ON DES OGM
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ON DES OGM
1. INTRODUCTION Un OGM (organisme génétiquement modifié) aussi appelé organisme transgénique est un organisme dont le patrimoine génétique c'est-à-dire le génome a été volontairement modifié par les techniques de la biologie moléculaire. Ces techniques permettent de transférer dans le génome de l’organisme un ou plusieurs gènes apportant de nouvelles caractéristiques. Depuis que l'homme cultive des plantes et élève des animaux, il les fait évoluer en sélectionnant ceux qui ont la meilleure productivité. Cette évolution sous forme de sélection, de croisement, de greffe a permis ainsi de créer de nouvelles variétés de races qui n'existaient pas ayant eu des améliorations : meilleurs rendements, meilleure qualité, meilleure résistance aux maladies, aux insectes ravageurs, à la sécheresse. Cependant, ces évolutions ont été souvent irréversibles, ce qui fait qu'aujourd'hui, il est très difficile de retrouver le blé ou la vache d'origine. A la suite des travaux de recherche fondamentale qui ont permis de mieux connaître les bases moléculaires de la génétique, il a été possible de travailler sur des transferts de caractères beaucoup plus précis en agissant directement sur les gènes. C'est ce qui a amené à la création d'OGM dont les premiers sont apparus en laboratoire pour les plantes il y a une vingtaine d'années. Les OGM sont aujourd'hui répartis principalement dans 6 pays: les Etats-Unis, l’Argentine, le Brésil, l’Inde, le Canada et la Chine. Le but d'un OGM pour les organismes végétaux est de les rendre plus résistants aux différentes bactéries ou insectes, ainsi qu'aux conditions climatiques afin d'augmenter la production. De plus, les OGM permettent de produire une même quantité sur une plus petite surface. Pour les organismes animaux, elle est d’accélérer la croissance des animaux comme pour le saumon et leur permettre de résister à des conditions climatiques difficiles. Ainsi, les scientifiques, les entreprises agricoles ou d'élevage et les entreprises créatrices de plantes ou d'animaux OGM sont particulièrement intéressés par les OGM car ils permettent pour les premiers de réaliser des expériences génétiques et pour les suivants d'augmenter leur capital. L’agriculture nourrit le monde, tandis que l’industrie s’enrichit, avec à sa tête Monsanto. 2. HISTOIRE ET REPARTITION DES OGM A) Naissance et histoire Enn 1930, George Wells Beadle, scientifique américain,, spécialiste en génétique et Edward Lawrie Tatum, généticien américain se sont aperçus qu’un gène contient l’information pour la synthèse d’une protéine. Autrement dit: les gènes sont les plans de construction des protéines. Environ nviron dix ans plus tard, ils réussirent à prouver leur théorie par la voie expérimentale. Beadle et Tatum démontrèrent en 1941 que la modification d’un seul des gènes d’une moisissure aura pour conséquence la modification d’une de ses caractéristiques. La modification du gène eut pour résultat que le champignon ne put se reproduire correctement. On a longtemps cru que la substance chimique qui constitue les gènes était les protéines. Cee n’est qu’en 1944 que le Canadien Oswald Theodore Avery démontra avec ses collaborateurs, les scientifiques canadiens Colin MacLeod et Maclyn McCarty, grâce à leurs expériences périences sur les bactéries, que l’ADN contenu dans le noyau d’une cellule porte les éléments d’information nécessaires au maintien de la vie. Ils établissent ainsi les fondements de la génétique moderne et de la biologie moléculaire. Depuis que le Canadien en Avery avait découvert que les gènes étaient composés d’ADN, les scientifiques cherchaient sa structure spatiale. En 1953, l’Américain James Dewey Watson et l’Anglais Francis Harry Crick réussirent à élucider cette question : les quatre composants – l’adénine, ’adénine, la thymine, la cytosine et la guanine (A, T, C, G), sont alignés sur deux cordons qui tournent autour de leur axe. Les liens transversaux de ces deux cordons sont établis par la formation de paires: A et T, G et C. En bref, la structure de l’ADN forme une double hélice. Cette découverte est importante car elle permettra plus tard de comprendre le fonctionnement de cette molécule fondamentale. La découverte de l’universalité de la molécule d’ADN et de son fonctionnement a permis aux scientifiques d’envisager qu’un gène de n’importe quelle espèce puisse être ajouté et fonctionner chez n’importe quelle autre espèce. Alors l’histoire des OGM commença dans les années 70. En 1972, l’Américain Paul Berg et son équipe réalisent le premier ADN recombinant grâce à des enzymes de restriction (ciseaux à ADN) et des ligases (colles à ADN) de manière ciblée pour relier des morceaux d’ADN d’origines différentes en laboratoire. Il réussit à combiner l’ADN d’une bactérie avec l’ADN d’un virus. Un an plus tard, les Américains Stanley Cohen et Herbert Boyer produisent le premier organisme génétiquement modifié en laboratoire: ils isolent un plasmide muni d’un gène de résistance de la bactérie Escherichia coli contre un antibiotique (tétracycline) et y introduisent un deuxième gène de résistance contre l’antibiotique canamycine. Le transfert du plasmide recombinant sur la bactérie Escherichia coli la rend résistante contre les deux antibiotiques tétracycline et canamycine. En 1978, L’insuline humaine est produite pour la première fois par le groupe pharmaceutique Eli Lilly and Company. Ce procédé a permis de disposer de quantités illimitées d’insuline et de ne plus dépendre d’une source animale d’insuline et d’assurer un traitement plus proche des besoins. L’insuline est une hormone dont une déficience provoque le diabète. Un gène humain codant pour l’insuline est introduit dans une bactérie afin qu’elle produise l’insuline humaine. Elle fut autorisée à la production commerciale en 1982. En 1980, la Cour Suprême des États-Unis admet pour la première fois au monde le principe de brevetabilité du vivant pour une bactérie génétiquement modifiée. Il s'agit d'une nouvelle bactérie capable de digérer environ les deux tiers des hydrocarbures qui se trouvent dans un déversement de pétrole classique, mise au point par le docteur Chakrabarty Mohan Ananda un chercheur et scientifique Américain d’origine indienne. Dans les années 80, la production des OGM fait des progrès considérables dans le domaine végétal. En 1982, le premier animal génétiquement modifié est obtenu. Il s'agit d'une souris géante à laquelle le gène de l'hormone de croissance du rat a été transféré, en 1983, le premier végétal génétiquement modifié est obtenu : un plant de tabac modifié par un gène de levure pour résister à un antibiotique et en 1985, la première plante transgénique résistante à un insecte est alors née : un tabac dans lequel un gène de toxine de la bactérie Bacillus thuringiensis a été introduit . En 1990, la Commission européenne s’empare de la question des OGM. Elle déclare : « L’utilisation d’aliments modifiés doit s’effectuer de manière à limiter les effets négatifs qu’ils peuvent avoir sur nous ». Elle demande que le principe de précaution, qui implique une longue recherche sur l'innocuité du produit, soit respecté. La commercialisation du premier produit alimentaire modifié par la biotechnologie, la chymosine, est approuvé au Canada et aux États-Unis en tant que substitut à la présure, utilisée pour cailler le lait. En 1994, le premier légume GM est commercialisé par une société rachetée par Monsanto. Il s’agit de la tomate Savr à maturation ralentie, conçue pour rester ferme plus longtemps une fois cueillie ; elle n'est plus commercialisée depuis 1996 car elle était, selon certains, jugée fade et trop chère par les consommateurs. Ce fut un fiasco. L’année 1996 annonce l’arrivé du soja transgéniques de Monsanto en Europe. Il y a alors la première manifestation européenne anti-OGM. Des partis écologistes, des organisations paysannes et des mouvements altermondialistes s’unissent contre les OGM. En 1997, La France autorise l’importation d’un maïs Navartis. En 1999, un article de la revue américaine Nature affirme que le maïs Bt tuerait les papillons monarques. Il s’ensuit une controverse qui aboutit, en France, en Italie, au Danemark, en Grèce et au Luxembourg, à un moratoire de trois ans sur l’importation d’OGM agricoles. Il y a 40 millions d’hectares de plantes transgéniques dans le monde. En 2001, sensibilisée par les débats citoyens qui s’opposent globalement au développement des OGM dans l’agriculture, l’Union européenne vote une directive sur l’étiquetage des OGM et les autres produits alimentaires. En 2002, il y avait 60 millions d’hectares de plantes transgéniques dans le monde et 68 millions en 2003. 22 avril 2005, l’Agence européenne de sécurité alimentaire rend un avis positif sur le maïs GM, jugé " aussi sûr que le maïs conventionnel ". A ce jour, si l’on sait que les transgènes peuvent parfois passer d’une espèce à l’autre, il n’y a aucune preuve de leur dangerosité. Aujourd’hui il y aurait, plus de 135 millions d'hectares de plantes génétiquement dans le monde. Si dessous, un document Wikipédia présentant l’évolution historique des OGM (en millions d'hectares de plantations) : L'Évolution historique (en millions d'hectares de plantations d'OGM) Pays 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 États-Unis 1.449 7.460 19.259 26.252 28.245 33.024 37.528 40.723 44.788 47.395 54.600 57.700 64.000 Argentine 0.370 1.756 4.818 6.844 9.605 11.775 13.587 14.895 15.883 16.930 18.000 19.100 21.300 Brésil 0 0.100 0.500 1.180 1.300 1.311 1.742 3.000 5.000 9.000 11.500 15.000 21.400 Canada 0.139 0.648 2.161 3.529 3.331 3.212 3.254 4.427 5.074 5.858 6.100 7.000 8.200 Inde 0 0 0 0 0 0 0.0440 0.100 0.500 1.300 3.800 6.200 8.400 Chine 0 0.034 0.261 0.654 1.216 2.174 2.100 2.800 3.700 3.300 3.500 3.800 3.700 Paraguay 0 0 0 0.058 0.094 0.338 0.477 0.0737 1.200 1.800 2.000 2.600 2.200 Afrique du Sud 0 0 0,08 0,075 0.093 0.150 0.214 0.301 0.528 0.595 1.400 1.800 2.100 Australie 0.040 0.058 0.100 0.133 0.185 0.204 0.162 0.165 0.248 0.275 0.200 0.100 Autres 0.009 0.015 0.062 0.071 0.094 0.112 0.136 0.209 0.527 0.710 Total 1.665 10.072 27.161 38.730 44.163 52.300 59.245 67.357 77.448 87.163 2.700 102.000 114.200 125.000 134.00 0 B) Répartitions des OGM B.1 Répartitions des différents OGM Tout d’abord, nous pouvons constater que le champion des cultures OGM est de loin le soja avec plus de la moitié des cultures d'OGM soit 57%. Ses graines riches en protéines, entrent dans l'alimentation humaine ou animale. Les suivants sont le maïs, le coton (plante textile) et le colza, dont on tire de l'huile. Science et vie Junior Hors série n°70 B.2 Répartition dans le Monde Au tout début, les OGM ont commencé à être commercialisés au Canada. Aujourd’hui, ils sont répartis dans le monde entier, principalement dans 6 pays : les Etats-Unis qui dominent très largement avec 62.5 millions d'hectares, l'Argentine (21 millions d'hectares) le Brésil (15.8 millions d'hectares), l'Inde (7.6 millions d'hectares) le Canada (7.6 millions d'hectares), et la Chine (3.8 millions d'hectares). Malgré ce développement des OGM dans le monde entier, l'Europe reste réticente face aux OGM car elle estime qu'il n'y a pas eu assez de recherches pour savoir si ce mode de culture est nocif pour l'homme et son environnement. Cela n'empêche pas de manger des OGM en Europe, depuis le développement des échanges entre pays grâce à la mondialisation. Le document ci-dessous est une carte montrant la répartition des producteurs d'OGM dans le monde. Les OGM sont très présents en Amérique, la ou ils sont né, mais aussi dans le reste du monde tel qu’au sud de l’Asie, en Inde et en Chine, ainsi qu’en Australie et quelques cultures sont également présente en Afrique du sud et en Europe. 3. CREATION D’UN OGM Dans cette partie, nous allons voir différents procédés qui permettent aujourd’hui aux scientifiques d’obtenir des organismes génétiquement modifiés. Cependant, la compréhension de ces techniques nécessite quelques notions de biologie. A) Notions importantes en biologie : A.1 La cellule La cellule étant la plus petite unité du vivant. Tout organisme se compose d’une ou plusieurs cellules, ce nombre pouvant atteindre plusieurs milliards. Cependant, selon les organismes, les cellules peuvent présenter certaines différences dans leur structure. En effet, la cellule végétale se distingue de la cellule animale notamment grâce à sa paroi cellulaire, mais les éléments principaux, tels que le noyau et la membrane plasmique, se retrouvent dans les deux types de cellules, comme le montrent les schémas suivants. - La cellule végétale : Schéma d'une cellule végétale - La cellule animale : Schéma d'une cellule animale A.2 Le protoplaste La paroi cellulaire donne sa forme et sa rigidité à la cellule végétale. Si on ôte cette membrane de la cellule, il ne lui reste alors que la membrane plasmique, qui renferme le cytoplasme, la vacuole et le noyau. Cette cellule est maintenant un protoplaste. Celui-ci prend une forme sphérique, il pourra retrouver sa forme d’origine en reformant une nouvelle paroi. Schéma du passage d'un protoplaste (à gauche) à une cellule (à droite) A.3 L’Acide désoxyribonucléique L'acide désoxyribonucléique, plus communément appelé ADN, est une macromolécule présente dans les cellules de tous les êtres vivants. Quand les cellules se divisent, cet ADN se reproduit à l'identique : toutes les cellules d'un individu contiennent le même ADN et celui-ci est spécifique à l’individu concerné, ce qui explique l’unicité des êtres vivants. Chez les animaux et les végétaux, l'ADN se trouve dans le noyau des cellules. C'est lui qui contient toute l'information nécessaire au bon fonctionnement de la cellule. L'ADN est formé de deux brins enroulés en hélice. Chaque brin est constitué d’un enchaînement de nucléotides qui diffèrent par une de leurs molécules, que l’on appelle «bases». Il existe quatre bases différentes : adénine (A), thymine (T), guanine (G) et cytosine (C). Elles maintiennent ensemble les deux brins de l’ADN (A d’un brin "s’associe" toujours avec T sur l’autre brin, et C toujours avec G). La localisation de l’ADN A.4 Le gène Un gène est un «morceau» de l’ADN contenu dans le noyau de nos cellules et qui porte le plan de fabrication d’une protéine. Les gènes sont porteurs des informations relatives aux caractéristiques d’un individu (la couleur des yeux par exemple). L'homme possède environ 30000 gènes. Certaines espèces animales et végétales ont plus de gènes que l'homme. Maintenant que nous avons défini les éléments qui sont manipulés lors de la fabrication d’un OGM, nous allons pouvoir étudier les différentes méthodes inventées par l’Homme pour obtenir un organisme qui possède un ou plusieurs nouveaux gènes, conférant à celui-ci des caractéristiques supplémentaires. Ces méthodes sont classées selon deux types : les techniques de transfert direct et celles de transfert indirect. B ) Création d'un OGM Étape 1: Avant la création de l'OGM, il faut identifier le gêne d'intérêt, c'est à dire le gène que l'on veut étudier dans le but de l'incorporer dans un organisme si il présente des caractéristiques intéressantes. Grâce à l'universalité du code génétique, ce gène peut provenir de tout organisme vivant, plante, animal ou bactérie. Après l'avoir identifié et repéré il faut l'isoler de son organisme d'origine. Étape 2: Après avoir repéré le gène, les scientifiques doivent préparer un plasmide où l'on incorpore le gène d’intérêt, ainsi qu'un autre gène (souvent un gène de résistance à un herbicide) et un marqueur, ces deux derniers ayant pour objectif de contrôler la réussite de la transformation génétique. Étape 3: Le plasmide étant préparé il faut l'insérer dans une bactérie, de l’espèce Escherichia Coli (notée E.C). Cette bactérie est la «préférée» des scientifiques puisqu’elle se duplique très rapidement. Bactérie Escherichia Coli (E.C.) Étape 4: On cultive ensuite notre bactérie. Nous nous retrouvons alors avec de nombreuses bactéries identiques, possédant chacune le plasmide incorporé. C'est ici que le marqueur sert a vérifier que le plasmide a bien été multiplié partout . Etape 5: Après que les bactéries se soient bien développées, il faut isoler les plasmides clonés. Nous arrivons ainsi à la phase la plus importante mais également la plus complexe de la transgenèse. Les techniques les plus utilisées sont : • L'électroporation : Technique simple à mettre en œuvre. On soumet un mélange composé de protoplastes et d'ADN à des chocs électriques. Le champ électrique dans le mélange provoque l'ouverture des pores membranaires du protoplaste et permet ainsi le passage de l'ADN dans le noyau Les protoplastes baignent dans une solution de plasmides. Ces derniers passent donc dans la cellule qui se retrouve donc génétiquement modifiée. Tout cela est possible car le phénomène d’ouverture des pores est réversible: la cellule reprend sa forme initiale si le choc électrique n'a pas été trop violent. • L’utilisation du canon biolistique Avec cette méthode on utilise un appareil nommé «canon biolistique» ou «canon à particules».Il faut tout d'abord extraire les plasmides. Après cela, on dispose les plasmides sur des petites billes métalliques de un micron (donc infiniment petites). Il suffit ensuite de bombarder à l’aide du canon biolistique les cellules auxquelles nous désirons incorporer rer la nouvelle caractéristique. Le taux de réussite est toutefois très faible car on bombarde la cellule d'une manière très aléatoire. Jacques Muller appelle ainsi ces OGM, des «OGM cochons» Étape 6: On met en culture les cellules vivantes dans un milieu contenant l'herbicide H afin de contrôler que les cellules ont bien incorporé le gène de résistance à cet herbicide. Ainsi cette étape permet de faire une dernière sélection des cellules et donc des plasmides ayant réussi avec succès toutes les étapes. Enfin, la dernière étape est alors la régénération de plantes entières à partir de ces cellules, c'est à dire la culture de la plante. 4. AVANTAGES DES OGM A) Avantages des plantes transgéniques A.1 Avantage économique pour l'agriculteur Les O.G.M permettent à la plante génétiquement modifiée d’avoir une meilleure résistance aux insecticides, aux herbicides ainsi qu’aux conditions climatiques extrêmes, comme les chaleurs torrides ou les grandes gelées. En conséquence, les risques de pertes diminuent nettement. (voir p1) « Les OGM facilitent la vie des agriculteurs et leur font faire des économies. économies. » En effet, la société Prolea (société regroupant les acteurs de la filière des protéines végétales et des huiles) a constaté que le coût à l'hectare est 2 à 3 fois plus élevé pour une culture de colza en France qu'au Canada (pays massivement cultivateur d'OGM). De même, la coopérative Euralis a constaté la réduction des coûts et de la pénibilité té du travail grâce au maïs transgénique aux EtatsEtats Unis et en Espagne. A.2 Avantages medicaux Dans le domaine de la médecine, la modification génétique présente des avantages divers et variés et pour le moins intéressants. -Vaccins sans piqûres Premièrement, ment, on pourrait créer une nouvelle technique de production de vaccins en produisant des PGM (plantes génétiquement modifiées) comestibles auxquelles on incorporerait un gène résistant à un micro-organisme organisme spécifique (comme un parasite ou un virus). Le gène gè résistant serait inséré dans le génome des plantes et une fois avalé ces plantes aurait le même effet qu’un vaccin : produire des anticorps nécessaire pour combattre certaines maladies (ex : Hépatite B) Cela présente un intérêt, notamment pour les pays du tiers monde. En effet, les chercheurs prévoient déjà d'utiliser des bananiers génétiquement modifiés pour produire ces vaccins, d'une part pour leur fécondité importante, et d'autre part parce que la banane peut être transportée et stockée sans grandes difficultés, contrairement aux vaccins actuels. -Plantes productrices Ensuite, il serait possible de créer des "plantes usines" productrices de médicaments. médicaments Ainsi, il serait possible d'avoir recours à l'agriculture moléculaire, qui consiste à utiliser des plantes génétiquement modifiées, pour produire des composés pharmaceutiques ou moléculaires (médicaments). Par exemple des études sont en cours sur des plants de tabac qui pourraient synthétiser ynthétiser de la lipase, une enzyme permettant de combattre la mucoviscidose mucoviscidose. Cette méthode de production apporterait de meilleures conditions sanitaires et un prix beaucoup moins élevé A.3 Avantages pour la santé La solution des plantes transgéniques pour produire des médicaments est considérée comme une voie d'avenir sûre, re, en termes de risques de contamination. En effet, il n'y a pas de maladies transmissibles entre l'homme et la plante, ce qui n'est pas le cas entre l'homme et l'animal. - Conservation longue durée : Les ogm contribuent à l'amélioration des qualités gustatives gustatives des aliments. On pourrait alors fournir à des consommateurs éloignés des lieux de production des produits aux arômes développés. Exemple sur la tomate : Par transgénèse, on introduit un gène permettant de différer le ramollissement qui accompagne le mûrissement. Ainsi, ils se conservent mieux, sont plus savoureux et contiennent plus de vitamines car ils peuvent êtres récoltés à un stade de maturation avancée. - Aliments plus nutritifs Les OGM peuvent rendre les aliments plus nutritifs : en effet, grâce aux OGM, on pourrait modifier la valeur nutritive d'un aliment afin de résoudre un problème de nutrition. On pourrait produire des plantes enrichies en fer afin de diminuer le nombre d'habitants des pays en voie de développement souffrant d'aménie, maladie provoquée par une carence en fer. Selon l'Unicef, la carence en fer concernerait presque 3,7 milliards de personnes aujourd’hui dans da le monde, dont la majorité sont les femmes et les enfants de moins de cinq ans dans les pays en voie de développement. Ici aussi, les OGM pourrait apporter un progrès. En effet, des travaux ont permis de doubler le contenu en fer du riz en y introduisant introduisant un gène appelé « ferritine ». On pourrait également produire du riz génétiquement modifié qui serait riche en vitamine A afin de venir en aide aux populations dont l'alimentation se compose principalement de riz et qui souffrent de cécité à cause des carences carences en vitamine A (le riz étant pauvre en vitamine A). Des chercheurs ont donc mis au point une variété de riz qui serait apte à produire de la bêta-carotène, bêta une substance que notre organisme peut convertir en vitamine A. Enfin, Grâce aux OGM, il serait possible de réduire l'usage de certains herbicides et insecticides, ces composés chimiques étant connus pour avoir des propriétés toxiques, on aurait alors des risques d'intoxication diminués car il y aurait moins de résidus de ces produits chimiques dans l'air et dans les aliments que l'on consomme. Maïs transgénique - A.4 Avantages pour l'environnement Les OGM possèdent aussi des avantages environnementaux, ainsi les semences améliorées polluent moins et détériorent moins les terres dans lesquelles lesquelles elles sont plantées. Comme mentionnés précédemment, les OGMs permettent l'utilisation de moins de produits chimiques.. En effet, la culture d’OGM résistant a un insecte supprime alors un besoin d’apport en insecticide. D’autres parts les cultures tolérantes à un herbicide pourraient réduire la quantité d’herbicide utilisés, pour les raisons suivantes : - les cultures OGM tolérantes à un herbicide nécessitent une plus faible quantité de produit par traitement que les cultures traditionnelles. - les cultures tolérantes à un herbicide ne nécessitent souvent qu’un seul traitement, alors que les cultures traditionnelles demandent de multiples traitements d’herbicides. 4. AVANTAGES DES OGM B) Avantages des animaux génétiquement modifiés Pour démontrer les divers avantages liés aux animaux GM, nous allons nous intéresser à des cas particuliers d'animaux. B.1 Avantages économiques pour l'éleveur Comme pour les plantes OGM les animaux GM apportent de nombreux avantages économiques pour l’éleveur, les plus importants étant le rendement et la qualité. L’entreprise Aqua Bounty a réussi à donner naissance à des poissons atteignant leur taille adulte deux fois plus rapidement que les saumons ou truites ordinaires. Pour cela, l’entreprise a introduit dans des salmonidés le gène d’une hormone de croissance, qui était lui-même issu de croisements effectués sur d’autres poissons. Selon l’entreprise, les bénéfices économiques pour le pisciculteur seraient non négligeables : Réduction du cycle de croissance ainsi qu’une meilleure qualité alimentaire. B.2 Avantage medicaux - Des greffes d'organes d'animaux à l'homme : Finalement, la transgénèse permettrait aussi d’apporter des solutions médicales au niveau des greffes d'organes. En effet on sait que les greffes d’organes sont rares à cause du manque de donneur et à cause de rejet dû à une incompatibilité entre le donneur et le receveur. Ainsi on pourrait faire des greffes d’organes d’animaux à l’homme en modifiant le génotype de l’animal par transfert de gènes humains, ce qui permettrait de supprimer le phénomène de rejet et d’incompatibilité. Des tests ont été réalisés sur des porcs transgéniques avec des résultats prometteurs cependant pour des raisons d’ordre sanitaire et d’éthique, aucun essai clinique n’a été réalisé sur l’homme pour le moment. B.3 Avantages pour le consommateur En 2006, des porcs dont la chair présentait un excellent taux d’Oméga-3 (un bon acide gras qu’on trouve dans le poisson), naissaient dans le Missouri. Pour cela, les chercheurs avaient modifié des cellules et les avaient transférées dans des truies, qui ont alors donné naissance à des porcelets en parfaite santé, capables de produire des jambons aussi bons pour le coeur que le cabillaud. Là encore, des porcheries ultra surveillées fonctionnent dans l'arrière-cour des universités, fournissant étude après étude aux diverses autorités sanitaires. B.4 .4 Avantage sur l’environnement En 2001, les scientifiques de l’Université canadienne de Guelph ont mis au point des cochons qui « urinaient propre » : ils rejetaient ainsi 60% moins de phosphates que les autres cochons non transgéniques. Les chercheurs avaient pour cela utilisé un gène conférant aux porcs la capacité de mieux digérer le phosphate. Cela permettrait ainsi de réduire la pollution en nitrate des nappes et des rivières. Aujourd’hui, en attendant l’autorisation de mise sur le marché de ces animaux, des fermes expérimentales fonctionnent et permettent une étude de la vie de ces cochons. Par ailleurs, L’entreprise se Aqua Bounty, étudié ci dessus, qui a réussi à donner naissance à des poissons atteignant leur taille adulte plus rapidement, déclare également, en plus des avantages économiques, des avantages environnementaux. L’accroissement de la production piscicole permettrait de diminuer les prélèvements de poissons sauvages dans les océans et les poissons transgéniques étant stériles, il n’existe aucun risque de contamination avec les autres poissons naturels. 4. INCONVENIENTS DES OGM OG 1 Inconvénients économiques Afin d’illustrer les inconvénients économiques des OGMs nous allons utiliser un exemple concret qui concerne les petits agriculteurs aux dépens des firmes multinationales. Monsanto, établi aux Etats-Unis, Unis, est la première entreprise entrepr agro-alimentaire alimentaire mondiale en ce qui concerne les OGMs. Cette entreprise s’est imposée dans les années 1990 en prétendant que ses produits permettraient de meilleures cultures, de meilleurs rendements et ainsi une augmentation des bénéfices. Malgré des avis partagés à propos de l’efficacité de ces produits, les agriculteurs nordnord américains ont finit par céder. Nous allons illustrer l’importance de l’influence de cette entreprise grâce a une comparaison entre deux cultures l’une achetant ses produits chez Mosanto, l’autre conservant ses habitudes « traditionnelles » : Culture « Monsato » Culture « Traditionnelles » L'agriculteur décide de cultiver des semences achetés à Monsato sur ses terres. Ses cultures poussent beaucoup plus rapidement et sa production on est bien supérieure à celle de l'agriculteur traditionnelle. Heureux de sa production, il décide de s'agrandir en achetant de nouvelles parcelles de terre et de nouveaux équipements, en pensant que les OGM vont révolutionner sa vie et lui permettre un rendement endement bien supérieur. Malheureusement, à cause de toutes ses dépenses, il s'est tellement endetté qu'il ne lui reste plus comme seule solution que d'acheter de nouvelles semences chez Monsanto pour produire plus et rembourser ses dette. Cependant, la multinationale ltinationale ayant attiré d'autres agriculteurs, la concurrence est rude et il vend donc moins de produits. Il devient donc dépendant de Monsanto pendant quelques temps, puis doit arrêter pour raisons financières. L'agriculteur traditionnel, qui a préféré conserver des produits habituels et n'a pas acheté à l'entreprise Monsato, il continue sa vie presque normalement malgré l'augmentation de la concurrence, qui diminuera petit à petit du fait de l'arrêt du travail des agriculteurs ayant acheté à l'entreprise. e. Il n'est donc pas endetté et peut continuer de faire tourner son exploitation. Nous venons donc de voir comment l'entreprise arrive à se créer une véritable fortune tout en éliminant les petits et moyens agriculteurs. Cet exemple n’est pourtant qu’un qu’un avant gout des dangers éventuels face à Monsanto. Cette firme étant la seule sur le marché, ne proposant uniquement des semences stériles, une fois qu’elle auras conquis la plupart des agriculteurs, elle pourra augmenter le prix de ses produits imposant ceux cis à ses clients devenus dépendants. Ce phénomène pourrait avoir des conséquences importantes, notamment sur le plan social avec une probable hausse du chômage. 2 Inconvénients pour le consommateur Un inconvénient non négligeable qui pourrait se se produire d’ici quelques années. Si Monsanto impose son produit sur le marché, il risque d’écraser toute autre variété grâce à sa qualité ou son prix. Exemple la tomate, la tomate roma, la tomate grape rita, la tomate fandango, dona, bali, cobra, alambra etc. Il existe environs 20 000 variétés de tomate différentes. Si une tomate OGM arrive dans les centres commerciaux elle risque de détruire cette diversité. diver -Plusieurs variétés de tomates Tomate OGM- 3 Inconvénients sur la santé -Résistances aux antibiotiques Comme nous l’avons vu dans la partie « Création d’un OGM », les scientifiques intègrent souvent un gène de résistance à un antibiotique en même temps que le gène modifié dans la cellule qu’ils veulent modifier. La source du problème est l'existence d'échanges d'ADN entre espèces, appelés transferts horizontaux. Ainsi, on s'inquiète de la possibilité de transmission transmis de gène de résistance à des bactéries pathogènes pour l'Homme. Il en résulterait inévitablement une recrudescence de la maladie causée par le pathogène. Aucun transfert de ce type n'a été réussi en laboratoire, laissant supposer qu'il est hautement improbable. improbable. Toutefois, on ne peut exclure la possibilité qu'il se produise un jour. -Risques Risques toxiques et allergiques Dans la mesure où il n’existe aucun recul, ce risque reste théorique, mais les chercheurs tentent cependant de recenser ce type de risque et de minimiser les effets que pourraient avoir les OGM dans la chaîne alimentaire. La consommation d’aliments issus directement ou indirectement du génie génétique est susceptible d’entraîner, comme toute modification alimentaire, des risques nouveaux inconnus us pour la santé humaine. 4 Inconvénients environnementaux - Fuite des gènes Les transgènes pourraient se transmettre à d’autres espèces apparentées aux OGM par le processus de la reproduction sexuelle. En effet, la reproduction sexuelle s’effectue habituellement entre plantes de la même espèce, mais il existe des chances minimes pour que ce phénomène ait lieu. Ainsi, le transfert de gène serait particulièrement gênant dans le cas de la transmission de gènes de résistance à des herbicides aux mauvaises herbes ! Les gènes étrangers n’auraient pas pu être acquis par les variétés sauvages sans le concours de l’homme et leur confèrent donc des caractéristiques dont nous n’avons aucune expérience. Certains scientifiques se demandent si les OGM ne risquent pas d’altérer profondément les écosystèmes naturels. -Impact des OGM sur des animaux non ciblés Il a été mené en 1999 une expérience sur le monarque, papillon d'Amérique du Nord réputé pour sa beauté. Des chenilles de ce papillon ont été nourries avec des feuilles artificiellement recouvertes de pollen d'une variété de maïs génétiquement modifié par l'introduction d'un gène commandant la production d'un insecticide contre la Pyrale. Ces chenilles ont connu une croissance plus lente et une mortalité plus élevée que d'autres nourries de feuilles recouvertes de pollen de maïs classique. L'expérience a donc démontré le « danger » encouru par le papillon. - Aspect du maïs transgénique et non transgénique, infesté par la larve de Pyrale : - Epi de maïs non transgénique Cet épi de maïs a été obtenu sur un plant normal, non transgénique, infesté par la chenille de la Pyrale. Epi de maïs transgénique Cet autre épi de maïs provient d'un plant transgénique, infesté par la chenille de la Pyrale. On remarque bien sur cette photo que le maïs est de bonne qualité, c’est-à-dire que l’insecticide empêche la Pyrale de l’attaquer. Chenille ayant consommé du maïs non transgénique Les chenilles ayant consommé des épis issus de plants de maïs non transgéniques se développent, se transforment en chrysalides puis en adultes capables de se reproduire. Chenille ayant consommé du maïs transgénique Celles s’étant nourries avec le maïs transgénique présentent une paralysie du système digestif, cessent de s'alimenter et meurent rapidement. Des insectes utiles comme les abeilles, risquent d’être affecté par le développement des plantes transgéniques. ques. On parle alors d'effet sur les insectes « non cibles », c'est-à-dire dire sur ceux qui ne sont pas visés par la modification génétique, mais sur qui la plante transgénique pourrait néanmoins influer le changement de métabolisme de la plante. Des études portant portant sur des colzas résistants à un herbicide sont menées à l'Institut Nationale de la Recherche Agronomique (INRA) depuis 1990 et n'ont pas permis de mettre en évidence, pour l'instant, des effets sur la mortalité des abeilles, ni sur leur comportement de butinage. Toutefois, même s'il n'est pas encore apparu clairement, surtout en comparaison avec les effets actuels des insecticides, ce risque ne peut être écarté. Il est donc nécessaire de procéder à l'évaluation complète et précise de l'incidence d'une exposition à des plantes transgéniques. On pourrait se dire que, devant autant de problèmes réels ou potentiels, il serait plus raisonnable de bannir les OGM. Ce serait pourtant faire l'impasse sur de nombreux avantages. Icône de la lutte contre les OGM, GreenPeace