Et aussi... Triathlon du Roi à Versailles Triple
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Et aussi... Triathlon du Roi à Versailles Triple
* Quand le triathlon se conjugue à deux * Rencontre avec Mike Aigroz Et aussi... Triathlon du Roi à Versailles Triple Sprint de Rouen Le Tri pin pon de Pont à Mousson Le Tri Vert de St Cassien om .c o d b e -h n lo h t ia r .t w ww - Corse Couverture : Xtri de Calvi © Jacvan EDIT'pfff Enfin, plus d’excuse, le printemps est de retour et ne comptez pas sur moi pour vous parler des petits zozios, des fleurs, du miel et des abeilles. On sort les gambettes, on rase les poils de près, on fait briller les spads et c’est reparti pour une saison à bloc. Exit les plans de base, foncier, plannif et compagnie… maintenant c’est à donf du début à la fin, de toute façon comme chaque année on finira cramé en se disant que la saison prochaine il serait bon de mieux poser les bases. Quoi j’ai dis une connerie ? Ah oui c’est vrai que la rédac’ bosse aussi à des pages science de l’entraînement. Oups... Faut bien se lâcher un peu, cracher les watts et faire pleurer les manivelles, c’est pas marrant sinon. Perso si j’ai un seul conseil à vous donner c’est de dégager de devant cet écran et de sortir mouiller le cardio avec de la sueur. Allez hop hop hop… ... Quoi encore ? ... Ouch !!! La rédaction est au regret de vous annoncer que notre éditorialiste débile va être indisponible jusqu’au prochain numéro et que, afin de satisfaire à la demande de nos lecteurs nous vous invitons à parcourir les pages suivantes pour constater par vous-même que la saison a démarré du Nord au Sud en passant par les côtés… Deux petites secondes « Bloque lui les mains et force le à prendre ces gouttes »… Nous disions donc, nous vous parlons de pleins de courses, nous vous faisons partager un interview sympa sans omettre de satisfaire à notre rendez-vous mensuel pour vous les femmes… « Bon ça y est il s’est calmé l’autre débile, va nous faire perdre des lecteurs s’il continue… ». Cet édito à été écrit en partie par Thierry Clemens puis repris à temps par une rédaction responsable. COUP DE COEUR Le clin d’œil de cette semaine revient à un sportif au grand cœur, Grégory Jousset est un triathlète de 24 ans, sapeur-pompier de Paris depuis plus de 5 ans. Il est licencié depuis cette saison au Triathlon Olympique club Cessonais. Il a décidé l’année dernière de mettre sa passion au profit d’une action associative, et plus particulièrement à une association qui le touche plus particulièrement de part sa profession, l’œuvre des orphelins sapeurs-pompiers de France. Après un dossier monté auprès de l’ODP et accepté par son commandement, le défi sportif a été validé sur deux compétitions internationales : - le triathlon de San Francisco « escape from Alcatraz » (voir sur son site le résumé de l’épreuve ) - l’Ironman International de Nice Chaque personne ayant fait un don à l’œuvre se verra remettre le dossier final de mon défi (résultats, photos, reportages, récits de voyage sportif, rendez-vous avec l’ODP...) RAPPEL : seuls les dons pour l’œuvre sont acceptés ! Retrouvez l’intégralité de son projet et suivez-le dans cette aventure grâce à son site : http://greg-jousset.onlinetri.com/ CLIC'ON http://www.azurtriandrun.com/ www.foor.fr http:// chtri-endurance-cup.onlinetri.com www.ironmanfrance.com http://www.clermont-triathlon.com/ www.myotest.com www.compressport.com www. platinium-nutrition.com www.ekoi.fr www.wts.fr evenement.fr AN Propos recueillis par JACV Le triathlon du Roi renoue avec son histoire Après plus de 20 vingt d’interruption, le triathlon du Roi a de nouveau pu être organisé grâce à la motivation et à la détermination des pensionnaires du Versailles Triathlon, c’était le 15 mai dernier. Au-delà de l’aspect sportif (compte-rendu publié le 16 mai sur notre site), ce triathlon représente tout un symbole et une histoire. Tri-hebdo a recontré l’un de ses artisans, Fabien Combulazier qui revient sur cette belle aventure. Est-ce que tu connais un peu l’histoire de ce triathlon ? Il y a eu trois épreuves, de 1989 à 1991, la dernière ayant été support des Championnats de France de Triathlon «A» (ndlr : courte distance), avec la victoire de Philippe Méthion, déjà sur le site du plan d’eau des Suisses. Et puis, l’organisateur des premières éditions (le directeur de l’office municipal des sports de l’époque) s’est lassé de la lourdeur d’une organisation aussi complexe. Par rapport à l’ancienne version, est-ce que vous avez repris une partie des parcours, etc... qu’est-ce qui ressemble et qu’est-ce qui diverge? Par rapport à la dernière édition qui s’est déroulée en 1991, la natation est quasi identique et course à pied très proche. En revanche, le vélo partait en une boucle de 40km dans la vallée de Chevreuse, alors que là nous utilisons le circuit appartenant à NEXTER SYSTEM sur le plateau de Satory. Pour info, c’est la piste d’entraînement de Citroën sport et de Sébastien LOEB! Comment vous est venue cette idée de faire renaître ce triathlon ? Au vu du cadre, les autorisations doivent être difficiles à obtenir... Pour le coup c’est moi qui aie voulu relancer ce triathlon. En effet, professeur d’EPS depuis 2002 sur Versailles, je n’ai de cesse de penser que la pièce d’eau des Suisses est un spot de rêve pour faire du sport à n’importe quelle heure de la journée et à tout moment de l’année. Dommage d’ailleurs qu’il n’y ait pas de lumière car c’est ouvert au public en non stop. C’est vraiment un lieu magnifique. Avec l’évolution positive de notre club, tant du point de vue des performances que des effectifs (en 2005 nous étions 50, nous sommes aujourd’hui presque 200) nous avons également une très bonne école de TRI. Nous sommes actuellement un des quatre gros clubs d’Ile de France. En 2009, Céline Delmar (licenciée au club et travaillant au Château de Versailles) et moi-même, nous avons lancé un bike&run. Nous avons mis les pieds dans la pièce d’eau… mais en janvier, c’était un peu froid pour nager, quand même ! Mais l’idée a fait son chemin. A la fin de l’année, nous relancions le bike and run 2010 et j’avançais l’idée d’un possible triathlon au mois de mai. En fait, dès novembre j’avais pris contact avec le service des sports, la police et la voirie de Versailles afin de leur pré- Photo © 2010 _ Christophe A senter 3 parcours possibles. J’ai senti que nous avions du soutien, à condition de ne pas nous montrer trop gourmands pour la partie cycliste. Le plus dur c’était d’avoir les autorisations pour couper la circulation. Dès lors que nous avons un vrai soutien derrière nous à condition de ne pas être trop gourmand concernant les voies pour la partie cycliste. Suite à ça je rencontre d’autres adjoints aux sports des communes d l’agglomération Versailles Grand Parc et je me rends compte que ce n’est pas partie gagné de couper la circulation. Mi-mars nous étions quasiment sur de notre coup avant un arrêté préfectoral… Mais les choses vont finale- ment bien se passer notamment grâce au Maire de Versailles. En avril, nous sommes toujours dans l’attente du feu vert, mais nous avons regroupé une équipe de bénévoles pour déterminer les différents chefs de secteurs. Germain HAZARD, va faire un énorme travail de coordination entre les bénévoles et préparer de nombreuses demandes d’autorisation. Deux hommes du service des sports vont également abattre un travail énorme, Alain Turgis et Sebastien Vadé, notamment pour élaborer une sorte de Ponton pour entrer et sortir de la pièce d’Eau des Suisses. L’organisation du triathlon d’Etampes va nous prêter leur ponton qu’il va falloir adapter et des bouées. Et finalement, le 15 Mai à 15h30 précises le départ est donné au 336 concurrents suite à une installation ayant commencé le vendredi après midi. Et cette « première nouvelle » édition… Cette édition a été un succès, sans incident majeur et beaucoup de plaisir pour les pratiquants et les nombreux spectateurs. L’ambiance mise par Olivier Bachet au micro a été un vrai plus à notre organisation, il connait énormément de triathlète et adopte toujours le bon flow!!! evenement.fr La passe de 5 pour Batelier à domicile Depuis 18 ans, le triathlon de Rouen a vu son format évolué. Du triathlon sprint classique au super sprint, en passant par le triathlon sprint par équipe, cette épreuve a toujours eu lieu le 8 mai, sauf cette année, le 9 en l’occurrence. Eh oui, le 8 mai tombait un samedi et comme la rive gauche de la ville est en partie fermée à la circulation, le dimanche était plus adapté. Au programme, deux manches qualificatives et une finale où l’on remet les compteurs à zéro et départ en ligne. Au tirage au sort les participants composent 3 séries pour chaque manche. Le format ? 300m en bassin de 50m (le fameux bassin de l’ile Lacroix où évoluait Stéphane Caron sous la houlette de Guy Boissière)-7,8 km en centre ville plat mais il y a beaucoup de relances, drafting autorisé– 2,5 km de course à pied plat, soit 1 tour de l’ile Lacroix. Les favoris sur la start list se nomment Brice Daubord (Poissy), Franky Batelier (Rouen), Fabien Combaluzier et Maxime Queguiner (Versailles), Thomas Leboucher (ASMSA) notamment chez les hommes et Juliette Coudrey (Lagardère PR), Carmen Dupuis (Orléans), Marie Delsert (OSML) chez les féminines. Brice Daubord, 1ère série se promène et assure tranquillement sa qualif’ pour la finale. Franky Batelier fait de même, toujours à l’arrière du groupe en vélo et termine ses 2 manches en compagnie d’un Fabien Combaluzier qui semble à l’aise sur ce format. En 2008, il avait Photo © www.cb2000.fr Exceptionnellement un 9 mai, le traditionnel triple sprint de Rouen a couronné, une fois de plus, l’enfant du pays, Franky Batelier au terme d’une finale haletante. gagné cette épreuve au sprint ex-aequo avec Batelier en 2008. Dans la 3ème série, c’est Thomas Leboucher et Max Queguiner qui assurent sereinement le passage en finale. Chez les féminines, Juliette Coudrey semble se promener, mais il faudra en finale largement augmenter l’allure pour être certaine de l’emporter. Entre chaque manche, il y a un délai d’1h30, soit environ un peu plus d’1 heure de récupération puisqu’une manche dure environ 26 minutes pour les meilleurs hommes et 29 minutes pour les femmes. Entre chaque course, chacun s’organise pour récupérer de manière active, préparer sa transition pour la manche suivante et s’alimenter car il faut avoir les accus bien chargés pour la finale ! 16h30 : Finale ! La disposition dans les couloirs est déterminée par les temps additionnés des 2 manches, mais pour autant on remet les compteurs à zéro pour la finale. La tension n’est plus la même que pendant les manches car là, la moindre erreur se paie cash sur un effort aussi court. Dans la ligne 4, Brice Daubord et Jonathan Tryoen (Versailles) mettent une grosse pression pour creuser un ostensible écart sur Batelier, ligne 5, grand favori avec 4 victoires ici à Rouen. A la sortie de l’eau, tout le monde est à la file indienne, Batelier est 4ème à 5 se- condes du 1er nageur, Bouvet (Caen) en 3’27’’. Transition éclair pour Daubord et Batelier qui se font la malle d’entrer de jeu. La tactique est simple pour Batelier, il faut sortir Daubord des roues pour lui casser les jambes pour qu’il court un peu moins vite. A chaque relance, c’est le coup de butoir, mais Brice s’accroche comme un diable. Le peloton sous la pression de Leboucher associé aux poursuiteurs rentre sur les 2 fuyards à moins de 1 km de la transition. C’est Batelier le plus prompt avec Queguiner à sortir le long de la Seine, il ne sera jamais rejoint malgré la relance de Daubord pour se défaire de Maxime Queguiner dans les derniers hectomètres. Chez les filles, l’avantage du drafting font que Juliette Coudrey, bonne nageuse ne sera jamais dans le collimateur de Marie Delsert et de Carmen Dupuis. Résultats : Hommes : 1 BATELIER Franky (Rouen Tri) 23’54 2 DAUBORD Brice (Poissy triathlon) 23’57 3 QUEGUINER Maxime (Versailles Triathlon) 24’ 05 4 COMBALUZIER Fabien (Versailles Triathlon) 24’12 5 GAUCHET Martin (Piranhas) 24’21 Femmes : COUDREY Juliette (Lagardere Paris Racing) 27’57 DELSERT Marie (OSML Triathlon) 29’38 DUPUIS Carmen (ASPTT Orléans) 30’23 LETAC Valérie (Rouen Tri) 31’ 02 OELKERS Susie (USCC) 31’19 evenement.fr e.fr ttp://triasudsp54.fre _h 54 SP d su ia Tr : os Textes et Phot Nouveau succès pour le tri pin-pon Les épreuves se sont enchaînés tout au long de la journée. 08h30 : départ d’un duathlon pour les licenciés avenir 1 et Jeunes Sapeurs Pompiers de moins de 14 ans. Près de 60 partants sur un parcours entre les étangs (500m/3000m/800m) Victoire de Melvyn GRANDJEAN J.S.P. à SaintNicolas de Port (près de Nancy). 09h00 : départ d’un duathlon pour les licenciés avenir 2 et Jeunes Sapeurs Pompiers de 14 à 17 ans. Près de 100 partants (800m/4000m/ 800m). Victoire de Mathieu RINCENT du Neuves-Maisons Triathlon (près de Nancy). 10h00 : départ de la course SPRINT individuel ou par équipe, 200 partants. Belges, Anglais, Luxembourgeois, Allemands, Suisses et Français se sont affrontés sur un parcours relevé. L’eau du parc du grand bleu, à 13,5°C, le parcours vélo caractérisé par une côte à mi-parcours à 15% et la course à pied sur les chemins autours des étangs rendent ce rendez-vous atypique. C’est une équipe de Lunéville (MESSAOUDI, DUCRET et LALLEMENT) qui passe la ligne en premier en 1h08min15s, soit 1 min et 30 sec avant le deuxième (et 1er individuel) Kevin TRESSELT du club de Triathlon de Laneuveville-devant-Nancy. 14h30 : départ du Courte-Distance, 250 partants. Les 1 500 m « à l’australienne » sont avalés en 18 min et 15 sec par celui qui remportera le CD en 2h00min19s Jordan ROUYER licencié au METZ triathlon. Remportant par la même occasion le titre de Champion de Lorraine. Le parcours du matin avec les mêmes difficultés (deux tours) et la fameuse côte d’Arry et son dénivelé important qui « pique les jambes, à faire deux fois ». Sur les deux autres marches, ses partenaires d’entraînement Théo REYBEROTTE (2h02min40s) et Cédric OESTERLE (2h02min56s). Le premier Sapeur Pompier, Emmanuel BOILEAU, du SDIS67 (SDIS Bas Rhin) passe en 2h09min53s. Internationale cette année, les Sapeurs Pompiers de Meurthe-et-Moselle ont mis les bouchées doubles pour rendre l’épreuve festive et… écologiquement durable. Depuis six ans, le triathlon des Sapeurs Pompiers communément appelé « le TRI PIN-PON » ne cesse de prendre de l’ampleur. Cette épreuve a été un nouveau succès. Cette année encore, elle était placée sous le signe de la sécurité. « Là, où un club civil mettra un jalonneur, nous en mettrons 3, car en nos qualités de Sapeurs Pompiers, nous n’avons pas le droit à l’erreur. La sécurité des participants au TRI PIN-PON est capitale ! » Nous confie l’Adjudant-chef Didier NOEL Sapeur Pompier Professionnel à Pont-à-Mousson et Président du TriaSud SP54, le club organisateur. Et côté ambiance, les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands ! 6 pom pom girls sont venues mettre en chorégraphie les podiums, six photographes mitraillaient les participants afin de leur offrir leurs plus beaux clichés, dix kinés permettaient d’accélérer la récup… Et pour 2011, les ambitions sont toujours plus hautes ! « Le projet est à terme d’organiser un championnat d’Europe de l’uniforme mêlant pompiers, policiers et gendarmes », explique William THIÉRY, vice président du TriaSud SP54 qui précise que la beauté de site naturel qui accueil la manifestation mérite toute notre attention : « Nous avons voulu que ce triathlon soir un triathlon durable. Nous donnons à boire aux participants dans des gobelets en carton fournis par le Comité Départemental et une dizaine de poubelles de tri sélectif ont été disposées sur le site». En tout, plus de 600 concurrents sont venus se frotter aux épreuves sans oublier un public très fourni et enthousiaste. evenement.fr Textes et Photos : C.G. Le Tri vert de St Cassien transforme l’essai Pour la deuxième année consécutive, le tri vert de Saint Cassien s’est tenu le jeudi de l’Ascension. La pluie s’était invitée sur la commune de Montauroux pendant plusieurs jours précédents la course si bien que même si le parcours VTT était quasiment identique à celui de la première édition, le terrain était tout autre : flaques et boue avaient parsemé le circuit. La pluie s’était abattue sur toute la région côte d’Azur la veille pour finalement laisser la place à un soleil clément pour la compétition. François Carloni qui s’était classé la semaine précédente à la 3e place du Xtri de Calvi derrière Batelier et Marceau faisait figure de favori. Et dès la natation, il prenait les commandes de la course. « Obtenir cette première place dès la sortie de l’eau m’a vraiment rassuré car je pouvais m’exprimer sans pression sur mon point fort, le VTT » nous confiait le pensionnaire de St Raphaël triathlon. Et le parcours vélo lui per- mettait d’afficher une confortable avance sur ses principaux poursuivants comme Thierry Pelet ou Nicolas Tauty. « Je savais que mes adversaires étaient assez loin, de fait, j’ai pu partir doucement et finir un peu plus fort ». Il franchissait la ligne d’arrivée victorieux en 2h28’52 avec plus de 7 minutes d’avance sur le pensionnaire de Toulon Triathlon, Thierry Pelet (2h35’53). Nicolas Tauty (Massilia Triathlon) complète le podium en 2h37’56. Même configuration de course chez les filles avec un avantage encore plus net pour Amandine Galindo (Massilia Triathlon). La jeune femme sortait 9e au scratch de la partie natation pour aborder la partit VTT avec une confortable avance. Ses adversaires faisaient les frais de sa forme physique puisquelle bouclait le parcours en 3h13’00 devant Isabelle Plisson (Antibes Triathlon) 3h25’38 et Emmanuelle Guiol (Toulon triathlon) en 3h37’39. la-rencontre.fr Propos recueillis par P.M Mike Aigroz : Son ultime saison, sauf si... Triathlon-hebdo : Peux-tu nous parler de tes objectifs cette saison et pourquoi as-tu porté ton choix sur l’Ironman France ? Mike Aigroz : Hawaii, c’est vraiment l’objectif et Nice c’est le passage obligé pour Hawaii… Et puis, j’ai de bons souvenirs ici, j’avais fait 2ème sur le LD derrière Julien Loy, et en 2008 c’était mon premier Ironman. C’était quand même une bonne journée (il avait été leader pendant une bonne partie de la compétition (leader pendant longtemps, il s’était finalement classé 10e en 8h56’43). Enfin, la topographie de Nice me permet de ne pas être à 100% à vélo. Je voudrais être à 100% à Hawaii. La configuration du parcours cycliste de Nice est dans mes cordes. Cela me permettrait de n’être qu’à 90% et décrocher quand même mon ticket. Mais bon, il n’y a que trois places… En week-end sur la Côte d’Azur pour le repérage du parcours vélo de l’Ironman France, il s’est associé au groupe d’Yves Cordier le 15 mai dernier. L’occasion pour nous de connaître ses ambitions à quelques semaines de la grande fête du triathlon à Nice. Tu as une tactique de course ? Pas de tactique, il faut être dans la tête de course toute la journée ! Sur Ironman, il y a moins de tactique, il faut juste gérer son effort et faire abstraction de ce qui se passe autour, être dans sa bulle, concentré sur soi-même. Certains font le vélo à bloc, mais blessés, ils ne vont pas courir le marathon. Seule la ligne d’arrivée compte. En vue de Nice, est-ce que tu as effectué des changements dans ta préparation hivernale ? On a changé pas mal de choses pendant l’hiver. J’ai un préparateur physique maintenant. J’ai essayé de gagner de la puissance, parce que l’année passée j’en manquais sur la partie vélo, c’est le grand changement de ma préparation hivernale. Pour la préparation physiologique, je me prépare sur 15 semaines et le but c’est d’être en forme le jour J, l’année passée ont s’est un peu « planté » la-dessus, avec Zurich … du coup je me suis rabattu sur le Canada, c’était la roue de secours. C’était le manque d’expérience, mais depuis nous avons changé certaines orientations. Pour le marathon, je n’ai pas changé grand-chose. Je n’ai fait que 3 Ironman. Je mets déjà 3h sur un parcours difficile comme le Canada. Je n’ai jamais été mauvais à pied mais il faut de l’expérience. Tu peux t’entraîner comme tu veux mais ce qui se passe au 30ème km à pied tu peux le ressentir que sur l’Ironman, impossible de voir à l’entraînement… à moins de faire 8h ! Et que penses-tu du parcours cycliste que tu as reconnu ce matin ? J’adore, j’avais des frissons. Je me remémorais la course de 2008, où j’étais devant, c’est un parcours que j’aime et je n’ai aucune appréhension. Au niveau de ta préparation, a-t-elle pu se dérouler comme tu l’espérais ? Je ne suis pas en avance, c’est plus compliqué de s’entraîner chez moi avec le froid ! Mais il me reste 6 semaines, des sorties comme aujourd’hui je vois que je suis quand même dedans. Ça va aller je serai prêt. Quel sacrifice te coûte le plus pendant ta préparation ? Je suis un passionné de ski, je dois mettre mes skis de côté déjà au mois de mars, et ça me coûte beaucoup, surtout qu’en mars les conditions sont les meilleures pour faire du free ride ! Pour mieux le connaître… 32 ans – 1m80 – 71 kg Début en triathlon : 1996 Meilleur souvenir : Coupe du Monde ITU 2006 à Hambourg et sa 2ème place à l’Ironman du Canada en 2009 Pire souvenir : abandon à Zurich en 2009 Entrainement favori : la Bière ! (rires) longue sortie vélo comme ce matin sur le parcours de Nice … http://www.mikeaigroz.ch/ la-rencontre.fr A plus long terme qu’est-ce que tu envisage ? Qu’est-ce que t’apporte ton team « Erdinger » ? « Erdinger » en décalage avec le monde du triathlon… Un petit mot de conclusion ? J’ai un projet sur deux ans. A Hawaii, cette année, j’arrive à la fin de mon projet, mes sponsors arrêtent à la fin de cette année, j’ai pas mal d’années dans le haut niveau, je commence à fatiguer un peu… Je me dis que je vais arrêter à la fin de l’année, c’est sur… Mais, c’est clair que si je réalise mon objectif à Hawaii, ça vaut la peine de refaire une ou deux années. J’y vais palier par palier, le but c’est Nice. Quand j’aurai mon ticket pour Hawaii, ce sera Hawaii, le 9 octobre au soir on verra ce qui se passe … Une stabilité financière qui est importante pour préparer les choses au mieux, après c’est un team que je ne connais pas vraiment. Mais il y a un gros palmarès, partager des moments ensemble, avoir des échanges sur les courses, j’ai fait une semaine avec eux, un gars comme Andréas Raelert est vraiment sympa et assez ouvert sur sa préparation. Surtout j’adore le décalage qu’il y a d’être sponsorisé par une marque de bière, c’est mon rêve de gosse ! L’image de mon projet correspond exactement à un produit comme Soyez nombreux au bord de la route le 27 juin!!! Mon fan club sera là, ils vont faire une raclette sur la promenade des anglais, c’est des bons vivants, ils vont faire assez fort ! Ils sont cool et il y a plein de générations : ma mère, mes potes skieurs, etc. Sinon, je serai au départ du 70.3 de Rapperswil, 3 semaines avant Nice …, en plus le vélo est costaud, ça donnera un bon point de repère ! Retrouvez l’interview de Frederik Van Lierde dans le prochain magazine côté-filles.fr Texte et photos : DR Tri-hebdo Quand le triathlon se conjugue à deux Nager, rouler, courir... les entraînements de triathlon sont de gros consommateurs d’emploi du temps. Et souvent, derrière chaque performance d’un triathlète, sa compagne, toujours présente pour le soutenir, figure au premier rang des remerciements. Avec l’arrivée des femmes dans le monde du sport depuis de nombreuses années et dans le triathlon, il n’est plus rare de voir des couples engagés sur des mêmes compétitions. Et là, c’est tout le planning de la famille qu’il faut repenser avec que chacun puisse exprimer sa passion. Valérie est kinésithérapeute et Alexandre, Chef d’entreprise, ils partagent ensemble une même passion, le triathlon. Mieux, elle fait partie intégrante de leur quotidien. Alexandre est le premier supporter de Valérie. Rencontre avec un couple de passionnés. Tri-Hebdo : Valérie, Comment t’es venue cette passion ? Valérie : C’était il y a maintenant dix ans ; je faisais depuis toujours de l’athlétisme (principalement sur 10 kms), et je me suis fait une entorse de la cheville. Pour accélérer ma récupération, mon entraineur de l’époque m’a conseillé le vélo et la natation … Comment se vit-elle au quotidien ? Je suis quelqu’un de très perfectionniste, j’adore m’entraîner et me donner les moyens pour réussir les objectifs que je me suis fixés. Je pratique chaque semaine au minimum 3 fois chacune des disciplines et à chaque seance, je connais les adaptations physiologiques que cela me procure. Une déformation professionnelle certainement ! Le sport a pris une énor- me place dans ma vie, peut être même parfois trop, mes proches ne le comprennent d’ailleurs pas toujours. Tous les deux, vous faites du triathlon. Est-ce que c’est le triathlon qui vous a fait vous rencontrer ou finalement est-ce que le triathlon est venu plus tard ? Nous nous sommes rencontrés au bord des bassins… Alexandre débutait le triathlon, il venait de l’ultra-trail et cherchait de nouveaux défis, il n’avait jamais mis les pieds dans une ligne d’eau. Moi j’étais blessée à la hanche et cumulait les heures de natation, le désir de me lancer sur le long trottait dans ma tête depuis longtemps. Notre cheminement était finalement le même, nous avons rapidement ressenti le besoin de passer les nombreuses heures d’entraînement ensemble ! Vous vous entraînez ensemble ? Est-ce que vous vous motivez mutuellement ? Oui et non. Nous étions avant même de nous rencontrer « addict » au sport. Aujourd’hui, on a pris goût à l’entraînement à deux et nous avons du mal à nous entraîner chacun de notre côté. Par contre lorsque nous sommes ensemble, il y a toujours un des deux qui est plus motivé que l’autre et qui accélère la manœuvre ! J’adore m’entrainer, et j’adore comprendre quel effet chacune de nos séances peut avoir sur nos performances, comment le corps s’adapte à l’effort. Je me plais à réaliser nos propres plans d’entrainement et… Alexandre les suit à la lettre ;-). Est-ce qu’Alexandre endosse finalement plusieurs rôles : petit ami, sparing-partner, coach, ton premier supporter… ? Oui bien évidemment. Il a même tendance à me surestimer, je lui reproche souvent ! entraînement.fr Son expérience de l’ultra et de l’effort sur le long m’aide beaucoup. Gérer les hauts et les bas sur des sorties de 3 ou 4h de course à pied ou de 7-8 h à vélo ne s’apprend pas dans les livres, et c’est beaucoup plus facile à deux. Il est un vrai soutien psychologique de part sa patience et sa pédagogie. Je remplis le rôle de coach en natation, et lui de sparing-partner en vélo et en course à pied. de sportive. C’est hélas souvent au détriment du préférés (Jack et Oliv) pensent que je peux passer nombre d’heures de sommeil et donc de la récupé- en 11 heures… ration, et cela génère souvent chez moi de petits bobos ! C’est quoi la journée idéale ? Val : Une journée où je puisse me réveiller sans Vous participez tous les deux aux mêmes le réveil car j’aurais suffisamment dormi, petit foocompétitions ou est-ce que quand l’un parti- ting matinal, matinée au boulot avec des patients cipe l’autre soutient sur le bord de la route ? de bonne humeur, 1h de natation le midi avec un Sauf blessures, nous faisons la totalité des cour- plateau de sashimis, retour au boulot avec d’autres ses ensemble, nous avons les mêmes échéances et patients sympathiques, 3h de vélo avec transition Au niveau organisation, gestion de la mai- c’est aussi cela qui nous fait vibrer. course à pied … son et autres, ce n’est pas trop galère quand Du coup, nous adorons les courses où il y a plu- Le soir : un bon bain chaud, des blancs de poulet c’est le couple qui fait du triathlon ? sieurs boucles en course à pied et en vélo ou des avec des brocolis, et au lit à 22H avec mon PC pour Nous avons tous les deux des métiers très pre- allers-retours, cela nous permet de nous croiser lire Tri-hebdo car tout mon ménage et mon repasnants. J’aménage mes horaires pour pouvoir me plus souvent et d’avoir un avantage certain sur les sage auront déjà été faits !!!!!! laisser des créneaux libres dans la journée, Alexan- autres compétiteurs ! dre lui s’entraîne principalement tôt le matin ou Alex : Levé à 5h30 pour un bon petit dej’, direction tard le soir… Vous serez tous les deux au départ de l’Iron- Paris By night en voiture pour courir sur les quais Nous arrivons à trouver quelques créneaux com- man de Nice… Comment vous est venue cet- de seine à la frontale. 7h30, douche puis échange muns le midi (lorsqu’il n’a pas de rendez-vous), et te envie de vous aligner sur Ironman ? Qui a du collant par un costume pour un RDV à la défenen fin de journée quand les emplois du temps res- eu cette idée ? se. Midi : séance de natation avec Val et sashimis pectifs le permettent… Alexandre l’a déjà fait l’année dernière, alors qu’il partagés avec elle, puis retour au bureau. La rePour moi, il reste très compliqué de concilier ma ne faisait du triathlon que depuis 8 mois. Pour ma joindre sur le parcours vélo pour faire les derniers vie de femme active, de maîtresse de maison, et part, ça faisait longtemps que j’y pensais. Cela fait kms ensemble et finir sur notre « tour des 20 bormaintenant 10 ans que je m’entraine et que je nes » avec la même frontale que le matin … m’aligne sur des triathlons de toutes sortes (ma Pour le soir : un coca bien frais, un diner sur le distance de prédilection étant le Half Ironman), et pouce et… cette distance me faisait un peu peur. Mais voila, j’avais très envie d’en faire un, très envie de me faire plaisir, c’est en quelque sorte l’aboutissement de dix années de passion pour sans doute ensuite Alexandre, comment décrirais-tu Valérie la passer à autre chose ;:!!ù^$ triathlète ? Donc voila, j’ai décidé de m’y aligner, et Alexandre Valérie est une guerrière, au sens noble terme. a tout naturellement eu envie de partager avec moi C’est une battante, qui est sans compromis et qui ce projet et de tester, par la même occasion, ses ne supporte pas de faire les choses à moitié. Son progrès en natation !!! problème de fond est que les journées ne font que 24h… Quelles sont vos ambitions ? Elle aime s’entraîner, se dépasser, souffrir physiNotre ambition secrète, comme tout bon triathlète quement, mais ne supporte pas d’être affaiblie. qui se respecte serait de décrocher un slot pour Ses entrainements sont très structurés, et elle prend Hawaï … Mais le niveau est tellement relevé à Nice beaucoup de plaisir à comprendre et regarder les et la nouvelle réglementation des slots pour les effets de telle ou telle séance sur le corps et donc pros (qui du coup, certains s’inscrivent en groupe sur les performances. Son seul défaut : elle ne sait d’âge), risque de compliquer sérieusement les cho- pas lever le pied et est avide d’entraînement, du ses. coup elle a tendance à se blesser souvent. Alexandre a mis 10 heures l’année dernière. Il Elle n’est jamais aussi forte qu’en course, c’est une aimerait bien améliorer son temps. Mes coachs redoutable compétitrice !!