Rapport de synthèse du GT5 - Plan 12-25

Transcription

Rapport de synthèse du GT5 - Plan 12-25
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
GT « Sensibilisation par et pour les jeunes aux enjeux de société»
Rapport de synthèse et mesures
1
Introduction
Ce document contient une synthèse des travaux réalisés au sein du GT « Sensibilisation par
et pour les jeunes aux enjeux de société » présidé par Etienne Cléda.
Outre cette introduction, ce rapport est divisé selon les 6 chapitres suivants :
• Chapitre 2 - rappel du cadre de travail, le plan jeunesse et ses objectifs ;
• Chapitre 3 - rappel des missions du GT telles que définies dans son cahier des
charges ;
• Chapitre 4 - description de la méthode de travail adoptée dans les réunions ;
• Chapitre 5 - les étapes du travail réalisé par le GT et qui ont abouti à l’élaboration de
fiches reprises à l’annexe 1 ;
• Chapitre 6 - les conclusions ;
• Trois annexes reprenant les fiches-mesures, l’inventaire et l’analyse des dispositifs et
les interventions d’experts.
2 Le plan jeunesse
2.1 Contexte
La Déclaration de Politique Communautaire prévoit de développer un plan coordonné à
destination des 12-25 ans, à partir des politiques de jeunesse, d’aide à la jeunesse et de
l’enfance, et en intégrant celle de l’enseignement, du sport, de la culture et de l’audiovisuel.
A cet effet, le gouvernement de la Communauté française a mis en place une Conférence
Interministérielle permanente (CIM) dédiée aux questions relatives à la jeunesse. Les
ministres des trois Gouvernements –communautaire, wallon et bruxellois francophoneparticipent à cette CIM et ont défini notamment les objectifs généraux du Plan Jeunesse 1225 ans. Ce plan vise à créer un référentiel politique commun aux multiples politiques qui
concernent les jeunes, sur base d’une vision partagée et porteuse pour l’avenir. Il entend
ainsi développer des transversalités, et ce en concertation avec le secteur associatif.
La CIM a créé un Comité de Pilotage lequel a été chargé des travaux d’élaboration
participative du Plan Jeunesse.
2.2 Objectifs
Le plan Jeunesse s’attache principalement à résoudre deux défis : augmenter la participation
des jeunes et améliorer de leurs conditions de vie. A cette fin, la CIM a défini 8 objectifs
généraux suivants :
1. Soutenir la capacité d’action et d’engagement solidaire des jeunes ;
2. Reconnaître la diversité des compétences des jeunes et les valoriser ;
3. Réduire les inégalités socioéconomiques et prévenir leur impact sur le parcours des
jeunes ;
4. Offrir aux jeunes les meilleures conditions pour s’orienter au niveau scolaire et
professionnel ;
1
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
5. Permettre aux jeunes en phase d’expérimentation et de transition d’accéder à
l’autonomie en leur offrant les meilleures articulations entre le monde scolaire, la société
active et le monde professionnel ;
6. Stimuler la sensibilisation aux divers enjeux de société (environnementaux, sociaux,
économiques, de citoyenneté, culturels, …) par et à destination des jeunes ;
7. Prendre en considération les spécificités du milieu de vie des jeunes et mobiliser les
acteurs au niveau territorial le plus adéquat ;
8. Valoriser l’image des jeunes et leurs actions citoyennes.
Afin de répondre à ces 8 objectifs, 6 GT ont été créés.
Chaque GT a travaillé sur base d’un cahier des charges reprenant ses missions et
objectifs, l’objectif opérationnel de chaque GT étant de proposer au Comité de
pilotage des mesures opérationnelles et des actions pour la mise en œuvre de chacun
des objectifs.
La suite du document rappelle les missions et objectifs du GT, détaille la méthodologie
abordée dans les ateliers et donne les résultats atteints.
3 Missions du GT 5
Nous rappelons ici les missions et objectifs tels qu’établis dans le cahier des charges du
groupe de travail intitulé « Sensibilisation par et pour les jeunes aux enjeux de société »,
ainsi que la composition de ce groupe de travail.
3.1 Objectifs
3.1.1 Objectif général
Le GT a pour objectif général de proposer des mesures visant à stimuler la sensibilisation
aux divers enjeux de société (environnementaux, sociaux, économiques, de citoyenneté,
culturels, …) par et à destination des jeunes.
3.1.2 Questions spécifiques
Le cahier des charges invitait le GT à répondre aux questions suivantes :
Comment mettre en place dans les secteurs de l’éducation non formelle et de la
formation un processus analogue aux Assises de l’éducation relative à l’environnement,
de manière à amplifier la transmission des valeurs de respect de l’environnement et de
la biodiversité ?
Quel cadre de soutien à la collaboration intersectorielle élaborer pour sensibiliser les
jeunes au développement durable, tant au plan environnemental, social
qu’économique ?
o
Comment définir avec les jeunes des balises qui favorisent un recours à la
mobilité douce, la consommation équitable/responsable et l’utilisation rationnelle
des énergies dans l’élaboration de leurs projets ?
o
Comment sensibiliser les jeunes aux réalités économiques et financières qui
surdéterminent leur quotidien et pèsent sur leur avenir ?
o
Quelles opportunités offrir aux jeunes d’interroger les modèles dominants en
matière de gouvernance économique et financière ?
2
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
o
Comment soutenir les jeunes dans le développement de modèles économiques
sociaux et durables ?
o
Comment sensibiliser les jeunes au potentiel démocratique lié à la diversité des
formes d’expression et de création culturelle ?
o
Comment sensibiliser les jeunes à une approche de la santé globale ?
o
Comment associer les plus jeunes générations à l’identification des conditions
réelles de leur bien-être et de leur santé globale ?
3.2 Composition
Environ 31 organismes ont été invités à envoyer un représentant au GT. Il s’agissait de :
• 6 associations
• 9 organismes représentant la jeunesse
• 7 représentants de Cabinet ministériels des 3 Gouvernement concernés
• 8 représentants d’administrations concernées (FWB, Wallonie, RBC).
28 personnes provenant de 21 organismes ont effectivement participé aux travaux du GT :
Associations et institutions spécialisées
Joëlle van den Berg (Réseau Idée), Bénédicte Sohet (Concertes), Elisabeth Mailleux ou
Hugo Roegiers (Oxfam Magasins du Monde), Pascal Dupont (Association des centres
culturels), Mathieu Leclef (Empreintes ASBL).
Conseils et commissions consultatifs jeunesse
Nathalie Heusquin (CCMCJ – FMJBF), Séverine Da Silva (CCMCJ – FIJWB), Nadia
Achbany ou Mélanie Lambeaux (CCMCJ – CIDJ), Solange Debergh ou Delphine Crombez
(CCOJ – Volont’R), Pierre-Yves Lux (CCOJ – EcoloJ), Catherine Demonty (CJCF),
Géraldine Motte ou Stéphane Culot (CJCF), Jacqueline Maun (Interfédé AAJ).
Cabinets
Catherine Lemaître (Cabinet Huytebroeck), Jérôme Delanaye (Cabinet Di Antonio), Cyrille
Cornerotte (Cabinet Laanan).
Administrations
Vincent Gallez (FWB – Service Jeunesse), Roger Lonfils (FWB – Santé), Evelyne Otten
(SPW – DGO3), Jean-Marc Guillemeau (SPW – DGO3), Hervé Delhaye (SPW – DGO5),
Robert Plancq (SPW – DGO4), Roxane Keunings ou Cathel Van Renthergem (RBC –
Bruxelles environnement).
Présidence : Etienne Cléda (Empreintes ASBL)
Soutien méthodologique : Caroline Grégoire (Tr@me scrl)
Secrétariat : Isabelle Letawe (FWB – Service Jeunesse)
4 Méthode de travail
4.1 Cadre temporel et conceptuel
Le travail s’est déroulé sur 5 réunions, du 26 janvier au 4 mai 2012.
Dès le départ, les participants ont été encouragés à travailler dans le cadre conceptuel du
développement durable.
3
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Le développement durable n`est en effet pas une politique supplémentaire mais une manière
de construire des politiques en prenant en compte quatre dimensions :
Le développement économique, notamment grâce à une économie diversifiée :
économie marchande (entreprises privées, échanges commerciaux, etc.), nonmarchande (hôpitaux, écoles…), publique, sociale (associations, etc.), partage des
richesses, etc.
La cohésion et l`équité sociale : la lutte contre les discriminations, la promotion et la
sauvegarde de la diversité sociale et culturelle, la santé, etc.
La bonne gouvernance, qui implique une participation élargie pour les décisions et
les actions et permet un débat public ouvert, la pluralité des points de vue, la bonne
gestion des biens publics, etc.
La valorisation et la protection de l'environnement : biodiversité, ressources
naturelles, aspects énergétiques, etc.
4.2 Déroulement des réunions
Le tableau donné ci-dessous donne un bref résumé de l’objectif et du déroulement des 5
réunions ainsi que le résultat atteint à l’issue de celles-ci. Un compte-rendu a été rédigé à
l’issue de chaque réunion et a été approuvé par l’ensemble des participants.
Les productions réalisées au cours de ces 5 réunions sont reprises dans les annexes 2 à 6.
Réunion
Réunion 1
Réunion 2
Réunion 3
Réunion 4
Objectifs & déroulement
Objectifs :
- Présentation des membres ;
- Réaliser un inventaire des dispositifs existants selon
4 dimensions du DD définies plus haut.
- Les classer selon que ceux-ci touchent le milieu
scolaire ou non scolaire.
Travail intermédiaire
- Analyse des résultats : chacun devait se positionner
par un sondage online sur les dispositifs présentés
en choisissant si le dispositif devait être maintenu,
renforcé, modifié, supprimé et pouvait ajouter des
commentaires.
Objectif :
- Identifier les dispositifs à inventer pour combler un
manque, un vide actuel pour sensibiliser les jeunes au
développement durable.
Déroulement :
- Recadrage du GT au sein du plan jeunesse.
- Présentation du modèle de la fiche-mesure.
- Travail en 4 sous-groupes sur la rédaction de
mesures.
- Mise en commun en plénière.
Objectifs :
- Audition d’acteurs du monde scolaire sur la question
de la sensibilisation dans le cadre scolaire ;
- Entendre la réaction de ces acteurs par rapport aux
20 pré-mesures.
Déroulement :
- Audition de 3 représentants du monde scolaire.
- Présentation du processus des Assises de l’Ere piloté
par le Réseau Idée.
- Débat relatif à la méthodologie à suivre pour la suite.
Objectif:
- Rédiger des fiches-mesures ;
Déroulement :
Résultats
- 70 dispositifs classés selon 5
dimensions (ajout de
« dispositifs transversaux »)
puis regroupés ;
- Voir Annexe 2.
- 20 pré-mesures identifiées sur
base de l’inventaire des
dispositifs existants et des
commentaires associés ;
- Voir le compte-rendu de ces
interventions et du débat en
Annexe 3.
- 13 groupes de mesures parmi
lesquels 6 groupes sont jugés
prioritaires par les participants
4
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Réunion 5
- Définition commune des concepts de participation et
- Grille multicritères d’évaluation
de sensibilisation ;
des 8 mesures ;
- Modifications et ajouts de mesures, regroupement en - Voir paragraphe 5.2. cidessous.
groupes de mesures présentant un dénominateur
commun (école, harmonisation des législations,
formation des cadres, conseils de la jeunesse,
sensibilisation à la consommation durable, …) suivi
d’une priorisation ;
- Travail en sous-groupes pour rédiger des mesurescadres et opérationnelles.
Travail intermédiaire
Finalisation des 4 fiches entamées en réunion et
rédaction de 4 fiches-mesures supplémentaires
envoyées à tous les participants, avec un formulaire
permettant l’introduction d’amendements
Objectifs :
- 8 fiches-mesures validées par
- Finaliser et valider les fiches-mesures.
le GT ;
- Evaluer le processus du GT.
Déroulement :
- voir Annexe 1
- Lecture systématique de tous les amendements reçus
et validation des fiches.
- Evaluation de la pertinence des mesures
(transversalité, par et pour les jeunes…).
- Evaluation du processus par un tour de table.
5 Résultats
5.1 Enjeux rattachés à la sensibilisation par / pour les jeunes
Au fil des réunions, une série d’enjeux rattachés à la thématique ont émergé des
discussions.
De l’inclusion de la sensibilisation à l’école dans les débats
Une des premières questions à avoir été posées dans le cadre du GT est celle du champ de
l’investigation : le GT devait-il se restreindre à la sensibilisation par et pour les jeunes endehors de l’école ? La composition du groupe (aucun représentant de l’enseignement) et la
formulation des questions du cahier des charges semblaient l’indiquer.
Cette question n’a cependant pas été tranchée dans un premier temps, et le groupe s’est
rapidement rendu compte du nombre de questions et de propositions de mesures qui
touchaient à l’école ou qui traitaient de sensibilisation dans le cadre scolaire. Le groupe se
trouvait donc en porte-à-faux par rapport au secteur de l’enseignement, puisqu’il lui
paraissait impensable de « parler de l’école sans l’école ».
La 3ème réunion a alors été organisée autour de l’intervention de représentants du secteur de
l’enseignement (cabinet, administration, intervenant associatif en milieu scolaire et
coordination des assises de l’Education relative à l’environnement à l’école) et d’un échange
de points de vues entre les participants et ces représentants (les exposés et les débats se
retrouvent en annexe 4).
En est ressortie la nécessité d’un renforcement des connaissances tant du côté des
associations que du côté du monde scolaire, connaissances relatives au fonctionnement de
ces deux secteurs, à leurs besoins, aux possibilités de collaboration et aux modes de
collaboration possibles.
Dans le secteur de l’enseignement, les décrets « missions » et « citoyenneté » semblent les
bases indiquées pour cette collaboration.
5
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Une tension a été par ailleurs relevée entre l’autonomie des écoles et la nécessité de
légiférer, comme par exemple la circulaire EVRAS.
Cette rencontre a permis d’affiner et de rendre les propositions de mesures plus équilibrées,
non prescriptives pour le secteur de l’enseignement mais encourageant la rencontre entre ce
secteur et les autres secteurs travaillant avec des jeunes.
De la définition de la sensibilisation et de la participation
Afin d’être sûrs de viser les mêmes objectifs, les membres du GT se sont accordés sur deux
échelles, classant de façon croissante les formes de sensibilisation et de participation :
Echelle de sensibilisation
0. (pas de sensibilisation) ;
1. Etre informé ;
2. Se poser des questions et vérifier/critiquer ;
3. Rechercher de l’information (attitude active) ;
4. S’approprier (faire des liens entre soi et l’enjeu)
et reconstruire ;
5. Agir/s’engager (individuellement et
collectivement).
Echelle de participation
0. (pas de participation) ;
1. Informer/former ;
2. Consulter ;
3. Concerter ;
4. Co-constuire ;
5. Co-gérer.
Signalons que la définition de la sensibilisation reprise dans le cahier des charges, à savoir pouvoir appréhender un ensemble d’enjeux divers- correspond au niveau 4 de l’échelle de
sensibilisation.
Enfin, notons que ces échelles mettent en perspective la question de la sensibilisation par
les jeunes. En effet, il faut d’abord informer/former des jeunes… afin qu’ils puissent à leur
tour former/informer.
De la sensibilisation de jeunes issus de différents milieux socio-économiques
La quasi totalité des dispositifs sensibilise les jeunes en milieu scolaire ou appartenant à une
certaine catégorie socio-économique. Les jeunes en décrochage poussés par d’autres
besoins et priorités ne sont pas touchés par ces dispositifs. Raison pour laquelle une fiche
mesure est consacrée à cet enjeu jugé nécessaire par le GT.
De la transversalité
Soulevée à plusieurs reprises lors des discussions, cette question est cruciale. Pour créer
des synergies tant au niveau des moyens financiers que des acteurs bénéficiaires de ceux-ci
et in fine avoir un plus grand impact sur la participation des jeunes et l’amélioration de leur
qualité de vie, la transversalité doit être développée et stimulée à plusieurs niveaux :
• Niveau de pouvoirs publics – FWB / RW / RBC où il convient d’articuler des logiques
de financement et d’attribution des marchés entre ces trois niveaux de pouvoirs ;
• Niveau administration et acteurs associatifs où il convient de créer des liens et des
synergies entre les différents départements régionaux finançant des projets mis en
œuvre par différentes associations et ce dans différents domaines (mobilité, énergie,
environnement, santé, etc.) ;
• Niveau des enjeux / dimensions auxquels se rattachent les dispositifs publics. Peu
sont transversaux (agenda 21 par ex.) alors qu’un grand nombre d’entre eux sont
monothématiques (santé ou mobilité ou énergie ou environnement, etc.)
5.2 8 fiches mesures élaborées à partir de 26 pré-mesures
Le travail réalisé par ce GT a abouti à l’élaboration de 26 pré-mesures
6
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Ces pré-mesures sont dans la suite du document numérotées de M1 à M26. Des
regroupements ont été ensuite opérés lorsque ces mesures présentaient une convergence
en termes soit d’acteurs cibles (le monde scolaire, les associations, etc.), soit en terme
d’objet (harmonisation des législations, conseils de la jeunesse, sensibilisation à la
consommation durable).
Ce regroupement a débouché sur 13 groupes de mesures.
Ensuite, et faute de temps pour travailler sur ces 13 groupes, une priorisation a été
opérée et a fait émerger 6 groupes de mesures prioritaires qui ont mené à la rédaction de 8
mesures.
•
Groupe n°1 : Instituer l’école comme lieu de sensibilisation en partenariat avec les
associations
M2 : Favoriser le développement des Cellules Bien-être (CBE) dans les écoles.
M2 bis : Favoriser le développement de cellules « enjeux de société » qui encouragent la
participation des jeunes. Ces cellules aborderaient, de manière continue et/ou avec un focus
par année, les thématiques suivantes :
- DD (environnement, social, économie sociale, démocratie culturelle) ;
- Citoyenneté ;
- Bien-être (CBE) ;
- Santé (PAA, EVRAS)
Cela permet de faire le lien avec beaucoup de choses qui existent déjà et le « décret
citoyenneté ».
Dégager du temps pour l’équipe éducative qui en fera partie.
Favoriser la participation à ces cellules d’acteurs locaux qui travaillent aussi avec les
jeunes (secteur jeunesse, AJ, culture, sport…), en lien avec les propositions d’autres GT de
créer de plateformes de coordination locale. (+M2, M3, M6, M13, M16)
M3 : Faire des CBE des portes d’entrée pour les PAA et l’EVRAS davantage concertées
avec l’ensemble des acteurs du milieu scolaire (entrée plus participative, démocratique) et
favoriser le recours à ces dispositifs.
M6 : Renforcement de l’esprit critique intégré dans le « décret missions ». A ce jour, aucun
dispositif relatif à l’apprentissage de la citoyenneté, à l’esprit critique, n’existe. Permettre aux
associations de devenir interlocuteurs dans les écoles pour ces matières reliées à la
citoyenneté. Intégrer dans le « décret missions » la systématisation du lien entre écoles e
secteur associatif pour parler de matières spécialisées non intégrées dans le décret.
M6 bis : Organiser des journées de formation des profs sur les outils pédagogiques produits
par l’associatif via l’IFC (Institut de formation en cours de carrière des enseignants).
M6 ter : Etablir un accord avec la revue PROFS accordant au secteur associatif une
rubrique régulière pour diffuser outils/évènements/formations.
M11 : Modifier les dispositifs de mini-entreprises dans les écoles (ASE, LJE, Boost your
Talent…) afin d’y inclure la notion et les valeurs « entreprendre autrement ».
M12. Créer une mallette pédagogique pour les professeurs et les animateurs sur les
concepts de l’économie et proposer des alternatives aux modèles dominants. Proposer
simultanément une formation à destination des utilisateurs de cette mallette.
M13 : Rendre obligatoire dans les écoles un dispositif de réflexion sur l’économie, dans un
décret (modifier le « décret missions »).
M16 : Ouverture du « parcours citoyenneté » du décret citoyenneté en y associant plus
largement le secteur associatif jeunes (AMO, M et CJ, Services Communaux de la
Jeunesse, OJ) au moyen de :
7
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
a. ‘Retraites’ sociales (le terme ‘retraite’ est connoté, la formulation est à revoir) =
jours d’immersion dans une réalité sociale, pour développer l’esprit critique,
affirmer un choix.
b. Exploitation des ‘jours blancs’
La mise à jour et l’élargissement du dossier « Pas peur de l’autre » (édité en 2007 par le
Conseil de la Jeunesse) aux autres secteurs que celui des OJ et à d’autres thèmes que
l’éducation à la citoyenneté pourrait aider les directeurs d’établissement.
M23 : Soutenir la sensibilisation du secteur associatif aux enjeux, au fonctionnement et aux
contraintes du monde scolaire.
M24 : Maintenir et renforcer la cellule citoyenneté au sein de l’AGERS. Renforcer ses
missions relatives à la sensibilisation (transversalité).
Trois fiches-mesures sont sorties de ce groupe :
Mesure 1
Encourager la création de plateformes « CRACS » dans les écoles, sur le modèle des
cellules bien-être.
Mesure 2
Former les enseignants aux enjeux de société et propositions portés par le secteur associatif
et favoriser les collaborations.
Mesure 3
Former les acteurs du secteur associatif aux réalités du secteur scolaire et aux opportunités
de collaboration existantes ou à créer
•
Groupe n°2 : Soutenir l’action de sensibilisation de jeunes par les jeunes
M1. Modification de la circulaire « Soutien aux projets jeunes » pour
a. La rendre plus accessible aux projets de jeunes ‘indépendants’
b. L’ouvrir à d’autres dimensions que l’artistique (environnement, santé…)
M1bis. Ouvrir la circulaire « soutien aux projets jeunes » ou mettre en place un système
analogue de manière à favoriser les projets de jeunes de sensibilisation aux enjeux de
société, par exemple par le lancement d’une thématique annuelle.
M7.c Fournir un soutien aux projets jeunes dans le domaine de l’ERE, sur le modèle de la
circulaire « Soutien aux projets jeunes ».
M18. Associer la dimension artistique aux projets de sensibilisation réalisés par les jeunes
au moyen des partenariats entre centres culturels et MJ/CJ/OJ/SJC/AMO, dans le but de
donner une plus grande visibilité et un plus grand impact au projet (faire « haut-parleur »).
(D63)
M18 bis : Après discussion avec un directeur de centre culturel, inclure les CEC (Centres
d’expression et de créativité)
Une fiche-mesure est sortie de ce groupe :
Mesure 4
Soutenir l’action de sensibilisation des jeunes par les jeunes.
•
Groupe n°3 : Créer un cadre structurel et structurant commun aux régions et à la
FWB pour soutenir la sensibilisation
8
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
M4. Développer les liens entre RW, FWB et RBC pour coordonner les actions en matière de
mobilité (sécurité routière, mobilité douce…).
M7. Créer un cadre intégrateur des subventions publiques FWB-RW-RBC
a. Légitimiter au moyen d’un décret ERE basé sur le modèle du décret « citoyenneté ou «
éducation aux médias » ;
b. Fournir un soutien structurel aux acteurs de jeunesse ;
M8. Revoir l’accord de coopération ERE-DD et l’ouvrir à ce qui est non-scolaire
Une fiche-mesure est sortie de ce groupe :
Mesure 5
Créer un cadre structurel et structurant commun aux Régions et à la FWB pour soutenir la
sensibilisation des jeunes aux enjeux de société.
•
Groupe n°4 : Donner un cadre aux conseils de jeunes
M20. Donner un cadre (législatif si possible) à tout le secteur « conseils d’avis », qu’ils soient
communaux, provinciaux ou au niveau de la FWB, décrivant les missions et objectifs de
chacun et articulant les différents niveaux entre eux. Dans les réglementations, favoriser la
cogestion (des budgets jeunesse par les pouvoirs publics et le conseil d’avis) à tous les
niveaux. Lors de la création de ce cadre, se baser sur les structures existantes. (D66)
M20 bis. Produire une brochure à l’attention des Communes – Provinces pour les
sensibiliser aux différentes formes de participation.
Une fiche-mesure est sortie de ce groupe :
Mesure 6
Donner un cadre à tout le secteur « conseils de jeunes », qu’ils soient communaux,
provinciaux ou communautaire, décrivant les missions et objectifs de chacun et articulant les
différents niveaux entre eux.
Les 2 dernières mesures ne proviennent pas d’un travail de regroupement de mesures :
Mesure 7
Lancer une campagne sur la consommation responsable au moyen d’un concours de spots
réalisés par des jeunes.
Mesure 8
Création d’un dispositif de sensibilisation aux enjeux de société adapté aux jeunes en
décrochage scolaire.
Ainsi, 8 fiches mesures ont été élaborées, analysées et validées par le GT. Les 8
fiches mesures sont reprises en annexe 1.
5.3 Evaluation de l’impact des mesures
Evaluer l’impact des ces mesures sur l’amélioration de la participation et des conditions de
vie des jeunes est un exercice difficile. Malgré cela, les membres du GT ont évalué
individuellement chaque fiche en fonction d’une grille multicritères.
Les cinq critères d’évaluation sont tirés du cahier de charges et des enjeux identifiés par le
GT. Ceux-ci sont repris dans le tableau ci-dessous :
9
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Critères
10 = totalement En quoi ?
0 = pas du tout
1 La mesure augmente la participation des jeunes
2 La mesure contribue à une amélioration des conditions de vie des
jeunes
2 La mesure renforce une sensibilisation par et pour les jeunes
4 La mesure favorise la transversalité:
FWB/RW/RBC
Dimensions/enjeux
Administration/associatif
5 La mesure est adaptée à la diversité des situations socioéconomiques vécues par les jeunes
Les participants ont été invités à coter chaque mesure de 0 à 10 pour les 5 critères. Une
moyenne a ensuite été établie, livrant les résultats suivants :
Les mesures les plus pertinentes en regard du cahier des charges sont par ordre
décroissant :
• La mesure 4 - Soutenir l’action de sensibilisation des jeunes par les jeunes ;
• La mesure 6 - Donner un cadre à tout le secteur « conseils de jeunes » ;
• La mesure 8 - Création d’un dispositif de sensibilisation aux enjeux de société adapté
aux jeunes en décrochage scolaire ;
• La mesure 1 - Encourager la création de plateformes « CRACS » dans les écoles, sur
le modèle des cellules bien-être ;
• La mesure 5 - Créer un cadre structurel et structurant commun aux Régions et à la
FWB pour soutenir la sensibilisation des jeunes aux enjeux de société ;
• La mesure 3 - Former les acteurs du secteur associatif aux réalités du secteur scolaire
et aux opportunités de collaboration existantes ou à créer ;
• La mesure 2 - Former les enseignants aux enjeux de société et propositions portés par
le secteur associatif et favoriser les collaborations.
Les mesures qui semblent avoir un moindre impact sur la participation des jeunes,
l’amélioration des conditions de vie des jeunes et le renforcement de la sensibilisation par et
pour les jeunes sont les mesures 2, 3 et 5.
Les mesures qui semblent les moins adaptées à la diversité des situations socioéconomiques vécues par les jeunes sont les mesures 2, 3 et 5.
La mesure 1 est pénalisée faute de créer la transversalité voulue entre les pouvoirs
régionaux et la FWB.
10
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
5.4 Recommandations au Comité de Pilotage
Par ailleurs, lors du processus de validation des amendements fiche par fiche, il a été décidé
que certains points de vigilance et recommandations au Comité de Pilotage devaient être
consignés dans le rapport de synthèse. Ces remarques sont donc complémentaires et
indissociables des fiches-mesures.
Trois remarques sont d’ordre transversal et concernent toutes les mesures :
1. Lors de la mise en œuvre du plan, veiller à la hiérarchie des textes législatifs, surtout
dans le cadre actuel de travail entre 3 entités fédérées : il serait dommage qu’un
dispositif ne puisse pas produire ses effets parce qu’il ne serait pas conforme à un texte
de niveau supérieur dans une des entités.
2. Dans toutes les fiches-mesures, lorsque les dimensions « traditionnelles » du
développement durable sont citées (économie, société et environnement), il est entendu
que les aspects de gouvernance et d’énergie sont également inclus.
3. Dans toutes les mesures qui seront prises, il faut veiller à donner un rôle le plus
participatif possible aux jeunes (que ce soit dans la conception des dispositifs à créer
comme dans la mise en œuvre).
Mesure 1 : Encourager la création de plateformes « CRACS » dans les écoles, sur le
modèle des cellules bien-être.
1. La forme que doit prendre cette plateforme doit être encore travaillée, en gardant à
l’esprit qu’un des objectifs de cette plateforme est d’intégrer les différents dispositifs
existants (CBE, EVRAS, PAA…).
2. Proposer des éléments concrets, pour tenir compte des réalités des écoles.
3. La mesure demandera un investissement financier supplémentaire.
Mesures 2 et 3 : Former les enseignants aux enjeux de société et propositions portés par le
secteur associatif et favoriser les collaborations.
Former les acteurs du secteur associatif aux réalités du secteur scolaire et aux opportunités
de collaboration existantes ou à créer.
Mettre ces mesures en lien avec le travail du GT 6 car elles concernent différentes
associations et leurs propositions et différents types d’écoles selon les territoires.
Mesure 4 : Soutenir l’action de sensibilisation des jeunes par les jeunes.
1. Dans la proposition initiale, la mesure laissait entendre qu’une réaffectation des budgets
des régions vers cette initiative était demandée, tant pour les projets que pour la
promotion et la publicité de celle-ci. Le Cabinet du Ministre wallon Carlo DI ANTONIO a
signalé qu'il n'avait pas le mandat pour avaliser un quelconque transfert budgétaire de
cet ordre, qui se doit d'être décidé collégialement au niveau du Gouvernement. La
mesure a donc été reformulée pour répondre à cette remarque et confirmer qu’il
s’agissait de proposer la transposition du cadre méthodologique et le trajet pédagogique
proposés de la Circulaire « soutien aux projets jeunes » à d'autres domaines de
compétences pour les projets portés par les jeunes pour les jeunes et, ce, en articulation
avec les appels à projets existants et sans préjudice des décisions budgétaires de
chaque Ministre.
2. Le rapprochement Communauté – Régions, et autres niveaux de pouvoir est nécessaire
pour une meilleure synergie et une meilleure affectation des moyens financiers, donc in
fine une meilleure sensibilisation des jeunes.
3. L’impact à long terme des projets mis en œuvre par des jeunes pourrait être évalué au
regard des objectifs des dispositifs. Les associations peuvent être garantes de cette
11
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
durabilité dans le temps : elles sont l’objet de la mesure 5. Ces deux mesures sont donc
complémentaires.
4. Il y a une volonté réelle de voir cette mesure appliquée et d’utiliser ce cadre.
Mesure 5 : Créer un cadre structurel et structurant commun aux Régions et à la FWB pour
soutenir la sensibilisation des jeunes aux enjeux de société.
Dans la proposition initiale, la mesure laissait entendre qu’une réaffectation des budgets des
régions vers cette initiative, tant pour ses projets que pour la promotion et la publicité de
celle-ci était demandée. Le Cabinet du Ministre wallon Carlo DI ANTONIO a signalé qu'il
n'avait pas le mandat pour avaliser un quelconque transfert budgétaire de cet ordre, qui se
doit d'être décidé collégialement au niveau du Gouvernement. La mesure a donc été
reformulée pour répondre à cette remarque et confirmer qu’il s’agissait de travailler sur
l’articulation des dispositifs existants ou à créer, dans le respect des réglementations de
chaque niveau de pouvoir, et complémentairement à la mesure 4 afin de prévoir aussi un
soutien structurel.
Mesure 8 : Création d’un dispositif de sensibilisation aux enjeux de société adapté aux
jeunes en décrochage scolaire.
1. Le groupe n’a pas eu suffisamment de temps pour envisager la question des jeunes en
demande de papiers et des MENA dans ces mesures. Il aimerait que soient donc
creusées les possibilités d’engagement volontaire de ces jeunes, en interpellant
éventuellement le fédéral et le régional concernant la possibilité d’effectuer du volontariat
sans permis de séjour ou de travail.
2. Des synergies doivent être mises en place avec les structures de l’aide à la jeunesse.
5.5 Mesures non développées
Les mesures ou groupes de mesures qui n’ont pas abouti faute de temps sont :
M5. Rendre effectif dans les écoles en FWB le cahier des charges « cantines scolaires »
réalisé par le SPF et Bruxelles-environnement.
Il semblerait que ce soit déjà en voie de réalisation.
M9. Initier des assises de l’ERE hors école, en intégrant une évaluation de l’impact par les
jeunes, au départ des jeunes.
M10. Rendre obligatoire la participation des jeunes et les actions à leur bénéfice dans les
PCDR, les contrats de quartier et les Agendas 21 locaux.
A renvoyer vers le GT 6
M14. Informer les jeunes de l’existence d’alternatives dans des lieux qu’ils fréquentent et par
le biais d’initiatives concrètes comme les monnaies complémentaires et les échanges de
services.
M17. Ouverture du décret « Education aux médias » en dehors du champ scolaire.
A renvoyer vers le GT 1
M19. Faire mieux connaître le Bureau International Jeunesse (BIJ) et l’accompagnement
qu’il propose aux groupes de jeunes. Assurer le maintien du BIJ lors de la réforme du
programme européen Jeunesse en Action (il ne faut pas que la création d’une agence
nationale globale pour tous les projets européens d’éducation conduise à l’éloignement de l’
« institution » et du citoyen).
M22. Financer la création d’outils pédagogiques de sensibilisation en lien avec les
Pris en compte dans la mesure 3.
référentiels.
12
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
6 Conclusion
Des 8 mesures
Ces 8 mesures visent la mise en œuvre d’un cadre plus favorable aux actions de
sensibilisation portées par les jeunes en améliorant des dispositifs existants. Elles
s’attachent également à garantir une meilleure équité des mesures entre les jeunes et à
créer plus de transversalité entre les deux régions et la FWB, et entre les différents
domaines de sensibilisation. Par ailleurs, deux mesures visent l’amélioration des
connaissances réciproques entre le monde de l’école et le secteur associatif et ce afin de
développer plus de synergies entre ces deux secteurs.
Du travail du GT
Globalement, les membres du GT ont eu à cœur de proposer des mesures réalistes qui
pouvaient être mises en œuvre dans délais raisonnables et de s’appuyer sur des dispositifs
existants, soit pour les renforcer soit pour mieux exploiter leur potentiel. Comme l’école
n’était pas représentée au sein de ce GT, une réunion a été dédiée à la présentation des
grandes lignes de force de la politique de l’enseignement par des représentants du monde
scolaire. Cela a mis en exergue la nécessité d’articuler la politique de l’enseignement et les
financements régionaux pour des actions qui touchent l’école, de créer des transversalités et
de renforcer les connaissances mutuelles entre associatif et école.
De l’évaluation en fin de parcours
L’évaluation en fin de parcours indique que les membres du GT sont satisfaits du travail
réalisé, notamment en raison du compromis atteint, entre différents secteur et différentes
réalités. La transparence garantie à chaque étape, le processus participatif et la méthode de
travail sont autant d’éléments qui ont plu aux membres du GT. Un bémol toutefois du côté du
temps, insuffisant selon eux pour mener un travail approfondi. Chacun a pu en retirer un
bénéfice pour lui et/ou pour l’organisation qu’il représente.
Les attentes par rapport à la mise en œuvre de ces fiches mesures sont grandes et les
membres du GT souhaiteraient être tenus informés quant à l’utilisation qui en sera faite par
le Comité de Pilotage et la CIM.
13
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Annexe 1
Cahier de mesures
Avertissement : Les 8 fiches ci-dessous ont été approuvées par le GT 5 en séance plénière
le 4 mai 2012, à l’exception de la fiche 7, qui a du être retravaillée par la suite et adoptée par
email.
Mesure 1
Encourager la création de plateformes « CRACS1 » dans les écoles, sur le
modèle des cellules bien-être.
1. Présentation de la Mesure
-
-
-
-
1.1. Bref descriptif de la mesure
La plateforme CRACS s’articule voire se confond aux CBE en fonction des résultats de
l’évaluation de ces dernières.
Cette plateforme comporte, aux côté de l’équipe éducative, des élèves et des
intervenants extérieurs (secteur de la jeunesse, de la culture, de l’aide à la jeunesse, de
la santé…).
Selon les cas, les activités gérées par cette plateforme peuvent avoir lieu pendant ou endehors des cours.
Cette plateforme est un lieu de réflexion sur les enjeux de société (environnement,
économie, droits humains, entreprendre autrement, démocratie culturelle…), d’initiative
et de coordination des actions de sensibilisation sur ces thématiques au sein de l’école.
Par sensibilisation, nous entendons un continuum allant de l’information à l’action
individuelle et collective en passant par le questionnement, la recherche et l’appropriation
des enjeux.
Cette plateforme est identifiée comme un point d’entrée du monde extérieur à l’école et
pourrait servir de filtre aux diverses offres que reçoit l’école.
1.2. Objectifs poursuivis
Soutenir le travail des directeurs dans la mise en œuvre du décret citoyenneté.
Favoriser une coopération entre les différents secteurs associatifs présents localement,
l’équipe éducative et les élèves.
Permettre aux élèves de s’impliquer au sein de l’école.
Familiariser le secteur associatif avec l’école.
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
Les Cellules Bien-être semblent avoir bien fonctionné dans les écoles pilotes, mais nous
pensons qu’il serait intéressant d’élargir ce principe tant au niveau des thématiques
abordées que des membres qui composent la cellule. Il nous paraît opportun qu’existe une
structure au sein de l’école qui permette la réflexion et l’engagement sur les sujets de
société. Le fait de la présenter au sein de l’école offre la possibilité à un plus grand nombre
de jeunes de se lancer dans une réflexion et une action volontaires sur des sujets de société.
Elle permet également aux jeunes d’améliorer leur participation au sein de l’école (choix des
1
CRACS = Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
14
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
thèmes à aborder et gestion des projets à mettre en œuvre etc.). Enfin, elle ouvre au sein de
l’école une porte vers le monde.
En outre, elle permettrait aux jeunes de mieux connaître les acteurs associatifs qui œuvrent
au niveau local, ce qui pourrait conduire à un engagement en dehors de l’école également.
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
Gouvernement de la FWB
-
2.2. Acteurs concernés
Les écoles
Les associations
-
2.3. Partenariats éventuels (cabinet, instances, …)
Assemblée stratégique « Cellules bien-être ».
Les cellules d’accompagnement des CBE.
-
2.4. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
Décret « missions »
Décret « citoyenneté »
Evaluation des CBE en cours
Future circulaire EVRAS
-
-
2.5. Ressources nécessaires (humaines, financières, logistiques)
A titre d’information, le budget pour 60 écoles accompagnées dans le cadre de la
démarche pilote CBE est de 300 000 €.
Idéalement, certaines heures de NTPP seraient dégagées pour pouvoir assumer la
coordination de ce groupe. Il est crucial que les enseignants puissent participer à la
démarche de ces projets transversaux.
2.6. Mesures d’accompagnement souhaitables
Une formation des intervenants en milieu scolaire.
Articulation de cette plateforme avec le projet d’établissement.
Une réflexion sur le type de participation des jeunes attendu dans la plateforme (pas
nécessairement les délégués de classe).
3. Impacts attendus
-
Une plus grande mobilisation des jeunes par la proximité du lieu d’engagement.
Une sensibilisation par l’action.
Une amélioration des pratiques au sein de l’école et du secteur associatif par l’échange
et la coopération.
La mise en place par la plateforme de projets qui auraient un effet de sensibilisation
démultiplicateur.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
15
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Mesure 2
Former les enseignants aux enjeux de société et propositions portés par le
secteur associatif et favoriser les collaborations.
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
Nous proposons plusieurs pistes concrètes au niveau de la FWB pour ce faire :
- Etablir un accord avec la revue PROFS accordant au secteur associatif une rubrique
régulière pour diffuser outils/évènements/formations.
- Créer un partenariat entre le secteur jeunesse/éducation permanente et l’IFC (Institut
de la Formation en Cours de Carrière des personnels de l’enseignement) de manière
à faire valider une ou des journées de formation sur les outils pédagogiques produits
par l’associatif et leur exploitation en milieu scolaire (dans le cadre de cours, de
projets d’établissements, des actions prévues par le « décret citoyenneté »…). Un
appel d’offre serait lancé chaque année afin de confier cette formation à des
opérateurs de formation associatifs (éventuellement plusieurs associations). Ces
formations seraient également proposées au secteur associatif jeunesse.
- Faire un recensement de l’offre associative à destination du monde scolaire et faire
connaître cette offre aux écoles.
- Donner la possibilité aux enseignants de faire, dans le cadre de leur formation initiale,
un stage reconnu dans le secteur associatifs.
Cette mesure est liée à la mesure 3 qui vise la formation des intervenants en milieu scolaire.
-
-
1.2. Objectifs poursuivis
Favoriser une coopération entre le monde scolaire et le monde associatif.
Permettre aux enseignants de découvrir l’intérêt que peuvent avoir les productions
pédagogiques du secteur associatif et/ou une collaboration avec des acteurs de ce
secteur.
Former les enseignants à une plus grande diversité de modes pédagogiques qui peuvent
être plus adaptés à de la sensibilisation.
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
Les enseignants peuvent être les meilleurs relais d’un questionnement citoyen et d’une
sensibilisation des jeunes aux sujets de société. Leur formation initiale ne les prépare pas
nécessairement à aborder ces thématiques et ils pourraient trouver dans cette mesure la
possibilité de s’outiller ou de lancer des projets avec des acteurs spécialisés dans le
domaine voulu.
Parallèlement, les acteurs associatifs seraient également mieux formés aux contraintes
d’une intervention en milieu scolaire et des endroits où une collaboration est souhaitée par
l’école (voir mesure 3).
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
Les ministres FWB de l’enseignement obligatoire, de l’enseignement supérieur, de la
jeunesse et leurs administrations.
-
2.2. Acteurs concernés
Les écoles
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
16
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
-
L’IFC et les opérateurs de formation continuée
Les réseaux
Les associations
Les organes consultatifs.
-
2.3. Partenariats éventuels (cabinet, instances, …)
L’IFC
La revue PROFS
-
2.4. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
Décret « missions »
Décret « citoyenneté »
Le chapitre 4.1. des Assises de l’Ere
Le site enseignement.be
2.5. Mesures d’accompagnement souhaitables
Les propositions associatives devront faire l’objet d’un processus d’évaluation selon des
modalités à définir.
Cette mesure va de pair avec la mesure 3 de ce même GT qui vise à la formation des cadres
du secteur associatif intervenant en milieu scolaire.
3. Impacts attendus
-
Des professeurs plus à l’aise pour aborder des sujets de société.
Une dynamisation des méthodes exploitées dans le cadre scolaire.
Une amélioration des pratiques au sein de l’école et du secteur associatif par l’échange
et la coopération.
Mesure 3
Former les acteurs du secteur associatif aux réalités du secteur scolaire et aux
opportunités de collaboration existantes ou à créer.
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
Nous proposons pour ce faire plusieurs mesures concrètes :
- Introduire dans le catalogue des formations des acteurs de terrain associatifs une
formation aux enjeux, au fonctionnement, aux programmes et aux contraintes du monde
scolaire. Cette formation inclurait également une information concernant les différentes
structures au sein de l’école qui permettent une ouverture vers le monde extérieur (future
plateforme « CRACS » - voir mesure 1-, CBE, PAA, cellule EVRAS…).
- Stimuler les associations à créer ou adapter leurs outils pour le cadre scolaire,
spécifiquement dans les domaines où ces outils pédagogiques semblent manquer (ex. :
une mallette pédagogique sur les concepts de l’économie et proposant des alternatives
aux modèles dominants). Proposer simultanément une formation à destination des
utilisateurs de ces outils.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
17
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
-
-
1.2. Objectifs poursuivis
Favoriser une coopération entre le monde scolaire et le monde associatif.
Permettre aux enseignants de découvrir l’intérêt que peuvent avoir les productions
pédagogiques du secteur associatif et/ou une collaboration avec des acteurs de ce
secteur.
Apprendre aux intervenants en milieu scolaire les codes, contraintes et modes de
fonctionnement de l’école.
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
Les acteurs associatifs auraient énormément de bénéfice à retirer d’une meilleure
connaissance des contraintes d’une intervention en milieu scolaire et des endroits où une
collaboration est souhaitée par l’école. Il en résulterait une collaboration harmonisée et des
interventions qui entreraient mieux dans le cadre de l’école et plus en adéquation avec les
prescrits scolaires.
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
Les ministres FWB de la jeunesse, de l’éducation permanente, de l’enseignement
obligatoire, et leurs administrations.
-
2.2. Acteurs concernés
Les écoles
Les associations
-
2.3. Partenariats éventuels (cabinet, instances…)
APEF
-
2.4. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
Décret « missions »
Décret « citoyenneté »
Dispositif particulier « école » du décret OJ
Mesure 2.1. des Assises de l’Ere
2.5. Mesures d’accompagnement souhaitables
Lier les financements publics de projets à destination des écoles à la cohérence avec les
référentiels du monde scolaire.
3. Impacts attendus
-
Une plus grande adéquation de l’offre d’intervention en milieu scolaire : outils
pédagogiques, soutien au développement de projets, animation, formation.
Une amélioration des pratiques au sein de l’école et du secteur associatif par l’échange
et la coopération.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
18
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Mesure 4
Soutenir l’action de sensibilisation des jeunes par les jeunes.
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
La mesure vise à mettre en place un dispositif permettant le soutien de projets de
sensibilisation portés par des jeunes en utilisant les critères de la circulaire « Soutien aux
projets jeunes » du Service de la Jeunesse, DG Culture, FWB comme critères communs de
subventionnement d’initiatives dans différents domaines liés aux enjeux de société
(économie sociale et solidaire, environnement, santé, mobilité, enjeux Nord-Sud) pour tous
les pouvoirs subsidiants. Sont surtout visées des initiatives ponctuelles portées par des
groupes de jeunes.
Le soutien peut concerner le projet et/ou la gestion du projet, c’est à dire :
- Information ;
- Soutien financier ;
- Accompagnement dans la réalisation du projet (préparation, mise en œuvre) ;
- Accompagnement dans l’évaluation, l’après-projet.
-
-
1.2. Objectifs poursuivis
Stimuler les projets portés par des groupes de jeunes sur des enjeux de société autres
que les enjeux de démocratie culturelle et de citoyenneté.
Favoriser l’accès à ce soutien à des groupes de jeunes en association de fait.
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
Il existe une circulaire qui soutient financièrement les projets de jeunes, la circulaire
« soutien aux projets jeunes » du Service Jeunesse, Direction Générale de la Culture, FWB
Celle-ci permet déjà le soutien de nombreux projets citoyens et de sensibilisation et création
culturelle portées par les jeunes pour les jeunes.
Constats partagés sur la circulaire existante :
- Elle n’est pas écrite de manière accessible à tous les jeunes.
- Elle est insuffisamment accessible aux jeunes qui ne sont pas directement en lien
avec une association du secteur jeunesse, elle est trop peu connue.
- Elle ne vise pas des projets portant sur des enjeux de société autres que les enjeux
de citoyenneté et de démocratie culturelle.
- Elle n'est pas accessible à d'autres associations relevant de la DG Culture (CEC,
CC), même dans le cadre de projets ponctuels menés spécifiquement par des
jeunes.
Cette mesure vise à transposer le cadre méthodologique et le trajet pédagogique proposés
de la Circulaire « soutien aux projets jeunes » à d'autres domaines de compétences afin que
les pouvoirs subsidiants concernés puissent lancer des appels à projet destinés aux jeunes
en utilisant des critères communs et adaptés aux réalités des jeunes, et ce afin de stimuler
ceux-ci à mettre en œuvre des projets de sensibilisation dans différents domaines.
Ce dispositif s'appuierait sur les critères suivants :
(dont certains sont une transposition de la circulaire existante)
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
19
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
1) Un trajet pédagogique de sensibilisation par étape :
- Etape 1 : le groupe de jeune s'informe, se pose des questions, vérifie, critique,
recherche de l’information sur l'enjeu (démarche centrée sur le groupe) ;
- Etape 2: le groupe de jeune s’approprie l'enjeu (faire des liens entre soi et
l’enjeu) et construit une démarche de sensibilisation vers l'extérieur ;
- Etape 3: le groupe de jeune créé un outil ou une activité de sensibilisation et
le/la diffuse ;
- Etape 4 : le groupe de jeune agit et s’engage (individuellement et
collectivement).
2) Projet collectif ;
3) Degré de participation élevé (projet concerté, co-construit, co-géré) ;
4) Partant du vécu des jeunes ;
5) Visant un changement identifiable ;
6) Identifiant clairement des objectifs, des résultats attendus, des actions, des
méthodologies, de la planification ;
7) Incluant un processus d'évaluation continu ;
8) Accompagnement du groupe de jeunes par une personne compétente par rapport à
l'enjeu
9) Accompagnement du groupe de jeunes par une personne spécialisée en gestion de
projets.
Un groupe de travail composé notamment des différentes DG de la FWB, la COCOF, des
Régions et du Fédéral en fonction de leurs compétences respectives et de représentants du
secteur jeunesse serait chargé de rédiger ce cadre commun qui serait suggéré aux différents
pouvoirs publics subsidiants pour encadrer les appels à projets à destination de jeunes.
Cette mesure, qui vise principalement les projets ponctuels menés par les jeunes, est
complémentaire à la mesure 5 qui vise à soutenir structurellement les associations actives
dans le domaine de la sensibilisation.
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
CIM jeunesse.
−
−
−
−
−
−
2.2. Acteurs concernés
CCMCJ, CCOJ, Conseil de la Jeunesse.
Tous les ministères ou cabinets des différents niveaux de pouvoir ayant des
compétences en lien avec les enjeux de société.
Les instances représentatives des différents secteurs : économie sociale et solidaire,
environnement, santé, mobilité, enjeux Nord-Sud, solidarité et pauvreté, énergie…
Union des villes et communes de Wallonie et Association des Villes et Communes
bruxelloises.
2.3. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
La circulaire « Soutien aux projets jeunes » de la FWB, comme modèle.
L'existence de divers appels à projets sur différent domaines de compétences.
2.4. Ressources nécessaires (humaines, financières, logistiques)
Groupe de travail, composé d'acteurs des différents secteurs concernés, pour créer et
rédiger un cadre méthodologique et un trajet pédagogique adapté à la sensibilisation par et
pour les jeunes.
L’attention de la CIM sera attirée sur le fait qu’il faut sensibiliser les différents niveaux de
pouvoir à une affectation de moyens financiers dans le cadre de cette mesure.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
20
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
−
−
2.5. Mesures d’accompagnement souhaitables
Faire adopter le dispositif créé par les différentes administrations et cabinets concernés.
Faire connaître le dispositif auprès des jeunes et des associations de jeunes.
3. Impacts attendus
−
−
−
Une augmentation du nombre de projets portés par des jeunes dans le domaine de
l’environnement, la mobilité, l’économie, la santé…
Une meilleure sensibilisation des jeunes car ils le sont par leurs pairs.
Une plus grande reconnaissance de l’action des jeunes dans la société.
Mesure 5
Créer un cadre structurel et structurant commun aux Régions et à la FWB pour
soutenir la sensibilisation des jeunes aux enjeux de société.
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
Sur le modèle de l’Accord de coopération entre la FWB, la Wallonie et la Région de
Bruxelles Capitale relative à l’ErE à l’Ecole, un cadre structurel serait créé afin de
coordonner les politiques publiques de sensibilisation aux enjeux de société et
particulièrement à l’environnement en direction des jeunes.
Ce dispositif aura pour mission de :
- Définir un cadre de référence structuré et commun pour les politiques de sensibilisation
des jeunes aux enjeux de société ;
- Définir un cadre structuré et commun de financement par les pouvoirs publics des
initiatives associatives de sensibilisation aux enjeux de société ;
- Partager des critères commun d’agrément des associations et y lier l’octroi de
subvention ;
- Lancer des appels à projets visant le financement de projets de sensibilisation des
jeunes aux enjeux de société à destination des organisations de jeunesse et des centres
de jeunes ;
- Renforcer la connaissance des uns et des autres, intra et inter administrations.
-
-
-
-
1.2. Objectifs poursuivis
Renforcer la coordination des politiques publiques de sensibilisation des jeunes aux
enjeux de société (à l’école et en dehors de l’école), menées notamment via l’octroi de
subsides et d’agrément ;
Garantir une certaine pérennité des financements des acteurs professionnalisés
(institués) actifs dans le domaine de la sensibilisation des jeunes aux enjeux de société
tout en maintenant un cadre de financement des initiatives innovantes (instituant) ;
Concentrer les moyens publics sur les acteurs d’éducation reconnus pour leur
compétence éducative validée dans un cadre partagé. Ce cadre pourrait s’inspirer des
cadres d’agrément existant au niveau de la FWB ;
Stimuler les organisations et centres de jeunes à mener des projets de sensibilisation
des jeunes aux enjeux de société et particulièrement aux enjeux environnementaux,
notamment par des projets qui font appel à des jeunes qui ne font pas partie de leur
public habituel.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
21
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
En matière de sensibilisation par et pour les jeunes aux enjeux de société, le GT pose
plusieurs constats.
Les initiatives associatives visant la sensibilisation des jeunes aux enjeux de société
notamment dans les thématiques de la mobilité, de l’énergie, de l’environnement, de la
sécurité routière, de la citoyenneté, des médias, de la vie affective et sexuelle, de la santé,
du développement et des relations Nord-Sud, du développement durable… sont
nombreuses.
Pour une part, elles sont menées par des associations qui ont développé une expertise
pédagogique et thématique dans ces domaines. Plusieurs de ces associations sont des
organisations de jeunesse. Elles sont notamment sollicitées et financées par les pouvoirs
publics pour répondre à des appels à projet ou des campagnes tant dans le milieu scolaire
qu’en dehors de l’école dont elles mettent ainsi en œuvre une part de leur politique.
Pour une autre part, ces initiatives sont le fait d’associations plus généralistes, notamment
les OJ et CJ, qui souhaitent mener des projets de sensibilisation avec et auprès de leurs
publics.
A ce jour il existe un cadre décrétal au niveau de la FWB pour plusieurs thématiques :
éducation à la citoyenneté, éducation aux médias, promotion de la santé, … mais, aucun
n’est consacré à l’éducation relative à l’environnement. Etonnamment, ce sont les Régions
qui, au départ de leur compétence « Environnement » financent et stimulent l’éducation
relative à l’environnement (Décret associatif environnemental bruxellois, Décret CRIE en
autres pour la Wallonie).
Le constat peut également être posé à propos d’autres questions de sensibilisation aux
enjeux de société tels que, par exemple, l’éducation au développement.
Ainsi, alors que la FWB exerce les compétences d’éducation formelle et non formelle, de
formation, de culture, de jeunesse et d’aide à la jeunesse, qu’elle agrée et valide la
compétence pédagogique de nombreux acteurs associatifs qui s’adressent aux jeunes, les
Régions créent des agréments spécifiques et distincts puis financent, selon des critères
propres, les mêmes ou d’autres acteurs associatifs pour exercer des missions de
sensibilisation, d’éducation et de formation auprès des mêmes jeunes.
Par conséquent il s’avère nécessaire de mieux articuler des logiques de financement
régionales avec celles de la FWB, et de travailler de manière plus transversale, notamment
en matière d’éducation relative à l’environnement, tant dans le contexte scolaire qu’en
dehors de l’école.
Cette mesure, vise à soutenir structurellement les associations actives dans le domaine de la
sensibilisation, est complémentaire à la mesure 4 qui vise principalement les projets de
sensibilisation ponctuels menés par les jeunes.
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
CIM Jeunesse
•
•
2.2. Acteurs concernés
Les ministères des trois partenaires de la CIM (FWB – RBC – RW)
Les associations actives dans la sensibilisation
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
22
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
•
•
•
•
•
2.3. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
Accord de coopération, art. 92
Les assises de l’ErE
La cellule Citoyenneté au sein de la FWB
Circulaire EVRAS
Tous les dispositifs régionaux qui existent déjà
3. Impact attendus : proposition d’indicateurs
-
Décloisonnement des logiques thématiques et des financements
Plus grande cohérence
Sensibilisation par et pour les jeunes aux enjeux de société touchant toutes les
dimensions du développement durable.
Mesure 6
Donner un cadre à tout le secteur « conseils de jeunes », qu’ils soient
communaux, provinciaux ou communautaire, décrivant les missions et
objectifs de chacun et articulant les différents niveaux entre eux.
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
Le secteur des Conseils mérite une structure qui lui donnerait une meilleure reconnaissance
et une plus grande cohérence.
Cette structure pourrait prendre une forme légale et devrait préciser :
- La tranche d’âge visée ;
- Le type de méthodologie et d’objectif que l’on attend des Conseils à chaque niveau
(animation, avis, cogestion) ;
- La composition du Conseil et le mode d’élection ;
- Le lien entre les différents niveaux (imaginerait-on une progression éducative entre les
objectifs de chaque niveau ?) ;
- Le lien à la territorialité (les jeunes doivent-ils représenter les différents quartiers d’une
commune, les différentes parties d’une province et les différentes provinces de la
Fédération W-B ?).
Quelques points d’attention :
- Dans les réglementations, favoriser la responsabilisation des jeunes et la cogestion (des
budgets jeunesse par les pouvoirs publics et le conseil d’avis) à tous les niveaux.
- Lors de la création de ce cadre, se baser sur les structures existantes.
- Fournir aux jeunes dans les Conseils un accompagnement de qualité.
- L’instauration de Conseils locaux devrait être encouragée auprès des échevins de la
jeunesse, en leur communiquant une information de qualité (voir mesure
d’accompagnement souhaitable), mais pas contrainte.
-
1.2. Objectifs poursuivis
Donner plus d’opportunités aux jeunes de s’engager dans un groupe et d’y vivre les
expériences éducatives que les Conseils proposent.
Donner l’occasion aux jeunes de donner leur avis sur les sujets qui les touchent et de
prendre une part active à la « vie publique ».
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
23
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
-
-
Améliorer l’adéquation entre les politiques publiques et les réalités de terrain que vivent
les jeunes.
Augmenter la visibilité et la légitimité des Conseils.
Fournir aux échevins de la jeunesse une source d’idées et un contact avec leur base
(surtout si les conseils sont composés de jeunes qui n’ont pas encore atteint l’âge légal
du vote).
Donner des balises de composition et de fonctionnement pour garantir la participation
des jeunes aux décisions de l’instance concernée.
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
Il existe actuellement des Conseils de jeunes dans certaines communes et certaines
provinces, mais ces conseils n’ont pas d’articulation entre eux et leur mode de
fonctionnement varie fort d’une commune à l’autre.
Cette mesure et la mesure d’accompagnement pourraient aider à harmoniser, développer et
professionnaliser ce secteur.
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
Un comité de pilotage composé au moins de membres
- (de l’administration) des Pouvoirs Locaux ;
- l’union des villes et communes de Wallonie et de Bruxelles ;
- du Service de la Jeunesse ;
- du Conseil de la Jeunesse.
Si les conditions le permettent, le pilotage de la mesure devrait être confié au Conseil de la
Jeunesse.
2.2. Acteurs concernés
Les membres du comité de pilotage.
2.3. Partenariats éventuels (cabinet, instances…)
Le CRECCIDE – Jeunes et Citoyen – Centres et maisons de jeunes – Les Conseils locaux
existants – Les acteurs associatifs de l’éducation à l’environnement – Les Parlements wallon
et bruxellois des jeunes pour l’environnement – AMO – …
2.4. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
Décret d’instauration du Conseil de la jeunesse de novembre 2009.
-
2.5. Ressources nécessaires (humaines, financières, logistiques)
Du temps de travail.
Une structure d’accompagnement de ces conseils.
2.6. Mesures d’accompagnement souhaitables
Une fois le cadre déterminé par le comité de pilotage, rédiger un document/une brochure de
présentation d’hypothèses de fonctionnement pour aider les pouvoirs locaux, provinciaux et
les acteurs associatifs qui souhaiteraient proposer aux jeunes de leur commune/province de
créer un conseil communal/provincial. Ce document définirait les différentes formes de
participation, avec un lien à l’action, et développerait des pistes pour favoriser la participation
des jeunes qui ne sont pas encore impliqués dans des structures.
3. Impacts attendus
-
Des
jeunes
plus
conscients
commune/province/communauté.
de
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
la
politique
menée
dans
leur
24
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
-
Un plus grand nombre de jeunes participant à ces Conseils et impliqués dans la vie de
leur commune/province/communauté.
Un renforcement de la démocratie locale/provinciale/communautaire.
Des édiles communaux et provinciaux plus proches des réalités de leur base.
Un secteur des conseils d’avis harmonisé, développé et renforcé.
Mesure 7
Lancer une campagne sur la consommation responsable au moyen d’un
concours de spots réalisés par des jeunes.
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
Il s’agit de lancer une campagne médiatique sur la consommation et la production
responsables, portant sur les aspects environnementaux, sociaux, économiques et
énergétiques de la production et de la consommation, conçue sous le principe de la
campagne d’utilité publique.
La campagne se déroulerait en deux temps :
1er temps : concours de spots sur la consommation responsable.
Les spots doivent :
- être réalisés par des groupes de jeunes (tranche d’âge, taille du groupe et type
d’accompagnement à définir) ;
- être de qualité diffusable sur les médias publics ;
- utiliser un des supports suivants : vidéo – radio – presse écrite – réseaux sociaux.
Les équipes participantes recevraient un kit pédagogique, reprenant une liste de références,
d’outils et d’associations susceptibles de les aider tant sur le fond que sur la forme de leur
production (c’est-à-dire des outils, des références et des associations œuvrant sur les modes
durables de consommation et de production comme sur l’éducation aux médias).
2ème temps : les spots gagnants (un pour chaque média) sont diffusés à l’échelle de la FWB.
En outre, les réalisateurs des spots gagnants reçoivent un prix (individuel ? collectif ? A
définir…).
Si la campagne est évaluée positivement après la première édition, il devrait être envisagé
de la reconduire de façon récurrente (rythme à déterminer).
-
-
1.2. Objectifs poursuivis
Informer les jeunes sur les aspects sociaux et économiques (pas seulement
environnementaux) qui sont liés à leurs choix de consommation.
Intéresser les jeunes à des modes de production alternatifs, à travers lesquels l’accent
est mis sur la qualité (environnementale, sociale) et le bien-être des travailleurs et des
consommateurs.
Travailler sur les valeurs, sur une vision différente du travail, sur un « entreprendre
autrement ».
Proposer une sensibilisation sur la consommation et la production responsables par les
jeunes pour les jeunes.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
25
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
L’inventaire (non exhaustif) des dispositifs existants en matière de sensibilisation réalisé
dans le cadre de ce groupe de travail, indique que ceux en matière de sensibilisation à une
économie alternative / modèles alternatifs ou à des modes de consommation qui respectent
les principes du développement durable sont insuffisants voire inexistants.
Suite à des consultations de jeunes, une campagne médiatique « désincarnée » semblait
proposer un rapport coût/bénéfices relativement faible et le concours présente divers
avantages :
- il implique les jeunes et les associations dans la réalisation du support de sensibilisation ;
- il valorise les productions médiatiques des jeunes (en lien avec les objectifs du GT 1) ;
- il permet de réaliser les spots à un coût moindre que par une agence de communication ;
- il rend plus facile l’approche des médias pour des partenariats éventuels (tant pour la
diffusion que pour les prix à offrir aux jeunes) ;
- il ouvre des opportunités de projets pour les associations œuvrant dans l’éducation aux
médias, les écoles, les organisations de jeunesse, les maisons et centres de jeunes ;
- il respecte le principe de la sensibilisation « par les jeunes pour les jeunes ».
2. Mise en œuvre de la mesure
2.1. Pilotage
Communauté : Les ministres de l’audiovisuel et de la jeunesse et leurs administrations.
Régions : Les ministres de l’emploi et de l’environnement et leurs administrations.
2.2. Acteurs concernés
Les médias publics (radio et télé) ;
Les grands médias ;
Les associations actives dans l’éducation à la consommation responsable, les
associations actives dans l’éducation aux médias, les maisons et centres de jeunes ;
Les écoles.
2.3. Partenariats éventuels (cabinet, instances…)
Ecoles de communication et de réalisation.
2.4. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
Décret « éducation aux médias » ;
Décret « citoyenneté » ;
2.5. Ressources nécessaires (humaines, financières, logistiques)
Une campagne de promotion du concours (affiches, flyers, Internet, réseaux sociaux,
spots dans les médias…).
De quoi offrir un prix aux équipes lauréates.
Une personne chargée de la coordination du concours et de s’assurer de la diffusion des
spots gagnants.
2.6. Mesures d’accompagnement souhaitables
Offrir une visibilité suffisante à la campagne de promotion du concours.
2.7. Temporalité/calendrier
Le calendrier devra être adapté aux rythmes scolaires.
3. Impacts attendus
-
Des jeunes plus conscients des enjeux associés à leur mode de vie et de consommation
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
26
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
-
Des jeunes qui ont envie d’entreprendre selon les principes du DD
Des jeunes qui trouvent sens aux valeurs d’une économie basée sur le respect et le bienêtre de tous, y compris d’eux-mêmes
Des jeunes qui se sentent acteurs de leur avenir
Des jeunes mieux rompus aux techniques de communication et mieux à même de
décoder les médias
Mesure 8
Création d’un dispositif de sensibilisation aux enjeux de société adapté aux
jeunes en décrochage scolaire
1. Présentation de la Mesure
1.1. Bref descriptif de la mesure
Les jeunes en décrochage scolaire sont régulièrement accueillis par des AMO, MJ, etc. mais
ces structures ne sont, pour la plupart, pas ouvertes durant les heures scolaires. Les SAS
ont été créés pour accueillir les jeunes en rupture durant cette période. Ceux-ci prennent en
charge des enfants de 12 à 18 ans qui refusent d’aller à l’école ou sont en « pause
scolaire ». Ces jeunes ont la possibilité d’y suivre une série d’ateliers (chanson, cinéma,
théâtre, lecture) ou d’effectuer un stage professionnel et citoyen.
La mesure consiste à intégrer la sensibilisation au développement durable dans toutes ses
dimensions (environnement, économie, citoyenneté, santé, socioculturel) dans les activités
organisées par les SAS, les CJ, les AMO et dans l’accompagnement proposé par les
éducateurs de rue.
Cette intégration doit être co-construite avec les spécialistes du secteur de l’Aide à la
jeunesse et plus particulièrement les AMO qui travaillent déjà en partenariat avec les SAS,
les écoles et les CEFA. En effet, ceux-ci connaissent bien le fonctionnement et les besoins
des jeunes en décrochage ainsi que la pédagogie nécessaire à leur formation –pédagogie
de la communication et activités multipolaires.
1.2. Objectifs poursuivis
Co-construire un dispositif de sensibilisation spécifique répondant aux besoins des jeunes en
décrochage scolaire, désœuvrés et en rupture avec le milieu scolaire.
1.3. Justification de la mesure (analyse sous-jacente)
De nombreux dispositifs touchent les jeunes en milieu scolaire ou non (maisons de jeunes,
centres de jeunes, etc.). Par contre, les jeunes en difficulté/décrochage scolaire ne sont pas
touchés. En effet, l’urgence porte davantage sur des dispositifs d’aide et à la sensibilisation à
leurs droits fondamentaux. La sensibilisation aux enjeux environnementaux, socioculturels,
santé etc. nécessite une disponibilité de leur part qui n’est pas évidente à stimuler.
2. Mise en œuvre de la mesure
-
2.1. Pilotage
La FWB / Secteur de l’aide à la jeunesse
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
27
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
-
-
-
2.2. Acteurs concernés
Les SAS
Les OJ
Les CJ
Les AMO
Les services jeunesse et prévention des communes
Educateurs de rue
2.3. Partenariats éventuels (cabinet, instances…)
Les 12 SAS
Les associations spécialisées à la sensibilisation des publics précarisés (AMO,
éducateurs de rue…)
La cellule citoyenneté de l’AGERS
2.4. Opportunités réglementaires ou dispositifs existants
SAS : service d’accrochage scolaire, dérogation à l’obligation scolaire
Décrets centres de jeunes, OJ et AAJ
Les agréments des services privés dans l’AAJ (dont les AMO ou encore les PPP qui
prennent en charge aussi des jeunes en décrochage et en-dehors des heures scolaires).
2.5. Ressources nécessaires (humaines, financières, logistiques)
Temps
Renforcer les moyens des SAS
-
-
2.6. Mesures d’accompagnement souhaitables
Organiser un groupe de travail avec les acteurs concernés pour voir comment mieux
toucher les jeunes en décrochage scolaire, et offrir une sensibilisation aux enjeux DD en
adéquation avec leurs besoins.
Vérification compatibilité avec décret centre jeunes et obligation scolaire.
Interpeller les niveaux fédéral et régional pour lever les obstacles administratifs qui
empêchent la participation des MENA et des jeunes demandeurs d’asile.
2.7. Temporalité/calendrier
trimestre 2012 : groupe de réflexion avec SAS, AMO, CJ et production d’un plan
4
d’action
1er trimestre 2013 : intégration dans les activités des SAS pendant une période « test »
4ème trimestre 2013 : évaluation des résultats et amélioration
ème
3. Impacts attendus
-
Toucher des jeunes qui n’ont jusqu’à présent pas accès à ce type de sensibilisation : les
plus précaires, les plus démunis.
Des jeunes plus conscients du monde qui les entoure et des enjeux de société.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / 8 fiches-mesures
28
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Annexe 2
Inventaire et analyse des dispositifs existants
1) Réponses aux actions à entreprendre (maintenir, renforcer, modifier, supprimer)
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
29
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
30
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
31
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
2) Inventaires des dispositifs : commentaires
Dimension transversale
1
FWB : Décret Centre de jeune
(maisons de jeune, centre d'info
jeunes, centre de rencontre et
d'hébergement)
2
FWB : Décret Organisation de
jeunesse
3
FWB : Circulaire projets jeunes
6
FWB : Décret Promotion de la
santé à l'école (PSE)
1. Ce dispositif s'appuie sur un large maillage territorial, permet un travail avec tous les jeunes (qu'ils soient en difficulté
ou non), propose des méthodes pédagogiques adaptées à chaque groupe de jeunes, s'appuie sur des processus
participatifs, met les jeunes en position d'acteurs (le PAR les jeunes) et permet, quant les moyens sont suffisants, une
approche transversale et multidimensionnelle des enjeux de société. La force de ce décret est de partir des demandes et
envies des jeunes pour les emmener dans un trajet de citoyenneté, de manière libre et volontaire dont ils sont les
acteurs. Les associations reconnues dans le cadre de ce dispositif pourraient être des acteurs clefs sur cette thématique,
cependant les moyens budgétaires accordés (et donc les moyens humains et financiers sur le terrain) sont largement
insuffisants pour mener des actions supplémentaires à celles déjà exigées par le décret. Des moyens structurels
supplémentaires pour le dispositif contribueraient à une meilleure couverture territoriale (idéalement il faudrait un CJ
dans chaque commune) et permettrait une meilleure articulation avec d'autres acteurs et dispositifs (transversalités
multisectorielles adaptées au contexte local et aux besoins et demandes des jeunes).
2. Meilleure adaptation du décret aux réalités et missions des Centres d'information des jeunes
Les associations reconnues dans le cadre de ce dispositif sont des acteurs clefs sur cette thématique, soit de manière
généraliste et transversale soit sur des thématiques spécifiques (citoyenneté, nord-sud, santé....). Le dispositif est à
renforcer, à ouvrir à de nouveaux opérateurs et financer correctement les opérateurs travaillant sur les axes sociétaux.
1. Permettre et stimuler davantage de projets citoyens ou environnementaux et ne pas obliger à une production artistique
ou créative.
2. Ouvrir aux actions citoyennes et environnementales Ne pas exiger de production artistique ou créative.
3. A renforcer et à ouvrir à : - une ligne budgétaire supplémentaire pour des projets de sensibilations aux enjeux de
société par et pour les jeunes. ex: un projet de sensibilisation au respect de l'environnement, une campagne de
sensibilisation aux bruits, aux assuétudes... - une ligne budgétaire pour des partenariats et collaborations : des
transversalités multisectorielles - une ligne budgétaire pour des actions DD : tri des déchets, alimentation saine et de
saison, mobilité douce... qui permettrait aux associations de jeunes de mettre des actions en place mais aussi de faire
intervenir des associations spécialisées sur ces questions.
4. Permettre davantage d'ouverture aux jeunes non-fédérés ou ne relevant pas de structures liées aux décrets CJ et OJ.
1. Maintenir au minimum. Mais le cadre décrétal pourrait être modifié selon le nouveau dispositif code santé en
élaboration (qui remplacera le décret promotion de la santé de 1997.
2. Il n'y a rien sur la sensibilisation dans ce Décret il me semble... Dans cette optique, il faudrait davantage lier la
promotion de la santé à la notion plus large de bien-être.
3. Supprimer = à ne pas traiter dans le cadre du plan Jeunesse Ce dispositif est bien entendu nécessaire dans le cadre
d'une politique santé globale mais il ne me semble ni s'adresser particulièrement aux jeunes de 12 à 25 ans ( 318ans) et à mon sens, n'apporte pas une sensibilisation aux enjeux de société et ne met pas les jeunes en position
d'acteurs.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
32
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
4
FWB : CBE - Cellules Bien-Etre
dans 60 écoles
5
COREN : Agenda 21 scolaire
6
CJCF : Expo interactive sur les
choix de conso alimentaire "La
Planète dans l'Assiette"
7
Kots à projets dans les
universités
8
Semaine de…, journée de…,
année de …
9
Autre dispositif ?
1. Ce projet en est à sa phase pilote; il devrait se développer et s'étendre dans de plus en plus d'établissements
scolaires. Après la phase pilote et l'évaluation, le projet devrait prendre une forme plus officielle, avoir une
reconnaissance officielle.
2. A renforcer ou à élargir à d'autres thématiques (sociales, environnementales, éducation à la citoyenneté) mais je
pense que c'est le cas puisque c'est un projet pilote.
3. A priori, cela me semble très pertinent, mais il faudra voir après les 2 ans d'évaluation des projets pilotes ce que cela
donne sur le terrain....
4. Supprimer = à ne pas traiter dans le cadre du plan Jeunesse car s'applique uniquement au champ scolaire
1. Ce dispositif n'est proposé qu'aux écoles wallonnes. Je voudrais l'étendre aux écoles bruxelloises. 2. S'ouvrir à
d'autres dimensions que la gestion environnementale, notamment des bâtiments scolaires.
3. Ne pas tout baser sur la gestion environnementale des bâtiments scolaires.
4. Ouvrir au champ non-scolaire.
1. Pas dans le champ des politiques publiques.
2. Outil intéressant qui devrait faire partie d'un dispositif plus large sur les outils et animation.
1. Pas dans le champ des politiques publiques.
2. Un problème : il touche souvent des jeunes déjà engagés et pas de tous les milieux. Ils frustrent d'autres jeunes qui
n'y ont pas accès.
1. Proposer des journées qui ont du sens avec des actions concrètes pour toucher le public jeunes. faire un "calendrier"
des journées prioritaires et faire clairement les liens pour les jeunes avec ces journées, quite à développer des
animations, outils ou autre pour donner du sens (s'ils n'existent pas déjà).
2. Evaluer l'impact en terme de sensibilisation..
3. Evaluer le véritable impact de ces actions. One shot ... est-ce autre chose que de la com ?
4. Eviter de les multiplier, parce que ça finit par lasser...à simplifier et articuler.
5. Attention, à ne pas démultiplier
1. Etre attentif à l'évolution du décret de promotion de la santé du 14 juillet 1997 vers un nouveau code de la santé.
2. De manière générale : libérer des plages de temps scolaires qui ne soit pas dédiées à des cours mais à des projets citoyens + du temps de travail pour
cela chez des membres du personnel enseignant. Certaines écoles le font déjà, d'autres rament pour libérer du temps "hors programme scolaire" pur et
dur. Or, l'école est un lieu où l'on touche la quasi totalité des jeunes
Dimension socio-culturelle (incl. santé)
9
FWB : PAA - création de points 1. Renforcer ou intégrer un projet qui n'a pas de base légale (attention, ce n'est pas un décret) dans les missions des
d'appui assuétude
CLPS (centres locaux de promotion de la santé) et les mettre en lien avec les Cellules Bien-Etre.
2. A mettre en lien avec les CBE.
3. Cela ne pourrait-il pas être regroupé avec la promotion de la santé à l'école et les cellules bien-être?
4. A Supprimer = à ne pas traiter dans le cadre du plan Jeunesse car s'applique uniquement au champ scolaire ce
dispositif vise la prévention et la gestion des assuétudes dans les écoles et ne relève pas de la "Sensibilisation par et
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
33
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
10
11
12
13
pour les jeunes aux enjeux de société"
1. Pas de décret non plus mais une volonté de mettre en place un dispositif généralisé EVRAS;
à renforcer évidemment pour pallier aux réticences de certaines écoles.
2. Un décret en attente ? Lien CBE ? PSE ?
3. Pas de connaissance des détails de ce décret, mais pour regrouper cela aussi avec promotion de la santé et cellules
bien-être. Les cellules bien-être pourraient se subdiviser en services spécialisés (santé-EVRAS-assuétudes, etc.).
4. A Supprimer = à ne pas traiter dans le cadre du plan Jeunesse car s'applique uniquement au champ scolaire
FWB : Centre de vacances (Voir 1. Ajouter un objectif de sensibilisation aux enjeux de société des jeunes apd de 12 ans par des pratiques de vie
aussi code qualité ONE)
respectueuses du DD et donner les moyens financiers nécessaires. ex : alimentation durable, ....
FWB : EVRA - Education à la
vie relationnelle affective et
sexuelle
RW / RBC : Plan de cohésion
sociale RW(création et
renforcement des liens
intergénérationnels) et RBC
(logements sociaux)
Fondation rurale de Wallonie :
PCDR (Plan communal de
développement rural (lié à un
A21 local)
14
RW : Subventions (Sécurité
routière - prévention, sécurité,
mobilité douce) à l'attention des
jeunes
15
APAQW : subvention pour
promouvoir les produits locaux
16
FWB : Yapaka, programme de
prévention de la maltraitance
17
FWB : Adeps
1. Pourrait-on entreprendre une réflexion Promotion sante et cohésion sociale; il me semble que dans la priorité données
aux inégalités, ceci peut être intéressant.
2. Articuler avec les politiques FWB.
3. Prévoir des axes spécifiques jeunesse (+12ans) avec obligations pour les porteurs (communes, soc de logements
sociaux) de travailler avec les associations locales de jeunes en leur accordant les moyens nécessaires.
1. Pas spécifiquement jeune.
2. Donner une place centrale aux jeunes et associations de jeunes dans le plan stratégique de politique de
développement rural à toutes les étapes. Au niveau du diagnostic : processus de participation, prise en compte des
besoins et demandes des jeunes, Au niveau des objectifs : mises en place d'infrastructures pour les jeunes,
l'aménagement et la création d'espaces publics, de maisons de jeunes.... Au niveau des projets : mise en place de projet
portés par les jeunes
1. Pouvoir compter sur la force vive de jeunes.
2. A articuler avec autres départements RW et la FWB pour ce qui concerne l'école.
3. La mobilité est l'un des problèmes majeurs pointés par les jeunes en transition vers l'autonomie.
4. A articuler avec d'autres dispositifs existants?
5. A Supprimer = à ne pas traiter dans le cadre du plan Jeunesse car uniquement sécurité et prévention.
6. Pas tellement prioritaire pour notre groupe de travail...
1. Dans une optique de développement durable, il me semble primordial de repenser notre manière de consommer en
privilégiant les produits locaux et de saison. Le secteur public et les secteurs de l'enseignement et de la jeunesse
devraient montrer l'exemple. Plus les jeunes seront sensibilisés tôt à ce type de consommation responsable, plus ils
pourront à leur tour devenir acteurs de sensibilisation.
2. A intégrer dans un dispositif plus large - mettre en lien avec d'autres dispositifs.
3. A ouvrir à des groupes du secondaire (il me semble que pas mal de subventions régulières proposées par l'APAQW
sont limitées au primaire, avec le public plus âgé on est plutôt dans le one-shot).
Au minimum à maintenir vu la qualité de nombreux documents produits (temps d'arrêt notamment). quel impact ?
1. En quoi est-ce de la sensibilisation aux enjeux de société ? Faudrait-il ajouter cette mission à l'adeps ?
2. Lien au plan Jeunesse ???
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
34
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
18
SPF Santé et Bruxelles
Environnement : Cahier des
charges "Alimentation durable"
(santé & alimentation) dans les
cantines scolaires
19
Planning familiaux
20
CEC (Centre d'expression et de
créativité)
1. Projet non connu mais un projet de titre similaire est en cours pour la FWB. N'y a t-il pas confusion ou est-ce un autre
projet? En tous cas celui de la FWB est à développer et donc renforcer (mais rien n'existe encore à ce jour).
2. En lien avec les initiatives existantes dans les régions (projets cantines durables).
3. Davantage un enjeu de gestion environnementale de l'école.
4. Cfr question 17.
5. Articulation avec les dispositifs existants?
6. Soutien à l'Alimentation durable pour toutes association de jeunesse. Sensibilisation par la pratique = c'est ce qui
fonctionne le mieux.
7. En y laissant une place pour les jeunes. Certains sont déjà prêts à bouger pour faire changer leurs cantines scolaires
mais les obstacles leur paraissent lourds (appel d'offre, discussion avec l'économe,...) Le cahier des charges, s'il est
connu et associer à une campagne de promotion publique pourrait aider des jeunes à se mettre en action autour de la
thématique "Alimentation durable".
21
Projet Périscope "assuétudes"
(via décret Promotion de la
santé)
22 SOS jeunes - AMO : projet
A élargir à d'autres AMO et assoc de jeunes. Attention : dans l'AAJ plusieurs types de projet sont concernés notamment
pédagogique pour sensibiliser
dans les PPP (pas uniquement les AMO)
les jeunes à leurs droits
fondamentaux & à la santé
Dimension environnementale
23 Accord de coopération
1. A évaluer quant à son effet réel sur les jeunes.
FWB/RW (RBC en négociation) 2. Elargir hors champ scolaire !!!
(environnement et DD)
24 FWB : CDPA - Centre de
1. Evaluer leur rôle quant à la sensibilisation des jeunes aux enjeux de société.
dépaysement et de plein air
2. A supprimer : du plan Jeunesse car que scolaire ou élargir hors champ scolaire cf. infra
25 FWB : Décret pour l'agréation
1. Articulation avec les autres dispositifs
des centres culturels (FWB,
07/92) => volet éducation
permanente notamment au DD,
santé et environnement
26 RW : Décret CRIE (11 centres
1. Quid articulation avec les autres dispositifs et Bruxelles?
régionaux) - région wallonne
2. Elargir le champ d'action des CRIE à tous groupes de jeunes, spécifiquement hors champ scolaire pour l'axe
"Concevoir, dispenser et fournir une méthodologie de l’animation ainsi que du matériel didactique et de vulgarisation" +
Elargir les actions visant les Centres de Dépaysement et de Plein Air (CDPA) aux Centre de rencontres et hébergement
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
35
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
(décret CJ)
27
Fondation rurale de Wallonie :
PCDR (Plan communal de
développement rural (lié à un
A21 local) + RBC ?
28
RBC : Décret reconnaissance
des associations
environnementales
RBC : Dispositif "Contrat de
quartier durable" : partenariat
avec maisons de jeunes
29
30
31
32
33
34
35
1. Evaluer l'impact réel sur les jeunes et particulièrement en terme de sensibilisation.
2. En matière de jeunesse, il me semble important de favoriser en priorité les initiatives de sensibilisation et d'action au
niveau local, car c'est le niveau le plus proche du quotidien des jeunes et le plus concret pour eux. Voir des résultats
dans leur vie quotidienne les motivera à pousser ensuite plus loin la réflexion et éventuellement leur engagement.
3. RW : déjà répondu ..... RBC : Agenda 21 communes et CPAS (financement Bxl Environnement) - rendre obligatoire un
travail participatif avec les assoc. jeunes du territoire (et financement) dans les différentes phases (diagnostic, objectifs
spécifiques pour les jeunes, réalisations concrètes....)
1. Ouverture de l'agrément aux associations wallonnes
2. Articuler avec la FWB pour le secteur scolaire et l'extra scolaire.
1. jeunes ?
2. Cfr question 30.
3. obligation d'y associer les associations de jeunes et donner les moyens nécessaires pour intégrer le contrat de
Quartier durable
RBC : Contrats de quartier RBxl 1. obligation d'y associer les associations de jeunes et donner les moyens nécessaires pour intégrer le volet participation
incl. réappropriation de l'espace du contrat de quartier
urbain par les jeunes
2. Obligation pour les communes d'accordés X % du budget pour les infrastructures pour les jeunes en fonction des
demandes et besoins des jeunes en mettant un processus participatifs. ex : maisons de jeunes, skate park, agora
space.... en prenant en compte les aspects DD (bâtiments passifs, aménagement de l'espace urbain)
APAQW : subvention pour
1. quid de l'articulation avec les autres dispositifs?
promouvoir les produits locaux
2. A articuler à un dispositif plus large.
3. Déjà dans un autre point
RW : Subventions (Sécurité
A articuler avec autres politiques de la RW en direction des écoles et la FWB.
routière - prévention, sécurité,
mobilité douce) à l'attention des
jeunes (ex : Printemps de la
Mobilité)
RW : Subventions associations 1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Quel cadre?
ERE (hors CRIE)
2. Créer un cadre intégrateur de l'ensemble des politiques de sensibilisation, initiation, éducation à l'environnement de la
RW. Les articuler avec les politiques de la FWB et de la RBC, notament pour l'école, notamment en soutenant de
manière structurelle et concertées les organisations agréées par la FWB (OJ, EP, ONE, CJ, ...) actives dans l'ERE.
3. Renforcer et modifier = mieux articuler avec des dispositifs de participation jeunes
RW / RBC : Subventions pour
A articuler avec les autres dispositifs existants. Quel cadre? Cf supra n° 33. a articuler avec d'autres dispositifs :
événements durables + réseau alimentation durable....
apprenante (exposantD,
huged…)
RW / RBC : Subventions
1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Quel cadre?
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
36
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
36
37
38
39
Education à l'énergie dans les
écoles
RW / RBC : Parlement des
jeunes pour l'environnement
RBC : Subventions Bruxelles
Environnement (BE) pour
associations, institutions:
création d'outils pédagogiques
Fonds européens (programme
Energie Intelligente Europe,
Interreg)
Assises à l'ERE/EDD
40
RW : Outil pédagogique "Une
vérité qui dérange"
41
SPF Santé et Bruxelles
Environnement : Cahier des
charges "Alimentation durable"
(santé & alimentation) dans les
cantines scolaires
OJ spécialisées : Jeune et
Nature, Nature et Loisirs,
Empreintes, ...
42
43
44
45
2. Cf supra n° 33.
3. A articuler avec d'autres dispositifs : alimentation durable....
1. Cf supra n° 33.
2. Pourquoi pas un parlement des jeunes pour le développement durable qui intégrerait les 3 dimensions plutôt que de
se limiter à l'environnement
1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Quel cadre?
2. cf supra N° 33.
3. ???? nécessité d'avoir plus de visibilité des possibilités de soutien et de financement pour les associations de jeunes
et initiatives spontanées de jeunes
Prévoir un accès à ses programmes pour des petites associations, où reseaux travaillant avec les jeunes
1. A récréer dans le cadre de l'éducation non formelle.
2. et le non scolaire !!!!
1. Ce n'est pas le seul outil existant... Existe-t-il un répertoire? un accompagnement pédagogique possible?
2. cf Supra N° 33.
3. Et tous les autres documentaires traitant de sujets liés au DD? pourquoi se limiter à celui-ci? Il faudrait une banque de
données de toutes les ressources documentaires classées par sous-thématiques du DD avec des outils pédagogiques
qui les accompagnent.
4. a mettre dans un dispositif plus large : - ensemble d'outils pédagogique présentés, mis à disposition par une
animatrice spécialisée pour toute assoc ou groupe de jeunes
1. voir commentaires rubrique 20.
2. A articuler avec les autres dispositifs existants.
3. Déjà présent dans un autre point
1. (c'est non scolaire).
2. Créer un décret spécifique FWB en association avec les RW et RBC pour l'Ere à l'exemple de l'éducation aux médias
et l'éducation à la citoyenneté.
3. le hors champ scolaire aussi
Dispositif pédagogique dans les Tirer profit de leur expertise sur des sujets pointus!
musées
Plateforme associative - Jeunes
Natuurlijk - sensibilisation des
jeunes à vivre mieux avec les
espaces verts
Natagora: actions "nature pour 1. Soutenir davantage les projets qui sont destinés à des jeunes à moindres opportunités. L'info et la sensibilisation par
tous", public visé: jeunes en
rapport au DD n'arrive pas autant jusqu'à eux que jusqu'aux autres jeunes...
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
37
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
difficulté
2. a integrer dans dispositif "outils pédagogiques" plus large
46
GREEN : Campagne effet de
jeunes contre effet de serre
47
Réseau Idée : Revue Symbiose
1. cf Supra N° 33.
2. A intégrer dans dispositif "outils pédagogiques" plus large.
3. Dispositif light et très adaptable qui permet d'être pris en charge par un prof ou par des jeunes de manière très simple
et rapide. Permet de toucher des publics très différents avec un impact plus ou moins fort selon les cas. Fait vivre la
thématique environnementale de manière moins scolaire dans les écoles. Peut-être un peu trop axé "geste individuel"
sans réflexion plus globale, mais je ne connais pas assez pour me prononcer.
1. cf Supra N° 33.
2. diffusion gratuite !!!
48
Fondation pour les générations
futures (FGF) - Mécénat privé :
Futur smile, Génération Rio
Autre dispositif ?
Dimension économique
49 Agence de stimulation
économique en RW:
entrepreunariat dans les écoles
50 SPF Coopération au
développement : Subventions
projets et associations
51 OJ spécialisées de
sensibilisation aux enjeux NordSud et qui développent des
activités en lien avec le
Commerce équitable
52 Label économie sociale décerné
aux écoles
53 ACHACT (ex Campagne
vêtements propres) : cote aux
grandes marques
vestimentaires en fonction des
conditions de travail
54 Groupe One : Promotion de
1. Créer un conseil supérieur de l'éducation relative à l'environnement commun aux FWB, RW et RBC.
2. Au vu du nombre d'outil pédagogiques déjà existant mais dispatchés dans les assocs qui les ont créés, il serait
intéressant d'avoir un réseau d'associations (réparti sur le territoire) qui les rassemble, les présente, les mette à
disposition, qui les accompagne d'une animation faite par une personne ressource. A destination de tout groupe de
jeunes (CJ, mouvement, groupe informel.....). Cette personne ressource pourrait aussi donner des pistes pour monter un
projet en lien avec le DD : sources de financement, projet existant similaires, relais vers associations....
1. A articuler avec les autres dispositifs existants (OJ notamment)
1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
2. Laisser plus de liberté dans les projets (il faut normalement les décrire très en détail pour obtenir les subventions, ce
qui laisse peu de place à des nouvelles idées qui pourraient émerger des jeunes).
J'imagine qu'il s'agit d'Oxfam ? Si oui, il ne s'agit pas d'une OJ. Leur projet avec les jeunes sont reconnus par la Direction
Générale de la Coopération, pas par la FWB qui reconnaît elle leur activité d'éducation permanente avec les adultes.
A articuler avec les autres dispositifs existants.
1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
2. Propositions concrètes pour les jeunes qui veulent agir et s'informer. Il faudrait sans doute une communication vers les
jeunes plus développée.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
38
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
55
56
57
58
l'entreprenariat via des
animations Business Plan et
jeux de rôles pour le secondaire
Asbl Jeunes Entreprises : Minientreprise
asbl "Boost your talent", Bxl
(Canal)
OXFAM : Jeunes Magasins du
Monde (JMM)
ACODEV : GSED - Groupe
sectoriel d'éducation au
développement
59 Projet Jeune Ecole Emploi
JEEP => relancé : à vérifier
Autre dispositif ?
1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
2. Trop souvent mis en place uniquement dans des écoles élitistes…
A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
1. A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
2. Reconnaître comme OJ ?
3. Une expérience concrète et très formatrice pour les élèves étant donné tout l'accompagnement proposé par Oxfam
A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
A articuler avec les autres dispositifs existants. Cadre commun?
- un coffret pédagogique à destination du corps enseignant afin de les sensibiliser à une autre économie, entreprendre
autrement (film, …)
- le lancement d’une monnaie alternative, type projet brésilien … les élèves plus âges au Mexique qui donnent des cours
aux plus jeunes se font rétribuer en monnaie alternative, qui peut ensuite leur servir à financer leurs bourses scolaires !
C’est un exemple, le concept pourrait être aménagé … donner la possibilité aux étudiants de donner des coups de main
(entretien de l’école, magasin de l’école, soutien scolaire, …) en les rétribuant dans une monnaie locale qui pourrait
ensuite être utilisée dans les magasins du quartier, à l’échelle locale, ou à plus grande échelle, dans des festivals (stands
de consommation bio, pour louer des villos, …) Concept qui nous tient à cœur mais à réfléchir !
- développer des applications des jeux de l’économie sociale en application smartphone « ethica, le jeu de la ficelle
solidaire »
- développer des moyens de communication destinés aux jeunes dans leurs modes de communication : page internet,
page facebook, video youtube
- comme en France, mettre en place un sondage à destination des jeunes afin de les sensibiliser à l’éco soc «
entreprendre autrement »
- mettre en place des projets – concours – prix à destination des jeunes « prix innovant » « prix entreprise sociale en
développement »
- mettre en ligne un site internet reprenant des offres d’emplois et des stages dans l’éco soc
- poursuivre les projets de mini entreprises dans les écoles, en incitant à les développer dans une logique de service,
dans un système de valeurs tel celeui de l’éco soc : entreprendre différemment, c’est possible !
- trouver des ambassadeurs de l’ES : personnage public, mascotte des jeunes, qui consomme dans l’ES, mette en
évidence l’ES, s’organise en ASBL, … Exemple de groupe de musique par exemple
-développer un film « type une vérité qui dérange », en montrant les plus values de l’ES, les limites du capitalisme, …
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
39
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Dimension Citoyenneté
60
66
FWB : Conseil d'arrondissement
de l'aide à la jeunesse (CAAJ):
notament les AMO impliquées
FWB : Décret relatif à la
représentation et la délégation
en milieu scolaire (délégués de
classe, CEF, CJP)
FWB : Décret sur l'éducation au
média
FWB : Décret centres culturels
(4 axes, dont éducation
permanente)
FWB : Décret éducation
permanente (pour les plus de
18 ans)
BIJ - Bureau International
Jeunesse: programme
d'échanges européens ou en
relation avec l'étranger
Conseil de la jeunesse
67
Parlement jeunesse
68
OJ spécialisées en participation
en milieu scolaire : Jeunes et
Citoyens, CEMEA, CEF ...
OJ spécialisées : les jeunesses
syndicales
Plateforme pour le service
citoyen
61
62
63
64
65
69
70
c'est en cours de modification
hors champ scolaire
Attention que les agréments jeunesse et éducation permanente sont incompatibles (et jeunesse touche un public de 3 à
30 ans). Renforcer l'axe environnement ?
Les critères pour les bourses et projets sont parfois très (trop?) stricts... Cela laisse peu de place à la créativité des
jeunes qui doivent rentrer dans leurs petites "cases"...
1. Faire des liens avec le PJBE.
2. Et renforcer les liens entre le CJCF et les conseils communaux de jeunes (qui doivent être renforcés également)
1. à faire des liens avec le PJBE, conseil de la jeunesse.
2. A évaluer : public cible ?
3. Encore une initiative très élitiste…
Expérience pilote à pérenniser et formaliser dans un décret et accord de coopération fédéral-régions-communauté
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Inventaire et analyse des dispositifs
40
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Annexe 3
Intervention d’experts extérieurs lors de la réunion 3 du 8/3/2012
1. Cabinet et DG enseignement – Etienne Jockir et Sébastien Duez
1.1. Etienne Jockir est conseiller PMS au Cabinet de la ministre de l’Enseignement
obligatoire.
Comme la matière est complexe et vaste, Etienne Jockir présentera les lignes de force de la
politique.
De l’absence de l’enseignement dans ce groupe
Ce n’est pas faute d’intérêt mais de temps et de personnes. En effet, 6 GT plus les réunions
du Comité de Pilotage, cela représente beaucoup de travail. Par ailleurs, l’école est très
sollicitée, et pas seulement pour le Plan Jeunesse. Il a donc fallu sélectionner 3 GT et
mobiliser des personnes.
Quand on parle de ‘l’Ecole’, on devrait plutôt dire ‘Les écoles’, vu leur grande diversité
(fondamental/secondaire, école de village/de ville, général/qualifiant, normal/spécialisé…).
C’est donc difficile de représenter ces réalités plurielles, une personne ne représentera que
son expérience propre.
De la nécessité et du comment articuler les politiques en lien avec l’enfance et la
jeunesse
L’école est au cœur de toutes les politiques qui sollicitent l’enfance et la jeunesse.
Davantage de liens entre l’enseignement et les autres secteurs sont nécessaires. La ministre
et son équipe sont convaincus que l’école a tout à gagner à s’ouvrir à d’autres réalités et à
ne pas rester fermée sur elle-même.
Le cabinet reçoit tous les jours des recommandations relatives à l’école, parmi lesquelles
certaines sont pertinentes et légitimes. S’il fallait traduire toutes ces demandes en circulaires,
il y en aurait tous les jours ! Or, déjà trop de circulaires contenant des recommandations sont
envoyées aux directeurs d’établissement qui n’en tiennent plus compte. Ils se plaignent de
leur nombre pléthorique.
Il est illusoire de croire qu’en passant par l’école, on touche tous les jeunes. Toutes les
écoles ne peuvent pas aborder toutes les thématiques.
Comment l’école peut-elle s’approprier d’autres dimensions ?
L’enjeu est davantage de voir comment l’école peut s’approprier des enjeux de société et
non pas de voir comment des intervenants extérieurs peuvent intervenir dans l’école.
Il appartient aux enseignants d’intégrer les enjeux de société dans leur cours.
Ex. Comment se préoccuper de la malbouffe à l’école?
La question de l’alimentation est au cœur de l’école. Supprimer les distributeurs
automatiques de boissons ne sert à rien si les élèves achètent leur boisson à l’extérieur.
L’école ne peut pas tout résoudre et il faut travailler plus largement sur l’ensemble des lieux
de vie des jeunes.
Par rapport au Plan Jeunesse, il s’agirait plutôt de faire en sorte que les préoccupations
puissent percoler de sorte que les enseignants puissent s’en saisir.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
41
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Il ne s’agit pas de se substituer aux enseignants, ni aux PMS etc. Il s’agit de travailler sur les
complémentarités en laissant les compétences scolaires aux mains des acteurs scolaires.
Ex. En ce qui concerne l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS),
comment articuler le centre de planning et l’école? Comment faire en sorte que le centre de
planning ne se substitue pas au rôle des enseignants ? Les enseignants ont besoin d’outils
et de formation.
EX. L’orientation scolaire est une mission du Conseil de classe et des centres PMS en milieu
scolaire, et aussi de l’AMO mais en dehors du champ scolaire. Les deux sont légitimes, mais
travaillent sur des temps distincts. D’où la nécessité de faire un lien entre les deux.
A cet effet, il faut tenir compte de la réalité de l’école, respecter les règles (en termes
d’horaire, de participation, etc) et les missions de chacun.
« Rendre obligatoire une formation à l’économie sociale… », c’est utopique. Par contre,
sensibiliser les enseignants à ces questions, leur fournir des outils et des services permet de
soutenir l’évolution de leur travail.
L’enseignant ne se sent pas respecté lorsqu’on fait à sa place.
Ex. Le dispositif des Cellules Bien-être (CBE)
Auparavant : des acteurs de la santé voulaient aider les écoles à construire des CBE. Cela
venait de l’extérieur.
Maintenant : on part des préoccupations, des besoins, du vécu de l’école ou de la volonté de
quelques enseignants pour développer un projet ensemble, avec les acteurs extérieurs
spécialisés dans leur domaine.
Cela revient à se poser la question du comment construire ensemble des dispositifs
respectueux de chacun, avec la collaboration d’acteurs de secteurs différents pour
accompagner les écoles.
Autrement dit, si l’on réfléchit à un niveau plus global, il s’agit de se demander comment
aider l’école à construire des projets qui prennent en compte les enjeux de société. L’école
s’ouvre si cela fait sens pour elle, et cela fait sens si le projet part de ses préoccupations, de
sa réalité.
1.2. Sébastien Duez est chargé de mission à la Direction de l’Enseignement obligatoire, il
s’occupe notamment de « citoyenneté et environnement ».
La cellule « citoyenneté et l’environnement » s’occupe de matière dites transversales. Elle a
été mise en place, au sein du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il y a 5 mois
suite aux Assises de l’ErE. Elle travaille en collaboration avec des acteurs de terrain dans
différents domaines. Elle a pour objectif de coordonner et de faciliter les rencontres.
Dans les écoles, l’éducation à la citoyenneté est réalisée par le biais de cours d’histoire,
français… Là encore, il s’agit de partir de l’existant, des socles de compétences.
Un groupe de travail est en train de lister tout ce qui a trait à l’éducation à l’environnement
dans les référentiels légaux afin produire un document permettant de montrer ce qui est
possible de faire à partir de ce qui existe.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
42
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
2. Assises de l’ErE – Joëlle van den Berg
Joëlle van den Berg, secrétaire générale du Réseau Idée, a coordonné les Assises de l’ErE.
L’ErE est présente dans les écoles depuis les années 80 mais il y a beaucoup de disparités.
C’est difficile d’avoir une vue d’ensemble, de savoir ce qui se fait exactement.
La compétence de l’éducation relève des Communautés tandis que celle de l’environnement
des Régions.
L’idée des Assises était de rassembler tous les acteurs concernés par l’ErE (cabinets, et
administrations de l'enseignement et de l'environnement, ainsi que des associations ErE),
de faire des liens entre le terrain et l’institutionnel et de se baser notamment sur un état des
freins et leviers à l’ErE dans les écoles.
Processus
• Enquête auprès des enseignants (près de 1000 réponses) + focus group pour préciser
certaines réponses
• 2 GT institutionnels avec des représentants des administrations, des cabinets, des
réseaux, de l’associatif Ere…
• Aboutissement : une charte d’engagement reprenant 6 objectifs, des actions et un suivi
Obstacles principaux pour les enseignants et directions :
• Manque de temps et problèmes d’horaires ;
• Manque de moyens ;
• Coordination (l’enseignant se sent très sollicité et manque de suivi).
Leviers principaux :
• Implication des jeunes ;
• Soutien de la direction ;
• Ressources extérieures (outils, accompagnement…) ;
• Existence d’un coordinateur de projet ;
• Liens avec le programme.
Les Assises ont produit 6 objectifs communs :
1. Plus grand partage d’une culture de l’ErE DD à l’école, dans le système scolaire.
2. Faciliter et encourager la coordination et la continuité en ErE DD.
3. Travailler à partir des référentiels inter-réseaux. Cela doit se faire pendant les heures
de cours, là où on a des référentiels.
4. Apporter une vision globale des ressources extérieures qui peuvent venir en support.
5. Accompagner la gestion environnementale des écoles
6. Assurer le suivi des actions des Assises (un GT se réunit 3 fois par an).
Parmi les réponses de l’enseignement:
Objectif 1 :
- Création d’une cellule citoyenneté – ErE au sein de l’administration.
- Organisation d’un module de sensibilisation à l’attention des directions.
Objectif 3 :
- Identifier les portes d’entrée pour l’ErE dans les référentiels existants (un GT d’une
quinzaine d’inspecteurs a été créé pour accomplir ce travail) et veiller au
renforcement de l’ErE et au DD lors de la révision des référentiels.
Parmi les réponses de l’associatif:
Objectif 1
- Investissement dans les modules de sensibilisation des directeurs,
- Veiller à la reconnaissance des initiatives ErE DD menées par les élèves, les profs,
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
43
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Objectif 2
- Former les associations « Comprendre l’école » : son fonctionnement (qui décide
quoi, quelles sont les contraintes), système scolaire (organigramme, décret, comment
ça touche l’enseignant), directions (pourquoi des plaintes concernant le manque de
temps, submergé par l’administratif, etc.), comment rassembler et mobiliser l’équipe
des enseignants
Objectif 4
- Développer une vision claire et cohérente de l’offre
Avoir une offre mieux coordonnée au niveau associatif et avoir des outils de
présentation
Leçons à tirer « vers une collaboration avec l’école … »
Comment stimuler une plus grande prise de conscience par l’associatif sur la manière
d’intervenir dans les écoles : comment trouver une place ? Quels sont les lieux de
discussion ? Le meilleur moment pour y rentrer ? Quelles sont les portes d’entrées ?
Comment collaborer de manière satisfaisante et jusqu’où coller aux besoins de l’école sans
perdre son âme ?
L’approche
• Adopter une attitude d’observation et de dialogue, pour mieux comprendre les
besoins et la demande de l’école.
• Adapter et diversifier l’offre, en fonction des contextes et objectifs de l’école et de
l’association.
Réactions par rapport au PV de la réunion 2
Où parle-t-on des jeunes ? Qu’en pensent les jeunes ? On ne part pas tellement d’eux…
Le décret missions est ouvert à la citoyenneté. Le changer est très difficile. Mieux vaut
exploiter pleinement ses possibilités.
L’environnement et le DD sont peu présents en dehors de l’école, excepté dans les
mouvements de jeunesse. Quid du milieu sportif ?
Réaction d’Etienne Cléda
Les mêmes remarques s’appliquent à tous les autres sujets (santé, citoyenneté,
économie…).
3. Décrets citoyenneté – Stéphane Houbion
Stéphane Houbion est Secrétaire général de l’Organisation de Jeunesse « Jeunes Et
Citoyen » (JEC).
Décret missions
Le « décret Missions » (1997) jette les bases fondamentales de l’enseignement (objectifs de
l’éducation, et pistes pour y arriver). En gros, il s’agit de former des citoyens actifs, capables
d’être critiques, etc.
Décret Citoyenneté
Nouveau décret, le « décret Citoyenneté », 10 ans plus tard (2007). Celui-ci comporte 3
titres :
- Elaboration d’un document de référence pédagogique sur la citoyenneté « Etre et
devenir citoyen » pour les acteurs scolaires. Il s’agit d’un cadre de référence commun
comportant notamment une définition commune de la citoyenneté
- Obligation pour l’école d’organiser des activités interdisciplinaires pour une
citoyenneté responsable et active (3 sur le primaire et 3 sur le secondaire).
- Mise en place d’une structure participative pour les élèves
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
44
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Délégations d’élèves, encadrement par les adultes
Conseils de participation
La majorité du décret touche aussi bien le primaire que le secondaire (titres 1 et 2). Les
conseils de participation sont réservés aux élèves de 5e et 6e primaire ainsi qu'aux élèves
de secondaire.
Au-delà des connaissances, l’école aide les jeunes à développer des comportements et
attitudes qui leur permettent de vivre la démocratie, de s’insérer et s’épanouir dans l’école
mais égale- ment d’en être acteurs, et cela afin qu’il en soit de même dans la société.
L’objectif est donc que les jeunes soient acteurs du monde scolaire, et aient une place dans
les décisions qui les concernent.
L’ErE et le DD apparaissent dans le point 1, article 8, alinéa 11 du document de référence.
On peut également l’aborder au sein des conseils de participation ou dans les activités
interdisciplinaires.
Travail de l’asbl JEC
L’asbl JEC forme les délégués, les adultes-ressources et accompagne les établissements
qui souhaitent mettre en place une structure participative.
Cette structure fonctionne si
• La direction est impliquée
• Les élèves sont intéressés
• Une équipe d’adulte peut accompagner
• Des espaces-temps sont libérés pour qu’ils puissent exercer leur rôle de délégué.
Autres composantes essentielles :
• Formation des élèves à la délégation
• Formation des enseignants à l’accompagnement d’une délégation
En effet, les enseignants ne sont pas formés à la délégation d’élèves (ni à l'animation d'un
groupe) dans la formation initiale. Il existe cependant des formations continuées sur ce
thème.
Réactions par rapport au PV de la réunion 2
Dimension environnementale : une enquête a été réalisée auprès des élèves dans le cadre
de la préparation d’une conférence du SEGEC, sur l’école de leur rêve. Pour une majorité,
une école plus verte est demandée : plus d’arbres, plus de qualité de vie dans les écoles,
plus de respect de l’environnement.
Dimension socioculturelle : il existe des dispositifs relatifs à l’apprentissage d’un esprit
critique. Faire attention à la formulation.
Dimension économique :
Les élèves sont sensibilisés aux questions financières lorsqu’ils mettent en place des projets
dans l’école, comme planter des arbres.
Il est possible de soutenir et d’avancer avec les écoles sur cette dimension.
Concernant Les dispositifs 49, 55, 56 « entreprendre autrement », cela existe déjà. Par
exemple, l’économie sociale est traitée par l’ASBL Les Jeunes Entreprises et un grand
nombre de mini-entreprises sont des entreprises à finalité sociale.
Remarque générale : on met beaucoup sur le dos de l’école.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
45
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Dans le « décret Missions », les contenus ne sont pas strictement définis, il y a de la place. Il
ne faut pas nécessairement passer par une révision des décrets, plutôt exploiter l’existant.
Etienne Jockir
Les décrets « Missions » et « citoyenneté », même s’ils sont améliorables, offrent une base
de travail intéressante, qu’on n’a pas encore suffisamment exploitée. L’école est centrée sur
les apprentissages de base gagne à redécouvrir la richesse de ces deux décrets. Et c’est là
que l’apport d’autres acteurs est important. Les textes le permettent.
Sébastien Duez : les mesures 6, 7, 13 ne sont pas dans la bonne logique.
4. Questions/réponses
Questions
- En ce qui concerne le cadre législatif sur les CBE, EVRAS et PAA (Point d’appuis
assuétudes),
Confusion entre décret et arrêté dans les mesures proposées? On pense
plutôt à des arrêtés d’application des décrets existants qu’à la création de
nouveaux décrets (sur CBE, EVRAS…).
Qu’en est-il de la parole des jeunes dans les écoles ? On a beaucoup parlé
des droits des enseignants mais peu de la parole des jeunes. L’école est un
lieu peu démocratique et inégalitaire. Il y a un protectionnisme de l’école.
Difficulté de mettre en place les dispositifs EVRAS (peur des enseignants de
parler de ces sujets-là). On laisse un droit à l’enseignant de décider des
grands enjeux.
Le secteur associatif remplit pour l’instant les missions que l’école refuse de
prendre.
- Il est nécessaire d’apprendre à se connaître, entre enseignants, élèves et monde
associatif, et mieux connaître son environnement.
Quand on se connaît, on arrive à compter les uns sur les autres. S’assurer que les
acteurs de première ligne aient des contacts avec des acteurs de seconde ligne. On ne
peut pas demander à quelqu’un de savoir tout sur tout. Le poids administratif est lourd
également.
- Dans le décret relatif à l’Aide à la Jeunesse, on parle bien une orientation des jeunes par
les AMO, mais pas uniquement au niveau scolaire.
- Quid de la formation initiale des enseignants et des programmes scolaires comme leviers
pour introduire l’ErE à l’école par le biais des professeurs ?
- Comment le décret citoyenneté est-il mis en œuvre concrètement sur le terrain ?
- Problème des financements : les financements sont aux Régions pour des activités
relevant de l’éducation. Quelles idées ?
Réponses d’Etienne Jockir
Toutes les préoccupations de ce GT sont connues et ont déjà été émises.
La parole des jeunes est une question fondamentale. Comment fait-on, à l’école et ailleurs,
pour que la parole des jeunes soit prise en compte ? Ce GT pourrait s’attarder sur la
question et identifier des propositions concrètes et opérationnelles.
L’école a tout à gagner à être davantage attentive à la parole des jeunes. Meilleur
accrochage scolaire, meilleure réussite…même si c’est difficile à construire dans les réalités
de l’école d’aujourd’hui.
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
46
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
Le risque est d’avoir une personne (le Pouvoir organisateur ou la direction) qui monopolise
de la parole sur des sujets sensibles (tels que l’EVRAS, ou les PAA). Il convient donc de
travailler en équipe, avec des partenaires scolaires et non-scolaires. Et c’est la responsabilité
de l’équipe éducative.
Il existe des lieux où le débat est possible: conseil de participation, projet d’établissement…
Il faut faire vivre ces lieux ! Cela implique une formation des adultes et des jeunes
(apprendre à créer un projet commun respectant les diversités).
Le secteur associatif est utile car il interpelle l’école. Mais attention à la manière de le faire
car il risque de susciter une réaction de repli.
Partir du vécu des enseignants est fondamental.
Former les enseignants ? La formation initiale dépend d’un autre ministre (enseignement
supérieur). La formation continuée est assez indépendante et dépend des associations. Les
programmes, quant à eux, dépendent des réseaux.
Il faut travailler sur les transversalités, qui agiront sur des niveaux différents. Si les gens se
connaissent mieux, on pourra trouver de meilleures articulations, mais il faut plus que de la
bonne volonté.
Les services sont parfois en concurrence. Cela nécessite une clarification institutionnelle des
missions des différents acteurs (PMS, CBE, Promotion de la Santé à l’école (PSE), etc..),
construite à partir des réalités locales.
Un autre point est de valoriser un certain nombre d’articulation qui émerge comme étant
constructive.
Si on peut, là où on est, partant du monde des jeunes, comment donner des lignes de force
illustrées par différentes mesures ? Dire : « nous avons tout à gagner à prendre en compte la
parole des jeunes » n’est pas anodin.
Comme le jeune doit s’approprier le vocabulaire de l’entreprise, l’entreprise doit aussi
s’approprier le vocabulaire des jeunes.
La question des financements est une question éminemment politique.
Si l’objectif est de multiplier le nombre d’activités et que le financement en dépend, on est
face à une contradiction avec les objectifs de l’école d’abord soucieuses de la qualité, de la
préparation, du suivi… Dans un but éducatif, on pensera à l’articulation entre ceux qui sont là
de façon permanente et ceux qui viennent ponctuellement.
Les objectifs ne sont pas les mêmes. Comment créer les modalités de collaboration
institutionnelles qui soient respectueuses des missions des uns et des autres ? Il y a des
intérêts d’efficacité à court terme (une législature) et des missions éducatives à long terme.
Ex. : les politiques de santé FWB-Provinces-Régions.
Les logiques des Administrations, les délais, les modalités de subventionnement et
d’évaluation sont très différentes entre communautés et régions.
Réactions de Joëlle van den Berg
Insiste sur le besoin de transversalité et de donner la parole des jeunes
Réponses de Stéphane Houbion
Il y a des obligations décrétales, mais le décret prévoit d’aller voir à l’extérieur. Les alliances
éducatives sont un moyen gagnant-gagnant de ne pas devoir se former sur tous les sujets.
Bonnes pratiques dans les écoles ? Cela dépend du PO et de la direction. En effet, ce n’est
pas toujours possible de donner un local aux délégués, tous les directeurs ne libèrent pas
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
47
GT5 – Rapport de synthèse – 7/06/2012
des heures pour des projets citoyens et toutes les écoles n’appliquent pas le décret sur le
terrain (les conseils de participation n’existent que sur papier). Les enseignants sacrifient du
temps (midi, pause récré) pour accompagner les délégués. Ces conditions ne sont pas
faciles.
Pistes :
• Ecrire et faire la proposition d’activités à l’attention du conseil de participation de
l’école (touche élèves, profs, parents, direction).
• Apporter des éléments de réponse à la question « qu’est-ce que j’y gagne ? » (par
ex. un meilleur climat scolaire).
Plan Jeunesse 12 – 25 ans / GT 5 / Interventions d’experts
48