Des lycéens découvrent Auschwitz L`Observateur Arrageois 7 mars
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Des lycéens découvrent Auschwitz L`Observateur Arrageois 7 mars
Des lycéens d’Arras découvrent Auschwitz Par Bruno Place - lundi 7 mars 2016 Durant l’année scolaire 2015-2016, sept élèves du lycée Guy-Mollet ont préparé un projet sur la Shoa avec Guillaume Ortolan, professeur d’histoire-géographie. La qualité de leur projet ayant retenu l’attention du Conseil régional et du Rectorat, ils ont été choisis pour participer à la 11e édition du voyage d’études à Auschwitz-Birkenau le 29 février et le 1er mars. Pendant ces deux journées en Pologne, leurs cahiers de cours et leurs livres d’histoire ont pris d’un seul coup un visage beaucoup plus humain. Lundi 29 février, partis d’Arras à 3h30, ils ont atterri à Cracovie pour se rendre directement sur place et visiter le camp d’Auschwitz 1. Dans les allées du camp, après être passé sous la célèbre inscription « Arbeit macht frei » (le travail rend libre), slogan détourné par les nazis, ils ont découvert les épouvantables conditions de détention des déportés. Devant les photos des corps décharnés, devant un tas de deux tonnes de cheveux de femmes juives, devant les 40.000 paires de chaussures et les montagnes de jouets d’enfants, les milliers de lunettes, chaussures et valises retirés aux hommes et femmes descendant du train, ils ont touché la réalité de la barbarie nazie. Moment difficile de la journée : la visite de la chambre à gaz et des quatre fours. L’après-midi a été consacré à une visite rapide de Cracovie : synagogues, quartier de l’ancien ghetto et concert de musique classique adaptés d’airs juifs traditionnels. Le lendemain, le groupe a pris la direction du centre de mise à mort de Birkenau. Depuis la Judenrampe, lieu d’arrivée et de la sélection des déportés, sous la neige dans le froid et dans le silence, ils ont refait le même chemin que des millions de personnes avant eux pour arriver à l’entrée d’Auschwitz II – Birkenau, tristement célèbre. Frappés par l’immensité du camp, ils ont ensuite continué par la visite des différents sites où se trouvaient les chambres à gaz et contemplé avec respect les lacs où étaient jetées les cendres des corps brûlés dans les fours. Après l’émotion et les questions sur la folie humaine, Mathilde, Lena, Sophie, Betty, Marine, Fanny et Samuel sont rentrés convaincus que tout homme peut devenir bourreau et que personne n’est à l’abri de devenir un monstre un jour. Ils n’oublieront jamais, sur une photo, le visage de cet homme digne dans son pyjama rayé. Et ils garderont à l’esprit cette phrase lue, après avoir respecté une minute de silence, sur le monument d’hommage aux victimes : « que ce lieu constitue à jamais pour l’humanité, un cri de désespoir et un avertissement ».
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