Les nomades des mots.

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Les nomades des mots.
Les nomades des mots.
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Ladies and gentlemen, welcome on board
Nous vous invitons à prendre place à bord de notre caravane, qui pour la neuvième session de l‘atelier écriture de l’association ALSA, a
cheminé entre rêves et réalité.
Nous vous souhaitons un beau voyage, et comme chacun sait le plus important c’est le chemin et non l’arrivée.
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Entre le sable et l’eau : le cœur de l’homme balance.
Quand je vis cette image d’un Touareg juché sur son chameau et se déplaçant au rythme d’un métronome et portant de grosses lunettes le
protégeant du vent et du sable, je dis victoire !
Victime
de
la
nature
sur
l’homme
qui
déréglé
tout
avec
ses
centaines
d’instruments
envoyés
dans
l’espace.
De l’autre côté du continent il y a le Duché du Luxembourg, petit havre de paix, ainsi qu’un paradis fiscal dont les frontaliers profitent largement.
Ils seraient bien bêtes de ne pas sauter sur ce paradoxe : peu d’habitant et beaucoup d’argent. Mais qui est le dindon de la farce ? Comme
toujours l’ouvrier et le chômeur. Il faudrait rééquilibrer les parties en présence. Mais je ne vais pas toujours vous parler des injustices, au risque
de vous lasser. Je vous emmène à la pêche à la sardine. Je laisse mon cabriolet au port. Nous sommes à Brest et le climat n’est pas le même que
dans le désert. Il fait bon et le vent souffle d’Est en Ouest ce qui nous permet de hisser la grande voile et départ vers le grand large. Une fois
arrivé en haute mer, le paysage devient idyllique même s’il n’y à que de l’eau et encore de l’eau. De temps à autre, l’homme vient toucher cette
beauté, en larguant des fonds de cale ce qui équivaut à des tonnes de pétrole. Mais à chaque fois la nature reprend ses droits avec l’aide de
sauveteurs. Et c’est tant mieux. Pour les chrétiens, on ne défait pas ce que Dieu a créé. Mais de tout temps, l’homme, en vertu du profit, a négligé
la nature, créant des dégâts irréversibles : déjà au siècle dernier, en exploitant les richesses minières : or, argent, cuivre, charbon, potasse, puisent
dans la santé des hommes.
Maintenant que les ressources du sous sol ont été épuisées on s’est replié sur l’énergie nucléaire. Là aussi il y a eu la catastrophe de
Tchernobyl. Il ya eu aussi des précédents guerres : Hiroshima et Nagasaki. Autant de traumatismes qui sont loin d’être dissipés. Mais comme à
chaque fois, l’homme à repris le dessus. Après 39-45, l’Allemagne a été reconstruite en 20 ans, elle dont l’infrastructure avait été complètement
rasée. Hiroshima et Nagasaki ont été reconstruites. Mais un jour, peut –être, l’homme ne se relèvera plus !
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Si j’étais
Un bruit
Une goutte d’eau de pluie
Un son
Une contrebasse
Un animal
Un
félin
(fennec,
lionne,
puma,…j’adore les animaux)
Il y en a tant que je ne connais pas,
Un pays
mais
l’Inde
est
tellement
vaste
et
accueillant.
Une plante
Une asperge sauvage, celle qui
pousse en premier après un incendie dans le
midi de la France. Elle est toute petite, mais
c’est le retour à la vie.
Un vêtement
Un short long, une combi bien
chaude. Tout dépend du climat.
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Cadavres exquis
Le Dictionnaire abrégé du surréalisme donne du cadavre exquis la définition suivante : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou
un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »
Ce jeu littéraire a été inventé à Paris, au 54, rue du Château, dans une maison où vivaient Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves
Tanguy. Le principe de ce jeu était que chacun des participants écrive à tour de rôle une partie d'une phrase, dans l'ordre nom-adjectif-verbeCOD-adjectif, sans savoir ce que le précédent a écrit. La première phrase qui résulta et qui donna le nom à ce jeu fut « Le cadavre – exquis –
boira – le vin – nouveau. »
Voici les nôtres…
Sur les quais de Seine, aux feux de la St Jean un escargot revendique avec Belmondo en sautant à pieds joints.
Entre St Ouen et Clignancourt en 2017 Vizir de Patchougan lit Libé avec le Douanier Rousseau en glissant sur une limace.
Amsterdam il y a très longtemps Marylin Monroe chante et danse avec tu sais qui en dessinant des graffitis dur les murs.
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Acrostiche
Horizontalement
2. Habemus Papam
7. Montrer, se montrer, faire son
show
8. Elle est russe ou de dentiste
9. Les anges en ont
Verticalement
1. Vaste bleu ou vert ou sable
2. Un pont entre deux rives
3. Louis XVI ou Constantin II
4. Cuve à bagages
5. Mozart y a mangé de la pâte
d'amande
6. Félin tacheté
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Le poisson et l’oiseau
Que faites vous la nuit, un peu plus près des étoiles quand vous commencez à planer à la limite du seuil sophroliminal où débute
l’inconscient et que les premiers songes finissent par taquiner votre sommeil alors qu’un oiseau vient se poser sur votre épaule,
susurrant une mélodie à votre oreille, une musique douce et psychédélique agrémentée de paroles ésotériques ?
Moi je rêve que je suis un poisson confiné entre les quatre parvis de son aquarium, prisonnier de l’environnement ambiant,
condamné à fixer un thermomètre mesurant le taux d’oxygène et en même temps le temps qu’il lui reste à vivre, cela avec effroi.
La morale de cette histoire est que je me suis cassé la tête à caser les 10 mots imposés par la direction en une phrase pour en être
débarrassé afin de pouvoir rendre hommage à tous les prisonniers politiques de monde entier de la Syrie à l’Argentine, de la Corée du
Nord à la Chine pour n’en citer qu’une infime partie. J’ai la migraine dès mon réveil. Ah, réalité quand tu nous tiens !
Philippe GROSS
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I have a dream…
J’ai fait un rêve, j’y songe maintenant durant une nuit étoilée. Une diseuse de bonnes aventures m’explique les sciences
ésotériques. Grace à un avion
je plane dans les airs. Nous devenons inconscients. Le pilote a failli tuer l’homme- oiseau dans son
sommeil mais la sirène l’a réveillé grâce à sa mélodie sans musique.
Carole Gutleben.
J’ai fait un songe.
Un oiseau planait, par une nuit remplie d’étoiles. Au loin une douce musique raisonnait.
Je l’entends encore. Elle me rappelle une mélodie d’autrefois.
Rêve, ou réalité ?
Message inconscient, ou invitation ésotérique ?
Sandrine
Surtout la nuit inconscient, endormi, on fait des rêves, des songes différents, les plus beaux rêves c'est quand on plane comme un
oiseau ou les défilés de la police dans les espaces avec ces voitures spatiales autour des étoiles. Mick et Nathalie aiment bien écouter de la
musique, composée des différentes mélodies
Illias
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Qu'est ce qu'il y a dans la table de nuit de la grand-mère de Philippe?
La grand-mère de Philippe est morte cette nuit, dans son sommeil, une mort douce et idéale, sans conscience du glissement vers
l'éternité...Au petit matin, la famille éplorée n'a pu que constater l'absence seulement corporelle de ce pilier de la famille, de celle qui depuis tant
d'années avait entouré les malheurs et le bonheur des siens. Véritable statue, au socle d'acier, elle avait, par son labeur acharné assurée, sans
jamais se départi d'une sérénité qui semblait remonter a la nuit des temps, le confort de sa tribu et, par extension, de tous ceux qui s'étaient
rapprochés du cercle familial...Les amis, les collègues de travail, les étrangers hagards qui cherchaient ne fut-ce qu'un ???, tous ceux qui
exhalaient une humanité désespérée, étaient les bienvenus a la porte de l'aïeule qui, sans jugement aucun, accueillait sous son toit celles et ceux
qui avait touchés son cœur.
Personnage épique, la grand-mère de Philippe laissait soudain un vide abyssal. Chacun laissant s'épancher son chagrin, sans retenue, et
Philippe, qui avait toujours su la considérer comme un refuge pour ses joies aussi bien que pour ses peines, éprouva, soudain, le besoin de s'isoler
une dernière fois avec cette légende, ce roc auquel tant de personnages s'étaient accrochés.
La maison était envahie et peu a peu les parents, les amis, tout le monde, en début de soirée, avait quitté la chambre pour se retrouver dans
la semi-pénombre du salon ou l'évocation encore irréelle de la disparue monopolisait les conversations. Philippe, seul dans la chambre contemple
le corps immobile tandis qu'un flot de souvenirs envahissait son esprit. Presque mécaniquement, il se tourna vers la table de nuit qu'une petite
lampe de chevet éclairait. Mu par une pulsion qu'il ne comprenait pas, il ouvrit le tiroir de cette table et resta un instant interdit, ne sachant s'il
commettait un sacrilège ou s'il voulait, une dernière fois, se retrouver dans l'intimité de celle qui l'avait accompagner depuis sa naissance. La
première chose qu'il aperçut, ce fut un petit crucifix posé sur un très vieux Nouveau Testament. Avec des doigts fébriles, il les saisit avec un
respect teinté de gêne. Un fin mouchoir de baptiste que le temps avait privé de sa blancheur initiale pour la teinte d'un beige délicat tomba sur le
sol lorsqu'il s'empara d'une vieille photo aux contours dentelés et, d'emblée, il reconnut sa grand-mère en première communiante. Elle n'avait pas
beaucoup changée, seul le temps, la vie rude qu'elle avait mené, avait creusé ses traits et sculptés un visage immuable de femme éternelle. Sur la
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photo, alors qu'elle n'était qu'une enfant, on reconnaissait déjà la bonté, la gratitude, l'humanité et la douceur qui allait modeler sa longue
existence. Au fond du tiroir, dans un médaillon ouvert, le portrait de son grand amour, son mari, que Philippe n'avait pas connu et auquel chacun
s'accordait, sa grand-mère en premier, a dire qu'il lui ressemblait. Posé sous le médaillon, une lettre a l'encre presque disparue, que Philippe
déplia: une lettre d'amour d'un temps de fiançailles qui semblait surgit d'un autre siècle. Philippe n'osa pas le lire. Seul la date lui sauta aux yeux:
14 février 1943. Un message du Front a sa bien aimée. La signature: Alphonse, son grand-père. Une fleur séchée s'étiolait dans le fond du
tiroir...Les yeux embués, Philippe remis le trésor en place et en se refermant le tiroir fit un bruit presque musicale qu'il interpréta comme une
approbation de celle qui dormait dorénavant pour toujours, mais qui pour lui, il en était sur, ne cesserait de se réveiller dans sa mémoire a chaque
moment de son parcours à lui sur cette terre, aussi long soit-il....
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L’enfer du décor
Cette nuit là, c’est le diable qui m’a réveillé. Une sensation de chaleur digne des enfers. Je crois que je préférais encore les dragons de
mon enfance. Il s animaient mes nuits, je les exfiltrais le moment venu vers d’autres contrées, lorsqu’ils ne me faisaient plus autant peur. Il me
vient l’image des Hells’Angel, l’enfer ne serait pas un après, mais la vie sur terre. Il y en a de ces cauchemars qui vous donneraient le gout de
devenir insomniaque.
Sandrine
Comme chaque nuit, le sommeil tardait avenir....Mille pensées envahissaient mon esprit, comme si j'appréhendais la compagnie de
Morphée...cet état insomniaque m'est familier et, après avoir pris un cachet pour m'endormir, la sensation du départ vers le monde de la nuit
s'empare de moi et très vite, les images oniriques prirent une exfiltration étrange: alors que mes rêves sont en général positifs, ne voila-t-il pas
qu'un dragon qui avançait lentement, sans peur, vers moi, se mit a cracher le feu de l'enfer dans ma direction...A pas pesant, en soufflant
bruyamment, il s'approche de moi et tendait son énorme patte vers moi...Je suais toute l'eau de mon corps et, en tremblant d'effroi, j'essayais de
rejoindre le baobab que j'avais aperçut derrière moi. Nous étions dans une immense forêt tropicale et les lianes qui pendaient de partout
m’obstruaient le passage. Le monstre se rapprochait, l'angoisse paralysait tous mes membres! Soudain, j'entendis les vrombissements de moteurs
qui se rapprochaient en pétaradant et une fumée de pot d'échappement assombrit la scène...Malgré ce brouillard artificiel, je vis un groupe de
hell's Angels venir a mon secours. Ayant arrêté leur engins, ce qui engendra un silence de mort, les motards tatoués, chevelus et menaçant
tirèrent de leur coffre une tronçonneuse qui se mit a vibrer et mes sauveteurs s'approchèrent sans crainte du dragon qui continuait son
avancée...Très vite, mes justiciers inconnus maitrisèrent l'énorme animal irréel a l'aide de leur scie et sous les coups de la lame meurtrière qui
lacéra et trancha le corps, la bête s'écroula dans une mare de sang...Son souffle bruyant diminuait d'instant en instant, l'agonie se prolongeant
interminablement...Un des motards poussa un grand cri de victoire qui occasionna mon réveil en sueur et je mis longtemps a me rendre compte
que j'étais chez moi, dans mon lit, a l'abri de l'horrible épisode qui avait habité ma nuit... Christophe
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Mérostomes
Nom masculin, pluriel : Un groupement de poissons qui se déplacent toujours en bande. Céline
Nom féminin, pluriel : Au temps de Philippe le bel, les templiers et leur commandeurs Jacques de Morlay étaient convaincus qu’une
force trouble et opaque perturbait le royaume de France sous le règne des capétiens. D’après eux, c’était le retour des Mérovingiens, dynastie
qui avait régné autrefois sous forme d’esprits et de fantômes d’où l’expression mérostomes. Carole
Bactéries qui se réfugient dans les fromages trop faits. Philippe
Nom d’une pipe. Mike
Nom masculin : Les mérostomes sont les habitants de Méros, planète découverte en 2053. Le premier vol habité de la terre à Méros en
2086, les premiers mérostomes sont venus avec la navette, laissant les cosmonautes terriens à Méros. Nathalie
Pilastre
Nom féminin, pluriel : Pile pouvant se recharger sous les étoiles. En cours d’invention sortie prochaine dans les grandes surfaces en
attendant continuons de rêver. Céline
Nom masculin : Contraire de facéastre. Quand on aperçoit dans le ciel un astre du son côté pile. Carole
Insulte en usage sous les rois maudits alors que ces derniers n’étaient pas en odeur de sainteté auprès du peuple. Philippe
Fondation qui tient l’architecture. Mike
Nom masculin : Le pilastre est un arbre de la Fargossie-centrale. C’est avec le bois du pilastre que l’on fabrique les manches de
violoncelle. Nathalie
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Syllepse
Jeux consistant à assembler deux syllabes. Céline
Personne souffrant de six crises d’épilepsie successives. Carole
Mot désignant une syllabe au temps de Rabelais, soit dans le vieux français de l’époque. Philippe
Sorte de pierre. Mike
La syllepse est une magnifique pierre semi- précieuse qui se trouve uniquement dans les mines de Fargossie centrale. Nathalie
La Fargossie Centrale
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Eloge funèbre
Tous les enfants que tu as dé soiffé, abreuvé, marié, dorloté, changé, caressé, pris sous tes ailes t’accompagnent pour ce dernier voyage et
te souhaite longue et belle vie dans l’au-delà.
Au paradis t’attendent tous tes camarades de classes avec qui tu as fait l’école buissonnière, partagé tes émois. Tu retrouveras aussi Dédé,
avec qui tu as eu un si bel enfant : Huguette.
Tu retrouveras aussi Hippolyte, l’épicier de la rue des martyrs que tu rencontrais en secret le mercredi après-midi.
Tes combats en faveur du droit de vote des femmes, pour l’égalité des salaires hommes-femmes auront une suite après ton départ. Tu as
réveillé bien des consciences.
Pendant plus de 20 ans tu as été un membre actif du club de l’amitié de Moosh. Nous garderons des souvenirs éternels de sorties que tu as
organisé : la cristallerie de Baccarat, la lutherie de Mirecourt, le Titisee.
Tout le village est en deuil : tu nous manqueras et tu resteras à jamais dans nos cœurs.
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Hommage à Elmir
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A Philippe,
Deux Vikings qui se retrouvent, ca sent les embruns, nous le foc, la grande voile et le spi si le vent est faible…
Parez à virer, attention à la brume, viré, ok changement de cap. Parfois nous apercevons les dauphins qui nous font la fête de leurs sauts
magiques et que nous ne manquons pas de régaler de quelques sardines (Nathalie doit être furieuse…) Mais ils se font aussi leur propre
dégustation. Mammifères comme nous, d’où notre proximité, jeux et compréhension.
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Les jeux olympiques
L’essentiel n’est pas de gagner mais de participer. Cet idéal de Pierre de Coubertin a été galvaudé* à travers les époques (*compromettre
en faisant un mauvais usage). Sauf Illias le roi du basket… A trois points, il lance du haut de la raquette et fait gagné son équipe mais ne peut rien
faire contre les mercenaires exilés aux Etats-Unis.
La fête
C’est une opportunité de se rencontrer dans une ambiance conviviale pour manger une choucroute et des gaufres au chocolat, l’occasion
de boire, de manger, de rencontrer ses amis, sa famille, faire de nouvelles rencontres.
C’est aussi l’occasion d’écouter de la musique, de danser sur de la musique Rock, comme Thierry Hazard ou ACDC. Mais pas le matin.
Le matin je joue parfois avec Larry Coryell…. Et le soir je donne des cours de guitare avant de rejoindre le groupe de fêtards déjà bien alcoolisés.
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Qu'est-ce qu'il y avait dans la table de nuit de la grand-mère de Philippe?
Quel drôle de question !
Est ce que je sais, MOI ??? Je ne la connaissais pas !
Comment se prénommait-elle d'ailleurs?
Était-elle mariée?
Était-elle âgée?
Aimait-elle les trésors? La politique tout comme son fils?
Les gâteaux? Les bonbons? Les caramels mous?
Était-elle jolie? Avait-elle les yeux bleus, bruns ou noirs? Ses cheveux était-ils longs ou courts?
J'aurais besoins de savoir tout cela...mais allé, je vais laisser aller mon imagination.
J'imagine qu'il y avait quelques vieilles photos qui rappellent des souvenirs, des souvenirs qu'on a envie de garder là, tout prés.
Une boite de médicament pour son diabète, parce que à mon avis c'était une sacrée gourmande ta grand-mère Philippe.
Il y avait aussi une toute petite boîte en fer, a l'intérieur il y avait des petits mots, des petits mots doux que ses petits enfants lui avait offert
lorsqu'ils étaient a la maternelle.
Tout au fond du tiroir, il y avait un journal, un journal intime, celui-ci relatait une multitude de souvenirs, des dates importantes, des
prénoms d'amis qu'elle ne voulait pas oublier !
Dans la table de nuit il y avait également des livres, « Le petit prince », un livre de politique, un dictionnaire, des livres de psychologie.
Enfin voilà, une vraie table de nuit de grand-mère, rien de bien excentrique!
La question que je me pose maintenant, c'est « mais qu'il y a-t-il dans la table de nuit de Philippe??? »
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Si j’étais
Un bruit
J’aimerai être le bruit des lardons qui
tombent sur la salade de pissenlit.
Un animal
Une paramécie.
Un pays
La Fargossie- Centrale.
Une plante
Un rosier sauvage.
Un fourreau.
Un vêtement
Si j’étais
Je ferai boum.
Un bruit
Ca me ferait mal.
Un animal
Surement le Costarica.
Un pays
Une plante
Un vêtement
Une belle plante, bien
sûr !
Un maxi manteau.
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Le double fond
Dans le tiroir de sa grand-mère, il y avait un double fond quasi invisible. Du travail d'artiste, en marqueterie, presque introuvable.
Dans le double fond: un pistolet, une carte de Fargosie-centrale, plusieurs passes partout.
Un double fond.
Il y a toujours un double fond partout dans chacun d'entre nous.
Nathalie
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Si j’étais
Un bruit
La pluie sur une verrière.
Un animal
Un bison.
Un pays
Une plante
Le Luxembourg parce que
c’est petit et précieux.
Un coquelicot.
Un châle en coton.
Un vêtement
Si j’étais
Un bruit
Une bombe atomique.
Un animal
Un chacal
Un pays
Le Brésil
Une plante
Un Bégonia
Un vêtement
Un jogging
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La Boissellerie
C’était un restaurant brasserie situé dans la banlieue mulhousienne. Sa spécialité : les « Flammenkueche », c’est à dire les tartes flambées.
J’y pense à chaque fois que je mange une tarte flambée. Il avait aussi une caractéristique, c’était un des premiers cafés-concerts. Et qui y a joué
pour la première fois ? Mon frère et moi. Lui à la mandoline et au chant, moi à la guitare et au chant. Il y avait comme public, des convives et
nombre de nos amis, les odeurs de tartes et de musique entremêlées, quel délice !
J’avais à l’époque 19 ans et j’étais musicien et je vivais de ça. Le patron aimait bien que nous jouions et nous le rendait bien, monnaie
sonnante et trébuchante. Mes parents n’appréciaient pas que j’entraine mon petit frère dans ce restaurant « mal famé », selon leur expression,
mais les parents restent les parents.
Voilà comment j’ai commencé ma carrière de chanteur-guitariste, avec par la suite l’enregistrement de quatre disques avec le groupe
GERANIUM, et de nombreuse tournées en Allemagne, Suisse, Belgique, Hollande et dans la France toute entière, que de bons souvenirs et
toujours cette odeur magique.
On y faisait aussi des forums politiques, on parlait philosophie et cela donnait des colloques animés. On était plutôt dans le rouge. Un
mélange de marxistes, des trotskistes, des communistes et aussi des gens de lutte ouvrière. On refaisait le monde, mais on restait sur nos
positions. Je ne vous raconte pas l’ambiance.
En résumé, voilà les deux facettes de ce restaurant brasserie des années 70. Ainsi, à chaque fois que je mange des tartes flambées, ces
années om l’on vivait de musique, de politique, de gastronomie et de fumette me reviennent à l’esprit.
Philippe GROSS
PS. : À l’époque il n’y avait pas INTERNET
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Rencontre magique
Quelle victoire sur la nature avoir les yeux clairs sans besoin de lunettes avec ce soleil qui dévore presque tout.
N’est ce pas un paradoxe avec notre société qui craint tout (suis bien placé pour le savoir…). Je n’avais pas un cabriolet même venant du duché
de Haute-Savoie, mais juste un âne (comme moi ?!) acheté dans un souk aux mulets, ânes et chevaux dans le sud au delà de l’Atlas de sa
grandeur et immense barrière avec le désert. Je l’ai appelé « Toudou » ? N’étant pas un Touareg, je l’ai revendu dans un autre souk vers
TANTAN. Car il faut le nourrir et l’abreuver ! Mais ils lui ont gardé son nom : c’est la star du village « Toudou ».
Le bled n’étant pas loin de l’océan, j’ai pu me régaler de sardines grillées dans les pierres ébouillantées par le Dieu Soleil aux sons des
instruments de percussions, tablas, Darboukas avec mes Amis chameliers accompagnés des chants de leurs femmes. Ils ne sont pas polygames.
J’étais bien dans le rythme Berbère. Imaginez la fête pour eux de retrouver la mer Nourricière, après des mois à dos de chameaux dans le Ténéré
depuis Tamanrasset. En faisant référence aux deux « grandes guerres » (paradoxe), je repense, roulant au hasard des routes, en pleine nature, non
pas aux défaites mais à la Victoire. Dans mon cabriolet, ressemblant plus à une boîte de sardines qu’à une voiture digne de ce nom, en deçà de
mon idée préconçue visant « le Duché » (Mussolini), à travers mes lunettes, seul instrument ou accessoire que je possédais à cet instant, hormis le
sarouel et T-Shirt,je me remémorais tous mes voyages rythmés et ponctués, tel le son répétitif d’un métronome,. et particulièrement de cette
escapade magnifique hors du temps, « de notre temps », cette rencontre inoubliable avec mes amis Touaregs. Ce fut la première…Quelle fête !!!
Trois jours… Vie dure, mais peuple heureux et solidaire.
Dan
PS : Je ne parle pas des Anciens, ceux qui ont la connaissance des pistes, points d’eau et tant d’autres choses vitales
« Le respect des plus jeunes leur est dû ».
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Ma madeleine de Proust
Je pense que ma madeleine de Proust est forcément liée à une de mes mamies. SI je raconte le plat de l’une, j’ai peur de vexer l’autre. Du
coup, je vais vous parler de la salade de pissenlit de mon papi.
Les jours de pluie au printemps, mon papi disait : « Et si nous allions aux pissenlits ? ». Alors, nous chaussions les bottes, prenions
chacun un petit panier et un opinel. Arrivés dans un beau pré, chacun pouvait fureter, et c’était à celui qui trouverait les plus petits, les plus
gouteux.
Quand nous avions rempli nos paniers, nous rentrions trempés. Après ma mamie, je prenais un bain dans la baignoire à sabot et je sentais déjà
les effluves des lardons.
Mais mon papi attendait toujours que nous soyons tous à la cuisine pour verser les lardons sur les pissenlits, car selon lui ca doit faire le
bon bruit.
Ingrid.
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Le duché enchanté
Un instrument de musique enveloppe l’atmosphère de cette étrange soirée. C’est le métronome qui diffuse ses sons envoutants. La nature
qui entoure ce feu de joie entre amis participe à la fête et ajoute ses éléments que l’obscurité entoure d’un halo de mystère. Même si la majorité
des invités est venue à pieds, on remarque un peu plus loin, un cabriolet garé près d’un vieux puits dont parvient l’apaisant bruit de l’eau qui
frémit… Cela semble un curieux paradoxe entre cette voiture un brin luxueuse et la simplicité du feu de bois autour duquel sont réunis les mais
qui retrouvent l’espace d’un moment qu’ils aimeraient éternel, les valeurs ancestrales d’un repas partagé à la faveur du feu et de la nuit dans une
complicité nourrie par une vieille amitié.
Les plats frugaux passent de main en main, sur des assiettes improvisées : saucisses grillées, sardines et pommes de terre rougies par les
braises. Le tableau fait penser à un campement de touaregs, tant l’endroit, par la magie de la nuit qui dissimule le décor, peut rappeler
l’immensité du Sahara. C’est une petite victoire de l’humanité des origines sur le monde moderne qui impose des lois et des codes qui mèneront à
notre anéantissement.
L’air est calme, les dialogues sereins, entrecoupés parfois des rires et d’éclats de voix. On devine au loin, nimbé d’obscurité, la tour
principale d’un château en ruine, et avec de bonnes lunettes, on pourrait même décrypter, au sommet les armoiries d’un ancien duché gravées à
même la pierre.
Hier et aujourd’hui se confondent dans une osmose sereine, l’intemporalité des mondes et des choses est réunie dans cette tranquille et
immuable soirée que seuls quelques éclats de voix et le souffle du vent empêchent d’être figée dans une magnifique éternité…
Christophe
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Nature et fonction au Royaume des Sardines
Au royaume des sardines, dans les calanques de Marseille, Siméon était très apprécié par ses sujets !
A la tête de son duché, ses journées étaient organisées, minutées avec la précision d’un métronome. Il n’avait plus besoin d’aucun
instrument : ni montre, ni lunette, ni boussole. Pour assumer ses fonctions à la tête du duché la sardine avait du forcer sa vrai nature.
Parce qu’en réalité, Siméon était d’un naturel nonchalant, solitaire, contemplatif et pacifique. Il n’avait aucun goût pour les combats, pour
les victoires. Hélas ! La combativité, une certaine ambition, sont nécessaires pour occuper sa fonction à la tête d’un duché de plus de 340 bancs
de sardines.
Que l’on soit chef de tribu Touareg, militaire en Irak ou prince d’Angleterre il y a des incontournables. Et souvent, si souvent entre la
vraie nature de quelqu’un et ses fonctions il y a des paradoxes….
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Madeleine de Proust
Ma mère…depuis que, petit enfant, la conscience des choses et des êtres m’est venue, c’est elle qui enchanté mon imaginaire et ma
réalité. Très belle, à mes yeux, et à ceux des autres, je m’en suis rendu compte assez rapidement, elle fut le centre de mon enfance, de mon
adolescence, puis d’une partie de ma vie d’adulte. Au fil des ans, je l’ai perdue, retrouvée, puis à nouveau perdue et maintenant qu’elle approche
les quatre-vingt printemps, une sérénité nouvelle, née du fruit de nos parcours à la fois différents et similaires, emplit nos relations d’une quiétude
que le temps, père de la sagesse, a instauré.
Elle habite à l’autre bout de la France, en Bretagne d’où elle est originaire, et nos rapports à présent sont essentiellement téléphoniques…
Et, fait étrange, quand je l’ai au bout du fil, quand je pense à elle, c’est son visage d’autrefois que je vois, sa jeunesse éclatante et sa beauté
qu’elle entretenait avec discrétion, mais aussi assiduité…
Du plus loin que mes souvenirs remontent, son image irradie mon enfance et c’est en icône que je l’avais transformé, sorte de déesse
profane qui régnait sur mes premiers contacts avec la vie. Le soin qu’elle apportait à sa personne, son élégance, son souci d’être toujours prête
physiquement pour je ne savais quel merveilleux rendez-vous, tout cela a nourri mes pensées d’un imaginaire qui se répercute encore
aujourd’hui.
Ma mère, d’origine modeste, couturière de formation, avait épousé dans un amour fou et qui perdure encore, mon père qui, à force de
travail et d’abnégation, avait su se hisser jusqu’à une situation professionnelle honorable. Ma mère, au fil d’une certaine aisance qui
s’affermissait avec le temps, continua à se confectionner elle-même ses tenues vestimentaires, et je revois encore les « patrons » qu’elle
découpait près de sa machine à coudre pour aboutir à des tenues de bon gout, des créations vestimentaires que lui enviaient toutes ses amies. De
temps à autre, elle s’habillait en boutique, toujours avec ce souci de simplicité dans les coupes de ses vêtements, qu’elle rehaussait d’accessoires
comme les bijoux fantaisie et les sacs à main assortis à la perfection afin d’être « à la page ». Je ne l’ai jamais vu négligée, mal coiffée, j’avais
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l’impression de la retrouver au travers des images qui illustraient les pages-mode des magasines dont elle s’inspirait. J’ai en mémoire « Jours de
France », revue prestigieuse des années soixante où les femmes trouvaient l’inspiration pour être au meilleur d’elles-mêmes…
Je me rappelle aussi, sans y avoir assisté, de ses rendez-vous mensuels chez son esthéticienne, d’où elle revenait souriante, délicatement
maquillée, et le visage irradiant de lumière. Et, dans mon esprit flotte, toujours la fragrance de son parfum, à jamais associé à elle, et qui
s’appelait « Opéra ». je ne l’ai jamais retrouvé sur aucune autre femme ou alors si ce fut le cas, je l’ai renié… Son odeur me hante encore,
délicieusement poudrée et légère, qui survivait discrètement quand elle avait quitté un endroit. Après qu’elle fut venue m’embrasser le soir à mon
chevet, je gardais jusqu’à ce que le sommeil s’empare de moi, cette odeur à la fois discrète et tenace, et je suis sur que mes rêves d’alors avaient
cet accompagnement olfactif !
Aujourd’hui, bien sûr, ce parfum n’existe plus, ma mère a vieilli, son reflet physique s’est modifié avec le temps, grand justicier devant
l’Eternel, mais je porte gravés en moi ces images et ce parfum d’autrefois, vers lesquels je me retourne souvent, pas par nostalgie ou désir de
revenir en arrière, mais simplement parce que ces souvenirs sont vivaces et sont partie intégrale de ma plénitude actuelle…
Christophe
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Remerciements
Nous remercions la Caravelle et tout son personnel de nous avoir si gentiment accueilli au cours des séances et de nous avoir ainsi permis
de créer en toute tranquillité.
Nous remercions également la Kunsthalle pour son accueil, M. Gross pour nous avoir ouvert son jardin.
Un grand merci à l’école élémentaire de Didenheim pour son don de dictionnaires.
Solution de l’Acrostiche
1. étendue
2. pape
3. souverain
4. soute
5. Leipzig
6. léopard
7. exhibition
8. roulette
9. aile
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Merci d’avoir accompagné nos nomades des mots dans leurs voyages vers le rêve, le cauchemar,
l’enfance ou encore la fiction. Retrouvez les pour le prochain recueil, en attendant…la caravelle passe.
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