UN PETIT AIR D`AMÉRIQUE

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UN PETIT AIR D`AMÉRIQUE
M A G A Z I N E
DÉCORATION - TENDANCES - IMMOBILIER
ENVIRONNEMENT HAUTES-ALPES oct. 2013
VISITE
TV MAG DU 06 OCTOBRE 2013. PHOTO DE COUVERTURE BERTRAND BODIN
UN PETIT AIR
D’AMÉRIQUE...
SPÉCIAL
FINANCES
COMMENT RENÉGOCIER
SON PRÊT IMMOBILIER
IMMOBILUSde
SALON
ESEQUE
L’HABITAT
DOLOR RECTE
du 11 au 13 octobre 2013
au Quattro de GAP
-
M A G A Z I N E 6 OCTOBRE 2013
M A G A Z I N E
SPÉCIAL
SALON
de L’HABITAT
3/4 programmes immobiLiers
6 saLon de L’habitat
Un rendez-vous
pour concrétiser ses rêves
8 trucs & astuces
Poser un carrelage XXL
PROGRAmmES
Liste des programmes immobiliers
neufs, dans tout le département
des Hautes-Alpes
10/11 travauX
Dénicher la bonne fenêtre
12 Finances
Renégocier son prêt immobilier
GAP
residence « coté cour »
14/20 visite
PRÉCISION
HQE : HAUTE QUALITÉ
ENVIRONNEMENTALE
HPE : HAUTES PERFORMANCES
ÉNERGÉTIQUES
THPE : TRÈS HAUTES
PERFORMANCES ÉNERGÉTIQUES
BBC : BÂTIMENT BASSE
CONSOMMATION
Un petit air d’Amérique
22/27 intérieur / eXtérieur
Bien conserver et déguster le vin
Cuisiner comme un pro
28/30 énergie
Quel chauffage pour demain ?
OFFRE ET HABITAT est édité par Le Dauphiné Libéré
(SA) 38113 Veurey cedex. Tél. 04 76 88 71 00.
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Christophe Tostain.
RéDACTEUR EN CHEF CHARGé DU DéVELOPPEMENT
ET DES SUPPLéMENTS : Patrick Peltier ([email protected])
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RéGIE PUBLICITAIRE : Publiprint Dauphiné - Tél. 04 92 51 21 46
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DIRECTEUR DE PUBLICITé : Fannie Pain ([email protected])
RéALISATION : Nathalie Pontet-Cailles/Le Dauphiné Libéré
PHOTO DE COUVERTURE Bertrand Bodin
2, impasse du serre de L’aure.
Unique programme neuf en cours de
construction en hyper centre-ville de
Gap. sept logements avec cave et
garages.
Un commerce au rdC avec une partie
du 1er étage. plateau bureau au 1er
étage. trois appartements t3 au 2e
étage. deux appartements t3 et un
appartement t2 au 3e étage. Un
appartement t4 et un appartement t2
au 4e étage. Villa sur toit au 5e étage.
reste actuellement à la vente :
Le t2 du 4e (58 m² + 54 m² de
terrasse, avec cave) à 234 000 €.
Le t3 du 2e étage (81 m² + 35 m²) de
terrasse, avec cave, à 277 000 €.
BBC selon rt 2005
Livraison printemps 2014.
actuellement hors d’eau / hors d’air.
dsci. tél. 06 12 85 12 32.
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Les Lodges de charance
route de Chabanas. 47 logements. t3
et t4. a partir de 212 000 € (t3) et
260 000 € (t4). Cave, garage et
parking. BBC. Livraison du dernier
bâtiment à la fin de l’automne 2013.
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carré Jaures
avenue Jean Jaurès. 29 logements du
t2 au t4. Cave, garage et parking. rt
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2013. prix nC.
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Les terrasses de crève-cŒur
Chemin de Chaudun, quartier de
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120 m² habitables, aménageables sur
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balcon et grande terrasse bois de 22
m². Jardin privatif. maison + terrain, à
partir de 350 K€. Label demandé rt
2012 ; de fait maisons à énergie
positive Bepos anticipé. date de
livraison prévisionnelle : premier
semestre 2015.
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immobilier.com. Cet immeuble fera
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effinergie®* auprès de l’organisme
certificateur Cerqual. Livraison
prévisionnelle à partir du 4e trimestre
2014.
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tél. 08 10 00 23 18.
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Les baLcons du viso
Chabanas. ancienne route de Veynes.
108 logements en trois tranches de
commercialisation. 1ère tranche : 54
lots, 2e tranche : 26 lots, 3e tranche : 28
lots. du 2 au 4 pièces avec des jardins
privatifs et de grandes terrasses. tous
les prix ainsi que les plans des
logements sont consultables sur
bouygues-immobilier.com. Cet
immeuble fera l’objet d’une demande
de label BBC effinergie®* auprès de
l’organisme certificateur Cerqual. 1ère
tranche : livraison 4e trimestre 2013. 2e
tranche : livraison prévisionnelle 3e
trimestre 2014. 3e tranche : livraison
prévisionnelle 1er trimestre 2015.
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Centre Village. 90 logements du t2
cabine au t5 duplex. a partir de 139
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Les terres du chateau
Lieu-dit Verdun. 22 logements.
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achevé. Voiries en finition.
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BRIANÇON
Les chaLets d’emma
Les aLLes regina
SALON
de L’HABITAT
route de Grenoble. 47 logements du
t2 au t4 dès 160 000 €.
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2013. démarrage du chantier :
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L’oreée des pistes
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appartements. reste 9 à vendre (t3 et
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Le cLos saint-pierre
8 Bis, rue Général Colaud. 37
appartements du t2 au t5.
de 149 000 € à 313 693 €. rt 2005.
Livraison fin 2014.
agence berard abelli.
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EMBRUN
Le domaine de bois veZin
Avenue de Fontreyne. 28 logements
du 2 au 4 pièces avec balcons et/ou
jardins privatifs. tous les prix ainsi que
les plans des logements sont
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trimestre 2015.
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7 av. du Lautaret. 30 logements du t2
+ coin montagne au t4 duplex + coin
montagne de 117 000 à 371000 €.
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Le beLvedere du proreL
Bd du Lautaret. 40 logements. reste t4
duplex à 295 000 € avec cave, garage
et parking. Livré. disponibilité
immédiate.
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La Chaussière. 70 logements du t2 au
t4. a partir de 99 000 €.
Cave, garage et parking. Chantier livré.
disponibilité immédiate.
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Les terrasses du soLeiL
Chemin des Croix. 57 logements. t4
duplex. a partir de 280 000 €.
Chantier livré. disponibilité immédiate.
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Les hauts de serre-ponÇon
plan d’eau. 38 logements du t2 au t4.
a partir de 154 000 €. BBC.
travaux en cours. Bâtiment a livré été
2013, livraison bâtiment B en 2014.
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Les terrasses du chateau
route des eyssagnières. 26 maisons
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appartements du 2 au 3 pièces avec
balcons ou jardins privatifs. tous les
prix ainsi que les plans des logements
sont consultables sur bouygues-
4
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
Lieu-dit Verdun. 22 logements du t2 au
t4 villa duplex. a partir de 108 000 €.
Cave, garage et parking. démarrage
des travaux.
premières livraisons en 2014.
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GUILLESTRE
Les aLLobroges
Le Chazal. 34 logements du t2 au t3.
a partir de 148 000 €.
Cave, garage et parking. Chantier livré
à l’été 2013. disponibilité immédiate.
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MONTGENÈVRE
Le napoLeon
résidence de tourisme. 54
appartements du t1 au t5. a partir du
studio + garage à 154 700 € Ht
jusqu’à 414 000 € Ht pour un t4
+garage. Livraison fin 2014.
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SAINT-CHAFFREY
chaLets Les tartaLYs
rue des Vieilles Carines. Chantemerle.
18 appartements allant du t2 au t4 et
un chalet. Livraison fin 2014. a partir
de 315000 € à 832000 €.
bérard abelli et declic immobilier.
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VALLOUISE
Les chambonnettes
La plaine. 24 logements du t2 cabine
au t4 duplex. a partir de 183 000 €.
Cave, garage et parking.
Commercialisation et chantier en
cours. premières livraisons 2014.
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SALON
de L’HABITAT
renDeZ-Vous
ArchiVes DL VirgiLe
D’après certains
professionnels,
selon les secteurs
et les agences,
le recul du volume
des ventes
oscillerait sur un an
entre 15 et 30 %.
Un saLon pour concrétiser
ses rÊves
Pour débuter l’hiver avec optimisme, on visite le
Salon de l’habitat qui se déroule du 11 au 13
octobre, au Quattro de Gap. De quoi faire le
plein de projets parmi la trentaine d’exposants
qui animeront la sixième édition de cette désormais traditionnelle manifestation automnale.
C
onstruire, acheter, financer, rénover, décorer... Le Salon de
l’habitat propose dans un
même lieu toutes les clefs pour
concrétiser ses projets. Il fera
bon flâner dans les allées de
cette vitrine géante consacrée
à l’univers de la maison pour
faire le plein d’idées et de
conseils auprès de la trentaine
de professionnels qui ont,
cette année encore, répondu
présent à cette manifestation
organisée par le Dauphiné Libéré.
Financer et acheter
sa maison
On profitera de cette sixième
édition pour parler financements et emprunts auprès des
établissements bancaires venus
6
à la rencontre de leur clientèle.
Cette année, les conseillers de
la Caisse d’Épargne et du Crédit Agricole seront présents.
L’occasion de faire le point sur
les taux de prêt, les rachats et
renégociations de crédits
-d’actualité en ce moment- ou
sur ses capacités financières à
concrétiser un projet.
Et des projets, grands et petits,
le salon en regorge. Si on projette d’acheter un bien, on
pourra se renseigner auprès
des constructeurs venus présenter leurs programmes immobiliers et discuter en direct
avec leurs représentants. Du
T2 à la maison individuelle,
Bouygues Immobilier propose
par exemple trois projets aux
alentours de Gap. Les agents
d’Optimhome et de Century
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
21 seront également présents
pour débattre des opportunités immobilières du département : « Nous présenterons
entre autres, Le Clos SaintJean, un programme neuf sur
Gap qui comporte quatre
maisons individuelles, mélanges de villa et d’appartement, explique Camille
Ravoir de l’agence Century
21. Nous offrons aussi à nos
visiteurs des estimations sur
les donations, héritages et successions ainsi que des estimations de leurs biens dans le but
d’une éventuelle commercialisation ». Une mine d’informations...
isoLer, éQuiper, décorer,
Jardiner...
On parlera aussi chauffage,
énergies renouvelables et économies d’énergie avec des artisans comme Patrick Fromont,
d’Alpes Multi Energies, venu
présenter ses pompes à chaleur
aéro et géothermiques. Et
puisque dans le domaine de
l’isolation, la question des fenêtres tient une place essentielle, on pourra découvrir
toutes les ficelles d’une maison
bien isolée auprès de menuisiers spécialisés. On parlera
aussi décoration d’intérieur
avec des cuisinistes et des décorateurs. Et pour que l’offre
soit complète, l’entretien du
jardin ne sera pas en reste : on
se renseignera sur les outils de
jardin auprès de la société
Aillaud-Perraud venue présenter taille-haies, tronçonneuses
et autres débroussailleuses,
sans oublier les fraises à neige
pour particulier car l’hiver,
c’est demain. Le tout dans une
atmosphère presque familiale :
« Ici, entre commerçants, on
se connaît tous, constate Ludovic Jullien de la société
Aillaud-Perraud, l’ambiance
est donc très bonne. Le salon,
j’adore ! » Les visiteurs aussi en
redemandent.
SALON DE L’HABITAT
Du vendredi 11 au dimanche
13 octobre 2013.
Le Quattro, 05000 Gap.
Heures d’ouverture :
de 10 à 19 heures.
Entrée gratuite.
M A G A Z I N E
Par Corinne Bruno
SALON
de L’HABITAT
Poser un carrelage
XXL en étapes
6
Notre expert, Alain Nevu, artisan-carreleur à Saint-Chaffrey,
nous explique comment poser de grands carreaux.
ON GACHE la colle. On mélange la colle avec de
l’eau froide en suivant les proportions indiquées sur
l’emballage jusqu’à obtenir une pâte homogène qui
s’attache et glisse doucement de la truelle. Le mélange se conserve au maximum 2 h 30. On prévoit
donc seulement la quantité nécessaire. Le port des
gants est obligatoire. Sur un plancher chauffant, il
faut impérativement utiliser une colle flexible pour
éviter que le carrelage ne
se fissure.
ON ENCOLLE avec le peigne la surface qui accueillera le premier carreau. On s’aligne sur le
mur. Pour des carreaux de 60 x 60, on encolle
un carré de 65 cm de côté environ sur le support.
ON MAROUFLE l’arrière du carreau à la truelle.
Contrairement aux petits formats, avec des
carreaux de plus de 50 x 50, il faut faire un
double encollage, sur le support et sur le carreau. Il n’est pas nécessaire de poser beaucoup
de colle, il suffit de remplir les aspérités.
ON POSE la ventouse au centre du carreau pour manipuler une pièce qui pèse
tout de même entre 8 et 10 kilos. Cela
permet de le tenir d’une seule main et
de le poser au sol par le dessus. On se
positionne le long du mur et on pose.
ON TAPOTE toute la surface du
carreau avec le maillet en caoutchouc. On déverrouille la ventouse et on passe au suivant.
ON POSE les croisillons et on serre les
carreaux l’un contre l’autre. On prépare
et on étale la pâte à joints avec une taloche en caoutchouc puis on passe une
éponge humidifiée et essorée. On
pourra circuler sur le carrelage 24 heures
après sa pose.
8
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
LES CONSEILS EN
+
Outils et fourniture : une règle, une équerre, une
truelle, un peigne, un maillet caoutchouc, une
carrelette, une paire de gants, des croisillons en
plastique de 2 mm minimum, colle souple, pâte à
joints, une ventouse.
Le support doit être parfaitement plat. Plus le
carrelage est grand, plus la surface à carreler doit être
lisse. Soit on ponce le sol, soit on fait un ragréage.
Cet enduit liquide, auto-lissant et auto-nivelant,
aplanit la surface à carreler.
Les formats les plus en vogue sont le 30 x 60 cm et
le 60 x 60. Il existe également de très grands
plateaux, 90 x 90 ou 60 x 120, mais ces formats
nécessitent de grandes pièces.
Côté prix, plus on monte en taille, plus le prix grimpe
: aux alentours des 40 €/m² pour du 30 x 30 cm ; 60 €
pour du 60 x 60 ; 90-100 € voire au-delà pour les
formats XXL. La fabrication d’un grand carreau est
plus difficile car il aura tendance à galber à la cuisson.
A la manutention, un carreau XXL est beaucoup plus
difficile à poser. Un 90x90 ne peut se poser seul. On
utilise donc une ventouse que l’on pose au centre.
Son poids avoisine les 20 kilos.
Le grand format se marie avec des joints ultra-fins.
On utilise pour cela des carreaux dit « rectifiés » dont
les côtés ont été coupés droits à l’usine. Cela permet
de les poser avec des joints de 2 mm, largeur
minimum car il faut prévoir la dilatation du carrelage.
C’est en effet le joint qui encaisse les contraintes
provoquées par un chauffage au sol par exemple. Il
est interdit de poser des carreaux sans joints.
On utilise les carreaux XXL pour réaliser des plans
de travail de cuisine et des crédences. La largeur d’un
plan de cuisine étant généralement de 60 cm, on
pose un carreau de 60 x 120 en largeur et on obtient
un plan d’1,20 mètre de long sans aucun joint. Pour la
crédence, on pose généralement un 30 x 60. Résultat
bluffant.
Pour réaliser des coupes, on utilise la carrelette qui
raye le carreau avant de le couper de façon nette.
Pour des courbes, on utilise une disqueuse et pour les
découpes plus sophistiquées, une scie à eau sur table.
photos corinne Bruno
TRUCS ET
ASTUCES
SALON
de L’HABITAT
Dr
Dr
Dr
c.B.
trAVAux
La fenêtre est un produit en
constante évolution. Elle suit
l’évolution des normes, des
matériaux... Chaque client
doit être guidé en fonction de
ses désirs, de son budget, de
la situation géographique de
sa maison.
dÉniCHer La bonne FenÊtre
PVC, alu, bois, mixte alu-bois... En matière de
fenêtres, matériaux et techniques ne cessent
d’évoluer. Quand on sait qu’une maison bien isolée permet de diviser par trois le poste de chauffage, il est essentiel de bien s’orienter dans
cette forêt d’options techniques.
É
conomies d’énergie oblige, le marché de la fenêtre se porte
bien. Le parc immobilier étant vieillissant, toutes les constructions antérieures aux années 80 sont concernées. Or, pour faire
des économies d’énergie, il faut une maison bien isolée : « Les clients
viennent à nous car ils ne veulent plus chauffer les oiseaux ! Si pour
une maison lambda correctement isolée, on compte 1000 euros de
chauffage par an, pour la même habitation mal isolée, il faudra en
compter 3000. Le besoin est réel. Plus les énergies fossiles sont
chères, plus la demande est grande », schématise Eric de Santini,
gérant de La Maison du menuisier à La Bâtie-Neuve.
on rénove Les menuiseries et on isoLe La toiture
La rénovation des portes et fenêtres ne suffit cependant pas à garantir ce résultat. « Sur des constructions anciennes, il faut recréer une
enveloppe autour de la maison et donc rénover à la fois fenêtres,
toiture et façades », prévient Eric de Santini. 30 % des pertes de
chaleur se font en effet par la toiture, 30 % par les menuiseries, les
40 % restants s’envolant par les murs. « La façade étant la plus chère
à rénover, je conseille de commencer simultanément par la toiture
et les menuiseries, poursuit le professionnel. Il est facile et relativement peu coûteux de poser soi-même un isolant dans les combles.
Et après avoir changé les menuiseries, selon le vitrage utilisé, on peut
voir la température ambiante varier de 1 à 4 ou 5 degrés ».
tériaux, le PVC blanc qui offre un rapport qualité-prix inégalable
est le plus vendu. On peut lui préférer le PVC couleur (avec un coût
augmenté jusqu’à 45%) ou le bois. Un peu délaissé, le bois ne représenterait plus que 5 % des demandes. Les clients semblent freinés
par son entretien (il faut le lazurer tous les cinq ans). Tout comme
le PVC, il a pourtant beaucoup évolué : « On est passé de 48 mm
d’épaisseur à 60 mm, ce qui permet d’accepter un verre plus épais
et donc plus isolant », poursuit le professionnel.
Dernier né, le mixte bois-alu utilise le bois à l’intérieur et l’alu à
l’extérieur. Tenue aux intempéries, finitions... ce produit très esthétique est aussi très supérieur au niveau isolation. On est là dans le
haut-de-gamme et le seul inconvénient du mixte, on s’en doute,
reste son prix. Le prix d’une fenêtre peut ainsi varier du simple au
triple. De même, le prix peut continuer de grimper si l’on choisit
des options comme le rideau intégré, l’injection mousse, l’oscillobattant.
Le verre a aussi évolué en épaisseur et on peut aujourd’hui opter
pour du triple vitrage. « On fait du double ou du triple, selon les
besoins du client. Dans le nord du département, on va utiliser du
triple vitrage à cause du froid. A Gap, cela présente moins d’intérêt.
Il est plus isolant mais il a un apport solaire moins bon. La chaleur
pénètre moins dans la maison.» Le triple vitrage reste toutefois entre
10 et 15 % plus cher.
Si Internet permet de se familiariser avec les termes techniques, rien
ne vaut l’expertise d’un professionnel qui doit vous conseiller selon
vos désirs, votre budget, ainsi que la situation géographique de votre
maison, et vous démontrer pourquoi il vous propose un produit
plutôt qu’un autre. Et il ne faut surtout pas hésiter à consulter plusieurs entreprises pour se conforter dans ses choix.
■■■CORINNE BRUNO
une oFFre très variée et Forcément compLeXe
L’offre est d’autant plus vaste que l’application récente de la norme
RT 2012 a forcé les constructeurs à évoluer rapidement. Côté ma10
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
OCTOBRE 2013 offre-habitat.fr
MAGAZINE 11
SALON
de L’HABITAT
photos corinne Bruno
FinAnces
Les emprunteurs
ont tout intérêt à
étudier cette
possibilité de
révision de leur
prêt car le bénéfice
engendré peut
représenter des
sommes
importantes,
comme l’explique
Philippe Boisset,
directeur d’unité
commerciale à la
Caisse d’Épargne
Paca.
renÉGoCier son prÊt immoBiLier :
La marche à suivre
La baisse significative des taux de crédits
immobiliers conduit de nombreux emprunteurs
à renégocier ou à racheter leur prêt. Il s’agit
d’une véritable négociation commerciale.
E
n 2013, les taux des prêts
immobiliers ont atteint
des niveaux historiquement bas. « En 2010-2011, sur
une durée moyenne de quinze
ans, on était sur un taux
moyen de 4 %. Aujourd’hui,
sur la même durée, le taux oscille entre 3 et 3,5 %, rapporte
Philippe Boisset, directeur
d’unité commerciale à la
Caisse d’Épargne Paca, un des
premiers établissements prêteurs de la région. On constate
donc une recrudescence de renégociation voire de rachat à la
concurrence de prêts ».
Pour que le rachat soit rentable, plusieurs conditions
doivent être réunies : « Il faut
impérativement un écart d’un
point entre le taux du prêt en
cours et celui que l’on vous
propose », prévient le professionnel. Autre condition :
« Le prêt ne doit pas avoir at12
teint la moitié de sa vie. S’il
est sur la fin, vous avez déjà
remboursé une grande partie
des intérêts et s’il ne reste que
le capital, ce n’est pas intéressant », poursuit Philippe
Boisset. Les prêts les plus
concernés sont ceux contractés entre 2007 et 2010.
chaQue éLément peut
et doit se discuter
Plusieurs solutions s’offrent
aux emprunteurs : on peut renégocier son prêt directement
auprès de sa banque. Mieux
vaut alors entamer les démarches car il est rare que les
banques contactent leurs
clients pour proposer un avenant de taux. On peut aussi
racheter son prêt via un établissement concurrent ou
s’adresser à un courtier en crédits immobiliers. Dans tous les
cas, il faut impérativement
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
faire jouer la concurrence. En
premier lieu, on discute les
frais de dossier : censés compenser le temps nécessaire au
traitement du dossier, ils oscilleraient entre 300 et 500
euros. On négocie également
le taux de prêt. Le barême pratiqué peut toujours être
abaissé. Des délégations de
taux permettraient au banquier d’abaisser le taux de 0,20
à 0,40 %. Cette marge n’est
bien sûr pas garantie mais on
ne risque rien à entamer la discussion. Dans une plus faible
proportion, on peut également
négocier le montant des assurances. Enfin, on peut discuter
le montant des frais engendrés
par la constitution des nouvelles garanties du prêt, auprès
de son notaire ou de son
conseiller. Une fois les négociations abouties, « il y a deux
options possibles, rebondit
Philippe Boisset : soit on propose au client de réduire son
échéance et de garder la même
durée, soit on diminue la
durée et on garde la même
échéance ».
La Fin d’un cYcLe ?
Ces opportunités pourraient
ne pas durer indéfiniment.
Les courtiers anticipent en
effet un inversement de tendance et un retour à la hausse
des conditions de crédit dans
les prochains mois. « Avec
une ébauche de reprise économique, la tendance se dessine légèrement à la hausse,
confirme Philippe Boisset. Le
taux à dix ans a augmenté de
0,40 %, en France, aux ÉtatsUnis et en Allemagne. Alors
qu’il était à 2,10 il y a deux
mois, il est passé aujourd’hui
à 2,50 ».
■■■C.B.
LA Visite
Baignée de lumière,
la pièce à vivre
s’organise autour
d’une imposante
cheminée en galets.
Le canapé noir
années 50 et la
« smile chair »
arrivent de
Copenhague. La table
basse était à l’origine
un lit. L’architecte a
détourné
l’assemblage de
lamelles de bois pour
un résultat malin et
bluffant.
Un petit air
d’Amérique...
Pensée pour accueillir une tribu, cette étonnante maison, longue et lumineuse, joue en
bonne intelligence avec la chaleur du bois,
l’espace, le choc des matières et le charme
désuet des meubles années 50. Le fruit d’une
collaboration réussie entre la famille Burton et
le décorateur Rémi Mouilleron.
TEXTE CORINNE BRUNO, PHOTOS BERTRAND BODIN
I
l y a un peu des Rocheuses
entre ces murs de bois, un
peu des grandes métropoles américaines, un peu de
la chaleur du Danemark, le
tout saupoudré d’une pincée
de traditions alpines. Un mélange cosmopolite et gai. Ce
chalet contemporain, dissimulé sur les hauteurs de
Serre-Chevalier, raconte l’histoire d’une tribu épanouie
14
qui se retrouve ici pour partager une parenthèse enchantée.
L’atmosphère pétille. On sent
les pulsations de la neige, les
pas lourds des retours de longues journées de ski. On entend l’écho des rires d’enfants
et le murmure des conversations qui s’éternisent autour
du feu de bois, baignées dans
les effluves d’un digestif que
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l’on sirote entre amis.
Le couloir, une entrée
en matière théâtrale
Dépouillé du superflu dans
un hall fonctionnel serti de
casiers noirs, on s’aventure
dans un couloir à sensations.
Véritable colonne vertébrale,
il dessert subtilement par des
portes et des escaliers dérobés,
les différentes pièces et les
trois niveaux de la maison.
Lumières indirectes, parois de
verre, allée de troncs bruts...
les contrastes rythment la traversée. Tel une anaphore, musical et tactile, le bois nourrit
l’espace et glisse en douceur
jusqu’à la pièce à vivre. Apothéose d’espace et de lumière,
celle-ci s’organise autour
d’une cheminée magistrale en
galets. S’il n’y avait la silhouette familière des som-
mets environnants, on se
croirait dans un chalet perdu
dans les Rocheuses...
Rien d’étonnant à ce dépaysement. Coleen Burton, la propriétaire des lieux, est
originaire du Wisconsin.
Après des études au Massachusetts Institute of Technology, la jeune femme s’est
installée à Londres, il y a dixsept ans, où elle a rencontré
son époux, Simon, citoyen
anglais. Le couple vit aujourd’hui dans la City avec
ses deux enfants, Sophie et
William, âgés de 4 et 2 ans.
Tous deux mènent de solides
carrières dans la finance.
Une partition
à plusieurs mains
Skieur émérite, Simon tombe
sous le charme de la vallée de
la Guisane alors qu’il est étu-
Construite en longueur, perpendiculairement à la vallée, la maison
bénéficie d’un point de vue imprenable.
diant à Grenoble. Son épouse,
à son tour, sera séduite :
« J’apprécie la vie de village,
l’authenticité du lieu, loin des
excentricités que l’on rencontre dans des stations plus
huppées », confie-t-elle.
Le couple envisage un temps
de rénover une maison sur les
hauteurs de Serre-Chevalier.
L’emplacement les séduit
mais l’aventure se révèle par
trop hasardeuse. Par chance,
un terrain tout proche est à la
vente. Le projet reste cependant incertain : « La parcelle
avait une grande superficie, se
rappelle Coleen, mais avec sa
forme en T et ses contours
tortueux, nous n’étions pas
sûrs de la façon dont nous allions pouvoir y implanter la
maison ». L’équation est d’autant plus complexe qu’une
construction voisine semble
hypothéquer la vue sur la vallée.
C’est alors qu’entre en scène
l’architecte d’intérieur, Rémi
Mouilleron. Installé dans la
vallée, il a un CV bien rempli
et une réputation installée.
Les Burton visitent sa maison
et tombent sous le charme de
ce grand type un peu rêveur.
« On a tout de suite aimé sa
philosophie », se rappelle
Coleen. Elle se découvre avec
Rémi une même admiration
pour Franck Lloyd Wright,
un des plus grands architectes
américains. Inventeur du
« style prairie », Wright prônait les constructions basses,
les aires ouvertes... Natif du
Wisconsin, comme Coleen,
ses constructions ont rythmé
l’enfance de la jeune femme :
« Il aimait insérer les maisons
dans la nature et faire en sorte
...
LA VISITE
M A G A Z I N E
Dans toutes les
pièces, la maison
joue avec la chaleur
du bois.
...
que tout s’imbrique et fonctionne ensemble. C’est aussi la
façon dont on voit les choses ».
Flirter avec les inclinaisons du terrain
Face au terrain capricieux déniché par ses clients, Rémi
Mouilleron a alors une idée
imparable : plutôt qu’un bloc
qui ferait face à la vallée, il suggère de construire la maison en
longueur, perpendiculairement
à la vallée. Cette disposition
inattendue permet d’éviter le
vis-à-vis mais aussi d’évaser la
maison sur une pièce à vivre
avec vue imprenable. Le couple
est bluffé : « Il se tenait debout
sur le terrain et d’un regard, il
a visualisé ce qu’allait être
l’agencement de notre future
maison. C’est étonnant de voir
comment son esprit fonctionne. Il a vraiment le coup
d’œil », s’émerveille Coleen.
Rémi ne se contente pas de
penser la structure de la maison, il visualise la disposition
des pièces, anticipe chaque détail. « La fonction d’une maison, c’est d’abriter l’humain,
précise l’architecte. Ce n’est
pas une boîte à chaussures. Il
ne s’agit pas seulement de
16
En rez-de-jardin, un salon est entièrement dédié à la détente avec son espace relaxation/spa.
monter des murs, il faut avoir
une vision globale ». Convaincue, Coleen se repose entièrement sur lui : « Je venais de
passer un an à Londres à rénover totalement notre appartement. C’était génial mais c’est
très très lourd quand on tra-
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vaille à plein temps. Ici, j’ai
préféré déléguer et profiter du
résultat ». S’ensuivent de longues discussions entre le décorateur et ses clients qui, au fil
du temps, deviendront amis.
« Quand on imagine une maison, on entre dans l’intime. Un
peu comme une psychanalyse,
c’est un échange », confie-t-il.
Coleen lui décrit ‘une « maison
ouverte, où l’on peut recevoir,
où chacun aurait son propre
espace, où les amis se sentiront
bien ». Rémi écoute, visualise
et concrétise. Il recrute les arti-
OCTOBRE 2013 offre-habitat.fr
...
MAGAZINE 17
LA VISITE
M A G A Z I N E
La chambre parentale
explose de couleurs.
Petites niches,
dressing, cheminée
privée, cube en zinc
dissimulant la
douche... tout a été
pensé pour « rendre
la vie facile ». Point
fort de la pièce, les
rideaux. Mélange de
peaux de vache
rouges et de brocards
dénichés à Biarritz,
ils mêlent le
raffinement du tissu
et la rusticité de la
peau de bête.
...
sans parmi les entreprises locales, supervise le gros-oeuvre
puis s’attelle à la décoration
intérieure,
Une confiance
sans limite dans
le metteur en scène
« Il a trouvé la plupart des
meubles, reconnaît Coleen.
Mon mari et moi aimons les
meubles danois des années
40-50. Nous sommes donc
allés avec Rémi à Copenhague, où nous avons trouvé le
magnifique canapé noir années 50 qui siège dans la
grande salle et la Smile Chair
recouverte de peau de vache ».
Cette chaise, aussi appelée
Shell Chair ou Tripode, est
l’exacte réplique de celle créée
par le designer Hans J. Wegner en 1963.
Quand ses clients ne peuvent
se déplacer, Rémi continue la
chasse. Il achète de nombreuses pièces, envoie les
photos aux intéressés qui
choisissent parmi ses trouvailles. Habile à détourner les
objets, il déniche un lit, assemblage de lamelles de bois
18
qui deviendra la table basse
du salon, chine les tableaux
victoriens, les vieilles chaussures de ski, une ancienne
carte géographique d’école...
« Parfois, on revient et on
trouve de nouveaux objets
dans la maison, raconte
Coleen. Il nous surprend toujours ». Parfois, la jeune
femme doute. Mais là encore,
la discussion dissipe ses hésitations. « La première fois
qu’il m’a parlé des rideaux de
la grande salle, mélange de
rose, orange, vert... j’ai pensé,
non, pas question ! », s’amuset-elle. Mais quand Rémi lui
apporte les échantillons, elle
succombe. Un choix judicieux : montés sur glissières,
ces pans de rideaux transparents ornés de vagues colorées, à la fois présents et
discrets, donnent à la pièce
une dynamique inédite.
« Quand on visite des maisons où le décorateur a fait la
moitié du travail et les propriétaires l’autre, on n’obtient
qu’une sorte de méli-mélo,
un ensemble mal assorti qui
n’a pas l’effet escompté. On a
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donc préféré se reposer sur
Rémi pour trouver une cohésion à l’ensemble», conclut la
maîtresse des lieux qui avoue :
« J’ai un esprit d’ingénieur,
rigoureux et scientifique, Je
n’aurais jamais pu imaginer
cet étrange mélange toute
seule ». Simon et Coleen ont
rêvé d’un cocon pour accueillir leur tribu. Ils l’ont
rêvé, Rémi Mouilleron l’a
fait.
...
Le couloir dessert subtilement les
différentes pièces de la maison,
avec des portes et escaliers
dérobés, une allée de troncs bruts
qui constraste et rythme la
traversée.
Recréez cet univers en page 20
LA Visite
M A G A Z I N E
Typiques de l’art
nouveau suédois
(fin XIXe – début XXe),
le lustre et la chaise
ont été chinés par le
décorateur.
Déniché dans un
marché aux puces
aux environs de Biarritz,
ce robinet mural a été
passé à l’acide pour
enlever les traces de
calcaire.
Les murs sont
recouverts de chaux
blanche, un enduit
traditionnel
généralement
utilisé à l’extérieur
des bâtiments.
Pour recréer l’ambiance
des caves
professionnelles, le
tonneau a été chiné dans
le Beaujolais lors d’un
périple à la découverte
des vins de la région.
reCrÉez Cet UniVers
Pierre, brique, chaux, bois... la cave, lieu de toutes
les convivialités, conserve jalousement les vins de
ces amateurs éclairés.
TAPIE au fond du rez-de-jardin, la cave a été construite
comme un écrin à l’intérieur
des murs de béton. Un second mur de briques a été
dressé à 10 centimètres de la
paroi extérieure. Ce vide d’air
reproduisant les conditions
d’une cave naturelle, la pièce
n’a pas besoin d’être climatisée. La voûte a également été
montée en briques sur le modèle d’une construction de
pays. Inspirées par les murs
de village, les pierres apparentes sont en fait de fausses
pierres de 5 centimètres
d’épaisseur. ■
ARCHITECTE-DÉCORATEUR : Rémi Mouilleron,
BP 25, 05220 Le Monêtier-Les-Bains. Tél. 06 70 93 79 47
LE SOL : Atout Parquets, Alain Fantoni,
14 avenue Jean-Jaurès, 05000 Gap. Tél. 04 92 52 46 60
LES MURS : Pierrick Courtial,
ZA des Sables, 05220 le Monêtier-Les-Bains. Tél. 06 71 75 69 69
MAÇONNERIE ET CARRELAGES : Pierre Ferrero,
28 route du Pont-Levis, 05330 Saint-Chaffrey. Tél. 04 92 24 01 94
PLOMBERIE ET CHAUFFAGE : Patrice Maurel,
zone artisanale Pré du Faure, 05120 Saint-Martin-de-Queyrières.
Tél. 04 92 20 12 60
20
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
A l’image d’un
pigeonnier,
le mur est
composé de
casiers à
bouteilles en
brique qui
ont été
superposés
puis enduits
de chaux.
Au centre de la pièce, le podium est en
mélèze sablé et teinté en brun. Il est
ceinturé par des galets ramassés dans
La Guisane, la rivière toute proche.
ArchiVes Le DL
intÉrieur / extÉrieur
Bien ConserVer
et déguster Le vin
À
chaque vin sa température de dégustation
- les blancs entre 8 et
12°C, les rouges légers à
13°C, les plus puissants, 18°C
- et son verre, dont la forme
et l’épaisseur change d’un terroir à l’autre. Les verres de
dégustation sont certifiés
INAO ou AFNOR. « Tous les
vins ne se mettent pas en carafe, prévient Frédéric
Camus, sommelier chez Fauchon. Les bourgognes qui
sont à base de pinot noir ne la
supportent pas, car ils sont
sensibles à l’oxygénation ».
Pour la conservation, si l’on
ne dispose pas de cave, une
cave à vin électrique est une
bonne solution. « Le vin se
conserve dans un endroit
frais, à température constante,
protégé de la lumière, des vibrations et des odeurs, avec
une humidité de 50 à 80 % »,
explique-t-il.
BOUCHON
DE DÉCANTATION
Pour verser et décanter le vin en même
temps pour chaque
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22
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Si l’on veut servir
des mets dignes des
cuisines d’un chef,
inutile de lésiner sur
le matériel. De bons
couteaux, des plats
et des ustensiles
adaptés contribuent
à la réussite de vos
préparations.
Cuisinez comme un pro
L
es premiers ustensiles à
posséder lorsque l’on
veut cuisiner comme un
professionnel, ce sont des
couteaux : un éminceur, ou
couteau de chef, avec une
lame de 15 à 23 cm pour
émincer les herbes, tailler les
légumes en lamelles, en bâtonnets, en dés et couper ou
hacher la viande. Le galbe du
tranchant permet de hacher
avec un mouvement de balancier. Un couteau d’office
avec une lame de 6 à 9 cm
pour les petites manipulations, comme éplucher une
échalote ou couper carottes,
pommes de terre et autres
fruits et légumes. Un couteau
pointu et micro denté pour
couper les fruits et légumes
acides : tomates et agrumes.
Gilles Lahoreau, chef de cuisine à l’Atelier des chefs de
Lyon recommande les couteaux en céramique : « Ils s’affutent moins souvent que les
couteaux en inox et ils n’oxydent pas les herbes. En revanche, ils sont cassant en cas
de chute ». Autres couteaux
indispensables : les économes,
24
et économes crantés pour
peler les tomates et les poivrons, par exemple. Pour
cuire la viande et la faire colorer, il faut une poêle adhésive
en aluminium ou acier. Pour
les poissons, œufs, légumes :
une poêle antiadhésive avec
un revêtement sans PFEA,
comme la céramique. Pour les
cuissons longues, mijotées,
mais aussi pour celles qui sont
rapides : une cocotte en fonte
avec couvercle.
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
Ne pas lésiner
sur les ustensiles
Gilles Lahoreau conseille également parmi les ustensiles
indispensables pour cuisiner
comme un pro, une thermo
sonde pour contrôler la température de cuisson, notamment des sucres cuits, comme
les macarons. Un jeu de trois
à cinq emporte-pièces, ronds
et carrés, pour soigner la présentation. Toute la panoplie
des accessoires pour râper,
couper, passer : râpe microplane pour des zestes
d’agrumes ou des copeaux de
légumes, chinois étamine
pour passer des sauces mixées,
mandoline pour faire des juliennes de légumes, un robot
mixeur – blender pour velouter - trancheur, écumoire,
louche. Si l’on a une très
grande cuisine et les moyens
d’investir quelques milliers
d’euros, un piano de cuisson
comme ceux de Falcon à cinq
foyers et deux fours permettent de cuire plusieurs plats
simultanément. Les fours
Gaggenau comportent quatre
niveaux de cuisson. Il est ainsi
possible de cuire simultanément quatre plats identiques
avec une cuisson homogène.
La précision de température
est à 2°C près. C’est idéal
pour la pâtisserie. Gaggenau
permet de constituer soimême sa table de cuisson en
achetant des dominos :
double feux gaz ou à induction, wok à gaz, teppanyaki,
cuiseur-vapeur, gril pierre de
lave, friteuse, hotte entre
chaque appareil. De quoi cuisiner comme un vrai chef !
■■ A.B.
wMF
Comment s’équiper pour réussir des plats
dignes de chefs ? Voici tous nos conseils.
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Face à l’incessante
hausse des
dépenses
de chauffage,
la géothermie
revient en force.
Archives Le Dauphiné Libéré
Énergie
Quel chauffage
pour demain ?
Pour pallier le renchérissement du gaz et
du fioul et les maigres performances thermiques des plinthes électriques, les nouvelles normes de construction poussent à
des modes de chauffage plus efficaces et
moins polluants. La géothermie, énergie
quasiment gratuite et inépuisable, tire bien
son épingle du jeu, du moins dans le marché du neuf.
«C
hez vous, vous
avez tous une
pompe à chaleur : le réfrigérateur. Mais si
votre frigo fait du froid, nous
on fait du chaud ! », Daniel
Jennepin, le directeur général
de Geovia, société de solutions géothermiques, se
montre pédagogue. Face à
l’incessante hausse des dépenses de chauffage, la géothermie revient aujourd’hui
en force, et les professionnels
veulent le faire savoir. A Villard-Bonnot, siège de Geovia,
on déplore les « idées reçues »
et les « préjugés » sur cette
28
énergie, avançant que les innovations technologiques des
dernières années sauront leur
tordre le cou.
Qu’il est loin, en effet, le
temps des tubes de cuivre
gorgés de fluide frigorigène
ultrapolluant ! « Ils étaient
trop fragiles, surtout que le
sol bouge souvent, explique
Olivier Gourdel, président de
Geovia. Et le fluide, grâce auquel se produit l’échange
thermique, ne passe plus dans
la terre, mais seulement dans
la pompe à chaleur, supprimant ainsi le risque de pollution. »
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
En géothermie dite de surface, le sol, qui garde une
température constante (entre
8 et 12 °C) réchauffe à présent des « corbeilles », un long
circuit d’eau glycolée qui remonte de la terre vers une
pompe à chaleur. Même principe pour la géothermie dite
de nappe, qui puise sa chaleur
dans la nappe phréatique, une
technique répandue à Grenoble, où l’eau abonde en
sous-sol. Des systèmes ingénieux et à l’énergie gratuite,
mais qui, de par les travaux
qu’ils nécessitent, s’adressent
davantage au neuf qu’à l’ancien.
La surface du dessus
n’est pas condamnée
Les corbeilles, qui ne sont enterrées qu’entre 1,5 et 4
mètres de profondeur (5 et 10
mètres pour la géothermie de
nappe) ne nécessitent pas de
forage important. « La principale contrainte, c’est l’emprise au sol », note Jacques
Wiart, le responsable du pôle
Alpes à l’Ademe. La géother-
mie demande en effet de la
place : entre 1,5 et 2 fois la
surface de l’habitation à
chauffer, soit 150 à 200 m2 de
terrain pour une maison de
100 m2. « La surface du dessus
n’est pas condamnée, rappelle
Daniel Jennepin. On peut y
faire un terrain de jeu, un potager, un barbecue… » Seules
choses à ne pas faire : la bétonner ou y planter des
arbres.
« On observe un très bon retour d’expérience pour les
pompes à chaleur, confie
Jacques Wiart. Du moins
pour les géothermiques, car
les pompes à chaleur aérothermiques [qui vont chercher la chaleur dans l’air],
elles, bien qu’elles soient très
attractives car peu chères,
sont très gourmandes en électricité, bruyantes, inefficaces
à basse température. » Et Daniel Jennepin de préciser :
« Quand il fait -20 °C dehors,
il n’y a plus beaucoup d’énergie dans l’air… » Si l’énergie
puisée dans la terre est gratuite, il en faut pourtant pour
Énergie
M A G A Z I N E
...
chauffer les pompes à chaleur.
« Certains disent que la géothermie, c’est de l’électricité
efficace », dit Jacques Wiart,
faisant allusion au chauffage
électrique traditionnel (généralement diffusé par plinthes)
qui, lui, gaspille une grande
partie de l’énergie consommée. C’est là, le nerf de la
guerre économique que se livrent les fabricants de solution de chauffage : le rapport
entre l’énergie restituée et
l’énergie dépensée par la machine, plus connu sous le
nom de « coefficient de performance » (COP).
En proposant des COP allant
de 3,5 à 5, selon les critères
d’installation et de puisage
d’énergie (c’est-à-dire que
pour 1 kWh consommé, on
produit de 3,5 à 5 fois plus
d’énergie), « les pompes à chaleur géothermiques sont les
seules à proposer de telles performances énergétiques », se
félicite Olivier Gourdel.
C’est que la nouvelle réglementation thermique (RT
30
dr
Selon Daniel
Jennepin, (à gauche)
directeur général de
Géovia, et Olivier
Gourdel (à droite),
président de Géovia,
il n’existe pas
de solutions idéales
et universelles
de chauffage.
Tout est affaire
de configuration
et de budget.
2012) est passée par là. « Une
aubaine pour nous ! » se réjouit Olivier Gourdel, vers
lequel les installateurs et architectes se tournent pour
que les constructions neuves
ne consomment pas plus de
50 kWh/m2 par an.
Si les énergies fossiles semblent bien à la traîne derrière
la géothermie – quadruplement du prix du pétrole et +
63 % de celui du gaz, sans
compter leur bilan carbone
effroyable –, il n’en est pas de
même du chauffage aux granulés de bois (issus de
sciures). « C’est la filière la
plus subventionnée, donc
c’est la prochaine bulle », prédit-on à Geovia. Un avis tempéré par Jacques Wiart, qui
argue qu’en Rhône-Alpes,
50 % du bois exploitable reste
en forêt et qu’il y a déjà de
nombreuses unités de production, « ce qui limite le
bilan carbone du secteur ».
L’expert de l’Ademe de trancher sur le comparatif : « C’est
plutôt au niveau de l’investis-
MAGAZINE offre-habitat.fr OCTOBRE 2013
sement que la géothermie est
meilleure, car avec les granulés, il faut remplir le silo plusieurs fois par an, et cela
revient cher, entre 600 et 800
euros ». Contre moins de 500
euros pour la consommation
d’électricité d’une pompe à
chaleur.
Rentables au bout
de 10 ans
Une chaudière à granulé ou
l’installation d’un chauffage
géothermique reviennent,
selon l’Ademe, presque au
même prix : entre 10 000 et
20 000 euros selon la surface
et le type d’émetteurs choisi,
et sont « rentables au bout de
dix ans environ », par rapport
à un investissement dans
d’autres sources d’énergie.
Pour ces deux-là, si la TVA à
7 % ne concerne que les travaux de rénovation, il est possible dans le neuf de bénéficier
d’un crédit d’impôt de 26 %
sur le coût du matériel et
même de 34 % s’il s’agit d’un
bouquet de travaux.
« Il n’existe pas de solution de
chauffage idéale et universelle », admettent les dirigeants de Geovia. Leurs
solutions géothermiques
conviennent davantage au
neuf qu’à la rénovation, et encore, à condition que le terrain s’y prête. Tout est affaire
de configuration et de budget. Certains spécialistes préconisent même de coupler les
modes de chauffage selon les
pièces et les besoins. Dans le
cas de la rénovation, on peut
même, selon Jacques Wiart,
rester au gaz de ville, « qui est
encore compétitif », en dépit
de son impact environnemental. L’important est donc
de faire un diagnostic précis
de vos possibilités dans les Espaces info énergie de l’Alec
(La Métro) et l’Ageden (hors
agglomération grenobloise) ;
les experts pourront, en toute
indépendance, vous diriger
vers « votre » chauffage de demain .
■■ Frédéric Baert