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DOSSIER DE PRESSE 6T K C Realise par Erika Laxun et William Quoniou Construction du projet Film documentaire à 3 opus L’opus 1 Les fils du Caudeau 2007/2008 L’histoire d’un quartier en profonde mutation, à travers 2 cités, de ses origines à nos jours. Le regard de ses habitants, du bailleur la société HLM, d’historiens, d’urbanistes, d’architectes, d’animateurs sociaux culturels, nous aide à comprendre mieux ce grand bouleversement, à saisir la complexité de la mise en place de ce plan de rénovation et découvrir son impact sur la population. Entremêlée de souvenirs heureux, l’inquiétude est bien là quant à l’avenir de ce quartier et de ses habitants. L’opus 2 2009/2010 Le regard des jeunes sur leur devenir et la condition des femmes dans ce quartier. Mais aussi puisque l’on est en pleine rénovation urbaine l’histoire de ces nouvelles cités « pavillonnaires ». Peut-on recréer l’esprit de ces petits villages d’antan ou assisterons-nous au début de l’ère de l’isolat ? Comment la jeunesse, comment les femmes perçoivent-ils la mutation de leur quartier ? La caméra en sera le témoin privilégié. L’opus 3 2011/2012 Les années ont passé depuis l’annonce du plan de rénovation urbaine. Qu’en est-il de ce quartier totalement rénové ? NOTE DES PRODUCTEURS Henri DEVIER, Directeur du Melkior Théâtre/La Gare Mondiale Pourquoi dans l'histoire de ce quartier penser à la réalisation d'un film ? La chose peut s'argumenter après coup mais sur l'instant elle s'appuie pêle-mêle sur un cliché,un cadre, une intuition et une rencontre... Et au final c'est bien évidemment un autre point de vue qui s'impose : celui du film réalisé. Le cliché c'est ce dont il faut se débarrasser au plus vite et en même temps il est ce point d'appui indispensable à partir duquel quelque chose peut commencer. Il s'agira donc de collecter la « mémoire vive du quartier » au moment de la destruction partielle de la cité de la Catte. Le cadre du film : le projet «Mémoires sauvées du vent » porté par le Melkior Théâtre / La gare mondiale et le Plan de Rénovation Urbain initié par l'ANRU en lien avec la SA HLM rebaptisée pour la circonstance « Périgordia ». C'est l'effet d'annonce, son absence de lisibilité, l'ensemble des partenaires en ordre dispersé et une certaine expérience du quartier* qui ont produit chez nous cette intuition qu'il n'y aurait pas de véritable concertation, au sens d'une implication réelle et collective des habitants concernés : ceux de la cité de la Catte bien sûr mais aussi ceux du quartier en général et plus particulièrement ceux de la cité H.L.M de Beauplan, exclus du plan de rénovation urbain. C'est ce point de vue que le film s'est chargé de mettre au travail comme si cette absence de concertation pouvait être, à contrario, le ressort d'une fiction qui donne à voir ce que pourrait être une véritable expérience citoyenne. La rencontre tient en deux noms ou plus exactement en deux prénoms William et Erika, deux réalisateurs dont nous avions vu un film au hasard d'une projection estivale du côté de Saint Astier. La qualité de ce documentaire tenait dans la force des interviews, l'intelligence de la prise de vue, au plus prés des visages, sans jamais rien déformer des sensations qui accompagnaient les mots simples mais jamais ordinaires de ces expatriés (anglais, grecs, russes, portugais...) qui avaient choisi la Dordogne sans perdre l'accent d'une langue et d'un pays aujourd'hui abandonnés. Une évidence : il y avait là, chez ces deux réalisateurs , une approche de la « la chose humaine » indispensable au projet que nous voulions impulser. Le film existe aujourd'hui : il a une durée (1h42), un titre (6T.KC), un sous-titre (Opus1 : les fils du Caudeau). Il pourrait y avoir, comme un slogan ou une ultime provocation à la Magritte, écrit sur la jaquette du DVD cet énoncé : « Ceci n'est pas un documentaire ». En effet dans cette volonté de capter le réel d'un évènement, l'histoire d'un quartier, les souvenirs de ses habitants, les intentions du bailleur de fonds ou le témoignage des architectes impliqués, il y avait un désir, celui de faire lien, de mettre en écho les points de vue, d'établir les conditions d'un véritable dialogue qui ne craint pas la controverse ou le conflit mais qui donne à voir une véritable mise en relation. C'est par l'artifice du montage que ce « projet politique » a pu voir le jour, le temps d'un film, dans le cadre étroit de « cette fiction » proposée par les deux réalisateurs Erika Laxun et William Quoniou, pour surseoir au manque d'une concertation qui n'a pas, à ce jour, trouvée son lieu d'expression. Alors le film n'est plus la finalité d'un projet mais un commencement, un exemple à confirmer dans le réel des expériences à venir, une sorte d'outil citoyen, à mettre entre toutes les mains, en amont du lancement d'un nouveau plan de rénovation urbain afin de servir de support, de provoquer et de rendre possible l'échange. Pour le Melkior Théâtre / La gare mondiale Henri Devier * Nous avons développé de 2002 à 2006 un projet d'envergure dans le cadre de la Politique de la Ville que nous avons intitulé H.L.M (hante le monde) Rafaël MAESTRO, Directeur de Ciné Passion en Périgord Quand le Melchior Théâtre nous a sollicité, par le biais de son directeur Henri Devier, l’action culturelle était la grande absente d’un projet de rénovation, laissant une fois de plus le facteur humain relégué aux questions diverses. L’idée de la création de ce film documentaire, reflet d’une population à un moment clé, la démolition et la rénovation de ce site, a permis à ces habitants de donner des mots, de se rappeler à la mémoire collective, d’assumer grâce à leur sensibilité sinon un déracinement, au moins une cassure. Il est heureux d’écouter ces vies, de palper avec eux ce qui nous rassemble tous, le sens de nos vies dans la tourmente d’un monde chaotique. L’œil de William Quoniou et l’oreille d’Erika Laxun nous permettent un voyage immobile au pays de Bergerac, rive droite, loin de l’Eglise et de la place du Marché. Notre proposition : le regard de William et Erika Ce projet artistique, porté par le Melchior Théâtre, a été confié à Ciné passion en Périgord, qui développe depuis 19 ans un schéma départemental sur le cinéma avec de la diffusion (25 points de projection en Dordogne accueillant 220 000 spectateurs, du cinéma en plein air, du cinéma en milieu captif, …), une politique d’éducation à l’image pour plus de 25 000 scolaires chaque année, la promotion avec l’accueil de tournage de films TV et cinéma (200 jours par an, pour plus de 1M€ de retombées économiques). A la campagne, dans les banlieues, la Culture existe encore car nous sommes au pays de l’Exception Culturelle, qui permet donc au Public de pallier à l’initiative privée. LE SYNOPSIS OPUS 1 LES FILS DU CAUDEAU Bergerac 2007, signature de la convention avec l’ANRU (l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), chantier national initié par Jean Louis Borloo. 2 cités « La Catte », et « Beauplan », des femmes, des hommes, des enfants assistent à la mort lente de leur quartier et nous confient : « Trop loin du centre ville, coincée entre une voie ferrée et une rivière le Caudeau, La Catte et Beauplan ont le visage à échelle réduite de ces autres cités que l’on appelle « ensembles » « tours » barres » « ghettos » et que l’on a fini par délaisser parce qu’engorgées de difficultés sociales et économiques. De l’intérieur on ne voit pas les choses ainsi. On parle juste de forteresse que l’on défend parce qu’elle protège de l’extérieur, d’une « grande maison emplie de chambres » où la vie s’est organisée entre communautés sans heurts. On s’attache à son bloc, à sa cage d’escalier, à son étage, à ses voisins. On parle d’entraide, de solidarité, d’âme du quartier, 40 ans de vie dans ces blocs, ce n’est pas rien ! Alors lorsqu’au cœur de la cité la machine se met en branle grignotant les murs qu’elle estime de trop, les souvenirs heureux s’effritent en poussière, laissant place à des mots de douleur, de blessure, de révolte. Intégration, mixité sociale, intolérance, ghetto, mauvaise réputation, déracinement, ces mots qu’on pensait bannis résonnent à chaque coup de pelle. Loin des décideurs, urbanité, histoire, politique de relogement, racines mais aussi tous les souvenirs heureux de ballon rond, de marchand de glaces nous font mieux comprendre les mots de Mémé Maurin, « Mon quartier, c’est mon quartier ! » Face à ce plan de rénovation que l’on a fini par accepter il y a une réalité plus complexe car profondément humaine. On ne comprend pas la méthode employée, on n’a pas confiance, on a peur du lendemain. Pourtant derrière chaque fenêtre on espère en silence… » Pour certains, ce plan est l’annonce de la mort du quartier, pour d’autres c’est une providence. La promesse d’une vie meilleure, l’espoir d’une petite maison avec son petit jardin, une vie comme tout le monde ! Juste écouter une dernière fois la voix des HLM à travers ses habitants mais aussi donner la parole aux architectes de l’époque, aux historiens, au bailleur, aux acteurs sociaux qui nous racontent ce grand bouleversement, Sans effet, sans trucage, une seule ambition remettre l’humain au cœur des choses, parce qu’il y a urgence. Ce film vous souhaite la bienvenue dans le quartier ! NOTE DES AUTEURS Août 2007, Nos premiers pas dans le quartier, nos premières impressions. Loin du centre ville, au pied des coteaux bergeracois dressés de somptueuses résidences, nous longeons une ruelle où s’alignent de coquettes maisons et prenons une impasse. Tout au fond nous découvrons une cité en partie vidée de ses habitants, La Catte. Un parc entouré de blocs plus ou moins petits, une sensation de paix, un calme étrange, une belle lumière. Une seule voie d’accès qui lui donne la particularité d’être totalement isolée. Des barres, des tours… comme tant d’autres cités. On nous explique que cette cité va être en partie détruite parce qu’il y a des problèmes, qu’il est temps de casser le ghetto et d’imaginer enfin ce lien manquant avec le centre ville. Des habitants nous saluent, quelques enfants jouent. Ce sont les mêmes jeux que nous avions à leur âge. Nous apprenons que cette cité est composée de 80% de gens issus de l’immigration. Nous poursuivons notre route jusqu’à Beauplan, autre cité plus petite que l’on surnomme « la cité des petits blancs oubliés ». Les problèmes de cette cité sont différents nous dit-on. Une majorité de femmes seules, aux revenus très faibles, vit dans ces lieux. Beauplan est en sursis concernant la rénovation. Nous allons passer quelques mois dans ce quartier sans caméra. Juillet 2008. Les murs de la Catte vont bientôt tomber. Un climat extrêmement tendu règne dans la cité. Une immersion de plusieurs mois dans le quartier nous a permis de comprendre son mode de fonctionnement, de décrypter ses codes et d’obtenir enfin la confiance des familles déjà parties ou encore présentes dans ce no man’s land qui n’en finit pas de mourir. Le tournage a débuté en janvier. Le travail de mémoire auprès des habitants avance rythmé par les coups de pelle. Ce qui devait être un simple recueil de mémoires se transforme alors en écueil de douleurs, de révolte. Face à ce plan de rénovation, les avis sont partagés et l’on sent pour la première fois une cassure profonde entre les habitants. Les bonnes intentions des décideurs, les réflexions sur la meilleure méthode n’empêcheront pas hélas les manquements. Pour mieux comprendre nous suivons pas à pas la société HLM chargée de la mise en œuvre de ce plan. Devant ces ruines, jour après jour la caméra est là discrète, respectueuse, filmant les traces d’un passé qui se refuse à mourir et qui affronte les promesses de lendemains heureux. Impensable à nos yeux d’ignorer cette lourde mécanique qui se met en place, et qui, parce qu’il y a une date limite à cette longue mort, doit avancer en gros sans faire de détail. La caméra est là, de plus en plus présente tentant de rendre visible l’invisible, palpable l’impalpable, préoccupée uniquement par le plus important des détails : l’humain. La caméra, témoin du début d’une nouvelle ère L’intégration rêvée par les politiques serait donc en marche. Un pavillon, un jardin, un grillage tout autour…Le « chacun son petit bout de France » a fini par être le rêve de toutes les communautés. La verticalité cède à l’horizontalité. L’histoire nous plonge au milieu des constructions nouvelles, cherche à entrevoir derrière les clôtures fraichement montées mais se heurte à une bâche opaque. On sent bien que l’on est peut-être en train de se tromper et que les problèmes liés au développement durable pointent déjà leur nez. Pour la petite cité de Beauplan, des rumeurs, on va peut-être détruire ! L’inquiétude monte. Comprendre le quartier en creusant ses racines Au-delà d’un simple état des lieux, celui d’une cité « malade » et qui va disparaître nous voulons remonter à l’origine de ce quartier pour comprendre comment l’image de cette cité de campagne a basculé en trente ans de « la cité moderne tout confort» tant enviée à « la cité ghetto » si décriée et que l’on abat aujourd’hui. On s’aperçoit alors que ce sont les historiens qui nous parlent le mieux d’urbanisme, que ce sont les urbanistes qui nous parlent le mieux de mixité sociale et que les habitants de la cité, ces fils du Caudeau, ont eux aussi des points de vue politiques sur le problème et qu’ils veulent être enfin entendus. C’est ce brassage subtil de réflexions qui nous a amenés à créer au montage ce qu’il manquait dans la vraie vie : un dialogue entre tous les acteurs et témoins de cette rénovation. Devant l’ampleur et la richesse des propos recueillis, ce qui devait être un 52 minutes au départ devient un long métrage et notre trame d’origine est considérablement revue. Parmi les 72 personnes avec lesquelles nous avons fait un bout de route, 25 se retrouveront au montage final. Choix crucial mais guidé uniquement par le désir d’une lecture limpide, ces personnes étant le reflet authentique des propos recueillis dans l’ensemble du quartier. A travers ces instantanés de vie, manichéisme et sensationnel sont absents ; juste l’authenticité, l’émotion partagée avec ces passeurs de mémoire et la promesse tenue de ne jamais trahir leurs mots. La jeunesse La jeunesse sera volontairement peu présente dans cet opus 1. Nous en sommes vite convaincus. Son mal être, sa révolte qui crèvent chaque jour plus l’objectif nous poussent à lui réserver une attention particulière. Une partie de cette jeunesse est malade et ne sait donner un nom à cette maladie, nous le sentons bien. Elle se replie, s’enferme, mais veut qu’on la voie, qu’on l’entende surtout. Et cela passe par des incivilités commises dans tout le quartier. Nous dirigeons alors la caméra vers les anciennes générations. « Les vieux » nous racontent avec une certaine fierté qu’il y avait des bandes à leur époque, qu’ils avaient des jeux d’une cruauté redoutable et qu’ils étaient incompris de leurs propres parents. Ces jeunes d’aujourd’hui sont-ils réellement plus violents ? C’est un grand pas, la caméra si redoutée est enfin acceptée par les jeunes de La Catte et de Beauplan,. Elle semble avoir un effet apaisant parfois car elle sert d’exutoire, de déversoir. Mais elle n’est pas là pour faire du bien. Elle est là pour capter ces codes qui changent, ces conflits de générations qui s’aggravent, cette mixité garçon/fille qui n’est plus de mise et tenter de mesurer le degré de ce qui semblerait être une révolte. Un long travail nous attend. Les femmes Les femmes de 40 à 60 ans sont muettes, inexistantes c’est bien le mot. La cité les protège au point de refuser toute idée d’émancipation. La langue française n’est toujours pas maîtrisée. Un atelier existe pourtant mais fait peu d’émules. Avec beaucoup d’entre elles l’échange a été permis mais impensable à leurs yeux d’être filmées. Les jeunes filles se battent, réussissent mieux leur scolarité et ne veulent qu’une chose : quitter la cité pour être enfin libérées de ce regard si violent. Là aussi la caméra doit s’arrêter, prendre son temps. Nous décidons comme par évidence d’accorder du temps à ces jeunes et à ces femmes de « cité de campagne », tenter de saisir comment ils s’identifient aujourd’hui, ce qu’ils attendent, ce qu’ils n’attendent pas ou plus Certains d’entre eux s’en sortent, peut-être rêvent-ils plus fort que d’autres ? Toutes ces questions seront creusées dans l’opus 2. Un travail sur la durée Des mois de doute, d’espoir, de partage, de confiance, de colère parfois, une aventure humaine rare nous donnent après ce film la certitude d’avoir grandi et l’envie forte de continuer. Ici, aucun cadre, aucun mouvement, aucun son n’est dû au hasard mais de façon plus générale dans tous nos films. Peu importe le genre, qu’il soit documentaire, fiction, c’est le cinéma qui nous transporte. La valeur que l’on donne à ces échelles, ces degrés, ces décibels, est celle que l’on donne à l’humain. C’est ainsi que nous percevons le monde, c’est ainsi que nous le filmons. Nous avons travaillé dans une totale indépendance donnant une place essentielle au vécu et au quotidien. Tout s’est construit avec les habitants sur la durée mais tout est encore à bâtir, à inventer, à rêver. Car décider d’accompagner cette profonde et longue mutation par un film n’a d’intérêt que si l’on envisage le long terme. Il faut boucler la boucle, aller jusqu’au bout avec et pour les habitants et se demander toujours : Quel projet humain au-delà de ce projet urbain ? Nous nous y attacherons dans les prochains opus. LES REALISATEURS Erika Laxun & William Quoniou C’est ainsi que nous signons depuis 25 ans toutes nos réalisations. Nous nous sommes rencontrés sur le plateau de tournage d’un court métrage en 1987. Très vite, une envie irrésistible, celle d’écrire et réaliser ensemble. Nous enchaînons courts, moyens, films institutionnels. Nous aiguisons notre technique dans diverses sociétés de production du Sud Est. Bref beaucoup de films d’art et d’essai, enfin beaucoup d’essais en tentant de faire de l’art ! Certaines de nos réalisations sont remarquées dans des festivals et cela nous pousse à aller toujours plus loin. 1994 : Un rêve pourtant n’a toujours pas été concrétisé : passer au 35mm 2 ans de galère à monter notre premier court métrage 35mm « Le Voyage de Pascal », comédie burlesque, dans laquelle Philippe Noiret viendra poser sa voix. Vincent Tully, ingénieur du son de Luc Besson, séduit par le projet nous accompagnera dans cette fabuleuse aventure. Sélectionné à Cannes Forum Festival 96, ce film fera parler de lui lors de nombreux festivals français et étrangers auxquels il participera. Ce film sera pour nous une étape importante dans notre parcours de cinéastes. Nous ouvrirons ensuite une parenthèse de 5 ans, en créant et en gérant un festival de premiers films courts 35mm, « Les Rencontres Cinématographiques d’Istres » pour revenir ensuite à ce qui nous manquait cruellement : l’écriture et la réalisation. C’est en 2001 que le Festival International d’Animation d’Annecy remarque notre travail et nous confie l’écriture et la réalisation de « Kingzilla », bande d’annonce d’ouverture du festival en 35 mm. Le Périgord, bel hasard de vacances, nous donne l’envie de quitter la Provence et de nous installer dans la vallée de l’Isle pour y écrire notre premier long, un polar dont l’intrigue se situe au cœur des vignes. Nous continuons à travailler dans la réalisation de divers documentaires en région Aquitaine avec la confiance et le soutien de Ciné-Passion en Périgord, belle rencontre de cinéma. Suite à la projection d’un de nos documentaires « D’Isle et d’ailleurs », Henri, du Melkior Théâtre , nous propose un fabuleux projet de documentaire : 6TKC , Opus 1 Les fils du Caudeau, sera notre premier long métrage documentaire Qu’ils soient de fiction, documentaires, reportages ou publicités, nos films sont nourris de ce double regard, celui d’une femme, celui d’un homme. Construit sur le respect mutuel, la confiance et la liberté d’imaginer, le duo que nous formons fonctionne comme par évidence et n’est à présent qu’une entité. Toutes ces années qui ont su profiter de nos différences nous ont aidé doucement à aiguiser nos sens, à veiller à ceux de l’autre, à réveiller nos folies, à les contenir pour ne faire plus qu’un dans la création. Le temps que nous prenons, celui d’écrire, celui de faire, est celui que nous mettons à tenter de comprendre. Nous nous définissons comme des artisans. Nous aimons la matière humaine. Complexe à travailler, tour à tour tendre, dure, secrète, élastique, elle nous renvoie chaque instant à notre intime, à nos propres émois, à nos travers, elle nous rend fragiles, elle nous fait plus humains, elle nous pousse à faire des films. Le cinéma est notre manière de vivre. Ars longa, Vita brevis FICHE TECHNIQUE TITRE : 6T.K.C SOUS-TITRE : Opus 1 « Les fils du Caudeau ». Premier épisode d’une série de 3 opus GENRE : Documentaire de société DUREE : 1H42 SUPPORT : DV CAM / DVD UNE PRODUCTION Melkior Théâtre-La Gare Mondiale Et Ciné-Passion en Périgord LES PARTENAIRES Ce film a été écrit et réalisé dans le cadre du projet « Mémoires sauvées du vent » au sein du Contrat Urbain de Cohésion Sociale avec le soutien de : La ville de Bergerac Le Conseil Général de la Dordogne Le Conseil Régional d’Aquitaine La Direction des Affaires Culturelles de Dordogne L’Agence Nationale pour la Cohésion sociale et l’Egalité des chances La Préfecture de la Dordogne CONTACTS Melkior Théâtre / La Gare Mondiale : Henri DEVIER Ciné-Passion en Périgord Rafael MAESTRO 05 53 02 64 97 Bande annonce du film visible sur internet (sites Melkior, Ciné-Passion en Périgord …)