l`industrie automobile

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l`industrie automobile
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
L'INDUSTRIE AUTOMOBILE
Isabelle LORTHIOIR
Virginie MIGNAN
0.
RESUME
L’industrie automobile du Nord – Pas-de-Calais constitue, avec 55 000
emplois, la seconde région automobile de France. Les constructeurs
régionaux présentent une bonne santé économique, grâce à des modèles
bien positionnés par rapport à la demande. Quant aux sous-traitants, ils
doivent relever de nombreux défis, dans un contexte difficile (hausse des
matières premières, internationalisations, pression sur les prix de la part des
donneurs d’ordre…).
Synthèse : Automobile en Nord - Pas-de-Calais
FORCES
Activité
industrielle
internationale
FAIBLESSES
d'envergure Absence des centres décisionnels des
constructeurs
2ème région automobile française avec Faiblesse de la partie rechercheplus de 55 000 emplois
développement industrielle et de
l’ingénierie, bien que des structures
recherche
et
de
transfert
Présence de 7 sites constructeurs de
avec 30% de la production nationale technologique existent…
(plus de 1 million de véhicules par
an), 15 marques représentées dans Moyenne d’âge du personnel (40 ans)
l'activité industrielle
supérieure à la moyenne
Tissu très dense d'équipementiers Difficulté à recruter du personnel :
(plus de 150) et de sous-traitants
manque de qualification et désintérêt
pour les métiers industriels
1er secteur exportateur de la région
(30% des exportations régionales)
OPPORTUNITES
MENACES
Opportunités
d’internationalisation Concurrence étrangère (production à
(PECO notamment)
l'étranger et marques étrangères)
Dynamisme de la vente des modèles Concurrence des PECO
fabriqués dans la région
Marché national stagnant
Devenir un pôle organisé en cluster
Risque de perte de compétitivité
Développement
de
la
partie
électrique et électronique embarquée
des véhicules
1
L’industrie automobile
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I.
DEFINITIONS ET GENERALITES
Au sens de la nomenclature des activités (NES 114), l'industrie automobile
peut être divisée en trois sous-secteurs :
-
construction de véhicules automobiles regroupant les
voitures particulières, les autobus et autocars, les
véhicules utilitaires de transports de marchandises, les
tracteurs routiers
-
fabrication de carrosseries et de remorques automobiles,
de caravanes, de véhicules de loisirs, de conteneurs, de
remorques et semi-remorques
-
fabrication
uniquement
mécaniques
carrosseries
d'équipements
automobiles
regroupant
les équipements pour moteurs, équipements
divers pour automobiles, équipements pour
automobiles
Nous nous intéresserons dans cette note au secteur de la construction
automobile proprement dit, mais afin d'avoir une vision de l'ensemble de la
filière, nous incluons également le secteur des équipementiers, fournisseurs
et sous-traitants présents dans la région.
II.
ETAT DES LIEUX REGIONAL ET ACTUALITES
II.1. Les caractéristiques de l'industrie automobile en
Nord - Pas-de-Calais
Les effectifs
Dans le Nord - Pas-de-Calais, l'ensemble de la filière automobile, du
constructeur au sous-traitant de rang 3, emploie 55 000 salariés (dont près
de 23 000 sur les sept sites des constructeurs automobiles) soit 20% de
l'emploi régional pour environ 160 établissements. A cet égard, l'industrie
automobile régionale est le premier employeur et le premier investisseur
(23.3 % de l'investissement industriel) de la région1.
1
Source : Auto Actualité N°48 de février 2004- la lettre du CCFA - SESSI
2
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L'industrie automobile de la région Nord - Pas-de-Calais2 :
Nombre de sites
Effectifs estimés
Fournisseurs de matières
3
6000
Etablissements et filiales de constructeurs
7
23 000
3
54
15 000
Rang 24
42
5000
106
49 000
Rang 1
Total
A ces chiffres, il convient d'ajouter les rangs 3 et plus qui travaillent pour le
secteur automobile.
Effectifs de l'industrie automobile française en 2002
5
Légende
449
à
4 370
4 606
à
9 677
10 012
à 18 594
19 202
à 38 737
Non Significatif
Le Nord - Pas-de-Calais occupe la deuxième place de l’industrie automobile
française après l’Ile de France.
2
3
4
5
Source : ARIA, 2004
Rang 1 : équipementier ou fournisseur livrant directement le constructeur automobile
Rang 2 : équipementier ou fournisseur livrant le rang 1
Source : SESSI Régions, l'industrie française - édition 2004
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Répartition 2002 des effectifs de l’industrie automobile en zones d’emploi de
la région Nord - Pas-de-Calais6
Légende
20
à
147
202
à
519
526
à 3 097
6 073
à 9 245
Non Significatif
Ratios économiques7
C ONSTRUCTION AUTOMOBILE
INDUSTRIE
Variation
Région
1998-2003
Région
2003
France
2003
France
2003
CA/personne
+ 123 %
402.4 k€
414.2 k€
210.7 k€
CA export/CA
total
+ 156 %
38.1 %
58.1 %
39.1 %
VA/CA
- 21 %
15.5 %
16.7 %
27.8 %
VA/personne
+ 76 %
62.3 k€
69.3 k€
58.5 k€
Investissements
/ personne
+ 1.2 %
8 k€
18.3 k€
7.2 k€
Ratios
6
Source : SESSI Régions, l'industrie française - édition 2004
Source : SESSI, la situation de l’industrie française - édition 2004 - résultats détaillés
de l’EAE 2003. Ces ratios sont à considérer dans les limites indiquées dans
l’avertissement à cet ouvrage
7
4
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F ABRICATION
D ’ EQUIPEMENTS
AUTOMOBILES
INDUSTRIE
Variation
Région
1998-2003
Région
2003
France
2003
France
2003
CA/personne
+ 63 %
194.6 k€
216.3 k€
210.7 k€
CA export/CA
total
- 7 %
17.7 %
40.8 %
39.1 %
VA/CA
- 28 %
21.2 %
26.2 %
27.8 %
VA/personne
+ 18 %
41.2 k€
56.7 k€
58.5 k€
- 13.2 %
5 k€
7.3 k€
7.2 k€
Ratios
Investissements
/ personne
Les caractéristiques économiques du secteur de la construction automobile et
du secteur des fabricants d'équipements automobiles sont différentes, en
effet au niveau national :
l'industrie automobile est une industrie très exportatrice, capitalistique
c’est à dire nécessitant des investissements importants, qui externalise
de façon importante, le taux d'intégration y étant très faible (16.7%)
en revanche, le secteur de la fabrication d'équipements automobiles est
moins spécifique, les ratios caractérisant ce secteur sont proches de la
moyenne de l'industrie française. Si ce n'est en termes de taux
d'intégration (VA/CA), où les fabricants d'équipements automobiles font
plus appel à la sous-traitance
Le chiffre d’affaires de l’industrie automobile en région est très
fortement sous-évalué : il faut en effet considérer que notamment les 7
sites constructeurs vendent leurs produits au sein même de leur groupe à
prix de cession inter-usines, donc sans marge. Le chiffre d’affaires est
donc « minimisé », ce qui explique que celui-ci soit inférieur aux chiffres
nationaux, il en est de même pour les chiffres de l’exportation. En outre, en
ce qui concerne la construction automobile, les deux unités de Toyota et
Renault Douai n’étaient pas comptabilisées en 1998, le sont en 2003, et
peuvent expliquer la forte augmentation de certains ratios sur cette période.
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Une présence récente
La vocation automobile de la région Nord - Pas-de-Calais est tardive. En
effet, ce n'est qu'à partir des années 70 que cette activité va se développer.
La fermeture des mines de charbon et la présence d'une main-d'œuvre
abondante vont favoriser l'essor de cette industrie. Face à la montée du
chômage, l'Etat met en place un plan de conversion industrielle de la région
qui repose en grande partie sur l'automobile. Il mettra en place les conditions
favorables à l'implantation de ces usines (primes, mise à disposition de
terrains, nouvelles infrastructures de communications).
Les implantations se multiplient alors dans la région :
1969 : Chausson Carrosserie à Maubeuge, filiale de Renault qui
réalise de l'emboutissage, de la carrosserie et le montage de voitures
diverses, aujourd'hui MCA
1969 : Française de Mécanique à Douvrin, filiale de Renault et
Peugeot, fabrication de moteurs
1970 : Renault Douai, emboutissage, carrosserie et montage des R5
et R14
Suite à ces premières implantations, des constructeurs sont attirés par la
région. On peut citer en 1971 la Société de Transmissions Automatiques à
Ruitz, filiale de Renault et de Peugeot (fabrication de boîtes de vitesses), ou
encore Chrysler à Hordain en 1972 (fabrication de garnitures de siège,
sellerie et petite tôlerie).
Dans les années 80, l'industrie automobile française subit une concurrence
vive. Grâce à des équipements de production récents et déjà fortement
robotisés, permettant une productivité à un bon niveau, l'industrie régionale
souffre moins que d'autres régions. Néanmoins, les implantations les plus
anciennes sont touchées par cette crise et ferment : Chrysler France devenue
Talbot puis Peugeot ferme en 1988 ; Peugeot Lille (dont l'origine remonte à la
fin du XIXème siècle) va réduire très fortement ses effectifs entre la fin des
années 80 et le début des années 90 pour fermer définitivement en 1998.
Malgré cette période de difficultés pour l'industrie automobile française, le
Nord - Pas-de-Calais reste attractif pour les constructeurs automobiles, mais
aussi les grands équipementiers. Ainsi, en 1980, la Société de Mécanique
Automobile du Nord, usine de PSA Peugeot Citroën (fabriquant des boîtes de
vitesses) s'est implantée à Trith-Saint-Léger, et on assiste, en 1988 à Lieu
Saint Amand, à la création de Sevelnord, filiale de PSA Peugeot Citroën et de
Fiat, qui construit des monospaces. Sevelnord produit, sur une même ligne
de production, 7 véhicules différents pour 4 marques distinctes (fait unique
en Europe) : 4 monospaces (Fiat Ulysse, Peugeot 807, Citroën C8 et Lancia
Phédra), et 3 utilitaires légers (Citroën Jumpy, Fiat Scudo et Peugeot Expert).
6
L’industrie automobile
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A partir des années 90, la reconnaissance de la région comme une région
automobile est indéniable. Cela se traduit par de multiples implantations de
sociétés étrangères, américaines, européennes et japonaises :
Delphi (filiale de General Motors) à Flers-en-Escrebieux en 1996 :
assemblage de compresseurs de systèmes de climatisation
Ogura Clutch à Onnaing en 1998, société japonaise qui fabrique des
embrayages pour systèmes de climatisation
Akebono Brake Industry, association de Toyota et Bosch en 1999 à
Arras pour la fabrication de systèmes de freinage
Valenplast à Hordain en 1998, fabrication de pièces plastiques pour
habitacles de voitures
Simoldes à Onnaing en 1998, plasturgiste portugais (panneaux de
portes, tableaux de bord)
Toyota à Onnaing dont la décision d'implantation date de 1997
DaimlerChrysler qui a implanté en 2002, sur la Zone d'Activité du
Plateau d'Hérin (Valenciennes), son second centre logistique de
pièces détachées en France. Cette plate-forme logistique est destinée
à l'approvisionnement en pièces détachées de seconde monte des
marques Mercedes, Chrysler, Jeep, Smart, pour la moitié nord de la
France, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce site de 41
000 m² a nécessité 41.25 millions € d'investissements et a permis la
création de 200 emplois.
Une activité performante
La région Nord - Pas-de-Calais est devenue en 30 ans la 2ème région
automobile de France, après l'Ile de France. En 2004, la région a produit plus
de 1 000 000 véhicules (soit près de 30 % de la production nationale), a
réalisé 300 millions € d'investissements (plus de 4 milliards depuis 5 ans), et
a réalisé un chiffre d'affaires de 12.2 milliards €8. Le secteur automobile
régional produit près de 40% de la production française de moteurs (2
millions par an) ainsi que 2 millions de boîtes de vitesse par an (100% de la
production nationale de boîtes de vitesses automatiques fabriqués pour les
constructeurs français). Sur le plan industriel, la filière automobile dans son
ensemble est l’un des tous premiers employeurs et investisseurs de la région.
Parmi les 25 premières entreprises importatrices du Nord - Pas-de-Calais, on
trouve trois entreprises du secteur automobile (Française de Mécanique,
Bridgestone France et Toyota), mais elles sont aussi parmi les 25 premières
entreprises exportatrices, Toyota occupant la 5ème place. Le secteur
automobile est ainsi devenu depuis 2000, le secteur leader des échanges de
la région, totalisant 27.2% des exportations régionales en 2003 et 29.9% sur
les trois premiers trimestres 20049.
Les productions régionales sont bien adaptées au marché, en effet, STA
produit des boîtes de vitesse automatiques, qui gagnent continuellement des
8
9
Source : ARIA – cette valeur inclut des prix de cession inter-usines
Source : Douanes
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parts de marché, la Française de Mécanique produit des moteurs qui
répondent aux dernières normes européennes en matière de réglementation
anti-pollution et Renault Douai est devenue l'usine la plus performante du
constructeur français.
On notera également que dans le cadre de l'alliance Renault-Nissan, MCA
Maubeuge fabrique sur base Kangoo, un utilitaire léger : le Kubistar. Bien que
cette production reste encore limitée avec environ 100 unités par jour (alors
que sortent chaque jour des chaînes de production 820 Kangoo10), cette
spécificité mérite d’être soulignée.
En 2004 on enregistre des records de production dans les usines régionales :
chez PSA Peugeot Citroën Valenciennes, 181 576 boîtes de vitesses ont
été produites en juin 2004, soit une production moyenne quotidienne de
8253 unités (+ 15% de progression journalière par rapport à juin 2003)
début janvier 2005, 600 000 Yaris ont été produites à Onnaing depuis
janvier 2001, soit 920 véhicules jour, dont 85 % sont exportés en
Europe. En 2004, 204 000 véhicules sont sortis des chaînes d'Onnaing11.
L'usine avait porté en mai 2004, ses capacités de productions de 184 000
à 210 000 voitures par an
deuxième meilleure année de production depuis le lancement de
l’entreprise chez Sevelnord, avec 162 350 véhicules
Ces performances permettent un maintien de l’emploi en région.
Etablissements et emploi de l'industrie automobile de la région Nord - Pasde-Calais12
2001
2002
2003
Nombre
établissements
Effectif
salarié
moyen
Nombre
établissements
Effectif
salarié
moyen
Nombre
établissements
Effectif
salarié
moyen
Construction de véhicules
automobiles
7
20 039
7
20 819
7
19 880
Fabrication de carrosserie
automobile
25
2 095
25
2 002
24
1 980
1
3
2
3
2
81
Fabrication d’équipements
automobiles
20
6 168
21
5 952
19
5 830
Total
53
28 305
55
28 776
52
27 771
Fabrication de caravanes et
de véhicules de loisirs
10
11
12
Source : ARIA
Source : L'Observateur du Valenciennois du 21 janvier 2005
Source : SESSI EAE 2001-2003
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Les chiffres ci-dessus ne tiennent compte que des effectifs des entreprises
identifiées comme ayant une activité du secteur automobile (NES114
secteurs D01, D02), il convient d’y ajouter les effectifs des entreprises
travaillant pour la filière automobile, ce qui amène les effectifs de l’ensemble
de la filière à 55 000 personnes. Il convient de remarquer que la baisse de
l’emploi entre 2002 et 2003 n’inclut que les salariés, à l’exclusion des
intérimaires et des CDD (voir paragraphe suivant : l’emploi dépasse alors
23°000 fin 2004 pour la construction automobile).
II.2.
Les principales implantations
L'industrie automobile régionale est caractérisée par la présence de :
4 usines de constructions automobiles : MCA à Maubeuge, Sevelnord
à Lieu Saint Amand, Toyota à Onnaing, Renault à Douai
3 usines de constructions mécaniques (moteurs, boîtes de vitesses) :
PSA Peugeot Citroën site de Valenciennes, STA à Ruitz et la Française
de Mécanique à Douvrin
ainsi qu'un tissu très dense d'équipementiers (Valeo Systèmes
Electriques, Faurecia, Tanis, Bridgestone France, Visteon, Durisotti…)
et de sous-traitants en plasturgie, mécanique ou société d'ingénierie,
verrerie
Les principaux employeurs de la région13
Ville
Effectifs CDI
et CDD
Constructeurs
Renault
Douai
5986
Française de Mécanique
Douvrin
4602
Sevelnord
Lieu-St-Amand
4028
MCA
Maubeuge
2808
Toyota
Onnaing
2769
PSA Peugeot Citroën
Valenciennes
2108
STA
Ruitz
913
Auchel, Marles-les-Mines,
3200
Equipementiers
Groupe Faurecia
Hénin-Beaumont, Lieu-StAmand, Somain, Brebières
Hawkers
Arras
1119
Visteon
Gondecourt, Harnes, Brebières,
1220
Carvin
13
Source : ARIA - chiffres de décembre 2004
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Valeo Systèmes Electriques
Etaples
1200
Splintex
Boussois Aniche
910
Fournisseurs de pièces, équipements divers et matières premières
Sollac Dunkerque
Mardyck
4300
Sollac Mardyck
Grande Synthe
1100
Brigestone France
Béthune
1591
Oxford Automotive
Douai
726
Avec l’ensemble de ses sites et de ses filiales, le groupe PSA Peugeot Citroën
est le premier employeur industriel de la région.
II.3.
Associations
L’ARIA
Créée en 1996, à l’instigation de six sites constructeurs automobiles présents
dans la région (MCA, Sevelnord, Renault Douai, STA, Française de
Mécanique, PSA Peugeot Citroën site de Valenciennes) et rejoint par Toyota
en 2000, l'ARIA (Association Régionale de l'Industrie Automobile) regroupe
les constructeurs, les sites de production de moteurs et boîtes de vitesse et
depuis 2002, des équipementiers, des sous-traitants, des bureaux d'études.
L'ARIA compte aujourd'hui plus de 40 membres.
La création de l'ARIA répond aux objectifs suivants:
mieux connaître les entreprises appartenant à la filière industrielle
automobile régionale
favoriser l'amélioration de la performance, le développement et la
compétitivité des entreprises de cette filière, notamment en
mutualisant les expériences des membres de l'association
renforcer sa représentativité
promouvoir l'industrie automobile du Nord - Pas-de-Calais
intégrer de la meilleure façon l’activité automobile dans le tissu
régional
En 2004, suite au départ de Yann Vincent de la région, c'est Serge Merlier,
Directeur de PSA Peugeot Citroën site de Valenciennes, qui a pris la tête de
l'ARIA. 2004 a également vu l'ARIA quitter le Douaisis, pour s'installer à
Valenciennes.
Les axes de travail de l’ARIA portent principalement, à l’heure actuelle, sur la
préparation de l’avenir de l’Industrie Automobile de la Région :
partenariat de plus en plus développé avec le monde de l’éducation
participation active à l’élaboration du projet de pôle de compétitivité
I-Trans, et d’actions collectives régionales
10
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-
sensibilisation aux conséquences des augmentations des charges de
toute nature14
Transports Terrestres Promotion (TTP)
Cette association a pour objectif de « promouvoir en Nord - Pas-de-Calais un
pôle d’excellence européen pour la recherche, la construction et la mise en
œuvre de systèmes de transports terrestres ». Elle se positionne en tant que
catalyseur permettant l’émergence de projets communs aux différents
acteurs du transport terrestre. A ce titre, ses actions portent principalement
sur la coordination d’une réflexion stratégique : accompagnement à
l’émergence de projets, initialisation des démarches (au travers de la mise en
synergie des acteurs notamment). La réalisation concrète des projets doit
être portée par les acteurs directement concernés. TTP s’est vu confier la
charge du montage d’un dossier de candidature à la labellisation comme pôle
de compétitivité pour ce qui concerne les activités de transports terrestres
régionales.
II.4.
Actualités
Records de production, embauches et nouveaux
produits
L’année 2004 a été marquée par des records de production à l’usine Renault
Douai. 2407 véhicules produits en une journée, 470 000 véhicules sur l’année
2004, soit le record historique de toutes les usines Renault. Cette production
record est directement liée au succès de la famille Mégane, première vente
en Europe. L’usine Renault répond à une demande soutenue sur les quatre
véhicules produits sur le site de Douai : Mégane, Mégane coupé-cabriolet,
Scénic et grand Scénic, dernier modèle lancé au printemps 2004. Renault
Douai fabrique des véhicules destinés à plus de 100 pays à travers le
monde : 70% de sa production sont destinés aux pays étrangers. L’usine
poursuit une politique ambitieuse de recrutement de 330 personnes en 2004
et 661 en 2005. En 5 ans, près de 1500 personnes auront été embauchées15.
PSA Peugeot Citroën site de Valenciennes produit quotidiennement près de
8000 boîtes de vitesses manuelles et automatiques. En 2004, 1.8 millions de
boîtes ont été produites, positionnant ainsi le site de Valenciennes comme la
plus grande usine de boîtes de vitesses au monde, s’agissant des volumes de
production annuels. Le groupe PSA Peugeot Citroën conforte actuellement le
site de Valenciennes. En effet, début 2006, une nouvelle génération de boîtes
mécaniques compactes pilotées (MCP) à 6 rapports sera produite sur ce site.
2005 sera donc l’année de l’arrivée et de la mise au point des moyens
14
Sources : conférence de presse organisée par l’ARIA en décembre 2003 - numéro 2
le l’Oeil à la Fenêtre de mai 2004.
15
Source : Renault Douai
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d’usinage et d’assemblage sur lesquels collaborent les équipes du centre
technique de La Garenne et l’équipe de Valenciennes.
La nouvelle unité de production de 50 000 m² représente un investissement
de 290 millions €. Cette nouvelle activité devrait permettre l’embauche de
200 personnes à pleine capacité16.
Dans un contexte commercial tendu, Française de Mécanique a connu en
2004 une production stable par rapport à 2003. L’année a vu l’avancée de
deux projets d’envergure : la cessation progressive des activités de sa
fonderie et le reclassement des 705 membres de son personnel d’une part et,
d’autre part, les travaux du nouvel atelier « EP ». Française de Mécanique
produira en effet à partir de 2006 une nouvelle famille de petits moteurs
essence, fruit du partenariat entre BMW et PSA Peugeot Citroën qui a investi
430 millions € dans l’entreprise. Le module doit à terme produire 2500
moteurs par jour et employer 805 personnes. Les autres produits de
Française de Mécanique continuent également d’évoluer. Ainsi, l’entreprise a
investi plus de 88 millions € pour lancer, début 2003, le moteur « ET3 »,
dernier né de la famille des moteurs « TU ». Elle a également industrialisé
pour Renault une nouvelle version de son moteur « D » et prépare l’arrivée
d’une version suralimentée17.
En 2004, le groupe PSA Peugeot Citroën a recruté 18 500 personnes dont
9100 en France. Renault a annoncé l'embauche dans ses usines nationales de
5000 salariés pour 2005, afin de remplacer les générations du "papy boom"
et d’accompagner son développement. Les usines régionales seront
concernées par ces recrutements, ce qui atteste de leur bonne santé. En
effet, MCA a produit plus de véhicules en 2004 (près de 232 000) qu'en 2003
(224 000 véhicules) qui avait déjà connu une croissante de plus de 5 % par
rapport à l'année précédente. Cette croissance est due en particulier à la
progression des exportations de Kangoo. Cette croissance d'activité s'est
traduite par des évolutions d’effectif en 2004 (en mars, 400 stagiaires en
contrat de qualification affectés à l'équipe de nuit, auxquels se sont ajoutés
250 intérimaires de mai à octobre, afin de pouvoir répondre à la demande en
produisant 1200 véhicules jour, contre 1000 habituellement)18.
Le directeur de MCA a annoncé en octobre 2004, l'intention de recruter d'ici
la fin 2005, 250 nouveaux collaborateurs (125 ouvriers et 125 techniciens et
ingénieurs). Ces embauches doivent permettre dans un premier temps
d'accompagner le succès de la Kangoo, et à terme de préparer l'avenir avec
l'arrivée d'un nouveau modèle d'ici quelques années19.
16
17
18
19
Source
Source
Source
Source
:
:
:
:
PSA Peugeot Citroën site de Valenciennes
Française de Mécanique
La Voix du Nord du 16 septembre 2004
La Voix du Nord du 7 octobre 2004, synthèse First Eco du 8 octobre 2004
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La nouvelle Renault Modus est équipée de la boîte Proactive (boîte
automatique) fabriquée chez STA, et du moteur D fabriqué à la Française de
Mécanique, ce moteur équipe déjà le segment I de chez Renault (Twingo,
Clio, Kangoo)20.
L’accord de partenariat entre Sevelnord et Fiat, portant sur la production
d’utilitaires légers, a été renouvelé au delà de 2005 (investissement global de
720 millions €).
Bridgestone France à Béthune a été retenue par Bridgestone Corporation
pour fabriquer l’ER 300 Turenza, pneu de très grande qualité, destiné à
équiper les véhicules haut de gamme de grand tourisme21.
Les nouvelles implantations
L'équipementier automobile Toyotomi Kito (lié au groupe Toyota, qui en
détient 46 %), a annoncé l'implantation de sa filiale Toyotomi Europe, à
Onnaing à proximité de Toyota Motor Manufacturing France. Il s'agit d'une
usine d'emboutissage qui produira des pièces de rechange (pièces de
carrosserie) pour les anciens modèles Toyota fabriqués en Europe. Les pièces
qui y seront produites seront destinées aux concessionnaires européens.
L'investissement total sera de 60 millions € et permettra une production
annuelle d'un million de pièces, et la création de 120 emplois22. En
s'implantant dans le valenciennois, Toyotomi, disposera d'un site européen
qui viendra s'ajouter aux deux usines du groupe situées au Japon et aux
Etats-Unis. Le démarrage de l'usine d'Onnaing (20 000 m² sur un site de 12
ha) est prévu pour l'automne 200623.
Le 15 décembre 2004, c'est Toyota qui a annoncé l'installation à Onnaing
d'un nouveau site de production Toyota Boshoku, qui réalisera des parechocs, également destinés aux anciens modèles Toyota fabriqués en Europe
(boucliers destinés à alimenter les circuits de pièces de rechange des Yaris,
Corolla et Avensis). L'investissement de 7 millions € permettra, dans un
premier temps la création de 30 emplois, le site sera opérationnel à
l'automne 200624.
Ces deux équipementiers viennent de s’associer à l’ANPE de Valenciennes
pour lancer leur campagne de recrutement25.
Parallèlement à ces nouvelles implantations, Toyota poursuit sa progression.
En effet, en 2004, l'usine d'Onnaing a mis en place une troisième équipe de
nuit, et a réalisé fin 2004 de nouveaux investissements. Toyota qui a déjà
20
Source
Source
22
Source
23
Source
24
Source
2004
25
Source
21
:
:
:
:
:
L'œil à la fenêtre - bulletin d'information de l'ARIA - n°3 juillet/août 2004
L’œil à la fenêtre – bulletin d’information de l’ARIA - n°4 octobre 2004
L'œil à la fenêtre - bulletin d'information de l'ARIA - n°5 décembre 2005
Val'Métropole - le magazine de Valenciennes Métropole - n°7 Hiver 2004
Investir en Nord - Pas-de-Calais- la lettre d'information de NFX - n°9 Hiver
: L’Observateur du Valenciennois du 11 mars 2005
13
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
investi plus de 780 M€, poursuit son développement en implantant deux
nouvelles presses qui vont générer la création de 30 emplois, et ceci afin de
répondre aux besoins du marché européen26.
En effet, Toyota a dépassé ses objectifs 2004 en Europe. L'accroissement de
la capacité de production de l'usine d'Onnaing qui est passée de 184 000 à
210 000 véhicules par an, notamment grâce à la mise en place de la
troisième équipe, a permis cette progression. L'objectif du groupe pour
l'Europe à l'horizon 2010 est d'atteindre 1.2 millions de ventes (900 000
véhicules vendus en 2004). Dans cette perspective, le site du valenciennois
pourrait se prêter à une extension27.
Ces investissements sur le Parc d'Activités de la Vallée de l'Escaut renforcent
le secteur automobile valenciennois qui emploie désormais 12 000 personnes,
soit une progression de 20 % ces trois dernières années.
Née de l'association de deux grands équipementiers automobiles - Trèves et
Grupo Antolin - l'usine Tanis a été inaugurée en septembre 2004. Implantée
dans le Cambrésis, à Raillancourt-Ste-Olle, l'usine réalise des panneaux de
portes et diverses pièces d'injection. Cette création a nécessité 29 millions €
d'investissements, elle emploie 357 personnes et réalise un chiffre d'affaires
de l'ordre de 50 millions €.
Le Président du groupe Plastic Omnium a annoncé mi mars la création d’une
nouvelle usine dans le Nord – Pas-de-Calais sur la zone industrielle de Ruitz,
cette usine produira des pare-chocs re-stylés du Renault Scénic à partir de
l’été 2006. L’investissement s’élève à 30 millions € et se traduira par la
création d’une soixantaine d’emplois28.
Ces différents investissements ainsi que cette diversification d'activités
confortent la place de la région Nord - Pas-de-Calais comme 2ème région
française pour l'automobile après l'Ile de France. Elle renforce la filière
automobile reconnue tant au niveau français qu'européen.
Néanmoins, cette bonne santé des constructeurs ne doit pas faire oublier les
difficultés ou adaptations nécessaires des sous-traitants et équipementiers.
Les entreprises en difficulté
Après avoir dépassé les 1000 salariés en 2003 et avoir cédé une partie de ses
activités d’ingénierie à l’Autrichien Magna Steyr en juin 2004, le groupe
Duarte connaît des difficultés : sa filiale à 91% spécialisée dans la conception
et la fabrication d’outils d’emboutissage, Toolcim, a été placée en
redressement judiciaire en milieu d’année 2004, puis mise en liquidation
judiciaire en février 2005. Cette liquidation a pour effet le licenciement de 78
personnes travaillant sur le site valenciennois, ils avaient été précédés de 58
autres licenciements en 2004. D’autres entreprises du groupe sont en
restructuration. Au total, ce sont 200 emplois qui auront été supprimés dans
26
27
28
Source : La Voix du Nord du 16 septembre 2004
Source : Les Echos du 9 septembre 2004
Source : La Voix du Nord du 17 mars 2005
14
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
le groupe depuis le milieu de l’année 2004. Le groupe Duarte devrait
désormais employer environ 520 personnes29.
Duarte souhaite aujourd’hui se recentrer sur l’ingénierie du design, du
maquettage et de réalisation de prototypes.
Après plusieurs mois de conflits sociaux au sein de l'unité de production de
pots d'échappement Bosal implantée près de Béthune (550 emplois) et les
risques de délocalisations (le groupe néerlandais a déjà fermé ses sites en
Angleterre et en Allemagne), un accord a été trouvé en septembre 2004, les
salariés acceptant de supprimer leur temps de pause afin de rendre l'unité
d'Annezin plus compétitive30.
L’équipementier automobile Mann-Hummel France, filiale d’une société
allemande, a annoncé la fermeture de son site de production de Grenay en
2006. Les activités seront regroupées sur le site de Laval, siège social
Français, et cela dans l’optique de baisser les coûts de production et
d’augmenter la productivité. Le personnel devrait être reclassé à Laval31.
La société Delphi a annoncé la suppression d’une vingtaine d’emplois sur le
site de Flers-en-Escrebieux, suite à une conjoncture difficile du groupe. Ces
licenciements font suite à un plan de restructuration qui devrait toucher 5%
des effectifs du groupe, soit 8500 postes au niveau mondial32.
Johnson Controls à Harnes a annoncé la fermeture de son site pour 2005,
l’arrêt de la fabrication devrait intervenir en avril, ce sont 220 personnes qui
sont concernées, une partie du personnel va être reclassée dans des sites
régionaux33.
II.5.
La R&D en Région Nord - Pas-de-Calais
On constate aujourd’hui une faiblesse significative du nombre de chercheurs
dans l’industrie régionale qui produit une insuffisance de projets de
coopération avec la recherche publique. Néanmoins, les structures à
disposition des industriels dans la région sont nombreuses et des synergies
commencent à apparaître. Les travaux menés lors du montage du projet de
pôle de compétitivité, notamment par certains équipementiers coordonnés
par l’ARIA, ont démontré que cette situation est susceptible d’évoluer de
manière très sensible.
29
30
31
32
33
Source
Source
Source
Source
Source
:
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:
:
La Voix du Nord du 22 février 2005
La Voix du Nord du 31 mars et 16 septembre 2004
La Gazette Nord - Pas-de-Calais du 22 janvier 2005
La Voix du Nord du 15 mars 2005
ARIA
15
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
L’Institut National de Recherche sur les Transports et
leur Sécurité (INRETS)
Créé en 1985, l'Institut National de Recherche sur les Transports et leur
Sécurité (INRETS) est un Etablissement Public à caractère Scientifique et
Technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la recherche et du
ministère chargé des transports.
L’INRETS a pour vocation de contribuer à l'amélioration pour la collectivité,
des systèmes et moyens de transports et de circulation du point de vue
technique, économique et social.
Ses travaux portent par exemple sur l’innovation et l’automatisme dans les
transports guidés, la consommation énergétique et les effets des transports
sur l'environnement, le confort des déplacements, l’amélioration de la
sécurité routière, …
L’INRETS de Villeneuve d’Ascq est constitué de 3 unités de recherche
d’environ 15 personnes chacune :
unité « ESTAS » (Evaluation des Systèmes de Transport Automatisés et
de leur Sécurité) qui traite de l’exploitation sûre et performante des réseaux
de transports guidés
unité « LEOST » (Laboratoire Electronique Ondes et Signaux pour les
Transports) où sont étudiés de nouveaux composants,
unité « TRACES » qui se positionne comme un centre de recherche en
socio-économie des Transports et de l'Aménagement.
Le Groupement Régional pour la Recherche dans les
Transports
Le Groupement Régional Nord - Pas-de-Calais pour la Recherche dans les
Transports (GRRT) est un lieu d’animation, de coordination et d’orientation
des programmes de recherche et de développement technologique en
transports terrestres (ses activités ne relèvent donc pas uniquement de
l’automobile). Cette association Loi 1901 regroupe plus de 250 chercheurs
dans une vingtaine de laboratoires, ce qui représente 20% de la recherche
publique nationale sur ce sujet. Elle a pour mission de « mettre en
cohérence, coordonner et rendre visible l’activité des laboratoires de son
périmètre ».
Ses orientations scientifiques portent sur une palette très large de
problématiques liées à la technologie et à la logistique mais aussi à la Socioéconomie (c’est à dire l’articulation entre systèmes de transport, acteurs et
territoires). Un programme de recherche porte ainsi par exemple sur
l’intégration de radars anti-collision dans les véhicules. Ces radars
permettront en cas d’accident une sécurité intégrée (au travers par exemple
du déploiement des airbags les mieux adaptés, …)34.
34
Source : Initiatives du Valenciennois n°66 – février/mars 2005
16
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Dans ses domaines de compétences, l’association œuvre à favoriser le
montage de projets coopératifs régionaux (de recherche ou de
développement technologique), à développer des échanges ou coopérations
avec des structures similaires en France ou à l'étranger ou bien encore à
promouvoir les intérêts de la recherche régionale en matière de transport.
C’est ainsi que le GRRT est à l’origine de la construction de différents pôles
de compétences nationaux :
le pôle PEPSAT (Pôle Européen pour le Positionnement par Satellite)
prépare par ses travaux les applications pour les transports terrestres qui
résulteront du déploiement de Galiléo
le pôle ST2 (Sciences et Technologies pour la Sécurité dans les
Transports) fédère les acteurs de la recherche régionale impliqués dans des
travaux sur les différents aspects de la sécurité dans les transports
Dans le cadre des coopérations avec des structures similaires, le GRRT est
membre du Réseau inter-régional de Recherche Technologique pour les
Transports Terrestres ou « RT3 ». Ce réseau regroupe les pôles scientifiques
et technologiques de 7 régions françaises et a pour objet de monter des
projets collectifs inter-régionaux mais aussi d’aider les pôles français à
acquérir une visibilité européenne. Dans le cadre du RT3, le GRRT travaille
plus particulièrement sur les thématiques de sécurité, de positionnement
satellitaire et de socio-économie.
Des exemples de centres techniques
Les initiatives du GRRT ont donné naissance à plusieurs centres de transfert
dans la région.
Ainsi le « C3T » ou Centre Technologique en Transports Terrestres, créé
en 1998, répondait à la problématique suivante : optimiser les échanges
entre les laboratoires de recherche et le milieu industriel régional en
augmentant les capacités de réponses régionales à la demande industrielle.
Le « C3T », géré par Valutec SA (université de Valenciennes) et destiné aux
entreprises, dispose de matériels permettant aux industriels de mener des
études sur la fiabilité (fatigue, endurance), le confort (acoustique, vibratoire),
la sécurité (crash, freinage), l’aide à la conduite (ergonomie).
A titre d’exemple, la société Robine (Saint-Amand) a travaillé en collaboration
avec le C3T sur l’optimisation de la conception d’un semi-remorque : une
simulation portant sur le poids de la structure de ce semi-remorque a permis
de réduire celui-ci de 100 kg…
Autre exemple de centre créé suite aux efforts du GRRT : le CRITT M2A. Ce
centre réalise des prestations (essais, expertises, …) pour les constructeurs
et équipementiers automobiles dans les domaines suivants : moteurs,
acoustique, calcul, modélisation. Ce centre de recherche technologique est
issu de la collaboration d’industriels de l’automobile et d’organismes publics.
Il offre notamment la possibilité aux équipementiers de bénéficier de moyens
17
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
de R&D nécessaires pour répondre aux besoins des donneurs d’ordre en
matière de vibro-acoustique, de mécanique moteur, de calcul et de
simulation.
Le centre met ainsi à disposition des industriels des plates-formes pour
l’optimisation des performances et la réduction des polluants des moteurs
thermiques, des salles d’analyse des émissions sonores mais également
d’importants moyens de calculs, de modélisation et de simulation.
III.
ANALYSE STRATEGIQUE ET ECONOMIQUE
III.1. La situation de l'industrie automobile
Un marché européen surcapacitaire
Les constructeurs automobiles affrontent une période de morosité sur le
marché européen, ce qui provoque des problèmes de surcapacité chez les
groupes traditionnellement implantés en Europe. On estime en Europe que
les surcapacités atteignent 25 à 30 %. Le marché européen est un marché
mature de renouvellement où la croissance est limitée depuis quelques
années à 1.8 % par an. Aujourd'hui, toute la croissance du marché est
captée par les constructeurs asiatiques. Dans un marché de renouvellement
tel que le marché européen, les progressions de parts de marché ne peuvent
se faire qu'au détriment des autres constructeurs.
Cette situation de surcapacité entraîne des difficultés au sein d'un certain
nombre de sites européens :
General Motors : Opel et Saab ont annoncé des licenciements et la
fermeture de sites. Un plan négocié avec les syndicats prévoit pour les
activités européennes 12 000 suppressions d'emplois, principalement
dans la filiale Opel : en Allemagne 10 000 postes sont concernés (soit 1/3
des emplois Opel Allemagne), en Espagne l'usine de Saragosse va perdre
600 postes, en Belgique plus de 500 postes à Anvers, chez Saab en
Suède ce sont aussi plus de 500 postes qui sont menacés, et enfin en
Grande Bretagne chez Vauxhall un peu moins de 500 emplois35
le groupe Ford a, quant à lui, besoin de rationaliser les activités
largement déficitaires, telles que l'usine historique Jaguar de Coventry
qui fermera ses portes d'ici 2 ans
Volkswagen a dû procéder à des négociations tendues dans ses sites de
production allemands
Fermeture de Rover au printemps 2005
Evolution du marché : d'une dérive technologique à la
voiture économique
Dans le monde automobile européen, on s'interroge sur les dangers d'une
trop grande sophistication des modèles.
35
Source : Les Echos du 13 janvier 2005
18
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
En effet, on assiste depuis quelques années au développement des
accessoires, des « gadgets » et de l'électronique dans les véhicules (dans un
véhicule moyen, l'électronique et l'électricité représentent près de 13 % du
coût total, soit presque deux fois le coût de la carrosserie). Cette « dérive
technologique » semble avoir pour conséquence la division du marché
européen en deux grands secteurs : un haut de gamme de plus en plus
sophistiqué et un bas de gamme dépouillé en accessoires, en plein
développement. L'intérêt des consommateurs d'Europe Occidentale pour la
Renault Logan, peu onéreuse et peu sophistiquée, renforce cette tendance du
marché. Les constructeurs, soucieux d'offrir toujours plus d'équipements et
de démoder rapidement leurs modèles, se sont lancés dans une course à la
sophistication sur parfois des modèles développés trop vite, et dont la fiabilité
est aléatoire. Les constructeurs japonais ont une attitude différente, en
voulant prendre moins de risques, et en proposant des modèles dans un bon
rapport prix équipements, qui intègrent moins d'électronique36.
La hausse des prix des matières premières
La hausse des prix des matières premières, essentiellement de l'acier, pousse
les constructeurs automobiles français à répercuter une partie de cette
augmentation sur le prix de vente. Renault et PSA Peugeot Citroën ont déjà
décidé de rectifier à la hausse leurs prix catalogue.
En effet le prix de l'acier plat connaît depuis un an des hausses importantes,
la tonne s'échange aujourd'hui à près de 600 dollars, soit une augmentation
de 50 %. Dans la mesure où l'acier représente près de 70 % du poids d'une
voiture, la répercussion sur le prix de vente est inévitable37.
Cette tendance se prolonge en 2005, PSA Peugeot Citroën s’attend à un
nouveau renchérissement de 250 à 300 millions € de son poste « achat de
matières premières », dont 80 à 90 % au titre de l’acier38.
36
37
38
Source : Les Echos du 28 septembre 2004
Source : Les Echos du 9 décembre 2004
Source : Les Echos du 24 février 2005
19
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Les matières premières dans le poids d'une voiture39
fibres, peintures et
verre
5%
divers et métaux
précieux
5%
cuivre, zinc…
3%
aluminium
5%
plastiques, mousses
et élastomères
13%
acier
69%
La flambée des matières premières entraîne une baisse de la marge
d’exploitation des sous-traitants de rang 2. Celle-ci atteignait 3% en 2003,
puis 2.5% en 2004, elle devrait passer à 1.7% cette année40.
III.2. La situation régionale
Une industrie dynamique
Malgré un marché automobile français et européen stagnant (en 2003, la
baisse en France s'établit à environ 7% par rapport à 2002, et à 1.3% en
Europe) l'activité du secteur automobile régional se maintient. Sur 2003, les
marques françaises connaissent toutes une tendance à la baisse (PSA : 8.9% ; Peugeot -12% et Citroën –4.3% ; Renault -6.6%), parallèlement les
constructeurs asiatiques sont en progression (Hyundai +24.7%, Toyota
+11.3%).
Cette situation pourrait être inquiétante pour l'industrie automobile régionale,
mais dans ce contexte de récession, les modèles produits dans la région se
portent bien. En effet, l'industrie automobile régionale est bien positionnée
vis-à-vis de la demande : accroissement de la production de la Yaris,
restyling de certains modèles de petites citadines ou de ludospaces (Yaris,
39
40
Source : Les Echos du 9 décembre 2004 – source : PSA
Source : Les Echos du 14 mars 2005
20
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Kangoo), lancement des nouvelles gammes (Mégane), et de nouveaux
modèles : 807, C8, Ulysse, Phédra ; les monospaces de Sevelnord sont ainsi
sur un segment de marché en forte progression de +37% en France et +15%
en Europe, l'usine produisant 800 véhicules/jour (400 utilitaires légers et 400
monospaces). En 2004, ce dynamisme des constructeurs régionaux s'est
traduit par des records de production : ce sont 162 000 véhicules qui sont
sortis des chaînes de Sevelnord, 204 000 Yaris chez Toyota, 470 000
véhicules chez Renault Douai et 231 000 Kangoo chez MCA Maubeuge41, dont
60 % sont destinés à l'export. Parmi les 25 premiers modèles vendus en
France, trois modèles sont produits dans la région et représentent près de
14% des immatriculations (en 2004) :
n°1 Mégane : 11.1% des immatriculations (n°3 avec 7.4% en 2002)
n°16 Yaris : 1.4% des immatriculations (n°21 avec 1.2 % en 2002)
n°19 Kangoo : 1.3% des immatriculations (comme en 2002)
En 2004, la Mégane a été la voiture le plus vendue en Europe, avec 4.8% de
part de marché.
Après 6 ans d'existence, la Yaris poursuit la croissance de ses ventes, le
segment constitué par les ludospaces (Kangoo) et des monospaces (C8,
807…) dispose encore de réserve de clientèle. En effet, la tendance en
matière de choix d'un véhicule notamment familial est de préférer
l'habitabilité du véhicule.
Afin de faire face à cette croissance, les différentes usines accroissent leurs
effectifs : prévision de 661 embauches chez Renault en 2005, 3ème équipe de
nuit mise en place et investissements dans deux nouvelles presses en 2004
chez Toyota, création de 250 emplois CDI chez Toyota, prévision d'embauche
de 250 personnes chez MCA à partir de fin 2004 et pour 2005…
Les parcs industriels fournisseurs
Autour des sites de production de véhicules, se développe le concept de parc
industriel de fournisseur (PIF) : l'objectif de ces parcs est de permettre
l'implantation des sous-traitants automobiles, à proximité immédiate de
l'usine d'assemblage, et cela afin de pouvoir travailler en juste à temps dans
les meilleures conditions.
Après Renault Douai, c'est autour de MCA Maubeuge que s'aménage une ZIF
(zone industrielle fournisseurs). La ZIF d'une surface 6 ha dont les travaux
ont commencé au printemps 2004, devrait être opérationnelle en 2007, date
prévue pour le remplacement de la Kangoo42. Elle recevra des installations
destinées aux fournisseurs et équipementiers de MCA (Renault) à l’occasion
de l’assemblage d’un nouveau véhicule sur le site.
Autour de Sevelnord, il a également été décidé de créer un PIF destiné à
l'implantation d'entrepôts de stockage de produits dédiés à ses chaînes de
41
Source : La Voix du Nord du 22 décembre 2003, rétrospective de l'année 2003 et la
Voix du Nord du 15 janvier 2004
42
Source : La Gazette Nord - Pas-de-Calais du 2 septembre 2004
21
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
productions. Ce PIF d’une surface de 43 ha deviendra l’un des plus gros pôles
automobiles de la région et devrait créer plusieurs centaines d’emplois43.
Une situation
constructeurs
renforcée
par
la
bonne
santé
des
Les trois groupes automobiles auxquels appartiennent les sites de
productions de véhicules de la région Nord - Pas-de-Calais sont en bonne
santé à la différence de bon nombre de leurs concurrents comme General
Motors ou Volkswagen. Par exemple Renault a réalisé en 2004 un bénéfice
net de 3.6 milliards €, soit une progression de 43% par rapport à 200344.
III.3. Qualification et âge des actifs45
Répartition des actifs
Le tableau ci-après donne la répartition, par grands groupes de qualification,
des personnes travaillant dans l’automobile dans la région. Ce secteur
d’activité présente l’un des plus faibles taux d’encadrement de toute
l’industrie. Cela est imputable à la spécificité régionale qui voit l’activité
centrée sur la production et l’absence de pôle conception/développement.
Les emplois de production sont proportionnellement plus nombreux, 72.7%
contre 62.1% pour la moyenne de l’industrie.
Grands groupes de qualification
Employés
Part en
1990
Part en
1999
Evolution
3.2%
3.5%
0.3%
Ouvriers non qualifiés
21.1%
18.0%
-3.1%
Ouvriers qualifiés
56.3%
54.7%
-1.6%
Professions intermédiaires, cadres et
ingénieurs
19.1%
23.5%
4.4%
Niveau de formation
Le niveau de formation des actifs, repris dans le tableau ci-dessous, est
parmi les plus faibles de l’industrie, mais la méthode de recrutement par
« habiletés » semble donner satisfaction et offrir des opportunités d’insertion
pour les jeunes actifs sans qualification.
Une politique de partenariat se développe d’année en année entre l’ARIA et
les responsables de l’enseignement régional pour permettre à l’industrie
automobile de recruter des personnels qualifiés.
43
44
45
Source : La Voix du Nord du 12 mars 2005
Source : Le Monde du 9 février 2005
Analyse DRTEFP - février 2005
22
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Grands groupes de qualification
Niveau moyen de diplôme
Age
- de 30 ans
30 ans et +
BAC
CAP/BEP
Ouvriers non qualifiés
CAP/BEP
Inférieur au
CAP/BEP
Ouvriers qualifiés
CAP/BEP
CAP/BEP
BAC+2
BAC
Employés
Professions intermédiaires, cadres et
ingénieurs
Age moyen des actifs
Sur le plan du vieillissement des actifs, les fortes évolutions récentes de
l’emploi ne permettent pas d’émettre d’hypothèse sur la question du
renouvellement des actifs excepté pour les professions intermédiaires et
supérieures où la part des seniors est la plus élevée de l’industrie.
Grands groupes de qualification
(Age moyen)
en
1990
en
1999
Evoluti
on
Employés
35.5
37.9
+ 2.3
Ouvriers non qualifiés
33.7
34.9
+ 1.2
Ouvriers qualifiés
37.8
40.8
+ 3.1
Professions intermédiaires, cadres et ingénieurs
40.3
41.5
+ 1.2
Répartition par tranche d'âge des ouvriers qualifiés
en 1990 et 1999
50,0%
40,0%
30,0%
RP90
20,0%
RP99
10,0%
0,0%
< 30ans
30 à 39 ans 40 à 49 ans
50 ans et +
23
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Répartition par tranche d'âge des professions
intermédiaires, cadres et ingénieurs en 1990 et 1999
40,0%
RP90
RP99
30,0%
20,0%
10,0%
0,0%
< 30ans
30 à 39 ans
40 à 49 ans
50 ans et +
III.4. Une industrie en mutation
Comme l'industrie ferroviaire, l'industrie automobile est touchée par une
concentration et une internationalisation des acteurs, qui s'accompagne d'un
accroissement des responsabilités des sous-traitants dans le processus
d'externalisation impulsé par les constructeurs.
Aujourd'hui, les trois-quarts de la valeur de fabrication d'un véhicule sont
assurés par les fournisseurs et sous-traitants de l'automobile. Avec le
renouvellement accéléré des gammes et la réduction du cycle de conception
et de fabrication, les équipementiers doivent investir de plus en plus en
matière de R&D et participer de plus en plus conjointement aux phases de
conception en partenariat avec les constructeurs (phénomène dit de coconception). Les constructeurs, contraints de baisser leurs coûts de
production, se recentrent sur leur métier de base : la conception de
nouveaux modèles, le design, l'assemblage, le marketing et le financement
des ventes. Les constructeurs automobiles, puis les équipementiers, de par
leurs efforts de R&D, utilisent constamment plus de hautes technologies.
L'ensemble de la filière automobile tant au niveau régional, national et
européen est constitué d'un maillage dense entre les constructeurs, les
équipementiers et les fournisseurs de rang 1, 2 et plus.
Les
équipementiers
de
rang
1
ont
fait
d'importants
efforts
d'internationalisation et d'innovation pour accompagner les constructeurs.
Ces investissements et la pression sur les prix ont eu pour conséquence une
dégradation de leur rentabilité. Les rangs 2 regroupent des entreprises de
taille et de positionnement variés (équipementiers, fournisseurs de sousensembles, sous-traitants de spécialité et de capacité) dans des secteurs
d'activité aux dynamiques variées. Du fait des exigences croissantes des
donneurs d'ordres (réduction des coûts, internationalisation, innovation), on
assiste à une spécialisation accrue et à une concentration au sein des rangs
24
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
2. Les rangs 3, fournisseurs des rangs 2, accueillent une partie des rangs 2
qui sont positionnés sur des activités à faible valeur ajoutée46. Dans son
ensemble, l’activité des équipementiers a reculé en 2003. La branche
continue à perdre du terrain en volume et en prix par rapport à la
construction automobile. En 2004, l’activité des équipementiers a suivi celle
des sites constructeurs. Malgré la baisse des prix à la production, les
échanges commerciaux continuent de se dégrader et le solde excédentaire à
se réduire : les importations, souvent à partir de l'Europe Centrale, ont
augmenté de 4.5%, alors que les exportations ont diminué de 8%47.
En ce qui concerne la construction, l’automobile française occupe la 2ème place
européenne derrière l'Allemagne : en France 6 véhicules sur 10 sont
exportés, en Europe, 26% des voitures vendues sont françaises. L'industrie
automobile française permet de ce fait de dégager un excédent commercial
conséquent (11.8 milliards € en 200348). Elle emploie directement plus de
300 000 personnes, et on estime les emplois induits à 2.6 millions, soit un
dixième de la population active française49.
Les constructeurs français ont réalisé en 2003 un chiffre d'affaires de près de
93 milliards €. Les deux principaux constructeurs français ont poursuivi la
consolidation de leur place, en termes de véhicules vendus au sein des
constructeurs mondiaux (6ème place pour PSA Peugeot Citroën et 10ème pour
Renault)50.
L'Espagne occupe la 3ème place, et constitue un concurrent avec des
implantations de constructeurs français, en termes de développement de
nouvelles activités (fabrication de moteurs ou boîtes de vitesses). La zone
des pays d’Europe centrale et orientale (PECO) constitue aujourd'hui une
zone en plein essor, attractive pour les constructeurs français, par le marché
potentiel qu'il constitue : à titre d’exemple, le taux de motorisation de la
Pologne, 31%, est encore bien loin de la moyenne de l'Union Européenne
(53%). Ces pays bénéficient d'un environnement économique favorable,
d'une main-d'œuvre qualifiée, d'une tradition mécanique, d'infrastructures de
bon niveau et surtout d'un niveau de salaire plus faible que dans le reste de
l'Union Européenne. Là, les équipementiers se sont implantés à proximité des
usines de montage des constructeurs automobiles. Ces implantations sont
essentiellement destinées à alimenter les marchés locaux, et ne constituent
pas a priori une menace directe pour l'industrie française. En effet, les
implantations dans les PECO peuvent être comparées à l'entrée de l'Espagne
dans l'Union Européenne, où les constructeurs français se sont massivement
46
Source : Adaptation structurelle des équipementiers de second rang et des PME dans
la filière automobile - Ministère de l'Economie et des Finances DIGITIP J.F Baral, V.
Rivalle - janvier 2003
47
Source : SESSI novembre 2003
48
Source : www.ccfa.fr
49
Source : Panorama de l'industrie par grands domaines d'activité - édition 2004
MINEFI
50
Source : www.industrie.gouv.fr
25
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
implantés, néanmoins la balance commerciale entre les deux pays reste
largement excédentaire en faveur de la France. Cependant, les principales
marges de croissance des constructeurs français se situent sur les marchés
étrangers. Leur production « mondiale » de voitures particulières progresse
de 2.7% sur 9 mois, dont +12% pour la production assurée en « fin de
ligne » à l'étranger, contre -3% pour la fabrication complètement assurée en
France.
Les implantations de constructeurs français dans les PECO seraient de nature
à confirmer cette tendance, néanmoins l’intérêt des consommateurs français
pour la Renault Logan fabriquée dans l’usine Renault Dacia pourrait changer
la donne.
III.5. Un contexte réglementaire en perpétuelle
évolution51
Les réglementations qui régissent le secteur automobile sont nombreuses. En
effet l'Europe a mis en place un certain nombre de directives qui touchent
essentiellement aux impacts de l'automobile sur l'environnement, qu'il
s'agisse de réduction d'émissions polluantes, de recyclage des véhicules
usagés ou encore de la protection des piétons. Voici quelques-unes unes de
ces réglementations qui vont impacter l’industrie automobile régionale :
-
Directive n° 1998/69/CE du 28 décembre 1998 : Euro IV qui définit les
seuils d'émissions polluantes des véhicules particuliers, est entrée en
application le premier janvier 2005. Les négociations concernant la future
norme Euro V, qui sera applicable en 2010, sont en cours entre les Etats
membres. Elle devrait imposer la présence sur tous les véhicules diesel
d'un filtre à particules
-
Directive 2000/53/CE du 18 Septembre 2000 : Véhicule hors d'usage.
Cette directive fixe les conditions et obligations des constructeurs
automobiles, mais aussi des acteurs de la filière de recyclage des
véhicules en fin de vie. La transposition de cette directive est difficile car
elle est complexe et fait intervenir de nombreux acteurs. Elle fixe pour
2006 un taux de réemploi ou de valorisation énergétique des véhicules de
85% et un objectif de 95% de recyclage à l'horizon 2015
-
Accord Volontaire CO2 : L'association des constructeurs européens
d’automobiles (ACEA) a passé un accord volontaire avec la Commission
Européenne pour qu’en moyenne en 2008 les voitures mises sur le
marché émettent 140g de CO2 par km. Un accord du même type a été
passé entre la Commission Européenne et les associations des
constructeurs japonais (JAPA) et coréens (KAMA). La Commission
51
Source : www.industrie.gouv.fr
26
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
souhaite négocier un nouvel accord volontaire avec ces associations en
vue d’une deuxième étape : 120g de CO2 par km en 2012
-
Décret n°2002/1563 du 24 décembre 2002 : Elimination des
pneumatiques usagés. Ce décret définit les obligations d’élimination des
de pneumatiques usagés par leurs producteurs et distributeurs sur le
marché
-
Directive n° 2003/102 du 17 novembre 2003 : Protection des piétons et
autres usagers vulnérables de la route. Cette directive définit d'une part,
des typologies d'essais, représentatifs d'un choc entre un véhicule et un
piéton, à réaliser sur les parties avant des véhicules et d'autre part, les
grandeurs physiques à mesurer lors de ces essais. La directive définit
deux étapes (1er janvier 2013 et 1er septembre 2015) auxquelles sont
associés deux ensembles de valeurs seuils (correspondants aux
grandeurs physiques à mesurer). Ces valeurs seuils doivent permettre de
réduire la gravité des accidents pour les piétons lors d'une collision avec
un véhicule
Dans le domaine de la propriété industrielle, et de la distribution on peut
noter les directives suivantes :
-
Directive n° 1998/71/CE du 13 octobre 1998 : Protection juridique des
dessins et modèles. Cette directive, relative à la protection juridique des
dessins ou modèles, s’applique aux enregistrements de dessins et
modèles de tout article industriel et artisanal auprès des services agréés
des Etats membres. Le champ d’application concerne donc, pour
l’automobile, les pièces de carrosserie utilisées pour la réparation en vue
de rendre au produit son apparence initiale (vitrerie, phares et tôlerie).
Un projet de modification a été adopté par le collège des Commissaires :
il prévoit une libéralisation totale du secteur des pièces détachées, dans
un but d’achèvement du marché intérieur et dans l’intérêt supposé du
consommateur final (baisse des prix de certaines pièces détachées)
-
Règlement de la Commission Européenne sur la distribution automobile
n° 1400/2002 du 17 juillet 2002
Les principales évolutions du cadre réglementaire portent, en particulier
sur :
la suppression de la « clause de localisation » appliquée à la
distribution sélective qualitative à partir du 1er octobre 2005
un assouplissement du lien vente-après-vente, le règlement offrant
aux distributeurs la possibilité d’exercer eux-mêmes l’après-vente ou
de sous-traiter celle-ci à un réparateur agréé par le constructeur
l’assouplissement des conditions de vente de plusieurs marques dans
une même concession
27
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
-
IV.
l’obligation faite au constructeur de motiver la résiliation d’un contrat
établi avec un concessionnaire
le réaménagement de la définition de la « pièce d’origine », ainsi que
les conditions d’approvisionnement et d’usage des pièces détachées
la diffusion dans des conditions non discriminatoires de l’information
technique, de la formation et des outils de diagnostic aux réparateurs
indépendants
BILAN PROSPECTIF ET ACTIONS
Dans un contexte de mutation de l'industrie automobile, l’industrie
automobile régionale a des enjeux à maîtriser :
l'innovation et la R&D : le processus de développement de l'innovation
est marqué par l'accélération du rythme de développement et la baisse
de la durée de vie des produits. Pour les sous-traitants et
équipementiers, on constate que, trop souvent, ces derniers manquent
d’une stratégie d'innovation et qu'ils répondent à la demande des
donneurs d'ordre par un positionnement opportuniste
le développement de la collaboration entre entreprises et instituts de
recherche
l'internationalisation pour les PMI qui devient parfois obligatoire pour
pouvoir répondre aux appels d’offres des constructeurs. Celle-ci a deux
conséquences : un accès à d'autres marchés, mais aussi une concurrence
sur leur propre marché. Les entreprises de rang 2 sont encore trop peu
nombreuses à s'implanter à l'étranger. Néanmoins avec l'émergence des
PECO et pour répondre à la demande locale, certaines ont franchi le pas
(joint venture, rachat, implantation).
Afin de pouvoir rester dans l'automobile, les rangs 2 devront être capables :
d'accompagner leurs clients, tant sur le plan technique et technologique
que sur les marchés internationaux, par des implantations
d'améliorer leur compétitivité prix en se recentrant sur des pièces à plus
forte valeur ajoutée
d'avoir une politique commerciale performante
d'intégrer et de maîtriser les Technologies de l’Information et de la
Communication
de développer des réseaux de sous-traitants en partageant leurs
compétences avec une autre entreprise pour répondre aux exigences des
donneurs d’ordres, mais aussi d’optimiser leurs politiques d'achats, et
d’atteindre une taille critique
de se diversifier en offrant une gamme plus large de produits à
destination de l’automobile, voire vers d’autres secteurs
Autant de thèmes potentiels pour la mise en œuvre d’actions collectives.
Les équipementiers de rang 2 devraient à terme devenir des entreprises plus
performantes, mais aussi moins nombreuses.
28
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Afin de permettre l'adaptation et la pérennisation de ce tissu d'entreprises, il
est nécessaire de les accompagner en mettant en place les conditions
favorables à leur maintien. Ainsi, une action collective est en cours dans le
domaine de la plasturgie automobile, avec pour thème l'intégration des
nouvelles technologies émergentes de la plasturgie automobile dans les PMI
concernées.
Avec la volonté de se projeter vers l’avenir, l’ARIA a mis sur pied un groupe
de travail régional qui a réuni en 2004 l’ensemble des acteurs publics et
privés intéressés au développement de la filière automobile, afin de réfléchir
à la possibilité de mettre en place un plan d'actions coordonnées. Ce groupe
de travail poursuit ses réflexions pendant l’année 2005.
Depuis lors, suite à l’appel à projets lancé en 2004 par le gouvernement sur
les pôles de compétitivité, la région Nord – Pas-de-Calais s’est portée
candidate à ce titre sur plusieurs thématiques dont celle des systèmes de
transports innovants.
Le projet de candidature au pôle de compétitivité a été porté, par
l’association TTP (Transport Terrestre Promotion) et s’intitule « I-TRANS, le
Pôle de Compétitivité Ferroviaire au cœur des Systèmes de Transport
Innovants ». Ce projet « propose de construire la compétitivité régionale en
déclinant toutes les conséquences envisageables en termes technologiques,
de services et de marchés qui seront issues de la mise en place de
l’interopérabilité et de l’intermodalité pour le fret et pour les voyageurs. Cette
construction s’adresse en priorité à la filière ferroviaire ainsi qu’aux filières
routière, maritime et fluviale »52
Les équipementiers automobiles participent à ce projet, sur le thème de la
sécurité de l’habitacle externe et interne du véhicule, mais aussi sur
l’acoustique et le confort. La DRIRE les soutiendra dans leur démarche.
52
site www.i-trans.org
29
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
SOURCES D’INFORMATION
Entreprises visitées ou rencontres
Entreprise ou type
de rencontre
Ville
Personne
rencontrée
Fonction
ARIA
Valenciennes
M.Crapet
Délégué général
ARIA
ARIST
Membres du conseil d'administration et de l’Assemblée Générale
Lille
M.Domino
Chargé de mission
ADEPA
Hubière
Douai
Fourmies
M.Cattoire
M.Blaise
Consultant
Directeur
Commercial
Laurent
Trélon
M.Laurent
Gérant
Manergo
PSA Peugeot Citroën
Raismes
Valenciennes
M.Sant
M.Merlier
Président
Directeur
Simoldes Plasticos
France
TMGP
Onnaing
Avesnelles
M.Ramon
M.Silva
M.Mortier
PDG
DAF
Directeur
Toyota Boshoku
Toyotomi Kito
Onnaing
M.Gaillard
Conseiller juridique
groupe Toyota
Motor Europe
Cellule planification
stratégique du
groupe Toyota
Motor Europe
M.Di Toto
Toyota
Onnaing
M.Granger
M.Moyère
M.Butler
Directeur du
département
comptabilité finance
Directeur des
affaires générales et
de la communication
Contrôle de gestion
Toyota Boshoku
Onnaing
M.Kawashima
M.Vesinet
Directeur Adjoint de
la division
investissements à
l’étranger
Directeur financier
Sevelnord
Lieu Saint Amand
M.Barvaux
M.Pierson
Responsable
comptable
Contrôle financier
PSA Peugeot Citroën
Vela Industrie
Valenciennes
Avesnelles
M.Corman
M.Dubois
Chef de projet
PDG
Westaflex
Roubaix
M.Verstraete
Directeur
CREPIM
Bruay La Buissière M.Segura
Ingénieur
TTP
Lille
Président
M.Delbecq
30
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Lancement du projet
Alfa
Paris et
Courbevoie
Représentants de
GALIA
DGE
Paris
M.Aribart
Chargé du secteur
Equipements
Automobiles
Conseil Régional
Lille
M.Carpentier
Directeur délégué
CRCI
Lille
Mme Vanlaecke
CRCI
Lille
M.Fourt
Directeur
Développement
Directeur des études
et de la prospective
CCI Douai
Douai
M.Miroir
Directeur Général
Adjoint
NFX
Lille
Mme Pigné-Hansen
Chargée d’affaires
NFX
Lille
M.Yvergniaux
Délégué général
Entreprises et Cités
Marcq en Baroeul
M.Reynaud
Directeur général de
la cité du
développement
Entreprises et Cités
Marcq en Baroeul
M.Sonnet
Responsable du
département
Professions à la cité
des Entreprises
Conseil Régional
Préfecture
Lille
Lille
M.Spriet
Mme Zeller
Chargé de mission
Chargée de mission
SGAR
Groupes de travail:
l'industrie
automobile du NordPas-de-Calais
Marcq en Baroeul
Acteurs publics et privés du développement
économique et de l'industrie automobile
régionale
Bibliographie
Type de document Organisme,
(revue, ouvrage,
structure ou nom
site web…)
de l’auteur
Titre du document
Ouvrage
Comité des
Constructeurs
Français
d'Automobiles
Analyse statistique de Edition 2003
l'industrie automobile
française
Site Web
Comité des
Constructeurs
Français
d'Automobiles
Visio Meca
Rhône Alpes
www.ccfa.fr
Ouvrage
Site Web
Fédération des
Industries des
Equipements pour
véhicules
L'automobile :
l'innovation au cœur
des mutations
www.fiev.fr
Chiffres clés
Facts et figures
Date des
informations
Novembre 2002
2002
2003
31
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Ouvrage
ARD
L'industrie
automobile dans le
Nord – Pas-de-Calais
Octobre 1998 n° 7
Hors série
Chiffres clés
MINEFI
L'industrie de
l'équipement
automobile
Edition 2003
Ouvrage
SESSI
MINEFI
Edition 2003
Publication série
conjoncture
CRCI
Le 4 pages
SESSI
DIGITIP
L'industrie dans les
régions en quelques
chiffres
L'activité des
industries dans le
NPC
La chaîne de
l'équipement
automobile
Une accélération
technologique
Le 4 pages
SESSI
DIGITIP
N° 18 Octobre 2003
Publication
INSEE
Publication
CCFA, CNPA, FIEV,
SIA
La filière automobile
française en Europe
A l'Est, du nouveau
L'industrie
automobile moteur
de croissance
L'automobile, secteur
d'avenir
Magazine
Valenciennes
Métropole
Val'Métropole :
dossier l'automobile
dans le valenciennois
N°7 Hiver 2004
Magazine
Renault
R&D la route de
l'innovation
N°34 octobre 2004
Lettre d'information
NFX
Investir en Nord Pas-de-Calais
N°9 Hiver 2004
Bulletin
d'information
Profil Nord Pas de
Calais
ARIA
L'œil à la fenêtre
INSEE et DRTEFP
De l’évolution des
métiers à leur
renouvellement
Numéros de l'année
2004
N°6 Octobre 2004
Juin 2003
N° 164 septembre
2002
Juillet 2002
32
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
CONTACTS
Associations
Nom
Ville
Activité
principale
Contact
ARIA
Valenciennes
Automobile
M. Crapet
[email protected]
www.aria-automobile-nord.com
Transports
terrestres
M. Delbecq
Transports Terrestres Lille
Promotion (TTP)
Syndicats
Nom
Ville
Contact
Comité des Constructeurs Français
d'Automobiles
Fédération des Industries des
Equipements pour véhicules
7 rue de Presbourg 75 008
Paris
79 rue J.J Rousseau 92 158
Suresnes Cedex
www.ccfa.fr
Centre National des Professionnels de
l'Automobile
Société des Ingénieurs de l'Automobile
50 rue Rouget de Lisle 92 158 www.cnpa.fr
Suresnes Cedex
79 rue J.J Rousseau 92 158
www.sia.fr
Suresnes Cédex
www.fiev.fr
Universités et laboratoires
Nom
Ville
Sujet de recherche – Objet
de la recherche, de
partenariats avec PME/PMI
Contact
CRITT M2A
Béthune
Centre de recherche et
d'innovation technique et
technologique en moteurs et
acoustique
www.crittm2a.c
om
Université de
Valenciennes C3T
Valenciennes
Simulateur de conduite,
Catapulte / crash test, Banc
de fatigue, Banc de freinage
www.univvalenciennes.fr
/entreprise/c3t
INRETS
Villeneuve d'Ascq
www.inrets.fr
GRRT
Villeneuve d'Ascq
Centre national de recherche
sur les transports et leur
sécurité
Groupement de recherche en
transports terrestres
www.grrt.fr
33
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Les laboratoires du
transports terrestres
Groupement
de
recherche
en
Nous vous rappelons que la GRRT travaille sur la problématique générale des transports terrestres.
Cette liste n’est pas exhaustive.
Structure(s)
Laboratoire(s)
Ecole Centrale de Lille et
Université des Sciences et
Technologies de Lille (USTL)
Ecole Centrale de Lille, Université
des Sciences et Technologies de
Lille (USTL) & Ecole Nationale
Supérieure des Arts et Métiers
(ENSAM)
Laboratoire d'Automatique Génie Informatique &
Signal
Ecole Centrale de Lille, Université
des Sciences et Technologies de
Lille (USTL), Ecole Nationale
Supérieure des Arts et Métiers
(ENSAM) & Ecole des Hautes
Etudes d’Ingénieur (HEI)
Laboratoire d’Electrotechnique et d’Electronique de
Puissance
Ecole des Mines de Douai
Département
Département
Département
Département
Matériaux
Département
Département
Laboratoire de Mécanique de Lille
Chimie et Environnement
d'Energétique Industrielle
Génie Informatique et Productique
Mécanique et Comportement des
Métrologie Qualité
Technologie des Polymères Composites
Ecole Nationale Supérieure de
Chimie de Lille (ENSCL)
Ecole Nationale Supérieure des
Arts et Industries Textiles
(ENSAIT)
Procédés d’Elaboration de Revêtements Fonctionnels
Institut d’Electronique et de
Micro-électronique du Nord
(IEMN)
Département Hyperfréquences et Semi-conducteurs
Département Opto-Acousto-Electronique
Institut National de Recherche
sur les Transports et leur
Sécurité (INRETS – Villeneuve
d’Ascq)
Centre de Recherche en Socio-économie des
Transports et de l’Aménagement
Evaluation des Systèmes de Transport Automatisés et
de leur Sécurité
Laboratoire Electronique Ondes et Signaux pour les
Transports
ONERA Centre de Lille
Département Aérodynamique Appliquée
Département Mécanique du Solide et de
l’Endommagement
Université de Valenciennes et du
Hainaut-Cambrésis (UVHC)
Laboratoire d'Automatique, de Mécanique et
d'Informatique Industrielles et Humaines
Laboratoire de Mécanique et Energétique
Laboratoire des Matériaux et Procédés
Laboratoire de Génie des Matériaux Textiles
34
L’industrie automobile
DRIRE Nord - Pas-de-Calais
Juin 2005
Université des Sciences et
Technologies de Lille (USTL)
Centre d'Etudes et de Recherche Lasers et
Applications
Laboratoire "Hommes, Villes, Territoires"
Laboratoire de Métallurgie Physique et Génie des
Matériaux
Laboratoire de Structure et Propriétés de l'Etat Solide
Mécanismes Economiques et Dynamique des Espaces
Européens
Physicochimie des Processus de Combustion et de
l'Atmosphère
Télécommunications, Interférences et Compatibilité
Electromagnétique
Université du Littoral Côte
d’Opale (ULCO)
Laboratoire d'Analyse des Systèmes du Littoral
Laboratoire de Catalyse et Environnement
Université d’Artois
Laboratoire d'Artois de Mécanique, Thermique et
Instrumentation
Laboratoire de Chimie Physique Appliquée
35