Mettre en valeur le littoral des Moutiers en Retz en limitant les
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Mettre en valeur le littoral des Moutiers en Retz en limitant les
Association Monastérienne de Protection face aux Risques d’Inondations Mettre en valeur le littoral des Moutiers en Retz en limitant les submersions marines 23 Propositions Version n°4 du 27 juillet 2013 Préambule Il n'y a catastrophe naturelle que si un phénomène naturel extraordinaire a des conséquences sur les vies et les activités humaines. Certains phénomènes naturels, comme ceux liés à la météorologie, sont, grâce aux progrès des moyens d’observation et des modèles, de mieux en mieux prévus à l'horizon de quelques heures ou quelques jours. A l'horizon de mois ou d'années, il y a une certaine probabilité qu'ils arrivent mais on ne peut prédire quand. On ne peut empêcher les phénomènes naturels, même si certains sont vraisemblablement dus ou amplifiés par des activités humaines et donc que l'on pourrait ou devrait éviter d'amplifier. La prévention des catastrophes naturelles a pour but d'en atténuer les effets néfastes, avec deux principes importants : le principe de précaution et le principe de responsabilité individuelle et collective. Le principe de précaution peut, associé à l'illusion du risque zéro, conduire à des excès, comme par exemple des « lignes Maginot » contre les inondations. C'est le principe de précaution qui régit les Plans de Prévention des Risques Naturels Prévisibles Littoraux (PPRL). Le PPRL de la Baie de Bourgneuf Nord qui concerne la commune des Moutiers en Retz a été prescrit le 14 février 2011 par un arrêté préfectoral de la LoireAtlantique. IL doit être mis en application fin 2014 après une enquête publique. Page 1/42 Auparavant une large consultation avec la population et les associations devrait être organisée. Le PPRL définira les mesures devant être prises pour réduire les risques ainsi que les règles d’urbanisme et de construction dans les zones à risques. Pour les Moutiers en Retz, les zones à risques devraient être définies en intégrant une augmentation du niveau de la mer de 80 cm par rapport à l’inondation la plus importante. Les traces de Xynthia ont été relevées juste après le reflux de l'eau et quelques « repères Xynthia » ont été récemment installées comme témoins. L'élargissement des zones ,du fait de l'élévation du niveau de la mer, a été déterminé au moyen de modèles (dont des Modèles Numériques de Terrain). Après Xynthia une expertise des digues des Moutiers a montré que l’intégrité des ouvrages n’avait pas été atteinte .En aucun cas cette expertise n’a jugé de leur efficacité à contenir les submersions marines .Depuis les travaux sur les protections littorales (digues et épis ) n’ont consisté qu’à maintenir en bon état l’existant . Le PAPI (Plan d’Actions de Prévention des Inondations) piloté par la communauté de communes Océan-Marais de Monts auquel la commune des Moutiers s’est rattachée permettra d’envisager éventuellement l’augmentation des protections littorales .En attendant, à part la présence d’un bassin de rétention qui nous manquait à l’époque, la situation sur les Moutiers est la même qu’avant l’arrivée de Xynthia ! Avec le régime des CATNAT (CATastrophes NATurelles) et le Fond dit Barnier, alimenté par un prélèvement sur tous les contrats d'assurances pour les habitations, la France, unique en Europe, a mis en place un système de solidarité totale. Néanmoins on peut toujours agir au niveau individuel et à l’échelon de la plus petite collectivité territoriale : la commune. Pourquoi et comment ? Prenons l'exemple des Sables-d'Olonne : sa superbe plage, longue de 1,4 kilomètre, a failli disparaître. Elle perdait 1 000 mètres cubes de sable par an. Certes il y a le port toujours actif et le Vendée Globe, mais que seraient les Sables-d'Olonne sans la plage ? Un moment envisagé, l'apport de sable extérieur a été abandonné car en fait le problème venait de la trop grande humidité du sable. Les enfants savent qu'on ne peut pas construire un château si le sable est trop mouillé. A été mise en œuvre une nouvelle méthode de lutte contre l'érosion marine. Enfoui sous 2 mètres de sable, un drain de 300 mètres de longueur aspire l'eau apportée par les marées. Ce pompage durcit la surface de la plage et provoque le dépôt des particules de silice en suspension. Il diminue la force des vagues. Moins puissante, la vague ne peut éroder le sable. N'étant plus saturé en eau, celui-ci est moins fragile. Certes Xynthia a frappé durement les Sables-d'Olonne, mais qu'en aurait-il été sans la plage. Toute proportion gardée que pourraient être Les Moutiers en retrouvant une vraie plage, comme on peut la voir sur les anciennes cartes postales, qui ne soit pas simplement préservée de projets immobiliers du fait de cette vase qui n'est pas venue de façon totalement naturelle. Comme Londres et Paris qui se réapproprient les berges de leur fleuve, pourquoi ne pas profiter du renforcement des protections littorales pour « penser » un projet de mise en valeur « durable » du littoral depuis le Bourg jusqu'au Port du Collet en passant par la dune de Lyarne. Pourquoi ne pas faire grâce à la mer, richesse des Moutiers fondée sur un patrimoine historique et géographique, un projet de développement durable. Les propositions qui suivent sont faites dans ce sens : Page 2/42 • Une belle plage accueillante pour tous • Un Boulevard de l'Océan où il fait bon flâner • Une Place du Général de Gaulle conviviale • Une promenade arborée jusqu'au Port du Collet rendant évident le lien entre celui-ci et le bourg intégrant harmonieusement une meilleure défense contre les submersions marines. Même s'il est fondé sur un ensemble de petites ou moyennes opérations, ce projet se veut cohérent. Il n'a pas été chiffré, mais ces réalisations sont, pour un grand nombre d'entre elles, à faible coût. D'une part il peut être phasé et d'autre part certains des aménagements pourraient être intégrés dans le PAPI , en particulier les propositions faites pour le Port du Collet permettraient d’intégrer le renforcement de la digue de Bouin dans un ensemble moins « égoïste ». En ce qui concerne le PPRL, il pourrait être envisagé une nouvelle modélisation des zones à risques tenant compte des réalisations préconisées dans ce projet qui devraient limiter les zones et les risques et donc les contraintes imposées aux habitants et pour le PLU (Plan Local d'Urbanisme). Il existe des méthodes officielles d'évaluation des coûts bénéfices ou bien multicritères comme pour les PAPI, mais du fait de leur sophistication elles sontt hors de portée de cette étude. Néanmoins, c'est à l'aune de la réduction de ces contraintes qu'il faudra aussi estimer ce projet avec un sens du collectif qui, espérons-le, l'emportera sur l’individualisme. Les propositions Les 23 propositions sont indiquées en gras et numérotées dans le texte puis récapitulées dans le dernier chapitre. Les principales propositions sont : 1. ré-ensabler la plage pour recréer une dune et la protéger 2. évacuer au plus vite les submersions marines vers la mer 3. organiser des rangs de défense successifs 4. canaliser l'eau qui passerait néanmoins vers une place du Général de Gaulle végétalisée 5. profiter du Plan de Gestion de « l’Espace Naturel Sensible » du Marais de Lyarne et du programme de rénovation des marais Sud Loire (10M€ sur 5 ans) pour organiser la gestion des submersions et la mise en valeur de la dune depuis l'espace de Lyarne jusqu'au Collet. Ces propositions sont faites à partir des éléments que nous avons pu recueillir de différentes études (citées dans le texte). Certaines données seront sûrement soumises à débat en particulier pour la définition des zones à risques. En fonction de l’évolution du dossier nous adapterons nos propositions. Page 3/42 1 Les parties étudiées...........................................................................................................................9 2 La plage..........................................................................................................................................11 3 La vase des Moutiers......................................................................................................................14 4 le Nord de la partie A : un risque d'inondation................................................................................16 5 Les autres sous parties de la partie A : du Pré Vincent au Coëf Baraud.........................................18 6 A/ Devant le Pré Vincent ...............................................................................................................20 7 A/ Le long du Boulevard de l'Océan ..............................................................................................22 7.1 Ont été définies 4 zones..........................................................................................................22 7.2 Les propositions par zone.......................................................................................................23 7.2.1 Zone 1 : le plan incliné du perré vers la mer ..................................................................23 7.2.2 Zone 2 : le muret et le Boulevard de l'Océan .................................................................25 7.2.3 Zone 3 : espace privé bâti et non bâti..............................................................................30 7.2.4 Zone 4 : espace public (place Charles de Gaulle, etc) ...................................................32 8 A/ Devant la Rue de la Sablière et l'Avenue du Docteur Dinet .....................................................33 9 A/ Le Coëf Baraud..........................................................................................................................34 10 B/ La dune qui protège le marais de Lyarne et l'intérieur des terres jusqu'à la voie ferrée..........35 11 C/ Le port du Collet, ses quais et les routes qui vont jusqu'au rond-point de Bourgneuf, ainsi que le cordon dunaire et l'ancien camping................................................................................................37 12 Un nouveau « chemin de Compostelle » ?...................................................................................38 12.1 l'Eurovéloroute......................................................................................................................38 12.2 le Sentier Européen du Littoral ............................................................................................38 13 Liste des recommandations..........................................................................................................40 14 Annexe protections individuelles.................................................................................................42 AMPRI 10 avenue de la Mer 44760 Les Moutiers en Retz ampri.perso.sfr.fr [email protected] Page 4/42 Les limites administratives Le littoral http://www.geoportail.gouv.fr/accueil http://www.geoportail.gouv.fr/accueil Recensement des tempêtes en Loire -Atlantique Il existe aussi un Numéro spécial N°1 (automne 2010) de « la Garzette » : Historique des vimers tempêtes et inondations aux Moutiers en Retz et sur les côtes de la Baie de Bourgneuf de l’Association Patrimoine Marche Bretagne. Page 5/42 Cartes inondations et flux Xynthia http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Cartes_25000_44.pdf Page 6/42 Cartes inondations et flux Xynthia http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Cartes_25000_44.pdf Page 7/42 étude relative à la gestion durable du trait de côte de la Région des pays de la Loire Fascicule_USV_032012-2 page 90 figure 4.21 Retour 100ans (Xynthia) + 60cms Jaune : aléa faible à moyen : moins d'1 m d'eau Violet : aléa moyen à fort plus d'1 m d'eau Page 8/42 1 Les parties étudiées La côte des Moutiers en Retz est d’une longueur totale de 5,5 Kms, elle protège le bourg des Moutiers et se prolonge jusqu’au port du Collet, ainsi que le marais de Lyarne (partie Nord du Marais Breton). Elle est composée de plusieurs tronçons (perrés maçonnés, digue maçonnée et d’une dune protégée par des épis et des enrochements) de largeurs variables et dont les longueurs sont les suivantes : (un perré étant un revêtement de pierres pour maintenir la terre d'un talus et une digue une construction le long de la côte pour se protéger des submersions) Perré des Plantes Débarquées 682 m Perré de l’Ermitage 235 m Perré des Fresches 284 m Perré du Pré Vincent 75 m Perré du Pré Vincent au Bd de l’Océan 136 m Perré du Bd de l’Océan 385 m Perré du Coef Barraud 344 m Digue des Minselles renforcée 459 m Digue des Minselles à Lyarne 626 m Dune de Lyarne au Collet 2 280 m Pour les besoins de l'étude, nous avons d'une part considéré la plage elle-même et d'autre part le littoral découpé en trois parties : A : la partie qui protège le bourg des Moutiers et donc de l'Hermitage des Dunes au NordOuest à la plage du Lancastria et plus particulièrement du Pré Vincent au Coëf Baraud. B : au Sud-Est la dune qui protège le marais de Lyarne, ces propositions concernent aussi l'intérieur des terres jusqu'à la voie ferrée. C : le Port du Collet, ses quais et les routes qui vont jusqu'au rond-point de Bourgneuf, ainsi que le cordon dunaire et l'ancien camping. Page 9/42 Partie A Partie B Page 10/42 Partie C 2 La plage Hier (il y a un siècle) Aujourd'hui Page 11/42 Les dunes amortissent les vagues. Cela s'est vérifié lors de Xynthia à La Bernerie où le cordon dunaire a résisté en perdant 50 % de sa largeur ; depuis il a repris sa taille. Fort de ce constat La Bernerie a, depuis, ré- ensablé à Port Royal avec le sable de la grande plage. Les Moutiers en profitent aussi car le vent d'ouest pousse le sable. Aux Moutiers, le ré-ensablage ou ré-engraissage pourrait se faire en utilisant le sable de la Pointe aux Sables (bien nommée) au Colle tle Conseil Généra y est favorablel. C'est donc uniquement une question de coût de transport par camions. Pour que ce ré-ensablage soit utile, il faut que la quantité de sable soit suffisante et soit fixée par des îlots de végétation (suffisamment éloignés du lai au moins de quelques mètres) et des épis. L’apport devra être un linéaire continu parallèle au lai de mer supérieur. Il devrait se faire aux endroits les plus vulnérables, comme, du Sud-Est vers le Nord-Ouest : en face de la rue de la Sablière, de l’Avenue de la Mer et au Pré Vincent. Il faudrait aussi favoriser l’engraissement de la laisse de mer par du goémon pris sur la plage, mélangé et recouvert de sable et la protéger aux endroits appropriés par des « ganivelles »1 de faible hauteur. Il faut protéger les relais végétaux qui existent au Nord-Ouest des Moutiers, celui bien développé à côté de l'Atlantic Bar et celui naturel naissant devant la rue du Bois Millet. Il faut se féliciter du cordon dunaire qui là a bien joué son rôle protecteur. L'analyse détaillée a été réalisée par la société Biotope dans le cadre du Plan de Gestion de « l’Espace Naturel Sensible » du Marais de Lyarne piloté par le Conseil Général de Loire Atlantique. (Tome 1 Diagnostic écologique et Socio-économique). Mais au-delà de ces mesures de renforcement, puisque le sable est disponible en quantité au port du Collet, on pourrait faire une « belle » plage sur une grande partie du littoral des Moutiers. 1 Les ganivelles sont des barrières de lamelles de bois taillées dans du châtaignier d'une manière aléatoire. Ceci crée des tourbillons et le sable se cogne et se répartit partout (c'est pourquoi les lamelles ne sont pas taillées à la scieuse, le sable tomberait alors uniformément au même endroit, ce que l'on veut éviter) Page 12/42 Il faudrait commencer par les endroits On peut constater qu'au Sud-Est de ayant le plus grand potentiel d'accroissement, au l'émissaire du Coëf Baraud se produit Sud-Ouest de l’extrémité de l'Avenue de la Mer actuellement un superbe ensablement végétalisé naturellement. Proposition N°1 : ré-ensabler la plage avec du sable de la Pointe aux Sables du Collet pour recréer une dune et la protéger Page 13/42 3 La vase des Moutiers Le clapage des boues de dragage de la Loire a-t-il une influence sur l'envasement de la Baie de Bourgneuf ? Le clapage consiste à déverser en mer des substances (généralement, déchets ou produits de dragage), en principe à l'aide d'un navire dont la cale peut s'ouvrir par le fond. Par extension, le clapage désigne toute opération de rejet en mer de boues ou de solides, en sorte des déchets. La « vase des Moutiers » est considérée comme venant « naturellement » de la Loire et a des propriétés cosmétiques voire thérapeutiques. De plus on peut s'interroger sur une éventuelle influence de l'envasement de la baie sur la violence particulière de Xynthia avec la destruction de la digue de Bouin et l'inondation des Moutiers, phénomène que le rehaussement du niveau de la mer ne peut qu'amplifier. Plus les fonds remontent, plus la mer attaque par gros temps et plus elle sédimente par temps calme. La sédimentation en Baie de Bourgneuf a fait l'objet de nombreuses études notamment de l'École Centrale de Nantes, de l'Université de Nantes et du Centre d’Études Techniques de l’Équipement de l'Ouest et, notamment une des plus complètes, celle de l'IFREMER en 20012. On peut s'étonner des conclusions de ces analyses des conséquences du dragage de la Loire entre Saint-Nazaire et Nantes depuis 100 ans3 et de son clapage En effet, le lieu de clapage :la Lambarde, au sud du plateau de la Lambarde 47°10' N et 2°22 E est proche du lieu de l'explosion du Lancastria le 17 juin 1940 4, 47°08 N, 2°20 E, qui fit 7000 morts dont beaucoup sont enterrés dans le cimetière anglais de Pornic. Ces morts ont été enterrés là, car, pendant plusieurs jours après le naufrage, des cadavres ont échoué sur les plages des Moutiers en Retz, d’où le nom du chemin et du site dunaire le « Lancastria ».(129 sur la commune : le premier 15 jours après le naufrage jusqu’au dernier, un mois plus tard) Certes après une enquête d'utilité publique5, au cours de laquelle plusieurs communes du littoral ont émis des réserves, le préfet a autorisé, après avis du bureau du SAGE6, à nouveau et pour 5 ans, citons les termes de l’arrêté : • « la poursuite des immersions sur le site actuel en limitant la cote d'exploitation afin de ne pas dégrader la stabilité • l'extension du périmètre actuel vers le sud-ouest pour immersion des sédiments dans un secteur profond propice à une meilleure stabilité » Mais ceci montre bien que ce clapage pose problème, en particulier le rapport d'enquête indique bien que « 77 % des sédiments ne restent pas sur le site de La Lambarde » et les 2,6 % qui iraient dans la baie de Bourgneuf paraissent bien faibles au regard de ce que l'histoire nous a appris du drame du Lancastria. Il semble qu'il y aurait matière, non pas de remettre en cause cette décision récente mais, dans 2 3 4 5 6 IFREMER Étude sédimentaire de l’estran conchylicole en Baie de Bourgneuf rapport-4352 coordonnée par Hubert Grossel Depuis que les ingénieurs ont trouvé le moyen de draguer la Loire rendant ainsi inutile au bout de 20 ans d'utilisation le Canal Maritime de la Basse Loire, ou "Canal de la Martinière". En Angleterre, le premier ministre Winston Churchill a réussi à rassembler derrière lui toute la population dans un grand élan patriotique. Pour ne pas atteindre le moral de son pays, il décide d'interdire toute publication sur le sujet, ce qui explique que l'histoire du Lancastria ait été si peu connue. http://www.loire-atlantique.pref.gouv.fr/layout/set/print/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques/LeGrand-Port-Maritime-de-Nantes-Saint-Nazaire http://www.sage-estuaire-loire.org/decisions/ N°555 du 13 novembre 2012 Page 14/42 un principe de précaution, de vérifier que le versement des boues de dragage est fait de façon à les immerger le plus profondément possible pour réduire ces 77 % , ce qui aurait un effet sur la qualité de l'eau et peut-être diminuer la vase des Moutiers. Proposition N°2 : examiner la question de la vase dans le cadre de la révision du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) (http://www.baie-bourgneuf.com/), en effet ces « boues » ne sont ni plus ni moins que des déchets. Proposition N°3 : examiner la question de la vase dans le cadre de l’étude des aléas du PPRL du fait de l'effet possible de « fond de baie ». Page 15/42 4 le Nord de la partie A : un risque d'inondation La partie nord du littoral des Moutiers, depuis La Bernerie jusqu'au Pré Vincent est, comme indiqué précédemment, un ensemble de 3 perrés. Ces perrés subissent de fortes attaques de la mer nécessitant de fréquents travaux de maintenance. Par contre il y a un risque d'inondation du fait du (petit) cours d’eau ou ruisseau : le Pontereau, en bleu sur la carte issue de Géoportail, avec son émissaire à côté de l'Hermitage des Dunes. L'inondation serait circonscrite à son bassin versant jusqu'à la route. Page 16/42 Les rives du Pontereau devraient être mieux entretenues pour éviter des inondations. Des berges entretenues facilitent l'écoulement de l'eau. La législation veut que chaque riverain entretienne son côté de berge jusqu’au milieu du ruisseau et c’est à la mairie de le faire correctement appliquer. En aucun cas on ne peut modifier son cours pour des convenances personnelles. Proposition N°4 : Les rives du Pontereau devraient être mieux entretenues pour éviter des inondations Page 17/42 5 Les autres sous parties de la partie A : du Pré Vincent au Coëf Baraud C'est la partie la plus complexe : elle a été décomposée en 4 sous parties Devant le Pré Vincent Le long du Boulevard de Devant la Rue de la l'Océan Sablière et la cale devant la rue du Docteur Dinet Page 18/42 le Coëf Baraud un ensemble qui comprend une écluse sur la route du Collet, un étier, un busage souterrain qui fait la liaison entre l’étier ouvert côté marais et l’émissaire visible côté mer. Le plan l'écluse l’émissaire Page 19/42 Ces 4 sous parties sont traitées du Nord-Ouest vers le Sud Est. 6 A/ Devant le Pré Vincent Quand on est dos à la mer : À gauche Au centre À droite Les écumes de mer (plantes végétales, attriplex) plantées en une rangée devant l'aire de jeux et l'école de voile ont, lors de Xynthia, relativement bien résisté au passage de l’eau et protégé le club nautique. Il suffirait donc de créer des emplacements de palplanches ou tout autre moyen adapté, comme des barrages remplis d'eau Exemple : A positionner par le service technique de la municipalité en cas d'alerte de submersion marine Page 20/42 Aux emplacements marqués en bleu • à l'ouest • dans le passage vers l'aire de jeux • à l'est au début de la rue du Sauvetage, du fait de la largeur il faudra plusieurs palplanches donc avec des poteaux (IPN) amovibles pour laisser passer les bateaux de sécurité et de l’école de voile Du fait de la grande fréquentation, il est par contre impossible d'imaginer de mettre des ganivelles Proposition N°5: prévoir des moyens anti inondations (barrages palplanches ou boudins remplis d'eau) à positionner par le service technique de la municipalité en cas d'alerte de submersion marine à 3 endroits au Pré Vincent. Page 21/42 7 A/ Le long du Boulevard de l'Océan L'idée n'est pas de construire un mur (de quelle hauteur d'ailleurs ?) suffisamment solide pour résister aux vagues et étanche pour empêcher l'eau de passer, mais plutôt d'essayer de briser les vagues, d'évacuer le plus d’ 'eau possible rapidement vers la mer pour qu’un minimum déferle vers le bourg, avec des installations esthétiques, fixes ou mobiles, à mettre en place en cas d'alerte de submersions marines. Le Boulevard de l'Océan serait, encore plus qu'actuellement, un espace partagé avec les riverains, pour profiter de l'océan par temps calme ou agité 7(jusqu'à une certaine limite ..) 7.1 Ont été définies 4 zones La chaussée du Boulevard de l'Océan est en partie au-dessus du perré. Cette chaussée a deux déclivités longitudinales et une déclivité latérale vers l’intérieur des terres. En coupe longitudinale (pas à l'échelle)² 10 cm et 40 cm de creux dès l'origine ou par affaissement ? Dans les premières années après la construction En coupe transversale : La chaussée s'est affaissée dans la partie au -dessus du sable créant ainsi une inclinaison vers l’intérieur des terres, très légère sauf devant l'arrivée de l'Avenue de la Mer ou elle est assez importante 7 C'est beau la mer par gros temps ! Page 22/42 En cas de faible submersion les eaux stagnent au centre et en cas de forte submersion les eaux ne s'écoulent pas vers la mer (du fait des palplanches et de trop nombreuses et trop étroites ouvertures du muret qui, de plus, ne sont pas en face des « points creux ») mais, dès qu'il y a un léger surplus d'eau, celle-ci s'écoule vers la Place du Général de Gaulle par tous les passages (chemin du tennis, intervalles entre bâtis). Pour les besoins de l'étude nous avons défini 5 zones en partant de la mer en allant vers le bourg : 7.2 • Zone 1 : le plan incliné du perré vers la mer, y compris les escaliers. • Zones 2 : le muret et la chaussée du Boulevard de l'Océan 8 • Zone 3 : l'espace privé bâti et non bâti • Zone 4 : l'espace public (place Charles de Gaulle, etc) Les propositions par zone 7.2.1 Zone 1 : le plan incliné du perré vers la mer L'idée est de briser les vagues. Le plan incliné du perré Chemin d'accès à la mer depuis les tennis Pourraient être installés 8 Elle fait de 5m à 5,5 m de large. La largeur légale d’une route à accès de pompiers est de 3 m de chaussée. Page 23/42 - des brise lames tout le long du plan incliné ; Ces brises lames, au lieu d'être des lames métalliques coupantes pourraient être conçues comme des prises de « mur d'escalade ». Il faudrait avoir des protubérances qui résistent au sel. - des déflecteurs (légères avancées en haut du muret vers la mer) en face des endroits ou l'eau peut plus facilement s’engouffrer vers le village (chemin vers le tennis, passages entre des maisons, Avenue de la Mer). Voire des déflecteurs secondaires audessous Proposition N°6 : installer des brise lames et des déflecteurs sur la plan incliné du perré du Boulevard de l'Océan Page 24/42 7.2.2 Zone 2 : le muret et le Boulevard de l'Océan Le muret vers le nord Le muret vers le sud Au droit des escaliers Au droit des escaliers L'idée est d'essayer d'évacuer au plus vite les submersions marines vers la mer et non vers l’intérieur des terres en modifiant la chaussée du boulevard et en augmentant les évacuations en élargissant les escaliers et en remplaçant les palplanches. Page 25/42 Proposition N°7 : Prévoir une déclivité vers la mer (dans la largeur du boulevard de l'Océan) y compris et surtout au débouché de l’Avenue de la Mer, non pas en augmentant la hauteur de la chaussée vers l'intérieur mais en décaissant vers l'extérieur et en créant un caniveau courant le long du muret. Proposition N°8 : Au droit des escaliers, remplacer les palplanches actuelles par des clapets anti retour amovibles et plus élevés que les palplanches actuelles qui ne vont pas jusqu'en haut du muret Proposition N°9 : augmenter à la fois le diamètre des trous d'évacuation ou dalots existants et en créer, d'autres, surtout aux deux points creux et les munir de clapets anti retour. Page 26/42 Aux deux extrémités du Boulevard de l'Océan Avant la petite esplanade Au bout de l'Avenue de la Mer Page 27/42 D'une part on pourrait réduire à deux passages, un pour les véhicules (3m de largeur) et un pour les piétons, les deux étant équipés de cornières IPN et d'autre part, étant donné l’absence de vis-à-vis, on pourrait bloquer le reste par des murets d'une certaine hauteur. Ces murets pourraient servir de sièges pour observer la mer, ils devraient être en forme de vagues pour ne pas recevoir frontalement celles de l'océan et devraient être esthétiques. Au NordOuest comme au Sud Est ils devraient laisser la place pour le demi-tour de véhicules. Schématiquement ces murets sièges pourraient être situés de la façon suivante : Au Nord Ouest Au Sud Est En fait recréer le rocher que l'on voit au milieu des personnages et qui a été supprimé Le dispositif pourrait être complété par des palplanches à l'entrée du chemin qui mène aux tennis (ou tout autre dispositif, barrage avec eau, etc). Page 28/42 Proposition N°10 : réduire les arrivées d'eau potentielles aux deux extrémités du Boulevard de l’Océan en : 1/ réduisant le passage par des murets assez hauts 2/ fermant le passage restant pour des voitures avec des moyens anti inondations (barrages palplanches ou boudins remplis d'eau) à positionner par le service technique de la municipalité en cas d'alerte de submersion marine 3/ fermant le chemin vers les tennis par un moyen identique et dans les mêmes conditions 4/ prolongation du muret jusqu’à ce que le passage se réduise (ceci est aussi une question de sécurité) Page 29/42 7.2.3 Zone 3 : espace privé bâti et non bâti Comme on le voit sur l'exemple ci-joint à gauche et de façon plus générale sur le cadastre à droite le bâti le long du Boulevard de l'Océan n'est pas continu. Il y a donc des intervalles non bâtis ou la mer peut passer en cas de submersion marine. Proposition N°11 : pour tous les endroits non bâtis, entrées de jardin ou de garage, prescrire aux propriétaires de prévoir des moyens anti inondations (barrages palplanches ou boudins remplis d'eau) qu'ils positionneraient s'ils sont présents en cas d'alerte de submersion marine ou par le service technique de la municipalité en cas d'absence Comme on le voit sur le cadastre, les terrains sont en longueur le long de la pente. L'idée serait que l'eau qui arriverait néanmoins à passer malgré les défenses des 2 zones précédentes passe le plus rapidement possible. Proposition N°12 : Encourager des séparations longitudinales entre les propriétés pour séparer les flux et par contre éviter les séparations transversales, y compris à l'arrivée sur la Page 30/42 Place du Général de Gaulle. Des ouvertures sur la place seraient compensées en terme de « privauté » par une augmentation des plantations sur la place. A titre individuel, chacun pourrait compléter le dispositif avec des clapets anti retour. Il vaut mieux que l’eau aille sur la place que dans les maisons. On trouvera en annexe des suggestions plus détaillées concernant les protections individuelles qui peuvent s'appliquer à toutes les habitations en zone inondable. Page 31/42 7.2.4 Zone 4 : espace public (place Charles de Gaulle, etc) Si l’on se refère à la pratique actuelle préconisée par « le Conservatoire du Littoral » il semble admis qu'il vaut mieux laisser s'étaler les inondations dans certains endroits, pour en protéger d’autres , plutôt de d'essayer de contenir et canaliser l'eau ce qui augmente les dommages. Ce principe pourrait être appliqué pour la place Charles de Gaulle, à certaines conditions : on pourrait (une quatrième fois) réaménager cette place en décaissant au maximum, en diminuant au maximum la partie goudronnée, voire en la supprimant, et en la remplaçant par un revêtement « poreux » permettant à l’eau de s'infiltrer. Cela se fait de plus en plus pour les parkings. En ce qui concerne le parking, cet été, a été mise en place une solution temporaire face au mini golf. Cette solution pourrait-elle être pérennisée ? Quant à l'aire de jeux, on pourrait imaginer d'autres jeux pouvant se faire sur herbe. On pourrait imaginer de larges fossés du côté de la mer avec un circuit prévu vers le bassin de rétention ou le marais. Retrouver d'une certaine façon ce qu'était la place autrefois avec un système de recueil et d'évacuation des eaux. On pourrait essayer de rendre cette place plus hospitalière, mais pas au point d'y accepter des séjours de « courte durée » de camping-car. Malgré ces différentes défenses, si l'eau se répandait dans les rues avoisinantes, qui sont malheureusement trop «bitumées», l'évacuation vers le bassin de rétention devrait être utile, en plus du fait, et c'est son but, qu'une submersion n'arriverait plus sur un sol gorgé d'eau, comme au moment de Xynthia. La réappropriation des espaces de verdure peut se faire également à titre individuel, plus on « bitume » plus l’eau ruisselle. Proposition N°13 : réaménager la place du Général De Gaulle en diminuant au maximum la partie goudronnée, voire en la supprimant, et en la remplaçant par un revêtement « poreux » permettant à l’eau de s'infiltrer, avec un fossé et son l'évacuation vers le bassin de rétention. Page 32/42 8 A/ Devant la Rue de la Sablière et l'Avenue du Docteur Dinet Ce sont deux autres entrées Rue de la Sablière Avenue du Docteur Dinet vue vers la plage Rue de la Sablière Il semblerait que lors de Xynthia l'eau ne soit pas rentrée dans l'Avenue du Docteur Dinet, cela serait une incitation à traiter l'extrémité de la Rue de la Sablière, représentée ci-dessus de la même façon, c'est-à-dire avec un « seuil » plus élevé. Proposition N°14 : Relever le seuil de l'extrémité de la rue de la Sablière Page 33/42 9 A/ Le Coëf Baraud Le Coeff Barreau (une des autres orthographes..) régule les débits entre les marais et la mer grâce à une écluse manœuvrée manuellement, située au niveau de la route du Collet. A marée haute, la mer remonte jusqu'à l'écluse et, dans les conditions les plus défavorables (par exemple en cas de submersion marine), elle déborde. Il avait été envisagé de rétablir l'ancien vannage situé à l'entrée du conduit (côté marais) qui passe sous la digue. Compte-tenu de son mauvais état et du risque de détérioration de l’émissaire par la surpression engendrée par les vagues, cette solution a été abandonnée au profit du rehaussement de l'écluse de 50 cms avec un empierrement près de l’écluse et des merlons sur les berges de chaque côté de l’étier Selon M. Jean-Raymond Audion, Président de l'Association Syndicale des Marais de Bourgneuf et des Moutiers, il est prévu en 2013 des crédits pour la réhabilitation du Coeff Barreau. Les travaux seront réalisés par le Syndicat Aménagement Hydraulique du Sud Loire. L'éclusier M. Bernard Lehours va bientôt prendre sa retraite. Il ne sera pas remplacé. L’Association Syndicale des Marais devrait faire chiffrer les travaux nécessaires pour une commande à distance et programmée 9des écluses des Moutiers. Pas de proposition car ces travaux sont, semble-t-il, prévus. Il faudra prévoir en plus une fermeture pour l'entrée de la propriété « Simon-Bernard » au bout de l’esplanade de « Bretagne » avec un seuil surélevé et palplanche. 9 Si tant est que l'on puisse avoir une confiance absolue sur des automates et sur les moyens de transmissions (notamment en cas de « crise »!) Page 34/42 10 B/ La dune qui protège le marais de Lyarne et l'intérieur des terres jusqu'à la voie ferrée. Lors de Xynthia, on a pu constater des entrées d'eau par le chemin du Lancastria par contre aucune par la zone dunaire qui est particulièrement stable grâce aux plantations du Domaine de Lyarne et à la « forêt » de pins maritimes et surtout de cyprès lambertianas 10 plantés il y a 60/ 80 ans, plus au sud en allant vers la Pointe aux Sables. Il faudrait faire comme pour le reste du littoral : • Fixer la dune avec la plantation de jeunes lambertianas devant les rangées existantes • Ré-ensabler la plage avec le sable provenant du port du Collet et arrêter le sable poussé par le vent (sable éolien). En renforçant la dune et la stabilisant avec des plantations d'arbres à certains endroits alternés en laissant la place au couvert végétal, on obtiendrait ainsi une promenade agréable (à condition qu'elle soit bien entretenue) depuis le chemin du Lancastria jusqu'au Port du Collet et cela rendrait évidente la continuité depuis le bourg et la promenade piétons sur le perré. Par ailleurs, les blocs de pierre de la digue entre le coeff Baraud et le Lancastria se sont ensablés, puis végétalisés au gré du vent, ce qui maintient les blocs et est plus esthétique. Ne pourrait-on pas favoriser l’ensablement de ces blocs artificiellement ?.... et y faire des plantations ? Enfin, les marais de la zone de Lyarne sont d’anciennes salines qui pourraient devenir des bassins de rétention à condition qu'ils soient dévasés et/ou déblayés complètement 11et que le réseau d’évacuation soit curé. Au minimum, il serait important que, grâce à l'écluse du Coëf Baraud, les marais correspondants soient vidés préventivement en cas de grandes marées ou de submersions probables. Ceci se faisait correctement autrefois lors du fonctionnement des marais salants mais est devenu aléatoire depuis, puisque les enjeux sont moindres !Cette partie du marais,propriété dans sa grande majorité du Conseil Général est une zone sensible , naturellement protégée . L’AMPRI qui siège au comité de pilotage de cette zone, a obtenu une fiche-action sur la remise à jour de cette pratique ancienne pour qu’elle perdure . Pour le cas de très importantes submersions on pourrait imaginer la possibilité de diriger l’eau du bassin de rétention derrière la station d’épuration le long de la voie ferrée pour la faire éventuellement ressortir à l’écluse de Millac. La plupart de ces terrains sont des propriétés privées mais ces travaux pourraient être réalisés dans le cadre du programme de rénovation des marais Sud Loire (10M€ sur 5 ans). 10 « Cypressus Lambertii » ou cyprès de Monterey « Cypressus macrocarpa » 11 Ils ne l'ont été qu'à 50 % il a 20 ans Page 35/42 Photo de 1949 De même le long du chemin du Lancastria l'ancienne décharge pourrait être déblayée, libérant ainsi deux marais. S'il n'est pas trop tard ces travaux pourraient être faits à l'occasion du déplacement des places de parkings entre la route et le terrain de football, déplacement imposé par les « règles du littoral ». Néanmoins l'AMPRI soumet au débat les propositions suivantes. Proposition N°15 : Fixer la dune avec la plantation de jeunes lambertianas devant les rangées existantes Proposition N°16 : Ré-ensabler la plage Proposition N°17 : diriger l’eau du bassin de rétention derrière la station d’épuration le long de la voie ferrée pour la faire ressortir à l’écluse de Millac. Proposition N°18 : favoriser l’ensablement des blocs de pierre de la digue entre le coeff Baraud et le Lancastria. Page 36/42 11 C/ Le port du Collet, ses quais et les routes qui vont jusqu'au rondpoint de Bourgneuf, ainsi que le cordon dunaire et l'ancien camping Au côté nord de l'entrée du chenal il y a un passage piétons pour aller à la Pointe aux Sables. Proposition N°19 : à la Pointe aux Sables. rehausser le passage piétons avec un seuil Maintenant que le perré de Bouin a été considérablement renforcé, il faudrait se protéger d'une part d'une submersion venant par la Vendée et d'autre part d’une autre venant de l'Ouest par l'entrée du port du Collet. Il y a deux solutions proposition N° 20 1/rehausser les deux routes et le quai du port (voir le trait bleu) a/ depuis la digue de Bouin, rehausser le quai Sud, jusqu'à l'écluse du Falleron et ensuite la D 118 jusqu'à l'écluse de Millac, voire au rond-point de Bourgneuf. b/ Rehausser la route et le quai (Jean Mounès) côté Nord-Ouest 2/ créer une nouvelle écluse à l'entrée du port faisant de celui un port en « eaux profondes » de mi-marée Page 37/42 L'ancien camping du Collet, la parcelle AT 68, a été racheté par le Conseil Général de Loire Atlantique, semble-t-il, afin de lui redonner un aspect « naturel ». Selon le PLU cette zone est classée NS, c'est-à-dire « zone demandant à être protégée en raison de la qualité des sites naturels, des paysages et de leur intérêt esthétique, historique et écologique et de l'existence de risques de nuisances ». « La zone NS est la zone naturelle stricte qui demande à être protégée en raison du site, de l’intérêt représenté par la flore et la faune, ou de l’intérêt du paysage. Elle comprend aussi certains terrains instables, inondables ou soumis à des risques de nuisances ». ARTICLE Ns1 OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES 1.2 Sont interdites les occupations et utilisations du sol non mentionnées à l'article Ns2. ARTICLE Ns2 OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL ADMISES SOUS CONDITIONS Sont admis, à condition de ne pas porter atteinte à la qualité des sites et des paysages : - Les affouillements et exhaussements liés à la réalisation d’équipements d’intérêt général. - La réalisation de cheminements piétons. - La pose d’équipements légers d’intérêt général à condition d’être conçus pour permettre un retour du site à l’état naturel. - Les équipements nécessaires à l’exploitation et à la gestion des voiries, des réseaux et du trafic ferroviaire, à condition de n’être pas de nature à compromettre la protection de la zone » Proposition N°21 : faire de l'ancien camping du Collet un lieu de promenades en cohérence avec un chemin de randonnée. 12 Un nouveau « chemin de Compostelle » ? Mais ne pourrait-on pas être plus ambitieux en faisant d'une partie du dessus de la dune un espace partagé piétons vélos.et attirant des randonneurs. 12.1 l'Eurovéloroute Le circuit Vélocéan pourrait aussi être grandement amélioré au début de la Vendée pour rejoindre Bouin, le Gois, etc Le vélocéan est un morceau de La Vélodyssée, partie française de l’Eurovéloroute n°1, qui traverse la Norvège, l’Irlande, la Grande-Bretagne, la France, l’Espagne et le Portugal. http://www.lavelodyssee.com/ Proposition N°22 :sécuriser la voie Vélocéan pour les vélos sur la route du Collet et améliorer l'"accueil " des cyclistes au Collet 12.2 le Sentier Européen du Littoral Le sentier de grande randonnée 8 (GR 8) relie en théorie, Saint Brévin les Pins (LoireAtlantique) à Hendaye en Pyrénées-Atlantiques, mais il a quelques « lacunes ». Le sentier descend par la Vendée, la Charente-Maritime vers Royan, emprunte le bac vers l'autre côté de la Garonne et continue dans les Landes, tout en suivant la côte Atlantique. Page 38/42 Devinez d’où le GR8 redémarre ??? Bleue ??? du port du Collet. Ou a-t-il disparu ?? sous la Route qu'importe parce-qu'il existe depuis Saint Brévin successivement le GRP du Pays de Retz puis celui de la côte de Jade qui passe ou ? sur la promenade des Moutiers ..et qui pourrait donc passer sur la dune et rejoindre le GR8 au Port du Collet. Et plus au Nord il existe le "chemin des douaniers" en Bretagne On pourrait donc participer à retrouver la continuité du Sentier Européen du Littoral ou E9. La première chose à faire pourrait tout simplement consister à contacter le « baliseur » officiel de l'Association des GR pour re baliser le chemin. Le Sentier Européen du Littoral ou E9 Proposition N°23 : Recréer la continuité du GR8 et donc du Sentier Européen du Littoral ou E9 Page 39/42 13 Liste des recommandations Proposition N°1 : ré-ensabler la plage avec du sable de la Pointe aux Sables au Collet pour recréer une dune et la protéger Proposition N°2 : examiner la question de la vase dans le cadre de la révision du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) (http://www.baie-bourgneuf.com/), en effet ces « boues » ne sont ni plus ni moins que des déchets. Proposition N°3 : examiner la question de la vase dans le cadre de l’étude des aléas du PPRL du fait de l'effet possible de « fond de baie ». Proposition N°4 : mieux entretenir les rives du Pontereau pour éviter des inondations. Proposition N°5 : prévoir des moyens anti inondations (barrages palplanches ou boudins remplis d'eau à positionner par le service technique de la municipalité en cas d'alerte de submersion marine à 3 endroits au Pré Vincent. Proposition N°6 : installer des brise lames et des déflecteurs sur la plan incliné du perré du Boulevard de l'Océan. Proposition N°7 : Prévoir une déclivité vers la mer (dans la largeur du boulevard de l'Océan) y compris et surtout au débouché de l’Avenue de la Mer, non pas en augmentant la hauteur de la chaussée vers l'intérieur mais en décaissant vers l'extérieur et en créant un caniveau courant le long du muret. Proposition N°8 : Au droit des escaliers, remplacer les palplanches actuelles par des clapets anti retour amovibles et plus élevés que les palplanches actuelles qui ne vont pas jusqu'en haut du muret Proposition N°9 : augmenter à la fois le diamètre des trous d'évacuation ou dalots existants et en créer, d'autres, surtout aux deux points creux et les munir de clapets anti retour. Proposition N°10 : réduire les possibles arrivées d'eau aux deux extrémités du Boulevard de l’Océan en 1/ réduisant le passage par des murets assez hauts 2/ fermant le passage restant pour des voitures avec des moyens anti inondations (barrages palplanches ou boudins remplis d'eau) à positionner par le service technique de la municipalité en cas d'alerte de submersion marine 3/ fermant le chemin vers les tennis par un moyen identique et dans les mêmes conditions 4/ prolongation du muret jusqu’à ce que le passage se réduise (ceci est aussi une question de sécurité) Proposition N°11 : pour tous les endroits non bâtis, entrées de jardin ou de garage, obliger les propriétaires du Boulevard de l'Océan à prévoir des moyens anti inondations (barrages palplanches ou boudins remplis d'eau) qu'ils positionneraient s'ils sont présents en cas d'alerte de submersion marine ou par le service technique de la municipalité en cas d'absence. Proposition N°12 : Encourager des séparations longitudinales entre les propriétés pour séparer les flux et par contre éviter les séparations transversales, y compris à l'arrivée sur la Page 40/42 Place du Général de Gaulle. Proposition N°13 : réaménager la place du Général De Gaulle en diminuant au maximum la partie goudronnée, voire en la supprimant, et en la remplaçant par un revêtement « poreux » permettant à l’eau de s'infiltrer, avec un fossé et son l'évacuation vers le bassin de rétention. Proposition N°14 : Relever le seuil de l'extrémité de la rue de la Sablière Proposition N°15 : Fixer la dune avec la plantation de jeunes lambertianas devant les rangées existantes Proposition N°16 : Ré-ensabler la plage Proposition N°17 : diriger l’eau du bassin de rétention derrière la station d’épuration le long de la voie ferrée pour la faire ressortir à l’écluse de Millac. Proposition N°18 : favoriser l’ensablement des blocs de pierre de la digue entre le coeff Baraud et le Lancastria. Proposition N°19 : à la Pointe aux Sables, rehausser le passage piétons avec un seuil Proposition N° 20 : deux options 1/rehausser les deux routes et le quai du port (voir le trait bleu) a/ depuis la digue de Bouin, rehausser le quai Sud, jusqu'à l'écluse du Falleron et ensuite la D 118 jusqu'à l'écluse de Millac, voire au rond-point de Bourgneuf. b/ Rehausser la route et le quai (Jean Mounès) côté Nord-Ouest 2/ créer une nouvelle écluse à l'entrée du port faisant de celui un port en « eaux profondes » de mi-marée Proposition N°21 : faire de l'ancien camping du Collet un lieu de promenades en cohérence avec un chemin de randonnée. Proposition N°22 :sécuriser la voie Vélocéan pour les vélos sur la route du Collet et améliorer « l'accueil » des cyclistes au Collet. Proposition N°23 : Recréer la continuité du GR8 et donc du Sentier Européen du Littoral ou E9 Page 41/42 14 Annexe protections individuelles L’AMPRI vous propose quelques suggestions pour faire face aux inondations. Ce ne sont que des suggestions et l’association ne peut être tenue responsable de leur mise en œuvre ou pas. Lorsque le PPRL sera arrêté, certaines mesures pourront y être prescrites voire exigées avec peut-être des aides à la clef….. A chacun de faire son opinion et prendre les décisions qui lui conviennent afin de minimiser les dégâts provoqués par l'eau Adapter la construction et les travaux intérieurs de restauration des rez de chaussée A éviter : • les moquettes et parquets comme revêtements de sol • le chauffage au sol… • le placoplâtre comme revêtement des murs (préférer des revêtements hydrofuges et la brique) • le papier peint sur les murs A faire : • rehausser les installations électriques • éviter le tout électrique dans le mode d’ouverture des volets, qui en cas de coupure de courant, empêcherait toute sortie possible et pour les maisons de plain-pied prévoir une évacuation par le toit Réaliser des protections extérieures Poser : • des clapets anti retour sur canalisations d’eaux pluviales et usées • des palplanches sur portail ou portillon pour cour ou jardin • des barrières anti inondation pour ouvertures de maison. Il en existe différents modèles sur le marché, à des prix allant du simple au double. Veiller à faire poser ce genre de matériel par un professionnel, sinon en cas de litige, vous aurez du mal à avoir gain de cause. Penser également que hors saison, il faut un endroit pour stocker ce matériel lourd et volumineux! Prendre des mesures de précaution notamment en cas d'alerte de submersion marine annoncée par Météo France • placer le mobilier hors d’eau (le surélever sur des parpaings, le monter à l’étage etc.) • amarrer les cuves et les stocks de bois, voire les potées légères • mettre les produits toxiques au sec, et à hauteur les appareils électriques • garer les véhicules dans des parkings hors d’eau • obturer les entrées d’eau Page 42/42