les généraux marocains jubilent
Transcription
les généraux marocains jubilent
ANCIEN P-DG D’UNION BANK
Brahim
Hadjas
condamné
à 10 ans
de prison
Le Quotidien
Lire en page 8
Lundi 10 février 2014 n°4046- Prix : Algérie 10 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
CRISE AMAR SAÂDANI - DRS
LES GÉNÉRAUX
MAROCAINS JUBILENT
Le Makhzen caresse le fol
espoir de voir l’Algérie sombrer
dans une crise politique et
institutionnelle. Le SG du FLN
lui offre ce rêve tant caressé
sur un plateau d’argent.
Lire en page 2 l’article de Mohamed Touati
QUATRIÈME MANDAT DE BOUTEFLIKA
L’ANCIEN PRÉSIDENT DE L’APN,
Les partisans
ABDELAZIZ ZIARI, ROMPT LE SILENCE en rangs dispersés
«C’est le lobby financier
qui veut abattre le DRS»
Lire en page 3
l’entretien réalisé
par Brahim Takheroubt
«Nous
attirons
l’attention du
président pour
dire : attention
ils vous
exposent,
et à brève
échéance, à des
lendemains
dangereux.»
Ni coordination ni concertation, les quatre
partis se livrent à une véritable bataille
sur le terrain du 4e mandat.
Lire en page 4 l’article de Nadia Benakli
LES APÔTRES DU 4e MANDAT
ILS PARLENT
AU NOM DE QUI ?
Lire en page 2 l’article de Aïssa Hirèche
ÉDUCATION
Les syndicats
sollicitent l’arbitrage
du Premier ministre
Les grévistes sont déterminés plus que jamais
à se battre jusqu’à obtenir gain de cause.
Lire en page 7 l’article de Djouher Ferrag
DE HOLLYWOOD À ALGER
FOREST WHITAKER
AU PAYS
DE BOUCHAREB
Après Oliver Stone, Charles Burnett et Dany Glover,
c’est au tour de l’une des stars américaines
les plus en vue ces derniers temps, Forest Whitaker,
de débarquer à Alger.
Lire en page 24 l’article de Salim Aggar
RÉSURRECTION DE LA RUSSIE MILLÉNAIRE
De Catherine II
à Dostoïevski, à
Poutine et à Sotchi
Lire en page 15 l’analyse du Pr Chems Eddine Chitour
L’Actualité
CRISE AMAR SAÂDANI - DRS
ALGÉRIE- RUSSIE
Ramtane
Lamamra
demain à
Moscou
Le ministre des Affaires
étrangères,
Ramtane
Lamamra,
effectuera
demain une visite de travail
à Moscou, à l’invitation de
son homologue de la
Fédération
de
Russie
M. Serguei Lavrov, a indiqué
hier le ministère des
Affaires étrangères dans un
communiqué .
« Cette visite qui s’inscrit
dans le cadre des consultations régulières entre Alger
et Moscou, vient renforcer
les relations d’amitié et de
coopération qui existent
entre les deux pays et qui
connaissent depuis quelques
années un développement
remarquable dans tous les
domaines,
notamment
depuis la signature, en avril
2001, de la Déclaration sur
le partenariat stratégique »,
a précisé le communiqué.
Cette rencontre sera l’occasion pour les chefs de
diplomatie des deux pays de
passer en revue les différents volets de la coopération bilatérale et d’identifier
de nouvelles opportunités
d’échanges et des pistes de
travail supplémentaires en
prévision de la tenue de la
7ème
session
de
la
Commission mixte algérorusse de Coopération économique, commerciale, scientifique et technique prévue au
cours de cette année, ajoute
la même source.
Outre les échanges avec
son homologue russe sur les
questions d’actualité régionale et internationale d’intérêt commun, notamment
la crise syrienne, à la
lumière des développements
liés à la conférence de
Genève II, la situation au
Sahel, la question du Sahara
occidental et le processus de
paix au Moyen-Orient, la
visite de M. Lamamra constituera « une opportunité
pour des contacts avec un
certain nombre de responsables de la Fédération de
Russie, en droite ligne de la
tradition de concertation
entre
l’Algérie
et
la
Fédération de Russie », souligne le communiqué.
En attendant cette visite,
le ministre des Affaires
étrangères a eu une activité
diplomatique.
Hier, M. Lamamra a reçu
Askar Umarbekov qui lui a
remis les lettres de cabinet
l’accréditant en qualité de
chef de la délégation du
Comité international de la
Croix-Rouge (Cicr) auprès
de la République algérienne,
indique un communiqué du
ministère des Affaires étrangères. Auparavant, il a reçu
dimanche Boubacar Sidiki
Traore, qui lui a remis les
lettres de cabinet l’accréditant en qualité de représentant résident de la Banque
africaine de développement
auprès de la République
algérienne.
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
Les généraux marocains jubilent
LE MAKHZEN CARESSE le fol espoir de voir l’Algérie sombrer dans une crise politique et
institutionnelle. Le SG du FLN lui offre ce rêve tant caressé sur un plateau d’argent.
I MOHAMED TOUATI
n plus d’avoir fait de
l’Algérie la risée du monde,
le secrétaire général du
Front de libération nationale, vient
de faire un cadeau inespéré aux
généraux marocains qui se frottent
certainement les mains. Du pain
bénit pour le pouvoir marocain qui
suit de très près le développement
de la crise entre Amar Saâdani et le
patron des services secrets algériens à travers la presse et les sites
marocains. Le Makhzen caresse le
fol espoir de voir l’Algérie sombrer
dans une crise politique et institutionnelle. Amar Saâdani lui offre ce
rêve tant caressé sur un plateau
d’argent. L’animosité du secrétaire
général de la première force politique algérienne a un potentiel
d’arme lourde alors que son opportunisme avéré n’a finalement d’égale que son irresponsabilité. Une
incohérence, un paradoxe pour un
homme politique de premier plan
qui a fait, en théorie, de la stabilité
de l’Algérie un de ses chevaux de
bataille. Le trouble semé par l’exprésident de l’Assemblée populaire
nationale au sein de la classe politique algérienne ainsi que les coups
qu’il vient de porter à une des institutions qui a mené une lutte sans
merci contre des groupes terroristes
sans foi ni loi pour préserver le
pays du chaos alimentent le processus de diabolisation féroce de
l’Algérie initié par les services
marocains et redonnent de la
vigueur à leurs incessantes campagnes de haine et à leurs multiples
provocations. A ce niveau, ses propos ne peuvent être qualifiés de
maladresse.
Le « coup de main » de Amar
Saâdani aux généraux marocains
est attesté. Sa très mauvaise sortie
médiatique a mis en difficulté la
diplomatie algérienne qui est sur
tous les fronts. Elle a fait étalage de
tout son savoir-faire pour éteindre
ces nombreux débuts d’incendie.
Son rayonnement ne pouvait être
contesté. C’est dans une telle
conjoncture que le nouveau patron
du FLN est venu mettre de l’huile
sur le feu pour remettre en selle les
funestes projets des décideurs
E
Du pain bénit pour le pouvoir marocain
marocains tenus en respect et mis
en échec par des diplomates algériens aguerris et redoutés par le
Makhzen. Les attaques du SG du
FLN contre le DRS ont donné des
arguments pour une exploitation
politique de la crise de Ghardaïa.
Du grain à moudre pour les médias
et les services marocains qui n’en
demandaient pas tant. Comme elle
a remis sur le tapis l’affaire des prétendues expulsions de réfugiés
syriens par l’Algérie vers le Maroc,
ou celle de l’expulsion, montée de
toutes pièces, d’une délégation
marocaine venue assister à un
séminaire sur le terrorisme à Alger
organisé par le Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (Caert).
Les déclarations au lance-flammes de Amar Saâdani vont certainement ragaillardir aussi l’intérêt
que porte le trône alaouite aux
pourparlers de paix entre le pouvoir
malien et la rébellion touarègue
pour tenter de doubler l’Algérie. Et
lorsque l’on sait le rôle joué par le
Mujao (Mouvement pour l’unicité
et le jihad en Afrique de l’Ouest)
dans la tentative de déstabilisation
du Mali, on peut, d’ores et déjà, s’imaginer les dégâts que peut avoir le
forcing du Maroc pour exclure
l’Algérie des pourparlers de paix
inter-maliens. Ce mouvement terroriste sorti tout droit des laboratoires des services marocains avait,
en effet, pour mission de plonger
toute la sous-région dans l’instabi-
lité et l’insécurité afin de provoquer
une intervention étrangère au
Sahel. Il est d’ailleurs derrière l’enlèvement, à Tindouf, en novembre
2011, de trois humanitaires (deux
Espagnols et une Italienne). Il est
aussi l’auteur du kidnapping du
consul d’Algérie à Gao (Nord-Mali)
et de six de ses collaborateurs ainsi
que de l’attentat suicide contre une
brigade
de
gendarmerie
à
Tamanrasset qui avait fait, début
mars 2012, 23 blessés (voir
L’Expression du 3 février 2014).
Une lecture absente de l’assaut
lancé par le secrétaire général de
l’ex-parti unique contre un des secteurs les plus sensibles, garant de la
stabilité de l’Algérie.
M. T.
LES APÔTRES DU 4e MANDAT
Ils parlent au nom de qui ?
I AISSA HIRÈCHE
ous le soleil de Ghardaïa, des Algériens se
font tuer sans que l’Etat ne puisse empêcher le massacre. A quelques mois des examens de fin d’année, les enseignants continuent
à prendre nos enfants en otage comme bon leur
semble sans qu’aucune autorité ne les en empêche. De son pupitre de chef du FLN, Amar
Saâdani a ouvert le feu sur le DRS et son chef,
provoquant ainsi un véritable tremblement de
terre qu’il a été le premier à ressentir puisque,
de toutes parts, on lui est tombé dessus.
Il a tiré sur les institutions de l’Etat sans que
la justice ne réagisse. Elle est restée bizarrement
muette. C’est l’ex-ministre de la Justice qui
essaie, de manière détournée, de sauver les meu bles et, ce faisant, il accuse à son tour Saâdani de
lui avoir proposé de maintenir son poste de
ministre de la Justice en contrepartie du « blanchiment » de Chakib Khelil. Mais que se passe-til donc dans mon pays ? N’y a-t-il plus personne
dans la maison Algérie ?
Amar Saâdani a donné à la justice algérienne
3 000 prétextes pour l’entendre, 2 000 raisons
pour le poursuivre et 10 000 arguments pour le
S
remettre à sa place. Si nous étions réellement
dans une démocratie comme on nous le chante à
chaque lever du jour, comme des coqs, et à
chaque tombée de nuit comme des chouettes,
alors cela fait longtemps que les propos du nouveau secrétaire général du FLN auraient dû faire
bouger les choses, mais il n’y a pas que lui.
Il y a aussi tous ces individus qui, adossés au
mur de leurs privilèges, veulent décrocher un4e
mandat coûte que coûte, quitte pour cela à par ler au nom de Bouteflika, de l’armée, du peuple,
et même au nom des morts s’il le faut et à celui
des générations à venir et celles qui les suivront.
Nulle part dans ce monde, on ne demande un
mandat pour autrui. Qui veut postuler à
El Mouradia n’a qu’à le faire pour peu qu’il soit
éligible et que l’on finisse avec ce cirque de parvenus des temps d’aujourd’hui !
Dans aucun pays du monde, on ne parle au
nom des autres. Mais chez nous, il y a lieu de
constater que Ghoul, Benyounès et Saâdani
depuis son intronisation au FLN, ne cessent de
marteler les esprits avec le 4e mandat.
Bouteflika est malade et nul ne sait s’il a réellement envie de briguer un autre mandat ou s’il
veut prendre congé du stress du poste de prési dent. Nul ne sait s’il pense encore à El Mouradia
ou s’il rêve plutôt d’un petit endroit calme
quelque part. Nul ne le sait et nul ne pourrait le
savoir tant que certains se sont chargés de bruiter l’environnement de la manière qu’ils sem blent bien maîtriser.
2
Personne ne pourrait dire qui aurait donc
lancé ces apôtres du 4e mandat aux trousses du
peuple. Ils parlent au nom de qui ? A les écouter,
on ne comprend plus rien. ils viennent le matin
nous informer qu’ils ont commencé la collecte
des signatures au profit de Bouteflika puis, le
soir, parce qu’au ministère de l’Intérieur on
affirme que Bouteflika n’a pas retiré de formulaire, alors ils se rétractent et commencent à
bégayer. Personne n’a encore oublié ces mots de
Saâdani : « L’Etat de santé du président s’améliore » et,« le moment venu, poursuivit-il, il
conduira lui-même la campagne électorale,
même si son bilan durant ses trois mandats lui
suffit».
Avait-il alors pour mission de berner les
Algériens ou bien, là non plus il n’était pas cons cient de ce qu’il faisait ? Qu’arrive-t-il donc dans
mon pays pour qu’il n’y subsiste plus de repères,
de limites, de domaines… Rien de tout cela, en
effet, n’existe plus depuis des années.
Chacun fait ce qu’il veut, quand il veut,
comme il veut et là où il veut ! Le pays n’en peut
plus de sa fatigue et, paradoxalement, des ministres trouvent le cœur et le temps de danser !
Le lait n’existe plus sur les étals et le ministre du Commerce jure que ce n’est pas vrai !
Bouteflika ne dit rien, mais tous parlent en son
nom, surtout ceux qui ont mangé, ceux qui man gent et ceux qui comptent encore manger à un
moment où le pays aurait, semble-t-il, perdu ses
hommes.
A. H.
L’Actualité
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
L’ANCIEN PRÉSIDENT DE L’APN, ABDELAZIZ ZIARI, ROMPT LE SILENCE
«C’est le lobby financier qui veut abattre le DRS»
Vous voulez entendre qu’il y a
ce risque de troubles ?
Bien sûr, il y a un réel bouillonnement au niveau local. Vous avez
vu ce qui s’est passé à El Tarf,
Batna, Khenchela, Souk Ahras…
On peut avoir de gros problèmes à
la base, mais nous voulons éviter
ce genre de dérapages. Nous ne
voulons pas de cette situation.
C’est pour ça que je dis que ce
magouillage de bas étage qu’est en
train de faire la mafia politico-finacière est un véritable danger pour
le pays.
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR
I BRAHIM
TAKHEROUBT
ncien président de l’APN,
haut responsable politique
au sein des instances du
FLN et dans les structures de
l’Etat pendant quinze années,
Abdelaziz Ziari s’est dit offusqué,
choqué et indigné par les accusations de M. Saâdani contre le DRS.
Aussi, a-t-il décidé, par devoir
patriotique, de sortir de sa réserve
pour crier haut et fort que le pays
est sérieusement menacé par une
mafia politico-financière. M. Ziari le
dit haut et fort : «Oui, j’estime que
c’est un devoir de défendre le DRS
qui est une institution qui constitue
la colonne vertébrale de l’Etat,
gérée par des hommes crédibles
propres, intègres et honnêtes.»
A
L’Algérie a connu des crises,
mais jamais les frictions au som met n’ont été portées sur la place
publique. Cela n’a pas été le cas
cette fois-ci. Quelque chose a
rompu en haut lieu, un deal tacite
a été violé…
C’est ce qui nous inquiète. On a
l’impression qu’il n’y a plus d’arbitrage.
E
L’EXPRESSION : Commençons
par l’actualité brûlante, quelle a été
votre réaction quand vous avez pris
connaissance des accusations portées par Amar Saâdani contre le
patron du DRS ?
Abdelaziz Ziari : M a première
réaction a été l’indignation. Je ne
dirai pas la surprise parce que justement, l’une des raisons majeures
pour lesquelles une grande partie
du FLN n’a pas accepté cette promotion de ce monsieur à la tête du
parti, c’est son incompétence politique, et son aventurisme. Donc ce
n’était pas une surprise à ce
niveau-là, mais c’était une indignation que les affaires de l’Etat algérien soient données comme ça en
pâture, sachant les dégâts que cela
va provoquer aussi, bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur du pays.
Le deuxième point au niveau de
l’indignation, c’est que ça vient de
quelqu’un qui parle au nom du
FLN. Ce qui a été dit n’a rien à voir
avec, ni avec les positions du FLN,
ni avec les valeurs du FLN, ni avec
tout l’historique du FLN, ni avec
l’analyse du FLN. Donc il y a de l’usurpation et de l’imposture y compris dans les prises de position et
dans ce qui a été fait. Quant à l’agression venant de quelqu’un qui
souhaite rester à la tête de ce parti,
place qu’il a occupée illégitimement- je dis bien illégitimement
occupée- contre l’une des institutions de la République qui a préservé le pays dans des moments les
plus difficiles. Le DRS qui est un
élément indispensable à l’Etat, la
fragiliser par des agressions de ce
type, c’est quelque chose d’absolument intolérable et d’inacceptable.
Je ne parle pas évidemment de la
personne du général Toufik qui
mérite tout le respect, toute l’estime de tous les hommes et les femmes qui ont l’Algérie au cœur et
qui défendent des responsables propres et honnêtes. Je crois que l’une
des raisons majeures de cette agression, c’est que la mafia politicofinancière qui veut faire main basse
sur le pays se trouve gênée par le
général Toufik et le DRS, parce
qu’il s’agit de personnes qui sont
absolument incorruptibles et qui
sont rigides quand il s‘agit de
défendre l’Etat. Ils n’ont pas d’intérêts privés ou particuliers, ni
ceux de leurs enfants à défendre. Ils
sont là uniquement pour défendre
le pays. C’est ça la réalité.
Tenir de tels propos envers une
institution aussi sensible, Amar
Saâdani doit bien avoir des appuis
solides, des assurances. Qui est derrière lui ?
Derrière lui, c’est la mafia politico-financière. Ce thème était d’actualité à la fin des années 1980, il
Mais l’arbitrage revient au
président de la République ?
C’est pour cette raison que
Louisa Hanoune a demandé au
président de la République de
ne pas laisser la situation se
compliquer.
Nous lançons effectivement un
appel pour ne pas laisser la situation se détériorer.
Surtout qu’il ne laisse pas cette
mafia politico-financière qui se
voile derrière une demande d’un
4e mandat pour lequel l’ensemble
des cadres du FLN ont été d’accord
jusqu’à ce jour. Nous attirons l’attention du président pour dire :
attention ils vous exposent, et à
brève échéance, à des lendemains
dangereux.
Cette mafia essaie de faire tomber la digue de Toufik et du DRS
pour pouvoir mieux «digérer» le
président de la République à
l’avenir s’il souhaite briguer un
B. T.
4e mandat.
L’ DITORIAL
«Avec les Tunisiens,
jusqu’au bout !»
«Cette mafia veut faire tomber la digue de Toufik ?
l’est toujours en 2014. Aujourd’hui,
des apprentis sorciers équivalents à
ceux qui, au début des années 1990,
ont mené le pays de nouveau vers
des horizons tragiques. Tous les
patriotes, tous les nationalistes,
tous ceux qui aiment l’Algérie doivent s’exprimer, doivent se manifester pour dire leur rejet de ces
pratiques frauduleuses. Nous avons
à faire à des faussaires qui jouent
aux apprentis sorciers pour le
compte d’intérêts matériels, financiers, de vils intérêts. Ils sont prêts
à déstabiliser le pays, même le mettre à feu et à sang
Vous venez de lancer un appel
aux patriotes. Le pays est-il aussi
gravement menacé ?
Je pense qui si on continue à
laisser les choses se détériorer, car
c’est une situation unique en son
genre. Dieu sait que l’Algérie est
passée par des phases difficiles, des
moments très difficiles, jamais on a
atteint ce niveau. De pareils propos
n’ont jamais été tenus. Car les gens
ont toujours été responsables.
Comme dans les pays à situations
complexes, mais jamais on a vu
pareille situation. Même l’opposition la plus virulente n’a pas tenu
ces propos, car je le répète, les gens
étaient responsables et savent que
le pays avait besoin de son armée
soudée et dont le rôle est de protéger le pays. Cette situation me rappelle la fameuse légende des 26
milliards de Abdelhamid Brahimi.
Grâce à Dieu, elle n’a pas atteint
l’armée qui a joué le rôle de stabilisateur et de garant de la sécurité.
Là on va directement, on veut déstabiliser le pays. Il faut savoir que
cette situation fait l’affaire des
ennemis de l’Algérie. De ceux qui
sont derrière les dernières agressions contre le pays. Allez demander d’où venaient les véhicules qui
ont attaqué le site gazier de
Tiguentourine à Illizi. Vous verrez
quel est le pays qui a acheté les
véhicules. On se demande s’il n’y a
pas de liens dans la déstabilisation
du pays avec des connivences à l’extérieur, y compris avec ce pays qui a
financé les attaques terroristes
contre le site gazier.
On a remarqué qu’à chaque fois
qu’il y a une crise au sommet, le
FLN trinque. Vous pensez qu’il
s’en sortira cette fois-ci ?
Vous savez, le FLN c’est comme
un vieux chêne. Il donne toujours
des fruits. Il est suffisamment
solide. Votre question, je me la suis
posée moi-même : apparemment, le
FLN est devenu un obstacle à la
mafia politico-financière. On n’a
pas pu abattre le chêne qu’est le
FLN à partir de l’extérieur, il faut
alors le détruire de l’intérieur. Dans
le FLN, des pères fondateurs, dans
le FLN authentique, dans le FLN
nationaliste, ce genre de chose ne
pouvait pas se produire. Quelle que
soit la situation, et l’Algérie en
connait. Feu Abdelhamid Mehri qui
avait des positions politiques se
démarquant du pouvoir de l’époque, n’a jamais osé porter des
accusations aussi graves. C’est
parce que nous préservions le bien
commun qu’est ce pays. Certes, il
arrive que nous ayons des divergences politiques, mais l’Etat c’est le
bien de tous. Là on s’attaque directement à l’Etat algérien.
Mais qu’attendent les sages, les
cadres et les politiques du FLN
pour se démarquer !
Les trois-quarts des membres de
la direction du FLN ont signé un
document demandant la réunion du
comité central pour pouvoir à la
fois débattre de la crise du FLN et
mettre en place une direction
légale et légitime. J’insiste sur le
mot légal et légitime.
Mais
c’est
ce
que
dit
Abderahmane Belayat…
La majorité du comité central
n’est pas pour Belayat. La majorité
du comité central a signé pour la
réunion du CC. Et c’est ce même
CC qui décidera par un vote libre
du secrétaire général et de la direction qui l’accompagnera. Les choses
sont claires, les signataires ne voulaient pas adouber une personne,
mais demander une réunion du CC,
seule instance légale à pouvoir décider du sort du FLN.
Donc nous avons les troisquarts des signatures pour débarrasser le FLN de cette direction
aventureuse. Nous attendons que
les autorités nous donnent l’autorisation de nous réunir. Nous voulons
faire les choses dans la légalité,
nous ne voulons pas qu’il y ait des
troubles à l’ordre public, des
attaques de mouhafadhas, des
attaques contre le siège central du
FLN...etc. Nous essayons de passer
par des voies civilisées.
3
I ZOUHIR MEBARKI
ous sommes avec vous dans la douleur et dans la
joie ! ». Ce n’est pas de simples mots de circonstance
prononcés, vendredi dernier, par notre Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, à l’adresse des Tunisiens. Il a exprimé toute la
force des liens qui unissent les Algériens et les Tunisiens. Nous
avons sincèrement le cœur en fête de voir le brouillard se dissiper
en Tunisie. Après l’adoption d’une nouvelle Constitution et la formation d’un nouveau gouvernement sans coloration politique qui
ouvrent de nouveaux horizons à nos frères tunisiens. Ces deux événements signent la fin d’un long calvaire et des incertitudes qui
auront duré trois années presque jour pour jour. Dans l’épreuve, les
Tunisiens ont été exemplaires. Exemplaires pour le courage avec
lequel ils ont affronté le « printemps arabe ». Exemplaires aussi pour
avoir réussi à s’entendre sur l’essentiel et adopté la nouvelle
Constitution. Ils peuvent en être fiers. Une réussite qui a permis au
président français, François Hollande, de se convaincre que
« l’Islam est compatible avec la démocratie ». Avec tous ses succès,
une nouvelle étape historique s’ouvre pour le renouveau de la
Tunisie. En gardant présent à l’esprit, toutefois, que si l’espoir renaît,
d’autres batailles devront être gagnées. Si le consensus a pu être
obtenu, si la démocratie a pu se faire une place, le tout reste fragile
et exige d’être consolidé. Il faudra notamment consolider la paix.
Relancer l’économie. Nous n’ignorons rien de ce qu’ont vécu les
Tunisiens. Qui mieux que les Algériens marqués par la tragédie
qu’ils ont vécue durant une décennie, pour comprendre ce qu’ont
enduré leurs frères et voisins depuis 2011 ? Qui mieux que les
Algériens qui ont une page d’histoire sanglante commune avec les
Tunisiens à Sakiet Sidi Youcef, pour exprimer leur solidarité constante et éternelle ? La coïncidence de la commémoration de ce bombardement de l’armée coloniale, le 8 février 1958, est là pour rappeler cette fusion s’il en était besoin. Sellal l’a bien souligné en rappelant qu’aucun Algérien « n’a oublié et n’oubliera jamais le soutien de
ses frères tunisiens lors de la guerre de Libération nationale et la
position de la Tunisie, peuple et gouvernement, soutenant l’Algérie,
lorsque le terrorisme aveugle et sauvage a tenté de déstabiliser les
fondements de l’Etat national pour lequel le peuple algérien s’est
sacrifié ». D’ailleurs, la forte délégation algérienne qui l’accompagnait en Tunisie pour la tenue de la 19ème session de la Grande
commission mixte témoigne de cette fraternité. Des programmes
exécutifs ont été signés samedi dernier. Dans le travail. L’éducation.
Le tourisme. La culture. Mais aussi et surtout de coordination dans
la coopération sécuritaire. Car il est clair que de la lutte contre le terrorisme dépendra le futur de la Tunisie. Cette lutte passe également
par le développement social. Aussitôt dit, aussitôt fait. Il a été décidé
de commencer par alimenter en gaz naturel algérien les villes les
plus proches de la frontière comme Sakiet Sidi Youcef, Tabarka et
Aïn Draham. Le train reliant Annaba à Tunis va reprendre ses navettes. Dès le 1er mars prochain entrera en vigueur l’accord commercial préférentiel signé entre les deux pays. Ce qui renforcera les
échanges économiques et espérons-le, donnera un sacré coup à la
contrebande. Une contrebande que les douanes des deux pays ont
décidé de combattre ensemble. Tout ceci est normal. L’Algérien est
ainsi fait. Il n’oublie rien. Prêter main forte aujourd’hui au Tunisien
qui hier l’avait soutenu dans l’épreuve est inscrit dans nos valeurs
ancestrales. « Nous sommes avec vous jusqu’au bout ! » comme l’a
si bien dit Abdelmalek Sellal. Ensemble nous vaincrons le terrorisme. Ensemble, le développement devient plus facile. Ensemble,
nous aiderons de la même manière le peuple libyen. Comme cela
doit être fait dans toute grande famille !
Z. M.
«N
L’Actualité
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
QUATRIÈME MANDAT DE BOUTEFLIKA
«Vous dénigrez ceux qui
se sont érigés en rempart
pour protéger l’Algérie»
Dans un communiqué la
présidente de l’Union nationale
des femmes algériennes, Nouria
Hafsi, critique le SG du FLN,
Amar Saâdani, indiquant qu’il a
commis l’outrecuidance
d’attaquer d’une manière
frontale et totalement infondée
une institution de la République
qui a grandement contribué à
faire que l’Algérie reste debout
devant les menées de
déstabilisation internes et
externes qu’elle a subies et
continue à l’évidence de subir.
« M. Saâdani, vos propos
outranciers qui constituent une
menace à la stabilité de notre
pays ne peuvent tromper que
ceux qui ne connaissent pas vos
tristes états de service et ne sont
pas édifiés sur les chemins
tortueux que vous avez
empruntés pour occuper des
postes de responsabilité avec
comme principal atout le
larbinisme et la servilité sous
toutes leurs formes », a déclaré
la présidente de l’Unfa, avant
d’ajouter : « Vous dénigrez
aujourd’hui ceux qui se sont
érigés en rempart pour protéger
l’Algérie d’un tsunami qui a
failli emporter notre pays, mais
vous n’êtes ni le premier ni le
dernier à répondre par
l’ingratitude aux actions
salvatrices pour la préservation
de l’Etat algérien et la protection
de son peuple. Ne serait-ce que
pour cette raison, l’histoire vous
reléguera à jamais aux
oubliettes après vous avoir drapé
de l’habit de la trahison et de la
honte. »
ECOLE SUPÉRIEURE
DE BANQUE
Le cri de détresse
d’un étudiant
Il semblerait que les jeunes
étudiants ambitieux et
respectueux n’ont pas de
place dans nos universités et
instituts. De toute façon c’est
le cas d’un jeune étudiant de
l’Ecole supérieure de banque
(ESB), sous tutelle de la
Banque d’Algérie, qui s’est
déplacé hier à notre rédaction
pour nous faire part de son
désarroi.
Ce jeune, spécialisé dans la
gestion, a vu sa situation virer
au pire quand le directeur de
cet établissement a commencé
à lui « mener la vie dure».
En effet, il a été convoqué à
cinq reprises devant le conseil
de discipline, alors qu’il assure
être un étudiant sérieux. Il a
indiqué « même les
professeurs quand ils ont su
que c’était de moi qu’il
s’agissait, ils se sont étonnés,
et ne se sont même pas
présentés lors du conseil». Il
reconnaît accuser un léger
retard dans le dépôt de son
mémoire, mais explique qu’il a
été victime d’un accident et a
subi une opération
chirurgicale sur ses deux
genoux « broyés », dont les
plaies se sont infectées. Il
s’est engagé à déposer son
mémoire le 14 février courant.
Sauf que ce document ayant
été « dissimulé », il a été
décidé de lui attribuer un
diplôme de cycle court . Cet
étudiant effondré, ne demande
que son droit légitime, et
souhaiterait avoir le diplôme
de cycle long pour lequel il a
sacrifié de longues années, et
ne veut donc pas décevoir ses
modestes parents qui ont tout
misé sur lui.
Les partisans en rangs dispersés
NI COORDINATION, ni concertation, les quatre partis se livrent à une véritable bataille sur le terrain
du 4e mandat.
NADIA BENAKLI
ls sont d’accord mais divisés.
Ils oeuvrent pour le même
but, mais ils n’agissent plus
de concert. Les partisans du 4e
mandat
pour le Président
Bouteflika font cavalier seul. Le
FLN, le RND, le MPA et TAJ ne
s’affichent plus ensemble.
Le pacte d’alliance conclu au
départ n’a plus de sens, ces derniers temps. Ni coordination, ni
concertation, les quatre partis se
livrent à une véritable bataille
sur le terrain du 4e mandat.
Chacun tente de tirer la couverture vers soi et à avoir un coup
d’avance sur son prétendu allié.
Le couple Saâdani-Ghoul, depuis
leur «historique» poignée de
main qui devait sceller leur
alliance, ne s’est plus manifesté
en public. Pourtant, la dernière
rencontre a donné naissance à
une nouvelle alliance qui remplace l’ancienne coalition (FLN,
RND, MSP), dont l’objectif est de
soutenir le projet du 4e mandat.
Or, les partis ne se sont pas
impliqués pleinement dans cette
démarche. L’absence de volonté
politique chez les uns et les autres a fait en sorte que ce projet
reste inachevé. Depuis le dernier
tête-à-tête Amar Saâdani-Ghoul
qui s’est tenu en septembre dernier au siège du FLN, aucune
activité, aucune rencontre n’a été
signalée. Et pourtant, lors de
cette dernière, les deux leaders
n’ont pas manqué d’expliquer
que cette alliance n’est autre
qu’un espace de débat entre des
formations dont le dénominateur
commun est le soutien à
Bouteflika. Aussi bien à son programme qu’à la consolidation de
la paix. Les deux hommes politiques ont même instruit leurs
députés de travailler ensemble.
Alors que le rendez-vous capital
approche à grands pas, les partisans du 4e mandat veulent intervenir en solo. Contrairement à
I
Ph : R. Boudina
L’UNFA CRITIQUE
SAÂDANI
Le vote approche à grands pas mais chez les partis le flou demeure
l’ancien trio (FLN, RND, MSP)
qui cordonnait ses actions à la
veille de chaque élection, les partisans du 4e mandat ne montrent
aucun intérêt pour le travail collectif. Bien au contraire, chacun
d’entre eux veut se montrer plus
actif par rapport à l’autre.
Pourquoi ? Les calculs politiques
et les intérêts faussent le projet
d’une alliance. Le FLN veut jouer
le rôle de catalyseur du projet
présidentiel. Une position qui
n’arrange pas les ambitions des
partis, en particulier Ghoul qui
aspire porter haut son œuvre. Il
semblerait qu’entre les deux
responsables, le courant passe de
plus en plus mal. Les deux alliés
multiplient les déclarations sur la
candidature du président sortant
pour montrer qu’ils sont plus
proches du cercle présidentiel.
Saâdani et Ghoul se disputent
même les rôles à jouer. La collecte
des signatures démontre réellement cette concurrence acharnée.
Les deux formations ont
donné des instructions à toutes
leurs structures, pour mobiliser
davantage de voix au profit du
président sortant. Afin de rafler
le maximum de signatures, le
président du TAJ a même scellé
des
alliances avec plusieurs
petits partis politiques.
A travers le groupe de fidélité
et de la stabilité créé récemment,
M. Ghoul veut rivaliser avec le
vieux parti FLN. «Le groupe de
fidélité et de la stabilité va encore
s’élargir. Nous allons atteindre 50
partis prochainement», a affirmé
le patron de TAJ, lors d’une
conférence de presse qu’il a animée samedi dernier à l’issue de la
seconde conférence nationale des
cadres. Le parti de TAJ veut à
tout prix diriger la campagne
électorale en procédant à la mise
en place des structures de campagne avant que le premier
concerné ne s’exprime officiellement sur sa candidature. Le
RND n’est pas en reste. Le parti
ne collabore plus avec son allié
traditionnel. L’idée de s’approprier la candidature du Président
Bouteflika l’irrite davantage. «Le
Président Bouteflika est plus
grand pour qu’il soit le candidat
d’un seul parti», a déclaré
Abdelkader Bensalah, lors de sa
dernière sortie en adressant une
mise au point claire à Saâdani.
Quant au MPA de Amara
Benyounès, il se contente de
réitérer son soutien au 4e manN. B.
dat.
UNE CONCURRENCE BIPOLAIRE S’ANNONCE EN AVRIL 2014
La présidentielle au point mort
ANKYLOSÉE, la classe politique qui s’est presque neutralisée devant la bipolarité d’appareils,
a déserté la scène politique.
MOHAMED BOUFATAH
a période préélectorale est des plus
moroses et vire même sur une impasse.
On assiste durant cette conjoncture à
une montée et accumulation des exigences
socioprofessionnelles et sociales, doublée d’un
conflit intercommunautaire à Ghardaïa et la
protestation des chômeurs dans le sud du
pays. Toutefois, la proximité immédiate avec
l’échéance présidentielle d’avril 2 014, n’a pas
pour autant dissipé l’épais brouillard entourant ce scrutin à l’investiture suprême.
L’opinion qui se trouve face à une fatalité du
seul changement dans la continuité, est reléguée au second ordre.
Le flou et le statu quo sont tels que le
défaitisme et l’incertitude gagnent la majorité des électeurs qui ne bronchent pas.
Ankylosée, la classe politique qui s’est
presque neutralisée devant la bipolarité d’appareils, a déserté la scène politique.
A l’inondation de ladite scène par des
micro-partis et autant de sigles diluants, s’ajoute l’inflation sans précédent de candidats
à la candidature, en somme incognito et sans
aucune envergure. Près d’une cinquantaine
de partis nouvellement agréés et près de 90
L
postulants à la candidature on été recensés.
« L’élection présidentielle qui proposera un
candidat du pouvoir et un autre issu du même
pouvoir », s’annonce bipolaire, selon plusieurs
analystes. Paradoxalement, l’un des pôles reprend sur son compte, le mot d’ordre de l’opposition du reste laminée, notamment l’appel à la mobilisation massive pour contrer
vraisemblablement la fraude. Le vote est souvent militant, corporatiste et non pas populaire. Il s’agit théoriquement, selon les observateurs, de la seule parade, mais fortement improbable contre le puissant réseau
aussi fourni des partisans d’un mandat supplémentaire pour le président sortant. En
l’absence d’une vie politique solennelle, la
préparation et la campagne pour l’élection
présidentielle, un scrutin qui ne diffère en
rien des précédentes, s’annonce morne, minimaliste et sans intérêt. Par contre, parallèlement au calme apparent, c’est le branle-bas
de combat dans les coulisses et les bas-fonds
où les concernés croisent le fer quitte à laisser déborder le bras de fer sur la place
publique. Les sorties qualifiées de fracassantes et d’incendiaires du secrétaire général du
FLN et l’avalanche de réactions suscitées ne
sont que la partie visible de l’iceberg, un fait
saillant, marquant cette conjoncture propice
4
aux tiraillements, manœuvres et torpillage
de haute voltige. Chaque camp ou groupe s’acharne à décrocher les soutiens tous azimuts
tandis que chaque membre du gouvernement
multiplie toutes sortes de promesses ayant
souvent trait aux multiples crises décennales
et structurantes du pouvoir en place. Cela se
produit alors que les rentrées financières provenant de la rente pétrolière ne cessent de
diminuer. L’échéance de l’élection présidentielle censée consacrer une évolution et une
alternance semble être compromise. Cette
fois, selon les analystes, il s’agit d’une autre
échéance constamment reproduite.
En outre, inutile de chercher à comparer
ou à connaître les programmes des candidats,
il n’en existe aucun sinon réduit à une ébauche brute de prospectus. L’abstention crainte
par les prétendants potentiels au fauteuil d’El
Mouradia, risque de peser négativement sur
ce scrutin. Cela est d’autant plausible que 70
% de la population algérienne n’est structurée dans aucun parti.
La succession au pouvoir, jugée perpétuellement dangereuse, et réellement non dévolue par la Constitution, mais issue d’un rapport de force, se fera sous l’influence de la
situation explosive aux frontières.
M. B.
De Quoi j’me Mêle
Les Mozabites
en colère contre
Mustapha Benbada
La gare
d’Agha
sans
sièges
LES MOZABITES de Ghardaïa sont
très en colère contre les responsables
algériens issus de leur région, qui se
trouvent dans le gouvernement, c’est
le cas notamment du ministre actuel
du Commerce, Mustapha Benbada.
Dans un communiqué, les Mozabites
de Ghardaïa dénoncent son silence et
surtout son indifférence à ce qui se
passe dans la région et qui touche
directement la communauté mozabite.
Faute d’intervention, celle-ci reproche
aussi à Benbada de ne pas avoir
présenté ses condoléances ou
envoyé un membre de sa famille le
faire. Les auteurs de cette tribune ont
adressé la même missive au candidat
à l’élection présidentielle, Ahmed
Benbitour, lui faisant les mêmes
reproches.
LA GARE D’AGHA,
l’une des plus
importantes gares
ferroviaires de la
capitale, n’a pas de
sièges dans son immense salle d’attente. Un espace où
sont censées s’installer les personnes âgées venant de
loin, les personnes handicapées ou les femmes
enceintes qui attendent l’heure du départ. Selon un
agent de sécurité de la Sntf rencontré sur les lieux, les
sièges ont été supprimés pour empêcher les clochards
et les vagabonds de s’y installer. Une mesure radicale
qui pénalise le citoyen.
Les déclarations
de Saâdani font
débat sur les
télés privées
Un rappeur candidat à l’élection présidentielle !
APRÈS LE VENDEUR de fruits et légumes, le
maçon et l’entrepreneur, voilà qu’un chanteur se
présente à la candidature à la magistrature
suprême.
Ce n’est pas une blague, l’info est officielle et
AU MOMENT où
les médias publics,
à leur tête la
Télévision nationale
et la radio, n’ont
pas cru bon
commenter la crise
politique qui secoue
le pays à quelques
jours de la
présidentielle, les
télévisions privées
algériennes comme
Ennahar TV,
Dzair TV et
Numidia News,
El Djazairia TV
et Echourouk TV
ont multiplié les
plateaux pour faire
réagir les politiques
et les journalistes
sur les graves
accusations du
secrétaire général,
Amar Saâdani, sur
le DRS.
c’est le rappeur algérien Mister AB qui s’est
porté candidat en retirant cette semaine les
formulaires pour participer à cette élection. Il a
annoncé cela dans une vidéo pour «
l’application de la peine de mort en Algérie ».
La Suisse veut limiter
l’«immigration de masse»
LES SUISSES doivent se prononcer sur un
référendum intitulé « contre l’immigration de
masse », notamment de ressortissants de l’UE,
ce qui pourrait aboutir à un clash avec Bruxelles.
Le dernier sondage montre que les partisans du
« oui » à ce référendum ont gagné du terrain, au
détriment de ceux qui ont indiqué voter « non », ce
qui montre que le scrutin sera serré. Si le « oui »
l’emporte, ce sera « le chaos ».
Les relations entre la Suisse et l’UE risquent d’être
complètement remises à plat.
Liée par des accords bilatéraux avec l’UE,
négociés âprement pendant 5 ans,
la Suisse a accepté d’ouvrir son marché du travail
aux 500 millions d’actifs de l’UE. Au moment de
l’entrée en vigueur de la libre circulation qui s’est
faite progressivement depuis 2002, les autorités
avaient indiqué qu’il n’y aurait que 8 000 arrivants
par an maximum.
ON
remet
ÇA
I SELIM M’SILI
’est toujours avec beaucoup d’émotion que l’on retrouve « le pays
où l’on n’arrive jamais », c’est-àdire le décor où a fleuri sa tendre
enfance. Je veux parler du village natal.
C’était vraiment un petit village de montagne comme il en existe un peu partout
dans le monde, bâti à flanc de colline, il
était dominé par une imposante montagne qui lui portait ombrage, lui dispensait une fraîcheur et une humidité apaisantes par les chaudes journées d’été,
quand tout le monde se terre chez soi à
l’abri des rayons brûlants du soleil.
La montagne, rocheuse par endroits
et herbue sur la majeure partie de ses
pentes abruptes, servait de repaire aux
corbeaux.
Ceux-ci sortaient, dès le matin, et se
dirigeaient vers la plaine où serpente
mollement une rivière capricieuse, à la
recherche de quelque charogne.
Le soir, presque au coucher du soleil
C
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
Valls expulse
«personnellement»
un Algérien vers
l’Algérie
UN HOMME de 35 ans,
soupçonné d’avoir pris part
aux violences qui se sont
déroulées à Trappes, a été
interpellé et expulsé vers
l’Algérie. Interpellé mardi (4
février) à Trappes (Yvelines)
par la police, l’homme de 35
ans, présenté comme un
islamiste, a été expulsé aussi
sec, vers son pays d’origine,
l’Algérie, et remis aux
autorités algériennes. Manuel
Valls aurait suivi lui-même
l’évolution de ce dossier.
L’homme serait soupçonné
d’avoir pris part activement
aux violences qui avaient
éclaté à Trappes après le
contrôle d’identité d’une
femme entièrement voilée.
Selon les premières
informations, il serait
également reproché à cet
homme d’avoir tenu des
discours antisémites et d’avoir
appelé au jihad.
ENFANCE
« On est de son enfance comme on est d’un pays. » Antoine de Saint-Exupéry
qui éclairait de sa lumière rougeoyante
les parois rocheuses de la montagne, les
corbeaux effectuaient dans le ciel un
ballet compliqué ponctué par des croassements disgracieux. Mais la montagne,
véritable château d’eau, offrait au
village, niché à ses pieds, un trésor inestimable qui faisait sa renommée dans
toute la région et même au-delà, une
réputation méritée de village aux cent
sources tant l’eau jaillissait à profusion
là où on se donnait la peine d’y gratter
un petit peu.
Une multitude de sources aux noms
traditionnels servaient de repères aux
autochtones pour nommer les divers
lieux. D’ailleurs, les autochtones, ceux
qui connaissent un peu l’histoire de leur
famille, ne revendiquaient jamais une
origine locale: ils venaient tous de l’Est,
de l’Ouest, du Sud, par-delà les montagnes, ou du Nord, du littoral. Tous
étaient venus chercher un refuge dans
ce cul-de-sac qui ne menait nulle part.
Ils s’étaient arrêtés là, y avaient trouvé
l’eau, denrée précieuse ailleurs, avaient
bâti de modestes demeures en pisé ou
en branchages autour des fontaines
principales. Ils avaient trouvé la paix et
les moyens de vivre. D’ailleurs, tous les
écrits, toutes les archives l’attestent, ce
village prodiguait un niveau de vie supérieur à tous ceux de la région. Des
champs d’oliviers, de figuiers, des jardins potagers délimités par des haies de
grenadiers ou de sureaux formaient un
nid touffu à ces maisons aux tuiles
romaines.
Une petite place publique dominée
par un immense frêne séculaire limitait
le village à sa partie supérieure.
Le frêne plongeait ses puissantes
racines dans les filets d’eau qui se
dispersaient à travers les environs. Son
exubérance atteste de l’abondance du
précieux liquide: d’ailleurs, les Romains
avaient construit leur fort, dernier rempart du «limes», un peu plus haut et
avaient capté les cours d’eau souterrains, dévié le cours du torrent qui
dévale au pied de la montagne, pour
faire tourner les moulins à eau édifiés à
même le torrent.
C’est une preuve que les cultures
céréalières étaient abondantes car les
moulins à eau étaient nombreux.
Cette richesse était attestée aussi
par l’existence de mausolées de
5
nombreux marabouts qui avaient trouvé
là un terrain fertile pour exercer leur
sacerdoce: celui-ci était réputé pour
avoir mis un terme, en qualité d’arbitre,
à une sanglante vendetta entre deux
familles qui se disputaient la suprématie
sur le village.
C’est le marabout le plus présent
puisqu’il est situé sur la place du village,
et c’est le moins visité, car il n’a accompli le miracle de la paix que deux fois
dans sa longue existence faite de
sagesse.
C’est le moins sollicité et le moins
visité car il est toujours là, témoin
incontournable, à l’ombre du frêne tutélaire, des nombreux événements qui
avaient secoué ce village paisible
endormi au flanc de la montagne aux
corbeaux. L’immense frêne a aujourd’hui
perdu ses branches, une partie de son
tronc est crevassée et la place qui jadis
paraissait immense pour nos yeux d’enfants est devenue exiguë, ridicule. On
quitte alors le village avec la satisfaction
d’avoir retrouvé les amis d’enfance, mais
surtout avec le sentiment que ce cul-desac n’est plus le nombril du monde.
S. M.
L’Actualité
PROJET DE
L’AUTOROUTE DES
HAUTS-PLATEAUX
Les travaux
du premier
tronçon
lancés fin juin
es travaux du pre mier tronçon de l’au toroute des HautsPlateaux seront lancés à la
fin du mois de juin prochain,
après l’achèvement des procédures administratives, a
déclaré, hier à Tiaret,
le ministre des Travaux
publics,
M.
Farouk
Chiali.
«Les études concernant
cette autoroute ont été finalisées et le ministère s’attelle à élaborer les cahiers
des charges relatifs à ce premier tronçon, long de
30 km», a précisé le ministre au cours d’une rencontre
avec la presse, en marge de
sa visite de travail dans la
wilaya de Tiaret.
«La priorité sera donnée
aux entreprises nationales
pour réaliser cet important
projet, en les encourageant
à soumissionner aux appels
d’offres qui seront lancés
prochainement»,
a-t-il
encore ajouté.
Pour sa part, le directeur
des travaux publics, a souligné que ce projet permettra
le désenclavement de la
wilaya de Tiaret, ainsi que
sa liaison avec le réseau routier national, «ce qui suscitera l’intérêt des investisseurs».
Le ministre a annoncé,
par ailleurs, que le projet de
la double voie reliant les
wilayas de Tiaret et de
Relizane sera lancé incessamment, indiquant que les
études de ce projet, ainsi
que celles de la double voie
Mostaganem-Tiaret sont en
cours.
«Nous déploierons tous
les efforts pour que les travaux de la double voie
Tiaret-Relizane soient lancés dans les plus brefs
délais», dira le ministre,
ajoutant que ce projet permettra de relier Tiaret à
l’autoroute Est-Ouest.
Au cours de la deuxième
journée de sa visite dans la
wilaya de Tiaret, M. Chiali a
donné des instructions pour
qu’une étude technique soit
lancée en vue du confortement et de la modernisation
de la RN90 traversant le
territoire de la wilaya, en
soulignant que le ministère
donnera cette année la priorité à cette route nationale
très fortement dégradée.
Le ministre a rappelé que
la wilaya de Tiaret est
concernée par le projet d’autoroute des Hauts-Plateaux,
de la double voie expresse
Tiaret-Khemis-Miliana et
de la rénovation de la
RN14.
Au cours de cette
deuxième journée, le ministre a inspecté plusieurs
chantiers de route devant
faciliter la circulation automobile au chef-lieu de
wilaya.
L
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LA PRÉVENTION ET LA SÉCURITÉ ROUTIÈRES
Cinq cents feux tricolores seront installés en avril
LE NOMBRE de véhicules en circulation atteindra 20 millions en 2025.
ABDELKRIM AMARNI
es accidents de la route,
au nombre de 42 848
recensés en 2013, ont
occasionné la mort de 4 540 personnes et engendré des blessures à près de 70 000 individus
(69 582). Des chiffres effarants
en soi qui nécessitent une prise
de conscience et des mesures
préventives, tous azimuts
autour de la « route qui tue ».
C’est dans cet esprit préventif
que le Centre national de prévention et de sécurité routière
(Cnpsr), a organisé une rencontre, hier à Alger, réunissant
tous les acteurs évoluant de
près ou de loin autour de la circulation routière en Algérie.
Cette journée d’étude a été
rehaussée par la présence du
ministre des Transports, Amar
Ghoul, entouré par de hauts
responsables de l’armée (ANP),
la Gendarmerie nationale (GN),
la Sûreté nationale (SN) et la
Protection civile (PC).
Les dégâts provoqués par ces
accidents coûtent au Trésor une
somme faramineuse faisant
dire à Ghoul, qu’elle équivalait
au « prix de 20 Boeing ou
Airbus. » Pour le ministre, il
faut régler le problème «en
amont et dépasser le niveau d’analyse et de constat en agissant
vite… La prise en charge de
cette regrettable situation, réside
en une action de sensibilisation
de fond et non superficielle», at-il souligné en appelant «tous
les secteurs concernés à coordonner leurs efforts dans le
cadre d’un partenariat bien
organisé». Ghoul a indiqué que
«huit millions de véhicules circulent actuellement en Algérie,
dont 45% sont des poids lourds,
transportant souvent des produits dangereux ou sont des
véhicules de secours. En 2025, a
L
Avec les feux tricolores, la sécurité routière sera renforcée
prévenu le ministre, avec un
accroissement
annuel
de
700 000 unités, ils seront 20
millions. Selon lui, le but à
atteindre est d’utiliser rationnellement le rail moderne qui
s’étire sur 12 500 km pour le
transport de marchandises et
créer des connexions directes
entre les grands ports du pays
et le réseau ferroviaire. Ceci
contribuerait énormément à
désengorger l’autoroute et les
routes secondaires, tout en les
sécurisant davantage. En effet
avertit le ministre, 97 % de ce
total, sont des poids lourds qui
transportent des marchandises
pouvant être acheminées par
train. La sécurité routière
nécessite un travail quotidien et
continu et il faudrait, relève
Ghoul, «changer radicalement
les méthodes actuelles de travail en impliquant tous les protagonistes, citoyens et autorités». Les portes sont ouvertes
pour des concertations avec les
secteurs de l’environnement, de
l’intérieur ou tout autre secteur
intéressé. Poursuivant ses
orientations, le ministre a
plaidé pour l’utilisation à
outrance du transport en commun, afin de réduire la circulation dont l’impact se traduit par
une perte d’énergie et de finances pour l’Etat. Il a toutefois
reconnu que l’état de certains
véhicules privés de transport
est à rénover et à améliorer,
ainsi que leur personnel
manœuvrier.
Le ministre a
souligné que les chiffres terribles annoncés ne sont pas une
«fatalité». On peut en sortir, a-til dit, en instaurant un travail
commun à travers une «culture
routière» qui commencerait à
l’école primaire ensuite à tous
les niveaux afin de sensibiliser
le citoyen devant cet accroissement exponentiel de véhicules.
Des centres de régulation et de
suivi de la circulation routière
seront installés, des structures
intermodales de transport et
des parkings verront le jour
pour assainir un tant soit peu la
circulation à Alger et dans les
grandes villes. Il n’a pas manqué de fustiger les amateurs de
vitesse sur les routes indiquant
que «certains roulent à 220/240
km/heure, alors qu’un avion ne
nécessite qu’une vitesse de 280
km/h pour décoller!» s’est-il
exclamé. Il a également parlé
d’un nouvel appareil de surveillance appelé communément
«le mouchard», qui permet à
l’agent de sécurité de vérifier la
feuille de route du conducteur,
qui ne peut échapper à une
quelconque défaillance de
conduite. Il a fait savoir par
ailleurs, que dans certains pays
africains, les véhicules en surcharge paient une contravention égale à tout kg de surA. A.
charge constaté.
FACE AUX ÉNORMES PROBLÈMES DU SECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS DE BÉJAÏA
Le responsable face aux oppositions citoyennes
LES PROPRIÉTAIRES ne veulent absolument pas entendre parler du prix fixé par les pouvoirs publics.
AREZKI SLIMANI
e secrétaire général du ministère
des Travaux publics a effectué hier
après-midi une visite d’inspection et
de travail dans la wilaya de Béjaïa. Ce
déplacement, quatrième du genre en
quelques mois, illustre à lui seul, tout l’intérêt accordé par la tutelle à ce secteur en
bute à d’énormes difficultés liées notamment à la cadence de réalisation des projets
structurants, dont celui de la pénétrante
autoroutière à l’arrêt depuis quelques
semaines du fait des oppositions citoyennes. Après deux déplacements successifs
du ministre des Travaux publics, Farouk
Chiali, c’était hier au tour du secrétaire
général du département, M. Belatrèche
Kamel Eddine, de récidiver dans une autre
visite d’inspection des chantiers en cours de
réalisation. Ce regain d’intérêt des pouvoirs
publics trouve sa raison d’être dans les difficultés qui se dressent interminablement
à l’action des entreprises de réalisation.
Une première halte a été observée au
niveau de Timezrith, Amalou et Amizour
où la délégation ministérielle a eu à rencontrer les citoyens détenteurs de parcelles
de terrain et de vergers se trouvant sur la
L
tracé de la pénétrante. L’opération d’indemnisation avance à pas de tortue. Les
propriétaires ne veulent absolument pas
entendre parler du prix fixé par les pouvoirs publics. Oscillant entre 600 et 220 DA
le mètre carré et 40 000 DA l’olivier, ces
tarifs sont jugés dérisoires par les propriétaires qui exigent davantage d’efforts de la
part des pouvoirs publics. Aux dernières
nouvelles, aucun compromis n’a été trouvé.
Il faudra sans doute attendre la fin de la
visite pour se fixer sur l’évolution de cette
situation conflictuelle qui n’est pas sans
induire un retard dans la réalisation de cet
axe routier, jugé comme des plus importants pour propulser l’économie locale de
l’avant et desserrer l’étau sur le port de
Béjaïa qui commence à enregistrer des pertes colossales et voit impuissant ses clients
s’en aller vers les ports voisins.
Lors de cette visite, le secrétaire général
du ministère des Travaux publics s’est
arrêté aussi sur les travaux d’avancement
des tunnels de la RN43, en phase de finalisation avec l’installation des éclairages et
du système d’aération. A l’heure où nous
mettons sous presse, la visite ministérielle
se poursuivait encore. Des résultats probants sont attendus en fin de journée, croiton savoir auprès d’un responsable de la
direction des travaux publics de Béjaïa.
A. S.
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BÉJAÏA
Un syndicaliste licencié et les travailleurs en colère
Les travailleurs de l’entreprise portuaire de Béjaïa ont protesté hier matin devant
le siège de la direction de leur entreprise pour exiger du P-DG la réintégration de leur
collègue et syndicaliste, Moncef Ladjouz, licencié récemment et exclu du comité de
participation de l’entreprise. M. Achour Djelloul P-DG de l’EPB a expliqué sur les
ondes de la radio locale que « la révocation du travailleur a été prise collégialement
avec la fédération et les membres du comité de participation, pour des raisons liées
à la déstabilisation de l’entreprise». Les travailleurs ne veulent pas en démordre et
évoquent «une injustice» commise à l’égard de leur collègue, rejetant ainsi en bloc
les accusations du P-DG.
A. S.
6
L’Actualité
ELLE
ACCOMPAGNERA LES
JEUNES PORTEURS
DE PROJETS
La Maison de
l’entrepreneuriat
est née
La Maison de l’entre preneuriat chargée d’ac compagner les jeunes por teurs de projets a été
ouverte hier à l’Université
d’Adrar par le directeur
général de l’Agence nationale de soutien à l’emploi
des jeunes (Ansej), Mourad
Zemali.
La mission de cette
structure est d’accompagner les étudiants universitaires désireux de créer des
micro-entreprises et de
mettre à leur disposition
les connaissances et informations nécessaires à la
concrétisation de leurs projets par des enseignants
universitaires et des cadres
de l’Ansej, a indiqué M.
Zemali lors de la cérémonie
d’ouverture.
Cette initiative vient
accompagner aussi la dynamique croissante de création de micro-entreprises
stimulée par les mesures
incitatives préconisées par
l’Etat, dont l’exonération
des intérêts sur les crédits
destinés au financement de
ces entités et la prolongation de l’échéance de remboursement des crédits, at-il souligné.
Le directeur général de
l’Ansej a rappelé, dans ce
contexte, les nombreuses
conventions signées par
l’organisme qu’il représente avec divers secteurs,
dont ceux des ressources en
eau, de la pêche et des ressources halieutiques, de
l’agriculture, du tourisme
et des télécommunications.
Des conventions, a-t-il
expliqué, visant à former
les jeunes bénéficiaires du
dispositif de l’Ansej et à
leur accorder des petits
projets de sous-traitance,
conformément aux mesures gouvernementales relatives à l’octroi de 20% des
marchés publics aux microentreprises.
Le
recteur
de
l’Université d’Adrar, le Pr.
Amar Abassi, a indiqué, de
son côté que l’université
est prête à accorder son
plein soutien à la réussite
de la mission de la Maison
de l’entrepreneuriat, partant de sa stratégie d’ouverture sur son environnement.
La rencontre a été aussi
l’occasion de présenter des
communications de la part
des représentants des
dispositifs de soutien à
l’emploi sur l’ancrage de la
culture entrepreneuriale,
l’encouragement des initiatives, la sensibilisation des
jeunes sur l’importance de
la création de PME et la
contribution au développement économique.
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
LES SYNDICATS DE L’ÉDUCATION NE CÈDENT PAS AUX MENACES
Ils sollicitent l’arbitrage du Premier ministre
LES GRÉVISTES sont déterminés plus que jamais à se battre jusqu’à otenir gain de cause.
DJOUHER FERRAG
a menace faite samedi
dernier par le ministre de
l’Education
nationale,
Abdelatif Baba Ahmed, concernant l’application des lois pour
réhabiliter l’Ecole algérienne et
défendre le droit de l’élève algérien à l’éducation, n’a pas laissé
les enseignants indifférents.
Nombreux sont ceux qui ont
rejoint le mouvement après cette
déclaration. C’est du moins ce
qu’a déclaré hier, le coordinateur
national du Cnapest, Nouar
Larbi, dans un entretien téléphonique. « Après la déclaration du
ministre, les enseignants qui se
sont obstinés à la grève ont
décidé de nous rejoindre, car ils
se sont sentis humiliés par les
menaces de la tutelle », a indiqué
M. Larbi. Le ministre avait
déclaré, à l’issue d’une visioconférence nationale sur la violence en
milieu scolaire, organisée au
siège du ministère que « certains
partenaires sociaux n’ont laissé
au ministère d’autre choix que de
faire appliquer la loi ». Suite à ces
menaces, les syndicats de l’éducation sont déterminés plus que
jamais à se battre jusqu’à obtenir
gain de cause. Un moyen qui n’a
jamais été une solution pour
résoudre une situation critique.
Le ministre n’a pas cessé de
déclarer, depuis le début de cette
grève, que les portes du dialogue
sont ouvertes. Qu’en pense le
coordinateur
national
du
Cnapest ? «Ce n’est pas aux
médias qu’il doit s’adresser, mais
à nous, nous sommes les concernés », juge Nouar Larbi. Il a également affirmé que la grève se
poursuivra jusqu’à ce que les
hauts responsables de l’Etat
interviennent pour mettre un
terme à la situation chaotique du
secteur.
Un communiqué du syndicat
publié sur son site Internet
indique que « les menaces de
sanctions et de recours à la loi
n’est qu’un abus de pouvoir de la
part de la tutelle ». Dans ce
contexte, le Cnapest a lancé un
appel aux enseignants à ne pas
céder à la pression. Sachant,
poursuit-il, que ce mouvement
est dans l’intérêt de tout le
L
La grève perdure au grand désarroi des élèves
monde. C’est pourquoi, il est
inconcevable, de leur point de
vue, de faire marche arrière sous
aucun prétexte. A ce titre, le
bureau national du syndicat a
lancé hier un appel aux bureaux
des wilayas pour tenir des
conseils à partir de demain afin
de déterminer les actions à
mener. Pour sa part, le Snapest
indique que « ce ne sont pas les
intimidations du ministre qui
vont réussir à casser la grève ». «
Notre grève se poursuivra jusqu’à
ce que le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, intervienne
pour régler la situation », a
annoncé à L’Expression, le coordinateur national du Snapest,
Meziane Meriane. Un communiqué de cette organisation syndicale a affirmé que « les menaces
du ministre à l’encontre des
enseignants n’ont fait qu’empirer
la situation ». « Beaucoup de nos
confères ont rejoint la grève suite
aux menaces adressées à l’égard
des enseignants par le ministre et
son entêtement à régler la situation », a ajouté la même source.
Le taux de suivi de la grève
avancé par ledit document pour
cette troisième semaine de grève
est de 67,72%. Il a également
indiqué que le mouvement a pris
une autre tournure. C’est devenu
une atteinte à la dignité. Le
Snapest a tenu à dénoncer, dans
le même communiqué, les appels
reçus par certains enseignants à
reprendre les cours. « La tutelle
nous a traités de tous les noms.
On ne peut admettre une telle
réaction de la part d’un haut
responsable de l’Etat », lit-on
dans le communiqué. Le même
syndicat a dénoncé les déclarations contradictoires de la tutelle.
« D’une part, il appelle à la prudence, la sagesse et le dialogue, et
d’autre part, il menace, provoque
et ferme les portes de la concertation », ajoute le même document.
Concernant le taux de suivi, ce
dernier demeure un mystère. Les
chiffres communiqués par les
syndicats sont considérables, tandis que la direction de l’éducation
reste injoignable. La situation
dans le secteur de l’éducation est
vraiment préoccupante. Surtout
que le pays est à deux mois de l’é-
lection présidentielle. Cette
grève, qui vient d’entamer sa
troisième semaine, a suscité la
colère et l’indignation des élèves
et des parents. C’est le cas à Blida
où les élèves et leurs parents ont
qualifié les enseignants «d’opportunistes qui ne cherchent que
leurs intérêts», selon l’APS.
Plusieurs parents d’élèves ont
usé d’un ton sévère en direction
des enseignants grévistes. « La
grève est, certes, un droit, mais
ces enseignants en ont trop
abusé !
Au lieu de faire preuve d’une
conscience professionnelle et
humaine, ils campent sur leurs
positions en privant nos enfants
de leur droit à une scolarité normale », rouspétaient-ils. La catégorie d’élèves qui risque d’avoir
des difficultés à faire face à cette
situation est celle de la troisième
année secondaire, concernée par
l’examen du baccalauréat. La
situation urge. Les responsables
jouent au chat et à la souris avec
les syndicats. Alors que la période
des examens est pour bientôt.
D. F.
CONSEIL SYNDICAL UGTA DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
«On tire la sonnette d’alarme»
LA NON-APPLICATION des articles de la convention collective pousse les syndicalistes du secteur
à hausser le ton.
KHEIREDDINE BOUKHALFA
onditions de travail déplorables, nonapplication de la convention collective
et les intimidations, tels sont les mots
d’ordre prononcés hier, par l’ensemble des
syndicalistes lors de la réunion organisée par
le conseil syndical Ugta de la sécurité sociale.
La réunion a eu lieu au siège de la Centrale
syndicale Ugta (Alger) où la situation socioprofessionnelle au sein du secteur a été débattue.
M. Mustapha Ghalmi, secrétaire général
de la Fédération des travailleurs de la sécurité
sociale (Fntss), a expliqué que le premier problème qu’ils défendent est la dignité, car les
travailleurs du secteur sont persécutés, intimidés et même menacés. Il a déclaré : « Il est
temps pour qu’on durcisse notre ton » et cela
en réponse à la non-application des articles
contenus dans la convention collective signée
l’année dernière, hormis l’augmentation des
C
salaires. Selon M. Ghalmi « l’action syndicale
est éternelle et chaque chose doit être débattue
en son temps, et cette situation ne doit pas perdurer ». Ajoutant : « Ils nous tirent dessus, on
doit répondre ». La grève et la protestation
selon M.Ghalmi constituent un droit légitime.
En effet, les articles de la convention collective englobent : l’augmentation des salaires, les prêts pour véhicule, les indemnités de
nuisance, les promotions internes et l’accès
aux postes d’encadrement. Seulement, tous
ces articles sont bafoués, sauf l’augmentation
des salaires. Les syndicalistes dénoncent également les intimidations et les menaces dont
ils font l’objet ainsi que les pressions qu’ils
subissent.
S’ajoutent à cela les conditions déplorables dans lesquelles ils sont obligés de travailler et les commissions qui n’ont pas été
encore installées alors que la convention a été
signée, il y a un an. Ils ont déclaré que si leurs
revendications n’étaient pas satisfaites « tous
les syndicats seront convoqués, et une grève à
7
l’échelle nationale sera observée ». Par
ailleurs, M.Ghalmi indique : « Si on est
respectueux de la loi et des réglementations,
cela ne veut en aucun cas dire qu’on est
faible », ajoutant par la suite : « On demande
que tous les articles de la convention collective
soient appliqués, sinon tout ce qu’on fera sera
légitime. »
En outre, le SG du Fntss a souligné qu’un
grand problème de communication est observé entre la tutelle et le syndicat. Il a tenu a
réaffirmé sa disponibilité pour le dialogue et
la concertation avec la tutelle, privilégiant la
voix de la sagesse, en appelant le ministre de
la tutelle au « dialogue et la concertation ».
Toutefois, si la tutelle s’obstine à ne pas prendre en charge les revendications, M. Ghalmi
déclare qu’« on passera immédiatement à l’action ». Il a révélé par la suite qu’ « à la fin du
mois de juin prochain, tous les articles ambigus de la convention collective seront renégociés ».
K. B.
L’Actualité
ANCIEN P-DG
D’UNION BANK
Brahim Hadjas
condamné à
10 ans de prison
Une peine de 10 ans de
prison ferme assortie d’une
amende d’un million de DA
a été requise par le procureur de la République près
le tribunal correctionnel de
première instance de Sidi
M’hamed (Alger) à l’encontre de Brahim Hadjas,
ancien P-DG d’Union bank
pour dilapidation, en 2004,
de deniers publics au préjudice de la Banque de l’agriculture et développement
local
(Badr).
Brahim
Hadjas a nié le chef d’accusation retenu contre lui,
précisant que les lettres de
change objet de dilapidation ont été émises par le
directeur de l’agence Union
Bank d’Hydra, Kabrane
Akli. Il a ajouté qu’il occupait alors le poste de président du conseil d’administration, étant actionnaire
majoritaire (87%) et qu’il
n’a occupé le poste de P-DG
qu’en 2003-2004.
Il a rappelé, par ailleurs,
que sa mission principale
au sein de la banque était
de prospecter les investisseurs à l’étranger.
En réponse à ces déclarations, la présidente du
tribunal de Sidi M’hamed,
la juge Nesrine Zouaoui a
relevé que Union Bank a
effectué des transactions
commerciales avec plusieurs banques dont la
Badr qui a découvert qu’un
grand nombre de crédits
n’avaient pas de dossiers
constitutifs, soit leur équivalent en liquide.
Elle a ajouté que tous les
fonctionnaires
de
la
banque ont affirmé, lors de
l’enquête, avoir reçu des
instructions de Hadjas
Brahim et de ses enfants
(Kahina et Chérif) pour
l’émission de ces lettres de
change.
La défense de Hadjas
avait plaidé l’innocence de
son client sur la base que
les lettres de change en
question n’ont pas été émises par ce dernier, mais par
le directeur de l’agence
d’Hydra. Brahim Hadjas
avait fait l’objet de deux
autres procès dans deux
affaires différentes, escroquerie et abus de confiance.
Les deux affaires sont
liées à Union Bank.
Le procureur de la
République avait requis 3
ans de prison ferme à l’encontre de l’accusé dans
chaque affaire.
A la fin du procès, la
juge Nesrine Zouaoui a
décidé le report des trois
procès au 2 mars prochain.
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
CÔTES EST, L’INQUIÉTANTE ARRIVÉE DU «POISSON LAPIN»
La redoutable espèce capturée à Sidi Salem
CE POISSON pesant près de 500 grammes serait connu pour «contenir des substances
hautement toxiques».
WAHIDA BAHRI
et envahisseur, haute ment toxique, a été capturé avant-hier, dans les
filets d’un pêcheur dans les eaux
de Sidi Salem, apprend-on
auprès du pêcheur. Selon notre
interlocuteur, le poisson pesant
près de 500 grammes serait
connu pour « contenir des substances hautement toxiques »,
comme signalé par les responsables du secteur de la pêche et des
ressources
halieutiques.
Conscient du danger que représente cette espèce mortelle, le
pêcheur a aussitôt contacté les
services compétents, l’unité de la
santé publique, sise à la daïra
d’El Bouni, à qui il a remis le
« poisson lapin ». En application
des instructions du département
de la pêche et des ressources
halieutiques, les services de compétence ont pris les dispositions
adéquates et ont remis le poisson
au laboratoire de Annaba. Il est
à rappeler que le « poisson
lapin » a été observé pour la première fois sur les côtes Ouest du
pays, à Chlef, à la Marsa et à
Sidi Abderrahmane, puis dans
les côtes Est du pays, Skikda et
Annaba. Ainsi, à l’issue de l’invasion de cette espèce de poisson
venimeux, l’extrême alerte est
décrétée dans toutes les villes
côtières. Tous les ports de pêche
Est sont intensivement contrôlés
par les services vétérinaires.
Ces mesures préventives
visent à identifier le « poisson
lapin », surtout que certains des
professionnels de la mer pourraient ne pas le reconnaître. Ce
qui pourrait être à l’origine
d’une catastrophe, si ce poisson
serait
commercialisé
et
consommé. La conséquence
directe est la mort du consommateur en moins de 24 heures.
Ainsi, et pour la protection du
consommateur, une instruction
émanant du ministère de la
Pêche et des Ressources halieu-
C
Le poisson lapin
tiques, interdisant la pêche et la
commercialisation du poisson
lapin. Dans le sillage de la protection du consommateur, les
responsables locaux de la wilaya
de Annaba, ont mis en garde les
citoyens, notamment les professionnels de la mer, pour qu’ils
s’abstiennent de pêcher, de commercialiser et de consommer ce
poisson toxique.
Dans ce sillage, ils ont lancé
une alerte pour prévenir contre
la pêche et la consommation du
« poisson lapin », apparu sur les
côtes du pays, entre autres,
Annaba. De leur côté, les marinspêcheurs, ont indiqué qu’ils
saluent l’initiative du ministère
de tutelle et les vétérinaires
dépêchés au port et points de
pêche de Annaba pour informer
et expliquer, mais surtout vérifier l’arrivage des poissons. Il est
à noter que ce poisson mortel
provient de la mer Rouge et,
serait entré en Méditerranée par
le canal de Suez, a-t-on expliqué.
Selon Zenar, K, professeur en
bio-marine : « Ce poisson ne doit
pas être consommé car il contient
du venin au niveau de la queue,
de la bouche, du dos ainsi que des
intestins. Une journée suffit à
provoquer la mort de la personne
qui le consomme ». « Il s’agit
d’un poisson herbivore, de couleur brune et doté d’une sorte de
bec pour brouter les algues », a
ajouté notre interlocuteur qui a
précisé que le lagocephalus sceleratus est un poisson ayant une
glande qui contient le poison, il
peut atteindre une longueur de
120 cm et peut peser jusqu’à
8 kg. Selon les informations que
nous avons recueillies près d’un
pêcheur du port de Annaba, le
poisson n’est pas méconnu aux
pêcheurs méditerranéens.
«L’espèce est passée en
Méditerranée via le canal de
Suez où depuis quelque temps
on en a découvert déjà dans la
mer libyenne, puis tunisienne et
précisément au large de Gabès et
maintenant en Algérie », nous a
révélé le pêcheur. Rappelons que
le poisson lapin à queue tronquée
est une espèce habituellement
présente dans le bassin oriental
de la Méditerranée, notamment
près des côtes du Liban. C’est
l’une des (nombreuses) espèces
dites « invasives », cet herbivore
apparu récemment près de nos
côtes serait à classer parmi les
envahisseurs particulièrement
redoutables.
Tant son aptitude à se multiplier pourrait menacer les végétaux de notre littoral, notamment les précieux herbiers de
posidonie.
Selon
certains
connaisseurs du domaine, les
conditions seraient réunies pour
favoriser l’installation sur nos
côtes du « poisson lapin ».
Celui-ci va jeter son dévolu
sur les algues brunes (cystoseires) et surtout sur les herbiers de
posidonie, au point de mettre en
péril ces prairies sous-marines
servant de réservoirs de biodiversité, d’amortisseurs de houle et
donc de protection contre l’érosion des rivages. Toute la question est là. Ainsi, nos prairies
sous-marines seraient en danger.
W. B.
CONFÉRENCE- DÉBAT FIPLAIT
L’avenir est dans le Sud
CETTE CONFÉRENCE a été organisée avec l’aimable partenariat de la société Safilait.
IKRAM GHIOUA
ous le thème « Synergies fertiles pour
la vie » et dans le cadre de la promotion
des forums Fiplait, Fivavic et Agroqua,
prévus pour la 14ème édition du Sipsa AgroFood, qui se tiendra en mai prochain, la fondation Filaha a réuni, hier à l’hôtel El
Houssein de Constantine, des professionnels
et experts autour d’une conférence-débat,
visant à dégager les grandes lignes « pour
valoriser les synergies fertiles entre les professionnels de l’agriculture et de l’agroindustrie, mais également la production
nationale et le label Algérie, Agro-Food
Dielna », et ceux à travers les filières-clés de
la sécurité alimentaire du pays, indique un
communiqué. Cette conférence, a-t-on indiqué, a été organisée avec l’aimable partenariat de la société Safilait. Les interventions
des participants ont été aussi importantes les
unes que les autres, d’où il ressort la considération qu’il faut désormais accorder au Sud
du pays pouvant, à ne pas en douter, contribuer à la modernisation et au développement
du secteur agricole, notamment en ce qui
concerne l’élevage et la production du lait.
S
Dans ce contexte, le président du Comité
interprofessionnel du lait et des productions
laitières, CIL, Mahmoud Benchekor, évitera
les détours pour aller droit au but afin de dire
clairement que l’avenir est dans le Sud du
pays, notamment à Ghardaïa et El Oued. Des
régions entre autres, selon lui, qui détiennent
un potentiel énorme pour actualiser le secteur de la production, mais certainement
pour extraire toute éventuelle crise.
L’intervenant explique par des chiffres le
problème épineux qui revient sans cesse et
apporte les solutions adéquates basées sur
une recherche pertinente pour finir avec le
manque de production. « 30 000 vaches sont
chaque année importées, malgré cette vérité,
on note la rareté du lait », souligne-t-il, le
dilemme est la mauvaise prise en charge de la
vache, dont il faut tenir compte, ajoute l’intervenant de « l’alimentation, l’habitat, la
santé et la formation professionnelle ».
Pour le conférencier, le Sud offre une
disponibilité sûre pour aboutir à une synergie
fertile pour la vie dans la production du lait
sans l’importation. Il explique : « L’Algérie a
besoin de 3 à 4 milliards de litres de lait sans
importation et cela est possible et on peut
aller vite.
8
Un hectare de production alimentaire
pour trois vaches suffit pour une production
laitière de 25 à 28 litres par jour, soit 6 000
litres par an et pour arriver à ce résultat, il
faut une prise en charge de 600 000 vaches
pour acquérir un taux de 3 milliards de litres
de lait. » Mais sans l’aide de l’Etat et des
investissements sérieux, il demeure impossible d’y parvenir, notamment quand il s’agit
d’un programme prévu pour le Sud. Allant de
ce même principe, la deuxième intervention
communiquée par Hadj Henni s’intéresse
particulièrement à l’avenir portant sur la
valorisation des produits agricoles qui reste
un secteur de développement économique
vital. Pour ce conférencier, le secteur des
hydrocarbures est un secteur à faible revenu
et il faut se tourner vers un domaine qui peut
offrir un équilibre économique au pays, voire
une conviction économique qui constitue
pour lui une réalité du marché algérien car
l’Etat ne peut pas être un garant continuel.
Cette conférence intervient dans une
conjoncture particulière marquée par un
manque de production en matière du lait. Des
solutions pour l’ensemble des intervenants
sont possibles mais exigent de la volonté et
I. G.
du sérieux.
Tribunaux
Plus jamais «ça»,
Maîtres !
Si les bâtonniers M. F. Ksentini et Brahimi
Abdelkader s’étaient éclipsés très tôt
avant les escarmouches entre avocats
des deux listes en course, le bâtonnier
Redouane Benchabane, lui, qui présidait
les destinées de cette mémorable,
journable, à marquer d’une pierre…tout
court était triste, abattu, confus,
profondément blessé par le spectacle
donné par les partisans du bâtonnier
sortant et de celui désireux de l’y
déloger. La journée avait pourtant bien
débuté mais le ton était vite monté. Aux
uns, on reprochait d’avoir placé des
caméras dans la salle d’audience et des...
«videurs» pour le « bon déroulement du
scrutin », aux autres, on en voulait à leur
empressement de ne pas vouloir passer
au vote car ils n’avaient aucune chance
avec des candidats de l’envergure des
Ferhat Antar, Abdelaziz Medjouba,
Abdelkader Bennegouch, Yahia
Bouamama, Bouslimani Mohamed, Arbia
Boudjeltia, Berberi, Abdelhadi Boujeri,
Boucherit Mohamed, Nadir Medouar.
Excusez du peu de ces candidats de Aïn
Defla et Chlef, ces deux wilayas ayant
toujours donné d’excellents cadres. Et ce
vendredi, ces garçons étaient descendus
sur la Mitidja en vue de s’emparer du
fauteuil de « bâtonnier » tant convoité par
l’autre chaud prétendant et non des
moindres, Maître Djamel Boulfrad et son
équipe dont la majorité a récusé le boulot
de Bouamama qui avait pourtant cédé sur
les caméras évitant une lutte
confraternelle qui avait tourné au
vinaigre. « Cela arrive lors d’élections,
mais pas durant celle des robes noires
de nos belles régions à traditions
fraternelles où le dialogue a toujours
prévalu » a estimé Maître Ahmed
Mansour-Kessenti qui avait été sollicité
en vue de désamorcer le piège tendu aux
avocats, à tous les avocats, mais avait
cédé devant tant de mauvaise foi des
uns, des autres, de tous les partisans de
la violence. Sauf pour Maître Lourari Sid
Ahmed… Une journée de perdu vendredi
dernier. En attendant, ce bâtonnier
Benchabane avait décidé avec le retrait
de la moitié des membres de la
commission de surveillance des
élections, le report à une date ultérieure
du renouvellement du bâtonnat de Blida,
un rude bâtonnat qui est passé à côté de
la plaque, le 7 février 2014. A bientôt et
en bien, Maîtres ! vous, les défenseurs
des droits de l’homme.
A. T.
LA CHRONIQUE
JUDICIAIRE
OÙ T’ES, PAPA ?
LES COUPS sur ascendants connaissent une dangereuse
augmentation. Que faire ?
I ABDELLATIF TOUALBIA
Benarbia était constitué par un papa qui
veut mettre dehors
son agresseur de fils défendu,
lui, par Maître Abdenour Aït
Boudjemaâ Omar et Maître
Naouel Hamroune.
Nassima Saâda, la juge qui
en était à sa troisième heure de
débats chauds, tumultueux surtout lors du procès d’un inculpé
d’homicide involontaire aurait
bien voulu, elle qui rentre d’un
bon petit congé annuel, entendre
le papa retirer sa plainte et pardonner à son rejeton qui l’aurait
agressé. Le papa qui était franchement intenable à la barre,
surtout qu’il a vu que son avocat
était ce mercredi bien intentionné
quant à l’issue de ces débats.
D’ailleurs, Maître Naouel
Hamroune avait sauté sur une
exclamation crachée par la victime qui avait martelé, non pas
qu’il ressentait des douleurs à la
suite des coups assénés, mais
plutôt celle-ci : « Qu’il quitte le
domicile. Qu’il libère les lieux ! ».
Et l’avocate de s’écrier : « C’est à
croire que nous sommes ici pour
un conflit foncier, et que le fils
occupe illégalement les lieux
appartenant au papa. C’est dans
la foulée qu’elle soulève l’âge du
père-victime, on ne sait plus de
quoi. « La loi doit être respectée.
C’est le harcèlement du père qui
a été à la base de ce drame. Le
tribunal saura trancher. »
Maître Aït Boudjemaâ ne
s’est pas excusé pour avoir
agressé mentalement le père
« car, dit-il, « rien ne nous dit,
M.
même prouve, que le fiston a
réellement agressé son tuteur.
Pourquoi ne veut-on pas croire
l’inculpé ? Pourquoi ne retient-on
pas le fait que le papa veut chasser le fils ?
L’ŒIL
G Vendredi 7 février 2014. Blida. Salles
d’audience de la cour quasi visitées vingt
minutes avant l’opération de vote pour avoir le
nouveau conseil de l’Ordre dont le bâtonnier
sortant n’est autre que Maître Yahia
Bouamama avec mandats consécutifs.
Mandats ! Voilà le premier prétexte qu’a brandi
Maître Djamel Boulfrad lors de l’assemblée
générale du 21 janvier 2014.
« Il a promis de transmettre le flambeau aux
jeunes dès la fin du 1er mandat ! » peste
l’avocat prétendant à l’alternance. Et depuis
que le bâtonnier sortant avait appris que son
compagnon de route durant les mandats avait
pris la résolution de le déloger, les relations se
gâtèrent entre les deux avocats, les deux
hommes, les deux ex-colistiers. Les petites
phrases commencèrent à naître. Les avocats,
eux, depuis Chéraga à Sidi Lakhdar et de
Larbaâ à Ténès en passant par Chlef, Rouina,
Cherchell, Tipasa, Hadjout, Koléa El Affroun,
Blida, Boufarik, El Attaf, Aïn Defla, Khemis et
Miliana, Djelida, Djendel, Boukadir, Birtouta,
Bouinan…avec à Koléa, Maître Salim Selma
et Maître Hatem Berriche candidats en solo
tout comme tous les candidats qui ont opté
pour le solo entrent avec le sourire sans
arrière-pensée, sans trop se poser de
questions, ont décidé de choisir leur camp bien
longtemps avant l’assemblée générale du 21
janvier 2014 qui a laissé des traces autour des
animosités nées depuis le dévalement de la
plaine du Chellif, notamment des « hordes –
bouamamiennes » qui noyèrent ce jour-là les
troupes pas encore bien préparées, les
«troupes» boulefradiennes « prêtes à une
puissante résistance ». Vendredi donc, de très
bonne heure, nous rencontrâmes, coup sur
coup, Maître Ferhat Antar, Maître Ouali Laceb,
Maître M’hamed Chemlel, Maître Ourar,
Abdenour Aït Boudjemaâ, Maître Abdelaziz,
Medjouba, Maître Nassima Aïd (candidate,
appartenance côté bâtonnier), Maître Toufik
Chachou qui fête cette journée sous le double
signe : des élections et le mariage de sa sœur
orpheline depuis seulement quelques
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
Nous constatons ici que battre un ascendant est plus qu’un
délit, pire qu’un crime : C’est une
honte ! un scandale qui éclabousse la famille dont les membres n’ont pas pu éduquer conve-
nablement leurs progénitures. La loi a beau être
rude, sévère, et les
magistrats rugueux, très
près de la « punition
morale », l’emprisonnement n’a jamais éduqué
quiconque. »
Dans cette affaire, les
deux, voire les trois avocats constitués avaient
plutôt l’air dubitatif, car
chacun d’eux, depuis
Maître Benarbia Jr à
Maître Omar Abdenour Aït
Boudjemaâ, en passant
par l’élégante Maître
Naouel Amroune, avaient
longtemps cherché une
stratégie pour obtenir ce
que chaque partie voulait.
Et pourtant, le papa
voulait exclure son enfant
du domicile et Nassima
Saâda, la présidente s’était fâchée. « Monsieur,
écoutez bien. Vous n’avez
pas et je précise peut-être
pas éduqué votre enfant
comme il se doit et vous
venez ici demander à
l’Etat de ne plus vouloir du
gosse que vous aviez
conçu, prénommé, cajolé,
aimé etc…C’est inacceptable comme demande ! »
siffle la juge qui prend
acte des demandes de la
représentante du parquet,
Lamia Zerdoumi qui a
réclamé un an ferme.
Le papa gonfle ses
joues et pour la première
fois, il s’est rendu compte
des dégâts qu’il a causés,
en
déposant
plainte
contre son « bébé » et comme
pour le réveiller, elle annonce la
date de l’énoncé du verdict sous
huitaine, donc Salah restera
encore en taule une semaine !
A. T.
AU PALAIS
Le bâtonnier Benchabane prend la parole pour
apporter des éclaircissements aux avocats en
colère. Maître Khaled Sellam, Maître El Hadi
Labidi, Maître Moussa suivent les assurances
du président de la commission de surveillance
des élections et Maître Farid Bendjed trouve
ces pratiques honteuses. Et à trois reprises, il
s’écrie en sanglotant « c’est une honte ! ». Le
ton monte. Les partisans de Maître Boulfrad se
disent outrés de voir des caméras accrochées
dans la salle du vote : Premier couac, ! Le
deuxième couac et donc dernier rude couac
est le problème des procurations. « 720
procurations attendent sur le bord de la route
menant à leur victoire comme d’avance »,
s’offusque Maître Ouali Laceb debout aux
côtés de Maître Rabah Kerboui.
Maître Oussemer proteste plus violemment
lorsque un avocat traite Maître Mayouni de
Ahmar El Aïn (Tipasa) de… « videur » au vu
de cette véritable armoire à glace
sympathique, mais blessée par le patronyme
inadéquat utilisé. Maître Omar Benkabouya ne
comprend rien… Maître Ahmed Bouchiba est
partout… Maître Oukebdane est scandalisé
tout comme Maître Lourari est, lui, triste après
le décès de deux de ses confrères de Koléa,
Maître Abdelhak Gherrous, un des premiers
avocats de l’Indépendance et Maître Dalel qui
a succombé à un arrêt cardiaque. Maître
Fadéla Oukal déplore. C’est à ce moment-là
qu’un léger mouvement de foule eut lieu dans
la salle où le bon vieux bâtonnier Benchabane
animé d’une tolérance sans égal avait senti le
« roussi ». Il y eut cette histoire de caméras
accrochées dans la salle d’audience que le
bâtonnier sortant et solide candidat avait prévu
la présence dans un souci de transparence
simple et éloquente. Rien n’y fit. On exigea
leur enlèvement et la commission cédera
avant la prière du vendredi. De retour de la
mosquée, les hostilités reprirent de plus belle.
Maître Issam Kassoul salue tout le monde…
Les fans du bâtonnier fort nombreux et
patients sont… immobiles et ne veulent
aucunement d’un arrêt du processus électoral.
semaines : « Je suis heureux que ma sœur
n’ait pas été meurtrie par l’absence de notre
valeureux père» confie l’avocat d’Oued El
Alleug, devant ses confères, Maître
Mohammed Aied, Maître Nabil Benouaret
d’obédience « cavaliers solitaires » tout
comme le paternel Maître Chabi Benouaret qui
racontait la dernière face à Maître Mustapha
Ezzeraïmi, Maître Haoua, Henni Lahaouari,
Maître Mohamed Khechna, Maître Moussaoui,
Maître Moussa, Maitre Sid-Oumou, Maître
Razika Dekouka, Maître Mehdi Nouas, Maître
Embarek, Maître Dechicha, Maître Aïcha
Braïkia, Maître Khalida Hadj-Ammar, Maître
Naziha Abidat, Maître Farid Nachef, Maître
Ahmed Guelaz, Maître Bakhti Azzaz, Maître
Mohamed Aïchouche, toujours aussi tranchant
dans la critique…autour de la gestion en tout.
Vers les 9h15, il y a du monde. Beaucoup de
monde. Il y a même des avocats des cours
environnantes et voisines. Nous rencontrons
même les magistrats de Blida de permanence.
Le bâtonnnier serre les mains. Maître Boulfrad,
lui, sert des bises. Maître Amine Morsli flanqué
de Maître Amina Issaâd elle-même côtoyant
Maître Hayet Kadi debout à deux mètres de
Maître Azzedine Gasmi, Maître Redouane
Nouas et son cadet Maître Abdelghani Nouas
debout à la droite de Maître Malek Kouribech
qui aperçoit au loin la silhouette du bâtonnier
M.F. Ksentini accompagné des bâtonniers
Abdelkader Brahimi Benchabane discutant
autour du énième renvoi du procès « Naftal »
en appel… 8h40. Maître Boulfrad entre dans la
salle où le scrutin allait se tenir pour
condamner vigoureusement l’emplacement de
caméras de surveillance, outre un rugueux
service d’ordre qualifié par certaines robes
noires de « sévère ». Maître Ghettas et sa fille
Maître Fatima Ghettas entrent la mine réjouie
par l’événement. Maître Ilhem Bennour arrive
de Koléa en qualité de candidate libre. La liste
des dépassements achevés devant un
Bouchiba Ahmed inquiet, un Réda Bekat et
Maître Kamel Djaout décidé, les
applaudissements claquent.
9
Maître Chérif Lakhlef, Maître Nadir Lakhdari,
Maître Ahmed Fadel et Maître Abdelaziz
Cherfouh arrivent un à un deux heures avant
le passage de Maître Mohamed Salah Annane
flanqué du « ouissem » de l’ALN-FLN venu
encourager les troupes en place pour un
scrutin serein. Constatant de l’électricité en
l’air, Maître Cherfouh a dit sa joie d’apprendre
que Achour Hadj Telli venait d’être réélu à la
Fédération Ugta : « Il a tellement fait pour ce
secteur, qu’il mérite largement d’avoir la
confiance des travailleurs. » Les membres de
la commission de surveillance, eux, sont
découragés surtout après le bref pugilat qui a
meurtri le bâtonnier Benchabane qui a
pressenti que ces élections n’auront pas lieu,
en tout cas pas ce jeudi 7 février 2014. Cinq
membres se retirèrent et c’est l’implosion. Au
sous-sol, le bâtonnier a du mal à convaincre
les huissiers à noter ceux qui des
« perturbateurs » s’aventuraient à empêcher le
vote. C’est franchement la pagaille. On
gesticule, on crie, on tape des mains, on siffle,
on hurle, on insulte, on…blasphème (un
vendredi !), on supplie. Les femmes sont
débordées. Maître Samira Boulahiya, Maître
Amel Zouaoui, Maître Naouel Hamroune sont
dépitées. Maître Hadj Rachid Morsli qui vient
de la mosquée, récite la chahada et s’enfonce
dans la foule que vient de quitter Maîte Ahmed
Mansour Kessenti bouleversé par le spectacle.
Le bâtonnier est abattu, mais debout. Son
adversaire Maître Boulfrad a l’œil vif. Maître
Ferhat Antar est déçu. Les sages reviennent
en scène. Le bâtonnier Benchabane lit à
contrecœur la décision de renvoyer à une date
ultérieure les élections, le temps que tout
rentre dans l’ordre et que le désordre soit mis
sous mandat de dépôt pour entrée
clandestine. Les centaines d’avocats évacuent
la cour où les dizaines de policiers debout
depuis 7h du matin n’ont pas eu
heureusement à entrer dans la danse, une
danse pour le pouvoir…syndical !
A. T.
L’Actualité
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES TRANSFORMÉS EN LOGEMENTS
Quand les écoles deviennent des dortoirs
TOUTES LES WILAYAS du pays connaissent cette situation en raison de différentes catastrophes qu’a connues le pays
et autres circonstances.
ans plusieurs commu nes de la wilaya d’Alger,
des écoles ont été
transformées en logements,
créant un véritable casse-tête
pour les présidents d’APC,
d’autant que des îlots d’habitation sont nés dans certains de
ces établissements scolaires.
En réalité, le phénomène n’est
pas spécifique à la wilaya
d’Alger. Toutes les wilayas du
pays connaissent la même
situation en raison de différentes catastrophes et autre circonstances qui, à un moment
donné, nécessitaient un relogement d’urgence. Mais en
Algérie le provisoire dure.
Les présidents d’APC d’El
Mouradia et El Madania s’arrachent les cheveux : « Il est difficile de maintenir en bon état
les établissements scolaires avec
la présence, depuis des années,
de familles d’anciens directeurs
et enseignants dans les logements de fonction et les classes. » Ils ont expliqué cette
situation à la commission de
l’éducation de l’Assemblée
populaire de wilaya (APW), qui
a mené une enquête sur la
situation du secteur dans la
wilaya d’Alger, que la trop longue présence de ces familles
dans ces logements « prive les
directeurs d’école des logements de fonction et constitue
une charge supplémentaire
pour l’établissement qui leur
assure gratuitement, l’eau, l’électricité et le gaz ». Ils ont
demandé aux responsables de
la wilaya d’Alger de trouver
une «solution définitive» à ce
problème. Ainsi, 20 familles
occupent des logements et des
salles de classe dans les écoles
de la commune d’El Mouradia,
qui compte huit écoles primaires, trois CEM et un lycée. Ces
familles logent actuellement
dans les écoles Djillali Djidar,
El Ghazali et Hamaïzi El Amri,
selon les déclarations du président de l’APC d’El Mouradia,
Mourad Sameur, aux membres
de la commission de l’APW
d’Alger. Une ancienne directrice d’école occupe le logement
de fonction de
l’école de
Hamaïzi El Amri, auquel a été
ajouté la cantine scolaire.
D
20 familles occupent des logements et des salles de classe dans les écoles de la commune d’El Mouradia
A l’école Djilali Djidar, onze
familles occupent pratiquement tout le premier étage de
l’établissement. La directrice
de cette école a demandé à ce
que des compteurs individuels
soient placés pour que les différentes charges (eau, électricité,
gaz) n’incombent pas à l’école.
Mais, c’est à l’école cheikh
Bouamama
(ex-Descartes),
que le problème est le plus
important.
Toute la famille
en classe
Selon le président de la commune d’El Mouradia, 43
familles occupent depuis plusieurs années les logements de
fonction et les salles de classes
de cet établissement scolaire,
réputé parmi les meilleurs du
pays par la qualité de l’enseignement qui y est prodigué.
«C’est tout un quartier», qui a
émergé dans cet établissement,
affirme M. Sabeur. «Depuis
une semaine, nous alimentons
le lycée Bouamama en eau potable par citerne. Le service des
eaux lui ont coupé l’alimentation pour factures impayées
d’un montant de 1,43 million
de DA, représentant un passif
de deux ans»,a indiqué M.
Sameur. L’établissement qui
dispose d’un lycée, d’un CEM
et d’une école primaire, n’arrive plus à couvrir ses dépenses
pour l’AEP à cause de la charge
que lui impose ce «quartier», at-il ajouté. Le problème de
logements de fonction et de
classes occupées par des directeurs à la retraite ou leurs
enfants, se pose également
dans la commune voisine d’El
Madania. «J’ai 12e écoles primaires à El Madania, dont 11e
connaissent ce problème de la
présence des familles d’anciens
directeurs ou d’enseignants», a
expliqué, à l’APS, la présidente
de l’APC, Habiba Bensalem.
Mme Bensalem a précisé qu’un
recensement est en cours pour
connaître le nombre exact de
ces familles. Trois classes ont
été transformées en logements
à l’école El Djahidh 1 et deux
familles occupent également le
logement de fonction de l’école
Ali Medjbara. Même problème
également dans certains établissements de la commune
d’Alger-Centre.
A
l’ouest
d’Alger, dans la commune
de Hammamet (ex-Bains-
10
Romains), même spectacle
désolant de classes transformées en logements.
L’APW d’Alger
dans l’embarras
A l’école du 1er-Novembre
1954, une dizaine de classes ont
été transformées en habitations, provoquant de fait la
surcharge dans les autres classes de l’école, selon le directeur
de
cet
établissement.
« Plusieurs classes sont occupées par d’anciens enseignants
et leurs familles depuis des
années. La cantine sert de logement à un ancien directeur
(d’école). D’autres ont construit
des baraques dans l’enceinte de
l’établissement », a-t-il ajouté.
« Je suis nouveau ici. Lors de
mon installation, il y a une
année, j’ai trouvé la situation
en l’état. J’ai adressé des correspondances à toutes les parties concernées, à l’APC, la
wilaya déléguée de Chéraga, la
wilaya et la direction de l’éducation d’Alger -Ouest. Sans
résultat », a-t-il affirmé aux
membres de la commission de
l’APW. Selon un élu à l’APC de
Hammamet interrogé par
l’APS, la situation de cet établissement scolaire a fait l’objet
d’un dossier qui a été transmis
à la justice. « On ne peut rien
faire sans une décision de justice », a-t-il dit. Dans la même
commune, la délégation de
l’APW a enregistré l’absence
de cantine à l’école de la forêt
de Baïnem. Motif: celle-ci a été
tout simplement « reconfigurée » en logement au profit de
la directrice.’ « L’Académie
(d’Alger) m’a logée dans la cantine depuis dix ans, parce que
le logement de fonction de l’établissement est occupé par une
personne qui ne veut pas remettre les clés et quitter les lieux.
J’ai informé toutes les autorités, personne n’a réagi »,
explique la directrice quant aux
raisons qui l’ont amenée à se
loger dans la cantine. Même
scénario au CEM MohamedRacim de Hammamet où deux
familles squattent la cantine
de l’établissement, la rendant
inutilisable. Dans la commune
de Aïn Bénian, les élus de
l’APW d’Alger ont également
appris que des familles continuent d’occuper des logements
au lycée Ourida Meddad, évacué de ses élèves depuis cinq
ans à cause des risques d’effondrement. La décision finale sur
le devenir de cet établissement
délabré n’est toujours pas
prise, l’APC de Aïn Bénian privilégiant sa restauration, alors
que le wali délégué de Chéraga
veut le reconstruire. Mais, dans
les deux cas, « l’évacuation des
familles est nécessaire avant
d’engager des travaux »,
indique t-on. « Il n’y a aucune
coordination entre les différents
intervenants (ministère, APC,
wilaya, daïra, etc.) dans la gestion des écoles. Personne ne veut
assumer ses responsabilités », a
indiqué le chef de la délégation
de l’APW d’Alger. Annonçant
qu’une enquête est en cours, le
directeur de l’éducation par
intérim de la circonscription
d’Alger-Centre,
Beldjilali
Khodja, a averti que « les directeurs et les enseignants, qui
avaient bénéficié du relogement
mais
qui ont laissé leurs
enfants dans les logements de
fonction doivent sortir ».
Sports
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
DÉPLACEMENT DES
SUPPORTEURS AU BRÉSIL
EN PRÉVISION DU MATCH AMICAL CONTRE LA SLOVÉNIE
Déjà 1 200
places
vendues
Halilhodzic relance sa prospection
L’opération de vente
des places pour le déplacement des 2 000 supporteurs algériens au Brésil
pour soutenir les Verts au
Mondial 2014, entamée
jeudi, s’est poursuivit hier
« dans les meilleures
conditions », à Travers les
34 agences du Tourisme
Club Algérie (TVA), a affirmé le directeur général du
TVA,
Tahar
Sahri.
« L’opération des inscriptions se poursuit dans les
meilleures conditions, et
dans un cadre agréable.
Pour la journée de jeudi, il
y a eu 600 inscrits. Samedi,
il ya eu le même nombre
ou même plus, je ne suis
pas en mesure de dévoiler
le chiffre exact. Une chose
est sûre, l’opération va se
poursuivre jusqu’à épuisement du quota », a indiqué
le premier responsable du
TVA. 2 000 places ont été
réservées pour les supporters désireux soutenir les
Verts au pays de la Samba.
Les fans pourront choisir
entre trois formules, dont
les tarifs varient en fonction de la catégorie de l’hôtel choisi, ainsi que le
moyen de transport (bus
ou avion) pour se déplacer
vers les villes où les
coéquipiers de Sofiane
Feghouli joueront leurs
matchs. La première formule (1 250 places)
concerne les hôtels de
catégorie 3 étoiles et dont
le coût global est de
350 000 dinars. La seconde
(600 places) dont le prix
est de 450 000 dinars est
réservée aux personne
désirant être logés dans
un hôtel 4 étoiles, alors
que
la
troisième
(150 places) concerne les
hôtels 5 étoiles pour une
somme de 750 000 DA.
« Selon les échos qui me
sont parvenus, certains
supporteurs se sont vu
signifier qu’ils devront
ramener leur passeport
pour finaliser la procédure
d’inscription, c’est une
condition sine qua non »,
a-t-il ajouté. Les formules
proposées ne couvrent
que les trois premiers
matchs des Verts qui
représentent la phase des
poules du Mondial 2014,
d’une durée de séjour « de
16 à 17 jours, mais si
l’Equipe nationale arrive à
se qualifier au second tour,
les supporters n’auront
à débourser aucun centime ».
Versée dans le groupe
H, l’équipe algérienne,
qualifiée au Mondial pour
la deuxième fois de suite et
la quatrième dans son histoire, entamera la compétition le 17 juin face à la
Belgique au stade de Belo
Horizonte, avant de croiser
le fer avec la Corée du Sud,
le 22 juin à Porto Alegre,
puis la Russie, le 26 juin
à Curitiba.
Vahid compte bien préparer ce premier match amical contre la Slovénie le 5 mars au stade Tchaker
de Blida avec les joueurs actuellement en forme en attendant les deux autres joutes amicales.
SAÏD MEKKI
lors que le dernier adversaire des Verts en amical dans
le programme de la sélection
algérienne n’est pas encore connu,
le coach Vahid Halilhodzic est en
train de préparer le premier match
de 2014, prévu le 5 mars prochain
au stade Tchaker de Blida, face à la
Slovénie. Et il est donc tout à fait
évident que la priorité pour le sélectionneur des Verts, aujourd’hui, est
le choix des joueurs devant participer à cette rencontre amicale contre ses redoutables et difficiles
Slovènes.
D’ailleurs, le coach Vahid n’a
pas attendu sa première réunion
avec le président de la FAF pour la
prospection et le suivi des joueurs
avant cette première joute amicale,
puisqu’il avait assisté dès son
retour à Alger, il y a une semaine,
après deux mois de vacances, en
assistant au clasico USMA-JSK. En
effet, au début de ce mois de février,
Halilhodzic a suivi au stade OmarHamadi (Bologhine) la prestation
des nombreux internationaux algériens et d’autres potentiels renforts, qui évoluent à l’USM Alger et
la JS Kabylie. En plus de Hocine El
Orfi, Hamza Koudri et d’autres
joueurs usmistes, le driver des
Verts s’est intéressé au jeune défenseur central kabyle, Djamel
Benlamri, et son coéquipier, Malik
Asselah, que l’on annonce comme
étant éventuellement présents dans
sa prochaine liste.
Par ailleurs, Zinedine Ferhat
avait alors séduit coach Vahid, lors
de ce clasico. Mieux encore, Ferhat
a été l’homme du match. Pour le
joueur, il est très clair en déclarant
«je ne sais pas s’il est venu me
superviser, mais j’espère l’avoir
A
Coach Vahid compte élargir son champ de vision
convaincu. Ce serait un honneur
pour moi de porter le maillot de
l’EN, même si je suis pleinement
concentré sur mon équipe qui est
leader de la Ligue 1». Samedi dernier, coach Vahid a récidivé avec la
JSK en étant dans les tribunes du
stade du 1er-Novembre où il avait
suivi les prestations d’autres
joueurs dans le match ayant opposé
la JSK au CRB Aïn Fakroun.
Pendant ce temps, les deux
adjoints de Vahid, Tasfaout et
Korichi ont aussi été chargés de
suivre l’évolution des autres éléments aussi bien en Algérie qu’en
dehors du pays. Les tournées des
membres du staff technique des
Verts se poursuit donc aussi bien en
Algérie qu’en Europe avant d’arrêter sa liste finale pour ce match
amical contre la Slovénie. Aux dernières nouvelles cette liste devrait
être publiée mardi prochain.
Ainsi, samedi, Vahid avait certainement vu à l’œuvre les joueurs
de la JSK, dont Benlamri en attendant de se pencher sur les
Boudebouz, Belaïli et enfin, le plus
attendu pour le moment Bentaleb
avec lequel, il devrait avoir un
tête-à-tête… Ainsi, Vahid compte
bien préparer ce premier match
amical contre la Slovénie le 5 mars
au stade Mustapha-Tchaker de
Blida avec les joueurs actuellement
en forme, en attendant les deux
autres rencontres amicales également.
La sélection algérienne affrontera son homologue de Roumanie le
4 juin 2014 à Genève (Suisse), dans
le cadre de la préparation des Verts
à la Coupe du Monde 2014 au
Brésil. D’autre part, les contacts se
poursuivent pour l’organisation
d’un autre match amical en Algérie
S. M.
le 31 mai prochain.
TITULAIRE LORS DU SUCCÈS CONTRE MILAN AC
Ghoulam gagne des galons à Naples
Pour sa première véritable titularisation, Faouzi aura fait un bon match, sans qu’il ne soit
tellement sollicité. Naples s’impose 3-1 et tient bien sa troisième place.
e défenseur algérien Faouzi Gh oulam,
fraîchement arrivé à Naples, a été titularisé pour la première fois avec le club du
Sud italien avant-hier soir lors de la réception du
Milan
AC
(victoire 3-1) en match comptant pour la 23e
journée du championnat de Série A. Ghoulam
(23 ans), signataire d’un contrat de quatre ans et
demi avec Naples, en provenance de l’AS SaintEtienne, a réussi à tirer son épingle du jeu dans
ce rendez-vous qu’il a disputé dans son intégralité. Pour sa première véritable titularisation,
Faouzi aura fait un bon match, sans qu’il ne soit
tellement sollicité.
Naples s’impose 3-1 et tient bien sa troisième
place. Sa première mi-temps fut très calme, avec
L
peu de tâches défensives mais aussi peu montées
balle au pied. Les rares fois où il a dépassé la
ligne médiane, ce fut pour remettre des ballons
latéralement.
En seconde période avec l’entrée en jeu de
Kaka et Montolivo, il a eu plusieurs interventions défensives dont il s’est plutôt bien acquitté.
Il a par contre eu la charge de tirer les corners
côté droit, soit quatre au total et un coup-franc
plein axe, qui a été mal exécuté. On sent qu’il
commence à prendre ses marques petit à petit,
avec un jeu assez différent de celui de SaintEtienne où son pied gauche était beaucoup plus
recherché pour des centres.
Mercredi dernier, il avait fait sa deuxième
apparition sous les couleurs de sa nouvelle équi-
FC VALENCE
UDINESE
Feghouli buteur contre Bétis Séville
L’international algé rien Sofiane Feghouli a
confirmé avant-hier sa
grande forme du moment
en réalisant une partie
pleine
avec
Valence
contre le Bétis Séville (50) en championnat avec à
la clé un joli troisième
but. Une semaine après
la grande prestation contre le Barça de Lionel
Messi au camp Nou, le
milieu offensif algérien a montré
toute sa classe face à la lanterne
rouge du championnat d’Espagne
de première division.
Feghouli est impliqué sur le
second but de Valence inscrit par
pe, battue sur le terrain de l’AS Rome (3-2), en
demi-finale aller de la coupe d’Italie. Le latéral
gauche des Verts a été incorporé à la 24e minute
de la partie en remplacement de son coéquipier,
Federico Fernandez, sorti sur blessure.
Ghoulam a fait son baptême de feu avec
Naples la semaine dernière. Son équipe avait
lourdement chuté sur le terrain de l’Atalanta
Bergame (3-0), lors de la 22e journée du championnat. Le défenseur algérien a pris part au dernier quart d’heure de cette rencontre. Au classement de la Série A, la formation de Naples, dirigée par le technicien espagnol, Rafael Benitez,
pointe à la 3e place avec 47 points, à douze longueurs du leader, Juventus de Turin, qui compte
un match en moins.
Alcacer (44) avant de
participer personnellement au festival offensif
de son équipe en marquant le troisième but
de la rencontre et son
troisième de la saison.
Très entreprenant sur
le
flanc
gauche,
Feghouli a disputé toute
la partie à la grande joie
des supporters du stade
du Mestalla.
A la faveur de cette victoire,
Valence rejoint provisoirement le
FC Séville à la 7e place avec 31
points, tandis que le Bétis Séville
reste scotché à la dernière place
avec 14 points.
11
Yebda fait de bons débuts
Prêté cet hiver à
l’ Udin ese par Grenade,
club de la même écurie
(appartenant tous deux à
la famille Pozzi), Hassan
Yebda a débuté avanthier avec le club frioulan.
Titularisé dans l’axe du
milieu de terrain à la
place de Pereyra, l’international algérien a réussi
son retour en Série A, lui
qui avait évolué dans ce
championnat avec le Napoli. Plus à
l’aise et dans son élément en Italie
dans une compétition qui lui correspond plus que l’espagnole, Yebda
a livré un match plein, avec un bon
volume de jeu.
L’Udinese s’est largement imposée face au
Chievo (3-0).
Son
entraîneur
Francisco Guidolin s’est
d’ailleurs montré satisfait par les débuts de sa
recrue. « Il nous a donné
un coup de main et il le
fera encore. C’est plus
facile de débuter pour un
joueur
expérimenté
comme lui, qui est habitué à cette compétition », a-t-il
déclaré
après
la
rencontre.
Contrairement à Grenade où il
jouait souvent sur les côtés, il a tenu
strictement l’axe du milieu de terrain dans la zone défensive.
Sports
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
USM ALGER
TRANSFERT DE
BOUNEDJAH À L’ES SAHEL
L’USMH menace de
recourir à la FIFA
La direction de l’USM El Harrach
a menacé de recourir à la
Fédération internationale de
football (FIFA) pour obtenir la
deuxième tranche de son dû
relatif au transfert de son exattaquant, Baghdad Bounedjah,
vers l’ES Sahel, a-t-on appris
hier auprès du club banlieusard.
La formation tunisienne s’était
engagée à payer la deuxième et
dernière tranche de la somme de
la transaction (50.000 euros) en
décembre dernier, mais elle n’a
pas encore honoré son
engagement, selon la même
source. Le nouveau président de
la société sportive pas actions
(SSA), Djaâfar Bouslimani, qui
devrait être installé officiellement
dans ses nouvelles fonctions
mercredi prochain, envisage de
prendre les mesures qui
s’imposent pour que son club
« soit rétabli dans ses droits »,
ajoute-t-on de même source.
L’USMH, en bute à des
problèmes financiers énormes, a
plus que jamais besoin d’entrée
d’argent dans les meilleurs
délais, d’où l’insistance de son
nouveau président auprès des
Tunisiens pour le paiement de la
dernière tranche de la lettre de
libération de Bounedjah. Il a
inscrit jusque-là six réalisations
qui lui permettent d’occuper les
premières places au classement
des meilleurs buteurs du
championnat de Ligue 1
tunisienne. Le joueur de 23 ans
vient de retrouver la compétition
après avoir purgé une
suspension de six matchs.
Soustara cale à Bordj Bou Arréridj
Le fait d’être rentrés de la capitale des Bibans avec un match nul, les coéquipiers de Gasmi
seront davantage sous la pression le week-end prochain en accueillant l’USMH.
BACHIR BOUTEBINA
es Rouge et Noir de Soustara
sont finalement revenus de
Bordj Bou Arréridj avec le
strict minimum, samedi dernier
face aux Criquets du CABBA. Un
piètre zéro à zéro qui permet
aujourd’hui aux coéquipiers de
Ferhat de rester en tête du classement, en compagnie de l’ES Sétif.
Mais avant-hier après-midi, les gars
de Soustara ont longtemps joué
avec le feu face à l’actuelle lanterne
rouge qui joue pratiquement sa survie en Ligue 1 et qui aurait pu arriver à ses fins contre le club algérois.
Il est vrai que les protégés du coach
Hubert Velud se sont procuré plusieurs occasions franches en
attaque, notamment par le biais de
Fahem Bouazza et autres Ziaya et
Benmoussa.
Les Rouge et Noir de la capitale
ont même failli trouver la faille à
cinq minutes de la fin de la rencontre, par l’entremise de Ferhat.
Toutefois, les camarades de
Khoualed ont souvent tremblé en
défense, devant des Bordjis qui ont
parfois joué de malchance devant
une cage usmiste au sein de laquelle le retour du portier international
Mohamed Lamine Zemmamouche,
a certainement évité le pire à la formation algéroise. Certes, les gars de
Soustara sont toujours invaincus,
mais à Bordj les coéquipiers de
Bouchama, l’autre revenant dans le
onze habituel, ont réellement failli
laissé des plumes du côté de BBA.
L
Les Bordjis, qui restent à ce jour
le seul club a avoir battu en déplacement l’USM Alger, se sont de
nouveau fait un point d’honneur
pour tenter de récidiver chez eux et
MC ALGER
LIGUE 1-18e JOURNÉE
Bouali défend ses
recrues étrangères
L’entraîneur du MC Alger, Foued
Bouali, a estimé qu’il faudrait
être « patients » avec les deux
recrues étrangères, le Kenyan
Edwin Lavatsa et l’Ivoirien
Stéphane Dibi, après leur
rendement mitigé lors de la
victoire à domicile face au MC
Oran (2-0), avant-hier pour le
compte de la 18e journée du
championnat de Ligue 1. « Je
l’avais déjà dit. Il faut donner du
temps à ces nouveaux joueurs
pour qu’ils s’adaptent au groupe
et à leur nouvel
environnement », a déclaré
Bouali. Lavatsa, qui a fait, à
cette occasion, sa première
apparition sous les couleurs des
Vert et Rouge de la capitale, a
été aligné d’entrée, avant de
céder sa place à Dibi à l’heure
de jeu. « Certes, Lavatsa n’a pas
donné le meilleur de lui-même
dans ce match, mais je reste
persuadé qu’il a beaucoup de
qualités qu’il va faire valoir au fil
des matchs », a-t-il expliqué. « Il
faut faire preuve de patience, car
un joueur au bout d’une heure
de jeu, n’est pas du tout
logique », a-t-il conseillé.
en présence d’un nombreux public,
pour faire chuter avant-hier l’un
des plus sérieux prétendants au
sacre final, toujours détenu par son
proche voisin sétifien.
Le troisième et dernier voyage
en date des Rouge et Noir dans les
Hauts-Plateaux, n’a nullement été
conforme aux véritables ambitions
de l’actuel leader du championnat.
En se contentant d’un petit point
seulement, devant un adversaire
bordjien qui a souvent mordu la
poussière chez lui, les protégés du
coach Velud ont laissé sur leur faim
les nombreux supporters usmistes
qui étaient présents en force, samedi dernier au stade du 20 Août. Il
est clair que les Rouge et Noir sont
désormais plus que jamais sous
pression.
Le fait d’être rentrés de la capitale des Bibans avec un match nul
et réellement frôlé la défaite, les
coéquipiers de Gasmi et consorts,
seront certainement davantage
sous pression le week-end prochain,
en accueillant l’USM El Harrach.
Des Harrachis capables de faire
trembler à leur tour, un leader
usmiste qui n’a pas réellement été à
la hauteur de son statut actuel.
Comme quoi, les Hauts-Plateaux de
l’Est ne réussissent point aux gars
de Soustara, même lorsque les
Rouge et Noir affrontent un
CABBA toujours en queue de classement. Hubert Velud continue
pour l’instant de driver un ténor
algérois qui n’a pas encore commis
le moindre faux pas, depuis l’arrivée à la tête de sa barre technique
de l’ex-coach de son plus dangereux
concurrent direct, en l’occurrence
l’ES Sétif. Mais avant-hier, le onze
usmiste a encore rendu hommage à
B. B.
son keeper n°1.
L’Entente rattrape le leader
En bas de tableau, c’est le statu quo après la défaite de la JSM Béjaïa qui reste bon dernier
avec 13 points, devancée d’un point par le CABBA et le CRBAF.
’ES Sétif, difficile vainqueur du CR
Belouizdad (1-0) a rejoint l’USM Alger,
tenue en échec par le CA Bordj Bou
Arréridj (0-0), en tête du classement du championnat professionnel de Ligue 1, lors de la
18e journée disputée ce week-end, et marquée
également par la victoire sur le fil de la JS
Kabylie contre le CRB Aïn Fekroun (1-0).
Les Sétifiens ont souffert pour engranger
les trois points de la victoire face au CR
Belouizdad (1-0).
Un seul but de l’ex- belouizdadi Boukria sur
balle arrêtée a permis aux protégés de Madoui de
signer leur 10ème victoire de la saison.
Avec ce succès, le troisième de rang, les partenaires de Madouni semblent oublier leur élimination amère en Coupe d’Algérie devant le CSC.
L’USM Alger de son côté, n’a pas réussi à
confirmer sa série de victoires en concédant le
point du match nul en déplacement face au CA
Bordj Bou Arréridj, qui n’a plus gagné depuis la
10e journée face au MC Alger (1-0).
La bonne opération de la journée est réalisée
par la JS Kabylie, le MC Alger et l’ASO Chlef,
lesquels se hissent à la troisième position à six
points des deux premiers, grâce à leurs succès
L
contre respectivement le CRB Aïn Fakroun (1-0),
le MC Oran (2-0) et la JSM Béjaia (2-1).
Le MC Alger s’est remis de sa déconvenue
face au CRBAF en dominant le MCO (2-0) grâce
à son buteur Hachoud sur coup franc, le 7ème de
la saison et un second de Bouguéche.
En revanche, le CS Constantine glisse à la
sixième place après sa défaite face au MO Béjaïa
(2-0) sur deux réalisations de Yettou (32, 37).
L’USM El Harrach poursuit sa marche en
avant en remportant sa seconde victoire en cette
phase retour en battant le RC Arba (2-1) dans un
match à rebondissements.
Menés à la marque sur une réalisation de
Bouguaroua (15), les Harrachis aidés par l’expulsion de Hadji, ont renversé la vapeur par Younès
(30) et Abeid (55).
Un succès qui permet à l’USMH de rejoindre
son adversaire du jour à la 6e place.
La JS Saoura a disposé pour sa part du MC El
Eulma (3-2) grâce notamment un doublé de
Hamzaoui et partage la 9e place avec son adversaire. En bas de tableau, c’est le statu quo après
la défaite de la JSM Béjaïa qui reste bon dernier
avec 13 points, devancé d’un point par le CABBA
et le CRBAF.
Résultats
ES Sétif - CR Belouizdad
CABB Arréridj - USM Alger
JS Saoura - MCE Eulma
USM Harrach - RC Arba
JS Kabylie - CRB Aïn Fakroun
MC Alger - MC Oran
MO Béjaïa - CS Constantine
ASO Chlef - JSM Béjaïa
1-0
0-0
3-2
2-1
1-0
2-0
2-0
2-1
Classement
1 . USM Alger
- . ES Sétif
3 . ASO Chlef
— . JS Kabylie
— . MC Alger
6 . CS Constantine
7 . RC Arba
— . USM El-Harrach
9 . MC El-Eulma
—. JS Saoura
11. MO Béjaïa
12. MC Oran
13. CR Belouizdad
14. CRB Aïn Fakroun
—. CABB Arréridj
16. JSM Béjaïa
J
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
Pts
36
36
30
30
30
28
26
26
25
25
21
19
18
14
14
13
ASO CHLEF
Les Chélifiens remontent sur le podium
EL BOUALI DJILALI
ainqueurs sur le score de deux buts à
un sur son terrain fétiche de
Boumezrag contre la lanterne rouge
de la JSM Béjaïa, les Chélifiens ont vite réagi
après leur défaite la semaine dernière face au
CR Belouizdad.
En effet, l’ASO a réalisé l’essentiel au
cours de ce match, car le plus important
étaient les trois points de la victoire contre
V
une équipe de Béjaïa mal en point qui a enregistré sa troisième défaite de suite et qui se
trouve dans une situation très délicate et
compliquée pour son avenir en Ligue 1.
Les camarades de Deham n’ont pas trouvé beaucoup de difficulté durant ce match et
ont dominé la partie dès son début en arrivant à ouvrir le score à la 15e minute du jeu
par le jeune Farhi.
En deuxième période, malgré les tentatives des camarades de Meddahi, les Chélifiens
ajouteront un second but par l’intermédiaire
de Messaoud qui a mis à l’abri l’équipe chélifienne, malgré la réduction du score par la
JSMB avec un penalty à 13 minutes de la fin
de la partie. De toute façon, la victoire de
l’ASO a été amplement méritée. Cette performance à domicile intervient au bon
moment, ce qui va remettre l’équipe en
confiance pour aborder la suite de son parcours sous de bons auspices. Cela arrange
aussi les affaires des protégés de Méziane
Ighil, puisque l’équipe se trouve maintenant
à la troisième place, en compagnie de la JSK
12
et le MCA à six points de la première place
occupée conjointement par l’ESS et l’USMA.
Pour espérer rester toujours en haut du
tableau, les Rouge et Blanc seront appelés à
faire preuve de régularité dans leurs résultats, afin de terminer la saison à une place
honorable. Pour garder cette marche par rapport aux équipes du podium, les coéquipiers
de Zaoui seront dans l’obligation de faire un
bon résultat la semaine prochaine contre le
nouveau promu du RC Arba en déplacement.
E. B.- D.
Sports
JS KABYLIE
MO BÉJAÏA
Adrar
satisfait
de ses
joueurs
Le président du MO
Béjaïa, Akli Adrar, s’est dit
hier « satisfait » de la réaction de ses joueurs qui ont
mis, la veille, un terme à
une série de trois défaites
de suite en l’emportant à
domicile face au CS
Constantine
(2-0)
en
match comptant pour la
18e journée du championnat
professionnel
de
Ligue 1.
« C’était le match à ne
pas rater. Il était temps
pour mes joueurs de se
ressaisir au risque de
s’engouffrer davantage
dans le bas du tableau.
Dieu merci, ils étaient à la
hauteur », a déclaré, tout
soulagé,
le
premier
responsable des Crabes.
Le président béjaoui
était mécontent de ses
capés avant cette partie.
Leur nette baisse de régime constatée depuis la fin
de la phase aller et qui
s’est traduite par trois
échecs de rang, a plongé
le club dans le doute.
Cette situation, qui allait
faire revenir les choses à
la case départ après des
efforts considérables pour
quitter la zone rouge, a
poussé le président des
Crabes à menacer ses
protégés de « sanctions
financières ».
« Mes menaces ont eu
pour effet de faire réagir
les joueurs. Ils ont réalisé
une bonne partie face à
une équipe de haut du
tableau. Cela nous pousse
ainsi à souffler un peu,
mais je reste persuadé
qu’un grand travail nous
attend encore en vue de la
suite du parcours. Le
maintien est loin d’être
assuré », a-t-il ajouté.
Le MOB a été le principal bénéficiaire de cette
18e journée vu que toutes
les autres équipes concernées par la course au
maintien ont perdu ou fait
match nul.
Les protégés de l’entraîneur,
Abdelkader
Amrani, se hissent désormais à la 11e place avec 21
points, devançant de sept
unités le premier relégable, le CRB Aïn Fekroun.
Par ailleurs, le président
de la formation de Yemma
Gouraya a fait savoir que
le problème de sa nouvelle recrue, le milieu de terrain malien, Soumaila
Sidibé, « n’est toujours
pas réglé ».
« On attend encore la
qualification de ce joueur
que
son
ex-club
(Olympique Bamako, Ndlr)
veut bloquer alors qu’il est
libre de tout engagement
envers cette équipe », a
encore expliqué le même
responsable.
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
Des Canaris en perte de couleur
Avec une ligne d’attaque qui continue d’être muette, le club kabyle manque sérieusement
d’atouts offensifs pour espérer arriver à ses fins.
BACHIR BOUTEBINA
u terme de leur match
livré à domicile, samedi
dernier face au CRB Aïn
Fakroun, rencontre qui entrait
dans le cadre du déroulement
de la 18ème journée du championnat professionnel de Ligue
1, les Canaris du Djurdjura ont
miraculeusement eu le dernier
mot contre leur très modeste
adversaire du jour (1-0). Une
fois de plus, c’est lors de l’ultime minute du temps additionnel, que les protégés de l’entraîneur Aït Djoudi sont arrivés à
leur fin, sous la forme d’un
penalty transformé par le
défenseur international Ali
Rial.
L’actuel capitaine d’équipe
du club phare de la ville des
Genêts a certainement évité à
son équipe une très sale fin de
rencontre, notamment à plusieurs de ses coéquipiers contre
lesquels les supporters de la JS
Kabylie, présents avant-hier au
stade du 1er-Novembre, ont
manifesté leur profond mécontentement. A l’image du nouveau attaquant libyen Zabiaâ,
l’équipe kabyle alignée face au
CRB Aïn Fakroun, a encore fait
preuve d’un nombre incroyable
de maladresses dans la surface
de vérité du nouveau promu
chaoui.
Les attaquants sur lesquels
a encore tablé Azzedine Aït
Djoudi ont encore failli dans le
dernier geste, à l’image du
Camerounais Albert Ebossé
dont le compteur est toujours
bloqué depuis l’entame de la
phase retour en cours. Avec six
buts inscrits à son actif, Ebossé
semble avoir subitement marqué le pas, au même titre que
l’ensemble de ses camarades de
l’attaque. Contre une équipe du
CRB Aïn Fakroun qui s’était
déplacée à Tizi Ouzou avec
l’ambition légitime de vendre
chèrement sa peau, au regard
A
Les camarades de Bencherifa ont perdu de leur aura
de son classement actuel en bas
du tableau, les Canaris kabyles
se sont finalement emmêlé les
pinceaux, notamment en seconde mi-temps. A force de multiplier les maladresses devant la
cage du CRB Aïn Fakroun, les
camarades de Yesli se sont mis
sous pression, en présence d’un
public encore sous la déception
du précédent match perdu à
Bologhine face à l’USM Alger.
Certes, cette victoire arrachée
dans la douleur par les coéquipiers de Sedkaoui leur permet
de remonter à la troisième
place, en compagnie du duo
MCA-ASO Chlef, pour revenir à
six points de l’USM Alger et
l’ES Sétif, les deux actuels
coleaders. Mais sur le vu de leur
dernière prestation fournie et
au terme de laquelle le prési-
dent Hannachi n’a pas caché
son profond mécontentement, il
devient très clair que les
Canaris n’ont nullement pour
l’instant l’étoffe d’un futur
champion. Avec une ligne d’attaque qui continue d’être muette, le club kabyle manque
sérieusement d’atouts offensifs,
pour espérer arriver à ses fins.
Le fait de s’imposer très difficilement à domicile, comme
cela avait été le cas face au RC
Arba (2-1), puis contraints au
partage des points par le MO
Béjaïa (0-0), avant de venir à
bout dans le temps additionnel
aux dépens du CRB Aïn
Fakroun, les protégés de l’entraîneur Aït Djoudi n’arrivent
même plus à s’imposer en
déplacement. Aujourd’hui, l’actuel entraîneur en chef de la JS
Kabylie, est persuadé que ses
joueurs sont de plus en plus
sous pression, et qu’ils sont désormais plus que jamais en quête
d’un répit sur le plan psychologique.
Une façon comme une autre
pour défendre son équipe, mais
Azzedine Aït Djoudi sait pertinemment qu’un ténor de la
trempe
des
Canaris
du
Djurdjura, ne peut pas se permettre de décevoir à chaque fois
ses nombreux inconditionnels.
Le match livré face au CRB
Aïn Fakroun, a certainement
montré les limites réelles de
certains joueurs, alors que la
saison est loin d’être terminée,
d’autant plus que les Canaris
sont toujours en course sur
deux fronts.
B. B.
CS CONSTANTINE
Un samedi terrible pour les Sanafir
Simondi, l’actuel coach du CSC, aura du pain sur la planche pour tenter de remettre
sur les rails ses troupes qui viennent d’essuyer deux échecs qu’il va falloir effacer rapidement.
a date du samedi 8 février 2014, s’est
transformée en une véritable jour née noire, le week-end dernier pour
les Sanafir du CS Constantine.
Pour cause, au terme du déroulement de
la 18ème journée du championnat professionnel de Ligue 1, les coéquipiers de l’exattaquant des Verts, en l’occurrence Yacine
Bezzaz ont chuté à Béjaïa face à une époustouflante équipe du MOB (0-2).
Des Crabes mobistes tout simplement
auteurs avant-hier soir d’une prestation
d’excellent niveau, avec à la clé un doublé
signé en première mi-temps par ce diable
de Yettou, deux coups de tête imparables
qui concluaient deux actions menées à
chaque fois avec l’art et la manière. Malgré
un portier clubiste des grands jours, en l’occurrence le gardien de but international Si
Mohamed Cédric, les Sanafir du CSC n’ont
jamais su prouver qu’ils étaient réellement
L
en mesure de répondre au plan de bataille
mis en place par l’entraîneur Abdelkader
Amrani. Devant des Crabes totalement portés vers l’offensive, les coéquipiers de
Maïza ont très vite été dépassés par le
tempo imposé par les camarades de
Berrahal, tout au long de la première période de jeu. Le bloc constantinois, pourtant
réputé pour sa solidité en défense et au
niveau du milieu de terrain, a pratiquement vacillé devant un football très vif qui
nous a parfois réconcilié avec le beau jeu.
Le portier Cédric avait beau multiplier
des arrêts miracles sur sa ligne de but, les
Sanafir de l’antique Cirta prenaient de
l’eau de partout, pour céder après la demiheure de jeu à deux reprises, en l’espace de
cinq minutes.
La citadelle constantinoise n’allait plus
pouvoir se relever par la suite, même si en
seconde période de jeu, les Sanafir allaient
13
tenter le tout pour le tout, pour revenir à
une rencontre que les Mobistes ont merveilleusement su gérer, face à un ténor
constantinois qui vient de perdre sa place
sur le podium. Sur le plan africain, le CS
Constantine a aussi perdu son autre pari,
en perdant le même jour à Niamey son
match aller de la coupe de la CAF, face aux
modestes Nigériens de Nijlak, sur le score
de deux buts à zéro. Simondi, l’actuel
coach des Sanafir, aura certainement du
pain sur la planche, pour tenter de remettre sur rails, un ténor qui vient d’essuyer
deux échecs qu’il va falloir coûte que coûte
effacer au cours des semaines à venir. Dans
le cas contraire, le CS Constantine aura
finalement perdu gros, le week-end dernier,
en attendant de se déplacer dans quelques
jours dans la capitale, quart de finale de la
coupe d’Algérie oblige.
B. B.
Sports
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
GRAND SLAM DE PARIS 2014 DE JUDO
Timide participation de l’Algérie
ITF JUNIORS
Pas de finale
pour Inès Ibbou
La joueuse de tennis
algérienne, Inès Ibbou, a été
éliminée en demi-finale du
tournoi international juniors
(ITF/ grade 2) à Hammamet
(Tunisie), après sa défaite
avant-hier face à l’Hongroise
Anna Bondar en deux sets
(6-4,7-5).
Lors de cette rencontre,
Ibbou, a pourtant dominé les
débats, mais sans pouvoir
conclure, devant une
hongroise (59e Mondiale)
plus réaliste.
La joueuse algérienne a
commis 39 fautes directes,
contre seulement 12 pour
son adversaire. Ibbou, qui
pointe à la 272e place au
classement mondial junior
ITF, avait pris part
récemment au tournoi
international de Sousse.
A la faveur des résultats
décrochés lors de ces deux
rendez-vous en terre
tunisienne, Ibbou gagne
plusieurs places au
classement ITF.
Elle devrait être aux
alentours de la 200ème place
aujourd’hui.
SUPER-DIVISION A
DE BASKET-BALL
Le GSP remporte
le Tournoi
d’excellence
Le GS Pétroliers a
remporté le tournoi
d’excellence du
championnat de SuperDivision de basket-ball
niveau (A), après sa
victoire face au CRB Dar
Beida sur le score de 79 à
69, avant-hier à Blida.
Dans l’autre match de la
journée, l’US Sétif s’est
imposée devant le CS
Constantine (87-85) après
prolongations, et termine le
tournoi à égalité avec le GS
Pétrolier (5 pts) qui
l’emporte tout de même
grâce au goal-average
particulier.
Les Pétroliers s’étaient
imposés devant les
Sétifiens (71-66) lors de la
première journée disputée
jeudi. Le GS Pétroliers
représentera l’Algérie au
prochain championnat
arabe des clubs prévu en
Arabie Saoudite (juin).
Résultats de la 3e journée :
CS Constantine - US Sétif
85-87 (après prolongation)
GS Pétroliers - CRB Dar Beida
79-69
Classement
1. GS Pétroliers
2. US Sétif
3. CRB Dar Beida
4. CS Constantine
Pts
5
5
4
4
J
3
3
3
3
Déja joués: jeudi (1re journée):
GS Pétroliers - US Sétif
71-66
CS Constantine - CRB Dar Beida
64-74
Vendredi (2e journée):
US Sétif - CRB Dar Beida
86-77
GS Pétroliers - CS Constantine
52-61.
Huit judokas algériens représentent l’ Équipe nationale au Grand Slam de Paris, six masculins
et deux chez les dames.
es judokates algériennes
Djazia Haddad et Meriem
Moussa,
qui
devaient
défendre les couleurs nationales
au Grand Slam de Paris, n’y prendront finalement pas part pour
« raison médicale », a-t-on appris
avant-hier auprès du staff technique de l’Equipe nationale.
« L’une comme l’autre ont ressenti des douleurs lors des entraînements, dues à des blessures qu’elles traînent depuis des mois. C’est
le staff médical qui a pris en toute
liberté cette décision, pour ne pas
aggraver leur cas, surtout dans un
tournoi d’une telle envergure », a
indiqué le Directeur des équipes
nationales, Abdenour Grioua.
Les athlètes algériennes n’auront pas fait inutilement le déplacement parisien puisqu’elles prendront part au stage qu’organise la
fédération française de judo du 10
au 13 février, et auquel participeront l’ensemble des athlètes ayant
pris part au Grand Slam. Elles
effectueront des combats, même
sans enjeu aucun, avec des athlètes de rang mondial. « Haddad et
Moussa, même déclarées forfaits
pour le Grand Slam, ne sont pas à
Paris comme touristes.
Nous les avions fait venir avec
initialement l’intention de les
faire participer au Grand Slam,
mais elles seront appelées à
contribution
d’une
autre
manière », a expliqué M.Grioua.
Huit judokas algériens représentent l’équipe nationale au Grand
Slam de Paris, six masculins et
deux chez les Dames. Ils avaient
effectué un début timide, au premier jour de la compétition, les
athlètes Houd Zourdani et Ahmed
Mohammedi, alignés dans la
même catégorie de poids (-66 kg),
L
La compétition a été marquée par la présence de grands champions du Monde
n’ayant pu franchir le seuil du
premier tour en s’inclinant
respectivement devant le Coréen
Jun-Ho Cho et le Russe Yakub
Shamilov. Même s’il concède que
ses athlètes ont été éliminés face à
de « grandes figure » de la discipline, le Directeur des équipes nationales (DEN), Abdenour Grioua,
ne s’expliquait pas la déconfiture
de Zourdani qui, selon lui, a fait
montre de « timidité » et de
« manque d’agressivité » sur le
tatami. « Nous étions confiants en
les capacités de Zourdani et c’est
pour ça qu’on y croyait vraiment.
Mais sa timidité lui a joué un
mauvais et, en judo, s’abstenir
d’attaquer pendant plusieurs
secondes ça se paie cash », a-t-il
indiqué. Selon le technicien national, ces deux défaites « prématurées » ne dévalorisent en rien les
athlètes algériens dont les chances
demeurent « intactes » pour se
qualifier aux Jeux Olympiques
2016 de Rio. Malgré sa défaite face
au Coréen, l’athlète Mohammedi
est toujours classé 35e dans sa
catégorie de poids. « Il essaiera de
se rattraper au tournoi de
Dusserldof (Allemagne), les 21, 22
et 23 février prochain, durant
lequel des points sont à glaner », a
fait savoir M. Grioua. Lors du
deuxième jour de la compétition
qui s’est déroulée hier, six autres
athlètes algériens ont fait leur
entrée en lice, quatre chez les
masculins et deux chez les féminins.
Il s’agit en l’occurrence de
Abderrahmane
Benamadi
(-90 kg),
Lyes
Bouyakoub
(-100 kg), Bilal Zouani (+100 kg),
et de Tayeb Mohammed Amine
(+100 kg). Chez les Dames, Sonia
Asselah (+78 kg) et Kaouthar
Ouallal (-78 kg) défendront les
couleurs nationales. Quelque 590
judokas (374 hommes et 216
dames) représentant 81 pays ont
effectué l’engagement préliminaire pour prendre part au 40e rendez-vous de Paris, homologué par
la Fédération internationale de
Judo.
CHAMPIONNAT RÉGIONAL DE BODY BUILDING
Les athlètes d’Oran et Béchar s’illustrent
Cette compétition, organisée par l’association sportive El-Nour d’Oran de body building et
power lifting, a mis en lice plus de 90 concurrents dans dix catégories.
es représentants d’Oran et Bechar se
sont illustrés au championnat régional
de body building, clôturé avant-hier à
la salle du cinéma El Feth d’Oran à l’issue de
deux jours de compétition.
Les athlètes oranais et bécharis ont imposé leur domination dans cette compétition,
qui s’est déroulée dans une bonne ambiance,
à laquelle assistait un public record. « Les
plus expérimentés se sont imposés », a déclaré l’ex-champion d’Oran des années 60, M.
Mebarek Mohamed, qui a jugé « le niveau
très bon ».
Cette compétition, organisée par l’association sportive El-Nour d’Oran de body buil-
L
ding et power lifting, a mis en lice plus de 90
concurrents dans dix catégories de poids de
moins de 60 kg à plus de 100 kg, représentant
les wilayas d’Ouargla, Bechar, Mascara,
Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Ain Témouchent et
Oran.
Les trois premiers de chaque catégorie
sont qualifiés pour la phase finale du championnat d’Algérie, prévue du 8 au 10 mai prochain à Milia. Au mois de mars prochain aura
lieu le open national de repêchage à
Constantine afin de permettre à certains athlètes de décrocher leur billet qualificatif à la
finale. « Les athlètes se sont donnés à fond. Il
y avait une très bonne organisation, mais ce
qui m’a le plus fait plaisir, c’est la grande
affluence. Cela prouve que ce sport a un
public en Algérie », a déclaré le président de
l’association El-Nour d’Oran, M. Zakaria
Belhadji. « Nous avons de plus en plus de
licenciés et le niveau de nos compétiteurs
s’est beaucoup amélioré se rapprochant des
standards internationaux », s’est il encore
félicité.
Le body building est en vogue à Oran
depuis plus d’une décennie drainant un
grand nombre de jeunes. Les salles de culturisme nombreuses dans la wilaya enregistrent chaque année de plus en plus d’adeptes
de cette discipline.
GESTION ET EXPLOITATION DES ENSEMBLES SPORTIFS
Journée d’étude aujourd’hui à Alger
a gestion et l’exploitation
des grands ensembles
sportifs sera au menu de
la journée d’étude qui sera animée, aujourd’hui, par plusieurs
experts en la matière, à la salle
des conférences du stade 5Juillet. Organisée par le ministère de la Jeunesse et des sports,
cette rencontre qui sera ouverte
par le ministre du secteur, M.
Mohamed Tahmi, intervient à la
veille de la réception de nou-
L
veaux projets infrastructurels en
Algérie. Elle sera suivie d’un
large débat. Plusieurs communications seront faites au cours de
cette journée d’étude, qui verra
la présence d’experts étrangers,
qui interviendront à tour de rôle,
pour faire part à l’assistance de
leur expérience dans le domaine.
Les experts annoncés à cette rencontre sont MM. Roland et
Maurice Louvet, de la société
Experstad. M. Karim Houari
14
Directeur de l’exploitation du
Stade Rennais, MM. Jean Marie
Charlet et Tayeb Belahdj de la
société Egis (France), ainsi que
MM. Stéphane Drouin et Malik
Yacoubi
de
l’Entreprise
Canadienne Spicam. L’ensemble
des Directeurs de la Jeunesse et
des Sports, ainsi que les
Directeurs des Offices des Parcs
Omnisports des Wilaya seront
présents à ce rendez-vous. L’Etat
algérien a lancé, au début des
années 2000 plus de 12.000 projets, ciblant l’amélioration des
infrastructures sportives (Stade
de football, Piscines, terrains
d’athlétismes à) à travers tout le
pays.
Des chantiers qui, cependant,
avaient dû s’arrêter, pour la plupart, en 2004, pour diverses raisons. Les travaux n’ont repris
que l’an dernier, avec un taux de
85%, ce qui a favorisé l’imminente réception de certains projets.
Analyse
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
RÉSURRECTION DE LA RUSSIE MILLÉNAIRE
De Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à Sotchi
« La critique est aisée mais l’art est
difficile »
Philippe Néricault, (Destouches)
comédien et auteur dramatique français
(1680-1754)
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Internationale
YÉMEN
Six membres
d’Al Qaîda jugés
pour meurtres
et rapts
Le procès de six membres
présumés d’Al Qaîda, accu sés notamment du meurtre
d’un diplomate saoudien et
du rapt d’une Suissesse,
s’est ouvert hier devant un
tribunal yéménite spécialisé
dans les affaires de terrorisme.
Selon l’agence officielle
Saba, les accusés, dont deux
sont jugés par contumace,
sont poursuivis pour participation, entre 2011 et 2013,
à des attaques et des
enlèvements perpétrés par
une bande armée liée à
Al Qaîda.
L’acte d’accusation cite,
notamment l’assassinat en
novembre 2012 d’un diplomate saoudien, Khaled AlAnzi, tué en même temps
que son garde du corps à
Sanaa, ainsi que l’enlèvement, en mars 2012 à
Hodeïda (Ouest) de la
Suissesse Sylvia Eberhardt,
une enseignante libérée un
an plus tard suite à une
médiation du Qatar, indique
Saba.
La prochaine audience a
été fixée au 23 février.
La justice au Yémen, où
Al Qaîda est très active, a
multiplié ces derniers mois
les procès contre des membres présumés du réseau
extrémiste.
Fin décembre, un membre d’Al Qaîda avait ainsi
été condamné à mort après
avoir été reconnu coupable
d’une attaque sanglante en
2011 contre un QG des forces de sécurité à Aden (Sud).
Al Qaîda avait profité de
l’affaiblissement du pouvoir
central au Yémen en 2011, à
la faveur de l’insurrection
populaire contre l’ancien
président Ali Abdallah
Saleh, pour renforcer son
emprise, notamment dans le
sud et l’est du pays.
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
UKRAINE
70 000 manifestants dans le centre de Kiev
LES PARTIS D’OPPOSITION ont donc appelé à un rassemblement sur la place de l’Indépendance..
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uelque soixante-dix mille
manifestants d’opposition
se sont réunis hier en
milieu de journée sur la place de
l’Indépendance à Kiev. Le militant
torturé Dmytro Boulatov, actuellement soigné en Lituanie, s’est
adressé directement par téléphone
à la foule, sa voix relayée par les
puissants
haut-parleurs du
Maïdan. « Nous n’avons pas l’intention de nous rendre. Nous irons plus
loin », a-t-il dit, précisant qu’il parlait d’un hôpital. Les manifestants
ont répondu par des applaudissements. Leur nombre était comparable à celui observé lors du rassemblement analogue une semaine
plus tôt, mais inférieur aux foules
vues lors des grandes manifestations en novembre dernier, puis en
décembre et en janvier. Deux autres
opposants, dont la journaliste
Tetiana Tchornovol, victimes de
passages à tabac, ont également
pris la parole au début de ce rassemblement qui se tient pendant la
plus longue crise politique ukrainienne. Le centre de Kiev est
occupé par des contestataires
depuis 80 jours et est entouré de
barricades. Igor Loutsenko, enlevé
et battu en même temps qu’un
autre opposant retrouvé mort, a dit
que « tous les enlèvements et les tortures n’avaient pas donné de résultats. Tchornovol, moi-même et
Boulatov, nous ne nous rendrons
pas », a-t-il dit.
Les dirigeants des trois principaux partis d’opposition, Vitali
Klitschko, Arseni Iatseniouk et
Oleg Tiagnybok, devaient prendre
la parole au cours du rassemblement. Après 80 jours de crise politique, la plus longue qu’ait connue
l’Ukraine, l’opposition s’est réunie
hier Kiev, appuyée par des milliers
de manifestants, mais la balle était
dans le camp du pouvoir. Les partis
d’opposition ont donc appelé à un
rassemblement sur la place de
l’Indépendance, occupée par les
contestataires depuis plus de deux
mois. A deux heures du début de
l’assemblée, quelques centaines de
personnes étaient déjà là, avançant
précautionneusement sur la place,
couverte par endroits d’une fine
couche de glace. « Nous espérons
que le pouvoir fera des concessions
et que les accords avec l’opposition
apporteront des résultats. Car le
pouvoir ressemble aux pirates
somaliens qui prennent des otages et
négocient ensuite », a dit à la presse
Oleksandr Zaveroukha, 29 ans,
venu de la ville de Goussiatyne dans
l’ouest de l’Ukraine. Pour ce jeune
L’opposition doit être plus résolue, ne pas se limiter aux discours depuis le podium
fonctionnaire, la rencontre vendredi dernier des présidents
Vladimir
Poutine et Viktor
Ianoukovitch « ne peut apporter
rien de bon ». « Nous avons entendu
un conseiller de Poutine dire que
sur le Maïdan il n’y a que des bandits et extrémistes », observe-t-il
encore. Une manifestante de Kiev,
Anna Rebenok, est sur la même longueur d’onde. « Les gens doivent
rester dans la rue jusqu’au bout,
sinon on aura des représailles. Et
l’opposition doit être plus résolue,
ne pas se limiter aux discours
depuis le podium. Il faut une présidentielle anticipée et une nouvelle
Constitution », explique la jeune
secrétaire de direction. « Sinon,
tout restera comme avant ». Le président Viktor Ianoukovitch, dont les
contestataires de la place de
l’Indépendance
réclament
le
départ, a théoriquement plusieurs
options devant lui, mais en même
temps il est pris en étau entre plusieurs forces puissantes. La pression la plus explicite est celle de la
Russie, vers laquelle il s’était
tourné fin novembre en renonçant
soudainement à signer un accord
d’association avec l’UE, qu’il avait
lui même promu pendant trois ans.
Suite à cette volte-face, Moscou lui
a offert une aide financière conséquente, 15 milliards de dollars de
crédits et une baisse d’un tiers du
prix du gaz russe. Mais en l’accep-
tant, alors que son pays est au bord
de la cessation de paiements, M.
Ianoukovitch a remis aux mains du
Kremlin, sinon une télécommande,
du moins une ficelle solide que M.
Poutine peut tirer à tout moment,
en faisant dépendre les versements
consécutifs à Kiev de la situation
politique en Ukraine. C’est pourquoi tant l’opposition que les partenaires occidentaux de l’Ukraine
attendaient avec impatience de
connaître les résultats de la rencontre entre les deux hommes.
Celle-ci a bien eu lieu vendredi soir
à Sotchi en marge de l’ouverture
des JO d’hiver, mais rien n’a
transpiré sur ce qui y a été dit ou
décidé. Tant la Russie que l’UE et
les Etats-Unis attendent de M.
Ianoukovitch la nomination d’un
nouveau Premier ministre pour
remplacer Mykola Azarov ayant
démissionné le 28 janvier, et en font
dépendre leur assistance. Il semble
peu probable qu’il puisse trouver
un candidat acceptable à la fois
pour le Kremlin - qui veut que les
engagements de Kiev envers lui
soient
respectés - et pour
l’Occident, qui plaide pour un gouvernement « technique » d’unité
nationale, où l’opposition pro-européenne jouirait d’une influence
réelle.
Si les Occidentaux - dont certains se disent favorables à des
sanctions
ciblées contre M.
Ianoukovitch ou ses proches - invoquent une aide « substantielle »
qu’ils pourraient offrir à Kiev, les
Américains citent dans le même
souffle la collaboration avec le
Fonds monétaire international,
dont les exigences strictes sont difficiles à accepter pour l’Ukraine.
Pour sa part, l’opposition, qui s’est
radicalisée au fur et à mesure que la
crise se prolongeait, réclame maintenant en premier lieu une réforme
constitutionnelle pour revenir
instantanément à la loi fondamentale de 2004, autrement dit pour
réduire fortement les pouvoirs présidentiels au profit du parlement et
du gouvernement. Côté pouvoir,
toute opération des forces de sécurité contre l’opposition apparaît
improbable dans les jours qui viennent. M. Ianoukovitch se dit ouvert
au compromis et au dialogue, y
compris à une réforme constitutionnelle, mais propose d’élaborer un
nouveau texte, ce qui prendrait plusieurs mois. L’opposition y voit surtout une manœuvre pour gagner du
temps. En même temps une solution « à la géorgienne », avec une
marche pacifique des opposants
pour occuper le parlement est difficile à imaginer, le quartier gouvernemental étant protégé par ses propres barricades, les troupes du
ministère de l’Intérieur et les
redoutables unités antiémeutes,
Berkout.
CENTRAFRIQUE
Nouvelle flambée de violence
L’ARMÉE TCHADIENNE a combattu en première ligne aux côtés des Français lors de l’intervention au Mali, début 2013.
u moins 10 personnes ont été tuées
lors de violences accompagnées, hier,
de pillages à grande échelle à Bangui,
au moment où le ministre français de la
Défense entamait une nouvelle tournée
régionale largement consacrée à la
Centrafrique. Dans la capitale, une nouvelle
flambée de violence avait éclaté samedi soir
aux abords de la mairie du 5e arrondissement, au centre-ville, avec cinq personnes
tuées dans des circonstances non établies,
puis trois autres dans des affrontements
intercommunautaires, et une neuvième par
des soldats de la force de l’Union africaine
(Misca), selon des témoins.
Ce bilan a été confirmé sur place aux
médias par Peter Bouckaert, de l’ONG
Human Rights Watch, qui a également fait
état du lynchage à mort d’une dixième personne - musulmane ou chrétienne, selon des
sources contradictoires - hier matin près du
marché central. Dans la même journée, des
soldats français et des gendarmes centrafricains ont pris position dans le 5e arrondisse-
A
petite dizaine de soldats rwandais était
retranchée: « la nuit, c’était terrible », a dit
l’un d’eux à la presse.
En fin de matinée, malgré les remontrances des militaires français, des bandes de jeunes pillards continuaient de venir se servir,
certains équipés de brouettes ou de charrettes se glissant entre les blindés. Au fil des
heures, le nombre de pillards n’a cessé d’augmenter: « Les Français ne vont pas nous tirer
dessus », assurait en riant un jeune coiffé
d’un bonnet. Le commandant en chef de la
Misca, le général camerounais Martin
Tumenta Chomua, a menacé dès samedi les
groupes armés de recourir à la force pour
arrêter assassinats, lynchages et pillages qui
se poursuivent à Bangui et en province en
toute impunité. Dans ce climat de violences
sans fin, le ministre français de la Défense
Jean-Yves Le Drian était attendu hier,
dimanche après-midi, au Tchad pour une
nouvelle tournée consacrée en grande partie
à la crise centrafricaine. Il doit s’entretenir à
N’Djamena avec le président Idriss Déby
ment livré aux pilleurs, au milieu de ruines
de commerces encore fumantes. Le quartier
était survolé par un hélicoptère de combat
français, faisant baisser la tension sans arrêter les pillages. Selon des habitants, après la
mort de cinq personnes samedi soir, une
femme chrétienne de ce quartier mixte a été
tuée par un musulman. Son agresseur a été
capturé et tué, et son cadavre brûlé devant la
mairie, où son corps calciné gisait au milieu
de la route.
Un deuxième civil musulman a ensuite
été tué et son meurtrier s’apprêtait à jeter le
cadavre dans un brasier quand les soldats
rwandais de la Misca ont ouvert le feu, a
raconté Innocent, un habitant du quartier.
« Ils l’ont tué », a accusé Innocent, s’exprimant au milieu d’une foule surexcitée criant
« A mort les Rwandais ». « Les Rwandais
sont tous des musulmans! Dehors, les
Rwandais! », hurlait une femme, tandis que
crépitaient des rafales de kalachnikov, d’origine indéterminée.
Dans la mairie du 5e arrondissement, une
16
Itno, acteur militaire et politique majeur
d’Afrique centrale, de la situation à Bangui,
mais aussi de la réorganisation du dispositif
français au Sahel, où l’armée tchadienne a
combattu en première ligne aux côtés des
Français lors de l’intervention au Mali début
2013. M. Le Drian se rendra ensuite au
Congo, dont le président Denis Sassou
Nguesso est médiateur dans le conflit centrafricain, puis mercredi à Bangui pour sa troisième visite depuis le début, le 5 décembre, de
l’intervention
française « opération
Sangaris ».
La Centrafrique a sombré dans le chaos
depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par
Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle
Séléka à dominante musulmane devenu président, qui a été contraint à la démission le 10
janvier pour son incapacité à mettre fin aux
tueries interreligieuses. II a été remplacé le
20 janvier par Catherine Samba Panza, qui
vient d’effectuer son premier déplacement à
l’étranger, à Brazzaville où elle a rencontré
M. Sassou Nguesso.
Internationale
LUNDI 10 FÉVRIER 2014
SYRIE
INCENDIE À MÉDINE
Le bilan passe à 15
morts et 130 blessés
Quinze personnes qui
effectuaient le rite de la Omra
ont trouvé la mort et quelque 130
blessés dans un incendie survenu
samedi dernier dans un hôtel
accueillant quelque 700
personnes à Médine, deuxième
Lieu Saint de l’Islam dans l’ouest
de l’Arabie Saoudite, a indiqué
hier un nouveau bilan de source
officielle. Un précédent bilan des
autorités de la province de
Médine faisait état de 12 morts.
Celles-ci, citées par l’agence
officielle SPA, n’ont pas précisé
les causes de l’incendie ni la
nationalité des victimes.
Néanmoins en Egypte, des
chaînes de télévision ont affirmé
qu’un nombre indéterminé
d’Egyptiens figuraient parmi les
morts et le ministère des Affaires
étrangères a indiqué qu’il tentait
« de confirmer leur nombre ». Les
autorités saoudiennes ont ajouté
que le feu avait été maîtrisé en
fin de journée et que les autres
clients de l’hôtel, qui effectuent
le rite de la Omra, avaient été
évacués et installés dans d’autres
établissements hôteliers. Une
enquête a été ouverte pour
connaître les causes du drame.
Les musulmans peuvent effectuer
la Omra, à La Mecque et Médine,
à tout moment de l’année,
contrairement au Hadj, qui
s’effectue une fois chaque année
et qui coïncide avec l’Aïd Al-Adha
(fête du Sacrifice).
TUNISIE
L’un des assassins
de Mohamed Brahmi
arrêté
L’un des suspects dans
l’assassinat du député
d’opposition tunisien Mohamed
Brahmi en juillet dernier a été
arrêté dans la nuit de samedi à
dimanche près de Tunis lors
d’une opération antiterroriste, a
affirmé le porte-parole du
ministère de l’Intérieur. « Les
forces de sécurité tunisiennes
ont encerclé une maison de
l’Ariana où était retranché un
groupe terroriste. Après un
échange de tirs nourris, quatre
éléments, dont l’un est dans un
état très critique, ont été
arrêtés », a déclaré Mohamed
Ali Aroui.
« Parmi eux figure Hmed elMelki, alias (le Somalien, Ndlr),
l’un des éléments impliqués
dans l’assassinat du martyr
Mohamed Brahmi », a-t-il
ajouté, précisant que l’homme
était un voisin du député. « Le
ministère de l’Intérieur souligne
qu’il s’agit d’une opération
réussie », a-t-il poursuivi, sans
donner de détails sur l’identité
des autres suspects.
LIBYE
L’ex-procureur
général assassiné
à Derna
L’ex-procureur général libyen,
Abdelaziz al-Hasadi, a été tué par
balles samedi soir dans sa ville
natale de Derna, dans l’est
libyen, a annoncé le ministre de
la Justice, Salah al-Marghani. M.
Hasadi, un juge et membre de la
Cour suprême, « a été tué par
balles par des inconnus dans sa
ville de Derna, alors qu’il
effectuait une visite à sa famille »,
a indiqué M. Marghani. M.
Hasadi était le premier procureur
général libyen après la chute du
régime de Mouammar Kadhafi en
octobre 2011. Il a occupé ce poste
jusqu’à sa démission en mars
2013.
Damas refuse qu’on politise le dossier chimique
LA SYRIE avait déterminé, dès le début de la 2ème phase de la destruction de ses armes chimiques, les
défis qui l’affrontent dans le transport des substances chimiques, dont la situation sécuritaire difficile.
a Syrie a appelé à l’arrêt
des
tentatives
de
« politiser » son dossier
chimique et à prendre en considération les circonstances sécuritaires « difficiles » qu’elle traverse actuellement et qui ont
affecté le transport des substances chimiques en dehors du
pays, a rapporté hier l’agence
de presse Sana. Dans deux messages adressés samedi dernier
aux Nations unies, à la suite du
communiqué publié le 6 février
par le Conseil de sécurité onusien au terme des discussions
menées sur le dossier chimique
syrien, le ministère des Affaires
étrangères et des Expatriés a
appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités et à présenter les aides
nécessaires pour que la Syrie
surmonte les difficultés qu’elle
affronte et qui pourraient reporter le transport des armes chimiques ».
Le ministère syrien cité par
Sana a souligné que la Syrie
était l’objet, lors de la discussion du dossier des armes chimiques syriennes au Conseil de
sécurité, d’ « une campagne
injuste menée par certains pays
membres du Conseil de sécurité,
dont les Etats-Unis ».
Dans les deux messages, le
ministère a critiqué ces pays
qui avaient « négligé le respect
par la Syrie de tous ses engagements conformément à la
Convention pour l’Interdiction
des armes chimiques ».
Abordant les risques du
transport des substances chimiques à la côte syrienne, le
ministère a souligné que les
groupes terroristes armés
avaient visé nombre de sites
contenant les substances chimiques ainsi que les cargaisons
portant ces armes qui étaient
en route vers le port de
Lattaquié (côte syrienne), précisant que la 2ème cargaison
était la cible d’actes terroristes
le 27 janvier dernier.
Le ministère a, de même,
affirmé que la Syrie avait déterminé, dès le début de la 2ème
phase de la destruction de ses
L
Une campagne injuste menée par certains pays membres du Conseil de sécurité, dont les Etats-Unis
armes chimiques, les défis qui
l’affrontent dans le transport
des substances chimiques, dont
la situation sécuritaire difficile
et le manque des équipements
et des matériels nécessaires,
soulignant dans ce sens que
nombre de pays ont refusé de
fournir ces matériels en Syrie.
« La Syrie déploie actuellement
des efforts intensifs pour
transporter une nouvelle quantité de substances chimiques en
dehors du pays », a conclu le
ministère.
Notons que le délégué permanent de la Syrie auprès des
Nations Unies, M. Bachar
Jaafari, a affirmé que la délégation du gouvernement syrien
retournera à Genève pour
mener un dialogue « positif et
fructueux » avec l’autre partie,
a rapporté l’agence de presse
Sana.
M. Jaafari cité par l’agence
syrienne, avait auparavant
indiqué que « le niveau du dialogue au prochain round doit
être mieux que celui du premier
round », assurant que le dialogue « doit être national par
excellence ». « Nous aspirons
dialoguer avec une opposition
nationale dont le premier souci
est l’intérêt du peuple syrien », a
indiqué M. Jaafari qui a fait
savoir que préserver l’indépendance de la Syrie, sa souveraineté, l’unité de ses territoires,
refuser l’intervention étrangère
dans ses affaires, du terrorisme
et des violences, et réclamer la
libération de ses territoires
occupés, « doivent être des
points communs entre les deux
parties » en conflit.
En outre, le responsable
syrien a signalé que la délégation de la « coalition de l’opposition » avait refusé tous les
documents proposés au 1er
round, tenu il y a dix jours à
Genève (Suisse). « La délégation de la coalition pensait
qu’elle s’emparerait facilement
du pouvoir », a dit Jaafari qui a
fait savoir que la délégation
officielle syrienne n’ « a aucune
objection quant à l’examen de
n’importe quel article du communiqué de Genève I selon un
enchaînement logique ».
Le délégué permanent a souligné l’importance de la participation de l’opposition nationale
aux négociations car, a-t-il dit,
l’avenir de la Syrie avec une
seule composante « est indiscutable ».
Afin d’apporter une solution
au conflit syrien, les représentants du pouvoir et de l’opposition ont engagé des négociations dans le cadre de la conférence de paix dite Genève-2 lancée le 22 janvier à Montreux, en
Suisse.
Mais aucun résultat tangible
n’a été enregistré au terme
d’une semaine de discussions.
Le deuxième round de négociations est prévu le 10 février prochain sous l’égide du médiateur
international, M. Lakhdar
Brahimi, selon les officiels
syriens.
EGYPTE
Une cellule terroriste démantelée
e ministère égyptien de l’Intérieur a
annoncé hier le démantèlement
d’une cellule terroriste, constituée
d’islamistes et formée pour s’attaquer aux
forces de sécurité.
Dans un communiqué, le ministère a
indiqué que cette cellule mise en place par
des dirigeants des Frères musulmans était
accusée d’avoir assassiné cinq policiers en
janvier sur un barrage de contrôle au sud
du Caire. « Selon les premiers éléments, des
dirigeants de la confrérie islamiste terroriste ont donné des instructions à leurs
membres de former une cellule militaire »,
selon le communiqué.
Cinq personnes soupçonnées d’être
membres de cette cellule ont été arrêtées
parmi lesquelles le fils d’un dirigeant islamiste, selon le ministère. Les Frères musulmans, mouvement dont est issu le président destitué Mohamed Morsi, ont été
désignés en décembre groupe terroriste par
les autorités installées par l’armée. Les
L
attentats visant les forces de sécurité se
sont multipliés en Egypte, revendiqués
pour les plus sanglants par un groupe terroriste s’inspirant d’Al Qaîda, Ansar Beït
al-Maqdess. Mais le gouvernement intérimaire installé par le général Sissi, promu
maréchal, en accuse systématiquement les
Frères musulmans, décrétés désormais
organisation terroriste.
Signalons que Hamdeen Sabbahi, une
figure de la gauche égyptienne, a annoncé
qu’il se présenterait à l’élection présidentielle prévue dans les trois mois et pour
laquelle l’armée a demandé au maréchal
Abdel Fattah al-Sissi de se présenter, ont
rapporté les médias.
Il s’agit de la première personnalité politique de poids à annoncer sa candidature
au scrutin dont la date n’a pas encore été
fixée.
Dans un discours à ses partisans,
retransmis en direct à la télévision,
M. Sabbahi a annoncé sa candidature,
17
déclenchant des cris de joie parmi son auditoire: « Notre vote pour Sabbahi », a-t-on
rapporté.
« J’espère que ma décision va
plaire aux jeunes et répondra à leurs
demandes », a-t-il ajouté.
Se réclamant de l’héritage du charismatique président Gamal Abdel Nasser,
M. Sabbahi avait capté lors de l’élection
de 2012 une importante partie du vote des
jeunes et des « révolutionnaires » qui
s’étaient soulevés contre le régime
Moubarak.
Le commandant en chef de l’armée
égyptienne, le maréchal Abdel Fattah alSissi, a annoncé qu’il sera candidat à l’élection présidentielle prévue cette année, dans
un entretien publié jeudi dernier par un
journal koweïtien, mais n’a pas encore
annoncé officiellement sa candidature.
Le maréchal al-Sissi et les autorités ont
promis qu’ils ne reviendraient pas aux pratiques en vigueur sous le régime de
Moubarak.
Culture
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LUNDI 10 FÉVRIER 2014
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LIVE
CONSTANTINE, CAPITALE 2015 DE LA CULTURE ARABE
CET ÉVÉNEMENT culturel reclassera la ville des Ponts parmi les grandes villes du Bassin méditerranéen.
BÉJAÏA
Le documentaire
Algérie, tours
et détours présenté
Le ciné-club de l’université de
Béjaïa, du « collectif culture
création et progrès », organise une
séance de projection, en guise de
soutien aux rencontres
cinématographiques de Béjaïa, du
film documentaire Algérie, tours et
détours, un film documentaire de
Leïla Morouche et Oriane BrunMoschetti, 114 minutes, sorti en
2007 et ce pour le mardi 11 février
2014 à 15 heures au centre culturel
universitaire, au campus de Targa
Ouzemour de l’Université de
Béjaïa. La projection sera suivie
d’un débat avec la présence de
Abdenour Hochiche, président de
l’association Project’heurts,
organisatrice des rencontres
cinématographiques de Béjaïa. Le
ciné-club de l’Université de Béjaïa a
été créé en 2011 et se veut un
espace de partage et d’échange
d’idées et de savoir entre les
différents acteurs de la communauté universitaire. Chaque projection
de film est suivie d’un débat
(analyse thématique et esthétique),
avec la présence de son réalisateur
et cela selon sa disponibilité. Les
films font partie des cycles bien
choisis et bien réfléchis par
l’ensemble des animateurs du cinéclub. Ainsi, le documentaire
Algérie, tours et détours, nous
transporte en Algérie en compagnie
de René Vautier, cinéaste militant,
considéré en France comme le père
du cinéma algérien. Témoin de la
guerre, de la naissance et de l’âge
d’or du cinéma en Algérie, il nous
permet de replonger dans l’histoire
pour mieux comprendre la situation
actuelle du pays sur le plan du
cinéma. Son regard se conjugue à
ceux de différents professionnels du
cinéma, d’hier et d’aujourd’hui et
de divers spectateurs. Nous recréons le dispositif de projections
itinérantes des ciné-pops, qu’il a
mis en place au lendemain de
l’indépendance, dans des villes qui
l’ont particulièrement marqué.
Avec un ciné-bus, nous allons
sillonner le pays pour projeter des
films sur la guerre d’Algérie et
discuter avec les spectateurs.
S’ensuivent des discussions
animées avec les publics, abordant
la situation politique, l’histoire, la
jeunesse, les conditions de vie des
hommes et des femmes.
AGENDA
Les rendez-vous littéraires
d’Arts et Culture
Comme à l’accoutumée, l’établissement Arts et Culture de la wilaya
d’Alger vous invite à des rencontres
littéraires aujourd’hui à partir de 14h
à la bibliothèque Multimédia
Didouche Mourad. L’établissement
vous convie à une intervention
littéraire qui s’intitule « Le rôle des
zawayas dans l’éducation spirituelle
», présentée par les écrivains:
Belakhdar Dassa, Tahraoui Wahid,
Hadjimi Djelloul. Mercredi prochain à
partir de 14h à la bibliothèque
Multimédia Didouche Mourad : Dans
le cadre du programme hebdomadaire «Des Mercredis du verbe » et à
l’occasion de la Journée nationale
du Chahid, l’établissement vous
invite à une rencontre littéraire
animée par l’écrivain Amar
Belkhodja autour de ses livres et qui
s’intitulent : «Le premier Tiaret, la
rencontre urbaine 8 Janvier 1961»,
«Guelma 45, un criminel nommé
Achiari», «Misère, crime et famine
en temps coloniaux.»
ingt-cinq projets, actuelle ment en chantier en prévision de la manifestation
« Constantine, capitale 2015 de la
culture arabe », seront réceptionnés
en « février 2015 », a déclaré samedi
dernier le wali, Hocine Ouadah.
Intervenant au cours d’un conseil
de wilaya consacré à l’état d’avancement du programme arrêté pour
cette grande manifestation, le chef
de l’exécutif local a indiqué qu’un
«effort considérable» pour identifier
les assiettes de terrain, finaliser le
dossier des expropriations et achever les procédures administratives
d’usage a été déployé. Affirmant
que cet événement culturel «reclassera» la ville des Ponts parmi les
grandes villes du Bassin méditerranéen, le wali a précisé que les projets inscrits pour la manifestation
sont « beaucoup plus imposants et
bien plus importants ». Il a ajouté, à
ce propos, que la salle de spectacles
de 3 000 places, actuellement en
chantier et le palais des expositions
dont les travaux seront lancés « la
semaine prochaine » figurent parmi
les plus grandes infrastructures du
genre
à
l’échelle
nationale.
M. Ouadah a également souligné
que la dotation des communes de la
wilaya en bibliothèque, dans le
cadre de cette manifestation, est
aussi une « première » pour les
wilayas retenues afin d’abriter des
événements internationaux. Au
cours de cette rencontre, les directeurs de l’exécutif local ont pris le
relais pour détailler, chacun dans
son secteur, l’avancement des chantiers des projets lancés dans le cadre
V
L’Alesco a proclamé la ville de Constantine, capitale de la culture arabe pour l’année 2015
de «Constantine, capitale 2015 de la
culture arabe». Il a été fait état du
lancement des projets de réhabilitation, notamment celui de la résidence de la wilaya promue en centre
des arts et en institut de la musique
malouf, de la medersa, promue en
centre des figures historiques et
culturels et de la Maison de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa
devant être transformée en Palais
de la culture.
Les grands projets prévus dans
le cadre de cette manifestation
englobent une salle de spectacles,
un palais des expositions, une
bibliothèque urbaine, un musée
d’art et d’histoire. De même, a-t-on
indiqué, que 75 projets relevant du
patrimoine matériel et immatériel
sont concernés par des opérations
de réhabilitation et de mise en
valeur dans le cadre de la même
manifestation.
GEORGE CLOONEY EN STAR
Monuments Men enflamme Berlin
GEORGE CLOONEY et ses Monuments Men ont enflammé samedi dernier la 64e Berlinale, avec pourtant un
film sur un sujet sérieux et en prise directe avec l’actualité allemande : les vols d’œuvres d’art par les nazis.
es fans étaient nombreux derrière les barrières installées le long du tapis rouge que
le casting 5 étoiles a emprunté en début de
soirée avec l’espoir d’apercevoir Clooney, Matt
Damon, ou Bill Murray. Un autre personnage est
apparu avec eux, visiblement amusé: Harry
Ettlinger, 88 ans, né en Allemagne, dont la
famille juive s’est réfugiée aux Etats-Unis en
1938.
Il a rejoint les Monuments Men pour leur servir d’interprète participant à la découverte de
milliers d’œuvres d’art dans des mines ou des
châteaux en Allemagne. Le film, basé sur le livre
éponyme de Robert M. Edsel et Bret Witter,
retrace l’histoire vraie de ce groupe d’experts de
différentes nationalités, conservateurs de musée,
galeristes et artistes, envoyés en Europe par le
président Roosevelt pour récupérer les centaines
de milliers d’œuvres d’art dérobées par les nazis,
et protéger les milliers d’autres menacées par les
bombardements alliés. Monuments Men est projeté en avant-première européenne dans le cadre
du Festival du film de Berlin, hors compétition.
George Clooney a dit espérer que son film soit
mieux reçu en Europe qu’aux Etats-Unis où il a
été quelque peu éreinté par la critique. «C’est la
L
première projection aujourd’hui. On espère de
bons retours». George Clooney retrouve sa casquette de réalisateur pour la cinquième fois après
«Confessions d’un homme dangereux» (2002),
«Good Night, and Good Luck» (2005), «Jeux de
dupes» (2008) et «Les Marches du Pouvoir»
(2011).
Le film a une résonance particulière en
Allemagne où, non seulement la question est lancinante depuis la guerre, mais elle est singulièrement d’actualité : en novembre fut révélée la
découverte en février 2012 d’environ 1 400 oeuvres d’art, dont des tableaux de Matisse ou
Chagall, à Munich (sud) dans l’appartement d’un
octogénaire, fils d’un marchand d’art qui avait
largement profité des spoliations opérées par les
nazis, notamment chez des juifs. «On découvrira
d’autres oeuvres parce qu’il y en a beaucoup
encore qui manquent et qui seront découvertes
dans des caves», a pronostiqué George Clooney
au cours de la conférence de presse. Mais «je suis
ravi que la conversation revienne sur le sujet car
c’est une conversation qu’il faut avoir aussi
concernant la restitution des oeuvres.
C’est toujours une bonne chose d’en parler.»
«Les gens ignorent l’ampleur du pillage», a-t-il
souligné. Interrogé sur le choix de l’adaptation
du livre éponyme de Robert M. Edsel et Bret
Witter, George Clooney a répondu qu’il fallait
rendre hommage à ces personnages qui ont vraiment existé, et que c’était aussi une «très bonne
histoire» comme «Hollywood aime». «Je me suis
dit qu’on pouvait raconter cette histoire, même si
au début ce n’était pas facile d’aller voir des producteurs avec une histoire d’oeuvres d’art
volées», a-t-il dit. «Mais avec une distribution
comme celle-là ...», a-t-il plaisanté en regardant
tour à tour, Bill Murray, Matt Damon ou encore
John Goodman et Jean Dujardin, présents à
Berlin. le Français Jean Dujardin – dans son
deuxième film hollywoodien après Le Loup de
Wall Street de Martin Scorsese.
George Clooney a aussi raconté avoir voulu
rendre un hommage aux films qui ont bercé son
enfance citant par exemple Les canons de
Navarone. La gravité du sujet de The Monuments
Men n’a pas empêché ses auteurs Clooney et son
scénariste de longue date, Grant Heslov, de délivrer un film au ton léger qui tient plus du divertissement que La liste de Schindler. «On a plutôt
fait des films cyniques avant, mais en fait, on est
moins cyniques que cela», a-t-il assuré.
Le Festival international des cinémas d’Asie fête ses 20 ans
Le Festival international des
cinémas d’Asie (Fica), qui débute
mardi à Vesoul (est de la France),
fêtera ses 20 ans en projetant 100
films de tout le continent asiatique, du Proche à l’ExtrêmeOrient, ont indiqué les organisateurs. Du 11 au 18 février, des
films « inédits ou rares seront proposés au public conformément à
la vocation du festival d’être un
vrai festival de recherche et de
défense du patrimoine cinématographique ».
Le Fica, créé en 1995 par un
couple de documentalistes français, Jean-Marc et Martine
Thérouanne, est le plus ancien
festival d’Europe consacré au
cinéma asiatique, et le plus fréquenté, avec quelque 30 000 spectateurs chaque année. « Vingt ans,
ça représente une masse de travail considérable et des rencontres exceptionnelles avec tous les
grands du cinéma asiatique,
comme le réalisateur iranien Jafar
Panahi venu au Fica en 2004 », a
déclaré à l’AFP Jean-Marc
Thérouanne. « Partir d’une toute
petite manifestation à Vesoul,
pour devenir le plus important et
le plus ancien festival d’Europe
traitant des cinémas d’Asie, c’est
une aventure intellectuelle fabuleuse », a-t-il ajouté. En vingt
années d’existence, le Fica a projeté 1 200 films mis en scène par
21
684 réalisateurs, dont la moitié est
venue dans la petite ville de
Vesoul, comme le Taïwanais Hou
Hsiao-hsien, le Chinois Jia Zhangke, l’Iranien Mohsen Makhmalbak
et le Japonais Kore-eda Hirokazu.
Pour cet anniversaire, une vingtaine de films traitant des différents problèmes rencontrés par
une jeune fille ou un jeune homme
à cet âge, seront diffusés. JeanMarc et Martine Thérouanne proposeront par ailleurs une sélection personnelle d’œuvres essentielles de l’histoire des cinémas
d’Asie et d’œuvres qui leur tiennent particulièrement à cœur » .Le
jury international, présidé par le
réalisateur philippin Brillante
Mendoza, décernera un Cyclo d’or
à l’un des neuf longs métrages
inédits en France et l’un des huit
documentaires
inédits
dans
l’Hexagone
en
compétition.
Brillante Mendoza, plusieurs fois
en sélection officielle au festival
de Cannes et récompensé du Prix
de la mise en scène pour Kinatay,
se verra remettre un Cyclo d’Or
d’honneur pour l’ensemble de son
oeuvre. Un regard sur le cinéma
philippin de 1975 à 2014, en présence de l’actrice Eugene
Domingo et une rétrospective de
films vietnamiens, en présence du
réalisateur Dang Nhat Minh,
seront les temps forts de la 20e
édition.
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
UNE STAR HOLLYWOODIENNE DÉBARQUE À ALGER
LES ACCIDENTS
DE LA ROUTE COÛTENT
100 MILLIARDS DE DA
Forest Whitaker au pays de Bouchareb
APRÈS OLIVER STONE, Charles Burnett et Dany Glover, c’est au tour de l’une des stars américaines
les plus en vue ces derniers temps, Forest Whitaker, de débarquer à Alger.
SALIM AGGAR
Q
uarante-huit heures après la
projection de son dernier
film à Berlin, l’imposant
acteur américain Forest Whitaker
sera présent aujourd’hui à Alger, à
la salle El Mouggar pour présenter
en avant-première, en Algérie, le
film La Voie de l’ennemi du cinéaste
franco-algérien, Rachid Bouchareb.
La projection se fera en présence du
réalisateur Rachid Bouchareb, mais
aussi des autres comédiens du film,
Brenda Blethyn, Dolores Heredia et
Luis Guzman.
C’est la première fois que la star
américaine débarque à Alger. Ainsi
après Oliver Stone, Charles Burnett
et Dany Glover, c’est au tour de
l’une des stars américaines les plus
en vue, ces derniers temps, Forrest
Whitaker, de débarquer à Alger. Ceci
à un moment où le département
d’Etat américain a émis jeudi dernier une actualisation de son « warning travel » (alerte voyage) sur
l’Algérie pour rappeler à ses ressortissants de prendre des précautions
en se rendant en Algérie.
Il faut dire que le comédien américain avait été lancé par le film
Platoon d’Oliver Stone en 1986 et
depuis, il a multiplié les grands rôles
aussi engagés que magistraux.
Bird, The Crying Game, Ghost Dog,
Roi d’Ecosse sont autant de films
qui affirment le talent de ce seigneur du cinéma américain, même
s’il est absent de la liste des nominations pour les Oscars 2014 pour
son rôle époustouflant dans Le
Majordome de Lee Daniels.
C’est d’ailleurs dans cette perspective et cet engagement, à la fois
culturel et politique, que Forrest
Whitaker est associé au film de
Bouchareb, l’autre cinéaste engagé
Whitake très proche de Bouchareb
du 7e art algérien, pour mettre en
scène un film engagé sur la problématique du moment : l’immigration. Le film La voie de l’ennemi,
titre anglais du film Two men in
town de Rachid Bouchareb, présenté
en compétition lors du 64e Festival
de Berlin et pour lequel l’acteur
américain postule pour un prix d’interprétation est présenté comme un
film noir. Forest Whitaker a crevé
l’écran à Berlin, et s’apprête à
séduire, à coup sûr, le public algérois.
« Je voulais l’impliquer dans ce
récit d’immigration, car c’est une
question
qui
me
passionne.
Travailler avec Forest Whitaker
semble facile. C’est le seul qui comprend mon anglais», explique le
cinéaste franco-algérien lors de la
conférence de presse dans la capitale allemande.
«Forest nous a donné la vision
américaine qui manquait au script,
nos échanges ont été enrichissants
dans le processus d’écriture», précise encore Bouchareb.
Adapté du film de José
Giovanni, Deux hommes à la
ville, avec Jean Gabin et Alain
Delon, le scénario a composé
entièrement son personnage
pour l’adapter au monde
actuel. Le script a été réécrit
par Rachid Bouchareb et
Yasmina Khadra.
La scène se passe au
Nouveau-Mexique où Garnett,
un ancien membre d’un gang,
vient de passer 18 ans en prison pour meurtre. Avec l’aide
de l’agent, Emily Smith, policière chargée de sa mise à l’épreuve, il tente de se réinsérer
et de reprendre une vie normale. Mais Garnett est vite
rattrapé par son passé.
Le sheriff Bill Agati veut
lui faire payer très cher la
mort de son adjoint. Si Harvey
Keitel et Ellen Burstyn seront
absents lors de la présentation
à Alger, Rachid Bouchareb et
Forrest Whitaker peuvent
compter sur Dolores Heredia
et Brenda Blethyn, deux autres actrices du film pour les
soutenir. L’événement qui
drainera un grand monde à la
salle El Mouggar est inscrit
sous l’égide du ministre de la
Culture, de l’Agence algérienne pour le rayonnement
culturel (Aarc) en partenariat
avec l’Office national des
droits d’auteurs et des droits
voisins (Onda) et l’Office
national de la culture et d’information (Onci).
Le film a été coproduit par
l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) et Tassili
Films, représentant la partie algérienne, avec les sociétés Tessalit
Productions (Jean Bréhat) et Pathé
Cinéma (Jérôme Seydoux), avec la
participation de France 2 Cinéma,
Solenzara, Taghit LLC, Cohen
Media Groupe, Scope Invest, avec la
participation de Canal+, Ciné+ et
S. A.
Canal+ Horizons.
e
2 ÉDITION DE FIKRA
«La créativité est le pilier de l’entrepreneuriat»
«LA CRÉATION d’entreprise et l’entrepreneuriat doivent être réalisés dans des conditions d’optimisme
et de créativité pour permettre un réel essor dans les domaines commercial, industriel et créatif »
à déclaré Vincenzo Nesci, P-DG de Djezzy .
IDIR TAZEROUT
our la deuxième et la dernière journée de
la conférence Fikra, des chercheurs et des
hommes d’affaires algériens et internationaux se sont succédé sur la scène de l’optimisme,
si on peut la baptiser de la sorte, ont raconté
l’histoire, chacun à sa façon, de l’optimisme et de
la volonté de faire dans toute entreprise de développement dans les domaines commercial, industriel créatif et politique.
Vincenzo Nesci, l’un des principaux promoteurs de la 2e édition Fikra, lors de cette conférence internationale a abordé « la création d’entreprise et l’entrepreneuriat ». Selon le directeur
exécutif de Djezzy, ces derniers, « doivent être
réalisés dans des conditions d’optimisme et de
créativité pour permettre un réel essor dans les
domaines commercial, industriel et créatif »
Il a souligné que « la créativité était le maître
mot de l’entrepreneuriat, ajoutant que l’optimisme et la continuité étaient les facteurs-clés »
de la réussite dans le domaine du lancement d’entreprises. De son côté, le coanimateur de la conférence, le représentant de l’agence Allégorie,
Toufik Lerari, a axé son intervention sur la
jeunesse algérienne qu’il a qualifiée de «richesse»
et de « force », à qui, il est impératif d’ouvrir des
perspectives d’investissement, selon lui.
«L’instruction, le savoir et la culture sont les
meilleures armes pour progresser et créer des
P
entreprises viables et pérennes », a-t-il indiqué.
Il faut dire que lors de cette journée, plusieurs
expériences « réussies » d’hommes d’affaires et
d’artistes algériens ont été présentées lors de
cette rencontre internationale.
« L’identité plurielle est la seule identité »,
était le thème abordé par Ali Omar Ermes. Lui,
c’est un artiste, écrivain et conférencier de
renommée internationale. Après avoir vécu une
période assez active en Libye au cours de laquelle
il a écrit en permanence et a publié dans divers
journaux libyens arabes comme Al Fager Al
Jadid,… C’est toute une approche sur l’optimisme hors du commun qu’il a partagée avec plus
d’un millier de jeunes Algériens.
Pas que lui, d’autres hommes, et non des
moindres ont défilé aussi durant toute la journée
d’hier pour raconter leur « optimisme », mais surtout pour le transmettre à cette génération de
jeunes qui fera sans nul doute l’Algérie de
demain. Il y a lieu de citer des panels comme
Salem Brahimi (producteur réalisateur), Laïd
Benamor ( président du groupe Benamor), Salim
Dada (artiste musisien), Hassiba Boufedji (artiste
créatrice)… etc. Des hommes et des femmes qui,
le temps d’une histoire racontée à leur façon, ont
insufflé en cette occasion chez une jeunesse, le
sens de l’espoir et de l’optimisme. Enfin, il y a lieu
de rappeler que Fikra, dont la première édition a
eu lieu en décembre 2012, est un concept définissant « une nouvelle génération de conférences »,
selon ses initiateurs. Le concept vise à connecter
les
forces
vives issues
de différentes sphères,
politique,
économique,
culturelle et
scientifique.
Cette édition
de Fikra a
réuni 1 400
participants
parmi lesquels figurent
des
politiciens,
des hommes
d’affaires,
des artistes,
des
cherVincenzo Nesci
cheurs, des
chefs d’entreprise et des journalistes.
Une initiative très salutaire que tous les participants que nous avons rencontrés hier au
niveau de l’hôtel El Aurassi n’ont pas caché leur
souhait de voir ce type de rencontres se multiplier.
Un espace de rêve, d’optimisme, de jeunes et
d’espoir. L’on retiendra que Fikra reste une
sacrée idée qui donne vraiment des… « idées ».
I. T.
Les accidents de la route font
perdre à l’Algérie plus de 100
milliards DA par an, a indiqué, hier
à Alger, le ministre des
Transports, Amar Ghoul. En
2013, 4 540 personnes ont perdu
la vie et 69 582 autres ont été
blessées dans 42 864 accidents
de la route, a indiqué M. Ghoul
dans une intervention à l’occasion
d’une journée d’études sur
l’« Enrichissement de la politique
nationale de la sécurité routière »,
précisant que ces accidents faisaient perdre à l’Algérie plus de
100 milliards de DA par an, soit la
valeur de 20 aéronefs. Pour endiguer ce phénomène qualifié de
« catastrophique et de tragique »,
le ministre a annoncé que son
département allait présenter au
gouvernement « un plan national
de la sécurité routière ».
LA TUNISIE RESTITUERA
À L’ALGÉRIE LE MASQUE
DE GORGONES
Le gouvernement tunisien
s’engage à restituer à l’Algérie à
la fin du mois de mars prochain,
le masque de Gorgones, une
pièce archéologique rare volée
en Algérie dans les années 1990
et retrouvée en Tunisie en 2011.
Cet engagement a été pris
samedi à la clôture des travaux
de la 19e session de la Grande
commission mixte algéro-tunisienne, sanctionnée par ailleurs
par une série de décisions dans
les domaines sécuritaire, économique et commercial. Cette
pièce archéologique de plus de
300 kg a été volée en 1996 sur le
site de la ville antique d’Hippone
(actuelle Annaba) et découverte
en 2011 dans la maison de
Sakhr El Matri, gendre du président tunisien déchu, Zine El
Abidine Ben Ali.
10 PERSONNES ARRÊTÉES
À GHARDAÏA
Dix personnes, présumées
impliquées dans les derniers incidents de Ghardaïa, ont été placées hier, sous mandat de dépôt
par le juge d’instruction près le tribunal de Ghardaïa, a-t-on appris
de source judiciaire. Ces personnes ont été arrêtées en « flagrant
délit », a-t-on signalé, ajoutant
que 16 autres personnes, présentées devant la même juridiction,
ont bénéficié d’une citation directe
le jour du procès. Au total, 26 personnes ont été interpellées par
les services de sécurité, ces derniers jours, et l’enquête suit son
cours pour déterminer les responsables des événements qu’a
connus la région de Ghardaïa
depuis décembre dernier, a fait
savoir un officier de la sûreté de
wilaya de Ghardaïa. Une enquête
est également « en cours » pour
déterminer les circonstances des
actes criminels ayant entraîné la
mort de quatre victimes,
a-t-il ajouté.
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