L`EDUCATION ARTISTIQUE EN VAUCLUSE, L`exemple du cirque

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L`EDUCATION ARTISTIQUE EN VAUCLUSE, L`exemple du cirque
L’EDUCATION ARTISTIQUE EN VAUCLUSE,
L’exemple du cirque
Synthèse de la rencontre
organisée par l’addm Vaucluse en partenariat avec Circollectif 84
samedi 18 octobre 2008 au Claep à Rasteau
Éducation artistique en Vaucluse,
l’exemple du cirque
Les participants
Le contexte
1. Le cadre réglementaire
A. La circulaire interministérielle du 29 avril 2008
B. L’organisation des temps de travail à l’école : les trois temps de l'élève
2 . Les dispositifs de l’Education nationale pour l’éducation artistique
et culturelle
A. L’enseignement de l’histoire des arts
B. Le développement des pratiques artistiques à l'école et en dehors de l'école
C Les réactions des participants
3 . Le projet annuel d’établissement et son volet culturel
A. L’accompagnement éducatif
B. L’aide personnalisée aux élèves
C. Financements
D. Les réactions des participants
4 . Formation et agrément pour les projets
A. Un plan de formation professionnelle en direction des enseignants et des artistes
B. Le cadre de l’Inspection Académique
5. Le point de vue des acteurs
A. Les circassiens
B. Les pédagogues
Questions en forme de CONCLUSION
Les participants
Modératrice
Lyliane Dos Santos, Directrice de l’addm Vaucluse
Intervenants
Françoise Bartissol Conseillère pour l’éducation culturelle et artistique, Direction Régionale des
Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur – DRAC PACA
Célia Bohin Chargée de mission à l’action culturelle à l’Inspection Académique de Vaucluse,
représentant M. Cayla
Bernard Mathieu, Conseiller Technique Départemental en Éducation Physique et Sportive,
Inspection d’Académie de Vaucluse
Lionel Charon, Directeur de l’école élémentaire des Taillades (84)
Benjamin Gorlier, Directeur de l’école de cirque La Loly Circus, président du Circollectif84.
En présence de :
Michel Tamisier, Président de la Commission Culture du Conseil général de Vaucluse, Président
de la Fédération Arts vivants et département, Président de l'addm Vaucluse
Des Membres du Circollectif84 : École Les pieds en l’air - Emmanuelle Peyre, Stéphane Ode,
Isabelle Alexandre / École La Loly Circus - Stéphane Gorlier, Florian Méheux, Mélanie Paccoud /
Ecole Galipette - Ellinor Kling, Marianne Soto / Ecole Cirk’Mosphère - Bruno Bily, François
Brunel, Rénata Carquejo, Antoine Prost, Rémy Villetelle / Ecole Ska Barré - Andi Goodwin,
Aurélie Milési, Lucie Saussol / Ecole Moulinette - Muriel Ducourneau / Ecole Maison pour tous
Champfleury - Marion Prévost.
Laurent Bougaut et Lucien Maillan, Font’Art
Florent Fodella, FREC 1 Méditerranée et Alain Faivre de la FFEC 2
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FREC : Fédération régionale des écoles de cirque
FFEC – Fédération française des écoles de cirque
L’éducation artistique en Vaucluse,
l’exemple du cirque
Le contexte
En 1999, les deux ministères de la Culture et du Sport ont signé avec la FFEC un accord-cadre de
collaboration. La charte de qualité de l’enseignement des arts du cirque annexée souligne
l’importance de la compétence artistique et pédagogique des intervenants3.
En Vaucluse, le Circollectif84, structure nouvelle sur ce territoire, a un rôle majeur pour les Arts du
Cirque. Le Département veut contribuer à la vitalité de cette structure afin que les écoles de cirque
déploient leurs activités en Vaucluse.
Les différentes associations qui composent Circollectif84 s’investissent dans l’éducation artistique,
c’est-à-dire à la fois dans le développement personnel des enfants, le développement culturel et la
vie collective d’un territoire.
Cette rencontre professionnelle s’inscrit sous l’angle de l’éducation artistique et des atouts des arts
circassiens. Elle permet d’aborder les outils méthodologiques du montage d’un projet et les
dispositifs portés au sein de l’Éducation Nationale ; elle démêle la difficulté de lecture entre les
temps scolaires et hors temps scolaire ; elle cherche à interroger la place de l’éducation artistique
par rapport aux enseignements obligatoires, à croiser les initiatives et les projets du terrain avec les
représentants des institutions.
Pour ceux et celles qui sommes réunis lors de cette journée de réflexion, il s’agit aussi de travailler
à la reconnaissance des diplômes et à la reconnaissance du cirque en tant que discipline artistique.
1. Le cadre réglementaire
A. La circulaire interministérielle du 29 avril 2008
L’éducation artistique et culturelle est une des priorités du Ministère de l’Éducation Nationale dès la rentrée
2008. L’éducation artistique et culturelle a vocation à toucher l’ensemble des élèves, de l’école primaire au
lycée, tant dans la connaissance que dans la pratique.
La circulaire interministérielle du 29 avril 20084 précise les axes de travail pour son développement.
On y retrouve :
- l'enseignement de l'histoire des arts,
- la pratique artistique,
- la rencontre avec les œuvres et la fréquentation des lieux culturels,
- la
formation
des
enseignants
et
le
développement
des
ressources
(www.education.arts.culture.fr)
Cette circulaire a été signée par le ministre de l’Education nationale, la ministre de l’Enseignement
supérieur et de la recherche, le ministre de l’Agriculture et de la pêche, et la ministre de la culture et
de la communication.
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Documents consultables sur www.ffec.asso.fr
Circulaire publiée au bulletin officiel de l'Education nationale du 8 mai 2008 – à consulter sur : www.education.gouv.fr
La circulaire est consultable dans son intégralité sur www.education.gouv.fr :
B.O n° 19 du 8 mai 2008) / enseignements élémentaire et secondaire / page 925
B. L’organisation des temps de travail à l’école : les trois temps de l'élève
Le temps scolaire : s’inscrit dans les horaires d’école, pendant le temps où l’enseignant est avec
ses élèves (8h30 – 11h30 / 13h30 – 16h30).
Le périscolaire : c’est le temps juste avant et juste après la classe (entre 7h45 et 8h30 / 11h30 et
13h30 / 16h30 et 18h00). Lors de ces créneaux horaires, l’enseignant n’est pas forcément présent.
La responsabilité de l’établissement, des chefs d’établissements, des directeurs, des enseignants
est engagée. Ce temps périscolaire doit être lié aux actions faites en classe et au projet culturel de
l’école.
Le hors temps scolaire : pendant lequel les enseignants peuvent accompagner les élèves. Le lien au
contenu de l’enseignement est plus libre. Les responsabilités ne sont pas engagées de la même
manière (mercredi, semaines rousses, semaines vertes…).
Le temps scolaire permet une action démocratique. Tous les enfants de la classe, voire de l’école, sont
concernés par l’action artistique.
En temps périscolaire et hors temps scolaire, seule une partie des élèves participent au(x) projet(s).
Un projet avec des objectifs d’apprentissage peut se situer dans le temps scolaire. Les arts
circassiens induisent-il forcément d'être en périscolaire ? Comment peut-on se situer en temps
scolaire avec un projet circassien ?
2 . Les dispositifs de l’Education nationale pour l’éducation artistique et
culturelle
A. L’enseignement de l’histoire des arts
Il est volontairement appelé « histoire des arts » pour englober toutes les formes d’art. Les arts du
cirque sont classés dans la catégorie générale « arts du spectacle vivant » au même titre que le
mime, le spectacle de rue, les marionnettes, le théâtre. Dans ce cadre, les enseignants de la
maternelle jusqu’à la terminale doivent enseigner cette matière protéiforme en concertation les uns
avec les autres. Il sera validé aux examens par une épreuve « histoire des arts » (Brevet des
Collèges et Baccalauréat). Une épreuve obligatoire au brevet des collèges est créée à compter de la
session 2010.
Avant la circulaire, l’histoire des arts existait en primaire, mais était intégrée à l’histoire et la géographie. Un
parallèle était fait avec l’architecture, l’œuvre… Maintenant, elle est libellée en tant que tel et planifiée, dans
le cycle 2, sur 20h annuelles.
Une des incitations de l’enseignement « histoire des arts » est le travail pluridisciplinaire entre des
enseignants de disciplines qui habituellement se rencontrent peu.
La mallette pédagogique proposée en 1er degré par l'addm Vaucluse permet d’aborder le cirque de
manière transversale : l’histoire du cirque, l’acquisition du vocabulaire technique, l’univers du
cirque, le dessin, la vie en communauté…
B. Le développement des pratiques artistiques à l'école et en dehors de l'école
L’objectif est d’arriver à développer la pratique artistique de l’élève. « Le contact direct et régulier
avec les œuvres, l’approche technique de la création et l’échange avec des artistes et des
professionnels de la culture doivent susciter des démarches créatives originales dans lesquelles
les élèves pourront réinvestir leurs connaissances »5 comme le souligne la circulaire. Les actions
menées dans une logique démocratique doivent toucher l’ensemble des élèves.
L’acquisition d’une culture artistique et culturelle est un véritable apport pour la réussite du
parcours scolaire de l’élève, notamment dans les zones défavorisées (socialement ou
géographiquement). Cette proposition faite aux élèves est présentée comme un temps d’innovation,
de créativité et de liberté.
L’un des objectifs de l’enseignement « histoire des arts » est de rendre effectif le travail
pluridisciplinaire à l’école. Les nouvelles circulaires incitent à plus de transversalité entre les
enseignants qui seront à la recherche de thématiques et de disciplines artistiques communes, leur
permettant de travailler de manière constructive. Le cirque permet ce travail fructueux en créant des
ponts entre différentes disciplines.
Une autre préconisation importante de cet enseignement est le contact direct avec des artistes et
des spectacles, permettant un véritable échange avec le terrain et une découverte du monde
circassien. Le partenariat entre intervenants, artistes et pédagogues est indispensable pour
développer une approche de l’histoire des arts, inscrite dans une pratique.
C . Les réactions
Les écoles de cirque présentes ont rarement participé à des projets transversaux au collège. Un professeur
de mathématique conçoit de temps à autre un projet sur le cirque mais c’est principalement le professeur
d’éducation physique et sportive (EPS) qui porte ce type de projet. Il fait travailler les élèves sur
l’entraînement physique et à la virtuosité du corps en ajoutant la participation, souvent bénévole et réduite,
d’un professeur d’Arts Plastiques qui réalisera quelques décors.
À l’école, les enseignants disposent d’une liste de références où sélectionner les éléments à faire découvrir
aux enfants pendant les années du primaire. Parmi ces éléments, il y a au moins une première découverte
d’un spectacle de cirque.
Pour les collèges et lycées, il existe plusieurs thématiques transversales dans lesquelles le cirque
peut s’intégrer : entraînement et virtuosité physique du corps dans son lien avec les arts, et une
rubrique très générale qui s’appelle « art, culture, création ».
Parfois, les enseignants d’EPS sont considérés à part par leurs collègues car ils ne travaillent pas dans les
salles de classe. Dans les collèges, cette petite « brèche » peut permettre de mieux faire connaître les arts
du cirque dans leur diversité d’approche.
Le temps d’EPS sur l’année est de 108 heures. Il en est de même pour l’éducation artistique, toutes
disciplines confondues (arts plastique, musique, etc), y compris les 20 heures d’histoire des arts. Le
cirque entre souvent par le volet sport car celui-ci est très structuré (UFOLEP6, UNSS7…).
6
7
UFOLEP : Union Française des Oeuvres Laïques d'Education Physique
UNSS : Union Nationale du Sport Scolaire
3. Le projet annuel d’établissement et son volet culturel
À partir de septembre 2009, dans le 1er degré (écoles primaires) comme dans le 2e degré (collèges
et lycées), tous les établissements ont l’obligation d’un volet culturel précis dans leur projet annuel
d’établissement. Il était déjà obligatoire dans les écoles, sans avoir jamais été mis en place partout.
Il est réaffirmé de façon très volontariste avec cette dernière circulaire.
Ce volet culturel doit avoir sa propre cohérence et refléter la démarche collective d’un
établissement. Il doit également aller vers des partenariats pérennes : il envisage des projets
triennaux avec les structures de proximité qui sont impliquées sur des territoires, de façon à
développer des réseaux entre les partenaires culturels, et entre les différents établissements
scolaires en présence, publics et privés.
Rappelons que le projet d’école concerne toutes les classes, alors que l’aide personnalisée et
l’accompagnement éducatif ne touchent qu’une partie des élèves.
Ce dispositif se met en place avec quantité d’interrogations de la part des enseignants et des
intervenants.
Il peut être intéressant cependant, s’il arrive à être porté efficacement par l’ensemble des
partenaires concernés : artistes, pédagogues et acteurs de la vie sociale et culturelle d’un territoire
donné.
A. L’accompagnement éducatif 8
À partir de cette année, tous les collèges et certaines écoles mettent en place l’accompagnement
éducatif pour les élèves qui sont le soir en étude (8h / semaine). Il comporte trois axes : la
« remédiation » scolaire, le sport, la culture ; il concerne tous les élèves du CP au CM2 ainsi que les
collégiens.
Ce nouvel accompagnement éducatif peut être une opportunité, notamment dans les collèges, pour
rencontrer des équipes d’enseignants, créer du lien avec eux, mettre en place des activités qui
peuvent ensuite se poursuivre sous d’autres formes. L’accompagnement éducatif se met en place
pour le secondaire et pour les écoles qui sont dans un dispositif ZAR (Zone Ambition Réussite),
nouvelle terminologie pour désigner les anciennes ZEP (Zone d’Education Prioritaire). Ce dispositif
doit se mettre en place en 2009 pour toutes les écoles.
Les enseignants volontaires pourront toucher des heures supplémentaires pour assurer une
animation de ces moments. Pour les disciplines strictement artistiques, l’Education Nationale
finance à 100%. Même si sur le principe les interventions d’artistes sont rémunérées, les modalités
restent à définir.
Question :
Plus de renseignements : http://www.ia84.ac-aix-marseille.fr Rubrique « accompagnement éducatif » - lettre de
cadrage, guide méthodologique et documents.
8
Pour les pratiques liées au sport, il peut y avoir un financement conjoint de l’Education Nationale et
de la Direction Départementale du Ministère de la Jeunesse et des Sports (DDJS). Pour le cirque,
peut-être peut-il y avoir ce type de double financement ?
B. L’aide personnalisée aux élèves à l’école primaire 9
Les élèves qui rencontrent des difficultés dans leurs apprentissages peuvent bénéficier, au-delà des 24
heures d’enseignement obligatoire, d’une aide personnalisée pouvant aller jusqu’à deux heures par
semaine, selon des modalités définies dans le projet d’école.
C. Financements
Les activités cirque s’inscrivent en volet culturel ou sportif. La participation des associations
sportives dans le volet sportif de l'accompagnement éducatif est coordonnée et soutenue par la
DDJS de Vaucluse en relation avec l’Inspection Académique. Les interventions des clubs dans la
mise en œuvre du dispositif sont financées dans le cadre du Programme National de
Développement du Sport (PNDS) par le Centre National pour le Développement du Sport (CNDS).
Le PNDS permet ainsi de redistribuer de l’argent au profit de l’accompagnement éducatif auprès des
personnels qui disposent d’une qualification ouvrant droit à une rémunération, comme le précisent
les textes de loi sur le sport.
Au titre de l’Education nationale, les volets culturels sont expertisés désormais à partir de
l’application informatique mise en place par le rectorat. Les établissements n’ayant pas intégré de
volet culturel ne verront pas leur enveloppe renouvelée.
Dans le cadre du volet culturel du projet d’établissement, les collèges et lycées reçoivent une
enveloppe financière proportionnelle au nombre d’élèves. Les chefs d’établissements en auront la
gérance pour le financement des projets initiés par les équipes éducatives.
D. Les réactions
Depuis une dizaine d’années, les enveloppes budgétaires globales pour les projets ont été réduites
de moitié. À l’inverse, on voit naître de plus en plus de projets culturels mis en place par les
professeurs des écoles : c’est la politique de formation des professeurs qui porte ses fruits Si bien
que d’un côté, les écoles rencontrent des difficultés à monter des projets ; et de l’autre, il existe des
potentialités pour inscrire des activités cirque durant l’accompagnement éducatif.
La plupart du temps, les écoles qui forment des projets se tournent vers les structures présentes :
associations, SOU des écoles 10, APE (Association des Parents d’Élèves), mairie ou OCCE (Office de
Coopération Centrale à l’École) ; et elles demandent une subvention à leur partenaire immédiat.
L’école n’ayant pas d’existence juridique, l’OCCE devient une association - relais lors de
l’attribution de subvention. Des actions complémentaires, lotos, fêtes d’école et soirées, participent
à la levée de fonds.
Les projets sont souvent mal montés ou peu construits, d’où l’importance de projets triennaux qui
installent l’action sur du long terme et la réflexion en lien avec la vie de l’établissement.
Pour assurer l’animation de ce temps périscolaire, les enseignants volontaires cumulent des heures
supplémentaires. La question de la rémunération des intervenants artistiques est posée de façon
cruciale.
Le sou des écoles est une association souvent composée de parents d’élèves et d’instituteurs L’objectif est de récolter des
fonds pour offrir aux enfants des activités culturelles et sportives, une participation aux classes vertes…
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4 . Formation et agrément pour les projets
A. Un plan de formation professionnelle en direction des enseignants et des artistes
Afin de rendre les dispositifs lisibles et d’aider les établissements scolaires à écrire ce volet
culturel, la DRAC, en partenariat avec l’Éducation Nationale, met en place des formations
d’établissements afin de donner les clefs du montage et de la mise en œuvre d’un projet culturel
d’établissement cohérent, concernant l'ensemble du personnel de l'établissement. Les structures
culturelles, partenaires possibles du volet culturel, peuvent intervenir lors de ce type de formations.
Elles pourront être force de propositions. L'objectif de ces échanges est d'enrichir le dialogue et par
conséquent le contenu artistique et pédagogique des projets.
La formation continue des enseignants du 1e degré
Les Inspections Académiques proposent des modules de formation qui vont être mis en place au
sein des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) dans le cadre de la formation
continue.
La formation des établissements du 2e degré pour la mise en place du volet culturel
La Délégation Académique à l’Action Culturelle propose, en collaboration avec la DRAC, des
formations inscrites au Plan Académique de Formation. Elles s’adressent au personnel des écoles
et ont pour objectif d’apporter un volet culturel cohérent sur un territoire. Des stages mixtes
réunissent pendant trois jours enseignants et intervenants artistiques ou professionnels de la
culture, pour une réflexion commune.
A qui s'adresser ?
Pour les formations proposées dans le Plan académique de Formation du Rectorat
Christophe Roque, chargé du théâtre
et Chantal Ohanessian, déléguée académique à l’action culturelle auprès du
Recteur
Rectorat d’Aix-en-Provence - Délégation Académique à l’Action Culturelle
Place Lucien Page - 13 100 Aix-en-Provence
tel : 04 42 95 29 44
Pour les formations conjointes - public mixte : enseignants et professionnels de
la culture
La participation a ses formations se fait sur invitation de la DRAC.
Françoise Bartissol,
Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur
Service éducation culturelle et artistique
23 bd du Roy René - 13617 Aix en Provence Cedex
tel : 04 42 16 14 51 – mail : [email protected]
IUFM d'Avignon
140 roue de Tarascon BP 871 - 84083 Avignon Cedex 2 - tel : 04.90.13.56.56
mail : [email protected]
B. Le cadre de l’Inspection Académique
L'acquisition de compétences pour l'enfant
Deux éléments sont à mettre en rapport avec les objectifs de l’école : le rythme de l’enfant et le volet
éducation artistique.
Sur le temps de l’enseignement, il s’agit pour les enfants d’acquérir un socle commun de
compétences à la fin des cycles 2 et 3. Les objectifs sont portés par les disciplines. L’EPS et les arts
sont des supports pour développer les savoir-faire et les compétences de l’enfant.
Plus on va vers le hors temps scolaire, plus on vise l’épanouissement, l’enrichissement de l’enfant.
Les nouveaux dispositifs permettent plus d’ancrage, avec en principe des moyens à la hauteur.
Les qualifications et agréments professionnels
Toute intervention d’une personne extérieure à l’école doit faire l’objet d’une procédure
d’agrément : qualification des personnes donnant droit à ouverture d’une rémunération ; descriptif
de l’action et de ses modalités de fonctionnement. L’agrément, délivré pour une année sur le projet,
valide l’action et les personnes qui l’encadrent.
Pour l’institution, la demande doit émaner de l’école et les enseignants doivent se rapprocher des
partenaires. La responsabilité de l’action est répartie sur l’enseignant et la structure culturelle. Le
contrat de collaboration doit être soumis à l’Inspecteur d’Académie, avec une demande d’agrément
en fonction du projet et de la qualification des personnes.
Il existe deux types de qualification donnant droit à rémunération pour les intervenants extérieurs :
- le diplôme pour le volet sportif : éducateur territorial des activités physiques et sportives ETAPS, Brevet d’Etat spécifiques, Brevet Professionnel Jeunesse, Éducation Populaire,
Sport – BP JEPS cirque, DEUG Sciences et techniques des activités physiques et sportives Staps…)11
- l’attestation de compétence délivrée par la DRAC, partenaire qui permet d’identifier les
ressources humaines habilitées à intervenir dans le domaine artistique.
Le Diplôme d’Etat Cirque n’existant pas, une équivalence est accordée au titulaire du BP JEPS. Le Brevet
d’Initiation aux Arts du Cirque- BIAC est un diplôme fédéral qui n’est pas pris en compte comme
qualification mais il y a une tolérance pour sa reconnaissance. En principe, le BIAC ne peut être validé que
par les écoles membres agréées de la FFEC.
L’attestation de compétence de la DRAC est garante de la qualité des intervenants et du contenu du
projet. Elle est obligatoire à toute personne n’ayant pas les diplômes adéquats et souhaitant
intervenir au sein d’une école. L’attestation est délivrée en lien avec les autres responsables
sectoriels de la DRAC (théâtre, danse, musique).
Pour chaque projet, les artistes doivent envoyer un curriculum vitae et les documents attestant de
l’expérience et du parcours artistique et pédagogique, la description du projet artistique et le projet
de l’école. S’ils sont amenés à travailler sur plusieurs projets dans divers établissements, un seul
dossier sera finalisé avec la liste de tous les projets en milieu scolaire, en précisant pour chacun la
teneur de l’aspect artistique et pédagogique.
Code du sport - ordonnance du 23 mai 2006 et décrets du 24 juillet 2007 pour les parties législative et réglementaire, et
achevée avec l'arrêté du 28 février 2008 relatif à la partie « Arrêtés »
11
5. Le point de vue des acteurs
Les institutions ont directement la charge de l’application des circulaires, mais la difficulté à relier
les dispositifs entre eux est évidente. Comment les écoles de cirque rentrent-elles dans les cadres
de ces projets d’école ? Et comment l’école construit-elle ses projets ?
Les réponses apportées et les questionnements permettent de mesurer les écarts et de clarifier la
démarche des acteurs en présence.
A / le point de vue des circassiens
Les écoles de cirque remarquent qu’il est rare jusqu’à présent de pouvoir anticiper le montage d’un
projet d’une année sur l’autre, parce que les enseignants ne savent pas s’ils vont avoir les mêmes
classes et s’ils vont rester dans le même établissement. Il est aussi difficile de monter les projets
dans les calendriers complexes de l’administration, ce qui ajoute à la lourdeur des dispositifs. De
sorte que la pérennisation des projets a fait défaut jusqu’à présent.
La présentation des nouveaux dispositifs présente également une grande complexité, qui est
relevée par les acteurs circassiens en présence.
B / celui des pédagogues
sur le montage du projet d’école
L’avantage d’un volet culturel de trois ans, inscrit au projet d’école, est de fixer les grandes lignes
d’action, déclinables d’une manière différente chaque année. Les nouveaux instituteurs qui
intègrent l’école par le biais du mouvement – ceux qui sont nommés, ceux qui partent, les mi-temps,
les quarts de temps, les 80%, les 75% – peuvent s’y inscrire plus facilement.
Cependant, les professeurs des écoles sont un peu circonspects devant le télescopage de plusieurs
dispositifs et la perte de 108 heures d’enseignement.
sur la fonction de directeur d’école et le financement
À propos de l’autonomie des établissements : le directeur d’une école primaire n’est pas un chef
d’établissement. Le primaire et le secondaire ont des fonctionnements complètement différents. Il y
a un directeur d’école primaire, maternelle et élémentaire, mais il n’y a pas de chef d’établissement
(car il n’y a pas d’ « établissement » au sens juridique du terme).
Ce qui fait que l’école en tant que telle ne peut ni financer les projets, ni rémunérer des
intervenants ; d’où l’intérêt de passer par des associations relais.
Questions en forme de conclusion
Est-il possible d’aller vers une Convention Départementale d’Éducation Artistique et Culturelle pour
un projet concernant la danse et le cirque ?
Elle pourrait comporter une charte qui définisse et clarifie les engagements réciproques de tous les
partenaires concernés : Éducation Nationale, DRAC, Département, Circollectif84, la FREC, la FFEC,
voire le CFMI…
En partageant et en mutualisant les dynamiques de chacun, il s’agira ainsi de rendre les acteurs
opérationnels sur leur projet commun, via l’élaboration de critères communs d’évaluation.
De telles conventions existent déjà au niveau académique, et le rectorat y est favorable.