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Satellimag Un lundi sur deux, les hommes & entreprises de médias Satellimag, une publication Satellifax N°23 - 19 septembre 2005 SOMMAIRE page Zoom Chaises musicales à l’info de France Télévisions France 3 : Paul Nahon, Audrey Pulvar, Marie Drucker Louis Laforge France 2 : Elise Lucet, Yves Calvi A la Une Jean-Baptiste Jouy retrouve France 2 après 28 mois à Canal+ Valérie Lecasble quitte France Soir pour i>télé Direction de l’antenne et des programmes de France 3 : Alain Vautier confirmé, Vincent Meslet promu Diffuseurs M6 : Christiane Perlovisi TV5 : Suzanne Laverdière, Laurent Jacobelli Téva : Valérie Bourderioux Radios France Inter : Lise Jolly, Serge Martin, Patrick Roger RTL2 : Jean-Philippe Denac, Christian Allaert Conseil Starcom : Emmanuel Charonnat Diffuseurs étrangers CNN : Didier Mormesse CNBC Europe : Géraldine Amiel Prestataires NRJ Mobile : Pierre-Henry Médan Institutionnel CNC - Commission d’aide sélective à la distribution : Marc Tessier Les 14 membres de la commission France Télévisions - le conseil d’administration : Jean-Christophe Rufin, Dominique Wolton, Constantin Costa-Gavras La composition du conseil d’administration de France Télévisions A l’étranger Skynet/Belgacom TV : Jean-Charles de Keyser Ils quittent l’audiovisuel... Isabelle Parize A l’honneur Prix de l’export TVFI : Hervé Michel, Pascal Breton, Frédérik Rangé Festival de la fiction de Saint-Tropez : Pierre Lescure, Eric Stemmelen L’organisation du Festival Parcours Christian Davin, porte-drapeau de l’animation française L’équipe de Christian Davin Dominique Ducass, de Canal j à Jetix Qui fait quoi ? Pampa Production Nicolas Traube - son parcours Les productions Pampa Que sont-ils devenus ? Cyrille du Peloux : de TPS à Veolia Dernière minute Télé Images International : Simone Halberstadt-Harari ; TPS : Yves Goblet Bulletin d’abonnement 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 9 9 10 10 11 11 12 12 12 13 13 14 15 16 18 18 19 20 22 22 �������������� �������������������������� ��������������������������� ��������������������� ������� �������������������������������������� Zoom Chaises musicales à l’info de France Télévisions © Pierre GUIBERT/France 2 Promotions internes et recrutements à l’extérieur, l’information de France Télévisions se renouvelle. Paul Nahon rejoint France 3 comme dga en charge de l’information ; il devient ainsi l’homologue d’Arlette Chabot (France 2). A l’antenne, Elise Lucet reprend le 13 h de France 2. Audrey Pulvar lui succède au 19/20 et Louis Laforge présente Des racines et des ailes. Nouvelles recrues, Marie Drucker et Yves Calvi rejoignent les rédactions. Parcours parallèles. Paul Nahon, précédemment rédacteur en chef en charge des magazines de France 2, a été nommé le 26 août directeur général adjoint en charge de l’information de France 3. Cette nomination est intervenue sur proposition de Geneviève Giard, nouvelle directrice générale de la chaîne. Né en 1947, Paul Nahon est licencié ès sciences économiques. Il débute en 1967 comme reporter au service des informations générales de l’Agence centrale de presse. Deux ans plus tard, il devient reporter à Europe 1 puis, en 1970, au service de politique étrangère de RMC. En 1973, Paul Nahon intègre le service de politique étrangère d’Antenne 2 et en prend la tête en 1976. Promu en 1985 directeur adjoint de l’information de la même chaîne, il crée Télématin dont il prend la rédaction en chef. En 1987, il est nommé correspondant permanent d’Antenne 2 à New York. Il est ensuite directeur adjoint de l’information d’Antenne 2/France 2 chargé des magazines (1989-1996). De janvier 1989 à décembre 2000, il est également producteur et coprésentateur, avec Bernard Benyamin, du magazine hebdomadaire Envoyé spécial et, de janvier 1999 à juin 2001, producteur du magazine d’information économique Argent public. En septembre 1997, il est nommé rédacteur en chef en charge des magazines de France 2. Paul Nahon qui, depuis 2003, coprésentait avec Bernard Benyamin l’émission Face à l’image, est donc devenu, le 26 août dernier, dga chargé de l’information de France 3. Le 19/20 Le Soir 3 Audrey Pulvar, précédemment coprésentatrice du Soir 3, devient la présentatrice titulaire du 19/20 national de France 3. Elle remplace Elise Lucet qui présente le journal de 13 h de France 2. Marie Drucker, précédemment présentatrice des journaux de la mi-journée et du soir de Canal+, a rejoint France 3 pour assurer la présentation du Soir 3 à partir du 26 septembre. Elle succède au duo Audrey Pulvar et Louis Laforge. Née en 1972, Audrey Pulvar est titulaire d’un deug de sciences économiques (université de Rouen), diplômée de l’ESJ Paris et de l’université de Cambridge. Elle débute en juillet 1994 dans la chaîne antillaise ATV où elle travaille pendant huit ans comme JRI, puis présentatrice du Grand journal du soir (1995), rédactrice en chef adjointe (1997) et rédactrice en chef (1999). En juin 2002, Audrey Pulvar s’installe à Paris comme pigiste pour LCI. Six mois plus tard, elle commence à travailler également pour TV5. Début 2004, elle débute des remplacements à France 3 Marseille. A la fin de la saison, Ulysse Gosset, directeur de la rédaction nationale, lui confie des remplacements sur le journal national. En septembre 2004, elle est nommée coprésentatrice du Soir 3 avec Louis Laforge. Après une saison, elle devient donc la présentatrice de la tranche nationale du 19/20 de la chaîne. Satellimag, une publication Satellifax Née en 1975, Marie Drucker, fille de Jean Drucker, président du conseil de surveillance de M6 décédé en avril 2003, est diplômée du CFPJ (sections JRI, 1997). Elle débute à 19 ans comme pigiste dans la presse écrite (groupes Le Figaro et Ayache). En 1996, elle fait ses premiers pas dans le journalisme audiovisuel comme reporter à l’agence Capa. Ses reportages sur la politique et la société sont diffusés sur Canal+ dans les spéciales législatives de 1997 et sur France 3 dans le magazine Parole d’Expert (production interne) présenté par Valérie Expert. De septembre 1997 à juin 1998, Marie Drucker réalise des reportages et coprésente Rince ta baignoire (production Xavier Pujade-Lauraine), magazine destiné aux adolescents sur France 2. En août 1999, elle intègre la rédaction naissante de i>télévision comme reporter d’actualité. Dès 2000, elle y assure la présentation de différents JT et d’émissions spéciales d’information. De 2003 à 2005, elle présente les journaux de la mi-journée et du soir de Canal+ avant de rejoindre la rédaction de France 3 pour présenter à partir de fin septembre le Soir 3. N°23 - 19 septembre 2005 - page 3 Zoom Des racines et des ailes Louis Laforge, précédemment coprésentateur du Soir 3, devient le nouveau présentateur du magazine Des racines et des ailes (Eclectic Productions), créé en novembre 1997. Lors de l’émission de rentrée du 14 septembre consacrée aux journées du patrimoine, Patrick de Carolis, nouveau président de France Télévisions et jusqu’alors présentateur et producteur de l’émission, a présenté son successeur aux téléspectateurs et lui a passé le relais. Né en 1968, Louis Laforge est titulaire d’une licence d’histoire contemporaine et diplômé de l’IUT de journalisme de Bordeaux. Il débute comme pigiste dans des journaux et radios locaux à Saint-Etienne avant de rejoindre TF1 en 1991 pour travailler sur la première édition du matin. Puis, la même année, il intègre le service des sports de France 2. De 1991 à 1994, il travaille dans différentes stations régionales de France 3 : Bordeaux, Grenoble, Lyon et Marseille. En 1997, Henri Sannier, directeur de la rédaction nationale de France 3, lui confie les remplacements estivaux de Catherine Matausch à la présentation du 12/13 national. L’été suivant, il remplace également Laurent Bignolas pour les éditions du week-end. A partir de 1999, Louis Laforge présente les journaux nationaux du week-end de France 3 : le 12/14 et le 19/20. Il rejoint alors l’équipe rédactionnelle du week-end pilotée par Jean-Claude Perpère, secondé par Claire Sébastien et Michel Reinette. En septembre 2004, il devient coprésentateur, avec Audrey Pulvar, du Soir 3. Le 14 septembre, il a donc succédé à Patrick de Carolis, nommé président de France Télévisions, à la présentation du magazine Des racines et des ailes (Eclectic Productions). Elise Lucet, journaliste présentatrice du 19/20 de France 3 depuis 1995, a rejoint France 2 pour présenter le Journal télévisé de 13 h de la chaîne ; elle succède donc à Benoît Duquesne qui avait lui-même remplacé Christophe Hondelatte en janvier dernier. Elle conserve parallèlement la présentation du magazine Pièces à conviction sur France 3. Audrey Pulvar, qui coprésentait l’an dernier le Soir 3, remplace Elise Lucet au 19/20 de France 3. Née en 1963, Elise Lucet est titulaire d’un Test of English as a Foreign Language (bilinguisme international). Elle débute en 1983 comme reporter à FR3 Caen auprès d’Henri Sannier, alors rédacteur en chef de la station, et travaille parallèlement pour Radio France et pour Sygma TV qu’Hervé Chabalier dirige. En 1987, elle rejoint le magazine La marche du siècle produit et animé par Jean-Marie Cavada (Théophraste) pour FR3. A la même époque, elle intègre l’équipe du 19/20 de FR3. Elle participe à la création de l’édition nationale du journal dont elle présente les éditions du week-end (1988-1990), puis de la semaine (depuis 1990) en duo d’abord avec Paul Amar puis Marc Autheman et enfin Richard Tripault. Elle en devient rédactrice en chef adjointe en 1997. Parallèlement, en mai 1994, elle devient productrice, rédactrice en chef et présentatrice du magazine scientifique de France 3 Nimbus, puis présentatrice du magazine scientifique Science 3 (1995) et, en 1999, des Aventuriers de la science. Depuis octobre 2000, Elise Lucet est coproductrice au sein de la rédaction et présentatrice du magazine d’enquêtes mensuel Pièces à conviction, diffusé en deuxième partie de soirée le jeudi. Elle est également l’animatrice des soirées électorales de France 3 depuis 1996. Depuis le 5 septembre, elle assure donc la présentation du 13 h de France 2. Mots croisés © Christophe Fillieule 13 h Yves Calvi, animateur de C dans l’air sur France 5 et précédemment présentateur du journal de midi d’Europe 1, succède à Arlette Chabot aux commandes du magazine de la rédaction Mots croisés, diffusé le lundi en deuxième partie de soirée en alternance avec Complément d’enquête. Né en 1959, Yves Calvi est titulaire d’une licence en lettres modernes et d’une maîtrise d’information et communication. Il débute en 1986 comme présentateur et animateur à RFI. Deux ans plus tard, il intègre la rédaction de France Info puis, en 1990, rejoint Télé Lyon métropole (TLM) comme rédacteur en chef adjoint, présentateur et animateur des débats. En 1993, il devient reporter à Média Vidéo Son (MVS). L’année suivante, Yves Calvi devient pour quelques mois présentateur à RMC. Il rejoint LCI dès sa création en 1994 comme présentateur, puis retrouve la radio avec Europe 1 en 1996. Parallèlement, il devient présentateur d’Expertise (Maximal Productions, Jérôme Bellay, 2000) puis, depuis 2001, de la quotidienne C dans l’air sur La Cinquième-France 5. A Europe 1, il est chargé en 2003 de présenter le journal de midi. A la rentrée 2005, il quitte la station de la rue François 1er pour se consacrer à la télévision : il succède donc à Arlette Chabot à la présentation du magazine de la rédaction de France 2 Mots croisés, tout en poursuivant C dans l’air reconduit sur France 5. Olivier Mazerolle, ancien dg délégué en charge de l’information de France 2 et jusqu’alors présentateur de 100 minutes pour convaincre, a quitté France 2 après l’arrêt de son émission. Arlette Chabot, dg adjointe chargée de l’information, présentera A vous de juger, un nouveau rendez-vous politique mensuel en prime time dont le premier numéro est annoncé pour le 6 octobre. Satellimag, une publication Satellifax N°23 - 19 septembre 2005 - page 4 Mouvements Nominations à la une Jean-Baptiste Jouy a été nommé le 2 septembre directeur des programmes de France 2. Il succède à Yves Bigot, « prochainement appelé à prendre d’importantes responsabilités au sein du groupe ». Cette nomination effectuée par Patrick de Carolis, pdg de France Télévisions, est intervenue sur proposition de Philippe Baudillon, nouveau directeur général de France 2. Né en 1968, JeanBaptiste Jouy est diplômé d’HEC (1991). Il débute en 1992 comme chef de produit chez Fnac Music Productions dont Yves Bigot devient alors dga. Trois ans plus tard, il rejoint M6 comme responsable de la programmation musicale auprès de Thierry Bizot, alors responsable du développement de la musique au sein de la chaîne. Quelques mois plus tard, en 1996, il est promu directeur adjoint de l’unité musique et divertissement de M6. D’août 1997 à janvier 2000, Jean-Baptiste Jouy est directeur de l’antenne et des programmes de Paris Première où il initie Rive Droite, Rive Gauche (Planète Productions, Estelle Gouzhi et Alexis Kebass) présenté par Thierry Ardisson, Recto Verso (17 juin Productions) présenté par Paul Amar et Paris Dernière (Ardisson et Lumières) présenté Frédéric Taddéi. En janvier 2000, Stéphane Duhamel, dg de RTL, lui confie la direction générale de Fun Radio et de RTL2. Il reste un an et demi à ce poste avant de rejoindre, en tant que directeur des magazines, l’équipe de Michèle Cotta, alors dg de France 2. Il participe notamment au lancement de Laurent Ruquier en access prime time avec On a tout essayé (Tout sur l’écran, Catherine Barma) et d’On vous dit pourquoi (Be Happy Productions, Patrick Meney). En mai 2003, il rejoint Canal+ comme directeur adjoint de l’antenne auprès de Guillaume de Vergès, dg délégué du groupe, puis de Rodolphe Belmer, dg délégué du groupe, en charge du pôle flux. A la rentrée 2005, il prend donc la tête des programmes de France 2. Valérie Lecasble quitte France Soir pour i>télé Valérie Lecasble, précédemment directrice de la rédaction de France Soir, a été nommée le 2 septembre directrice générale d’i>télé, la chaîne d’information du Groupe Canal+ qui sera lancée sur la TNT gratuite à la mi-octobre. Elle succède à Jean-Claude Pâris qui quitte le groupe. Née en 1958, Valérie Lecasble débute en 1981 comme journaliste indépendante. Elle entre aux Echos en 1986 comme adjointe au chef du service industrie, Patrick Lamm. Deux ans plus tard, elle rejoint l’Agefi (Agence économique et financière) en tant que chef du service entreprises. Valérie Lecasble intègre en 1990 la rédaction de L’Evénement du jeudi. Elle y est successivement grand reporter (1990), chef du service économie (1994) puis rédactrice en chef adjointe de la section France (1995) alors que Nicolas Domenach est rédacteur en chef de l’hebdomadaire. En 1996, elle rejoint Le Nouvel économiste, alors détenu par Georges Goshn, comme rédactrice en chef adjointe auprès de Vincent Beaufils, puis, l’année suivante, comme rédactrice en chef. A la radio, elle est, à partir de 2001, éditorialiste puis chroniqueuse à Radio Satellimag, une publication Satellifax classique. En 2003, elle rejoint BFM pour assurer le 12 h-14 h. Valérie Lecasble est également l’auteur d’essais : Le roman de Canal+ (Grasset, 2001) et deux livres écrits avec son mari Airy Routier, rédacteur en chef au Nouvel Obs : Le flambeur, la vraie vie de Bernard Tapie (Grasset, 1994) et Forages en eau profonde, les secrets de l’affaire Elf (Grasset, 1998). Elle est directrice de la rédaction de France Soir, repris et présidé par Raymond Lakah, quand elle rejoint i>télé pour en prendre la direction générale à la rentrée 2005. N°23 - 19 septembre 2005 - page 5 © Daniel Bardou/Canal+ © Pierre GUIBERT/France 2 Jean-Baptiste Jouy retrouve France 2 après 28 mois à Canal+ Mouvements Nominations à la une Direction de l’antenne et des programmes de France 3 : Alain Vautier confirmé, Vincent Meslet promu Alain Vautier a été confirmé au poste de directeur de l’antenne, directeur artistique et directeur de la programmation de France 3. Ses fonctions ont été élargies à la direction des programmes qui lui est désormais rattaché. Né en 1953, Alain Vautier débute dans la production audiovisuelle avant d’entrer en 1983 à TF1 comme adjoint à l’unité des programmes jeux et divertissements dont Marie-France Brière a la responsabilité. En 1987, il rejoint La Cinq en tant que directeur artistique de l’antenne. Cinq ans plus tard, après l’arrêt de la chaîne, Alain Vautier intègre France 3 au poste de directeur artistique. En 1995, il se voit confier la direction de l’unité de programme des jeux et divertissements. Nommé directeur de la programmation en 2000, il est promu, en 2004, directeur de l’antenne, directeur artistique et directeur de la programmation. A la rentrée 2005, il devient donc directeur de l’antenne, artistique, de la programmation et des programmes. Vincent Meslet, précédemment directeur adjoint des programmes de France 3, a été promu directeur des programmes de la chaîne. Il succède à Bertrand Mosca et est placé sous la responsabilité d’Alain Vautier, directeur de l’antenne, artistique, de la programmation et des programmes. Né en 1966, Vincent Meslet est diplômé de l’IEP de Paris et titulaire d’un DESS télévision et télécommunication (université Paris Dauphine). Il débute en 1990 comme chargé d’études à la Lyonnaise Communication. En 1992, il rejoint France Télévisions à la direction des études de la présidence commune d’Antenne 2 et FR3 ; il est chargé d’études puis adjoint du directeur (successivement Eric Stemmelen puis Henri False). En 2000, il devient l’adjoint de Bertrand Mosca, directeur des programmes de France 3. Depuis 2004, Vincent Meslet a en charge le feuilleton quotidien Plus belle la vie (Telfrance). Le 2 septembre, il est donc nommé directeur des programmes de la chaîne. DIFFUSEURS Les deux hommes ont été nommés le 2 septembre par Patrick de Carolis, président de France Télévisions, sur proposition de Geneviève Giard, directrice générale de France 3. M6 Directrice des relations sociales Christiane Pierlovisi, précédemment responsable des relations sociales et juridique senior de Vinci Airport (groupe Vinci), a été nommée à compter du 15 septembre, directrice des relations sociales de M6. Elle reporte à Delphine Cazaux, directrice de l’organisation et des ressources humaines. Née en 1965, Christiane Pierlovisi est titulaire d’un DESS de droit des affaires et diplômée du CFPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat). Elle débute en 1991 comme avocate en droit des affaires et droit social dans Satellimag, une publication Satellifax un cabinet d’avocats. En 2001, elle intègre le groupe Vinci en tant que responsable des relations sociales et juridique senior de Vinci Airport. Le 15 septembre, elle rejoint donc M6 comme directrice des relations sociales. N°23 - 19 septembre 2005 - page 6 Mouvements D TV5 Monde Dga chargée des programmes U Dga chargé de la programmation et de la production F assure l’intérim à la direction générale des programmes de la télévision française de Radio Canada. En juin 2003, elle en est nommée directrice générale des affaires institutionnelles et de la planification stratégique. A ce titre, Suzanne Laverdière est responsable des partenariats régionaux, nationaux et internationaux. Dans le cadre de ses fonctions, elle préside alors, en alternance avec Télé-Québec, le conseil d’administration de TV5 Québec Canada et siège au conseil d’administration de TV5 Monde. Le 7 septembre dernier, elle est donc nommée directrice générale adjointe de TV5 Monde, chargée des programmes. F Suzanne Laverdière, de nationalité canadienne, est titulaire d’une maîtrise ès sciences. Elle débute comme critique de cinéma, avant de travailler comme productrice de documentaires et de fictions. De 1987 à 1995, elle travaille à Téléfilm Canada comme analyste financier puis, en 1989, comme chef du service des relations d’affaires du bureau de Montréal. Suzanne Laverdière intègre en 1995 la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (Sodec) comme directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle. De 1999 à 2002, elle est directrice de la production extérieure, des acquisitions et du long métrage à Radio Canada. Puis, en 2002-2003, elle I Suzanne Laverdière, précédemment dg des affaires institutionnelles et de la planification stratégique de la télévision française de Radio Canada, a été nommée le 7 septembre directrice générale adjointe de TV5 Monde, chargée des programmes. Elle succède à Frédéric Mitterrand (voir Satellimag n°22 du 5 septembre). Laurent Jacobelli, directeur de la production de TV5 depuis mai dernier, a été nommé le 7 septembre directeur général adjoint en charge de la programmation et de la production. © TV5 E administratif et financier, une fonction qu’il occupe ultérieurement chez FremantleMedia de 2000 à 2004. Laurent Jacobelli quitte alors la production pour la diffusion : il devient directeur du projet de la chaîne documentaire Terra Nova lancée par AB Groupe en Allemagne. Le 9 mai dernier, il est donc nommé directeur de la production de TV5 Monde. S Né en 1969, Laurent Jacobelli est diplômé de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec, 1993) et du mastère information et média de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP, 1993). Il débute en 1995 à la direction de l’antenne de TF1 comme contrôleur de gestion. Trois ans plus tard, il rejoint Coyote Conseil comme directeur Téva Responsable communication S Satellimag, une publication Satellifax département des magazines. En septembre 1996, elle rejoint Disney Channel France en tant que responsable des relations presse. Un an plus tard, Valérie Bourderioux devient responsable des relations presse de Téva. Puis elle rejoint TPS à l’été 2000 comme responsable des relations presse de TPS Cinéma. En septembre 2004, elle se voit confier les relations presse jeunesse. A la rentrée 2005, elle retrouve donc Téva comme responsable de la communication de la chaîne. R Née en 1971, Valérie Bourderioux est titulaire d’une maîtrise d’information et de communication (université Paris III Sorbonne nouvelle). Elle débute en 1991 au sein du groupe France Télévisions ; pendant cinq ans, elle est successivement assistante en relations presse pour les fictions et magazine de France 2, attachée de presse pour les émissions de service de France 3, assistante de RogerAndré Larrieu, directeur des relations institutionnelles de France 3 et enfin assistante de programmes au U Valérie Bourderioux, précédemment responsable relation presse jeunesse à TPS, a rejoint le 11 juillet M6 Thématique en tant que responsable de la communication de la chaîne Téva (groupe M6). Elle est remplacée à TPS par Hélène Wetzel, auparavant attachée de presse pour TPS Home Cinéma, les services interactifs et les bulletins de programmes. N°23 - 19 septembre 2005 - page 7 Mouvements France Inter S Secrétaire générale de l’information O Lise Jolly, qui présentait la saison dernière Inter soir à 19 h, a été nommée secrétaire générale de l’information à France Inter ; elle succède ainsi à Alain Le Gouguec, désormais présentateur joker des grandes éditions. Titulaire d’une formation d’allemand et de philosophie, Lise Jolly débute à Melun dans la station locale de Radio France. Passée par France Bleu puis France Culture, elle intègre finalement la rédaction de France Inter comme spécialiste des questions économiques, sociales et d’éducation. Elle présente en alternance avec Annette Ardisson l’invité du matin à 8 h 20 puis devient en 1996 correspondante pour Radio France en Allemagne. Sept ans plus tard, elle retrouve le siège de la rédaction et présente le journal de 19 h. En septembre 2005, elle est donc nommée secrétaire générale de l’information. D I Rédacteur en chef du 7-9 Serge Martin, précédemment journaliste en charge des médias à France Inter, a été nommé rédacteur en chef du 7-9, en remplacement de Patrick Roger. Cette tranche d’information est présentée par Stéphane Paoli en semaine et par Pierre Weill le week-end. Corinne Audouin succède à Serge Martin comme journaliste spécialiste des médias. Né en 1957, Serge Martin est diplômé de l’IUT de journalisme de Bordeaux. Il débute en 1977 comme pigiste à RMC Bordeaux et comme correspondant du journal L’Equipe. Puis il travaille pour La Montagne, Ouest-France, Sud-Ouest et l’AFP avant d’intégrer, en 1980, France Inter. Il y entre comme journaliste au service des reportages et devient, en 1983, envoyé spécial permanent à Bordeaux. Parallèlement, il y est correspondant du quotidien Libération. Dans le cadre de ses reportages, Serge Martin a notamment participé à une expédition au Pôle Nord en 1983 avec Nicolas Hulot, à l’ascension du Mont Thulé avec Christophe Profit et Eric Escoffier diffusée en direct sur France Inter. Il a également suivi Philippe Dieuleveult dans sa tentative de traversée des Pyrénées en montgolfière en 1984. Nommé grand reporter en 1986, Serge Martin participe, l’année suivante, au lancement du service reportages de France Info. De 1995 à 2002, il est l’envoyé spécial permanent de France Inter à Londres. Chargé de couvrir les médias depuis son retour, il est nommé rédacteur en chef du 7-9 à la rentrée de septembre 2005. Présentateur du 6-7 R A Patrick Roger, déjà présentateur du journal de 8 h, se voit également confier la tranche 6-7. Né en 1965, Patrick Roger est titulaire d’un DESS d’économie. Il fait ses débuts de journaliste dans des stations locales de Radio France : Mayenne, Puy-de-Dôme et Loire Océan. En 1990, il entre à France Info ; il y est alternativement présentateur, reporter, chroniqueur, rédacteur en chef et enfin directeur adjoint chargé de l’antenne auprès de Pascal Delannoy, alors directeur de la station. En juillet 2000, il rejoint l’équipe d’Emmanuel Chain à Eléphant & Cie pour participer à la préparation de l’émission dominicale 7 à 8 sur TF1. Il retrouve la radio en septembre 2001 pour présenter le journal de 8 h de France Inter. Parallèlement nommé rédacteur en chef, il est remplacé à ce poste à la rentrée 2005 par Serge Martin et se voit confier, en plus du journal de 8 h, la tranche 6-7. Eric Delvaux a été nommé à la rédaction en chef du week-end de France Inter et partage cette responsabilité avec Henri Charpentier, actuel rédacteur en chef du week-end. Eric Delvaux est chargé des matinales, Henri Charpentier restant rédacteur en chef pour le reste du week-end. Satellimag, une publication Satellifax N°23 - 19 septembre 2005 - page 8 Mouvements Directeur de l’antenne R RTL 2 Jean-Philippe Denac a été nommé le 6 septembre directeur de l’antenne de RTL2 par Sam Zniber, dga et directeur des programmes de la station. L intègre RTL2 en 1999 pour animer la tranche 9 h-12 h, puis, jusqu’en 2004, les après-midi de 12 h à 16 h. Depuis un an, il est speaker voix off à la télévision et pour des publicités. Début septembre, il est donc nommé coordinateur de l’antenne de RTL2. S Né en 1959, Christian Allaert est diplômé de l’Ecole française des attachés de presse (Efap). Il débute en 1982 comme animateur à Radio Oxygène (Rambouillet) avant de rejoindre, en 1986, RFM. Trois ans plus tard, il part pour la station Kiss. En 1992, il rejoint RFI avant de retrouver RFM. Christian Allaert O Christian Allaert a été nommé le 6 septembre coordinateur de l’antenne de RTL2 par Sam Zniber, dga et directeur des programmes de la station. Il succède à JeanPhilippe Denac, nommé directeur d’antenne de la station. I Coordinateur de l’antenne D à NRJ Marseille. Après une expérience comme attaché de presse chez Arcade Music Compagnie, il rejoint RTL2 en 1996 comme animateur et responsable des programmes locaux. En 2004, il est également présent dans la grille des programmes d’été de RTL avec trois émissions. Coordinateur de l’antenne de RTL2 depuis 2004, il est donc nommé début septembre directeur d’antenne de la station. A Né en 1968, Jean-Philippe Denac est diplômé d’œnologie. Il commence la radio à l’âge de 14 ans sur Radio Hexagone. En 1985, il est animateur à Fun Radio Montpellier puis, en 1987, à NRJ Nîmes où il prend également la fonction de responsable commercial. Cinq ans plus tard, il rejoint la station marseillaise Radio Service comme directeur d’antenne, directeur des programmes et animateur. Il y reste deux ans avant de retrouver le groupe NRJ pour occuper les mêmes fonctions Starcom C O N S E I Dga en charge des études et de la recherche Emmanuel Charonnat, précédemment directeur de Carat TV, a rejoint le 5 septembre l’agence Starcom (groupe Publicis) comme directeur général adjoint en charge des études et de la recherche. Sa mission est de « développer le pôle expertise de l’agence française, en s’appuyant sur les ressources locales mais aussi sur les outils et études du réseau international : expertise des consommateurs, expertise des médias et des autres moyens de communication, expertise de l’efficacité publicitaire, etc. » Valérie Négrier lui a succédé à la direction de Carat TV (voir Satellimag n°22 du 5 septembre 2005). Né en 1966, Emmanuel Charonnat est diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae, 1988) et de l’Institut multi-médias (2001). Il débute en agence de publicité en 1989 comme spécialiste TV chez J. Walter Thompson, puis comme responsable des études médias chez JWT. En 1992, il part comme animateur du service comptes nationaux à l’Institut national de la statistique et de la démographie du Burkina Faso. L’année suivante, il intègre la société Line Data comme ingénieur géomarketing dans la Satellimag, une publication Satellifax filiale conseil et études (Line Data Coref). En mai 1994, Emmanuel Charonnat rejoint Carat Expert (Aegis Médias France). Il y est successivement directeur média (19941997), directeur (1998/99) puis dg de Carat TV jusqu’à l’été dernier. Parallèlement, il est nommé directeur de Carat TVMI (1999-2000), dg de Carat Cinéma (1998) et de Carat Expert Interactive (2001). Le 5 septembre dernier, il rejoint donc le groupe Publicis comme directeur général adjoint en charge des études et de la recherche de l’agence Starcom. N°23 - 19 septembre 2005 - page 9 CNBC Europe Correspondante à Paris CNBC Europe CNBC Europe est un service de Dow Jones & Company et de NBC Universal, société de diffusion de General Electric Company (GE). CNBC Europe fait partie du réseau global de CNBC qui diffuse 24 h/24 en direct des informations financières et économiques depuis les grands centres financiers des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie. Chaîne paneuropéenne d’informations économiques et financières, CNBC Europe vise les chefs d’entreprises, cadres dirigeants, responsables de services financiers et investisseurs européens. La chaîne annonce être disponible dans plus de 85 millions de foyers, 1 400 banques et institutions financières et 340 000 chambres d’hôtels. En France, CNBC Europe est accessible gratuitement sur le satellite analogique Astra ainsi que sur Noos, Noosnet, CanalSat, TPS et Free. Géraldine Amiel, précédemment chef adjointe du reportage économique à l’AFP, a été nommée fin août correspondante de CNBC Europe à Paris. Née en 1971, Géraldine Amiel est diplômée du CFJ de Paris. Elle débute sa carrière journalistique en mai 1997 chez Reuters avant de rejoindre l’Agence France-Presse en octobre de la même année. Elle est correspondante à Londres pour les matières premières et le pétrole puis, en mai 1999, elle rejoint le desk économique de l’AFP à Paris. En juin 2000, elle devient correspondante macro-économie internationale de l’AFP. Géraldine Amiel est nommée en octobre 2003 correspondante affaires de l’AFP à New York. Elle réintègre la rédaction parisienne un an plus tard comme adjointe de JeanLuc Bardet, chef du reportage économique. Fin août, elle rejoint donc CNBC Europe comme correspondante à Paris. CNN Vice-président de CNN Research & Development Didier Mormesse, vice-président des études de CNN pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a été promu le 5 septembre vice-président de CNN Research & Development. A ce titre, il prend la responsabilité de l’ensemble des territoires de CNN à l’international (Europe, Moyen-Orient, Afrique, Amérique latine et Asie). © CNN D I F F U S E U R S E T R A N G E R S Mouvements Né en 1965, Didier Mormesse est diplômé de l’ESC Dijon et titulaire d’un MBA obtenu à l’université de Dallas (Texas, 1988). Il débute en 1988 chez IP avant de rejoindre, en 1995, Eurosport. Il y est directeur études et marketing. Deux ans plus tard, il rejoint CNN à Londres. Directeur des études internationales jusqu’en 2000, Didier Mormesse est alors nommé vice-président Research pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, un poste basé à Paris. Le 5 septembre 2005, il est donc promu vice-président de CNN Research & Development. Il est également l’un des membres fondateurs du InTV Research Group (PETV) qu’il a présidé par deux fois depuis sa création. Basé à Paris, il a notamment pour mission de conforter l’expertise de CNN sur les comportements des consommateurs des cibles «affaires et hauts revenus» en lançant des chantiers d’étude pan-régionaux et globaux. Il doit en particulier « affiner la connaissance du cœur d’audience de CNN : les citoyens du monde (Global Citizens), cible par définition très mobile et donc difficile à étudier. Enfin, bien que les versions américaines et internationales de CNN demeurent des produits et propositions commerciales distincts, avec des audiences de natures très différentes, Didier Mormesse est chargé d’explorer toute possibilité d’étude commune, notamment dans le domaine des nouveaux médias », a indiqué CNN. Etes-vous cité(e) dans Satellimag ? Satellimag, une publication Satellifax N°23 - 19 septembre 2005 - page 10 Mouvements Directeur général Pierre-Henry Médan, précédemment dga de NRJ Régies, a été nommé le 28 juillet directeur général de NRJ Mobile, nouvelle filiale du groupe radiophonique. Il exerce ses fonctions auprès de Jean-Charles Mathey, président du directoire de NRJ Group et président de NRJ Mobile. Né en 1967, Pierre-Henry Médan est diplômé de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers (Essca). Il débute chez Procter et Gamble avant d’intégrer le groupe NRJ en janvier 1996 comme directeur de département à NRJ Régies. Il est ensuite promu directeur de publicité (1998), directeur commercial adjoint (1999), directeur commercial (2000) et, en janvier 2003, directeur général adjoint. Le 28 juillet dernier, il est donc nommé directeur général de NRJ Mobile. CNC Président de la Commission d’aide sélective à la distribution Marc Tessier, ancien pdg du groupe France Télévisions et ancien dg du CNC (1995 à 1999), a été nommé le 9 septembre à la présidence de la Commission d’aide sélective à la distribution du CNC. Il succède à Raphaël Hadas-Lebel, dont le mandat arrive à terme. © France 2 - Pierre GUIBERT I N S T I T U T I O N N E L Pierre-Henry Médan, précédemment dga de NRJ Régies, a été nommé le 28 juillet directeur général de NRJ Mobile, nouvelle filiale du groupe radiophonique. Il exerce ses fonctions auprès de Jean-Charles Mathey, président du directoire de NRJ Group et président de NRJ Mobile. P R E S TATA I R E S NRJ Mobile Retrouvez le parcours de Marc Tessier dans Satellimag n°19 du 20 juin 2005. Les 14 membres de la commission : Marc Tessier, président Georges Goldenstern, vice-président, également directeur de la Cinéfondation 11 membres : Stéphane Auclaire, distributeur (Celluloïd Dreams) Philippe Boeffard, producteur (Nord-Ouest Production) Laurent Creton, professeur à l’université Paris III - Sorbonne Nouvelle et directeur de l’Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel (Ircav) Stéphane Goudet, exploitant (Le Méliès à Montreuil) Alexandra Henochsberg, distributrice (Ad Vitam) Nadia Lassoujade, distributrice (Rézo Films) Cyril Morin, compositeur (Méditerranée, Tramontane…) Safy Nebbou, réalisateur (Le cou de la girafe, 2003…) Vincent-Paul Boncour, distributeur (Carlotta Films) Philippe Piazzo, journaliste-critique (Aden, Le Monde) Edgar Tenenbaum, producteur (Tu vas voir, filiale de Morgane) un expert associé : Jean-Michel Gévaudan, délégué général de l’Agence pour le développement régional du cinéma Réponse sur Satellimag, une publication Satellifax La Commission d’aide sélective à la distribution a pour objectif de soutenir la diffusion de films d’auteurs français ou étrangers. Elle assure deux types de soutien : une aide aux entreprises (aide à la structure et aux programmes) et une aide aux films pour laquelle elle se réunit chaque lundi. w w w. s a t e l l i m a g . f r N°23 - 19 septembre 2005 - page 11 Mouvements Conseil d’administration Le CSA a procédé lors de son assemblée plénière du 1er septembre à la nomination de trois membres du conseil d’administration de France Télévisions : Le conseil d’administration de France Télévisions Nommés par le CSA Patrick de Carolis, président de France Télévisions, président du CA Jean-Christophe Rufin, écrivain et président d’Action contre la faim Constantin Costa-Gravas, réalisateur et producteur de films Henriette Dorion-Sebeloue, présidente de l’Union des Guyanais et amis de la Guyane (Ugaga) Dominique Wolton, chercheur au CNRS Nouvel administrateur : Jean-Christophe Rufin, président d’Action contre la faim (ACF), qui succède à Rony Brauman. JeanChristophe Rufin siégera également au conseil d’administration de France 5. Reconduits : Dominique Wolton, chercheur au CNRS, spécialiste des médias. Dominique Wolton siégera également au conseil d’administration de France 2. Représentants de l’Etat Bruno Bezard, directeur général adjoint de l’agence des participations de l’Etat Véronique Cayla, directrice générale du CNC Jean-Pierre Leclerc, conseiller d’Etat Philippe Leyssene, directeur des Affaires économiques, sociales et culturelles de l’outre-mer Patrick Raude, directeur du développement des médias Représentants du Parlement Louis de Broissia, sénateur UMP de la Côte d’or et membre de la commission des Affaires culturelles Christian Kert, député UMP des Bouches-du-Rhône, vice-président de la commission des Affaires culturelles Publiées au JO du 3 septembre, ces nominations sont effectives depuis le 5 septembre. Représentants du personnel Yves Loiseau, réadcteur en chef à France 3 Marcel Trillat, réalisateur et reporter A L’ÉTRANGER Constantin Costa-Gavras, réalisateur et producteur de films. Constantin Costa-Gavras siégera également au conseil d’administration de France 3. I N S T I T U T I O N N E L France Télévisions Skynet / Belgacom TV Président du conseil d’administration Jean-Charles de Keyser, précédemment vice-président exécutif Benelux, Europe de l’Est et radio de RTL Group, a rejoint début septembre Belgacom, opérateur de télécommunications belge. Il dirige Belgacom TV, service de télévision numérique sur ADSL du groupe, en tant que président du conseil d’administration de Skynet, filiale internet de Belgacom. Jean-Charles de Keyser a rejoint RTL Group en 1970 en tant que journaliste. Il a entre autres exercé les fonctions de dg de RTL TVI, de Club RTL et de Bel RTL, de dg et président du conseil d’administration de RTL KLUB en Hongrie, de président des conseils d’administration de RTL Nederland (Pays-Bas) et de RTL Televizija en Croatie. Il a également siégé aux conseils de surveillance de RTL France et de M6 et, de 1987 à 2000 et il a été membre du CSA belge. Jean-Charles de Keyser a par ailleurs lancé, en 1989, le Télévie, une opération de récolte de dons au bénéfice de la recherche sur le cancer qu’il continuera à promouvoir. Ils quittent l’audiovisuel... Isabelle Parize, ex-pdg de CanalSatellite et présidente de Canal+ Distribution, a été nommée début septembre vice présidente du groupe Fragrances (Quest International). Satellimag, une publication Satellifax A ce titre, elle rejoint le conseil d’administration de Quest International Fragrances, société de création de fragrances et d’arômes. N°23 - 19 septembre 2005 - page 12 A l’honneur Les prix de l’export TV France International ont été remis le 7 septembre à Saint-Tropez par Véronique Cayla, directrice générale du CNC, à l’occasion des 11e Rendez-vous de TVFI. Ces prix récompensent les œuvres audiovisuelles françaises les mieux vendues dans le monde dans les domaines de l’animation, du documentaire et de la fiction. Ont été distingués : F E S T I Marathon International représenté par son pdg Pascal Breton, pour le dessin animé Totally Spies 3. AB International Distribution, représenté par Frédérik Rangé, viceprésident et secrétaire général, pour le Père Goriot. Festival de la fiction TV de Saint-Tropez Pierre Lescure, président d’Annarose Productions, préside le jury du Festival de la fiction TV de Saint-Tropez qui se déroule du 15 au 18 septembre. Seuls des comédiens avaient tenu ce rôle jusqu’à présent. Le jury de cette 7ème édition comprend les comédiennes Ingrid Chauvin, Michèle Bernier, le réalisateur Peter Kassovitz et le scénariste Gérard Carré. La cérémonie de clôture sera animée par Bruno Masure. © Sam/STARFACE V A L S France Télévisions Distribution, représenté par Hervé Michel, directeur vente de droits et distribution internationale, pour le documentaire Homo Sapiens (Boréales). D I S T I N C T I O N S Prix de l’export TVFI Eric Stemmelen est responsable de la sélection des fictions retenues en compétition. Le comité de sélection était également composé des réalisateurs Charles Nemès (La tour Montparnasse infernale en 2000, Le carton en 2004, H et La clef des champs en 1998) et Bruno Garcia (8 rue Charlot en 2001), du scénariste Frédéric Krivine (PJ, Nom de code : DP), de la directrice de casting Françoise Ménidrey et des journalistes Isabelle Nataf (Le Figaro) et Carole Villevet (rédactrice en chef adjointe de Télé 2 semaines jusqu’en mars dernier, précédemment au Film Français et rédactrice en chef de Broadcast). Satellimag, une publication Satellifax L’organisation du Festival Le Festival de la fiction de Saint-Tropez est organisé par une association loi de 1901 créée en 1998 par Quentin Raspail, producteur (Raspail Production) et président de la manifestation. Le conseil d’administration de l’association, renouvelé en avril dernier, est également composé de la scénariste Christine Miller-Wagner, des producteurs David Kodsi (K’ien Productions), Nicolas Traube (Pampa Productions), Michelle Podroznik (Telfrance), Christian Charret (Gétévé), Jean-Pierre Guérin (GMT Productions), tous deux vice-présidents de l’association organisatrice du festival, et Paul Saadoun (13 Productions), trésorier de cette même association. Trois catégories de fiction sont primées : séries de prime time de moins de quatre ans, séries d’access prime time et de day time, téléfilms. Le crû 2005 comporte en outre une sélection exceptionnelle hors compétition avec Plus belle la vie (Telfrance, France 3). N°23 - 19 septembre 2005 - page 13 Parcours Christian Davin : porte-drapeau de l’animation française Ancien juriste d’affaires dans le nucléaire, Christian Davin, 55 ans, est un producteur influent dans l’industrie de l’animation. Président du SPFA, il est aussi un défenseur infatigable de la production française auprès des diffuseurs et des pouvoirs publics. Portrait. Première de son secteur entre 2000 et 2004 avec 34 heures produites annuellement (source CNC), Alphanim, la société de production de programmes d’animation fondée par Christian Davin en 1997, a une rentrée chargée. Outre l’adaptation TV des livres de Michel Oliver La Cuisine est un jeu d’enfants pour Tiji, elle signe aussi la série événement Robotboy, premier investissement significatif de Cartoon Network Europe dans une œuvre française, et prépare son premier long métrage, Franklin et le Trésor du Lac de la Tortue. Implantée à Paris, avec une filiale à Angoulême, un studio au Luxembourg et un bureau de distribution à Londres, Alphanim a déjà produit près de 500 demi-heures, soit l’équivalent de trois séries de 26 x 26’ par an. Cette réussite en matière de développement et de créativité tient au talent d’entrepreneur de son fondateur. Fin politique, ce professionnel reconnu, défenseur des intérêts des producteurs d’animation, n’était pas destiné à œuvrer dans l’audiovisuel. Ancien juriste d’affaires, Christian Davin a opéré en 1979 un virage à 180°. « De 1975 à 1979, après de longues études de droit, j’ai travaillé comme juriste international d’affaires à la Cogema puis chez Framatome. En août 1979, j’ai changé de cap professionnel. Dans la clinique en vogue de mon frère psychiatre, j’avais rencontré des vidéastes et des cinéastes engagés et découvert que l’audiovisuel comblerait plus mon imagination que le commerce des combustibles radioactifs », se souvient-il. Familier Christian du Canada anglophone, Davin propose donc ses Satellimag, une publication Satellifax services à des cinéastes et producteurs pour la coproduction et la vente de programmes dans ce pays. En 1980, il devient chargé d’affaires indépendant au Canada pour l’Ina. A TV Ontario, il vend une dizaine de pièces de théâtre classique produites par l’ORTF. Désireux d’élargir son offre en programmes, il contacte en 1981 la Direction des affaires commerciales et financières d’Antenne 2. « J’ai rencontré Jean Cazès, responsable du service commercial (aujourd’hui producteur de cinéma, ndlr), et Laurence Kaufman, chargée des ventes. Dès lors, j’ai représenté Antenne 2 au Canada pour les ventes de son catalogue et la recherche de coproducteurs pour des fictions (Le matou, Les plouffes, Le sang des autres de Claude Chabrol). FR3 Cinéma comptait aussi parmi mes clients et j’ai contribué au montage du film d’Elie Chouraqui Paroles et Musique. » De la vente à la production Il poursuit cette activité jusqu’en 1984, date à laquelle il rejoint Jean Cazès, fondateur d’Initial groupe. « J’étais producteur et associé minoritaire de cette société de production et de distribution. Je me suis notamment occupé de la production de la série d’animation (52 x 24’) SOS Polluards, produite avec Antenne 2 (Jacqueline Joubert dirigeait alors l’unité jeunesse, ndlr) et Cinar au Canada. Comme producteur exécutif, j’ai aussi travaillé sur la série Les oiseaux (50 x 10’) coproduite avec La Sept ». Entre juillet 1987 et novembre 1988, Christian Davin prend la direction générale du studio de dessins animés par ordinateur, Label 35, auprès de Claude Huhardeaux (pdg) et Virginie Jallot (productrice exécutive). Il y produit la série Sharky & George. En janvier 1989, Jean Cazès, repreneur fin 1987 de 100 % de RMC Audiovisuel, l’actionnaire majoritaire de France Animation, lui offre la direction générale du studio. Objectif : en faire une société de production à part entière. « La première série en production a été la fin de SOS Polluards. Très rapidement (1990), pour dynamiser le développement des projets et la création, j’ai fait appel à Christophe Izard, producteur d’émissions jeunesse (L’Ile aux enfants pour TF1) et ancien responsable d’unité jeunesse à Antenne 2, en tant que producteur et directeur d’écriture ». Ensemble, ils rencontrent un grand nombre d’intervenants internationaux pour faire valoir les avantages de la coproduction avec une société française. Leur démarche est payante : entre 1990 et 1995, France Animation coproduit plus d’une dizaine de • • • Chr i st i an Da v i n en dat es Né en 1950 à Marseille. 1966-1976 : Bac philo, doctorat de droit, Master of Laws à la Queen’s University (Kingston, Ontario). 1976-1979 : juriste d’affaires international (Cogema, Framatome). 1980-1984 : représentant exclusif d’Antenne 2 et de l’Ina au Canada anglophone pour les ventes et coproductions de télévision. 1984-1987 : Initial Groupe, associé du fondateur Jean Cazès. 1987-1988 : dg de Label 35. 1989-1997 : dg puis pdg de France Animation. Depuis 1997 : pdg d’Alphanim. Depuis 1995 : président du Syndicat des producteurs de films d’animation (SPFA). N°23 - 19 septembre 2005 - page 14 Parcours • • • séries* (400 demi-heures environ), notamment avec les partenaires clé Ravensburger en Allemagne et Cinar au Canada. Sur trois-quatre séries annuelles, la société en coproduisait ainsi deux-trois avec eux. La montée en puissance de France Animation s’effectue parallèlement à l’arrivée notable de la France dans le secteur de la production d’animation. Dès 1990, Christian Davin s’implique dans la défense des intérêts de la profession : jusqu’en 1999, il est viceprésident chargé de l’animation à l’Uspa. Il rejoint aussi le SPFA, créé par Denis Olivieri (Les Cartooneurs) et Jacques Peyrache (ex Pixibox), et dont il assure la présidence depuis 1995. « L’animation française se développait réellement. En raison de la spécificité des métiers, il devenait indispensable aux producteurs d’animation de parler de leur propre voix », explique Christian Davin. Incompatibilité avec France Télécom Ripley : les aventuriers de l’étrange (26 x 26’), Mona le vampire (65 x 26’), Redwall (13 x 26’), Les Baskervilles : une famille d’enfer (26 x 26’). En 1999, la société signe plusieurs développement originaux : la sitcom Allô la Terre, ici les Martins (26 x 26’, Canal+, Tooncan, Cartoon Network), le cartoon irrévérencieux X-Ducks (78 x 7, France 3, Teleppol, Tooncan), vrai succès sur le marché international, et Delta State (26 x 26’, France 2/ Canal+/Nelvana/Megafun), pour les 15-18 ans (une suite est en préparation avec France 2). « Les coproductions minoritaires ont été réduites à la portion congrue. Chaque année, Alphanim conçoit quatre à cinq nouvelles séries innovantes pour toutes les tranches d’âge ». En 1999, la société tente aussi une incursion vers le web, via sa filiale Alphanim Digital, chargée de produire des contenus spécifiques pour la syndication sur internet et d’alimenter le site communautaire de divertissement pour les 18-30 ans, Yafoule.com, lancé en 2000. « Le modèle économique n’a pas été rentable et l’activité web a été suspendue fin 2001 (basée à Angoulême, cette filiale est désormais tournée vers les séries utilisant les nouvelles technologies et le numérique, ndlr) ». En deux ans, Alphanim Digital a initié dix petites séries d’animation et de fiction, aujourd’hui vendues aux opérateurs de téléphonie mobile et de VOD. « Dans la clinique en vogue de mon frère psychiatre, j’avais rencontré des vidéastes et des cinéastes engagés et découvert que l’audiovisuel comblerait plus mon imagination que le commerce des combustibles radioactifs. » En 1996, Initial Groupe est vendu à UGC DA et France Animation à France Télécom. Pdg de la société depuis 1993, Christian Davin en part en 1997. « J’avais aussi déposé un projet de reprise avec la Générale des Eaux, Cinar et Media Participations. Je voulais transformer la société et monter au capital. Le nouvel actionnaire et moi-même n’avons finalement pas trouvé d’accord sur les conditions d’une poursuite de notre collaboration ». Etienne Mallet, président de la Générale d’Images, lui propose alors de créer une nouvelle société. En tant qu’actionnaire majoritaire et président, Christian Davin fonde Alphanim en mars 1997 avec la Générale d’Images (Vivendi), qui revendra ses parts en décembre 2000 à Part’Com – groupe CDC –, ex-actionnaire de référence de France Animation, et les Soficas Gimages et Valor IV. Pour se lancer, Alphanim conclut avec des partenaires canadiens (Cinar et Nelvana) des coproductions où elle est minoritaire mais active dans la production et détentrice de droits de distribution : Bêtes à craquer (52x13’), Satellimag, une publication Satellifax 2002 : Alphanim double son volume de production Alphanim monte en charge. En 2002, Christian Davin signe un accord cadre avec Studio Canal Vidéo, co-éditeur du label Alphanim Vidéo distribué par Universal. Seules les productions les plus porteuses sortent en vidéo : Mona le vampire et prochainement La cuisine est un jeu d’enfants. « La même année, L’équipe de Christian Davin Clément Calvet, directeur délégué adjoint, producteur Jan Van Risselberghe, auteur et producteur créatif Patrice Jouannin, directeur financier Jean-Pierre Quenet, studio, directeur des opérations et des productions Jérémie Fajner, directeur des affaires juridiques et commerciales Céline Carenco, responsable des ventes Londres : Anne Magnol Luxembourg (Luxanimation) : Lilian Eche et Ariane Payen Au SPFA : Stéphane Le Bars, délégué général nous avons aussi intégré notre service de distribution internationale et créé en 2003 Luxanimation, filiale de prestation et de production basée au Luxembourg. En 2005, nous avons ouvert un bureau de distribution à Londres, dirigé par Anne Magnol. Avec 35 millions de produit brut d’exploitation en 2004, Alphanim s’est bien développée », se félicite Christian Davin. Ambitieux pour sa société, il l’est aussi pour l’animation française et combat la paupérisation du secteur. En ce sens, l’accord signé avec France Télévisions, qui pérennise les investissements**, est une victoire du SPFA. « Il faut cependant rester vigilants, afin que le financement et la diffusion de nos œuvres en France soient l’objet des plus grandes attentions de la part des acteurs économiques du secteur », conclut-il. Pascale Paoli Lebailly * Albert le cinquième mousquetaire (26 x 24’) ; Les contes du chat perché (15 x 24’) ; Robinson Sucroé (26 x 24’) ; Arsène Lupin (26 x 24’) ; Le monde extraordinaire de Richard Scarry (26 x 24’) ; Urmel (26 x 24’) ; Les Babalous (65 x 5’) ; Ivanohé, chevalier du roi (52 x 24’)… ** l’accord SPFA/FTV prévoit le maintien pendant six ans des volumes de diffusion des programmes d’animation sur l’ensemble des chaînes du groupe au niveau actuel de 2100 heures par an et l’augmentation des investissements du groupe, soit 50 M€ en 2005-2006, 52,5 M€ en 2007-2008 et 55 M€ en 2009-2010. N°23 - 19 septembre 2005 - page 15 Parcours Dominique Ducass, de Canal j à Jetix Après 20 ans entre distribution câble et édition de chaînes thématiques, Dominique Ducass peut se targuer de posséder une vision panoramique du secteur. Aujourd’hui dga de Jetix (groupe Disney), elle doit imposer une chaîne jeunesse dans un marché où la concurrence s’affole avec l’arrivée à l’automne de Baby TV, Gulli et Nickelodeon. Récit d’une carrière polyvalente. Si quelqu’un connaît du bout des doigts l’histoire mouvementée de deux décennies de relations entre câblos et éditeurs de chaînes thématiques, c’est bien Dominique Ducass. Grâce à une vision globale, acquise en alternant les postes de chaque côté de la barrière, dans un marché aux relations commerciales de plus en plus difficiles. Sa maîtrise de gestion des entreprises en poche, Dominique Ducass est embauchée à TF1, alors publique, pour un stage de fin d’études aux services généraux de la chaîne, stage qu’elle désire transformer en début de carrière. Le changement de majorité de 1981 bouleverse ses plans, et quand son directeur Jean-Louis Guillaud doit quitter la Une pour le secteur privé, elle le suit dans les deux sociétés de production et de post-production qu’il dirige : Antegor et Wat. « Lorsqu’il a été nommé chez Hachette pour travailler sur la diversification du groupe, il m’a proposé de le suivre ; j’ai ainsi participé activement à la création de Canal j, la première chaîne thématique du câble, et il m’a paru naturel de demander à faire partie de l’équipe dirigeante. » Au sein de la petite structure, Dominique Ducass, directrice adjointe puis directrice de la chaîne, est à la fois responsable d’antenne, des achats de programmes, des relations contractuelles avec les sociétés de gestion de droits et des négociations avec les câblo-opérateurs. « C’était facile et difficile à la fois », raconte-t-elle aujourd’hui, se souvenant d’une époque (Canal j est lancée à Noël 1985) où les balbutiants réseaux du Plan câble n’avaient à offrir à leurs premiers abonnés que les trois chaînes publiques, RTL, TMC, et, tant bien que mal, des chaînes étrangères. « Facile, car il n’y avait pas de contraintes d’audience, pas de concurrence, et nous avions Satellimag, une publication Satellifax beaucoup de liberté. Difficile parce que le marché des droits câble n’existait pas : tout était à créer, il fallait sans cesse rabâcher les mêmes explications. C’était excitant mais compliqué. » Au cœur du câble chez Lyonnaise Communications En 1989, démarchée par Lyonnaise Communications alors présidée par Francis Brun-Buisson, pour prendre en charge les relations avec les chaînes thématiques, Dominique Ducass n’hésite pas. « À Canal j, je commençais à tourner un peu en rond ; accepter ce poste était par ailleurs le meilleur moyen de voir comment cela se passait de l’autre côté. Et puis la Lyonnaise, c’était le réseau de Paris, ça ne se refusait pas. » En tant que responsable de la programmation, elle met en place et gère l’ensemble des relations contractuelles avec les éditeurs, les autorités de régulation et les ayants droit. On lui confie également la mission de développer l’information sur les programmes, à l’époque inexistante. « Le câble était beaucoup plus statique qu’aujourd’hui, l’offre était monolithique, il n’y avait pas de segmentation : il fallait trouver des idées pour le dynamiser. C’est ainsi que j’ai monté, avec Michel Hommell et la Caisse des Dépôts, le magazine TV Câble Hebdo, ce qui m’a permis de connaître un nouveau secteur, la presse. J’ai eu la chance, dans ma carrière, de souvent me trouver à des moments charnières, avec des lancements et plein de choses excitantes à faire. » Effectivement, le secteur bouge. Poussée par le gouvernement Rocard de l’époque, la norme D2 Mac fait son apparition sur le câble et permet de diversifier l’offre de chaînes. Par ailleurs, las d’attendre les programmes spécifiques qu’ils appellent de leurs vœux, les câblo-opérateurs décident de les créer eux-mêmes. Culture de concurrence oblige, ils œuvrent chacun de leur côté, ce qui brouille un peu la visibilité après du public mais donne naissance, entre 1989 et 1991, à une multitude de chaînes thématiques : Bravo, Canal Jimmy, Ciné Folies, Ciné Cinémas, C’était hier, Humour, MCM, Planète... • • • Dominique Ducass en dates 1979 : maîtrise d’économie - gestion des entreprises Paris I. 1980-1981 : assistante à la direction des services généraux de TF1. 1981-1983 : attachée de direction auprès du directeur d’Antegor et WAT. 1984-1985 : assistante de direction chez Hachette. 1986-1987 : directrice adjointe de Canal j. 1988-1989 : directrice de Canal j. 1989-1992 : responsable de la programmation de Lyonnaise Câble. 1993-1996 : directrice des programmes de Vidéopole. 1996-1997 : chargée de mission à Festival. 1997-2000 : chargée de mission à Fox Kids France. 2000-2002 : directrice commerciale et marketing de Fox Kids France. Depuis 2002 : dga en charge de l’activité commerciale et des relations institutionnelles de Fox Kids/Jetix France. N°23 - 19 septembre 2005 - page 16 Parcours • • • Mais déjà, d’autres horizons s’ouvrent à Dominique Ducass avec l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le câble, dont Vidéopole, une filiale d’EDF qui se spécialise dans le câblage de petites villes. Embauchée pour les mêmes tâches qu’à la Lyonnaise mais avec le titre de directrice, elle y découvre une tout autre vision du câble : « C’était le même job, mais malgré tout nouveau, car Vidéopole était un opérateur qui construisait lui-même ses réseaux (Lyonnaise Câble, aujourd’hui Noos, n’était que l’exploitant commercial des réseaux du Plan Câble, construits et détenus par France Télécom, ndlr). Il y avait 138 sites à visiter ; aujourd’hui encore, quand je traverse la France, je tombe toujours au moins une fois sur une ville câblée par Vidéopole (aujourd’hui gérées par UPC, ndlr). Parfois, je me déplaçais sur un réseau qui ne comptait que 150 abonnés ! C’était un vrai casse-tête pour harmoniser l’offre ! » Loin derrière les trois «grands», le «quatrième opérateur» voit en la personne de Dominique Ducass une négociatrice hors pair, et les anciens du secteur se souviennent bien de ses commentaires parfois peu amènes sur des éditeurs qui demandaient une rémunération trop importante à ses yeux. «À L’époque, les câblos n’étaient pas très forts face aux éditeurs, et je suis repassée du côté des éditeurs quand justement les câblos ont commencé à renforcer leur position ! », sourit-elle. n’avaient pas beaucoup de capacité. » À ce poste, où elle n’est pas salariée mais chargée de mission indépendante, Dominique Ducass développe la commercialisation de Festival sur le câble en France et dans divers territoires francophones, négocie les conditions de rémunération et assure l’information des contenus auprès des distributeurs. À partir de 1997, son statut d’indépendante lui permet d’accepter une deuxième mission, auprès du groupe américanoisraélien Saban. « Vincent Chalvon, qui travaillait chez Saban, m’a demandé de prospecter afin de savoir s’il y avait de la place en France pour une chaîne enfants supplémentaire. » La réponse étant positive, c’est tout naturellement que la mission de Dominique Ducass se prolonge avec le lancement de Fox Kids, où elle prend en charge les secteurs qu’elle connaît bien : commercialisation auprès des opérateurs câble et satellite, négociation des accords de distribution, organisation d’opérations promotionnelles. En 2000, la chaîne est bien implantée ; cela offre à Dominique Ducass l’opportunité d’intégrer la société en tant que directrice commerciale et marketing, un poste où, tout en continuant à s’occuper des relations avec les opérateurs, elle organise la candidature de Fox Kids à la TNT en 2002 et le lancement de la chaîne interactive Fox Kids Play en France et en Grande-Bretagne. « Des fusions [entre opérateurs], j’en pressens d’ailleurs d’autres. » Retour à l’édition de chaînes C’est en effet au moment où, avec le lancement du numérique par satellite puis sur le câble, le nombre de chaînes se multiplie et permet aux opérateurs de les mettre en concurrence, que Dominique Ducass rejoint l’une d’elles, Festival. « J’avais envie de revenir aux contenus, et Roger-André Larrieu, qui venait d’être nommé à la tête de la chaîne, m’a proposé de m’occuper de son implantation chez les opérateurs. Cela avait beau être une chaîne du service public, ce n’était pas évident, car il y avait déjà une certaine concurrence sur la fiction. Or la plupart des réseaux câblés étaient encore analogiques et Satellimag, une publication Satellifax Négocier pour positionner Jetix Depuis novembre 2002, elle est directrice générale adjointe en charge de l’activité commerciale et des relations institutionnelles, un poste qui lui a permis de participer pleinement à la transformation de Fox Kids en Jetix, en 2004. « Bien au-delà d’un simple changement de nom, c’était presque un lancement de nouvelle chaîne, avec une refonte complète de la programmation. Le choix s’est avéré pertinent : la hausse de la courbe d’audience a coïncidé avec ce nouveau positionnement. » Faire partie de l’équipe dirigeante n’a pas enlevé à Dominique Ducass le goût de la négociation avec les opérateurs... de moins en moins nombreux au fil des ans : « Le nombre d’interlocuteurs se réduit, cela ne facilite pas les négociations ! Mais les fusions sont l’occasion de signer de nouveaux accords afin de repositionner la chaîne dans les nouvelles offres. Des fusions, j’en pressens d’ailleurs d’autres, j’ai encore du travail en perspective ! Et puis il y a de nouvelles opportunités, avec de nouveaux entrants comme l’ADSL, la VOD ou la TV mobile. » Son dernier succès : avoir réussi à placer Jetix sur les deux bouquets concurrents d’Orange et de SFR, un doublon que peu de chaînes ont réussi, la stratégie de SFR étant de laisser à CanalSat – qui demande en général l’exclusivité – le soin d’élaborer son offre TV, tandis qu’Orange compose son propre bouquet. « Les relations entre éditeurs et opérateurs sont devenues dures ; la tendance est à la réduction des redevances ou à des accords forfaitaires. C’est difficile pour une chaîne de trouver un équilibre entre les recettes de distribution et de publicité et les dépenses nécessaires pour se différencier des autres... tout en respectant les obligations du conventionnement. » De Canal j à Jetix, d’une chaîne jeunesse à l’autre, la boucle est bouclée. Au lancement de Canal j il y a 20 ans, Dominique Ducass était « loin d’imaginer qu’il y aurait un jour autant de chaînes pour enfants ». Et ce n’est pas fini avec l’arrivée cet automne de trois nouvelles concurrentes : Baby TV, Gulli et Nickelodeon. « Je ne sais pas jusqu’où cela va aller, ça devient hallucinant ! » Julien Alliot Ce que Dominique Ducass regarde à la télé « Au bureau, j’ai Jetix en permanence et je zappe sur les autres chaînes enfants pour voir ce qu’elles font. Chez moi, c’est essentiellement l’info : les JT, des documentaires d’histoire. Et un film de temps en temps sur les chaînes cinéma. Mais à vrai dire, je préfère sortir, au théâtre notamment. » N°23 - 19 septembre 2005 - page 17 Qui fait quoi ? Pampa Production (Nicolas Traube) Les amants du Flore (France 3/Arte) Il y a un an Pampa Production n’avait plus la moindre commande en cours. Aujourd’hui Nicolas Traube, son gérant, compte une dizaine de productions avec notamment trois tournages pendant l’été. Cinq ans après la création de la société et six ans après son départ de la direction de la fiction de France 2, il est parvenu à pérenniser son activité de producteur indépendant. Récit d’une renaissance. Créée quelques mois après le départ de Nicolas Traube de la direction de la fiction France 2, Pampa Production a trouvé cet été un nouveau souffle avec la mise en tournage de trois nouvelles productions. Côté fiction, le producteur s’est attaché à deux histoires d’amour emblématiques de la vie intellectuelle et artistique du XXe siècle. D’une part Simone de Beauvoir (Anna Mouglalis) et Jean-Paul Sartre (Lorant Deutsch) dans Les amants du Flore, film réalisé par Ilan Duran-Cohen pour France 3 et Arte. D’autre part Onassis (Gérard Darmon) et la Callas (Luisa Ranieri) dans Ari et Maria pour France 2. Côté documentaire, le sujet est également historique : à l’occasion du centenaire de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, France 2 a commandé à Pampa un documentaire de 90’ provisoirement intitulé Sois le meilleur, conçu sur une idée originale de JeanMichel Carpentier. qui lui permette de mettre en œuvre ses projets de fictions, il s’est sans doute senti dépossédé de sa société. » Nicolas Traube quitte Hamster, revend ses parts et dès le lendemain, il est approché par Jean-Pierre Cottet, dg chargé de l’antenne de France 2, pour prendre la direction de la fiction de la chaîne. A ce poste, pendant trois ans, il initie les séries de 52’ (PJ, La Crim...) qu’il parvient à faire programmer le vendredi mais également le mercredi. Début 2000, Nicolas Traube est à son tour remercié. « Je n’imaginais pas, pendant les trois premiers mois qui ont suivi mon départ de France 2, ne pas recevoir d’offres sérieuses. » Pampa ou le retour à l’indépendance En créant une société de production, Nicolas Traube retrouve un univers qu’il connaît particulièrement bien pour avoir dirigé Hamster Productions pendant 13 ans. Aux côtés de Pierre Grimblat, président-fondateur, il développé la société en multipliant les filiales et le chiffre d’affaires : de 25 à 400 millions à son départ en 1996. « J’ai amené Hamster à devenir une mini-major avec la production de fiction dont Navarro, de programmes de divertissement, etc. » Le duo fonctionne jusqu’en 1996 « Pierre Grimblat voulait une structure Satellimag, une publication Satellifax Il espère et attend des sollicitations mais sans réel succès. « C’est un immense péché d’orgueil, mais je n’imaginais pas, pendant les trois premiers mois qui ont suivi mon départ de France 2, ne pas recevoir d’offres sérieuses. J’ai sollicité des sociétés de production audiovisuelle, mais me vendre n’est sans doute pas mon plus grand talent », raconte-t-il. Simone Halberstadt-Harari lui propose de s’occuper d’une filiale de Télé Images, mais Nicolas Traube estime qu’il y sera « un peu à l’étroit » et décline l’offre, comme il refuse également la proposition du producteur Jean-Pierre Ramsay-Levi (Fit Production). « Je n’étais pas sûr que mon mauvais caractère nous permettrait de travailler ensemble…» Il a quitté la chaîne depuis plusieurs semaines quand il envisage de s’installer en indépendant. La création de Pampa Production Au printemps 2000, le projet d’adaptation de Résurrection, roman de Tolstoï, se monte en Italie et la productrice italienne a besoin d’un coproducteur. Nicolas Traube accepte et Pampa Production voit le jour en juin. La société annonce trois ambitions : organiser des coproductions européennes, signer des « objets singuliers » et être présente ••• N i c o l a s Tr a u b e en dates Naissance en 1949 à Zurich (Suisse). 1967-1972 : licence de sciences éco à l’université de Genève. 1972 : participe aux Etats-Unis au comité de réélection du président Richard Nixon. 1973-1974 : attaché de direction auprès de Alba spa Rome, société de gestion de domaines agricoles et de promotions touristiques en Italie. 1976-1981 : pdg de Jacaranda Films, société de production à l’origine d’une quinzaine de films documentaires notamment en coproduction avec des chaînes françaises et étrangères. 1978-1981 : administrateur de Omnium-Genève SA, holding financière ayant des participations dans des sociétés immobilières et industrielles. 1983 : producteur exécutif et responsable des coproductions de Hamster Productions. 1983-1996 : directeur puis directeur général de Hamster Productions. 1983-1996 : vice-président puis coprésident de l’Uspa. 1996-1999 : directeur de la fiction de France 2. Depuis 2000 : gérant de Pampa Production. Depuis 2003 : membre du conseil d’administration du festival de la fiction de Saint-Tropez. N°23 - 19 septembre 2005 - page 18 Qui fait quoi ? • • • dans le segment des séries longues internationales. « Mais le développement de séries internationales exige des investissements très lourds et, malgré le succès de M6 avec Largo Winch (Paramount International Television, Dupuis Audiovisuel), le marché s’est rétréci. » La société s’en tient donc à la production d’« objets particulièrement identifiables. Ce n’est pas par le nombre que Pampa peut être remarqué, c’est donc par des films singuliers que nous pouvons nous rappeler au souvenir de nos clients ! Et puis je me suis aperçu à France 2 que les producteurs de fiction dans les groupes ont souvent moins de capacités de développement que les producteurs indépendants. Et leurs productions ne sont pas moins chères. » Indépendant par obligation Quand il crée Pampa Production, Nicolas Traube ne vise pas l’indépendance. « J’aurais adoré être plus séduisant pour d’éventuels investisseurs. » En 2001, son banquier le met en contact avec Vincent Bolloré pour une entrée de son groupe au capital de Pampa, mais les premiers contacts ne se concrétisent pas. La société vit de commandes régulières jusqu’en 2003. Après Résurrection et San Felice, Pampa enchaîne avec Nicolas et le pays des âmes puis participe à la production de Soraya diffusé sur France 2. Pampa fait également revenir Catherine Deneuve à la télévision en lui proposant le rôle de Marie Bonaparte dans Princesse Marie. Mais à l’été 2004, Nicolas Traube, secondé par « son bras droit » Anne Massiot, envisage de mettre la société en sommeil : « j’avais essuyé une dizaine de refus des diffuseurs et Pampa n’avait pas signé la moindre commande depuis 18 mois ». Il postule au prix du producteur délivré par la Procirep – « j’avais besoin de faire parler de la société » – et figure « avec surprise » parmi les dix finalistes sans pour autant l’emporter. Des projets exclusivement avec le service public L’automne 2005 voit les projets de Nicolas Traube relancés. « Avec l’arrivée de Patrick Pêchoux à la direction de la fiction de France 3, il y a eu un emballement autour du projet sur Simone de Beauvoir. Perrine Fontaine, qui prenait la succession de Laurence Bachman à la direction de la fiction France 2, a signé le téléfilm sur Satellimag, une publication Satellifax Les productions Pampa 2001 : Résurrection (2 x 90’) d’après Léon Tolstoï, adapté et réalisé par les frères Paolo et Vittorio Taviani. Coproduit avec Filmtre (Italie), Bavaria (Allemagne) et avec la participation de la Rai (Italie), France 2 et ZDF. Diffusé sur France 2 le 26 décembre 2001, puis sur Arte les 9 et 10 janvier 2003. 2002 : Nicolas et le pays des âmes, écrit par Gilles Gérardin et Claire Aviva, réalisé par Patrice Martineau. Coproduit avec ICC (Espagne) et avec la participation de TV Catalunya (Espagne) et France 3. Diffusé sur France 3 le 11 décembre 2004. 2003 : Soraya, écrit par Umberto Marino, Anna Samueli, Jacqueline Feather et David Seidler, réalisé par Ludovico Gasparini. Coproduit avec Luxvide (Italie), Eos (Allemagne), la Rai (Italie) et avec la participation de France 2 et de Sat I (Autriche). Diffusé sur France 2 le 28 décembre 2003. 2003 : Princesse Marie, sur une idée originale d’Hélène Millerand, écrit par Louis Gardel et François-Olivier Rousseau et réalisé par Benoît Jacquot. Coproduit avec Film en Stock, Arte, ORF (Autriche), ARD (Allemagne), avec la participation de France 2, TV5, le programme Media de l’UE et France Télévisions Distribution. Diffusé sur Arte les 4 et 5 mars 2004. 2003 : Lucile et le petit prince, écrit par Catherine Ramberg, réalisé par Marian Handwerker, coproduit avec Capa Drama, To Do Today (Belgique), la RTBF (Belgique), avec la participation de France 3. Diffusé sur Festival en novembre 2004 et en juin 2005 sur France 3. 2004 : La San Felice d’après Alexandre Dumas, adapté et réalisé par les frères Paolo et Vittorio Taviani. Coproduit avec Victory (Italie), de Angelis Group (Italie), Agertre (Italie), Cattleya (Italie), la Rai (Italie), Telecinco (Espagne) et avec la participation de France 2, TV5 et France Télévisions Distribution. Diffusé sur France 2 le 15 mai 2004. 2004 : Le voyage de Louisa écrit par Azouz Begag (aujourd’hui ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances) et Charles-Antoine de Rouvre, réalisé par Patrick Volson, coproduit avec XI Marzo Films (Italie) avec la participation de France 2, la Rai (Italie) et le CNC. Diffusé sur la RTBF (Belgique) en novembre 2004 et à diffuser sur France 2. la Callas et Onassis. » Outre les trois tournages de cet été, Nicolas Traube prévoit en novembre le tournage d’un Lendemain matin, une coproduction avec France 2, la RTBF et le producteur belge To Do Today, puis, en janvier, celui de Talgo, une histoire d’amour dans un train réalisée par l’Espagnol Lluis M. Güell et coproduite avec TV Catalunya pour France 3. Suivront les productions actuellement en développement pour France 2 : Le Cid (2 x 90’) – « celui du XIème siècle et non celui de Corneille » – sur un scénario de Louis Gardel et de Christian de Montella sans doute en tournage l’été prochain, la série jeunesse Ben et Thomas (13 x 26’) écrite par Mike Horelick et Jon Carnoy et Mariage à Saint-Cloud (6 x 52’), une série écrite par Marie-Paule Casanova qualifiée par Nicolas Traube de « Dallas à Saint-Cloud » ; ça se défend par son charme, la justesse des situations et des dialogues ». Le producteur espère également produire Guerre et paix (4 x 90’) avec France 2, la Rai et la ZDF, ainsi que l’adaptation des Châtaigniers du désert, le dernier livre de Frédérique Hébrard (auteur du Château des Oliviers et du Grand Bâtre, déjà produits par Nicolas Traube). Pour France 3, il est question d’un documentaire sur l’homoparentalité à travers l’histoire d’un couple new-yorkais. Si Pampa Production n’a pas encore produit pour le cinéma, ce n’est pas faute d’avoir essayé : « c’est un secteur aussi fermé que la télévision. Mon projet de long métrage sur Sœur Sourire avec Cécile de France n’a pas abouti. » Un échec qui ne l’empêche pas d’imaginer de nouveaux prolongements pour renouer avec un secteur qu’il a déjà abordé avec Hamster dans les années 1980. Peut-être prochainement une nouvelle source de croissance pour Pampa qui devrait clore l’année 2005 avec un chiffre d’affaire autour de 5 M€, en augmentation d’un peu plus de 20 % par rapport à 2004. N°23 - 19 septembre 2005 - page 19 Que sont-ils devenus ? Cyrille du Peloux, de TPS à Veolia Entre le dossier de candidature de Bouygues pour emporter TF1 et, quelques années plus tard, le lancement de TPS, Cyrille du Peloux aura été au cœur de grandes aventures audiovisuelles. C’est pourtant dans le secteur de la propreté environnementale qu’il travaille aujourd’hui en supervisant Onyx, la branche propreté de Veolia, pour la Grande-Bretagne et l’Europe du Nord. Une expatriation qui n’a rien de définitif. Parcours. Quand il accepte l’offre de Veolia à l’été 2002, Cyrille du Peloux a démissionné de Bull depuis six mois et ses projets de rachat de NumériCâble n’ont pas abouti. Il est un temps en compétition avec Bertrand Meheut pour le poste de directeur général de Canal+, mais Xavier Couture, alors président de la chaîne, a déjà fait son choix quand il le reçoit dans son bureau en août. Dès septembre, Cyrille du Peloux quitte Paris et l’audiovisuel pour Londres et la propreté. « C’est bien sûr un univers très différents, explique le directeur d’Onyx, la filiale propreté de Veolia : des gros contrats de gestion des déchets (incinération, compost, recyclage) avec des collectivités locales, et, dans l’industrie, l’élimination des déchets dangereux, des activités off shore, etc. » Un environnement finalement pas si éloigné de ses débuts dans la fonction publique. Un X-Ponts à TF1 Polytechnicien, Cyrille du Peloux (né en 1954), débute à la direction générale de l’énergie et des matières premières du ministère de l’Industrie. Il est envoyé en région Paca pour s’occuper de l’énergie et de la sûreté nucléaire (19791981), puis retrouve l’administration centrale comme adjoint du chef du service charbon, gaz et électricité (1981 à 1984). Il est détaché un an aux Charbonnages de France avant de prendre la décision de pantoufler. « J’ai adressé une candidature spontanée à Francis Bouygues. J’avais envie de bouger et je lui ai demandé de faire de l’international. » Mais quand il est reçu par le pdg du groupe Bouygues, celui-ci lui propose de devenir l’adjoint de Patrick Le Lay, directeur général de la diversification. En 1985, il intègre donc le groupe de BTP alors que les seules diversifications envisagées ne concernent encore que l’industrie. « Je me suis occupé de dossiers variés, par exemple le rachat de la Compagnie des signaux dans le domaine de l’électricité. » Mais dès 1986, Francis Bouygues commence à s’intéresser à la télévision et, lorsque la décision de concourir au rachat de TF1 est prise, Cyrille du Peloux est chargé de constituer le tour de table du rachat et le dossier de candidature. « En termes de lobbying, nous nous étions répartis la tâche : je m’occupais du Blic (Bureau de liaison des industries cinématographiques, ndlr), de la SFP et, plus largement, des producteurs et de leurs instances professionnelles ; Patrick Le Lay et Francis Bouygues se sont concentrés sur la CNCL (autorité de régulation de l’époque, ndlr). » Responsable de la candidature, il s’entoure d’une petite équipe avec, notamment, « Martine Liautaud, une financière, et le journaliste Alain Schmit. Francis Bouygues avait lui-même des conseillers officiels présents pour crédibiliser la candidature du groupe : l’historien Alain Decaux, l’ex-pdg d’A2 Marcel Jullian ou encore la journaliste Michèle Cotta. Il y avait également Vous avez connu Cyrille du Peloux... …adjoint de Patrick Le Lay, directeur général de la diversification (1985-1987), …secrétaire général de TF1 (1987) et dga chargé du développement et des filiales (1988-1992), …président de Lyonnaise Communications et pdg de Paris Première (1992-1998), ...dg de TPS (1996-1999), …dg de Bull (1999-2001). Satellimag, une publication Satellifax Aujourd’hui, Cyrille du Peloux... …est directeur d’Onyx pour la Grande-Bretagne et l’Europe du Nord. Bernard Tapie, actionnaire via Bernard Tapie Finances. » Mais Cyrille du Peloux n’imagine pas encore que sa carrière s’inscrira dans l’audiovisuel : « Pendant toute la campagne, nous étions à peu près sûrs de perdre. Le contexte était compliqué : il y avait des manœuvres sur La Cinq avec Robert Hersant et Silvio Berlusconi, les chances de réussite étaient minces. » En avril 1987, le groupe de BTP emporte l’appel d’offres et la répartition des places commence. « Je suis rentré comme secrétaire général de la chaîne, c’est-à-dire que j’avais en charge tous les services qui ne relevaient pas directement de l’antenne ou de la régie : le juridique, le technique, les études d’audience, la partie administrative et financière. » Un an plus tard, il est nommé dga et se voit confier le développement et le management des filiales : TéléShopping, TF1 Vidéo, Une musique, puis Eurosport. Du groupe Bouygues à la Lyonnaise des eaux En 1992, il travaille depuis cinq ans à TF1 quand il est approché par un chasseur mandaté par la Lyonnaise des eaux. « Il s’agissait alors de recruter le remplaçant de Nicolas de Tavernost, dg de M6. Jérôme Monod et Guy de Panafieu, tous deux vice-présidents de la Lyonnaise des eaux, voulaient lui confier le redressement de l’activité câble pendant que je le remplacerais à M6. » Mais Nicolas de Tavernost • • • N°23 - 19 septembre 2005 - page 20 Que sont-ils devenus ? • • • propose alors de confier à Cyrille du Peloux la présidence de Lyonnaise Communications pendant qu’il restera à M6. L’accord est entériné et Cyrille du Peloux est enthousiaste à l’idée de se diriger vers un nouvel univers : les câblo-opérateurs et les chaînes thématiques. Le portefeuille de Lyonnaise Communications compte alors une chaîne locale, Paris Première, dont Cyrille du Peloux devient le pdg. Il s’acquitte de ses missions et mène Lyonnaise Communications au petit équilibre en 1996. « Nous avons très vite réduit les pertes. A mon arrivée, Lyonnaise Communications faisait 200 millions de francs de chiffre d’affaires et 200 millions de pertes ! » Cyrille du Peloux assure la gestion et le développement de la structure quand, début 1996, il est question de lancer un bouquet satellitaire concurrent de CanalSatellite, qui compte déjà 700 000 abonnés analogiques. Le lancement de TPS « CanalSatellite numérique est annoncé pour la mi-1996. Il fallait donc faire vite. » La Lyonnaise des eaux, TF1, la CLT et France Télévisions se sont regroupés autour du projet et, en mai 1996, il est décidé que le bouquet sera lancé sept mois plus tard, pour Noël. Cyrille du Peloux, représentant de la Lyonnaise, est désigné dg et Patrick Le Lay préside TPS. « Je retrouvais Patrick Le Lay dans un contexte nouveau, puisque le pacte d’actionnaires me donnait autant de pouvoir que lui. J’ai recruté Christian de Pennart, un ex de Canal+, pour s’occuper de la commercialisation, Guillaume de Posch, alors directeur des activités TV francophones de CLTUfa, pour les programmes et Gilles Maugard, un ex de TF1, pour la partie technique. Didier Lupfer est devenu dg de TPS cinéma. » Le bouquet est lancé le 21 décembre 1996. Cyrille du Peloux cumule alors les fonctions de président de Lyonnaise Communications et de dg de TPS. « Tout s’est bien passé tant que l’actionnariat est resté stable. Dès lors que la CLT a cherché à se retirer, TF1, qui ne possédait que 25 %, a souhaité prendre le contrôle de la société. France Télécom a repris les part de France Télévisions et Lyonnaise devenait Suez que Gérard Mestrallet présidait. Patrick Le Lay a commencé une bataille de tous les instants pour prendre le contrôle de TPS. » La place de Cyrille du Peloux Satellimag, une publication Satellifax devient difficile : « Patrick Le Lay était président de TPS dont j’étais le dg mais je représentais surtout les intérêts de Suez-Lyonnaise ». Autant l’ambiance en interne est bonne, autant les conseils d’administration virent à l’affrontement. « Jusqu’à un conflit très symbolique, en 1998 : Claude Berda, président d’AB Groupe, éditait des chaînes qu’il commençait à vendre à CanalSatellite. Il me semblait que, pour être compétitif, il fallait héberger un maximum de chaînes ; j’ai approché Claude Berda, mais Patrick Le Lay ne voulait pas entendre parler de chaînes AB sur TPS. J’ai malgré tout signé avec AB Groupe : ce fut l’épisode le plus violent. » Départ pour Bull de Numéricâble finalisée et remise à Vivendi début avril 2002. Parallèlement, nous avions déjà contacté Michel Bon, alors pdg de France Télécom, pour envisager, une fois le rachat effectif, un rapprochement avec des réseaux. Mais, quelques semaines après la remise de notre offre, l’équipe de Jean-Marie Messier, pdg de Vivendi, a sauté : tous nos projets ont volé en éclats. » Parallèlement à leur projet Numéricâble, Cyrille du Peloux et Gustavo Vainstein participent à la candidature de Simone Halberstadt Harari pour l’obtention d’un canal sur la TNT avec le projet de chaîne senior, Privilège TV. Reste qu’en juin 2002, six mois après voir démissionné de Bull, aucun des projets de Cyrille du Peloux n’a abouti. « Il fallait que je trouve un emploi. » Il actionne quelques réseaux et se voit offrir trois postes : l’un dans un fonds d’investissement, un autre dans l’automobile et le troisième dans l’audiovisuel. « J’ai en effet été en discussion avec Jean-René Fourtou, le nouveau pdg de Vivendi, pour le poste de dg de Canal+ dont Xavier Couture était encore président. Nous étions deux : Bertrand Meheut et moi. » Mais l’entretien avec Xavier Couture, qu’il a déjà connu à TF1, ne se passe pas bien : le président de Canal+ lui explique qu’il a déjà fait son choix. Cyrille du Peloux se tourne donc vers les autres propositions qui lui ont été faites : « j’avais commencé à signer dans l’automobile pour un poste basé à Bruxelles quand j’ai reçu l’offre de Veolia qui me proposait de partir à Londres. » Il devient donc, en septembre 2002, directeur d’Onyx pour la GrandeBretagne et l’Irlande ; l’année suivante, il se voit également confier l’Europe du Nord. Son portefeuille pourrait encore s’élargir dans les prochains mois. « Je ne resterai pas toute ma vie à Londres, mais la probabilité qu’on vienne me chercher pour un poste dans l’audiovisuel alors que je suis sorti du secteur il y a 6 ans est faible. Et puis, il y a très peu de postes. Aujourd’hui, je suis engagé dans une autre aventure : quand on emporte un contrat d’un ou deux milliards d’euros, on connaît d’autres gratifications ! » « Patrick Le Lay ne voulait pas entendre parler de chaînes AB sur TPS. J’ai malgré tout signé avec AB Groupe : ce fut l’épisode le plus violent. » Las de cette « guerre de tranchée », Cyrille du Peloux accepte alors la proposition de Guy de Panafieu, devenu pdg de Bull. Il quitte TPS en janvier 1999 et retrouve un univers d’ingénieurs qui lui est familier. « Je me suis lancé dans un vaste plan de scission entre services d’un côté et serveurs de l’autre. Mais Bull était dans une situation très difficile : la société ne disposait plus de fonds propres et les actionnaires ne voulaient pas remettre au pot, ils préféraient tout vendre. » Après avoir vendu les services internationaux de Bull, Cyrille du Peloux tente de monter un MBO (rachat d’une entreprise par ses cadres) pour la partie française des services, rebaptisée Intégris France. Impliqué dans ce MBO, il démissionne de Bull en novembre 2001 pour éviter tout conflit d’intérêt. Mais quelques jours après sa démission, Guy de Panafieu est lui-même démis. Son successeur, Pierre Bonelli, ne veut pas entendre parler de vente des actifs de Bull et Cyrille du Peloux se retrouve « le bec dans l’eau. J’ai été pris de court puisque la vente n’a pas eu lieu. » L’après Bull : projets et déceptions Sans emploi, il se lance dans un nouveau projet de rachat avec cette fois en ligne de mire Numéricâble. « J’avais contacté quelques amis dont Gustavo Vainstein que j’avais connu à la Lyonnaise, et Jean-Marie Fabre qui s’était occupé des investissements dans le câble du Crédit agricole. Nous avons monté ensemble une offre de rachat N°23 - 19 septembre 2005 - page 21 Dernière minute TPS Télé Images International Yves Goblet, précédemment vice-président de Bouygues Telecom chargé de la direction de la marque et de la communication grand public, a rejoint TPS mi-septembre en qualité de vice-président. Il s’est vu attribuer une mission de direction générale auprès d’Emmanuel Florent, président-directeur général de TPS, et prend la responsabilité, à ce titre, des activités marketing, communication, commercial et service client. Simone Halberstadt-Harari quittera la présidence de Télé Images International à la fin du mois de septembre. Ce départ intervient à la suite du rapprochement de Télé Images et Marathon. L’entrée du fonds d’investissements Bridgepoint, déjà actionnaire de Télé Images, dans le capital de Marathon est en passe d’être finalisée. Bulletin d’abonnement A faxer au 01 73 72 70 36 Pour recevoir Satellimag un lundi sur deux en versions papier et électronique* (sur PC) indiquez-nous par mail, fax ou téléphone vos coordonnées de facturation et d’envoi : Nom / Prénom : .......................................................................................................……............................................ Société : …………………………………………. 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REPRODUCTION INTERDITE © 2005 Fréquences Satellimag, une publication Satellifax N°23 - 19 septembre 2005 - page 22 En avant-première au festival de la fiction tv de Saint-Tropez Les rois maudits Photo France 2/Gilles Scarella La saga événement de la rentrée L’air est plus vif sur Photo : Stéphane Ruet/Agence 1827 ÉCOUTER POUR REGARDER ON REFAIT LA TÉLÉ ISABELLE MORINI-BOSC / SÉBASTIEN FOLIN LUNDI / VENDREDI 14H VIVRENSEMBLE