Liens N° 12 - Paroisse St Bruno en Vallée d`Arve - E

Transcription

Liens N° 12 - Paroisse St Bruno en Vallée d`Arve - E
Pâques 2014 dans la paroisse St Bruno en vallée d’Arve
Pâques 2014
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Agenda de la paroisse :
25 avril : Veillée dans l’esprit de Taizé à 20h30 à l’église
de Cluses. Animé par les jeunes de l’aumônerie
26 avril : à 18h30 à l’église de Marnaz : Messe des fiancés
avec
les couples qui sont en chemin vers le sacrement de mariage en 2014, et leur
famille. Célébration suivie d’un apéritif
4 mai : fête patronale à St Sigismond, messe à 10h00
5 au 9 mai : Retraite de 26 confirmands de la paroisse à Tamié. En union de
prière avec ce groupe qui va mieux connaître le Christ et faire l’expérience
de l’Esprit présent dans leur vie dans un cadre admirable !
9 mai : Atelier convivial avec le Secours Catholique de 14h à 16h au centre
paroissial à Cluses
17 mai : Concert à l’église de Magland avec les chorales « Bouche en
chœur » et « Au fil de l’Arve » à 20h30.
18 mai : fête de la foi à 10 h au parvis des Esserts à Cluses. C’est le grand
rassemblement des collégiens et lycéens de la paroisse pour les
établissements privés et publics.
23 mai : journée du beau avec les chrétiens divorcés. Sortie annuelle
15 juin : Fête du caté. Messe à 10h30 à St Nicolas suivie d’un apéritif
Evènements en lien avec le diocèse :
8 mai : Pélé à Ars pour les vocations avec le diocèse et toute la région
Centre-Est. Inscrivez-vous très rapidement pour la réservation des cars, il
n’est pas trop tard !! Le thème est « donne-nous la joie d’avoir des prêtres ».
Renseignements : 04 50 33 09 39
Chaque jour, les prêtres et les salariés laïcs de notre paroisse s’engagent pour
l'annonce de l’Evangile et l'accompagnement de chacun sur le chemin de
la foi, avec l’aide précieuse de bénévoles. Le Denier de l’Eglise est la
collecte annuelle qui permet à notre diocèse de leur assurer un juste Cette
campagne commence à la fête des Rameaux et se termine en fin d’année.
L’Eglise ne reçoit aucune subvention ni de l’Etat, ni du Vatican. Et
pourtant, seulement 10 % des catholiques participent au Denier, la raison
de ce faible taux étant le plus souvent le manque d’information sur la vie
matérielle de l’Eglise. Prenez donc le temps de vous renseignez en lisant
avec attention le document à l’intérieur de l’enveloppe du Denier que vous
trouverez dans toutes les églises et bientôt dans votre boîte aux lettres.
Plus d’info sur www.diocese-annecy.fr, rubrique « Diocèse- les finances de
l’Église.
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Pâques, un jour de naissance…
Pour Alexandre, Jeanne, Louisa et bien d’autres adultes, après avoir
marché à tâtons ou cherché un sens à leur vie, un signe de Jésus ou
le sentiment de la présence de Dieu s’est fait ressentir en eux. Ils se
sont mis en route après avoir entendu cette Parole de Jésus « venez
et voyez ». Parce que l’Evangile faisait « écho » en eux, ils sont
devenus « catéchumènes.» Après un chemin d’initiation, de
conversion, et l’appel de l’évêque au début du carême, les voici avec
nous en cette veillée pascale. Après avoir fait mémoire des
merveilles de Dieu, voici le temps de la réponse, le temps de la proclamation de la foi.
Le catéchumène renonce au péché, au mal ; il se dépouille de sa vie ancienne en
enlevant l’écharpe violette qui lui recouvrait les épaules. Alors peut s’exprimer à haute
voix, la parole longtemps contenue : JE CROIS.
Ils s’avancent vers la fontaine baptismale. Par trois fois, leur tête, accompagnée par la
main du prêtre plonge dans l’eau pendant que retentit la parole créatrice : « Je te
baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ». Leur visage ruisselle d’eau, de
lumière et de joie en cette nuit de naissance et de renaissance. C’est bien ainsi qu’ils le
vivent ; c’est bien ainsi que le ressentent leurs accompagnateurs. Leurs « aînés dans la
foi » peuvent témoigner de ce changement, de ce passage qui marque leurs vies.
Comme le dit le pape François : « le baptême est un acte qui touche en profondeur notre
existence. Par le baptême, nous sommes plongés dans cette source inépuisable de vie
qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de l’histoire. D’où l’importance de
connaître la date de son baptême sinon c’est courir le risque d’oublier ce que le Seigneur
a fait en nous. Nous devons réveiller la mémoire de notre baptême et en vivre chaque
jour, comme une réalité actuelle dans notre existence. » C’est ce que nous aident à vivre
les baptisés adultes de Pâques. Soyons avec eux des frères aînés dans la foi afin de
grandir ensemble dans l’amour de Dieu et le service de nos frères.
P. ChB
Le saviez-vous ?
Le Père Charles est l’un des principaux fondateurs de la radio RCF en Haute Savoie ?
C’était à l’époque des radios libres, il a eu la chance de suivre une formation à
l’audiovisuel grâce à un ami du service militaire. Et de fil en aiguille, ils ont pu émettre
avec « radio Nessy », plusieurs heures par jour « Dans le cadre associatif, nous avons
voulu être présents au milieu des ondes comme le journal la Croix était présent dans la
presse. Après une longue présentation à Mgr Sauvage et Mgr Barbier, la décision a été
prise de se lancer. Il s’agissait de faire un outil d’Eglise ! Nous avons commencé avec les
paroissiens de ma communauté, première autorisation d’émettre. Nous étions une
petite équipe, je rends grâce de les avoir rencontrés… Nous avons fait des émissions,
cherché un programme. Nous avions une réflexion éditoriale. C’était en1984. Puis radio
Nessy a grandi et rejoint le réseau national des radios chrétiennes... »
Le Père Charles a participé à l’émission « chemin de foi » du 24 mars. Vous pouvez
écouter cette émission de 25 minutes sur le site : http://stbruno.emonsite.com/pages/pere-charles-sur-rcf.html
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Il nous revient, à nous les chrétiens, de faire connaître le Christ ! Que toute personne
qui le souhaite puisse faire cette rencontre avec Jésus, une rencontre qui bouleverse une
vie. Et cela passe par notre témoignage de vie avant tout ! Que chaque Chrétien soit
convaincu que le Christ est le Seigneur, le Sauveur et qu’Il répond aux aspirations les plus
profondes de l’homme et que cela se voie ! Nous allons faire plusieurs rencontres dans ce
dossier, de personnes qui ont demandé le baptême récemment, de personnes qui
accompagnent cette démarche dans notre paroisse… Toutes témoignent de la présence du
Christ en elles !
Nous sommes toujours un peu surpris et émerveillés par le nombre d’adultes qui
demandent le baptême dans le monde. Ils sont des milliers chaque année en France. Dans
notre paroisse ils seront deux à recevoir ce beau sacrement lors de la veillée pascale.
Rencontre avec l’un d’eux, Jacques…
Le temps de la maturation
Jacques est originaire de Côte d’Ivoire, il est en France
depuis une vingtaine d’années. Il travaille au Foyer des
Jeunes travailleurs de Cluses. « J’avais toujours reporté ma
demande de baptême même si j’avais fréquenté le
catéchisme dans mon pays d’origine. Et puis au foyer, nous
parlons souvent de notre foi avec ma patronne, qui est
chrétienne. Un jour elle a été surprise que je ne sois pas
baptisé avec toutes mes connaissances des Ecritures… De
même, mon parrain, Armand Agnès me parlait de Dieu et
m’a beaucoup encouragé… J’ai fini par pousser la porte de
l’Eglise un après midi ».
Un grand déclencheur
« Avec mon épouse, nous n’arrivions pas à avoir d’enfant
depuis des années. La médecine, les essais en tout genre
n’y avaient rien changé… Je croyais pourtant que Dieu me
donnerait un enfant. Aux moqueries des gens je répondais par un sourire, jamais par la
violence. Et puis un jour, nous étions à Paris, nous sommes entrés dans la basilique
Montmartre. Nous voulions prier ensemble. Nous avons acheté chacun deux grandes
bougies, puis nous sommes partis chacun de son côté dans l’église. Emilienne s’est
dirigée plutôt du côté de la vierge Marie, moi j’ai « attaqué » par le Christ. Puis je suis
allé voir l’apôtre Pierre. Nous sommes restés des heures et des heures ! En priant, petit à
petit, je me suis rendu compte que j’étais inspiré. Je n’avais jamais prié autant. J’ai
demandé au Christ de m’aider, dans ma famille tout le monde avait des enfants et pas
moi. Je lui demandais qu’il me montre sa puissance ! »
Un départ différé
Nous commencions à être très fatigués, mon épouse et moi. Nous allions quitter la
basilique, quand un homme nous a dit que si nous restions, c’était l’heure de la messe.
Alors nous avons décidé de rester… C’était une messe pas comme les autres. J’entends
souvent dire « j’ai vu le Christ » et je ne croyais pas ces personnes. Mais durant cette
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messe-là… J’ai senti pour de vrai que le Christ était là. Et mon épouse voyait la même
chose. C’était quelque chose de très fort, une présence puissante ! Nous avons continué
de prier et de demander pardon, tous les deux. « Jésus, tu es le seul qui peut nous sortir
d’affaire ! »
Une certitude
En sortant, nous avons acheté deux petites bibles reliées de cuir. J’ai dit à ma femme que
j’étais persuadé que nous aurions cet enfant. « Il va le faire ! » Cela a fait rire Emilienne,
un peu comme le rire de Sara avec Abraham ! Les signes sont venus quatre mois plus
tard : Mon épouse m’a envoyé une photo de l’échographie sur mon téléphone portable !
Nous pleurions tous les deux. Le médecin croyait que c’était une mauvaise nouvelle, moi
je n’arrivais pas à le dire tout de suite… Notre fille est née le premier janvier 2012 à
minuit dix. C’était le premier bébé de l’hôpital Lariboisière dans le
dixième arrondissement à Paris ! Nous étions tellement heureux.
Le prénom
Il fallait trouver un prénom qui ait un sens profond pour nous…
Nous avons longtemps réfléchi puis ma femme a trouvé : elle
s’appellerait Divine Colombe, pour Dieu, la paix, la joie, on ne pouvait
pas trouver mieux.
La promesse
Aujourd’hui, ma fille est née et je n’ai pas oublié ma promesse. J’avais promis au Christ
de témoigner, de me faire baptiser, d’ouvrir mon cœur, de marcher désormais en
m’inspirant de sa Parole. Je suis venu demander le baptême, plein de reconnaissance et
prêt à Le glorifier. Lors de l’appel décisif, devant l’évêque, c’est avec force que j’ai pu
dire « me voici ! » et partout où je vais, j’essaie de parler du Christ. Dès que je sens une
opportunité, je m’engouffre, j’essaie de passer la Bonne Nouvelle.
La prière compte beaucoup pour moi.
Souvent, je dis au Seigneur, « je suis ton enfant, je suis à ton écoute, je compte sur ta
force, quand je fais un pas aide-moi pour faire le deuxième, moi qui ai des yeux mais qui
ne vois pas ! ». Ma prière m’a aussi permis de comprendre comment j’avais vécu tous
ces évènements. Je me suis dit que c’est arrivé parce que je n’avais pas été pris par le
temps. J’ai compris qu’avec le Christ, il ne faut pas être pressé. Si tu prends du temps
pour le Christ, Lui fera de même pour toi. En donnant tout, tu n’es jamais perdant. Tu
reçois plus que tu n’espérais. Il faut sortir de notre réflexion terrestre, du cocon où nous
croyons tout savoir. Nous voyons petit, nous réduisons notre périmètre alors que Dieu
nous donne tout…
Pour parler de mon pays d’origine…
La belle Côte d’Ivoire a connu quelques difficultés ces dernières années… J’aimerais
citer le libellé du préambule de l’acte constitutif de l’UNESCO qui dit « La guerre prenant
naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doit naître la
richesse de la paix ». Au nom de la citoyenneté qui nous habite, tous nous devons
trouver des voies et moyens pour nous en sortir dignement, au regard d’un objectif qui
est la réconciliation. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
Un message aux Savoyards
Nous, anciens étrangers, nous avons tendance à vous trouver renfermés. En fait pas du
tout. Si tu te comportes bien, si tu les respectes, ils s’ouvrent. Ceux qui croient qu’il y a
du racisme se trompent. Mais il faut apprendre à se connaître, faire le premier pas, avoir
un comportement d’ouverture parce qu’ils sont lents à l’allumage mais ensuite c’est
formidable ! Quand la confiance est là, elle est réelle, vraie, c’est du roc. Il faut mériter la
confiance, après tu es tranquille, c’est même eux qui te protègent, te présentent leurs
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amis… tout est histoire de confiance. Il y a des codes à respecter. Et une fois présentés,
cela ouvre les portes, nous avons tout à y gagner.
Je veux remercier mon épouse, Emilienne Kouassi, mais aussi Isabelle Guillarme et
Chantal, mes collègues de travail et Armand Agnès mon parrain, mes deux
accompagnateurs sur la paroisse Denis et Amina. Enfin, quelqu’un qui compte beaucoup
pour moi dans mon chemin de foi Michel Benoit, mon grand frère.
Propos de Konan Jacques BA recueillis par Chantal Gaillard
Il s’agit de la deuxième étape du baptême des adultes. Ce jour-là, l’évêque appelle les
catéchumènes.
C’est un appel, parce que la foi est d’abord réponse à l’appel de Dieu. C’est l’Eglise, au
nom du Christ qui les appelle. Les catéchumènes vont inscrire leur nom dans le registre
diocésain, à la suite de ceux et celles qui l’ont fait les années précédentes. Inscrire son
nom, c’est dire oui, accepter de devenir enfant de Dieu, reconnaître que nous avons été
appelés dans notre histoire personnelle
C’est l’évêque qui appelle, parce qu’il est le premier pasteur de l’Eglise du diocèse, mais
aussi parce qu’il est le représentant de l’Eglise universelle, présente dans le monde
entier. En appelant les catéchumènes, il les fait entrer dans la grande famille des
chrétiens !
Cette année, l’appel décisif a eu lieu à Thonon. Bertrand, membre de
l’équipe, nous en parle : C’était un moment important, à l’approche
des fêtes de Pâques et au terme de deux années de rencontres et
préparations. Mais surtout un moment fort et émouvant à l’écoute
de tous ces témoignages qui relataient leur découverte du Christ,
leurs interrogations, leurs cheminements qui les ont amené à se
rapprocher de l’Eglise pour s’engager et concrétiser leurs
démarches. Des situations et des parcours très divers, parfois
impressionnants et exigeants comme certains venus d’autres religions ou de milieux
athées farouchement opposés au christianisme et qui ont été complètement rejetés par
leurs familles. Ou celui d’un jeune au parcours chaotique avec passage par la case
prison, qui avouait avoir été mauvais, voleur et menteur, mais en pleine résurrection à
la suite de rencontres qui ont permis à l’esprit saint de lui faire découvrir Jésus.
Aussi des situations plus courantes, comme les questionnements à la suite de lourdes
épreuves ou le décès d’un proche. La rencontre avec des amis chrétiens chaleureux ou
tout simplement d’amis ou du conjoint. Et souvent, avoir pu se rappeler quelques
repères transmis par les grands-parents dans la jeunesse. Pour beaucoup les petites
braises laissées par les fameuses « mamies », ont permis à la flamme de se rallumer
dans des moments de doute.
Et comme le disait le Père Evêque, quelle densité et quel dommage que l’ensemble des
paroissiens n’aient pas pu entendre tous ces témoignages, qui révèlent que l’Esprit est
toujours à l’œuvre et qui apportent de l’espoir et du dynamisme.
Qui a dit ? Sur la Croix du Christ déposons nos joies, nos souffrances, nos
succès ; nous y trouverons un Cœur ouvert qui nous comprend, nous
pardonne, nous aime et nous demande de porter ce même amour dans
notre vie, d’aimer chacun de nos frères et de nos sœurs avec le même
amour. Réponse page 14
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Si vous observez un peu ce qui se passe le
dimanche à saint Nicolas, vous remarquerez
que des personnes sont « en périphérie »
comme le dit notre Pape François. Elles sont là
à notre porte et nous les connaissons, elles
sont sans domicile fixe et attendent quelques
pièces de notre part. Elles entrent souvent
écouter un bout de la messe, certaines restent
finalement jusqu’au bout… Ce matin, Stéphane
« fait la manche » comme il dit, il est rejoint un
peu plus tard par Claudine.
Stéphane : « Heureusement que j’ai ça pour
m’occuper le week-end ! En principe, le dimanche je suis là. C’est le jour où je travaille !
Je vais à Magland aussi. Je viens plus tôt, les gens entrent, ils me connaissent. C’est pas
comme certains qui font la manche et qui vous insultent ! Non, ici, les gens sont corrects,
certains même sont gentils »
Stéphane est en galère depuis 2000, date à laquelle il a perdu ses droits au chômage :
« Avec le pôle emploi, je touchais 102 euros à la fin… Parfois, les temps sont un peu
moins durs mais en ce moment, c’est dur : j’ai perdu le RSA, ils ont coupé mes droits. J’ai
vu l’assistante sociale, il a fallu refaire un dossier mais d’ici à ce que je retouche un peu
d’argent, si je n’avais pas la manche… ». Pour compliquer la situation, Stéphane n’est pas
en très bonne santé « Cette jambe qui tire… Je vais peut-être finir par aller à l’hôpital. »
Stéphane est parfois étonné que sa situation soit aussi difficile aussi longtemps : « Si on
m’avait dit que je me retrouverais comme ça à 44 ans ! La société ne fait rien, c’est
comme si on ne nous voyait pas. On vit dans un monde de misère. Comme je dis à mon
assistante sociale, il me faudrait un petit appart, même une chambre, ça suffirait avec
l’APL… Mais je vis dans un camion. Alors l’hiver ! En ce moment, ça va encore, mais cet
hiver, j’ai fini par appeler le 115 un soir. Mais ya rien sur Cluses, alors je me suis
retrouvé vers Annemasse, je connaissais rien à la ville, je suis arrivé de nuit, le
lendemain, il a fallu revenir, j’ai dû prendre le train, payer un billet… Le monde est
dur ».
Est-il en colère ? « Si je devais dire une colère, ce serait plutôt contre la société. Y’a
qu’ici à l’église que les gens parlent avec moi. Des fois, c’est tellement dur que je suis
prêt à renoncer. Je pourrais retourner dans le Jura chez ma sœur… ici j’ai personne. Je
m’occupe comme je peux, je fais la manche, je me démerde toujours, et demande ici et là
deux trois euros pour rendre un service… J’en ai déjà vu de toutes les couleurs… »
Quant à Claudine, elle rejoint Stéphane pour la sortie de la messe « J’aime bien venir
devant l’église. On nous respecte ici ». Une paroissienne un peu retardataire s’approche
et donne une pièce, mais bien plus, elle embrasse Stéphane puis Claudine, s’attarde le
temps de demander quelques nouvelles puis elle les salue en se souvenant leur prénom
et entre dans l’église. Stéphane dit : « Ça fait du bien de parler ! ». Dieu n’a pas été
évoqué, pourtant il est partout, l’Esprit fait son œuvre ! Le soleil pointe son nez, ça va
être un bon dimanche. Un dimanche que tous ne vivront pas de la même manière, mais
où nous nous serons croisés les uns les autres, parfois le temps d’un regard, souvent le
temps de se donner beaucoup plus : de quoi tenir toute une semaine !
Chantal Gaillard
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Décès
Arâches : Olga TRUFFAT ép. EFFRANCEY 73 ans
Châtillon : Marius BIBOLLET 86 ans, Jules DETRY 88 ans,
Chantal GACHET ép. RASSIAT 63 ans
Brison : Thierry BOISIER 59 ans
Cluses : Madeleine BARUT Vve COUDERT93 ans, Carmelo ZEMA 70 ans, Bernard SENGER 63
ans, Hélène MILLION ép. BEGUIN 90 ans, Camille PARIS 92 ans, Frédéric MORANCÉ 29 ans,
Pascal FALDUTO 91 ans, Girolama IERNA ép. BELLUSO 79 ans, Arlette GRANGERAT Vve
SOCQUET-MEILLERET 86 ans, Odette NONY Vve LEFEBVRE 85 ans , Georges HOUZET 80 ans,
Pierre MONTHULET 90 ans, Guy CHANCE 78 ans Paul PITOISET, 70 ans.
Magland : Jean-Luc OUVRIER-BUFFET 50 ans, Gisèle CARTIER Vve CANAL 84 ans, Gemme
BERTAZZON, Vve MARSURA 91 ans, Jacques Marie de FEYDAU de SAINT-CHRISTOPHE 62
ans, Denise GRADEL Vve VIDONNE 94 ans.
Marnaz - Vougy : Yvonne MIOLLANY Vve PRALON-BOUVIER 90 ans, Jean-Paul DELETRAZ 64
ans, Jean-Claude BRAIZAT 62 ans, Marthe LEMIRE 86 ans, Marguerite LEROY Vve DURAFFORT
83 ans.
Mont Saxonnex : Huguette BUCHET Vve BUCHET 86 ans
Scionzier : Rose KRAL Vve KNORR 91 ans, Paul BOURBON 93 ans
Thyez : Raymond CHEMIER 81 ans, Huguette RICHARD 78 ans, Huguette AUBERT Vve CHABOY
68 ans
Rectificatif
Veuillez nous excuser pour les erreurs qui se sont glissées dans le LIENS n°11. Il fallait lire :
Josiane PASQUIER, épouse HENRIET, 62 ans
Catherine ALLAMAND, épouse MUGNIER, 53 ans
Monette LAPRADE, épouse MUDRY, 67 ans
Marie CORRAL, épouse VALLADARES 90 ans
*******
Au revoir Huguette !
Chère Huguette, nous garderons de toi ton sourire courageux. Tu as
été présente auprès de ceux qui souffraient, tu ne regardais pas le
temps que cela prenait dans ton engagement aux Corbattes, à
l’hospitalité de Lourdes… Tu étais une amie chaleureuse et écoutante
au MCR, avec les chrétiens en marche de la communauté de Thyez et
dans tant de lieux encore. Merci pour ces belles heures passées avec
toi. Nous sommes en union de prière avec toute ta famille et tes
amis… Repose en paix !
Et puis…. Paul ! Au moment où nous finalisons notre bulletin, nous
apprenons ta mort soudaine. Nous voulons te rendre hommage pour
tous les liens que tu as tissés, par ton ouverture, ta bienveillance et
ta foi. Ton décès laisse un grand vide dans ta famille, pour tes amis,
pour ton Eglise, pour la communauté du Chemin Neuf où tu étais
engagé et bien d’autres lieux de vie encore...
Tu as servi sans relâche l’Eglise du Christ : Tu nous précèdes sur le
chemin d’espérance où nous sommes tous engagés, nous
t’imaginerons encore longtemps dans les bancs de la chorale nous
montrant la feuille de chant pour commencer tous ensemble… Sois béni, adieu Paul !
En union de prière avec tous ceux qui vivent le deuil dans leur famille ou leur entourage.
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Fiche à conserver n°6
Beaucoup de parents souhaitent le baptême de leur enfant.
Depuis les temps les plus anciens, le baptême leur est donné, car il est une grâce et un
don de Dieu et ne suppose donc pas que ceux qui le reçoivent le méritent. Ces petits
enfants sont baptisés dans la foi de l'Église.
« Nous avons voulu que notre enfant soit baptisé très tôt »
confie Bénédicte. « Avec mon compagnon, nous n’imaginions
pas qu’il ne soit pas protégé par Dieu ». Ils ont été accueillis
récemment par la communauté de Cluses à la fin de la messe
et fort surpris de l’ambiance qui régnait. « Nous sentions sur
nous des regards bienveillants, les gens souriaient, ils ont
chanté et applaudi, ça nous a fait tout drôle ». Ces jeunes
parents ont rencontré l’équipe de préparation plusieurs fois et
ont pu choisir les textes qui seraient lus, ont préparé un écrit pour expliquer leur
démarche de foi. « C’était dur de s’exprimer en public ! » Aujourd’hui, ils sont
heureux d’avoir fait cette démarche. «C’était vraiment une belle fête qui a réuni la
famille autour de notre fille. Nous avons pris des photos en souvenir de cet évènement,
nous avons découvert que Dieu est avec nous. Nous remercions les personnes qui nous
ont reçus.»
Hervé Challamel assure la gestion et le suivi des dossiers pour la bonne marche des
préparations. “Depuis 1995, je faisais partie de l’équipe de préparation au baptême
pour les enfants de moins de 2 ans avec Fernand Ducrettet. Nous accompagnons les
parents qui demandent ce sacrement pour leur enfant ». Hervé travaille avec une belle
équipe autour de lui : Madeleine Blanc et Henri Gossard rencontrent les personnes à
tour de rôle. Marie-Cécile, Martine, Anne et Jacqueline accueillent les parents le
vendredi après midi pour le premier contact et l'inscription : « Ce moment est très
important pour écouter la demande, tenir compte de la vie des personnes »…
Quant à Marie-Claire et Geneviève, elles s’occupent plus particulièrement de la partie
administrative, de préparer le cierge, le saint Chrême…
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Il y a encore les petites équipes présentes dans les communautés, Bernadette et Jacqueline
à Marnaz et Scionzier, Armelle aux Carroz, Florent à Magland, enfin Fernand aux
registres ! Ils sont présents avec les prêtres… « Ces services demandent beaucoup de
temps, mais les échanges avec tous ces jeunes parents m'ont encouragé à persévérer. J’ai
pris conscience que c’est bien au nom de mon propre baptême que je vis cet engagement
en Eglise - et en équipe - et j’en suis très heureux » nous confie Hervé
Dans cette tranche d’âge, Sandy et le prêtre proposent aux parents d’approfondir la foi
qui motive la demande. Plus l’enfant est éveillé à la vie, plus il sera nécessaire de se
préparer avec lui. Souvent, les familles participent au groupe d’éveil à la foi.
De plus en plus d’enfants insistent auprès de leurs parents et ceux-ci poussent la porte de
l’Eglise pour se renseigner. Chaque année, un petit groupe se met en route et reçoit le
baptême pendant le temps de Pâques. Cette année ils seront cinq, préparés par Nathalie.
Quant à Celeny, elle chemine avec son équipe de caté et sera baptisée l’an prochain :
«J’ai demandé à mes parents de m’inscrire et ils ont accepté. J’ai hâte de faire mon
baptême ! Souvent, j’aimerais manger l’hostie. La
première fois que j’ai compris au caté que je pourrais y
goûter un jour, ça m’a rendue joyeuse. C’est comme si
j’allais revivre ave Jésus. C’est différent en tout d’être
baptisée : depuis toute petite, des personnes me disent
que Dieu n’existe pas mais moi je ne les crois pas. J’ai
pris la décision de croire. J’aime beaucoup le caté, je ne
manque pas une rencontre, j’apprends des choses, et puis
je prie le soir, j’ai appris le Notre Père… Dernièrement,
je suis allée à un concert Gospel, cela m’a fait une grande
joie ! Une de mes amies m’a dit qu’elle croyait parce
qu’elle pourrait avoir des bottes en cadeau. Je lui ai dit
que c’était n’importe quoi, que ça ne se passe pas comme
ça : quand on croit, c’est pour toujours, c’est à chaque
instant de sa vie ! »
La préparation se passe au collège st Jean Bosco ou à l’aumônerie.
Ce sont une douzaine de jeunes qui sont baptisés chaque
année « De plus en plus commencent à tout moment »,
nous confie le Père Ludovic Bruley, prêtre
accompagnateur de tous ces jeunes. « La préparation
prendra deux années, elle sera jalonnée de plusieurs
célébrations qui constituent des étapes afin de permettre
une maturation de la foi. Elles accompagneront le
cheminement, fait de découverte de la foi, de la bible, de la
vie spirituelle, de la prière personnelle et communautaire,
et apprendre à choisir dans le sens de l’Esprit Evangélique.
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Le parrain et (ou) la marraine sont d’abord des partenaires pour les parents, un appui dans
l’éducation chrétienne si possible. Ils sont aussi des éducateurs privilégiés, des adultes
auxquels l’enfant peut se référer, des interlocuteurs, parfois même des modèles. Il est
donc normal qu’ils aient un âge minimum (16 ans accomplis), qu’ils soient baptisés,
aient une connaissance de la foi chrétienne. Bien que cela ne soit pas toujours possible,
l’idéal demandé par l’Eglise est que le parrain et la marraine aient fait leur première
communion et reçu le sacrement de la confirmation. Quand la personne choisie ne
remplit pas ces conditions, elle pourra se rajouter au parrain et être témoin.
C’est Marie Thérèse Bouchet qui s’occupe de ce service
avec toute une équipe de personnes qui accompagnent
durant des mois les catéchumènes. Un beau service qui
apporte
beaucoup
de
part
et
d’autre
Vivre ce temps de maturation avec les personnes qui
demandent le baptême nous émerveille toujours. Pour eux,
c'est déjà une conviction que Dieu existe, qu'il est vivant,
protecteur dans les épreuves de la vie, à l'écoute de chacun.
Certains ont déjà une pratique de la prière personnelle, ils
disent le réconfort qu'ils en retirent en se tournant
intérieurement vers Dieu, en s'arrêtant quelques instants
dans une église. Ils ont déjà compris que notre relation à Dieu est de l'ordre de l'amour et
ils sont heureux d'entendre, au cours de la première rencontre, que Dieu les aime déjà. Ils
nous disent que la vie chrétienne est une manière de donner du sens à leur vie, ils vivent
au sens propre une conversion. L'accompagnateur veille à transmettre des repères clairs
mais surtout une attitude d'approfondissement de la foi pour mieux connaître Dieu. Nous
portons une attention toute particulière à la Parole de Dieu. De la relation très personnelle
avec Dieu dont ils témoignent, il leur faut du temps et des expériences concrètes de
fraternité vécue en petite communauté d'Eglise pour comprendre qu'ils ne peuvent être
chrétiens tout seuls. Le temps du catéchuménat n'est pas tant la préparation au baptême
que le lancement dans la vie chrétienne.
Un livre pour accompagner les familles
Ce livre ludique permet de faire des itinéraires à travers les
personnages de la bible, il permet d’entrer dans le sacrement du
baptême. Il aborde de grands thèmes comme « d’où je viens ? » ou
encore « comment choisir ? » Il s’attarde sur les questions des parents
« quel prénom avons-nous choisi pour notre enfant »…
Il peut être emprunté au centre paroissial et même acheté au prix de
14,90€. Venez le découvrir !
Vous souhaitez être baptisé ? Vous souhaitez faire baptiser votre enfant ?
Contactez le centre paroissial qui vous dirigera vers la personne qui pourra répondre à
votre demande et vous accompagner. (04 50 98 08 83)
Pour les jeunes collégiens et lycéens des établissements privés : Carl MATIGNON
(renseignements sur place)
Pour les jeunes des établissements publics : Thierry GAILLARD 06 74 94 89 40
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Si nous prenons l’exemple du baptême des bébés, la célébration du sacrement
est remplie de signes et de paroles qui nous disent la présence de Dieu :
o L’accueil : Moment important où le prêtre accueille celui qui demande le
baptême, sa famille et ses amis ;
o Le signe de la croix : Il est fait par le prêtre, les parents, les parrain et marraine.
o Puis on entre dans l’église, pour symboliser que c’est l’Eglise tout entière
qui accueille ;
o Le temps de la Parole, une parole qui fait vivre, qui
donne du sens au sacrement ;
o Le temps de la prière, on invoque l’intercession des
saints, il y a une prière universelle, prière conclue par le
rite de l’imposition des mains, geste qui donne l’Esprit
pour lutter contre le mal ;
o La bénédiction de l’eau : L'eau est indispensable à toute vie.
C’est Dieu qui donne l’eau. La tradition a toujours utilisé l’eau
pour dire la vie avec Dieu : Eau source de Vie Eternelle. On bénit l’eau mais on
bénit aussi Dieu de nous donner l’eau ;
o La profession de foi : Le baptême est célébré dans la foi de l’Eglise : Les
parents, parrain et marraine professent la foi dans laquelle l’enfant va être
baptisé. Auparavant, ils disent le refus du mal, puis ils disent la foi en Dieu Père
Fils et Saint Esprit ;
o Le baptême : Au moment où l'eau coule sur le front de l'enfant, le célébrant dit
ces paroles : «N. je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! »
Cette phrase dit la naissance, « tu es devenu enfant de Dieu et frère de Jésus »
Le mot « baptême » est issu du geste qui le réalise : il signifie « plonger,
immerger ». La plongée symbolise que le baptisé s’unit avec
le Christ, qu’il meurt avec Lui et « renaît », ressuscite
avec Lui ;
o L’onction avec le saint Chrême : Le baptisé entame une Vie
nouvelle, il est devenu « enfant de Dieu et frère de Jésus »
comme le dit si bien un chant repris souvent juste après le
sacrement ;
o Le vêtement blanc : Le baptisé est maintenant revêtu du
vêtement blanc. Celui-ci dit la Naissance, la Vie Nouvelle, le départ
vers une vie que l'on voudrait Transfigurée ;
o La remise de la lumière : Allumer un cierge à partir du cierge pascal, c'est
signifier que Jésus est notre lumière, notre guide sur le chemin de la vie
o L’action de grâce : Le baptême se termine devant l’autel pour signifier que le
baptisé est en marche pour recevoir un jour l’eucharistie ;
o Les parents remercient Dieu pour toutes ses merveilles. Tous ensemble, nous
prions le Notre Père puis le célébrant bénit l'assemblée. La célébration du
baptême peut se terminer par une prière devant une statue de Marie.
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Baptêmes
Cluses : Emma BENOIT, Giulia PERNAT
Chatillon : Milena GUYOT CORDOBA
Mont Saxonnex : Maroc ROCH TUVERI, Emma BUCHET TREBILLOD
Le Reposoir : Clémentine HUDRY
Mariage
Mont Saxonnex : Yves DONAT-MAGNIN et Céline MARTINELLI
Quand on s’est aperçu de mon handicap, j’avais 2
ans. Je marchais mais j’avais constamment besoin
d’un point d’appui. J’étais incontinente totale.
Comme on me posait dans mon lit, on me
retrouvait le lendemain dans la même position.
L’accouchement avait eu lieu à la maison… La
sage femme a fait ce qu’elle a pu : elle m’a prise
par les pieds, elle m’a mise sous le robinet d’eau
froide, elle m’a donné des claques sur les fesses
pour me ranimer... Mais le délai de huit minutes
pour qu’il n’y ait pas de dégâts au cerveau a été
dépassé.
C’est ma tante, la demi-sœur de mon père, qui a
réalisé la gravité de mon infirmité. Nous étions en
juin 1940. On a mis en place des remèdes de
bonnes femmes, des tisanes, des massages, avec
des onguents divers, savon de Marseille, sel de
mer, eau de vie de raisin, saindoux, romarin et laurier...
Ma grand-mère était persuadée que je marcherais un jour, ma tante, elle, savait que je
serais infirme à vie. Quand ma grand-mère est morte en janvier 1942, ma tante s’est
occupée de me faire instruire. Elle a employé une vieille institutrice qui a déployé des
trésors d’ingéniosité pour m’apprendre à lire, écrire et compter.
Je suis entrée aux Cyclamens à Magland le 20 janvier 2006. Ma vie a été très souvent
difficile mais grâce à toutes les bonnes volontés que j’ai rencontrées je peux dire que cela
m’a toujours aidée à tout supporter, même si maintenant le fait d’être en fauteuil roulant
me complique l’existence. Tout compte fait, la vie vaut d’être vécue à la condition de ne
jamais perdre de vue qu’il faut envers et contre tout s’intéresser aux autres. Et puis la
maladie m’a rendue plus tolérante... Si l’on se replie sur soi la partie est perdue, mais
heureusement pour moi, je vais essayer de continuer sur le même chemin ! Si mon
témoignage peut aider quelqu’un, tant mieux. J’ai donné mon corps à la médecine, je
souhaite que cela soit utile.
Tant qu’il y a de la vie l’espoir subsiste. La lecture m’a toujours beaucoup aidée comme
ce livre de Suzanne Foucher « souffrance école de vie » duquel j’ai mémorisé cette
citation « la maladie est une prison sans toit, encore faut il avoir des ailes pour en sortir »
Danielle CHESNEY
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ZOOM
Pour signifier l’importance du baptême, l’Eglise tient depuis des temps
immémoriaux un registre qui garde précieusement les noms. S’il est bien une
personne dans la paroisse qui connaît tous ceux de ces dernières années, c’est
Fernand.
Serviteur discret…
Fernand DUCRETTET, entre bien d’autres tâches paroissiales, remplit celle de
notaire : De sa belle écriture, il retranscrit les sacrements reçus par les uns et les
autres.
Fernand est originaire des Gets, mais il
a aussi vécu à Châtillon ou à Bonneville
avant de s’installer à Cluses avec MarieThérèse, son épouse. « Je suis le
dixième d’une fratrie ! J’ai eu la
chance de naître dans une famille
chrétienne. Mon père cantonnier et ma
mère m’ont transmis une belle
éducation tournée vers le partage. Nous
étions habitués à donner un coup de
main là où était le besoin ».
Fernand a fait ses études au petit
séminaire de Thonon, un enseignement
rigoureux qui lui est resté toute sa vie.
Les premiers engagements à Cluses
C’est le métier d’employé de bureau qui l’a amené à Cluses après plusieurs postes
en tant qu’infirmier. Cette expérience lui a plu et il s’est engagé dans la sécurité
civile après ses heures de travail. «J’étais bénévole secouriste. Je suis devenu
moniteur et j’ai assuré de la formation. Nous tenions de nombreux postes de
secours le week-end ! » Mais Fernand a rendu aussi de nombreux services aux
parents d’élèves du collège privé, du comité des fêtes, de la paroisse… Il connaît
l’histoire de bien des bâtiments et de bien des équipes qui ont fait bouger la ville
durant ces quarante dernières années.
L’Eglise aussi a bénéficié de ses services
« Il y avait des choses à faire alors on les a faites ». Ce fut la période d’Alain
Fournier, actuel vicaire général ou encore de Jean Claude Sancey, gestionnaire
passionné ou Paul Lepan. « C’étaient d’anciens copains du petit séminaire, qui
avaient opté pour la prêtrise. Nous avons vécu de belles aventures dans une
confiance extraordinaire. Pour moi, ma foi se trouvait là : donner en actes. Nous
parlons souvent d’être dans l’Eglise mais il faut aussi faire. Il faut les deux. Bien
sûr qu’il faut prier, mais il faut aussi agir, comme dans le récit de Marthe et Marie
dans l’Evangile.
(Réponse à la question page 4) Qui a dit ? Pape François (message aux jeunes)
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Son épouse à ses côtés
Pour pouvoir assurer tant de services, il
fallait quelqu’un qui comprenne tous ces
engagements et qui y participe en assurant la
vie familiale.
Marie-Thérèse, il l’a
rencontrée il y a 57 ans ! Elle était celle qui
allait patiemment s’occuper des enfants et
donner un coup de main chaque fois que ce
serait nécessaire. C’est ainsi qu’elle est
membre d’une équipe liturgique et de la
chorale, ou qu’elle a fait du catéchisme
durant une vingtaine d’années !
L’accompagnement des baptêmes
C’était du temps de l’abbé Lepan : « Je m’en souviens toujours, il avait utilisé une
belle image pour parler des baptêmes et de l’éducation chrétienne : il disait que
quand on plante un arbre, on lui met un tuteur pour qu’il pousse droit puis on
l’enlève quand il n’en a plus besoin. J’ai toujours utilisé cette image avec les
parents que j’accompagnais lors des préparations. Une maman m’a salué il n’y a
pas longtemps et m’a dit : -je me souviens du tuteur !- Ce sont des choses qui
mettent du baume au cœur ». Déjà à cette époque, Fernand a jugé important de
s’investir dans cet accompagnement et a voulu accompagner les personnes : « Je
suis pour que l’on donne une éducation religieuse aux enfants. Ils ne peuvent pas
choisir s’ils ne connaissent pas ! J’ai accompagné des familles avec Hervé
Challamel pendant des années, mais je ne pouvais plus. Ma santé ne me permet
pas de continuer ». Fernand est heureux d’avoir servi tout ce temps les familles,
combien de fois en fin de réunion disait-il : « Si vous ne deviez retenir qu’une
chose, rappelez vous que Dieu vous aime à n’importe quel moment de votre vie.
Vous pourrez toujours revenir à lui ! »
Au fil des ans, un langage qui s’est adapté
Dans l’équipe baptême, il a fallu s’adapter aux nouvelles situations : « Avec Hervé,
nous avons trouvé une voie en leur parlant de leur vie : -Que voulez-vous pour
votre enfant ? Êtes-vous là pour les grands parents ? Pour faire une fête ?- Nous
laissions ces familles libres de choisir si notre proposition correspondait bien à leur
attente. En dix-neuf ans, une seule a décidé d’arrêter la préparation ! Nous
voulions qu’il y ait un dialogue. Le bourrage de crâne ne sert à rien, en leur
demandant ce qu’ils voulaient donner à leur enfant, nous entrions dans leur désir,
ils nous parlaient d’amour et nous pouvions rebondir en parlant de l’amour de Dieu
Aujourd’hui, aux sépultures
Fernand fait encore partie des équipes funérailles : « Ce sont les mêmes textes de
saint Jean qui sont repris souvent. Ceux qui parlent de s’aimer en actes. C’est
difficile quand on sent des discordes, des frictions, pourtant, cette mission
m’apporte beaucoup. Il faut aller rencontrer la famille, c’est un engagement à
chaque fois ! Je me donne à fond. J’éprouve souvent une forte émotion à leurs
côtés, c’est un engagement profond qui n’a rien de professionnel. Nous sommes
très souvent chaleureusement remerciés. Nous vivons avec eux des tensions et des
épreuves mais la fin de la cérémonie est toujours apaisée et remplie de sens ».
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Nous voyons à travers l’engagement de Fernand combien il est précieux que les
personnes qui frappent à la porte trouvent des gens qui savent donner de leur
temps et témoigner par cette simple et discrète attitude. Il nous confie « Je n’ai
rien fait par ambition personnelle, je l’ai fait seulement dans un esprit de
service » et ça se voit ! Fernand a su écouter tout au long de sa vie : « Les
personnes ont tellement besoin de parler. Un jour j’ai écouté une femme qui
enterrait sa maman. Elle m’a dit -si vous saviez comme vous m’avez fait du
bien…- je n’avais pas prononcé dix mots ! C’est ça qui est important : la
disponibilité ! »
Fernand pense enfin à remercier tous ceux qui œuvrent dans l’Eglise : « Prenons le
temps parfois de regarder tout le travail que représente telle ou telle réunion, tel
ou tel service ! Reconnaître tout ce qui se fait, c’est un beau cadeau... Et puis
avoir la délicatesse de ne pas critiquer ce qui se faisait avant… Nous ignorons
souvent le travail si important fourni autrefois pour qu’un service subsiste ou pour
qu’un bien perdure… »
L’évangile nous parle de serviteurs inutiles… « De même vous aussi, quand vous
aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : -Nous sommes de simples
serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir- » Luc 17,10. Fernand, à l’image de
bien des paroissiens, ne pense à faire que son devoir. Assurément, tous sont de
beaux témoins du Christ : qu’ils soient bénis pour tout cela !
Colette et Chantal
Nous sommes baptisés une seule fois, Mais en nous, la foi grandit toute
notre vie ! Chaque année lors de la veillée pascale, les chrétiens sont invités
à renouveler leur Profession de foi du baptême.
Terminons notre dossier avec cette citation du Pape
François : « J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et
situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même
sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à
prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le
chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif
pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation
n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclu de la
joie que nous apporte le Seigneur ».
(la joie de l’Evangile, nov 2013, §3)
Et nous, comment répondons-nous à cet appel à l’Evangélisation ? Dans la joie de
Pâques, ALLELUIA ! ALLELUIA ! ALLELUIA !
(Un dossier alimenté par les équipes de préparation au baptême, Marie-Thérèse et Chantal)
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Ils sont fidèles au poste le dimanche
matin, vous les voyez arriver et
revêtir leur aube. Qui sont ces
enfants qui aiment répondre à
l’appel du Christ de manière toute
particulière en devenant servants de
messe ? Ce matin, ce sont Alexandre
et Gwenaël qui ont rejoint Patrick
Plockyn, le sacristain de l’église Saint
Nicolas à Cluses.
A la question : « Pourquoi aimes-tu
venir chaque dimanche », l’un
répond que c’est pour Jésus, l’autre
que pour lui Dieu est notre deuxième
père et qu’il est heureux de servir.
Justement, ce mot « servir » n’est pas
anodin : il s’agit d’apprendre quand on devient servant de messe et cela se fait sur
du long terme. Patrick souligne « Je leur explique au fur et à mesure, pour servir
la messe il faut entrer dans tout un langage ! Qu’est-ce que c’est que la patène, la
custode… De nombreux termes qu’ils apprennent. Mais puisqu’ils reviennent,
c’est que ça leur plaît ». D’habitude, il y a Anastasia qui a été malade dernièrement
ou encore Romain ou Théo. Ils sont appelés d’une manière particulière et c’est
beau de les voir fidèles à cet engagement. Patrick ne s’y trompe pas : « J’ai
toujours plaisir à les voir arriver et me dire : « J’ai envie de servir ». J’accueille
volontiers ceux qui se présentent spontanément, je prends plaisir à les
accompagner même quand ils viennent de manière irrégulière ». Il faut dire que
c’est une tradition ancestrale que de servir la messe quand on est enfant.
Message aux servants de messe :
« Chers Servants d'autel, en réalité
vous êtes déjà des apôtres de Jésus !
Quand vous participez à la Liturgie
en exerçant votre service à l'autel,
vous donnez à tous un témoignage.
Votre attitude recueillie, votre
dévotion qui part du cœur et
s'exprime dans des gestes liturgiques, dans le chant, dans les réponses : si vous
faites cela d'une manière juste et non pas distraitement, d'une manière
quelconque, alors c'est un témoignage qui touche les hommes. Le lien d'amitié
avec Jésus a sa source et son sommet dans l'Eucharistie. Vous êtes très proches de
Jésus dans l'Eucharistie, dans la célébration de la sainte messe et elle est le plus
grand signe de son amitié pour chacun d'entre vous. Ne l'oubliez pas ! »
Écrit par le Saint Père Benoît XVI Extraits de l'audience générale du mercredi 2 août 2006.
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La soirée bol de soupe au Mont
Comme chaque année durant le temps de Carême, à l’invitation de la communauté
paroissiale Mont-Saxonnex/Brison, une cinquantaine de personnes se sont
retrouvées à la salle des fêtes pour partager le repas. Cette soirée « bol de
soupe » a été animée par les enfants : encadrés par les catéchistes, ils ont entonné
des chants du monde qui célèbrent la terre et invitent à construire un monde de
paix. Auparavant, sous forme ludique, des cartons jaunes avaient été distribués à
l’assistance : Chacun a pu y inscrire ce contre quoi on peut s’insurger dans son
quotidien ou au-delà de son proche environnement. Symboliquement ces cartons
ont été placés par les enfants sur un terrain de jeux. Cette rencontre était
organisée au profit des actions que mène le Comité catholique contre la faim et
pour le développement (CCFD) Terre solidaire.
Fabienne Boisier
Bon à savoir :
Vous voulez parler d’un évènement dans votre communauté ou
dans votre mouvement ? C’est simple : il suffit de nous envoyer
votre petit article ainsi qu’une photo : par courrier au centre
paroissial 1, Avenue des lacs 74300 Cluses ou par @mail :
[email protected]
…………………………………………………………………………………………………………………………….
Oui, je soutiens le bulletin « Liens pour des temps nouveaux »
Je vous envoie ci-joint mon règlement par chèque d’un montant de ………..€
Formulaire à recopier ou compléter et à retourner à :
Mme Lucienne Valmaggia - 30, chemin du Mont 74130 Vougy
Chèque à libeller à l’ordre de : AD 74, paroisse Saint-Bruno, « Liens »
MERCI !!
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Un message de notre évêque :
Le Christ s’est fait pauvre, il s’est dépouillé de lui-même, il est
«sorti» et s’est mis à hauteur d’homme, pour habiter au cœur
notre humanité, jusque dans nos fragilités et parfois notre
misère. (…) Le pape François nous invite à épouser le
mouvement du Christ qui sort de lui-même à la rencontre de
l’humanité, qui se fait le prochain de chacune et chacun de
nous. «Le Verbe s’est fait frère ». (…) Parmi nous et près de nous,
des frères et sœurs souffrent de misères : l’abandon, la maladie, la pauvreté
économique, le chômage, mais tout autant le néant spirituel, et surtout la misère du
manque d’amour à donner ou à recevoir. (…) Le 18 octobre prochain, à La Roche-surForon, nous nous retrouverons tous, pour un grand rassemblement diocésain... Nous
écouterons nos frères et sœurs, en situation de pauvreté ou de fragilité. Ils seront au
cœur de notre Église diocésaine, à la place qui est la leur. L’expérience montre que les
communautés chrétiennes peuvent les aider à prendre davantage leur place au sein
de la société. «Diaconia 74 », tel est le nom que nous avons prévu de donner à ce
grand rassemblement. Je vous invite à vous rendre disponible pour ce 18 octobre et à
venir, en communauté, avec votre groupe ou en famille. (…) La fraternité n’est pas
matière à option !
Vous voulez participer à recueillir les fragilités et merveilles autour de nous ? Venez
rejoindre l’équipe Diaconia de la paroisse le mardi 20 mai à 20h30 au centre
paroissial !
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Puisant en toi la force de pardonner toujours
nous connaissons déjà sur la terre
Le début de notre résurrection
Alors nos cœurs osent dire :
Toi le Christ, le Ressuscité,
Tu nous aimes à ce point
Que ta présence ne s’en ira jamais
Extrait de Frère Roger
Mise en Page : C&T.G/ Corrections Fabienne
&C. Impression Cluses-Copy
Centre paroissial St Bruno
(La sardagne)
1 avenue des lacs 74300 Cluses
Tel: 04 50 98 08 83
OUVERT DU MARDI AU VENDREDI :
9h00-11h45 et 15h00-18h45
SAMEDI MATIN: 9h00-11h45
Retrouvez vos infos sur le site paroissial :
http://stbruno.emonsite.com/
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Pâques 2014 dans la paroisse St Bruno en vallée d’Arve
Jésus Ressuscité ! Toi le Dieu vivant
Ton Esprit repose sur chacun de nous
Et tout comme le cerisier au printemps se remet à fleurir
Tu fais fleurir jusqu’à nos déserts intérieurs