Guide de l`immobilier et du foncier d`entreprise 2010
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Guide de l`immobilier et du foncier d`entreprise 2010
Glossaire Bureaux de « première main » : Nouvelles constructions, mais également restructurations lourdes ayant fait l’objet d’un permis de construire. Bureaux de « seconde main » : Opérations immobilières préalablement occupées, remises sur le marché et relouées. Il s’agit de surfaces proposées en l’état ou après une simple rénovation. Commercialisation (à utilisateur) : Est considérée comme commercialisée une surface vendue ou louée à un utilisateur. Libération : Est considérée comme libérée, une surface qui a été remise sur le marché suite au départ du précédent occupant. Stock vacant : Surfaces immédiatement disponibles actuellement offertes à la commercialisation. Locaux de bureaux : Tout ou partie d’un immeuble pouvant être loué ou acheté en tant que locaux de bureaux commerciaux indépendants. Locaux d’entrepôts : Tout ou partie d’un bâtiment pouvant être loué ou acheté en tant que locaux indépendants, définis par une proportion de bureaux inférieure à 30 %, et dont les caractéristiques physiques sont : surfaces en rez-de-chaussée ou étages avec rampe d’accès, hauteur-sous-plafond supérieure à 5 m, charge au sol supérieure à 2 T/m², accès camion de plus de 19 T soit par porte camion soit par quai de déchargement. Locaux d’activités : Tout ou partie d’un bâtiment pouvant être loué ou acheté en tant que locaux indépendants, mais ne répondant pas aux exigences techniques de l’entreposage. Cette catégorie regroupe, par souci de simplification, ce que le Grecam nommait jusqu’en 2007 « ateliers » et « locaux mixtes », les seconds se distinguant des premiers par une proportion de bureaux plus importantes et/ou par une vocation fortement tertiaire (laboratoires, centres de formation ...). Guide de l’immobilier et du foncier d’entreprise 2010 HT HC HD : Hors taxes, Hors charges, Hors droits. Autorisation 15-10 : Entrepôts couverts soumis à autorisation. Les commercialisateurs FONCIER BUREAUX LOCAUX D’ACTIVITES Informations légales. Editeurs : Agence pour l’Economie en Essonne : 6, cours Monseigneur Roméro – 91025 Evry cedex – Tél. : 01 69 91 05 29 – www.essonne-developpement.com – Chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne : 2, cours Monseigneur Roméro – BP 135 – 91004 Evry cedex – Tél. : 01 60 79 91 91 – www.essonne.cci.fr – Représentants légaux : Thierry Mandon et Gérard Huot. Rédaction : Laure Lavaud, Nicolas Le Mercier – AEE, Jean-François Geyssens – CCI Essonne, Serge Olivier, Jean-Yves Tournieux, Severine Carpentier – DDT 91 – GRECAM – 12, rue Hamelin – 75016 Paris – Tél. : 01 47 55 99 00 – www.grecam.com – Directeurs de la publication : Alain Schebath et Bruno Malecamp – Mise en page : SOLEIS : 4 route de la Noue – 91190 Gif-sur-Yvette – Impression : Willaume Egret – 16, rue Denis Papin – 91240 Saint-Michel-sur-Orge – Crédit photos : © Photos Augusto Da Silva - Graphix Images et photos GRECAM – Dépôt légal à parution novembre 2010. ENTREPÔts Le guide de l’immobilier foncier Après avoir enregistré une forte dégradation de son marché de l’immobilier d’entreprise en 2009, y compris pour les locaux commerciaux dont la vacance était passée de 3,9 % à 6,8 % en un an, l’Essonne a connu un léger redressement de la situation au cours du 1er semestre 2010. Une éclaircie qui se retrouve au niveau régional, quelque soit le produit immobilier. La valeur des portefeuilles des investisseurs a reculé, quant à elle, de 30 % en Essonne par rapport à fin 2007, juste avant que la crise immobilière ne s’amorce. Les mises en chantier ont connu consécutivement un net ralentissement. Parallèlement, un léger redressement des commercialisations constaté au 1er semestre 2010 (+7 %), conjugué à une diminution des livraisons, ont permis au stock de se stabiliser, voire de décroître pour celui des bureaux neufs (-11 %). Cette situation est toutefois fortement corrélée au contexte géographique dans lequel s’inscrit le marché. Les deux pôles de Massy et Courtabœuf ont ainsi concentré 60 % des transactions de bureaux réalisées pendant la dernière décennie alors qu’ils ne représentent que 25 % du parc de bureaux, le pôle d’Evry, avec 23 % du parc essonnien, n’en totalisant que 19 %. L’offre foncière dans les Zones d’Activités Economiques au 1er janvier 2009 Stock et prix des terrains au 1er janv. 2009 allant de 10 à plus de 100 E selon que l’on se rapproche de la petite couronne et de Paris. C’est sur le secteur de l’autoroute A6, de Grigny au Coudray-Montceaux, que la commercialisation a été la plus dynamique, et dans une moindre mesure sur le secteur de la RN20. Notons que les activités de logistique et de commerce représentaient la majeure partie des surfaces commercialisées. Massy, dotée d’un parc plus récent dans le quartier Atlantis, bénéficie d’un certain nombre d’atouts qui se révèlent déterminants dans les dynamiques observées récemment sur le territoire essonnien : bonne accessibilité en transport en commun, proximité de Paris et de ses centres de décision. En revanche, il s’avère qu’une part prépondérante du marché de bureaux évryen a été réalisée dans les années 70 et 80, et se trouve, de ce fait, confrontée à l’obsolescence d’une partie de son parc, processus par ailleurs accéléré par l’introduction des critères liés à la prise en compte du développement durable, dont la performance énergétique des bâtiments. Les projets de zones d’activités se situent, pour la moitié d’entre eux, au nord-ouest du département. Si l’on considère l’ensemble des projets et des terrains commercialisables en stock, l’Essonne disposait, au 1er janvier 2009, d’un potentiel d’environ 581 hectares de terrains, soit environ 8 années de réserves foncières au rythme actuel de commercialisation, principalement situées dans la partie nord de l’Essonne, à proximité des grands axes de circulation. A cet égard, les capacités de résorption du parc immobilier frappé d’obsolescence deviennent un thème majeur et constituent, pour les pouvoirs publics et les partenaires privés, un défi à relever. Certains sites, inscrits à l’intérieur du tissu urbain, n’auront d’autres possibilités que de se reconvertir, par exemple dans le logement, alors que d’autres, mieux positionnés, pourront encore se prévaloir de potentialités pour maintenir, voire développer des activités économiques. Sommaire FONCIER 3 • L’offre foncière dans les zones d’activités économiques au 1er janvier 2009 ENTREPÔts 10 • Le marché des entrepôts en Essonne 11 • Analyse par secteur, entretien Immobilier d’entreprise 4 • Eléments de synthèse15 • L’investissement BUREAUX 5 • Le marché des bureaux en Île-de-France 6 • Le marché des bureaux en Essonne 7 • Analyse par pôle, entretien obsolescence 12 • Quelles potentialités de résorption du parc obsolescent ? 13 • Sur quels leviers agir pour résorber l’obsolescence ? L’investissement LOCAUX D’ACTIVITES 2 8 • Le marché des locaux d’activités en Essonne 9 • Analyse par secteur, entretien 15 • Deux ans après le début de la crise : des impacts très visibles sur l’investissement immobilier en Essonne Le stock de terrains d’activités commercialisables est en légère hausse avec 354 hectares au 1er janvier 2009, contre 300 hectares l’année précédente. Après une diminution significative du stock entre 1999 et 2006 (stock quasiment divisé par 2) la tendance de reconstitution du stock, déjà notée pour 2007, s’est donc poursuivie en 2008. Projets Les projets de zones d’activités ont au contraire nettement diminué et représentent au 1er janvier 2009 près de 227 hectares, contre 325 hectares l’année précédente. Cette baisse s’explique en partie par la mise en commercialisation de plusieurs zones d’activités importantes comme les Haies Blanches au Coudray-Montceaux, Montvrain II à Mennecy ou encore la Bonde à Massy, mais aussi par l’insuffisance de nouveaux projets. Le rythme de commercialisation des zones d’activités enregistré en 2008 est resté stable puisqu’un peu plus de 72 hectares ont été commercialisés, à l’identique de l’année précédente. Les prix fonciers sont constants depuis plusieurs années ; ils se situent dans une fourchette N 0 2 4 8 12 Kilomètres Source : DDT 91, Bilan 2009 Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2010 3 Immobilier d’entreprise BUREAUX Eléments de synthèse Le marché des bureaux en Île-de-France Le tableau de bord de l’immobilier d’entreprise Ce document de synthèse est issu de la mission d’étude confiée au GRECAM par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne et de l’Agence pour l’Economie en Essonne. Il se fonde sur une exploitation spécifique de l’Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM, base de données que cette société d’études indépendante a créée en 1978. Cette base de données, réactualisée en permanence depuis lors, suit l’état d’occupation, bâtiment par bâtiment, de l’ensemble du parc « marchand » de bureaux et locaux d’activités d’Île-de-France, à partir d’enquêtes systématiques auprès des promoteurs, propriétaires et commercialisateurs. Pour les locaux d’activités, seules les transactions à l’achat entre utilisateurs ne sont pas prises en compte, de même que les constructions en compte propre. Ce document rassemble, sous forme d’un tableau de bord, les principaux éléments d’analyse de la situation du marché immobilier d’entreprise de l’Essonne. Le marché du neuf en panne Bureaux 1er sem 2010 Offre disponible 146 800 Le marché des bureaux en Essonne, après avoir en chantier 8 400 connu un coup d’arrêt des transactions de bureaux livrée (stock vacant) 138 400 neufs début 2009, a affiché un léger redressement 14 900 1ère main lors du premier semestre 2010. 123 500 2nde main Commercialisations 40 200 L’offre neuve s’est progressivement résorbée pour 8 700 1ère main ne plus représenter que 15 000 m² à mi-2010, tandis dont pré-commercialisation 0 que seule une opération était en chantier à Massy. Certes, aucun lancement « en blanc » n’a été encore 31 500 2nde main annoncé ; néanmoins plusieurs projets sont en préLibérations 44 200 commercialisation, notamment à Massy. Loyers moyens 178 e 1ère main Les secteurs d'étude en Essonne Locaux d’activités 123 e 2nde main Evolution* + 1 % Ns + 1 % - 40 % + 11 % + 7 % - 56 % Ns + 78 % + 85 % STE-GENEVIEVEDES-BOIS TOTAL IDF 856 400 3 762 000 364 E 269 E Secteurs d'étude DOURDAN Secteurs d'étude Diffus EVRY Orly Rive droite N 0 4 8 2 4 8 12 Kilomètres N Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2009 200 000 12 Kilomètres déc 2006 3 000 000 300 2 500 000 2 000 000 481 000 1 500 000 377 600 1 000 000 200 100 500 000 187 900 0 Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2009 Evry-Sénart 400 000 Orly Rive droite ETAMPES 2 858 600 800 000 Francilienne-RN 20 Massy-Saclay-Courtaboeuf Massy-Saclay-Courtabœuf Secteurs d'étude 1 000 000 600 000 Evry-Sénart 400 3 500 000 1 200 000 Diffus Francilienne-RN 20 500 4 000 000 en m utiles BRETIGNYSUR-ORGE MORANGIS STOCK VACANT ET LOYERS 4 500 000 1 600 000 0 juin 2007 déc 2007 juin 2008 déc 2008 juin 2009 déc 2009 1ère main 2nde main dont précom Total juin 2010 déc 2006 0 juin 2007 déc 2007 juin 2008 Stock 2nde main Stock 1ère main Stock en chantier déc 2008 juin 2009 déc 2009 juin 2010 Loyer 1ère main Loyer 2nde main Francilienne-RN 20 Massy-Saclay-Courtaboeuf Orly Rive droite ETAMPES *Evolution constatée par rapport au second semestre 2009. Ns : non significatif. 4 119 E 155 E 138 E 307 E 1 400 000 Evolution* - 18 % - 28 % Les surfaces sont en m² utiles et les loyers (valeurs affichées) sont en €/m²/an HC HT HD. Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. 123 E 182 E 205 E 186 E 385 E EVRY Diffus0 1er sem 2010 168 700 50 600 178 E 75 000 313 900 130 400 3 095 700 /m /an HT HC HD STE-GENEVIEVEDES-BOIS DOURDAN Entrepôts Offre disponible Commercialisations 147 000 7 000 20 300 12 000 776 500 COMMERCIALISATIONS Evry-Sénart ETAMPES 40 600 77 78 95 PC + 75 MORANGIS BRETIGNYSUR-ORGE Le marché des entrepôts a été moins actif au premier semestre 2010, après une année 2009 « tirée » par le succès du Parc logistique des Haies Blanches au Coudray-Montceaux. 2nde main en Entrepôts : un marché en difficulté ? 1ère main 91 EVRY BRETIGNYSUR-ORGE STE-GENEVIEVEDES-BOIS Loyers Stock vacant + chantiers MASSY DOURDAN *Evolution constatée par rapport au second semestre 2009. Ns : non significatif. Commercialisations 1er sem 2010 En effet, les livraisons s’étaient fortement accrues en 2008 et 2009, jusqu’à atteindre 1 260 000 m² en 2009. Dans le contexte de ralentissement de la demande, le report massif des mises en chantier en 2009 a permis de retrouver, en 2010, le niveau des années 2005/2007 ; ce niveau sera encore moindre en 2011, car à peine 500 000 m² sont actuellement en chantier. Aussi, la question de l’opportunité de relancer une offre neuve peut-elle être amenée à se poser. Les loyers (valeurs affichées) sont en e/m2/an HC HT HD. Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. en m utiles Evolution* -3% SACLAY Ns MASSY -3% -1% Le marché de la Grande Couronne a, quant à lui, souffert de la concurrence d’une offre rendue plus attractive en Petite Couronne, après les réajustements de prix consentis en 2009. MASSY SACLAY 1er sem 2010 105 400 0 105 400 20 000 Si, depuis 2009, le ralentissement de la demande avait provoqué un gonflement du stock (plus de 3 000 000 de m² vacants), la légère progression des commercialisations, conjuguée au ralentissement du rythme des livraisons et des mises en chantier, a permis au stock de bureaux neufs de se réduire. -4% +2% MORANGIS Loc. activités Offre disponible en chantier livrée (stock vacant) Commercialisations Certes, le stock global demeure stable, mais à un niveau élevé (3 276 000 m²). Département constatée par rapport au second semestre 2009. Le marché des locaux d’activités est demeuré stable *Evolution Ns : non significatif. sur un an. Néanmoins, dans un contexte économique encore fragile, l’offre neuve éprouvait toujours des Les secteurs Les secteurs d'étude en Essonne d’étude en Essonne difficultés à s’écouler ; aussi les opérateurs s’oriententils quasi exclusivement, vers des opérations clés en Les secteurs d'étude en Essonne main. SACLAY Avec 856 400 m² de bureaux placés au 1er semestre 2010, le marché francilien a amorcé un léger redressement mais demeure en deça de la moyenne de ces 10 dernières années. Le marché du neuf a été particulièrement actif avec près de 380 000 m² placés, contre 290 000 m² le semestre précédent. Paris et les Hauts-de-Seine ont affiché une bonne dynamique, avec une demande portée par les moyennes et grandes surfaces neuves à l’image de l’implantation annoncée d’Ernst & Young dans la Tour First à La Défense, ou encore de BNP Paribas dans le Claude Bernard à Paris 19ème arrondissement. N 0 2 4 8 12 Kilomètres Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2010 5 Après avoir connu dès 2008, un coup d’arrêt, les transactions de bureaux neufs se sont redressées, avec près de 30 000 m² placés au cours de ces 12 derniers mois sur le marché de la première main en Essonne. Cette légère reprise de la demande se fonde essentiellement sur la commercialisation de « l’Iliade » à Massy. Positionnée autour de 235 €/m²/an, cette opération a été récemment louée à Sagem, son principal locataire. Ainsi, le stock d’offres neuves livrées, qui atteignait plus de 45 000 m² mi-2009, s’est-il progressivement résorbé pour ne représenter plus que 15 000 m² mi-2010. Désormais peu abondante, l’offre neuve, dispersée entre Wissous, Orsay et SaintAubin est « affichée » sur la base moyenne de 178 €/m²/an HT HC HD. En terme de volume de transactions, le marché de seconde main est globalement à la hausse, avec plus de 30 000 m2 placés au 1er semestre 2010. La demande demeure toutefois encore insuffisante pour empêcher un stock, déjà conséquent, de se gonfler, du fait d’importantes libérations telle que celle de Microsoft, parti de Courtaboeuf pour Issy-lesMoulineaux : mi-2010, 124 000 m² étaient disponibles Massy-Saclay-Courtabœuf Evry-Sénart 100 000 75 000 Massy-Saclay-Courtabœuf Les principales transactions du premier semestre 2010 • 2nde main : CARREFOUR MARCHANDISE a pris à bail 13 000 m² dans un immeuble situé au 18 avenue du Québec, à Villebonsur-Yvette. • 2nde main : CARREFOUR ADMINISTRATIF FRANCE a pris à bail les immeubles Atlantis (10 250 m²) à Massy, pour un loyer situé autour de 190 €/m²/an HT HC HD. • 1ère main : KYOCERA MITA a loué 1 520 m² au sein de l’espace technologique de Saint-Aubin, sur la base de 130 €/m²/an HT HC HD. • 2nde main : PFEIFFER VACUUM a loué 245 m² dans un immeuble Orly-Rive de bureaux situédroite 4 rue René Razel à Saclay, pour un loyer de 100 000 115 €/m²/an HT HC HD. Evry-Sénart 75 000 100 000 50 000 100 000 50 000 75 000 75 000 75 000 Stock livré Comm. Orly-Rive droite 0 100 000 0 0 0 25 000 50 000 50 000 50 000 25 000 Libérations Stock livré Comm. Les secteurs d'étude en Essonne 25 000 Libérations 0 0 Stock livré Comm. Libérations Stock livré Comm. Libérations 75 000 SACLAY 50 000 COMMERCIALISATIONS 100 000 25 000 25 000 25 000 80 000 Stock livré Comm. 000 Stock60 livré Libérations Comm. Libérations 40 200 40 000 MASSY 31500 MORANGIS 25 000 20 000 8 700 0 Stock livré Comm. Libérations 0 STE-GENEVIEVEDES-BOIS EVRY déc 2006 juin 2007 BRETIGNYSUR-ORGE déc 2007 juin 2008 déc 2008 1ère main juin 2009 déc 2009 juin 2010 2nde main Total Diffus Massy-Saclay-Courtabœuf 100 000 75 000 Orly-Rive droite Evry-Sénart 100 DOURDAN 000 100 000 75 000 75 000 Secteurs d'étude STOCK VACANT ET LOYERS 500 300Diffus 000 50 000 50 000 25 000 25 000 25 000 Francilienne-RN 20 250 000 400 Massy-Saclay-Courtaboeuf ETAMPES 0 0 0 Stock livré Stock livré Comm. Comm. Libérations Libérations Stock livré Comm. Orly Rive droite Libérations Stock livré Comm. 0 Francilienne-RN 20 : Gnr* Diffus : Gnr* 200 000 N 300 Libérations 2 4 150 000 8 12 Kilomètres 100 000 200 Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2009 100 50 000 0 6 La teinte la plus sombre correspond au second semestre 2009, la teinte la plus claire correspond au premier semestre 2010. Les surfaces sont en m2 utiles. Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. *Gnr : graphique non représentatif. /m /an HT HC HD Evry-Sénart 50 000 Le pôle Massy-Gare demeure le plus dynamique et le plus attractif du département. Avec 75 000 m² de bureaux construits au cours de ces deux dernières années, il a concentré près de 70 % de la production neuve départementale. Au-delà du positionnement et du prix attractif de son offre neuve (autour de 210 €/m²/an HT HC HD), le marché de Massy a été porté par une demande de grandes surfaces (>10 000 m²) au cours de ces derniers mois, à l’image de Sagem, et plus récemment de Carrefour qui a vu, dans le départ de Microsoft, une opportunité d’implantation. Néanmoins, cette dynamique pourrait s’affaiblir, faute de renouvellement de l’offre : à mi-2010, seule une opération était en chantier à Massy. Et, si plus de 150 000 m² sont en projet, aucun lancement « en blanc » n’a eu lieu lors du 1er semestre 2010. Sur le secteur Orly-Rive droite, les deux immeubles d’Air Park de Wissous construits en 2006/2007, se commercialisent très progressivement et par petits plateaux auprès de différents utilisateurs (CAE Groupe, Novescia...), sur la base de 175 €/m²/an HT HC HD. Le solde du foncier de cette opération, qui devait développer à terme près de 40 000 m² de surfaces tertiaires, a été cédé à plusieurs promoteurs, dans l’optique d’opérations clés en main. Le marché d’Evry-Sénart demeure ralenti depuis 2007, avec moins de 15 000 m² placés par an en moyenne. Toutefois, la vacance au sein de ce parc, qui pèse pour 40 % du parc départemental, y demeure faible (< 5 %), ceci grâce à la forte présence des services publics et para-publics. Néanmoins, l’absence de renouvellement de l’offre, dans la logique actuelle de concurrence des pôles, pose la question de l’adaptation du parc aux nouvelles contraintes. Entretien Michel CHACUN, GSA Orly-Rive droite 75 000 100 000 50 000 en m utiles 100 000 (+ 26 % sur un an). Cette vacance, concentrée pour 30 % aux Ulis, et 20 % à Villebon-sur-Yvette, se révèle caractéristique d’un parc confronté aux risques d’obsolescence. Face à cette offre abondante, les valeurs locatives ont été corrigées, et s’établissaient autour de 123 €/m²/an HT HC HD mi-2010. Aucune opération n’ayant été lancée en blanc depuis 2009, on ne recense actuellement qu’un programme en chantier, Carnot Plaza (8 400 m²), de Lazard Construction, à Massy. Néanmoins, plusieurs projets sont à l’étude et actuellement en précommercialisation, essentiellement à Massy. en 0 Analyse par pôle Le marché des bureaux en Essonne en m utiles 0 BUREAUX déc 2006 juin 2007 déc 2007 juin 2008 Stock 2nde main Stock 1ère main Stock en chantier déc 2008 juin 2009 déc 2009 juin 2010 0 Loyer 1ère main Loyer 2nde main Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. La crise a-t-elle renforcé l’attractivité de l’Essonne, notamment au niveau des prix ? MC : La crise a engendré un accroissement de l’attractivité de Paris et de sa première couronne, mais n’a malheureusement pas renforcé celle du département. Globalement on observe des glissements de l’implantation des entreprises, celles implantées au niveau de la Francilienne sont attirées par le secteur de l’A86 et celles de l’A86 par la première couronne et Paris intra-muros. Ces mouvements résultent, pour une part significative, de la libération de locaux plus ou moins anciens par de grandes sociétés, dans le cadre de regroupements et/ou de délocalisations. Ils sont induits par les livraisons de nouveaux programmes tertiaires dans Paris et en première couronne (Saint Denis, Issy les Moulineaux, Boulogne…). Ces programmes répondent aux nouveaux critères d’implantation et sont confortés par les efforts financiers de leurs propriétaires. La remise sur le marché des locaux anciens engendre par ricochet une diminution de la valeur moyenne des loyers pratiqués. A locaux comparables, si le rapport était d’environ 1 à 4 entre les valeurs locatives essonniennes et les parisiennes, il est aujourd’hui de 1 à 3 voire de 1 à 2. Les problèmes de transports récurrents constituent également un facteur d’attirance vers la capitale. Néanmoins, Evry demeure séduisante pour les sociétés qui sous-traitent ou collaborent avec des entreprises déjà implantées sur le territoire, pour les firmes endogènes en croissance ou pour les provinciales qui ont besoin d’une base parisienne située près de l’A6. On s’aperçoit que la demande évolue beaucoup mais l’offre de bureaux est-elle réellement adaptée ? MC : GSA intervient principalement sur l’agglomération d’Evry et le centre Essonne où nous regrettons le manque d’attrait urbanistique et architectural de sa Ville Préfecture. Aucun immeuble tertiaire neuf n’y a été livré récemment ou est en cours de livraison. Il n’existe également pas de véritable quartier tertiaire, l’offre de bureaux reste diffuse et mal adaptée aux demandes actuelles. Il est par exemple quasi impossible de trouver un plateau de bureaux de 800 à 1 000 m² dans un immeuble de bonne facture et exploitable rapidement. Le manque d’offre crée très certainement le manque de demande. Il en résulte que la majorité des recherches de nouveaux bureaux se situe en deçà et au-delà de la tranche des 200-400 m², alors que cette dimension de locaux constituait l’un des principaux standards lors de la conception des immeubles concernés. Cette catégorie de locaux représente une forte proportion de l’offre actuelle. Les investisseurs bouderaient-ils Evry ? MC : L’image d’insécurité qui a été véhiculée par les médias a beaucoup nuit à Evry, d’autant plus que Grigny et Corbeil font partie des alentours. Pourtant il ne se pose pas plus de problèmes qu’ailleurs. En dehors de ce problème d’image, le blocage se situe sur les valeurs locatives possibles, qui sont jugées trop faibles pour initier un programme neuf avec des valeurs locatives forcément plus élevées. Evry aurait besoin d’enrichir son panel d’offres mais la problématique à résoudre réside dans la dimension des immeubles à concevoir… Initier un 10 000 m2 est audacieux quand un 3 000/4 000 m2 reste plus judicieux. L’enjeu se situe également sur la restructuration des bâtiments existants, en précisant qu’Evry ne bénéficie pas d’une image tertiaire et qu’une réhabilitation ne changera pas cela. Selon vous quelle est la part d’obsolescence du parc tertiaire à Evry ? MC : Les propriétaires commencent à réagir, mais la part de locaux à réhabiliter doit s’élever. Pour les rénovations et autres, il n’est pas nécessaire de tout remettre à plat : des bureaux déjà cloisonnés et en bon état peuvent s’avérer plus judicieux qu’une réfection en plateau-nu fini. Une part importante des entreprises qui recherchent des bureaux émane plus de « l’industrie » que du tertiaire pur et le fait pour des raisons pragmatiques. Elle est attentive à la performance des locaux, à la maîtrise des coûts locatifs, à la maîtrise de la surface nécessaire, le côté fonctionnel prime vraiment. Finalement cette obsolescence n’est absolument pas discriminante, il est plus important de procéder à un redécoupage et à une rénovation des surfaces qu’à une restructuration totale des immeubles, afin de pouvoir proposer autre chose que des 200 à 400 m². 7 LOCAUX D’ACTIVITES Analyse par secteur Le marché des locaux d’activités en Essonne Les secteurs d'étude en Essonne Orly-Rive droite Massy-Saclay-Courtabœuf 80 000 En Essonne, le des locaux d’activités est 60 000 marché 60 000 demeuré stable sur un an, et l’offre neuve éprouve 40 000 40 000 toujours des difficultés à s’écouler ; aussi les 20 000 20 000 opérateurs s’orientent-ils, quasi exclusivement, vers 0 0 des opérations clés en main.Comm. Stock livré Libérations Stock livré Stock vacant + chantiers 32 200 2 300 62 600 6 800 1 500 Evry-Sénart Francilienne / RN 20 Massy-Saclay-Courtabœuf Orly-Rive droite Diffus Essonne Grande Couronne Petite Couronne IDF 80 000 80 000 60 000 60 000 40 000 40 000 20 000 20 000 20 000 0 Comm. Libérations Stock livré 0Comm. Libérations 20 000 418 800 570 800 989 600 58 500 112 300 170 800 Loyers moyens du stock 2nde main 1 main 72 E 50 E NC NC NC 79 E NC 80 E NC NC ère Principales transactions de locaux d’activités au premier semestre 2010 : • 2nde main : 3 500 m² de surfaces mixtes ont été loués au sein du parc High tech 1, aux Ulis, propriété de Hertel. • 2nde main : IDF Solaire a pris en location 374 m² d’ateliers à Savigny-sur-Orge, sur la base de 68 €/m²/an HT HC HD. • 2nde main : PFEIFFER VACUUM a pris en location, à Saclay, 245 m² au sein de l’Azur, sur la base de 115 €/m²/an HT HC HD. Diffus : Gnr* Libérations 10 000 déc 2009 main juin 2007 déc 2007 juin 2008 1ère main Total 8 100 100 000 80 80 000 60 60 000 40 40 000 déc 2008 juin 2009 2nde main déc 2009 juin 2010 /m /an HT HC HD 120 000 20 0 déc 2006 déc 2006 juin 2007 déc 2007 juin 2008 Stock 2nde main Stock 1ère main Stock en chantier déc 2008 juin 2009 ETAMPES Libérations Stock livr Libérations Orly-Rive droite Evry-Sénart 80 000 Francilienne RN 2060 000 80 000 80 000 60 000 Secteurs 40 000d'étude Diffus 40 000 Evry-Sénart 20 000 40 000 Francilienne-RN 20 20 000 Massy-Saclay-Courtaboeuf 0 20 000 Stock livré Comm. Orly Rive droite Libérations Stock livré Comm. Libérations0 N 0 Diffus : Gnr* Libérations Comm. 2 Libérations 4 8 12 Kilomètres 80 000 Stock livr Francilienne RN 20 La teinte la plus sombre correspond au Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2009 60 000 second semestre 2009, la teinte la plus claire correspond au premier semestre 40 000 2010. Les surfaces sont en m2 utiles. Source : Observatoire Immobilier 20 000 d’Entreprise du GRECAM. 0 Libérations Comm. Libérations Entretien 120 000 100 100 000 80 80 000 60 60 000 40 déc 2009 juin 2010 0 Loyer 1ère main Loyer 2nde main Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. juin 2007 Guillaume SUINOT , Jones Lang LaSalle, Activités Quel est le bilan de l’année 2010 sur le volet locaux d’activités ? GS : Nous concernant l’année 20 2010 représente une réelle évolution, le nombre de demandes ayant doublé entre 2009 et 2010. Il y a là naturellement l’effet du développement des activités de Jones 0 Lang LaSalle Le marché a été essentiellement déc juin déc juindansdécl’Essonne. juin 2007 2008 2009 2009 2010 porté 2008 par les ventes, même si les locations de petites surfaces Stock 2 main 1 main reprennent Loyer sensiblement. Cette reprise est surtout due à des Stock 1 main Loyer 2 main réimplantations, donc à des mouvements endogènes en Essonne Stock en chantier mais pas seulement. On observe en effet un flux d’entreprises se déplaçant de la première couronne vers la seconde. Elles y sont poussées par une tertiarisation plus forte et par des préemptions destinées à des programmes de bureaux. Du côté de l’offre, les propriétaires poursuivent leurs efforts pour remplir leurs locaux avec des franchises ou prises en charge de travaux motivantes Des zones sont-elles plus attractives que d’autres ? GS : Les axes autoroutiers sont toujours très demandés : A 86, A 6 et Francilienne. Le nord Essonne est actif avec Wissous, Chilly-Mazarin, Morangis ou Massy. Evry résiste bien avec Lisses ou Bondoufle. Cependant si la desserte autoroutière est bonne, les transports en commun posent toujours problème, surtout si les demandes comportent une part plus importante de bureaux. A partir de 30 % de surfaces de bureaux on peut considérer que l’Essonne sera beaucoup plus concurrencée. Quelle est la typologie de la demande sur les locaux d’activités ? GS : Les PME de plus ou moins dix salariés constituent la majeure partie des clients avec lesquels nous travaillons. Cette demande maintient vraiment le marché. Par contre, les dossiers sont plus longs à aboutir du fait des nombreuses incertitudes générées par la période actuelle. Le nombre de décisionnaires influe également ; il arrive souvent qu’il faille organiser de nombreuses visites avec des requalifications du cahier des charges. Les délais d’implantation s’échelonnent en conséquence entre trois et six mois au minimum. en déc 2006 juin 2010 20 000 0 Comm. Stock livré 40 000 en 20 000 Stock livré Comm. STOCK VACANT ET LOYERS en m utiles en m utiles 20 000 en m utiles en m utiles 40 000 Stock livré Stock livré Comm. 0 Libérations 0 Stock livré STOCK VACANT ET LOYERS COMMERCIALISATIONS 0 0 Comm. 0 Total 50 000 BRETIGNYLibérations SUR-ORGE 20 000 20 000 0 2 EVRY Comm. 20 000 0 60 000 Stock livré Comm. 20 000 40 000 40 000 20 000 1ère main 40 000 60 000 10 000 nde 40 000 20 000 Diffus : Gnr* Diffus 67 E 64 E 78 E 73 E juin 2009 40 000 60 000 80 000 20 000 déc 2008 60 000 60 000 80 000 DOURDAN Stock livré 20 000 20 000 Massy-Saclay-Courtabœuf 0 20 000 juin 2008 Comm. 80 000 0 30 000 déc 2007 Stock livré 20 000 40 000 juin 2007 Libérations STE-GENEVIEVEDES-BOIS Stock livré 20 000 COMMERCIALISATIONS déc 2006 0 40 000 50 000 0 20 000 60 000 60 000 Les surfaces sont en m² utiles et les loyers (valeurs affichées) sont en €/m²/an HC HT HD. Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM NC : non communiqué. 30 000 Comm. 80 000 72 E 79 E 130 E 100 E 60 000 40 000 0 Francilienne RN 20 105 400 MASSY 40 000 80 000 80 000 MORANGIS Stock livré Commercialisations 1er sem 2010 4 400 2 000 11 200 1 400 1 000 80 000 Evry-Sénart 60 000 SACLAY 40 000 Diffus : Gnr* Département 80 000 Orly-Rive droite Massy-Saclay-Courtabœuf 60 000 Orly-Rive droite Massy-Saclay-Courtabœuf 80 000 /m /an HT HC HD A l’échelle de l’Île-de-France, le ralentissement des commercialisations s’est confirmé au premier semestre 2010, avec moins de 200 000 m² placés. Néanmoins, les libérations, en forte progression en 2009, sont moindres en 2010, ce qui a permis au stock de ne pas dépasser le million de m² immédiatement disponibles sur l’ensemble de l’Île-de-France. 80 000 Evry-Sénart nde ère ère nde En 2009 les entreprises étaient intéressées par la vente, est-ce toujours le cas ? GS : En effet, bon nombre d’entre elles privilégient ce type de solution. Chez Jones Lang LaSalle la proportion des ventes par rapport aux locations demeure plus élevée. En général elle se situe autour des 30 % des transactions, cette année nous nous rapprochons plus des 50 % sur les locaux d’activité. Les propriétaires suivent cette tendance en proposant plus souvent leurs biens à la vente en marge de la mise en location. Le parc immobilier en Essonne a souvent été bien amorti. S’il était source de revenus auparavant, les propriétaires sont maintenant plus enclins à récupérer des liquidités. Les clés en main fonctionnent aussi très bien à la vente, mieux que le locatif même. Le manque de bâtiments neufs et la disponibilité de fonciers nous permet de bien travailler avec de nombreux promoteurs et aménageurs sur l’Essonne. Ceci dit, le clé en main exclut certaines firmes qui n’ont pas la taille critique nécessaire : plus la surface demandée est importante et plus la démarche devient intéressante d’un point de vue financier. Si les propriétaires sont prêts à vendre leurs biens plus qu’auparavant, cela n’est-il pas le signe d’une certaine obsolescence du parc ? GS : Effectivement, beaucoup de locaux sont vieillissants mais cela ne pose pas de difficulté majeure. La période actuelle pousse les industriels à un certain pragmatisme plutôt qu’à une recherche d’esthétisme. Ils se focalisent d’abord sur les aspects fonctionnels et financiers. Ils savent parfaitement que le marché propose des prix de vente plus attractifs pour des locaux qui ne sont pas de dernière génération. Ils sont souvent accompagnés de prestataires travaux ou ont eux-mêmes des notions dans la rénovation de bâtiment. Au final, l’obsolescence ne représente pas un frein insurmontable. Le problème ressurgira une fois de plus sur des projets comportant une part plus importante de bureaux, où le confort et l’image sont plus déterminants. 9 ENTREPÔTS Analyse par secteur Le marché des entrepôts en Essonne Les secteurs d'étude en Essonne Orly-Rive droite Massy-Saclay-Courtabœuf En Île-de-France, le premier semestre 2010 aura été marqué par un regain d’activité, après un second semestre 2009 peu actif. On notera le retour des transactions sur de très grandes surfaces neuves (>20 000 m²) : 343 600 m² ont été placés grâce à plusieurs implantations de grands utilisateurs en Grande Couronne, comme Point P (51 000 m²) et ID Logistics (42 038 m²), tous deux à Brie-Comte-Robert. Dans ce contexte, et grâce à l’arrêt des mises en chantier, le stock d’entrepôts immédiatement disponible s’est stabilisé autour de 1 570 000 m² au premier semestre 2010. En Essonne, après une année 2009 « tirée » par le Orly-Rive droite Massy-Saclay-Courtabœuf succès du 80 Parc logistique des Haies 80Blanches au 000 000 Coudray-Montceaux, le marché s’est montré moins 60 000 60 000 actif lors du premier semestre 2010.40 000Néanmoins, 40 000 Norbert Dentressangle, qui s’était déjà engagé en 20 000 20 000 2009 sur 58 000 m², a pris 27 000 m² supplémentaires, 0 0 toujours aux Haies Blanches. Stock livré Comm. Libérations Stock livré Comm. Libérations Le stock d’entrepôts vacants s’est accru du fait de la livraison, fin 2009, de 48 000 m² non pré-commercialisés, à Saint-Germain-lès-Arpajon. : Gnr* Aucune opération Diffus nouvelle n’a été mise en chantier. 80 000 80 000 80 000 60 000 40 000 Stock vacant + chantiers 54 900 50 500 46 700 16 600 Ns Evry-Sénart Francilienne / RN 20 Massy-Saclay-Courtabœuf Orly-Rive droite Diffus Essonne Grande Couronne IDF Loyers moyens du stock 2nde main 1ère main NC 42 E NC NC NC 49 E 65 E 47 E NC NC 168 700 50 600 1 209 700 1 570 800 297 000 343 600 65 E 50 E 52 E 60 000 40 000 40 000 MASSY 40 000 80 000 MORANGIS 20 000 20 000 0 0 Stock livré Comm. Libérations Libérations 80 000 150 000 60 000 Comm. Massy-Saclay-Courtabœuf 60 000 100 000 50 000 50 000 200 000 200 000 80 80 150 000 150 000 60 100 000 100 000 40 /m /an HT HC HD 50 500 100 60 40 50 000 50 000 50 000 27 000 0 déc 2006 0 juin déc 2007 2006 déc juin 2007 2007 juin déc 2008 2007 1ère main 1ère main déc juin 2008 2008 juin déc 2009 2008 2nde main 2nde main déc juin 2009 2009 Total 20 50 000 en en 50 500 100 en m utiles 100 000 100 000 en m utiles en m utiles en m utiles 150 000 150 000 250 000 250 000 /m /an HT HC HD STOCKSTOCK VACANT ET LOYERS VACANT ET LOYERS COMMERCIALISATIONS COMMERCIALISATIONS 20 27 000 juin déc 2010 2009 Total 0 juin 2010 déc 2006 0 juin déc 2007 2006 0 déc juin 2007 2007 juin déc 2008 2007 déc juin 2008 2008 Stock 2nde main Stock 2nde main Stock 1ère main Stock 1ère main Stock en chantier Stock en chantier juin déc 2009 2008 déc juin 2009 2009 juin déc 2010 2009 0 juin 2010 Loyer 1ère main Loyer 1ère main Loyer 2nde main Loyer 2nde main Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. 10 0 Libérations Stock livré Comm. Libérations Orly-Rive droite Francilienne RN 20 Comm. Evry-Sénart 40 000 80 000 150 000 Stock livré Libérations Libérations Stock livr 20 000 Evry-Sénart 80 000 Diffus : Gnr* 0 Comm. Orly-Rive droite 60 000 40 000 0 50 000 20 000 60 000 40 000 Secteurs d'étude 60 000 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 Diffus Evry-Sénart 0 Francilienne-RN 20 Stock livré Comm. Libérations Stock livré Massy-Saclay-Courtaboeuf 20 000 Comm. Libérations0 Orly Rive droite 0 0 0 Stock vacant Stock livré + chantiers Comm. Commercialisations Libérations ETAMPES Stock vacant + chantiers 0 0 Stock vacant Stock livré + chantiers Commercialisations Diffus : Gnr* Diffus : Gnr* 100 000 0 Kilomètres Source : Observatoire Immobilier d’Entreprise du GRECAM. *Gnr : graphique 20 000 non représentatif. 40 000 Réalisation : CCI Essonne, Service Aménagement et Études, 2009 150 000 50 000 Stock livr La teinte la plus sombre correspond au second semestre 2009, N Comm. Libérations Commercialisations Francilienne RN 20 la teinte la plus claire correspond 80 000 au premier semestre 2010 Les en m2 utiles. 60 000 12 0 2surfaces 4 8sont Francilienne RN 20 Entretien Stock vacant + chantiers Les surfaces sont en m² utiles et les loyers (valeurs affichées) sont en €/m²/an HC HT HD. Ns : non significatif. NC : non communiqué. 200 000 200 000 EVRY Comm. Stock livré 80 000 150 000 20 000 100 000 20 000 0 BRETIGNYSUR-ORGE Libérations 80 000 40 000 DOURDAN 40 000 0 Stock livré Francilienne RN 20 Massy-Saclay-Courtabœuf Diffus : Gnr* 60 000 40 000 20 000 DES-BOIS 0 Stock livré Comm. 80 000 60 000 20 000 40 000 0 STE-GENEVIEVE- 45 E 47 E 52 E Principales transactions de locaux d’activités au premier semestre 2010 : • 1ère main : NORBERT DENTRESSANGLE a pris 27 000 m² supplémentaires au sein du Parc logistique des Haies Blanches, au Coudray-Montceaux. Cette entreprise française de transport y avait déjà pris à bail plus de 58 000 m² début 2009. • 2nde main : COLOPLAST a pris à bail 4 500 m² d’entrepôts, à Champlan, sur la base de 47 €/m²/an HT HC HD. 60 000 Stock livré 40 000 Commercialisations 1er sem 2010 37 700 Ns 6 400 6 500 Ns 60 000 Evry-Sénart 60 000 SACLAY 80 000 20 000 20 000 20 000 Département Orly-Rive droite Massy-Saclay-Courtabœuf Evry-Sénart 80 000 0 Stock livré Comm. Libérations Commercialisations Nicolas THION , EOL, entrepôts Quelles sont les tendances 2010 sur le marché des entrepôts en Essonne ? NT : L’année 2010 s’est mieux déroulée que l’année 2009 mais le marché reste très difficile : EOL a enregistré 23 transactions (cinq à la vente et le reste à la location). La tendance s’est portée sur une baisse des valeurs via des franchises de loyers ou renégociations qui ont été plus importantes qu’en 2009. Certaines affaires ont été très dures, des loyers faciaux à 48 €/m² déjà faibles (notamment pour des bâtiments avec une autorisation 15.10) se sont pourtant soldés par des loyers économiques à 44 €/m²… Ceci étant, les loyers se maintiennent mieux pour des bâtis sur des secteurs plus proches de Paris. Concernant le taux de vacance, les petites surfaces fonctionnent bien avec un turnover assez important, les moyennes surfaces sont quant à elles assez touchées par la crise. Et il est vraiment fort sur des surfaces supérieures à 3 000 m². Le marché essonnien des entrepôts est-il uniforme ? NT : Non, il existe une réelle dichotomie sur l’Essonne. Deux secteurs coexistent : le marché de la francilienne et celui de l’A86. Les offres et la typologie des entreprises sont très différentes. Le premier concentre essentiellement de petites entreprises dont les demandes portent sur des surfaces restreintes. Il s’agit d’un micro-marché, la zone de chalandise des firmes se situe sur le secteur. On peut noter en parallèle une forte tendance à l’acquisition, la démarche des entreprises est patrimoniale et elles restent longtemps sur le même site. A l’inverse, les mouvements sont plus importants au nord, les entreprises de taille beaucoup plus conséquente et les transactions portent sur du locatif. Ce pôle se situe en majeure partie sur Orly - Rungis. Pour illustrer cela, nous pouvons parler du glissement des entreprises du Val de Marne vers l’Essonne, notamment dans le secteur des entrepôts frigorifiques. Les offres sont également différentes, on peut trouver des bâtis de 10 000 m² à 20 000 m² découpés par tranche de 1 000 m² ce qui relève de l’impossible sur l’axe francilienne. Au sud l’offre concerne les surfaces de 0 à 800 m2 avec une forte propension au clé en main (pour les surfaces supérieures ou égales à 800 m²) ou à l’acquisition. Le département de l’Essonne bénéficie-t-il d’une bonne image auprès des entreprises ? NT : Oui c’est le cas, le département est extrêmement bien situé et desservi, les axes autoroutiers sont nombreux et la proximité avec Paris très appréciable. Sans parler du pôle d’Orly qui reste très attractif. Le seul point noir concerne la desserte en transports en commun… A souligner aussi, le manque de foncier. L’Essonne connaît une crise du foncier fortement dommageable surtout quand on sait que la demande de clé en main est élevée. Cette pénurie tire les prix à la hausse : au nord de l’Essonne on atteint facilement les 120 à 150 €/m² alors que sur la Francilienne le plafond se situe autour de 70 à 75 €/m². A la location, les disparités sont nettement moins marquées. L’obsolescence des bâtiments n’affecte pas non plus l’image du territoire, l’emplacement vaut plus que la qualité des locaux. Les réhabilitations sont de plus en plus complexes, coûteuses et pas toujours dans l’intérêt des propriétaires et des utilisateurs. En effet, une rénovation implique le respect des normes ICPE et donc potentiellement une perte de surface. Aujourd’hui les entrepôts se louent mieux avec une autorisation 15.10, néanmoins un marché existe pour des bâtiments sans autorisation. Par ailleurs, l’équation économique entre le montant des travaux pour une mise en conformité et les sorties de loyers en comparaison à des locaux non réhabilités ne permet pas d’obtenir d’écart significatif faisant en sorte que la décision de rénover devienne un critère important pour trouver des locataires. Sans compter que d’autres départements limitrophes tel que le Val de Marne n’ont quasiment pas entamé ce genre de démarche et qu’il reste un peu de foncier en Essonne. Ce temps n’est pas encore venu. La clé du développement réside surtout dans la libération de nouveaux terrains. 11 L’OBSOLESCENCE DANS L’IMMOBILIER D’ENTREPRISE Quelles potentialités de résorption du parc obsolescent ? 12 Utilisation de la notation des zones La base de données et la notation des ZAE peuvent être paramétrées en fonction des problématiques : lutte contre l’obsolescence, mais aussi localisation des bureaux ou des entrepôts selon leur période de construction. • « On peut réinvestir pour des immeubles de Paris, même pour de faibles majorations de loyer dans l’immédiat. Ce n’est que très rarement possible en seconde couronne ». • « La part de l’offre obsolète peut être estimée à 25 % des superficies en Essonne. Elle est composée de bâtiments situés dans des ZAE sans transport, puis par des bâtiments qui ne sont plus aux normes, ensuite de bâtiments spécifiques. Cette offre est difficile à commercialiser ». Sur quels leviers agir pour résorber l’obsolescence ? 50 000 Est 100 000 Orly 150 000 Plateau Saclay 200 000 0 Reste Essonne 250 000 Francilienne Les indicateurs retenus peuvent être mis à jour en tant que de besoin, sans qu’il soit nécessaire de réaliser un travail d’investigation supplémentaire. - Le premier indicateur est la période de réalisation de la zone : plus elle est ancienne, plus le risque d’obsolescence est élevé. - Le deuxième indicateur est l’accessibilité de la ZAE : les facilités d’accès à l’emploi, le respect de l’environnement et le coût du carburant donnent un avantage compétitif aux zones d’activités bien desservies par les transports en commun. - Le troisième indicateur reflète la structure de la propriété de la ZAE. Plus la proportion de propriétaires professionnels (investisseurs et promoteurs) est importante, et plus grande est la possibilité de structurer une action pour remédier à l’obsolescence de l’immobilier et de la ZAE. • « L’évolution des réglementations exige des investisseurs la prise en compte des enjeux environnementaux et leur impact sur la valorisation intégrant la simulation de nouveaux standards. Estce que l’utilisateur va accepter de payer plus cher ? 300 000 Evry Les bases de données disponibles : SIRENE, matrices cadastrales, permis de construire … ont été calées dans le système d’information géographique de « la Place de l’Immobilier » développé par HBS puis complétées par des cartes de transports en commun et réseaux routiers. Les données ont été structurées selon les périmètres couramment utilisés pour la connaissance et la gestion du territoire de l’Essonne : les Zones d’Activités Economiques (ZAE), les intercommunalités et les Pôles d’Activités Economiques. Une enquête auprès d’acteurs de l’immobilier d’entreprise (investisseurs, promoteurs, utilisateurs) a été réalisée dans le cadre de cette étude. Les phrases en italique sont des citations des propos tenus lors des entretiens menés par mc2 Consult. Il est vraisemblable que les utilisateurs vont limiter leur recherche aux actifs récents, aux normes, et vont exclure les autres. Cela va avoir un impact très fort sur le marché, va le segmenter, le discriminer, notamment en Île-de-France, surtout en deuxième couronne, où les pôles tertiaires des années 85-95 comme Cergy et Evry risquent de souffrir ». Transactions par pôle - 2000-2009 Courtabœuf L’étude confiée au groupement HBS/mc² Consult permet d’identifier les ZAE à risque. Le défi était de qualifier le risque d’obsolescence du parc d’immobilier d’entreprise de l’Essonne à partir de données normatives, issues de bases de données existantes, de telle sorte que la cotation des zones d’activités puisse être réactualisée en tant que de besoin par le maître d’ouvrage. Il ne s’agissait donc pas d’effectuer un travail sur le terrain. Les quelques 12 millions de m2 d’immeubles de 5 000 m2 se répartissent en parts sensiblement égales entre les bureaux et laboratoires, locaux d’activités, entrepôts et commerces. Globalement, 61 % de la superficie des immeubles de plus de 5 000 m2 sont inclus dans les ZAE. Les immeubles inclus dans les ZAE, toutes dimensions confondues, totalisent une superficie de 10 millions de m2, dont plus du tiers (35 %) est constitué de locaux d’activités et moins de 20 % par des bureaux. Commerces et entrepôts comptent pour environ 23 % chacun. Certaines des ZAE (entités d’aménagement) constituent des ensembles géographiques quasi continus, comme au sud de la Francilienne La Marinière, Les Ciroliers, La Croix Blanche et Techniparc. Cet ensemble borde la Francilienne sur près de 5 km et comporte plus de 1 million de m2. Massy Méthodologie Un parc immobilier hétérogène en m utiles Les causes générales de l’obsolescence d’une partie de l’immobilier d’entreprise existant font maintenant l’objet d’un consensus assez large. Les évolutions rapides de notre économie, de nos modes de production de richesse ont modifié nos organisations de travail et l’immobilier d’entreprise. En outre, la prise de conscience des menaces sur l’environnement s’est traduite par la mise en place de nouvelles réglementations thermiques ambitieuses pour les immeubles existants. L’obsolescence est devenue un risque pour les propriétaires des bâtiments, mais aussi pour l’image et l’attractivité des territoires. Les seuls pôles de Massy et Courtabœuf ont concentré 60 % des transactions de bureaux réalisés pendant la dernière décennie alors qu’ils ne représentent que 25 % du parc de bureaux. Le pôle de bureaux d’Evry a rassemblé 19 % des transactions alors qu’il compte pour 23 % du parc essonnien. A cet égard, ce décalage entre répartition géographique du parc et localisation des transactions de bureaux met en exergue l’obsolescence d’une partie du parc essonnien. Source : mc2 Consult/CBRE/Immostat Mises en chantier par pôle 600 000 500 000 400 000 300 000 200 000 100 000 0 Période 1981-1990 Période 1991-2000 Période 2000-2008 Courtabœuf Massy Francilienne Est Plateau de Saclay Orly Evry Hors pôles Source : mc2 Consult/ORIE Intervenir sur le bâti pour corriger ou prévenir l’obsolescence entraîne des coûts de travaux qu’il faut pouvoir retrouver, soit dans l’amélioration de l’usage pour les occupants, soit dans l’augmentation des loyers pour les investisseurs. Compte tenu de la stabilité dans le temps des loyers d’immobilier d’entreprise en Essonne, il est nécessaire de trouver les facteurs qui permettront d’augmenter significativement la valeur des actifs fonciers et immobiliers. Cela suppose d’intervenir sur l’ensemble des composantes : le bâti lui-même, mais aussi tout son environnement (espaces publics, desserte, …) qui est généralement de la compétence des collectivités. Celles-ci ont déjà défini et mis en œuvre des politiques de requalification des ZAE, mais le travail avec les autres acteurs semble limité à la consultation des entreprises présentes dans les zones en question. Source : Immostat/CBRE/mc2 Consult La lutte contre l’obsolescence supposerait donc un véritable partenariat, une maîtrise d’ouvrage partagée entre les propriétaires des bâtiments, les utilisateurs et les collectivités territoriales, pour définir et mettre en œuvre la lutte contre l’obsolescence. Elle aurait à prendre en compte tous les sujets : desserte, transports, espaces publics, l’immobilier, et si nécessaire l’adaptation du PLU. • « C’est la clé. Il faut aider les utilisateurs et les investisseurs à réaliser les réinvestissements pour remettre les bâtiments sur le marché ou éviter que les occupants ne quittent les bâtiments, voire l’Essonne ». Ce partenariat serait à mettre en place pour un territoire donné (ZAE, intercommunalité, pôle économique) pour lequel les partenaires voudraient s’engager de manière concrète, durable et dans la transparence. 13 L’investissement Concevoir un Plan d’ensemble avec une vision large et à long terme pour chaque ZAE ou partie de ville concernée. Ce plan inclut nécessairement une politique cohérente de transports en commun qui devient très importante pour les ZAE. Il est notamment nécessaire d’avoir des plans de circulation compatibles avec les moyens de transport actuels (poids lourds). En outre, une certaine souplesse des PLU est réclamée pour permettre les évolutions de bâtiments existants. Ensuite, définir un plan d’actions phasé, en indiquant la responsabilité de chacun des acteurs. Dans ce cas, un investisseur peut « entrer dans un projet avec lucidité ». Il est fondamental de « jouer collectif » : aussi bien les entreprises entre elles que les collectivités avec les entreprises. Et cela sera d’autant plus aisé que la concertation sera large et menée en continu, et pas seulement au moment de l’élaboration du plan d’ensemble. Cette maîtrise d’ouvrage partagée suppose de susciter l’adhésion des acteurs privés et les associer pleinement en toute franchise et transparence. La conviction des propriétaires investisseurs ou occupants ne pourra se construire que dans le cadre d’un projet d’ensemble qui puisse apporter suffisamment de valeur à la ZAE pour que cela rende possible la rentabilité du réinvestissement nécessaire. Dans la mise en œuvre du plan, chacun prendra sa part : - l’espace public étant à la charge des collectivités, - l’espace privé (éventuellement redéfini) restant à la charge des privés, sans oublier que les privés ont besoin d’une rentabilité pour les capitaux investis. • « Rester toujours réalistes, et chacun dans sa mission propre, en se rappelant que le plus conscient du marché, c’est celui qui investit ». La mise en place d’un tel partenariat entre des entités qui n’ont pas les mêmes règles de gouvernance, de rentabilité et d’horizons de temps requiert la mise en place d’une structure spécifique, qui puisse donner aux partenaires la certitude que leurs contraintes propres seront respectées. C’est dans le cadre d’une structure commune que pourra se construire le climat de confiance et de transparence propres à dynamiser les partenaires. Un ancien entrepôt reconverti en locaux PME-PMI : la Cité des Entrepreneurs à Palaiseau, une réponse adaptée aux besoins des PME. La reconversion et la réhabilitation des locaux ont permis de respecter des engagements qualitatifs sur la rapidité des délais de réalisation (9 mois au total de la signature de l’acte authentique à la commercialisation des lots), sur la maîtrise des prix de sortie (coûts réduits d’une réhabilitation en comparaison à une démolition totale et d’une construction neuve) et sur l’intégration des thèmes du développement durable (bilan carbone de meilleure qualité, nuisances de chantiers moindres). 14 Deux ans après le début de la crise : des impacts très visibles sur l’investissement immobilier en Essonne A la fin de l’année 2009, le cabinet IPD recense 163 biens en Essonne détenus par des investisseurs. Le portefeuille est constitué à 42 % de bureaux, 40 % de bâtiments industriels et de 18 % de locaux commerciaux. Un marché immobilier essonnien dominé par les investissements des Sociétés Civiles de Placement Immobilier et des Sociétés Foncières Les Sociétés Civiles de Placements Immobiliers (SCPI) sont les investisseurs les plus présents en Essonne avec 41 % du portefeuille total, suivies par les Foncières cotées avec 31 %. Les Sociétés Foncières non cotées possèdent, quant à elles, 20 % des biens et les compagnies d’assurances 8 %. Le paysage des propriétaires n’a pas évolué depuis 2008. Un portefeuille d’actifs touchés de plein fouet par la crise Après la flambée des prix dans l’immobilier d’entreprise en 2006 et 2007, et une valorisation de 62 % de leurs actifs en deux ans, le portefeuille voit sa valeur baisser depuis 2008. Estimé en Essonne à 1 593 millions d’euros fin 2009, il a enregistré une baisse de 30 % par rapport à la fin de l’année 2007, juste avant que la crise immobilière ne s’amorce. Entre 2008 et 2009, avec la crise immobilière puis économique, ce sont les valeurs des locaux industriels qui ont diminué le plus fortement en Essonne, avec -11 %. Ces derniers pèsent tout de même 744 millions d’euros en 2009, soit 47 % du portefeuille. Les locaux commerciaux ont, quant à eux, plutôt bien résisté avec une baisse limitée à -1 %. Finalement, malgré un marché peu propice, la valeur des bureaux n’a diminué que de 6 %. Un marché immobilier essonnien mis à mal Depuis quelques années, le taux de vacance des biens détenus par les investisseurs en Essonne se révélait être inférieur à ceux enregistrés au niveau régional, ce qui constituait un indicateur positif pour le marché immobilier départemental. Ce constat n’est plus d’actualité. En effet, le taux de vacance global s’est accru de 51 % entre 2008 et 2009. Cette hausse est encore plus forte dans les bureaux où l’augmentation a atteint 118 % contre + 74 % pour les locaux commerciaux et + 44 %, pour le bâti industriel. Même si la hausse des taux de vacance est régionale, quelque soit le produit, l’Essonne est plus particulièrement touchée. Cette situation s’explique notamment par le fait que de nombreuses opérations neuves, notamment dans les bureaux, sont apparues sur le marché alors même que la crise éclatait. Par ailleurs, la crise a réduit l’écart de prix entre les biens en 1ère et 2ème couronne, ce qui a permis aux entreprises souhaitant se rapprocher de Paris de bénéficier de prix plus attractifs qu’il y a 2 ans. Les taux de vacance des actifs (en %) Île-de-France Île-de-France hors Paris Bureaux 10,9 (5,0) 9,8 (7,4) 9,7 (7,3) Commerces 6,8 (3,9) 5,4 (4,1) 4,8 (3,8) Industriels 13,4 (9,3) 13,1 (10,6) 13,0 (10,5) Essonne Valeur 2009 en gras et valeur 2008 entre parenthèses. Taux initial net de placement en 2009 : distribution et valeur moyenne 2 3 4 5 6 7 8 9 Essonne, tous produits IDF hors Paris, tous produits IDF, tous produits 10 11 12 8,4 7,7 7,2 Essonne, bureaux IDF hors Paris, bureaux IDF, bureaux 9,2 8,1 7,6 Essonne, commerces IDF hors Paris, commerces IDF, commerces 7,4 7,3 7,1 Essonne, industriel IDF hors Paris, industriel IDF, industriel 9,0 8,7 8,7 Valeur moyenne (%) 5 % 25 % 50 % 75 % 95 % Source : IPD. Le taux initial net est le rapport entre le loyer couru et la valeur vénale brute. 15