ERM Concept : cession réussie - Chambre de commerce et d

Transcription

ERM Concept : cession réussie - Chambre de commerce et d
MARS 2009
no 74
finir la RN 164
les plus gros travaux ont été programmés,
la mise à 2 x 2 voies doit être achevée
LME et plan de relance
le point sur les principales mesures
intéressant directement les entreprises
pompes funèbres
à la CCI, des formations obligatoires
qui s’avèrent indispensables
carré des mécènes
le château du Taureau ouvre
ses projets culturels aux entreprises
prix à l’export
la fixation du prix sur les marchés cibles
est une étape cruciale
Kerautret-Vasselet
L’énergie solaire donne un nouveau
souffle à l’entreprise de Pleyber-Christ
Hervé Ronné
ERM Concept :
cession réussie
Il y a un peu de la Manu dans l’entreprise
ERM Concept de Saint-Martin-des-Champs.
Fondée en 1990 par un salarié du quai de
Léon, Jean-Paul Salaün, ERM Concept
comptait 12 salariés en 1996 quand
Philippe Pronost y est entré. Responsable
du bureau d’études, de la production et
d’un portefeuille clients, le jeune homme
se sentait lui aussi des fourmis dans les
jambes. La reprise s’est effectuée en 2006
avec 19 employés au compteur. L’entreprise
en dénombre désormais 23 et Philippe
Pronost est presque gêné de le reconnaître :
la crise n’a pas de prise sur elle.
Pourtant le concept de l’entreprise est vieux
comme l’industrie : usinage d’un côté,
chaudronnerie de l’autre. Mais l’avantage
de cette activité est qu’elle répond à des
besoins multiples (pièces sur plan ou
suivant modèle, ensembles mécaniques,
réparation de pièces usagées…), concernant des matériaux divers (acier, inox,
aluminium, plastiques, galva…) et pour
des secteurs professionnels variés : l’industrie (agroalimentaire, navale…), les
travaux publics, le secteur de la recherche
(la station biologique de Roscoff) ou encore
les collectivités…
Privilégiant la proximité et la réactivité,
Philippe Pronost apprécie la collaboration
de long terme avec ses clients, qui l’amène
parfois à développer des procédés innovants. Cette relation faite « de confiance,
de bon sens et de travail » il l’applique également à son mode de management : un
domaine qu’il a beaucoup travaillé avec les
conseillers du programme Bretagne Performance RH+, initié par les CCI bretonnes. Les
hommes : le secret d’une cession réussie!
Directeur de publication : Jacques Feunteuna
CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE MORLAIX
Aéroport – CS 27934 – 29679 MORLAIX Cedex
Tél. 02 98 62 39 39 – Fax 02 98 62 39 50
e-mail : [email protected]
Maquette originale de Claudie Fontenoy, Brest
[email protected]
Mise en page : NorWest design, Morlaix
Imprimé en France par Cloître Imprimeur | NO ISSN 1164-7493
d é v e l o p p e m e n t
d u
t e r r i t o i r e
finir la RN 164
les plus gros travaux ont été programmés,
la mise à 2 x 2 voies doit être achevée
EN JANVIER, une manifestation regroupant
plus de 1000 personnes a réuni le monde
économique breton : agriculteurs, pêcheurs,
industriels, parmi lesquels les représentants
des plus grandes entreprises bretonnes. Une
fois n’est pas coutume, la CCI a pris part à
un tel mouvement. Parce qu’il n’empêchait
en rien ceux qui le voulaient de travailler. Et
parce que la perspective de la création d’une
nouvelle écotaxe, dite « taxe Borloo », est une
épée de Damoclès obérant le développement
économique breton.
L’idée de protéger l’environnement n’est
évidemment pas remise en cause. Particulier, entreprise, collectivité : chacun à son
niveau a pris en compte cette ambition de
développement durable. Mais ce que nous
contestons fermement, c’est la nature de
cette taxe, qui s’avère nuisible et dangereuse
pour l’économie de la région.
Plusieurs raisons à cela. Il n’y a pas
actuellement d’alternative satisfaisante
au camion pour le transport de fret au sein
de notre région. En augmentant le coût du
transport, la taxe n’aura pour effet que
d’inciter à produire ailleurs! D’autre part, eu
égard à sa situation péninsulaire, la Bretagne
ne connaît pas de flux camionné de transit.
Taxer les camions ici, c’est donc pénaliser
uniquement les flux économiques locaux.
Par ailleurs, la taxe touchera principalement
des filières économiques déjà fragiles et à
faible taux de valeur ajoutée. Enfin, nos voies
express gratuites sont la cible privilégiée de
cette taxe. La Bretagne paiera donc 3 fois
plus de taxe qu’elle ne pèse dans l’économie
nationale. On est loin du prorata!
J’appelle donc les entrepreneurs bretons à
poursuivre leur mobilisation contre ce projet.
S’il faut une nouvelle taxe, le législateur doit
faire preuve de plus d’imagination pour sa
mise en œuvre !
Jacques Feunteuna, président
Le chiffre qui parle
62.000
inscrits au régime de l’auto-entrepreneur
En France on comptait le 17 janvier
62.000 inscrits au régime de l’autoentrepreneur. Ce statut, créé par la loi de
modernisation de l’économie d’août 2008,
est ouvert depuis le 1er janvier. Sous le slogan
« Pas de chiffre d’affaires = pas de charges
sociale ou fiscale », il s’adresse aux personnes
(étudiant, salarié, fonctionnaire, demandeur
d’emploi ou retraité) qui ne veulent pas
nécessairement créer une société commerciale
pour exercer leur nouvelle activité et souhaitent
pouvoir débuter ou arrêter facilement leur
activité indépendante. Le secrétaire d’État
aux PME, Hervé Novelli, face aux critiques
notamment des artisans, s’est engagé à
lancer en fin d’année une évaluation de la loi.
À la CCI de Morlaix, le centre de formalités des
entreprises a enregistré 11 inscriptions à ce
régime depuis le début de l’année.
Un projet stratégique
pour l’économie
Hervé Ronné
édito
Hervé Ronné
moins rapide. De guerre lasse, plusieurs
entreprises installées en centre Finistère
se sont « délocalisées » à la frontière
de la Bretagne. D’autres, notamment
du secteur de la logistique mais aussi
de nombreux centres de production
et de transformation agroalimentaire,
continuent à s’y implanter en raison de
l’atout de son positionnement central.
Resteraient-elles si le projet était
abandonné ? « On a promis cela aux
entreprises. C’est acté, » insiste Jean
Hourmant.
Le Viaduc de Gouarec
L’aménagement
en voie express
de la RN 164
est toujours la
condition d’un
développement
équilibré
du territoire
breton. Le
comité d’action
présidé par
Jean Hourmant
appelle à
nouveau à l’unité
des élus bretons
sur ce dossier.
“
C
e n ’ e s t p a s une montagne
cette route. La terminer c’est juste une
question de priorité. Et c’est aussi une
question de morale publique. » Jean
Hourmant, l’emblématique président
du comité d’action en faveur de la
mise à 2 x 2 voies de la RN 164, ne veut
pas baisser les bras. Depuis 30 ans, il
est à la tête d’un collectif d’élus et de
représentants du monde économique qui
font cause commune pour ce projet. Alors
qu’aujourd’hui de nouvelles inquiétudes
se font entendre, il appelle encore une
fois à l’unité derrière le comité.
Au-delà d’un engagement de tous les
locataires successifs de l’Elysée, de De
Gaulle à Sarkozy, appuyé par toutes
les collectivités locales, quelle que soit
leur couleur politique, l’aménagement
de la RN 164 est une réalité en marche.
Aujourd’hui, l’ensemble des points
noirs en termes de sécurité sont en
passe d’être réglés. D’imposants et
coûteux travaux ont ainsi été réalisés :
à Landeleau, Carhaix, Gouarec, SaintCaradec… Sur les 162 kilomètres de la
route, on comptait en 1988 seulement
8 km en 2 x 2 voies. Aujourd’hui, il ne
reste « que » 67 kilomètres à doubler.
1,7 milliard de francs (259 milliards
d’euros) ont été consacrés à ce chantier
depuis 1988. Pour le terminer, il faut
encore compter environ 240 millions
d’euros.
Une priorité de l’aménagement
du territoire
« Pendant 30 ans, kilomètre par
kilomètre, le comité a été un acteur majeur
de l’avancement du dossier, rappelle Jean
Hourmant. Nous avons donné priorité aux
travaux sur la partie centrale de l’axe.
Nous avons espéré que la route soit finie
pour 1995, puis pour 2006, pour 2009
et dernièrement pour 2013… Plus on
retarde le projet, plus il coûte cher. Et des
craintes existent que l’Etat réfléchisse à
changer le format de la route. » En clair :
abandonner l’ambition d’une 2 x 2 voies
pour se contenter d’une 1 x 2 voies.
L’enjeu n’est pas seulement de tenir les
promesses anciennes et récentes. Il en
va de la qualité de l’aménagement du
territoire breton. Cet espace a été pensé
dans les années 60 autour de trois axes
majeurs : au sud, au centre et au nord.
Le retard de la réalisation de la RN 164
a contribué à exacerber le déséquilibre
de population entre territoires littoraux
et territoires centraux. Il est aussi la
cause d’un développement économique
« Pour la CCI de Morlaix, la mise en
2 x 2 voies de la RN 164 est une priorité
stratégique du développement de
la circonscription, » confirme Jean
Jaffrennou, son vice-président. « C’est l’axe
routier le plus direct pour relier la pointe
bretonne à Rennes, il ne rencontre pas de
zone de difficulté comme la traversée de
Saint-Brieuc. Hélas, la permanence des
chantiers qui l’encombrent n’incite pas
à l’utiliser. » En janvier, l’État a placé les
déviations de Gouarec et Saint-Caradec,
qui figuraient déjà sur le dernier contrat
de plan, sur les fonds du plan de relance.
Aujourd’hui, pour terminer ce chantier
quarantenaire, le comité d’action pour la
RN 164 appelle donc le préfet de région
à replacer la RN 164 en tête de liste des
grands projets routiers régionaux. Ce que
le « programme de modernisation des
infrastructures », qui est actuellement
instruit à Rennes, doit acter pour que
subsiste l’espoir d’une fin de chantier
en 2013. Une issue qui paraît tellement
proche en regard de la route parcourue
que certains pourraient être tentés de se
détourner de l’objectif commun. « Il ne
faut pas que les acteurs du projet relâchent
leur attention ou confondent les enjeux, »
insiste Jean Hourmant : « la RN 164 ne doit
pas être l’otage de querelles politiques ou
d’autres rapports de force avec l’État ».
Personne en effet n’ose imaginer en
centre Bretagne le scénario du pire : la
route, inachevée, se retrouverait soumise
à un trafic d’autant plus important qu’elle
ne serait pas soumise à l’écotaxe (lire
l’édito ci-contre). Un comble!
taxe professionnelle :
les chiffres clés en Bretagne
À l’ h e u r e o ù la taxe professionnelle
fait l’objet de nouvelles réflexions en
vue d’une réforme nationale, la Chambre
régionale de commerce et d’industrie
de Bretagne (Observatoire régional
des entreprises) publie une étude riche
d’enseignements sur cette mal-aimée
des entreprises.
L’obser vation des bases de la taxe
professionnelle (TP) fournit un bon
miroir de l’activité économique des
territoires et des secteurs d’activité.
On note ainsi que la base de TP par
habitant en Bretagne est plus faible
que la moyenne française (1278 contre
1668 euros), et encore plus faible dans
le Finistère (1121). Le département
d’Ille-et-Vilaine concentre 39 % des
bases régionales. Les six pays les
2
REPÈRES – mars 2009
mieux dotés (Rennes, Cornouaille,
Brest, Lorient, Vannes, Saint-Brieuc)
représentent plus de la moitié (59 %)
du total régional.
Entre 2003 et 2007, le produit de la
ta xe professionnelle a augmenté
annuellement en moyenne de 6 % en
Bretagne (à 1,2 million d’euros en 2007).
Dans ce domaine, ce sont des «petits»
territoires qui sortent le mieux leur
épingle du jeu avec des progressions à 2
chiffres : + 13 % pour le pays de Morlaix
et + 11 % pour les pays de Saint-Malo et
Ploërmel. Dans le Finistère, l’industrie
fournit 36 % du produit de la TP (contre
45 % en France), dont 16 % rien que
pour l’agroalimentaire (contre 5 % en
France). Le reste du produit de la taxe
se répartit entre les services (40 %), le
commerce (16 %), la construction (6 %)
et l’agriculture et la pêche (2 %).
La taxe professionnelle représente dans
le Finistère 36 % de l’ensemble des taxes
locales (39 % en Bretagne, 43,2 % en
France). Dans le département, ce produit
est réparti entre les intercommunalités,
pour 47 % (contre seulement 38 % en
France), les départements à 26 %, la
région 10 %, les chambres consulaires
7 % et les communes 1 % (contre 13 %
en moyenne française !). La part prise
par les chambres consulaires a baissé
d’un point entre 2003 et 2007. Elle est
supérieure de 3 points à la moyenne
nationale.
L’é t u d e c o m p l è t e e s t t é l é c h a rgeable sur le site internet de la CRCI :
www.bretagne.cci.fr
l ’ e n t r e p r i s e
e n
p r a t i q u e
LME et plan de relance
le point sur les principales mesures
intéressant directement les entreprises
Avec la loi de
modernisation de
l’économie et le
plan de relance,
le gouvernement
a annoncé de
nombreuses
mesures pour
faciliter le
développement
des entreprises.
Décrets à l’appui,
le point sur leur
mise en œuvre.
l Loi de modernisation
de l’économie
Retraite complémentaire des
artisans et des commerçants
Jusqu’à maintenant, la cotisation de
retraite complémentaire des artisans
et des commerçants était versée à titre
définitif et ne faisait donc pas l’objet
d’une régulation l’année suivante
comme d’autres cotisations. Pour les
revenus perçus à compter de 2009, elle
sera versée à titre provisionnel puis
régularisée l’année suivante une fois
le revenu professionnel connu (décret
nO 2008-1360 du 18/12/08).
vente au déballage. Il suffit désormais
pour y par ticiper d’ef fectuer une
déclaration préalable auprès du maire de
la commune, quelle que soit la surface
consacrée à la vente. Pour les particuliers
non-inscrits au registre du commerce et
des sociétés, une domiciliation dans la
commune ou l’arrondissement n’est plus
exigée. Ils restent cependant soumis à
l’obligation de ne pas participer à plus
de deux ventes par an.
2009 le niveau des avances versées par
l’État à ses fournisseurs dans le cadre
de marchés publics, dans l’objectif
d’améliorer leur gestion de trésorerie.
En 2009, une avance peut désormais
être accordée pour les marchés
supérieurs à 20.000 euros, contre
50.000 auparavant, et ce montant
sera au moins de 20 % du montant du
marché, contre 5 % auparavant (décret
2008-1355 et circulaire du 19/12/08).
l Plan de relance
Aide à l’embauche dans
les très petites entreprises
Les entreprises de moins de 10 salariés
bénéf icient d’une nouvelle aide
à l’embauche. Elle concer ne les
recrutements réalisés à compter du
4 décembre 2008, en CDI ou CDD
de plus d’un mois. Elle porte sur les
rémunérations versées en 2009 pour
ces salariés et correspond au montant
des charges patronales pour le SMIC
(dégressif ensuite jusqu’à 1,6 SMIC). La
formule de calcul a été publiée dans le
JO du 20 décembre.
Simplification du fonctionnement
des EURL
Af in de simplif ier les démarches
administratives d’immatriculation
d’une EURL, la LME prévoit la possibilité
pour le créateur d’opter pour un modèle
de statuts types, qui a été publié par
décret le 19 décembre. Les centres de
formalités des entreprises et le greffe
du tribunal de commerce compétents
sont tenus de remettre gratuitement ce
modèle, qui s’appliquera de plein droit à
défaut de joindre des statuts différents
lors de la demande d’immatriculation.
Augmentation des capacités
d’intervention d’Oséo Garantie et de
la SIAGI
Le plan de relance a mis en oeuvre
une augmentation des moyens
destinés au financement des petites
et moyennes entreprises ( PME ) .
L’effort supplémentaire à hauteur de
4 milliards d’euros de prêts (pour un
coût budgétaire de 225 millions d’euros)
prend la forme d’une augmentation des
capacités d’intervention d’Oséo, ainsi
que de la SIAGI pour les plus petits
dossiers, afin de garantir des prêts
consentis aux entreprises et donc
d’inciter les banques à leur accorder les
prêts nécessaires.
Réforme du droit des entreprises
en difficulté
Une ordonnance (n O 2008-1345 du
18/12/08) modifie le droit des entreprises
en difficulté à compter du 15 février. Les
procédures préventives (mandat ad
hoc et conciliation) sont assouplies en
déterminant notamment les juridictions
compétentes selon la nature de l’activité
de l’entrepreneur. La procédure de
sauvegarde voit également ses conditions
d’ouverture assouplies. Les procédures de
redressement et de liquidation judiciaire
sont modifiées. On reste cependant en
attente du décret qui déterminera le seuil
de chiffre d’affaires en dessous duquel
la procédure simplifiée de liquidation
judiciaire deviendra obligatoire.
Fonds stratégique d’investissement
Dans le cadre des crédits budgétaires
du plan de relance, le Fonds stratégique
d’investissement est doté de 3 milliards
d’euros (s’ajoutant à la dotation de
3 milliards d’euros de la Caisse des Dépôts
et consignations et aux 14 milliards
d’euros d’actifs apportés par la Caisse et
par l’État). L’intervention du Fonds sera
guidée par une vision industrielle et la
recherche de rendement de long terme. Il
s’agit de soutenir la croissance des PME
prometteuses en leur apportant les fonds
propres nécessaires à leur développement
et de sécuriser le capital d’entreprises
stratégiques. Pour les questions liées à
l’accès aux financements, un nO Azur est
mis en place : 0810 00 12 10.
Simplification de la vente
au déballage
Vide-grenier, brocante ou braderie : la
LME simplifie la réglementation sur la
Avances versées sur les marchés
publics de l’État
Un milliard d’euros sont mobilisés afin
d’augmenter exceptionnellement en
Politiques actives de l’emploi
Une enveloppe de crédits de 500 millions
d’euros est affectée aux politiques
actives de l’emploi (loi de finances
rectificative pour 2009 – art.14). Cette
dotation est destinée prioritairement à
l’amélioration de l’accompagnement des
salariés licenciés économiques dans leur
recherche d’emploi, avec notamment
l’amélioration de la CRP (convention
de reclassement personnalisé) et
l’extension à de nouveaux bassins
d’emploi en difficultés du CTP (contrat
de transition professionnelle). Elle sert
également à la facilitation du recours au
chômage partiel, comme alternative aux
licenciements, et à un effort en faveur du
pouvoir d’achat des salariés concernés
(augmentation du remboursement par
l’État d’une partie de l’allocation de
chômage partiel, qui a ainsi pu être
revalorisée).
CONTACT
Direction du développement économique
02 98 62 39 40
en bref
Zones blanches de l’ADSL :
de nouvelles offres par satellite
pour un service équivalent
De nombreux territoires du Finistère restent (et
resteront) non couverts par l’ADSL, cette technologie
de connexion à haut débit au réseau d’internet via
les fils téléphoniques. Depuis quelques mois,
des solutions équivalentes sont proposées aux
entreprises : un débit de 2 mégaoctets, à un
tarif équivalent à l’ADSL, grâce à la technologie
satellitaire. Une bonne nouvelle pour de nombreuses
entreprises installées dans des territoires ruraux.
L’ingénierie sociale :
thème de la 5e conférence sur
l’intelligence économique
Comment la frénésie d’échanges d’informations
personnelles via les réseaux sociaux (Facebook,
Viadéo…) met en danger les entreprises et leur
personnel? CCI29 et le groupement de Gendarmerie
du Finistère organisent sur ce thème à la CCI de Brest
la 5e réunion du cycle de conférences sur l’intelligence
économique, le mercredi 25 mars 2009, de 18 h 30
à 20 h 30. Elle sera animée par Alban Ondrejeck,
consultant sécurité des systèmes d’information au
sein d’Orange Business Services et servira de point
de départ à la deuxième formation « 6 jours pour
l’intelligence économique » proposée par CCI 29.
En savoir plus : ie.morlaix.cci.fr
Apprentissage : la CCI met en
relation entreprises et candidats
La CCI de Morlaix se tient à la disposition des
entreprises pour les aider dans leurs démarches et
formalités liées aux contrats d’apprentissage. Un
conseiller collecte et diffuse les offres d’apprentissage,
informe sur les conditions d’embauche d’un apprenti,
ainsi que sur la réglementation en vigueur et les
démarches à effectuer, remet tous les formulaires
nécessaires, examine le contrat au regard du
dispositif réglementaire (compétence du maître
d’apprentissage, quota…), transmet le contrat au
Centre de formation d’apprentis (CFA) pour obtenir
le visa, enregistre le contrat et le fait valider par la
DDTEFP, et le transmet aux organismes concernés :
URSSAF, caisses de retraite complémentaires, Centre
de formation d’apprentis, DARES.
Contact : Carine Le Gall
02 98 62 39 39
[email protected]
LES FONDAMENTAUX
DE L’ÉCONOMIE
De nombreux indices apparaissent
régulièrement dans la presse ou dans
les médias. Cette rubrique permet
d’en mesurer les implications directes
sur beaucoup d’actes de la vie des
entreprises.
Le coût de la construction.
conférence : « commerce : la nouvelle donne et
Hervé Ronné
le nouveau rôle des associations »
Directeur du dé veloppement du
Cefac, Jean-Luc Pinson vient à l’invitation
de la CCI de Morlaix livrer une conférence
sur l’évolution du commerce, lundi 27
avril à 19 h. Il se penchera notamment
sur l’évolution du rôle qui est confié aux
unions commerciales. Les éléments de
conjoncture internationale expliquent
le contexte économique difficile en
2009, mais laissent présager un début
de mieux en 2010. En attendant, il est
urgent de bien comprendre l’évolution
des consommateurs : démographie et
composition de la famille, vieillissement
de la population, évolution du travail,
déplacements… Ces bouleversements
impliquent des arbitrages budgétaires.
Quels sont les nouveaux postes de
consommation ? les nouveaux com-
3
REPÈRES – mars 2009
portements d’achat? Comment bien
différencier l’inflation vécue, l’inflation
officielle et le pouvoir d’achat?
Jean-Luc Pinson fera ensuite le point sur les
nouvelles législations, leurs conséquences
et ce qu’elles impliquent comme
collaboration avec les élus. Impossible de
parler de commerce sans évoquer la grande
distribution : la stratégie des enseignes
commerciales, les « multi-formats » et le
retour vers la proximité, les perspectives
de la périphérie, l’évolution des centres
villes. Quelques recettes gagnantes
pour les indépendants seront dévoilées,
ainsi que des tactiques individuelles en
« économie contrariée »…
On en viendra enfin au nouveau rôle
des réseaux et des associations de
commerçants. Quelle représentation
pour les commerçants, les artisans et
les prestataires de services? Comment
défendre des intérêts locaux? Comment
mener une animation commerciale? Créer
du trafic? Créer des services aux clients
et aux adhérents? Mener des actions de
partenariat en développement local? …
Bref, comment s’organiser pour réussir?
Cette conférence est organisée dans le
cadre de l’Odesca du Pays de Morlaix, tout
comme celle de 2007 avec Marc Moati du
Crédoc.
CONTACT
« Commerce : la nouvelle donne et
le nouveau rôle des associations »
Lundi 27 avril à 19 h à la CCI de Morlaix
Inscriptions : 02 98 62 39 19
Pour l’Institut national de la statistique et
des études économiques (INSEE), l’indice
du coût de la construction mesure chaque
trimestre l’évolution des prix des bâtiments
neufs à usage d’habitation. Il s’agit du
prix TVA incluse, payée par les maîtres
d’ouvrages aux entreprises de construction.
Cet indice s’attache exclusivement aux
travaux de construction. Il exclut les prix
et les coûts liés au terrain (viabilisation,
fondations spéciales, …), ainsi que les
honoraires, les frais de promotion et les
frais financiers. De la même façon, il ne
couvre pas les opérations d’entretienamélioration. Cet indice intervient dans
la réglementation concernant les baux
commerciaux!
Indice des loyers commerciaux
À ce propos, un nouvel indice vient d’être
créé concernant « l’évolution des loyers
des baux commerciaux » (Loi LME) : l’indice
trimestriel des loyers commerciaux, lui
aussi suivi et déterminé par l’INSEE. Ce
nouvel indice prend en compte trois
composantes essentielles : l’indice des prix
à la consommation (50 %), l’indice des prix
de la construction neuve (25 %) et l’indice
du chiffre d’affaires du commerce de détail
(25 %). Il sera sans doute mis en œuvre au
fur et à mesure des renouvellements des
contrats concernant les baux commerciaux
signés par les entreprises.
agenda
c o m p é t e n c e s
pompes funèbres
LANGUES
z 1er et 2nd pas en langue
démarrage le 23 février 2009.
à la CCI, des formations obligatoires
qui s’avèrent indispensable
z Cours du soir (de 18 h à 20 h)
Anglais, allemand, espagnol, italien, portugais,
russe, français langue étrangère… de 18 h à 20 h
• Le jeudi,allemand et russe
• Le lundi,espagnol, portugais et italien
• Le mardi, anglais, français langue étrangère
z Cours particuliers, par téléphone ou de groupe
programmés à tout moment de l’année
jours se perfectionner, échanger sur
leurs pratiques, se confronter au regard
d’autres pros. Ils en sont ressortis avec
un enthousiasme renouvelé pour leur
profession.
« Ce n’est pas un métier comme un
autre, explique Pascal Gouriou, installé
à Saint- Pol- de - Léon. Un mauvais
deuil, on peut en rester marqué à vie.
C’est d’ailleurs à la suite d’une telle
expérience que j’ai choisi d’embrasser
ce métier.» Depuis 2000, la société
d’ambulances de Pascal Gouriou a
ainsi étendu son activité au funéraire.
Elle a depuis essaimé sur deux autres
sites : à Plouescat en 2004 et Taulé en
2009. Et elle prévoit en 2010 de créer
un crématorium à Saint-Thégonnec, en
partenariat avec les établissements
Poulichot de Morlaix.
z Stage intensif, du 16 au 27 mars 2009
z Préparation au TOEIC, du 23 au 27 mars 2009
Vous souhaitez réaliser un test de positionnement
gratuit : contactez-nous.
I N F O R M AT I Q U E
• Premier Pas avec l’Ordinateur (débutant lundis
matin) : 18, 25 mai, 8, 15, 22, 29 juin 2009
• Second Pas avec l’Ordinateur (faux débutant
lundis après-midi) : 18, 25 mai, 8, 15, 22, 29 juin 09
• Windows (1 j.) : tous niveaux 30 mars
• Word Initiation (2 j.) 4, 5 mars ou 13, 14 mai
• Word Perfectionnement (2 j.) 10, 11 mars ou 19,
20 mai
• Excel Initiation (3 j.) 17, 18, 24 mars ou 2, 3, 9 juin
• Excel Perfectionnement (3 j.) 24, 26, 27 mars ou
9, 11, 12 juin
• Internet (Navigation, Outils du Web, Messagerie)
2 j. : 30, 31 mars ou 29, 30 juin
• PowerPoint (2 j.) : tous niveaux 2, 3 avril ou 4, 5 juin
• Photoshop (Scanner, Appareil photo numérique,
retouche d‘image) 2 j. : 16, 23 mars
• Access (4 j.) : tous niveaux 26, 27 mars, 2, 3 avril
• Access Perfectionnement Public confirmé (2 j.)
23, 24 septembre
Des commerces
comme les autres ?
• Gestion et Management de l’Entreprise :
à partir du 9 mars.
• Les RDV du droit social : 10 mars.
• Accueil et Standard : 19, 20, 26 mars.
• Relations de Travail Efficaces :
26, 27 mars et 2 avril.
• Animer son équipe de travail degré 1 :
30, 31 mars, 20, 21 avril et 19 mai.
• De la comptabilité à la gestion :
19, 20, 26, 27 mars et 2, 3 avril.
• Devenir Comptable unique d’une PME :
5, 6, 12, 13 mars, 15, 16, 17 avril, 13, 14, 15 mai.
• Animer son équipe de travail degré 2 :
6, 7, 27, 28 avril
• Les entretiens annuels : 11, 12 mai
• Manager dans le respect des règles sociales :
2, 3 et 23 avril
• Initiation à la paie : 5, 12, 19 mars
• Expression orale degré 1 : 1, 2, 3 avril
• S’organiser au quotidien : 24 avril et 19 mai
• Préparer l’oral d’un entretien, d’un concours,
d’un examen : 7 avril
• Le temps maîtrisé de l’assistante efficace :
24, 30, 31 mars
• Réussir vos ventes : 21, 22, 28, 29 avril
• Négocier avec la grande distribution :
5, 6 et 12 mars
SPÉCIAL ENTREPRISES DE MOINS
DE 10 SALARIÉS
z 1er pas en comptabilité gestion
Durée: 21 heures en 6 séances de 3 h 30.
Prochain démarrage : 10 mars 2009.
z Sur rendez-vous individuels
(de 1 à 1,5 jour dans votre magasin) :
• Créer une vitrine attractive
• Mise en scène des produits dans le magasin
• Réflexion sur le point de vente pour un
magasin dynamique
• Organiser une liquidation efficace
z Pour aller plus loin :
• Gérer les agressions verbales et physiques :
2 jours
• Le message publicitaire percutant : 25 mai
• Améliorer vos techniques de vente en
magasin : 2 et 9 mars
• Savoir négocier : 30 mars, 6 avril
• L’anglais de la santé : 15 heures en 5 séances
(9 h - 12 h) - prochain démarrage : 2 mars
VOS CONTACTS :
• Entreprise de 10 salariés et + :
Gwénaëlle Bournot-Le Jeune, tél.02 98 62 39 39
• Entreprise de – de 10 salariés :
Carine Le Gall, tél. 02 98 62 39 29
Consultez en ligne tous nos catalogues sur le site
www.morlaix.cci.fr/formation.
Hervé Ronné
F O R M AT I O N S T E RT I A I R E S
La CCI de Morlaix
a lancé un
premier cycle
de formation au
métier d’assistant
funéraire.
96 heures pour
apprendre à gérer
les jours les plus
difficiles d’une
vie d’homme.
Porteur, fossoyeur,
assistant funéraire, maî tre de
cérémonie, thanatopracteur, agent de
crémation… Les métiers du secteur
du funéraire n’ont a priori rien de très
attirant. Ils demandent pourtant des
qualités humaines et professionnelles
impor tantes et at tirent à eu x des
p r o f e s si o nn e l s p a s si o nn é s , q u i
utilisent souvent le mot de « vocation »
pour en parler. À la CCI de Morlaix, en
février, un groupe d’une dizaine de
stagiaires sont venus pendant quinze
L’entreprise a ainsi atteint un effectif
de 12 salariés, qui ont tous été envoyés
e n f o r ma t i o n à P ar is , a v an t qu e
la CCI ne propose une solution plus
locale. Car depuis plus d’une dizaine
d’années, les textes encadrant cette
profession for tement réglementée
obligent les professionnels à présenter
des at testations de for mation en
cas de contrôle de la direction de la
concur rence. « Les gros groupes
connaissent parfaitement les obligations
réglementaires, ainsi que l’intérêt pour
leur développement de disposer de
personnels formés, souligne Marc Papon,
le professionnel aguerri qui a encadré les
stagiaires à Morlaix. Mais il reste encore
beaucoup de tradition d’artisanat dans
le secteur du funéraire, il faut toujours
expliquer et convaincre. »
En 96 heures, le stage d’assistant
funéraire forme des personnes capables
d’accueillir et d’organiser des obsèques,
selon les souhaits du défunt ou de
la famille. Le programme se penche
d’abord sur les aspects réglementaires et
légaux : obligation de faire un devis et un
bon de commande, de publier les tarifs
des cercueils… Il s’agit ensuite de bien
connaître les différents rites funéraires,
selon les origines géographiques et
religieuses du défunt, de mettre en place
le protocole et d’être capable de prendre
la parole durant la cérémonie…
Place ensuite à l’aspect commercial du
métier. « Mort et argent ne font pas bon
ménage, reconnaît Marc Papon. Dans
le cas de morts violentes et brutales, et
encore davantage lors de morts « non
logiques » comme celles de jeunes
enfants, il est inacceptable pour la famille
d’avoir à payer pour cela. Pourtant, les
pompes funèbres sont des entreprises,
des commerces comme les autres. Mais
ceux qui exercent ce métier n’ont vraiment
pas le droit à l’erreur. » En conséquence,
la formation passe en revue les différents
mode s de f inancement de s f r ais
funéraires, notamment la prévoyance
et le tiers payant, et elle aborde les
techniques de commercialisation, le
comportement non verbal, l’écoute…
Les méthodes pédagogiques font appel
à de nombreuses mises en situation,
avec le recours de la vidéo : simulations
de cérémonies ou de ventes… L a
formation se révèle ainsi être une étape
incontournable avant de se retrouver
en situation réelle face à des familles
éplorées. Ce qui, pour Pascal Gouriou est
une évidence depuis plusieurs années
déjà : « notre métier doit être davantage
reconnu pour son professionnalisme.
S’il n’y avait qu’un seul mot à en retenir,
ce serait le mot respect. »
CONTACT
Service formation
02 98 62 39 39
[email protected]
« best of » des formations 2008
originales, incontournables ou tout simplement utiles…
C h a q u e a n n é e , de nouvelles
tendances apparaissent dans les besoins
en formation des entreprises et de leurs
salariés. Retour sur les plus gros succès
de 2008 à la CCI de Morlaix.
Animer son équipe de travail
Parmi tous les personnels de l’entreprise,
l’encadrement intermédiaire a fait l’objet
de toutes les attentions en 2008 : il est
désormais pris en considération pour son
rôle de courroie de transmission dans
l’organisation des PME. Le stage « Animer
son équipe de travail »,
» proposé en deux
niveaux par CCI 29, est ainsi devenu le
plus demandé du catalogue. Il est aussi
décliné sur-mesure pour les besoins
propres de chaque entreprise.
CACES engins de chantier
Le CACES est le sésame des entreprises
pour accéder à des chantiers réglementés
et répondre aux appels d’offres. À l’issue
d’un test d’évaluation et d’un contrôle des
connaissances, la formation se termine
par la validation CACES R 372.
4
REPÈRES – mars 2009
Hygiène et sécurité alimentaire
H.A.C.C.P.
C’est une obligation réglementaire
pour toutes les entreprises, petites ou
grandes, dans la restauration comme
dans l’agroalimentaire, que de former leur
personnel à la méthode d’hygiène et de
sécurité HACCP. Incontournable.
Prévenir la maltraitance et
Accompagnement fin de vie
Les deux formations du catalogue santé –
services à la personne qui ont connu le
plus de succès, auprès des maisons
de retraite et des instituts spécialisés
notamment. L’humain, cela s’apprend
aussi!
Transformer l’insatisfaction
des clients en opportunité
Un stage phare en période de crise : chaque
client est précieux, il convient de maîtriser
tous les outils permettant de le fidéliser!
Assainissement non collectif
Obligatoire pour obtenir l’agrément
nécessaire à ce genre de chantiers,
cette formation s’adapte en permanence
à l’évolution des normes. Elle attire
no t amment de s ent re pr is e s de
travaux agricoles qui cherchent à se
diversifier.
Cours particulier d’Anglais
et Premiers pas en informatique
Deux formations classiques qui trouvent
un net regain d’intérêt avec le DIF (droit
individuel à la formation). Des personnes
restées en marge de l’informatique ou des
langues étrangères se voient ainsi offrir
la chance de monter en compétences, à
raison de demi-journées de formation ou
de cours du soir faciles à caler hors du
temps de travail.
De la comptabilité à la gestion
Acquérir toutes les bases nécessaires
à la tenue complète d’une comptabilité,
jusqu’au compte de résultat et au bilan.
Cette formation est utilisée dans
le cadre du parcours de validation
des acquis par l’expérience (VAE) de
certains salariés.
c o m m e r c e
–
t o u r i s m e
carré des mécènes
Hervé Ronné
le château du Taureau ouvre
ses projets culturels aux entreprises
Avec le Carré des Mécènes, Charles-Henri Canto vous offre le Taureau sur un plateau
Un partenariat
gagnant-gagnant
est offert aux
entreprises
locales : bénéficier
de l’image
du Taureau et
participer au
développement
local. Le
programme de
l’association Carré
des mécènes
prévoit des
initiatives d’ordre
pédagogique,
humanitaire
et culturel.
E mblème touristique
de la baie de Morlaix, le château du
Taureau a vocation à être bien plus
que cela encore. Né de l’initiative des
commerçants morlaisiens au XVIe siècle,
il a été confié à la Chambre de commerce
et d’industrie au XXIe siècle afin de le
sauver de la ruine et de l’ouvrir au public.
Indissociable de l’activité économique
locale, le château du Taureau a donc
vocation à devenir son étendard. Avec
l’association « Château du Taureau –
Carré des mécènes », les entreprises
sont invitées à participer et à bénéficier
de son rayonnement culturel grâce à des
actions de mécénat originales.
L’association présidée par CharlesHenri Canto propose aux entreprises
de soutenir trois premiers projets. Au
croisement de la culture et du social, il
s’agit tout d’abord de sensibiliser le jeune
public à la richesse du patrimoine local
et à la préservation de l’environnement.
Le château du Taureau servira ainsi de
fil rouge au guide pédagogique conçu
en partenariat avec SEPNB – Bretagne
Vivante et l’Éducation nationale, et
illustré par Jean-Olivier Héron (auteur
de « Comment naissent les bateaux? »).
Autre projet à mener : la création d’un
parcours lumière. Cette mise en scène et
en espace du site permettra au château
d’être visité la nuit pendant la haute
saison.
Tr o i s i è m e p r o j e t c o n c o c t é p a r
l’association : un programme d’actions
en faveur du développement économique
de la région de Kayes au Mali.
Grâce à ces initiatives, les entreprises
pourront librement choisir de soutenir
le développement culturel local et donc
de participer à l’attractivité du territoire.
Cette façon nouvelle d’affirmer leurs
valeurs et de mettre leurs compétences
au service de l’intérêt général devrait
leur permettre de soigner leur image
d’entreprise « citoyenne ». D’autant que
la loi Aillagon, qui encadre le mécénat
depuis 2003, permet aux entreprises
de bénéficier de contreparties à leur
philanthropie. Le Carré des mécènes
devrait ainsi donner aux entreprises
l’occasion de communiquer autrement
vers leurs clients et partenaires, ou en
interne vis-à-vis de leur personnel. Vu
sous cet angle, le mécénat peut être
envisagé comme un partenariat gagnantgagnant inscrit dans la stratégie de
l’entreprise.
En embarquant dans le Carré des
mécènes, pour un montant de
3000 euros, les entreprises se verront
of frir le droit d’utiliser le logo de
l’association. Des liens réciproques
seront mis en place ent re le site
chateaudutaureau.com et les leurs.
Chacune bénéficiera de 40 visites
gratuites du monument et d’invitations
VIP aux événements financés par leurs
dons. D’autres formules (6000 et 12000
euros) permettront même de disposer
du château pour des événements
d’entreprise…
L’association Château du Taureau –
Carré des mécènes a été reconnue
d’intérêt général. Elle ouvre ainsi aux
entreprises mécènes le dispositif fiscal
prévu par la loi Aillagon. Il s’agit d’une
réduction d’impôt (sur les sociétés
ou sur les revenus selon leur statut)
égale à 60 % du montant du don, et
retenue dans la limite de 0,5 % du chiffre
d’affaires h.t., avec la possibilité, en
cas de dépassement de ce plafond, de
reporter l’excédent au titre des cinq
exercices suivants. Le don généralement
effectué en numéraire, peut également
l’être en compétence (mise à disposition
de personnel) ou en nature... D’autres
façons encore d’impliquer le personnel
de l’entreprise dans la démarche.
CONTACT
Association « Château du Taureau –
Carré des Mécènes »
Charles Henri CANTO
16 allé du Cosmeur, 29660 CARANTEC
Tél. 06 48 08 69 75
[email protected]
consommez durable, consommez local !
avec les commerces de proximité du pays de Morlaix
Hervé Ronné
C o n s o m m e z d u r a b l e : tel est le
thème de la semaine du développement
durable, du 1er au 7 avril. Le réseau de
commerces de proximité du Pays de Morlaix,
qui regroupe 14 enseignes multiservices de
communes rurales, a naturellement sauté
sur l’occasion. Il s’agit bien sûr d’inciter
les habitants de ces petites communes à
ne pas se déplacer inutilement vers des
grands centres commerciaux pour faire de
petits achats. Mais l’opération va plus loin,
puisqu’elle met en avant des productions
artisanales locales.
Les commerçants du réseau vont en effet
présenter dans leurs points de vente
les biscuits des entreprises Roc’Hélou
à Plouigneau (bio) et de la biscuiterie de
Lanven à Plourin, le café du torréfacteur de
Plouigneau Saveurs de café, et les thés et
infusions de l’Ilot Thé à Plounéour-Ménez.
Après une visite dans ces entreprises, les
commerçants vont accueillir dans leur
boutique des animations de l’association
Cap Santé de Plounéour-Ménez. Toute
5
REPÈRES – mars 2009
la semaine, ils distribueront des sacs
en plastique bio-assimilable. Et la Base
du Douron, une structure d’éducation à
l’environnement,y animera des « causeries »
sur le thème du développement durable.
Cette opération, très originale à l’échelle
de la Bretagne, s’inscrit dans le cadre de
l’Odesca (opération de développement
et de structuration du commerce et de
l’artisanat), et bénéficie des soutiens
de la CCi et du Pays de Morlaix. Après
d’autres opérations comme le lancement
de la carte de fidélité Cartokado, elle
permettra à ces commerçants estampillés
« Sourire et services » de fidéliser encore
davantage leurs clientèles et d’en gagner
de nouvelles.
en bref
Les aides directes aux
investissements dans le cadre
de l’Odesca sont ouvertes
Les Odesca (opérations de développement et
de structuration du commerce et de l’artisanat)
permettent à chacun des 21 pays bretons de
mobiliser d’importants financements publics
(Europe, État, région, départements) afin de
dynamiser leur offre commerciale. Comme pour la
précédente Odesca, celle qui s’est ouverte en 2008
propose des aides directes aux commerçants et
artisans pour financer des travaux. Afin de connaître
les modalités de demande de subvention, la nature
des travaux concernés et le type d’entreprises
éligibles, contactez votre conseiller de la CCI.
À Morlaix au 02 98 62 39 19
À Carhaix au 02 98 99 34 00
Soldes : comment utiliser
les périodes complémentaires
autorisées par la loi?
Depuis le 1er janvier 2009, il est possible de
pratiquer des soldes complémentaires en dehors des
périodes traditionnelles. Il faut pour cela adresser
une déclaration préalable au préfet du département
un mois au moins avant la date prévue pour le
début de la vente. La formalité peut également être
accomplie par voie électronique. Un site internet a
été mis en place : telesoldes.dgccrf.bercy.gouv.fr.
Ce dispositif se prête particulièrement bien à des
opérations collectives, menées par exemple par des
unions commerciales. La CCI se tient à la disposition
des commerçants pour les accompagner dans la
mise en place de ces projets.
Contactez votre conseiller habituel.
Oratel : un accompagnement
à la transmission d’hôtels
ORATEL, opération régionale d’aide à la transmission
d’entreprises hôtelières, s’adresse à la fois aux
vendeurs et aux investisseurs. Objectif : simplifier
les démarches et les accompagner. ORATEL réalise
un diagnostic complet de l’établissement : descriptif
précis (bâtiment, investissements matériels,
classement, etc.), situation financière, estimation
argumentée de sa valeur… Le Conseil régional de
Bretagne prend en charge 50 % du coût du diagnostic.
Les entreprises à céder sont présentes sur le site
Internet régional www.reprendre.bretagne.org
développé par les CCI de Bretagne. Le repreneur
bénéficie quant à lui d’un accompagnement à
toutes les étapes de son projet : conseil, budget
prévisionnel, dossier bancaire, suivi de gestion
sur trois ans, formation et assistance marketing,
etc. Et le Conseil régional apporte une avance,
remboursable sur sept ans, à taux zéro, de
20 % du coût d’acquisition (avance plafonnée à
92 000 €).
Contactez votre conseiller de la CCI.
Futurs restaurateurs :
le permis d’exploitation est soumis
à une formation
Depuis avril 2007, les personnes créant ou reprenant
un café avec une licence II, III ou IV doivent être en
possession d’un permis d’exploitation attestant que
le candidat a suivi une formation. Les restaurateurs,
qui avaient bénéficié d’un sursis de deux ans,
vont être soumis au même régime à compter du
2 avril. La formation sera confiée à des centres
agréés comme l’Union des métiers de l’industrie
hôtelière à Quimper.
Hôtellerie / restauration :
une aide à l’emploi de travailleurs
occasionnels
Jusqu’au 31 décembre 2009, les employeurs du
secteur des hôtels, cafés et restaurants peuvent
bénéficier d’une aide financière pour l’embauche de
travailleurs occasionnels (CDD de 2 jours maximum).
Cette aide, auparavant ouverte seulement aux
entreprises de plus de 20 salariés, n’est désormais
plus conditionnée par la taille de l’entreprise et elle
peut concerner les discothèques et entreprises de
restauration rapide.
PERMANENCES DU RSI
Sylvie Le Callonnec
02 98 62 39 19
[email protected]
Nouveau classement
des hôtels de tourisme
Un arrêté fixe les nouvelles normes de classement des
hôtels de tourisme à compter du 1er juillet 2009. Une
catégorie 5 étoiles est créée (les catégories 0 étoile et
4 étoiles luxe sont supprimées). Trois chapitres pour
les critères de classement : équipements, service au
client, et accessibilité et développement durable.
en bref
i n t e r n a t i o n a l
prix à l’export
P O U R V OT R E A G E N D A 2 0 0 9
2e TRIMESTRE:
la fixation du prix sur les marchés cibles
est une étape cruciale
z Rendez-vous individuels Allemagne le
jeudi 5 mars, CCI Morlaix
Olivier Thiard, Mission Économique Düsseldorf,
rencontrera les entreprises intéressées par le
marché allemand en rendez-vous individuels à la
CCI de Morlaix.
[email protected]
tél. 02 98 62 39 15
z Réunion export sur la thématique
de la construction du prix export
Jeudi 19 mars à la CCI de Morlaix (voir interview de
l’intervenant Hubert Martini, IFACE Consultants)
z Séminaire Rencontre d’acheteurs à Londres
et Edimbourg – 24 au 26 mars
z Séminaire Rencontre d’acheteurs à
Dublin – 22 avril
Secteur : Spécialités alimentaires
Ubifrance et la Mission Économique Londres vous
proposent de rencontrer les acheteurs du secteur
produits d’épicerie sèche et charcuterie fine,
fromages, confiserie, chocolaterie, etc.
[email protected]
tél. 02 98 62 39 15
Hervé Ronné
z Salon EUROPEAN SEAFOOD EXPOSITION 09
28 et 29 avril, Bruxelles
Comme chaque année, CCI International organisera
une visite de ce premier salon européen des
produits de la mer au départ de Brest et Lorient.
P our
de change, comme le montre l’actualité
récente, peuvent être très variables : la
question de la monnaie de facturation
(euro ou dollar) est donc sensible.
Attention également à l’évolution des
coûts de transport, liés au cours du
pétrole. Ceci est crucial notamment
pour les produits agroalimentaires non
frais, où l’importateur exigera des prix
bloqués pour des durées de plusieurs
mois. En la matière, les PME n’ont pas
la même puissance de négociation que
les multinationales, qui arrivent parfois
à obtenir des tarifs de fret à l’année…
L’équation à résoudre pour calculer
un prix export n’est pourtant pas hors
de portée des PME bretonnes. « Les
entreprises françaises ont la chance de
bénéficier d’un dispositif public large
et généreux, » souligne Hubert Martini.
Conseil de proximité avec les CCI.
Encadrement des démarches d’étude
et de prospection par Ubif rance.
Aides sonnantes et trébuchantes
par le département, la région, l’État.
Dispositifs de sécurisation (sous
forme d’assurance) par la Coface… « Il
y a autant de risques que de moyens de
se protéger, » insiste Hubert Martini.
« Si le contexte économique actuel est
morose, il est certain que l’international
constitue la planche de salut pour de
nombreuses entreprises. »
R È G L E M E N TAT I O N
s ’ a s s u r e r du
succès de leur activité à l’export, les
entreprises doivent relever un défi aux
multiples facettes : le calcul du prix
qu’elles pratiqueront sur leurs marchés
cibles. De nombreuses questions se
posent. Mon prix sera-t-il compétitif
sur telle destination ? Me permettrat-il de dégager un profit ? Comment
me garantir des risques d’évolution
des coûts spécifiques aux opérations
d’export?
Huber t Mar tini, consultant en
commerce international depuis plus de
vingt ans, a eu très souvent l’occasion
de travailler sur cette problématique
au sein du cabinet Iface, pour de
grands groupes comme pour des PME.
Avant sa conférence à la CCI de Morlaix
(lire ci-contre), il évoque les principaux
écueils à éviter, notamment pour les
entreprises qui se lancent à l’export.
« Pour calculer leur prix de revient
à l’export, beaucoup d’entreprises
commencent par adopter des
méthodes peu pertinentes. Certaines
additionnent le coût de revient et la
marge désirée. D’autres ajoutent au
prix de vente en France le coût de
l’export. Dans les deux cas, les risques
z Allemagne : modification de la
réglementation Point Vert
À compter du 1er janvier 2009, l’adhésion à un
système de collecte en Allemagne ne se fait plus,
au libre choix, par le producteur ou l’importateur,
mais par la société qui met en premier le produit
en circulation sur le marché allemand.
gérer les différences interculturelles
Pièges à éviter,
méthodes à mettre
en œuvre : une
conférence CCI
International à
Morlaix permet
de faire le point
sur la politique
tarifaire des PME
exportatrices.
[email protected]
tél. 02 98 00 38 71
z XXIIIe édition du salon international du
Club des Gourmets Madrid, 30 mars /
2 avril 2009
Pour la troisième année consécutive, CCI
International Bretagne sera présent sur le pavillon
France du Salon des Gourmets, première foire
internationale professionnelle dédiée aux produits
alimentaires et boissons de qualité. Si vous êtes
intéressé(e) par un stand clé en main.
tél. 02 97 02 40 00, [email protected]
z Mission de prospection en Afrique du Sud
La CCI de Morlaix organise, dans le cadre de CCI
International, une mission de prospection multisectorielle en Afrique du Sud du 11 au 17 mai.
[email protected], tél. 02 98 62 39 15.
z Salon DJAZAGRO : Alger, 18 au 21 mai
Stand Bretagne à l’occasion de la 7e édition du salon
DJAZAGRO : équipementiers pour les industries
agroalimentaires et la boulangerie-pâtisserie /
restauration. Comme les années précédentes, une
mission de prospection commerciale peut aussi
être montée pour les visiteurs de ce salon.
[email protected], tél. 02 98 98 29 88.
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Une note du Consulat des États-Unis en Bretagne sur
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z Nouvelle procédure pour les visas
Depuis le 12 janvier 2009, les ressortissants
français qui se rendent aux Etats-Unis par la
voie aérienne ou maritime et qui bénéficient
du régime d’exemption de visa (pour un séjour
touristique ou d’affaires n’excédant pas 90
jours) doivent obligatoirement solliciter, via
Internet, une autorisation électronique de
voyage avant leur départ.
d’échec sont importants. »
Il convient donc en tout premier lieu de
récolter un maximum d’informations
sur la structure des prix dans le
marché ciblé. Comment se comporte
la demande locale ? Quel est le « prix
d’acceptabilité »? Quelle est l’attitude
du consommateur envers le « made in
France », voire le « made in Brittany »?
Comment travaillent la concurrence
et la distribution ?… Il faut également
bien évaluer les coûts de revient
de l’opération d’export : coût de la
couver ture des risques, coûts de
transport… Il est important de bien
connaître les incoterms et bien les
choisir. Si une vente « Ex worth » (le
transport est assumé par le client) est
confortable pour le vendeur, elle n’est
pas forcément attractive pour le client.
Il convient enfin de bien déterminer
(ou connaître) la politique de prix de
l’entreprise : s’agit-il de faire une
marge importante ou de pénétrer le
marché par un prix bas?
En spécialiste de la gestion des risques
à l’international, Hubert Martini insiste
également sur la nécessité de bien
identifier les écueils inhérents aux
opérations internationales. Les cours
Le catalogue langues
étrangères mais
aussi le catalogue
tertiaire recèlent
de nombreuses
formations intéressant
les exportateurs
P o u r d é v e l o p p e r un chif f re
d’affaires à l’export, il ne suffit pas
d’avoir un bon produit, de l’avoir adapté
au marché visé, d’avoir identifié les
clients ou distributeurs potentiels, de
maîtriser la langue de Shakespeare…
Encore faut-il savoir se présenter à ses
interlocuteurs étrangers et négocier
avec eux sans commettre de « gaffe ».
On ne s’adresse pas de la même façon
à une acheteuse nippone qu’à un émir
du Quatar, à un lord anglais qu’à un
investisseur russe…
CCI 29, l’association des Chambres de
commerce et d’industrie du Finistère,
propose une formation per tinente
pour appréhender les dif férences
interculturelles en Inde, au Brésil, en
Chine… et dans tout pays où l’entreprise
travaille ou souhaite travailler. Il permet
6 REPÈRES – janvier 2009
de construire dans chaque cas une
communication adaptée, de créer les
conditions favorables dans la négociation
d’affaires et de parfaire son savoir-vivre
professionnel en évitant les impairs.
Il importe tout d’abord de soigner sa
présentation : tenue vestimentaire
acceptée, salutations en cours (en
fonc tion des sit uations s ociales
notamment), attitudes à éviter (sourires,
regards…) et gestes à ne pas faire… Il
s’agit ensuite de comprendre comment le
temps passe dans chaque pays : jours de
repos hebdomadaires, fêtes nationales
et religieuses, tolérance aux retards…
À l’écrit également, il faut être prudent :
choix du vocabulaire et des formules,
forme des documents, couleurs à éviter,
signature…
Lors d’un entretien ou d’une réunion,
il est important de savoir démarrer
les échanges, d’attribuer un sens aux
comportements de ses interlocuteurs,
de ne pas brûler les étapes (plus ou
moins longues) de la négociation, de
savoir reconnaître les signes indiquant
qu’il est temps de clore la rencontre… Si
vient ensuite le moment de partager un
repas, il est utile de savoir s’il s’agit pour
l’interlocuteur d’un temps stratégique
ou d’une simple étape. Et d’adapter son
attitude et ses comportements. Bref, il y
a du pain sur la planche!
CONTACT
Service formation
tél. 02 98 62 39 39
[email protected]
www.morlaix.cci.fr/formation
i n d u s t r i e
Kerautret-Vasselet
Hervé Ronné
l’énergie solaire donne un nouveau souffle
à l’entreprise de Pleyber-Christ
Jo Kerautret a cédé
son entreprise
de couverture à
Stéphane Vasselet.
Ensemble ils
mènent une
stratégie de
développement
dans l’installation
de panneaux
solaires.
Stéphane Vasselet et Jo Kerautret
“ Par définition,
un
chef d’entreprise prend des risques. »
Depuis août 2005, Stéphane Vasselet,
qui a repris l’entreprise de couverture
de Pleyber-Christ qui porte toujours le
nom de son ancien patron, Jo Kerautret,
a tout loisir de mettre en œuvre sa vision
de l’entreprenariat. En 4 ans, il a lancé
ses 15 puis 24 salariés dans l’aventure du
photovoltaïque : l’installation de systèmes
de production électrique à base d’énergie
solaire.
Panneaux, ondulateurs, raccordement
réseau : l’entreprise fournit « des
centrales électriques clés en main ». Elle
s’appuie pour cela sur une demande en
constante croissance, sous l’effet de
l’augmentation du coût des énergies
fossiles, des avantages fiscaux offerts
par l’État et de l’amélioration des
technologies propres. Pour Stéphane
Vasselet, le temps approche où le coût
de production d’électricité par l’énergie
solaire sera sensiblement identique à celui
du nucléaire. On pourra même grâce à sa
toiture produire à partir de l’air l’hydrogène
qui servira de carburant à une voiture…
Stéphane Vasselet n’a pourtant rien d’un
doux rêveur. Ce diplômé de sciences
économiques et de gestion financière a
effectué la première partie de sa carrière
dans l’agroalimentaire. La quarantaine en
vue, il souhaitait se mettre à son compte
dans le Finistère et avait une idée précise
de l’entreprise à reprendre : une société du
bâtiment qui puisse rapidement évoluer
vers de nouveaux procédés. La SARL de
Pleyber-Christ est la première qu’il visite,
à l’invitation d’un conseiller du réseau
CRA (Cédants et repreneurs d’affaires).
Bingo ! « Jo avait su emmener ses
équipes vers de nouvelles techniques, de
nouveaux procédés. Des gens qui innovent
en permanence, qui sont habitués à la
polyvalence. Je savais pouvoir les conduire
vers le solaire. »
La SAS Vasselet, qui utilise toujours le
nom commercial Jo Kerautret, bénéficie
dans sa stratégie d’un solide atout. « Nous
sommes la première entreprise à s’investir
dans le photovoltaïque avec ses propres
couvreurs, souligne Stéphane Vasselet.
Nous avons le recul nécessaire sur les
techniques de couverture et d’étanchéité.
Cela permet d’aborder le photovoltaïque
dans la continuité de notre métier. Et de se
démarquer de la concurrence sur la notion
de confiance. Avec nous, on sait à qui on
a à faire. »
Cette continuité est particulièrement
marquée par la présence de Jo Kerautret
dans son ancienne entreprise. Il assume
toujours la fonction commerciale et le
suivi des chantiers : sa connaissance
des réseaux bretons est précieuse, son
expérience est rassurante pour les clients,
qu’ils soient industriels, particuliers,
collectivités ou architectes. Mieux, il
est associé à Stéphane Vasselet dans
le bureau d’études créé sous le nom de
Nerzh Heol (« force de la lumière » en
breton). « Nous partageons la même vision
de l’entreprise et du marché de demain, »
souligne l’ancien patron qui avoue n’avoir
jamais été aussi heureux de sa vie. « Hier,
j’assumais tout le poids de l’entreprise.
Aujourd’hui, je n’ai le poids de rien. Juste le
plaisir de donner un coup de main. »
Avec 350.000 euros de chiffre d’affaires
dû au photovoltaïque (sur 2,3 millions en
2008), les deux complices s’attendent à
une forte augmentation de cette activité en
2009. Sans pour autant griller les étapes.
« On prend notre temps, » commente
Stéphane Vasselet. Mais les ambitions
sont réelles et tous les voyants au vert.
Sauf peut-être celui de la formation. « Le
bâtiment va devenir un métier de services,
avec des technologies de plus en plus
compliquées, ce qui implique un plus fort
besoin en compétences, explique le jeune
dirigeant. S’il n’y a pas de matière grise,
rien n’est possible. Or il n’existe pas de
formation au photovoltaïque. Il nous faut
pourtant des installateurs compétents,
puis renforcer le bureau d’études… »
Stéphane Vasselet espère pouvoir nouer
un dialogue avec les élus du territoire pour
que l’implantation d’un deuxième IUT à
Morlaix dans le domaine du génie civil
soit le prélude de la création d’une licence
professionnelle en photovoltaïque. Et là, il
faut faire vite : le marché, lui, est mûr!
Plato :
de nouveaux groupes en préparation
“ G e s t i o n d u t e m p s ”, « outils
de pilotage et tableaux de bord »,
« motivation des salariés », « lecture
d’un bilan »… Au rythme d’une réunion
par mois, des dirigeants de PME
s’offrent une demi-journée de réflexion
et d’échange sur des thèmes qu’ils ont
eux-mêmes choisis. Connu sous le nom
de « groupes Plato », ce concept a fait
son entrée en Finistère par la porte du
pays du Centre Ouest Bretagne, où les
groupes se succèdent avec le même
succès depuis plusieurs années. Un
autre s’est créé fin 2008 autour de la
région du Faou et de Châteauneuf. Au
terme d’un nouvel appel d’offres, les
CCI du Finistère vont ouvrir en 2009 un
7
REPÈRES – janvier 2009
nouveau groupe Plato, probablement
dans le secteur nord du département.
Elles mettent à disposition de ces
réseaux une animatrice, Catherine
Lamidon.
Privilégiant les études de cas, les
échanges et la mutualisation d’outils
qui ont fait leurs preuves, chaque
réunion cumule les avantages d’une
formation et ceux d’un réseau. Chaque
groupe est encadré par une équipe de
coachs, qui veillent à transmettre aux
PME leur expérience généralement
acquise dans des sociétés fortement
structurées et qui agissent en tant
que catalyseurs de la motivation
des membres. Selon le thème, un
intervenant extérieur est invité, et
à chaque fois, un compte rendu écrit
est communiqué à tous les membres.
Chaque trimestre, une réunion plénière
est organisée à l’échelle de la Bretagne,
avec la participation d’une grande
entreprise régionale, et une fois par an,
les 1000 membres français de groupes
PLATO sont invités à se retrouver pour
une journée d’affaires.
CONTACT
Pôle conseil industrie
À Carhaix 02 98 73 42 44
A Morlaix 02 98 62 39 40
[email protected]
en bref
Qualité : l’impact de la V2008 sur
le planning de certification
Les sociétés souhaitant être certifiées en V2000
pourront le faire jusqu’au 15 novembre 2009, après
cette date elles devront passer la certification
en V2008. Les sociétés déjà certifiées pourront
demander le renouvellement de la certification
en V2000 jusqu’au 15décembre 2010, date après
laquelle elles devront passer la certification en
V2008.
Finistère angels entre au capital
d’Hemarina
En 2008, le réseau de business angels Finistère
angels a reçu 42 dossiers de demande de
financement. Un seul a obtenu un financement :
celui de la société Hemarina. Finistère angel’s a
apporté 550 000 euros en augmentation de capital
à cette PME morlaisienne spécialisée dans les
biotechnologies marines. Créée en décembre
2007, l’association Finistère angels comptait
13 adhérents. Ils étaient 31 fin 2008 et l’association
vise la cinquantaine de membres sous un an. Ces
personnes investissent à titre personnel dans de
jeunes entreprises à fort potentiel. Les business
angels, entrepreneurs eux-mêmes ou managers
accomplis, mettent gratuitement à disposition
de ces jeunes entrepreneurs leurs compétences,
leur expérience, leurs réseaux relationnels et une
partie de leur temps. L’animation de Finistère
angels est assurée par des correspondants des
trois CCI du Finistère. Le réseau des business
angels est reconnu par les pouvoirs publics et
instances régionales pour leur capacité à participer
au développement économique et à la création
d’emplois.
Contact :
Pôle conseil industrie
02 98 62 39 40
[email protected]
Salon Devcom à Sup de Co Rennes
le 26 mars
L’école supérieure de commerce de Rennes accueille
le deuxième salon breton du développement
commercial le 26 mars. Au programme, une
conférence plénière et 24 ateliers thématiques :
totalement gratuites, ces sessions réunissent
des spécialistes du développement commercial,
du marketing et de la communication pour
effectuer un tour d’horizon complet de l’actualité.
À voir également, plus de 600 m2 d’exposition et
d’animations : audit de courriers, théatralisation de
magasins, test d’accueil téléphonique, utilisation de
nouveaux supports de communication, conseils sur
le web… Des rendez-vous d’affaires personnalisés
sont également proposés…
www.devcom-rennesbretagne.com
Des espaces disponibles à la
pépinière de Saint-Pol-de-Léon
Construit en 2004 par la Communauté de communes
du pays Léonard, l’Espace création entreprises
assure hébergement, accompagnement et
services aux nouveaux entrepreneurs. Il met à leur
disposition un soutien méthodologique, des services
généraux à coûts partagés, de l’immobilier adapté
et convivial. Un suivi personnalisé est proposé aux
entreprises, en partenariat avec la Chambre de
commerce et d’industrie de Morlaix et l’Agence
de développement du Léon. Des espaces sont
actuellement disponibles.
Contact :
Pôle conseil industrie
02 98 62 39 40
[email protected]
po.com
photog
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c o n tac t
Charles Henri CANTO
16 allé du Cosmeur
29660 Carantec
Tél. 06 48 08 69 75
[email protected]
Morla
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d
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