FN Herstal
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La firme spécialisée en maintenance pour l’industrie sidérurgique, qui avait tout misé sur un client (ArcelorMittal), est déclarée en faillite début du mois. 35 personnes sur le carreau après la mise en veille des haut-fourneau. La FGTB Métal dénonce le manque de volonté commerciale de la direction. Marichal Ketin (Sclessin) Après des semaines de grève, et une réunion de conciliation au sein d’Agoria, un accord est finalement dégagé le 8 octobre: augmentation des chèquesrepas (+1,11 euro) et leur assimilation pour les accidentés du travail, primes pour 2009 et 2010, etc. Le travail reprend normalement le lundi 12. FN Herstal L’entreprise d’armement nage en plein conflit social: pas de grève, mais plus de pointage, des cadences réduites et une interdiction de rentrer pour la DRH. La filiale américaine passe à côté d’un marché de 84 millions d’euros qui échoie finalement à Colt. Mais le coup de tonnerre vient du Conseil d’Etat qui, fin octobre, suspend les licences lybiennes de la Région wallonne. Ce ne sont pas moins de 100 millions d’euros et de 400 emplois pour 5 ans qui sont fragilisés. La Région étudie l’arrêt avant de réagir. CMI (Seraing) Déja touchée par le chômage partielle, l’entreprise annonce la suppression de 55 postes d’ouvriers sur 200 en fin de mois. Pas de licenciement sec: un reclassement sera proposé ou, à défaut, une prime à la reconversion. Ferrari (Liège) Belle victoire de la FGTB Métal qui obtient l’engagement de 7 CDD à durée indéterminée (4 en novembre et 3 à l’été 2010). Le groupe, qui travaille aussi sur Charleroi, annonce 46 licenciements (dont 41 ouvriers) sur 120 personnes. Il travaille en sous-traitance pour la sidérurgie. Valdunes (Seraing) ArcelorMittal Pratt & Whitney (Herstal) La cinquantaine de travailleurs de l’entreprise active dans les essieux arrête le travail deux heures par pause pour protester contre la détérioration du climat social. TAC (Milmort) Ce sont les employés de l’usine active dans l’aéronautique qui déposent un préavis de grève le 8 octobre. Leur cahier de revendications est resté lettre morte. Un accord sera finalement trouvé début novembre. Verviers: hommage à Pierre Fluche Les métallos et l’interprofessionnelle de la FGTB-Verviers ont célébré mardi 6 octobre le souvenir du syndicaliste verviétois Pierre Fluche mort il y a 100 ans. Les secrétaires Daniel Richard et Marcel Bartholomi ont évoqué son combat lors de cérémonies d’hommage devant son domicile et au cimetière. La direction annonce la réouverture du laminoir de Chertal le 15 novembre prochain. 150 emplois concernés. La filiale Metalprofil à Herstal voit ses activités gelées fin du mois: la trentaine de travailleurs sera reclasée ailleurs dans le groupe. Il ne s’agit donc pas de fermeture. Deux records de production en septembre dans le froid: le savoir-faire liégeois se distingue. le mot mystère Gagnez un week-end pour 2 à Pont-à-Lesse ! (pension complète) Retrouvez les 5 mots qui correspondent aux définitions pour faire apparaître dans les cases blanches le mot mystère; Envoyez votre réponse pas SMS (tarif normal) au 0498.311.991, accompagné de votre nom et de votre entreprise, avant le 25 du mois; Un heureux gagnant sera tiré au sort. Félicitations à Maurice Collard (Yvan Pâque) qui remporte le mot mystère précédent ! Nouveau bâtiment à Sclessin Vendredi 9 octobre, la FGTB LiègeHuy-Waremme a inauguré ses nouveaux locaux pour la Régionale de Sclessin: ils sont situés rue de l’Ile Coene ,50. indices octobre 2009 2004=100 1996=100 Indice indice indice indice santé complet santé complet 110,64 111,07 125,88 127,65 1988=100 1981=100 Indice indice indice indice santé complet santé complet 151,76 156,66 211,94 Indice santé lissé: 111,07 (moyenne des 4 derniers mois pour l’indexation des salaires) Arrêté à Liège Arrivé Rouge Métal Tranche Editeur responsable Francis Gomez Place Saint Paul 9 4000 Liège Machin Rédaction 04.221.95.59 [email protected] Mélange Mot mystère précédent: CRI S E ELEVEE Retrouvez tous les numéros de Rouge Métal, en format PDF, sur le site web www.6com.be, rubrique "dossiers" sans détour N° 33 novembre 09 FN Herstal Oui, une question de principes Ca devient franchement énervant : une nouvelle fois, une licence d’exportation d’armes fabriquées à la FN-Herstal se retrouve bloquée. Cette fois, c’est le Conseil d’Etat qui a suspendu l’autorisation octroyée le 8 juin dernier pour la Libye. Cet octroi n’était intervenu qu’après de longs débats. Cela s’était fait, faut-il le rappeler, avec l’accord des quatre partis démocratiques, interpellés par les travailleurs de la FN. en soi. Par exemple, quelle serait la réaction de ceux qui s’en prennent à la licence libyenne si les militaires gardant le camp de Guantanamo avaient, à l’épaule, des armes FN ? Le camp de la honte ! Les Etats-Unis, malgré toutes les critiques qu’on peut leur faire, sont une démocratie. Et pourtant. Il faut donc des règles ; elles doivent être communes à l’Europe et s’articuler sur les pratiques diplomatiques effectives de l’Union. En l’occurrence, Bien sûr rien n’est joué encore définitivement pour l’Europe a rendu sa respectabilité à la Libye, recevant cette licence. Des pistes existent pour continuer à Kadhafi dans ses capitales, lui renvoyant un aller de l’avant dans l’exécution du contrat. Elles terroriste assassin, lui demandant même de l’aider sont judiciaires, politiques, ou les deux. à contrôler les flux migratoires (et comme cette demande devrait nous donner froid dans le dos !). Mais cela ne change rien au problème de fond : Dès lors que l’Europe prend ces attitudes, c’est à ce pourquoi les entreprises herstaliennes (n’oublions niveau qu’il faut agir. Si cette politique ne plaît pas pas New Lachaussée et FZ) Z) de fabrication d’armes d armes à la Ligue Dro de l’Homme ou au des Droits sont-elles, seules, dans le collimateur de ceux CNAPD CNAPD, c’est contre l’Europe, qui militent contre les ventes ntes d’armes ? Pourquoi n de o i l donc les gouvernements qui t s e e toujours la FN, et jamaiss la flamande s qu ’import a com la composent, qu’ils doivent p , n t Barco, par exemple. effe quoi à ui est n agir. Et pas tenter de « e é , u orte nir q ’est pliq Il y a là-dedans, sans corr corriger » ces politiques « Il n re n’imp e si défi jà com é doute et comme toujours en visant un maillon vend ui, mêm i» est d u » q q . i en Belgique, des relents e qu n’y peut rien : les qui o t s r po en communautaires. Mais il y travaill travailleurs et la FN. «n’im a plus. Si l’on comprend bien en lave aussi blanc que les La Belgique doit laver l’argument principal de tous ous autres pays. Pas plus blanc, désolé. d Au plan wallon, ceux qui contestent les ventes ntes cela veut dire que les licences doivent être accordées d’armes en question, c’est d’abord que rapidement, et pas après des mois de palabres. En la FN fabrique des armes légères. Donc, des armes tenant compte de la pratique effective des ventes faciles à revendre, détourner, donner à des gens ou d’armes (tous types confondus) par les autres pays des groupements sans scrupules. Et si même ces européens et par nos alliés dans l’OTAN. En tenant armes sont « traçables » complètement, comme compte de l’état des relations diplomatiques et celles de la FN, et si même les acheteurs s’engagent économiques au moment de l’octroi. En maintenant à permettre tous les contrôles officiels possibles et les règles de contrôle existantes quant à l’utilisation imaginables, cela ne suffit pas. L’acheteur fourguera finale des armes. Et en assumant la responsabilité à l’extérieur les « vieilles » armes remplacées par économique des refus par une compensation les « nouvelles » de la FN. Tous ces problèmes, les de l’éventuelle dégradation de la situation de missiles flamands, les Rafale français ou les sousl’entreprise concernée. marins italiens ne les ont pas, et donc leur vente à des pays comme la Libye est « moins grave ». C’est un corset important et suffisant. Il combine le maintien d’une activité économique essentielle Et voilà pourquoi ils veulent rendre la FN muette, et le souci d’un monde meilleur. C’est aussi la voie ce qui veut dire, à terme, la fermer ou, en tout cas, du réalisme : il y a, partout dans le monde, une en réduire le volume… Cela, les « anti » ne veulent kyrielle d’Etats et d’entreprises prêtes à remplacer pas l’admettre. C’est pourtant la conséquence nos industries. Sans scrupules et sans contrôle. Ce inéluctable si ces positions triomphent. Personne n’est pas à nous, à cause de grands principes, à n’est jamais arrivé à démontrer le contraire… ouvrir encore plus la porte, au bout du compte, à un Nous devons être clairs là-dessus. D’abord, les marché de la guerre sans foi ni loi. travailleurs de la FN ne sont pas des va-t-en-guerre irresponsables, des « complices de tueurs d’enfants ancis Gomez », comme l’a malencontreusement dit, voici quelques Francis mois, un membre d’un cabinet régional… Ca implique des règles. Il n’est, en effet, pas question de vendre n’importe quoi à n’importe qui, même si définir qui est « n’importe qui » est déjà compliqué Le mensuel des Métallos MWB Liège-Luxembourg Omeca (Grâce-Hollogne) vie syndicale ROUGE METAL pense-boîtes I Arceo (groupe ArcelorMittal) - Ramet l'actu décodée Une garantie de pérennité de la sidérurgie liégeoise La bêtise nuit gravement au bon fonctionnement de la Justice naugurée au début de l’an dernier sur le site de Ramet, la ligne prototype industriel de revêtement d’acier par plasma sous vide baptisée Arceo est la seule de ce genre sur l’ensemble des sites d’ArcelorMittal. Il s’agit donc d’une première mondiale. Le groupe sidérurgique a annoncé voici quelques semaines son intention de renforcer la philosophie du sous-vide à Liège en y injectant plusieurs millions d’euros dans le futur. L’idée de cette nouvelle technologie est toutefois dans les cartons depuis plusieurs années, bien avant la fusion entre Arcelor et Mittal. Elle associe l’entreprise (65%) et la Région wallonne (35%), via la Sogepa, qui y ont apporté ensemble quelque 25 millions d’euros en 2004. Mais c’est déjà depuis 1999 que le département Recherche et Développement planche sur ce projet. Celui-ci ouvre de nouvelles perspectives d’affectation des produits plats en acier. Des tests ont été réalisés sur des supports de petite taille en laboratoire, puis sur la ligne pilote. Ceci avant de donner une ampleur réellement industrielle aux différents revêtements. La technologie sous vide D’abord le sous vide. Il s’agit de faire défiler la bande dans un sas où le vide est créé à l’aide de plusieurs pompes. Se crée alors un plasma qui permet une réaction en chaîne de projection d’atomes et d’électrons qui vont permettre soit de nettoyer la bande, soit d’y déposer un revêtement particulièrement fin. Elément non négligeable à une époque de plus en plus soucieuse du respect de l’environnement : le procédé est entièrement « propre» en ce que la technologie utilisée ne requiert ni bain ni préparation chimique et ne produit ni effluent liquide ni rejet gazeux à traiter. Les produits obtenus sont donc écologiques et s’inscrivent dans le développement durable. Il s’agit de revêtements tels que des surfaces esthétiques (nouvelles couleurs métalliques et nouveaux aspects)), des surfaces autonettoyantes ou antibactériennes, des dépôts offrant des protections spécifiques à l’acier comme l’antiorrosion. «L’un de nos premiers produits a été un système de protection pour le bardage après peinture du bâtiment de la défunte usine Magnetto à Jemeppe. C’était en quelque sorte notre vitrine. Il empêchait l’adhésion des crasses», souligne Jean-Luc Lallemand, divisionnaire FGTB-Métal pour Flémalle-Ramet et Eurogal. «Un deuxième produit, c’est un système anticorrosion sous vide pour l’automobile. Le sous vide permet d’éviter le trempage des pièces dans un bain». Jean-Luc Lallemand représente les 24 ouvriers affectés à la production d’Arceo. Vu leur nombre réduit, ils ne possèdent pas de leur représentation syndicale. «Le climat social est bon. Il faut reconnaître que tout est mis en œuvre pour les choses se passent bien d’un point de vue social», précise encore Jean-Luc Lallemand. P eu avant les élections régionales de juin dernier, Marie-Christine Marghem, une candidate MR de la région de Tournai a saisi en référé les tribunaux de sa riante contrée d’une action pour le moins étonnante. Il s’agissait de faire enlever les affiches intitulées «Le capitalisme nuit gravement à la santé», affiches symbolisant la campagne lancée au plus fort de la crise financière par la FGTB wallonne. Ces affiches avaient été posées sur des panneaux électoraux communaux et privés à Tournai et dans les environs. son prénom, a donc saisi la Justice inconsidérément, en jouant de l’intérêt de quelqu’un qui ne l’a pas mandatée pour la représenter. Le référé suppose l’urgence de la décision à prendre. Or, quand tout le monde se retrouve à l’audience, l’élue MR introduit elle-même une demande de remise des débats qui repousse inévitablement le jugement attendu au-delà des élections du 7 juin. Il n’y a donc plus urgence et donc plus de référé qui tienne. D’autant plus que la ci-devant Marie-Christine est avocate ! Sa profession est donc en quelque sorte une circonstance aggravante pour Marie-Christine que le tribunal a donc renvoyée le 12 juin dernier à ses chères études qu’elle avait pourtant brillamment réussies à l’Université de Liège en 1986. De plus, l’action de la plaignante qui dit agir en son nom et en celui de tous les candidats MR de sa circonscription est en réalité mue par le parti luimême et est donc irrecevable. Marie-Christine, c’est Indécrottable, Marie-Christine a décidé de ne pas en rester là avec ses actions judiciaires. Comme si la Justice n’avait déjà pas suffisamment perdu de temps comme ça. aux marches du Palais Fausse couche, mais vrai licenciement 3 questions à Jean-Luc Lallemand, délégué FGTB Métal Combien d’ouvriers sont affectés à la production d’Arceo ? Co « Trois équipes de huit ouvriers travaillent en continu du lundi llu u au vendredi. Il y a eu des formations en salle et sur site pour se familiariser avec le système du sous vide. s si Pour P Po o l’instant, il n’est pas prévu d’en engager plus. Les ttravailleurs tr r ont également pu bénéficier du système du pr prépeint sur les lignes de peintures voisines, les lignes de rre revêtement evê v te eme mentt o organique r rg 2 et 3.» Des investissements ont été annoncés par ArcelorMittal. Lesquels ? Outre l’industrialisation d’Arceo, le développement de nouveaux produits à Eurogal comme un type de revêtement ainticorrosion haut de gamme. On peut également citer un projet technologique combinant la galvanisation et le revêtement organique. Ces investissements doivent assurer 20 ans de carnets de commandes à Kessales, Ramet et TDM. Arceo, une garantie de pérennité pour Liège ? Sans aucun doute. C’est réellement un outil très performant, une belle réalisation. Nous devrons également mettre tout en œuvre pour que le savoir-faire liégeois reste liégeois. Nous avons la chance d’avoir une ligne qui n’existe nulle part ailleurs. A nous de la conserver. En savoir + sur Arceo Site web: http://www.arceo.be De plus, elle a elle-même « coulé » sa propre action en éliminant une des conditions du référé, à savoir l’urgence. Dès lors, la FGTB a réclamé (et obtenu) des dommages et intérêts pour procédure téméraire et vexatoire, en clair une procédure qui a fait perdre son temps à la Justice et son argent au contribuable. L éa vient d’être licenciée par son patron. Elle était en incapacité de travail depuis pas mal de temps. En fait, Léa a été victime d’une fausse couche et moins de deux mois après, toujours en congé maladie, elle a reçu son C4. La travailleuse estime que son licenciement est discriminatoire ou, à tout le moins, abusif. Elle réclame dès lors au tribunal une indemnité égale à six mois de rémunération. Dans un arrêt rendu en juin dernier, la Cour du Travail de Liège lui a donné partiellement raison. Les juges ont d’abord écarté l’application de la législation fixant la protection de la travailleuse enceinte. Léa n’était ni enceinte ni en congé postnatal au moment où elle a été licenciée. Ils se sont ensuite demandé si la travailleuse bénéficiait de la protection donnée par la loi de 1999 sur l’égalité de traitement entre hommes et femmes. En clair, Léa a-t-elle été victime d’une discrimination du fait de son licenciement? La jurisprudence, notamment européenne, souligne que le principe de non-discrimination implique que l’on ne fasse pas de distinction entre hommes et femmes dans des situations identiques. Et aussi que l’on traite spécifiquement certaines situations propres à un genre déterminé, en l’occurrence le genre féminin. Puisque c’est le cas de la grossesse et de la maternité, cela doit être aussi le cas de la fausse couche. Dès le moment où un lien étroit entre cette fausse couche et le licenciement peut-être présumé, le délai très court entre les deux événements suffit, la discrimination est établie sauf si l’employeur parvient à prouver le contraire. Ce qui, dans le cas de Léa, n’a pas été fait. Applicable au moment des faits, la loi de 1999 (depuis remplacée par une autre de 2007) ne prévoyait pas de sanction applicable au cas de la travailleuse qui a reçu alors une indemnité de 5.000 euros pour dommage moral.