry
Bizot, alors responsable du développement de la musique au
sein de la chaîne. Quelques mois plus tard, en 1996, il est
promu directeur adjoint de l’unité musique et divertissement
de M6. D’août 1997 à janvier 2000, Jean-Baptiste Jouy est
directeur de l’antenne et des programmes de Paris Première
où il initie Rive Droite, Rive Gauche (Planète Productions,
Estelle Gouzhi et Alexis Kebass) présenté par Thierry
Ardisson, Recto Verso (17 juin Productions) présenté par
Paul Amar et Paris Dernière (Ardisson et Lumières) présenté
Frédéric Taddéi. En janvier 2000, Stéphane Duhamel, dg de
RTL, lui confie la direction générale de Fun Radio et de RTL2.
Il reste un an et demi à ce poste avant de rejoindre, en tant que
directeur des magazines, l’équipe de Michèle Cotta, alors dg
de France 2. Il participe notamment au lancement de Laurent
Ruquier en access prime time avec On a tout essayé (Tout sur
l’écran, Catherine Barma) et d’On vous dit pourquoi (Be Happy
Productions, Patrick Meney). En mai 2003, il rejoint Canal+
comme directeur adjoint de l’antenne auprès de Guillaume de
Vergès, dg délégué du groupe, puis de Rodolphe Belmer, dg
délégué du groupe, en charge du pôle flux. A la rentrée 2005, il
prend donc la tête des programmes de France 2.
Valérie Lecasble
quitte France Soir pour i>télé
Valérie Lecasble, précédemment directrice de la rédaction de France Soir, a été
nommée le 2 septembre directrice générale d’i>télé, la chaîne d’information du
Groupe Canal+ qui sera lancée sur la TNT gratuite à la mi-octobre. Elle succède à
Jean-Claude Pâris qui quitte le groupe.
Née en 1958, Valérie Lecasble débute en 1981 comme
journaliste indépendante. Elle entre aux Echos en 1986
comme adjointe au chef du service industrie, Patrick Lamm.
Deux ans plus tard, elle rejoint l’Agefi (Agence économique
et financière) en tant que chef du service entreprises. Valérie
Lecasble intègre en 1990 la rédaction de L’Evénement du
jeudi. Elle y est successivement grand reporter (1990), chef
du service économie (1994) puis rédactrice en chef adjointe
de la section France (1995) alors que Nicolas Domenach est
rédacteur en chef de l’hebdomadaire. En 1996, elle rejoint Le
Nouvel économiste, alors détenu par Georges Goshn, comme
rédactrice en chef adjointe auprès de Vincent Beaufils, puis,
l’année suivante, comme rédactrice en chef. A la radio, elle
est, à partir de 2001, éditorialiste puis chroniqueuse à Radio
Satellimag, une publication Satellifax
classique. En 2003, elle
rejoint BFM pour assurer
le
12 h-14 h.
Valérie
Lecasble est également
l’auteur
d’essais :
Le
roman de Canal+ (Grasset,
2001) et deux livres écrits
avec son mari Airy Routier, rédacteur en chef au Nouvel Obs :
Le flambeur, la vraie vie de Bernard Tapie (Grasset, 1994) et
Forages en eau profonde, les secrets de l’affaire Elf (Grasset,
1998). Elle est directrice de la rédaction de France Soir, repris
et présidé par Raymond Lakah, quand elle rejoint i>télé pour
en prendre la direction générale à la rentrée 2005.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 5
© Daniel Bardou/Canal+
© Pierre GUIBERT/France 2
Jean-Baptiste Jouy retrouve
France 2 après 28 mois à Canal+
Mouvements
Nominations
à la une
Direction de l’antenne et des programmes de France 3 :
Alain Vautier confirmé, Vincent Meslet promu
Alain Vautier a été confirmé au poste de directeur de l’antenne, directeur artistique
et directeur de la programmation de France 3. Ses fonctions ont été élargies à la
direction des programmes qui lui est désormais rattaché.
Né en 1953, Alain Vautier débute dans la
production audiovisuelle avant d’entrer en
1983 à TF1 comme adjoint à l’unité des
programmes jeux et divertissements dont
Marie-France Brière a la responsabilité. En
1987, il rejoint La Cinq en tant que directeur
artistique de l’antenne. Cinq ans plus tard,
après l’arrêt de la chaîne, Alain Vautier intègre
France 3 au poste de directeur artistique. En
1995, il se voit confier la direction de l’unité
de programme des jeux et divertissements.
Nommé directeur de la programmation en
2000, il est promu, en 2004, directeur de
l’antenne, directeur artistique et directeur de
la programmation. A la rentrée 2005, il devient
donc directeur de l’antenne, artistique, de la
programmation et des programmes.
Vincent Meslet, précédemment directeur adjoint des programmes de France 3, a été
promu directeur des programmes de la chaîne. Il succède à Bertrand Mosca et est
placé sous la responsabilité d’Alain Vautier, directeur de l’antenne, artistique, de la
programmation et des programmes.
Né en 1966, Vincent Meslet est diplômé de
l’IEP de Paris et titulaire d’un DESS télévision et
télécommunication (université Paris Dauphine).
Il débute en 1990 comme chargé d’études à la
Lyonnaise Communication. En 1992, il rejoint
France Télévisions à la direction des études
de la présidence commune d’Antenne 2 et
FR3 ; il est chargé d’études puis adjoint du
directeur (successivement Eric Stemmelen
puis Henri False). En 2000, il devient l’adjoint
de Bertrand Mosca, directeur des programmes
de France 3. Depuis 2004, Vincent Meslet a en
charge le feuilleton quotidien Plus belle la vie
(Telfrance). Le 2 septembre, il est donc nommé
directeur des programmes de la chaîne.
DIFFUSEURS
Les deux hommes ont été nommés le 2 septembre par Patrick de Carolis, président de France Télévisions, sur
proposition de Geneviève Giard, directrice générale de France 3.
M6
Directrice des relations sociales
Christiane Pierlovisi, précédemment responsable des relations sociales et juridique senior de Vinci
Airport (groupe Vinci), a été nommée à compter du 15 septembre, directrice des relations sociales de M6.
Elle reporte à Delphine Cazaux, directrice de l’organisation et des ressources humaines.
Née en 1965, Christiane Pierlovisi est titulaire d’un
DESS de droit des affaires et diplômée du CFPA (certificat
d’aptitude à la profession d’avocat). Elle débute en 1991
comme avocate en droit des affaires et droit social dans
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un cabinet d’avocats. En 2001, elle intègre le groupe Vinci
en tant que responsable des relations sociales et juridique
senior de Vinci Airport. Le 15 septembre, elle rejoint donc
M6 comme directrice des relations sociales.
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Mouvements
D
TV5 Monde
Dga chargée des programmes
U
Dga chargé de la programmation et de la production
F
assure l’intérim à la direction générale des programmes
de la télévision française de Radio Canada. En juin
2003, elle en est nommée directrice générale des affaires
institutionnelles et de la planification stratégique. A ce titre,
Suzanne Laverdière est responsable des partenariats
régionaux, nationaux et internationaux. Dans le cadre
de ses fonctions, elle préside alors, en alternance avec
Télé-Québec, le conseil d’administration de TV5 Québec
Canada et siège au conseil d’administration de TV5
Monde. Le 7 septembre dernier, elle est donc nommée
directrice générale adjointe de TV5 Monde, chargée des
programmes.
F
Suzanne Laverdière, de nationalité canadienne, est
titulaire d’une maîtrise ès sciences. Elle débute comme
critique de cinéma, avant de travailler comme productrice
de documentaires et de fictions. De 1987 à 1995, elle
travaille à Téléfilm Canada comme analyste financier puis,
en 1989, comme chef du service des relations d’affaires du
bureau de Montréal. Suzanne Laverdière intègre en 1995
la Société de développement des entreprises culturelles
du Québec (Sodec) comme directrice générale du cinéma
et de la production télévisuelle. De 1999 à 2002, elle est
directrice de la production extérieure, des acquisitions et
du long métrage à Radio Canada. Puis, en 2002-2003, elle
I
Suzanne Laverdière, précédemment dg des affaires institutionnelles et de la planification stratégique
de la télévision française de Radio Canada, a été nommée le 7 septembre directrice générale adjointe
de TV5 Monde, chargée des programmes. Elle succède à Frédéric Mitterrand (voir Satellimag n°22 du
5 septembre).
Laurent Jacobelli, directeur de la production de TV5 depuis mai dernier, a été nommé
le 7 septembre directeur général adjoint en charge de la programmation et de la
production.
© TV5
E
administratif et financier, une fonction qu’il
occupe ultérieurement chez FremantleMedia
de 2000 à 2004. Laurent Jacobelli quitte alors la
production pour la diffusion : il devient directeur
du projet de la chaîne documentaire Terra
Nova lancée par AB Groupe en Allemagne. Le
9 mai dernier, il est donc nommé directeur de
la production de TV5 Monde.
S
Né en 1969, Laurent Jacobelli est diplômé de
l’Ecole supérieure des sciences économiques
et commerciales (Essec, 1993) et du mastère
information et média de l’Ecole supérieure de
commerce de Paris (ESCP, 1993). Il débute
en 1995 à la direction de l’antenne de TF1
comme contrôleur de gestion. Trois ans plus
tard, il rejoint Coyote Conseil comme directeur
Téva
Responsable communication
S
Satellimag, une publication Satellifax
département des magazines. En septembre 1996, elle
rejoint Disney Channel France en tant que responsable
des relations presse. Un an plus tard, Valérie Bourderioux
devient responsable des relations presse de Téva. Puis
elle rejoint TPS à l’été 2000 comme responsable des
relations presse de TPS Cinéma. En septembre 2004, elle
se voit confier les relations presse jeunesse. A la rentrée
2005, elle retrouve donc Téva comme responsable de la
communication de la chaîne.
R
Née en 1971, Valérie Bourderioux est titulaire d’une
maîtrise d’information et de communication (université
Paris III Sorbonne nouvelle). Elle débute en 1991 au sein
du groupe France Télévisions ; pendant cinq ans, elle est
successivement assistante en relations presse pour les
fictions et magazine de France 2, attachée de presse pour
les émissions de service de France 3, assistante de RogerAndré Larrieu, directeur des relations institutionnelles
de France 3 et enfin assistante de programmes au
U
Valérie Bourderioux, précédemment responsable relation presse jeunesse à TPS, a rejoint le 11 juillet M6
Thématique en tant que responsable de la communication de la chaîne Téva (groupe M6). Elle est remplacée
à TPS par Hélène Wetzel, auparavant attachée de presse pour TPS Home Cinéma, les services interactifs
et les bulletins de programmes.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 7
Mouvements
France Inter
S
Secrétaire générale de l’information
O
Lise Jolly, qui présentait la saison dernière Inter soir à 19 h, a été nommée secrétaire générale de
l’information à France Inter ; elle succède ainsi à Alain Le Gouguec, désormais présentateur joker des
grandes éditions.
Titulaire d’une formation d’allemand et de
philosophie, Lise Jolly débute à Melun dans
la station locale de Radio France. Passée
par France Bleu puis France Culture, elle
intègre finalement la rédaction de France
Inter comme spécialiste des questions
économiques, sociales et d’éducation.
Elle présente en alternance avec Annette
Ardisson l’invité du matin à 8 h 20 puis
devient en 1996 correspondante pour Radio
France en Allemagne. Sept ans plus tard, elle
retrouve le siège de la rédaction et présente
le journal de 19 h. En septembre 2005, elle
est donc nommée secrétaire générale de
l’information.
D
I
Rédacteur en chef du 7-9
Serge Martin, précédemment journaliste en charge des médias à France Inter, a été nommé rédacteur en
chef du 7-9, en remplacement de Patrick Roger. Cette tranche d’information est présentée par Stéphane
Paoli en semaine et par Pierre Weill le week-end. Corinne Audouin succède à Serge Martin comme
journaliste spécialiste des médias.
Né en 1957, Serge Martin est diplômé de l’IUT de
journalisme de Bordeaux. Il débute en 1977 comme
pigiste à RMC Bordeaux et comme correspondant du
journal L’Equipe. Puis il travaille pour La Montagne,
Ouest-France, Sud-Ouest et l’AFP avant d’intégrer,
en 1980, France Inter. Il y entre comme journaliste au
service des reportages et devient, en 1983, envoyé
spécial permanent à Bordeaux. Parallèlement, il y
est correspondant du quotidien Libération. Dans le
cadre de ses reportages, Serge Martin a notamment
participé à une expédition au Pôle Nord en 1983 avec
Nicolas Hulot, à l’ascension du Mont Thulé avec
Christophe Profit et Eric Escoffier diffusée en direct
sur France Inter. Il a également
suivi Philippe Dieuleveult dans
sa tentative de traversée des
Pyrénées en montgolfière en
1984. Nommé grand reporter
en 1986, Serge Martin participe,
l’année suivante, au lancement du
service reportages de France Info.
De 1995 à 2002, il est l’envoyé
spécial permanent de France Inter
à Londres. Chargé de couvrir les
médias depuis son retour, il est nommé rédacteur en chef
du 7-9 à la rentrée de septembre 2005.
Présentateur du 6-7
R
A
Patrick Roger, déjà présentateur du journal de 8 h, se voit également confier la tranche 6-7.
Né en 1965, Patrick Roger est titulaire
d’un DESS d’économie. Il fait ses débuts
de journaliste dans des stations locales de
Radio France : Mayenne, Puy-de-Dôme
et Loire Océan. En 1990, il entre à France
Info ; il y est alternativement présentateur,
reporter, chroniqueur, rédacteur en chef et
enfin directeur adjoint chargé de l’antenne
auprès de Pascal Delannoy, alors directeur
de la station. En juillet 2000, il rejoint l’équipe
d’Emmanuel Chain à Eléphant & Cie pour
participer à la préparation de l’émission
dominicale 7 à 8 sur TF1. Il retrouve la
radio en septembre 2001 pour présenter le
journal de 8 h de France Inter. Parallèlement
nommé rédacteur en chef, il est remplacé à
ce poste à la rentrée 2005 par Serge Martin
et se voit confier, en plus du journal de 8 h, la
tranche 6-7.
Eric Delvaux a été nommé à la rédaction en chef du week-end de France Inter et partage cette
responsabilité avec Henri Charpentier, actuel rédacteur en chef du week-end. Eric Delvaux est chargé
des matinales, Henri Charpentier restant rédacteur en chef pour le reste du week-end.
Satellimag, une publication Satellifax
N°23 - 19 septembre 2005 - page 8
Mouvements
Directeur de l’antenne
R
RTL 2
Jean-Philippe Denac a été nommé le 6 septembre directeur de l’antenne de RTL2 par Sam Zniber, dga
et directeur des programmes de la station.
L
intègre RTL2 en 1999 pour animer la tranche
9 h-12 h, puis, jusqu’en 2004, les après-midi
de 12 h à 16 h. Depuis un an, il est speaker
voix off à la télévision et pour des publicités.
Début septembre, il est donc nommé
coordinateur de l’antenne de RTL2.
S
Né en 1959, Christian Allaert est diplômé
de l’Ecole française des attachés de presse
(Efap). Il débute en 1982 comme animateur
à Radio Oxygène (Rambouillet) avant de
rejoindre, en 1986, RFM. Trois ans plus tard,
il part pour la station Kiss. En 1992, il rejoint
RFI avant de retrouver RFM. Christian Allaert
O
Christian Allaert a été nommé le 6 septembre coordinateur de l’antenne de RTL2
par Sam Zniber, dga et directeur des programmes de la station. Il succède à JeanPhilippe Denac, nommé directeur d’antenne de la station.
I
Coordinateur de l’antenne
D
à NRJ Marseille. Après une expérience
comme attaché de presse chez Arcade Music
Compagnie, il rejoint RTL2 en 1996 comme
animateur et responsable des programmes
locaux. En 2004, il est également présent
dans la grille des programmes d’été de
RTL avec trois émissions. Coordinateur de
l’antenne de RTL2 depuis 2004, il est donc
nommé début septembre directeur d’antenne
de la station.
A
Né en 1968, Jean-Philippe Denac est
diplômé d’œnologie. Il commence la radio à
l’âge de 14 ans sur Radio Hexagone. En 1985,
il est animateur à Fun Radio Montpellier puis,
en 1987, à NRJ Nîmes où il prend également
la fonction de responsable commercial. Cinq
ans plus tard, il rejoint la station marseillaise
Radio Service comme directeur d’antenne,
directeur des programmes et animateur. Il y
reste deux ans avant de retrouver le groupe
NRJ pour occuper les mêmes fonctions
Starcom
C
O
N
S
E
I
Dga en charge des études et de la recherche
Emmanuel Charonnat, précédemment directeur de Carat TV, a rejoint le 5 septembre
l’agence Starcom (groupe Publicis) comme directeur général adjoint en charge des
études et de la recherche. Sa mission est de « développer le pôle expertise de l’agence
française, en s’appuyant sur les ressources locales mais aussi sur les outils et études
du réseau international : expertise des consommateurs, expertise des médias et des
autres moyens de communication, expertise de l’efficacité publicitaire, etc. » Valérie
Négrier lui a succédé à la direction de Carat TV (voir Satellimag n°22 du 5 septembre
2005).
Né en 1966, Emmanuel Charonnat est diplômé de
l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration
économique (Ensae, 1988) et de l’Institut multi-médias
(2001). Il débute en agence de publicité en 1989 comme
spécialiste TV chez J. Walter Thompson, puis comme
responsable des études médias chez JWT. En 1992, il
part comme animateur du service comptes nationaux à
l’Institut national de la statistique et de la démographie
du Burkina Faso. L’année suivante, il intègre la société
Line Data comme ingénieur géomarketing dans la
Satellimag, une publication Satellifax
filiale conseil et études (Line Data Coref). En mai 1994,
Emmanuel Charonnat rejoint Carat Expert (Aegis Médias
France). Il y est successivement directeur média (19941997), directeur (1998/99) puis dg de Carat TV jusqu’à
l’été dernier. Parallèlement, il est nommé directeur de
Carat TVMI (1999-2000), dg de Carat Cinéma (1998)
et de Carat Expert Interactive (2001). Le 5 septembre
dernier, il rejoint donc le groupe Publicis comme directeur
général adjoint en charge des études et de la recherche
de l’agence Starcom.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 9
CNBC Europe
Correspondante à Paris
CNBC Europe
CNBC Europe est un service de Dow Jones
& Company et de NBC Universal, société de
diffusion de General Electric Company (GE).
CNBC Europe fait partie du réseau global
de CNBC qui diffuse 24 h/24 en direct des
informations financières et économiques
depuis les grands centres financiers des
Etats-Unis, d’Europe et d’Asie. Chaîne
paneuropéenne d’informations économiques
et financières, CNBC Europe vise les chefs
d’entreprises, cadres dirigeants, responsables
de services financiers et investisseurs
européens. La chaîne annonce être disponible
dans plus de 85 millions de foyers, 1 400
banques et institutions financières et 340 000
chambres d’hôtels. En France, CNBC Europe
est accessible gratuitement sur le satellite
analogique Astra ainsi que sur Noos, Noosnet,
CanalSat, TPS et Free.
Géraldine Amiel, précédemment chef adjointe du
reportage économique à l’AFP, a été nommée fin août
correspondante de CNBC Europe à Paris.
Née en 1971, Géraldine
Amiel est diplômée du CFJ de
Paris. Elle débute sa carrière
journalistique en mai 1997 chez
Reuters avant de rejoindre
l’Agence France-Presse en
octobre de la même année. Elle
est correspondante à Londres
pour les matières premières et
le pétrole puis, en mai 1999,
elle rejoint le desk économique
de l’AFP à Paris. En juin 2000,
elle devient correspondante macro-économie internationale
de l’AFP. Géraldine Amiel est nommée en octobre 2003
correspondante affaires de l’AFP à New York. Elle réintègre la
rédaction parisienne un an plus tard comme adjointe de JeanLuc Bardet, chef du reportage économique. Fin août, elle
rejoint donc CNBC Europe comme correspondante à Paris.
CNN
Vice-président de CNN Research & Development
Didier Mormesse, vice-président des études de CNN pour l’Europe, le Moyen-Orient et
l’Afrique, a été promu le 5 septembre vice-président de CNN Research & Development.
A ce titre, il prend la responsabilité de l’ensemble des territoires de CNN à l’international
(Europe, Moyen-Orient, Afrique, Amérique latine et Asie).
© CNN
D I F F U S E U R S
E T R A N G E R S
Mouvements
Né en 1965, Didier Mormesse est
diplômé de l’ESC Dijon et titulaire d’un
MBA obtenu à l’université de Dallas
(Texas, 1988). Il débute en 1988
chez IP avant de rejoindre, en 1995,
Eurosport. Il y est directeur études et marketing. Deux
ans plus tard, il rejoint CNN à Londres. Directeur des
études internationales jusqu’en 2000, Didier Mormesse
est alors nommé vice-président Research pour l’Europe,
le Moyen-Orient et l’Afrique, un poste basé à Paris. Le
5 septembre 2005, il est donc promu vice-président de
CNN Research & Development. Il est également l’un des
membres fondateurs du InTV Research Group (PETV)
qu’il a présidé par deux fois depuis sa création.
Basé à Paris, il a notamment pour mission de conforter l’expertise de CNN sur les comportements des
consommateurs des cibles «affaires et hauts revenus» en lançant des chantiers d’étude pan-régionaux
et globaux. Il doit en particulier « affiner la connaissance du cœur d’audience de CNN : les citoyens du
monde (Global Citizens), cible par définition très mobile et donc difficile à étudier. Enfin, bien que les
versions américaines et internationales de CNN demeurent des produits et propositions commerciales
distincts, avec des audiences de natures très différentes, Didier Mormesse est chargé d’explorer toute
possibilité d’étude commune, notamment dans le domaine des nouveaux médias », a indiqué CNN.
Etes-vous cité(e) dans Satellimag ?
Satellimag, une publication Satellifax
N°23 - 19 septembre 2005 - page 10
Mouvements
Directeur général
Pierre-Henry Médan, précédemment dga de NRJ Régies, a été nommé le 28 juillet directeur général de
NRJ Mobile, nouvelle filiale du groupe radiophonique. Il exerce ses fonctions auprès de Jean-Charles
Mathey, président du directoire de NRJ Group et président de NRJ Mobile.
Né en 1967, Pierre-Henry Médan est diplômé de l’Ecole
supérieure des sciences commerciales d’Angers (Essca).
Il débute chez Procter et Gamble avant d’intégrer
le groupe NRJ en janvier 1996 comme directeur de
département à NRJ Régies. Il est ensuite promu directeur
de publicité (1998), directeur commercial adjoint (1999),
directeur commercial (2000) et, en janvier 2003, directeur
général adjoint. Le 28 juillet dernier, il est donc nommé
directeur général de NRJ Mobile.
CNC
Président de la Commission d’aide sélective à la distribution
Marc Tessier, ancien pdg du groupe France Télévisions et ancien dg du CNC
(1995 à 1999), a été nommé le 9 septembre à la présidence de la Commission
d’aide sélective à la distribution du CNC. Il succède à Raphaël Hadas-Lebel, dont
le mandat arrive à terme.
© France 2 - Pierre GUIBERT
I N S T I T U T I O N N E L
Pierre-Henry Médan, précédemment dga de NRJ Régies, a été nommé le 28 juillet directeur général de
NRJ Mobile, nouvelle filiale du groupe radiophonique. Il exerce ses fonctions auprès de Jean-Charles
Mathey, président du directoire de NRJ Group et président de NRJ Mobile.
P R E S TATA I R E S
NRJ Mobile
Retrouvez le parcours de Marc Tessier dans Satellimag n°19 du 20 juin 2005.
Les 14 membres de la commission :
Marc Tessier, président
Georges Goldenstern, vice-président, également directeur de la Cinéfondation
11 membres :
Stéphane Auclaire, distributeur (Celluloïd Dreams)
Philippe Boeffard, producteur (Nord-Ouest Production)
Laurent Creton, professeur à l’université Paris III - Sorbonne Nouvelle
et directeur de l’Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel (Ircav)
Stéphane Goudet, exploitant (Le Méliès à Montreuil)
Alexandra Henochsberg, distributrice (Ad Vitam)
Nadia Lassoujade, distributrice (Rézo Films)
Cyril Morin, compositeur (Méditerranée, Tramontane…)
Safy Nebbou, réalisateur (Le cou de la girafe, 2003…)
Vincent-Paul Boncour, distributeur (Carlotta Films)
Philippe Piazzo, journaliste-critique (Aden, Le Monde)
Edgar Tenenbaum, producteur (Tu vas voir, filiale de Morgane)
un expert associé :
Jean-Michel Gévaudan, délégué général
de l’Agence pour le développement régional du cinéma
Réponse sur
Satellimag, une publication Satellifax
La
Commission
d’aide sélective à la
distribution a pour
objectif de soutenir
la diffusion de films
d’auteurs
français
ou étrangers. Elle
assure deux types
de soutien : une
aide aux entreprises
(aide à la structure
et aux programmes)
et une aide aux films
pour laquelle elle se
réunit chaque lundi.
w w w. s a t e l l i m a g . f r
N°23 - 19 septembre 2005 - page 11
Mouvements
Conseil d’administration
Le CSA a procédé lors de son
assemblée plénière du 1er septembre
à la nomination de trois membres du
conseil d’administration de France
Télévisions :
Le conseil d’administration
de France Télévisions
Nommés par le CSA
Patrick de Carolis, président de France Télévisions,
président du CA
Jean-Christophe Rufin,
écrivain et président d’Action contre la faim
Constantin Costa-Gravas,
réalisateur et producteur de films
Henriette Dorion-Sebeloue, présidente de l’Union
des Guyanais et amis de la Guyane (Ugaga)
Dominique Wolton, chercheur au CNRS
Nouvel administrateur :
Jean-Christophe Rufin, président
d’Action contre la faim (ACF), qui
succède à Rony Brauman. JeanChristophe Rufin siégera également au
conseil d’administration de France 5.
Reconduits :
Dominique
Wolton,
chercheur
au CNRS, spécialiste des médias.
Dominique Wolton siégera également
au
conseil
d’administration
de
France 2.
Représentants de l’Etat
Bruno Bezard, directeur général adjoint
de l’agence des participations de l’Etat
Véronique Cayla, directrice générale du CNC
Jean-Pierre Leclerc, conseiller d’Etat
Philippe Leyssene, directeur des Affaires économiques,
sociales et culturelles de l’outre-mer
Patrick Raude, directeur du développement des médias
Représentants du Parlement
Louis de Broissia, sénateur UMP de la Côte d’or
et membre de la commission des Affaires culturelles
Christian Kert, député UMP des Bouches-du-Rhône,
vice-président de la commission des Affaires culturelles
Publiées au JO du 3 septembre, ces
nominations sont effectives depuis le
5 septembre.
Représentants du personnel
Yves Loiseau, réadcteur en chef à France 3
Marcel Trillat, réalisateur et reporter
A L’ÉTRANGER
Constantin Costa-Gavras, réalisateur
et producteur de films. Constantin
Costa-Gavras siégera également au
conseil d’administration de France 3.
I N S T I T U T I O N N E L
France Télévisions
Skynet / Belgacom TV
Président du conseil d’administration
Jean-Charles de Keyser, précédemment vice-président exécutif Benelux, Europe de l’Est et radio de RTL
Group, a rejoint début septembre Belgacom, opérateur de télécommunications belge. Il dirige Belgacom TV,
service de télévision numérique sur ADSL du groupe, en tant que président du conseil d’administration de
Skynet, filiale internet de Belgacom.
Jean-Charles de Keyser a rejoint RTL Group en 1970 en tant que journaliste. Il a entre autres exercé les fonctions de
dg de RTL TVI, de Club RTL et de Bel RTL, de dg et président du conseil d’administration de RTL KLUB en Hongrie, de
président des conseils d’administration de RTL Nederland (Pays-Bas) et de RTL Televizija en Croatie. Il a également
siégé aux conseils de surveillance de RTL France et de M6 et, de 1987 à 2000 et il a été membre du CSA belge.
Jean-Charles de Keyser a par ailleurs lancé, en 1989, le Télévie, une opération de récolte de dons au bénéfice de la
recherche sur le cancer qu’il continuera à promouvoir.
Ils quittent l’audiovisuel...
Isabelle Parize, ex-pdg de CanalSatellite et présidente de
Canal+ Distribution, a été nommée début septembre vice
présidente du groupe Fragrances (Quest International).
Satellimag, une publication Satellifax
A ce titre, elle rejoint le conseil d’administration de
Quest International Fragrances, société de création de
fragrances et d’arômes.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 12
A l’honneur
Les prix de l’export TV France International ont été remis le 7 septembre à Saint-Tropez par Véronique
Cayla, directrice générale du CNC, à l’occasion des 11e Rendez-vous de TVFI. Ces prix récompensent les
œuvres audiovisuelles françaises les mieux vendues dans le monde dans les domaines de l’animation, du
documentaire et de la fiction. Ont été distingués :
F
E
S
T
I
Marathon
International
représenté
par son
pdg Pascal
Breton, pour
le dessin
animé Totally
Spies 3.
AB
International
Distribution,
représenté
par Frédérik
Rangé, viceprésident et
secrétaire
général,
pour le Père
Goriot.
Festival de la fiction TV de Saint-Tropez
Pierre
Lescure,
président
d’Annarose Productions, préside
le jury du Festival de la fiction TV
de Saint-Tropez qui se déroule
du 15 au 18 septembre. Seuls
des comédiens avaient tenu ce
rôle jusqu’à présent. Le jury de
cette 7ème édition comprend les
comédiennes Ingrid Chauvin,
Michèle Bernier, le réalisateur
Peter Kassovitz et le scénariste Gérard Carré. La
cérémonie de clôture sera animée par Bruno Masure.
© Sam/STARFACE
V
A
L
S
France
Télévisions
Distribution,
représenté
par Hervé
Michel,
directeur
vente de
droits et
distribution
internationale, pour le
documentaire Homo Sapiens
(Boréales).
D I S T I N C T I O N S
Prix de l’export TVFI
Eric Stemmelen est responsable
de la sélection des fictions
retenues
en
compétition.
Le comité de sélection était
également
composé
des
réalisateurs Charles Nemès
(La tour Montparnasse infernale
en 2000, Le carton en 2004, H
et La clef des champs en 1998)
et Bruno Garcia (8 rue Charlot
en 2001), du scénariste Frédéric Krivine (PJ, Nom
de code : DP), de la directrice de casting Françoise
Ménidrey et des journalistes Isabelle Nataf (Le Figaro)
et Carole Villevet (rédactrice en chef adjointe de
Télé 2 semaines jusqu’en mars dernier, précédemment
au Film Français et rédactrice en chef de Broadcast).
Satellimag, une publication Satellifax
L’organisation
du Festival
Le Festival de la fiction de
Saint-Tropez est organisé par
une association loi de 1901
créée en 1998 par Quentin
Raspail, producteur (Raspail Production)
et président de la manifestation. Le conseil
d’administration de l’association, renouvelé
en avril dernier, est également composé de
la scénariste Christine Miller-Wagner, des
producteurs David Kodsi (K’ien Productions),
Nicolas
Traube
(Pampa
Productions),
Michelle Podroznik (Telfrance), Christian
Charret (Gétévé), Jean-Pierre Guérin (GMT
Productions), tous deux vice-présidents de
l’association organisatrice du festival, et Paul
Saadoun (13 Productions), trésorier de cette
même association.
Trois catégories de fiction sont primées : séries
de prime time de moins de quatre ans, séries
d’access prime time et de day time, téléfilms.
Le crû 2005 comporte en outre une sélection
exceptionnelle hors compétition avec Plus belle
la vie (Telfrance, France 3).
N°23 - 19 septembre 2005 - page 13
Parcours
Christian Davin :
porte-drapeau de
l’animation française
Ancien juriste d’affaires dans le nucléaire, Christian Davin, 55 ans, est un producteur influent dans l’industrie
de l’animation. Président du SPFA, il est aussi un défenseur infatigable de la production française auprès
des diffuseurs et des pouvoirs publics. Portrait.
Première de son secteur entre 2000
et 2004 avec 34 heures produites
annuellement (source CNC), Alphanim,
la société de production de programmes
d’animation fondée par Christian
Davin en 1997, a une rentrée chargée.
Outre l’adaptation TV des livres de
Michel Oliver La Cuisine est un jeu
d’enfants pour Tiji, elle signe aussi la
série événement Robotboy, premier
investissement significatif de Cartoon
Network Europe dans une œuvre
française, et prépare son premier
long métrage, Franklin et le Trésor du
Lac de la Tortue.
Implantée à Paris, avec une filiale à
Angoulême, un studio au Luxembourg
et un bureau de distribution à Londres,
Alphanim a déjà produit près de 500
demi-heures, soit l’équivalent de trois
séries de 26 x 26’ par an. Cette réussite
en matière de développement et de
créativité tient au talent d’entrepreneur
de son fondateur. Fin politique, ce
professionnel reconnu, défenseur des
intérêts des producteurs d’animation,
n’était pas destiné à œuvrer dans
l’audiovisuel. Ancien juriste d’affaires,
Christian Davin a opéré en 1979 un
virage à 180°.
« De 1975 à 1979, après de longues
études de droit, j’ai travaillé comme
juriste international d’affaires à la
Cogema puis chez Framatome. En août
1979, j’ai changé de cap professionnel.
Dans la clinique en vogue de mon
frère psychiatre, j’avais rencontré des
vidéastes et des cinéastes engagés et
découvert que l’audiovisuel comblerait
plus mon imagination que le commerce
des combustibles radioactifs », se
souvient-il.
Familier
Christian
du Canada anglophone,
Davin propose donc ses
Satellimag, une publication Satellifax
services à des cinéastes et producteurs
pour la coproduction et la vente
de programmes dans ce pays. En
1980, il devient chargé d’affaires
indépendant au Canada pour l’Ina.
A TV Ontario, il vend une dizaine de
pièces de théâtre classique produites
par l’ORTF. Désireux d’élargir son offre
en programmes, il contacte en 1981 la
Direction des affaires commerciales et
financières d’Antenne 2. « J’ai rencontré
Jean Cazès, responsable du service
commercial (aujourd’hui producteur de
cinéma, ndlr), et Laurence Kaufman,
chargée des ventes. Dès lors, j’ai
représenté Antenne 2 au Canada
pour les ventes de son catalogue et la
recherche de coproducteurs pour des
fictions (Le matou, Les plouffes, Le
sang des autres de Claude Chabrol).
FR3 Cinéma comptait aussi parmi mes
clients et j’ai contribué au montage
du film d’Elie Chouraqui Paroles et
Musique. »
De la vente à la production
Il poursuit cette activité jusqu’en 1984,
date à laquelle il rejoint Jean Cazès,
fondateur d’Initial groupe. « J’étais
producteur et associé minoritaire
de cette société de production et de
distribution. Je me suis notamment
occupé de la production de la série
d’animation (52 x 24’) SOS Polluards,
produite avec Antenne 2 (Jacqueline
Joubert dirigeait alors l’unité jeunesse,
ndlr) et Cinar au Canada. Comme
producteur exécutif, j’ai aussi travaillé
sur la série Les oiseaux (50 x 10’)
coproduite avec La Sept ». Entre juillet
1987 et novembre 1988, Christian Davin
prend la direction générale du studio de
dessins animés par ordinateur, Label
35, auprès de Claude Huhardeaux
(pdg) et Virginie Jallot (productrice
exécutive). Il y produit la série Sharky
& George. En janvier 1989, Jean Cazès,
repreneur fin 1987 de 100 % de RMC
Audiovisuel, l’actionnaire majoritaire de
France Animation, lui offre la direction
générale du studio. Objectif : en faire
une société de production à part entière.
« La première série en production a été
la fin de SOS Polluards. Très rapidement
(1990), pour dynamiser le développement
des projets et la création, j’ai fait
appel à Christophe Izard, producteur
d’émissions jeunesse (L’Ile aux enfants
pour TF1) et ancien responsable d’unité
jeunesse à Antenne 2, en tant que
producteur et directeur d’écriture ».
Ensemble, ils rencontrent un grand
nombre d’intervenants internationaux
pour faire valoir les avantages de
la coproduction avec une société
française. Leur démarche est payante :
entre 1990 et 1995, France Animation
coproduit plus d’une dizaine de • • •
Chr i st i an Da v i n
en dat es
Né en 1950 à Marseille.
1966-1976 : Bac philo, doctorat de
droit, Master of Laws à la Queen’s
University (Kingston, Ontario).
1976-1979 :
juriste
d’affaires
international (Cogema, Framatome).
1980-1984 : représentant exclusif
d’Antenne 2 et de l’Ina au Canada
anglophone pour les ventes et
coproductions de télévision.
1984-1987 : Initial Groupe, associé
du fondateur Jean Cazès.
1987-1988 : dg de Label 35.
1989-1997 : dg puis pdg de France
Animation.
Depuis 1997 : pdg d’Alphanim.
Depuis 1995 : président du Syndicat
des producteurs de films d’animation
(SPFA).
N°23 - 19 septembre 2005 - page 14
Parcours
• • • séries* (400 demi-heures environ),
notamment avec les partenaires clé
Ravensburger en Allemagne et Cinar
au Canada. Sur trois-quatre séries
annuelles, la société en coproduisait
ainsi deux-trois avec eux.
La montée en puissance de France
Animation s’effectue parallèlement à
l’arrivée notable de la France dans le
secteur de la production d’animation.
Dès 1990, Christian Davin s’implique
dans la défense des intérêts de la
profession : jusqu’en 1999, il est viceprésident chargé de l’animation à l’Uspa.
Il rejoint aussi le SPFA, créé par Denis
Olivieri (Les Cartooneurs) et Jacques
Peyrache (ex Pixibox), et dont il assure
la présidence depuis 1995. « L’animation
française se développait réellement. En
raison de la spécificité
des métiers, il devenait
indispensable
aux
producteurs d’animation
de parler de leur propre
voix », explique Christian
Davin.
Incompatibilité avec
France Télécom
Ripley : les aventuriers de l’étrange
(26 x 26’), Mona le vampire (65 x 26’),
Redwall (13 x 26’), Les Baskervilles :
une famille d’enfer (26 x 26’). En
1999, la société signe plusieurs
développement originaux : la sitcom
Allô la Terre, ici les Martins (26 x 26’,
Canal+, Tooncan, Cartoon Network),
le cartoon irrévérencieux X-Ducks
(78 x 7, France 3, Teleppol, Tooncan),
vrai succès sur le marché international,
et Delta State (26 x 26’, France 2/
Canal+/Nelvana/Megafun), pour les
15-18 ans (une suite est en préparation
avec France 2). « Les coproductions
minoritaires ont été réduites à la portion
congrue. Chaque année, Alphanim
conçoit quatre à cinq nouvelles séries
innovantes pour toutes les tranches
d’âge ».
En
1999,
la
société
tente
aussi
une
incursion
vers
le web, via sa
filiale Alphanim
Digital, chargée
de
produire
des
contenus
spécifiques pour
la
syndication
sur internet et
d’alimenter le site
communautaire
de divertissement
pour les 18-30
ans, Yafoule.com,
lancé en 2000.
« Le
modèle
économique n’a
pas été rentable
et l’activité web
a été suspendue
fin 2001 (basée à Angoulême, cette
filiale est désormais tournée vers
les séries utilisant les nouvelles
technologies et le numérique, ndlr) ».
En deux ans, Alphanim Digital a initié dix
petites séries d’animation et de fiction,
aujourd’hui vendues aux opérateurs de
téléphonie mobile et de VOD.
« Dans la clinique
en vogue de mon
frère psychiatre,
j’avais rencontré
des vidéastes et des
cinéastes engagés
et découvert que
l’audiovisuel
comblerait plus
mon imagination
que le commerce
des combustibles
radioactifs. »
En 1996, Initial Groupe
est vendu à UGC DA
et France Animation à
France Télécom. Pdg de
la société depuis 1993,
Christian Davin en part
en 1997. « J’avais aussi
déposé un projet de
reprise avec la Générale
des Eaux, Cinar et Media
Participations. Je voulais
transformer la société
et monter au capital.
Le nouvel actionnaire
et moi-même n’avons finalement pas
trouvé d’accord sur les conditions d’une
poursuite de notre collaboration ».
Etienne Mallet, président de la Générale
d’Images, lui propose alors de créer une
nouvelle société. En tant qu’actionnaire
majoritaire et président, Christian
Davin fonde Alphanim en mars 1997
avec la Générale d’Images (Vivendi),
qui revendra ses parts en décembre
2000 à Part’Com – groupe CDC –,
ex-actionnaire de référence de France
Animation, et les Soficas Gimages
et Valor IV. Pour se lancer, Alphanim
conclut avec des partenaires canadiens
(Cinar et Nelvana) des coproductions
où elle est minoritaire mais active dans
la production et détentrice de droits de
distribution : Bêtes à craquer (52x13’),
Satellimag, une publication Satellifax
2002 : Alphanim double
son volume de production
Alphanim monte en charge. En 2002,
Christian Davin signe un accord cadre
avec Studio Canal Vidéo, co-éditeur
du label Alphanim Vidéo distribué par
Universal. Seules les productions les
plus porteuses sortent en vidéo : Mona
le vampire et prochainement La cuisine
est un jeu d’enfants. « La même année,
L’équipe
de Christian Davin
Clément Calvet,
directeur délégué adjoint,
producteur
Jan Van Risselberghe,
auteur et producteur créatif
Patrice Jouannin,
directeur financier
Jean-Pierre Quenet,
studio, directeur des opérations
et des productions
Jérémie Fajner,
directeur des affaires juridiques
et commerciales
Céline Carenco,
responsable des ventes
Londres : Anne Magnol
Luxembourg (Luxanimation) :
Lilian Eche et Ariane Payen
Au SPFA : Stéphane Le Bars,
délégué général
nous avons aussi intégré notre service
de distribution internationale et créé en
2003 Luxanimation, filiale de prestation
et de production basée au Luxembourg.
En 2005, nous avons ouvert un bureau
de distribution à Londres, dirigé par
Anne Magnol. Avec 35 millions de
produit brut d’exploitation en 2004,
Alphanim s’est bien développée », se
félicite Christian Davin. Ambitieux pour
sa société, il l’est aussi pour l’animation
française et combat la paupérisation
du secteur. En ce sens, l’accord signé
avec France Télévisions, qui pérennise
les investissements**, est une victoire
du SPFA. « Il faut cependant rester
vigilants, afin que le financement et
la diffusion de nos œuvres en France
soient l’objet des plus grandes attentions
de la part des acteurs économiques du
secteur », conclut-il.
Pascale Paoli Lebailly
* Albert le cinquième mousquetaire (26 x 24’) ;
Les contes du chat perché (15 x 24’) ; Robinson
Sucroé (26 x 24’) ; Arsène Lupin (26 x 24’) ; Le
monde extraordinaire de Richard Scarry (26 x 24’) ;
Urmel (26 x 24’) ; Les Babalous (65 x 5’) ; Ivanohé,
chevalier du roi (52 x 24’)…
** l’accord SPFA/FTV prévoit le maintien pendant
six ans des volumes de diffusion des programmes
d’animation sur l’ensemble des chaînes du
groupe au niveau actuel de 2100 heures par an
et l’augmentation des investissements du groupe,
soit 50 M€ en 2005-2006, 52,5 M€ en 2007-2008 et
55 M€ en 2009-2010.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 15
Parcours
Dominique Ducass,
de Canal j à Jetix
Après 20 ans entre distribution câble et édition de chaînes thématiques,
Dominique Ducass peut se targuer de posséder une vision panoramique
du secteur. Aujourd’hui dga de Jetix (groupe Disney), elle doit imposer une
chaîne jeunesse dans un marché où la concurrence s’affole avec l’arrivée à l’automne de Baby TV, Gulli et
Nickelodeon. Récit d’une carrière polyvalente.
Si quelqu’un connaît du bout des
doigts l’histoire mouvementée de deux
décennies de relations entre câblos et
éditeurs de chaînes thématiques, c’est
bien Dominique Ducass. Grâce à une
vision globale, acquise en alternant
les postes de chaque côté de la
barrière, dans un marché aux relations
commerciales de plus en plus difficiles.
Sa maîtrise de gestion des entreprises
en poche, Dominique Ducass est
embauchée à TF1, alors publique, pour
un stage de fin d’études aux services
généraux de la chaîne, stage qu’elle
désire transformer en début de carrière.
Le changement de majorité de 1981
bouleverse ses plans, et quand son
directeur Jean-Louis Guillaud doit
quitter la Une pour le secteur privé,
elle le suit dans les deux sociétés de
production et de post-production qu’il
dirige : Antegor et Wat. « Lorsqu’il a été
nommé chez Hachette pour travailler
sur la diversification du groupe, il m’a
proposé de le suivre ; j’ai ainsi participé
activement à la création de Canal j, la
première chaîne thématique du câble,
et il m’a paru naturel de demander à
faire partie de l’équipe dirigeante. » Au
sein de la petite structure, Dominique
Ducass, directrice adjointe puis directrice
de la chaîne, est à la fois responsable
d’antenne, des achats de programmes,
des relations contractuelles avec les
sociétés de gestion de droits et des
négociations avec les câblo-opérateurs.
« C’était facile et difficile à la fois »,
raconte-t-elle aujourd’hui, se souvenant
d’une époque (Canal j est lancée à Noël
1985) où les balbutiants réseaux du Plan
câble n’avaient à offrir à leurs premiers
abonnés que les trois chaînes publiques,
RTL, TMC, et, tant bien que mal, des
chaînes étrangères. « Facile, car il n’y
avait pas de contraintes d’audience,
pas de concurrence, et nous avions
Satellimag, une publication Satellifax
beaucoup de liberté. Difficile parce que
le marché des droits câble n’existait
pas : tout était à créer, il fallait sans
cesse rabâcher les mêmes explications.
C’était excitant mais compliqué. »
Au cœur du câble chez
Lyonnaise Communications
En 1989, démarchée par Lyonnaise
Communications alors présidée par
Francis Brun-Buisson, pour prendre
en charge les relations avec les chaînes
thématiques, Dominique Ducass n’hésite
pas. « À Canal j, je commençais à tourner
un peu en rond ; accepter ce poste était
par ailleurs le meilleur moyen de voir
comment cela se passait de l’autre côté.
Et puis la Lyonnaise, c’était le réseau de
Paris, ça ne se refusait pas. » En tant
que responsable de la programmation,
elle met en place et gère l’ensemble
des relations contractuelles avec les
éditeurs, les autorités de régulation et les
ayants droit. On lui confie également la
mission de développer l’information sur
les programmes, à l’époque inexistante.
« Le câble était beaucoup plus statique
qu’aujourd’hui, l’offre était monolithique,
il n’y avait pas de segmentation : il fallait
trouver des idées pour le dynamiser.
C’est ainsi que j’ai monté, avec Michel
Hommell et la Caisse des Dépôts,
le magazine TV Câble Hebdo, ce qui
m’a permis de connaître un nouveau
secteur, la presse. J’ai eu la chance,
dans ma carrière, de souvent me trouver
à des moments charnières, avec des
lancements et plein de choses excitantes
à faire. » Effectivement, le secteur
bouge. Poussée par le gouvernement
Rocard de l’époque, la norme D2 Mac
fait son apparition sur le câble et permet
de diversifier l’offre de chaînes. Par
ailleurs, las d’attendre les programmes
spécifiques qu’ils appellent de leurs
vœux, les câblo-opérateurs décident
de les créer eux-mêmes. Culture de
concurrence oblige, ils œuvrent chacun
de leur côté, ce qui brouille un peu la
visibilité après du public mais donne
naissance, entre 1989 et 1991, à une
multitude de chaînes thématiques :
Bravo, Canal Jimmy, Ciné Folies,
Ciné Cinémas, C’était hier, Humour,
MCM, Planète... •
•
•
Dominique Ducass en dates
1979 : maîtrise d’économie - gestion des entreprises Paris I.
1980-1981 : assistante à la direction des services généraux de TF1.
1981-1983 : attachée de direction auprès du directeur d’Antegor et WAT.
1984-1985 : assistante de direction chez Hachette.
1986-1987 : directrice adjointe de Canal j.
1988-1989 : directrice de Canal j.
1989-1992 : responsable de la programmation de Lyonnaise Câble.
1993-1996 : directrice des programmes de Vidéopole.
1996-1997 : chargée de mission à Festival.
1997-2000 : chargée de mission à Fox Kids France.
2000-2002 : directrice commerciale et marketing de Fox Kids France.
Depuis 2002 : dga en charge de l’activité commerciale et des relations
institutionnelles de Fox Kids/Jetix France.
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Parcours
• • • Mais déjà, d’autres horizons
s’ouvrent à Dominique Ducass avec
l’arrivée de nouveaux opérateurs sur
le câble, dont Vidéopole, une filiale
d’EDF qui se spécialise dans le câblage
de petites villes. Embauchée pour les
mêmes tâches qu’à la Lyonnaise mais
avec le titre de directrice, elle y découvre
une tout autre vision du câble : « C’était
le même job, mais malgré tout nouveau,
car Vidéopole était un opérateur qui
construisait lui-même ses réseaux
(Lyonnaise Câble, aujourd’hui Noos,
n’était que l’exploitant commercial des
réseaux du Plan Câble, construits et
détenus par France Télécom, ndlr). Il
y avait 138 sites à visiter ; aujourd’hui
encore, quand je traverse la France, je
tombe toujours au moins une fois sur une
ville câblée par Vidéopole (aujourd’hui
gérées par UPC, ndlr). Parfois, je me
déplaçais sur un réseau qui ne comptait
que 150 abonnés ! C’était un vrai
casse-tête pour harmoniser l’offre ! »
Loin derrière les trois «grands», le
«quatrième opérateur» voit en la
personne de Dominique Ducass une
négociatrice hors pair, et
les anciens du secteur
se souviennent bien
de ses commentaires
parfois peu amènes
sur des éditeurs qui
demandaient
une
rémunération
trop
importante à ses yeux.
«À
L’époque,
les
câblos n’étaient pas très
forts face aux éditeurs,
et je suis repassée du
côté des éditeurs quand justement les
câblos ont commencé à renforcer leur
position ! », sourit-elle.
n’avaient pas beaucoup de capacité. »
À ce poste, où elle n’est pas salariée
mais chargée de mission indépendante,
Dominique Ducass développe la
commercialisation de Festival sur le
câble en France et dans divers territoires
francophones, négocie les conditions de
rémunération et assure l’information des
contenus auprès des distributeurs. À
partir de 1997, son statut d’indépendante
lui permet d’accepter une deuxième
mission, auprès du groupe américanoisraélien Saban. « Vincent Chalvon,
qui travaillait chez Saban, m’a demandé
de prospecter afin de savoir s’il y avait
de la place en France pour une chaîne
enfants supplémentaire. » La réponse
étant positive, c’est tout naturellement
que la mission de Dominique Ducass se
prolonge avec le lancement de Fox Kids,
où elle prend en charge les secteurs
qu’elle connaît bien : commercialisation
auprès des opérateurs câble et
satellite, négociation des accords de
distribution, organisation d’opérations
promotionnelles. En 2000, la chaîne est
bien implantée ; cela offre à Dominique
Ducass
l’opportunité
d’intégrer la société en tant
que directrice commerciale et
marketing, un poste où, tout
en continuant à s’occuper
des relations avec les
opérateurs, elle organise la
candidature de Fox Kids à la
TNT en 2002 et le lancement
de la chaîne interactive Fox
Kids Play en France et en
Grande-Bretagne.
« Des fusions
[entre
opérateurs],
j’en pressens
d’ailleurs
d’autres. »
Retour à l’édition de chaînes
C’est en effet au moment où, avec le
lancement du numérique par satellite
puis sur le câble, le nombre de chaînes
se multiplie et permet aux opérateurs
de les mettre en concurrence, que
Dominique Ducass rejoint l’une d’elles,
Festival. « J’avais envie de revenir aux
contenus, et Roger-André Larrieu,
qui venait d’être nommé à la tête de la
chaîne, m’a proposé de m’occuper de
son implantation chez les opérateurs.
Cela avait beau être une chaîne du
service public, ce n’était pas évident, car
il y avait déjà une certaine concurrence
sur la fiction. Or la plupart des réseaux
câblés étaient encore analogiques et
Satellimag, une publication Satellifax
Négocier pour positionner Jetix
Depuis novembre 2002, elle est
directrice générale adjointe en charge
de l’activité commerciale et des relations
institutionnelles, un poste qui lui a
permis de participer pleinement à la
transformation de Fox Kids en Jetix,
en 2004. « Bien au-delà d’un simple
changement de nom, c’était presque un
lancement de nouvelle chaîne, avec une
refonte complète de la programmation.
Le choix s’est avéré pertinent : la hausse
de la courbe d’audience a coïncidé avec
ce nouveau positionnement. »
Faire partie de l’équipe dirigeante n’a
pas enlevé à Dominique Ducass le goût
de la négociation avec les opérateurs...
de moins en moins nombreux au fil
des ans : « Le nombre d’interlocuteurs
se réduit, cela ne facilite pas les
négociations ! Mais les fusions sont
l’occasion de signer de nouveaux
accords afin de repositionner la chaîne
dans les nouvelles offres. Des fusions,
j’en pressens d’ailleurs d’autres, j’ai
encore du travail en perspective ! Et puis
il y a de nouvelles opportunités, avec
de nouveaux entrants comme l’ADSL,
la VOD ou la TV mobile. » Son dernier
succès : avoir réussi à placer Jetix sur les
deux bouquets concurrents d’Orange et
de SFR, un doublon que peu de chaînes
ont réussi, la stratégie de SFR étant de
laisser à CanalSat – qui demande en
général l’exclusivité – le soin d’élaborer
son offre TV, tandis qu’Orange compose
son propre bouquet. « Les relations
entre éditeurs et opérateurs sont
devenues dures ; la tendance est à
la réduction des redevances ou à des
accords forfaitaires. C’est difficile pour
une chaîne de trouver un équilibre
entre les recettes de distribution et de
publicité et les dépenses nécessaires
pour se différencier des autres...
tout en respectant les obligations du
conventionnement. »
De Canal j
à Jetix, d’une chaîne
jeunesse à l’autre, la boucle est bouclée.
Au lancement de Canal j il y a 20 ans,
Dominique Ducass était « loin d’imaginer
qu’il y aurait un jour autant de chaînes
pour enfants ». Et ce n’est pas fini avec
l’arrivée cet automne de trois nouvelles
concurrentes :
Baby TV,
Gulli
et
Nickelodeon. « Je ne sais pas jusqu’où
cela va aller, ça devient hallucinant ! »
Julien Alliot
Ce que Dominique Ducass
regarde à la télé
« Au bureau, j’ai Jetix en permanence et je zappe sur les autres chaînes
enfants pour voir ce qu’elles font. Chez moi, c’est essentiellement l’info :
les JT, des documentaires d’histoire. Et un film de temps en temps
sur les chaînes cinéma. Mais à vrai dire, je préfère sortir, au théâtre
notamment. »
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Qui fait quoi ?
Pampa Production
(Nicolas Traube)
Les amants du Flore (France 3/Arte)
Il y a un an Pampa Production n’avait plus la moindre commande en cours. Aujourd’hui Nicolas Traube, son
gérant, compte une dizaine de productions avec notamment trois tournages pendant l’été. Cinq ans après
la création de la société et six ans après son départ de la direction de la fiction de France 2, il est parvenu à
pérenniser son activité de producteur indépendant. Récit d’une renaissance.
Créée quelques mois après le départ
de Nicolas Traube de la direction de la
fiction France 2, Pampa Production a
trouvé cet été un nouveau souffle avec
la mise en tournage de trois nouvelles
productions. Côté fiction, le producteur
s’est attaché à deux histoires d’amour
emblématiques de la vie intellectuelle
et artistique du XXe siècle. D’une part
Simone de Beauvoir (Anna Mouglalis)
et Jean-Paul Sartre (Lorant Deutsch)
dans Les amants du Flore, film réalisé
par Ilan Duran-Cohen pour France 3
et Arte. D’autre part Onassis (Gérard
Darmon) et la Callas
(Luisa Ranieri) dans Ari
et Maria pour France 2.
Côté
documentaire,
le sujet est également
historique : à l’occasion
du centenaire de la loi
de 1905 de séparation
de l’Eglise et de l’Etat,
France 2 a commandé à
Pampa un documentaire
de 90’ provisoirement
intitulé Sois le meilleur,
conçu sur une idée
originale
de
JeanMichel Carpentier.
qui lui permette de mettre en œuvre
ses projets de fictions, il s’est sans
doute senti dépossédé de sa société. »
Nicolas Traube quitte Hamster, revend
ses parts et dès le lendemain, il est
approché par Jean-Pierre Cottet, dg
chargé de l’antenne de France 2, pour
prendre la direction de la fiction de la
chaîne. A ce poste, pendant trois ans,
il initie les séries de 52’ (PJ, La Crim...)
qu’il parvient à faire programmer le
vendredi mais également le mercredi.
Début 2000, Nicolas Traube est à son
tour remercié.
« Je n’imaginais
pas, pendant les
trois premiers
mois qui ont suivi
mon départ de
France 2, ne pas
recevoir d’offres
sérieuses. »
Pampa ou
le retour à l’indépendance
En créant une société de production,
Nicolas Traube retrouve un univers qu’il
connaît particulièrement bien pour avoir
dirigé Hamster Productions pendant
13 ans. Aux côtés de Pierre Grimblat,
président-fondateur, il développé la
société en multipliant les filiales et le
chiffre d’affaires : de 25 à 400 millions
à son départ en 1996. « J’ai amené
Hamster à devenir une mini-major avec
la production de fiction dont Navarro,
de programmes de divertissement,
etc. » Le duo fonctionne jusqu’en 1996
« Pierre Grimblat voulait une structure
Satellimag, une publication Satellifax
Il espère et attend
des sollicitations mais
sans
réel
succès.
« C’est un immense
péché
d’orgueil,
mais je n’imaginais
pas,
pendant
les
trois premiers mois
qui ont suivi mon
départ de France 2,
ne
pas
recevoir
d’offres
sérieuses.
J’ai
sollicité
des
sociétés de production
audiovisuelle, mais me vendre n’est
sans doute pas mon plus grand talent »,
raconte-t-il. Simone Halberstadt-Harari
lui propose de s’occuper d’une filiale de
Télé Images, mais Nicolas Traube estime
qu’il y sera « un peu à l’étroit » et décline
l’offre, comme il refuse également la
proposition du producteur Jean-Pierre
Ramsay-Levi (Fit Production). « Je
n’étais pas sûr que mon mauvais
caractère nous permettrait de travailler
ensemble…» Il a quitté la chaîne depuis
plusieurs semaines quand il envisage de
s’installer en indépendant.
La création de Pampa Production
Au printemps 2000, le projet d’adaptation
de Résurrection, roman de Tolstoï,
se monte en Italie et la productrice
italienne a besoin d’un coproducteur.
Nicolas Traube accepte et Pampa
Production voit le jour en juin. La société
annonce trois ambitions : organiser des
coproductions européennes, signer des
« objets singuliers » et être présente •••
N i c o l a s Tr a u b e
en dates
Naissance en 1949 à Zurich (Suisse).
1967-1972 : licence de sciences éco
à l’université de Genève.
1972 : participe aux Etats-Unis au
comité de réélection du président
Richard Nixon.
1973-1974 : attaché de direction
auprès de Alba spa Rome, société de
gestion de domaines agricoles et de
promotions touristiques en Italie.
1976-1981 : pdg de Jacaranda Films,
société de production à l’origine d’une
quinzaine de films documentaires
notamment en coproduction avec des
chaînes françaises et étrangères.
1978-1981 : administrateur de
Omnium-Genève SA, holding
financière ayant des participations
dans des sociétés immobilières et
industrielles.
1983 : producteur exécutif et
responsable des coproductions de
Hamster Productions.
1983-1996 : directeur puis directeur
général de Hamster Productions.
1983-1996 : vice-président puis coprésident de l’Uspa.
1996-1999 : directeur de la fiction de
France 2.
Depuis 2000 : gérant de Pampa
Production.
Depuis 2003 : membre du conseil
d’administration du festival de la fiction
de Saint-Tropez.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 18
Qui fait quoi ?
• • • dans le segment des séries longues
internationales. « Mais le développement
de séries internationales exige des
investissements très lourds et, malgré
le succès de M6 avec Largo Winch
(Paramount International Television,
Dupuis Audiovisuel), le marché s’est
rétréci. » La société s’en tient donc à la
production d’« objets particulièrement
identifiables. Ce n’est pas par le nombre
que Pampa peut être remarqué, c’est
donc par des films singuliers que nous
pouvons nous rappeler au souvenir de
nos clients ! Et puis je me suis aperçu
à France 2 que les producteurs de
fiction dans les groupes ont souvent
moins de capacités de développement
que les producteurs indépendants. Et
leurs productions ne sont pas moins
chères. »
Indépendant par obligation
Quand il crée Pampa Production, Nicolas
Traube ne vise pas l’indépendance.
« J’aurais adoré être plus séduisant pour
d’éventuels investisseurs. » En 2001,
son banquier le met en contact avec
Vincent Bolloré pour une entrée de
son groupe au capital de Pampa, mais
les premiers contacts ne se concrétisent
pas. La société vit de commandes
régulières
jusqu’en
2003.
Après
Résurrection et San Felice, Pampa
enchaîne avec Nicolas et le pays des
âmes puis participe à la production de
Soraya diffusé sur France 2. Pampa fait
également revenir Catherine Deneuve
à la télévision en lui proposant le rôle
de Marie Bonaparte dans Princesse
Marie. Mais à l’été 2004, Nicolas
Traube, secondé par « son bras droit »
Anne Massiot, envisage de mettre la
société en sommeil : « j’avais essuyé
une dizaine de refus des diffuseurs et
Pampa n’avait pas signé la moindre
commande depuis 18 mois ». Il postule
au prix du producteur délivré par la
Procirep – « j’avais besoin de faire
parler de la société » – et figure « avec
surprise » parmi les dix finalistes sans
pour autant l’emporter.
Des projets exclusivement
avec le service public
L’automne 2005 voit les projets de
Nicolas Traube relancés. « Avec
l’arrivée de Patrick Pêchoux à la
direction de la fiction de France 3, il y
a eu un emballement autour du projet
sur Simone de Beauvoir. Perrine
Fontaine, qui prenait la succession de
Laurence Bachman à la direction de la
fiction France 2, a signé le téléfilm sur
Satellimag, une publication Satellifax
Les productions Pampa
2001 : Résurrection (2 x 90’) d’après Léon Tolstoï, adapté et réalisé par les frères
Paolo et Vittorio Taviani. Coproduit avec Filmtre (Italie), Bavaria (Allemagne) et
avec la participation de la Rai (Italie), France 2 et ZDF. Diffusé sur France 2 le 26
décembre 2001, puis sur Arte les 9 et 10 janvier 2003.
2002 : Nicolas et le pays des âmes, écrit par Gilles Gérardin et Claire Aviva, réalisé
par Patrice Martineau. Coproduit avec ICC (Espagne) et avec la participation de
TV Catalunya (Espagne) et France 3. Diffusé sur France 3 le 11 décembre 2004.
2003 : Soraya, écrit par Umberto Marino, Anna Samueli, Jacqueline Feather et
David Seidler, réalisé par Ludovico Gasparini. Coproduit avec Luxvide (Italie),
Eos (Allemagne), la Rai (Italie) et avec la participation de France 2 et de Sat I
(Autriche). Diffusé sur France 2 le 28 décembre 2003.
2003 : Princesse Marie, sur une idée originale d’Hélène Millerand, écrit par Louis
Gardel et François-Olivier Rousseau et réalisé par Benoît Jacquot. Coproduit
avec Film en Stock, Arte, ORF (Autriche), ARD (Allemagne), avec la participation
de France 2, TV5, le programme Media de l’UE et France Télévisions Distribution.
Diffusé sur Arte les 4 et 5 mars 2004.
2003 : Lucile et le petit prince, écrit par Catherine Ramberg, réalisé par Marian
Handwerker, coproduit avec Capa Drama, To Do Today (Belgique), la RTBF
(Belgique), avec la participation de France 3. Diffusé sur Festival en novembre
2004 et en juin 2005 sur France 3.
2004 : La San Felice d’après Alexandre Dumas, adapté et réalisé par les frères
Paolo et Vittorio Taviani. Coproduit avec Victory (Italie), de Angelis Group (Italie),
Agertre (Italie), Cattleya (Italie), la Rai (Italie), Telecinco (Espagne) et avec la
participation de France 2, TV5 et France Télévisions Distribution. Diffusé sur
France 2 le 15 mai 2004.
2004 : Le voyage de Louisa écrit par Azouz Begag (aujourd’hui ministre délégué
à la Promotion de l’égalité des chances) et Charles-Antoine de Rouvre, réalisé
par Patrick Volson, coproduit avec XI Marzo Films (Italie) avec la participation de
France 2, la Rai (Italie) et le CNC. Diffusé sur la RTBF (Belgique) en novembre
2004 et à diffuser sur France 2.
la Callas et Onassis. » Outre les trois
tournages de cet été, Nicolas Traube
prévoit en novembre le tournage d’un
Lendemain matin, une coproduction
avec France 2, la RTBF et le producteur
belge To Do Today, puis, en janvier, celui
de Talgo, une histoire d’amour dans un
train réalisée par l’Espagnol Lluis M.
Güell et coproduite avec TV Catalunya
pour France 3. Suivront les productions
actuellement en développement pour
France 2 : Le Cid (2 x 90’) – « celui du
XIème siècle et non celui de Corneille » –
sur un scénario de Louis Gardel et
de Christian de Montella sans doute
en tournage l’été prochain, la série
jeunesse Ben et Thomas (13 x 26’)
écrite par Mike Horelick et Jon Carnoy
et Mariage à Saint-Cloud (6 x 52’), une
série écrite par Marie-Paule Casanova
qualifiée par Nicolas Traube de « Dallas
à Saint-Cloud » ; ça se défend par son
charme, la justesse des situations et
des dialogues ». Le producteur espère
également produire Guerre et paix
(4 x 90’) avec France 2, la Rai et la ZDF,
ainsi que l’adaptation des Châtaigniers
du désert, le dernier livre de Frédérique
Hébrard (auteur du Château des
Oliviers et du Grand Bâtre, déjà produits
par Nicolas Traube). Pour France 3,
il est question d’un documentaire sur
l’homoparentalité à travers l’histoire d’un
couple new-yorkais.
Si Pampa Production n’a pas encore
produit pour le cinéma, ce n’est pas
faute d’avoir essayé : « c’est un secteur
aussi fermé que la télévision. Mon projet
de long métrage sur Sœur Sourire avec
Cécile de France n’a pas abouti. » Un
échec qui ne l’empêche pas d’imaginer
de nouveaux prolongements pour
renouer avec un secteur qu’il a déjà
abordé avec Hamster dans les années
1980. Peut-être prochainement une
nouvelle source de croissance pour
Pampa qui devrait clore l’année 2005
avec un chiffre d’affaire autour de 5 M€,
en augmentation d’un peu plus de 20 %
par rapport à 2004.
N°23 - 19 septembre 2005 - page 19
Que sont-ils devenus ?
Cyrille du Peloux,
de TPS à Veolia
Entre le dossier de candidature de Bouygues pour emporter TF1 et, quelques
années plus tard, le lancement de TPS, Cyrille du Peloux aura été au cœur de
grandes aventures audiovisuelles. C’est pourtant dans le secteur de la propreté
environnementale qu’il travaille aujourd’hui en supervisant Onyx, la branche propreté de Veolia, pour la
Grande-Bretagne et l’Europe du Nord. Une expatriation qui n’a rien de définitif. Parcours.
Quand il accepte l’offre de Veolia à l’été
2002, Cyrille du Peloux a démissionné
de Bull depuis six mois et ses projets
de rachat de NumériCâble n’ont pas
abouti. Il est un temps en compétition
avec Bertrand Meheut pour le poste
de directeur général de Canal+, mais
Xavier Couture, alors président de la
chaîne, a déjà fait son choix quand il
le reçoit dans son bureau en août. Dès
septembre, Cyrille du Peloux quitte
Paris et l’audiovisuel pour Londres et
la propreté. « C’est bien sûr un univers
très différents, explique le directeur
d’Onyx, la filiale propreté de Veolia : des
gros contrats de gestion des déchets
(incinération,
compost,
recyclage)
avec des collectivités locales, et, dans
l’industrie, l’élimination des déchets
dangereux, des activités off shore, etc. »
Un environnement finalement pas si
éloigné de ses débuts dans la fonction
publique.
Un X-Ponts à TF1
Polytechnicien, Cyrille du Peloux (né en
1954), débute à la direction générale de
l’énergie et des matières premières du
ministère de l’Industrie. Il est envoyé
en région Paca pour s’occuper de
l’énergie et de la sûreté nucléaire (19791981), puis retrouve l’administration
centrale comme adjoint du chef du
service charbon, gaz et électricité
(1981 à 1984). Il est détaché un an
aux Charbonnages de France avant de
prendre la décision de pantoufler. « J’ai
adressé une candidature spontanée à
Francis Bouygues. J’avais envie de
bouger et je lui ai demandé de faire
de l’international. » Mais quand il est
reçu par le pdg du groupe Bouygues,
celui-ci lui propose de devenir l’adjoint
de Patrick Le Lay, directeur général
de la diversification. En 1985, il intègre
donc le groupe de BTP alors que les
seules diversifications envisagées ne
concernent encore que l’industrie. « Je
me suis occupé de dossiers variés, par
exemple le rachat de la Compagnie des
signaux dans le domaine de l’électricité. »
Mais dès 1986, Francis Bouygues
commence à s’intéresser à la télévision
et, lorsque la décision de concourir au
rachat de TF1 est prise, Cyrille du Peloux
est chargé de constituer le tour de table
du rachat et le dossier de candidature.
« En termes de lobbying, nous nous
étions répartis la tâche : je m’occupais
du Blic (Bureau de liaison des industries
cinématographiques, ndlr), de la SFP
et, plus largement, des producteurs et
de leurs instances professionnelles ;
Patrick Le Lay et Francis Bouygues se
sont concentrés sur la CNCL (autorité
de régulation de l’époque, ndlr). »
Responsable de la candidature, il
s’entoure d’une petite équipe avec,
notamment, « Martine Liautaud, une
financière, et le journaliste Alain Schmit.
Francis Bouygues avait lui-même
des conseillers officiels présents pour
crédibiliser la candidature du groupe :
l’historien Alain Decaux, l’ex-pdg d’A2
Marcel Jullian ou encore la journaliste
Michèle Cotta. Il y avait également
Vous avez connu Cyrille du Peloux...
…adjoint de Patrick Le Lay, directeur général de la diversification (1985-1987),
…secrétaire général de TF1 (1987) et dga chargé du développement et des filiales
(1988-1992),
…président de Lyonnaise Communications et pdg de Paris Première (1992-1998),
...dg de TPS (1996-1999),
…dg de Bull (1999-2001).
Satellimag, une publication Satellifax
Aujourd’hui,
Cyrille du Peloux...
…est directeur d’Onyx pour la
Grande-Bretagne et l’Europe du Nord.
Bernard Tapie, actionnaire via Bernard
Tapie Finances. » Mais Cyrille du Peloux
n’imagine pas encore que sa carrière
s’inscrira dans l’audiovisuel : « Pendant
toute la campagne, nous étions à peu
près sûrs de perdre. Le contexte était
compliqué : il y avait des manœuvres sur
La Cinq avec Robert Hersant et Silvio
Berlusconi, les chances de réussite
étaient minces. »
En avril 1987, le groupe de BTP emporte
l’appel d’offres et la répartition des
places commence. « Je suis rentré
comme secrétaire général de la chaîne,
c’est-à-dire que j’avais en charge tous
les services qui ne relevaient pas
directement de l’antenne ou de la régie :
le juridique, le technique, les études
d’audience, la partie administrative
et financière. » Un an plus tard, il
est nommé dga et se voit confier le
développement et le management des
filiales : TéléShopping, TF1 Vidéo, Une
musique, puis Eurosport.
Du groupe Bouygues
à la Lyonnaise des eaux
En 1992, il travaille depuis cinq ans
à TF1 quand il est approché par un
chasseur mandaté par la Lyonnaise des
eaux. « Il s’agissait alors de recruter le
remplaçant de Nicolas de Tavernost,
dg de M6. Jérôme Monod et Guy de
Panafieu, tous deux vice-présidents
de la Lyonnaise des eaux, voulaient
lui confier le redressement de l’activité
câble pendant que je le remplacerais à
M6. » Mais Nicolas de Tavernost • • •
N°23 - 19 septembre 2005 - page 20
Que sont-ils devenus ?
• • • propose alors de confier à Cyrille
du Peloux la présidence de Lyonnaise
Communications pendant qu’il restera
à M6. L’accord est entériné et Cyrille
du Peloux est enthousiaste à l’idée
de se diriger vers un nouvel univers :
les câblo-opérateurs et les chaînes
thématiques.
Le
portefeuille
de
Lyonnaise Communications compte
alors une chaîne locale, Paris Première,
dont Cyrille du Peloux devient le pdg.
Il s’acquitte de ses missions et mène
Lyonnaise Communications au petit
équilibre en 1996. « Nous avons très
vite réduit les pertes. A mon arrivée,
Lyonnaise
Communications
faisait
200 millions de francs de chiffre
d’affaires et 200 millions de pertes ! »
Cyrille du Peloux assure la gestion et le
développement de la structure quand,
début 1996, il est question de lancer
un bouquet satellitaire concurrent de
CanalSatellite, qui compte déjà 700 000
abonnés analogiques.
Le lancement de TPS
« CanalSatellite numérique est annoncé
pour la mi-1996. Il fallait donc faire vite. »
La Lyonnaise des eaux, TF1, la CLT et
France Télévisions se sont regroupés
autour du projet et, en mai 1996, il est
décidé que le bouquet sera lancé sept
mois plus tard, pour Noël. Cyrille du
Peloux, représentant de la Lyonnaise,
est désigné dg et Patrick Le Lay préside
TPS. « Je retrouvais Patrick Le Lay dans
un contexte nouveau, puisque le pacte
d’actionnaires me donnait autant de
pouvoir que lui. J’ai recruté Christian
de Pennart, un ex de Canal+, pour
s’occuper de la commercialisation,
Guillaume de Posch, alors directeur
des activités TV francophones de CLTUfa, pour les programmes et Gilles
Maugard, un ex de TF1, pour la partie
technique. Didier Lupfer est devenu dg
de TPS cinéma. » Le bouquet est lancé
le 21 décembre 1996.
Cyrille du Peloux cumule alors les
fonctions de président de Lyonnaise
Communications et de dg de TPS.
« Tout s’est bien passé tant que
l’actionnariat est resté stable. Dès lors
que la CLT a cherché à se retirer, TF1,
qui ne possédait que 25 %, a souhaité
prendre le contrôle de la société. France
Télécom a repris les part de France
Télévisions et Lyonnaise devenait Suez
que Gérard Mestrallet présidait. Patrick
Le Lay a commencé une bataille de tous
les instants pour prendre le contrôle de
TPS. » La place de Cyrille du Peloux
Satellimag, une publication Satellifax
devient difficile : « Patrick Le Lay était
président de TPS dont j’étais le dg mais
je représentais surtout les intérêts de
Suez-Lyonnaise ». Autant l’ambiance
en interne est bonne, autant les conseils
d’administration virent à l’affrontement.
« Jusqu’à un conflit très symbolique,
en 1998 : Claude Berda, président
d’AB Groupe, éditait des chaînes qu’il
commençait à vendre à CanalSatellite. Il
me semblait que, pour être
compétitif, il fallait héberger
un maximum de chaînes ;
j’ai approché Claude Berda,
mais Patrick Le Lay ne
voulait pas entendre parler
de chaînes AB sur TPS. J’ai
malgré tout signé avec AB
Groupe : ce fut l’épisode le
plus violent. »
Départ pour Bull
de Numéricâble finalisée et remise à
Vivendi début avril 2002. Parallèlement,
nous avions déjà contacté Michel Bon,
alors pdg de France Télécom, pour
envisager, une fois le rachat effectif, un
rapprochement avec des réseaux. Mais,
quelques semaines après la remise
de notre offre, l’équipe de Jean-Marie
Messier, pdg de Vivendi, a sauté : tous
nos projets ont volé en éclats. »
Parallèlement à leur
projet
Numéricâble,
Cyrille du Peloux et
Gustavo
Vainstein
participent
à
la
candidature de Simone
Halberstadt
Harari
pour l’obtention d’un
canal sur la TNT avec
le projet de chaîne
senior,
Privilège TV.
Reste qu’en juin 2002,
six mois après voir
démissionné de Bull,
aucun des projets de
Cyrille du Peloux n’a
abouti. « Il fallait que
je trouve un emploi. »
Il actionne quelques
réseaux et se voit offrir trois postes :
l’un dans un fonds d’investissement, un
autre dans l’automobile et le troisième
dans l’audiovisuel. « J’ai en effet été en
discussion avec Jean-René Fourtou, le
nouveau pdg de Vivendi, pour le poste
de dg de Canal+ dont Xavier Couture
était encore président. Nous étions
deux : Bertrand Meheut et moi. » Mais
l’entretien avec Xavier Couture, qu’il a
déjà connu à TF1, ne se passe pas bien :
le président de Canal+ lui explique qu’il a
déjà fait son choix. Cyrille du Peloux se
tourne donc vers les autres propositions
qui lui ont été faites : « j’avais commencé
à signer dans l’automobile pour un poste
basé à Bruxelles quand j’ai reçu l’offre
de Veolia qui me proposait de partir à
Londres. » Il devient donc, en septembre
2002, directeur d’Onyx pour la GrandeBretagne et l’Irlande ; l’année suivante,
il se voit également confier l’Europe
du Nord. Son portefeuille pourrait
encore s’élargir dans les prochains
mois. « Je ne resterai pas toute ma vie
à Londres, mais la probabilité qu’on
vienne me chercher pour un poste dans
l’audiovisuel alors que je suis sorti du
secteur il y a 6 ans est faible. Et puis, il y
a très peu de postes. Aujourd’hui, je suis
engagé dans une autre aventure : quand
on emporte un contrat d’un ou deux
milliards d’euros, on connaît d’autres
gratifications ! »
« Patrick Le
Lay ne voulait
pas entendre
parler de
chaînes AB
sur TPS. J’ai
malgré tout
signé avec AB
Groupe : ce
fut l’épisode le
plus violent. »
Las de cette « guerre
de tranchée », Cyrille du
Peloux accepte alors la
proposition de Guy de
Panafieu, devenu pdg de
Bull. Il quitte TPS en janvier
1999 et retrouve un univers
d’ingénieurs qui lui est
familier. « Je me suis lancé dans un
vaste plan de scission entre services
d’un côté et serveurs de l’autre. Mais
Bull était dans une situation très difficile :
la société ne disposait plus de fonds
propres et les actionnaires ne voulaient
pas remettre au pot, ils préféraient tout
vendre. » Après avoir vendu les services
internationaux de Bull, Cyrille du Peloux
tente de monter un MBO (rachat d’une
entreprise par ses cadres) pour la partie
française des services, rebaptisée
Intégris France. Impliqué dans ce MBO,
il démissionne de Bull en novembre
2001 pour éviter tout conflit d’intérêt.
Mais quelques jours après sa démission,
Guy de Panafieu est lui-même démis.
Son successeur, Pierre Bonelli, ne veut
pas entendre parler de vente des actifs
de Bull et Cyrille du Peloux se retrouve
« le bec dans l’eau. J’ai été pris de court
puisque la vente n’a pas eu lieu. »
L’après Bull :
projets et déceptions
Sans emploi, il se lance dans un
nouveau projet de rachat avec cette
fois en ligne de mire Numéricâble.
« J’avais contacté quelques amis dont
Gustavo Vainstein que j’avais connu à
la Lyonnaise, et Jean-Marie Fabre qui
s’était occupé des investissements dans
le câble du Crédit agricole. Nous avons
monté ensemble une offre de rachat
N°23 - 19 septembre 2005 - page 21
Dernière minute
TPS
Télé Images International
Yves Goblet, précédemment vice-président de
Bouygues Telecom chargé de la direction de la
marque et de la communication grand public, a rejoint
TPS mi-septembre en qualité de vice-président. Il
s’est vu attribuer une mission de direction générale
auprès d’Emmanuel Florent, président-directeur
général de TPS, et prend la responsabilité, à ce titre,
des activités marketing, communication, commercial
et service client.
Simone
Halberstadt-Harari
quittera
la
présidence de Télé Images International à la
fin du mois de septembre. Ce départ intervient
à la suite du rapprochement de Télé Images et
Marathon. L’entrée du fonds d’investissements
Bridgepoint, déjà actionnaire de Télé Images,
dans le capital de Marathon est en passe d’être
finalisée.
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Ont collaboré à ce numéro : Pascale Paoli Lebailly, Julien Alliot, Virginie Sengès, Yvane Dréant et Maxime Bomier.
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N°23 - 19 septembre 2005 - page 22
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