Synthèse de l`Observatoire institutionnel de l
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EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:12 Page1 L’intercommunalité des villes moyennes Observatoire - Synthèse EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:12 Page2 L’intercommunalité des villes moyennes Observatoire - Synthèse EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:12 Page3 Avant-propos et observatoire analyse les ressources fiscales et les dotations des EPCI des villes moyennes, et, dans une vision consolidée, élargit l’analyse de ces territoires à la répartition entre les groupements de communes, leurs villes centre et les autres communes membres de ces flux financiers. Couvrant de manière synthétique la période 2011-2012 pour les données relatives à la fiscalité directe locale, et 2012-2013, pour les données relatives au fonds national de péréquation des ressources communales et intercommunale (FPIC), aux dotations composant la DGF et à leurs critères, cet observatoire constitue une photographie de la situation de l’intercommunalité des villes moyennes après réforme de la taxe professionnelle et au moment où se met en œuvre un système de péréquation horizontale des ressources à l’échelle nationale (FPIC). C Sommaire 1 Des villes moyennes centres de communautés d’agglomération 2 2 Les caractéristiques fiscales de ces territoires 6 2.1 Une inégale pression fiscale au sein des intercommunalités des villes moyennes en matière de taxe d’habitation 6 2.2 La part économique des bases de taxe sur les proprietés de foncier bâti vecteur d’une différenciation des ressources de tfb dans les intercommunalités des villes moyennes 9 2.3 De la taxe professionnelle aux nouveaux impôts économiques (cfe, cvae, ifer et tascom) : une diversification de l’imposition des entreprises 12 2.3.1 la CFE 12 2.3.2 la CVAE, les IFER et la TASCOM 15 3 Les données de situation 3.2 La dotation d’intercommunalité des communautés des villes moyennes 22 Ce travail a été réalisé sous la direction d’Eric JULLA par le cabinet Ressources Consultants Finances pour la Fédération des Villes Moyennes. 24 3.3.1 LES CONTRIBUTIONS AU FPIC 24 3.3.2 L’ATTRIBUTION 25 3.3.3 L’IMPACT NET DU FPIC POUR LES INTERCOMMUNALITÉS DES VILLES MOYENNES 1 Pour produire cet observatoire, nous utilisons les données compilées dans les bases de données du Ministère des Finances (« base REI ») pour les éléments fiscaux et du Ministère de l’Intérieur (« base DGF »). A la date de réalisation de cet observatoire (octobre 2013), seules les années 2012 (pour la fiscalité directe locale) et 2013 (pour les dotations) sont disponibles. 18 3.1L’intercommunalité des villes moyennes n’a pas (encore ?) réussi a harmoniser la fiscalité locale par rapport aux capacites contributive des habitants 18 3.3 fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (fpic) Cet « arrêt sur image » sur la période récente, donne donc la première photographie de l’évolution du nouveau panier fiscal issu de la réforme de la taxe professionnelle, chaque territoire étant observé par rapport aux moyennes constatées sur l’ensemble du panel (les intercommunalités des villes moyennes centre). Cet observatoire entre 2012 et 2013 (pour les dotations et leurs critères ainsi que pour le FPIC) est également l’occasion d’observer au sein même des territoires mais aussi par rapport aux moyennes du panel national l’évolution du FPIC entre sa première et sa deuxième année d’application. 26 RESSOURCES CONSULTANTS FINANCES SOCIÉTÉ D'ETUDE, RECHERCHE ET PROSPECTIVE EN FINANCES LOCALES 8 rue Jules de Rességuier - BP 60813 31008 TOULOUSE Cedex 6 TEL. 05.62.47.47.20 - FAX 05.62.47.47.21 [email protected] EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:12 Page4 1 DES VILLES MOYENNES CENTRES DE COMMUNAUTÉS D’AGGLOMÉRATION Cet observatoire, consacré à l’observation des moyens situés dans le territoire couvert par les intercommunalités des villes moyennes, et sur les écarts pouvant exister entre villes moyennes centres de ces groupements et leurs communes périphériques prend en compte 140 groupements représentant 145 villes moyennes. En effet, 5 d’entre eux associent chacun deux villes moyennes : • La communauté d’agglomération Creilloise (Creil et Nogent sur Oise) • La communauté d’agglomération de l’Artois (Béthune et Bruay la Buissière) • La communauté d’agglomération de Lens-Liévin • La communauté urbaine du Creusot-Montceau les Mines • La communauté d’agglomération du territoire de la Côte Ouest, située dans le département de la Réunion, et associant le Port et la Possession. Ces 140 territoires sont majoritairement des communautés d’agglomération (112 sur 140 associant en moyenne 22 communes) et regroupent environ 80 500 habitants agglomérés autour d’une ville moyenne centre de 37 614 habitants et de communes périphériques de 2 172 habitants en moyenne. Les villes centre représentent 46,8% de la population de ces intercommunalités dans lesquelles vivent 11,3 millions d’habitants. Données moyennes 2013 FVM P op ville centre P op moyenne autres communes P op E P C I P oids ville centre dans l'E P C I T aille de l'échanƟůůon Nombre moyen de communes CA 40 638 2 322 88 347 4 6 ,0 % 112 22 C C FA 21 215 1 458 37 466 5 6 ,6 % 7 12 C C FPU maj. 23 101 820 37 542 6 1 ,5 % 15 19 C UFA 39 772 11 335 85 113 4 6 ,7 % 1 5 C UFPU 38 064 1 556 84 751 4 4 ,9 % 3 31 Métropôle 0 0 0 0 ,0 % 0 0 SAN 32 748 11 312 100 620 3 2 ,5 % 2 7 EchanƟůůon 37 614 2 172 80 435 4 6 ,8 % 140 21 P op ville centre P op moyenne autres communes P op E P C I Nb E P C I Nb moyen de communes 53 659 3 614 119 915 4 4 ,7 % 213 19 3 100 468 9 206 3 3 ,7 % 1100 14 Données moyennes France enƟère 2013 CA C C FA C C FPU maj. P oids ville s iège dans l'E P C I 5 132 770 15 313 3 3 ,5 % 1123 14 C UFA 93 440 5 923 143 785 6 5 ,0 % 2 10 C UFPU 253 001 9 108 534 642 4 7 ,3 % 13 32 Métropôle 347 105 4 242 537 998 6 4 ,5 % 1 46 22 139 8 260 61 374 3 6 ,1 % 4 6 9 981 1 083 24 791 4 0 ,3 % 2456 15 SAN TO TA L Tant la taille de la ville-centre (37614 habitants contre 9981 pour la moyenne dans toutes les intercommunalités françaises) que celle de l’EPCI (80435 habitants contre 24791 en moyenne nationale) constituent des facteurs caractéristiques de l’intercommunalité des villes moyennes. Il en est d’autres qui peuvent conduire à qualifier le phénomène intercommunal des villes moyennes de spécifique : la taille des communes agrégées autour de la ville-centre (2172 habitants contre 1083 habitants en moyenne nationale) ne se situe pas dans une même amplitude que celle des villes-centres (1 à 2 environ, contre 1 à 3,75 pour les villes-centres). Dès lors, l’importance relative de la population de la ville-centre dans l’EPCI est plus marquée (46,8% contre 40,3% en moyenne nationale pour l’ensemble des intercommunalités françaises). Certes, cette situation n’est pas Fédération des Villes Moyennes - 2013 4 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:12 Page5 exceptionnelle si l’on compare l’intercommunalité des villes moyennes à la seule catégorie des communautés d’agglomération. Mais, dans ce cas, on s’aperçoit alors d’une spécificité « nouvelle » : le nombre de communes dans les EPCI des villes moyennes (21) est plus élevé que ce que l’on constate dans l’ensemble des communautés d’agglomération (19) en France, mais la population des villes périphériques (2172 habitants) est notablement inférieure à celle que l’on observe, en moyenne, dans les communautés d’agglomération (3614 habitants). L’intercommunalité des villes moyennes est donc sans doute originale dans le mouvement d’intercommunalisation français : adoptant de manière ultra dominante le modèle urbain d’EPCI (112 communautés d’agglomération pour 140 EPCI, là où les communautés d’agglomération ne représentent que 10% des EPCI français), les villes moyennes agrègent à leurs côtés des communes de plus petites tailles que ce que l’on observe pour les CA généralement, en nombre plus important. Les communautés d’agglomération des villes moyennes constituent 53% des communautés d’agglomération françaises (112 sur 213), pour une population moyenne de 88 000 habitants environ, logiquement inférieure à celle observée pour l’ensemble des communautés d’agglomération françaises (120 000 habitants), dans laquelle la ville centre représente 46% (44,7% en moyenne nationale) de cette population. Elles associent 22 communes autour de la ville centre (19 pour l’ensemble des CA) d’une population moyenne de 2 300 habitants (3 600 habitants en moyenne nationale). Popula Ɵons moyennes compa rées des villes de la FVM et des villes centres de tous les EPC I Popula Ɵons moyennes compa rées des a utres communes des EPC I 12 500 100 000 10 000 75 000 7 500 50 000 5 000 25 000 2 500 0 0 Tailles comparées des EPC I de la FVM et de l' ensemble des EPC I pour cha que ca tég orie (nombre de communes membres) Popula Ɵons moyennes compa rées des EPC I de la FVM et de l' ensemble des EPC I pour cha que ca tég orie 150 000 35 125 000 30 100 000 25 20 75 000 15 50 000 10 25 000 5 0 0 Les communautés de communes à FPU constituent donc le second groupe important de l’échantillon (15 et toutes bénéficient du régime de DGF bonifiée). Elles représentent 1,3 % des communautés de communes soumises à FPU (15 sur 1123), pour une population moyenne de 37 500 habitants, très supérieure à celle observée pour l’ensemble des communautés de communes à FPU en France (15 300 habitants), dans laquelle la ville centre représente 61,5% de la population (33,5% en moyenne nationale). Elles associent 19 communes autour de la ville centre (soit 5 de plus que la moyenne nationale) d’une population moyenne de 820 habitants (770 habitants pour la moyenne nationale). Fédération des Villes Moyennes - 2013 5 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes En vert les données FVM, en bleu les moyennes nationales EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:12 Page6 A l’évidence, ces communautés des communes là sont souvent des « communautés d’agglomération » empêchées, en raison de la petite taille de leurs communes périphériques. La géographie autour de ces villes moyennes centres, leur interdisant d’associer une population suffisante dans un périmètre raisonnable pour leur intercommunalité, semble donc expliquer un choix « par défaut ». Ainsi peut-on considérer qu’il existe toujours un « modèle intercommunal » des villes moyennes, celui de la communauté d’agglomération, qui de fait ou par assimilation (communauté de communes à FPU et DGF bonifiée) s’est imposé à 127 groupements sur 140 (91%). A côté, les communautés de communes soumises à la fiscalité additionnelle (7) apparaissent comme un choix contrasté : à la fois choisi et subi. En effet, ces 7 communautés existantes en 2013 l’étaient déjà dans les années 2000 (1962 pour la plus ancienne : CC du Sénonais et 2001 pour la plus récente : CC de Verdun). Il y a une constance qui ne peut être simplement due au hasard. De plus, le nombre de communes associées (12 contre 19 en moyenne pour les communautés d’agglomération) comme le poids démographique de la ville centre (56.6%) semble illustrer le choix, ici, d’une intercommunalité peut être plus limitée en « superficie associée autour de la ville centre », mais ayant choisi un modèle d’intégration autour de celle-ci plus marqué. Leur taille moyenne (37 500 habitants, comme celle de leur ville centre, 21 200 habitants) peut aussi expliquer l’impossible transformation en communauté d’agglomération. On a donc bien un modèle dominant, celui de la communauté d’agglomération tout en observant dans un nombre réduit de cas, un choix alternatif manifestement assumé, d’une intercommunalité relevant de la fiscalité additionnelle. Les 4 communautés urbaines (Alençon, Arras, Cherbourg, et Le Creusot Montceau les Mines) et les deux SAN (Sénart et Ouest Provence) complètent cet échantillon. Fédération des Villes Moyennes - 2013 6 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page7 2 2.1 LES CARACTERISTIQUES FISCALES DE CES TERRITOIRES UNE INEGALE PRESSION FISCALE AU SEIN DES INTERCOMMUNALITES DES VILLES MOYENNES EN MATIERE DE TAXE D’HABITATION La consolidation, opérée dans l’échantillon, des données communales et communautaires, permet une comparaison homogène des différentes catégories juridiques d’EPCI, même lorsque certaines demeurent soumises au régime de la fiscalité additionnelle. Ainsi en matière de taxe d’habitation, les 140 territoires étudiés disposent d’une base d’imposition d’environ 1 164 € par habitant, avec une relative homogénéité du niveau constaté dans les villes centre (1 175 € par habitant) et leurs périphéries (1 154 € par habitant), pour un écart entre ville centre et périphérie de l’ordre de 1,8%. Bases de taxe d'habitation par habitant 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 1 188 1 171 1 179 1 ,4 % 4 6 ,3 % C C FA 1 132 1 049 1 096 7 ,9 % 5 8 ,5 % C C FPU maj. 1 136 1 144 1 139 -0 ,7 % 6 1 ,4 % C UFA 1 080 1 041 1 059 3 ,8 % 4 7 ,7 % C UFPU 963 866 910 1 1 ,2 % 4 7 ,6 % SAN 1 071 932 977 1 4 ,9 % 3 5 ,7 % EchanƟůůon 1 175 1 154 1 164 1 ,8 % 4 7 ,2 % Ba ses de ta x e d'ha bita Ɵon pa r ha bita nt 2 0 1 2 1 250 1 000 750 Cet écart est relativement homogène, sauf pour les communautés de 250 communes relevant de la fiscalité additionnelle (7,9% 0 d’écart entre la ville centre -1 132€ par habitant – et les communes périphériques -1 049€ par habitant). Pour les communautés d’agglomération, il atteint 7,7% entre ville centre (1 188 € par habitant) – et communes périphériques (1 102€ par habitant). Il est quasi inexistant dans les communautés de communes soumises à FPU (et DGF bonifiée), où le niveau des bases de TH est dans les villes centre et dans leurs communes périphériques, très proche (1 136€ contre 1 144€ par habitant). 500 Entre 2011 et 2012, les bases de TH croissent plus vite dans les communes périphériques que dans les villes centre (4,2% contre 3,8%), phénomène surtout marqué dans les communautés de communes à fiscalité additionnelle (5,5% contre 4%) ou à fiscalité professionnelle unique (4,1% contre 3,3%). è Fédération des Villes Moyennes - 2013 7 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page8 Croissance nominale des bases 2011/2012 (moyenne annuelle) Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I en 2011 CA 3 ,8 % 4 ,2 % 4 ,0 % -9 ,0 % 4 6 ,4 % C C FA 4 ,0 % 5 ,5 % 4 ,6 % -2 7 ,3 % 5 8 ,8 % C C FPU maj. 3 ,3 % 4 ,1 % 3 ,6 % -1 8 ,5 % 6 1 ,5 % C UFA 2 ,9 % 3 ,5 % 3 ,2 % -1 6 ,5 % 4 7 ,8 % C UFPU 3 ,9 % 4 ,1 % 4 ,0 % -4 ,8 % 4 7 ,6 % SAN 3 ,5 % 4 ,0 % 3 ,8 % -1 1 ,8 % 3 5 ,8 % EchanƟůůon 3 ,8 % 4 ,2 % 4 ,0 % -1 0 ,0 % 4 7 ,3 % C roissance des bases de taxe d'habitaƟon par habitant 2 0 1 1 -2 0 1 2 Les taux moyens pondérés de TH, consolidant fiscalité communale et fiscalité 5,0% (additionnelle ou mixte) 4,0% intercommunale se fixent, 3,0% pour les 140 territoires, à 2,0% 26,26%. Ils sont 1,0% notablement plus faibles dans les communautés de 0,0% communes à FPU et les communautés d’agglomération (23,53% et Croissance ville centre Croissance autres communes 26,25%) et plus élevés dans Croissance EPCI les communautés urbaines relevant de la fiscalité professionnelle unique et de la fiscalité additionnelle (31,13% et 28,89%). 6,0% Rappelons que ces taux intégrant dorénavant la fraction de taxe d’habitation anciennement perçue par ce département, ainsi qu’une quote part des frais de gestion que percevait l’Etat, depuis la mise en œuvre de la réforme fiscale. L’écart entre le taux des villes centre (28,74%) et de leurs communes périphériques (24,04%) est de l’ordre de 20%, écart plus élevé dans les communautés de communes à FPU (39%) que dans les autres catégories. Cette situation d’écart dans les communautés de communes relevant de la FPU s’explique par la faiblesse des taux des communes périphériques dans ces groupements (taux moyen de TH de 18,94%, là où la moyenne pour les communes périphériques est de 24,04%), les taux moyens des villes centre étant eux, pour cette catégorie (26,42%), plus proches de la moyenne d’ensemble (28,74%). EvoluƟon nominale des taux 2011/ 2012 (moyenne annuelle) Taux de taxe d'habitaƟon 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres cnes en pts CA 2 8 ,7 5 % 2 4 ,0 9 % 2 6 ,2 5 % 1 9 ,3 % 0 ,1 % 0 ,4 % 0 ,2 % -0 ,0 4 % C C FA 2 9 ,8 0 % 2 5 ,0 4 % 2 7 ,8 2 % 1 9 ,0 % 1 ,1 % 1 ,3 % 1 ,1 % -0 ,0 3 % C C FPU maj. 2 6 ,4 2 % 1 8 ,9 4 % 2 3 ,5 3 % 3 9 ,4 % -0 ,5 % -0 ,4 % -0 ,5 % -0 ,0 2 % C UFA 3 0 ,7 3 % 2 7 ,2 1 % 2 8 ,8 9 % 1 2 ,9 % 0 ,0 % 0 ,0 % 0 ,0 % 0 ,0 0 % C UFPU 3 3 ,0 9 % 2 9 ,3 6 % 3 1 ,1 3 % 1 2 ,7 % 0 ,1 % 0 ,7 % 0 ,4 % -0 ,0 7 % SAN 3 0 ,4 5 % 2 4 ,2 3 % 2 6 ,4 5 % 2 5 ,7 % -3 ,4 % -2 ,8 % -3 ,1 % -0 ,0 6 % EchanƟůůon 2 8 ,7 4 % 2 4 ,0 4 % 2 6 ,2 6 % 1 9 ,6 % 0 ,0 % 0 ,4 % 0 ,2 % -0 ,0 4 % Les ta ux de ta x e d'ha bita Ɵon 2 0 1 2 C roissa nce des ta ux de ta x e d'ha bita Ɵon 2 0 1 1-2 0 1 2 35,00% 2,0% 30,00% 1,0% 25,00% 20,00% 0,0% 15,00% -1,0% 10,00% 5,00% -2,0% 0,00% -3,0% -4,0% Ville centre Autres communes Moyenne Croissance ville centre Croissance autres communes Croissance EPCI Fédération des Villes Moyennes - 2013 8 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page9 Ces taux d’imposition ont, en moyenne, augmenté de 0,4% plus vite, entre 2012 et 2011 dans les communes périphériques (+0.4%) que dans les villes centre (+ 0%). Ce différentiel se rencontre dans les catégories des communautés d’agglomération et des communautés de communes soumises à fiscalité additionnelle. Il est moins marqué pour la catégorie des communautés de communes soumises à FPU. Pour cette dernière catégorie, on observe une évolution similaire des taux d’imposition entre villes centre et périphériques (-0,5% et -0,4%). Niveau de base fiscale relativement équivalent entre villes moyennes et leurs périphéries au sein d’une même intercommunalité, différentiel important de taux d’imposition au sein de ces territoires sont les vecteurs d’une inégale répartition de la charge fiscale, pour ce qui concerne la TH, entre les habitants des villes centres et ceux des communes périphériques. Cette situation, alors que l’intégration fiscale progresse au sein du groupement, s’explique t’elle par une différence à due concurrence de services rendus, ou résulte t’elle encore des difficultés du modèle « taxe professionnelle unique » à assurer une convergence fiscale en ce qui concerne les impôts ménages ? De ce point de vue, l’observation future des stratégies fiscales suivies quant au nouveau panier fiscal communautaire ne manqueront pas d’intérêt. Verra t’on croître le taux de TH communautaire par exemple, vecteur d’homogénéisation fiscale, ou décidera t’on de la stabiliser pour laisser l’autonomie de décision aux communes quant à cette taxe ? 2.2 LA PART ECONOMIQUE DES BASES DE TAXE SUR LES PROPRIETES DE FONCIER BATI VECTEUR D’UNE DIFFERENCIATION DES RESSOURCES DE TFB DANS LES INTERCOMMUNALITES DES VILLES MOYENNES Le niveau des bases par habitant de taxe foncière sur les propriétés bâties est davantage polarisé que celui constaté pour les bases de taxe d’habitation. L’écart entre le niveau moyen constaté pour les villes centre (1 138 €) et leurs communes périphériques (1025 €) atteint 11%, là où il est de 1,8 % pour la taxe d’habitation. Sans doute faut il y voir un effet du « foncier bâti économique », mais aussi peut être l’impact des politiques d’abattement de TH. L’écart le moins important (7,5%) s’observe dans les communautés de communes à fiscalité additionnelle (1 257 € par habitant dans les villes centre contre 1 169 € pour les communes périphériques) alors qu’il est de 12,6% pour les communautés d’agglomération et de 16,3% pour les communautés de communes à FPU et de plus de 20% pour les communautés urbaines aussi bien à fiscalité professionnelle unique qu’à fiscalité additionnelle. Bases de foncier bâti par habitant 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 1 141 1 014 1 072 1 2 ,6 % 4 9 ,0 % C C FA 1 257 1 169 1 219 7 ,5 % 5 8 ,4 % C C FPU maj. 1 107 952 1 047 1 6 ,3 % 6 5 ,0 % C UFA 1 060 833 939 2 7 ,2 % 5 2 ,7 % C UFPU 1 008 830 910 2 1 ,3 % 4 9 ,7 % SAN 1 048 1 727 1 506 -3 9 ,3 % 2 2 ,7 % EchanƟůůon 1 138 1 025 1 078 1 1 ,0 % 4 9 ,4 % L’évolution des bases de FB entre 2011 et 2012 présente les mêmes caractéristiques que celles observées pour la TH : elle est, chaque année, 0,6% plus rapide dans les communes périphériques que dans les villes centre (3,9% contre 3,3%) en valeur nominale, l’évolution globale (3,6%) étant quant à elle légèrement inférieure à celle observée pour la TH. De la même façon aussi que pour la TH, on observe un écart de croissance plus marqué dans les communautés de communes (fiscalité additionnelle ou FPU) entre communes périphériques et villes-centres par rapport à celui constaté dans les communautés d’agglomération. Fédération des Villes Moyennes - 2013 Ba ses de foncier bâ Ɵ pa r ha bita nt 2 0 1 2 2 000 1 750 1 500 1 250 1 000 750 500 250 0 9 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page10 Croissance nominale des bases 2011/2012 (moyenne annuelle) Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I en 2011 CA 3 ,3 % 3 ,9 % 3 ,6 % -1 5 ,7 % 4 9 ,1 % C C FA 3 ,1 % 3 ,9 % 3 ,4 % -2 2 ,0 % 5 8 ,6 % C C FPU maj. 2 ,9 % 4 ,2 % 3 ,4 % -2 9 ,3 % 6 5 ,3 % C UFA 2 ,6 % 2 ,9 % 2 ,7 % -1 0 ,6 % 5 2 ,8 % C UFPU 3 ,6 % 5 ,4 % 4 ,5 % -3 3 ,0 % 5 0 ,2 % SAN 4 ,3 % 2 ,8 % 3 ,1 % 5 2 ,3 % 2 2 ,4 % EchanƟůůon 3 ,3 % 3 ,9 % 3 ,6 % -1 5 ,9 % 4 9 ,5 % Les taux de taxe foncière sur les propriétés bâties sont supérieurs d’environ 25% dans les villes centres (27,61%) que dans les communes leur étant associées (22,06%). Là encore cette inégale distribution des taux est plus marquée dans les communautés de communes que dans les communautés d’agglomération (dont la situation est évidemment proche de la moyenne globale) : C roissa nce des ba ses foncier bâ Ɵ pa r ha bita nt 2 0 1 1 -2 0 1 2 6,0% 5,0% 4,0% 3,0% 2,0% 1,0% 0,0% Croissance ville centre Croissance autres communes Croissance EPCI dans les communautés de communes à FPU, les villes-centres ont des taux de FB proche la moyenne constatée dans l’échantillon (27,68% contre 27,61%), cependant, leurs communes périphériques ont elles des taux inférieurs à ceux constatés dans l’échantillon (15,13% contre 22,06%). La « rudesse » de l’écart pour les communautés de communes à FPU entre les villes-centres et leurs communes périphériques, illustre ici aussi les possibles difficultés dans la recherche d’une solidarité fiscale que peuvent connaître ces villes-centres de ce type de groupement. Taux de foncier bâti 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes CA 2 7 ,6 0 % 2 1 ,9 2 % 2 4 ,7 0 % 2 5 ,9 % C C FA 2 5 ,7 7 % 1 8 ,1 4 % 2 2 ,6 0 % 4 2 ,1 % C C FPU maj. 2 7 ,6 8 % 1 5 ,1 3 % 2 3 ,2 9 % 8 3 ,0 % C UFA 3 0 ,3 8 % 2 7 ,5 1 % 2 9 ,0 2 % 1 0 ,4 % C UFPU 2 8 ,8 7 % 2 3 ,1 1 % 2 5 ,9 8 % 2 4 ,9 % SAN 2 8 ,9 0 % 3 2 ,3 6 % 3 1 ,5 8 % -1 0 ,7 % EchanƟůůon 2 7 ,6 1 % 2 2 ,0 6 % 2 4 ,8 0 % 2 5 ,1 % Enfin, entre 2011 et 2012, les taux de communes périphériques ont tendance à évoluer plus rapidement que ceux des villes centres (+0,4%), phénomène traversant l’ensemble des catégories. Les ta ux de foncier bâ Ɵ 2 0 1 2 35,00% 30,00% 25,00% 20,00% 15,00% 10,00% 5,00% 0,00% Ville centre Fédération des Villes Moyennes - 2013 10 Autres communes Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes Moyenne EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page11 Evolution nominale des taux 2011/2012 (moyenne annuelle Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres cnes en pts CA 0 ,6 % 1 ,1 % 0 ,8 % -0 ,0 6 % C C FA 1 ,1 % 1 ,6 % 1 ,2 % -0 ,0 6 % C C FPU maj. 0 ,4 % 0 ,1 % 0 ,2 % 0 ,0 5 % C UFA 0 ,0 % 0 ,0 % 0 ,0 % 0 ,0 0 % C UFPU 0 ,6 % 0 ,8 % 0 ,6 % -0 ,0 2 % SAN 0 ,0 % -0 ,5 % -0 ,5 % 0 ,0 7 % EchanƟůůon 0 ,6 % 1 ,0 % 0 ,8 % -0 ,0 4 % Rappelons que, sauf exception, C roissa nce des ta ux de foncier bâ Ɵ 2 0 1 1-2 0 1 2 le nouveau panier fiscal n’a pas conduit à de fortes 3,0% intercommunalisations de taux de TFB, contrairement à ce qu’il 2,0% s’est passé pour la TH. Cet impôt, la TFB, demeure donc 1,0% globalement au sein des intercommunalités l’apanage 0,0% des communes, aux cotés de la fraction départementale. Au -1,0% sein des intercommunalités des villes moyennes, il -2,0% constitue à l’évidence un levier Croissance ville centre Croissance autres communes Croissance EPCI de « discrimination » des ressources entre villes-centres et périphéries, en raison de la taxation des activités économiques. Que seront les années futures ? Verra t’on les intercommunalités créer, les règles de liaison des taux d’imposition le permettant, ou accroître le taux de TFB ? Comment cette éventuelle stratégie s’articulera t’elle à l’évolution des compétences communautaires, notamment au regard des charges spécifiques des villes centres ? 2.3 DE LA TAXE PROFESSIONNELLE AUX NOUVEAUX IMPOTS ECONOMIQUES (CFE, CVAE, IFER ET TASCOM) : UNE DIVERSIFICATION DE L’IMPOSITION DES ENTREPRISES 2.3.1 LA CfE L’analyse des bases de cotisation foncière des entreprises s’avère difficile dans la mesure où les collections de données nationales opposent souvent et paradoxalement le secret statistique à la connaissance des bases nettes d’imposition de certaines communes, empêchant toute consolidation. Pour lever cet écueil, les données ici prises en compte sont celles relatives aux bases d’imposition servant au calcul du potentiel fiscal. Elles se différencient des précédentes par la prise en compte de certaines exonérations, et sont disponibles en année n+1 (2013 pour 2012) comme critères de répartition des dotations. Les intercommunalités des villes moyennes disposent de 392 € de bases d’imposition par habitant, l’écart entre le niveau observé dans les villes centre (385 €) et les communes périphériques (398 €) est de l’ordre de 3,2% en faveur des communes périphériques, soit totalement différent de celui constaté pour la TFB (11%) et proche de celui de la TH (+1,8%). Ce résultat est « contre intuitif ». On pourrait en effet s’attendre, compte tenu de la différence observée entre TFB et TH, que la répartition des bases CFE entre villes centres et autres communes d’un même EPCI amplifie l’écart. Or, on observe au contraire un écart réduit : une des principales raisons en est sans doute l’effet puissamment égalisateur des bases minimum de CFE, qui déconnecte très profondément, pour un contribuable, le niveau de valeur locative foncière taxé en TFB du niveau transposé de cette valeur locative en CFE. Fédération des Villes Moyennes - 2013 11 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page12 En outre, ce faible écart « en moyenne » masque une situation contrastée par catégorie d’EPCI : on a bien un écart positif entre bases de CFE par habitant des villes centre et celles autres communes membres du même EPCI pour les communautés d’agglomération (1.6%), et les CC à FPU (+12%). Le niveau moyen d’écart de -3,2% résulte donc ainsi de situations particulières aux CCFA (les bases de CFE sont, en moyenne, plus élevées de 15% en périphérie par rapport à la ville-centre) et aux CUFA (+18%). Les bases de cotisation foncière des entreprises pour potentiel fiscal en 2012 : Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I 4 6 ,4 % CA 384 378 381 1 ,6 % C C FA 541 635 582 -1 4 ,7 % 5 2 ,7 % C C FPU maj. 371 331 356 1 2 ,0 % 6 4 ,2 % C UFA 431 157 285 1 7 5 ,4 % 7 0 ,7 % C UFPU 294 356 328 -1 7 ,4 % 4 0 ,3 % SAN 267 1 192 891 -7 7 ,6 % 9 ,7 % EchanƟůůon 385 398 392 -3 ,2 % 4 6 ,0 % Cette situation est très marquée pour le SAN membre de l’échantillon, où le montant des bases de CFE par habitant des communes périphériques est largement supérieur à celui de la ville centre (1 192€ contre 267€ par habitant). Cet écart, s’explique par un tissu économique fort sur ces territoires là (notamment l’existence d’une zone industrialo-portuaire sur Fos sur Mer qui est ici considérée comme une commune périphérique d’Istres ville-centre). Croissance nominale des bases 2011/2012 (moyenne annuelle) Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I en 2002 -3 ,0 % 4 6 ,4 % CA 6 ,7 % 6 ,9 % 6 ,8 % C C FA 4 ,2 % 3 ,3 % 3 ,8 % 2 5 ,6 % 5 2 ,5 % C C FPU maj. 4 ,4 % 7 ,2 % 5 ,4 % -3 8 ,0 % 6 4 ,8 % C UFA 1 ,9 % -7 ,9 % -1 ,2 % -1 2 3 ,7 % 6 8 ,6 % C UFPU 4 ,9 % 6 ,8 % 6 ,1 % -2 8 ,1 % 4 0 ,7 % SAN 7 ,9 % 0 ,4 % 1 ,1 % 1 7 7 7 ,4 % 9 ,1 % EchanƟůůon 6 ,4 % 6 ,3 % 6 ,3 % 1 ,6 % 4 5 ,9 % C roissa nce des ba ses de coƟsa Ɵon foncière des Entre 2011 et 2012, les bases entreprises pa r ha bita nt 2011 -2012 9,0% d’imposition ont augmenté de 6,3% en moyenne annuelle 6,0% (valeur nominale). Cette 3,0% croissance est relativement 0,0% homogène par catégorie d’EPCI -3,0% (entre 5,4% et 6,8% par an pour les -6,0% catégories dominant -9,0% l’échantillon). Ce taux d’évolution a pu être sensible aux décisions prises en matière de bases Croissance ville centre Croissance autres communes Croissance EPCI minimum, et doit donc être regardé avec prudence, quant aux tendances structurelles d’évolution des bases de CFE. L’évolution observée entre villes-centres (+6,4%) et communes périphériques (+6,3%) est fortement homogène, dirigée par l’évolution constatée dans les communautés d’agglomération (+6,7% et 6,9%). Les taux de CFE, estimés en fonction des éléments disponibles relatifs aux bases d’imposition se fixent à 27,05% en 2012, contre 26,94% en 2011, soit une hausse moyenne de 0,43%. L’individualisation Fédération des Villes Moyennes - 2013 12 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page13 Taux de cotisation foncière des entreprises 2012 des taux entre villes centre et périphérie est dorénavant sans signification compte tenu des processus d’harmonisation induits par la FPU. Par contre, l’étude des niveaux moyens de pression fiscale par catégorie juridique met en évidence la faiblesse relative du taux moyen pondéré de CFE dans les communautés de communes à fiscalité additionnelle (24,58% soit environ 2.5 points de moins que le taux moyen du panel). 2 0 11 2 0 12 E v° no m CA 2 6 ,9 4 % 2 7 ,0 5 % 0 ,4 2 % C C FA 2 4 ,2 7 % 2 4 ,5 8 % 1 ,2 7 % C C FPU maj. 2 5 ,0 2 % 2 5 ,0 6 % 0 ,1 8 % C UFA 2 6 ,1 7 % 2 7 ,0 8 % 3 ,4 7 % C UFPU 2 6 ,3 8 % 2 6 ,7 1 % 1 ,2 6 % SA N 3 1 ,5 2 % 3 1 ,5 2 % - 0 ,0 1 % EchanƟůůon 2 6 ,9 4 % 2 7 ,0 5 % 0 ,4 3 % 2.3.2 LA CVAE, LES IfER Et LA tASCOM Les nouveaux impôts économiques (corrélativement à la suppression de la taxe professionnelle) sont composés de la CVAE, des IFER et de la TASCOM. La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises est une cotisation à taux d’imposition national. Les intercommunalités des villes moyennes disposent ainsi en 2012 d’un produit par habitant de 55€ en moyenne. On observe de manière relativement surprenante que c’est dans les communautés de communes soumises à la fiscalité additionnelle que le produit de CVAE (communes+communauté) est à la fois le plus élevé (74€ par habitant) et le moins polarisé entre ville centre et périphérie (76€ contre 70€). La faiblesse de l’effectif dans cette catégorie (7 communautés) interdit cependant d’en tirer une conclusion définitive. Il est possible en effet que joue ici un effet « territoire », ces communautés associant moins de communes autour de la ville centre, entrainant une moindre « dilution » du produit de CVAE par habitant. Ressort cependant, en matière de produits de CVAE, une tendance générale : le poids de la ville centre (52,7% des produits en moyenne) n’est pas fondamentalement différent du niveau constaté pour le TH (51,7%) et pour la TFB (55%). Toutefois, et dans la mesure où la CVAE se caractérise par un taux national là où les 2 autres taxes voient leur produit dépendant de l’asymétrie des taux d’imposition entre ville centre et périphérie, force est donc de constater une concentration de cette ressource plus marquée que toute autre dans les villes-centres. C’est ainsi que les villes moyenne « pèsent » 52,7% du produit de CVAE de leurs intercommunalités, et « portent » un niveau de ressources supérieur de 27% à leurs communes associées (30,6% d’écart pour les communautés d’agglomération. Cette structure est notablement différente de celle rencontrée quant à la CFE (où les villes-centres représentent 46% du total des bases d’imposition). Sans doute faut-il y voir l’effet de la tertiarisation des villes centres : les activités de services produisent généralement une valeur ajoutée plus forte que les autres activités économiques par tête, et sont généralement plus concentrées dans les centres urbains qu’à leur périphérie. La CVAE, taxant la valeur ajoutée là où la taxe professionnelle étant devenue progressivement un impôt sur les matériels et les immobilisations, est donc sans doute un impôt plus concentré « au centre » que ne l’était la taxe professionnelle. Cet impôt a progressé entre 2011 et 2012 de 4,8% en moyenne (de 2,56% pour les communautés urbaines à FPU à 15,8% pour les SAN). Toutefois, les conditions de mise en place de cette nouvelle imposition, basée sur le principe d’acomptes et d’un solde annuellement décalés, les difficultés possibles dans le recensement des redevables ici ou là, l’absence de référence pluriannuelle suffisante ne permettent pas à l’heure actuelle de conclure précisément quant aux tendances de long terme de la croissance possible de cette ressource. CVAE par habitant 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I 6 6 ,7 % 5 9 ,4 % L’Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux est quant à elle une imposition basée sur des CA 62 48 54 3 0 ,6 % 5 2 ,7 % tarifs nationaux. Elle est en moyenne sur l’ensemble de l’échantillon de 5€ par habitant, toutes les C C FA 7 6 7 0 7 4 8 ,4 % 8 ,6 % ordre catégories d’intercommunalité des villes moyennes ayant des IFER par habitant dans le5même C Cde FPU maj. 59 47 55 2 5 ,4 % 6 6 ,7 % grandeur. C UFA 54 33 43 C UFPU 66 48 56 3 6 ,8 % 5 2 ,7 % SAN 39 92 75 -5 7 ,8 % 1 6 ,9 % EchanƟůůon 62 49 55 2 6 ,9 % 5 2 ,7 % Fédération des Villes Moyennes - 2013 13 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page14 IFER par habitant 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 3 6 5 -4 4 ,8 % 3 2 ,0 % C C FA 3 7 5 -6 1 ,1 % 3 3 ,7 % C C FPU maj. 3 7 4 -5 8 ,8 % 3 9 ,7 % C UFA 2 2 2 0 ,3 % 4 6 ,8 % C UFPU 5 9 7 -5 0 ,9 % 2 8 ,6 % SAN 2 58 40 -9 6 ,4 % 1 ,7 % EchanƟůůon 3 7 5 -5 5 ,2 % 2 8 ,2 % La nature de cet impôt, dans le bloc communal, taxant des équipements spécifiques (transformateurs, stations radios électriques,…) explique sa relative forte concentration dans les communes périphériques. La taxe sur les surfaces commerciales, est en moyenne de 14€ par habitant dans les intercommunalités des villes moyennes. TASCOM par habitant 2012 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 16 12 13 3 3 ,5 % 5 3 ,2 % C C FA 19 10 15 8 8 ,2 % 7 1 ,1 % C C FPU maj. 18 11 15 6 3 ,0 % 7 2 ,3 % C UFA 7 20 14 -6 6 ,3 % 2 2 ,8 % C UFPU 14 13 13 9 ,1 % 4 7 ,1 % SAN 10 14 13 -2 8 ,3 % 2 5 ,7 % EchanƟůůon 16 12 14 3 3 ,0 % 5 3 ,9 % La concentration de cette taxe est globalement (et logiquement) plus marquée que celle observée quant aux impôts directs locaux entre ville-centre et périphérie (écart de 33%). La moindre ressource moyenne dans l’échantillon des CA (13€/habitant), par rapport au panel de CC (15€/habitant) peut surprendre. Ne trouve t-on pas ici les mêmes possibles effets de territoire que ceux qui pouvaient exister en matière de CVAE ? L’amplitude entre ville centre et périphérie, assez marquée (+33% dans les villes centres en moyenne) est extrêmement spectaculaire pour les communautés de communes (+88% et +63% selon les catégories juridiques). Dans ces EPCI, la ville centre représente près des ¾ des ressources de TASCOM, là où, dans les communautés d’agglomération la proportion ne dépasse que légèrement 53%. Fédération des Villes Moyennes - 2013 14 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page15 3 LES DONNEES DE SITUATION 3.1 L’INTERCOMMUNALITE DES VILLES MOYENNES N’A PAS (ENCORE ?) REUSSI A HARMONISER LA FISCALITE LOCALE PAR RAPPORT AUX CAPACITES CONTRIBUTIVE DES HABITANTS Les 140 territoires étudiés disposent d’un revenu par habitant de 12 439 € en moyenne, les villes centres connaissant, en moyenne, un revenu par habitant inférieur de 11,5% à celui de leurs communes périphériques. Revenu par habitant 2013 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 11 611 13 124 12 428 -1 1 ,5 % 4 3 ,0 % C C FA 11 988 15 272 13 413 -2 1 ,5 % 5 0 ,6 % C C FPU maj. 11 859 13 811 12 610 -1 4 ,1 % 5 7 ,9 % C UFA 11 442 11 855 11 662 -3 ,5 % 4 5 ,8 % C UFPU 10 772 12 733 11 852 -1 5 ,4 % 4 0 ,8 % SAN 12 911 11 986 12 287 7 ,7 % 3 4 ,2 % EchanƟůůon 11 635 13 145 12 439 -1 1 ,5 % 4 3 ,7 % Cette situation se retrouve en moyenne pour toutes les catégories juridiques étudiées, allant jusqu’à 21,5% d’écart pour les communautés de communes soumises à la fiscalité additionnelle et près de 14 % pour celles relevant du système de taxe professionnelle unique. Autrement dit, la capacité contributive des habitants est globalement inférieure dans les villes centre par rapport à leur périphérie. Revenus moyens pa r ha bita nt 2 0 1 3 15 000 12 500 10 000 7 500 5 000 2 500 Cette capacité contributive des habitants doit 0 cependant être nuancée par la « capacité financière » des collectivités où ils habitent, c'està-dire par le potentiel fiscal par habitant. Atteignant 854 € par habitant (dans sa définition communale) il est supérieur de 12,4% dans les villes centre à celui observé dans leurs périphéries. Cette situation illustre en matière de potentiel fiscal, l’effet de l’inégale distribution des bases économiques (CFE, FB) et des produits de la fiscalité économique (CVAE, IFER) dans les territoires des EPCI des villes moyennes. En bleu les données des villes-centre, en orange les données des autres communes. Elle résulte aussi, nécessairement de la nouvelle définition du potentiel fiscal, issue de la réforme de la taxe professionnelle et des conditions de sa mise en œuvre pour les communes des groupements soumis à FPU. Potentiel fiscal 4 taxes par habitant 2013 CA C C FA Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes 2012 P oids ville centre dans l'E P C I 2012 E cart ville centre / autres communes 2011 8 9 6 ,8 7 9 3 ,1 8 4 0 ,4 1 3 ,1 % 4 8 ,7 % 2 0 ,7 % 1 0 0 2 ,8 9 4 2 ,2 9 7 6 ,5 6 ,4 % 5 8 ,2 % -7 ,4 % C C FPU maj. 8 4 6 ,3 7 0 5 ,7 7 9 1 ,6 1 9 ,9 % 6 5 ,3 % 2 8 ,9 % C UFA 9 3 7 ,8 6 5 7 ,6 7 8 9 ,3 4 2 ,6 % 5 5 ,8 % 3 9 ,2 % C UFPU 8 3 3 ,7 7 1 7 ,3 7 6 9 ,5 1 6 ,2 % 4 8 ,6 % 1 2 ,8 % 1 9 0 4 ,9 1 5 8 5 ,8 1 6 8 9 ,5 2 0 ,1 % 3 6 ,6 % 8 ,3 % 9 0 7 ,6 8 0 7 ,3 8 5 3 ,9 1 2 ,4 % 4 9 ,3 % 1 9 ,6 % SAN EchanƟůůon Fédération des Villes Moyennes - 2013 15 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page16 PotenƟel Įsca l 4 ta x es pa r ha bita nt 2 0 1 3 En effet, d’une part le « nouveau » potentiel fiscal incorpore un « effet taux d’imposition » via la substitution au potentiel fiscal TP ancien, des nouveaux impôts (CVAE, IFER, Tascom) économiques et de la DCRTP et du FNGIR. D’autre part, et au sein des groupements soumis à FPU, la ventilation du potentiel fiscal intercommunal entre les communes membres s’appuie, en premier lieu, sur l’attribution de compensation (un produit fiscal et non un potentiel fiscal) avant de ventiler un solde résiduel par habitant. 2 250,0 2 000,0 1 750,0 1 500,0 1 250,0 1 000,0 750,0 500,0 250,0 0,0 La nouvelle mesure du potentiel fiscal est donc une mesure hybride entre de véritables potentiels (notamment pour sa fraction impôts ménages) et des produits fiscaux (notamment pour la fraction économique). En bleu les données des villes-centre, en orange les données des autres communes. ` Effort fiscal 2013 Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 1 ,4 3 1 1 ,1 5 8 1 ,2 8 8 2 3 ,6 % 5 2 ,8 % C C FA 1 ,3 4 2 1 ,0 2 7 1 ,2 0 7 3 0 ,7 % 6 3 ,5 % C C FPU maj. 1 ,3 9 5 0 ,9 1 6 1 ,2 1 2 5 2 ,3 % 7 1 ,1 % C UFA 1 ,5 4 7 1 ,3 4 9 1 ,4 4 7 1 4 ,7 % 5 2 ,8 % C UFPU 1 ,5 7 1 1 ,3 0 9 1 ,4 3 4 2 0 ,0 % 5 2 ,1 % SAN 1 ,4 0 9 1 ,4 5 6 1 ,4 4 2 -3 ,2 % 2 8 ,5 % EchanƟůůon 1 ,4 2 9 1 ,1 5 9 1 ,2 8 9 2 3 ,3 % 5 3 ,4 % L’effort fiscal moyen se fixe pour l’ensemble des communes appartenant à l’échantillon à 1,289. Les villes centre connaissent un niveau supérieur de 23,3% à leur périphérie (1,429 contre 1,159), situation qui recouvre l’ensemble des catégories juridiques étudiées. Là encore, les communautés de communes connaissent une situation de plus grande amplitude, qu’elles soient à fiscalité additionnelle (30,7% d’écart entre villes centre et périphérie) ou à FPU (52,3% d’écart). Eīort Įsca l 2 0 1 3 2,000 1,750 1,500 1,250 1,000 0,750 0,500 0,250 0,000 Force est cependant de constater que l’effort fiscal demeure plus élevé dans les villes moyennes que dans les communes qu’elles associent en leurs intercommunalités (d’environ 23%) alors que la capacité contributive de leurs habitants y demeure plus faible (d’environ 11%). La mutualisation, au sein des espaces intercommunaux des ressources économiques (tout au moins de leur dynamique) tendant progressivement à réduire l’avantage comparatif qu’elles octroyaient aux villes centres, pourraient alors se tendre, au sein des intercommunalités des villes moyennes, les effets, pour les habitants de l’inégale répartition de la pression fiscale pesant sur les marges. Ira t’on vers une plus forte intégration des compétences, et notamment vers l’intercommunalisation des charges de centralité, corrélative à une harmonisation fiscale sur l’ensemble des territoires intercommunaux, ou verra t’on se « crisper » les intercommunalités face aux contraintes de leurs villes-centres ? Ces questions sont d’autant plus importantes dans les villes moyennes, que, par exemple, logements sociaux et aides personnalisées aux logements demeurent fortement concentrés dans les villes moyennes centres. Fédération des Villes Moyennes - 2013 16 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page17 Poids des APL dans le parc total de logements Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 61% 29% 44% 112% 65% C C FA 61% 6% 39% 924% 94% C C FPU maj. 59% 3% 38% 2249% 98% C UFA 63% 44% 53% 44% 59% C UFPU 68% 20% 43% 235% 75% SAN 48% 58% 54% -1 6 % 30% EchanƟůůon 61% 28% 44% 118% 66% Les villes-centres concentrent, en effet, les logements sociaux (avec un taux moyen de 25% contre 11% pour leur périphérie) et les APL (61% contre 28%), l’amplitude des écarts étant largement plus élevée dans les communautés de communes (agissant sur des territoires d’évidence moins urbanisés, de 23% à 1% pour les communautés de communes soumises à FPU et de 27% à 3% pour les communautés de communes à fiscalité additionnelle en matière de logements sociaux, par exemple)2 que ceux observés pour les communautés d’agglomération (25% à 11%). 100% Il est possible aussi que les données relatives aux logements sociaux et APL ne soient pas recensées dans les communes de petite taille, il nous a été impossible de différencier une valeur nulle représentant une absence de recensement d’une valeur nulle correspondant réellement à une absence de logements sociaux ou d’APL. Le poids des A PL da ns le pa rc tota l de log ements en 2013 75% 50% 25% 0% Part des logements sociaux dans le parc total de logements Ville centre Autres communes moyenne au s ein de l'E P C I E cart ville centre / autres communes P oids ville centre dans l'E P C I CA 25% 11% 17% 131% 67% 3% 18% 760% 93% C C FA 27% C C FPU maj. 23% 1% 15% 4150% 99% C UFA 46% 30% 38% 54% 61% C UFPU 37% 11% 23% 236% 76% SAN 22% 28% 26% -2 1 % 29% EchanƟůůon 25% 11% 17% 135% 68% 50% 2 Pa rt des log ements socia ux da ns le pa rc tota l de log ements en 2 0 1 3 40% 30% 20% 10% 0% Fédération des Villes Moyennes - 2013 17 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:13 Page18 3.2 LA DOTATION D’INTERCOMMUNALITE DES COMMUNAUTES DES VILLES MOYENNES La dotation d’intercommunalité reçue par les intercommunalités des villes moyennes est de 46,7 € par habitant en 2013, en progression annuelle moyenne de 0,6% par rapport à 2012. Montants de dotation d’intercommunalité par habitant 2 0 12 2 0 13 E vo l. no minale mo yenne 12 /13 M o yenne 2 0 13 F rance enƟère E cart F V M / F rance CA 4 6 ,4 4 6 ,7 0 ,7 % 4 5 ,4 3% C C FA 1 5 ,3 1 5 ,6 2 ,5 % 2 2 ,3 -3 0 % C C FPU maj. 2 7 ,7 2 8 ,0 0 ,9 % 3 4 ,0 -1 8 % C UFA 1 0 2 ,8 1 0 2 ,8 0 ,0 % 9 5 ,0 8% C UFPU 1 0 1 ,6 1 0 0 ,9 - 0 ,8 % 7 9 ,8 26% SA N 4 9 ,1 4 9 ,2 0 ,2 % 4 8 ,4 2% EchanƟůůon 4 6 ,4 4 6 ,7 0 ,6 % 4 2 ,3 10% Monta nts 2013 de dota Ɵon d' intercommuna lité pa r ha bita nt compa rés des EPC I de la FV M et de l' ensemble des EPC I de cha que ca tég orie Cette dotation de 46,7 € par habitant est supérieure de 10% à la dotation moyenne de toutes les intercommunalités françaises. Ceci s’explique par la sur140 représentation des communautés d’agglomération dans l’échantillon des villes moyennes, par rapport à la situation nationale qui intègre l’ensemble de l’espace rural (et donc toutes les communautés de communes françaises). 125,0 100,0 112 75,0 50,0 7 25,0 0,0 En vert les données FVM, en bleu les moyennes nationales 1 Par catégorie, les montants alloués aux communautés de communes de l’échantillon sont très inférieurs à ceux reçus par l’ensemble des communautés de communes en France. Ceci s’explique par l’effet du potentiel fiscal (les communautés de communes des villes moyennes sont comparées à l’ensemble des communautés de communes, y compris les plus rurales) mais aussi par un coefficient d’intégration fiscale, pour cellesci, inférieur aux moyennes de catégorie. 15 3 2 Cœfficient d’intégration fiscale 2 0 12 2 0 13 E vo l. N o minale mo yenne 12 /13 M o yenne 2 0 13 F rance enƟère E cart F V M / F rance CA 3 3 ,8 % 3 4 ,0 % 0 ,1 % 3 3 ,7 % 1% C C FA 2 9 ,3 % 3 0 ,1 % 0 ,3 % 3 2 ,3 % -7 % C C FPU maj. 3 2 ,8 % 3 3 ,1 % 0 ,1 % 3 4 ,7 % -5 % C UFA s .o . 4 7 ,0 % s .o . 5 1 ,5 % -9 % C UFPU s .o . 5 0 ,4 % s .o . 4 5 ,0 % 12% SA N EchanƟůůon s .o . 4 7 ,9 % s .o . 4 9 ,1 % -2 % 3 3 ,7 % 3 4 ,8 % 0 ,4 % 3 9 ,3 % -1 1 % C oeĸcients d' intég ra Ɵon Įsca le 2013 compa rés des EPC I de la FVM et de l' ensemble des EPC I de cha que ca tég orie 50,0% 40,0% 140 112 30,0% 20,0% 10,0% 0,0% 7 15 1 3 Les communautés d’agglomération de l’échantillon disposent, elles, d’une dotation comparable à celle reçue par toutes les communautés d’agglomération, dans la mesure où elles constituent plus de la moitié de l’échantillon. Leur niveau de CIF, en 2013, est quasi identique à celui de la moyenne des communautés (34% contre 33.7%), le potentiel fiscal, légèrement plus faible (402.4€ contre 447.7€) bonifiant ainsi les montants alloués à cette catégorie. 2 Fédération des Villes Moyennes - 2013 18 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:14 Page19 Potentiel fiscal 4 taxes par habitant 2 0 12 2 0 13 E vo l. N o minale mo yenne 12 /13 M o yenne 2 0 13 F rance enƟère E cart F V M / F rance CA 3 8 7 ,3 4 0 2 ,4 0 ,5 % 4 4 7 ,7 -1 0 % C C FA 1 8 9 ,9 1 9 7 ,8 0 ,5 % 1 2 8 ,4 54% C C FPU maj. 3 4 7 ,7 3 6 5 ,1 0 ,6 % 2 7 0 ,9 35% 0 ,0 3 8 9 ,2 s .o . 4 6 6 ,1 -1 6 % C UFA C UFPU SA N EchanƟůůon 0 ,0 4 5 8 ,7 s .o . 6 2 6 ,9 -2 7 % 1 3 3 2 ,0 1 3 3 1 ,7 0 ,0 % 1 2 8 7 ,2 3% 3 8 6 ,6 4 1 3 ,2 0 ,8 % 3 6 5 ,9 13% PotenƟels Įsca ux 4 ta xes pa r ha bita nt 2013 compa rés des EPC I de la FVM et de l' ensemble des EPC I de cha que catég orie 1 400,0 1 200,0 1 000,0 140 112 800,0 600,0 400,0 200,0 7 15 0,0 1 3 En vert les données FVM, en bleu les moyennes nationales 2 3.3 FONDS NATIONAL DE PEREQUATION DES RESSOURCES INTERCOMMUNALES ET COMMUNALES (FPIC) 3.3.1 LES CONtRIbUtIONS AU fPIC La contribution par habitant des intercommunalités des villes moyennes est de 2.9€ par habitant en 2013, soit une progression de 135% par rapport à 2012 (contre 140% pour l’évolution de l’enveloppe nationale de 150 M€ en 2012 à 360M€ en 2013). Par catégorie, les montants prélevés aux communautés de communes sont supérieurs à ceux prélevés sur les communautés d’agglomération, au sein de l’échantillon des EPCI des villes moyennes. Cette différence ne saurait surprendre : le mécanisme du FPIC est basé sur le potentiel financier agrégé du territoire, rapporté à la population. Mais la population est elle-même pondérée d’un coefficient, d’autant plus élevé que la population est importante. Contribution FPIC par habitant (total) Contribution FPIC par habitant (contributeur) 2012 20 12 2013 2013 CA 2 ,1 ,1 1 4 ,7 ,7 C C FA A 5 ,0 ,0 9 1 3 ,4 ,4 C C FPU F PU maj. ma j. 2 ,5 ,5 3 5 ,6 ,6 C UFA UFA 0 ,3 ,3 1 0 ,5 ,5 C UFPU U F PU 0 ,7 ,7 0 0 ,0 ,0 1 3 ,,2 29 3 0 ,8 ,8 2 ,6 ,6 2 6 ,0 ,0 SAN EEchanƟůůon c ha nƟůůo n Cette contribution moyenne de 2,9€ par habitant est en réalité de 6€ par habitant si l’on ne prend en compte que les territoires contributeurs. Fédération des Villes Moyennes - 2013 19 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:14 Page20 C ontribuƟon FPIC 2013 par habitant de chaque catég orie 15,00 13,00 11,00 9,00 7,00 5,00 3,00 1,00 -1,00 Contribution FPIC par habitant total Contribution FPIC par habitant contributeur 3.3.2 l’AttRIbUtION L’attribution par habitant reçues par les intercommunalités des villes moyennes bénéficiaires du FPIC est de 6.6€ par habitant en 2013, soit une progression de 148% par rapport à 2012 (contre 140% pour l’évolution de l’enveloppe redistribuée de FPIC). Attribution FPIC par habitant (total) 2012 2013 CA 5 ,0 1 1 0 ,9 C C FA 5 ,0 9 1 1 ,5 C C FPU maj. 4 ,8 4 1 1 ,0 C UFA 4 ,7 8 1 0 ,8 C UFPU 4 ,7 6 1 0 ,9 SAN 0 ,0 0 0 ,0 EchanƟůůon 4 ,9 9 1 0 ,9 Cette attribution ramenée à l’habitant bénéficiaire atteint 10,9€ en 2013, montant homogène entre les différentes catégories d’EPCI. Ceci résulte d’une faible discrimination, en moyenne par catégorie, des indices synthétiques pris en compte pour répartir le FPIC : rappelons qu’ils combinent de manière dominante (60%) le revenu des habitants, le potentiel financier (20%) et l’effort fiscal (20%). AƩribuƟon FPIC 2013 pa r ha bita nt de cha que ca tég orie 14,00 12,00 10,00 8,00 6,00 4,00 2,00 0,00 Attribution FPIC par habitant total Attribution FPIC par habitant bénéficiaire 3.3.3 L’IMPACt NEt DU fPIC POUR LES INtERCOMMUNALItES DES VILLES MOYENNES Les communautés d’agglomération sont principalement bénéficiaires au FPIC (au sens strict) tandis que ce sont les communautés de communes qui sont principalement contributrices au FPIC (au sens strict). Il est à noter également qu’une forte proportion des communautés de communes à fiscalité professionnelle unique est à la fois contributrice et bénéficiaire. Enfin, peu nombreux sont les territoires intercommunalisés des villes moyennes non concernées par le FPIC (8% seulement). Fédération des Villes Moyennes - 2013 20 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:14 Page21 Bilan FPIC (dénombrement en %) C ontributeur B énéĮciaire C ontributeur et B énéĮciaire Ni C ontributeur ni B énéĮciaire CA 31% 41% 18% 10% 100% C C FA 71% 14% 14% 0% 100% C C FPU maj. 33% 27% 40% 0% 100% 0% 0% 100% 0% 100% C UFA C UFPU SAN EchanƟůůon T otal 0% 100% 0% 0% 100% 100% 0% 0% 0% 100% 34% 39% 20% 8% 100% Blia n FPIC 2013 (dénombrement) 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Contributeur Bénéficiaire Contributeur et Bénéficiaire Ni Contributeur ni Bénéficiaire Le FPIC par habitant moyen attribué aux EPCI des villes moyennes dégage un solde positif (attribution moins contribution) de 3,8€ par habitant. Ce solde est positif en moyenne dans les catégories d’EPCI soumis à FPU (hors SAN) mais demeure négatif pour les CCFA. Bilan FPIC par habitant 2012 E vol. Nominale moyenne 12/13 2013 CA 1 ,7 4 ,7 157% C C FA -3 ,0 -8 ,4 180% C C FPU maj. 1 ,1 2 ,9 157% C UFA 4 ,5 1 0 ,4 127% C UFPU 4 ,2 1 0 ,9 158% -1 3 ,3 -3 1 ,0 131% 1 ,4 3 ,8 159% SAN EchanƟůůon Fédération des Villes Moyennes - 2013 21 Observatoire de l’Intercommunalité des villes moyennes EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:14 Page22 A B C Abbeville Agde Agen Ajaccio Albi Alençon Alès Anglet Angoulême Annecy Annemasse Antibes Arles Armentières Arras Aubagne Auch Aurillac Auxerre Bar-le-Duc Bastia Beaune Beauvais Belfort Béthune Béziers Blois Boulogne-sur-Mer Bourg-en-Bresse Bourgoin-Jallieu Brive-la-Gaillarde Bruay-la-Buissière Cagnes-sur-Mer Cahors Calais Caluire et Cuire Cambrai Carpentras Castres Cayenne Chalon-sur-Saône Châlons-en-Champagne Chambéry Charleville-Mézières Chartres Châtellerault Chaumont Cherbourg-Octeville Cholet Cognac Colmar Combs-la-Ville Concarneau Conflans-Sainte-Honorine Creil Dax Dieppe Digne-les-Bains Dole Douai Draguignan Dreux Epernay Epinal Etampes Evreux Fécamp Forbach Fougères Gap Givors Haguenau Halluin Hénin-Beaumont Istres La Ciotat La Possession La Roche-sur-Yon D E F G H I L CC de l'Abbevillois CA Hérault Méditerranée CA d'Agen CA du Pays Ajaccien CA de l'Albigeois CU d'Alençon CA du Grand Alès en Cévennes CA Agglomération Côte Basque - Adour CA du Grand Angoulême CA Annécienne CA Annemasse - Les Voirons - Agglomération CA de Sophia Antipolis CA Arles - Crau - Camargue - Montagnette CU de Lille Métropole CU d'Arras CA du Pays d'Aubagne et de l'Etoile CA du Grand Auch Agglomération CA du Bassin d'Aurillac CA de l'Auxerrois CC de Bar-le-Duc CA de Bastia CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay CA du Beauvaisis CA Belfortaine CA de l'Artois CA Béziers Méditerranée CA de Blois « Agglopolys » CA du Boulonnais CA de Bourg-en-Bresse CA Porte de l'Isère CA de Brive CA de l'Artois CU Nice - Côte d'Azur CA du Grand Cahors CA du Calaisis CU du Grand Lyon CA de Cambrai CA Ventoux Comtat Venaissin CA de Castres-Mazamet CC du Centre Littoral CA Le Grand Chalon CA Cité en Champagne CA Chambéry Métropole CA de Charleville-Mézières Cœur d'Ardenne CA de Chartres Métropole CA du Pays Châtelleraudais CA du Pays Chaumontais CU de Cherbourg CA du Choletais CC de Cognac CA de Colmar SAN de Sénart Ville Nouvelle CA Concarneau Cornouaille sans CA Creilloise CA du Grand Dax CA de la Région Dieppoise CC des Trois Vallées CA du Grand Dole CA du Douaisis CA Dracénoise CA Dreux Agglomération CC Épernay - Pays de Champagne CA d'Épinal Golbey CC de L'Etampois Sud Essonne CA d'Evreux CC de Fécamp CA de Forbach - Porte de France CC Fougères Communauté sans CU du Grand Lyon CC de la région de Haguenau CU de Lille Métropole CA d'Hénin Carvin SAN Ouest Provence CU Marseille Provence Métropole CA Territoire de la Côte Ouest (TCO) CA La Roche sur Yon Agglomération L M N P Q R S T V Y La Valette-du-Var Lannion Laval Le Creusot Le Port Le Puy-en-Velay Le Tampon Lens Libourne Liévin Lisieux Lorient Louviers Lunel Lunéville Macon Marignane Martigues Maubeuge Meaux Melun Mende Millau Mont-de-Marsan Montargis Montauban Montbéliard Montceau-les-Mines Montélimar Moulins Nevers Niort Nogent-sur-Oise Périgueux Pointe-à-Pitre Pontarlier Quimper Rambouillet Roanne Rochefort Romans-sur-Isère Royan Saint-Benoît Saint-Brieuc Saint-Dié-des-Vosges Saint-Dizier Saint-Lô Saint-Louis Saint-Malo Saint-Nazaire Saint-Pierre Saint-Quentin Saint-Raphaël Saintes Salon-de-Provence Sarreguemines Saumur Schiltigheim Sedan Sélestat Sens Sète Soissons Tarbes Thionville Troyes Valenciennes Vandœuvre Vannes Verdun Vesoul Vichy Vienne Vierzon Villefranche-sur-Saône Vitré Voiron Yerres CA Toulon Provence Méditerranée CA Lannion - Trégor - Agglomération CA Laval Agglomération CU Le Creusot - Montceau les Mines CA Territoire de la Côte Ouest (TCO) CA Le Puy-en-Velay Agglomération CA du Sud CA de Lens - Liévin CA du Nord Libournais CA de Lens - Liévin CC Lisieux Pays d'Auge CA du Pays de Lorient CA Seine - Eure CC du Pays de Lunel CC du Lunévillois CA du Mâconnais - Val de Saône CU Marseille Provence Métropole CA de l'Ouest de l'Étang de Berre CA Maubeuge Val de la Sambre CA du Pays de Meaux CA Melun Val de Seine CC Coeur de Lozère CC de Millau Grands Causses CA Le Marsan Agglomération CA Montargoise et des Rives du Loing CA du Pays de Montauban et des Trois Rivières CA du Pays de Montbéliard CU Le Creusot - Montceau les Mines CA Montélimar Sésame CA de Moulins CA de Nevers CA de Niort CA Creilloise CA Périgourdine CA CAP Excellence CC du Larmont CA Quimper Communauté CC Plaines et Forêts d'Yvelines CA le Grand Roanne CA du Pays Rochefortais CA du Pays de Romans CA Royan Atlantique CA Intercommunale de la Réunion Est (CIREST) CA Saint-Brieuc Agglomération Baie d'Armor sans CC de Saint-Dizier, Der et Perthois CA Saint-Lô Agglomération CC des Trois-Frontières CA de Saint-Malo Agglomération CA Région Nazairienne et de l’Estuaire (la CARENE) CA CIVIS (Communauté Villes Solidaires) CA de Saint-Quentin CA Fréjus - Saint-Raphael CC du Pays Santon CA Salon-Etang de Berre-Durance "Agglopole Provence" CA de Sarreguemines Confluences CA Saumur Loire Développement CU de Strasbourg CC du Pays Sedanais CC de Sélestat et Environs CC du Sénonais CA du Bassin de Thau CA du Soissonnais CA du Grand Tarbes (CAGT) CA Portes de France - Thionville CA Grand Troyes CA de Valenciennes Métropole CU du Grand Nancy CA Vannes Agglo CC de Verdun CA de Vesoul CA de Vichy Val d'Allier CA du Pays Viennois CC Vierzon Pays des cinq rivières CA de Villefranche-sur-Saône CA Vitré communauté CA du Pays Voironnais CA du Val d'Yerres EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:14 Page23 Poussières d’Etoiles - RCS Evry B 451 339 675 - 11/2013 EXE-OBS-Syn2013_Mise en page 1 06/11/13 11:14 Page24 94 rue de Sèvres • 75007 Paris Tél. 01 45 44 99 61 fax. 01 45 44 24 50 Courriel : [email protected] www.villesmoyennes.asso.fr