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Satellimag Un lundi sur deux, les hommes & entreprises de médias Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 SOMMAIRE Zoom France 5 : prête pour la diffusion 24 h / 24 L’organigramme de la chaîne MOUVEMENTS A la Une Robert Namias, promu dg adjoint en charge de l’information de TF1 Frédéric Chevit chez AB Groupe Jean Stock consultant pour Euro 1080. Des personnalités sur Direct 8 Diffuseurs Luc Lapeyre, Gilles Boyer, Patrick Knaff, Laure Adler Réorganisations internes : direction de la communication de M6, secteur des opérations spéciales de France 2 Presse TV médias Carole Villevet, Bénédicte Mathieu, Emmanuel Schwartzenberg, Philippe Larroque Secteur public Chantal Chambellan Le Levier, Patrick Raude, René Bonnell Régies & Conseil Luciano Bosio, Eloi Choplin, Frédéric Degouy, Jérôme Philippe Prestataires Patricia Langrand, Mathias Hautefort, Jean-Pierre Faisan Org. professionnelles Syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels (Sedpa) Institutionnel Groupe d’études sur le financement de la production audiovisuelle page 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Distinctions Lauriers de la radio et de la télévision Légion d’honneur (promotion de Pâques) 13 14 A l’antenne Olivier Minne : retour au théâtre par la production TV A Dream Prod & le parcours d’Olivier Minne 15 16 Parcours Muriel Réus : com, cinéma, développement durable et TPS Son parcours & la direction générale adjointe de la communication de TPS 17 18 Interview Daniel Goudineau, « enfant du service public » Son parcours 19 20 Qui fait quoi ? Morgane Production (Gérard Pont & Gérard Lacroix) L’organigramme : filiales & dirigeants Que sont-ils Ariane Carletti : le théâtre, Club Dorothée devenus ? et la production avec Jean-Luc Azoulay Annonces Urbavista, Betiz Prod Dernière minute Jean-Jacques Aillagon, Christophe Fort Bulletin d’abonnement 21 22 24 26 26 27 Zoom Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 3 France 5 : prête pour la diffusion 24 h / 24 Créée il y a plus de dix ans, France 5 affiche aujourd’hui plus de 7 % d’audience moyenne*. Avec l’arrivée de la TNT, la chaîne cumule une diffusion analogique jusqu’à 19 h en semaine et une diffusion numérique 24 h / 24. Une originalité vécue comme un terrain d’expérimentation. Organigramme et interview du directeur général p. 19. DIRECTION COMMUNES FRANCE TÉLÉVISIONS Président Marc Tessier Direction des sports Direction des études Daniel Bilalian Rémi Festa Direction des relations internationales François Ferrus Directeur général Daniel Goudineau Direction juridique Philippe Belingard Services généraux Patrick Mulon Service juridique Julie Grivaux Direction financière Jean-Christophe Haussemberg Direction de la communication Marie-Anne Bernard Secrétaire général Kim Pham Directeur délégué Stéphane Bondoux Direction des ressources humaines Corinne Guis Direction de l’exploitation et des techniques Claude Schiffmann Directrice générale adjointe en charge de la stratégie des antennes Geneviève Giard Directeur délégué à l’administration et à la gestion François Rougeron FRANCE TÉLÉVISIONS INTERACTIVE Directeur général Laurent Souloumiac Direction des actions éducatives Imad Bejani Directeur délégué à l’informatique et aux systèmes d’information Guy Samy le site.tv Directeur délégué à l’exploitation et aux télécommunication Gilles Plaideux Direction de l’antenne et des programmes Alexandre Michelin Directeur délégué à l’ingénierie et à la maintenance Jean-Luc Legrand Unité de programmes Magazines et événements Nathalie Darrigrand Rendez-vous culturels et éducatifs Patrice Grellet Achats/coproductions internationales Ann Julienne Documentaires Muriel Rosé Animation Céline Limorato Programmes courts Marie-Claire Mezerette Adjoint Jean-Marc Merriaux Directrice déléguée à la programmation Anita Béthune Directrice déléguée à la production Annick Menthiller * 7,1 % sur les 4 ans et + pour le mois de mars 2005, chiffre Médiamétrie Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 4 Nominations à la Une Robert Namias promu dg adjoint en charge de l’information de TF1 Robert Namias, directeur de l’information de TF1 depuis 1996, a été nommé à compter du 2 avril directeur général adjoint en charge de l’information de TF1. Né en avril 1944, Robert Namias est titulaire d’une licence de lettres et d’un diplôme d’études supérieures de philosophie (université Paris I Sorbonne). Il débute en 1968 comme rédacteur et reporter à la rédaction de RTL. L’année suivante, il rejoint Europe 1, une radio pour laquelle il travaille jusqu’en 1982. Après avoir commencé comme chroniqueur, il devient, en 1970, présentateur de journaux, puis intègre le service politique en 1971. De 1978 à 1982, il est chef du service société et rédacteur en chef. En 1984, Robert Namias quitte la station et devient journaliste pour un programme médical et une émission politique (Face à la 3) sur France 3. Parallèlement (1983-1987), il fonde et dirige la radio locale parisienne 95,2 FM. En 1986, Robert Namias intègre TF1. Il y est d’abord journaliste pour l’émission Médecines à la Une (1986), avant de devenir co-producteur de Santé à la Une jusqu’en 1994. Il est également rédacteur en chef d’Une première en 1987. Il rejoint la rédaction en 1990 comme chef du service économie, vie moderne, arts et spectacles. L’année suivante, il devient rédacteur en chef du JT de 20 heures (1991-1996) et directeur adjoint de la rédaction. Il est promu directeur de la rédaction fin 1992, puis, en juin 1996, directeur de l’information. En 1994, il assume également la présidence de la commission interministérielle consacrée à la vitesse et à la sécurité routière qui donne lieu à un rapport publié en décembre 1994. Il devient, en avril 2003, président du conseil national de la sécurité routière. Le 2 avril 2005, Robert Namias est donc nommé directeur général adjoint en charge de l’information de TF1. Plus de 3 000 noms Frédéric Chevit chez AB Groupe Frédéric Chevit, directeur des sports de France Télévisions de 2001 à février 2005, a rejoint fin mars l’équipe de la chaîne numérique terrestre NT1 (AB Groupe) comme consultant pour les programmes sportifs. Selon le groupe, il aura notamment « pour mission de concevoir l’offre en matière de magazines et de retransmissions sportives ». Frédéric Chevit s’engage dans cette mission « avec le souhait de la voir aboutir à la mise en œuvre de projets ambitieux », indique-t-il. Né en mai 1952, Frédéric Chevit débute en 1970 comme reporter pour But, bi-hebdomadaire de football. Trois ans plus tard, il rejoint France Soir en tant que reporter au service des informations générales puis au service des sports. En 1976, toujours reporter, il travaille pour l’hebdomadaire omnisports Sports magazine, avant de retrouver, la même année, le service des sports de France Soir. Frédéric Chevit devient pendant quelques mois en 1980 rédacteur en chef de Goal, un magazine de football. Il rejoint alors le mensuel Tennis Magazine dont il devient rédacteur en chef adjoint. De 1983 à 1986, il quitte la presse magazine pour l’AFP dont il intègre le desk sports. Puis il est nommé directeur adjoint des sports du Groupe Canal+, un poste qu’il occupe pendant 14 ans. Parallèlement, de 1991 à 1996, il est directeur général adjoint de TV Sport (avant la fusion avec Eurosport) puis d’Eurosport France (alors codétenue par les groupes TF1 et Canal+). En 2000, Frédéric Chevit rejoint Equidia en tant que directeur de la rédaction. L’année suivante, il prend la direction des sports du groupe France Télévisions, une fonction qu’il occupe jusqu’en février dernier. Daniel Bilalian lui succède. Fin mars, il rejoint donc, en tant que consultant pour les programmes sportifs, AB Groupe. cités dans Satellimag ! w w w. s a t e l l i m a g . f r Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 5 Diffuseurs / Conseil Jean Stock consultant pour Euro 1080 Jean Stock, précédemment secrétaire général de l’UER, assure en tant que consultant pour Euro 1080 une mission de conseil non exclusive d’un an, concernant en particulier les développements en termes de stratégie et de programmation. Euro 1080 diffuse en Europe la chaîne haute définition HD1. Né en 1948, Jean Stock est diplômé du Centre international d’enseignement supérieur du journalisme de Strasbourg. Il débute en 1967 comme reporter à Télé-Luxembourg. Dès 1969, il est chef des informations de RTL-Radio pour l’Est de la France, puis devient également, l’année suivante, présentateur du journal télévisé. Sept ans plus tard, il est producteur et réalisateur de la session de midi de RTL-Télévision, des fonctions qu’il conserve jusqu’en 1981. Il est alors nommé directeur adjoint des programmes de la chaîne, puis, en 1984, directeur des programmes et de l’information. De 1987 à 1989, Jean Stock participe à la création de M6 en qualité de directeur général adjoint en charge des programmes et de l’information. En 1989, il devient directeur délégué pour l’ensemble des activités télévisuelles de la Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion (CLT). Parallèlement, il est administrateur délégué de RTL-TVI. En 1995, il part aux Etats-Unis pour présider CLTUSA à Los Angeles. En 1997, de retour en France, Jean Stock rejoint Havas en tant que directeur de l’audiovisuel du groupe et membre du comité de direction. Mais dès l’année suivante, il est nommé pdg de TV5 Monde et de Canal France international (CFI). Parallèlement, il préside Portinvest (bouquet Le Sat en Afrique, filiale de CFI). En 2001, Jean Stock est élu secrétaire général de l’Union européenne de radio-télévision (UER). A ce titre, il préside en 2003 le premier Forum mondial sur les médias électroniques (WEMF) à Genève. Le 1er novembre 2004, il annonce sa décision de quitter son poste de secrétaire général de l’Union européenne de radio-télévision (UER), aux deux tiers de son mandat. Jean Réveillon, directeur général délégué et directeur de l’antenne de France 3, lui a succédé le 1er février 2004. Jean Stock a été administrateur de nombreux diffuseurs, de sociétés de production (VCF, MK2, Télé Images). Il a également participé à plusieurs organisations internationales : membre du Conseil des chefs de délégations de la CTF (Communauté des télévisions francophones) de 1984 à 1994, directeur (1991-2004) et aujourd’hui membre de l’Académie internationale de télévision, d’arts et de sciences basée à New York. Jean Stock est aussi, depuis 2001, membre du comité de direction du festival audiovisuel italien Eurovisioni. Installé en indépendant (www.stockmedianet.com), Jean Stock est donc devenu, fin mars, consultant pour le diffuseur Euro 1080. Des personnalités sur Direct 8 La chaîne numérique terrestre du groupe Bolloré (retrouvez son organigramme dans Satellimag n°13 du 28 mars), qui a commencé à émettre le 31 mars à 19 h, a recruté plusieurs personnalités pour animer les émissions de la chaîne. Parmi celles-ci : Alexandre Adler, essayiste et historien, intervient dans l’émission J’aimerais comprendre, programmée du lundi au vendredi de 13 h à 14 h. Erik Orsenna, romancier et académicien, est l’invité récurrent de deux programmes : d’une part Solidarités et 2ème chance annoncé comme « le rendez-vous des acteurs de la solidarité » et diffusé du lundi au vendredi de 12 h à 13 h et le week-end de 11 h 30 à 12 h 30, d’autre part Touche pas à ma planète proposé le samedi et le dimanche de 12 h 30 à 14 h. Valérie Trierweiler, grand reporter au service politique de Paris Match, et Dominique Souchier, animateur de C’est arrivé demain sur Europe 1, reçoivent au cours du Grand Huit, chaque dimanche de 20 h à 21 h, un acteur du monde politique ou une personnalité de la société civile. François Busnel, directeur de la rédaction du magazine mensuel Lire, est l’animateurconcepteur du programme Les livres de la 8, le vendredi de 21 h à 22 h. Marc Menant, journaliste, romancier et animateur de Changer de vie et Peuples oubliés sur Europe 1, présente Nord Sud, le magazine des produits de grande consommation issus de l’économie solidaire, programmé du lundi au vendredi de 10 h 30 à 11 h, ainsi que Solidarités et 2ème chance. Alain Minc, essayiste, intervient dans Face à Alain Minc, émission proposée le dimanche de 19 h à 20 h et portant sur « les thèmes et tendances de notre époque ». Philippe Labro, vice-président de la chaîne, présente Blog-Notes, le mercredi de 20 h à 21 h, une « discussion libre » avec « ses invités, professionnels ou simples amis ». Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 6 Diffuseurs M6 NRJ Group Luc Lapeyre a été nommé le 30 mars directeur des stratégies d’intégration de NRJ Group. Il travaille directement avec Jean Muller, récemment nommé directeur général commercial France de NRJ Group et président des régies françaises (voir Satellimag du 28 mars n°13). Né en 1968, Luc Lapeyre débute en 1992 en régie radio chez IP (groupe RTL). Six ans plus tard, il intègre Aegis Media France comme codirecteur commercial de Carat Sponsorship (partenariat plurimédia, programming). En 2003, Luc Lapeyre est nommé directeur du développement commercial sur le pôle Vocation Publics (marketing opérationnel). Le 30 mars, il rejoint donc NRJ Group en tant que directeur des stratégies d’intégration. Sa mission, pour l’ensemble des activités de la régie (radios nationales et locales, TV, Entertainment), est d’accompagner les annonceurs partenaires dans le conseil et la stratégie, sur les antennes du groupe ou sur ses événements et opérations spéciales. Luc Lapeyre assure ainsi, en collaboration avec l’ensemble des managers et de leurs équipes, la définition d’offres multi-canaux, tant au niveau national, régional ou local, le développement des opérations spéciales média, ainsi que la création, avec les directions d’antenne, de nouveaux formats publicitaires. En bref France Culture Laure Adler, directrice de l’antenne de France Culture, quittera la station à la rentrée de septembre. La décision de Laure Adler, 55 ans, est « une décision personnelle qu’elle a prise en toute liberté et en pleine concertation avec Jean-Paul Cluzel, pdg de Radio France », a-ton indiqué à Radio France. Gilles Boyer, précédemment directeur du cabinet du maire de Bordeaux Alain Juppé, a été nommé directeur des relations institutionnelles du groupe M6 à compter du 1er avril. Dans sa nouvelle fonction, Gilles Boyer est en charge des relations du groupe avec son environnement public et institutionnel (gouvernement, Parlement, Union européenne, CSA, etc.). France 2 Société des journalistes des sports de France Télévisions (SJSF) Patrick Knaff, journaliste à France 2, a été élu le 7 mars président de la Société des journalistes des sports de France Télévisions (SJSF). Il succède à Laurent Jaoui, journaliste et chef de la rubrique football à France 2. Né en octobre 1958, Patrick Knaff est titulaire d’une maîtrise de langue et littérature anglaise et américaine (1983) et d’une maîtrise d’information et communication (1984). Parallèlement à ses études, il débute en 1983 comme pigiste généraliste et travaille notamment pour FR3 Lyon, FR3 Grenoble, la station lyonnaise de Radio France et le magazine national Montagne de FR3. Tous les étés, il travaille à Antenne 2 avant d’y être finalement intégré en juin 1988. Il travaille alors sur les informations sportives pour le JT et pour Stade 2. Dans le même temps, il est notamment responsable du ski alpin. De 1992 à 2000, il se spécialise dans les sports équestres. Patrick Knaff suit également une carrière de sportif de haut niveau amateur dans le ski. Il est aujourd’hui commentateur des sports d’hiver et de la gymnastique, également spécialisé dans les sports mécaniques et les sports extrêmes. Le 7 mars dernier, il a donc été élu président de la Société des journalistes des sports de France Télévisions (SJSF). La Société des journalistes des sports de France Télévisions est une association loi 1901 créée en juin 2004. Son bureau, composé paritairement de représentants de France 2 et de France 3, est élu par la rédaction des journalistes des sports des deux chaînes. Un second vote permet de désigner le président. La durée des mandats n’est pas limitée. La démission du bureau et du président Laurent Jaoui fin février a entraîné une nouvelle élection. Le bureau de la SJSF est actuellement composé des journalistes Thierry Adam (France 3), Alexandre Boyon (France 2), Philippe Lafon (France 3), Arnaud Roméra (France 3), Nicolas Vinoy (France 2) et Patrick Knaff (France 2). Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 7 Diffuseurs Réorganisations internes M6 Direction de la communication Le groupe M6 a procédé à une réorganisation de la direction de la communication du groupe effective le 23 mars. Myriam Multigner, directrice de la communication, et Frédéric Souplet, son directeur adjoint, s’appuient désormais sur six responsables : Florence Moizan est en charge de la communication corporate du groupe, des filiales et des chaînes thématiques. Carine Prudhomme reporte à Florence Moizan pour la gestion de la revue de presse et l’alimentation de l’espace communication de l’intranet. Mathilde Ordas, en charge de la communication des programmes et plus particulièrement de l’information, des magazines et des sports, est appuyée par MarieCatherine Levrault, Stéphanie Chérond et Mélanie Tresch, attachées de presse. Philippe Holl, en charge du bulletin des programmes et de la permanence des week-ends, est assisté de Julie Maquenhem ainsi que d’Amandine Garnier et Julie Gautron, en alternance durant les week-ends. Jérémy Guyot, en charge de la communication des programmes et plus particulièrement des divertissements, de la fiction et de la jeunesse, est appuyé par Delphine Schroeder, Caroline Luca et Hélène Jouannet, attachées de presse. Jean-Luc Pariente est en charge du service photo du groupe M6. Il est toujours secondé par Patricia Macchini et Sandrine Le Nea. Nathalie Poulain est en charge de la promotion et de la publicité. Elle est accompagnée de Jérôme Gogué et Julie Szerzantowicz, chargés de promotion et de publicité. Enfin, Marc Migliorati assiste la directrice de la communication et Monique Cassan assure l’assistanat administratif de la direction de la communication. France 2 Secteur des opérations spéciales A la suite du départ à la retraite de Betty Durot, ancienne responsable du secteur opérations exceptionnelles, émissions religieuses et programmes courts de France 2, la chaîne a décidé début avril de scinder ce secteur en trois entités distinctes : Sylvie Faiderbe, actuelle responsable des opérations exceptionnelles et notamment du Téléthon, prend la responsabilité de la totalité des opérations exceptionnelles comme les grands directs ou les opérations comme celles qui ont été organisées lors du 60ème anniversaire du Débarquement. Stephen Harlé, directeur artistique de l’antenne de France 2, prend la responsabilité des programmes courts en liaison avec la régie publicitaire, France Télévisions Publicité. Laure Baudoin se voit confier le pôle spécifique créé pour les émissions religieuses. Laure Baudoin s’était précédemment occupée de production et de programmes au sein de la chaîne. Ces unités sont placées sous la responsabilité de trois personnes différentes mais restent sous la responsabilité ultime du directeur des programmes, Yves Bigot. Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 8 Presse TV & Médias Prisma Presse Le Monde Télé 2 Semaines Carole Villevet, précédemment rédactrice en chef adjointe de Télé 2 Semaines (Prisma Presse), a quitté ses fonctions le 11 mars. Son poste est actuellement vacant. Née en 1965, Carole Villevet est titulaire d’une double maîtrise de lettres modernes spécialisées (1985, Paris IV Sorbonne) et de techniques et langage des médias (1986, Paris IV Sorbonne). Elle débute en septembre 1986 comme rédactrice dans l’agence de presse Approche, dirigée par Martin Even et spécialisée sur les médias. Deux ans plus tard, elle devient rédactrice au Film français. Pendant huit ans, elle prend en charge le développement de la rubrique télévision et la réalisation des dossiers et études autour de la télévision. En août 1996, Carole Villevet rejoint La Lettre de l’audiovisuel en tant que rédactrice en chef. Encadrant une équipe de quatre collaborateurs, elle développe le portefeuille d’abonnés et met en place une nouvelle formule faisant évoluer la publication d’une périodicité bi-hebdomadaire à une diffusion quotidienne par fax. Au printemps 1998, elle intègre le groupe Emap en tant que rédactrice en chef adjointe puis, en 2000, rédactrice en chef de Broadcast, hebdomadaire destiné aux professionnels de l’audiovisuel. Elle supervise alors une équipe de 14 personnes et d’une vingtaine de pigistes, assure la mise en place d’une nouvelle formule en mars 2002 et participe au développement de produits dérivés et de partenariats. En janvier 2003, Carole Villevet retrouve Le Film français en tant que rédactrice en chef adjointe, un poste qu’elle occupe durant 16 mois. En mai 2004, elle est nommée rédactrice en chef adjointe de Télé 2 Semaines, quinzomadaire TV lancé quatre mois plus tôt par le groupe Prisma. Encadrant une équipe de 45 personnes, elle assure le suivi du calendrier rédactionnel et du rendu des articles et s’occupe des relations institutionnelles avec les chaînes de télévision. Le 11 mars, elle quitte donc le groupe Prisma Presse. En bref Bénédicte Mathieu, précédemment journaliste au service médias du Monde, a rejoint le 2 mars Le Monde des livres. Elle n’est pas remplacée dans sa précédente fonction. Née en 1965, Bénédicte Mathieu est diplômée du Centre de formation des journalistes (promotion 1988). A sa sortie du CFJ, elle commence sa carrière par plusieurs stages : à RTL puis au service enquêtes et reportages de TF1. Elle est pigiste pour des radios locales privées, pour RTL et travaille avec l’agence de presse Approche dirigée par Martin Even. Bénédicte Mathieu rejoint Le Monde en avril 1989 en intégrant le service culturel. Trois ans plus tard, elle passe au service des sports et couvre les jeux Olympiques de Barcelone, Atlanta et Sydney, ainsi que le tennis (Coupe Davis, tournois du grand chelem, Fed Cup). En septembre 2001, elle intègre l’équipe des médias (audiovisuel public, TNT, institutionnel) pour un peu plus de trois ans. Le 2 mars, elle rejoint donc Le Monde des livres. Le Figaro Emmanuel Schwartzenberg, rédacteur en chef médias du Figaro, a quitté le quotidien le 1er avril, en raison de la réorganisation de la rédaction du quotidien annoncée début mars par Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro. Dans la nouvelle configuration, Emmanuel Schwartzenberg devenait l’adjoint de Rémi Godeau, nouveau chef du service Technologies de l’informationcommunication. Emmanuel Schwartzenberg était auparavant rattaché directement à Yves de Chaisemartin, ancien président de la Socpresse et président du Figaro. Philippe Larroque, précédemment directeur général et directeur des rédactions de l’hebdomadaire Stratégies, remplace, depuis le 4 avril, Emmanuel Schwartzenberg au Figaro comme rédacteur en chef des pages Médias et publicité. A la suite d’Emmanuel Schwartzenberg, Philippe Larroque prend également la responsabilité de l’émission hebdomadaire La vie des médias, diffusée le week-end sur LCI et le dimanche soir sur TF1, et produite en partenariat avec Le Figaro. Nous reviendrons sur ces nominations dans un prochain numéro. Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 9 Secteur public France 5 / RFO / Ina Chantal Chambellan Le Levier, administratrice civile, a été nommée, en qualité de représentante de l’Etat, membre des conseils d’administration des sociétés nationales de programmes France 5 et RFO et de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina). Elle succède à Frédéric Guin pour les chaînes et François Baudet pour l’Ina, tous deux administrateurs civils au ministère des Finances. Chantal Chambellan Le Levier est chef du bureau justice, action gouvernementale, médias à la direction du budget du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Cette nomination est intervenue par décret du 25 mars publié au Journal officiel du lendemain. CNC France Télévisions / Radio France Patrick Raude, administrateur civil, directeur du développement des médias (DDM), a été nommé, en qualité de représentant de l’Etat, membre des conseils d’administration de la société France Télévisions et de la société nationale de programmes Radio France, en remplacement d’Alain Seban, précédent directeur du développement des médias devenu conseiller pour la culture et les médias à l’Elysée (voir Satellimag n°12 du 14 mars). Cette nomination est intervenue par décret du 25 mars publié au Journal officiel du lendemain. Commission d’aide au développement de projets Par décision de Catherine Colonna, directrice générale du CNC, René Bonnell, directeur de la stratégie des programmes de France Télévisions jusqu’au 1er octobre dernier, a été nommé président de la commission d’aide au développement de projets de longs métrages pour une durée d’un an. Cette nomination est intervenue sur décision du 16 mars publiée au Journal officiel du 3 avril. La commission est composée de membres nommés pour un an : MEMBRES TITULAIRES MEMBRES SUPPLÉANTS Dominique Cabrera, réalisatrice Aïssa Djabri, productrice Gaëtan Moisand, consultant Eric Névé, producteur Noémie Lvovsky, réalisatrice et actrice Olivier Delbosc, producteur L’aide attribuée par cette commission a pour but de soutenir les producteurs « dans la phase d’investissement où le risque financier est particulièrement élevé ». Sont concernées par cette aide les différentes phases du travail d’écriture : option et achat de droits d’adaptation cinématographique d’œuvre littéraire ou de scénario original, écriture et réécriture, recherches et documentation. Etes-vous cité(e) dans Satellimag ? R é p o n s e s u r w w w. s a t e l l i m a g . f r Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 10 Régies & Conseil Publiprint Luciano Bosio, précédemment directeur général de Carat Expert, a été nommé directeur des études, marketing et stratégies de Publiprint (régie du groupe Socpresse) et directeur marketing de la régie du groupe Express-Expansion. Il prendra ses fonctions en avril. A ce titre, il sera placé sous la responsabilité de Pierre Conte, président de Publiprint et dga du groupe Express-Expansion. Il sera membre des comités de direction des deux groupes et les représentera au sein de plusieurs instances collectives de la presse. Luciano Bosio managera les équipes marketing des deux régies et travaillera notamment avec Corinne Pitavy, dga du groupe ExpressExpansion et dg du groupe Côté Maison. LMDB éditorial Eloi Choplin, précédemment responsable du business développement des sites internet de M6, a rejoint fin mars l’agence LMDB éditorial (Laurence Morel et Dominique Brunel). Responsable du développement, il prend notamment la direction du pôle promotion et partenariats. Né en 1977, Eloi Choplin débute en août 1999 à La Cinquième comme chargé des relations avec les téléspectateurs. En février 2000, il est promu responsable adjoint du service des téléspectateurs. Il est également l’adjoint de Bernard Matignon, alors responsable de programmes (Les écrans du savoir, Arrêt sur images, 100 % questions). En août de la même année, il rejoint l’équipe internet de M6, auprès de Nicolas Flachot, alors responsable de M6.fr. En tant que rédacteur en chef, Eloi Choplin participe à la coordination des sites avec les antennes du groupe M6 et à leur développement via de nouvelles rubriques, de nouveaux sites et nouveaux axes éditoriaux (vidéo et chat notamment). En janvier 2003, il crée le pôle partenariats au sein de l’activité internet de M6 web. Chef de produit, il développe notamment la promotion des loisirs culturels au sein de M6. Eloi Choplin prend la responsabilité du business développement des sites internet de M6 en septembre 2004, tout en conservant l’activité partenariale sous la direction de Frank Hennion. En mars 2005, il quitte donc le groupe pour s’associer à Laurence Morel et Dominique Brunel dans l’agence LMDB éditorial. Responsable du développement de l’agence, il prend notamment la direction du pôle promotion & partenariats et conserve dans ses nouvelles fonctions le développement des partenariats des sites internet de M6. Initiative Frédéric Degouy a été nommé le 29 mars directeur TV du pôle implémentation (médias) d’Initiative (groupe Interpublic). A ce titre, il encadre une dizaine de collaborateurs. Né en 1970, Frédéric Degouy débute en 1992 comme acheteur chez Médiapolis (groupe Euro RSCG). Deux ans plus tard, il devient expert pour Initiative Média et suit notamment les budgets Sega et Yves Rocher. En 1995, il rejoint le département marketing et études de France Espace, la régie de France Télévisions, où il est chargé de la tarification. Frédéric Degouy réintègre le secteur des agences médias en 1998, au poste de directeur du département TV de Médiacom. Il est alors chargé de budgets tels que le groupe Volkswagen France, GlaxoSmithkline, Nokia et Levi’s. Le 29 mars, il retrouve donc Initiative (exInitiative Média) en tant que directeur TV du pôle médias. TLR Associées Jérôme Philippe a été nommé le 21 mars directeur commercial de la régie Télévisions locales et régionales associées (TLR Associées). Il s’agit d’une création de poste. Jérôme Philippe était auparavant directeur commercial de TV Rennes. TLR Associées a été créée à l’initiative des sociétés Socprint (régie du groupe Socpresse), Interdéco (régie du groupe Hachette Filipacchi Média) et de chaînes locales. Début 2005, cinq chaînes locales ont confié la commercialisation de leur espace publicitaire extralocal à TLR Associées : Télé Lyon Métropole, Télé Toulouse, C l e r m o n t 1 ère, TV7 Bordeaux et Nantes 7. Par ailleurs, TLR Associées réfléchit à un rapprochement avec l’Union des télévisions locales de service public (TLSP) pour fondre leurs offres respectives. Mouvements Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 11 Prestataires Sofratev (TDF) Viaccess Patricia Langrand, directrice exécutive de France Télécom, en charge de la division contenus, a été nommée présidente de Viaccess, filiale de France Télécom, lors du conseil d’administration de la société réuni le 29 mars. Mathias Hautefort, ancien directeur général de Noos, devient dg de Viaccess. Sur proposition de Patricia Langrand, il succède à JeanPierre Coustel, nommé membre du comité de direction de la division Agrégation de contenus de France Télécom, chargé de mission auprès de Patricia Langrand. Né en 1968, Mathias Hautefort est X-ENST. Il débute sa carrière en juin 1995 au ministère de l’Économie et des Finances comme adjoint au chef de bureau à la direction du Trésor. De 1997 à 2000, il est conseiller technique au sein des cabinets de Christian Pierret (PS), secrétaire d’État à l’Industrie, ainsi que de Dominique Strauss-Kahn (PS) puis de Christian Sautter (PS), ministres de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Parallèlement, Mathias Hautefort devient adjoint au directeur Aide au développement à la préfecture de la région Auvergne ; à ce titre, il est chargé du suivi de la Banque Mondiale, de la Berd et des questions liées au nucléaire civil dans les ex-pays de l’Est. En juin 2000, il rejoint le groupe Suez (pôle communication) comme directeur des activités médias. Deux ans plus tard, il est nommé directeur général de Noos, une fonction qu’il exerce jusqu’en septembre 2004. Mathias Hautefort devient alors conseiller auprès de Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6. Lors du conseil d’administration de Viaccess, le 29 mars dernier, il est donc nommé directeur général de cette filiale de France Télécom. Viaccess, société du groupe France Télécom, est un fournisseur de solutions pour la télévision numérique à péage et la distribution sécurisée des contenus. Adossée à la R&D du groupe France Télécom, sa mission consiste à développer, produire et commercialiser les systèmes d’accès conditionnels et de Digital Rights Management (DRM) pour tout type de contenus et de services, quels que soient les réseaux (satellite, câble, hertzien, MMDS, DSL, mobile…). Jean-Pierre Faisan, précédemment directeur régional sud-est de TDF, a été nommé le 29 mars directeur général délégué de Sofratev, filiale de TDF spécialisée dans le déploiement de réseaux de télécommunications. Né en 1964, Jean-Pierre Faisan est ingénieur X Télécom. Il débute en 1987 chez Satellite Systems Engineering (Washington DC, Etats-Unis), une société de conseil, comme ingénieur stagiaire puis chef de projet. Il rejoint TDF en 1988 en tant qu’ingénieur pour les affaires spatiales. Deux ans plus tard, il repart aux Etats-Unis, chez Intelsat (Washington DC), comme conseiller à l’Office of Strategic Planning et aux Broadcast Services. En 1992, il retrouve TDF en tant que responsable valorisation et propriété intellectuelle au centre de recherche et développement (R&D) de TDF à Metz (TDF-C2R). Il est promu en 1995 directeur adjoint du centre de R&D de Rennes puis, en 1997, directeur des programmes de la direction des services multimédia, France Télécom R&D. Il est directeur régional sud-est de TDF quand il est nommé, le 29 mars, directeur général délégué de Sofratev. Sofratev est présidée par Bruno Bichon, pdg, également directeur des sites de TDF. Faites-nous connaître votre actualité Diffuseurs, producteurs, éditeurs, prestataires, institutionnels, ainsi que toute organisation impliquée dans le secteur de l’audiovisuel, votre vie interne nous intéresse. Une promotion ? Un transfert ? Un départ ? La réorganisation d’un service ? Autant d’informations que vous devez nous communiquer ! Contactez-nous : [email protected] - fax : 01 73 72 98 34 contact : Anne-Sophie Filhoulaud tél. : 08 70 73 30 13 (prix d’un appel local) mob. : 06 13 03 69 48 Organisations professionnelles Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 12 Sedpa (Syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels) Lors de l’assemblée générale du 29 mars, le Syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels (Sedpa) a élu un nouveau bureau. Par ailleurs, le Sedpa a modifié la signification de son acronyme de Syndicat européen des distributeurs de programmes audiovisuels en Syndicat des entreprises de distribution de programmes audiovisuels. Enfin, le syndicat a annoncé l’adhésion de France Télévisions Distribution. LA COMPOSITION DU NOUVEAU BUREAU : Frank Soloveicik, président (Europe Images International / M5) Frédérik Rangé, vice-président et secrétaire général (AB International Distribution) Jean Dufour, vice-président et trésorier (Ampersand) Olivier Zameczkowski (Omnitem Communication) Stéphane Fournier (Télé Images International) Guy Knafo (10 Francs) Institutionnel Groupe d’études sur le financement de la production audiovisuelle Initié en mars par Dominique Richard, député UMP du Maine-et-Loire, le groupe d’études sur le financement de la production audiovisuelle s’est réuni pour la première fois le 29 mars. A cette occasion, son bureau a été constitué : PRÉSIDENT Dominique Richard, député UMP du Maine-et-Loire et rapporteur pour avis de la commission des Affaires culturelles sur le projet de loi de finances pour 2005 VICE-PRÉSIDENTS Pierre-Christophe Baguet, député UDF des Hauts-de-Seine Patrick Bloche, député PS de Paris Frédéric Dutoit, député communiste des Bouches-du-Rhône Jean-Claude Guibal, député UMP des Alpes-Maritimes Sébastien Huyghe, député UMP du Nord Didier Mathus, député PS de Saône-et-Loire Patrice Martin-Lalande, député UMP du Loir-et-Cher Le groupe d’études sur le financement de la production audiovisuelle compte 38 autres députés : Martine Aurillac (UMP) Patrick Balkany (UMP) Brigitte Barèges (UMP) Claude Bartolone (PS) Jean-Claude Beaulieu (UMP) Jacques-Alain Benisti (UMP) Josiane Boyce (UMP) François Calvet (UMP) Alain Cortade (UMP) Jean-Michel Couve (UMP) Olivier Dassault (UMP) Jean-Pierre Decool (UMP) Léonce Deprez (UMP) Philippe Edmond-Mariette (non affilié) Francis Falala (UMP) Alain Ferry (UMP) Michel Françaix (PS) Louis Guédon (UMP) Emmanuel Hamelin (UMP) Henri Houdouin (UMP) Edouard Jacques (UMP) Christian Kert (UMP) Edouard Landrain (UMP) Jean-Yves Le Déaut (PS) Jean Lemière (UMP) François Loncle (PS) Muriel Marland-Militello (UMP) Philippe-Armand Martin (UMP) Jean-Marc Nesme (UMP) Christophe Priou (UMP) Frédéric Reiss (UMP) Dominique Richard (UMP) François Rochebloine (UDF) Jean-Marc Roubaud (UMP) François Sauvadet (UDF) Pascal Terrasse (PS) Alfred Trassy-Paillogues (UMP) Philippe Vuilque (PS) Prenant acte du « contexte d’évolution technologique qui va bouleverser le paysage audiovisuel (TNT, diffusion sur ADSL et sur les mobiles, télévision haute-définition…), et de sous-financement chronique de la production audiovisuelle française », le Groupe d’études entend procéder à une série d’auditions d’organismes institutionnels tels que le CNC et le CSA, de diffuseurs et des organisations professionnelles du secteur (notamment des producteurs, des réalisateurs, des auteurs, des artistes et des techniciens). Distinctions Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 13 Lauriers de la radio et de la télévision Les Lauriers de la radio et de la télévision récompensent les meilleurs programmes audiovisuels diffusés entre le 1er janvier et le 31 décembre, ainsi que « les personnalités dont l’action a contribué à développer la qualité de l’audiovisuel français ». Sont ainsi décernés un Laurier d’or, des Lauriers d’honneur et des Lauriers par catégories. La soirée de remise des Lauriers s’est déroulée le 23 mars au Sénat. La cérémonie des Lauriers est issue du Grand prix du comité français de l’audiovisuel créé en 1995 par le sénateur Jean Cluzel, ancien rapporteur du budget de l’audiovisuel. En 1998, cette manifestation est reprise par l’un des clubs du comité, le Club audiovisuel de Paris. Celui-ci assure depuis la continuité de ces prix sous le nom des Lauriers de la radio et de la télévision. LAURIER D’OR Téléthon, produit par Sylvie Faiderbe, animé par Sophie Davant, réalisé par Richard Valverde et Jean-Maurice Ooghe LAURIER D’HONNEUR William Karel, documentariste, pour Le monde selon Bush (Flach Film), en collaboration avec Eric Laurent, diffusé dans la case Contre-courant présenté par Stéphane Paoli sur France 2, et pour CIA, guerres secrètes (Roche Productions) pour Arte. Pierre Boutron, réalisateur, pour Le silence de la mer (Expand Drama) pour France 2 et pour Le voyageur sans bagage (Studio International) pour France 3 et TV5 Patrick Rotman, documentariste, pour Eté 44 et L’ennemi intime (Kuiv Productions) pour France 3 Alain Rey, journaliste, pour Le mot de la fin, chronique sur France Inter Le jury, sous la présidence de Jean Cluzel, membre de l’Institut, a réuni : Bruno Neil, président du Club audiovisuel de Paris, Hélène Fatou et Pierre Wiehn, anciens conseillers du CSA, Philippe Beauvillard, dg de RMC Moyen-Orient, Jean-Jacques Bernard, critique cinématographique et audiovisuel (France Inter), Christian Frémaux, avocat, Guy Girardetti, directeur financier, Jean-Claude Groussard, directeur de production, Fernand Guiot, acteur, Christian James, consultant média, Dominique Martin, attachée de presse, Gilles Miroudot, producteur et Brigitte Schmit, consultante, ancienne directrice de la communication de France 2. L E P A L M A R È S 2 0 0 4 LAURIER PROGRAMME CULTUREL Un livre, un jour (France 3) présenté par Olivier Barrot LAURIER DOCUMENTAIRE Patrick Jeudy, réalisateur, pour Diên Biên Phu : le rapport secret (Point du Jour) pour France 3 et pour Robert Capa, l’homme qui voulait croire à sa légende (Point du Jour) pour France 5 LAURIER PREMIER ŒUVRE : PRIX MARCEL JULLIAN Quelques jours entre nous (Links Productions) réalisé par Virginie Sauveur pour Arte LAURIER FICTION Julie, chevalier de Maupin (Alma Productions, Mascaret Films) réalisé par Charlotte Brandström pour TF1 LAURIER SOCIÉTÉ Le plafond de verre (Bandits Productions) réalisé par Yamina Benguigui pour France 5 Jacques Pradel à 8 h 55 sur Europe 1 MENTION au Pensionnat de Chavagnes (Extrabox, Endemol) réalisé par Pierre-François Glaymann et José Faneco pour M6 LAURIER JEUNESSE Zoé Kézako (Sparkling Productions) réalisé par Fabrice Fouquet pour TF1 d’après les ouvrages de Véronique Sauquère (éd. Frimousse) LAURIER PROGRAMME ÉDUCATIF Le vallon des pins (2P2L) réalisé par Laetitia Moreau pour France 5 Le monde selon wam présenté par Isabelle Giordano sur France Inter LAURIER DIVERTISSEMENT Caméra Café (Calt Productions) d’après une idée originale de Bruno Solo, Yvan Le Bolloc’h et Alain Kappauf pour M6 LAURIER DÉCOUVERTE Un œil sur la planète pour Pourquoi il faut croire en l’Inde, magazine de Patrick Boitet présenté par Thierry Thuillier et réalisé par Nicolas Maupied (France 2) LAURIER PROGRAMME CIVIQUE Un proc’ de choc (Galaxie Presse), enquête de Delphine Prunault diffusée dans Reportages présenté par Claude Carré sur TF1 LAURIER INFORMATION 90 minutes pour Après Arafat : le pouvoir des rebelles armés, enquête menée par Paul Moreira, également co-réalisateur avec Daniel Lainé, pour Canal+ LAURIER GRAND REPORTAGE : PRIX PATRICK BOURRAT Grégoire Deniau pour Traversée clandestine et Dans la poudrière de Nadjaf, diffusés dans Envoyé Spécial présenté par Guilaine Chenu et Françoise Joly (France 2) Distinctions Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 14 Légion d’honneur promotion de Pâques AU GRADE DE COMMANDEUR AU GRADE DE CHEVALIER par le Premier ministre Jacqueline Baudrier, journaliste, ex-présidente de Radio France par le Premier ministre Mehdi Charef, réalisateur de films (notamment Marie-Line en 2000 et La fille de Keltoum en 2001) par le ministre de la Culture et de la Communication Gilles Jacob, président du festival international du film de Cannes Claude Lanzmann, cinéaste (notamment Shoah en 1985 et Sobibor en 2001), écrivain par le ministre de la Culture et de la Communication Mireille Darc, comédienne, photographe, réalisatrice Catherine Colonna, directrice générale du CNC François Ferrus, directeur des relations internationales de France Télévisions et secrétaire général de la communauté des télévisions francophones (CTF) AU GRADE D’OFFICIER par le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat Charles Villeneuve, directeur des sports de TF1, directeur de productions (Tap, filiale de TF1) par le ministre de la Culture et de la Communication Francis Girod, cinéaste, producteur, réalisateur (notamment La banquière en 1980, Le bon plaisir en 1984, Mauvais genres en 2001 ou encore, pour France 3, Le pays des enfants perdus en 2003), Vos offres d’emploi adressées à Ivan Levaï, journaliste Jean-Dominique de La Rochefoucauld, réalisateur (notamment de plusieurs productions Telfrance : certains épisodes de PJ et le téléfilm La faux diffusé sur Arte en janvier 2004), cinéaste, auteur Alain Metternich, pdg de Di Group (Radio Classique, Le monde de la musique) Claude Miller, réalisateur de films (notamment La petite voleuse en 1988, La classe de neige en 1998, La petite Lili en 2003 ou encore, pour Arte, La chambre des magiciennes en 2000), producteur (Les films de la Boissière) 18 000 destinataires Diffusez vos offres d’emploi dans le prochain numéro de Satellimag, à paraître le 25 avril, et via la liste de diffusion des alertes de Satellifax. Contact : Véronique Olasz - [email protected] Tél : 01 40 29 47 48 - Fax : 01 73 72 70 36 A l’antenne Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 15 Olivier Minne : retour au théâtre par la production TV 38 ans, 15 ans de carrière et une traversée du désert. Olivier Minne revient aujourd’hui à sa passion première, le théâtre, via la production TV. Le 18 avril, il fera monter sur les planches – mais pour le petit écran – 30 animateurs de France 2 qui joueront Un fil à la patte de Feydeau. Récit. Par goût, Olivier Minne souhaite se tourner vers la comédie, mais il s’engage d’abord dans une formation universitaire de philologie romane et lettres classiques. « Il fallait rassurer la famille même si je me sentais déjà vibrer pour l’art dramatique. Ces deux années de fac m’ont structuré intellectuellement », reconnaît-il aujourd’hui. Avec les études viennent les premiers stages et jobs d’été, dans des ministères et des entreprises, puis, en 1988, à RTL Télévision. « Je travaillais au bureau de Bruxelles pour les décrochages d’info locale et parfois au Grand-Duché de Luxembourg. » Il y est machino puis assistant décorateur et continue à vouloir se former comme comédien. « Je pensais être auditeur libre au conservatoire : j’ai écrit un petit mot à Michel Bouquet pour savoir si je pouvais venir l’observer. » L’acteur lui répond qu’il a cessé de dispenser des cours, mais l’encourage à persévérer : « Croyez-y avec ténacité et foi », recommande-t-il. Olivier Minne finit d’ailleurs par postuler au conservatoire de Paris – « la seule formation gratuite ! » – et devient, le temps du premier tour de sélection, Cléante dans L’avare de Molière. « Mais au second tour, Jacques Lassalle et quelques autres éminents professeurs m’ont recalé. » Parallèlement, Olivier Minne entre comme « homme à tout faire » à Antenne 2. Il travaille pour le service de la gestion et de la communication, sous la direction d’Anne-Marie Tournier qui gère également les budgets de la fiction jeunesse. « J’ai connu tous les services de la maison : le desk avec son vieux téléscripteur, les grandes règles en métal pour déchirer proprement les dépêches, les permanences avec sac de couchage la nuit… ». A la même époque, Jacqueline Joubert, responsable des fictions jeunesse, a été mandatée par la directrice des programmes Eve Ruggieri pour recruter de nouvelles speakerines, « un domaine A Dream Prod Société de production créée en janvier 2004 par Olivier Minne avec A Prime Group (Dominique Ambiel) à 50 / 50. La première production : la captation le 18 avril au Théâtre des Variétés d’une représentation de la pièce de Feydeau, Un fil à la patte, où tous les rôles sont tenus par des animateurs de France 2. La distribution réunit Thierry Beccaro, Eve Ruggieri, Marie-Ange Nardi, Michel Drucker, Bernard Pivot, Patrice Laffont, Jérôme Bonaldi, Sophie Davant, Tex, David Martin, Nelson Monfort, Eglantine Emeyé, Sarah Lelouch, Valérie Maurice, Gérard Holtz, Rachid Arhab, Ness, Igor et Grichka Bogdanoff, Valérie Payet, Stéphane Thébaut, Pierre Mathieu, Françoise Laborde, Bertrand Renard, Isabelle Martinet, Laurent Romejko, Laurent Broomhead, Nathalie Rihouet et Olivier Minne. La mise en scène est signée Francis Perrin, la réalisation Bernard Flament (déjà réalisateur de certains numéros de Fort Boyard), les costumes par Bernadette Villard, les décors par Stéfanie Jarre et la direction artistique par Jean-François Varlet. La captation de cette unique représentation donnera lieu à une diffusion en prime time sur France 2. Les projets : « des opérations spéciales, dans le domaine du divertissement, aussi atypiques que Le fil à la patte », il est ainsi question d’un magazine sur les coulisses d’une troupe de théâtre et d’une série de docu-fictions autour du paranormal. que Jacqueline connaissait bien pour avoir été la première à annoncer les programmes ». Fin février 1990, Olivier Minne se voit proposer un CDI au sein du même service mais son ambition de comédien le fait hésiter. AnneMarie Tournier le recommande alors à Jacqueline Joubert qui ne cherche pourtant que des femmes. « J’ai fait cinq essais plus mauvais les uns que les autres. A la sixième tentative, c’est le trou noir ! J’ai improvisé jusqu’à retrouver mes esprits. Etonnement, Jacqueline Joubert a aimé et Eve Ruggieri accepté. Quelques semaines plus tard, je faisais ma première annonce. » Le « speakerin fou » Les trois ans qu’Olivier Minne passe comme speaker sont ponctués de convocations à la direction de l’antenne et de la programmation. L’incident le plus important intervient quand Olivier Minne se présente torse nu devant la caméra. Le lendemain, les plaintes affluent avenue Montaigne. « Le chef de chaîne à la régie finale a été d’une solidarité extraordinaire. La direction lui avait demandé le parallèle antenne, la copie de ce qui avait été diffusé la veille. Il m’a alors appelé pour que nous tournions une nouvelle version de l’annonce dans laquelle je portais cette fois un tee-shirt ! Nous avons dit que les téléspectateurs s’étaient trompés… ». Michel Denisot, alors producteur et présentateur de La Grande famille sur Canal+, le surnomme le « speakerin fou ». Matin Bonheur en 1994 A défaut de pouvoir passer des castings pour le théâtre – l’image du petit écran le marque déjà –, Olivier Minne persévère à la télévision. « Monique Cara, qui produisait les programmes de la matinée sur Antenne 2, m’a proposé des chroniques dans Matin Bonheur • • • A l’antenne • • • que présentait alors Lionel Cassan. Je l’ai vu comme un moyen de renouer avec le journalisme, une activité que j’avais un peu pratiqué à 18 ans en rédigeant des piges pour un magazine belge. » Ses apparitions sur le petit écran se multiplient : il co-présente avec le sociologue Dominique Wolton une série d’émissions de décryptage de l’image, initiée par le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) et diffusée le matin sur FR3. Sur la même chaîne, il anime pendant deux ans Génies en herbe, une production FR3 Strasbourg, puis Les mondes fantastiques (Tilt) et, en 1994, prend les rênes de Matin Bonheur produite en interne à France 2. Il s’y sent libre. Une liberté qui lui vaut un avertissement pour s’être ému en direct de l’impossibilité qui lui a été donnée de présenter à l’image le CD d’un artiste. « Après plus de trois ans, je m’essoufflais un peu et j’ai manifesté le désir d’arrêter, ce qui a surpris JeanPierre Cottet, à l’époque directeur de l’antenne. » Olivier Minne reste aux commandes du Cercle de minuit (qu’il coproduit avec Thérèse Lombard). En janvier 1998, il part à l’étranger pour tourner une série de dix prime time de vulgarisation scientifique, Les nouveaux mondes (Gédéon Programmes), diffusés pendant l’été 1998. « Nous avions un budget qui paraîtrait aujourd’hui ridicule : 700 000 F par soirée. » Le programme est un échec d’audience. Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 16 savoir sur La Cinquième. » L’aventure dure quelques mois et c’est le retour au chômage. Et le début de la musculation : « Certains sombrent dans la boisson, j’ai préféré travailler sur moi. » Los Angeles et le retour Début 2002, il veut changer d’air et part à Los Angeles. Quelques jours avant de partir, sur l’insistance de Dominique Ambiel, président du groupe Expand Images, il a passé quelques essais pour un jeu sur France 2, « mais sans le moindre espoir, pour me dire que j’aurais tout essayé avant de quitter ce milieu ». Quelques mois plus tard, fin octobre 2002, on propose à Olivier Minne de présenter La cible. « Je suis d’abord parti dans un grand éclat de rire. Puis mes proches m’ont encouragé à accepter l’offre, avec l’idée que je pourrais toujours enregistrer En plein succès, Olivier Minne décide d’arrêter Matin Bonheur. TF1 avant le désert En septembre 1998, Olivier Minne n’est plus sur la grille de rentrée de France 2. Il part à la concurrence, sur TF1, pour co-animer deux numéros d’Attention, les enfants regardent (Glem, Starling) avec Laurent Mariotte et Stéphane Bouillaud. Suivent un recentrage sur sa vie personnelle et de longs mois sans activité professionnelle. « Puis Jean Mino, directeur général de La Cinquième, qui avait été le directeur de la programmation de Antenne 2 lors de mon arrivée sur la chaîne en 1990, m’a appelé pour présenter Les écrans du pendant une semaine et repartir les cinq semaines suivantes aux EtatsUnis. » En janvier 2003, La cible est mise à l’antenne, quelques semaines avant qu’on lui propose Fort Boyard (Adventure Line Productions). L’année suivante, début 2004, Dominique Ambiel, alors conseiller en communication du Premier ministre l’encourage à créer une structure. A Dream Prod voit ainsi le jour, détenue à parité par Olivier Minne et A Prime Group (Tarak Ben Ammar, Dominique Ambiel, Jean-Luc Azoulay). Le premier projet d’Olivier Minne est la création puis la captation d’Un fil à la patte, une pièce de Feydeau jouée un seul soir par un casting issu de France 2 (voir encadré). L’animateur se donne ainsi les moyens, en tant que producteur, de porter les caméras sur les planches et dans les coulisses des théâtres. Un retour aux sources en somme. Olivier Minne en dates Naissance le 18 mars 1967 à Bruxelles Deug de philologie romane et lettres classiques 1986-1987 : « homme à tout faire » à RTL Télévision 1987-1988 : assistant cadreur et machiniste à RTL TVI janvier 1990 : « homme à tout faire » à Antenne 2 1990 : candidat au concours du conservatoire de Paris 1990-1993 : speaker sur Antenne 2 1990-1993 : chroniqueur dans Matin Bonheur (prod. Monique Cara, Antenne 2) 1990-1992 : co-présentateur avec Dominique Wolton de l’émission du CNDP pour FR3 1991-1993 : Génies en herbe (production FR3 Strasbourg) 1992-1994 : Les mondes fantastiques (Tilt, France 3) 1994-1997 : Matin Bonheur (prod. France 2) 1997 : Jeux sans frontières (produit par Pierre Morel, France 2) avec Jean Riffel ; Farce Attack (produit par Jean-Yves Robin, France 2) 1997 : Le cercle de minuit (coproduit par Olivier Minne et Thérèse Lombard, France 2) 1998 : Mission Pirattak (Adventure Line Productions, France 3) 1998 : Les Nouveaux mondes (Gédéon Programmes, France 2) 1999 : Attention, les enfants regardent (Glem, Starling, TF1) avec Laurent Mariotte et Stéphane Bouillaud 2000-2001 : Les écrans du savoir (Paf, La Cinquième) depuis janvier 2003 : La cible (A Prime Group, France 2) depuis juin 2003 : Fort Boyard (Adventure Line Productions, France 2) avec Sarah Lelouch janvier 2004 : création de A Dream Prod, filiale d’A Prime Group avril 2005 : première production avec la captation de la pièce Un fil à la patte de Feydeau pour France 2 Parcours Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 17 Muriel Réus : com, cinéma, développement durable et TPS Directrice générale adjointe de TPS en charge de la communication depuis l’été 2004, Muriel Réus a toujours baigné dans la communication. Après vingt ans d’indépendance, elle a accepté la tutelle d’un employeur pour intégrer TPS à un moment stratégique, quelques mois avant l’attribution des droits du foot et le lancement de la TNT. Parcours. Depuis ses débuts dans les années 80, Muriel Réus a fait du chemin. A l’exception d’un détour par le cinéma puis le développement durable, elle est revenue à son « sacerdoce » : la communication. Une compétence qu’elle a mise au service du second opérateur satellitaire : TPS. En acceptant la direction générale adjointe en charge de la communication, elle a surtout signé pour « valoriser la marque, lui donner un nouvel élan, faire de TPS le choix du cœur et de la raison, un opérateur qu’on choisit par envie et auquel on reste fidèle par plaisir ». Les actionnaires ont sans doute misé sur une énergie qui l’avait déjà conduite, à ses débuts, à se lancer seule dans la communication. Les débuts avec la création de sa première agence de communication Muriel Réus a 22 ans quand elle arrive à Paris pour créer sa propre société : « J’avais deux volontés : travailler dans la communication et monter ma propre boîte. J’ai toujours voulu être manager », confesse-t-elle. Une ambition qu’elle alimente en suivant un DUT de communication et un BTS de gestion : « Toutes les composantes du management m’intéressaient déjà : c’est une fonction très complète que je ne voulais pas exercer n’importe où. J’habitais le sud de la France, mais je m’étais donné deux choix : New York ou Paris parce qu’on y trouve une énergie unique et singulière ». Un ami lui prête des bureaux, et Muriel Réus décroche son téléphone : « C’était les années 80, on pouvait encore créer sa société sans réseau préalable. » L’agence Nougatine, spécialisée dans les relations publiques et les relations presse, voit le jour. Son premier client est Bénéteau, leader dans l’univers de la voile, pour qui elle organise des tournées hexagonales. En un an, elle embauche cinq personnes et travaille notamment pour Gervais, Danone, BMW et Béghin-Say. Le rapprochement avec RSCG « Après un peu moins de 10 ans, j’ai commencé à me lasser. Etre le seul manager me donnait l’impression d’envoyer une balle contre un mur et d’être la seule à courir après. » L’époque, dans le secteur de la publicité, est aux concentrations. Muriel Réus et son agence sont approchées par plusieurs groupes, dont RSCG. Elle accepte l’offre du groupe de Jacques Séguéla, « une figure marquante du secteur » : RSCG rachète 51 % du capital auparavant exclusivement détenu par Muriel Réus. « Dans ma Muriel Réus en dates 1981 - 1990 : fondatrice et présidente de Nougatine, agence de relations publiques et relations presse 1991 - 1998 : présidente et associée de Hieaux Réus Partner, agence de communication corporate du groupe Euro-RSCG 1998 - 2001 : co-fondatrice et associée de Haymann Réus Production (cinéma) 2002- 2004 : gérante et actionnaire de Connecting juillet 2004 : directrice générale adjointe de TPS, en charge de la communication vie professionnelle, j’ai eu beaucoup de chances, les choses se sont toujours faites au bon moment. » Elle reste présidente de la société, mais quelques mois plus tard, elle rencontre Jean-Michel Hieaux, « à l’époque consultant en stratégie dans la “périphérie” de RSCG ». L’entente est immédiate et, ensemble, ils créent Hieaux Réus Partner, agence de communication corporate, filiale de RSCG. « Le corporate, c’est la véritable intelligence de la communication. C’est en intégrant la publicité et l’influence, le média et le hors média, que les grandes marques se construisent aujourd’hui. » Pendant plus de dix ans, ils travaillent notamment pour Citroën, Air France, la RATP, Bouygues Télécom et assistent à la grande fusion entre Eurocom (Havas) et RSCG. Un détour par le cinéma Muriel Réus a 20 ans d’agence derrière elle quand elle envisage une évolution professionnelle. Elle vend le solde des parts qu’elle possède encore dans Hieaux Réus Partner et c’est dans un tout autre domaine qu’elle rebondit alors. Pendant une période qu’elle qualifie de « break », elle devient co-productrice de cinéma au sein de Haymann Réus Production. « Je me suis lancée dans la recherche de financements de films pour L’origine du monde en particulier, le premier long-métrage de Jérôme Enrico, le fils de Robert Enrico ». Le film réunit notamment Roschdy Zem, Angela Molina et Alain Bashung ; il sort en mai 2001, mais ne marche pas. « Même si on sait gérer sa propre structure et ses propres équipes, on ne s’improvise pas producteur. C’est un vrai métier qui demande beaucoup de talent et de patience ; il faut savoir porter des projets sur plusieurs années et prendre le risque de ne pas les voir aboutir. Ce n’est pas vraiment • • • Parcours • • • dans mon tempérament. » Un caractère méditerranéen que Muriel Réus revendique : « Je suis née en Corse, d’un père catalan et d’une mère italienne. » Connecting & le développement durable De retour dans la communication, Muriel Réus crée en 2002 une nouvelle structure : Connecting. Elle y est gérante et actionnaire. « Le cœur d’activité était la gestion de leaders d’opinion et de personnalités médiatiques. » Dans ce même cadre, Muriel Réus s’investit dans le développement durable : « Pour assurer le lancement du livre de Dominique Lapierre ll était minuit cinq à Bhopal (co-écrit par Javier Moro, Robert Laffont, 2001, ndlr), nous sommes partis en Inde, à Bhopal, avec l’auteur et quelques journalistes. Puis Dominique m’a proposé de le suivre à Calcutta et dans le delta du Gange. Et là, j’ai eu un des grands chocs de ma vie : des centaines d’îles, des milliers de gens, aucune aide médicale, aucune scolarisation, un dénuement total et un bonheur de vivre et de survivre absolu. Sur place, une fondation internationale canadienne aidait Dominique Lapierre à financer les bateaux hôpitaux qui circulent entre ces centaines d’îles perdues au milieu du Gange. J’y ai rencontré le responsable des projets internationaux. Ce qu’il m’a raconté de ses expériences m’a passionnée. » Muriel Réus lui vend l’idée d’un plan de communication autour des activités de la fondation, puis, petit à petit, participe elle-même aux plans de développement pour les activités de l’organisation et œuvre à son développement en Afrique, en Inde, au Pakistan et à Haïti. Début 2004, Connecting est choisie par l’association initiée par la mission Daniel Boudet de Montplaisir pour piloter la communication grand public de la TNT. Muriel Réus prend le dossier en charge et dépose le slogan “Télévision numérique pour tous”. L’arrivée à TPS à l’été 2004 Par un réseau de relations, Muriel Réus est approchée au printemps dernier : « Emmanuel Florent, pdg de TPS, m’a fait une offre que je ne pouvais qu’accepter avec enthousiasme et sans Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 18 hésitation. Dans l’univers passionnant de la télévision, la nature du chantier était extrêmement stimulante. La proposition correspondait également à l’une de mes aspirations profondes : me mettre au service d’une marque, de ses fondamentaux, de son histoire. » Dès le mois de septembre, elle s’installe dans son nouveau bureau. « J’ai été très séduite par la culture de proximité et le goût pour la simplicité qui animent les hommes et les femmes de TPS – des valeurs que je partage profondément – et par l’enthousiasme, le dynamisme, l’énergie des équipes de la communication ». Les critères qualitatifs et de réussite sont réévalués pour relancer la communication dès la rentrée. « Tous les fondamentaux de la marque étaient là, il restait à les faire émerger, à les mettre en scène ». Avec l’arrivée de Muriel Réus, une direction générale adjointe de la communication est créée. Elle réunit toutes les composantes de la communication, auparavant répartis dans différents services. La réorganisation conduit également à créer en interne un studio de création. « Quand les agences ne trouvent pas ce que nous voulons, nous réalisons nos campagnes en interne. » Les premiers efforts tendent à relancer la communication média et hors média : « Nous avons multiplié les partenariats et développé notre présence sur le terrain, ouvert des chantiers cible par cible et mis en place un nouveau positionnement pour TPS ». Après une première phase, « marquée par le retour à la sérénité dans les campagnes publicitaires », Muriel Réus met en oeuvre le Pacte Plaisir, « un engagement pris par TPS pour faciliter la vie de nos abonnés. Le marché a longtemps été convaincu qu’il suffisait d’attirer les prospects par le prix (11 €). Aujourd’hui, cela ne suffit plus. Bien entendu, le consommateur est condamné à compter, comparer, calculer, choisir les promotions. Mais il ne faut pas oublier l’autre hémisphère du cerveau, le droit, celui de l’émotion. Et moi, je crois au pouvoir émotionnel d’une marque. TPS a donc pris le pari de “parler” à ces deux hémisphères et de les satisfaire. Pour l’hémisphère gauche de notre cerveau : celui de la raison, TPS : la direction générale adjointe de la communication Sept départements Publicité et média : Claire Ferrant Marketing opérationnel : Claire Thiollent Production : Mina Naceur-David Evénement / partenariats : Marie-Laure Léger Relations presse programmes : Benoît Picot Relations presse corporate : Virginie Halleux Studio de création : Rodolphe Genest le Pacte Plaisir avec son ensemble de services et d’actions pour faciliter la vie de l’abonné (un terminal garanti à vie, un programme de fidélisation, la création du “sans engagement”, véritable initiative novatrice dans le domaine de la télévision payante), l’installation gratuite depuis mars et depuis toujours, le Premium inclus dans le prix du bouquet TPS. Pour le côté droit, celui de l’émotion, de l’envie, du plaisir : la diversité, le grand spectacle, le foot anglais, Ushuaïa TV et bien sûr TPS Star… » Son avenir « Aujourd’hui, mon seul objectif est de valoriser la marque TPS pour donner aux consommateurs l’envie de nous préférer et de nous choisir. » Muriel Réus a abandonné toute velléité de création d’entreprise. « TPS est une véritable histoire, une entreprise dans laquelle j’ai envie de m’installer durablement, une entreprise où le talent est présent partout : on n’avance pas professionnellement sans le partage et l’appui de gens compétents autour de soi ». Et de faire remarquer que TF1 est un groupe où les collaborateurs restent le plus souvent très longtemps... Interview Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 19 Daniel Goudineau, « enfant du service public » Il figure parmi les rares énarques à avoir choisi l’audiovisuel. Depuis 2000, Daniel Goudineau, directeur général de France 5, a travaillé à la régulière ascension de la chaîne. Aujourd’hui, il se prépare à gérer la double diffusion analogique en canal partagé et numérique en 24 h / 24 h. Entretien. S’il est passionné d’opéra, c’est pourtant le répertoire des années 70 qu’il chante dans les couloirs de France 5… Après sept ans à la direction de la musique du ministère de la Culture et de la Communication, Daniel Goudineau choisit l’audiovisuel, qu’il aborde dans un premier temps au CNC, établissement public dont il est directeur général adjoint. De cette expérience, il gagne un goût pour la production et une curiosité pour la diffusion, assouvie depuis septembre 2000 avec son arrivée à France 5, chaîne dont il est le directeur général. Avec quelles perspectives êtes-vous entré à l’Ena ? D.G : Je suis un littéraire de formation : j’appartiens à l’une des dernières générations qui étudiait systématiquement le latin et le grec. Aujourd’hui, je trouve quasiment exotique d’avoir été lauréat au concours général en version grecque ! Si j’ai intégré l’Ena, c’était par vocation pour le service public ; je suis d’une vieille école pour qui service public rime avec service du public. La promotion André Malraux (1975-1977) était, comme la précédente, une promotion très “culturelle”. A notre sortie en 1977, il y a avait deux postes dans le secteur public culturel et de nombreux postulants. D’ailleurs, 4 ou 5 ans après la sortie de l’Ena, nous étions près d’une dizaine de la même promotion au ministère de la Culture ! Quel était votre poste à la sortie de l’Ena ? D.G : J’ai choisi un poste au ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs. En tant que chef du bureau de l’animation, mon champ de compétence couvrait notamment le fonds d’intervention culturelle et tout ce qui relevait de la culture dans les maisons de jeunes, centres aérés, etc. Je me suis également intéressé aux maisons de la culture dont la tutelle était partagée entre le ministère de la Culture (Jean-Philippe Lecat, ministre) et le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (Jean-Pierre Soisson, ministre). Puis, j’ai connu mon plus beau titre administratif : chef du bureau des loisirs quotidiens au ministère du Temps libre ! En 1982, vous parvenez à rejoindre le ministère de la Culture alors dirigé par Jack Lang… D.G : J’ai en effet rejoint la direction de la musique et de la danse en tant que chef du département de l’enseignement musical et chorégraphique. Cette nouvelle fonction me permettait de me recentrer sur une de mes passions : la musique et l’opéra. Après un peu plus de trois ans, j’ai été nommé directeur adjoint de la musique et de la danse, auprès du directeur Maurice Fleuret. A ses côtés, j’ai participé à la création de la Fête de la Musique et suivi de nombreux projets nouveaux : l’Opéra Bastille, la Cité de la Musique, les conservatoires de Paris et de Lyon, etc. C’était une époque faste pour les grands projets d’architecture. toutefois très attaché à ce secteur puisque je préside encore aujourd’hui le conservatoire de musique et de danse de Lyon (CNSMD). Je cherchais donc à changer de secteur mais je n’avais pas de compétence pour l’aspect patrimonial du secteur public culturel. Je ne me voyais pas non plus dans des fonctions strictement juridiques ou financières. En effet, un de mes critères dans mes choix professionnels a toujours été d’être au contact de professionnels et de traiter de contenus. En faisant le tour des établissements publics culturels, j’ai rencontré Dominique Wallon, directeur général du CNC. C’est ainsi que j’ai succédé en tant que directeur des programmes audiovisuels à Jean Rozat (aujourd’hui directeur général d’Arte), qui était un de mes collègues. « Mon plus beau titre administratif : chef du bureau des loisirs quotidiens au ministère du Temps libre ! » Pourquoi avoir quitté la direction de la musique et de la danse qui vous permettait de travailler sur l’une de vos passions personnelles ? D.G. : J’y suis resté tout de même sept ans et demi. Et puis, quand on aime un univers, en découvrir les coulisses fait perdre un peu de la spontanéité du plaisir. C’est une perspective qui démystifie le spectacle auquel on assistait auparavant en tant que simple spectateur. Je reste En passant au CNC, vous changiez radicalement d’univers… D.G. : C’était en effet très nouveau pour moi. Là où j’étais auparavant directement confronté à des artistes, j’ai découvert un secteur structuré autour des producteurs. Au delà des interlocuteurs, c’était un changement d’esprit radical : il s’agissait pour moi de passer d’une situation où le ministère dispensait des subventions voire gérait en direct certaines initiatives culturelles, au CNC où il faut organiser l’encadrement économique et l’appui financier d’un secteur dont on était pas vraiment acteur. Quels ont été vos premiers dossiers à votre arrivée au CNC en 1989 ? D.G. : Le compte de soutien à l’industrie des programmes audiovisuels (Cosip) était en place, mais nous l’avons beaucoup ajusté au gré des mois. • • • Interview • • • Il s’agit d’un système aux aspects juridiques assez sophistiqués. Mon poste de directeur des programmes audiovisuels couvrait également un curieux “fonds d’aide aux mémoires optiques” (cédérom, CDI). Personne ne comprenait ce dont il s’agissait. C’était l’ancêtre du multimédia. Nous étions finalement des pionniers ! Le hasard veut d’ailleurs que je préside aujourd’hui le fonds d’aide à l’édition multimédia (Faem) qui lui a succédé. Plus tard, lorsque Marc Tessier a eu la gentillesse de me nommer directeur général adjoint, j’ai également travaillé sur la réglementation des multiplexes. En 1999, vous acceptez une mission d’étude sur la distribution cinématographique… D.G. : Je connaissais bien le secteur mais j’ai découvert beaucoup de choses. La distribution a toujours été le maillon le plus fragile de la chaîne : elle connaît une crise endémique, écartelée entre l’amont – des producteurs distributeurs – et l’aval – des exploitants distributeurs –. Le paradoxe a été que la publication de mon rapport a eu plus d’échos dans les médias que ce que j’avais fait en 11 ans au CNC ! Comment s’est déroulée votre arrivée à La Cinquième ? D.G. : La loi du 1er août 2000 a rattaché Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 20 La Cinquième à France Télévisions. Marc Tessier, Président de France Télévisions, m’a proposé de prendre la fonction de directeur général délégué, ce qui a été effectif quelques jours plus tard, dès septembre. J’étais très heureux d’accéder à ce poste qui faisait pour moi la synthèse entre l’audiovisuel et la pédagogie. Vous aviez la volonté de quitter le CNC ? D.G. : J’aurais pu y rester avec bonheur. Mon expérience au CNC a été passionnante jusqu’au bout. Le renouvellement permanent des contenus et des environnements économique et technique du secteur prohibe tout ennui. Vous passiez de la production à la diffusion… D.G. : Je suis arrivé à La Cinquième pour découvrir la télévision de l’intérieur. Je croyais qu’en m’étant occupé de l’audiovisuel au CNC, j’avais une connaissance à peu près claire de ce qu’était une société de télévision. Mais je me suis rendu compte que si je savais ce qu’était la production, je n’avais pas une conscience réelle de la mécanique de programmation, de l’exposition et de l’agencement des programmes qui restent des tâches très spécifiques du diffuseur. Il ne suffit pas de faire passer de belles œuvres l’une derrière l’autre Daniel Goudineau en dates Naissance en avril 1949 Hypokhâgne IEP de Paris ; licence de droit, licence d’histoire Ena (promotion André Malraux, 1977) 1977 - 1981 : ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs - chef du bureau de l’animation 1981 - 1982 : ministère du Temps libre - chef du bureau des loisirs quotidiens 1982 - 1985 : ministère de la Culture - chef du département de l’enseignement musical et chorégraphique 1985 - 1989 : ministère de la Culture - directeur adjoint de la musique et de la danse 1989 - 1996 : CNC - directeur des programmes audiovisuels 1996 - 2000 : CNC - directeur général adjoint mars 2000 : auteur d’un rapport sur la distribution cinématographique depuis novembre 2000 : président du conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon 2000-2004 : La Cinquième / France 5 - directeur général délégué depuis janvier 2004 : France 5 - directeur général depuis juin 2003 : président du fonds d’aide à l’édition multimédia (CNC) pour réunir le public. C’est un travail de longue haleine de mettre en valeur des œuvres au sein d’une grille de programmes en forgeant une couleur et une identité propres à la chaîne pour retenir l’attention du téléspectateur. Quelle était la situation de la chaîne à votre arrivée ? D.G. : La Cinquième bénéficiait d’une très bonne image, mais son audience était faible et avait tendance à s’éroder. La grille était émiettée par de petits formats (13’ le plus souvent), autant de fenêtres d’évasion pour le téléspectateur. Avec Jean-Pierre Cottet, directeur général, nous avons porté l’accent sur la lisibilité de la chaîne, de la grille à son habillage. Ce n’était pas une démarche marketing mais un choix pédagogique, le désir de partager un savoir. La diffusion 24 h / 24 h de France 5 : c’est une évolution ou une révolution ? D.G. : En termes de programmation, c’est une évolution. Mais en termes de positionnement de la chaîne dans le paf, c’est une révolution. L’univers devient pour nous très concurrentiel. Jusqu’à présent, nous étions dans une course transatlantique avec quelques gros multicoques et un nombre limité de bateaux. Avec la TNT, nous entrons dans une course de régate avec beaucoup de petits multicoques très manœuvrables : un univers très mouvant, qui ne se stabilisera sans doute qu’au bout de 5 ou 6 ans, avec l’arrêt de la diffusion en analogique. Durant cette période instable, France 5, disponible en numérique 24 h / 24 et en analogique jusqu’à 19 h, restera un animal hybride. Nous souhaitons tester de nouveaux rythmes de télévision. L’objectif est de ne pas trop rigidifier la grille. On reste dans le domaine de l’expérimentation, notamment avec la case Avant-goût. Bien sûr, il n’est pas facile d’expliquer aux producteurs ce souci de ne rien rendre permanent. Où vous imaginez-vous dans les années à venir ? D.G. : Je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’ai toujours été ouvert à toute évolution. Mais, vous l’avez compris, une chose est sûre : je suis un enfant du service public. De ce fait, il y a des endroits où je m’imagine moins qu’à d’autres. Q u i Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 21 f a i t q u o i ? Morgane Production présent sur tous les terrains Depuis sa création en 1992, Morgane Production n’a de cesse de se développer. Avec ses quatre filiales, la société pilotée par Gérard Pont et Gérard Lacroix vient d’enregistrer de nouvelles commandes de France 4 et de France Ô. Tour d’horizon de cette pépinière de programmes en tous genres. La société a fêté ses douze ans en décembre, mais la collaboration entre Gérard Pont et Gérard Lacroix, les deux producteurs à la tête de Morgane Production, remonte aux années 1980. Un goût partagé pour la musique et la culture bretonne scellent leur amitié. Les deux Gérard Gérard Pont, né en 1957, sort de Sup de Co Brest en 1981. Le jeune étudiant, qui avoue n’avoir « pas particulièrement envié ses camarades de promotion qui devenaient un à un des cadres dans la grande distribution… », choisit une autre voie. Il se fait engager par un libraire local qui cherche à développer son réseau. Parallèlement, Gérard Pont organise un festival de rock et rencontre à cette occasion Gérard Lacroix, autre passionné de musique. Ils créent Roxane, leur première société commune, dédiée à l’organisation du festival de rock Elixir. Mais en 1985 le public n’est pas au rendez-vous : les deux associés perdent un million de francs et s’endettent lourdement. Chacun se tourne vers une nouvelle activité pour éponger ses créances. Gérard Lacroix se lance dans l’événementiel et crée Morgane Communication ; cette structure alors spécialisée dans l’animation de foires et grandes surfaces propose notamment des “ménages” aux personnalités de l’audiovisuel. Gérard Pont, lui, abandonne la librairie et écrit à FR3 Ouest pour, à défaut d’être producteur, approcher l’audiovisuel en tant qu’animateur. Après quelques mois d’antenne, il rejoint finalement Paris pour devenir, en 1986, directeur de la communication des Relais H (groupe Hachette). Gérard Lacroix installe sa société en face d’Hachette à Levallois-Perret. Après quatre ans de voisinage, les deux Gérard finissent par se retrouver au sein de Morgane Communication. Par un hasard de circonstances, la directrice de la communication de Jérôme Clément, président d’Arte, apprend que Gérard Pont a quitté Hachette. Son mari, qui a travaillé avec l’ex-animateur de FR3 Ouest, recommande à l’apprentiproducteur de proposer un projet pour les samedis après-midi de la nouvelle chaîne qui se crée : La Sept. Le nouveau diffuseur dispose d’une vitrine sur France 3 qu’il faut aménager. Gérard Lacroix propose immédiatement de se lancer dans la production ; Morgane Communication n’a aucune expérience, une émission hebdomadaire lui est pourtant octroyée : Avis de tempête qui dresse des portraits de jeunes Européens. Le programme dure une saison et côtoie Traveller, animé par Antoine de Caunes, et Mégamix, produit et présenté par Martin Meissonnier. En 1985, le public n’est pas au rendez-vous : les deux associés perdent un million de francs et s’endettent lourdement. Morgane Communication poursuit ses activités d’animation événementielle et remporte ainsi le marché de l’inauguration du musée de la Grande Guerre à Péronne. « C’était pour nous l’occasion de proposer à La Sept-Arte de programmer une soirée thématique sur ce sujet, un nouveau type de production pour nous », précise Gérard Pont. Morgane Communication cède la place à Morgane Production, une société débarrassée du passif apuré depuis 1985 ; la constitution de la nouvelle société permet également de faire venir un nouvel associé, Claude Bertrac, un ami breton passionné de voile. En 1996, Arte lance un appel d’offres portant sur une collection documentaire sur la world music, intitulé Music Planet. Morgane Production l’emporte : « Ce succès a changé notre vie, nous avons dû nous organiser pour produire 30 x 52’. » Les premières filiales : l’héritage breton 1998 marque la naissance des deux premières filiales de Morgane Production. Le troisième associé, Claude Bertrac décide de regagner la Bretagne. Il y crée Bleu Iroise, filiale de Morgane Production dédiée à la voile ; des magazines sont ainsi produits pour TV Breizh et Eurosport, ainsi que des documentaires pour France 3 et France 5. « L’activité de Bleu Iroise conduit à constituer un catalogue d’images extraordinaires ! Nous étions par exemple présent lors du naufrage de l’Erika, parce que nous tournions un documentaire sur un remorqueur qui croisait à quelques milles, se souvient Gérard Pont. Ces images ont fait le tour du monde ! » Outre ses propres activités, Bleu Iroise est présente depuis 2001 au capital d’une autre société, créée avec le navigateur Olivier de Kersauson, pour gérer le placement d’images • • • Qui fait quoi ? • • • préfinancées. Sea Events, filiale de Bleu Iroise, a pour objet d’assurer leur diffusion. La deuxième filiale de Morgane Production témoigne elle aussi de l’attachement des deux Gérard à leurs origines bretonnes. Arsenal naît ainsi de la volonté des deux producteurs de promouvoir leur culture régionale : « Nous réalisons des captations de festivals (le Festival interceltique de Lorient, les Vieilles charrues) et produisons des documentaires pour France 3 et Arte. » Arsenal est à l’origine d’un magazine hebdomadaire culturel lui aussi produit en région, Y’a pas que la télé, présenté par William Leymergie et diffusé depuis un mois sur le grand bassin de France 3 Ouest (5 millions de téléspectateurs). Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 22 Vers le cinéma avec Tu vas voir (TVV) Pour tenter une incursion dans le cinéma, Gérard Lacroix et Gérard Pont s’associent à Edgar Tenembaum, déjà producteur. Après de premiers investissements sous le nom de Morgane Production, ils créent, en 1999, Tu vas voir (TVV), dont le capital est partagé entre les deux Gérard, Morgane Production et Edgar Tenembaum. Le nouvel associé est un proche du réalisateur brésilien Walter Salles, qui cherche alors à financer le projet Central do Brasil. « Pendant un an, nous avons tout tenté pour produire le film, mais en vain : Walter Salles est finalement parti travailler avec d’autres producteurs. Quelques mois plus tard, quand Central do Brasil a été présenté au festival de Sundance, Robert Redford a proposé à Walter de produire son prochain film ; le réalisateur, toujours désireux de travailler avec nous, a convaincu les équipes américaines de coproduire le film avec Morgane Production », raconte Gérard Pont. Mais Le sillage de la baleine fait l’objet de plusieurs réécritures, et, en attendant de pouvoir tourner, Walter Salles adapte et réalise Carnets de voyage, dont la société de Robert Redford et Morgane Production sont également coproducteurs. « Avec TVV coproducteur des Carnets de voyage, la France était bien présente au palmarès des derniers Oscars : le film a remporté l’Oscar de la meilleure chanson », se réjouit Gérard Pont. Le prochain film de Walter Sallès, intitulé Le sillage de la baleine, sera donc • • • Les filiales de Morgane Production & leurs dirigeants MORGANE PRODUCTION Gérard Pont et Gérard Lacroix Activités : production audiovisuelle (documentaires, captations & fictions) Bleu Iroise Créée en 1999 Activités : documentaires & magazines sur la mer et la voile Claude Bertrac, directeur général Arsenal Associés Belleville Production TVV (Tu vas voir) Francofolies Créée en 1998 Créée en 2003 Créée en 1999 Société créée en 1987 Activités : documentaires & captations sur la Bretagne Activités : magazines Activités : production cinéma Sea Events Créée en 2001 avec Riva.Com (société d’Olivier de Kersauson) Activités : au placement d’images préfinancées, événementiel Claude Bertrac, gérant Gérard Pont, président-directeur général Michel Field, producteur associé, animateur et actionnaire Dominique Eloudy, directrice générale Edgar Tenembaum, producteur Filiale depuis décembre 2004. Activités : production de spectacles musicaux Qui fait quoi ? • • • la deuxième collaboration entre le réalisateur brésilien, Robert Redford et Morgane Production. A l’international, TVV poursuit son travail de coproducteur avec d’autres interlocuteurs : la filiale de Morgane Production est ainsi présente aux génériques de Mariage tardif (2001) et Cadeau du ciel (à sortir), deux films de Dover Koshashvili (productions franco-israélienne), et de Buena vida delivery de Leonardo Di Cesare (à sortir le 2 mars, coproduit avec des Argentins). Parallèlement, TVV se lance dans la production française avec les deux premiers films de Damien Odoul : Le souffle en 2001, puis Errance, sorti en 2003. En 2005, la filiale n’est pas encore à l’équilibre. Reste le domaine de la fiction TV où Gérard Pont et Gérard Lacroix n’ont fait que deux incursions : TVV a coproduit Le voyou et le magistrat de Marc Rivière en 1999 pour TF1 et, deux ans plus tard, sous le nom de Morgane Production, Zone reptile de Jérôme de Missolz pour Arte. Les magazines avec Belleville (Michel Field) Morgane se développe et sa direction cherche notamment à aborder la production de magazines. Interlocuteurs peu connus des diffuseurs hertziens, ils se tournent vers les chaînes thématiques, cherchant à développer des modèles économiques adaptés à leurs budgets. « Coup sur coup, nous avons remporté les appels d’offres de Mezzo (en 1998 pour un journal quotidien) et d’Histoire pour un magazine quotidien animé par Guillaume Durand. » Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 23 Mais les deux producteurs s’aperçoivent qu’à trop produire pour les chaînes thématiques, ils risquent de s’y enfermer : « Les diffuseurs hertziens devaient sans doute imaginer que nous produisions pour des petits diffuseurs parce que nous ne savions faire que ça ! » Arte, client historique, confirme sa confiance à Morgane Production en confiant aux deux Gérard la production du magazine quotidien du Festival de Cannes en 2002 : En direct de Cannes est installé sur un bateau et présenté par Michel Field. La collaboration avec l’animateur se passe bien, et les dirigeants de Morgane Production proposent à l’animateur-producteur de prendre des parts dans sa société, la Field compagnie. Michel Field préfère fermer sa société et participer à une nouvelle structure, filiale de Morgane Production. Belleville voit ainsi le jour en septembre 2003 et concentre la production de l’ensemble des magazines jusqu’à présent produits par Morgane Production. Quand l’appel d’offres de Pink TV est remporté, c’est donc Belleville qui assure la production du Set, magazine d’access quotidien de la nouvelle chaîne. De la même manière, Ça balance à Paris, magazine culturel de Paris Première à l’antenne depuis septembre dernier, est produit par Belleville. Des projets avec tous et dans tous les domaines Depuis janvier, France 3 a confié à Morgane Production (via Belleville), la production de Toute la musique qu’ils aiment…, l’émission présentée par Alain Duault, qui était auparavant produite en interne. Pour France 4, la société assure la captation de festivals en direct présentés par Ray Cokes, soit « neuf heures de programmes chaque mois ! ». Autre grand projet, France Ô a demandé à Morgane d’assurer la production de 9 semaines et un jour, un programme musical itinérant entre les différentes stations régionales de la nouvelle chaîne. Dernière acquisition, Gérard Pont et Gérard Lacroix ont racheté en décembre la société d’exploitation des Francofolies. « En 2004, Jean-Louis Foulquier, organisateur du festival, que nous connaissions pour lui avoir confié la présentation d’un magazine produit pour France 3 en 1998, nous a proposé de lui racheter la SAS Francofolies. » Les deux producteurs voient avec cette acquisition l’occasion de renforcer leurs liens avec le milieu musical. « J’ai toujours eu à l’esprit un propos d’Yves Bigot, alors directeur des variétés et divertissements de France 2. Il me disait que très peu de producteurs étaient capables de garantir sur les plateaux la présence d’artistes prestigieux. Nous seront de ceux-là », assure Gérard Pont. Morgane Production a aujourd’hui pour ambition de devenir « une société de production culturelle présente sur tous les terrains. Dans cette perspective, l’alliance du cinéma avec TVV et des Francofolies est cohérente ! » Une ambition qui pourrait conduire les deux Gérard à de nouvelles acquisitions ou à de prochains rapprochements. Faites-nous connaître votre actualité Diffuseurs, producteurs, éditeurs, prestataires, institutionnels, ainsi que toute organisation impliquée dans le secteur de l’audiovisuel, votre vie interne nous intéresse. Une promotion ? Un transfert ? Un départ ? La réorganisation d’un service ? Autant d’informations que vous devez nous communiquer ! Contactez-nous : [email protected] - fax : 01 73 72 98 34 contact : Anne-Sophie Filhoulaud tél. : 08 70 73 30 13 (prix d’un appel local) mob. : 06 13 03 69 48 Que sont-ils devenus ? Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 24 Ariane Carletti, le théâtre, Club Dorothée et la production avec Jean-Luc Azoulay Repérée par Jacqueline Joubert pour faire partie de l’équipe de Récré A2, Ariane Carletti poursuit l’aventure sur TF1 avec Club Dorothée pendant 10 ans. Une décennie qui lui a fermé les portes du théâtre, son premier métier, mais qui lui a permis de travailler dans l’écriture et la production TV. Un retour aux textes pour cette comédienne dans l’âme. L’arrêt de Club Dorothée en 1997 après 10 ans de règne sur TF1 a fait disparaître ses animatrices du petit écran. Mais, pour Ariane Carletti, la comparse de Dorothée, l’émission qui a assuré plus de 20 heures d’antenne hebdomadaire de la Une, ne représentait qu’une activité parmi d’autres. La comédienne s’est déjà lancée dans la fiction auprès de JeanLuc Azoulay (JLA Productions). Dès 1995, elle co-écrit et produit des séries sur l’apprentissage de l’art dramatique (L’école des passions, 1995, TF1), puis Studio des artistes (1996, France 2), avant de devenir directrice de collection de séries telles que Le groupe (2001, France 2) et Les vacances de l’amour (2001-2004, TF1). Si elle a joué en 2003 dans un téléfilm unitaire pour France 2, elle n’est plus remontée sur les planches de ses débuts. « Théâtreuse » pendant 10 ans Avec un père réalisateur de cinéma, une mère danseuse acrobatique et comédienne, un grand-père contorsionniste et une grand-mère trapéziste, Ariane Carletti n’échappe pas à l’héritage familial. Jusqu’à son bac, elle apprend à danser, à chanter et à jouer la comédie. Inscrite au cours Florent (1977), elle tente le conservatoire : « Je n’avais que 17 ans et, au second tour, à voix égales, le jury a préféré une jeune fille de 23 ans qui ne pouvait plus passer le concours ! » François Florent veut la présenter à la Comédie-française, mais l’audition tombe le même jour que le Bac. Elle n’ose pas. Pour rassurer son père, elle suit un Deug de psychologie (université Paris V), mais le théâtre lui offre très vite ses premiers emplois. Elle enchaîne les auditions, les pièces et les tournées. En dix ans, Ariane Carletti ne connaît que trois mois de chômage. Son timbre de voix très particulier – « je fais très bien les sorcières ! » – lui permet de cumuler théâtre le soir et synchronisation le jour. Caunes, l’ex-mari de Jacqueline Joubert, était un ami de mon père. » La jeune comédienne rencontre William Leymergie, producteur de l’émission, et Jacqueline Joubert lui propose d’intégrer l’équipe. Ariane Carletti cumule alors les emplois : tout en jouant au théâtre, le soir, elle participe à des spectacles que Dorothée organise pendant les fêtes de Noël, est présente à l’antenne et fait des voix pour un feuilleton sur RMC. Après la privatisation de TF1, le producteur Jean-Luc Azoulay propose à Ariane Carletti de suivre Dorothée. Pendant quelques mois, elle envisage de poursuivre de Les premiers pas front théâtre et télévision. « Au devant la caméra début, je n’étais engagée que En 1980, Dorothée présente pour le mercredi, les répétitions Récré A2 et tourne en même temps de la veille et l’enregistrement de Pile ou face de Robert Enrico. Pas de pitié pour Un débord de les croissants, Ariane Carletti tournage l’empêche un vendredi sur d’être présente envisage un temps deux. J’avais à temps pour un prévenu Jeande revenir vers direct. Prévenue Luc Azoulay, que de cette défection, le théâtre, « mais je jouais pendant Jacqueline Joubert, l’été pour le j’ai payé mes directrice du service festival Giraudoux de la jeunesse heures d’antenne : à Sarlat. Ce d’Antenne 2, sollicite qu’il n’avait pas je n’étais plus Pierre Jacquemont, imaginé, c’est présent dans son comédienne aux que je devais bureau. « Tu ne connaîtrais pas une yeux des agents ». répéter pendant deux mois… » En petite théâtreuse 1989, on lui propose de reprendre rigolote qui me sauverait le Comment devenir une mère juive coup ? ». Le comédien lui glisse en dix leçons de Paul Fuks, une le nom d’Ariane Carletti. « Il se pièce qu’elle a jouée pendant trouve qu’en plus, Georges de deux saisons quelques années Que sont-ils devenus ? auparavant. Mais Ariane Carletti attend son premier enfant et doit renoncer à cumuler l’antenne le jour et le théâtre le soir. Son milieu d’origine lui tourne le dos ; elle ne remontera plus sur les planches. Club Dorothée : un rôle de comparse assumé Dorothée multiplie les programmes, les spectacles et les albums. « Avec l’humilité inhérente aux théâtreux », Ariane joue le jeu du faire-valoir. « Entre Dorothée Matin, Club Dorothée et Pas de pitié pour les croissants, c’est devenu un sacerdoce ! On ne se rendait pas vraiment compte de l’exposition médiatique. Nous vivions beaucoup entre nous : Patrick SimpsonJones et Jacky ont eu chacun leur petite fille quelques mois avant la naissance de mon fils, dont le père était alors membre du groupe Les Musclés... Vous imaginez la tribu ! » La complicité perdure d’ailleurs aujourd’hui « au gré des dîners d’anciens combattants que nous organisons régulièrement ». JLA Productions & Trinore Avec les années 90, les sitcoms AB connaissent leur heure de gloire : Hélène et les garçons cartonne sur TF1. Ariane Carletti en profite pour proposer au producteur Jean-Luc Azoulay d’écrire ensemble une série sur de jeunes comédiens : Plus de Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 25 L’école des passions, dont elle assure également la production. En 1995, 35 épisodes de 26’ sont diffusés sur la Une, avant que le projet soit vendu à France 2 qui ne diffusera, en 1996, qu’un des 35 épisodes tournés.. « JLA m’a demandé de me tourner vers des projets plus populaires, et j’ai proposé de travailler sur un des phénomènes de société de l’époque : les Boys Bands. » Pour AB, elle assure la production de Pour être libre, sitcom interprétée par les trois membres du groupe 2be3. C’est d’ailleurs pendant le tournage des 40 épisodes de la série que Club Dorothée prend fin, en août 1997. Un arrêt dont elle ne souffre pas : « La dernière année, je ne faisais plus les mercredis, les garçons n’étaient plus là, et nous avions moins d’heures d’antenne. » Ariane Carletti envisage un temps de revenir vers le théâtre, « mais j’ai payé mes heures d’antenne : je n’étais plus comédienne aux yeux des agents ». Toujours aux côtés de Jean-Luc Azoulay, qui s’est séparé de Claude Berda et d’AB pour créer sa propre société, JLA Productions, elle devient, en 2000, directrice de collection pour Les vacances de l’amour, la suite d’Hélène et les garçons. « Je n’avais qu’un auteur : mon patron ! » : Jean-Luc Azoulay est 3 000 noms alors, sous le pseudo de JeanFrançois Porry, le scénariste de la série. Parallèlement, elle crée avec Rémy Sarrazin, son compagnon, la société Trinore, du nom de leurs deux enfants. « Nous essayons de produire de jeunes artistes musicaux, par exemple Mathieu avant qu’on le retrouve dans la dernière édition de la Star Ac’ ! » A l’origine, Trinore travaille avec plusieurs artistes promus par AB, dont Anthony Dupray ; Rémy Sarrazin en est alors le manager et Ariane Carletti co-écrit deux albums pour le jeune chanteurcomédien. Aujourd’hui, après une parenthèse pour combattre la maladie, Ariane Carletti a repris du service chez JLA Productions. Toujours comédienne, elle a joué en 2003 dans un téléfilm adapté du livre du cancérologue David Khayat, Ne meurs pas, réalisé par José Pinheiro et produit par Jean-Luc Azoulay. Diffusé le 5 novembre 2003 sur France 2, le téléfilm enregistre 21,3 % de pda. Peutêtre une porte ouverte vers d’autres rôles pour cette actrice également lectrice des synopsis adressés au service littéraire de JLA ! cités dans Satellimag ! w w w. s a t e l l i m a g . f r Annonces Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 26 18 000 URBAVISTA est une société audiovisuelle qui s’inscrit dans la dynamique européenne et dans les coopérations francophones Nord/Sud. Il s’agit de mettre en perspective, à l’aide de l’outil audiovisuel les richesses et les problématiques urbaines. URBAVISTA développe actuellement des collections documentaires au Bénin, en Pologne et en Bulgarie. Une réserve de recrutements est en cours pour les profils suivants : auteurs/réalisateurs, techniciens et chargés de production. destinataires pour vos offres d’emploi. Techniciens : monteurs (chrome/silver ou final cut) et cadreurs (DV/HDV). L’anglais est un plus. Chargés de production : participation au développement, à la gestion des partenariats avec les chaînes françaises et étrangères et production exécutive. Expérience indispensable. Anglais et espagnol de rigueur. Une double culture est un plus. Auteurs/Réalisateurs : les parcours transversaux sont les bienvenus. L’intérêt pour la diversité culturelle, un plus. Une double culture un avantage. Merci d’adresser une biographie (une page) et un courrier de motivation (une page) par mail : [email protected] Diffusez vos offres d’emploi dans le prochain numéro de Satellimag, à paraître le 25 avril, et via la liste de diffusion des alertes de Satellifax. Spécialiste de l’animation pour enfants Offre de stage : recherche techniciens-régisseurs pour ses comédies musicales dans un théâtre parisien. Stage de 3 mois non rémunéré, disponibilité une matinée par semaine Poste évolutif. Contact : envoyer CV + lettre de motivation à : [email protected] Contact : Véronique Olasz [email protected] Tél : 01 40 29 47 48 Fax : 01 73 72 70 36 Dernière minute Satellimag, une publication Satellifax N°14 - 11 avril 2005 - page 27 TV5 Monde Calt Productions Jean-Jacques Aillagon a été élu président-directeur général de TV5 Monde lors de la réunion du conseil d’administration de la société le 6 avril. Il succède ainsi à Serge Adda, après un intérim assuré par Marie-Christine Saragosse. Christophe Fort, précédemment chargé du développement de Calt Productions, a été nommé directeur de la création et du développement de la société de production dirigée par Jean-Yves Robin, poste nouvellement créé. Nous reviendrons sur ces nominations dans un prochain numéro. Bulletin d’abonnement A faxer au 01 73 72 70 36 Pour recevoir Satellimag un lundi sur deux en versions papier et électronique* (sur PC) Spécial Mip TV 2005 indiquez-nous par mail, fax ou téléphone vos coordonnées de facturation et d’envoi : Nom / Prénom : .......................................................................................................……............................................ Société : …………………………………………. Fonction : .....................................................……............................. Tél : .………....................................…………… Fax : .…………….............................................................................. 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