Satellimag - Satellifax

Transcription

Satellimag - Satellifax
Satellimag
Un lundi sur deux, les hommes & entreprises de médias
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005
SOMMAIRE
Zoom France 5 : prête pour la diffusion 24 h / 24
L’organigramme de la chaîne
MOUVEMENTS
A la Une Robert Namias, promu dg adjoint en charge de l’information de TF1
Frédéric Chevit chez AB Groupe
Jean Stock consultant pour Euro 1080. Des personnalités sur Direct 8
Diffuseurs Luc Lapeyre, Gilles Boyer, Patrick Knaff, Laure Adler
Réorganisations internes : direction de la communication de M6,
secteur des opérations spéciales de France 2
Presse TV médias Carole Villevet, Bénédicte Mathieu,
Emmanuel Schwartzenberg, Philippe Larroque
Secteur public Chantal Chambellan Le Levier, Patrick Raude, René Bonnell
Régies & Conseil Luciano Bosio, Eloi Choplin, Frédéric Degouy, Jérôme Philippe
Prestataires Patricia Langrand, Mathias Hautefort, Jean-Pierre Faisan
Org. professionnelles Syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels (Sedpa)
Institutionnel Groupe d’études sur le financement de la production audiovisuelle
page
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Distinctions Lauriers de la radio et de la télévision
Légion d’honneur (promotion de Pâques)
13
14
A l’antenne Olivier Minne : retour au théâtre par la production TV
A Dream Prod & le parcours d’Olivier Minne
15
16
Parcours Muriel Réus : com, cinéma, développement durable et TPS
Son parcours & la direction générale adjointe de la communication de TPS
17
18
Interview Daniel Goudineau, « enfant du service public »
Son parcours
19
20
Qui fait quoi ? Morgane Production (Gérard Pont & Gérard Lacroix)
L’organigramme : filiales & dirigeants
Que sont-ils Ariane Carletti : le théâtre, Club Dorothée
devenus ? et la production avec Jean-Luc Azoulay
Annonces Urbavista, Betiz Prod
Dernière minute Jean-Jacques Aillagon, Christophe Fort
Bulletin
d’abonnement
21
22
24
26
26
27
Zoom
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 3
France 5 :
prête pour la diffusion 24 h / 24
Créée il y a plus de dix ans, France 5 affiche aujourd’hui plus de 7 % d’audience moyenne*. Avec l’arrivée
de la TNT, la chaîne cumule une diffusion analogique jusqu’à 19 h en semaine et une diffusion numérique
24 h / 24. Une originalité vécue comme un terrain d’expérimentation. Organigramme et interview du directeur
général p. 19.
DIRECTION COMMUNES FRANCE TÉLÉVISIONS
Président
Marc Tessier
Direction des sports Direction des études
Daniel Bilalian
Rémi Festa
Direction des relations
internationales
François Ferrus
Directeur général
Daniel Goudineau
Direction juridique
Philippe Belingard
Services généraux
Patrick Mulon
Service juridique
Julie Grivaux
Direction financière
Jean-Christophe
Haussemberg
Direction de la communication
Marie-Anne Bernard
Secrétaire général
Kim Pham
Directeur délégué
Stéphane Bondoux
Direction des ressources humaines
Corinne Guis
Direction de l’exploitation
et des techniques
Claude Schiffmann
Directrice générale adjointe
en charge de la stratégie
des antennes
Geneviève Giard
Directeur délégué à
l’administration et à la gestion
François Rougeron
FRANCE TÉLÉVISIONS INTERACTIVE
Directeur général
Laurent Souloumiac
Direction des
actions éducatives
Imad Bejani
Directeur délégué à l’informatique
et aux systèmes d’information
Guy Samy
le site.tv
Directeur délégué à l’exploitation
et aux télécommunication
Gilles Plaideux
Direction de l’antenne
et des programmes
Alexandre Michelin
Directeur délégué à l’ingénierie
et à la maintenance
Jean-Luc Legrand
Unité de programmes
Magazines
et événements
Nathalie Darrigrand
Rendez-vous culturels
et éducatifs
Patrice Grellet
Achats/coproductions
internationales
Ann Julienne
Documentaires
Muriel Rosé
Animation
Céline Limorato
Programmes courts
Marie-Claire Mezerette
Adjoint
Jean-Marc Merriaux
Directrice déléguée
à la programmation
Anita Béthune
Directrice déléguée
à la production
Annick Menthiller
* 7,1 % sur les 4 ans et + pour le mois de mars 2005, chiffre Médiamétrie
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 4
Nominations
à la Une
Robert Namias
promu dg adjoint
en charge de
l’information de TF1
Robert Namias, directeur de l’information de TF1 depuis
1996, a été nommé à compter du 2 avril directeur général
adjoint en charge de l’information de TF1.
Né en avril 1944, Robert Namias est titulaire d’une licence
de lettres et d’un diplôme d’études supérieures de philosophie
(université Paris I Sorbonne). Il débute en 1968 comme
rédacteur et reporter à la rédaction de RTL. L’année suivante,
il rejoint Europe 1, une radio pour laquelle il travaille jusqu’en
1982. Après avoir commencé comme chroniqueur, il devient, en
1970, présentateur de journaux, puis intègre le service politique
en 1971. De 1978 à 1982, il est chef du service société et
rédacteur en chef.
En 1984, Robert Namias quitte la station et devient journaliste
pour un programme médical et une émission politique (Face
à la 3) sur France 3. Parallèlement (1983-1987), il fonde et
dirige la radio locale parisienne 95,2 FM. En 1986, Robert
Namias intègre TF1. Il y est d’abord journaliste pour l’émission
Médecines à la Une (1986), avant de devenir co-producteur de
Santé à la Une jusqu’en 1994. Il est également rédacteur en chef
d’Une première en 1987.
Il rejoint la rédaction en 1990 comme chef du service économie,
vie moderne, arts et spectacles. L’année suivante, il devient
rédacteur en chef du JT de 20 heures (1991-1996) et directeur
adjoint de la rédaction. Il est promu directeur de la rédaction
fin 1992, puis, en juin 1996, directeur de l’information. En
1994, il assume également la présidence de la commission
interministérielle consacrée à la vitesse et à la sécurité routière
qui donne lieu à un rapport publié en décembre 1994. Il devient,
en avril 2003, président du conseil national de la sécurité
routière. Le 2 avril 2005, Robert Namias est donc nommé
directeur général adjoint en charge de l’information de TF1.
Plus de
3 000 noms
Frédéric Chevit
chez AB Groupe
Frédéric Chevit, directeur des sports de France
Télévisions de 2001 à février 2005, a rejoint fin
mars l’équipe de la chaîne numérique terrestre
NT1 (AB Groupe) comme consultant pour les
programmes sportifs. Selon le groupe, il aura
notamment « pour mission de concevoir l’offre
en matière de magazines et de retransmissions
sportives ». Frédéric Chevit s’engage dans cette
mission « avec le souhait de la voir aboutir à la
mise en œuvre de projets ambitieux », indique-t-il.
Né en mai 1952, Frédéric Chevit débute en 1970
comme reporter pour But, bi-hebdomadaire de football.
Trois ans plus tard, il rejoint France Soir en tant que
reporter au service des informations générales puis au
service des sports. En 1976, toujours reporter, il travaille
pour l’hebdomadaire omnisports Sports magazine, avant
de retrouver, la même année, le service des sports de
France Soir. Frédéric Chevit devient pendant quelques
mois en 1980 rédacteur en chef de Goal, un magazine
de football. Il rejoint alors le mensuel Tennis Magazine
dont il devient rédacteur en chef adjoint.
De 1983 à 1986, il quitte la presse magazine pour
l’AFP dont il intègre le desk sports. Puis il est nommé
directeur adjoint des sports du Groupe Canal+, un poste
qu’il occupe pendant 14 ans. Parallèlement, de 1991 à
1996, il est directeur général adjoint de TV Sport (avant
la fusion avec Eurosport) puis d’Eurosport France (alors
codétenue par les groupes TF1 et Canal+). En 2000,
Frédéric Chevit rejoint Equidia en tant que directeur
de la rédaction. L’année suivante, il prend la direction
des sports du groupe France Télévisions, une fonction
qu’il occupe jusqu’en février dernier. Daniel Bilalian lui
succède. Fin mars, il rejoint donc, en tant que consultant
pour les programmes sportifs, AB Groupe.
cités dans Satellimag !
w w w. s a t e l l i m a g . f r
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 5
Diffuseurs / Conseil
Jean Stock consultant
pour Euro 1080
Jean Stock, précédemment secrétaire général de l’UER,
assure en tant que consultant pour Euro 1080 une
mission de conseil non exclusive d’un an, concernant en
particulier les développements en termes de stratégie et
de programmation. Euro 1080 diffuse en Europe la chaîne
haute définition HD1.
Né en 1948, Jean Stock
est
diplômé
du
Centre
international d’enseignement
supérieur
du
journalisme
de Strasbourg. Il débute
en 1967 comme reporter à
Télé-Luxembourg. Dès 1969,
il est chef des informations
de RTL-Radio pour l’Est
de la France, puis devient
également, l’année suivante,
présentateur
du
journal
télévisé. Sept ans plus tard, il
est producteur et réalisateur
de la session de midi de
RTL-Télévision, des fonctions
qu’il conserve jusqu’en 1981.
Il est alors nommé directeur
adjoint des programmes de
la chaîne, puis, en 1984,
directeur des programmes et
de l’information. De 1987 à
1989, Jean Stock participe à
la création de M6 en qualité
de directeur général adjoint
en charge des programmes
et
de
l’information.
En
1989, il devient directeur
délégué pour l’ensemble des
activités télévisuelles de la
Compagnie luxembourgeoise
de
télédiffusion
(CLT).
Parallèlement,
il
est
administrateur délégué de
RTL-TVI. En 1995, il part aux
Etats-Unis pour présider CLTUSA à Los Angeles.
En 1997, de retour en
France, Jean Stock rejoint
Havas en tant que directeur
de l’audiovisuel du groupe
et membre du comité de
direction. Mais dès l’année
suivante, il est nommé pdg
de TV5 Monde et de Canal
France international (CFI).
Parallèlement,
il
préside
Portinvest (bouquet Le Sat en
Afrique, filiale de CFI). En 2001,
Jean Stock est élu secrétaire
général de l’Union européenne
de radio-télévision (UER). A
ce titre, il préside en 2003 le
premier Forum mondial sur les
médias électroniques (WEMF)
à Genève. Le 1er novembre
2004, il annonce sa décision de
quitter son poste de secrétaire
général de l’Union européenne
de radio-télévision (UER), aux
deux tiers de son mandat.
Jean Réveillon, directeur
général délégué et directeur
de l’antenne de France 3, lui a
succédé le 1er février 2004.
Jean Stock a été administrateur
de nombreux diffuseurs, de
sociétés de production (VCF,
MK2, Télé Images). Il a
également participé à plusieurs
organisations internationales :
membre du Conseil des chefs
de délégations de la CTF
(Communauté des télévisions
francophones) de 1984 à
1994, directeur (1991-2004)
et aujourd’hui membre de
l’Académie
internationale
de télévision, d’arts et de
sciences basée à New York.
Jean Stock est aussi, depuis
2001, membre du comité
de direction du festival
audiovisuel italien Eurovisioni.
Installé
en
indépendant
(www.stockmedianet.com),
Jean Stock est donc devenu,
fin mars, consultant pour le
diffuseur Euro 1080.
Des personnalités
sur Direct 8
La chaîne numérique terrestre du groupe
Bolloré (retrouvez son organigramme
dans Satellimag n°13 du 28 mars), qui
a commencé à émettre le 31 mars à
19 h, a recruté plusieurs personnalités
pour animer les émissions de la chaîne.
Parmi celles-ci :
Alexandre Adler, essayiste et historien,
intervient
dans
l’émission
J’aimerais
comprendre, programmée du lundi au
vendredi de 13 h à 14 h.
Erik Orsenna, romancier et académicien,
est l’invité récurrent de deux programmes :
d’une part Solidarités et 2ème chance annoncé
comme « le rendez-vous des acteurs de la
solidarité » et diffusé du lundi au vendredi
de 12 h à 13 h et le week-end de 11 h 30
à 12 h 30, d’autre part Touche pas à ma
planète proposé le samedi et le dimanche de
12 h 30 à 14 h.
Valérie Trierweiler, grand reporter au
service politique de Paris Match, et
Dominique Souchier, animateur de C’est
arrivé demain sur Europe 1, reçoivent au
cours du Grand Huit, chaque dimanche de
20 h à 21 h, un acteur du monde politique ou
une personnalité de la société civile.
François Busnel, directeur de la rédaction
du magazine mensuel Lire, est l’animateurconcepteur du programme Les livres de la 8,
le vendredi de 21 h à 22 h.
Marc Menant, journaliste, romancier et
animateur de Changer de vie et Peuples
oubliés sur Europe 1, présente Nord Sud,
le magazine des produits de grande
consommation issus de l’économie solidaire,
programmé du lundi au vendredi de 10 h 30
à 11 h, ainsi que Solidarités et 2ème chance.
Alain Minc, essayiste, intervient dans Face
à Alain Minc, émission proposée le dimanche
de 19 h à 20 h et portant sur « les thèmes et
tendances de notre époque ».
Philippe Labro, vice-président de la chaîne,
présente Blog-Notes, le mercredi de 20 h à
21 h, une « discussion libre » avec « ses
invités, professionnels ou simples amis ».
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 6
Diffuseurs
M6
NRJ Group
Luc Lapeyre a été nommé le 30 mars
directeur des stratégies d’intégration de NRJ
Group. Il travaille directement avec Jean
Muller, récemment nommé directeur général
commercial France de NRJ Group et président
des régies françaises (voir Satellimag du 28
mars n°13).
Né en 1968, Luc Lapeyre débute en 1992 en régie
radio chez IP (groupe RTL). Six ans plus tard, il
intègre Aegis Media France comme codirecteur
commercial de Carat Sponsorship (partenariat plurimédia, programming). En 2003, Luc Lapeyre est
nommé directeur du développement commercial sur
le pôle Vocation Publics (marketing opérationnel).
Le 30 mars, il rejoint donc NRJ Group en tant que
directeur des stratégies d’intégration.
Sa mission, pour l’ensemble des activités
de la régie (radios nationales et locales,
TV, Entertainment), est d’accompagner les
annonceurs partenaires dans le conseil et la
stratégie, sur les antennes du groupe ou sur
ses événements et opérations spéciales. Luc
Lapeyre assure ainsi, en collaboration avec
l’ensemble des managers et de leurs équipes,
la définition d’offres multi-canaux, tant au niveau
national, régional ou local, le développement
des opérations spéciales média, ainsi que la
création, avec les directions d’antenne, de
nouveaux formats publicitaires.
En bref
France Culture
Laure Adler, directrice de l’antenne de France
Culture, quittera la station à la rentrée de
septembre. La décision de Laure Adler, 55 ans,
est « une décision personnelle qu’elle a prise
en toute liberté et en pleine concertation avec
Jean-Paul Cluzel, pdg de Radio France », a-ton indiqué à Radio France.
Gilles Boyer, précédemment directeur du cabinet
du maire de Bordeaux Alain Juppé, a été nommé
directeur des relations institutionnelles du groupe M6 à
compter du 1er avril. Dans sa nouvelle fonction, Gilles
Boyer est en charge des relations du groupe avec son
environnement public et institutionnel (gouvernement,
Parlement, Union européenne, CSA, etc.).
France 2
Société des journalistes des sports
de France Télévisions (SJSF)
Patrick Knaff, journaliste à France 2, a été élu le 7 mars
président de la Société des journalistes des sports de
France Télévisions (SJSF). Il succède à Laurent Jaoui,
journaliste et chef de la rubrique football à France 2.
Né en octobre 1958, Patrick
Knaff est titulaire d’une
maîtrise de langue et littérature
anglaise et américaine (1983)
et d’une maîtrise d’information
et communication (1984).
Parallèlement à ses études,
il débute en 1983 comme
pigiste généraliste et travaille
notamment pour FR3 Lyon,
FR3 Grenoble, la station
lyonnaise de Radio France et
le magazine national Montagne
de FR3. Tous les étés, il
travaille à Antenne 2 avant d’y
être finalement intégré en juin
1988. Il travaille alors sur les
informations sportives pour le
JT et pour Stade 2. Dans le
même temps, il est notamment
responsable du ski alpin. De
1992 à 2000, il se spécialise
dans les sports équestres.
Patrick Knaff suit également
une carrière de sportif de haut
niveau amateur dans le ski. Il
est aujourd’hui commentateur
des sports d’hiver et de la
gymnastique,
également
spécialisé dans les sports
mécaniques et les sports
extrêmes. Le 7 mars dernier,
il a donc été élu président de
la Société des journalistes des
sports de France Télévisions
(SJSF).
La Société des journalistes des sports de France
Télévisions est une association loi 1901 créée en juin
2004. Son bureau, composé paritairement de représentants
de France 2 et de France 3, est élu par la rédaction des
journalistes des sports des deux chaînes. Un second vote
permet de désigner le président. La durée des mandats n’est
pas limitée. La démission du bureau et du président Laurent
Jaoui fin février a entraîné une nouvelle élection. Le bureau
de la SJSF est actuellement composé des journalistes
Thierry Adam (France 3), Alexandre Boyon (France 2),
Philippe Lafon (France 3), Arnaud Roméra (France 3),
Nicolas Vinoy (France 2) et Patrick Knaff (France 2).
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 7
Diffuseurs
Réorganisations internes
M6
Direction de la communication
Le groupe M6 a procédé à une réorganisation de la direction de la communication du groupe effective le 23 mars.
Myriam Multigner, directrice de la communication, et Frédéric Souplet, son directeur adjoint, s’appuient désormais
sur six responsables :
Florence Moizan est en charge
de la communication corporate du
groupe, des filiales et des chaînes
thématiques. Carine Prudhomme
reporte à Florence Moizan pour
la gestion de la revue de presse
et l’alimentation de l’espace
communication de l’intranet.
Mathilde Ordas, en charge de la
communication des programmes
et
plus
particulièrement
de
l’information, des magazines et
des sports, est appuyée par MarieCatherine Levrault, Stéphanie
Chérond et Mélanie Tresch,
attachées de presse.
Philippe Holl, en charge du
bulletin des programmes et de la
permanence des week-ends, est
assisté de Julie Maquenhem ainsi
que d’Amandine Garnier et Julie
Gautron, en alternance durant les
week-ends.
Jérémy Guyot, en charge de la
communication des programmes
et plus particulièrement des
divertissements, de la fiction et
de la jeunesse, est appuyé par
Delphine Schroeder, Caroline
Luca et Hélène Jouannet,
attachées de presse.
Jean-Luc Pariente est en charge
du service photo du groupe M6. Il
est toujours secondé par Patricia
Macchini et Sandrine Le Nea.
Nathalie Poulain est en charge
de la promotion et de la publicité.
Elle est accompagnée de Jérôme
Gogué et Julie Szerzantowicz,
chargés de promotion et de
publicité.
Enfin, Marc Migliorati assiste la
directrice de la communication
et Monique Cassan assure
l’assistanat administratif de la
direction de la communication.
France 2
Secteur des opérations spéciales
A la suite du départ à la retraite de Betty Durot, ancienne responsable du secteur opérations exceptionnelles,
émissions religieuses et programmes courts de France 2, la chaîne a décidé début avril de scinder ce secteur en
trois entités distinctes :
Sylvie Faiderbe, actuelle responsable
des
opérations
exceptionnelles
et notamment du Téléthon, prend
la responsabilité de la totalité des
opérations exceptionnelles comme les
grands directs ou les opérations comme
celles qui ont été organisées lors du
60ème anniversaire du Débarquement.
Stephen Harlé, directeur
artistique
de
l’antenne
de
France 2,
prend
la
responsabilité
des
programmes courts en liaison
avec la régie publicitaire,
France Télévisions Publicité.
Laure Baudoin se voit confier
le pôle spécifique créé pour les
émissions
religieuses.
Laure
Baudoin s’était précédemment
occupée de production et de
programmes au sein de la chaîne.
Ces unités sont placées sous la responsabilité de trois personnes différentes mais restent sous la responsabilité
ultime du directeur des programmes, Yves Bigot.
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 8
Presse TV & Médias
Prisma Presse
Le Monde
Télé 2 Semaines
Carole Villevet, précédemment rédactrice en chef adjointe de Télé 2
Semaines (Prisma Presse), a quitté ses fonctions le 11 mars. Son poste est
actuellement vacant.
Née en 1965, Carole Villevet est
titulaire d’une double maîtrise de lettres
modernes spécialisées (1985, Paris IV
Sorbonne) et de techniques et langage
des médias (1986, Paris IV Sorbonne).
Elle débute en septembre 1986 comme
rédactrice dans l’agence de presse
Approche, dirigée par Martin Even et
spécialisée sur les médias. Deux ans
plus tard, elle devient rédactrice au Film
français. Pendant huit ans, elle prend en
charge le développement de la rubrique
télévision et la réalisation des dossiers et
études autour de la télévision.
En août 1996, Carole Villevet rejoint
La Lettre de l’audiovisuel en tant que
rédactrice en chef. Encadrant une
équipe de quatre collaborateurs, elle
développe le portefeuille d’abonnés
et met en place une nouvelle formule
faisant évoluer la publication d’une
périodicité bi-hebdomadaire à une
diffusion quotidienne par fax. Au
printemps 1998, elle intègre le groupe
Emap en tant que rédactrice en chef
adjointe puis, en 2000, rédactrice en chef
de Broadcast, hebdomadaire destiné
aux professionnels de l’audiovisuel.
Elle supervise alors une équipe de 14
personnes et d’une vingtaine de pigistes,
assure la mise en place d’une nouvelle
formule en mars 2002 et participe au
développement de produits dérivés et de
partenariats.
En janvier 2003, Carole Villevet retrouve
Le Film français en tant que rédactrice
en chef adjointe, un poste qu’elle occupe
durant 16 mois. En mai 2004, elle est
nommée rédactrice en chef adjointe
de Télé 2 Semaines, quinzomadaire
TV lancé quatre mois plus tôt par le
groupe Prisma. Encadrant une équipe
de 45 personnes, elle assure le suivi
du calendrier rédactionnel et du rendu
des articles et s’occupe des relations
institutionnelles avec les chaînes de
télévision. Le 11 mars, elle quitte donc le
groupe Prisma Presse.
En bref
Bénédicte Mathieu, précédemment
journaliste
au
service médias du Monde,
a rejoint le 2 mars Le
Monde des livres. Elle n’est
pas remplacée dans sa
précédente fonction.
Née en 1965, Bénédicte
Mathieu est diplômée du Centre
de formation des journalistes
(promotion 1988). A sa sortie du
CFJ, elle commence sa carrière
par plusieurs stages : à RTL puis
au service enquêtes et reportages
de TF1. Elle est pigiste pour des
radios locales privées, pour
RTL et travaille avec l’agence
de presse Approche dirigée par
Martin Even. Bénédicte Mathieu
rejoint Le Monde en avril 1989
en intégrant le service culturel.
Trois ans plus tard, elle passe au
service des sports et couvre les
jeux Olympiques de Barcelone,
Atlanta et Sydney, ainsi que le
tennis (Coupe Davis, tournois
du grand chelem, Fed Cup). En
septembre 2001, elle intègre
l’équipe des médias (audiovisuel
public, TNT, institutionnel) pour
un peu plus de trois ans. Le
2 mars, elle rejoint donc Le
Monde des livres.
Le Figaro
Emmanuel Schwartzenberg, rédacteur en chef
médias du Figaro, a quitté le quotidien le 1er avril,
en raison de la réorganisation de la rédaction
du quotidien annoncée début mars par Nicolas
Beytout, directeur de la rédaction du Figaro. Dans la
nouvelle configuration, Emmanuel Schwartzenberg
devenait l’adjoint de Rémi Godeau, nouveau
chef du service Technologies de l’informationcommunication.
Emmanuel
Schwartzenberg
était auparavant rattaché directement à Yves de
Chaisemartin, ancien président de la Socpresse et
président du Figaro.
Philippe Larroque, précédemment directeur général
et directeur des rédactions de l’hebdomadaire
Stratégies, remplace, depuis le 4 avril, Emmanuel
Schwartzenberg au Figaro comme rédacteur en chef
des pages Médias et publicité.
A la suite d’Emmanuel Schwartzenberg, Philippe
Larroque prend également la responsabilité de
l’émission hebdomadaire La vie des médias, diffusée
le week-end sur LCI et le dimanche soir sur TF1, et
produite en partenariat avec Le Figaro.
Nous reviendrons sur ces nominations dans un prochain numéro.
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 9
Secteur public
France 5 / RFO / Ina
Chantal Chambellan Le Levier, administratrice
civile, a été nommée, en qualité de représentante
de l’Etat, membre des conseils d’administration
des sociétés nationales de programmes France 5
et RFO et de l’Institut national de l’audiovisuel
(Ina). Elle succède à Frédéric Guin pour les
chaînes et François Baudet pour l’Ina, tous deux
administrateurs civils au ministère des Finances.
Chantal Chambellan Le Levier est chef du bureau
justice, action gouvernementale, médias à la
direction du budget du ministère de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie. Cette nomination
est intervenue par décret du 25 mars publié au
Journal officiel du lendemain.
CNC
France Télévisions /
Radio France
Patrick Raude, administrateur civil, directeur du
développement des médias (DDM), a été nommé, en
qualité de représentant de l’Etat, membre des conseils
d’administration de la société France Télévisions et de
la société nationale de programmes Radio France, en
remplacement d’Alain Seban, précédent directeur du
développement des médias devenu conseiller pour
la culture et les médias à l’Elysée (voir Satellimag
n°12 du 14 mars). Cette nomination est intervenue
par décret du 25 mars publié au Journal officiel du
lendemain.
Commission d’aide au développement de projets
Par décision de Catherine Colonna, directrice générale
du CNC, René Bonnell, directeur de la stratégie des
programmes de France Télévisions jusqu’au 1er octobre
dernier, a été nommé président de la commission d’aide
au développement de projets de longs métrages pour
une durée d’un an. Cette nomination est intervenue
sur décision du 16 mars publiée au Journal officiel du
3 avril.
La commission est composée de membres nommés pour un an :
MEMBRES TITULAIRES
MEMBRES SUPPLÉANTS
Dominique Cabrera, réalisatrice
Aïssa Djabri, productrice
Gaëtan Moisand, consultant
Eric Névé, producteur
Noémie Lvovsky, réalisatrice et actrice
Olivier Delbosc, producteur
L’aide attribuée par cette commission a pour but de soutenir les producteurs « dans la phase d’investissement où
le risque financier est particulièrement élevé ». Sont concernées par cette aide les différentes phases du travail
d’écriture : option et achat de droits d’adaptation cinématographique d’œuvre littéraire ou de scénario original,
écriture et réécriture, recherches et documentation.
Etes-vous cité(e) dans Satellimag ?
R é p o n s e s u r w w w. s a t e l l i m a g . f r
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 10
Régies & Conseil
Publiprint
Luciano Bosio, précédemment directeur général de Carat Expert, a été nommé
directeur des études, marketing et stratégies de Publiprint (régie du groupe
Socpresse) et directeur marketing de la régie du groupe Express-Expansion. Il
prendra ses fonctions en avril.
A ce titre, il sera placé sous la responsabilité de Pierre Conte, président de
Publiprint et dga du groupe Express-Expansion. Il sera membre des comités de
direction des deux groupes et les représentera au sein de plusieurs instances
collectives de la presse. Luciano Bosio managera les équipes marketing des deux
régies et travaillera notamment avec Corinne Pitavy, dga du groupe ExpressExpansion et dg du groupe Côté Maison.
LMDB éditorial
Eloi Choplin, précédemment responsable du business développement des sites
internet de M6, a rejoint fin mars l’agence LMDB éditorial (Laurence Morel et
Dominique Brunel). Responsable du développement, il prend notamment la
direction du pôle promotion et partenariats.
Né en 1977, Eloi Choplin débute en août
1999 à La Cinquième comme chargé
des relations avec les téléspectateurs.
En février 2000, il est promu responsable
adjoint du service des téléspectateurs. Il est
également l’adjoint de Bernard Matignon,
alors responsable de programmes (Les
écrans du savoir, Arrêt sur images, 100 %
questions). En août de la même année, il
rejoint l’équipe internet de M6, auprès de
Nicolas Flachot, alors responsable de
M6.fr. En tant que rédacteur en chef, Eloi
Choplin participe à la coordination des
sites avec les antennes du groupe M6 et
à leur développement via de nouvelles
rubriques, de nouveaux sites et nouveaux
axes éditoriaux (vidéo et chat notamment).
En janvier 2003, il crée le pôle partenariats
au sein de l’activité internet de M6 web.
Chef de produit, il développe notamment
la promotion des loisirs culturels au sein
de M6. Eloi Choplin prend la responsabilité
du business développement des sites
internet de M6 en septembre 2004, tout
en conservant l’activité partenariale sous la
direction de Frank Hennion. En mars 2005,
il quitte donc le groupe pour s’associer à
Laurence Morel et Dominique Brunel
dans l’agence LMDB éditorial. Responsable
du développement de l’agence, il prend
notamment la direction du pôle promotion &
partenariats et conserve dans ses nouvelles
fonctions le développement des partenariats
des sites internet de M6.
Initiative
Frédéric Degouy a été nommé le 29 mars directeur TV du pôle implémentation
(médias) d’Initiative (groupe Interpublic). A ce titre, il encadre une dizaine de
collaborateurs.
Né en 1970, Frédéric Degouy débute en
1992 comme acheteur chez Médiapolis
(groupe Euro RSCG). Deux ans plus tard,
il devient expert pour Initiative Média et
suit notamment les budgets Sega et Yves
Rocher. En 1995, il rejoint le département
marketing et études de France Espace,
la régie de France Télévisions, où il est
chargé de la tarification. Frédéric Degouy
réintègre le secteur des agences médias en
1998, au poste de directeur du département
TV de Médiacom. Il est alors chargé de
budgets tels que le groupe Volkswagen
France, GlaxoSmithkline, Nokia et Levi’s.
Le 29 mars, il retrouve donc Initiative (exInitiative Média) en tant que directeur TV du
pôle médias.
TLR
Associées
Jérôme
Philippe
a été nommé le
21 mars
directeur
commercial de la
régie
Télévisions
locales et régionales
associées
(TLR
Associées). Il s’agit
d’une création de
poste.
Jérôme
Philippe
était
auparavant directeur
commercial de TV
Rennes.
TLR Associées a été
créée à l’initiative
des
sociétés
Socprint (régie du
groupe Socpresse),
Interdéco (régie du
groupe
Hachette
Filipacchi
Média)
et
de
chaînes
locales.
Début
2005, cinq chaînes
locales ont confié la
commercialisation
de
leur
espace
publicitaire extralocal
à TLR Associées :
Télé Lyon Métropole,
Télé
Toulouse,
C l e r m o n t 1 ère,
TV7
Bordeaux
et Nantes 7. Par
ailleurs,
TLR
Associées réfléchit
à un rapprochement
avec l’Union des
télévisions locales
de service public
(TLSP)
pour
fondre leurs offres
respectives.
Mouvements
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 11
Prestataires
Sofratev (TDF)
Viaccess
Patricia Langrand, directrice exécutive de France Télécom, en
charge de la division contenus, a été nommée présidente de Viaccess,
filiale de France Télécom, lors du conseil d’administration de la société
réuni le 29 mars.
Mathias Hautefort, ancien directeur général de Noos, devient dg de
Viaccess. Sur proposition de Patricia Langrand, il succède à JeanPierre Coustel, nommé membre du comité de direction de la division
Agrégation de contenus de France Télécom, chargé de mission
auprès de Patricia Langrand.
Né en 1968, Mathias Hautefort est
X-ENST. Il débute sa carrière en juin
1995 au ministère de l’Économie et
des Finances comme adjoint au chef
de bureau à la direction du Trésor.
De 1997 à 2000, il est conseiller
technique au sein des cabinets de
Christian Pierret (PS), secrétaire
d’État à l’Industrie, ainsi que de
Dominique Strauss-Kahn (PS) puis
de Christian Sautter (PS), ministres
de l’Économie, des Finances et de
l’Industrie. Parallèlement, Mathias
Hautefort
devient
adjoint
au
directeur Aide au développement à
la préfecture de la région Auvergne ;
à ce titre, il est chargé du suivi de
la Banque Mondiale, de la Berd et
des questions liées au nucléaire civil
dans les ex-pays de l’Est. En juin
2000, il rejoint le groupe Suez (pôle
communication) comme directeur
des activités médias. Deux ans plus
tard, il est nommé directeur général
de Noos, une fonction qu’il exerce
jusqu’en septembre 2004. Mathias
Hautefort devient alors conseiller
auprès de Nicolas de Tavernost,
président du directoire du groupe
M6. Lors du conseil d’administration
de Viaccess, le 29 mars dernier, il est
donc nommé directeur général de
cette filiale de France Télécom.
Viaccess, société du groupe France Télécom, est un fournisseur
de solutions pour la télévision numérique à péage et la distribution
sécurisée des contenus. Adossée à la R&D du groupe France
Télécom, sa mission consiste à développer, produire et commercialiser
les systèmes d’accès conditionnels et de Digital Rights Management
(DRM) pour tout type de contenus et de services, quels que soient les
réseaux (satellite, câble, hertzien, MMDS, DSL, mobile…).
Jean-Pierre Faisan, précédemment
directeur régional sud-est de TDF,
a été nommé le 29 mars directeur
général délégué de Sofratev,
filiale de TDF spécialisée dans
le déploiement de réseaux de
télécommunications.
Né en 1964, Jean-Pierre Faisan est
ingénieur X Télécom. Il débute en 1987
chez Satellite Systems Engineering
(Washington DC, Etats-Unis), une
société de conseil, comme ingénieur
stagiaire puis chef de projet. Il rejoint
TDF en 1988 en tant qu’ingénieur pour
les affaires spatiales. Deux ans plus tard,
il repart aux Etats-Unis, chez Intelsat
(Washington DC), comme conseiller
à l’Office of Strategic Planning et aux
Broadcast Services. En 1992, il retrouve
TDF en tant que responsable valorisation
et propriété intellectuelle au centre de
recherche et développement (R&D) de
TDF à Metz (TDF-C2R). Il est promu en
1995 directeur adjoint du centre de R&D
de Rennes puis, en 1997, directeur des
programmes de la direction des services
multimédia, France Télécom R&D. Il
est directeur régional sud-est de TDF
quand il est nommé, le 29 mars, directeur
général délégué de Sofratev.
Sofratev est présidée par Bruno
Bichon, pdg, également directeur
des sites de TDF.
Faites-nous connaître votre actualité
Diffuseurs, producteurs, éditeurs, prestataires, institutionnels,
ainsi que toute organisation impliquée dans le secteur de l’audiovisuel,
votre vie interne nous intéresse. Une promotion ? Un transfert ?
Un départ ? La réorganisation d’un service ?
Autant d’informations que vous devez nous communiquer !
Contactez-nous : [email protected] - fax : 01 73 72 98 34
contact : Anne-Sophie Filhoulaud
tél. : 08 70 73 30 13 (prix d’un appel local) mob. : 06 13 03 69 48
Organisations
professionnelles
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 12
Sedpa
(Syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels)
Lors de l’assemblée générale du 29 mars, le Syndicat des
entreprises de distribution de programmes audiovisuels
(Sedpa) a élu un nouveau bureau.
Par ailleurs, le Sedpa a modifié la signification de son
acronyme de Syndicat européen des distributeurs de
programmes audiovisuels en Syndicat des entreprises
de distribution de programmes audiovisuels. Enfin, le
syndicat a annoncé l’adhésion de France Télévisions
Distribution.
LA COMPOSITION DU NOUVEAU BUREAU :
Frank Soloveicik, président
(Europe Images International / M5)
Frédérik Rangé, vice-président et secrétaire général
(AB International Distribution)
Jean Dufour, vice-président et trésorier
(Ampersand)
Olivier Zameczkowski (Omnitem Communication)
Stéphane Fournier (Télé Images International)
Guy Knafo (10 Francs)
Institutionnel
Groupe d’études
sur le financement de la production audiovisuelle
Initié en mars par Dominique Richard, député UMP du
Maine-et-Loire, le groupe d’études sur le financement
de la production audiovisuelle s’est réuni pour la
première fois le 29 mars. A cette occasion, son bureau
a été constitué :
PRÉSIDENT
Dominique Richard, député UMP du Maine-et-Loire
et rapporteur pour avis
de la commission des Affaires culturelles
sur le projet de loi de finances pour 2005
VICE-PRÉSIDENTS
Pierre-Christophe Baguet,
député UDF des Hauts-de-Seine
Patrick Bloche, député PS de Paris
Frédéric Dutoit,
député communiste des Bouches-du-Rhône
Jean-Claude Guibal,
député UMP des Alpes-Maritimes
Sébastien Huyghe, député UMP du Nord
Didier Mathus, député PS de Saône-et-Loire
Patrice Martin-Lalande, député UMP du Loir-et-Cher
Le groupe d’études sur le financement de la production
audiovisuelle compte 38 autres députés :
Martine Aurillac (UMP)
Patrick Balkany (UMP)
Brigitte Barèges (UMP)
Claude Bartolone (PS)
Jean-Claude Beaulieu
(UMP)
Jacques-Alain Benisti
(UMP)
Josiane Boyce (UMP)
François Calvet (UMP)
Alain Cortade (UMP)
Jean-Michel Couve (UMP)
Olivier Dassault (UMP)
Jean-Pierre Decool (UMP)
Léonce Deprez (UMP)
Philippe Edmond-Mariette
(non affilié)
Francis Falala (UMP)
Alain Ferry (UMP)
Michel Françaix (PS)
Louis Guédon (UMP)
Emmanuel Hamelin (UMP)
Henri Houdouin (UMP)
Edouard Jacques (UMP)
Christian Kert (UMP)
Edouard Landrain (UMP)
Jean-Yves Le Déaut (PS)
Jean Lemière (UMP)
François Loncle (PS)
Muriel Marland-Militello
(UMP)
Philippe-Armand Martin
(UMP)
Jean-Marc Nesme (UMP)
Christophe Priou (UMP)
Frédéric Reiss (UMP)
Dominique Richard (UMP)
François Rochebloine
(UDF)
Jean-Marc Roubaud
(UMP)
François Sauvadet (UDF)
Pascal Terrasse (PS)
Alfred Trassy-Paillogues
(UMP)
Philippe Vuilque (PS)
Prenant acte du « contexte d’évolution technologique qui va bouleverser le paysage audiovisuel (TNT, diffusion sur ADSL et
sur les mobiles, télévision haute-définition…), et de sous-financement chronique de la production audiovisuelle française », le
Groupe d’études entend procéder à une série d’auditions d’organismes institutionnels tels que le CNC et le CSA, de diffuseurs
et des organisations professionnelles du secteur (notamment des producteurs, des réalisateurs, des auteurs, des artistes et des
techniciens).
Distinctions
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 13
Lauriers de la radio et de la télévision
Les Lauriers de la radio et de la télévision récompensent
les meilleurs programmes audiovisuels diffusés entre le
1er janvier et le 31 décembre, ainsi que « les personnalités
dont l’action a contribué à développer la qualité de
l’audiovisuel français ». Sont ainsi décernés un Laurier d’or,
des Lauriers d’honneur et des Lauriers par catégories. La
soirée de remise des Lauriers s’est déroulée le 23 mars au
Sénat.
La cérémonie des Lauriers est issue du Grand prix du comité
français de l’audiovisuel créé en 1995 par le sénateur Jean
Cluzel, ancien rapporteur du budget de l’audiovisuel. En
1998, cette manifestation est reprise par l’un des clubs du
comité, le Club audiovisuel de Paris. Celui-ci assure depuis
la continuité de ces prix sous le nom des Lauriers de la radio
et de la télévision.
LAURIER D’OR
Téléthon, produit par Sylvie Faiderbe,
animé par Sophie Davant,
réalisé par Richard Valverde et Jean-Maurice Ooghe
LAURIER D’HONNEUR
William Karel, documentariste, pour Le monde selon
Bush (Flach Film), en collaboration avec Eric Laurent,
diffusé dans la case Contre-courant présenté par
Stéphane Paoli sur France 2, et pour CIA, guerres
secrètes (Roche Productions) pour Arte.
Pierre Boutron, réalisateur, pour Le silence de la mer
(Expand Drama) pour France 2 et pour Le voyageur
sans bagage (Studio International) pour France 3 et TV5
Patrick Rotman, documentariste, pour Eté 44 et
L’ennemi intime (Kuiv Productions) pour France 3
Alain Rey, journaliste,
pour Le mot de la fin, chronique sur France Inter
Le jury, sous la présidence de Jean Cluzel, membre de
l’Institut, a réuni : Bruno Neil, président du Club audiovisuel
de Paris, Hélène Fatou et Pierre Wiehn, anciens conseillers
du CSA, Philippe Beauvillard, dg de RMC Moyen-Orient,
Jean-Jacques Bernard, critique cinématographique et
audiovisuel (France Inter), Christian Frémaux, avocat, Guy
Girardetti, directeur financier, Jean-Claude Groussard,
directeur de production, Fernand Guiot, acteur, Christian
James, consultant média, Dominique Martin, attachée de
presse, Gilles Miroudot, producteur et Brigitte Schmit,
consultante, ancienne directrice de la communication de
France 2.
L E
P A L M A R È S
2 0 0 4
LAURIER PROGRAMME CULTUREL
Un livre, un jour (France 3) présenté par Olivier Barrot
LAURIER DOCUMENTAIRE
Patrick Jeudy, réalisateur, pour Diên Biên Phu : le rapport
secret (Point du Jour) pour France 3 et pour Robert Capa,
l’homme qui voulait croire à sa légende (Point du Jour)
pour France 5
LAURIER PREMIER ŒUVRE : PRIX MARCEL JULLIAN
Quelques jours entre nous (Links Productions) réalisé par
Virginie Sauveur pour Arte
LAURIER FICTION
Julie, chevalier de Maupin (Alma Productions, Mascaret
Films) réalisé par Charlotte Brandström pour TF1
LAURIER SOCIÉTÉ
Le plafond de verre (Bandits Productions)
réalisé par Yamina Benguigui pour France 5
Jacques Pradel à 8 h 55 sur Europe 1
MENTION au Pensionnat de Chavagnes (Extrabox, Endemol)
réalisé par Pierre-François Glaymann et José Faneco
pour M6
LAURIER JEUNESSE
Zoé Kézako (Sparkling Productions)
réalisé par Fabrice Fouquet pour TF1 d’après les ouvrages
de Véronique Sauquère (éd. Frimousse)
LAURIER PROGRAMME ÉDUCATIF
Le vallon des pins (2P2L)
réalisé par Laetitia Moreau pour France 5
Le monde selon wam
présenté par Isabelle Giordano sur France Inter
LAURIER DIVERTISSEMENT
Caméra Café (Calt Productions) d’après une idée originale de
Bruno Solo, Yvan Le Bolloc’h et Alain Kappauf pour M6
LAURIER DÉCOUVERTE
Un œil sur la planète pour Pourquoi il faut croire en l’Inde,
magazine de Patrick Boitet présenté par Thierry Thuillier
et réalisé par Nicolas Maupied (France 2)
LAURIER PROGRAMME CIVIQUE
Un proc’ de choc (Galaxie Presse),
enquête de Delphine Prunault diffusée dans Reportages
présenté par Claude Carré sur TF1
LAURIER INFORMATION
90 minutes pour Après Arafat : le pouvoir des rebelles armés,
enquête menée par Paul Moreira, également co-réalisateur
avec Daniel Lainé, pour Canal+
LAURIER GRAND REPORTAGE : PRIX PATRICK BOURRAT
Grégoire Deniau pour Traversée clandestine et Dans la
poudrière de Nadjaf, diffusés dans Envoyé Spécial présenté
par Guilaine Chenu et Françoise Joly (France 2)
Distinctions
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 14
Légion d’honneur
promotion de Pâques
AU GRADE DE COMMANDEUR
AU GRADE DE CHEVALIER
par le Premier ministre
Jacqueline Baudrier,
journaliste, ex-présidente de Radio France
par le Premier ministre
Mehdi Charef,
réalisateur de films (notamment Marie-Line en 2000
et La fille de Keltoum en 2001)
par le ministre de la Culture et de la Communication
Gilles Jacob,
président du festival international
du film de Cannes
Claude Lanzmann,
cinéaste (notamment Shoah en 1985
et Sobibor en 2001), écrivain
par le ministre de la Culture et de la Communication
Mireille Darc,
comédienne, photographe, réalisatrice
Catherine Colonna,
directrice générale du CNC
François Ferrus,
directeur des relations internationales
de France Télévisions et secrétaire général de la
communauté des télévisions francophones (CTF)
AU GRADE D’OFFICIER
par le ministre de la Fonction publique et de la
Réforme de l’Etat
Charles Villeneuve,
directeur des sports de TF1,
directeur de productions (Tap, filiale de TF1)
par le ministre de la Culture et de la Communication
Francis Girod,
cinéaste, producteur, réalisateur
(notamment La banquière en 1980,
Le bon plaisir en 1984,
Mauvais genres en 2001
ou encore, pour France 3,
Le pays des enfants perdus en 2003),
Vos offres d’emploi
adressées à
Ivan Levaï,
journaliste
Jean-Dominique de La Rochefoucauld,
réalisateur (notamment de plusieurs
productions Telfrance : certains épisodes de PJ
et le téléfilm La faux diffusé sur Arte en janvier 2004),
cinéaste, auteur
Alain Metternich,
pdg de Di Group (Radio Classique,
Le monde de la musique)
Claude Miller,
réalisateur de films (notamment
La petite voleuse en 1988, La classe de neige
en 1998, La petite Lili en 2003 ou encore, pour Arte,
La chambre des magiciennes en 2000), producteur
(Les films de la Boissière)
18 000 destinataires
Diffusez vos offres d’emploi dans le prochain numéro de Satellimag,
à paraître le 25 avril, et via la liste de diffusion des alertes de Satellifax.
Contact : Véronique Olasz - [email protected] Tél : 01 40 29 47 48 - Fax : 01 73 72 70 36
A l’antenne
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 15
Olivier Minne :
retour au théâtre par la production TV
38 ans, 15 ans de carrière et une traversée du désert. Olivier Minne revient aujourd’hui à sa passion
première, le théâtre, via la production TV. Le 18 avril, il fera monter sur les planches – mais pour le petit
écran – 30 animateurs de France 2 qui joueront Un fil à la patte de Feydeau. Récit.
Par goût, Olivier Minne souhaite
se tourner vers la comédie, mais il
s’engage d’abord dans une formation
universitaire de philologie romane et
lettres classiques. « Il fallait rassurer
la famille même si je me sentais déjà
vibrer pour l’art dramatique. Ces
deux années de fac m’ont structuré
intellectuellement », reconnaît-il aujourd’hui. Avec les études viennent les
premiers stages et jobs d’été, dans
des ministères et des entreprises,
puis, en 1988, à RTL Télévision. « Je
travaillais au bureau de Bruxelles pour
les décrochages d’info locale et parfois
au Grand-Duché de Luxembourg. » Il y
est machino puis assistant décorateur
et continue à vouloir se former comme
comédien. « Je pensais être auditeur
libre au conservatoire : j’ai écrit un petit
mot à Michel Bouquet pour savoir si je
pouvais venir l’observer. » L’acteur lui
répond qu’il a cessé de dispenser des
cours, mais l’encourage à persévérer :
« Croyez-y avec ténacité et foi »,
recommande-t-il. Olivier Minne finit
d’ailleurs par postuler au conservatoire
de Paris – « la seule formation
gratuite ! » – et devient, le temps du
premier tour de sélection, Cléante dans
L’avare de Molière. « Mais au second
tour, Jacques Lassalle et quelques
autres éminents professeurs m’ont
recalé. »
Parallèlement, Olivier Minne entre
comme « homme à tout faire » à
Antenne 2. Il travaille pour le service de
la gestion et de la communication, sous
la direction d’Anne-Marie Tournier
qui gère également les budgets de la
fiction jeunesse. « J’ai connu tous les
services de la maison : le desk avec son
vieux téléscripteur, les grandes règles
en métal pour déchirer proprement
les dépêches, les permanences avec
sac de couchage la nuit… ». A la
même époque, Jacqueline Joubert,
responsable des fictions jeunesse,
a été mandatée par la directrice des
programmes Eve Ruggieri pour recruter
de nouvelles speakerines, « un domaine
A Dream Prod
Société de production créée en janvier 2004 par Olivier Minne avec A Prime
Group (Dominique Ambiel) à 50 / 50.
La première production : la captation le 18 avril au Théâtre des Variétés d’une
représentation de la pièce de Feydeau, Un fil à la patte, où tous les rôles sont
tenus par des animateurs de France 2. La distribution réunit Thierry Beccaro, Eve
Ruggieri, Marie-Ange Nardi, Michel Drucker, Bernard Pivot, Patrice Laffont,
Jérôme Bonaldi, Sophie Davant, Tex, David Martin, Nelson Monfort, Eglantine
Emeyé, Sarah Lelouch, Valérie Maurice, Gérard Holtz, Rachid Arhab, Ness,
Igor et Grichka Bogdanoff, Valérie Payet, Stéphane Thébaut, Pierre Mathieu,
Françoise Laborde, Bertrand Renard, Isabelle Martinet, Laurent Romejko,
Laurent Broomhead, Nathalie Rihouet et Olivier Minne. La mise en scène est
signée Francis Perrin, la réalisation Bernard Flament (déjà réalisateur de certains
numéros de Fort Boyard), les costumes par Bernadette Villard, les décors par
Stéfanie Jarre et la direction artistique par Jean-François Varlet. La captation
de cette unique représentation donnera lieu à une diffusion en prime time sur
France 2.
Les projets : « des opérations spéciales, dans le domaine du divertissement, aussi
atypiques que Le fil à la patte », il est ainsi question d’un magazine sur les coulisses
d’une troupe de théâtre et d’une série de docu-fictions autour du paranormal.
que Jacqueline connaissait bien pour
avoir été la première à annoncer les
programmes ». Fin février 1990, Olivier
Minne se voit proposer un CDI au sein
du même service mais son ambition
de comédien le fait hésiter. AnneMarie Tournier le recommande alors
à Jacqueline Joubert qui ne cherche
pourtant que des femmes. « J’ai fait
cinq essais plus mauvais les uns que
les autres. A la sixième tentative, c’est
le trou noir ! J’ai improvisé jusqu’à
retrouver mes esprits. Etonnement,
Jacqueline Joubert a aimé et Eve
Ruggieri accepté. Quelques semaines
plus tard, je faisais ma première
annonce. »
Le « speakerin fou »
Les trois ans qu’Olivier Minne passe
comme speaker sont ponctués de
convocations à la direction de l’antenne
et de la programmation. L’incident le
plus important intervient quand Olivier
Minne se présente torse nu devant la
caméra. Le lendemain, les plaintes
affluent avenue Montaigne. « Le chef
de chaîne à la régie finale a été d’une
solidarité extraordinaire. La direction
lui avait demandé le parallèle antenne,
la copie de ce qui avait été diffusé la
veille. Il m’a alors appelé pour que
nous tournions une nouvelle version de
l’annonce dans laquelle je portais cette
fois un tee-shirt ! Nous avons dit que les
téléspectateurs s’étaient trompés… ».
Michel Denisot, alors producteur et
présentateur de La Grande famille sur
Canal+, le surnomme le « speakerin
fou ».
Matin Bonheur en 1994
A défaut de pouvoir passer des castings
pour le théâtre – l’image du petit
écran le marque déjà –, Olivier Minne
persévère à la télévision. « Monique
Cara, qui produisait les programmes de
la matinée sur Antenne 2, m’a proposé
des chroniques dans Matin Bonheur • • •
A l’antenne
• • •
que présentait alors Lionel
Cassan. Je l’ai vu comme un moyen de
renouer avec le journalisme, une activité
que j’avais un peu pratiqué à 18 ans en
rédigeant des piges pour un magazine
belge. » Ses apparitions sur le petit
écran se multiplient : il co-présente
avec le sociologue Dominique Wolton
une série d’émissions de décryptage de
l’image, initiée par le Centre national
de
documentation
pédagogique
(CNDP) et diffusée le matin sur FR3.
Sur la même chaîne,
il anime pendant deux
ans Génies en herbe,
une production FR3
Strasbourg, puis Les
mondes
fantastiques
(Tilt) et, en 1994, prend
les rênes de Matin
Bonheur produite en
interne à France 2. Il s’y
sent libre. Une liberté qui
lui vaut un avertissement pour s’être
ému en direct de l’impossibilité qui lui a
été donnée de présenter à l’image le CD
d’un artiste. « Après plus de trois ans,
je m’essoufflais un peu et j’ai manifesté
le désir d’arrêter, ce qui a surpris JeanPierre Cottet, à l’époque directeur de
l’antenne. » Olivier Minne reste aux
commandes du Cercle de minuit (qu’il
coproduit avec Thérèse Lombard). En
janvier 1998, il part à l’étranger pour
tourner une série de dix prime time de
vulgarisation scientifique, Les nouveaux
mondes (Gédéon Programmes), diffusés
pendant l’été 1998. « Nous avions
un budget qui paraîtrait aujourd’hui
ridicule : 700 000 F par soirée. » Le
programme est un échec d’audience.
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 16
savoir sur La Cinquième. » L’aventure
dure quelques mois et c’est le retour au
chômage. Et le début de la musculation :
« Certains sombrent dans la boisson,
j’ai préféré travailler sur moi. »
Los Angeles et le retour
Début 2002, il veut changer d’air et part
à Los Angeles. Quelques jours avant de
partir, sur l’insistance de Dominique
Ambiel, président du groupe Expand
Images, il a passé quelques essais pour
un jeu sur France 2, « mais
sans le moindre espoir,
pour me dire que j’aurais
tout essayé avant de quitter
ce milieu ». Quelques mois
plus tard, fin octobre 2002,
on propose à Olivier Minne
de présenter La cible. « Je
suis d’abord parti dans
un grand éclat de rire.
Puis mes proches m’ont
encouragé à accepter l’offre, avec l’idée
que je pourrais toujours enregistrer
En plein
succès, Olivier
Minne décide
d’arrêter Matin
Bonheur.
TF1 avant le désert
En septembre 1998, Olivier Minne n’est
plus sur la grille de rentrée de France 2.
Il part à la concurrence, sur TF1, pour
co-animer deux numéros d’Attention,
les enfants regardent (Glem, Starling)
avec Laurent Mariotte et Stéphane
Bouillaud. Suivent un recentrage sur
sa vie personnelle et de longs mois
sans activité professionnelle. « Puis
Jean Mino, directeur général de La
Cinquième, qui avait été le directeur de
la programmation de Antenne 2 lors de
mon arrivée sur la chaîne en 1990, m’a
appelé pour présenter Les écrans du
pendant une semaine et repartir les
cinq semaines suivantes aux EtatsUnis. » En janvier 2003, La cible est
mise à l’antenne, quelques semaines
avant qu’on lui propose Fort Boyard
(Adventure Line Productions).
L’année
suivante,
début
2004,
Dominique Ambiel, alors conseiller
en communication du Premier ministre
l’encourage à créer une structure. A
Dream Prod voit ainsi le jour, détenue
à parité par Olivier Minne et A Prime
Group (Tarak Ben Ammar, Dominique
Ambiel, Jean-Luc Azoulay). Le premier
projet d’Olivier Minne est la création puis
la captation d’Un fil à la patte, une pièce
de Feydeau jouée un seul soir par un
casting issu de France 2 (voir encadré).
L’animateur se donne ainsi les moyens,
en tant que producteur, de porter les
caméras sur les planches et dans les
coulisses des théâtres. Un retour aux
sources en somme.
Olivier Minne en dates
Naissance le 18 mars 1967 à Bruxelles
Deug de philologie romane et lettres classiques
1986-1987 : « homme à tout faire » à RTL Télévision
1987-1988 : assistant cadreur et machiniste à RTL TVI
janvier 1990 : « homme à tout faire » à Antenne 2
1990 : candidat au concours du conservatoire de Paris
1990-1993 : speaker sur Antenne 2
1990-1993 : chroniqueur dans Matin Bonheur (prod. Monique Cara, Antenne 2)
1990-1992 : co-présentateur avec Dominique Wolton de l’émission du CNDP pour
FR3
1991-1993 : Génies en herbe (production FR3 Strasbourg)
1992-1994 : Les mondes fantastiques (Tilt, France 3)
1994-1997 : Matin Bonheur (prod. France 2)
1997 : Jeux sans frontières (produit par Pierre Morel, France 2) avec Jean Riffel ;
Farce Attack (produit par Jean-Yves Robin, France 2)
1997 : Le cercle de minuit (coproduit par Olivier Minne et Thérèse Lombard,
France 2)
1998 : Mission Pirattak (Adventure Line Productions, France 3)
1998 : Les Nouveaux mondes (Gédéon Programmes, France 2)
1999 : Attention, les enfants regardent (Glem, Starling, TF1) avec Laurent Mariotte
et Stéphane Bouillaud
2000-2001 : Les écrans du savoir (Paf, La Cinquième)
depuis janvier 2003 : La cible (A Prime Group, France 2)
depuis juin 2003 : Fort Boyard (Adventure Line Productions, France 2) avec Sarah
Lelouch
janvier 2004 : création de A Dream Prod, filiale d’A Prime Group
avril 2005 : première production avec la captation de la pièce Un fil à la patte de
Feydeau pour France 2
Parcours
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 17
Muriel Réus :
com, cinéma, développement durable et TPS
Directrice générale adjointe de TPS en charge de la communication depuis l’été 2004, Muriel Réus a toujours
baigné dans la communication. Après vingt ans d’indépendance, elle a accepté la tutelle d’un employeur
pour intégrer TPS à un moment stratégique, quelques mois avant l’attribution des droits du foot et le
lancement de la TNT. Parcours.
Depuis ses débuts dans les années
80, Muriel Réus a fait du chemin. A
l’exception d’un détour par le cinéma
puis le développement durable, elle
est revenue à son « sacerdoce » :
la communication. Une compétence
qu’elle a mise au service du second
opérateur
satellitaire :
TPS.
En
acceptant la direction générale adjointe
en charge de la communication, elle a
surtout signé pour « valoriser la marque,
lui donner un nouvel élan, faire de TPS
le choix du cœur et de la raison, un
opérateur qu’on choisit par envie et
auquel on reste fidèle par plaisir ». Les
actionnaires ont sans doute misé sur
une énergie qui l’avait déjà conduite, à
ses débuts, à se lancer seule dans la
communication.
Les débuts avec la création
de sa première agence de
communication
Muriel Réus a 22 ans quand elle arrive
à Paris pour créer sa propre société :
« J’avais deux volontés : travailler
dans la communication et monter
ma propre boîte. J’ai toujours voulu
être manager », confesse-t-elle. Une
ambition qu’elle alimente en suivant
un DUT de communication et un BTS
de gestion : « Toutes les composantes
du management m’intéressaient déjà :
c’est une fonction très complète que je
ne voulais pas exercer n’importe où.
J’habitais le sud de la France, mais je
m’étais donné deux choix : New York ou
Paris parce qu’on y trouve une énergie
unique et singulière ».
Un ami lui prête des bureaux, et Muriel
Réus décroche son téléphone : « C’était
les années 80, on pouvait encore créer
sa société sans réseau préalable. »
L’agence Nougatine, spécialisée dans
les relations publiques et les relations
presse, voit le jour. Son premier client
est Bénéteau, leader dans l’univers
de la voile, pour qui elle organise des
tournées hexagonales. En un an, elle
embauche cinq personnes et travaille
notamment pour Gervais, Danone,
BMW et Béghin-Say.
Le rapprochement avec
RSCG
« Après un peu moins de 10 ans, j’ai
commencé à me lasser. Etre le seul
manager me donnait l’impression
d’envoyer une balle contre un mur
et d’être la seule à courir après. »
L’époque, dans le secteur de la
publicité, est aux concentrations. Muriel
Réus et son agence sont approchées
par plusieurs groupes, dont RSCG. Elle
accepte l’offre du groupe de Jacques
Séguéla, « une figure marquante du
secteur » : RSCG rachète 51 % du
capital
auparavant
exclusivement
détenu par Muriel Réus. « Dans ma
Muriel Réus en dates
1981 - 1990 : fondatrice et présidente de Nougatine, agence de relations
publiques et relations presse
1991 - 1998 : présidente et associée de Hieaux Réus Partner, agence de
communication corporate du groupe Euro-RSCG
1998 - 2001 : co-fondatrice et associée de Haymann Réus Production
(cinéma)
2002- 2004 : gérante et actionnaire de Connecting
juillet 2004 : directrice générale adjointe de TPS, en charge de la
communication
vie professionnelle, j’ai eu beaucoup
de chances, les choses se sont toujours
faites au bon moment. »
Elle reste présidente de la société,
mais quelques mois plus tard, elle
rencontre Jean-Michel Hieaux, « à
l’époque consultant en stratégie dans
la “périphérie” de RSCG ». L’entente
est immédiate et, ensemble, ils créent
Hieaux Réus Partner, agence de
communication corporate, filiale de
RSCG. « Le corporate, c’est la véritable
intelligence de la communication. C’est
en intégrant la publicité et l’influence, le
média et le hors média, que les grandes
marques se construisent aujourd’hui. »
Pendant plus de dix ans, ils travaillent
notamment pour Citroën, Air France, la
RATP, Bouygues Télécom et assistent à
la grande fusion entre Eurocom (Havas)
et RSCG.
Un détour par le cinéma
Muriel Réus a 20 ans d’agence derrière
elle quand elle envisage une évolution
professionnelle. Elle vend le solde des
parts qu’elle possède encore dans
Hieaux Réus Partner et c’est dans un
tout autre domaine qu’elle rebondit alors.
Pendant une période qu’elle qualifie de
« break », elle devient co-productrice
de cinéma au sein de Haymann Réus
Production. « Je me suis lancée dans
la recherche de financements de films
pour L’origine du monde en particulier,
le premier long-métrage de Jérôme
Enrico, le fils de Robert Enrico ». Le
film réunit notamment Roschdy Zem,
Angela Molina et Alain Bashung ;
il sort en mai 2001, mais ne marche
pas. « Même si on sait gérer sa propre
structure et ses propres équipes, on
ne s’improvise pas producteur. C’est
un vrai métier qui demande beaucoup
de talent et de patience ; il faut savoir
porter des projets sur plusieurs années
et prendre le risque de ne pas les voir
aboutir. Ce n’est pas vraiment • • •
Parcours
• • • dans mon tempérament. » Un
caractère méditerranéen que Muriel
Réus revendique : « Je suis née en
Corse, d’un père catalan et d’une mère
italienne. »
Connecting & le
développement durable
De retour dans la communication,
Muriel Réus crée en 2002 une nouvelle
structure : Connecting. Elle y est gérante
et actionnaire. « Le cœur d’activité était
la gestion de leaders d’opinion et de
personnalités médiatiques. »
Dans ce même cadre, Muriel Réus
s’investit dans le développement
durable : « Pour assurer le lancement
du livre de Dominique Lapierre ll était
minuit cinq à Bhopal (co-écrit par Javier
Moro, Robert Laffont, 2001, ndlr), nous
sommes partis en Inde, à Bhopal, avec
l’auteur et quelques journalistes. Puis
Dominique m’a proposé de le suivre à
Calcutta et dans le delta du Gange. Et
là, j’ai eu un des grands chocs de ma
vie : des centaines d’îles, des milliers
de gens, aucune aide médicale, aucune
scolarisation, un dénuement total et un
bonheur de vivre et de survivre absolu.
Sur place, une fondation internationale
canadienne aidait Dominique Lapierre
à financer les bateaux hôpitaux qui
circulent entre ces centaines d’îles
perdues au milieu du Gange. J’y ai
rencontré le responsable des projets
internationaux. Ce qu’il m’a raconté
de ses expériences m’a passionnée. »
Muriel Réus lui vend l’idée d’un plan de
communication autour des activités de
la fondation, puis, petit à petit, participe
elle-même aux plans de développement
pour les activités de l’organisation et
œuvre à son développement en Afrique,
en Inde, au Pakistan et à Haïti.
Début 2004, Connecting est choisie
par l’association initiée par la mission
Daniel Boudet de Montplaisir pour
piloter la communication grand public de
la TNT. Muriel Réus prend le dossier en
charge et dépose le slogan “Télévision
numérique pour tous”.
L’arrivée à TPS à l’été 2004
Par un réseau de relations, Muriel Réus
est approchée au printemps dernier :
« Emmanuel Florent, pdg de TPS,
m’a fait une offre que je ne pouvais
qu’accepter avec enthousiasme et sans
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 18
hésitation. Dans l’univers passionnant
de la télévision, la nature du chantier
était extrêmement stimulante. La
proposition correspondait également à
l’une de mes aspirations profondes : me
mettre au service d’une marque, de ses
fondamentaux, de son histoire. »
Dès le mois de septembre, elle
s’installe dans son nouveau bureau.
« J’ai été très séduite par la culture de
proximité et le goût pour la simplicité
qui animent les hommes et les femmes
de TPS – des valeurs que je partage
profondément – et par l’enthousiasme,
le dynamisme, l’énergie des équipes
de la communication ». Les critères
qualitatifs et de réussite sont réévalués
pour relancer la communication dès la
rentrée. « Tous les fondamentaux de la
marque étaient là, il restait à les faire
émerger, à les mettre en scène ».
Avec l’arrivée de Muriel Réus,
une
direction
générale
adjointe
de la communication est créée.
Elle réunit toutes les composantes
de la communication, auparavant
répartis dans différents services. La
réorganisation conduit également à
créer en interne un studio de création.
« Quand les agences ne trouvent pas
ce que nous voulons, nous réalisons
nos campagnes en interne. » Les
premiers efforts tendent à relancer la
communication média et hors média :
« Nous avons multiplié les partenariats
et développé notre présence sur le
terrain, ouvert des chantiers cible
par cible et mis en place un nouveau
positionnement pour TPS ».
Après une première phase, « marquée
par le retour à la sérénité dans les
campagnes
publicitaires »,
Muriel
Réus met en oeuvre le Pacte Plaisir,
« un engagement pris par TPS pour
faciliter la vie de nos abonnés. Le
marché a longtemps été convaincu
qu’il suffisait d’attirer les prospects par
le prix (11 €). Aujourd’hui, cela ne suffit
plus. Bien entendu, le consommateur
est condamné à compter, comparer,
calculer, choisir les promotions. Mais il
ne faut pas oublier l’autre hémisphère
du cerveau, le droit, celui de l’émotion.
Et moi, je crois au pouvoir émotionnel
d’une marque. TPS a donc pris le pari de
“parler” à ces deux hémisphères et de
les satisfaire. Pour l’hémisphère gauche
de notre cerveau : celui de la raison,
TPS :
la direction
générale
adjointe de la
communication
Sept départements
Publicité et média :
Claire Ferrant
Marketing opérationnel :
Claire Thiollent
Production :
Mina Naceur-David
Evénement / partenariats :
Marie-Laure Léger
Relations presse programmes :
Benoît Picot
Relations presse corporate :
Virginie Halleux
Studio de création :
Rodolphe Genest
le Pacte Plaisir avec son ensemble
de services et d’actions pour faciliter
la vie de l’abonné (un terminal garanti
à vie, un programme de fidélisation,
la création du “sans engagement”,
véritable initiative novatrice dans le
domaine de la télévision payante),
l’installation gratuite depuis mars et
depuis toujours, le Premium inclus dans
le prix du bouquet TPS. Pour le côté
droit, celui de l’émotion, de l’envie, du
plaisir : la diversité, le grand spectacle,
le foot anglais, Ushuaïa TV et bien sûr
TPS Star… »
Son avenir
« Aujourd’hui, mon seul objectif est de
valoriser la marque TPS pour donner
aux consommateurs l’envie de nous
préférer et de nous choisir. » Muriel
Réus a abandonné toute velléité
de création d’entreprise. « TPS est
une véritable histoire, une entreprise
dans laquelle j’ai envie de m’installer
durablement, une entreprise où le talent
est présent partout : on n’avance pas
professionnellement sans le partage et
l’appui de gens compétents autour de
soi ». Et de faire remarquer que TF1 est
un groupe où les collaborateurs restent
le plus souvent très longtemps...
Interview
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 19
Daniel Goudineau,
« enfant du service public »
Il figure parmi les rares énarques à avoir choisi l’audiovisuel. Depuis 2000, Daniel Goudineau, directeur
général de France 5, a travaillé à la régulière ascension de la chaîne. Aujourd’hui, il se prépare à gérer la
double diffusion analogique en canal partagé et numérique en 24 h / 24 h. Entretien.
S’il est passionné d’opéra, c’est pourtant
le répertoire des années 70 qu’il chante
dans les couloirs de France 5… Après
sept ans à la direction de la musique
du ministère de la Culture et de la
Communication, Daniel Goudineau
choisit l’audiovisuel, qu’il aborde
dans un premier temps au CNC,
établissement public dont il est directeur
général adjoint. De cette expérience,
il gagne un goût pour la production et
une curiosité pour la diffusion, assouvie
depuis septembre 2000 avec son
arrivée à France 5, chaîne dont il est le
directeur général.
Avec quelles perspectives êtes-vous
entré à l’Ena ?
D.G : Je suis un littéraire de
formation : j’appartiens à l’une des
dernières générations qui étudiait
systématiquement le latin et le grec.
Aujourd’hui, je trouve quasiment
exotique d’avoir été lauréat au concours
général en version grecque ! Si j’ai
intégré l’Ena, c’était par vocation pour
le service public ; je suis d’une vieille
école pour qui service public rime avec
service du public. La promotion André
Malraux (1975-1977) était, comme
la précédente, une promotion très
“culturelle”. A notre sortie en 1977, il y a
avait deux postes dans le secteur public
culturel et de nombreux postulants.
D’ailleurs, 4 ou 5 ans après la sortie de
l’Ena, nous étions près d’une dizaine de
la même promotion au ministère de la
Culture !
Quel était votre poste à la sortie de
l’Ena ?
D.G : J’ai choisi un poste au ministère
de la Jeunesse, des Sports et des
Loisirs. En tant que chef du bureau
de l’animation, mon champ de
compétence couvrait notamment le
fonds d’intervention culturelle et tout
ce qui relevait de la culture dans les
maisons de jeunes, centres aérés, etc.
Je me suis également intéressé aux
maisons de la culture dont la tutelle était
partagée entre le ministère de la Culture
(Jean-Philippe Lecat, ministre) et le
ministère de la Jeunesse, des Sports
et des Loisirs (Jean-Pierre Soisson,
ministre). Puis, j’ai connu mon plus
beau titre administratif : chef du bureau
des loisirs quotidiens au ministère du
Temps libre !
En 1982, vous parvenez à rejoindre
le ministère de la Culture alors dirigé
par Jack Lang…
D.G : J’ai en effet rejoint la direction de
la musique et de la danse en tant que
chef du département de l’enseignement
musical et chorégraphique. Cette
nouvelle fonction me permettait de me
recentrer sur une de mes passions :
la musique et
l’opéra. Après
un peu plus
de trois ans,
j’ai été nommé
directeur
adjoint de la
musique
et
de la danse,
auprès
du
directeur Maurice Fleuret. A ses côtés,
j’ai participé à la création de la Fête
de la Musique et suivi de nombreux
projets nouveaux : l’Opéra Bastille, la
Cité de la Musique, les conservatoires
de Paris et de Lyon, etc. C’était une
époque faste pour les grands projets
d’architecture.
toutefois très attaché à ce secteur
puisque je préside encore aujourd’hui le
conservatoire de musique et de danse
de Lyon (CNSMD).
Je cherchais donc à changer de secteur
mais je n’avais pas de compétence pour
l’aspect patrimonial du secteur public
culturel. Je ne me voyais pas non plus
dans des fonctions strictement juridiques
ou financières. En effet, un de mes
critères dans mes choix professionnels
a toujours été d’être au contact de
professionnels et de traiter de contenus.
En faisant le tour des établissements
publics
culturels,
j’ai
rencontré
Dominique Wallon, directeur général
du CNC. C’est ainsi que j’ai succédé
en tant que directeur des programmes
audiovisuels à Jean
Rozat
(aujourd’hui
directeur
général
d’Arte), qui était un de
mes collègues.
« Mon plus beau titre
administratif : chef
du bureau des loisirs
quotidiens au ministère
du Temps libre ! »
Pourquoi avoir quitté la direction de
la musique et de la danse qui vous
permettait de travailler sur l’une de
vos passions personnelles ?
D.G. : J’y suis resté tout de même
sept ans et demi. Et puis, quand
on aime un univers, en découvrir
les coulisses fait perdre un peu de
la spontanéité du plaisir. C’est une
perspective qui démystifie le spectacle
auquel on assistait auparavant en
tant que simple spectateur. Je reste
En passant au CNC,
vous
changiez
radicalement
d’univers…
D.G. : C’était en effet très nouveau
pour moi. Là où j’étais auparavant
directement confronté à des artistes,
j’ai découvert un secteur structuré
autour des producteurs. Au delà des
interlocuteurs, c’était un changement
d’esprit radical : il s’agissait pour
moi de passer d’une situation où le
ministère dispensait des subventions
voire gérait en direct certaines initiatives
culturelles, au CNC où il faut organiser
l’encadrement économique et l’appui
financier d’un secteur dont on était pas
vraiment acteur.
Quels ont été vos premiers dossiers
à votre arrivée au CNC en 1989 ?
D.G. : Le compte de soutien à l’industrie
des programmes audiovisuels (Cosip)
était en place, mais nous l’avons
beaucoup ajusté au gré des mois. • • •
Interview
• • • Il s’agit d’un système aux aspects
juridiques assez sophistiqués. Mon
poste de directeur des programmes
audiovisuels couvrait également un
curieux “fonds d’aide aux mémoires
optiques” (cédérom, CDI). Personne ne
comprenait ce dont il s’agissait. C’était
l’ancêtre du multimédia. Nous étions
finalement des pionniers ! Le hasard
veut d’ailleurs que je préside aujourd’hui
le fonds d’aide à l’édition multimédia
(Faem) qui lui a succédé.
Plus tard, lorsque Marc Tessier a eu
la gentillesse de me nommer directeur
général adjoint, j’ai également travaillé
sur la réglementation des multiplexes.
En 1999, vous acceptez une
mission d’étude sur la distribution
cinématographique…
D.G. : Je connaissais bien le secteur
mais j’ai découvert beaucoup de
choses. La distribution a toujours été le
maillon le plus fragile de la chaîne : elle
connaît une crise endémique, écartelée
entre l’amont – des producteurs
distributeurs – et l’aval – des exploitants
distributeurs –. Le paradoxe a été que
la publication de mon rapport a eu plus
d’échos dans les médias que ce que
j’avais fait en 11 ans au CNC !
Comment s’est déroulée votre arrivée
à La Cinquième ?
D.G. : La loi du 1er août 2000 a rattaché
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 20
La Cinquième à France Télévisions.
Marc Tessier, Président de France
Télévisions, m’a proposé de prendre la
fonction de directeur général délégué,
ce qui a été effectif quelques jours
plus tard, dès septembre. J’étais très
heureux d’accéder à ce poste qui faisait
pour moi la synthèse entre l’audiovisuel
et la pédagogie.
Vous aviez la volonté de quitter le
CNC ?
D.G. : J’aurais pu y rester avec
bonheur. Mon expérience au CNC
a été passionnante jusqu’au bout.
Le renouvellement permanent des
contenus et des environnements
économique et technique du secteur
prohibe tout ennui.
Vous passiez de la production à la
diffusion…
D.G. : Je suis arrivé à La Cinquième
pour découvrir la télévision de l’intérieur.
Je croyais qu’en m’étant occupé de
l’audiovisuel au CNC, j’avais une
connaissance à peu près claire de ce
qu’était une société de télévision. Mais
je me suis rendu compte que si je savais
ce qu’était la production, je n’avais pas
une conscience réelle de la mécanique
de programmation, de l’exposition et
de l’agencement des programmes qui
restent des tâches très spécifiques du
diffuseur. Il ne suffit pas de faire passer
de belles œuvres l’une derrière l’autre
Daniel Goudineau en dates
Naissance en avril 1949
Hypokhâgne
IEP de Paris ; licence de droit, licence d’histoire
Ena (promotion André Malraux, 1977)
1977 - 1981 : ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs - chef du bureau
de l’animation
1981 - 1982 : ministère du Temps libre - chef du bureau des loisirs quotidiens
1982 - 1985 : ministère de la Culture - chef du département de l’enseignement
musical et chorégraphique
1985 - 1989 : ministère de la Culture - directeur adjoint de la musique et de la
danse
1989 - 1996 : CNC - directeur des programmes audiovisuels
1996 - 2000 : CNC - directeur général adjoint
mars 2000 : auteur d’un rapport sur la distribution cinématographique
depuis novembre 2000 : président du conservatoire national supérieur de
musique et de danse de Lyon
2000-2004 : La Cinquième / France 5 - directeur général délégué
depuis janvier 2004 : France 5 - directeur général
depuis juin 2003 : président du fonds d’aide à l’édition multimédia (CNC)
pour réunir le public. C’est un travail
de longue haleine de mettre en valeur
des œuvres au sein d’une grille de
programmes en forgeant une couleur
et une identité propres à la chaîne pour
retenir l’attention du téléspectateur.
Quelle était la situation de la chaîne à
votre arrivée ?
D.G. : La Cinquième bénéficiait d’une
très bonne image, mais son audience
était faible et avait tendance à s’éroder.
La grille était émiettée par de petits
formats (13’ le plus souvent), autant de
fenêtres d’évasion pour le téléspectateur.
Avec Jean-Pierre Cottet, directeur
général, nous avons porté l’accent sur
la lisibilité de la chaîne, de la grille à son
habillage. Ce n’était pas une démarche
marketing mais un choix pédagogique,
le désir de partager un savoir.
La diffusion 24 h / 24 h de France 5 :
c’est
une
évolution
ou
une
révolution ?
D.G. : En termes de programmation,
c’est une évolution. Mais en termes
de positionnement de la chaîne dans
le paf, c’est une révolution. L’univers
devient pour nous très concurrentiel.
Jusqu’à présent, nous étions dans une
course transatlantique avec quelques
gros multicoques et un nombre
limité de bateaux. Avec la TNT, nous
entrons dans une course de régate
avec beaucoup de petits multicoques
très manœuvrables : un univers très
mouvant, qui ne se stabilisera sans
doute qu’au bout de 5 ou 6 ans, avec
l’arrêt de la diffusion en analogique.
Durant cette période instable, France 5,
disponible en numérique 24 h / 24 et
en analogique jusqu’à 19 h, restera un
animal hybride. Nous souhaitons tester
de nouveaux rythmes de télévision.
L’objectif est de ne pas trop rigidifier
la grille. On reste dans le domaine de
l’expérimentation, notamment avec la
case Avant-goût. Bien sûr, il n’est pas
facile d’expliquer aux producteurs ce
souci de ne rien rendre permanent.
Où vous imaginez-vous dans les
années à venir ?
D.G. : Je n’ai jamais eu de plan de
carrière. J’ai toujours été ouvert à toute
évolution. Mais, vous l’avez compris,
une chose est sûre : je suis un enfant
du service public. De ce fait, il y a des
endroits où je m’imagine moins qu’à
d’autres.
Q u i
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 21
f a i t
q u o i
?
Morgane Production
présent sur tous les terrains
Depuis sa création en 1992, Morgane Production n’a de cesse de se développer. Avec ses quatre filiales, la
société pilotée par Gérard Pont et Gérard Lacroix vient d’enregistrer de nouvelles commandes de France 4
et de France Ô. Tour d’horizon de cette pépinière de programmes en tous genres.
La société a fêté ses douze ans en
décembre, mais la collaboration entre
Gérard Pont et Gérard Lacroix, les
deux producteurs à la tête de Morgane
Production, remonte aux années 1980.
Un goût partagé pour la musique et la
culture bretonne scellent leur amitié.
Les deux Gérard
Gérard Pont, né en 1957, sort de Sup
de Co Brest en 1981. Le jeune étudiant,
qui avoue n’avoir « pas particulièrement
envié ses camarades de promotion
qui devenaient un à un des cadres
dans la grande distribution… », choisit
une autre voie. Il se fait engager
par un libraire local qui cherche à
développer son réseau.
Parallèlement,
Gérard
Pont organise un festival
de rock et rencontre
à
cette
occasion
Gérard Lacroix, autre
passionné de musique.
Ils
créent
Roxane,
leur première société
commune, dédiée à
l’organisation du festival
de rock Elixir. Mais en
1985 le public n’est pas
au rendez-vous : les
deux associés perdent
un million de francs
et s’endettent lourdement. Chacun
se tourne vers une nouvelle activité
pour éponger ses créances. Gérard
Lacroix se lance dans l’événementiel
et crée Morgane Communication ;
cette structure alors spécialisée dans
l’animation de foires et grandes surfaces
propose notamment des “ménages” aux
personnalités de l’audiovisuel. Gérard
Pont, lui, abandonne la librairie et
écrit à FR3 Ouest pour, à défaut d’être
producteur, approcher l’audiovisuel en
tant qu’animateur. Après quelques mois
d’antenne, il rejoint finalement Paris
pour devenir, en 1986, directeur de la
communication des Relais H (groupe
Hachette).
Gérard Lacroix installe sa société en
face d’Hachette à Levallois-Perret.
Après quatre ans de voisinage, les deux
Gérard finissent par se retrouver au sein
de Morgane Communication. Par un
hasard de circonstances, la directrice de
la communication de Jérôme Clément,
président d’Arte, apprend que Gérard
Pont a quitté Hachette. Son mari,
qui a travaillé avec l’ex-animateur de
FR3 Ouest, recommande à l’apprentiproducteur de proposer un projet pour
les samedis après-midi de la nouvelle
chaîne qui se crée :
La Sept. Le nouveau
diffuseur
dispose
d’une vitrine sur
France 3 qu’il faut
aménager.
Gérard
Lacroix
propose
immédiatement
de
se lancer dans la
production ; Morgane
Communication n’a
aucune expérience,
une
émission
hebdomadaire lui est
pourtant octroyée :
Avis de tempête
qui dresse des portraits de jeunes
Européens. Le programme dure une
saison et côtoie Traveller, animé par
Antoine de Caunes, et Mégamix,
produit et présenté par Martin
Meissonnier.
En 1985, le public
n’est pas au
rendez-vous : les
deux associés
perdent un
million de francs
et s’endettent
lourdement.
Morgane Communication poursuit ses
activités d’animation événementielle
et remporte ainsi le marché de
l’inauguration du musée de la Grande
Guerre à Péronne. « C’était pour nous
l’occasion de proposer à La Sept-Arte de
programmer une soirée thématique sur
ce sujet, un nouveau type de production
pour nous », précise Gérard Pont.
Morgane Communication cède la place
à Morgane Production, une société
débarrassée du passif apuré depuis
1985 ; la constitution de la nouvelle
société permet également de faire venir
un nouvel associé, Claude Bertrac, un
ami breton passionné de voile.
En 1996, Arte lance un appel d’offres
portant sur une collection documentaire
sur la world music, intitulé Music
Planet. Morgane Production l’emporte :
« Ce succès a changé notre vie, nous
avons dû nous organiser pour produire
30 x 52’. »
Les premières filiales :
l’héritage breton
1998 marque la naissance des
deux premières filiales de Morgane
Production. Le troisième associé,
Claude Bertrac décide de regagner la
Bretagne. Il y crée Bleu Iroise, filiale de
Morgane Production dédiée à la voile ;
des magazines sont ainsi produits
pour TV Breizh et Eurosport, ainsi que
des documentaires pour France 3 et
France 5. « L’activité de Bleu Iroise
conduit à constituer un catalogue
d’images extraordinaires ! Nous étions
par exemple présent lors du naufrage
de l’Erika, parce que nous tournions
un documentaire sur un remorqueur qui
croisait à quelques milles, se souvient
Gérard Pont. Ces images ont fait le tour
du monde ! »
Outre ses propres activités, Bleu Iroise
est présente depuis 2001 au capital
d’une autre société, créée avec le
navigateur Olivier de Kersauson,
pour gérer le placement d’images • • •
Qui fait quoi ?
• • • préfinancées. Sea Events, filiale de
Bleu Iroise, a pour objet d’assurer leur
diffusion.
La deuxième filiale de Morgane
Production témoigne elle aussi de
l’attachement des deux Gérard à leurs
origines bretonnes. Arsenal naît ainsi
de la volonté des deux producteurs
de promouvoir leur culture régionale :
« Nous réalisons des captations de
festivals (le Festival interceltique
de Lorient, les Vieilles charrues) et
produisons des documentaires pour
France 3 et Arte. » Arsenal est à
l’origine d’un magazine hebdomadaire
culturel lui aussi produit en région, Y’a
pas que la télé, présenté par William
Leymergie et diffusé depuis un mois
sur le grand bassin de France 3 Ouest
(5 millions de téléspectateurs).
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 22
Vers le cinéma avec
Tu vas voir (TVV)
Pour tenter une incursion dans le
cinéma, Gérard Lacroix et Gérard Pont
s’associent à Edgar Tenembaum,
déjà producteur. Après de premiers
investissements sous le nom de
Morgane Production, ils créent, en 1999,
Tu vas voir (TVV), dont le capital est
partagé entre les deux Gérard, Morgane
Production et Edgar Tenembaum.
Le nouvel associé est un proche du
réalisateur brésilien Walter Salles, qui
cherche alors à financer le projet Central
do Brasil. « Pendant un an, nous avons
tout tenté pour produire le film, mais en
vain : Walter Salles est finalement parti
travailler avec d’autres producteurs.
Quelques mois plus tard, quand Central
do Brasil a été présenté au festival de
Sundance, Robert Redford a proposé
à Walter de produire son prochain
film ; le réalisateur, toujours désireux
de travailler avec nous, a convaincu
les équipes américaines de coproduire
le film avec Morgane Production »,
raconte Gérard Pont. Mais Le sillage
de la baleine fait l’objet de plusieurs
réécritures, et, en attendant de pouvoir
tourner, Walter Salles adapte et réalise
Carnets de voyage, dont la société de
Robert Redford et Morgane Production
sont également coproducteurs. « Avec
TVV coproducteur des Carnets de
voyage, la France était bien présente
au palmarès des derniers Oscars : le
film a remporté l’Oscar de la meilleure
chanson », se réjouit Gérard Pont. Le
prochain film de Walter Sallès, intitulé
Le sillage de la baleine, sera donc • • •
Les filiales de Morgane Production & leurs dirigeants
MORGANE PRODUCTION
Gérard Pont et Gérard Lacroix
Activités : production audiovisuelle
(documentaires, captations & fictions)
Bleu Iroise
Créée en 1999
Activités : documentaires
& magazines sur la mer
et la voile
Claude Bertrac,
directeur général
Arsenal
Associés
Belleville
Production
TVV
(Tu vas voir)
Francofolies
Créée en 1998
Créée en 2003
Créée en 1999
Société créée
en 1987
Activités :
documentaires &
captations sur la
Bretagne
Activités :
magazines
Activités :
production cinéma
Sea Events
Créée en 2001
avec Riva.Com (société
d’Olivier de Kersauson)
Activités : au placement
d’images préfinancées,
événementiel
Claude Bertrac,
gérant
Gérard Pont,
président-directeur
général
Michel Field,
producteur associé,
animateur et
actionnaire
Dominique
Eloudy,
directrice générale
Edgar
Tenembaum,
producteur
Filiale depuis
décembre 2004.
Activités :
production de
spectacles
musicaux
Qui fait quoi ?
• • • la deuxième collaboration entre le
réalisateur brésilien, Robert Redford et
Morgane Production.
A l’international, TVV poursuit son
travail de coproducteur avec d’autres
interlocuteurs : la filiale de Morgane
Production est ainsi présente aux
génériques de Mariage tardif (2001)
et Cadeau du ciel (à sortir), deux films
de Dover Koshashvili (productions
franco-israélienne), et de Buena vida
delivery de Leonardo Di Cesare (à
sortir le 2 mars, coproduit avec des
Argentins). Parallèlement, TVV se lance
dans la production française avec les
deux premiers films de Damien Odoul :
Le souffle en 2001, puis Errance, sorti
en 2003. En 2005, la filiale n’est pas
encore à l’équilibre.
Reste le domaine de la fiction TV où
Gérard Pont et Gérard Lacroix n’ont fait
que deux incursions : TVV a coproduit
Le voyou et le magistrat de Marc
Rivière en 1999 pour TF1 et, deux
ans plus tard, sous le nom de Morgane
Production, Zone reptile de Jérôme de
Missolz pour Arte.
Les magazines avec
Belleville (Michel Field)
Morgane se développe et sa direction
cherche notamment à aborder la
production de magazines. Interlocuteurs
peu connus des diffuseurs hertziens, ils
se tournent vers les chaînes thématiques,
cherchant à développer des modèles
économiques adaptés à leurs budgets.
« Coup sur coup, nous avons remporté
les appels d’offres de Mezzo (en 1998
pour un journal quotidien) et d’Histoire
pour un magazine quotidien animé par
Guillaume Durand. »
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 23
Mais les deux producteurs s’aperçoivent
qu’à trop produire pour les chaînes
thématiques, ils risquent de s’y
enfermer : « Les diffuseurs hertziens
devaient sans doute imaginer que nous
produisions pour des petits diffuseurs
parce que nous ne savions faire que
ça ! » Arte, client historique, confirme
sa confiance à Morgane Production en
confiant aux deux Gérard la production
du magazine quotidien du Festival de
Cannes en 2002 : En direct de Cannes
est installé sur un bateau et présenté
par Michel Field. La collaboration
avec l’animateur se passe bien, et
les dirigeants de Morgane Production
proposent à l’animateur-producteur de
prendre des parts dans sa société, la
Field compagnie. Michel Field préfère
fermer sa société et participer à une
nouvelle structure, filiale de Morgane
Production. Belleville voit ainsi le
jour en septembre 2003 et concentre
la production de l’ensemble des
magazines jusqu’à présent produits
par Morgane Production. Quand l’appel
d’offres de Pink TV est remporté, c’est
donc Belleville qui assure la production
du Set, magazine d’access quotidien
de la nouvelle chaîne. De la même
manière, Ça balance à Paris, magazine
culturel de Paris Première à l’antenne
depuis septembre dernier, est produit
par Belleville.
Des projets avec
tous et dans tous les
domaines
Depuis janvier, France 3 a confié à
Morgane Production (via Belleville), la
production de Toute la musique qu’ils
aiment…, l’émission présentée par
Alain Duault, qui était auparavant
produite en interne. Pour France 4, la
société assure la captation de festivals
en direct présentés par Ray Cokes, soit
« neuf heures de programmes chaque
mois ! ». Autre grand projet, France Ô
a demandé à Morgane d’assurer la
production de 9 semaines et un jour,
un programme musical itinérant entre
les différentes stations régionales de la
nouvelle chaîne.
Dernière acquisition, Gérard Pont
et Gérard Lacroix ont racheté en
décembre la société d’exploitation des
Francofolies. « En 2004, Jean-Louis
Foulquier, organisateur du festival, que
nous connaissions pour lui avoir confié
la présentation d’un magazine produit
pour France 3 en 1998, nous a proposé
de lui racheter la SAS Francofolies. »
Les deux producteurs voient avec
cette acquisition l’occasion de renforcer
leurs liens avec le milieu musical. « J’ai
toujours eu à l’esprit un propos d’Yves
Bigot, alors directeur des variétés et
divertissements de France 2. Il me disait
que très peu de producteurs étaient
capables de garantir sur les plateaux
la présence d’artistes prestigieux. Nous
seront de ceux-là », assure Gérard
Pont.
Morgane Production a aujourd’hui pour
ambition de devenir « une société de
production culturelle présente sur tous
les terrains. Dans cette perspective,
l’alliance du cinéma avec TVV et des
Francofolies est cohérente ! » Une
ambition qui pourrait conduire les deux
Gérard à de nouvelles acquisitions ou à
de prochains rapprochements.
Faites-nous connaître votre actualité
Diffuseurs, producteurs, éditeurs, prestataires, institutionnels,
ainsi que toute organisation impliquée dans le secteur de l’audiovisuel,
votre vie interne nous intéresse. Une promotion ? Un transfert ?
Un départ ? La réorganisation d’un service ?
Autant d’informations que vous devez nous communiquer !
Contactez-nous : [email protected] - fax : 01 73 72 98 34
contact : Anne-Sophie Filhoulaud
tél. : 08 70 73 30 13 (prix d’un appel local) mob. : 06 13 03 69 48
Que sont-ils devenus ?
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 24
Ariane Carletti,
le théâtre, Club Dorothée
et la production avec Jean-Luc Azoulay
Repérée par Jacqueline Joubert pour faire partie de l’équipe de Récré A2, Ariane Carletti poursuit l’aventure
sur TF1 avec Club Dorothée pendant 10 ans. Une décennie qui lui a fermé les portes du théâtre, son premier
métier, mais qui lui a permis de travailler dans l’écriture et la production TV. Un retour aux textes pour cette
comédienne dans l’âme.
L’arrêt de Club Dorothée en 1997
après 10 ans de règne sur TF1
a fait disparaître ses animatrices
du petit écran. Mais, pour Ariane
Carletti, la comparse de Dorothée,
l’émission qui a assuré plus de
20 heures d’antenne hebdomadaire
de la Une, ne représentait
qu’une activité parmi d’autres.
La comédienne s’est déjà lancée
dans la fiction auprès de JeanLuc Azoulay (JLA Productions).
Dès 1995, elle co-écrit et produit
des séries sur l’apprentissage
de l’art dramatique (L’école des
passions, 1995, TF1), puis Studio
des artistes (1996, France 2), avant
de devenir directrice de collection
de séries telles que Le groupe
(2001, France 2) et Les vacances
de l’amour (2001-2004, TF1). Si
elle a joué en 2003 dans un téléfilm
unitaire pour France 2, elle n’est
plus remontée sur les planches de
ses débuts.
« Théâtreuse »
pendant 10 ans
Avec un père réalisateur de cinéma,
une mère danseuse acrobatique
et comédienne, un grand-père
contorsionniste et une grand-mère
trapéziste, Ariane Carletti n’échappe
pas à l’héritage familial. Jusqu’à
son bac, elle apprend à danser,
à chanter et à jouer la comédie.
Inscrite au cours Florent (1977),
elle tente le conservatoire : « Je
n’avais que 17 ans et, au second
tour, à voix égales, le jury a préféré
une jeune fille de 23 ans qui ne
pouvait plus passer le concours ! »
François Florent veut la présenter
à la Comédie-française, mais
l’audition tombe le même jour que
le Bac. Elle n’ose pas.
Pour rassurer son père, elle suit un
Deug de psychologie (université
Paris V), mais le théâtre lui offre
très vite ses premiers emplois.
Elle enchaîne les auditions, les
pièces et les tournées. En dix ans,
Ariane Carletti ne connaît que trois
mois de chômage. Son timbre de
voix très particulier – « je fais très
bien les sorcières ! » – lui permet
de cumuler théâtre le soir et
synchronisation le jour.
Caunes, l’ex-mari de Jacqueline
Joubert, était un ami de mon père. »
La jeune comédienne rencontre
William Leymergie, producteur de
l’émission, et Jacqueline Joubert lui
propose d’intégrer l’équipe. Ariane
Carletti cumule alors les emplois :
tout en jouant au théâtre, le soir,
elle participe à des spectacles
que Dorothée organise pendant
les fêtes de Noël, est présente à
l’antenne et fait des voix pour un
feuilleton sur RMC.
Après la privatisation de TF1, le
producteur Jean-Luc Azoulay
propose à Ariane Carletti de suivre
Dorothée. Pendant quelques mois,
elle envisage de poursuivre de
Les premiers pas
front théâtre et télévision. « Au
devant la caméra
début, je n’étais engagée que
En 1980, Dorothée présente
pour le mercredi, les répétitions
Récré A2 et tourne en même temps
de la veille et l’enregistrement de
Pile ou face de Robert Enrico.
Pas de pitié pour
Un
débord
de
les
croissants,
Ariane Carletti
tournage l’empêche
un
vendredi
sur
d’être
présente
envisage
un
temps
deux.
J’avais
à temps pour un
prévenu
Jeande revenir vers
direct.
Prévenue
Luc
Azoulay,
que
de cette défection,
le
théâtre,
«
mais
je
jouais
pendant
Jacqueline Joubert,
l’été
pour
le
j’ai payé mes
directrice du service
festival
Giraudoux
de
la
jeunesse
heures d’antenne : à Sarlat. Ce
d’Antenne 2, sollicite
qu’il n’avait pas
je n’étais plus
Pierre Jacquemont,
imaginé,
c’est
présent dans son
comédienne
aux
que
je
devais
bureau. « Tu ne
connaîtrais pas une yeux des agents ». répéter pendant
deux mois… » En
petite
théâtreuse
1989,
on
lui
propose
de reprendre
rigolote qui me sauverait le
Comment
devenir
une
mère juive
coup ? ». Le comédien lui glisse
en
dix
leçons
de
Paul
Fuks, une
le nom d’Ariane Carletti. « Il se
pièce
qu’elle
a
jouée
pendant
trouve qu’en plus, Georges de
deux saisons quelques années
Que sont-ils devenus ?
auparavant. Mais Ariane Carletti
attend son premier enfant et doit
renoncer à cumuler l’antenne le
jour et le théâtre le soir. Son milieu
d’origine lui tourne le dos ; elle ne
remontera plus sur les planches.
Club Dorothée : un rôle
de comparse assumé
Dorothée multiplie les programmes,
les spectacles et les albums.
« Avec l’humilité inhérente aux
théâtreux », Ariane joue le jeu du
faire-valoir. « Entre Dorothée Matin,
Club Dorothée et Pas de pitié pour
les croissants, c’est devenu un
sacerdoce ! On ne se rendait pas
vraiment compte de l’exposition
médiatique. Nous vivions beaucoup
entre nous : Patrick SimpsonJones et Jacky ont eu chacun leur
petite fille quelques mois avant
la naissance de mon fils, dont le
père était alors membre du groupe
Les Musclés... Vous imaginez
la tribu ! » La complicité perdure
d’ailleurs aujourd’hui « au gré des
dîners d’anciens combattants que
nous organisons régulièrement ».
JLA Productions & Trinore
Avec les années 90, les sitcoms AB
connaissent leur heure de gloire :
Hélène et les garçons cartonne sur
TF1. Ariane Carletti en profite pour
proposer au producteur Jean-Luc
Azoulay d’écrire ensemble une
série sur de jeunes comédiens :
Plus de
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 25
L’école des passions, dont elle
assure également la production.
En 1995, 35 épisodes de 26’ sont
diffusés sur la Une, avant que
le projet soit vendu à France 2
qui ne diffusera, en 1996, qu’un
des 35 épisodes tournés.. « JLA
m’a demandé de me tourner vers
des projets plus populaires, et
j’ai proposé de travailler sur un
des phénomènes de société de
l’époque : les Boys Bands. » Pour
AB, elle assure la production de
Pour être libre, sitcom interprétée
par les trois membres du groupe
2be3. C’est d’ailleurs pendant le
tournage des 40 épisodes de la
série que Club Dorothée prend fin,
en août 1997. Un arrêt dont elle ne
souffre pas : « La dernière année,
je ne faisais plus les mercredis,
les garçons n’étaient plus là,
et nous avions moins d’heures
d’antenne. »
Ariane Carletti envisage un temps
de revenir vers le théâtre, « mais
j’ai payé mes heures d’antenne :
je n’étais plus comédienne aux
yeux des agents ». Toujours aux
côtés de Jean-Luc Azoulay, qui
s’est séparé de Claude Berda et
d’AB pour créer sa propre société,
JLA Productions, elle devient,
en 2000, directrice de collection
pour Les vacances de l’amour,
la suite d’Hélène et les garçons.
« Je n’avais qu’un auteur : mon
patron ! » : Jean-Luc Azoulay est
3 000 noms
alors, sous le pseudo de JeanFrançois Porry, le scénariste de
la série.
Parallèlement, elle crée avec
Rémy Sarrazin, son compagnon,
la société Trinore, du nom de leurs
deux enfants. « Nous essayons
de produire de jeunes artistes
musicaux, par exemple Mathieu
avant qu’on le retrouve dans la
dernière édition de la Star Ac’ ! »
A l’origine, Trinore travaille avec
plusieurs artistes promus par AB,
dont Anthony Dupray ; Rémy
Sarrazin en est alors le manager
et Ariane Carletti co-écrit deux
albums pour le jeune chanteurcomédien.
Aujourd’hui,
après une parenthèse pour
combattre la maladie, Ariane
Carletti a repris du service
chez JLA Productions. Toujours
comédienne, elle a joué en 2003
dans un téléfilm adapté du livre
du cancérologue David Khayat,
Ne meurs pas, réalisé par José
Pinheiro et produit par Jean-Luc
Azoulay. Diffusé le 5 novembre
2003 sur France 2, le téléfilm
enregistre 21,3 % de pda. Peutêtre une porte ouverte vers
d’autres rôles pour cette actrice
également lectrice des synopsis
adressés au service littéraire de
JLA !
cités dans Satellimag !
w w w. s a t e l l i m a g . f r
Annonces
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 26
18 000
URBAVISTA est une société audiovisuelle qui s’inscrit
dans la dynamique européenne et dans les coopérations
francophones Nord/Sud. Il s’agit de mettre en perspective,
à l’aide de l’outil audiovisuel les richesses et les
problématiques urbaines.
URBAVISTA développe actuellement des collections
documentaires au Bénin, en Pologne et en Bulgarie. Une
réserve de recrutements est en cours pour les profils
suivants : auteurs/réalisateurs, techniciens et chargés de
production.
destinataires
pour
vos offres
d’emploi.
Techniciens : monteurs (chrome/silver ou final cut) et
cadreurs (DV/HDV). L’anglais est un plus.
Chargés de production : participation au développement,
à la gestion des partenariats avec les chaînes françaises
et étrangères et production exécutive. Expérience
indispensable. Anglais et espagnol de rigueur. Une double
culture est un plus.
Auteurs/Réalisateurs : les parcours transversaux sont les
bienvenus. L’intérêt pour la diversité culturelle, un plus.
Une double culture un avantage.
Merci d’adresser une biographie (une page) et un
courrier de motivation (une page) par mail :
[email protected]
Diffusez vos offres d’emploi
dans le prochain numéro
de Satellimag,
à paraître le 25 avril,
et via la liste de diffusion
des alertes de Satellifax.
Spécialiste de l’animation pour enfants
Offre de stage : recherche techniciens-régisseurs
pour ses comédies musicales dans un théâtre
parisien.
Stage de 3 mois non rémunéré, disponibilité une
matinée par semaine
Poste évolutif.
Contact :
envoyer CV + lettre de motivation
à : [email protected]
Contact :
Véronique Olasz
[email protected]
Tél : 01 40 29 47 48
Fax : 01 73 72 70 36
Dernière minute
Satellimag, une publication Satellifax
N°14 - 11 avril 2005 - page 27
TV5 Monde
Calt Productions
Jean-Jacques Aillagon a été élu
président-directeur général de TV5
Monde lors de la réunion du conseil
d’administration de la société le 6 avril.
Il succède ainsi à Serge Adda, après
un intérim assuré par Marie-Christine
Saragosse.
Christophe Fort, précédemment chargé
du développement de Calt Productions,
a été nommé directeur de la création
et du développement de la société de
production dirigée par Jean-Yves Robin,
poste nouvellement créé.
Nous reviendrons sur ces nominations dans un prochain numéro.
Bulletin d’abonnement
A faxer au 01 73 72 70 36
Pour recevoir Satellimag un lundi sur deux en versions papier et électronique* (sur PC)
Spécial
Mip TV
2005
indiquez-nous par mail, fax ou téléphone vos coordonnées de facturation et d’envoi :
Nom / Prénom : .......................................................................................................……............................................
Société : …………………………………………. Fonction : .....................................................…….............................
Tél : .………....................................…………… Fax : .……………..............................................................................
Adresse d’envoi de Satellimag version papier* : .......................................................................................................
...........……..................................................................................................................................................................
Votre abonnement à Satellimag version papier vous permet de recevoir gratuitement le même jour la version
électronique*.
e-mail d’envoi de Satellimag version électronique* : ..................................................................…….........................
Adresse de facturation (si différente de l’adresse d’envoi) : .......................................................................................
..........……....................................................................................................................................................................
Abonnement un an à Satellimag SPÉCIAL MipTV
590 €
(au lieu de 690 €)
+ deux numéros anciens offerts (à choisir immédiatement ou ultérieurement)
sommaires disponibles sur www.satellimag.fr
Contact : Véronique Olasz - [email protected] - Tél : 01 40 29 47 48 - Fax : 01 73 72 70 36
*visualisation à l’écran seulement
Satellimag est édité par Fréquences - Sarl au capital de 10 000 € - Siren 392 774 030 - 9 rue Charlot, 75003 Paris
Administration / abonnement / publicité / petites annonces : Véronique Olasz - tél. : 01 40 29 47 48 - fax : 01 73 72 70 36
www.satellimag.fr - [email protected] - abonnement 1 an : 690 € HT- n°CPPAP : 1106 I 85616 - ISSN 1771-3633
Rédaction & maquette : Anne-Sophie Filhoulaud, tél. : 08 70 73 30 13 (prix appel local) / 06 13 03 69 48
fax : 01 73 72 98 34 - e-mail : [email protected]. Ont collaboré à ce numéro : Pascale Paoli Lebailly, Virginie Sengès,
Yvane Dréant et Maxime Bomier. Directeur de la publication et de la rédaction : Joël Wirsztel
Impression : Copyfac - 21 rue Linné, 75005 Paris. REPRODUCTION INTERDITE © 2005 Fréquences