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-1- -2- DOCUMENT DE TRAVAIL Projet Associatif de la Maison de la Culture et des Loisirs Ma Bohème Un projet à partager, un projet à discuter ! Par Jean-Pierre DANNE, Président de la M.J.C Gambetta « Petit Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse – Les étoiles au ciel avaient un doux frou-frou. » A Rimbaud Ma Bohème Du sens à l’action Une nécessaire réflexion pour maintenir la capacité de notre nouvelle Maison à répondre aux enjeux sociétaux. 1) Le projet associatif : Pourquoi faire ? Le besoin de redéfinir le projet associatif est une volonté du Conseil d’Administration et de ses salariés qui ont souhaité sa réactualisation afin de renforcer la cohérence entre les valeurs de l’Association, la mise en place d’une nouvelle structure et son développement dans un contexte géographique et économique en pleine mutation. Le projet doit préciser les champs d’action et les moyens que le Conseil d’Administration se donnera pour remplir les missions retenues. Le projet associatif est un document fédérateur, socle des ambitions, des démarches et du fonctionnement à venir ; c’est aussi un outil de communication pour faire découvrir l’éthique de la Maison (principes, valeurs et objectifs), pour favoriser la promotion de nos projets et élargir la palette de nos activités. Ce document n’est qu’une ébauche d’intentions, d’objectifs, un inventaire des possibles, un guide bordé de rappels nécessaires afin de nourrir notre démarche participative, démarche à laquelle je vous propose de vous associer (Administrateurs, Permanents, Salariés, Animateurs, Adhérents, Partenaires, Elus….). Cette base de projet n’est en fait que la synthèse d’un benchmark1 que j ai effectué dans une cinquantaine de MJC et MCL de France. Ma démarche a été volontairement large, et généraliste. Maintenant, à nous tous d'étudier le contenu de cette investigation afin de la compléter, de l’adapter, de l’amender, de la singulariser en fonction de nos souhaits pour cette nouvelle Maison. 2) Préalables méthodologiques Le projet doit nous amener, tout d’abord, à répondre à la question : « En quoi croyons nous ? » et publier explicitement les principes et les valeurs qui sont les nôtres et qui prennent en compte l'héritage de textes fondateurs : - Condorcet sur la citoyenneté et l’éducation - La déclaration des droits de l’homme et du citoyen - La déclaration des principes et des valeurs de la confédération des MJC de France - L’engagement réciproque de la Fédération Régionale et de notre Maison - Nos statuts Deuxième question : après croire, vouloir. Que voulons nous ? Cette question se définira principalement en termes d’objectifs généraux; ceux-ci, se déclineront ensuite plus précisément en objectifs opérationnels ou spécifiques. Troisième question : après croire et vouloir, il s'agit de faire ; c’est le concret, le terrain. Ce sont, pêle- mêle, les activités, les missions, les actions, les interventions, les restitutions, les conférences, les fêtes et les festivals. Lexique 1 -3- NB : Dans ce document, les rappels, définitions, les éléments de langage concrétisent un des objectifs opérationnels de « citoyenneté et vie associative ». Ces préalables contribuent à accroître et à faciliter la prise de parole dont la liberté et la pertinence passent par le savoir .Ce texte prévu pour une diffusion large (administrateurs, animateurs bénévoles, adhérents, partenaires, élus et … les jeunes), est bien sûr, quant à ses prolégomènes, plus utiles aux citoyens en devenir qu’aux routards du débat public et de la vie associative. 3) Historique et idées claires A) Qui sommes nous ? La Maison de la Culture et des Loisirs Ma Bohème est une association dite « de loi 1901» (la loi du 1er juillet 1901 régit l’existence juridique des associations déclarées). La définition de l’association est donnée par l’article 1 de la loi : « L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, de façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices ». Notons que la loi 1901 n’interdit pas à une association de réaliser des bénéfices mais de les partager entres ses membres. Les bénéfices doivent être mis au service de la réalisation des buts déterminés par les statuts. B) Un peu d’histoire : Condorcet « Le but de l’instruction n’est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l’apprécier et de la corriger. Il ne s’agit pas de soumettre chaque génération aux opinions comme à la volonté de celle qui la précède, mais de les éclairer de plus en plus, afin que chacun devienne de plus en plus digne de se gouverner par sa propre raison. Nous n’avons pas voulu qu’un seul homme dans l’empire pût dire désormais : la loi m’assurait une entière égalité de droits ; mais on me refuse les moyens de les connaître. Je ne dois dépendre que de la loi ; mais mon ignorance me rend dépendant de tout ce qui m’entoure. On m’a bien appris dans mon enfance ce que j’avais besoin de savoir ; mais, forcé de travailler pour vivre, ces premières notions se sont bientôt effacées, et il ne m’en reste que la douleur de sentir, dans mon ignorance, non la volonté de la nature, mais l’injustice de la société. Nous avons cru que la puissance publique devait dire aux pauvres : la fortune de vos parents n’a pu vous procurer les connaissances les plus indispensables ; mais on vous assure des moyens faciles de les conserver et de les étendre. Si la nature vous a donné des talents, vous pouvez les développer, et ils ne seront perdus ni pour vous, ni pour la patrie». Rapport et projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction publique. Texte de 1792, considéré comme le document fondateur de l’Education Populaire. B) L’Education Populaire, c’est quoi ? La notion d’éducation populaire, héritée de Condorcet et des luttes pour une démocratie réelle dans notre pays, s’appuie sur des valeurs de tolérance et de solidarité. L’éducation populaire a pour projet l’émancipation de la personne tout en privilégiant l’action collective. Elle vise à permettre à chaque enfant et à chaque adolescent, à chaque femme et à chaque homme, de mettre en œuvre pleinement ses capacités intellectuelles et corporelles dans toutes les situations de la vie sociale, économique, culturelle et politique afin de participer à la construction d’une société plus juste et plus démocratique. -4- Elle invente, pour cela, des démarches et des méthodes originales, fondées sur la découverte par chacun(e) de ses propres potentialités, l’implication des personnes, l’entraînement à la prise de décision, la discussion organisée dans l’espace public, l’exercice de l’esprit critique. L’éducation populaire concourt ainsi à la transformation de la société en créant des alternatives éducatives, culturelles, économiques, sociales et politiques dans lesquelles les individus peuvent être co-auteurs de leur devenir. Extrait CNAJEP Février 2007 C) Nos valeurs, c’est quoi ? Déclaration des principes de la confédération des M.J.C. de France. 1- Les Maisons des jeunes et de la Culture et les associations adhérentes aux Unions et Fédérations régionales de M.J.C. (qui elles-mêmes constituent la Confédération des Maisons des Jeunes et de la Culture de France) ont toutes pour vocation de favoriser l’autonomie et l’épanouissement des personnes. Elles permettent à tous d’accéder à l’éducation et à la culture, afin que chacun participe à la construction d’une société plus solidaire. La démocratie se vivant au quotidien, les Maisons des Jeunes et de la Culture ont pour missions d’animer des lieux d’expérimentation et d’innovation sociale répondant aux attentes des habitants. De telles actions, de tels services encouragent l’initiative, la prise de responsabilité et une pratique citoyenne. 2- L’action éducative des M.J.C. pour et avec les jeunes, est une part importante de leurs missions. Les MJ.C. favorisent le transfert des savoirs et expériences entre générations et encouragent les expressions et les pratiques culturelles de l’ensemble de la population. 3- Les M.J.C. et autres associations adhérentes sont ouvertes à tous, sans discrimination, permettant une relation conviviale entre les participants. Respectueuses des convictions personnelles, elles s’interdisent toute attache avec un parti, un mouvement politique, syndical ou confessionnel. Elles respectent le pluralisme des idées et les principes de laïcité, mis en avant dans les valeurs républicaines. Elles contribuent à la création et au maintien des liens sociaux dans la ville, le quartier et le village. 4- Cet enracinement n’est possible que si les M.J.C. et les associations adhérentes, aidées par les Unions et Fédération régionales sont à l’écoute de la population et participent au développement local. Elles agissent notamment en partenariat avec les collectivités locales et territoriales. Elles sont une force de proposition oeuvrant pour l’intérêt général et agissent comme des lieux de médiation sociale. 5- La Confédération, les Unions et Fédérations régionales de M.J.C., les associations et M.J.C. locales adhérentes s’engagent à une pratique et à une conception active de la démocratie. Elles suscitent le débat d’idées ; elles favorisent la créativité et l’initiative, l’innovation et l’expérimentation. 6- Les M.J.C. sont originales, de par la variété de leurs expériences : elles mettent à la disposition de la population leurs compétences et savoir-faire dans la manière de mener des projets, de gérer des équipements collectifs et d’animer les relations entre les personnes. Avec leurs élus, animateurs bénévoles, et salariés, elles ont une exigence de qualité et de pertinence pour leurs offres de service en matière de loisirs, d’insertion, d’animation et de formation. -5- 7- Le partage des mêmes valeurs, la définition en commun des grandes orientations par les élus bénévoles et les professionnels, le fonctionnement en réseau et le respect de l’autonomie de chaque échelon, fondent l’originalité et la dynamique de la Confédération des M.J.C. de France. 8- La Confédération veille au respect, par les Unions et Fédérations régionales, de la présente Déclaration des principes. Elle génère, par la recherche et le débat, les orientations stratégiques ainsi que l’actualisation de son rôle et de son utilité sociale. Celles-ci sont arrêtées en commun avec les Unions et Fédérations régionales. La Confédération représente le réseau au niveau national et international. 9- Les Fédérations régionales animent le réseau des M.J.C. et associations adhérentes, sur la base des orientations stratégiques qu’elles ont contribué à définir. Elles prennent l’initiative de les mettre en œuvre en direction de et avec les M.J.C. et les associations concernées, notamment les unions locales, intercommunales et départementales. Elles veillent à la cohésion du réseau et au développement d’actions communes. A leur demande, elles les conseillent et les assistent. Elles représentent le réseau au niveau régional, départemental et local. 10- Les M.J.C. et associations adhérentes représentent localement le réseau. Elles sont encouragées à élaborer chacune un projet cohérent de développement dans le respect de la présente Déclaration des principes. Ces projets sont définis localement, car ils doivent être l’expression de la volonté de l’association et prendre en compte les besoins socioculturels de la commune ou du quartier, les attentes des partenaires de la M.J.C. ou d’autres intervenants. E) Etre démocratique, c’est quoi ? Selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». C’est une définition canonique ainsi qu’en témoigne par son introduction notre Constitution de 1958, mais qui reste susceptible d’interprétations différentes tant pour la signification concrète de la souveraineté populaire que pour son application pratique. Selon le philosophe Paul Ricoeur : « Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vu d’arriver à un arbitrage » F) L’équité, c’est quoi ? L’équité, désigne une forme d’égalité ou de juste traitement. Elle appelle des notions de justice naturelle et d’éthique, dans l’appréciation par tous de ce qui est dû à chacun ; au-delà des seules règles du droit en vigueur. L’équité permet une discrimination positive adaptant les conséquences de la Loi (souvent générale) aux circonstances et à la singularité des situations et des personnes (spécificités historiques, socioculturelle liées aux passés et aux cultures individuelles) : c'est le "jeu" dans les rouages de la loi. -6- La notion d’équité se rapproche de celle d’égalité des chances (relevant plutôt du domaine de l’éthique) tandis que la notion d’égalité se rapproche de l’égalité de traitement (relevant plutôt du domaine légal) bien que ces notions soient semblables. En matière sociale c’est une « juste mesure », un équilibre qui permet de rendre acceptable une forme d’inégalité lorsque l’égalité ne le serait pas (« inégalité juste » ?). G) La culture, c’est quoi ? Selon l’Unesco : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». N.B : Si l’on pense la culture dans son rapport aux Arts en général alors il est bon de préciser la distinction entre pratiques artistiques et pratiques culturelles. En bref, s'adonner à une pratique artistique, c’est jouer d’un instrument, faire de la danse, du théâtre, de la sculpture…, se livrer à une pratique culturelle, c’est aller au théâtre, au concert, au cinéma, au musée… H) L’éducation Artistique et Culturelle pourquoi ? L’éducation artistique et culturelle doit en effet transmettre, au-delà de la connaissance des œuvres et des pratiques artistiques, les valeurs qui constituent le fondement même de notre société, au premier rang desquelles le dialogue et l’ouverture à l’autre. Oui, l’éducation, dans son sens le plus noble, est bien un cheminement vers la citoyenneté, la responsabilité, la liberté et l’intelligence, et ce chemin passe par la culture. Car qu’est-ce qu’éduquer si ce n’est donner les clés pour comprendre le monde qui nous entoure, pour agir et le transformer, pour comprendre l’autre, également, pour respecter, connaître et aimer ses différences ? Chaque production de l’esprit, de l’imagination, de toutes les époques et de toutes les cultures, recèle une vision du monde et une clé pour mieux l’appréhender. N.B : Il s'agit d'une synthèse admise par beaucoup, mais qui nourrit chez les spécialistes « Art culture » un débat vif, entre les valeurs intrinsèques et extrinsèques de l’Art en général. I) La médiation culturelle, c’est quoi ? La médiation culturelle désigne en sciences de l’information et de la communication, l’espace de relations entre le public et des expressions artistiques, des patrimoines, des connaissances, des moments (évènements). La médiation artistique a pour but de réduire l’écart entre l’œuvre et le public tout en améliorant la transaction de la perception sensorielle. « Dans tous les Arts le plaisir croît avec la connaissance que l’on a d'eux » Ernest Hemingway -7- J ) Le paradoxe de l'action culturelle (Dans son rapport à l’Art) « Elle se veut médiation, on lui demande d’être médiatique » Elle se projette au service des transformations sociales, on souhaite qu’elle fasse preuve d’esprit d’entreprise ; Elle a l’ambition de favoriser l’appropriation de l’art, on lui suggère de s’insérer dans le champ des industries culturelles ; Elle se propose de jouer un rôle dans une stratégie de réduction de l’écart entre l’art et la population, on lui fait comprendre qu’entre la création et les publics il n’est nul besoin d’intermédiaire. Là où l’immédiateté devient valeur, quelle place reste-t-il à la médiation et à la transmission ? Là où la société se veut « branchée », où la signification s’identifie au « contact », où l’image se remplit d’elle-même, quelle place reste-t-il pour les apprentissages de la réception esthétique ? La société française, après la fin des ambitions de transformations sociales, se pense et se vit comme une société de communication. Cela signifie-t-il qu’il n’y ait de place que pour l’éphémère, l’immédiateté et la volatilité du sens ? » Jean CAUNE Universitaire, docteur en Esthétique et Sciences de l’Art, Docteur en Sciences de la Communication K) L’économie Solidaire et Sociale, c’est quoi ? Elle regroupe les acteurs qui cherchent à concilier l’activité économique et l’utilité sociale. Elle adhère à des principes fondateurs parmi lesquels la recherche d’une utilité collective, la non lucrativité (ou lucrativité réinvestie dans le projet collectif), la gouvernance démocratique (primauté des personnes sur le capital : 1 personne = 1 voix) et l’implication des parties prenantes. L) L’innovation sociale, c’est quoi ? D’une façon générale, l’innovation est un processus consistant à améliorer constamment l’existant. L’innovation sociale fait référence à toutes stratégies, concepts, idées et organisations qui répondent à des besoins sociaux de toute nature liés aux conditions de travail, d’apprentissage, de la santé, du développement de communautés et dans, une certaine mesure, qui viennent fortifier la société civile. L’innovation sociale est inclusive et créatrice de mieux être, elle est souvent le fruit d’un travail collectif où le moteur n’est pas uniquement, contrairement à l’innovation destructrice, la brevetabilité, donc la plus-value, mais la partageabilité et la libre transférabilité. Le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSESS) définit l’innovation sociale de la manière suivante : « L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et des usagers». CSESS : Article Wikipedia -8- 4) Autres considérations pour éclairer le contexte de la nouvelle donne territoriale A) la MJC Gambetta, de par sa nature et son histoire, intervient à l’échelle du territoire de la Ville de Charleville Mézières. Demain la MCL Ma Bohème « jouera dans la cour de la Grande Agglo Charleville-Mézières Sedan », puisque notre Maison a été officiellement reconnue d’intérêt communautaire. Cette reconnaissance nous questionne quant à ce nouveau positionnement territorial. La maison M.C.L aura le devoir et l’ambition d’être une des structures socioculturelles phare dans cette agglomération forte de 130 000 habitants. Notre projet associatif devra répondre à ce redimensionnement et le traduire concrètement. L’image, le rayonnement, l’aura de notre M.C.L seront liés en partie à sa volonté ou à l’obligation d’être de plus en plus professionnelle, à sa reconnaissance comme structure d’appui au monde associatif, à sa volonté de fédérer de catalyser, de diffuser en initiant des partenariats maillants et des formations qualifiantes. B) La MCL Ma Bohème aura sa nouvelle adresse 21 rue d’Aubilly avec comme voisins directs la Médiathèque Voyelles, la future Auberge de Jeunesse le nouvel EHPAD (maison de retraite sur le site de Corvisart) et le Collège Arthur Rimbaud. A l’évidence, cette proximité étroite va engager d’intéressantes synergies, de nouveaux partenariats qui doivent se concrétiser dans notre projet associatif. Ainsi un véritable secteur culturel de visibilité départementale va émerger et notre Maison se doit de participer à l’animation de ce quartier renaissant. C) Convention de fonctionnement A nouvelle structure, nouvelle convention (Ville, MCL) ou (Ville, Agglo, MCL). Cette convention stipulera, en autres, nos missions, nos moyens de fonctionnement, notre subvention. Le Projet Associatif est bien sûr déterminant à ce titre. Il permet aux élus, décideurs et bailleurs de fonds, d’évaluer son rôle, son intérêt, son efficience, son impact sur notre territoire et aussi son adéquation avec la politique culturelle de la Ville et de l’Agglomération. -9- Praxis et Aggiornamento A) Objectifs Généraux 1) Jeunesse, Enfance 2) Citoyenneté, Vie Associative, Bénévolat 3) Culture et Art, Patrimoine, Loisirs 4) Europe 5) Partenariat, Réseaux, Formation 6) Economie Sociale et Solidaire - 10 - B) Objectifs opérationnels ou spécifiques 1) Jeunesse et Enfance 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 1.8 1.9 1.10 1.11 1.12 1.13 1.14 1.15 1.16 1.17 1.18 1.19 1.20 1.21 1.22 1.23 Aider à la mise en place des projets individuels ou collectifs des jeunes et les accompagner Participer et aider à la mise en place du projet éducatif Territorial et à la réforme des rythmes scolaires Mettre en place des séances d’accompagnement scolaire en lien avec l’école ou le collège Créer un cours de langage numérique dès l’âge de 6 ans (ce type d’enseignement est inscrit au programme de l’école anglaise pour la rentrée 2014) Proposer un atelier de programmation créative pour les enfants dès 8 ans sur le modèle Magic lab (Fabriquez vous-mêmes vos jeux vidéos) Etablir une programmation (mensuelle, trimestrielle) de spectacles pour enfants et familles Sensibiliser les jeunes à la notion d’engagement et à la représentativité au sein des différentes instances de la maison (plutôt acteurs que consommateurs) Développer les séjours à thème pendant les vacances scolaires Accompagner le Conseil Municipal Enfants S’engager dans l’action Jeunesse pour l’Europe Programmer des visites de sites remarquables au niveau de l’Agglomération, du Département et de la Région Instituer des parcours culturels en complémentarité avec le temps scolaire et l’histoire des Arts Proposer un atelier Philo/Ado (niveau collège) la philo du quotidien (séries télé, films, BD…) Favoriser l’esprit de tolérance et l’apprentissage des règles de vie en collectivité en donnant à chacun la possibilité de trouver sa place Favoriser la découverte d’activités multiples et l’apprentissage de techniques variées dans des domaines divers (Art, Sciences et Environnement) Sensibiliser les enfants à leur environnement et au patrimoine Favoriser l’accueil des enfants porteurs de handicap Offrir un cadre sécurisant Créer un pôle Enfance et Culture en partenariat avec la médiathèque Voyelles qui pourrait croiser et synthétiser plusieurs objectifs cités dans ces lignes Elargir la palette des activités Développer la marionnette en tant que projet jeunes/enfants commun à la ville, et à l’agglo, comme bien communautaire et identité territoriale Accroître, dans tous les domaines, des activités spécifiques pour la petite enfance Réorganiser la fête des activités ou/et une semaine « portes ouvertes » - 11 - 2) Citoyenneté, Vie Associative, Bénévolat 2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8 2.9 2.10 2.11 2.12 2.13 2.14 2.15 2.16 2.17 2.18 2.19 2.20 Contribuer à accroître le projet associatif, projet éducatif et démocratique avant tout, en facilitant la prise de parole dont la liberté et la pertinence passent par le savoir Défendre et revendiquer une identité associative ouverte à tous, en incitant à l’engagement, à l’implication, à la rencontre Développer la capacité du pouvoir d’agir de l’individu et du groupe, capacité à agir sur le monde, sur l’environnement (accéder à l’agency5, accroître l’empowerment4) Faire prendre conscience que l’association constitue une micro-société Créer, encourager des projets intergénérationnels Mise en place d’actions d’aide et de soutien à la parentalité Participer ou créer un réseau de compétences mobilisables afin d’accompagner les familles tant sur le rôle parental structurant que sur le rôle éducatif et culturel Développer la qualité de l’accueil, le sentiment de bien être et de convivialité Parfaire notre image d’utilité culturelle et sociale Prendre en compte le potentiel de notre maison dans le domaine de l'accessibilité aux personnes porteuses de handicap : à maison accessible, culture accessible Favoriser les actions transversales des différents secteurs ou activités afin d’améliorer la cohésion interne de la Maison Encourager le sentiment de citoyenneté européenne (projets transfrontaliers) Se saisir de l’outil informatique/numérique, outil d’émancipation, dans une démarche plus cognitive et créative que ludique Développer conjointement une forme d’esprit « Maker»3 et l’obligation de « faire réseaux » (vers une ère citoyenne numérique) Proposer des formations à thème aux bénévoles Solliciter l’implication des bénévoles dans les différentes organisations d'évènements ou d’activités Créer une charte du bénévole Développer l’idée de l’innovation culturelle et sociale comme démarche permanente Favoriser/instituer des rencontres pouvant provoquer la "serendipité"2 Ouvrir la M.C.L aux structures associatives demandeuses 3) Culture - Art – Patrimoine et Loisirs 3.1 Permettre à chacun de découvrir, d’acquérir, d’expérimenter (des pratiques culturelles, artistiques, scientifiques, sportives et de loisirs) 3.2 Créer un Pôle de Culture Scientifique et Numérique15 (P.C.S.N.) 3.3 Réunir et mettre en synergie les compétences scientifiques et numériques ardennaises dans un projet annuel d’animation et de médiation au service du public scolaire et des citoyens. 3.4 Participer aux actions C.S.T.I. (culture scientifique technique et industrielle) 3.5 Initier et coordonner des animations dans le cadre de la fête de la science sur le chef-lieu et sur l’agglomération. Lexique 2 Lexique 3 Lexique 4 Lexique 5 Lexique 15 - 12 - 3.6 3.7 3.8 3.9 3.10 3.11 3.12 3.13 3.14 3.15 3.16 3.17 3.18 3.19 3.20 3.21 3.22 3.23 3.24 3.25 3.26 3.27 3.28 Héberger un tiers-lieu 13: espace numérique hybride et polymorphe englobant le travail collaboratif (coworking), rendant des outils accessibles (techshop) et partageant des ressources et des savoirs (hakerspace) Lier un partenariat avec un fab lab17local (lieu de collaboration créative ouvert au public, par exemple avec une imprimante 3D) Initier et contribuer, avec les compétences locales, à la création de projets qui croisent différentes formes artistiques et esthétiques Créer un pôle Enfance Culture avec la médiathèque Voyelles Favoriser et accompagner les artistes émergents et leur professionnalisation Participer à la dynamique culturelle du territoire Agglo en lien avec d’autres structures et réseaux Soutenir la présentation et la réalisation des pratiques amateurs Elargir les publics potentiels et atteindre le « non public » Mettre en place des actions favorisant la réduction de l’écart entre l’œuvre et les publics (médiation) Développer une offre artistique et culturelle diversifiée Ouvrir des espaces de convivialité favorisant la rencontre des publics (café citoyen à thèmes, café scientifique, café philo, café Lumières) Utiliser l’outil informatique comme outil de médiation, de création et d’expression ; c'est-à-dire un outil d’éducation populaire Faciliter le décloisonnement des populations en développant les relations entre centre ville, périphérie et agglomération Agir pour une meilleure représentation de la diversité culturelle dans une perspective de dialogue interculturel S’inscrire dans la lutte contre la discrimination et l’exclusion culturelles des personnes handicapées Irriguer le territoire Agglo par des prestations « hors les murs » Mettre en place une programmation des talents locaux et des jeunes créateurs émergents dans la M.C.L et hors les murs Dynamiser et élargir les événements culturels existants (programmations culturelles enfants/familles Pirouettes11, Festival Off marionnettes10, Action culturelle MIAM12 ) Faire découvrir aux plus jeunes les possibilités culturelles et artistiques des grandes structures du chef lieu à travers des parcours culturels inscrits dans le temps Mettre en place des parcours de sensibilisation à l’architecture, à l’urbanisme et autres cadres de vie Découvrir le patrimoine Agglo (de Gonzague à Turenne) dans ses dimensions historiques, géographiques, naturelles et économiques Utiliser et décliner la « Matière Ardennes » dans ses dimensions les plus variées comme référent commun et contribuer à la constitution d’une identité citoyenne ouverte sur le monde et ses différences par une meilleure connaissance de soi et de son environnement direct. Développer le domaine de la lutherie (fabrication de percussions à lames) Lexique 10 Lexique 11 Lexique 12 Lexique 13 Lexique 17 - 13 - 4) Europe 4.1 4.2 4.3 4.4 4.5 4.6 Promouvoir la citoyenneté active des jeunes Développer le sentiment d’appartenance à l’Union Européenne Développer l’apprentissage interculturel et la mobilité Favoriser la compréhension mutuelle des jeunes de différents pays Développer les échanges transnationaux Mettre en place des partenariats et des actions croisées transfrontalières 5) Partenariats, Réseaux, Formations 5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 5.6 5.7 5.8 5.9 5.10 5.11 5.12 5.13 5.14 5.15 Réactiver le réseau associatif d’Education populaire (Agglo) Défendre l’emploi culturel dans les structures M.J.C./M.C.L. Valoriser le réseau auprès des partenaires Développer le travail en réseau, la mutualisation, la capitalisation des compétences Identifier les compétences et les qualifications mobilisables Rechercher l’adéquation avec les projets de la Ville, de l’Agglo, du département, de la Région Travailler à l’identité associative et culturelle de l’agglomération Mailler un réseau associatif intercommunal Mettre en place des formations thématiques qualifiantes pour les bénévoles et les intervenants du milieu associatif communautaire Amplifier et concrétiser le partenariat M.C.L et M.J.C. Calonne de Sedan (comme structures phares et maillantes de l’agglomération Charleville-Mézières/Sedan) Lutter contre la division du secteur associatif, restaurer une parole commune Accueillir les petites associations émergentes et innovantes Créer un pool d’animateurs/techniciens d’activités Améliorer notre visibilité internetique et développer une véritable stratégie web Intégrer le réseau de communication intercommunautaire 6) Economie Sociale et Solidaire 6.1 6.2 6.3 Créer des emplois partagés utiles au réseau associatif, Développer l’image de « l’utilité territoriale » de la Maison, Creuser l’idée de la stratégie Océan Bleu7. Lexique 7 - 14 - C) Activités - Actions – Missions - Diffusion L’existant reconduit A) Secteur Adultes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 Danses traditionnelles Danse de Salon Danse contemporaine Groupe Présences Danse Modern’ Jazz Danse Artistique Barre au sol Danse Orientale Egyptienne Zumba Pilates Body Sculpt Fitness Stretching Gymnastique pour Tous Aérobic – Steps Yoga Sophrologie Théâtre Echanges de Poèmes Opéra Bel canto Atelier Ecriture Atelier Photo Atelier Médias Anglais Espagnol Japonais Chinois Italien Russe Informatique (Internet Logiciels) Informatique (word, works excel publisher, powerpoint) Enluminure Reliure Coupe et couture Dessin Dessin Peinture Peinture sur soie Poterie modelage Lutherie Accordéon diatonique Guitare Percussion Africaine Musette du Centre (Cornemuse) Tarot Club de Go Jeu de mots Jeu de rôles - 15 - B) Secteur Enfants Ados 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 Eveil à la danse Initiation à la danse Initiation danse classique Danse classique Danse Modern’Jazz Danse Hip-Hop Avec les arts créons en jouant Dessin Peinture Aéromodélisme Eveil Musical Petite Enfance Guitare Percussion Africaine Club de Go Jeu de rôles Anglais Italien Chinois Informatique Atelier Média Atelier Théâtre C) Centres - Manifestations- Loisirs –Services 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 Centres de Loisirs (pendant les vacances) Centres de Loisirs (ski alpin et fond) Dimanches Bien Etre A la Découverte de l’Ardenne Marché du jouet d’occasion Troc livres Programmation Jeune Public (Pirouettes) Fête de la Musique Festival Off de Marionnettes M.I.AM. Accueil repas tirés du sac Services : place ciné tarif réduit, photocopies, affiches… Junior Association - 16 - Elargir la palette (E : envisageable ; S : souhaitable ; P : Priorité) 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 Couture, customisation Percussion Steeldrum Philatélie Magie Vitrail Pôle Culture scientifique et numérique Centre Enfance Art et Culture Réfection (chaises, fauteuils customisation) Cirque Langue des signes Loisirs créatifs (au choix) Histoire des Arts Mythologie (grecque et romaine) Musique Indienne Musique Chinoise Café (scientifique, philo, citoyen, lumières) Accompagnement à la scolarité Aide aux petites associations Aide aux démarches administratives Club enfants (multi activités) Œnologie Vannerie Anglais par la chanson Beauté soin maquillage Cycles conférences liés aux pratiques maisons Cycles Master class Espace parrêsia (parole libre) Paroles de chanson et parodies Atelier Rimbaud Sculpture Généalogie Activité communication Maison, partenariats Formations acteurs/animateurs (Sciences culture Patrimoine Europe) Parcours enfants environnement patrimoine Architecture Parcours culturels sur plusieurs structures Activités intergénérationnelles (mamie crochet, papi bricoleur) Rechercher et former des bénévoles pour faire vivre au quotidien l’espace convivial (prise en compte des cafés à thème). Instituer les rencontres M.C.L. – M.J.C. Calonne Sedan (collaboration intercommunale et Vie Associative). Philo ado/collège Langage numérique enfants Programmation créative enfants (Modèle Magic Lab) Tiers-lieu Fab lab (partenariat) Lutherie fabrication xylophone metallophone Fête de la Science et partenariat CSTI - 17 - CHAMP ET CONTRECHAMP Sujets à débattre (en autres) - La M.C.L. un nouveau projet, une nouvelle convention, avec quels moyens ? - Vers une politique culturelle intercommunale - Augmenter la part d’autofinancement de la Maison, comment ? - Crowdfunding : (financement par la foule, appel aux dons) - Reconnaissance d’intérêt général - La M.C.L. et les sirènes de la Realpolitik6 - Paris vaut bien une Messe ? - Culture et entertainment (loisirs) - Politique utilitariste8, culture et retombées économiques. Pas contre, mais pas que ? - Définir des priorités internes (Diffusion/Médiation, offre/demande) - Fertiliser les paradoxes - Culture numérique, Educ pop et web 2.09 - Innovation Sociale et Economie Sociale et Solidaire - Stratégie OCEANS Bleus/ OCEANS Rouges - Culture scientifique et compétences locales - Espace Bateau Ivre et Torpeurs enivrantes, espaces autonomes, pourquoi ? pour qui ? avec quels moyens ? - M.C.L. et communication - M.C.L. et Handicap - M.C.L. et partenariats - MJC Gambetta (forces et faiblesses) - Bénévolat, Judiciarisation, Assurances - Appels à projets et éthique maison - MCL et environnement sécurisé et accessibilité Lexique 6 Lexique 8 Lexique 9 - 18 - Annexe 1 De la science et du citoyen Depuis une trentaine d’années, la culture scientifique s’est fortement développée en France. Partie intégrante de la culture au sens large, elle doit permettre au citoyen de mieux comprendre le monde dans lequel il vit et de se préparer à vivre dans celui de demain. En développant l’information et la réflexion sur les sciences et leurs enjeux, en favorisant les échanges avec la communauté scientifique, en partageant les savoirs, en éduquant à une citoyenneté active, cette culture s’inscrit parfaitement dans la démarche socioculturelle de notre maison. Un constat s’impose : plus des deux tiers des grands débats de notre époque ont la science pour origine. Par conséquent, pour une institution comme la nôtre, demeurer en retrait du champ scientifique revient à réduire le champ démocratique du citoyen : l’absence de questionnement va de pair avec un déficit de l’expression concernant des domaines qui font de plus en plus débat et qui réclament eux-mêmes le débat. Ce retrait nous parait d’autant plus regrettable en pleine révolution numérique, aussi avons-nous un devoir d’acculturation, de médiation voire d’ « alphabétisation » scientifique. Afin d’assurer la promotion des « nouveaux savoirs », il convient de nous inscrire dans un esprit inter-associatif de partenariat en conjuguant les compétences locales reconnues pour fonder notre démarche sur une pédagogie de la pratique. Il s’agit, sur le modèle des pratiques amateurs dans le domaine artistique, non seulement de former des publics éclairés et curieux mais aussi plus largement de favoriser l’appétence en développant « le goût de la science ». - 19 - Annexe 2 MCL 2.0 ou l’éloge du croisement Engagé dans un processus de refondation de son projet associatif, la MCL Ma Bohême se doit d’actualiser les axes spécifiques de sa mission en prenant en considération les nouveaux enjeux contemporains du savoir et du politique. Ainsi, les liens tissés entre l’éducation populaire, le numérique et les savoirs doivent prendre en compte ce nouvel « agir démocratique ». Si les nouveaux outils média-numériques offrent aux militants et aux éducateurs de nouveaux terrains d’action et d’investigation, ils les confrontent aussi, au-delà des questions évidentes de la dimension technique et de l’accès, à un certain nombre de problématiques inédites. Culture numérique, biens communs, tiers lieux, Wikipédia, logiciels libres etc…, le projet associatif ne peut faire l’économie de ces sujets qui, chacun à leur manière, s’appuie sur des principes qui sont les nôtres depuis des décennies : la production individuelle et collective, le rapport au savoir, l’expression démocratique. La question du savoir est intimement liée à celle du pouvoir et à la capacité d’agir (empowerment). Il convient de fait que notre projet établisse une stratégie afin d’enrichir notre démarche éducative par le potentiel qu’offrent les outils informatiques et numériques (croiser l’utopie et l’action, le virtuel et le réel, la richesse de l’existant à l’accélération de l’information). Pour cela, il faut notamment repenser les lieux du savoir afin de donner libre accès aux produits de l’intelligence collective (open data19- open source20…) en s’attachant aux objectifs d’innovation, de création, d’hybridation des arts et du numérique, en mettant en perspective les échanges collaboratifs transfrontaliers, et le travail en réseaux comme lien identitaire de la communauté d’agglomération de Charleville-Mézières/Sedan. NB pour le débat : 1 / Nous sommes tous conscients de la réalité de « pharmakon » de l’outil internet (outil ambivalent autant remède que poison). Notre volonté est de jouer la carte remède tout en restant attentif et vigilant aux trop nombreuses dérives de cet outil… le côté poison peut-être un objet d’étude et de réflexion ? 2/ Dans le même esprit l’attitude « geek » n’est pas à critiquer systématiquement car l’imaginaire, la bidouille, la programmation sont souvent les terrains de jeu de ces « allumés, passionnés, pointus ». En revanche, les « geeks no life » relèvent d’une addiction bien plus socialement préoccupante. Barack Obama aux jeunes américains décembre 2013 : « ne jouez pas avec votre téléphone, programmez-le ! » lexique 19 lexique 20 - 20 - LEXIQUE (1)- Benchmark : Le benchmark peut être considéré dans une première approche comme une « pêche aux bonnes idées ». Dans un contexte marketing, c’est une démarche d’observation et d’analyse des performances atteintes et des pratiques utilisées par la concurrence ou par des secteurs d’activité pouvant avoir des modes de fonctionnement réutilisables. (2) - Sérendipité : Faire une découverte par hasard et par sagacité, souvent alors qu’on cherchait autre chose. Rencontres de données ou de résultats inattendus, aberrants et capitaux lors d’une observation empirique. La sérendipité « internétique » est le fait de trouver sur internet une information intéressante en interrogeant un moteur de recherche sur autre chose. (3) - Esprit Maker : (Faire par soi-même) C’est le point de vue défendu par Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired et auteur du best-seller mondial La Longue Traîne, qui expose ici les caractéristiques de ce mouvement en plein essor : Les Makers utilisent les outils numériques pour créer de nouveaux produits et réaliser des prototypes. Grâce à l’open source, ils mettent en commun leurs idées et leurs connaissances, acquérant ainsi un immense savoir collectif. Leurs initiatives dépassent le stade du passe-temps et débouchent désormais sur de véritables entreprises, déjà présentes dans le tissu économique. Les Makers sont en effet en train d’industrialiser la bidouille et l’esprit DIY (Do It Yourself), en un mouvement tout à la fois artisanal et innovant, high-tech et low-cost. Et aujourd’hui, plus que jamais, chaque inventeur est désormais aussi un potentiel entrepreneur. Visionnaire, tout en restant pragmatique, Chris Anderson s’appuie sur de nombreux exemples comme les imprimantes 3D, les cartes informatiques en open source ou les boutiques d’autofabrication. Poursuivant sa réflexion engagée sur l’économie numérique, il décrypte ici ce phénomène qu’il appelle lui-même « le passage des bits aux atomes » ou encore « la longue traîne des objets ». (4)- Empowerment : (capacitation) Développement du pouvoir d’agir, d’accéder à plus de pouvoir : parole portée et prise en compte plus haut. - 21 - (5) - Agency : (Agentivité au Canada) Faculté d’action d’un être, capacité à agir sur le monde des choses, à les influencer, à les transformer. (6) - Realpolitik : (aujourd’hui) On assiste généralement dans tous les partis et gouvernements à une opposition entre les « realpoliticiens » et les « fondamentalistes » suivant leur attitude face à des compromis sur leurs idées. Le terme est aussi employé négativement pour souligner l’abandon des principes éthiques au profit d’intérêts nationaux (territoriaux, économiques…). En Allemagne, le terme à un sens bien plus simple de réaliste pour distinguer les politiques modestes, simples, des utopies trop zélées. En France, le terme possède deux sens. Positivement, il est employé dans le sens d’abandonner ses idéaux pour composer avec la réalité. Dans son sens négatif, il est utilisé pour indiquer un manque de vision politique conduisant à un règlement uniquement à court terme des problèmes. (7)- Stratégies OCEAN BLEU – OCEAN ROUGE : Les océans rouges sont les activités existantes et représentent l’espace connu du marché. Dans les océans rouges, les frontières de l’activité sont connues et acceptées par les différents acteurs (fournisseurs, clients, prescripteurs, etc…). Les règles de la concurrence sont également connues. Dans les océans rouges, les entreprises essaient de dépasser leurs rivaux en conquérant de nouvelles parts de marché. Pour une entreprise confrontée à cette intensité concurrentielle, il devient de plus en plus difficile de trouver des opportunités de croissance. L’offre se transforme et le produit devient une commodité ou s’inscrit dans des niches de marché. La compétition devient sanglante, d’où le terme d’océan rouge. Les océans bleus, au contraire, sont constitués de toutes les activités n’existant pas actuellement. Celles-ci constituent donc un marché inconnu, non infecté par la concurrence. Dans les océans bleus, la demande est créée plutôt que conquise. Pour les entreprises, il y existe de nombreuses opportunités pour une croissance rapide et importante. La compétition n’existe pas car les règles du jeu n’existent pas et sont à être écrites. L’océan bleu est une analogie pour décrire l’immensité du potentiel non exploré. (8)- Politique utilitariste : L’utilitarisme est une doctrine éthique qui prescrit d’agir (ou ne pas agir) de manière à maximiser le bien-être global de l’ensemble des êtres sensibles. L’utilitarisme est donc une forme de conséquentialisme, héorie évaluant une action (ou une règle) uniquement en fonction des conséquences escomptées, qui se distingue de la morale rationnelle et notamment kantienne. L’utilitarisme définit classiquement le bien-être par le bonheur. On peut résumer le cœur de la doctrine utilitariste par la phrase : « Agis - 22 - toujours de manière à ce qu’il en résulte la plus grande quantité de bonheur » (principe du bonheur maximum). Il s’agit donc d’une morale eudémoniste, mais qui, à l’opposé de l’égoïsme, insiste sur le fait qu’il faut considérer le bien-être de tous et non le bien-être du seul agent acteur. Traduction politique : plus grande quantité de bonheur = majorité. Attention à la minorité « sacrifiée ». (9) - Web 2.0 : Le Web 2.0 est l’évolution du Web vers plus de simplicité (ne nécessitant pas de connaissances techniques ni informatiques pour les utilisateurs) et d’interactivité (permettant à chacun, de façon individuelle ou collective, de contribuer, d’échanger de collaborer sous différentes formes). L’expression « Web 2.0 » désigne l’ensemble des techniques, des fonctionnalités et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme originelle du web, en particulier les interfaces permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s’approprier les nouvelles fonctionnalités du web. Ainsi, les internautes contribuent à l’échange d’informations et peuvent interagir (partager, échanger, etc…) de façon simple, à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social. L’internaute devient, grâce aux outils mis à sa disposition, une personne active sur la toile. (10) - Festival OFF Mondial des Théâtres Marionnettes : Organisé et piloté par la M.J.C. Gambetta en partenariat avec les structures de quartier (Dhôtel, Manchester, SARC). Le Off Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes en salles dont la spécificité est la gratuité propose à chaque édition 240 représentations (60 troupes) dans le centre ville et les quartiers. En 2013, 25 000 spectateurs ont pris place dans notre manifestation. (11) - L’association Pirouettes : Regroupe le Service Périscolaire de la Ville, la M.J.C. Gambetta et les trois structures sociales de quartier (Social Animation Ronde Couture, Centre Social Manchester, le Centre Social André Dhôtel). Le Maire ou son représentant est membre de droit de cette association. Son action : Diffusion et médiation culturelle, formation d’animateurs de centre de loisirs aux techniques culturelle 3/6 ans et 6/12 ans. Pour les 3 ans, Pirouettes et la MJC collabore avec le Collectif Petite Enfance de la Ville (13 crèches municipales, associatives et une hospitalière). (12) - L’association MIAM « La Marionnette au Cœur » : L’association le Mouvement Inter Associatif des Arts de la Marionnette, fondée 2010 à l’initiative de la M.J.C., a pour but de réfléchir à une politique concertée des arts de la marionnette sur l’agglomération. Le Président ou son représentant de la grande Agglo Sedan/Charleville est membre de droit de cette association qui regroupe à ce jour 11 - 23 - structures (SARC, CSCA.Dhôtel, CS Manchester, Institut de la Marionnette, Petits Comédiens de Chiffons, Pirouettes, Fait Maison, L’arbre à Couleur, Nouzon Vie Pôle Social, la Ligue de l’Enseignement, et la M.J.C. Gambetta (discussion en cours avec la M.J.C. Calonne de Sedan). Son action : Dimanche festif au Square Mialaret (dernier dimanche du festival). (13) - Tiers-lieu Lieu de sociabilité qui n’est, ni la demeure (le premier-lieu), ni le lieu de travail (le second-lieu). En effet, le tiers-lieu, le lieu de la relation, n’est pas tant le lieu de l’échange que celui où le message se change : il est un lieu de médiation et d’innovation, d’émergence pour des significations nouvelles. Les auteurs reprennent la définition de tiers-lieu introduite en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenbourg : un lieu où l’on prend plaisir à se rassembler, où l’on tient des conversations, où l’on échange. Une sorte d’agora publique ou privée, un lavoir, un café du commerce. (Source Wikidictionnaire) (14) – Education non formelle L’éducation non formelle postule que l’école n’est pas l’unique lieu d’éducation et que d’autres sources de savoir, telles que la famille et l’entourage, sont à prendre en compte, avec tous les enjeux de « reproduction sociale » que cela implique. Ce faisant, elle permet d’élargir la réflexion sur l’éducation, en dépassant le cadre purement scolaire. A ce titre, les formateurs ne se placent pas dans une quelconque position de supériorité par rapport aux participants mais cherchent à les orienter selon leurs besoins et à faciliter la dynamique du groupe. L’éducation non formelle est avant tout un processus d’apprentissage volontaire et interactif durant lequel les participants peuvent acquérir des savoirs, des savoir-être, des savoir-faire et « savoir-faire faire ». Elle se distingue de l’éducation formelle par sa méthodologie et ses objectifs. Ses principales caractéristiques sont les suivantes : - l’approche participative centrée sur l’apprenant, - la prise en compte des préoccupations et des besoins réels des participants, - l’attention particulière portée au processus d’apprentissage, qui a lieu tout au long de la vie, - le recours équilibré aux dimensions cognitives, affectives et expérimentales de l’apprentissage, - le recours à la créativité à des fins pédagogiques. (Source Wikipedia) (15) - Culture numérique - 24 - La culture numérique est une expression qui fait référence aux changements culturels produits par les développements et la diffusion des technologies numériques et en particulier d’Internet et du web. La culture numérique se réfère d’abord à toute forme de production originale d’une œuvre culturelle à l’aide des technologies numériques, et en particulier des technologies de l’information et de la communication. Elle se réfère également aux relations entre producteurs et publics des œuvres culturelles, ces relations étant profondément bouleverses par les technologies numériques. Comme tous les documents, sons images fixes ou animées peuvent être numérisés avec les technologies de l’information et de la communication, tout produit culturel peut être représenté et exprimé sous forme d’information numériques qui peuvent ensuite être traitées, copiées, stockées et transmis instantanément à travers le monde entier. La diffusion massive des outils informatiques et des systèmes de communications unifiées a entraîné un développement rapide de nouvelles formes d’expression culturelles. (Sources Wikipedia) (16) – Internet Internet est un système d’interconnexion de machines qui constitue un réseau informatique mondial, utilisant un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données. C’est un réseau de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux. Internet transporte une vaste quantité d’informations et permet l’élaboration d’applications et de services variés, comme le courrier électronique, la messagerie instantanée, le pair-à-pair et le World Wide Web (WWW). Internet ayant été popularisé par l’apparition du World Wide Web, les deux sont parfois confondus par le public non averti. Le World Wide Web n’est pourtant que l’une des applications d’Internet. (Source Wikipedia) (17) – Fab lab Un fab lab (contraction de l’anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication » est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets. La caractéristique principale des fab lab(s) est leur « ouverture ». Ils s’adressent aux entrepreneurs, aux designers, aux artistes, aux bricoleurs, aux étudiants et aux hackers en tout genre, qui veulent passer plus rapidement de la phase de concept à la phase de prototypage, de la phase de prototypage à la phase de mise au point, de la phase de mise au point à celle de déploiement, etc. Ils regroupent différentes populations, tranches d’âge et métiers différents. Ils constituent aussi un espace de rencontre et de création collaborative qui permet, entre autres, de fabriquer des objets uniques : objets décoratifs, objets de remplacement, prothèses, orthèses, outils… (Source Wikipedia) - 25 - (18) – Informatique L’informatique est le domaine d’activité scientifique, technique et industriel concernant le traitement automatique de l’information via l’exécution de programmes informatiques par des machines : des systèmes embarqués, des ordinateurs, des robots, des automates, etc… C’est champs d’application peuvent être séparés en deux branches, l’une, de nature théorique, qui concerne la définition de concepts et modèles, et l’autre, de nature pratique, qui s’intéresse aux techniques concrètes d’implantation et de mise en œuvre sur le terrain. Certains domaines de l’informatique peuvent être très abstraits, comme la complexité algorithmique, et d’autres peuvent être plus proches d’un public profane. Ainsi, la théorie des langages demeure un domaine davantage accessible aux professionnels formés (description des ordinateurs et méthodes de programmation), tandis que les métiers liés aux interfaces hommemachine sont accessibles à un plus large public. (Source Wikipedia) (19) – Open data (données ouvertes) Une donnée ouverte est une donnée numérique d’origine publique ou privée. Elle est produite par une collectivité ou un service public (éventuellement délégué). Elle est diffusée de manière structurée selon une méthodologie et une licence ouverte garantissant son libre accès et sa réutilisation par tous, sans restriction technique, juridique ou financière. L’ouverture des données (en anglais open data) représente à la fois un mouvement, une philosophie d’accès à l’information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables. Elle s’inscrit dans une tendance qui considère l’information publique comme un bien commun (tel que défini par Elinor Ostrom) dont la diffusion est d’intérêt public et général. (Source Wikipedia) (20) – Open source La désignation open source, ou « code source ouvert », s’applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l’Open Source Initiative, c’est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d’accès au code source et de créer des travaux dérivés. Souvent, un logiciel libre est qualifié « d’open source », car les licences compatibles open source englobent les licences libres selon la définition de la Free Software Foundation ou FSF. On utilise aussi l’expression « free software » ou « logiciel libre » recommandée par la FSF. Les mots graticiel ou « freeware », quant à eux, désignent les logiciels gratuits, qu’ils soient ouverts ou non. - 26 - REMERCIEMENTS : - Aux ressources de l’intelligence collective du Web (c'est-à-dire à tous ses contributeurs) A l’équipe des permanents de la M.J.C. Gambetta A Florent DANNE et Sandrine DANNE-DEBLIQUY mes contributeurs syntaxiques. - 27 - Appel à bénévolat La nouvelle Maison de la Culture et des Loisirs Ma Bohème ouvrira au début de l’année 2015. Dans son projet associatif (en débat), elle doit prendre en compte le rayonnement d’intérêt communal qui lui a été conférée par la Communauté d’Agglomération Charleville-Mézières/Sedan, tout en prenant appui sur la dynamique, le potentiel et les savoirs-faire de la M.J.C. Gambetta. Une belle mission ! qui pour se faire à besoin d’aide, alors ! - Si vous avez du temps libre, si vous appréciez la convivialité, si vous avez envie de vivre une expérience collective au service de l’intérêt général en vous faisant plaisir, vos compétences ou votre disponibilité à rendre service seront les bienvenues et contribueront à donner plus de « lumières » et de « plus value » à l’ambition culturelle et éducative de cette Maison. Domaines ciblés - Sciences, numérique, culture et Art/enfants, cirque, magie, histoire des Arts, philosophie, mythologie, vitrail, musiques du Monde, généalogie, mémoire Ardennaise, vannerie, réfection chaises/fauteuils, customisation, encadrement Spectacle/évènements/animations, gestion de la salle de convivialité… Contact : M.J.C. Gambetta 10 Boulevard Gambetta 08000 CHARLEVILLE MEZIERES Tél : 03.24.33.31.85 [email protected] - 28 - NOTES/REMARQUES - 29 - - 30 - - 31 - - 32 -