Réaménagement du cœur de ville de Saint
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Réaménagement du cœur de ville de Saint
Réaménagement du cœur de ville de Saint-Omer Réunion publique - 5 octobre 2015 HÔTEL DE VILLE – DE 19H A 21H La première phase du projet de réaménagement des 3 places du centre-ville de Saint-Omer s’achève. 120 personnes environ ont pris part à la réunion publique de présentation du projet, organisée dans le hall de l’ancien hôtel de ville. Déroulement de la réunion 1. Retour sur la concertation 2. Présentation du projet 3. Temps d’échange Intervenants François Decoster, Maire de Saint-Omer Frédéric Sablon, premier adjoint au maire Mikaël Mugnier, Atelier Jacqueline Osty et Associés (AJOA), paysagistes Vincent Dumas, Ma-Géo, ingénieur voirie et réseaux Aurélien Bourg, Les Eclaireurs, concepteur lumière Aurore Bertrand, Ville Ouverte, en charge de la concertation Introduction - François Decoster, Maire de Saint-Omer Cette réunion publique marque l’aboutissement d’un travail collectif. Le projet présenté est déjà connu des Audomarois. Il est issu de plusieurs ateliers, de marches commentées, de contributions via les boites à idées et l’adresse électronique dédiée. Le projet a évolué au cours des derniers mois. Le réaménagement des trois places (places Foch était un objectif annoncé dès le programme de l’équipe municipale. Le centre-ville de Saint-Omer a eu tendance à rétrécir, certains secteurs commerciaux et animés sont devenus moins attractifs. Parallèlement, le resserrement du centre sur la place Foch a pour conséquence la concentration du stationnement sur la place. L’idée d’intervenir sur l’ensemble des trois places ne doit pas laisser penser qu’il y aura trois chantiers simultanés. La Ville a le souci de pouvoir continuer à vivre et à attirer des visiteurs durant le temps du chantier. Le projet vise à donner une homogénéité aux trois places, donc à les travailler en profondeur, mais l’importance de ces transformations ne devra pas figer la ville durant le chantier. Il s’agit aussi de faire apparaître trois places dont la visibilité n’allait pas de soi, en particulier en ce qui concerne la place Pierre Bonhomme. D’autres transformations ont déjà eu lieu : l’office du tourisme a été déplacé place Victor Hugo et les visiteurs gagnent plus facilement l’enclos Notre-Dame. Cet élargissement de la ville touristique a des conséquences sur la durée de séjour des visiteurs. Cela encourage notamment le développement de parcours piétons en centre-ville, et donc des possibilités de stationnement en dehors du centre-ville pour les visiteurs. Les trois places interrogent aussi l’usage de la ville : on ne souhaite pas être une ville réservée au seul passage, mais une ville où l’on s’arrête, où l’on prend le temps d’entrer dans plusieurs 1 commerces. On souhaite aussi que les différents usages soient plus respectueux les uns des autres (piétons, vélos, voitures…). Retour sur la concertation – Ville Ouverte / AJOA Déroulement et enseignements La concertation pour le réaménagement des trois places a débuté en février 2015 par une journée d’échanges avec les commerçants. Deux marches commentées, de jour (le 11 mars) et de nuit (le 16 mars), ont ensuite permis de préciser le diagnostic du fonctionnement actuel du centre-ville. En-dehors de ces temps de rencontre, le diagnostic s’est aussi appuyé sur les contributions recueillies dans les différentes boites à idées. Tous ces éléments ont permis à l’équipe d’élaborer les lignes directrices du projet. Deux ateliers (le 22 avril et le 15 juin) ont ensuite été consacrés à la réflexion sur le projet. Les pistes initiales ont été amendées et précisées. Durant l’été, le travail s’est poursuivi, le projet faisant l’objet d’échanges entre la Ville et l’équipe de maîtrise d’œuvre. Les échanges dans le cadre de la concertation ont porté sur un grand nombre de sujets dont voici les principaux enseignements : Les places doivent s’adresser à tous et à différents usages. En particulier, le projet préserve l’ouverture du centre-ville à la circulation automobile. Les places du centre-ville sont le lieu d’événements importants, qui interfèrent parfois avec le quotidien des Audomarois. Le stationnement, son organisation et sa perception sont des questions auxquelles le réaménagement devra contribuer à répondre. Le centre-ville devrait être mieux mis en valeur. Il faut rendre le centre-ville plus attractif, et inviter à s’y arrêter. La végétation est un élément essentiel de cette mise en valeur. Evolutions du projet L’équipe de maîtrise d’œuvre a intégré ces enseignements de la concertation à son travail, notamment en formulant de grands principes pour le réaménagement : Composer une place autour du théâtre, avec des proportions qui le mettent en valeur Faire apparaitre la continuité du centre-ville, depuis la place Foch jusqu’à la cathédrale, en passant par la place Pierre Bonhomme et la rue Henri Dupuy Hiérarchiser la circulation et la redistribuer sur la périphérie de la place Créer un grand plateau piétonnier qui s’étende au-delà des deux rues piétonnes Faire apparaitre la continuité avec le reste du centre-ville (rue de Dunkerque, enclos Notre-Dame), notamment par l’emploi de matériaux en harmonie avec l’existant. L’esquisse présentée lors de l’atelier du 15 juin a été retravaillée suite aux discussions avec les participants, pour aboutir au plan-masse suivant : 2 Plan masse de l’avant-projet – AJOA Circulation. Le plan de circulation retenu, intégrant notamment la mise à double sens de la voie située au nord de la place Foch, permet de maintenir le fonctionnement du centre lors des événements (marché, Ducasse…). En dehors de ces temps d’événements, la voie au sud de la place Foch reste accessible à la circulation automobile, il sera donc toujours possible de faire le tour de la place. La création d’un carrefour giratoire à l’est de la place Victor Hugo a pour but de faciliter l’accès au parking Bueil. Enfin, les voies à sens uniques sont dimensionnées de manière à recevoir des contresens cyclables. Stationnement. Les places de stationnement sont redistribuées. Deux poches sont créées sur la Grand Place (au centre et au nord), tandis que les autres sont situées le long des voies. Au total, il y aura 219 places sur la place Foch, 29 sur la place Pierre Bonhomme et 23 place Victor Hugo. Ce sont donc 271 places qui continuent d’exister en centre-ville, et leur disponibilité au long de l’année sera meilleure. Aujourd’hui, dès qu’un évènement est organisé en centre-ville, les possibilités de stationnement sont fortement diminuées. Les livraisons seront également mieux prises en compte et restent possibles y compris dans les espaces fermés à la circulation. Enfin, le projet intègre un accès pour un camion 38 tonnes livrant les décors au théâtre. Marché. Le projet permettra la tenue du marché dans de meilleures conditions pour tous. La circulation et le stationnement restent possibles en centre-ville : lors d’un marché d’étendue similaire à l’actuel, 171 places de stationnement sont préservées dans le centre. Le fonctionnement en plateau piétonnier permet aussi d’étendre le marché dans des conditions plus confortables. 3 Evènements. Les différents événements qui se tiennent en centre-ville ont été simulés dans l’espace redessiné par le projet. Course des garçons de café, fête de la bière, festival de jazz, fête de la musique… Chaque fois, il est possible de maintenir la circulation en centreville et au moins une partie du stationnement. Cela permet de ne plus transmettre l’idée selon laquelle il est difficile de se garer en centre-ville. Le fonctionnement des places Place Foch La place Foch est organisée en deux parties : un parvis dégagé de la voiture, et un espace de stationnement qui peut être ponctuellement libéré pour agrandir le parvis. Le projet vise à rendre la place plus accessible, notamment dans le cadre de la réouverture au public du théâtre. La difficulté réside dans le dénivelé de cette place (2,50m entre les extrémités sud-ouest et nord-est de la place). La traversée de la place est facilitée pour les piétons et les cyclistes. Le côté sud de la place ne comporte plus de muret, il permet le passage en tout point, grâce à de larges marches dans la partie ouest. Au nord, un escalier et une rampe sont aménagés dans la continuité de la rue du Huitième de Ligne. Place Foch – Plan masse de l’avant-projet - AJOA Au milieu de la place, la fontaine crée un point d’animation et permet de délimiter la partie de la place accessible à la voiture. Elle permet aussi de s’asseoir, de s’arrêter. Les arbres existants sont remplacés par d’autres variétés dont le feuillage laisse passer la lumière. Leurs petits fruits ne tachent pas les voitures en stationnement. 4 Place Pierre Bonhomme Il s’agit de créer une promenade où l’on puisse s’arrêter, avec de grands trottoirs de part et d’autre. Les trottoirs sont en pavés de grès, comme celui de l’îlot Notre Dame, et les passages piétons reprennent le même matériau. Les larges trottoirs sont arborés et permettent d’installer des terrasses. La chaussée permet une cohabitation entre vélos et voitures. Les places de stationnement sont parallèles à la rue. Place Pierre Bonhomme – Perspective vers la place Foch - AJOA Place Victor Hugo La place est composée autour de la fontaine. Les véhicules sont concentrés sur la partie sud de la place, pour dégager la vue depuis le centre de la place et offrir aux piétons un passage fluide vers les rues piétonnes et la place Foch. De petits arbres côté nord pourraient accompagner cette promenade et mettre en valeur les commerces. Le projet propose le retour de l’eau sur la place, en restaurant la fontaine du 18e siècle. Il s’agirait donc de déplacer la colonne 19e siècle ainsi que les massifs de fleur, et de créer des vasques au sol face aux trois arcades. L’eau viendrait en cascade dans ces vasques, conformément aux fontaines de l’époque. Place Victor Hugo – Perspective vers la fontaine Sainte Aldegonde - AJOA 5 Les rues Les rues autour des places sont elles aussi requalifiées. La rue du Huitième de Ligne est traitée en pavés pour en affirmer le caractère piéton. Il en va de même pour la rue Louis Martel et la rue des Clouteries. Les autres rues restent en enrobé mais les trottoirs reçoivent des pavés de grès. La rue Saint Venant est mise à sens unique, permettant la création d’un véritable trottoir. La mise en lumière – Les Eclaireurs La mise en lumière répond aux fonctions des différents espaces. En les hiérarchisant, elle contribue à la lisibilité de la ville. Sur le pourtour du projet (rue de Calais, rue du Comté de Luxembourg, rue Saint Venant, partie sud de la place Victor Hugo), l’éclairage est routier, il utiliserait des lanternes LED dont le blanc chaud permet de voir des couleurs proches de celles révélées par la lumière naturelle. Sur l’ensemble du plateau piétonnier, des luminaires sur mesure permettraient à la fois d’éclairer les trottoirs et terrasses et de révéler les façades qui délimitent les places. L’intention est de faire exister les façades par un éclairage doux, afin de donner de la profondeur aux places. Pour préserver l’ouverture de son parvis, la place Foch doit être dégagée de tout mobilier. De grands mats fins seraient donc placés dans les alignements d’arbres au nord et au sud. Ils éclaireraient le parvis, la fontaine et le parking de manière plus apaisée que la périphérie, plus animée. Les mats peuvent être équipés de projecteurs scéniques et sonores, permettant d’accompagner les événements. Le théâtre serait mis en lumière depuis le sol et depuis les mats. Sa corniche serait accentuée par un néon blanc. Le nom du théâtre pourrait être inscrit en néon. L’éclairage des ouvertures depuis l’intérieur complétera la scénographie. Dans les rues piétonnes, les lanternes de style existantes seront conservées, seule la source lumineuse serait modifiée. A l’entrée des rues piétonnes, le caractère commerçant peut être mis en scène par des projections lumineuses au sol. Place Victor Hugo, la mise en lumière ferait en sorte de guider le regard vers la fontaine Sainte Aldegonde. Pour l’équilibre de la place, la façade du restaurant serait également mise en valeur. Les passages couverts sont nombreux dans le centre-ville. De jour, ils sont discrets, dissimulés dans l’architecture. De nuit, l’éclairage permettrait de signaler ces entrées par une lumière colorée, plus chaude, au sol. Un éclairage indirect accompagnerait les passages couverts. Projection au sol, - Ville de Vichy - Les Eclaireurs Passage – Ville de Caux – Les Eclaireurs 6 Interventions sur les réseaux et phasage du chantier – Ma-Géo Les projets de requalification d’espace public sont aussi l’occasion d’intervenir sur ce qui est enfouit en sous-sol. La programmation des travaux intègre ces questions pour éviter que les concessionnaires réseaux et les gestionnaires d’assainissement n’interviennent après le réaménagement. Le réseau électrique (ERDF) date des années 1960 et sera modernisé, ainsi que le réseau d’eau potable. Des échanges sont également en cours avec les concessionnaires des réseaux de gaz (GRDF) et télécommunications. Les travaux de réaménagement sont organisés en phases successives, sur une durée totale de 40 mois environ : Phase 1 : nord de la place Foch et rues adjacentes, afin de créer dans un premier temps la nouvelle circulation à double sens. Durée : 8 mois. Phase 2 : centre de la place Foch, en maintenant l’accès aux commerces. Durée : 18 mois. Phase 3 : place Bonhomme et rues piétonnes : 5 mois de travaux. Phase 4 : second volet de la place Pierre Bonhomme : 2 mois de travaux. Phase 5 : place Victor Hugo. Ici encore, les travaux sont organisés de manière à préserver un espace circulable lors des interventions sur l’espace central, et de toujours maintenir l’accès aux commerces. Durée : 5 mois. Phase 6 : second volet de la place Victor Hugo, rue Sainte Aldegonde et Saint Venant. 7 Temps d’échange Travaux Comment s’organisent concrètement les travaux, est-ce que chaque zone en travaux est totalement fermée ? Vincent Dumas. Les phases concernent une emprise globale, à l’intérieur de laquelle il y a un sous-phasage. En lien avec l’entreprise, on ferait en sorte que le quotidien reste possible. Je suis inquiet des travaux rue des clouteries : c’est une rue très étroite, comment estil possible d’y garder un passage ? Vincent Dumas. Les travaux seront planifiés en concertation avec les commerçants afin de trouver les solutions les moins pénalisantes pour eux. On peut par exemple réaliser les travaux nécessitant une fermeture totale de la rue dans les moments de fermeture des commerces. Si les travaux débutent en 2016, la foire aura-t-elle lieu sur l’esplanade ? François Decoster. Oui, la foire aura bien lieu sur l’esplanade. Combien coûte le réaménagement ? François Decoster. Un appel d’offre sera réalisé, à l’issue duquel on connaitra le coût exact. Mais le budget annuel d’investissement est connu de tous, et nous souhaitons que le coût lui soit conforme. Attractivité Le prix du foncier commercial est en hausse constante. Est-ce que les travaux ne vont pas le faire exploser, entrainant une hausse des loyers des commerçants ? François Decoster. La Ville s’est dotée d’outils destinés à agir sur les loyers commerciaux : elle a mis en place un observatoire des loyers commerciaux, a créé une pépinière commerciale. Un travail de sensibilisation des propriétaires est réalisé afin de les encourager à adapter le loyer de leurs cellules aux projets qui s’adressent à eux. Nous souhaitons que le tissu commercial puisse se maintenir. Par ailleurs, l’une des intentions du réaménagement du centre-ville est que ce dernier prenne de la valeur. Avec ces places, nous œuvrons pour l’image de marque de Saint-Omer, afin qu’elle devienne une destination touristique et commerciale plus importante. Si ce gain d’attractivité se traduit dans la valeur des biens, ce sera de bon augure. Plus il y aura de valeur, plus il sera possible de la partager. Je suis une des dernières commerçantes de la rue de Calais. Dans cette rue, il n’y pas de stationnement, peu d’arbres, pas de mise en lumière… Pourquoi ne pas créer un signal lumineux vers la rue de Calais, ainsi qu’un espace vert sur une partie de l’îlot Banque de France, pour donner envie aux gens d’emprunter la rue ? Mikaël Mugnier. La rue de Calais est étroite, il n’est pas possible d’y créer du stationnement. Elle va devenir plus confortable, son revêtement sera refait, elle sera mise en lumière. En revanche, sa largeur ne permet pas d’y ajouter de mobilier. François Decoster. Créer des logements implique aussi de créer du stationnement, c’est une obligation du Plan Local d’Urbanisme. Le cœur de l’îlot banque de France va permettre de créer 34 places pour les résidents. Saint-Omer est une ville d’art et d’histoire : pensez-vous matérialiser le périmètre de l’ancienne chapelle de la Grand Place, comme à Arras ? François Decoster. La chapelle est déjà matérialisée sur la place, et elle restera visible. Nous notons cette suggestion. 8 Je tiens le restaurant ‘Histoire de...’ et nous devons faire face à des problèmes de stationnement sauvage. Les travaux de la place Pierre Bonhomme vont-ils s’étendre jusqu’à la rue Henri Dupuis, en particulier l’élargissement des trottoirs ? Mikaël Mugnier. Le réaménagement vise à créer une continuité vers la cathédrale. Le trottoir sera élargi et permettra d’installer une terrasse. Mise en lumière Le sol semble très bien éclairé, mais que devient l’éclairage des façades et des commerces ? Je suis commerçant rue de Dunkerque, qui a été refaite récemment. Y aura-t-il un effort sur l’éclairage de cette rue ? Aurélien Bourg. Le projet de mise en lumière intervient de manière à nuancer les perceptions. Dans les zones les plus animées, le sol est plus vivement éclairé. Certains éléments sont mis en valeur, tels le théâtre ou la fontaine. Les façades sont éclairées différemment, de manière à les faire exister, à rendre perceptible l’espace des places : il s’agit d’une lumière sobre, qui lèche les façades sans accentuer l’architecture. La rue de Dunkerque est en dehors du périmètre du projet. Mais le projet des trois places permet aussi de donner un élan, de montrer ce qu’il est possible de faire. Il pourrait être judicieux de mettre en lumière les passages piétons comme à la gare ? Aurélien Bourg. L’éclairage prévu répond aux normes, il ne nécessite pas d’accentuation. Stationnement En ce qui concerne la place Victor Hugo, le projet actuel prend bien en compte certains aspects du dernier atelier : le giratoire, l’emplacement de dépose-minute. Mais il avait aussi été question de la nécessité du stationnement. Or le projet propose de diminuer le nombre de places de 60%. J’ai peur que les gens ne fassent qu’y passer. La place sera belle, avec sa fontaine, sa végétation, mais il faut trouver un équilibre entre esthétique et commerce. François Decoster. La place Victor Hugo va retrouver un rôle de centralité avec la liaison qui sera ouverte vers l’enclos Notre-Dame. Plusieurs services publics vont s’y installer prochainement : l’office du tourisme a déjà déménagé, il y aura aussi la maison de l’habitat durable, la maison du développement économique. Tout cela contribue aussi à l’attractivité de la place. Le réaménagement est l’occasion de rendre la ville plus lisible, d’y faire apparaître plus nettement les places de stationnement et d’optimiser l’utilisation de l’espace. Le stationnement de centre-ville devra être réservé à des usagers qui viennent pour peu de temps. Frédéric Sablon. La ville de Courtrai, en Belgique, a été primée pour son système de stationnement « Shop & Go » qui assure une meilleure rotation du stationnement en centreville. Le stationnement est limité à 30 minutes, comptabilisées par un capteur qui envoie un signal à la police municipale en fin de période. Ces capteurs permettent aussi de dresser une carte en temps réel des places disponibles en ville, accessible en ligne sur un smartphone. A terme, le système assure une meilleure rotation sur les places de stationnement, et un plus grand confort pour les usagers. Sur le parking d’une grande surface, ce confort est rendu possible par le grand nombre de places. En centre-ville, on peut l’atteindre en favorisant la disponibilité et la lisibilité des places. 9 Les parkings de l’esplanade et des remparts vont-ils rester gratuits ? François Decoster. L’agence d’urbanisme a déjà commencé de travailler sur une étude globale de stationnement. Elle intégrera le stationnement résidentiel, celui des visiteurs, des travailleurs, afin de mettre en place une politique globale de stationnement. Le stationnement payant compte parmi les outils de telles politiques. Déplacements Le stationnement de périphérie devrait être traité en même temps que ce projet. Il est beaucoup question de stationnement et de circulation, sans trop parler des piétons et cyclistes, qui sont aussi des clients et des habitants : - le projet prévoit-il des espaces de stationnement pour les vélos ? - le centre-ville sera-t-il une zone de rencontre permettant la cohabitation entre tous les modes ? Quelles mesures pédagogiques seront mises en œuvre ? Mikaël Mugnier. Des parkings pour vélos sont prévus en plusieurs endroits du centre-ville. François Decoster. Le projet actuel résulte de la recherche d’un équilibre. C’est ce qui a écarté l’idée de la piétonisation de la place Foch. En revanche, les trois places deviennent bien une zone de rencontre, accueillante pour tous les usagers. Il faut de la pédagogie : ce système a été implanté il y a quelques années sur une partie du centre-ville, mais tous les usagers n’ont pas compris son fonctionnement. Y aura-t-il un système de vélos en libre-service ? François Decoster. Il n’y aura pas de système semblable à ce qu’on trouve dans les grandes villes, qui repose sur des infrastructures trop lourdes pour l’échelle de Saint-Omer. En revanche, l’agence d’urbanisme étudie un système plus léger mis en place à Düsseldorf. Nous avons aussi demandé aux acteurs du tourisme d’étudier les possibilités de louer des vélos. Comment aller de la rue Saint Venant à la place Foch après le réaménagement ? Les gens qui vont à l’hôtel devront faire tout le tour ? Mikaël Mugnier. Le nouveau plan de circulation organise les déplacements et ne permettra plus d’accéder à tous les points du centre depuis partout. Il faudra passer par la rue Carnot pour aller place Foch, et passer par la place Foch pour venir à l’hôtel. Les pavés de grès tels qu’ils ont été mis en place rue de Dunkerque sont peu confortables pour les poussettes et fauteuils roulants. Mikaël Mugnier. Il s’agit de pavés sciés, plus confortables que les pavés bombés, et les joints sont réalisés le moins creux possible. Autres questions Allez-vous agir contre les déchets canins et les mégots ? François Decoster. Nous travaillons sur la question. Il n’est pas possible d’être une belle ville et d’avoir des visiteurs qui repartent mécontents parce que certains ne respectent pas l’espace public. Le projet de l’îlot Banque de France devait abriter une pépinière de commerces, mais il est maintenant question d’appartements. Qu’en est-il ? François Decoster. Le projet Banque de France est mené de manière pragmatique. Les commerces vivent surtout avec les gens qui vivent sur place, et Saint-Omer a perdu des habitants entre 1960 et aujourd’hui. Il s’agit donc de créer une offre de qualité pour des 10 personnes qui souhaiteraient s’installer en centre-ville. Il y aura 11 logements en accession à la propriété dans la première phase, et 14 dans une seconde, ainsi que des locaux d’activités et de commerces en rez-de-chaussée. L’idée d’accueillir davantage de surfaces commerciales avait été évoquée pour la première fois il y a 10 ans, dans un autre contexte économique. Les besoins sont différents aujourd’hui, il fallait adapter le nombre de commerces en conséquence. Conclusion Dans les prochaines semaines, le projet sera finalisé. La consultation des entreprises de travaux pourra alors débuter. D’autres moments d’information auront lieu avant que le chantier débute en juin 2016. 11