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12b. Les Spurs d`un grand Tony Parker clôturent un
12b. Les Spurs d’un grand Tony Parker clôturent un premier tour des playoffs NBA historique 05 mai 2014, par Maxime Goldbaum Du suspense, des actions déjà légendaires, et des records à la pelle. Plus grand nombre de matchs consécutifs d’une série allant en prolongation (4), plus grand nombre de matchs 7 (5), record de prolongations (8), plus grand nombre de matchs décidés par 5 points ou moins et enfin record de victoires à l’extérieur avec 23. Le premier tour des playoffs NBA 2014, qui s'est achevé ce dimanche avec les qualifications des San Antonio Spurs et des Brooklyn Nets, est entré dans l'histoire de la NBA. Miami qui affrontera Brooklyn, et Washington, opposé à Indiana, se sont qualifiés pour les demis-finale de la conférence Est. Les Clippers face à Oklahoma, et les Spurs de Tony Parker contre les Trail Blazers de Nicolas Batum, disputeront une place en finale dans la très relevée conférence Ouest. MIAMI HEAT – CHARLOTTE BOBCATS (4-0) Match 1 : Charlotte 88 - 99 Miami Match 2 : Charlotte 97 - 101 Miami Match 3 : Miami 98 - Charlotte 85 Match 4 : Miami 109 - Charlotte 98 Le seul « sweep », coup de balai, de ce premier tour des playoffs. Le double champion en titre a facilement écarté les Charlotte Bobcats en quatre matchs et s'est offert le luxe de pouvoir bénéficier de quelques jours de repos, dont ont pleinement profité LeBron James et Dwayne Wade, sous le soleil de Floride. Après deux premiers matchs accrochés, les coéquipiers de Lebron James, sans forcer leur talent, sont montés en puissance. Le double champion en titre avait pourtant démarré ces playoffs en plein doute, achevant sa saison sur trois défaites de rang pour tomber à la deuxième place de la conférence Est. Charlotte était, sur le papier, l'équipe la plus "jouable" de ce premier tour. La blessure de son pivot et joueur star Al Jefferson, auteur d'une grande saison, lors du premier match, a définitivement scellé le sort des Bobcats, qui redeviendront Hornets la saison prochaine, comme aux plus belles heures de la franchise. Avec Kemba Walker et Kidd-Gilchrist, l'équipe de Michael Jordan possède une belle marge de progression pour les saisons à venir. Un fait marquant : un combat de regard. LeBron James a-t-il fixé Michael Jordan, assis sur le banc des Bobcats, lors d'un dunk en contre-attaque ? Un regard qui a été décortiqué, schémas à l'appui, et a enflammé la presse US, certains y voyant un manque de respect flagrant à l'égard de Sa Majesté Jordan, pourtant lui-même un trash-talkeur invétéré durant son règne. A tel point que LeBron James a du démentir après la rencontre : « Non non. Ne partez pas làdedans. Absolument pas. J’ai pu anticiper ce qu’allait faire McRoberts, j’ai intercepté et je suis parti en contre-attaque. Je n’ai absolument pas regardé MJ, c’est certain ». Les deux hommes se sont chaleureusement salués après la fin du dernier match. Un « hug » royal pour éteindre la polémique. CHICAGO BULLS – WASHINGTON WIZARDS (1-4) Match 1 : Washington 102 - 93 Chicago Match 2 : Washington 101 - 99 Chicago Match 3 : Chicago 100 - 97 Washington Match 4 : Chicago 89 - 98 Washington Match 5 : Washington 75 - 69 Chicago La (demi) surprise de ce premier tour, dans ce qui fut sans doute l'une des affiches les moins attrayantes de ce premier tour. Chicago a été éliminé par Washington au terme d'une saison éreintante. Les Bulls de de Joakim Noah, privés de leur franchise player Derrick Rose, blessé depuis deux ans, et de son lieutenant Luol Deng, transféré en cours de saison, ont fait preuve d'une abnégation sans faille tout au long de la saison. Des efforts qu'ils ont chèrement payé en playoffs. Les Wizards, en playoffs pour la première fois depuis 2008, et qui avaient déjà éliminé les Bulls à ce stade de la compétition en 2005, se sont appuyés sur leur jeunesse conquérante, John Wall et le surprenant Bradley Beal en artificiers, bien épaulés par Néné et Marcin Gortat qui ont martyrisé les Bulls sous la raquette. Un fait marquant : Noah jouait blessé. Fraîchement élu meilleur défenseur de l'année, Joakim Noah a subi une arthroscopie du genou gauche après l'élimination des Bulls, et devra observer une pause de huit à douze semaines. C'est donc blessé - comme souvent dans sa carrière - que Noah a tenté de porter les siens, lui qui s'est imposé cette saison comme la pièce centrale du jeu mis en place par son coach Tom Thibodeau. L'avenir pourrait enfin s'éclaircir pour les Bulls, qui devraient récupérer Derrick Rose, et pourraient faire signer un joueur de renom, ou du moins le scoreur qu'il leur manque. Carmelo Anthony est notamment annoncé avec insistance... BROOKLYN NETS – TORONTO RAPTORS Match 1 : Brooklyn 94 - 87 Toronto Match 2 : Brooklyn 95 - 100 Toronto Match 3 : Toronto 98 - Brooklyn 102 Match 4 : Toronto 97 - 79 Brooklyn Match 5 : Brooklyn 113 - Toronto 115 Match 6 : Toronto 83 - Brooklyn 97 Match 7 : Brooklyn 104 - Toronto Raptors La qualification s'est jouée, dans la douleur, à la dernière seconde du dernier match. Une faute non-sifflée, un contre de Paul Pierce, et ce sont finalement les Nets qui affronteront Miami, qu'ils ont battu quatre fois cette saison, au prochain tour. La profondeur de banc et l'expérience de Brooklyn auront fait la différence face à la jeunesse de Toronto. Il s'agit du meilleur résultat des Nets depuis leur déménagement à New York en 2012 et leur rachat par le milliardaire russe Mikhail Prokhorov. Nul doute que les Raptors et son fabuleux public, aussi chaud à l'intérieur qu'à l'extérieur de la salle, seront le poil à gratter de la Ligue lors des prochaines saisons. Avec Demar DeRozan enfin libéré, un Kyle Lowry taille patron, et Terrence Ross en pleine progression, coachés par Dwayne Casey, qui s'est rendu tranquillement au dernier match en métro, l'équipe de Toronto est à l'instar de Charlotte une franchise en devenir Un fait marquant : combat de rappeurs. Le clash entre Jay-Z, ancien actionnaire des Brooklyn Nets, et le rappeur canadien Drake, ambassadeur des Raptors, s'est invité en tribunes. Pendant un temps-mort, les écrans du stade ont montré Drake affublé du maillot des Nets, avec la chanson Service Public Announcement de Jay-Z en fond sonore. Une taquinerie. Apparemment, ça n'a pas fait rire le bonhomme. INDIANA PACERS – ATLANTA HAWKS (4-3) Match 1 : Hawks 101 - Pacers 93 Match 2 : Hawks 85 - Pacers 101 Match 3 : Pacers 85 - Hawks 98 Match 4 : Pacers 91 - Hawks 88 Match 5 : Hawks 107 - Pacers 97 Match 6 : Pacers 95 - Hawks 88 Match 7 : Hawks 80 - Pacers 92 Le numéro Un de la conférence Est à la fin de la saison régulière est passé à deux doigts de l'élimination face à la surprenante équipe des Hawks, que personne n'attendait à ce niveau. Seule la superstar Paul George a assumé son statut. Ian Mahinmi a bien supplée le fantomatique pivot All Star Roy Hibbert - auteur toutefois d'un dernier très bon match - mais l'histoire retiendra que le Français a été victime d'un dunk monstrueux de Mike Scott. Ian Mahinmi s'est rattrapé par un contre de toute beauté sur Jeff Teague lors du dernier match de la série. Atlanta, privé de son joueur star Al Horford, blessé, a pu s'appuyer sur le sous-côté Jeff Teague et sur Paul Millsap, auteur d'un exercice 2014 de grande facture. L'équipe possède une petite marge salariale pour les saisons à venir, et entend l'utiliser à bon escient. le fait marquant : Un déluge de trois points. Atlanta a pris feu lors du deuxième quart-temps du. Les Hawks ont inscrit neuf tirs derrière l’arc lors de cette période, égalant un record NBA vieux de six ans, et un total de 15 tirs à trois points, nouveau record de la franchise en playoffs, précédemment établi à 12. Symbole de cette réussite, l'improbable Mike Scott, encore lui, a été l'auteur de cinq tirs primés consécutifs, égalant un autre record NBA. SAN ANTONIO SPURS - DALLAS MAVERICKS (4-3) Match 1 : Dallas 85 - San Antonio 90 Match 2 : Dallas 113 - San Antonio 92 Match 3 : San Antonio 108 - Dallas 109 Match 4 : San Antonio 93 - Dallas 89 Match 5 : Dallas 103 - San Antonio 109 Match 6 : San Antonio 111 - Dallas 113 Match 7 : Dallas 96 - San Antonio 119 Les grands joueurs sont présents lors des grand rendez vous. Les Spurs de Tony Parker, véritable patron lors du match 7 avec ses 32 points, sont venus à bout des Dallas Mavericks, après une série bien plus difficile que prévue. Forcément la tête un peu ailleurs après la naissance de son fils cette semaine, TP a alterné le bon et le moins bon, jusqu'à ce dernier match où il a rappelé, avec ses compères Duncan et Ginobili, que les Spurs étaient bien les numéros un de la Ligue. Dallas aura en tout cas crânement vendu sa peau, élevant son niveau de jeu en playoffs après une saison régulière parfois poussive. Les Mavs d'un très bon Dirk Nowitzki, bien épaulé par Monta Ellis, ont poussé les Spurs dans leurs derniers retranchements. Un fait marquant : hommage à Vince Carter. Treize ans après son shoot manqué face à Philadelphie, au Game 7 des finales de conférence 2001,Vince Carter s'est rattrapé en abattant San Antonio au buzzer lors du troisième match de la série. Ce tir perpétue la légende d'un joueur qui a marqué les années 2000. A 36 ans, dans un nouveau rôle, il aurait pu remporter le trophée de meilleur sixième de la saison. LOS ANGELES CLIPPERS – GOLDEN STATE WARRIORS (4-3) Match 1 : Golden State 109 - 105 Los Angeles Match 2 : Golden State 98 - Los Angeles 138 Match 3 : Los Angeles 98 - 96 Golden State Match 4 : Los Angeles 97 - 118 Golden State Match 5 : Golden State 103 - Los Angeles 113 Match 6 : Golden State 99 - 100 Los Angeles Match 7 : Golden State 121 - Los Angeles 126 Secoués par les propos racistes tenus par leur propriétaire Donald Sterling, les joueurs des Clippers ont trouvé les ressources pour se défaire d'une talentueuse équipe des Warriors, dans la série la plus spectaculaire de ce premier tour des playoffs. Avec quatre matchs qui se sont joués à moins de cinq points d'écart, le suspense a été entier. Blake Griffin, auteur d'un spectaculaire "circus shot" à l'aveugle lors du dernier match, et Chris Paul, ont tenu le cap dans la tempête. Côté Warriors , la frustration est immense, mais le talent et la jeunesse de l'équipe, incarnés par son meneur Stephen Curry, laisse présager d'un avenir radieux pour la franchise de la baie d'Oakland. Il pourrait toutefois s'écrire sans son entraîneur Mark Jackson, en conflit avec ses dirigeants, et qui pourrait quitter le club. Le fait marquant : Boycott ou pas boycott ? La réaction des joueurs des Clippers étaient très attendue après l'onde de choc provoquée par l'affaire Sterling. Les joueurs ont finalement décidé de jouer mais en signe de protestation, ils ont jeté au sol leurs vestes portant le nom de leur équipe et ont disputé le match avec des chaussettes et brassards noirs. Le site internet du club s'est drapé de noir avec un slogan, "We are one", repris par l'ensemble de la Ligue. PORTLAND TRAILBLAZERS – HOUSTON ROCKETS (4-2) Match 1 : Portland 122 - Houston 120 Match 2 : Portland 112 - Houston 105 Match 3 : Houston 121 - Portland 126 Match 4 : Houston 120 - Portland 123 Match 5 : Portland 98 - Houston 108 Match 6 : Houston 98 - Portland 99 Trois prolongations en six matchs. Au terme d'une série, une nouvelle fois palpitante, les Blazers ont arraché leur qualification grâce notamment à son ailier fort, Lamarcus Aldrige, auteur de 89 points lors des deux premiers matchs, et sur le reste de la série. Nicolas Batum, auteur de plusieurs paniers décisifs en fin de match, a grandement contribué au succès des siens. Les Rockets n'ont pas démérité, mais il manque quelque chose à l'équipe. Si Dwight Howard a tenu son rang dans cette série, le bilan de James Harden est plus nuancé. Fear the beard a marqué beaucoup de points, mais au prix d'une adresse douteuse et de tendances solistes trop prononcées. Le fait marquant : un tir venu d'ailleurs. Le meneur de jeu des Trail Blazers Damian Lillard a scellé la qualification de son équipe alors qu'il ne restait que 0,9 secondes au chrono. Une course pour se démarquer (et une belle erreur défensive au passage), la passe de Batum, un shoot pur, et Lillard est devenu l'idole de Rip City. "Une étoile est née à Portland", titrait le site d'ESPN. Damian Lillard, meneur de jeu de 23 ans qui découvre les playoffs, élu meilleur rookie (débutant) la saison dernière, coutumier des tirs décisifs, est sur la trace des plus grands. OKLAHOMA THUNDER - MEMPHIS GRIZZLIES (4-3) Match 1 : Memphis 86 - Oklahoma 100 Match 2 : Memphis 111 - Oklahoma 105 Match 3 : Oklahoma 95 - Memphis 98 Match 4 : Oklahoma 92 - Memphis 89 Match 5 : Memphis 100 - Oklahoma 99 Match 6 : Oklahoma 104 - Memphis 84 Match 7 : Memphis 109 - Oklahoma 120 On a longtemps cru que l'équipe du futur MVP, Kevin Durant, allait passer à la trappe. Le Thunder s'est finalement imposé au meilleur des sept matchs face à la rugueuse équipe de Memphis, galvanisé par son meneur Russel Westbrook, auteur de deux triples double dans cette série, un record. Memphis pourra regretter le geste stupide de Zach Randolph sur Steven Adams dans le match 6, qui lui a valu une suspension pour le match décisif de cette série. Sans l'un de ses joueurs clés, les Grizzlies se sont vaillamment battus, mais ont du rendre les armes face à l'un des favoris pour le titre. Le fait marquant : "Monsieur Sur Qui On Ne Peut Pas Compter". C'est ainsi qu'a été surnommé Kevin Durant par la presse locale après la défaite de son équipe lors du match 5. Il n'en fallait pas plus pour motiver, si besoin était, le MVP de la saison, auteur de deux matchs monstrueux par la suite, en inscrivant respectivement 36 et 33 points. Il ne fallait pas énerver le meilleur joueur de la NBA. inShare Signaler ce contenu comme inapproprié À propos de Maxime Goldbaum Journaliste depuis 2009, j'ai commencé ma collaboration au service sport du Monde.fr en 2011, avant d'intégrer le desk généraliste en 2012. Enfant bienheureux des années 80, j'ai grandi avec les exploits de Michael Jordan, accompagné les fins de carrière de Joe Montana et Wayne Gretzky, nourri aux commentaires de George-"mais c'est pas possible messieursdaaames"- Eddy. Pour toute remarque ou suggestion, contactez moi sur [email protected] ou @MaximeGoldbaum Voir tous les articles de Maxime Goldbaum →