UN PETIT AIR D`AMÉRIQUE
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UN PETIT AIR D`AMÉRIQUE
M A G A Z I N E DÉCORATION - TENDANCES - IMMOBILIER ENVIRONNEMENT HAUTES-ALPES oct. 2013 VISITE TV MAG DU 06 OCTOBRE 2013. PHOTO DE COUVERTURE BERTRAND BODIN UN PETIT AIR D’AMÉRIQUE... SPÉCIAL FINANCES COMMENT RENÉGOCIER SON PRÊT IMMOBILIER IMMOBILUSde SALON ESEQUE L’HABITAT DOLOR RECTE du 11 au 13 octobre 2013 au Quattro de GAP - M A G A Z I N E 6 OCTOBRE 2013 M A G A Z I N E SPÉCIAL SALON de L’HABITAT 3/4 programmes immobiLiers 6 saLon de L’habitat Un rendez-vous pour concrétiser ses rêves 8 trucs & astuces Poser un carrelage XXL PROGRAmmES Liste des programmes immobiliers neufs, dans tout le département des Hautes-Alpes 10/11 travauX Dénicher la bonne fenêtre 12 Finances Renégocier son prêt immobilier GAP residence « coté cour » 14/20 visite PRÉCISION HQE : HAUTE QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE HPE : HAUTES PERFORMANCES ÉNERGÉTIQUES THPE : TRÈS HAUTES PERFORMANCES ÉNERGÉTIQUES BBC : BÂTIMENT BASSE CONSOMMATION Un petit air d’Amérique 22/27 intérieur / eXtérieur Bien conserver et déguster le vin Cuisiner comme un pro 28/30 énergie Quel chauffage pour demain ? OFFRE ET HABITAT est édité par Le Dauphiné Libéré (SA) 38113 Veurey cedex. Tél. 04 76 88 71 00. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Christophe Tostain. RéDACTEUR EN CHEF CHARGé DU DéVELOPPEMENT ET DES SUPPLéMENTS : Patrick Peltier ([email protected]) DIRECTEUR D’éDITION : Georges Bosi ([email protected]) COORDINATION ET SECRéTARIAT DE RéDACTION : Christelle Dupraz CRéATION GRAPHIQUE : Laurent Mesana ([email protected]) RéGIE PUBLICITAIRE : Publiprint Dauphiné - Tél. 04 92 51 21 46 DIRECTEUR GéNéRAL : Cyril Robert ([email protected]) DIRECTEUR DE PUBLICITé : Fannie Pain ([email protected]) RéALISATION : Nathalie Pontet-Cailles/Le Dauphiné Libéré PHOTO DE COUVERTURE Bertrand Bodin 2, impasse du serre de L’aure. Unique programme neuf en cours de construction en hyper centre-ville de Gap. sept logements avec cave et garages. Un commerce au rdC avec une partie du 1er étage. plateau bureau au 1er étage. trois appartements t3 au 2e étage. deux appartements t3 et un appartement t2 au 3e étage. Un appartement t4 et un appartement t2 au 4e étage. Villa sur toit au 5e étage. reste actuellement à la vente : Le t2 du 4e (58 m² + 54 m² de terrasse, avec cave) à 234 000 €. Le t3 du 2e étage (81 m² + 35 m²) de terrasse, avec cave, à 277 000 €. BBC selon rt 2005 Livraison printemps 2014. actuellement hors d’eau / hors d’air. dsci. tél. 06 12 85 12 32. www.immobilier-gap.fr Les Lodges de charance route de Chabanas. 47 logements. t3 et t4. a partir de 212 000 € (t3) et 260 000 € (t4). Cave, garage et parking. BBC. Livraison du dernier bâtiment à la fin de l’automne 2013. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com carré Jaures avenue Jean Jaurès. 29 logements du t2 au t4. Cave, garage et parking. rt 2012. Lancement commercial octobre 2013. prix nC. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com Les terrasses de crève-cŒur Chemin de Chaudun, quartier de Crève-Coeur. petit éco-quartier de six maisons de villes à énergie positive + quatre à 800 m du centre-ville, en montant vers la clinique des alpes. terrains pour maisons sur mesure. Classification environnementale supérieure à rt 2012 6 + 4 logements. Cinq t4 duplex de 120 m² habitables, aménageables sur mesure, + abri voiture, garage et cave, balcon et grande terrasse bois de 22 m². Jardin privatif. maison + terrain, à partir de 350 K€. Label demandé rt 2012 ; de fait maisons à énergie positive Bepos anticipé. date de livraison prévisionnelle : premier semestre 2015. sarl archibat 05. tél. 04 92 52 08 70. www.archibat05.fr horiZon nature immobilier.com. Cet immeuble fera l’objet d’une demande de label BBC effinergie®* auprès de l’organisme certificateur Cerqual. Livraison prévisionnelle à partir du 4e trimestre 2014. bouygues immobilier. tél. 08 10 00 23 18. bouygues-immobilier.com ABRIES Les baLcons du viso Chabanas. ancienne route de Veynes. 108 logements en trois tranches de commercialisation. 1ère tranche : 54 lots, 2e tranche : 26 lots, 3e tranche : 28 lots. du 2 au 4 pièces avec des jardins privatifs et de grandes terrasses. tous les prix ainsi que les plans des logements sont consultables sur bouygues-immobilier.com. Cet immeuble fera l’objet d’une demande de label BBC effinergie®* auprès de l’organisme certificateur Cerqual. 1ère tranche : livraison 4e trimestre 2013. 2e tranche : livraison prévisionnelle 3e trimestre 2014. 3e tranche : livraison prévisionnelle 1er trimestre 2015. bouygues immobilier. tél. 08 10 00 23 18. bouygues-immobilier.com Centre Village. 90 logements du t2 cabine au t5 duplex. a partir de 139 000 €. Chantier livré. disponibilité immédiate. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com BARATIER Les terres du chateau Lieu-dit Verdun. 22 logements. Lotissement. parcelles dès 648 m². a partir de 92 000 €. Lotissement achevé. Voiries en finition. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com BRIANÇON Les chaLets d’emma Les aLLes regina SALON de L’HABITAT route de Grenoble. 47 logements du t2 au t4 dès 160 000 €. rt 2012. Lancement commercial été 2013. démarrage du chantier : printemps 2014. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com L’oreée des pistes 40, avenue rené Froger. 36 appartements. reste 9 à vendre (t3 et t4). de 235 708 € à 288 996 €. norme rt 2005. Livré depuis juin 2013. agence berard abelli. tél. 04 92 20 19 66 Le cLos saint-pierre 8 Bis, rue Général Colaud. 37 appartements du t2 au t5. de 149 000 € à 313 693 €. rt 2005. Livraison fin 2014. agence berard abelli. tél. 04 92 20 19 66 EMBRUN Le domaine de bois veZin Avenue de Fontreyne. 28 logements du 2 au 4 pièces avec balcons et/ou jardins privatifs. tous les prix ainsi que les plans des logements sont consultables sur bouygues-immobilier. com. Cet immeuble fera l’objet d’une demande de label BBC effinergie®* auprès de l’organisme certificateur Cerqual. Livraison prévisionnelle : 3e trimestre 2015. bouygues immobilier. tél. 08 10 00 23 18. bouygues-immobilier.com terra FLorea 7 av. du Lautaret. 30 logements du t2 + coin montagne au t4 duplex + coin montagne de 117 000 à 371000 €. HQe. Livraison premier trimestre 2015. promoFar. tél. 04 93 66 66 70 ou 06 69 40 22 39. www.promofar.fr Le beLvedere du proreL Bd du Lautaret. 40 logements. reste t4 duplex à 295 000 € avec cave, garage et parking. Livré. disponibilité immédiate. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com horiZon vauban La Chaussière. 70 logements du t2 au t4. a partir de 99 000 €. 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Cave, garage et parking. démarrage des travaux. premières livraisons en 2014. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com GUILLESTRE Les aLLobroges Le Chazal. 34 logements du t2 au t3. a partir de 148 000 €. Cave, garage et parking. Chantier livré à l’été 2013. disponibilité immédiate. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com MONTGENÈVRE Le napoLeon résidence de tourisme. 54 appartements du t1 au t5. a partir du studio + garage à 154 700 € Ht jusqu’à 414 000 € Ht pour un t4 +garage. Livraison fin 2014. berard abelli et mgm. tél. 04 92 20 19 66 SAINT-CHAFFREY chaLets Les tartaLYs rue des Vieilles Carines. Chantemerle. 18 appartements allant du t2 au t4 et un chalet. Livraison fin 2014. a partir de 315000 € à 832000 €. bérard abelli et declic immobilier. tél. 04 92 20 19 66 VALLOUISE Les chambonnettes La plaine. 24 logements du t2 cabine au t4 duplex. a partir de 183 000 €. Cave, garage et parking. Commercialisation et chantier en cours. premières livraisons 2014. pro&immo. tél. 08 20 22 20 05. www.proetimmo.com SALON de L’HABITAT renDeZ-Vous ArchiVes DL VirgiLe D’après certains professionnels, selon les secteurs et les agences, le recul du volume des ventes oscillerait sur un an entre 15 et 30 %. Un saLon pour concrétiser ses rÊves Pour débuter l’hiver avec optimisme, on visite le Salon de l’habitat qui se déroule du 11 au 13 octobre, au Quattro de Gap. De quoi faire le plein de projets parmi la trentaine d’exposants qui animeront la sixième édition de cette désormais traditionnelle manifestation automnale. C onstruire, acheter, financer, rénover, décorer... Le Salon de l’habitat propose dans un même lieu toutes les clefs pour concrétiser ses projets. Il fera bon flâner dans les allées de cette vitrine géante consacrée à l’univers de la maison pour faire le plein d’idées et de conseils auprès de la trentaine de professionnels qui ont, cette année encore, répondu présent à cette manifestation organisée par le Dauphiné Libéré. Financer et acheter sa maison On profitera de cette sixième édition pour parler financements et emprunts auprès des établissements bancaires venus 6 à la rencontre de leur clientèle. Cette année, les conseillers de la Caisse d’Épargne et du Crédit Agricole seront présents. L’occasion de faire le point sur les taux de prêt, les rachats et renégociations de crédits -d’actualité en ce moment- ou sur ses capacités financières à concrétiser un projet. Et des projets, grands et petits, le salon en regorge. Si on projette d’acheter un bien, on pourra se renseigner auprès des constructeurs venus présenter leurs programmes immobiliers et discuter en direct avec leurs représentants. Du T2 à la maison individuelle, Bouygues Immobilier propose par exemple trois projets aux alentours de Gap. Les agents d’Optimhome et de Century MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 21 seront également présents pour débattre des opportunités immobilières du département : « Nous présenterons entre autres, Le Clos SaintJean, un programme neuf sur Gap qui comporte quatre maisons individuelles, mélanges de villa et d’appartement, explique Camille Ravoir de l’agence Century 21. Nous offrons aussi à nos visiteurs des estimations sur les donations, héritages et successions ainsi que des estimations de leurs biens dans le but d’une éventuelle commercialisation ». Une mine d’informations... isoLer, éQuiper, décorer, Jardiner... On parlera aussi chauffage, énergies renouvelables et économies d’énergie avec des artisans comme Patrick Fromont, d’Alpes Multi Energies, venu présenter ses pompes à chaleur aéro et géothermiques. Et puisque dans le domaine de l’isolation, la question des fenêtres tient une place essentielle, on pourra découvrir toutes les ficelles d’une maison bien isolée auprès de menuisiers spécialisés. On parlera aussi décoration d’intérieur avec des cuisinistes et des décorateurs. Et pour que l’offre soit complète, l’entretien du jardin ne sera pas en reste : on se renseignera sur les outils de jardin auprès de la société Aillaud-Perraud venue présenter taille-haies, tronçonneuses et autres débroussailleuses, sans oublier les fraises à neige pour particulier car l’hiver, c’est demain. Le tout dans une atmosphère presque familiale : « Ici, entre commerçants, on se connaît tous, constate Ludovic Jullien de la société Aillaud-Perraud, l’ambiance est donc très bonne. Le salon, j’adore ! » Les visiteurs aussi en redemandent. SALON DE L’HABITAT Du vendredi 11 au dimanche 13 octobre 2013. Le Quattro, 05000 Gap. Heures d’ouverture : de 10 à 19 heures. Entrée gratuite. M A G A Z I N E Par Corinne Bruno SALON de L’HABITAT Poser un carrelage XXL en étapes 6 Notre expert, Alain Nevu, artisan-carreleur à Saint-Chaffrey, nous explique comment poser de grands carreaux. ON GACHE la colle. On mélange la colle avec de l’eau froide en suivant les proportions indiquées sur l’emballage jusqu’à obtenir une pâte homogène qui s’attache et glisse doucement de la truelle. Le mélange se conserve au maximum 2 h 30. On prévoit donc seulement la quantité nécessaire. Le port des gants est obligatoire. Sur un plancher chauffant, il faut impérativement utiliser une colle flexible pour éviter que le carrelage ne se fissure. ON ENCOLLE avec le peigne la surface qui accueillera le premier carreau. On s’aligne sur le mur. Pour des carreaux de 60 x 60, on encolle un carré de 65 cm de côté environ sur le support. ON MAROUFLE l’arrière du carreau à la truelle. Contrairement aux petits formats, avec des carreaux de plus de 50 x 50, il faut faire un double encollage, sur le support et sur le carreau. Il n’est pas nécessaire de poser beaucoup de colle, il suffit de remplir les aspérités. ON POSE la ventouse au centre du carreau pour manipuler une pièce qui pèse tout de même entre 8 et 10 kilos. Cela permet de le tenir d’une seule main et de le poser au sol par le dessus. On se positionne le long du mur et on pose. ON TAPOTE toute la surface du carreau avec le maillet en caoutchouc. On déverrouille la ventouse et on passe au suivant. ON POSE les croisillons et on serre les carreaux l’un contre l’autre. On prépare et on étale la pâte à joints avec une taloche en caoutchouc puis on passe une éponge humidifiée et essorée. On pourra circuler sur le carrelage 24 heures après sa pose. 8 MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 LES CONSEILS EN + Outils et fourniture : une règle, une équerre, une truelle, un peigne, un maillet caoutchouc, une carrelette, une paire de gants, des croisillons en plastique de 2 mm minimum, colle souple, pâte à joints, une ventouse. Le support doit être parfaitement plat. Plus le carrelage est grand, plus la surface à carreler doit être lisse. Soit on ponce le sol, soit on fait un ragréage. Cet enduit liquide, auto-lissant et auto-nivelant, aplanit la surface à carreler. Les formats les plus en vogue sont le 30 x 60 cm et le 60 x 60. Il existe également de très grands plateaux, 90 x 90 ou 60 x 120, mais ces formats nécessitent de grandes pièces. Côté prix, plus on monte en taille, plus le prix grimpe : aux alentours des 40 €/m² pour du 30 x 30 cm ; 60 € pour du 60 x 60 ; 90-100 € voire au-delà pour les formats XXL. La fabrication d’un grand carreau est plus difficile car il aura tendance à galber à la cuisson. A la manutention, un carreau XXL est beaucoup plus difficile à poser. Un 90x90 ne peut se poser seul. On utilise donc une ventouse que l’on pose au centre. Son poids avoisine les 20 kilos. Le grand format se marie avec des joints ultra-fins. On utilise pour cela des carreaux dit « rectifiés » dont les côtés ont été coupés droits à l’usine. Cela permet de les poser avec des joints de 2 mm, largeur minimum car il faut prévoir la dilatation du carrelage. C’est en effet le joint qui encaisse les contraintes provoquées par un chauffage au sol par exemple. Il est interdit de poser des carreaux sans joints. On utilise les carreaux XXL pour réaliser des plans de travail de cuisine et des crédences. La largeur d’un plan de cuisine étant généralement de 60 cm, on pose un carreau de 60 x 120 en largeur et on obtient un plan d’1,20 mètre de long sans aucun joint. Pour la crédence, on pose généralement un 30 x 60. Résultat bluffant. Pour réaliser des coupes, on utilise la carrelette qui raye le carreau avant de le couper de façon nette. Pour des courbes, on utilise une disqueuse et pour les découpes plus sophistiquées, une scie à eau sur table. photos corinne Bruno TRUCS ET ASTUCES SALON de L’HABITAT Dr Dr Dr c.B. trAVAux La fenêtre est un produit en constante évolution. Elle suit l’évolution des normes, des matériaux... Chaque client doit être guidé en fonction de ses désirs, de son budget, de la situation géographique de sa maison. dÉniCHer La bonne FenÊtre PVC, alu, bois, mixte alu-bois... En matière de fenêtres, matériaux et techniques ne cessent d’évoluer. Quand on sait qu’une maison bien isolée permet de diviser par trois le poste de chauffage, il est essentiel de bien s’orienter dans cette forêt d’options techniques. É conomies d’énergie oblige, le marché de la fenêtre se porte bien. Le parc immobilier étant vieillissant, toutes les constructions antérieures aux années 80 sont concernées. Or, pour faire des économies d’énergie, il faut une maison bien isolée : « Les clients viennent à nous car ils ne veulent plus chauffer les oiseaux ! Si pour une maison lambda correctement isolée, on compte 1000 euros de chauffage par an, pour la même habitation mal isolée, il faudra en compter 3000. Le besoin est réel. Plus les énergies fossiles sont chères, plus la demande est grande », schématise Eric de Santini, gérant de La Maison du menuisier à La Bâtie-Neuve. on rénove Les menuiseries et on isoLe La toiture La rénovation des portes et fenêtres ne suffit cependant pas à garantir ce résultat. « Sur des constructions anciennes, il faut recréer une enveloppe autour de la maison et donc rénover à la fois fenêtres, toiture et façades », prévient Eric de Santini. 30 % des pertes de chaleur se font en effet par la toiture, 30 % par les menuiseries, les 40 % restants s’envolant par les murs. « La façade étant la plus chère à rénover, je conseille de commencer simultanément par la toiture et les menuiseries, poursuit le professionnel. Il est facile et relativement peu coûteux de poser soi-même un isolant dans les combles. Et après avoir changé les menuiseries, selon le vitrage utilisé, on peut voir la température ambiante varier de 1 à 4 ou 5 degrés ». tériaux, le PVC blanc qui offre un rapport qualité-prix inégalable est le plus vendu. On peut lui préférer le PVC couleur (avec un coût augmenté jusqu’à 45%) ou le bois. Un peu délaissé, le bois ne représenterait plus que 5 % des demandes. Les clients semblent freinés par son entretien (il faut le lazurer tous les cinq ans). Tout comme le PVC, il a pourtant beaucoup évolué : « On est passé de 48 mm d’épaisseur à 60 mm, ce qui permet d’accepter un verre plus épais et donc plus isolant », poursuit le professionnel. Dernier né, le mixte bois-alu utilise le bois à l’intérieur et l’alu à l’extérieur. Tenue aux intempéries, finitions... ce produit très esthétique est aussi très supérieur au niveau isolation. On est là dans le haut-de-gamme et le seul inconvénient du mixte, on s’en doute, reste son prix. Le prix d’une fenêtre peut ainsi varier du simple au triple. De même, le prix peut continuer de grimper si l’on choisit des options comme le rideau intégré, l’injection mousse, l’oscillobattant. Le verre a aussi évolué en épaisseur et on peut aujourd’hui opter pour du triple vitrage. « On fait du double ou du triple, selon les besoins du client. Dans le nord du département, on va utiliser du triple vitrage à cause du froid. A Gap, cela présente moins d’intérêt. Il est plus isolant mais il a un apport solaire moins bon. La chaleur pénètre moins dans la maison.» Le triple vitrage reste toutefois entre 10 et 15 % plus cher. Si Internet permet de se familiariser avec les termes techniques, rien ne vaut l’expertise d’un professionnel qui doit vous conseiller selon vos désirs, votre budget, ainsi que la situation géographique de votre maison, et vous démontrer pourquoi il vous propose un produit plutôt qu’un autre. Et il ne faut surtout pas hésiter à consulter plusieurs entreprises pour se conforter dans ses choix. ■■■CORINNE BRUNO une oFFre très variée et Forcément compLeXe L’offre est d’autant plus vaste que l’application récente de la norme RT 2012 a forcé les constructeurs à évoluer rapidement. Côté ma10 MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 OCTOBRE 2013 offre-habitat.fr MAGAZINE 11 SALON de L’HABITAT photos corinne Bruno FinAnces Les emprunteurs ont tout intérêt à étudier cette possibilité de révision de leur prêt car le bénéfice engendré peut représenter des sommes importantes, comme l’explique Philippe Boisset, directeur d’unité commerciale à la Caisse d’Épargne Paca. renÉGoCier son prÊt immoBiLier : La marche à suivre La baisse significative des taux de crédits immobiliers conduit de nombreux emprunteurs à renégocier ou à racheter leur prêt. Il s’agit d’une véritable négociation commerciale. E n 2013, les taux des prêts immobiliers ont atteint des niveaux historiquement bas. « En 2010-2011, sur une durée moyenne de quinze ans, on était sur un taux moyen de 4 %. Aujourd’hui, sur la même durée, le taux oscille entre 3 et 3,5 %, rapporte Philippe Boisset, directeur d’unité commerciale à la Caisse d’Épargne Paca, un des premiers établissements prêteurs de la région. On constate donc une recrudescence de renégociation voire de rachat à la concurrence de prêts ». Pour que le rachat soit rentable, plusieurs conditions doivent être réunies : « Il faut impérativement un écart d’un point entre le taux du prêt en cours et celui que l’on vous propose », prévient le professionnel. Autre condition : « Le prêt ne doit pas avoir at12 teint la moitié de sa vie. S’il est sur la fin, vous avez déjà remboursé une grande partie des intérêts et s’il ne reste que le capital, ce n’est pas intéressant », poursuit Philippe Boisset. Les prêts les plus concernés sont ceux contractés entre 2007 et 2010. chaQue éLément peut et doit se discuter Plusieurs solutions s’offrent aux emprunteurs : on peut renégocier son prêt directement auprès de sa banque. Mieux vaut alors entamer les démarches car il est rare que les banques contactent leurs clients pour proposer un avenant de taux. On peut aussi racheter son prêt via un établissement concurrent ou s’adresser à un courtier en crédits immobiliers. Dans tous les cas, il faut impérativement MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 faire jouer la concurrence. En premier lieu, on discute les frais de dossier : censés compenser le temps nécessaire au traitement du dossier, ils oscilleraient entre 300 et 500 euros. On négocie également le taux de prêt. Le barême pratiqué peut toujours être abaissé. Des délégations de taux permettraient au banquier d’abaisser le taux de 0,20 à 0,40 %. Cette marge n’est bien sûr pas garantie mais on ne risque rien à entamer la discussion. Dans une plus faible proportion, on peut également négocier le montant des assurances. Enfin, on peut discuter le montant des frais engendrés par la constitution des nouvelles garanties du prêt, auprès de son notaire ou de son conseiller. Une fois les négociations abouties, « il y a deux options possibles, rebondit Philippe Boisset : soit on propose au client de réduire son échéance et de garder la même durée, soit on diminue la durée et on garde la même échéance ». La Fin d’un cYcLe ? Ces opportunités pourraient ne pas durer indéfiniment. Les courtiers anticipent en effet un inversement de tendance et un retour à la hausse des conditions de crédit dans les prochains mois. « Avec une ébauche de reprise économique, la tendance se dessine légèrement à la hausse, confirme Philippe Boisset. Le taux à dix ans a augmenté de 0,40 %, en France, aux ÉtatsUnis et en Allemagne. Alors qu’il était à 2,10 il y a deux mois, il est passé aujourd’hui à 2,50 ». ■■■C.B. LA Visite Baignée de lumière, la pièce à vivre s’organise autour d’une imposante cheminée en galets. Le canapé noir années 50 et la « smile chair » arrivent de Copenhague. La table basse était à l’origine un lit. L’architecte a détourné l’assemblage de lamelles de bois pour un résultat malin et bluffant. Un petit air d’Amérique... Pensée pour accueillir une tribu, cette étonnante maison, longue et lumineuse, joue en bonne intelligence avec la chaleur du bois, l’espace, le choc des matières et le charme désuet des meubles années 50. Le fruit d’une collaboration réussie entre la famille Burton et le décorateur Rémi Mouilleron. TEXTE CORINNE BRUNO, PHOTOS BERTRAND BODIN I l y a un peu des Rocheuses entre ces murs de bois, un peu des grandes métropoles américaines, un peu de la chaleur du Danemark, le tout saupoudré d’une pincée de traditions alpines. Un mélange cosmopolite et gai. Ce chalet contemporain, dissimulé sur les hauteurs de Serre-Chevalier, raconte l’histoire d’une tribu épanouie 14 qui se retrouve ici pour partager une parenthèse enchantée. L’atmosphère pétille. On sent les pulsations de la neige, les pas lourds des retours de longues journées de ski. On entend l’écho des rires d’enfants et le murmure des conversations qui s’éternisent autour du feu de bois, baignées dans les effluves d’un digestif que MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 l’on sirote entre amis. Le couloir, une entrée en matière théâtrale Dépouillé du superflu dans un hall fonctionnel serti de casiers noirs, on s’aventure dans un couloir à sensations. Véritable colonne vertébrale, il dessert subtilement par des portes et des escaliers dérobés, les différentes pièces et les trois niveaux de la maison. Lumières indirectes, parois de verre, allée de troncs bruts... les contrastes rythment la traversée. Tel une anaphore, musical et tactile, le bois nourrit l’espace et glisse en douceur jusqu’à la pièce à vivre. Apothéose d’espace et de lumière, celle-ci s’organise autour d’une cheminée magistrale en galets. S’il n’y avait la silhouette familière des som- mets environnants, on se croirait dans un chalet perdu dans les Rocheuses... Rien d’étonnant à ce dépaysement. Coleen Burton, la propriétaire des lieux, est originaire du Wisconsin. Après des études au Massachusetts Institute of Technology, la jeune femme s’est installée à Londres, il y a dixsept ans, où elle a rencontré son époux, Simon, citoyen anglais. Le couple vit aujourd’hui dans la City avec ses deux enfants, Sophie et William, âgés de 4 et 2 ans. Tous deux mènent de solides carrières dans la finance. Une partition à plusieurs mains Skieur émérite, Simon tombe sous le charme de la vallée de la Guisane alors qu’il est étu- Construite en longueur, perpendiculairement à la vallée, la maison bénéficie d’un point de vue imprenable. diant à Grenoble. Son épouse, à son tour, sera séduite : « J’apprécie la vie de village, l’authenticité du lieu, loin des excentricités que l’on rencontre dans des stations plus huppées », confie-t-elle. Le couple envisage un temps de rénover une maison sur les hauteurs de Serre-Chevalier. L’emplacement les séduit mais l’aventure se révèle par trop hasardeuse. Par chance, un terrain tout proche est à la vente. Le projet reste cependant incertain : « La parcelle avait une grande superficie, se rappelle Coleen, mais avec sa forme en T et ses contours tortueux, nous n’étions pas sûrs de la façon dont nous allions pouvoir y implanter la maison ». L’équation est d’autant plus complexe qu’une construction voisine semble hypothéquer la vue sur la vallée. C’est alors qu’entre en scène l’architecte d’intérieur, Rémi Mouilleron. Installé dans la vallée, il a un CV bien rempli et une réputation installée. Les Burton visitent sa maison et tombent sous le charme de ce grand type un peu rêveur. « On a tout de suite aimé sa philosophie », se rappelle Coleen. Elle se découvre avec Rémi une même admiration pour Franck Lloyd Wright, un des plus grands architectes américains. Inventeur du « style prairie », Wright prônait les constructions basses, les aires ouvertes... Natif du Wisconsin, comme Coleen, ses constructions ont rythmé l’enfance de la jeune femme : « Il aimait insérer les maisons dans la nature et faire en sorte ... LA VISITE M A G A Z I N E Dans toutes les pièces, la maison joue avec la chaleur du bois. ... que tout s’imbrique et fonctionne ensemble. C’est aussi la façon dont on voit les choses ». Flirter avec les inclinaisons du terrain Face au terrain capricieux déniché par ses clients, Rémi Mouilleron a alors une idée imparable : plutôt qu’un bloc qui ferait face à la vallée, il suggère de construire la maison en longueur, perpendiculairement à la vallée. Cette disposition inattendue permet d’éviter le vis-à-vis mais aussi d’évaser la maison sur une pièce à vivre avec vue imprenable. Le couple est bluffé : « Il se tenait debout sur le terrain et d’un regard, il a visualisé ce qu’allait être l’agencement de notre future maison. C’est étonnant de voir comment son esprit fonctionne. Il a vraiment le coup d’œil », s’émerveille Coleen. Rémi ne se contente pas de penser la structure de la maison, il visualise la disposition des pièces, anticipe chaque détail. « La fonction d’une maison, c’est d’abriter l’humain, précise l’architecte. Ce n’est pas une boîte à chaussures. Il ne s’agit pas seulement de 16 En rez-de-jardin, un salon est entièrement dédié à la détente avec son espace relaxation/spa. monter des murs, il faut avoir une vision globale ». Convaincue, Coleen se repose entièrement sur lui : « Je venais de passer un an à Londres à rénover totalement notre appartement. C’était génial mais c’est très très lourd quand on tra- MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 vaille à plein temps. Ici, j’ai préféré déléguer et profiter du résultat ». S’ensuivent de longues discussions entre le décorateur et ses clients qui, au fil du temps, deviendront amis. « Quand on imagine une maison, on entre dans l’intime. Un peu comme une psychanalyse, c’est un échange », confie-t-il. Coleen lui décrit ‘une « maison ouverte, où l’on peut recevoir, où chacun aurait son propre espace, où les amis se sentiront bien ». Rémi écoute, visualise et concrétise. Il recrute les arti- OCTOBRE 2013 offre-habitat.fr ... MAGAZINE 17 LA VISITE M A G A Z I N E La chambre parentale explose de couleurs. Petites niches, dressing, cheminée privée, cube en zinc dissimulant la douche... tout a été pensé pour « rendre la vie facile ». Point fort de la pièce, les rideaux. Mélange de peaux de vache rouges et de brocards dénichés à Biarritz, ils mêlent le raffinement du tissu et la rusticité de la peau de bête. ... sans parmi les entreprises locales, supervise le gros-oeuvre puis s’attelle à la décoration intérieure, Une confiance sans limite dans le metteur en scène « Il a trouvé la plupart des meubles, reconnaît Coleen. Mon mari et moi aimons les meubles danois des années 40-50. Nous sommes donc allés avec Rémi à Copenhague, où nous avons trouvé le magnifique canapé noir années 50 qui siège dans la grande salle et la Smile Chair recouverte de peau de vache ». Cette chaise, aussi appelée Shell Chair ou Tripode, est l’exacte réplique de celle créée par le designer Hans J. Wegner en 1963. Quand ses clients ne peuvent se déplacer, Rémi continue la chasse. Il achète de nombreuses pièces, envoie les photos aux intéressés qui choisissent parmi ses trouvailles. Habile à détourner les objets, il déniche un lit, assemblage de lamelles de bois 18 qui deviendra la table basse du salon, chine les tableaux victoriens, les vieilles chaussures de ski, une ancienne carte géographique d’école... « Parfois, on revient et on trouve de nouveaux objets dans la maison, raconte Coleen. Il nous surprend toujours ». Parfois, la jeune femme doute. Mais là encore, la discussion dissipe ses hésitations. « La première fois qu’il m’a parlé des rideaux de la grande salle, mélange de rose, orange, vert... j’ai pensé, non, pas question ! », s’amuset-elle. Mais quand Rémi lui apporte les échantillons, elle succombe. Un choix judicieux : montés sur glissières, ces pans de rideaux transparents ornés de vagues colorées, à la fois présents et discrets, donnent à la pièce une dynamique inédite. « Quand on visite des maisons où le décorateur a fait la moitié du travail et les propriétaires l’autre, on n’obtient qu’une sorte de méli-mélo, un ensemble mal assorti qui n’a pas l’effet escompté. On a MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 donc préféré se reposer sur Rémi pour trouver une cohésion à l’ensemble», conclut la maîtresse des lieux qui avoue : « J’ai un esprit d’ingénieur, rigoureux et scientifique, Je n’aurais jamais pu imaginer cet étrange mélange toute seule ». Simon et Coleen ont rêvé d’un cocon pour accueillir leur tribu. Ils l’ont rêvé, Rémi Mouilleron l’a fait. ... Le couloir dessert subtilement les différentes pièces de la maison, avec des portes et escaliers dérobés, une allée de troncs bruts qui constraste et rythme la traversée. Recréez cet univers en page 20 LA Visite M A G A Z I N E Typiques de l’art nouveau suédois (fin XIXe – début XXe), le lustre et la chaise ont été chinés par le décorateur. Déniché dans un marché aux puces aux environs de Biarritz, ce robinet mural a été passé à l’acide pour enlever les traces de calcaire. Les murs sont recouverts de chaux blanche, un enduit traditionnel généralement utilisé à l’extérieur des bâtiments. Pour recréer l’ambiance des caves professionnelles, le tonneau a été chiné dans le Beaujolais lors d’un périple à la découverte des vins de la région. reCrÉez Cet UniVers Pierre, brique, chaux, bois... la cave, lieu de toutes les convivialités, conserve jalousement les vins de ces amateurs éclairés. TAPIE au fond du rez-de-jardin, la cave a été construite comme un écrin à l’intérieur des murs de béton. Un second mur de briques a été dressé à 10 centimètres de la paroi extérieure. Ce vide d’air reproduisant les conditions d’une cave naturelle, la pièce n’a pas besoin d’être climatisée. La voûte a également été montée en briques sur le modèle d’une construction de pays. Inspirées par les murs de village, les pierres apparentes sont en fait de fausses pierres de 5 centimètres d’épaisseur. ■ ARCHITECTE-DÉCORATEUR : Rémi Mouilleron, BP 25, 05220 Le Monêtier-Les-Bains. Tél. 06 70 93 79 47 LE SOL : Atout Parquets, Alain Fantoni, 14 avenue Jean-Jaurès, 05000 Gap. Tél. 04 92 52 46 60 LES MURS : Pierrick Courtial, ZA des Sables, 05220 le Monêtier-Les-Bains. Tél. 06 71 75 69 69 MAÇONNERIE ET CARRELAGES : Pierre Ferrero, 28 route du Pont-Levis, 05330 Saint-Chaffrey. Tél. 04 92 24 01 94 PLOMBERIE ET CHAUFFAGE : Patrice Maurel, zone artisanale Pré du Faure, 05120 Saint-Martin-de-Queyrières. Tél. 04 92 20 12 60 20 MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 A l’image d’un pigeonnier, le mur est composé de casiers à bouteilles en brique qui ont été superposés puis enduits de chaux. Au centre de la pièce, le podium est en mélèze sablé et teinté en brun. Il est ceinturé par des galets ramassés dans La Guisane, la rivière toute proche. ArchiVes Le DL intÉrieur / extÉrieur Bien ConserVer et déguster Le vin À chaque vin sa température de dégustation - les blancs entre 8 et 12°C, les rouges légers à 13°C, les plus puissants, 18°C - et son verre, dont la forme et l’épaisseur change d’un terroir à l’autre. Les verres de dégustation sont certifiés INAO ou AFNOR. « Tous les vins ne se mettent pas en carafe, prévient Frédéric Camus, sommelier chez Fauchon. Les bourgognes qui sont à base de pinot noir ne la supportent pas, car ils sont sensibles à l’oxygénation ». Pour la conservation, si l’on ne dispose pas de cave, une cave à vin électrique est une bonne solution. « Le vin se conserve dans un endroit frais, à température constante, protégé de la lumière, des vibrations et des odeurs, avec une humidité de 50 à 80 % », explique-t-il. BOUCHON DE DÉCANTATION Pour verser et décanter le vin en même temps pour chaque verre servi. Élimine les éventuels dépôts. WMF. Vino. 24,90 €. Tél. 01 49 80 80 10. ■■■ANTOINE BIENVENU POUR LES BORDEAUX Carafe en verre incolore. Villeroy & Boch. Nobilis Carafe à décanter. 89 €. Tél. 01 56 54 10 00. shop.villeroy-boch.com POUR LES VINS BLANCS ET ROSÉS Seau à vin en aluminium de 20 cm de diamètre. Mauviel. Tél. 02 33 61 00 31. www.mauviel.com 22 MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 DESIGN ITALIEN Carafe à décanter 65€, verres de 31,80 à 37,80 € les 2. IIttala. Essence plus. www.iittala.com ALSACE Verre à vin d'Alsace, blanc, haut sur pied, en cristal doublé couleur. Existe en 7 coloris. Hauteur : 205 mm, 20 cl. Christofle. Kawali Roemer. 200 € l’unité. www.christofle.com intÉrieur / extÉrieur De Buyer Lagostina Si l’on veut servir des mets dignes des cuisines d’un chef, inutile de lésiner sur le matériel. De bons couteaux, des plats et des ustensiles adaptés contribuent à la réussite de vos préparations. Cuisinez comme un pro L es premiers ustensiles à posséder lorsque l’on veut cuisiner comme un professionnel, ce sont des couteaux : un éminceur, ou couteau de chef, avec une lame de 15 à 23 cm pour émincer les herbes, tailler les légumes en lamelles, en bâtonnets, en dés et couper ou hacher la viande. Le galbe du tranchant permet de hacher avec un mouvement de balancier. Un couteau d’office avec une lame de 6 à 9 cm pour les petites manipulations, comme éplucher une échalote ou couper carottes, pommes de terre et autres fruits et légumes. Un couteau pointu et micro denté pour couper les fruits et légumes acides : tomates et agrumes. Gilles Lahoreau, chef de cuisine à l’Atelier des chefs de Lyon recommande les couteaux en céramique : « Ils s’affutent moins souvent que les couteaux en inox et ils n’oxydent pas les herbes. En revanche, ils sont cassant en cas de chute ». Autres couteaux indispensables : les économes, 24 et économes crantés pour peler les tomates et les poivrons, par exemple. Pour cuire la viande et la faire colorer, il faut une poêle adhésive en aluminium ou acier. Pour les poissons, œufs, légumes : une poêle antiadhésive avec un revêtement sans PFEA, comme la céramique. Pour les cuissons longues, mijotées, mais aussi pour celles qui sont rapides : une cocotte en fonte avec couvercle. MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 Ne pas lésiner sur les ustensiles Gilles Lahoreau conseille également parmi les ustensiles indispensables pour cuisiner comme un pro, une thermo sonde pour contrôler la température de cuisson, notamment des sucres cuits, comme les macarons. Un jeu de trois à cinq emporte-pièces, ronds et carrés, pour soigner la présentation. Toute la panoplie des accessoires pour râper, couper, passer : râpe microplane pour des zestes d’agrumes ou des copeaux de légumes, chinois étamine pour passer des sauces mixées, mandoline pour faire des juliennes de légumes, un robot mixeur – blender pour velouter - trancheur, écumoire, louche. Si l’on a une très grande cuisine et les moyens d’investir quelques milliers d’euros, un piano de cuisson comme ceux de Falcon à cinq foyers et deux fours permettent de cuire plusieurs plats simultanément. Les fours Gaggenau comportent quatre niveaux de cuisson. Il est ainsi possible de cuire simultanément quatre plats identiques avec une cuisson homogène. La précision de température est à 2°C près. C’est idéal pour la pâtisserie. Gaggenau permet de constituer soimême sa table de cuisson en achetant des dominos : double feux gaz ou à induction, wok à gaz, teppanyaki, cuiseur-vapeur, gril pierre de lave, friteuse, hotte entre chaque appareil. De quoi cuisiner comme un vrai chef ! ■■ A.B. wMF Comment s’équiper pour réussir des plats dignes de chefs ? Voici tous nos conseils. intÉrieur/extÉrieur M A G A Z I N E ANTI-ADHÉRENT CÉRAMIQUE Poêle en aluminium épais muni d'un revêtement anti-adhérent en céramique. Fond alvéolé pour une cuisine plus saine. Existe en 5 tailles . Aubecq. Poêle “New Evergreen 2.0”. 49 €. www.karis.fr PLUSIEURS NIVEAUX DE COUPE Mandoline en V polyvalente aussi bien pour les légumes que pour les fruits. Plusieurs niveaux de coupe. Lames en acier inoxydable interchangeables. Pieds antidérapants. Oxo. Good Grips. 59 €. www.karis.fr POUR RÔTIR ET MIJOTER Cocotte ronde pour les rôtis, les plats à cuisson lente ou à base de riz. Aga. 1,3 litre : 115€ ; 2,3 litres : 150€ ; 4,2 litres : 185€. Tél. 01 34 48 36 27. www.falconfrance.com ÉPL Cou UCHE Deg teau d R, CO lon. 'offi UPE Kya ce e R ri. 2 n cé 5€. wwwramiqu .deg e 8 c lon. m. fr GARNIR, DÉCORER, COULER, DOSER Pour garnir les assiettes de sauce, couler de la gelée, remplir des petites quiches, verser la pâte à blinis, etc. En inox qualité professionnelle - 0,8 litre, débit réglable par la poignée. Fabriqué en France. De Buyer. Entonnoir à piston Kwik. 72€. Tél. 03 29 30 66 12. Debuyer.fr CUISONS AVEC PRÉCISION Ce four dispose de 17 modes de cuisson. Sonde thermométrique, tournebroche et fonction pierre à pain en option. Température de 30 °C à 300 °C. Gaggenau. BO 480/481. Prix sur demande. www.gaggenau.com PASSER LES SAUCES Passoire chinois en inox. Diamètre 17,5 cm. Alinéa. Adam Culinaire. 12,90€. Alinea.fr 26 MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 DES FOURNEAUX COMME UN PRO Deux fours à chaleur tournante, un four gril barbecue avec plateau coulissant et 5 foyers gaz. Falcon. Piano de cuisson HI-LITE 90. 2 699 €. Tél. 01 34 48 36 27. Face à l’incessante hausse des dépenses de chauffage, la géothermie revient en force. Archives Le Dauphiné Libéré Énergie Quel chauffage pour demain ? Pour pallier le renchérissement du gaz et du fioul et les maigres performances thermiques des plinthes électriques, les nouvelles normes de construction poussent à des modes de chauffage plus efficaces et moins polluants. La géothermie, énergie quasiment gratuite et inépuisable, tire bien son épingle du jeu, du moins dans le marché du neuf. «C hez vous, vous avez tous une pompe à chaleur : le réfrigérateur. Mais si votre frigo fait du froid, nous on fait du chaud ! », Daniel Jennepin, le directeur général de Geovia, société de solutions géothermiques, se montre pédagogue. Face à l’incessante hausse des dépenses de chauffage, la géothermie revient aujourd’hui en force, et les professionnels veulent le faire savoir. A Villard-Bonnot, siège de Geovia, on déplore les « idées reçues » et les « préjugés » sur cette 28 énergie, avançant que les innovations technologiques des dernières années sauront leur tordre le cou. Qu’il est loin, en effet, le temps des tubes de cuivre gorgés de fluide frigorigène ultrapolluant ! « Ils étaient trop fragiles, surtout que le sol bouge souvent, explique Olivier Gourdel, président de Geovia. Et le fluide, grâce auquel se produit l’échange thermique, ne passe plus dans la terre, mais seulement dans la pompe à chaleur, supprimant ainsi le risque de pollution. » MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 En géothermie dite de surface, le sol, qui garde une température constante (entre 8 et 12 °C) réchauffe à présent des « corbeilles », un long circuit d’eau glycolée qui remonte de la terre vers une pompe à chaleur. Même principe pour la géothermie dite de nappe, qui puise sa chaleur dans la nappe phréatique, une technique répandue à Grenoble, où l’eau abonde en sous-sol. Des systèmes ingénieux et à l’énergie gratuite, mais qui, de par les travaux qu’ils nécessitent, s’adressent davantage au neuf qu’à l’ancien. La surface du dessus n’est pas condamnée Les corbeilles, qui ne sont enterrées qu’entre 1,5 et 4 mètres de profondeur (5 et 10 mètres pour la géothermie de nappe) ne nécessitent pas de forage important. « La principale contrainte, c’est l’emprise au sol », note Jacques Wiart, le responsable du pôle Alpes à l’Ademe. La géother- mie demande en effet de la place : entre 1,5 et 2 fois la surface de l’habitation à chauffer, soit 150 à 200 m2 de terrain pour une maison de 100 m2. « La surface du dessus n’est pas condamnée, rappelle Daniel Jennepin. On peut y faire un terrain de jeu, un potager, un barbecue… » Seules choses à ne pas faire : la bétonner ou y planter des arbres. « On observe un très bon retour d’expérience pour les pompes à chaleur, confie Jacques Wiart. Du moins pour les géothermiques, car les pompes à chaleur aérothermiques [qui vont chercher la chaleur dans l’air], elles, bien qu’elles soient très attractives car peu chères, sont très gourmandes en électricité, bruyantes, inefficaces à basse température. » Et Daniel Jennepin de préciser : « Quand il fait -20 °C dehors, il n’y a plus beaucoup d’énergie dans l’air… » Si l’énergie puisée dans la terre est gratuite, il en faut pourtant pour Énergie M A G A Z I N E ... chauffer les pompes à chaleur. « Certains disent que la géothermie, c’est de l’électricité efficace », dit Jacques Wiart, faisant allusion au chauffage électrique traditionnel (généralement diffusé par plinthes) qui, lui, gaspille une grande partie de l’énergie consommée. C’est là, le nerf de la guerre économique que se livrent les fabricants de solution de chauffage : le rapport entre l’énergie restituée et l’énergie dépensée par la machine, plus connu sous le nom de « coefficient de performance » (COP). En proposant des COP allant de 3,5 à 5, selon les critères d’installation et de puisage d’énergie (c’est-à-dire que pour 1 kWh consommé, on produit de 3,5 à 5 fois plus d’énergie), « les pompes à chaleur géothermiques sont les seules à proposer de telles performances énergétiques », se félicite Olivier Gourdel. C’est que la nouvelle réglementation thermique (RT 30 dr Selon Daniel Jennepin, (à gauche) directeur général de Géovia, et Olivier Gourdel (à droite), président de Géovia, il n’existe pas de solutions idéales et universelles de chauffage. Tout est affaire de configuration et de budget. 2012) est passée par là. « Une aubaine pour nous ! » se réjouit Olivier Gourdel, vers lequel les installateurs et architectes se tournent pour que les constructions neuves ne consomment pas plus de 50 kWh/m2 par an. Si les énergies fossiles semblent bien à la traîne derrière la géothermie – quadruplement du prix du pétrole et + 63 % de celui du gaz, sans compter leur bilan carbone effroyable –, il n’en est pas de même du chauffage aux granulés de bois (issus de sciures). « C’est la filière la plus subventionnée, donc c’est la prochaine bulle », prédit-on à Geovia. Un avis tempéré par Jacques Wiart, qui argue qu’en Rhône-Alpes, 50 % du bois exploitable reste en forêt et qu’il y a déjà de nombreuses unités de production, « ce qui limite le bilan carbone du secteur ». L’expert de l’Ademe de trancher sur le comparatif : « C’est plutôt au niveau de l’investis- MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013 sement que la géothermie est meilleure, car avec les granulés, il faut remplir le silo plusieurs fois par an, et cela revient cher, entre 600 et 800 euros ». Contre moins de 500 euros pour la consommation d’électricité d’une pompe à chaleur. Rentables au bout de 10 ans Une chaudière à granulé ou l’installation d’un chauffage géothermique reviennent, selon l’Ademe, presque au même prix : entre 10 000 et 20 000 euros selon la surface et le type d’émetteurs choisi, et sont « rentables au bout de dix ans environ », par rapport à un investissement dans d’autres sources d’énergie. Pour ces deux-là, si la TVA à 7 % ne concerne que les travaux de rénovation, il est possible dans le neuf de bénéficier d’un crédit d’impôt de 26 % sur le coût du matériel et même de 34 % s’il s’agit d’un bouquet de travaux. « Il n’existe pas de solution de chauffage idéale et universelle », admettent les dirigeants de Geovia. Leurs solutions géothermiques conviennent davantage au neuf qu’à la rénovation, et encore, à condition que le terrain s’y prête. Tout est affaire de configuration et de budget. Certains spécialistes préconisent même de coupler les modes de chauffage selon les pièces et les besoins. Dans le cas de la rénovation, on peut même, selon Jacques Wiart, rester au gaz de ville, « qui est encore compétitif », en dépit de son impact environnemental. L’important est donc de faire un diagnostic précis de vos possibilités dans les Espaces info énergie de l’Alec (La Métro) et l’Ageden (hors agglomération grenobloise) ; les experts pourront, en toute indépendance, vous diriger vers « votre » chauffage de demain . ■■ Frédéric Baert