Les dieux doivent mourir

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Les dieux doivent mourir
Les dieux doivent mourir
D!après le mythe Aztèque de la création du soleil et de la lune
Musique : Jean-Pierre JULLIAN
Chorégraphie / Danse : Mitia FEDOTENKO & Natacha GALOPPIN
Mise en scène : Christine ROILLET
Coproduction AJMI, Émouvance, ISTS
Avec le soutien du CNV, de la DMDTS, de la Sacem, de la Spedidam et de la Région PACA
Les dieux doivent mourir
Conception du projet et composition musicale :
Jean-Pierre JULLIAN
Ce projet est inspiré du texte mythologique aztèque « la création du
Soleil et de la Lune »
Ce document a été transmis par Marc THOUVENOT, chercheur au
CNRS. Il œuvre depuis de nombreuses années au décryptage des
glyphes aztèques provenant de divers codex. Il travaille en
collaboration avec les chercheurs de l!INAH : Perla VALLE, Carmen
HERRERA, Bertina OLMEDO, Tomas XALPA et Alfredo RAMIREZ
qui a enregistré, pour ce spectacle, dans sa langue maternelle, le
nahuatl, la version du mythe telle qu!elle nous a été transmise par le
Codex de Florence.
Intervenants :
Musiciens
Valérie MOREL : chant
Lionel GARCIN : saxophone
Daniel MALAVERGNE : tuba
Guillaume SEGURON : contrebasse
Jean-Pierre JULLIAN : batterie
Lumière
Marie BELLOT
Danseurs
Nathalie GALOPPIN
Mitia FEDOTENKO
Mise en scène
Christine ROILLET (Cie Vertigo)
Son
Boris DARLEY
Trois pièces musicales constituent l!ensemble.
Chacune d!entre elles comporte de l!écriture et de l!improvisation.
Le style musical de la totalité de l!œuvre se situe entre le jazz et la musique contemporaine.
Les parties chantées le seront en « Nahuatl», la langue des Aztèques.
En dehors de l!intérêt que constitue le texte fondateur du mythe, j!estime important de faire entendre et
connaître cette langue ancestrale, parlée de nos jours par une faible minorité d!indiens vivant dans la
plus extrême pauvreté, mais garants de la richesse de cette langue.
Les danseurs symboliseront « NANAHUATZIN » et « TECUCIZTECATL », respectivement le soleil et la
lune.
Ils utiliseront une gestuelle contemporaine, pouvant s!inspirer notamment des formes des glyphes.
Extrait du mythe du soleil et de la lune
Aux temps primitifs de l!humanité étaient le chaos et les ténèbres.
Tel est le début de la mythologie aztèque.
Les Dieux vivaient mêlés aux humains.
Ils décidèrent d!inventer la lumière.
Ils se réunirent et tinrent conseil à TEOTIHUACAN.
TECUCIZTECATL se proposa pour devenir le Soleil. Sa force et sa détermination furent convaincantes
pour les Dieux.
Pour cela il devait se précipiter dans le feu ardent, entretenu quatre jours durant.
L!assemblage de pierres sur lequel on apporta le bois destiné au bûcher pris le nom de TEOTEXCALLI,
le rocher divin ou le grand foyer.
Au moment décisif, TECUCIZTECATL hésita longuement pour finalement refuser de sauter dans le feu.
Les Dieux demandèrent alors à NANAHUATZIN, timide et d!aspect moins volontaire de remplacer
TECUCIZTECATL.
NANAHUATZIN se présenta devant le brasier et s!y précipita sans hésiter. Il disparut dans les flammes.
Voulant honorer les Dieux, TECUCIZTECATL se jeta à son tour dans le feu.
C!est ainsi que NANAHUATZIN devint le Soleil et TECUCIZTECATL la Lune.
L!un et l!autre brillaient de la même façon, sans mouvement.
«Le Soleil est immobile. Comment allons-nous vivre ? » dirent les Dieux.
« Pour que vive le peuple, il nous faut tous mourir. »
Ce fut la tâche d!EHECALT le vent, de tuer les Dieux.
Puis il se précipita en soufflant avec la plus grande violence et alors seulement le Soleil se mit en route.
Mais la Lune ne bougea pas et ce n!est que quand le Soleil eut disparu au couchant qu!à son tour la
Lune s!avança.
En premier vient le Soleil, qui fait se dérouler la journée ; et la Lune assume le travail nocturne, elle
travaille la nuit.
Mise en scène
Jean-Pierre Jullian a imaginé une transposition spectaculaire où la musique, la danse et la lumière sont
les acteurs inspirés du mythe.
Il ne s!agit pas d!illustrer cette histoire.
Il n!y aura aucun texte dans le spectacle, seuls les chants en nahuatl seront entendus.
Les composantes essentielles seront reprises et transposées dans une scénographie de lumières et une
chorégraphie basée sur les différentes énergies en jeu dans ce mythe.
Cette histoire se décline en trois tableaux :
Dans le premier, le chaos, les ténèbres et la peur générée par la pénombre sont les dominantes des
relations entre les danseurs et les musiciens. L!ambiance plutôt sombre est traversée par des éclairs
aveuglants.
L!énergie de la danse est brutale et heurtée, les rapports sont chaotiques.
Dans le deuxième tableau, les Dieux ont créé le Soleil et la Lune mais ils sont immobiles dans le ciel. La
lumière est aveuglante. Les corps des deux danseurs sont écrasés et mis à nu par la luminosité.
Ils sont attirés l!un vers l!autre mais se repoussent. Leurs rapports sont distancés, impossibles.
Tout est exposé, saturé, desséché par la lumière trop violente.
Le troisième tableau est celui de l!harmonie, de l!alternance de l!ombre et de la lumière.
La danse devient ample, ronde. Les corps se complètent, les gestes se trouvent et le calme peut naître
dans l!évidence.
Dans le mythe aztèque, les Dieux doivent mourir pour devenir le vent qui fera tourner la lune et le soleil.
Alors il y aura un jour et une nuit.
Biographies
JEAN-PIERRE JULLIAN, COMPOSITEUR, BATTEUR.
Son travail se constitue depuis plusieurs années dans une recherche musicale approfondie, entre jazz et
musique contemporaine, dans laquelle la composition la plus rigoureuse et l!improvisation entrent en jeu.
Les thèmes de ses travaux s!inspirent de mythes, à la fois connus et complexes comme AGHIA TRIADA
pièce musicale sur le thème du taureau crétois (1998) OPUS INCERTUM ON C, inspirée du Carmen de
Bizet, hommage à la course camarguaise et au raseteur Christian Chomel (2002), ou encore GRAIN DE
LUNE ou MINOSTERE parmi les exemples les plus récents. Il a bénéficié à plusieurs reprises de l!aide
de la DMDTS au titre de la commande d!Etat. Il travaille régulièrement en collaboration avec les secteurs
de la danse contemporaine ou encore le théâtre. Interprète, il travaille en collaboration avec des
musiciens comme Stephan Oliva, Claude Tchamitchian, Thierry Madiot, Régis Huby, Rémi
Charmasson…
CHRISTINE ROILLET, COMEDIENNE, DANSEUSE ET METTEUR EN SCENE
Elle a fondé la Compagnie VERTIGO après avoir travaillé en tant que danseuse et chorégraphe avec
Merce Cunningham à New-york, Alvin Nikolaïs, Susan Buirge, Quentin Rouillier et Dominique Petit.
Comédienne, après avoir travaillé avec Jean-Marie Madeddu, entre autres, elle crée VERTIGO et de
nombreux spectacles en direction du jeune public parmi lesquels La Barbe Bleue conte musical et
théâtral en 2005, Toi et Moi, L!éloge de l!amitié spectacle chorégraphique et musical en 2003. Même la
nuit sa dernière création « tout public » en 2007, est écrite sur des textes d!Agota Kristof avec Claude
Tchamitchian.
© Claude DINHUT
VALERIE MOREL, VOIX
Menant parallèlement une mission d!enseignement de haut niveau, elle travaille également en
collaboration avec de nombreux ensembles musicaux, dans les domaines de la musique classique :
Orchestre de Toulouse, sous la direction de Michel Plasson, jazz : membre fondateur du quatuor de Jazz
vocal a cappella Les Grandes Gueules (Grand Prix du concours national de Jazz de la Défense) trio
vocal féminin a cappella Scatsy, ou musique contemporaine, soliste au sein de créations originales, ou
encore en collaboration avec l!ensemble MC2, et membre de collectifs de musique improvisée. Elle
collabore également au spectacle Les Phéniciennes d!Alain Joule, produit par le CIAM de Toulouse.
LIONEL GARCIN, SAXOPHONES ALTO ET BARYTON
Au fil des rencontres Lionel Garcin a travaillé du solo au grand ensemble avec Barre Phillips, Claude
Tchamitchian, Alain Joule, Jean-Pierre Jullian, Christine Wodrascka, Marc Siffert, Raymond Boni,
Isabelle Duthoit, Guillaume Orti, Denis Fournier, Jean-Luc Cappozzo, Bernard Santacruz, Patrice Soletti,
Aurélien Besnard, Remi Charmasson, Frank Lowe… ainsi que pour le théâtre (Jean-Claude Giraudon,
Thierry Zinn) ou la danse (Mitia Fedotenko, atelier de recherches chorégraphiques de Royaumont avec
le slameur Frédéric Nevcheirlian). On peut le retrouver actuellement en solo, ainsi que dans le New
Lousadzak de Claude Tchamitchian, avec Raymond Boni, Alain Joule, Les dieux doivent mourrir de
Jean-Pierre Jullian, L!atelier bleu-bœuf avec Barre Phillips, Emilie Lesbros et Charles Fichaux ou encore
dans le quartet+ de Denis Fournier, ou en trio avec Emmanuelle Guigues (viole de Gambe) et la
chanteuse Syrienne Noma Omran.
© Claude DINHUT
DANIEL MALAVERGNE, TUBA
Après un travail dans le domaine des musiques traditionnelles aux côtés de Patrick Vaillant, Riccardo
Tesi et Miquèu Montanaro il rejoint le théâtre avec la compagnie Carcara, le Théâtre de la Palabre et
encore le Cirque en Kit. Membre de la Compagnie Musica Brass, il participe aux spectacles : L!avantGarde Républicaine, Embrass!Moi, L!écume des rues, La Ballade musicale, Les chants de Louis, Le
grand déménagement, etc. Il travaille très régulièrement avec des musiciens comme Michel Marre, la
Cie Bernard Menaud. Il participe à la création du Chin na na poun (texte de Victor Gélu avec Patrick
Vaillant et Manu Théron). Partenaire régulier de Jean-Pierre Jullian et Claude Tchamitchian, il a entre
autre participé au disque Human Songs (label Émouvance).
GUILLAUME SEGURON, CONTREBASSE
Après une formation sous la direction de Bernard Cazauran et Jean-François Jenny-Clark. il rencontre le
compositeur-percussionniste Alain Joule avec lequel il participe à la création des Phéniciennes. Suivent
d!autres créations pour le théâtre et la danse avec le compositeur Bruno Bianchi et le danseur Jean
Rochereau avec le monde du théâtre et de la danse avec qui il œuvre très régulièrement, avec entre
autres Albert Simon et Geneviève Sorin. Il joue dans l!orchestre réuni à l!initiative de l!AJMI autour de
Louis Sclavis pour la création de Passades dans le cadre d!une résidence de création; le quartet The
mystery of songs de Rémi Charmasson avec Gerry Hemingway et Mat Manéri, avec également Anthony
Ortega, François Raulin, Stephan Oliva ; il présente à l!AJMI une création autour du groupe The Police,
fonde le groupe Give us the title, et participe aux trios et grand ensemble Artlongo de René Bottlang,
ainsi qu!à L!orchestra frisante de Gérard Pansanel et Claude Barthélémy.
NATHALIE GALOPPIN, DANSEUSE
Formation approfondie en danse classique, puis techniques contemporaines, dans la région centre et
Paris, complétée par différentes approches en Danse-Théâtre, Voix-Mouvement et Kinésiologie. À partir
de 1987, à Montpellier, elle se concentre sur l!enseignement proposé par B. GLANDIER, S. GIRON, R.
CIOFFI (Cie BAGOUET).
D!autres rencontres ont été importantes dans son parcours, notamment celles qui l!ont amené à suivre
les enseignements de : H. DIASNAS, H. CATHALA, Y. LHEUREUX et J. HAMILTON.
MITIA FEDOTENKO, DANSEUR, CHOREGRAPHE.
C'est à Moscou qu'il fait ses premiers pas en danse contemporaine avec la chorégraphe Antonina
Krasnova. Il continue sa formation en France d!abord au CNDC à Angers, ensuite, au CCN de
Montpellier, sous la direction de Mathilde Monnier, où il suit la formation EX.E.R.CE. Entre 1997 et 2003,
il collabore, successivement, en tant qu!interprète avec Hélène Cathala, Fabrice Ramalingom, Laurent
Pichaud, Didier Théron, Urs Dietrich, Serge Campardon, Julie Brochen et Mathilde Monnier. La pièce
Monologue à deux voix, créée à Moscou en 1996, est sa première expérience en tant que chorégraphe.
En 1999, il fonde la Compagnie Autre MiNa à Montpellier. Dans ce nouveau cadre, il créé le duo Les
verstes et les distances (1999) en étroite collaboration avec Natacha Kouznetsova, suivront Orgasmania
(2001), Goccia (2002), Par delà… le temps (2004), Comme au cinéma (2004), Sol!o pluriel (2005),
Architecture vive (2006), Sol'o pluriel et un peu plus (2007), Proschééé (2007). Après Contrecoup (2004) et
Sans retour (2006) Mitia Fedotenko continue à travailler avec François Verret dans Ice (2007). Depuis
2007, il est artiste associé au projet de Laboratoire Européen de Recherche Artistique de François Verret.
Avec le musicien et compositeur Jean-Pierre Jullian, plus de dix ans de complicité au travers de leur art,
les conduisent à créer, en 2007, un Festival en pleine nature Les Promenades, au Mas Dieu à Montarnaud
(Hérault).
Fiche technique :
Coproduction :
L'AJMI, Association pour le Jazz et la Musique Improvisée, est une scène de musiques
actuelles, née en 1978 à Avignon. Reconnue internationalement, elle accueille en concerts les
meilleurs musiciens du monde entier, connus ou pas encore. Elle défend l'image d'un jazz
actuel, créatif et dynamique, en constante évolution.
Depuis sa création, l'Ajmi a reçu plus de 1500 musiciens tels que Michel Petrucciani, Louis
Sclavis, Claude Barthélémy, David S.Ware, Claude Tchamitchian, Rémi Charmasson, Joe McPhee, Scott Colley,
David Linx, Sheila Jordan, Marc Ducret...
Au-delà de la diffusion de concerts, l’Ajmi propose de la formation à l’année : Classes de pratique collective (pour
musiciens jeunes professionnels ou amateurs), ateliers vocaux, d’harmonie, de théorie... Stages ponctuels pour
adultes et pour enfants.
L’Ajmi a créé son propre label en 2001 : Ajmiséries, avec 14 CD à ce jour, distribués Integral Distribution.
L’Ajmi sort de ses murs : concerts, festival « Jazz à Saumane » et œuvre toute l’année pour sensibiliser le public
au jazz et à ses valeurs : conférences dans divers lieux et festivals, ateliers et résidences d’artistes en milieu
scolaire, rural et dans les quartiers, programmation dans d’autres lieux...
L'Ajmi est labellisée SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) et elle est membre fondateur de la Fédération des
Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées qui regroupe 24 lieux en France. www.jazzalajmi.com
Structure de production et label de musiques vivantes créée par Claude
Tchamitchian, Émouvance travaille essentiellement sur les musiques
improvisées ainsi que sur les musiques traditionnelles. Le terme de musique
improvisée est assez large. Artistiquement, on peut être assez loin de l’idiome jazz. Il s’agit avant tout d’adhésion
à un état d’esprit : celui du questionnement du musicien sur sa pratique et des réponses qu’il y apporte, de sa
confrontation avec les musiques d’ici ou d’ailleurs.
Dans cette optique, Émouvance s’engage dans des projets de production autour de musiciens avec qui elle
entame une collaboration qui s’inscrit dans la durée. Il s’agit donc d’une communauté de pensée, d’une famille
artistique, qui réunit la création, la diffusion, la production de disques. www.emouvance.com
Institut Supérieur des Techniques du Spectacle, est un centre de formation continue aux
techniques du spectacle vivant. L’ISTS tient à la disposition de ses anciens stagiaires, et de
façon plus générale de tous les professionnels du spectacle vivant, des collectivités
territoriales et des institutions françaises et étrangères, un service d’assistance conseil relatif
à la conception ou à la réalisation de projets touchant aux domaines du spectacle vivant.
L’ISTS est également un centre de documentation et d'information sur les techniques du
spectacle vivant et sur les formations existantes. C’est encore un lieu de réflexion sur la
pratique des métiers techniques du spectacle vivant à la fois au niveau national et au niveau
européen.
La Ville d'Avignon a confié à l’ISTS la gestion des salles Benoît XII et des Pénitents Blancs pour accueillir de
nombreuses manifestations organisées par des associations locales qui y trouvent les espaces scéniques
nécessaires à leurs prestations artistiques. www.ists-avignon.com
Les partenaires