MERCREDI 6 AVRIL 2016 - Le Courrier d`Algérie

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MERCREDI 6 AVRIL 2016 - Le Courrier d`Algérie
SCANDALE PANAMA PAPERS
Qui se cache derrière l’affaire ?
P2
L’EX-P-DG DE SAIDAL
DÉNONCE LES LOBBIES
PHARMACEUTIQUES
ET ACCUSE LE DRS
L’INFORMATION AU QUOTIDIEN
Quotidien national d’information - Prix Algérie 10 DA - France 1 euro
Mercredi 6 avril 2016 - www.lecourrier-dalgerie.com - N°3687 - 13e année
RETARD DANS L’OCTROI DES LICENCES
D’IMPORTATION DE VÉHICULES
Les concessionnaires
automobiles
dans le désarroi
L’annonce faite par le ministère du Commerce de prolonger le délai de l’octroi de
licence d’importation de véhicules neufs a jeté les concessionnaires automobiles
dans le désarroi. La situation commence à peser sur certains d’entre eux qui voient
dans la décision du ministère une manière de gagner du temps au détriment de leur
activité.
Lire en page 4
Ali Aoun
veut sa
réhabilitation
P3
l AADL-2
Le choix des sites
reporté à juillet
l TÉLÉMÉDECINE
Le projet «RT-DZ»,
lancé
P5
LIK YA CH'RIK !
Qu’est-ce qui
fait tourner
le Monde ?
Par Hafidh A. Settar
éponse fulgurante à l’interrogation philosophique flottante en
titre : la crasse peut le faire tourner ! L’immondice, aussi !
Pas le Globe terrestre, non.
Mais «Le Monde», le canard tout
franchouillard qui veut faire plus haut
que… -on n’en dit pas plus- en matière
d’éthique, de déontologie et de professionnalisme.
Allez, va, monte là-dessus et tu verras Paris !
Ou plutôt Panama et ses papers
scandales tout frais.
Comme ça, dans sa livraison d’hier,
l’autoproclamé nombril de la presse
universelle, use de subliminal et de mélange des genres en publiant en Une le
portrait du nôtre Boutef sur un papier
délitant -et délictueusement tendancieux- sur l’affaire.
Que tous les enfoirés se rassurent :
Le Monde -le journal- ne revient pas à
ses couches-culottes, mais à ses haines
viscérales cultivées depuis 62, dès que
l’occasion se présente.
Mon p’tit doigt, auquel répugne la
crasse et l’immondice, me dit que pareil délit d’initié sent fortement le nucléaire… et un contrat de Centrale qui
aura constitué l’atome de la discorde !
Décidément, comme leur compatriote disgracié, Cristian Gourcuff, ces
Français veulent toujours le beurre et
l’argent du beurre. Sinon, ils offrent la
fille de la crémière ! Horrible mégère !
H. A. S.
R
Ph : DR
P4
2
ACTUALITÉ
Mercredi 6 avril 2016
SCANDALE PANAMA PAPERS
Qui se cache derrière
la fuite de données sur
les avoirs cachés de
certains leaders
politiques mondiaux, qui
a provoqué une onde
de choc médiatique,
mais qui ne concerne,
curieusement, aucun
responsable américain.
es données de l’enquête «Panama Papers»,
qui ont été obtenues
par le journal allemand
“Süddeutsche Zeitung” grâce
à une source anonyme, proviennent du cabinet d’avocats
panaméen Mossack Fonseca.
D’après les médias occidentaux, ce cabinet aurait
créé, entre 1977 et 2015, plus
de 214 000 entités offshores,
permettant de masquer
l’identité de leurs propriétaires dans 21 paradis fiscaux
différents. Au total, 140 responsables politiques, dont
douze chefs d’État et de gouvernement,
anciens
ou
actuels, sont cités dans les
documents.
Il est quand même curieux
qu’aucun responsable américain ne figure parmi les personnes citées dans l’enquête,
ce qui semble bizarre, compte tenu de l’ampleur des révélations qui concernent, selon
certaines informations, des
individus provenant d’au
moins de deux cents (200)
pays du monde. Dans le
même temps, le projet
L
Ph : DR
Qui se cache derrière l’affaire ?
WikiLeaks attire l’attention
sur
l’emplacement
des
banques ayant servi d’intermédiaires dans les transactions douteuses révélées dans
“Panama Papers” et qui se
situent
notamment en
Suisse, à Hongkong et au
Luxembourg
L’absence de noms de
citoyens US dans la liste s’explique peut-être par le fait
que les Américains sont peu
disposés à conserver leurs
gains acquis, illégalement, à
Panama, après la conclusion
en 2010 d’un accord entre les
deux États qui a mis fin aux
tentatives de riches américains de trouver un refuge fiscal dans ce pays. Cependant,
il reste toujours possible que
des noms américains fassent
surface dans les documents
de “Mossack Fonseca”, à
condition que les États-Unis
ne se trouvent pas derrière la
fuite de ces informations. Il
est curieux que l’individu
ayant remis à la presse les
données en question se présentait au Süddeutsche
Zeitung comme John Doe.
Le quotidien munichois
est politiquement au centre
droit et résolument proOTAN. Il coopère avec le
Guardian, la BBC, Le
Monde, le Consortium international des journalistes d’investigation,
et
d’autres
organes de presse qui sont
tous des partisans avérés de
l’Establishment pro-occidental. La fuite est gérée par un
organisme le «Consortium
international des journalistes
d’investigation». Il est entièrement financé et géré par le
Centre des États-Unis pour
l’intégrité publique. Leurs
bailleurs de fonds comprennent : La Fondation Ford,
La Fondation Carnegie,
La Fondation de la famille
Rockefeller, La Fondation W
K Kellogg et, last but not the
least, La Fondation pour une
société ouverte de Soros, l'un
des grands sayanim défen-
seur inconditionnel d'Israël,
dont l'objectif est de déstabiliser la Russie de Poutine,
après avoir mis en lambeaux
l'Ukraine, à travers les révolutions colorées .
Ce Consortium international de journalistes (ICIJ)
fait partie du “Projet” de rapport sur le crime organisé et
la corruption (OCCRP) qui
est financé par le gouvernement américain à travers
L’USAID. Selon les experts,
qu’il y ait eu fuite avéré ou
non, il est certain que ce qui
apparaît dans les médias
résulte d’une deuxième
«fuite», bien contrôlée, cellelà, à partir de matériaux dont
disposaient les instigateurs de
l’opération médiatique. Pour
pouvoir poursuivre les coupables, des dirigeants européens commencent à réclamer, naïvement, des preuves.
Il n’y en aura pas, car c’est
juste une opération destinée à
être médiatisée. Il n’y aura
pas de preuves non plus,
parce que les premiers qui
seraient touchés sont les plus
grands cabinets de Londres,
New York, Paris, Bruxelles,
Luxembourg notamment .
Ce sont ces cabinets qui
créent et administrent, pour
leurs clients, les comptes à
Gibraltar, Malte, les îles
Anglo-Normandes,
les
Caraïbes et autres paradis fiscaux, et ils ne travaillent pas à
l’insu des grands services de
renseignement occidentaux,
qui généralement les infiltrent.
M. B.
PROCHAINE VISITE EN ALGÉRIE DU ROI SALMANE
Normalisation entre Alger et Ryad
a normalisation des relations
entre l’Algérie et le royaume
d’Arabie saoudite sera effective
lors de la prochaine visite officielle à
Alger du souverain saoudien le roi
Salmane, à l’invitation du président de
la République, Abdelaziz Bouteflika.
Une visite qui pourrait se dérouler
peu avant le sommet arabe de
Nouakchott en Mauritanie prévu en
juillet prochain. La normalisation entre
Ryad et Alger intervient après le long
message adressé par le président
Bouteflika au souverain saoudien dans
lequel il a réaffirmé que les positions de
l’Algérie vis-à-vis de certaines « questions sensibles que connaît la scène
arabe sont sous-tendues par son legs historique quant à la non-ingérence dans
les affaires internes d’autres pays, et ne
sont pas, contrairement à ce qui pourrait
être perçu, une opposition à des partenaires arabes». Dans une déclaration à la
presse à l’issue de l’audience que lui a
accordée le roi Salmane Ben Abdelaziz
Al Saoud, le ministre d’État, conseiller
spécial auprès du président de la
République, Tayeb Belaiz qui était porteur du message présidentiel apportant
que le texte apportait « des éclaircissements » au souverain saoudien.«
D’aucuns pourraient croire à tort que
des positions exprimées par l’Algérie à
propos de certaines questions sensibles
sur la scène arabe, voire régionale, s’opposent à celles de nombre de ses partenaires arabes», mais en fait les positions
de l’Algérie trouvent leur essence dans
son legs historique, depuis la guerre de
L
libération, consacrant le principe de
non-ingérence dans les affaires internes
d’autres pays», a-t-il soutenu. La position de l’Algérie, ajoute le Chef de l’État
dans son message, émane de « ses
Constitutions qui interdisent le déploiement des forces armées algériennes hors
les frontières du pays», soulignant que
«cela ne les empêche pas de fournir des
aides considérables dans d’autres
domaines». Le Président Bouteflika a
rappelé, par le truchement de son
conseiller spécial, que l’Algérie « s’interdit toute ingérence dans les affaires
internes des pays et des peuples et privilégie toujours les solutions politiques
pacifiques, tout comme elle rejette la
violence qui n’engendre, de son point de
vue, que de la violence ».
«L’Algérie favorise toujours le règlement des problèmes dans le cadre des
canaux internationaux à l’instar de
l’ONU»,
soutient
le
président
Bouteflika, ajoutant que «Même si d’aucuns croient à tort que certaines positions de l’Algérie sont en porte-à-faux
avec celles de pays frères, il ne s’agit nullement de toucher à l’essence même de
ses relations avec ces pays». M. Belaiz a
indiqué avoir transmis au souverain
saoudien «les salutations du président de
la République et sa satisfaction quant à
la qualité des relations qui unissent les
deux pays» ainsi que «sa volonté et sa
détermination à les promouvoir afin
d’englober tous les domaines» et d’ajouter qu' »il veillait personnellement à ce
que ces liens demeurent préservés en
dépit des tentatives de parties malinten-
tionnées». À cette occasion, une invitation a été transmise au souverain saoudien de la part du président de la
République à visiter l’Algérie « dans les
meilleurs délais » et à laquelle il a répondu favorablement.
M. Belaïz a estimé que la visite prévue du souverain saoudien en Algérie
constituera « une occasion importante »
pour les deux dirigeants d’examiner les
principales questions enregistrées au
double plan arabe et régional, précisant
que les entretiens aboutiront « à des
résultats importants à même de renforcer les relations entre les pays arabes et
d’assainir le climat à la faveur de la clairvoyance et de l’expérience des deux dirigeants ».Concernant les relations algérosaoudiennes, M. Belaïz a indiqué avoir
abordé, lors de son entretien avec le
prince héritier, vice-Premier ministre et
ministre de l’Intérieur saoudien, l’Emir
Mohamed Ben Nayef Ben Abdelaziz,
qui a duré dimanche soir plus de deux
heures, «la nécessité d’œuvrer à l’enrichissement et à la concrétisation sur le
terrain des liens d’amitié». Il a qualifié
sa visite à Ryadh de plein «succès».Ainsi
et en agissant pour la normalisation avec
Ryad , Alger coupe les pieds à ceux qui
pensaient pouvoir l’isoler sur la scène
arabe en instrumentalisant l’Arabie
saoudite qui les entretient financièrement, contre notre pays . Le Maroc se
complaît dans ce type de manœuvres
auquel se résume sa diplomatie quand
elle n’a pas recours à la corruption et à
la désinformation .
M. Bendib
Les explications
du fondé de pouvoir
de Bouchouareb
bdesalem Bouchouareb , ministre
de l’Industrie et des Mines dont le
nom figure parmi les responsables
politiques éclaboussés par le scandale
des « Panama Papers» insiste sur la
transparence de la création de la société "Royal Arrival Corp" pour la gestion de son patrimoine privé. En effet ,
le ministre de l’Industrie et des Mines
, a réagi, par le truchement de la société en charge de la gestion de son patrimoine, sur les révélations du
Consortium international des journalistes d’investigation (CIJI) d’une vaste
évasion fiscale qui a touché rappelle-ton des responsables politiques et des
personnalités de premier plan à travers
le monde. Il a insisté sur la transparence de la création de la société écran
"Royal Arrival Corp" pour la gestion
de son patrimoine privé. La société
appartenant à M. Bouchouareb,
ministre de l’Industrie et des Mines, la
"Royal Arrival Corp", a été créée "à
l’initiative" de la Compagnie d’études
et de conseil (CEC) "pour gérer son
patrimoine privé, mais n’a jamais été
active" et "ne possède aucun compte
bancaire", a affirmé la CEC, dans un
message parvenu à l’APS. La CEC
mandatée pour agir pour le compte de
M.
Abdessalem Bouchouareb, a
confirmé qu’elle est "à l’initiative de la
création de la société Royal Arrival
Corp dont la constitution s’est faite en
toute transparence", a précisé la même
source.
Selon
la
CEC,
M.
Bouchouareb, "en apprenant nos
démarches, a immédiatement demandé de geler (pendant l’exercice de ses
mandats publics) toute utilisation de
cette société et l’ouverture du compte
bancaire à la NBAD Genève n’a, de ce
fait, pas été concrétisé". La société
"avait pour objet de reprendre et gérer
des biens patrimoniaux existants avant
l’entrée
en
fonction
de
M.Bouchouareb", selon le message
signé par le fondé de pouvoir de la
Royal Arrival Corp, M. Guy Feite. La
société "n’a donc jamais été active
dans aucun pays puisqu’elle n’a pas eu
le moindre fonctionnement" et la
société "n’a eu aucun compte à la
NBAD puisque les formalités d’ouverture ont été annulées", soutient encore
la CEC, établie au Luxembourg. Pour
rappel, le quotidien français Le Monde
a révélé dans son édition de lundi, que
Bouchouareb "a détenu une société
établie au Panama, Royal Arrival Corp.
Elle a été créée en avril 2015 à travers
les services de la société de domiciliation d’entreprises offshore Mossack
Fonseca". Selon le quotidien français,
"dans un courriel adressé le 6 avril
2015 au bureau luxembourgeois de
Mossack Fonseca, le Français Guy
Feite, fondé de pouvoir de Royal
Arrival Corp, confirmait que le bénéficiaire effectif de la société était bien le
ministre en fonctions depuis avril
2014, et tentait de rassurer quant à
cette "personnalité politiquement
exposée". Il a précisé que M.
Bouchouareb "s’est constitué un patrimoine en étant industriel et il n’a pas
besoin de la politique pour vivre",
ajoutant que cette Royal Arrival Corp
a pour mission de "gérer un portefeuille de valeurs immobilières détenu
actuellement à titre personnel (…)
d’un montant de 700 000 euros".
L’Algérie a également vivement protesté auprès du ministère français des
Affaires étrangères contre les manipulations du journal français le Monde,
qui est l’un des quotidiens ayant fait le
tri dans la fuite massive des documents
de la société Mossak Fonseca, spécialisée dans les fonds off-shore.
M. B.
A
ACTUALITÉ
Mercredi 6 avril 2016
L’EX-P-DG DE SAIDAL DÉNONCE LES LOBBIES PHARMACEUTIQUES
ET ACCUSE LE DRS :
Ali Aoun veut sa réhabilitation
nvité, avant-hier, sur le
plateau d’une émission
économique de la
chaîne privée En-Nahar
TV, celui qui a été poussé
à la porte de sortie, en
2008, suite à des «pressions terribles», comme
l’avait-t-il révélé, a accusé
les lobbies d’être à l’origine de son éviction.
Pour lui, ces groupes
«dangereux» qui imposent
leur diktat sur le marché,
aussi juteux que celui du
domaine pharmaceutique,
peuvent aller jusqu’à
mettre à genou l’entreprise productive, au détriment, à la fois, de l’économie et des partenaires
sociaux. Pour étayer ses
propos, ce responsable,
ayant été primé trois fois
meilleur manager national, a raconté les vicissitudes de sa mise à l’écart
après les «pressions» exercées sur lui par les responsables, à l’époque, lors de
laquelle il avait été chargé
d’une mission précise.
Entendre : mener une
opération de liquidation
du groupe Saidal, tout
cours. Or, selon ses révélations, après un audit mené
pour examiner la situation
financière de ce groupe,
qui avait un déficit financier de 120 millions de
DA, il avait conclu que
tout n’était pas perdu. En
effet, dans le rapport qu’il
avait adressé à sa hiérarchie, il avait recommandé
de sauver l’Entreprise, par
la mise en place d’une
restructuration qui ne
demande même pas, selon
lui, d’efforts colossaux. Il
suffisait, a-t-il rappelé, de
contracter une dette, de
régler la situation des 1
500 employés de l’Entreprise qui n’avaient pas été
payés pendant 6 mois,
d’importer la matière première, et par conséquent,
relancer la production du
médicament. À croire l’exresponsable de la première
entreprise nationale opérant dans ce domaine, le
problème était d’ordre
financier. Autrement dit,
I
CHLEF
Les gardes
communaux
réclament les mêmes
droits que ceux des
militaires
l’instar de leurs confrères du pays, les
gardes communaux de la wilaya de Chlef
ont marché, lundi dernier, depuis leur siège jusqu’à celui de la wilaya, portant des banderoles
sur lesquelles étaient inscrites quelques-unes de
leurs revendications. À travers cette action, les
manifestants veulent, apparemment, faire pression sur le gouvernement pour faire aboutir
leurs revendications. Les Gardes communaux
estiment que les accords passés avec les représentants du gouvernement n'ont pas été respectés. Ils réclament une réévaluation du montant
de la pension de retraite, que veulent leur imposer les autorités, et qui est estimée à 16 000 DA.
Sur ce point, les protestataires demandent que
la pension de retraite pour les célibataires doit
être comprise entre une fourchette variant entre
18 000 et 20 000 DA", a indiqué un membre de
leur représentation. Il en est de même pour leur
classification qu’ils considèrent «injuste». Ils
réclament le même statut que les militaires,
d’autant plus, diront-ils, que «nous avons combattu côte à côte avec les services de sécurité
(Armée Police Gendarmerie) les hordes sauvages lors de la Décennie noire». Aujourd’hui,
diront-ils, «on veut nous assimiler à des agents
de bureaux, et de nous classer à la catégorie 6,
tandis que, nous, on revendique un statut militaire avec notamment les mêmes avantages
accordés à ces derniers; particulièrement, avoir
accès aux soins à l’hôpital militaire de AïnNaâdja ou toute autre structure sanitaire relevant du ministère de la Défense nationale».
Autre revendication, celle de l’attribution de
logements sociaux ou d’aides pour la construction d’habitation, et ce, dans le cadre de la
résorption de l’habitat précaire, initié par les
pouvoirs publics. Par ailleurs, il faut souligner
que cette marche s’est déroulée pacifiquement,
et aucun heurt n’a été signalé, alors que les services de sécurité ont observé une discrétion
totale. Cependant, arrivés devant le siège de la
wilaya, les représentants de la centaine de
Gardes communaux ont été reçus par Aboubakr-Essedik Boucetta, wali de Chlef. Ce dernier
leur a promis que leurs doléances seront portées
au plus haut niveau de l’État.
Bencherki Otsmane
À
Ph : DR
L’ex-P-DG du
groupe Saidal,
Ali Aoun, s’est
vertement
attaqué aux
personnes
exerçant du
lobbying dans
le domaine
pharmaceutique
, aussi bien à
l’intérieur qu’à
l’extérieur du
pays.
3
Ali Aoun, ex-P-DG
du groupe Saidal
Saidal
disposait
de
l’unique chaîne de production qui existe au pays,
ainsi que d’un personnel
formé et hautement qualifié. À cet avantage, s’ajoute celui du marché du
médicament qui était tout
aussi important, eu égard
aux importations de l’Algérie en matière des produits pharmaceutiques,
avoisinant les 800 millions
de dollars par an, à cette
époque. Mais, justement,
c’était ça le véritable
enjeu, dès lors que ces
mêmes lobbies, constitués
d’un réseau d’importateurs et de fournisseurs
parmi les plus grosses
firmes internationales du
secteur, ont la cote dans
ce domaine. Donc, investir dans la production du
médicament ne fera que
reculer la marge de rentabilité de ces groupes d’intérêts communs. Bien
qu’il soit conscient de cet
état de fait qu’il présente
comme un «danger», Aoun
avait tout de même essayé
de convaincre ses responsables du bien-fondé de sa
démarche. Mais, cela n’a
pas été du goût de ceux
qui l’ont nommé au poste,
ceci, dans la mesure où
l’ex-PDG avait été chargé
de liquider les actifs de
l’Entreprise, et non pas
son redressement, s’est-il
livré à l’opinion publique,
depuis sa démission forcée
en 2008. «Si vous voulez la
liquider, je ne suis pas
votre homme», avait crûment lâché le même responsable à ses tuteurs. À
ce titre, Aoun semble avoir
été sûr de réussir à
atteindre son objectif, à tel
point qu’il s’était engagé à
rendre des comptes à la
fin de la première année
de ce programme de
restructuration. «J’espère
que vous savez ce que
vous faites», l’avaient
menacé en termes à peine
voilés ces mêmes responsables. Toutes ces pressions, donc, n’ont fait que
peser au-dessus de sa tête
telle une épée de Damo-
clès, avec l’autre risque
que présente la pénalisation de l’acte de gestion.
C’est ainsi qu’il avait
contracté un crédit bancaire auprès du CPA pour
régler la situation salariale
des travailleurs en plus
d’avoir importé la matière
première qui a alimenté
les intrants de la production. «C’était simple», a
précisé
l’ex-P-DG.
D’ailleurs, l’Entreprise
s’est redressée, selon lui, à
la faveur de cette opération. Saidal avait même
engrangé des bénéfices
ayant atteint 200 millions
de DA, durant la première
année.
Ceci, en plus d’avoir
remboursé la totalité des
dettes de l’Entreprise, a
expliqué Aoun. Pour lui,
donc, les résultats enregistrés à l’heure actuelle par
le Groupe, ne sont que le
fruit d’une stratégie qu’il
dit être la sienne. À cet
égard, et au moment où la
polémique de l’heure tourne autour de la «réhabilitation» des anciens cadres et
responsables de l’État
parmi ceux «injustement
jugés et lésés», l’ex-SG du
groupe privé CEVITAL se
met de la partie et demande sa réhabilitation. Évoquant ses rapports avec les
différentes parties, Aoun
avait indiqué qu’il était en
mesure de croiser le fer
avec les groupes d’intérêts
que sont les grands laboratoires pharmaceutiques,
les importateurs, les investisseurs. Mais, son problème était les institutions et
les différents responsables
et cadres du gouvernement de l’époque. «Je ne
pouvais pas en faire face»,
a-t-il avoué. Même si, à ce
titre,
il
accuse
des
ministres sans les citer, lesquels, dit-il, se reconnaîtront après ses déclarations, d’être à l’origine des
maux du secteur. «Lorsque
j’avais dis que Saidal
devait être une locomotive
dans le secteur, des hauts
cadres des appareils de
l’État n’ont pas apprécié
mes propos», a-t-il révélé,
et d’appuyer ses propos
par des exemples «d’un
traitement arbitraire» qu’il
avait subi, peu après,
comme une sorte de
«représailles». Ainsi, à le
croire, en 2004, il avait fini
par être convoqué par le
juge, au lendemain de
l’établissement
d’une
enquête menée autour de
la problématique de surfacturation des importations en médicaments.
Quand bien même, selon
lui, il avait saisi le ministère de la Santé à cette
époque.
En effet, que ce soit les
pressions émanant des
hauts cadres de l’État, les
services du renseignement
du DRS, son «implication»
dans l’affaire KhalifaBank…
l’ex-P-DG,
aujourd’hui à la retraite, se
sente plus que jamais
exclu et injustement écarté. Pis, il a révélé avoir
même fait l’objet de menace de mort, pour avoir,
estime-t-il, dénoncé les
groupes d’intérêts qui font
main basse sur le secteur.
Mais, il reste lucide, et
semble se projeter vers
l’avenir, dès lors, estime-til, que, maintenant, le
peuple est témoin devant
«l’arbitraire subi par les
cadres et compétences de
l’État». Interrogé sur les
auteurs, Aoun accuse, sans
ambages, le DRS d’être à
l’origine de la «préfabrication des rapports» le
ciblant. Cela étant dit, non
seulement, il clame réhabilitation, mais il compte
aussi, si peu que la Justice
s’en saisisse des affaires y
afférentes, de traîner les
«gens qui ont monté ces
dossiers
préfabriqués»
dans les tribunaux. Ceci,
sachant
«qu’ils
sont
connus tous», dira-t-il à
gorge nouée. «Ils ont brisé
nos personnes et nos
familles. Ils ont “sali” nos
noms. Donc, la Justice doit
nous permettre de déposer
plainte», s’est-il adressé à
l’Institution judiciaire.
Farid Guellil
COUPURE DU CÂBLE
INTERNET À ANNABA
6 mois de prison avec
sursis et 50 000 DA
d’amende contre le
capitaine du navire
e tribunal correctionnel d’Annaba a
condamné, hier, à six mois de prison avec
sursis Du Chang Long, le capitaine du navire
panaméen Poavosa Ace, responsable de la coupure, en octobre 2015, du câble sous-marin de
fibre optique de l’Internet reliant Annaba à
Marseille (France), a-t-on indiqué de source
judiciaire. La même instance judiciaire a
condamné, dans cette même affaire pénale, l’inculpé à verser une amende de 50 000 DA pour
"violation du Code de navigation, destruction
des biens d’autrui, et endommagement d’un
équipement stratégique public en mer", a ajouté
la même source. Le verdict a levé la saisie
conservatoire du navire panaméen Poavosa, et
la restitution du passeport du prévenu placé
sous contrôle judiciaire depuis novembre 2015.
Le parquet avait requis six mois de prison ferme
contre le capitaine du navire et une amende de
500 000 DA, a-t-on indiqué. Le câble sousmarin SMWE4 de l’Internet reliant Annaba à
Marseille a été endommagé durant le mois
d’octobre 2015 à 13 km au large de la plage de
Sidi-Salem (Annaba) par l’ancre du navire panaméen. Les dégâts causés au câble avaient
réduit de 80% le trafic internet à l’échelle nationale pendant six jours, et avaient causé à l’opérateur public Algérie Télécom des pertes évaluées à 100 millions de DA par jour.
L
4
ACTUALITÉ
Mercredi 6 avril 2016
AADL-2
Le directeur général de
l'Agence d'amélioration
et de développement du
logement AADL, Tarek
Belaribi, s’est montré,
hier, lors de son
passage sur les ondes
de la Radio chaîne 3,
plutôt rassurant, et ce,
en dépit du report de
l’opération du choix des
sites.
écidément, les responsables du secteur de l’Habitat,
essentiellement ceux de
AADL, ont du mal à respecter les délais sur lesquels ils
se sont engagés, auprès des
souscripteurs. Ainsi, tentant
de calmer les ardeurs des
souscripteurs, à la formule
de logement la plus convoitée par les Algériens, en voulant mettre fin à l’impatience des postulants au programme de 2013, communément appelé AADL-2, le
DG a plutôt alimenter les
craintes, quant au respect
des délais. De ce fait, prévue, initialement, pour le
mois de mars dernier, l’opération de choix des sites de
logements pour les souscripteurs au programme de location-vente AADL-2 sera lancée en juillet prochain, a
annoncé Belaribi, dans
l’émission de l’Invité de la
rédaction. À en croire les
explications du DG, le
«nombre très important» de
souscripteurs
d'AADL-2
serait à l’origine de ce
retard. «Vu le nombre très
important de souscripteurs
d'AADL-2, et pour mieux se
D
Ph : DR
Le choix des sites reporté à juillet
préparer sur les plans,
humain et matériel, le choix
des sites sera pour la première semaine, ou la première
quinzaine, du mois de
juillet», a-t-il déclaré à ce
propos. En outre, en confirmant les dires du ministre,
chargé du secteur de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune,
l’hôte de Souhila El-Hachemi a assuré que «pour les
souscripteurs de AADL-2, il
y aura quelques wilayas, où il
n'y a pas de souscripteurs
AADL-1, on passera aux
pré-affectations et au choix
des sites, puis à la remise des
clés d'ici la fin de l'année».
Hélas, ce retard touche aussi
bien les souscripteurs de
l’AADL-2. En effet, s’agissant du premier programme,
il semble que la promesse
qu’avait faite le ministre et,
selon laquelle l’ensemble des
bénéficiaires allaient recevoir
leurs clés avant le mois de
Ramadhan, ne touche finalement pas tout le monde,
selon Belaribi. «Une partie
seulement des souscripteurs
peuvent réceptionner leurs
logements dans ses délais.
D’autre part, les autres
devraient attendre jusqu'à la
fin de l’année». Selon le
même responsable, l'Agence
se penche actuellement sur
la remise des pré-affectations, et sur le paiement de
la troisième tranche du prix
du logement pour les souscripteurs de l'ancien programme (2001-2002). Le
DG de l'AADL vient ainsi
«conforter» les affirmations
faites dans ce sens dernièrement par le ministre de l'Habitat. «Tous les souscripteurs, ayant postulé à un
logement AADL en 2001 et
2002, recevront leur décision de pré-affectation, avant
la fin du 1er semestre de l'année 2016, avait assuré,
Abdelmadjid
Tebboune,
ajoutant que les premières
livraisons de logements, à
ces derniers, devraient débuter vers la fin de l'année
2016, et se poursuivront,
sans discontinuer, au rythme
de la livraison des constructions. Dans un autre sillage,
le DG s’est félicité de «la
cadence de réception des
souscripteurs pour le paiement de la troisième tranche
qui a augmenté de 300 sous-
cripteurs/jour à 700/jour au
niveau d'Alger», et ce, tout
en rappelant que le nombre
total des souscripteurs
concernés par les décisions
de pré-affectations AADL-1
au niveau national est de 40
000 souscripteurs, dont 20
000 à Alger. Entre autres,
l’invité de la Radio s’est
focalisé sur la nécessite
d’achever le premier programme AADL-1 d’ici la fin
de l’année. Le DG a précisé,
dans cette optique, que tous
les logements, dont les travaux ont été lancés, en 2013,
seront réceptionnés à la fin
2016, et permettront, ainsi,
de répondre aux demandes
formulées par les souscripteurs de la formule AADL
Tarek Belaribi a, en effet,
assuré que les 215 000
appartements, dont 185 000
sont en cours de construction, avec un taux d'avancement «assez considérable»,
seront en état de répondre
«largement» aux demandes
exprimées, en 2001 et 2002,
par ces souscripteurs. S’agissant du reste des logements,
«ils seront affectés au second
programme», a-t-il fait
savoir, notamment dans les
wilayas où il n’y a pas de
demande sur l’AADL-1.
L’intervenant signale, par
ailleurs, que 39 512 recours
de demandeur de logements
AADL ont été réceptionnés
au niveau de l’Agence, dont
15 519, précise-t-il, restent
encore à étudier. À ce propos, il a fait savoir que parmi
ces derniers, traités par une
commission nationale ad
hoc, 10 000 ont été rejetés
«parce que ne présentant pas
des documents fiables les
justifiant».
Lamia Boufassa
EN DÉPIT DES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES DÉFAVORABLES
Les enseignants contractuels
maintiennent leur action de contestation
ous un soleil brûlant ou sous
une pluie diluvienne, les enseignants contractuels du secteur
de l’Éducation nationale n’ont qu’un
seul mot d’ordre : «l’intégration sans
concours et sans condition». Regroupés
à la ville de Boudouaou, près de 2 500
contractuels et vacataires ont poursuivi, hier, la grève de la faim entamée
lundi à partir de 8 h 30. Pas de retour
en arrière donc pour ces contestataires
qui restent accrochés à leur revendication d’intégration. Ni le ministère de
l’Éducation encore moins la Fonction
publique n’ont réussi à calmer leur
colère et les dissuader à lâcher prise.
Pour la deuxième journée consécutive,
les enseignants venus de plusieurs
wilayas du pays sont toujours en grève
de la faim. Contacté pas nos soins, le
porte-parole du Conseil des lycées
d’Algérie, Idir Achour, a confirmé l’information soulignant que la grève se
poursuivra jusqu'à satisfaction de leur
principale revendication. Bien que le
beau temps n’était pas au rendez-vous,
ils avaient tout de même maintenu leur
mouvement. «Les enseignants se sont
servis de bâches pour se couvrir de la
pluie», dira Idir Achour. Toujours dans
le même contexte, notre interlocuteur
ajoute que les grévistes ont passé la
nuit dehors comme des «réfugiés». Pour
ce qui est des forces de l’ordre, il souli-
S
gnera que ces derniers sont toujours
sur place, ce qui a permis au moins
d’assurer la sécurité des enseignants.
Idir Achour n’a pas manqué d’évoquer,
en outre, l’élan de solidarité des habitants de Boudouaou qui ont apporté
leur soutien à travers des couvertures et
des draps, ainsi que plusieurs choses
pouvant être utiles aux contestataires.
Il convient de noter, par ailleurs,
qu’une commission mixte a été installée lundi soir au ministère de l'Éducation nationale pour prendre en charge
les préoccupations des enseignants
contractuels protestataires, notamment
la régularisation des salaires et de certaines primes, a-t-on appris auprès du
ministère.
La ministre a reçu pour la deuxième
fois, et pendant plus de trois heures,
les représentants des enseignants
contractuels. Elle a décidé de l’installation d’une commission mixte (conformément à ses engagements) pour
régler, entre autres, les retards des
salaires et de certaines primes, a déclaré à l'APS le secrétaire général du
ministère, Abdelhakim Belabed, au
terme de la réunion. Concernant la
principale exigence des enseignants
contractuels, à savoir l’intégration sans
condition, Nouria Benghebrit a rappelé
l’impossibilité du recrutement direct,
mettant, toutefois, en exergue, le
nombre d’années d’expérience qui leur
servira de bonification. Benghebrit
avait indiqué, à ce propos, que la décision de valorisation de l'expérience
professionnelle
des
enseignants
contractuels par bonification
des
points était un énorme effort consenti
par la Fonction publique. Pour sa part,
le représentant des enseignants
contractuels, Bachir Saïdi, a déclaré
que les trois heures de négociations
n'ont rien apporté de nouveau. «Nous
allons transmettre les conclusions de
cette réunion aux enseignants vacataires actuellement à Boudouaou, pour
décider du sort de notre action, même
si nous savons pertinemment qu’ils
décideront probablement de poursuivre leur démarche jusqu’à satisfaction de leurs droits légitimes», avait-il
déclaré.
Pour rappel, la Coordination nationale des enseignants contractuels et
vacataires a entamé une marche le 27
mars dernier depuis la ville de Béjaïa
passant par Bouira et Boumerdès. La
Coordination a durci son action après
avoir été empêchée de rentrer à Alger
par un dispositif important des forces
de l’ordre. De plus, les contractuels ont
boycotté le concours de recrutement
de 28 000 enseignants prévu pour la fin
de ce mois d’avril.
Ania Nait Chalal
RETARD DANS L’OCTROI
DES LICENCES
D’IMPORTATION
DE VÉHICULES
Les
concessionnaires
automobiles
dans le désarroi
annonce faite par le ministère du
Commerce de prolonger le délai de
l’octroi de licence d’importation de véhicules neufs a jeté les concessionnaires automobiles dans le désarroi. La situation commence à peser sur certains d’entre eux qui
voient dans la décision du ministère du
Commerce une manière de gagner du
temps au détriment de leur activité. Toufik
Arab, directeur général de Elscom Ford, a
abondé dans ce sens. Contacté, hier, par
téléphone pour avoir son avis concernant
l’annonce faite par le ministère du Commerce de procéder à l’octroi des licences
d’importation de véhicules neufs, fixant les
quotas quantitatifs pour chaque concessionnaire dans les prochaines jours, Toufik
Arab dit n’a rien reçu comme courrier officiel de la part du ministère du Commerce
lui notifiant quoique ce soit. C’est à travers
la presse nationale qu’il a pris connaissance
de l’annonce du ministère du Commerce.
Toutefois, le DG d’Elescom ne semble pas
aussi être préoccupé par le sujet des
licences d’importation que par le souci de
régler son problème d’agrément avec le
ministère de l’Industrie et des Mines.
Même son de cloche chez pas mal de responsables de concessionnaires automobiles qui se sont interrogés sur le non respect des délais d’octroi de ces licences par
le ministère du Commerce. «Peut-être que
les pouvoirs publics essaient de gagner du
temps», se sont interrogés la plupart d’entre
eux. Ils ont estimé que le ministère du
Commerce pourrait entamer l’opération
d’octroi de ces licences à partir du 3 avril,
date limite fixée par la tutelle. Or ce n’est
pas le cas. Chose qui les pousse à avoir des
appréhensions quant à la volonté du ministère du Commerce de débloquer la situation. Pour rappel, le ministère du Commerce a indiqué, lundi à l’APS, que les licences
d'importation de véhicules, fixant les quotas quantitatifs pour chaque concessionnaire, dont le délai d'octroi a expiré dimanche,
seront attribuées dans quelques jours, ou
au début de la semaine prochaine au plus
tard, a indiqué lundi à l'APS une source au
ministère du Commerce. «On aura trois à
quatre jours de travail en plus. Les licences
seront attribuées au plus tard début de la
semaine prochaine», a précisé la même
source alors que le délai réglementaire fixé
à deux mois à partir de la date de clôture de
l'opération du dépôt des dossiers (3 février
2016) a expiré le 3 avril. Selon le ministère
du Commerce, ce retard s'explique par le
fait que le Comité chargé des délivrances
des licences d'importation avait entamé ses
travaux par la répartition des quotas des
contingents tarifaires agricoles originaires
de l'UE, du ciment et du rond à béton, ce
qui lui a nécessité beaucoup de temps. Plus
de 80 demandes ont été déposées durant
l'opération de dépôt des dossiers pour
bénéficier des contingents quantitatifs à
l'importation des véhicules fixée à 152 000
unités pour l'année 2016. Lors d'une rencontre lundi avec des exportateurs, le
ministre du Commerce Bakhti Belaïb a
averti que la répartition des quotas dans le
cadre de l'octroi des licences d'importation
pour les véhicules ne prendra pas en considération les importations spéculatives ou
destinées au transfert illicite de devises,
pratiquées par certains concessionnaires.
L'échange traditionnel du concessionnaire,
l'un des principaux critères pour la définition du quota à l'importation en plus de la
situation fiscale du concessionnaire, sera
considéré «indu» dans le cas où l'importation est effectuée dans un but spéculatif ou
de transfert illicite de devises, a indiqué le
ministre.
Hacène Nait Amara
L’
--
ACTUALITÉ
Mercredi 6 avril 2016
5
TÉLÉMÉDECINE
La première
opération, entrant
dans le cadre du
projet dit
Télémédecine
Algérie «RT-DZ», a
eu lieu hier, au
CHU de BéniMessous, sur les
hauteurs d’Alger,
signifiant, ainsi, le
lancement officiel
de celui-ci.
l s’agit du suivi, par des
professeurs de l’Établissement hospitalier algérois,
d’une auscultation par un
médecin de l’hôpital de Tindouf de deux patients, de sexes
différents, présentant des
pathologies différentes ; un
suivi qui a permis aux premiers
d’écouter les explications du
second, de visualiser et les formulaires portant les résultats
des analyses effectuées par les
deux malades, et les radios qui
leur ont été demandées, et, en
dernier, d’émettre leur avis sur
le traitement à leur administrer. Fruit d’un partenariat
entre le ministère de la Santé,
de la Population et de la Réforme hospitalière et celui de la
Poste et des Technologies de
l’information et de la communication, le projet Télémédecine Algérie a été lancé en la présence des responsables des
deux départements ministériels précités; Abdelmalek
Boudiaf et Houda-Imane
Feraoun, en l’occurence. Un
projet longuement attendu,
selon le ministre de la Santé,
qu’il «conforte encore plus les
remarquables résultats obtenus, en 2015, grâce à l’institutionnalisation des jumelages
entre les grands centres hospitaliers du Nord du pays et
ceux, de moindre envergure,
des Hauts-Plateaux et du Sud»
; des jumelages qui ont permis,
a-t-il précisé, «par le déplacement d’équipes médicales
entières, à 30 000 patients de
ces régions de se faire soigner
sur place» ; réduisant d’autant,
a poursuivi, non sans fierté,
Abdelmalek Boudiaf, «les
transferts vers les hôpitaux du
Nord».
Des résultats qui
constituent, également, une
traduction dans les faits de la
politique d’équilibre régional,
défendue par les pouvoirs
publics. Et, partant, d’élimination des disparités existant
encore entre le Nord du pays
et son intérieur, proche (les
Hauts-Plateaux) et lointain (le
Sud). Cette politique transparaît clairement dans la liste des
établissements concernés par
cette première phase d’application du projet Télémédecine
Algérie. Tous les établissements
bénéficiaires,
au
nombre de douze sont, en
effet, implantés dans les deux
grandes régions précitées de
l’intérieur du pays. Depuis
hier, en effet, les EPH (Éta-
I
Phs : DR
Le projet «RT-DZ», lancé
Imane Faraoun et Abdelmalek Boudiaf
blissements publics hospitaliers) d’Adrar, de Tamanrasset, de Tindouf, d’Illizi, d’ElBayad, de Ouargla, de Ghardaïa, de Nâama, de Laghouat,
de Béchar, d’El- Oued et de
Biskra sont connectés, par le
biais du réseau Télémédecine
Algérie, aux CHU (Centres
hospitalo-universitaires) de
Mustapha-Pacha, de Bab-elOued, de Béni-Messous, de
Constantine et d’Oran; une
connexion par un réseau spécial «non rattaché à celui national de l’Internet, et ce, pour
éviter toute coupure malencontreuse», a précisé la
ministre des PTICs, qui permettra «l’accessibilité des
citoyens résidant dans les
Hauts-Plateaux et au Sud du
pays, aux soins de santé à distance». Et à propos d’accès aux
soins à distance, le ministre de
la Santé a annoncé que «les
discussions sont actuellement
en cours avec nombre de
grands centres hospitaliers
étrangers pour les relier avec
les grands centres de santé du
pays». Et ce, dans le double
objectif, a-t-il expliqué, «de
réduire les transferts pour
soins à l’étranger et d’assurer à
nos équipes médicales une formation continue». L’importance de l’utilisation des nouvelles
technologies de l’information
et de la communication dans le
champ médical a été doublement soulignée hier ; une première fois, par Abdelmalek
Boudiaf quand il a enjoint les
responsables de tous les établissements de santé du pays à
œuvrer à établir, à l’interne et
entre eux, des réseaux (d’Intranet). Ceci, non sans déplorer, au passage, qu’un établissement de l’envergure de celui
de Béni-Messous continue à
accuser un retard dans ce
domaine. Et une seconde fois,
par la signature entre les deux
ministères d’une convention-
cadre portant sur l’inscription
de deux nouveaux projets
allant dans ce sens. Le premier
qui porte «sur l’élaboration
d’un réseau national de téléradiologie», a pour objectif
essentiel, en «reliant les établissements de santé dotés d’équipements de radiologie, à un
centre de lecture national pour
une analyse, par des spécialistes, des données de l’examen
radiologique», de pallier, dans
ceux qui n’en ont pas, l’absence de radiologues.
Et le second, qui a trait «au
développement et la mise en
place d’un système d’information pour la gestion des pharmacies hospitalières», est
voulu, pour reprendre les
termes du communiqué de
presse du ministère des
PTICs, comme «un assistant
personnel du pharmacien (y
exerçant), dans toutes ses opérations et décisions». La mise
en place de ce dernier système
prend toute importance à l’aune des propos du premier responsable national du secteur
de la Santé sur la situation du
médicament. Dans le point de
presse qui a suivi la signature
précitée de la conventioncadre susmentionnée, Abdelmalek Boudiaf a ouvertement
déploré le fait que «la nomenclature nationale des médicaments comporte actuellement
plus de 5 000 produits, dont
certains, a-t-il reconnu, ont été
retirés du marché ailleurs,
alors que dans d’autres pays la
norme ne dépasse pas les 1
500 médicaments».
Une manière, on ne peut
plus claire, pour signifier que
«la mise en place du système
d’information pour la gestion
des pharmacies hospitalières»
a, entre autres objectifs, de
corriger ce «défaut». Pour en
revenir au projet lancé hier, la
ministre des PTICs a précisé
qu’il a été «conçu par l’ANPT
(Agence nationale de promotion et de développement des
parcs technologiques) et est
piloté par l’ANDS (Agence
nationale de documentation de
la santé) où se trouve son site
central».
Quant à son élaboration,
elle a été rendue possible,
comme le sera, d’ailleurs,
celles des deux autres projets
annoncés, a-t-elle ajouté,
«grâce à l’implication du Faudtic (Fonds d’appropriation des
usages et du développement
des technologies de l’information et de la Communication),
un fonds mis en place par les
pouvoirs publics dans le cadre
du financement des actions de
mise en œuvre du programme
stratégique «Algérie électronique (e-Algérie), et au soutien
de l’opérateur de téléphonie
mobile Ooredoo».
Mourad Bendris
ACHEUK-YOUCEF CHAWKI, DG DE LA CASNOS :
« La Sécurité sociale, un rempart idéal
contre l’informel »
a lutte contre l’informel
passera par une stratégie efficiente de la Sécurité sociale, et non par l’imposition». C’est en ces termes que
Acheuk-Youcef Chawki, directeur
général de la Caisse nationale de la
Sécurité sociale des non-salariés,
lors de la journée organisée, hier,
au Cercle national de l’Armée à
Béni-Messous,
et
intitulée
«Réformes et mesures engagées
pour l’amélioration de la couverture sociale (expérience de la Casnos)», a recommandé pour annihiAcheuk-Youcef Chawki
ler les relents de l’informel qui
gangrènent l’Économie nationale.
Et d’ajouter, «il faut bien ancrer dans l’es- 97,47 % des recettes, 56% d’augmentation
prit des potentiels cotisants, à rechercher de cotisés (534 624 nouveaux inscrits),
dans le monde des artisans, des commer- 152% de nouveaux immatriculés (96 282),
çants et des agriculteurs, et ce, pour ne et un taux de réalisation des prévisions de
citer que ceux-là, la culture de la Sécurité l’ordre de 67,54%. L’objectif déclaré est
sociale, préalablement nécessaire pour que d’atteindre les 3 millions de cotisants, et
suive celle de l’imposition, étape souvent ce, en dépit de la bonne santé financière
difficile à mettre en œuvre». Au menu des dont se gargarise l’intervenant. Déjà, de 1
résultats engrangés en 16 mois, soit depuis 287 000 affiliées en 2013, le conférencier
la mise en œuvre des dispositions de la Loi parle de 1 600 000 affiliés, déclarant,
des finances complémentaire 2015 (LFC- aussi, que 610 000 non-salariés ont été
2015), l’orateur avance les statistiques sui- régularisés.
Ensuite, le DG parlera des importantes
vants, couvrant le 1er trimestre 2016, retenu comme période comparative par rap- mesures ayant été derrière l’envolée signiport à celle de la même période de 2015: ficative des recettes, notamment la réorga-
«L
nisation de la Casnos, la prorogation des délais au-delà du 31
mars, le lancement d’une
approche de proximité, l’assouplissement dans les procédures
administratives.
Le discours humaniste a également prévalu dans les opérations de recouvrement, particulièrement en direction des
malades, tels les insuffisants
rénaux, les exposés à la chirurgie cardiaque. Estimant que le
personnel de la Casnos a apporté également son grain de sel au
succès précédemment cité, en
travaillant les jours fériés et jusqu’à 23 heures.
Concernant le volet répressif, que le
DG abhorre au plus haut point, il ne sera
appliqué que lorsque les potentiels cotisants fassent preuve d’une opiniâtreté à
toute épreuve. Une dernière chance leur
sera accordée à la faveur d’une inspection
des contrôleurs, après, il sera procédé au
blocage de leur compte, de la mise sousséquestre de leurs biens, une levée de l’interdiction des pénalités de retard. Enfin,
Acheuk-Youcef annoncera que les praticiens privés et les avocats auront leur
Mutualité.
Zaid Zoheir
Mercredi 6 avril 2016
7
RÉGIONAL
BÉCHAR : ACCIDENTS DE LA ROUTE
Neuf blessées à Béni-Ounif
euf personnes ont été légèrement blessées dans un accident de la circulation routière, survenu lundi, en début de soirée sur le tronçon de la RN 6 A, reliant la
commune frontalière de Béni-Ounif au chef -lieu de la wilaya de Béchar, a indiqué la Protection civile. Cet accident s’est produit à 20 km de la sortie sud de
la ville de Béni-Ounif (110 km au nord de Béchar), suite au renversement d’un bus de transport de voyageurs assurant la liaison Béni -Ounif et Béchar à son
bord, plusieurs passagers, a-t-on precisé. Les personnes blessées ont été évacuées par les éléments de la Protection civile vers l’hôpital de Béni-Ounif où elles ont été
prises en charge par les services des urgences médico-chirurgicales de cette structure, et sont hors de danger. Le conducteur du bus appartenant à une entreprise privée
de transport intercommunale de voyageurs aurait perdu le contrôle de son véhicule pour des raisons non encore révélées, a-t-on signalé.
N
MOSTAGANEM
BOUIRA
RÉNOVATION, EXTENSION, RENFORCEMENT DES RÉSEAUX …
Les uns en cours de
réalisation, les autres
en phase de
soumission des offres
ou tout simplement en
préparation de cahiers
des charges, ce sont
quelque 200 projets
qui ont été inscrits au
plan d’action de la
direction
opérationnelle des
télécommunications
(DOT) de la wilaya de
Mostaganem au titre
de l’année en cours.
Suite en page 8
Ph : DR
Plan de charges bien fourni
pour Algérie-Télécom
rès de 330 établissements scolaires
qui étaient dans un état de délabrement ont bénéficié d’opérations de
réhabilitation en 2015, alors que
d'autres le seront "dans les prochains
mois", selon un rapport du secrétariat
général de la wilaya présenté devant la
session de l’assemblée populaire de
wilaya (APW).
"Nous avons recensé quelque 328
établissements scolaires qui ont été
réhabilités en 2015", a expliqué le secrétaire général de la wilaya, Ahmed Menguellati. D’après les précisions fournies,
les opérations de réhabilitation ont
concerné 286 écoles primaires pour un
montant de 40 millions de dinars, 17
collèges d’enseignement moyen (CEM)
pour une enveloppe de 40 millions et 25
lycées (30 millions). Ces établissements
comptent 422 cantines scolaires dont
12 sont nouvelles, et offrent plus de
67 000 repas par jour, a-t-on ajouté de
même source. En octobre 2014, un responsable de la direction de l’éducation
de la wilaya de Bouira avait annoncé
lors d’une conférence de presse que 500
établissements étaient concernés par ces
opérations de réhabilitation pour un
montant global de 400 millions de
dinars. D’autres structures scolaires
dégradées à travers certaines communes
de la wilaya de Bouira sont aussi
concernés par des projets similaires
devant être lancés dans les prochains
mois, a-t-on fait savoir de même source.
P
CHLEF
MILA
Trois voleurs à la tire arrêtés au marché
hebdomadaire de Tadjenanet
rois voleurs à la tire , ayant semé
la panique et l’insécurité parmi
les commerçants du marché hebdomadaire de Tadjenanet, au Sud de
Mila, ont été , récemment, incarcérés
par la police , a rapporté le communiqué
de la cellule de communication et des
relations publiques de la sûreté de
wilaya de Mila. Ces marchands , qui se
sont vus subtiliser de leur propre argent,
n’ont pas tardé de déposer une plainte
contre des inconnues auprès de la sûreté
de Tadjenanet. Une minutieuse enquête
a été déclenchée par les éléments de la
police judiciaire de la même institution
sécuritaire pour enfin mettre la main sur
les auteurs qui ont été aussitôt arrêtés.
Originaires des wilayas limitrophes, ces
cambrioleurs âgés respectivement de
57, 47 et 35 ans ont été traduit en justice
après avoir établi un dossier pénal à leur
T
Près de 330
établissements
scolaires réhabilités
encontre. Présentés au parquet du tribunal de la même localité, les malfaiteurs
ont été placés en détention préventive. À
rappeler que le marché hebdomadaire
de Tadjenanet figure parmi les plus
importants pôles commerciaux dans la
wilaya et dispose d’une position stratégique équidisdant à trois wilaya , à
savoir Mila , Constantine et Sétif.
DON DE SANG
113 poches de sang collectées
par la police
ncore une fois et comme de coutume , la police de Mila ont fait preuve de
beaucoup de solidarité en faveur des malades en besoin d’une goutte de sang
pour se ressusciter. C’est à l’occasion de célébration de la journée magrébine
de don de sang que les éléments de la sûreté , à travers toutes les institutions sécuritaires de la wilaya , ont abouti , en deux jours , les 30 et 31 mars écoulé, à collecter
pas moins de 113 poches de sang destinés à renforcer les banques de sang des hôpitaux et des centres de transfusion sangine de la wilaya.
A.F.
E
L’auteur présumé
du fratricide arrêté
à Bouzghaïa
auteur présumé du fratricide
commis, dimanche dernier, dans
la bourgade de Heumis relevant de la
commue de Bouzghaïa a été arrêté ce
lundi, par les gendarmes. À titre de rappel c’est au cours d’une altercation
entre les deux frères, dont l’origine
serait liée à un problème de foncier,
que le cadet répondant aux initiales
A.B.A âgé de 41 ans à porté plusieurs
coups de couteux dont l’un au niveau
de la poitrine qui sera fatal à son frère
ainé âgé de 44 ans. Aussitôt son forfait
accompli le présumé meurtrier a pris la
fuite. Ainsi la cavale de ce dernier sera
de courte durée puisqu’il fut arrêté 48
heures après son acte par les gendarmes
qui l’ont présenté devant le procureur
de la république auprès du tribunal de
Ténès qui a ordonné immédiatement
son incarcération à la prison de la ville.
B. O.
L’
8
RÉGIONS
Mercredi 6 avril 2016
OUARGLA
MOSTAGANEM
Bientôt une école
supérieure
polytechnique
Suite de la page 7
de Sayada, Ouled-Maâllah, Khadra,
Ouled-Boughalem, Sidi- Lakhdar et
Fornaka, seront rattachés, cette année,
au réseau opérationnel de fibre optique ;
l’extension prévue étant longue de 33
km de F.O. Aux 60 postes MSAN opérationnels à travers la wilaya, la DOT de
Mostaganem a mis en œuvre la réalisation et l’équipement de 43 nouvelles stations, offrant une capacité d’accès à 21
000 abonnés usagers du téléphone et de
la connexion Internet haut débit. Suscitant un engouement particulier, l’Internet haut débit, la 4G LTE en l’occurrence, est desservie au moyen de 15 stations dont les capacités ont été quasiment saturées. Celle de la commune de
Benabdelmalek-Ramdane étant en cours
d’installation, ce sont pas moins de 22
nouvelles stations qui seront réalisées et
équipées au titre de l’exercice 2016.
M. Ould Tata
BÉCHAR
MERIDJA
Projets de renforcement des infrastructures
de la commune
es projets de développement pour le renforcement des différentes infrastructures de la
commune de Meridja (64 km
au sud de Béchar) ont été
concrétisés ou sont en cours
au bénéfice de cette collectivité. Cette commune frontalière à vocation pastorale et
qui a entamé un processus
de développement de son
potentiel agricole a bénéficié,
au titre du programme de
développement communal
(PCD), d’une enveloppe de
plus de 61 millions DA pour
le financement de 19 opérations, dont 7 viennent d’être
finalisées, notamment en
matière d’amélioration du
cadre urbain, indiquent des
responsables de cette collectivité. Dans le même domaine, le fonds commun des collectivités locales a accordé à
cette commune une subvention de plus de 600 millions
DA pour la poursuite des
opérations d’amélioration du
cadre de vie, tant des habitants du chef-lieu de commune que ceux des zones rurales
dépendant administrativement d’elle, a-t-on signalé.
En matière de renforcement
des infrastructures de stockage et d’alimentation en eau
potable de la population, un
financement de plus de 11
millions DA a été dégagé sur
le programme sectoriel
décentralisé (PSD) pour la
réalisation des études de
ne école supérieure polytechnique
va être créée, l’année prochaine, et
viendra renforcer les structures de l’Université Kasdi-Merbah de Ouargla, a-t-on
appris mardi auprès du rectorat.
Le recteur de l’Université Ahmed
Boutarfaya, a fait part du lancement au
titre de l’année universitaire 2015-2016
et en prévision de l’ouverture de cet établissement, premier du genre dans le sud
du pays, de classes préparatoires dans les
filières des sciences et des technologies.
D’une capacité d’accueil de 2.000 places
pédagogiques, cette future école sera
consacrée, une fois opérationnelle, à
l’enseignement des spécialités de l’ingénierie de l’eau, l’ingénierie pétrolière et le
génie-chimique, susceptibles de contribuer au développement économique et
de satisfaire les besoins du marché de
l’emploi dans la région, a-t-il expliqué.
Cet établissement devra consolider les
acquis déjà réalisés ces dernières années
dans la wilaya, à l’instar de la faculté de
médecine, de l’institut de technologie et
de l’école normale supérieure. L’université de Ouargla, dont le premier noyau
avait été créé en septembre 1987 en tant
qu’École normale, a été hissée en 1997
comme centre universitaire, puis en
2001 au rang d’Université avec trois
facultés. Elle est restructurée en 2013
pour comprendre 10 facultés. Ses effectifs sont passés de 139 étudiants, en
1987, à 28.000 étudiants actuellement,
encadrés par près de 1.200 enseignants.L’université
Kasdi-Merbah
compte également diverses structures
socio-pédagogiques, dont 10 cités universitaires hébergeant 12.894 étudiants.
U
Phs : DR
…Des projets qui consistent essentiellement en des travaux de pose de
nouvelles canalisations téléphoniques,
de réfection des tronçons défectueux des
anciens réseaux filaires, de pose de la
fibre optique, et de la réalisation de stations pour le nouveau réseau de téléphonie 4ème Génération dit 4G LTE.
Concernant la rénovation, il s’agit de
changer l’ancien réseau de câble en
cuivre, devenu source de dérangement
et de pannes dont se plaint la clientèle.
Le programme annuel compte 31 projets touchant au total 15 000 abonnés.
La réfection dudit réseau est actuellement réalisée à quelque 35% du programme. Au registre de l’extension du
réseau filaire, 25 projets ont été inscrits
afin de permettre la desserte de 4844
nouveaux abonnés. En d’autres
endroits, il s’agit de desservir des cités
nouvelles, habitées ou en instance de
l’être. Pour cela, on prévoit la réalisation
de 29 km de canalisations souterraines,
scindées en 14 projets. La rénovation du
réseau dégradé des canalisations porte
sur une dizaine de projets, consistant en
le déterrement puis la pose de 20 km de
canalisations avec réfection des
chambres allant avec.
Mostaganem ayant été une wilaya
pilote quant à l’équipement en fibre
optique, le réseau local est actuellement
long de 1 200 kilomètres de fibre reliant
les 32 communes de la wilaya.
Aujourd’hui, il s’agit de densifier ce
maillage, en lui raccordant les agglomérations secondaires. 7 gros centres
urbains implantés dans les communes
D
deux châteaux d’eaux de 500
M3 chacun, pour une alimentation permanente des
foyers. Les travaux de ces
deux ouvrages hydrauliques
seront lancés dès la finalisation de leurs études prévues
avant la fin de 2016, selon la
direction de wilaya du secteur des ressources en eau.
Le processus de développement du potentiel agricole de
cette région située à proximité du barrage de Djorf Ettorba a été renforcé en 2015 par
la plantation sur 15 hectares
de
différentes
espèces
d’arbres et essences végétales
pour un montant de 15 millions DA dégagés par le secteur des forêts, au titre des
programmes de développement du couvert végétal et
aussi pour la création d’un
microclimat propice aux activités agricoles, a-t-on signalé
à la Conservation locale des
forêts.Ce secteur a aussi réalisé un système d’irrigation
de goutte-à-goutte au profit
des agriculteurs d’un périmètre de mise en valeur des
terres sahariennes, sur une
surface de 41 hectares, pour
un coût de plus de 6 millions
DA, de même qu’il a été procédé à l’attribution de cinq
(5) kits solaires à des éleveurs, a-t-on signalé. Une
opération de réalisation d’un
réseau d’électrification agricole sur plus de 11 km a été
menée récemment, pour
développer l’agriculture dans
cette collectivité qui a été
marquée ces quatre dernières
années par la plantation de
plus de 5.000 oliviers sur 25
hectares, au titre d’un programme de mise en terre de
10.250 oliviers sur une surface global de 125 hectares
dont a bénéficié la daïra de
Kenadza dont dépend la
commune de Meridja. Il a
été, en outre, procédé à la
mise en terre de 70.000
plants adaptés au climat
saharien et ce sur un linéaire
de 70 km, dans le cadre de la
mise en place de brise-vents
au niveau des zones pastorales et agricoles. Meridja a
aussi pu satisfaire la demande de logements par la réalisation de 190 unités relevant
du programme de l’habitat
rural et ce pour un coût de
144 millions DA, et a bénéficié d’un quota de 50 logements de type public locatif,
réalisé en 2014 pour plus de
137 millions DA, en plus de
la réhabilitation de 20 unités
inscrites au titre de la réhabilitation de l’habitat précaire,
a-t-on fait savoir. La commune sera prochainement dotée
d’une zone d’extension touristique de 80 hectares, qui
constitue un moyen de drainage des investissements
publics et privés pour la promotion et le développement
des activités touristiques
dans cette région à fortes
potentialités et qui s’apprête,
en 2017, à réceptionner un
ambitieux projet de station
de sports nautiques sur l'une
des berges du barrage de
Djorf Ettorba.
GUELMA
Remise des clés de
390 logements
publics locatifs
dans 4 communes
ne opération de remise des clés de
390 logements publics locatifs
(LPL) à travers quatre communes de
Guelma a été lancée lundi.
L’opération a été entamée par la
remise symbolique des clés de logements à 28 bénéficiaires des communes
concernées lors d’une cérémonie officielle présidée par le wali Mme. FatimaZohra Rais dans la nouvelle cité du plan
d’occupation de sol (POS) N°04 dans
la commune de Boumehra Ahmed à
6km à l’Est de Guelma. L’opération de
remise des clés a été marquée par la présence des familles bénéficiaires détentrices de décisions de pré-affectation.
L’opération se poursuivra jusqu’à mardi
et concernera 200 unités dans la commune de Guelma, 112 logements à
Boumehra-Ahmed, 50 logements dans
la commune de Medjez Sfa et 28 unités
dans la commune d’Aïn-Reggada, a
précisé le directeur général de l’Office
de promotion et de gestion immobilière
(OPGI), M. Taher Ziani à l’APS.
Depuis fin 2015 à ce jour, la wilaya de
Guelma a remis 1 710 clés de logement
public locatif, a souligné le même responsable, précisant que des quotas totalisant ‘‘2 066 unités du même segment,
réalisés dans diverses communes seront
distribuées dans le courant des prochains mois’’. Le wali de Guelma,
Mme. Rais, s’était engagée à clôturer
l’opération de remise des clés à tous les
bénéficiaires de pré affectation de logements à caractère social ‘‘avant la fin
du premier semestre 2016’’, rappelle-ton.
U
RÉGIONS
Mercredi 6 avril 2016
AÏN-TÉMOUCHENT
BOUIRA
CHORFA
CENTRE UNIVERSITAIRE
Les projets enregistrent
des retards intolérables
Lors de la dernière
session ordinaire de
l'APW d'AïnTemouchent, les élus
locaux ont mis l'accent
sur l’insuffisance de
médecins spécialistes
au niveau des
urgences médicochirurgicales (UMC).
ouvent on évoque des
gardes vides et l'on rencontre de sérieux problèmes pour les cas urgents à
évacuer vers d'autres CHU,
comme c'est le, cas de la fillette de 9 ans qui a subi des brulûres et qui a été évacuée vers
Oran où elle est décédée
quelques jours après. La présence de spécialistes dans les
urgences
est
inévitable
notamment pendant la nuit,
juge un élu qui évoque des
exemples frappants et qui
attribue la faute à la mauvaise
coordination entre les différentes structures devant
prendre en charge les cas
urgents. La fièvre de Malt a
été citée comme exemple par
un autre élu qui évoque 170
cas recensés en 2015, alors
que la wilaya dispose suffisamment de vétérinaires. Estce un pic saisonnier? se
demande-t-on. Etant donné
que dans la salle il n'y avait
Ph : DR
S
pas de praticiens vétérinaires,
les questions sont demeurées
sans réponses. Mais dans le
même sillage, un parallèle a
été fait par un autre élu qui a
cité les 273 intoxications survenues durant la période estivale de l'année 2015 et enregistrées plus particulièrement
à El-Amria et Hammam BouHadjar.
Sans interruption, les
débats passaient en revue
tous les secteurs comme l’activité économique, le social,
l’éducation et l’université. Un
élu ne s'est pas gêné quand il
9
a exprimé son désappointement à l'égard des infrastructures du centre universitaire
Belhadj-Bouchaib
qui
connaissent des retards intolérables dans leur livraison. Il
est à rappeler qu'un lycée a
été cédé au centre universitaire lors de la rentrée universitaire 2015-2016.
Cet établissement qui n'est
pas loin a été consacré aux
étudiants devant achever leur
cycle de formation en Master2. Selon toute vraisemblance les entreprises de réalisation devraient renforcer
leurs chantiers pour livrer
avant la rentrée universitaire
2016-2017 la deuxième
tranche 2000 lits, le restaurant central, les blocs pédagogiques , les infrastructures
sportives et les logements des
enseignants.
Comme les questions
fusaient de partout, l'on était
intéressé par le volet lié à
l'électrification rurale. Les
élus se sont demandés pourquoi la tranche 2010 des projets d'électrification n'a pas
été terminée.
Boualem Belhadri
Le village Toughza
injoignable
ituée à quelques quatre kilomètres
à la sortie est du chef-lieu de la
commune de Chorfa, Toughza est le
village le plus peuplé de la municipalité. Ce village demeure désormais
injoignable à partir du chef-lieu de
commune pour absence d’une ligne
de transport de voyageurs. Les milliers d’habitants de ce village souffrent le martyre pour joindre Chorfa.
Ils sont contraints de parcourir plus
de deux kilomètres pour atteindre le
tronçon de la RN 26 traversant la
région et espérer trouver un moyen
de transport. Cet état de fait a encouragé la prolifération des transporteurs
clandestins qui font la navette entre
Chorfa et Toghza, et qui exigent en
contre partie des prix très élevés. Ces
transporteurs clandestins ne sont pas
réguliers, ce qui accentue encore le
‘’malheur’’ des milliers de villageois
de Toghza. Ceux qui souffrent le
plus de cette situation ce sont les
enfants dans les établissements scolaires situés dans la ville voisine de
Tazmalt et ceux du chef-lieu de la
commune de Chorfa. Les parents
d’élèves en particuliers et les habitants de ce village en général ont à
maintes reprises sollicité les responsables concernés afin de se pencher
sur cette situation et trouver des solutions qui s’imposent. Soulignons en
outre que les villageois ont organisé
plusieurs actions de rue pour se faire
entendre, mais la situation demeure
inchangée en dépit des promesses
faites par ces mêmes responsables.
Un appel de détresse est donc lancé
à ceux qui ont pour mission de veiller
sur le bien-être des citoyens afin de
trouver des solutions adéquates a
cette situation qui pénalisent plus de
4000 citoyens.
Omar Soualah
S
CHLEF
TÉNÈS
Faute de radiologue le centre d’imagerie de l’hôpital
Ahmed-Bouras à l’arrêt
près avoir fonctionné pendant
près de deux ans et ce grâce à
l’affectation d’un radiologue au
centre d’imagerie de l’hôpital AhmedBouras, voila de nouveau que ce service
« est mis en veilleuse » faute de spécialiste. En effet, le radiologue qui a succédé
à son confrère qui, lui, a terminé son
service civil , est en congé de maladie
depuis plus de six mois. Ainsi, depuis
octobre 2015, le centre d’imagerie qui
comprend un scanner, un appareil de
mammographie et et un écho-doppler
est à l’arrêt. Seule la radio-thorax assure
tant bien que de mal un service minimum pour les cas urgents. Pour ce qui
est des nombreux patients qui doivent
passer un scanner ces derniers n’ont
d’autre choix que de se rabattre sur les
cliniques privées, mais à quel prix. Il
faut dire qu’à entre 5000 et 8000 dinars
peu de malades peuvent se permettre de
passer le scanner chez le privé. Quant à
l’hôpital du chef-lieu de wilaya en l’occurrence celui des sœurs Bedj, les rendez-vous lointains dissuadent les plus
téméraires. Il faut souligner que lors de
la visite de M. Boudiaf, ministre de la
Santé et de la Population et de la Réforme hospitalière à l’hôpital Ahmed-Bouras en Janvier 2014 le problème concernant le radiologue lui a été soulevé. A
cela, le représentant du gouvernement a
A
pris acte de la doléance des responsables
sanitaires et a affecté un radiologue au
centre, mais ce dernier était muté dans
le cadre du service civile d’une durée de
deux ans. Son confrère qui lui a succédé
est également dans la même situation
mais malheureusement celui-ci est en
congé de maladie depuis plus de six
mois. Ainsi, il apparait urgent pour le
ministère de tutelle d’affecter un autre
radiologue afin de permettre aux
malades d’effectuer cette radiologie Ô
combien indispensable pour le diagnostic d’une maladie donnée et par conséquent de faciliter la guérison des
patients grâce à des soins ciblés et
appropriés.
Bencherki Otsmane
TISSEMSILT
LAIT CRU
Baisse de la quantité collectée en 2015
a quantité de lait de vache collectée a enregistré une baisse sensible dans la wilaya de Tissemsilt, en 2015, a indiqué, avant-hier, de l’inspecteur vétérinaire de la wilaya.
En marge d’une journée d'information sur les mesures incitatives mises en place par l’Etat pour développer la filière du lait,
M. Hocine Ould Amara a indiqué que la quantité de lait de
vache cru collectée en 2015 a atteint plus de 994.000 litres, soit
une baisse de 150.000 litres l par rapport à 2014. Le même responsable a justifié cette régression par le retrait d’un important
nombre de jeunes éleveurs de bovins de l’opération de collecte
de lait pour inexpérience, ainsi que celui du groupe de la wilaya
de Médéa. Pas moins de 57 éleveurs activant dans les wilayas
de Tissemsilt, Tiaret et Médéa ont participé à la collecte de
cette quantité l’année dernière, outre cinq groupes de Tissemsilt et Tiaret. Le vétérinaire de wilaya a estimé que la quantité
de lait cru collectée est insuffisante eu égard au nombre important de vaches laitières, soit plus de 8.000 têtes.La quantité de
L
lait collectée dans la wilaya connaitra cette année une hausse
avec l’adhésion prochaine de 10 nouveaux éleveurs qui ont
bénéficié de crédits au titre du dispositif de l’Agence nationale
de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et l’entrée en vigueur
de nouvelles mesures visant à promouvoir cette filière agricole.Dans le but de développer la production du lait cru, la direction des services agricoles a prévu un programme ambitieux
portant notamment sur l'extension des superficies réservées à la
production fourragère à 4.000 hectares à l’horizon 2019 et le
soutien aux éleveurs notamment pour l’aménagement des
espaces destinés à l’élevage (étables), en plus de l'information
sur les mécanismes de soutien mis en place par l’Etat aux adhérents à la collecte du lait.Cette journée de vulgarisation, initiée
par la DSA en collaboration avec la chambre d'agriculture de la
wilaya a ciblé des éleveurs de bovins affiliés à l’opération de collecte de lait pour leur expliquer les mesures incitatives mises en
place par l’Etat pour développer la filière.
SP RTIF
Mercredi 6 avril 2016
11
DOPAGE
Aucun cas contrôlé positif dans les trois derniers
mois
e président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua a indiqué, lundi à Oran, qu'aucun cas de dopage n'a été décelé, lors des trois
derniers mois. Sur 450 prélèvements pour contrôle antidopage durant les trois derniers mois, aucun cas positif n'a été signalé, s'est félicité le président de la FAF
dans un point de presse en marge d'une rencontre avec les clubs professionnels de l'Ouest. Au même chapitre, Raouraoua a averti que tout club, dont plus d'un
joueur présenteront un cas positif dans le contrôle antidopage, sera rétrogradé en division inférieure.
L
ALORS QUE TAIDER S’EST BLESSÉ EN ITALIE
ZAMALEK-MOB
Brahimi sorti sous les sifflets
à Porto
Les Crabes
avancent leur
départ au Caire
de 24 heures
C’est une fin de saison très difficile
qu’est en train de vivre Yacine
Brahimi avec son club portugais le
FC Porto. Ce dernier, à la surprise
générale, a perdu lundi soir, à
domicile en championnat local
contre la modeste formation de
Tondela sur le score d’un but à
zéro.
ette défaite, qui éloigne de plus en
plus les Dragons de la course au
titre, n’est pas passée sans provoquer la colère des fans. Le meneur de jeu
algérien a été d’ailleurs le premier à en
faire les frais. En effet, remplacé à la 87’,
Brahimi est sorti sous les sifflets des supporters. Une situation à laquelle le joueur
de 25 ans n’est pas habitué depuis qu’il a
rejoint l’ancien club de la star algérienne
Rabah Madjer, lors de l’été 2014, en provenance de la formation espagnole de
Grenade. Il faut dire que Porto est en train
de tout perdre cette saison. Il ne lui reste
d’ailleurs que la coupe du Portugal pour
sauver sa saison. Éliminés, lors de la phase
des poules de la Ligue des champions, les
coéquipiers de Brahimi ont été reversés
dans l’Europa League, une épreuve qu’ils
ont également quitté dès les seizièmes de
finale. Alors que tout le monde à Porto
misait sur le championnat pour terminer
en première ou deuxième place, synonyme
d’une qualification à la Ligue des champions la saison prochaine, voilà que le club
enchaîne les mauvaises performances,
laissant ainsi la voie libre aux deux autres
e MO Béjaïa a avancé de 24
heures, soit mercredi, son
départ au Caire (Égypte) en vue
du match face au Zamalek prévu
samedi, au stade de PetroSport
(18h00 algériennes) dans le
cadre des huitièmes de finale
aller de la Ligue des champions
d'Afrique, a indiqué, avant-hier,
la direction du club.
Prévu initialement jeudi, le
voyage du MOB pour le Caire se
fera ce mercredi, à bord d'un
vol régulier de la compagnie
nationale, soit à trois jours du
match. Le MOB, dont il s'agit
de sa première participation sur
le plan continental, s'est qualifié
pour ce tour, en dominant aux
16es de finale les Tunisiens du
Club Africain (aller 1-0, retour
2-0). Le match aller sera dirigé
par un trio arbitral kényan composé de Davies Ogenche Omweno assisté de ses deux compatriotes Marwa Range et Peter
Sabatia. La rencontre retour qui
aura lieu le 19 avril prochain à
18h00 au stade de l'Unité
Maghrébine, sera dirigée par des
arbitres tunisiens. Le directeur
de jeu est Youssef Essrayri assisté de ses deux compatriotes
Anouar Hmila et Marwene
Saâd. L'ES Sétif, l'autre représentant algérien dans cette
épreuve, sera opposée aux Soudanais d'Al-Merrikh.
L
Phs : DR
C
ténors de la Liga Nos, en l’occurrence,
Benfica, le leader et Sporting Lisbonne, le
dauphin, pour se disputer les deux premières places. Mais les observateurs s’attendaient quelque peu au naufrage de
Porto.
Cette formation a perdu ses meilleurs
joueurs lors de l’intersaison. Un départ
massif qui s’est aussi répercuté sur le rendement de l’international algérien. Il n’est
pas à écarter d’ailleurs de voir ce dernier,
lui aussi changer d’air dès l’été prochain,
bien que sa cote ait pris un sérieux coup
par rapport à la saison précédente. Pour sa
part, Saphir Taider, qui lui évolue en Italie, a contracté une blessure à la cheville,
lundi soir, lors de la rencontre à domicile
de son équipe Bologne face à Hellas Vérone, dans le cadre du championnat de Série
A italienne.
Le milieu de terrain algérien, brillant
cette saison avec son club, a été contraint
de quitter le terrain dès la 10’.
Hakim S.
IL ESPÉRE GRAVIR UN ECHELON
Hanni veut quitter Malines pour un club de haut niveau
vant quelques mois du
mercato estival, tout
indique que le néo-international algérien, Sofiane Hanni,
sera l’une des attractions de marché des transferts, notamment
en Belgique. Le joueur, révélé
cette saison sous les couleurs de
Malines, est désormais suivi par
des équipes plus huppées, alors
que lui, n’en demande pas plus,
puisqu’à une année de l’expiration de son contrat, il aspire
d’ores et déjà à changer d’air dès
l’été prochain. C’est que Hanni
estime avoir fait le tour de la
question et aspire à évoluer dans
A
un club du haut du tableau. En
Belgique ou ailleurs.
Cela devrait d’ailleurs l’aider
à gravir des échelons en sélection
algérienne avec laquelle il a
honoré la semaine passée sa première sélection, mais sans pour
autant figurer au moins dans la
liste des 18, lors de la double
confrontation contre l’Éthiopie
dans le cadre des éliminatoires
de la CAN-2017. En Pro
League, un club correspond aux
ambitions du néo-international:
Anderlecht. Et cela tombe bien,
le club bruxellois tente d'attirer le
milieu offensif. Johan Timmer-
mans, le président malinois,
actuellement en vacance, gérera
ce dossier à son retour, des négociations avec Anderlecht à propos d’un transfert de Sofiane
Hanni pourront alors s’accélérer,
selon le quotidien La Dernière
Heure. De retour d’Algérie où il
était en sélection, le milieu créatif
du KaVé ne veut pas encore trop
parler de l’intérêt du Sporting,
mais reconnaît que ça pourrait
vraiment l’intéresser, explique
La DH.
"Dans mon plan de carrière,
je veux maintenant aller dans un
club du top belge ou à l’étranger.
J’aimerais être rapidement fixé
sur mon avenir pour pouvoir me
concentrer à fond sur les playoffs
2 avec Malines.
Pour l’instant, il n’y a que ça
qui compte", a expliqué l'ancien
Nantais. Anderlecht devra s'acquitter d'un peu plus d'un million d'euros pour racheter la dernière année de contrat du joueur
de 25 ans.
Hanni a terminé la phase
régulière à la première place au
classement des buteurs avec 14
buts. Il a également délivré 5
passes décisives en 29 matches.
H. S.
12
SPORTS
Mercredi 6 avril 2016
UN « LYON » PAS COMME LES AUTRES
Un match de
suspension pour
les entraîneurs
Bouhellal et Cherif
El Ouezzani …
Après des années d’errance, à
se demander même si l’Algérien avait l’étoffe d’un joueur
de Ligue 1, Rachid Ghezzal
explose depuis le début de
l’année. Contre Lorient, le
numéro 11 de l’OL a encore
été une fois le sauveur de
l’OL.
vec un but et une passe décisive,
Rachid Ghezzal a une nouvelle fois
soigné ses stats contre Lorient. En
feu depuis le début d’année, l’ailier lyonnais
confirme enfin, à bientôt 24 ans. Mais que
la route fut longue pour l’Algérien.
Une éclosion tardive. Rachid Ghezzal
fait partie de la longue liste des joueurs de
l’effectif lyonnais issus de l’Académie. Mais
contrairement aux autres Njie, Lacazette,
Tolisso ou Gonalons, qui ont éclos aux
alentours de 20 ans, « Rachon » a pris son
temps avant de s’épanouir au sein du jeu
lyonnais. L’Algérien, qui fêtera ses 24 ans le
mois prochain, a eu plusieurs fois sa chance, lors des trois dernières années sans
jamais réussir à la saisir.
Avant 2016, le bilan de Rachid Ghezzal
se résumait à un pauvre but et trois passes
décisives en 36 rencontres sous le maillot
de l’OL. Point d’orgue de ces débuts compliqués : une titularisation catastrophique
face à Marseille l’an dernier, conclue par un
remplacement à la 43e minute. Du côté de
Lyon, plus personne ne croyait vraiment en
l’éclosion du jeune Algérien. Totalement
délaissé par Remi Garde, il y a deux ans, et
presque jamais titulaire pendant l’ère Fournier, Rachid Ghezzal aurait même pu partir
cet été si Bruno Génésio, alors adjoint,
n’avait pas insisté pour qu’il reste…
es entraîneurs du MC El Eulma et
du Paradou AC, Kamel Bouhellal et
Si Tahar Cherif El Ouezzani, ont été
sanctionnés chacun d'un match de suspension à l'issue de la rencontre des deux
équipes (1-0), disputé vendredi passé,
dans le cadre de la 25e journée du championnat de Ligue 2 algérienne de football. La commission de discipline de la
Ligue de football professionnel (LFP), a
précisé que Bouhellal et Cherif El Ouezzani ont écopé de leurs sanctions pour
"contestation de décision". Pour sa part,
l'entraîneur adjoint du MCEE, Saâd Alah
Lazhar a été suspendu pour six mois
pour "avoir jeté des ballons dans l'air de
jeu". Une amende de 100 000 DA a été
également prononcée à l'encontre du
MCEE pour ''mauvais comportement
des ramasseurs de balles".
L
LE DÉCLIC AVEC L’ARRIVÉE DE
GÉNÉSIO
C’est de l’entraîneur lyonnais qu’est
venu le déclic. Un jeune, l’Algérien faisait
partie des chouchous de Bruno Génésio.
Quelques jours après sa nomination, le
MC ALGER
Zekri ne fait pas
l'unanimité,
Bourayou et Farhi
pressentis
a direction du MC Alger choisira entre
Youcef Farhi et Abdellatif Bourayou
dans les prochaines heures pour renforcer
la barre technique de son équipe première
de football au moment où Noureddine
Zekri ne fait pas l'unanimité, a appris l'APS
mardi auprès du club de Ligue 1 algérienne. Cette décision a été prise au cours de la
réunion du conseil d'administration du
club tenue lundi soir, a indiqué un membre
de cette instance, précisant au passage que
Lotfi Amrouche, l'actuel coach des Vert et
Rouge sera maintenu en qualité de coentraîneur. Le MCA, qui misait sur une
place sur le podium, n'est désormais qu'à
cinq points de la zone de relégation.
Amrouche, l'ex-directeur technique des
jeunes catégories du club, avait succédé à
Meziane Ighil après la troisième journée de
la phase retour, mais il n'a réussi à remporter aucun match en championnat. En
revanche, le jeune technicien a conduit son
équipe en demi-finales de la coupe d'Algérie où elle donnera la réplique à l'US Tébessa (Div. amateur) le 16 avril au stade du 5juillet. Le MCA avait débuté la saison avec
le Portugais Artur Jorge comme entraîneur
en chef, assisté de l'ancien international
brésilien, Valdo. Les deux hommes ont été
démis de leurs fonctions au milieu de la
phase aller pour "mauvais résultats".
Phs : DR
A
nouveau technicien de l’OL lance Ghezzal
face à Limoges, en Coupe de France. Face
à un adversaire modeste et au milieu d'un
match déjà plié, le Fennec inaugure sa frappe signature pour inscrire le but du 4-0 : un
enroulé pied gauche en lucarne opposée.
Depuis, plus rien n’arrête Rachon : sur les
deux derniers mois, le numéro 11 des
Gones totalise 4 buts et 4 passes décisives
en Ligue 1, et s’est même fait une place en
sélection en marquant face à l’Éthiopie la
semaine dernière.
Du côté des supporters lyonnais, c’est
l’incrédulité qui domine : qui aurait cru que
le salut de l’Olympique Lyonnais cette saison viendrait de Rachid Ghezzal, incapable
de réussir un contrôle il y a à peine 6 mois?
Une chose est sûre : au sein d’une équipe
orpheline de son maestro Nabil Fékir
depuis plus de 6 mois, personne ne va se
plaindre de voir un Rachon à ce niveau-là.
UNE PATTE GAUCHE MAGIQUE
FAÇON ROBBEN
Les surnoms vont bon train : de Kabyle
Robben à Arjen Ghezzal, les supporters des
Gones s’en donnent à cœur joie pour comparer Rachid Ghezzal à l’ailier des PaysBas. Et pour cause, l’Algérien de l’OL a
…un match à huis
clos pour l'USM El
Harrach, Zerouati
suspendu 6 mois
repris avec succès le plus grand tube de la
carrière du Néerlandais : un crochet pied
droit pour se remettre sur le gauche, suivi
d’un enroulé en lucarne. Ce geste, Rachid
Ghezzal le teste au moins deux fois par
match. Et ça fonctionne. Après avoir nettoyé la lucarne face à Limoges en Coupe,
l’ailier de l’OL récidive contre Troyes, puis
contre Angers. Dimanche soir, contre
Lorient, Ghezzal a refait la même, mais
côté opposé. Ne manque plus qu'un rasage
de crâne pour que la ressemblance soit totale.
Et maintenant ? Avec les retours de blessures de Nabil Fékir et Mathieu Valbuena,
la question de l’avenir de Rachid Ghezzal se
pose. Avec un Maxwel Cornet en perte de
vitesse depuis quelques matches, pas
impossible que « Rachon » soit aligné en
même temps que Fékir dans le 4-3-3 de
Bruno Génésio, quitte à sacrifier Petit Vélo.
Difficile d’imaginer Rachid Ghezzal sauter
du onze avec des performances aussi exceptionnelles.
Avec une aussi forte densité en attaque
(Lacazette, Cornet, Ghezzal, Fékir, Valbuena, Kalulu et même Perrin), l’OL se retrouve à devoir gérer des problèmes de riches.
On ne s’en plaindra pas.
USM El Harrach disputera à huis
clos son prochain match à domicile
dans le cadre du championnat de Ligue 1
après la sanction que lui a infligée la
commission de discipline de la Ligue de
football professionnel (LFP) en Algérie,
indique cette instance sur son site officiel. Cette décision est motivée par des
''jets de fumigènes'' lors de la défaite à
domicile contre la JS Kabylie (0-1),
samedi passé, dans le cadre de la 24e
journée du championnat. La direction
harrachie devra également s'acquitter
d'une amende de 200 000 DA, précise la
même source.
La commission de discipline a prononcé
également une suspension de six mois à
l’encontre de Mohamed Zerouati, dirigeant à la JS Saoura, pour "menaces et
intimidations" lors de la rencontre à
domicile de son équipe face au MC Oran
(0-0), samedi passé, pour le compte de la
24e journée du championnat de Ligue1,
Zerouati doit également payer une amende de 80 000 DA.
L'
MARTINS OKYO , PRESIDENT DE L'IBSA/AFRIQUE
L
«Le handisport est mieux parrainé en
Algérie et en Afrique du Nord»
e président de l'IBSA/Afrique et premier responsable du handisport
pour visuels en Afrique, le Kényan
Martins Okyo, a estimé que le handisport
en général et les sports pour visuels en particulier étaient "mieux considérés" et
"mieux parrainés" en Algérie et en Afrique
du nord que dans les autres parties du
continent.
"En Algérie, le handisport est bien considéré et mieux parrainé par le gouvernement, de même que dans les pays de
l'Afrique du Nord, c'est une réalité qui est
aperçue sur le terrain, et on veut convaincre
les gouvernements des autres pays du continent à faire la même chose", a déclaré, dans
un entretien à l'APS, le président de l'IBSA/Afrique (Fédération internationale des
sports pour visuels), en visite de travail en
Algérie.
Pour Martins Okyo, le handisport dans
le continent africain n'est pas assez développé et nécessite une autre vision et une nouvelle perception des choses. "Actuellement,
L
le handisport en Afrique, dans ses différentes disciplines, vit deux &manque de
moyens financiers et surtout l'absence de
parrainage des gouvernements qui n'appuient pas le handisport, même si ses disciplines sont très porteuses et rapportent
beaucoup de satisfactions au pays et au
continent", a-t-il relevé. En effet, durant les
quatre dernières années, l'IBSA/Afrique n'a
pu organiser que quatre compétitions régionales (deux en football et deux en goalball). Un bilan "trop maigre" aux yeux de
M. Okyo, affirmant que cette situation
affaiblissait davantage la structure qu'il préside et n'encourage pas les pays "bosseurs"
du continent à persévérer dans le travail.
"Les pays africains ne participent pas
aux compétitions du continent, ils sont
constamment absents et ceci nous affaiblit
et entrave la promotion des disciplines handisports qui possèdent, pourtant, des
champions du monde et paralympiques, at-il regretté. Les gouvernements de ces pays
doivent réfléchir avec nous pour trouver des
PANAMA PAPERS
DISCIPLINE
Rachid Ghezzal, à la bonne heure !
solutions pratiques". Le responsable kényan
a pris alors les devants et compte constituer
dans un avenir "très proche", une équipe
composée de personnes expérimentées afin
de "booster" les différentes disciplines pour
visuels .
"Il faut travailler ensemble et avoir toutes
les régions représentées dans l'organigramme que nous prévoyons pour essayer de
sensibiliser les Comités nationaux paralympiques et les gouvernements.
Notre projet dessine, en quelque sorte, la
plateforme sur laquelle on va s'appuyer
pour réaliser nos objectifs durant le prochain mandat olympique (2017-2020)", a
insisté le patron de l'IBSA/Afrique.
En plus des acteurs du mouvement sportif africain, l'IBSA/Afrique compte solliciter
l'aide de partenaires comme l'Union des
aveugles en France et celle existant en
Afrique. "Pour avoir un continent fort, il est
important de travailler en commun, renforcer notre sous-comité et faire appel aux
compétences", a conclu Martins Okyo.
13
Lionel Messi dénonce les «accusations
injurieuses»
Cité dans l'affaire dite des Panama
papers, Lionel Messi a contre-attaqué lundi soir. La star du Barça
dément toute accusation d'évasion
fiscale. Et le quintuple Ballon d'or
se laisse le droit de porter l'affaire
en justice pour diffamation.
ionel Messi, accusé d'évasion fiscale
dans le cadre des Panama Papers,
alors qu'il est déjà mis en cause
dans une autre affaire, a dénoncé lundi, ces
"accusations injurieuses" qu'il pourrait
porter devant les tribunaux. "La société
panaméenne évoquée par ces informations
est complètement inactive et n'a jamais eu
de fonds", a déclaré l'attaquant star du FC
Barcelone dans un communiqué rédigé
avec sa famille et diffusé lundi, alors que le
parquet en Espagne annonçait l'ouverture
d'une enquête sur les Panama Papers. Les
accusations d'évasion fiscale "sont fausses
et injurieuses", lit-on encore dans ce communiqué, précisant que la structure existe
bien mais qu'elle avait été créée par les
anciens conseillers fiscaux de la famille.
Lionel Messi, qui doit être au mieux de sa
forme, mardi, en quart de finale aller de la
Ligue des champions face à une énergique
équipe de l'Atletico Madrid, a reçu le soutien du club, qui lui a fait part de sa "solidarité".
sion fiscale, et seront jugés en lien avec
cette affaire fin mai en Catalogne. Messi et
son père sont soupçonnés depuis 2013
d'avoir détourné 4,16 millions d'euros de
taxes concernant les droits d'image du
footballeur, par la création de sociétés fictives, au Belize et en Uruguay, considérés
comme des paradis fiscaux. Ces détournements remonteraient aux années 2007 à
2009.
L
DÉJÀ DES POURSUITES POUR
ÉVASION FISCALE
Selon le quotidien en ligne El Confiden-
cial, qui fait partie de la centaine de médias
ayant révélé l'identité de clients du cabinet
d'avocats panaméens Mossack Fonseca, la
société en question a été créée en 2013,
justement pour poursuivre des activités
d'évasion fiscale pour lesquelles Messi avait
déjà eu des ennuis judiciaires en Espagne.
Via la société Mega Star Entreprises Inc,
"il a continué à facturer ses droits à l'image
dans le dos du fisc" espagnol, affirme le
quotidien sans cependant évoquer le montant éventuel des fonds ainsi blanchis. Le
communiqué de la famille assure cependant que les "conséquences fiscales" du
système de sociétés créé par les anciens
conseillers fiscaux "ont déjà été régularisées". Lionel Messi et son père ont fait
l'objet de poursuites en Espagne pour éva-
LE PARQUET VEUT EN AVOIR LE
CŒUR NET
Les révélations du Confidencial sont de
pures "conjectures qui partent d'une documentation partielle", accuse la famille, qui
indique avoir saisi son cabinet d'avocats
pour d'éventuelles poursuites contre les
médias concernés. Messi, cinq fois Ballon
d'or, est selon la revue Forbes un des
quatre sportifs les plus riches du monde,
avec 64,7 millions de dollars de revenus
annuels. Il a versé le montant des sommes
dues au fisc avant même le procès. À
Madrid, le parquet de l'Audience nationale
(juridiction spécialisée dans les grandes
affaires de délinquance financière) souhaite cependant en avoir le coeur net. Il a
annoncé l'ouverture d'une enquête pour
blanchiment de capitaux, visant le cabinet
panaméen, mais ayant pour but d'en savoir
plus sur ses éventuels clients en Espagne.
Outre Lionel Messi, il aurait, notamment
représenté une tante du roi d'Espagne,
Pilar de Borbon, le cinéaste Pedro Almodovar et son frère Agustin, qui s'est défendu aussi de toute fraude et a dit, comme
Messi, que la société était "inactive".
BAYERN MUNICH
Mario Götze peut-il vraiment revenir à Dortmund ?
n difficulté au Bayern
Munich, Mario Götze
n'est plus utilisé qu'avec
parcimonie par Pep Guardiola.
Depuis quelques semaines, les
rumeurs d'un départ durant le
prochain mercato se font de plus
en plus grandes. Son ancien club,
le Borussia Dortmund, serait
même prêt à l'accueillir. Et qu'importe si les supporters ne sont pas
d'accord. Ce jour-là, sa joie
n'avait rien à envier à celle qui le
traversa le 13 juillet 2014 après
son but décisif en finale de la
Coupe du monde. Pourtant, en ce
29 mars 2016, Mario Götze n'a
gagné aucun trophée. Il a juste
marqué un but. Un seul. Contre
l'Italie. En amical. Théoriquement, il n'y a donc aucune raison
de s'enflammer. Mais c'est
genoux à terre et en implorant le
ciel que le joueur du Bayern
célèbre son but. S'il le fait de la
sorte, lors d'un match pourtant
sans enjeu autre que celui de
battre une équipe que l'Allemagne ne bat jamais en compétition officielle, c'est entre autres
parce que ces six derniers mois
passés à l'infirmerie et sur le banc
du Bayern l'ont particulièrement
affecté. On pourrait même aller
jusqu'à évoquer ces trois dernières années. Car depuis son
arrivée en Bavière à l'été 2013,
Mario Götze n'a plus jamais été le
même joueur. Rarement décisif,
utilisé avec parcimonie par son
entraineur Pep Guardiola, l'ancien de Dortmund n'a clairement
pas réussi son pari qui était de
devenir le meilleur joueur du
monde sous les ordres du Catalan
– leur relation n'ayant jamais
cessé de se dégrader avec le
E
temps. Guardiola a beau déclarer
en conférence de presse qu'il
adore le petit Mario, personne
n'est dupe. En l'espace de trois
ans, Götze est passé d'un mec qui
aide son équipe à battre le Real 41 en demi-finale de LDC à un
type qui n'est même pas sûr de
jouer face à Francfort ou à
Cologne alors que tout le reste de
l'équipe est blessé. Une situation
qui préoccupe énormément
outre-Rhin à quelques encablures
de l'Euro. Durant la dernière
trêve internationale, et avant son
match-délivrance face à l'Italie,
nombreux sont les joueurs qui
ont pris sa défense. Thomas Müller, Toni Kroos, Mesut Özil, Sami
Khedira et Marco Reus ont tous
rappelé qu'un Euro sans Mario
Götze était inenvisageable. Même
Mats Hummels, qui dans le passé
n'a pas eu que des mots très doux
pour son ancien partenaire en
club, n'a pas hésité une minute à
rappeler à quel point il était un
joueur exceptionnel. Le héros du
Maracana sera donc bien à l'Euro, Joachim Löw l'a assuré. Mais
que va-t-il faire après ?
RETOUR À L'ENVOYEUR ?
Evidemment,
lorsqu'on
évoque Mario Götze, son départ
abrupt de Dortmund n'est jamais
loin. En Allemagne, sa « trahison
» n'a jamais été oubliée. Après
trois ans, il est toujours régulièrement sifflé dans un grand nombre
de stades, et pas qu'à Dortmund.
Mais ces dernières semaines, la
possibilité d'un retour au bercail
est de plus en plus évoqué. Si au
départ seul Bild en parlait, c'est
maintenant une presse plus
sérieuse qui s'y met. Mi-mars, la
Süddeutsche
Zeitung,
plus
connue pour s’intéresser aux
sujets de fond type « Panama
papers » qu'au mercato, faisait
état de discussions entre le
Bayern et le BvB. Selon le grand
quotidien bavarois, qui cite un
membre de l'entourage du joueur,
Mario Götze aurait souhaité revenir dans son club formateur dès
l'été 2015, avec l'envie de retrouver un cadre plus familier, sa
situation à Munich étant de plus
en plus précaire. Si d'habitude, ce
genre de papier ne fait parler que
pendant quelques jours, l'Allemagne du foot a toujours ce sujet
à la bouche trois semaines après.
Même les très consensuelles
chaines de télévision publique
ARD et ZDF ont posé la question
aux principaux acteurs du feuilleton.
Si Mario Götze tout souriant
et peu gêné par la question a
déclaré « qu'il s'occuperait de
tout ça en temps voulu et qu'il se
consacrerait jusqu'à la fin de la
saison à son physique » , HansJoachim Watzke, le boss du BvB, a
lui été plus sournois. S'il assure
qu'aucune discussion n'a eu lieu à
l'heure actuelle avec le Bayern
puisque cela serait « manquer de
respect au club bavarois » , il ne
botte pas en touche en déclarant
que « la porte est toujours ouverte à des joueurs de cette qualité »
, ajoutant samedi soir au micro de
la ZDF que « pour l'instant nous
essayons de conserver tous nos
joueurs. Si jamais certains
venaient à partir, je ne doute pas
que nous trouverions des solutions » . Finalement, le retour de
Mario Götze est intimement lié
aux possibles départs d'Ilkay
Gundogan et d'Henrikh Mkhitaryan (voire Mats Hummels, dont
le contrat court jusqu'en 2017),
mais aussi à l'arrivée de Carlo
Ancelotti au Bayern. Ce dernier
pourrait évidemment décider de
relancer le milieu offensif. Encore
faut-il que Götze ait envie de rester dans un club qui globalement
l'a très peu soutenu face à Guardiola et dont les anciennes gloires
le taillent à longueur de journée.
« VERPISS DICH GÖTZE !
»
D'un point de vue financier,
toujours selon la Süddeutsche
Zeitung, le Borussia serait prêt à
récupérer son ancienne star pour
20 millions d'euros et un salaire
conséquent. De plus en plus
riche, le club de la Ruhr peut tout
à fait se permettre cet investissement. Avec Thomas Tuchel,
Mario Götze pourrait vite retrouver son niveau de jeu qui était le
sien avant son départ. S'il n'existe
pas de risque zéro, un retour
serait finalement assez judicieux
pour les deux parties. Le seul problème réside évidemment dans
l'acceptation des supporters d'un
tel retour. Contrairement aux épisodes Shinji Kagawa et Nuri
Sahin, il sera difficile pour le
Borussia de communiquer sur «
l'amour véritable » que Mario
Götze porte au club. Il faudra
donc aller frontalement à l'encontre des supporters. Et ce n'est
pas comme si Hans-Joachim
Watzke les portait grandement
dans son cœur. « Si ça ne tenait
que de moi, il n'y aurait plus de
Südtribune. Ces abonnements à
moins de 200 euros, ne sont pas
rentables pour le club » , avait-il
déclaré il y a quelques années. Il
pourrait donc aller contre l'avis de
la plèbe sans que cela le touche
particulièrement. Mais cette dernière ne compte pas se laisser
faire. Lors du dernier match de
championnat, les ultras ont
déployé une bannière ayant
comme inscription : « Milan ou
Madrid, peu importe où mais pas
à Dortmund. Va te faire foutre
Götze » - la bannière est une référence à Andreas Möller qui entre
deux passages au BvB aurait dit
vouloir rejoindre Madrid ou
Milan, enfin « une ville italienne,
n'importe laquelle » . Bien sûr, ce
n'est qu'une banderole, mais la
plupart des supporters pensent la
même chose et ne veulent aucunement revoir Mario fouler la
pelouse avec un maillot jaune et
noir. Si jamais il venait à rentrer à
la maison, l'accueil risquerait
d'être glaçant. Heureusement, le
milieu offensif commence à avoir
l'habitude des sifflets et autres
insultes qui bourdonnent dans ses
oreilles à chaque retour à Dortmund. Mais aura-t-il envie de
subir ce « lynchage » pendant des
mois en attendant que tout se
tasse ? Si jamais il veut retrouver
un environnement familier sans
avoir à supporter des attaques
personnelles, Götze pourrait toujours choisir de retrouver Jürgen
Klopp à Liverpool. Seulement, le
club anglais n'a quasiment plus
que la Ligue Europa pour obtenir
une qualification directe en Ligue
des champions la saison prochaine. Avant de penser à la victoire
finale, il va déjà falloir passer... le
Borussia Dortmund. Mario sait
déjà ce qu'il va regarder à la télé
jeudi soir.
14
SPORTS
Mercredi 6 avril 2016
THOMAS NKONO (ANCIEN GARDIEN DE BUT DE LA SÉLECTION CAMEROUNAISE) :
«Je savais de quel côté Lineker allait tirer»
es
performances
à
Espagne 1982, où il n'a
concédé qu'un but en
trois rencontres, lui ont ouvert
les portes de l'Europe et l'Espanyol Barcelone, où il a fait l'essentiel de sa carrière et où il
officie désormais en tant qu'entraîneur des gardiens.
S
C'est lors d'Italie 1990, où
son équipe a réalisé un parcours
historique jusqu'en quart de
finale, que le double Ballon
d'Or Africain est devenu un
mythe, inspirant même à Gianluigi Buffon sa vocation,
comme nous le rappelions lors
de la première partie de ce long
entretien accordé à FIFA.com
dont voici le second chapitre,
consacré à ses souvenirs de
l'épreuve reine.
Thomas, quelles étaient
vos ambitions en arrivant en
Espagne en 1982, pour la
toute première participation
du Cameroun à une Coupe
du Monde ?
Nous voulions montrer un
autre visage par rapport aux
équipes africaines qui nous
avaient précédés, et nous y
sommes parvenus. Notre équipe arrivait à une certaine maturité puisque nous jouions
ensemble depuis dix ans. Nous
arrivions avec une grande expé-
confrère se faire punir ainsi ?
Nous savions qu'il avait cette
philosophie de jouer toujours
avancé, qu'il jouait un peu en
libéro et qu'il prenait parfois
des risques. Il ne connaissait
pas trop Roger, qui était très
malin et qui a su en profiter.
Roger était très observateur et
savait qu'il se retrouverait sûrement dans cette situation. Personnellement, j'étais dans ma
compétition et seul le résultat
m'importait, donc je n'ai pas eu
le temps de consoler mon
adversaire. Nous étions tellement surpris d'être en quart de
finale… Ce n'est qu'après que
j'ai pris le temps d'y repenser et
de compatir… C'est parfois difficile d'être le dernier rempart
de son équipe. Je l'ai recroisé
ensuite dans le championnat
espagnol mais nous n'en avons
pas reparlé parce que c'était un
très mauvais souvenir pour lui.
Phs : DR
Thomas Nkono fait
partie des plus
grands gardiens
africains de l'histoire.
Le Camerounais a
défendu avec brio
les cages des Lions
Indomptables lors
des Coupes du
Monde de la FIFA
1982 et 1990, puis
a assisté depuis le
banc des
remplaçants à
l'élimination des
siens au premier tour
de l'édition 1994.
rience. On comprenait le jeu et
nous voulions aller le plus loin
possible. Quand Jean Vincent
est arrivé au poste de sélectionneur, il a essayé de bien préparer l'équipe sur le plan tactique.
Nous étions dominateurs en
Afrique, nous allions toujours
chercher des résultats mais
nous n'étions pas très bien
organisés. Il a fallu mettre de
l'ordre pour répondre aux exigences de la Coupe du Monde.
Était-ce un regret de quitter la compétition au premier
tour après avoir été invaincus
en trois matches, dont le dernier face aux Italiens futurs
champions du monde ?
Nous avons surtout eu des
regrets après le match contre la
Pologne (0:0), parce que nous
aurions pu marquer au moins
deux ou trois buts. Si nous
avions eu plus d'audace contre
le Pérou, nous aurions également pu faire un meilleur résultat (0:0). Il nous a manqué de
l’expérience pour oser tenter
des choses à ce niveau-là et
montrer pleinement nos qualités sur le plan offensif.
Cette expérience a changé
votre vie puisqu'elle vous a
permis de venir en Europe…
Oui, j'ai même été appelé
pour participer au match oppo-
sant l'Europe au Reste du
Monde à New-York au mois
d'août. J'étais initialement en
contact avec Santander mais ça
n'a pas pu se faire à cause d'un
problème de contrat. J'ai eu
ensuite trois autres propositions, une de l'Espanyol, une de
Fluminense et une autre de
Flamengo. J'ai dit à ma femme
"nous partons pour la première
offre", et grâce à Dieu, c'est
celle de l'Espanyol qui est arrivée en premier. C'est de là que
tout est parti pour moi.
Vous étiez un pionnier
puisqu'aucun gardien africain n'avait réussi comme
vous à l'époque. Avez-vous
eu l'impression de faire évoluer les mentalités ?
J'étais le premier gardien
africain à jouer en Espagne,
c'est vrai. Mais j'étais surtout
un étranger qui devait faire ses
preuve comme n'importe quel
joueur, Européen ou autre. Ça
n'était pas facile de se faire un
place, il fallait être à un très
haut niveau pour le faire. Mais
grâce à mon rendement, j'ai
convaincu tout le monde.
Comment avez-vous abordé la Coupe du Monde en
1990 ?
Nous arrivions avec à la fois
des joueurs professionnels et
MANCHESTER CITY
L’agent de Yaya Touré annonce son
départ
nnoncé sur le départ à Manchester City
depuis l’officialisation de la prochaine
arrivée de Pep Guardiola, avec qui
l’aventure s’était mal passée au FC Barcelone,
Yaya Touré alimente toutes les rumeurs, l’une
d’elles l’ayant récemment rapproché du PSG.
Agent de l’Ivoirien, Dimitri Seluk n’est pas
étranger à tous ses bruits de couloir. "Il va quitter Manchester City, je peux le confirmer avec
certitude. Différentes offres sont arrivées et
nous allons les étudier mais nous n’avons pas
encore pris de décision concernant la saison
prochaine", a ainsi lâché l’intermédiaire au site
Fcinternews. Sous contrat jusqu’en juin 2017
avec les Skyblues, le vainqueur de la CAN
2015 devra en tout cas prendre une décision
déterminante l’été prochain.
A
amateurs. Ces derniers ont eu
un temps de préparation beaucoup plus long. Nous autres
sommes arrivés après, avec
toute notre expérience à l'étranger accumulée depuis sept ou
huit ans. Ça a fait un très bon
mélange.
Vous avez fait une entrée
fracassante dans le tournoi
en battant l'Argentine 1:0.
Votre
sélectionneur
de
l'époque, Valeri Nepomnyashchy, confiait récemment à
FIFA.com qu'ils avaient
commis l'erreur de vous
sous-estimer…
Je me souviens que le jour
du match d'ouverture, nous ne
pouvions pas nous échauffer
sur le terrain mais dans la salle
d'échauffement. Nous étions les
premiers arrivés et les Argentins
sont rentrés et se sont mis à
nous bousculer et nous dire de
déguerpir. Ils ont commencé à
chanter, mais nous nous
sommes mis à chanter beaucoup plus fort qu'eux. Ils ont
préféré quitter la salle, et je
pense que ça a été la clé et que
c'est là que nous avons pris l'ascendant mentalement.
Comment avez-vous vécu
cette rencontre ?
Le jour du match, je ne
savais pas cinq heures avant
que j'allais jouer. C'est JosephAntoine Bell qui devait être
titularisé mais il a été écarté à
cause d'une déclaration qu'il
avait faite sur l'équipe, disant
que nous n'avions pas fait une
bonne préparation. Heureusement, j'étais bien préparé malgré cette surprise. Juste avant la
rencontre, je me suis préparé
seul dans le vestiaire, comme
un boxeur, et j'ai réussi le
match presque parfait. Maradona, que j'avais déjà affronté
en championnat d'Espagne, est
venu me parler à la mi-temps
parce qu'il était surpris que je
sois aligné…
Lors de votre huitième de
finale face à la Colombie, le
gardien adverse René Higuita a commis une erreur dont
a profité Roger Milla sur le
but de la victoire. Qu'avezvous éprouvé en voyant un
Vous avez ensuite été éliminés par l'Angleterre en
quart, 3:2 après prolongation
alors que vous meniez 1:2 à
sept minutes de la fin.
Qu'est-ce qui vous a manqué
pour l'emporter ?
Nous avons manqué d'expérience. Nous avions quatre
remplaçants sur le terrain à la
place des titulaires habituels
qui étaient suspendus. Qu'on le
veuille ou non, ça joue dans
une compétition. Nous avons
cherché à marquer ce troisième
but alors que nous avions la victoire en main. C'est dans ce
genre de moment que l'expérience est importante. Personnellement, je voulais temporiser
et garder la balle un maximum
pour gagner du temps, mais les
Anglais l'ont bien compris et
nous pressaient pour m'obliger
à dégager.
Vous aviez déjà affronté
Gary Lineker quand il était à
au FC Barcelone entre 1986
et 1989. Cela a-t-il eu une
incidence sur vos deux duels
perdus avec lui sur penalty ?
Sur le premier, je savais de
quel côté Lineker allait tirer,
qu'il allait ouvrir son pied et
tirer sur ma gauche. Mais au
dernier moment, je me suis dit
qu'il savait que je savais et qu'il
allait changer. Du coup, je suis
parti du mauvais côté. Sur le
deuxième, je suis parti sur ma
gauche et il a tiré au milieu…
Les Lions Indomptables
restent sur une débâcle à
Brésil
2014.
Comment
retrouver le niveau qui était
celui de votre équipe à
l'époque ?
Le Cameroun est en reconstruction. Il faut que tout le
monde aide à avoir cette tranquillité nécessaire dans ce genre
de période. Ce n'est pas facile
pour une nation qui avait l'habitude de dominer, parce que
tout le monde attend des bons
résultats tout de suite. Ça rend
le travail de l'entraîneur très difficile. D'après ce qu'on m'a dit,
il y a eu des problèmes disciplinaires au Brésil. Comme on dit
: la discipline, c'est la force des
armées. Il faut remettre ça en
place pour que l'on se respecte
les uns les autres.
In Fifa.com
MONDE
Mercredi 6 avril 2016
FRONTIÈRE AZERBAÏDJAN ET L’ARMÉNIE
Au moins 64 morts depuis
la reprise des combats
a Turquie, alliée traditionnelle de
l’Azerbaïdjan, multiplie pour sa
part les déclarations fracassantes.
Mardi, le Premier ministre turc Ahmet
Davutoglu a prévenu que son pays resterait aux côtés de l’Azerbaïdjan «jusqu’à
l’apocalypse». Sur le terrain, le ministère
azerbaïdjanais de la Défense a annoncé
mardi matin, la mort de 16 soldats azerbaïdjanais lors des dernières 48 heures
dans les affrontements, ce qui porte le
bilan total des victimes à au moins 64
morts parmi les militaires et civils des
deux côtés depuis vendredi soir, selon un
décompte de l’AFP basé sur les annonces
officielles des belligérants.
L’Azerbaïdjan et les autorités séparatistes du Nagorny-Karabakh, soutenues
par Erevan, se sont accusés mutuellement de poursuivre l’agression, notamment à coups d’armes lourdes. Rien ne
semble empêcher l’escalade militaire
dans ce territoire reconnu comme appartenant à l’Azerbaïdjan par la communauté internationale, alors qu’une réunion du
groupe de Minsk sur le Haut-Karabakh
au sein de l’OSCE, co-présidé par la
France, les Etats-Unis et la Russie et
chargé de trouver une issue à ce «conflit
gelé» depuis plus de 20 ans, doit commencer à Vienne à 13H00 GMT. Dès la
reprise des hostilités dans la nuit de vendredi à samedi, ce groupe de médiateurs
internationaux avait souligné sa «vive préoccupation» devant le risque d’une escalade et appelé les parties du conflit à
«prendre toutes les mesures nécessaires
L
SYRIE
Reprise
des discussions
de paix le 11
avril à Genève
e prochain round de négociations sur la paix en
Syrie, menées sous l’égide de
l’ONU, commencera le 11
avril à Genève, a indiqué mardi
le porte-parole des Nations
Unies Ahmed Fawzi, lors d’un
point presse.
Staffan de Mistura, l’envoyé
spécial des Nations Unies sur
la Syrie, «envisage de reprendre
ces entretiens intersyriens pour
la paix le 11 avril, comme
prévu», a indiqué M. Fawzi.
Les opposants au régime du
président Bachar al-Assad, rassemblés au sein du Haut comité des négociations (HCN),
vaste coalition d’opposants
politiques et de représentants
des groupes armés, sont attendus le 10 avril à Genève. Les
discussions pourront commencer le 11 par «un entretien avec
le HCN», a-t-il ajouté.
La délégation de Damas à ces
entretiens arrivera, elle, le 14
avril, a ajouté le porte-parole.
Des élections législatives sont
en effet organisées par le régime le 13 avril et cinq membres
de la délégation sont candidats
à ce scrutin.
Le précédent round de discussions a eu lieu du 14 au 24
mars à Genève et s’est terminé
sans avancée concrète, en raison de l’insistance du régime à
discuter de grands principes.
La communauté internationale
a relancé à l’automne 2015 un
processus de discussions dans
l’espoir de trouver une issue
politique à la guerre, qui a déjà
fait plus de 270.000 morts et
contraint des millions de personne à l’exode.
Selon la feuille de route fixée
par l’ONU, ces pourparlers
doivent permettre la mise en
place dans les six mois d’un
organe de «transition», censé
rédiger une nouvelle Constitution et organiser des élections
d’ici 18 mois.
L
Ph : DR
Les combats ne connaissaient pas de
répit, mardi, dans la région du
Nagorny-Karabakh, où au moins 64
personnes ont péri depuis la reprise
des hostilités entre forces
arméniennes et azerbaïdjanaises,
avant une réunion internationale à
Vienne entre parrains du fragile
processus de paix. Malgré les appels
au calme de Moscou et des
Occidentaux, les combats, les plus
intenses en vingt ans, ont continué
dans la nuit de, lundi à mardi le long
de la ligne de front du NagornyKarabakh que se disputent
l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
15
pour stabiliser la situation sur le terrain».
LE JEU D’ANKARA
La crise a également été le «sujet
numéro 1» d’une conversation téléphonique lundi, entre le secrétaire d’État
américain John Kerry et son homologue
russe Sergueï Lavrov, selon le département d’Etat. «Nous exhortons les deux
camps à cesser immédiatement l’usage de
la force et à éviter toute forme d’escalade», a dénoncé son porte-parole Mark
Toner, qualifiant de «lamentable» le
nombre «élevé» de victimes.
Les deux ministres «ont condamné les
tentatives de +parties extérieures+ au
conflit pour aggraver la confrontation», a
rapporté de son côté du ministère russe
de la Défense. Moscou vise ainsi le président turc Recep Tayyip Erdogan, soutien
traditionnel de Bakou, et qui a pris le
risque d’attiser les tensions en martelant
que «le Karabakh retournera un jour,
sans aucun doute, à son propriétaire originel», l’Azerbaïdjan.
Mardi, son Premier ministre Ahmet
Davutoglu a été encore plus loin en
déclarant que la Turquie resterait «aux
côtés de l’Azerbaïdjan frère, jusqu’à
l’apocalypse». Ce conflit, dont les sources
remontent à plusieurs siècles mais qui
s’est cristallisé à l’époque soviétique
lorsque Moscou a attribué ce territoire
majoritairement arménien à la république
socialiste soviétique d’Azerbaïdjan, inter-
vient dans une région du Caucase stratégique pour le transport des hydrocarbures, près de l’Iran, de la Turquie et du
Proche-Orient.
L’escalade militaire survient au
moment où la Russie, qui a de bonnes
relations avec l’Arménie, et la Turquie,
allié traditionnel de l’Azerbaïdjan, traversent une grave crise diplomatique sur
fond de guerre en Syrie. L’Arménie
comme l’Azerbaïdjan multiplient ces derniers jours les déclarations sur la prise de
nouvelles positions stratégiques, alors
que les autorités du Nagorny-Karabakh
ont déclaré être «prêtes à discuter d’une
proposition de trêve» à condition de récupérer les positions et territoires perdus
dans la région. Le président arménien,
Serge Sarkissian, a lui estimé qu’un cessez-le-feu ne serait possible que «si les
militaires des deux camps retournent aux
positions», qu’ils occupaient avant la
reprise des hostilités.
Après une guerre ayant fait 30 000
morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement azerbaïdjanais, le
Nagorny-Karabakh est passé sous le
contrôle de forces séparatistes proches
d’Erevan. La région est peuplée majoritairement d’Arméniens. Aucun traité de
paix n’a été signé et après une période de
calme relatif, la région a connu ces derniers mois une nette escalade des tensions, Erevan estimant fin décembre
qu’on était revenu à la «guerre».
AFRIQUE DU SUD
Le président Zuma face à une procédure de destitution
e président sud-africain
Jacob Zuma, discrédité
par la décision de justice
qui l’a reconnu coupable de
violation de la Constitution, fait
face, mardi, au parlement à une
procédure de destitution, déposée par l’opposition qui l’accuse
d’être le «cancer de la politique». Sauf coup de théâtre, le
chef de l’État devrait cependant
survivre à un vote. Son parti, le
Congrès national africain
(ANC), qui l’a officiellement
soutenu dans cette nouvelle
tempête, dispose d’une écrasante majorité à l’Assemblée
nationale. Jeudi, les 11 juges de
la Cour constitutionnelle, plus
haute instance judiciaire du
pays, ont décidé à l’unanimité
que le chef de l’État avait violé
la loi suprême en refusant de
rembourser les frais de rénovation de sa propriété privée non
liés à la sécurité. En cause: la
piscine, un centre pour visiteurs, un enclos pour bétail et
L
un poulailler. Dans la foulée de
cet arrêt, le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a annoncé lancer
une procédure de destitution
du président, au pouvoir depuis
2009 et dont le deuxième mandat expire officiellement en
2019. «Jacob Zuma est le cancer de la politique sud-africaine
(...), il ne peut pas continuer à
être notre président», a estimé
la DA. «En violant la Constitution, il a menacé la structure
même de notre démocratie», a
poursuivi le parti, avant de
s’adresser directement aux parlementaires de l’ANC. «Quand
nous avons été élus parlementaires, nous avons fait serment
de respecter et protéger la
Constitution. (Mardi), nous
devons nous souvenir de ce serment et servir le peuple sudafricain et la Constitution, et
pas Jacob Zuma». Un message
qui n’a cependant aucune
chance d’être entendu dans les
rangs de l’ANC, le parti de feu
Nelson Mandela, au pouvoir
depuis la fin du régime ségrégationniste d’apartheid en 1994
et toujours très fidèle à son leader actuel. Les députés ANC
sont extrêmement loyaux à leur
parti, en grande partie à cause
du mode de scrutin des législatives. Les parlementaires sont
en effet élus au scrutin de liste
national. Conséquence, les
députés rendent des comptes à
leur parti avant de rendre des
comptes à leurs électeurs, et
sont donc peu enclins à dévier
de la ligne de leur formation,
surtout lors d’un vote qui ne se
tient pas à bulletin secret,
comme ce mardi.
«PRÉSIDENT TÉFLON»
Vendredi soir, alors que les
appels à la démission de Jacob
Zuma battaient leur plein, le
président s’est adressé, fait
rarissime, à la nation, laissant
penser un temps qu’il allait
peut-être céder à la pression.
Mais le chef de l’État, surnommé le «président Téflon» -l’homme sur lequel les scandales glissent sans attacher -- , a
simplement reconnu avoir
commis une faute constitutionnelle et éludé toute idée de
démission. Il s’est engagé à
rembourser les frais qui lui
incombent dans sa propriété de
Nkandla (Est), avant de faire
porter à «ses conseillers juridiques» la responsabilité de son
erreur. La médiatrice de la
République, chargée du bon
usage des deniers publics,
Thuli Madonsela, sortie victorieuse de l’affaire Nkandla, a
immédiatement dénoncé, à
mots à peine couverts, la réaction du président. «Nous faisons tous des erreurs, mais c’est
quand on refuse de prendre ses
responsabilités ou quand on
accuse les autres qu’on échoue
en tant que personne et comme
dirigeant», a-t-elle commenté
sur son compte Twitter. Le
parti de gauche radicale des
Combattants pour la liberté
économique (EFF) qui appelle
aussi au départ de Jacob Zuma,
n’a pas fait connaître publiquement sa position sur le vote de
destitution de mardi.
La semaine dernière, l’EFF,
habitué aux esclandres au parlement, avait cependant menacé de s’en prendre physiquement au président, s’il prenait
la parole devant les députés
avant la fin de la procédure de
destitution. La dernière tentative de destitution de Jacob
Zuma remonte à septembre
2015, après le refus du président de faire arrêter son homologue soudanais Omar elBéchir, recherché par Cour
pénale internationale pour
génocide et crime de guerre au
Darfour (ouest du Soudan). Le
parlement avait alors rejeté la
procédure engagée par l’opposition.
MONDE
17
Mercredi 6 avril 2016
PRIMAIRES AMÉRICAINES
Trump, Clinton : le juge de paix
du Wisconsin
Ce n’est pas l’État le plus peuplé
des États-Unis, ni celui qui
rapporte le plus de délégués aux
primaires. Pourtant, il peut créer
la surprise.
ous les directeurs de campagne
vous le diront : il faut se méfier
du Wisconsin qui, depuis la
Seconde Guerre mondiale, n’a cessé de
changer de camp. Cet état, le vingtième
des États-Unis par la taille, a, en effet,
souvent pesé sur la vie politique et le
sort des présidentielles par des prises de
position inattendues. Comme celle de
voter contre Roosevelt en 1944, ou de
choisir Reagan en 1984, ou encore de
désigner un flamboyant gouverneur
républicain, Scott Walker, en 2011,
alors que le Wisconsin, assez prospère
en agriculture, mais industriellement
sinistré, est considéré comme un État
démocrate.
Au point qu’à la veille des primaires
de 2016, Donald Trump comme Hillary
Clinton y ont multiplié les réunions, les
interviews, les apparitions surprises, de
Milwaukee à Madison. Avec des objectifs différents : l’ancienne secrétaire
d’État pour améliorer son image de plus
en plus décriée. Le magnat de l’immobilier new-yorkais pour gonfler sa cagnotte
de délégués.
HILLARY CLINTON
BIEN PARTIE
Hillary Clinton, sauf accident
majeur, est bien partie pour dépasser les
2 383 délégués nécessaires pour être
désignée comme candidate du Parti
démocrate. Si en cas de duel avec
Donald Trump, les sondages lui sont
pour l’instant favorables, elle a pourtant
des raisons de s’inquiéter de la dégradation de son image, qui se poursuit inexorablement dans l’ensemble de l’opinion
américaine, malgré ses succès dans les
primaires auprès des électeurs inscrits
au Parti démocrate.
L’ancienne Première dame fait certes
des efforts pour paraître plus à l’écoute
des gens et même montrer une empathie
qui n’est pas dans sa nature. Son image
d’indifférence lui colle pourtant à la
peau. Elle doit de plus assumer ce paradoxe, qui tient du grand écart, d’être
perçue à la fois comme la candidate de
Phs : DR
T
Wall Street et celle de la communauté
noire. Elle ne se cache guère de recevoir
des donations importantes de superPAC financées par les milieux d’affaires,
mais elle devrait, par ailleurs, obtenir 80
% des votes des Noirs, alors qu’elle a 10
points de retard dans l’électorat blanc,
et même plus de 24 points chez les
Blancs sans diplôme. Si dans le Wisconsin, composé de 86 % de Blancs et
moins de 7 % de Noirs, Hillary Clinton
ne parvient pas à l’emporter sur Bernie
Sanders, et surtout si l’écart entre le
« socialiste » et l’ancienne secrétaire
d’État est important à son détriment,
cela confirmera le désaveu de l’Amérique blanche, moyenne et plutôt progressiste pour celle qui est trop marquée
par son appartenance à la classe politique arrogante et friquée de Washington.
LES OUTRANCES DE TRUMP
L’une des bizarreries de cette campagne, décidément atypique, est que le
milliardaire Donald Trump n’a pas dans
l’opinion la même image de candidat
représentant les puissances de l’argent.
Il a même jusqu’ici réussi à démontrer
qu’il était moins tributaire du big business que ses concurrents, puisqu’il a
proportionnellement peu fait appel à des
donateurs. Son problème, lui, est
ailleurs : dans ses outrances, ses dérapages, sa crédibilité pour diriger le pays.
À la veille du vote dans le Wisconsin, il
s’est d’ailleurs surpassé en quelques
jours : en déclarant que les femmes qui
acceptaient un avortement méritaient
d’être punies, en défendant son direc-
teur de campagne qui avait molesté une
journaliste, en insinuant que l’épouse de
son adversaire, Ted Cruz, n’avait pas la
conduite d’une femme honnête et en se
demandant, par ailleurs, pourquoi on
continuait à fabriquer des bombes
nucléaires pour ne jamais s’en servir…
Pour lui aussi, le Wisconsin sera un
juge de paix. S’il est en avance sur ses
deux adversaires, Ted Cruz et John
Kasich, il lui manque encore 501 délégués pour atteindre le seuil de 1 237 qui
lui permettrait d’être choisi sans contestation. Or, l’élection de mardi est sans
doute le test le plus difficile pour sa crédibilité non pas à gagner, mais à représenter l’ensemble du Parti républicain
dans l’élection du 8 novembre. Tous les
élus locaux du parti, dans le Wisconsin,
à commencer par le gouverneur Scott
Walker et le leader de la Chambre des
représentants, Paul Ryan, originaire de
Janesville, ont pris position contre lui. «
Le Wisconsin ne peut à lui seul empêcher Donald Trump d’atteindre le
chiffre magique, mais il peut rendre
cette tâche un peu plus difficile. Et si
nous sommes le signe avant-coureur des
États qui voteront plus tard, il peut
rendre cette tâche infiniment plus difficile », déclare Charles Franklin, directeur des sondages de l’université Marquette. Aux derniers pointages, Cruz
avait 10 points d’avance sur Trump
dans le Wisconsin. Si ces chiffres se
confirmaient, il faudrait au milliardaire
new-yorkais gagner près de 60 % de la
totalité des délégués à désigner d’ici la
fin des primaires pour éviter une
convention où tout serait à refaire.
GRANDE-BRETAGNE
David Cameron sous pression
des «Panama Papers»
e Premier ministre britannique,
David
Cameron était sous
pression, mardi, et sommé de
rendre des comptes sur sa
fortune familiale, son père
Ian s’étant retrouvé mentionné dans le scandale de fraude
fiscale des "Panama Papers".
Selon le Guardian et la
BBC, membres du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ)
en possession de ces documents, Ian Cameron dirigeait
un fonds d’investissement
basé aux Bahamas, Blairmore
Holding, dont les profits ont
échappé au fisc britannique
pendant trente ans, grâce à
un montage compliqué via le
cabinet d’avocats panaméen
Mossack Fonseca. David
Cameron, auquel on demandait si l’actuelle fortune fami-
L
liale était encore placée dans
ce fonds offshore, s’est
contenté de répondre via un
porte-parole qu’il s’agissait
d’une "affaire privée". Il avait
donné la même réponse en
2012, lorsqu’étaient appa-
rues les premières informations sur les placements offshore de son père Ian, décédé
en 2010. Mais une source
gouvernementale a assuré
mardi à l’AFP que "le Premier ministre n’a aucune part
dans un fonds offshore".
L’affaire était à la une de
presque tous les journaux
mardi. Elle tombe d’autant
plus mal pour David Cameron qu’il doit présider, le
mois prochain à Londres, un
sommet anticorruption et
qu’il prône régulièrement la
lutte contre la corruption et
la transparence. Selon le
Guardian, le fonds de Ian
Cameron employait une cinquantaine de personnes
basées aux Bahamas qui
signaient des papiers et
jouaient le rôle de trésorier et
secrétaire, un arrangement
qui n’est pas à proprement
parler illégal. Le chef de l’opposition travailliste Jeremy
Corbyn a appelé le Premier
ministre à "cesser de tourner
autour du pot" et à agir
contre l’évasion fiscale. "Il ne
peut y avoir deux règles,
l’une pour l’élite riche et
l’autre pour le reste d’entre
nous", a-t-il souligné mardi,
estimant que "les riches doivent payer". Les "Panama
papers" mettent au jour un
vaste système d’évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques, sportifs
ou milliardaires à travers le
monde, grâce à quelque 11,5
millions de documents provenant du cabinet d’avocats
panaméen Mossack Fonseca,
dépouillés par le Consortium
international des journalistes
d’investigation (ICIJ).
BRÉSIL
La défense de Rousseff
ferraille contre une
destitution "coup
d’Etat"
avocat général de l’Etat brésilien,
Eduardo Cardozo, a mis en garde
,lundi soir, les députés contre la tentation de se rendre complices d’un "coup
d’Etat" institutionnel, en destituant la
présidente Dilma Rousseff au seul motif
de sa grande impopularité. Accusée
d’avoir maquillé les comptes publics en
2014 et 2015, la dirigeante de gauche est
engagée dans une course contre la
montre pour tenter de désamorcer la
bombe à retardement de son “impeachment”, à deux semaines d’un vote crucial des députés. Mme Rousseff se débat
au milieu d’une crise politique historique envenimée par une sévère récession économique et l’énorme scandale
de corruption Petrobras qui éclabousse
sa coalition parlementaire en lambeaux
et a fait plonger sa popularité au plus
bas. Le camp présidentiel lutte sur deux
fronts au Parlement: le juridique à la tribune pour dénoncer l’illégalité de la procédure de destitution, le politique en
coulisses pour tenter de s’assurer le soutien des députés hésitants en échange de
postes dans la machine gouvernementale. Lundi soir, l’ancien ministre de la
Justice de Dilma Rousseff et actuel avocat général du Brésil, José Eduardo Cardozo, est monté au créneau pour
défendre la présidente devant les 65
députés de la commission spéciale du
Congrès chargés de soumettre à leur
assemblée plénière un rapport non
contraignant en faveur ou contre la destitution. Les tours de passe-passe budgétaires reprochés à Mme Rousseff "ne
constituent pas un crime de responsabilité" prévu dans la Constitution comme
la condition indispensable pour justifier
la destitution du chef de l’Etat, a-t-il
affirmé. "Ce qui est en jeu, c’est la
démocratie au Brésil, l’Etat de droit. S’il
n’y pas de crime de responsabilité établi,
alors ce serait un coup d’Etat, une violation de la Constitution, un affront à
l’Etat de droit, sans besoin de recourir
aux baïonnettes", a-t-il martelé, mettant
en garde les députés contre une "erreur
historique". "Nous ne sommes pas dans
un régime parlementaire. Dans un régime présidentiel comme le nôtre, la destitution du chef de l’Etat élu par le
peuple est une mesure d’une exceptionnelle gravité qui ne peut se fonder sur
son impopularité", a argumenté M. Cardozo. Le défenseur de la présidente a
fustigé le vice originel d’une procédure
lancée par le président du Congrès des
députés, Eduardo Cunha, farouche
adversaire de la présidente, "pour se venger" de la procédure disciplinaire lancée
contre lui au Parlement, en raison des
lourds soupçons de corruption pesant
sur lui dans le dossier Petrobras.
L’
PUB
18
CULTURE
Mercredi 6 avril 2016
PATRIMOINE
TELEX…TELEX…
Nécessité d’une carte nationale
des monuments culturels,
selon Mihoubi
Décès de l'écrivain
Chabane Ouahioune
Le ministre de la Culture,
Azzedine Mihoubi, a mis
en exergue, lundi à Bordj
Bou-Arreridj la nécessité
d’élaborer une carte
nationale des monuments
culturels en Algérie.
oute la wilaya se doit de
répertorier ses monuments
culturels, de retracer leur
histoire, les étapes historiques de ces
monuments sur le plan local, avant de
rassembler les données sur le plan
national en se basant sur les normes
d’usage en pareil cas"a précisé le
ministre au cours d’une visite dans la
capitale des Bibans. Cette opération
permettra de mettre en valeur la
dimension culturelle, historique et
touristique de ces monuments, a ajouté le ministre, soulignant l’apport d'une
telle démarche dans la valorisation de
la mosquée Ouled-Sidi-Brahem dont
l’édification remonte au 6ème siècle, le
château d'El-Mokrani ou encore la
mosquée Al Atik de la ville de Bordj
Bou-Arréridj notamment. M. Mihoubi
a précisé que le département de la culture œuvre avec une grande volonté
pour mettre à la page les spécificités
culturelles et historiques des différentes
régions du pays, à travers a-t-il soutenu, "la valorisation du patrimoine culturel national".
Au cours de son passage au chantier
de la bibliothèque publique urbaine, le
ministre a appelé à la relance du rôle
Phs : DR
«T
des bibliothèques, en garantissant aux
scolarisés une carte de bibliothèque
gratuite pour inciter les jeunes à la lecture.Le ministre a également appelé à
une meilleure optimisation des structures culturelles, expliquant que retenir
des espaces tels que la maison de la
culture Mohamed-Boudiaf de la capitale des Bibans pour le théâtre ou le
cinéma permettra "d’intéresser les
jeunes et de les inciter à assister à l’activité culturelle". Il a également ajouté
que la démarche permet de "découvrir
des talents dans les différents aspects
de l’art". Au cours de la cérémonie
d’ouverture des journées nationales du
théâtre populaire, au complexe culturel
Aïcha-Haddad, le ministre a indiqué
que la stratégie de son département axe
sur la relance du théâtre populaire,
l’école, d’où a-t-il souligné "les figures
emblématiques du 4ème art en Algérie
ont émergé".
M. Mihoubi a annoncé la relance
prochaine du Colloque international
du roman sur le roman Abdelhamid
Benhadouga, dans la captale des
Bibans.
CONSTANTINE 2015
Ouverture, hier, d’un atelier sur les savoirs
traditionnels de l’antique Cirta
n atelier sur les
savoirs traditionnels
et le folklore sera
organisé, mardi à Constantine, pour mettre en valeur le
patrimoine populaire et culturel de l’antique Cirta, a
annoncé lundi le Commissaire de la manifestation
"Constantine, capitale 2015
de la culture arabe", Sami
Bencheikh El Hocine.
Organisé conjointement
par l'Office national des
droits d'auteur et droits voisins (ONDA) et l’Organisation mondiale de la propriété
intellectuelle
(OMPI), cet atelier permettra "la revalorisation des
énormes potentialités traditionnelles et folkloriques
dont recèle la capitale de la
culture arabe", a précisé le
responsable à l’APS.
Treize experts en la
matière, d’Indonésie, du Sri
Lanka, de Suisse et d’Italie
sont déjà à Constantine et
devront visiter les expositions, monuments et repères
historiques de la ville des
ponts et s’enquérir des particularités traditionnelles de
cette région, a ajouté Bencheikh El Hocine.
L’objectif de cet atelier
U
qui sera organisé à la maison
de la culture Mohamed-Laid
El-Khalifa, vise "l’inscription
des traditions et le savoir traditionnel de Constantine
dans le patrimoine universel
de l’UNESCO ou le patrimoine universel immatériel",
a-t-il encore ajouté.
TLEMCEN
L'ensemble de musique arabo-andalouse
en résidence d'échange à Lille
'ensemble de musique araboandalouse de Tlemcen prendra
part à une résidence de création et
d'échange musical et une série de
spectacles prévus du 10 au 17 avril
dans la ville de Lille (France), a
indiqué le chef d'orchestre de l'ensemble. A cette occasion, les musiciens de l'orchestre tlemcenien
menés par Khalil Baba Ahmed iront
à la rencontre de l'orchestre classique de l'association "Music and
Peace", dirigé par Anne-Christine
Leuridan.
Pour plusieurs musiciens des
deux pays, cette résidence est une occasion
de s'initier à un autre genre musical et de
produire des spectacles en commun, en plus
d'élaborer des concepts de fusion entre les
deux genres, comme cela avait déjà été réalisé entre un ensemble andalou et un
ensemble Fado du Portugal.En plus de la
résidence de création, les deux orchestres
présenteront au public français le fruit de
recherches musicales communes entamées
en 2014, lors de résidences similaires qui
L
s'étaient tenues à Tlemcen en 2014 et 2015.
Cette rencontre vise à approfondir les
connaissances des musiciens sur la culture et
la musique d'autres horizons, tout en favorisant le dialogue culturel en faisant découvrir
d'autres musiques au public.En 2011, l'orchestre de l'association "Music and Peace"
avait établi des passerelles d'échange avec
des orchestres palestiniens à la faveur de
résidences d'échange organisées à Lille et
dans la ville de Naplouse.
'écrivain et chroniqueur algérien,
Chabane Ouahioune, est décédé
lundi en fin de journée à Tassaft Ouguemoune (Tizi-Ouzou) à l'âge de 94 ans, a
indiqué la directrice locale de la culture,
Nabila Goumeziane. Né le 22 avril 1922
à Tassaft Ouguemoune, Chabane Ouahioune, avocat de formation, est l'auteur
de huit romans, sur la Kabylie et le
Djurdjura, sa région natale, à savoir "La
maison au bout des champs", qui raconte
son village Tassaft durant la période coloniale, "Tiferzizouith où le parfum de la
mélisse", un hymne au Djurdjura, "Parmi
les collines invaincues", "Ce mal des
siècles", "Itinéraires brûlants" et "L'aigle
du rocher", son dernier roman écrit à
l'âge de 89 ans. Son premier contact avec
l'écriture romanesque remonte à l'année
1946 lorsqu'il rencontra Mouloud Mammeri. Dda Chaâvane sera par la suite lecteur correcteur aux Editions de la Société
nationale d'édition et de diffusion.
Contacté par l'APS, Mme Goumeziane
qui présente ses condoléances à la famille
et amis du défunt, a déploré cette "grande
perte d'un grand homme de Lettres
humble et modeste, qui a marqué de son
empreinte la littérature algérienne".
"L'aigle a quitté son rocher et pris son
envolée vers son créateur", a-t-elle ajouté
non sans émotion. Un hommage appuyé
a été rendu à Chabane Ouahioune à travers une exposition de son œuvre et de
son parcours, hier à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, a indiqué la
directrice de la culture. Vendredi passé,
son village natal Tassaft Ouguemoune
(commune d'Iboudrarene), avait rendu
un hommage à celui que les villageois
appellent affectueusement et par respect
"Da Chaâvane".Chabane Ouahioune
n'avait pas assisté à cet hommage étant
alité.
L
L'artiste Benyoucef
Hattab inhumé
à Alger
L'artiste Benyoucef Hattab, décédé
dimanche soir à Alger à l'âge de 86 ans, a
été inhumé lundi au cimetière d'"El Kettar" (Alger). Ont assisté aux funérailles
les proches du défunt, nombre d'artistes
dont le réalisateur El Ghaouti Bendeddouche, Saïd Hilmi et Sid-Ali Bensalem
ainsi que des membres de l'association
cinématographique
"Adhouaa"
(lumières) dont il était le vice-président.
L'acteur et dramaturge Taha El Amiri qui
avait participé aux côtés de Benyoucef
Hattab à plusieurs œuvres cinématographiques, notamment des feuilletons télévisés, a déploré l'absence du défunt sur la
scène artistique en raison de son âge
avancé. Pour sa part, Ahmed Kadri, alias
"Krikèch", a estimé que la scène artistique algérienne a perdu une des grandes
figures du cinéma algérien, ajoutant que
ce dernier avait débuté sa carrière artistique très tôt aux côtés d'artistes algériens
de renom dont Taha El Amiri et Rouiched. Né en 1930 à Alger, Benyoucef
Hattab débute sa carrière au théâtre en
1948 où il côtoie les grands du 4e art à
l'instar de Hadj Omar et Sid-Ali Meguellati. Il a également participé à des émissions radiophoniques pour enfants, animées par l'artiste Réda Malek Falaki,
avant de rejoindre la troupe de Mahieddine Bachtarzi. À l'indépendance, il réintègre la troupe artistique de la Sûreté
nationale, puis la troupe de théâtre de la
Radio nationale. Le défunt s’est illustré
également dans plusieurs rôles au cinéma
et à la télévision. Connu pour son militantisme durant la guerre de Libération,
Benyoucef Hattab était également engagé
pour la défense et l'amélioration de la
condition de l'artiste en Algérie, puisqu'il
était membre de l'Union nationale des
artistes professionnels créée en 1990.
CULTURE
Mercredi 6 avril 2016
«BATMAN V SUPERMAN»
Un colosse aux pieds d'argile
"Batman v Superman: l'aube
de la justice" ne battra pas
tous les records du box-office
américain. Sa fréquentation
a chuté de 68% d'une
semaine à l'autre, preuve
d'un mauvais bouche à
oreille.
rop gros pour chuter": telle
était l'expression choisie par
"Indiewire" pour commenter
le démarrage record de "Batman v Superman: l'aube de la justice" la semaine dernière. Malgré une critique assassine aux
Etats-Unis, le blockbuster de Zack Snyder avait écrasé la concurrence: 210 millions de dollars amassés sur le continent
nord-américain en une seule semaine, un
record battu pour une sortie du mois de
mars et tout simplement le quatrième
plus gros démarrage de tous les temps. Et
les acteurs et les producteurs de fanfaronner, Henry Cavill, alias Superman, en
tête. Dans une interview accordée à
19
MUSIQUE
Les Rolling
Stones
planchent sur un
nouvel album
plus «blues»
«T
SCANDALE
Pedro Almodovar
et Jackie Chan cités
dans les "Panama
Papers"
e scandale des «Panama Papers»,
du nom des 11,5 millions de
fichiers provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca,
touche aussi le monde de la culture.
On y retrouve les noms du réalisateur et producteur espagnol Pedro
Almodovar ainsi que de l'acteur chinois Jackie Chan Le scandale ne fait
que débuter. L'opération «Panama
Papers», l'enquête du Consortium
international des journalistes d'investigation (ICIJ) révèle un vaste scandale d'évasion fiscale impliquant de
hauts responsables politiques, des
sportifs, des milliardaires et des personnalités du monde de la culture.
Dans son édition du jour, le journal
espagnol «El Pais» dévoile le nom du
réalisateur et producteur espagnol
Pedro Almodovar. Avec son frère
Agustin, qui dirige avec lui la société
de production El Deseo, il a monté
la société Glen Valley Corporation,
enregistrée dans les îles Vierges britanniques en 1991 à 1994 et dont la
gestion était assurée par le cabinet
Mossack Fonseca. Comme pour
dédouaner son frère metteur en
scène, Agustin Almodovar a expliqué
dans un communiqué que depuis la
création d'El Deseo, «Pedro et moi
nous nous sommes partagé les tâches
et les fonctions d'une façon très claire. Je me suis occupé de toutes les
questions relatives à la gestion de
l'entreprise, et il s'est consacré à tous
les aspects créatifs».
L
JACKIE CHAN CITÉ
Le nom de l'acteur Jackie Chan figure également dans les «Panama
Papers». Son cas n'a pas encore été
développé, seulement apprend-on
qu'il est propriétaire de six compagnies offshores enregistrées dans les
Iles vierges. Immense star en Chine,
producteur à succès au-delà de ses
talents devant la caméra, Jackie
Chan connaîtra-t-il le même sort que
son partenaire de jeu de «Rush
Hour», Chris Tucker? Ce dernier
avait été condamné par le fisc américain à rembourser la somme de 14
millions de dollars d'impôts non
payés sur sept années.
on Wood, le guitariste du
légendaire groupe britannique, a indiqué qu'un disque
inédit était en cours d'enregistrement. Ce nouveau CD, aux
sonorités plus blues que les précédents, devrait sortir dans les
bacs à la fin 2016. En
novembre 2015, Keith
Richards avait déclaré à propos
de sa volonté de réunir une
nouvelle fois les Stones: «J'utiliserais des explosifs, des prières,
je me mettrai à genoux s'il le
faut pour les convaincre.» Finalement, le légendaire guitariste
des Rolling Stones aura eu gain
de cause. Ainsi, il aura fallu
patienter onze longues années
avant que les Rolling Stones ne
remettent les pieds dans un studio d'enregistrement. Le
mythique groupe britannique a
annoncé qu'il préparait un nouvel album dont la sortie dans
les bacs est prévue à la fin de
l'année 2016. C'est Ron Wood,
le guitariste qui l'a indiqué hier
lors de l'inauguration à Londres
d'une exposition consacrée au
groupe depuis sa création en
1962. Cet album sonnera plus
blues que rock. «Nous avons
enregistré onze morceaux blues
en deux jours. Quand nous les
avons écoutés après les avoir
laissés de côté pendant plusieurs mois (...), ça sonnait
authentique», a révélé le musicien. Si le CD comprend plusieurs morceaux de ce style, il
comportera également de nouveaux morceaux où l'identité
des Rolling Stones devrait
résonner haut et fort. Également présent à Londres, Keith
Richards s'est montré bien plus
avare en mots. «Mes lèvres sont
scellées» a-t-il brièvement déclaré. Le dernier album des Rolling Stones remontait à 2005. Il
s'agissait de A Bigger Bang, que
le quatuor a joué pendant deux
ans sur la scène internationale.
Dix jours après leur tournée
sud-américaine ponctuée par
un show démentiel à Cuba, la
bande à Mick Jagger est plus
que jamais de retour. À la grande satisfaction des fans qui
devront donc patienter encore
quelques mois ...
Phs : DR
R
Yahoo, il expliquait ainsi que "ce qui
compte, c'est l'avis du public", pour
mieux balayer d'un revers de la main les
mauvais papiers. Pendant une semaine,
cela a fait illusion. Une partie de la presse
US pleurait même la perte de son
influence - même si, avec le système des
préventes, les billets sont souvent achetés
avant la parution des critiques. La machine marketing façon bulldozer passée, restait à connaître le résultat du bouche à
oreille. Il est catastrophique.
PRESQUE DU JAMAIS-VU POUR
UN BLOCKBUSTER
En perdant 68,4% de recettes d'un
week-end à l'autre, "Batman v. Superman" établit le cinquième plus gros gadin
de l'histoire du box-office pour un film
ayant amassé plus de 100 millions le premier week-end.
Il est seulement battu par le deuxième
volet de la saga "Harry Potter" et trois de
la saga "Twilight". A titre de comparaison, "Star Wars: le Réveil de la force" a
perdu 39,8% de recettes, "Avengers: l'ère
d'Ultron", 59.4%. Bien sûr, on peut voir
le verre à moitié plein - le film reste largement en tête du box-office et devrait
dépasser le milliard de dollars de recettes
mondiales en bout de course. Mais la
Warner va devoir corriger sa copie sous
peine de voir le public se désintéresser
progressivement de la suite des aventures
des héros DC Comics.
Des pétitions circulent déjà pour que
le studio change de réalisateur pour "Justice League", la réunion des super-héros
DC Comics évoquée à la fin de "Batman
v. Superman", alors que des rumeurs font
état de séquences retournées pour "Suicide Squad" - les aventures des méchants
de "Batman", afin que le film soit moins
sombre et plus fun.
PORTRAIT
Gavin James, la sensation
irlandaise
24 ans seulement, le
songwriter irlandais
assure les premières
parties de Sam Smith, Ed
Sheeran ou encore Taylor
Swift. Il ressemble à un
(très) grand nounours
roux, un peu maladroit, un
peu timide, terriblement
gentil. Mais dès qu’il se met
à chanter ce soir-là à
Dublin – en s’excusant
presque d’interrompre les
buveurs de bière –, tout le
monde se tait très vite car
manifestement, outre que
ce jeune chanteur de 24 ans
est dans sa ville natale, il se
passe quelque chose sur
scène. Gavin James n’est
pas un songwriter comme
les autres, il possède ce que
son physique pataud ne
laisse pas deviner : élégance
et charisme. Ses chansons
évoquent James Taylor par
leur qualité mélodique et
leur simplicité souriante et
sa voix leur donne corps
avec chaleur et émotion.
C’est un album, « Live at
Whelans », enregistré en
2014 comme démo destinée à appâter les maisons
de disques, qui a mis le feu
aux poudres.
À
SON PREMIER
ALBUM EST SORTI
CE MOIS-CI
Ses chansons se sont
alors très vite propagées sur
le Web, les radios indés ont
suivi et voilà notre nounours invité à tourner aux
Etats-Unis en première
partie de Sam Smith, de
Taylor Swift ou d’Ed Sheeran, son fan numéro un. Il
est aussi reçu dans le talkshow de Jimmy Kimmel.
Les maisons de disques
réagissent alors de toutes
parts, elles le veulent toutes
et Believe, Warner, Sony et
Capitol se le partagent pour
le monde. Son premier
album studio officiel, « Bitter Pill », est sorti ce moisci. Cat Stevens, Elton John,
Bob Dylan y sont les invités
subliminaux.
Gavin James serait-il
leur relève si attendue ?
STAR WARS
L'Amiral Ackbar est mort
rik Bauersfeld doublait aussi Bib Fortuna dans Le Retour du Jedi. "It’s a trap !". La voix de
l’Amiral Ackbar s’est éteinte dimanche. Erik Bauersfeld avait 93 ans et il est décédé de causes
naturelles a révélé son manager à Deadline. Animateur radio, notamment pour la KPFA, en Californie, pendant plus de 30 ans, il travaillait avec Lucasfilm sur un projet radiophonique lorsque le
sound designer de Star Wars, Ben Burtt, lui a proposé de doubler l’Amiral Ackbar. Un rôle secondaire du Retour du Jedi, sorti en 1983, qui devint culte par la suite et qu’il a repris récemment dans
Le Réveil de la Force. Le personnage devrait d’ailleurs revenir dans l’Episode 8. Erik Bauersfeld at-il déjà enregistré ses répliques ? Ou un nouveau doubleur sera-t-il engagé par Disney ?
E
20
JEUX
Mercredi 6 avril 2016
PAGE ANIMÉE PAR LAZREG AOUNALLAH
Mots croisés n°950
Mots fléchés n°950
HORIZONTALEMENT
1 - Établissement mal dirigé, où chacun commande 2 - Baie de Honshu - Part - 3 - Néon - Écrivain suisse
- Appelé - 4 - Mesure - Concubine - 5 - Vrille des
plantes grimpantes - Mélodie - 6 - Anonyme Envolée - Mesure chinoise - 7 - Prendras des risques
- 8 - Mamelle de la vache - Sévère - 9 - Mer phonétique - Apparu - Avant midi - 10 - Pronom - Pion - Fin
de messe - 11 - Fleuve africain - Bonne chance - 12 Jaunissement des plantes.
VERTICALEMENT
1 - Musée de peinture - 2 - Alcaloïde - Le faire, c’est
être aux aguets - 3 - Pronom - Fin de verbe - Neptunium - Rivière asiatique - 4 - Indocile - Points
opposés - 5 - Batraciens - 6 - Violon d’Ingres - Argon
- Noyau de la Terre - 7 - Moitié de huit - Troupeau de
taureaux - Préfixe - 8 - Canard - Connu - 9 - Souverain - Pronom - Petit rongeur - 10 - Exercice.
Mots masqués n°950
Solutions du précédent
numéro
Cette grille masque tous les mots de la liste. Rayez ces mots dans tous les sens, de haut en bas, de bas en haut, de gauche
à droite et de droite à gauche, horizontalement, verticalement ou diagonalement. Les lettres restantes vous donneront la
solution qui correspond à la définition suivante :
Requête écrite pour demander une faveur (9 lettres)
N.B : Une même lettre
peut servir plusieurs fois
ANIMOSITÉ - ANXIEUX ATTIRANTE - BONNETERIE - BOURSIER CHASSE - COMPLEXE CRITÈRE - DIODE - DISCRET - DISTANT DOULEUR - ÉPITRE ESSARTAGE ÉVENTUEL - FIERTÉ FAUBOURG - FRIMOUSSE - GRIVE GRIVOIS - HALO HONTE - INFLUENCE INSTIGATION - JANVIER
- JOULE - LIERRE LOUTRE - MERISIER MERLE - NAÏVE - NETTETÉ - ORALE - ORME PARADIS - PAUVRE PRÉCIEUX - REVERS ROUBLARDE - SECTARISME - SECTAIRE SENTI - SORTIE - TARTE
- TRAITE - VANTARD VISIBLE.
MOTS CROISÉS N° 949
1. Courtières - 2. Ha ! - Au - Celé
- 3. Estragon - 4. Niée - Autel 5. Os - Tollés - 6. Renie - Se - 7.
Olé ! - E.M - Sem - 8. Doteras S.P - 9. Arêtes - 10. AP(happé) Ui - Osa - 11. Pressantes - 12. Ta
- Résiste.
VERTICALEMENT :
1. Chénopode - Pt - 2. Oasis - Lo
- Ara - 3. Te - Retape - 4. Rareté
- Er - Sr - 5. Tua - Onéreuse - 6.
Galimatias - 7. Écoulé - Se - Ni 8. Rente - Sots - 9. El - Esses Set - 10. Seul - Emphase.
MOTS FLÉCHES N° 949
HORIZONTALEMENT :
Ahurir - Êta - Asinien - Os - En Père - Tirelire - Lèse - Ie - Ar Tassé - Set - Errer - Intrigue Les - Te - Lis - Ressent - Enter Isée.
VERTICALEMENT :
Chasteté - Éon - Us - Isatis Prières - Ré - Inné - Setter - Tri Lierres - Épie - Ri - Si - Mener Règles - Réa - Ruine - Tâte - Ru
- Este.
MOTS MASQUÉS N°949
LUDOLOGUE
TURF
21
Mercredi 6 avril 2016
Les courses
e ndirect
HIPPODROME : SIDI NAIL - DJELFA MERCREDI 6 AVRIL 2016 - PRIX : BOKRA - ARABE N.E.E EN ALGÉRIE
QUARTÉ- QUINTÉ ** DOTATION : 310 000 DA - DISTANCE : 1 400 M - DÉPART : 15H30
Sorakh et Kaissar un duo de charme
L’hippodrome Sidi Nail, de
Djelfa nous propose ce
mercredi 06 avril une épreuve a
caractère très bien améliorée
avec de très bons galopeurs tels
Sorakh qui vient de reussir une
excellente troisième place avec
un lot largement mieux loti, mais
aussi les éléments comme
Kassar, Ghaith, Kouheili et
Taywing, qui ne sont plus a
présenter, sans oublier les
bonnes candidatures de
Sabiloukoum bien que mal
monté, Saphir qui cherche
toujours une issue et à un degré
moindre Nour El Gheneg.
LES PARTANTS AU
CRIBLE:
1- SAGUIA HAMRA: Rien
à voir.
2- SHAARAYAR : Rien à
voir.
PROPRIÉTAIRES
N°
CHEVAUX
JOCKEYS
MS.RAHMOUNE
01
SAGUIA HAMRA
M.MIHOUB
58
06
AB.DAOUDARI
M.ZAITRI
02
SHAHRAYAR
A.BELGHERBI
58
01
A.BAZOUL
T.AMOR
03
SORAKH
K.RAHMOUNE
57
04
L.RAHMOUNE
Z.BOUNIF
04
SABILOKOUM
MT.SLIMANI
57
12
PROPRIÉTAIRE
S.BAZA
05
NOUR EL KHENEG
T.LAZREG
57
10
PROPRIÉTAIRE
B.DELLAOUI
06
GHAITH
L.RAHMOUNE
56
08
A.SERRAYE
B.BOUHALI
07
RAMALDI
B.THAMEUR
56
13
PROPRIÉTAIRE
K.BENDJEKIDEL
08
KASSAR
D.BOUBAKRI
56
07
PROPRIÉTAIRE
A.GHERBI
09
DARDIR
A.FEKROUNE
56
02
PROPRIÉTAIRE
B.BOUHALI
10
SAPHIR
JJ.S.DAOUDARI
56
05
PROPRIÉTAIRE
M.BELATRA
11
FAIZAOUI
AP.M.MAACHE
56
03
PROPRIÉTAIRE
M.MABKHOUTA
12
KOUHEILI
H.RAACHE
55
09
PROPRIÉTAIRE
M.BOUKHALAT
13
TAYWING
M.GUEHIOUCHE
54
11 M.GUEHIOUCHE
Tâche délicate.
7- RAMALDI : Il va trouver
l’opposition de taille, il peut
échouer.
3- SORAKH : Le gagnant
par excellence.
8- KASSAR : Il court dans
sa catégorie, il n’aura aucun
souci à figurer en bonne place.
4- SABILOUKOUM : Un
outsider trés séduisant.
9- DARDIR : Il s’attaque à
plus fort parti.
5- NOUR EL KHENEG : Il
préfère moins long il risque de
décevoir sur ce parcours.
10- SAPHIR : On peut lui
accorder un crédit avec la
monte du jour, méfiance, il peut
récidiver.
6- GHAITH : IL garde des
chances intactes pour les places.
11- FAIZAOUI :
12- KOUHEIL: Il vient de
faire bonne impression lors de
sa course d’entrée, on ne peut le
PDS CDS ENTRAÎNEURS
negliger sur ce coup-là.
13- TAYWING : C’est un
poulain tardif, il revient bien sur
sa forme. À suivre.
DANS LE CREUX DE L’OREILLE
MON PRONOSTIC :
3- SORAKH 8- KAISSAR 12- KOUHEILI
6- GHAYTH 13- TAYWING
LES CHANCES :
10- SAPHIR 4- SABILOUKOUM
22
Mercredi 6 avril 2016
Sélection du jour
TÉLÉVISION
19H55 Grey's Anatomy - Besoin d'un miracle
20H00 Good Kill
Réalisé par : Robert Underwood
Acteurs : Sarah Drew (April Kepner)
Jesse Williams (Jackson Avery) Ellen
Pompeo (Meredith Grey) Caterina
Scorsone (Amelia Shepherd) Kelly
McCreary (Maggie Pierce)
Le docteur Herman doit prendre une
décision difficile concernant le bébé d'April.
Jackson épaule sa compagne dans cette
douloureuse épreuve. Bailey et Maggie
opèrent une femme blessée par balle par
son mari et découvrent qu'elle est enceinte.
Après avoir sauvé le bébé, elles s'inquiètent
pour la survie de la mère. Meredith projette
de rendre visite à Derek et cherche
quelqu'un pour garder ses enfants.
19H50 Superkids
- Episode 1
Présenté par : Faustine Bollaert
Stéphane Rotenberg Liane Foly Philippe
Candeloro Gérard Louvin
Acrobates, danseurs, hypnotiseurs,
musiciens,
magiciens,
sportifs...
s'affrontent
dans
ce
concours
interdisciplinaire pour enfants. Ce soir, 12
jeunes artistes se succèdent sur scène et
proposent des numéros exceptionnels
devant quatre personnalités : Liane Foly,
Alizée, Philippe Candeloro et Gérard
Louvin, et devant un panel de spécialistes
de l'enfance. Chacun évalue les
prestations des concurrents. Le vainqueur
décrochera le titre de Superkid et une
bourse d'études de 20 000 euros pour
perfectionner son art. On découvre Milèna,
15 ans, pro de la voltige, Suzie, 11 ans,
ballerine, KidMario et KidMartin, danseurs
de hip-hop de 11 et 13 ans, Nicolas, 10
ans, pianiste, Nicolas et Carla, 14 ans,
champions de France de danse
acrobatique...
19H50 Promised Land
Réalisé par :
Gus Van Sant
Acteurs : Matt
Damon (Steve
Butler) Frances
McDormand
(Sue
Thomason)
John Krasinski
(Dustin Noble)
Rosemarie
DeWitt (Alice)
Hal Holbrook
(Frank Yates)
Issu d'un milieu
rural, Steve Butler est un des meilleurs représentants d'un
groupe énergétique qui cherche à racheter des terres
agricoles pour y exploiter des gisements de gaz de schiste.
Il est envoyé avec sa brillante collègue Sue Thomason pour
effectuer son travail dans une petite ville du nord-est des
Etats-Unis touchée par la crise. Sur place, ils sont vite
confrontés à une opposition menée par Frank Yates, retraité
de chez Boeing, vite suivi par Dustin Noble, jeune militant
écologiste, aussi actif que charismatique.
Réalisé par : Brian A
Miller
Acteurs : Jason
Patric (Paul) Jessica
Lowndes (Angela)
Gia Mantegna (Beth)
Bruce Willis (Omar
Kaiser) Rain (Mark)
Naguère surnommé «
Le Prince », Paul a
décidé de mettre un
terme à sa carrière criminelle. Il travaille désormais comme
garagiste. Cet ancien tueur de Las Vegas vit avec sa fille Beth,
qui ignore tout de son passé. Mais lorsque cette dernière est
portée disparue, il revient dans la ville du vice. Paul ne tarde
pas à découvrir que son enfant a été kidnappée par un certain
Omar Kaiser, un homme avide de vengeance depuis le meurtre
de son épouse. Il décide alors de reprendre du service afin de
la tirer lui-même d'affaire, avec l'aide de son meilleur ami Sam.
Une course contre la montre s'engage pour retrouver Beth...
Réalisé par : Jérôme Cornuau
Acteurs : Aure Atika (Rebecca) Claire Borotra (Christelle)
Arié Elmaleh (Mathieu Francoeur) Lannick Gautry (Fabien)
Hichem Yacoubi (Sélim)
Mathieu Francoeur déclare à la police la disparition de son fils et
de son ex-compagne, la mère du garçon. Rebecca, lieutenant à
la brigade des mineurs, est chargée de l'affaire. Joachim, l'enfant,
aurait dû être placé en famille d'accueil. Francoeur soupçonne
son ex-femme de l'avoir enlevé pour ne pas se plier à la décision
de justice. Se méfiant de Mathieu, Rebecca prend l'affaire très à
cœur et tente de reconstruire l'histoire du couple.
Présenté par : Carole Gaessler
Pour le 400e numéro, l'animatrice se rend en Italie pour un voyage au fil du Tibre,
le fleuve sacré qui donna naissance à la ville de Rome au VIIIe siècle avant J.-C.
Du Monte Fumaiolo jusqu'à Rome. Depuis sa source en Emilie-Romagne, jusqu'à
la mer Tyrrhénienne, le Tibre parcourt 405 km et traverse de riches cités, dont
Pérouse, fondée par les Etrusques, où l'on
découvre le palais des Priori, l'un des plus
beaux témoignages d'architecture médiévale en Italie • Une ville née du Tibre. L'histoire
de Rome est fortement liée au Tibre, depuis
ses origines. Des monuments phares de la
Rome antique ont été réalisés en 3D spécialement pour l'émission. Ils retracent,
sous un jour nouveau, la naissance légendaire de Rome, incarnée par Rémus et
Romulus.
Siège social :
Maison de la presse Kouba - Alger
R.C. : N° 01 B 00 151 30
Compte bancaire :
BNA Zirout Youcef N° 300 101 600
19H50 The Prince
20H00 Un enfant en danger
19h55 Des racines et des ailes - 400e
numéro : Au fil du Tibre
Quotidien national d’information
Edité par l’Eurl Millénium Presse
Réalisé par :
Andrew Niccol
Acteurs : Ethan
Hawke (Tom Egan)
January Jones
(Molly Egan) Zoë
Kravitz (Vera
Suarez) Jake Abel
(Zimmer) Bruce
Greenwood (Jack
Johns)
Après
le
11Septembre, l'armée
américaine
a
commencé à utiliser des drones dans sa guerre contre le terrorisme.
En 2010, Tom Egan, ancien pilote de chasse de l'US Army, téléguide
ces armes nouvelles depuis Las Vegas. Mais le militaire, qui est très
performant, ne rêve que d'une chose, piloter à nouveau réellement un
avion. Et le contraste entre son métier et sa vie de famille, qu'il retrouve
chaque soir, est toujours saisissant.
Directeur de la publication-gérant :
Ahmed TOUMIAT
Administration-publicité :
Tél. / Fax. : 023 70 94 27
Rédaction :
Tél. :
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19H50 Vol 732 : terreur en plein ciel - 1
Réalisé par : Armand Mastroianni
Acteurs : Dean Cain (Jack Bender) Anthony Michael Hall (Greg Gilliad) Ernie Hudson
(Lorenzo Dawson) Sunny Mabrey (Sela Jameson) Lea Thompson (Alicia Bender)
Jack Bender, négociateur au FBI, a été renvoyé pour avoir frappé son supérieur lors d'une
opération qui a mal tourné. Après un séjour à New York pour chercher du travail dans le
privé, il prend place sur le vol 732 à destination
Los Angeles. Mais peu après le décollage,
l'avion est détourné par des pirates de l'air
emmenés par un certain Greg Gilliad. Le groupe exige la libération de leur chef, Silas Jensen, un extrémiste que Jack vient justement de
mettre sous les verrous, et semble déterminé à
abattre les passagers si ses revendications ne
sont pas satisfaites. Jack décide de tout tenter
pour sauver la vie des otages. Pendant ce
temps, au sol, des membres du groupuscule
procèdent à des enlèvements ciblés…
Composition :
PAO Le Courrier d’Algérie
Publicité-ANEP :
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COURRIER EXPRESS
Mercredi 6 avril 2016
DU TIC AU TAC
23
FAUT Y CROIRE !
Six étudiants algériens lauréats
de la bourse Eiffel 2016
Le programme français de bourses d’excellence «Eiffel» a sélectionné 6 étudiants algériens pour la rentrée 2016/2017, parmi les
1 534 dossiers évalués pour le monde entier. Le programme de
bourses «Eiffel» est un dispositif du ministère des Affaires étrangères et du développement international destiné à soutenir l'action de recrutement à l'international des établissements d'enseignement supérieur français qui accueillent l'élite des étudiants
internationaux dans des formations diplômantes de niveau master
et doctorat. Dans un souci d’excellence, les meilleurs étudiants
sont présélectionnés par les établissements, puis les lauréats sont
choisis par un jury d’experts. Six brillants candidats algériens se
sont distingués pour la rentrée 2016. C’est deux fois plus qu’en
2015 ! Quatre candidats ont obtenu une bourse afin de poursuivre leur doctorat en
«sciences» ou en «économie de gestion». Deux ont obtenu une bourse de master en «sciences
de l’ingénieur». Les lauréats «Eiffel» perçoivent une bourse annuelle équivalente à 20 000
euros (2 500 000 DA) comprenant une allocation mensuelle (1 181 euros pour un niveau
master, 1 400 euros pour un niveau doctorat), le voyage aller/retour, la couverture médicale
(sécurité sociale et mutuelle), la prise en charge d’activités culturelles. Les boursiers peuvent
également bénéficier de l’allocation de logement.
«L’Algérie peut faire quelque chose de grand à la Coupe du
monde dans deux ans», Cristian Gourcuff, ex-entraîneur de l’EN,
au journal L’Équipe
- Pas l’ombre d’un doute sur cela puisque… tu n’es plus là !
FCE : «BassmaDjazairia»
continue la labélisation
Le comité de labellisation «BassmaDjazairia» s’est réuni , hier, pour procéder à la labélisation de produits d’une douzaine d’entreprises activant dans divers secteurs. Le comité
est particulièrement fier d’annoncer qu’à travers cette première opération, 25 produits porteront l’empreinte Bassma. Une seconde opération de labellisation sera lancée à partir du
mois de mai afin de répondre à la demande de plus en plus croissante de nos membres.
L’intérêt porté par les chefs d’entreprises à cette initiative confirme leur engagement à promouvoir la production nationale, à participer à la réduction de la facture d’importation et
à œuvrer à favoriser la création d’emploi.
Le Vice-président du FIDA en visite
officielle en Algérie
«L’Europe fait preuve de lâcheté vis-à-vis du Maroc»,
Paloma
Lopez Bermejo, eurodéputée, à Algeriepatriotique
- Voyons, voyons, l’Europe est encore plus lâche à Ghaza,
Tripoli, Damas, etc…
Le Vice-président du Fonds international de développement
agricole des Nations Unies (FIDA), Michel Mordasini effectuera
une visite officielle en la République algérienne démocratique et
populaire du 5 au 7 avril pour rencontrer les autorités du gouvernement. Dans la capitale algérienne, les discussions avec les autorités gouvernementales porteront sur le partenariat pour le développement agricole, la sécurité alimentaire et de l'eau et la réduction de la pauvreté rurale. Pour appuyer les efforts de l'Algérie
d’établir un centre d'excellence en coopération Sud- Sud pour le
développement rural et agricole dans la région du Proche-Orient
et Afrique du Nord, le FIDA a récemment approuvé un don
régional de 1,5 million d’USD. Ce projet sera exécuté par l'Institut national de la recherche
agronomique d'Algérie. Pendant son séjour, Mordasini rencontrera Sid Ahmed Ferroukhi,
ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, ainsi que d'autres autorités
du Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale. Lors de son séjour
dans le pays, Mordasini aura aussi une séance de travail avec les responsables de l'Institut
national de la recherche agronomique d'Algérie. Il visitera également le projet de proximité
de développement rural intégré dans la Wilaya de Ain Defla pour voir les réalisations de
l’Algérie en matière de développement rural et agricole.
Sidi Bel-Abbès : le tramway au dernier
trimestre 2016
Le projet du tramway en cours de réalisation à Sidi Bel-Abbès sera réceptionné au courant du dernier trimestre de l'année en cours. Les travaux avancent selon le plan établi ne
connaissant aucun retard et cet important projet sera réceptionné dans les délais impartis
à la société de réalisation turque, à savoir le quatrième trimestre de l’année en cours. Le
taux d’avancement des travaux est estimé à plus de 70% pour l'aménagement du tracé et
à 90% pour les ouvrages d’art, a signalé le même responsable ajoutant que le rythme des
travaux peut avancer entre 10 et 15 % par mois. Un rythme jugé bon et il ne reste que
l’aménagement extérieur qui nécessite seulement deux mois et ne devra pas influer sur
l’opération de réception du projet. Les rames du tramway seront réceptionnés dans les prochains jours. Concernant la distance du tracé du tramway, celle-ci sera réduite de 17,8 à
14,5 kilomètres et qu'une première sillonnera un parcours de 6 km du côté nord en juin
prochain, à partir de la cité Sidi Ameur jusqu’au centre de maintenance du tramway. À
rappeler que les travaux de réalisation du tramway de Sidi Bel-Abbès ont été lancés en août
2013 pour une enveloppe de 32,2 milliards DA et ont généré 2 700 postes d’emploi.
La photo sensas
Enquête sur l'étudiant italien torturé à mort :
une délégation égyptienne à Rome aujourd’hui
Une carotte à M’sila
Des membres du parquet et de la police égyptiens se rendront aujourd’hui à Rome pour
présenter l'état d'avancement de leur enquête sur l'assassinat de Giulio Regeni, un étudiant
italien enlevé et torturé à mort au Caire, a annoncé le parquet mardi. Le 25 mars, le ministère égyptien de l'Intérieur avait annoncé que les policiers avaient tué quatre membres d'un
gang criminel spécialisé dans le kidnapping d'étrangers et qu'ils avaient retrouvé chez l'un
d'entre eux tous les effets personnels du jeune étudiant de 28 ans. L'Italie avait aussitôt manifesté son irritation, le procureur de Rome Giuseppe Pignatone affirmant que les éléments
transmis sur cette thèse n'étaient "pas satisfaisants". "L'Italie insiste: nous voulons la vérité",
tweetait le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni. Ces enquêteurs devaient rencontrer initialement le procureur général de Rome et les policiers italiens chargés de l'enquête
mardi, mais leur départ avait été repoussé d'une journée pour des raisons qui n'ont pas été
révélées. Le corps de Giulio Regeni a été retrouvé dans un fossé au Caire le 3 février neuf
jours après sa disparition au centre du Caire, portant les stigmates de tortures épouvantables
infligées pendant plusieurs jours selon les rapports d'autopsie.
MÉTÉO À ALGER
HORAIRES DES PRIÈRES
Mercredi 6 avril 2016
18°C / 12°C
Mercredi 28 djoumad el thani 1437
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Dans la nuit : averses
Vent : 21 km/h
Humidité : 89%
L’INFORMATION AU QUOTIDIEN
LA VIE DE 13 PRISONNIERS SAHRAOUIS DANS LA PRISON MAROCAINE DE SALÉ, EN DANGER
Campagne internationale pour
leur libération
La vie de treize détenus politiques
sahraouis des territoires du Saharaoccidental, encore sous occupation marocaine, en grève de la
faim depuis 35 jours (hier :ndlr),
dans les geôles des autorités
coloniales du royaume chérifien,
« est en danger » a alerté hier
le président de la Commission
nationale sahraouie des Droits de
l’Homme, le juriste Abba El-Hesseyn.
L
à l’encontre des représentants de deux
systèmes coloniaux que connaît encore
l’humanité, en ce 21eme siècle, Israël en
Palestine et le Maroc au Sahara occidental en l’occurrence. D’où la responsabilité directe des soutiens à ces deux
colonisations, notamment la France,
qui en sa qualité de membre permanent
au Conseil de Sécurité use de son statut, en adoptant la posture du gardien
de la colonisation marocaine au Sahara
occidental. Qu’il s’agisse du blocage de
toute résolution allant sur la voie du
parachèvement de la décolonisation des
territoires sahraouis, par l’organisation
du référendum ou visant à élargir le
mandat de la mission des Nations unies
pour un référendum au Sahara occidental (MINURSO) à la surveillance
de la question des Droits de l’Homme,
à l’instar des autres missions de l’ONU
à travers le monde. Un rôle de Paris
dans son soutien à l’occupation marocaine au Sahara occidental «d’avocat du
diable» a-t-il souligné, avant de pointer
du doigt aussi la responsabilité « des
pétrodollars des monarchies des pays
du golf» en soutien au royaume chérifien dans sa colonisation des territoires
sahraouis. Animant une conférence de
L’ambassadeur sahraoui dénonce
le soutien de la France
à la colonisation marocaine
e diplomate sahraoui, Bouchraya Hamoudi Boyoune a condamné, hier,
« la politique des deux poids-deux mesures, de parties influentes au sein
du Conseil de sécurité des Nations unies, dont la France » a-t-il souligné, qui
entrave, selon lui « à chaque fois les efforts en faveur d'une solution conforme à
la légalité internationale». Affirmant que le système colonial marocain a transformé les territoires occupés du Sahara occidental en terrain pour commettre ses
violations de répression brutale contre les civils sahraouis refusant l’occupation
marocaine, en réclamant pacifiquement leurs droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance. Le diplomate sahraoui avertit quant aux conséquences de la dérobade de Rabat de la légalité internationale, rappelant que le
cessez-le feu sous les aupices de l’ONU, entre Le front Polsiario et le Maroc,
est lié au mandat de la mission des Nations unies pour le référendum au Sahara
occidental (Minurso). Toute déviation, a-t-il souligné, plus loin, de la question
sahraouie de sa nature fondamentale et du processus de décolonisation «cela ne
pourrait que faire revenir le conflit du Sahara occidental à la case de départ »,
affirmant que le peuple sahraouis et ses institutions sont « prêts à reprendre la
lutte armée pour l’indépendance du Sahara-occidental » a-t-il averti
K. B.
presse conjointe avec Bouchraya Hamoudi Biyoune, ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique
(RASD), le président de la CNSDH a
appelé la communauté internationale
à intervenir «en urgence » pour sauver
la vie des treize militants sahraouis des
droits de l’homme, « emprisonnés injustement » par les autorités coloniales
de Rabat. Annonçant la mobilisation
intense et la plus large qui est lancée,
pour leur libération, il a indiqué que les
13 détenus sahraouis, depuis 35 jours
(hier :ndlr) en grève de la faim, n’ont
que deux alternatives, pas une troisième
« la dignité ou mourir en martyr » pour
leur patrie, le Sahara occidental. La
commission des droits de l’Homme de
l’Union africaine (UA) étant saisie de
la gravité de l’état de santé des treize
prisonniers sahraouis dans les prisons
marocaines et les conditions difficiles
et inhumaines de leur détention, elle
s’apprête à s’adresser outre au secrétaire général de l’Onu mais aussi à son
Conseil de sécurité , l’alertant sur cette
question, selon le juriste Abba. À cela
s’ajoutera, en outre, les appels d’ONGs
et d’associations internationales, exigeant la libération sans conditions des
13 détenus sahraouis, a-t-on appris, à
l’instar des appels d’urgence dans ce
sens d’Amnesty International (AI). Les
treize prisonniers sahraouis, en grève
de la faim, sont, Mohamed Bachir
Boutenguiza, Sid’Ahmed Lemjayid,
Ahmed Sbai, Mohamed Bani, Ibrahim
Ismaeli, Sidi Abdelah Abhah, Naama
Asfari, Hassen Dah, Mohamed Bourial,
Cheikh Banga, Mohamed Embarek Lefkir, Abdellah Toubali et Bachir Khada. Il est à rappeler que face au mépris
des autorités coloniales marocaines,
les familles des détenus sahraouis ont
organisé des sit-in, afin d’attirer l’attention et d’alerter sur l’état de santé jugé
grave de leurs proches, condamnés à de
lourdes peines d’emprisonnement, par
une cour martiale marocaine. Parmi
les cas graves de prisonniers politiques
sahraouis, la même source a cité le cas
de Sid’Ahmed Lemjayid, qui souffre
d'un gonflement anormal au niveau des
membres et Bachir Boutenguiza, transporté dans un état comateux à l’hôpital,
en raison d’une hémorragie sanguine.
Karima Bennour
Jeudi 29
djoumad el thani
Sobh : 04h56
Chourouk : 06h25
Ooredoo participe
au développement
de la télémédecine
en Algérie
O
Ph : DR
C’
est pour protester contre les
conditions « inhumaines» de
leur détention et « l’irrégularité du procès arbitraire et injuste » du
tribunal militaire marocain, qui les a
condamnés, février 2013, à des peines
lourdes, de 20 ans de prison à la perpétuité. C’est parce qu’ils ont exprimé
pacifiquement, le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, lors de
la manifestation pacifique du camp de
Gdeim Izek en 2010, des Sahraouis
de la ville occupée, de Laâyoune, au
Sahara occidental, que les treize détenus sahraouis ont été condamnés par le
tribunal militaire du système colonial
marocain. Leur état de santé jugé «très
grave et inquiétant» selon le responsable
de la CNSDH, alertant sur le risque
d’une « mort certaine» des détenus
sahraouis en grève de la faim si, a-t-il
poursuivi, l’ONU et en particulier le
Conseil de sécurité ne « réagissent pas
» notamment par l’exercice de pressions
sur les autorités coloniales de Rabat,
pour amener le Maroc à respecter les
conventions internationales relative
aux prisonniers politiques, appelant « à
leur libération immédiate et sans conditions» a-t-il souligné. Le discours de
responsables politiques de la scène internationale insistant sur le respect des
droits de l’Homme, ne se traduit pas,
par des positions fermes ou des mesures
Dohr : 12h51
Assar : 16h28
Maghreb : 19h18
Îcha : 20h39
oredoo apporte son soutien
au projet de développement
d’une plateforme de télémédecine,
en Algérie, baptisée «Réseau de Télémédecine Algérie, RT.DZ», mise
en place par l’Agence nationale de
promotion et de développement des
Parcs technologiques (ANPT). La
participation de Ooredoo consiste
en une contribution financière
destinée à couvrir une partie des
coûts de cet important projet du
secteur de la santé. Le lancement
de ce réseau de télémédecine a été
annoncé officiellement, mardi 5
avril 2016, lors d’une rencontre
organisée au Centre Hospito-Universitaire (CHU) de Beni-Messous
à Alger, en présence de la ministre
de la Poste et des Technologies de
l’information et de la communication, Mme Houda- Imane Feraoun, du ministre de la Santé de
la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, et
du directeur général de Ooredoo,
Joseph Ged. «Le réseau de télémédecine Algérie RT.DZ» a pour
objectif d’assurer aux citoyens un
ensemble de pratiques médicales à
distance, utilisant des technologies
de l’information et de la communication (TICs). Il s’agit d’une liaison
entre : cinq (5) Centres hospitalouniversitaires (CHU), douze (12)
Établissements publics hospitaliers
(EPH) et un site central comme
plateforme de pilotage du réseau
situé au niveau de l’Agence nationale de documentation de la Santé
(ANDS). Cette solution technologique nouvelle permettra la réalisation de diagnostics et de consultations à distance, notamment la
visualisation du patient et de son
dossier médical, la téléconsultation,
la téléassistance, ainsi que la téléformation (e-Learning). Le «Réseau
de Télémédecine Algérie RT.DZ»,
est une liaison entre cinq ( 5)
Centres Hospitalo-Universitaires
(CHU), à savoir : CHU MustaphaPacha, CHU Bab-el-Oued, CHU
Beni-Messous, CHU Constantine,
CHU Oran et (12) Établissements
publics hospitaliers (EPH) des wilayas d’Adrar, Tamanrasset, Tindouf, Illizi, El-Bayadh, Ouargla,
Ghardaïa, Nâama, Laghouat, Béchar, El-Oued et Biskra, ainsi que
le site central comme plateforme
de pilotage du réseau. Ooredoo,
société citoyenne engagée, aspire à
la création de valeur engendrée par
le secteur des TICs dans différents
domaines touchant directement à la
vie sociale.