Note explicative - Elevage du Lauragais
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Note explicative - Elevage du Lauragais
LES INDICES DE PERFORMANCE ET GENETIQUES EN ENDURANCE I – PREAMBULE A la demande de l’ACA, les Haras nationaux puis l’IFCE en collaboration étroite avec l’INRA ont menés à son terme les calculs d’indices de performance et génétiques pour la discipline de l’endurance. Un groupe de travail ACA a pu dialoguer avec Mesdames Sophie DANVY (IFCE) et Anne RICARD (INRA) afin d’aboutir aux outils de caractérisation objective de la performance en endurance qui vous sont proposés aujourd’hui. Les premiers indices, calculés sur les performances enregistrées par la FFE de 2002 à 2005, sont parus en 2006. Il s’agissait d’indices « de carrière » qui prennent en compte toutes les performances disponibles depuis 2002 ; ainsi, en 2012 sont publiés les indices 2002-2011. Dès l’origine, le calcul des indices génétiques était prévu, et nous disposons désormais de ceux-ci, fruits d’un dialogue constructif entre le groupe de travail « indices endurance » de l’ACA, l’IFCE et l’INRA. Plusieurs nouveautés et progrès sont apportés : • l’introduction de corrélations entre critères, validée par le groupe ; • la modification de la pondération entre ceux-ci, afin de mieux transcrire la qualité des performances ; • la correction du sexe, pour certains hongres enregistrés comme « mâle » sur FFE Compet ; • la publication sélective des indices, en fonction principalement de leur précision ; • la parution, pour la première fois en 2012, des indices génétiques. II – CRITERES RETENUS Les indices sont historiquement calculés à partir des résultats des compétitions saisis dans FFE Compet (initialement le GICE) transmis au SIRE puis à l’INRA. Désormais s’y ajoutent des données issues de la base de la FEI, pour les cavaliers étrangers montant en France des chevaux français. Les trois critères retenus pour le calcul de l’indice sont : a) La vitesse La vitesse n’intervient directement dans le classement que dans les épreuves à vitesse libre ; de ce fait, les épreuves à vitesse imposée sont écartées. Pour chaque cheval, ce n’est pas la vitesse absolue qui est retenue ; c’est la comparaison de cette vitesse à celle des autres chevaux classés. En outre, cette vitesse est corrigée par le niveau moyen des autres chevaux de chaque course : ainsi la qualité de la concurrence est-elle prise en compte. b) Le classement (ou « état du résultat ») Il ne s’agit pas de la place du cheval dans le classement, qui est révélée par la vitesse, mais du fait que le cheval a terminé l’épreuve ou non (élimination, abandon…). La pondération entre les causes de non classement, est abandonnée. Cependant, il est introduit trois corrections : l’une suivant le niveau de difficulté de l’épreuve révélé par le taux de classés ; une autre, une nouvelle fois, par le niveau de la concurrence. c) La distance C’est la distance réelle de l’épreuve qui est retenue, chaque fois qu’elle est disponible, y compris désormais pour les courses « une étoile ». Pour les épreuves dites « de 90km », c’est cette distance qui a été enregistrée forfaitairement jusqu’en 2008. Pour les courses disputées sur plusieurs jours, il est attribué une équivalence : par exemple, une « 2 fois 80 » équivaut à une 120km. En outre, afin d’accorder davantage d’importance aux championnats internationaux (d’Europe open et du Monde), la distance prise en compte pour ces épreuves est artificiellement majorée. d) Corrections pour les effets d’environnement Des corrections sont apportées pour intégrer les effets suivants : • Age : ainsi, les jeunes chevaux courent moins vite mais sont classés plus souvent que les chevaux plus âgés : leur indice en tient compte. • Sexe : il est apporté une correction pour l’effet sexe, les chevaux entiers étant statistiquement moins performants que les hongres. Comme prévu, des chevaux restant enregistrés comme « mâle » dans FFE Compet alors qu’ils ont été castrés (et bénéficiant donc injustement de cet « effet sexe ») ont été signalés à l’INRA, principalement à partir du fichier FEI. Cependant, un nombre indéterminé mais significatif de « faux mâles » subsiste. (Cf. la nécessité de déclarer la castration). III – CALCUL DE L’INDICE DE PERFORMANCE GLOBAL Chacun des trois critères retenus (vitesse, classement, distance) donne lieu à un indice élémentaire. A chaque indice est associé un coefficient de précision qui tient compte du nombre de performances et de la répétabilité des critères. L’indice global est calculé à partir de ces indices élémentaires, en tenant compte des corrélations existant entre eux, et en appliquant pour chacun une pondération. Cette dernière, déterminée lors du dialogue avec le groupe de travail, est désormais de 35% pour la vitesse, 30% pour le fait d’être « classé ou non » et de 35% pour la distance. (Jusqu’ici cette pondération était la suivante : 30% pour la vitesse, 30% pour le classement, 40% pour la distance). Soulignons que si l’introduction des corrélations entre critères permet une augmentation très sensible du coefficient de détermination, donc de la précision des indices, elle entraîne des modifications parfois importantes de la valeur de ces indices. Il ne faut donc pas être surpris que, pour certains chevaux, l’indice 2002-2011 soit sensiblement différent de celui de 2002-2010, même si le cheval n’est pas sorti en 2011, et que le coefficient de détermination (CD) augmente considérablement. IV – PRESENTATION DES INDICES DE PERFORMANCE Les indices annuels sont calculés, mais non publiés : seul est publié annuellement un « indice de carrière ». Ces indices sont présentés de façon à ce qu’approximativement 50% des chevaux aient un indice supérieur à 100, 30% supérieur à 110, 17% supérieur à 120, 7,5% supérieur à 130 et 2,8% supérieur à 140. Sur la période 2002-2011, 7 363 chevaux sont indicés (ils n’étaient que 3 606 pour l’indice 2002-2005). Cela représente 38 473 sorties en compétition pour 23 779 classements. V – INDICES GENETIQUES Le calcul des indices génétiques, à partir des indices annuels de 2002 à 2011 (et non « de carrière »), a été rendu possible par la prise en compte des corrélations évoquées ci-dessus. Comme les indices de carrière, ils sont composés d’une valeur (l’indice proprement dit) et d’un coefficient de détermination. Pour s’informer sur les indices génétiques, il est conseillé de se rendre à l’adresse suivante : http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/genetique/lesindices/indices-genetiques-sport.html De nombreux chevaux ont un indice génétique endurance, même certains n’ayant rien à voir avec la discipline : dans ce cas le CD est extrêmement faible et l’indice n’apparaît pas sur SIRE. V – PUBLICATION DES INDICES a) Indices de performance : L’ACA a demandé que ne soient pas publiés certains indices non représentatifs : • chevaux jamais classés (151) mais ayant un indice supérieur à 100 car sortis sur des distances élevées (leur précision est toujours faible et seulement 7 chevaux ont un CD supérieur à 0.5) ; • soit dévalorisant inutilement les chevaux jamais classés mais n’ayant courus qu’une fois : indice inférieur à 100 avec un CD très faible (inférieur à 0,30). Comme les années précédentes, les indices seront publiés sur le site www.harasnationaux.fr sous trois formes : deux listes au format pdf : l’une alphabétique, l’autre par ordre décroissant d’indice global ; dans la rubrique « infos-cheval », apparaît sur la fiche de chaque cheval la succession des valeurs annuelles de l'indice de carrière, ce dernier évoluant même en l'absence de nouvelles performances. Remarques importantes : selon un principe retenu par l’ACA depuis la publication des premiers indices, c’est le meilleur indice annuel qui est retenu pour servir en vue de la qualification pour la PACE. b) Indices génétiques : Les indices génétiques sont chargés dans SIRE, mais l’écran actuel « indices endurance » ne permet pas de les consulter. Par contre, des listes de chevaux indicés figurent sur le site www.harasnationaux.fr, dans l’ordre alphabétique et dans l’ordre décroissant de la valeur de l’indice. Ces listes concernent : les étalons Arabe et Shagya ayant saillies au moins 20 femelles depuis 1997 ; tous les étalons Arabe et Shagya ayant demandés un carnet de monte en 2012 et dont l’indice génétique a un CD supérieur ou égal à 0.10 ; les femelles de toutes races nées après 1990 et ayant un indice génétique supérieur à 10 dont le CD supérieur est égal à 0.10. VI - PERSPECTIVES Performances des chevaux français à l’étranger : Les fichiers des performances internationales à l’étranger existent, recueillis principalement sur le site de la FEI ; malheureusement, à quelques exceptions près, ils ne sont pratiquement utilisables qu’à partir de 2004, ce qui représente une masse importante d’informations, comportant notamment la plupart des championnats internationaux. Une première étude sur l’introduction de ces données dans le calcul des indices a montré que l’intégration de ces résultats pose d’importants problèmes du fait: de l’abondance des données, d’une part, de la difficulté d’évaluer le niveau de la concurrence, d’autre part. Un second travail doit être mené par l’IFCE/INRA afin de prendre en compte de la meilleure façon possible les résultats des chevaux français dans les épreuves internationales à l’étranger. Il fera l’objet d’un avenant à la convention établie entre l’IFCE et l’ACA. CONCLUSION : Les indices rendus publics ne tiennent compte que des performances en France de 2002 à 2011, donc ni celles antérieures à 2002, ni celles des chevaux français courant à l’étranger. Soulignons cependant que les indices de performance caractérisent les chevaux beaucoup mieux que l’ancien système des étoiles, car ils mettent chaque performance dans son contexte (qualité du « plateau », difficulté de l’épreuve, vitesse du cheval…) et tiennent compte de l’effet âge et de l’effet sexe ; en outre, ils tiennent compte de l’ensemble des performances disponibles, y compris les contre-performances. L’indice génétique, qui prend en compte les performances de tous les apparentés, en plus de celles du cheval, donne une appréciation de la valeur génétique des reproducteurs bien meilleure que le DRE en usage jusqu’ici. Il permet notamment de distinguer les jeunes reproducteurs, avant même qu’ils n’obtiennent des performances. Ainsi, les jeunes étalons particulièrement intéressants pourront être promus, ce qui favorisera leur testage précoce sur descendance. Compte tenu des progrès réalisés, la bonne logique impose : • d’exclure absolument le système des étoiles pour les performances (IRE), sauf pour les chevaux ayant des résultats : o antérieurs à 2002 ; o à l’étranger ; o l’année en cours . • d’abandonner les étoiles pour les DRE (évaluation sur descendance), la masse des informations disponibles donnant une bien meilleure précision aux indices génétiques. Toutefois, il est naturel de citer ces performances, pour les reproducteurs: o ayant obtenu des performances remarquables avant 2002 ; o ayant généré d’excellents performers avant 2002 ; o ayant obtenu des performances à l’étranger. Rappelons également que les performances de l’année en cours n’apparaissent dans les indices qu’au début de l’année suivante. Et n’oublions pas qu’à chaque indice est associé un coefficient de détermination, compris entre zéro et un : plus celui-ci est élevé, plus l’indice est fiable.