Compagnie Anyone else but You
Transcription
Compagnie Anyone else but You
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
Compagnie
Anyone else
but You
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
D’après Les carnets de guerre du tonnelier Barthas,
La Peur de Gabriel Chevalier, Le grand Troupeau
de J.Giono et Orage d’acier de E.Jünger
Texte et direction : Bruno Buffoli • Création son : Braka
Création vidéo : A. Rabozzi • Régie générale et régie son :
Gilles Gauvin • Avec : Pierre Foviau, Gilles Gauvin et Bruno Buffoli
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
À
la déclaration de guerre, le narrateur
a 20 ans, et partage les idées pacifiques
de Jean Jaurès. Néanmoins, il ne tient
pas à manquer ce qui est pour lui le plus
extraordinaire spectacle du XXème siècle.
Mobilisé à Narbonne, il servira toute la durée du conflit,
dans les secteurs les plus dangereux, les plus sinistres,
les plus meurtriers du front. Il explique, il formule,
pour comprendre le genre humain.
La mobilisation et les franches rigolades. Les rats,
la boue, les corps et les poux, la gale et la dysenterie,
les absurdités du commandement, les charniers, les
mutineries ou tentatives de fraternisation, les attaques
et bombardements, il note tout.
Sa fascination pour la mort et ce spectacle
extraordinaire n’aura d’égal que son mépris pour
cette guerre. Un homme de l’avant face à un homme
de l’arrière, toute la guerre les sépare.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
LE POINT
DE DEPART
L
a littérature autour de 14/18
se trouve être passionnante,
d’une rare qualité littéraire,
terriblement sociale et avec
écho résolument contemporain
quant aux propos qu’elle tient.
Pour donner à entendre Barthas, Giono,
Chevalier, Jünger et leurs camarades
de misère, il faut couper dans le récit.
Que garder de ces 3000 pages
de témoignages ?
Que retenir de cette vison d’un combattant
de première ligne, d’un poilu au ras du sol
qui n’en croit plus ses yeux ?
Les nombreux témoins de cette boucherie
construisent leurs témoignages à travers
la chronologie de leur mobilisation.
Je procède de même ; de l’innocence
à l’enfer : la déclaration de guerre,
la mobilisation, le dépôt, le voyage vers
le front, les massacres, les charniers,
les hôpitaux, les mutineries et la fin
du cauchemar.
Je veux aussi garder dans ce texte l’esprit
des textes compilés et l’idée centrale du
projet : un humaniste parmi les hommes.
Parfois effaré par ses compatriotes,
critique envers ses supérieurs, lucide
jusqu’à l’incompréhension sur le genre
humain, à travers ses descriptions du
quotidien c’est une réflexion sur la société
tout entière que mène ce “simple soldat”.
Ce n’est pas une envolée sentimentale ou
émotionnelle comme on en trouve dans
“les lettres de poilus”. Mais une acuité
sur le genre humain et un désenchantement rapide sur la notion de patriotisme,
valeur idéologique qui ne peut continuer
à exister parmi les soldats de première
ligne.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
L’ENRICHISSEMENT
DU PROJET
L
es multiples rencontres avec
les différents diffuseurs m’ont
apporté d’autres sources, tout
aussi intéressantes dans leur
variété les unes que les autres.
Ainsi, le récit fait par Gabriel
Chevalier dans son livre “La Peur”.
C’est une radiographie de la déclaration
de guerre dans cette France si particulière
de l’avant-guerre et durant la guerre.
Cette France revancharde, rejetant toujours
les raisons des défaites sur quoi que ce soit
dont il ne serait responsable.
C’est au nom des valeurs de la France
qu’on lui demande d’oublier ses propres
valeurs. De fermer les yeux sur ce qui lui
semble injuste, absurde, révoltant :
inhumain. Pour sauver “l’humanité”,
il doit faire abstraction de lui-même et tuer
tout sentiment humain.
Ce qui est frappant dans ce livre, interdit
durant 30 ans, est de laisser transparaître
l’état d’esprit de cette France du début du
XXème siècle. Ce patriotisme est un joug
sur l’échine de cette chair à canon.
Ce patriotisme face à la peur de la mort,
peur de la souffrance, et surtout peur de
sa propre lâcheté, force les hommes
à réfléchir sur la condition humaine.
C’est donc pour ce projet un texte inédit
rassemblant par le collage divers récits
pour parvenir à un témoignage universel :
celui d’un homme envoyé par sa nation
pour combattre l’ennemi.
Lutte de classes, ambitions personnelles,
personnalités exacerbées par cette affreuse
boucherie donnent à voir une image de
la France bien lointaine de celles véhiculées lors des commémorations organisées
jusqu’alors.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
UN VOYAGE
SONORE
ET OLFACTIF
Encore un spectacle sur 14-18,
et je me fais la même réflexion.
Ce n’est pas un spectacle.
Il est impossible de représenter au théâtre
des sentiments, des actes, des images,
des sensations qui relèvent de ce type de
conflit.
« La vérité ne peut être franchie que si
elle est soulevée », affirmait René Char.
C’est ce à quoi invite cette expérience
sonore dans laquelle nous plongeons les
spectateurs. Très rapidement par une
descente imperceptible de la luminosité,
le spectateur se trouve plongé dans les
ténèbres des champs de bataille. Lui qui
comme le narrateur se plaisait à écouter
la veuve joyeuse et les anecdotes de cette
France revancharde de 1870 lors de
la mobilisation, se trouve plongé au cœur
des tranchées.
Il se retrouve lorsqu’il ferme les yeux, non
plus au cœur d’une dramatique
radiophonique, mais entouré d’enceintes
spatialisant l’avancée des troupes vers
ce charnier qu’on lui promet.
En vingt minutes, le texte résonne comme
jamais, en occultant un sens nous
décuplons l’ouïe et l’odorat.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
LE
PROCESSUS
L
a forme est celle d’une
conférence faussement
improvisée, décalée, qui se
veut comique... au départ.
À l’image de cette guerre qui
va passer de “la fleur au fusil/
colonie entre copains” à “l’horreur
absolue des charniers et l’attente sans
fin face à l’ennemi”.
On passe subrepticement de la conférence
vers la lecture spectacle alternant avec
quelques scènes jouées.
Le rapport aux cinq sens est primordial
dans ce projet. Et afin de développer
l’imaginaire, nous orchestrons une
privation de la vue durant les deux
derniers tiers du spectacle. Je choisis
néanmoins de montrer quelques images,
qui par leur rareté seront, je l’espère, plus
marquantes.
Dès le début, de cette pseudo conférence,
nous affirmons régulièrement l’utilisation
{
du son comme un élément prépondérant
de la narration (ponctuation sonore,
musique hors champ, dialogues enregistrés
avec le conférencier, reconstitution
d’ambiances sonores relatives à
l’imaginaire collectif généré par cette
époque, éléments d’archives,...),
nous donnons au son un statut de “gadget”
parfois, le plus souvent sur un plan
uniquement stéréophonique de manière
à ne pas dévoiler où va la mise en scène.
En 20 minutes environ, subrepticement,
le spectateur s’est peu à peu retrouvé dans
le noir, a peu à peu perdu ses repères
visuels afin de privilégier ses sens.
La conférence devient alors autre.
Le spectateur est maintenant auditeur,
beaucoup plus régrédient, il est plus
fragile. C’est maintenant une diffusion
en quadriphonie, dans le noir, offrant un
récit sonore spatialisé et olfactif.
TOUS LES ÉLÉMENTS OLFACTIFS UTILISÉS DURANT LE SPECTACLE ONT ÉTÉ CONÇUS
DANS UN LABORATOIRE RÉPONDANT AUX NORMES DE SÉCURITÉ FRANÇAISE.
TOUS SONT RECONNUS « Generally Recognised As Safe » PAR LAFDA AMÉRICAINE.
LES ODEURS VÉHICULANT UN FORT POTENTIEL ÉMOTIONNEL, NOUS RECOMMANDONS
AUX DIFFUSEURS DE LE SIGNALER DANS LEURS PROGRAMMES.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
LA COMPAGNIE
Anyone else
but You
E
lle existe depuis 2008 et propose des spectacles et des lectures-spectacles.
Ses axes de recherche sont multiples, allant de mises en scène soucieuses
de s’adresser au plus grand nombre telle “Comédie sur un quai de gare”
de Samuel Benchetrit, à des spectacles cherchant à définir un vocabulaire
de mise en scène bien moins conventionnel comme le très intime
“Autoportrait-Autofiction”. Afin de bénéficier de moyens techniques sonores et visuels
élaborés et plus pointus, la compagnie crée des spectacles à destination des salles de
spectacle. Néanmoins très engagée, et trouvant un sincère plaisir à sortir des sentiers
battus, la compagnie propose des petites formes de spectacle et de lecture-spectacle
à destination des territoires ne bénéficiant pas d’infrastructure culturelle.
La compagnie est aidée selon ses projets par la DRAC, la Région Nord-Pas de Calais,
le Département du Pas de Calais, Pictanovo, la Ville de Lille, la communauté de communes Hénin Carvin.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
L’ÉQUIPE
ARTISTIQUE
BRUNO BUFFOLI
BRAKA Créateur son
Acteur formé à l’École du Passage, sous la direction
de Niels Arestrup, il termine sa formation au
conservatoire Royal du Danemark, puis à l’école
nationale des arts de Porto.
Premier prix à l’unanimité du conservatoire de
Bagnolet, section percussion sous la direction d’Aldo
Romano, poly-instrumentiste et iconoclaste, Braka est un
batteur/bruiteur/vocaliste issu du Jazz et tourné vers les
objets, les jouets et l’électroacoustique.
Metteur en scène, Comédien
Il travaille ensuite de 2000 à 2005 comme comédien
au Centre dramatique national de Béthune. Il travaille
sous la direction de Jerzy Klezyk, Gil Galliot, Agathe
Alexis, Alain Barsacq, Sylvain Maurice, Laurent Hatat,
Stuart Seide, Bruno Lajara, Pierre Foviau, Lisa Wurmser,
Matei Visniec, François Godart, Yori Makarov et
Niels Arestrup.
Féru de musique concrète, il construit des instruments
à la sonorité incongrue.
De 2005 à 2010, il travaille avec Nora Granovsky
au sein de la compagnie BVZK, sur “Solo Para Paquita”
de Caballero, “Mais qu’est ce qu’on fait du Violoncelle”
de M.Visniec, “La leçon” de Ionesco, “I Wish I Am”
d’après “La métamorphose” de Kafka. Puis plus
récemment “Le Moche” de Marius von Mayenburg
et “Chien, Femme, Homme” de S. Berg.
Avec Lutherie, il voyagera énormément en Afrique,
missionné par Culture France, notamment au
Mozambique, Namibie, Swaziland, Afrique du Sud,
et Yémen.
Après avoir sillonné la France avec un groupe de Jazz
rock appelé Güs Weg Watergang et l’Europe avec
“La Caravane Jaune”, il devient soliste, luthier et
directeur musical de la compagnie Lutherie Urbaine
(direction : Jean-Louis Mechali).
En 2009, il crée la compagnie Anyone Else But You,
suite à la création d’ “Autoportrait/Autofiction/
Autofilmage” qu’on a pu voir au Festival d’Avignon 2010.
Dernièrement, il a aussi mis en scène pour la Comédie
de Picardie, l’Escapade à Hénin Beaumont et la M.A.C
de Sallaumines “Comédie sur un quai de gare”
de Samuel Benchetrit.
Depuis 2001, il compose, arrange et orchestre
les musiques de scène de la compagnie BVZK, ce qui ne
l’empêche pas de jouer en solo, ou avec divers groupes
au Printemps de Bourges, et d’enchaîner les festivals de
Jazz (Juan-les-pins, Jazz in Freiburg, Apt, Jazz à Nice,
Banlieues Bleues) en accompagnant François Corneloup,
Louis Sclavis, David Lafore, ou encore Marcus Wyatt et
Carlo Mombelli. En 2011, il compose musicalement
l’orchestre d’ouverture de Banlieue Bleue, avec une
douzaine de musiciens sud africains.
Actuellement en tournée avec “Macbeth ou la comédie
des sorcières” de Shakespeare mis en scène par Pierre
Foviau, outre “La plaine était Bleue”, il travaille
également à l’écriture de “Comment monter Tchekhov
avec de mauvais acteurs”, son prochain projet.
Si l’improvisation et l’humour caractérisent
les performances de Braka, sa démarche musicale
n’en est pas moins acérée. Basée sur le mixage des
genres, c’est un jonglage stylistique tissant des
passerelles entre les classifications.
Dernièrement lauréat du concours lors du cinquantenaire
de Radio France, avec sa composition “50 Years-50 Hertz
Radio House”, il travaille dorénavant sur la création
musicale et sonore en multidiffusion et sur le multicanal.
•••
•••
PIERRE FOVIAU
Comédien
Artiste autodidacte, Pierre Foviau a réalisé un parcours
d’acteur au service d’esthétiques diverses : l’objet et
le masque avec le Théâtre de La Licorne (Macbêtes,
La ferme des animaux, Le Cirque-Bestiaire forain...), le
théâtre corporel avec la Cie du Mentir Vrai (Gilgamesh,
Molière l’Arabe), la rue avec Royal de Luxe (création et
tournée du Géant, Retour d’Afrique),
Illotopie, le Collectif Organum, et enfin, le texte avec la
Cie Strolling Players (Le Gardien d’Harold Pinter).
En 2001, il fonde sa propre compagnie, LES VOYAGEURS,
et met en scène des textes forts et singuliers qui
suscitent un échange avec le public. Il choisit des auteurs
contemporains : Jean-Yves Picq (Doberman, Le boxeur
pacifique), Bernard-Marie Koltès (Dans la solitude des
champs de coton, Quai ouest), Zinnie Harris (Plus loin
que loin), Nigel Williams (Class enemy), Sarah Kane
(4.48 Psychose), Gregory Burke (Gagarin Way), Marius
von Mayenburg (Visage de feu). Il s’intéresse aussi à
des auteurs classiques, comme Shakespeare, dont il a
présenté un diptyque : “ Richard III ou la tragédie des
hommes ” et “ Macbeth ou la comédie des sorcières ”.
Dans une conception citoyenne de la place de l’artiste
dans la société, Pierre Foviau, outre ses créations,
développe sur les territoires de ses résidences des projets
d’actions artistiques et culturelles ambitieux. Associé au
Bateau Feu-scène nationale Dunkerque de 2004 à 2007,
il initie et met en œuvre pendant trois ans le projet
“ Des mots et des sens ” à destination de la communauté
éducative et réalise “ Murmures ”, un documentaire
poétique sur les Bains dunkerquois.
Tout en poursuivant son parcours d’acteur et de metteur
en scène, depuis 2010, il conçoit et développe avec
la compagnie LES VOYAGEURS les projets artistiques
et culturels du ZEPPELIN à Saint-André-lez-Lille.
GILLES GAUVIN
Régisseur
Il suit en 1998 la formation professionnelle du CMA
(Centre des musiques actuelles) de Valenciennes.
Il est diplômé de la FNEIJ (Fédération des Écoles
Influencées Jazz) en 1999.
En 2001 il est lauréat du “ Polar project ” organisé par
Mk2 music et en 2002 du “ SF project ” également
produit par Mk2 music. En arrivant à Lille en 2003,
il participe à diverses formations autour des musiques
improvisées réunissant musiciens et comédiens comme
Peinture fraîche (quartet), Poetryptich (quartet),
The Dalachinsky project (duo contrebasse/voix).
En 2005, il fonde Dega ! avec Jason Van Gulick, qui
devient en 2012 le Collectif Dega !, projet réunissant
musiciens, comédiens et vidéaste (création IRM au
Théâtre de l’Oiseau-Mouche en 2014). Parallèlement aux
activités du collectif, il crée des bandes sons et/ou joue
en live pour le théâtre jeune public avec la Cie la
Manivelle Théâtre (L’ogrelet en 2009, Martine à la plage
en 2014), la Cie La Vache Bleue (Pas perdus en 2010) et
la Cie Méli-Mélo (Face de cuillère en 2013). Il entame en
2009 une collaboration avec le chorégraphe Pàl Frenak ;
il crée alors les bandes sonores des spectacles Intime
(création partielle-2009), Seven (créé au Mupa-palace
of arts de Budapest-2009), Twins (2011), K-rush (créé
au Trafo, centre des arts contemporains-Budapest-2010),
et Switch (créé au Timisoara National Theater-Roumanie-2011).
Il compose également pour des courts métrages, des
documentaires courts ou des films institutionnels.
Il travaille comme régisseur avec la Cie Anyone else but
You (La plaine était bleue-2014), la Cie du Créac’h, la Cie
Regarde e va, la Cie l’Oiseau-Mouche.
LA
PLAINE
ETAIT
BLEUE
LIEUX NE DISPOSANT
PAS DE SALLE DE SPECTACLE :
DURÉE :
Une heure et dix minutes environ
Le spectacle peut être techniquement entièrement
pris en charge par la compagnie. Il convient d’en
décider lors de la cession de droit afin que soit établi
un devis étudié pour chaque lieu de diffusion.
COÛT DE CESSION :
La compagnie fournit le vidéoprojecteur, ordinateur
et câblages nécessaires à son fonctionnement.
Trois représentations : 3 600 €
Une représentation : 1 700 €
Deux représentations : 2 600 €
Quatre représentations : 4 600 €
JAUGE :
La jauge recommandée, afin que le spectacle garde son
caractére intimiste, est de 80 spectateurs au maximum.
REPRÉSENTATIONS SCOLAIRES
ET TOUS PUBLICS :
Pour 16 représentations sur 4 semaines : 12 000 €
sur confirmation selon planning de tournée
La compagnie est basée à Lille.
Deux véhicules au départ de Lille.
Trois personnes en tournée.
Le spectacle peut être joué deux fois dans la journée.
Avec une installation le matin, une représentation
scolaire peut être envisagée à partir de 14h30, et une
représentation tout public à partir de 19h. Le spectacle
est accessible dès la sixième, avec une préparation au
préalable avec les professeurs et une rencontre avec
un membre de l’équipe.
COMPAGNIE Anyone else but You
249 Rue Léon Gambetta, 59000 Lille
Email : [email protected] • Tel 0620348662
Ce projet a reçu le soutien de :
Sallaumines
Identité visuelle : Manu
CONDITIONS