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ROISSY 2015 : L’EXCELLENCE EUROPEENNE - ROISSY 2015 :
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SOMMAIRE
DOSSIER :
NOUVELLES IMPLANTATIONS
ROISSY CDG : CAPITALE EUROPEENNE
DU FRET AERIEN
..................................................................p. 51/52
CHOSES PUBLIQUES
• Bénéfice.net au XXIème ACF à Hong Kong
..................................................................p. 8/10
• Fret : CDG peut doubler sa capacité
......................................................................p. 11
• L’impact du fret aérien sur l’économie
française ...............................................p. 12/13
• IFB : un opérateur de transport aérien né
à Hong Kong ........................................p. 14/15
• Alain Chaillé, vice-président de Fedex
.....................................................................p. 16
• Châteauroux-Déols veut trouver sa place
dans le trafic mondial .......................p. 18 à 19
• France Handling ou la volonté de servir
................................................................p. 20/21
• Vatry reçoit le gotha du fret aérien mondial
................................................................p. 22/25
• “Vatry : la croissance se poursuit “
............................................................... p. 26/27
• Dora Kay, nouvelle présidente de TIACA
............................................................... p. 28/29
• - UPS leader. GMD n’est plus outsider
.................................................................... p. 29
• Interview : Gérard Gaudron, nouveau
maire d’Aulnay.............................................p. 53
GLOBES-TROTTERS
EMPLOI / FORMATION
• Claude Elbaz est allé vendre les ADP
dans le monde entier ..........................p. 31/32
• Aérosalon : malgré la crise, les embauches
continuent .............................................p. 66/68
La rubrique de Max
BTP
• Les grands travaux ...........................p. 56/57
• Cosson et Roissy................................p. 57/58
BIEN MANGER
• Le buffet du Radisson au Mesnil-Amelot
.....................................................................p. 58
INTERNATIONAL
• Hong Kong et la Chine de plus en plus
proche de nous ......................................p. 60/61
• Histoire : la Chine et les traités inégaux
..................................................................p. 62/63
• Hong Kong : ville culte des entrepreneurs
.......................................................................p. 65
...............p. 32
COURRIER DES LECTEURS
AEROPORTS DE PARIS
..................................................................p. 70/71
• Jila Darabiha, chef du nouveau département
immobilier .................................................p. 33
SOIREES
• Grand succès de la 4e soirée Fado chez Americo
..................................................................p. 72/73
• Succès de la soirée de gala de l’AOC
..................................................................p. 74/75
LES ENTREPRISES DU
PÔLE FONT PARLER D’ELLES
• RoissyCopy rentre un traceur couleur
.....................................................................p. 35
• SPGA : la mémoire des entreprises
................................................................p. 36/37
• ADES : Un vrai partenaire informatique
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DU BEAU :
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PORTRAIT
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5
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Quelle légitimité internationale ?
Requiem pour “Ali-le-Chimique”…
et pour le “droit de veto”
Dans le flot de bêtises
qu’on a pu entendre avant,
pendant et après la guerre
d’Irak, on a oublié au
moins trois choses qui
sont pourtant essentielles :
1) La “légitimité internationale”
Que n’a-t-on entendu sur ce sujet ! “Il faut la légalité, la
légitimité, en matière internationale ! Il faut l’accord de la
communauté internationale !”. “L’ONU, l’ONU !” crient
en chœur les “opposants” à la guerre qui sont autant de
prétendants au pétrole et à la reconstruction de l’Irak.
Mais qu’est-ce que l’ONU, sinon l’organisation des
nations qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Et l’ONU
est dirigée par un Conseil de Sécurité de 15 membres,
dont 5 sont membres “permanents” (les autres non), qui
ne sont ni plus ni moins que les vainqueurs de la guerre de
1939-1945 : États-Unis, Royaume-Uni, France, ex-URSS,
et, ajoutée en 1964, Chine populaire. Chaque membre
permanent dispose, d’après la Charte de l’ONU, d’un
droit de veto. Un droit de veto ! Qu’est-ce que cette “communauté internationale” où cinq pays ont le droit de veto
sur les décisions des autres, fussent ils majoritaires ? Au
nom de quoi le Japon, grande et belle puissance, notre
voisine l’Allemagne, hyperdémocratique, le Nigeria,
grand pays africain, l’Inde, bientôt le pays le plus peuplé
au monde, l’Italie, la Grèce (mères de l’Occident) ou
encore le Brésil n’ont-ils pas voix au chapitre ? Ou alors,
nous devons admettre que le monde doit être encore régi
par l’esprit néo-colonialiste et les vainqueurs de 1945.
Mais, dans ce cas, il faudrait le dire. Allez ! L’ONU, dans
sa configuration actuelle, est morte.
“club nucléaire” (outre les cinq membres permanents, le
Pakistan, l’Inde, Israël et, semble-t-il, la Corée du Nord
qui ont pris cette liberté) aurait-il droit aux armes de “destruction massive” que sont les bombes atomiques ?
An nom de quelle “légitimité” l’Algérie, la Libye, l’Irak,
le Botswana ou la Colombie, par exemple, n’auraient-ils
pas le droit d’avoir leur bombe atomique ? Parce qu’ils
sont Arabes ? Noirs ? Non démocratiques ? Mineurs ? Il
faudrait le dire, alors !
Car plus personne ne parle de désarmement nucléaire, pas
plus l’ONU que le pacifiste Chirac, chef de l’armée
nucléaire française, ou que les syndicalistes du secteur de
l’armement français. Alors que si le monde était débarrassé de ces armes de destruction (massive ou pas,
d’ailleurs) imaginons les économies que nous ferions,
dégageant l’argent nécessaire à un véritable Plan Marshall
mondial, capable de vaincre le sous-développement qui,
personne ne veut le voir, empire.
3) La dictature
Il semble, à entendre les réflexions des un ou des autres
chez nous (Jacques Lang n’a-t-il pas déclaré que M. Bush
était pire que Saddam Hussein ?) que les Français aient
oublié ce qu’était la dictature. La dictature, c’est l’absence de droits, c’est toujours la délation, l’emprisonnement
arbitraire, la torture et l’assassinat. C’est la police politique, les services secrets ou les gardes prétoriennes qui
viennent chez vous, la nuit, qui vous menacent, vous enlèvent, vous spolient, vous tuent. C’est la presse censurée,
aux ordres. Ce sont les camps, (goulag, laogai ou autres)
les prisons clandestines où croupissent “dissidents” ou
simples citoyens victimes de la jalousie, de la concupiscence des frustrés. Ce sont toujours la misère économique, les fortunes illégitimes. La dictature, c’est Ali-leChimique, qui a gazé les Kurdes dans l’indifférence de
2) Les armes de “destruction massive”
Piètre prétexte utilisé par les Américains pour attaquer le “l’opinion publique mondiale”.
régime tyrannique de Saddam. Mais au nom de quoi, au
Éric Veillon
nom de quelle “légitimité internationale” seul un petit
7
DOSSIER
ROISSY, CAPITALE EURO
e fret aérien est une partie
essentielle de l’activité de
l’aéroport CDG. Six zones
de fret, toutes situées sur le territoire de la ville de Tremblay-enFrance (qui en retire de substantiels profits), sur lesquelles s’activent des centaines d’entreprises et,
au moins, 15 000 salariés.
Mais le fret aérien ne concerne pas
la seule plate-forme aéroportuaire
de CDG. Nombre de transitaires,
et d’autres métiers liés au fret
aérien (logistique, transports,
emballage, services divers, entreprises de commerce international,
banques, assurances, bâtiment,
sociétés d’intérim, maintenance de
toutes sortes, nettoyage, sécurité…) sont disséminés dans le tissu
industriel du pôle de Roissy, notre
région proche. Il faudrait faire une
étude exhaustive de l’importance
économique, sociale et fiscale des
secteurs liés directement et indirectement à la présence de l’activité “fret aérien” dans la région proche de l’aéroport CDG. (Tiens ! À
ce propos, certains professionnels
du coin ont eu l’idée de la réaliser,
mais, “y’a pas l’argent, patron”,
comme on dit en Afrique). C’est
dommage. On pourrait voir ainsi
que la seule activité fret aérien fait
vivre des dizaines (sûrement des
L
centaines, avec les effets induits)
de milliers de personnes dans les
villes avoisinant Roissy-CDG. On
pourrait en chiffrer aussi les
retombées fiscales : en effet, les
entreprises liées au fret aérien
payent, comme toutes les entreprises la taxe professionnelle, les
taxes foncières et autres qui viennent abonder les budgets communaux, intercommunaux et départementaux.
couverture), nouvel entrepôt de
SFS, nouvelle et colossale installation de Courrier International de la
Poste, aménagement en cours des
pistes pour recevoir les A 380
Cargo (géants), notre meilleure
connaissance du milieu et des
acteurs du fret aérien nous commande d’y revenir.
Nous ferons un petit tour par Hong
Kong, où nous sommes allés “couvrir” l’Air Cargo Forum, évoquerons l’évolution du fret aérien dans
le monde et sur Roissy CDG, vous
informerons sur l’importance économique du “fret express”. Nous
vous montrerons “Vatry”, qui a
reçu en février dernier le gotha du
fret aérien mondial : l’assemblée
générale de TIACA, mais aussi
l’aéroport de fret de ChâteaurouxDéols, et ferons un zoom sur une
entreprise emblématique du fret
aérien à Roissy : France Handling,
ainsi que sur un transitaire de paris
Nord2, IFB.
Ceci permettrait de relativiser les
déclarations récentes de certains,
ignorants ou démagogues, (ou les
deux, bien souvent), c’est selon,
qui, pour trouver une “solution” au
problème du bruit et des vols de
nuit, ont découvert une nouvelle
marotte : réclamer le “transfert du
fret à Vatry”.
D’où notre dossier. Roissy CDG a
beaucoup d’atouts dans ce secteur
d’activité qui va aller croissant
dans ce siècle. Nous avions déjà
fait un reportage sur le fret (voir
BN 6, janvier 2000), mais, en plus
de cette histoire de “Vatry”, la
croissance à venir du fret aérien
mondial, matérialisée ici et notamment par les nouvelles constructions de la zone de fret 6 (nouveau
siège de France Handling, notre
Des regrets
Ne pas avoir eu ni le temps, ni la
place d’évoquer les métiers et le
travail concret des employés du
fret aérien. Ce secteur ne sait pas
bien communiquer sur ses
8
métiers et connaît toujours des
problèmes de main-d’œuvre.
Peut-être faut-il (aussi) regarder
du coté des salaires… Un
employé du secteur me confiait,
qu’après deux années de formation au métier de déclarant en
douane, il a été payé au SMIC
pendant les cinq années qui ont
suivi… Un “DRH” d’une grande
entreprise de handling m’exposait, il y a deux ans, les efforts de
formation déployés par ladite
entreprise pour les manutentionnaires : une fois qualifiés, j’avais
compris que, malgré cette nouvelle qualification, lesdits
employés continuaient à toucher
le SMIC…
Il faudra que je fasse (ma décision est prise) une grande enquête sur les salaires, les conditions
de travail et les qualifications
dans notre région : je pense, outre
l’aérien, à l’hôtellerie-restauration… Ça va décoiffer !
Regret aussi de ne pas avoir pu,
comme je le souhaitais, faute de
temps, passer une nuit dans les
magasins de fret. Il paraît que
l’ambiance est super. Les anciens
m’ont raconté des anecdotes… Je
le ferai prochainement.
DOSSIER
OPÉENNE DU FRET AÉRIEN
Bénéfice.net au XXI e Air Cargo Forum à Hong Kong
’ensemble des acteurs de
“l’industrie”,
comme
disent les Anglo-Saxons,
du fret aérien est regroupé, au
niveau mondial dans une association qui s’appelle TIACA :
“The International Air Cargo
Association” (voir l’interview
de la nouvelle Présidente de
TIACA page 28). Tous les deux
ans, TIACA organise l’Air
L
Les autorités de Hong Kong, Larry
Coyne, président de TIACA, et Daniel
C. Fernandez, secrétaire général, ouvrent le 21ème Air Cargo Forum
Le stand de Cathay Pacific Cargo, la
compagnie historique de Hong Kong
Le “Beluga” d’Airbus
Cargo Forum qui est une
sorte de congrès du fret
aérien mondial, assorti d’un
salon professionnel. Le XXIe
s’est déroulé à Hong Kong
(deuxième aéroport mondial
avec joie. Un moyen de découvrir cette ville formidable,
(durement frappée, à l’heure où
nous écrivons ces lignes par la
pneumopathie atypique), et ses
rapports nouveaux avec la
Chine (voir page 65)
pour le fret :
2,516 millions de tonnes en
2002, +19,8 % / 2001), du 17
au 20 septembre derniers.
Votre Bénéfice.net y a été accrédité et nous y sommes allés
Le stand d’Aramex
Le stand de United. On reconnaît M. de Causans, responsable d’United cargo
à Roissy CDG.
9
Le stand de Châteauroux (à gauche Martin Fraissignes)
DOSSIER
Les Hongkongais savent
recevoir
Airport. Côté français, on notait
la présence de Claude Elbaz
(ADP Cargo) Martin Fraissignes
(Châteauroux-Déols, membre
du bureau de TIACA), Christian
Maudry (PDG de France
Handling), Anne Kerriou
(Transport actualités). Il y avait
aussi Vatry Airport, UPS, TNT,
DHL, Varig, Air Canada,
Aramex (le “Fedex arabe”, présent à Roissy), OMA (le groupe-
La soirée de Gala fut magnifique
gala prestigieuse furent les
moments forts de ce XXIè ACF.
Le prochain aura donc lieu à
Vitoria (Pays basque), du 14 au
17 septembre 2004.
L’organisation de l’ACF a été
parfaite, au cœur de Victoria,
dans l’immense centre des
Congrès, construit sur la mer. Le
Salon a réuni plus de 400 exposants (compagnies, aéroports,
organisateurs de transport, constructeurs d’avions…). Parmi les
stands les plus importants, on
notait, outre l’aéroport de
Vitoria (Pays basque, organisateur du prochain ACF en 2004),
l’aéroport de Hong Kong (hôte),
Fedex, Cargolux, Airbus,
Boeing, Cathay Pacific, Sky
team Cargo (dont Air France
Cargo fait partie), sa concurrente de WOW Cargo Alliance..
ADP tenait stand commun avec
ses alliés, Châteauroux et Liège
En savoir plus :
www.tiaca.org
www.airports.org
www.hkairport.com
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ment d’aéroports mexicains géré
par ADP)…
Conférences sur les moyens, les
problèmes et l’avenir du fret
aérien, “networking” permanent, visites de l’aéroport de
Hong Kong (nommé “Airport of
the Year” et “Cargo Airport of
the Year” en 2002) et des zones
de fret (notamment le Super
Terminal de HACTL, un énorme “France Handling” local),
visite “VIP” à Macao, soirée de
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ça, moi ?) et des asperges…
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10
DOSSIER
Fret : CDG peut doubler sa capacité
es aéroports parisiens représentent le deuxième pôle de
fret en Europe, derrière
Londres. En 2002 Paris a traité un
total de 1 510 200 tonnes (+3,3 %),
auxquels on doit ajouter environ
240 000 tonnes de fret postal. Pour
janvier et février 2003, la croissance de CDG semble avoir repris
puisque la progression de ces
deux mois, par rapport à 2002
est respectivement de 12,5 % et
9,2 %, alors que Orly baisse pour
les mêmes mois de 19,5 et 17,5 %.
L’essentiel de ce fret passe par
Roissy CDG (Orly n’ayant plus
que 111 300 tonnes en 2002). Au
fil du temps, ADP a su mettre en
place à Roissy des infrastructures,
des services, une communication qui ont attiré toutes les compagnies aériennes majeures,
ainsi que de nombreux, petits ou
grands,
organisateurs
de
transports. L’excellence de cette
organisation a d’ailleurs convaincu
l’intégrateur américain Fedex d’y
installer son centre de tri européen
(Voir Bénéfice.net n°1), de préférence à Amsterdam, qui souhaitait
l’accueillir.
L
Par la mise en place progressive de
ces infrastructures, l’entreprise
publique a su, c’est incontestable,
se préparer aux conditions du
transport du XXIe siècle, où le
transport de marchandises par
avion prendra de plus en plus
d’importance. Selon les sources,
on considère en effet que, si le
transport aérien de marchandises
est assez faible en volume (de l’ordre de 3 %), la valeur du fret
aérien est estimée à 40 ou 45 % de
l’ensemble des marchandises
transportées. Depuis les années
50, le fret aérien a augmenté en
moyenne de 10 % par an !
Et il en sera encore ainsi à l’avenir.
Des études conjointes récentes
(Airbus, Lufthansa, celle de
Boeing a été présentée à l’ACF à
Hong Kong), le montrent bien. Le
SNAGFA en a réalisé une synthèse particulièrement bien faite dans
le document du GIP Roissy CDG,
préparatoire à la Conférence territoriale du 19 novembre dernier.
De cette synthèse, il ressort les
éléments suivants :
grandes unités logistiques se trouvent à l’extérieur dans les zones
logistiques environnantes”. Ce qui
est clair. Ces propos, rajoutés à la
déclaration nette de M. de Robien
sur l’abandon du projet de troisième aéroport, rajoutés à ceux de
son prédécesseur M. Gayssot (voir
BN n°2, où il déclarait, à propos
de Roissy CDG : “capter le plus de
trafic aérien possible”), rajoutés
aux multiples investissements en
cours et à venir sur la plate-forme
aéroportuaire, rajoutés aux avis de
la Cour des comptes (qui estime,
dans son dernier rapport, que
l’État a investi beaucoup dans
CDG et qu’il faut aller, troisième
aéroport ou pas, jusqu’au bout de
sa rentabilité) vont bien dans le
sens du développement de Roissy
CDG.
• De 14 413 000 tonnes transportées par avion en 2002, le fret
aérien représentera 22 751 000
tonnes en 2010, soit un accroissement d’environ 58 % ! C’est
l’Asie qui se taillera la part du
lion.
• Le trafic express devrait doubler
en volume d’ici à 2007
• Boeing prévoit lui un triplement
du trafic de fret aérien d’ici à 2021
• Boeing estime que le nombre
d’avions cargo passera de 1775
unités en 2001 à 3078 en 2021 !
Avec un succès de plus en plus
grand des “large freighter” : B
747, MD 11, A 380 F
• Selon Airbus, le tout-cargo progressera plus rapidement (+6 %
par an) que le fret en soute d’avions passagers qui gardera néanmoins un bon rythme (+4,9 %)
• Le futur A 380 F (cargo)
d’Airbus va opérer une révolution
dans le fret aérien. Il pourra
emporter 150 tonnes sur un rayon
de 5600 nm contre 116 tonnes sur
4700 nm pour le B 747 400 F de
Boeing. Le différentiel de coût à
la tonne transportée sera de 21 %
en faveur de l’A380 Cargo.
Or, il y a le (pseudo) lobby des
“riverains” (en fait une poignée de
“militants” appuyés par quelques
élus en mal de popularité, et qui
ont un avis changeant selon leur
situation électorale et qu’ils soient
ou non, proches du pouvoir).
Après avoir échoué, sur les pistes
supplémentaires, sur le troisième
aéroport (et même si on le faisait,
ça prendrait 15 ans), ils ont trouvé
une nouvelle marotte : le “fret à
Vatry”.
Ceci explique les aménagements
en cours et d’avenir sur les 6 zones
de fret de Roissy CDG, non seulement les infrastructures destinées
à l’accueil des A 380 cargo, mais
aussi l’inévitable et importante
croissance du trafic. Dans une
interview au “Journal pour le
transport international” de mars
2002, Antoine Milatos, alors
Directeur du fret d’ADP, n’y allait
pas par quatre chemins. “Sur le
plan physique, nous sommes parfaitement en mesure de doubler,
au moins, le tonnage de notre trafic fret aérien. Et ce dans les
mêmes conditions. Nous avons ici
à Roissy beaucoup de surface et
les bâtiments ne sont pas très
hauts. Nous pourrions les remplacer à tout moment par des bâtiments plus hauts et augmenter
ainsi la capacité dont nous disposons. Il y a de la place pour tout le
monde : compagnies aériennes,
agents de handling, transitaires,
prestataires de service. L’aéroport
sert de passage frontière et les
Antoine Milatos, dans la même
interview répond, à la fois sur les
“vols de nuit” et sur “le transfert à
Vatry”. Après avoir rappelé que le
problème du bruit est un “problème de société”, et que, malgré les
emplois, “on ne voit plus que les
nuisances”, il dit : “...or les hommes politiques ont besoin de solutions simples, qui plus est rapidement. Car ils cherchent à être
réélus. Ils ne peuvent pas, par
conséquent, s’aventurer à avouer
que la recherche de solutions
risque fort de prendre des années”.
Enfin, quelqu’un qui parle normalement. Sur Vatry, après avoir souligné que “60 % du fret est acheminé à bord des avions passagers,
il souligne que Fedex “n’opterait
pas pour Vatry : elle irait ailleurs”.
Notamment à Amsterdam, qui
était candidate à la recevoir, avant
quelle ne choisisse Paris, qui s’était mis en quatre pour l’accueillir.
Et de rappeler que l’interdiction
des vols de nuit menacerait directement 4000 emplois directs (La
Poste et Fedex) sans parler des
investissements et sans parler des
conséquences économiques (voir
l’étude Deloitte page 12)…
Concernant Vatry (et pour en terminer avec cette fable) aucun des
responsables que nous avons interrogés ne prend cette proposition
au sérieux. Les correspondances
au départ de Roissy, les frais occasionnés pour un éventuel “transfert”, sans parler des problèmes
sociaux, le surplus de trafic routier
que cela occasionnerait, rien ne
plaide en sa faveur. Vatry, comme
Châteauroux (voir pages suivantes) se développeront en tant
qu’aéroport “tout-cargo”, dans des
créneaux bien précis, qui ne
nécessitent pas le passage par le
super-hub qu’est devenu Roissy
CDG.
Le fret aérien à Roissy a plus que doublé en 10 ans
Années
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
Variation annuelle
moyenne (sans 2002)
CDG
612 158
664 586
786 291
824 268
866 113
950 669
940 273
1 228 123
1 410 484
1 361 100
1 398 900
9,3 %
Orly
275 282
270 229
294 620
276 162
246 369
222 495
202 283
131 080
107 347
99 807
111 300
- 10,7 %
Total
887 440
934 815
1 080 911
1 100 430
1 112 482
1 173 164
1 142 556
1 359 203
1 517 831
1 460 907
1 510 200
5,7 %
Trafic de la poste. Le tonnage de la poste en 2001 s’élève à 245 000 tonnes soit une hausse
de 14,7 % par rapport à 2000. La part d’Orly représente 5,6 % du tonnage total de poste
transporté sur les aéroports parisiens. (Sources : ADP)
11
DOSSIER
L’ÉTUDE DE DELOITTE CONSULTING
L’IMPACT DU TRANSPORT EXPRE
ous vivons dans un monde
de plus en plus rapide.
Rapidité de l’information,
avec le formidable développement de l’Internet haut débit,
(qui, plus encore que l’Internet,
révolutionne nos méthodes de travail, ainsi que notre vie quotidienne), rapidité de la production,
rapidité des échanges de marchandises. Depuis quelques
années se développe, moyens
techniques et globalisation de l’économie mondiale aidant, le
transport “express” (1). Il occupe
une place de plus en plus importante dans les échanges interentreprise ou même entrepriseparticuliers ( BtoB et BtoC).
Qu’est-ce que l’express ?
N
Ce transport express, national,
international et intercontinental
se fait essentiellement par avion.
D’où le développement assez
récent des entreprises (forcément
mondiales) qui s’y sont dédiées,
comme Fedex ou DHL. Et qui dit
express, dit forcément délais les
plus courts possible : 24 ou 48
heures. D’où les vols de nuit, qui
embarrassent, forcément, ceux
qui ont choisi (ou non) d’habiter à
proximité des aéroports des grandes villes. Rappelons-nous
l’exemple de DHL, qui voulait
implanter un hub à Strasbourg, il
y a quelques années. Tollé des
“riverains”, accompagné de la
compassion que l’on imagine des
édiles locaux de l’époque. J’avais
délicieusement apprécié quand,
dans les jours qui suivirent le
refus de Strasbourg d’accueillir
DHL, mes amis lorrains (le
Conseil régional, dirigé par
Gérard Longuet), soucieux de
développer l’aéroport de NancyMetz Lorraine, avaient acheté,
dans la plupart des médias nationaux, des pages entières de pub
demandant à DHL de venir en
Lorraine, terre de (et en manque
de) travail, s’il en fut. (DHL s’y
est installé en 2000 et y a déjà
créé 130 emplois).
L’express, c’est la capacité de
répondre à des besoins de
livraison outre le lendemain,
“tôt le matin, avant midi, et
dans la journée” ou encore en
moins de vingt-quatre heures
pour l’Europe et les USA, entre
48 et 72 heures pour le reste du
monde. Contrairement aux autres
modes de transport (fret aérien
classique, transport routier
classique, seul l’express prend
en compte toute la logistique
amont/aval (prise en charge des
formalités
administratives,
notamment douanières, livraison en porte-à-porte), dans un
délai record.
En effet, certains de nos compatriotes, aimant de plus en
plus le beurre et l’argent du
beurre (et le reste…) se mettent
à
protester,
comme
à
Strasbourg, contre ces entreprises de transports express qu’on
nommera sous le doux (et double) néologisme “expressistes”
ou encore “intégrateurs”, et
contre leurs vols de nuit (2).
Ici, à Roissy, leurs cibles ce
sont ces fameux vols de nuit et,
surtout, bien pratique en ces
temps d’anti-américanisme forcené, le Hub de Fedex (dont les
Français ont pourtant tout fait
pour qu’il s’installe à Paris…)
La profession s’en est visiblement émue et a ressenti le
besoin de communiquer en faisant réaliser une étude fort
instructive par le cabinet de
conseil “Deloitte Consulting”
(qui
s’appellera
bientôt
Braxton). Ladite étude, commanditée par Chronopost,
DHL, TNT, et UPS, tous
expressistes, a été réalisée en
octobre 2002. Elle est éloquente. Elle a quantifié l’impact de
l’industrie du transport express
sur l’économie française,
comme l’avaient fait auparavant les Anglais (3). En voici
un petit résumé.
12
4 % des entreprises françaises, quelles que soient leur
taille ou leur localisation,
ont recours à l’express.
Pour elles, l’express ne se limite
pas à “une solution de dépannage”. Ainsi 74 % des grandes
entreprises et une TPE sur quatre
se déclarent utilisatrices fréquentes de l’express.
L’express ne se limite pas
au transport de documents,
loin de là
Outre les plis, l’express concerne
la commercialisation des produits
finis (44 %), les pièces détachées
DOSSIER
ESS SUR L’ÉCONOMIE FRANÇAISE
• la perte cumulée de 105 milliards
d’euros sur 10 ans,
• le PIB serait grevé de 26
milliards d’euros sur 10 ans dont
deux milliards dès la première
année.
Il faut lire l’étude en entier, réalisée sur un échantillon représentatif
de 415 entreprises françaises.
L’express est une activité moderne, d’avenir, créatrice d’emplois
qualifiés (relisez l’article sur
“Fedex by night” dans BN 7), de
développement économique. Tous
les expressistes sont présents sur le
pôle de Roissy.
EV
Six phases pour être livré en moins de 24 heures. (Source : intégrateurs, cité dans l’étude).
(14 %) et même l’approvisionnement en composants et matières
premières (22 %).
L’express, source de compétitivité
20 % des entreprises estiment être
dépendante de l’express pour
25 % de leurs ventes. De même,
8 % des sociétés déclarent que
plus d’un quart de leurs achats
s’effectue via l’express international.
Pourquoi les vols de nuit ?
Le vol de nuit est inséparable de
l’express. En effet, pour réaliser le
délai, les intégrateurs doivent
envisager toutes les connections
possibles et donc “rassembler,
trier, consolider et orienter tous les
colis au niveau de leurs centres de
Notes :
1. express : (mot anglais) : “qui assure un service, une liaison rapide” (Petit Larousse)
2. Vol de nuit : tout vol dont le décollage ou
l’atterrissage a lieu entre minuit et 5 h du
matin. En réalité la plage d’activité nocturne se
situe en 23 h et 6 h du matin (source : Étude
Deloitte Consulting)
3. “The economic impact of express carriers for
UK plc” by Aviation & ravel agency et Oxford
tri. De telles contraintes ne peuvent être gérées que sur des tranches horaires très réduites, notamment avant et après minuit”.
Ce que coûterait un allongement des délais de 24
heures du seul express
international
Les chiffres clés du transport express :
Taux de croissance annuelle : 6 %
65 000 emplois, dont :
22 000 emplois directs
30 000 emplois indirects
13 000 emplois induits
Chiffre d’affair pour 2001 : 2.1
milliards d’euros.
Sur Roissy :
Fedex : 1 400 emplois directs, 3 000
indirects
Autres expressistes : 3 000 directs et
6 000 indirects
Sur l’emploi à Airbus :
Actuellement, les programmes
d’achat des expressistes généreront
6 000 emplois en 3 ans
L’avenir :
5 200 emplois vont se créer de 2002 à
2006
Economic Forecasting
L’étude a demandé aux entreprises
de quantifier les impacts d’une
augmentation de 24 h des délais.
Outre une baisse sensible (5 à 25 %
du CA), une augmentation des
coûts
d’approvisionnement
(+10 %), 24 heures supplémentaires obligeraient 30% des entreprises à délocaliser partiellement
leur activité.
À l’échelle macro-économique,
cela se traduirait par :
• une perte de 205 000 emplois sur
5 ans et 465 000 sur 10 ans.
Aménagement
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La valeur ajoutée induite par un vol express s’élève à 109 000 euros.
Sources : Euromonitor - Deloitte Consulting. 2002
13
DOSSIER
International Freightbridge à Paris Nord 2 :
UN OPÉRATEUR DE TRANS
la société HAIRPORT, afin de
disposer de sa propre base au
Havre.
IFB France, c’est aujourd’hui
une très belle organisation qui a
fait 67 millions d’euros de chiffre d’affaires, emploie 140 personnes et qui est appelée à se
développer au gré de la croissance asiatique inéluctable.
L’entreprise, que nous connaissons bien, est vraiment jeune,
sympathique et dynamique.
Petite visite…
M. Behrens, PDG de IFB European holding S.A.
n ne pouvait pas trouver
mieux pour illustrer ce
dossier, que le groupe
IFB, commissionnaire de
transport, né et basé à Hong
Kong en 1980, spécialiste de
l’Extrême-Orient, fondé par M.
Glaeser. C’est en association
avec M. Behrens que le groupe
crée son réseau européen et
s’installe, en 1988, à Paris Nord 2.
Puis sont créées les succursalles
de Lyon, Marseille, Orly dans le
but d’être présent sur les plus
importants ports et aéroports.
En 1995 IFB France prend une
participation dans le capital de
O
14
Daniel Moebel, directeur général d’IFB. Ce j
dans le monde, notamment à IFB Hong Kong
DOSSIER
SPORT NÉ À HONG KONG
12 000 “twenty foot
equivalent units” par an
Daniel Moebel, Directeur général
et membre du Conseil d’administration depuis juin dernier, nous
présente l’activité d’IFB. “Notre
activité principale c’est l’importexport, maritime et aérien avec
l’Extrême-Orient, où nous sommes implantés dans les pays les
plus importants (Chine, Japon,
Corée, Vietnam, Inde...). Nous
sommes également présents sur
les autres destinations mondiales
grâce à notre réseau d’agents. Nos
clients sont des importateurs
européens de textile, de bagagerie, de jouets, d’électronique,
d’informatique, de décoration…
Notre métier consiste à organiser
non seulement le transport des
marchandises, par mer ou par air,
mais nous faisons aussi, avec
notre société sœur PLD, toute la
logistique associée : enlèvement
et distribution en France et en
Europe, entreposage, préparation
de commandes, conditionnements, gestion de stocks… On
traite environ 12 000 “équivalents
20 pieds” par an, ce qui nous permet d’obtenir des prix compétitifs
sur les lignes maritimes.
Concernant l’aérien, ce sont 3000
tonnes à l’import et autant à l’export (dont 600 tonnes de beaujolais nouveau…) qui sont expédiées chaque année”.
Patricia, responsable des imports maritime
liaison avec leurs correspondants
en France et dans le monde entier,
les expéditions, les documents,
préviennent ou règlent les incidents. En regardant bien, on sent
la pression.
Patricia :
si on n’a pas de mémoire…
Ambiance planétaire…
jeune dirigeant a déjà travaillé un peu partout
g et en Inde
Les bureaux d’IFB à Paris Nord 2
sont spacieux. Le service “exploitation” occupe le plateau au rezde-chaussée. L’ambiance est
décontractée, mais ce n’est qu’une impression. Derrière leurs
ordinateurs, les différents chargés
d’opération (dont beaucoup de
femmes…) suivent en direct, en
Discussion avec Patricia Richard,
responsable du service import
maritime. Elle était en train de
dédouaner des containers en
Belgique. Sa collègue Sandrine
s’occupe, à côté d’elle, de la
consignation à Hong Kong, et
Marielle s’occupe du port du
Havre. “Nous suivons tout de bout
en bout”, m’explique Patricia. À
ce moment, elle s’occupe d’un
chargeur chinois qui expédie 13
containers de granit de Xiamen
sur le port d’Hambourg. Ils seront
consignés à IFB. À chaque opération, elle reçoit et donne par mail
toutes sortes d’instructions :
“attention, ne pas relâcher”… Ou
alors : “please do not release the
cargo to consignee without original bill of lading”. Patricia travaille chez IFB depuis maintenant
11 ans. Elle a commencé chez
Calberson (boulevard Mac
Donald à Paris), puis a fait l’ETT
Patrick Zhang, directeur général en charge du développement commercial.
15
(École des Techniciens du
Transport) de l’AFT –IFTIM à
Montchy-Saint-Éloi pendant deux
ans. “C’est un travail très prenant,
très stressant, confie-t-elle.
On n’a pas peur de faire des heures…” Quelles sont les qualités
qu’il faut avoir, en plus de ça ? “Il
faut avoir une bonne mémoire. Si
on n’a pas de mémoire, on ne peut
pas faire ce métier”, insiste-t-elle.
Elle connaît par cœur 50 % de ses
numéros de fax et de téléphone.
“Ca va plus vite…” Puis parler
l’anglais. “C’est essentiel, dit-elle.
Quelqu’un qui ne parle pas
anglais a un gros handicap dans la
profession”.
Une belle entreprise qui, couplée
au dynamisme de Paris Logistique
Distribution, (PLD) dont M.
Behrens est le fondateur (et dont
vous pouvez apercevoir les deux
entrepôts en passant sur le périphérique de Roissy CDG) comptera de plus en plus dans l’avenir.
E.V.
Contact :
IFB : 01 49 90 72 00
www.france-ifbgroup.net
PLD : 01 49 38 95 95
www.pldgroup.net
DOSSIER
Alain Chaillé, Vice président de Fedex :
”Nous nous sentons de mieux en
mieux à Roissy”
Le leader mondial du transport express, Fedex Express a récemment nommé
Alain Chaillé en qualité de vice-président des Opérations pour l’Europe du
Sud. Il remplace Bernard Mercier qui a décidé de poursuivre sa carrière dans
une autre entreprise.
Alain Chaillé a 53 ans, il est marié et père de deux enfants. Il a débuté sa carrière en 1969 aux “Flying Tigers” (voir BN 7 page 33), dont il a été le Directeur
général en France de 1986 à 1989. Puis il intègre Fedex où après différentes
fonctions il était jusqu’à récemment vice président des Ventes pour la région
Europe, Moyen-Orient et Afrique. Il a bien voulu répondre aux questions de
Bénéfice.net.
BN : Vous êtes le nouveau Viceprésident de Fedex, en charge
des “Opérations pour l’Europe
du Sud”. Vous avez remplacé M.
Mercier. On a toujours un peu
de mal, ici, à se représenter l’organigramme de Fedex. Pouvezvous nous aider en précisant vos
fonctions et en les situant dans
votre organisation mondiale ?
Alain Chaillé : L’organisation
de Fedex en Europe est la suivante. Robert W. Elliot est
senior vice –président de Fedex
pour toute l’Europe, l’Afrique
et le Moyen-Orient. Il est basé à
Bruxelles. Lui sont rattachés
tous les autres vice présidents
qui ont des responsabilités bien
définies pour les différentes
régions. Par exemple, il y a un
VP marketing pour l’Europe, un
VP Ventes pour l’Europe et des
VP “Opérations” par sousrégion Europe du Nord, MoyenOrient... J’assume ces responsabilités pour l’Europe du Sud.
Je suis basé à Bruxelles. J’ai en
charge le hub de CDG et les
opérations pour le Sud (France,
Italie, Espagne, Suisse, Portugal
et Grèce). J’assure la coordination avec les autres départements (ressources humaines,
finances, communication et
marketing etc.).
BN : On voit davantage de
camionnettes “Fedex” à Paris ou
en banlieue, par rapport à
quelques années… On croit, en
général, que Fedex à Paris, c’est
surtout le hub de Roissy CDG,
plois, la création de richesses se
feront de plus en plus grâce aux
services. De notre coté, tout va
bien sur le Hub de Roissy. Notre
effectif est actuellement de
1400 personnes. Nous avons
créé 1000 emplois en trois ans
et, en 2006, nous prévoyons
“monter” à 2000 emplois. Fedex
est une entreprise citoyenne, qui
crée des emplois et participe à
et pas tellement le service aux
entreprises, pour lequel on a
plutôt tendance à penser à d’autres opérateurs… C’est une
impression…?
A.C : Nous avons 175 véhicules
sur la région parisienne qui
assurent le service express pour
nos clients. Votre impression
tient sans doute au fait que nous
ne prenons en charge que les
envois internationaux, intra et
extra européens, et non les
envois express à l’intérieur des
pays, ce que font les autres
expressistes auxquels vous
devez penser. Mais la spécialité
de Fedex, c’est les envois express internationaux.
BN : Et à propos du Hub de
Roissy CDG, est-ce que Fedex
se sent bien ici ? Comment
réagissez-vous à certaines campagnes qui remettent en cause la
présence de Fedex, même si
“Paris” a tout fait pour vous
accueillir ici ?
A.C : Nous nous sentons bien à
Paris, et même de mieux en
mieux. Paris CDG a été choisi
en fonction de critères bien précis que vos lecteurs connaissent
bien (capacités de CDG, climat,
marché intérieur important de
l’Ile-de-France…). Et Paris à
une grande chance d’avoir sur
son sol une entreprise comme
Fedex. Vous savez, à cause des
évolutions économiques mondiales, les coûts de production
allant croissants dans les pays
développés, les créations d’em16
la rentabilité des entreprises
françaises : il est bon de le rappeler…
En plus, nous travaillons en collaboration avec Air France :
nous utilisons 350 vols d’Air
France, notamment à destination de l’Afrique. Du côté des
avions, vous savez que Fedex a
commandé 10 exemplaires du
futur A 380 Cargo.
UN MARCHE ANNUEL
FEDEX en bref...
Fedex réalise un chiffre
d’affaire annuel de 22 milliards
de dollars.
Fedex possède 653 avions
(c’est la 1ère flotte tout cargo et
2ème flotte aérienne au monde),
44 200 véhicules, 45 000 points
de dépôt et emploie 138 000 collaborateurs.
edex, que nos lecteurs
connaissent bien, est devenue, au fil du temps, une
entreprise emblématique du pôle
de Roissy. Il est bon de rappeler,
dans ce dossier, la réalité nationale et internationale de cette entreprise qui incarne si bien la mondialisation de l’économie.
Petite fiche d’identité :
F
Le hub de Roissy CDG : c’est
un centre de tri et d’aiguillage.
Celui de CDG est le plus important an monde, en dehors des
Etats-Unis. C’est la porte d’entrée en Europe des colis enlevés
chez les clients du monde entier.
A Roissy, le hub s’étend sur
70000 m2 sur une superficie de 35
hectares. Il traite 750 tonnes de
fret chaque jour.
Les emplois en France : A la fin
1998, Fedex France employait
1017 personnes. A la fin de 2002,
Fedex employait 2027 personnes
(dont 355 cadres), dont 1450 à
Roissy.
Son métier : desservir les pays
représentant 90% de l’économie
mondiale dans un délai de 24 à
48H, en “porte à porte” avec
garantie de remboursement.
Chaque jour, Fedex transporte
plus de 3,1 millions de colis et
documents à destination de 210
pays.
Les six stations de Fedex :
Gennevilliers,
Aubervilliers,
Roissy, Saint Ouen et St-Quentindu-Fallavier (Lyon) centralisent et
acheminent par camions les expéditions jusqu’au hub de CDG.
Les colis sont alors déchargés,
scannés, dédouanés, triés, puis
remis sous container avant d’être
embarqués à nouveau pour voyager par air ou par route vers leur
proche destination.
En savoir plus :
Hub de Roissy : 01.49.19.91.91
www.fedex.com
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épuration
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chambres de régulation, fontainerie urbaine
et arrosage automatique
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DOSSIER
CHÂTEAUROUX-DÉOLS VEUT T
TRAFIC M
atry et ChâteaurouxDéols ont des points en
commun : ils sont tous
deux des anciennes bases
aériennes américaines qui se
sont reconverties en aéroports
dédiés au fret grâce à l’appui
des départements : la Marne et
l’Indre. Tous deux ont parié et
investi sur l’avenir du “toutcargo”. Mais les choses ne sont
pas évidentes et le succès se fait
attendre pour les deux aéroports
qui, visiblement, se battent
“pour des miettes”, comme me
le confiait l’un des dirigeants de
V
l’aéroport de Châteauroux-Déols (Indre)
venu faire des entraînements
(autre source de revenus de l’aéroport). “Pas plus que deux à la
fois, question de sécurité !”, me
dit-il. Je me marre en douce en
même, il y a de quoi se poser
des questions. J’en ai posé à
Martin Frassignes.
EV
Châteauroux est aussi un “parking” d’avions
Vatry. Les avantages mis en
avant par Châteauroux-Déols ne
sont pourtant pas négligeables :
à deux heures de Paris (et surtout de Rungis) par l’A20, tarifs
50 % moins chers que les grands
aéroports, ouverture 24 h/24, pas
de contraintes de bruit, idéal
pour les vols venant du sud, partenariat avec ADP, des spécialités comme le trafic de marchandises sensibles (armes, munitions) mais aussi le périssable.
Nous avons visité, enfin,
“Châteauroux”,
dont
le
Directeur, l’infatigable Martin
Fraissignes ne ménage pas ses
efforts pour le faire décoller.
Plutôt calme, ce jour, l’aéroport
de fret Châteauroux-Déols, à
l’image de la capitale du
Berry… En arrivant, les carcasses d’aéronefs “en retraite” (le
parking d’avions est une des
sources de revenu de l’aéroport)
donne l’impression d’un cimetière d’avions. Visite à la
Gendarmerie du Transport
Aérien (GTA) locale pour le
badge : cool. On passe par la
météo : re-cool. On monte à la
tour de contrôle : re-cool.
L’unique contrôleur est aux prises avec un avion d’Air France
Cameroon Airlines a choisi Châteauroux (après Vatry) pour livrer ses ananas.
pensant à ses collègues de
Roissy. Non, je ne suis pas
sympa, parce que j’ai été vachement bien reçu. Mais quand
18
En savoir plus :
www.chateauroux-airport.com
tél. : 02 54 60 53 53
DOSSIER
TROUVER SA PLACE DANS LE
MONDIAL
MARTIN FRAISSIGNES :
IL FAUT ACCÉLÉRER LA LIBÉRALISATION DU CIEL FRANÇAIS
Bénéfice.net : On vous voit,
M. Fraissignes, courir le monde
entier pour promouvoir l’aéroport de Châteauroux-Déols.
Pourquoi un tel dynamisme ?
Châteauroux est si important ?
Martin Fraissignes : l’Aéroport
de Châteauroux joue un rôle
croissant dans le domaine du
fret en complément d’Aéroports
de Paris.
Ce positionnement et cette spécialité doivent être expliqués en
permanence auprès de nos
clients et prospects car nous
nous situons dans un domaine
très concurrentiel au plan européen et parce que le fret aérien
ne constitue pas un marché captif, loin s’en faut…
Surtout, il faut expliquer aux
compagnies leur intérêt à travailler dans un aéroport dédié
au fret, économique et rapide.
C’est le cas de Châteauroux qui,
au travers de ses activités de
fret, de formation et de maintenance aéronautique se situe
aujourd’hui au service de l’industrie du Transport Aérien.
Dès lors, nous sommes très
actifs, souvent à l’étranger, pour
promouvoir nos installations et
nos services notamment dans le
fret périssable, en raison de
notre proximité de Rungis.
BN : Le Journal du Dimanche
évoquait récemment, (le 30
mars dernier) une déclaration de
M. de Robien qui disait “le troisième aéroport existe déjà : il
suffit de développer les plates-
plutôt que celui de “transfert” est
en route pour Châteauroux,
notamment pour les compagnies
desservant les destinations du sud
(Maghreb, Afrique, océan Indien),
formes existantes comme Vatry
ou encore Châteauroux-Déols”.
Vous y croyez, vous, au “transfert du fret” de Roissy à
Châteauroux ?
et européens s’intéressent au
marché du fret et celui-ci est suffisamment vaste pour que chacun d’entre nous, avec ses avantages concurrentiels particuliers,
Martin Fraissignes, Directeur de l’aéroport, s’active pour attirer des clients. Ici à Hong Kong, à l’ouverture de l’Air Cargo Forum.
M.F : Les plates-formes en pro-
qui y trouvent de substantielles
économies de temps de vol et
parce qu’il faut souvent moins
de temps pour acheminer le fret
entre Châteauroux et un entrepôt
parisien qu’il n’en faut pour que
ce même fret, déchargé à CDG,
soit mis à disposition.
ximité de Paris doivent jouer un
rôle accru, car elles constituent
un outil immédiatement opérationnel pour “soulager” le ciel
parisien.
Il faut cependant admettre que le
choix d’escale appartient essentiellement aux compagnies
aériennes et celles-ci choisiront
une plate-forme alternative
comme Châteauroux si elles y
trouvent leur compte, notamment en matière de coûts et de
délais.
Le processus de délocalisation
BN : À propos de Vatry, justement, qui apparaît comme votre
concurrent. Y a-t-il place pour
deux aéroports de fret tout cargo
autour de Paris ?
M.F : Tous les aéroports français
19
y trouve sa place.
Ce qu’il faut surtout souhaiter,
c’est que la libéralisation du ciel
français soit accélérée par le
gouvernement français afin de
reconquérir ces frets d’origine
ou de destination françaises, traités actuellement par des pays
européens pratiquant des politiques “d’Open Sky”. Nous nous
y employons également, au travers de TIACA, l’association
internationale du fret aérien, et
de la commission fret des aéroports francophones de l’ACI*
* ACI : Airports Council International, organe de
coopération des aéroports mondiaux.
DOSSIER
FRANCE HANDLING OU
Le “handling”, la manutention, pourrait-on traduire en français
(mais l’activité des “handleurs” dépasse la simple manutention) est une activité indispensable pour les compagnies
aériennes et les transitaires. Pour les premières, il s’agit
d’une assistance pour le traitement physique du fret :
stockage, manutention, chargement mais aussi de son
traitement documentaire (saisie des Lettres de
Transport Aérien – LTA, édition de manifestes, etc.)
Pour les transitaires, c’est la réception du fret, le
dépotage, la livraison, à l’export comme à l’import.
Plusieurs sociétés se partagent le marché à Roissy, en
France et en Europe. France Handling, qui vient de
construire une nouvelle, belle et imposante aérogare de
fret (notre couverture), est devenue en 30 ans, le leader
français du secteur. C’est une entreprise qui compte sur la
plate-forme aéroportuaire. C’est une vraie joie pour nous de
vous la présenter, d’autant que nous avons eu l’immense honneur
de faire la connaissance de son dynamique PDG, M. Maudry, qui participait à l’Air Cargo Forum à Hong Kong.
500 000 tonnes de fret traitées chaque année
France Handling (FH pour les
intimes) a été créée en 1972. Elle
appartient à ses actionnaires qui
sont Aéroports de Paris (34 %),
Danzas (devenue propriété de la
Poste allemande) et Aérofret
(spécialisée dans le transport de
la presse, notamment celle des
NMPP). En 2002, FH aura réalisé un chiffre d’affaires de 80
millions d’euros et traité 500 000
tonnes de fret, grâce aux 1800
collaborateurs qui composent
l’effectif. La société est présente
à Roissy, bien sûr, mais aussi à
Lyon, Marseille, Nice, Toulouse,
Bordeaux,
Nantes,
Lille,
Mulhouse et Strasbourg. En
Europe, FH est à Francfort,
Barcelone, Madrid et Milan.
Assistance aux compagnies aériennes, assistance aux transitaires
aux transitaires (Perform’air,
Géodis, Danzas, Schenker,
Exel...) . Cette activité, développée à Paris en 1994 a généré,
pour les deux filiales un chiffre
d’affaires d’environ 20 millions
d’euros. Il faut signaler la certification ISO 9002 obtenue par
FH pour l’ensemble de ses activités.
La piste
C’est le métier originel de FH.
Les compagnies aériennes n’éprouvent pas le besoin de posséder, dans chaque escale, des
installations leur permettant de
traiter leur fret. Aussi le
confient-t-elle à des spécialistes, comme FH, qui font les
opérations nécessaires. France
Handling assiste ainsi une centaine de compagnies aériennes
dont les plus grandes comme
British Airways, Continental,
Japan Airlines, Cargolux,
Emirates, Air Tahiti nui…
Avec ses filiales, Roissy
Handling et ATH, France
Handling assure l’assistance
Avec France Handling Piste
(FHP), le groupe assure l’assistance aéroportuaire aux avions
passagers et cargos sur la piste :
chargement, déchargement, placement, repoussage (“pushback”), équilibrage, plan de vol
etc. Dernier client en date : la
prestigieuse Singapour Airlines...
20
La nouvelle aérogare de France Handling (
postacheminement vers la France et l’Europ
veau, destiné aux compagnies et aux transit
À l’avant-plan, des bureaux ultramodernes l
DOSSIER
LA VOLONTÉ DE SERVIR
( 26 000 m2, dont 5 000 consacrés au pré et
e. À l’arrière-plan le “stocker”, concept noutaires. Objectif : gains de temps et d’espace.
loués aux clients de France Handling.
La sûreté : Sécurus
Depuis 1990, FH assure des
fonctions liées à la sûreté à travers sa filiale Sécurus, pour ellemême et pour ses clients.
L’assistance courrier et fret
Autre filiale, Fret Bagage
Express (FBE) offre un service
aux clients qui expédient des
colis urgents, avec délai garanti.
Cette société, qui a réalisé un
CA de 2 millions d’Euros, assure également, en liaison avec La
Poste, un service de collecte, de
contrôle, de sécurisation et d’expédition du courrier urgent.
Christian Maudry
Entré à France Handling en 1983, il en devient le Directeur général en 1984 et le Président en 1990. C’est un homme vif, imaginatif, l’un de ceux qui ont “fait” Roissy CDG. L’avenir de France
Handling ? “Je suis confiant pour le futur, nous confie t-il. Nous
continuerons à nous développer dans les métiers qui sont nos spécialités”.
Le transport routier
La formation : ARCA-Aéro
forme des personnels autour des
pôles fret, passagers et piste.
VIA : Very Important Animal
Ressentant les besoins de la
profession, France Handling a
créé sa propre école professionnelle : Arca Aéro. C’est la première école spécialisée reconnue par l’ensemble de la profession. Elle possède une accréditation IATA pour les marchandises dangereuses. Le centre
Pour acheminer le “fret camionné” entre les différents aéroports, FH a mis en place une
organisation de transports routiers, opérant le plus souvent de
nuit. Récemment, une navette a
été créée pour assurer la liaison
avec l’aéroport de Vatry.
21
France Handling gère, également
la fameuse station animalière qui
voit passer toute l’année, reptiles,
chevaux de course, poissons et
oiseaux exotiques, singes...
DOSSIER
Après l’Air Cargo Forum à Hongkong
L’AÉROPORT DE VATRY RECOIT LE
atry ne pouvait pas
rêver meilleure opération médiatique.
L’aéroport de fret
champenois a été
sélectionné pour
être l’hôte de
l’assemblée
générale
annuelle
(AGM :
Annual
General
Meeting) de
la prestigieuse
TIACA (The International Air Cargo Association).
L’AGM s’est tenue à Reims, du
23 au 25 février dernier où elle
a été reçue royalement. Les participants ont eu l’occasion de
visiter les installations de l’aéroport international. Ils ont été
reçus par les dirigeants de la
SEVE, l’autorité aéroportuaire
de Vatry et par M. Albert Vecten,
Président du Conseil général de
la Marne et initiateur de l’aéroport.
V
facilitation et la libéralisation du
fret aérien et du commerce
international, favoriser l’échange d’idées et d’opinions, développer des
normes de service
pour l’industrie
de “l’air cargo”,
enfin d’être un
interlocuteur et un
représentant auprès
des
organismes
internationaux qu’ils
soient économiques (comme
l’OCDE)
ou
aériens (comme
l’IATA).
L’AGM s’est tenue dans le Palais des Congrès de Re
Jean-Claude Jouffroy (notre
photo), Directeur de cabinet de
Dominique Bussereau est venu
souhaiter la bienvenue au nom du
gouvernement français. Il a souligné, devant un public convaincu,
Une association représentative des acteurs du fret
aérien mondial.
Plus de 200 membres de TIACA,
venus du monde entier, avaient
fait le déplacement à Reims.
L’association (à but non lucratif)
regroupe toute la palette de
métiers liés au transport aérien
de marchandises. Activité cargo
des compagnies aériennes, compagnies spécialisées dans le
“tout-cargo”, les aéroports bien
sûr, mais aussi les charters,
transitaires, expressistes, intégrateurs, agents de handling,
agents de fret aérien, General
Sales Agents (GSA) et toutes les
entreprises qui gravitent autour,
y compris la presse spécialisée.
Ses buts sont la promotion, la
La tour de contrôle de l’Aéroport International de Vatry : l’assemblée
générale de TIACA
22
M. Alain BERFRAND (Aéroport
de Bruxelle) intervenant sur les
problèmes liés à la sûreté
DOSSIER
GOTHA DU FRET AERIEN MONDIAL
et le siège social de TIACA a été
transféré des Iles Caïmans à
Miami (Floride).
Les débats ont porté sur la nécessité ou non de dissocier le cargo
et le “tout-cargo” des droits de
trafic “passagers”, sur les accords
d’Opensky et le protectionnisme.
Une autre table ronde fut consacrée aux nouvelles réglementations sur le bruit et leur impact
sur l’industrie du fret aérien.
Enfin, l’assemblée s’est interrogée sur les mesures de sécurité à
venir et la manière de minimiser
l’impact de ces mesures, le tout
sur fond de 11 septembre et de
future guerre en Irak.
eims.
Reims Vatry et le champagne savent recevoir
Jean-Claude Jouffroy, Directeur de
cabinet du Secrétaire d’État aux
Transports
L’hôte de cette assemblée, l’aéroport de Vatry avait bien fait les
choses. Le dimanche soir, toute
l’assemblée a été reçue dignement
par le maire de Reims, Jean-Louis
Schneiter. Celui-ci a vanté les
mérites de sa ville, mondialement
connue par moult choses : sa
Youssef Sabeh, Président-Directeur général de la SEVE
l’importance économique du fret
aérien et rappelé les grandes
lignes de la politique aéroportuaires française, rendant au passage
un hommage appuyé au Président
Vecten, initiateur de Vatry.
Pendant deux jours pleins, les
débats ont porté sur des sujets
intéressant à la fois la vie de l’association et les problèmes d’actualité que rencontre le fret
aérien.
Une nouvelle équipe de direction
(Board of Directors et Executive
Council –Exco-) a été élue.
Dans cette équipe, Martin
Fraissignes, Directeur de l’aéroport
de Châteauroux a été reconduit
dans ses fonctions au Comité exécutif et c’est Dora Kay, Chef du
marketing international de l’aéroport de Hongkong (voir son interview page 28) qui a été élue
Présidente de TIACA pour les
deux ans à venir, en remplacement de Larry Coyne, patron de
Coyne Airways Limited, qui reste
dans l’équipe dirigeante. C’est
toujours l’excellent Daniel C.
Fernandez qui est le secrétaire
général de l’association,
La situation financière (bonne)
de l’association a été approuvée
Les participants ont été reçus à l’aéroport de Vatry
23
DOSSIER
Mme Hallauer (Sogaris) M. Vecten, Président du Conseil général, et
Charles de Courson, député de la Marne
Daniel C. Fernandez, secrétaire général de TIACA entouré de ses collaboratrices Maria (à gauche) et Beverly
Soirée Pommery. M Alain Bertrand
(Aéroport de Bruxelles) , Mme Ute
Weber (Mager Cargo Marketing à l’aéroport de Cologne/Bonn) et M. Vatinel
cathédrale, lieu mythique du sacre
de Clovis Ier et des rois de France
pendant mille ans, le Champagne
évidemment, mais aussi Reims,
berceau de l’aviation (c’est le 30
octobre 1908 que Henri Farman et
son biplan “Voisin” entraient dans
la légende en réalisant le premier
vol “ville à ville” de l’histoire de
l’aviation : Bouy-Reims, 30 km).
La soirée était consacrée (évidemment) au Champagne avec la visite des caves Pommery, le repas
de gala (où le champagne a coulé
à flots) et l’intronisation de pluL’équipe dirigeante de TIACA
24
DOSSIER
Vatry : un aéroport complémentaire.
Dora Kai, nouvelle Présidente de TIACA, intronisée par la Confrérie des
Sacres de Champagne
sieurs membres de TIACA, dont
la nouvelle Présidente Dora Kay,
par la Confrérie des Sacres de
Champagne (nos photos).
Le surlendemain, les hôtes
champenois de TIACA ont invité
les participants à une visite de la
cathédrale et du musée du palais
épiscopal de Tau, dans lequel s’est
déroulée la soirée de gala finale
“Soirée of Splendour” dans la
salle des Festins.
Visite de l’aéroport de
l’aéroport international de
Vatry.
Le point d’orgue de ces journées
studieuses fut la visite de l’aéro-
port “tout-cargo” de Vatry (nos
photos). Les participants furent
chaleureusement reçus par
Youssef Sabeh, PrésidentDirecteur général de la SEVE,
qui ne manqua pas de rappeler
l’histoire et les atouts du “vieuxjeune” aéroport (voir encadré).
Parmi les hôtes et les invités présents on notait, outre les participants, le Président Albert
Vecten, M. Lefort, PDG de
Sogaris et Madame Hallauer,
secrétaire générale, et le député
(UDF ) de la Marne, Charles de
Courson (rapporteur, entre autres,
du budget de l’aviation civile).
Au total, une AGM réussie et…
pétillante !
Que n’a-t-on pas dit à propos de
Vatry ! “Le fret à Vatry” scandet-on dans certains milieux de
Roissy. Comme si on pouvait
dissocier le fret aérien du trafic
de passagers et des multiples
connexions qu’offre le véritable
hub qu’est devenu Roissy CDG
dans son ensemble.
Rappelons ce qu’est Vatry.
Bénéfice.net vous l’a présenté,
lors de son ouverture, en 1999
(BN 5 page 18). Aujourd’hui,
Vatry est un aéroport de classe A
(ouvert au trafic 24 h sur 24, 7
jours sur 7) avec une piste de
3860 mètres, spécialisé dans le
tout-cargo. Cette ancienne base
aérienne américaine a fait l’objet d’un projet d’aéroport de fret
par le Conseil général de la
Marne. Il est géré par une société
privée , la SEVE (Société
d’Exploitation de Vatry Europort)
qui développe à côté une base
logistique d’envergure, reliée à
l’autoroute et au fer. Les principaux actionnaires de la SEVE
sont Aéroport de Montréal
Capital, Kéolis, SNC Lavalin,
Pingat Ingénierie, Sogaris, les
CCI de la Marne et de l’Aube…
Plus de 6000 tonnes de marchandises sont passées par la
piste de Vatry l’an passé, avec
une prédilection pour le “périssable” : fruits et légumes, viandes, fleurs…
Les espoirs de Vatry, fondés - à
notre avis - ont été rappelé par
Albert Vecten, dans son interview à Bénéfice.net : “Face à la
saturation des grands aéroports
urbains, confrontés aux problèmes de nuisance en terme sonore et environnemental, Vatry va
offrir une réelle alternative. Le
fret circule certes par avion
mixte, mais le “tout-cargo” se
développe et lorsque les grandes
villes seront amenées à faire le
choix entre le trafic passager et
le fret, ils privilégieront les passagers”. Certes, le “tout-cargo”
va se développer. En tonnes-km
transportées, le trafic total fret
aérien devrait progresser de
5,5% en moyenne d’ici 2020, et
la part du tout cargo devrait-elle
progresser de 6% pour 4,9%
pour le fret en soute, selon une
récente étude d’Airbus, qui pré-
Réception à l’Hôtel de Ville de Reims
25
voit par ailleurs le doublement
de la flotte “tout-cargo” en 20
ans (plus de 3000 avions contre
1540 actuellement). Il y a donc
du grain à moudre pour des
aéroports spécialisés comme
Vatry (ou Châteauroux, voir
page…).
Transférer le fret de Roissy
à Vatry ?
Mais laisser croire qu’on pourrait “transférer le fret (de
Roissy) à Vatry, c’est prendre
ses désirs pour des réalités et
faire fi, justement de la réalité
économique. Le hub de Roissy
permet des connexions importantes et, à moins de déplacer les
seules 15 000 personnes qui travaillent dans les zones de fret de
Roissy (sans compter les milliers
d’autres aux alentours), de déménager toutes les installations de
traitement au sol, de mettre en
place une noria de camions qui
rouleraient nuit et jour entre
Vatry et Roissy-Paris, et de renchérir ainsi le prix des marchandises transportées, on ne voit pas
très bien ce que veut dire “transférer le fret à Vatry”. Sans compter la concurrence européenne :
nombre d’entreprises quitteraient
purement et simplement la
France, alors qu’on est allé les
courtiser pendant vingt ans pour
qu’elles viennent à Paris (voir
page18)
Les dirigeants d’ADP et de Vatry
eux-mêmes sont d’accord : il ne
peut y avoir de “concurrence”
entre les deux aéroports, mais
bien une complémentarité,
comme le montre notamment la
récente ouverture d’une navette
de France-Handling entre Roissy
et Vatry.
Après leurs combats démagogiques perdus contre les nouvelles pistes de Roissy, pour le “troisième aéroport” (présenté
comme une alternative immédiate au bruit alors qu’il faudra 15
ans pour le construire), ceux qui
ont fait de Roissy CDG leur bête
noire continuent cette fois leur
campagne d’intoxication en prétendant pouvoir “transférer le fret
à Vatry”. Ils en seront une fois de
plus pour leurs frais.
Éric Veillon
Aéroport International de Vatry :
LA CROIS
e par sa spécialisation
dans le traitement du
fret, Vatry accueille de
nombreux opérateurs soucieux
de voir traiter leur fret en priorité. L’Aéroport International de
Vatry, qui a traité plus de 6 000
tonnes en 2002, enregistre, de
nouveau, un fort taux de croissance de ses activités. C’est un
réel accroissement des activités
de la plate-forme, grâce aux
rotations hebdomadaires de plusieurs compagnies desservant
essentiellement les pays de la
C.E.I., l’Afrique et l’Asie.
L’augmentation des activités se
reflète aussi par le développement de la logistique avec une
nouvelle implantation de
Prologis, leader mondial en
immobilier logistique. Avec ses
225 000 m2 de centres de distribution nationaux et européens et
ses 400 camions quotidiens,
D
Distances terrestres des principaux centres économiques européens (en km)
De \ A
Rungis
Vatry
154
Roissy
42
Châteauroux 256
CDG
165
296
Vatry constitue d’ores et déjà un
hub logistique européen important.
Vatry jouit d’une localisation
stratégique exceptionnelle à 150
km à l’est de Paris. Embranchée
fer et directement sur l’autoroute
A26, à quelques kilomètres de
son intersection avec l’autoroute
A4, la plate-forme jouxte les
grands centres économiques et
logistiques européens tels que
Francfort à 415 km, Bruxelles à
290 km et le Luxembourg seulement à 210 km. Des distances
LUX
210
344
620
BRU
291
294
586
FRA
416
550
826
qui répondent totalement aux
exigences des temps de
transports de l’industrie de la
logistique aérienne et terrestre.
Depuis février dernier, Vatry est
relié à Roissy par une navette
quotidienne opérée par France
Handling. La navette, qui part de
Roissy à 20 h, quitte l’aéroport
de Vatry vers minuit pour y
retourner. Le fret est acheminé
dans la soirée par un camion
équipé pour le transport de palettes et de containers avions.
LHR
456
378
671
AMS
493
487
780
Doté d’infrastructures et d’équipements d’une qualité remarquable, Vatry offre une piste de
3 860 mètres et des équipements
d’aide à la navigation aérienne
de premier plan dont des ILS cat
I et cat III pour un atterrissage
avec une visibilité zéro.
Seulement à 164 km du marché
de Rungis, Vatry est particulièrement bien équipé pour le traitement des denrées périssables. Il
offre un centre ultramoderne qui
compte cinq chambres à température contrôlée capables de
Fret aérien (tonnes)
Mouvements d’avions
Terrains commercialisés (ha)
Emplois sur le site
26
ZRH
468
609
642
SSANCE SE POURSUIT
traiter toute expédition de fruits
et légumes mais aussi le poisson, la viande et les carcasses.
Vatry est ouvert sans restriction
24h/24 et 7j/7 et la réception des
camions est assurée 24h/24.
tions sur leurs opérations nocturnes, Vatry représente une
solution et une garantie pour
l’avenir des opérations toutcargo, particulièrement vulnérables aux restrictions nocturnes.
La politique française, de plus
en plus libérale en matière de
droits de trafic pour les opérations tout-cargo laisse entrevoir
un développement important
des trafics sur Vatry. De plus, à
une époque où les principaux
aéroports européens et notamment Roissy et Orly, sont
confrontés à des pressions environnementales et des restric-
Les exemples de séparation
réussie entre les opérations toutcargo et les opérations mixtes
(passagers+fret) sont nombreux
dans les pays limitrophes et
dans le continent américain. Le
cas de l’aéroport de Heathrow,
où les autorités aéroportuaires
ont limité drastiquement les
opérations tout cargo, est éloquent ; résultat, le fret aérien a
continué de se développer en
Angleterre au rythme de 6,7 %
par an entre 1990 et 2000 (comparativement à 4,9 % par an en
France, en dessous de la moyenne européenne de 6,1 % par an)
et plusieurs aéroports (Stansted,
Gatwick, East Midlands,
Manchester, Manston, etc.) ont
développé leur secteur fret,
offrant ainsi un meilleur choix
pour les clients et une plus grande
concurrence. En prime, avec plus
de 1 300 000 t de fret / an, en
grande majorité transportées
dans les soutes des avions passagers, l’aéroport de Heathrow
demeure le principal centre de
fret aérien anglais qui permet le
maintien et le développement
des emplois dans ce secteur.
D’autres exemples de décentralisation du fret aérien existent au
Benelux, en Allemagne mais
aussi au Canada et aux EtatsUnis. Tous ces cas démontrent
clairement que la décentralisation du fret sur plusieurs aéroports permet de dynamiser le
secteur et se traduit par un
meilleur aménagement du territoire et surtout par une offre
aéroportuaire plus équilibrée et
moins coûteuse.
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27
DOSSIER
Dora Kay, nouvelle présidente de TIACA :
“LE FRET AÉRIEN APPORTE UNE C
L’ÉCONOMIE
Dora Kay, Chef du marketing international de l’aéroport de Hong Kong, est une jeune femme dynamique. Elle a été
élue nouvelle Présidente de TIACA (The International Air Cargo Association) lors de l’assemblée générale qui s’est
tenue en février dernier à Reims-Vatry. Elle a accepté cette interview pour Bénéfice.net Merci à elle.
BN : Vous représentez, depuis
votre récente élection à la tête de
TIACA, l’industrie du fret aérien.
Quel est le poids réel de ce secteur économique ?
Dora Kay : L’industrie du fret
aérien apporte une contribution
considérable à l’économie mondiale. Ses chiffres d’affaires de
vente sont de quelque US$ 225
milliards représentant environ 27
millions de tonnes de fret annuel.
Si ce chiffre correspond à moins
de 2 % du tonnage de fret mondial, il représente en revanche 40
% du marché mondial en valeur.
La croissance pour l’avenir
atteindra un niveau de 6,5 % par
an pendant les vingt prochaines
années, tandis que le trafic passager augmentera en moyenne par
4,9 % par an.
2002 où plus de 4 700 délégués
provenant de 71 pays se sont
réunis.
En plus de l’ACF, nous avons
élargi nos activités afin de devenir plus actifs dans des sujets qui
touchent les métiers de nos membres.
Le plan de TIACA pour les cinq
ans à venir vise sept initiatives
industrielles :
transparence.
- Améliorer la sécurité et de la
sûreté, ainsi que la protection de
l’environnement.
En plus, nous allons poursuivre
les objectifs détaillés dans notre
plan de cinq ans. Personnellement,
j’ai des buts particuliers pour les
deux années de ma Présidence :
- Faire en sorte que l’ACF 2004,
BN : Quels sont les problèmes
qui se posent actuellement au secteur, je pense bien sûr aux mois à
venir, avec la guerre…
DK : C’est un moment très difficile pour le fret aérien actuellement. Cependant, il faut faire la
différence entre changements
cycliques et changements structurels. Ce que nous avons en ce
moment sont des changements
cycliques qui sont, par définition,
temporaires. Plus importantes
sont les évolutions structurelles
qui ont changé d’une manière
permanente notre façon de vivre
et de travailler.
BN : À quoi sert “TIACA” ?
DK : TIACA est la seule
Association commerciale qui
représente tous les éléments du
réseau logistique aérien. Parmi
nos membres figurent les compagnies aériennes, transitaires,
expéditeurs, institutions financières, fabricants d’avions, transporteurs express, intégrateurs, agences gouvernementales, et établissements d’enseignement de haut
niveau. Nous tenons une position
unique dans l’industrie, c’est-àdire que nous sommes la voix
globale d’une industrie qui a un
chiffre d’affaires de US$ 225
billions.
TIACA est bien connue comme
l’organisateur de l’Air Cargo
Forum, qui existe maintenant
depuis 42 ans, le plus important
événement dans l’industrie, et qui
a lieu tous les deux ans dans un
pays différent. Le dernier ACF a eu
lieu à Hong Kong en septembre
l’industrie de fret aérien, et d’exprimer nos soucis, d’exercer une
influence sur les procédures et
règlements qui pourront influencer notre industrie.
- Écouter et définir les opinions et
les besoins de nos membres, et
améliorer l’image de l’Association
dans le monde entier, en particulier avec les affréteurs.
- Investir dans l’éducation et la
formation pour développer les
performances de l’industrie.
Dorakay
- Améliorer l’efficacité et l’intégrité des Douanes.
- Élargir l’accès au marché.
- Améliorer les niveaux de l’industrie.
- Développer l’éducation et la
formation.
- Réduire l’impact des lois négatives.
- Promouvoir l’intégrité et la
qui se tiendra à Bilbao, en
Espagne, soit un aussi grand succès que 2002 à Hong Kong.
- Augmenter le nombre des membres de TIACA de 25 % avec un
attention particulière sur l’Asie.
- Consolider les relations de
TIACA avec plusieurs agences
internationales, gouvernements et
associations afin de promouvoir
28
Beaucoup de tendances ont
contribué à la croissance de l’industrie du fret aérien. La nécessité de la vitesse continuera à exercer une influence majeure sur le
commerce mondial. Le résultat
est que l’évolution du volume de
fret sera plus importante que celle
du trafic passager. Comme je l’ai
dit, la société Boeing a évalué que
pendant les vingt prochaines
années le fret aérien augmentera
par 6,5 % en moyen par an, contre 4,9 % pour le secteur passager.
BN : Vous êtes chef du département marketing international à
l’aéroport
de
Hongkong.
Beaucoup d’entre nous, ici,
connaissent mal la Chine et
DOSSIER
CONTRIBUTION CONSIDÉRABLE À
MONDIALE”
Hong Kong, mais sont impressionnés par leur développement.
Existe-t-il un “secret chinois”
pour les affaires ?
DK : L’économie de la Chine a
augmenté énormément depuis
que M. Deng Xiaoping a installé
le système de “portes ouvertes”
pendant les années 1970, avec le
quadruplement de son PIB à plus
de US$1,2 billions en 2002.
Les Chinois sont connus pour
leur diligence et leur attitude travailleuse. Une fois qu’ils ont eu
la chance d’améliorer leur
niveau de vie et de pouvoir
contribuer au développement de
l’économie de leur pays, la croissance de celle-ci fut sans précé-
dent. En même temps, le système de portes ouvertes a coïncidé
avec le grand démarrage du marché immobilier à Hong Kong, au
moment où les prix étaient devenus dissuasifs pour la croissance
de l’industrie de fabrication.
Cela a eu comme conséquence
une énorme migration de travailleurs dans l’industrie de
fabrication en Chine où se trouvait beaucoup de main-d’oeuvre
et de terrains bon marché. Le
résultat de cette migration fut
que Hong Kong a pu maximiser
ses réseaux de commerce.
Hong Kong est gouverné par la
loi avec une transparence tant
dans l’administration ainsi que
dans le domaine des affaires. On
ne manque pas, à Hong Kong, de
70 compagnies aériennes qui
touchent quelques 140 destinations dans le monde, dont 42 en
Chine. En 2002 l’aéroport a traité 2,5 millions tonnes de fret
ainsi que 34,3 millions de passagers. À peu près 70 % de notre
fret est d’origine de Chine.
Bien sûr, afin de réussir dans les
affaires, les connections et les
voies de communication sont
très importantes pour assurer la
rapidité et l’efficacité des échanges des personnes et des marchandises. Hong Kong a le plus
grand port maritime au monde
ainsi que le centre de fret aérien
le plus desservi. L’aéroport de
Hong Kong est servi par plus de
La Chine continentale, avec
Hong Kong, ont grandi ensemble
économiquement : la Chine
devenant ‘l’usine du monde’ et
Hong Kong devenant le centre
de commerce et logistique de la
région.
Propos recueillis par Éric
Veillon, avec l’aide (précieuse)
de Michael Sales –IMC
Petit flash sur un grand :
UPS à Roissy
Avec 30,4 millions d’euros de
CA et 500 salariés, GMD n’est
plus un “outsider”
“ M i c h e l
Delos, patron
de Handlair :
l’outsider”.
C’était le titre
de notre “papier” sur son groupe
GMD, dans le précédent dossier
de BN (n° 9, page 9) sur le fret
aérien. Le groupe, conformément aux prévisions de ce patron
dynamique, qui n’a peur ni des
mots ni des chiffres, a continué
sa progression, au point de jouer
désormais, dans la cour des
grands. GMD, rappelons-le,
c’est aujourd’hui Transports
Michel (dont ARC Transports
fait partie désormais), Roissy
Emballage Logistique, ABS
CPG (Air Bagages Service) et
Handlair. En 2002, malgré la
crise, GMD “s’est bien défendu”
nous confie Michel Delos.
Environ 30,4 millions d’euros de
CA et 5 millions de résultats
(entre 6 et 7 pour l’année 2000 !)
avec, en tout, 500 salariés. Et le
fleuron, c’est Handlair (14,5
millions d’euros de CA, 260
sociétés multinationales fournissant des services professionnels
à notre industrie. Hong Kong est
aussi l’un des trois plus importants centres financiers dans le
monde, avec une fiscalité parmi
les plus basses. En plus, nos services de santé et d’éducation
sont excellents.
employés, 20 000 m2 d’entrepôts rien que sur la plate-forme
de CDG, des clients prestigieux
comme Korean Airlines.
C’est toujours un plaisir de
converser avec Michel Delos,
cette fois dans le cadre agréable
et soigné de “La Jument Verte”,
au Vieux-Pays de Tremblay.
Et les aéroports de fret, quel
avis ? “Avec le temps, ça se
développera, répond M. Delos,
et ça arrangera tout le monde.
C’est l’avenir”. Et pourquoi
GMD, ou Handlair ne sont-ils
pas présents à Vatry ? “Parce
qu’il n’y a pas, pour l’instant,
assez de trafic, pas assez de
transitaires (il y en a un, ndlr).
Mais nous avons quand même
un bureau, cela montre que nous
y croyons”.
En plus, il y a toujours plein de
projets dans la tête de ce vrai
entrepreneur.
Parmi les opérateurs qui
comptent à Roissy, il fallait
mentionner UPS, un expressiste américain, le “numéro
un mondial de la livraison de
colis”, née en 1907 à Seattle
(État de Washington).Il vient
de changer de logo, prenant
en compte ses nouvelles activités liées à la logistique, la
commission de transport
international…
UPS dans le monde, c’est :
583 avions, 13,3 millions de
colis expédiés chaque jour sur
200 pays, un CA de 31,3
milliards de dollars !
En savoir plus :
www.gmd.fr
29
Présente en Europe depuis
1976, UPS a son “hub” européen à Cologne, où des investissements de 100 millions de
dollars sont prévus pour les
trois prochaines années. Elle
est présente en France depuis
1988. En 1995, UPS quitte
Orly pour Roissy CDG et en
1997, c’est le premier vol
direct USA France. Aujourd’hui,
UPS emploie 1570 personnes
en France, (360 000 dans le
monde) dont 150 à Roissy
CDG. UPS assure à Roissy 6
rotations quotidiennes (2 B
757 et 1 B767) :
Roissy/Bergame/Athènes,
Roissy/USA, Roissy / East
Midland / Édimbourg, et 50
véhicules assurent la liaison
quotidienne avec les grandes
villes de France, ainsi qu’avec
l’Espagne et la Belgique.
En savoir plus :
www.ups.com
GLOBE-TROTTERS
Claude Elbaz est allé “vend
dans le mo
ur sa carte de visite on peut
lire : Claude Elbaz,
Marketing Project Manager,
ADP Cargo, et, en dessous,
“Corporate
Strategy
and
Commercial”. De l’autre coté, en
espagnol, “Direccion de la
Stategia y de la Politica
Commercial”. Basé (quand il ne
parcourt pas le monde), dans les
locaux d’ADP Cargo, en zone de
fret 2 à CDG, Claude Elbaz est
allé (et va toujours) vendre les
mérites de la place aéroportuaire
de Paris aux quatre coins du
monde pendant des années, soit
pour le “cargo”, soit pour le trafic
de passager. Ce “pied-noir” (il est
né il y a 63 ans à Casablanca),
dont la famille est d’origine espagnole, responsable du marketing
fret à ADP, commerçant dans
l’âme, polyglotte, passionné et
passionnant, avait le profil idéal
pour ce numéro de BN et notre
nouvelle rubrique “globe-trotters”.
Après avoir fait l’ENAC (à l’époque où l’École Nationale de
l’Aviation civile était à Orly) en
58/59, il en sort Contrôleur de la
navigation aérienne, il devient
“commandant” de l’aéroport de
Oujda, au nord du Maroc. Il quitte
le pays (comme beaucoup…) en
1967, date à laquelle il intègre
ADP où il débute comme agent
d’escale.
S
En français, on va dire que la
insiste Claude Elbaz, “et nous
avons des arguments, ici”. On
peut dire que la réussite d’ADP
(1 750 000 tonnes de fret et de
courrier en 2002 ) a été d’avoir
réussi à fédérer tous les partenaires, y compris les chargeurs, dans
un “esprit plate-forme”.
fonction de Claude Elbaz est
“responsable du marketing et de
la communication” pour le fret au
niveau de l’ensemble ADP. Ça
veut dire quoi, exactement ? “À la
différence du trafic passager, qui
est plus ou moins captif (le passager va vers une destination précise), le fret peut, lui, aller où il
veut”, nous explique Claude.
“Prenez l’exemple du fret longcourrier : il y a, au moins, dix
points d’entrée en Europe. Après,
ce fret peut prendre le camion
(c’est le fret camionné) et se
déplacer n’importe où”. D’où la
nécessité commerciale d’attirer
l’attention des opérateurs de fret
(chargeurs, compagnies, agents
de fret aérien…) sur les avantages
comparatifs que peut procurer la
place de Paris et, singulièrement,
Roissy CDG. “Car, précise
Claude Elbaz, le fret, ce sont des
redevances aéroportuaires, des
recettes immobilières, des magasins, des entreprises spécialisées
dans son traitement, c’est du
business et du travail pour tout le
monde. Donc, nous sommes intéressés par l’augmentation du trafic fret”.
Et c’est un tout. Comme le fret est
transporté à la fois par les avions
de passagers (fret en soute) et par
les compagnies cargo (général
cargo et expressistes ou intégrateurs) il faut faire venir tout ce
beau monde.
Et pour cela, “il faut convaincre”,
“La Task Force fret”
Aujourd’hui existe le CIF
(Comité Interprofessionnel du
Fret), raconte-t-il, mais avant, on
avait mis en place la “Task Force
Fret”. Encore auparavant, dès la
fin des années 70, début 80, nous
avions organisé une campagne
d’information auprès des entreprises françaises pour les sensibiliser aux avantages du transport
aérien pour leurs marchandises.
À cette époque, les industriels
n’utilisaient l’aérien qu’en
dépannage. Ça leur coûtait cher,
forcément. On a fait des études de
coût, avec Air France Cargo, sur
les avantages concurrentiels.
Prenez l’exemple d’un fabricant
de chaussettes qui veut importer
une nouvelle machine. S’il prend
le bateau, ça sera long. Mais s’il
fait venir la machine par avion, il
aura un bon mois d’avance sur ses
concurrents, et ça, c’est important.
La campagne d’information s’est
faite notamment à la radio, par
des messages diffusés juste avant
la chronique économique de Jean
Boissonnat. Tout le monde y a
participé : l’UCCEGA (qui
regroupe 150 aéroports français),
ADP, le SNAGFA (syndicat des
agents de fret aérien). Ça a porté
ses fruits…”.
Ça, c’était pour le fret aérien en
lui-même. Il fallait après faire la
promotion de la plate-forme.
“D’où les opérations, reprend
Claude, menées par la Task
force fret, qui comprenait Air
France Cargo, ADP, la Douane,
le SNAGFA représenté par son
président d’alors, M. Pfab, et
parfois son directeur M.
Charrois. Le principe était le
suivant : on louait dans chaque
pays visité une salle dans un
grand hôtel, on invitait la compagnie aérienne principale dont
M. Elbaz, lors de l’accueil des VIP à la soirée de gala de Air Cargo
Forum (Hongkong 2002)
30
Claude Elbaz, ADP Mar
la ville était le hub, (par exemple American Airlines à Dallas,
Cathay Pacific à Hongkong,
SAA à Johannesburg…), on
invitait 150 à 200 personnes opérateurs et autorités locales, les
autres compagnies et on présentait les avantages de Paris”.
Fedex à Paris
Au début des années 90, Claude
Elbaz quitte le fret (il y reviendra) pour un poste équivalent,
cette fois au service “passagers”. Il participe à des missions identiques avec la
GLOBE-TROTTERS
dre” les aéroports de Paris
onde entier
présentait, en plus des conditions d’accueil, des données
précises sur le marché local et
de transit. Ce qui a amené
d’ailleurs ADP à aménager des
services pour les passagers en
correspondance : salons d’attente, douches, et même des
zones de jeux pour les enfants.
C’est dans ce cadre qu’a été
créé le “Cocoon”, ces minichambres où les passagers peuvent se reposer et se changer
entre deux vols …”
Et l’ensemble de ces actions a
payé, avec comme résultat l’ex- En février 2000, à Kuala Lumpur, avec le Premier ministre de Malaisie
cellente place prise par Paris, et tous les deux ans).
fret. Et ce ne sont pas les lanCDG en particulier, dans le Personnellement, je l’avais ren- gues qui le gênent dans ses mulclassement mondial des aéro- contré au MIPIM à Cannes il y tiples contacts. Toujours souports. “C’est lors d’un forum a 4 ans, puis à différents SITL riant, chaleureux même, allant
fret qu’un contact a été noué par
Jean-Alain Ress (ancien respon- (salon du transport et de la vers les autres, il s’exprime cousable d’ADP Cargo) avec Fred logistique) et dernièrement à ramment en anglais, évidemSmith, le patron de Fedex, qui a Hongkong, pour l’ACF). Et ment, mais aussi en espagnol,
abouti quelques années plus enfin tout récemment à l’assem- en arabe dialectal et se fait comtard à l’installation de l’intégra- blée générale de TIACA (voir prendre en portugais, italien,
teur américain à Paris. Fred page 22) à Reims… Il connaît hébreu et allemand. Rien que
Smith a, par la suite, témoigné à tout le monde dans ce monde du ça!
(...)
des investisseurs asiatiques à
Tokyo ou à Hongkong les raisons du choix de Paris. Que ce
soit ce témoignage, ou que le
Directeur des Douanes dise luimême, sur place, que les formalités ont été simplifiées, ou encore faire témoigner directement
des clients a beaucoup plus
d’impact que le plus beau des
discours émanant de l’Autorité
aéroportuaire…”,
résume
Claude Elbaz.
rketing Project Manager
“Maison de la France”, une
émanation du ministère du
Tourisme : même philosophie.
Il s’agissait, avec les Chambres
de commerce, les grandes chaînes hôtelières, les grands magasins comme les Galeries
Lafayette, les établissements
mythiques comme le Lido ou le
Moulin-Rouge, les tours opérateurs, d’aller vanter les mille et
une qualités de notre capitale,
devenue, depuis, la première
destination touristique mondiale. Pour accroître le trafic “on
faisait du “démarchage compagnies”, c'est-à-dire qu’on leur
Le tour du monde
Au total, Claude a des années de
voyages à son actif à l’occasion
de missions, colloques, salons,
expositions, séminaires internationaux. Comme à Seattle, lors
de l’ACF (Air Cargo Forum,
voir le dossier), en 1994 où
ADP s’est vu décerner le prestigieux Award, reconnaissance
symbole de qualité attribué par
le gotha du fret aérien mondial
(notre photo). Et encore, en
1996 à Dubaï, toujours à l’occasion de l’ACF, où Claude a
organisé la présentation de Paris
(avec défilé de mode…) pour la Lors d’une Task Force à Hongkong. Au premier plan, M. Charrois (SNGFA).
session de 98 (l’ACF se tient
31
GLOBE-TROTTERS
ACF 94 à Seattle : ADP reçoit le
prestigieux “Award for excellence”
Du coup, je me suis amusé à
faire avec lui son (ou ses ?)
tours du monde. On est parti
d’Europe, où il est allé quasiment partout, pour les
Amériques. Du Mexique il
connaît une bonne quinzaine de
villes (à cause de la participation d’ADP dans l’OMA, qui
gère les aéroports mexicains),
en Amérique du Sud, il est allé à
Caracas, Quito, à Bogota (plusieurs fois), Santiago du Chili,
Buenos Aires (mais pas au
Brésil, ça lui manque…).
L’Amérique du Nord ?
Washington, New York, Miami,
Tampa, Orlando (ou il retourne
bientôt
pour…)
Dallas,
Houston, St Louis, Chicago,
Seattle, L.A, Las Vegas, San
Francisco,
sans
oublier
Montréal et Toronto.
Et on continue au MoyenOrient : Liban (où il travaille
pour une mission d’ingénierie
fret), Israël, Dubaï, Sharjah
Émirats arabes unis), puis
l’Asie centrale : Arménie (où il
réalise une étude d’ingénierie
fret pour le compte d’une société
locale) ; l’Asie avec l’Inde
(Delhi, Bombay plusieurs fois),
la Corée à Séoul, le Japon
(Tokyo, Osaka), l’Indonésie,
Singapour, la Chine avec
Canton, Shenzen, Changhai,
Pékin, Nankin (pour un contrat
d’Alyzia, filiale d’ADP),
Hongkong plusieurs fois,
Macao, la Thaïlande avec
Bangkok, la Malaisie et Kuala
Lumpur… On revient par
l’Afrique et Casablanca où
Claude Elbaz repasse “au pays”
et participe à l’étude de développement du Technopole de Casa,
l’Afrique du Sud : Cape Town et
Joburg, Maputo au Mozambique...
La rubrique de Max
I
l en va de l'orthographe et
de l'usage du bon français, comme il en va de la
courtoisie et de la galanterie !
C'est dire que ces notions essentielles à la (bonne) communication - se perdent et s'égarent dans des méandres
abyssaux !
Bref ! et pour faire plus court,
nous allons tâcher, a chaque
parution, dans cette nouvelle
rubrique - que la direction de
Bénéfice.net veut bien me
confier - d'exposer un sujet,
une interrogation concernant le
(bon) usage de l'orthographe,
de la grammaire, de la syntaxe… en un mot, de tous ces
petits tracas qui vous pourrissent l'écriture, vous chers lecteurs, chefs d'entreprise, responsables de collectivités et, quand
vous devenez, chers confrères consœurs, rédac-chef de votre
bulletin où vous exposez, vos
idées, vos projets…
On a dû en oublier. Moi, je ne
m’en lasse pas, des voyages,
même sans quitter “Chez
Americo” (le bien nommé) où a
eu lieu notre entretien. Lui non
plus, apparemment. Voici un
“globe-trotter” qui nous a profité
à tous, ici sur le pôle de Roissy.
“Ce qui se conçoit
sainement, s'énonce
clairement”
Éric VEILLON
“On avait compris que personne n’avait compris…”
Des anecdotes ? Claude en a plein c’était sûr! Certaines iracontables, d’autres
racontables comme cette mission de la Task Force évoquée ci-contre. C’était à la
fin des années 80, à Séoul. Deux à trois cents personnes étaient venues écouter les
représentants français : Korean Airlines, tous les transitaires coréens, les grands
conglomérats coréens (les chaebols), bref! du beau monde. Deux heures de présentation, en anglais forcément, la langue internationale. Tout le monde applaudit
poliment. “On était bien contents”, raconte Claude. “Mais le problème fut que, lors
du cocktail qui a suivi, on a compris que personne n’avait compris car quasiment
aucun ne parlait anglais !”. La même délégation se rendait le lendemain pour
Tokyo et avait prévu, cette fois, une traduction en japonais…
Encore une belle phrase, tout
en méthode cartésienne !
Quant à la courtoisie et à la
galanterie - puisque j'y ai fait
allusion - et si les poètes,
espèce en voie de disparition,
n'ont plus l'inspiration, je me
permets, bien modestement,
de présenter mes hommages
au sexe faible (mais beau !)
sous forme d'acrostiche :
Faisons un tour
Et allons voir si la rose...
Mon amie,
Ma mie !
Envole-toi, aime, et…
Souris à la vie !
Autre histoire, dans la série “cordonniers mal chaussés”. La plupart de ces salons
ou expositions internationales ont pour but de démontrer, aux chargeurs, le caractère rapide, sûr et “à temps” du fret aérien. Et Claude d’évoquer les cas où les
stands de certains étaient vides, faute d’organisation. Il n’a pas voulu dire de noms,
mais moi, j’en connais à qui c’est arrivé…
Ou encore, sur le protectionnisme américain, qu’il a découvert fortuitement à l’occasion d’un salon à Chicago. Il avait apporté avec lui des caissons lumineux, éclairés par des petits tubes spéciaux permettant de mieux diffuser la lumière afin de
présenter des vues sur le stand d’ADP. Stupeur! les installateurs locaux refusent
d’agréer l’installation électrique. À la place, ils installent d’autorité deux gros
tubes inadaptés, qui laissaient de grosses traces blanches sur les images. Facturés
1000 dollars en tout. “J’étais écoeuré”, se souvient Claude.
Mais "Revenons à nos moutons", comme disait le juge à
Maître Pathelin, et à l'objet de
notre rubrique…
Petit rappel historique :
Vous qui vous intéressez à
la civilisation américaine,
connaissez-vous l’origine de :
“O K” ?
Simple, my dear !
Cette expression, vieille
comme le Nouveau Monde,
nous vient - vous l'aviez
deviné - des États-Unis.
Les généraux américains
signaient leurs rapports par
cette note lapidaire mais
explicite, “All Correct” et
n’avaient jamais eu l’idée
- eux qui ont pourtant le sens
du raccourci - de mettre “AC”.
Un général sudiste, ne
sachant pas écrire “All
Correct”, puisqu’il était illettré et sûrement complètement
analphabète, a abrégé cette
formule en ne mettant que les
deux initiales dans une phonétique dont les règles élémentaires devaient lui être
complètement étrangères…
et il signa de cet apophtegme
désormais célèbre : “OK”
Cet exemple qui n'a rien à
voir - et pour cause - avec l'usage du bon français, débute
cette rubrique et sera la seule
exception… qui confirme la
règle !
Max Duco Communication
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32
Max Duco
ADP
Jila Darabiha :
“Mettre en place une nouvelle politique
immobilière dynamique”
Ce n’était pas chercher querelle que d’écrire, comme nous
l’avons fait à plusieurs reprises (voir notamment BN 14 p.
13), que la politique immobilière d’Aéroports de Paris était
critiquable. La Cour des comptes s’en est même émue
dans son dernier rapport. La direction d’ADP était déjà
consciente de ce problème car une réorganisation interne
est intervenue, sous la forme de la création d’un nouveau
département centralisé. Il est dirigé désormais par une
femme dynamique, Jila Darabiha, ancienne directrice du
département “achats” de l’entreprise publique. Elle a
accepté de répondre à nos questions. C’est un bon signe…
BN : Pourquoi avoir créé un nouveau Département immobilier
centralisé?
mise en place de cette nouvelle
politique immobilière dynamique :
Jila Darabiha : La création
d'un département immobilier a
pour enjeu la conduite d'une
véritable politique de valorisation de notre patrimoine immobilier et foncier dans le cadre
d'une vision à long terme, intégrant nos atouts commerciaux,
notre rôle d'aménageur aéroportuaire, notre rôle d'acteur du
développement régional ainsi
que l'accompagnement de nos
partenaires sur nos plates-formes.
Aéroports de Paris offre sur ses
vastes réserves foncières, des
perspectives de réalisation pour
d'ambitieux projets immobiliers
s'intégrant dans le concept global de "ville aéroportuaire".
Le périmètre d'actions du département Immobilier s'est considérablement élargi et comprend
maintenant une vaste gamme de
produits immobiliers : bureaux
d'affaires, hangars, locaux d'activités, gares de fret mais aussi les
hôtels et commerces en dehors
des aérogares.
Une localisation stratégique, des
installations performantes, un
important potentiel de développement, un savoir-faire reconnu,
autant d'atouts qui constituent une
valeur forte à l'égard de nos clients
et de nos propres partenaires.
Le
nouveau
département
Immobilier a pour objectif la
- en enrichissant le développement d'ADP par la création d'infrastructures adaptables au
contexte commercial,
- en renforçant sa compétence
d'aménageur urbain,
- par une stratégie de veille renforcée, en anticipant et en intégrant les besoins des utilisateurs
dans l'analyse de la demande de
surfaces,
- en conduisant un programme
de grande ampleur pour développer, dans ses actions d'aménagement, une politique de partenariat économique et social avec
les collectivités locales.
BN : La Cour des comptes a
émis, dans son dernier rapport,
des critiques par rapport à la gestion des concessions immobilières d'ADP...
J.D : Non, il n'y a pas de lien
entre les critiques formulées par
la Cour des comptes et la création
d'un
département
Immobilier, j'y vois plutôt une
volonté politique de diversification de l'activité de l'entreprise,
pour tisser des liens économiques et sociaux avec notre
environnement et asseoir ses
revenus sur une base moins sen-
sible à la conjoncture aérienne.
Aux critiques formulées par la
Cour des comptes sur la qualité
et le coût des services à ADP, le
Président Chassigneux a répondu qu'une démarche volontaire
d'amélioration de la qualité se
poursuit et que nos coûts se
situent dans la moyenne des
aéroports européens.
BN : Il y avait, quand même, un
manque de réactivité des équipes
dans le traitement des dossiers
d'implantation ou de simple
location. Nous en témoignons…
J.D : Effectivement, ce département va regrouper l'ensemble
des compétences immobilières
(gestion opérationnelle, commerciale, stratégique, marketing,
aménageurs, montage d'opérations, juridique, financier…).
33
Il est organisé en structure de
projet afin de mettre en face de
chaque besoin "client" un interlocuteur unique au plus près du
terrain (chef de projet) chargé
d'apporter les réponses rapides et
satisfaisantes en s'appuyant sur
les compétences de proximité et
d'assurer la coordination interne
avec les différents services
d'ADP.
Par cette politique volontariste,
nous allons rendre résolument
plus efficaces nos modes de
fonctionnement et ainsi mieux
servir nos clients et partenaires.
Cette amélioration de l'efficacité
opérationnelle construite autour
d'une utilisation optimale de nos
ressources est au cœur de la stratégie fixée dans le cadre de la
mise en place du nouveau département immobilier.
(Propos recueillis par Éric Veillon)
Au cœur du Parc Silic
Roissy-Paris Nord 2
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Réalisation
LES ENTREPRISES DU PÔLE
Enfin ! Roissycopy “rentre”
un traceur couleur !
l était temps ! Roissycopy,
l’entreprise de reprographie
bien connue, a enfin décidé
de se doter d’un traceur couleur
de la dernière génération. Cela
vient combler un manque et va
rendre de nouveaux services aux
entreprises.
I
Qui ne connaît pas Roissycopy ?
L’entreprise fondée il y a maintenant 12 ans par Pascal Trudelle
et Patrick Boudaud est devenue,
au fil du temps, le partenaire
incontournable de nombreuses
entreprises du pôle de Roissy, et
même bien au-delà. Roissycopy,
située dans le village de Roissyen-France, c’est la rencontre
d’une équipe motivée (et sympathique) et du matériel ultramoderne de reprographie et un sens
du service dont nous témoignons. Avec leurs Docutech (une
Xerox 135 noir et blanc 8500
pages à l’heure, et une Xerox
Docucolor 2060 -3500 pages/h)
ils sont à même d’imprimer à
toute vitesse tous les types de
documents, à partir de n’importe
quels fichiers. Notre agence VPP
travaille de plus en plus avec
eux, mais leurs clients sont toutes les autres entreprises, les collectivités locales, les commerçants, les professions libérales…
Photocopies, mais aussi cartes de
visites, invitations, faire-part, jusqu’à la reliure de plus gros documents, les dos “carrés-collés”...
Une partie de l’équipe : (de gauche à droite) Hervé, Pierre, Pascal, Philippe et Dominique autour du Colorgraph X2
la gamme de service de
Roissycopy est large. Mais ce
qui leur vaut ce “papier” aujourd’hui, c’est la mise en service du
“Colorgraph X2”, vulgairement
appelé “traceur” et qui est tout
simplement un outil formidable,
qu’on appelle aussi un “imageur”. Il est capable de vous sortir affiches, affichettes, banderoles, posters, même à l’unité…
Hervé en action
La machine, hyperrapide (nous
avons fait un essai sur notre
carte Roissy 2015, impression
au format 90 cm x 130 en moins
de 5 min), lit automatiquement
tous les fichiers et peut même
imprimer des bâches ou du
papier adhésif. Il n’y en avait
pas, à notre connaissance, sur le
pôle de Roissy : il fallait aller à
Paris.
Philippe en train de tirer une image au traceur
35
Pour en savoir plus, vous pouvez
visiter leur nouveau site :
www.roissycopy.com
EV
Roissycopy : 5-7, rue Houdart
95700 Roissy-en-France.
Tél. : 01 34 29 01 41
LES ENTREPRISES DU PÔLE
SPGA : la mémoir
Dans la belle zone d’activité Charles-de-Gaulle de
Tremblay, se dresse, le long du boulevard Robert
Ballanger, le siège social de SPGA (Société Parisienne
de Gestion Administrative). Je connais bien SPGA car
je m’étais occupé, à l’époque, en 1994, de l’implantation du nouveau siège de cette société créée 17 ans
auparavant, sur un créneau qui allait s’avérer porteur :
l’archivage…
ujourd’hui, SPGA réalise
4 millions d’euros de CA
et emploie 48 personnes,
dans un marché évalué en France
à 90 millions d’euros par an.
A
C’est François Eggrickx, le directeur général de l’entreprise qui
joue le guide pour Bénéfice.net.
Je prends plaisir à écouter ce
jeune dirigeant, aussi passionné
que son père, Roland, qui aspire
aujourd’hui à prendre un peu de
recul au soleil : on ne lui en voudra pas…
En fait, la “niche” sur laquelle
SPGA s’est développée, c’est
l’archivage judiciaire.
M. Eggrickx père en a fait, à
Tremblay, au Vieux-pays, son
métier de base. Dès 1977, il y
crée un petit dépôt qui répondait à
un besoin des liquidateurs judiciaires qui avaient certes des solutions de stockage, mais pas de
services : c’est-à-dire qu’ils n’arrivaient pas à retrouver correctement leurs précieuses archives.
Roland Eggrickx a su développer
à la fois un service “inventaire”
(il ne suffit pas de stocker les
archives, encore faut-il savoir ce
qu’il y a dedans, précisément et
rapidement…) et un accès des
consultants aux archives.
Sur ces bases, l’entreprise se
développe, et elle a besoin de
plus en plus d’espace. En 1984,
2 000 m2 sont occupés rue
Marcel-Paul, dans le centre d’activité CDG à Tremblay. Puis en
1988, un dépôt dans le sud de
l’Oise, où sont rangées les archives “mortes”. Et encore 1 500 m2
à Tremblay, rue Farman, en 92,
juste avant la construction en
1994 du “navire amiral” de la
société (notre photo centrale) :
4 000 m 2 sur 4 niveaux, soit
16 000 m2 de rayonnage. Depuis,
SPGA a créé une filiale dans le
sud (PAC’Archives à Sophia
Antipolis), une autre dans le
Sud-Ouest et encore dans le
Centre, autour de Bourges et
Nevers.
Les archives de la 5, de
Moulinex…
C’est que l’archivage judiciaire
est un travail minutieux… SPGA
est le gardien des archives de
liquidations les plus célèbres
comme la “5” ou encore
Moulinex. Mais pas seulement.
Petites, moyennes ou grandes
liquidations nécessitent un archivage fiable. Tout commence par
le mandataire de justice, qui doit
trouver une solution pratique au
stockage et à l’accès des multiples documents que peut posséder n’importe quelle entreprise en
liquidation. C’est ainsi que ce
mandataire missionne une société
comme SPGA pour aller chercher
délicate car, nous apprend
François Eggrickx, “à ce
moment-là, les archives, c’est pas
évident…” Puis viens l’inventaire
(c’est la valeur ajoutée de SPGA),
les archives là où elles sont, puis
informe les experts judiciaires,
les avocats, du lieu où sont
conservés les précieux documents. Cette prise en charge est
36
le classement en cartons (chez
SPGA, qui dispose d’un personnel formé aux techniques de l’archivage, tous les cartons sont
accessibles individuellement) et
l’entreposage.
Après, c’est l’exploitation :
consultations par les administrations (impôts, police judiciaire
dans certains dossiers, experts
divers…), toujours sur autorisation du mandataire ou sur commission rogatoire. Et les archives
restent là tout le temps de la procédure et encore 5 ans après la
clôture. À la fin, elles sont
F O N T PA R L E R D ’ E L L E S
re des entreprises
détruites, après toutefois l’autorisation du service des Archives
départementales qui peuvent y
trouver leur bonheur…
Gagner en efficacité
Ca, c’est l’entreposage judiciaire. Mais l’autre activité de
SPGA, c’est le service offert aux
entreprises en activité dans le
traitement de leurs archives. On
le sait tous, les documents “à
garder” sont innombrables (voir
encadré). Et puis, on a tendance
à les garder n’importe où et rares
sont les personnes, au sein de
l’entreprise, qui acceptent de
“s’occuper des archives”…
Là se situe l’intérêt du travail de
SPGA. En prenant en charge
l’archivage des entreprises,
SPGA permet à celles-ci non
seulement de gagner des mètres
carrés (et des mètres cubes) précieux, mais aussi d’avoir un véri-
L’archivage en France :
table service sur l’archive : plan
d’inventaire spécifique pour
chaque entreprise, classement,
gestion des délais de conservation, conseils en organisation,
stockage dans un local “tampon”
et transfert vers les entrepôts de
proximité, consultation facile. Il
s’agit, ni plus ni moins, d’externaliser des tâches qui, pour
importantes qu’elles soient, ne
sont pas dans la stratégie opérationnelle de l’entreprise et qui
sont finalement coûteuses. En
fait, les entreprises comme
SPGA sont des logisticiens des
archives. La qualité est au rendez-vous : SPGA est certifiée
ISO 9001 (version 2000) depuis
2002.
Eric VEILLON
Contact : SPGA
François Eggrickx
01 49 63 44 33
Quelques obligations d’archivage pour les entreprises :
- Les documents confiés à un professionnel de l’archivage représentent actuellement environ 5 millions de mètres linéaires (1m
linéaire = 2 cartons), soit 650 000 m3.
- Un marché de 90 millions d’euros pour une trentaine de sociétés
- L’équipement des rayonnages se fait en fonction du type de document, de son taux de consultation, et de sa durée de consultation :
rayonnage fixe, mobile, armoire rotative…
sources : Proseg 2002 (salon des services généraux)
- en savoir plus sur l’archivage : www.archimag.presse.fr
www.archives-page.com
- Livres et registres comptables : 10 ans
- Pièces justificatives : 10 ans
- Factures, bons de commande, de livraison : 10 ans
- Correspondance commerciale : 10 ans
- Contrats : 10 ans
- Livre de paie (coté et paraphé : 5 ans)
- Statuts de la société : 30 ans
- Comptes annuels : 10 ans
- Documents relatifs aux charges sociales : 3 ans
- Registre du personnel : 5 ans
37
LES ENTREPRISES DU PÔLE
Goussainville
ADES, un vrai parte
’informatique est venue
simplifier la vie des entreprises (et des particuliers !)
à un point que nous ne pouvions
l’imaginer il y a quelque vingt
ans. Nous-mêmes (notre belle
agence VPP et Bénéfice.net)
n’aurions jamais pu avoir l’idée
d’exister sans elle. Rendons au
passage un grand hommage à
Bill Gates et à Microsoft qui,
avec ses Windows, ses Word et
Excel (pour ne parler que de ça)
a permis à des millions d’individus de créer leur entreprise et à
celles-ci de se développer. Au
lieu de décrier comme on l’entend parfois l’homme le plus
riche du monde (37,75 milliards
d’euros au dernier classement
Forbes), on devrait le bénir.
On n’est pas des informaticiens, j’ai besoin tout de suite…” Lui :
des spécialistes de ce monde à la “Oh la la ! Comptez trois jours”.
fois simple et très complexe, Aïe ! Moi, encore : “Et ça me
voire fragile. Un dysfonctionne- coûtera combien ?” Lui : “Oh !
ment, une panne, un virus et on comptez un peu pus de 3000 F
est cuits. Il faut donc faire appel HT”. J’étais liquéfié. 40 % du
à des professionnels et c’est là prix de l’unité centrale ! Du coup
que ça se complique encore. je pense à appeler un copain,
D’abord, dans notre pôle de directeur informatique dans une
Roissy, il n’y a pas beaucoup municipalité proche. Il arrive,
d’entreprises de conseil et de règle le “problème” en 15 minumaintenance informatiques. Et tes… Sans commentaire.
quand on en trouve, c’est souvent la galère. Certains “professionnels” sont devenus ce que
j’appelle les “nouveaux scribes”
en faisant allusion aux scribes de
l’antiquité qui savaient mais profitaient de leur savoir jalousement gardé pour gagner abusivement pouvoirs et profits. Tenez,
une petite anecdote, entre autres.
Au début de notre activité, j’avais un problème sur mon PC,
qui ne m’obéissait plus. Affolé, François Bonnet (Réseaux et Internet)
j’appelle un “pro” dont je venais
de faire connaissance. Je décris
la situation. Lui : “Oh la la !
Trouver un bon conseil :
C’est grave ! Il faut descendre
pas évident
Windows. Apportez-moi l’unité
centrale. Je vais voir ça”. Moi :
“Euh, ça va être long ? C’est que Il n’y a pas beaucoup par ici, disais-je, de sociétés spécialisées
dans le conseil et la maintenance
informatiques. Mais nous avons
découvert depuis un certain
temps déjà ADES Ingénierie
Informatique, à Goussainville,
que nous allons vous présenter, et
qui gagne à être connue car elle a
mis au point des solutions techniques et commerciales originales qui conviendront à nombre
d’entreprises de notre secteur.
C’est Pascal Porte qui a fondé,
avec deux de ses collègues
François Bonnet et Frédéric
Savy, à peine sortis Ingénieurs
Systèmes de l’École Supérieure
d’Informatique de Montreuil
(93), ADES, une SSII (Société
de services et d’ingénierie informatique) il y a maintenant
presque 12 ans. Au départ, il
s’agissait pour eux, forts de leurs
succès dans des projets réalisés
en commun et en parallèle de
leurs études, d’offrir des presta-
L
Les nouveaux scribes
Cela dit, si l’informatique simplifie la vie (couplée à l’Internet,
quelle autre révolution ce haut
débit !), les problèmes de maintenance et de développement
nous la compliquent souvent.
Quels matériels, quels logiciels,
(adaptés à vos besoins…) choisir ?
Et quand ça va mal, que faire ?
Pascal Porte
Une partie de l’équipe d’Ades
38
F O N T PA R L E R D ’ E L L E S
enaire informatique
Le contrat Liberté
Pour ses prestations hors
déploiement et développement,
qui font l’objet d’un devis maintenance, réseaux, Internet, formation, ADES propose son
contrat “Liberté” sans aucune
obligation quelle qu’elle soit !
Au lieu d’un forfait mensuel
comme le propose la plupart du
temps les autres sociétés (et qui a
les inconvénients qu’on imagine :
le forfait étant dû, la qualité et la
rapidité de l’intervention n’est
pas toujours au rendez-vous), le
contrat “Liberté” est établi sur
des interventions facturées “à la
minute”. À chaque intervention,
une fiche est remplie et signée
par les deux parties concernant
la nature et le temps de l’intervention, et le client reçoit chaque
mois une facture correspondant
au travail réel effectué. Ainsi,
pas de problèmes…
Ils sont forcément bons sinon
vous pouvez vous passer de leurs
services quand vous le voulez !
Vous n’avez aucun engagement à
l’année avec eux. C’est tout l’avantage du contrat “Liberté”.
Bien entendu, tous les mois où
vous n’avez pas fait appel à leurs
services, vous n’êtes pas facturé”.
Frédéric Savy (Développement)
tions de formation en microinformatique. Très vite, ils se sont
mis au développement d’applications sous Windows et à la mise en
place de réseaux Microsoft et
Netware. Puis, en 1998, ADES a
créé deux nouveaux départements :
Maintenance informatique et
Déploiements informatiques.
Dès le début, le succès a été au
rendez-vous pour arriver en 2002
à un CA de 941 000 e, s’il vous
plait, avec 7 collaborateurs. Avec
des clients célèbres comme PSA
Peugeot Citroën où ils ont coordonné le déploiement d’une nouvelle solution appelée “Clair
2000” pour les 400 concessionnaires et points de vente du constructeur automobile. Citons, proche de
chez nous, Roissy Print (l’imprimerie du Figaro, sur l’aéroport)
chez qui ADES a réalisé l’ingénie-
rie de réseau sur un site Novell
Netware de 50 postes et développé
un logiciel de Gestion et Suivi de
production. Ou encore Essilor
International (les verres de lunettes) pour qui ils ont coordonné la
nouvelle solution “OPTIMEYES”
avec matériel et logiciel pour l’ensemble des opticiens (1200 points
de vente). Mais un des clients
qu’affectionne en particulier l’équipe d’ADES, ce sont les “Restos
du Cœur” pour qui ils ont mis en
place toute l’informatique (matériel, logiciels, Internet, maintenance, formation, hot-line) pour les
100 associations départementales
de l’association de Coluche. Mais
aussi des TPE, des PME-PMI
d’Ile-de-France et de l’Oise, avec
toujours une proposition commerciale originale et rassurante.
Les tarifs
• de 30 à 60 journées : 530 e
• de 60 à 100 journées : 480 e
• au-delà de 100 journées : 420 e
Il faut y rajouter un forfait de
déplacement calculé en minutes.
Sur cette base, ADES a calculé
que, pour l’exemple d’une entreprise de 15 personnes, la moyenne de facturation (après deux ou
3 mois) équivaut à une journée
par mois, sur l’ensemble des
prestations, soit donc 580 e
(3804 F), ce qui est correct.
Ce n’est pas de la pub déguisée,
je vous l’assure, mais plutôt un
bon tuyau. Si vous avez, comme
tout le monde, des besoins en
conseil, en maintenance, en
développement de vos outils
informatiques, prenez contact
avec eux. Demandez Pascal
Porte, c’est lui qui est chargé du
commercial. C’est un type adorable en plus, patient et tout et
tout. Il vous expliquera mieux
que je l’ai fait le contrat
“Liberté” et vous mettra en
contact avec ses collègues pour
la partie qui vous intéresse. Vous
pouvez aussi aller voir leur site
Web : www.ades-info.fr, très
complet au niveau des infos
(mais qui pourrait être mieux fait
graphiquement, cher Pascal.
Chacun son métier, non ?
Consultez-nous !)
Sur la base de douze mois glissants, le tarif est le suivant :
• de 1 à 30 journées de prestations : 580 e HT pour huit heures
Une innovation ADES : le logiciel “Provence”
ADES a mis au point un logiciel prénommé Provence (Promesses de Ventes et Négociation de
Commissions Exceptionnelles) destiné aux fabricants et aux distributeurs qui ont à gérer des conditions exceptionnelles de vente ( “dérogations de prix” traitées par avoirs, rabais, ristournes et autres
remises commerciales dans un contexte fortement concurrentiel. L’expérience d’ADES auprès des
grandes entreprises lui a permis de mettre au point cet outil innovant, totalement paramétrable, capable de prendre en charge la gestion et l’analyse de ces niveaux de prix “dérogés” qui cassent la tête
aux directions commerciales. À découvrir…
39
EV
Contact :
ADES (Assistance,
Développement, Études
et Services)
Immeuble Le Phébus ZI
du Pont de la Brèche à
Goussainville
Tél. : 01 34 04 92 12
www.ades-info.fr
Ils lisent et ils appr
Et ils le
Jean-Pierre Blazy
Député-maire de Gonesse
Je lis régulièrement le magazine “Bénéfice.net” dont j’apprécie qu’il traite l’ensemble des
domaines liés à l’activité de la plate-forme aéroportuaire Roissy CDG.
Je partage certaines analyses contenues dans cette publication mais regrette que les nuisances supportées quotidiennement par les riverains apparaissent trop souvent comme secondaires face aux enjeux
économiques et commerciaux.
Nous devons promouvoir un véritable développement économique dans le
domaine aéroportuaire afin de concilier expansion économique, préservation de l’environnement et amélioration de la qualité de la vie des
riverains. Là aussi, “Bénéfice.net” a un rôle important à jouer.
Jean-François Benon
Les lecteurs de Bénéfice.net sont
variés. Leaders d’opinions, chefs
d’entreprises, cadres, retraités,
syndicalistes, fonctionnaires, ils
disent tous pourquoi ils lisent
notre magazine et en quoi il leur
est utile. Merci à eux !
Eric VEILLON
Directeur de la Publication
Directeur du Comité d’expansion économique du Val-d’Oise (CEEVO)
Depuis son lancement en 1998, Bénéfice.net apporte incontestablement aux acteurs
économiques et institutionnels de l’environnement de la plate-forme aéroportuaire de Roissy
Charles-de-Gaulle, grâce aux informations pratiques, aux dossiers techniques, aux “bonnes adresses”, aux débats et aux réflexions qu’il rassemble, les éléments d’une meilleure prise en compte de
l’impact d’une infrastructure majeure sur son environnement territorial.
Répondant aux besoins de communication et de circulation de l’information
autour du pôle aéroportuaire, Bénéfice.net a défriché un vaste champ en jachère, en usant d’un langage direct, parfois irrévérencieux, en assumant souvent
des partis pris ou des convictions propices à des débats et à des échanges
de point de vue, en affirmant en tout cas une forte volonté d’indépendance pour être en quelque sorte un support engagé et militant sur un territoire d’excellence encore en devenir.
Jean-Louis Amidieu
Fonctionnaire des Douanes à Roissy
Dans le paysage des publications lues par les “aéro-citoyens”, celle d’Éric Veillon retient
particulièrement mon attention pour de multiples raisons. D’une part, son parcours personnel est
singulier. Nous avons travaillé ensemble, à Tremblay, lui comme Directeur du développement économique, avec Georges Prudhomme et Simon Dawidowicz, dans la commission des affaires économiques du Conseil municipal de Tremblay-en-France. Puis, il a quitté sa casquette de fonctionnaire territorial pour embrasser la carrière de Patron de journal. Quelle audace !
Certes, il n’a ni la plume d’un Claude Cabannes de l’Humanité, ni celle d’un Noblecourt du Monde,
mais ses dossiers sont traités avec la passion du concret et de la diversité. À sa manière, il informe, critique, hausse le ton - populiste, attention - alimente les débats. Pour continuer,
étoffer sa petite entreprise, la recherche d’encarts publicitaires relève de l’évidence. Et cette dépendance n’est pas sans risques, ni
confusion.
M. Claude Belet
Directeur du groupe de Roissy de la Société Générale
Bénéfice.net c’est, à nos yeux, une vision concrète de la vie du pôle de
Roissy, illustrée de nombreux témoignages touchant à l’actualité économique, qui sait varier les thèmes
et pose les bonnes questions aux bons interlocuteurs.
C’est un bel outil de diffusion et d’échange de l’information dont on attend toujours la
parution du prochain numéro avec impatience.
40
récient Bénéfice.net
disent !
Michel Meunier
PDG de la société EUROPÉENNE de SURVEILLANCE
Fidèles annonceurs depuis la naissance du magazine, Bénéfice.net est pour
l'EUROPÉENNE DE SURVEILLANCE un formidable relais pour asseoir la
notoriété de l'entreprise et faire parler de nous commercialement sur la plate
forme aéroportuaire. De plus, grâce au magazine nous avons pu être contactés
pour répondre à des appels d'offres en matière de SURETÉ et de
SECURITÉ. Certains de nos clients actuels nous ont approchés grâce à
notre positionnement publicitaire. Nous sommes et resteront des fidèles lecteurs et
annonceurs. Longue vie au magazine et à l'équipe qui le fait vivre.
Jacques Boyadjian
Proviseur du Lycée professionnel Hélène Boucher
à Tremblay-en-France
Lecteur assidu depuis les premiers numéros de Bénéfice.net, j’apprécie particulièrement toutes les
informations concernant la plate-forme aéroportuaire et la zone économique environnante.
Ce journal présente un intérêt d’autant plus accentué que mon établissement scolaire propose une formation baccalauréat professionnel Exploitation des transports.
Les articles sont présentés avec un certain humour, parfois avec quelques coups de patte et, il
faut bien l’avouer, dans un style qui n’est propre qu’à ce journal et à sa Rédaction,
c’est pourquoi, entre autres, je ne reste jamais indifférent à la lecture de Bénéfice.net
Frédéric Vernhes
Président du MEDEF 95
Parler d'économie en parlant des hommes et des femmes qui
font, on sent bien que c'est cela qui motive Éric Veillon.
La locomotive économique CDG méritait bien son organe de presse.
Avec son ton curieux, parfois impertinent, toujours
joyeux, Bénéfice.net a incontestablement occupé le
terrain.
C'est une initiative d'entrepreneur et cela
nous va bien.
Yves Levassort
Retraité à Saint-Prix
Retraité d’Air France Cargo, ayant participé en mars 1974 au “décollage” de CDG,
j’ai été très satisfait de découvrir dans
“Bénéfice.net” un langage inhabituel. Un langage de vérités pas toujours “politiquement correct”
(forcément). Il faut lire certains éditoriaux de BN qui ne manquent pas de
“force” pour s’en convaincre. Ce que la rédaction juge utile de dire, elle le
dit, n’en déplaise à certains. C’est pour moi un excellent complément d’information devenu maintenant indispensable. Les sujets traités sont bien
choisis : emplois, entreprises, immobilier, transports aériens, échanges
commerciaux, etc. Et les élus, tous, peuvent s’exprimer dans les
colonnes de cette publication, permettant ainsi aux lecteurs de se
faire une opinion plus précise. Pour moi, la direction de
Bénéfice.net travaille avec beaucoup d’efficacité pour
Monique Montagnier
une France dans son siècle et j’aime particulièrement ce langage, ce type d’action.
Directrice de l’ANPE de Roissy CDG
Bravo !
Bénéfice.net ? Un magazine original dans sa conception, bien illustré, qui
traite en profondeur un grand dossier central.
Il nous donne un éclairage avisé sur l'économie du territoire.
41
ARGENT
Une Banq
h non ! Ce n’est pas un
publireportage. C’est tout
simplement un article sur
notre banque, la Banque
Populaire Nord de Paris, parce
que nous la connaissons bien...
bien, parce qu’elle nous connaît
bien, et parce que, depuis 7 ans,
elle nous suit dans notre développement, et aussi parce que c’est
une banque coopérative et nous
en sommes, en tant que sociétaires, propriétaires. Dire qu’elle est
proche de nous, même si ça fait
bien, c’est réducteur, tant la
confiance mutuelle est là, de tous
les moments, faciles ou difficiles,
mais essentielle à la vie de notre
entreprise.
E
ment résumé. Mais, s’agissant
des “banques ou établissements et
assimilés”, comme c’est marqué
sur votre carnet de chèques, la loi
a établi, au fur et à mesure des
siècles des règles de plus en plus
protectrices pour les usagers (rap-
rémunération. Eh bien le banquier, c’est pareil, quand il vous
prête de l’argent, son principal
souci c’est de le revoir au terme
fixé, avec sa rémunération.
Ca parait simple, mais ça
explique pas mal de choses,
blissements bancaires, pas de
problème pour les déposantsépargnants. La confiance qui
reste c’est celle que peut avoir le
banquier envers vous ou/et votre
entreprise. Et c’est là que le bât
blesse. Le banquier vous prêtera
Une bonne occasion pour vous
présenter une belle entreprise…
du pôle de Roissy.
Qu’est-ce qu’une banque* ?
Qu’est-ce qu’un banquier ?
On l’oublie souvent. Mais une
banque c’est une entreprise
comme les autres, ou presque.
Comme les autres, parce qu’elle
vise à se développer, à générer du
profit pour de bonnes raisons : se
perpétuer, payer ses collaborateurs et assurer la rémunération
du risque assumé par ses propriétaires.
Presque comme les autres, parce
que l’objet de son activité est le
commerce de l’argent, une “marchandise” très encadrée par la loi.
Autrement dit, les banques achètent (ou empruntent) et vendent
(ou prêtent) de l’argent. C’est
cela le métier de banquier, rapide-
Les chefs d’agence du groupe d’Aulnay ont posé pour Bénéfice.net, devant l’agence d’Aulnay. Ça tombait bien,
ce jour-là, le Directeur général, M. Criton, était en visite d’agences… De gauche à droite : M. Meimoun (Livry)
M. Tochon, Directeur de groupe (Aulnay), Mlle Triquet (Gagny), M. Soenen (Aulnay-Vieux-Pays), M. Régy
(Sevran), M. Criton (DG), M. Legros (Villepinte), M. Leducq (Le Raincy).
pelons-nous la faillite du système
de Law - sous Louis XV… et relisons l’excellent, le délicieux
roman de Zola : “l’Argent”).
Sous ces réserves, un banquier
n’est ni plus ni moins qu’un commerçant comme un autre. Si vous
lui prêtez de l’argent (ce que vous
faites tous les jours, ne serait-ce
qu’avec vos comptes “épargne”),
vous voulez le revoir, avec une
notamment en matière de création (ou de développement) d’entreprise (mais le raisonnement
vaut pour les particuliers). D’où
la question centrale de la confiance. Si vous n’avez pas confiance,
vous ne mettrez pas votre argent
dans telle banque (regardez la
Banque Khalifa en ce moment).
Mais comme en Europe la loi
impose des garanties pour les éta42
si et seulement si vous lui présentez des projets valables et fiables.
La différence entre les banquiers
tiendra ensuite (que ce soit entre
différentes banques ou à l’intérieur d’une même banque) à la
qualité de l’écoute du banquier en
question (à “l’appétence”, me
disait un dirigeant d’une autre
grande banque, il y a quelques
années).
ARGENT
que vraiment populaire
Et c’est là que j’apprécie ma
Banque populaire. La qualité de
l’écoute, la (vraie) relation proche. Mais attention, l’information
du banquier, à mon avis doit jouer
sans arrêt. Une réussite ? Il faut
l’en informer, et chiffrer. Une
mauvaise passe ? Un problème de
trésorerie ? Il faut lui expliquer
pourquoi et ce qui va se passer. Si
vous êtes un bon homme (ou
femme, oui !) d’affaires et que
vous suivez ces conseils (gratuits,
merci Bénéfice.net) vous aurez
toujours votre banquier avec
vous. Et avec la Banque “pop” (et
surtout le groupe d’Aulnay, que je
connais bien), tout ira bien.
Une banque coopérative
de proximité
La Banque Populaire Nord de
Paris est une banque coopérative,
c'est-à-dire qu’elle n’a pas d’actionnaires au sens propre du mot,
mais des sociétaires, qui sont propriétaires du capital. Les prises de
décisions se font selon le principe
“une personne = une voix”, quel
que soit le capital apporté, favorisant ainsi l’indépendance financière. Le mouvement bancaire
coopératif est né à la fin du XIXe
siècle, de la volonté des artisans,
commerçants et petits industriels
de profiter aussi du crédit, dont
ils étaient écartés de fait.
L’État a ensuite encouragé ce
mouvement (loi Clémentel de
1917) qui a donné naissance aux
“Banques populaires”. En 1919,
les différentes banques populaires
se dotent d’un organe de liaison,
l’Union syndicale. Celle-ci sera
remplacée par la Chambre
Syndicale des Banques Populaires
en 1929. Elle est l’organe de
représentation nationale. Elle a
été remplacée depuis par la
Banque Fédérale des Banques
Populaires. En parallèle, les
Banques Populaires ont constitué
la banque des banques en 1921 en
créant la Caisse Centrale, qui a
depuis fusionné avec Natexis
Une banque qui sait écouter
J’ai souvent conseillé “ma” banque autour de moi. J’ai demandé à Alex
Franiatte, un de mes amis-clients de Tremblay-en-France de vous raconter
comment il a été reçu à l’époque par la Banque Populaire.
“À 49 ans, j’étais menacé de chômage de longue durée. Pour moi, pas question.
J’ai voulu créer mon entreprise. J’avais une bonne idée, de l’expérience dans
mon secteur, des clients, un business plan, quelques sous et quelques garanties. J’ai fait la tournée des banques locales. Pas moyen d’avancer. Éric m’a
conseillé d’aller voir la Banque Populaire à Livry-Gargan. M. Tochon, alors
chef d’agence, a étudié mon dossier. J’ai été écouté. On m’a prêté 150 000 F. Ce
qui m’a permis de démarrer et de gagner. Aujourd’hui, j’ai revendu ma boîte,
après 8 ans d’activité et un petit profit, et j’en suis le Directeur commercial. En
attendant la retraite. Merci Éric, Merci la Banque Populaire. Je n’ai aucune
gêne à l’écrire, bien au contraire”
Alex Franiatte
voir fiscal correspondant 0,28
euro).
suite au rachat de celle-ci.
C’est en 1922, qu’est créée, sous
l’impulsion de Louis Marchand,
la Banque Populaire Industrielle
et commerciale Nord de Paris.
Une première agence est ouverte
à Paris, puis deux autres à SaintOuen et Saint-Denis. La banque
se développera jusqu’à nos jours,
en changeant de nom pour devenir aujourd’hui la Banque
Populaire Nord de Paris, dont le
siège est à Saint-Denis. Elle fait
partie du Groupe Banque
Populaire (produit net bancaire en
2002 : 5,7 milliards d’euros) qui
comprend, 28 autres Banques
régionales. Celles-ci contrôlent la
Banque Fédérale, qui elle-même
contrôle Natexis Banques
Populaires, cotée, elle, au premier
marché d’Euronext Paris. À cela
s’ajoutent la COFACE et le
CRÉDIT COOPÉRATIF.
La Banque Populaire Nord de
Paris compte aujourd’hui 80
agences, de Paris à l’Oise. Elle a
tenu son assemblée générale
annuelle le 24 avril, à Villepinte.
Chaque sociétaire aura pu voter
les six résolutions prévues
(approbation des comptes, état du
capital au 31 décembre 2002,
affectation des résultats...).
L’année dernière, les parts sociales ont rapporté à leurs détenteurs
un intérêt de 0,56 euro (avec l’a-
La banque est dirigée par un
Conseil d’administration (tous les
membres sont sociétaires) présidé
par M. Pierre Noblet. Le
Directeur général est M. Jean
Criton (sur la photo) assisté par
MM. Barsolle et Battistella,
Directeurs généraux adjoints.
Nos lecteurs connaissent bien
aussi Mme Monique Leroux,
(voir portrait dans BN 1), aujourd’hui chargé du secteur des entreprises.
Le Groupe
d’Aulnay-sous-Bois
Les agences de la Banque
Populaire Nord de Paris sont
organisées en Groupes d’agences,
dirigés par un Directeur de groupe. Il y en a13 en tout sur le territoire de la Banque. Celui que
nous préférons, c’est bien sûr le
nôtre, le “groupe d’Aulnay”, qui
compte 7 agences (Aulnay, LivryGargan, Le Raincy, Villepinte,
Gagny, Aulnay-Vieux-Pays et
Sevran).
Il est dirigé par le (très) dynamique Christian Tochon. C’est le
meilleur groupe de la Banque :
environ 8200 comptes de particu43
liers et 1950 comptes d’entreprise,
122 millions d’euros de ressources et 136 millions d’emplois
(crédit), que gèrent 38 collaborateurs.
Une mention spéciale pour l’agence de Villepinte (notre agence).
Elle fut dirigée par l’excellent
Gérard Leducq (aujourd’hui chef
d’agence au Raincy) qui en a fait
une des agences les plus performantes de la Banque. Le non
moins excellent Christophe
Legros la dirige aujourd’hui avec
le même talent et la même passion que son prédécesseur.
En plus de ce groupe dynamique, il faut mentionner également l’agence “Entreprises” de
la Banque Populaire Nord de
Paris, qui est à Paris-Nord 2, rue
de la Belle-Étoile, dirigée par M.
Frandeboeuf. Elle existe pour les
besoins spécifiques des entreprises au chiffre d’affaires de 3
millions d’Euros et plus.
La Banque Populaire Nord de
Paris contribue au développement de nos entreprises et de
notre région. C’est bien !
Éric VEILLON
*Pour la commodité, on parlera ici des
banques de dépôt, mais le raisonnement
vaut à peu près pour les banques d’affaires.
En savoir plus :
-le site de la Banque Populaire Nord
de Paris :
www.nordparis.banquepopulaire.fr
-celui du Groupe Banque Populaire :
www.banquepopulaire.fr
-sur les entreprises coopératives :
www.entreprises.coop
PORTRAIT
30 ans de Luft
URSULA : l’amour de la Fra
“Ich weiss nicht was soll es bedeuten”, mais elle est étonnante et pétillante, cette Ursula - Uschi, pour les intimes,
“Flight manager” à la grande compagnie aérienne allemande Lufthansa. Eh oui ! chers lecteurs, cela fait partie des
privilèges, des avantages en nature (“indéclarables” à l’URSSAF… ni à l’IS, ni… à l’ISF) du travail à Bénefice.net : on
rencontre toujours des gens intéressants, dans leurs itinéraires personnels et professionnels heureusement différents
mais toujours passionnants (et passionnés). Quand, en plus, il s’agit d’une belle femme de 54 ans que vous avez réussi à convaincre d’entrer le soir, dans votre bureau, en tête-à-tête, entre 19 h et …24 h, le bonheur est total !
Mais comme on est partageur (depuis longtemps), profitez-en aussi…
’était un hasard, mais le
jour où nous étions convenus, Ursula et moi, d’un
rendez-vous pour ce portrait,
c’était le jour du quarantième
anniversaire du Traité de
l’Elysée, fêté fastueusement en
France et en Allemagne. On n’a
pas fait exprès, mais notre entretien était consacré…
C
Son travail est important : “flight
manager”, en français : chef
d’escale de permanence. Pour
comprendre, il faut savoir que
chaque compagnie aérienne possède une “escale” dans chaque
aéroport fréquenté par elle d’une
manière régulière. Une escale,
c’est une équipe de personnes
qui a en charge, sous la supervision du Chef d’escale, l’organisation d’un vol commercial. En
gros, au départ, tant que l’avion
n’a pas fermé ses portes, et à
l’arrivée, dès que les portes de
l’aéronef sont ouvertes, toutes
les questions concernant le vol
(accueil, billets, sûreté, problèmes techniques, chargement du
fret, bagages, approvisionnement…), relèvent de la responsabilité du chef d’escale. Celuici, à sa disposition, des adjoints
opérationnels, des superviseurs,
des chefs d’escales de permanence, pour assurer sa mission :
le vol doit partir et arriver dans
de bonnes conditions.
Le job d’Ursula consiste à mettre
en place le personnel (planification informatique), et gérer tous
les problèmes, voire les litiges à
l’embarquement comme à l’arrivée. C’est que Lufthansa, gère
45 vols par jour qui arrivent ou
quittent Roissy 1 à destination
du hub de Francfort et des autres
villes d’Allemagne. Ursula est là
depuis 1982, mais avant, elle a
officié dix ans à l’escale d’Orly.
C’est dire que le boulot, elle
connaît. D’ailleurs tout le monde
la connaît aussi, dans le milieu
aéronautique de Paris. Toujours
souriante, parlant parfaitement
notre langue (elle a la double
nationalité), charmante, il faut
l’entendre parler d’elle.
“Tous les chefs d’escale sont des
expatriés. Moi, je suis une recrutée locale, j’ai été embauché ici”,
s’amuse t-elle. Et pour cause !
Ursula est une amoureuse précoce
de la France. Née à Karlsruhe
(vous savez cette grande ville de
la vallée du Rhin supérieur, qui a
été fondée par ce margrave (Karl)
de Bade, qui ayant fait, en 1715,
un petit roupillon sympa dans une
forêt du coin, a voulu construire
une ville à cet emplacement précis
(rien que ça), d’où son nom, pour
les nuls en allemand que vous êtes
pratiquement tous, “Karlsruhe” :
“le repos de Karl”). Au lycée, elle
apprend le français en 1re langue.
Son prof de français, voyant son
intérêt, lui propose, à 15 ans,
d’aller perfectionner son apprentissage de la langue de Molière en
faisant la baby-sitter pendant trois
semaines pour les enfants de l’attaché culturel français de BadenBaden. “Ça a été une révélation,
un vrai coup de foudre avec la
France !”, s’enthousiasme encore
Ursula, en se rappelant ces
années. Elle découvre et aime
Brassens, Brel, les paysages,
Paris, ach !… À 18 ans, son
“Abitur” en poche, “je suis allée
tout de suite en France”, s’enthousiasme-t-elle encore. Elle passe
1968 à suivre des cours de français à l’Institut catholique, entre le
baby-sitting et les bombes lacrymogènes qu’elle découvre un soir
de mai… Elle habite quai Blériot
(une prémonition ?) fait des petits
boulots, fille au pair… Puis
retourne en Allemagne où elle
devient la secrétaire de l’attaché
culturel de France à Karlsruhe.
“Je voulais être hôtesse
de l’air…”
Celui-ci parti, comme son successeur “ne lui plaisait pas”, elle
décide de partir au Canada, à
Edmonton (Alberta), histoire de
perfectionner son anglais (il lui
fallait deux langues étrangères).
Car, comme je m’en doutais,
Ursula voulait être hôtesse de
l’air. À l’époque, même si le
métier est toujours attirant, être
hôtesse de l’air, c’était
l’Amérique ! “C’était mon rêve”
44
me dit-elle avec une pointe de
nostalgie. Mais, cela ne se réalisant pas, elle quitte le Canada
après huit mois : trop froid… La
revoilà à Paris après un séjour de
six mois en Angleterre. C’est le
temps de l’Amour. Elle se marie
avec un “pur parisien” en juillet
1972, avec qui elle fera deux
enfants. Cette fois, c’est sûr, elle
veut entrer dans une compagnie
aérienne. Elle intègre les
“KELLY Girls”, une boîte d’intérim de secrétariat. Mais elle
veut travailler (bien sûr) soit à
Air France, soit à Lufthansa. Air
PORTRAIT
thansa à Paris
nce et la passion de l’avion
France lui dit “oui, mais dans
trois mois” (ça n’a pas changé).
Elle insiste alors ( “je suis
Bélier”) à Lufthansa (“je suis
quand même allemande de
cœur”, se rassure t-elle en me
disant ça). La voilà hôtesse de la
compagnie teutonne, mais
hôtesse… au sol ! “Ce n’était
pas plus mal, je venais de me
marier. Du coup, j’ai décidé de
faire une carrière au sol”, racontet-elle.
Et ça fait trente ans que ça dure.
Elle a été la première femme au
service “opérations” c’est-à-dire
qu’elle s’occupait des devis de
poids, du chargement des avions,
du fret, de l’arrimage, un boulot
de mec, à l’époque. Par sa compétence, elle passe “superviseur”
en 74, un an et demi après son
embauche. En 1982, Lufthansa
quitte Orly pour Roissy, Ursula
suit, jusqu’en 1995, puis retourne à Orly où elle est nommée
chef d’escale (Lufthansa venait
de rouvrir une escale qui a duré
jusqu’au 11 septembre) et
revient à l’escale de CDG en janvier 2002.
La guerre ? On n’y pense
plus…
Aujourd’hui, elle envisage l’avenir avec sérénité. “Je me suis
toujours investie dans ma profession. Je serai bientôt en retraite.
Mais je vais rester en France !”.
Elle possède une maison prés de
Chambord où elle nourrit des
projets de gîte rural.
Revenant sur son travail, avec le
recul, elle pose un regard critique sur les nouvelles générations : “je trouve épouvantable la
mentalité des nouveaux. Quels
sont mes droits ? Voici ce qu’on
entend, avant toute chose.
Personne ne pense à l’implication personnelle dans son travail.
Ca m’énerve !”
Et nous voilà partis sur ses
goûts. “J’aime la musique, le
tennis, la culture, l’art, la cuisine, le théâtre, les musées…”.
Et puis, et puis… On a beau être
en 2003, en Union européenne,
les relations franco-allemandes
sont toujours marquées, du
moins pour cette génération, par
le souvenir des guerres, surtout
celle de la folie nazie. Alors,
Uschi, la guerre, on n’y pense
plus ? “Non !” répond-elle avec
force. Mais, mais… En soixantehuit, se souvient-elle, on faisait
de l’auto-stop avec une amie, en
France. Quand le conducteur a
compris qu’on était Allemandes,
on s’est fait débarquer…”. Et
elle continue : la culpabilisation
? Oui, mais pendant un moment.
On a appris tout ça à l’école. Les
camps, oui, tout ça, ça occupe
une partie de l’esprit. Mais
quand on dit que tous les
Allemands étaient coupables, je
ne suis pas d’accord. En fait,
notre génération n’est pas culpabilisée, parce que nous, nous ne
sommes pas coupables.
Mais les traces sont encore là, et,
parfois, il faut vivre avec.
Témoin cette “anecdote” qu’elle
raconte (il y a quatre ans). À
Orly, un passager, Juif, avait un
surpoids de bagages. “On s’est
bien occupé de lui, mieux que
quiconque, on lui a fait une
remise sur le tarif. L’homme en
rajoute. “je voudrais être en
Club”. Ursula, excédée, dit non.
Et l’autre de protester : “c’est
bien ça, les Boches !”
Et de se souvenir encore, lors de
ses séjours au Canada et aux
USA, des films de guerre avec
les “méchants allemands”…
Comme quoi, l’Histoire et ses
injustices… Le jour où a eu lieu
cet entretien, le quarantième
anniversaire du traité de l’Elysée
(où le chancelier Schroeder avait
proposé la double nationalité à
tous les Français et à tous les
Allemands : gadget de communication ou annonce sérieuse,
toujours est-il qu’on en parle
plus), je me suis redit que nous
étions deux grands peuples européens, cousins, frères même (je
suis Lorrain, faut-il le rappeler ?),
et que l’union faisait vraiment la
force.
Ce soir là, je l’ai vraiment aimée,
Uschi.
“Ich bin ein Karlsruher”.
Eric Veillon
45
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MIPIM 2003
’édition 2003 du MIPIM
(Marché International
des Professionnels de
l’Immobilier) s’est tenue à Cannes
du 4 au 7 mars dernier. Comme
chaque année, Bénéfice.net y était.
C’est toujours un plaisir de vous
rendre compte de cette immense,
brillante et incontournable manifestation qui réunit les professionnels de l’immobilier d’entreprise du monde entier.
Cette année 14 276 d’entre eux,
venant de 62 pays se sont rendus
auprès des 5253 organismes et
sociétés participantes. Un tout
petit peu moins que l’année dernière. Mais le MIPIM reste le
MIPIM : une occasion unique de
rencontrer tout le monde de
l’immobilier, en quelques jours
- de plus en plus courts - tellement les manifestations et les rencontres sont nombreuses.
La Région Ile-de-France était
mieux représentée cette année
grâce à l’ARD (Agence
Régionale de Développement)
qui avait regroupé (presque)
tous les acteurs franciliens sous
un espace “Paris Région”. Le
pôle de Roissy, toujours présent
(à travers le Val-d’Oise principalement) n’avait toujours pas,
selon nous, la place qu’il devrait
occuper, eu égard à la force
d’attraction que représente le
pôle économique situé autour
du premier aéroport d’Europe.
L
continental.
47
IMMOBILIER D’ENTREPRISE
e
14 MIPIM : malgré la cr
C
’est la quatrième année que
votre Bénéfice.net couvre
le MIPIM. Il est bon de se
rendre compte de l’état d’esprit
des investisseurs, des constructeurs, des commercialisateurs,
des aménageurs et autres “développeurs” comme on les appelle
maintenant, surtout en ces
moments d’incertitude économique. Le salon, qui se tient au
Palais des Festivals, est gigantesque (16 993 m2 de surface
nette d’exposition). Véritable
bourse de contacts, il rassemble
des opérateurs du monde entier
(principalement
français,
anglais, et allemands), de plus en
plus regroupés en ensembles
nationaux ou régionaux. Ainsi la
Deutsche Strasse, Paris Region,
Italian way to success, les villes
polonaises ou encore l’immense
stand de Londres.
Des nouveaux ont fait cette année
une entrée remarquée : le Japon
avec un stand des grandes villes
comme Tokyo ou nos amis
d’Osaka, où l’on pouvait rencontrer les plus importants promoteurs japonais comme Mitsubishi
Estate, Mitsui Fudosean ou Mori
Building. Parmi les autres exposants asiatiques, on notait la présence de Bureau of Taiwan High
Speed Rail (développement
autour du TGV de Taiwan) ou
encore Putrajaya Holdings de
Malaisie. Un autre projet d’envergure était exposé cette année :
celui de la reconstruction de
Beyrouth, présenté par la société
libanaise Solidere. Il faut noter
encore la présence cette année de
Nareit (National association of
Real Estate Investment Trust),
l’association qui regroupe les
plus gros fonds d’investissement
immobilier américains.
Autre caractéristique de cette édition 2003, le nombre record de
maires et de responsables de collectivités locales présents cette
année (prés de 150 contre 70 l’an
passé. On notait la présence du
maire - communiste - de SaintDenis, Patrick Braouzec, particulièrement à l’aise au milieu des
promoteurs et des financiers
internationaux). Le fait de pré-
senter leurs projets devant la
concurrence internationale renforce la notoriété de leurs villes
(et la leur par la même occasion…). À noter aussi que M.
Toulouse, maire de Roissy, n’a
pas attendu cette “mode”,
puisque c’était pour lui son 10e
MIPIM…
Le salon est aussi l’occasion pour
tous les exposants, d’attirer sur
leur stand ou dans les palaces et
autres yachts de luxe situés aux
alentours du Palais, clients et partenaires. Le midi et le soir, les
restaurants de Cannes sont pris
d’assaut, de même que les bars de
la Croisette, comme le montre la
photo ci-dessous. Le Caffé Roma,
en face du Palais des Festivals, est
le lieu privilégié des amateurs de
bière (anglo-saxons principalement) qui, faute de place, s’installent sur le trottoir…
pas fait l’unanimité. C’est ainsi
que, pour des raisons financières, semble-t-il, les participants
habituels du pôle de Roissy ont
boudé Paris Région et se sont
réfugiés dans l’espace Riviera,
situé un peu à l’écart des espaces les plus fréquentés. Un
stand commun regroupait, pour
la première fois, la communauté de communes Roissy Porte
de France, la communauté
d’agglomération Val de France,
la ville de Gonesse, le CEEVO,
Richard Renouard (la ville de
Goussainville n’est pas venue
cette année) mais aussi la
Chambre de commerce Val d’Oise Yvelines et… CergyPontoise. C’était plutôt un
stand “Val-d’Oise”, dont la
lisibilité et l’attractivité n’étaient pas évidentes.
Mais cela n’a pas empêché les
dirigeants de Roissy Porte de
France, avec l’AFTRP et son nouveau Président, M. Verdon, de présenter Roissyparc International (la
future zone d’activité en face de
Fedex) dans l’espace Paris
Région. (À ce propos, on peut
regretter que Bernard Attali, pourtant sur place et disponible ce
matin-là, n’ait pas participé à cette
présentation. L’ancien président
d’Air France, président de l’ARD
aurait pu filer à cette occasion un
bon coup de main aux promoteurs
de Roissyparc, enfin!...).
La région Ile-de-France avait,
sous l’égide de l’ARD, choisi
d’offrir une meilleure visibilité
en optant pur un grand espace
commun (850 m2) dénommé
“Paris Région”. Il regroupait la
Ville de Paris, la SEM Paris
Rive gauche, l’espace SeineSaint-Denis (avec le Comex 93,
Plaine Commune et la SIDEC),
la RATP, le constructeur promoteur GA, le Port autonome
de Paris, l’AFTRP, l’espace
Val-de-Marne, Aéroports de
Paris etc.
Cette nouvelle présentation n’a
48
En 2004, tous ensemble ?
On avait donc la Seine-SaintDenis dans un autre espace,
davantage préoccupée à “vendre”
le site “Stade de France”,
Aéroport de Paris également. La
Seine-et-Marne, en dehors de
Marne-la-Vallée n’avait pas de
stand, mais on a noté la présence
de M. Ganet, le nouveau directeur de la SESM, ainsi qu’une
responsable de Seine-et-Marne
Développement, le comité d’expansion du 77. Du côté de
l’Oise, Daniel Compiègne, l’infatigable promoteur d’EuroSenlis
assurait la présence d’un département directement concerné par
le développement de la région de
Roissy. Mais au total, pas de
présence du “pôle de Roissy” en
tant que tel, et c’est regrettable!
Nous continuons à le déplorer et
ne renonçons pas à convaincre
tout le monde à s’unir pour
organiser, enfin, un grand stand
commun à tout le pôle de Roissy
rassemblant les quatre départements impliqués : 95, 93, 77, 60.
Mais aussi ADP, l’AFTRP, Paris
Nord 2, les différentes SEM,
aménageurs et promoteurs, la
SNCF, les Parcs d’Exposition de
Villepinte et du Bourget (qui
trouveront au MIPIM d’excellents contacts commerciaux), les
villes parties prenantes, les
conseils immobiliers. La réalisation d’un tel stand, ordonnancé
autour d’une grande maquette
animée du pôle de Roissy avec,
au centre, l’aéroport CDG, celui
du Bourget, avec des avions, le
TGV, la matérialisation de toutes
les villes et zones d’activité, des
infrastructures, actuelles ou en
projet, que sais-je encore?...
serait assurément le clou du
MIPIM 2004, celui de la reprise
qui ne manquera pas de s’amorcer.
Je lance ici un appel à toutes les
bonnes volontés, et en particulier
à l’ARD pour que ce projet, que
tout le monde approuve en privé,
puisse voir le jour. Notre agence
VPP s’y impliquera.
EV
IMMOBILIER D’ENTREPRISE
rise, business as usual
De gauche à droite : Germain Buchet (maire de Saint-Witz), MM Sprat et
Holloway (Capital&Continental) qui ont annoncé ce jour la location d’une
partie de l’immeuble Colonadia à l’entreprise Rubbermaid), Jacques
Renaud et André Toulouse.
À gauche, Hervé Mahot (Comex 93) en action…
Annie Van Roekeghem, Directeur des Opérations au groupe Bazin, qui va
notamment étudier la requalification du quartier Gare à Aulnay.
M. Cressent (alors Président du Comex 93) et J.F Benon (CEEVO 95)
Anne Lepraël, directrice Commerciale et Alexis Bouteiller, sur le stand Gemofis
Yves Gitton (CEEVO 95) en plein travail sur le stand d’Afrique du Sud
Paulo Diaz, Directeur de Regus France (à droite)
Le stand de ProLogis
49
IMMOBILIER D’ENTREPRISE
MM.Veiga (CCI), Renouard et Compiègne (EuroSenlis)
Le stand de Atis Real Auguste Thouard
Le stand de Jones Lang Lasalle
Bernard Attali, président de l’ARD et, à sa gauche Joël Gayssot (le fils de l’ancien ministre), qui met en place actuellement un comité d’expansion dans le
Val-de-Marne.
M. Ganet, Directeur de la SESM (77)
Patrick Braouzec, Député-Maire de
Saint-Denis
M. Toulouse, maire de Roissy, en
train d’expliquer la nouvelle zone
Roissy parc International
Le stand de GSE (qui construit
chez nous l’immeuble de Courrier
International (CDG) et Eurodispatch
à Mitry-Mory
Merci, EasyJet
Pour me rendre à Nice, j’ai emprunté pour la première fois la compagnie “ow-cost” EasyJet, au départ de Roissy. J’ai été très, très satisfait.
Enregistrement ultra-simple sur Internet (www.easyjet.com), les prix fluctuent suivant l’offre et la demande, aucun problème à l’enregistrement
(pas de billet, la carte d’identité suffit), voyage à bord simple (pas de place réservée, on s’installe comme dans un bus), bon accueil à bord. Si
vous voulez un café, il faudra le payer. Départs à l’heure.
Pour 1 heure 10 de voyage, ça vaut le coup ; 48 euros aller, 48 euros retour. Extra !
50
N O U V E L L E S I M P L A N TAT I O N S
Il ne se passe pas un jour sans qu’il y n’est de nouvelles implantations ou de nouveaux projets d’implantation sur le
pôle de Roissy. Impossible de les citer toutes. En voici quelques-unes. Pour le reste et pour les détails, nous vous rappelons que notre agence VPP est à même, gratuitement, de vous donner les informations qu’il vous manque : recherche de locaux, de partenaires, de terrains. N’hésitez pas à prendre rendez-vous au 01 48 60 69 88
Paris Nord 2 : DELPHI regroupe ses
activités sur l’ancien site “Calberson”
Nord 2. Ce sera l’une des opérations les plus importantes en
volume à Paris Nord 2, après la
venue de Raja : sur une superficie
totale de 4 hectares, l’ensemble
comptera 11 000 m2 de bureaux et
7000 m2 pour le centre de recherche (un nouveau bâtiment de
3000 m2 est en constructionlivraison avril 2004). Delphi
s’installe en mai 2003 La transaction a été effectuée par Éric
Matthieu (Socomie) : une belle
affaire.
“Souhaitons que Delphi ne
freine pas son développement
sur le pôle de Roissy”, écrivions-nous, un brin blagueur
dans notre premier numéro
(BN1 page 21). Prémonition ?
Toujours est-il que le célèbre
équipementier
automobile
SIRIUS S’ALLIE A
L’AMERICAIN AMB
À propos de Sirius, des nouvelles intéressantes. Promoteur,
constructeur,
investisseur,
monteur d’opérations, gérant
d’immeubles, voici les
métiers de Sirius, dirigée par
MM. Devriendt et Guillaume
Lequette. Ils opèrent depuis
plusieurs années sur le pôle
de Roissy. La ZAC de
Compans, c’est eux, avec
notamment la construction du
siège de Gate Gourmet. Mais
américain va renforcer sa présence chez nous.
L’affaire a été conclue en juillet
2002, mais nous ne pouvions
l’annoncer… Delphi, fabricant
numéro 1 mondial d’équipements
automobiles (ex-filiale de
General Motors), dont l’étatmajor pour l’Europe, le MoyenOrient et l’Afrique est présent à
Paris Nord 2 regroupe l’ensemble
de ses établissements administratifs et de recherche de la région
parisienne sur l’ancien immeuble
“Calberson”, toujours à Paris
aussi Le Mesnil-Amelot,
Paris Nord 2,… Cette spécialisation “autour de l’aéroport”, ajoutée au sérieux
reconnu par tous de leur travail, leur a valu de conclure,
en octobre 2002, une alliance stratégique avec AMB
Property Corporation. Cet
investisseur américain, coté
au Stock Exchange de New
York possède 987 immeubles
dans le monde (pour 8,7
millions de m2). C’est un spécialiste de l’immobilier d’entreprise pour la logistique
dans les zones aéroportuaires.
Plutôt que d’être présent euxmêmes sur chaque zone de
marché, la stratégie d’AMB
est de nouer des alliances
avec des opérateurs locaux
ayant l’expertise et l’expérience du terrain. En France,
c’est Sirius qui a été choisie
par le géant US. Celui-ci
vient déjà d’acquérir deux
immeubles à Paris Nord 2 :
l’immeuble de “Banque
magnétique” et le nouveau
bâtiment de Gemfi, de grande
qualité et très bien situé,
Une belle affaire également pour
Sirius, propriétaire de l’immeuble, qui a été loué pour 9 ans.
Sirius a su prendre des risques (et
faire une bonne publicité : voir
BN 14) en rénovant cet immeuble
avant de le louer. Sirius, que nos
lecteurs connaissent bien, confirme ainsi sa finesse dans la compréhension du marché de l’immobilier d’entreprise (voir plus bas)
du pôle de Roissy.
disponible à la location (voir
pub page 76).
Cette alliance avec AMB, qui
devrait déboucher sur une
joint venture d’investissement va amplifier considérablement les capacités de
Sirius. C’est une bonne nouvelle pour le pôle de Roissy.
En savoir plus :
www.amb.com
SIRIUS : 01.60.0134.34
51
N O U V E L L E S I M P L A N TAT I O N S
Triangle de Gonesse :
la ZAC des Tulipes Sud est complète
Grands travaux le long de la N16.
Conformément aux prévisions
(voir BN2) le triangle de Gonesse
est désormais bien démarré. Les
terrains de la première tranche de la
ZAC des Tulipes ont été vendus par
l’aménageur (AFTRP), malgré la
défection de Manutan, qui a renoncé à son nouvel établissement.
Trois implantations sont en cours.
Le contact pour Gonesse, à part
l’AFTRP, c’est Vincent Briche,
Directeur du développement économique (01 34 45 11 21).
DGX Pharma
DGX pharma (anciennement
OCP Dépôts Généraux),
actuellement à Garonor, construit son nouveau siège pour
doubler sa capacité actuelle de
stockage, sur 23000 m2. Cette
entreprise est un “logisticien
pharmaceutique” pourrait-on
ZAC des
Tulipes
Sud
de marchandises, et qui réalise
800 à 1200 expéditions quotidiennes. Elle est dirigée par
Michel Lepelley, pharmacien,
président du conseil d’administration qui est un spécialiste de
la distribution, et qui a travaillé
longtemps dans les pays du Sud
(Chili, Côte-d’Ivoire, NouvelleCalédonie…). Une belle entreprise, qui emploie 90 personnes
(et qui devrait embaucher suite
à la croissance), qui mérite au
moins une visite de leur site
Internet www.dgxpharma.fr ,
particulièrement bien fait.
Nous y reviendrons l’année
prochaine, lorsque le bâtiment
sera fini (avril 2004). Au fait,
c’est Étoile Développement qui
réalise l’opération.
(M. Panhard 01 42 56 26 46)
dire. Cette filiale du groupe
allemand Gehe s’occupe des
flux de marchandises et des
flux financiers pour le compte
des laboratoires pharmaceutique et parapharmaceutiques.
C’est une entreprise intéressante, certifiée ISO 9001, qui a
fait 400 millions d’euros de CA
en 2002, traité 13 200 tonnes
Le futur siège DGX Pharma
Goussainville :
un nouveau GIP ?
Ça bouge à Goussainville. Sur le
Parc Charles-de-Gaulle, il y a un
nouvel hôtel “Village hôtel”,
ouvert depuis janvier. À coté de
l’immeuble de ETAM, s’est
construit un ensemble entrepôt
bureaux ( 4204 et 458 m2) pour
la société GF Services, spécialisée dans le transport, la logistique et la distribution de produits textiles de luxe. Le parc
GIP a obtenu un permis de construire permettant la réalisation
de la dernière tranche de cet
ensemble de locaux pour près de
3600 m2 de Shon. Et le fameux
centre commercial “Deconninck”
(Chasse, pêche), devrait débuter
enfin ses travaux en 2003.
Enfin, sur les lotissements
“Pied-de-Fer” et SCI de l’Orme,
des permis ont été délivrés pour
la réalisation d’environ 5000 m2
d’entrepôts et de bureaux. Le
contact à la mairie de Gouss, c’est
Pierre Hnizdo ( 01 39 94 60 59).
Village PME
Le promoteur lyonnais Géprim
développe un programme destiné
a accueillir des locaux pour les
PME PMI. La commercialisation
de ceux-ci a commencé au
MIPIM.
La Poste : un nouveau
centre de tri de 33 000 m2
Géprim est actuellement en train
de construire, pour le louer à La
Poste, un nouveau centre ultramoderne de tri. En effet, dans le
cadre d’une modernisation du tri
du courrier à Paris, cette activité
va être transférée dans ce nouveau
complexe à Gonesse. Le chantier a
commencé en janvier pour une
livraison en février 2004.
Plusieurs centaines de salariés y
sont attendus. La Poste y investit
150 millions de F dans des machines performantes.
complexe au sud de la ville de
Roissy, autour d’un golf de 18
trous (il y en a un actuellement de
9 trous, qui est la propriété privée
de R. Renouard). L’affaire apparaît complexe car si le lieu se prête
magnifiquement à ce projet, les
documents d’urbanisme, notamment le schéma directeur d’Ilede-France ne l’autorisent pas. Nul
doute que les promoteurs de ce
projet feront évoluer les choses. À
suivre, en tout cas. Toujours à
Roissy, le projet d’un autre complexe développé par Heinz Gloor,
autour d’un centre d’expositions
et de conventions (voir BN 14
page 20) suit son bonhomme de
chemin
Un golf 18 trous à Roissy ?
C’est le grand amour entre
Richard Renouard, le dynamique
aménageur bien connu de nos lecteurs, et la Communauté de communes Roissy Porte de France,
non moins connue. Sur leur stand
commun au MIPIM, ils ont dévoilé le projet de réaliser un grand
52
CHOSES PUBLIQUES
Gérard Gaudron, nouveau maire d’Aulnay-sous-Bois :
“Une nouvelle ère démarre”
Aulnay-sous-Bois est la plus grande ville située sur le pôle de Roissy. Avec ses 80 000
habitants, une économie riche et diversifiée (outre l’Oréal et PSA Peugeot Citroën, plusieurs grandes zones d’activités dont Garonor, un marché - rue de Strasbourg - réputé…), une politique de développement économique dynamique et efficace, symbolisée
par la maison de l’Entreprise et de l’Emploi… Gérard Gaudron, 53 ans, conseiller municipal depuis 1983, ancien premier adjoint, vient d’être élu maire, prenant la relève de
Jean-Claude Abrioux, qui reste député (UMP) et maire honoraire de la Ville. Il a bien
voulu répondre à nos questions.
Bénéfice.net
: Monsieur
Gaudron, vous êtes le nouveau
Maire d’Aulnay-sous-Bois, successeur de Jean-Claude Abrioux,
dont les réalisations notamment
en termes d’aménagement, de
développement économique et
d’emploi sont incontestées.
Quelles sont les valeurs ajoutées
que vous souhaitez apporter dans
ces domaines à votre commune ?
Gérard Gaudron : Tout d’abord, je tiens à dire toute l’émotion
et tout le respect qui sont les miens
au moment où je reprends le flambeau des mains de Jean-Claude
Abrioux qui, outre sa nomination
en tant que Maire honoraire, reste
Conseiller municipal et Député de
notre circonscription.
Ma politique ne peut bien évidemment que s’inscrire dans le
prolongement de celle menée
depuis 20 ans à Aulnay, à savoir
proche et pour les gens, et bien
au-delà de toute conception
partisane. Certes, les résultats
de nos choix sont aujourd’hui
salués par tous… après avoir été
tant décriés par nos adversaires !
Enfin, une nouvelle ère démarre, et c’est toute l’équipe municipale qui va pleinement se
consacrer aux enjeux qui se présentent à nous. Dans les domaines que vous évoquez, il est
clair que nous nous activerons
pour consolider, optimiser,
étendre, pourquoi pas, l’ensemble des infrastructures locales
particulièrement dédiées à l’emploi, la création d’entreprises, et
l’insertion sous toute ses formes.
BN : Par nouvelle ère, vous pensez précisément à l’extension du
pôle de Roissy-CDG ?
G.G : Oui, bien sûr! Et le positionnement d’Aulnay à cet égard
est des plus porteurs. C’est bien
pour ça que nous nous sommes
investis depuis des années, au
travers de chargés de mission
présents sur site, au plus près des
entreprises de la zone aéroportuaire, pour lesquelles nous
continuons sans relâche à présélectionner, recruter et former des
collaborateurs tout comme à étudier les meilleures solutions
d’implantation sur le territoire
de notre commune.
Mais j’entends également par
nouvelle ère, la mutation de
notre cité. C’est pourquoi je
compte aussi sur l’extraordinaire
requalification que va connaître
Aulnay du fait de la transformation de la RN2 en boulevard
urbain pour renforcer sensiblement notre offre d’accueil de
nouvelles entreprises, mais également pour proposer aux habitants, d’Aulnay et des villes
Requalifications de la RN 2, du
quartier de la gare :
des grands chantiers à venir à
Aulnay
Un nouveau parc d’activité, un
parc urbain paysagé, une revitalisation du quartier du “Galion”,
des logements, des services, un
complexe “formation”, des nouvelles voies de circulation, le
tout situé en zone franche, voici
ce qui va prendre place autour de
la RN 2, dans les “quartiers
nord” d’Aulnay. Ce projet
d’envergure, dont la réalisation
53
environnantes, de nouvelles
opportunités de formation et de
qualification, tournées notamment vers les métiers de l’aérien
en général. Le tout intégralement
situé en Zone Franche Urbaine.
J’attends enfin beaucoup de
notre action sur la restructuration du pôle “gare ferroviaire”
d’Aulnay, dont l’ensemble des
usagers et riverains vont considérablement bénéficier, non seulement en termes de cadre et
qualité de vie, mais aussi de
développement du commerce et
de redynamisation du centreville.
BN : Je vois que sur ces questions les priorités de votre mandat sont très ambitieuses.
G.G : Elles le sont car les défis
qui nous font face sont importants. Je ne doute pas, un seul
instant, que nous saurons relever
tous les challenges des années à
venir !
s’étalera de 2005 à 2010 est,
avec la requalification du “quartier gare”, la grosse affaire de la
ville d’Aulnay. À la clé : des
investissements publics (donc du
business dans les études, le BTP,
les services) des opportunités
d’implantation… Il faudrait plusieurs pages pour montrer tous
les projets (ceux-ci et les autres)
et le potentiel d’Aulnay.
En attendant, un bon contact :
Damien Bert, chargé de ses
questions à la M2E, est à même
de tout vous dire. Son téléphone :
01 48 19 36 22
LES GRANDS TRAVAUX AU SU
ROISSY-EN-FRANCE
TREMBLAY_EN_FRANCE
2
3
1
6
VILLEPINTE
1
Le “coude” de l’A 104 (pas sur cette carte, mais un peu au
Sud), cauchemar des automobilistes, va bientôt disparaître. Ci-dessus le futur pont de la N2. Hormis les aménagements routiers en cours, il faut rajouter, à plus longue
échéance, le passage du futur RER B au sud (6) de l’aéroport et le tracé du futur CDG Express.
2
Entre Paris Nord 2 et CDG, l’AFTRP construit le doublement du “périphérique” (1) et (2) sud de l’aéroport, qui
être terminé fin 2003, de même que le “barreau ouest” qui désengorgera le Parc d’Exposition en permettant une
Nord et desvira la futur ZI de Tremblay-Villepinte (3) . Ce sont le SEAPFA, l’AFTRP, ADP et la SIPAC (Cham
commerce de Paris) qui financent le tout pour un montant de 9.405 164 euros.HT
UD ET A L’EST DE ROISSY CDG
devrait
e sortie
mbre de
ZAE
LE MESNIL AMELOT
MITRY-MORY
4
Echangeur
accès Est
5
ouvrage ferroviaire
ouvrage routier
ouvrage naturel (parc)
ouvrage naturel (bassin)
ouvrage ferroviaire
ZAE de
COMPANS
Source AFTRP
4
Très gros travaux à l’Est de Roissy. L’échangeur du nouvel accès Est de CDG (4) et l’énorme
échangeur RN2 – RD 212 (5). On aperçoit au Nord la future zone d’activité inter communale
du Mesnil-Amelot. Incontestablement l’entrée Est de Roissy CDG sera l’avenir du site, surtout
lorsque l’A104 aura contourné CDG par le Nord et l’Est (après 2006).
BTP
COSSON ET ROISSY : une
l ne se passe pas un jour
sans qu’on aperçoive, sur la
route ou sur les nombreux
chantiers de notre région un ou
plusieurs camions ou engins jaunes arborant le sigle de Cosson.
En 1981, l’entreprise est rachetée
par la SCREG, et continue son
développement dans ses métiers
de base, mais aussi dans des
métiers nouveaux tels que le recyclage et le traitement des déchets.
Ainsi, par le rachat de la société
Katchoura, Cosson acquiert le
savoir-faire nécessaire aux activités de cassage et de concassage de
béton.
Quant au centre d’enfouissement
technique de Luzarches certifié
ISO 14001,
(notre photo)
I
C’est que l’entreprise de travaux
publics bien connue est ici dans
son élément. Créée en 1928 à
Louvres par Paul et André
Cosson, la société était spécialisée au départ dans le seul
transport. Sucre, charbon, matériaux de carrières, betteraves, ce
sont des centaines de milliers de
tonnes/an que transportaient les
camions “Cosson” dans toute la
région parisienne.
C’est dans les années soixante
que la société Cosson quitte
Louvres pour s’installer à
Roissy-en-France sur 6 hectares, où elle se trouve toujours.
Le chantier de l’aéroport, qui
allait commencer allait donner
une impulsion au développement
de l’entreprise que ses créateurs
n’avaient certainement pas prévue au début. Les terrassements,
les carrières et les travaux publics
deviennent alors les principales
activités de Cosson qui se hisse
alors au rang d’entreprise de
dimension régionale.
56
BTP
longue histoire commune
Jean Gozzi
Le centre d’enfouissement technique d’Épinay- Champlâtreux
il contribue à donner à l’entreprise une véritable dimension industrielle.
Ainsi, comme aime à le souligner
François Lhote, directeur de l’entreprise, Cosson est une société
riche par la diversité et la complémentarité de ses métiers, et qui a
su garder sa culture et son identité
de PME (on est souvent Cosson de
père en fils).
aujourd’hui directeur général de
SCREG, un homme plein de
talents, comme un dirigeant doit
l’être dans ce métier difficile et
charismatique. Lui ont succédé
Hervé Cerles, André Schettino et
aujourd’hui François Lhote. J’ai
aussi une grande considération
pour l’entreprise en tant qu’employeur de nombreux Roisséens et
l’entreprise a toujours eu une
action exemplaire, notamment
avec le Lions Club de Roissy :
Cosson n’a jamais hésité à prêter
camions et locaux à l’occasion de
collectes pour ses œuvres humanitaires. Cosson fait partie de l’histoire de la commune. Je leur souhaite longue vie, pour Roissy et
pour les Roisséens.
André Toulouse, maire de
Roissy : Cosson fait partie
de l’histoire de la commune
Témoin du développement de
Cosson, André Toulouse, maire de
Roissy depuis 1970 raconte :
“Entre la ville de Roissy et
Cosson, c’est une longue histoire”,
nous a-t-il confié. “J’ai connu Paul
Cosson. Puis M. Desmaries, qui a
épousé une des filles Cosson.
C’était un bourreau de travail !
Puis il y a eu, à la tête de l’entreprise, Christian de Pins, qui est
M. Jean Gozzi, qui fut pendant
vingt ans le directeur d’exploitation de Cosson, nous a expliqué, avec la passion qui caractérise les hommes des TP,
quelle fut la progression de
l’entreprise, ces vingt dernières années. “On est passé de
80 millions de F de chiffre
d’affaires en 1981 à 35
millions d’euros à la fin
2000 ! Tout cela a été possible
grâce à la mise en œuvre
d’une structure renouvelée et
plus opérationnelle. Nous
avons pu mettre en valeur chacune de nos activités, ainsi que
les compétences de nos collaborateurs, notamment par un
effort soutenu de formation
professionnelle en faveur de
tout le personnel. Cela nous a
permis de savoir répondre vite
et bien aux exigences des marchés. Des souterrains de
Neuilly-sur-Seine aux parkings du Centre d’affaires de
Roissy, en passant par les travaux sur la plate-forme aéroportuaire, le viaduc de
Goussainville, Cosson est
aujourd’hui une entreprise
incontournable !”
Cosson
- 5 activités :
• Terrassement
• Travaux Publics (Voiries,
assainissement)
• Exploitation de carrières et
négoce de matériaux
• Concassage et fracturation de
béton à plat, recyclage des
matières
• Enfouissement de déchets
- 170 employés
Autres temps...
57
BIEN MANGER
Coup de cœur
Radisson au Mesnil-Amelot :
Une cuisine supersonique
à prix terroir
du jour si vous le souhaitez.
Vous pouvez même ne manger qu’un buffet, ce qui vous
fera dépenser 19 euros au lieu
de 29 pour un repas complet.
Charcuterie…
l est rare d’être surpris par la restauration
d’hôtellerie.
C’est pourtant le cas
avec “Le Montparnasse”
de l’hôtel Radisson.
salades composées, d’offrir de
splendides langoustines ou des
bulots. Et va pour l’entrecôte
béarnaise en plat, plutôt que le
filet de rascasse... Irréprochable.
I
Tout est pratiquement plein
lorsque nous arrivons, excepté la
terrasse, inutilisable en ces giboulées de mars qui se sont trompées
de mois. À peine arrivés, nous
comprenons : un service jeune et
efficace, déférent sans être obséquieux et, d’emblée, une idée pas
si courante : “Pourquoi ne pas
commencer par un vin blanc en
guise d’apéritif ?”, suggère le
directeur de la restauration,
Manuel Lubin. C’est son coup de
cœur à lui, un château La Garde
2001, un Pessac Léognan, cépage
Sauvignon. Excellente entrée en
matière qui ne sera pas démentie.
L’établissement est sans préten-
Desserts…
tion, à l’image de son décor : du
blanc cassé et des boiseries chaleureuses, propices à un moment
agréable. Le principe est simple :
buffets (de hors-d’œuvre, de fromages ou de desserts) et un plat
Le Sybarite est de retour… ici avec
Michael Sales.
Manuel Lubin, directeur de la restauration et le chef Patrick Sabatier
Il est bien entendu possible d’opter
pour la carte : saucisson lyonnais
pommes à l’huile (9 euros), 12
escargots de Bourgogne (12
euros), saumon mariné, mesclun
de ris de veau aux amandes…
Nous nous sommes attelés à la
spécialité maison : le buffet de
hors-d’œuvre. Il a cet avantage,
outre les cochonnailles et autres
Le buffet du Radisson a une réputation méritée
58
Le chef, Patrick Sabatier, est un
professionnel rigoureux.
Il appartient à cette catégorie de
cuisiniers qui ont connu les
grandes maisons et conservé
leurs exigences. L’assiette, ajouté
au plaisir qu’elle procure, permet de mener repas d’affaires ou
conversations intimes. Fromages
et desserts ne dépareront pas : en
farandole, ils vous permettront
de quitter le lieu avec le contentement qui sied après un repas
bien gagné. À quoi cela tient-il ?
Au professionnalisme et au goût
que les personnes des cuisines et
du service mettent à vous procurer du plaisir. Intéressante carte
des vins à prix doux. Voilà un
lieu d’une rare efficacité, de quoi
vous autoriser à repartir avec
l’esprit libre.
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I N T E R N AT I O N A L
Hong Kong et la Chine de pl
“Chaque mois, des milliers de travailleurs, d’intellectuels, de cadres, de techniciens arrivent clandestinement à Hong
Kong pour “choisir la liberté” ; le plus souvent à la nage. Dans la colonie britannique, ils pensent trouver, sous l’aile
du “capitalisme” des solutions cinq ou six fois plus lucratives que celles qui leur sont offertes en Chine populaire ; ils
pensent y trouver une atmosphère de liberté que les intellectuels occidentaux négligent parfois parce qu’ils en jouissent, à la manière de Sénèque, qui méprisait les richesses mais en les possédant”.
n vol vers Hong Kong
pour “couvrir” l’Air
Cargo
Forum
(voir
page…), je me délectais, en relisant ce passage de l’ouvrage
visionnaire du très regretté
Alain Peyrefitte “Quand la
Chine s’éveillera”, qui fut un
best-seller mondial (1973). Juste
avant je venais de dévorer le
bouquin de Gérard A. Jaeger
“Hong Kong, chronique d’une
île sous influence”, que je vous
recommande, (Edition du Félin
1997) et qui est, sous forme
romancée, un vrai livre d’histoire du “port aux parfums” vers
lequel je me dirigeais pour la
première fois. Il faut dire que
j’avais le temps de lire. Grâce à
la générosité de quelques annonceurs (encore merci à eux), j’avais pu réunir un petit budget
pour mon séjour d’une petite
semaine à Hong Kong et Macao.
Du coup, j’ai cherché le billet le
moins cher sur Internet. Suis
tombé sur un vol pas cher, effectivement, mais avec plein d’escales ! Qu’à cela ne tienne, je ne
voyage plus si souvent et j’aime
les aéroports. Va pour un vol
Gulf Air pour 1163,83 euros aller
retour acheté au dernier moment
sur www.travelprice.com. Vols
impeccables mais attention :
Roissy-Heathrow-BahreinMascate-Bangkok-Hong Kong.
Idem retour. Une fois, pas deux :
j’étais sur les genoux en arrivant à Paris.
E
“C’est quand les affaires
diminuent qu’il faut
repeindre le comptoir”
Grâce à mes lectures, je suis arrivé à Hong Kong comme si j’avais
traversé un siècle de l’histoire de
cette ex-colonie britannique, moi
qui connais si peu la Chine (et
l’Asie en général). J’avais imaginé, dans l’avion, les premiers
contacts, il y a cinq siècles (sans
remonter à Marco Polo), des
Occidentaux avec les Chinois, les
Portugais vite relégués dans
Macao. Macao… Rien que l’évocation du nom fait fantasmer :
Macao, l’enfer du jeu... Mais
aussi les sociétés secrètes chinoises, les jonques des pirates de la
mer de Chine, les guerres de
l’Opium, puis les guerres civiles
chinoises, les seigneurs de la
guerre, la victoire de Mao et du
communisme.
Puis le développement et la place
de Hong Kong dans l’économie
mondiale. Hong Kong, l’antisystème socialiste, fondé sur l’initiative privée, le travail, le droit et la
confiance, la redistribution des
profits grâce à la concurrence.
Dans son livre, Gérard Jaeger cite
un article de 1983 de Jacques
Gravereau, économiste spécialiste de l’Asie, qui évoque le cas de
M. Wang. Celui-ci, patron d’une
moyenne entreprise à Hong Kong
(fabricant de mouvements de
montres, 40 employés), a émigré
dans les années cinquante. “Il
avait choisi de tenter sa chance
dans un contexte qui lui en offrait
les moyens, bien qu’il n’eût
aucune relation, ni capital, ni formation. Face aux grands financiers de Shanghaï qui s’étaient
exilés en même temps que lui, il
ne repartait pas dans sa nouvelle
vie avec les mêmes cartes. Mais il
pouvait compter sur quelques
garanties fondamentales offertes
aux créateurs d’entreprise”. M.
Wang savait qu’il pouvait s’assurer le soutien des banques, que le
dynamisme général des immigrés
rendait confiantes et généreuses.
La baie de Hong Kong
60
Et, plus loin, Jaeger évoque le
secret de Hong Kong : “pragmatisme et goût du risque” furent les
maîtres mots de générations de
Chinois. Ainsi ce célèbre proverbe hongkongais : “C’est quand
les affaires diminuent qu’il faut
repeindre le comptoir”, proverbe
que bien des gens de chez nous
devraient méditer, surtout en ce
moment. Bien sûr, le revers de la
médaille c’est la concurrence.
Or, notait toujours Jacques
Gravereau : “les Chinois ne sont
ni plus intelligents ni mieux organisés, ni plus machiavéliques que
d’autres. Mais ils évoluent à
Hong Kong, dans un environnement certain…”. C'est-à-dire,
continue Jaeger, “stable et sans
toutes les chicanes administratives qui distraient les entreprises
américaines, européennes ou
japonaises de leur but essentiel :
faire tourner la machine, dégager
des bénéfices et les redistribuer
dans le circuit économique”.
La Chine en marche
Si Hong Kong reste, depuis son
rattachement à la République
populaire, une cité unique en son
genre, tant par ses résultats économiques que par la qualité de
vie qu’on y trouve (la ville est
superbe, moderne, ultra-propre,
pratique), il n’en reste pas moins
que l’autre Chine n’en finit pas
de se réveiller. Depuis son adhésion à l’Organisation Mondiale
I N T E R N AT I O N A L
lus en plus proches de nous
du Commerce (OMC) le 11
décembre 2001 (elle en avait fait
la demande dès 1986), les affaires
avec l’extérieur sont de plus en
plus facilitées, au point que la
Chine s’est hissée, en 2002, au
premier rang des investissements
directs étrangers (IDE).
C’est Shanghaï, la grande métropole de l’Est, qui explose et attire
les investissements du monde
entier, renouant avec le cosmopolitisme qui avaient fait sa réputation “avant”. La ville la plus peuplée de Chine (17 millions d’habitants) s’est autoproclamée rivale de Hong Kong, vient d’être
choisie pour organiser l’Expo
internationale en 2010. On y trouve toutes les grandes entreprises
mondiales : Alcatel, Rhodia,
General Motors, Michelin,
Carrefour, Auchan, Accor,
Aventis,
Lafarge,
Essilor,
Chargeurs, Danone, l’Oréal,
Gemplus, Bull, Vivendi, Thalès,
Ondéo… La ville est magnifique.
L’architecture est, dans le nouveau quartier d’affaires de
Pudong, à la hauteur d’une ville
qui veut recevoir les grands de ce
monde (en octobre 2001, les
chefs d’États de l’APEC (Asia
Pacific Economic Forum) s’y
sont réunis avec faste. On y trouve l’incroyable tour Jin Mao
(420 m de haut) avec, en haut,
l’hôtel le plus haut du monde : le
Shanghaï Grand Hyatt. Rappelons
au passage que l’architecte JeanMarie Charpentier (qui a construit notamment Le Dôme à
Roissy-pôle), y a conçu le nouvel
Opéra, ainsi que, avec l’Epad (La
Défense) l’avenue du XXIe siècle,
les
“Champs-Élysées”
de
Pudong.
Mais le grand “chinois” de chez
nous en la matière, c’est toujours
notre Paul Andreu national, ex
grand architecte d’Aéroport de
Paris. A Shanghaï, c’est lui et
son équipe qui ont conçu l’aéroport de Pudong, mais aussi le
Centre des arts orientaux (notre
photo). Et, bonne occasion de
quitter Shanghaï pour Pékin,
c’est lui qui a été choisi pour
construire le Grand Théâtre
national de Chine, juste à côté de
la place Tien An Men.
règles de droit poussent la plupart
du temps les entrepreneurs à
nouer un pacte de corruption avec
les bureaucraties locales, une liaison dangereuse qui les expose à
l’arbitraire des cycles politiques”.
En attendant la suite des événements, (il y en aura, car on ne
peut construire une société
moderne sans respect des droits
de l’homme - dans lesquels figurent le droit à la propriété - )il y a
du business à faire avec ce grand
pays, tant à l’import qu’à l’export.
Hongkong by night
Les capitalistes au Parti
communiste chinois
démocratie et la liberté qui lui
sont pourtant consubstantielles.
Ainsi, le “Monde Économie” du
13 novembre 2002 rendait-il
compte du XVIe congrès du PCC,
qui venait de se tenir à Pékin (et
qui a “intronisé” la présence des
“capitalistes” au sein du parti) en
ces termes :
“Le flou juridique et l’absence de
C’est que Pékin, la capitale de la
Chine n’est pas à l’écart du bouleversement permanent qui affecte la Chine. La grande affaire des
Pékinois, c’est la préparation des
Jeux Olympiques de 2008. Et là,
c’est la folie des investissements.
Partout des chantiers immenses
(bureaux, logements, centres
commerciaux, infrastructures…)
évalués, pour l’année passée à
plus de 5,5 milliards d’euros, qui
ne représenteraient pourtant
qu’un cinquième du total des
chantiers planifiés d’ici à 2008…
Mais Pékin, c’est aussi et surtout
la capitale politique du pays.
Celui-ci est toujours gouverné
par un étrange Parti Communiste
chinois, adepte de “l’économie
socialiste de marché” depuis
Deng Xiao-ping en 1992. Il n’y a
pas, rappelons le, de liberté politique en Chine, et gare aux
contestataires : souvenons-nous
du massacre de Tien An Men ! En
fait, les dirigeants chinois ont
institué un régime qui reste basé
dans les mots sur la “dictature du
prolétariat”. Il ne s’agit, en fait,
que de celle d’un appareil politique qui veut garder le pouvoir à
tout prix. Et comme le système
socialiste a été, en Chine comme
ailleurs, un échec retentissant, ils
reprennent les méthodes du
“capitalisme” qu’ils avaient tant
décrié auparavant, mais sans la
Et, pour revenir à Hong Kong,
vous lirez avec intérêt le résumé
historique qu’a rédigé pour vous
mon ami Brice Boussari, professeur d’histoire et de géographie à
Sevran (page 62). Et avec non
moins d’intérêt l’article de Bruno
Cabrillac, chef de la Mission économique française sur l’économie et l’avenir de Hong Kong.
Après avoir visionné quelques
photos souvenir…
Éric Veillon
Des livres, des sites, des revues, des articles, des adresses…
Il y a pléthore d’informations sur la Chine et Hong Kong. Voici une petite sélection.
• Alain Peyrefitte : “Quand la Chine s’éveillera” 1973 (le livre de poche)
• Gérard A. Jaeger “Hong Kong, chronique d’une île sous influence” 1997 (Ed. du Félin)
• Jacques Gravereau “L’Asie majeure” 2001 Grasset
• J-F Dufour “Géopolitique de la Chine” 1999 Éditions Complexe
• Le MOCI n° 1502-1503 : Shanghaï, un atout maître de la Chine
• Le MOCI n° 1553 : Chine : l’ère des grands chantiers
• Voyages d’affaires n°74 “Chine : le vrai bond en avant”
• Pratic Export n°371 “Chine : le continent dragon” janvier 2002
• Le Monde Économie : “La Chine communiste intronise ses capitalistes” 13/11/2002
• Géo : “Pékin, porte de la Chine” n°289 Mars 2003
• Bruno Cabrillac : Économie de la Chine 1997 PUF (QSJ ? n°1102, prochaine édition
juin 2003)
• DREE Dossiers : “Chine-OMC, un an après : quelles perspectives ?”. Février 2003.
Ministère délégué au Commerce extérieur
Quatre excellents sites sur Hong Kong :
• www.tdgtrade.com : le site du Hong Kong Trade Development Council, l’organisme
chargé de la promotion des échanges avec HK. Il y a tout. Sa base de données est la
plus importante d’Asie. À noter leur bureau à Paris, très accueillant: 01.47.42.41.50
• www.dree.org/hongkong : le site de la mission économique française à HK.
Excellent, réactif, extrêmement documenté. En plus, vous pouvez vous abonner (gratuitement), à une newsletter particulièrement bien faite.
• www.hkairport.com : le site de l’aéroport international de Hong Kong. Plein d’infos, y
compris touristiques.
• www.info.gov.hk : le site officiel de la Région Administrative Spéciale. Il y a tout,
notamment une biographie intéressante du Chief executive de HK : Tung Chee Hwa
61
I N T E R N AT I O N A L
L’Histoire, pour comprendre…
La Chine des t
Par Brice Boussari, professeur certifié d’histoire et de géographie
out le monde, ou presque,
a entendu parler de la
rétrocession de Hong
Kong à la Chine le 1er juillet
1997. Mais qui se rappelle quand
Macao a été restituée à Pékin ?
En fait, peu de gens savent en
quelles circonstances ces deux
territoires ont été arrachés à
l’empire du Milieu. Ce petit article se propose de combler cette
lacune.
T
Les Guerres de l’Opium
Les contacts entre l’ExtrêmeOrient et l’Europe occidentale
sont anciens. Les Portugais arrivèrent en Chine au début du
XVIe siècle. Bien accueillis, ils
ne tardèrent pas à provoquer la
haine en raison de leurs brutalités et furent parqués dans l’îlot
de Macao. À Canton, les marchands hollandais, anglais et
portugais, qui troquaient de l’opium contre du blé, de la porcelaine, du thé et de la soie,
devaient passer par l’intermédiaire d’une corporation de marchands chinois disposant d’un
monopole d’État, le Cohong
(Gonghang).
La
GrandeBretagne, qui à cette époque
payait tous ses achats en argent
métal, se lassa de voir fondre les
réserves de la Banque
d’Angleterre.
Qu’importe, se dit la Compagnie
des Indes orientales, il n’y a qu’à
payer les Chinois avec de l’opium ! Progressivement, l’opium, jusque-là utilisé comme
médicament, devint une véritable drogue dont le pouvoir chinois n’arrivait pas à se défaire. Il
se développa alors un commerce
assez florissant qui rapporta une
fortune aux maisons de commerce britanniques telles que Jardine
& Matheson, Butterfield &
Swire… Jusqu’au jour où le
mandarin Lin Zexu, sur ordre de
l’empereur Dao Guang, fit brû-
ler 20 000 caisses de cette “boue
étrangère” dans les entrepôts de
Canton. Le gouvernement impérial chinois inquiet des effets de
cette drogue sur sa population
avait cherché en vain à en interdire l’importation. Cette “intolérable atteinte à la liberté du commerce” inaugura les guerres de
l’opium. La Grande-Bretagne,
qui voulait son propre port pour
développer son influence et le
commerce avec la Chine, trouva
là l’occasion de réaliser ses
ambitions.
avait du mal faire face au défi
que représentait la modernisation de ses structures politiques.
Une vocation interlope
“Rocher stérile”, selon le mot
de Lord Palmerston*, Hong
Kong ne semblait nullement
promise à un brillant avenir.
Refuge des trafiquants d’opium
après avoir abrité des pirates, la
cité devient la tête de pont de
l’empire britannique sur le
continent chinois et le lieu de
rencontre entre l’Occident
moderne et le vieil empire chinois qui se considérait toujours
comme le centre de la civilisation.
Ainsi commencèrent les guerres
de l’opium entre la GrandeBretagne et l’empire du Milieu
Le premier traité de Nankin du
28 août 1842, qui consacra la
victoire des Anglais à l’issue de
la première guerre de l’opium
(1839-1842), fit de l’île de Hong
Kong (en cantonais, Heung
Kong signifie le “port des parfums”) une colonie britannique.
En 1860, la convention de Pékin,
qui mit un terme à la deuxième
guerre de l’opium, aboutit à l’abandon par la Chine de la péninsule de Kowloon (“les neuf dragons” en cantonais). Enfin, la
Grande-Bretagne obtient, en
1898, un bail sur les Nouveaux
Territoires en profitant de la
grave défaite infligée à la Chine
par le Japon en 1895. L’empire
des Qing accorda aussi au
Royaume-Uni un bail de 99 ans
sur les trois quarts du district de
Xin’an. C’est ce bail qui est arrivé à expiration en 1997.
La Colonie britannique de Hong
Kong était ainsi née. Elle se
composait de trois parties distinctes : l’île de Hong Kong (80
km2), la péninsule de Kowloon
(47 km2) et les Nouveaux
Territoires (969 km2)
Hong Kong est donc le fruit de la
plus cinglante humiliation subie
par la Chine au cours de son histoire millénaire. Contrairement
au Japon, l’empire du milieu
Port franc dès l’origine, Hong
Kong se consacra exclusivement au commerce pendant un
siècle, attirant des immigrants
de la province voisine du
Guangdong. Créée pour et par
des marchands, la colonie ne
devait rien coûter à la Couronne
britannique. Dès 1855, le
Colonial Office (ministère britannique des Colonies) cessa
complètement de subventionner
le gouvernement de la colonie
qui fonctionnait de façon tout à
fait autonome grâce aux revenus que procurait le port. De
même, Hong Kong restait une
colonie bien particulière dans la
mesure où elle ne compta
jamais plus de 4 % de
Britanniques. La population
chinoise fut toujours largement
majoritaire.
Une vocation d’accueil
Le second aspect de l’originalité
de Hong Kong réside dans son
statut de cité-refuge. Dès la
révolte des Taiping* qui embrasa
la Chine du Sud au cours des
années 1850, nombre de marchands aisés se réfugièrent dans
l’île avec leur famille, apportant
62
avec eux leurs compétences et
leurs relations. Cette vocation ne
se démentira pas tout au long de
l’histoire de la colonie qui fut
un lieu de liberté d’expression.
Sun Yat-Sen, père de la république chinoise, avait fait ses
études de médecine dans l’île et
dirigea de là les soulèvements
contre la dynastie mandchoue.
Inquiets des tensions qui pouvaient naître avec la Chine, les
Britanniques procédèrent à des
expulsions de meneurs révolutionnaires indésirables. Toutefois
la colonie demeura un havre de
paix aux portes d’une Chine
fort agitée. Elle accueillit successivement les communistes
persécutés par le Kuomintang,
puis les partisans du Kuomintang
et des autres partis politiques
après la prise du pouvoir par les
communistes en octobre 1949.
Depuis cette date, les victimes
des diverses campagnes menées
par le Parti communiste ont pu
gagner clandestinement la colonie, les derniers en date étant les
animateurs du mouvement pour
la démocratie qui fut noyé dans
le sang sur la place Tien An
Men en juin 1989.
Hong Kong, aujourd’hui…
Tout au long du règne de Mao,
la République populaire de
Chine s’est gardée d’intervenir
dans la gestion de la colonie britannique, la considérant comme
une fenêtre sur le monde facilitant ses échanges avec l’extérieur. Il a fallu attendre le retour
au pouvoir de Deng Xiao-ping
pour que la question de Hong
Kong soit reposée. Désireux de
ne pas remettre en question la
prospérité du territoire, il proposait d’appliquer à Hong Kong
la formule “un pays, deux systèmes” inventée pour récupérer
Taïwan, et qui devait permettre
à la future région administrative
spéciale (R.A.S.) de conserver
I N T E R N AT I O N A L
traités inégaux
son système capitaliste pendant
cinquante ans après 1997 (théoriquement, jusqu’en 2047).
C’est sur cette base que furent
lancées les négociations entre la
Chine populaire et le RoyaumeUni. Elles aboutirent à l’accord
sino-britannique signé à Pékin
le 19 décembre 1984. Celui-ci
garantit à Hong Kong un statut
de région administrative spéciale sous souveraineté chinoise
après 1997 et lui permet de
conserver pendant cinquante
ans son système capitaliste, son
régime juridique, son autonomie économique et son statut de
port franc. Cependant, l’armée
chinoise y sera stationnée et le
Basic Law (loi fondamentale)
accorde à Pékin un droit d’inter-
corruption dans les affaires ou
plutôt une dégradation de l’état
de droit au contact de la Chine
où cette pratique est courante.
vention de son armée si nécessaire.
Depuis le 1er juillet 1997, Hong
Kong est donc une région
administrative spéciale de la
République populaire de Chine.
Elle possède un exécutif dont le
chef, Tung Chee-hwa, nommé
par Pékin, appartient à une
famille de riches armateurs de
Shanghaï. Un conseil législatif
provisoire (LegCo), désigné par
Pékin, remplace l’assemblée
tardivement élue sous les
Britanniques en 1995. La presse
conserve toute sa pugnacité et
les élections directes de mai
1998 ont donné la majorité des
voix aux démocrates. Cependant,
tout ne semble pas gagné. Le
risque majeur semble être la
Actuellement, Hong Kong est au
cinquième rang économique des
nations industrialisées, après les
États-Unis, le Japon, le Canada,
la Suisse, l’Allemagne… et
devant la France. Cependant, les
sinologues pensent que le rôle
historique de Hong Kong s’achemine vers son terme. Désormais
c’est Shanghaï qui prend le relais
de l’ex-colonie britannique
comme porte d’entrée du commerce international de la Chine.
Seul l’avenir nous dira si ces prédictions se vérifient.
*Lord Palmerston (1784-1865) était
un homme politique britannique du
XIXe siècle. Il fut successivement
ministre des Affaires étrangères, de
l'Intérieur et Premier ministre. C'est
sous son autorité qu'eut lieu la deuxième guerre de l'Opium (1856-1860).
*La révolte des Taiping est un vaste
mouvement de rébellion qui a embrasé
la Chine entre 1851 et 1864. Inspiré
par une secte religieuse et politique
qui avait pour chef Hong Sieouts'iuan, cette agitation amena l'intervention des puissances occidentales
qui dépêchèrent en Chine un corps
expéditionnaire. La révolte des
Taiping provoqua des ruines immenses
et fit au total plus de 20 millions de
victimes.
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63
HONG KONG ET LA CHINE
FÉDÉRATION DE RUSSIE
KAZAKHSTAN
KIRGHIZSTAN
MONGOLIE
TADJIKISTAN
MER
DU JAPON
SHENYANG
N
TA
IS
N
BEIJING
Ä
H
FG
A
Huang He
(PEKIN)
TIANJIN
PÄKISTÄN
CORÉE
DU
NORD
MER
JAUNE
(MER ORIENTALE)
CORÉE
DU
SUD
JAPON
INDE
SHANGHAI
MER
DE CHINE
ORIENTALE
N
ÉP
A
L
Yan
gz
ijia
ng
CHONGQING
BHOUTAN
BANGLADESH
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g
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TAÏWAN
Canton
BIRMANIE
OCÉAN
HONG-KONG
VIÊT-NAM
MACAO
GOLFE
DU BENALE
MER
DE CHINE
MÉRIDIONALE
LAOS
CHINE
THAÏLANDE
PACIFIQUE
400 km
Shenzhen
La Chine en quelques chiffres
NOUVEAUX TERRITOIRES
CHINE
Kowloon
LANTAU
MACAO
Région administrative spéciale
• 9 561 240 km2
(soit 17 fois la superficie de la France)
• 1,25 milliard d’habitants
Victoria
HONG KONG
• 22 provinces, 4 zones municipales et
5 “régions autonomes”
Région administrative spéciale
Coloane
0
• 55 minorités (Ouïgours, Tibétains,
Mongols, Thaïs, Hui... )
10 km
64
64
I N T E R N AT I O N A L
Hong Kong, ville culte
des entrepreneurs
par Bruno Cabrillac, Conseiller économique et commercial
Bruno Cabrillac, chef de la Mission Économique française à Hong Kong, à qui nous avons
rendu visite lors de notre voyage à Hong Kong, a accepté d’écrire une petite note pour
les lecteurs de Bénéfice.net. Nous en sommes heureux et honorés car c’est un spécialiste de la Chine. Il est l’auteur du Que Sais-Je (édition PUF) “Économie de la Chine”,
dont la nouvelle édition est prévue pour juin 2003.
Lisez ça, et vous aurez tout compris…
e confetti de l'Empire britannique, devenu le dernier
joyau de la Couronne
anglaise, puis partie intégrante
mais non intégrée de la Chine
populaire demeure la plus grande
place commerciale et financière
d'Asie continentale et affiche toujours, après plus de 5 ans de crise,
une prospérité et une richesse que
peuvent lui envier beaucoup de
pays européens.
L
Cette prospérité repose essentiellement sur deux caractéristiques
consubstantielles de l'existence de
Hong Kong : une situation géographique et géopolitique exceptionnelle, un système proche des
canons du capitalisme libéral.
Situé au débouché du delta de la
Rivière des Perles, Hong Kong,
avec son port en eau profonde, est
une porte naturelle de la province
voisine du Guangdong et au-delà
de l'ensemble de la Chine du sud,
une région de 360 millions d'habitants, parmi les plus dynamiques
du monde. Hong Kong est aussi
un barycentre de l'Asie, situé à
moins de cinq heures de vol de
toutes les grandes métropoles
asiatiques. Cette situation géographique privilégiée a été mise en
valeur par un statut particulier,
celui de colonie britannique, puis,
depuis 1997, celui de Région
administrative spéciale de la
Chine, grâce auquel, comme le
remarquait déjà un observateur au
tout début du XXe siècle, "Hong
Kong n'est pas seulement le verrou
du sud de la Chine, c'est un carrefour de l'univers".
À l'abri de ce statut spécifique,
s'est développé un système créé
par "des Britanniques débarrassés
des obligations de la Grande-
Cette économie souffre pourtant,
depuis 1998, d'une certaine langueur. Cette langueur trouve son
origine dans la crise asiatique qui
a brusquement mis fin à près de
40 ans de croissance très rapide et
à trois années de spéculation
effrénée. Depuis, les prix des
actifs mobiliers et immobiliers
ont été divisés par plus de deux,
les prix à la consommation ont
aussi baissé, entraînant l'économie hongkongaise dans une spirale déflationniste. Cette crise
conjoncturelle a engendré une
crise d'identité.
Bretagne et des Chinois libérés
des obligations de la Chine"(1). Ce
système repose sur un régime de
très grande liberté économique :
libre circulation des marchandises
(aucune barrière douanière), des
capitaux (aucun contrôle des
changes) et liberté d'entreprise
(réglementation et fiscalité réduites au minimum) dont le bon fonctionnement est assuré par un État
de droit garantissant la sécurité des
biens et des personnes et le bon
fonctionnement des institutions.
Ce cadre s'est révélé particulièrement adapté pour l'épanouissement de l'esprit entrepreneurial.
Si Hong Kong n'a rien abandonné
de sa spécificité, la Chine s'est
largement ouverte sur le plan économique et cette ouverture
devrait être accélérée par son
entrée à l'OMC effective depuis
décembre 2001. Parallèlement,
l'intégration des deux économies,
structurée par les investissements
directs comme par les échanges
de marchandises, s'est renforcée.
Hong Kong est plus que jamais à
la fois le hub commercial et la
place financière de la Chine, tandis que la Chine reste le lieu privilégié de la délocalisation de la
production hongkongaise, hier de
produits industriels, aujourd'hui
de services. De cette double évolution est née la crainte de Hong
Kong de devenir une ville chinoise "comme les autres". Dans ce
cas de figure, Hong Kong devrait
affronter la concurrence de Pékin,
Shanghaï, Canton ou Shenzhen
où les coûts restent très inférieurs,
même si l'écart se réduit.
La rétrocession à la Chine n'a,
conformément au principe "un
pays, deux systèmes", rien changé.
Hong Kong continue à bénéficier
d'une très large autonomie. Ainsi,
aucune loi de la Chine populaire
ne s'applique-t-elle à Hong Kong
dont le cadre juridique et particulièrement celui des affaires est
demeuré à l'identique. Plus généralement, les craintes suscitées par
le retour sous souveraineté chinoise se sont, en large partie, dissipées, faute cinq ans après de s'être matérialisées.
Cette improbable alchimie a
engendré une ville riche (le PIB
par tête y est très supérieur à celui
de la France), abritant le plus
grand port du monde, le plus
grand aéroport d'Asie, une place
financière qui n'est dépassée dans
la région que par celle de Tokyo,
un centre commercial par lequel
transite plus de 400 milliards
d'USD de marchandises.
L'exaltation de cette concurrence,
à bien des égards très réductrice,
dans la mesure où Hong Kong est
aussi et surtout, du fait de son
65
niveau de développement et d'ouverture, en concurrence avec les
autres grandes métropoles du
monde comme Londres ou New
York, participe de la chronique
d'un déclin annoncé. Largement
reprise par une presse toujours
avide de simplifications, l'idée du
déclin de Hong Kong ne résiste ni
aux chiffres qui en font la troisième puissance commerciale et la
sixième économie d'Asie, ni à la
première impression du voyageur
dans cette cité dont le cœur continue à battre à cent à l'heure.
"Personne n'a jamais gagné d'argent en jouant contre Hong
Kong", titrait le New York Times.
Par contre, même si aujourd'hui
les réussites sont moins nombreuses, tout reste possible pour les
entrepreneurs audacieux, petits
ou grands, de quelque nationalité
qu'ils soient. C'est pourquoi Hong
Kong reste un des rares lieux
mythiques de la réussite individuelle et continue d'attirer des
talents et de susciter des vocations entrepreneuriales.
Pour mieux comprendre ce marché et mieux saisir les opportunités qu'il offre, le site de la
Mission économique française à
Hong Kong :
http://www.dree.org/hongkong
met à disposition des internautes
un grand nombre d'informations
économiques et financières sur
Hong Kong et Macao, régulièrement actualisées et la Mission
économique [email protected]
peut apporter tout complément
d'information nécessaire.
(1) : René Jouglet, “Dans le sillage des jonques”,
1935
E M P L O I / F O R M AT I O N
3e Aérosalon au Bourget
Malgré la crise,
70 exposants étaient présents cette année
l était inquiet, Nourredine
Cherradi, le Directeur du GIP
Roissy CDG, quelques jours
avant l’ouverture du troisième
Aérosalon qui s’est tenu les 28 et
29 mars derniers. Il faut dire
qu’Air France venait d’annoncer
le gel des embauches et la diminution de 7 % de ses vols. Et la situation internationale, qui était dans
toutes les têtes, la guerre en Irak,
la pneumopathie inconnue… Tout
cela n’était pas bon signe pour un
salon destiné aux embauches et à
la formation dans “l’aérien”.
I
Le stand de l’IUT de Tremblay, seul
établissement universitaire du pôle de
Roissy.
Sans commentaire. Mais vraiment…
Au total 3600 personnes ont fréquenté le salon
Mais le 28 mars au matin, de nombreux visiteurs se pressaient malgré tout et les stands des différents
participants ne désemplissaient
pas. Le stand d’Air France, habituellement “vedette” du Salon, a
connu une grande influence
(comme pour conjurer le sort ?).
Celui d’ADP également, mais
aussi celui d’Air Emploi, qui,
décidément, est devenu un lieu
unique et compétent, un vrai
“portail” pour se renseigner sur
66
toute la gamme des métiers de
l’aérien. À noter également le
succès des stands d’Eurohandling
où la belle Rachida Khiati,
responsable du recrutement, n’a
pratiquement pas levé la tête de la
E M P L O I / F O R M AT I O N
les embauches continuent
journée, et de GTI Interim, où les
non moins charmantes Mado
Ferré et Nathalie Humbert ont
reçu pas moins de 200 candidats.
Le stand de l’ANPE, lui aussi, n’a
pas désempli : l’agence recrutait
une centaine d’emplois de sûreté
aéroportuaire, 150 emplois en
restauration et des vendeurs de
duty-free, en prévision de l’ouverture proche de l’aérogare 2E.
Au total, plus de 500 emplois
étaient offerts ces deux jours.
Une baisse réelle par rapport à
l’an passé (800), mais tout de
même, c’est pas mal, de nos
jours.
Votre Bénéfice.net participait
aussi au salon, comme il le fait
avec plaisir depuis le début. Les
visiteurs avaient la possibilité de
prendre des exemplaires du
magazine, et de la carte du pôle
que nous éditons (la prochaine
édition est pour bientôt).
Hélicoptère), et une visite de la
base aérienne de Cambrai (par
l’armée de l’air).
Pas de visite ministérielle cette
année. Mais on a noté avec plaisir celles des députés Blazy et
Boullonnois (nos photos).
Le Salon, outre les conférences
comme “l’anglais aéroportuaire”, a vu la remise des prix du
concours “L’Envol”, initié par le
département Environnement
d’ADP. Il s’est agi de récompenser quinze lauréats (les scolaires
avaient été invités à réaliser des
figurines et autres représentations artistiques sur le thème de
l’aérien) Ceux-ci se sont vu
offrir des voyages à Toulouse
(visite d’EADS), des balades en
hélicoptère (offerts par Paris-
Ce fut un beau salon, utile et
bien organisé. À mettre à l’actif de N. Cherradi et de sa jeune
équipe du GIP. Ceux-ci, on ne
le redira jamais assez, font un
travail formidable, avec peu de
moyens. Si l’on compare les
budgets du GIP et son efficacité avec les moyens colossaux
dont dispose le département
“Coopération économique et
sociale” d’ADP (voir BN 14
page 32) pour ne pas faire grandchose, on est écœuré.
Encore un mot sur l’Aérosalon.
Succès oui, mais par rapport au
nombre de chômeurs dans notre
région proche, au besoin de formation qui commence à être
satisfait, l’affluence aurait pu
être bien supérieure. Les gens
sont vraiment trop gâtés dans
notre pays.
EV
Prochain Aérosalon :
1er et 2 avril 2004
au Bourget
Contact :
GIP Roissy CDG
01 48 16 58 28
Le stand du CFA des Métiers de l’Aérien
Le stand d’Air Emploi a été l’un des plus fréquentés
Celui du SPPEI, qui regroupe des Directions du Travail des départements 77, 93, 95
M. Boullonnois, député, Maire de St-Mard en discussion avec M. Ruth, Directeur
de l’ANPE de Seine-Saint-Denis (à droite) et M. Djabali, directeur de l’ALPE de
Mitry-Mory
67
E M P L O I F O R M AT I O N
Le stand de Bénéfice.net a lui aussi été très fréquenté. Regardez la belle affiche, imprimée en quelques minutes par le nouveau traceur de Roissy Copy (voir page 35)
Le GTA (Gendarmerie du Transport Aérien) offre des emplois. On reconnaît le
Chef Frétigny, chargé de ce secteur au GTA de Roissy
Le stand de Bénéfice.net a été honoré de la visite de M. Blazy, député, maire de
Gonesse, ici en discussion avec Nourredine Cherradi, Directeur du GIP Roissy CDG
Le stand d’Europrestige, qui forme des hôtesses et des agents d’escale
68
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COURRIER DES LECTEURS
Nous avons reçu
ça de M. Morel,
de l’entreprise CLS (Groupe
STAHL Technologies)
Le portrait de M. Guy Messager
que vous publiez dans votre dernier numéro ne peut pas laisser
indifférent !
Laisser dire que l’on a été
“amusé” par le fait que l’ensemble de la gauche ait appelé
à voter massivement pour
Jacques Chirac au second tour
des élections présidentielles
plutôt que se poser des questions est proprement scandaleux, simpliste et insultant pour
les millions d’électeurs dont je
fais partie.
Je veux bien croire que ces propos ne sont que la réflexion
d’un maire d’une petite commune, qui ne représente que luimême, mais analyser le vote LE
PEN en ces termes : “c’était
surtout pour éviter d’avoir à se
poser des questions sur leur
politique, plutôt que de contrer
un soi-disant péril fasciste”,
dépasse tout entendement quant
à la finesse du jugement et laisse bien des interrogations sur
les positions de M. Messager
vis-à-vis de Le Pen.
qui insinue qu’il aurait des sympathies pour le parti de M. Le
Pen. Personnellement, je trouve
cela réellement insultant et indigne à propos d’un élu du peuple
dont le parcours public est
exemplaire sur le plan des
valeurs morales, républicaines
et démocratiques (c’est pour
cela que nous lui avions consacré ce portrait). Sachez au passage qu’en plus d’être maire
d’une “petite commune” (les
Lupariens apprécieront), il est
aussi conseiller général du Vald’Oise et vice-président de
Roissy Porte de France, et
comme je le prédis, futur sénateur de la République). Mais
puisque vous me mettez en
cause (tout en me prêtant à mon
tour des sympathies extrémistes), je réponds sur ce point.
Oui, je pense également qu’il
était “amusant” de voir communistes et socialistes se précipiter
pour appeler à voter Chirac,
après l’avoir conspué de tous les
maux de la terre : voleur,
escroc, antisocial, réactionnaire
et j’en passe. Oui, je pense
comme Guy Messager que c’était, de la part des états-majors
des partis de la gauche un bon
moyen d’échapper à l’autocritique (Lutte Ouvrière exclue,
voir la délicieuse interview cicontre). La lecture du long article de M. Jospin dans le Monde
du 1er février est édifiante sur ce
point.
Mais tout cela ne vous donne
pas le droit d’assimiler, même
prudemment, notre magazine à
la presse d’extrême droite que,
visiblement, vous connaissez
mieux que moi. Il est fini le
temps facile (et en particulier
depuis la dernière présidentielle) où les propagandistes de la
gauche assimilaient centre,
droite aux idées extrémistes
véhiculées par le Front national.
C’est d’ailleurs ce type de discours qui a poussé nombre d’électeurs à voter pour ce parti, et
Le fait que vous-même, M.
Veillon n’ayez pas accompagné
cette réflexion d’un commentaire (par exemple “n’engageant
que son auteur”) relève au
mieux d’une complaisance, au
pire d’une acceptation totale de
ces propos. Votre dernière phrase glorifiant “le beau visage de
la politique de M. Messager”,
nous apporte un début de
réponse, à moins d’être totalement aveugle.
Votre publication est excellente
quand elle traite des affaires sur
la plate-forme de CDG, mais le
mélange du business et de la
politique, même si son but
avoué est de vous propulser
dans ses sphères, ne vous autorise pas à publier de tels propos
que l’on trouve plus couramment dans les publications d’extrême droite. À quand votre
contribution avec eux ?
Marc Morel
Même si je publie dans cette
rubrique votre… comment
dire… “réaction”, M. Morel, la
fin de celle-ci, me soupçonnant
de complaisance avec l’extrême
droite est inacceptable. Je vais
vous répondre néanmoins sur ce
point, car j’ose croire que votre
prose a dépassé votre pensée.
Mais avant, je répondrai à vos
objections, tout en en profitant
pour rappeler certaines vérités.
1) sur les déclarations
“amusées” de Guy
Messager
Libre à lui d’exprimer cette opinion, qui fut relatée dans un
style narratif normal et avec des
guillemets qui ne laissent aucun
doute sur ses déclarations (l’ensemble du portrait fut relu par
lui, à ma demande). Vous trouvez cette opinion “scandaleuse”, libre à vous. M. Messager
réagira peut-être à votre lettre
70
ce à gauche comme à droite.
Vous n’avez pas tiré la leçon du
“vote Chirac”, Monsieur Morel.
Quant
au
contenu
de
Bénéfice.net, pas un de nos lecteurs, qu’ils soient de droite, de
gauche, du centre, d’extrême
droite ou d’extrême gauche
n’accorderait le moindre crédit
à vos propos.
2) Sur le “mélange du
business et de la politique”
Le fait même, M. Morel, que
vous nous envoyiez votre réaction personnelle si engagée sur
un papier-en-tête en dit long sur
la sincérité de votre critique qui
voudrait que nous mélangions
“business et politique”. Votre
courrier refléterait-il l’opinion
du R. Stahl Technologiegruppe,
l’un des leaders du matériel de
manutention ?
On pourrait en dire long sur les
relations étroites entre l’économie et la politique. Nous le
savons bien ici, dans nos colonnes qui sont ouvertes d’ailleurs
aux responsables politiques
locaux et nationaux de tous
bords. Ainsi notre BN n° 3
avait-il fait sa “une” sur M.
Gayssot, alors ministre (communiste) des transports, qui
confirmait dans une interview
exclusive sa décision d’autoriser la construction des deux
nouvelles pistes de Roissy CDG
(après avoir fait campagne contre, rappelez-vous). Voici bien
un exemple de relation entre
politique et business, car si la
gauche avait tenu sa promesse
de ne pas autoriser ces constructions, le déclin du pôle de
Roissy aurait commencé, inexorablement, avec ses conséquences économiques et sociales que
l’on peut imaginer.
COURRIER DES LECTEURS
“Les capitalistes, nous
vendront la corde avec
laquelle nous les pendront”.
(W.I. Lenine)
Voici, M. Morel, un exemple de
mélange “business et politique”
néfaste, que je vous engage
aussi à méditer.
Certes, je reconnais avec vous
que parfois le mélange “politique
et business” est mauvais. Prenez
l’exemple du député-maire de la
ville où votre entreprise est installée, M. Morel : Tremblay-enFrance. Ce maire est membre éminent du parti communiste français.
Celui-ci est opposé naturellement
au capitalisme, c'est-à-dire à la
libre entreprise. On ne peut reprocher à M. Asensi d’être communiste, c’est son choix depuis sa
prime jeunesse (il fut dirigeant de
la “J.C.” et secrétaire de l’ex-puissante et anti-entreprises fédération
PCF du 93). Mais comme cette
idéologie a donné ce que l’on sait
historiquement, M. Asensi, ayant
besoin des voix des électeurs du
centre et de la droite pour être
réélu, a créé lui-même et préside
une association de “développement économique” nommée
“Entreprendre à Tremblay”. Ce
qui lui permet de dire à ses électeurs non-communistes (la majorité d’entre eux) : “Voyez : je ne suis
pas si communiste que ça, j’anime
une association de patrons…” Ce
qui est la quadrature du cercle et
doit susciter l’amertume chez les
militants communistes et syndicaux sincères de Tremblay et de la
11e circonscription. Mais ceux-ci
l’acceptent car ils savent que si
Asensi ne tient pas ce discours
envers les entreprises, il subirait
vite le sort de ses collègues de
Drancy, de Noisy-le-Sec ou celui
de M. Hue. Le peu d’entreprises
qui adhèrent à cette association
(bien souvent par naïveté ou par
espoir... (vain pour la plupart d’entre elles) d’obtenir quelques marchés publics ignorent qu’elles
contribuent ainsi, involontairement certes, à une politique qui va
à l’encontre de leurs intérêts fondamentaux.
Un dernier mot sur Bénéfice.net
et la politique. Le fait que notre
magazine évoque l’action des
élus locaux ou nationaux, en
rapport avec le développement
économique et social du pôle de
Roissy n’en fait nullement un
media partisan, même s’il prend
parfois position comme par
exemple la dénonciation de l’utilisation démagogique des problèmes liés au bruit. Outre l’interview précitée de M. Gayssot,
BN ouvre largement ses colonnes à tout homme ou femme
politique qui joue un rôle dans
notre région. Citons de mémoire M. Blazy, député-maire de
Gonesse (PS), sa suppléante
Cécile Madura, ancien maire
adjointe de Goussainville, M.
Asensi (PCF donc : deux pages
d’entretien) mais aussi M.
Toulouse (sans étiquette, maire
de
Roissy),
Elizabeth
Hermanville (maire UMP de
Goussainville), M. Bontoux,
Maire (Communiste de MitryMory)… Tous, parce qu’ils
avaient des choses à dire, en
relation avec l’objet de notre
magazine (l’information économique sur le pôle de Roissy) se
sont exprimés dans Bénéfice.net
et continueront à le faire, s’ils le
souhaitent.
Voilà. Mais je ne veux retenir de
votre lettre que notre “publication est excellente”, tout en
vous mettant en garde, M.
Morel, et tous ceux qui agissent
encore comme vous, contre les
assimilations abusives à l’extrême droite de tous ceux qui ne
pensent pas comme vous.
L’extrait de l’interview ci-dessus, du célèbre “Hardy” (Robert Barcia), dirigeant
historique de Lutte Ouvrière, dans “Le Monde du 05/02/03”. Il est tout aussi “amusant”, n’est-ce pas ? Alors, M. Morel, comment allez-vous qualifier ses propos ?
Encore un fieffé fasciste ?
Votre article
page 62-63
du dernier "Bénéfice"
Bonjour,
Je suis une fois de plus outré de
vos propos dans votre article
lorsque vous parlez de CDG en
disant que l'achèvement du "S4"
devrait l'amener tranquillement à
80 millions de passagers annuels.
Je me demande où est-ce que vous
résidez. Certainement pas sur
l'axe Roissy-Sannois.
Comment pouvez-vous dire que les
"riverains" en retirent que des
bénéfices. Ceci est un mensonge
car les riverains comme vous dites
n'en retirent qu'une dégradation de
Rappelez-vous l’histoire de
“Pierre et le loup”…
Éric Veillon
71
la qualité de leur vie et une érosion
de leur patrimoine immobilier.
Aucune compensation financière
pour ceux qui sont à 25 km des
pistes et qui subissent le passage
d'un jet toutes les 40 secondes aux
heures de pointe, au-dessus de
leur tête. Qui aurait envie d'acheter un bien immobilier dans ces
conditions? Et ne venez pas me
dire que j'étais au courant de cela
en 1980 lorsque j'ai fait construire
ma maison à Enghien-les-Bains. À
l'époque, cette petite ville était on
ne peut plus tranquille et les vols
de jet bien plus espacés.
Je suis à votre disposition pour
évoquer ces questions et tenter de
vous ramener sur le chemin de
l'honnêteté intellectuelle.
Marchadier
SOIRÉES
Saint-Valentin :
e
Grand succès de la 4 s
e restaurant Chez Americo à
Tremblay, chouchou notoire
de Bénéfice.net à cause de sa
bonne cuisine (voir les différents
BN et notamment le n° 15 page
58, qui l’a fait connaître à de nouveaux clients, ravis) n’est pas seulement un restaurant. C’est aussi
l’un des rares établissements sur le
pôle de Roissy à proposer des soirées cabaret, autour de chanteurs
de fado.
La dernière en date s’est déroulée
le 14 février dernier, à l’occasion
de la Saint-Valentin. La salle était
archicomble (80 convives environ)
et a été émerveillée par les prestations des “fadistes” présents ce
soir-là : La chanteuse Luisa Reis,
Pompeo (à la viole) et Miranda
(guitare), auxquels s’étaient joints,
pour le plaisir de tous, Severino
Gomes, fadiste “humoristico”, qui
a fait rire tout le monde (sauf ceux
qui ne comprennent pas le portugais…). Cela changeait un peu de
la “saudade”, cette nostalgie
mélancolique à l’origine du
magnifique chant traditionnel portugais qu’est le Fado, encore pas
assez connu, à mon avis, du
Français moyen.
L
Il y avait aussi des fans de Bénéfice.net…
Notre ami Max Duco et Nancy…
La soirée s’est terminée tard dans
la nuit. Beaucoup de Portugais (et
Franco-portugais), mais aussi de
Français dont une bonne partie
découvraient le Fado.
Quelques critiques, tout de même.
Ce soir-là, les effectifs en cuisine
étaient un peu légers, ce qui a mis
“dans le jus” la belle Louisa dans
le service en salle… De même, le
menu aurait pu être un peu plus
Des vrais amoureux, forcément, ce soir-là
Michel et Hassen, des habitués de chez Americo, footballeurs passionnés, étaient là, entourant Maria
72
La salle était comble ! Au premier plan,
on reconnaît Françoise Asensi (la
femme du député-maire de Tremblay, à
la table de M. Lopes, (FLS Tremblay).
Severino Gomes, fado humoristico, devan
Pompeo
SOIRÉES
oirée FADO chez Americo
nt Miranda et
élaboré. Je me souviens, lors d’une autre soirée
fado, d’une divine “paella”…
Mais, plus important, il faut souligner le mérite
que peut avoir Americo en organisant ce type de
soirée, dont il serait souhaitable qu’il augmentât
la fréquence. Car il ne se passe pas grand-chose
(en fait rien) en matière de soirées dans nos communes, en dehors des programmes du samedi soir
de nos “centres culturels” de banlieue.
L’insécurité grandissante de ces dernières années
a fait fermer cafés et brasseries la plupart du
temps à partir de 20 h. Posez-vous la question : où
aller boire un verre vers 21, 22 h dans un endroit
sympathique, dans toute notre région du pôle de
Roissy ?
En tout cas, bravo Americo ! A quand une soirée
“sevillanas”, ou “flamenco”, histoire de changer
du Fado, mais de rester dans la chaleur de la
péninsule ibérique ?
EV
Renseignements sur les prochaines soirées :
Americo au 01 49 63 02 42
La belle Sandrine du Vert-Galant
La divine Luisa Reis
L’ami Jacques ne rate pas un moment du spectacle…
Miranda et sa “guitarra”
le trio de choc de la soirée : Ursula, Violaine, Sandrine
73
SOIRÉES
Succès de la soirée de Gala d
e 16 janvier dernier, l’AOC
faisait sa soirée annuelle de
gala à l’hôtel Mercure de
Roissy. Soirée réussie, grâce surtout à l’excellent Roland Wardini,
le directeur de l’hôtel et son équipe, qui ont su mettre tout en œuvre
pour que la bonne centaine de
convives passent un bon moment.
L
L’occasion nous est donnée de
vous présenter cette (vieille) association qui regroupe les chefs d’escale de Roissy CDG.
Patrick Cloarec (Air Canada, notre
photo) qui en est le Président
actuel, depuis janvier 2002, nous
explique l’AOC (Airlines Opertors
Comitee). “Notre association
regroupe les compagnies aériennes de Roissy CDG. À sa création
en septembre 1973, elle s’appelait
AOC P (Paris) et regroupait les
compagnies d’Orly et de Roissy,
jusqu’en 1986 où le mouvement
s’est scindé, donnant vie à deux
associations, AOCP pour Orly et
AOC pour Roissy et LBG (le
Bourget). L’AOC regroupe 75
compagnies et a pour mission de
représenter nos intérêts auprès des
différents acteurs de la plateforme : autorités aéroportuaires
(ADP), police, douane et gendarmerie, mais aussi les entreprises
partenaires, sous-traitants d’assistance, les commerces, hôtels etc.”
Pour mener à bien cette tâche qui
consiste en fait à tout faire pour
faciliter les vols, il était normal que
ce soit les chefs d’escale, qui sont
aux premières loges des opérations
au sol, qui soient les interlocuteurs
Patrick Cloarec, Président de l’AOC
La salle de banquet du Mercure Roissy était pleine
74
La médaille de l’AOC a été remise à M. Sud
che M. Saïto, son adjoint, et à droite MM C
des autres acteurs du trafic aérien.
Patrick Cloarec nous rappelle que
les chefs d’escale sont des personnes à “multiples facettes”. “Ce
sont à la fois des managers et des
gestionnaires. Ce sont eux qui
garantissent la conformité des opérations aéroportuaires aux standards de leur compagnie. Ils amènent leurs équipes et celles de l’assistance à donner en permanence
et professionnellement le plus haut
niveau de service possible. Les CE
dirigent et motivent, créent un
environnement de travail agréable
et productif, encouragent le changement. Ils gèrent le budget”.
C’est pourquoi l’AOC est organisée en groupes de travail sur les
principaux sujets qui touchent
l’exploitation : citons, en autres, le
traitement des bagages (qui est un
“gros dossier sur un aéroport aussi
complexe que CDG”, souligne P.
Cloarec), les correspondances, la
sûreté (avec de nouveaux arrêtés
ministériels en préparation ;
l’AOC participe, à ce sujet, à des
comités d’impact économique
avec la DGAC), la signalétique, la
circulation aérienne… Les sujets
d’actualité sont, outre la sûreté et
les bagages, la réhabilitation de
CDG 1 (qui suppose des transferts
de compagnies entre les terminaux), le dégivrage…
Dans ce monde à la fois concurrentiel et interdépendant que sont
les compagnies aériennes, les relations personnelles sont essentielles. Aussi l’AOC organise-t-elle
chaque année une soirée de gala,
qui est une bonne occasion de se
SOIRÉES
de l’Airline Operators Comitee
do, le nouveau chef d’escale de JAL, à gauCloarec, Vidal et Wardini (Mercure Roissy)
retrouver tous, d’inviter ses partenaires et de récompenser les chefs
d’escales qui quittent la plateforme, soit pour une nouvelle mission, soit pour la retraite. À cette
occasion sont remises, ce jour-là,
des médailles de l’AOC. Les derniers honorés furent Alain Balseca
de Corsair, Stefano Bona de
Alitalia, Jacques Masson de Air
Canada et M. Sudo de Japan
Airlines (pour son prédécesseur).
Pour les côtoyer, j’apprécie personnellement cette profession : les
chefs d’escale sont des hommes de
terrain (souvent issus de la base),
ouverts, imaginatifs, réactifs, bons
vivants, passionnés par leur métier.
Ils ont, de ce fait, une bonne
connaissance de la nature humaine
et à eux “on ne la fait pas”. Sachez
aussi qu’ils sont assez courtisés :
par les fournisseurs évidemment,
notamment les hôteliers, mais
aussi par tout le monde. Ils ont le
pouvoir, parfois (peut-être moins
qu’avant) de vous surclasser (Ah !
le plaisir de voyager en première
avec un billet éco…) ou de vous
faire passer un surpoids de
bagage… Je me souviens du chef
d’escale d’UTA à Cotonou : ce
type-là était plus considéré et plus
“puissant” que l’Ambassadeur de
France lui-même…
EV
Siegfried Nierhaus, directeur du Country-Inn Roissy et Madame
Mme Julie-Ann Walmsley, chef d’escale d’EasyJet
Johan Kamerbeck (Directeur du Marriot Roissy) et son homologue du Hilton
Dominique Dmytrysyn (qui vient de quitter Roissy pour Strasbourg)
Madame Latarjet (épouse de M. Latarjet, directeur de cabinet du
Président d’ADP) en discussion avec M. Topin, directeur de la PAF
Le bureau exécutif de l’AOC
Président : Patrick Cloarec
Vice-président pour CDG 1 : Jean-Pierre de Zitter (United Airlines)
VP pour CDG 2 : Philippe Fromentin (Air Mauritius)
VP pour CDG 3 : David Marchand (Aigle Azur)
VP consultatif Air France : Pierre Dompnier
Secrétaire général : Hilary Doyle (American Airlines)
Trésorier : Alain Vidal (Challenger)
Patrick Cloarec remet la médaille de l’AOC à Jacques Masson, ancien directeur d’Air Canada pour les aéroports d’Europe de l’Ouest
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A
chaque fois que
je peux voir une
sculpture d’Alain
Guillotin, je suis
toujours émerveillé. Pas
moins. J’adore les formes et
les couleurs de ses bronzes,
en particulier le fameux
"Dos nu" ou "La femme
couchée", ou encore les
superbes "Big Five", ces
figurines d’animaux africains
que nous vous avions déjà
présentées. (dans BN N°12)
C’est aussi Alain Guillotin
qui a créé le "Trophée des
acteurs aéroportuaires" pour
ADP.
Il sévit, soit seul, soit avec
sa bande de copains artistes, dans différentes manifestations culturelles,
comme la prochaine exposition de peintures et de
sculptures appelée
"Millésime 2003", qui se
tiendra en novembre prochain à Saint-Soupplets (77).
Ses créations sont une vraie
joie pour les sens. On vous
les recommande pour vos
cadeaux d’entreprises, trophées de Golf ou d’autres,
ou encore pour décorer vos
bureaux ou vos entrées : ça
changera des horreurs que
l’on voit trop souvent (j’en ai
une collection chez moi…)
et ça fera plaisir.
Et nous, on vous fait cadeau
sur cette page des œuvres
que nous préférons.
Du beau !
EV
Contact : Alain Guillotin Tél. 01.49.63.12.59
www.studio-agc.com