EN CIRCUITs CoURTs - Chambres d`agriculture

Transcription

EN CIRCUITs CoURTs - Chambres d`agriculture
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Introduction
Ce guide pratique s’adresse à des producteurs et des porteurs de projets
souhaitant créer une activité de maraîchage. Il a pour but de les informer sur
les étapes de réflexion et de leur donner les principales clefs pour élaborer leur
projet.
Ce document a été conçu à partir de l’expérience de terrain des chambres
d’agriculture de Bretagne. Il encourage à explorer les différentes étapes de
réflexion et invite à prendre contact avec vos conseillers de la chambre
d’agriculture.
Aujourd’hui, 2200 producteurs pratiquent la vente en circuits courts en Bretagne.
25% d’entre eux sont des maraîchers, soit plus de 500 fermes. Cette dynamique
se poursuit. En effet, depuis quelques années, un tiers des installations aidées
en circuits courts en Bretagne est en maraîchage, ce qui correspond à une
quarantaine de projets par an. Une majorité de ces porteurs de projets n’est pas
d’origine familiale agricole.
Ces installations nouvelles viennent répondre à la demande croissante des
consommateurs. Soucieux de leur santé, ils portent un fort intérêt aux légumes
frais, de proximité, de qualité.
Editorial professionnel
Aujourd’hui, développer une activité de maraîchage peut
sembler facilement accessible, du fait d’un besoin en foncier
limité et d’investissements relativement faibles. Néanmoins ce
métier requiert de nombreuses compétences et savoir-faire.
Par exemple, pour assurer l’approvisionnement régulier de
salades, le producteur doit penser à la production de plants,
ou à la planification des commandes. Pour avoir des légumes
de qualité, la gestion du désherbage et des rotations sont des
aspects de la production à bien maîtriser.
Pour que ces activités dégagent un revenu
acceptable compte-tenu du temps passé, et
qu’elles s’exercent dans de bonnes conditions
de travail, il est important que le producteur
se forme, s’entoure de compétences et
travaille en réseau.
Jean-Louis Le Normand,
Elu Chambre d’agriculture du Morbihan
Eleveur-maraîcher
Avis d’expert
Le métier de maraîcher nécessite d’acquérir des
cultures.
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Jean-Philippe Calmet
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Conseiller cultures maraîchères et fruits roug
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Chambre d’agr
Définition
L’activité maraîchère consiste à
produire une gamme large de
légumes frais en plein champ
ou sous tunnels et à vendre
les produits en direct (marchés,
AMAP…) ou à des intermédiaires
(supermarchés, restauration
collective…).
sommaire
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Tendances de consommation
des fruits et légumes frais
en France
Tendances de consommation
des produits fermiers en
Bretagne
Chiffres clés de la consommation de fruits et légumes frais :
• Moins de 1,5% des dépenses totales des ménages
• 9,1% du budget alimentaire des ménages
• Les légumes frais (hors pomme de terre) les plus vendus
en volumes sont : la tomate (14,5kg/an/ménage) et la
carotte (9,8 kg/an/ménage), viennent ensuite les endives,
les courgettes, les salades et les oignons.
•U
ne pratique courante => 78% des enquêtés achètent
des produits fermiers
• Une pratique fréquente => Un achat hebdomadaire pour
40% des enquêtés
• Un achat sans occasion particulière => Pour 80% des
enquêtés
Sources : INSEE ; TNS world panel, 2006 ; bilan de la consommation
2009, site Interfel
Répartition des ventes de fruits et légumes par type de
circuits de vente
Une gamme étendue avec un Trio de tête
Volailles
Produits
laitiers
Légumes
autres (vente
directe, bord de
route,…)
3%
supérette
3%
primeur
10%
hypermarché
33%
2
1
3
(Sources : étude chambre d’agriculture régionale- UBTR- CERD, 2007)
harddiscount
12%
marché
15%
supermarché
24%
Plus de la moitié des légumes est commercialisée en grandes et moyennes
surfaces.
Les marchés occupent une part significative des ventes avec 15%.
Source: Kantar Worldpanel (élaboration Interfel).
Quelques données chiffrées
La culture de légumes frais représente 6,4%
des exploitations agricoles en France et
couvre 0,85% de la Surface Agricole Utile
(source Agreste 2007).
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Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Les tendances encouragent le
développement de la production de légumes
• L e Ministère de l’Agriculture encourage la consommation de fruits et légumes au travers
de différents programmes : le Plan National Nutrition Santé (PNNS) qui préconise la
consommation de 5 fruits et légumes par jour, l’opération « un fruit à la récré », le plan
national de l’alimentation …
• La livraison de légumes en paniers via les Associations pour le Maintien d’une Agriculture
Paysanne (AMAP), connaît un fort engouement. Des listes d’attentes sont importantes
sur les secteurs urbains.
• De nombreux sites Internet de e-commerces proposent des fruits et légumes en paniers
avec livraison à domicile (Le marché du chef, Déclics fermiers, Sur le champ, La Binée
paysanne…).
• La restauration collective est en recherche de produits maraîchers locaux et/ou bio (voir
les derniers textes de loi : Loi de Modernisation Agricole (LMA), en particulier).
ZOOM
expérience
«Je me suis installé sur 8 ha, en maraîchage bio il y a 5 ans. Je produis une
gamme variée de légumes que je vends
aujourd’hui dans 4 réseaux de consommateurs et un soir par semaine à la
ferme. Cette activité m’apporte une reconnaissance des clients, un renforcement du
lien avec le consommateur et une rémunération satisfaisante (1100 €/mois). Dans
mon cas, la charge de travail est très importante (production d’une gamme large,
récolte quotidienne, préparation des
paniers) ce qui m’a obligé à revoir mon
organisation et à embaucher un salarié
(20h/semaine sur toute l’année).»
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Conduire une activité maraîchage demande une maîtrise à la fois de la production et de la vente. Les moyens de
production sont à adapter afin d’organiser le travail, de fournir une gamme de qualité aux clients et de rentabiliser
l’activité.
Foncier
Pour une grande majorité des ateliers de maraîchage, les
surfaces sont de 1,5 à 10 ha. Une surface de 5-6 ha apparaît pertinente pour plusieurs raisons, notamment la possibilité de développer l’activité à 5 – 10 ans lors de l’arrivée
d’une autre personne (associé, salarié, conjoint…) mais
aussi pour faciliter la rotation des cultures.
La taille de l’atelier de maraîchage doit être en adéquation
avec le nombre d’Unité Travail Humain (UTH) disponible
(1,50 ha de plein champ et 1000 m2 de tunnel pour 1 UTH).
Sur une ferme, l’activité maraîchage peut être complétée
par d’autres productions, comme les fruits ou les œufs.
Dans le choix du site de production il est important d’avoir
une attention particulière sur l’exposition du terrain et la
qualité du sol.
La création de
l’atelier de maraîchage peut aussi
nécessiter des travaux d’aménagement : installation
du réseau EDF, réseau d’eau (forage,
pompage, réseau
d’irrigation, réserve
d’eau…), mise en
Parcelle de choux entourée de haies
place de haies...
Bâtiments
Un ou des bâtiments (200 m2) sont utilisés pour :
• Le stockage du matériel,
• Le stockage des légumes (pomme de terre, courges,
oignons)
• Le lavage et le conditionnement
• La vente à la ferme
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Lavage des bottes de radis
• Le bureau
• Espace multifonction (vestiaire, réunion, lieu de repas…)
Matériel
Les choix de matériel sont à adapter aux types de cultures
envisagées (sous tunnels, en plein champ). Les principaux
équipements sont :
Les abris de cultures
Les tunnels plastiques, les plus fréquents sont :
• Les grands tunnels, de 7 à 9 m de large
• Les petits tunnels, de 4 à 6 m de large
• Les tunnels nantais (non accessibles aux outils tractés)
Les tunnels sont majoritairement froids (hors gel), mais ils
peuvent être chauffés pour la production de plants ou de
produits hors saison.
A noter : Les achats de tunnels d’occasion ne sont pas
toujours judicieux car ils nécessitent souvent du temps
(démontage, montage) et requièrent souvent l’achat de
bâches plastiques neuves pour un coût important.
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Plantation de laitues
verre
Forçage sous chassis
La largeur et la forme des abris de culture (arceaux droits
ou arrondis) ont des incidences sur le travail mécanique
(passage du tracteur plus ou moins facilité).
Tunnel droit 7.80m de large
Cultures de bettes sous tunnel 5 m
source : site serres Val de Loire
Les tunnels de plus de 30 m de long sont les plus délicats
à ventiler.
Aération par écartement de bâches
Poivrons sous chenilles nantaises
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Mes moyens de production
L’irrigation
La production maraîchère requiert une consommation
d’eau non négligeable, de l’ordre de 2000 m3/ha/an. La
mise en place d’un système d’irrigation est indispensable.
Des travaux de forage, pompage, création de réserve
d’eau et de réseau d’irrigation peuvent donc être nécessaires. Ils représentent généralement un poste d’investissement important.
Le matériel de transformation
Pour élargir la gamme des produits, certains producteurs
transforment leurs produits en conserves, soupes... Pour
ce faire, il y a plusieurs solutions :
• transformer sur place, ce qui exige un investissement
dans un local équipé de matériels spécifiques, et nécessite de la main d’œuvre,
• sous-traiter à un prestataire.
Le matériel de commercialisation
En fonction du (des) mode(s) de commercialisation
envisagé(s), certains équipements sont à prévoir : matériel
de lavage, conditionnement, balance enregistreuse, étal
(pour les marchés), fourgon.
Irrigation par goutte-à-goutte sous tunnel
Le matériel spécifique à la production
Matériel de traction
Un tracteur ou une traction animale pour atteler les outils de travail du sol.
La taille du tracteur doit être compatible avec la largeur et la hauteur des abris
de culture.
Les outils de travail du sol
Pour le travail profond : décompacteur, charrue pour le labour, cultivateur…
Pour un travail superficiel : rotobêche, cultirateau, houe rotative (rotavator), herse
rotative, vibroculteur…
Les outils de semis
Selon les légumes cultivés : semoir de précision manuel ou tracté, planteuse…
Les outils de protection des cultures Pour le désherbage : vibroculteur muni de dents, herse étrille de petite largeur,
(mauvaises herbes, nuisibles)
bineuse tractée avec dents à étoiles, désherbeur thermique…
Pour la protection des cultures : pulvérisateur…
Les outils de récolte
Une remorque, une arracheuse de pomme de terre, une benne, une brouette, des
cagettes sont aussi des outils utiles à la récolte…
Le petit matériel
Du petit outillage manuel est nécessaire (bêche, râteau, pelle…).
Désherbeur thermique
Dérouleuse de plastique
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La production maraîchère exige une excellente maîtrise
technique face à la diversité des légumes cultivés, aux
risques climatiques et aux nuisibles. Au démarrage, il est
préférable de limiter la production aux légumes les plus
demandés (pommes de terre, tomates, choux, poireaux,
carottes, laitues, courgettes…). Année après année, la
gamme pourra évoluer vers plus de diversification.
Itinéraires techniques
L’itinéraire technique d’une culture comprend les étapes
suivantes :
• Préparation du sol : labour ou travail superficiel, épandage des fertilisants (matières organiques, fumier, engrais),
déroulage du paillage plastique.
• Implantation : semis ou plantation. Certains producteurs
privilégient l’achat de plants à l’extérieur pour limiter le
travail et les risques tout en assurant une production
régulière.
• Gestion des adventices et des nuisibles : paillage, désherbage, protection contre les insectes, les maladies…
• Récolte : arrachage, cueillette, lavage, conditionnement,
stockage.
Chaque culture de légumes a des besoins différents en
termes de fertilisation, de protection contre les maladies, il
convient d’adapter ses pratiques en fonction de chacune.
Jeunes plants en mottes pressées
Modes de culture
•E
n plein champ : pommes de terre, poireaux, choux,
laitues, navets, carottes, panais, courges, courgettes…
• Sous tunnel : tomates, poivrons, aubergines en été, radis, laitues, épinards, carottes en hiver.
Les tunnels froids permettent de planter dès le mois d’avril
les espèces les plus exigeantes en chaleur comme la tomate, le poivron, l’aubergine, le melon, le concombre, et
de prolonger leur culture sur l’automne. Ils protègent ces
cultures des intempéries estivales et limitent les maladies.
Les tunnels froids protègent du gel les cultures d’hiver traditionnelles (laitues, chicorées, épinards, mâche, radis) et
assurent leur développement même en cas de gel.
Ils permettent enfin de produire des légumes de mars à
mai, période toujours très creuse en plein champ.
La culture de plein champ permet des volumes importants
pour des légumes qui se stockent au champ (poireaux,
carottes) et/ou qui se conservent dans un local (pomme
de terre, oignons…).
Rotation et assolement
Utilisation de différents types de paillage plastique
Rotation
Une rotation satisfaisante doit permettre de laisser au
moins 4 ans entre 2 cultures de la même famille. Le maraîcher établit des assolements avec des rotations afin de
limiter le désherbage et les maladies. Dans ces rotations, il
ne faut pas oublier les engrais verts et couverts végétaux.
En plein champ, la rotation tous les 4 ans est gérable du
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
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LES TECHNIQUES DE PRODUCTION
fait des disponibilités en surfaces.
Exemple de rotation
Plantation : Mars
Pomme de terre
primeur
Récolte : Juin - juillet
Plantation : Juillet
Choux
Récolte : Février
Laitue de printemps
Plantation : Mars-avril
Couvert végétal
Semis : Septembre - mars
Récolte : Juillet- août
Plantation : Mars
Carotte
Récolte : Juillet
Sous tunnel, la rotation est plus difficile avec une dominante de 2 familles botaniques (solanacée et cucurbitacée). Pendant l’été, l’optimisation des surfaces oblige à réduire les rotations du fait des surfaces
insuffisantes en tunnel. Les solanacées (tomates, poivrons, pomme de
terre, aubergines) reviennent souvent tous les 2 ans.
Assolement
La parcelle peut être occupée pendant la période hivernale par 2 à 3
cultures successives (mâche, radis…)
Jeune plant de laitue
Exemple d’assolement sous tunnel en fonction des saisons
Occupation tunnnel
D’avril à octobre
Produits
Tomates 200 m2
Aubergines 50 m2
Epinards 150 m2
Tunnel 1
D’oct à mars
Laitues/batavias (2 fois 50 m2)
Navets 20 m2
Mâches (2 fois 50 m2)
D’avril à septembre
De mars à juillet
De mai à septembre
Tunnel 2
Melons 200 m2
Courgettes 30 m2
Concombres 20 m2
Epinards 200 m2
De sept à avril
Oignons blancs 20 m2
Laitues/batavias 100 m2
Mâches 100 m2
Poivrons 100 m2
D’avril à octobre
Concombres 50 m2
Aromatiques 100 m2
Aromatiques 100 m2
Tunnel 3
Navets 25 m2
De sept à avril
Radis (3 fois 8 m2)
Mâches (2 fois 25 m2)
Laitues/batavias (2 fois 50 m2)
Epinards 100 m2
Source : Etude de cas, Chambre d’Agriculture, 2010
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Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Auxiliaire de culture
Cultures diversifiées sous tunnel
Cultures de radis au pied de concombres
Calendrier de la production
Exemple de calendrier de plantation et de récolte
jan
fév
mars
avril
P
P
mai
juin
juil
août
sept
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R
oct
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R
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Plein-champ
Pommes de terre
Choux
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Pommes de terre primeur
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P
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P
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Radis
Laitues
R
P
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P-R
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P
P-R
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R
Courgettes
R
Sous-tunnel froid
Tomates
P
R
R
R
Poivrons
P
R
R
R
Courgettes
P
R
R
P : Plantation ; S : Semis ; R : Récolte
Récolte de concombres
Bande fleurie pour attirer les auxiliaires de culture
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
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LES TECHNIQUES DE PRODUCTION
La Station Expérimentale Horticole de Bretagne Sud (SEHBS)
pour l’acquisition de références
• 1 2 ha dont 4 ha réservés à l’expérimentation en maraîchage et fruits rouges
• 1 ha en Agriculture Biologique (AB) fin 2011, 3 ha en
agriculture raisonnée
- 1 serre verre de 600 m2
- 1 bi-tunnel chauffable de 600 m2
- 7 tunnels froids de 200 m2
Quelques expérimentations en cours
La mycorrhization, l’emploi de biomatériaux, la biofumigation, le BRF, les variétés adaptées aux circuits courts
Chiffres clefs
• Une parcelle d’expérimentation en agrobiologie depuis
1995
• Au total 1 ha certifié AB dont 400 m2 de tunnels froids et
1000 m2 d’abris climatiques depuis le printemps 2011
Récolte de laitues
Diffusion et conseil en maraîchage (SATEL 56)
• Guide variétal
• Conseil de saison
• Suivi hebdomadaire du vol de la mouche de la carotte
Intérêts agronomiques et économiques du Bois raméal
Fragmenté (BRF) en cultures légumières agrobiologiques
Le BRF c’est quoi ?
Le Bois Raméal Fragmenté ou BRF est constitué de copeaux verts provenant du broyat de jeunes ligneux de 7 cm de
diamètre maximum avec ou sans feuille. Il est utilisé en tant que paillage et/ou amendement par incorporation sur les
dix premiers centimètres du sol.
Effets du BRF sur les cultures
• 50 à moins 60 % de rendement la première année, mais amélioration en
3e année
• Pas d’amélioration de la qualité gustative
• Davantage de dégâts de limaces, moins d’oïdium, pas de différence pour
les autres pathogènes.
Effets du BRF sur le sol
• Diminution de 5 à 35 % de la consommation d’eau
• Moins de réchauffement et perte de précocité
• 10 fois plus de lombrics au bout de 3 ans
• Compaction sous 10 cm de profondeur, pas de différence de structure en
surface
• Stabilisation du pH, enrichissement en matière organique, K2O, MgO, CaO
• Faim d’azote relativement courte : 6 mois environ
Pommes de terre paillées
Bilan économique après 3 ans de BRF
• Marges nulles la première année
• Forte augmentation des temps de travaux : désherbage manuel, préparation/épandage du BRF
• Dans nos conditions pédoclimatiques, marges au niveau du témoin sous abris, mais très inférieures en plein-champ.
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Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
ZOOM
l’agriculture biologique
Les principes généraux :
•M
aintenir et/ou développer la fertilité naturelle du sol, « nourrir le sol
pour nourrir la plante ».
• Ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse : méthodes de protection basées sur la prévention.
• Favoriser l’existence d’un écosystème diversifié.
• Respecter les besoins et le bien-être des animaux au sein des élevages.
• Ne pas utiliser d’OGM (Organismes Génétiquement Modifiés).
Ce mode de production est soumis à une réglementation européenne qui
fixe les principes et les règles à respecter.
Les principes de base de l’agriculture biologique en productions végétales :
• Une interdiction d’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse
(phytosanitaires, fertilisants).
• Une rotation des cultures obligatoire.
• Une fertilisation basée sur l’apport d’amendement, d’engrais organiques,
d’engrais verts et de légumineuses…
• La maîtrise des adventices reposant sur des techniques préventives
telles que les rotations pour rompre le cycle des adventices, le faux
semis… et par des méthodes curatives telles que le désherbage mécanique, thermique…
• Une protection contre les maladies et les ravageurs basée sur des
méthodes préventives : choix d’espèces et de variétés adaptées, respect de la saisonnalité, rotations, auxiliaires de cultures, voiles antiinsectes, et usage de produits de traitement autorisés par le cahier des
charges.
Les durées de conversion :
La conversion des terres et des cultures est généralement de 2 ans.
Pour en savoir plus, consultez :
www.capbio.com
www.agencebio.org
Phacélie utilisée comme couvert végétal en interculture
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COMMERC
La vente en circuits courts se caractérise par un nombre d’intermédiaires limité entre le producteur et les consommateurs, par la relation entre l’agriculteur et la population ainsi que par la dynamique apportée sur le territoire.
Les circuits courts regroupent deux grands types de commercialisation. On distingue la vente directe (sans intermédiaire) et la vente indirecte (un seul intermédiaire) dans des réseaux de proximité.
Vent e directe
Vent e ind irecte
Démarches
collectives
Démarches
individuelles
A la ferme :
- dans un local
- en paniers
- en cueillette
Vente en paniers :
- à domicile
- sur un lieu fixe
(local, place
publique)
En bordure de route
Magasins collectifs
Auberges, tables
d’hôtes
A des GMS
A des commerces
de proximité
Dépôts vente
Restauration hors
domicile :
- commerciale
- collectivités
En tournées :
- à domicile
- aux comités
d’entreprise
- lieux fixes
En tournés
Marchés
hebdomadaires
locaux
En tournées :
- à domicile
- aux comités
d’entreprise
- lieux fixes
Marchés à la ferme
Par internet
Distributeurs
automatiques
Foires, salons
Pour plus de précisions, consultez le Guide « Choisir ses modes de vente en
circuits courts » édité par les Chambres d’Agriculture de Bretagne.
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Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Tendances
On assiste au développement du système panier (par
exemple, les AMAP) qui nécessite une gamme de produits
sur toute l’année. Ce système est économe en temps
de vente mais il est parfois difficile d’avoir une gamme
suffisante en hiver.
Les marchés peuvent être un bon moyen de vendre, bien
qu’ils soient gourmands en temps.
La restauration collective en recherche de légumes
biologiques et locaux peut être une opportunité.
Il existe d’autres formes de vente comme l’approvisionnement
de grossistes, de centrales d’achats …
Certains producteurs élargissent leur gamme en proposant
des produits transformés (soupes, conserves…) pour
répondre à une demande de clients en recherche de
produits préparés. Cela peut aussi permettre de valoriser
les invendus.
ZOOM
expérience
« Installé depuis 15 ans, j’ai démarré la
vente de mes légumes sur les marchés
avec plusieurs difficultés (place non
fixe, irrégularité des ventes pour un
temps passé identique). J’ai évolué vers
un système de vente en paniers qui
m’assure une régularité des ventes. Ce
nouveau système me permet de fidéliser
ma clientèle, de planifier ma production
et de faciliter l’organisation : j’ai gagné
en efficacité ! Pour continuer à me faire
connaître, j’ai mis en place, avec d’autres
producteurs, un marché à la ferme le
vendredi soir, c’est une occasion d’élargir
ma clientèle. »
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MAIN
Le rapport au travail
Après plusieurs observations, on constate que les producteurs vivent leur rapport au travail différemment en fonction de l’importance qu’ils donnent aux aspects suivant :
• Temps passé au travail / rythme du travail
• Niveau de revenu
• Pénibilité
• Cohérence avec ses objectifs personnels et professionnels
• Organisation du travail
Il est important de définir ce qui est prioritaire et vivable
pour soi. Pour cela, il faut savoir que des choix techniques
(équipements, techniques culturales…) impactent énormément sur le travail (nature, organisation et charge) et donc
sur la vie au quotidien.
Les choix stratégiques ayant un impact sur le travail
Equipement : mécanisation, tunnels
Ex : matériel de sarclage =>
gain de temps et de pénibilité
Collectif de travail
Dimensionnement de l’activité
Ex : travail à plusieurs => meilleure
organisation du travail
Ex : embauche => délégation de
certaines tâches
Système
maraîcher
Techniques culturales
Modes de commercialisation
Ex : achat de plants, utilisation de
paillages plastiques…
=> moins de travail
Ex : vente sur les marchés =>
consommation de temps
En cas de pénibilité, de difficultés d’organisation du travail ou de surcharge, il sera bon de rechercher des solutions
dans chacun de ces domaines.
Source : Etude programme Liproco, « L’organisation du travail dans les systèmes maraichers en circuits courts », 2010
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Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Saisonnalité
Le travail en maraîchage se caractérise par une forte saisonnalité. Les périodes de mise en place des cultures
(notamment fin d’hiver/début printemps) sont particulièrement denses, ainsi que les périodes de récoltes des
légumes d’été (particulièrement juillet). Plus globalement,
il existe un pic de travail d’avril à octobre. L’hiver reste
généralement une période plus calme.
Pour faire face à la saisonnalité, les maraîchers ont souvent recours à des saisonniers, notamment pour la récolte.
Temps de travail
La demande en main-d’œuvre est forte en maraîchage. Les
tâches de désherbage sont particulièrement importantes.
De plus, au travail de production, s’ajoute le travail de
conditionnement, de commercialisation et le travail de gestion (suivi commande, facture, gestion administrative…).
En moyenne, le temps de travail est de 40 à 75 h/semaine.
Le temps de travail pourra être optimisé en fonction du
système d’exploitation mis en place, c’est-à-dire du choix
des équipements, des techniques culturales et du choix de
l’organisation de travail (délégation de travaux, travail en
collectif…).
ZOOM
expérience
« Nous étions 4 producteurs à vendre sur les
mêmes marchés une gamme de quarante légumes similaires. Nous nous faisions concurrence, nous passions tous du temps sur ces
marchés et nous devions assurer la production
d’une gamme très étendue, exigeant une charge
de travail importante et une grande technicité.
Un jour, nous avons décidé de mutualiser la production et la vente. Ceci s’est traduit par une
répartition annuelle des productions, chacun
produisant une quinzaine de légumes, avec une
rotation sur 3 ans. Chacun n’assure plus qu’un
marché avec la gamme de produits des autres.
La veille du marché, nous échangeons nos produits préalablement pesés, pour préparer la
gamme du lendemain. En fin de marché, les enregistrements de la caisse permettent de répartir
les recettes entre nous.
Ce système peut fonctionner car nous sommes
basés dans un secteur proche, un rayon de 15
km. Nous avons les mêmes pratiques de production et jouons la transparence sur les recettes
du marché. Ce principe collectif a assoupli notre
charge de travail en terme de production et de
commercialisation. »
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
17
s
nnée
o
D
s
le
s
mique
o
écon
Le chiffre d’affaire
En moyenne, le CA est de 35 000 €/UTH. On constate toutefois des écarts de 20 000 à 60 000 € (observation de cas
de producteurs bretons, 2010).
Coûts de production
Charges opérationnelles :
Semences et plants
Godets
Terreau
Compost et fumures
Traitements (herbicides, fongicides, insecticides)
Auxiliaires de cultures
Emballages (sacs, cagettes)
De 5 000 à 10 000€
pour une structure
individuelle
Charges de structures directes :
Mécanisation :
Fuel / gasoil
Entretien du matériel
Petit outillage
Foncier :
Bail
Taxes foncières
Amendements (chaux)
Bâtiments :
Location
Entretien des bâtiments
Main d’œuvre :
Salariés (salaires + MSA)
MSA de l’agriculteur
Divers :
Assurances
Honoraires (comptable, notaire)
Communication (affiches, tracts, annonces, site internet …)
Electricité
Eau
Téléphone et internet
Frais postaux
Fournitures
15 000 à 25 000€
pour une structure
individuelle
Observations de cas de producteurs bretons, 2010
Ces coûts de production varient en fonction des volumes vendus et des modes de vente choisis.
En fin de guide, vous trouverez 3 cas d’ateliers de maraîchage bretons détaillés.
18
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Ils dépendent fortement des types de projets, des candidats et de ce dont ils disposent déjà, des choix d’investissement (neuf ou occasion)… Une organisation avec
d’autres maraîchers permet la mise en commun de matériel peu utilisé chaque année.
Quelques repères
- 360 €/marchés
- Nombre moyen de paniers/semaine/exploitation : 65
- Prix moyen du panier = 10 €
(Source FRAB – Edition 2010)
Investissements
Foncier
les prix des terres varient
d’une zone géographique à
l’autre
Bâtiments
varie selon l’existence du bâtiment, l’auto-construction
Tunnels
2 000 m2 ⇒ 15 à 20 000 € (de
l’ordre de 10 €/m2²(armature
et plastique)
Irrigation (dont forage)
Coût des travaux de forage,
pompage, réseau d’irrigation
= 10 à 20 000 €
(0,30 €/m² pour la mise en
place d’une station tête d’irrigation ou de l’aspersion,
0,46 €/m² pour l’irrigation
localisée)
Matériel spécifique
10-15 000 € (semoir de précision manuel = 1 500 € environ)
Matériel de commercia- 1000 à 2000 €
lisation
Trésorerie
Dans une mise en place d’activité, il est important de bien
penser la trésorerie du démarrage. Les premières ventes se
font très tardivement, il faut prévoir une avance d’argent
pour le paiement des avances aux cultures, les cotisations
sociales, les assurances, la TVA… Les disponibilités de trésorerie peuvent venir d’un prêt trésorerie, d’apport personnel, de Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA)…
ZOOM
expérience
« Je me suis installé il y a 5 ans. Au début, mon
chiffre d’affaire était très faible, le démarrage de
l’activité a été beaucoup plus long que ce que
j’envisageais. La première année, j’ai consacré
beaucoup de temps à la mise en place : après le
montage des serres, j’ai effectué les premières
mises en culture, et mes premières récoltes
sont arrivées en juin. Au début, ma gamme était
réduite à 10 légumes, et j’ai eu plusieurs incidents
techniques sur mes cultures. La fidélisation de
ma clientèle a été très progressive. Au bout
de trois ans, j’ai commencé à y voir plus clair.
Maintenant, soit 5 ans après mon installation,
j’ai enfin atteint mon rythme de croisière et je
dégage un revenu de 1 100 €/ mois. »
Les investissements (hors foncier) sont de l’ordre de
40 000 à 100 000 €.
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
19
la
n
o
réglementati
Réglementation à la
production
Le maraîcher breton est soumis aux obligations du 4ème
programme d’action Directive Nitrates concernant l’équilibre de la fertilisation azotée, la réalisation d’un plan
prévisionnel de fumure, l’enregistrement des pratiques
d’épandage, le respect des dates et conditions d’épandage et de couverture des sols en automne/hiver.
La tenue d’un registre phytosanitaire, le stockage des produits de traitement dans un local aux normes sont également exigés.
Certiphyto
Certiphyto est le certificat qui permet d’acheter et d’utiliser
des produits phytosanitaires. Il sera obligatoire pour tous
les applicateurs de ces produits en 2014. Pour l’obtenir, il
faut suivre une formation spécifique de 2 jours.
Les règles d’urbanisme
Les installations en maraîchage se font souvent sur des
terres nues où il n’y a ni maison d’habitation, ni bâtiment.
Il est souvent difficile de construire une maison sur les
terrains agricoles pour les exploitations maraîchères ; la
proximité d’une maison d’habitation peut donc être un
atout pour la gestion de l’ouverture des tunnels et la protection contre les vols.
Avant l’achat d’un terrain ou une construction, il est recommandé de demander un certificat d’urbanisme auprès
de la mairie et de prendre contact avec un conseiller urbanisme de la chambre d’agriculture.
Les règles liées à la
commercialisation
Des règles sont établies pour l’étiquetage des produits à
la vente :
- nom d’espèce (salade, tomate…)
- provenance (au moins le pays d’origine)
- affichage du prix TTC à l’unité de poids ou de mesure
(ex : botte)
20
- le nom de la variété s’il y a lieu pour certains produits et
certaines catégories (fraise, pomme…).
Pour la vente en vrac, ces mentions sont à afficher à proximité des produits (par exemple sur une ardoise), tandis
que les produits pré-emballés doivent être étiquetés. Ces
étiquettes doivent comporter d’autres mentions, notamment le nom du producteur, la quantité nette...
Pour la vente à intermédiaire, les produits doivent être
calibrés et la catégorie doit être mentionnée. Un numéro
de lot doit être précisé sur chaque caisse et doit permettre
de retrouver la parcelle d’origine ainsi que tous les renseignements culturaux s’y rapportant (traçabilité).
Le contrôle des outils de pesée et la prise en compte de la
tare doivent être des points de vigilance.
Pour en savoir plus : Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP), service de la protection
des consommateurs.
A savoir : pour obtenir un emplacement sur un marché :
présenter sa fiche Insee (numéro de SIREN/SIRET) ou attestation de la MSA ou extrait Kbis au placier du marché
pour attester que son entreprise est déclarée.
Le droit du travail
L’embauche de salariés engendre des obligations liées au
droit du travail, notamment le document unique d’évaluation des risques.
Si les salariés sont amenés à effectuer des traitements
phytosanitaires, ils doivent disposer de tout le matériel
de protection individuelle réglementaire (gants, masque,
combinaison).
www.msaportesdebretagne.fr (Ille-et-Vilaine et Morbihan)
www.msa-armorique.fr (Côtes d’Armor et Finistère)
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
S
N
O
I
T
S
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R
E
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P
E
S
A
Pour passer de l’idée au projet, plusieurs étapes sont à étudier :
Etape 1
Faire le point sur la situation actuelle
Etape 5
Bâtir le projet
- Quelle est ma situation actuelle ?
- Quelles sont mes satisfactions, mes difficultés et mes
contraintes ?
- Quelles sont mes connaissances et mes savoir-faire dans
ce domaine ?
- Dois-je suivre une formation pour acquérir ces compétences ?
- Ai-je une bonne capacité physique ?
- Un temps de salariat en maraîchage serait-il profitable
pour approfondir la technique et cerner l’ensemble de
l’activité ?
- Ai-je des terres à ma disposition ?
- Quel est le potentiel de mes terres pour le maraîchage ?
- Comment vais-je mettre en place mon plan de cultures
pour chaque saison ?
- Est-ce que je connais les dates de semis des cultures,
les périodes de récolte ?
- Comment vais-je gérer les maladies, le désherbage ?
- Ai-je les ressources humaines et financières pour me lancer dans une activité de maraîchage ?
- Quelle rentabilité pourrais-je dégager de cette nouvelle
activité ?
Etape 2
Etape 6
Clarifier les objectifs
- Pourquoi je veux me lancer dans le maraîchage ?
- Quelles sont mes attentes en termes de revenu ?
- Quel temps de travail consacrer à cette activité ?
Etape 3
Analyser le contexte du territoire
- Quelles sont les caractéristiques de mon territoire (population, infrastructures, accès routiers …)
- Existe-t-il un appui technique pour mon activité ?
- Quels sont les réseaux agricoles ?
Etape 4
Evaluer les risques
- L e projet à mettre en place répond-il à mes attentes
initiales ?
- Quels sont les risques pris au niveau de :
• la conduite technique ?
• la charge de travail ?
• la trésorerie et de l’endettement ?
• la commercialisation ?
La construction du projet n’est pas linéaire, des allers et
retours entre les différentes étapes sont souvent nécessaires.
Etudier le marché
- Quelles sont les tendances de consommation ?
- Quels sont mes concurrents ?
- Quels sont les débouchés envisageables dans mon secteur ?
- Quels sont mes clients ?
- En quoi mon produit (qualité, gamme, services…) se différencie t-il des autres ?
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
21
l’accès
au foncier
Il existe différents dispositifs qui peuvent permettre de trouver des terres agricoles. Il convient de tous les explorer.
Répertoire Départemental
Installation (RDI)
Ce répertoire recense :
• les cédants qui recherchent un repreneur,
• les agriculteurs qui recherchent un associé,
• les porteurs de projet qui recherchent des terres.
Il est géré par la Chambre d’Agriculture de chaque département, chargée de mettre en relation les cédants et les
porteurs de projet. Il concerne la vente ou la location.
http://www.repertoireinstallation.com/
Sociétés d’Aménagement
Foncier et d’Etablissement
Rural
La SAFER intervient dans la vente de terres agricoles dans
différents cas :
• gestion de la vente à la demande d’un agriculteur cédant,
• préemption (priorité d’achat pour redistribution),
• négociation des prix.
Certains départements proposent un dispositif de portage
foncier facilitant l’accès aux terres pour les porteurs de
projet. La SAFER et le Conseil Général gèrent la mise en
réserve et l’attribution de ces terres.
www.safer.fr/safer-bretagne.asp
Collectivités
Certaines collectivités (Communes, Communautés de communes, Pays, Conseil Général, Conservatoire du littoral …)
disposent de réserves foncières destinées à l’installation
en agriculture. A défaut, elles peuvent mettre en relation
les porteurs de projet avec d’éventuels cédants.
Notaires - Agences
immobilières
Les notaires et les agences immobilières peuvent connaître
des terres, avec ou sans habitation, qui conviennent à une
activité maraîchage. Attention, cela peut générer la signature d’un mandat d’exclusivité et donc des frais.
22
Petites annonces
Les petites annonces, en consultation ou en publication,
sont une méthode active de recherche de foncier.
Réseau relationnel
Dès que le porteur de projet a défini le secteur d’installation souhaité, il peut contacter des acteurs locaux : comptables, contrôleurs laitiers, groupements de producteurs,
qui peuvent avoir connaissance d’opportunités.
De plus, certains agriculteurs souhaitent encourager l’installation de porteurs de projet et peuvent libérer quelques
hectares. Il est important de s’entourer d’un réseau relationnel pour faire connaître son projet.
Terre de Liens
«Terres de Liens» agit sous 3 formes :
- l’association qui accompagne les porteurs de projet via
des antennes sur les territoires,
- la Foncière qui est un outil d’investissement solidaire,
- la Fondation qui est un outil de collecte de dons.
«Terres de Liens» facilite la création et la gestion de Société Civile Immobilière (SCI) et de Groupement Foncier
Agricole (GFA), les porteurs de projets doivent trouver des
financeurs locaux à hauteur de 20%. «Terres de Liens»
possède sa propre charte.
[email protected]
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Systèmes collectifs
d’acquisition et de gestion
foncière
nies (en général la SAFER). Les règles de fonctionnement
sont précisées dans les statuts. Le GFA présente aussi des
avantages fiscaux.
Dans le cas où le porteur de projet souhaite financer son
acquisition de foncier par des partenaires externes, deux
systèmes collectifs existent en agriculture.
Société Civile Immobilière
La création d’une SCI permet de réunir des fonds pour
l’achat de biens immobiliers en commun. Des personnes
physiques ou morales peuvent être associées dans une
SCI. Les associés apportent des biens immobiliers ou
de l’argent qui constitue le capital social. Les associés
peuvent ensuite décider de faire un bail à un agriculteur.
Groupement Foncier Agricole
La création d’un GFA permet de réunir des fonds pour
l’achat de biens à usage strictement agricole. Les associés
sont principalement des personnes physiques ; les personnes morales pouvant entrer dans le GFA sont bien défi-
ZOOM
expérience
« J’étais à la recherche de 5 ha de terre depuis
5 ans pour créer une activité de plantes
aromatiques. Mais, comme je n’avais pas de
budget, les portes se fermaient. Après avoir parlé
de mon projet autour de moi, je me suis rendu
compte qu’une vingtaine de personnes étaient
partantes pour me soutenir financièrement. Nous
avons créé un GFA pour un capital de 25 000 €
qui a permis d’acheter 7 ha. Je loue actuellement
ces 7 ha au GFA et j’ai pu aujourd’hui démarrer
mon activité. »
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
23
s
tatut
s
s
le
Dans le statut agricole, on distingue le statut juridique, social et fiscal.
Statut juridique
Du point de vue juridique, l’activité maraîchère dépend du
Centre de Formalité des Entreprises (CFE) des Chambres
d’agriculture, car il y a bien un acte de production. La
vente des produits issus de la ferme est une activité de nature juridique agricole car dans le prolongement de l’acte
de production.
La forme juridique de l’exploitation peut être individuelle
ou sociétaire. Les GAEC, EARL, SCEA sont les formes sociétaires les plus courantes.
Le statut social
Les maraîchers sont socialement rattachés à la MSA. Trois
principaux statuts sociaux sont possibles, ils sont liés à la
Surface Minimale d’Installation (SMI):
• Chef d’exploitation à titre principal (AMEXA) : il concerne
les agriculteurs cultivant une surface supérieure à 1/2
SMI ; (ou par dérogation, les agriculteurs cultivant une
surface comprise entre 1/3 et 1/2 SMI.)
Un agriculteur AMEXA bénéficie de la couverture sociale et
cotise pour la retraite.
24
•C
otisant solidaire : ce statut concerne les agriculteurs
cultivant une surface comprise entre 1/8 et 1/2 SMI. Il ne
donne pas de couverture sociale, ni de retraite.
• Absence de statut : les personnes cultivant moins d’1/8
de SMI n’ont pas de statut social auprès de la MSA.
Le producteur peut exercer son activité à titre principal ou
à titre secondaire (revenu extérieur majoritaire). Dans l’un
ou l’autre cas, il aura l’un des trois statuts cités ci-dessus.
Pour les conjoints d’exploitants, il existe le statut spécifique du « Conjoint collaborateur ».
La SMI est définie en premier lieu pour les exploitations de
polyculture-élevage, elle est ensuite adaptée, dans chaque
département, en fonction de la nature des cultures pour
les productions spécialisées comme le maraîchage.
Statut fiscal
Revenu professionnel
Les activités de production, transformation et de commercialisation des légumes issus de la ferme relèvent du
Bénéfice Agricole (BA).
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Les surfaces de 1/2 SMI
Nature de culture
Cultures maraîchères de plein champ
Cultures sous serres non chauffées, verre ou plastique
22
29
35
56
1 ha 25
1 ha 25
1 ha 50
1 ha 15
0 ha 625
Cultures sous serres froides
0 ha 50
Cultures maraîchères sous tunnel
0 ha 85
Cultures maraîchères sous petits tunnels
0 ha 55
Cultures maraîchères sous abris grand tunnel
0 ha 75
0 ha 55
Cultures maraîchères sous abris serre froide antigel
0 ha 60
0 ha 55
0 ha 25
0 ha 25
2 ha 50
1 ha 75
Cultures sous serres chauffées
0 ha 35
0 ha 25
Petits fruits
Régimes d’imposition des Bénéfices Agricoles
Recettes annuelles
Régime d’imposition des bénéfices
TTC ou produits
agricoles
brut d’exploitation
(montant moyen sur Régime de droit Régime optionnel
2 ans)
< 76 300 €
Compris entre
76 300 € et
350 000 €
> 350 000 €
Forfait
Réel simplifié ou
réel normal
Réel simplifié
Réel normal
Réel normal
Forfait : le montant de l’impôt sur les revenus est calculé sur
la base d’un revenu forfaitaire lié à la surface cultivée.
Réel : le montant de l’impôt sur les revenus est calculé sur la
base du revenu réel du maraîcher.
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
25
les statuts
L’achat-revente régulier des produits non issus de la ferme
relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Néanmoins, pour un régime d’imposition réel, il est possible de rattacher les recettes commerciales au BA si le
chiffre d’affaire de ces dernières activités n’excède pas
30% du CA global de l’exploitation et ne représente pas
plus de 50 000 € TTC.
L’assujettissement TVA
Il existe plusieurs options d’assujettissement TVA. Dans
la majorité des cas, le régime réel simplifié est retenu car
à l’installation, la TVA des investissements de démarrage
peut être récupérée.
• Régime réel simplifié (en option ou si chiffre d’affaire >
46 000 €)
- Facture la TVA (5.5 %) sur les ventes aux clients,
- Paiement de la TVA sur ses achats et investissements,
- Déclaration de TVA (entrées/ sorties) avec régulation.
• Remboursement forfaitaire (si chiffre d’affaire < 46 000 €)
- Pas de TVA sur les ventes aux clients
- Paiement de l’ensemble de la TVA sur ses achats
- Remboursement de 3,05 à 4 % sur le total des ventes.
26
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
s
n
o
rmati
les fo
Formations longues
Les centres de formations suivants proposent des formations spécialisées « maraîchage » :
- CFPPA du Rheu (35) BPREA maraîchage biologique
- Centre de formation de Kerguehennec, Bignan (56),
BPREA maraîchage biologique
- Centre de Kerliver, Hanvec (29) BPREA maraîchage biologique
- IREO de Lesneven (29) : BP REA à dominante productions horticoles et maraîchères, BP REA maraîchage biologique, BP IV Productions horticoles et maraîchères
- Centre de Florilan, Langueux (22) BP productions légumières niveau 4
Ces formations permettent d’acquérir la capacité professionnelle agricole, et donc de bénéficier des aides à l’installation.
Formations courtes
Pour aller plus loin, des formations courtes techniques
sont proposées dans les domaines suivant :
Spécialisation maraîchage
- Lycée du Rheu (35)
- Centre de formation de Kerguehennec, Bignan (56)
Transformation (conserverie, plats cuisinés, confitures…)
- La Lande du Breil, Rennes (35)
- CFPPA du Gros Chêne, Pontivy (56)
Formations à la carte
Les Chambres d’agriculture de Bretagne ont un programme
annuel de formations pour les producteurs pratiquant la
vente directe de leurs produits. Demandez le catalogue à
votre antenne.
Exemples de formations proposées :
- Mûrir son idée de projet,
- développer ses circuits de vente,
- approcher son marché,
- perfectionner ses méthodes de vente,
- améliorer sa communication,
- créer son site Internet,
- conversion à l’agriculture biologique.
ZOOM
PLAN DE PROFESSIONNALISATION PERSONNALISÉ
Dans le cadre de l’installation en agriculture, le
porteur de projet souhaitant s’installer avec les
aides rentre dans un parcours de pré-professionnalisation (3P). Ce parcours est l’occasion
de conforter ses compétences en suivant des
formations techniques spécialisées, comme par
exemple : transformation de produits végétaux,
stratégie commerciale...
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
27
Les aides
Plusieurs dispositifs d’aides co-existent, leur attribution est soumise à
conditions (âge, capacité professionnelle, revenus…) et elles ne sont pas
toutes cumulables. Certaines aides sont liées à la nature agricole de la
future activité, d’autres non. Elles sont aussi variables d’un département
à l’autre, d’une communauté de communes à l’autre.
J’ai un projet d’installation
Je demande les aides Jeunes Agriculteurs (JA)
Dotation jeune agriculteur (DJA) (ETAT) : 8 000 à 17 300 €
Complément à la DJA : Soutien à l’installation des JA (SIJA) pour les jeunes s’installant en diversification, ou
hors cadre familial, ou en zone défavorisée. 6000 à 15 000 €
Prêt jeune agriculteur (ETAT) : taux 2,5 %, bonifiés sur 7 ans
Aides indirectes liées au statut JA :
- exonération MSA
- dégrèvement sur la taxe foncier non bâti
- réduction des droits d’enregistrement pour achat de foncier
- abattement et réduction d’impôt si adhésion à un centre de gestion agréé
- déduction fiscale pour investissements
- exonération fiscale sur les plus-values professionnelles
Je m’installe avec ou sans les aides
Programme d’accompagnement des projets d’installation (PAPI) (CONSEIL REGIONAL)
Action 1 : Aide au remplacement pour favoriser l’accès à la capacité professionnelle
Action 2 : Analyses eau, terre, déjections animales
Action 3 : E
tudes de marché, prestation conseil d’expert complémentaire au Plan de Professionnalisation
Personnalisé
Action 4 : Suivi agronomique, technico-économique et financier post-installation
Aide du CONSEIL GENERAL : (variable selon les
statuts et le département)
dotations, prêt d’honneur, parrainage, remplacement, étude économique, chèques conseil…
Aides à la création ou la reprise d’entreprise (POLE
EMPLOI)
ACCRE : exonération de charges sociales la 1ère année - NACCRE : appui technique et prêt à taux 0
FGIF : Fond de garantie réservé aux femmes : 70%
du prêt d’un montant de 5000 € à 27 000 €
Fond de garantie BRETAGNE DEVELOPPEMENT INITIATIVE 65% du prêt d’un montant maximum de
15000 €.
28
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Je suis déjà agriculteur,
je veux me diversifier
(ou je suis JA depuis + de 12 mois et me diversifie)
Aide à l’investissement de diversification
CO-FINANCEMENT DE PLUSIEURS FINANCEURS
Maxi : 40 % d’aides, plafonnée à 20 000 €.
CONSEIL REGIONAL (SID)
Transformation, vente directe,
accueil à la ferme, production
sous labels, systèmes alternatifs
de production…
CONSEIL GENERAL
OU AUTRES AIDES DEPARTEMENTALES
et/ou
Transformation, vente directe,
accueil à la ferme, production
sous labels, systèmes alternatifs
de production…
EUROPE
Transformation (121C4), vente
directe et/ou accueil à la ferme
et/ou
(311)
Aides à l’investissement de matériels spécifiques
CONSEIL REGIONAL
20% d’aides, plafonnées à 6 000 €, 10 000 € si projet de transformation ou vente
directe. Les aides portent sur le matériel de cultures (désherbage, compostage,
traction animale), de maraîchage (serre, tunnel, planteuse…), d’entretien des haies
et couverts, de transformation et vente (conditionnement, remorque frigo…).
important !
TOTAL Maxi
4000 €/an
J’ai fait le choix de l’Agriculture Biologique
• Aides à la conversion (CAB) et au maintien (SAB) de l’AB
(annuelles et à l’hectare)
• Crédit d’impôt à l’AB : 2000 €
(par associé si GAEC)
Tous les dossiers de demande
d’aides doivent être impérativement
déposés avant investissement.
Plan Végétal Environnement (PVE)
CO-FINANCEMENT DE PLUSIEURS FINANCEURS
Aides aux investissements matériels devant répondre aux enjeux environnementaux (réduction des pollutions par les produits phytosanitaires et économies d’énergie dans les serres). Taux d’aide : 40%
Chambres d’agriculture de Bretagne • 2011
Pour en savoir plus :
www.jemelanceenagriculture.com
29
E xemple n°1
Atelier de
maraîchage
breton
Historique : les grandes étapes
2003 : installation – achat de 4,6 ha regroupés
2008 : reprise de 16 ha à 1 km en 2 parcelles
La main-d’oeuvre
3 UTH
Exploitant : 1
Salariés : 1 CDI à mi-temps et 2 saisonniers d’avril à septembre
Stagiaire : 9 mois
Le système de production
Semences : Achat de semences et de plants. Des plants
sont achetés pour les plants greffés de tomates et aubergines, pour les salades, la mâche, le cresson, les épinards
et en complément pour les choux et céleri. L’achat de
plants permet une régularité dans la production.
Fertilisation : Les apports de fertilisants sont effectués
par un apport de compost de différents élevages (bovins,
chèvres, chevaux et moutons).
Défense cultures (adventices et maladies)
• Pour gérer les mauvaises herbes :
Le paillage biodégradable et la bâche tissée sont utilisés. Le sarclage manuel, le brûlage, la bineuse et la herse
étrille sont utilisés en fonction des besoins.
• Pour gérer les maladies :
La bouillie bordelaise, le cuivre et le soufre sont utilisés.
Pour gérer les nuisibles :
Lâcher d’auxiliaires pour les pucerons
Bacillus pour les chenilles
Moyens de production
Superficie totale de 20.6 ha répartis de la façon suivante :
• 5 ha de cultures plein champ dont 5000 m2 de pomme
de terre
•6
tunnels représentant 3800 m2
•3
ha irrigués totalement avec sprinklers et réseau enterré
•8
ha de céréales
•2
ha en prairies temporaires
30
Bâtiment :
• Hangar de 450 m2 avec 4 chambres froides (pomme de
terre, courges, stockage quotidien)
• 1 dalle pour le lavage quotidien avec laveuse à carottes
et cuisson betteraves
• parking
Matériel :
1 fourgon, 3 tracteurs (65 cv, 65 cv, 15 cv) et fourche, 1
bineuse, 1 buteuse, 1 dérouleuse, 1 girobroyeur, 1 herse
rotative, 1 rota, 1 charrue, 1 canadien, 1 vibroculteur, 1
brûleur, 1 planteuse à pommes de terre et 1 planteuse à
choux…
Gamme de légumes
Une très large gamme de légumes été comme hiver avec
plus de 20 légumes à chaque saison. Beaucoup de légumes anciens : panais, rutabaga, courge, cresson de
terre, tomates anciennes…
Modes de vente
La vente auprès de :
• 4 AMAP (lundi, mardi, mercredi, jeudi) pour 120 paniers
à 15 €
• 1 marché du soir sur la ferme de 15 h 30 à 19 h avec un
CA de 250 € à 500 €
• 1 marché du soir bio de 16 h 30 à 19 h avec un CA de
250 € à 500 €.
Le réseau hydraulique
Un forage avec la réserve d’eau irrigue les 4,6 ha en totalité. Le système enterré à des bouches tous les 100 m2.
Dans chaque serre, il y a un système d’aspersion et une
vanne pour la mise en place du goutte-à-goutte pour les
cultures d’été. D’autres vannes servent à l’arrosage des
zones extérieures.
L’assolement
Rotation alternative avec les familles racine et feuille (ex :
carotte/salade)
Jamais : 2 choux ou 2 poireaux
Tunnel hiver :
Cresson, mâche, épinards, salade, navet, carotte
Chambres
Chambres
d’agriculture
d’agriculture
dede
Bretagne
Bretagne
• avril
• 2011
2011
30
Tunnel été :
Tomates, poivrons, aubergines, concombre, melon.
Temps de travail
Pour le producteur, le travail a lieu 6 jours sur 7 avec 2
semaines d’arrêt en janvier. En hiver, les journées commencent à 8 h 30 pour finir vers 20 h. L’été, l’amplitude
horaire est plus grande avec un démarrage à 7 h du matin
pour finir vers 21 h. La moyenne horaire est de plus de
60 heures par semaine. En plus, 1 salarié est à mi-temps
annualisé. Il est fait appel à 2 saisonniers d’avril à septembres et des stagiaires de 3 à 6 mois.
Données chiffrées (€) :
N-2
N-1
N
Chiffre d’affaire total
49005
71684
90088
Charges opérationnelles
14121
10 655
- Semences et plants
7989
7536
10208
- Autres approvisionnement
6132
3119
11942
Marge Brute
34884
61029
67938
Charges de structure
29530
29678
41024
Dont
Dont :
- Travaux tiers
Repères économiques
Les investissements ont été réalisés surtout en 1ère année
et s’élèvent à 86 000 €. Le financement de ces investissements s’est réalisé avec un prêt bancaire de 60 000 €
à 3.5 %, une subvention du Conseil Régional de 6 000 €,
du Conseil Général de 3 000 € et de la DJA pour 17 000 €.
- Carburant
243
2588
2995
- Amendements
1896
202
208
1212
- Entretien
4444
5991
6122
- Eau et électricité
2525
2319
2625
- Assurances
712
974
2212
- Honoraires
1469
2791
1767
- Salaires
6318
8348
14002
- Charges patronales
932
1298
2499
- Cotisations sociales
5146
2718
3151
- Autres dont taxes
3037
2036
2191
Excédent Brut
d’exploitation
5354
31351
26914
Motivations au démarrage
Annuités
9610
16517
15241
J’avais envie d’être indépendant et de créer ma propre
activité.
Revenu disponible
- 4256
14834
11673
Montant HT
Serres (1500 m2)
Irrigation
Terres
Forage
Véhicule
Divers (balance, matériel marché…)
Tracteur et fourche
86 000 €
Total
86 000 €
- Fermage
3104
- Fournitures
Satisfactions et insatisfactions aujourd’hui
Je suis très heureux d’avoir atteint ce développement
d’activité. La location des terres m’a permis de développer l’activité et de créer de l’emploi. Je travaille 45 h
par semaine réparties différemment sur l’année. Cela me
convient aujourd’hui.
Chambres
Chambres
d’agriculture
d’agriculture
dede
Bretagne
Bretagne
• avril
• 2011
2011
31
E xemple n°2
Atelier de
maraîchage
breton
Historique : les grandes étapes
1997 : achat d’une longère et d’un hectare
2004 : formation BPREA option avicole
2006 :
- avril : installation seule – Mari travaille à l’extérieur
- juillet : vente sur 2 marchés
La main-d’oeuvre
1,3 UTH
Exploitant : 1
Stagiaire : 2 mois
Conjoint : 0.15 UTH
Le système de production
Semences : achat de semences et de plants. L’achat de
plants permet une régularité dans la production.
Fertilisation : les apports de fertilisants sont effectués par
un apport de compost (Vegethumus ou Orgaveg). Ceci permet de maintenir le taux de matière organique.
Le pH est redressé par un apport de Maërl broyé.
Défense cultures (adventices et maladies)
• Auxilliaires pour pucerons
• Bouillie bordelaise pour Mildiou
• Ferramol pour limaces
• Bacillus thurengensis pour chenilles
Moyens de production
Superficie totale de 1,4 ha regroupés répartis de la façon
suivante :
• 7500 m2 cultures plein champ (légumes et fleurs) en 4
zones
• 3 tunnels représentant 750 m2
• Hangar et atelier
• Chemins d’accès
Matériel : Tracteur D25, tracteur Renault 551 et fourche,
charrue, giro broyeur, tondeuse, rota, herse, benne, semoir
à mai, épandeur, buttoir, semoir céréales.
Gamme de légumes
Légumes feuilles
Légumes fruits
Epinards PC/SA
Salades (6) PC/SA
Tétragone PC
Mâche PC/SA
Tomates (2)* SA
Tomates cerises (3) SA
Poivron (3) SA
Concombre (2) SA
Courgette (2) PC/SA
Aubergine (1) SA
Melon (5) SA
Courge (4) PC
Pâtisson PC/SA
Piment SA
Physalis
Légumes racines
Légumes fleurs
Radis PC/SA
Choux fleur PC
Betteraves PC
Choux romanesco PC
Carottes PC
Poireau (3) PC
Pomme de terre (2) PC
Oignon (2) PC
Echalote PC
Rutabaga Pc
Navet PC/SA
Pc : Plein champ SA : Sous Abris Chiffre entre parenthèses : nombre de variétés
* : quelques variétés anciennes ont été testées
32
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
Aromatiques
Persil PC/SA
Ciboulette Pc/SA
Basilic (4) SA
Gamme de fleurs
Annuelles
Tournesol
Centaurée
Agératum
Soucis
Cosmos
Godétia
Molucelle
Lobelia
Œillet
Euphorbe
Rose d’inde
Reine marguerite
Zinnia
Exemples de rotation : Pommes de terre- tulipes-oignons,
courges – légumes feuilles, fleurs – pommes de terre
A bulbe
Tulipe
Iris
Narcisse
Vivaces
Rosier
Sauge
Artichaut
Lupin
Solidago
Campanule
Cardon
Centaurée américaine
Exemple de rotation en tunnels
Produits
Tunnel 1
Tunnel 2
Modes de vente
L’ensemble des produits de l’exploitation est vendu sur
les marchés.
Juillet - août : 4 marchés (Lundi, Mercredi, Jeudi et dimanche)
Hors saison : 3 marchés (Mercredi, Jeudi et dimanche)
Le réseau hydraulique
Un forage dessert les 3 tunnels (réseau enterré)
Dans chaque serre, il y a un système d’aspersion et une
vanne pour la mise en place du goutte-à-goutte pour les
cultures d’été. 2 autres vannes servent à l’arrosage des
zones extérieures.
Période
Tomates 200 m
Aubergines 50 m2
De juin à octobre
Epinards 150 m2
Laitues/batavias 100 m2
Navet 20 m2
Mâche 100 m2
De nov à mars
Melons 200 m2
Courgettes 30 m2
Concombres 20 m2
De juillet à
septembre
Epinards 200 m2
Oignons blancs 20 m2
Laitues/batavias 100 m2
Mâche 100 m2
De nov à avril
Poivrons 100 m2
Concombres 50 m2
Aromatiques 100 m2
De juillet à
septembre
Aromatiques 100 m2
Navets 25 m2
Radis 25 m2
Mâche 50 m2
Laitues/batavias 100 m2
Epinards 100 m2
De nov à avril
2
Tunnel 3
L’assolement
Rotation surface/ légumes
La rotation en plein champ consiste à faire tourner sur les
4 zones les cultures. Les cultures en zone 4 passent en
zone 1 l’année suivante.
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
33
Temps de travail
Madame est présente à temps plein sur l’exploitation. Son conjoint assure un appui de 3 heures par semaine. Ils bénéficient d’une aide familiale à raison de 3 jours par semaine et d’un stagiaire sur 7 semaines.
Cas N°2 d’atelier de maraîchage breton
Répartition du travail sur l’année
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
sept
oct
nov
déc
Vente
72
72
72
72
72
72
96
96
72
72
72
72
Cueillette
18
18
18
18
18
18
152
152
32
18
18
18
Travail du sol
6
15
20
32
32
6
6
6
15
20
15
5
Semis/plantations
12
12
64
64
32
16
16
16
32
32
32
12
Administratif
15
15
4
4
4
2
3
3
3
4
4
15
Total heures/mois
123
132
178
190
158
114
273
273
154
146
141
122
Total heures/sem
31
33
44
47
39
28
68
68
38
36
35
30
La moyenne est de 38,54 heures/semaine
Vacances : 2 à 3 semaines/an en janvier - février
Repères économiques
Les investissements ont été réalisés sur 2 ans. Le financement de ces investissements s’est réalisé avec un prêt bancaire
de 35 000 € à 3.5 %, une subvention du Conseil Régional de 6 000 € et de la DJA pour 17 000 €.
Montant HT
Serres
7 434 €
Irrigation
4 870 €
Forage
6 344 €
Véhicule
11 852 €
Divers (balance, matériel marché, …)
2 584 €
Tracteur et fourche
7 500 €
Total
40 584 €
Motivations démarrage
J’avais envie de créer ma propre activité en restant à la maison. Je souhaitais travailler à l’extérieur au rythme de la
nature.
Satisfactions et insatisfactions aujourd’hui
J’ai atteint mes objectifs de rémunération en 3ème année de 1000 €/mois et je travaille 40 h par semaine réparties différemment sur l’année. Cette situation me convient aujourd’hui.
34
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
Données chiffrées (€):
N-2
N-1
N
Chiffre d’affaire total
16037
28395
32090
Charges opérationnelles
2182
6276
6827
- Engrais
1077
279
- Amendement
338
- Semences et plants
3854
4604
- Traitements
277
159
- Emballage
224
230
- Carburant
1076
551
- Appro divers
740
1265
Marge Brute
13855
22119
25263
Charges de structure
4088
6416
8856
- Travaux tiers
60
- Petit outillage
333
- Carburant
915
1057
- Fournitures
218
850
- Entretien
665
814
- Assurances
773
905
- Honoraires
1281
1353
- Taxes
385
549
- Cotisations sociales
1149
1736
- autres
970
1259
15332
16411
Excédent Brut d’exploitation
9767
Annuités
1005
3858
5407
Revenu disponible
8762
11474
11004
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
35
E xemple n°3
Atelier de
maraîchage
breton
Historique : les grandes étapes
2006 : Achat de 19 h ha et d’un élevage de biches, sous
forme de GFA, 6 associés, à terme intéressés par un projet
agricole
Août 2006 : Installation de 2 hommes à plein temps et
d’une femme à mi-temps, création d’une SCEA.
Projet initial : 30 ha SAU, 1.5 ha maraîchage, élevage 60
biches, accueil pédagogique.
2009 : Départ d’un associé, remplacé par la conjointe d’un
autre associé : la SCEA comprend alors 2 femmes et un
homme à plein temps + une salariée 8 mois / an pour 3,5
ha de maraîchage, 39 biches et 35 jours d’accueil + minicamps.
La main-d’œuvre
•3
,8 UTH sur la ferme
• Dont 2.2 UTH sur l’activité maraichage : 1.7 UTH à la
production, et 0.5 UTH pour la récolte et la commercialisation
- Exploitants : 1.5 UTH (1 UTH à la production, récolte et
0.5 UTH à la commercialisation)
- Salariée : 0,7 UTH (CDD plein temps de mars à octobre)
• Stagiaire : 3 mois sur 2009
• Woofer : 7 en été 2009. Considéré comme un coup de
main, aléatoire selon les profils.
Le système de production
Semences : Achat de semences pour 1 300 €/an, pour les
espèces suivantes : carottes, betteraves, radis, petits pois,
haricots, endives, navets, rutabagas, radis noirs
+ 500 € achats plants de pommes de terre
Plants : Achat de plants pour les espèces suivantes : salades, oignons, choux, fenouils, navets, courgettes, poireaux, aubergines, tomates, choux raves, aromates, céleris,
mâche
Fertilisation et amendements (quantité totale apportée sur
les 3,5 ha)
• Fumier de poules bio (20 T), mélangé à de la paille supplémentaire
36
•B
ouchons de compost de fumier de bovin (2% d’N),
1 T/an.
• Solith : Amendement calcaire Bio (magnésie + oligo-éléments) <10 Kg/an
• 1 T de chaux (200 à 250 kg de chaux/ha)
• Patenkali Bio (Potasse + magnésie), 160 kg /an
Défense cultures (adventices et maladies)
• Cuivrole Bio sur les aubergines, tomates, pommes de
terre, oignons
• Désherbage manuel et thermique, herse étrille, plastification, film Climat utilisé comme filet anti-insecte (mouche
carottes, mouche navets, altise)
Technique de couverture (réchauffement) :
Film P17, film P 30, tunnel Nantais
Moyens de production
•S
uperficie totale 3.5 ha, dont 2.5 ha en propriété et 1 ha
en fermage.
• 6 parcelles
• 1000 m2 de serres froides
• Matériel en propriété : 2 tracteurs > 10 000 heures (60
et 70 CV), herse étrille, désherbeur thermique, bineuse
tractée, Pouss-pouss, 1 cultivateur, 1 vibro, 1 rotobèche,
1 planteuse tractée, 1 semoir à main Ebra.
Charges de réparation et d’entretien du matériel : 1 300
€/an
• En copropriété avec un autre maraîcher : plastifieuse
• En Cuma avec chauffeur : épandeur à fumier et herse
rotative, charrue, plateau...
Modes de vente:
•4
réseaux de consommateurs (N+3 : 112 paniers ; objectifs N+4 : 150 paniers)
• 2 Coopératives Biologiques
• 2 permanences à la ferme/semaine
Le réseau hydraulique
Forage : 1 ha irrigué par aspersion à l’extérieur et goutte-
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
Gamme de légumes (30 à 40 légumes)
Légumes feuilles
Légumes fruits
Blette
Aubergine
Cardon
Courge (Potimarron, Paty
Epinard
Doux, Butternut)
Salade
Courgette
Fève
Laitue
Haricot vert
Batavia
Haricot beurre
Feuille de chêne
rouge
Petits pois
Feuille de chêne verte Poivrons (rouge, noir, jaune)
Chicorée scarole
Tomate
Chicorée frisée
Concombre
Mâche
Légumes racines
Betterave
Carotte
Navet (2 variétés)
Oignon
Pomme de terre
Rutabaga
Radis noir
Radis rose
Topinambour
Chou rave
à-goutte en serre (un peu aussi à l’extérieur)
Irrigation de mai à début octobre à l’extérieur, toute l’année en serre.
Globalement peu d’irrigation.
Légumes fleurs
Chou fleur
Chou romanesco
Chou frisé
Chou pommé lisse
Brocoli
Chou de Bruxelles
Chou rouge
Aromatiques
Persil
Ciboulette
Basilic
1000 m2² de serres froides : tomates, poivrons, aubergines,
concombres, courgettes en été, puis épinards, mâche, oignons blancs, betteraves de printemps.
L’assolement
6 parcelles (exemple 2009-2010) :
• 0.5 ha : productions à rotations courtes : salades, radis,
épinards, oignons blancs, betteraves rouges de printemps, fenouils, blettes, choux raves...
• 0,5 ha : pommes de terre/carottes/choux puis cultures
de printemps
• 1 ha : ¼ de choux + ¾ de poireaux
• 0.8 ha : carottes + courges, puis poireaux et céleris
• 3000 m2 : oignons et pommes de terre nouvelles puis
choux
• 3000 m2 en engrais verts
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
37
Temps de travail
Cas N°3 d’atelier de maraîchage breton
Répartition du travail à la semaine
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Production +
récolte en hiver +
récolte en été
Préparation des
commandes,
livraison Coop Bio
et paniers
Autres ateliers
Production
maraîchage +
récolte + préparation paniers et
livraison
Production
maraîchage +
récolte + préparation paniers et
livraison
Livraison de
paniers
4 personnes
2 personnes
2-3 personnes
2 personnes
1 personne
Répartition du travail sur l’année
janv
fév
mars
avril
mai
juin
juil
août
sept
oct
nov
déc
Livraisons (h/sem)
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Vente à la ferme (h/sem)
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
Production+récolte (h/sem)
7
12
14
17
20
20
20
20
16
10
8
6
Administratifs (h/sem)
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Total (j/mois)
11
16
18
21
24
24
24
24
20
14
12
10
Total (h/mois)
110
160
180
210
240
240
240
240
200
140
120
100
Total (h/sem)
28
40
45
53
60
60
60
60
50
35
30
50
Liste des investissements spécifique maraîchage
Temps à la production : 1 500 heures/an
Récolte, préparation des commandes, livraison : 1450 h/an
La moyenne de travail consacrée au maraîchage est de 43
heures/semaine,
Répartie sur 4 personnes, (occupées aussi sur les autres
ateliers)
Vacances : 2 semaines/an en janvier
Serres / tunnels
8000 €
Irrigation / forage
3000 €
Roto bêche
4000 €
Semoir
1 500 €
Repères économiques
Herse Etrille
1 500 €
2 Tracteurs
2000
Les investissements : Les investissements ont été réalisés
majoritairement la 1ère année. Ils englobent l’ensemble
des activités dont le maraîchage. Ces investissements ont
été financés par prêts Jeune Agriculteur à 2,5 % , ainsi que
56 250 € d’apports personnels. A cela s’ajoute 20 000 €
de subventions du Conseil Régional, 2 fois 3000 € du
Conseil Général, ainsi que 2 fois 17 300 € de Dotation
Jeune Agriculteur.
Montant HT
Divers : Désherbeur thermique, bineuse,
pulvé à dos, planteuse, véhicule, balance
10 000 €
Total Matériel
30 000 €
Achat de 19 ha + bâtiments
61 000 €
Bâtiment
50 000 €
Total
141 000 €
Sur 141 000 €, 30 à 35 000 € sont dédiés au maraichage.
38
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
Données chiffrées
Maraichage
€
Chiffre d’affaire paniers
43244
Chiffre d’affaire Biocoop
0
Motivations démarrage
•M
onter un projet, l’envisager dans sa globalité
• Travailler en extérieur
• Travailler en collectif
Chiffre d’affaire Maraichage
43244
dont CA achat revente
23858
Satisfactions aujourd’hui
Achat/revente
15858
Engrais
2976
Semences et plants
3308
• Le nombre de paniers vendus s’est bien développé
• Agrandissement rapide de l’activité : 1.5 ha initialement
passé à 3,5 ha
• Vente en semi-gros (coop Bio…) s’avère intéressante
(temps/rentabilité)
• Un rythme de travail permettant de concilier la vie de
famille et les engagements extérieurs.
Consommables
Charges op. Maraichage
22 142
Marge Brute Maraîchage
21 102
Insatisfactions
Marge brute globale
(comprenant 2 autres activités)
74 358
Charges de structure directe
- Carburants et lubrifiants
2837
- Entretien et réparation
7438
- Frais véhicule
570
- Loc.Mat, tvx tiers (CUMA)
6040
- Variation de façon culturale
-366
- Marchandises
-3648
- Charges de mécanisation
12871
- Fermage, charges locatives, impôts locaux
4629
- Déduction loyer GFA / exploitants
-3372
- Amendements
•E
ncore difficile de se dégager le revenu espéré
• Il est difficile de trouver l’équilibre entre la diversité et
la quantité des légumes
• Beaucoup d’achat-revente, mais déjà diminué de
10 000 € en n+4, volonté de n’acheter que des plants
de pommes de terre à terme.
117
Charges de bâtiment et foncier
1374
- Salaires + charges salariales
2439
- Charges sociales exploitant
5758
Charges de main d’œuvre
8197
- Eau, gaz électricité
2518
- Assurances
1954
- Honoraires, études, cotisations
3804
- Autres charges de structures
5492
Charges diverses
13768
Charges de structures directes
36 210
EBE
38 147
Annuités entreprise + privées/professionnelles
20 634
Revenu disponible SCEA
17 514
Somme des prélèvements privés
15000
Marge de sécurité
2 514
Chambres d’agriculture de Bretagne • avril 2011
39
r
accompagne
faîtes-vous
re, vous voulez
tivité en agricultu
ac
d’
n
tio
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de
et
rentabilité et la
Vous avez un proj
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cts réglementaire
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e
un
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pr
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de
:
ns
io
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bonnes
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analyse des poin
e
un
l,
cia
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m
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et co
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conseil technique
ue et technique,
iq
rid
ju
l
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pour concrétiser
entions
bv
su
pétences
de
s
de
deman
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ér
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s
ce
s connaissan
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Ce guide a été réalisé par les conseillers du pôle Nouveaux Marchés, Nouvelles Filières,
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Florence Travert - Côtes d’Armor
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