LES appS du tEchNiciEN Et dESigNEr LumièrE

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LES appS du tEchNiciEN Et dESigNEr LumièrE
w ww.s o no m a g.c o m
L’ O F F I C I E L D U S O N & D E L A L U M I E R E
SONOMAG jaNvier-février 2016
417
SONO a
40 ans
Numéro
double
+ LEcahiEr
Dossier
LES appS du tEchNiciEN
Et dESigNEr LumièrE
1ere partie
LE
NOUVELUE
Q
RUBRI
Denon
00
MC40
TesTé par
ChriS GarCia
Dossier [2e partie]
enceintes De
monitoring
entretenir
Votre
matériel
la Yamaha
m7Cl
7 mOdèleS de 385 à 1215 €
Vous cherchez SONO Mag,
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Bancs d’essais
INSTALLATION
SOLUTION // ACOUSTIQUE + DIFFUSION
Lifting du Cabaret Aléatoire
L’approche globale
ÉRIC MOUTOT
Créée en 1992 sur l’ancien site de
la manufacture des tabacs de la Seita,
la Friche la Belle de Mai occupe 45 000 m2
et se revendique espace de vie et de culture
de la ville de Marseille, rayonnant sur toute
la région Paca. Ce lieu de création ouvert
au public – plus de 150 000 visiteurs par
an – est porté par 70 structures résidentes
regroupant près de 500 artistes, producteurs…
On y imagine, crée, travaille dans les univers
artistiques et les lieux les plus variés, dont
des théâtres et salles de spectacle. C’est dans
cet environnement qu’a vu le jour en 2003
le Cabaret Aléatoire.
LE CABARET ALÉATOIRE : SALLE, CLUB, MAIS PAS QUE…
A la fois salle de concert et club dédié aux musiques électroniques,
le Cabaret Aléatoire est un lieu atypique à architecture de type
cathédrale industrielle, proposant une capacité d’accueil modulable
de 300, 700 et 1 100 personnes, ainsi qu’un espace extérieur. Plus
de 850 concerts ont été donnés, plus de 3 000 groupes et artistes
programmés et plus de 400 000 personnes ont été accueillies depuis
la création en 2003 de ce lieu implanté au cœur de la Friche Belle de
Mai à Marseille. Axée sur la découverte, la programmation touche
tous les publics et principalement les styles électro, hip-hop, rock,
soul et funk. Le Cabaret Aléatoire est labellisé SMAC depuis 2014.
Ici se développent également des projets qui dépassent largement
le cadre de la salle de concert. Au printemps 2013, le lieu a initié le
festival This is (not) Music avec plus de 60 soirées et concerts et une
vingtaine d’événement sportifs pendant 47 jours. Cet événement
a rassemblé plus de 85 000 personnes. A l’occasion, le Cabaret
fit du toit terrasse de 7 000 m2 de la Friche l’un des principaux
lieux du festival, en y concoctant 25 soirées et événements qui ont
rassemblé plusieurs milliers de personnes au soleil couchant dans
une ambiance décontractée et festive. Ce spot est devenu chaque
été l’un des lieux les plus prisés de Marseille.
Des artistes ayant joué au Cabaret Aléatoire
Justice, Major Lazer, Wu Tang Clan, Woodkid, Pete Doherty, Aloe
Blacc, Laurent Garnier, M83, Kendrick Lamar, Tricky, Orelsan,
1995, Joey Starr, Ten Years After, Mudhoney, Girls, Black Lips,
Undertones, Asaf Avidan, The Brian Jonestown Massacre, Herman
Düne, Sebastien Tellier, Ricardo Villalobos, Carl Craig, Jeff Mills,
Michael Mayer, Fakear, Rone, Erol Alkan, Andrew Weatherall,
Surkin, Para One, Yuksek, The Magician, Alex Gopher, Timeline /
Underground Resistance, Damian Lazarus, Fairmont, Max Cooper,
Traumer, Henry Saiz, Nhar, John Talabot, Levon Vincent, !!!, Black
Strobe, Autechre, Squarepusher, Alice Russell, The Wailers, Asian
Dub Foundation, Mos Def, Q-Bert, Madlib, Ebony Bones, Tony Allen,
Afrika Bambaataa, DJ Premier, Puppetmastaz, DJ Shadow, Naive
New Beaters, etc.
CABARET ALÉATOIRE
© EM
12, rue François-Simon - 13003 Marseille
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www.cabaret-aleatoire.com
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INSTALLATION
Une nouvelle Variété
de source Ponctuelle.
SOLUTION // ACOUSTIQUE + DIFFUSION
Fin 2002, dans une salle vide dans la Friche, Pierre-Alain Etchegaray
a l’idée d’organiser des soirées électro. Assez rapidement, ce seront
80 à 100 dates jouées par an, avec de plus en plus de concerts live. En
2008, la salle s’autonomise vis-à-vis de la Friche et devient une structure
résidante et autonome du site. Pierre-Alain devient directeur d’une salle
avec beaucoup de concerts, mais peu de moyens.
L’architecture du lieu est atypique ; l’espace public est ouvert d’un
côté, fermé de l’autre, on y trouve de grandes alcôves, des piliers… et
l’équipement technique est celui des premiers temps. Le son ne satisfait
plus vraiment ni le public, ni les artistes, ni les équipes. Pierre-Alain
commande alors une étude acoustique dont la conclusion est sans appel :
« Faites ce que vous voulez dans cette salle, sauf de la musique amplifiée. »
La solution préconisée était de condamner les alcôves et créer une
boîte noire à l’intérieur du lieu. Hors de question pour Pierre-Alain et
pour que le projet garde son identité.
En 2009 arrive Aurélien Deloup. Cet ancien étudiant en sciences politiques avait commencé à organiser ses premières soirées de musique
électronique, dans la fin des années 90, en France, puis au Luxembourg,
© EM
ses équipes, qui considèrent l’architecture décalée du lieu importante
Accompagnant Christophe Dupin, les forces vives du projet au sein du Cabaret Aléatoire :
Lambert Sylvain, son, Pierre Corallo, régisseur général, Mathieu Viallon son, Aurélien
Deloup, directeur adjoint et Pierre-Alain Etchegaray, directeur.
en Allemagne, en Suisse, en Belgique, avant d’entrer dans la fonction
publique comme directeur des affaires culturelles de Saint-Dizier. Il
travail possible et agirait comme un vrai partenaire, qui apporterait bien
connaissait Pierre-Alain. Lorsque le Cabaret Aléatoire prend son auto-
plus qu’un simple fournisseur extérieur.
nomie fin 2008, Aurélien préside l’association Autokab, qui gère le lieu.
En 2011, il se place en disponibilité de la fonction publique pour devenir
SONO Mag : Quel a été le cadre originel du projet ?
directeur adjoint du Cabaret Aléatoire.
Christophe Dupin : Au départ, nous avons échangé beaucoup de documents,
comme les plans de la salle, l’existant. J’ai tout de suite vu que ce ne serait
Aurélien Deloup : Flashback, revenons en 2009. Alors que la salle joue
pas facile. Je n’ai pas souhaité connaître le budget alloué au projet. J’ai
3 à 4 fois par semaine des spectacles issus de la programmation de
préféré travailler sur une solution que je considérais comme idéale, avec
l’association Autokab, le matériel de sonorisation en place fait partie d’un
une approche pragmatique incluant un travail de mesures acoustiques sur le
parc mutualisé. Nous disposons d’une console analogique, de quelques
RT60 avec un Acoustilyzer. J’ai tout de suite réalisé qu’il y avait une priorité ;
micros et retours et, pour la diffusion, de quatre MTD 115 accrochées sur
le traitement acoustique. J’ai donc convaincu les équipes qu’il fallait opérer
des tubes, plus quatre subs Amadeus sans processeur dédié. La scène
une ventilation du budget en consacrant une part importante à ce poste.
est constituée de praticables et sa surface est pour le moins irrégulière.
Une évolution de la situation était indispensable car notre programmation
■ Comment le choix des produits de traitement acoustique s’est-il
incluait désormais une bonne proportion de têtes d’affiche. Et nous avions
fait ?
de plus en plus souvent une petite angoisse au moment de l’accueil. Peu
C. D. : Nous devions ici répondre à bien des contraintes. Non seulement
à peu, la réputation du Cabaret comme salle mal équipée gagnait, chez
assurer un traitement acoustique optimum du lieu, mais aussi respecter
les artistes comme dans le public.
les multiples normes liées à la sécurité des établissements recevant du
La réflexion entamée par Pierre-Alain avait comme interrogation principale :
public. De nombreux produits sont aux normes « feu » au niveau européen,
« Que faire pour arriver à une salle de spectacle digne de ce nom ? » Et
mais ne répondent pas à l’agrément en France. Et nous avons eu très
à écouter les cabinets d’architectes et acousticiens, c’était peine perdue.
régulièrement des visites du bureau Veritas, qui vérifiait scrupuleusement
Pierre-Alain et moi étions bien décidés à ne pas renoncer, et c’est là que
cet aspect des choses.
j’ai eu l’idée de faire appel à une vielle connaissance, originaire de Bel-
Un soir, alors que nous dînions dans un restaurant de la Friche, je remarque
fort comme moi, en la personne de Christophe Dupin. Je suis depuis des
que l’acoustique est très confortable en dépit de l’important volume du lieu.
années le travail que Christophe a pu réaliser sur des opérations aussi
J’en cherche la raison et la trouve en me rapprochant de plaques perforées
diverses que des installations de salles de spectacles ou des concerts
installées en périphérie. Lambert, régisseur d’accueil historique du Cabaret
monumentaux comme celui de Jean-Michel Jarre en Pologne. Et j’apprécie
Aléatoire, m’indique alors que ces plaques sont fabriquées sur place dans
tout particulièrement chez Christophe qu’il s’implique autant sur un petit
un atelier. Nous avons fait des essais in situ et adopté ce système constitué
projet qu’il le fait sur d’énormes shows internationaux. Je n’ai pas hésité
d’une armature fixée au mur sur laquelle est projeté un flocage ensuite
une seconde à lui proposer notre projet, quand bien même il était atypique
recouvert de plaques perforées métalliques. Cette solution locale, simple,
est plutôt délicat. Je n’étais pas certain que Christophe serait disponible,
efficace et répondant aux normes de sécurité, a été mise en œuvre avec le
mais absolument convaincu que s’il s’engageait, il réaliserait le meilleur
concours de tous sur place.
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Les V7P, V10P et V-GSUB apportent une réponse à un besoin qui ne date pas d’hier : une
enceinte unique compacte à fort rendement et haute performance capable de s’adapter
à toutes les applications. Directement inspirées par l’impressionnante directivité horizontale
des line array d&b et associé aux performances et fiabilités reconnues chez d&b,
l’arrangement dipolaire des haut-parleurs de ces sources ponctuelles trois voies passive
fourni une directivité sans précédent. Une sonorisation dont le prestige se confirme.
INSTALLATION
© DR
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SOLUTION // ACOUSTIQUE + DIFFUSION
Les diffracteurs installés sur les piliers côté diffusion pour éviter le Slapback. Dans les
alcôves, le traitement acoustique occupe la face côté diffusion.
De cette étape du projet, les deux régisseurs son réguliers du Cabaret
C. D. : On a vu des choses assez différentes, y compris des propositions de
Aléatoire en ont été des acteurs tout particuliers. Mathieu Viallon intervient
décalage de la scène pour éviter de taper dans les poteaux. On a pu écouter
au Cabaret depuis l’ouverture en 2003, initialement en tant que technicien
du point source comme du Line Array. Chacun proposait une solution per-
polyvalent son et lumière, puis en se spécialisant sur le son, et aujourd’hui
tinente avec le matériel dont il disposait à l’époque. Sur les cinq fabricants,
comme régisseur son intermittent. Lambert Sylvain travaille quant à lui
trois ont été présélectionnés et il leur a été proposé de revenir mettre en
sur de multiples projets et intervient également régulièrement comme
œuvre le système lors d’une date avec du public.
régisseur son au Cabaret depuis presque aussi longtemps.
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■ Retrouvait-on des solutions assez semblables ?
Les alcôves posaient aussi de vrais problèmes, avec des modes dans le
grave. Pour autant, je ne voulais pas que le traitement acoustique étouffe
totalement ces espaces. Cela les aurait rendu très inconfortables. J’ai préconisé un traitement des seuls murs faisant face à la diffusion. Le même
type de traitement a été appliqué au mur derrière le bar en fond de salle
et aux plafonds.
■ Autre aspect intéressant de la démarche, le test en conditions
réelles de cinq systèmes de diffusion audio. Les marques
sollicitées ont-elles accepté spontanément ?
Aurélien Deloup : Les fabricants ont une vraie confiance en Christophe
Autour du pilier, le traitement acoustique « maison » constitué d’un flocage sur armature
recouvert de tôles perforées. La fabrication est locale.
jeu à 100 % et nous avons pu organiser les cinq mises en œuvre la même
semaine, en février 2012.
C. D. : Il faut noter que ces essais ont été réalisés avant le traitement
acoustique de la salle. Le système qui fonctionnerait le mieux dans une
■ On peut voir dans la salle d’autres éléments de traitement
acoustique défavorable n’en serait que meilleur après traitement. Chaque
acoustique.
marque décidait seule de son kit sur la base du cahier des charges qui avait
C. D. : Les deux piliers proches de la scène induisaient un Slapback très
été défini, incluant les plans, les mesures, les simulations, un budget et une
pénible pour les musiciens. J’ai préconisé des diffracteurs qui ont totalement
date d’achèvement du projet. À chacun d’apporter sa meilleure proposition,
supprimé le phénomène.
avec une mise en œuvre par ses propres techniciens.
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et dans le travail qu’il réalise. Les marques sollicitées ont vraiment joué le
Vue de la scène, on dénombre mieux la quantité de problématiques acoustiques que recèle la salle, des poteaux 60 x 60 aux alcôves parallélépipédiques et du plafond à caissons au mur
du fond. Les solutions de Christophe sont en place.
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INSTALLATION
SOLUTION // ACOUSTIQUE + DIFFUSION
mais toute la précision, toute la finesse présente dans les enregistrements qui se retrouvent dans le cabaret. Dans le bas du spectre, tout
est sous contrôle et on sent qu’on en a sous le pied si nécessaire. En
reculant dans la salle, pas de modification notable de l’équilibre tonal.
On passe d’une boîte à la suivante du Line Array sans le remarquer.
Souvenez-vous, le système principal comptait pourtant trois formats de
dispersion différents. Essayons un peu en latéral, les rappels devenant
notre source principale. Etonnant, le timbre reste très cohérent. Il y a
une vraie homogénéité entre les produits de la gamme Coda utilisée.
Le seul endroit où on perçoit en tendant l’oreille un petit conflit entre
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différentes sources est la bande longitudinale située à cour, entre le pilier
Dans le cadre du projet global, une SD8 a remplacé la vénérable Yamaha analogique.
de droite et le mur. A proximité de la scène, l’enceinte ajoutée à droite
du système prend le dessus. En reculant au delà du poteau, l’oreille a
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tendance à se faire chatouiller par le système principal puis le rappel du
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L’ensemble de la solution Coda est ici visible. Seul le sub cardio est caché par le pilier
central.
■ C’est audacieux de choisir une marque qui était peu préconisée.
Bien que de formes identiques, les boîtes choisies pour le système LA8 ne disposent pas
toutes des mêmes angles de dispersion. Le sub cardio est incliné pour optimiser la zone
de couverture.
M. V. : Coda était clairement le challenger parmi les différents fabricants, et
■ Pouvez-vous décrire la solution technique de Coda ?
poteau. Rien de gênant en termes de spectre, pas de filtrage en peigne,
C. D. : Ils ont construit une ligne, mais ont eu l’idée de changer les angles
mais davantage une petite sensation de sources multiples, que bien
de dispersion toutes les deux ou trois boîtes ; 60 x 60 en bas, 30 x 60
peu de spectateurs remarqueront. Montons sur la scène. L’efficacité
asymétrique au milieu et 30 x 30 en haut. De cette façon, ils assurent une
du régime cardio du sub est impressionnante. Et aucun écho ni halo en
couverture homogène en limitant les réflexions sur les surfaces latérales.
retour de la diffusion ne vient perturber l’ambiance. L’espace scénique
Et le passage d’une boîte à l’autre, même de type différent, est tellement
semble comme une bulle épargnée, un coton acoustique prêt à accueillir
cohérent qu’on ne l’entend pas.
les artistes dans les meilleures conditions.
Plus qu’une rénovation, le Cabaret Aléatoire a connu, sous l’impulsion
Christophe nous avait mis en garde face au fait que nous aurions à défendre
■ Et pour la gestion des basses ?
de ses équipes et accompagné par les compétences et le bon sens de
le produit lors des accueils. Nous en avons fait les frais dès la première
CD : Nos consignes étaient claires, rien au sol. D’autant plus que la scène
Christophe Dupin, une véritable renaissance. De lieu de caractère au
Mathieu et Lambert ont travaillé ici une dizaine d’années ensemble,
soirée de mise en œuvre, alors que le choix n’était pas encore fait. Avant
était à l’époque sur praticable, donc creuse. Ce problème a été réglé en
comportement électroacoustique « atypique », le Cabaret Aléatoire
en binôme. Ils ont vu évoluer le lieu, de ses débuts « artisanaux »
même de l’essayer, le technicien nous a dit qu’il ne jouerait pas sur ce
remplissant la nouvelle scène, construite, de remblai de chantier, une solu-
est devenu une salle de spectacle off rant, sans avoir renoncé à sa
où quasiment aucun groupe ne venait avec son équipe technique, au
système. Nous l’avons convaincu d’essayer et au final, il était très content.
tion bon marché. Toutes les marques ont proposé un cardio. La solution
personnalité, un écrin urbain aux caractéristiques techniques qui n’ont
fonctionnement « professionnel » d’aujourd’hui, où leur rôle principal
L. S. : Depuis, nous avons appris que la préconisation première de Placebo
Coda préconisait un sub cardio central suspendu au-dessus de la scène,
rien à envier à la plupart de ses grandes sœurs. Bravo pour ce projet
est la préparation et l’accueil.
pour sa diffusion est en Coda, et c’est le cas pour d’autres groupes phares.
garantissant l’absence de filtrage en peigne dans le bas. Le mode cardio
qui montre que le bon sens et l’ouverture d’esprit sont deux valeurs qui
Aujourd’hui, la réticence rencontrée en accueil voici quelque temps est
fonctionne ici tellement bien que l’atténuation des basses concernait aussi
peuvent aider à résoudre bien des problématiques.
■ Au final, quels critères ont-ils été déterminant pour le choix du
plus rare.
les premiers rangs du public. J’ai choisi de reculer et pivoter le sub vers le
système de diffusion ?
M. V. : On peut même dire que la tendance est inversée, le Cabaret Aléatoire
bas pour caler précisément la zone de couverture. Un petit sub a été ajouté
Lambert Sylvain : Il avait été communiqué aux marques un certain nombre
est devenu un lieu connu pour la qualité du son. Et les artistes veulent venir
au centre au sol pour le confort des tous premiers rangs.
de critères assez divers, de l’esthétique à la balance tonale, de l’intelligibilité
jouer ici pour cette raison.
au nombre de corrections disponibles, de la couverture à la qualité des
■ J’ai aussi vu des rappels large bande.
rappels. Au final, nous nous sommes avant tout basés sur le rendu sonore
C. D. : Il était indispensable de déboucher derrière nos piliers, et de venir
des systèmes, et il y a vraiment eu des résultats extrêmement différents.
couvrir la bande décentrée à cour, qui est hors couverture du système.
Peu de solutions déployées sont arrivées à nous faire oublier les conditions
acoustiques défavorables du Cabaret.
■ Le projet a aussi inclus le remplacement de la console.
Je pense qu’il y a eu, lors des mises en œuvre, deux attitudes. Celle de ceux
LS : Nous avons travaillé pendant une dizaine d’années avec une Yamaha
qui ont vraiment pris en compte les contraintes du lieu, et celle des autres,
analogique. Il nous fallait passer au numérique. A l’époque, c’est-à-dire il
qui considéraient que leur produit était fait pour travailler d’une certaine
y a plus de trois ans, le choix de la DiGiCo n’allait pas de soi, il était même
façon, qu’ils ne changeraient pas. Ici, un bon système ne suffit pas. Il faut
un peu gonflé. La SD8 était une console qui ne rassurait pas tout le monde.
le penser dans le cadre compliqué où il va s’intégrer.
Depuis que nous travaillons avec, nous n’avons jamais eu aucun problème.
Et ce qu’elle offre en possibilité de traitement est assez unique. A nous
■ Verdict ?
d’accueillir correctement ceux qui ne sont pas 100 % à l’aise avec cette
Mathieu Viallon : Même si les tests en situation réelle avec public ont
console, ce qui est rare aujourd’hui.
vraiment lissé les écarts entre les systèmes, c’est la solution Coda LA8 qui
© EM
a remporté les suffrages. On a retrouvé un excellent résultat, et en agissant
très peu sur les processeurs. C’est la remarque principale des techniciens
accueillis : « Je n’ai rien à toucher, ça marche le soir avec les réglages de
l’après-midi, sans public. »
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Le sub cardio est pendu au dessus de la scène sur un Bumper sur mesure. Son inclinaison
est ajustée pour que le lobe couvre très précisément la zone public sans toucher la scène.
Place aux écoutes, sur une sélection de titres de tous styles. Après un faux
départ – les délais de Processing avaient été modifiés – rechargement
des paramètres, et c’est parti. Commençons en milieu de salle. Dès les
premières notes, c’est la clarté du message qui frappe. Aucune dureté
SONO
MAG
LES HOMMES
L’ÉQUIPE DU PROJET AU CABARET ALÉATOIRE
Lambert Sylvain : Technicien son
Pierre Corallo : Régisseur général
Mathieu Viallon : Technicien son
Aurélien Deloup : Directeur adjoint
Pierre-Alain Etchegaray : Directeur
Préconisations acoustiques et sound design : Christophe Dupin
Installation : Fabrice Allex-Billaud - Dushow
LE MATÉRIEL
Console
DIGICO SD8 avec MADI RACK 48/16 plus carte AES 8 OUT
Système CODA
3 x SCP sub (plafond)
1 x SC4 sub (sol)
14 x LA8 (Main LR)
2 x G308 (Frontfill)
2 x G512 (rappels)
1 x G712 (Outfill)
Amplification
3 x C10 CODA (Main, SCP sub et 712)
1 x LINUS10 (SC4 sub)
2 x C5 Amp (rappels et Frontfills)
Crossover
2 x APEX Intelli-x 48
1 x DNC260 (Processing LA8 uniquement en cascade après l’Intelli-x,
le Main est distribué en 2 x 2 groupes. Par côté, les boîtes 1-4 sur les
sorties 1-2 puis 5-7 sur les sorties 3-4)
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