Hymne à la Beauté - Nouveautés
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Hymne à la Beauté - Nouveautés
Vanet.fr - le Reve et la Vie Hymne à la Beauté T'es beau. Elle est belle. J'suis beau. Comment est-elle ? Mais c'est quoi la Beauté ? Ça vient du ciel profond, ou ça sort de l'abîme ? C’est qu'une'simple sensation, où c'est vraiment sublime ? C’est vrai qu’t’as un regard infernal et divin... Et ça m'semble anormal et malsain. C'est ça qui me déprime. Ça s'rait vraiment trop con, que ça soit qu'une maxime ! Moi j'suis qu'un animal, mais ça m'foutrais l’chagrin. Car si t'n'existais pas, je s'rai qu'un argousin. Car tu veux le bienfait et les crimes. Et oui ! Tes attraits ça nous anime, mais tes forfaits c'est comm' un crime ; comm' le vin tu m’ranimes, mais c't' un vaccin qui opprime, y a pas un brin d'alexandrin qui soit minime, si tu veux bien. Et si j'en ais le turlupin, ça me décime, ça m’fait un vrai crin crin dans le berlurin. Je suis pas devin, j’sui pas malin, et cependant, si y a pas d' rime ça m'élimine et j'suis p'us d'dans, j' suis p'us sublime. Toi c'est le couchant ou bien l'aurore. C't' un goéland comm' un Milord, qui s'rait friand de beaux accords. C'est un long chant, sans désaccords et sans remords. Comme au couchant c'est ton parfum qui dans l'orage joue du clav'cin. Et sans dommage, je me confonds au fond d' ton âge sans façon. C'est un voyage de Cupidon, sans un bagage et son soupçons. Tes baisers sont des charmes qui me laissent sans armes. Et ta bouche, c'est l'aurore qui s'incarne. C'est le Beau qui transforme, c'est Boileau qui réforme, et ton ciseau qui me forme. Le héros est si beau ! C'est le Beau qu'il lui faut. Et s'il est courageux, c'est pas grâce aux lourdeaux, ç’s’rait plutôt à Isabeau. Mais, y sont pas nombreux, et sont plutôt grincheux, et mêm' assez crado, les peureux d'l'adagio. Tu vois, mon pote, ça n'est que d'la crotte si c'est pas l’cecibel canto. Ça barbote dans l'maso et ça gigote dans l'ghetto. Alors c'est pas ça qui m'faut. Tes enfants sont la joie ou l'désastre, au hasard. T'es un astre, mais sans foi, et tes rencards c'est vachard. J'suis enthousiaste, c'est sur, mais pas flambard. Et m'faire mettre au placard c'est pas pour moi. Surtout cause de toi. Si tu gouvernes tout, de tout' les façons, ça s'ra pas moi. En c'qui m'concerne, ma religion c'est pas l'guingois. Est-c' que tu vois ? J'en suis pas sûr. Car tes gravures, tes démesures, tes créatures, enfin tout toi, souvent c'est falbalas. Et les morts, et l'horreur, tu t'en moques. Et ta danse amoureuse, Beauté, c't'une breloque . Par c'que tu t'sers de tout pour servir ton bagout et construire tes froufrous. Qu'ça soit des p'tits minous bien des loups-garous, pour toi tout est bon,à pour amollir le coeur. Et pour finir en douceur, y t'faut de la noirceur. C'est toi qui fais grandir les fleurs, tu fais mourir les trafiqueurs mais aussi tu donnes du bonheur, qu'importe ton chemin et qu'elle qu'en soit la porte. Hélas, tu gères mon destin et façonne mon coeur. Le mec ébloui, vole vers toi, crépite, flambe et dit : c'est fini, autres que toi, y en aura pas. Plus belle que toi c'est le sida, et l'en veut pas. L'est aux abois et perd sa foi. Et toi Beauté un jour ou l'autre, tu l'jettes dans l'effroi, tu l'plonges dans l'non moi. Et par amour il accourt sans détour dans ton convoi. Tu le vois aux abois, t'es glamour, belle de jour, mais pour lui c'est l'non retour, le désarroi. Et pourtant, pantelant, penché sur toi et bien qu't'aimant, l'est perdant et l'sait pas. C'est accablant c’faux-semblant, mais pas pour toi. Car la sachant cette mise à bas, en l’aguichant, tu l'fous en bas. Ce moribond caressant son tombeau, il te le faut. C'est un fleuron supplémentaire, mais pas le der des ders. T'en as besoin de ces témoins de ta Beauté. C'est ton pourpoint de majesté. Un gros appoint pour racketter. Lui il s'en fout : qu'tu viennes de l'enfer ou du ciel, c'est pas tabou. Tu es très belle et voilà tout. T'es irréelle, tu es son miel, son arc-enciel, t'es éternelle, et puis tellement charnelle... Alors, damnation ou oblation, c'est l'même autel. Ange ou Sirène, fange ou sereine, tu es sa Reine. Il oublie tout, c'est là qu'est sa déveine. Il est dans l'trou, mais y s'en fout. Octobre 2009 D’après Charles Baudelaire L’hymne à la beauté Le buisson ardent - Sarfati (?) http://www.vanet.fr Propulsé par Joomla! Généré: 1 October, 2016, 01:41